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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1989-04-29, Collections de BAnQ.

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I T *r Montréal, le samedi 29 avril 1989 ?*rv ' • *• * A / Urgence: la solution CLSC La thérapie par les de l’eau pure 4 .#A p /J santé cahier spécial Plus d’un million de personnes utilisent nos services annuellement.Les CLSC, une présence essentielle. 2 ¦ Le Devoir, samedi 29 avril 1989 L’explosion des menus de santé Ranée Rowan SOUPE minestrone, émincé de veau sauce à la moutarde ou brochette orientale (pointe de surlonge) servie sur un lit de riz épicé, choux de Bruxelles amandière (sans beurre), pêches dans un sirop léger.En plus d’être bon, pas cher ($3.25), ce repas « Mieux vivre » proposé aux étudiants et au personnel qui fréquentent le cégep .lohn Abbott, dans l’ouest de l’île, a le mérite de contenir de 30 à 50 % moins de gras que les autres choix au menu régulier.Le menu Mieux vivre issu du programme Santé du coeur développé par le Département de santé communautaire (DSC) du Lakes-hore, s’adressait à l’origine aux res- taurants de l’ouest de l’Ile.De façon assez inattendue, le menu s’installe rapidement dans les cafétérias de cégeps, d’hôpitaux et d’industries.« Environ 25 cafétérias sont actuellement en processus de certification.C’est une véritable explosion », note Mme Lorraine Paquette, diététiste et initiatrice du projet.Plusieurs objectifs Déjà, une dizaine de restaurants du Lakeshore, dont un restaurant de type « cuisine sur le pouce » affichent le menu Mieux vivre.En mettant l’accent sur la réduction des matières grasses, on accentue du même coup la diminution du cholestérol, du sel et des calories en trop, précise Mme Paquette.Ce qui fait l’originalité de ce pro- menu unique pour l’ensemble des établissements qui adhèrent au réseau.Bâtir un menu « Nous examinons avec le chef des cuisines de chaque restaurant ou cafétéria, les recettes et la préparation des plats, puis nous faisons des recommandations, explique la diététiste.Avec les recettes retenues, nous bâtissons un menu faible en gras, adapté à sa cuisine, respectant ainsi son originalité et s’insérant dans l’ensemble des menus offerts.» Tous les menus Mieux vivre sont certifiés par le DSC.« Nous offrons également des sandwichs dont la garniture est certifiée « Mieux vivre », ainsi que du lait et des yogourts faibles en matières grasses et du pain de blé entier », note le gérant de la cafétéria du cégep John Abbott.« Nous avons dû modifier nos techniques de cuisson, utiliser peu ou pas de matières grasses, précise M.Yves Baron.Tout cela n’est pas difficile et ne coûte pas plus cher, mais le fait d’offrir du lait entier, du lait 2 % et écrémé, différentes variétés de yogourt occupe plus d’espace dans les réfrigérateurs.» Projet pilote Le DSC de l’Hôpital général de Montréal a aussi mis sur pied un projet pilote qui vise le meme objectif : réduire les matières grasses.Huit établissements du centre-ville de Montréal participent à ce jet, c'est qu’il ne s’agit pas d’un sras CONSULTATION inc.SERVICES D’ERGONOMIE & DE RÉADAPTATION Dr FRANÇOISE POIRIER B A .O.T.(C), P L.M B A (5l4)662-0443 PHOTO CHANTAL KEYSER T.£ ¦£_ D’abord conçus pour les restaurants, les menus de santé sont maintenant offerts dans des cafétérias.OASIS SANTÉ ^ CLUB PASSEPORT SANTE fr- ( Permis du Québec) La 1ère Agence de Voyages spécialisée dans le Tourisme de Santé vous offre partout dans le Monde: • SPAS • CENTRE DE SANTÉ INFORMATION: • THALASSOTHERAPIE • REMISE EN FORME 3617 St-Denis MU/Tél.: • THERMALISME • BALNEOTHERAPIE 845-9162 ViL/ViA CLINIQUE DEJEUNE téléphone: (819) 843-9582 jeûne modifié repos vacances-santé guérison spirituelle Programme mieux vivre: 6 jours/6 nuits en MAP Occupation double avec trois (3) soins par jour.Vue sur parc Taxes et frais de service inclus VOYAGES ALTITUDE et MONDOMr 4^ 1399s Ajouter le tarif Montréal-Geneve en vigueur selon la date du voyage En collaboration avec Swissair Demandez-nous nos produits Spas en France et en Suisse SPA EN FRANCE Le %01/al Club Lvicin au coeur d'un paradis terrestre LA SANTE ET LA FORME Réservations: (514) 739-2493 Omert toute l’année Informations et brochures 1-800-463-0890 X Connaissez-vous le meilleur remède pour calmer le stress et soigner vos fatigues.LA THALASSOTHÉRAPIE à PASPEBIAC C’est la relaxation en profondeur el la récupération d'énergie.dont vous avez besoin.dans un somptueux manoir I9é siècle sur 15 âcres de terrain aménagé au bord de la mer.où vous vous laisserez vivre.PLUS que des vacances là où la qualité et l'ambiance font la différence.FIN AU STRESS VENEZ VOUS FAIRE DORLOTER.VOUS LE MÉRITEZ BIEN ! massothérapie, algothérapie, balnéothérapie, golf, sports de raquettes, appareils gym forfaits avec ou sans hébergement avec repas santé gastronomiques vd™ (' ^Concept 1-800-363-8990 Hromoill * Marque de comimrcc de Spti( nnopl I a- ( hàft ju Hronmni Hromoni.Qim- Init nufiuiul inc uIiIim-c sous licence Centre de jeûne Val Santé Jeûner pour se reposer, perdre du poids, cesser de turner, améliorer sa santé, décompresser vite, etc Suivi constant par: Martial Melançon & Madeleine Morin hygiénistes 2033, chemin de la Gare, C.P.547, Val Morin (Québec), JOT 2R0 1-819-322-5635 projet et collaborent avec les promoteurs de santé et les nutritionnistes afin d’offrir à leur clientèle du midi (seulement) des « Menus pleins d’entrain ».On les retrouve dans toute une gamme de prix: de $ 3.25 à $ 20.On peut facilement identifier ces plats grâce à un petit coeur rouge apposé sur les menus du restaurant.Tout comme pour le DSC Lakeshore, les mets qui font partie des Menus pleins d’entrain ne sont pas des « mets-minceur » pour les gens qui surveillent leur poids, mais tout simplement des plats savoureux agencés de façon à réduire de façon importante leur teneur en matières grasses.Le projet-pilote est exprimenté d’avril à juin prochain.Si l’expérience est concluante, le DSC de l’Hôpital général compte répandre la mode des Menus pleins d’entrain un peu partout au centre-ville de Montréal.AUBERGE-DU-PORTAGE SPÉCIAL 20e ANNIVERSAIRE.escompte sur forfait-santé du 2I mai au 15 juin et du 8 au 30 sept.89 ex.: 1 semaine P.A.SPÉCIAL 675$ 47250$ 671.route du Fleuve Notre-Dame-du-Portage (QC) (.01 1Y0 (418) 862-3601 Le Devoir, samedi 29 avril 1989 Bi 3 Le grand changement d’image des CLSC De plus en plus d’usagers délaissent cliniques et urgences pour leurs soins médicaux Ranée Rowan LES CLSC sont à un tournant important de leur histoire tant au point de vue de leur rôle que de leur place au sein du réseau.Et, en même temps, leur image change.Tout le monde ne sait peut-être pas encore ce que veulent dire ces quatre lettres (centre local de santé communautaire au cas où vous ne le sauriez pas), mais de plus en plus on sait qu’il s’agit d’un endroit « pas comme les autres » où l’on offre un éventail important de services médicaux et psycho-sociaux.« L’objectif visé, compte tenu des ressources, est de pouvoir intégrer tous les divers aspects de la santé de la personne », dit au cours d’une entrevue le président de la Fédération des CLSC, M.Maurice Fayette.Dévoilées récemment, les nouvelles « orientations » de la ministre Thérèse Lavoie-Roux confient aux CLSC les urgences mineures de façon à libérer les salles d’urgence des hôpitaux.« Dans les CLSC de date récente, il n’y a pas d’équipe médicale, faute de ressources financières, mais cela va venir», ne désespère pas M.Payette.« On nous confie le mandat de donner les services, il faut qu’on nous en donne aussi les moyens», dit-il.Le taux de fréquentation des C LSC se situe autour de 24 % de la population de leur territoire, indique le dernier sondage fait par la Fédération l’automne dernier.Ce pourcentage est plus élevé dans les régions rurales que dans les régions urbaines.Ainsi dans la région d’Asbestos, il est de 96 % tandis que sur la Côte-Nord, il est de 100%.« Une fois nos heures d’ouverture élargjes comme le veulent les orientations de la ministre et notre propre cadre de référence, le taux de pénétration devrait, de façon générale, être élevé », note le président qui est issu du milieu même des usagers.Auparavant, le président de la fédération était en général un directeur de CLSC.Des exemples Un enfant est malade ou le temps est venu pour une visite de contrôle ?Mme Chantale Ber-geron-Charron, mère de trois enfants de 11, 9 et 4 ans, ne va plus chez le pédiatre ni en cabinet privé.Le CLSC est son médecin de famille.Lorsqu’elle demeurait sur la Rive-sud, le CLSC, elle ne connaissait pas.Mais depuis quatre ans qu’elle habite Saint-André-Avelin (une petite municipalité de la région outaouaise à une cinquantaine de kilomètres de Buckingham où se trouve le plus proche centre hospitalier) elle a découvert à quelques minutes de la maison cette res- æ -Jsr- ÎE2E3 BANQUE DE SANG AUTOLOGUE (514) 738-3323 source locale.« C’est une solution d’échange heureuse.Les soins y sont compétents et attentifs, il y a peu d’attente, on prend le temps d’écouter et de faire un bon examen, l’environnement est agréable.Je suis pleinement satisfaite », confie-t-elle avec enthousiasme.Sans rendez-vous, c’est le médecin de garde qui voit le patient.« Le CLSC dispose des dossiers de chaque membre de la famille et à la longue, on finit par connaître tous les médecins de l’équipe », dit-elle.Si on y va sur rendez-vous, on peut choisir un des médecins avec lequel s’est établie une relation de confiance », note Mme Bergeron-Charron.Depuis l’automne dernier, le CLSC Saint-André-Avelin est ouvert deux soirs par semaine jusqu’à 21 h ainsi que le samedi et le dimanche de 9 h à 17 h.Quand la plus jeune de la famille a été frappée par un automobiliste l’automne dernier et que l’ambulance a mis une heure à venir, les policiers ont appelé un médecin du CLSC sur les lieux de l’accident.« Si on n’avait pas eu le CLSC ouvert le samedi, je ne sais pas ce qu’il serait advenu.» Prévention Mme Bergeron-Charron profite également du programme de prévention mis sur pied par son CLSC sous le nom de clinique de trois ans.C'est l’occasion de faire un bilan complet de l’état de santé de l’enfant, d’examiner ses dents, sa vue, son audition, de voir s’il n’y a pas de difficultés d’élocution ou autres.À force de recevoir des soins, Mme Bergeron-Charron a décidé de s’impliquer dans la vie de son CLSC et fait partie du conseil d’administration.De son côté, Gaétan Gingras a découvert le CLSC Kateri (Can-diac) par hasard.L’été dernier, ce sexagénaire travaillait sur son terrain quand il s’est coupé à la main : quelques jours plus tard, il y avait enflure et infection.Une bonne oc- casion d’aller voir ce qu'était le CLSC situé à cinq minutes de chez lui.Auparavant, il serait allé à l’urgence de l’hôpital Charles-Le-moyne.« Pas de longue attente, un accueil chaleureux, d’excellents soins, une oreille attentive.ça a été une découverte qui m’a convaincu que le CLSC, ce n’est pas seulement pour les mères qui vien- nent y faire vacciner leurs jeunes enfants !» M.Gingras a déjà fait un infarctus.Il y a quelques mois, il a éprouvé des symptômes qui lui ont fait peur.Il s'est rendu au CLSC en taxi par mesure de précaution et dès son arrivée, on lui a fait passer des examens qui ont révélé qu’il s’agissait d’autre chose de moindre gravité.« J’ai été immédiatement rassuré, dit-il.Il est important quand une personne commence à prendre de l’âge de se sentir en sécurité et de savoir que l'on va s’occuper de vous tout de suite.Souvent, le médecin en cabinet privé n’a même pas le temps d’écouter ce que vous avez à lui dire tellement il y a de gens dans la salle d’attente.» Maintenant, lui et sa femme, Francine, sont des usagers régu liersdu CLSC.Elle y a été traitée récemment pour un début de pneumonie et n’a eu que des félicitations pour les soins reçus .M.Gérald Giguère, un usager du CLSC J.-Octave Roussin, à Pointeaux-Trembles, insiste lui aussi sur cet aspect de sécurité.Diabétique, faisant de la haute pression, il est important pour lui de savoir qu'il peut au besoin, sans rendez-vous, se présenter au CLSC.« Je n’attend pas des heures, dit-il, et même si ce n’est pas mon médecin habituel qui me reçoit, mon dossier est là.On y voit quels médicaments je prends et tout n’est pas à recommencer.il y a un suivi, ce qui n’était pas le cas quand, auparavant, je devais aller à l’urgence d’un hôpital.» CENTRE OE PRELEVEMENTS SERVICES DE SANTE JLENCE CO » PHOTO CHANTAL KEYSER Le CLSC, moins d’attente que dans les salles d’urgence des hôpitaux.VOUS DEVEZ AVO] Aurez-vous besoin de sang?Si oui, vous avez maintenant un choix.OPÉRATION?VOTRE PROPRE SAN) Consultez votre médecin ou appelez-nous GIRARD, ROY et ASSOCIÉS inc.CONSULTATION : PLANIFICATION • SYSTÈMES • GESTION 210 ouest, rue St-Jacques, suite 201, Montréal, Qué.H2Y 1L9 (514) 288-1288 4 ¦ Le Devoir, samedi 29 avril 1989 Deux témoins privilégiés analysent le problème des salles d’urgence içoise Lafleur PHOTO CHANTAL KEYSER LA SITUATION d’encombrement des salles d’urgences dans les hôpitaux de la région de Montréal est-elle un signe de faillite du plan de redressement mis de l’avant en 1986 par la ministre Thérèse Lavoie-Roux ?D’un côté, on a alloué des budgets pour ouvrir des lits de courte durée.De l’autre côté, des hôpitaux ferment chaque année des lits, ces mêmes lits, pour équilibrer leur budget à la suite des compressions budgétaires et éviter d’être pénalisés par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Selon le docteur Paul David, fondateur de l’Institut de cardiologie et aujourd’hui sénateur, le manque de lits de courte durée dénote l’illogisme du système.« Ça fait dix ans qu’on tourne en rond au Québec, devant le problème des urgences.Si on ne peut relever le défi, c’est que le système lui-même est gravement atteint.» « Dans le système actuel, l’urgence est devenue la porte d’entrée la plus rapide pour une hospitalisation.Et de grands malades, avec Le Dr Paul David besoins de traitements aigus, se retrouvent placés dans des corridors sur des civières peu confortables près du grand public.Ces malades sont laissés là en observation pendant six, huit, dix heures ou plus en attente d’un lit à l’étage.Il arrive même qu’un patient soit traité à l’urgence, dans le corridor, sans pouvoir jouir du réconfort d’un bon lit et d’une chambre calme.Ce qui me désole le plus dans notre système, c’est de voir que l’on traite nos plus grands malades de la façon la plus indigne.» Actuellement, 10 à 20 % — parfois plus — des patients dans les hôpitaux généraux sont des gens âgés et malades chroniques.Ils occupent une bonne partie des lits dits de courte durée, et ce, pendant six mois ou même parfois un an ou deux.Ces lits, conçus au départ pour des séjours inférieurs à dix jours (récupération après une opération, un accouchement, etc.) sont bloqués.Calcul pratique Faisant un calcul rapide, un lit de courte durée occupé au cours de l'année par deux malades chroniques (un séjour de six mois chacun) pourrait servir 36 malades sur un an (un séjour de dix jours chacun).Selon le docteur David, il ne faudrait pas un si grand nombre de lits supplémentaires pour faire en sorte qu’il y ait plus de lits « actifs » de courte durée dans les établissements de santé.Si 100 lits de courte durée deviennent disponibles, on peut donc y traiter 3 600 malades de plus au cours de l’année.Mais la construction de nouveaux pavillons et de nouveaux hôpitaux dotés d’un personnel médical adéquatement formé en soins gériatriques n’a pas encore vu le jour, toujours faute de fonds.Autre facteur qui joue dans le malaise chronique des soins de santé au Québec : la pénurie de personnel infirmier et les pénibles conditions de travail qui s’y rattachent.À l’hôpital Notre-Dame, par exemple, on a dû fermer des lits à l’étage durant le congé scolaire de février.Les mères infirmières voulaient prendre leurs vacances avec leurs enfants.Et la direction de l’hôpital n’avait pas les fonds nécessaires pour employer du personnel suppléant.« Pendant que des lits sont vacants à l’étage, des malades sont traités sur des civières dans le couloir, presque sur le trottoir.Mais ne blâmons pas pour autant les directeurs d’hôpitaux qui, avec les mesures restrictives imposées par le gouvernement, doivent faire des acrobaties pour équilibrer leur budget », explique Robert Dage-nais, aumônier au Service de pastorale de l’hôpital Notre-Dame.« Le personnel infirmier et le personnel administratif sont tout aussi victimes du système que les malades », ajoute Robert Dagenais.« Finalement, ce sont les malades qui en paient le prix le plus fort.» Le docteur David semble du même avis : « les grands malades souffrent d’un environnement inhospitalier dans des hôpitaux pourtant dits civilisés.Notre système, considéré comme l'un des plus « performants » au monde n’est certes pas le plus humain.» Le docteur cite en exemple la ville de Paris et la ville de Lyon où il n’y a jamais de problèmes d’engorgement des urgences, toutes proportions gardées en nombre d’habitants.On trouve à Lyon quatre hôpitaux super-organisés et spécialisés dans les cas d’urgence nécessitant des hospitalisations.Cela semble plus efficace qu’une quarantaine d’hôpitaux qui offrent le service mais qui sont mal organisés, tel Montréal.» De nouveaux espaces, de nouveaux équipements, un personnel médical supplémentaire, tout cela nécessite des fonds.Et le docteur David avance qu’il faut absolument trouver de nouvelles avenues pour générer des montants d’argent supplémentaires.Notre système est certes le plus généreux au monde, mais des patients abusent parfois de la gratuité des soins.CENTRE D'INTERVENTION 934-0552 vois nfcnNissKZ vos besoins en SANTÉ ET QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL Nous y répondons par nos services: • Evaluation et enrichissement du capital-santé pour personnel cadre.• Examens de pré-emploi, évaluations et expertises de dossiers particuliers en médecine du travail • Sensibilisation et dépistage des toxicomanies.• Environnement et aménagement des lieux de travail SariTra * Evaluations, consultations, assistance technique et légale en santé et sécurité au travail.* Formation du personnel et consultation organisationnelle.Profils de carrière et programmes d’aide aux employés.* Etudes de faisabilité, élaboration et implantation de garderies en milieu de travail.1100, avenue Beaumont, Ville Mont-Royal, Québec, Canada, H3P 3E5 Téléphone: (514) 345-1277 Télécopieur: (514) 345-1262 Une division de Lavalin inc.ERRA École de Psychosynthese Roberto Assagioli Inc.FORMATION EN PSYCHOSYNTHÈSE DEPUIS 1979 Pour ceux et celles qui veulent apporter plus de vie à leur profession actuelle: Formation de base à la psychosynthèse, DÉCELER ET RÉALISER SA VALEUR Pour ceux et celles qui ont déjà une base en psychosynthèse: Trola possibilités de spécialisation, • FAVORISER LE GUIDE INTÉRIEUR (APPLICATION DE LA PSYCHOSYNTHÈSE À LA PSYCHOTHÉRAPIE) • MANAGEMENT DE QUALITÉ • PSYCHOSYNTHÈSE ET ÉDUCATION Pour renseignements: • Demandez les dépliants en téléphonant ou en écrivant à l’EPRA.• Participez à une soirée d’information: 8 et 24 mai Veuillez prendre rendez-vous.Le nombre de participants est limité.• Participez à une fin de semaine d’introduction: La résolution des contlits intérieurs 20 et 21 mai C.P.186, Suce.Rosemont, Montréal H1X 3B7 (514) 728-4551 AQUA MED POUR INFORMA FIONS ET RÉSER VA TIONS: CENTRE AQUA MER 868 BOUL.PERRON CARLETON, QC (418) 364-7055 GOC 1J0 1-800-463-0867 LE PREMIER ET LE SEUL VRAI CENTRE DE THALASSOTHERAPIE AU CANADA venez faire le plein de santé, d'énergie et de vitalité Aqua-mer: un concept unique de vacances santé Un centre de remise en forme Loisirs: • marche au bord de la mer • randonnée en montagne • pêche • planche à voile • golf - tennis -bicyclette • visite des sites touristiques de la région iur?.i u W piscine à l’eau de mer chauffée IÉ£ m Le Devoir, samedi 29 avril 1989 Les gens âgés À la fois une des causes de l’engorgement et les plus grandes victimes du système hçoise Lafleur à peine abordé le problème d’engorgement des hôpitaux, on touche au phénomène du vieillissement de la population.Selon les plus récentes données de Statistique Canada, les Québécois de plus de 50 ans forment le quart de la population (24,75 %) et ceux de 65 ans et plus représentent 10,44%.L’État doit donc faire face à un défi majeur sur le plan social et psychologique : celui des soins à prodiguer et une qualité de vie offerte aux personnes âgées.Car la population aura atteint 65 ans et plus d’ici deux générations.Mais selon les propos de Robert Dagenais, aumônier au Service de pastorale de l’hôpital Notre-Dame, « on ne doit pas tout mettre sur le dos des gens âgés lorsqu’on parle d’un trop grand nombre de lits occupés par des malades chroniques du troisième âge dans les hôpitaux.Car les vieillards sont souvent les plus grandes victimes d’un système qui manque d’humanisme médical.La médecine doit protéger la vie contre la mort.Pourquoi accuser les gens âgés de consommer trop de soins médicaux ?Face au vieillissement généralisé de la société, il ne faut pas culpabiliser les vieillards car, de toute façon, l’incidence de la maladie augmente avec l’âge.» Il en résulte que le sujet âgé conclue qu’il est inutile, qu’il coûte cher et qu’il doit s’en aller.Dans son livre Psychogériatrie, les problèmes psychiatriques du troisième âge, le docteur Nasrollah Moamai, psychiatre consultant à l’hôpital Louis-H.Lafontaine, souligne qu’environ 10 à 20 % des sujets âgés vivent au moins un épisode dépressif après 65 ans et que la dépression est donc responsable d’une grande partie des hospitalisations des personnes âgées.Il ajoute que l'opinion publique semble manquer d’intérêt pour les problèmes du vieillissement : « et pourtant, sur le plan statistique, on est frappé par la fréquence du suicide chez les gens âgés.En fait, un suicide sur cinq a lieu entre 55 et 65 ans.» Université de Montréal Faculté des sciences infirmières INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS n'AllJnUBD HUI ET DE DEMftIN PARCE QUE LA SANTÉ VOUS INTÉRESSE VRAIMENT JOIGNEZ-VOUS AUX ÉTUDIANTS INSCRITS, A TEMPS PLEIN OU À TEMPS PARTIEL A NOS PROGRAMMES: — Doctorat (en processus d’implantation) — Maîtrise ès sciences (sc.inf.) — Baccalauréat ès sciences (sc.inf.) • pour les titulaires d’un DEC en sciences de la santé • pour les titulaires d’un DEC en T.inf.— Certificats • en sc.inf.: milieu clinique (6 orientations) • en santé communautaire Pour information: Secrétariat de la Faculté des sciences infirmières 2375 chemin de la Côte Ste-Catherine Montréal, Qc Tél.: (514) 343-6439 343-7154 Est-il besoin de répéter ce que Fernand Séguin disait : « quelle que soit la solution, s’il en existe une qui soit honorable, elle devra être fondée sur une meilleure connaissance de ce que c’est que d’entrer en vieillesse.» Et l’état devra trouver les ressources nécessaires, tant humaines que financières, pour tenter de le faire avec dignité.PHOTO CHANTAL KEYSER Selon Robert Dagenais, aumônier au service de pastorale de l’hôpital Notre-Dame, « on ne doit pas tout mettre sur le dos des gens âgés lorsqu'on parle d'un trop grand nombre de lits occupés par des malades chroniques.» P I S LIER DE LA PLANIFICATION Derrière l'imposante façade de la rue Metcalfe s'affaire une société plus que centenaire.Elle regroupe, au Québec, un nombre important de représentants rigoureusement formés, aptes à analyser vos besoins et à planifier votre protection financière.Basé sur de solides connaissances, leur service professionnel est à l'image de l'inébranlable institution.SunLife du Canada NAYAJ.A PUR EAU DE SOURCE NATURELLE 6 ¦ Le Devoir, samedi 29 avril 1989 Vendre des services de santé aux étrangers Une suggestion contestée pour aider à financer nos hôpitaux ARCHIVES Marcel Boulanger per diem de l’hôpital, soit le double du coût moyen par jour.Les surplus encaissés par l’établissement sont par la suite récupérés par le ministère.Ainsi, que ce soit au Royal Victoria ou à l’Institut de cardiologie, aucun bénéfice provenant des soins donnés aux étrangers ne peut être réalisé par les établissements médicaux, de façon à éviter la surcharge du système qui est réservé aux Québécois.Ce qui limite pour le moment le nombre d’étrangers soignés ici à très peu de cas.L’exemple ontarien Cette limitation n'est cependant pas respectée partout au Canada.En Ontario, l’University Hospital de London (UH) consacre une section spéciale de 50 lits pour la chirurgie cardiaque et la neurochirurgie aux patients hors-province.Ce programme a été approuvé par le gouvernement ontarien.L’UH fixe même ses propres tarifs pour les clients provenant de l’extérieur du pays, et cela, avant, et en fonction des traitements accordés à la personne.Dans un article publié en décembre dernier dans le Canadian Medical Association Journal, le dr Patrick Blewett, président et administrateur de l’hôpital, explique que l’U H n’a pas voulu attendre le soutien du gouvernement pour accroître son budget; qu’il existe des moyens de financement autres que ceux de l’État lorsqu’il s’agit de trouver des fonds supplémentaires.Comme par exemple, les transferts de technologie à l’industrie privée, les affiliations avec les hôpitaux américains en vue d’en tirer des expertises, ou encore.la vente de soins aux étrangers.Ce dernier CHANTAL KEYSER Paul Landry rogramme rapporte actuellement l’UH plus de $ 6.5 millions par année.« C’est cette idée de l’UH que nous voudrions reprendre, explique Marcel Boulanger.On se dit : puisqu’on a des problèmes de financement et que par conséquent on garde des lits fermés, on va les ouvrir pour les étrangers qui peuvent payer.Et les revenus qui seront générés de cette façon serviront à augmenter ou à maintenir les lits québécois.Mais le choix de société qui est exercé par le ministère, c’est de laisser des créneaux vides, quitte à faire attendre nos citoyens, plutôt que de les remplir avec des étrangers.C’est ridicule.Parce qu’à la longue, cette formule pourrait contribuer à servir nos Qué bécois », soutient le chef médical de l’ICM.Mais cette opinion n’est pas partagée par tous.À l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), Paul Landry, vice-président aux programmes et à la recherche, s’oppose carrément à cette idée.« Cette notion de vendre des services pour en tirer des profits remet en cause les principes mêmes de notre système québécois : des principes d’universalité et d’équité.Ces valeurs sont à la base de notre régime de soins.Et c’est ce qui nous empêche de verser dans la privatisation large et facile en nous préservant d’un système à deux paliers avec deux types de médecine : une pour les riches et une autre pour les pauvres.» « Imaginez un peu une aile d’hôpital réservée spécialement aux étrangers.C’est une aberration.Les Québécois n’accepteront jamais cela, ou voudront aussi en profiter.Le régime de soins n’est pas une entreprise ni une business.jgfjfith Bélanger À L’INSTITUT de cardiologie de Montréal (ICM), les demandes provenant de clienLs des autres provinces canadiennes et même de pays étrangers se font de plus en plus nombreuses.La réputation de l’institut concernant son niveau d’excellence et les nouvelles techniques d’interventions médicales mises au point par ce centre — telle l’intervention au rayon laser pour désobstruer les artères —, ont même suscité dernièrement l’intérêt de patients du Japon, de l’Arabie Saoudite, de l’Europe et aussi évidemment des Américains.À un point tel que ce centre de cardiologie montréalais vient de faire une demande au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour pouvoir consacrer deux lits à des personnes du Nouveau-Brunswick, à des patients qui sont susceptibles de se faire traiter par ce centre, et qui se retrouvent déjà en bon nombre sur les listes d’attente de l’établissement.L’intention de l’Institut était de pouvoir négocier avec cette province canadienne une entente en vue de financer ces deux lits.« Niet, il n’en est pas question ! Voilà ce qu’on nous a répondu.En fait, au MSSS, on ne nous a même pas laissé le temps de finir notre phrase pour expliquer notre idée.Nous avons eu l’impression d’avoir blasphémé ! », s’indigne Marcel Boulanger, directeur des services professionnels à 1TCM.Les diri- geants de l’institut pensent que cette nouvelle formule d’accès aui services de santé par les extra-ter ritoriaux pourrait éventuellemen devenir une source de financemen intéressante pour l’établissement Mais cette idée a jusqu’à mainte nant toujours été rejetée par le mi nistère de madame Thérèse La voie-Roux.Pourtant, dans les cou loirs d’administration de quelques hôpitaux de la métropole, cette possibilité se discute et fait l’objet d’une nouvelle controverse.Les citoyens des autres provinces qui viennent se faire traiter au Québec paient actuellement un tarif de base préétabli par une commission interprovinciale; environ $ 1,200 par jour ou selon la nature des soins.Pour les non-résidents canadiens, on demande deux fois le L’eau qui fait du bien! EAU DE SOURCE NA TURELLE 5130 Métropolitain est CA4 caaa (entra viau «t tacordatra) salie de montre Le Devoir, samedi 29 avril 1989 ¦ 7 Cette proposition n'est pas une solution.Ce serait une véritable verrue sur notre système de sanié.» Ainsi, ce responsable de l’AHQ envisage une solution plus « équitable ».Comme par exemple une nouvelle taxe imposée aux Québécois qui pourrait etre destinée spécifiquement aux services de santé de pointe.Yves-Thomas Dorval, attaché de la ministre Lavoie-Roux, reconnaît pour sa part que si l’idée de facturer les étrangers peut paraître intéressante au point de vue du financement, cette solution reste inacceptable au niveau de l’équité.« Le problème, si on accepte cela pour les étrangers, c’est qu’il faudra le faire aussi pour les Québécois.Mais la loi fédérale interdit la surfacturation.Aussi, tous les coûts des services desservis ne pourront pas être comblés par les profits.Une partie du coût total sera encore facturée au gouvernement.» En attendant, les spécialistes-vedettes de l’Institut de cardiologie reçoivent des demandes pour aller oeuvrer en clinique à l’étranger pour de courts laps de temps.« On dit maintenant que nos chirurgiens iraient travailler à l’étranger, en Italie par exemple, pour des périodes comme trois semaines, là où on est prêt à payer pour des interventions graves.Voilà où nous en sommes maintenant», confie Marcel Boulanger.Engorgements dans les hôpitaux et listes d’attente, une technologie de plus en plus coûteuse, la nécessité d’une continuité de soins plus longue pour les patients et des besoins de financement plus impor tants pour la recherche et développement : on ne pensait certes pas 1 tous ces facteurs il y a 20 ans.La solution ?« Il faut répartir les enveloppes budgétaires gouvernementales en fonction des besoins et surtout des désirs de la population, conseille Paul Landry de l’AHQ.Je crois que la population est prête à payer plus de taxes pour les services de santé.Mais pas pour des sous-marins ! Cet argent doi-têtre bien orienté.Il va falloir faire des choix.Et il est important que la discussion soit ouverte et publique, qu’elle implique le plus de gens possible, qu’elle soit le plus clair possible.» Marcel Bélanger de l’ICM parle aussi de choix, mais de manière différente.« Qu’on le veuille ou non, avec notre système de santé, nous sommes en difficulté.Admettons qu’on règle le problème maintenant avec un nouvel apport de fonds.Cela va durer un temps, mais on va de toute façon retourner au même problème.Il va bien falloir faire un choix.La société s’engage et offre déjà une base de soins.Mais ce n’est pas suffisant.Il faut trouver d’autres créneaux, entre autres créer des services payants.» Permettre de maintenir un calibre international « MAINTENIR un centre de première classe où la recherche et la pratique cliniques sont de calibre international coûte très cher.Surtout lorsque les frais de traitement, même routiniers, vont à un rythme plus rapide que ce qui est possible de financer par le gouvernement », explique Patrick Blewett, président et administrateur de l'UH de London en Ontario.Ainsi, il explique que l’argent n’est pas la seule raison pour avoir introduit un programme qui s’adresse aux patients hors-province.La direction de cet hôpital considère qu’il est important, par l’apport de malades étrangers, d’aller vers un statut de centre médical de premier niveau.Et cela, afin de conserver au Canada les équipes spécialisées de l’UH.« Notre programme ne représente en aucune façon une forme de privatisation des soins de la santé.Les patients de l’Ontario ne perdent absolument rien de leur accès aux services de pointe.Au contraire, ils sont les premiers à bénéficier de ces soins spécialisés », affirme encore le président de rétablissement.En 1972, le gouvernement ontarien approuvait 22 lits supplémentaires à l’UH destinés aux patients hors-province.En 1985-86, le nombre de personnes admises à l’hôpital était 12,894.Sur les 505 non-ré-sidents de la province, 225 provenaient de l’extérieur du Canada.Sur le nombre de personnes hors-province qui ont reçu des traitements à l’UH en 1988, la proportion de Canadiens était de 67 %.Non seulement ce programme aide financièrement à nous en sortir, conclut le président de l’UH, mais il permet également de maintenir des services de pointe de première qualité reconnus internationalement.DEPUIS 188?522-3138 LES EAUX LAURENTIENNES CO.1210 ST-ANTOINE EST, MONTRÉAL, QC H2L2P1 ACHETEZ UN REFROIDISSEUR D’EAU marques disponibles: i • ADDI • CELSIUS • CORDLEY • KELVIN • TEMPRITE à partir de 95 *289.Location disponible sur approbation de crédit Votre magasin d’eau distillée qui vous offre, en plus du libre-service, un service de livraison résidentielle et commerciale • Libre service 18 litres: 3.25 $ • Livraison 18 litres: 4.75 $ yr «Pourquoi je bois de l’eau distillée?» • L'eau pure distillée aide notre corps à éliminer les minéraux inorganiques, les impuretés et les déchets toxiques.Dans le corps, l'eau agit comme un solvant, pénètre chaque cellule pour absorber et éliminer les poisons qui se sont formés au cours du processus de la vie.ne grande quantité d'eau est nécessaire pour ce travail.Nous savons tous qu'il est plus facile de faire la vaisselle dans un évier plein d'eau propre que dans un évier plein d'eau sale.Tous les jours, le sang véhicule l'équivalent de 400 gallons d'eau à travers les reins.Le bon sens nous dit que; quand l'eau que nous consommons est pure, elle peut faire un meilleur travail que lorsqu'elle est déjà contaminée par des substances toxiques.Dr CLIFFORD C.DENNISON ., , entre libre-service: \ 7 \ ledford: Marché Mitfo, 20 avenu! des Pjns \ Delson: Pharmacie Jean Cotnu, 1080 Geôles Gagné • Farnham: Marché Métro, 450 Meigs Nord \ • Granby: Marché Métro.65 Principale.Carrefour Haute Ville St,4ean Baptiste: Marché Métro, 3104 Principale î: dépanneur du Carrefour Ste-Julie, 801 Abhé Théorpt te-Julie: lagasins: • 2250 rue Bélanger Est, Montréal (514) 725-4! s.Pierre Ouverture bientôt ai # I Franchise dispo I 1 % 2035 Victoria, St-Lambert iible (514) 8 /3 '3 5 fluff; 1! C VM1 Le Devoir, samedi 29 avril 1989 À la source d’un esprit sain: les amis! «UN DES meilleurs moyens pour avoir une bonne santé mentale et trouver un équilibre émotif satisfaisant, c’est d’avoir des amis », répond d’emblée Yvon Blais, psychologue au Centre Domrémy, lorsqu’on lui demande s’il y a des méthodes que l’on peut utiliser pour rester en bonne santé mentale.« Dans mon travail auprès des alcooliques et des toxicomanes, j’ai remarqué que plusieurs de ces personnes, qui fréquentent les alcooliques anonymes depuis des années, disent le faire par peur de recommencer à boire, poursuit M.Blais.Mais en discutant avec eux, je me rends compte qu’ils y vont surtout pour le réconfort qu'apporte l’échange avec des gens qui ont appris à les connaître et qui ne les jugent pas.Ils voient donc ces rencontres comme une activité revivifiante après une journée de travail.» Mais, qu’il s’agisse d’alcooliques, de toxicomanes ou tout simplement de personnes aux prises avec un problème qui les stresse, la présence d'amis permet de mieux faire face au stress et même d’en sortir grandi.En fait, vivre seul et isolé, c’est se rendre plus vulné- rable aux effets néfastes du stress, résume Yvon Blais.Meilleure résistance De nombreuses études tendent en effet à démontrer que la présence d'un réseau social permet de mieux résister aux effets négatifs du stress qui serait la cause de plus de la moitié de toutes les maladies.C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle en arrive le « Department of Mental Health » de Californie.Les gens qui, dans des périodes difficiles, savent conserver leurs amis, réussissent à se tenir loin du médecin.Ce serait là le secret de ces gens qui nous surprennent par leur incroyable capacité à résister au stress : ils ont des amis, des vrais, avec qui ils peuvent échanger.Plus près de nous, Camille Bouchard, directeur du Laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale (LARÉHS) à Montréal, a réalisé plusieurs études sur le comportement des parents envers leurs enfants.« Dans un contexte semblable au point de vue socio-économique, on note des différences importantes entre les voisinages, affirme M.Bouchard.Si le soutien social est important, on note une baisse de l’incidence de violence familiale.» - ->—4» Fèdération des médecins spécialistes du Québec PHOTO ARCHIVES La présence d'amis permet de mieux faire face aux problèmes.En d’autres termes, une personne aux prises avec un problème de violence familiale pourra plus facilement s’en sortir si elle peut aller chercher des appuis dans son milieu, de la part d’amis ou de membres de sa famille.Ces personnes pourront lui apporter un soutien émotif ou un soutien instru- mental (en offrant des services comme un prêt d’argent ou en gardant leur enfant).M.Bouchard insiste toutefois sur l’importance pour une personne d’être capable d’aller chercher des ressources en dehors de sa famille.« Lorsque le réseau est très près de l’individu, il y a risque que ces per- r PROBLÈMES AVEC ^ BÜRNOÜT = STRESS?3, 5 ou 7 jours à notre centre Santé Beauté Ste-Adèle et vous serez regénéré d’énergie À court de productivité ou de créativité, Prévenez les effets sournois et pervers du «stress» Vous voulez: • vous délasser en profondeur • respirer • vous regénérer Demandez notre brochure, écrivez à: C.P.3028, Ste-Adèle Québec.JOR ÎLO Téléphone: (514) 228-2519 CENTRE SANTÉ BEAUTÉ SAINTE-ADÈLE INC.Pas de mystère, pas de miracle, rien de magique.pour être en santé, il faut manger sainement.Deux endroits MONTRÉAL RIVE-SUD 4238, rue St-Denis 6846, boul.Taschereau [§| Mt-Royal Brassard (coin Auteuil) 843-4420 443-9022 Ouvert 7 jours par semaine Lundi, Mardi, Mercredi : 9 b à 20 h Jeudi, Vendredi: 9 h à 21 h Samedi: 9 h à 17 h Dimanche: 11 h à 17 h Cy -* U Pour vivre en santé ÉPICERIE D'ALIMENTS COMPLETS, NATURELS, ET BIOLOGIQUES sonnes partagent les mêmes normes que cet individu, dit-il.De plus, les membres de la famille sont bien souvent des personnes normatives qui ont tendance à vous dire quoi faire, comment le faire et à vous juger.» Toutefois, lorsqu’une personne est démunie de toute ressource, elle se tourne généralement vers sa parenté car l’entretien d’un réseau social coûte cher.Ça prend de l’argent pour sortir, payer la gardienne, afin de voir ses amis et discuter.Composer avec le stress Louise Blais, responsable du secteur santé mentale au Département de santé communautaire de l’hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, considère qu’il faut apprendre à composer avec le stress de la vie quotidienne pour garder sa santé mentale.« Les sources de stress sont très nombreuses : violence familiale, inceste, divorce des parents, perte d’un enfant, déménagements, perte d’un emploi, etc.Dans ces cas-là, il est clair que la structure psychique est fragilisée.Ce qui ne veut pas dire pour autant que la personne va nécessairement devenir en mauvaise santé mentale.» En effet, les gens peuvent réagir différemment face à des situations stressantes.« Certains individus vont profiter de ces événements pour se développer alors que d’autres débouchent sur la détresse », explique Camille Bouchard.Cela dépend surtout des ressources personnelles et sociales de chacun.D’une part, la préparation individuelle joue un rôle important.On entend par là, la structure psychique qu’une personne a développée depuis sa petite enfance.Il s’agit de facteurs internes acquis ou appris par un individu.Ceci permettra à une personne, par exemple, d’analyser ses capacités et de recadrer une situation afin d’être en mesure de réagir.D’autre part, les ressources sociales d’un individu jouent un rôle de protection et de prévention face aux situations stressantes.Ainsi, certaines personnes réagissent positivement au stress parce qu’elles ont appris à se détendre.Afin de freiner leur anxiété galopante lorsque proviennent des soucis, elles vont se « débrancher » temporairement, soit en faisant de l’exercice, en prenant une pause-détente ou en faisant de la méditation transcendantale.D’autres personnes ont appris à ignorer totalement une situation stressante.Au lieu de paniquer, elles vont reporter au lendemain ce qu’elles ne peuvent pas faire le jour même.« Si cela fonctionne, tant mieux.Mais si cela ne fonctionne pas, il y a risque de détresse, affiche Camille Bouchard.Dans un tel cas, l’entourage a tendance à s’éclipser, contribuant ainsi à accroître l’état de détresse.Dans notre contexte culturel, on n’aime pas voir la souffrance.» « L’isolement social, affirme Louise Blais, touche la capacité que Ton a d’entrer en contact et en relation avec des gens sur une base sociale ou avec des organisations.Et, contrairement à ce qu’on a tendance à croire, ce ne sont pas les personnes âgées qui souffrent le plus de l’isolement.Ce sont plutôt les enfants et les adolescents.C’est pourquoi nous avons fait de l’isolement social Tune de nos priorités au DSC », de conclure Mme Blais. Le Devoir, samedi 29 avril 1989 ¦ 9 W-— UQAM Le savoir universitaire, une valeur sûre! Maîtrise en kinanthfppologie Spécialistes en chiropratique, ergonomie, ergothérapie, physiothérapie, sciences de l'activité physique et autres domaines connexes : • Voulez-vous élargir ou approfondir vos connaissances du mouvement humain ?• Cherchez-vous à vous intégrer à une équipe dans votre milieu professionnel ?L'UQAM vous offre un programme de T cycle en kinanthropologie, option neurocinétique, sur les aspects neurophysiologiques et psychophysiologiques de la motricité humaine.Vous pourrez également bénéficier d’une formation théorique et pratique en ergonomie, réadaptation et activité physique adaptée aux personnes handicapées.Renseignements : Mme Lise Carrière, directrice Département de kinanthropologie Université du Québec è Montréal Téléphone: 15141 282-3723 Université du Québec à Montréal Ces quelques minutes qui peuvent faire la différence îond Lemieux « JE VIENS d’avaler une bouteille d’aspirine avec un 40 onces de whisky.Est-ce dangereux?» « Mon fils de 17 ans s’est tranché les poignets parce qu’il a une peine d’amour, qu’est-ce que je fais ?».« J’angoisse, je suis seul et découragé, envoyez-moi une ambulance.» Sept cents fois par jour, 200 000 fois par année, les infirmières d’Urgences-santé sont placées sur le front d’une médecine quotidienne, au ras du sol.Par téléphone.Dans la masse d’appels reçus sur cette ligne du 9-1-1, il y a certes des infarctus, des crises d’asthme; cependant plus de la moitié sollicitent finalement un besoin de réconfort.« Toutes proportions gardées, les infirmières jouent ici un rôle qui était auparavant dévolu au médecin de famille », souligne François Champagne, professeur agrégé au département d’administration de la santé de l’U niversité de Montréal.« Les gens ont toujours besoin d’être rassurés.On a beau avoir lu 50 bouquins sur les soins à donner aux enfants mais quand le vôtre se tape un 102° de fièvre, ça vous met davantage en confiance de consulter quelqu’un de compétent.» De surcroît, ce besoin de conseils peut se manifester selon l’actualité.Y a-t-on pensé ?Pendant les quelques semaines qui ont suivi la mort de René Lévesque, on a vu augmenter le nombre d’appels téléphoniques reliés à des douleurs rétrosternales.Et le cyanure dans les raisins du Chili, vous vous rappelez ?Encore une fois, l’inquiétude était au bout du fil.Mais voilà : comment les distinguer rapidement les appels motivés par un besoin du réconfort de ceux qui proviennent des rives de l'abîme et plongent tout droit les infirmières et les ambulanciers dans le sinistre monde du fait divers, des accidents d’automobiles, des suicidés ?Dès la réception de l’appel, les infirmières prennent le temps d’en évaluer la gravité.Manoeuvre futile ?Certainement pas sauf que les quelques dizaines de secondes qu’elle nécessite, peuvent être fatales pour la victime.« En urgen-tologie, la notion de temps est excessivement importante », reconnaît François Champagne.À Toronto tout comme dans de nombreuses villes américaines, on envoie systématiquement une ambulance sur les lieux d’un appel.« Toutefois, il y a peut-être un gaspillage là-dedans.Il faut plutôt chercher à optimiser notre service actuel», affirme-t-il.Ce chercheur a d’ailleurs reçu, à cet effet, $ 58 000 du Fonds de la recherche en santé du Québec pour évaluer le tri des appels téléphoniques d’urgence.« Peut-être faudrait-il prévoir deux niveaux d’interventions à Urgences-Santé», avance-t-il.« L’un, adapté pour répondre prestement aux appels urgents.L’autre, permettant aux infirmières d’intervenir auprès des gens avec toute l’écoute dont ils ont besoin.» Les résultats de l’étude sont attendus à la fin août.& fourni iTJJJJvlJi La méthode SYLVA est un cours connu dans 63 pays à travers le monde, qui enseigne des moyens de penser de façon dynamique.Vous apprendrez à rendre votre pensée plus productive, sûre d’elle-même, positive et efficace.assistez gratuitement à une conférence d’information Auberge Ramada 1005 rue Guy / 22 mai à 19h30 Auberge Universelle 5,000 est, rue Sherbrooke / 23 mal à 19h30 Sheraton Laval 2440 Autoroute des Laurentides / 24 mai 19h30 Holiday Inn Longueuil / 25 mai à 19H30 \ 200 'll.PHOTO CHANTAL Sept cents fois par jour, 000 fois par année, les infirmières d’Urgences-santé sont placées sur le front d’une médecine par téléphone.V/ PROGRAMME DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN MASSOTHÉRAPIE * Attestation permettant d'obtenir un permis de travail de la Ville de Montréal Responsable de la formation : M.Michel Pruneau, acupuncteur, auteur du livre La santé n est pas I absence de maladie.Editions Libre Expression «ssa-sr * • Cour» hottsW»* Débuté cou« .SEPTEMBRE'*89 I ÜÉ» Centre d activités physiques et de santé SOIRÉE D’INFORMATION le mardi 16 mai 1989 à 19 h, au local E-310 Collège Marie-Victorin 7000.rue Marie-Victorin, Montréal 328-3828 1 10 S Le Devoir, samedi 29 avril 1989 Embouteillée ou en vrac, de source ou minérale À la recherche de l’eau pure De l’avis unanime des spécialistes, les eaux embouteillées du Québec sont d’excellente qualité.Le règlement sur les eaux embouteillées, adopté en 1974, explique en bonne partie cette situation : en moins de trois pages, ce document fixe des normes strictes de salu- I Legault À TORT ou à raison, l’eau du robinet suscite la méfiance croissante de la population, qui se tourne vers d’autres moyens, comme les eaux embouteillées, pour assouvir sa soif.Ce secteur connaît une expansion rapide, et les règles gouvernementales très strictes, garantissant un produit d’une qualité irréprochable, ne sont sans doute pas étrangères à cette popularité.Mais l’arrivée récente sur le marché de l’eau en vrac, qui échappe aux contrôles gouvernementaux, crée de nombreux remous.Par ailleurs, il n’est pas facile de s’y retrouver parmi les différents types d’eau offerte dont MENUS icinl i B SIR® COMPLEXE DESJARDINS NIVEAU DE LA PLACE IA GRANDE BOUFFE CUISINE RAPIDE 844-4360 COMPLEXE DESJARDINS NIVEAU DE LA PLACE LA GRANDE BOUFFE CUISINE RAPIDE 845-6566 RESTAURANT 1449 rue Crescent, Mtl., Qué.(514) 288-5656 / / ns / tst n'yttJs Gagnants de: L’Ordre du Mérite de la restauration du Québec 86-87-88.Cuisine de type gastronomique pour la région de Montréal 2105, rue de la Montagne 842-2482 Ouvert le dimanc he V LE 9 LîITETm m il L'HOTEL DE m immmnn 1430 de la Montagne Montréal, Québec Tél.: (514) 288-5656 1-800-361-6262 certains, comme l’eau déminéralisée, suscitent bien des interrogations.Kn 1988, chaque Québécois aura ingurgité, en moyenne, plus de 12 litres d’eau embouteillée, soit deux fois plus que le reste du pays.C’est cependant bien loin des quelque 70 litres par habitant de la Californie et de la France.La consommation des eaux embouteillées, 80 millions de litres l’année dernière, augmente chaque année de 10 à 15 %, une croissance parmi les plus fortes de l’industrie des boissons, selon Michel Lavallée, chef de la division des eaux embouteillées, au ministère de l’Environnement, et en poste depuis l’implantation du règlement, en 1974.Selon des chiffres compilés par son service, l’eau de source est la plus bue par les 10 % de Québécois qui consomment de l’eau en bouteilles.En croissance constante, elle accapare pour l’instant plus de 60 % du marché des eaux embouteillées.La consommation d’eau minérale, avec 22 millions de litres l’an dernier, décroît d’année en année.brité.Grosso modo, trois types d’eau sont couverts par le règle- Deux firmes dominent actuellement le marché : Nestlé-Canada et Perrier, qui a récemment acquis Montclair.Selon des chiffres obtenus par l’Association de embou-teilleurs du Québec (AEQ), ces deux compagnies accaparent à elles seules 70 % du marché des eaux embouteillés au Québec.Le Dr Paul Dagenais Pérusse, secrétaire de l’AEQ, lui-même embouteilleur, mentionne, du même souffle, que le reste du marché est formé de petites entreprises locales.En tout, le Québec compte actuellement 43 embouteilleurs qui fournissent 85 % de l’eau embouteillée consommée dans la province. o :SJa3 o O D J Élude des besoins en espace
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