Le devoir, 4 mars 1989, Cahier C
ILE Si'S le cahier du ¦ Serge Truffaut a rencontré le saxophoniste Junior Cook lors de sa récente visite à Montréal.Page C • 2 ¦ Marie Laurier présente Alfred Brendel qui jouera Mozart à la PdA.Page C - 2 ¦ Haydn, Prokofiev, Britten, Bizet, Schütz figurent sur nos disques de la semaine Page C - 3 ¦ Nathalie Petrowski a regardé Parlez-moi d'amour avec la nouvelle animatrice Danielle Ouimet.Page C • 4 ¦ Un spécial « archéologie » cette semaine : Paule Beaugrand-Champagne revient d'un voyage culturel passionnant au Pérou.Page C - 5 ¦ Nos chroniqueurs de cinéma ont vu quatre nouveaux films dont deux québécois.Pages C- 7 et C • 8 ¦ La chronique des arts visuels est consacrée à Ulysse Comtois.Page C-U ¦ Le Festival du film sur l’art vu de plus près.Page C -12 Montréal, samedi 4 mars 1989 Visions de Gérard Nathalie Petrowski IL EN AVAIT MARRE.Royalement marre.Il était levé à six heures du mat.Il radotait depuis neuf.Maintenant il déparlait carrément.Dix-huit heures, hôtel Reine Elizabeth.Dernier étage.Salon doré et conversations feutrées.Fera, fera pas l’entrevue ?De l’autre côté de la mince cloison, j’entends la voix exaspérée de Gérard Depardieu, répéter qu’il n’en peut plus, qu’il parle trop, qu’il en marre de faire le pantin.J’entends aussi l’attaché de presse, « l’Américain » comme il l’appelle, négocier, coulisser, tenter d’arranger les choses parce qu’il a un film à vendre et que Depardieu est là pour le service après-vente.Fera, fera pas l’entrevue ?Bon d’accord, concède-t-il avec découragement.La caméra avance lentement, dépasse le bar désert sur fonds de buildings glacés, de navires night, de ciel fatigué et s’approche d’un homme de 40 ans, affalé dans un fauteuil, les cheveux en bataille, la barbe pas faite, tout de noir vêtu, un homme qui à ce point-ci de la journée, ne sait plus s’il s’appelle Gérard Depardieu et Pierre Paul Ducon.Il salue les nouveaux arrivants, appelle l’attaque directe en regardant le magnéto et à la première question, cède à un fou rire incontrôlable.Allons directement à l'essentiel, finit-il par dire.D'accord mais c’est quoi l’essentiel, quand on s’appelle Gérard Depardieu, qu'on a soixante films derrière soi, et probablement autant en avant (dont Cyrano de Bergerac avec Jean-Paul Rappe-neau et Green Card avec Peter Weir).Quand on a été Tartuffe, Danton, Jean de Florette, Auguste Rodin, un flic, un souteneur, un yuppie, un mec qui fait suer sa femme, un autre qui fait souffrir son homme, quand on fait la couverture du Times et qu’on ne sait plus se faire rare, quand on a embrassé Catherine Deneuve et Adjani, dansé avec Michel Blanc et chanté avec Barbara, quand.J’arrête tout de suite, je m’y perds.C’est quoi l’essentiel, Gérard ?L'essentiel c’est le ciel et le cinéma, bien entendu.L’essentiel c’est de manger, de baiser et de jouer comme un défoncé dans un monde sans frontières qu’il appelle le ci- .dans Danton.nématographe.Cinq minutes se sont écoulées et déjà l’entrevue dérape.Pas parce que Gérard Depardieu, se prend pour un autre.Le contraire en fait.Il est dans la vie, comme à l’écran : chaleureux, sympathique et de bonne foi, une force de la nature et un bouffon, un grand artiste et une grande pute.Il est aussi fuyant, incohérent, impossible à contrôler, impossible à ferrer.U n animal qui refuse de se laisser domestiquer.Mais posez-lui n’importe quelle question et Gérard Depardieu y répondra.Il y répondra en faisant mille détours, en ouvrant deux cents parenthèses, en parlant des autres plutôt que de lui-même, en réussissant le plus beau slalom professionnel du cinéma français, qui consiste à noyer l’interlocuteur sous un déluges de paroles et d’anecdotes qui ont pour but de le distraire du cas Gérard Depardieu.Car c’est bien d’un cas qu’il s’agit.U n beau cas de gars qui veut se .dans Jean de Florette.protéger tout en restant disponible et transparent.Et par moments, transparent, il le devient.Lumineux même.Avec cette sensibilité à fleur de peau des vrais artistes, avec cette douceur du geste et de la parole qui commande le silence et puis quand le silence est rond et plein, Depardieu, le mec, la brute, crie « Coupez ».Suffit, assez parlé de moi, parlons du film.Parlons-en du film.En France, la critique n’a pas aimé Deux de Claude Zidi, l’histoire un peu brutale d'un couple bcbg qui n’arrive pas à s’aimer, a s’abandonner, à renoncer aux petits égoïsmes modernes, un couple qui se détruit avant de finalement se retrouver sur le bord de l’autoroute avec un bébé naissant tout ensanglanté.Depardieu y joue Marc Lambert, un yuppie antipathique, compositeur de musique contemporaine, grand sauteur de femmes et insensible au charme d’Hélène Muller (Marushka Detmers) agente d’immobilier et follement amoureuse de lui.« J’en connais des tas de Marc Lambert, dit-il, ce sont ce qu’on appelle des cartons, ils ne pensent qu’à sauter les filles, et mariées de préférence.C’est pas mon genre.Moi, j’ai rencontré ma femme à quinze ans.À l’époque, mon grand rêve, c’était de me marier et d’avoir dix enfants (il a en eu deux finalement).J’aurais été incapable de sauter des femmes mariées, des putes peut-être, mes copines, mais jamais des femmes mariées.J’ai jamais été cynique comme Lambert.J’étais plutôt un hyper-émotif pathologique qui a retrouvé la parole à travers les mots des autres, au théâtre.Alors ce type-là, ça n’a rien à voir avec moi.» Pourquoi alors accepter de jouer un tel rôle ?Parce qu’il n’y a rien de plus chiant que de jouer des rôles près de soi, répond-t-il.«Jean de Florette qui est peut-être l’abruti auquel je ressemble le plus, c'était chiant à faire.J’avais l'impression d’être une caricature de moi-même, en plus je jouais le bonheur parfait aux côtés de ma femme, le comble quoi.Heureusement que j'ai de l'humour, je pouvais m'amuser de cela parce qu'autrement.« L’avantage de ce métier c’est de pouvoir dire merde à des gens comme Marc Lambert.C’est comme faire un flic dans Police.J'avais pas envie de faire un flic à la con, même si un flic c’est toujours idiot quoi qu'il arrive.Mais le défi c’était de rendre le flic humain, de le déstabiliser par un coup de foudre, là le flic devient plus intéressant.» Dans Lettres volées, Depardieu écrit à Truffaul : « Je ne sais plus, François, si je t’avais confié combien je trouvais que ce métier endurcissait les femmes et féminisait les hommes.» Ces paroles-là, il les endosse encore aujourd’hui.« Les actrices doivent se protéger davantage, dit-il, elles doivent protéger leur féminité et leur vie privé et dès qu'elle le font comme Adjani par exemple, on les traite de diva ou de garce.On accepte davantage de la part d'un mec comme moi.Par exemple une actrice ne se présenterait pas comme ça, avec mes pantalons tachés, ma barbe pas faite.Les femmes doivent faire rêver et puis dès qu’elles vieillissent, on les largue.On n’a pas envie de voir une femme vieillir à l’écran.Alors les nouvelles défilent, des filles comme Charlotte Gainsbourg, complètement abrutie par son père, ou Sophie Marceau, qui a du tempérament et qui n’a que ça.Il faut être forte et courageuse pour faire ce métier.Et les filles qui n’ont qu’un beau cul, les Valérie Kaprisky et compagnie, ne résistent pas.» Et Depardieu, lui ?Il résiste avec ce qu’il nomme santé.Il résiste en envoyant les gros producturs et leurs gros cigares promener.Il résiste avec des gros mots, des coups d’éclat mais sans devenir fou ou suicidaire comme son copain Dewaere.C’est un batailleur comme Camille Claudel mais aussi un survivant comme Auguste Rodin.C’est Bruno Nuytten, le réalisateur de Camille Claudel, qui préten dait récemment que la correspondance de Depardieu ressemblait étrangement à celle de Rodin.Je le fais remarquer à Depardieu.Il est surpris par la comparaison.Rodin était un opportuniste.Depardieu refuse de l’être.Pourtant cette lettre d’admiration adressée au président Mitterand et signée Depardieu, suggère un certain opportunisme.« C’est vrai que Rodin aurait pu l’écrire, concède l’auteur.Reste que Voir page C - 6 : Depardieu Videowayà Télé-Métropole en septembre 1989 La télévision sur mesure dans Notre Clémence a le mal de l’âge Marie Laurier DÉSARMANTE, « notre » Clé mence Desrochers avec ses contradictions, ses angoisses, son humour tendre, ce brin de mélancolie dans sa voix de 55 ans, sa douleur de vieillir.Toute de tendresse avec ses yeux bleus bleus qui font des taches de lumière dans ce décor spatial d'un appartement tout neuf en hauteur de l'île des Soeurs qui surplombe le fleuve blanc de neige de ce matin d'hiver.Émouvante d’authenticité : « Non, je n’aime pas vieillir.C’est dérangeant de constater les ra vages du temps, de voir sa peau se rider et d’avoir des bouf fées de chaleur.» Pour exorciser le mal inéluctable de l’âge qui gruge, encore une fois Clémence réagit en remontant sous les feux de la rampe.Elle se racontera sur scène, bien qu'elle ait juré à plusieurs reprises ne plus jamais se laisser prendre à ce jeu — elle refera cette pro messe pendant notre entretien — tant il lui demande d’effort, d'écriture, de discipline.« Mais après trois ans d’ab sente, j’éprouve le besoin de revoir le public que j’aime et qui me le rend bien », dit-elle comme our s'excuser de son insistance ne pas tenir ses promesses.Comme cette fois, il se pourrait bien que ce soit vraiment son dernier spectacle — cela dit avec un clin d’oeil malicieux — elle l’a préparé avec un soin jaloux, mêlant un peu d’ancien dans beau coup de nouveau, avec le sentiment d’avoir donné un nouvel élan à son écriture.Comme nous l’aimons dans toutes ses vérités, elle plongera de nouveau dans son expérience ' iHlHHMnWMHnMMMMMMMnnauMl' (le femme de 55 ans pour brosser des vignettes de vie qui sont en somme celles de toutes les femmes.Le palmarès des thèmes qu elle a abordés et qui sont consignés par sa biographe Hélène Pedneault dans un livre devant paraître ces prochaines semai nés, en est la preuve.Mais pour l'instant, Clémence Desrochers vit sa ménopause et c’est ce sujet intime qu’elle abordera de façon hilarante dans un monologue qui prend la forme d’une manifestation où elle se retrouve seule en pleine nuit : « La cause n’est pas assez noble pour mobiliser bien du monde, nous précise-t-elle.J'appelle à l'aide, je supplie Denise Bombardier en lui disant que j'ai mal à mon âââââme, j’appelle Janette, Lise Payette, les maudites grosses anglaises, rien n’y fait.Personne ne vient à mon secours.Si bien que je me résigne à vivre ma ménopause, c’est naturel, c’est normal et ça fait pas mal.(Allez-y voir ! ) Je conclus en dansant le french can can et en chantant : Je vois la vie en rose, j’attends l’ostéoporose ! » « Oui, voilà bien une situation que vivent ou vivront toutes les femmes.Pour ma part, les bouffées de chaleur, les hormones oui ou non, je ne trouve pas cela drôle du tout et je ne suis pas la seule.» Mais Clémence est bien la seule à pouvoir en désamorcer les ennuis et de pouvoir crier : j’ai chaud ! ou plutôt « J’ai show », comme nous y invite le titre de son spectacle à l’Outremont du 14 au 24 mars.Mais rassurez-vous.Ce thème de la ménopause n’est traité que pendant une dizaine de minutes.Le reste du spectacle en chansons, en poèmes et en monolo-Volr page C - 6 : Clémence votre salon 1 1 1 -u plutôt, je n'avais guère envie de l’emmerder en dissertant sur les aléas propres à la distribution du savoir en sol canadien ou, si on préfère, en sol québécois.De toute façon, et en souvenir d’une précédente rencontre en 1982 qui avait permis d’apprécier sa disponibilité, il était plus passionnant de découvrir ce que Junior Cook avait bien pu faire au cours des dernières années, lui qui est un des ces trop rares musiciens qui soit à la fois libre et courageux.« Actuellement à New York, c’est vrai qu'il y a plus de clubs de jazz qu'il y a, mettons, une dizaine d'années.Le hic, c’est que la plupart des nouveaux clubs engagent des pianistes qui jouent le plus souvent en solo, parfois en duo.Autrement dit, il n’y a pas plus de possibilités de jouer pour les saxophonistes comme moi ou pour les trompettistes comme Bill Hardman.» À un point tel que certains, et non des moindres, ont décidé un beau jour de tout arrêter De mettre leurs instruments au clou.De les refiler au mont-de-piété du coin.« Prenez Frank Strozier, et bien U ne joue plus du tout Dans son cas, c'est terminé.On ne pourra plus goûter son jeu.» Strozier est un saxophoniste alto au coton dont le dernier album était > tl 4** % PHOTO HUGH BELL Le saxophoniste Junior Cook en compagnie du trompettiste Bill Hardman.orné d’un titre prémonitoire.Remember Me ! Imaginez dans quel énigme musicale on est enferré ! Strozier, le copain et complice musical de Booker Little, George Coleman, Harold Ma-bern ou Roy Haynes, le saxo de Miles Davis en 1963, le saxo de Shelly Manne pendant des années, Strozier s’est dit un beau jour « Salut et fraternité » parce qu'on lui a préféré le trompe-l’oeil musical de cette bande d’enfoirés qui rassemble Grover Washington, Chuck Mangione, Kenny G et autres.Comment qu’il disait déjà le Brassens ?« Prenez quatre hommes et vous avez une bande de cons.» 11 y a Strozier, mais il y a également les autres.Ceux qui un beau jour bifurquent et se consacrent à l'enseignement ou au lucratif travail de studio.« Je pense souvent à Gigi Gryce, a poursuivi Cook, car non seulement il m'a prodigué bien des encouragements mais de plus il m’a beaucoup appris.Et bien, après avoir fait quelques albums dans les années 50 et 60 et signé des compositions qu'aujourd’hui encore des musiciens interprètent, lui aussi a abandonné la scène pour se tourner vers l’enseignement ».L’enseignement, c'est au Ghana qu'il est allé l’exercer avant de revenir en Floride pour s’éteindre dans l’indifférence la plus crasse.BRENDEL ALFRED BRENDEL À MONTRÉAL Le spécialiste de Schubert interprétera Mozart Marie Laurier IL PASSE pour un des plus grands spécialistes de Schubert mais c’est Mozart qu’il joue aussi divinement que le pianiste Alfred Brendel interprétera mardi prochain à la Place des Arts, invité de marque du Festival international de Lanaudière.Il sera accompagné de Y Orpheus Chamber Orchestra à la salle Maisonneuve dans le Concerto en la majeur, K 414.Cet ensemble a inscrit aussi au programme des oeuvres de Benjamin Britten, Schoenberg et Haydn.Né le 5 janvier 1931 d’une famille d’origine autrichienne, hongroise, allemande, italienne et tchèque, Alfred Brendel a manifesté très jeune son talent de pianiste et partout où il se produit, il fait parler de lui tant par la qualité de son interprétation que par sa personnalité colorée.On raconte qu’à la suite d’un concert au cours duquel il avait joué la sonate Au clair de lune de Beethoven, le Times de Londres commenta que Brendel avair réussi le tour de force de lui donner « une sonorité nouvelle », ayant fait oublier complètement que cette musique était familière aux oreilles des mélomanes.« C'est comme si un homme retrouvait brusquement l’usage de la parole après être demeuré muet pendant 20 ans», écrivit le critique du journal.Alfred Brendel a étudié le piano, la composition et la direction d’orchestre avec les plus grands maîtres européens.En dehors de la musique, la littérature demeure son principal intérêt et dans les pensées et réflexions qu’il publiait à Londres en 1976, il souligne que « l’émotion doit demeurer l’alpha et l’omega du musicien » La carrière internationale de Brendel prit son essor en 1949 quand il remporta le concours Busani, lit-on dans les notes biographiques de l’artiste et il est régulièrement invité à jouer dans les grandes capitales et les festivals les plus prestigieux du monde.Son répertoire s’étend de Bach à Schoenberg et il fut le pre- Alfred Brendel mier à enregistrer toute l'oeuvre pour piano de Beethoven.En 1982-1983 il donnait 77 récitals dans sept pays différents de cette intégrale des sonates de Beethoven.On dit également qu’il a de profondes affinités avec Schubert et il a fait connaître en 1987-1988 les oeuvres pour piano de ce compositeur lors d’une mémorable tournée en Europe, en Union soviétique, aux États-Unis et au Japon.Ses enregistrements des oeuvres de Mozart, Beethoven et Schubert ont remporté de nombreux prix et restent parmi les plus en demande.Brendel est venu à plusieurs reprises à Montréal, notamment avec l’OSM en 1961, 1965 et 1972 et il a donné des récitals comme invité de Pro Musica et du Ladies' Morning, entre autres.Son dernier passage parmi nous remonte à une dizaine d’années.Mais vous, comment faites-vous pour tenir le coup ?« D'abord, il faut dire qu’aussi longtemps que je me souvienne j'ai toujours voulu jouer cette musique.À chaque fois que je joue dans un club, je réalise mon rêve de jeunesse.Et cela fait 30 ans que ça dure.Si je ne jouais plus dans les clubs, je ne serais plus heureux.Et puis il y a autre chose de plus important.Il y a la flamme qui permet de poursuivre cette mission qui consiste soir après soir à jouer, pas seulement ma musique, mais celle de Gillepsie ou de Dameron.Il y a toute cette histoire qui remonte à Coleman Hawkins et Lester Young et que nous devons continuer à défricher.Le jazz, c’est un mode de vie.C’est une philosophie».Ce mode de vie, l’ancien compagnon de Gillespie, Horace Silver, El-vin Jones, Louis Hayes, Harold Ma-bern ou Gigi Gryce, le poursuit très précisément en Hollande entre deux valises, une paquet d’anches et les journaux d’Amsterdam.« C’est étrange, mais je joue plus souvent en Europe ou au Japon que chez moi.» + Depardieu Mitterand est un grand bonhomme et ce n’est pas qu’un homme politique, parce qu'un homme politique, y’a rien de plus con, de plus triste et de plus salaud.Tandis qu’avec Mitterand, c’est différent.Les autres autour, Lang et le reste, oui, mais pas lui.C’est un mec formidable.Je l’ai rencontré avant qu’il soit président et quand tu passes un moment avec lui, tu t’en souviens.Fit dieu sait si j’en ai rencontrés des Chirac, Giscard, Karamalis, Lech Walesa, même Jarulewski ou Amin Dada ça n’a rien à voir, ce sont des petits bon-hommes, des gens en place pendant un moment.Mitterand, lui, a du charisme comme Bruce Springsteen d'ailleurs.» La politique, Depardieu n’en a rien à foutre.Le pouvoir, non plus.« Il suffit de regarder de Gaulle, celui qui a attrapé la syphilis après avoir lancé son « vive le Québec, libre », c’était un pourri, ce sont tous des pourris parce que le pouvoir abîme.» Et le pouvoir d’un acteur ?« J’ai pas de pouvoir, dit-il.Je me fais descendre régulièrement par la critique en France.Elle me traite d’abruti, elle dit que je joue trop, que je fais n’importe quoi.Mais je m’en fous, j’ai pas besoin du Monde ou de Libération pour exister, je ne suis pas un homme politique, je suis un artiste moi.Je fais un métier sans frontières qui s’appelle le cinématographe.Et dans ce métier-là, il y a des gens comme Truffaut, Bunuel, Blier, Coppola, Scorsese ou Peter Weir, des gens qui appartiennent à la même famille d’esprit que moi; un jour ou l’autre, on se rencontrera quelque-part sur un plateau, c’est tout.J’ai pas de plan de carrière».I,’attaché de presse vient de sonner la fin de l'entrevue.Depardieu est soulagé.Il se lève, s’étire et met une croix sur cette journée de travaux forcés comme Marc Lambert met des croix sur son carton.Et dans l’ascenseur qui file, je pense aux Lettres volées et j’entends Depardieu écrire : •< eh bien, moi mon pote, je ne suis pas un grand animal domestique.Je suis un animal tout court, un animal qui mord si jamais quelqu’un essaye un peu de le ferrer.On appelle ça un Depardieu ».Je crois bien que c’est un Depardieu que je viens de rencontrer.+ Télévision imagination ! » Ainsi, au début d'une émission de conditionnement physique, on pourrait vous demander votre âge, si vous faites de l’exercice régulièrement, quelle partie de votre corps vous voulez développer.À partir de vos réponses, le diffuseur vous présenterait la version pré-enregistrée de série d’exercices la plus adaptée à vos besoins.Mais comment réagiront les téléspectateurs à cette télévision « sur mesure » ?•< Les gens ont été éba his », dit André Caron, directeur du département de Communications de l’Université de Montréal, qui a réalisé une recherche sur la télévision interactive.« C’est facile d’utilisation.Les transitions se font facilement.On pèse sur un bouton, et clic ! l’image change tout de suite.» Cette étude révèle aussi que les enfants sont très réceptifs face à cette nouvelle technologie.Les émissions éducatives deviennent beaucoup plus intéressantes parce qu’elles sont personnalisées.Ainsi, on peut présenter des problèmes de mathématiques et donner une réponse immédiatement à l’enfant.« Mais ici, poursuit André Caron, la responsabilité du diffuseur est encore plus grande : il ne faudrait surtout pas dévaloriser un enfant en lui disant qu’il s’est trompé.» Parmi les gens qui ont essayé cette nouvelle technologie, rares sont ceux qui la rejettent du revers de la main.Mais cela sera-t-il suffisant pour que, comme le prévoit Vidéotron, 50,000 personnes s’abonnent la première année, et que 200,000 autres le fassent d’ici cinq ans ?Au pre- mier abord, le coût de l’abonnement n’apparaît pas énorme si l’on pense à tout ce que l’on nous offre : un dé codeur, un câblo-sélecteur, l’accès à Videoway et à la télévision interactive.Mais il ne faut pas oublier que ce montant s’ajoute à celui que l’on paie déjà pour l’abonnement au câble (environ $ 18 par mois).D'ailleurs, Vidéotron prévoit que les abonnements seront la principale source de ses revenus : près de $ 6 millions la première année.S’ajouteront les sommes que paieront les fournisseurs de services télématiques sur Vidéoway, dès que l’on rendra disponibles les services de téléachat.Ce qui est prévu pour le printemps 1990.Le co propriétaire d’ACTV à 50%, Michael Freeman, prévoit une augmentation importante des revenus de publicité aux États-Unis grâce à la télévision interactive.Étant plus personnalisée, celle-ci permet de rejoindre plus facilement les publics-cibles.Ainsi, il serait possible de présenter une annonce de Graecian Formula aux hommes de plus de 40 ans et, au même moment et sur le même réseau, une annonce de souliers de course aux adolescents ! Toutefois au Québec, on ne prévoit pas que l’arrivée de la télévision interactive amènera un accroissement des revenus publicitaires à court terme, car Vidéotron ne prévoit recruter que 250,000 abonnés d’ici cinq ans.Par ailleurs, « les réactions pourraient être négatives si les gens commencent à sentir qu’à chaque fois qu’ils entrent une information dans leur appareil, cela est utilisé pour leur vendre quelque chose, affirme André Caron.Nous n’avons pas la même mentalité que les Américains face à la publicité.» ALFRED BRENDEL PIANISTE ET ORPHEIS CHAMBER ORCHESTRA mardi 7 mars à 20 h 00 MOZART HAYDN BRITTEN SCHONBERG I ne presentation: LE FESTIVAL D’ÉTÉ DE LANAUDIERE # 1 Theatre Maisonneuve P.'ace des Arts Réservations téléphoniques 51 *1 842-211 2 Frais de serve r Redevance rie 1 * sur to-it billet rie plus rlr?7î> *3 c®dm ( ’onM-rvaliim il .h » dt .un.it i de Mnnlrr.il 35 tUns L’amour, comme la mort.collage de tragédies de Raeine et de Corneille i calisc pai \nnc I egault dans une mise en scène île Françoise I anchor du 7 au 13 mars 1989 à 20 heures au Studio-théâtre Jean-Valcourt 100.rue Notre-Dame Est.Montréal Entrée libre avec laissez-passer R S V P (514) 873-4283 metro Champ-de-m.-is | Gouvememo'.* : lu ' v .vs\ (Farther West) de John Murrell traduit de l’anglais par Michelle Allen mise en scene de André Brassard avec Jasmine Dube, René Gagnon, Amulette Garneau, Roger Larue, Pascale Montpetit, Gilles Renaud, Denis Roy et Marie Tito *2\VES\ Une discussion avec l’auteur suivra chacune des lectures, le dimanche 5 et le lundi 6 mars à 20 h au Theatre d’Aujourd'hui, 1297, rue Papineau Entrée gratuite Reservations 523-1211 Le Devoir, samedi 4 mars 1989 ¦ C-3 h'Orpheus Chamber Orchestra en répétition et sur disque Carol Bergeron Orpheus Chamber Orchestra Haydn, Symphonie no 45, « I,es Adieux », et no 81.Deutsche Grammophon 423 376- Orpheus Chamber Orchestra Prokofiev, Symphonie classique op.25; Britten, Simple symphony op.4 ; Bizet, Symphonie en ut majeur Deutsche Grammophon 423 624-2 ORPHEUS est le nom grec d’Orphée.Dans la mythologie grecque, on dit de ce personnage qu’il inventa la cithare ou encore qu’il reçut d’Apollon la lyre à sept cordes à laquelle il en ajouta deux autres pour égaler le nombre des Muses, neuf.Jean-Philippe Rameau fit de sa légende le sujet d'une cantate.Franz Liszt l’honora d’un poème symphonique tandis qu’Igor Stravinski en fit le héros d'un ballet.Il inspira aussi bien un Jacques Offenbach ( Orphée aux enfers), que les inventeurs de la musique « concrète » Pierre Schaeffer et Pierre Henry (Orphée 53).Il devait peut-être un jour donner son nom à un ensemble instrumental et c’est ainsi qu’on le retrouve accolé à un orchestre de chambre new-yorkais fondé en 1972 par le violoncelliste J ulian Fi-fer.L’Orpheus Chamber Orchestra (OCO) rassemble donc 26 musiciens ( 16 cordes et dix vents) qui travaillent et jouent, chose plutôt rare, sans chef d’orchestre.« Au début, me confie un musicien, les répétitions n’en finissaient plus tant tout un chacun tenait à exprimer son point de vue sur l’interprétation des oeuvres.» À présent — et j’ai pu le constater vendredi dernier à New York — le travail est devenu plus efficace.Le célèbre pianiste Alfred Bren-del était là pour répéter avec eux le Concerto K.414 de Mozart qu’ils interpréteront au concert que le Festival international de Lanau-dière présentera mardi prochain au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.Ensemble, ils parcoururent les trois mouvements avec peu de coupures et seulement quelques reprises.Brendel s'adressa surtout au premier violon qui semblait avoir la responsabilité de l’exécution de l'oeuvre.Dans l’ensemble, les commentaires s’attachaient plutôt à la manière de faire sonner certains passages.Ici par exemple, dans le premier mouvement, le pianiste demanda au premier violon de faire en sorte qu'une série de notes répétées sur do dièse ne sonnent pas comme le sifflement d’un moustique.Là, il se contenta d'esquisser de grands gestes des bras, pour signifier aux cordes d’appliquer de généreux coups d'archet.Ailleurs, c’est le premier violoncelle qui suggéra au premier violon plus de précision dans sa manière d'indiquer une attaque.En somme, l’OCO se passe fort bien de chef d’orchestre sans que la clarté, la précision, l’équilibre et l’intelligence des textes n’en souffrent.Mais pour s’assurer que tous aient la chance de s’exprimer, on pratique une rotation constante des pupitres à l’intérieur de chaque section.Les musiciens ont d’ailleurs tous reçu une formation de soliste dans des écoles aussi prestigieuses que Juilliard, Curtis et Mannes.Ses membres forment un groupe qu’inspirent un amour et un enthousiasme indéfectibles pour la musique.Un amour et un enthousiasme qui inspirent également les grands interprètes qui se joignent occasionnellement à eux.Aux différents concerts qu’ils donnent annuellement au Carnegie Hall de New York, ils ont accompagné (dans des Concertos de Mozart) des pianistes comme Peter Serkin, Richard Goode, Me-nahem Presler, Misczyslaw Hors-zowski, Ivan Mrravec, Nikita Ma-galoff, Valery Afanassiev et Alicia de Larrocha.C’est Brendel lui-même qui, après les avoir quelques fois entendus, a exprimé le désir de jouer avec eux, à New York et en tournée! On pourrait encore ajouter les noms du soprano Heather Harper, du contralto Maureen Forrester ou du violoniste Guidon Kre-mer et la liste ne serait pas complète.La réputation de l’OCO n’a cessé de grandir et a depuis longtemps dépassé les frontières américaines.La Deutsche Grammophon lui a même donné un contrat exclusif depuis près de cinq ans.Avec cet éditeur allemand, il a enregistré environ 25 disques dont tous les Concertos pour instruments à vent de Mozart.Bien sûr, que ses musiciens fassent la Sérénade K.361 pour 12 instruments à vent et contrebasse de Mozart (423 061-2) ou la Sérénade pour cordes op.48 de Tchaikovski (423 060-2), la formation se modifie au gré des oeuvres.Sur disque, le répertoire s’étend de Mozart et Haydn à Bartok, Prokofiev et Stravinski.Est-il besoin de préciser que l’OCO joue les classiques sur des instruments dits modernes.Il n’y a que le nombre réduit d’instruments qui puisse rappeler les formations de la fin du 18e siècle, par exemple.Les deux Symphonies de Haydn offrent un bel exemple de l’excellence de cet orchestre de chambre.Il fait revivre ces partitions avec beaucoup de fraîcheur de vitalité, de clarté et d’équilibre, qualités dont le grand classique autrichien ne pourrait se passer.Son plus récent disque regroupe trois pages de Bizet, Prokofiev et Britten fort agréables et très faciles d’écoute.« Nous voulions faire la Symphonie classique (Prokofiev),’me dit mon interlocuteur, et l’éditeur nous a proposé les deux autres.Notre entente avec Deutsche nous laisse quand même assez libres de choisir les oeuvres.Il faut simplement tenir compte des impératifs de son catalogue.» Ce contrat doit rapporter beaucoup, lui demandais-je ?— « Cela nous fait encore mieux connaître mais ne nous rapporte pas d’argent.Nous devons financer nous-mêmes les enregistrements.» De Schütz, un Requiem allemand à l’italienne Pierre Beauregard LA LÉG ENDE est parfois bien tenace .Exorcisez la, chassez-là vigoureusement à coups d’arguments scientifiques irréfutables, noyez-là, si vous le pouvez, dans un océan de mises au point historiques, appuyées de documents d’époque authentiques, elle refera surface aussitôt que vous aurez tourné le dos ! Ainsi, quand on prononce le mot « requiem », une séquence classique démarre dans l’imagination de l'interlocuteur : celle d'un messager masqué et enveloppé d'une cape noire frappant à la porte de chez Wolfgang par une nuit froide et brumeuse .Pour commander une messe des morts au musicien.La légende veut que le mystérieux messager ait été un envoyé de l’au-delà venu ordonner à Mozart de composer son propre requiem, de signer en quelque sorte son propre arrêt de mort.Cent et quelques années plus tôt, un autre compositeur, allemand celui-là, avait reçu semblable commande de la comtesse von Reuss, veuve du prince Heinrich Posthumus von Reuss, décédé le 3 décembre 1635.Plus précisément, Henrich Schütz avait pour mission de mettre en musique des paroles déjà toutes prêtes : un an avant sa mort, en effet, le comte von Reuss sentant sa fin prochaine avait fait préparer un cercueil de cuivre ornes de versets bibli ques et de strophes de cantiques qu’il avait lui même choisi.Si les renseignements qui précèdent sont vérifiables dans les archives, la légende, elle, veut que le comte von Reuss ait pu, de son vivant, prendre connaissance de la musique des Musikalische Kxequien, qu’on allait bientôt jouer à ses funérailles ! Mais ces grands éteignoirs de légendes que sont les musicologues nous expliquent que ce dérapage de l’histoire vers l’imaginaire est imputable à une erreur d’interprétation d’un passage de la feuille de titre du manuscrit.Légende ou pas cependant, l’oeu vre qui résulta de la commande pas sée à Heinrich Schütz constitue l'un des plus beaux exemples de musique chorale allemande avant Bach.Dans une prestation cinq étoiles » sur l’étiquette Archiv Produk-tion de Deutsche Grammophon (423 405-2), John Eliot Gardiner nous en convainc sans peine.À la tête des forces réunies du Choeur Monteverdi, des Solistes baroques anglais et de l’ensemble des Cornets et saquebouttes de Sa Majesté, ce maître de la reconstitution historique nous livre des Musikalische Kxequien d’une pureté incomparable.Celte espèce de « Requiem allemand » bien avant celui de Brahms est une oeuvre en trois parties à la gloire de la musique chorale.La première partie est un « Concerto en forme de messe de funérailles allemande » d’une durée de 23 minutes qui sera suivi de deux courtes pièces, soit le motet llerr, wen ich nurdich ha be et un cantique intitulé Cantique de Siméon.Les funérailles du comte von Reuss eurent lieu à Géra le 4 février 1636, soit deux mois après sa mort.Heinrich Schütz n’a donc eu que deux mois pour mener à terme le difficile exercice de transformer en musique acceptable une série de citations bibliques et de versets de psaumes disparates et contraignants.Mais la majesté de la composition finale permet de mesurer le génie de ce compositeur qui fut l’élève de Ga-brielli, ce maître par excellence des voix et des cuivres glorieux du baroque naissant La lecture qu’en donne Gardiner restera un classique du genre, en ce qu elle parvient à faire honneur à ce texte primitif, sans donner dans l’artificiel ou le prétentieux qui accompagne trop souvent les reconstitutions musicologiques.Comme toujours, le chef parvient à tirer le meilleur parti possible des ingrédients limités mis a sa disposition par le compositeur.Il est vrai que les hautes contre Ashley Stafford et (bien sûr !) Michael Chance, le superbe ténor Frieder Lang et les beaux choristes qui les entourent lui rendent la tâche acceptable.En fait, ce compact est un disque-formule constitué d'éléments qui « marchent » à tout coup.Normalement, une telle affirmation constitue plutôt un reproche, mais ici, il faut comprendre que la formule n'a rien de vulgaire ! Au contraire, les éléments de base en sont le recueillement, la pureté sonore, la beauté des voix et du son des vieux instruments, la finesse des articulation et la discipline de l'ensemble.Comment reprocher à un chef de se répéter inlassablement quand ce qu’il répète est la beauté, la sérénité et la gloire ?Musikalische Kxequien complète son programme magique par 20 minutes de motets et de concertos d’une égale sérénité dûs à un compositeur trop longtemps oublié.Bravo, Monsieur Gardiner ! Kt^Ki orchestre de chambre fiH I MUSICI DE MONTREAL Concert de bruits au concert CHICAGO (AP) — Habitués des concerts, retenez-vous votre colère quand quelqu'un murmure alors que l’orchestre symphonique interprète une oeuvre de Webern ?Quand un autre tousse durant une fantaisie de Copland ?Ou quand un voisin de fauteuil renifle au milieu du Schumann ?Si c'est le cas, vous n’êtes pas le seul.Lors d’un sondage effectué récemment par un fabricant de produits contre la toux, les amateurs de concert ont évalué les murmures, la toux et le reniflement, dans cet ordre, comme étant les bruits les plus distrayants au cours d’un concert.Et que dire du médecin, assis quelques rangées devant et dont le chasseur électronique se fait entendre durant la symphonie de Brahms, et de celui qui ne cesse de jouer avec son programme durant le concerto de Rachmaninoff ?Vous embêtent-ils autant que l’ignorant qui applaudit après le mouvement lent du quatuor, au lieu d’attendre la fin de l’oeuvre ?Selon des habitués des concerts de l’Orchestre symphonique d’Atlanta, de l’Orchestre symphonique de St-Louis et de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, de telles personnes importunent énormément, mais jamais autant que celles déballant des bonbons, bougeant constamment sur leur siège ou essayant de s’associer aux musiciens en fredonnant.Certains des 2,500 amateurs de concerts consultés ont aussi fait mention du tintement des bijoux lourds, mais il s’agissait de la moindre des dix distractions soulignées.Warner-Lambert Co., fabricant des dragées Halls contre la toux, avait commandé ce sondage.Dans le cadre d’une campàgne publicitaire appelée Soirées paisibles aux concerts symphoniques, l’entreprise a aussi distribué des échantillons gratuits de ses dragées aux personnes assistant à des concerts de l’Orchestre philharmonique de New York ainsi que des Orchestres symphoniques de Chicago et de Dallas.LES HEURES DE LA PLACE SONS ET BRIOCHES Le dimanche 5 mars à 11 h Musique de la Louisiane avec Roger-Daniel Lord Les rivières et les bayous de la belle Louisiane évoqués par un pianiste récipiendaire de premiers prix.Billet : 3 $ Animatrice : Carole Corman Une coproduction des Jeunesses musicales du Canada et de Café et brioches la Société de la Place des Arts de Montréal grâce à une subvention en sus du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal.cft> Piano nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Renseignements : 285-4253 LES HEURES DE LA PLACE L’ART DU MOUVEMENT BANQUE ROYALE Le jeudi 9 mars à 12 h Les Grands Ballets Canadiens Extraits de ballets en hommage au grand Diaghilev Billet: 5$ Animateur: Henri Barras Apportez votre lunch Une production de la Société de la Place des Arts de Montréal commanditée par la Banque Royale.cfb Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations : 842-2112 Renseignements : 285-4253 7, 8 mars Mar .Mer, 20h00 .Grands CONCERTS CHRISTOPH ESCHENBACH, chef RICHARD ROBERTS, violon ZIMMERMANN, Photoptosis DVORAK, Concerto pour violon BRAHMS, Symphonie no 2 .Billets: 33S, 24S, 18S èt 7S Si disponibles 100 billets seront vendus a 6,50 S une heure avant le concert cft> Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Commanditaires: le 7, Sun Life du Canada le 8, COGECO Inc.Reservations téléphoniques 514 842-2112 Frais de service Redevance de 1 S sur tout billet de plus de /$ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL charles dutdit Une oeuvre chorégraphique pour 30 danseurs de JEAN-PIERRE PERREAULT Eclairages de Jean Gervais 30, 31 mars et 1er avril 1989 à 20h00 Billets: 21$ 19$ 17S 14$ Une presentation de la Fondation Jean-Pierre Perreault "une des 'oeuvres les plus marquantes de la danse canadienne" LH DHV01R71984 Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$.La galerie OBORO présente une exposition des dessins chorégraphiques de Jean-Pierre Perreault, du 18 mars au 16 avril 1989, au 3981, boul.Saint-Laurent, salle 499.tél: (514) 844-3250 dir.YULI TUROVSKY ANNE et PATRICIA SHIH VIOLONISTES M.HAYDN, VIVALDI, SARASATE, BRITTEN COMMANDITÉ PAR: ^ Banque de Montreal j 19 MARS 1989, 20h„ SALLE POLLACK BILLETS: 14S ADULTE — 8$ ÉTUDIANT/AGE D’OR EN VENTE CHEZ: (75* FRAIS DE SERVICE) ARCHAMBAULT, 500 STE-CATHERINE E„ Mil.LETTRE-SON MUSIQUE, 5054 AVE.DU PARC Mtl.RENSEIGNEMENTS 982-6037 4É».a LES GRANDS BALLETS ( ANADIKYS -y- ^ll O M VI A G K A T • "I Diaghilev mm EOKINE/CHOPIN LesHocesi NIJINSKA/STRAVINSKY I.A PREMIÈRE PRODUCTION CANADIENNE DE rtntiDucHKi FOKIN E/STR AV IN S K Y ns AVEC I.ORCHESTRE DES GRANDS BAI.LETS CANADIENS, I.ENSEMBLE VOCAL T EDO R DE MONTRÉAL ET DES SOLISTES SOUS LA DIRECTION DE VLADIMIR JELINEK ET DE ROI.F BERTSCH.ÉCLAIRAGES DE NICHOLAS CERNOVITCH LES 4.9, K), il MARS A 20H BILLETS:36S, 26$, I8S.I2$ ÉTUDIANTS ET 3E ÂGE; 1RS (PIÈCE D'IDENTITÉ k! 01 ISi.A L'ENTRÉE) sJ)/(ivMt O ISM Canadien Pacifique’ * Sale VWfrid PeMetisr ) Place des Arts "«••nationMéphor i,.% BILLETS î N M Vit A I.A PLACE DES ARTS 511 M2 2112 a! X COMPTOIRS TICKETRON - INFO 2M8J6SI ( OMMANDES TÉLÉPHONIQUES TÉLÉTRON 2M.2525 • d.i S C-4 ¦ Le Devoir, samedi 4 mars 1989 le cahier du LA TÉLÉ DU WEEK-END TEsmmm.*» Thérèse Lavoie-Roux SAMEDI ?Scully rencontre.Thérèse l,a voie-Roux, ministre de la Santé et des Services sociaux, parle de ses frustrations en politique et de la bataille que les femmes devront livrer pour un jour accéder à la direction d'un parti.R.-C.18 h 05.* Samedi de rire.Le retour de Clémence et de ses vapeurs.Avec Yvon Deschamps.R.-C.18 h :îo.?La nuit des Césars.Retrains mission presqu’en directe ou à quelques heures près de la Remise des Césars (les oscars de nos cousins français) et triomphe presque assuré de Camille Clan del, qui devrait rafler tous les prix.TV5 20 h.* Hannah et ses soeurs.Version doublée de la comédie dramatique de Woody Allen avec Mia Woody Allen Farrow, Barbara llershey, Mi chael Caine et Woody Allen.Les tribulations de trois soeurs artistes qui traversent différents problèmes professionnels et sentimentaux R.Q.22 h.?Le clap.L’animateur Pierre Thérrien reçoit Gérard Depardieu en bout de piste.L’acteur français y parle de cinéma et de son rapport avec le réalisateur Claude Zidi.R.(j.23 h 50.DIMANCHE ?Actuel dus.Le féminisme, mission impossible ?Les invitées sont Marie Cardinal, Monique Simard, Mai u* * (iratton Boucher, Marie l.avtgne et plusieurs autres.R.-C.13 h.?La grande lisite.Comment faire l’amoui avec un nègre sans se fatiguei l)any Laferrière, Isaach de Bankolé, Maka Kotto, Manu BiBango et Jacques Wil brod Benoît tentent de répondre à la question R.-C.16 h.?Surprise sur prise.Marcel Béliveau se paie la tête de Jacques Fauteux et Gérald Larose.Q.-S.20 h.?Apostrophes.Le choc des cultures avec A/ou/ Begag, Julia Kristeva, Yves Lequin, Yves Meaudre et T/vetan Todorov.TV5 20 h.?Manon des sources.Suite et fin de l’histoire de Jean de Florette ou la vengeance de Manon.Avec Emmanuelle Béai t, Yves Montand et Gérard Depardieu.R.-C.20 h JO.Yves Montand Quand Valérie s’en-va-t-à-la-télé Lorsqu'on regarde Parlez-moi d'amour à Quatre-Saisons, on a l'impression que rien n’a changé au Québec depuis que Denis Héroux a deshabillé Danielle Ouimet (notre photo).Nathalie Petrowski DEPUIS que Denis lleroux a déshabillé la petite Québécoise sur grand écran, la petite Québécoise a soi-disant fait énormément de chemin.Danielle Ouimet aussi.On peut maintenant la retrouver tous les samedis soirs à Quatre Saisons, dans le fauteuil réchauffé ou refroidi de France Castel.La nouvelle animatrice a hérité d’une émission, vieille d'une saison, qui a défaut de changer de style, a changé de nom.Sur l'oreiller est devenu Parlez moi d’amour, un magazine pseudo-sensuel avec notre Valérie nationale dans le rôle de Bernard Pivot.s mots sur Valérie ou plutôt sur Danielle Ouimet, nouvelle manière.Dans un décor chromé qui pourrait être la salle d’attente de Madame Claude, Danielle Ouimet campe une blonde, ingénue et primesautière dont l'enthousiasme ricaneur vient alléger la lourdeur du propos.Sa nature rieuse, son regard bleu qui pétille, donne le ton à une émission qui sous France Castel sombrait dans la dépression postcoït a le.Dès la première émission, la télégénie de Ouimet était incontestable.La télé aime Danielle < .davantage que le cinéma.De toutes façons, au cinéma Danielle Ouimet n'avait qu'un rôle à jouer et un geste à poser.Sa poitrine et le contexte social dans lequel elle la révélait, pardonnaient son manque de talent.Mais pas besoin d’être actrice pour être animatrice de télé.Danielle peut dormir sur ses deux oreilles.La télé lui va comme un gant.Et Danielle < luimet s’y prête avec grâce même si elle n’a pas grand’chose à faire, sinon sourire, opiner du bonnet, tenir la main de ses invités et ne pas trop rougir sous le maquillage î temps de poser des questions indiscrètes.De tous ceux qui défilent à l’émission, Danielle Ouimet est probablement la seule, qui peut parler de ces « choses-là », avec humour et un certain naturel.Reste qu’une émission ne tient pas juste à son animatrice.Elle tient aussi à un concept.Celui de Parlez-moi d’amour est plus que boiteux.D’abord, on ne prononce jamais le mot cul à Parlez-moi d'amour.On est beaucoup plus poli que cela.Plus pudique aussi.On tourne autour du pot.( >n cherche des formules de bon goût.On dit qu'il s’agit d’une émission érotique ou encore d'un magazine sur la sensualité même si les mannequins qui paradent en tenues légères sont aussi sensuelles qu'un balai ou un vibrateur.On ne prononce jamais le mot fatidique mais on n’en pense pas moins.Et je suis prête à parier que le mot est caché entre les plantes et les pots de fleurs comme les filles nues et les fourches du diable dans les vieilles publicités subliminales de scotch.Et s’il n’est pas caché dans le décor, il s'agite fiévreusement dans l’esprit de tous les invités et chroniqueurs qui affichent des airs contrits de saintes nitouches à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche.Tous les chroniqueurs de l’émission s’adressent à la caméra et à Danielle comme si on venait des les attraper en ttagrant délit de fornication.Ils ont l’air désolé d'être tombés aussi bas mais ils nous disent en même temps qu'ils n’ont pas le choix et qu'un chroniqueur doit bien gagner sa croûte même si pour le faire, il doit faire le trottoir à Quatre Saisons.Même Richard Juneau, le spécialiste du language du corps y succombe.Il a beau jouer détendu et sourire à Danielle pour lui signifier qu’il est un gars ouvert, voilà un homme qui essaie de se composer un visage de circonstances et de paraître sociologique alors qu’en réalité c'est des conseils de drague et même de drague à rabais qu'il dispense aux clients.Quant à maître Hélène Sévigny, l’avocate de service qui croule sous ses bijoux, elle est là, j’imagine, pour la caution morale, en sa qualité de professionnelle crédible.Sauf que pour la crédibilité, il faudra repasser.Cette femme-là à une vision de l’amour, de la passion et de la fidelité d’un simplisme édifiant.À côté d’elle, Janette Bertrand passe pour Simone de Beauvoir.Pour les invités de marque qui osent passer l’interrogatoire, c’est une autre histoire.L’excitation ici tient lieu de malaise.Tous plus énervés et rougissants les uns que les autres, ils donnent l’impression d’être en état de grand péché et de venir se livrer à leur confesseur.Samedi dernier par exemple, Jacques Boulanger n’a probablement jamais parlé aussi vite de toute sa carrière à la télé.Et lorsque Danielle lui a finalement demandé la question quelle retenait depuis dix minutes, la GRANDE question de la soirée, celle de son phantasme sexuel préféré, c’est avec un empressement énergique que Boubou a craché le morceau.« J’ai toujours rêver de faire l’amour avec une religieuse », a déclaré un Boubou rayonnant et soulagé, comme s’il venait enfin de se libérer d'un immense poids.Le problème de Parlez-moi d’amour c’est que l’émission se veut osée, délurée, sexy et provocante.En réalité, l’émission fait penser à la page des sous-vêtements du catalogue Eaton.Il n’y a rien d’osé là-dedans, rien d’affranchi, rien qui indique que la sexualité est de santé ni même qu’elle est souhaitable.Le contraire en fait.On a l’impression que le tabou est plus fort qu’avant.Que les gens qui se risquent à l’émission, le font, par opportunisme ou alors pour nous laisser croire qu'ils sont très dégagés face à la « chose ».Mais il suffit d’observer leur nervosité extrême et de regarder leur tête d’enterrement, pour comprendre qu’ils ne sont pas libérés pour un sou et que ça leur a pris tout leur petit change [jour venir à l’émission.Sous le couvert de l’ouverture et de la libération sexuelle, Parlez-moi d'amour nous dit finalement que rien n’a changé depuis que Denis Héroux a deshabillé la petite Québécoise.Et le fait qu’on conçoive des émissions du genre, indique bien qu’en matière de sexuaüté, non seulement on est encore pogné, mais en plus, on a maintenant besoin d’un mode d’emploi.Radio-Musique il Radio-Culture Êâ Radio-Canada 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio-Canada SAMEDI 4 MARS 1989 12tlOO DES MUSIQUES EN MÉMOIRE ¦ Les riches heures du Flamenco, (dern de 4) La Danse Inv Patrick Schupp Amm Elizabeth Gagnon 13hOO LES JEUNES ARTISTES Vegor Dyachkov.vc , Eslir Dyachkov, p extr Sonale en ré min (Caporale).Allegro (Se-naye), Prélude (Rachmaninov); Impromptu (Arulyunyan).Danse orientale.(Rachmaninov).Tarenlella.(Popper) Mélodie (Vlas-sov) Amm Françoise Davome 13h30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN • La Bohème.(Puccini) Fiamma Izzo d A-mico, Carol Neblett, Placido Domingo.Paolo Com, David Hamilton, Paul Plishka, Halo Tap.choeur et orchestre, dir Nello Santi.Inv Guy Marchand Amm Janine Paquet et Jean Deschamps 17h30 RÉCITAL D'ORGUE Danielle Dubé, orgue Wilhelm, eglise Saint-Ambroise de la Jeune Lorelte, Loretteville Danses et chanson du XVIe siecle (anon ).extr Livre d'orgue (Gigault), Choral .De Dieu |e ne veux pas me séparer., BWV 658 et Prélude et tugue en ta mm , BWV 534 (J S Bach) Amm Michel Keable 1BhOO MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolet 19hOO MUSIQUE ACTUELLE Présentation des oeuvres soumises au prix Paul-Gilson 1989 par la France, la Belgique, la Suisse et le Canada L'oeuvre soumise par le Canada .Le Trésor de la langue.(René Lussier) Amm Janine Paquet 21hOO ORCHESTRES AMÉRICAINS Orchestre symphonique de Chicago, dir Gunther Herbig Ouv -Obéron.(Weber) -Four Essays.(Baird), Symphonie no 1 (Brahms) Amm Jean Deschamps 23hOO JAZZ SUR LE VIF Festival de |azz de l'U E R - Montpellier Juillet 1988 (9e de 14) Des Pays-Bas Van Bergen Quartet Amm Michel Benoit DIMANCHE 5 MARS 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent |us-qu a l'aube Amm Monique Leblanc 5h55 MÉDITATION 6h00 LA GRANDE FUGUE Amm Gilles Dupuis 9h00 MUSIQUE SACREE .Stabat Mater.(Vivaldi), extr .Les Sept Der meres Paroles du Christ.(Haydn), .Summa.et .Stabat Mater.(Pari) Amm Gilles Dupuis 10h00 POUR LE CUVIER ¦ Pour le clavier au lémimn.(tre de 6) Amm Jean Deschamps 11hOO SUITE CANADIENNE • Souvenirs radiophoniques.Amm André Hebert 12hOO HEBDO-MUSIQUE Magazine musical national et international Amm Georges Nicholson et Françoise Da- voine 13hOO CONCERT DIMANCHE Quatuor Amati, Jan Overduin, org Three Centuries Festival Choir, dir Noel Edison, Be verly Bell, sop .Laura Pudwell, alto Brian Emery t .Jeffrey Carl, bar Quatuor, op 18 no 1 (Beethoven), -Missa brevis., K 256 (Mozart).Quatuor D 703 .Quartettsatz.(Schubert), Quatuor en la (Ravel) Amm Jean Des champs 14h30 LES MUSICIENS PAR EUX-MEMES Inv Gaston Arel.organiste (dern de 2) Int Georges Nicholson 15h30 EN CONCERT Quatuor de saxophones Pierre Bourque Claude Brisson Jacques Larocque Jean Bouchard et Pierre Bourque, avec la partici- pation de Cécile Gobeil, p Suite (D Bedard), • Magheia.(L Flobert), Suite, op 90 (Absil) (reprise) 16h30 LES GRANDES RELIGIONS ¦ L'Islam.Rech Georges Baguet Lect Jean Deschamps et Diane Giguere 17h00 TRIBUNE DE L ORGUE Concert spirituel de l'Oratoire Saint-Joseph Denis Bédard Fantaisie, op 101 (Saint-Saëns).Variations sur le choral .Ré|ouis-toi, O mon âme.(Bédard).T rois Préludes et fugues op 37 (Mendelssohn) Paraphrase sur • Salve Regina.(Langlais); Choral-improvisa-tion sur .Victime Paschali.(Tournemire) Amm Michel Keable 18h00 MUSIQUE DE TABLE Amm Jean-Paul Nolet 19h30 MUSIQUE ACTUELLE Amm Janine Paquet 21h00 LE PETIT CHEMIN Amm Jean Deschamps 22h00 COMMUNAUTÉ DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • Rencontres d ecrivams de la CRPLF tenues à Redu petit village des Ardennes Theme -La Lettre et l image, (dern de 12) 23h00 JAZZ SUR LE VIF Festival de |azz de TU E R Montpellier - Juillet 1988 (10e de 14) DeFinlande Espoo Big Band Amm Michel Benoit LUNDI 6 MARS 1989 0h00 L’EMBARQUEMENT POUR SI TARD Une invitation a risquer l'aventure d'une nuit en musique Amm Myra Créé 5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES Amm Francine Moreau 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d actualité musicale Amm Georges Nicholson et Françoise Davome 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach Amm Renée Larochelle 11h00 LA CORDE SENSIBLE Un rendez vous quotidien au cours duquel votre choix musical est le nôtre Faites-vous plai sir Jîcrivez-nous en accompagnant vos demandes d'un court texte de présentation per sonnalisé Amm Andre Vigeant 12h04 BLOC-NOTES Reprise de remission diffusée a 7hS4 12h 10 AU COEUR DU JOUR Souvenir de Georges Thill t extr d operas d operettes et melodies enrg vers 1930 Eduardo Fernandez guitare -Hommage a Tarrega- (Turina).Sonatine (Torroba).-Horn mage a Debussy • i Falla) Amm Andre Hebert 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE 16h00 FICTIONS • Magazine de littérature étrangère Arum Re iane Bouge 16h30 LANGUE ET LANGAGE • le de 2?Amm Guy Rochette 17h00 LATITUDES* ¦ L insularité gaspésienne» (3e de 5) D ou vient l insularité des Gaspesiens Inv Gilles Ritchot et Clermont Dugas, géographes, Pierre Provost.Fernand Alain.Diane Turcotte Maxime St Amour Jean-Louis Lebreux et Louis Pelletier Gaspésiens Amm Renée Hu don 17h30 EN CONCERT Johanne Perron et Claudio Jaffe vc Rachel Martel p Toccata pour violoncelle et piano (Frescobaldi Cassado), Douze Variations sur un therne de - Judas Maccabee.de Handel (Beethoven; -F antasiestucke».op 73 (Schu mann) «Pezzo capriccioso-, op 6?-Dans la clameur du bal.et -Seul qui connaît la tris fesse- (Tchaikovsky) -Les Lilas.-Chanson géorgienne» et -Les Eaux du printemps.rRachmanmov) Arum Marie Savane (re prise) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Saison U E R 1988-1989 (République fédérale d Allemagne SFB) Rhemische Kantorei.Mu-siqua Antiqua Koln, dir Reinhard Goebel, Barbara Schlick et Johanna Koslowsky.sop Thierry Maeder et Bibiane Lapointe, civ , Andreas Staier.pianoforte oeuvres de C P E Bach a l'occasion du 200e anniversaire de sa mort Amm Danielle Charbonneau 21h30 THÉÂTRE DU LUNDI • 1 re partie magazine d'actualité culturelle Amm Michel Vais 2e partie dramatique 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Johnny Griffin Dinah Washington.Junior Mance, Betty Carter Lionel Hampton.Chick Webb, Earl Hines et Donald Byrd Amrn Gilles Archambault MARDI 7 MARS 1989 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD.5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d actualité musicale 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Une escale a Lausanne 11h00 LA CORDE SENSIBLE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de remission diffusée a 7h54 12h 10 AU COEUR DU JOUR Souvenir de Lotte Lehmann, sop vers 1930 extr d operas de Richard et de Johann Strauss.Eugen d Albert et Massenet (en allemand) Sonates de Scarlatti par Alexis Weis-senberg.p 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE 16h00 LE PONT DES ARTS • Tableau de l'actualité artistique en France, en Belgique et en Suisse réalisé en collaboration avec la Communauté des Radios publiques de langue française Amm Réjane Bougé 16h30 PRÉSENCE DE L'ART» 1re partie reflet de l'actualité dans des domaines aussi divers que la peinture et la performance 2e partie entrevues avec des artistes théoriciens, historiens de l'art Amm Gilles Daigneault.Rober Racine Ent a Paris Rene Viau 17h30 EN CONCERT Bruno Laplante bar Marc Durand, p Deux Poemes de Contamine de Latour.Trois Mélodies Trois Gnosiennes, Trois Poemes d'amour Deux Chansons sur des airs de Vincent Hypsa Gymnopédie no 1 -Croquis et agaceries d'un gros bonhomme en bois.«Lu dions» et «La Diva de l'empire.(Satie) Amm Michel Keable (reprise) 18h30 L AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Saison U E R 1988-1989 (Espagne) Triode Barcelone Gérard Claret, vl Lluis Claret, vc , Albert Gimenez Attend le p Trio (Turina) Trio en la mm (Ravel).-Passim.- création (Guinjoan) Trio no 2 op 67 (Chostakovitch) Amm Danielle Charbonneau 21h30 EN TOUTES LETTRES • Magazine consacre a la littérature de chez nous* Amm Christine Champagne -Un souvenir .de Madeleine Monette Lect Elizabeth Chouvalidze 23hOO JAZZ-SOLILOQUE Avec Latia Dalseth Al Cohn David Murray Sonny Stitt Anthony Braxton Bennie Wallace.Tal Farlow et Jo Stafford MERCREDI 8 MARS 1989 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD 5hSS MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d actualité musicale 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Portraits de femmes qui se sont distinguées par leur courage et leur inspiration Hildegard von Bmgen, Louise Labbé Jacqueline Du Pré, Flora Tristan, Giovanna Marini.Thérèse Cas grain, Emily Dickinson et Clara Haskil 11h00 LA CORDE SENSIBLE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée a 7h54 12h 10 AU COEUR DU JOUR Musique révolutionnaire avec la Garde répu blicaine et Tino Rossi -L Aiaccienne.-Le Rocher de Ste-Hélène., .Marches pour Napoléon., etc Musique française par Le Salon Orchester de Cologne oeuvres de Delibes, A Thomas.Louis Ganne et Wiemawski 13h00 AU GRÉ OE LA FANTAISIE Enregistrements publics, historiques et inédits Schubert Impromptus avec Artur Schnabel, p Bruckner Symphonieno 7 dir Otto Klemperer Beethoven Sonate, op 24 • Le Printemps, avec Zino Francescatti, vl et Robert Casadesus, p Mozart extr «Les Noces de Figaro, avec Elisabeth Schwarzkopf sop Schumann Quintette avec piano, op 44 avec Philippe Entremont et Quatuor Alban Berg Ella Fitzgerald, Duke Ellington et Oscar Peterson 16h00 LITTÉRATURES PARALLELES • Magazine littéraire Table ronde réunissant entre autres chroniqueurs Yves Lacroix et Jacques Samson (bande dessinée), Danielle Laplante et Jean-Marie Poupart (policier) Chantal Gamache et Norbert Spehner (fantastique).Amm André Carpentier 16h30 SCIENCE ET TECHNOLOGIE EN MARCHE• »La gérontologie.Inv Louise Ploulle.psychologue à l'Université du Québec a Hull, Gilbert Leclair, directeur du programme de maîtrise en gérontologie a l’Université de Sherbrooke Philippe Cappeliez.psychologue a l Umversité d'Ottawa Rech .texte et int Yves Jeaurond Amm Gustave Héon 17h00 AU FIL DU TEMPS • • La Révolution française à la mode de chez nous.(1 re de 6) Les répercussions au Ca nada des événements qui ont changé le cours de I histoire de France .Les idees de liberté et de démocratie font leur chemin lusqu'ici.Rech et texte Jacques Lacoursiere et Pierre Lambert Prés Jacques Larue-Langlois 17h30 EN CONCERT Janet Stubbs, mezzo, Jeffrey Nuttall, vl , Paul Widrier, vc , Stephen Rails, p -Zigeunerlie-der.(Brahms), .Premiers transports, et »La Captive* (Berlioz).«Cinq Chansons écossaises.(Beethoven), .Le Chant du veilleur.(Nin), .C'est la saison d amour, et .Je t aime*, extr .Les Trois Valses.(O Strauss) Amm Daniel Poulin (reprise) 18h30 L AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Saison U E R 1988-1989 (République fédérale d Allemagne) Orchestre symphonique de la Radio bavaroise.Choeur de femmes de la Ra dio bavaroise, dir Colin Davis Trois Noclur nés (Debussy).Symphonie no 6 (Hartmann), extr .Crépuscule des Dieux.(Wagnei).Symphonie no 7 (Sibelius) Amm Danielle Char bonneau 21h30 LE CANADA FRANÇAIS HORS QUÉBEC • 1 7e de 20 Les orientations qu'a pris le fait français dans les diverses parties du Canada depuis les années 60 |usqua1986 -L Ontario.(1re de 4) Rech , int et amm Jacques Rivart 22hOO LITTERATURES • ¦ Figures de la littérature italienne.(6e de 9) Entrevues avec des écrivains et des traducteurs qui parlent des principaux courants de cette littérature d'une grande richesse -Da mel del Guidice.(dern de 2) Amm François Ismert 22h30 ANTHOLOGIE • -André Langevin.romancier.Led Françoise Faucher Prés Madeleine Ouellette Michalska 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Elvm Jones, Warne Marsh, Art Farmer, Chet Baker, Johnny Griffin et Booker Ervin JEUDI 9 MARS 1989 0h00 L'EMBARQUEMENT POUR SI TARD 5h55 MÉDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FÊTE Le petit almanach Johann Pachelbel Canon et gigue en ré, le cardinal Mazarin Motet "Sola vivebat in antris Magdalena lugens.(Charpentier), le chef d'orchestre Igor Mar-kevitch Concerto pour piano no 20.K 466 (Mozart), Samuel Barber Adagio pour cordes, op 11 création de .La Campanella.(Paganini/ Liszt), anniversaire du mariage de Gustav Mahler et d Alma Schindler extr Symphonie no 6 (Mahler) 11 hOO LA CORDE SENSIBLE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée a 7h54 12h 10 AU COEUR DU JOUR Cécile Chaminade (1857-1944) mélodies et autres oeuvres par Paul Trépamer.t .André-Gilles Duchemin, tl , Kyung Wha Chung, vl et divers interprètes 13h00 AU GRÉ OE LA FANTAISIE • Les 5 clés de sol.version intégrale des disques ou des oeuvres qui ont obtenu la meilleure cote à l'émission Chronique du disque 16h00 LES IDEES A L'ESSAI • Richard Salesses s'entretient avec Jacques Le Golf, auteur du livre «Histoire de la France religieuse*, publié aux éditions du Seuil 16h30 LIBRE PARCOURS-Des écrivains de tous les horizons viennent parler de lecture Des anniversaires, des événements littéraires, des disparitions sont évoquées au passage Amm Gilles Archambault 17h00 QUINZE ANS DE PARTI QUEBECOIS • 9e de 20 «Une bataille linguistique confiée a l'infanterie.Inv Lise Bissonnette et Fernand Dumont Synthèse et départage Gilles Lesage Inl et amm Laurent Laplante 17h30 EN CONCERT Quatuor Laval Gyorgy Terebesi et Mitsuko Nagashima, vis.Chantai Masson-Bourque, allô Huguette Morin, vc Quatuor, G 213 (Boccherini), Quatuor no 1, op 7 (Bartok) Amm Colette Mersy (reprise).18h30 L'AIR DU SOIR Amm Danielle Charbonneau 20h00 ORCHESTRES CANADIENS Orchestre symphonique d'Edmonton, dir Uri Mayer, Arthur Ozolins, p Ouv «Cavalerie légère.(Suppe), extr Petite Suite «En bateau.(Debussy), Concerto en la min , op 16 (Grieg).«Danses de Galanta.(Kodaly).¦ Amusement Park Suite.(Norwood), .Capric-cio italien., op 43 (Tchaikovsky) 22h00 LES CHEMINS DE LA CRÉATION • »La reception des oeuvres d Antomne Maillet i travers le monde.(2e de 5) L'obtention du Prix Goncourt qu elle s'est méritée avec «Pélagie la charrette.Analyse de ce roman en comparaison avec ses autres écrits Amm Raoul Boudreau 22h30 MÉMOIRES- "Entretiens avec Georges Spelvm, secrétaire mystérieux deCharlie Chaplin.(5e de 10) Chaplin et les femmes Prod France Culture 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Robin Eubanks, Ruby Brail, Paul Motian.Larry Schneider, Mingus Dynasty et Avery Sharpe VENDREDI 10 MARS 1989 OhOO L'EMBARQUEMENT POUR SI TARO 5h55 MEDITATION 6h00 LES NOTES INÉGALES 7h54 BLOC-NOTES Bulletin d'actualité musicale 8h00 LES NOTES INÉGALES (suite) 9h00 MUSIQUE EN FETE Anniversaire de I'.improvisateur, et librettiste italien Lorenzo da Ponte .Gondelfahrer.(Schubert), Trois Canzonettes (M Soler), Concertino en mi bém pour alto (Rolla); Variations sur .La ci darem la mano.(Beethoven), extr .Les Noces de Figaro, et «Don Giovanni.(Mozart); .Set.no 1 (Ives); Sérénade pour petit orchestre (Rossim) 11h00 LA CORDE SENSIBLE 12h04 BLOC-NOTES Reprise de l'émission diffusée à 7h54 12h 10 AU COEUR DU JOUR Frédéric Chopin Valses de l'op 25 par Andrei Gavrilov, p Extr .A la Bien-aimée lointaine.(Beethoven), airs écossais (Haydn) et Lieder de R Strauss par Fritz Wunderlich, t 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Orchestre symphonique de Winnipeg, dir Ka-zuhiro Koizumi, Maureen Forrester, cont «Scherzo capriccioso-, op 66 (Dvorak), .The Far Field.(Matthews).Pages ol Solitary Delights.(Steven), extr .Des Knaben Wun-derhorn* (Mahler) 16h00 AU CINEMA- Le magazine de l'actualité cinématographique animé par le critique Richard Gay 16h30 LES INDUSTRIES DELA CULTURE- Pierre Olivier s'entretient avec Daniel Berto-lino, directeur général de Via Le Monde Inc 17h00 BIOLOGIE ET MÉDECINE -Prod France Culture 17h30 LES JEUNES ARTISTES France Marcotte, vl, Lucie Langevm, p Sonate no 2 (Prokofiev), Polonaise brillante, op 4 (Wiemawski) - Stéphane Rancourt.htb , Madeleine Bermer-Magnan.p Six Variations sur le thème «Hélas, l'ai perdu mon amant., K 360 (Mozart), .Morceau de salon., op 228 (Kalliwoda), Solo pour hautbois '197T (Dems-sow), Trois Dialogues (Fleming) Amm Sophie Magnan 18h30 L'AIR DU SOIR Amm Danielle Charbonneau 20h00 LES GRANDS CONCERTS Enregistré le 11 Octobre 1987 à l’Institut canadien de Québec La Sintometla de Radio-Canada, dir Gilles Auger.Philippe Magnan, htb extr .Orleo.(Monteverdi/Malipiero), Concerto en ré min (Marcello), Concerto grosso, op 6 no 10 (Handel), Concerto pour hautbois sur des themes de l'Opéra .La Fa-vorita.de Gaetano Donizetti (Pasculli), Concerto en ré pour cordes (Stravinsky); Sérénade, op 48 (Tchaikovsky) 22h00 TRAJETS ET RECHERCHES-Inv Julien Gracq.écrivain Int Richard Salesses 22h30 SECONDE DIFFUSION • «Visages de l'Europe de l'Est¦ (22 de 26) Etre |eune a l'Est Lect Jacques Larue-Langlois Rech , int et prés Charles Larochelle et Daniel Boismenu 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Mal Waldron/David Fnesen, Bill Evans.Cassandra Wilson, Dollar Brand, The Leaders.Larry Schneider el Buddy Guy SAMEDI 11 MARS 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT Amm Monique Leblanc 5h55 MÉDITATION 6h00 LA GRANDE FUGUE Amm Gilles Dupuis 10h00 CHRONIQUE DU DISQUE Inv Jean Boivin.musicologue el journaliste/ chroniqueur, François Filiatrault.rédacteur en chef du Journal de musique ancienne Amm Normand Séguin • ÉMISSION CULTURELLE CBJ-FM 100,9 CBAF-FM 98,3 CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95,3 CJBR-FM 101,5 CBF-FM 104,3 .;Â;; Chicoutimi Moncton Ottawa-Hull Montréal Québec Rimouski Trois-Rivières 6893 4851^4982^46 03233349 Le Devoir, samedi 4 mars 1989 ¦ C-5 MMp EM» traduction Luis de Cespedes mise en scene mise fri H"in Danièle J Suissa J Ayn Rand mm THEATRE "Une rmse-«n-scèn« de lo saison.Un spe un bonheur • ¦ La scène du bolco» "Des scènes h cement d'après Shakespeare Jenopcourj RÉSERVATION 2à 8974.Salle Fred-Barry 4353 Sto-Catfipnne fst Mtl THEATRE DU RIDEAU VERT DIRECTION YVETTE BRIND'AMOUR - MERCEDES PALOMINO 40ème ANNIVERSAIRE Du mardi au vendredi 20h samedi 17h* 21 h, dimanche 1 5h COUPABLE OU NON COUPABLE?Le jury, choisi dans le public, décidera! CONTRIBUTIONS A LA DISCRÉTION DU PUBLIC MARIE TIFO GÉRARD POIRIER JANINE SUTTO PIERRE CURZI LILIANE CLUNE FRANÇOIS CARTIER SERGE TURGEON DOMINIQUE BRIAND ANDRÉ MONTMORENCY JEAN L’ITALIEN GÉRARD DELMAS GEORGES CARRÈRE CLAUDE GAI SERGE BOSSAC Eric cabana Deroi CLAUDE GIRARD Coitumti FRANÇOIS BARREAU 4SC4.ru* Sl-D*nit Métro Laurier sortie GiItord Réservations de 12h a I9h 844-1793 Pierre-Yves Li il l h I i i i l i l .i o i» ’;s i s présente .y ,’LI fl .lllilfllc le cahier du i • ameai Heyerdahl sur le site archéologique le plus riche des Amériques Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé.sur fonds gris ou de couleur Paule Beaugrand-Champagne PHOTO NATIONAL GEOGRAPHIC ! AP Ces deux masques de cuivre doré aux dents de coquillages, découverts aux mains de pilleurs de tombes, ont mené à la mise au jour d'une riche sépulture Intacte et parfaitement conservée de l'époque mochica, à Sipan.DU 8 MARS AU 2 AVRIL ET LES 6,7,8 AVRIL Presse Les cultures pré-incaïques SKI,ON les recherches les plus récentes, la présence de l’homme au Pérou remonte à 20 millénaires.Ce primitif évolue principalement dans la sierra, les montagnes.Il apprendra plus tard l’agriculture et l'art d’utiliser l’eau, ce qui lui permettra d’aborder la côte, incroyable désert.En découvrant l’irrigation, il y a 5,000 ans, l’homme arrivait à la prospérité agricole.Ainsi naissaient les grandes civilisations du littoral.Mais la première grande culture péruvienne, marquée par l’apparition de la céramique, quelque dix siècles avant Jésus-Christ, étendit son influence sur la sierra autant que sur la côte : la culture CI1AVIN surgit environ 1,300 ans avant J.-C.; son hégémonie fut contemporaine de la fondation de Rome.Les civilisations pré-incaïques qui ont suivi sont : 1.PARACAS CAVERNAS et PARACAS NECROPOLIS au sud de Lima (origines : de 400 à 250 ans avant J.-C.) 2.PACHACAMAC dans les environs de Lima (origines : 300 à 200 ans avant J.-C.) 3.MOCHICA au nord sur la côte; et NAZCA au sud (origines : de 100 à 800 ans après J.-C.) 4.1IUARI: culture pan-péruvienne (origines : 8e ou 9e siècle de notre ère) 5.CHIMU sur la côte au nord; et ICA-CHINCHA au sud, du 13e au 15e siècles.6.Expansion sur tout le Pérou de la culture INCA, du 13e au 15e siècles.Au début du 16e siècle, l’empire s’étend sur 5,000 kilomètres.rieur.lia fallu aux civilisations passées des échanges pour se maintenir.» Thor Heyerdahl est d’abord et avant tout un philosophe.Parler du passé l’amène tout naturellement à dire que « notre propre civilisation est actuellement en décadence : nous ne construisons plus et nous n’inventons que pour consommer, pour tuer, pour détruire.Il nous faudrait apprendre à respecter le seul vrai inventaire que nous possédions : celui de la nature.Il ne faut pas surestimer l’homme et sous-estimer la nature.En la détruisant, nous nous détruisons.» « Toutes les civilisations ont cru qu’elles étaient les plus grandes et les dernières.Elles ont toutes disparu.»_____________________ PHOTO ANNE-LOUISE DESPATIE Thor Heyerdahl, le fameux navigateur norvégien, s'est découvert une nouvelle passion : Tucume et la civilisation mochica qui a vécu au nord du Pérou de 100 à 700 après J.-C.TUCUME, Pérou — Il a 73 ans, le regard vif et souriant.Enthousiaste, il est convaincu que les fouilles qu'il dirige au nord du Pérou constitueront « la plus grande découverte scientifique des Amériques».Or, depuis plus de 40 ans, Thor Heyerdahl a réussi à prouver tout ce qu'il avance.Personne, avant le fameux philosophe norvégien devenu navigateur, archéologue et auteur ( Kon-Tiki, Fatu-Hiva, Aku-Aku, The RA Expéditions, entre autres), personne n’avait osé fouiller les dessous de La Raya ( La Raie), une montagne-pyramide de 40 mètres de haut, située au nord du Pérou, au milieu de 25 autres pyramides en pisé dont les ruines s’étendent sur 220 hectares ! Personne, pas même les huaque-ros (pilleurs de tombes) qui, comme tous les gens des environs, avaient une peur terrible de cette montagne dans le ventre de laquelle vit un poisson gigantesque, qui pourrait les dévorer s’ils s’avisaient de le tirer de son sommeil.Un sommeil de plus de 1,500 ans.Depuis que Thor Heyerdahl a entrepris il y a deux ans de forcer tranquillement la montagne à révéler son secret historique, les gens du village le plus près, Tucume (qui donne son nom au site archéologique), ont accepté petit-à-petit de travailler pour lui.Mais les six derniers mois ont surtout été occupés à bâtir une belle maison blanche, toute en longueur, avec vue sur le site, pour accueillir des archéologues de plusieurs pays du monde, et des étudiants péruviens, qui viendront travailler au projet.Les recherches sont menées conjointement par l’Institut culturel du Pérou et par l’Institut Kon-Tiki d’Oslo, en Norvège, qui y verse $80,000 (US) par année.« Souvent, les rois ou les hauts dirigeants de la civilisation mochica (voir encadré) choisissaient ainsi un symbole marin pour marquer leur pouvoir.Il est donc fort possible que nous découvrions, sous La Raya, la sépulture d’un très grand personnage étant donné l’importance et la persistance de la superstition.Nous n’en sommes qu’à quatre mètres de profondeur et déjà nous trouvons des vestiges de cette civilisation », racontait M.Heyerdahl, avec un évident plaisir, à notre petit groupe de journalistes, encore tout étonnés de le rencontrer là, lors d’un reportage touristique au début de février.fait de balsa, se laissant porter sur l'océan Pacifique par les courants équatoriaux.Il avait alors voulu prouver, comme le voulait la légende des îles, que c’est « l’homme blanc venu du Pérou » qui a colonisé la Polynésie.Que les habitants anciens des Amériques étaient eux-mêmes des « découvreurs » bien avant les Espagnols et les Portugais des 15e et 16e siècles.Et il l’a prouvé.Aujourd’hui, c'est un peu comme si Heyerdahl bouclait la boucle.Après des travaux de recherche sur l’île de Pâques, dans les Maldives, dans les Galapagos et différentes expériences de voile au cours des 15 dernières années, il est revenu à son point de départ.« Nous avons déjà la preuve que les Mochicas et les Chimus étaient de grands navigateurs.On trouve ici, dans les sépultures (comme à Si-pan), du lapis-lazuli — une pierre qu’en Amérique on ne trouve qu'au Chili — et des coquillages propres à Panama et à l’Équateur seulement.» Que les anciens habitants du Pérou aient beaucoup voyagé, Heyerdahl pense en trouver de nouvelles preuves à Tucume : « Le symbole choisi par celui qui repose peut-être ici est un symbole marin, et je trouve fascinant que la première île des Marquises que nous ayons rencontrée en venant du Pérou, lors du voyage du Kon-Tiki, ait porté le nom de.Tacume ! » Pour le navigateur-archéologue, il ne fait pas de doute que toutes les civilisations pré-helléniques avaient des contacts entre elles.« Ces échatt ges étaient possibles et trop faciles à faire, par mer, pour que personne ne l’ait fait avant les Européens.Toutes les civilisations sont vouées à la décadence si elles ne reçoivent aucune source d’inspiration de l’exté C’est même à une double superstition que les archéologues font face à Tucume.Quand les Espagnols sont arrivés au Pérou en 1532, tout le territoire des 26 pyramides était déjà abandonné.Les conquérants, entendant parler de la superstition qui marque les lieux, décident de s’en servir : ils se déguisent en diables, allument des feux au sommet de La Raya et descendent en hurlant sur les populations locales, les menaçant des feux du purgatoire s’ils ne se convertissent pas à « la vraie foi ».Après que quelques autochtones eurent effectivement été brûlés au sommet de la montagne, les Espagnols obtinrent ce qu’iLs voulaient.Et la montagne devint El rurgatorio, marquée d’une nouvelle superstition.Pas étonnant que nul n’ait eu envie de s’en approcher pendant quelques siècles.! Pas étonnant non plus que Thor Heyerdahl pense y faire de formidables découvertes.« Je pense sincèrement que Tucume pourrait devenir aussi important que Macchu Picchu sur le plan touristique; sur le plan scientifique, il pourrait s’agir de la plus importante découverte jamais faite en Amérique.Des archéologues de tous les pays du monde veulent venir travailler ici; j’ai même une liste d'attente ! » Le site qui passionne ces archéologues semble faire partie d'un vaste complexe d’une centaine de kilomètres, en forme de triangle, que les Péruviens appellent Sican et qui se situe au nord du pays autour de la ville de Chielayo.Tucume et Sipan, cet autre site où la National Geographic Society finance des fouilles étonnantes depuis l’an dernier, auraient été les hauts lieux de la culture mochica, entre le troisième et le huitième siècles de notre ère.À Sipan, quelques dizaines de kilomètres au sud, les fouilles sont plus avancées qu’à Tucume.Depuis février 1987, on a mis au jour la tombe fabuleuse d'un grand seigneur mochica, un prêtre-guerrier.Il reposait, recouvert de ses vêtements et décorations d’or et de pierres précieuses, entouré de centaines d’objets d'art, parmi les plus beaux jamais décou verts.Entouré aussi de plusieurs autres sépultures (amis ?famille ?serviteurs ?guerriers ?), eux-mêmes enterrés avec tellement d'objets — plus d’un millier — qu’il s’agit probablement de la plus grande cache de céramiques pré colombiennes jamais révélée.Les premières photos de ces objets, publiées dans la revue d’octobre dernier du National Geographic (la Société finance une partie des fouilles à raison de $ 100,000 US par année) révèlent l'impressionnante richesse et l’exquise beauté d’objets créés au 2e ou au 3e siècle après Jésus-Christ.Mais ce qui a surtout emballé les archéologues péruviens, c’est le fait que pour la première fois de l’histoire du Pérou, on procédait à l’ouverture d'une tombe ancienne jamais pillée.Tout un événement en ce pays où l’on boucle les fins de mois en pillant des tombes depuis l’époque des conquérants espagnols ! On comprend mieux aussi l’enthousiasme qui habite Thor Heyerdahl qui, lui, est certain qu'El Pur gatorio n’a jamais été fouillé depuis plus de 15 siècles.Mais au fond, il n’y a rien de surprenant à retrouver Thor Heyerdahl dans ce coin désertique du Pérou d’où il est parti en 1947, sur un radeau COMPLET MARD.ET MERCREDI pormis les plus géniale docle trois, intelligent, R.Lévesque, Le Devoir , est un bi'iou." hel Vois, Radio Canada ables.Ço vout le déplo-Grimaldi, CBf Bon/ovr QUATRE A QUATRE TROIS THÉÂTRES ET LE PUBIIC Le Restaurant-Theatre La Licorne en transit présenté JULIE VINCENT dans «Mise en scène ingénieuse, musique envoûtante.NOIR DE MONDE subjugue, le spectateur sort comblé.» Paul Toutant MONTREAL CE SOIR «Rarement quelqu'un s'est commis avec autant d'intensité sur scène.Julie Vincent a réussi ce tour de force en présentant une oeuvre à couper le souffle.» Jean Beaunoyer, LA PRESSE «Il faut constater de visu l'excellence du jeu de Julie Vincent et ses talents d'écrivaine et de chanteuse.» Aline Gélinas.VOIR une production du théâtre de la Manufacture et une présentation de la BANQUE I NATIONALE LE MONT-ROYAL 5210 Durocher (coin Fairmount) 843-4166 514 522-1245 QUATRI TROIS THEATRES ET LE PUBLIC VMM dir.ALEXANDER BROTT À L’AIDE DE L’ARMENIE CONCERT MOZART Soliste LUDWIG SEMERJIAN, piano.Programme: Divertimenti K-136, K-137, K-138 Concerto pour Piano K-414 Eine Kleine Nachtmusik ENTRÉE LIBRE Jeudi soir, 16 mars, 20h30 CATHÉDRALE CHRIST CHURCH Rue Ste-Catherine Entre Eaton et La Baie CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cantralda C-6 ¦ Le Devoir, samedi 4 mars 1989 T le cahier du t • kJàameai 4 Clémence gués, comporte plusieurs autres textes inédits qui vont de la ballade à la description du merle bleu qui revient au Québec, pollué à bien des égards, après 40 ans d’exil.L'oiseau retrouve « un fleuve couvert d’une nappe de pétrole, des goélands obèses gavés de restants de McDonald qui ne savent plus voler » et il finira par être chassé par un moineau anglais.Tiens, tiens, Clémence se lance dans des considérations politi- ques ?« Non pas vraiment, dit-elle.Je suis plus poétique que politique, bien que j’aie conscience de cer tains problèmes de notre société et qu'ils me portent à réfléchir.Mais je n'ai pas la compétence pour les régler.» Que nous raconte-t-elle encore, cette bête de scène qui voudrait bien la quitter mais qui pourrait bien y remonter pour fêter ses 100 ans « Je parle de ma vie quotidienne, de mes manies.de la pollution, de l’amour, de la rupture.de la fémi msation des mots.De la nature, de la poésie et je fais un pot-pourri de mes succès d’antan », dit-elle en riant.Mais encore ?« Je remets en situation mes personnages familiers, les deux vieilles filles Kmma et Ida qui ont vécu longtemps ensemble et qui se séparent mais ne peuvent se passer l’une de l’autre pour se retrouver chaque après midi à jouer au scrabble (j’ai promis de ne pas dévoiler le punch de cette histoire drôle à mourir).Aussi Valentine l'Outremontaise et Odette la petite kétaine qui poursuivent leur dialogue et finissent par comprendre qu'elles ne sont pas du même milieu culturel; des souvenirs d’enfance où aucune des trois soeurs Desrochers n’ont les mêmes souvenirs des mêmes événements vécus pourtant en même temps.» Celle qui reprochait un jour de façon si gentiment sarcastique à la radio de lui préférer Mireille Mathieu a du mal à se définir et à vivre ses contradictions : « Je suis une solitaire mais j’aime bien le pu- blic; je suis une angoissée mais j’apprends à devenir sereine; je suis une excessive tranquille: je peux aussi bien être folle dans un party ou tout simplement absente; je suis perdante à être entendue mais gagnante à être vue, ma voix ne suffit pas.» Nous finissons par tomber d’accord pour dire qu’elle est une poète chantante.Et elle sait de désarmante et merveilleuse façon désamorcer les situations les plus tristes et les plus dramatiques.Et faire face à l'inéluctabilité du temps qui passe et ne revient jamais plus.Ce temps découpé en plus de trois décennies de carrière dont les principales étapes seront consignées dans un gros bouquin publié bientôt et écrit par la journaliste et écrivaine Hélène Pedneault sous le titre Notre Clémence, cette dernière se disant sans complexe très « flattée » et « très contente » de faire désormais partie de notre mémoire collective.V 1 -1 EN NOMINATION POUR L'OSCAR MEILLEUR FILM ÉTRANGER liA-> J SALAAM BOMBAY! WKÊÊÊÊi il____________-_____________r y*’*'-rÆ ." EN VERSION FRANÇAISE _ P ?•»* M RA NA R fcuj /iumncéKlûJ ST-DENIS 1:45 - 4:45 - 7:10 - 9:30 " 90 HUF sr DtNlS 84S l.\ I 12:50 - 3:00 - 5:10 7:20 - 9:30 i i IJJJJJ i i i i i I i i i I i i i i i i i i i I i i i i i i i i i i i i i i i i ii] .B GACi.YWT-OSL’AR 1988- '»11 " ' » ¦ »¦« »\oi;h Festin ^Babette VH film ut GABRIEL AXEL JI'UTECTZCRPREACNTt D'ISAK DINESEN UH Si I PII IM Aiiihw Hhii.iii» Kmii.hspim.Boimi Kji h Hibi Amhhmiy Jahi ki i.u.J» t\ Mhii.ippl I.-oiim.Khhi Hunt Phiiiii II *MH Jl SI Hii/ihii Ho ( .iihim » \ma COMPLEXE DESJARDINS inn i RASH AIRE 1 288-3141 l l l l l l I I I I I I I I I I I I jjjjjjvrrrrrrrrrrr ,i_i_i_i_i_i_i 11 i PANS LE VENTRE % Le nouveau film de Yves Simoneau LA PASSION A LETAT SAUVAGE.LE FILM LE PLUS ROMANTIQUE, ÉCHEVELÉ, FLAMBOYANT, POUR TOUT DIRE, À CONTRE-COURANT DE CE DÉBUT D'ANNÉE.- michece stouvlnot télé 7iours PINÇANT ET TRÈS TROUBLANT.LA PAIRE DETMERS/DEPARDIEU, EN PLUS, LÀ POUR UNE FOIS, ÇA CHAUFFE SÉRIEUX! - GÉRARD LEFORT LIBÉRATION GÉRARD DEPARDIEU EST TOUJOURS AUSSI IMPRESSIONNANT A VOIR ET À REGARDER.- Maurice fabre France soir Sophie Marceau Vincent Lindon Un him di W * n Avec REMY GIRARD MICHEL COTE DAVID LAHAYE MARIE TIFO PIERRE CURZI MONIQUE MERCURE ANDREE LACHAPELLE JEAN-LOUIS M1LLETTE HUI : NEMItlVElIN MA8C11SUULÜU MS8M0MAI1 m «ÜUNOOSTÜ » MICHUCHARRON (IMUIDION Micnwunsngul WMUNVUtWIN '.05TUV1S MICHELE HAMEL W.VQ.i 8iCH*S0CREC0IRE WW ANORE CORRIVEAU noOuatuKUKUTIH MONIOUE H.MESSIER 1T LORRAINE RICHARD HWjCTIH MlCHELGAUlHIER >‘AV* YVESSIMONEAU hocj"W LES PRODUCTIONS OUEBKJAMERIOUE INC.r LESHLMS LENOXINC.xac M! 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HP OS IIUK lîl SCTItlflLM OLSOL JSOOPf OISIULI «SISDUSTIIUCUITUKUESCUEIK ET LASOCIITl UMKNMR 4UMHCÉ fY K axw nwc ; _____ eizhtci COUPONS ET I LAISSEZ-PASSER MARTINI S ROSSI LAUDE PlNOTEAU r.(TNTRE 2000 ST MAR UN BLVD ' MAH CHAMPLAIN 465-5906 8215 RUE HOCHELAGA 354 3110 9480 LACORDAIRE 327-5001 CARREFOUR OU NORD fleur de lys 3Ü i i i i i i i i i i i rrri rri rrrr i i i i i i i llcclü: rrri r i i i i i CCCCi; i~i~i i i i i i i rrrr i i i i m i i ri rrrr I jjjjjjjj l1 ll1 • i • rrrrrrrrri .mmmnwm BOITE A FILMS l l I l II 1 1 l( CINÉMA LE PARIS CINlMA U SUAUMN1 CINEMA JOLIETIE OURS D’ARGENT PRIX D’INTERPRETATION FEMININE FESTIVAL DE BERLIN 1989 POUR LA r FOIS -tt DE LEUR HISTOIRE LES MEMBRES DE L’ACADEMIE DES ARTS ET TECHNIQUE DU CINEMA ONT ATTRIBUE A UN MEME FILM 12 NOMINATIONS AUX CESARS MEILLEURE ACTRICE • MEILLEUR ACTEUR • MEILLEURE 1™ OEUVRE MEILLEUR 2e RÔLE MASCULIN • MEILLEUR ESPOIR MASCULIN • MEILLEURE PHOTO MEILLEUR SON • MEILLEURE MUSIQUE • MEILLEUR MONTAGE MEILLEUR DÉCOR • MEILLEURS COSTUMES • MEILLEUR FILM CINEMAS ClNEPLEX ODEON «Isabelle Adjani c’est l’incarnation de la beauté, de l’intelligence, de la sensibilité, de la nuance, de la violence, de la sauvagerie, c’est un régal.» - Suzanne Lévesque.CKAC «Un premier film magnifique où la rigueur de l’écriture est au service d’un lyrisme qui rappelle les grands classiques du cinéma romantique.» - Chantal Jolis.À PREMIÈRE H E «C est bien tout cela qui fait de Camille Claudel un film sublime, précieux comme une oeuvre d’art, douloureux comme une plaie à vif.» - Franco Lafustc.LE DEVOIR «Un film magnifique, d’une maîtrise absolue.c’est du grand cinéma, un film qui vous hante plusieurs heures après la projection.» - Paul Toutant.MONTRÉAL CE SOIR «?Adjani est tout simplement sublime, intense, bouleversante.Depardieu.est tout à fait convaincant, impressionnant.Un film superbe.à voir absolument.» - Richard Gay.BON DIMANCHE «Certaines scènes semblent sorties tout droit d’une tableau de Renoir.» - Hugucltr Roberge.LA PRESSE ¦* ’V" isMii.iu: \djam-m.kakdbi.i'XKbii.i .i.wtii.u i.i.\i di i v .hki nom vm.s i-M-TJ- miiviMvms m\hhim:oi.di\- ~ 'mvdiiiim wmiinsowm'h>mi.kkmii *mnippi iiimmii [iiiiôiÆrt] , - |.|| «Kl IIIOMMI .MltWKI Hkl I) DJ «y .UtULN A 11) SERVICE IF TELEPHONIQUE I CHEZ ClNEPLEX ODEON Jl POUR TOUT S renseignement ««s*» DE 11:00 A.M à 10:00 P.M.UN FILM DE GUERRE SUR LE COUPLE, OÙ TOUT SE NÉGOCIE LES ENFANTS, LE FRIC, LE CUL! un film de CLAUDE ZIDI Mi MICHELLE CODDFT PHILIPPE LEROY BEAULIEU BUTA ÏÏSZKIEWK RONALD EUTfflW un u NININTM Df FRANÇOIS CLUZET WOJTEK PSZONIAK EflIHI'i wmi ET [HHi« 11 Jl /iui4NC£ CATHERINE RIHüfT CLAUDE ZIDI 122303 À L’AFFICHE COUPONS El LAISSEZ PASSER REFUSES 12:45-3:00 5 15 - 7:30 S! Ill Ni S Sit ( A T H| Ml Nf 288 ?115 L1 JJJJJJJJjjjj * • i r’iTr LUjjjjjjjjjjjjirrrrrrr DIDIER FARRt présente % GRAND PRIX \ DE RIO A DISTRIBUTION ACTION Fil M BEAUBIEN IBERVILIE 721 6060 COIN Of MAISONNEUVE 849-4518 LE FILM- E9 ÉVÉNEMENT DE L’ANNÉE! , uo film PHILIPPE DE BROCA PHILIPPE SOPHIE NOERET MARCEAU I 1JJJJJJJ.1JJJ M I I I I l | | Mjjjjjjjjjjjjjj-rrrrrn- .Les 400 coups au féminin La dernière histoire signée François Truffaut «La Petite Voleuse, un pur enchantement.à voir absolument! Illiguclle Kohi-nN- 1 \ PKI ssl «.Une véritable magie installée entre Miller et sa comédienne.» Ir.imu Numii .101 K N AI.DI MONTRE AI «Réaliste, sobre.Charlotte Gainsbourg est désarmante, voleuse et menteuse.» I rum iiit- lii iin.ilili 1 111 I10N.I01 K ?Une réussite.Charlotte parfaite, fascinante, émouvante.Km h,ml (iti«i\ BON DIM \\( HI ./ Prix de la critique française y, x-> Meilleur film français 1988 d ,•/ Un nomination pour I Césars! 'V Meilleur réalisateur Meilleure actrice ^ V n 0 * ’ v| Vç Meilleur scénario Meilleure affiche ) ~ CHARLOTTE GAINSBOURG AjP&l&xS*" ¦ * lllisr ou m i iu• © Ven 2:00 - 5:15 - 8:30 Sam 1:30 - 5:00 - 8:30 Dim.a Jeudi: 1:30 - 4:45 - 8:00 DAUPHIN ES Sam 1 30 - 5 00 - 8 30 Dim 1 30 - 4 45 -8.00 Ven.Mardi 5:15 -8:30 Lun -Merc, el Jeudi 7 45 CARREFOUR LAVAL Sam.et Dim Sem 7 45 1 15 - 4:45 8 15 4» BR0SSARD VO AVEC SOUS-TITRES ANGLAIS Ven et Sam 8 30 Dim et Mardi 1 30 4 45 8 30 Lun Mere et Jeu 7 45 MZEŒMxnH é .-tN’iDtf, Qift 8-1 CLAUDE MILLER I R \\( OIS I RI I I M I ( I M DI DI (il\ R M S|\1< )\ DI .I.\ \\\SM DIDIER 1)1 / \( I CD )I II.DI I >1 l'.AYM K KAOI I \\\W I \e Lys et le Trillium (25) Much Music 19 h : Backlrax The Best of Much Vidéoclips Barney Bentall & lhe.Vidéoclips (33) vf:rmont etv mars.'MM* Carlo (où il habite une partie de l'année), sa Cadillac Eldorado, les hot dogs de chez Pink’s, les vieux hôtels de luxe parce qu'ils ont quelque chose «d’érotique», les piscines parce qu’il a été champion nageur dans sa jeunesse berlinoise, l’argent et déclare qu’en photo « tout est à vendre ».Identifié longtemps à la photo publicitaire et à la photo de mode qu’il a regénérée, personnalisée, pour ainsi dire, en y introduisant un contenu dramatique, érotique et trouble, Helmut Newton prétend aujourd’hui ne pas pouvoir complètement s’en débarasser (même s’il ne « sent » plus ce genre de photo et n’a plus de plaisir à en faire) parce qu’il se couperait d’un revenu intéressant et surtout du bassin de mannequins et de jolies filles qu’il utilise comme modèles .pour ses mises en scène.Le film montre des dizaines et des dizaines de ces filles aux jambes interminables, aux seins généreux (comme il les aime, précise-t-il), au visage anguleux, au sourire un peu vamp — Newton déteste la douceur, le sweet look sur un visage de femme !.L’actrice Charlotte Rampling, avec qui il a fait sa première session de nu, explique dans le film comment travailler pour un photographe est différent du jeu au cinéma.Toute cette énergie qui se développe au cours d'une journée de travail est figée par la caméra qui n’en saisit que des bribes, explique-t-elle.Pour reconstituer le climat d’une session, il faut regarder des dizaines de photos, ajoute-t-elle.La photo ne sera jamais que le médium de l’instantané, même si elle est préparée pendant des heures ! Catherine Deneuve et Sigourney Weaver (dont l’une des photos a été retenue pour identifier cette septième édition du FIFA) expliquent pour leur part la très grande complicité voire « l’abandon » qu’exige d’elles le photographe, pour qu’il se passe quelque chose sur la pellicule.« On ne peut pas résister à Helmut; si tu ne capitules pas devant lui, il n’y a pas de photo », affirme Sigourney Weaver.Deneuve admire, pour sa part, le contenu secret, mystérieux, non-évident de ses photos — la densité de ses « noirs » notamment — qui contraste avec le côté provoquant, évident, allumeur que l’on retrouve également.Ces trois actrices, chacune à leur façon, le considèrent comme l’un des plus importants photographes de l'heure.Honni par les féministes qui ne voient dans son oeuvre qu’une apologie de la nudité féminine associée aux pires clichés d’une publicité as- PHOTO ARCHIVES Matise à New York dans les années 30.sujettie aux fantasmes masculins, Helmut Newton n’en demeure pas moins un personnage fascinant et son oeuvre ne laisse personne indifférent.Non-voyeurs s’abstenir ! Helmut Newton : Frames From the Edge (RFA/France), 1988, 104 minutes, présenté le 6 mars à 22 h et le 12 mars à 18 h à la Cinémathèque québécoise.?PARMI les excellents films de ce festival citons au hasard ce Matisse, voyages de Didier Baussy, un moyen métrage d’une heure, plus « classique » de facture, montrant comment les différents déplacements de ce grand peintre voyageur — sud de la France, Maroc, Moscou, New York, Tahiti — influencèrent son oeuvre.Les amateurs de Matisse trouveront dans ce film certaines clés pour comprendre les changements de style du peintre, comment par exemple le « fauve » de la Femme au cha peau (1905) — cette toile extraordinaire qui initia le fauvisme en France — se transforma en « petit chat » à Nice où les langueurs de la Côte d’azur et le climat des années folles influencèrent ses thèmes et sa peinture (fleurs, odalisques, portraits, etc).Malgré l’apparente désinvolture de cette période, l’oeuvre de Matisse traduit son inquiétude, son angoisse devant le manque de communication des êtres.Matisse revient inlassablement sur les mêmes thèmes, explique le film.Ses odalisques reposant dans un décor et des tissus complexes évoquent un « érotisme lourd » ; même les êtres de ses toiles se fondent dans les choses peintes « dépossédés de toute vie autre que chromatique ».Le film reproduit un extrait d’un film ancien de François Campaux dans lequel on voit Matisse, pinceau en main, au ralenti, esquisser un visage de femme.Ce film avait beaucoup troublé Matisse qui ne se « voyait » pas du tout peintre de cette façon; la caméra avait enregistré les mouvements instinctifs, les choix et décisions du peintre qu’il ne reconnaissait plus après coup, l’effet du ralenti dramatisant encore davantage cet élan créateur.S’il avait été plus jeune, Matisse se serait installé à New York tant la lumière de cette ville lui a plu, précise-t-il.Matisse a vu également Tahiti mais la brillance « comme immobilisée pour toujours » de la luminosité de cette île l’empêcha de peindre.Il ne fit rien pendant trois mois.Ce n’est qu’à son retour en France qu’il commença ses découpages et collages dans la couleur pure, scintillante, éclatante, retour tardif à ses premières amours de fauve.Celui qui disait « Je ne peins pas les choses mais le rapport entre les choses », « l’art est la transmission de l’indicible, non pas la peinture de la nature », a laissé une oeuvre empreinte de liberté qui a influencé des générations de peintres, américains notamment.Picasso admirait Matisse ; « Il a un soleil dans le ventre ».« Moi j’ai le dessin et je cherche la couleur, disait-il; Matisse a la couleur et cherche le dessin.» Matisse, voyages de Didier Baussy, (France, 1988), 58 minutes, présenté le 11 mars à 20 h et le 12 mars à 16 h à la Cinémathèque québécoise.JEAN-MARC BLIER Tableaux récents du 12 au 19 mars ’89 oUaison cfiAftt St-â^au/icut 742, boul.Décarie, Sl-I eurent Tél.: 744-6683 r AVIS AUX ARTISTES ET AUX ARTISANS QUINZIÈME EXPOSITION ET VENTE ANNUELLES D’ART ET D'ARTISANAT samedi soir 6 mai jusqu’au lundi soir 8 mai Une exposition soumise à la sélection du jury, qui permet aux artistes québécois d'exposer leurs oeuvres.Les artistes intéressés sont invités à y participer Date limite de demande d’entrée: 10 avril Les formulaires d'inscription peuvent être obtenus en téléphonant ou écrivant au: CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF DE LAVAL du YM-YWHA et CCJ de Montréal 755 du Sablon, Chomedey, Laval, Québec H7W 4H5 (514) 688-8961 JESUS VILALLONGA Exposition réalité poétique peintures récentes du 9 mars au 1er avril 1989 Rencontre et échange avec l'artiste sur les thèmes: • Réalité poétique • L'expérience internationale • L'Art une nécessité?• Fondation Vilallonga en Espagne.SAMEDI 11 MARS À 14h30 Nombre de places limité, confirmez votre présence — 933-6455 GALERIE ^14^ackaWS14)93^455 miCHEl TETRERULT oeuvres récentes LOUISE MASSON Jusqu’au 25 mars 4260, rue Saint-Denis, Montréal (Québec) Canada H2J 2K8 (514) 843-5487 FAX 843-3771 ART COnTEMPORRin GAI ERIE TROIS POINTS CHRISTIANE AINSLEY du 4 au 29 mars 307, STE-CATHERINE OUEST SUITE 555.MONTRÉAL (QUÉBEC) CANADA H2X 2A3 (514) 845-5555 Avec la participation du ministère des Affaires culturelles du Québec -
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