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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1989-04-14, Collections de BAnQ.

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10 ¦ Le Devoir, vendredi 14 avril 1989 Réactions au rapport sur les universités Le prochain enjeu touchera la «modulation» Pierre Proulx LES PROFESSEURS des universités québécoises sont satisfaits que le groupe de travail sur leur tâche en arrive a la conclusion que celle-ci est « comparable » à celle de leurs collègues canadiens.Mais l’enjeu pourrait se porter maintenant sur la répartition différente, selon les professeurs, des éléments constitutifs de cette tâche, soit la « modulation ».Content des observations empiriques du rapport, le président de la Fédération des associations de professeurs d'universités du Québec (FAPUQ), M.Michel Campbell s’est montré réservé.« attendant d’en savoir plus long » sur le dernier chapitre du rapport touchant, justement, « la gestion de la tâche ».« La FAPUQ, a-t-il indiqué, va être vigilante pour s’assurer qu’on ne crée pas des classes de professeurs qui ne soient que des donneurs de cours».Le rapport du groupe de travail, dont LE DEVOIR a rendu compte hier en primeur, révèle que, globalement, la tâche des professeurs du Québec s’étale, ici comme ailleurs, sur 45 heures par semaine.Les Québécois, en moyenne, sont 5.6 heures en classe contre 6.1 chez les Ontariens, mais ils consacrent un peu plus de temps à la recherche et à l'administration.C’est le ministre de l’Enseignement supérieur, M.Claude Ryan, qui a créé ce groupe de travail en 1987 à la suite de la Commission parlementaire sur le financement des universités.La FAPUQ a été associée indirectement à ce groupe puisque son ex-président, M.Marcel Fournier, en était membre.Par ailleurs, le vice-président de l’Université du Québec, M.Jacques L'Écuyer, et ex-président du Conseil des universités, a dit espérer des retombées concrètes de ce rapport d’abord que l'on se rendra enfin compte que la tâche des professeurs d'université ne consiste pas simplement à donner six heures de cours par semaine.M.L’Écuyer, qui était observateur au groupe de travail, espère surtout qu'« on arrivera à plus de flexibilité dans la gestion du temps de nos professeurs et qu’on enlèvera les rigidités inutiles».« On sait, dit-il, que certains professeurs sont plus intéressés que d'autres à la recherche et d’autres à l’enseignement.On devrait être capable de mieux répartir le travail, de manière à assurer une meilleure exploitation des talents et des intérêts.Autrement, la situation devient carrément inéquitable et d'ailleurs des professeurs le disent régulièrement ».M.L’Écuyer a convenu que le rap- port ne poussait pas très loin l’analyse à ce propos, mais cela tient, ex-plique-t-il, au fait qu’il s’agit d'une question relevant de la négocation.« J’espère qu'on comprendra que ces questions sont légitimes et je pense qu'il faut leur apporter des réponses ».Le groupe de travail se trouve d'autre part à répondre implicitement au fameux rapport C.obeilde mai 1986.Celui-ci prenait pour acquis que dans les universités québécoises, la charge moyenne d’un professeur d'université était « de 2 cours de 45 heures par semestre ou de 4 cours par année pour un total de 180 heures ».Dans les autres universités canadiennes.on a.disait-il, une « norme de 3 cours par semestre, ce qui est 50 % plus élevé que la charge implicite des universités québécoises » ; le groupe de travail a montré que la différence réelle est d’environ 13 %.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Ottawa nement fédéral n’aura plus à couvrir les $ 2.4 milliards que cela lui coûtait en 1988.« Le gouvernement n’aura plus à contribuer au Fonds puisqu’il ne pourra plus calculer sa contribution régionale, confirme un spécialiste de l’Assurance-chômage : il refile ainsi une partie de sa facture sociale au Fonds qui devient de moins en moins une assurance».D’ailleurs, des consultations ont commencé, entre le ministère fédéral de l’Emploi et des groupes du secteur privé, patrons comme organisations d'employés.« Les nouvelles sont terribles, a indiqué au DEVOIR une personne qui a participé à de telles consultations, Wilson va augmenter à la fois les contributions patronales et les contributions d’employés ».Tant les milieux patronaux que les mouvements syndicaux sont furieux de ce qu’ils entendent à ces tables de consultation : ¦ le ministère de l’Emploi pige dans la caisse de l’Assurance-chômage pour recycler la main-d’oeuvre en difficulté, mais ne consacre rien à l’amélioration de la compétence de ceux qui travaillent déjà : or, avec la libéralisation mondiale des échanges commerciaux, c’est cette main-d'oeuvre qui doit se recycler.Le monde du travail demande à Ottawa de mettre plus de pression sur les provinces pour qu’elles améliorent leurs programmes d’enseignememt post-secondaire; ¦ le ministère de l'Emploi couvre 72 % de ses dépenses à même les cotisations des employeurs et des employés à l’Assurance-chômage : c’est ainsi que l’an dernier, il en a coûté $ 1.3 milliard pour administrer tous les programmes d’Emploi et Immigration dont $ 979 millions ont été refilés au compte d’Assurance-chô-mage, même s’il y a 8,780 années-personnes autorisées à l’Assurance-chô-mage sur un total de 18,125 dans l’ensemble des services d’Emploi et Immigration.L’Assurance-chômage paie par exemple 100 % des $ 234 millions que coûtent les centres de placement.Explication du ministère : « Que nos clients touchent des prestations (parce qu’ils sont en chômage), ou qu’ils paient des contributions (parce qu’ils travaillent), ils sont tous des clients d’Assurance-chômage ! » ; ¦ patronat et syndicats sont d’autant plus furieux que le ministère refuse de fournir les études dont il dispose sur l’impact de la réforme proposée par Barbara McDougall.Non seulement sera-t-il maintenant impossible de vérifier si les contributions sont dépensées dans les régions où elles sont prélevées, mais le secteur privé, qui paie 74 % des dépenses, n’a aucun droit de regard sur l’administration du Fonds.La façon dont parle la ministre de l’Emploi prouve par ailleurs que le gouvernement a décidé de se servir du Fonds d’assurance-chômage pour réduire son déficit.Mme McDougall affirme en effet que le financement du Fonds est la responsabilité du ministre des Finances.C’est faux : c’est de la seule responsabilité des commissaires.La preuve : le 15 novembre dernier, en pleine campagne électorale, ceux-ci ont unilatéralement réduit de 17 % les cotisations des employeurs et des employés parce que le Fonds enregistrait trop de surplus.Au taux de $ 2.35 par $ 100 de revenus assurables pour les employés, et au taux de $ 3.29 pour les employeurs, le Fonds allait enregistrer un surplus de $ 2,854 milliards en 1988.La Commission a donc réduit les cotisations à $ 1.95 pour les employés et à $ 2.35 pour les employeurs.Même à ce taux, la caisse aura un surplus accumulé de $ 440 millions à la fin de l’année.La cotisation maximale hebdomadaire pour un employé est actuellement de $ 11.80, et de $ 16.52 pour les employeurs.En les augmentant d’environ deux dollars par semaine pour les employés, et de trois dollars pour les employeurs, le gouvernement récupérerait les $ 2.5 milliards dont il a besoin pour se retirer du programme.Cela mettrait la contribution de l’employé à un maximum de $ 13.80 par semaine, alors qu’elle était de $ 13.27 en 1988, avant que les membres de la Commission d’assurance-chômage ne décident, sans l’approbation du gouvernement semble-t-il de baisser les primes.Le gouvernement a déjà annoncé son intention de réduire les bénéfices et d’imposer des pénalités pour un montant total de $ 1.3 milliard.Avec l’augmentation envisagée des cotisations, c’est une ponction de près de $ 4 milliards que le gouvernement s’apprête à faire dans la caisse de l'Assurance-chômage.Le gouvernement a par ailleurs augmenté les services aux chômeurs de $ 800 millions et les bénéfices aux parents et aux personnes âgées de près de $ 500 millions.4 La Charte « La Charte a amené deux changements fondamentaux dans les procédures criminelles.D’abord, elle a consacré le droit à l’avocat et elle exige l’exclusion de toute preuve obtenue illégalement », note le criminaliste Jacques Bellemarre, professeur de droit pénal à la faculté de Droit de l’Université de Montréal.En fait, le droit à l’avocat a toujours existé en common law et les policiers n'ont pas moins de droits aujourd’hui qu’ils n'en avaient avant l'adoption d’une Charte des droits enchâssée dans la Constitution.« Il y a eu des confessions extra-judiciaires qui ont été écartées avant la Charte parce que le suspect n’avait pas pu consulter son avocat.Vers 1970, les juges se sont mis à serrer la vis et à exclure des confessions, mais ce n’est que depuis la Charte qu’on a sanctionné les bavures en excluant la preuve », explique Me Bellemarre.Le meilleur exemple est sans doute la désormais célèbre cause d'Alain Chapleau, accusé d'avoir mis le feu à l’usine de BPC de Saint-Ba-sile-le-Grand en août 1988.Le juge lléjean Paul, de la Cour supérieure, a écarté la preuve présentée par les policiers parce que ceux-ci ont empêché Chapleau de contacter son avocat et que sa déclaration ne pou-rait être considérée comme libre et volontaire.« Même avant la Charte, la confession de Chapleau n’aurait pas été admise en preuve.Par contre, on aurait admis les preuves dérivées obtenues grâce à la confession », soutient Me Bellemarre.Ainsi, le juge Paul a refusé d’admettre en preuve la tige de métal et les traces de poudre de la fusée routière qui aurait servi à mettre le feu parce que c’est au cours de l’interrogatoire que Chapleau en avait indiqué la présence aux policiers.« La loi n'a pas changé.Les policiers n’ont jamais eu le droit de faire des menaces pour obtenir une confession, ou de faire une perquisition sans mandat valide, mais aujourd’hui le tribunal a le droit d’exclure la preuve s’il croit que leur utilisation est susceptible de déconsidérer l’administration de la justice », rappelle Me Bellemarre.Le résultat est souvent que la police se sent lésée par de telles décisions des tribunaux.« Elle se plaint de ne plus avoir de pouvoirs, mais elle n’en avait pas plus avant, mais les tribunaux n’essayaient pas de régulariser le travail des policiers et ils étaient moins fortement sanctionnés pour des abus.La police a toujours été obligée de travailler dans la légalité.Ce qui a changé aujourd’hui, c’est qu’elle n’a plus le droit de faire accepter une bavure », soutient Me Bellemarre.« Il est clair qu’actuellement les forces policières ne s’ajustent pas au changement.On peut prédire à plus ou moins court terme que les policiers vont perdre quelques pouvoirs inhérents à leurs pouvoirs d’enquête», croit Me Bellemarre.Par exemple, il se pourrait que les inteiTogatoires et les parades d’identification doivent un jour se dérouler sous contrôle judiciaire, c’est-à-dire en présence d’une tierce personne.Si la Charte des droits a modifié les règles du jeu pour les policiers et ceux qui sont chargés de présenter la preuve devant les tribunaux, elle a aussi modifié le travail de tous les autres intervenants dans notre processus judiciaire.« Le rôle des juges a aussi fonda mentalement changé.Avant la Charte, ils étaient les gardiens du pouvoir de l’État, aujourd'hui ils doivent être les gardiens des droits et libertés fondamentales.C’est un grand changement pour certains juges qui ne l’acceptent pas encore », affirme Me Guy Bertrand, de Québec.Me Bertrand est l’un des rares avocats québécois qui ait poussé la cause d’un de ses clients jusqu’en Cour suprême en se fondant sur la Charte.Quand Antoine Thibault est entré dans son bureau, il affirme avoir tout de suite vu qu’il avait là une cause qui pourrait aller jusqu’au plus haut tribunal du pays.« Je lui ai dit tout de suite qu’on pouvait se ramasser en Cour suprême avec ça ».Il aura fallu plus de sept ans de procédures, demander la permission d’invoquer la Charte canadienne qui n’était pas en vigueur au début des procédures, se ballader de Cour supérieure en Cour d’appel, avant de finalement l’emporter.« Dans 80% des cas, une cause comme ça se serait arrêtée bien avant, à cause des coûts », estime Me Bertrand.Dans le cas de M.Thibault, les honoraires d’avocat ont été de l’ordre de $ 73,000 « et encore, je lui ai fait un prix d’ami », soutient-il.La question des coûts reste, selon Me Bertrand, la plus grande faiblesse du système.« On demande à un individu de porter sa cause devant le plus haut tribunal du pays et de rendre service à toute la collectivité en faisant invalider une loi qui était injuste, mais de payer ça tout seul.C’est profondément injuste », estime-t-il.Malgré l’aide juridique, qui n’est disponible qu’aux citoyens à faible revenu, et certains fonds gouvernementaux dont l’utilisation est limitée, la grande majorité des citoyens n’aura pas les moyens de supporter bien longtemps une cause de nature constitutionnelle.« Surtout quand l’autre partie est le procureur général qui, lui, a à sa disposition les ressources presque illimitées du gouvernement », soutient-il.Selon Me Bertrand, le seul moyen est de rembourser à la partie gagnante non seulement les frais juridiques, mais aussi les honoraires des avocats.Ainsi, alors que M Thibault devait supporter les honoraires de son procureur pour quelque $ 73,000, le procureur général du Québec était condamné à des dépens de seulement $350.60.« Il faut trouver un moyen pour que ceux qui utilisent la Charte ne soient pas obligés de vendre leur maison et de perdre toutes leurs économies parce que le gouvernement a violé l’un de leurs droits.Une personne qui doit s’endetter pour faire valoir ses droits n’a pas eu droit à une véritable réparation », conclut Me Bertrand.4 Castonguay de la Bourse de Montréal, M.Bruno Riverin, à l’effet de rendre admissibles au RÉA les débentures convertibles.« Comme le marché des actions n’est pas très favorable présentement, les gens pourraient être incités, en bénéficiant d’exemptions fiscales, à investir dans des débentures et lorsque le marché des actions sera plus favorable, convertir leurs débentures en actions », a précisé M.Castonguay devant les journalistes.« Depuis le krach d’octobre 1987, les capitaux de risque sont devenus très rares, dit-il.Avec la récente montée des taux d’intérêt, cette rareté n’a fait que s’accentuer.Il faut donc que de nouveaux véhicules financiers soient créés si l’on désire que les entreprises en plein développement, comme La Laurentienne, aient de nouveau accès aux capitaux dont elles ont besoin ».La débenture convertible commande généralement un taux d’intérêt à payer moindre que celui exigé pour une marge de crédit ou un prêt bancaire.C’est pourquoi son admissibilité au RÉA permettrait aux firmes québécoises de se financer à moindre coût.M.Castonguay souhaite que le ministre des Finances Gérard D.Levesque profite du prochain budget provincial pour annonceras mesures en ce sens.« Le plus tôt sera le mieux », dit-il.Le président de La Laurentienne voit l’admissibilité des débentures convertibles au RÉA comme une mesure d’encouragement à l’investissement et à la création d’emplois.Il estime que les revenus auxquels le gouvernement renoncerait en créant ce nouvel abri fiscal seraient largement compensés par ses effets sur l’activité économique.M.Castonguay a aussi pressé le gouvernement, hier, d'adopter une loi permettant aux institutions financières de créer des liens avec des entreprises commerciales ou industrielles et une loi sur le décloisonnement des intermédiaires financiers.Selon le président de La Laurentienne, « les institutions financières québécoises sont d’envergure relativement faible en regard des concurrents étrangers qui sont la plupart du temps liés à de grands ensembles.L’internationalisation de l’économie commande l’abolition des barrières qui répondaient à des préoccupations appartenant à une époque révolue».M.Castonguay souhaite que le gouvernement donne suite « enfin » à son énoncé de politique de 1987 dans lequel il annonçait son intention de permettre aux institutions financiè- res d’établir des liens avec des entreprises commerciales.« D’ailleurs, a-t-il déclaré, le droit d’établir de tels liens commerciaux est clairement reconnu dans la loi sur le Mouvement Desjardins (adoptée en décembre dernier).Nous croyons qu’il n’est que juste et équitable que l'équilibre soit rapidement rétabli avec notre principal concurrent ».Le président de La Laurentienne devra toutefois attendre à l'automne avant qu’un « avant-projet de loi » soit déposé par le ministre délégué aux Finances et à la Privatisation, M.Pierre Fortier, selon les informations fournies hier par son attaché de presse.Le ministre pourrait toutefois présenter un projet de loi sur les intermédiaires financiers dans les semaines à venir, a indiqué M.Bernard Motulsky.En attendant, le groupe présidé par M.Castonguay se prepare à bâtir, dès qu’une loi le permettra, un grand ensemble financier-commercial qui sera capable d’affronter la concurrence.Déjà des approches ont été faites auprès d’entreprises « bien établies, qui occupent une bonne position dans leur marché, bien gérées et qui possèdent des assises financiè res solides » avec lesquelles La Laurentienne pourrait unir sa destinée.Sans préciser les modalités du mariage à venir, M.Castonguay a dit que la transaction éventuelle ne devra pas reposer sur des emprunts élevés et donner aux actionnaires qui ne voudraient pas changer la nature de leur placement toute la latitude voulue.En outre, les deux corporations (la financière et la commerciale) devront conserver leur existence propre.+ 1,200 jeunes j’ai composé une pièce de six minutes, rythmée dans mon style habituel, dans laquelle s'ajoutent des couplets aux rythmes de l’Extrême-Orient, de l’Italie et de l’Amérique du Sud ».Ce pot-pourri voué à « l’harmonisation des relations interculturelles dans la population scolaire » se déroulera de midi 15 à 13 h 30 sur la Grande Place du Complexe Desjardins.Il faudra arriver tôt.+ McKenna tifs alors que les provinces anglophones donnent priorité à la protection des droits individuels.« Ces deux visions du Canada sont incompatibles et il faut trouver les moyens de les réconcilier ».Ce qui fait dire au premier ministre du Nouveau-Brunswick qu’il est urgent de reprendre le dialogue, de relancer le débat à la grandeur du pays, sur la base du postulat qu’il faut garantir la protection des droits de toutes les minorités, autant les anglophones du Québec que les francophones hors Québec.« Il faut leur assurer une protection institutionnelle.Avant que la tension et l’émotivité continuent de s’aggraver, il est temps de s’asseoir comme Canadiens et de décider où l'on va.J’espère voir un débat dans chaque province, dans chaque communauté et au plan national ».Le plus jeune premier ministre du Canada s’enorgueillit de l’exemple donné par le Nouveau-Brunswick, « microcosme du Canada », qui s’est fait province bilingue et a souscrit à l’idée d’un Canada bilingue.Il comprend la situation de la majorité francophone du Québec, une minorité noyée dans un continent anglophone, mais il continue de croire que le premier ministre Bourassa doit être blâmé pour avoir eu recours à la clause « nonobstant ».« Parce que les implications dépassent de beaucoup les frontières du Québec.La tension n’a cessé de s’accroître au Canada anglophone depuis qu’il a posé ce geste ».À l’instar du premier ministre Mulroney et du chef libéral John Turner, il croit d’ailleurs que la clause « nonobstant » devrait être retirée de la Constitution.« Ce n’est pas au Québec que le français est menacé, c’est en dehors du Québec ».À l’égard de l’accord du lac Meech, Frank Mckenna n’a pas changé d’idée.Il n’est pas question pour lui de l’endosser, aussi longtemps qu’il n’aura pas été modifié, notamment pour assurer la protection de toutes les minorités du pays.« Nous avons accepté toutes les conditions du Québec, y compris la réalité du caractère distinct.Mais il y d’autres minorités dans ce pays ».Un discours fort apprécié de l’auditoire, surtout de la part des dirigeants d’Alliance Québec, dont Peter Blaikie, qui s’est empressé d’aller félicité le premier ministre du Nouveau-Brunswick, l’encourageant à poursuivre sa croisade en faveur des droits des minorités.Bourassa entreprend sa campagne derrière des portes closes fÉïïiard Descôteaux ====; envoyé spécial à Gaspé ROBERT BOURASSA a coin mencé sa campagne pré-électorale, une campagne qu'il mène pour l'instant derrière des portes closes auprès de militants libéraux triés sur le volet.Le premier ministre libéral a ainsi passé hier soir une heure avec une cinquantaine de militants du comté de Gaspé d’où la presse avait été exclue car, a t on expliqué, il s'agissait d'une réunion de «l'exécutif élargi» du parti de ce comté.À cette rencontre, il devait être beaucoup question d'élec lions.De la part de M.Bourassa comme de la part des militants, ont pu constater un groupe de journalistes qui par une grille d'aération ont pu suivre les dis cours.«Plus tôt sera l’élection, plus tôt&ce sera dans le sac», a dé claré le président de l’association libérale, Nelson Fournier, en s’a dressant à M.Bourassa au début de l’assemblée.«Si ca peut vous aider à prendre votre décision», a-t-il ajouté, «sachez que ll’orga nisation du comté de Gaspé est prête».Une telle manifestation d'in térêt est stimulante pour un chef de parti, a répliqué M Bourassa qui n'a pas voulu préciser de da tes.Gomme il l'avait fait devant les journalistes juste avant, il a laissé entendre que son intention était toujours d’attendre à l'automne.U ne phrase du discours de M Bourassa pourrait toutefois donner à penser que ce pourrait être plus tôt.Evoquant le fait qu’on est à la période des «retours d’impôt», il a soumis que «les chèques de remboursement (que recevront une majorité de Québé cois) vont démontrer à quel point l'administration libérale a été productive et efficace».Autre signe de la fièvre électorale qui semble atteindre M Bourassa, celui-ci s’en est aussi pris au Parti québécois devant ses militants.L'idée lancée cette semaine par Jacques Parizeau de faire un référendum sur la question de la formation professionnelle nous rappelle oue le choix CS pp cc moy.Aldrete 5 0 1 0 000 Brooks 32 9 2 1 281 Figerais 12 2 2 2 167 Foley 27 5 5 1 185 Galarraga 28 7 3 1 250 Garcia 16 5 2 0 313 Hudler 4 3 0 0 750 Johnson 4 1 3 0 250 Martinez 16 0 0 0 000 Nixon 19 1 2 0 052 Owen 21 3 1 0 143 Raines 30 6 2 0 200 San'vema.21 5 2 1 238 Wallach.24 10 5 0 417 Buts volés: Nixon 2; Brooks, Galarraga.Hudler 1 Les lanceurs SFP ml pm rab mpm Burke 1-0 30 0 2 000 Gross.1-1 12.1 B 10 584 Hams.1-1 7.0 3 5 386 Hesketh 00 3.1 2 1 5.40 Holman 00 42 1 2 193 Johnson .01 110 5 9 409 Martinez .00 150 4 8 240 McGalfigan 1-1 52 1 2 159 Perez .01 110 7 8 573 B.Smith.00 50 0 1 0.00 Victoires préservées: Hesketh 1 Burke.Houston, Scott (1-1) à Los Angeles, Morgan (0-0), 22 h 05 Cincinnati, Jackson (1-1) à San Diego.Show (1-1), 22 h 05 Atlanta, Z.Smith (0-1) à San Francisco, Reus-chel (2-0), 22 h 35 Ligue américaine Mercredi Cleveland 10, Boston 6 Texas 8, Milwaukee 1 New York 5, Toronto 3 Baltimore 5, Kansas City 4 Californie 5, Oakland 0 Seattle 9, Chicago 1 Minnesota à Detroit, remis Hier Detroit 3, Minnesota 0 Boston 9, Cleveland 1 Oakland 5, Californie 0 Texas 6, Milwaukee 1 Aujourd’hui Kansas City, Leibrandt (0- 0) à Toronto, Key (1- 1) , 13h 35 Oakland, Stewart (2-0) à Chicago, Perez (1-0), 14 h 30 Cleveland, Swindell (2-0) à Milwaukee, Birkbeck (0-0), 19 h Minnesota, Viola (0-2) à New York, Leiter (0-1), 19 h 30 Baltimore, Schmidt (0-0) à Boston, Dopson (1- 0) , 19 h 35 Texas, Moyer (1-0) à Detroit, Alexander (1-0), 19 h 35 Californie, Witt (1-1) à Seattle, Campbell (0- 1) , 22 h 05 LIGUE NATIONALE Section Est g i P moy.dlff.CHICAGO 6 2 .750 — PHILADELPHIE 6 2 .750 — MONTRÉAL 4 5 .444 2'/t PITTSBURGH 3 5 .375 3 ST.LOUIS 2 4 .333 3 NEW YORK 2 Section Ouest 6 .250 3 Vi CINCINNATI 5 3 .625 — SAN FRANCISCO.4 3 .571 '/z ATLANTA 5 4 .556 Vi SAN DIEGO 5 5 500 1 HOUSTON 4 6 400 2 LOS ANGELES 3 6 .333 2'/j LIGUE AMÉRICAINE Section Est CLEVELAND 5 3 .625 — BALTIMORE 4 4 .500 1 TORONTO 4 5 444 1 Va DETROIT 2 4 .333 2 MILWAUKEE 2 5 .286 2 '/z BOSTON 2 6 .250 3 NEW YORK 2 Section Ouest 7 .222 3’/z TEXAS 7 1 .875 — KANSAS CITY 6 3 667 1 '/z MINNESOTA 5 3 .625 2 OAKLAND 6 4 600 2 CHICAGO 5 4 .556 2 Va CALIFORNIE 5 4 .556 2 '/a SEATTLE 3 7 .300 5
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