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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1988-09-17, Collections de BAnQ.

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'¦.W'ïï LE DEVOIR Montréal, le samedi 17 septembre 1988 professions de la gestion cahier spécial LANG LOIS/PUBLIPHOTO LE SCEAU DE LA COMPÉTENCE LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES ADMINISTRATEURS AGRÉÉS DU QUÉBEC • Kfra.0!'(5% toom' M°nlréa' (Qu'beC) 2 B Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 La de I' passe par UNE FORMATION QUI SE DISTINGUE UNE FORMATION RECONNUE UNE FORMATION QUI PRÉPARE À L’EXCELLENCE LES CONDITIONS DE L’EXCELLENCE Renseignements: Faculté d'administration Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Téléphone: (819) 821-7300 GESTION EXCELLENCE SHERBROOKE Premier MBA francophone au monde; le seul au Québec avec stages rémunérés dans l’entreprise.Le seul baccalauréat en administration des affaires au Québec avec stages rémunérés dans l’entreprise.La seule maîtrise en fiscalité au Canada; le seul centre de recherche en fiscalité au Québec.Première maîtrise spécialisée en administration qui se complète en 12 mois.Une approche originale de la formation continue: enseignement à distance à l'aide de moyens technologiques; formule exécutive pour la 2e partie du MBA; centre de formation en gestion assistée par ordinateur.Spécialisations en comptabilité, finance, fiscalité, gestion de la productivité humaine, gestion des ressources humaines, management, marketing, systèmes.Maîtrise spécialisée en finance reconnue par la corporation professionnelle des C.F.A.Stages du baccalauréat reconnus en vue de l’obtention des titres comptables (C.A., C.G.A., C.M.A.).L’équipe MBA de Sherbrooke: championne au Concours national de cas de 1987 (Coupe Concordia).Les étudiants en comptabilité de Sherbrooke: premiers pour le taux de réussite collective aux examens de l’Ordre des comptables agréés du Québec.Les étudiants en finance de Sherbrooke: parmi les premiers au concours de la Commission des valeurs mobilières du Québec.Le Centre de formation en gestion assistée par ordinateur: OCTAS de la formation 1988, grand prix de la Fédération des informaticiens du Québec.Excellence des groupes d’étudiants assurée par un nombre de places limité et un recrutement sélectif.Excellence de l’encadrement pédagogique au sein d'une université à taille humaine.* Excellence de la qualité de vie à Sherbrooke, au coeur de l'Estrie.UNIVERSITE DE SHERBROOKE Faculté d'administration Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 M 3 Quand des gestionnaires redécouvrent les avantages d’une bonne formation générale Suzanne Lalande ELLE K ST VENUE d’on ne sait où, on ne sait trop quand, ni comment.Mais elle est là sur toutes les lèvres.Elle, c’est la formation générale.Dans le milieu de l’éducation et même dans les entreprises, selon certaines études, on ne jure plus que par elle.« Former des gens qui ont de l’envergure et une vision globale du monde demeure notre premier object if », soutient Francine llarel-Giasson, directeur des programmes aux HÉC.« Apprendre aux étudiants à donner un sens aux expériences qu’ils vivent, c’est ça le rôle de l’université », renchérit de son côté André Charette.La famille des sciences de la gestion de l’UQAM envisage même de mettre des cours.— osons le dire — de philosophie au programme.« En fait, ce qu’on veut leur apprendre c’est la logique », se reprend aussitôt le vice-doyen, Jean-Claude Forant.Parce qu’on ne veut quand même pas faire peur aux étudiants qui fuient la formation générale comme la peste.Et l’étude des HEC (voir encadré) semble leur donner raison, du moins à court terme.Mais aussi, la rapidité avec laquelle la technologie évolue fait que pour se tenir simplement à date, il faut y mettre le temps.Comme les journées n’ont que 24 heures et les baccalauréats que 30 cours, il faut donc choisir entre Lotus et Hegel.Les étudiants choisissent Lotus qui ne les attend pas plutôt qu’llegei qui peut bien les attendre encore quelques décennies.L’avenir leur dira s’ils ont eu tort ou raison.Technologie et libre-échange Aujourd’hui, ce sont leurs professeurs qui tentent de les convaincre de ne pas se cantonner trop tôt dans une spécialité.« Au cours des années qui viennent, trois facteurs auront un impact majeur sur le profil idéal d’un diplômé en gestion », soutient Louis Lefebvre responsable du Groupe de recherche sur la gestion de la technologie à l’UQAM.« Un, la multiplication des petites entreprises ; deux, l’évolution technologique ; et trois, le libre-échange.» Et il poursuit : « Le premier exigera des étudiants qu’ils soient des généralistes, c’est-à-dire qu’ils soient à l’aise avec tous les aspects de la gestion ; le second leur demandera non seulement de connaî- tre le langage et la culture informatique mais, à la limite, d’agir comme initiateurs de changement.Le troisième, enfin, impliquera une certaine ouverture culturelle et — ce qui nous ramène au point deux — la capacité de se tenir à la fine pointe des changements pour pouvoir soutenir la concurrence.» Tout un programme ! Et difficile à contester.Les PME sont là, la technologie aussi.Quant au libre-échange, qu’il se réalise ou pas, il demeure une forme d’internationalisation du commerce qui, elle, est inévitable.Normal que les étudiants paniquent un peu et réclament des modes d’emploi.« Les étudiants sont pressés », fait remarquer André F.Charette, directeur du module d’administration à l’UQAM.« Ce qu’ils veulent, ce sont des recettes sûres et rapides.Mais, même si on voulait le faire, tout évolue tellement vite que la recette serait vite démodée.On préfère leur apprendre à faire la cuisine.» On revient donc à la formation générale.Mais si André Charette, reconnaît qu’elle est essentielle à la poursuite d’une carrière, il admet aussi qu’une amorce de spécialisai-ton ne peut nuire, en début de carrière.C’est pourquoi l’UQAM mijote un programme en trois temps : formation générale (économie du Québec, fondements de la pensée administrative) ; gestion proprement dite (les diverses fonc- tions dans une entreprise) ; et spécialisation (marketing, finance).Francine Harel-Giasson pour sa part hésite beaucoup à parler de spécialisation au niveau du baccalauréat.« Quand on vient chercher un étudiant qui a complété une maîtrise c’est un expert qu’on vient chercher.Mais au baccalauréat, que ce soit la PME ou la grande entreprise, la commande est la même : formez-leur un bon sens de la pensée, le reste on s’en occupe ! » Formation .Oui, vous avez gagné ! La relève On reproche souvent aux universités de ne pas fournir à la société elle a droit.A tort diront les universités, à raison diront les employeurs.Quoi qu’il en soit, la rapidité de l'évolution technologique donne toute son ampleur à ce débat.« Là encore, il faut distinguer deux niveaux, insiste Mme Harel-Giasson.Tous nos étudiants connaissent le langage informatique et savent utiliser un ordinateur.Minimalement, c’est ce que l’entreprise demande.Elle ne veut pas avoir à «moderniser» un jeune frais émoulu de l’université.Mais pour la minorité qui choisit l’informatique comme champ de spécialisation, c’est différent.D’eux on attend l’innovation, la créativité.Malheureu- sement la demande est tellement grande qu’ils sont souvent aspirés par le marché avant d’avoir pu terminer leur diplôme ! » Différentes formules existent déjà et d’autres sont à l’étude pour offrir la formation la plus adéquate, la mieux adaptée à l’environnement changeant.À Sherbrooke, on a adopté depuis maintenant 20 ans un programme qu’on dit coopératif et qui se déroule alternativement à l’Université et dans les entreprises.« Il n’y a pas de blind-date, tient à préciser le responsable du programme d’administration au Service de coordination, Michel Bernard.L’entreprise et l’étudiant ont l’occasion de se choisir ! » Des avantages ?Michel Bernard n’y voit que ça.« Pour l’étudiant, c’est une chance inouïe de prendre de l’expérience.Pour l’employeur, c’est le meilleur outil d’évaluation qui soit.Pour l’université c’est un feed-back immédiat sur la formation offerte qui permet de s’ajuster rapidement.» Alors, pourquoi la formule ne s’est pas plus répandue ?« Il est bon qu’une université fonctionne ainsi mais seulement une, répond Francine Harel-Giasson, et ce, pour deux raisons.La première, c’est que si toutes les universités adoptaient cette formule on serait vite à court de stages, la seconde c’est que d’autres formules sont tout aussi enrichissantes.» L’école des HÉC s’apprête justement à rendre plus opérationnelles l’une d’entre elles : les échanges él udiants par lesquels des étudiants du Québec peuvent aller recevoir une partie de leur formation aux États-Unis et vice versa.Les ententes sont signées mais peu d’étudiants en profitent, à cause des frais indirects qui sont impliqués (logement, nourriture, transport, etc.).De plus en plus, la formation ne sera pas l’apanage des collèges et des universités, mais elle devra être aussi assumée par les entreprises et par les individus eux-mêmes, de façon continue et permanente.L’université n’en a pas moins une mission spécifique.« L’université a un double rôle, conclut Louis Lefebvre : prévoir ce qui s’en vient et traduire ces exigences futures dans des contenus de cours.Ce qui n’est pas toujours facile.Mais ce qui importe, surtout pour les prochaines années c’est une certaine souplesse qui permettra de se mouler à un contexte constamment nouveau et changeant.» Où vont les diplômés en gestion ?(S.L.)-LES DIPLÔMÉS en gestion représentent environ 35 % de l’ensemble des diplômés canadiens.C’est énorme.Malgré le retard à rattraper, cet engouement risque, à plus ou moins long terme, de créer sinon des chômeurs instruits, à tout le moins, des employés trop spécialisés pour la tâche qu’ils auront à faire.Mais pour l’instant, la porte du marché leur semble grande ouverte.Selon une enquête réalisée par l’UQAM en 1987 auprès de ses finissants de 84-85, c’est dans une proportion de 85 % qu’ils se trouvent un emploi.Ce sont, bien sûr.les PME qui absorbent la majorité d’entre eux : 38 % vont dans de très petites entreprises de 50 employés ou moins et 27.1 % dans des entreprises entre 50 et 500 employés.Le tiers restant se dirige vers la grande entreprise.Malgré la vague d’entre-preneurship qui balaie le Québec depuis quelque 15 ans, seulement 4.3 % d’entre eux ont créé leur propre entreprise, ils se placent plutôt dans les études ou bureaux (28.9 %) et dans les commerces (16.4 %).Les autres vont dans le domaine de la finance, de l’assurance ou de l’immobilier (12.8 %), dans l’industrie manufacturière (11 %) ou aux différents paliers de gouvernement (H %).Presque à l’unanimité (94.6 %), les étudiants se disent satisfaits de la formation reçue, et pourtant, près du tiers d’entre eux estiment qu’il y a peu ou pas de correspondance entre la formation reçue et la tâche confiée.Comme ils sont en début de carrière, il est difficile de savoir s’il y a vraiment lacune ou s’il s'agit d’une inévitable déception de début de carrière, quand on se rend compte qu’avec ou sans diplôme.il faut commencer par faire ses preuves.PHOTO JACQUES JAILLET Mme Francine Harel, directeur des programmes aux Hautes Études Commerciales à Montréal, est une des têtes pensantes de la formation générale au Québec.la relève d’avant-garde à laquelle .Ordre des comptables agrees m] du Québec LE COMPTABLE AGREE: 680.rue Sherbrooke ouest 7e étage Montréal (Québec) H3A 2S3 Tél (514) 288-3256 1-800-363-4688 PRÉSENT DANS TOUS LES SECTEURS NÉVRALGIQUES DE L’ENTREPRISE rent ison imprimé.sur fonds cou 4 ¦ Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 Un bon gestionnaire a Pour s’y retrouver d’abord le sens du concret Professions reliées à la gestion Suzanne Lalande (' K QU K L ES ENT R EPRISES attendent d’abord et avant tout d’un diplômé en gestion, c’est sa capacité d’appliquer les principes appris et les techniques acquises à des situations concrètes.Tout simplement.Pas très nouveau, mais clair et net.C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée au printemps H8 par les 11 EC auprès de 3,500 étudiants inscrits à des certificats et auprès de leurs employeurs.C’est dans une proportion de 87 % que les employeurs ainsi rejoints ont mis cette attente en tête de liste.Suivent, plus ou moins dans l’ordre.mais dans des proportions qui oscillent autour du 80 %, la capacité de travailler au sein d’un groupe, de diriger des subalternes et de régler des problèmes humains ainsi qu’une certaine facilité à écrire, à s’exprimer et à jouer avec des chiffres.A l’autre extrémité de l’échelle, la connaissance des grands auteurs classiques.Seulement 7 % des répondants estiment que c’est utile.Voilà qui démontre que le nouveau discours sur la culture générale est loin d’avoir atteint toutes les couches d’entrepreneurs.Parmi les autres parents pauvres, mis au rancart par les entreprises, figurent la connaissance des auteurs reliés au domaine de la gestion et celle de l’économie du pays.Quant à l’informatique et à l’en-trepreneurship, les deux piliers sur lesquels on compte asseoir la gestion de demain, ils apparaissent quelque part entre les deux extrêmes.La maîtrise des outils informatiques remportent 73 % des suffrages et la capacité de lancer une entreprise, à peine 30%.Mais il faut comprendre le contexte.Un employeur qui a favorisé ou toléré qu’un de ses employés suive des études n’est pas nécessairement chaud à l’idée qu’on en profite pour lui montrer à voler de ses propres ailes.Des indices L’étude n’est pas exhaustive, les résultats sont préliminaires et surtout, elle concerne les étudiants inscrits à des certificats.Néanmoins, elle donne des indices non négligeables sur les attentes actuelles des entreprises.Une étude plus poussée a cependant été réalisée par une importante association d’écoles de gestion aux États-Unis.Et dans cette étude les entreprises américaines identifient deux lacunes majeures : une formation trop fonctionnelle, trop spécialisée et, dans un contexte où les PME prennent de plus en plus de place, trop orientée vers la grande entreprise.Et tout le monde sait que Huer américain est le demain canadien.Le spécialiste du comportement humain au service de l'entreprise Le psychologue utilise ses compétences pour aider les gestionnaires dans tous les secteurs qui impliquent l’individu et sa qualité de vie au travail: • Évaluation des compétences de gestion • Sélection et formation du personnel • Amélioration du climat de travail • Motivation au travail • Augmentation de la productivité • Développement organisationnel • Planification de carrière Pour savoir où et comment le psychologue industriel peut vous aider, téléphonez à la Corporation professionnelle des psychologues du Québec.Il nous fera plaisir de vous transmettre la liste de nos spécialistes et de leurs compétences.¦ÉÜ ON RETROUVE divers professionnels, membres d'une des 40 corporations reconnues par le Code des professions du Québec, au sein des firmes de gestion.On compte ainsi de nombreux comptables agréés, avocats ou administrateurs agréés parmi les conseillers en gestion, en recrutement, en planification financière ou fiscale, etc.Cependant, dans leurs domaines respectifs, ces professionnels offrent également des services particuliers, parfois même exclusifs, aux entreprises.Notaires, conseillers en relations industrielles, évaluateurs agréés, comptables en management accrédités, au total une dizaine de ces professionnels s’impliquent régulièrement dans la gestion des entreprises.Question de connaître leurs compétences respectives et les services qu'ils offrent en matière de gestion, nous avons fait un survol de ces 10 professions.Administrateurs agréés Comptables agréés Statut : Titre réservé et champ d’exer eice exclusif.Date de fondation : 18X0.La première association de comptables fui fondée en 1842 en Écosse.Nombre de membres : 12,000.Proportion de femmes : Environ 15 %.Formation : baccalauréat en compta bililé ou baccalauréat dans une autre spécialité, combiné à des cours obligatoires de fiscalité, droit commercial, vérification et comptabilité.Quatre examens obligatoires pour tous les postulants de même qu'un stage de deux ans en cabinet.Proportion de consultants : Environ 50 % des C.A.exercent dans des cabi nets de comptables, soil comme salariés ou associés, l’autre moilié sont em-, ployés par des entreprises, des instil u lions et la Fonction pubhque.Services aux entreprises : La vérification externe est un champ d'exercice exclusif aux comptables agréés.D'autre part, ils offrent tous les services comptables et de vérification interne.Ils agissent également à titre de conseiller fiscal, de conseiller en gestion fi nanciôre et peuvent assister l’entreprise lors de la négociation d'emprunts, de subventions.Us remplissent également des fonctions de gestion pour le compte des créanciers et de svndics de faillite.Statut : Titre réservé, mais champ d’exercice non exclusif.Date de fondation de la corporation : Fondée en 1954 et reconnue au sein du Code des professions en 1973.La profession est apparue au début du siècle.Nombre de membres : 2,000 membres réguliers et 200 étudiants et postulants.Proportion de femmes : Moins de 10 % des membres réguliers et 50% des membres étudiants.Formation : Bien qu'en général les administrateurs agréés soient détenteurs d'un baccalauréat en administration ou d'une maîtrise en administration des affaires (MBA), plusieurs d'entre eux ont une formation universitaire en droit, en médecine ou autre, combinée à cinq années complètes d’expérience reconnues en administration.Proportion de consultants : Presque la totalité des administrateurs agréés sont employés par des firmes de façon permanente ou comme contractuels à moyen ou long terme.Selon la corporation, à peine 125 de ses membres agissent à litre de consultants.Services aux entreprises : Selon leur expérience, leur formation ou les besoins de l'entreprise, les administrateurs agréés peuvent agir à titre de généraliste ou de spécialiste.Leurs pnn cipaux champs de compétence : relations publiques, commercialisation, marketing, planification financière et fiscale, gestion immobilière et gestion générale.Ingénieurs Statut : Titre réservé et champ d'exercice exclusif.Date de fondation : 1920.La profession est centenaire au Canada de même que l'Institut canadien des ingénieurs.Nombre de membres : 29,753 au Qué bec.Proportion de femmes: 3.4% Formation : Baccalauréat en ingénierie d'une durée de quatre ans, suivi d'un stage de deux ans.Proportion de consultants : La grande majorité des ingénieurs (42%) sont à l'emploi d’entreprises, 20 % agissent comme consultants au sein de bureaux de génie-conseil.Un autre 20 % se re trouve dans la Fonction publique et, fi nâlement, les autres ingénieurs oeuvrent dans la recherche et l'éducation.Services aux entreprises : Les ingé meurs agissent souvent à titre de conseillers en marketing, lorsqu'il s'agit de vendre ou d'utiliser une toute nouvelle technologie.Leurs compétences sont surtout utilisées dans la gestion de projets (conception, planification, surveillance, etc.), de même que dans la planification stratégique pour les projets à l'étranger, l’ouverture d’une nouvelle usine ou la planification des stocks et des équipements.Psychologues Statut : Titre réservé mais champ d'exercice non-exclusif.—* Vous cherchez la compétence?Nous vous offrons la créativité.en prime! Samson Bëlair DE LA RAISON, DU FLAIR Deloitte/Samson Membre de Oelome Haskins & Sells International Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 ¦ 5 Date de fondation : 1962.I.es origines de la profession remontent au début du siècle.Nombre de membres : 4,000.Proportion de femmes : Pas de statistiques précises, mais on remarque depuis cinq ans une féminisation accrue de la profession.Formation : Maîtrise en psychologie.Proportion de consultants : Environ f> des psychologues sont à l'emploi d'entreprises, alors que près tie 20 % of-frent des services et des consultations en pratique privée.La majorité (75 oeuvre au sein de la Fonction publique.Services aux entreprises : Les pro grammes d'aide aux employés (alcoolisme, harcèlement sexuel, stress inhérent à l'emploi, consultation personnelle) constituent les principales activités des psychologues cliniciens en entreprise.A cela s’ajoute l’évaluation des programmes et de la capacité d'adaptation des employés, des programmes de formation pour le personnel cadre (relations inter personnelles, leadership, techniques d'évaluation, etc.), de même que des services de sélection et d'évaluation du personnel.Psychologues industriels Sçllfsf PHOTO LONG NUS/PUBUPHOTO Il y a plus de 29,000 ingénieurs au Québec.en 1870 La refoule de 1973 reconnaît officiellement la Corporation des notaires.La profession pour sa part existe depuis 350 ans et a vu le jour avec le code civil français.Nombre de membres : 3,500.Proportion de femmes : 35 % chez les notaires et 69% chez les étudiants.Formation : Baccalauréat en droit et une quatrième année en droit notarié.Les spécialisations en fiscalité, arbitrage, droit international, droit de la famille et droit immobilier exigent une maîtrise ou un doctorat.Proportions de consultants : 3,200 des 3,500 notaires exercent en pratique privée.A peine une centaine sont à l'emploi d'entreprises ou de la Fonction publique, les autres oeuvrent à l'Aide juridique.Services aux entreprises : Le notaire auprès de l’entreprise agit à titre de conseiller financier, d'analyste financier, conseiller en françhisation, et de conseiller fiscaliste.Il oriente le financement lors de l'ouverture d'entreprises, prépare les actes notariés, les contrats d’association, les hypothèques, etc.Conseiller en relations industrielles Cette spécialisation de la psychologie remonte à 1963.Les psychologues industriels sont membres tie la Corporation des psychologues.A leur formation de psychologues cliniciens s’ajoute une spécialisation en psychologie industrielle.Proportion de consultants : La plupart d'entre eux sont à l'emploi de grandes entreprises, les autres oeuvrent au sein de cabinets-conseils.On les retrouve dans les firmes spécialisées en recrutement, en formation professionnelle ou en gestion des ressources humaines.Services aux entreprises : La planification stratégique, c'est-à-dire l’orientation des entreprises, l’analyse des res sources internes et de l’environnemenl de l’entreprise.La formation professionnelle pour les cadres (techniques d’entrevue, supervision, leadership, négociations, etc ).Le recrutement île cadres supérieurs ou d'employés, selon les besoins spécifiques de l’entreprise.L’évaluation du personnel cadre lors de promotions ou de transferts.Évaluateurs agréés Statut : Titre réservé, mais champ de pratique non exclusif.Date de fondation de la corporation : Le premier regroupement remonte à 1969 et la Corporation fut reconnue par le Code des professions en 1973 Nombre de membres : 150.Proportion de femmes : 29 femmes au sein de cette profession.Formation : Baccalauréat dans l’une ou l'autre des disciplines suivantes administration, économie, marketing, architecture, avec cours de concentration en évaluation.Les études sont suivies d’un stage de deux ans et du dépôt et de la présentation verbale d’un rapport d’évaluation.Proportion de consultants : Environ 33 % des évaluateurs agissent à titre de consultants, les autres sont à l'emploi de la Fonction publique et de l’entreprise privée.Services aux entreprises : Les évaluateurs oeuvrent exclusivement dans le domaine immobilier.Ils offrent des services d'évaluation et d’administration du portefeuille immobilier des entreprises, l’évaluation des investissements immobiliers et la surveillance des valeurs foncières (taxes, etc.).Comptables généraux licenciés (C.G.A.) Statut : Titre réservé, mais champ d’exercice non exclusif.Date de fondation : 1908.Nombre de membres : 4,500.Proportion de femmes : Entre 20% et 30%.En 1987, 51 % des nouveaux diplômés étaient des femmes.Formation : Baccalauréat en administration ou comptabilité.Quatre examens obligatoires en comptabilité, finance, vérification et fiscalité pour tous les postulants.Suivis d’un stage en entreprise.Proportion de consultants : On relouve environ 70 % des C.G.A.au sein de la Fonction publique et des entreprises.Seulement 30% font de la consultation par le biais de bureaux de C.A.ou de C.G.A.Services aux entreprises : Préparation des états financiers, examen des états financiers.Les C.G.A.ne peuvent procéder à la vérification des états finan-ctersque lorsqu'il s’agit de coopératives, commissions scolaires et municipalités Parmi leurs autres champs de compétence : la compilation, la fiscalité, les conseils de gestion, la vérification intégrée.Comptables en management accrédités (C.M.A.) Statut : Titre réservé, mais champ d’exercice non exclusif.Date de fondation : La société des comptables en administration a vu le jour en 1920.L’actuelle corporation fui créée en 1973.V Conseillers en ressources humaines Chartrand, brigon.q bourguignon cAssociés Inc.X 1210.rue Sherbrooke Ouest Bureau 620.Montréal H3A 1H(> Tel.: (514) 849-3501 Recherche et sélection de personnel cadre.Recrutement et placement de personnel spécialisé en informatique, administration, vente et marketing, et haute technologie.— Conseil à la clientèle.Nombre de membres : 2,500.Proportion de femmes : 350 femmes portent le titre et 785 des 2,000 étudiants sont actuellement des femmes.Formation : l.e baccalauréat n'est pas encore obligatoire.Actuellement, le cours se limite à 70 ou 80 crédits universitaires.Toutefois, les postulants doivent se soumettre à trois examens, dont la comptabilité de management, la comptabilité financière et la préparation d'un cas synthèse.La formation est complétée par un stage de deux ans en entreprise où les postulants doivent assumer des fonctions reliées à la gestion (calcul du prix de revient, gestion du personnel, gestion informatique).Proportion de consultants : Environ 17 % des C.M.A.agissent à litre de consultants comme associés-conseils dans un cabinet.Services aux entreprises : Comptabilité de gestion, conseils financiers, planification stratégique, résolution de problèmes financiers ou administratifs.Avocats Statut : Titre réservé et champ d'exercice exclusif.Date de fondation : 1849 (Le Barreau du Bas-Canada).Nombre de membres : 12,000 Proportion de femmes : Environ 25 % des avocats reçus et 50 % des étudiants.Formation : Baccalauréat en droit et une année de formation à l’École du Barreau (cours théorique et stage de huit mois en cabinet).Proportion de consultants : Près de 65 % des avocats pratiquent au sein de cabinets privés, seulement 35% sont, des salariés de l’Aide juridique, de la Fonction publique ou d'entreprises privées.Le Groupe Conseil RDG Conseillers en gestion des ressourses humaines et relations de travail.- Diagnostic et développement organisationnel - Recrutement et sélection - Formation et évaluation du personnel - Négociation de conventions collectives - Arbitrage et médiation - Santé sécurité au travail - Recherche de subventions PARTOUT AU QUEBEC 9, rue Courcelette, Bureau 300 Québec (Québec) G1N 3C1 (418)683-5499 Fax:(418) 683-8981 Services aux entreprises : I.a représentation juridique, l'assistance en constitution d’incorporation, i.a rédaction de contrats, de documents légaux ou de financement.Des services-conseils en gestion des ressources humaines (négociations et application de convention collective).Services-conseils en fiscalité (planification, politique de dividendes, etc.).Certains avocats se spécialisent dans l’une ou l’autre des disciplines suivantes : droit du travail, droit corporatif, fiscalité, droit commercial, relations de travail,- Notaires Statut : Titre réservé et champ d'exercice exclusif.Date de fondation : La première Chambre des notaires voit le jour au Québec Statut : Titre réservé, mais champ d’exercice non exclusif.Date de fondation : 1963 Nombre de membres : 1,100 Proportion de femmes : 125 femmes sont actuellement membres.Formation : Baccalauréat en relations industrielles ou un secondaire V et 15 ans d’expérience en relations industrielles.Proportion de consultants : La majorité des conseillers font partie de bureaux de Consultants.Services aux entreprises : Négociations de conventions collectives, conseils en santé et sécurité au travail, services de dotation, de formation, de gestion du personnel, de rémunération, d’évaluation du personnel ou des postes, évaluation et gestion des avantages sociaux et recrutement.L’UNIVERSITÉ DES GESTIONNAIRES PUBLICS L’école nationale d’administration publique est une école universitaire à vocation professionnelle.Présente dans cinq villes du Québec, elle dispense une formation en administration publique ?la maîtrise en administration publique ?le diplôme de deuxième cycle en administration internationale ?la maîtrise en analyse et gestion urbaines (en collaboration avec l'INRS et l'UQAM). la fine pointe du service aux organisations, elle contribue au développement des administrations publiques et au perfectionnement de leurs gestionnaires, principalement dans les secteurs suivants: ?L'évaluation des programmes publics ?La gestion de l’information et des technologies ?Le service à la clientèle ?Changement et innovation ?Le management stratégique des organisations ?La gestion de la qualité totale ?Le développement de carrière Pour information: à Québec à Montréal à Trois-Rivières à Chicoutimi .à Hull .Université du Québec École nationale d'administration publique Tél.: (418) 657-2485 Tél.: (514) 522-3641 Tél.(819) 376-5058 Tél (418) 545-5510 Tél.: (819) 771-6095 6 B Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 Les conseillers en gestion vendent tous le même produit : leurs compétences PHOTO EXPLORER/PUBLIPHOTO Le nombre des firmes-conseils et des bureaux des consultants de tous genres n’a cessé de croître depuis le début des années 80.ipfiiiçoise Genest CERTAINS ont un baccalauréat ou une maîtrise en administration, marketing, relations industrielles, communications, etc.D’autres sont avocats, comptables, psychologues industriels ou ingénieurs.Quelques-uns sont pigistes, d'autres appartiennent à de grandes firmes comme employés ou associés.Conseillers, consultants, experts-conseils, ils vendent tous le même produit : leurs compétences professionnelles.Et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire appel à leurs services et ce, dans les domaines les plus variés : relations publiques, recrutement du personnel, fiscalité, gestion, etc.Tant et si bien que le nombre des firmes-conseils et des bureaux des consultants de tous genres n’a cessé de croître depuis le début des années 80, multipliant les professions reliées à la gestion.Selon Jacques M.Boisvert, professeur au département de marketing de l’École des Hautes études commerciales, la récession économique de 1982 a favorisé l’émergence de telles firmes.« En fait, il est souvent moins coûteux pour une entreprise de confier certains mandats à des contractuels que de maintenir un personnel permanent.La crise de 1982 et les nombreuses restrictions budgétaires qu’elle a entraînées dans toutes les entreprises ont contribué à renforcir cette tendance, déjà bien amorcée aux États-Unis.» Au Canada, tout comme aux États-Unis, ce sont les grandes firmes comptables qui ont initié ce type de services et qui possèdent la majorité des firmes de gestion-conseil.Au Québec, on estime à plus de 70 % la proportion de firmes-conseils administrées par des bureaux-comptables.« Il y a une tendance générale chez ces grandes firmes à compartimenter les services qu'el-les offrent.Ils emploient des professionnels et créent des services ou des filiales spécialisées », explique M.Boisvert.C’est ainsi qu’apparaissaient, il y a quelques années, les nouveaux professionnels du « conseil ».« Il s’agit généralement d’universitaires, diplômés dans leur champ de spécialisation et qui ont accumulé plusieurs années d’expérience dans leur domaine particulier ou dans la gestion des affaires.Plusieurs ont acquis leurs lettres de noblesse au sein de grandes entreprises et jouissent d’une solide réputation.Évidemment, certains s’improvisent des compétences et se donnent pompeusement le titre de conseiller.mais généralement ils ferment boutique rapidement, la compétition est féroce et le marché exigeant», explique M.Boisvert.C’est ainsi que la liste des « conseillers » ne cesse de s’allonger.Pour la gestion de personnel, on retrouve entre autres des conseillers en recrutement, en gestion des ressources humaines, en psychologie industrielle ou en formation professionnelle.En administration des affaires, on compte les conseillers en administration, en marketing, en gestion ou en planification stratégique.Pour le secteur financier, il y a les conseillers en planification financière et fiscale, en valeurs boursières, en franchise, en fusion-acquisition d’entreprises, etc.Puis, viennent les conseillers en publicité, en communication, en relations publiques ou en commandite.Et la liste continue en passant par les conseillers en bureautique, en informatique, etc.Selon M.Boisvert, le marché du « conseil » est relativement peu ouvert aux jeunes diplômés, les firmes cherchant à recruter des spécialistes d’expérience.« Sauf quelques exceptions, les conseillers ont généralement une quinzaine d’années d’expérience, dans leur domaine respectif, du moins pour les associés-conseils.Il en va bien souvent de la crédibilité des services offerts », commente ce dernier.Il n’existe pas de statistiques officielles sur l’ensemble de ces spécialisations et, à l'heure actuelle, il est impossible de déterminer le nombre de ces conseillers ni même de dresser une liste exhaustive de tous les services offerts par les différentes firmes-conseils.Au Québec, il n'existe pas non plus, pour l’instant, de réglementation ni de contrôle gouvernemental sur la qualité des services offerts par tous ces spécialistes.Certaines associations, comme l’Institut québécois des conseillers en administration, ou l’Association de planification fiscale et financière, établissent des codes d’éthique professionnelle et s’assurent de la compétence de leurs membres.Cependant, il n’est pas obligatoire d'appartenir à un tel regroupement et n’importe qui peut, s’il le désire, offrir ses services à titre de « conseiller ».En fait, seuls les professionnels (comptables, avocats, etc.), dont la corporation est dûment reconnue par le Code des professions, sont régis par des lois professionnelles et doivent se soumettre aux règlements de leurs corporations respectives.« Aux États-Unis, on commence à instaurer des normes de pratique professionnelle et de qualité des services, suite aux nombreuses plaintes contre des firmes de consultants.Récemment, des entreprises américaines ont entamé des procédures judiciaires contre de telles firmes pour mauvais conseils et faute professionnelle.D’ailleurs, même au Canada, il n’est pas rare que les entreprises exigent que la firme-conseil soit assurée contre ce genre de risques avant de signer un contrat de services », précise M.Boisvert.Selon ce dernier, cette toute nouvelle industrie du « conseil », qui a atteint son apogée il y a maintenant quatre ans au Canada, devrait profiter largement de l’ouverture qu’offrira le traité de libre-échange avec les États-Unis.« Le libre-échange va permettre aux firmes-conseils canadiennes de trouver de nouveaux débouchés indispensables à leur croissance, sans pour autant subir de compétition supplémentaire de la part des grandes firmes américaines, qui, de toute manière, ont déjà pignon sur rue au Canada », explique le professeur.Il faut dire que les firmes québécoises et canadiennes ont bonne réputation et que les compétences de tous ces conseillers sont déjà reconnues aux États-Unis.« Les firmes québécoises en particulier jouissent d’une très grande crédibilité et les plus grandes d’entre elles font déjà leurs beaux jours dans les autres provinces canadiennes », conclu! M.Boisvert.L’AGRONOME, C’EST AUSSI UN PROFESSIONNEL DE LA GESTION ORDRE DES AGRONOMES DU QUÉBEC "‘V L agronome est surtout connu pour son travail de conseiller en productions animales ou végétales auprès des producteurs agricoles.Mais il lait bien plus (jue cela.I.agronome agit également à titre de conseiller on matière de planiIication financière et écnnumi-Xj\ier Bureau 400 Montreal.(Quebec h:y isk Les relations publiques sont aussi une profession de la gestion Stratégiquement Systématiquement.I Communiquer avec Dominique Ferrand, ARP ou Pierre Landry TS .M.B.A.: (514) 282 9766 pie, pour lequel nous faisons des recherches et des recommandations.Par ailleurs, l’Office doit égale-ment informer le gouvernement lorsqu’une corporation ne remplit pas ses obligations de protection envers le public, sans toutefois s'ingérer directement dans l’administration des corporations », précise M.Mulcair.Participation du public Parmi les autres mandats qui lui sont dévolus, l’Office voit également à la nomination d’administrateurs, représentants du public, au Bureau de chacune des corporations.« Il s'agit d’ouvrir le système professionnel au grand public.Nous faisons en sorte qu’il y ail une proportion égale d'hommes et de femmes, de professionnels et de non-professionnels parmi ces représentants», explique M.Mulcair.En 1987-88, l’Office a ainsi nommé 74 administrateurs, dans 87 Bureaux de corporations.Des som- mes de 261 440 $, sur un budget global de 2 913 900 $, ont été versées à ces administrateurs, dont 120 580 $ en rémunération et 140 860 $ en frais de déplacement et de séjour.« Ces frais sont élevés, car nous recrutons des administrateurs dans toutes les régions de la province pour nous assurer que l’ensemble de la population soit représentée au sein (le ces comités », ajoute le président.Tout récemment, l’ouverture du système professionnel au grand public devait également faire l’objet de mesures législatives, alors que l’Assemblée nationale modifiait les articles 142 et 173 du Code des professions.Ces modifications venaient mettre un terme au huit clos qui avait toujours prévalu lors des auditions tenues par les comités de disciplines des corporations et le Tribunal des professions.C’est ainsi que depuis le 1er août 1988, toute audience est désormais publique en matière de discipline profes CENTRE ENTREPRISE JEUNESSE J’me lance en affaires! Je pars du bon pied! Tél.: 866-0575 consultation, formation et soutien au démarrage d'entreprises MONTRÉAL 33, RUE PRINCE, MONTRÉAL (QUÉBEC) H3C 2M7 LIONEL-GROULX: Le Cégep sur mesure en gestion! Toutes les options sont possibles: Enseignement régulier: Obtention du D.E.C.25% de la clientèle totale du Collège se trouve en administration Sciences administratives: cours général menant à l'Université Plus de 80% de nos finissants ont été admis à l'Université en 1987 au Bacc.de la famille de gestion Techniques administratives • Tronc commun: 2 ans, cours de base • Marketing • Finances • Transport Dans un court laps de temps, tous nos finissants trouvent un emploi relié à leur formation.Plus de 75% de ces finissants ont été admis à l’Université en 1987 dons les certificats de la famille de gestion.Éducation permanente • Techniques administratives: programmes conduisant aux A.E.C.C.E.C.et D.E.C.• Gestion des P.M.E.36 activités • 540 étudionts/an • Gestion de la qualité — contrôle statistique des procédés (C.S.P.) — cercles de qualité — qualité de vie au travail — programme d’aide aux employeurs 0 Colkge üon«l-Groul* | 100, fue Duq** Somte TKéfew Q*t*< J7E 3G6 (5U 430-3120 p 252 (em«*gnemeni régulier 430-6083 (éducation permonente) comprendre pour agir SECOR est une firme de conseil en gestion qui offre une gamme complète de services aux entreprises de tous les secteurs.Notre rôle: aider nos clients à prendre de meilleures décisions.Les activités de SECOR se regroupent en 3 domaines: • MARKETING • STRATÉGIE ET ORIENTATIONS • ÉCONOMIE, FINANCE ET RÉGLEMENTATION Depuis 12 ans, SECOR fait profiter de ses connaissances spécialisées en gestion, les entreprises des secteurs manufacturier, commercial et de services.SECOR SECOR INC.555, boulevard Dorchester ouest Suite 922, Montréal (Québec) 112/ IKl Téléphone: (514) 861-9031 4 Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 115 sionnelle.Selon les nouvelles dispositions de la loi, maintenant conforme à la Charte des droits et libertés, le public pourra, sauf exception, assister aux audiences tenues par les 40 comités ou le Tribunal des professions.Une décision législative qui marquera certes un nouveau tournant dans l’histoire du système disciplinaire et professionnel au Québec.Décision, qui ne devait toutefois pas faire l’unanimité au sein des corporations, certaines d’entre elles craignant pour la réputation des professionnels et pour le respect du secret professionnel et ce, malgré les règles d’exception prévues par la nouvelle loi.Il faut dire que de nombreux professionnels seront confrontés avec cette nouvelle procédure, puisque quelques centaines de mesures disciplinaires sont prises chaque année par l’ensemble des comités.Tour la seule année 1987-88, par exemple, 4411 décisions disciplinaires ont été rendues par 21 comités, dont dix avis de radiation permanente ou de révocation de permis professionnels.Pour sa part, l’Office des professions a accueilli favorablement la nouvelle législation.« Nous nous réjouissons de cette décision.L’Office des professions préconisait déjà depuis quelques années une telle ouverture du système disciplinaire.Évidemment, il faudra s’adapter à ces nouveaux mécanismes et favoriser la concertation entre les corporations sur les méthodes d’application, mais je crois que cette procédure permettra d’aérer le système el de le rendre plus accessible au public », commente le président.Au compte goutte Ne fonde pas une corporation professionnelle qui veut.! Kn effet, depuis 1973, malgré la cinquan- taine de demandes acheminées à l’Office des professions, seules deux corporations se sont ajoutées à la liste.« La porte d’entrée est étroite, il ne s’agit pas de réserver un titre dans le seul but de monopoliser une activité lucrative.La formation en corporation doit être justifiée et répondre à des critères stricts», précise M.Mulcair.Il existe deux sortes de professions, selon le Code des professions.D’une part, les 21 professions dont les membres ont un titre réservé et un champ d'exercice exclusif (architectes, avocats, ingénieurs, dentistes, médecins, etc) et d'autre part, celles dont les membres n’ont qu’un titre réservé (hygiénistes dentaires, infirmiers et infirmières auxiliaires, techniciens dentaires, etc).Cette dualité du système entraîne de nombreux problèmes entre certaines corporations dont les activités connexes se chevauchent.Parmi les plus célèbres débats en la matière, le conflit opposant les dentistes et les hygiénistes dentaires ou encore celui des trois corporations de comptables (C.A., C.G.A., C.M.A.).Dans de tels cas, c’est l’Office des professions qui joue le rôle du médiateur et tente de rapprocher les parties en cause.« Nous faisons des études et des recherches pour clarifier la délimitation des champs d’exercice et nous tentons de favoriser la concertation entre les corporations », précise le président.Au cours des prochains mois, outre les champs de pratique professionnelle, l’application des nouvelles mesures législatives de même que le fameux dossier de la publicité professionnelle, feront l’objet de nombreuses négociations entre les 40 corporations.Négociations au cours desquelles la compétence de l’Office en matière de conciliation sera plus d’une fois éprouvée .L’INDUSTRIE TOURISTIQUE A BESOIN DE GESTIONNAIRES COMME VOUS Quel que soit votre rayon d’action dans cette industrie actuellement en plein essor, le diplôme en management (tourisme) de McGill vous permettra de profiter au maximum des possibilités d’avancement dans ce domaine tout en continuant à travailler.Ces possibilités se concentrent aux secteurs suivants: hôtellerie, restauration, lignes aériennes, compagnies de chemin de fer et d’autocar, navires de croisière, fonction publique, grossistes en voyages, agences de voyages et bien d’autres encore.Diplômé de 1er cycle universitaire, vous tenez à acquérir de nouvelles compétences administratives auprès de professeurs éminemment qualifiés et de spécialistes du tourisme.Les sept cours de tronc commun portent entre autres sur les finances, la comptabilité, le marketing, la sociologie et la géographie du tourisme; vous pourrez en outre choisir trois cours à option se rapportant plus particulièrement à votre secteur d’activité.Vous pourrez continuer à occuper votre poste actuel car les cours du soir et les travaux pratiques vous prendront environ 10 heures par semaine.La majorité des étudiants obtiennent ce diplôme en 2 ans.Les droits de scolarité reviennent à 72$ par cours crédité.Faites parvenir votre demande d'admission avant le 15 octobre pour être déclaré admissible au trimestre d'hiver qui débute le 9 janvier 1989.Pour de plus amples renseignements, venez consulter les conseillers pédagogiques du département d'études de 2e cycle en management, pavillon de la bibliothèque Redpath, de 9h à 17h, les jours de semaine ou téléphonez au 398-6170.iVLGill Centre d’éducation permanente L’endroit parfait pour vous perfectionner.PHOTO REGENT/DIAF-PUBUPHOTO Les notaires sont membres d’une des 40 corporations professionnelles au Québec.anas - - - JEAN-ROBERT NADEAU, C.M.A.«Un atout majeur de notre entreprise» Barnard Lemaire, président Cascades Inc, S?LA CORPORATION PROFESSIONNELLE DES COMPTABLES EN MANAGEMENT ACCREDITES DU QUEBEC (514)875 8621 Cascades Inc., l’une des entreprises les plus dynamiques au pays, est le symbole du succès dans la diversité.Cette réussite, elle la doit principalement à son équipe de direction de toute première force.Bernard Lemaire affirme: -Des son arrivée chez nous, en 1980, Jean-Robert Nadeau, C.M.A., s’est imposé comme un gestionnaire avisé, capable de s’adapter rapidement.» •¦Comme directeur général des Emballages Cascades Inc., Jean-Robert Nadeau a su mettre à profit ses aptitudes et ses connaissances pour maximiser le rendement de nos usines de Montréal et de Victoriaville.» •¦Sa formation et ses qualités de communicateur lui ont également permis de bien rationaliser les efforts collectifs et d’accmitre l'esprit d’équipe.En d’autres mots, grâce à lui et â ses collaborateurs, l'entreprise bénéficie maintenant d’une meilleure gestion interne et d’une productivité accrue.» Li satisfaction de Bernard Lemaire est un témoignage probant de l'apport innovateur des C.M.A.à la gestion moderne de l’entreprise.Si vous recherchez vous aussi tout ce qu’il a trouvé en Jean-Robert Nadeau, pensez à engager un expert C.M.A.Comptable en management accrédité 16 ¦ Le Devoir, samedi 17 septembre 1988 A H f // SALON DES ACHATS ?Rencontrez 70 acheteurs de grandes entreprises et d'organismes publics et para-publics qui recherchent des fournisseurs de biens et services.Une excellente occasion pour les petites et moyennes entreprises d'avoir accès à un marché de plus de 25 milliards $.de renseignements sur les marchés extérieurs et la façon de les aborder.Venez établir des contacts en vue d'accords de distribution et de partenariat avec des entreprises canadiennes spécialisées dans les produits hi-tech.Les entrepreneurs technologiques en informatique, microélectronique, biotechnologie, nouveaux matériaux, aérospatiale, environnement, nouvelles technologies pourront rencontrer des intervenants qui les aideront à réaliser leurs projets.SERVICES SALON DES CREATEURS (ü ORDRE DES IUGÊUIEURS DU QUEBEC EXPANSION HORS-QUEBEC ?Si vous cherchez de nouveaux débouchés, venez découvrir les possibilités de collaboration et de coopération avec la France, la Jamaïque, l'Amérique latine, l'Afrique et l'Asie.Le ministère des Affaires internationales, et l'ACDI, entre autres, vous fourniront une foule D'ENTREPRISES ?Si le défi vous intéresse, participez aux nombreuses activités destinées aux futurs entrepreneurs: • lancement du Concours Entrepreneurship '88 • 50 conférences au minithéâtre des franchises • rencontres avec des jeunes entreprises-témoins.EXPOSITION A L'ENTREPRISE ?Profitez du Salon pour magasiner sur place vos besoins en communications, voyages d'affaires, fournitures de bureau, ameublement, décoration, etc.Comparez les avantages d'un large éventail de programmes de formation et de motivation disponibles sur le marché.TELEMATIQUE ?Le gestionnaire avisé est celui qui s'adapte au rythme de révolution de la technologie.Vous découvrirez au Salon comment la télématique adaptée aux besoins spécifiques de votre entreprise pourra vous aider à devancer la concurrence en vous faisant prendre le virage technologique.ENFIN, PENSEZ AUSSI À VOUS! ?Rencontrez des professionnels qui vous conseilleront face à vos finances personnelles, votre portefeuille d'actions et vos investissements.21-25 SEPTEMBRE 1988 - PLACE BONAVENTURE - MONTRÉAL mercredi, vendredi, samedi, dimanche: 12h à 18h — jeudi: 12h à 21h passeport de 5 jours: 10$ ?anu MARTIN INTERNATIONAL Gouvernement du Québec Ministère des Affaires internstionales AFFAIRES /} ’COMMERCER
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