Le devoir, 7 mars 1989, Page(s) complémentaire(s)
8 ¦ Le Devoir, mardi 7 mars 1989 Eastern fait atterrir à Dorval avec deux jours de retard une centaine de passagers SELON LA POLICE Lacroix aurait avoué avoir eu des relations homosexuelles :in Pelchat LES DERNIERS clients d’Eastern Airlines parmi la centaine qui attendaient depuis le week-end de trouver des places sur des appareils d’autres transporteurs pour rentrer à Dorval arriveront aujourd’hui.La directrice des ventes de la compagnie pour l'Est du Canada, Diane Grenon, a expliqué hier qu’Eastern avait progressivement réussi à placer ses clients sur des vols d’autres transporteurs.Aujourd'hui, dit-elle, rentreront de Floride les derniers clients pris de court par la grève des machinistes.La compagnie tente par ailleurs de réunir suffisamment de pilotes pour remettre en vol ses appareils.À Le Michel Vastel —r- de notre bureau d'Ottawa LE CABINET fédéral franchit une nouvelle étape dans les sanctions économiques contre l’Afrique du Sud.Le secrétaire d’État a en effet annoncé hier que l’Afrique du Sud se retrouvera seule, avec la Libye, sur une liste de pays où non seulement les exportations militaires mais également toutes les exportations civiles, en particulier celles de produits de haute technologie, seront contrôlés.« L’idée était d’ajouter des dents à nos déclarations politiques » sur la question sud-africaine, a confirmé le SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Député siégera désormais à titre de député indépendant.Selon un communiqué de presse de l’aile parlementaire du PQ, M.Perron a pris l’initiative d’offrir sa démission dès qu’il apprit que des poursuites judiciaires étaient intentées contre lui.Il a fait valoir qu'il serait préférable qu’il se relire de l’opposition officielle, « le temps nécessaire pour défendre sa cause devant les tribunaux ».« Assuré de pouvoir établir son innocence, dit le texte, le député de Duplessis souhaite que la justice suive rapidement son cours».La démission de M.Perron, prise après consultation avec le président du caucus, M.Jacques Brassard, prend effet immédiatement.Elle a été annoncée à la presse, en fin de journée par le chef de l’opposition, M.Guy Chevrette.Ce dernier conclut qu'il procédera, au cours des prochains jours, à une nouvelle répartition des tâches entre les députés péquistes.L’occasion se présentera dès jeudi et vendredi prochains, alors que les 19 péquistes se réuniront à Lévis pour préparer les travaux sessionnels, qui reprennent mardi prochain, de l’Assemblée nationale.La répartition des sièges est désormais la suivante à l’Assemblée : 99 libéraux, 19 péquistes, 2 indépendants (MM.Jacques Rochefort et Perron), et deux sièges sont vacants depuis cinq mois, soit ceux de Hull et de Papineau, dans l’Outaouais.Âgé de 50 ans, M.Perron a été durant 20 ans employé de Hydro-Qué-bec.Député depuis 1976, il a été at-joint parlementaire de 1983 jusquà la défaite du PQ, en décembre 1985.Il y a deux ans, à la suite d’ennuis cardiaques, il a été absent du Parlement pendant quelques mois.Il a depuis repris ses activités normales.Signalons par ailleurs qu’un autre député, libéral celui-là, attend son jugement pour des accusations de fraude, reliées à des subventions gouvermenentales dans son comté.Il s'agit de M.Roma Mains, député de Saint-Henri.Ce dernier continue de siéger comme député libéral, mais il ne participe pas aux caucus et autres activités du gouvernement, en attendant l’issue de son procès.4 Un Américain pai de raison d’être là ».L’entraîneur a précisé que plusieurs personnes avaient eu accès au centre anti-dopage pendant que Johnson passait son test d'urine.Le personnage mystérieux « est venu s’asseoir à côté de Ben, a dit Francis, et il aurait pu glisser une substance quelconque dans son verre ».Toujours aux dires de Francis, le mystérieux personnage aurait été vu en compagnie du principal rival de Johnson, Cari Lewis, qui a récolté la médaille d’or arrachée au Canadien.Un agent de la GRC ainsi que le physiothérapeute de Johnson ont confirmé la présence du personnage mystérieux dans le centre anti-dopage.« J’ai commencé à soupçonner que la drogue (stanozolol) lui avait été donnée sans qu’il le sache, sans que je le sache et sans que le docteur As-taphan (Jamie) le sache».Johnson, qui est âgé de 27 ans, a nié avoir consommé « des substances illégales ».Astaphan, son médecin personnel, a nié lui avoir fourni des anabolisants.Francis, 40 ans, avait prétendu auparavant que Johnson avait été vic- Dorval, indique Mme Grenon, des cadres seraient ainsi appelés à remplacer les 33 mécaniciens et bagagistes ayant observé le mot d’ordre de grève.Les cadres qui seraient invités à faire de la mécanique sont d’anciens mécaniciens affectés à la supervision de ces employés et à qui on a rafraîchi la mémoire « ces derniers six mois », explique-t-elle.Eastern est paralysée depuis trois jours par un débrayage de ses 8,500 mécaniciens et bagagistes, dont les piquets de grève sont respectés par les pilotes.Hier la compagnie a demandé à un juge de Miami d’ordonner par injonction aux syndicats de pilotes de ligne américains de ru-prendre le travail en les déclarant en grève illégale.Selon Eastern, les pilotes, qui négocient un nouveau contrat de tra- orte-parole des Affaires extérieures ier soir.La sanction contre l’Afrique du Sud est d’autant plus notoire que le même jour, le Canada lève les mêmes restrictions qui s’appliquaient aux neuf pays du Pacte de Varsovie, de même qu’au Viêt-Nam et à la Corée du Nord.Il n’y a donc plus que la Libye et l’Afrique du Sud dont les besoins en matériel civil comme les ordinateurs, les logiciels, le matériel de télécommunications, les avions et les hélicoptères, les véhicules à quatre roues motrices, seront contrôlés par le gouvernement fédéral.Le secrétaire d’État en a profité pour réviser sa « liste des marchandises d’exportation contrôlée » pour qu’elle soit compatible avec cele du time d’un complot à Séoul.Il a cependant spécifie que Johnson et quatre autres athlètes canadiens suivaient un programme bien précis, incluant la consommation de stéroïdes, entre le 24 août et le 2 septembre, soit environ deux semaines avant les compétitions de Séoul.Il a précisé que ce programme, coordonné par Astaphan, comportait la consommation de stéroïdes el d’hormones de croissance ainsi que des diurétiques destinés à fausser les tests anti-dopage.L’entraîneur, habillé de noir, a dit avoir donné une injection de stéroïdes à Johnson le 24 août.Ensuite, le sprinter était lui-même responsable de poursuivre le traitement.qui n’incluait pas la consommation de stanozolol.Johnson était-il le genre d’athlète à s’informer du genre de traitement qu’il suivait et pourquoi ?« Définitivement », a répondu l’entraîneur.Francis a aussi identifié les autres membres de l’équipe canadienne à suivre le traitement par stéroïdes comme étant les sprinters Desai Williams et Angella Issajenko, Mark McKoy, spécialiste du 100 mètres haies, et Tracy Smith, championne canadienne au saut en longueur.Enfin, l’entraîneur Francis a indiqué, sans porter d’accusations explicites, qu’il avait été surpris d’apprendre, au début d’août, que le kinésithérapeute Jack Scott, qui avait suivi auparavant Cari Lewis, avait donné des soins à Johnson avec un appareil de stimulation musculaire.Ces soins avaient été prodigués sur l’île de St.Christophe (Caraïbes) où habite le Dr Astaphan et où Johnson s’était rendu pour faire soigner .sa blessure à la cuisse gauche qui risquait de l’empêcher de participer aux Jeux.Scott avait fait parler de lui la semaine dernière en affirmant pour la revue américaine Runner's world que Johnson était devenu une sorte de cobaye du Dr Astaphan.Selon Francis, Johnson bénéficiait, avec Waldemar Matuszewski, des services d’un des meilleurs masseurs du monde et n’avait donc pas besoin de l’aide de Jack Scott.4 Retour mille sans voix, qui faisait partie des milliers de demandeurs pour lesquels la machine gouvernementale s’est enrayée entre 85 et 88.Au terme de la « lutte des Turcs » du printemps dernier, la famille était expulsée du Canada.Entre temps, Gulizar avait été en classe d’accueil, puis en classe régulière, en troisième année à l’École Sainte-Cécile de la CÉCM, dans le quartier Villeray.EUe lançait un cri du coeur à la télévision en juin, souhaitant ardemment revenir vivre à Montréal.La directrice de l’école, Louise Laurin, a alors remué mer et monde, recueillant $ 4,000 pour payer les billets d’avion (ont souscrit des citoyens du quartier, des professeurs et conseillers pédagogiques de l’école, la CEQ, la Société Saint-Jean Baptiste ! ), trouvant un emploi à M.Ersoy (dans une compagnie de machines à coudre), trouvant un logement meublé près de l’école.Mme Laurin s’était rendue en Turquie en fin de semaine pour ramener la famille, qui vivait chez la grand-mère dans le petit village de Tavas.« Ce que je trouve triste et dommageable, c’est que les enfants s’intégrent si vite, et lorsqu’on leur dit de retourner ils sont déchirés », expli-que-t-elle.Une histoire touchante, bien sûr.U ne histoire qui ne nous dit pas si beaucoup de ressortissants turcs expulsés l’été dernier auront la même chance.Une famille turque est déjà revenue au pays depuis janvier, mais cela semble tout.Au ministère de l’Immigration du Québec on ne pouvait nous dire hier si plusieurs d’entre eux prévoient revenir au Canada.vail, devaient respecter un délai de 30 jours avant d’entreprendre leur grève.Les pilotes rétorquent qu’ils ne sont pas en grève et qu’ils ne font que respecter les piquets des mécaniciens et bagagistes.Eastern offre depuis Dorval sept départs quotidiens vers les États-Unis, les voyages d’affaires attirant 80 % de la clientèle et les vacances vers la Floride et l’Amérique du Sud, 20 %.Comme les hommes d’affaires payent habituellement plein tarif, il a été plus facile, explique Diane Gre-non, de les diriger vers d’autres transporteurs.À cause du manque de places dans leurs avions en ce début de période de pointe, des compagnies comme Air Canada ont décidé de n’honorer que les billets à plein prix d’Eastern.comité des pays de l’OTAN, le CO-COM, chargé de surveiller les relations économiques avec les pays du Pacte de Varsovie, la République populaire de Chine et leurs satellites.Signe des temps : la révision de la liste canadienne entraînera une diminution de 25 % du nombre de demandes de licences d’exportation.Dans le cas des pays du Pacte de Varsovie et de la Chine, seuls quelques produits « sensibles » sont sujets à des contrôôes, tandis que dans le cas de la Libye et de l’Afrique du Sud, ce sont toutes les exportations qui doivent maintenant recevoir l’approbation du ministère des Affaires extérieures.Même si cela laisse au gouver- « Il faudrait que vous voyez les demandes qui sont faites à notre bureau de Rome.» Gulizar était devenue entre temps un symbole, pour lequel les médias se sont entichés.Hélène Quinty, chargé de projet pour l’intégration des parents à l’école Sainte-Cécile, explique que « tout ce branle-bas tient peut-être au contexte interculturel, à toutes les dicussions publiques sur ce sujet».Mme Quinty est responsable du programme « J’apprends avec mon enfant » un programme qui, selon elle, est unique.Les parents allopho-nes viennent à l’école pour suivre des cours de français en liaison avec le programme de leurs enfants.Ils sont maintenant 80 inscrits.« On essaie de leur faire comprendre le programme scolaire de leurs enfants, on les suit en même temps », dit-elle.Gulizar retournera à l’école cette semaine.Louise Laurin la placera d’abord en classe d’accueil afin qu’elle retrouve sa parfaite maîtrise du français.Et Teresa, 10 ans, qui se dit « presque sa meilleure amie », sera bien heureuse.« Gulizar elle est gentille, courageuse, aimable, je m'ennuyais d’elle, je l’aime beaucoup».4 Le Québec n’est pas question qu’il participe à la deuxième étape de la réforme con-stitionnelle, celle qui viserait notamment à satisfaire les velléités réformistes des provinces de l’Ouest concernant le Sénat.Sur le ton de l'irritation, Robert Bourassa a clairement laissé planer la menace de bloquer le processus de réforme constitutionnelle.« Si le Canada veut se lancer dans une réforme constitutionnelle sans le Québec, cela me parait assez difficile à réaliser.Comment, par exemple, aborder la réforme du Sénat sans le Québec.Si l’on décide de ne pas accepter ces propositions très modérées, les plus modérées jamais faites par un premier ministre du Québec, on va geler la réforme constitutionnelle ».L’attitude rébarbative des leaders néo-démocrates de l’Ouest et des deux provinces récalcitrantes apparaît d’autant plus inacceptable à Robert Bourassa qu’il est convaincu que ce n’est pas le Québec mais le Canda qui serait le grand perdant.« Le Canada ne ferait pas un cadeau au Québec en acceptant ses demandes.On permettrait au Canada d’être plus qu’une entité géographique, d’être un vrai pays, au lieu d’etre un pays amputé de l’une de ses régions les plus importantes» Dernier coup de semonce de Robert Bourassa aux objecteurs du Canada anglais, il leur recommande de lire l’histoire du Québec des 30 dernières années et de se rappeler les événements, dont certains dramatiques, qui ont jalonné son évolution politique.« Ça pourrait leur faire comprendre un peu la situation où nous nous trouvons aujourd’hui.Je suis un peu surpris par le niveau d’opposition de certains leaders du Canada anglais.J’aurais pensé qu'ils auraient une connaissance un peu plus fraîche et profonde de la situation politique du Québec ».Cette réaction à retardement de certains chefs politiques, Robert Bourassa la trouve d’autant plus in-justifée qu’elle porte sur le concept de société distincte du Québec.Il rappelle à cet égard que le caractère distinct du Québec, il est déjà reconnu à travers plusieurs articles de la Constitution actuelle : l’article 92 porte sur le Code civil qui ne s’applique qu’au Québec; l’article 93 régit l’enseignement confessionnel au Québec et en Ontario; l'article 94 stipule que le fédéral peut uniformiser toutes les lois au Canada, sauf au Québec; l’article 133 impose au Québec des obligations particulières.Quant à ceux qui reprochent au Québec d’avoir eu recours à la clause « nonobstant » pour assurer la Les détenteurs dé billets à tarifs d'excursion doivent ainsi payer un surplus.La période de pointe de Pâques approchant, on voit mal cependant comment seraient relocalisés les clients d’Eastern si la grève se prolongeait.Les destinations vacances affichent presque déjà complet.« On ne peut pas se rendre à Pâques comme ça.Quelque chose va se passer», dit Diane Grenon.Robert Guay, président général pour le Canada de l’Association des machinistes et travailleurs de l’aéronautique en grève, affirme cependant que pour les syndiqués il s’agit d’une « lutte à finir ».Depuis environ un an, dit-il, les machinistes sont passés à Dorval de 80 à 33 au profit de la sous-traitance.nement fédéral toute la latitude voulue, la mesure contre l’Afrique du Sud a deux conséquences : ¦ les complications administratives liées à la demande de permis d’exportation tendent à décourager les exportateurs et conduisent à une baisse du commerce.Inversement, la levée de ces restrictions pour les pays du Pacte, le Viêt-Nam et la Corée du Nord devraient accroître les échanges; ¦ le gouvernement est maintenant « responsable » de toutes les exportations vers l’Afrique du Sud et sera donc obligé de rendre des comptes.Cela rendra les pressions des groupes opposés à l’apartheid d'autant plus efficaces.survie du français, le premier ministre du Québec leur rappelle que c’est « le pape de l’orthodoxie fédéraliste », Pierre Trudeau, qui l’a introduite dans la Constitution canadienne en 1982.Dans tout ce débat sur l’entente du lac Meech, conclut Robert Bourassa, le problème vient du fait qu’en 1982, l’on a imposé au Québec une réduction de ses pouvoirs, sans son consentement et de façon unilatérale.« C’est ça que le Canada anglais devrait comprendre ».4 L’égalité nité, un montant forfaitaire.Ajoutée aux prestations de l’assurance-chômage versées pendant 15 semaines et à la somme de $ 240 accordées par le ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, cette somme permettra à la nouvelle mère de recevoir 75% du salaire qu’elle touchait lors de son départ en congé de maternité, et ce, pour une période de 17 semaines.Domtar s’est aussi associée volontairement au projet-pilote d’accès à l’égalité en emploi lancé par le Québec.L’entreprise, tout comme Ultramar, est aussi touchée par la loi portant sur l’équité salariale en Ontario.M.Jean A.Jeanrie, conseiller en équité en matière d’emploi à Domtar, se prépare également à souscrire au programme d’obligation contractuelle que le gouvernement du Québec devrait annoncer prochainement.« On ne peut s’engager dans une telle voie sans la volonté de l’entreprise de prendre des mesures spéciales et des mesures raisonnables d’adaptation pour réaliser l’équité en matière d’emploi.Un engagement ferme de la direction est indispensable», affirme-t-il.L’entreprise en est encore à la phase diagnostique, mais le Comité des programmes d’équité de Domtar s’est engagé à présenter à la haute direction, en septembre 1989 au plus tard, les plans d’action complétés de ses divers programmes.« Il y a un travail d’harmonisation à faire qui n’est pas facile.Ce que nous avons accompli jusqu’à maintenant représente un défi que peu d’entreprises ont réalisé », affirme M.Jeanrie.L’implantation de programmes de ce type est longue, remarque-t-il : « pour avoir un bon programme de francisation, cela a pris 10 ans».À Provigo aussi, le dossier progresse.L'analyse diagnostique est terminée et il ne reste plus qu’à valider le système d’emploi.« Nous comptons déposer notre plan d’action et nos recommandations au début de mai », dit M.Daniel Tremblay, directeur, développemunt ressources humaines, et responsable de l'implantation du projet.« C’est une tâche beaucoup plus lourde qu’on ne le pensait au départ, mais les données qui sont là sont essentielles.En outre, quand arrivera l’obligation contractuelle, nous serons prêts », constate M.Tremblay.Meme s’il y a un engagement formel de la part du conseil d’administration et de la haute direction, l’implantation du plan d’action exigera beaucoup d’information et de sensibilisation auprès du personnel cadre, dit-il : un changement de mentalité n’est jamais facile.D’autre part, une saine gestion ne peut se permettre de sous-utiliser ses compétences, conclut M.Tremblay.Le programme d'accès à l’égalité comporte également un volet à l’intérieur du gouvernement.Il touche quatre corps d’emploi pour lesquels on a fixé des quotas de femmes.Les derniers chiffres du Conseil du Trésor montrent qu’en septembre 1987, le pourcentage des agentes de la paix était de 5.3 % : ce chiffre n’a pas bougé depuis.Les objectifs au 31 mars 1990 sont de 7.5 %.Quant aux cadres supérieurs, les femmes représentaient 7.4 %; elles sont maintenant à 8.1 % alors que l’objectif d'après la Presse Canadienne QUÉBEC — Le télévangéliste Pierre Lacroix aurait confessé ses tendances homosexuelles à la police peu après son arrestation le 20 septembre dernier à Québec.Hier, au procès de Lacroix, accusé de grossière indécence, l’agent Alain Quirion a raconté comment, en compagnie de l'agent Michel Pageau, il avait arrêté l’accusé et l’avait conduit au poste où l'accusé aurait fait di vers aveux.Il aurait déclaré aux policiers, selon le témoin : « Vous n’avez pas posé les bonnes questions » Il dit à l'agent Pageau de poser son crayon et « je vais vous raconter la vérité».Lacroix admet alors avoir eu des relations sexuelles avec « Y » alors que celui-ci avait 18 ans.« On a très bien vérifié ça ensemble ».« J'ai des tendances homosexuelles à cause de mon vécu.J’ai eu des problèmes étant jeune que je ne vous raconterai pas.Mais je n’ai pas agressé sexuellement « Y » », déclare-t-il à la police.L'agent Quirion lui déclare visé est de 12 %.Le pourcentage des professionnelles qui était de 21.1 % a grimpé à 22.8 % alors que l’on vise 27.5 %.La situation est moins encourageante du côté des ouvrières: leur pourcentage qui était de 1.1 % est toujours le même alors que l’objectif est de 3%.Le programme avance, mais à pas de tortue.4 Vienne négociations officielles qui couvrent toute l’Europe, de l’Atlantique à l'Oural.L’OTAN doit d'ailleurs présenter un plan détaillé des réductions des armes conventionnelles.Selon des sources à Ottawa, c’est M.David Peel, chef de la délégation canadienne, qui serait chargé de déposer le document de l’OTAN.Cette séance de discussions sera confidentielle.« Ces négociations sont les plus importantes et les spectaculaires jamais entreprises dans l’histoire du contrôle des armements, et le Canada a bien l'intention d'y participer pleinement », déclare un haut fonctionnaire des Affaires extérieures travaillant à ce dossier.La présence canadienne en Europe est minuscule et se concentre en Allemagne de l’Ouest.Le pays y dispose de 7,500 hommes, de 60 chars d’assaut Léopard, de 35 pièces d’artillerie et de 40 chasseurs F-1B.» Malgré ce nombre limité, le Canada réduira ses forces si un accord impose à tous les pays des réductions », déclare le diplomate canadien.Selon Roger Hill, directeur de la recherche à VInstitut canadien pour lu paix et la sécurité internationales, ces négociations pourraient ne pas durer aussi longtemps que certains observateurs le pensent.« Bien des experts estiment que les FCE pour raient se dérouler sur une quinzaine d'années.Ils ont en tête les anciennes négociations MBFR qui ont duré 15 ans sans donner de résultat.Pour ma part, j’estime qu’elles seront ter minées d’ici quatre ou cinq ans », dit M.Hill, auteur de plusieurs études sur les forces conventionnelles en Europe.Pour M.Hill, il est fort possible qu’on assiste à des accords a chaque étape de la négociation pour finalement conclure un traité général sur les forces conventionnelles.Dans les discours d’ouverture à la conférence sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), l’Estel l’Ouest ont fait état hier de nettes divergences quant aux moyens de mettre fin à 45 ans de rivalité armée sur le continent, tout en se situant dans la perspective d’une réduction des troupes et des arsenaux non nucléaires.Dans son discours d’ouverture, le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze, a déclaré qu’il était possible de trouver un terrain d’entente entre les positions des deux parties.« Malgré de sérieuses divergences, elles peuvent être rapprochées », a-t-il déclaré à ses homologues de 34 autres pays, réunissant les participants à la conférence et les représentants de pays neutres et non alignés.Le secrétaire d’État américain, James Baker, qui a aujourd’hui sa première rencontre officielle avec Chevardnadze depuis son entrée en fonctions en janvier, a auant à lui affirmé que l’Union soviétique devait « démilitariser sa politique étrangère en Europe».Et le secrétaire au Foreign Office, Geoffrey Howe, définissant la position de l’Alliance atlantique aux entretiens, a mis Mikhaïl Gorbatchev au défi de faire preuve de « courage et d’imagination » en mettant au rebut la majeure partie de l’arsenal est-européen.Les propositions de M.Chevardnadze prévoient dans un premier temps l’élimination en deux à trois ans des « disparités et asymétries » et la fixation de plafonds inférieurs de 10 à 15 % au niveau le plus bas possédé par les deux alliances.Une seconde réduction de 25 % interviendrait dans une deuxième phase.Mais contrairement aux Occidentaux, qui veulent d’abord réduire les armements terrestres, le ministre soviétique a mentionné les avions de qu’il ne le croit pas et Lacroix demande si les agents le gardent à coucher.L'agent Quirion demande à Lacroix de signer une déclaration, ce que Lacroix re fuse.Le sergent Jean-Pierre Du ehesne est venu raconter que du rant ce temps il avait téléphoné à Me Alain Gaumond, procureur de la couronne, pour lui dire de venir discuter de l'affaire.Peu de temps après l'arrivée de Me Gau mond s'est présenté Me André Langlois, président de la Cité du Père, qui a fondu en larmes en apprenant l'affaire.Il a demandé une demi-heure pour se remettre avant de rencontrer Lacroix.Le sergent Duchesne dit qu'il a conseillé à Me Langlois de se choisir un criminaliste parce que lui n'était pas en état de défendre Lacroix.Les agents Quirion et Pageau ont affirmé n’avoir fait ni menaces, ni promesses, ni pressions d'aucune sorte au cours de cette rencontre.L’avocat de la couronne Me Gaumond a déclaré hier, en fui d’après-midi, que sa preuve était close.Le procès se poursuit ce matin combat et les hélicoptères parmi les « armes les plus déstabilisantes » qui doivent être réduites.L’OTAN estime pour sa part que la priorité doit être donnée aux armements susceptibles de permettre une attaque-surprise et réclame des réductions draconiennes des chars el de l'artillerie du pacte et surtout de l’URSS.M Chevardnadze a également proposé la création au contact entre les deux alliances de zones de fortes réductions dont seraient notamment exclues les armes nucléaires à courte portée SNF.Mais Ifowe et Baker ont claire ment indiqué que l’OTAN voulait obtenir de Moscou et de ses alliés des réductions beaucoup plus importun tes et ont réaffirmé que, d’après l’AI liante occidentale, la supériorité nu mérique des pays de l’Est était manifeste tant en hommes qu’en maté riel.Tout en se réjouissant des réduc lions militaires annoncées par Gorbatchev et ses alliés, le secrétaire au Foreign Office a souligné que le Pacte de Varsovie disposait encore de « beaucoup trop d’armes mortel les, conçues en particulier pour les attaques par surprise et la conquête territoriale.» Il a déclaré que l’Occident voulait parvenir à des niveaux équivalents dans le nombre des chars, des pièces d’artillerie et des transports de troupes dont disposent les deux blocs.Dans ces catégories, a-t-il déclaré, l’arsenal du Pacte de Varsovie constitue «.le tranchant du rideau de fer ».4 Dofasco fer.Sauf quatre millions de tonnes de boulettes de fer destinées aux aciéries nord-américaines, l’essentiel de la production de Québec-Cartier est expédié en Europe.Rejoint à son domicile montrélais, hier soir, le président de l’entreprise, Georges Massobrio, a soutenu que le changement de propriétaires ne provoquera aucun bouleversement « Elders souhaite une certaine continuité dans la gérance et les affaires de Québec-Cartier», a-t-il dit.Le groupe Elders est déjà impliqué dans le secteur des ressources naturelles et c’est le plus grand producteur de pétrole en Australie.L’acquisition de Québec-Cartier constitue pour lui une percée dans le secteur du fer, un secteur où les Australiens sont très actifs.Pour sa part, Dofasco s’est engagée à prendre livraison dès avril 1990 de deux millions de tonnes de boulettes de fer produites à Port-Cartier dans l’ancienne usine de Sid bec-Normines.En plus de sa participation au capital-actions de Québec-Cartier, Dofasco possède des intérêts dans plusieurs autres entreprises du bassin minier Québec-Labrador, notamment chez la minière IOC et chez Wabush Mines.Prédisant que 1989 sera une très bonne année pour son entreprise, M.Massobrio explique ainsi les raisons qui ont pousse le géant USX à se départir de la minière Québec-Cartier : « Cela fait deux ou trois ans qu’USX avait décidé de se départir de plusieurs actifs, dont Québec-Cartier, afin de compléter le financement de l’achat de la pétrolière Marathon.Il n’y a pas d’autres raisons.USX veut concentrer ses activités dans le secteur énergétique.» Québec-Cartier fait des affaires dans la province de Québec depuis 1958 alors qu’elle mettait en exploitation le gisement minier de Fire Lake et le concentrateur de Lac-Jeanine, non loin de Gagnon qu’elle devait construire.Au début des années 1970, elle cédait tous ses actifs à Sid-bec-Normines et elle redéployait ses activités minières à Mont-Wright alors qu’elle faisait construire la ville de Fermont pour y loger son personnel.Il y a quatre ans, Québec-Cartier se portait acquéreur de l'usine de bouletage de Sidbec-Normines, à Port-Cartier, après que le gouvernement ait fermé ses installations minières au Nouveau-Québec, licencié son personnel et rasé la ville de Gagnon.Canada plus sévère pour l’Afrique du Sud C:5C
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