Le devoir, 11 avril 1989, Page(s) complémentaire(s)
Vol LXXX — No 83 ?Ensoleillé.Max : 0.Demain: ennuagement Détail page 14.Montréal, mardi 11 avril 1989 Côte-NOfd Gaspêsie Nouveau Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Cûi DU 18 AU 22 AVRIL C'EST LA RUEE VERS -20% 3525, chemin Üueen Mary Tel (514) 739-4451/2141 PHOTO CP Mme Thérèse Lavoie-Roux entrant à l’Assemblée nationale avec son projet de réforme des services de santé au Québec.Orientations Les Québécois recevront de meilleurs soins de santé Réforme des services de santé sans budget additionnel Rôle accru des CLSC.Page 2 Les gens âgés mieux servis.Paj-e 2 Plus d’accessibilité partout.i\i«e 2 L’éditorial de Jean Franeoeur.paSe8 BÉsiard Descôteaux ¦¦¦:.— de notre bureau de Québec LE GOUVERNEMENT Bourassa entend mettre le système québécois de soins de santé et de services sociaux à l’heure des années 90.On veut le rendre plus fonctionnel et plus accessible, mais on n’a pour réaliser une réforme en ce sens que quelques centaines de millions de dollars à peine d’ici 1995.La ministre de la Santé et des Services sociaux, Thérèse Lavoie-Roux, qui rendait public hier un plan d’action intitulé Pour améliorer la santé et le bien-être au Québec, a indiqué en effet qu’elle n’avait pas d’argent neuf pour engager ce plan.Que ses budgets réguliers et la marge de manoeuvre de $ 150 millions par année qui lui a déjà été allouée.Inspirée directement par le rapport de la Commission Rochon, cette réforme ne propose aucun chambardement majeur du système actuel, a-t-elle dit.On réorganise presque tout cependant.On crée ainsi des régies régionales pour décentraliser le système.On ouvre largement les CLSC, certains 24 heures par jour.On multiplie les places de soins pro- longés, si bien que les groupes concernés notaient déjà hier la pauvreté des moyens prévue par le gouvernement.Une large partie de cette réforme est de nature administrative et ne coûtera presque rien, a expliqué la ministre en conférence de presse.L'échéancier de sept ans permettra aussi d'étaler les coûts, a-t-elle également fait valoir, notant que la seule véritable ombre au tableau était le désengagement du gouvernement fédéral du financement des soins de santé.Cela pourrait causer dans l'avenir de sérieux problèmes.11 ne s’agit pas de faire table rase du passé, a expliqué la ministre en conférence de presse.11 s’agit plutôt d’adapter un système qui a bien servi la santé des Québécois à de nouvelles réalités et de tenter de solutionner les problèmes qui se sont développés au fil des années.A première vue, le système demeurera de fait celui qu’on connaît avec sa série de sigles familiers, tels les CLSC (Centre local de services communautaires), DSC (Département de santé communautaire), de C1ICD (Centre hospitalier de courte durée), CSS (Conseil des services so ciaux) el ainsi de suite Les mandats de chacun, leurs modes de gestion el les priorités sont toutefois revus.Le changement le plus notable a trait à la création de Régies de la santé et des services sociaux.Comme l'annonçait la semaine der mère LE DEVOIR, ces régies pren dront la place des Conseils régionaux de santé et des services sociaux.Dans chaque région administrative, elles agiront comme « maître d’oeu- vre du développement et de la gestion des services » et se verront déléguer par le ministère une partie de ses pouvoirs.L'idée vient de la Commission Rochon qui avait fortement insisté l’an dernier sur la décentralisation.La ministre ne va pas jusqu’à leur accorder un pouvoir de taxation comme on le proposait alors, mais elle leur accordera une certaine autonomie Dans le cadre des priorités fixées par le ministère, les régies feront la programmation des services, alloueront les budgets aux établissements, prendront charge de la concertai ion régionale et assureront le contrôle budgétaire.Responsable de la gestion de 900 établissements différents, le ministère était menacé d'asphyxie s'il ne réalisait pas une décentralisation souhaitée par tous.Le ministère pourra mieux se concentrer sur rétablissement des priorités, planifier, coordonner.L’idée de la régionalisation, Mme Lavoie Roux la pousse jusqu’au plan local où il faut mettre fin au cloisonnement entre les divers établisse-menls.Désormais, tous les établissements qu’on retrouve sur le territoire d’un CLSC seront dirigés par le Voir page 10: Les Québécois Les Inuit élisent les deux camps PHOTO CP L'heure du choix pour cette résidente de Kuujjuaq.LIBAN La Syrie se REYROUTIl (AFP) - Passant de la critique à l’avertissement, la Syrie et ses alliés, libanais et iraniens, ont haussé le ton hier contre l’action de Paris au Liban : juste après une mise en garde contre l’arrivée prochaine de navires français, le littoral du pays chrétien a été bombardé.Par ailleurs, 12 habitants de Beyrouth-Ouest (à majorité musulmane), quadrillé par l’armée syrienne, ont été blessés, dans l’après-midi, par des bombardements, portant à 157 tués et 739 blessés le bilan Htèhel VENNE .—1 de la Presse Canadienne KUUJJUAQ— Les Inuit du Québec ont fait un pari sur leurs chances de refaire l’unité, hier, en participant massivement aux élections qui avaient lieu dans le Grand Nord du Québec.Les leaders des deux tendances qui s’opposent dans la société inuk, ont été élus.Us sont désormais condamnés, avec les quatre autres vainqueurs, à jeter les bases ensemble d’un futur gouvernement régional autonome pour le Grand Nord.Charlie Watt, qui désire que le futur gouvernement soit formé à partir des organisations constituées en de quatre semaines de duels d’artillerie entre les brigades du général Michel Aoun, qui tiennent la zone chrétienne, et les troupes de Damas et leurs alliés qui la cernent.Alors que des bâtiments français d'assistance doivent accoster en milieu de semaine dans les ports du pays chrétien, le commandement de l'armée libanaise relevant du gouvernement pro-syrien de M.Salim Ross a souligné les dangers d’une telle entreprise, « dont le moindre serait de conduire à une dégradation vertu de la Convention de la Baie-Ja-mes, a été élu dans Baie d’Ungava.Harry Tulugak, du groupe des citoyens pour un gouvernement responsable, historiquement opposé à la Convention, l'a remporté dans Baie d’Hudson.Les Québécois du Nord ont voté dans une proportion exceptionnelle de 88 %, selon les résultats non officiels, pour élire les six personnes qui rédigeront la constitution d’un futur gouvernement régional autonome au Nunavik (Nouveau-Québec), cette région située au nord du 55e parallèle et qui couvre le tiers de la province.Les quatre autres candidats élus sont : Tommy Cain (Baie d’Ungava) Voir page 10: Les Inuit d’une situation relativement calme ».Quelques heures après la publication de ce communiqué, le littoral du pays chrétien était touché par des salves d’obus.Des projectiles ont atteint le port de Beyrouth, contrôlé par l’armée du général Aoun, où doit accoster demain le navire-hôpital français La Rance, ainsi que le port de Jounieh, situé également en pays chrétien.L’arrivée d'au moins un autre bateau français est annoncée : celle du Voir page 10: La Syrie dresse contre la France PHOTO CP La GRC fera enquête sur le détournement d’autobus Les corps policiers impliqués ont-ils cafouillé ?d'après la Presse Canadienne LA QUERELLE de responsabilités qui oppose trois corps policiers canadiens depuis le détournement d’un autobus Greyhound sur le Parlement, vendredi, sera tranchée par une enquête de la GRC, a annoncé hier aux Corn munes le solliciteur général du Canada, Pierre Blais.Pendant ce temps, à quelques rues du Parlement, Charles Ya-coub comparaissait très brièvement en Cour provinciale de l’Ontario, où on n’a pu déterminer s’il était apte à subir un procès étant donné l’absence du psychiatre attitré.Samedi, Yacoub a été accusé d’enlèvement, de séquestration, de possession illégale d’arme offensive et d’usage d’arme offensive dans un but illégal.Le Canado-Libanais de 32 ans, qui habite Repentigny, comparaîtra de nouveau en cour demain et devrait alors avoir subi son examen psychiatrique.Pendant sa comparution, hier, Yacoub, sa barbe grisonnante soigneusement Voir page 10: La GRC Pressé de questions à la sortie des Communes, le solliciteur général Pierre Blais a dit avoir demandé à la GRC de lalre enquête.Wilson annonce aux Canadiens la hausse prochaine des impôts Andreï Sakharov a son siège au Soviet suprême TORONTO (PC) - Attachez vos ceintures, Canadiens : les impôts des contribuables augmenteront bientôt dans un effort pour réduire la dette nationale, a prévenu, hier, le ministre des Finances Michael Wilson.« Vraiment, la situation de la dette a atteint une masse critique, a déclaré M.Wilson dans un discours, imprévu il y a quelques jours seulement, devant un groupe de détaillants canadiens.L’amplitude du problème est telle que nous devrons tous contribuer selon nos moyens».Cet avertissement survient moins de trois semaines avant que M.Wilson ne dépose, le 27 avril prochain, ce que l’on croit être le plus dur de ses cinq budgets pré- sentés jusqu’à maintenant.La dette nationale — l’argent emprunté par le gouvernement depuis la Confédération — atteignait, le mois dernier, $ 320 milliards, forçant Ottawa à payer, l’an dernier, $ 33 milliards pour les intérêts seuls, a indiqué M.Wilson.« Nous ne payons pas la dette.Nous ne faisons qu’emprunter pour payer de plus en plus d’intérêts sur cette dette », a-t-il souligné.« Pas besoin d’etre un magicien de la finance pour comprendre que si vous devez emprunter pour payer l’intérêt de vos dettes à la banque, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond».Le ministre a au passage blâmé la récente hausse des taux d’inté- rêt, qui ne fait qu’empirer le fardeau de la dette.Il a prédit que le paiement des intérêts sur cette dette, pour l’année fiscale commencée le 1er avril dernier, dépasserait substantiellement les $33 milliards payés l’an dernier.« Appliqués a notre haut niveau de dettes, la hausse des taux d’intérêt annule une grande partie des progrès effectués depuis quatre ans pour contrôler les dépenses », a expliqué M.Wilson.Meme si le gouvernement fédéral entend réduire ses dépenses, cette austérité seule ne peut venir à bout du déficit.« Dans ce budget, il y aura une combinaison de contrôle des dépenses et de mesures fiscales », a Voir page 10: Wilson MOSCOU (Reuter) — Revenant sur le rejet de sa candidature il y a trois mois, l’Académie des sciences d’Union soviétique a notamment désigné hier Andreï Sakharov pour la représenter au Soviet suprême.Le physicien figurait sur une liste de 27 candidats dont les noms ont été approuvés hier par le presidium de l’Académie réuni spécialement pour désigner ses candidats.Parmi les autres candidats désignés figurent l’expert spatial Roald Agdeiev, le spécialiste de l’Amérique du Nord Georgi Arbatov, le sociologue Youri Kariakine et l’économiste Niokolal Chmiliov.34 des 37 voix du presidium se sont portés sur le nom de Sakharov.Sakharov et nombre d’autres candidats n’avaient pas été retenus lors de la désignation initiale par l’Académie, en janvier, de ses candidats officiels.Le choix initial des candidats du presidium avait par la suite été rejeté par la conférence plénière de l’Académie qui n'avait retenu que huit noms, réclamant de nouvelles élections pour les sièges encore vacants.Par ailleurs, l’historien Roy Medvedev, en butte à l'hostilité des autorités du temps de Leonide Brejnev, a été élu au nouveau Congrès des députés du peuple.Il a emporté l’un des 64 sièges qui étaient encore à pourvoir au deuxième tour des élections législa tives.Lors du premier tour le 26 mars, les électeurs avaient infligé un camouflet à plusieurs responsables régionaux du Parti, notamment les secrétaires ou les maires de grandes villes comme Moscou, Léningrad et Kiev.Medvedev est l’un des huit vainqueurs dans des circonscriptions Voir page 10: Sakharov AUJOURD’HUI Grèves sur la Rive-Sud Alors que 300 cols blancs déclenchent la grève à Longueuil, les employés de la STRSM pourraient suivre le mouvement.Page 3 Le PC géorgien se dit responsable Le chef du Parti communiste géorgien reconnaît sa responsabilité dans la répression des manifestations à Tbilissi.Page 5 Phillies.7 Expos.6 Gene Harris accorde le circuit de la victoire à Von Hayes à la neuvième.Page 20 Le syndrome postréférendaire Jean -Pierre Bonhomme Michel Donnais Carole l'ectean Marcelle Perron Pauline Julien lean Marcel Pierre Migneault Ginette Paris / té time Pellet ier-Ila ilia rgeon Gordon Sheppard Pmmanuel Slip Jocelyne 'Paillon 160 PARCOURS Les éditions internationales Alain Stanké, 2127, rue Guy, Montréal H3H 2L9 (514) 935-7452 à 10 ¦ Le Devoir, mardi 11 avril 1989 Chrétien pressent la rupture entre le Canada et le Québec Si le fait français n’est pas protégé hors Québec re O'Neill QUALIFIANT de « dégueulasses et de pure démagogie » les propos du premier ministre Brian Mulroney sur la clause nonobstant, .lean Chrétien appréhende la rupture du Canada en deux, si le fait français n’est pas protégé à l’extérieur du Québec.La semaine dernière dans l’Ou-taouais, la semaine prochaine à Terre-Neuve, l’ancien ministre de Pierre Trudeau accélère le rythme de ses interventions publiques et continue de préparer son retour en vue de la campagne au leadership que déclenchera la démission attendue de John Turner.Il inaugurait hier soir, dans le comté de Saint-Léonard, le lancement de la campagne de financement de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada.Acclamé par quelque 100 militants libéraux qui avaient déboursé chacun $ 125 pour l’entendre, Jean Chrétien soutient qu’il n’est pas en campagne au leadership mais qu’il sent le besoin de combler un vide, celui du message de l’unité nationale et de la « composante essentielle » de la survie de ce pays: le fait français.« Le moment est venu de reprendre le débat et surtout pour nous francopho- nes qui croyons au Canada, de parler du Canada ».Et quand Brian Mulroney déclare que la constitution de 1982 avec sa clause nonobstant ne vaut même pas le bout de papier sur lequel elle est écrite, cela déclenche chez Jean Chrétien un sursaut d’indignation.« Où était-il l’an passé, quand les premiers ministres conservateurs Devine de la Saskatchewan et Guetty de l’Alberta ont décidé d’abolir la loi des Territoires du Nord-Ouest, qui accordait des droits aux francophones de ces deux provinces?Si le premier ministre n'a pu le courage de prendre la défense des minorités d’un océan à l’autre on a plus de pays ».« Inflation verbale », qui apparaît d’autant plus inacceptable à Jean Chrétien qu’il se rappelle qu’en 1982 à la Chambre des communes, tous les députés conservateurs de l’époque, Joe Clark en tête, faisant tous partie aujourd’hui du cabinet Mulroney, ont voté en faveur de l’acte constitutionnel présenté par Pierre Trudeau.« Démagogie », repète Jean Chrétien, parce que Brian Mulroney sait très bien que ce sont les premiers conservateurs provinciaux de l’époque, les Lougheed, Hatfield, Peck-ford et les autres, qui ont exigé la clause nonobstant en retour de leur adhésion à l’entente.Ce qui inquiète plus que tout Jean Chrétien, c’est le clivage qui est en train de se dessiner entre le Québec et le Canada anglais.Tout en jugeant normal que le Québec assure la protection du fait français sur son territoire, il maintient que le recours à la clause nonobstant par le premier ministre Bourassa n’était pas nécessaire.« Si l’on fait un Canada strictement anglais , que le million de francophones vivant hors Québec deviennent cause perdue et que l’on fait un Québec exclusivement français, on aura deux pays.Le jour où il n’y aura plus de français en dehors du Québec, il n’y aura plus de Canada ».À en juger par les réactions de l’auditoire, c’est le discours que les libéraux de John Turner souhaitaient entendre.À l’occasion de ce souper-bénéfice, Jean Chrétien était entouré des députés fédéraux Alphonso Ga-gliano, Jean-Claude Malépart et Shirley Maheu, ainsi que du député libéral provincial, Michel Bissonnet du comte de Jeanne-Mance.Contrairement à Paul Martin et Clifford Lincoln, deux autres présumés aspirants au leadership, Jean Chrétien ne participera pas au colloque sur l’avenir du Parti libéral du Canada, qui se tiendra à Montebello en fin de semaine prochaine.« Je ne peux pas être partout à la fois».SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Les Québécois même conseil d’administration.Conseil d’administration qui sera d'ailleurs composé entièrement de citoyens.Dans le secteur santé, un même conseil d’administration dirigera sur un territoire donné le CLSC, les centres hospitaliers, les centres d’héher-gement et de soins prolongés, les centres de réadaptation.En parallèle, du côté services sociaux, un autre conseil dirigera le Centre de services sociaux, les centres de réadaptation pour mésadaptés socio-affectifs et jeunes mères en difficultés.Cette forme de décloisonnement pourra entraîner des regroupements de services administratifs, ce qui pourra être l’occasion d’économies importantes, disent les fonctionnaires.Dans cette réforme, Mme Lavoie-Roux ne s’intéresse pas qu’aux structures qui ne sont là que pour mieux desservir la population.A cet égard, l'accessibilité des services la préoccupe tout particulièrement.L’avenir retient aussi l’attention de la ministre qui à cet égard veut accorder beaucoup d’attention aux personnes âgées dont la proportion ira croissant.Elle pense aussi à de nouveaux modes de gestion de la santé en autorisant sur une base ex-périementale la création de trois OSIS.Ces Organisations de soins intégrés de santé fourniront l’ensemble de soins de santé et de services sociaux sur un territoire donné à une clientèle qui adhérera volontairement.L'objectif est de favoriser la coordination et de faciliter la prévention.Dans la même veine, une autre expérience visera à mettre à l'essai la carte de santé à microprocesseur.Cette carte comportera le dossier de santé de son utilisateur.L’objectif premier de la réforme est d’assurer la santé des Québécois.Il faut « ajouter des années à la vie, ajouter de la santé à la vie et ajouter du bien-être à la vie », a dit la ministre qui à cet égard a déterminé une série de cibles à atteindre d’ici l'an 2000.Elle vise ainsi à la réduction de 20 % de la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires, de 20 % de la mortalité par cancer du sein, de 35 % de la mortalité due aux traumatismes routiers, de 25 % du nombre de suicides et la stabilisation de la mortalité due au sida.La prévention sera à cet égard un outil capital net un objectif constant.Cela ira jusqu’à des mesures aussi draconiennes que le remboursement par les conducteurs reconnus en état d’ébriété d’une partie des coûts des soins obtenus à la suite d’accidents dont ils sont responsables.Selon Mme Lavoie-Roux, il ne faut pas hésiter non plus à imposer de nouvelles taxes sur les produits dommageables à la santé.Mme Lavoie-Roux a considéré de telles mesures dans le cadre de sa réflexion sur le mode de financement du système.Elle consacre à cette question un chapitre de son plan d’action, consciente qu’il faut diversifier les sources de financement du système et en améliorer l’efficience.La ministre est inquiète à cet égard du désengagement du gouvernement fédéral dans le système de santé.La part d’Ottawa, qui était de 45 % en 1977, n’est plus que de 38 % aujourd’hui.Il faut que le gouvernement fédéral revoie à la hausse sa contribution, a-t-elle dit hier non sans douter du réalisme d’une telle affirmation à la veille d’un budget fédéral dont le premier objectif sera la réduction du déficit.Si Ottawa continue à se désengager, il faudra changer certaines choses, notamment assouplir la loi fédérale sur la santé (C-3) qui détermine les obligations des provinces et les modes de financement.Le financement pose un grave problème et le gouvernement québécois aura possiblement des choix à faire d’ici quelques années.Dès maintenant on écarte l’idée d’un ticket modérateur, mais il faudrait peut-être songer à des mesures comme le paiement de « frais d’hôtellerie » dans les établissements hospitaliers, de noter la ministre.Le peu de ressources financières des gouvernements et le fait que déjà le système de santé et services sociaux accapare 30% du budget québécois ont amené le gouvernement à limiter les ressources à la disposition de Mme Lavoie-Roux pour réaliser son plan d’action.Celle-ci ne croit pas avoir de difficultés à atteindre ses objectifs dans la mesure où elle évalue les besoins à $ 500 millions sur sept ans.Notons qu’au Conseil du Trésor on évalue le coût du plan d’action à au-delà de $ 1 milliard.Les mesures qu’on implantera au cours de la première année de ce plan d’action sont des mesures qui sont déjà prévues au budget de cette année telles le plan d’action contre le sida, le désengorgement des urgences, le maintien à domicile.Au cours des prochaines semaines, on devrait amorcer la réforme administrative par le dépôt d’un avant-projet de loi qui pourrait être discuté dès le mois d’août prochain en commission parlementaire.Un projet de loi serait déposé à l’automne et adopté au printemps suivant.Tout dépend de l’échéancier électoral de M.Bourassa, note Mme Lavoie-Roux.4 La GRC taillée, n'a enregistré aucun plaidoyer.L’annonce par M.Blais de la tenue d'une enquête de la GRC a provoqué l'annulation d’une conférence de presse convoquée en après-midi à Montréal par le détachement métropolitain de la police de Ports Canada.Le directeur du détachement, Jacques Brault, avait prévu donner sa version des faits, mais réduit au silence, il s’est borné à dire qu’il était « pleinement satisfait » du travail de ses hommes.Aux Communes, les partis d’opposition ont dénoncé le « cafouillage » policier en demandant des comptes à M.Blais.Le député libéral John Nun-ziata s’est dit alarmé par la « terrible et sérieuse rupture des communications » survenue vendredi entre la Gendarmerie royale du Canada, d’une part, et la Sûreté du Québec ainsi que la police de Ports Canada à Montréal d’autre part.Le néo démocrate John Brewin ne comprend pas pour sa part pourquoi l’autobus transportant 11 otages n’a as été intercepté avant son arrivée Ottawa.M.Blais n’a pas précisé quand le commissaire de la GRC, Norman Inkster, devrait lui faire rapport, mais il a dit avoir contacté hier matin le solliciteur général du Québec, M.Gil Rémillard, afin de faire le point.La GRC a reproché en fin de semaine à la SQ de ne pas l’avoir immédiatement informée de la prise d'otages ayant commencé vers midi, sur le pont Champlain, un pont patrouillé par la police de Ports Canada.La G RC n'a appris le déroulement de la prise d’otages que vers 14 h 30, au moment où l’autocar détourné arrivait sur la Colline parlementaire.La SQ a répliqué en rejetant sur la police de Ports Canada la responsabilité de ce délai dans l’échange de renseignements.Un porte-parole a affirmé samedi que Ports Canada n’avait pas averti la SQ de ce que l’autobus avait rebroussé chemin sur le pont Champlain, de telle sorte que les recherches des policiers provinciaux se sont poursuivies sur la Rive-Sud de Montréal.La SQ a soutenu avoir entrepris ses propres recherches, dans un rayon de 80 kilomètres du pont, à 12 h 25, alors qu’elle attendait toujours de Ports Canada une confirmation du détournement.Ports Canada interrogeait alors un passager libéré aux postes de péage et promettait un retour dès que possible.Il uit minutes plus tôt, soit à 12 h 17, la compagnie Greyhound avisait la SQ qu’un individu armé avait forcé un passager de l’autocar 1482 à descendre sur le pont Champlain vers 12 h 05.À 12 h 30, Ports Canada confirme finalement à la SQ qu’il y a prise d'otages, mais la SQ n’obtient pas d’informations sur la personne interrogée.En fin de journée, hier, le ministre Rémillard s’est dit satisfait du travail de la SQ dans cette affaire.Selon ce que ce dernier a appris jusqu’à présent, rien ne permettait aux policiers québécois de penser que l’autobus prendrait le chemin d’Ottawa.On croyait plutôt le trouver en route pour New York, et c’est pourquoi, à compter de 12 h 20, la SQ avait informé le poste des douanes à La-colle, la police de New York, ainsi que celle de la CUM au cas où le véhicule changerait de cap 4 Sakharov moscovites où aucun des candidats n’avait recueilli 50 % des voix au premier tour.Pendant des années, l’historien a été accusé de propager des calomnies anti-soviétiques sur le bilan de l’ère stalinienne.Certains de ses travaux sont publiés en Occident depuis près de vingt ans.Expulsé du Parti en 1969, il a été menacé à plusieurs reprises et son domicile a été plusieurs fois perquisitionné par la police.Pourtant, il a toujours refusé d’émigrer comme l’ont fait d’autres dissidents, parmi lesquels son frère Zhores, un biologiste.Depuis un an, il est apparu à la télévision soviétique et a été interviewé dans la presse.Des extraits de son ouvrage Ils étaient avec Staline, ont été publiés dans un magazine littéraire qui a précisé que le livre paraîtrait bientôt en URSS.4 Les Inuit et Simeonie Tulukturuk (Baie d'Hudson), tous deux identifiés à la tendance des organisations, Peter Au-dlaluk et Kakinik Naluiyuk (Détroit d’Hudson), dont l’allégeance n’est pas confirmée.Le groupe de travail ainsi élu a deux ans pour rédiger un projet qui devra par la suite être soumis à la population par référendum, puis faire l’objet de négociations avec le gouvernement du Québec.Un tel gouvernement fournira aux Inuit un instrument pour régler des problèmes sociaux desquels aucune structure n’est responsable, et de se présenter plus unis devant les gouvernements lors d’éventuelles négociations sur le développement minier, aussi bien que sur les pêches ou la protection de l’environnement.L’Assemblée nationale du Québec a déjà donné son assentiment à la formation de ce futur gouvernement régional, dans la mesure où il ne remet pas en cause l’intégrité du territoire québécois.Le Directeur général des élections, M.Pierre F.Côté, a d’ailleurs agi comme consultant auprès des Inuit depuis le début du processus.Quelque 3,500 électeurs étaient inscrits sur les listes, répartis en trois circonscriptions qui devaient élire chacune deux candidats.Treize hommes briguaient les suffrages.Le ciel était radieux, hier, sur le toit du Québec.Mais la journée avait été assombrie par l’annonce durant le week-end de la mort de l’un des leaders les plus respectés de la communauté muk, M.Mark Gordon, qui s’est enlevé la vie vendredi à Montréal.Le scrutin a été marqué par une certaine confusion chez un certain nombre d’électeurs.A Inukjuak, dans la circonscription de la baie d’Hudson, plusieurs ne savaient pas, semble-t-il, qu’ils devaient inscrire deux votes sur leur bulletin pour élire deux candidats, et n’ont fait qu’une seule croix.Ces bulletins ont été annulés.A Kangirsuq, dans la région du détroit d’il udson, plusieurs électeurs ont voté pour un candidat qui s’est désisté depuis la date des mises en candidature, mais dont le nom figurait toujours sur le bulletin de vote.En principe, les scrutateurs devaient rayer ce nom avant de remettre le bulletin à l’électeur, en vertu d’une règle calquée sur celle de la loi électorale du Québec qui est appliquée #*»•**- PHOTO AP Dans le sillage de la mort A la suite de la catastrophe de l’Exxon Valdez, en Alaska, une baleine a été trouvée morte sur la côte du détroit Prince-William où déjà de nombreux animaux marins ont été engloutis par la marée noire.SAULT-AU-RECOLLET Le Parti civique estime que sa victoire est un signal d’alarme Isabelle Paré Au lendemain de la cuisante défaite du RCM dans le district de Sault-au-Récollet, le Parti civique estime que la victoire de son candidat est un signal d’alarme lancé au RCM.Le maire Jean Doré croit plutôt que les messages politiques de son parti « n’ont pas été compris ».Toutefois, tant le vainqueur que les perdants s’entendent pour dire que la population a voulu grossir l’opposition à l’hôtel de ville.« Cela nous donne une occasion de réfléchir.Nous recevons le message avec beaucoup d’humilité », a indiqué hier le maire de Montréal.Quant au candidat vainqueur, Serge Sauvageau, la victoire du Parti civique aux élections partielles est bel et bien le signe que les électeurs ont voulu donner une leçon au RCM.« Ils n’ont pas que voté contre les augmentations de taxes.Ce vote est le signe d’une insatisfaction générale envers le RCM et plusieurs de leurs politiques», a-t-il indiqué.Selon M.Sauvageau, cette victoire prouve que la base du Parti civique est toujours solide malgré l’absence de chef à la tête du parti.« Maintenant, il faut précipiter une course au leadership pour etre prêts pour les élections de 1990», soutient-il.L’avocat de 29 ans, qui a défendu la cause de l’hôtel Queen pour le Parti civique, n’entrera en fonction qu’après son assermentation officielle qui pour l’instant est retardée par une demande de recomptage faite par le Parti municipal.De fait, M.Alain André, chef du Parti municipal de Montréal, distancé de seulement 25 voix par le Parti civique, a réclamé un recomptage judiciaire au directeur des élections.Le chef de ce nouveau parti municipal avoue que sa performance découle d'un vote « négatif ».« Nous étions conscient depuis le début du mécontentement des gens.Chose certaine, cela a lancé notre parti sur la scène politique municipale et en 1990, il est certain que le RCM n’aura pas 47 conseillers», a-t-il dit.Fondé en décembre 1987, ce parti, dirigé par l’adjoint de M.Yvon Lamarre, ex-bras droit du maire Drapeau, fera son deuxième test dans le district de Parc Extension, où se tiendront d’autres élections complémentaires le 21 mai prochain.Le candidat du RCM, M.Michel Drainville, arrivé en troisième position, estime que la piètre performance de son parti n’est pas le signal d’un regain de vie du Parti civique.« Le Parti municipal a récolté presque autant de votes que le Parti civique.C’est la preuve que les électeurs n’ont pas voté pour le Parti civique mais plutôt contre le RCM.Il faut s’interroger sérieusement sur ce résultat, mais je ne crois pas que cela est inquiétant pour les élections de 1990», a dit M.Drainville.Le président du RCM, M.Jacques Desmarais, s’est gardé d’analyser cette défaite, préférant attendre un Le projet de carte électorale à 47 conseillers de la Ville a soulevé hier soir des débats parfois orageux au conseil municipal, poussant le maire Doré à intervenir pour dire qu’il avait pris la décision politique de faire « un choix à la baisse ».Le projet de carte électorale faisait l’objet hier soir d’un comité plénier au cours duquel les artisans de cette refonte étaient invités à répondre aux questions des conseillers.Le maire Doré est intervenu à plusieurs reprises pour défendre ses fonctionnaires littéralement harcelés de questions par les quatre conseillers dissidents qui cherchaient à obtenir plus d’informations sur les autres hypothèses de division du territoire étudiées par la division des élections.Pressé de répondre, le greffier a indiqué qu’il ne pouvait fournir ces autres hypothèses, « qu’ils n’avaient pas les autres brouillons».Plusieurs hypothèses ont été élaborées par le bureau des élections, de six à huit, mais seulement une répondrait aux critères établis par la loi sur les élections municipales, avait indiqué en mars au DEVOIR un haut fonctionnaire de la Ville.Devant l’insistance du conseiller indépendant Marvin Rotrand, le maire Doré est sorti de ses gonds, répliquant « que tous les conseillers pouvaient s’amuser à devenir car- rapport commandé par le parti au comité électoral de Sault-au-Récol-let.Il s’est toutefois dit très préoccupé du taux élevé d’abstentionnisme, seulement 29 % des électeurs s’étant présentés aux urnes.« Est-ce le signe que les gens sont satisfaits ou que le vote RCM n’est pas sorti ?Tout ça demeure à vérifier », s’est-il limité à dire.Le chef de la bande des quatre indépendants, M.Pierre-Yves Melan-çon affirme pour sa part que le RCM a récolté ce qu’il a semé.« Le faible taux de participation est aussi une douche froide pour un parti qui prône la participation des gens à la vie municipale», a-t-il dit.tographes », mais que son personnel avait effectué « la carte de la meilleure façon à partir des données existantes ».Interrogé pourquoi un scénario réduit avait été préféré sur le maintien ou la hausse du nombre de conseillers, M.Doré a finalement rétorqué : « j’ai choisi d’aller à la baisse plutôt qu'à la hausse, c’est la seule décision politique qui a été prise ».Ajoutant que les districts électoraux n’« étaient la propriété de personne », « pas plus d’un élu que d’un autre », M.Doré a dit que le greffier lui avait présenté sa proposition parce qu’il était le seul à ne pas être en conflit d’intérêts dans cette affaire.Par ailleurs, le président du comité exécutif a déposé hier au conseil le rapport du vérificateur de la Ville qui, somme toute, donne un bon score à la Ville.Seules ombres au tableau, les coûts d'entretien et de réparation de la flotte de véhicules légers de la Ville qui sont trois fois plus élevés que ceux du service de police de la CUM.Le vérificateur note aussi que les autoparcs municipaux, mal situés face à la demande, n’atteignent pas toujours leur maximum de rendement.Soumis à un comité plénier pour les élus, le projet de carte électorale à 47 district a mené à un interrogatoire insistant des fonctionnaires municipaux de la part des conseillers indépendants, a fait l’objet de nocon-seillers La nouvelle carte électorale soulève des débats orageux quand le désistement survient trop tard.A Kuujjuak, la capitale régionale, l’un des candidats les plus prestigieux, le sénateur Charlie Watt, s’est aperçu avec étonnement, lorsqu’il est allé voter, que son nom ne figurait pas sur la liste électorale.Grâce à une disposition prévue dans la pro-cédué d’élections, M.Watt a tout de même pu se prévaloir de son droit de vote.U n bureau de scrutin était ouvert dans chacun des 14 villages inuit situés sur le littoral de la baie d’Hudson de la baie d’Ungava et du détroit d’Hudson, à l’extrême nord du Québec.Il y avait aussi un bureau à Montréal pour accommoder les électeurs qui se trouvaient dans la métropole pour leur travail ou pour leurs études.4 Wilson déclaré M.Wilson aux journalistes, après son discours.Mais il a évité toutes questions concernant les mesures spécifiques contenues dans le budget, se contentant de dire que les plus démunis seraient épargnés par l’austérité du gouvernement conservateur.Le discours, prononcé lors du congrès annuel du Conseil canadien des détaillants, a été inséré à la dernière minute dans un ordre du jour chargé, à la demande expresse du ministère des Finances, la semaine dernière, a expliqué un porte-parole du congrès.Le ministre Wilson a aussi présenté, hier, une plaquette de 30 pages intitulée Où va l'argent de vos impôts, qui décrit en langage clair la croissance constante de la dette nationale.Environ 50,000 copies ont été imprimées, en fin de semaine, et seront distribuées aux médias et aux Canadiens qui apparaissent sur la liste de correspondants du ministère des Finances.On évalue le coût de cette entreprise de relations publiques à environ $37,500.M.Wilson a par ailleurs rejeté les suggestions voulant que la Banque du Canada, responsable de la hausse des taux d’intérêt, imprime de l’argent neuf pour réduire ces taux.Le ministre a qualifié cette initiative de « cadeau empoisonné », parce qu’elle causerait de toute façon une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt un peu plus tard.Les consommateurs seront probablement frappés par une hausse de trois points du taux d’inflation à la suite de l’établissement de la taxe de vente nationale d’Ottawa, a prévenu M.Wilson.Cette taxe, appliquée sur tous les produits — du cirage à chaussures aux bardeaux — ne sera toutefois pas imposée avant 18 ou 24 mois.Au moment où l’impact de cette nouvelle taxe se fera sentir, a expliqué M.Wilson, le taux d’inflation aura diminué.Les détails de cette nouvelle levée de fonds, proposée par M.Wilson il y a près de deux ans, devraient apparaître dans le budget du 27 avril.Selon Ben Ward, porte-parole du ministère des Finances, aucun autre discours n’est prévu d’ici là pour M.Wilson.4 La Syrie pétrolier Penhors, dont la mission est d’approvisionner la plus grande centrale électrique du pays, à court de fuel.D’autre part, selon des sources informées françaises à Beyrouth, le transporteur La Meuse est également attendu, mais l’état-major de la marine nationale française a assuré qu’il était, pour le moment, en mission en Méditerranée sous escorte de la frégate Dupleix.De son côté, le ministère des Transports du cabinet Hoss, dont le portefeuille est détenu par le chef druze pro-syrien Walid Joumblatt, affirmait que l’activité maritime sur la côte au nord de Beyrouth n’est pas sûre.Hier matin, la presse de Damas a accusé la France de « mener une campagne fallacieuse, hostile à la Syrie », et a estimé que Paris « devrait tirer les enseignements de l’affaire des forces multinationales » au Liban.Le journal du parti au pouvoir en Syrie, Al-Baas, faisait ainsi allusion à l’attaque-suicide, qui avait tué 53 parachutistes français le 23 octobre 1983 : un camion chargé d’explosifs, lancé à pleine vitesse, avait détruit l’immeuble du Drakkar abritant le contingent français de la force multinationale au Liban, situé à Beyrouth-Ouest.L’attentat avait été revendiqué par l’organisation clandestine du Jihad islamique, à la rhétorique proche des intégristes libanais pro-ira-niens.Un de leurs dirigeants, cheikh Ibrahim Al-Amine, a accusé dimanche soir la France de vouloir « envahir le Liban sous le couvert d’une aide humanitaire et de la protection des minorités ».« Nous mettons au défi la France et l’Amérique de revenir au Liban (.) Nous attendons avec joie l’heure à laquelle nous les combattrons», a-t-il ajouté.En Iran, le quotidien République Islamique, cité par l’agence officielle IRN A, a affirmé que le peuple libanais « donnera une leçon aux Français arrogants pour les remettre à leur place ».Fumer, c'est gaspiller Argent et santé ^^5B 20 ¦ Le Devoir, mardi 11 avril 1989 SPORTS «Le Canadien joue trop bien en équipe» Larry Pleau n’a vu que des points positifs dans le jeu du Tricolore PHILLIES 7, EXPOS 6 Harris cafouille çois Lemenu de la Presse Canadienne LES JOUEURS du Canadien reprennent l'entrainement à 13 h cet après-midi après avoir profité d’une journée de congé à la suite de l’élimination des Whalers de Hartford en quatre parties successives.Dans cette série, plusieurs points positifs peuvent être retenus du côté du Canadien.L’équipe, par exemple, n’a jamais abandonné son plan de match même si les Whalers ont réussi à combler des retards en troisième période dans chacun des matchs disputés à Hartford.« Nous avons assez bien joué dans l’ensemble de la série.Mais ce que je retiens surtout, c’est que nous n’avons jamais paniqué.Dans ce sens, la série contre Hartford représente une bonne préparation pour la suite des éliminatoires », a déclaré l’entraîneur Pat Burns après la victoire de dimanche.Le travail des unités spéciales est également à souligner.L'ace à la troupe de Larry Pleau, le Canadien a inscrit quatre buts en 18 avantages numériques (22.2 %).En revanche, la défensive du Tricolore a limité les Whalers a un seul but en 15 jeux de puissance (93.4 %).Si le Canadien maintient ces taux d’efficacité à un niveau aussi élevé au cours de la prochaine série, il n’aura aucun mal à atteindre la finale de la conférence Prince-de-G ailes.La présence plus remarquée de Stéphane Richer augure aussi très bien pour la suite des séries.Auteur de 25 buts seulement cette année, le « 44 » s’était promis de racheter sa saison lors des éliminatoires.Même s’il est encore loin d’être le Richer des 50 buts, le jeune homme de Ripon a quand même donné des signes encourageants à Hartford.Il a ainsi marqué deux buts, dont celui de la victoire en prolongation dans le troisième match.Une série, certes, n’efface pas une saison très ordinaire.Mais dans le cas de Richer, il s’agit tout de même d’une étape importante, lui qui se bat pour retrouver sa confiance.Le jeu de Patrick Roy, enfin, rappelle qu’une équipe ne peut aller bien loin en séries si elle ne peut compter sur un gardien de qualité.Dimanche soir, Roy a fait la différence en prolongation.Sans son brio, Russ Court-nall n’aurait jamais eu la chance de marquer le but gagnant.Alerte, confiant et chanceux, Roy prouve qu’il a des nerfs d’acier, peu importe les circonstances.Voilà qui est rassurant.La seule note discordante se limite à la remontée des Whalers dans les deux matchs à Hartford.Le Canadien, pourtant si solide lorsqu’il détient une avance en troisième période, a flanché.L’absence de Bob Gainey, puis celle de Mike McPhee dans le dernier match, ont peut-être été alors plus vivement ressenties.Le mot de la fin revient à Larry Pleau qui a bien résumé le jeu dit Tricolore.« Certaines formations possèdent de meilleurs éléments que le Canadien.Mais aucune dans la ligue ne travaille aussi bien en équipe.Voilà où se situe la force du Canadien.Personnellement, je ne vois pas qui pourrait le battre.» ¦ De tous les joueurs du Canadien ayant pris part aux quatre matches contre les Whalers, Claude Lemieux est le seul à n’avoir pas participé au pointage.Cela ne veux pas dire que le gros ailier droit a mal joué.De toute façon, il aura l’occasion de se reprendre lors de la prochaine série.¦ Patrick Roy et Brian Hayward affichent la meilleure moyenne (2.54) de tous les gardiens dans les séries.Alain Chevrier des Blackhawks de Chicago suit avec une moyenne de 2.60 buts par match.¦ Denis Savard est un autre joueur qui a connu sa part de malchances cette saison.Blessé à un genou puis à une cheville, le centre des Blackhawks est en train de racheter son année avec de belles séries contre Detroit.PHOTO AP À la suite d’une erreur du gardien des Whalers, Russ Courtnall a inscrit le but victorieux, en prolongation, dimanche soir.C’était le temps des réjouissances pour les joueurs du Tricolore.ftîciiard Milo de la Presse Canadienne PHILADELPHIE - Dans un match fou, fou.fou disputé dans des condi tions difficiles, les Expos se sont inclinés 7-6 devant les Phillies de Philadelphie, hier.Mike Fitzgerald a claqué deux circuits et 13.104 personnes ont bravé un froid de 5“ Gelcius en début de match.11 y a eu 14 buts sur balles dans la rencontre.Von Haves a tranché le débat en claquant un circuit en solo — son deuxième coup de quatre buts dans le match — contre le perdant Gene Harris, à la neuvième Tim Wallach a réussi quatre coups sûrs en cinq pour porter sa moyenne à 417 (10 en 24).Il a marqué le si xième point quand Jeff Parrett a donné un but sur balles à Wallace Johnson, avec les buts remplis, à la septième Un mauvais lancer de Harris a permis aux Phillies d’égaler le compte.Les Phillies ont commis trois erreurs et leurs lanceurs ont donné huit buts sur balles — dont cinq par Floyd Youmans, en quatre manches et un tiers.Randy Johnson, lui, était encore plus froid.11 a donné quatre points, dont un circuit de trois points à Von Bayes, dans les deux premières manches.La première manche a duré près d’une demi-heure Après avoir retiré les deux premiers frappeurs des Expos, Floyd Youmans a atteint Andres Galarraga d’un lancer et Hubie Brooks a obtenu un but sur balles.Tim Wallach a suivi avec un simple au champ gauche mais le volt i-geur Chris James a effectué un relais précis pour harponner le « Gros Chat » au marbre.Randy Johnson a de son côté commencé par un but sur balles à Bob Dernier, le premier frappeur.Dernier a atteint le deuxième but à la suite d’un optionnel et marqué grâce à un simple du vétéran Torn Herr.A la deuxième, les Expos ont créé l’égalité 1 1 à l’aide d’un circuit en solo de Mike Fitzgerald — son premier coup sûr de l’année après cinq présences.« Fit/ » a expédié l’offrande de Youmans, avec un compte de deux balles et une prise, par dessus la clôture du champ gauche Les Phillies ont répliqué en marquant trois points quand Von Hayes a cogné un circuit au champ centre droit après deux retraits.Youmans et Dernier étaient sur les sentiers à la suite de simples.Frappant à la place de Johnson, Mike Aldrete a réussi un ballon sa orifice à la quatrième.A la manche suivante, Youmans a quitté le monticule après un simple de Tim Wallach 11 n a pas été aidé par une erreur de Mike Schmidt sur un jeu de routine.EXPOS 6 PHILLIES 7 pb p
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