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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1989-03-21, Collections de BAnQ.

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la météo: Faible neige.Max.: 2.Détail page 7 50 CENTS Vol.LXXX— No 67 ?Montréal, mardi 21 mars 1989 Côte Nord ûaspesie.Nouveau-Brunswick 60 cents lu'onG’ 80 cents Desjardins PHOTO CP Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, a révélé les besoins de capitalisation des caisses pour les deux prochaines années, aux assises du Mouvement, hier, à Québec.Desjardins devra garnir ses coffres de $ 400 millions 3Ss>de Turcotte ¦ envoyé spécial QUÉBEC — Pour soutenir son rythme de croissance actuel et pour se conformer à l’exigence d'une base d’endettement de 5 %, tel que prescrit dans la loi nouvelle sur les caisses d’épargne et de crédit, le Mouvement Desjardins devra augmentter sa capitalisation de $ 400 millions au cours des deux prochaines années.En fournissant cette information aux délégués réunis à Québec pour les assemblées générales du Mouvement, le président, M.Claude Béland, a indiqué qu'une première émission de $ 100 millions aura lieu avant la fin de l’année pour augmenter la capitalisation des caisses populaires elles-mêmes, du moins cel- les qui seraient intéressées à profiter de cette nouvelle source de capitaux.Les montants attribués à chaque caisse populaire seraient établis avant le lancement de l'émission.M.Béland s’est dit incapable de donner pour le moment des précisions sur les modalités de rémission, puisqu'il faut attendre le prochain budget du ministre des Finances du Québec pour savoir quel environnement fiscal sera créé.Desjardins souhaite avoir « un traitement comparable et équitable », c’est-à-dire semblable à celui qui fut accordé aux trois banques à charte dont le siège social est au Québec.Dans le cadre du régime d’épargne-actions, ces banques ont réussi des émissions totalisant $ 1 milliard en laissant un manque à gagner de $ 200 millions au Voir page 10 : Desjardins Sondage sur Hydro-Québec llydro-Québec a-t-elle encore la confiance du public ?C’est ce à quoi répondra un sondage LE DEVOIR-Créatec+ publié demain et jeudi.La criminalité chez les jeunes devient alarmante à Montréal in Pelchat SI RIEN n’est fait pour enrayer le phénomène croissant des bandés d’adolescents, Montréal pourrait faire face d'ici 10 ans à une situation corn parable à celle de grandes villes américaines, estime le directeur de la section renseignements de la police de la Communauté urbaine de Montréal, Robert Desjardins.Présentement, affirme-t-il, seulement quatre bandes parmi la trentaine qui évoluent dans la métropole présentent un certain degré d'organisation.Les autres sont essentiellement constituées d’adolescents qui s’adonnent à la délinquance par désoeuvrement.Pressé de question à la suite d’un week-end sanglant au cours duquel un jeune homme de 24 ans a été as- sassiné dans un autobus de la Société de transport de la CU M, le service de police de la CU M a décidé de laisser M.Desjardins répondre.En conférence de presse, hier après-midi, M.Desjardins a cependant affirmé que les événements des derniers jours n’avaient pas été reliés à ces groupes.Quoiqu’il en soit, la violence des adolescents est un phénomène en pleine croissance, favorisé selon M.Desjardins, par la facilité avec laquelle les jeunes peuvent se procurer et porter des armes offensives comme « des couteaux avec des lames d’un pied de long».« Il y a des parents, lance-t-il, qui ne posent pas la question : où est-ce que tu t'en vas avec ça?» Vendredi dernier, le directeur par intérim du SPCUM, Alain Saint C.er-main, demandait aux participants aux assises de la Conférence des maires de banlieue de permettre la saisie de telles armes par voie de réglementation.Actuellement, les policiers ne peuvent saisir les couteaux à moins de démontrer une intention criminelle de leurs propriétaires.Le directeur Saint-Germain a dit espérer voir entrer en vigueur de tels règlements avant la fin de cette année.Le week end allait donner à son appel une cruelle actualité.Dimanche matin, vers 4 h 30, dans un autobus stationné près de la station de métro Frontenac, un jeune homme de 24 ans a été battu et poignardé à mort.Hier, deux jeunes ont été accusés en rapport avec cette affaire.Un premier, âgé de l!l ans, a été inculpé de meurtre au second degré Le se coud, âgé de lti ans, a été accusé à la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec de complicité après le fait Dans cette même station, samedi soir, un jeune homme de 24 ans était blessé d'un coup de couteau à la jambe au cours d'une bagarre avec un groupe V la station de métro Bern UQAM, le même soir, deux suspects agressaient à coups de couteau un adolescent dont ils réclamaient le blouson de cuir.En après-midi.un adolescent était blesse à la cuisse d’un coup de couteau, lui aussi parce que ses agresseurs voulaient son blouson.Vendredi, une fillette étail blessée d'un coup de couteau au visage par un suspect de 12 ans.I ,e phénomène de la violence des adolescents en général et des bandes en particulier retient l’attention des policiers de la CU M depuis deux ans Voir page 10 : La criminalité Le secrétaire d’État dénonce l’intolérance Alerte au racisme canadien BliÉhel Vastel ^=== de notre bureau d'Ottawa LE SECRÉTAIRE d’État lance aujourd’hui un cri d’alarme.« Le racisme et la discrimination raciale existent bel et bien au Canada », affirme Gerry Weiner.À l'occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le nouveau ministère du Multiculturalisme et de la Citoyenneté publie aujourd'hui un bilan peu reluisant des relations interraciales au Canada.« Les témoignages et les sondages nous font voir que bon nombre de Canadiens ont, au fond, une attitude raciste », selon une revue sur l’élimination de la discrimination raciale au Canada, lancée ce midi à Toronto par le ministre Weiner.Le même jour, un sondage Gallup indiquait que plus de la moitié des Canadiens pensent que l’intolérance raciale est au hausse au pays.Plus des deux tiers disaient aussi estimer que cette intolérance va continuer de croître.Le ministère du Multiculturalisme estime qu’il y a « un noyau de 12 à 16 % de Canadiens qui vont jusqu’à afficher l’intolérance la plus ex- trême ».En 19X8, un professeur de l’Université de Toronto a établi que 70% des gens croient que, le plus souvent, « ce sont les attitudes mêmes des immigrants qui incitent à lu discrimination ».Dans le secteur de l’emploi, Xtl % des chasseurs de têtes des grandes entreprises se font demander de ne pas accepter de candidats d'aut res races.À l’école, les manuels scolaires présentent des stéréotypes et des al lusions malveillantes à l'égard des groupes minoritaires et il existe très peu de manuels se rapportant à l’his Voir page1:0 : Alerte La froide arrivée du printemps Paul Cauchon LE QUÉBEC est enterré sous au moins 15 centimètres de neige, on gèle sous zéro, mais le printemps commençait officiellement hier matin à 10 h 28 (heure normale de l’Est).Est ce un effet pervers de la couche d’ozone 7 Une consé-Voir page 10 : La froide SALVADOR L’extrême-droite a 54 % SAN SALVADOR (AFP, Reuter) -M.Alfredo Cristiani, candidat du parti d’extrême-droite ARENA, arrive en tête de l’élection présidentielle de dimanche avec 53.8 % des suffrages, selon les premiers résultats officiels communiqués hier par le Conseil central des élections.Lors d’une conférence de presse, le président du conseil électoral, M.Ricardo Perdomo, a indiqué que sur 576,339 bulletins dépouillés, soit entre la moitié et les deux tiers des suffrages exprimés, les résultats étaient les suivants : Alliance républicaine nationaliste, 53.8%, Parti démocrate-chrétien (PDC) 36.5 %, Parti de la Conciliation Nationale (PCN), 4.2%, Convergence Démocratique (CD, gauche), 3.2 %, Mouvement Authentique Chrétien (MAC), 1.1 %, Action Démocratique (AD), 0.4 %, Union Populaire (UP), 0.4 % et Parti d’Action Rénovatrice (PAR), 0.3%.• Le démocrate-chrétien Fidel Chavez Mena a reconnu sa défaite.Il a établi le taux de participation à un pourcentage entre 45 % et 50 %, re présentant 900,000 votants sur 1.8 million d’électeurs.Ce taux serait le plus bas jamais enregistré dans ce pays.Le département d’État américain a parlé, pour sa part, d’un taux de participation de 55 %, peut-être 60%.Le vainqueur, un homme d’affaires prospère, avait revendiqué la victoire dès dimanche soir, mais on ignorait toujours si un deuxième tour serait nécessaire, le vainqueur ayant besoin de plus de 50 % des suffrages exprimés pour l’éviter.« Nos décomptes donnent la vic-Volr page 10 : L’extrême-drolte ALBERTA Le balayage bleu oublie Don Getty d'après Canadian Press EDMONTON — Les conservateurs albertains ont été reportés au pouvoir pour un sixième mandat consécutif, hier, mais le premier ministre Don Getty a mordu la poussière dans sa circonscription de Edmonton Whi temud.Au moment d’aller sous presse, les conservateurs avaient 59 can didats élus ou en avance, contre 16 néo-démocrates et huit libéraux, une situation assez simi laire à celle que l’on retrouvait dans la législature précédente Mais malgré la réélection facile de son parti qui n’aura perdu que deux sièges au total, le premier ministre Getty devait s’avouer vaincu par moins de 400 voix dans sa circonscription, un quartier aisé d'Edmonton, qui passe aux mains des libéraux, représentés par le conseiller municipal Percy Wickman.M.Wickman, qui doit se dépla-Volr page 10 : Alberta MONTRÉAL L’Est attend toujours fSâtbelle Paré COMME une longue cicatrice traversant l’Est, la rue Notre-Dame continue d’afficher ses airs de zone sinistrée, ses usines vétustes.Un an et demi après la relance de l’économie et de l’emploi, la grogne s'y fait sentir.Le nombre de sans-emploi, évalué à 33,000 en 1987, ne semble pas avoir bronché.La médecine administrée par les gouvernements aurait davantage servi les entreprises que les véritables malades : les chômeurs de l'est.Les ouvriers de la Vickers en savent quelque chose.Relance ou pas, ici la saignée se poursuit.Dans le bureau désolé du syndicat des employés, un mur affiche une liste jaunie et criblée de ratures où subsistent quelques espaces blancs : les noms des derniers 180 employés, toujours en poste à la Vickers.Ils étaient 250 il y a deux ans.À l’automne, faute de contrats, ils ne seront plus que 15 en ateliers.« Même s'il existe maintenant des programmes de modernisation, la compagnie ne s’en est pas prévalue.On peut végéter comme ça pendant plusieurs années, comme on peut fermer demain matin.Personne ne sait quoi que ce soir des intentions de ta compagnie », explique Jean-Guy Beaubien, qui a assisté impuissant à la mise à pied de 450 de ses collègues.Même désarroi aux Ateliers Angus du Canadien Pacifique où les transferts de départements vers les provinces de l’Ouest menacent de causer 160 nouvelles pertes d’emploi.Ici, la relance, connaît pas.Même si le CP est un des plus importants employeurs de l’Est (1,100 emplois), la société ferroviaire n’entre pas dans les critères de prêts fixes à Québec pour le programme de « modernisation » lancé il y a un an.Ces prêts sont accessibles aux entrepri-Voir page 10 : L'Est PHOTO CHANTAL KEYSER Vision paradoxale dans l’Est : la tour du Stade derrière l’un des derniers survivants de l’industrie lourde sur la rue Notre-Dame, l’usine de la Canadian Steel Wheel.ixjL •j ¦»—\ < t ¦: AUJOURD’HUI L’Intifada va durer Des experts israéliens préviennent que les Palestiniens n’abandonneront pas Page 5 Sakharov adulé Le désir de certains scientifiques d'élire Andreî Sakharov à l'Académie des sciences suscite de vifs débats à Moscou Page 5 Tembec a un allié Tembec a finalement convaincu la filiale d'un géant irlandais d'investir dans Temboard.Page 13 Peter prêt à quitter Le capitaine des Nordiques pense qu'il ne sera plus à Québec l'an prochain.Page 18 BORÉAL géra® ïïuon En guise dr mrtnoirrs * GÉRARD FILI0N FAIS CE QUE PEUX HUUMLiOaMalutal An guise de mémoires Personnage clé du Québec d’après-guerre et de la Révolution tranquille, ancien directeur du Devoir, Gérard Fi lion raconte dans ce livre une formidable traversée du siècle.* « 10 B Le Devoir, mardi 21 mars 1989 Même les syndiqués de la fonction publique ont cédé aux plaisirs du «pitonnage» gillie des Rivières QUAND on y goûte, on ne peut plus sans passer.La résistance aux changements technologiques est un mythe.du moins dans la fonction publique québécoise qui y est « plutôt favorable », à divers degrés.Plus on monte dans la hiérarchie, plus on est heureux de pitonner.C’est ce rappelle une étude entreprise par le département de sciences politiques de l’université Laval, résumée dans un document rendu public aujourd’hui, portant sur les répercussions de la technologie en milieu de travail.L'étude fait partie de 62 projets subventionnés depuis 1986 par un fonds attaché au ministère fédéral du Travail.Le ministre du Travail, M.Jean Corbeil, commentera les tendances des recherches aujourd’hui, au cours d’une conférence sur l’impact de la technologie sur les humains.La fonction publique québécoise — l’une des dix administrations les plus informatisées en Amérique du Nord — n’en exprime pas moins des ambivalences vis-à-vis des ordinateurs, de l'informatique à distance.Chaque groupe a ses réserves.Ainsi, les professionnels constatent souvent un glissement progressif d’un travail de conception à un travail d’exécution, auquel ils ne seraient pas nécessairement étrangers.C’est que de plus en plus, ils font le travail de leur secrétaire, écrivent des lettres, envoient des mémos.Les fonctionnaires pour leur part se sentent souvent valorisés et motivés et plusieurs ont rapporté un élargissement salutaire de leur tâche.Ils font davantage de tenues de dossiers et ont une visison plus large des situations.Cependant, ils attendent toujours la reclassification et l’avancement salarial qui traduiraient concrètement ces changements.L’équipe de M.Jean Mercier a mis deux ans à compléter son travail.Elle a envoyé 7,000 questionnaires, dont 2,000 ont été retournés.Klle a publié quatre volumes sur son travail.L’informatisation ne fait pas le même effet à tout le monde.L’étude de Laval réflète d'ailleurs une des constantes de l'ensemble des projets effectués depuis 1986, à savoir que plus on est élevé dans la hiérarchie, moins on craint pour son emploi.Et plus on reçoit la formation adéquate.Ainsi, chez les cadres supérieurs, « l’informatique a amené une augmentation de la motivation et de la valorisation au travail et une amélioration de la communication ».Klle produirait aussi des décisions plus éclairées mais sur ce point, les chercheurs mettent un bémol car les répondants sont en conflit d’intérêt : ils sont justement responsables de ces décisions.Un grand nombre de rapports relèvent la complexité des changements apportés par les ordinateurs.Ainsi, dans le secteur de l’assurance, « l’employé jouit d’une plus grande autonomie depuis qu’il a accès à un télétraitement interactif ou à des micro-ordinateurs.Mais à l’inverse, l’accès à des renseignements plus détaillés sur les transactions de chaque employé donne heu à un contrôle et une surveillance accrus », note une autre recheche, effectuée celle-là par le département de sociologie de l’université Laval.« Tout dépend de la stratégie qui préside au choix du système informatique », note le sociologue André Billette.Kncore là, son propos trouve un écho ailleurs.Les syndicats, qui ont effectué une bonne partie des recherches, et les universitaires sont nombreux à recommander la manière participative dans le dévelop- pement des système informatiques au travail.La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) — dont l’étude fait partie de neuf enquêtes sur le secteur manufacturier — est limpide à ce sujet : « les employés demandent être consultés ».« Les facteurs qui facilitent l’acceptation de la technologie sont l’amélioration de l’environnement, un rehaussement de la compétence et une plus grande autonomie au travail».La CSD distingue trois types d’entreprises : là où la modernisation est à l’état de projet, elle a noté « une attitude d’acceptation avec réticence.Dans les industries où l’implantation de la technologie est en cours, les employés réclament plus d’informations sur leur sort, à plus forte raison lorsqu’ils doivent déménager dans une nouvelle usine.Dans les entreprises ayant déjà expérimenté les changements technologiques, « le bilan des robots industriels est très négatif ».Les promesses sont restées lettre morte.Le travail est toujours aussi monotone, la compétence n’a pas augmenté, non plus que les chances d’avancement, constate Mme Cécile Vanasse.Mme Vanasse a trouvé que si l’informatisation a diminué la charge physique, le stress est resté le même.La CSD a fait enquête principalement dans le bois, le textile, la viande, la fonderie, les caisses populaires.Klle a pu analyser deux types de changements, la bureautique et la robotique.Dans la fonction publique, milieu bien particulier, une réponse faisait l’unanimité, à savoir que l’informatique qui ne cesse de se développer depuis la fin des années soixante, avait amélioré le service à la clientèle.Un numéro d’immatriculation d’automobile égaré sera rapidement retracé.Une erreur dans vos impôts également.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 La criminalité et demi, a reconnu le directeur Desjardins.« Il n’existait pas il y a 10 ans.À cette époque, on pouvait encore avoir la collaboration des parents, dit le directeur.Aujourd’hui, on a beaucoup de difficulté à seulement les retracer.» « L’éclatement de la famille n’est pas du tout étranger à ça », affirme-t-il.Mais le directeur Desjardins est catégorique: Montréal, pas plus que son réseau de métro, ne vit un problème de gangs comparable à celui de villes comme Los Angeles ou Vancouver.Mais le phénomène, admet-il, prend de l’ampleur.« Ce n'est pas un problème à Montréal, mais ça va le devenir royalement si on ne s’en occupe pas.» Les bandes, aux noms tels que « Dynamite », « Master B » ou « Dé molition », sont généralement formées de jeunes de même origine raciale.Us s’imposent des rites d’initiation comme des brûlures de cigarettes, mais pas des agressions comme le viol ou le meurtre.« Nous n’en sommes pas là », affirme M.Desjardins.« Us ne foutent rien et se payent la traite aux dépends de la société », dit-il.« Us vont se valoriser encore plus à voir leur nom dans le journal.C’est un problème de société, qui commence à la maison.» M.Gaston L’Italien, directeur de la polyvalente Louis-Joseph Papineau, identifiée par la police comme une des plus fréquentées par les membres de bandes, observe que certains des jeunes membres doivent se soumettre à une « loi du silence ».Dans certaines écoles, on en a vu d’autres, dit-il, qui devaient verser une sorte de taxe à payer au chef de bande.Des taxes qu’on impose dans les polyvalentes comme dans les écoles primaires.« L’école n’est pas leur base d’opération, dit-il.On peut avoir cinq ou six bandes vivant dans une sorte de cohabitation pacifique.» Jusqu'à la sortie de l’école .M.L’Italien remarque que les adolescents arrêtés s’en tirent trop souvent facilemertt.« Souvent, le juge fait une sévère réprimande et le condamne à retourner à son école.Le juge n’a peut-être pas le choix parce qu’il n’y a plus de place dans les centres d’accueil.» M.Desjardins a refusé de dire quelle part des effectifs policiers avait été affectée à la lutte contre ces bandes.Les policiers dont les districts comptent une station de métro sont tenus au courant de l’évolution de la situation, dit-il.Les quais des stations sont patrouillés.Faut-il donner des armes aux agents de la paix du métro?« Je me demande ce qu’un policier pourrait y faire avec une arme de plus?», dit-il.Faut-il placer des agents dans les autobus, comme le réclamait hier le président du syndicat des chauffeurs de la STCUM, Maurice Vézina?« Les endroits les plus dangereux sont surveillés», répond le directeur.Il est plus pressant à son avis, de limiter la circulation des armes offensives, comme l’a fait Pointe-Claire, par exemple.Le règlement 1495 sur la « nuisance publique » y a été adopté en 1970.L’article 2D interdit à quiconque de se trouver dans un lieu public avec en sa possession une arme à feu, une épée, un couteau ou une autre arme offensive.U n’est toutefois appliqué que rarement dans cette ville où le problème est évidemment moins important qu’au centre-ville, note le directeur du district 11, M.Jean-Guy Lord.Le dernier recours à l’article 2D remonte d’ailleurs au 28 avril 1988; un jeune homme de 28 ans, arrêté pour méfait, a été accusé en cour le port d’un couteau de chasse en contravention du règlement 1495, on lui a imposé une amende de $75.mt 4 Desjardins gouvernement québécois.Mais, la capitalisation de Desjardins ne se limitera pas aux caisses.Kn vertu du nouvel organigramme du Mouvement, le conseil d’administration de la Confédération des caisses populaires et d’économie du Québec est en relation directe non seulement avec les caisses locales et les fédérations régionales, mais également avec quatre sociétés de portefeuille chapeautant toutes les filiales actuelles et à venir.Pour susciter la venue de capitaux extérieurs, le conseil d’administration a justement décidé dimanche dernier de « diluer » jusqu’à 67 % l’actionnariat de Desjardins dans les sociétés de portefeuille, et même jusqu’à 51 % dans les filiales des paliers inférieurs, par exemple Fiducie Desjardins, La Sauvegarde, etc.Les caisses populaires pourront aussi investir dans les sociétés et filiales.Toutefois, M.Béland ne s’attend pas à un mouvement sensible en ce sens cette année à cause des propres besoins des caisses en capitaux.Il prévoit cependant un certain nombre d’ententes de gré à gré de ces sociétés et filiales avec des entreprises.Dans les années à venir, les sociétés et filiales pourront procéder à des émissions publiques.Actuellement, la capitalisation du réseau de Desjardins s’établit à 4 %.L’injection de $ 400 millions sous forme de capitalisation permettra uniquement de soutenir la croissance présente.Pour l’accélérer, il faudrait évidemment encore plus de capitaux.Kt, si l’on en juge par les résultats d’un sondage mené auprès des délégués hier, il y a une volonté très marquée d’aller de l’avant.Sur 1,015 délégués interrogés, 91.7% ont dit que Desjardins devrait franchir les frontières du Québec.Kn compilant les trois premières préférences exprimées sur les activités à privilégier à l’extérieur du Québec, 28 % ont mentionné l’épargne et le crédit, c’est-à-dire les caisses populaires ! Une telle extension hors Québec serait possible par des ententes avec des réseaux de caisses populaires de d’autres provinces.Kt, comme par hasard, il y a aux assises de Québec des délégations du Manitoba, de l’Ontario et de l’Acadie.Ces caisses ont d’ailleurs déjà certaines ententes de service avec le réseau québécois.Le sondage d’hier montre que les dirigeants bénévoles de Desjardins souhaitent à 29.3 % une expansion en Ontario, à 22 % dans l’Est du Canada et à 20.2 % aux États-Unis.Pour ce qui est des résultats de 1988, l’actif du Mouvement Desjardins a grimpé de 15.6 % pour atteindre $ 39 milliards.En fait, il a depuis dépassé le cap des $ 40 milliards.Le bénéfice avant impôts a été en 1988 de $ 250.4 millions, une baisse de 2.5 % par rapport à l’exercice précédent.Exprimés sous forme de ratios financiers, ce bénéfice ou le trop-perçu est de 78 cents par tranche de $ 100 d’actif, alors qu’il était de 93 cents en 1987, M.Béland explique cette situation par des investissements importants faits par les caisses dans l’immobilier et dans l’informatique notamment.Même si le gros des investissements est terminé, le président pense tout de même qu’il y a lieu d'accorder maintenant la priorité à la rentabilité.L’objectif est un ratio de $ 1 pour $ 100 d’actif.M.Béland soutient que les réserves de $ 1.15 milliard sont suffisamment fortes pour faire face à toute situation plus critique qui pourrait survenir dans l’éventualité d’une récession.4 Alerte toire et à la littérature des minorités visibles.Le ministère du Multiculturalisme rappelle en outre les nombreuses difficultés des autochtones et des minorités visibles dans leurs relations avec l’appareil judiciaire, les corps de police et les propriétaires de logements.Et les médias eux-mêmes « représentent rarement les minorités visibles comme faisant partie intégrante de la société canadienne ».Tant dans leur personnel que dans la publicité et dans les émissions diffusées aux heures de grande écoute, journaux et télévisions ne prêchent pas par l’exemple.Reprenant un peu les propos que tenait à Montréal en fin de semaine l'ancien ambassadeur du Canada à l’ONU, Stephen Lewis, Gerry Weiner conclut que « le commerce international, l’investissement étranger, la croissance économique sont autant de domaines où le Canada risque de perdre gros s’il est perçu comme un pays où règne le racisme».Le ministère du Multiculturalisme publie aujourd’hui une liste de « 21 choses à faire » pour éliminer la discrimination raciale au Canada : elles vont d’un changement des mentalités dans les écoles et les médias à une véritable chasse aux règlements municipaux empreints de mesures discriminatoires.4 L’Est ses manufacturières mais non aux entreprises de services.« Au niveau de l’emploi, la situation ne semble pas s’être améliorée.Les entreprises investissent beaucoup, ce qui leur permet d’augmenter de 25 à 40 % leur productivité, sans accroître leur main-d’oeuvre ».Ce dernier constat, c’est le propre délégué du ministre de l’Industrie et du Commerce et responsable du programme de relance de l’Est qui le dresse, M.André Marcoux.« Ce n’est pas parce qu’il y a des investissements dans l’Fîst qu’il y a moins de chômeurs », explique le responsable du gouvernement, coordonnateur auprès des grandes entreprises.La relance rate-t-elle sa cible ?Une question qui tiraille de plus en plus ceux qui ont mis la main à la pâte pour obtenir, il y a un an, des mesures pour stopper la vague de fermetures qui déferlait sur l’Est de Montréal.« Tout semble indiquer que le nombre de sans-emploi n’a pas bougé.On nous dit que l’économie a repris du poil de la bête, mais si on investit des millions pour rehausser l’entreprise sans toucher les chômeurs, c’est drôlement injuste.On passe à côté du problème », constate avec désarroi Gaétan Desrosiers, président du Programme action-revitalisation de Ilochelaga-Maison-neuve (PAR-HM), qui ne cache pas son irritation face au manque de coopération de certains ministères.Car en fait, personne, hormis les ministères, n’a l’heure juste sur le niveau actuel de chômage dans l’Est.Des Écologistes américains dénoncent les projets d’Hydro §g§§fs-Gllles Francoeur PLUSIEURS GROUPES écologistes américains ont franchi hier la frontière pour venir manifester à Montréal aux côtés des Amis de la Terre leur opposition à la Phase II des travaux de la Baie James et aux exportations québécoises d’électricité.Ces groupes américains, parmi lesquels étaient représentés la prestigieuse Audubon Society et le Sierra Club, s'opposent aux méga-projets du premier ministre, Robert Bou-rassa, parce qu’ils refusent de se faire les « complices » de la destruction des territoires de chasse amérindiens, des déchirures imposées aux forêts du Québec et de la Nouvelle-Angleterre par les lignes à haute tension et parce qu’ils estiment beaucoup plus valable d’intensifier les économies d’énergie et la mise au point d’énergies de remplacement, quitte à devoir construire au besoin de petites centrales près des villes consommatrices.Cette visite des groupes américains à Montréal constitue un tournant car elle marque un rapprochement organique entre les adversaires des méga-projets du gouvernement québécois et au passage des lignes à haute tension des deux côtés de la frontière.On connaît fort mal au Québec l’action souvent déterminante des groupes américains qui s’opposent aux projets d’Hydro-Québec sur leur sol via Somarex, une filiale formée de notre société d’État et de partenaires américains.Tout récemment, ces groupes — dont le No Thank Q Hydro-Quebec — ont bloqué au Maine un projet d’exportations hydro-québécoises.Après deux ans d’audiences publiques, le Maine Public Utilities Commission a refusé au Central Maine Power le droit de conclure un contrat avec Hydro-Québec parce qu’il existe là-bas des alternatives moins coûteuses au plan économique, y compris la cogénération d’électricité à proximité des grands centres.Une partie de l’opposition s’est cristalisée autour des effets des champs magnétiques des lignes à haute tension et autour de la défense des grandes forêts du Maine, un débat qui n’a intéressé pratiquement personne au Québec.Jean-Philippe Waaub, le président des Amis de la Terre, un groupe international implanté à Montréal, estime que les Québécois paient une note injustifiée pour avoir le privilège de vendre leur électricité aux États-Unis.Hydro-Québec, dit-il contrat en mains, paiera 70 % des $ 275 millions requis pour développer aux USA d’ici 1992 les lignes à haute ten- sion que construira Somarex.Ce consortium a été formé par les acheteurs américains qui ont demandé à Hydro-Québec d’assumer les trois quarts des déboursés même si elle détient la moitié des actions du groupe.Mme Kim Chase, une Vermon-toise franco-américaine, a déclaré que le Green Party, le Sierra Club, la Audubon Society, pour mentionner les principaux groupes, refusaient le principe même d’exportations d’élec-tricité qui vont aggraver la noyade des territoires autochtones du Nouveau Québec, chambarder un écosystèmes nordique éminemment fragile sans évaluation préalable de ses impacts (l’évaluation de ceux de la Phase I n’est pas terminée), provoquer des changements climatiques insoupçonnés, et qui misent sür une technologie inefficace du fait que les pertes de courant sont plus grandes sur de très longues distances.Pamela Prodam, de No Thank Q Hydro-Québec, ne veut pas souffrir de nos pannes à répétion.Elle préfère garder au Maine les retombées du développement énergétique.Si ses concitoyens doivent investir dans de petites centrales à leurs portes avec les inconvénients environnementaux que cela suppose, ils vont être plus sensibles à l’idée d’investir dans des politiques d’économie et d’efficacité énergétique accrue.Même à titre de principal artisan de la concertation dans l’Est, le président du PAR-HM avoue avec consternation qu’on se refuse à lui fournir ces chiffres.Tant du côté fédéral que provincial, l’information coule au compte- gouttes, déplore-t-il.Selon le ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, il y aurait environ 20,000 bénéficiaires d’aide sociale dans l’Est dont le cinquième touche aussi des prestations d'assurance chômage.Les chiffres vagues des Centres d’emplois font globalement état de 17,700 « chômeurs » dans l’Est, incluant les personnes malades, les femmes enceintes, etc.Le nombre précis de prestataires actifs est considéré comme une « donnée interne », qu’on refuse de divulguer.II y aurait donc toujours autour de 33,000 « sans-emploi », soit le chiffre comptabilisé en 1986 par le Comité de relance de l’économie et de l’em-ploi de l'Est de Montréal (CREEEM), estime M.Desrosiers.Pourtant, à la suite du rapport du CREEEM, pas moins de $471 millions ont été mis sur la table par Québec, Ottawa et la Ville de Montréal, principalement dans des programmes existants, pour redresser l’économie et, surtout, juguler le chômage dans l’Est de Montréal.La Ville a avancé plus de $ 90 millions pour « revamper » ces sites industriels.L’Office de planification et de développement du Québec (OPDQ) doit remettre d’ici quelques jours le bilan officiel des mesures mises en place par tous les paliers de gouvernement.Mais, constatent pour l’heure plusieurs artisans de la relance, les nombreux remèdes administrés par Québec et Ottawa semblent nettement avoir mieux servi les entreprises que les chômeurs.On sait déjà que seulement le tiers des sommes allouées par Québec pour l’adaptation de la main- d’oeuvre dans l’Est en 1989 ont été utilisées.De ce montant, la moitié serait allée à la préservation d’emplois existants et n’a eu aucune incidence sur les 33,000 personnes sans emploi, affirme pour sa part le député de Maisonneuve à Québec, Mme Louise Ha-rel.« On dirait que les mesures passent toujours à côté de ceux à qui elles sont destinées.II y a 22 programmes et mesures, tant à Quebec qu’à Ottawa, destinées à l’« employabilité » dans l’Est, comment voulez-vous que les chômeurs s’y retrouvent et s’y intéressent ?Il faut des mesures plus personnalisées », assure Mme llarel.Si 1,869 travailleurs de l’Est ont pu bénéficier de programmes de formation grâce aux $ 15 millions mis à la disposition des entreprises par Québec, le bilan de la formation individuelle est dérisoire.Selon la Commission de formation professionnelle, 85 chômeurs se sont inscrits de leur propre chef au programme d’« employabilité » et .52 ont trouvé du boulot.Environ 425 personnes en quête d’un emploi ont été « orientées » par un conseiller.« Les mesures d'« employabilité » n’ont pas décollé.On a de la difficulté à rejoindre une cinquantaine de chômeurs alors qu’il y en a plus de 30,000 ! Il faut penser à des programmes spécifiques pour l’Est et à des guichets uniques pour les entreprises et les sans-emploi », dénonce pour sa part M.Gilles Goulet, du Centre d’adaptation de la main d’oeuvre de l’Est.Le responsable du Pavillon communautaire d’Hochelaga-Maison-neuve, M.Normand Robert, abonde dans le même sens.« Il y a plus de programmes pour s’occuper des chômeurs, mais il n’y a pas plus de ‘jobs’ qu’avant », explique-t-il.Même au niveau des entreprises, la relance semble davantage avoir servi les PME que la grande entreprise « fournisseuse d’emplois ».Les programmes de $ 18 millions destinés à moderniser les grandes entreprises de l’Est sont tombés à plat.Le dixième seulement des sommes prévues pour aider la grande industrie à se moderniser a été dépensé.Le répondant du ministre Daniel Johnson explique ce lent démarrage par la difficulté d’influer sur les décisions de grandes entreprises dont le siège est à l’extérieur du Québec.Pour Guy Cousineau, président du Conseil du travail de Montréal (FTQ) et membre de la Table de concertation de l’Est qui réunira des répondants de chacun des gouvernements, des syndicats et de l’industrie pour la première fois au début d’avril, le nerf de la guerre sera de gagner la coopération des grandes entreprises.« On met le doigt sur les faiblesses.Pour l’instant, l’industrie continue à travailler en repli alors que tout le reste des intervenants essaie de collaborer ».4 L’extrême-droite toire à M.Cristiani.Mais nous ne savons pas s’il faudra un second tour.La commission électorale décidera», a déclaré Chavez Mena.Au cours d’une conférence de presse, il a estimé que la démocratie-chrétienne avait souffert de la faiblesse de la participation, consécutive à la paralysie des transports imposée par les rebelles de gauche du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), hostiles au scrutin.Ceux-ci ont fait savoir sur les ondes de leur station clandestine, Ra-dio-Venceremos, que cette mesure avait été levée aux premières heures de la journée d’hier.M.Cristiani, dont plusieurs associent la formation aux redoutables escadrons de la mort, s'était dit prêt dimanche soir à négocier avec le FMN L pour mettre un terme a la guerre civile qui a fait 70,000 morts en neuf ans.« Le FMLN devrait comprendre notre désir de paix.Le peuple ne veut pas la violence.Si le FMLN peut constater qu'une possibilité d’accord existe avec nous, c’est parce que l’ARENA a une position solide et claire », a-t-il dit.La journée de dimanche a été marquée par de nombreuses violences qui, selon l’armée, ont fait 43 morts — 29 guérilleros, 10 soldats et quatre civils — et 89 blessés.Trois journalistes abattus par des militaires figurent au nombre des victimes, dont un photographe indépendant collaborateur de l’agence Reuter, M.Roberto Navas, et un cameraman hollandais.Le ministre de la Défense, le général Carlos Eugenio Vides Casanova, a annoncé de son côté que l’armée avait ouvert une enquête sur les circonstances de ces trois morts.À Washington, le gouvernement américain a prévenu, hier, le prochain gouvernement du Salvador que les relations bilatérales dépendraient de son adhésion à la démocratie et aux droits de l'homme, reflétant des inquiétudes latentes sur une victoire de la droite aux élections présidentielles.La Maison-Blanche comme le département d’État se sont refusés à faire des commentaires sur la victoire proclamée par le candidat de l’Alliance révolutionnaire nationaliste, M.Alfredo Cristiani, attendant les résultats officiels.4 La froide quence de l’effet de serre ?Un orage magnétique ?Vous n’y êtes pas du tout.Le Québec a pelleté et gelé tout simplement parce qu’il est normal de pelleter et geler la première journée du printemps.C’est ce qu’un responsable d’En-vironnement Canada soutient.Remarquez qu’on nous déclare également qu’il fera un maximum de moins 2 aujourd’hui, et qu’on prévoit des températures de 5 à 10 degrés sous la normale.La normalité c’est dans le regard, et nous sommes donc toujours l’anormal de quelqu’un d’autre.Mais pourquoi le printemps hier et non aujourd'hui ?À la petite école on racontait que le printemps arrivait le 21 mars.Mais il nous a fallu apprendre les dures réalités de la vie, car le printemps commence officiellement lorsque le soleil passe l’équateur, l’hémisphère nord devenant alors le plus exposé à ses rayons.Ceci peut arriver le 20 plutôt que le 21.L'hémisphère sud fêtait d’ailleurs, hier, le début de l’automne.Même si la température ne coopère pas, le printemps est tout à fait réel puisqu’il s’agit d’un phénomène biologique.C’est ce que soutient le Dr.Norman Rosenthal, expert dans l’étude des saisons au U.S.Institute of Mental Health du Maryland.M.Rosenthal soutient également que « l’enthousiasme et la montée du désir sexuel sont des effets typiques du printemps».On signalera à ce bon docteur que la majeure partie du Canada était enterré sous la neige hier.En Colombie-Britannique, la plupart des fleurs annuelles ont été décimées.Les Prairies sont prises sous la glace.À Winnipeg il faisait moins 15, la tempête a continué en Ontario, et on prévoit des températures froides partout au Québec pour les prochains jours (demain il fera de moins 6 à moins 12 à Montréal et dans les environs).Tout cela est tout à fait normal.Selon M.Ron Crowe d’Environne-ment Canada, il peut encore geler au moins jusqu’à la mi-avril.C’est la longueur des jours qui nous permet en fait d’affirmer que le printemps est arrivé.Car on peut maintenant s’attendre à 12 heures d’ensoleillement et à douze heures de nuit.Ce dont vous disposerez à votre guise, dépendant de votre enthousiasme et de la montée de votre désir.4 Alberta cer en chaise roulante à la suite d’un accident d’automobile, avait mené une campagne vigoureuse et a insisté sur le refus de M.Getty de débattre avec lui des questions locales.Dans un discours à ses partisans, M.Getty a affirmé qu’il ne prendrait aucune décision immédiate quant à son avenir politique, mais les observateurs s'attendent à ce qu’il ne cherche pas à se faire élire lors d’une élection partielle et qu’il retourne plutôt au secteur privé.Les chefs du NPD Ray Martin et du Parti libéral Lawrence Décoré ont tous deux été facilement élus.À part M.Getty, les seuls membres du cabinet à subir la défaite ont été le ministre de l’Environnement Ian Reid et le leader du gouvernement en Chambre, Les Young, qui a été défait au terme d’une lutte fort serrée avec son adversaire néo-démocrate.Le député néo-démocrate Léo Piquette — qui avait déclenché une controverse il y a quelques années quand il avait prononcé quelques mots de français à la législature — a également été battu dans son comté.Malgré leur victoire retentissante en termes de sièges, les Conservateurs perdaient du terrain au chapitre du vote populaire terminant avec 44.4 % des des suffrages exprimés, soit moins que la majorité absolue pour la première fois depuis que l’ex-premier ministre Peter Lougheed arrachait le pouvoir des mains du Crédit social en 1971.Les libéraux, pour leur part, pouvaient se réjouir non seulement d’avoir doublé leur représentation à la législature d’Edmonton, mais aussi d’avoir surpassé le NPD au chapitre du vote populaire, soit 28.7 % contre 26.2 % aux néo-démocrates qui demeureront tout de même l’Opposition officielle.21 mars par la PC et l'AP 1988: une quarantaine de Turcs défient un ordre de déportation else réfugient à l'intérieur d'une église de Montréal.1984 le président Fernando Be-launde Terry proclame l’état d’urgence au Pérou en prévision d’une grève générale contre sa politique économique.1979 le gouvernement israélien approuve officiellement le traité de paix avec l’Egypte qui sera signé officiellement à Washington.I9II : le duc de Connaught devient le 10e gouverneur général du Canada 1904 tremblement de terre du Nouveau-Brunswick I666: l'intendant Jean-Talon ordonne un recensement en Nouvelle France; il y a 3,215 habitants.Ils sont nés un 21 mars: le compositeur allemand Jean-Sébastien Bach (1685-1750); l'homme d'Etat mexicain Benito Juarez.(1806-1872); le premier ministre canadien sir John Abbott (1821-1893); le chef du Nouveau parti démocratique Kd Broadbenl (52ans); l’acteur Matthew Broderick (25 ans).
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