Le devoir, 16 février 1989, jeudi 16 février 1989
Vol.LXXX — No 39 ?Ensoleille Max -9 Détail page 14 Montréal, jeudi 16 février 1989 SO erts a expérience à votre service Copieurs NP et Copieurs Personnels PC Canon ^Pour renseignements, appelez Côte-Nord ùaspesie Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Langue : Bourassa prépare un autre compromis Pour faire accepter Tunilinguisnie dans les grands magasins, il envisage le bilinguisme sur les routes gpaiard Descôteaux de noire bureau de Québec LE GOUVERNEMENT Bourassa prépare un autre compromis linguistique.Pour mieux faire accepter aux anglophones un règlement qui limiterait aux seules fonctions utilitaires l’affichage bilingue dans les grands commerces, il envisage de permettre un affichage utilitaire bilingue sur les routes, dans les centres de ski et certains üeux touristiques.Une telle hypothèse est sérieusement examinée, a-t-on confirmé hier au DEVOIR au bureau du premier ministre Robert Bourassa d'où on surveille très étroitement la préparation du règlement devant définir les conditions suivant lesquelles pourra se pratiquer un affichage bilingue dans les commerces à grande surface, les franchises et les bannières.EXCLUSIF Ce règlement, qui sera l’objet d’une «pré-publication» un peu après la mi-mars, sera très limitatif.Cela va certainement provoquer des réactions dans la communauté anglophone, « ça va crier », explique-t-on tout en reconnaissant que le gouvernement aimerait alors poser un geste d’apaisement.Pour l'instant, aucune décision n'est encore prise, qu’il s’agisse du contenu du règlement pour les commerces à grande surface ou de cette hypothèse d’un affichage bilingue de nature utilitaire à l’extérieur.On en est au stade de la réflexion et de l’examen, mais un tel compromis au rait le mérite, pense-t-on, d’avoir sa propre logique qui est celle de la sécurité.Cette logique est la suivante.D’un côté, on restreint dans les grands commerces l'affichage bilingue aux seules indications qui servent à di riger les clients pour leur indiquer où se trouve, par exemple, le rayon des robes.Il n'y aurait alors aucun affichage bilingue de nature publicitaire.De l’autre côté, aussi pour ai der les gens à se diriger, on permet trait que certaines indications sur les routes el dans certains lieux publics soient bilingues.Si les conseillers du gouvernement ont songé à une telle hypothèse, c’est qu'elle avait déjà été examinée en 1987 par un comité ministériel pré sidé par Mme Lise Bacon.On avait alors recommandé d'apporter à la loi 101 des assouplissements pour per mettre, à des fins de sécurité, un affichage bilingue sur les routes, dans les centres de ski et dans certains lieux touristiques.La recommandation du comité Bacon, qui n'a jamais été communiquée publiquement dans tous ses dé Voir page 8 Bourassa Le PLQ souscrit à la régionalisation des services de santé Les CLSC au secours des urgences Des milliers d’universitaires et de citoyens ont manifesté hier devant l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran pour protester contre le controversé bouquin de Salman Rushdie.Les versets sataniques continuent à faire des vagues Un mollah offre $ 3 millions à qui tuera l’auteur Ptarre O’Neill DANS la perpective d’une réforme fondamentale du système des soins de santé, le Parti libéral du Québec, s’inspirant des recommandations de la commission d’enquête Rochon, s’engage dans la voie de la régionalisation, sur la base d'organismes chargés d'administrer leur propre enveloppe budgétaire.Cette conclusion ressort du « document de réflexion » que la commission politique du parti soumettra au conseil général qui se tiendra en fin de semaine à Québec, et dont le directeur général Pierre Anctil a di- Solidarité VARSOVIE (Reuter) — Le gouvernement polonais el les négociateurs de Solidarité sont parvenus hier à un accord unanime sur le rétablissement du syndicat paysan Solidarité rurale supprimé en 1981 lors de la proclamation de la loi martiale.Cet accord est le premier conclu dans le cadre de la table ronde sur l’avenir de la Pologne ouverte il y a dix jours entre le gouvernement et l’opposition.La commission négoçiant sur les réformes agricoles a approuvé à l’unanimité de ses .12 membres « la création de conditions organisationnelles et juridiques aux activités de syndicats de paysans incluant à la fois Solidarité e't les cercles (officiels) de paysans».Janusz Onyszkiewicz, porte-parole de Solidarité, a déclaré à la presse que cette décision entraînerait la vulgué les grandes lignes au DEVOIR.La réforme envisagée par la commission politique du PLQ s’attaque en outre à la problématique des coûts et du financement du système, suggérant une série de « méthodes » visant à rationnaliser la consommation des soins : désassurance de certains services, taxation différentielle et limitée, ouverture à un système privé complémentaire, carnet de santé, participation des usagers à la facturation (co-signature), amélioration des moyens d’identification sur la carte d’assurance-maladie et information des usagers.Cette forme de taxation à la sur-Volr page 8 : Le PLQ rurale modification d’une loi sur les syndicats datant de 1982 qui interdisait la création de syndicats agricoles.Plusieurs grèves ont éclaté hier bien que le président de Solidarité, Lech Walesa, poursuive sa tournée dans les centres industriels en invitant ses partisans à s’abstenir de tout arrêt de travail pendant six semaines, afin de donner à la table ronde des chances d’aboutir.Tandis qu’à Piotrkow Trybunalski, dans le centre du pays, les conducteurs d’autobus poursuivaient une grève entamée il y a huit jours à l’appui de revendications salariales, certains de leurs collègues de Szczecin se sont également mis en grève, rapporte l’agence PAP.Le service d’information de Solidarité a indiqué pour sa part que les arrêts de travail dans les transports Voir page 8 : Varsovie (Reuter, AFP, LE DEVOIR) - LA CRISE suscitée par la publication du roman Les versets sataniques a continué à prendre de l’ampleur hier alors que les intégristes musulmans ont accentué leurs menaces à l’endroit de l’auteur britannique Salman Rushdie et de son éditeur, la maison Viking Penguin.Le mollah iranien Hasan Saneie a offert une récompense de $ 3 millions à tout Iranien qui tuera l’auteur du live jugé « blasphématoire ».La récompense sera d’un million si le bourreau est étranger, a précisé le mollah.Les Gardiens de la révolution iranienne ont déjà annoncé qu’ils étaient prêts à tuer Rushdie.L’écrivain, d’origine indienne, serait ae- TERMEZ (Reuter) — L’armée soviétique a officiellement mis fin hier à son intervention en Afghanistan, laissant derrière elle, face à un avenir incertain, un pays ravagé par neuf années de guerre.À 11 h 55, le général Boris Gromov, commandant en chef du corps expéditionnaire, a tourné la dernière page d’une aventure qui aura coûté 15,000 hommes à l’Armée rouge, en franchissant à pied le « pont de l’amitié » sur la rivière Amoudaria, là même où tout avait commencé en décembre 1979.Il avait été précédé quelques instants plus tôt par la dernière colonne soviétique — de 400 hommes et 50 chars — à quitter l’Afghanistan conformément aux accords signés à Genève en avril 1988.Quelques heures plus tard, Moscou lançait un nouvel appel en faveur d’un cessez-le-feu immédiat dans le luellement sous la protection de Scotland Yard, avec son épouse, l’écrivain américain Marianne Wiggins.Dans une entrevue à la BBC, l’écrivain a déclaré « regretter de ne pas avoir fait un livre plus critique ».Les manifestations, qui ont déjà fait six morts au Pakistan, se sont poursuivies hier dans quelques villes iraniennes, notamment à Téhéran où plus de 2,000 personnes ont manifesté devant l’ambassade britannique, brisant des fenêtres de l’édifice.Au Pakistan, le gouvernement a annoncé qu’il convoquerait les ambassadeurs de pays islamiques pour mettre au point là contre-offensive.Il souhaite notamment interdire Viking Press dans le monde islamique jusqu’à ce que l’éditeur britannique pays et de l’arrêt de toutes les fournitures d’armes aux protagonistes du conflit, le gouvernement de Najibul-lah installé par l’URSS et les combat tants musulmans soutenus notamment par les États-Unis.Aux Nations unies à New York, Diego Cordovez, représentant spécial de l’ONU qui avait négocié les accords de Genève sur l’Afghanistan, a déclaré croire qu’un peu moins d’une dizaine de conseillers militaires soviétiques allaient encore rester dans le pays.À Kaboul, où le calme régnait après l’attaque à la roquette qui a fait cinq morts mardi, l’homme de la rue a réagi avec indifférence au départ des« chouravis ».Seule la présence en force de l’armée gouvernementale témoignait des incertitudes pour l’avenir d’un pays saigné par la mort d’un million des siens et l’exode de millions d’autres.cesse de vendre Les Versets sataniques.A New York, le siège social de Viking Penguin a été évacué hier en début d’après-midi suite à un appel à la bombe.La police a fouillé les locaux, à Manhattan, mais n’y a trouvé aucun engin explosif.C’est la deuxième fois en trois semaines que Viking Penguin doit faire évacuer ses locaux en raison d’une alerte à la bombe liée au roman de Rushdie.Devant ces menaces, l’éditeur a annulé hier la tournée que l’écrivain de 43 ans devait amorcer ce week end aux États-Unis.I.a maison d’édition française Christian Bourgeois a aussi annoncé qu’elle reportait la publication de la version française Voir page 8 : Les versets Le gouvernement afghan a publié hier un communiqué dans lequel il estime que les troupes de Moscou auraient pu rester en Afghanistan.« L’Afghanistan et l’URSS n’auraient pas outrepassé leurs droits en suspendant le retrait d’une partie des forces soviétiques », indique le gouvernement.Les autorités de Kaboul affirment par ailleurs que le soutien des États-Unis et du Pakistan aux rebelles mu sulmans s’est considérablement intensifié depuis la signature des accords de Genève en avril dernier, et qu’il y a des centaines de dépôts d’armes et de camps d’entrainement des rebelles au Pakistan.Au Pakistan voisin, l’heure n’était pas aux célébrations chez les moud-jahiddin qui, bien qu’ayant usé la formidable machine militaire soviétique, ne sont toujours pas parvenus à Voir page 8 : Le dernier Mulroney est prêt à rouvrir l’accord du lac Meech Michel Vastel : — — de notre bureau d'Ottawa LE PREMIER MINISTRE fédéral a fait savoir aux provinces vendredi dernier qu’il est prêt à rouvrir dès maintenant le dossier constitutionnel Il a même indiqué, sans trop y croire, les éléments de l’entente constitutionnelle de juin 1987 aux quels il accepterait des « améliora lions» si on lui garantit la même unanimité qu’à la réunion du lac Meech, dans la nuit du 30 avril 1987.LE DEVOIR a obtenu copie de la lettre de quatre pages que Brian Mulroney adressait à ses hoinolo gués le 1Ô octobre Les trois quarts de la lettre portent sur la question constitutionnelle.« .le considère toujours que la réouverture ou la renégociation de l’entente constitutionnelle du 3 juin fuit face à de tels obstacles et représente un tel risque qu’il appartient à ceux qui proposent des améliora lions de rebâtir un appui unanime sur leurs propositions », écrit le premier ministre.(LE DEVOIR ayant obtenu la version anglaise de la lettre, ses citations ne proviennent pas de la version officielle en français).Pour la première fois, Brian Mut roney informe les provinces qu’il « n’écarte pas la discussion du programme d’une seconde ronde de négociations constilutionnelles » Mais il précise aussi « qu’on ne peut blâmer (les premiers ministres du Nou veau Brunswick et du Manitoba) de profiter de l’opération de rapatriement du Québec pour tenter de résoudre la question des droits des autochtones, renforcer les garanties offertes aux minorités de langues of ficielles et la protection des droits et libertés affirmée dans la Charte de 1982».Alors qu’il reporte carrément à plus tard la question du Sénat, le premier ministre dit « comprendre » la volonté des premiers ministres Mc Volr page 8 : Mulroney Toujours dans l’air Le gouvernement fédéral envisage toujours de créer une agence spatiale Page 3 Dialogue en Israël Un officiel israélien discute avec un Palestinien pro-OLP Page 5 Trêve au Liban Une trêve intervient entre troupes régulières chrétiennes et miliciens des Forces libanaises.Page 5 Le Minitel ne répond plus Le CETI qui veut implanter le Minitel en Amérique subit l'assaut de ses créanciers.Page 13 Le dernier soldat soviétique à quitter l'Afghanistan, le lieutenant-co lonel Boris Gromov, a été accueilli, hier, par son fils Maxim.Varsovie reconnaît Le dernier soldat soviétique a quitté l’Afghanistan hier PM.GAGNEZ DU TEUPSU! 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succéder à M.John Turner à la tête du Parti libéral du Canada, si ce dernier abandonne son poste, n’a pas dit s’il se proposait lui-même pour assumer ce leadership.Mais il a déclaré qu’il était « crucial de procurer aux Canadiens la vision et la direction éclairée dont ils ont besoin au moment où le monde s’ouvre sur un nouveau siècle, si nous devons former le gouvernement dans quatre ans».Est-ce que Paul Martin Jr est officiellement candidat au leadership du Parti libéral ?, lui a-t-on demande.Il a répondu : « La course n’est pas ouverte et il est presque obscène de soulever la question.J’appuie John Turner dans la décision qu’il prendra, quelle qu’elle soit».Jugeant les ministres conservateurs, il a dit hésiter entre plusieurs candidats à son premier « trophée Marie-Antoinette pour le ministre tory le plus inconscient de l’année ».« C’esl actuellement une course serrée entre McDermid (Habitation) et Ilockin (Petitesentreprises), mais il ne faut pas éliminer John Crosbie et Lucien Bouchard, parce qu’ils ont beaucoup de potentialité ».Profitant du fait qu’il s’adressait à un auditoire torontois, M.Martin a fait quelques blagues sur les lenteurs à l’aéroport Lester Pearson.Racontant que son avion avait dû survoler l’aéroport pendant deux heures avant d’obtenir l’autorisation d’atterrir, ce jour-là, M.Martin a lancé : « J’étais heureux que mon père n'ait pas été victorieux au congrès de leadership de 1957, car l’aéroport aurait alors porté son nom ».C’est M.Pearson qui a été élu à ce congrès.Pendant que M.Martin portait la parole à Toronto, un gérant de la société montréalaise CSL Group, qu’il contrôle, le capitaine Dan Smith, révélait que les bateaux de la compa- gnie commençaient à battre pavillon étranger.Quelque 35 navires, a signalé le capitaine Smith, pourront ainsi passer sous un pavillon étranger.La mesure touchera environ 80 marins canadiens, qui seront remplacés par des marins philippins ou thaïs exigeant des salaires beaucoup moins élevés.CSL Group économisera ainsi des centaines de milliers de dollars.125 victimes de la thalidomide veulent une indemnité d’Ottawa LES QUELQUE 125 VICTIMES canadiennes de la thalidomide es-timent qu’elles ont droit à une compensation de la part du gouvernement fédéral.C’est ce que réclame un groupe de travail sur la thalidomide — ce médicament anti-nausées qui, administré aux femmes enceintes au début des années 1960, a causé des malformation chez les bébés — qui a été mis sur pied par les Amputés de guerre du Canada et qui a rendu public son rapport, hier.Selon le groupe de travail, le gouvernement canadien a une responsabilité d’indemniser les victimes puisque c’est lui qui a commis une erreur en permettant la commercialisation du médicament en 1961.« Aux termes de la loi, la Direction des aliments et médicaments devait se bien renseigner sur la sécurité de tout nouveau produit médicinal avant d’en autoriser l’importation », affirme le président du groupe de travail, M.Cliff Chadderton.La vente de la thalidomide fut autorisée au Canada alors que même un peu partout dans le monde on commençait à reconnaî- tre ses effets.Les Etats-Unis avaient, à cette époque, rejeté une demande de commercialisation du produit et le Canada n’avait décidé de le retirer que trois mois après son interdiction en Allemagne et en Grande-Bretagne.Le groupe de travail réclame donc que le gouvernement verse quelque $ 10 millions dans une Fondation qui serait administrée par l’Association des victimes de la thalidomide, qui regroupe les 109 victimes qui ont pu être identifiées partout au pays.Les compagnies pharmaceutiques pourraient aussi être invitées à participer à la mise sur pied de cette fondation.Des pays comme le Japon et l’Allemagne fédérale ont déjà compense les victimes de la thalidomide dans leur pays.Par ailleurs, l’opposition libérale a accordé hier son appui aux victimes de la thalidomide qui cherchent à obtenir une compensation du gouvernement fédéral.Au cours d’une conférence de presse, M.Herb Gray, leader de l’opposition libérale aux Communes, a déclaré qu’à son avis il était temps qu’Ottawa pose un geste après plus de deux décennies d’indécision et qu’il accorde une compensation monétaire aux 100 jeunes Canadiens et plus qui sont nés avec des défectuosités physiques après que leur mère eut fait usage de la thalidomide durant leur grossesse.« Je crois qu’il s’agit d’une question ne devant pas tenir compte du tout des politiques partisanes.Et je suis d’avis qu’en même temps il convient d’exprimer notre espoir de voir le gouvernement donner le plus tôt possible une réponse positive à leur demande », a dit M.Gray qui avait à ses côtés M.Randy Warren, président de l’Association des victimes de la thalidomide du Canada.« C’est notre responsabilité, à nous tous au sein de cette communauté, d’accorder notre appui aux victimes de la thalidomide dans leurs efforts d’être indépendants et de jouir d’une qualité de vie maximale », a ajouté M.Gray.M.Warren aurait voulu remettre mardi un exemplaire du rapport en trois volumes au ministre de la Santé, M.Perrin Beatty, mais celui-ci, qui a hérité de ce portefeuille lors du remaniement du 30 janvier, était en vacances.Y von Charbonneau veut se faire élire recteur de l’Université de Sherbrooke Igiih-Pierre Proulx L'EX-PRÉSIDENT de la Centrale de l’enseignement du Québec, M.Yvon Charbonneau, mène campagne en vue de se faire élire recteur de l'Université de Sherbrooke.Il a rencontré hier des journalistes montréalais pour expliquer son programme rendu public mardi, à Sherbrooke.M.Charbonneau fait la lutte au recteur sortant, M.Aidée Cabana, à M.Jacques Plamondon, recteur de l’Université du Québec à Hull, et à M.Guy Bourgault, professeur en sciences de l'éducation à l’Université de Montréal.L’expression campagne électorale» n’est pas ici une figure de style.En vertu de ses statuts, l’Université de Sherbrooke a confié le choix de son recteur à un collège électoral de 56 membres, formé des neuf doyens de facultés, de 25 professeurs, 12 étudiants et d’autres représentants de la communauté universitaire.Au début de janvier, ce collège a procédé à un premier scrutin indicatif.Chacun de ses membres disposait de six voix.M.Cabana en a recueilli 90 (27 %), M.Plamondon, 80 (24%), M.Charbonneau, 43 (13%) et M.Bourgeault, 38 (11 %).MM.Pierre Martel, actuellement président du Conseil de la langue française, et M.Pierre Deschênes, un homme d’affaires, se sont retirés de la course après avoir obtenu 22 et 15 voix.L’assemblée universitaire doit se réunir à nouveau le 28 pour choisir définitivement.L’élu devra remporter la majorité des 56 voix.Depuis le début de janvier, M.Charbonneau a donc passé le gros de son temps à Sherbrooke.Il a déjà rencontré chacun des membres du collège électoral ainsi qu’à peu près tous les corps universitaires.Il a pris contact aussi avec les représentants d’un grand nombre d’organismes des milieux politiques, sociaux, économiques et culturels de l’Estrie.Au total, dit-il, il a rencontré personnellement 160 personnes.« J’ai besoin, a-t-il expliqué, de m’accréditer auprès de l’Estrie et du milieu universitaire.Mais en même temps, ma campagne exprime ma viion du rôle de recteur.Il doit être présent à la communauté universitaire, mais en même temps la rendre présente à son milieu».Le style très ouvert de sa campagne, au dire d’un témoin privilégié du milieu, force actuellement les autres candidats à se mettre, eux aussi, résolument en campagne.Dans le premier volet de son programme, M.Charbonneau propose une dizaine de propositions « pour étoffer le profil de l’université », notamment la mise sur pied d’un groupe de recherche sur le libre-échange, rélargissement du créneau « sciences de l’environnement », la formation et la recherche en éducation interculturelle, la création d’un bac en sciences sociales, etc.Dans le second volet, il suggère des mesures « pour favoriser la mise en valeur des ressources humaines ».À cet égard, il s’engage à pratiquer une politique de relations de travail .réduisant le légalisme et ouverte à un renouvellement des pratiques de négocations des conventions par une concertation préalable sur les grands objectifs».Enfin, par son troisième volet, M.Charbonneau veut encourager l’ouverture et l’engagement de l’université « dans son environnement ».Il propose à cet égard la création, sur une base expérimentale pour l’instant, d’un conseil d’orientation ouvert aux représentants du milieu.Par ailleurs sur le sujet du jour, le financement des universités, M.Charbonneau estime que le gouvernement doit « augmenter substantiellement » sa contribution.Si cela se fait, « il ne voit pas comme un drame d’augmenter quelque peu les frais de scolarité des étudiants », pour autant qu’on ajuste le régime des prêts et bourses pour aider les moins nantis.M.Charbonneau bénéficie actuellement à la Centrale de l’enseignement du Québec d’une année de transition.Il se dit prêt, à 48 ans, à entreprendre une nouvelle carrière.Le croisé de l’égalité fiscale va changer son fusil d’épaule gUihel C.Auger LAS des lenteurs des tribunaux et à court d’argent, le notaire Jacques Foucher a décidé d’abandonner la lutte juridique au profit de la lutte politique dans sa croisade pour obtenir l’égalité de traitement fiscal entre contribuables mariés et divorcés.En conférence de presse, hier, Me Foucher a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de porter en appel la décision rendue le mois dernier par le juge Paul Reeves, de la Cour supérieure, qui rejetait sa requête pour un recours collectif au nom de tous les contribuables mariés.« Ce serait du gaspillage que de continuer à s’entêter à aller du côté judiciaire quand il s’agit d’un problème politique.Nos objectifs restent les mêmes, seule la façon de les atteindre va changer », a soutenu Me Foucher.Débouté le 17 janvier dernier dans sa requête pour intenter un recours collectif, Me Foucher n’en croit pas moins que les contribuables mariés sont l’objet de discrimination fondée sur leur état civil puisqu’ils ne peuvent déduire de leur revenu les dépenses encourues pour leurs enfants ou leur conjoint, ce qui est pourtant permis aux personnes divorcées.Mais, sans l’appui du fonds d’aide aux recours collectifs ou de toute autre source de financement pour intenter une action en nullité, Me Foucher estime qu’il n’a plus les moyens de livrer le combat au niveau juridique.Et qu’il n’a plus le temps.« C’est une urgence nationale, une question de survie nationale, et nous n’avons pas le temps d’attendre d’aller en Cour suprême, puis de devoir retourner en Cour supérieure et d’attendre à nouveau l’ascenseur juridique », affirme aujourd’hui Me Foucher.Selon lui, la question de la dénatalité au Québec est intimement liée à l’inéquité fiscale à laquelle doivent faire face les citoyens mariés et qui ont des enfants, une situation qui empire d’ailleurs de budget en budget.Le prochain geste de l’Alliance pour la justice fiscale, que représente Me Foucher, sera donc de demander une rencontre avec le ministre des Finances du Québec Gérard-D.Lévesque pour tenter de le sensibiliser au problème.« Maintenant que la question n’est plus devant les tribunaux, les politiciens ne pourront plus se réfugier derrière le sub judice pour refuser d’agir», souligne Me Foucher.Les parents ethniques se sentent laissés pour compte dans les écoles LES ÉCOLES de Montréal devraient fournir aux parents d’élèves issus des communautés ethniques de meilleurs outils pédagogiques et favoriser une plus grande participation de ces parents à leurs activités.Parents et enseignants doivent également travailler à un rapprochement entre les valeurs scolaires et les valeurs familiales des différentes communautés.Ce sont là quelques conclusions d’une recherche du Conseil scolaire de File de Montréal, qui voulait fournir des indications aux décideurs du monde scolaire concernant les rapports entre les institutions scolaires et les différentes communautés.La recherche a été réalisée auprès de 13 écoles primaires de l’île (9 écoles francophones et 4 anglophones) issues de six commissions scolaires différentes.Le bilan des relations entre les écoles de l’île de Montréal et les différentes communautés culturelles est jugé « plus mitigé que véritablement négatif ».Le milieu francophone ressent plus fortement l’urgence d’améliorer ces relations, alors que dans le milieu anglophone les tensions semblent se résorber avec le temps (l’entrée substantielle d’élèves issus des communautés ethniques s’est réalisée il y a plus longtemps dans le milieu anglophone).On y constate que la participation des parents des communautés culturelles aux activités de l’école était semblable à la participation des pa rents de « souche traditionnelle » québécoise.Mais les différents intervenants (tant à l’école que chez les familles) ont une image « plutôt favorable de l’autre partenaire ».Par contre, on constate que les communautés culturelles sont sous-représentées aux activités de consultation et qu’on rencontre de grandes différences entre les valeurs de l’école et celles des familles de certains groupes culturels.Ces différences peuvent être comblées par un ensemble de mesures, dont l’embauche d’agents de liaison qui connaissent bien la réalité multiculturelle ou l’organisation d’activités de participation.« L’intégration, ça repose sur l’interaction personnelle, explique Marie McAndrew, responsable de la recherche.» Parmi les nombreux témoignages recueillis, des parents salvadoriens racontent que si au Salvador on n’a pas l’habitude de les consulter, par contre l’école y serait plus ouverte et les parents auraient plus facilement accès aux professeurs sans être obli gés de prendre rendez-vous.Ailleurs, des parents chinois expliquent qu’ils aimeraient obtenir de meilleurs ou tils pédagogiques pour qu’ils puissent comprendre comment faire travail 1er leurs enfants à la maison.Le danger d’une police juge et partie OTTAWA (PC) — Les plaintes de racisme contre des policiers doivent être étudiées par un comité indépendant et non par la police elle-même, a estimé hier M.Max Yalden, président de la Commission canadienne des droits de la personne.M.Yalden a indiqué à un comité provincial sur le racisme policier que la police avait été incapable, aux yeux du public, d’enquêter adéqua tement sur de telles accusations.Selon lui, il est temps d’attribuer la tâche à des organismes civils.M.Yalden a ajouté que la police apparaît souvent trop désireuse d’e xonérer ses officiers de tout blâme.çv&y mmi C’est sans doute pourquoi, chaque jour, gens d’affaires à travers le Canada et à travers 1 sent Air Canada pour se rendre à leurs affaires t avec Aéroplan, chacun de vos voyages compte davantage.Air Canada Le Devoir, jeudi 16 février 1989 ¦ 3 L’agence spatiale serait toujours sur l’aire de lancement Malgré le pessimisme du ministre fédéral Paul Dick et le mutisme de ses confrères d'après PC et Le Devoir MALGRÉ les propos du ministre Paul Dick, le gouvernement fédéral envisage toujours de créer une agence spatiale.Mme Diletta Toeatti, porte-parole du Programme spatial canadien, a confirmé hier que ce projet existait toujours et qu’aucune décision n’avait été prise quant à la possibilité d’y mettre un terme.Les ministres responsables du dossier sont cependant demeurés muets à ce sujet hier.Mardi, le ministre des Approvisionnements et Services Paul Dick avait déclaré s’attendre à ce que ce projet tombe à l’eau, dans la vague des compressions budgétaires.Interrogé sur les ondes d’une station de radio de Smith Falls, en Ontario, M.Dick avait affirmé que l’agence spa- Une journée de grogne pour des milliers de fonctionnaires OTTAWA (PC) — Des milliers d’employés fédéraux à travers le pays se sont présentés en retard au travail, ont porté des vêtements sports, ont fait la grève du zèle et pris part à diverses activités du genre, hier, en guise de protestation contre la lenteur de leurs négociations contractuelles avec le gouvernement.À certains endroits, les fonctionnaires ont profité de l’heure du repas pour faire du piquetage devant les édifices fédéraux.Au sein du groupe de protestataires se trouvaient des employés de bureau, des officiers de douanes, des inspecteurs de viande, des pompiers, des travailleurs marins, des gardiens de prison et des ingénieurs.Près de 150,000 fonctionnaires fédéraux de 27 groupes négocient de nouveaux contrats.Tous sont sans entente depuis plus d’un an.Le président de l’Alliance de la Fonction publique du Canada, M.Daryl Bean, a fait savoir qu’il approuvait les mesures de protestation modérées adoptées hier parce que la protestation avait atteint un point où plusieurs employés songaient à la grève illégale.Le Conseil du Trésor, l’organisme négociant avec les employés fédéraux au nom du gouvernement, n’a émis aucun communiqué sur la situation.tiale n’avait même jamais été à l’ordre du jour du cabinet.Le gouvernement du Québec refuse de prendre au sérieux les propos du ministre Dick.Hier, à son entrée à la séance hebdomadaire du conseil des ministres, le ministre québécois Pierre Mac-Donald disait qu’il n’avait eu aucune indication lui permettant de croire qu’Ottawa ait changé d’idée sur la nécessité d’une agence et sur son implantation à Montréal.« Pour moi, il n’y a rien de changé», a dit M.MacDonald.Les affirmations qui ont été faites dans les mois passés et en campagne électorale tiennent toujours », faisait-il remarquer.M.MacDonald n’a pas parlé à M.Paul Dick.Il doit le faire « dans les semaines qui suivent ».Mais il a ré- cement reçu des promesses des ministres Lucien Bouchard et Jean Corbeil.« Venant de la part de personnes responsables, tant au cabinet fédéral que dans la députation, j’ai entendu des confirmations (que l’agence sera établie à Montréal).11 n’y a donc pas de raison de croire que les paroles de M.Dick sont très sérieuses », de dire M.MacDonald, responsable du dossier de l’aérospatiale.Le président du Conseil de la science et de la technologie, M.Maurice L’Abbé, estime de son côté que les déclarations du ministre Dick « sont tout à fait étonnantes et ne correspondent pas aux faits».Le président du Conseil du patronat du Québec, M.Ghislain Dufour, juge que les propos du ministre Dick sont « irresponsables et constituent Enfin à bon port! PHOTO PC Dorota Kalynon et Ewa Salapata étaient tout sourire hier, après un long voyage.Elles font partie d’un groupe de 35 Polonais arrivés mardi à Edmonton pour demander refuge au Canada.Le groupe a fui, l’été dernier à Vienne, d’un autobus de 270 Polonais qui se dirigeaient à Rome pour des célébrations religieuses.Le gaspillage dans les services de santé provinciaux Lavoie-Roux ne se sent pas visée LE QUÉBEC ne se sent pas concerné par les reproches adressés par Ottawa qui parle de gaspillage des provinces en matière de services de santé.« Toutes les provinces le reconnaissent.C’est le Québec qui exerce le meilleur contrôle des coûts sur le système de soins de santé », a déclaré hier Thérèse Lavoie-Roux.Selon la ministre, on ne peut en effet mettre le Québec dans le même bateau que les autres provinces.Le Québec a fait des efforts importants qui sont illustrés, a souligné le porte-parole de la ministre, Yves-T.Dor-val, par le fait que les tarifs de la Régie de l’assurance-maladie du Québec-pour la rémunération des médecins sont inférieurs de 30 % à ceux qu’on retrouve en Ontario.une •taloche’ pour les Québécois ».Le maire de Montréal, Jean Doré, continue de croire que l’agence spatiale s’établira à Montréal.11 dit le tenir de « ministres séniors ».Il ne tient pas vraiment compte des propos d’un ministre « junior » comme Dick.À Ottawa, le nouveau ministre du Travail Jean Corbeil a refusé de commenter les dires de son collègue Paul Dick.Mardi, pourtant, il affirmait non seulement que le projet irait de l’avant, mais que l’agence spatiale serait installée à Montréal.Le ministre de l’Expansion industrielle régionale Harvie Andre a aussi gardé le silence .En 1987, le ministre d’État chargé des Sciences et de la Technologie d’alors, Frank Oberle, affirmait que l’agence spatiale serait créée « très bientôt ».Des députés conservateurs de l’île de Montréal se sont dits surpris par les propos de M.Dick.« C’est la première fois que quelqu'un met en cause l’existence même de l’agence », a déclaré le député de Mercier Carole Jacques.Au Québec, le critique péquiste Jacques Brassard a qualifié de « troublants » les propos de M.Dick « Cela explique l’immobilisme injustifié d'Ottawa ».estime-t-il.Le député du Lac-St Jean prie le premier ministre du Québec Robert Bourassa d’« intervenir vigoureuse ment », de « mettre fin à son somnambulisme » dans ce dossier, afin qu’une décision soit prise rapidement.Par ailleurs, selon un relevé effectué par LE DEVOIR, le Québec n’a reçu que 6 % contrats de recherche alloués par le gouvernement fédéral au cours du mois de décembre dernier.Au cours des neuf derniers mois, la part du Québec n’aura été que de 13 % (soit $ 19 millions sur $ 150 millions).À l’inverse, la part de l’Ontario a été de 43%.Transport sur la Rive-Sud Le chef de cabinet de Bourassa tente une médiation du conflit Le ministère fédéral de la Santé note par ailleurs que les provinces ont cherché un palliatif en réduisant le nombre de lits d'hôpitaux.Dans le cas du Québec, cela a pu être vrai par le passé, mais depuis trois ans, les budgets des hôpitaux québécois ont été augmentés et le rétablissement de leurs bases budgétaires a été entrepris, a fait valoir Mme Lavoie-Roux.des Rivières UNE SOLUTION est en vue à la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et elle pourrait passer par le rétablissement de la semaine de travail de 32 heures pour les 200 employés d’entretien.C'est du moins une des hypothèses considérées dans la médiation que conduit présentement le chef de cabinet du premier ministre afin de dénouer la crise qui secoue la Société.Le chef de cabinet du premier ministre Robert Bourassa a rencontré hier les maires du comité exécutif de la STRSM ; aujourd'hui il s’entretiendra avec les représentants syndicaux, avant de retrouver les maires demain.C’est à la demande du président de la CSN, M.Gérald La-rose, que le chef de cabinet de M.Bourassa, M.Mario Bertrand, s’est mêlé du dossier.Deux points sont en discussion, la succession du directeur général de la Société, M.Georges Molini, qui a,démissionné lorsqu’une majorité de maires ont répudié l’entente expérimentale qu’il avait conclue avec les employés d’entretien et.la fameuse entente.Cet accord prévoyait la réduction des heures de travail de 36 à 32, en échange d’une flexibilité des tâches qui évitait à la Société de recourir au coûteux temps supplémentaire.Le syndicat s’était aussi engagé à ce que la productivité ne diminue d’au cune manière.Lorsqu'ils ont pris connaissance de l’entente, certains maires ont jugé que M Molini avait outrepassé son mandat et, en réduisant la semaine Des mois de négociations débouchent sur une entente visant les médecins à honoraires fixes Rowan APRÈS des mois de négociations, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec en sont finalement venus à une entente de principe sur les chapitres concernant les médecins de CLSC du Québec et les médecins oeuvrant en établissement où sont dispensés des soins psychiatriques, deux corps de médecins qui sont à honoraires fixes.Le texte paraphé par le Dr Clément Richer, président de la FMOQ, et M.Gilles Corbeil, chef négociateur du MSSS pour le dossier des omnipraticiens, comporte des changements aux clauses normatives et aux avantages sociaux.Les amendements aux clauses normatives prévoient notamment la possibilité pour le médecin détenteur d’une nomination de plein temps d’effectuer ses activités professionnelles sur une période hebdomadaire devant être supérieure à 17 heures et demie, mais pouvant être inférieure à 35 heures.Ainsi, par exemple, un médecin pourra travailler à plein temps dans un CLSC 18 heures par semaine et avoir une activité hospitalière rémunérée à l’acte 17 heures par semaine.Jusqu’à l’entente de principe, ce médecin devait effectuer ses activités en CLSC sur une période de 35 heures par semaine.À l’avenir, le temps supplémentaire sera volontaire, sauf en des circonstances exceptionnelles et temporaires, lesquelles seront déterminées par le chef du département de médecine générale.Quant à la garde sur place dans certains centres hospitaliers et dans certains CLSC désignés par la ministre, les heures qui y seront consacrées seront comptabilisées aux fins du calcul des avantages sociaux.On a d’ailleurs révisé ces derniers dans leur ensemble.Depuis 1976, il n’y avait eu que quelques amendements mineurs aux chapitres de l’entente concernant les médecins à honoraires fixes.En novembre dernier, devant la lenteur des négociations, 950 médecins débrayaient en signe d’impatience, ce qui a eu pour effet d’intensifier les négociations.La nouvelle entente entrera en vigueur dès qu’elle aura été signée par les parties en cause.Il reste encore trois ententes particulières à négocier : celle des mé- decins des îles-de la-Madeleine qui régit la pratique dans cette région isolée et qui n’a pas été révisée depuis plusieurs années.Mme Lavoie-Roux avait d’abord proposé de reporter ces négociations au moment de la révision de l’entente générale qui échoit le 31 octobre 1990 mais, croit le Dr Clément Richer, président de la FMOQ, il reste encore une possibilité de réglement plus tôt que cela.Il y a également le dossier des médecins d’Urgences Santé qui est à revoir, mais on ne peut le faire avant que la nouvelle corporation soit formée et le conseil d’administration en place.Le troisième dossier est celui des médecins qui travaillent en milieux gériatriques, tels centres d’accueil, centres hospitaliers de soins de longue durée, etc.Mario Bertrand de travail, interprété l’approbation d’un régime d’heures variables de d’une manière beaucoup trop large.Hier, à l’issue de la rencontre avec M Bertrand, le maire de Longueuil, M.Roger Ferland, farouche adver saire de l’entente, déclarait que le re tour aux 32 heures « fail partie des hypothèses ».« Il faut regarder cela comme un tout.Je ne suis fermé à aucune solu tion », a-t-il dit.L’entente reniée était expérimentale et devait être réévaluée dans un an.Elle devait remplacer les négociations traditionnelles, et souvent ardues, entre le syndicat et la Société.Pour sa part, en expliquant la promptitude de l’intervention du gouvernement dans ce dossier, M.Roland Popuart, porte-parole de M.Bourassa, a note : « Il est préférable d’avoir un système de transport qui fonctionne, surtout à cette période de l’année ».Depuis lundi, les employés d’entretien font la grève du zèle.Quarante des 135 autobus ne peuvent prendre la route, parce qu’ils n’ont pas d’essence.Hier, les représentants syndicaux se sont réunis toute la jour née de leur côté.Ils onl été peu lo quaces.Ils ont simplement émis un com muniqué en début de soirée, souli gnant que « le dossier semble évoluer », mais ajoutant que n’ayant pas été contactés et ayant dû écouter la radio pour savoir ce qui s’était passé aux bureaux du premier ministre (à Montréal), ils attendaient d’avoir « quelque chose de concret dans les mains comme proposition sur ce qu’il adviendra de l’entente».Le gouvernement devra aussi régler la question de la succession de M.Molini, dont les syndiqués ont déploré le départ.Le porte-parole du premier ministre a déclaré que M.Molini fera possiblement partie des discussions.$ 130,000 par année ne gêne pas Doré qui juge Bourassa et Mulroney sous-payés Isabelle Paré LE MAIRE de Montréal ne trouve rien de gênant à ce qu’on propose de lui allouer un salaire de plus de $ 130,000, su péneur à ceux gagnés par le premier ministre du Québec ou du Canada.Car en fait, ce sont eux qui sont sous-payés, estime M.Doré.•• La vraie question, dans no tre société, n’est elle pas de savoir si ce sont les premiers ministres du Québec et du C'a nada qui ne gagnent pas assez ?», a rétorqué hier le maire Jean Doré, réagissant au rapport du groupe de travail sur la rémunération des élus montréalais rendu public mardi Interrogé à sa sortie du conseil de la CUM, M Doré a indiqué que la Ville rendrait pu blique sa position sur ce rapport au début du mois de mars pour être en mesure de faire une proposition pour hausser le salaire de ses élus au conseil municipal de la fin mars.1 ,e rapport de ce comité présidé par M.Serge Saucier, pré sident de la firme de conseillers en gestion Raymond, Chabot, Martin et Paré, avance que le salaire idéal du maire de Montréal devrait osciller autour de $ 130,000 Mais le comité s’est limité à recommander de porter les émolutions du maire à $ 103,150, la loi sur le traitement des élus municipaux ne permettant pas de dépasser ce plafond salarial.Le maire a qualifié le rapport Saucier de « très bon document », « mettant l’emphase sur l’importance du travail des élus municipaux » Il s’est dit d’avis que cette étude, faisant amplement le tour de la ques-tion de la rémunération des élus municipaux, allait permettre un « débat serein » au conseil sur ce sujet.Se gardant de donner une opinion directe sur ces recommandations, M Doré s’est dit grandement convaincu de la compétence des membres du groupe de travail et de la complexité du mandat qui leur était imposé.« Nous nous sommes assurés que ces gens prennent le temps d’étudier à fond la ré numération comparée des élus », a indiqué M.Doré, pré lisant que le comité avait mis neuf mois avant de rendre son rapport.• Sous la loi actuelle, l’ensemble des propositions mises de l’avant par le comité entrai lierait une hausse de $ 250,000 de la masse salariale allouée pour le traitement des élus municipaux, soit une augmentation de 13%.Sans les plafonds fixés par la loi, l’application des propositions du comité coûterait un demi-million de plus par année aux Montréalais pour payer leurs élus.AUTEURS DEMANDÉS Enseignants, enseignantes, ajoutez à votre salaire un revenu supplémentaire.Maison d’édition de manuels scolaires est à la recherche d’auteurs pédagogiques.Travail à domicile.Envoyez c.v.à: Dossier 1435 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 POUR BIEN PLANIFIER SA RETRAITE, Gisèle a du pif! Gisèle voit clair Depuis quelques années, elle planifie avec soin sa retraite en adhérant au REER du Fonds de solidarité (FTQ) qui combine les déductions habituelles d'un REER plus deux crédits d'impôt exclusifs au Fonds (Québec: 20%, Canada: 20 %).Ces économies d'impôt totalisent, en moyenne, 80% du montant investi.UNE REDUCTION D’IMPÔT (en moyenne) REER +40 COMME DES DIZAINES DE MILLIERS D'ÉPARGNANTS.AYEZ DU PIF! Appelez-nousdèsaujourd'hui! Montréal (514)285-1100 Québec (418)622-3258 Trois-Rivières (819)373-3447 Sherbrooke (819)821-2070 jonquière (418)547-6800 Sept-îles (418)968-6254 Hull (819) 778-1656 Baie-Comeau (418)589-9175 Rimouski (418) 725-3059 Extérieur 1-800-361-7111 Montréal (514) 285-1100 Montréal 500, rue Sherbrooke Ouest 14e étage Montréal Est 7878, rue Sherbrooke Est Centre d'achats Champlain Laval 2345, boulevard Curé-Labelle Centre Super Carnaval Longueuil 2554, Chemin Chambly (Face au Brico-Centre) Cette annonce ne constitue pas une offre publique de valeurs.Vous obtiendrez toutes (sans frais) Du lundi au vendredi de 8h30 à 20h Le samedi de 9h à 16h les informations requises dans le document d'information du Fonds FavnsL DE SOLIDARITÉ DES TRAVAILLEURS 'ÇÜg/ DU QUÉBEC (FTOÉ 5^ LE FONDS Q'ïififcwiD’EMPLOIS 4 ¦ Le Devoir, jeudi 16 février 1989 La CEQ aimerait faire passer les garderies à l’Éducation n Delisle de la Presse Canadienne QUÉBEC — La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) réclame que les garderies relèvent désormais du ministère de l’Éducation.Cette suggestion a été faite hier par la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Pagé, devant la commission parlementaire qui poursuit depuis deux semaines l’analyse de la politique de la ministre Monique Gagnon-Tremblay en matière de services de garde.Mme Pagé a réclamé pour les garderies le même statut que les écoles ou les hôpitaux afin de faire face aux problèmes de dénatalité, d’intégration des immigrants et des inégalités qui frappent les femmes.« Les services de garde doivent être considérés comme une responsabilité publique que l’État doit assumer», a dit Mme Pagé.Mme Pagé a critiqué sévèrement la politique présentée par la ministre Gagnon-Tremblay.Elle s’en est pris notamment au fait qu’une telle politique soit mise de l’avant par la ministre même qui est supposée défendre la condition féminine.Cette politique continue à maintenir les femmes dans les groupes d’emplois les plus mal payés et ne répond pas aux besoins des femmes, a dit Mme Pagé.« Avant de défendre les femmes, Mme Gagnon-Tremblay est d’abord un député li béral qui défend des politiques du Parti libéral», a-t-elle accusé.Avant que la CEQ ne défende son point de vue, c’est la vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, qui est venue présenter la position de sa centrale.La CSN juge elle aussi la politique gouvernementale « défavorable et décevante ».Mais la CSN avait brisé la coutume en dévoilant à l'avance en conférence de presse, dimanche dernier, le contenu de son mémoire aux députés.Cet impair a permis à la ministre Gagnon-Tremblay de se préparer en conséquence et de dénoncer le coût des mesures proposées par la CSN dans un communiqué publié quelques heures avant la comparution de la centrale.Ces demandes se traduiraient par un coût additionnel de $ 241 millions pour l’an prochain et peut-être de $ 1.9 milliard pour l’annee 1995, a sou- tenu la ministre en produisant une évaluation des coûts préparée par le Conseil du Trésor.« Les services de garde doivent tenir compte de la capacité de payer de l’État et de l’ensemble des citoyens », a dit Mme Gagnon-Tremblay qui prétend que son gouvernement a plutôt retenu « la voie de l’équilibre ».Cette attitude a valu à la ministre une cinglante réplique de la présidente de la CEQ Lorraine Pagé.« Bien sûr que ça coûte de l’argent quand on fait garder des enfants.Mais ces coûts doivent être assumés par la collectivité et non par les seuls parents, surtout quand on dit vouloir favoriser la naissance d’enfants pour faire face à une crise démographique», a dit Mme Pagé.La ministre a par ailleurs obtenu un premier appui à sa politique de financement.Elle est venue de la garderie Autour du monde, une garderie multiethnique sans but lucratif.La garderie Autour du monde ne s’oppose pas à la formule de financement, et trouve « saine » la concurrence qu'engendrera l’aide aux garderies à but lucratif.Loi 178 L’église catholique du Manitoba appuie les évêques du Québec WINNIPEG (PC) — Les évêques du Québec ont raison de ne pas condamner la loi 178 sur l’affichage dans la province, a déclaré, mardi, un porte-parole de l’Église catholique au Manitoba.Mgr Roland Bélanger, chancelier de l’archidiocèse de Saint-Boniface, s’est dit d’accord avec la décision de lundi des évêques du Québec, à savoir que c’est le français et non l’anglais qui a besoin de protection.« Là où une minorité est en danger et a besoin de protection, l’Église est du côté de la minorité», a-t-il dit.« Si nous raisonnons logiquement, les Français sont majoritaires au Québec mais ne sont pas en majorité en Amérique du Nord.Ils ont donc besoin de lois spéciales pour se protéger ».Selon Mgr Bélanger, l’Église n’a jamais débattu la question linguistique au Manitoba d’un point de vue moral mais, néanmoins, il a critiqué le premier ministre Gary Kilmon Quand le génie génétique transforme des plantes en usine pharmaceutique de l'Agence France-Presse G AND, Belgique (AFP) — La société belge de biotechnologie agricole, Plant Genetic Systems (PGS), mondialement connue, a annoncé le 15 février avoir réussi la mise au point d’un procédé de production par les plantes de peptides pharmaceutiques de haute valeur ajoutée, tels que des facteurs du sang, des hormones de croissance etc.Après les animaux pour la production de sérums, les bactéries et les levures, ce sont les plantes que des chercheurs, après les avoir créées par génie génétique, « élèvent » et transforment « en usine pharmaceutique».Forte de cette première mondiale dont elle se réserve l’exclusivité, PGS prévoit de créer des « plantes transgéniques », de les cultiver, d’en extraire le produit et de réaliser une première purification quitte à le vendre ensuite à l’industrie pharmaceutique qui, après en avoir poursuivi la purification, l’introduira sur le marché.Les peptides « cultivés » s’accumulent sous forme stable dans des organes spécifiques de la plante, tels que les graines, d’où il suffit d’aller les extraire « par un procédé simple » Les produits obtenus par ce procédé « promettent des bénéfices éco- CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514 Docteur Pentield Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax (514)934-1246 Télex 05-268656 Tel (514)934-0272 PUBLICITÉ SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevets Agents de marques de commerce Fondé en 1936 Recherches en marques de commerce et en brevets Conseils et services professionnels pour toutes questions impliquant la loi sur les brevets, les marques de commerce, les droits d'auteur et les dessins industriels Depuis plus de 50 ans 1001, Bout de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac-simlle (514) 288-8389 Services psychologiques 26 psychologues membres de la Corporation professionnelle des psychologues du Québec Centre de psychologie Gouin inc.• 331-5530 H3L1H9 D'EXTRAORDINAIRES PHOTOCOPIES COULEUR AU LASER DE VOS DESSINS, PHOTOS, DIAPOSITIVES, CATALOGUES, ALBUMS CHEZ SCRIBEC 45, rue Jarry est, Montréal, 385-9400 Semome 8^30 o ?0h - Samedi 10^30 o I6h d’avoir utilisé deux poids et deux mesures.M.Filmon avait retiré l’accord constitutionnel du lac Meech de l’Assemblée législative du Manitoba à cause de la décision du Québec de se servir de la clause « nonobstant » pour imposer sa loi malgré la décision de la Cour suprême qui l’avait invalidée.Pourtant, les tories de M.Filmon avaient eux-mêmes empêché l’expansion des droits des francophones et des services en français au Manitoba, il y a à peine quelques années.« Nous avons donc M.Filmon, maintenant, qui accuse le Québec de ne pas protéger la minorité anglaise, alors qu’il ne veut pas lui-même protéger le français au Manitoba », a conclu l’ecclésiastique.-—T- ü PHOTO PC Survol solitaire du Pacifique Un aérostier japonais de 38 ans a décollé hier de Yokohama pour une traversée du Pacifique en solitaire, qui doit en principe le mener en cinq jours sur la côte Ouest des Etats-Unis.Il s’agit de la première traversée tentée en solitaire.Fumio Niwa voyagera à bord du Toss Pacific, formé d’une nacelle d’un mètre 80 de long en plastique flottable, tirée par un ballon gonflé d’hélium haut de 17 mètres.De nuit durant le vol en haute atmosphère, les températures peuvent descendre jusqu'à moins cinquante degrés centigrades.i i Effet de serre et pluies acides Les écologistes partent en guerre contre les autos et les bungalows s-Gilles Francoeur QUÉBEC doit hausser en dix ans le prix de l’essence à $ 2 le litre, abandonner les projets d’autoroute de son ministre des Transports, M.Marc-Y van Côté, stopper la publicité sur les voitures et imposer des taxes à l'achat, proportionnelles à la cylindrée, s’il veut oeuvrer efficacement à la lutte contre l’effet de serre et les pluies acides.C’est ce qu’ont réclamé hier l’Association québécoise de lutte contre les pluies acides (AQLPA) et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), un autre groupe environnemental associé à la définition de la stratégie mondiale de l’environnement, parrainée par l’ONU.Les deux groupes ont en effet présenté aux médias un dossier noir sur la trilogie « auto-bungalow-banlieue » qui, disent-ils, constitue une composante maîtresse de l’effet de serre et des pluies acides.Les rejets de gaz carbonique des voitures, qu’aucun filtre ne peut diminuer, sont les premiers responsables de l’effet de serre qui doit hausser en 50 ans le climat de la planète autant que depuis la fin de l’ere glaciaire.De plus, les rejets d’oxydes d’azote (NOx) des voitures constituent la deuxième composante en importance des pluies acides.Les deux groupes ont voulu attaquer de front le voeu formulé la semaine dernière par la Chambre de commerce du Québec et le Club automobile du Québec (CAA) qui ont réclamé une baisse du prix de l’essence.Selon une étude de ces deux défenseurs de l’automobile, chaque hausse de 10 cents du prix de l’essence provoque une diminution de 8 % de l’usage des voitures personnelles.Voilà exactement le but à atteindre, répliquent les deux groupes environnementaux, et voilà même un mouvement qu'il faut amplifier en portant le prix de l’essence jusqu’à $ 2 le litre « si Québec est le moindrement cohérent avec le virage vert de M.Bourassa », explique M.Yves Guérard, porte-parole de l’AQLPA.Le Québec, ont calculé les deux groupes en se basant sur des chiffres de l’OCDE, dépense présentement en subventions déguisées entre $ 5,000 et $ 8,000 par automobiliste pour les infrastructures routières, l'entretien, le déneigement des routes, etc.Les automobilistes payent en moyenne des taxes pour environ $ 1,000 chacun.« Il est étonnant qu’on discute uniquement des déficits du transport en commun, qui s’élèvent à Montréal à $ 400 par usager, sans parler de l’énormité des subventions déguisées accordées aux automobilistes», déclare M.Guérard.L’AQLPA et l’UQCN pensent qu’un relèvement du pris de l'essence à $ 2 le litre pourrait servir à combler le déficit du transport en commun, à doter le Québec d’une véritable politique d’économies d’énergie et à rendre plus rentable le coût des services en milieu urbain.Par ailleurs, les deux groupes écologistes soutiennent que l’étalement du tissu urbain vers les banlieues de bungalows constitue une véritable « catastrophe écologique planifiée ».Une simple comparaison entre le coût des services publics dans un quartier de bungalows et des duplex en rangée indique que la solution individualiste coûte quatre fois plus cher.Si la comparaison est faite avec des logements de quatre étages, le coût est dix fois plus élevé.Et ces chiffres ne tiennent pas compte du coût environnemental et économique de la perte des territoires agricoles et de la perte de temps encourue par les automobilistes bloqués pendant deux heures par jour dans les embouteillages.Ni du coût de l’inefficacité croissante des transports publics paralysés par cette marée de voitures et de la dépense énergétique plus importante avec des unités familiales éloignées les unes des autres.Les deux groupes écologistes estiment qu’il est temps de remettre en question l’automobile comme symbole de puissance et de statut social pour s’acheminer vers une conception plus utilitaire de ce moyen de transport puisque « le danger (environnemental) croit avec l'usage ».Il faut donc, disent-ils, songer sérieusement à interdire la publicité qui a créé ces stéréotypes et analyser froidement les moyens à notre disposition de diminuer notre consommation d’hydro-carbures et énergétique.nomiques substantiels aux industries chimiques et pharmaceutiques », selon M.Walter De Logi, administrateur délégué de PGS.Les techniques de culture moléculaire avaient déjà été développées chez les animaux.« Cependant, le système de production par les plantes est plus efficace et plus rentable, souligne M.De Logi.Une plante vit simplement de l’eau et des éléments nutritifs du sol, tandis qu'un animal doit être nourri et soigné.De plus le métabolisme animal peut être déréglé par la synthèse de certains produits, induisant des effets secondaires négatifs ».Rien de tout cela avec les plantes transformés génétiquement.D’où l’intérêt du système PGS.La firme belge, créée en 1983, est coutumière du fait.Actuellement leader européen de biotechnologie appliquée à l’agriculture et à l’agro-alimentaire, elle a créé des variétés de plantes possédant des caractéristiques nouvelles à haute valeur ajoutée et présentant des propriétés génétiques d’intérêts économiques importants : semences, plantes résistantes aux insectes par ingénierie génétique, ou plantes résistant aux herbicides sûrs pour l’environnement.C’est ainsi qu’elle a développé la résistance aux herbicides et aux insectes de cultures à haut rendement comme la pomme de terre, la tomate, le colza, la luzerne, le coton, le tabac, certains légumes et les peu pliers.MCM LXXX wR! mm mwm flwW Quand on aime les sciences humaines.on a toujours 20 ans! Depuis vingt ans, l'UQ A M déploie toutes les ressources et les energies afin d offrir les meilleurs programmes pos sibles en sciences humaines.La qualité des diplômés es en est la meilleure preuve.Alors, si vous comptez orienter votre carrière dans l'univers des sciences humaines, inscrivez vous dès maintenant à l'UQAM DATE LIMITE D ADMISSION 1- MAI DATE LIMITE D ADMISSION 1” AOUT DATE LIMITE D'ADMISSION 1- MARS Doctorat Philosophie* (programme df l'UQTR offert par extension à l'UQAM) Diplôme de deuxieme cycle Études américaines contemporai nés (conjointement avec l’UQTR) Maîtrises Droit social et du travail * Économique Géographie Histoire Science politique Sciences religieuses Doctorats Histoire Sciences des religions (conjointe ment avec l’Université Concordia) Science politique Diplôme de deuxième cycle Études interdisciplinaires sur l.i mort Baccalauréats Économique Géographie Histoire Philosophe Psychologie* Psychosociologie de la communication* Religiologie Science, technologie et société Sciences juridiques * Sciences politiques Sexologie Sociologie Travail social DATE LIMITE D ADMISSION 1- FEVRIER Maitrise Sexologie* Doctorat Psychologie* (programme de l'UQAM offert par extension l’UQTR) DATE LIMITE D’ADMISSION 1- AVRIL Maitrise Sociologie Doctorat Sociolog programme contingente Université du Québec i* Moritre.il Renseignements Registrariat Service iux clientèles universitaires 8 70, boni de Maisonneuve Est Local T 3600 Case postale 8888 Succursale « A Montréal (Québec) H3C 3P8 Tél 282 3121 Maîtrise Philosophie La Fondation de l’UQAM offre des bourses d etudes de 500 $ à 5 000 $ UQAM Le savoir universitaire, une valeur sûre! V ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, jeudi 16 février 1989 ¦ 5 Israël dialogue avec les Palestiniens Un officiel israélien discute avec un Palestinien pro-OLP JERUSALEM (AFP) — Le vice ministre israélien des Finances Yosis Beilin (travailliste) s’est entretenu hier soir à Jerusalem avec M.Fay-çal H usseini le directeur du Centre d’études arabes de Jérusalem-Est, considéré comme un chef de file du courant nationaliste pro-OLP dans les territoires occupes, rapporte la radio militaire israélienne.C’est la première fois qu’un officiel israélien de ce rang rencontre M.Hussein!, récemment libéré de prison.Ancien directeur général politique des Affaires étrangères israéliennes, M.Beilin est considéré comme un proche de M.Shimon Pérès, le numéro un du Parti travailiste et actuel ministre des Finances.C’est la seconde rencontre en vingt quatre heures entre M.Hus-seini et d’autres personnalités palestiniennes avec des responsables du parti travailliste et de l’opposition de gauche en Israël.Mardi soir une délégation palestinienne conduite par MM.Fayçal Il usseini, Sari Nusseibeh (professeur de philosohie à l’université palestinienne de Bir Zeit en Cisjordanie) et le journaliste Zyad Abou Zyad s’étaient entretenue avec plusieurs membres du Parti travailliste et du Mapam (opposition de gauche) à propos de la situation dans les territoires occupés de Cisjordanie et Gaza.Les personnalités israéliennes, no-tamment le chef de la fraction parlementaire travailliste Haim Ramon el l'ancien ministre de la Justice llaim Tzadok (travailliste), et les députés Yair Tzaban et Eliezer Granot (Mapam), avaient évoqué à cette occasion l'éventualité d’élections organisées dans les territoires occupés avec le consentement de l’OLP.Une trêve intervient au Liban BEYROUTH (Reuter) — Des dirigeants religieux libanais ont négocié hier une trêve entre troupes régulières chrétiennes et miliciens des Forces libanaises (FL), qui se sont violemment opposés pour le contrôle de certains secteurs du Liban, a-t-on indiqué dans les milieux de la sécurité.Les violents combats qui ont opposé de nouveau hier soldats et miliciens chrétiens des FL à Beyrouth-Est ont fait 50 morts et 110 blessés et pris des milliers de civils dans des tirs croisés, a-t-on ajouté.Le cessez-le-feu, qui a fait l’objet, a été négocié par le patriarche chrétien maronite Boutros Sfeir et l’émissaire du Vatican Luciano Angeloni.Des tirs sporadiques ont été échangés pendant deux heures après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, puis le calme est revenu, ont rapporté des témoins.Dans la journée, les soldats chrétiens avaient reçu le soutien inattendu d’unités de l’armée musulmane libanaise.Le commandant de l'armée musulmane, Sami al Khatib, avait placé ses 15,000 hommes en alerte maximale pour soutenir les unités chrétiennes.L’initiative de Khatib marque le premier rapprochement entre forces musulmanes et chrétiennes depuis que gouvernement et armée se sont scindés selon des critères religieux à la suite de l’échec de l’élection d'un successeur au président Amine Ge-mayel en septembre dernier.Ce sont les plus violents combats à Beyrouth-Est (chrétien) depuis que Samir Geagea, actuel chef des FL, a évincé son prédécesseur Elie Ilo-beika en 1986.Aucune partie en présence n’a néanmoins réussi à s’emparer de nouvelles positions.« C’est un enfer.Nous sommes pris dans leurs combats sauvages et barbares », a raconté un habitant de Beyrouth-Est.De source politique, on indiquait que des responsables des deux belligérants chrétiens s’étaient réunis dans la nuit de mardi à hier en compagnie de dignitaires maronites, mais sans parvenir à mettre un terme aux affrontements.Leurs interlocuteurs palestiniens avaient insisté sur la nécessité de négociations entre Israël et l'OLP dans le cadre d’une conférence internationale de paix, apprend-on de source informée.Par ailleurs, quatre militaires israéliens reconnus coupables d’avoir infligé des brûlures et autres sévices à un Palestinien arrêté, ont été condamnés mardi à des peines d’un mois et demie à trois mois de prison ferme, apprend-on hier de source militaire.Les quatre militaires du contin- BONN (AFP) — Le gouvernement ouest-allemand a annoncé hier qu’il allait renforcer un peu plus que prévu les contrôles sur ses exportations, tout en reconnaissant officiellement que Bonn avait eu connaissance en 1980 de premiers soupçons sur un projet de construction d'une fabrique d’armes chimiques en Libye.Tirant les conséquences de l’implication présumée d’entreprises ouest-allemandes dans la construction de l'usine de Rabta et dans l'exportation illégale de technologie nucléaire, le gouvernement a décidé notamment une augmentation du nombre de produits soumis à autorisation préalable et un durcissement des peines en cas d’infraction, a déclaré le ministre de l'Économie Helmut Ilaussmann (Parti libéral FDP) lors d’une conférence de presse.Ce projet comporte également un renforcement de la coordination entre les différents instances de contrôle et l’embauche de personnel qualifié, a-t-il précisé, tout en soulignant qu’il n’était pas question pour gent, trois sergents et un sergent-chef, avaient sauvagement battu, avant de le brûler avec des cigarettes, un habitant de Beit Sahur, près de Bethléem (Cisjordanie occupée), aussitôt après son arrestation en juillet dernier à la suite d’une manifestation.Le tribunal militaire de la région nord d’Israël a souligné dans ces attendus que le prisonier était dans l’incapacité de se défendre, ayant les mains entravées par des menottes et les yeux recouverts d'un bandeau.Les trois sergents ont été condam- la RFA de renoncer aux principes de la liberté du commerce.L’Allemagne fédérale a enregistré en 1988 l’excédent commercial record de $71,2 milliards.« Il est de toute façon impossible de contrôler 15 millions d’expéditions à l’étranger par an », a précisé M.Ilausmann.Pour sa part, le chancelier Kohl a affirmé hier devant la chambre de commerce et d’industrie de Nuremberg (sud-est de la RF’A) que le gouvernement était « fermement décidé» à empêcher la participation d’entreprises ou de citoyens ouest-allemands « la production d’armes chimiques, atomiques ou biologiques ou que ce soit dans le monde».Selon le projet qui doit encore être adopté par le Bundestag (Diète fédérale), les Allemands de l’Ouest, convaincus d’être impliqués dans la fabrication d’armes chimiques et biologiques, en RFA ou à l’étranger, seraient passibles d’une peine de deux à quinze ans de prison.De telles activités ne sont aujourd’hui pas ré- nés à un mois et demie de prison ferme et le sergent-chef qui commandait le groupe, à trois mois.Ils ont tous été dégradés.Par ailleurs, quatre soldats du contingent, accusés d’avoir battu à mort en août 1988 un Palestinien du camp de Jababa, dans la bande occupée de Gaza, ont affirmé cette semaine que des consignes explicites de frapper toute personne arrêtée, avaient été données à l’époque par le commandant de la région sud d'Israël, le général Yitzhak Mordehai, apprend-on de source judiciaire.primées si elles se déroulent à l’étranger.Le gouvernement a également reçu communication du rapport préparé par le ministre à la chancellerie Wolfgang Schaeuble pour les députés du Bundestagsur l’implication éventuelle d’entreprises de RFA dans la construction de l’usine chimique libyenne de Rabta.Les services secrets ( Bundesna-chrichtendienst, BND) savaientde-puis 1980 que la Libye construisait une usine destinée à fabriquer des gaz de combat, y écrit M.Schaeuble.Présentant le 18 janvier dernier devant le Bundestag une chronologie de l’affaire, le ministre à la chancellerie avait fait remonter les premières indications sur l’usine de Rabta à août 1987.En outre, selon ce rapport, les premiers soupçons sur une participation d’entreprises ouest-allemandes à un complexe chimique libyen avaient été transmis au ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Gens-cher en juillet 1984.ARMES CHIMIQUES L’Allemagne renforce les contrôles sur ses exportations Relance du débat sur la modernisation des armes nucléaires tactiques de l’OTAN r Élections sanglantes au Sri Lanka PHOTO AP Au moins 60 personnes ont été tuées au cours de violents incidents qui ont émaillé les élections législatives hier au Sri Lanka.Des rebelles de gauche avaient menacé de mort les électeurs qui se rendraient aux urnes, pour cette première consultation législative dans l’île en 12 ans.S'attendant à des violences post-électorales, le gouvernement a indiqué qu’un couvre-feu de 21 heures serait imposé dans l'île aujourd'hui à 9 h locales.Le couvre-feu est imposé pour aider les forces de sécurité à maintenir l'ordre, a-t-il expliqué.Six soldats et policiers, trois responsables des élections, six rebelles, le fils d'un ex-ministre et des partisans de plusieurs partis politiques figurent parmi les victimes.Deux personnes chargées de transporter des urnes ont été tuées également hier, dans la région centrale de Bandarawela.Par ailleurs, un responsable de la commission électorale a déclaré que dans neuf bureaux de vote les opérations de vote avaient été retardées ou n'avaient pu être terminées à temps.Dans le nord et l'est de l'île, les séparatistes tamouls ont prôné le boycottage du scrutin.Le Parti national unifié, au pouvoir depuis 12 ans, affronte huit autres partis politiques, donrt le plus important est le Parti de la liberté, conduit par l'ancien premier ministre Sirima Bandaranaike.Le dépouillement du scrutin a commencé aussitôt après la clôture des bureaux de vote hier après-midi.Les résultats sont attendus ce matin.PARIS (AFP) — La première tournée en Europe du nouveau secrétaire d’Etat James Baker cette semaine a donné un coup de projecteur brutal sur le problème central auquel l’OTAN va être confronté dans les prochains mois, en soulignant les divergences au sein de l’Alliance sur la question de la modernisation de ses armes nucléaires tactiques.Les discussions à Bonn de M.Baker n'ont pas permis de résoudre les divergences entre Bonn et Washington sur cette question controversée et ont au contraire mis en lumière les difficultés politiques, notamment pour la RFA, du remplacement des 88 lanceurs de fusées Lance américaines d’une portée de 120 km, qui seront obsolètes en 1995.Moscou n’a pas manqué d’intervenir dans le débat en rappelant mardi par la voix d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M.Vadim Perfilievque la modernisation des armes tactiques constituerait « un pas en arrière».Versant de l’eau au moulin de ceux qui, en RFA, estiment que le processus du désarmement en cours rend inutile de se doter de nouvelles armes nucléaires, M.Perfiliev a souligné qu’en « réduisant unilatéralement ses forces armées, et en se montrant prête à mettre fin aux déséquilibres et assymétries (entre les deux blocs), l’URSS réfute actuellement les arguments utilisés » sur les besoins en armes tactiques de l’OTAN.Dans la catégorie des armes à très courte portée (SNF), l’URSS dispose, face aux 88 Lance, de 1,365 missiles (SS-21, Scud et Frog).Moscou a annoncé le retrait de quelques uns de ces missiles (24, selon les experts) dans le cadre de la réduction unilatérale de ses troupes en Europe.Washington et Londres souhaitent une décision dans les prochains mois sur le principe de la modernisation, notamment pour obtenir du Congrès américain les fonds nécessaires à la mise au point du successeur des Lance, alors que le chancelier ouest-allemand Helmut Kohl fait valoir qu’il n’y a aucune urgence.Il a appelé l’OTAN à attendre 1991 ou 1992 pour se prononcer sur la production et le déploiement des remplaçants des Lance.Alors que certains Occidentaux craignent une dérive vers une dénucléarisation totale de l'Europe, les armes à courte portés posent un problème particulier aux Allemands de l'Ouest, dans la mesure où elles auraient toutes chances d’être utilisées sur leur seul territoire en cas de conflit.C’est ce qu’illustre la formule brutale « plus les armes sont courtes plus les Allemands sont morts ».La modernisation est mal vue par une majorité de l'opinion publique ouest-allemande et M.Kohl veut éviter une position qui le mettrait en difficulté a l’approche des élections législatives de 1990 La question qui se pose à l’OTAN, notent les spécialistes, est de trouver avant son prochain sommet en mai une formule qui marque une volonté alliée de moderniser les armes tactiques — afin de convaincre le Congrès de voter les crédits nécessaires — tout en restant suffisamment vague pour ne pas mettre M.Kohl sur la sellette.M.Baker et les responsables ouest-allemands ont souligné leur volonté de parvenir à un compromis et de préserver l’unité de l’Alliance.L’AFFAIRE MANDELA La police sud-africaine ouvre une enquête JOHANNESBURG ( A Fl1) — La police sud africaine a ouvert une en quête après avoir formellement identifié, hier, le corps d'un adolescent qui gisait dans une morgue de Soweto depuis le 6 janvier comme étant celui de « Stompie », l'activiste de 14 ans qui aurait été assassiné par les gardes du corps de Mme Winnie Mandela, selon la rumeur publique amplifiée par la presse.Entretemps, l’épouse de Nelson Mandela, le leader historique du Congrès national africain (ANC), a regagné Johannesburg hier après-midi après un entretien de près d'une heure et demie avec son mari dans la maison qu'il occupe à la prison Victor Verster près de Paarl, à une heure de route du Cap.Mais Winnie Mandela, qui est depuis deux semaines au moins dans l’oeil du cyclone d'un sordide imbroglio qui a déj fait trois morts — Stompie, le Dr.Asvat (un médecin indien membre de l’AZAPO, mouvement anti apartheid rival de l'ANC), et l’un des gardes corps de M me Mandela — continue de se re fuser à toute déclaration.Malgré une présence massive de la presse nationale et étrangère aux abords de la prison de son mari, puis à l'aéroport du Cap et à celui de Johannesburg, Mme Mandela n’a pas desserré les dents Selon des témoins, l'un des gardes du corps de Mme Mandela, membre du notoire Mandela United Football Club, une trentaine de jeunes .voyous » qu'elle est accusée de protéger et que les milieux anti-apartheid récusent, a été interpellé et emmené par la police lors du retour de Mme Mandela Johannesburg.« Stompie », rappelle-t-on, aurait été battu a mort, au domicile de Winnie Mandela, par plusieurs de ses gardes du corps qui s'efforçaient de lui faire avouer qu’il avait subi des violences sexuelles de la part d’un pasteur méthodiste blanc très proche des milieux anti-apartheid de Soweto.Trois autres jeunes Noirs enlevés comme lui au presbytère de ce pasteur — fait que Mme Mandela a admis en expliquant qu'il s’agissait d’une opération de sauvetage — ont réussi h s'évader.Ce sont leurs récits qui ont donné lieu à la vague de rumeurs qui déferle sur Soweto.Rien n’est clair dans cette affaire que d'aucuns appellent déji) le « Win-nigate «.tant la réputation de Mme Mandela y a souffert.Ses avocats refusent maintenant de parler en son nom, assurant qu'elle n'est plus leur cliente.Selon certains analystes, il est clair qu'il y a division dans les rangs anti-apartheid.Washington va analyser l’accord de paix en Amérique centrale WASHINGTON (Reuter) — Les États-Unis se sont déclarés sceptiques hier à l’égard de l’initiative de paix qui a fait l'objet d'un accord la veille entre cinq présidents d'Amérique centrale, et ont ajouté qu’ils allaient en analyser les détails.Les cinq présidents sont convenus mardi d’élaborer un programme de paix en Amérique centrale pré voyant l’expulsion du Honduras de la contra nicaraguayenne, ce qui (joui rait sonner le glas de ce mouvement antisandiniste.En contrepartie, le gouvernement de Managua s'est engagé à mettre en oeuvre (les réformes économiques, pour créer les conditions d’élections libres et équitables qui auraient lieu le 26 février 1990 Au Nicaragua, les opposants au gouvernement sandiniste ont accueilli prudemment l’accord, et ont dit qu’ils allaient attendre de voir si les réformes en faveur de lu démocratie allaient bel et bien être mises en oeuvre.« Les décisions sont positives, mais tout dépend si elles vont être traduites dans les faits », a déclaré Roger Memliela Alfaro, dirigeant du l’arti conservateur nicaraguayen.Le président nicaraguayen Daniel ( M tega a pour sa part salué l’accord, estimant qu’il allait porter un coup décisif à la contra.A New York, le secrétaire général de TON U Javier Ferez de Cuellar s’est déclaré hier satisfait par les résultats du sommet des chefs d’État d’Amérique centrale, qui s’est tenu à Costa del Sol au Salvador, et a estimé qu’il s’agissait d'un réel effort en faveur de la paix.Dans un communiqué rendu public par son porte parole, il a dit que ce signe prometteur devrait recevoir un fort soutien international.Marchés libres en Pologne Les fleurs, les fruits et les ordinateurs François Brousseau - collaboration spéciale DANS UN pays de 38 millions d’habitants où Ton fait encore la queue pour de la nourriture, où on peut attendre un logement pendant 15 ans,et encore 10 de plus pour y faire installer le téléphone, un million de magnétos copes et presque autant d’ordi nateurs miniatures sont en cir eulation.« Nulle part, ailleurs que dans ce domaine, la distance qui sépare la Pologne du reste du monde n’est si petite », écrit Sla-womir Majman, journaliste var sovien qui a suivi de près l’étonnant marché polonais de l’électronique.« En Pologne, il y a trois véritables marchés libres : les fleurs, les fruits et légumes.et les or dinateurs», renchérit Marcin Penczek, un jeune homme d’affaires qui figure bien dans cette minorité d’« optimistes modérés » que compte la population polonaise.M.Penczek emploie, dans deux grandes maisons de la banlieue varsovienne, près de 25 personnes — mathématiciens, program mateurs, techniciens — qui conçoivent et vendent des logiciels de gestion d’entreprises et de bu reaux, et à qui il verse des salaires deux ou trois fois supérieurs à la moyenne nationale.Ce nouveau yuppie est-européen avait d’abord essayé la fi lière plus conventionnelle des études universitaires.Fin 1981, en pleine débâcle politico-économique, il arrivait à peine à nourrir les deux jumelles que venait de lui donner sa femme — et aujourd'hui associée — Katarzyna.Il était absolument excédé par la situation et songeait sérieusement à émigrer aux États-Unis pour y faire un doctorat en mathématiques.Puis, il y a eu le drame du 13 décembre, les études reprises péniblement (et jamais finies), un voyage non concluant en Suisse, bref coup de sonde à l’Ouest.Enfin, il y a deux ans, la grande décision : il jouerait bien le jeu capitaliste, mais chez lui, à l’Est.Se rendant compte qu’il y avait, du côté des logiciels polonais, un rare terrain laissé complètement en friche par les autorités, il a sauté sur l’occasion.Le reste est une success-story, tout ce (ju'il y a de plus.classique chez nous, mais qui reste jusqu’à nouvel ordre une étrangeté en Pologne.L'interview se déroule rondement avec ce « jeune patron dynamique », sur l’entreprise privée à l’Est, la bureaucratie, la réforme économique annoncée, etc.Un collègue intervient dans la discussion : « Ce que nous voulons, dit-il avec véhémence, ce n’est pas réformer ce système, c’est en sortir ! Jeter par-dessus bord cette économie absurde, où il n’y a ni marché, ni argent ; être libres d’entreprendre.» La majorité des clients de « MacroSoft » — c’est le nom, inévitablement américain, que porte cette compagnie pure laine polonaise — sont forcément des branches et officines gouvernementales.Mais quelques ventes de programmes ont déjà été réalisées .en Hollande, à des entreprises privées.Les commandes se multiplient.« Nous avons même vendu un programme au bureau de Rakowski (le premier ministre).Mais juste pour lui, nous avons doublé le prix ! », dit l’entrepreneur comme pour s’excuser d’une telle « collaboration » MacroSoft compte une dizaine de concurrents à Varsovie sur le marché du logiciel, et un hebdomadaire évaluait tout récemment à près de 500 le nombre de firmes privées dans l’informatique en Pologne — logiciels et équipemenLs confondus.Marcin Penczek qui, avec sa femme et ses deux enfants, possède deux voitures et deux appartements (qu’il cherche désespérément à échanger contre un plus grand ou contre une maison), fait partie de cette « garde montante » d’entrepreneurs indépendants que l’actuel gouvernement déclare vouloir encourager. 6 ¦ Le Devoir, jeudi 16 février 1989 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef Rédacteurs en chef adjoints Directeur de l'information: Directeur des le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Jacques Chabot services administratifs: Albert Juneau, Directeur adjoint: Gabriel Hudon Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies « Deux Québec dans un » L ’un s’enrichit, l’autre s ’appauvrit, et le pays se défait LE CONSEIL des affaires sociales vient de publier, au sujet du développement social et démographique du Québec, un rapport qui va ébranler plusieurs des postulats de la Révolution tranquille.On croyait que l’intervention de l’État allait, faute d’entreprise privée, sortir nos régions et quartiers pauvres de leur dépendance, et que les grands programmes universels d’éducation, de santé et de services sociaux mettraient tous les Québécois sur un pied d’égalité.Il n’en est rien, à voir cet autre Québec que le Conseil a découvert, tant en ville qu’à la caVipagne.Certes, on savait que le Québec compte bien moins d’enfants.Mais on n’avait pas vu que, partout, certains milieux ont connu un net progrès démographique, alors que d’autres subissent un dépeuplement grandissant.On discute de plus en plus fort d’immigration.Mais on avait oublié l'immense migration interne qui a vidé campagnes et centre-ville vers les dortoirs de banlieue.Le rapport n’explique qu’en partie ce phénomène.La quête d’emplois et de revenus plus satisfaisants y a joué un rôle décisif.Paradoxalement, les bureaucraties et les services publics qui ont proliféré dans le Québec moderne ont ajouté à cette réorganisation de l’espace habité, sans créer de développement ailleurs qu'autour des centres principaux.Tout en prétendant bâtir « l’État du Québec », une classe à l’aise s’est installée dans des quartiers neufs, laissant derrière elle les vieux et les pauvres.Bref, pendant que les fonctionnaires croyaient bâtir la province, promoteurs immobiliers et vendeurs de piscines implantaient le modèle réel de développement.Le Conseil s’inquiète, à bon droit, de ce phénomène qui va grandissant.Il y a là une éloquente démystification du discours actuel selon lequel la richesse précède le développement social.En réalité, même sous la planification de l’État, richesse et progrès social ont bénéficié à une partie de la population (et du territoire) et ont ignoré largement l’autre.« Deux solitudes » nouvelles auraient donc été créées, qui seraient en train de s’opposer aussi, suivant l’âge : une population vieillissante d’un côté, la jeune génération de l’autre.La dénatalité va donc frapper davantage certains territoires.Et cet effet de distorsion ne peut aller qu’en s’accentuant, les jeunes quittant un milieu moins dynamique et prometteur.Bref, indépendamment de la chute générale de la natalité, un certain Qué- bec est menacé de disparition.Le Conseil s’inquiète que « le pays réel » se fasse ainsi de plus en plus étroit, étiré sur trois bandes de développement allant du nord au sud, et entre lesquelles nombre de communautés centenaires vont sombrer peu à peu dans la marginalité puis dans l’oubli.En réalité, le Québec ne reprend-il pas plutôt contact avec la réalité ?Il était illusoire de penser qu’une population d’à peine six millions, ayant au surplus cessé toute progression démographique, pourrait maintenir une présence et une activité de développement sur un aussi vaste territoire.Le Conseil refuse d’endosser le discours voulant que le libéralisme économique devienne le moteur principal du développement, de la richesse et donc du progrès social.Il rappelle avec raison que la moitié de l’activité économique dérive de l’État.Mais il n’a pas résolu pour autant le dilemme dans lequel il a trouvé les « deux Québec ».Comment refaire du développement dans des milieux à tous égards défavorisés ?Investissements privés ou projets publics ?On a pris les deux voies, et les résultats parlent d’eux-memes.Le Conseil ne cache pas sa préférence pour le recours aux dépenses publiques.Invoquant les « miracles » du Japon, de la Corée et de l’État du Massachusetts, il rêve d’un financement massif en recherche-développement comme celui qui a fait la prospérité de l’Ontario.C’est oublier que les dépenses publiques ont tendance à rester dans les milieux déjà favorisés.C’est surtout escamoter l’apport démographique, sans lequel l’Ontario, justement, ne serait pas devenu un des États les plus dynamiques du monde occidental.Le Conseil en est encore à recommander d’imposer le français aux immigrants.La mesure a déjà trop tardé, mais à quoi bon y recourir si le Québec ne veut pas plus d’immigrants ?Le Conseil souhaite aussi qu’on mobilise les populations marginales, mais comment le faire sans impliquer les jeunes ?Sans surtout proposer une autre société rurale et une nouvelle vie urbaine ?Bref, si le Conseil des affaires sociales est autrement plus sérieux que nos pleureuses nationales, à sa façon lui aussi cherche un moyen pour le Québec de ne pas « disparaître ».Il presse plutôt de réapprendre comment faire du pays.— JEAN-CLAUDE LECLERC La République islamique Le fanatisme religieux en Iran reste imprévisible LORSQU’IL fit son entrée en Iran, il y a maintenant dix ans, après la sanglante défaite du chah, l’ayatollah Khomeiny avait suscité les plus fous espoirs, tant dans son pays qu’en Occident, où il avait vécu longtemps en exil.L’établissement d’une République islamique — conforme aux lois de l’Islam — devait rétablir les valeurs religieuses et faire oublier à jamais les tares de l’ancien régime.Il ne fallut que quelques mois pour se rendre à l’évidence que le successeur du chah n’avait d’autre ambition que d’inüposer sa nouvelle loi en employant les mêmes moyens qu’il avait si fermement dénoncés dans le passé.Le gouvernement religieux bascula dans le fanatisme aveugle qui s’abreuva abondamment des conflits israélo-palestiniens et de la soi-disant domination américaine dans la région.La guerre avec l’Irak, allait fournir le prétexte sublime à la consolidation du régime et à la répression contre tous ceux qui continuaient à s’y opposer.Dix ans plus tard, un cessez-le-feu est intervenu entre Bagdad et Téhéran.Mais l’Iran est en ruine et des voix commencent à s’élever pour réclamer plus de démocratie, ou du moins une plus grande transparence dans les débats politiques.Le dauphin désigné de Khomeiny, l’ayatollah Montazeri a plaidé en début de semaine pour une information « qui ne soit pas sous le monopole d’une seule ligne politique ».Il a également invité les diri- geants iraniens à reconnaître les « erreurs graves » qui ont ruiné l’image de leur pays : « Partout, les gens ont cru que notre seule tâche ici était de tuer, a-t-il déclaré.» Mais à peine venait-il d’émettre publiquement cette critique, que l’ayatollah Khomeiny décrétait la condamnation à mort pour l’auteur et les éditeurs du roman Les versets sataniques, qui ne serait rien d’autre, selon l’iman, qu’une insulte au prophète Mahomet et au Coran.D’autres pays musulmans ont emboîté le pas dans une chasse internationale contre « ces mercenaires à la solde de l’Amérique».Cet incident tombe bien mal pour les réformateurs en Iran.Les fanatiques auront beau jeu de l’exploiter, toujours au nom de l’Islam.Il serait illusoire d’espérer, à court terme, la reconnaissance du multipartisme ou simplement d’une opposition laïque au gouvernement religieux.L’absolutisme règne dans plusieurs pays musulmans du Moyen Orient.Par ailleurs, la conjoncture internationale et régionale semble favorable à une évolution du régime.Le dégel dans les rapports entre Moscou, Washington et Pékin et les perspectives de négociations entre Israël et les Palestiens, devraient rassurer les ayatollahs et les inciter à une plus grande ouverture.Mais qui y a-t-il de plus imprévisible que le fanatisme ?— ALBERT JUNEAU La déception des infirmières Trois objectifs à concilier dans une démarche commune LA NOUVELLE Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec ( FIIQ), forte de ses 40,000 membres, amorçait lundi sa première négociation avec le gouvernement et les établissements de la santé et des services sociaux.En conférence de presse, ses porte-parole se sont dites déçues des « offres patronales » faites le 26 janvier dernier en réponse à leurs « demandes» déposées quelques semaines plus tôt.Sans les ignorer tout à fait, on aurait tort cependant d’attacher aux propos tenus par les négociatrices de la FIIQ une portée qu’elles n’ont pas.Quand la Fédération déclare que le dépôt patronal est « un geste irresponsable » qui « ne fera qu’aggraver une situation déjà inacceptable », il faut faire la part du feu.La négociation est un processus.Essentiellement.L’histoire des relations de travail n’a pas retenu un seul exemple d’un employeur qui ait spontanément « accepté » sans discussion toutes les revendications formulées par un syndicat, et cela dès leur dépôt.Au contraire, tout le monde, y compris les négociateurs syndicaux, s’attendent à ce que leurs vis-à-vis jugent leurs demandes « déraisonnables » et, bien sûr, « inacceptables ».Et la réciproque est vraie devant les propositions de la partie patronale.Dans les secteurs public et parapublic au Québec, on n’a retenu qu’un seul cas d’offres patronales prématurément « trop » substantielles.En fait, elles étaient si proches des attentes réelles des syndicats que la négociation en fut pratiquement déstabilisée ! Les négociateurs syndicaux, médusés, s’inquiétaient d’avoir peut-être placé leur mise à prix à un niveau trop bas.C’était évidemment avant la crise des finances publiques, plus précisément à l’automne 1979.quelques mois avant un certain référendum.Jusqu’à tout récemment, on avait pu prêter à M.Bourassa quelque velléité de rééditer « le coup de M Parizeau » en imposant à la négociation un rythme excessif en vue d’élections générales qui auraient pu se tenir dès le printemps.C’est une hypothèse aujourd’hui pratiquement écartée.Que sera cette négociation ?La regardant avec des lunettes roses, on verrait que, plus que jamais, les parties parlent le même langage, partagent la même analyse et, pourquoi pas ?les mêmes objectifs.Il ne resterait qu'à discuter des moyens de les atteindre.Mais les choses ne sont pas si simples.En réalité, les objectifs sont triples : 1 ) accroître les avantages consentis aux employés syndiqués, 2) faciliter la gestion des établissements en vue d’une meilleure qualité de service à la population et 3) le tout en tenant compte de la capacité de payer des contribuables.Il est raisonnable de penser que les syndicats sont plus sensibles au premier objectif, que les associations d’établissements et les ministères sectoriels se préoccupent davantage du second, tandis que le Conseil du trésor veille au troisième.Or, tel est le problème.Selon certaines analyses — entre autres, celles faites pour le compte de la commission d’enquête sur la santé et les services sociaux —, les conventions collectives ont évolué de telle sorte qu’elles comportent des contraintes qui non seulement gênent la gestion des établissements, mais également entraînent une détérioration des conditions de travail et menacent même la qualité des services offerts.Dans certains cas — dont celui des infirmières —, la situation atteint presque le niveau d’une crise.Quant aux solutions, on peut en imaginer de fort coûteuses et, partant, hors d’atteinte.Le grand art sera de concilier ces trois objectifs.Du point de vue du public, c’est la seule chose qui importe vraiment.— JEAN FRANCOEUR tlfiEhîr (A V/9AKM*ÿ£' $CJ Co/'/O, yc/c./ 05 cm/m)co of la wrAùTé / MX AWES citove/os f Wf fUij mm* LETTRES AU DEVOIR Fossoyeur QUOI ?Radio-Canada transforme des textes écrits en français correct et leur ajoute des répliques en « jouai » parce qu’au dire « d’un réalisateur, il est de plus en plus difficile de trouver des acteurs capables de lire un texte en français » ?C’est ce que j’apprends avec consternation à la lecture d’une lettre au DEVOIR parue ce matin et écrite par M.Michel Lapalme, auteur d'un texte acheté par ladite Société pour être lu à l’émission Théâtre du lundi.Voilà donc un mystère éclairci : depuis le temps que je fermais ma radio lorsque commençait la dramatique parce que ces pièces étaient toujours écrites dans une langue abâtardie.Cependant, je ne me serais pas douté que le blâme dût en retomber sur Radio-Canada.Cette conduite insulte non seulement les auteurs à qui on manque de respect, mais aussi les comédiens qui sont ici mal jugés et enfin, tous les auditeurs francophones.Je compatis à l’humiliation des uns et des autres mais surtout je me déclare proprement scandalisée qu’un organisme gouvernemental, soutenu par nos deniers et censé promouvoir les deux langues officielles, se fasse le fossoyeur de l’une d’elles, la plus faible, justement.Merci à M.Lapalme d’avoir porté sur la place publique un tel cas de discrimination.Si les choses sont telles qu’il le dit dans sa lettre, un beau débat devrait s’ensuivre.C’est ce que je souhaite.— MICHELINE DUSSAULT Montréal, le 6 février.À John Cassavetes CH ER John, il y avait pour moi deux phares brillant sur le continent du cinéma américain : Elia Kazan et vous.Vous êtes mort le vendredi 3 février 1989 et précisément le vendredi d’avant, à la fin janvier, on projetait ici, à la Cinémathèque québécoise, votre premier long-métrage, Shadows.Et c'était un vrai plaisir de découvrir ce film.Votre travail, votre oeuvre était unique, hors des normes, hors du commerce, hors de toutes les compromissions de l’industrie du spectacle.Enfant d’émigrant grec (comme Kazan d’ailleurs), il y avait dans vos films le souffle de la vie, son étrangeté, ses aléas.Je me souviens du choc de la première rencontre avec votre oeuvre, à Paris, il y a près de dix ans.Je revois la grande salle du boulevard St-Jacques, presque vide, où on projetait Gloria.Le pré-générique : cette entrée dans le ciel de New York et ce saxo qui déchirait le ventre.C’était si beau — beau à en pleurer.Et les larmes sont venues d’un coup; l’émotion imprévisible, inattendue.Avant meme le premier mot de l’histoire vous m’aviez déjà conquis.Et pour toujours.Oui, à cause de ce choc-là, je vous portais un amour inconditionnel, absolu.Vous étiez un homme libre, très près de ses sentiments, de sa vérité.Vous avez sans doute vécu comme vous filmiez, avec excès, sans retenue aucune.Mourir d’une cirrhose du foie, rongé par l’alcool, c’était bien vous : si proche que vous étiez de votre propre rôle dans Love Stearns.John, c’était bien de savoir que vous étiez-làl simplement, que vous existiez.A présent il ne reste que vos films; on va les revoir, tous.Ils nourriront notre âme et nos rêves.Vos films étaient comme des boules de feu, des météores embrasant le ciel du conformisme holiwoodien.Les traces en sont encore visibles et c'est elles qui nous inspirent.Merci John.— YANICK AUER metteur en scène Montréal, le 6 février.L ’autre affichage BRAVO ! M.Richard French.La vérité vient d’éclater au grand jour : les Anglais rangés sous la bannière d’Alliance Québec refusent même l'idée de faire la distinction, pourtant fondamentale, entre minorités ethniques et minorité purement numérique, la leur.Comme si cela pouvait leur ôter leurs droits, ils ont hué une proposition fondée sur la réalité, celle des minorités ethniques.La réaction est mesquine et montre assez la démagogie qui opère dans les sermons de M.Orr.L’intransigeance d’Alliance Québec fait tort aux Anglais, aux Français, et aux minorités d’ici.Elle bloque toute possibilité de négocier, de réfléchir et de prendre une décision démocratiquement représentative.C’est du chantage, du sabotage haut de gamme.La victoire en Cour suprême leur monte à la tête.Cette distinction entre minorités ethniques et minorité purement numérique des anglophones, je me réjouis de voir qu’elle vous apparaisse aussi raisonnable.L’esprit de la Charte de la langue française demanderait que l’on développât ses articles 61 et 62 dans le nouveau contexte démographique de Montréal.Après 12 ans, un ajustement est normal.Dans les quartiers ethniques, l’affichage libre dans la langue d’origine comme seconde langue aiderait à l’intégration non assimilatrice et à faire la juste part des choses.Préserver les cultures amasse un trésor d’humanité.Toute la jeunesse partage ces valeurs.Le respect engendre le respect.L’avenir est là pour tous.— ROGER BOISVERT Montréal, le 6 février.La risée du monde l.ettre ù M Joe Clark LA POSITION canadienne face à l’Afrique du Sud est un bel exemple d'hypocrisie; un des premiers pays à avoir dénoncé l’apartheid et à réclamer l’imposition de sanctions, notre pays est pourtant un de ceux qui concrètement font le moins.Admettons que les exportations d'armes sont difficiles à contrôler à cause des ventes triangulaires.Il reste que le commerce direct, non-militaire, est florissant, et que celui-ci est facile à régir, pour autant que le gouvernement en ait la volonté, ce qui est loin d’être évident.C'est à ce propos qu’il est pertinent de souligner la cohérence des politiques canadiennes.Pas celles qu’annoncent nos diplomates aux tribunes des Nations Unies, bien sûr, mais les vraies, celles que prône le parti qui forme ce gouvernement, celles qu’il pratique aussi bien envers ses propres citoyens qu’envers les pays étrangers.Des politiques dictées par les seules lois du marché, qui ont toujours plus d’importance que les considérations morales dont on prétend s’inspirer.En cela, elles sont très cohérentes, constantes et soutenues.Soutenues par les lobbies des groupes industriels et financiers qui ont largement contribué à porter le Parti conservateur au pouvoir, et dont la condamnation de l’apartheid n’est peut-être pas le souci premier.M.Clark, votre ministère, votre gouvernement, auront-ils un jour le courage d'adopter des politiques basées d’abord sur des considérations humanitaires, et de les faire appliquer de façon cohérente, de sorte que les citoyens de ce pays n’aient plus à rougir ?— MICHEL BACHANT Montréal, le 8 février.Les journalistes DANS LES conflits des salles de rédaction de certains journaux, comme il vient d’en arriver au DEVOIR, faudrait-il oublier que les journalistes sont « en guerre déclarée contre l’injustice et la bêtise, obsédés par la vérité, à son service toute une vie».C’est encore Félix Leclerc qui continue : « Gardiens des droits de l’homme; sans eux nous connaîtrons vite la tyrannie, la matraque et l’esclavage » ( Le petit livre bleu de Félix, p.136).Je crois aux poètes pour orienter la marche de l’humanité ! — MARCEL LAVALLÉE Sept-îles, le 3 février.Votre position Lettre à M Brian Mulroney NOUS verrions comme une très grande menace tout projet de révision à la baisse d’investissement en services de garde promis par votre gouvernement.Les con-sultations publiques sur cette question ont permis de constater l’insatisfaction presque unanime des intervenants et intervenantes.Donc, que vous songiez aujourd'hui à couper le financement d’un programme déjà insuffisant et que vous avez tant utilisé dans votre plate-forme électorale est totalement inacceptable ! Cette question est d’autant plus importante au Québec où le gouvernement s'appuie sur l’engagement fédéral pour établir sa propre politique.Nous vous demandons, M.Mulroney, d’établir clairement votre position à l'égard du programme national des services de garde à l’enfance, le plus rapidement possible.— GINETTE BUSQUE Fédération des femmes du Québec Montréal, le 2 février.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, bout.Le-beau.St-Laurent Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec (S14) 844-3361 Abonnements (514) 444-5738 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, jeudi 16 février 1989 ¦ 7 L’argent, un facteur puissant d’assimilation PHOTO CP SES *.A Mme Myrtle Donaldson participe à une manifestation contre le racisme à Toronto à la suite de la mort de son mari, un Noir, qui a été abattu par un policier blanc de la Ville-Reine LIBRE OPINION LUC PAPINEAU APRÈS avoir visionné le documentaire Disparaître : le sort inévitable de la nation française d’Amérique ?diffusé aux Beaux Dimanches le 12 février dernier, il y a au moins une chose que je peux'affirmer : c’est que je suis ulcéré ! Disparaître se veut une synthèse des dangers qui menacent la culture et la population française d’Amérique.L’émission, qui marque le retour à l’écran de Lise Payette, est un « documentaire apolitique », de préciser le réalisateur, Jean-François Mercier.Mais comment peut-on parler pendant deux heures de la survie de cette nation sans en aborder l’aspect politique ?C’est un non-sens ou un profond manque de courage dans lequel se sont confusément enfoncés Mme Payette et M.Mercier.Ce n’est pas la première fois, hélas ! que les convictions politiques des réalisateurs d’une production de l’Office national du film cèdent le pas au mandat d’unité nationale de cet organisme.Un tour de passe-passe Dès le début, on s’aperçoit que les réalisateurs de Disparaître ont peur des mots.Ils entremêlent les notions de nation, peuple, population, Québécois, Canadiens français, francophone, comme si elles signifiaient toutes la même chose ! Un chat est un chat, disait si judicieusement Prévert.Si on avait voulu traiter de la survie de la nation française d’Amérique, on n’aurait pas dû limiter les Franco-Ontariens à un simple point sur une carte du Canada pour ne parler que du Québec.Si, au moins, ce québé-cocentrisme n’avait pas été apolitique.Mais non ! Dans un bref historique de la Belle Province, on prend bien garde de parler du référendum de 1980.On préfère plutôt se concen- trer sur des aspects plus économiques et sensationnalistes de la survie des francophones (québécois, canadiens, américains : il faudrait bien savoir ! ) : la dénatalité, l’immigration et le nombre décroissant de contribuables qui paieront les services publics du gouvernement du Québec dans vingt ans.Ce propos, on en convient, ne recoupe qu’une partie de la matière annoncée par le titre du documentaire.On évite du mieux qu'on peut les conflits linguistiques et l’assimilation des francophones au Canada, au Québec et aux États-Unis.On trouve même le moyen de parler d’une loi adoptée en Floride qui consacre le statut unilingue anglais de cet État et ce, sans faire aucune référence à la Loi 101 : un véritable tour de passe-passe comme seuls les politiciens en sont capables,! Même dans les secteurs qu’il explore, Disparaître est d’une désespérante faiblesse.Aucun élément nouveau n’est apporté quant au phénomène de la dénatalité.Pourquoi fait-on moins d’enfants ?On semble l'ignorer.« Ça prendrait peut-être un psychiatre pour nous l’expliquer», blaguait Mme Payette, rencontrée lors de la diffusion en avant-première du documentaire.Pourtant, il lui aurait simplement suffi d’écouter le père d’une famille de treize enfants qu’elle a interrogé au cours de l’émission.« C’est une question de va-leurs», de raconter le brave homme qui semble avoir compris que les couples d'aujourd’hui préfèrent avoir une BMW plutôt qu’un bébé.Un psychiatre, disait Mme Payette.Et pourquoi pas un comptable ?Le Québec a le troisième niveau de vie au monde, précise le documentaire : ses résidants n’auraient-ils pas décider d’en profiter et de se suicider collectivement en consommant ?Dans l’analyse comparative entre les politiques familiales québécoise et française, Disparaître manque rigoureusement de rigueur.Avec les crédits d’impôt et autres mesures gouvernementales, une famille franco-française dispose de plus d’argent qu’une famille franco-québécoise ayant pourtant un revenu de base supérieur, révèle le documentaire.Le gazon est toujours plus vert chez le voisin et le scandale ici réside peut-être dans le fait qu’on omet de mentionner que le coût de la vie est plus élevé en France .Là-bas, la survie du français n'est pas menacée.L’aide qu’apporte l’État à la famille est une mesure sociale, pas une politique linguistique.Comparons ce qui est comparable, s îl-vous-plait.Plusieurs questions fondamentales sont aussi éludées quant à l’efficacité d’une politique familiale qui permettrait de sauvegarder la nation, le peuple, la population franco-québécoise.Y aura-t-il proportionnellement plus de franco- Blancs ou Noirs, on est rarement raciste quand on a un emploi phones parce que plus d’enfants naîtront ?Devrait-on restreindre ce type d’aide qu’aux familles ayant obtenu un certificat de francisation ?Qu’est-ce que la nation française d’Amérique ?L’immigration maintenant.Disparaître commence évidemment par mettre tout le monde dans le même sac.Immigrant économique, réfugié politique, investisseur; il n’existe aucune différence entre eux, qu’on se le dise ! S'ils permettent de faire rouler l’économie du pays dans lequel ils ont pu s’établir, le véritable danger c’est le racisme.Après un bref survol de quelques pays, le documentaire se fait un tantinet xénophobe (raciste à l'occasion) et en vient à la conclu sion qu'il faut éviter les vagues successives d’immigration et les ghet tos.« Il faut les intégrer à la société québécoise », affirme madame Payette.Très bien, mais peut-on m'expliquer concrètement comment y par venir tout en demeurant apolitique .Sur quels critères selec tionnera-t-on les nouveaux venus alors qu’on est incapable de se définir collectivement ?Devrait on envisager de rayer pour de bon le quartier chinois montréalais de la carte ?Le documentaire n'apporte aucune réponse à ces questions.« Je suis Québécois.Je suis arrivé un peu plus tard que les autres », avoue Hun Bang, un immigrant coréen que Mme Payette n’a visiblement pas compris.Un immigrant qui, il faut le noter, est le violoniste de (lilies Vigneault et que le célèbre chansonnier patriotique a accosté pour la première fois .en anglais.Admettons que, même en employant une langue qui n’est pas la leur (.), les Franco-Québécoii n’ont pas su intégrer les immigrants.Existe-t-il une communauté au monde qui y ait réussi sans heurl ?Comme s’il tenait à perdre toute crédibilité, Disparaître cite Toronto en exemple.On devine que ce documentaire a été réalisé bien avant que deux jeunes Noirs y soient abattus par des policiers blancs l’an dernier.Avec cet incident, la Ville-Reine n’est plus aussi vertueuse : les tensions raciales sont fortes et les affrontements nombreux.Toronto la belle, Toronto la grande, Toronto vers qui se dirigent la plupart des immigrants débarqués au Québec et qui curieusement vit les derniers moments d’une surchauffe économique .Blancs ou Noirs, on est rarement raciste quand on a un emploi.Un documentaire confus et contradictoire Le confort, c’est un peu l’indifférence et l’argent adoucit si bien les moeurs.Où étaient donc Mme Payette et M Mercier en mai 80 ?On se le demande.Les valeurs de l’argent, voilà peut-être une piste qu'il aurait fallu suivre au lieu de parler tout et encore plus de rien.L’argent, c'est un puissant agent d’intégration et d’assimilation.C'est un choix de société et, dans le contexte américain, c'est souvent un choix de langue.Disparaître est un documentaire confus, contradictoire, sans vigueur et surtout sans rigueur intellectuelle.« Serions nous sur le point d’exclure les minorités de nos institutions ?», demande le plus sé rie use ment du monde Mme Payette.Elle oublie peut-être que ces minorités, pour être exclues, devraient encore avoir été intégrées .Réflexion à la Lance ci compte, Disparaître se promène de Miami à Paris et on nous montre surtout comment éviter les vrais débats.À la suite de son expérience politique, Mme Payette aurait pourtant dû savoir qu’à force de faire trop de compromis, on finit fatalement par se compromettre.Si le tiut de celle qu’on appellait Lise était d'amorcer une réflexion sur la nation française d’Amérique (il est permis d’en douter), elle aurait dû reprendre du service auprès d’une formation politique quelconque au lieu de faire de la télé tout de travers.Les Beaux Dimanches s’en seraient mieux portés et le débat linguistique aussi.Le silence est parfois plus tolérable que l’ignorance REPLIQUE CHRISTIAN YACCARINI Ex-représentant général de l’Association générale étudiante de l’UQÀM DANS LE DEVOIR du 26 janvier dernier paraissait, dans la chronique « Libre-opinion », un texte intitulé « Pour un débat démocratique sur la langue ».Texte déjà paru dans le journal étudiant, l’Unité, organe officiel de l’association générale étudiante de l’UQÀM (AGEU-QÀM).Considérant le silence du mouvement étudiant organisé lors du débat entourant le jugement de la Cour suprême, de la loi 178, conjugué aux « prestigieuses signatures» qu’on y trouvait (dont celle d’un ancien membre de la SS.IB et de l’exécutif de l’ANEQ en 1980), ce texte ne pouvait qu’intéresser ceux et celles qui déploraient le silence du mouvement étudiant.Hélas le silence est parfois plus tolérable que l’ignorance et l’ineptie.Pour les « juristes » du « groupe des 40 », le jugement de la Cour suprême et la loi 178 « prévoient l’octroi de privilèges aux francophones au détriment des droits fondamentaux des autres communautés linguistiques québécoises».Malheureusement ces éminents « juristes » ont oublié de nous expliquer les arguments sous-tendant pareilles affirmations.Nous nous trouvons donc dans l’obligation de tirer nous-mêmes nos propres conclusions.Entre autres que le « groupe des 40 » adhère à la thèse défendue par la Cour suprême, c’est-à-dire que le discours commercial fait partie de la liberté d’expression et que toute entrave à ce discours constitue une atteinte à cette liberté fondamentale ! Les publicistes qui désirent contester la restriction qu’on leur fait concernant la publicité destinée aux enfants seront heureux, le moment venu, de compter sur de tels appuis.Pour les « constitutionalistes » du « groupe des 40 », l'utilisation de la clause « nonobstant » « est toujours condamnable et franchement réactionnaire».Malheureusement, encore là, on oublie de justifier pareil slogan.En essayant d’être logique avec un tel énoncé, cela voudrait dire que la Charte de la langue française est réactionnaire.En effet, la Charte des droits et libertés adoptée par les provinces anglaises et le gou vernement fédéral (adoption qui n’a été possible que par le rapatriement unilatéral de la Constitution) a été conçue essentiellement pour contrer la clause Québec de la Charte de la langue française.Ajoutons à cela les nombreux ju gements de la Cour suprême invalidant bon nombre d’articles de la loi 101, de l’entente du lac Meech qui introduit une notion inepte à savoir la « société distincte », de la nouvelle loi sur les langues officielles (C-73), tout cela justifiait aux yeux de certains l’utilisation de la clause dérogatoire, à ce qui paraissait le dernier rempart contre ces attaques.Or, nous venons « d’apprendre » que cette clause est « réactionnaire », donc que les jugements de la Cour suprême sont « ex-cathedra ».Selon ce fameux principe, il serait tout aussi réactionnaire et immoral d’utiliser cette clause, advenant un éventuel jugement de la Cour suprême reconnaissant des droits au foetus et limitant ainsi le droit des femmes à l'avortement.Les groupes pro-vie seront sûrement très heureux de compter sur l’appui du Comité-femme de l’ANEQ, pour dénoncer toute velléité de se soustraire à un tel jugement en utilisant une clause si « réactionnaire ».Et comme un tel jugement est à prévoir à moyen terme on peut se réjouir que mère LIBRE OPINION GUY CHARTRAND Président de Transport 2000, Québec EN 1984, la Société de Transport de la Rive-Sud de Montréal projetait l’image de la société de transport en commun la plus dynamique au Québec.Guide réseau, bulletin d'information aux usagers, service amélioré, multiplication des abribus, pour ne citer que quelques-unes des réalisations à l’actif de la Société, démontraient un souci de plaire à la clientèle.Aujourd'hui, à peine cinq ans plus tard, la STRSM projette une toute autre image.Service perturbé, relations de travail tendues, équipements insuffisants et dans un état lamentable, conseil Theresa ait su trouver oreille attentive chez les féministes du mouvement étudiant.Pour les «sociologues» di « groupe des 40 » il est cependant possible de faire la « promotion des droits nationaux des Québécois et Québécoises sans porter atteinte aux droits fondamentaux de quiconque.» Ça nous le savions déjà .Tellement évident qu’une étude réalisée pour des sociétés américaines, parue dans LE DEVOIR du 26 janvier, souligne que « le Québec honore sa minorité et que la province est l’une des régions les mieux desservies au monde en anglais ».Le Québec, toujours selon cette étude, constituerait « une société où le pluralisme linguistique et culturel fleurit».Et enfin pour une province qui selon les « sociologues » du « groupe des 40 » brime la liberté d’expression, cette étude souligne « la présence de trois quotidiens anglophones, 18 hebdomadaires, 11 stations de radio, trois stations de télévision .» Non décidément pour les leçons de morale, le « groupe des 40 » devrait s’adjoindre des philosophes.Enfin, les « politicologues» du « groupe des 40 » nous expliquent que le gouvernement Bourassa a « trahi sa clientèle anglophone », par crainte d’administration divisé et mécontentement général de la clientèle.Comment en sommes-nous arrivés-là ?L’achalandage a subi une forte hausse au cours des cinq dernières années.En 1983, la STRSM a transporté 19 millions de passagers et en 1988, près de 35 millions, soit une augmentation de 84 %.En 1986, la STRSM avait une flotte de 406 autobus, nombre pratiquement inchangé aujourd’hui.En fait, la STRSM n’a reçu aucun autobus neuf depuis 1986, alors que l’achalandage a augmenté de 7 millions au cours des trois dernières années.À cause de manque d’espace, de ressources et de planification, seuls 305 autobus sont en état de rouler, alors qu’il en faudrait au moins 500 pour offrir un service adéquat.Le plus déplorable de cette situation est dû au fait que les usagers ont subi d'énormes hausses de tarifs le 1er janvier.Dans Longueuil, la carte mensuelle régulière a augmenté de 17.6 % alors qu’étudiants et personnes du PQ.Sûrement que l'organisateur du Parti libéral, M.Marc Y van Côté, craint beaucoup que la puissante machine péquiste remporte plus de cinq sièges sur 125 lors des prochaines élections.Dans cette brillante analyse, ces brillants « politicologues » ne considèrent aucune autre donnée.Que depuis 77, la loi 101 faisait consensus, qu’il existait une paix linguistique à Montréal, que les francophones passaient rapidement l’éponge (et c’est tout à leur honneur) sur trois siècles d’humiliations collectives et individuelles, adhérant parfois même très naïvement au ténébreux discours sur le « multicultura-lisme», et que malgré tout M.Bourassa ait résisté tant bien que mal au lobby et au chantage de l’« establishment » canadien anglais, aux organisations financières et patronales.Non, pour le « groupe des 40 » tout cela, comme toute la question constitutionnelle, n’existe pas.Un seul slogan : « Toute restriction sur la langue d’affichage débouche sur la xénéphobie et l’intolérance ».» Sûrement que lors de son prochain congrès l’ANEQ invitera comme orateur celui qui a le mieux exprimé et défendu cette position, M.Conrad Black.Quant au reste du texte on n’y âgées ont subi une hausse de 22%.Depuis quelques semaines, les services sont de plus en plus perturbés.Les plaintes affluent de partout, les services sont devenus si peu fiables qu’aux heures de pointe les usagers grelottent sur les coins de rue, leur carte mensuelle à la main.Devant une telle situation, nous aurions pu croire à une action énergique des administrateurs de la STRSM.Au lieu de cela, nous apprenons la démission de la présidente du Conseil d’administration, Louise Gravel.Cela fait penser à un navire en perdition abandonné par son capitaine.Un des gros points en litige actuellement semble être une diminution graduelle du nombre d’heures de travail par semaine consentie aux employés d’entretien par l’adminis-trationn Gravel/Molini, sans l’assentiment du Conseil d’administration.Tout ce cafouillage nous amène à nous poser certaines questions.— Comment se fait-il que les administrateurs n’ont pas prévu une trouve rien se reliant à la langue et au débat en cours.Au contraire on n’y voit que corporatisme et infantilisme .La crainte de l’AN EQ de se faire infiltrer, voire récupérer par les péquistes.Pour le « groupe des 40 » prendre fait et cause pour la langue française et plus spécifiquement pour le Québec équivaut à être péquiste et membre de la SSJB.Cela est aussi absurde que de dire que le « groupe des 40 » est une filiale d’Al-liance Québec, endoctriné par The Gazette et CFC F, et que M.Jean-Pierre Paquet est un ami de M.Singer .Absurde non ! Non décidément le « groupe des 40 » devrait se saborder rapidement.Il n’a aucun avenir tellement il est déconnecté de la réalité pour ne pas dire de la société québécoise.Et personne ne pourrait croire en leur volonté d’amorcer un débat démocratique sur la langue.Quand nous voyons comment la démocratie s’est exercée lors de la lutte sur les prêts et bourses, l’automne dernier, on ne peut qu'en rire .Ce que ne peuvent malheureusement pas faire les Roumains avec leur dirigeant Caucescu, ce démocrate qui a sensiblement la même définition de la démocratie que le «groupe des 40 ».augmentation graduelle de la flotte d’autobus proportionnelle à Tacha landage ?— Pourquoi n’a-t-on pas fourni les installations nécessaires à l’entretien des autobus ?— Pourquoi n’assure-t-on pas le « juste nécessaire » prévu dans la politique de la Société ?— Comment justifie-t-on des augmentations des tarifs de 17.6% à 22 % alors que 26 % de la flotte d’autobus est hors d’usage ?— Est-il logique que le Conseil d’administration ne soit composé que d’élus locaux alors que les contributions du gouvernement du Québec et des usagers au financement sont de 34 et 27 % respectivement ?En 1978 et 1980, le Conseil d’administration de la STRSM avait connu bien des difficultés à la suite de chicanes entre les maires de la Rive-Sud.Dix ans plus tard, la situation n’a pas changé.L'éternel victime, c’est l’usager qui paye et qui n’obtient pas les services.La STRSM en panne Le tabac et l’État REPLIQUE ROBERT PILON Etudiant en journalisme à l’UQÀM MA COLLÈGUE Linda Giguèie s’est évertuée, il y a une se manie, à démontrer combien il était odieux que le gouvernement fédéral interdise la diffusion de pu libellés sur les produits du tabac.Je ne suis, évidemment, pas tout à fai' de son avis.Mais tout d'abord, réta blissons certains faits.Le Parlement fédéral a adopté I loi C 51, en vigueur depuis le 1er jan vier 1989, interdisant toute publicili de tabac dans les journaux et les ma gazines.Progressivement, lesaffi dies publicitaires devront aussi dis paraître des lieux oublies et des ma gasins.La raison évoquée par le mi lustre de la Santé de l'époque M Jake Epp, était basée sur le prin cipe voulant que moins les t’ana diens verront de publicité sur le ta bac, moins ils auront envie de fumer et donc moins il en coûtera au gou vernement pour soigner les maladie reliées au tabagisme Ce point de vue vient facilement rejoindre celui dt ne pas donner le mauvais exemple, point de vue prôné jusqu’à tout ré comment par M Pierre Bourgnult concernant ses apparitions à la té lévision Il y a là un point sur lequel nous devons nous attarder.Ma collègue soutenait, de concert avec les troi plus importants producteurs de ta bac au pays, que la publicité n’incib pas les gens à fumer.D’après ma collègue, elle permet plutôt aux coin pagnies de tabac de communique) avec leur clientèle pour, par exem pie, leur faire connaître une nouvelle marque.Cependant, il faut bien ad mettre que la majorité des publicités de cigarettes nous vante les mérites de cigarettes déjà existantes et, qu’à l'occasion seulement, on nous pi o pose de nouvelles cigarettes.Mais, ne serait ce que des nouvel les marques, si on maintient que loin publicité n’est pas exercée pour m citer des gens à fumer, c'est donc que cette publicité est inutile puis qu’une publicité de compagnie pi i vée, c’est fait pour vendre, pas pom informer.Si elle est inutile, c’esl donc qu’on peut l’éliminer.Or, Ici n’est pas le souhait des fabricants de tabac du pays.Conscient de l’impact que les coin pagines de tabac ont sur les activités sportives et culturelles, le gouver nement a permis à ces compagnies de promouvoir ce genre d’activités, mais seulement avec le nom de leui corporation.L'Internationale Benson and Hedges d’art pyrotechnique n’aura donc aucun souci à se faire.Les Internationaux de tennis Players pourront s'appeler Les Internatio naux RJ R MacDonald, à moins que cette compagnie ne songe à changei sa raison sociale pour prendre le nom de Tune de ses marques de ci garettes, ce qui serait faisable et in gémeux de sa part.Les plus rapides et surtout les plus perspicaces auront sûrement pris soin de signer avant le 1er janvier des contrats d’une durée telle, que des événements comme la Classique de golf DuMaurier, par exemple, conserve ce titre pour encore 10 ou 20 ans, puisque la loi permet que les contrats en cours soient honorés.La solution la plus simple sera sans doute celle de convertir les publi cités de cigarettes en publicités pour briquets et paquets d’allumettes frappés de la marque de leur ciga relie (comme c’est le cas en Eu rope).Le gouvernement a d’ailleurs été ici d’une naïveté étonnante.On se demande même s’il se donne la peine de regarder ce que des lois sembla blés à celles qu’il va adopter ont comme conséquences dans d'autres pays.De plus, il est faux de croire que les producteurs de tabac canadiens seront bientôt désavantagés par rap port aux producteurs américains.En effet, les compagnies ont l’intention de prouver à la Cour que cette loi ris que de donner un avantage aux mai ques américaines, puisque les magazines américains, qui circulent li brement au Canda, pourront conti nuer de pubber de la publicité sur les cigarettes vendues aux États-Unis En fait, ce qu’il faudra retenir, c’est que le gouvernement n’est pas allé au bout de son raisonnement , fondé sur la protection de la santé des citoyens et sur les économies réalisées de cette façon, parce que ce raisonnement ne tient pas debout Comme Ta souligné Linda Giguère, le gouvernement aurait alors dû créer une loi semblable pour l’alcool, le sucre, les additifs et toutes ces choses qui minent notre santé.S’il ne Ta pas fait, c’est qu’il sait qu’il ne peut pas empêcher les gens de boire ou manger certaines choses sous prétexte que cela nuit à leur santé.Il ne peut le faire que lorsque cela de vient une vertu et qu’il y a une ma jorité de gens qui manifestent poui que, dans le cas qui nous préoccupe, « cesser de fumer » devienne uni vertu.Le fédéral a donc fait une erreur en utilisant le raisonnement santé économie.Au fond, s’il voulait légi férer sur le tabac adéquatement, il devrait le faire aussi sur l’alcool puisque ces produits sont les seuls qui, même s’ils sont en vente légale, en plus de détruire lentement ou ra pidement la vie des gens qui les con somment, détériorent et parfois même enlèvent la vie à ceux qui ne les consomment pas. 8 ¦ Le Devoir, jeudi 16 février 1989 Le passage du périscope au stéthoscope est difficile pour Beatty iSÜhel Vastel de notre bureau d'Ottawa « CELA PRENDdutempsàs’adap-ter », a reconnu le nouveau ministre de la Santé dans uôe entrevue au réseau anglais de télévision, CTV, quelques jours après son départ de la Défense nationale.En fait, ses premières déclarations lui ont tellement nui qu’il s’est déjà mis à dos plusieurs groupes d’intervenants.En effet, ministre de la Défense, il se faisait le champion d’une augmentation réelle de ses dépenses de 2 % au-dessus du taux de croissance du PNB.À peine arrivé à la Santé, il a justifié un taux de croissance de 2 % en-dessous du PNB, parlé comme un président du Conseil du Trésor (qu’il a déjà été en 1979) et s’est inquiété du fardeau de la dette et de l’ampleur du déficit.Les provinces, qui réclament la pleine indexation de la contribution fédérale, ont demandé à le rencontrer pour le ramener dans les bons sentiments qu’entretenaient à leur égard l’ancien ministre Jake Epp et les bureaucrates fédéraux.Selon un haut fonctionnaire de la Santé et du Bien-Être national, la priorité nationale est double : ¦ « Il faut réaliser une plus juste répartition des dépenses de la santé, maison n’a pas juridiction », dit-on au ministère fédéral, tandis que des SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa tails, se limitait strictement à l’affichage dit de sécurité.Même là, on évoquait la nécessité d’imposer des limites bien précises.Pour l’instant, on essaie d’évaluer quels pourraient être les besoins réels car il ne saurait être question de permettre sans limites une telle forme d'affichage bilingue.L’analyse de cette hypothèse se fait surtout chez le ministre responsable du dossier linguistique, Guy Rivard.qui, avec les « organismes de la langue » et le ministère de la J ustice, a la responsabilité de définir le contenu du règlement sur l’affichage dans les commerces à grande surface et les commerces franchisés.Ce règlement n’a pas encore fait l’objet d'une rédaction formelle, mais de plus en plus il se confirme que l’on se dirige vers un règlement très limitatif, dit-on au bureau du premier ministre.Commentant des informations publiées par La Presse, on soumet que « l’ouverture au bilinguisme sera très étroite ».La solution vers laquelle on se dirige s’inspire des recommandations qu'avait faites en mai dernier Léon Dion qui avait suggéré de ne permettre le bilinguisme que pour l'affichage utilitaire à l’intérieur des commerces.Sa solution valait pour tous les commerces alors qu’ici on ne l’appliquera qu'aux grands commerces, les petits étant soumis par la loi 178 à une seule restriction, soit la « nette prédominance » du français.Ainsi, le règlement dira très probablement que dans ces grands commerces, seul l’affichage permanent, qui sert à indiquer des directions et à identifier des rayons et des produits, pourra être bilingue.Quant au reste, tout devra être umlingue français.Les grandes surfaces et les chaînes de magasins ont toutes de nombreux moyens de faire leur publicité dans la langue de leur choix pour rejoindre leurs clients non francophones.Ils ont la télévision, la radio, les journaux et les circulaires, fait-on valoir pour justifier ce choix.En limitant ainsi le bilinguisme à l’affichage utilitaire, le gouvernement se dispensera par ailleurs de la nécessité d’imposer des limites régionales à l’affichage bilingue comme il l’avait pensé un temps.Ce règlement ne pourra toutefois entrer en vigueur avant plusieurs mois, probablement pas avant l’été.Bien qu’on soit assez avancé, il ne pourra être publié avant la mi-mars, indique-t-on.Il s’agira en fait d’une « pré-publication » dans la Gazette officielle à des fins de discussions publiques.Cette pré-publication doit être d’au moins 60 jours.Si le gouvernement décide de l’adopter après ce délai, un autre délai de 15 jours s’ajoutera avant qu’il n’entre en vigueur.Le premier ministre Bourassa avait parlé du « début de la session » de l’Assemblée nationale pour la publication de ce règlement, reconnaît on à son bureau.On précise qu’il n’entendait pas par là qu’il fallait que le 14 mars, date de reprise des travaux parlementaires, le règlement soit publié sans faute.On ajoute qu’il ne sera certainement pas publié avant cette date en raison de la manifestation qu’organise le Mouvement Québec Français le 12 mars Le fait que la publication du règlement, et surtout son entrée en vi gueur, puisse prendre encore un certain temps ne pose aucun problème.La loi 178 telle que rédigée prévoit que tant que ce règlement pour les « grandes surfaces » et les franchises n’aura pas été adopté, c’est le statu quo.Pour les autres commerces, la loi s’applique déjà, même si la notion de « nette prédominance » du fran çais dans l’affichage intérieur n’a pas encore été précisée.Cette notion ne sera pas précisée par règlement, mais dans une directive à l’intention des enquêteurs de la Commission de protection de la langue française.Cette directive devra etre examinée par le ministère de la Justice.Selon la présidente de cette com- associations nationales, comme l’Association des infirmières et infirmiers du Canada, déplorent ouvertement « qu’à cause du lac Meech », Ottawa renonce à tout rôle de leadership; ¦ il faut consacrer davantage d’argent à la promotion de la santé ( par opposition au traitement des maladies) : le gouvernement de l’Alberta a déjà suggéré que l’on affecte 1 % seulement des dépenses de santé — $ 500 millions — à ce programme, alors que le budget d’Ottawa est actuellement d’un peu moins de $ 35 millions.Le ministre de la Santé a dressé, le 2 février à Ottawa, une liste de ses priorités.Mais il s’est empressé d’expliquer les limites à son mandat, une prudence que même ses fonctionnaires déplorent.« Nous veillerons à ce que les programmes sociaux soient toujours les meilleurs au monde, mais nous devrons nous acquitter de cette tâche de façon financièrement judicieuse », a dit Perrin Beatty, tenant du même coup des propos « responsables» que ni Jake PIpp encore moins Monique Bégin auraient jamais tenus.A Ottawa, la tradition a toujours voulu que les ministres de la Santé jouent un rôle de « grands dépensiers », quitte à perdre quelques batailles lors de la mise au point du budget.Perrin Beatty, qui se montrait intraitable à la Défense, avoue que le « contrat » de $ 30 milliards mission, Ludmilla de Fougerolles, la .< nette prédominance » est d’abord une question d’impact visuel.« Il faut que le français frappe plus que l’autre langue », qu’il ait toujours la priorité en étant placé en haut plutôt qu’en bas, à gauche plutôt qu’à droite, que la grosseur et la couleur des lettres soient différentes.Pour cela, il n’y a pas besoin d’avoir de règlement, a-t-elle dit lors d’une entrevue mardi à l’émission Présent.4 Le PLQ consommation des soins ne se veut aucunement un ticket modérateur, méthode que les auteurs du document écartent formellement, tout en réitérant leur appui aux principes d’universalité et de gratuité.Selon le directeur général du PLQ, il s’agit de « faire prendre conscience que les coûts du système augmentent beaucoup plus rapidement que la richesse collective et qu’à moyen ou long terme, cela ne peut que nous amener à une rupture».Après une analyse exhaustive du problème de « sur-utilisation et d’engorgement » des salles d’urgence des grands centres hospitaliers, les experts de la commission politique en sont venus à certain nombre d’hypothèses de solutions : ¦ faire en sorte que, dans les établissements à fort achalandage, les ressources diagnostiques et les équipes de soins et d’évaluation psycho-sociale soient disponibles pendant de plus longues périodes quotidiennement et, qu’en corollaire, le nombre de lits occupés par les malades chroniques dans ces établissements soit réduit, cela pour éviter l’ouverture inconsidérée de CIICD; ¦ adopter les mesures qui s’imposent pour que les urgences des hôpitaux soient réservées aux cas référés et aux malades arrivant en im-bulanee.À cette fin, encourager l’établissement de cliniques sans rendez-vous pour les urgences mineures disponibles 24 heures par jour, à proximité des CIICD; ¦ faire en sorte que les cliniques médicales et les CLSC deviennent complémentaires dans le but d’établir une seule et véritable porte d’entrée dans le réseau et d’offrir à la population la plus grande gamme possible de services intégrés et continus hors établissement; ¦inciter les usagers à adopter un médecin de famille, dans un esprit d’humanisationn et de contuinuité de soins; ¦éduquer et sensibiliser la population sur sa capacité de prise en charge des problèmes mineurs de santé (contusions, éraflures, etc).De ce projet de réforme du système de santé, la proposition qui a trait à la régionalisation est toutefois celle qui apparaît comme le plus important virage.À cet égard, le groupe de travail présidé par le Dr Marcel Lortie formule quelques principes de base : — le territoire québécois devrait être divisé en plusieurs régions, comprenant chacune un DSC, un CSS et un CMOT.Le Montréal métropolitain devrait être subdivisé en une dizaine de régions et chacune d’elles devrait regrouper environ 300,000 personnes; — ces régions devraient tendre à une certaine homogénéité et offrir des services de base accessibles sur l’ensemble du territoire québécois; — la plus grande latitude possible devra être laissée aux régions et aux établissements quant à l’élaboration de leurs programmes et à leur financement a partir d’enveloppes régionales et locales.De plus, la structure proposée (DG régional) accélérera la prise de décision dans le processus général budgétaire.Pour faciliter cette latitude, une grande marge de manoeuvre devra être laissée aux établissements quant à la transférabilité des sommes affectées aux différents postes budgétaires; les représentants du personnel et des usagers des établissements régionaux seront écartés des conseils d’administration, qui seront dorénavant constitués d’un directeur géné ral, des représentants déjà élus de la population (maires, préfets, dépu tés).Le nombre des conseils d’ad ministration sera réduit, cela par le regroupement des établissements dans le cadre d’« ensembles de santé ».Le conseil général, qui constitue l’instance suprême du parti entre les congrès, est composé de quelque 250 que représente son ministère est un peu gros pour lui.« Une des grandes différences entre mes anciennes responsabilités à la Défense et mes nouvelles à la Santé et au Bien-Être social, poursuit le nouveau ministre, c’est que le ministre a en main les ressources et les pouvoirs pour agir rapidement et efficacement ».A la Santé, explique-t-il, « les ressources et les pouvoirs nécessaires sont loin d’etre concentrés en un seul endroit et, ajoute-t-il, un nouveau joueur vient de faire son apparition sur la scène canadienne : les tribunaux qui seront appelés à prendre des décisions capitales sur la manière dont la Charte des droits et des libertés se répercute sur nos programmes et nos politiques ».En d’autres termes, l’objectif de sécurité nationale, dont le ministre de la Défense est responsable, ne souffre aucun compromis, budgétaire ou de juridiction.Par contre, la santé publique doit s’accommoder de plusieurs contraintes.C’est là un discours qui en a fait sourciller beaucoup à Ottawa et on se demande comment Perrin Beatty, qui poursuit incidemment ses vacances jusqu’à la fin du mois, défendra le dossier de la santé au moment où, cinq commissions provinciales d’enquête aidant, les intervenants et les provinces réclament une refonte en profondeur.Comme souvent, dans le gouver- délégués des associations de comté et des régions, ainsi que des membres du comité exécutif et de l’aile parlementaire.C’est la première fois que ses délibérations portent sur le thème exclusif de la santé.Il est permis de croire que la commission politique réussira à faire endosser son projet de réforme, dont la ministre Mme Thérèse Lavoie-Roux a pris connaissance et doit s’inspirer largement dans l’élaboration des orientations qu’elle annoncera avant la reprise de la session parlementaire.4 Mulroney Kenna et Filmon d’« améliorer l’accord du lac Meech » et « ne les blâmerait pas » s’ils y réussissaient tout en ne brisant pas l’unanimité de 1987.La lettre de Brian Mulroney renvoie la balle dans le camp du Québec qui refuse toute nouvelle discussion sur la question.Les trois sujets de discussion que relève M.Mulroney — les autochtones, les droits des minorités et la prédominance de la Charte — sont en effet reliés aux cinq conditions posées par le Québec lui-même : ¦ les préoccupations des autochtones découlent d’un changement à la formule d’amendement, exigé par le Québec, mais qui se trouve à réduire les chances des Territoires d’accéder au statut de province; ¦ la question des droits des minorités et de la prédominance de la Charte des droits est par ailleurs soulevée par les difficultés d’interprétation de la clause sur le caractère distinct de la société québécoise.Un fonctionnaire fédéral de haut rang précise toutefois qu’il ne faudrait pas accorder une signification trop grande aux trois exemples d’améliorations cités par le premier ministre : « M.Mulroney a dans l’esprit des questions laissées de côté au lac Meech et dont on discute beaucoup aujourd’hui, comme le droit à l’autonomie gouvernementale des autochtones, les droits des minorités et l’utilisation de la clause dérogatoire ».De source officielle à Ottawa on confirme cependant que c’est la première fois que le premier ministre offre de rouvrir immédiatement le dossier constitutionnel, sans attendre la ratification finale de l’accord du lac Meech.Il reste cependant à voir ce que le Québec en fera.De plus, on indique qu’en mettant sur les épaules des dissidents (McKenna et Filmon) « le fardeau de la preuve » qu’on peut « rebâtir un appui unanime autour d’un accord amélioré », Brian Mulroney veut dire que les autres premier ministres écouteront leurs collègues, mais ceux-ci ont intérêt à être convaincants pour que quiconque prenne le risque de rouvrir l’accord.D’ailleurs, le chef du gouvernement fédéral rappelle que dans sa lettre de juillet 1986, il mettait en garde ses collègues contre la tentation « de vouloir tout entreprendre en même temps ».C’est d’ailleurs pourquoi les provinces avaient accepté de discuter uniquement des conditions au rapatriement du Québec et de remettre « à une étape ultérieure », une révision plus poussée de la Constitution.Brian Mulroney rappelle enfin que « le mieux est parfois l’ennemi du bien » et prévient ses collègues du Nouveau-Brunswick et du Manitoba « qu’en cherchant à améliorer l’accord, ils risquent de tout faire échouer et de bloquer tout amendement futur à la Constitution ».4 Le dernier publics s’étaient étendus aux villes de Zdunska Wola et de Starachowice et qu’une grève avait éclaté dans une usine textile d’Ozorkow, dans le centre du pays, ainsi que dans une filature de Bilgoraj, au sud de Varsovie.Par ailleurs, un député indépendant polonais, Ryszard Bender a annonce hier à ses collègues stupéfaits la renaissance du Parti du travail, formation démocrate chrétienne en léthargie depuis plus de 40 ans.Bender, élu à la Diète en 1985, a, au milieu d’une intervention sur le budget, glissé un appel aux partisans du syndicat interdit Solidarité, les invitant à se joindre au Stronnictwo Pracy (Parti du travail).Il a précisé que ce parti, qui avait dû suspendre ses activités en 1946 sous la pression stalinienne, ressus- nement actuel, le ministre de la Santé a un oeil sur les sondages.Un récent Gallup, réalisé pour le magazine Health Care, démontre que huit Canadiens sur dix sont très satisfaits (47.8 %), ou quelque peu satisfaits (37.3 %), des services de santé actuels.Le même sondage révèle cependant que 52.8 % des Canadiens seraient en faveur de l’introduction d’un ticket modérateur pour éviter les recours abusifs aux services d’urgence des hôpitaux.Martin Pelchat LES SABOTAGES et destructions d’avions ont supplanté les détournements comme arme favorite du terrorisme international, et le Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale a commencé hier à Montréal à explorer de nouveaux moyens pour les contrer.Le Canada, a expliqué le ministre des Transports Benoît Bouchard, a d’ailleurs l’intention de jouer un rôle actif dans la recherche d’un consensus qui permettrait de resserrer rapidement, comme l’ont souhaité la Grande-Bretagne et les États-Unis, les mesures de sécurité dans les aéroports.« Nos officiers, a déclaré M.Bouchard, sont parmi les plus actifs dans cette recherche d’un consensus ».Depuis 10 ans, a expliqué le représentant américain, le secrétaire au Transport Samuel Skinner, 21 explosions à bord d’appareils civils de 14 pays membres de l’OACI ont fait 867 morts et 174 blessés.Au cours des quatre dernières années, quatre actes de sabotage sur des vols internationaux ont tué 707 passagers.« Nous ne pouvons attendre six mois, un an ou trois ans pour faire face à ce problème.Il faut agir maintenant », a dit M.Skinner aux délégués.Au cours de cette première journée des discussions qui se poursuivront aujourd’hui, le ministre Bouchard a entre autres encouragé les pays membres à se conformer comme prévu le 1er avril prochain à la norme de l’OACI sur la concordance des passagers et des bagages, une mesure qui interdit le transport de bagages non accompagnés de leurs propriétaires.« La concordance doit constituer une des premières lignes de défense contre le sabotage », a insisté M.Bouchard, U ne douzaine de pays parmi les 33 membres du Conseil de l’OACI sont représentés par des ministres à cette réunion spéciale sur les mesures de sécurité convoquée à l’initiative de la Grande-Bretagne et des États-Unis, deux pays touchés par la catastrophe du Boeing 747 de la Panam, qui s’est abattu le 21 décembre sur Lockerbie, en Écosse, en faisant 270 morts.citait sous la forme d’un parti d’opposition recherchant « la mise en oeuvre d’une démocratie politique complète en Pologne».Outre le Parti ouvrier unifié polonais (POUP), les seuls partis actuellement autorisés en Pologne sont ses alliés, le Parti démocratique et le Parti uni des paysans.Le PT a été relancé dimanche par d’anciens dirigeants et par des membres du club politique démocrate chrétien légalement constitué en octobre dernier.L’avocat dissident Wladyslaw Sila-Nowicki, aujourd’hui membre du conseil consultatif du général Wojciech Jaruzelski, en a été nomme président provisoire.Des dirigeants du PT ont rencontré récemment le cardinal Jozef Glemp, mais on ignore si leur initiative a l’appui de l'Église.4 Les versets du roman.Selon des informations diffusées par des médias français, l’éditeur aurait été mis sous la protection de la police.Né à Bombay en 1947 dans une riche famille musulmane, Salman Rushdie, a émigré en Grande-Bretagne à l’âge de 13 ans.Éduqué à Rugby puis à Cambridge, il a reçu en 1981 le prestigieux Booker Prize pour son second roman intitulé Les Enfants de Minuit.Plus de 100,000 copies des Versets sataniques, un récit surréaliste de la lutte entre le bien et le mal, ont déjà été vendues.Plusieurs musulmans jugent le roman blasphématoire parce qu'il laisserait entendre que les femmes du prophète étaient des prostituées et que Mahomet ne serait pas le véritable auteur du Coran.Les librairies montréalaises étaient inondées d’appels hier alors que des centaines de curieux cherchaient à se procurer le roman.« Nous avons un appel toutes les deux minutes », commentait le gérant de la librairie montréalaise Paragraph.Toutes les librairies qui ont reçu des copies du livre peu avant les Fêtes les ont écoulés au cours des dernières semaines, confirmait-on hier.L’entrepôt de Toronto a écoulé tous ses stocks et au siège social on se refusait à dire, hier, quand de nouvelles copies seraient disponibles.Au siège social de la filiale canadienne de Viking Penguin, on se refusait à tout commentaire, même quant au nombre de copies déjà vendues au pays.La compagnie demandait aux médias de préserver l’anonymat du porte-parole de la compagnie pour éviter d’en faire la cible de fanatiques.La maison d’édition Viking a déclaré « beaucoup regretter la dé- Au ministère fédéral de la Santé, on semble ouvert aux suggestions des provinces, mais à deux conditions : qu’il n’y ait aucun changement unilatéral qui ne soit permis par un amendement à la Loi nationale sur la santé, et que l’introduction de nouveaux concepts, comme celui des tickets modérateurs justement, respecte des « objectifs nationaux ».Quant à la promotion de la santé, Le 28 décembre, a rappelé hier le secrétaire d'État aux Transports de la Grande-Bretagne, Paul Channon, les enquêteurs ont annoncé que l’appareil avait été détruit par une explosion au plastique.« Le type d’explosif utilisé démontre que nous sommes aux prises avec des terroristes internationaux très bien organisés et bien équipés, dit-il.Ce n’est pas une bombe artisanale».Le président du Conseil, M.Assad Kotaite, a rappelé en ouvrant le débat que l’efficacité des mesures de sécurité dépendait de leur application uniforme et universelle.« Le maillon le plus faible de la chaîne détermine l’état de la sûreté », a-t-il lancé.Au cours de son allocution devant le Conseil, Benoît Bouchard a pour sa part évoqué le problème des coûts des mesures de sécurité, coûts difficiles à assumer pour les pays en voie de développement.Le Canada, a-t-il dit, consacrera d’ailleurs $ 10 millions d’ici 1991 à un programme d’aide financière et technique aux nations qui éprouvent des difficultés à se doter d’équipements spécialisés et à former leur personnel.Un document de travail présenté entre autres par l’Argentine, Cuba, le Kenya, et le Pérou invite les États développés à offrir aux autres l’appui technique et économique devant leur permettre d’atteindre « un niveau approprié de sécurité ».Le représentant de l’Égypte, Ali Ziko, est allé plus loin en proposant la création d'un fonds collectif destiné à financer l’implantation de mesures de sécurité plus efficaces et auquel les pays souscriraient en fonction de leurs moyens.Le représentant britannique y est allé de la déclaration la plus substantielle, mettant de l’avant plusieurs suggestions qu’il croit aptes à améliorer la détection des explosifs.D’abord, ne pas laisser les contraintes de temps ou de main-d'oeuvre affecter le processus de vérification manuelle et aux rayons X des bagages.Ensuite remettre en question le transport en avion d’appareils radio, ordinateurs et autres équipements électroniques qui ne peuvent facilement être inspectés en profondeur et où peuvent etre dissimulées des tresse causée par le roman », mais a ajouté qu’elle ne prévoyait pas le retirer du marché.« Rushdie devrait remercier Kho-meiny », commentait hier un représentant de la communauté musulmane du Québec.« Il devrait même lui donner 10% de ses profits».Plusieurs voix ont commencé à s’élever hier pour dissocier la religion musulmane de la condamnation à mort proférée par le leader de la révolution islamique.Le Conseil des imams et des mosquées, qui rassemble plusieurs dirigeants musulmans de Grande-Bretagne, a demandé hier, dans un communiqué à « tous les imams » de rappeler à leurs fidèles de « respecter les lois du Royaume-Uni ».« Les actes de violence ou d’incitation à la violence sont une violation de la loi et peuvent entraîner des conséquences tragiques.Quelles que soient l’importance de la provocation et la profondeur de l’offense et de notre colère, nous devons nous opposer à toute action qui pourrait conduire à une violation de la loi », poursuit le communiqué.En Égypte, où les « Versets sataniques » ont été interdits, un responsable islamique a exprimé son désaccord avec les appels a l’exécution lancés par Khomeiny.« Notre position diffère de celle de l’Iran.Le sang ne doit être versé qu’après un procès et Rushdie doit avoir la possibilité de se défendre ou de se repentir», a-t-il souligné.À Londre, un responsable musulman qui avait fait campagne contre M.Rushdie, M.Mohamed Ebra-himsa, membre du Comité d’action aux affaires islamiques, a manifesté son désaccord avec l’ordre d’exécution : « Aucune organisation responsable ne ferait une chose pareille.Notre campagne pour faire interdire le livre a été très pacifique et continuera de l’être », a-t-il affirmé.M.Ilesham El-Essawy, président de la Société Islamique pour la promotion de la tolérance religieuse, a qualifié pour sa part la sentence de « dangereux développement qui va faire bénéficier Rushdie d’une sympathie qu’il ne mérite pas».À Paris, le plus haut dignitaire musulman en France, Cheikh Abbas, indiquait hier suivre « avec préoccupation et attention, les réactions ».11 ne fera connaître sa position qu’après avoir pris connaissance de l'ouvrage.« En tout état de cause, la grande Mosquée de Paris dénonce avec vigueur et d’une façon générale tout ce qui porte atteinte au caractère sacré des religions et à la sainteté des prophètes».Au Québec, tous les porte-parole de la communauté musulmane interrogés par LE DEVOIR se sont dissociés de l’appel à la violence lancée par l’ayatollah, rappelant que leur le ministre Perrin Beatty n’y fait même pas allusion dans sa liste de priorités alors que son prédécesseur, Jake Epp, en était un fervent partisan.C’est ce qui a fait dire à un observateur, évoquant les grands discours de Perrin Beatty en faveur du programme d’achat de sous-marins à propulsion nucléaire, que « la transition des périscopes aux stéthoscopes sera difficile».composantes de bombes.Au moins devrions-nous envisager de ne pas permettre leur transport avec les bagages enregistrés, exiger qu’ils soient présentés à l’inspection, et peut-être également entreposés dans les endroits les moins vulnérables des appareils, a ajouté M.Channon.Ce dernier s’est en outre dit inquiet à propos des services de courrier qui confient des bagages à des passagers.Le représentant de la Grande-Bretagne estime de plus qu’il faut restreindre l’accès aux appareils et équipements et s’il le faut décréter des fouilles des avions sur les vols à hauts risques.Il propose aussi de revoir la construction des avions afin de réduire les possibilités de caches et faciliter les recherches de détection.Autre proposition de M.Channon : constituer une équipe chargée d’inspecter les mesures de sécurité des aéroports, soit au hasard, soit à la demande d’un État ou même de l'Association du transport aérien international (IATA).Le Canada s’est pour sa part rangé derrière les suggestions américaines.Comme son homologue britannique, le représentant américain plaide pour un renforcement général des mesures de sécurité, notamment en ce qui concerne l’inspection du fret, des passagers et des bagages.Benoit Bouchard a indiqué que depuis septembre 1987, le Canada évalue la « cote sécuritaire » des personnes qui ont accès aux aéroports et aux passagers.« Le Canada invite l’OACI à étudier ces mesures et il se ferait un plaisir de partager avec elle les renseignements techniques sur le processus », a ajouté le ministre, qui s’est aussi montré favorable à l’introduction de substances témoins dans les explosifs, à l’étape de leur fabrication.Ces substances rendraient leur détection plus facile.D’autre part, le ministre italien des Transports, Giorgio Santuz, a demandé au Conseil de se pencher sur la question de l’utilisation de vieux aéronefs.Le ministre faisait allusion à l’écrasement récent d’un vieux Boeing 707 américain aux Açores, qui a causé la mort de ses 136 passagers italiens.religion en était une de paix et de fraternité.« Nous désapprouvons complètement les déclarations de Khomeiny », a insisté le président de l’Association pakistanaise du Québec, M.Abdur Razzad Khan, pour qui le roman de Rushdie est une « saloperie » qui devrait être interdite.M.Khan admet toutefois ne pas avoir lu le livre.L’un des éditeurs du mensuel montréalais Apna Watan, M.Arshad Randhawa, estime pour sa part que M.Rushdie n’a « pas agi seul », qu’il s’agit d’un « complot contre l’Islam » et que M.Rusdhie devrait être « traduit en justice» Aucune manifestation n’est actuellement prévue pour protester contre le roman.Certains groupes font toutefois circuler des pétitions et ont fait parvenir au premier ministre des lettres demandant l'interdiction du livre.Quelques responsables musulmans, dont Mme Fatima Houda-Pé-pin, ont préféré ne pas commenter un livre qu’ils admettaient ne pas avoir encore lu.Une délégation d’écrivains et d’éditeurs britanniques s’est rendue hier devant la résidence du premier ministre à Londres pour demander au gouvernement de résister aux pressions de l’ayatollah Khomeiny « au nom du droit à la liberté d’expression » 4 Varsovie un accord pour former un gouvernement intérimaire susceptible de remplacer le régime de Najibullah.Une liste dirigée par un fondamentaliste, Ahmad Chah, a cependant été soumise hier à leur assemblée consultative, ou Choura.Un chef militaire a brandi la menace d’un gouvernement formé directement par les combattants de l'intérieur si les divergences entre politiciens modérés et fondamentalistes persistaient au Pakistan.Les rebelles, qui ont exclu un assaut contre Kaboul pour éviter un bain de sang, entendent toutefois rapidement assiéger la capitale et les autres grandes villes.Le ministère soviétique des Affaires étrangères a affirmé que 30,000 moudjahiddin étaient massés ainsi dans les montagnes enneigées surplombant la capitale, mais ce chiffre est jugé très exagéré par les diplomates occidentaux.En attendant, côté soviétique, l'heure des interrogations semble être venue, même si aucun regret, à part le souvenir des jeunes gens tombés au combat, n’a été exprimé lors de la cérémonie officielle organisée pour la fin du retrait de l’Armée rouge à Termez, ville ouzbéque proche de la frontière afghane, .L’OACI est déterminée à faire échec aux sabotages d’avions CULTURE ET S Sfr ' 2 CAHIER Montréal, jeudi 16 février 1989 Les salles de cinéma en péril Ssftnan Delisle —de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le gouvernement devra investir entre $ 10 et $ 20 millions dans un plan d'urgence de sauvegarde des salles de cinéma, recommande le Groupe de travail sur l’exploitation des salles de cinéma dans son rapport à la ministre des Affaires culturelles Lise Bacon, Au cours des cinq dernières années, le nombre de salles de cinéma a chuté de 47 % passant de 233 à 123, note le rapport.Cette baisse a frappé toutes les régions : diminution de 108 à 67 salles à Montréal, de 40 à 22 à Québec.Il ne reste que quatre salles en Gaspésie, trois sur la Côte-Nord.D’importantes villes comme Jonquière ou l’agglomération Shawimgan-Grand’Mère n’ont plus de salle de cinéma disponible.La diminution de presque 50 % en cinq ans du nombre de salles au Québec est beaucoup plus importante que celle enregistrée en Ontario, où seulement 10 % des 284 établissements de cinéma ont fermé leurs portes depuis 1983.Le groupe présidé par M.Paul Gendron identifie trois raisons principales pour expliquer cette désaffection à l’endroit des salles de cinéma : la vétusté des salles elles-mêmes, les problèmes d’accès rapide aux primeurs et l'existence de nouvelles méthodes de diffusion des films comme la vidéo.Pour faire face aux problèmes, le Groupe de travail suggère la mise en place d’un véritable programme d’urgence comprenant notamment — la création de salles appartenant au domaine public, avec une vocation d’éducation cinématographique, pour la promotion du cinéma de répertoire ou d’avant-garde ; — un budget spécifique de $ 10 millions pour la rénovation de salles existantes et l’implantation de nouvelles salles de cinéma; — la création d’un fonds d’aide au développement des entreprises cinématographiques.Ce fonds proviendrait d'un prélèvement sur la recette-guichet brute de toutes les salles; — un programme spécial pour les régions mal desservies, notamment en faveur des 48 % de la population hors-Montréal qui ne possède pas une seule salle de cinéma dans un rayon de 15 km.Il s'agirait d’une aide pour l'achat d’équipements et de projecteurs et, pour la Gaspésie, d'un projet-pilote de cinébus itinérant; — la promulgation d’un règlement fixant un délai de six mois avant la distribution d’un film par la vidéo, et un délai d'un an avant sa diffusion à la télévision, afin de permettre sa présentation exclusivement en salle pendant un certain temps.La ministre des Affaires culturelles Lise Bacon, responsable du dossier du cinéma, a confié l'analyse du rapport Gendron à trois organismes gouvernementaux, soit l’Institut du cinéma, la Régie du cinéma et la Société de gestion des industries culturelles (SOGIC).SOGIC Rain Man part grand favori dans la course aux Oscars BEVERLY HILLS (AFP) - Le film de Barry Levinson Ram Man, avec l'extraordinaire couple Dustin Hoff man et Tom Cruise, est arrivé hier en tête des nominations pour les Oscars d'Hollywood — les plus hautes récompenses du cinéma américain — qui seront remis le 29 mars prochain.Ram Man décrit les relations entre deux frères dont l’un est autisti-que.C’est un voyage à travers les États-Unis, au cours duquel ils apprennent à s’aimer, ce qui n’allait pas de soi au départ.Le film a obtenu huit nominations dont celles du meilleur film, du meilleur acteur pour Dustin Hoffman — le frère au-tistique — et du meilleur metteur en scène.Il précède le film tiré de l’oeuvre de l'écrivain français du 18e siècle, Pierre Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses du Britannique Steven Frears, et Mississippi Bur-ningd’Alan Parker, l’histoire très controversée d’une enquête du FBI sur l’assassinat de trois militants pour les droits civiques.Ces deux films ont obtenu sept nominations.Tous deux concourent avec Rain Man pour l’Oscar du meilleur film.The Accidental Tourist (quatre nominations) de Lawrence Kasdan, racontant l’histoire d’un auteur de guides dont le fils a été tué et qui part en voyage pour reprendre gout à l’existence, et le conte de fées Working Girl (six) sont également dans la course au plus prestigieux des titres.Elle pourrait obtenir l’Oscar du second rôle féminin pour Working Girl, alors que l’actrice principale de ce film, Melanie Griffith, dont c’est la première nomination, rivalise avec elle pour celui de la meilleure actrice Dans Working Girl, Sigourney est la patrone, et Melanie, la secrétaire Les actrices Glenn Close ( Liaisons dangereuses), Jodie Foster ( The Accused) et Meryl Streep (A Cry in the Hark), peuvent également rêver de l’Oscar.Pour celui du meilleur acteur, Dustin Hoffman est confronté à Gene Hackman (Mississippi Bur-niiig), aux nouveaux venus dans les nominations, Tom Hanks (Big), Edward James Olmos (Stand and Deliver) et au vétéran Max von Sydow (pour son rôle dans le film danois Telle le conquérant) Le film par qui est venu le scandale, La Dernière tentation du Christ, a valu à Martin Scorsese d'être dans la course pour l’Oscar du meilleur metteur en scène.Le Tucker de Francis Coppola n'a eu que des nominations secondaires dont celle de Martin Landau pour le meilleur second rôle.Roger Rabbit et ses extravagants personnages de bandes dessinées et de comics entrés dans la vraie vie, n’a été retenu que pour ses prouesses techniques.Un nombre record de 270 films ont été visionnés par les 4,600 professionnels du cinéma qui ont sélectionné les nommés.Les portes tournantes, de Francis Mankiewicz, n’a pu atteindre le classement du meilleur film étranger devant Hanussen (Hongrie), Le Maître de musique (Belgique), Telle le conquérant (Danemark), Salaam Bombay (Inde) et Femmes au bord de la crise de nerfs (Espagne).L’actrice Sigourney Weaver a eu une surprenante double sélection pour l’Oscar de la meilleure actrice et pour celui du meilleur second rôle.Dans le premier cas, c’est son rôle dans Gorillas in the Mist (Gorilles dans la brume) (cinq nominations) qui lui a valu la nomination pour meilleure actrice.Elle y incarne Dian Fossey qui a consacré sa vie à lutter pour les gorilles, menacés d’extermination en Afrique.Le Hlm de Barry Levinson, Rain Man, avec Tom Cruise (à gauche) et Dustin Hoffman se mérite huit nominations aux Oscars décernés le mois prochain à Hollywood.Les Grands Ballets offriront désormais leur répertoire moderne au Maisonneuve Que sont devenues les primes au succès ?Petrowski CHAQUE ANNÉE, la fin des Rendez-vous du cinéma québécois est marquée par une distribution des prix qui n’est pas sans rappeler celui de notre enfance à la petite école.Dans les cris, les applaudissements et parfois les huées, les prix, de la critique, à la critique, les prix des divers jurés ainsi que les primes à la qualité et au succès sont remis quasi-religieusement.Cette année pourtant, pas la moindre prime au succès à se mettre sous la dent et pas un mot de la Société générale des industries culturelles (SOGIC) qui remet cette prime de $ 50,000 aux producteurs gagnants.L'année dernière à la même date, c'est le producteur René Malo qui recevait la prime au succès pour Le déclin de l’empire américain.Et cette année, la prime devait tout naturellement aller aux producteurs de Un 7.oo ta nuit puisque c’est le film québécois qui l’année dernière a fait le plus d’entrées dans les salles de cinéma.Que s’est-il donc passé ?La prime a-t-elle été abolie ou le nom de Jean-Claude Lauzon fait-il à ce point peur aux fonctionnaires qu’ils n’osent plus rien lui décerner ?Ni l’un ni l’autre en fait.À la SOGIC, on attend encore les rapports des recettes de Cinéma Plus, les distributeurs de Un zoo la nuit pour pouvoir récompenser les producteurs du film.Or un litige oppose depuis plusieurs mois, producteur et distributeur du film, de sorte que le producteur de Max Films attendent encore les chiffres que le distributeur Cinéma Plus n’est pas pressé de fournir.« Nous avons jusqu’au mois de mars pour régler l’affaire, dit Fernande Lussier de la SOGIC.» Chez Max Films, Roger Frappier tient sensiblement le même discours : « Nous essayons d’avoir les bordereaux d’exploitation depuis plusieurs mois déjà.Nous sommes en bris de contrat avec Cinéma Plus pour des ententes non respectées.LA TÉLÉ CE SOIR ?Lance et Compte.Le National va de défaite en défaite.Jacques Mercier veut mettre fin à la grève de Lambert, un consortium suisse songe à acheter le club.Partout, le scandale couve.R.-C.20 h.?Démocraties.Différents exemples à travers le monde illustrent la participation des citoyens au processus démocratique.R.-C.21 h.?Cotton Club.L’histoire d’une époque : celle des cabarets des années 20 dans le Harlem de la joie, la musique et la vie.Un beau film de Coppola avec Gregory Hines, Tom Waits et le merveilleux Cab Calloway.TQS 23 h 30.Nous avons reçu un rapport partiel le 8 février mais le dernier remontait au mois de juin.Nos chiffres sont donc très partiels et tant que nous n’aurons pas les rapports complets et détaillés, nous ne pouvons rien envoyer à la SOGIC.» Rappelons que Un zoo la nuit a tenu l’affiche pendant 56 semaines consécutives dans les salles québécoises.Il y a trois mois, le distributeur Cinéma Plus, recevait de la SOG IC, sa propre prime au succès.La presque totalité du chèque de $ 109,182, émis à l’ordre de Cinéma Plus était directement relié au succès du Zoo, soit $ 99,788, un montant qui n’est pas sans faire grincer les dents de certains.La moindre des choses serait donc que les producteurs du film soient eux aussi gratifiés d’une récompense.Mais selon Fernande Lussier tant que les livres ne sont pas fermés, tant que le litige n’est pas réglé, le chèque de $ 50,000 ne peut être attribué.« Au 1er mars dit-elle, nous serons obligés de donner le chèque et de le donner à ceux qui auront fait leur travail de comptabilité.» Ce qui revient à dire que Un zoo la nuit pourrait fort bien être écarté de la course et un autre film récompensé.C’est à suivre.Les Grands Ballets canadiens Au programme : Jardi Tancatde Nacho Duato Concerto Six Twenty-Two de Lar Lubovitch.Love Dracula de James Kudelka avec les danseurs solistes Rosemary Neville, BetsyAnn Baron, et le danseur invité Sylvain Lafortune.Théâtre Maisonneuve jusqu’à samedi prochain Mathieu Albert LES GRANDS Ballets canadiens (GBC) mettent actuellement à l’épreuve une nouvelle stratégie afin de dissiper la confusion persistante depuis quelques années à l’endroit de leur double image artistique.À défaut de savoir se fixer sur une seule et unique identité culturelle, que celle-ci soit d’allégeance classique ou moderne, la compagnie a néanmoins décidé de ne plus être les deux en un même endroit.La salle Wilfrid-Pelletier est désormais réservée aux grands travaux de résurrection des oeuvres anciennes alors que le Théâtre Maisonneuve se destine à accueillir les expéditions plus aventureuses, avec des pièces identifiées au répertoire moderne.Concrètement, cette nouvelle stratégie vise d’abord et avant tout à attirer deux catégories de public au lieu d’un seul, et à ramener auprès de la compagnie, dans l’un ou l’autre des deux créneaux, tous ceux qui s’en étaient détournés, déclarant for fait ces dernières années devant un répertoire dominé par l’ambivalence.Mais dorénavant les choses sont claires.Et mardi soir au Théâtre Maisonneuve, les GBC inauguraient cette nouvelle formule avec des pièces dont le style ne laissaient planer aucune équivoque; trois oeuvres issues de la jeune tradition de la danse moderne et du ballet contemporain.Ja mes Kudelka ramenait à la scène Dracula dans PHOTO MICHAEL SLOBODIAN Les danseurs de Love, Dracula Rosemary Neville, BetsyAnn Baron et Sylvain Lafortune.une version remaniée, alors que Lar Lubovitch et Nacho Duato inscrivaient chacun une pièce nouvelle au répertoire de la compagnie.Le spectacle est moderne, certes, mais aussi, par un étrange revers, frappé par une légèreté infinie dont à peu près seul Nacho Duato, avec Jardi Tançai a réussi à échapper avec James Kudelka, dont quelques passages de son Dracula parviennent à évoquer le drame souterrain qui réunit le trio de ses personnages.Mais Lar Lubovitch par contre, dans une fidélité absolue à l’endroit de l'humour américain reprend à son compte tous les clichés de la drôlerie qui confond la facétie avec l’art de la subtilité.L’oeuvre en question, intitulée Concerto Six Twenty-Two, réalisée en 1985, renvoie l’image aseptisée de la joie de vivre et du bonheur parfait et éternel.Le chorégraphe semble aborder le public comme si nous étions des adolescents.Son hu mour est miné par une frivolité indéfectible, et une attitude devant la danse qui ramène celle-ci au spectacle anodin d’un pur divertissement, une distraction.Mais ceci dit, il faut quand même souligner l'exécution remarquable des danseurs qui, bon gré mal gré se prêtent sans réserve au jeu de la chorégraphie.James Kudelka pour sa part, n’a pas tout à fait réussi à injecter une essence nouvelle dans la version revisitée de son drame d’épouvante, rebaptisé désormais Love Dracula.On sent très bien que le chorégraphe a voulu élever le récit au niveau d’une métaphore; celle d’une épreuve — traversée par Miss Lucy — qui commence dans les braises d’une sensualité compulsive pour se terminer sur la maîtrise de celle-ci.Mais les accents indispensables à une évocation nette du tourment vécu parle personnage restent insuffisamment prononcé.Il y a comme un flottement dans la définition du caractère qui jette un voile et brouille les indices de la compréhension.Étrangement, le plaisir le plus grand que réserve la soirée se trouve placé en ouverture de rideau.Il s’agit de Jardi Taneat, une oeuvre superbe, à la fois grave et sereine dont la simplicité ingénieuse du vocabulaire traduit à merveille la vie champêtre et aride d’un peuple réuni pour l’ensemencement de la terre.ROCK et BLUES/chronique Entre McDaniel et Orbison Serge Truffaut COMME à chaque année à l’approche du printemps, les « records » débarquent en trombe par paquets de dix, voire de 12.Comme à chaque année à cette époque-ci, les grands pontes de l'industrie du disque se prêtent au jeu dangereux de l’inflation en postulant que Noël étant passé depuis deux mois, les jeunes et leurs parents ont eu le temps de se refaire suffisamment les poches et qu’on peut donc inonder le marché.Tenez-vous bien, en moins deux jours j’ai reçu Knd of the Day de The Reivers, Mystery Girl de Roy Orbison, Technique de New Order, Trime Cuts de Don Williams, Oh Yes I Can de David Crosby, Conscience de The Montellas, Calm Animals de The Fixx, Bird Wood Cage de The Wolfgang Press, Earth de Matthew Sweet etc.De cette masse, évidemment il a fallu faire un choix.Et puisque tout le monde, plus précisément les revues dites spécialisées, s'épanchent en sanglotant sur le cas Roy Orbison, on a écouté son album.Ensuite, on a écouté le Crosby, parce que lui on le connaît mieux que d’autres et qu'en plus on voulait savoir ce qu’il faisait en dehors de cette galère qui s’appelle Crosby, Stills, Nash and Young.Et puis, de ce gros paquet de vinyle on a extrait le Rock-A-Billy-Boy de Mel McDaniel parce que non seulement il a une allure de pas d’allure et un beau « pick-up » tout blanc, mais PHOTO MARK TUCKER Quand les « country-blueseux » décident de faire un album, où vont-ils ?À Nashville, Tennessee.C’est ce qu'a fait Mel McDaniel (notre photo) pour son disque de « trucker », Rock-A-Billy-Boy.de plus il clame qu’on ne peut pas chanter le blues dans une pièce où souffle l’air conditionné.Bref, cette semaine notre tiercé se résume au suave Mel McDanieL à David Crosby et à « l'archi-platte » Roy Orbison qui aurait mieux fait, n’en déplaisent à tous ceux qui ne tarissent pas d’éloges à son égard depuis qu’il est à six pieds sous terre, de s’en tenir aux Traveling Wilburys.Retournons à McDanieL Quand les « blueseux » décident d'enregistrer, ils vont à Chicago.Quand les « jazzeux » décident d’en faire autant, ils vont à New York.Et quand les « country-blueseux » décident de faire un album, où vont-ils ?À Nashville, Tennessee.("est dans cet endroit immortalisé par le cinéaste Robert Altman que McDaniel a embobiné son Rock-A-Billy Boy pour Capitol qui n’a pas grand chose à voir avec les « tounes » charismatiques que des fondamentalistes avaient chantées devant la caméra d'Altman.Si on vous parle de ce film, c'est que depuis sa diffusion la musique venant de ce coin de pays souffre quelque peu des images d’épinal.Des images qui risqueraient d’obscurcir l’appréciation que l'on pourrait se faire de McDaniel et quelques autres du même acabit.Autrement dit, soyons pas snobs.Surtout qu’avec sa barbe poivre et sel, ses bottes en peau de serpent et son ventre bedonnant il ressemble quelque peu à Kenny Rogers, le grand « tarla » du « country ».Or musicalement McDaniel ressemble plus à J.-J.Cale et Ry Cooder qu’à Rogers ou Dolly Parton.À preuve, son You Can’t Tlay the Blues In An Air-Conditioned Room.Une petit blues de trois minutes qui permet à McDaniel de raconter qu’il a hasardé son argent, qu’il ne joue plus au golf et qu’il s’est débarrassé de sa grosse maison de vedette parce que l’environnement n’est vraiment pas propice au blues.Musicalement, ça commence avec les guitares acoustiques à travers desquelles l’harmonica se fraye un passage et puis tout à coup ça fait « boum ».Ça frappe au bon moment et au bon endroit.C’est au coton.Outre ce blues, McDaniel a construit de suaves petites histoires toutes aussi bien exécutées les unes que les autres.Un disque de « trucker » qui passe comme une lettre à la poste.Roy Orbison est mort, c’est triste tout le monde en convient.Son dernier enregistrement — Mystery Girl sur Capitol — sort quelques semaines après ce froid incident et voilà qu’on nous fait le coup de l’unanimité.Pourtant, U faut bien le dire, son album est «fadasse».Nous proposer des «plains» identiques à ceux que fabriquaient les Platters il y a trois siècles, c’est vraiment pas rigolo.David Crosby est ressuscité, c’est tant mieux tout le monde en convient.Son album — Oh Yes I Can sur A & M — est de loin plus intéressant que celui qu’il a fait avec Stills, Nash and Young, il y a peu.C’est vrai que sa voix n’a plus les accents qu’elle avait à l’époque de Déjà vu, mais elle demeure, à cause des mots, une des plus lucides du moment.Et puis, musicalement les mélodies de Crosby sont toujours aussi séduisantes même si elles ne révolutionnent rien. 10 ¦ Le Devoir, jeudi 1 6 février 1989 CINEMA ASTRE I: (327-5001) — The Ily2 sem 7 h, 9 h ASTRE II: — Twins sem 7 h 15, 9 h 15 ASTRE III: — Mlsslsslpl Burning sem 7 h, 9 h 20 ASTRE IV: - Working Girl sem 7 h.9 h 05 BERRII: (288-2115) — Les tisserands du pouvoir 1 et 2 2 h 30, 7 h 30 BERRI II: — Femmes au bord de la crise de nerfs 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI III: Mlsslsslpl brûlé 1 h 45, 4 h 15, 7 h 15, 9 h 30 BERRI IV: - Pin sem 1 h 30, 3 h 35, 5 h 40.7 h 45, 9 h 45 BERRI V: — Deux Ills de sem, 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 15 BONAVENTURE I: (861-2725)— F/y sem 7 h, 9 h 15 BONAVENTURE II: - Dirty Rotten Scoundrels sem 7 h 10, 9 h 25 BROSSARD I: (465-5906)- Mlsslsslpl brûlé sem 7 h, 9 h 30 BROSSARD II: Pin sem 7 h 30, 9 h 30 BROSSARD III: Les tisserands du pouvoir 1 et 2 sem 7 h 30 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)— Twins mar 5 h 15, 7 h 30, 9 h 40, lun mer jeu.7 h 30, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 2: Ma belle-mère est une extraterrestre sem 7 h 05— Pin sem 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 3: Camille Claudel lun 7 h 45, mar.5 h 15.8 h 30, mer jeu.7 h 45 CARREFOUR LAVAL 4: Working Girl sem 7 h 10.9 h 35 CARREFOUR LAVAL 5: Mlsslsslpl brûlé sem 7 h 20.9 h 45 CARREFOUR LAVAL 6: F/y 2 lun 7 h 15.9 h 30, mar 5 h.7 h 15, 9 h 30, mer |eu 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel.Mil- Torch-song Trilogy 12 h 30, 2 h 45, 5 h 05, 7 h 15.9 h 35 CINEMA ÉGYPTIEN 2: Mil- Woman on the Verge ot a Nervous Break Down 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15.7 h 15, 9h 15 CINEMA ÉGYPTIEN 3: Mil- Talk Radio 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 40 CINÉMA OMEGA 1 : - Ma belle-mère est une extraterrestre sem 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA OMEGA 2: - Qui veut la peau de Roger Rabbit sem 7 h 30— Cocktail sem 9 h 30 CINÉMA DE PARIS: 896 Sle-Cathenne 0 (866-3636) — La passerelle 1 h 30, 3 h 25, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 20 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout St-Laurent.Mil (843-6001)— Chroniques sud-alricalnes 19 h 30—Avoir 16 ans au pays de l'Apartheid 21 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada— Talk Radio sem 7 h 10, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: Dangerous Liaison sem 7 h.9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: Twins sem 7 h 05, 9 h 25 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: F/y sem 7 h 05.9 h 25 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: Mlsslsslpl Burning sem 7 h, 9 h 40 CINEMA POINTE-CLAIRE 6: Working Girl sem 7 h 20, 9 h 40 CINÉMA LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— The State ot Things 7 h — Track 29 9 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)-The Last Detail 18 h 35— Shampoo 20 h 35 CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke O (489-5559)-Ralnman tous les soirs 6 h 45, 9 h 45 CINÉMA V - 2: Beaches tous les soirs 7 h.9 h 35 CINÊPLEX I: (849-3456)- Another Woman 1 h, 3 h, 5 h.7 h.9h CINÊPLEX II: - Madame SousaUka 1 h 05, 4 h 05.7 h 05, 9 h 30 CINÊPLEX III: - Pelle le conquérant 1 h 15.4 h 30, 8 h CINÊPLEX IV: - Bagdad Calé 1 h, 3 h.5 h.7 h 9 h CINÊPLEX V:- Crazy Love 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h CINÊPLEX VI: — Crazy Love 1 h 15.3 h 15, 5h 15, 7 h 15.9 h 15 CINÊPLEX VII: - Ma belle-mère est une extraterrestre 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 20 CINÊPLEX VIII: — Babette s Feast 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 30.9 h 35 CINÊPLEX IX: - La lectrice 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10.9 h 10 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— Festin de Babette 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: - Une autre femme 1 h, 3 h 05, 5 h, 7 h 10, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: - Itinéraire d’un enfant gâté 1 h 30, 4h15, 7h15, 9h 45 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Tu ne tueras point tous les jours 1 h 15,3h 15, 5h 05.7 h, 9 h 20 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouesl Boul Dorchester, Mil (283-8229)— Ah! vous dlral-le maman De mère en fille 20 h CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- CRÉMAZIE: (388-4210) - Chouans mar 2 h, 5 h 15, 8 h 15, lun.mer.jeu 8 h.DAUPHIN I: (721-6060) - Camille Claudel lun 7 h 45, mar 2 h.5 h 30, 8 h 30.mer |eu.7 h 45 DAUPHIN II: Bagdad Café mar 2 h 15.4 h 15, 7 h 15, 9 h 15, lun.mer |eu.7 h 15, 9 h 15 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - F/y sem 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: Working Girl sem 7 h, 9 h 20.lun 7 h OORVAL I: (631-8586) — Cousins tous les soirs 6 h 45, 9 h 20 DORVAL II: Her Alibi sem 7 h 10, 9 h 15 DORVAL III: Tap sem 7 h, 9 h 30 DORVAL IV: — Who's Harry Crumb sem 7 h.9 h DU PARC 1: (844-9470)- Cousins tous les soirs 6 h 50, 9 h 20 DU PARC 2: — Accidental Tourist tous les soirs 7 h.9 h 30, mer 9 h 30 DU PARC 3: - Ralnman 6 h 45, 9 h 45 DU PLATEAU 1 : (521-7870)- L’agent tait la farce 2 h 15, 4 h, 5 h 45, 7 h 30.9 h 15 DU PLATEAU 2: — Qui veut la peau de Roger Rabbin h 10, 3 h 10, 5 h 10.7 h 10.9 h 10 FAIRVIEW I: (697-8095) — Ralnman tous les soirs 7 h, 9 h 45 FAIRVIEW II: — Three Fugitives sem 7 h 20.9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Twins 2 h 15, 4 h 45, 7 h 20, 9 h 40, mer 2 h 15, 4 h 45, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Dangerous Liaison 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Working Girl 1 h 15.4 h, 7 h, 9 h 20.mer 1 h 15.4 h.FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Working Girl2 h, 4 h 30.7 h 20, 9 h 40 GREENFIELD I: (671-6129) — L’agent lait la farce tous les soirs 7 h 10, 9 h 10 GREENFIELD 2: — Trois lugltlfs tous les soirs 7 h 05, 9 h 10 GREENFIELD 3: — Who’s Harry Crumb tous les soirs 7 h 15, 9 h 15 IMAX: Vieux-Port de Montréal— A Dream Is Alive mar au dim 14 h, 21 h — En direct de l’espace mar au jeu 12 h, 13 h, 15 h, 19 h.ven.12 h, 13 h, 15 h.19 h.23 h., sam.11 h, 12 h, 13 h, 15 h, 16 h.17 h.19 h, 23 h.,dim.11 h, 12 h, 13 h, 15 h, 16h, 17 h.19 h IMPÉRIAL: (288-7102) - Ralnman 1 h, 3 h 45, 6 h 45.9 h 45 JEAN-TALON:(725-7000) — Jumeaux sem 7 h, 9 h 15 LAVAL l:(688-7776) — Three Fugitives tous les soirs 7 h 30, 9 h 45 LAVAL II:— L’agent tait la farce tous les soirs 7 h 10, 9 h 20 SUR SCENE L’AIR DU TEMPS 191 ouest St-Paul Montréal (842-2003)—Jazz du mer au dim de 22h 15 à 02h 30— Vic Vogel du 15 au 19lév BAR JAZZ 2080:2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Michael Gauthier, guitariste de iazz, le 16 tév a 21 h 30— Greg Abaté, saxophone, les 17-18 tév.à 22h BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est On- tario, Montréal (843-3808)— Jean Beaudet.le 21 tév à 22h BAR LE MÉLOMANE: 812 est Rachel, Montréal (526-9054)—Jazz, dim au mar 21 h.mer au sam 22h LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)- The Keep, les 16-17-18 tév à 22h 30 BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geotlrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h , mar 20h à 01 h , mer au ven.17h à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au sam à compter de 22h LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Trois tables de blackjack en opération du |eu au sam de 21 h.à la fermeture—Willie Ray, chanteuse de rhythm & blues, du 1er au 25 tév., |eu au sam à 22h LE BIJOU: Complexe Pointe-Claire— Spectacles, le mer à 21 h .du jeu au sam à compter de 21h 30 BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert.Montréal (842-2808)— Marie-Perle Qumtin, aux soupers du mar au |eu à compter de 18h — Tous les mardis, soirée dixie land, à 22h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin de la Reine-Marie, Montréal (735-1259)— Tous les |eudis, soirée dancing 40-80.le 16 tév.CAFÉ DE LA PLACE: PDA.Montréal (842-2112)— « Aurélie, ma soeur • de Marie Laberge, du 11 janv au 4 mars.mar.au sam à 20h CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Michel Bédard Jazz Quartet, les 17-18 tév à 21h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Jazz les ven.et sam.à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada, Pointe-Claire (694-4915)— Ateliers d'art, gratuit pour les entants, les mar.jeu ven.sam.dim 17h.30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 5830 boul Taschereau.Brossard (676-4404)— Ateliers d’art gratuits pour les enfants les mar jeu ven sam.dim.17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrelour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Ateliers d’art gratuits pour entants, mar |éu ven.sam dim de 17h 30 a 20h 30 CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR: 100 est Sherbrooke.Montréal— Récital, Les Grands Interprètes.Alain Lefèvre, pianiste, le 16 tév.à 20h CLUB G.M.: 22 rue St-Paul, Vieux Montréal (861-8143)— Live Jazz du lun.au ven.de 17h.à 21h — Happy hours de 17h à 21 h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Tous les soirs l’Ensemble Elder Léger, à 17h 30 COLLÈGE MARIE-VICTORIN: 7000 boul Marie-Victorm, Montréal-Nord— Les Grands Explorateurs présentent Le Mexique entre le Rio Grande et la Sierra Madré, avec Luc Giard.du 14 au 16 lév mar.mer.20h.,|eu 19h.ESPACE GO: 5066 rue Clark, Montréal- Salle 1.Tess Imaginaire présente • La quatrième dimension • conception et m.en s.Mario Boivin, du 7 tév.au 11 mars, du mar au sam à 21 h— Salle 2 ¦ Le tromager ensorcelé • contes d’Afrique et des Antilles, conception et m en s.Catherine Guissé et Claude Moïse, du 16 au 26 tév.à 19h , les dim.matinée à 15h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191)— • Le grand théâtre du monde • de Jean-Pierre Ronlard.production du Nouveau Théâtre Expérimental, à compter du 10 ianv., mar.au sam.à 20h 30 LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal— le groupe Massacra et le groupe Damnation, le 16 tév à 21 h, LE GRAND HÔTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèzedu lun au ven 17h à 01 h , le sam.de 20h â 01h.— Bar tour de ville: Le Trio Starlite.du mer au dim.de 21h à02h.HABITAT ST-CAMILLE: 5220 rue Charleroi, Montréal-Nord— Pierre Flynn en spectacle, le 16 tév à 20h30 HÔTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke, Montréal— Le chanteur-planiste John Gilbert à compter du 17 janv .mar.au ven de 20h.â 01h.HÔTEL QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L’Apéro avec Gilles Jourdain, lun.au ven.17h.à 01 h.HÔTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861-3511)— Calé Baroque Arthur ¦ Sexy Follies • à compter du 23 nov mer.jeu.von dim 20h 30, sam 20h et 22h 30 LA CROISETTE: 1201 0.Dorchester (878-2000)— Mike Mirizio, pianiste, du dim.au vsn.17h.à 20h.L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, du mar.au dim de 19h.â 01 h , musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000>— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam L’IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam de 21 h â 02h MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 Côte-des-Neiges, Montréal— La dictée du Silencieux, d'Albert Brie, lue et corrigée par Jean Christian Pleau, le 16 tév.à 20h MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal— Musique Bolivienne avec le groupe Raymi.le 16 tév â 20h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME- DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— Musique bré-silienne-|azz, avec Paulo Ramos Band, le 16 tév.à 20h MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 De Lorimier, Montréal— Contérence Botticelli et la définition du style florentin, avec Edouard Lachapelle, le 16 fév â 19h.MAISON OGILVY: Salle Tudor, Montréal— Concert de |azz.Charlie Biddle et Nelson Symonds, le 16 lév à 17h 30 RESTAURANT CLAUDIO'S: 124 est St-Paul, Vieux-Montréal (866-0845)— Spectacles de jazz du mer au sam à 22h, le dim à 13h.RESTAURANT LA BROCHETTERIE VIEUX ST-DENIS: 4501 St-Denis.Montréal (842-2696)— Reynald Précourl, pianiste-chanteur anime les sou-pers-dansants, du jeu.au dim.de t8h à 24h.RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal (288-5508)— Cuisine française, du lun.au ven.midi et soir, le sam.le soir seulement — 2 musiciens ambulants en soirée (violoniste et accordéoniste) du mer.au sam.en soirée RESTAURANT ZHIVAGO: 419 St-Pierre, Vieux Montréal (284-0333)— Restaurant-dancing romantique.mar.au sam.de 18h.à 3h — Le Groupe Be-kar, 2 musiciens et une chanteuse, du mar.au sam.de 20h.à 23h 30 RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)— Mango Stars, en vedette Sir Monty, et Mike Anthony, reggae, 16 au 18 lév.â 22h.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— L'Ensemble vocal Tudor et la Société de Musique Contemporaine du Québec présentent « Hommage à Oliver Messiaen •, dir.Patrick Wedd et Walter Boudreau, le 16 lév.â 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— CBC/McGill Sérié: Trio Piano, le 16 lév â 20h.SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal— L'Orchestre de chambre de Montréal sous la dir.de Wanda Kaluzny, oeuvres de Johann et Karl Stamitz, solistes: Andrée Lehoux, basson et Dominique Perron, hautbois, le 16 fév à 20h SPECTRUM: 318 ouest Ste-Catherine, Montréal-Joe Bocan en spectacle, les 16-17 lév.â 20h , le 18 lév.19h.et 22h.STADE OLYMPIQUE: Montréal- L'Observatoire de la tour du Stade Olympique est accessible par funiculaire tous les jours, lun 12h.à 18h., mar au dim.10h.à 18h — pour renseignements 252-8687 (fermé jusqu'au 17 lév.) THÉÂTRE ARLEQUIN: 1004 est Ste-Catherine, Montréal (288-4261)— Les Grands Explorateurs présentent « Les Iles Grecques à la voile ¦ avec Yves Griosel, du 13 au 25 tév,— sem du 13 au 19 lév., jeu au sam.19h , dim.136 30,166, 206, sem.du 20 au 25 lév.lun.au mer.206, jeu.au sam.196 et 21630 THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 1297 rue Papineau, Montréal (523-1211)— • Madame Louis X1V < conception Lorraine Pinlal, production de La Rallonge, du 14 mars au 8 avril THÉÂTRE LES LOGES: 1237 Sanguinet, Montréal (982-0740)— Danse Cité présente dans le cadre de son volet Chorégraphes les oeuvres de Tassy Teek-man et Sylvain Emard, du 15 au 25 lév., relâche le lundi 20 lév THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— L’Art du mouvement Banque Royale, Les Grands Ballets Canadiens, le 16 tév.à 126— Les Feux de la danse, Les Grands Ballets Canadiens, 16 au 18 lév à 20h.THEATRE LE MONT-ROYAL: 5210 Durocher, Montréal (843-4166)— • Noir de monde » de et avec Julie Vincent, du 14 au 25 lév.à 206, sam 166 et 206 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • Les liaisons dangeureuses.de Christopher Hampton, traduction et m.en s.Olivier Reichenbach, du 21 fév.au 18 mars, mar au ven.206, sam.166 et 216 THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— • Amours passibles d’amende ¦ de George F Walker, traduction Louison Dams, m.en s.Gilbert Lepage, du 20 janv.au 25 lév „ les ven.et sam.à 20630 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente < Les sorcières de Salem » d'Arthur Miller, m en s.André Brassard, â compter du 22 lév., mar.au ven 206, sam 176 et 216 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— < Le lion en hiver » de James Goldman, m en s.Danièle J.Suissa, du 25 |anv.au 18 tév.et les 23-24-25 lév .mar.au ven 206, sam.176 et 216, dim.156 UNIVERSITÉ CONCORDIA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Auditorium F C Smith: Ensembles de Jazz de Concordia, dir.Simon Stone et Dave Clark, le 16 lév à 206 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d’Indy, Montréal— Salle B 484: Récitals de llüte.Marie Bergeron, le 16 lév à 136, Christiane Latlamme.146, Louise Webster, 156, Annick Lessard, 166— Salle B 421 Récitals de piano, le 16 fév à 19h Renée Villemaire.196 45 Michael Woytiuk, 20630 Yves Morin UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 1455 St-Denis, Montréal (282-8570)— Salle Altred-Laliberté « Colors • spectacle de Howard Richard Danse, 15 au 18 tév à 206 PANS LE VENTRE % Le nouveau film de Yves Simoneau r m tm REMY GIRARD • MICHEL COTE • DAVID LAHAYE • MARIE TIF0 PIERRE CURZI • MONIQUE MERCURE • ANDREE LACHAPELLE • JEAN-LOUIS MILLETTE • SA».Pi| MM» Ht Vf l IS VAHI.lt HI AI/llMl V VI S SIMON! AlI ».•/.,( AlAlNUOSTll .» RICHARD GHf GOIRt •’*< • .1 .VONIUUI M Ml SSII M • ’ LORRAIN! RICHARD ’ ‘ *• MICHU GAUTHIER MIA, *.YVIS NIMONI Ati • >• V" l I S PRODUC TIONS OUI B! I.AMfHIQUI INC ’ l(S MIMS UNOX INC MARTINI & ROSSI _ \ []Q’:nF (ABC) Burlington News ABC News Wheel of ! Fortune A Current Affair A Fine Romance g Dynasty g Heartbeat g News Nightline Q À communiquer (M 1 CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Today’s special The Amateur Naturalist Doctor Who Hands Over Time Realities Speaking Out The high-tech prescription Realities Question-Period Provincial Ç SS ) Much Music 19 h / Vidéoclips Muchwest Pepsi Power Hour Vidéoclips Rockflash News (21h40) Debbie (iibvon Spotlight Rockflash Wrap-up (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-tahrer Newshour L The NiRbUy Business Hotline Growing A Business Mystery ! Agatha Christie’s Q Miss Marple.(dem./2) Lovejoy Movie: Meet Me In St Louis —Am.44 Avec Judy Garland et Margaret O’Brien Ü OUA I RF SAISONS Montréal Action réaction Coup de foudre 24 / 24 J ! Cinéma : Les dents de Ut mer —É.-U.1975 1 Avec Roy Scheider, Richard Dreyfuss et R.Shaw Bizarre, j bizarre Le grand journal Sports plus Cinéma : Colton Club —Am.84 Avec Richard Gere LE PLEIN AIR Le Devoir, jeudi 16 février 1989 ¦ 11 L’Auberge des Peupliers UMMt PHOTO ROBERT CHOQUETTE Il y aura bientôt 15 ans que Ferdinand Tremblay s’est porté acquéreur de la maison ancestrale de l’Auberge des Peupliers, un établissement qu’il dirige avec Madeleine et Anne Rochette, sa soeur et sa nièce.Dans le cadre des Grands Explorateurs Conquérir les îles grecques en voilier Robert Choquette PEU APRÈS avoir quitté la route 138, pour enfiler le chemin local qui dessert Cap-à-l’Aigle, on aperçoit à gauche l’Auberge des Peupliers.Plus que centenaire, la solide maison canadienne au toit bien pentu est souligné d’une vaste galerie.Bien sûr, piqués ça et là sur le terrain, on remarque ces grands peupliers de Lombardie : il ne fallait pas chercher plus loin pour diriger les premiers visiteurs, il y a 50 ans, vers la Pension des Peupliers.Il y aura bientôt 15 ans que Ferdinand Tremblay s’est porté acquéreur de la maison ancestrale.L’établissement qu'il dirige avec Madeleine et Anne Rochette, sa soeur et sa nièce, est la première véritable auberge à ouvrir ses portes dans la région de Cap-à-l'Aigle et Pointe-au-Pic.Depuis trois générations, on fait de l'hôtellerie dans la famille.Non seulement a-t-on le sens le l’accueil, mais on aime aussi s’entourer de belles choses et créer un environnement douillet.En entrant dans l’auberge, on retrouve l’atmosphère classique des maisons d’époque, avec l’escalier qui file au deuxième, le petit salon rose à gauche et les nombreuses boiseries.Dès qu’on pénétre dans la pièce suivante, on tombe sous le charme du piano de concert, du foyer, des petites tables et des canapés qui meublent le salon ou plus exactement le bar.De jour, une grande rangée de fenêtres rend la pièce très lumineuse.En plus d’une décoration soignée qui marie bien le papier peint, les boiseries et les surfaces peintes, des toiles réalisées par des artistes locaux sont suspendues aux murs.Le pavillon principal de l’Auberge des Peupliers est constitué de la maison ancestrale et d’annexes remarquablement intégrées à l'ensemble.Le bar et la salle à manger, qui peut recevoir 90 personnes, font partie de ces ajouts successifs.A l'étage, on trouve cinq chambres typiques des petites auberges : mobilier simple et classique, lucarnes, salle de bain complète.Le sous-sol cache une salle de réunion d’une vingtaine de place et une salle de jeu où l’on peut jouer au billard, au ping-pong et aux fléchettes.Le petit salon rose situé près de l’entrée principale est une des retraites préférées des enfants.Ils s’y retrouvent pour jouer ou regarder la télé en attentant que les parents terminent paisiblement le 1*AIT&&-L£/ pjfuiciPûcr/an.repas.Dans le fond du jardin, près du terrain de tennis, s’élève le Pavillon Henri qui compte 16 chambres spacieuses et fort confortables.Il s’agit en fait d'une ancienne grange rénovée avec beaucoup de succès.Au premier, les chambres s’ouvrent sur une grande pièce commune.On y trouve un petit salon et un espace où se réunir.Au second, les chambres sont orientées vers la mer ou la campagne.La grande terrasse sur-élevée tournée au sud doit certainement être appréciée durant les belles journées d’été.Le Pavillon Henri connaît beaucoup de succès auprès de la clientèle puisqu’on y trouve aussi un bain tourbillon et un sauna.Sur réservation, l’endroit vous appartient en exclusivité durant une courte période de temps.Certains n'hésitent pas à prendre une bouteille de champagne avec eux.On ne sait jamais, le sauna ça peut donner soif ! Les chambres du Pavillon Henri À Magog, une bonne adresse w^ Jean-Baptiste, Baie Saint-Paul.(418) 435-2255.Une auberge de calme et de détente, située à Pointe-au-Pic, au 1 coeur de Charlevoix.Vue imprenable sur le lleuve.Cuisine évolutive J et raffinée du chef Régis Hervé, classiliée 4 Fourchettes Tout nou-t* veau 30 chambres de luxe, toutes avec bain tourbillon, salon, foyer, T V couleur, grand balcon.Vue imprenable sur le lleuve Forfaits $77 50 et plus p pers., par jour P A M 418-665-3731,1-800-463-1568 Anciennement un domaine privé, cette auberge historique vous baigne dans une ambiance d'antan sur les rives du lac Massawippi à North Hatley.Représenté dans «COUNTRY INNS & BACK ROADS».Cuisine innovatrice du chef Marc De Canck Chambres avec grand confort donnant sur le lac, plusieurs avec foyer, bain tourbillon et balcon privé Sur les lieux 35 Km de piste de ski de randonnée, balisée et entretenue, salle de jeux, pèche sur glace A proximité ski alpin au Mont-Orford, tennis, squash et piscine olympique Forfait de ski à partir de $70/p.p par jour PAM Chambres toujours disponible pour Noël 1-819-842-2421 C.P.600, North Halley, Québec JOB 2C0 Manoir Q Hovey c'Adni-n a 1 de Montréal No >00 02 18)6590 868 PHIL DIONNE A MIK K DION N K -vs- PIKRRK RÉ H ARD Le 28/02 89 à 12 00 heures au H926 Marie A ictorm.st Laurent du Fleuve, district de Richelieu seront vendus les biens et effets de PIKRRK BER MU), savoir l véhi cule de marque Toyota portant la plaque a76M212.I véhicule de mar que Chrysler modèle New Yorker portant la pique « 154 869.meubles • •1 ai tu des divers Conditions AR (iKNT CoMPT \NT ou CIIÉQÜK VISÉ RE.IKAN ( Il AILLÉ, huis ! sier.286 7175 Rabin.Bourdages.Dé cosle.Noel.Lachance.Huissiers.510.houl si Laurent suite 200.Montréal — 112Y 2Y9 Montréal, ce 14 02 89 Qc.District de Montréal No 500 02 038172 867 I \P -vs- JEAN CLAUDE BERGERON Le27 02 89 à 12 00 heures au 7815 Niagara #2, Brossard.district de l.ongueuil se roui vendus les biens et effets de -IK\\ CLAUDE BERGERON.sa voir 1 vidéo.1 TV couleur 26".I sys-ténu» de son complet, meubles et articles de maison Conditions AR CEN I (OMPTANT ou CHÈQUE VISÉ RÉ.IKAN CIIAILLÉ, huis siei 286 7175 Rabin, Bourdages.Dé cosle.Noel.Lachance.Huissiers.510.boul st Laurent.Suite 200.Montréal — II2Y 2Y9 Montréal, ce 14 02 89 Q( District de Montréal.No 500 32-0111 'H 879 LISE DKSROSIKRS 120984 C! \ N \1) \ I N ( Le 28 02 89 a 12 00 heures au 370 Jean l.don Est «300.Montréal.dit district seront vendus les biens et ef felsde 1209841 AN AI) \ INC (PRO MOTION CINÉ MODE) savoit l I \ couleur 20 1 meuble vidéo.1 classeur.I TV couleur, meubles et articles de maison Conditions AR ( i K N T ( oM PLANT ou CHÈQUE VISÉ FR WÇOIS BOl’RQUK.huis siei 286 7175 Rabin.Bourdages.Dé cosle Noel Lachance Huissiers, 510 boul st Laurent, suite 200.Montréal — 112Y 2Y9 Montréal, ce 14 02 89 Qc District de Montréal No 500 32 004235-877 ClFl EN I Es CARLOS ! -vs- LKl CI GIOV ANNI & AL Le _’h 02 89 à 13 00 heures au 6746 de ; (t.tspé.Montréal, dit district seront vendus les biens et effets de THI KIM \ l AN TR ANS, savoir 1 TV couleui 26 Atomteur.1 vidéo.1 meu I bit* audio, meubles et articles de ! maison Conditions ARGENT • * 1 Al P'T AVI ou ( IIÈQUK VISE ER ANC»»ls Rol'RQl K.huissier.I 286 7175 Babin.Bourdages.Décoste.Noel.Lachance.Huissiers.510.boul si - Laurent.Suite 200 Montréal — 112A 2Y9 Montréal, ce 14 02 89 1 Qc District de Montréal No 500 32 ! 010358 853 N ADEAl .RICHARD -V >- l.i k i( » I II Elis (i KO RC.K I .28 02 89 à 11 00 heures au 5178 ' Binet.(homedey.district de Mont ! ! éal seront v endus les biens et effets ; de ( i Et IRC K LoGOTIIETIS.sa voir 1 four micro ondes.I vidéo.I ! lave v aisselle de marque Maytag j meubles et articles de maison Con ! dit ions A R G K VI COMPTANT ou , Norpel R O 8385 42 NC Oils 19391 $19', 4 Ry Bk ' U 700 $72 72' 22’,- R> Bk 1 45 3275 $17 17 17 R 1 Gld 0 16000 90 87 87 - 3 Rv Lepg L 8400 $10*4 10' 10*.?R, Oak 0 24806 4?40 40 - *» Ry Pacific 7?50 133 130 IX - 10 10 9', 9', 26 26 435 435 45 45 - 12', 13 23%, 23%, 21*4 21’.92 92 - 22 23 , 10’ : 10*.?8V2 8*2 24*.24*4 -43 43 - 60 60 - 208 209 190 190 - 18 18 11 11 8V: 82 9 9 RvTrco RvTrco I RvTrco 1 RyTrco I S T 18136 $17'.17', 17',- 153 517 17 17 P 1650 $22 21', 21’, - P 200 $20’, 20’, 20’, SHL Svstm 8224 $8*.8 : 8%» - SNC A t 4900 $6’-2 6'2 6'J SR Telcom 500 390 390 3«0 .St Andr a 0 3500 235 235 235 StL CemA f 6280 516': 16', 16'.Somoth C 0 2680 195 180 195 Somul MT a 600 300 300 300 Sonto M 0 50000 11 10*2 11 .Soskoil 7978 $9*» 9*, 01,- Soskoii A p 8350 $10'.10', 10’.Sosklch T f 1100 155 150 1 50 - See Inv At 500 518 17', 17',- 498/ $17*.20000 52 5840 517*, 500 517*, 8500 80 2150 7 15200 516 Gordex M 0 1500 48 Grafton A f 900 510', -15 Grondmo , Granduc Granges ! GL Group Gt Pacific 1000 32 4100 310 66770 330 585 518'.2 70 547V: Gl WLife 770 1000 525 Gt W Lifecol8400 $13*» CG Tr p 1000 $27' 27': 27': Centurion 200 335 335 335 Chancelor o 1027 18 18 18 Choron 7500 220 220 220 Chem Gld o 7900 405 400 405 Chem Gld w 7250 115 110 110 Chesbar o 12900 49 45 49 Chrysler z94 $32' 32 32 - CHUM z9 $27 72 22 OPTIONS SUR L’OR (Prix en devises américaines) Vol (OUM Rout loi term 370 5 0 37 50 32 50 32 50 370P 5 119 600 6 M 600 380p 8 79 900 9 00 900 390p 25 121 1400 13 00 14 X 400 178 549 16 00 15 30 16.00 400p 61 775 21 00 17.50 21.00 470 7 616 950 9 50 9.50 440 354 1073 500 4 M 4 50 460 700 9M ?10 2 10 2 10 480 M 49 1 50 1 50 1.50 380 200 5 3.20 3 M 3.M 380p 207 252 200 90 90 390p 187 551 9.20 6 80 8.50 400 5 815 10 10 .10 400P 6?1961 20 00 16.00 18 X 4?0p 257 899 39 30 36 00 39 X 370p 15 405 460 4 10 460 380p 61 1073 7 70 6 80 7.00 390 45 125 13.50 11 X 12.50 390P 393 1465 12.00 10 50 12.00 400 174 165?900 7.W 800 400p X 1857 M00 17 00 IBM 470 56 3150 3 20 3 00 3 10 4MP 100 791 39 00 36 00 39 00 CHUM B f 600 520' : 20’ 2 20’;- .Cimoron 0 .400 485 485 485 Cmeplex 157630 518': 17%» 18*»* %» Cinrom 12700 $6*» 6M, 6'.— ', Cinrom w 65700 $7 6'.7 ?*» -25 *» - 5 Citadel G 0 17666 200 180 180 Claiborne A 1000 $7*« 7*» 7*.Claude R 0 1146 360 360 360 200 $8*» 8*» 8*» .5400 70 70 70 800 517'» 17'» 17'»-2000 66 66 66 - 2500 $9': 9'.9'.-74925 480 470 470 - Claude Cliff 0 Co Steel f Cobi Food Cognos Coho A Coin Lake 0 2900178 173 178 Coleco 2000 90 90 90 Colin Enr 0 11700 75 75 75 Colonial 0 1600 75 70 70 Clrfech A o» 3000 26 5 265 265 Colrov R 0 12000 9': 9 Grn Forest Grevhnd GroAth I Growth p Gulf Res Gulf R 1p Gulf R a Gulfstrm 0 HERO 0 Holey Hmrsn C Harris A Hartco Howker Hawker pr Haves D Hoves r 0 11000 36 HCore A of 3000 350 HDS O 200 108 Heenon S 0 266 33 Hees Intl 24915 $28* 1900 3B0 1450 $26 2 1000 514'» 1900 525 ?59918 514*, 4063 490 2200 V: 2200 43 3000 45 122400 57%, P 450 $25' 2 f 2100 $8*, 500 450 200 525', 190 565 7074 $14%, 10', 10'» 32 32 • 300 310 -315 315 - 18 .18’4 47'; 47’; 25’.25*4 13 13V, -375 375 - 26 26': 14’, 14', 25 25 14 .14*»-485 485 1400 $20 1000 521', 2400 47 2500 40 108015 518*4 16324 $6', NCO 6 P NCO 7p Northoir 0 NDvnsty 0 Nor Tel Northgot Nlhgot gl w59772 41 Nthgote w 1039 30 Northslr E 1000 340 Northwov 0 12000 62 Nwst Dgtl 0 1000 100 N Beouc 0 2500 12 Nova Cor f 278409 513*, Hees Hélix 43 43 45 45 ?2 i •7'.7%> ?i 25*2 25V; 7*4 8*» ?%» 450 450 ?5 25', 25', ?' , 65 65 ?!'/: 14 .14'.- *» 32 36 345 350 108 108 33 33 28%, 28*.25300 $8*» 8'.0*» 1125 58 58 58 Nova G Nova H p Nova O p Novogld 0 Noverco tiowsco W Nu Gro 0 Nuinsco 0 Numoc O P 610 $25 2050 $24 1800 $25V, 23807 90 7400 511%» 5762 $14'/: 1100 135 6500 87 1900 $9*» 405 405 - 85 85 38 38 - 9’.9'.?m.in.?115 115 300 310 4 65 67 ?17' : 17*.4 50 52 - 17V, 17*» 17*» 17*»-77 77 - 7 7 15%, 15*4-25' , 25’.-32%, 32', .30*8 30*» 21*4 21'»-19V.19*»-24*.24*.7 7 42 42 - 19V» 19'2-19', 19'» 21', 21'»-47 47 - 40 40 < 18*2 18*.4 6*.6J.-40 40 30 30 - 330 340 4 60 61 - 100 100 4 12 12 4 12'» 13 - 25 - 25*4 4 23*.23*.25’, 25' b - 80 81 - 11 Vj 11’:-14 14 - 135 135 85 85 - 9'» 9*» Sceptre R Schneider Scintilor 0 Scot Pooer SCO» York Scoffs f Scoffs C Scurry Rn Sebrght E Seogrom Sears Con Securty H Sedona I c Seel Mtg 34000 385 375 375 - 25 $26%, 26%, 26%, 14300 104 100 100 1105 519 18%, 18%,- 57100 260 215 240 .12925 513'» 13', 13'» 4 3500 515 14%, 15 700 519 19 19 .041000 49 48 49 59745 580*, 79', 8C*»-34823 513 12*.13 P10500 $7’4 7', 7'.9975 178 160 168 - 391 $9' 4 9'.9 4 ShowC B » 11290 511', 11*.11*.— Shell Con 33570 547’: 47'.47*,- Shltr OG 0 10000 16 16 16 < Shcperd P 100 516*.16*.16*.4 Sherr.tl 123605 513', 12', 13 Sico 150 $11'« 11 .11'.- Signtech Silver sid 0 Simco Eri Skyline 0 Slater A Slater B Slater Ip Slater 2p Slocan F Socnov A Soconov a Softkev S Southom Std Trstco Storrex 0 States Ex Sfinbg 5'.Stmbg 195 Stelco A Sfelco C t Stonbndg Stroud c Summit R 22000 $7 Sun Ice Ltd 34050 380 Sunburst 0 4000 7 Svnex Inti 0 9100 56 Svngold 0 88250 80 TH Res TBM NT TBM NT TCC Bev TIETel 5087 260 254 260 - 5 6000 26 26 26 77M $9', 9 ! 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1 Hemlo Gld 33462 $12%» 12*» 12»': - '.Cominco L Comnco A Comnco H Comnco R Comnco R Cmrcl Fin Cml Fin 108644 $26 '.26 26',- P 240 $24%, 24%, 24%, P 3100 $13 2 13*» 13'2 t 49900 285 280 280 A15500 32 31 32 500 405 465 465 - 3000 6 Compu H 0 10000 40 40 Computiog Comtech Comterm Comagos c I Connaught Non trantlgée* »n tour» OHf, Aug 380 0 28 00 31 00 Aug 390 3 M00 23 00 Aug 4MP 140 34 00 36 00 Aug 440P 63 54 00 57 00 Aug 40Op 1 74 00 77 00 Aug 480p 0 94 X 97 00 Aug 500 158 60 1 X Aug 500p 0 114 00 11700 Feb 370 0 14 50 17 50 Feb 370p 50 10 1 00 Feb 390 160 X 1 X Feb 4M 2275 OX 10 Feb 440 2241 000 10 Feb 440p 38 54 00 57 00 Feb 460 1569 000 40 Feb 460P 0 74.00 77 00 Feb 480 672 000 X Feb 480P 0 94 00 97 00 Feb 500 2434 000 X Feb 500p 0 11400 11700 May 370 0 75 00 27 00 May 380 16 1800 71 00 Moy 440 2721 90 1.50 May 440P 76 54 00 57 00 ?/oy 460 1475 X 1 X ?Zav 460P 74 74 00 77 00 May 480 268?10 1 00 May 480p 0 94 X 97 00 Mar 500 4653 10 X Mav 500p 0 114 00 117.00 9066 $5', 5 5 1000 50 50 50 * 1000 49 49 49 - 1000 160 160 160 - 5700 $27*.27%, 27%»-Conpok S O 4000 50 48 48 Con Both A 117086 $24*.24'2 24’;-Con Both B 2I8 $24 2 24'; 24’: Con Both 6 1150 $25', 25 25 - Cons Both C 875 $25 25 25 C Brinco Ao 951 400 390 390 .C Cormo A 3644 200 200 200 C Cormo a 2762 30 30 30 « C General 507 61 61 61 - C HCl Af 728 $9 9 9 - Con Prof 0 9500 75 75 75 4 C TVX 0 32650 $6’, 6%, 0’, 4 Cons Gas Con Gos B C Gos 13’ : Con Pkg CTL Bonk Contour B CPhrmo A Contrns A Con west A 500 $12': 12' 3 12 ; Conwst B f 2965 $12 , 12 12 ,- Co enerco A 400 365 365 365 Corbv 9761 $30*.28' ; 28' 2 - Cor Mark 7500 475 470 470 Cor Mrk A 2050 $20'.20 20 - Corncopo 0 6957 180 175 175 - Corona A t 217198 $8’» 8’2 8*.- 2954 $20': 26 .26'.1 210 $71*4 71*4 71*4 566 $26*.20*4 26*.1450 $21*4 21V; 21*4 350 190 190 190 o 5800 52 48 48 f TOO IX IX IX 1 900 265 265 205 LE DOLLAR CANADIEN TORONTO (PC) - Le dollar américain a fini, hier, en baisse de 41-100 et se changeait à $1 1794 can.comparativement à $1.1835 le jour précédent en clôture La livre sterling a cédé 63-100 à $2.0926.Kn devise US, le dollar canadien a gagné 29-100 à $0.8479 US et le sterling a monté de 8-100 à $1.7743 Ces cotes proviennent de la Banque de Montréal.Corona Corona A Corona C 1 Corona a Corna 92 Corna 96 : Corna PC vy i Coronet C Corp Food | Coseka R Cott Bev I Counsel I Courvan O Coxhcth o | Croin RL t I Crestbrk Crwn Lfe I A 8300 $9*» 9 P 1400 $999 P 10000 $23 23 23 67981 135 125 130 a 10300 225 220 220 1000 $4« 2140 $38 46 46 - 36 38 4300 455 450 450 - 5600 $9’, 9’: 9*.- 20100 30 28 30 « 1000 305 305 305 1400 $9 1000 23 1000 55 9 9 23 23 ¦ 55 55 - 600 $8'.8 , 6', -900 $19%, 19V: 19%, -700 $165 160 165 - XX) $24%, 24%, 24%, -7500 $13*.13V: 13*.146800 $6’, 6': 6*.- P 1375 $70': 70’: 70': p 800 $19 19 19 P 2500 $17 16%, 16%, < *125-25 $13*.13 .13*4 4 » 5800 $10*» 10’, 10 .-7900 177 125 127 - CLite 1 Crownx ; Crownx l Crownx 1 : Crownx 2 Crownx 3 I Crownx B | Cvberm ( Czor Res DMP A f 6200 290 780 280 Datatech o 2000 48 48 48 Davidson o 4100 18 38 38 I Deok IRs o 5112 181 181 181 29500 32 32 32 - P 2406 $6'.6 6 • f 14300 $6 5’, 6 3225 $24 .24, 24’, P 1900 $71 70', 71 3000 $12%» 12V: 1?%» 3050 120 115 120 - i Détour | Demson I Denison Demson i I Demson l j Derion , Deveieon ! Devio ind o 2131 38 82 88 < ! 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10% 10% Laurentienne 3.000 8 8 8 8 8'/.8'/.1.000 11 11 10% 10% 10% Lloyds 5,000 8% 8V4 8'/a 8V4 8 y.8% 1,000 ,.L Montréal 5.000 8 8 8 8 8'/.8'/.1,000 10% 10% 10% 10% 10% Nationale 5.000 8 8 8 8 8% 8'/.1.000 10% 10% 10% 10% 10% Nouvelle-Écosse 5.000 8 8 .8 8 8'/.8'/.1,000 10% 10% 10% 10% 10% Royale 5,000 8 a 8 8 8'/.8'/.1.000 10% 10% 10% 10% 10% Toronto-Dom.5.000 8% 9 9'/.9’/.10 10'/.1,000 11 11 10% 10% 10% Caisse Pod.Mtl* 5,000 8 8 8 8’/a ey.9 1.000 10% 10% 10% 10% 10% Caisse Poc.Obc* 3.000 8 8 8 8 8’/.8 v.1,000 10% 10% 10% 10% 10% Fiducies Canada Trust 5,000 8 y» 9 9’/.9 Va 1014 10 Va 1,000 11 11 10% 10% 10% Entraide/Etabliss.1.000 — — — — 500 Fiducie Guardian 5,000 10 10 10 10 10% 10% 500 10% 1014 10 Va 10 Va 10 V» Fiducie Desiardins 5.000 8% 9 9’/.9Vi 1014 10 Va 1,000 11 11 10% 10% 10% First City Trust 5.000 8y.9 9V> 9'/a 1014 1054 500 11 11 10% 10% 10% Fin.Préls/ÉDarone 1,000 8 8 8 8 8% 9 500 11 11 10% 10% 10% La Métropolitaine 5.000 9 y* 9% 10 10 1014 10'/a - LOOO 11 11 11 11 11 Montréal Trust 5.000 9 9'/.9'/a 9'/a 1014 1054 1,000 11 11 11 11 11 Prêt et Revenu 5.000 8 V.9 9'/.9’/.10 10V.500 11 11 10% 10% 11 Soc Nat.Fid.2.000 9 9'/.9'/a 9Va 10'/a 1054 500 11 11 10% 10% 10% Trust Central Guar.5.000 8% 9 9'/.9V4 1054 10V* 500 10% 10% 10% 10% 10% Trust Général 5.000 SY.9 9’/.914 1014 10% 1,000 11 11 10% 10% 10% Trust Laurentienne 5.000 8% 9 9'/.9 Va 10% 10 Va 1,000 10% 10% 10% 10% 10% Trust Morqan 5,000 sy.9 9V.914 10V.10'/.500 11 11 10% 10% 10% Trust National 5.000 8»4 9 9V4 10 1054 1014 500 10% 11 10% 10% 10% T rust Royal 5.000 8% 9 9’/.914 10 Va 1014 1,000 11 11 10% 10% 10% Compilation Fiducie Oesjardlnt — 15février 1989 * Taux recommandés par les Fédérations des caisses populaires Desjardins de Montréal, de l'Ouest-du-Québec et de Québec Taux sujet i changements sans préavis. 18 ¦ Le Devoir, jeudi 16 février 1989 SPORTS Burns fait face à un problème de motivation « On ne joue pas pour notre survie.On peut même perdre plusieurs matchs » çois Lernenu de la Presse Canadienne PHILADELPHIE - D’ici la fin de la saison, Pat Burns devra faire face à un problème auquel sont confrontées les très bonnes équipes seulement.L’entraîneur du Canadien devra en effet trouver un moyen de motiver ses joueurs qui risquent de connaître un relâchement même inconscient — alors que les principaux objectifs ont déjà été atteints à six semaines des séries.Le Tricolore a encore 21 matchs à jouer et la majorité de ces renconr très seront disputées contre des équipes qui luttent pour une place dans les séries ou qui cherchent à améliorer leur classement dans leur propre division.Dans les deux cas, ces équipes seront toujours gonflées à bloc et joueront chaque match à un haut niveau d'intensité.« C’est sûr qu’on ne joue pas pour notre survie.On peut même se per- HOCKEY Les Canadiens contre la violence TORONTO (PC) — La Ligue nationale de hockey offrirait un meilleur spectacle s’il y avait moins de violence, estiment 74 % des 1,500 Canadiens qui ont répondu à un sondage de la firme Angus Reid pour le compte du réseau de sports TSN.Le sondage, mené du 19 au 25 janvier, révèle également que malgré les mesures énergiques prises récemment par la LNII pour contrer la violence, 50% des répondants croient que celle-ci a augmenté au fil des ans.D’autre part, 11 % de ceux qui ont dit qu’ils ne regardaient pas les matches à la télévision le font à cause de la violence excessive.Soixante-neuf pour cent des répondants sont en faveur de l’utilisation des reprises sur vidéo pour trancher les buts controversés.Malgré tout, 77 % des répondants se disent prêts à encourager leurs enfants à jouer au hockey dans les rangs mineurs.Parmi ceux qui les découragent, 40 % le font à cause de la violence.mettre de perdre plusieurs matchs », reconnaît l’entraîneur du Canadien.Mais Burns n’est pas un homme à se satisfaire de demi-mesures.Et pour être certain que l’effort sera là a chaque match, il rappellera à sa troupe que le premier rang du classement général demeure un objectif important.Il dira aussi que le trophée Jennings doit rester à Montréal.Actuellement, le Canadien accuse un retard de six points sur les Flames de Calgary.Il a aussi concédé deux buts de plus que ces mêmes Flames.Mais si importants soient-ils, ces objectifs demeurent secondaires.Le séjour de Larry Robinson à West Palm Beach le prouve bien.Quoi qu’il en soit, Burns saura à quoi s’en tenir alors que le Canadien affrontera les Flyers, les Blues et les Blackhawks, trois équipes qui ne sont toujours pas assurées de prendre part aux séries.L'an dernier à pareille date, le Canadien rappelait Gilles Thibaudeau et José Charbonneau des Canadiens de Sherbrooke.Thibaudeau était alors le premier pointeur de la Ligue américaine et la direction du Canadien voulait voir ce que le jeune homme avait dans le ventre.Lui et Charbonneau ont finalement terminé l’année à Montréal.Cette année, Stéphane Lebeau se retrouve un peu dans la même situation que Thibaudeau.Il occupe lui aussi le premier rang des pointeurs du circuit.Il a même déjà franchi le plateau des 50 buts.Alors ?« J’aimerais bien voir Lebeau dans une situation de match de la Ligue nationale», laisse entendre Pat Burns qui s’est rendu à Sherbrooke lors de la pause du match des étoiles.« Mais la situation ne s’y prête pas vraiment », concède-t-il.Burns rappelle que le Tricolore joue actuellement du bon hockey et qu’il n’y a aucune raison d’apporter des changements.De plus, l’équipe ne compte aucun blesse à l’exception de Bob Gainey.Le capitaine des Glorieux devrait d’ailleurs revenir au jeu début mars.Burns ne veut pas non plus perturber inutilement l’équipe à Sherbrooke, une situation qu’il a lui-même vécue dans l’Estrie.« L'an passé, le départ de Thibaudeau et de Charbonneau nous a fait mal.On ne peut pas rappeler un joueur juste pour le plaisir », a-t-il insisté.Un dernier point.Quand Thibaudeau a été promu, il venait d’avoir 25 ans.Lebeau, lui, fêtera ses 21 ans le 28 février prochain.« Il en est seulement à sa première saison chez les pros.Il poursuit son apprentissage », note l’entraîneur du TYicolore.Ceux qui souhaitent voir Stéphane Lebeau à Montréal devront donc en faire leur deuil.Pour cette année du moins.¦ Patrick Roy devrait être devant le filet du Canadien ce soir à Philadelphie.« Casseau » a remporté 10 de ses 13 derniers matchs et il n’a subi que trois défaites à ses 26 dernières rencontres.Son dossier à l’étranger est toutefois de 6-5-1.Roy était d’office lorsque le Tricolore a fait match nul 2-2 au Spectrum plus tôt cette saison.¦ Les Flyers risquent d’être privés de bons éléments pour la rencontre de ce soir.Tim Kerr (épaule), Mark Howe (genou) et Kjell Samuelsson (pied) représentent des cas incertains.Ilkka Sinisalo, qui s’est fracturé un poignet, est quant à lui fini pour la saison.¦ Les Flyers occupent le quatrième rang de la division Patrick et ils doivent regarder derrière eux afin de ne pas être doublés par les Devils du New Jersey.Pour cette raison, ils sont allés chercher le gros Al Secord à Toronto et le petit et détestable Keith Acton à Edmonton dans l’espoir de garder les Devils à distance.En quatre parties à Philadelphie, Secord a un but et Acton une passe.PHOTO AP L'Ouest-Allemande Steffi Graf ne ménage pas ,ses adversaires en ce début de saison.Au prochain tour, la meilleure raquette mondiale fera face à Helen Kelesi.Graf déclasse Bassett-Seguso FAIRFAX (AFP) — L’Allemande de l’Ouest Steffi Graf a remporté une nouvelle victoire totale, 6-0 et 6-0, aux dépens de la Canadienne Carling Bassett-Seguso, hier après- midi, pour se qualifier, en 42 minutes, pour les quarts-de-finale du tournoi de tennis de Washington, comptant pour le circuit féminin et doté de $300,000.La numéro un mondiale, qui était revenue sur le court seulement 18 heures après un succès en 39 minutes sur l’Américaine Stacey Martin, a concédé seulement deux points sur son service durant tout le match, sept au total durant le premier set, 10 durant les 10 premiers jeux, à la Canadienne qui jouait son premier tournoi depuis novembre.Bassett-Seguso eut seulement trois points de bris dans sa raquette au lie jeu sur une double faute et deux erreurs directes de Graf, mais l'Allemande allait se battre et annuler son handicap.C’était la 81e victoire de Graf en 84 matches « Je suis très, très satisfaite, devait déclarer « Fast » Steffi.Il est rare que je ne commette pas d’erreur.Elle ne pouvait vraiment rien faire.» « Elle ferait très bien contre les hommes.On ne peut même pas la comparer à nous.En fait, elle fait certaines choses qui n’ont rien d’une humaine », ne pouvait que constater Bassett-Seguso.En quart-de-finale, Graf rencontrera une autre Canadienne Helen Kelesi.Les Canucks effraient Perron io Leclerc de la Presse Canadienne VANCOUVER — Comme tous les membres du personnel des entraîneurs des Nordiques, Jean Perron a assisté à la victoire de 5-2 des Canucks sur les Bruins de Boston, mardi.Plus que jamais, le pilote des Fleurdelisés est d’avis que ses joueurs devront trimer dur pour mettre fin à la série de trois victoires des hommes de Bob McCammon.« Cette équipe-là joue très bien défensivement.Elle n’a pas la cinquième meilleure fiche défensive du circuit pour rien.Les joueurs sont très disciplinés et travaillants.On voit qu'ils luttent comme nous pour une place dans les séries de fin de saison.Ce match s’annonce comme un autre bon défi pour mes joueurs», a-t-il soutenu.Perron voit beaucoup de similitudes entre les Canucks et les Flyers de Philadelphie.On sait que le directeur général Pat Quinn et l’eniraî-neur Bob McCammon ont appris à la dure école des Flyers.« C’est une équipe qui se compromet très peu défensivement.Ils alignent un trio explosif (Tanti-Linden-Skriko) alors que les autres unités limitent les chances de l’adversaire de marquer.De plus, les Canucks comptent sur la présence de deux bons gardiens en Steve Weeks et Kirk McLean.Finalement, c'est une équipe qui joue dur physiquement sans cependant être à l’image des Flyers», a analyse Perron.Celui-ci prévoit effectuer très peu de changements pour le match de ce soir.Il devrait statuer sur le cas du défenseur Mario Marois, dont la blessure à l'épaule est en bonne voie de guérison.« Le médecin de l’équipe nous a certifié qu’il pourrait jouer à Los Angeles, samedi.Reste à voir s'il sera en mesure de revenir quelques jours plus tôt.» Marois avait subi une entorse à l’épaule gauche le 28 janvier à Hartford.Il a raté les sept derniers matchs.S’il peut jouer, ce soir, c’est Greg Smyth qui se verra montrer le chemin de la galerie de la presse.PHOTO AP La Canadienne Carling Bassett-Seguso n'avait qu'une chose à affirmer après sa brève présence sur le court : « Steffi fait des coups qui ne sont pas humains ».Entraînement à Lake Louise Domination canadienne LAKE LOUISE, Alberta (PC) -Kendra Kobelka, qui n’avait jamais terminé parmi les 15 premières d'une descente en coupe du monde, a donné le ton à la première séance d’enlrainement, hier, en prévision de la double descente ce week-end.Kobelka, âgée de 21 ans et native de Revelstoke, C.B., a pris le deuxième rang dans la première descente et le premier dans la seconde.L’Autrichienne Petra Kronberger a réussi le meilleur temps dans la première course sur le parcours de 2,690 mètres.Elle a été suivie par Kobelka, et les canadiennes Kerrin Lee, de Colombie-Britannique, la Québécoise Lucie Laroche et l’Ontarienne Michelle McKendry.Dans la seconde descente, la Française Claudine Emonet a pris le deuxième rang et Lee a suivi en troisième place.McKendry a terminé cinquième et Laroche huitième.EN BREF.L’arme cachée des Expos s’appelle le vidéo Tomas* Jonsson passe aux Oilers UNIONDALE (AP) — Les Islanders de New York ont échangé hier le vétéran défenseur Tomas Jonsson aux Oilers d’Edmonton en retour de considérations futures.Jonsson, un Suédois de 28 ans, en était à sa huitième saison avec les Islanders.Il a réussi neuf buts et 23 passes en 53 matchs.Deuxième choix des Islanders au repêchage de 1979, Jonsson a contribué à la conquête de la coupe Stanley en 1982 et 1983.Il est le troisième meilleur pointeur parmi les défenseurs dans l’histoire des Islanders après Denis Potvin et Stefan Persson.Il totalise 333 points.« Nous allons manquer ses talents offensifs, a dit Bill Torrey, le directeur général des Islanders.Cependant, nous avons choisi de miser sur la jeunesse et son départ permettra à des jeunes d'avoir plus de responsabilités.» Smith condamné à une amende de S 250 WEST PALM BEACH (PC) — Le lanceur Bryn Smith, des Expos, a comparu devant le juge William Bollinger, de la Cour du comté de Palm Beach, hier.Il a plaidé coupable à une accusation d'avoir sollicité les services d’une prostituée et il a été condamné à une amende de $ 250.Plus tard dans la journée, Smith s’est présenté au camp d’entrainement des Expos.Smith, 33 ans, fait partie d’un groupe de 116 personnes qui ont été arrêtées dans le cadre d’une vaste campagne anti-prostitution.Il aurait offert la somme de $ 30 à une fausse prostituée à l’intersection de Broadway et de la 27e rue, le 8 février.En Floride, solliciter une prostituée est considéré comme une offense sérieuse pouvant entraîner une peine maximale de 60 jours, une amende $ 500, ou les deux.* L’entraîneur Joe Sparks entend corriger tous les maux des frappeurs Rifihard Milo '1 : : :: de la Presse Canadienne AUX GRANDS maux, les grands moyens.Pour relancer l'attaque des Expos, Joe Sparks utilisera le vidéo dans la cage des frappeurs et il s’est rendu en Californie pour voir Tim Wallach — la grosse déception de la saison 1988.« Il faudra une meilleure production pour dépasser les Mets et les Pirates », de dire le nouvel instructeur des frappeurs.« L’an passé, il y a eu beaucoup trop de retraits au bâton, 1053, un sommet dans la Ligue nationale.Galarraga a été retiré beaucoup trop souvent au bâton (153 fois) pour le genre de saison qu’il a eue.» Sparks, un gérant de carrière à qui les Expos ont fait appel pour remplacer Ron Hansen, dit que les frap- peurs seront filmés dans la cage d’exercice et durant les matchs hors-concours.Quand il ne seront pas .devant les caméras, il les invitera à protéger le marbre — avec deux prises — pour enrayer l’épidémie de retraits au bâton qui a affligé les Expos l’an passé.Par rapport à 1987, la moyenne offensive des Expos a baissé de 14 points — de .265 à .251.Le total de points produits est tombé de 120 — de 695 à 575.En 1988, ils ont pris la deuxième place pour les roulants à double-jeux, 120.Pour Sparks, c’est du passé.Il croit que ses frappeurs vont faire des étincelles.« Je m’attends à ce que Santovenia connaisse une bonne saison.L’an passé, Wallach a dû produire de 40 à 50 points de moins que la saison précédente.Il va sûrement faire mieux.Le retour en forme de Tim Raines va aussi faire une grosse différence.Il évoluait malgré les blessures.De plus, Martinez (I)ave), Nixon (Otis) et Hudler (Red) vont jouer une saison complète.» Sparks est allé voir Nixon dans les ligues d’hiver, à Porto Rico.Et il a bien aimé ce qu’il a vu d’Otis, un des élèves de Harry « The Hat » Walker, l’ex-gérant des Pirates de Pittsburgh.Nixon a appris à frapper la balle au sol, ce qui lui donnera de précieux coups sûrs sur la surface synthétique.Après Porto Rico, ce fut la Californie où il a travaillé durant « quatre à cinq jours » avec Tim Wallach, les 19, 20, 21 et 22 janvier.Quand il est sur une lancée, Wallach est le meilleur frappeur de circuit.Mais quand il ne l’est pas, il est une proie facile.Il perd confiance en lui.Sparks, 51 ans, a été proclamé le gérant de l’année dans le baseball mineur, en 1988.À Indianapolis (AAA), il a remporté 96 victoires et le championnat de l’Association américaine.En 16 ans comme gérant, il totalise 1,121 victoires.Il s’agira de sa troisième présence dans les ligues majeures.En 1979, il était un des instructeurs des White Sox de Chicago.En 1984, il a partagé, avec Tommy Helms, la tâche d’instructeurs des frappeurs des Reds de Cincinnati.Sparks s’occupait des frappeurs gauchers et Helms, des droitiers.Parmi les joueurs dont il avait la responsabilité, il y avait Dave Parker, Eddie Milner, Brad Gulden et Tom Foley, un des joueurs de champ intérieur des Expos.À l’époque, Foley avait frappé pour une moyenne de .253, claqué cinq circuits et produit 27 points en 277 présences.Il est passé aux Phillies de Philadelphie, la saison suivante.Jackson gagne sa cause en arbitrage .CINCINNATI (AP) — Le lanceur gaucher Danny Jackson a eu gain de cause en arbitrage, hier L’artilleur recevra un salaire de $ 1.15 million des Reds de Cincinnati en 1989.Jackson, qui a remporté 23 victoires en 1988, est ainsi devenu le second lanceur des Reds à obtenir un contrat dépassant le million.Le releveur John Franco a évité l’arbitrage plus tôt ce mois-ci en signant une entente d’un million.L’arbitre Thomas Roberts, qui a écouté la cause à Chicago, a considéré que l’offre de $ 865,000 des Reds était insuffisante.tout comme le voltigeur Dykstra .NEW YORK (AP) — Le joueur de champ centre Len Dykstra a gagné sa cause en arbitrage et les MeLs de New York devront lui verser un salaire de $ 575,000 lors'de la prochaine saison.Les Mets lui offraient $ 455,000 Dykstra a touché $305,000 l’an dernier alors qu’il a maintenu une moyenne à l’offensive de .270, cognant huit coups de circuits et faisant produire 33 points.Il avait frappé pour .285 en 1987, en plus de claquer dix longues balles et de produire 43 points.En 1986, sa moyenne s’établissait à .295 avec huits circuits et 45 points produits.Leary triple son salaire : S 670,000 LOS ANGELES (AP) — Le lanceur droitier Tim Leary a triplé son salaire quand l’arbitre Anthony Sinicropi lui a accordé une rémunération de $ 670,000 pour la prochaine saison.Les Dodgers de Los Angeles versaient un salaire de $ 190,800 à Leary en 1988.Ceux-ci offraient $ 525,000 pour la saison 1989 Leary a eu une fiche de 17-11 en 1988 avec une moyenne de points mérités de 2.91.Il a retiré 180 frappeurs sur des prises en 228 manches et deux tiers de travail, des sommets en carrière.Samaranch encourage Atlanta pour 1996 ATLANTA (AP) — Juan Antonio Samaranch, le président du Comité international olympique, a encouragé hier les responsables de la candidature de la ville d’Atlanta pour les Jeux olympiques de 1996 de conserver le dynamisme dont ils font preuve, uan Antono Samaranch, en visite à Atlanta pour la première fois depuis sa désignation comme ville candidate, a fait un tour de la cité avant de rencontrer les responsables politiques locaux.« Ce que je peux dire, c’est que vous êtes l’un des six candidats, mais je pense qu’avec les financements public et privé adéquats, la belle Atlanta peut être très, très forte » a déclaré le président du CIO.Le gros lot à Clemens Pacte de $ 7.5 millions pour 3 ans NEW YORK (AP) - Roger Clemens a accepté hier des Red Sox de Boston un contrat de trois ans évalué à $ 7.5 millions, ce qui lui donnera le plus haut salaire annuel jamais consenti à un joueur de baseball.Clemens, qui a remporté le trophée Cy Young à deux reprises, recevra un boni de $ 300,000 à la signature, $ 2.2 millions cette saison, $ 2.5 millions en 1990 et $ 2.5 millions en 1991.En incluant la portion annuelle de son bom, Clemens recevra $ 2.6 million par année en 1990 et 1991, ce qui lui donnera le plus haut salaire annuel dans l’histoire du baseball.Les Yankees de New York ont consenti la somme de $2.5 millions à Don Mattingly pour la saison 1990.Le lanceur Dwight Gooden, qui recevra $ 2,416,667 millions des Mets de New York, sera le plus haut salarié dans la Nationale en 1989.Clemens totalise quatre années et 142 jours de services dans les ligues majeures.Il aura atteint le cap des $ 2 millions plus rapidement que tout autre joueur, devançant Kirby Puckett, des Twins du Minnesota, par cinq jours.En plus de son salaire, Clemens pourra gagner $ 350,000 par année grâce à des bonis.Il recevra $ 100,000 s’il remporte le trophée Cy Young et $ 50,000 s’il termine deuxième.Il pourra obtenir $ 100,000 s’il est choisi le joueur le plus utile à son équipe dans la Ligue américaine et $ 50,000 s'il termine deuxième ou troisième au scrutin.Il recevra $ 50,000 s’il est choisi le joueur par excellence lors de la série de championnat et $ 100,000 s’il mérite le titre en Série mondiale.Uribe: pas de preuves SANTO DOMINGO (AP) - Une poursuite en justice pour viol envers l’arrêt-court des Giants de San Francisco, Jose Uribe, a été retirée, hier, par un procureur de la couronne en raison d’un manque de preuves.Uribe était accusé par une femme de l’avoir droguée, menacée avec une arme et violée.Le procureur de la couronne de la province de San Cristobal, a rejeté l’accusation « puisqu’il n’y a pas de cause».Le juge Freddy Matos Nina, lors d’une audience précédente, avait déjà recomande qu’il n’y ait pas de jugement en raison de l’insuffisance de preuves.HOCKEY Ligue nationale Mardi Pittsburgh 7, Buffalo 3 Phil'phie 3, Rangers 1 Chicago 4, Minnesota 2 Islanders 5, Edmonton 3 Wash'ton 5, St Louis 3 Vancouver 5, Boston 2 Les meneurs (Partie* d'hier non comprl»e*) b a pts Lemieux, Pit .61 92 153 Gretzky.LA.42 81 123 Nicholls, LA 54 64 118 Yzerman, Det 52 66 118 Brown, Pit 42 56 98 Robitaille, LA 38 43 81 Kurri, Edm .30 50 80 Coffey, Pit 21 58 79 Carson, Edm 41 37 78 Mullen, Cal 38 39 77 Savard, Chi 20 55 75 Gallant.Del 32 41 73 Maclean, NJ 34 38 72 Quinn, Pit 28 44 72 Gilmour, Cal.21 49 70 Haw'chuk, Win.28 37 65 Larmer, Chi .32 32 64 Nieuw'dyk, Cal 43 21 64 Ridley, Was.29 35 64 Stastny.P.Q.26 37 63 Naslund, Mtl.24 39 63 Loob, Cal 19 44 63 Turgeon.But 24 38 62 Dineen, Har.33 28 61 Olczyk, Tor 27 33 60 Smith, Mtl 24 36 60 Messier, Edm 21 39 60 Lafont'ne, Isl 30 29 59 MacLean.Det 30 29 59 Podd'ny, Qué 30 29 59 Simpson.Edm 27 32 59 Francis, Har.21 38 59 San'strom, Ran 18 41 59 Hier Hartford à Toronto Minnesota à Detroit Buffalo au N.Jersey Wash'ton à Chicago Calgary à Winnipeg Boston à L.Angeles Ce soir Montréal à Phil'phie St.Louis à Islanders Québec à Vancouver Demain Pittsburgh à Buffalo Toronto à Rangers N Jersey à Winnipeg Chicago à Detroit Wash'ton à Edmonton Samedi Phil'phie à Islanders Rangers à Pittsburgh Boston à Calgary N Jersey à Toronto Montréal à St.Louis Hartford au Minnesota Québec à L.Angeles CLASSEMENT Conférence Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi g P n bp be pts MONTRÉAL .59 38 15 6 225 169 82 BOSTON 58 23 24 11 193 190 57 BUFFALO .58 25 27 6 210 225 56 HARTFORD .55 23 28 4 202 196 50 QUÉBEC .59 21 32 6 202 254 48 Section Lester Patrick PITTSBURGH .57 32 20 5 262 238 69 RANGERS NY 58 29 21 8 227 205 66 WASHINGTON .59 28 21 10 209 192 66 PHILADELPHIE 58 28 27 3 218 194 59 NEW JERSEY 57 21 26 10 210 235 52 ISLANDERS Nv .56 19 34 3 180 233 41 Conférence Clarence Campbell Section James Norris DETROIT 58 25 24 9 226 226 59 ST LOUIS 57 21 26 10 198 207 52 MINNESOTA 57 18 26 13 191 214 49 CHICAGO 58 20 31 7 220 244 47 TORONTO 56 18 33 5 163 233 41 Section Connie Smythe CALGARY 59 40 11 8 254 167 88 LOS ANGELES 57 30 22 5 288 247 65 EDMONTON 60 29 25 6 250 227 64 VANCOUVER 59 23 29 7 194 193 53 WINNIPEG 55 18 27 10 213 246 46
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