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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 29 décembre 1988
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1988-12-29, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXIX — No 303 ?Généralement ensoleillé et froid.Max.: -12 Détail page 10.Montréal, jeudi 29 décembre 1988 impromptu restaurant français Ouvert le dimanche à / 7hOO 1265 a, ru* bernard, Outremont (québet) H2V 1V8 Réservations: 270-2411 Côte-Nord.Gaspôsie.Nouveau-Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS Le Canada expulsera les faux réfugiés Un programme de $ 100 millions pour examiner 85,000 cas en deux ans d'après la Presse Canadienne TORONTO (PC)- Le Canada déportera sans hésiter tous les « réfugiés » en attente de statut qui ne répondent pas aux normes du ministère de l’Immigration.Les 85,000 demandes de réfugiés qui encombrent les services d’immigration du Canada seront toutefois révisées par un adjudicateur et une nouvelle commission indépendante qui jugeront s’il s’agit bien de vrais réfugiés, a annoncé, hier, la ministre de l’Immigration, Mme Barbara McDougall.Le coût d’un tel programme s’élèvera à $ 100 millions et son application, qui commence immédiatement, s’étalera sur deux ans.La ministre a précisé au cours d’une conférence de presse qu’il suffira que l’adjudicateur ou la commission décide de la légitimité de la demande pour que le revendicateur soit autorisé à demeurer au Canada et à y réclamer la résidence permanente.De plus, les réfugiés en attente d’une audience seront autorisés à travailler, a indiqué la ministre.Le ministère devrait contacter ces personnes d'ici la mi-janvier.Autrefois, les revendicateurs de refuge n’étaient généralement pas autorisés à travailler au Canada, mais pouvaient recevoir des prestations d’aide sociale.Toutefois, ceux qui verront leur demande rejetée seront tenus de quitter le pays, a-t-elle ajouté.Et ceux qui refuseront d’obtempérer ne pourront plus représenter leur demande et ne seront en mesure de revenir au Canada, sauf avec un permis du ministre de l’Immigration.Quant à ceux qui partiront volontairement, on leur permettra de représenter une demande en suivant la procédure normale d’immigration.« Il n’y aura pas d’amnistie, a lancé Mme McDougall.Je veux déclarer catégoriquement qu’il y aura des expulsions.« Les expulsions font partie de la procédure légale par laquelle le Canada applique la Loi de l'immigration », a dit la ministre.Tous les revendicateurs du statut de réfugié ayant présenté une demande en ce sens avant le 1er janvier seront admissibles et leur cas sera jugé conformément aux règlements annoncés hier par Mme McDougall.Le ministre a insisté sur le fait que le système de révision vise à restaurer l’intégrité des lois d’immigration du Canada.« Notre système actuel se prête à des abus », a-t-elle poursuivi.« Plusieurs personnes sont venues ici en prétendant être des réfugiés de façon à contourner nos lois d’immigra-Voir page 14 : Le Canada PHOTO CP Plus de 150 Tamouls, rescapés par un chalutier après cinq jours passés dans des canots de sauvetage, débarquaient à Terre-Neuve le 12 août 1896 remplis d’espoir.La décision sème l’émoi T*«ul Cauchon aisatsIsabelle Paré LES ORGANISM ES d’aide aux réfugiés et les avocats spécialistes de la question ont vivement réagi hier aux déclarations de la ministre Barbara Mc Dougall, qui selon eux, violent le principe de la non-rétroactivité d’une loi.Us doutent également que le ministère de l’Immigration puisse analyser 85,000 cas en deux ans et déplorent qu’on ne tienne pas compte des motifs humanitaires dans les décisions qui seront rendues.Pour Mo Diane Bélanger, avocate en Immigration qui a défendu au printemps dernier les Turcs menacés d'expulsion, « madame McDougall a créé une justice de deux ordres pour les réfugiés.Elle bafoue un principe fondamental dans notre système : la non-rétroactivité d’une loi.Plutôt que d'avoir accès aux dispositions legislatives en vigueur au moment de leur demande, on impose Voir page 14 : La décision UIS MP PHOTO AP Les restes des premiers passagers américains du Boeing 747 de la Pan Am qui s’est pulvérisé en plein vol au-dessus de l’Écosse le 21 décembre sont arrivés à New York, hier.Ici, le cadavre d’un certain Raymond Garczinski est transféré dans un corbillard.mm Une bombe a détruit le 747 d'après Reuter, AP et PC LONDRES — La catastrophe du Boeing 747 de la Pan Am qui a coûté la vie à 270 personnes il y a une semaine en Écosse est bien due à un attentat à l’explosif, a annoncé hier le ministère britannique des Transports.A Washington, le département d’État a aussitôt annoncé que les autorités américaines allaient se mobiliser pour tenter de retrouver les responsables de l’explosion du vol 103 qui assurait la liaison Francfort-New York via Londres.Dans un communiqué, les enquêteurs britanniques du ministère des Transports ont indiqué avoir découvert sur deux fragments de la soute à bagages de l’appareil des « preuves concluantes de la déflagration d’un explosif de forte puissance », sans pour autant être encore en mesure de savoir où avait été placée la bombe.Selon la presse britannique, les enquêteurs ont découvert des traces provoquées par une forte chaleur sur des morceaux de revêtement en plastiqué de la soute, et certains corps retirés de l’épave de l’avion sont criblés d'éclats de métal.Les enquêteurs ont également précisé que les enregistrements de la boîte noire avait permis de déterminer que l’explosion s’était produite à 9,500 mètres d’altitude.Le porte-parole du département d’État américain, Phyllis Oakley, a déclaré que l’administration Reagan était déterminée à découvrir les auteurs de l’attentat « en recourant à tous les moyens à la disposition des États-Unis».Le FBI a ainsi annoncé qu’il envisageait d’accroître son aide aux autorités britanniques.Selon Oakley, les autorités américaines n’ont cependant pas encore de théorie sur les responsables de la catastrophe du vol 103.Celle-ci est intervenue deux semaines après que l’ambassade des États-Unis à Helsinki eul été avertie par un coup de téléphone de l'imminence d'un attentat contre un avion de la Pan Am en provenance de Francfort.Mais selon Oakley, les autorités américaines sont d’accord avec la police finlandaise pour dire qu’il s’agit d’une coïncidence.La responsabilité de l’attentat a été revendiquée trois fois, a encore Voir page 14 : Une bombe La guerre du boeuf s’aggrave BRUXELLES (AP-AFP-Reu-ter) — Américains et Européens, loin de se souhaiter une bonne année 1989, fourbissent leurs armes pour se lancer le 1er janvier dans une nouvelle guerre commerciale à cause de la viande aux hormones.Au lendemain des mesures de rétorsion annoncée par Washington, la Commission de Bruxelles a immédiatement annoncé hier que, sous réserve de l’accord du Conseil des ministres de la CEE, plusieurs produits américains, dont la liste n’est pas encore définie, seraient taxés, vraisemblablement pour un montant équivalent de $ 100 millions de dollars, soit 600 millions de FF.Une surenchère chassant l’autre, les responsables arr\é-ricains assurent qu’ils prendront d’autres mesures de rétorsion contre la riposte de la CEE à leurs propres sanctions.Ce qui laisse la plupart des ministres du Commerce Voir page 14 : La guerre Une vieille mine qui deviendra un paradis miis-Gilles Francoeur UN INGÉNIEUR de la région de Sherbrooke, M.Jean Shoiry, se propose de retourner à la nature le terrain d’une vieille mine abandonnée, dont suintent des eaux fortement acides, en vue d’y implanter.sa résidence personnelle! La restauration des vieilles mines et tout particulièrement des parcs à résidus miniers est en voie de devenir une priorité des gestionnaires de l’Environnement puisque les roches concassées laissent échapper des eaux acides et des métaux lourds toxiques.Mais l’aventure, plausible au plan technique surtout pour un ingénieur spécialisé dans le traitement des eaux de surface et souterraines, devient souvent un cauchemar lorsque le projet est attaqué.par les dé- fenseurs de l’environnemént! La mine Suffield, située à Rock Forest, n’est plus utlisée depuis 30 ans.On en tirait à l’époque de l’or et de l’argent.Depuis sa fermeture, le terrain de la mine a conservé son allure de paysage lunaire.Les surfaces rocheuses ainsi dénudées émettent généralement une forte acidité sous l’effet combiné du soleil, de la pluie et des bactéries.Toute cette acidité se retrouve dans les cours d’eau voisin.Lorsque Jean Shoiry a découvert la vieille mine Suffield, située dans la municipalité de Rock Forest, il a eu le coup de foudre pour la vue imprenable qu'elle donnait sur la vallée voisine et le mont Orford.Lui-même impliqué dans des études sur la restauration de parcs à résidus miniers toxiques dans le Nord-Ouest, il a y a vu l’occasion d’appliquer chez lui les Voir page 14 : Une vieille % >.t.La vieille mine Suffield, à Rock Forest, pourrait perdre son caractère de désolation si Québec en autorise la restauration à des fins résidentielles, lin ingénieur de l’Estrle se propose en effet de la recouvrir d’une forêt en santé en y appliquant les techniques de restauration des sites miniers.AUJOURD’HUI Incident sanglant en Israël Trois membres d’un commando palestinien sont tués après s’étre infiltrés dans le nord d’Israël.Page 4 Ralentissement sans récession Un large consensus se dégage chez les économistes qui se sont risqués à faire leurs prédictions pour l’année 89.L’économie canadienne ralentira, mais aucune récession n’est en vue.Page 5 L’affaire Johnson La course et la disqualification pour doping de Ben Johnson aux Jeux de Séoul ont constitué pour l’Associated Press l’événement sportif de l’année Page 11 M »1 is HKI I.\n Chronique ¦du20,sièclei INYLNI IK DANS ;s (LI A Kl.S D AK I ?de réduction du prix ordinaire sur les volumes à étiquette rouge jusqu'au 31 déc.88 Achat comptant seulement Librairie agree Mezzanine, station Bérri-Uqa 845-5243 Montreal (Que) H2L 2C9 eP min© 2 ¦ Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 « Second naufrage en 48 heures PHOTO AP Pendant qu'au Bangladesh, les secouristes récupéraient les corps des quelque 200 victimes du naufrage d’un traversier (sur la photo, une jeune femme vient de trouver celui de son fils de trois ans), soixante-dix personnes étaient portées disparues et présumées noyées à la suite du naufrage d’un ferry dans une rivière de l'Est de l’Inde.Un corps a été repêché près du lieu de l'accident, survenu mardi dans le district de Malda, Bengale occidental, non loin du Bangladesh.Selon l’agence Press Trust of India, le ferry transportait une centaine de personnes, dont 35 ont pu gagner les berges à la nage.Pluies acides Le Nouveau-Brunswick s’associe à l’Ontario contre l’Agence américaine de l’Environnement FREDERICTON (PC) •*- Le gouvernement du Nouveau-Brunswick vient de s’associer à l’Ontario dans la poursuite que cette province a intentée contre l’Agence américaine de protection de l’environnement.En novembre dernier, l’Ontario a porté sa caüse devant une Cour d’appel de circuit des États-Unis, afin d’obliger l’agence environnementale à commander une nouvelle analyse des déchets atmosphériques émis par les industries du Midwest américain.M.Jerry Hill, porte-parole du ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, a rappelé que 85 % des pluies acides frappant le Nouveau-Brunswick venaient de l’extérieur de la province.« Le gouvernement a jugé que pour nous il s’agit d’une question importante », a-t-U déclaré hier.Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a demandé le statut d’ami de la cour’, une procédure lui permettant de soumettre des preuves à l’appui de la poursuite de l’Ontario.Des États américains se sont déjà associés à cette cause ainsi que plusieurs organismes et associations du Canada.Le Québec songerait à agir de la même façon, a indiqué M.Hill.La semaine dernière, un porte-parole du ministère des Affaires extérieures avait confirmé une démarche en ce sens du gouvernement fédéral prêt à apporter des preuves dans cette cause.L’Ontario a inscrit sa poursuite en 1986, puis une nouvelle fois en 1987.Chaque fois, la Cour suprême des États-Unis a rejeté la requête.Finalement, la province a demandé à une cour d’appel de circuit de renverser la derniere décision.L’Ontario base sa poursuite sur un alinéa de la loi américaine sur la pureté de l’air, affirmant que la pollution doit être réduite à l’intérieur du pays si cette pollution cause des dommages dans un pays voisin.Des associations écologiques des États-Unis ont aussi intenté une poursuite semblable à celle de l’Ontario.Chômeurs et retraités recevront un peu plus d’argent d’Ottawa Première baisse en 7 ans des cotisations d’assurance-chômage D’après la Presse Canadienne OTTAWA - À partir de la semaine prochaine, les Canadiens en chômage, ceux qui ont des enfants et ceux qui sont à la retraite recevront tous un peu plus d’argent d’Ottawa.Ainsi, pendant que les cotisations à l’assurance-chômage seront réduites de 17 %, les prestations seront augmentées jusqu’à un maximum de $ 363 par semaine, soit $ 24 de plus que précédemment.Les cotisations d’assurance-chômage, versées chaque semaine par un travailleur et dont la dernière réduction a eu lieu il y a sept ans, passeront de $ 2.35 à $ 1.95 par $ 100 de revenus sujets à paiements.La contribution de l'employeur diminuera i ® i||;|s " -é'xW y En vigueur le 1er janvier 1989.UN EVENTAIL DE SERVICES ÉPROUVÉS POSTE AUX LETTRES STANDARD SURDIMENSIONNÉ NON STANDARD Jusquà 30 grammes Plus de 30 et jusqu'à 50 grammes Jusqu'à 30 grammes Plus de 30 et jusquà 100 grammes Jusquà 30 grammes Plus de 30 et jusqu'à 50 grammes CANADA 389 59(i 489 769 489 599 ÉTATS-UNIS 449 649 549 989 N/A N/A INTERNATIONAL Jusqu à 20 grammes Plus de 20 ¦ et jusqu'à 50 grammes 1,14$ 35» Obtenez le tableau complet des tarifs postaux à votre bureau de poste.Tarifs des envois surdimensionnés et non standard.Le tarif surdimensionné s’applique à tout envoi qui ne respecte pas le maximum des formats standard inscrits ci-dessous.Le tarif non standard s’applique au courrier d’affaires (affranchi au compteur ou par permis postal) qui ne respecte pas le minimum standard ou à tout envoi qui ne porte pas le bon code postal du destinataire.Les standards sont les suivants: • format standard maximum: ISO mm (57« po) • format standard minimum: 90 mm (3% po) • épaisseur standard maximum: S mm (3V« po) *A partir du l" avril 1989, le format standard maximum sera de: 140 mm (5Vi po) sur 245 mm (9Vu po) sur 255 mm (10 po)* sur 140 mm (5'/t po) POUR QUE VOS ENVOIS SE RENDENT PLUS VITE, C’EST AUSSI SIMPLE QUE 1-2-3! 1.Écrivez l’adresse lisiblement en lettres majuscules.Vérifiez le code postal du destinataire et inscrivez-le clairement à la fin de l’adresse à un minimum de 19 mm (Y, po) du bas de l’enveloppe.2.Indiquez l’adresse de retour et le code postal.De cette façon, vous aiderez vos correspondants à connaître votre code.Vous serez certain aussi que votre envoi vous sera retourné promptement, s’il s’avérait impossible d’en effectuer la livraison.3.Affranchissez correctement.Le tableau ci-dessus indique les tarifs appropriés.Utilisez-le, car le courrier insuffisamment affranchi vous sera retourné afin que vous complétiez son affranchissement.____- WCK. Flet.Ccn.o 3010 $17% 17% 17% Flel.inv2b 600 $20% 20% 20% ?% Fletcher 800 375 375 375 - 10 fFdCr.Que 350 410 410 410 4 S Foratek 2000 70 70 70 ForesbecA 1900 149 149 149 ?9 Fore* 100 Ih- •’ 106 4 6 G H GTC.tro.B 3000 465 460 460 GW Util 2140 $23% 23 23% ?',4 Galoche 1400 405 405 405 - 20 fGoz SrD 300 521% 21% 21% - '/4 IGeotrioB 200 180 180 180 IGldcrp A 1800 $5% 5% 5% - V-4 Grmo Lee z?00 7S 28 28 - 2 IGrForest 500 330 330 330 fGr.lour b 1400 $6% 6% 6% Guordcor 500 $7% 7L 7% ?% Gdcor wt 1660 155 155 155 ?4 Guord.T 4600 200 200 200 Guord p B 700 $7% 7 7% Gull R P o z90 400 480 480 - 5 Hees.lnt 1975 $247 s 241* 247 s Hees 91wt 500 $5% 5% 5% Hemlo 2050 $10% 10% 10% - % Herou* 28795 $9 87s 9 ?% Hollm Inc 1400 $13% I3i 13% ?% Hubbord 2000 220 210 218 ?3 IHbovl 875 1000 $22 22 22 ?% H Bov Co 1400 $25 24% 25 ?'z I J IPL Inc 400 415 415 415 »GrIdeal a 1000 $7% 71* 7% ?% Imosco ltd 2600 $28 27% 277b- s Imp Oil A 2250 $49% 49 49% ?Vb inco Ltd 20805 $31% 30% 31% - % IFX 2000 1600 305 305 305 - 10 innotech 6900 355 350 350 IBM 486 5146% 146 146 % - % InvernB 75 500 $11% 11% 11% ?% Ivoco srl 500 $18% 18's 18%-% Ivaco sr?900 $18' z 18% 18' ;-% Ivoco sr4 200 $3W» 307b 30%-% Jannock 1500 $19% 19% 19*b IJeonCt A 425 $9% 9 9' 4 - % K L Koufel A 3500 $10% 10% 10% - % Koufel B 6141 $10*8 10’ 10% — % fKautl wB 37450 127 120 125 ?5 KnowHse 4500 155 150 155 ?15 fLGS Inc.2500 165 160 165 ?15 fLoVrdv o 2000 115 115 115 ?5 Lobait 7050 $21% 21 21% ?% Loc Mm 5400 512 117s 12 Lacroix Z 340 70 70 70 - 5 Ladubr.A z275 55 55 55 LlrgCan.p 600 $20% 19% 19% — 14 Loidlow A 300 $18*8 18*8 18*8 fLoidlw B 1825 $17% 17' 17% ?% LopVer 9190 300 290 290 - 10 Lvltec 1400 70 70 70 Leroux 400 190 190 190 ?10 LBL.mc 800 145 145 145 Log G.In» 1600 220 220 220 - 5 Logis Clb 100 $8% 8 8% Lonvest 1400 $17% 17% 17%-% M N TORONTO INDICE GÉNÉRAL 3300 VOLUME (en millions) L M M J 5 6 7 VIMMJVLMMJVMM » 12 13 14 15 16 19 20 21 22 23 27 28 Ventet Hovt Bot term.Ch.A B A.G.FM AMCA Int AMCA 2 P Aber Res o Abermm o Abti Prce Abitibi w Agassiz Agnico E Air Conodo Albany C Alt Energv Al Enr 775 Alto Nat Alcan Alied Lvns Aiteio o Alterio w A Barick A Bank w Am Eogle o 2000 72 Am Leduc Anchor M Ancom o Anderson Andrs WA Anthes 5000 60 Argus B pr 200 $28% Argyll A t 12100 22 Asmro Mnl 100 $5 Asoc Porc o 600 $5 a 600 $6'J 6 6'8 28083 400 390 395 600 521% 21 % 21% 4000 90 90 90 * 10 1500 20 17 17 -3 3127 $19 z 19 19 e- e 26400 65 60 60 -5 5000 320 315 320 ?5 7000 511% 11% 11%- % 3500 $7% 7 4 7% 64500 29 25 29 ?9 3504 $15' z 15'z 15': 1000 $25’b 25 25 2600 514% 14% 14% ?% 97580 538 % 38’ s 38% ?e 1400 $9% 9% 9% 100000 28 27 27 5000 7 7 7 10253 519% 19 19's- 18200 $5'z 5'z 5' z — 72 7500 27 27 1000 280 280 8000 17 17 206 $11'z 13' z 11'z t 500 511% 11% 11% 60 28% 20 5 5'8 Ventet Hovt Bot Term.Cr.Contrns A p 300 515% 15% 15% ?• Corbv 202 521% 21% 21 4 - 1 Cor Mark 49701 405 390 405 ?10 Cor Mrk A 1400 519% 19'b 19’ ?% | Corncopo O 4350 185 180 185 ?5 Corona A t 102573 $7% 7% 7% — % Corona B 48J $7% 7' z 77e ?% Corona B P 7500 $20' z 20 : 20'2 — % Corona w 21666 115 110 110 —10 Coronet C 5000 335 335 335 + 10 Corp Food 2200 $8% 8% 8% Coscan D 400 $10*8 10% 10% — % Coseka R 94150 32 28 31 +3 Counsel 10543 $9% 9% 9% ?% Coxheth 0 5000 65 62 62 - 5 Crestbrk 1100 516% 16 16 Crwn Lie I 100 5180 180 180 ?5 Crown* A t 2770 $5% 5% 5% ?% Crown* 1 P 2300 519 18% 18% Crown* 2 P 1100 SI8 z 18% 18' z ?% Crown* B w 2000 513% 13% 13's — V»nt*8 Hovl las Gi.nterhome 450 42 4 42*8 BM Z92S14P * 145% 45% Forest A f 1400 $6% 6% 6% ntl Lordr Z600 iMhgnv B 0 1750 340 330 340 Mirfone 2400 62 62 6?- 3 IMirton 1 P 2300 17 17 17 Petro o 22900 325 315 325 ?10 Platmm o 27300 123 112 115 - 1 l Poloris 2500 29 29 29 ?5 Intl Pottr 1176 235 235 235 1 SemiTch 0 1460 $7% 7% 7% Intl Thom 700 515% 15% 15% Int Thom 3 10000 524% 24% 24% — % 1 Thunder 0 1700 80 80 80 i Verifac 3000 52 52 52 - 3 Intrqust o 2000 23 ?J 23 - 1 Inverns 875 1000 511% 11% 11% • Ipsco 9000 517V4 17 17'/4 Irwin Tov 130 $6 ; 6% 6% — % Ivoco A t 200 511 11 11 Ivoco 2nd 1 200 510 4 18% 18% Ivoco 2nd 2 1200 518% 18% 18*4 Ivaco 2nd 3 500 $20*8 20% 20% - % Ivoco 2nd 4 600 531 30% 31 Jannock 2000 $19% 19% 19% Joscan o 7900 55 53 55 - 1 Jean Coût 1 2450 $9% 9% 9% — % Jonpol o 9940 175 165 165 - 5 Journey t 400 $7% 7% 7*4 Joutel o f 42000 30 28 28 - 3 K L KRG Mnag 500 245 245 245 ?5 Kom Cred O 9200 27 27 27 - 2 Kerr Add 1000 522 22 22 ?% LSI Logic 600 224 220 220 lobatt 9123 $21% 2! 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U 3 89 InMMF 9 38 5.00 I Altamiro IvnCdn Bal 1131 InCdn Bond 10 88 InCdn Edu 11 19 IvnCdn Incom 6 49 IvnDiversitd 10 36 IvnRob Bud C 6 62 IvnRob Bud in 5 89 I A M D I Am Bl Chip 9 27 Cd Bl Chip 10 54 Dividend 914 Inc 9 58 J MMF 9 60 10 00 I uMMF 7 05-10 00 Resc Con 11 79 J T B:i; 9 52 10 00 I Associate Inv InAssoc Inv 7 02 I Bolton Tremblay • Bond Mtg 4 91 *Cda Cum 14 41 «Cdn Bol 4 88 «Discovery 4 75 «income 9 96 «Interntl 6 80 I Mnv F 10 02 10 00 «Optiml Cdn 6 48 I Pid Rsces 1 Taurus IBPI Capitol 1 Cdn Bond I Cdn Equity lyEAFE Fd ] Emerg Gwt I Global Eq «Global inc I High Yield InMMF 8 51-10 00 ] Option Eo 9 64 ¦ Burns Fry I vnBF Bond »nBF Cdn l.nBF Fund I Calvin Bullock I0./6 11.17 1033 984 vCOP Bol vCop Buildr vCop Conser ylntP folio First Cdn Funds tnBolonced 9 99 nBond 9 99 nEqlv Ind 1009 nMMF 9 10-100 nMortgoge 11 11 First City Funds Growth 4 67 Income 4 72 vgReal 6 30 Fonds Desiardms vnActions 16 64 vnEquihbre 9 64 ynHvpo 4 34 ynlnterntl 14 23 ynOblig 4 42 Fonds MFQ vActions 8 70 vEquilibre 8 66 vObligotions 9 60 Fonds SNF vEquilibree 8 88 vQuebecoisc 7 41 vRevenu 9 93 Future Fund Shor nFood Fund 6.25 nGolden Fund 6 88 nSilver Fund 3 95 nvolue Fund 5 36 Giobol Strategy Amercos Fd 8 91 nCSMny 8 75-1 00 Europe Fd 8 09 Far Eost F 10 47 vGlobai S Cp 15 94 Giobol S Fd 13 60 RRSP 9.93 gRRSP Acc 10 71 nuUS MF 7 68 1 00 World Bd 9 81 World Mny 9 93 GT Mgmt GT Giobol 5 36 Guordian Group vAmencon 1780 yBolonced 10 62 VCIPF86 9 78 VCIPF87 10 20 vConadian Eq 5.13 vEnterpnse 988 vGlobol Eq 413 vlti.Income 8 76 y North Amer 4 63 vPoc Rim 17 34 yPfdDiv 7 95 9 0?vnS Mn 10 08 10 00 vSlrot Inc 9 99 vuUS 7/ 8 62 9 77 Gdn Mort Shut vG Mort Shul 8 74 Heartland Group MYW Inv Funds nCdn Balonc 9 08 nCdn Growth 909 nDIF 9.13 9 84 nN Am Grth 7.07 Notrusco nNolrusco 7.26 Norom vCdn Conv S 10 00 vConv Sec 11 95 Northern Group Cdn Equ 5 .3 int MM 496 US Equ 570 One Decisnfd One Decisn 10.31 Ont Teachers Gr.ynAggressiv 1108 vnBolonced 1094 vnDiversitd 10 6?ynFixVo 9 20-10 00 vnMtge 11.51 PHN Group nBond 8.42 nConadion 18 70 nDiv Inc 13 81 nMMF 10.10-1000 nPooled 37 19 nRRSP 54 39 nU S Fund 22 16 Vintage Fd 1142 Prudential Group Diversifd 5 31 Dividend 51?Growth 691 Income nMMF 9.33 10 00 xNalurol Res 5 24 xPrec Metols 4 53 Ptnm Hlth Sci vPtnm Hlth 12 34 Realgrowth Fds vuA Trend (U 5 39 vActive Inc 9 77 vCdn Equity 14 15 vMMF 10 17 10 06 Ren Con B vRen Con B 4 39 Rovol Trust Gr ynAdv Bol vnAdv Gwth vnAdv Inc vnAmencen vnBond ynConadion vnEnergv vnGlobol Inv vGovt Bond 1 8 8?vnJoponese 19 63 vnMMF 9.2310 00 ynMortgoge 10 27 ynPreferred 9 44 Rovcom Group y MMF 10.56-10 UU vuMMF 9 22-5 00 vMorlgoge 5.12 vSecurity 4.25 vVenture 8.07 xvVenture R 1185 UnivAve Gth vnUmvAve Gt 9.83 Woltaine Funds vnBolonced 10.30 xvnDiv Grow 9 05 xynIncome 8 92 vnlnsta 10.83-10.07 NON MEMBERS CAnoes vnC-Anoes 9 58 Can Not Res vCon Not Res 4 81 Conwst RSP nCanwest rs 83 37 Capital Gwth Capitol Gwth 8.11 Capstone Group nCS Mg 10 57-10 00 nlnterntl C$ 4 54 nulnternt I U 3 80 nlnveslment 5 76 Co-op Trust Group ynGrowth 12 82 vnlncome 9 44 Counsel Trusl vnReol Estot 1790 CSA Mgmt Gr Goldlund 4 42 5.21 1 Goldtrust 4.94 Dixon, Krog Gr nDK All Seas 3.32 nDK Amn 16 43 nDK Ent Domequity vnDomequitv Dunedin vlnternl I Dynamic Group y All Dvn IV 1 82 All Dyn V 1 56 All Dvn VI 3 83 All Dyn VII 372 All Dvn VIII 4 46 10 12 98 27 Memolec IMetroR A Mtp Mtl Mmnovo IMiron A Miron Wt Mitel Corp Mitel 2.00 IMolson A MTrustco Mtsco P.6 Moore Muscocho Mux Lob Nautilus Neti Tech NfldL 5.50 NewTel Noromco Nor.Forst Norando Noron.7.75 NorcenMv fNorcenSb tNormckA NormickB Nor con.O NC oil.sr7 Nor Tel Northgote Nortgte wt Novo Albt Novotron Noverco OP.OE INC Ookwood lOokwdA Ogivor Olco.A Olco W P.Martin Plo Dome Plo.D wt g Plaslibec fPowr Cr Pr.Choix 0 Promotek Provigo Q.R Que Tel fQuebecoB Queenston (Radio A fRepop Rio Algom Ro—no p 1 Rogr Pr A tRogerC B Rovol Lpg IRvTrco A Rvtrc.Wt S T 3400 $10' 2 10% 5500 480 475 700 205 205 300 $21% 21% 1400 $6' 2 6% 3700 0% O'z O'z BOO 290 290 290 400 $17 16% 16%- 1634 $27% 27% 27% ?1980 $16% 16' z 16%- 500 $22% 22% 22% ?8350 $30% 30% 30% - 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Inlond Gos innopoc Integra Sv intensity o Inter-City inter C C Interoctn o 3 3000 150 j lp 2400 450 38000 60 3500 72 L 9428 $78 L Ap 100 310 III 300 523 -10 -15 ?3 4 10 ?7 27% 28 310 310 23% 73% 15077 549% 49% 49V; 4000 31 30 30 -3 304365 131% 30% 31% - % 4800 $66 65 % 66 Z44 $17% 17% 17% 200 $12% 17% 12% - % 1100 511% 11% 11% 1011 125 125 175 ?5 z!00 53 53 53 5515 521% 21% 21% — % | 1800 $36 35% 35% - % 17051 185 185 185 ?5 Rockford 0 7500 16 15 15 -2 Roddy o 7000 65 55 55 -10 Rogers A 500 573 73 73 -1 Rogers B f 13610 564% 63'% 63%-% Roman 1500 510% 10% 10% Roxmork o 14250 22 21 22 ?1 Rovol Bnk 79358 $37% 37% 37% ?% Ry Bk 1 45 1600 517% 17% 17%-% Ryl Gld 0 5000 66 66 66 ?1 Rv Lepg L 2925 $8% 8% 8% Rv Pacllic 6800 128 123 128 ?8 Rvl T 4 M 300 510% 10% 10% RvTrco A 93052 $16% 16 16% ?% R»Trco G O1U0J2IS* J1V4 ?IVi R* Trco w IRXHU1* 14 UV« * % SDC Svd o 167 I t I SML Svstm 7200 >10’/, )0V> 10'^ - V* SNC 6 I 1500 JW 350 300 -5 SI Geneve 019*00 SO 75 75 -5 Suite è la page 7 9754 2654 Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 ¦ 7 U ACTUALITE BOURSIERE OPTIONS TOANS-CANADA TRANSIGEES laidlow B Texoco Roval Bk Cdo Nova Alla Corp Cdo 9.5 Oct 01 Series Bi Ja $37V $37V P $40 Fu$37V $37V P $40 $42V My SX Ag $40 Amer Barrick Jo $20 J y $22 Vj ; Sp $6 Mets Int t F b $25 My $25 Hemlogold Ap $10 $10 P Imperial Oil A : Fb $47V $50 Inco Ltd.Jo $30 on Closses $22 M 40 45 IX IX me Op Int Fb$X 190 ?oc IX 77 38M 977 8001 5X P 10 X 15 10 3X 797 7002 521 110 125 IX M 3450 653 15066 SX 55 X X 15 984 6X 37413 $23 X M M 10 541 587 6723 $23 P IM 155 IM 5 38 My SX 225 2M 725 10 445 Vol Op Int 523 X 85 75 10 570 Fb $37V $40 P My S37V Bk Nova ScQtia Mr $12Vj $15 Jn $15 Bk Of Montreal Jo $25 $27 $28 P $29 P $30 P Ap $27 $28 P Jy $29 Bombardier B Ap $11 Bow Valley Ind Jo S12V Brascan Class A Ap $25 CAE Industries Sp $10 $10 P Cambior Inc My $15 Campeau Ja $15 $15 P Ap $15 P S17V $17Vj P Jy $I2V $15 P Canadian Pacific Jo $20 $21 C 38*% Opt Vol 210 135 150 1M 5 2112 25 M 30 10 196 25 15 M M 97 195 210 200 75 1744 65 80 70 25 688 65 80 X M 1413 25 40 40 5 333 140 155 150 10 411 210 2M 2X X 268 C 19V% Opt vol .ss 35 45 40 M 492 115 IM 115 5 43 C 37*» Opt Vol .38 55 75 55 5 855 260 285 2X X 27 100 125 100 5 349 C 14Vj Opt vol 250 X5 2M 225 X 1390 35 50 50 210 1674 60 75 X X 731 C 27*% Opl Vol .183 265 290 265 5 487 85 105 90 M 419 50 X 65 X 518 125 150 IM 5 255 725 250 240 100 140 IX 155 10 961 95 115 115 5 51 85 105 90 8 141 C 12*4 Opt vol 3 235 255 235 3 227 C 12Vj Opt vol.M 30 50 35 M 100 C 26Vj Opt Vol 100 245 270 265 100 119 C .9*1 Opt Vol 20 110 125 125 10 26 W 115 90 10 10 c .12.Opt Vol .5 35 55 40 5 449 C.isvj Opt Vol .170 80 105 '00 10 1M 35 50 40 15 310 100 125 125 75 299 70 95 90 17 385 240 265 725 3 342 370 410 375 10 10 140 165 140 40 1M C 21Vj Opt Vol 367 160 185 165 X 494 X 95 90 X 4134 Cascades Inc.C.SW Opt Vol Mr $7 Sp $5 110 Cdn Imp i Bank C Mr $25 Jn $25 Cdn Tire Corp .C 15 10 120 125 Mr $16 $17 Cominco Ltd Mr $22 V: $25 10 .10 .24*% Opt Vol 20 75 65 10 1106 140 120 10 239 U*% Opt Vol 7 135 130 5 279 80 75 2 1475 24*% Opt Vol 101 335 310 16 527 70 40 4 57 j 24*» Opt Vol 20 80 70 10 755 120 110 10 371 11*» Opt Vol 10 170 150 5 206 50 50 5 45 49h Opt Vol 40 325 305 20 2002 200 185 20 510 I 31 V« Opt Vol 194 205 155 10 1» $30 My S27V $30 $32 Vj Inco Ltd J o $23 Fb $18 $28 $28 $30 Vj 260 250 21 168 $5V $5V 2 2 185 180 30 40 260 220 25 30 240 $5' 160 235 C J1V* Opt Vol 434 $8'« $8*% $8 J 10 125 13V 137% 13V 2 11 400 420 405 152 2360 50 65 60 65 641 215 235 225 173 1149 $30 Vj P 105 130 125 2 319 My $25Vj $6*4 $7V, $7 30 224 Inter-City Go s C 21'% Opt Vol 15 Mr $22 P 135 160 160 5 30 Jn $24 80 105 100 10 63 Lobatt C.11W Opt Vol 3 My $20 170 195 190 3 10 Lac Minerals C 12 Opt Vol 41 $25 P 140 $27Vj Jn $25 Sp $25 $27 Vj Corona Corp A C Fb $9 15 My $7 P 60 $9 50 Ag $9 P 185 C 180 C Fb $12Vj 225 $15 75 $15 P 80 160 160 165 150 60 45 240 225 310 300 Dofasco Inc .Mr $25 Domtar Inc 43 5 15 5 .5 125 125 10 7*% Opt Vol 25 15 10 75 60 10 60 50 3 210 190 10 26*% Opt Vol 200 200 10 .14Vj Opt Vol 10 250 250 90 80 My $12Vj 275 S17Vj 60 Ag$12Vj P 50 105 35 90 „ 30 290 300 $17Vj 90 75 60 100 Dorn Textile Inc C.1SW Opt Vol Ja $15 70 Ap $15 105 Echo Bay Mines C 90 70 Ja $15 Ap $15 $25 Jy $15 .20 130 110 20 .157i Opt Vol 111 30 30 Mr $12 $13 Jn $13 Sp $13 Laidlaw B.Mr $17 $18 Jn $18 $19 $19 SP $17 90 90 25 520 40 40 20 670 90 80 13 421 130 125 10 47 C 17*% Opt Vol .»77 110 110 765 2204 45 40 60 1420 100 85 20 447 60 50 12 346 195 175 100 155 75 70 20 40 Moclean Class X C 13*% Opt Vol .14 15 40 30 14 109 C 17*% Opt Vol.5 75 50 5 1590 | Fb $15 Mac Blodel Jo $17Vi 50 Mogna Inti CI.A C .12*% Opt Vol —lf Mr $13 Memotec Data Fb $12 P 40 45 40 10 71 C 10k OptVOI.5 175 150 5 40 150 Moore Corp Ltd .C 38V Opt Vol .25 140 115 225 200 ._ .20 20 20 2 285 270 20 120 105 6 SI 7Vj 145 170 150 23 $22Vj P S6*% $6*4 $6*% 10 C 26*% OptVol $15 P 95 Fb 522Vj 400 425 400 22 2355 Fb $9 275 S27Vj 45 70 70 18 1071 510 X5 530 15 25 X 20 185 5)1 115 My $25 280 285 280 45 2451 512 M S27'/j 155 170 IX 26 X 514 6 Ag $27'.; 215 240 210 10 50 My 513 45 Galactic Res.C 4.45 Opt Vol .24 Ag 513 X 65 85 55 20 40 35 55 50 25 215 C.11V Opt Vol 7 40 50 40 7 480 Fb $32Vj National Bank My $12 Noronda Inc.C.24V% OptVol .50 180 175 30 3524 105 95 10 1664 180 170 10 20 C.19H Opt Vol.150 25 35 » 50 1866 100 120 110 100 135 Fb $22Vj Mv $25 Ag $25 P Northern Tel .Ja $20 Jv $20 P Nor Forest Inc .C.14*% OptVol.Fb $15 My $I2Vj P $15 80 55 28 523 40 40 20 165 140 115 8 129 Nova Alto Corp.C.11V Opt Vol 620 300 285 10 205 210 190 10 2586 120 115 220 4798 55 50 255 7017 10 8 100 1885 50 55 5 2509 80 75 20 40 Placer Dome C.15V* OptVol 384 TORONTO Suite de la page 6 Vtfttw Sot V«n O» StL CemA I 600 $13*% 13*% 13*> f V» Somoth C o 2400 240 227 240 ?9 Somul MT w 2000 310 310 310 -10 Soskoil 1417 $8’: 8Vj BVj • V -25 *% Sceptre R 14300 335 330 335 ?5 Scintilor o 22900 210 205 210 Scintrex 1200 $7V 7'/» 7*% f V Scot Paper 300 S17'/j 17'/j 17Vj f Vj Scotts f 270 $13*4 13*4 13*% SC0ttS C 100 $14 14 14 Sebrght E o 4000 70 70 70 Seabrt E w 2000 5 5 5 *4 Saskoil A p 2700 59'.9*.9'/- Sasktch T f 500 125 125 125 So v nor Var 500 X X 60 See Inv Af 900 5167» 16Vj 16'% TH Res TBM NT TBM NT TCC Bev TSC Shn Vent** Hou* la» f*rm.Ch.4600 170 165 165 10900 495 495 495 4700 $25 24'% 25 14900 $7'% 7'% 7 V Ao 1100 165 160 160 - 8 ?5 Slater A 500 56'A 6*4 6V- — V.Slater B f 7600 56 6 6 Socanav w 7000 42 38 42 F 5 Sodisco Inc 100 $7'% 7'% 7'% F Vi Sonora 0 1900 IX IX IX - 5 Southern 13705 $30*% 30'/j 30Vj - *% Soar Aero I 1900 $17Vj 17'/» 17Vj f V4 Sporton o 2000 11 11 11 F 1 Starrex o 3800 155 150 150 -5 Stales Ex o25000 18 18 18 Steinbg A f 500 $33*% 33*% 33*% % Vj Stelco A 2902 $22k 22 22V» — Vb Stelco C P 1325 $22’/% 22'/% 22'/4 - Vb Stewart Ik o 1000 219 219 219 Stonbridg 985 $8 8 8 Strathfld p 200 $7*% 7*% 7*% f '% Sun Ice Ltd 1650 293 285 293 f 8 Sunburst o 1000 9Vj 9Vj 9Vj f 1 Svnrgst A 100 $5*% 5*% 5*%—V% Synex Intl o zlOO 62 62 62 Indices RCIY1P MONTKKAI.(PC) -Voici la position des trois indices Raymond.Chabot, à la fermeture de la Bourse de Montréal hier avec, entre parenthèses, les chiffres de la précédente clôture: Réa-XRC : 1237.06 (1240.86) Services-X RS : 1183.93 (1189.02) Manufaeturières-XR M : 1310.99 (1312.98) LE DOLLAR CANADIEN TORONTO (PC) — l.e dollar américain a fermé hier en baisse de 22-100 el se changeait à $1.1937 can.comparativement à $1.1959 vendredi en clôture.La livre sterling a cédé 1 77-100 à $2.1367.Kn devise US, le dollar canadien a gagné 15-100 à $0.8377 US mais le sterling a cédé 1 15-100 à $1 7900 OBLIGATIONS TORONTO (PC) - La tendance était à la baisse el l’activité très calme, hier dans le marché canadien des obligations.Le court terme a baissé de cinq cents, alors que le moyen terme cédait un quart de point.Le long terme, les titres des provinces el des sociétés étaient en recul de trois huitièmes.L'argent au jour le jour commandai! un inlérêt de 10.25 pour cent Toc Cp Aol 5000 63 60 60 Tourus A 5500 100 W 100 «10 Teck Cor A 730 11SA« II1/.11* t H Teck B I 13030 «17* 17 17* + * Tecsvn I 300 350 350 350 Tee Comm o 1500 62 62 62 —5 Terra Mn o 2463 43 43 43 -2 Terotech o 2400 13 13 13 Tex Can 345365 $44 43V» 43'/% 4 *% Thom N A 30500 $27*% 27 27'A - V% Thorco o 4000 23 23 23 ?5 Tiber 775 480 480 480 ?5 Tinlina o 1000 30 30 30 f 5 Toromont 476 $10'/» 10V% 10'A Tor Dm Bk 53278 $35'/% 35 35'/4 f 'A Tor Sun 300 $23V% 23'/% 23'/% - V% Torstor B f 7410 $31 30*% 30*% - V T Enrgld o 3812 280 270 270 -10 Vwrtt* Howl lai hrm.Ch.Debentures In US Funds Amoco Sed 236 $96V 96 96 - 'A Partially Paid Shares B Corp r 2400 $8 7V 7'% - V% Bril Pet r 100 $37 37 37 - *% Br Steel odrl8200 $13'A 13V% 13'A RY Fin r 600 $12*% 12'A 12'A - V Partnership Units Lehndorff 200 $5'% 5'% 5'% P Storage 600 $36*% 36*% 36*% % >A Storag II 500 $22'/% 22*% 22*% Slorag 3 1700 $14 14 14 Resale Restricted Trust Units Income u 1800 $8'% 8'% 8'% F 'A Trust un 6345 $8*% 8'A 8'A Enrpls F B u IX $8 V 8Vj BVj FirsIPr T r u 600 $22 22 22 6 V% RPF Bnd u 200 $9 9 9 RT 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accompagnant une masse d'air très Iroid tournent au nord-ouest.Jeudi sera généralement ensoleillé et les vents faibliront graduellement d'ouest en est Vendredi, les nuages envahiront la province d'ouest en est et les températures seront légèrement à la hausse MONTRÉAL Généralement ensoleillé et froid.Max.: -12.Vents modérés par moments.Vendredi: plutôt nuageux.LEVER DU SOLEIL 7 h 34 COUCHER: 16 h 19 QUÉBEC Abitibi-Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouin Généralement ensoleillé et très Iroid Max.-22 Vendredi: plutôt nuageux Pontiac-Gatineau et Lièvre Généralement ensoleillé et très Iroid.Max -18 Vendredi: plutôt nua-| geux Laurentides Généralement ensoleillé et très Iroid.Max.: -18 Vents modérés par moments Vendredi: plutôt nuageux Ottawa-Hull-Cornwall Ensoleillé et froid.Max.: -12.Vendredi: plutôt nuageux.Drummondville: Généralement ensoleillé et froid.Max -12 Vents modérés par mo-I ments.Vendredi: plutôt nuageux.Trois-Rivières, Beauce, Québec Généralement ensoleillé et froid Max -16 Vents modérés Vendredi: plutôt nuageux Estrie Ensoleillé avec passages nuageux et froid Max -12 Vents modérés Vendredi: plutôt nuageux Lac St-Jean, Saguenay: Généralement ensoleillé et très Iroid.Max : -20 Vents modérés Vendredi: plutôt nuageux.La Tuque.Réserve des Laurentides Généralement ensoleillé et très froid.Max -20.Vents modérés Vendredi: plutôt nuageux Charlevoix et Rivière-du-loup: Généralement ensoleillé et Iroid Max -16 Vents du nord-ouest de 30 à 50 km-h causant de ta poudrerie Vendredi: plutôt nuageux Rimouski-Matapédia.Ste-Anne-des-monts et Parc de la Gaspésie: Couvert avec bourrasques de neige le long du littoral Max -15 Risque de précipitations: 30 % Vendredi plutôt nuageux Gaspé et Parc Forillon, Anticosti Couvert avec chutes de neige dispersées et Iroid Max -14 Vents du nord-ouest de 30 à 50 km-h causant de ta poudrerie par endroits Risque de précipitations: 40 % Vendredi couvert et chutes de neige dispersées Baie-Comeau.Sept-lles Généralement ensoleillé et très Iroid Max 18 Vents du nord-ouest de 30 è 50 km-h causant de la poudrerie Vendredi: ensoleillé avec passages nuageux Basse Côte-Nord, secteur de Na-tashquan et è l’ouest: Ensoleillé avec passages nuageux et très Iroid Max -18 Vents du nord-ouest de 30 à 50 km-h causant de la poudrerie par endroits Vendredi: ensoleillé avec passages nuageux et Iroid Venteux.Secteur à l'est de Natashquan: Dégagement en matinée Généralement ensoleillé par la suite Max -15.Vents du nord-ouest de 30 à 60 km-h causant de la poudrerie par endroits Vendredi ensoleillé avec passages nuageux et froid f SPORTS Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 ¦ 11 COUPE SPENGLER Défaite du Canada à Davos L’affaire Johnson est désignée l’événement sportif de l’année d après l'Associated Press H K N JOHNSON, l’homme le plus tap.monde, passera le reste de ses jours à tenter d’échapper au souvenir des Jeux olympiques de Séoul.La chute de Johnson en raison de l’utilisation de substances interdites dans la finale du 100 mètres, l'été dernier, à ét é désigné l’événement sportif de l'année par les dirigeants et journalistes sportifs d’Associated Press, hiei Johnson, une première lois recordman mondial aux championnats mondiaux de Rome en juillet 1087 — il a franchi les 100 mètres en 0.8,1 secondes —, a été reconnu coupable d’avoir utilisé du stanozolol.Johnson, auteur d’un temps re-marauable de 9.79 à Séoul, avait immédiatement quitté la capitale sud-coréenne pour le continent nord américain dès l’annonce de sa disqualification pour dopage.L’affaire Johnson a figuré en tête de la liste des événements majeurs dans le monde du sport où l'on retrouve également les prouesses d’Orel Hershiser et kirk Gibson, l’échange de Wayne Gretzky qui a bouleversé le milieu du hockey et la saga du champion poids-lourds, Mike Tyson.L’affaire Jonhson a reçu 733 points selon le système établi par AP, suivie de la séquence de matchs sans accorder de point de Hershiser.L’échange de Gretzky à Los Angeles (591) a pris le troisième rang, la victoire des Dodgers en Série Mondiale avec Kirk Gibson en tête (318) et les « exploits » de Tyson hors du ring (306) suivent.Les records de Florence Griffith Joyner à Séoul (303), le grand chelem de Steffi Graf (302), la performance du quart-arrière Doug Williams avec les Redskins de Washington au Super Bowl (274), la victoire de l’équipe du Kansas au tournoi de la NCAA (242) et les 40 circuits et 40 buts volés de José Canseco (210) complètent la liste des 10 événements sportifs majeurs de 1988.DAVOS, Suisse (PC) — John Frits-che et l’ex-joueur de la Ligue nationale de hockey Dave Silk ont marqué chacun deux buts pour mener les États-Unis à une victoire de 8-3 contre le Canada, hier, au tournoi de hockey de la coupe Spengler, à Davos en Suisse.Serge Roy, qui joue en Suisse, David Morrison, de Toronto, et Brad Schlegel, de Kitchener en Ontario, ont marqué les buts du Canada, qui avait battu l’URSS 5-4 en prolongation, lundi.Fritsche a ouvert le pointage à 43 secondes de la première période en battant le gardien canadien Mike Sands, de Mississauga.Morrison a créé l’égalité à 9:18 avant que Rick Erdall ne donne l’avance pour de bon aux Américains à 11:24.Silk, un membre de l’équipe olym- pique américaine qui a remporté la médaille d'or aux Jeux d'hiver de Lake Placid, en 1980, a donné une priorité de deux buts aux Ê.U., à 32 secondes de la période médiane, et Todd Bjorkstrand a porté la marque à 4-1, sept minutes plus tard.Ron Wilson et Mark Maroste ont ajouté les autres buts des Américains.La défaite porte la fiche des C’a nadiens, champions sortants, à 11.tandis que les Américains présentent un dossier de 2-1.Le Canada jouera sa prochaine partie contre l’équipe tchécoslovaque de Kosice, aujourd’hui.Par ailleurs, à Anchorage en Alaska, Torn Webster, l'entraîneur de l’équipe nationale de catégorie junior, se dit prêt à faire un retour dans la Ligue nationale de hockey si une équipe se montre intéressée à ses services ü titre d'entraîneur-ehef.L’instructeur de la formation canadienne qui est présentement au championnat mondial de hockey junior a admis, hier, qu'il voulait avoir une autre chance de faire ses preuves dans le circuit majeur maintenant qu'il n’a plus de problèmes de santé.« La I.NII est véritablement mon but et j’aimerais pouvoir réussir, a dit Webster.Évidemment, le contexte devra être propice à ce retour.» .< J’ai appris beaucoup de choses lors de mon passage même si ce fut pour une courte période.Je sais ce que cela représente et la pression qu'un entraîneur doit subir, mais il y a moyen de faire face à cela.» SELON AP Roger Craig est l’as offensif de la LNF .d après l'Associated Press ROG KR CRAIG, des 49ers de San Francisco, a été choisi hier le joueur offensif de l'année dans la Ligue nationale de football par l’Associated Press.Craig a accumulé des gains au sol de 1,502 verges, a marqué neuf touchés au sol en plus de capter 76 passes pour 534 autres verges de gains et un autre majeur.Il vient au troisième rang du circuit pour les gains au sol et huitième pour le nombre de passes captées.Il vient à égalité avec Eric Dickerson pour le nombre de verges gagnées au total, soit 2,036.Il a gagné en moyenne 4.8 verges à chaque fois qu’il a touché au ballon, un sommet dans la LNF.« C’est un grand honneur, pas seulement pour moi, mais pour toute l’équipe, a dit Craig, un vétéran de six saisons.C’est un grand honneur pour nos joueurs de ligne et cela montre bien qu’ils ont joué de façon incroyable cette saison.» « Je ne m’attendais certes pas à être choisi.Il me faudra quelques jours pour en réaliser tout l’impact.Je me dirai que je suis le meilleur joueur à l’attaque de toute la ligue.C’est un honneur incroyable.» On ne peut certes pas minimiser l'apport de Craig à l’attaque des 49ers qui ont conservé un dossier de 10 6 et remporté le championnat de la section Ouest de la conférence Nationale Craig a connu sept matches de 100 verges de gains au sol.Il a connu son meilleur match dans une victoire de 24-21 contre les Rams à Anaheim.Il a alors porté le ballon 22 fois pour des gains de 190 verges et trois touchés.Il a de plus capté cinq passes.Quatre fois au cours de la saison, il a accumulé des gains au sol de 100 verges ou plus et capté cinq passes.Les 49ers ont remporté ces quatre matches.Craig a devancé au scrutin Boomer Ksiason, quart des Bengals de Cincinnati.Craig a obtenu 32 votes, contre 29 pour Esiason.Randall Cunningham, de Philadelphie, a suivi avec cinq votes.Dan Marino, de Miami, et Eddie Brown, de Cincinnati, en ont obtenu deux chacun et Herschel Walker, de Dallas, a obtenu un vote.et Mike Singletary est le meilleur joueur défensif du circuit SUWANEE, Géorgie (AP) - Mike Singletary, le pivot sur lequel repose la défensive des Bears de Chicago, a été nommé hier le joueur défensif de l’année dans la Ligue nationale de football par l'Associated Press.Singletary a mené les Bears à leur cinquième titre d’affilée de la section Centrale de la Conférence nationale, même si leur défensive est complètement différente de celle qui leur avait permis de remporter le Super Bowl, il y a trois ans.Le secondeur intérieur et leader incontesté de l’équipe avait mérité pareil honneur en 1985.Singletary l’a emporté haut la main dans le choix des journalistes qui suivent les 28 équipes de la NFL.lia reçu 33 voix contre 10 chacun pour Keith Millard, des Vikings du Minnesota, et Reggie White, des Eagles de Philadelphie, gagnant l’an dernier.Bruce Smith et Cornelius Bennett, des Bills de Buffalo, ont obtenu chacun sept votes.Lawrence Taylor, des Giants de New York, trois fois vainqueur de ce titre, a reçu six voix.Cette année, Singletary a réussi 170 plaqués, dont 89 en solo.Cette performance est remarquable, étant donné les changements à la brigade défensive des Bears.L’absence pendant toute la saison d’Otis Wilson, blessé à un genou, et de Wilber Marshall, devenu joueur autonome et qui a signé un contrat avec les Redskins de Washington, l'a obligé à couvrir plus de terrain.Cette année, les Bears ont dû combler le vide laissé par les retraites du demi à l’attaque Walter Payton et du demi défensif Gary Fencik, deux leaders.Le travail du vétéran-secondeur sur le terrain a eu un impact important, mais sa contribution dans le vestiaire a été plus significative.Et le plus récent exemple du leadership de Singletary est survenu à la dernière partie régulière de la saison contre les Vikings.Alors que cette rencontre ne signifait plus rien pour les Bears — leur fiche les assurait de la première position et de l’avantage du terrain pour les séries éliminatoires — Singletary a adressé un discours à ses coéquipiers à la demie du match que les Vikings dominaient 21-3.« Singletary a pris ma place et il a livré le discours que je devais tenir », a précisé l’entraîneur Mike Ditka.Le secondeur-étoile a fait preuve de modestie une autre fois en expliquant qu’il n’avait fait que son devoir.« Je leur ai souligné le fait que si nous nous préoccupons de ce que nous faisons le mieux, nous l’emporterons», a-t-il mentionné.En deuxième demie, les Bears sont revenus plus combatifs que jamais.Ils ont perdu le match 28-27, mais il a fallu un retour d’interception de 94 verges pour un touché de Walker Lee Ashley, des Vikings, pour mettre fin à une poussée des Bears.Ces derniers se retrouvaient en position pour le placement victorieux.La victoire ne signifait rien pour les Bears, mais ils sont venus bien près de remonter la pente.C’est là que l’on retrouve toute l’inspiration que représente Singletary pour ses coéquipiers.L’exercice avant l’entraînement PHOTO AP Le botteur de précision des Eagles de Philadelphie, Luis Zendejas, semble s'arracher les cheveux tout près de son coéquipier, le botteur John Teltschik, hier, quelques instants avant l’entrainement des siens dirigé par Buddy Ryan.Les Eagles visiteront les Bears de Chicago, samedi en début d'après-midi.Il s'agira par ailleurs d’un affrontement mettant aux prises l'entraîneur des Bears, Mike Ditka, et son ancien assistant et spécialiste de la défensive, Ryan.Ce dernier en sera à sa deuxième présence à la tête des Eagles au Soldier Field de Chicago, le premier match s’étant terminé au compte de 13-10 en prolongation.Depuis le divorce entre les deux entraîneurs — Ryan et Ditka —, les querelles verbales ont été nombreuses Le secondeur Mike Singletary, des Bears, avait d'ailleurs révélé à l'aube de la première confrontation entre les deux équipes, en 1986, que Ryan était en quelque sorte un deuxième père.EN BREF.Étoiles : Robitaille prend les devants NEW YORK (AP) — L’ailier gauche Luc Robitaille des Kings de Los Angeles est maintenant bon premier au scrutin des amateurs pour le match des étoiles du côté de la conférence Clarence-Campbell, le 7 février à Edmonton.Robitaille a reçu jusqu’ici 194,951 votes, soit 627 de plus que le gardien de but Grant Fuhr, des Oilers.Les meneurs aux autres positions sont le centre Wayne Gretzky, des Kings, l’ailier droit Jari Kurri, des Oilers, et les défenseurs Kevin Lowe, des Oilers, et Brad McCrimmon, des Flames de Calgary.Mandlikova surprise chez elle PERTH, Australie (AP) — La néo-Australienne Hana Mandlikova, a perdu son premier match officiel devant ses compatriotes lorsqu’elle a été surprise par la Britannique Sarah Loosemore, 6-1 et 6-2, au premier tour de la coupe llopman de tennis présentée à Perth, en Australie.La coupe Hopman est une compétition où figurent huit pays représentés chacun par une équipe de deux joueurs se disputant deux simples et un double mixte.Mandlikova, qui a obtenu sa citoyenneté australienne en janvier dernier, en était à sa première sortie depuis Wimbledon.Une blessure à la cuisse l’avait tenue à l’écart de la compétition.Le cheval du prince Charles était dopé LONDRES (Reuter) — Un jeune cheval appartenant au Prince Charles d’Angleterre a subi un contrôle anti-dopage positif à l’issue d’une course au débul de décembre à Worcester, a-t-on appris, hier.Des traces de caféine, t héobromine et théophylline, trois produits interdits, ont été décelés dans des tests après la victoire du cheval, « Devil’s Elbow », dans une course de poulains le 5 décembre.Nick Gaselee, l’entraîneur du cheval, a confirmé qu’une enquête du Jockey Club Britannique était en cours dans ses écuries.Les lests ont fait apparaître la présence de caféine et des échantillons de fourrage ont été saisis pour analyse », a-t-il dit.Le prince Charles a été informé du contrôle positif de son poulain qui lui a donné sa première victoire en tant que propriétaire.Trois épreuves masculines reportées .GARMISCH PARTENKIRCHEN, RFA (AFP) - Les deux descentes et le super-géant de la coupe lu monde masculine de ski alpin qui devaient se dérouler du 6 au 8 janvier à Garmisch-Partenkirchen (sud de la RFA) auront lieu dans la station suisse de Laax, faute de neige dans les Alpes bavaroises, a t on appris hier auprès de la Fédération internationale du ski (F IS).« Il n’y a aucune autre possibilté », a déclaré le délégué de la FIS, M.Heinz Krecek, après une ultime inspection.La partie inférieure de la célèbre piste du Kandahar est en effet d’un vert estival.et le géant féminin annulé BERNE (AFP) - Le slalom géant de Maribor (Yougoslavie) comptant pour la coupe du monde féminine de ski alpin, programmé pour le 3 janvier, est annule pour manque de neige, a annoncé hier à Berne la Fédération internationale de ski ( FIS).Cette épreuve sera disputée aux Etats-Unis ou au Japon, à une date non encore précisée.Quant au slalom prévu à Maribor, il aura lieu le 3 janvier au lieu du 4.Un joueur des Broncos accusé d’assaut sexuel BRIGHTON, Colorado (AP) — Le garde à l'attaque Gerald Perry, des Broncos de Denver, a été cité à procès le 31 janvier pour répondre d’une accusation d’assaut sexuel.Perry, 24 ans, s'était rendu volontairement aux autorités policières le 12 décembre dernière et avait été relâché après avoir versé un cautionnement de $ 20,000.Une jeune femme de 25 ans, d’Aurora au Colorado, a porté plainte contre Perry.Elle prétend qu’il l’aurait assaillie sexuellement le 22 novembre.L'incident se serait produit au domicile de Perry.Il l'aurait forcée à se déshabiller sous la menace d’une arme à feu.PATINAGE DE VITESSE EN 88 Les Néerlandaises ont raté très peu de virages PARIS — Les Néerlandais n’oublieront jamais les folles nuits de février qu'ils vécurent éveillés devant la télévision — décalage horaire oblige — pour suivre les exploits de leur championne de patinage de vitesse Yvonne Van Gennip aux Jeux olympiques d’hiver de Calgary.Aux Pays-Bas, le patinage de vitesse (né sur les canaux gelés il y a quelques siècles) est un sport national.Van Gennip put le constater à son retour du Canada lorsqu’elle fut accueillie dans sa ville d’Ilaarlem par 60,000 admirateurs.Il est vrai que cette ancienne étudiante en médecine, âgée de 23 ans, ramenait de Calgary trois médailles d’or (1,500, 3,000 et 5,000 mètres) sur cinq possibles alors que tout le monde s’attendait à un festival des Allemandes de l’Est.Seule la championne du monde de sprint Christa Rothenburger sauva la face pour la RDA sur 1,000 m, les Karin Kania-Enke, Andrea Ehrig et Gabi Zange échouant pour l'or.L’Allemagne de l’Est fut un peu plus heureuse dans la compétition masculine.Elle s’adjugea deux médailles d’or avec Uwe-Jens Mey (500 m) et Andre Hoffmann (1,500 m).L’URSS, autre grande nation de la vitesse sur glace, eut droit à une victoire grâce au champion du monde Nikolai Guliaev (1,000 m), qualifié in-extremis par le CIO après une sombre affaire de trafic d'anabolisants.L’Europe du Nord fut également à l’honneur à Calgary avec le Suédois Tomas Gustafson, qui gagna deux médailles d’or sur 5,000 et 10,000 m.Un formidable doublé pour ce patineur de 28 ans qui, quatre ans plus tôt à Sarajevo (You), avait déjà obtenu une médaille d’or sur 5,000 m.Les Américains accumulèrent les drames.À l’image du champion du monde de sprint Dan Jansen, qui chuta sur 500 et 1,000 m, sans aucun doute perturbé par le décès de sa soeur pendant les Jeux.Les États-Unis trouvèrent une relative compensation à leurs déboires avec la pétulante Bonnie Blair, lauréate du 500 m en 39.10 (record mondial), un temps qui était encore le record du monde .masculin il n’y a pas si longtemps.Treize des 14 records du monde améliorés au cours de la saison 87-88 L'Américain Dan Jansen vient de chuter au 500 mètres des Jeux de Calgary, le jour même où il apprenait le décès de sa soeur.le furent sur la piste couverte de Cal-gary.Le 14e eut pour cadre l’anneau d’Heerenveen (PB), couvert lui aussi.De fait, une ère nouvelle s’est ouverte en 1988 avec le patinage de vitesse en salle, qui représente une perspective d'avenir séduisante pour ce sport.Mais à Albertville (Fra) en 1992, on reviendra au passé puisque les épreuves olympiques de patinage de vitesse auront lieu en plein air.FOOTBALL Ligue nationale Éliminatoires (Meilleur* deuxièmes) Samedi Houston 24, Cleveland 23 Hier Minnesota 28, Rams 17 Demi-finale* de Conférence* Samedi Philadelphie à Chicago, 12 h 30 Seattle à Cincinnati, 16 h Dimanche Houston à Buffalo.12 h 30 Minnesota à S.Francisco, 16 h stian Collin de l'Agence France-Presse Cari Lewis s’absente des Mondiaux d’athlétisme SANTA MONICA, Californie (Reuter) — Le sprinteur américain Cari Lewis, double champion olympique à Séoul, se rendra en Europe durant l'hiver pour disputer trois rencontres mais ne participera pas aux Championnats du monde d’athlétisme en salle de Budapest, du 3 au 5 mars, a fait savoir son agent Joe Douglas.I.ewis, âgé de 27 ans, médaillé d’or olympique du 100 mètres et du saut en longueur, devrait probablement faire l’impasse sur la cinquième Coupe du monde en plein air, organisée à Barcelone ( Espagne) en septembre, ainsi que sur les principales compétitions estivales du calendrier 1989 de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), a ajouté Douglas.« Pour moi, la coupe du monde est un événement mineur », a déclaré l'agent de Lewis, sans toutefois préciser les raisons de ce forfait.« King Carl » entamera sa saison le 28 janvier à Houston, ville où il s'entraîne actuellement, avant de gagner l’Espagne el San Sebastien le 10 février, puis Stuttgart (RFA) le 12 pour rejoindre enfin Séville (Espagne), le 28.À Houston et Stuttgart, l’Américain devrait s’aligner à la longueur et opter pour le sprint dans la dernière compétition l/été prochain, après un passage en Australie au mois d’avril et un éventuel rôle dans un film américain, Lewis devrait également faire plusieurs appari lions sur le circuit européen.HOCKEY Ligue nationale Mardi Wash'ton 4, Phil'phie 3 Rangers 7, N Jersey 5 Montréal 3.L Angeles 2 Hier Hartford à Québec Les meneurs (Parties d'hier non comprises) b a pis Lemieux, Pit.37 58 95 Nicholls.LA 37 46 83 Gretzky, LA 28 55 83 Yzerman, Det 34 40 74 Brown, Pit 26 36 62 Kurri, Edm 23 36 59 Robitaille, LA 26 32 58 Savard, Chi 14 44 58 Tikkanen, Edm 22 30 52 Carson, Edm 29 22 51 Kerr, Phi 27 20 47 Gallant.Det 19 28 47 Maclean, NJ 26 20 46 Duchesne, LA 13 33 46 Cottey, Pit 12 34 46 Naslund.Mtl.16 29 45 MacLean, Det 21 23 44 Smith, Mtl 20 24 44 Podd’ny, Qué 22 21 43 Mullen, Cal.21 22 43 Quinn.Pit 17 25 42 Haw'chuk.Win 14 28 42 McBain, Win 19 22 41 Olczyk, Tor 18 23 41 Gilmour, Cal 9 32 41 Taylor, LA 15 25 40 Tocchet, Phi 21 18 39 Courtnall, Was 20 19 39 Skriko, Van 19 20 39 Housley, But 15 24 39 Messier, Edm .11 28 39 Chelios, Mtl.6 33 39 Lafont'ne, Isl.18 20 38 Stastny.P.Q.14 24 38 Loob.Cal 13 25 38 Detroit a Buffalo Minnesota à Chicago St Louis à Winnipeg Ce soir Toronto à Québec Phil'phie à Pittsburgh Boston au N Jersey Montréal à Calgary Vancouver à L Angeles Demain Detroit à Harttr-d Buffalo à Wash'ton Minnesota à St Louis Samedi Phil'phie à Buffalo Hartford à Detroit Montréal à Edmonton Québec à Toronto Wash'ton à Islanders Chicago à Rangers N Jersey à Pittsburgh St Louis au Minnesota Winnipeg à Calgary CLASSEMENT Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi g P n bp bc pis MONTRÉAL 40 24 10 6 156 122 54 BOSTON 38 14 15 9 118 113 37 BUFFALO 36 15 17 4 126 144 34 O-.'^EC .37 13 21 3 132 167 29 HARTFORD .35 13 20 2 123 124 28 Section Lester Patrick PITTSBURGH 36 22 11 3 169 144 47 RANGERS NY 38 19 14 5 149 139 43 WASHINGTON 37 18 14 5 126 124 41 PHILADELPHIE 39 19 18 2 154 134 40 NEW JERSEY 37 13 17 7 127 150 33 ISLANDERS NY 35 9 24 2 105 149 20 Conférence Clarence Campbell Section James Norris DETROIT 35 18 12 5 145 137 41 ST LOUIS 35 14 15 6 117 117 34 MINNESOTA 35 11 18 6 111 132 28 TORONTO 37 12 23 2 114 164 26 CHICAGO 36 9 23 4 139 171 22 Section Connie Smythe CALGARY 36 24 7 5 150 99 53 LOS ANGELES.38 24 13 1 200 151 49 EDMONTON 37 20 13 4 171 142 44 VANCOUVER 38 14 19 5 123 123 33 WINNIPEG 33 14 13 6 136 145 32 12 ¦ Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Rédacteur en chef Rédacteurs en chef adjoints Directeur de l'information Directeur des Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs.Albert Juneau, Directeurs adjoints: Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies, Pierre Godin L expulsion des immigrants Gn gaspillage de fonds publics, une mesure inhumaine EN DÉVOILANT, hier, le programme arrêté par le gouvernement Mulroney à l’égard des migrants ayant demandé refuge au Canada, Mme Barbara McDougall a insisté pour dire qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les « faux réfugiés » et qu’ils seront expulsés.Ces gens ne pourront se prévaloir de la loi de l’immigration que s’ils quittent volontairement le pays et présentent leur demande à partir de l’étranger.Ces mesures marquent un changement radical par rapport aux programmés qui ont accompagné dans le passé des changements importants dans le système d’immigration.Auparavant on accordait une amnistie ou son équivalent administratif.(Les États-Unis ont accordé récemment une pareille mesure humanitaire.) à peu près tousles « irréguliers » déjà au Canada pouvaient s’y établir, sauf raison grave de santé ou de sécurité publique.En appliquant rétroactivement à quelque 85,000 personnes les dispositions les plus sévères de la nouvelle loi sur les réfugiés, le gouvernement canadien ne cherche pas d’abord à régler les nombreux cas en attente, mais plutôt à lancer dans le monde un message de dissuasion.Mme McDougall va ainsi expulser des gens, non parce qu’ils sont un danger ou un fardeau pour le pays, mais pour en décourager d’autres de frapper à notre porte.Cette politique est inhumaine.Elle sera aussi inefficace.Seule la paix et le développement dans les pays du tiers-monde pourra modérer le nombre des gens qui quittent leur patrie pour assurer leur survie.On aura beau ériger un rideau de fer autour du Canada, bien des gens y viendront quand même, légalement ou pas, dès lors que des crises éclateront dans leur pays.Il faudrait que le Canada ait partout à l’étranger des bureaux d’aide aux immigrants et aux réfugiés.Mais il n’en a souvent pas.Et lorsqu’il en a, on ferme parfois les grilles à des personnes en danger de mort.Loin d'aider ces gens désespérés, on les force à se faire fraudeurs pour assurer leur subsistance ou, dans le cas des réfugiés, sauver leur vie.Certes, il suffira aux « vrais réfugiés » — et même aux « faux » ! — de convaincre un des deux fonctionnaires qui étudieront leur cas de la justesse de leur cause pour pouvoir rester au Canada.Entre-temps, tous ces gens auront droit, enfin, de gagner leur sel ici, sans avoir à dépendre de l’aide sociale.Mais si les statistiques du ministère sont justes, quelques dizaines de milliers de personnes seront aussi refusées et expulsées — qu’elles attendent une décision depuis trois mois ou depuis trois ans.Or, pendant que le président de la nouvelle Commission de l’immigration et du statut de réfugié, M.Gordon Fairweather, se plaint qu’il manque de ressources pour faire face aux prochains arrivages, la ministre de l’Emploi et de l’Immigration a trouvé $ 100 millions pour la bureaucratie qui traitera les 85,000 cas en souffrance.On manque partout d’argent au pays pour intégrer les enfants d’immigrants dans nos écoles et enseigner l’anglais ou le français à leurs parents, mais le gouvernement dépensera des dizaines de millions pour de nouveaux commissaires.Or, comme il s’agit d’emplois essentiellement temporaires, puisqu’on prétend régler tous les cas d’ici deux ans, ces postes déjugés administratifs iront le plus souvent à des gens sans formation ni compétence (comme il y en a déjà trop parmi les commissaires réguliers).Il s’agit là davantage d’un programme de patronage conservateur, que de soutien à la loi de l’immigration.Alors que des amis du régime toucheront de gros salaires pour expulser des gens, Mme McDougall aura renvoyé les membres les plus compétents du Comité consultatif du statut de réfugié, aboli depuis la nouvelle loi.Ainsi donc, l’attrait du patronage aidant, la ligne dure aura finalement prévalu à Ottawa.On n’a même plus, pour justifier ces mesures, le prétexte du chômage ou du déficit budgétaire.Ceux qui cherchent au Québec, ces temps-ci, des signes d’intolérance et de xénophobie, feraient bien de garder une part de leur vigilance pour le reste du Canada.— JEAN-CLAUDE LECLERC Le pape Jean-Paul II et le sida Dissiper des équivoques et appeler à la générosité LA PHOTO avait fait le tour du monde.En 1987, à Los Angeles, on avait vu le pape saisir dans ses bras un enfant de quatre ans promis par le sida à une mort certaine.Cette fois, c’est du balcon même de la basilique Saint-Pierre à Rome, que Jean-Paul II a lancé aux catholiques et au monde entier un appel solennel à la compassion pour toutes les victimes du sida, au refus de toute ségrégation et à l’intensification des efforts de recherche pour venir à bout de l’épidémie.Il a ainsi voulu souligner la tragique universalité de cette maladie et appuyer les efforts de la communauté médicale internationale.Mais par ce discours, le pape a aussi, sans aucun doute, cherché à dissiper un certain nombre d’équivoques récentes sur l’attitude de l’Église catholique devant cette maladie et à rappeler les chrétiens à leur devoir traditionnel de générosité.Une telle mise au point est loin d’être superflue.Le caractère nouveau de cette épidémie, les modes de transmission du virus du sida, atteignant toute la symbolique du sexe et de la vie, les risques de ségrégation que le malade encourt, les comportements qui y sont révélés (homosexualité, toxicomanie) ont provoqué un choc culturel qui a pris au dépourvu les autorités médicales, mais aussi morales.Dans l’Église catholique, plus personne ne parle sérieusement aujourd’hui du sida comme d’un châtiment de Dieu.Mais les condamnations répétées par le Vatican de l’usage du préservatif — seul moyen connu aujourd’hui de prévention — laissaient supposer que la hiérarchie catholique n’avait pas encore pris l’exacte mesure de cette épidémie inédite et subordonnait son traitement à l’interdiction morale absolue qu’elle continue de faire peser, depuis vingt ans, sur tous les moyens « artificiels » de contraception.Le pape n’a pas encore traité de la prévention du sida.Comme il avait fait il y a quelques années pour la dissuasion nucléaire, il a convoqué au Vatican une conférence internationale de scientifiques et de médecins.Mais, certains propos récents des cardinaux Lustiger et Devourtray permettent d’envisager, au nom du caractère mortel de la contagion, et donc du « moindre mal », une appréciation plus tolérante du rôle du préservatif dans la prévention de cette maladie.« Experte en humanité », comme disait Vatican II, l’Église catholique trouve plus facilement le ton juste pour traiter des grandes questions de morale sociale et collective.À propos de l’éthique individuelle ou familiale, elle n’évite pas les maladresses d’analyse et de langage, comme on a pu le voir à propos du sida et du rappel récent par l’« Osservatore Romano » de l’interdiction de toute forme de procréation artificielle, y compris au sein d’un couple marié et stérile.La hiérarchie catholique n’a pas tort, à propos du sida, de souligner que l’effort de la société ne doit pas se limiter au plan sanitaire.Mais ses appels en faveur de « comportements responsables » seraient mieux écoutés si elle adoptait une position plus réaliste à propos de la contraception et de la sexualité.— LE MONDE Les provinces attendent le fric Inutile de refaire le débat sur les garderies FAUT-IL refaire le débat sur la « stratégie nationale » en matière de garde d’enfants ?C’est ce que voudrait le Conseil national du bien-être social, un organisme consultatif rattaché au ministère de la Santé nationale et du Bien-être social.Il s’en explique dans un rapport paru la semaine dernière sous le titre De meilleurs services de garde d'enfants.L’occasion est bonne, estime le Conseil.Le projet de loi est mort au feuilleton.Le ministère pourrait y apporter quelques retouches avant de le redéposer aux Communes.Il y aurait lieu, par exemple, d’augmenter sensiblement les dépenses d’immobilisation afin de créer un plus grand nombre de places en garderie, compte tenu des besoins urgents.Ensuite, il faudrait supprimer le plafond imposé aux dépenses de fonctionnement que le gouvernement partagera avec les provinces.Aussi, le projet de loi devrait expliquer les principes du nouveau système de garde et préciser les obligations des provinces participantes.Enfin, le gouvernement fédéral devrait se réserver le droit d’accepter ou de refuser les normes édictées par les provinces et même de retenir les paiements si ces normes ne sont pas assez sévères.Sur ces points, la démonstration du Conseil n’est pas très convaincante.Et le ministre, M.Jake Epp, a annoncé sur-le-champ qu’il n’en tiendra aucun compte.En revanche, le Conseil a la main plus heureuse lorsqu’il critique tel avantage fiscal entré en vigueur en 1988, comme partie intégrante de cette « stratégie ».« En choisissant non seulement de maintenir mais aussi de doubler la déduction des frais de garde, le gouvernement fédéral va à l’encontre de sa propre philosophie de réforme fiscale », dit le Conseil.En 1988, explique-t-il, le gouvernement a transformé les exemptions personnelles et la plupart des déductions en crédits d’impôt non remboursa- bles.Le régime fiscal n’en est que plus équitable, puisque exemptions et déductions sont plus avantageuses pour les contribuables à revenu élevé, tandis que les crédits d’impôt offrent proportionnellement plus aux familles à faible revenu.Mais la réforme comporte une exception : la déduction pour frais de garde est passée de $ 2,000 à $ 4,000 pour les enfants de six ans et moins.De plus, la limite de $ 8,000 par famille a été abolie.Ce choix contredit un objectif maintes fois réitéré de mieux « cibler » les dépenses sociales de manière à servir d’abord les familles et les personnes qui en ont le plus besoin.Cependant, poursuivant son analyse, le Conseil consultatif du bien-être social déraille lorsqu’il aborde le crédit d’impôt remboursable de $ 559 que le gouvernement a augmenté de $ 100 par enfant de six ans et moins en 1988 et qu’il augmentera de $200 en 1989.Le Conseil voudrait que le gouvernement revienne sur sa décision, sous prétexte que cette mesure « détournera des sommes importantes [qui pourraient servir à] accroître le nombre de places en garderies et en milieu familial agréés ».Mais, ce faisant, le gouvernement « pénaliserait » les conjoints au foyer qui choisissent de prendre soin eux-mêmes de leurs enfants.Il s’agit là d’un parti pris inacceptable.Bref, le gouvernement doit faire adopter son projet de loi tel quel.Les provinces y comptent bien.Et le Québec n’échappe pas à la règle, qui a élaboré tous ses projets de développement en tablant sur les sommes que lui vaudra la « stratré-gie nationale » du grand frère.Il restera, en un deuxième temps, au ministre canadien des Finances à harmoniser sa réforme fiscale en convertissant en crédit d'impôt l’actuelle déduction pour frais de garde.Et cela, même si la classe moyenne, surprise en flagrant délit, devait grincer des dents.— JEAN FRANCOEUR üiïi?£-£c ¦qsi/A)JT lequel 7Cê/4?A/S-0£ LEVEZ Hôiï C//A&AU WM?Reprise LETTRES AU DEVOIR Quelle hypocrisie ! ÉTANT, comme des milliers d’entre nous, un néo-Québécois, puisque né au Manitoba, j’ose à peine intervenir dans le débat qui fait rage au sujet de l’affichage.Mais, devant l’opportunisme et l’hypocrisie du premier ministre de ma province natale, comment ne pas réagir ?J’aimerais lui rappeler, puisque l’histoire ne semble pas être son fort, que les francophones étaient légèrement majoritaires dans sa province lors de l’entrée du Manitoba dans la Confédération en 1870.Grâce à un jeu subtil d’immigration ontarienne et européenne favorisant les anglophones, avec l’appui du gouvernement fédéral et du CPR, le gouvernement du Manitoba était en mesure, 20 ans plus tard, en 1890, de bannir l’usage du français de sa législature et de ses tribunaux.Pour émigrer au Manitoba, les Canadiens du Québec devaient passer par la longue route des États-Unis, au rythme des charrettes traînées par des boeufs.Beaucoup mirent fin à cette épreuve en s’installant à Marquette, au sud du lac Supérieur.Une église de cette ville porte encore les noms des acteurs de cette triste page de l’exode québécois.Le cinéaste Claude Fournier y trouverait de quoi faire plusieurs chapitres relatant l’exil bien involontaire de ces milliers de Canadiens errants.En 1916, toujours au Manitoba, autre affront à notre langue et à notre culture : le français est banni des écoles.« Now children, you must speak English» devaient nous dire nos enseignantes des écoles primaires.Et ce n'est que plus de 50 ans plus tard que la reconnaissance de ce tort irréparable devait donner lieu à quelques assouplissements dans les lois manitobaines.Trop tard hélas ! De grâce, M.Gary Filmon, sachez que certains Manitobains peuvent aussi dire : « Je me souviens ! » — HENRI BERGERON Outremont, le 21 décembre.L ’Environnement etlACDI Lettre ù Mme Monique Landry LES études environnementales sont encore maintenues secrètes dans les cas de projets d’aide à l'étranger.Pourtant, tous les résultats d’études environnementales qui ne concernent pas l’aide à l’étranger sont déjà rendus publics.M.Michael Wilson, qui nous représente à la Banque Mondiale, a déclaré en septembre que la Banque devrait « publish a comprehensive annual report on the environmental aspects of its operations; the annual report should be supplemented by periodic publication of the environmental impact assessments for approved loans ».Qu’attend l’Agence canadienne de développement international (ACDI) pour donner l’exemple ?La majorité des candidats à l'élection appuyaient la divulgation des résultats des études environnementales en matière d’aide à l'étranger.Une politique de trans- parence éviterait les controverses comme celle entourant le projet des Trois-Gorges en Chine.Dans certains cas, la publication de telles données peut être délicate.Ne serait-il pas alors possible de simplement fournir une garantie par un expert indépendant que les projets visés ne porteront pas atteinte de manière irrémédiable à l’environnement et, qu’à long terme, ils ne créeront pas plus de problèmes qu’ils en auront réglés ?— JEAN-FRANÇOIS TARDIF Hull, le 28 novembre 1988.Où étiez-vous ?(HJ étiez-vous, M D’Iberville Fortier, quand l’Alberta et la Saskatchewan, d'un trait de plume, ont biffé des droits reconnus aux Francophones même avant l'avènement de ces provinces ?où étiez-vous quand les autres provinces anglophones traitaient et traitent encore leurs citoyens francophones avec tant de parcimonie et tant de fermeture, particulièrement l’Ontario.C’est humiliant ! Cessez de nous humilier nous les Québécois francophones qui payons largement notre minorité « menacée ».— BERTRAND DRAPEAU Boucherville, le 20 décembre.Radio-USA J’AIMERAIS que quelqu’un m'explique ce qui se passe à Radio-Québec.« L’autre télévision » devait avoir un mandat éducatif mais aussi et surtout, culturel.Or voici que, cette année, elle décide d’annuler la présentation des matchs de la Ligne nationale d’improvisation.Elle décide également de diffuser des séries américaines doublées en français ( La trentaine, version française de Thirtysomething).On peut aimer ou ne pas aimer l’impro, ce nouveau genre de théâtre représente quand même un phénomène culturel important, non seulement au Québec, mais également dans les autres pays francophones.Ce « sport théâtral » est beaucoup plus près de notre culture que des séries américaines qui ne décrivent pas notre réalité, qui ne proviennent pas de créateurs d’ici.Ce ne devrait pas être le rôle de Radio-Québec de présenter des séries américaines.Ceux qui, ne connaissant pas l’anglais, ne peuvent les apprécier dans leurs venons originales, en voient suffisamment aux autres chaînes.— GILLES COUGHLAN Ottawa, le 1er décembre.Négligence FIN octobre, sept heures, sortie métro Crémazie.Une dame fait une mauvaise chute.Des gens l’aident à se relever.Elle a mal, ça se voit.Je jette un coup d’oeil et aperçois de grands trous dans l’asphalte à cet endroit si achalandé.Cela aurait pu arriver à vous comme à moi.Des milliers de personnes y circulent régulièrement, matin et soir.Comment peut-on négliger à ce point l’entretien minimal de la chaussée ?Nous courons le risque de blessures graves, de handicap permanent, obligés de nous battre pour obtenir dédommagement auquel on a droit en pareil cas, et qu’on ne peut pas toujours obtenir faute de preuves.À qui revient la responsabilité de ces réparations ?Le maire de Montréal et les dirigeants de la STCUM ne voyagent sûrement ¦ Avis de l’éditeur Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l'attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.pas en métro, car il y a longtemps (jue les réparations seraient faites.Et on essaie de donner des leçons aux jeunes alors qu’on est tellement irresponsables nous-mêmes.On attend toujours un gros accident pour agir, mais, la chaise roulante, ce n’est pas un défi, c’est une catastrophe ! — SIMONNE TREMBLAY Montréal, le 14 décembre.Hypocrisie A l’extérieur une seule affiche se lira Woolco, Canadian Tire, ou Eaton.À l’intérieur, des centaines d’affiches se liront « Vente, Sale », « Chaussures, Shoes », « Vêtement pour hommes, Men’s wear», « Pièces d’auto, Auto Parts».On ose appeler cela un bon compromis.Moi j’appelle cela de l’hypocrisie.— SYLVAIN SAUVÉ Saint-Luc, le 19 décembre.Solidarité ANIMÉS par la conviction que tout doit être mis en oeuvre pour trouver une juste solution au conflit israélo-palestinien par la voie pacifique, nous, Juifs canadiens, exprimons notre solidarité avec les cinq Juifs américains dont la rencontre avec le président de l’OLP, Yasser Arafat, mérite d’être considérée comme un acte de grande portée qui ne restera pas sans influence sur la suite des événements au Proche-Orient dans la direction de la paix.— BALDWIN, Laurel; BERLIN, Simon; COHEN, Michael; CHESNIN, Robert; GWOR-KIND, Michael; FAJGENBAUM, Hersh; FISHMAN, Mordche; GOLDEN-ROSENBERG, Dorothy; KIRTZMAN, André; KING, Norma; HERSHMAN, Esther; LIBERMAN, Sabrina; LIBERMAN Alen; NEUDORFER, Asher; RYBA, Dyna; RYBA, Raphaël; ROCHLIN, Dora; SAPER Sheina; SLONE, Edward; SLONE, Laurette; SALTZMAN, Uthel; VEINROTH, Janette; VEINROTH, Michèle; TARRAB, Gilbert; ZYLBERBERG, Peretz Montréal, le 14 décembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743.rue Bourdeau, LaSalle L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Le-beau, St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS Les espoirs du peuple haïtien, un an plus tard 1) La population se méfie toujours de Prosper Avril Le général Prosper Avril, président d’Haïti JEAN-CLAUDE ICART FRANCINE TARDIF Les auteurs sont respectivement responsable du Bureau de la communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal et membre du comité de rédaction de la revue Relations.POUR le peuple haïtien, le 29 novembre marquait le premier anniversaire du massacre qui brisa ses espoirs de réaliser pacifiquement, par la voie électorale, un changement réel dans le pays.Un an plus tard, que se passe-t-il en Haïti ?La question est d’autant plus importante que le gouvernement canadien devrait bientôt reprendre la planification de son aide, suspendue depuis juin dernier, et qu’un examen des priorités s’impose.Après les tueries du 29 novembre 1987 et le simulacre d’élections du 17 janvier 1988, l’armée désigne Leslie Manigat comme président d’Haïti.Pour avoir refusé de jouer son rôle de marionnette, ce « président » sera déposé le 20 juin de la même année.Cependant, en reprenant le pouvoir, le général Namphy ne peut plus compter sur son bras droit, le général Régala, coupable à ses yeux d’avoir signé le decret de Manigat ordonnant sa mise à la retraite.Namphy s’appuie alors de plus en plus sur le secteur macoute dont Franck Romain est, à l’époque, l’un des principaux représentants.Aussi, quand l’armée assiste au massacre de l’église Saint-Jean-Bosco, quand elle voit les hommes de Franck Romain s’en vanter à la télévision nationale, elle ne reçoit pas seulement une magistrale giffle.Klle comprend que ses acquis du 7 février 1986 sont menacés : le pouvoir lui échappe et semble redevenir un privilège macoute.Klle réagit vite et fort.Ce sera, le 17 septembre 1988, l’arrivée au pouvoir de Prosper Avril.Soulagée d’apprendre le départ du général Namphy, la population haïtienne reste cependant perplexe devant la montée du général Avril à la tête du pays.C’est que Prosper Avril fréquente le Palais national depuis fort longtemps.Au fil des années, cet ex-con-seiller financier de Jean-Claude Duvalier s’est acquis une solide réputa- tion d’éminence grise.A sa profonde connaissance des divers rouages du pouvoir en Haïti s’ajoutent des contacts privilégiés avec certains gouvernements amis, comme en témoigne son voyage éclair à Washington, une semaine avant le coup d’État du 17 septembre.La relative facilité avec laquelle il a pu « écarter » des hommes aussi puissants que les Jean-Claude Paul, Alix Cineas, Claude Raymond ou Clovis Désinor, indique également l’importance des appuis dont il jouit.Cependant, malgré tous ces appuis auxquels s’ajoute celui de certains secteurs du mouvement démocratique, l’ensemble de la population se méfie de Prosper Avril, toujours associé au duvaliérisme.À ce sujet, il sera intéressant de voir quelles suites Prosper Avril donnera au procès intenté par l'État haïtien à son ex-« patron », Jean-Claude Duvalier.Ce qui a pu, au moins un temps, porter espoir, c’est plutôt ce groupe de sous-officiers qui, parallèlement à l’arrivée au pouvoir de Prosper Avril, s’impose sur la scène publique en publiant une liste de 19 revendications dont la plupart avaient déjà été formulées par les forces démocratiques.Durant environ trois semaines, ces sous-officiers entreprennent un mouvement de « déchoukage » au sein de l’armée.Un certain nombre d’officiers corrompus ou très liés au secteur macoute sont écartés.Prosper Avril en profite pour éliminer quelques-uns de ses potentiels rivaux militaires.Mais, le 20 octobre dernier, les principaux porte-parole de ces sous-officiers sont emprisonnés sous prétexte d’avoir trempé dans un complot tramé par le secteur macoute.Le mouvement des « petits-soldats » est ainsi décapité.À l’heure actuelle, le gouvernement Avril semble s'attacher principalement à quatre dossiers : Maîtriser le secteur macoute Les macoutes représentent encore une menace réelle pour le pouvoir militaire.Très nombreux dans l’administration publique et dans le secteur des affaires, ils occupent toujours des places importantes au sein du système judiciaire et de la représentation extérieure.Cependant, la stratégie actuelle ne vise pas tant à éliminer les macoutes qu’à leur assigner de nouvelles fonc-tions.Si certains d'entre eux ont perdu leur poste, ils n’en ont pas moins conservé leurs biens.Knfin, un nombre important de macoutes déchoukés se sont regroupés en République Dominicaine d’où ils continuent à peser sur la vie poli tique haïtienne.Contrôler l’armée Pour Prosper Avril, il est primordial de prévenir de nouveaux « dé bordements » de la part de sous-officiers.Pour y arriver, le régime pourrait choisir de satisfaire les revendications les plus corporatistes des soldats.Ou alors, il pourrait recourir à d'autres moyens : promotions, transferts d’effectifs, mutations, recrutement d'hommes plus sûrs, etc.Contenir Is société civile Les violentes manifestations qui ont secoué certains organismes d’État comme la Minoterie ou l’Électricité d’Haïti, lors du départ du général Namphy, montrent bien l’ampleur du mécontentement populaire.Mais le régime Avril ne peut permettre à la société civile de procéder elle-même au « déchoukage » qui s’impose.Pour réduire les tensions, Prosper Avril a déjà promis un nou veau calendrier électoral dans les meilleurs délais.En juin 1986, cette approche s’était révélée rentable pour les autorités.On avait ainsi désamorcé les fortes vagues de mécontentement popu laire qui secouaient alors le pays.Cependant, novembre 1987 a montré qu’il ne peut y avoir d’élections démocratiques en Haïti sans garanties assurant le fonctionnement d’une véritable société civile : liberté d’as sociation, de presse, de syndicalisation, indépendance du système judiciaire .etc.Cette dure leçon des tueries de l’an dernier, la population s’en souvient.Assurer la reprise de l'aide Kl, finalement, le gouvernement en place doit convaincre les pays donateurs de reprendre leurs programmes d’aide à Haïti.Depuis la fin de 1987, cette aide a sensiblement diminué, ce qui a beaucoup réduit la marge de manoeuvre du gouvernement haïtien.Il apparaît maintenant probable que, sous le régime Bush, les États-Unis vont reprendre leurs programmes d’aide.Le Canada, quant à lui, peut innover en mettant l’aide au service de la société civile en Haïti.Ceci est d’autant plus important que l’église d’Haïti, qui portait jusqu’ici une bonne partie des revendications populaires, est actuellement en crise après la tentative de quelques membres de la haute hiérarchie d’exiler une des figures de proue de l'église populaire, le père Jean-Bertrand Aristide.Comme toujours, la population haïtienne compte d’abord sur ses propres forces.En dépit de la répression, ces forces sont réelles et bien décidées à aller de l’avant.Le symbole le plus éloquent en est cette communauté d’environ 2,000 personnes qui, selon un témoignage récent, continue à se réunir chaque dimanche pour une assemblée de prières dans les ruines de l’église Saint-Jean-Bosco.Le peuple haïtien a néanmoins besoin d'appuis extérieurs; ceux venant du Canada sont particulièrement importants.DEMAIN : Le Canada doit revoir ses priorités d'aide.La recherche sur le suicide : tout reste à faire PATRICK VINAY Président du Fonds de recherche en santé du Québec PKNSKR au suicide, qu’est-ce que cela veut dire ?N’est-ce qu’une idée qui s’insinue dans la tête ?Est-ce l’équivalent de penser à tuer une autre personne ?Dix pour cent d’entre nous ont-ils vraiment pensé et choisi des moyens de se suicider, ou n’ont-ils que pensé à la possibilité d’un suicide, parmi d’autres débouchés à situation difficile ?Est-ce vraiment, pour tant des nôtres, une solution définitive, désirable, parce que leur condition apparaît totalement sans issues ?Les données, offertes en conférence de presse par le Groupe Santé Québec, annoncent qu’une personne sur 10, au Québec, a déjà pensé au suicide.Ces données sont livrées tout d’un bloc, en vrac, sans référence et sans comparaison avec d’autres sociétés, sans évaluation de notre propre culture (qui parle peut-être du suicide plus qu’elle ne l’applique).Comment cette incidence de « penser au suicide » a-t-elle été calculée ?Et qu’implique-t-elle vraiment ?Comme se compare-t-elle aux chiffres connus, largement relevés au Québec et au Canada ?Devons-nous vraiment faire ce terrible constat d’échec personnel, familial et social ?Le suicide, souvent commis en absence de toute lucidité, est un choix certes, mais désespéré devant une douleur morale ou psychique insupportable.C’est un choix de libération d’une tension insoutenable, que nous pouvons peut-être aider à atténuer en libérant l’individu par d’autres moyens ou, mieux encore, en empêchant ces tensions de se développer.La focalisation sur le suicide est une remise en question fondamentale de notre société, c’est revivre « l’étranger » de Camus, étranger dans sa société, étranger à ce qui se passe autour de lui, étranger parmi ceux qu’il côtoie, et qui devraient lui fournir ce support émotif que nous nous devons les uns aux autres.Replacer le suicide en perspective dans notre société, mettre en branle la recherche sur les facteurs personnels, sociétaux, environnementaux qui influencent ce choix, devient une des multiples préoccupations de santé qui nous habitent collectivement.La prévention ne sera possible que lorsque les conditions de risque qui déterminent ce choix seront mises en évidence.C’est une lutte concertée contre la violence surrépressive faite à l’individu et au groupe social, parfois par nos structures sociales elles-mêmes, et qui le mettent devant un constat de mésadaptation globale, devant le mépris par la société elle-même de nos valeurs les plus chères et les plus fondamentales.La recherche demeure à un niveau de balbutiement en santé mentale et cela à tous les niveaux.Un exemple caractéristique est bien celui de la recherche sur le suicide chez les jeunes.Non seulement les résultats y sont-ils contradictoi- res, mais l’étude des facteurs qui nous permettent de mieux comprendre le suicide, comme le niveau économique, le sexe, le contexte des relations parentales et amoureuses, la réussite scolaire et l’isolement des suicidaires, ne peuvent être, pris un à un, considérés comme la cause du suicide.11 nous faut plutôt parler de facteurs de renforcement.Toute une recherche reste donc à faire : le champ est vaste, immense.Cette recherche doit être globale à plusieurs égards, globale en regard de la personne.Elle doit impliquer les aspects cognitif, affectif et les relations avec autrui, la nature.Elle est globale aussi et la complexité inhérente à une telle démarche nécessite la collaboration des sciences fondamentales et humaines.Elle doit impliquer tout aussi bien les perspectives génétiques, les facteurs familiaux positifs qui renforcent une attitude motivante face aux problèmes et aux difficultés de la vie, que l'analyse des facteurs sociaux, comme le rôle des institu- tions, des lois, des mécanismes d’aide sociale.Cette recherche doit s’adresser aux facteurs négatifs el positifs présents au travail, dans les loisirs, dans les relations avec au trui.Elle doit s’interroger sur la présence, le rôle et l’efficacité des mécanismes de défense qui protègent habituellement ce désir passionné de vivre dont nous héritons à la naissance.Malheureusement, nous ne disposons pas actuellement de moyens financiers, ni humains, nécessaires pour réaliser cette recherche plu ridisciplinaire et pluriméthodok gique qui exige nécessairement lé regroupement de chercheurs provenant de diverses disciplines.Sans elle, pourtant nous poserons des gestes certes, mais sans en connaî tre véritablement la portée, espé rant seulement qu’ils soulageront.S’il vaut mieux prévenir que guérir, encore faut-il savoir comment efficacement prévenir et c’est là le rôle essentiel de la recherche en santé : développer le savoir et le faire par une action éclairée, rationnelle et efficace.Pouvons-nous surseoir à cet effort si les chiffres avancés par le Groupe Santé-Québec sont vrais ?Ce défi est lancé aux chercheurs en santé de toute discipline, et à tous ceux qui veulent contribuer à cet effort Le défi est lancé à chacun d’entre nous, car participer à la solution passe par un accueil de l'autre, une écoute de ses souffran ces el, plus fondamentalement en core, par la réduction de nos pré jugés, source de l’isolement de l’autre.Rendez-nous nos bons vieux barils ! CLAUDE SCHNÉEGANS L auteur est un ancien professeur de mathématiques au niveau collégial, un ancien professeur d'informatique au niveau universitaire, et actuellement élève en difficulté d'apprentissage au primaire 6e année.MONSIEUR le ministre, en bon père soucieux de l’éducation de mon fils, il m’arrive souvent de superviser les travaux que ce dernier a à effectuer le soir à la maison.Depuis le début de sa scolarité, j’ai constaté que certaines notions d’arithmétique étaient souvent présentées de façon, disons curieuse, quelquefois maladroite.Conscient des efforts déployés par de nombreux spécialistes de votre ministère pour « mettre au point les programmes », je mettais sur le compte de mon manque d’ouverture d’esprit ma difficulté à percevoir les améliorations évidentes apportées aux méthodes d’enseignement.J'étais déjà prêt à admettre une certaine sénilité précoce de ma part, et me préparais même, seul et silencieux, à me retirer dans une sorte de retraite intellectuelle anticipée.Mais depuis le début de cette année scolaire, l’outrage dépasse les bornes, le scandale est à son comble; il ne m’est plus possible de rester insensible aux signes évidents de détresse que manifeste mon fils aux prises avec les problèmes de « mathématiques » qui lui sont infligés dans son livre Passeport Mathématique de 6e année.Je pourrais vous dire combien je trouve ceux-ci vicieux, pernicieux, fallacieux, oiseux et niaiseux, mais je préfère vous en laisser juge : « Bis chaque question attentivement.Ne suppose pas n’importe quoi ! Écris Possible si le problème peut se résoudre et explique comment y répondre.Écris Impossible si le problème ne peut se résoudre.» — Un baril vide a une masse de 16 Lettre ouverte à Claude Ryan, ministre des mathématiques kg.Que peux-tu mettre dans le baril pour obtenir une masse de 15 kg ?En lisant cette question, ma réaction a évidemment été de dire : « Bon, en voilà une à laquelle on peut répondre Impossible.» Eh bien, non ! J’avais tort, figurez-vous que la réponse était simplement « En y mettant de l’hélium ».C’est alors que, même si depuis quelques années, il ne s’agit plus là d’un phénomène très spectaculaire, mes cheveux se sont hérissés sur ma tête : Alors là, bravo ! Ils m’ont eu ! Il fallait y penser.Franchement, monsieur le ministre, que veut-on faire de mon fils ?Un Archimède?, un Einstein?Existe-t-il une catégorie Pee Wee au prix Nobel ?Comment ose-t-on demander à un enfant de 11 ans de deviner, car bien entendu le phénomène ne lui a jamais été expliqué en classe, que l’hélium pèse moins lourd que l’air ?Comment peut-il seulement concevoir à son âge que l’air « pèse quelque chose » ?En plus, on a le culot de lui recommander de ne pas supposer n’importe quoi ! Et de toutes façons, qu’est-ce que cela a à voir avec les mathématiques ?Profondément vexé d'avoir été pris au piège malgré mes diplômes prestigieux et acquis au prix d’un dur labeur, et piqué au vif par l’insolence de la réponse, je rassemblai mes lointaines connaissances de physique (car c’est bien de physique et non de mathématiques qu’il s’agit) et j’entrepris de vérifier la pertinence de la réponse.Après tout, « ils voulaient jouer à l’imbécile ?À ce jeux-là, on allait être deux ! » Or donc, sachant que le litre d’air, dans des conditions normales de température et de pression (supposition sans doute téméraire de ma part), pèse 1.293 g et le litre d'hélium 0.2327 g, il aurait fallu remplacer exactement 943 litres d’air par de l’hélium pour abaisser la masse totale du baril de 1 kg.Ceci nous donnerait alors un baril de près de 1 m cube, soit une circonférence de 1 m par une hauteur d’environ 1.3 m.Tout un baril ça ! Et en quel matériau ultra léger est-il construit ce miracle de la technologie moderne ?Car, en effet, si on retranche les quelque 1.3 kg d’air qu'il contient, il ne pèse que 14.7 kg ce baril ! Si, comme moi pris d’un doute légitime, vous vérifiez auprès de Larousse et Robert qu’un « baril » n'est rien d’autre qu'un « petit tonneau », ce super-baril de 1 m cube nous met le tonneau à un volume assez impressionnant, non ?Et que dire alors de la barrique, de la tonne et autres futailles ?Considérations futiles, s’il en fût, me direz-vous; certes, monsieur le ministre, mais lorsque de prétendus éducateurs veulent jouer au plus fin, ils doivent être irréprochables.Tendre un piège à un enfant dans le but de l’amener à réfléchir et stimuler son bon sens peut être bénéfique; mais encore faut-il que la réponse à la question piège en ait.du bon sens et, dans notre cas, et bien d’autres trouvés dans ce manuel, le bon sens ne pèse pas plus lourd que l’hélium dont il y est question.Ah ! monsieur le ministre, de grâce, rendez-nous les bons vieux barils de notre enfance, remplissez-les de farine,/de beans, de mélasse comme dans le bon vieux temps, faites-nous calculer leur volume, leur poids, leur prix, ajoutez-y la taxe.faites-les même fuir, si vous voulez, comme les honnêtes barils d’antan mais, s’il vous plaît, n'allez pas y mettre de l'hélium ! Mais il ne s’agit pas là d’un cas isolé; le manuel au complet est truffé de questions pièges, de problèmes impossibles, de méthodes à tâtons dont l’unique but est supposé-ment de « faire réfléchir l’enfant ».Par exemple, ce problème d’oranges et de pommes : Saviez-vous, monsieur le ministre, qu’un sac qui contient 2 pommes et 2 oranges coûte $ 1.15, alors qu’un autre de 2 pommes et 3 oranges n’en coûte que $ 1.05 ?Muni de cette information précieuse, on vous demande d’en déduire le prix de trois autres sacs qui contiennent un certain nombre de pommes et d’oranges.Classique problème de deux équations à deux inconnues, me direz-vous.En effet.L’ennui, c’est que vous en déduisez que l’orange coûte $0.10 tandis que vous avez deux pommes pour $ 1.35.Eh oui.Un vous paie $ 0.10 pour acheter une orange ! Qu’en concluez-vous ?1 ) Les pommes sont hors de prix cette année.2) Il y a une erreur dans la question.Toute personne équilibrée et en pleine possession de ses facultés opterait pour la deuxième solution.Vous aussi certainement, monsieur le ministre ?Eh bien, non ! Vous avez perdu, comme moi encore bien entendu La réponse préconisée par le livre du maître est que, de nos jours, il y a des choses dont le prix di minue avec la quantité ! Le prix unitaire, peut-être, mais le prix global ?Voyons donc ! Qu’allez-vous faire de mon fils, monsieur le ministre, avec de tels tord-méninges ?Un fonctionnaire, un pomiculteur peut-être ?Certainement pas un directeur du marketing chez Provigo ! Le livre s’appelle Passeport Mathématique.Dans quel pays allez-vous l’emmener avec ce passeport ?Dans un pays où tout est toujours piège, traquenard, coup bas, coup monté, coup de Jarnac et autres Trafalgar et où la loi de Murphy est la seule en vigueur ?Dans un pays où, comme le disait le philosophe, « Mère Nature est une salope »?Ou peut-être dans un pays où on paie des impôts négatifs ?Je pourrais également vous parler de la « vache qui pèse 300 kg sur 3 pattes, combien pèse-t-elle sur 4 pattes ?», mais je vous épargnerai cet autre coup vache et boiteux.Restons-en donc là mais, s’il-vous-plait, monsieur le ministre, revenons à des concepts de base : Rendez-nous nos bons vieux barils ! I 14 ¦ Le Devoir, jeudi 29 décembre 1988 LE CTC DEVANT LE SÉNAT Réquisitoire contre le libre-échange OTTAWA (PC) — Des programmes d’ajustement massifs seront nécessaires pour protéger les travailleurs canadiens qui perdront leur emploi à cause de l’accord de libre-échange avec les États-Unis, estime Dick Martin, vice-président exécutif du Congrès du travail du Canada (CTC).De plus, selon M.Martin, le gou vernement aurait dû inclure dans le texte de l’accord une « charte sociale », pour prévenir l’érosion des conditions de travail au Canada due à la compétitivité accrue.M.Martin, qui s’adressait au Comité sénatorial des affaires extérieures, hier, a brossé un sombre tableau de ce que sera le Canada sous un régime de libre-échange.Il a en outre indiqué que les compagnies canadiennes devront choisir entre deux maux : couper dans les bénéfices des travailleurs ou envisager des pertes de marchés.De son côté, la présidente du Conseil économique du Canada (CÉC), Judith Maxwell, a averti les sénateurs, qui étudient le projet de loi avant son adoption probable, à la fin de la semaine, de ne pas exagérer les aspects négatifs du libre-échange.Selon elle, l'impact net de l'accord sera positif en termes d’emplois et les programmes d’ajustement devraient se concentrer sur les travailleurs, non pas sur les entreprises.Elle a de plus précisé que ces programmes devraient s’adresser aux travailleurs désavantagés, ceux qui sont plus âgés, qui ont moins d’instruction ou d’expérience et qui vivent en régions éloignées.Les propos de Mme Maxwell n’ont pas impressionné outre mesure le président du Comité, le sénateur libéral John Stewart, qui a estimé que les recherches du CEC n’étaient pas très utiles.Il a fait remarquer que toute personne douée de gros bon sens estimerait que ce sont effectivement les travailleurs désavantagés qui doivent recevoir l’aide du gouvernement.Le vice-président du CTC, Dick Martin, a aussi fait remarquer au Comité sénatorial que son organisation, le plus grand regroupement de syndicats au Canada, n’avait même pas été invitée par le premier ministre Mulroney pour siéger au Comité des ajustements.Selon M.Martin, ce comité devrait s’attaquer immédiatement au chô- mage potentiel dû au libre-échange, plutôt que d’attendre les mises à pied dans les entreprises.M.Martin a cependant promis la participation du CTC au comité s'il obtenait l'assurance du sérieux de l’entreprise d’ajustement et si le Comité n’était pas limité par des questions de déficit gouvernemental.Le Comité des ajustements, présidé par Jean de Grandpré, doit étudier les mesures à prendre, s’il y a lieu, pour venir en aide aux travailleurs lésés par l’accord de libre-échange.Jusqu’à maintenant, peu de choses ont été faites et on ne prévoit pas de rapports du Comité avant le printemps prochain.M.de Grandpré et le ministre du Commerce extérieur, John Crosbie, doivent défiler, demain, devant le Comité sénatorial des Affaires extérieures, à majorité libérale.Même si le Sénat avait reporté l’adoption du projet de loi sur le libre-échange jusqu’après les dernières élections, on ne prévoit pas cette fois-ci de pépins graves qui pourraient empêcher la mise en application de l’accord, le premier janvier prochain.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Le Canada tion.» Ces gens-là, a-t-elle souligné, sont « aidés et encouragés par des agents sans scrupules et des racketteurs qui, pour de l’argent, leur promettent que le Canada ne les renverra pas chez eux même si on découvre qu’il ne sont pas de vrais réfugiés.» La nouvelle commission « indépendante » qui sera mise en place pour s’acquitter des 85,000 cas en attente sera composée d’une cinquantaine d’agents et du même nombre d’arbitres, a indiqué hier le porte-parole du ministère, M.Gerry Maffre.« En fait, il ne s’agit pas d’un nouvel organisme mais d’effectifs supplémentaires à la commission de l’immigration et du statut de réfugié (CIRS) qui entrera en fonction dimanche», a-t-il précisé.De fait, les effectifs qui traiteront l’arriéré de 85,000 demandes seront recrutés en partie parmi les fonctionnaires du ministère, et à l’extérieur comme ce fut le cas pour la CTSR.Ces agents appliqueront les mêmes critères que ceux normalement retenus pour évaluer une demande de refuge, et ne tiendront pas compte du nombre d’années passées au pays, de l’intégration à la culture ou de l’apprentissage de la langue, a précisé le porte-parole du ministère.Des 87,500 demandes de refuge en attente, environ 53 % proviennent de personnes au pays depuis moins de 12 mois et 40 % de réfugiés arrivés dans les six derniers mois, selon le ministère.« Nous allons donner une priorité aux plus vieux dossiers et si leurs demandes sont rejetées ils pourront demander, comme cela se fait présentement, que le Canada réévalue leurs demandes pour des motifs humanitaires», a souligné M.Maffre.Ces effectifs supplémentaires ne pouvant entrer tout de suite en fonction, les agents de la CISR commenceront à traiter les dossiers en attente qui encombrent depuis plusieurs année les services d’immigration, a-t-il précisé.En 1984, l’arriéré de réfugiés en attente s’élevait à 6,500, dont la plupart devaient patienter deux ans avant de voir leur cas entendu par le ministère.En 1986, la liste d’attente avait atteint 21,500 et les délais pour obtenir une audition pouvaient aller jusqu'à cinq ans.Aujourd’hui, l’attente des 85,000 réfugiés sur la liste pourrait s’élever à sept ans si des effectifs supplémentaires n’étaient pas mis en place.+ La décision à la personne qui a revendiqué le refuge avant le premier janvier un nouveau critère pour évaluer le bien fondé de sa demande, basée sur la nouvelle loi ».Cette analyse est partagée par M.Gérald McKensie, président de la Ligue des droits et libertés, qui expli que qu’« il n’y a pas de pays civilisés où les droits sont appliqués rétroactivement ».Me Diane Bélanger considère également que la solution retenue par la ministre est irréaliste et coûteuse : « le gouvernement est victime de sa propre léthargie, il devait réviser le système de réfugiés depuis 1985, dit-elle.Cette léthargie a suscité un afflux de demandeurs et l’implantation d’un système frauduleux dans cer-tains pays».Me Bélanger estime qu’il était nécessaire de « faire un ménage », mais elle aurait préféré une révision administrative, laissant plus de souplesse et d’humanité dans le processus de décision.« Comment peut-on expliquer que la révision administrative était justifiable en 1986, alors qu’elle se voulait une réponse à l’accumulation de 25,000 dossiers, et ne l’est plus en 1988 ?» « II faudrait plutôt examiner le dossier des demandeurs en fonction de l’intégration de la personne, ajoute-t-elle, et les dossiers qui posent des problèmes de sécurité pourraient alors être mis de côté pour une analyse en profondeur.Il faudrait considérer les dossiers comme si nous étions en face d’un résident de fait».Me Bélanger ajoute que le coût de $ 100 millions avancé par la ministre ne tient pas compte de toutes les autres sommes déjà dépensées : les employeurs qui ont engagé plusieurs demandeurs de réfugiés, les propriétaires qui ont reçu des loyers, le gouvernement qui a payé de l’aide sociale, les amis qui ont aidé les demandeurs.Pour sa part, Mme Rivka Augen-feld, présidente de la Table de concertation de réfugiés de Montréal, déplore que le ministère mette autant « l’emphase sur la capacité du Canada à renvoyer les gens ».Mme Augenfeld s’inquiète aussi des critères qui seront retenus dans la décision de déporter les demandeurs.Cette dernière juge inacceptable de commencer à analyser cas par cas chaque dossier après avoir perdu tout ce temps.Cette dernière ne voit pas comment ce nouveau processus de révision pourra se faire en l’espace de seulement deux ans.Elle s’inquiète également de ce qu’on ne connaisse rien des critères qui guideront les « juges » dans cette nouvelle structure annoncée hier par la ministre.Me Pierre Duquette, responsable du dossier de l’immigration au Barreau canadien, déplore lui aussi qu’on ne tienne pas compte des motifs humanitaires.« Quand les gens sont ici depuis des années, ça compte, dit-il.Le seul aspect positif que je vois dans l’annonce d’hier, c’est qu’on va d’abord regarder si la personne avait raison de demander un statut de réfugié.C’est un beau principe, mais une fois qu’on a dit cela, on ne tient absolument pas compte de la vie de ces gens-là ici, de leur début d’intégration dans notre société ».L’ampleur de la tâche inquiète également le président de la Ligue des droits et libertés.« Un arbitre peut entendre deux causes par jour au plus.Combien cela prendra-t-il d’arbitres, qui seront-ils ?Cela me semble impossible de régler 85,000 cas en deux ans sans bâcler les dossiers et bafouer des droits».Hier soir, le même sentiment d’inquiétude régnait à une réunion d’urgence convoqué par le Service d’aide aux étrangers, où s’entassaient une soixantaine de réfugiés latino-américains inquiets.« Où serons-nous déportés ?Pourront nous choisir le pays ou nous renverra-t-on dans notre pays d’origine ?», demandaient hier à l’avocat Me Jean François Goyette, les réfugiés chiliens, nicaraguayens, sal-vadoriens et guatémaltèques réunis au centre.Dans le cas d’un renvoi, M Goyette leur a laissé peu d’espoir quant aux pays qui voudraient accepter leur demande de refuge.« Le Canada était l’un des derniers pays à accueillir autant de réfugiés », a-t-il dit.Le porte-parole du Service d’aide aux étrangers, M.Juan Iturriaga, estime à environ 6,000 les réfugiés latino-américains vivant à Montréal dont la demande figure sur la liste d’attente.« Ces personnes sont très inquiètes, elles ne peuvent compter que sur le coeur des Canadiens car elles n ont ni droit de vote.C’est la seule bataille qui reste à faire », a dit le pasteur Ittunaga.Des manifestations ou des« vigiles » pourraient être organisés au cours des prochains jours de concert avec d'autres communautés, a-t-il indiqué 4 Une bombe indiqué Oakley une fois par un groupe pro-iranien intitulé Les gardiens de la révolution islamique, les deux autres par des interlocuteurs qu’elle a refusé de spécifier.Mais selon le New York Times, les services de renseignements américains estiment que Les gardiens de la révolution islamique ne sont probablement pas impliqués dans la tragédie du vol 103, parce qu’ils ne sont vraisemblablement pas familiarisés avec les techniques les plus sophistiquées en matière d’explosifs.Selon les responsables cités par le journal, seuls deux groupes extrémistes ont utilisé dans le passé le type d’explosifs qui pourrait être à l’origine de la catastrophe : L’organisation du 15 mai, groupe palestinien responsable d’un attentat à la bombe contre un vol de la Pan Am entre Tokyo et Honolulu en 1982, et le Front populaire de libération de la Palestine - commandement général (FPLP-CG) basé à Damas.À Tel Aviv un responsable israélien a indiqué que son pays soupçon- nait le FPLP-CG ou le Fatah-conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, deux organisations farouchement opposées au chef de l’OLP Yasser Arafat.Un membre haut placé du FPLP-CG, Kassem el-Kamouni, a été arrêté le mois dernier à Francfort, a précisé le responsable avant d’ajouter : « Il était porteur d’un passeport de service syrien et d’un détonateur permettant de déclencher des bombes à haute altitude.D’autres personnes avec lui ont peut-être fui et commis l’attentat contre l’avion de la Pan Am ».Les corps de cinq passagers du Boeing 747 ont été rapatriés hier à New York.À la suite de l’atterrissage forcé d’un Boeing 727 de Eastern Airlines, lundi dernier, tous les appareils Boeing 727 pourraient bien subir une inspection de sécurité, selon Transports Canada.L’Administration fédérale de l’aviation (FAA) des États-Unis enquête présentement sur l’incident de lundi dernier, qui a forcé l’atterrissage en catastrophe, à Charleston, en Virginie occidentale, d’un Boeing 727 de la Eastern Airlines.Un trou de 35 cm dans le fuselage avait causé la dépressurisation de la cabine.Et l’agence américaine pourrait émettre une directive de sécurité à tous les propriétaires de Boeing 727, a indiqué Mme Long.« Lorsqu’une directive valable est émise par la FAA, ils avisent Transports Canada, et Boeing suit en émettant une note de service », assure David Jimenez, porte-parole de Boeing à Seattle, États-Unis.Au Canada, les Boeing 727 sont utilisés par Air Canada, First Air, Bradley Air Service et Kelowna Flight.Air Canada en possède 33.Selon Denis Chagnon, directeur des relations publiques chez Air Canada, les directives de la FAA n’ont rien d’exceptionnel et plusieurs ont déjà été émises pour les Boeing 727.Enfin, un Boeing 747 de la Pan Am qui avait quitté New York hier matin à destination de Londres, a été contraint de faire demi-tour après qu’un de ses quatre réacteurs eut calé, a annoncé la compagnie aérienne.Mme Pamela Hanlon, porte-parole de la Pan Am, a précisé que le vol 100 était revenu à Kennedy International Airport vers 10h30 locales, 90 minutes après son décollage.Les 231 passagers, a-t-elle ajouté, ont été placés sur d’autres vols.Elle a affirmé ignorer la raison de la défaillance technique du réacteur.4 La guerre concernés redouter que le conflit n’empoisonne l’ensemble des relations commerciales entre Américains et Européens, représentant chaque année près de mille milliards de FF.Le conflit qui se prépare couve depuis longtemps: la Communauté économique européenne avait annoncé, voilà un an, que la production et les importations de viande aux hormones seraient bannies à partir du 1er janvier 1989.L’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil et l’Argentine ont obtempéré.Mais les Etats-Unis, qui exportent chaque année pour environ $ 100 millions de viande aux hormones vers la CEE, avaient alors annoncé qu’ils prendraient des mesures de représailles.Mardi, l’Administration Reagan a précisé lesquelles: les droits de douane sur une série de produits alimentaires importés d’Europe seront augmentés de 100% soit une recette supplémentaire de.$ 100 millions pour les États-Unis.A moins que la CEE renonce à sa décision d'interdire les importations de viande aux hormones.Conscients de l'importance de l'enjeu, des responsables américains ont souligné qu'il n’était pas impossible que le conflit soit résolu avant le Jour de l’An.Mais force est de reconnaître que la guerre des hormones survient à une période où les relations commerciales entre les deux côtés de l’Atlantique ne sont déjà pas reluisantes.Les uns s’inquiètent de la future force de frappe commerciale du marché unique, les autres redoutent les penchants protectionnistes de leurs partenaires, et tous restent sur leurs positions, qui sont diamétralement opposées, en ce qui concerne la libéralisation des marchés agricoles.« Les décisions américaines sont totalement injustifiées et contraires aux règlements internationaux fixés GILLES LUSSIER Le curé de N.-D.-des-Neiges devient l’évêque auxiliaire de Saint-Jérôme Marie Laurier LE PAPE Jean-Paul II vient de nommer M.Gilles Lussier, curé de la paroisse Notre-Dame-des-Nei-ges de Montréal évêque auxiliaire à Saint-Jérôme.Il secondera l’évêque titulaire Mgr Charles Valois dans ce diocèse des Laurentides qui comprend 275,000 baptisés.Ce poste d’auxiliaire à Saint-Jérôme était vacant depuis le départ de Mgr Raymond Saint-Gelais pour Nicolet où il est l’évêque coadjuteur de Mgr Albertus Martin et, de ce fait, assuré de lui succéder.« En accédant à cette fonction, j’élargis mon champ d’action pastorale, a souligné hier au DEVOIR le curé Lussier, âgé de 48 ans.Je ne peux que m’incliner devant la volonté de Dieu et des autorités ecclésiastiques pour servir au mieux un nouveau territoire.» Il était exactement midi moins cinq le 20 décembre, se rappelle le curé Lussier, quand il a reçu le téléphone du pro nonce apostolique, Mgr Angelo Palmas, lui demandant s’il acceptait de devenir évêque auxiliaire de Saint-Jérôme.« J’étais en train de servir la soupe à mes collègues, comme nous le faisons à tour de rôle.J’ai prononcé le « Fiat » réglementaire tout en conservant dans mon coeur ce lourd secret.» Ce n’est qu’hier soir que le nouvel évêque devait apprendre la nouvelle à sa mère, toujours en pleine confidentialité.Pour Mgr Charles Valois, l’ar- rivée d’un collaborateur au début de 1989 sera très bienvenue.« Mon nouvel auxiliaire apportera une collaboration complementaire à mon travail et sa compétence en pastorale va certainement enrichir l’esprit chrétien du diocèse.» Mgr Valois devrait lui confier la gestion d’une région du diocèse qui comprend 66 paroisses, 110 prêtres séculiers, 30 religieux actifs et 145 agents de pastorale, hommes, femmes et jeunes.Né à Montréal en 1940 dans la paroisse du Très-Saint-Rédempteur du quartier d’Hochelaga-Mai-sonneuve, Gilles Lussier est le fils de feu Georges-Aimé Lussier et de Aline Saillant, cette dernière demeurant maintenant dans la paroisse Saint-Fabien.Il est l’aîné de sa soeur Pierrette, de ses deux frères Marcel et Normand et a fait ses études classiques qu Collège de l’Assomption.Il entra dans la Société des Missions étrangères pour être odronné prêtre en 1964 par le cardinal Paul-Émile Léger.De 1965 à 1967, l’abbé Lussier a poursuivi des études théologiques à l’Université grégorienne de Rome pour devenir ensuite missionnaire et « jeune curé » au Honduras.De retour à Montréal de 1971 à 1977, il fut sucessivement vicaire à Sainte-Gertrude, à Notre-Dame-des-Victoires et à Saint-Ferdinand de Laval, en 1979 curé de Saint-Benoît et en 1984 curé de Notre-Dame-des-Neiges.M.Lussier devrait être ordonné évêque au début de 1989 pour prendre possession de son siège épiscopal certainement avant Pâques, le 26 mars.Gilles Lussier, nouvel évêque auxiliaire de Saint-Jérôme Les paroissiens de Notre-Dame-des-Neiges se réjouiront certainement de l’honneur qui échoit à leur curé mais ils ne seront pas sans le regretter sincèrement dans un milieu pluraliste où les communautés ethniques co-habi-tent harmonieusement, un climat que le nouvel évêque avait su établir en se faisant le principal animateur de la pastorale.« Ce sera pour moi aussi une rupture, de commenter M.Lussier, mais j’ai également une grande facilité d'adaptation, ayant été missionnaire en milieu rural.Je sais aussi que l’esprit de chrétienté est bien enraciné dans Notre-Dame-des-Neiges depuis bientôt 90 ans et je suis persuadé qu’il se perpétuera sous la houlette de mon successeur.» par le GATT (Accord général sur le commerce et les droits douaniers) », a déclaré Willy De Clercq, commissaire européen à l’Agriculture.« N’importe quel pays, et donc la Communauté, a le droit de prendre les mesures qu’il juge nécessaires pour protéger la santé de ses consommateurs », ont déclaré MM.De Clercq et Delors, président de la Commission des communautés européennes « tant que nous ne faisons pas de discrimination».C’est justement ce que contestent les Américains.Selon eux, il s’agit d’une mesure discriminatoire puisqu’il n’existe aucune preuve scientifique des effets néfastes des hormones administrées au bétail.La CEE a répliqué que les associations de consommateurs et le Parlement européen avaient réclamé cette mesure, tout en admettant que les scientifiques n’étaient pas tous d’accord sur les risques.En outre, pour défendre leur position, les Européens ont récemment noté que la production mondiale de viande était de toute façon excédentaire et qu’il n’y avait aucune raison pour l’accroître encore en donnant des hormones au bétail.Mais la preuve serait-elle faite que le boeuf aux hormones est parfaitement inoffensif, le conflit resterait le même.« Je ne vois vraiment pas pourquoi nous serions obligés d’acheter quelque chose que nous ne voulons pas manger », a déclaré Kenneth Warren, président de la Commission des échanges et de l’industrie de la chambre des Communes.D’autre part, le sénateur Patrick Leahy, président de la Commission sénatoriale de l’Agriculture, a accusé, hier, des éleveurs européens d’utiliser des hormones de croissance pour leurs bêtes, en dépit du projet de la CEE d’interdire au 1er janvier leur utilisation.« Les agriculteurs (européens), sans tenir compte des oppositions aux hormones de croissance, produisent de la viande en utilisant ces hormones », a affirmé le sénateur Leahy (démocrate-Vermont) dans une interview à la chaîne de télévision américaine CBS.Selon le parlementaire américain, « ils savent comme (les Américains) que ces hormones disparaissent avant l’abattage » des bêtes.Entre-temps, à Ottawa, un porte-parole du gouvernement a déclaré que le Canada ne profitera point du différend pour combler le vide en exportant de la viande vers le marché européen.M.Glenn Hansen, un collaborateur du ministre de l’Agriculture Don Ma-zankowski, a précisé que les autorités ne s’attendaient pas dans l’immédiat à un impact sérieux découlant de l’escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Communauté européenne.Selon lui, le Canada est d’accord avec la position américaine selon laquelle l’interdiction des exportations de viande aux hormones n’est pas fondée sur une analyse scientifique.Enfin, le Congrès américain, soutenu par les éleveurs, exhorte l’administration Reagan à bloquer toutes les importations de viande de la CEE pour porter un nouveau coup à la communauté dans le cadre de la guerre commerciale sur les produiLs agricoles.Quatorze sénateurs, soutenus par cinq grandes sociétés agro-alimentaires, ont écrit au secrétaire à l’Agriculture Richard Lyng pour l’inciter à ajouter à la nouvelle législation commerciale américaine un article permettant dinterdire toute importation de viande de la CEE.Les ventes de viande de la Communauté aux États-Unis représentent environ $450 millions par an.Les sénateurs, dans leur lettre signée entre autre par le démocrate Lloyd Bentsen, président de la commission des Finances du Sénat, re prennent l’argument des négociateurs américains.« L’interdiction des hormones est présentée comme une question sanitaire, alors quelle n'est en fait qu’une évidente barrière commerciale », disent-ils.4 Une vieille techniques utilisées pour des cas beaucoup plus difficiles à résoudre.Il a donc demandé officiellement à la Commission de protection du territoire agricole de dézoner le terrain de la mine pour pouvoir éventuellement y construire une ou deux résidences.Il a aussi demandé au ministère de l’Energie et des Ressources de colmater sécuritairement les entrées de la mine, ce qui a été fait à la fin de l’été.La bataille qui a mobilisé l’Estrie contre les importations de déchets américains devait ricocher sur son projet.Conseiller technique de plusieurs propriétaires de sites d’enfouissement de l’Estrie et d’ailleurs, on l’a accusé de vouloir « remplir la vieille mine Suffield de déchets solides et de cendres d’incinérateur », comme l’a déclaré au DEVOIR il y a quelques semaines un porte-parole du mouvement d’opposition aux importations.L’affaire méritait un suivi.Vérification faite, le dossier soumis à la Commission de protection du territoire agricole a une toute autre allure.En réalité, le projet vise à stopper l’essentiel des écoulements acides qu’on retrouve normalement en aval de ces terrains rocailleux pour y recréer une forêt en santé! « Il est impensable d’enfouir quelque type de déchets, solides ou pas, toxiques ou non, dans une mine comme la vieille mine Suffield, explique l’ingénieur Shoiry.Tout ce qu’on y enfouirait pourrait contaminer les eaux souterraines et de surface des alentours.» M.Shoiry entend recouvrir le site minier avec de la bonne terre, tout simplement.Ce « couvercle » naturel permettra non seulement aux arbres de pousser mais aussi de stopper les écoulements normalement acides associés à ce type de terrain.L’eau, l’air, le soleil et les bacté ries thiophiles, qui s’installent sur les sulfates ferreux, ne pouvant plus agir faire réagir les roches à l’air libre.La stabilité du terrain sera accrue par la présence d’une intense végétation, ce qui en diminuera l’érosion.L’ingénieur Shoiry récupérera ensuite par un jeu de fossés toutes les eaux de surface qu’il traitera même si elles seront alors beaucoup moins acides que celles qui coulent actuellement en toute liberté.Il est en train de mettre au point différentes techniques de traitement de ces eaux avec des roches et des matériaux naturels capables de >< tamponner » l’acidité.M.Shoiry a participé l’an dernier à une recherche en vue de redonner vie au parc à résidus de la mine Sullivan, dans le Nord-Ouest québécois, dont les écoulement toxiques préoccupent le ministère de l’Environnement ainsi que celui de l'Énergie et des ressources.L’expérience visait à savoir s’il était possible de stopper les réactions chimiques du « tailing » minier, qui libèrent des métaux lourds toxiques pour la vie aquatique, en les recouvrant de boues de fosses septiques et d’usines d’épuration pour permettre à la végétation de les « stabiliser » définitivement ou presque.Les parcs à résidus miniers sont essentiellement constitués de roches concassées que les mines rejetaient après en avoir extrait l’or, l’argent, le cuivre et autres métaux de valeur commerciale.Ces tas de roches en apparence inertes libèrent sous l’action de la pluie, du soleil et des bactéries différents produits toxiques comme le plomb, l’arsenic, le zinc, le cuivre, l'aluminium, etc., ainsi que des eaux extrêmement acides qui frappent durement les cours d’eau de la région.Quatre méthodes ont été testées.On a répandu des boues de fosses septiques dans des tranchées.On a effectué des épandages de boues d’usine d’épuration avec ou sans chaux.Enfin - et c’était la méthode préconisée par M.Shoiry - on a mélangé des copeaux et des résidus de bois aux boues d’épuration pour que les bactéries aient quelque chose a bouffer pour créer un compost de qualité, capable de soutenir une végétation en permanence.Le compostage en surface (boues et copeaux) s’est révélé la méthode la plus efficace.La végétation s’y est installée, plus dense que prévue alors que les endroits couverts de boues d'usine d’épuration - sans plus - n’ont pas changé d’allure après un an.Cette techniques ouvre des perspectives intéressantes à l'heure où le Québec se demande ce qu’il fera des milliers de tonnes de boues qui vont sortir des centaines d’usines d’épuration en construction.« Il faudra raffiner ces techniques, explique M.Shoiry, mais le jeu en vaut la chandelle: en plus de stopper la majeure partie des écoulements de toxiques et les eaux acides des sites miniers, ces méthodes pourraient redonner vie à des centaines de kilomètres de territoires actuellement sans vie ou presque.Et nous pourrions probablement diminuer sensiblement la menace que les eaux contaminées des parcs à résidus miniers font peser sur l’approvisionnement en eau potable de plusieurs villes du nord-ouest québécois.» 29 décembre par la PC et l'AP 1986: Espagne: une bombe explose à 500 ni de la résidence de vacances du roi Juan Carlos: l'attentai est revendiqué pari'ETA.19X4: un membre de la direction de l'OLP esl abattu par deux inconnus à Amman.1981: les Américains suspendent leur commerce et leurs exporla-lions de technologie vers l'Union soviétique, en signe de protestation contre l'instauration de la loi martiale en Pologne.1978: malgré une économie paralysée et une situation qui tourne au chaos, le chah d'Iran refuse d'abdiquer.19711: le président philippin Ferdinand Marcos arrive au terme de son mandai électif, mais reste au pouvoir et gouverne par décrets.1958: les réalisateurs de Radio-Canada déclenchent la grève.1944: décès de l'écrivain français Romain Rolland, né en 1866 1940: des bombardiers allemands infligent à Londres les plus grands dégâts subis par la capitale britannique depuis le grand incendie de 1666.19311: Ion Duca, premier ministre roumain, esl assassiné par des membres de la Garde de fer; Georges Talarescu lui succède.I9lfi: Raspoutine, un moine accusé d'avoir exercé une influence néfaste sur la famille impériale russe, esl assassiné par le prince Youssoupof.1910: la région du bas du fleuve est reliée à Québec et Montréal par le train 1903: la police arrête une quinzaine d'agents de loteries clandestines à Montréal.1845: le Texas est admis dans l'Union américaine.Ils sont nés un 29 décembre: La marquise de Pompadour (Antoinette Poisson), épouse du fermier général Charles le Normant d'E-tioles et favorite du roi Louis XV (1721-1764); le violoncelliste espagnol Pablo Casals (1876-1973); l'actrice d'origine suédoise Viveca Lindfors (1920); le premier ministre ontarien David Peterson (1943)
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