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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1989-06-17, Collections de BAnQ.

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V Vol.LXXX No 140 ?Averses Max.: 17.Dimanche: quelques éclaircies.Détail page A-8.Montréal, samedi 17 juin 1989 LA BIÈRE QUI CHANGE LA FACE DU MONDE BELLE GUEULE 4 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI Inflation: 5% La venue de Chrétien polarise le débat Un sommet inégalé depuis cinq ans.Et le budget Wilson est responsable dans une proportion de 40 %.Page B-1 Vidéotron déçu des Français Le groupe envisage de se retirer des projets en France.Page B-1 Millionnaire et écrivain Paul-Loup Sulitzer est au coeur d’un débat en France.Écrit-il lui-même ses livres ou confie-t-il ce travail à un nègre ?Peu importe, Sulitzer réussit, et bien.Page D -1 Paul Zumthor médiéviste et nouvelliste La seule limite que n'a jamais franchie Paul Zumthor, c’est celle de la solitude.L'auteur du recueil Les contrebandiers se raconte dans le Plaisir des livres.Page D -1 Monsieur Kirov Comble de l'ironie, le directeur des célèbres Ballets Kirov de Léningrad, M.Oleg Vinogradov, gardien de la tradition la plus pure du ballet classique, envie le ballet qui se fait à l'Ouest et qui n’a pas peur de se laisser imprégner d'influences les plus diverses.Mathieu Albert l’a interviewé.Page C-1.Le nouveau musée des civilisations Les amis de Trudeau le consacrent dauphin Rémillard le défie de dévoiler tout son jeu Michel Vastel ¦ ¦ .- de notre bureau d'Ottawa LE LIVRE sur « la société juste », dont Pierre Trudeau lui-même écrira le chapitre de conclusion, contiendra un chapitre sur les affaires constitutionnelles signé par nul autre que Jean Chrétien.Chrétien est le seul de la quinzaine d’auteurs qui écriront ainsi l’histoire officielle du gouvernement Trudeau, qui ait encore un intérêt direct à la direction du parti libéral.LE DEVOIR a appris que le livre, publié en anglais par Penguin Books, et en français par les Editions de l’Homme, et édité par l’ancien Secrétaire principal, Torn Axworthy, accueillera une quinzaine d’auteurs, tous proches collaborateurs de Pierre Trudeau au début des seize années pendant lesquelles il a dirigé le pays.On y retrouvera ainsi un chapitre de Marc Lalonde (sur les affaires sociales), un autre de Gérard Pelletier (sur le bilinguisme), d’Ivan Head (sur les affaires internationales), de Michael Pitfield (sur la direction du gouvernement), de Torn Shoyama sur les Finances, etc.La présence de Jean Chrétien est d’autant plus surprenante qu’il n’a été associé au dossier constitutionnel que dans les quatre dernières des « années de Pierre Trudeau ».Un des co-auteurs a d’ailleurs suggéré au DEVOIR que le chapitre en question sera en fait écrit par l’ancien sénateur Cari Goldenberg, conseiller de Voir page A-12 : Dauphin EXCLUSIF Bernard Descôteaux ~rr~r de noire bureau de Québec IL NE POURRA être question poulies candidats à la direction du Parti libéral fédéral d’escamoter le débat autour de l’accord du lac Meech.Jean Chrétien le premier devra mettre de côté toute démagogie et dire s'il préfère le fédéralisme coopératif que propose cet accord ou le fédéralisme de conflit qui a prévalu sous 1ère lYudeau.Tel est le défi qu’a lancé hier le ministre responsable des Affaires canadiennes, G il Rémillard, visant nommément Jean Chrétien qui il y a un mois était venu à Québec dire que l’accord du lac Meech était « un débat inutile » pour les libéraux fédé- raux et qu’il espérait la neutralité de Robert Bourassa dans la course à la succession de John Turner.Pour M Rémillard, il n’y a pas de débat inutile, surtout pas dans le cadre de la campagne au leadership du Parti libéral fédéral.L'opposition à cet accord du lac Meech est centrée autour de Jean Chrétien et du Parti libéral dans plusieurs provinces et il faut que ce débat ail lieu, croit-il.Personnellement, il est même prêt à rompre des lances avec M.Chrétien si necessaire.11 ajoute même que « les libéraux fédéraux doivent comprendre que s’ils veulent creuser la tombe de l’accord du lac Meech, ils risquent fort d’y tomber».Le ministre responsable des Affaires canadiennes souhaite en fait un Voir page A-12 : Rémillard Ottawa confirme les défections auvn^uufebfacuf En Chine, les étudiants se terrent d'après la PC et l'AFP OTTAWA (PC) — Le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, Joe Clark, a confirmé, hier, que des diplomates de l'ambassade chinoise à Ottawa avaient demandé le statut de réfugié au Canada.Mais M.Clark n’a pas voulu préciser le nombre de défections, ou si certains membres des consulats de Toronto ou de Vancouver avaient aussi demandé l’asile politique.« Je peux confirmer que certains diplomates de l’ambassade de Chine ont indiqué leur désir de demeurer au pays, a expliqué M.Clark aux journalistes, a sa sortie des Communes.Je ne compte pas dévoiler des noms ou les lieux de défection : vous comprendrez qu’il n’est dans l’intérêt de personne de donner ces détails en ce moment.» En Chine, de nombreux étudiants vivent désormais terrés chez eux ou dans la clandestinité dans la plupart des grandes villes, de peur d’etre dénoncés comme « mauvais éléments », alors que s’étend dans le pays la vague de répression, d’arrestations et de propagande à l’encontre des « contre-révolutionnaires ».Au moins 200 membres d’organisations étudiantes ou ouvrières illégales ont déjà été arrêtés ou se sont rendus de plein gré ces derniers jours, a affirmé, hier, Le Quotidien du peuple.Selon le journal du PC chinois, 16 dirigeants du mouvement de grève de la faim ont été appréhendés à Pékin, dont le chef du mouvement, Liu Zhihou, 33 ans.À Shijiazhuang, près de la capitale, l’un des responsables de l’Union indépendante des ouvriers de Pékin, Liu Huanwen, a été arrêté mardi.À Xian, dans le centre, 14 dirigeants d’organisations interdites se sont rendus volontairement.Et à Shanghai, 66 membres d’un « Groupe de soutien aux ouvriers » ont été arrêtés lors d’une perquisition.À Chengdu, dans le Sud-Ouest, où Voir page A-12 : Ottawa Alors que la répression s’accentue en Chine, des centaines de citoyens faisaient la queue hier devant l’ambassade américaine à Pékin pour remplir des demandes de visas.printemps avec les Chinois lÂ-V.Dufresne « LE MOIS DE MAI est plein de soleil.Nous commençons à faire la grève de la faim en ce meilleur moment de la jeunesse.Bien que nos épaules restent encore tendres et que la mort nous paraisse lourde, nous y allons.Nous sommes obligés d’y aller.C’est l’histoire qui nous le demande.Nous allons mourir et nos paroles restent : les chevaux vont aux enfers, leurs hennissements sont tristes.» Pierre Morency, qui habite Ayer’s Cliff, dans les Cantons de l’Est, s’était rendu en Chine le mois dernier avec le Club Aventure.Mais les brochures du tourisme en vrac ne l’intéressent plus guère.Ce qu’il déplie soigneusement devant nous, comme une relique, est une feuille de papier de riz, calligraphiée en fins caractères, que lui remit un étudiant chinois à la veille de la répression de Pékin.« Les chevaux vont aux enfers, leurs hennissements sont tristes.» On dirait, à l’autre bout du monde, l’écho étranglé du Guernica de Picasso.Des documents comme ceux-là, que des collectionneurs avides ont voulu lui acheter à son retour au Canada, comme si l’histoire de la contestation étudiante pouvait déjà se bazarder, alors qu’on facture comptant aux familles endeuillées les balles qui ont exécuté leurs enfants, le jeune québécois s’en est vu confier des dizaines.Leurs auteurs, aujourd’hui, hennissent peut-être aux enfers.Des centaines de photos, aussi, si dangereusement identifiables qu’il refuse de les céder aux journaux.Il a aussi détruit beaucoup d’autres documents avant de quitter la Chine via Hong-Kong, et jeté dans le caniveau des noms et des adresses qui eussent compromis ses informateurs.« Je les ai prises, ces photos, dit-il, entre le 14 et le 20 mai, jour de la proclamation de la loi martiale.J’y ai Voir page A-12 : Québécois Québec bonifie son offre aux infirmières Le chômage mine Montréal Le dernier-né des musées du pays et non le moindre, le Musée canadien des civilisations, entrouvrira ses portes le 29 juin prochain.Son budget de construction est à l’image de son gigantisme, $ 255 millions ! Il sera complété en totalité d'ici trois ans.Marie Laurier a visité le chantier.Page C -1.L’Europe aux urnes Les électeurs de sept pays de la Comunauté européenne éliront demain leurs représentants au Parlement de Strasbourg.Les enjeux de politique intérieure ont dominé des campagnes électorales plutôt ternes.Page A-5 QUÉBEC a ajouté hier quelque $ 20 millions à sa proposition aux infirmières, dans ce que le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, a qualifié d’offre finale.Cette proposition porte les sommes offertes par le gouvernement aux 40,000 infirmières de la Fédérations des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ) à $ 109 millions, soit une augmentation pour 1989 de 9 % de la masse salariale des infirmières.La FIIQ a annoncé en soirée que son comité de négociation ne ferait connaître ses réactions qu’aujour-d’hui, mais il est acquis que les moyens de pressions, accord ou non, se poursuivront au moins jusqu’à mardi, alors que le Conseil fédéral, instance décisionnelle de la FIIQ, sera réuni.M.Johnson n’a pas voulu spéculer sur la possibilité de décréter les conditions salariales des infirmières ad- Volr page A-12 : Infirmières elle Paré DERRIÈRE le masque des statistiques officielles qui nivèlent à 14 % le taux de chômage à Montréal, une vue au microscope révèle aue la métropole est un vaste gruyère miné par le chômage.Dans 23 quartiers sur 54, abritant 40 % des Montréalais, le chômage sévit aussi durement qu’en régions éloignées, dépassant 15 % et parfois 20%.• C’est le triste constat qui ressort d’une étude commandée par 23 quartiers sur 54 comptent plus de 15% de chômeurs la Commission du développement économique de Montréal, fournissant en détail les niveaux de chômage pour chacun des 54 quartiers de planifications de Montréal.Ces secteurs administratifs comptent entre 15,000 et 40,000 personnes.Plus encore, une comparaison des données de 1981 avec celles de 1986, démontre que la situation dans plusieurs quartiers est en chute libre.En 1981, au coeur de la récession, le chômage dépassait 15 % dans seulement deux quartiers montréalais : Sainte-Marie et Saint-Jacques.Les statistiques les plus récentes, datant de 1986, démontrent que le cancer s’étend maintenant à plus de 23 quartiers sur 54, touchant 408,700 personnes.Plus de 40% de la population montréalaise.L’étude démontre que les taux rampants de chômage ne sont Voir page A-12 : Chômage m Un roman, ça?lui vente chez votre libraire B+:C B-12 ¦ Le Devoir, samedi 17 juin 1989 SPORTS La Formule 1 Une vitrine technologique extraordinaire Marc Belva ¦¦ Collaboration spéciale C’EST DIMANCH E qu’aura lieu le Grand Prix de Montréal, sixième épreuve du Championnat du monde des conducteurs.La Formule 1 réunit chaque année des concurrents de tous les continents et attire des centaines de millions de téléspectateurs.Mais plus important encore, le fruit des recherches effectuées par les constructeurs ont un impact direct dans la production de masse.Depuis des années, les meilleurs fabricants de pneus sont Goodyear, Michelin et Pirelli, alors qu’Honda est le meilleur motoriste, grâce à ses instruments qui conjuguent une puissance phénoménale et une étonnante fiabilité.Avec l’édition 89 du Grand Prix, apparaissent les 5 soupapes par cylindre, les V-10, V-8 ou V-12 qui oublient les règles traditionnelles de l’écartement, les soupapes à rappel pneumatique, lés systèmes d’injection et de gestion du moteur plus sophistiqués que jamais, les boites semi-automatiques, les freins en graphite, les châssis composites, etc.Bien que la technologie évolue constamment dans ce milieu, il est étonnant de constater que l’organisme qui réglemente les courses de Formule 1, la FISA, essaie continuellement de contrer le meilleur concurrent, et cela depuis les débuts de la F-l.Toujours plus vite À titre d’exemple, rappelons qu’en ¦ 1952, la course fut disputée en Formule 2 parce que l’Alfa-Roméo Al-fetta écrasait la concurrence depuis 1938.Dans la même veine, on a interdit le turbo lorsque Honda a réussi à maîtriser parfaitement ce type de moteur.Officiellement, la FISA soutient qu’elle veut ainsi diminuer la vitesse des voitures.Cela ne tient pas l’analyse parce qu’on a augmente la cylindrée des moteurs,et refusé de restreindre les dimensions des pneus et des appendices aérodynamiques, qui permettent des performances extraordinaires en virage.De la même façon, le règlement qui décrète que 11 Grand Prix sont valables et que les cinq autres comptent pour du « beurre » n’existe que pour empêcher que le champion soit connu d’avance.En effet, la régularité d’Alain Prost est telle que sa victoire sur 16 épreuves serait quasi-assurée.Quand il n’est pas premier ou second, on soupçonne un sabotage.C’est seulement par un tour de passe-passe qu’Alain Prost a ré.ussi a ne pas être champion du monde tout en glanant plus de points que quiconque avant lui.Ce règlement actuel a le tort de favoriser la témérité, le risque-pour-le-risque, le mépris des mécaniques.La Formule 1 est donc bien imparfaite.Outre les lacunes exposées ci-dessus, notons que la promotion et la télévision y jouent des rôles trop importants.Les numéros sont devenus invisibles afin que l’on soit forcé de reconnaître le casque du pilote et ses commanditaires personnels.Cela rend la course bien difficile à suivre pour ceux qui ne sont pas des experts.On parle d’autoriser l’an prochain le ravitaillement en course afin de stimuler le spectacle télévisuel, mais cela constitue un risque supplémentaire et gratuit pour les pilotes et les mécaniciens.En outre, les voitures actuelles sont trop petites, de sorte qu’un homme de taille moyenne a bien du mal à y pénétrer.Cependant, malgré ses défauts, la Formule 1 demeure la plus belle vitrine de la technologie automobile, le seul endroit où les comparaisons ont lieu d’égal à égal entre les constructeurs du monde entier.Cette année, le nombre des écuries, des pilotes et des moteurs est plus grand que jamais, et les nouveaux concurrents se bousculent au portillon.Même les Soviétiques s’apprêtent à se lancer dans le grand cirque : on construit actuellement un circuit à Narva en Estonie et 15 ingénieurs de Moskvitch ont été détachés au projet F.1.Le Grand Prix de Montréal figure parmi les plus intéressants.Réputé pour la beauté du site, le circuit Gilles-Villeneuve comporte des passages très lents et des sections extrêmement rapides.Malgré la largeur et les lignes droites, les dépassements ne sont pas faciles.Selon Ric-cardo Patrese, la chaussée semble très déformée, de sorte que les Formule 1 vont « taper ».Le circuit, toujours éprouvant pour les pilotes, constituera aussi un test pour la robustesse des machines.Si les McLaren parviennent à s’y imposer, la saison sera probablement jouée.Dans le cas contraire, la lutte pour le titre pourrait être relancée.Ce qui serait surprenant, car à première vue, McLaren possède le meilleur châssis, le meilleur moteur et les meilleurs pilotes.Fumer, c’est gaspiller Argent et santé Photo CP Le Français Alain Prost sur McLaren-Honda a encore une fois été le plus rapide hier, lors des premiers essais du Grand Prix de Montréal.GRAND PRIX DU CANADA Prost domine les 1ers essais Robillard de la Presse Canadienne ALAIN PROST, sur McLaren-Honda, a devancé son coéquipier Ayrton Senna, hier après-midi, à l’issue des premiers essais officiels en vue du Grand Prix du Canada de Formule 1, qui sera disputé demain.Riccardo Patrese, sur Williams-Renault, a pris la troisième place.Ces résultats du premier jour pourraient se révéler déterminants puisqu’on prévoit 50 % de risque de pluie aujourd’hui, de sorte que les chronos enregistrés hier risquent de demeurer les plus rapides.Senna a mérité la position de tête à chacune des cinq premières courses de la saison et il détient le record avec un total de 34 en carrière, ayant devancé Jim Clark il y a deux semaines à Phoenix.Prost a établi un nouveau record du tour, en 1:20.973, à la vitesse moyenne de 195.176 kilomètres-heure, au volant d’un mulet (voiture de remplacement), moins de huit centièmes de seconde devant Senna (1:21.049).Celui-ci détenait le record de 1:21.681 réalisé l’an dernier.Prost a réussi son meilleur temps au volant de son mulet, à son 10e tour, soit après être tombé en panne sèche.Il n’a fait que six autres tours par la suite.« Le moteur m’a semblé très bon, avec une facilité et une douceur de pilotage parfaites.Je suis très optimiste pour la course », a noté Prost, qui s'est souvent plaint de ne pas avoir une aussi bonne machine que Senna.« Je n’ai pu aller plus vite avec les pneus de course, a noté celui-ci et, à mon dernier tour, j’ai connu un petit problème avec mon troisième rapport, qui a sauté à deux occasions, ce qui m’a rendu les choses plus diffici- les, notamment dans les portions sinueuses.Pour moi, les pneus de qualification étaient un peu plus rapides, mais je ne pense pas que nous les avons exploités au mieux ».Derrière les McLaren, il n’y a guère eu de surprises, puisqu’on retrouve deux Williams-Renault et deux Ferrari soit, dans l’ordre, Riccardo Patrese (Williams), Gerhard Berger, Nigel Mansell (Ferrari) et Thierry Boutsen (Williams).Patrese se retrouve à plus de sept dixièmes de seconde des McLaren.Suivent deux rescapés des préqualifications, Stefano Modena (Brabham) et Alex Caffi (Dallara).Andrea De Cesaris (Dallara) et Philippe Alliot (Larrousse-Lamborg-hûii) complètent les 10 premiers.Les Benetton ont constitué la déception de la journée, Alessandro Nannini s’étant classé 13e et Johnny Herbert 28e.Victoire de 8-5 face aux Cubs Les Expos au premier rang Richard Milo de la Presse Canadienne LES EXPOS ont pris la position de tête dans la course au championnat.Ils ont battu les Cubs de Chicago, 8-5, devant 26 264 personnes pour prendre une avance d’une demi-partie en tête.C’est la première fois depuis le 28 juin 1985 que les Expos occupent seuls la tête après le 1er juin.Bryn Smith (7-2) a profité encore une fois d’une attaque de 12 coups sûrs.Les Expos sont sortis de la grille de départ en marquant trois points dès la première manche contre Paul Kilgus, un gaucher qui a toujours des ratés au Stade olympique.En 3 manches et un tiers, Kilgus (5-6) avait déjà donné cinq points, en solo, son 10e.Il a cédé sa place à la quatrième, lorsque tous les buts étaient remplis.Après six manches, les Expos menaient 7-2.Dans le vestiaire, il n’y avait pas de champagne, mais beaucoup de tapes dans le dos.« Il reste plus de 90 matchs à jouer.Il n’y a pas de rubans, ni de récompenses pour l’équipe qui est en tête au mois de juin, a dit Buck Rodgers.Nous avons sorti le cou.Maintenant, il faut continuer.Ce qui m’intéresse, c’est la première place en octobre ».Pour filer avec la victoire, les Expos ont frappé 12 coups sûrs pour soulager Bryn Smith.Le droitier n’avait pas son étoffe habituelle et il l’a admis sans détour.Il a donné neuf coups sûrs en huit manches.« À Chicago (au Wrigley Field), les choses se seraient peut-être déroulées autrement.Mais le match avait lieu ici », a-t-il dit.C’est une victoire que j’ai volée ».Hubie Brooks et Andres Galarraga ont dirigé l’attaque avec trois coups sûrs et deux points produits chacun.Tim Burke a protégé la victoire, sa 14e.Ce dernier s’est amené avec les buts remplis, à la neuvième.Il a d’abord retiré Mitch Webster CUBS s EXPOS 8 pb p es pp pbpcspp Walton cc 4 0 i 1 ONixon cc 4 10 0 DwSmth cg 5 1 3 2 DGarci 2b 5 111 Sndbrg 2b 3 1 2 2 Golarrg 1b 4 0 3 2 Dowjon cd 4 0 0 0 Raines cg 4 10 0 Berryhill r 4 0 O 0 Brooks cd 4 2 3 2 McCInd 1b 4 1 1 0 Wolloch 3b 3 12 0 Law 3b 3 1 1 0 Fitzgerld r 3 111 Romos oc 4 1 1 0 Owen oc 4 12 1 Kilgus 1 1 0 0 0 BSmith 1 4 0 0 0 Pico 1 1 O 1 0 Burke 1 0 0 0 0 Vorsho h 1 O 0 0 , PPerry 1 0 O 0 O Webstr h 1 O 0 0 Totaux 35 5 10 3 Totaux 35 8 12 7 Chicago Montréal 000 020 012—5 300 220 01 x—8 E—Fitzgerald, law, PPerry, Galarraga.DJ—Chicago 1, Montréal 2.ISB—Chicago 7, Montréal 8.2B—Owen, Sandberg, Wolloch, DwSmith.C—Sandberg (10).BV—Walton (5), DwSmith (2), ONixon (20).BS—Walton.ML CS P PM U RB Chicogo Kilgus P,5-à Pko PPerry Montréal BSmith G,7-2 Burke S, 14 D—2:40.A—26,264.3 1-3 2 2-3 2 au bâton et, après un ballon sacrifice, il a donne un double à Dwight Smith.Il a mis fin au match en retirant Ryne Sandberg au bâton avec deux coureurs en position de compter.¦ David Dombrowski revient de Jacksonville, où il a vu jouer Marquis Grisson.Le voltiguer frappe pour une moyenne de .298.Avant le match, le directeur général des Expos a réuni la presse pour rappeler qu’il n’appréciait pas que les Cards courtisent Mark Langston.Les Expos ont demandé au bureau du commissaire de faire parvenir un mémorandum aux équipes du baseball majeur pour rappeler les règles à suivre.¦ Les Expos n’auront pas la vie facile à New York puisqu’ils affronteront Dwight Gooden (8-2) lors du premier match au Stade Shea, lundi (19h45).Kevin Gross (6-5) sera le partant des Expos.Mardi (19h35), Dennis Martinez (6-1) affrontera le gaucher Sid Fernandez (4-2) et mercredi (13h35), Bryn Smith fera face à David Cone.¦ Pascual Perez (3-7) se mesurera à Rick Sutcliffe (7-4) lors du deuxième match, ce soir (19h35).Perez a remporté ses trois dernières décisions après avoir subi sept défaites.A son dernier départ, il a battu Bob Sebra et les Phillies, 7-2, dimanche.Sutcliffe a toujours eu du succès contre les Expos.v Quatre trous d’un coup au US Open PHOTO AP Quatre joueurs ont réussi hier un trou d’un coup lors du deuxième tour de l’Omnium de golf des États-Unis, doté de $1,1 million, établissant ainsi un nouveau record pour ce tournoi disputé cette année à Rochester sur le parcours du Oak Hill Country Club (normale 70).En moins de deux heures, les Américains Doug Weaver (photo), Mark Wiebe et Jerry Pate, puis le Sud-Africain Nick Price ont successivement réussi cette performance sur le trou numéro 6 (normale 3) en utilisant tous un fer 7.Le précédent record (trois sur l’ensemble de l’US Open) avait été établi par les Américains Johnny Miller, Bill Brodell et Torn Weiskopf lors de l'édition 1982.Ben Crenshaw était le dernier à avoir réussi un trou d’un coup en 1985.C’est Çurtis Strange, le champion en titre, qui occupe la tête du US Open.Il a réalisé hier une ronde de 64, pour un pointage cumulatif de 135, soit cinq coups sous la normale.Suivent Tom Kite, à 136, Scott Simpson, champion du tournoi en 1987, et Jay Don Blake, tous deux à 137.Jean-Luc DUGUAY a Hors-jeu Caméras impudiques COMME, j’espère, la majorité d’entre vous, je me suis pris de sympathie pour Ben Johnson.Mon attendrissement est survenu au moment où le sprinter passait aux aveux stéroïdaux devant les caméras de la commission Dubin.J’avais pourtant devant moi la honte de Séoul, le roi déchu, le banni, le honni, le scandaleux.Un tricheur, un menteur, un usurpateur.Un être méprisable, quoi.Pourquoi alors cette soudaine sympathie ?Parce que, ce jour-là, Ben Johnson, tête ronde percée de deux trous blancs et barrée d’une fente rose, m’est apparu comme le plus petit des hommes, livré en pâture aux caméras du monde dans son sage costume bleu.Et je sentais ces salopes de caméras qui attendaient le moment où le témoin, dans des phrases bégayées, dirait oui mon père, j’ai péché, et j’ai honte pour moi, pour ma famille et pour les enfants dont j’étais l’idole et où, vaincu, il écraserait maladroitement une larme.Effectivement, tout cela est arrivé sauf que, pour l’épisode de la larme, il a fallu attendre deux jours.Mais les caméras sont patientes, elles savent que les hommes finissent tous par pleurer, comme les photographes de National Geographic savent que les oiseaux finissent toujours par s’accoupler.Alors, les caméras ont fini par voir et par montrer.Et, au lieu de détester le coupable, je les ai prises, elles, en aversion.Je n’aime pas leur impudeur, cette façon qu’elles ont de s’accrocher au visage, d’accentuer les tics, de faire rouler les larmes.Comme un voyeur, elles s’imaginent qu’il n’est rien de plus important que la cible de leur regard.Erreur.Le visage de Ben Johnson en train d’avouer sa tricherie en direct n’est rien en regard du problème de fond qui est celui du dopage.Mais, ce jour-là, les caméras n’avaient cure du dopage ; elles n’avaient d’yeux que pour le dopé qu’elles tentaient d’isoler.Ce jour-là, Ben Johnson faisait figure de victime.C’est pourquoi ma sympathie est allée de son côté.Comme la vôtre, j’espère.?Et voilà, c'est au tour de Julie Rocheleau.Et demain, ce sera un autre et après demain, une autre.Jusqu’à ce que l’on apprenne que presque tous les champions se gonflent à bloc.On aura compris alors que les jeux sportifs, tels qu’aujourd’hui réglementés et surveillés, sont une vaste imposture.Mais, dira-t-on, si tout le monde se dope également, l’équité des classements ne serait-elle pas assurée ?À stéroïdes égaux, le premier est bien le meilleur, non ?Cette méthode, on l’applique déjà dans un sport, celui de la course automobile, où le conditionnement est très étroitement surveillé.Sauf qu’il s’agit de celui des moteurs.?* Michael Chang, vainqueur inattendu des Internationaux de France, a agacé une bonne partie de la presse mondiale en attribuant trop aisément ses victoires à une mystérieuse intervention divine.Aux États-Unis, pourtant, on accueille avec respect et émotion ce genre de déclarations ; Dale Carnegie vous dira qu’il s’agit de la meilleure façon de se faire des amis.Mais, dans la vieille Europe, on ne juge pas de bon ton d’afficher ses convictions religieuses à la sortie des courts ou des terrains de football.Simple fait de civilisation.De la même façon, l’homo europeanus comprend mal pourquoi un aspirant à la présidence des États-Unis n’aurait pas le droit, entre deux appels à la moralité, de cocufier madame.?Lèvera, lèvera pas, la toile du stade le plus cher au monde ?On le saura dans une semaine, après une attente de 13 années.Il y a dans l’épopée du Parc olympique un souffle d’absurdité unique dans les annales mondiales de la construction.Un vélodrome parmi les plus beaux au monde où plus personne ne pédalera.Une piscine splendide où presque personne ne nage.Un stade conçu en fonction d’un toit rétractile qui ne le sera peut-être pas.Et j’en passe et des meilleures, comme disait le cocaïnomane généreux.?* À propos d’absurdité, qui, aux dernières nouvelles, menait le scrutin du match des étoiles de la Ligue nationale de baseball au poste de troisième but ?Mike Schmidt, le plus grand de l’histoire.Sauf que notre bonhomme a pris sa retraite.Si la tendance se poursuivait, l’ex-Phillie pourrait devenir le premier joueur de l’histoire à recevoir cet honneur posthume.Vox populi.$ 6.4 millions pour Hayes PHILADELPHIE (AP) - Le joueur de premier but, Von Hayes, a signé, hier, un contrat garanti de trois ans évalué à $ 6.4 millions avec les Phillies de Philadelphie.Hayes, qui pouvait devenir joueur autonome à la fin de la saison, devient ainsi le deuxième plus haut salarié de l’histoire de l’équipe, der- rière Mike Schmidt, qui vient de prendre sa retraite.Les Phillies détiennent une option pour les années 1993 et 1994.Le contrat stipule également que Hayes ne peut être échangé aux Expos de Montréal ni aux Blue Jays de Toronto.BASEBALL Ligue nationale Jeudi San Diego 1, Cincinnati 0 Atlanta 2, S.Francisco 1 St.Louis 4, Montréal 3 Pittsburgh 5, Phil'phie 3 New York 4, Chicago 3 L A.2, Houston 1 Hier Montréal 8, Chicago 5 New York à Phil’phie St-Louis 6, Pittsburgh 2 Houston à San Diego Atlanta à Los Angeles Cin.à San Francisco Aujourd’hui Pittsburgh (Robinson 2-6) à St.Louis (DeLeon 8-4), 13h20.Cincinnati (Jackson 5-8) à San Francisco (Cook 0-0), 16h05.New York (Ojeda 3-6) à Philadelphie (McWilliams 2-6), 19h05.Chicago (Sutcliffe 7-4) à Montréal (Perez 3-7), 19h35.Atlanta (P.Smith 1-8) à Los Angeles (Morgan 5-4), 22h05.Houston (Deshaies 7-3) à San Diego (Rasmussen 2-5), 22h05.Demain Chicago à Montréal New York à Phil’phie Pittsburgh à St.Louis Atlanta à L.A.Houston à San Diego Cin.à San Francisco Ligue américaine Jeudi Seattle 9, Minnesota 5 Milwaukee 6, Toronto 4 Baltimore 3, New York 2 Detroit à Boston, pluie Kansas City 5.Cleveland 4 Hier New York 8, Texas 3 Oakland 7, Baltimore 5 Cleveland 1 Kansas City 0 Californie 9, Detroit 4 Toronto 4, Seattle 3 Milwaukee au Minnesota Boston à Chicago Aujourd'hui Oakland (Young 0-0) à Baltimore (Bautista 2- 4), 13h20.Californie (Abbott 5-4) à Detroit (Alexander 4-6), 13h20.Seattle (Harris 0-0) à Toronto (Cerrutti 3-3), 13h35.Milwaukee (Higuera 1-2) au Minnesota (Rawley 3- 6), 16h05.Boston (Smithson 2-4) à Chicago (Perez 3-8), 19h.Kansas City (Gubicza 6-4) à Cleveland (Yett 4-5), 19h05.Texas (Jeffcoat 2-0) à New York (Nielsen 1-0), 19h30.Demain Texas à New York Kansas City à Cleveland Californie à Détroit Oakland à Baltimore Seattle à Toronto Milwaukee à Minnesota Boston à Chicago LIGUE NATIONALE Section Est MONTRÉAL 9 P moy.diff.36 30 .545 — CHICAGO 35 30 .538 ’/2 NEW YORK 32 30 .516 2'/a ST.LOUIS 32 30 .516 2 PITTSBURGH 25 36 .410 8'/! PHILADELPHIE 22 39 .361 11 ’/a Section Ouest SAN FRANCISCO.38 27 .585 — HOUSTON 37 28 .569 1 CINCINNATI 36 28 .563 1 Vï LOS ANGELES 33 31 .516 4 Vi SAN DIEGO 32 35 .478 7 ATLANTA 25 39 .391 12 Vi LIGUE AMÉRICAINE Section Est BALTIMORE NEW YORK.CLEVELAND MILWAUKEE BOSTON.TORONTO .DETROIT.Section Ouest OAKLAND KANSAS CITY CALIFORNIE- TEXAS.MINNESOTA- SEATTLE .CHICAGO.34 27 .557 — 30 33 .476 5 30 34 .469 5 Vi 30 34 .469 5% 28 32 .467 5 '/a 29 35 .453 6 '/a 25 38 .397 10 41 23 .641 — 39 25 .609 2 36 26 .581 4 36 27 .571 4 Va 30 33 .476 10 Va 31 35 .470 11 24 41 .369 17'/a
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