Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1988-12-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Id)^W(o)IM mttm ¦ Serge Truffaut a assisté à une séance d’enregistrement de Dave Turner et de Ron Mathews pour notre étiquette de jazz bien montréalaise, Justin Time C - 2 ¦ Une autre étiquette — canadienne et classique cette fois — intitulée (.’entredisque nous est présentée par Carol Bergeron C - 3 ¦ France Lafuste et Francine Laurendeau ont vu pour nous quatre nouveaux films, sans compter la colonne A Voir, rappel des meilleurs films encore à l’affiche C - 4 et 5 ¦ La chronique Télé de Nathalie Petrowski et les choix du week-end au petit écran C - 6 ¦ Claire Gravel a vu de magnifiques dessins de maîtres de la collection du Musée des Beaux-arts du Canada à Ottawa C-9 Montréal, samedi 17 décembre 1988 PC P P P P P P P CÛ Z O « P H Z P > PC P P P PC H Z P P Marie Laurier LÉON BELLEFLEUR a tout et n'a rien de l'artiste.Son oeuvre, prolixe, immense, variée, témoigne d’une assiduité exceptionnelle devant son chevalet.Et pourtant, sa vie privée et familiale avec sa femme Rita et ses cinq enfants est empreinte d’une grande stabilité, je dirais même d’une certaine sérénité.« Je n’ai pas fait de frasques ni provoqué de scandales, nous dit avec humour cet homme de 78 ans qui ne les parait pas.Au fond, j’ai la chance d'avoir une compagne qui m’a toujours appuyé et maintenant je peux m’en remettre à ma fille Aube pour s’occuper de mes affaires.» Ces jours-ci toutefois, il est bien obligé de sortir de l’ombre pour participer aux lancements à Montréal et à Toronto du magnifique album qui lui est consacré, le tout premier qui retrace dans ses moindres détails la vie de LÉON BELLEFLEUR ou la ferveur à l'oeuvre (Éditions Iconia).Jamais titre n’aura été si bien choisi par l’auteur, l’écrivain et expert-conseil en art Guy Robert.Car ce spicilège grand format de 240 pages reflète on ne peut mieux la personnalité attachante de l’artiste septuagénaire avec des photos sépia, quelque 400 illustrations de ses dessins, de ses gouaches, de ses estampes, de ses tableaux, le tout soutenu par une chronologie détaillée de sa vie, de son cheminement artistique, de ses multiples expositions ici, aux État-Unis et en Europe, de ses rencontres avec ses amis dont le poète André Breton et le peintre Albert Dumouchel.Premier récipiendaire du Prix Borduas en 1977 et de toutes les autres distinctions accordées à un peintre de son calibre, Léon Bellefleur, montréalais de souche, dut gagner sa vie pendant vingt-cinq ans comme instituteur avant de se consacrer entièrement à l’art, à 44 ans.Aujourd'hui, dans son appartement d’Outre-mont, il se souvient pour LE DEVOIR de ces années pendant lesquelles il n’a jamais cessé de peindre « un petit quelque chose chaque jour », si bien qu’il ne sait plus dénombrer son oeuvre colossale.À la lumière de ses entretiens avec Guy Robert consignés fidèl» ment dans l'ouvrage de Guy Robert avec le style vivant qu’on lui connaît, Léon Bellefleur se révèle tout entier un homme de recherche et de liberté, contaminent à l’affût de connaissances nouvelles.Il se décrit comme un « demi-autodidacte », ayant dû renoncer à l’École des beaux-arts pour l’École normale Jacques-Cartier, selon la volonté de son père pour qui la formation d’enseignant correspondait davantage à une carrière sécuritaire.Mais, ce doux entêté ne renonça pas pour autant à la peinture à laquelle il s’adonnait le soir à la maison et pendant ses longues vacances d’été dans les Laurentides.Grand admirateur de Rembrandt — qu’il continue de préférer entre tous — et plus près de nous, de Paul Klee, Léon Bellefleur poursuit simultanément sa carrière d’instituteur et de peintre du dimanche pendant un quart de siècle.Il fait de nombreux portraits de sa femme, de ses en fants, jusqu’au jour où Pellan lui ’ Voir page C - 8 : Bellefleur PHOTO JACQUES GRENIER Léon Bellefleur CLAUDE LELOUCH ¦ Le cinéaste qui ne rder personne Nathalie Petrowski VISAGE émacié, cheveux grisonnants, gestes sans exubérance, Claude Leloueh a vieilli.Dans l’immense suite d’hôtel où il reçoit les journalistes pour la sortie de son trentième film, Itinéraire d'un enfant gâté avec Jean-Paul Belmondo et Richard Anconina, c’est tout juste s’il ne disparaît pas sous le tapis, s’il ne rentre dans dans les murs et ne s’efface pas entre les lignes de la conversation.Celui qui jadis jet-settait d’un plateau à l’autre, d’une fille à l’autre, d’une coupe de champagne à une tartine de caviar, semble avoir pris le virage.Le virage du temps qui passe trop vite, des enfants qui grandissent sans crier gare, des films qui s’évanouissent dans la brume et des oeuvres signifiantes et magistrales qui tardent à se déclarer tandis que la critique implacable continue à per-siffler.Trente ans et trente films plus tard, Claude Leloueh remplit autant ses salles, mais on lui refuse toujours l’entrée au panthéon des artistes et des auteurs.Dans le dictionnaire du cinéma de Jean Tullard, Claude Le-louch dit-on est tout juste bon à faire des scopitones.Cinéaste de la réussite sociale, il n’a selon ses détrac-leurs, aucun style, donc aucun talent.Cinéaste du cinéma comme produit de consommation, Leloueh est un marchand, un manufacturier, un menteur, un fumiste, un tombeur.Et les accusations à force de fuser de toutes parts, ont fini par marquer le réalisateur.Son visage rond et jovial d'hédoniste a fondu sous le masque de l’ascète qu’il présente aujourd’hui avec une gravité qu’on ne lui connaissait pas.Fuyant l’agressivité sans pour autant renoncer à se justifier il dit d’emblée :« Écoutez, moi je n’emmerde personne, je ne fais pas de politique, je n’ai pas tué quelqu’un, je fais des films dans mon coin, je les produis moi-même, je n’oblige personne à aller les voir, on les aime ou on les aime pas mais il n’y a pas de quoi en faire une histoire.» On sent chez lui, un mélange de lassitude, de méfiance et d’enthousiasme perdu qu’il cherche désespé-photo Jacques grenier Voir page C -10 : Leloueh Claude Leloueh •«Ai.Le Londres théâtral Une pièce de perdue dix de retrouvées Robert Lévesque Quand Rex Harrison est entré en scène, quelques minutes après le début de la pièce, la salle s’est mise à applaudir.Rex Harrison, à 80 ans, le plus britannique des acteurs britanniques, n’a peut-être pas encore de Sir à placer devant son prénom, comme Laurence Olivier ou Alec Guinness, mais Londres sans lui c’est comme une journée sans brouillard.Au llaymarket, le Théâtre Royal qui est l’une des trois plus vieilles salles de Londres (1821) avec le Drury Lane et Covent Garden, Rex Harrison jouait les dernières d’un succès, The Admirable Crichton, lorsque je suis allé le voir début décembre.Depuis juin 1988, il avait enfilé six mois de représentations (sept par semaine) de cette oeuvre du répertoire anglais, écrite en 1902 par J M.Barrie, un dramaturge sauvé de l’oubli pour avoir créé le personnage de Peter Pan.Curieuse pièce que The Admirable Crichton, qui avait des allures de pamphlet social au début du siècle parce que Barrie y met en scène, tel un Beaumarchais, des personnages du peuple qui prennent l’ascendant sur la classe do-minante.Dans l’Angleterre édouardienne, une pièce comme celle-là, qui renverse les rôles de maîtres et valets à la faveur d’un naufrage, avait de quoi choquer.Aujourd’hui, on y voit un inoffensif jeu où le maître, dominé de façon circonstantielle, demeure un maître, et le valet.un valet qui se fait servir.La finale, d’ailleurs, remet les choses à leur place.Rex Harrison, qui joue un comte devenu un moins que rien dans cette île où son fidèle butler Crichton (formidable Edward Fox) se la coule douce, passait à travers la pièce avec son élé gance, sa classe (plus anglais, tu meurs), cette façon de retenir un soupir, de faire une pause avant la fin d’une phrase; mais Rex Harrison ne pouvait cacher sa difficulté à se déplacer.Une chaise, une rambarde, un meuble, tout Fiona Shaw et Brian Cox dans les rôles de Katarina et Petrucchio de La mégère apprivoisée, à la Royal Shakespeare Company.était là pour qu’il puisse s’appuyer.J’ai vu dans The Admirable Crichton, à trois jours de la dernière, un acteur arrivé au bout de ses forces.?Une pièce de perdue, dix de retrouvées, à Londres.Avec plus de 40 théâtres, le West End est la plus grosse concentration de scènes au monde.Au llaymarket, trois jours après le retrait de la pièce de J.M.Barrie, Vanessa Redgrave s’installait pour y jouer Orpheus Descending, la version remaniée en 1957 de la première pièce de Tennessee Williams, écrite en 1940 Je loupais à un jour près ce spectacle mis en scène par Sir Peter Hall, son premier ouvrage devoir page C -10 : Londres Coyote p -pont pondre3 LA BONNE LITTÉRATURE CHEZ VLB 98 pages — 9,95 $ COYOTE de Michel Michaud Elle, Coyote, a quinze ans.lui, Chomi, en a 19, et ils vont vivre une terrible histoire d’amour.Avec, en toile de fond, Pointe aux-Trembles, le «bout de l’ile», presque le bout du monde.«Un vrai morceau de littérature, et M.Michaud, un romancier dangereusement talentueux.» Réginald Martel, La Presse.294 pages — 16,95 $ LES MONTAGNES RUSSES de Jacques Côté Un roman d’amour sur un air de blues, où tendresse rime avec Jeunesse.C’est en fait un portait non équivoque d’une certaine jeunesse que brosse ce Jeune auteur de Québec.Une jeunesse extrêmement débrouillarde et Inventive, en quête de la joie de vivre et du.grand amour.Un premier roman vivifiant! 228 pages — 16,95 $ LE PONT DE LONDRES de Louis Gauthier La suite attentue du Voyage en Irlande avec un parapluie.On y retrouve la même qualité d’écriture, la même atmosphère de désillusion amoureuse, la même « intranquillité» devant l’insondable mystère de la vie et des relations humaines.«Une écriture impeccable et belle qui semble couler de source.Ced révèle, si besoin était encore, un grand talent d’écrivain.» Guy Fer-lard Le Devoir. C-2 ¦ Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 Jim West, producteur et fondateur de Justin Time Blue Note a conservé tout au long de son histoire une unité stylistique, autant Justin Time, jusqu’à présent du moins, a fréquenté des sensibilités musicales diverses.Kntre l’album éclaté de Bob Mover, Paul Bley et John Abercrombie, les gospels du Montreal Jubilation Gospel Choir, le classicisme d’Oliver Jones, le mysticisme de Sonny Greenwich, l’humour de Bowser and Blue, l’intimisme du duo Karen Young-Michel Donato, le swing de Fraser McPherson, et la fabuleuse rencontre entre le big band de Denny Christianson et le saxophoniste Pepper Adams, Justin Time a su, à partir de Montréal, propager des musiques qui sont souvent mieux appréciées à l'étranger qu’ici même.Faut dire que la crasse indifférence des stations de radio est pour beaucoup dans cet état des choses.Au catalogue déjà bien garni de la compagnie de West s’est ajouté tout récemment deux nouveautés.Un enregistrement public réalisé au Sweet Basil à New York par le quartet du guitariste Sonny Greenwich, ainsi qu’une suite à la rencontre du big band de Denny Christianson avec le saxophoniste baryton Pepper Adams.De premier est un témoignage pé-tillant des musiques aventureuses qu’exploitent Sonny Greenwich et ses acolytes, soit Fred Henke au piano, Bon Séguin à la contrebasse et André White à la batterie.Poursui- vant avec opiniâtreté l’oeuvre de John Coltrane, auquel d'ailleurs il dédie Libra Ascending, Sonny Greenwich se distingue de ses confrères guitaristes en tissant ses notes de manière très serrée.Son Live At Sweet Basil est très dense.Le troisième album de Christian-son pour Justin Time est tout simplement superbe et notamment la face 2 sur laquelle se trouve une composition écrite pour souligner la mémoire de Pepper Adams.Sur More Pepper, signée par Christianson, la section de saxophonistes au grand complet se livre à une bataille de barytons aussi glorieuse que l’était le Queen Mary annonçant son entrée dans le port de New York.Et puis faut goûter la joie évidente qu’a éprouvée Pepper Adams en compagnie de ce big band montréalais sur ce classique qu’est Autumn Leaves de Kosma-Prévert ou sur Captain Perfect où il poursuit un dialogue suave avec le soprano de Joe Christie.C’est pas compliqué, ce Denny Christianson Big Band Featuring Pepper Adams est en plein ce genre d’album qui, une fois terminé, vous fait lever de votre chaise pour applaudir à tout rompre.Amenez-en un troisième, on est capable d’en prendre.Dès lundi soir, West sera à nouveau au Studio Tempo pour y superviser cette fois-ci une session d’enregistrement du pianiste John Bal- lantyne pour lequel il a fait appel, tenez-vous bien, au saxophoniste Joe Henderson.Est-ce que vous vous rendez compte ?Joe Henderson sur Justin Time avec des musiciens montréalais ! Comme dirait le quidam au coin de la rue, « ça m’jette à terre ».Qui aurait-cru que nous aurions un jour dans notre ville une étiquette de jazz digne de ce nom.Prenez André Ménard, co-fondateur du Festival international de jazz de Montréal, « le fait que nous ayons consacré une soirée complète à Justin Time est une preuve de l'admiration que nous portons à West.Nous avons fait nous-mêmes des disques de jazz et savons combien c’est difficile ».À défaut de conclure, et puisqu’on est à quelques jours de Noël, voilà ce que l’on vous propose.Si vous tenez à faire un cadeau vraiment particulier, permettez de vous conseiller quelques productions : le Denny Christianson Big Band, More Pepper, le Honey and Spice par Fraser Mae-Pherson, le Bird of Paradise de Sonny Greenwich, le Cooking At Sweet Basil par Oliver Jones, le Jubilation I ou II du Montreal J ubila-tion Gospel Choir, le Contredanse de Karen Young et Michel Donato, et, si c’est pour vous, le Suite Mingus du Denny Christianson Big Band avec Pepper Adams.Si les Européens et les Australiens se délectent de ces albums, pourquoi pas nous ?Young, un gentleman authentique, sur la scène du jazz à Toronto, les superbes moments musicaux qui ont ponctué cette soirée, sans oublier les « chasers » de scotch pris avec modération, on a guère eu le temps de questionner West sur le passé et l’avenir de Justin Time, l’étiquette aux destinées desquelles il préside.Le lendemain matin, dans ses bureaux situés à quelques enjambées de cette construction en forme de grosse orange qui domine l’autoroute Décarie à la hauteur de Blue Bonnets, Jim West, montréalais de 34 ans et quelques cheveux blancs, raconte, avec ce détachement qui singularise les musiciens de jazz des « rock and rolleux » ou des « vépé » de compagnies de finance, que Justin Time.Que Justin Time a, pour ainsi dire, vu le jour chez Biddles en 1983, la boite de jazz de la rue Aylmer, lors d'un show du pianiste Oliver Jones.« Je me souviens, de poursuivre West, qu’il y avait plein de monde et notamment qu’il y avait autant de jeunes que de vieux.Et tous ces gens étaient captivés par le jeu d’Oliver et de son trio.Quelques semaines plus tard, et au même endroit, nous les avons enregistrés.Le Oliver Jones Trio lave At Biddles fut le premier long-jeu à paraître sur Justin Time ».Le deuxième a été fait avec la chanteuse Ranee Lee, Live at Le Bijou.« Cet album a été mal préparé.On a manqué de planification.On l'a fait trop vite.Cela n’empêche pas cjue j’aimerais sincèrement en produire.Ranee est une chanteuse que je trouve remarquable.Je songe notamment à faire un album qui serait consacré à Billie Holiday ».Après ce disque, un troisième est né, suivi d’un quatrième, d’un cinquième, d’un sixième et ainsi de suite jusqu’au vingt-sixième.Au fur et à mesure que le lapin emblématique de cette étiquette unique parcourait les bacs des disquaires montréalais et étrangers, West prenait, forcément, de l’étoffe, de l’expérience.Contrairement à ce qu'un nombre imposant de compagnies privilégient, Justin Time propose un éventail élargi des genres musicaux couvés par le jazz.Autant, par exemple, l’étiquette Serge Truffaut DANS LES COULOIRS du studio Tempo, situé à quelques pas de la taverne Chez Magnan en plein coeur de Saint-Henri, le pianiste Ronnie Mathews explique, en français, qu’il faudrait à cause du froid plonger dans la tasse de café posée sur un comptoir devant lui.Dans une forme resplendissante, ce très grand musicien de jazz était venu spécialement de New York pour participer, lundi dernier, à l’enregistrement du prochain album de Dave Turner, saxophoniste alto, qui paraîtra au printemps prochain sur étiquette Justin Time.Pendant que Mathews songeait à son plongeon, le contrebassiste Dave Young enlevait délicatement la housse protégeant son instrument énorme mais fragile, alors que Terry Clarke, débarquant lui également de New York, en faisait autant avec ses tambours et ses cymbales qu’il transportait directement dans la petite salle construite tout exprès dans un coin pour séparer la batterie des autres.Ceux-ci croisaient des jeunes « rock and rolleux » qui rembarquaient des guitares au gabarit divers.De son côté, l’ingénieur du son Ian Terry, avec le calme de celui qui, comme on dit communément, en a vu d’autre, mettait tranquillement en place tout l'appareillage technique nécessaire à l’opération pendant que son assistant préparait les bobines sur lesquelles allaient être gravé à jamais le J & B Blues.Alors que tout un chacun vaquait à ses occupations avec précision et décontraction, le manitou derrière cet événement, le producteur Jim West, discutait le bout de gras avec Len Dobbin, le chroniqueur de jazz par excellence au Canada, qui ne perd jamais une occasion de semer la rigolade aux alentours.ltre les cigares aux odeurs sucrés de Mathews qui décrivait en se « bidonnant » quels avaient été ses pires moments en avion, les quelques mots échangés avec Turner sur ce sport étrange qu'est le rugby, les quelques mots échangés avec Dave PHOTO CHANTAL KEYSER Le saxophoniste alto Dave Turner, à gauche, et le pianiste Ronnie Mathews lors de la session d'enregistrement au début de cette semaine à Montréal.Justin Time, une étiquette digne du jazz de Montréal Radio-Musique il Radio-Culture Radio-Canada 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio-Canada SAMEDI 17 DECEMBRE 1988 12h00 DES MUSIQUES EN MEMOIRE La récolle 1988 des plus beaux disques de musique traditionnelle (dern de 2).Amm Elizabeth Gagnon 13h00 LES JEUNES ARTISTES Nhat Viel Phi, p Prélude el lugue no 13 (J S.Bach), Sonateen mi bém .op 81a (Beethoven), Etude, op 10 no 3 (Chopin), Elude «Waldesrauschen» (Liszt) 13h30 L OPERA DU METROPOLITAN ¦ Carmen» (Bizet) Marilyn Horne.Mirella Freni, Venano Luchetti.Samuel Ramey, choeur et orchestre, dir Placido Domingo Amm Janine Paquet et Jean Deschamps 18h00 RECITAL D ORGUE Jean Lebuis, orgue Wilhelm, eglise Saint-Mat-Ihias, Weslmount ¦Voluntary., op 7 nos 2, 3, 4 8 et op 6 no 9 (Slanley) Amm Michel Keable 18h30 MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolel 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Amm Janine Paquet 21h00 ORCHESTRES AMÉRICAINS Orchestre de Cleveland, dir Vladimir Ashkenazy, John Browning, p Concerto no 9, K 271 (Mozart); «Une symphonie alpestre» (R.Strauss) Amm Jean Deschamps 23h00 JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré dans le cadre du Festival International de musique actuelle de Victoria-ville 1988.Louis Sclavis Quartet Amm Michel Benoit DIMANCHE 18 DECEMBRE 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques el de tous les pays vous accompagnent |us-qu'à l'aube.Amm Monique Leblanc.5h55 MÉDITATION ¦ L'espérance chrétienne.(Hans Urs Von Balthasar) 6h00 LA GRANDE FUGUE Amm Gilles Dupuis 9h00 MUSIQUE SACREE Motets (Gabrieli), extr .Vêpres de Noel.(Monteverdi) Amm Gilles Dupuis 10h0O POUR LE CLAVIER • Carl Philipp Emanuel Bach, (dern de 2) Le directeur de la musique à Hambourg Rondo en do min Luciano Sgrizzi pianoforte.¦ Douze Variations sur les Folies d'Espagne.John Newmark, pianoforte; Fantaisie en do, Wq 59 no 6 Christiane Jaccotlet pianolorte.Double concerto en mi bém Ton Koopman, Civ , Tmi Mathot, pianolorte, Fantaisie en fa dièse min .Wq 67: Gustav Leonhardt, dv Amm Jean Deschamps 11h00 SUITE CANADIENNE • Noels du passé.Arum André Hébert 12h00 HEBDO-MUSIQUE Magazine musical national el international Anim Georges Nicholson el Françoise Da voine 13h00 CONCERT DIMANCHE Festival de musique de chambre de Vancouver Sonateen mi min.pour flûte elcontinuo BWV 1034(J S Bach); Sonate pour violoncelle el piano, D 821 «Arpeggione» (Schubert), Quintette en ta mm .op 34 (Brahms) Chansons (J.Lennon P McCartney) Amm Jean Deschamps 14h30 LES MUSICIENS PAR EUX-MÊMES Inv Philippe Techene.professeur de chant Int Georges Nicholson 15h30 EN CONCERT Ensemble de musique de chambre canadien Duo pour violon et alto.K 423 (Mozart).Sonate pour cor, trompette et trombone (Poulenc) Quatuor avec hautbois.K.370 (Mozart), Trio pour piano, hautbois et basson (Poulenc) Amm Alain Beaudot (reprise) 16h30 LES GRANDES RELIGIONS «L'Islam» RecO Georges Baguet Lect Jean Deschamps et Diane G.guère 17h00' TRIBUNE DE L'ORGUE «L'orgue symphonique en France» (15e de 24) Joseph Bonnet Anim.Michel Keable IBhOO MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolel 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Concert d'un duo explosif Wayne Horvitz & J A Deane, enregistré dans le cadre du Festival international de musique actuelle de Vic-toriaville 1988 Amm Janine Paquet.21 hOO LE PETIT CHEMIN Anim Jean Deschamps 22h00 COMMUNAUTE DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • Rencontres d'écrivains de la CRPLF à Redu, petit village des Ardennes Thème «L'Exotisme de l'autre.(5e de 12) 23h00 JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré dans le cadre du Festival International de musique actuelle de Victoria-ville 1988 Avec Mal Waldron et Marion Brown Anim Michel Benoit LUNDI 19 DECEMBRE 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.Une invitation à risquer l'aventure d'une nuit en musique Anim.Monique Leblanc.5h55 MEDITATION «L'enter.(Hans Urs von Balthasar) 6h00 LES NOTES INEGALES Amm Francine Moreau 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach Le claveciniste et chef d’orchestre William Christie Pièces pour clavecin (Royer), «Un oratorio de Noël» (Charpentier).le mécène montréalais Jean Lallemand .Légende» (Gratton).le pianiste Dalton Baldwin lieder (Schubert), l'écrivain Michel Tournier extr «L Art de la lugue» (J S Bach).Anim Renée Larochelle 11h00 LA CORDE SENSIBLE Un rendez-vous quotidien au cours duquel votre choix musical est le notre Faites-vous plaisir Ecrivez-nous en accompagnant vos demandes d'un court texte de présentation personnalisé Amm André Vigeant 12h04 AU COEUR DU JOUR Mendelssohn au goût anglais «Romances sans paroles» par Livia Rév, p Lieder par Erna Berger, sop .acc au piano Amm André Hebert 13h00 AU GRE DE LA FANTAISIE «Let Thy Hand Be Strengthened» (Handel), Sonate pour pianoforte, op 13 no 6 (Cle-menti); Symphonie en sol min pour orgue (Dupre).«Music for a Large Ensemble» (Reich) -Sur un sentier recouvert» (Janacek).Chansons d Auvergne avec The King's Singers, Concerto pour violon, op 47 (Sibelius).«L'Âme des poètes» et «Les Feuilles mortes» (Trenet), «Mysterious Mountain», op.132 (Hovhaness) Chansons andalouses avec Esther Lomandier 16h00 FICTIONS» Magazine de littérature étrangère Trois ouvrages de fictions récemment parus sont commentés en table ronde Bref aperçu de l'actualité littéraire internationale parutions, revues, magazines, prix Chroniqueurs Louis Caron.Jean François Chassay.François Hébert.Stéphane Lépine, François Ricard et Suzanne Robert Amm Ré|ane Bougé 16h30 LA FEMINISATION DU LANGAGE• I6ede 20 «Peut-on féminiser par décret7» Inv Françoise Collin auteure et collaboratrice des Cahiers du Gritt.Marina Yaguello.auteure, linguiste et protesseure a l'Université de Paris VII Int et anim Guy Rochette 17hOO LATITUDES» • La République d Irlande» (t 1e de 13) Pain, leux, huitres et bière Inv Eamon O Caain.restaurateur à Dublin; l'équipe nationale d'Irlande de hurling Rech .mt et amm Richard Joubert 17h30 EN CONCERT Quatuor Linos composé de Heather Howes.Marie-Andrée Benny, Virginia Spicer et Danièle Bourget, tlùtes «La Caccia» (Telemann); Quatuor no 3 (Schneider).Duo.op 34 (Muc-zynski); Aria .Aus Liebewill mein Heiland ster-ben» (Schmitt); Pavane (Fauré); Introduction et fugue (Jacob); Adagio et scherzo, op 77 (Woulers).Amm, Sophie Magnan, (reprise).18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival International de Lucerne 1988 Orchestre de chambre d'Europe.dir Claudio Abbado Ouv.La Scala di Seta.(Rossini); Symphonie no 40.K 550 (Mozart), .Siegfried Idyll » (Wagner), Symphonie no 2 (Beethoven) Amm Danielle Charbonneau.21h30 THÉÂTRE DU LUNDI • 1 re partie magazine d'actualité culturelle Amm Michel Vais.2e partie «Les Voix parallèles» d'Alexis Nouss (2e prix - catégorie 30 minutes - Concours d'oeuvres dramatiques radiophoniques de Radio-Canada 1988) Distr.Pierre-Cari Trudeau.Linda Laplante, Renée Girard, Clément Schreiber, Astrid De-nelle, Denis Larocque.Benoit Dagenais, Suzanne Lambert, Claude Prégent, Pierre Legns et Michèle Dion.- «Louise et Berthe» de Christian Lemieux-Fournier (1er prix - catégorie 30 minutes du même concours) Distr Yvette Thuot, Martine Beaulne, Sylvain Foley et Renée Girard 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Lee Wiley.Maxine Sullivan, Jed Levy, Joe Puma, Johnny O'Neal/Dave Young, Dick Welstood.Pete Magadmi et Mildred Bailey.Anim Gilles Archambault MARDI 20 DÉCEMBRE 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION «L'égoisme» (Hans Urs von Balthasar) 6h00 LES NOTES INÉGALES 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach.Jean-Jacques Rousseau termine son dictionnaire de musique: extr.«La Serva padrona.(Pergolesi) Mozart termine son Concerto pour violon no 5.K 219, 30e anniversaire de la mort de l'ethnomusicologue roumain Constantin Braioliou danse chantée de l'ancienne Roumanie.«Deux Rhapsodies roumaines.(Enesco).20e anniversaire de la mort de l'écrivain John Steinbeck: «The Al-cotts» (Ives), création de «Rosamunde» (Schubert) 11h00 LA CORDE SENSIBLE 12004 AU COEUR DU JOUR «Louise.(Gustave Charpentier) extr par Ninon Vallin, Georges Thill et André Pernet, version phonographique de l'auteur vers 1930 M A Charpentier extr «Oratorio de Noël» et .Le Mariage forcé» (Molière) par Les Arts florissants 13000 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Ouv.«Mer calme et heureux voyage.(Mendelssohn); «Kreisleriana» (Schumann), extr «L'Entance du Christ.(Berlioz).Concerto pour cordes, op.1 no 8 (Locateur); extr «Or-chésographie» de Thoinot d'Arbeau extr «Casse-Noisette» (Tchaikovsky), .A Child Is Born.(T Jones); «Ma Mère l'Oye» - version pour piano quatre mains (Ravel) 16h00 LE PONT DES ARTS • Tableau de l'actualité artistique en France, en Belgique et en Suisse réalisé en collaboration avec la Communauté des Radios publiques de langue française Amm Ré|ane Bougé 16h30 PRÉSENCE DE L'ART • 1 re partie reflet de l'actualité dans des domaines aussi divers que la peinture el la performance - 2e partie entrevues avec des artistes.théoriciens, historiens de l'art Amm.Gilles Daigneault, Rober Racine Enl a Paris René Viau 17h30 EN CONCERT Dems Brott.vc Ann Epperson, p.Sonate, op 102 (Beethoven), Sonate (Debussy); extr «Quatuor pour la fin du temps» (Messiaen); «Papillon» (Fauré).«Fantasieslucke», op 73 (Schumann).Anim.André Hébert, (reprise).18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival de Musique ancienne d'Innsbruck 1987 Barthold Kuijken, II ; Sigiswald Kuijken, vl Wieland Kuijken.viole de gambe.Robert Kohnen, ctv Sonate en trio.BWV 527 (J S.Bach); Quatuor «Parisien» no 12 (Telemann).Sonate en trio, Wq 144 (C P E Bach) extr «Pièces de clavecin en concert» (Rameau); Deuxième Récréation de musique, op 8 (Le-clair).21h30 EN TOUTES LETTRES • Magazine consacré à la littérature de chez nous.Bilan non exhaustif de la littérature québécoise en 1988 Chroniqueurs: Jean-François Chassay (fiction); Jérôme Daviault (essais), Robert Mélançon (poésie); Roch Poisson (revues et fiction).Interview avec Pierre Nepveu, auteur de «L'Écologie du réel mort et naissance de la littérature québécoise contemporaine», et avec Patricia Smart, auteure de «Écrire dans la maison du Père l'émergence du féminin dans la tradition littéraire du Québec» Amm.Christine Champagne.- «Le Livre de Normand Bosquet» de Micheline La-france Lect Jean-Louis Paris 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Marty Ehrlich et Art Ensemble ot Chicago Amm MERCREDI 21 DÉCEMBRE 1988 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION «La miséricorde» (Hans Urs von Balthasar) 6h00 LES NOTES INÉGALES 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Anniversaire de l'écrivain et philosophe Maurice Blanchot «Pavane lacryniae» (Van Eyck); «Orphée.(Stravinsky); extr Sonate pour piano, op 111 (Beethoven), extr «Fragments-silence a Diotima» (Nono); «Jeux d’eau à la villa d'Este» (Liszt); extr «Voyage d'hiver» (Schubert) 11h00 LA CORDE SENSIBLE 12h04 AU COEUR DU JOUR «Les Indes galantes» (Rameau) par Gérard Souzay, Philippe Huttenlocher, etc ainsi que par La Grande Écurie et la Chambre du Roy.dir Jean-Claude Malgoire 13h00 AUGRÉDELA FANTAISIE Enregistrements publics, historiques et inédits Extr .Les Saisons» - l'Hiver (Haydn) avec Janowitz/Talvela/Schreier et Karl Bohm, Sonate pour violoncelle et pian.o, op 69 (Beethoven) avec Fournier et Kemptt, extr «Chris-lus» (Liszt) avec Valente Lmdroos et James Conlon; Lorraine Desmarais; extr «Le Messie.(Handel) avec Mathis.Bowman, Krause et Antal Dorati; Spirituals avec Jessye Norman et Geoffrey Parsons 16h00 LITTÉRATURES PARALLÈLES • Magazine littéraire Table ronde réunissant entre autres chroniqueurs Yves Lacroix et Jacques Samson (bande dessinée).Danielle Laplante et Jean-Marie Poupart (policier) Chantal Gamache et Norbert Spehner (fantastique).Amm.André Carpentier 16h30 SCIENCE ET TECHNOLOGIE EN MARCHE• «Les Polymères» Inv Yves Deslandes, chimiste et chercheur à la division de Chimie du Conseil national de recherches du Canada a Ottawa (CNRC); Basil Favis, chimiste et chercheur à l'Institut de Génie des matériaux (I G M ) du CNRC à Boucherville Rech , texte et int.Yves Jeaurond Amm Gustave Heon 17h00 AU FIL DU TEMPS» ¦ Les Hommes de voile» (3e de U) L'Histoire d'un peuple disparu, victime de la sécheresse et d'un génocide les Touaregs .La langue touarègue» Prod R T B F 17h30 EN CONCERT Noel Samyn, sax .Marie-Françoise Coisart.vl André Mignault, vc., Lise Germain, fl ; Mo- nique Collet, p .Epigraphe de Jean Harlow.(Koechlin); »Le Bestiaire» (Stallaert); Trio pour violon, saxophone et piano (Eychenne), Trio pour flûte, saxophone et violoncelle (Dubois); Concert à cinq (Houdy).(reprise) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival de musique sacrée - Fribourg 1988 Petits Chanteurs de la Cathédrale d'Augsburg, dir Reinhard Kaminler, Achim Weigel, viole de gambe; Laurentius Strehl, vl.Willi Guggenmos, org.: Six Motets, BWV 225 à BWV 230 (J S Bach) 21 h30 LE CANADA FRANÇAIS HORS QUÉBEC» 6e de 20 Les orientations qu'a pris le tait français dans les diverses parties du Canada depuis les années 60 jusqu'à 1986.«Le Nouveau-Brunswick» (dern.de 2).Rech , int et amm Jacques Rivart 22h00 LITTÉRATURES • «Du théâtre comme d'une science humaine» (4e de 5) Entretien d'Émile Noel avec Philippe Gutton Prod.Radio France 22h30 ANTHOLOGIE • Honoré Beaugrand (1848-1906).«La Chasse-galerie» Lect Ronald France 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Don Ellis, Charlie Parker, Kirk Lightsey, bave Holland.Bud Shank et Lee Konitz JEUDI 22 DÉCEMBRE 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION .Le salut» (Hans Urs von Balthasar) 6h00 LES NOTES INÉGALES 9h00 MUSIQUE EN FÊTE L'entomologiste et écrivain Jean-Henri Fabre «Le Vol du bourdon» (Rimsky-Korsakov); Quatuor no 2 (Borodine); «Papillons», op 2 (Schumann), «Le Festin de l'araignée» (Roussel) 11hOO LA CORDE SENSIBLE 12h04 AU COEUR OU JOUR Comédies musicales de Broadway (Gershwin, Porter, etc): Orchestre de Winnipeg, dir.Erich Kunzel Souvenirs de la Belle époque: mélodies.airs d'opéras légers par Mado Robin, co-lorature 13h00 AU GRE DE LA FANTAISIE «Les 5 clés de sol» version intégrale des disques ou des oeuvres qui ont obtenu la meilleure cote à l'émission Chronique du disque 16h00 LES IDÉES A L'ESSAI» Claude Lévesque s'entretient avec Michel Morin auteur du «Désert» publié aux éditions Le Préambule 16h30 LIBRE PARCOURS • Des écrivains de tous les horizons viennent parler de lecture Des anniversaires, des événements littéraires, des disparitions sont évoquées au passage Anim Gilles Archambault 17h30 EN CONCERT Roy Campbell, org ; FACE Treble Choir, dir Iwan Edwards .Missa Brevis.(Britten); »Pro-pheta Menda» (Maconchy); extr « Elijah • (Mendelssohn); «Da pacem Domine» (Franck), Psaume 150 (Kodaly); extr.Cantate, BWV 147(J S Bach), extr .Gloria».R 588 (Vivaldi); «Aglepta» (Melinas).Magnificat, • Double Talk I» (Teller); .The Bird in The Nest» (Anderson); .Double Talk II» (Teller).Trois Negro Spirituals (aW J Phillips) Anim Normand Séguin (reprise) 18h30 L'AIR DU SOIR 2OhOO ORCHESTRES CANADIENS Orchestre symphonique de Toronto, dir Gunther Herbig Midon, vl Ouv «Obéron» (Weber).Concerto, op 47 (Sibelius).Symphonie no 1 (Brahms) 22h00 LES CHEMINS DE LA CRÉATION • ¦ L'Oeil sans trontière.(1 re de 10) Une exploration des principales voies dans lesquelles s'engagent l'art aujourd'hui .Soma Delaunay, magique magicienne».Inv Dominique De-santi, auteur d'une biographie de Soma Delaunay.Rech.int et anim René Viau 22h30 MÉMOIRES» Inv Maryvonnq Kendergi.musicologue (3e de 4) Int Denise Bombardier.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Charlie Shavers, Howard McGhee.Pete Johnson, Erroll Garner, Tommy Flanagan et Chet Baker VENDREDI 23 DÉCEMBRE 1988 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5055 MÉDITATION «L'éternité» (Hans Urs von Balthasar).6h00 LES NOTES INÉGALES 9h00 MUSIQUE EN FÊTE À l'occasion de Noel, une émission «cadeau» et des musiques qui s'emballent! Suivons l'itinéraire du Père Noel, d'un pays à l'autre, ou ouvrons les cadeaux qu'il nous destine boites à musique, chants de Noel, casse-noisettes et fruits confits .11h00 LA CORDE SENSIBLE 12h04 AU COEUR DU JOUR Bach pour Noel: airs chantés par le jeune Alec Jones, sop ; Choeur gallois de la BBC, chorale Beauséjour de Moncton; Toccata en ré min et extr des Suites d'orchestre par le German Brass 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE 16h00 AU CINÉMA» Le magazine de l'actualité cinématographique animé par le critique Richard Gay 16h30 LES INDUSTRIES DE LA CULTURE • Pierre Olivier s'entretient avec Thomas Deri, directeur général du Salon du livre de Montréal 17h00 BIOLOGIE ET MÉDECINE • Prod France Culture 17h30 LES JEUNES ARTISTES Julian Milkis, clan; Marianna Milkis, p : Sonatine pour violon, op.137 no 1.arr pour clarinette (Schubert/Simon); Sonate, op.102 no 2 (Brahms); Sonate pour clarinette (Bernstein).18h30 L'AIR DU SOIR 20h00 LES GRANDS CONCERTS Festival baroque de Lamèque Concert enregistré le 2 juillet 1988 à l'église Ste-Cécile de Petite-Rivière-de-l'ile à Lamèque Choeur et Orchestre de la Mission St-Charles, dir Andrew Parrott; Suzie Leblanc, sop ; Michel Du-charme, b , Laura Podwell, alto; Edmund Brownless, t et Danièle Forget, sop Magnificat en mi bém .BWV 243a et Cantates, BWV 42, BWV 19 et BWV 51 (J S Bach).Amm Anne Godin.22h00 TRAJETS ET RECHERCHES • Inv Xavier Le Pichon, géologue Int Richard Salesses 22030 SECONDE DIFFUSION • «Visages de l'Europe de l'Est» (11e de 26).La nomemklatura Lect Jacques Larue-Langlois Rech .int et anim Charles Larochelle 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Art Tatum.Art Blakey, Coleman Hawkins, Ben Webster.Julian Dash, Johnny Hodges.Lester Young, Don Byas.Charlie Parker et Bud Powell SAMEDI 24 DÉCEMBRE 1988 OhOO MUSIQUES DE NUIT Amm Monique Leblanc 5055 MÉDITATION • Le pécOé» (Hans Urs von Balthasar) 6h00 LA GRANDE FUGUE Anim.Gilles Dupuis.10000 CHRONIQUE DU DISQUE inv Lise Daoust.flûtiste et pédagogue, et sa tille Julie, 10 ans.mélomane.Anim Normand Séguin • ÉMISSION CULTURELLE «â;.CBJ-FM 100,9 ’ï«?: Chicoutimi CBAF-FM 98,3 Moncton CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95,3 Ottawa-Hull Montréal Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski CBF-FM 104,3 .J* *»» i»' *• - A'MI RINt il H66 nsa ST( CATHERINE 1:00-3:05-5:10-7:20-9:30 COUCHE TARD ven sam 11:40 sam dim 12:00-4:30 ouiUw qu'une brève idylle avec un terroriste shiite risque de compromettre.Ses jérémiades sont interrompues par l'arrivée d'un jeune couple venu visiter l’appartement à louer, par celle de Lucia (Julieta Serrano), l’ex-femme de Ivan, une demi-folle sortie de l’asile, le réparateur de téléphone, et pour finir la police.Cette comédie « à l’espagnole », très nouvelle vague nous prodigue des moments très drôles, parfois satiriques (Pepa en train de faire la publicité de la lessive Omo) plus souvent excentriques.Ce cinéma est kitsch à ravir.On y joue avec des images artificielles, une mise en scène baroque et éclatée, des personnages typés à la limite de la cariea-ture, mi Marx Brothers, mi Pieds nickelés.Mais le cinéma de Almodovar navigue dans le mélange des genres.Comique, tragique, tragi-comique, satirique, on ne sait jamais trop sur quel pied danser.Pas plus qu’on ne sait si ses effets de style servent ses intentions ou son art seulement.On veut bien croire que les femmes, dans son film, ont le cou-mge de leurs actes et le pouvoir de s’en sortir avec les honneurs, pen dant que l’homme reste accroché à ses vieux rêves.Kn ce sens, son film est féministe.Mais il est surtout bien troussé avec une mise en scène efficace et des coups de théâtre à volonté.C’est assez pour séduire.û V â Julieta Serrano dans le rôle de Lucia de la comédie de Pedro Almodovar, Femmes au bord de la crise de nerfs.LES FILMS DU CRÉPUSCULE présente FORCIER "EN ATTE' Une présentation de ’ H (ri une erre gcH WIS3J LE DEVOIR jiiilIGT- M L 'ÉVÉNEMENT DU TEMPS DES FÊTES CLAUDE BERRI présente Yves Montand Un hymne _ .JL a la vie et à la joie.Ijà A un film écrit et réalisé par musique JACQUES MICHEL ’ TIBCIS i PLACES PCIPf 26 MATHILDA MAY LA RÉVÉLATION DE L ANNÉE tCQUES MICHEL PATRICK FIERRY DEMY LEGRAND FRANÇOISE FABIAN O**,**MiCMAf L PETERS -**JEAN PEN/ER • OkmBERNARD E VEIN.***>SABINE MAM0U tt « fcofccton ITCKl CH00WI • *odu(iw kooA JACOUS »R0Mi • “-sOudw hk j 'k*RRt G*UNSH*i • ./* WNN WKXWCH0N =[jUfXH*T mmo Le PARISIEN 4*0 STf C AT m| RIME O m PI ACE VERSA» It S ^Ste AdlflolDUoma* l• ’ MODIN ?9 -l-.-lsJ 12:30-2:45-5:00-7:15-9:30 ^VERSAILLES ®|M| cinéma PINE Tou* le» soir» 8:00 sam 7;00-9:40 Tou* la* *oira 7.15-9:30 •am dim 12:20-2:40 5:05-7:15-9:30 COUCHE TARD van *am 11:35 F0RCIER “en attendant.” Un lilm de Marc André Berthiaume et Yves Bélanger Au Cinéma Parallèle 3682 bout St-Laurent Tél.: 843-6001 Itinéraire d’un enfant gâté Réalisation et scénario : Claude Lelouch.Avec Jean-Paul Belmondo, Richard Anconina, Lio, Marie-Sophie L., Jean-Philippe Chatrier Photos : Jean-Yves Le Mener, Montage Sophie Bhaud Musique originale et arrangements : Francis Lai.France 1988.120 min.Au cinéma Complexe Desjardins.Fantaisie el aventure sont au rendez-vous du dernier Lelouch Itinéraire d’un enfant gâté.Sam Lion est un magnat du cirque, un homme d’affaires au summum de la réussite.A 55 ans, il fait le bilan et décide de tout plaquer parce que les plus belles années restent encore à vivre.La rencontre Belmond-Le-louch se fait ici en douceur, sans cascades ni course-poursuites.Belmondo, depuis sa performance dans Kean, une pièce de théâtre qui a tenu l’affiche parisienne pendant des mois, a laissé sa dégaine de barou-deur au vestiaire.Dans ce rôle de Sam Lion, (le surnom lui fut donné par le patron d’un cirque qui le recueillit tout petit et en raison de sa fascination pour les fauves) il a pour une fois l’âge de son rôle et ne joue plus les James Bond de profession.Le cheveu gris et la barbe poivre et sel disent peut-être que Bébel est mûr pour les vrais rôles dramatiques.Pour cet enfant gâté donc, l’heure du bilan et du farniente a sonné.Son itinéraire nous conduit aux quatre coins du monde, à Düsseldorf, San Francisco, Papeete jusqu’aux confins du Zimbabwe et de la Zambie, près des chutes Victoria.Dans sa retraite de Robinson Crusoë, il rencontre Albert (Richard Anconina), employé d’hôtel.Sam lui donnera tout : ses 25 ans de carrière, de réussite, d’expérience.Jusqu’à en faire un autre lui-même et lui faire épouser sa fille, (Marie Sophie L.) Itinéraire d'un enfant gâté porte bien la griffe Lelouch.Ce film, comme les précédents, est un rendez-vous avec l’enfance, la famille, l’amour, les rencontres, le retour, les voyages.On se souvient de Un homme et une femme, I.es Uns et tes autres.Partir.Revenir.I)e l'aventure c'est l'aventure et de l’avant-dernier, Attention bandits, il a l’humour et le côté bon enfant.Kn quelque sorte, Itinéraire d'un enfant gâté est un film-synthèse, l’histoire d’un changement de cap comme celle d’un autre navigateur solitaire, Jacques Brel, qui chante Isabelle et Une ite et à qui le film est dédié.Passionné des images, Lelouch a cherché à les juxtaposer aux émotions pendant toute la première partie du film.Kt encore une fois, il nous emporte dans un vaste tourbillon, un Sons et lumière qui intègre la musique de Francis Lai et les chansons interprétées entre autres par Nicole Croisille.De celte ronde d’images panoramiques dont certaines sont superbes, (lions et léopards courant dans la forêt, chutes Victoria) et d’autres donnent le tournis, (manèges de la petite enfance, acrobaties des trapézistes comme si vous étiez sur la barre), de ce va-et-vient entre présent et passé, on éprouve le sentiment d’un incroyable fouillis.Kt à force de vouloir faire chanter terre et univers à Punisson, Lelouch oublie le drame d’un homme.Il y pense cependant dans la deuxième moitié, ce qui nous vaut des moments jubilatoires.Belle compensation.Dès la rencontre avec Anconina, le ton change, l’action décolle, la complicité entre les deux personnages réjouit, les dialogues vifs et spirituels ravissent.L’exercice à deux devient un numéro de haute voltige où chaque personnage joue avec spontanéité et grand bonheur.Kt c’est grâce à cette rencontre heureuse et bien orchestrée (Lelouch est un merveilleux directeur d’acteurs, est-il utile de préciser) que le film évite le naufrage.CINEMA PARALLELE 3682 ST-LAURENT - 4$ - 843-6001 musique ?SCOTT Chantons Noël avec les choeurs de l’OSM le samedi 17 décembre à 18 heures Entrée libre Kg lise Unie Si.James 463, rue Sainte-Catherine ouest Renseignements (514)«42-9951 «EN ATTENDANT» de Yves Bélanger, MarC'André Berthiaume SAM.17: A I7H30, 19h30 et 21H30 DIM.18: à 15H30, 17H30, 19H30 «I 21H30 LUN.19 au VEN.23 à 19h30 et 21H30 SAM.24 - DIM.25 RELÂCHE à partir du 5 janvier 1989 TOI ET MOI AUSSI de Dani Levy présument A voir f C* 'S \ v -•«» Spike of Bensonhurst Une allègre comédie de moeurs, avec un jeune boxeur ambitieux qui s’en remet à la mafia pour l’aider dans sa carrère, avec d’étonnants rebondissements.Au Rialto.êï Madame Sousatzka Les nombreux admirateurs de Shirley Maclaine l’aimeront dans ce rôle de professeur de piano, de bonnes manières, d’élégance et de bon parler.Cet austère professeur a un protégé dont elle voudrait devenir le mentor.S’approprier cette jeune âme, c’est aussi se faire aimere.Des délicats sentiments que le film exploite.Au Bonaventure, au Dauphin et au Faubourg Sainte-Catherine.H i.r ê ^‘1 ri Les aventuriers du timbre perdu Un des films mis à l’affiche pour le plaisir de toute la famille pour la période des Fêtes.Le merveilleux rencontre les rêves les plus fous des enfannts.C’est en se faisant aussi petit qu’un timbre-poste que le héros de cet film réussit à se rendre jusqu’en Chine et en Australie.À l’Astre, au Carrefour Laval, au cinéma Oméga, au Paradis et à la Place Longueuil.MONTRÉAL, PARIS, OTTAWA, LYON, QUÉBEC LIMOGES: UN SUCCÈS FOUDROYANT! m2ï DES LE H) JANVIER Mardi au vendredi: 20h Samedi: I6h et 21 h Théâtre du Nouveau Monde H-r, rue Ste-Catherine Ouest Métro Place-des-Arts RÉSERVATIONS : «61-0563 LA musslKII 9 O^efe I » ou In répétition d'un drame romantique de Ml( til l MARC BOUCHARD.Mise en scène: ASDRE BRASSARD assisté de LOU FORTIER Avec: Jean Archambault.Jean-François Blanchard.René Richard Cyr, René Gagnon.Claude Godbout, Yves Jacques.Roger Lame.Jean-Pierre Malte.Denis Roy I ne création et une coproduction du THÉÂTRE PETIT À PETIT et du THÉÂTRE.FRASÇA1S 1)1 CW I i Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 ¦ C-5 Les angoisses de la première oeuvre de Dupeyron Avec Montand, Jacques Demy réussit le film de la maturité Francine Laurendeau Trois places pour le 26, écrit et réalisé par Jacques Demy, avec Yves Montand, Mathilda May, Françoise Fabian, Patrick Fierry, Catriona Macoll, Paul Guers.Image: Jean Penzer Musique: Michel Legrand.Chorégraphie: Michael Peters.Décors: Bernard Evein.Production: Claude Berri.(France, 1988) 106 min.Parisien et Versailles.DÈS les premières notes, on est sous le charme.« C’est l’amour qui torture, qui blessure, qui luxure », murmure la voix d’Yves Montand.Les paroles sont de Jacques Demy, la musique de Michel Legrand, l’inoubliable tandem.La suite, cinématographiquement, est plus risquée : sorti du train, Montand descend un immense escalier à l’extérieur de la gare entouré de journalistes brandissant caméras et micros, tous dansant et chantant.Je dis « risquée » parce que, dans le genre, les classiques américains demeurent inégalés.Mais Demy voulait simplement, tout en nous montrant qu’il n’a pas perdu la main, rendre un hommage en forme de clin d’oeil à la comédie musicale.Et son film peut commencer.À vrai dire, il y a deux films imbriqués l'un dans l’autre.Il y a d’abord le show de sa prochaine tournée internationale qu’Yves Montand vient monter à l’Opéra de Marseille.Et puis il y a le retour dans la ville de son adolescence de ce fils d’immigré italien qui répondait au nom d’Ivo Livi.Tandis que Montand se souvient du passé et cherche à revoir Mylène, un amour de jeunesse, Marion ( Mathilda May), la petite parfumeuse, se demande comment elle pourrait monter sur les planches malgré l’opposition de sa mère (Françoise Fabian).L’habile et talentueuse jeune fille a tôt fait de provoquer une ren- Mathilda May, en vedette aux côtés de Yves Montand.contre avec son idole dont, par une _________________ heureuse coïncidence, la partenaire déclare forfait.C’est donc Marion qui triomphera auprès de Montand, lequel retrouvera enfin sa Mylène.Même les inconsolables des Parapluies de Cherbourg qui voudraient condamner le cinéaste à réaliser éternellement le même film devront admettre ici que Demy a fait quelques bonds en avant.La construction de 'Drois places pour le 26 est sobre et séduisante : le spectacle dans le spectacle, évocation stylisée de quelques épisodes de la carrière et de la vie sentimentale de Montand, est d’une précision et d’une virtuosité qui laissent pantois.Certes, la chorégraphie est de Michael Peters (son vidéoclip Beat II, de Michael Jackson, l’a rendu célè- bre) et les décors sont signés Bernard Evein qui travaille avec Demy depuis Lola jusqu’à Une chambre en ville en passant par Les Parapluies).Mais, plus profondément, ce spectacle est porté par un mouvement intérieur, une inspiration jaillissante et, disons-le, ce grand homme de scène qu’est Montand.Bien de mièvre non plus dans ce qui se passe « à la ville », entre les répétitions.Mais un cynisme souriant.J’ai une grande admiration pour vous, dit substantiellement Marion à Montand, mais vous n’êtes pas mon type, ce qui ne l’empêchera pas de coucher avec lui après la première, vedettariat oblige.Il y a des moments réjouissants et, ici et là, de fort jolis morceaux.Même si elle apporte à son personnage fraîcheur et talent, Mathilda May ji’est pas la révélation qu'on nous avait promise.Et, musicalement, Michel Legrand n’est pas aussi également inspiré que dans les incontournables Parapluies.Ce n’en est pas moins une éblouissante réussite.Drôle d'endroit pour une rencontre, de François Dupeyron, avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Andre Wilms, Nathalie Cardone Scénario: Dupeyron et Dominique Faysse.Image: Charlie Van Damme (France, 1988) 100 min.Parisien et Laval DANS une voiture en marche, un couple se querelle.Brutalement, l’homme ouvre la portière et jette la femme (Catherine Deneuve) dehors, jette un peu plus loin son sac et son manteau.Nous avons quitté la chaleur de Marseille et les feux de la rampe pour le plus froid et le plus tristement moderne des décors : l’aire de repos d’une autoroute, un bien Drôle d'endroit pour une rencontre.Il fait nuit.Dans le stationnement, Charles (Gérard Depardieu) extrait patiemment, une à une, les pièces de son moteur.Tombé en panne avant-hier, il a décidé qu'il profiterait de l’occasion pour accéder à l’âge adulte.Ce serait en effet totalement infantile d’avoir une fois de plus recours à un garagiste.Charles va essayer de comprendre par lui-même le moteur de sa voiture et la seule façon c'est d’abord de le démonter puis de le remonter.Mais il a pour cela besoin de concentration.L’irruption de cette in- connue le distrait.Et il lui demande donc d’aller ailleurs, l’as question, répond France.C’est ici que son mari l’a laissée, c’est ici qu'elle l’attendra.Leur amour a connu d'autres épreuves et toujours il a su renaître de ses cendres.Malgré la nuit et le froid, elle se doit d’être au posh quand il reviendra la chercher.Bast a ra cont ado.Dans un no man's land, l’absurde dialogue de deux inconnus et l’attente d’un homme qui ne viendra pas.Beckett et Ionesco sont passés par là et je nie suis même demandé pourquoi Dupeyron, habile dialoguiste, n'avait pas plutôt choisi d’être auteur dramatique.Ce n’est pas mauvais, mauvais.11 n'a pas engagé n’importe qui pour interpréter son texte.Mais deux éléments font cruellement défaut à ce film.Une solide direction de comédiens car Deneuve et Depardieu tournent en rond sans trop savoir dans quel sens évoluer et un climat.Comment ne pas penser à Extérieur nuit, de Jacques Bral, et son atmosphère presque lancinante ?.Pour être encore plus clair, disons qu’il manque à ce premier long métrage la poigne d’un metteur en scène.UJLU4NCE rm FîLAi La Passion de la Qualité UN FILM D'ESPOIR ET DE COURAGE .33 Tristesse,modèle rédui t UN FILM DE ROBERT MORIN AVEC VINCENT LEDUC • GISÈLE DUFOUR • MARC LEGAULT • MARCIA PILOTE Ouimetoscope 1204 est, Ste-Catherine 11-14-16-17-18-21 DÉCEMBRE • consultez l horaire du Devoir Une présentation île LE DEVOIR Bail "DE GRANDS ACTEURS AU SUMMUM DE LEUR ART." ¦PREMIERE "Un premier film.Une histoire d'amour très originale.Une maîtrise étonnante." -i.f.monde "Un premier film cinglant." •studiomagazine "Une belle réussite." -lf.nouvel observateur "Chapeau." le quotidien "Rarement, couple de cinéma fut aussi synchrone dans son double jeu d'attirance et de répulsion.C’est tout simplement la perfection."- cahiers du cinema LE TORRENT D'ÉMOTION DE L'ANNEE Après Cabin & Morgen.Bogart-Bacall.Taylor-Burton Un Duo Magique!! Les Films Essentiels 4 "MUST"pout les Fêtes! UNE COMÉDIE À PROPOS DE QUELQU'UN QUEVOUSCONI i}' CARMEN MAURA Jf* PRIX DU PUBLIC ^ ^MEILLEURE ACTRICE^ ^FESTIVAL DE TORONTO '88/ FELIX 88 "D'un comique génial.un hommage sensuel et brillant aux FEMMES/' , - DAVID DENBY, New York Magazine "L'auteur-réalisateur pop le plus original des années 80." -PAULINE KAEE, New York Magazine 'Est-il trop tôt pour déjà annoncer le meilleur film de l'année?" -STEPHEN SCHIFF, Vanity Fair mil h llljk rd I VERSION FRANÇAISE DE "WOMEN ON THE VERGE OF A NERVOUS BREAKDOWN' un film de PEDRO ALMODOVAR COUPONS (T LAISSEZ PASSER REFUSÉS Avec CARMEN MAURA, ANTONIO BANDERAS, JULIETA SERRANO Costumes de JOSF.Mê DE COSSIO Montage |OSÉ SALCEDO Musique de BERNARDO BONEZZI CATHERINE GERARD DENEUVE • DEPARDIEU DROLE D’ENDROT POUR I RENCONTRE L'HISTOIRE D'UN COUPll QUI DEGAGE UNI IMMENSE FORCE AMOUREUSE UH FILM DE FRANÇOIS DUPfYRON IUN-KRIISfNTlIRr ANDRE W1LMS •.FRANÇOISOUffV*ONrDO*INlQUtMrtS€ ,CHARLIE YAN LAMME • HERRE GAM£T • *•*•*-**>- WRlC* BO»DIER MACHETTE PREMIERE ET CIE • DO PRODUCTIONS.0ENEUVE S A .ORLY FILMS I , «0 STE CA T MC R INC 0 MA 1 1 LC^TTRf L AVAL 688 7TT*J 12:50-3:00-5:05-7:15-9:25 Ifcua lea aolra 7:30-9:40 fan’ dim 5:15—7:30-9:40 COUCHE TARD aam 11:40 É| GAGNANT-OSCAR 1988 -MEILLEUR FILM ETRANGER Jj!J “UN FILM BEAU, SIMPLE, PUR OU PASSENT L’AMOUR DES ETRES, L’INNOCENCE DES HUMBLES, LE MYSTÈRE DE LA CRÉATION ARTISTIQUE.” - la; monde: "STÉPHANE AUDRAN EST UNE BABETTE AUSSI SUCCULENTE QUE LES PLATS QU ELLE PRÉPARE, AVEC UNE BELLE VIRTUOSITÉ.” - FRANCE SOIR AUJOURD'HUI SEULEMENT: UNE AFFICHE GRATUITE OFFERTE AUX SPECTATEURS DE LA LECTRICE.^ GRAND PRIX DES AMÉRIQUES 1988.^7 FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTRÉAL “STEPHANE AUDRAN EST MAGNIFIQUE” - LE MCJNDE "UN PETIT BIJOU” - I.A CROIX "UN FORMIDABLE HYMNE À LA VIE" — LE FIGARO L’rùa^"lxl \ “TELLEMENT BEAU TELLEMENT ATTACHANT.UN FILM EN OR” - PREMIÈRE “UN MONUMENT DE CINÉMA GASTRONOMIQUE.BON APPÉTIT” -PREMIÈRE JUST BETZKR PRÉSENTE D’ISAK DINESEN ciestin ^Babette Æ m PRIX 1.01 IS llhl.l I ( HH “UN TOUR DE FORCE" |«s - Robert Lévesque, LE DK VOIR "MIOU-MIOU.LA REINE" - Serge Dussault, LA PRESSE “UN DÉLICE, UNENCHANTEMENT” Léonce Gaudreault.LE SOLEIL UN VÉRITABLE PETIT BIJOU” Franco Nuovo.JOURNAL DE MONTRÉAL MIOU-MIŒJ J, COUPONS IT LAISSEZ-P ASSiR RIFUSlS UN puai lu GARRIKL AXEL J/?SOCIETE CANADIAN CANADIENNE yypuJF .DU CANCER CANCER SOCIETY on t%cu*ceX S f DONNEZ GENEREUSEMENT avec Stéphane Audrav Brigitte Peuehspiel, Bodii.Kjer.Hihi Anderson, Jari.Ki i.i.e.Jean Philippe L-uiini.Ehhi Rode Produit Par Just Bet/.eh et Bo Christensen Écrit et Realise Par Gabriel Axel Une Phoiii ction oe Panor am a Film Intern viion ai.GAGNEZ UN DlNER GASTRONOMIQUE! CHAQUE SEMAINE.IES SPECTATEURS AURONT LA CHANCE DE GAGNER UN DiNER POUR DEUX PERSONNES AU RESTAURANT BONAPARTE À L ACHAI DE CHAQUE BILLET POUR CE FILM AU GUICHET CINÉPLEX ODÉON.ON VOUS REMETTRA UN COUPON DE PARTICIPATION DÉPOSER CE COUPON DANS LA BOUE PRÉVUE A CEI EFFET 1— mm* GAGNANT «P! ™! GWWiï PU» OU RU II PUS popwwiourenwL 1 9 B 8 PRIX DU JURY PR1X9DUJURY OECUMENIQUE CAMERA D'OR ii ram wnm ci «Un cri du coeur, un formidable hymne à la vie, dans une ville où les princes sont des enfants.» - Rrrtnnd wmr, - pnmOm «Un très beau film, un grand film, d'une couleur et d une sensibilité absolumen! personnelles, perçantes, justes, troublâmes et sans aucune condescendance une oeuv re à très grand public.» — Hnhrrt Léinque - lf Devoir «Un très bon film duquel on entendra beaucoup parler.» - fratr n \utno - Journal de Montréal SALAAM BOMBAY! y- ’mW.wjr.t, 'j*«>k-ui UMMMai «moumu tu mua; M STS* aavMOHS.«JUKXtn* OUCVXM 1*J,I AiM.u-r.xctmîw j«r vauiu LA LECTRICE un nm, a, MICHEL DE VIEIÆ @ .u:.Ml- 1 I 1.U .» 1 • l'i ui A U • uS • M Ni - RieÆbl'oIflicliA DANS LE VENTRE DU DRAGON un m de m$ mm PAYSAGE DANS LE BROUILLARD unfiimdemomiomos les FEMMES, les MARIS et les AMANTS un film de PASCAL THOMAS TU NE TUERAS POINT unfiimdeKmpmowsKi FEMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS DÈS VENDREDI LE 23 DÉCEMBRE LE FESTIN DE BABETTE LA LECTRICE SALAAM BOMBAY! «lltlON HANÇAlU Cinmiix Ooion VmiON OPtGlNAU ANGLAIS! ÉGYPTIEN (N VERSION FRANÇAISE VTPVON OP1GINAU AMGCAIW -.MM EN VERSION I FRANÇAISE 1 VO AVIC sou* mais ANGlAIS oMPir.r DESJARDINS » ( C-6 ¦ Le Devoir, samedi 17 décembre 1988 TELEVISION /chronique Quand Le Point vise juste et frappe fort La télé du week-end SAMEDI DIMANCHE Nathalie Petrowski IL Y A TROIS ANS, le journaliste du Point Gilles Gougeon a eu un choc.Père de trois filles qui allaient à l'école Saint-Luc, il s’est retrouvé un beau jour dans le couloir de l’école comme tout bon parent qui va chercher le bulletin de son enfant.Il n’avait pas fait trois pas qu’il s’est rendu compte qu’il était le seul Québécois de souche parmi la foule bigarrée de parents, aussi nombreux que leurs nationalités.Deux minutes plus tard, un autre parent québécois venait mettre fin à sa solitude.Gilles Gougeon se souvient encore du regard qu’ils se sont lancés.Il eut la nette impression d’être replongé dans les années 50 au volant d’une Volks, et de croiser une autre Volks sur la route en faisant clignoter ses phares par esprit de solidarité.Cette petite scène de la vie quotidienne devait l’inspirer a faire trois ans plus tard un des meilleurs reportages du Point — École Saint-Luc — diffusé mardi dernier.Je suis tombée sur le reportage de Gilles Gougeon réalisé par Luc Paradis, par hasard mardi soir.Dès les premières images aux couleurs éclatantes, au montage saccadé, mes paupières lourdes se sont réveillées, mon regard allumé.Quand Desire, la toune de U2, est entrée par effraction dans mes haut-parleurs, j’ai bondi de joie.Enfin, un réalisateur qui n’avait pas peur de « blaster » nos oreilles sans pour autant verser dans le maniérisme raccoleur du vidéo-clip.J’ai suivi le reportage avec un intérêt sans cesse renouvelé par les images qui n’étaient jamais utilisées pour bêtement illustrer, mais bien pour nous faire vivre et comprendre la réalité de l'école Saint-Luc et je me suis surprise à penser que j’étais en train de regarder un documentaire et non un reportage plate et tarte pour la télé.Et pendant que mes sens en éveil captaient toutes les émotions, mon esprit enregistrait un certain nombre d’informations inédites qui venaient renforcer une sorte de vision sociologique du Montréal de demain.Car ce que Gilles Gougeon a voulu démontrer et ce que d’aucuns ont qualifié d’alarmiste, ce n’est pas que les Québécois de souche vont bientôt être minoritaires chez eux, mais bien plus, le genre de société pluriste qui nous attend demain.« D’ici quinze ans, m’a dit Gilles Gougeon, les jeunes que j’ai filmés, vont être des adultes actifs, avec des blondes, des chums, des jobs, des bébés.Quel va être leur enracinement culturel au Québec ?Comment vont-ils s’identifier à notre société ?Ce sont des questions d’identité que je voulais poser et le meilleur endroit pour le faire c’était l'école Saint-Luc, qui est un incubateur et le seul endroit où concrètement tu peux vérifier ce qui s’en vient.» L’école Saint-Luc bien entendu est l’exception qui confirme la règle, le cas extrême qui ne représente pas la réalité globale ni de Montréal ni du Québec.C’est une école qui de plus a la réputation d’être un véritable zoo.Il n’empêche que son exemple en dit long sur le type de rapports que nous sommes présentement en train de forger avec les immigrants.On peut appeler cela de l’extrapolation ou de la déduction, chose certaine, les choses n’arrivent pas du jour au lendemain.Et si une équipe de télé s’était promenée dans les couloirs d’école au lendemain du référendum, elle aurait peut-être été surprise d’entendre déjà parler anglais.N’empêche que huit ans plus tard, le paysage culturel a changé.Et la question que l'on posait jadis aux jeunes Québécois qui trippaient sur Michael Jackson, il faut maintenant la poser aux jeunes Vietnamiens, Chinois, Haïtiens.C’est précisément ce que Gilles Gougeon a fait.Pendant une semaine, il est parti seul avec son cartable sous le bras.Il a pris l’autobus 10.1 tous les matins, a suivi des cours, a mangé avec les étudiants à la cafétéria, a discuté des heures avec eux.Il est revenu pendant deux semaines avec une équipe et avec la complicité de la directrice de l'école, il a laissé la caméra rouler sans jamais avoir à inventer la moindre scène.Et bien que les jeunes se soient passé le mot pour parler français dès que la caméra approchait, il a réussi à les saisir en direct dans leurs contradictions culturelles.En bout de piste, il a découvert non pas que les jeunes immigrants allaient nous exterminer ou nous voler nos jobs.Il a découvert tout simplement qu’ils pouvaient difficilement se passionner pour l’identité québécoise, sa langue et sa culture, quand ils sont eux mêmes aux prises avec des problèmes d’identité, qu’ils ne savent plus très bien qui ils sont, que leurs familles sont éloignées et leurs valeurs bouleversées.Ce n’est donc pas un reportage alarmiste, mais presque trop réaliste qu'il nous a offert.Le genre de reportage qui donne le goût de ne pas changer de poste et de continuer à regarder la télé en français.* Impact Robert Guy Scully rencontre le sénateur Jacques Hébert qui parlera des mouvements religieux chez les jeunes.Il rencontre également l’écrivain ca-nadien-anglais John Saul, auteur de Paradis Blues, un roman qui se passe à Bangkok.Radio-Canada.18 h 05 * Bob Hope Jolly Christmas Bob Hope a 85 ans et sévit toujours à NBC dans un spécial de Noël avec Dolly Barton et Don Miami Johnson.NBC.20 h ?Salut Victor Le télé film de la semaine, celui d’Anne-Claire Poirier avec Jean-Louis Roux et Jacques Godin.L’histoire de deux vieux aussi différents que le jour et la nuit qui se retrouvent dans un foyer pour vieillards.Radio-Québec.21 h ?Atlantic City Le plus grand film du producteur Denis lléroux et un des meilleurs de Louis Malle.Avec Burt Lancaster et Susan Sarandon.Un film sur le déclin de l'empire américain.Radio-Canada.21 h 05 * Biondi et cie.Janette Biondi rencontre Gerry Boulet.Radio-Québec.19 h 10 * Le gala des prix Cerneaux Le dernier gala de la saison, récompense les artisans de la télévision Animé par Normand Barth-waite et Mitsou, le gala promet de faire une large place à la relève.Radio-Canada.20 h * L’enfant du cirque Un tour de piste de 90 minutes avec Lucie Laurier dans le rôle principal, entourée d’une Nathalie Simard au trapèze, d’une Judi Richards à la magie, d’un Normand Brath-waite (encore) acrobate et d’une Johanne Blouin, ballerine.TQS.20 h * Apostrophes Bernard Pivot s’intéresse a la civilisation du vin avec Jean-François Bazin, Michel Dovaz, Marcel Lachiver, Emile Peynaud, Jancis Robinson et Jean Dethiers.TV5.20 h Jeanne Sauvé Spécial Madame le gouverneur général se raconte.Sa vie, sa carrière politique et son poste actuel.TQS.21 h 10— Petit-Pied, > r» l A III M DI loiiN scm i sin(îi r AFFICHÉ ^ P'oauit par POCK DEMERS •te" el ten se p
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.