Le devoir, 23 juin 1989, Cahier A
L'ÉTÉ À VOS PIEDS.naturellement en Birkenstock^ Modèles de sandales pour hommes et femmes.______ 3525.chemin Queen Mary ÆÊÊT-Tél 739-4451 /2141 Vol.LXXX — No 145 ?Ensoleillé et humide.Max 30.Détail page B-6.Montréal, vendredi 23 juin 1989 3 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI Pas de prière pour Irving L’écrivain prolifique John Irving prend trois ou quatre ans pour écrire ses livres dont une bonne année ou année et demie à bâtir son plan de travail, à installer ses personnages, à placer l'action.Marie-Claire Girard l'a interviewé.Page C -1.L’été des shogun Le Musée des beaux-arts de Montréal inaugurait cette semaine son exposition estivale, consacrée à l'art ancien du Japon.C'est le temps de relire Shogun de James Clavell ou de parcourir le superbe catalogue de l’exposition pour s'initier aux subtilités nipponnes.Page C-1.Les Boulizon sont reconnus Jeannette et Guy Boulizon sont établis ici depuis plus de 50 ans.Professeurs, animateurs, écrivains, ils ont donné tellement au Québec que la Société Saint-Jean-Baptiste leur a décerné conjointement cette année l'un de ses prestigieux prix de mérite.Page C - 3.Francisco Rabal en tournage Vedette du grand et petit écran dans son pays d'origine, l’Espagne, ami du cinéaste Luis Bunuel, Francisco tourne présentement dans le quartier portugais de Montréal, Manuel, le fils emprunté de François Labonté.Francine Laurendeau l'a interviewé.Page C - 4.Bell devra rembourser $ 217 millions re April Deux mois de service pour 5.5 millions d’abonnés OTTAWA (PC) — Bell Canada devra rembourser à plus de 5.5 millions d’abonnés une somme de $ 217 millions, capital et intérêts, puisque la Cour suprême du Canada a maintenu, hier, une décision en ce sens rendue par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC).En rendant cette décision, la Cour suprême reconnaît au CRTC le droit de réviser et de réglementer les tarifs imposés par Bell Canada après avoir pris connaissance des états financiers de l’entreprise.En mars 1984, Bell Canada avait présenté au CRTC une demande de majoration tarifaire générale et une augmentation de 2 % avait été consentie par l’organisme de règlementation à la suite d’une analyse des données financières fournies par l'entreprise.Dans cette même décision, toutefois, le CRTC s'était réservé le droit de revoir sa décision après avoir pris connaissance des donnée financières non disponibles au moment de l’audience.En 1985, devant l’amélioration de la situation financière de Bell Canada, le CRTC a ordonné à l’entre- prise de déposer les révisions tarifaires qui devaient entrer en vigueur le 1er septembre de la même année.Au mois d'octobre 1986, la CRTC a examiné la situation financière de Bell Canada et constaté qu’elle avait accumulé des revenus excédentaires de $206 millions.En dépit du fait que Bell Canada avait imposé une majoration de ses tarifs avec l'approbation de l’organisme régulateur, le CRTC a quand même jugé que l’entreprise ne pouvait conserver ces revenus excédentaires et lui a ordonné de les rem- bourser à certaines catégories d'abonnés au moyen d'un crédit forfé-taire.Selon le CRTC, Bell avait réalisé des profitfs excédentaires de $ 63 millions sur les frais d'appels télé phoniques en 1985 et de $ 143 millions en 1986.Le calcul du remboursement ordonné par le CRTC représentait un crédit équivalent au coût de service de base durant deux mois, variable d'une région à l’autre.Dans leur décision, les juges de la Cour suprême ont décidé que le CRTC a le pouvoir de réexaminer la période pendant laquelle les taux provisoires étaient en vigueur afin de déterminer « s'ils sont justes et raisonnables ».« 11 s'ensuit, ont précisé les juges, qu'il (CRTC) a le pouvoir d'ordonner un redressement lorsqu'en fait ces taux ne sont pas justes et raisonnables.» Le tribunal estime donc que la Loi sur les chemins de fer (paragraphe 340-5) fournit un fondement légal suffisant au pouvoir d'ordonner un redressement, « y compris celui d'ordonner l'attribution d'un crédit for-fétaire à certaines catégories d’abonnés » Voir page A-10 : Bell ÉLECTIONS Bourassa met les syndicats en garde IffUiiard Descôteaux ===== de noire bureau de Québec ROBERT BOURASSA n’hésitera pas à faire des négociations du secteur public l’enjeu de la prochaine élection à l’automne si les syndicats tentaient alors de profiter de la campagne électorale pour faire pression sur le gouvernement.Le premier ministre a servi cette mise en garde hier aux principaux syndicats du secteur public, visant plus particulièrement les syndicats des employés d’Hydro-Québec et ceux du secteur de la santé et des services sociaux qui occupent des cases névralgiques.Tout en confirmant qu’il songeait à des élections tôt à l’automne, M.Bourassa a indiqué qu’il n’entendait pas se laisser enfermer par la stratégie syndicale.Pour l’instant, tout va bien, a dit le premier ministre en faisant allusion au règlement obtenu avec les infirmières.Il reste des dossiers importants et il faudra voir leur évolution, a-t-il dit.Dans le cas où il y aurait dérapage des négociations, deux choix s’offri-raien alors au gouvernement, a-t-il souligné.Ou les élections seraient reportées à plus tard, au printemps 90.Ou négociation deviendra un enjeu de l’élection.« Les syndicats aussi doivent tenir compte que s’ils utilisent certaines tactiques, ça peut se retourner contre eux », a-t-il dit alors que dans son entourage on n’hésite pas à prédire que le gouvernement n’a aucune crainte quant à sa capacité de gagner une partie de bras de fer avec les syndicats dans un contexte électoral.Aguerri par l’expérience, M.Bourassa prenait les devants hier pour s’assurer que ne se réédite le coup de la campagne de 1976 alors que les syndicats du secteur public, tout particulièrement ceux représentant les employés d’Hydro-Québec, s’étaient servi de la campagne électorale pour faire pression sur le premier minis-Volr page A-10 : Bourassa Québec en 1977.La statue de bronze, qui domine le spectateur par sa hauteur de 3,65 mètres, représente un Félix Leclerc dans une pose caractéristique et s'intitule tout simplement Debout.Dans son intervention, Pierre Turgeon, président de l’Union des Artistes, a souligné que « le personnage de Félix Leclerc est sculptural.Il a la stature physique et mentale d'un Moïse.Il représente le Père ».Veuillez noter que LE DEVOIR ne paraîtra pas demain, jour de la Fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste.Une sculpture de Félix Leclerc réalisée par Roger Langevin a été dévoilée hier midi au Complexe Desjardins en présence du créateur et de Nathalie Leclerc, fille de Félix.C'est le Mouvement national des Québécois qui a remis cette oeuvre à la Ville de Montréal dans le cadre des festivités entourant la fête de la Saint-Jean-Baptiste, proclamée Fête nationale du Bonne Saint-Jean ! PHOTO JACQUES GRENIER Les infirmières règlent dans la satisfaction i-Plerre Proulx UN ACCORD de principe est intervenu hier midi entre le gouvernement et la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Sa présidente, Mme Diane Lavallée, a qualifié l’accord « de règlement satisfaisant et acceptable pour l’ensemble de ses 40,000 membres.On est convaincu, a-t-elle ajouté, que c’est une bonne entente ».De son côté, le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, et la ministre de la Santé et de Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux, se sont déclarés « très satisfaits » de l’entente.D'après M.Johnson, le coût global de ce règlement s’élève, pour trois ans, à quoique $605 millions.Tous les moyens de pression vont cesser sitôt que le conseil fédéral de la FIIQ, réuni actuellement à Mont réal, aura approuvé l’accord, a dit Mme Lavallée.Ce sera chose faite au plus tard ce midi.Il restera aux syndicats locaux il entériner la recommandation de celle instance.La FIIQ est particulièrement fière d’avoir pu atteindre son objectif qui était d’obtenir, en 1991, 83 % du salaire payé aux autres professionnels du réseau de la santé, comme les (lié Voir page A-10 : Infirmières Lucien Saulnier, l’ex-bras droit de Drapeau, n’est plus Martin Pelchat MONTRÉAL a perdu hier un de ses bâtisseurs en Lucien Saulnier, le président du Comité exécutif et bras droit de Jean Drapeau de 1960 à 1970, et premier président de la Communauté urbaine de Montréal.M.Saulnier s’est éteint subitement à l’âge de 72 ans à sa demeure de File Bizard.Il souffrait d’emphysème depuis quelques années.Ses funérailles, auxquelles sont conviés sa famille et ses intimes, auront lieu samedi.Il avait occupé après sa carrière en politique municipale plusieurs postes d'importance dans la haute fonction publique.La présidence de la Régie des installations olympiques, de 1980 à 1982, fut son dernier grand poste de commande.Une de ses premières tâches à ce titre fut de prendre en main le para Voir page A-10 : Saulnier Lucien Saulnier Le PQ mise sur les La guerre civile prend fin vedettes régionales en Angola après 14 ans Autres exécutions Les exécutions consécutives à la répression du « printemps de Pékin » se sont poursuivies hier en Chine.Page A-5 Un bain racial Des Sud-Africains mènent dans une piscine réservée aux Blancs leur combat contre l’apartheid.Page A-6 Le toit est rétractable Cette fois, il semble que ça y est ! Les derniers essais de la firme Lavalin ont été concluants : le toit du stade olympique est rétractable.Page A-4.Bernard Descôteaux — de noire bureau de Québec LE PARTI québécois n’aura pas de grands noms surgis d'une boîte à surprise à présenter lors des élections de l’automne.Son équipe de candidats sera plutôt composée de figures déjà connues, députes actuels et anciens ministres, et de personnalités régionales.La stratégie retenue par les dirigeants du Parti québécois en prévision de cette campagne consiste en effet à présenter une équipe équili- brée « où se mêle l’expérience et le renouveau ».Côté « expérience » 15 des 19 députés actuels ont ainsi confirmé qu’ils seraient à nouveau candidats en compagnie de plusieurs anciens ministres et députes tels Pauline Ma-rois, Francine Lalonde, Yves Beau-mier, François Rancourt, Gilles Baril et presque certainement Bernard Landry.Côté « renouveau », il y aura tout particulièrement un trio d’ex-candidats du N PD aux dernières élections fédérales: Rémy Trudel, François Voir page A-10 : Le PQ GBADOLITE, Zaïre (AFP) - Le sommet de Gbadolite, consacré à la situation en Angola, s’est terminé hier soir par l’annonce de la « cessation de toutes les hostilités ainsi que la proclamation d’un cessez-le-feu en Angola à partir du 24 juin 00 h 00 », a-l-on déclaré sur place de source zaïroise.Cette annonce a été faite dans une « déclaration de Gbadolite », publiée par le Zaïre, hôte du sommet, et qui précise qu’une « commission chargée d’arrêter les modalités d’application d’un plan visant à la réconciliation nationale en Angola sous la méditation du maréchal Mobutu » a été créée.Pour la première fois depuis 1975, début de la guerre civile en Angola, le président angolais, José Eduardo Dos Santos, et le chef de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, opposition armée au régime de Luanda, soutenue par Washington), Jonas Savimbi, se sont rencontrés officiellement et serré la main, à l’occasion du sommet de Gbadolite réunissant 18 chefs d’État d’Afrique centrale, australe et du Nord.Cette poignée de mains, qualifiée « d'historique » par le gouvernement zaïrois, s’est déroulée en début de soirée, après un chassé-croisé de plus de cinq heures entre les invités du maréchal Mobutu, arrivés en fin de matinée, et R; chef historique delà rébellion angolaise, dont l’avion s’est posé à Gbadolite à 14 h 20 locales.Dès la fin des discussions, qualifiées « d’ardues » par des membres de la délégation zaïroise, une photo de groupe a été prise devant les marches du palais présidentiel où M.Savimbi figurait devant le maréchal Voir page A-10 : Angola f / e ===== ^ f .iVî: ELEC 8390St-Hubert ___________-\ 1599Autoroute 440ouest (au sud de Métropolitain) \ l3Vâ'_\ (à t'est de/’autoroute des Laurentides) 388-1122 W ^ 745-3321 '"ÊÊ^maam SAC SOUPLE PILE 1 HEURE WnP-77/ INCLUS DE RABAIS SUR UNE CAMÉRA DES PLUS SOPHISTIQUÉE! CAMÉRA CCDV9 ¦ Format vidéo 8 mm (standard mondial) ¦ Auto/Manuel ¦ Sensibilité 5 lux 1 Analyseur d'image CCD ¦ Zoom marco ¦ Montage et insertion ¦ Affichage date et prix heure a Arrêt sur image cristalline B Mise au point auto- ORIGINAL: matique ¦ Obturateur à vitesse variable.PRIX SPÉCIAL 1995' 1995* 4 A-2 B Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 Les grandes Délégations du Québec fêtent la Saint-Jean Mais «faute d’argent», plusieurs des délégations aux États-Unis boudent la fête nationale PARIS, WASHINGTON (PC) - Affluence hier soir à la résidence du délégué général du Québec à Paris.M.Jean-Louis Roy recevait les autorités et les personnalités politiques françaises à l’occasion de la fête nationale.Plus de trois cents invités se sont pressés dans les salons du 58 avenue Foch.Après le gouverneur général, Mme Jeanne Sauvé et M.Jacques Parizeau, chef du Parti québécois, tous les deux en visite à Paris, se sont succédés plusieurs ministres du gouvernement Rocard, notamment MM.Roger Fauroux, ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, Brice Lalonde, ministre de l'Environnement, Thierry de Beaucé, secrétaire d’État aux relations culturelles ainsi que les minis-1 res Hélène Dorlac, chargée de la Famille et Emile Biasini.M.Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel et proche du président Mitterrand était également présent.La CEQ dresse un bilan négatif du régime Bourassa mne Lenneville de la Presse Canadienne MONTRÉAL — Réunie hier en conseil général, la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) a dressé un bilan très négatif des quatre années de pouvoir du gouvernement de Robert Bourassa.Selon la présidente de la centrale syndicale, Mme Lorraine Pagé, l’action du Parti libéral a été généralement assez éloignée des positions de la C EQ sur plusieurs sujets.Elle a entre autres pointé du doigt les questions de réductions budgétaires dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des service sociaux, l’absence de stratégie de plein-emploi et le manque de fermeté dans le dossier linguistique.Mais fidèle à sa tradition, la CEQ rejette toute forme d’appui à un parti politique en vue des prochaines élections provinciales, qui devraient avoir lieu cet automne.Elle invite plutôt ses membres à appuyer, dans leurs régions, des candidats sur une base individuelle.Dans sa stratégie en prévision du prochain scrutin, la CEQ souligne qu'il lui est impossible de soutenir le Parti québécois.Le mouvement syndical inscrit en effet l’action du gouvernement Bourassa dans la continuité du dernier mandat du Parti québécois.La diminution des budgets alloués aux grands services publics comme la santé et l'éducation a commencé sous le règne du gouvernement péquiste, de même que le début de l’érosion à la Loi 101 et la mise en place de la ré- forme fiscale, a noté Mme Pagé au cours d'une entrevue.« Ce que nous constatons aujourd’hui a été semé par le PQ quand il était au pouvoir », allègue-t-elle.Même si elle reconnaît le Nouveau Parti démocratique (NPD) comme une formation politique pouvant répondre à ses aspirations, la CEQ hésite encore à lui donner son appui.On juge en effet que le nouveau chef du parti au Québec, M.Gaétan Nadeau, « n’est guère rassurant ».La CEQ estime que la direction de ce parti manque tout simplement de profondeur et d’expérience.Mais si un candidat local, provenant soit du PQ ou du NPD, montre qu’il peut *< contribuer à renforcer la qualité de la vie politique au Québec », la CEQ pourrait alors lui donner un coup de pouce, déclare Mme Pagé.La centrale contribuerait alors à donner plus de poids à l’opposition parlementaire, qui pourrait de son côté soutenir les groupes populaires et syndicaux dans leurs revendications auprès du gouvernement en place, précise-t-elle.Le conseil général du mouvement syndical entend aussi défendre et faire la promotion de certains sujets tout le long de la campagne électorale-: Parmi les thèmes qui seront abordés, il y a: le développement des services publics; la consolidation des politiques sociales et des programmes sociaux ; un régime fiscal capable de solutionner les problèmes des finances publiques et d’assurer une redistribution de la richesse, la protection des emplois et la défense de la Loi 101.Une trentaine d'ambassadeurs en majorité des représentants de pays francophones d’Afrique se sont aussi rendus à l’invitation du Québec.Par ailleurs aux États-Unis, si trois grosses fêtes ont été organisées en Californie, en Floride et à New York, la majorité des délégations du Québec boudent la Fête nationale.Rien ne sera fait pour afficher aux yeux du peuple américain notre caractère « distinct » dans des villes aussi importantes que Chicago, Atlanta, Lafayette et Washington.Le Québec entretient à grands frais des bureaux dans les grandes villes américaines, généralement dans les immeubles les plus prestigieux.Par exemple, à NewYork.il en coûte au moins $ 4 millions par année pour entretenir une équipe de 35 personnes au Rockfeller Center, un des symboles de la ville.Il est connu dans les milieux diplomatiques qu’une fête nationale sert généralement de « locomotive » pour susciter une foule d’activités à l’avantage du pays-hôte.Pour des raisons qui leur appartiennent, certaines délégations du Québec à l’étranger ont décidé d’agir autrement.Au cours d'entretiens téléphoniques, cette semaine, avec le Presse Canadienne, les porte-parole des bureaux du Québec aux Etats-Unis ont avancé une seule raison pour l’absence de célébrations: l’argent.Sans fonds de Québec, ils ne peuvent rien faire.D'autres Québécois, étrangers à la fonction publique, font preuve de plus d’imagination.Pendant que la flamme nationaliste des représentants du Québec en terre américaine vascille au gré des vents budgétaires, des Québécois de la floride ont décidé de louer eux-mêmes une partie d’un paquebot de 1,200 places pour célébrer la Saint-Jean Ils ont offert au bureau d’Atlanta de déléguer un fonctionnaire, mais l’invitation a été déclinée.L'ambassade du Canada devrait être représentée.« On n’a rien de prévu cette année pour la Fête nationale, faute d’argent.On réserve nos budgets pour la signature d’ententes importantes ou de visites ministérielles », a expliqué au téléphone Mme Andrée Vary-Kin-ney, porte-parole de la délégation de Chicago, ou la Fête nationale du Québec n’a pas été célébrée depuis trois ans.Les gens, explique Mme Vary-Kinney, le font en petit groupe.Partout, dans les autres délégations, c’était le même mot d'ordre.À Atlanta, l’explication est laconique.« Notre décision de ne pas célébrer la Saint-Jean date des restrictions budgétaires de 1986 », a expliqué mercredi la reponsable des relations publiques a la Délégation, Mme Françoise Cloutier.Elle a cependant décidé, après la conversation téléphonique, d’organiser quand même une petite fête chez elle.Une trentaine de Québécois seront de la partie.Par contre, à Boston, où la proximité des frontières a fait mieux connaître le Québec, le délégué Jean Duquette recevra quelques invités de choix à sa résidence.Quarante-huit heures avant la Fête, c’était à New York le début des célébrations en Amérique du Nord.La Délégation générale du Québec dans la métropole américaine attendait plus de 400 personnes dans une galerie d’art de Greenwich Village.La fête s’est tenue le 22 plutôt que le 24 pour une raison bien pratique: pour accommoder la clientèle.« Nous célébrons le jeudi 22 parce qu’à New York, il est difficile de rejoindre notre clientèle le vendredi ou le week-end », a expliqué le délégué Léo Paré.La réception, financée en partie par l’entreprise privée, coûtera environ $8,000.Mais c’est sans doute à Los Angeles qu’a été organisée la plus spectaculaire fête.Le délégué Emile Ge-nest recevra, à la résidence d’une Québécoise millionnaire, la vedette populaire Ginette Reno et une centaine d’invités.« Ça ne coûte pas un sou au gouvernement », a expliqué avec fierté M.Genest.« Nous aurons même le plaisir d’entendre pour la circonstance un message special du premier ministre Robert Bourassa.» Déçus du Québec Les francophones hors Québec songent à d’autres alliances Taillefer de la Presse Canadienne OTTAWA — Les francophones hors Québec veulent eux aussi leur lac Meech et leur société distincte.Ils ont jeté à la poubelle le rêve d’un Canada bilingue « coast to coast » et ne sont plus loin de penser maintenant que leur salut passe par une « débi-linguisation » de la société canadienne.Tel est l'état d’esprit dans lequel s’est ouverte, hier soir à Ottawa, l’assemblée générale annuelle de la Fédération des francophones hors Québec ( FFHQ), qui se propose pour les trois prochains jours de faire le procès de 20 ans de bilinguisme officiel au Canada.".une vaste loggia, pour un confort et un esthétisme inégalés.” K j 0 f.¦'.+ * > Vn v U-~~- L'inspiration du passé, le confort moderne / Elevé au coeur du centre-ville de Montréal.Le Sir Robert Peel: 67 condominiums et maisons de ville correspondant au «nouveau» style de vie: celui de gens éclectiques qui vivent au rythme de la ville.Bureau de vente *3410 rue Peel, Montréal Qc.H3A 1W8 sur rendez-vous • tel.: (514) 288-8008 une réalisation du GROUPE LÊPINE Par « débilinguisation », le président de la FFHQ Guy Matte veut dire notamment la mise sur pied de systèmes de garderies et de réseaux scolaires, de l’élémentaire à l’université, qui fonctionnent uniquement en français.Les minorités francophones méritent aussi leur sta'ut distinct, estime-t-il.« Pourquoi pas nous, puisque le Québec l’a obtenu.Est-ce qu’on reproche aux Anglo-Québécois d’avoir leurs propres institutions ?» La diaspora canadienne-française vit un tournant de son histoire.« Nous avons vécu le bilinguisme à la Trudeau, dit-il en entrevue.Il est peut-être temps maintenant de vérifier si les prémisses sur lesquelles nous avons fondé notre action ne de vraient pas être changées.» En effet, puisque le bilinguisme n’a pas empêché le taux d’assimilation des francophones hors Québec de dépasser les 60 % dans des provinces comme l’Alberta et la Saskatchewan.Cela dit, M.Matte refuse de tirer un constat d’échec des 20 ans de bilinguisme officiel qui viennent de s’écouler.Pas question de faire des reproches au gouvernement fédéral pour la situation actuelle.Il a largement fait sa part, estime M.Malte, qui en veut davantage aux provinces pour l’obstruction dont font preuve la majorité d’entre elles à l’épanouissement des quelque 650,000 francophones hors Québec.La FFHQ ne cache pas non plus son exaspération face au gouvernement québécois, qu’il accuse d’avoir plus d’un visage.« Est-il un allié ou un ennemi?» a affirmé M.Matte, qui entend profiter de l’occasion en fin de semaine pour river son clou au gouvernement du Québec dans ce domaine.L’ambivalence du Québec face aux francophones hors Québec a d’ailleurs été illustrée avec éloquence la semaine dernière, lors de l’audition de la cause Mahé devant la Cour suprême du Canada.Une cause par laquelle des parents franco-al-bertains cherchent à faire reconnaître le droit constitutionnel de leur communauté de gérer leurs écoles.Une cause contre laquelle se bat, contre toute attente, le gouvernement du Québec.La FFHQ souhaite dans ces conditions « revoir ses alliances ».Mal appuyée par le Québec, elle songe à resserrer ses liens avec les autres commmunautés ethniques canadiennes.Elle préfère en outre aux tergiversations québécoises la position des gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, qui « ont tendance à être plus généreux par les temps qui courent avec leurs minorités», estime M.Matte.Faire davantage pression sur les provinces afin qu’elles fassent leur part dans la promotion des minorités de langues officielles constitue aussi l’un des principaux objectifs d’Ottawa dans ce dossier.CQj L’ART Dü BIEN RECEVOIR VgD Plein soleil et gastronomie dans un décor d'autrefois K?wm .,- Vacances-soleil • Piscine • Accès au lac • Planche è voile • Canot • Pédalo et chaloupe • A proximité • golf, tennis, équitation, théâtre a ILe vieille ! • 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Université Saint-Paul 223, rue Main OTTAWA, Ontario, K1S 1C4 (613) 236-1393, poste 202 EN BREF.McKenna rabroue David Peterson (PC) - Le premier ministre ontarien David Peterson s’est fait rabrouer par son homologue du Nouveau-Brunswick Frank McKenna, hier, pour avoir affirmé qu’un échec de l'Accord constitutionnel du lac Meech exacerberait le séparatisme au Québec.« J'estime que personne ne devrait utiliser ce genre d’argument, qu'il s’agisse de partisans ou d'adversaires de l’Accord du lac Meech, a déclaré M.McKenna aux journalistes.Cela ne fait qu'envenimer le débat », a-t-il ajouté avant de se rendre à un dlner-causerie sur les perspectives économiques du Nouveau-Brunswick.Plus tôt cette semaine, à Québec, M.Peterson prévenait que l’échec de l’entente pourrait nuire à l’économie canadienne et redonner de la vigueur au mouvement indépendantiste au Québec.M.McKenna a dit qu’il comprenait pourquoi M.Peterson, un libéral lui aussi et l’un des artisans de l’Accord de 1987, a tenu de tels propos.« Il y a beaucoup de frustration chez ceux qui ont signé l’Accord du lac Meech et qui aimeraient voir le problème réglé », a commenté M.McKenna.Les jurés ne sont pas tenus à l’abstinence OTTAWA (PC) — La Cour suprême du Canada a refusé à un Torontois, jeudi, la permission d’en appeler d’un verdict de culpabilité de meurtre, sous prétexte que les jurés avaient bu avant de le trouver coupable.Fernand Robinson était âgé de 15 ans au moment où il a tranché la gorge de Barbara Schlifer, 33 ans, qui venait tout juste d’être reçue avocate, le 10 avril 1980.Les avocats de Robinson ont fait valoir que les jurés avaient bu six bouteilles de vin et six verres de spiritueux avec leur repas, la veille du verdict.La Cour d’appel de l’Ontario avait constaté que rien ne prouvait que les jurés avaient trop bu ou que l’alcool pouvait avoir affecté leur verdict.Elle avait fait remarquer, cependant, que la preuve présentée contre Robinson était écrasante.Avon respectera les animaux NEW YORK (AP) - La firme américaine Avon, l’un des plus importants fabricants de cosmétiques du monde, a annoncé qu’elle ne procéderait plus à des expérimentations sur des animaux.James E.Preston, le PDG de la société, a précisé qu’Avon travaillait depuis le début des années 80 sur des méthodes ne nécessitant pas d’expérimentations sur 1’animaL La décision de cesser toute expérimentation animale « marque le succès de ce programme » de recherche de méthodes de substitution, a ajouté M.Preston.Ces méthodes combinent les cultures cellulaires, l’étude in vitro de tissus vivants et des simulations informatiques.Les associations de protection des animaux s’élèvent depuis plusieurs années contre les expérimentations qui font subir selon elles de véritables tortures aux animaux de laboratoires.Le compositeur Sauguet est mort PARIS, (AFP) — Le compositeur Henri Sauguet, l’une des figures de la vie artistique parisienne, depuis les « Ballets russes » de Diaghilev, aux premiers succès des ballets de Roland Petit dont les fameux « Forains » créés en 1945, est décédé à son domicile parisien à l’âge de 88 ans, dans la nuit de mercredi à hier, apprend-on de ses proches.Un enregistrement fait condamner un meurtrier PHOENIX (AP) — Un homme a été reconnu coupable d’avoir tué sa femme et sa belle-fille de 11 ans à cause d'une cassette radio qui a enregistré les crimes.Le procureur a déclaré qu’il demanderait la peine de mort contre Alfred Lavers.Le verdict sera connu le 20 juillet.C’est la petite fille qui a mis en marche le magnétophone.La cassette de 90 minutes a notament enregistré les cris de Mme Lavers qui hurle: « je suis en train de mourir.s’il-vous-plait aidez-moi ».« Tu saignes comme une truie, je t’aime », lui répond son mari.Mgr Lefebvre reste sur ses positions ROME (AFP) — L’archevêque traditionaliste français Mgr Marcel Lefebvre a déclaré, hier, que toute réconciliation avec Rome était impossible, dans une interview accordée un an après son schisme à l’hebdomadaire catholique Trenta Giomi.À l’occasion du premier anniversaire de sa rupture avec le Vatican et de l’excommunication que Jean-Paul II lui a lancée le 30 juin 1988, le vieux prélat, âgé de 84 ans, a affirmé que son mouvement ne s’est pas affaibli niais au contraire s’est renforcé.«En réalité, 15 prêtres et 19 séminaristes seulement, c’est-à-dire 7 %, ont abandonné notre mouvement.D’autre part, 15 nouveaux prêtres ont été ordonnés au cours de cette année et 14 le seront à la fin de juin.Le nombre total des prêtres a donc même augmente », a indiqué l’archevêque traditionaliste. '.m ,****** Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 M A-3 Bacon renverse une décision de Lincoln Laval aura son usine d’épuration malgré l’opposition de la CUM is-Gilles Francoeur DÈS SA nomination à l’Environnement, Mme Lise Bacon, qui est aussi députée de Chomedey, a bloqué au conseil des ministres lé projet de son prédécesseur, M.Clifford Lincoln, de traiter les eaux usées de Laval à l'usine d’épuration de la CUM.Le 19 décembre dernier, soit la veille de sa démission du cabinet, M.Clifford Lincoln, déposait au Conseil des ministre un mémoire dont LE DEVOIR a obtenu copie.La CUM veut traiter à son usine, moyennant redevances, les eaux usées de Laval qui refuse cette hypothèse.Laval veut construire une usine d'épuration sur son propre territoire.L’usine Lapinière envisagée par Laval serait sensiblement plus performante au point de vue environnemental que celle de la CUM, reconnaît le mémoire de M.Lincoln.Invité à expliquer pourquoi elle a bloqué la proposition de son prédécesseur, Mme Bacon a fait savoir hier au DEVOIR qu’elle « voulait régler le problème de Laval dans son ensemble, notamment le problème des débordements dans la rivière Des Prairies, que la proposition de la CUM ne règle pas \Taiment.» Mme Jocelyne Richer, son attachée de presse, a aussi précisé qu’il y a dans ce dossier de « nombreux enjeux non seulement environnementaux mais aussi politiques ».Mme Bacon a demandé une réévaluation du dossier et « les avantages de la solution défendue par la CUM ne sont peut-être pas aussi importants qu’on le pense du point de vue économique et du point de vue environnemental ».Mme Bacon n’a pu préciser quand elle soumettra un nouveau mémoire au conseil des ministres pour décisions.Dans son mémoire au cabinet provincial, M.Lincoln recommandait pour sa part: ¦ de faire passer les eaux usées la-valloises sous la rivière Des Prairies pour les traiter à l’usine métropolitaine, une solution qui épargnerait à Québec $46 millions.Québec paie normalement entre 80 et 90 % des coûts d’immobilisation.¦ de faire construire au coût de $ 29 millions des « bassins d’emmagasi-nement » où les eaux usées de Laval seraient stockées lorsque les égouts de la CU M sont sur le point de déborder en cas de pluies diluviennes.Sans ces bassins, le trop-plein engendré par les eaux lavalloises filerait directement à la rivière Des Prairies, comme maintenant.mais de l'autre côté de la rivière; ¦ de refuser à la CUM la permission de transférer à Laval une partie de la dette de son usine, soit $ 11 millions, pour les équipements utilisés en commun; ¦ que les coûts du traitement des eaux usées lavalloises soit fixé à $ 4.1 millions pendant cinq ans; ¦ que l’économie de $ 46 millions réalisée par Québec serve à subventionner Laval pour la quote-part ad ditionnelle imposée à cette ville pour le traitement de ses eaux usées de l’autre côté de la rivière.L’étude déposée au cabinet par M.Lincoln démontre en effet que l'opération de l’usine Lapinière coûterait moins cher à Laval, soit $ 3.7 millions, que le traitement par la CUM, évalué à $4.1 millions.Cette usine coûterait par contre plus cher à Qué- bec.soit $ 106 millions, comparativement aux $ 81 millions requis pour permettre à la CUM de traiter ces eaux additionnelles.Deux des meilleurs spécialistes du ministère dans ces questions ont affirmé au DEVOIR sous le sceau de l’anonymat que « l’arrêt du plan Lincoln .‘était justifié surtout au plan environnemental ».Aucun des deux ne travaille sur le dossier de Laval.« Le principal problème politique dans cette affaire, c’est que Laval n’achètera jamais d'être branchée sur la CU M.Ils refusent d’avoir une bouche de métro chez eux pour ne pas avoir à négocier une seule cent avec la CUM: peut-on s’imaginer avec réalisme qu'ils vont vouloir se brancher sur l’usine de la CUM?» « M.Lincoln, raconte l’autre spécialiste, s’était laissé convaincre par ses amis de la CUM qu’il pouvait récupérer facilement $ 50 millions dans l’affaire.Mais cette économie est fort probablement inférieure.» « L’usine de la CUM, explique son collègue, c’est d’abord et avant tout un traitement primaire rehaussé en cours de route en raison de sa faible 1 l Jl»' i'xt'-o >i ‘ r > * jsAA Manifestation spectaculaire PHOTO JACQUES GRENIER QUELQUE 300 employés d’Hydro-Québec (500 à 600 selon la FTQ), ont complètement bloqué le boulevard René-LÉvesque pendant 45 minutes durant l’heure du dîner, hier, devant le siège social de la société d’État, afin de faire connaître leur « exaspération » face à la lenteur des négociations.Trois syndicats représentant les employés d’entretien, de métier et de bureau négocient de front dans ce dossier.Selon un porte-parole de la FTQ, Luc Chabot, les syndiqués n’ont toujours pas l’intention de poser des gestes qui pourraient perturber le service à la population.Ils poursuivent néanmoins certaines actions à l’interne telles des « guerres du silence ».Les consommateurs québécois sont plus vigilants QUÉBEC (PC) — Le dernier rapport annuel de l’Office de la protection du consommateur (OPC) indique que les Québécois ont de plus en plus recours aux services de l’organisme public pour porter plainte contre un commerçant ou pour demander des renseignements.Le rapport de l’OPC pour l’exer- cice financier 1988-1989, déposé hier à l’Assemblée nationale par le ministre responsable de la protection du consommateur, M.Gil Rémillard, précise en effet qu’il y a eu 1,2 % plus de demandes de renseignements et de plaintes comparativement à l’exercice précédent.D’après les statistiques relevées Des sièges à ajustement électronique pour les Caprices des policiers (PC) — Une entente sur l’utilisation des voitures de patrouille de marque Chevrolet Caprice est intervenue, hier, entre l’Association des policiers provinciaux du Québec et la Sûreté du Québec.Les policiers, qui se plaignaient de l’inconfort des sièges choisis lors de l’achat de ces véhicules, refusaient depuis le 17 mai de les utiliser de façon régulière pour la patrouille.L’entente est intervenue dans la nuit d’hier, à la veille des longs congés de la Saint-Jean-Baptiste et de la Confédération et des vacances annuelles dans l’industrie de la construction.Selon le président de l’Association des policiers provinciaux, Jocelyn Turcotte, la direction de la SQ a pris l’engagement de doter ses 368 Chevrolet Caprice 1988 de sièges à ajus- tement électrique et à dossier inclinable d’ici la fin du mois de juillet.De son côté, l’Association a accepté de mettre fin immédiatement à l’utilisation restreinte de ces véhicules.M.Turcotte a déclaré que l’entente prévoyait en outre l’installation de systèmes d’air climatisé dans les véhicules du poste de Montréal métro, la création d’un comité conjoint qui fera des recommandations en vue de l’achat des véhicules 1990 et le paiement des frais encourus par les policiers qui ont dû utiliser leur véhicule personnel entre le 17 mai et le 23 juin.La SQ s’est aussi engagée à ne pas exercer de représailles contre les policiers qui ont refusé d’utiliser les Chevrolet Caprice.auprès des 12 bureaux régionaux de l’OPC, 60,3 % des consommateurs qui ont communiqué avec l’Office voulaient obtenir un renseignement, tandis que 39,7% désiraient porter plainte.C’est dans le secteur de l’automobile que l’on a enregistré le plus de plaintes (36,6%).Les consommateurs ont principalement été mécontents du mauvais fonctionnement de leurs véhicules et du non-respect des garanties.Dix-huit commerçants ont fait l’objet de poursuites relativement à la vente et à la réparation d’automobiles.Les autres plaintes reçues concernaient l’habitation (11,4 %), particulièrement le domaine de la rénovation domiciliaire, le secteur du meuble (8,5 %), les organismes et les entreprises (5,7 %) et les gros appareils ménagers (5%).Ces proportions sont sensiblement les mêmes que celles relevées lors du précédent Fonds de secours pour les victimes des inondations au Sri-Lanka.CAMPAGNE DE COLLECTE DE FONDS L’Association Sri-Lanka-Canada de Montréal est profondément bouleversée par les inondations survenues au Ski-Lanka le 4 juin dernier.Plus de 200,000 personnes sont sans abri, plus de 250 morts et des centaines de disparus.Une campagne de collecte de fonds est présentement amorcée pour ramasser et acheminer le plus rapidement possible du matériel médical.Faire parvenir vos dons: Fonds de secours pour les victimes des inondations au Sri-Lanka Société de la Croix-Rouge Canadienne 2170 boul.René Lévesque ouest Montréal H3H 1R6 Tél.: (514) 937-7761 =^3E3= VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES par le ministère de COLLECTION assisté de légerde Saint Hippolyte GUY CORBEIL L’Hon.Serge Joyal, c.p.Commissaire-Priseur diverses collections privées et successions Expert ART CANADIEN, mardi le 27 juin 1989 à 19h30 dont les oeuvres de: L.AYOTTE.M.BARBEAU.L.BELLE-FLEUR, J.BONNET.L.H.BOUCHARD, J.J.BOURGAULT, F.BRANDTNER.K BRU-NEAU, R.CAUCHON, F.S.COBURN, R.CONNOLLY, G.CORBEIL.G.DELFOSSE.P.R.DINEL.M.A.FORTIN, P.GENDRON, J P LEMIEUX L.GERVAIS, J.HURTUBISE.C KRIEG- HOFF O LEDUC.J.P.LEMIEUX.C, LE SAUTEUR.J.LITTLE.J.LYMAN.J McEWEN.M MALTAIS.H.MASSON, G MESSIER, J.W.MORRICE, A.PELLAN, N.POIRIER, R.RICHARD.W.G.ROBERTS.A.ROUSSEAU, A.SHERRIFF-SCOTT, P.H.SURREY.M A.DE FOY, SUZOR-COTÊ, F.TOUPIN.F.VARLEY.C.VERMETTE.etc.ART INUIT.H MATISSE ART EUROPEEN, , mercredi le 28 juin 1989 à I9h30 jj dont les oeuvres de: AGOSTINI, C.BRIYEN.B.BUFFET.P.CÉZANNE.M.CHAGALL, J.S.COTMAN.S.DELAUNAY.N.V DIAZ DE LA PENA, T.L.FOUJITA, O.GOLD-MANN, A.GUILLAUME, J.J.HENNER, L ICART, C.JOUAN, P.LAPRADE, M.LAURENCIN.M.LUCE, H.MATISSE, C.A.PICART LE DOUX.C.PISSARO.J.POTVIN, J PUY, J.RADOT VALLERY, G.REDON.R.THIBÊSART, V.VASARELY, M.VERTES.M.VLAMINCK de ect.MEUBLES - OBJETS D’ART et COLLECTION Bijoux - armes - Dinky toys - soldats de plomb Jeudi le 29 juin 1989 à I9h30 EXPOSITION Samedi le 24 juin 1989 de I2h à I7h.Dimanche le 25 juin I989 de I2h à I7h, Lundi le 26 juin 1989 de !2h à 21h HÔTEL des ENCANS de MONTRÉAL 4521 boul.St-Laurent, Montréal, H2T 1R2 Fax: (514) 282-0342 Téléphone: (514) 849-2505 performance.Le traitement envisagé à Lapinière est un traitement de type secondaire, haut de gamme, beaucoup plus performant, ce qui impose à long terme un stress environnemental moindre sur le milieu aquatique québécois » Mais, précise le mémoire de M Lincoln, un raccordement la CUM épargnerait à la mère Des Prairies les rejets, même traités, de l’usine Lapinière.« Est-ce juste d’envoyer aux ci tovens de Varennes les eaux de La val en plus de celles de la CU M ?», commente un des deux spécialistes consultés.« On oublie trop souvent que la faible performance de la CUM — qui varie entre 60 et 85 % selon les paramètres analysés — engendre des rejets équivalents à ceux, non traités, d’une ville de 100.000 ù 200.000 habitants.Ce spécialiste ajoute que l’Environnement « n’ose pas trop regarder les moyens d’améliorer l’usine de la CUM en raison de la résistance de ceux qui la dessinent à modifier le moindre trait de leur bébé chéri ».Les améliorations en question, dit-il, pourraient même réduire le prix de revient de l’agrandissement de l’usine de la CUM, qui sera nécessaire pour traiter les eaux usées du flanc sud de la métropole lorsque l’intereepteur sera terminé.Les bassins de sédimentation actuels de la CUM, selon ce spécialiste, ne sont pas prévus pour une véritable floculation.Ces mêmes bassins servent simultanément à la décantation, au brassage des floculents chimiques et leur récupération, trois opérations qui devraient se faire de façon disetinte pour être réellement efficaces 11 suffirait de tranformer ces bassins de sédimentation de type « primaire » en « bassins à tubes ou à lamelles », soil la solution retenue pour l’usine de Longueuil.Leur efficacité serait ainsi accrue de deux à trois fois.Quant aux 14 bassins prévus pour le traitement des eaux du flanc sud de l’ile, la CUM pourrait les remplacer par de véritables floculateurs.Le procédé étant plus efficace et plus rapide, le nombre de bassins additionnels serait réduit, d’où une économie probable et une augmentation de la performance environnementale, conclut ce spécialiste.L’Assemblée nationale a adopté la loi sur les espèces menacées Lfitiis-Gilles Francoeur L’ASSEMBLÉE nationale a finalement adopté avant l'ajournement de ses travaux la loi sur les espèces menacées, animales et végétales, qui vise à proléger le capital biologique de la province d’une manière inégalée jusqu’ici au Canada.J usqu’ici, les espèces étaient surtout protégées dans la mesure où elles étaient utiles aux humains.L’originalité du projet de loi adopté par Québec réside dans le fait qu’il accorde une valeur égale à toutes les espèces, protégeant non seulement celles qui font de belles images à la télé mais aussi les plus humbles el les moins attirantes, comme les mol lusques et les invertébrés.Kilo protège non seulement les espèces sur le point de disparaître mais aussi celles qui sont en passe de le devenir.C'est en ce sens que le projet de loi introduit la notion •< d’espèces vulnérables » de façon à obliger les pouvoirs publics à prévenir leur disparition.Cette loi modifie, en la compté tant, l’actuelle Loi sur la conservation de la faune, administrée par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche (MLCP).Ce ministère n’appliquera toutefois que la partie de la loi touchant les espèces animales.Tout ce qui touche la flore et les végétaux sera administré par le ministère de l’Environnement.La nouvelle loi interdit un certain nombre d’activités qui menacent les espèces.Ainsi, il ne sera plus possible de conserver en captivité des espèces menacées en dehors de leur milieu naturel, de les récolter, de les exploiter ou de les détruire.Les amendes, qui sanctionneront ces comportements, pourront atteindre $ 40,000 dans le cas d’une première infraction el $ 60,000 en cas de récidive.Au cours des 300 dernières années, plus de 500 espèces ont disparu de la surface de l’Amérique du Nord.La destruction des habitats, la plus importante des menaces, el la pollution pourraient faire disparaître plus de 500,000 espèces animales et végé taies de la surface du globe d'ici 15 à 20 ans, prévoient les experts des organismes internationaux.rapport.En ce qui a trait à la rénovation domiciliaire, la plupart des plaintes portent sur des travaux mal faits ou encore non exécutés par des entrepreneurs qui disparaissent après avoir perçu un paiement important.L’OPC a déposé 48 poursuites contre des entrepreneurs en asphaltage d’entrées résidentielles, toitures, portes et fenêtres et rénovation générale.Les amendes obtenues ont totalisé $69,850.De plus, sept agences de voyage ont fait faillite.Dans cinq cas, l’OPC a désigné des administrateurs provisoires pour traiter les dossiers des consommateurs concernés.Les paiements d'indemnités et les cautionnements ont été de $ 307,800.Dans le secteur de la publicité et des pratiques de commerce, 98 poursuites ont été déposées, et les amendes perçues sont de quelque $ 187,200.Robert L.Papineau, ing.Sinh LeQuoc, ing.wmmw wmm Yvon Dubois, ing.Me Jocelyn Gagnon Le président du Conseil d’administration de l’École de technologie supérieure, Monsieur Georges A.Belhumeur, ing., vice-président et directeur de Bechtel Québec Limitée, a le plaisir d’annoncer les nominations suivantes : M.Robert L.Papineau, ing., directeur général, Docteur en génie industriel de l’Université de Floride, est entré en fonctions le 16 mars 1989.Il agissait auparavant à titre de Directeur de l’enseignement et de la recherche de l’É.T.S.M.Sinh LeQuoc, ing., directeur de l’enseignement et de la recherche, Docteur en génie mécanique de l’Université Sir Georges Williams, a débuté ses fonctions le 9 juin 1989.Il occupait le poste de directeur du département de génie mécanique de l’E.T.S.M.Yvon Dubois, ing., directeur des relations avec l’industrie, détenteur d’une Maîtrise en sciences de l’Université du Québec à Montréal a été renouvelé pour un deuxième mandat de cinq ans à ce poste.Me Jocelyn Gagnon, secrétaire général, Licencié en Droit de l’Université de Montréal, a vu son mandat reconduit pour un troisième terme de cinq ans.Il occupe ce poste depuis août 1979.L’École de technologie supérieure est l’un des onze établissements de l’Université du Québec et sa mission est axée sur l’ingénierie d’application.Université technologique, elle maintient des liens très étroits avec l’industrie par son système d’enseignement coopératif d’alternance de sessions de cours et de stages, par des commandites industrielles et par la participation de nombreux industriels à ses instances décisionnelles."I Université du Québec École de technologie supérieure 6 A-4 ¦ Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 ¦ wBm .¦ H >v'^: JE K- ( > V- '*(¦**' Z** i«a* è t* ^ wrA micxt- Un important projet parascolaire, le 'Schoolfhghl ¦.a permis aux élèves du Centennial Regional High School de construire un avion Sojvl Epfumjyi Directeur, Centennial Regional#High School, 1977-1989 Pour nous avoir insufflé votre vision de l'excellence et n'avoir accepté aucun compromis.Pour votre imagination, votre initiative, votre générosité et votre humanité.Pour votre dévouement sans limite.Une école, une communauté, une industrie vous remercient.PRATT&WHITNEY CANADA Le stade a enfin son vrai toit rétractable CETTE FOIS, il semble bien que ça y est: le Stade olympique a un toit rétractable.Le dernier essai de la firme Soco-dec, filiale de Lavalin, a été concluant hier matin.La montée du toit, enclenchée à 10 h, a duré 30 minutes.La descente s’est ensuite effectuée en 29 minutes.La dernière série de 10 tests avait débuté mardi dernier, et deux mouvements complets annulés le 15 juin à cause du temps, ont pu être repris hier.Socodee faisait face à une pénalité de plusieurs millions de dollars et aurait dû installer un système de ventilation dans le stade en cas d’échec.« Après une brève période de rodage », a indiqué un porte-parole de la Régie des installations olympiques, les consignes d’opération seront connues des operateurs du stade, qui pourront des lors choisir d’utiliser le mode couvert ou découvert, à leur guise.Où sont passés les frères et soeurs?OTTAWA (PC) — Les familles à enfant unique, jadis plutôt rares, sont en voie de devenir monnaie courante au Canada.Les Canadiens font de moins en moins d’enfants, tandis que la population vieillit.Et une récente étude pan-canadienne a constaté que les enfants « du milieu », c’est-à-dire les familles où on comptait au moins trois enfants, sont de plus en plus rares.Bientôt, neuf jeunes sur dix seront, soit l’aîné, soit le cadet de la famille, ou alors enfant unique.L’étude, effectuée pour le ministère de la Santé à partir de données sur les familles recueillies en 1984, révèle que 10 % des enfants qui ont eu 10 ans au début des années 80 n’avaient ni frère ni soeur.("est un revirement dramatique: il y a vingt ans, la moitié des nouveau-nés avait deux ou trois frères ou soeurs.Pavillon japonais au Jardin botanique PHOTO JACQUES GRENIER LE JARDIN botanique a inauguré hier en présence de dignitaires nippons son Pavillon japonais, conçu par le célèbre architecte Hisato Hiraoka.Le pavillon, qui vient compléter le jardin japonais, a été le théâtre de la première cérémonie traditionnelle du thé, à laquelle ont participé le maire de Montréal M.Jean Doré, le ministre délégué à la technologie M.Guy Rivard, le consul général du Japon M.Tsukasa Abe, et la fille du ministre des Postes et des Télécommunications du Japon, Mme Mieko Tanaka.Soutenu financièrement par plusieurs firmes de ce pays, le pavillon sera animé par la communauté japonaise de Montréal, qui y présentera expositions, conférences, films et cours sur la culture japonaise.A urv grand éducateur L’Université du Québec est en voie d’équilibrer son budget Michel Venne — de la Presse Canadienne QUÉBEC — Au prix d’efforts considérables de rationalisation, l’Université du Québec est en voie de retrouver l’équilibre budgétaire bien que son déficit accumulé s’élèvera malgré tout à $ 18 millions à la fin de la présente année financière.C’est ce qui ressort des prévisions Coupures de trains par arrêté ministériel?OTTAWA ( PC) — Le ministre des Transports, M.Benoit Bouchard, a fait part aux Communes, hier, de la possibilité du recours à un arrêté ministériel pour réduire le nombre de trains de Via Rail.Cette façon de procéder, a fait remarquer M.Bouchard, aurait pour avantage d’éviter de longues procédures, comme peuvent l’être les audiences publiques ou l’approbation de l’Office national des transports.En avril dernier, le gouvernement a annoncé que son appui financier à Via Rail allait passer de $ 641 millions qu’il était en 1988 à $ 250 millions en 1992.« Ce n’est jamais le bon moment pour effectuer des diminutions, mais il nous faut vivre avec notre budget », a répondu M.Bouchard au député néo-démocrate Iain Angus.Trois députés conservateurs ont même ajouté leur voix à l’opposition de M.Angus.M.Pat Nowlan a déclaré que le gouvernement devrait également réduire les subventions de $ 700 millions pour le transport des grains de l’Ouest, s’il doit éliminer des trains de Via Rail dans les Maritimes.M.Harry Chadwick a soutenu que les réductions de trains ne feront rien économiser aux contribuables, puisque le trafic va augmenter sur les routes et aux aéroports.M .Greg Thompson a rappelé à son propre gouvernement les nombreuses promesses sur Via Rail, au moment où il se trouvait dans l’opposition.Comme toute réponse, M.Bouchard a cité des statistiques: 3 % des voyageurs canadiens utilisent le train et 85 % l’automobile.budgétaires pour l’année 1989-90 adoptées par l’Assemblée des gouverneurs de l’université cette semaine et présentées à la presse, hier, par son président M.Claude Hamel et son vice-président à l’administration M.Michel Leclerc.Le déficit d’opérations de l’UQ et de ses 11 constituantes pour l’année en cours ne sera que de $ 1 million sur un budget de dépenses dépassant les $413 millions.Cette performance encourageante est attribuable en partie à la vente de la division de production de vaccins de l’Institut Armand-Frappier (l’une des constituantes de l’UQ) qui rapportera à l’université quelque $ 17 millions et à l’injection par le gouvernement de crédits additionnels tel que promis dans le dernier budget Levesque.Dans son dernier budget, le ministre des Finances du Québec a annoncé l’octroi de crédits additionnels de $ 60 millions, dont environ la moitié en argent neuf, à partager entre les universités pour pallier leur sous-financement.L’UQ souhaite se voir attribuer une somme de $ 7.5 millions sur ce montant.La bonne nouvelle ne doit toutefois pas faire oublier la situation financière difficile que continuera à vivre l’UQ.Car si l’équilibre budgétaire pour l'année en cours est presque atteint, le déficit accumule, lui, n’est pas prêt d’être éliminé.Le financement de ce déficit coûtera d’ailleurs cette année plus de $ 2 millions en intérêts.La jeune institution (20 ans cette année) ne pourra pas diminuer davantage ses dépenses, a soutenu M.Leclerc, surtout que les conventions collectives du personnel de l’université seront renégociées cette année.La solution la plus simple aux yeux de M.Hamel est de hausser les frais de scolarité, gelés depuis 20 ans, qui constituent environ 7 % des revenus de l’université.M.Hamel suggère de les doubler tout en bonifiant le régime des prêts et bourses destiné à venir en aide aux étudiants les moins fortunés.Le président continue par ailleurs d’être optimiste quant à la volonté du gouvernement provincial de relever encore l’an prochain le financement de base des universités québécoises.EN BREF.Un parcours contesté LE COMITÉ Action transport Pointe-Saint-Charles, qui plaide pour une meilleure desserte du territoire de Pointe-Saint-Charles par les autobus de la STCUM, a présenté hier soir au conseil d’administration de la société de nouveaux appuis à sa cause.La société Via Rail et le Canadien National, qui emploient respectivement quelque 900 et 1,650 personnes dans leurs installations de Pointe-Saint-Charles, ont en effet approuvé la modification du parcours 79 proposée par le comité.Selon un de ses membres, Denis Roy, cela garantirait à la STCUM un achalandage exceptionnel.« Via négocie depuis plusieurs années avec la STCUM, mais ça ne débloque pas », affirme M.Roy.STCUM: des employés mécontents LES EMPLOYÉS d’entretien de la STCUM ont manifesté hier soir leur mécontentement quant au plan de restructuration de la société à l’occasion d’une assemblée du conseil.Les employés en ont surtout contre la décision de la STCUM de modifier à compter du 15 juillet les horaires de travail du matin de quelque 450 employés de garage.La société désire que les employés entreprennent leur quart de travail à 8 h plutôt qu’à 7 h et 9 h comme c’est le cas actuellement.Le président du syndicat, Normand Lamoureux, déplorait cette mesure décidée « unilatéralement » et estime qu’elle va à l’encontre de la logique.Les employés seront obligés de subir l’heure de pointe du matin, et arriveront au travail alors que la plupart des autobus sont déjà en service, dit-il. L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 Hi A-5 PHOTO AP La Chine dénonce les sanctions américaines d'après Reuter et l'Agence France-Presse PÉKIN — Sept nouvelles mises à mort sont venues apporter hier, au lendemain de l’exécution des premiers condamnés à mort du « printemps de Pékin », une fin de non-recevoir cinglante aux appels de la communauté internationale pour que cesse la répression en Chine.L’agence Chine nouvelle a annoncé l’exécution à Pékin de sept « émeutiers » condamnés à mort pour divers actes de violence lors de l’écrasement du mouvement démocratique par l’armée, au début du mois.Ces exécutions font suite à celles de trois ouvriers, mercredi à Shanghai, qui avaient été les premiers suppliciés depuis l’écrasement du « printemps de Pékin » le 4 juin.Dix-sept autres personnes ont été exécutées mercredi à Jinan, capitale de la province du Shandong, sans que l’on sache avec certitude dans l'immédiat si leurs crimes étaient liés aux événements du début du mois.La télévision a, par ailleurs, annoncé le démantèlement d’un réseau d’agents de Taiwan accusés d’avoir fomenté des troubles à Pékin, Shanghaï et Canton.Quatre d’entre eux, qui auraient encouragé les manifestants étudiants sur la place Tian An Men début juin, ont été présentés sur un film de la police.Au total, 12*agents de Taïwan ont été arrêtés, certains à Lanzhou, dans le nord-ouest du pays, et à Shenyang (nord-est).C’est la première fois depuis le début de la crise chinoise que Pékin dénonce l’implication d’agents de Taïwan.Jusqu’ici, les opposants du régime étaient divisés entre les « con-tre-revolutionnaires » de l’intérieur et les « réactionnaires » aux États-Unis, au Canada, à Hong-Kong et à Macao.Le bain de sang de la place Tian An Men et la répression lancée depuis par le régime de Pékin ont soulevé un concert d’indignation dans la communauté internationale, notamment aux États-Unis et au sein de la Communauté européenne.En réponse, le ministère chinois des Affaires étrangères a sèchement invité les pays étrangers à se mêler de leurs propres affaires.« Il est peu sage et futile de la part de certains pays étrangers d’essayer d'exercer des pressions sur la Chine par des moyens politiques et économiques », a déclaré à la presse étrangère une porte-parole du ministère.S’exprimant lors d’un point de presse, le premier depuis plusieurs semaines, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Li Jin- hua, s’est toutefois abstenue de faire référence au dissident Fang Lizhi réfugié avec sa femme Li Shuxian à l’ambassade américaine.Mlle Li a également laissé la porte entrouverte pour une réconciliation.« Nous sommes fermement opposés à toute interférence du gouvernement américain dans les affaires intérieures de la Chine, ainsi qu'à toute pression de sa part sur la Chine», a souligné Mlle Li.Fille a cependant affirmé que Pékin souhaitait la poursuite du développement des relations sino-améri-caines dans un contexte de « respect mutuel et d'approfondissement de la compréhension des deux côtés ».De nouvelles voix se sont élevées hier pour condamner les exécutions de manifestants.À Stockholm, où il participait à la conférence de l'Internationale socialiste, le premier ministre français Michel Rocard a invité la communauté internationale à exercer une « pression maximale » sur le gouvernement chinois pour qu'il mette un terme aux exécutions.« La Chine veut s’isoler, c’est un drame effrayant et je crois que toute la communauté internationale doit exercer la pression maximale pour sauver des vies humaines.» À Londres, le Foreign Office a exprimé sa « consternation » à l’annonce des nouvelles exécutions.L’opposition travailliste a réclamé des sanctions à l’encontre de la Chine mais le premier ministre Margaret Thatcher a exclu cette éventualité devant la Chambre des communes, estimant que de telles mesures pourraient provoquer un mouvement de panique à Hong-Kong.Après le gouvernement la veille, le Parlement espagnol a fait part de son « horreur » en soulignant que « la mort, le sang et les violences ne sont jamais venus à bout d’idées».Le Conseil européen, qui se réunit lundi prochain à Madrid, évoquera de possibles sanctions contre le régime chinois.À Bonn, le Parlement ouest-allemand a observé une minute de silence à la mémoire des suppliciés de la Chine et trois partis — les sociaux-démocrates, les libéraux et les verts — ont demandé au Conseil de sécurité de l’ON U de sanctionner Pékin.Le gouvernement de Bonn avait annoncé mercredi qu’il était hostile à des sanctions économiques qui, avait-il fait valoir, frapperaient avant tout la population.À Bruxelles, la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), qui revendique 88 millions LE MONDE EN BREF Pour la paix au Salvador SAN SALVADOR (AFP) — Quelque 15,000 Salvadoriens ont manifesté hier dans les rues de San Salvador pour demander au nouveau gouvernement d’Alfredo Cristiani une solution politique et négociée au conflit qui oppose depuis neuf ans la guérilla du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) aux forces gouvernementales.Cette manifestation pacifique regroupant une cinquantaine d’organisations syndicales religieuses et humanitaires, s’est déroulée sans incidents dans le centre de la capitale.L’un des organisateurs, représentant de l’Église baptiste, le révérend Edgar Palacios, a annoncé à l’issue de la manifestation que serait remis au gouvernement un document en faveur d'un « accord politique et social » et d’un dialogue immédiat entre le gouvernement et le FLMN, en vue d’un règlement du conflit.On veut la démission de Jaruzelski VARSOVIE (Reuter) — Des manifestants ont défilé hier dans trois villes de Pologne pour réclamer la démission du chef de l’État, le général Wojciech Jaruzelski.On estimait dans les milieux de l’opposition à 3,500 le nombre de personnes qui ont défilé à Wroclaw, dans le sud-ouest de la Pologne, en scandant « Jaruzelski doit se retirer », et « À bas le communisme ».Ils se sont, par ailleurs, élevés contre la candidature attendue de celui-ci au nouveau poste de président.Jusqu’à 4,000 personnes ont aussi manifesté dans les rues de Katowice, dans le sud-ouest du pays, mais la police anti-émeutes les a empêchées de gagner les bâtiments du Parti ouvrier unifié polonais (POUP) dans cette ville, a-t-on ajouté.L’agence polonaise PAP a fait état de ces manifestations mais affirme que seulement un millier de personnes avaient défilé à Wroclaw.Elle n’a pas précisé le nombre de manifestants à Katowice.PAP a ajouté qu’une centaine de jeunes avaient manifesté à Poznan, dans l’ouest de la Pologne, et avaient insulté le nom de Jaruzelski, réclamant, par ailleurs, le retrait des troupes soviétiques de Pologne.Ils ont marché sur les locaux du POU P avant de se disperser.Le Nicaragua est menacé par la drogue CARACAS (AFP) — La recrudescence du trafic de drogue au Honduras et au Costa Rica représente une menace pour la sécurité du Nicaragua, a affirmé hier à Caracas le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Miguel d’Escoto, en marge de la conférence ministérielle extraordinaire du Groupe des 77.« Le voisinage avec des pays qui, non seulement s’agenouillent devant le colosse du Nord (les États-Unis), mais aussi dans lesquels le trafic de drogue va croissant, représente une menace pour la sécurité du Nicaragua », a déclaré M.d’Escoto lors d’une conférence de presse, à l’issue d'une session de la conférence des 127 pays en voie de développement.Citant des sources de la presse de Tegucigalpa à l’appui de ses informations sur le Honduras, M.d’Escoto a également note que la presse costaricaine avait fait état du financement de campagnes électorales dans ce pays par des capitaux issus du trafic de drogue.Perez de Cuellar chez les Sahraouis ALGER (Reuter) — Le secrétaire général des Nations unies Javier Perez de Cuellar s’est rendu hier soir dans le camp de réfugiés sahraouis de la wilaya de Smara, près de Tindouf, où il s’est entretenu avec le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) Mohamed Abdelaziz, rapporte l’agence algérienne APS.C’est la première fois, ajoute TAPS, que M.Perez de Cuellar se rend dans les camps de réfugiés sahraouis.Ses entretiens précédents avec les dirigeants sahraouis ont eu lieu à New York, Genève et Addis-Abéba.Un avion militaire s’écrase au Pérou LIMA (AFP) — L’accident d’un avion militaire qui s’est écrasé mercredi dans les Andes près de Hugobamba (province de Tarma), à 250 km à l’est de Lima, avec 42 personnes à son bord, a fait 35 morts, ont rapporté hier des témoins.Aucun bilan officiel de cet accident n’a été communiqué jusqu’à présent.L’Antonov avait décollé mercredi de San Ramon à destination de Lima.Optimisme mesuré avant la fin de la conférence de Paris sur la dimension humaine de la CSCE Adieu, Rangoon.NATIONS-UNIES (AFP) - La Birmanie a officiellement fait savoir à l’ONU qu’elle entendait désormais se faire appeler « Union of Myanmar « avec comme capitale « Yangon » et non plus Rangoon, a-t-on appris hier au siège des Nations unies à New York.Cette décision va modifier la place du pays au sein de l’organisation internationale qui a adopté depuis sa création l’ordre alphabétique anglais, a précisé Nadia Younes, porte-parole des Nations unies.Les services technique et protocolaire de l’ONU ont été informés de cette décision qui entraînera notamment un changement de place de l’ancienne Birmanie dans les salles de travail de l’organisation.L’alignement des drapeaux des 159 États membres des Nations unies devant le siège new-yorkais sera également modifié.d'adhérents dans 97 pays, a dénoncé une « campagne de terreur » et des « actes d’une cruauté atroce que rien ne pourra jamais justifier».À Londres, Amnesty International a exprimé sa « vive préoccupation » et demandé à ses adhérents à travers le monde d’envoyer des lettres de protestation aux autorités chinoises.Les États-Unis, qui avaient auparavant suspendu leurs ventes d’armes à la Chine, ont toutefois assoupli leur position mercredi.F2n dépit de l’exécution des trois premiers con damnés à mort à Shanghaï, le secrétaire d’État James Baker avait déclaré qu’aucune nouvelle sanction n’était prévue, ajoutant qu’il était important de chercher à « préserver autant que possible » les relations avec Pékin.Un passant consulte les avis d'exécution à Pékin.PARIS (AFP) — La conférence de Paris sur la dimension humaine de la CSC Fl a abordé hier sa phase finale dans un climat d’optimisme modéré, bien que les participants ne soient pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué final.Les délégations des 35 pays représentés à la conférence, qui s’achève aujourd’hui, ont commencé à dresser le bilan de leurs quatre semaines de travaux, bilan généralement positif mais parfois critique aussi, en particulier vis-à-vis de la Roumanie et de la Bulgarie, les deux pays les plus souvent pris à partie au cours des débats et qu’un délégué a qualifiés d’« anachronismes isolés ».« L’absence de consensus sur un projet de communiqué final, pourtant peu ambitieux, montre qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire», a souligné la délégation suisse, tandis que le représentant canadien, William Bauer, relevait qu’un consensus sur « de nouvelles propositions ou même un communiqué final » avait été rendu « impossible » par l’attitude roumaine.De nombreuses délégations ont néanmoins parlé de « succès », en soulignant que la réunion de Paris — même si elle ne débouche sur aucun résultat spectaculaire — a mis sur les rails un processus qui se poursuivra à Copenhague l’an prochain et à Moscou en 1990, et qu’elle a permis de dégager un certain nombre de propositions et d’idées qui alimenteront la réflexion lors des étapes suivantes.« C’est un bon départ, mais ce n’est qu’un départ », a déclaré le chef de la délégation britannique, Sir Anthony Williams.Pour son collègue canadien, la réunion de Paris a montré que la plupart des 35 (toute l’Europe, moins l’Albanie, plus les États-Unis et le Canada) commencent « à parler le même langage».Anatoli Adamichine, vice-ministre soviétique des Affaires étrangères, a estimé, pour sa part, que le climat a été « généralement constructif et caractérisé par la volonté de déboucher sur une réelle amélioration dans le domaine des droits de l’Homme », tout en soulignant que la dimension humaine ne devait pas être transformée en « instrument de confrontation ».Il a mis en exergue le fait que des propositions ont été soumises conjointement par l’Est et l’Ouest, comme la proposition franco-soviétique sur l’instauration d’un « espace juridique commun », et a affirmé que son pays « n’épargnerait pas ses efforts afin que la conférence sur la dimension humaine s’achève dignement à Moscou».Tout en saluant les progrès « réels » réalisés par certains pays de l’FIst et par l’URSS, qui a donné beaucoup d’informations sur les réformes législatives en cours, plusieurs délégations occidentales intervenant hier ont continué à prendre à partie la Roumanie, évoquant en particulier le nouveau « rideau de fer » que ce pays est en train d’ériger pour endiguer le flot croissant de Roumains fuyant vers la Hongrie.« C’est avec consternation que nous avons appris qu’en plus des frontières de barbelés ou des murs qui subsistent encore et qui sont anachroniques, un État membre a commencé à ériger une nouvelle frontière de ce type.Nous exigeons qu’il soit immédiatement mis fin à ces travaux », a déclaré le délégué ouest-allemand.Parmi les Occidentaux, le Canada et la Grande-Bretagne ont aussi vivement critiqué la Bulgarie, responsable, selon le délégué canadien, d'un « acte de barbarie » contre sa mino- rité turque.L’exode en cours de cette minorité fuyant l'assimilation forcée* est la « plus importante expulsion de masse d’une minorité nationale que l’Europe ait vue en 40 ans », a-t-il estimé.« Je me demande si nous pouvons vraiment parler de succès de cette rencontre, alors que nous ne sommes pas parvenus à changer quoi que ce soit a cette terrible affaire », a relevé de son côté le chef de la délégation britannique.FELIX LECLERC Le Roi Heureux "Pas d'affrontements dans mon oeuvre C'est une oeuvre frileuse Peureuse comme moi (.) Rangez-moi avec les musiciens Les outardes Les innocents Les contemplatifs Toute ma vie loin de la foule Mais aussi toute ma vie Seul en face d'elle À défaire des noeuds" Félix Leclerc pm • t \ iV BOREAL COMPACT Les exécutions se poursuivent A-6 i Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 L’ACTUALITE INTERNATIONALE ÉL Tous dans le même bain contre l’apartheid PHOTO AP JOHANNESBURG (AFP) — Des Sud-Africains blancs, noirs et indiens ont entamé hier une campagne contre l’apartheid par un plongeon dans une piscine de Johannesburg réservée aux Blancs, malgré l'opposition de membres de l'extrême-droite.Cette manifestation constituait le lancement d'une campagne, menée par des personnalités sud-africaines de toutes races, et dirigée contre l'accès réservé aux Blancs de lieux de détente, d'écoles et d'hôpitaux.Une quinzaine de membres du Mouvement de résistance afrikaner (AWB, néo-fasciste) ont tenté de bloquer l'entrée de la piscine, située dans le quartier de Hillbrow, avant d'être embarqués dans un fourgon de police.Selon un membre de la police, ils devraient être accusés de rassemblement illégal et de trouble de l'ordre public.Le chemin dégagé, une douzaine de conseillers municipaux blancs de Johannesburg, membres du Parti démocrate (DP opposition libérale) accompagnés de plusieurs Noirs et Indiens (photo ci-dessus), ont applaudi la police avant d’entrer dans la piscine.De nombreux journalistes ont assisté à la baignade, attentivement surveillée par la police.Le chef des membres du DP au conseil municipal de Johannesburg, Tony Leon, a déclaré que la population non blanche était prête à suivre leur campagne, « car la peur n'est plus aussi aiguë qu'auparavant.Nous avons prouvé que la population devait user de ses droits maintenant ».Aujourd'hui, un groupe de conseillers municipaux du DP, ainsi que des universitaires et des hommes d’affaires blancs, passeront la nuit dans les appartements de Noirs qui vivent illégalement, dans des conditions sordides, dans le quartier de Hillbrow.À Johannesburg, on estime à 60,000 le nombres de Noirs qui se sont installés depuis le début des années 1980 dans des quartiers centraux de la ville réservés aux Blancs, et qui sont donc en infraction avec la loi de ségrégation.Le gouvernement ferme les yeux et prévoit déclarer quelques zones « grises » ou « d’installation libre », principalement celles qui sont déjà multiraciales dans les faits.Des organisations pour les droits civiques des Noirs, comme le mouvement Actstop, qui combat pour les droits des locataires noirs dans les quartiers réservés aux Blancs, ont organisé cette action pour que les Blancs se rendent compte des conditions de vie dans ces taudis.Les Noirs qui vivent dans les quartiers blancs ne peuvent toujours pas y envoyer leurs enfants à l'école, ni se rendre dans les hôpitaux publics réservés aux Blancs, ni voter lors des élections locales.LIBAN Le camp musulman est divisé sur le blocus du « pays chrétien » Dans le Sud, l’armée israélienne tire sur des enquêteurs de l’ONU BEYROUTH (AFP) - Le camp musulman et pro-syrien était hier plus divisé que jamais sur l’opportunité du blocus imposé par l’armée syrienne au « pays chrétien », qui paralyse l’économie du Liban tout entier, au 100e jour de la « guerre de libération » du général Michel Aoun.Le seul passage entre les deux secteurs de Beyrouth a été, par ailleurs, totalement fermé durant quatre heures, après un incident au barrage qui contrôle son accès du côté ouest, à majorité musulmane et quadrillé par l'armée syrienne.Un civil a été blessé lors de cet incident, que les unités de l’armée libanaise relevant du commandement pro-syrien ont attribué à des tirs en provenance de l’Est chrétien tenu par l’armée du général Aoun, chef du gouvernement de militaires.Le passage du Musée est emprunte chaque jour par des centaines de piétons chargés de provisions et de paquets, depuis que la circulation des véhicules y a été interdite, le 21 mars, à de rares exceptions près, par l’armée syrienne.L’armée syrienne interdit un trafic normal sur les quatre routes qui relient le « pays chrétien » au reste du Liban, et les tirs quotidiens de ses canons postés à Beyrouth-Ouest ou au Liban-Nord rendent périlleuse l’approche du littoral chrétien par les bateaux marchands et un aéroglisseur de passagers.Ce blocus asphyxie le « pays chrétien », où l’essence manque ainsi que le gaz domestique, mais paralyse aussi toute l’économie libanaise, privée d’électricité, d’un approvisionnement régulier en matières premières et en produits manufacturés ainsi que de débouchés à l’exportation.Mais le camp musulman, conscient que ceux qui vivent dans les régions qu’il contrôle souffrent tout autant que les habitants du réduit chrétien, est profondément divisé sur l’opportunité de le maintenir.Ainsi, les Assises islamiques, rassemblement de personnalités sunnites, ont appelé hier à sa levée « rapide ».Ce rassemblement était présidé par le mufti de la République, cheikh Hassan Khaled, tué le 16 mai dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth-Ouest, sous contrôle syrien.Cheikh Khaled était connu pour sa modération et son ouverture au dialogue avec le camp chrétien.De même, Salim Hoss, qui dirige un gouvernement appuyé par Damas et dont la cohésion s’est effritée, avait affirmé lundi qu’il soutenait « par tous les moyens les efforts » déployés en faveur de la levée du blocus par l’émissaire du comité tripartite arabe sur le Liban, Lakhdar Ibrahimi.Une source proche d’Amal a affirmé que ce mouvement chi’ite prosyrien est opposé au blocus du « pays chrétien », en dépit de son « hostilité » au général Aoun.Les plus radicaux des alliés de Damas au Liban, notamment le chef druze Walid Joumblatt et le chef évincé de la milice chrétienne des Forces libanaises, Élie Hobeika, sont, eux, en fa- veur du maintien d’un blocus hermétique qui, à leur yeux, permettra de conduire à l’objectif qu’ils se sont fixés : la chute du général Aoun.D’autre part, l’armée israélienne a adressé hier matin des tirs de semonce à des observateurs de l’ONU qui tentaient d’enquêter sur des travaux au Liban-Sud visant à annexer 20 km2 de cette région, a indiqué une source des services de sécurité.Deux officiers suédois et néerlandais de l’Organisation des nations unies pour la surveillance de la trêve (ONUST) ont été visés par ces tirs à l’arme individuelle, sans être atteints, a-t-on ajouté.Ils tentaient de s’approcher d'un fil barbelé érigé le 15 juin par Israël autour d’une surface de 20 km2, dans un secteur frontalier de la « zone de sécurité » occupée par l’État hébreu au Liban-Sud, et les deux officiers ont immédiatement rebroussé chemin, a-t-on ajouté de même source.Une source de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a confirmé l’incident, sans autres précisions.Le secteur concerné longe la frontière internationale à l’ouest des localités de Houla et Mels ej-Jabal, à l’extérieur de la zone de déploiement de la FINUL.Des travaux similaires avaient été effectués dans une oliveraie d’un km2 au sud de Meïs ej-Jabal.Ce procédé prélude habituellement au déplacement des fils barbelés définissant le tracé de la frontière de l’État hébreu avec le Liban.BULGARIE-TURQUIE L’exode pourrait toucher 300,000 personnes Krcmar de l'agence Reuter SOFIA — Cent cinquante mille Bulgares d’origine turque ont reçu un passeport afin de pouvoir aller en Turquie, et 100,000 autres demandes d’émigration sont examinées, a annoncé hier la Bulgarie.Selon des chiffres officiels, 60,000 Turcs de souche ont déjà quitté la PROLONGATION DE LA PÉRIODE DE MAJORATION DU TAUX D’INTÉRÊT À compter du 1er juillet 1989, le taux de rendement des Obligations d’épargne du Canada de toutes les émissions en cours, non échues, qui a été majoré au 1er mars dernier, demeurera à lAVWo PAR ANNÉE pour la période de quatre mois se terminant le 31 octobre 1989.Les autres modalités de ces émissions demeurent inchangées.Les obligations à intérêt régulier ainsi que les obligations à intérêt composé de toutes les émissions en cours rapportent un intérêt de 914% pour la période de quatre mois commencée le 1er novembre 1988 et de 1014% pour la période de huit mois commencée le 1er mars 1989, et ce, jusqu’au 31 octobre 1989.Par conséquent, au 1er novembre 1989, chaque tranche de 1 000 $ d’obligations à intérêt régulier rapportera un intérêt de 101,67 $.La nouvelle valeur au 1er novembre 1989 d’une tranche d’obligations à intérêt composé de 1 000 $ s’établira comme suit: S 37 (1982) 1 940,55 $ S 38 (1983) 1 720,66 $ S 39 (1984) 1 568,99 $ S 40 (1985) 1 410,33 $ S 41 (1986) 1 293,88 $ S 42 (1987) 1 200,82 $ S 43 (1988) 1 101,67 $ Pour de plus amples renseignements, consultez toute institution financière autorisée: banque, caisse populaire, société de fiducie et courtier.Les Obligations d’épargne du Canada Canada Bulgarie.Au total, cet exode pourrait donc concerner 300,000 personnes, soit 100,000 de plus que les estimations de la Turquie.Lors d’une conférence de presse, Ivan Angelov, conseiller économique auprès du gouvernement, a annoncé des mesures visant à en limiter les effets sur l’économie.Un décret nouvellement promulgué prévoit une augmentation des heures de travail dans les usines et les fermes, le transfert d’employés de l’administration dans le secteur productif, des déplacements de main-d’oeuvre vers les régions affectées et des réductions de congés, a déclaré M.Angelov.Il a ajouté que les étudiants seraient mobilisés pour les récoltes, et que des travailleurs qualifiés à la retraite seraient rappelés.La plupart des Turcs de souche qui quittent la Bulgarie sont des ouvriers de l’agriculture et de l’industrie hautement qualifiés, a-t-il précisé.« Nous estimons qu’environ un mil- liard de levas (quelque $400 millions) seront retires pour acheter des marchandises avant de partir, et cela va certainement créer des difficultés», a affirmé M.Angelov.« Les biens de ces gens resteront leur propriété, a déclaré, de son côté, Eftim Stolmenov, vice-ministre de la Justice.Selon nos lois, ils seront autorisés à avoir la double citoyenneté, à revenir avec des passeports bulgares et à jouir pleinement de leurs biens en Bulgarie.» L’exode des Bulgares d’origine turque a été déclenché le mois dernier par des heurts avec les forces de l’ordre à la suite de manifestations.Les Turcs de souche protestaient contre leur assimilation forcée.Sept personnes ont été tuées et 25 autres blessées lors de ces manifestations, selon des sources officielles bulgares.D’après des diplomates occidentaux et des sources turques, il y aurait eu, en fait, entre 10 et 30 morts.GRÈCE Mitsotakis poursuit ses efforts pour former un gouvernement ATHÈNES (AFP) — Le conservateur Constantin Mitsotakis, président de la Nouvelle Démocratie, arrivée en tête des élections législatives grecques du 18 juin, a indiqué hier qu’il poursuivait ses efforts pour constituer un gouvernement provisoire.M.Mitsotakis, qui, selon certaines sources, envisageait de renoncer à sa mission, a expliqué dans une conférence de presse, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’État, Christos Sartzétakis, qu’il attendrait jusqu’à aujourd'hui pour donner une réponse definitive.Entretemps, il doit avoir un nouvel entretien avec le président de la Coalition des forces de gauche et du progrès, Harilaos Florakis, pour essayer de trouver une formule permettant de former un gouvernement majoritaire dont la seule tâche serait de procéder à l’épuration de ceux qui sont compromis dans les scandales et d’organiser de nouvelles élections, que M.Mitsotakis souhaite pour le mois de septembre.M.Mitsotakis a accusé le gouvernement socialiste sortant, qui assure l’intérim en attendant la formation d’un nouveau gouvernement, de continuer à « détériorer tragiquement » la situation du pays par une série d’abus et d’excès.Il a notamment dénoncé la poursuite des embauches de complaisance dans le secteur public et la révélation de nouveaux scandales.Le chef de la Nouvelle Démocratie a évoqué un nouveau scandale rapporté hier par la presse grecque, qui a éclaté mercredi soir aux États-Unis : selon des sources du FBI, une enquête réalisée dans les succursales de la Banque foncière hellénique a fait apparaître des transferts illégaux de fonds en dollars vers la Grèce pour un montant de $ 700 millions US.Selon M.Mitsotakis, ce nouveau « scandale terrifiant » remet sur le tapis « la demande populaire » pour un départ immédiat du gouvernement socialiste.Selon lui, l’épuration rendue nécessaire par les scandales ne pourra pas se faire tant que les socialistes seront en place.M.Mitsotakis a expliqué qu’il avait rencontré le président de la République pour le mettre en garde contre cette situation qui « met en danger le pays » et pour entendre son point de vue sur les « vides d’interprétation » qui existent, selon lui, dans l’article 37 de la Constitution définissant la procédure pour former un gouvernement quand il n’y a pas de majorité absolue.* PHOTO AP Le chef de la Nouvelle Démocratie, Constantin Mitsotakis, en conférence de presse, hier, à Athènes. Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 ¦ A-7 Moscou est prêt à aider l’Iran militairement PHOTO AP Le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev (à droite) a signé hier une entente de coopération avec le président du Parlement iranien, Ail Ak-bar Rafsandjani (à gauche).n Cornwell de I agence Reuter MOSCOU — L'Union soviétique a annoncé hier qu elle était prête à aider l'Iran à renforcer son potentiel défensif dans le cadre d'un développement général de ses relations bi latérales avec Téhéran « La partie soviétique est prête à coopérer avec la partie iranienne pour le renforcement de son potentiel de défense », lit-on dans une déclaration commune signée par le numéro un du Kremlin Mikhail Gorbatchev et le président du Parlement iranien AU Akbar Hachemi Rafsand jani.Fait rare dans les relations entre l'URSS et les pays non socialistes, ce document, diffusé par l'agence Tass au troisième jour de la visite de M Rafsandjani à Moscou, met l'accent sur le caractère amical de la coopération avec Téhéran Lors d'une conférence de presse, M Rafsandjani, considéré comme l'homme fort de l’Iran après la mort de l’ayatollah Khomeini le 3 juin, avait auparavant laissé entendre qu'il avait demandé l'aide de Moscou en matière de technologie militaire.Dans leur déclaration, chacune des deux parties affirme, d’autre part, qu’elle n'interviendra pas dans les affaires de l'autre.Soviétiques et Iraniens excluent aussi le recours à la force en toutes circonstances et qualifient d’inacceptable l'utiUsation de pressions économiques.Us proposent des échanges de personnalités religieuses entre l’URSS, qui a une communauté musulmane de 30 à 40 millions d'âmes, et la République islamique d’Iran.Cette « nouvelle phase » dans les relations entre les deux pays a été rendue possible par la révolution islamique de 1979 en Iran et la « nou- velle conception » pragmatique de Moscou en matière de politique étrangère, lit-on dans le document.La révolution islamique iranienne avait pourtant été suivie d'un refroidissement des relations entre l’URSS et l'Iran.Mais M Rafsandjani, le plus haut responsable iranien â visiter l'U RSS depuis 1979, a dit que M.Gorbatchev et lui-même étaient convenus d'oublier le passé « pour ouvrir une nouvelle ère » L'URSS et l'Iran ont signé mer credi une série d'accords de coopé ration économique, technologique et scientifique portant notamment sur l’énergie nucléaire, selon l'agence Tass.Celle-ci a indiqué que les deux pays allaient aussi etudîer la possibilité de faire participer un Iranien à un vol dans l'espace a bord d'un vaisseau soviétique, ainsi que la création d’une ligne de chemin de fer entre Moscou et Téhéran.Selon des analystes occidentaux, UN SERVICE SÛR ET PEU COÛTEUX POUR LES EXPÉDITEURS commERCiAux.AVEC LIVRAISON LE LENDEMAIN DANS LA PLUPART DES CENTRES IMPORTANTS ENTRE ICI.tyi hum • • MON I RI-Al, a^PÉPï WINDSOR ET ICI! 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BEU AVISTA INC Ihillel Bellavisla |M(, t reslauiaiil poui vendre 77/7.boul H Newman, £ 1 aaalle h lill, boul Newman l.asalla Il MAIICHf AUX PUCEHDUC'NE PARC 8ÎEU8TACHE INC Club Jockey Em 4(10 Hector lanlluti Sl-EutUciie Permis additionnel 1 liai sur terrassa 400 Eteclor 1 Lanlhiéi, SI- ¦ Eusleche 1 SALON DF ÛUILIEH (VILLE LEM0YNE) 300 INC Selon de Quil'es (Ville •Lemoyne) 300 620 rue Sl-Jean Longueuil t bar 620 rue L St-Jéin.I Longueuil p MORIN, David Calé Le Siècle Enr 4434.boul St-Laurent Montréal Autorisation de spectacles dans f bar 4434.boul.I Sl-Laurenl, |j Montréal jl DIVERTISSEMENTS DIMENSIONS INC Calé Bar Dimension 1679 chemin Gascon Terrebonne t bar sur terrasse 1676 chemin 1 Gascon, y ; Terrebonne |; AU JOYEUX MUTIN INC Aux Joyeux Mutins Enr 4879.boul Gouin Montréal-Nord 1 restaurant pour vendre sur terrasse 4879.bout 1 ; Gouin, t ' Montréal- I Nord | CUISINE PASTA CASARECCIA INC Cuisine Pasta Casareccia Inc 1487 MacDonald, Sl-Laurenl f restaurant pour vendre 1487 t MacDonald, 1 St-Laurent sa».j «\0B0.0S 4'-a-ascs £ts,’ Seaso-sSouva-?63 ooc Deca-e Si- 2 restaurants pour vendre dont f sur terrasse 983.bout Décarie.Montréal j j 2631*5461 QUÉBEC INC Le Restaurant Marie-Cio 1080 Delorlmler, Montréal 1 resliuranl pour vendre 1801.rue i Ontario Est.1 : Montréal ! 1 AL 2ERAOUI, Mllal 11> Hameau Suisse Enr 5538 A.Câle des Neiges Montréal Chingemenl dé catégorie de reeliurint pour servir é restaurant pour vendri 5536 A, Côté I des Neigea.1 Montréal JEAN, Patricia Calé Kryttel-Club Bai Daphné* 5042-8044 A, avn du Parc.Montréal t bar dense et spectacles 8042-8044 A.1 ave du Pire.1 Montréal LE MARCHÉ PUBLIC 44ÜLÎÉE Restaurant Caes Bella 3536 Autoroute Laval Laval Permis additionnel 3 restaurante pour vendre 3635 Autoroule Laval, Laval 1 2546 3040 QUÉBEC INC La Vanité d’Athéne Enr 21» Mdlil Royal ouest.Montréal Permis additionnel t 8ir sur louasse 210 Mont Royal ouest.1 Montréal 164.12» CANADA INC Épicerie Fruit» Légumes Poitiét 1773 tue Orenet Sl-Laurenl 1 épicerie 1773 rua fuanet, St Laurent Lé préeldent *4 directeur général Ohiilaln K.-Lallamms, avocat A‘8 B Le Devoir, vendredi 23 juin 1P8P FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bouraeea le 10 janvier 1010 Directeur: Benoit Lautléra Rédacteur an chat Paul-André Comeau Directeur det aervicea administrante: Gabriel Hudon De coeur et de raison A l’égard de la francophonie EVITER la nostalgie trop facile et le moralisme de circonstance.Ni drame, ni crise à l’horizon n’incitent, à quelques heures des fêtes de la Saint-Jean, à donner dans le genre prêchi-prêcha.À Québec, l’Assemblée nationale a prorogé ses travaux.Une trêve politique s’installe, le temps de la canicule.Dans quelques semaines, la rhétorique partisane, maintenant affaire d’images et de marketing, sera sollicitée de nouveau à la faveur d’élections où l’on devrait théoriquement agiter problèmes et options de la collectivité québécoise.Hommages à Félix Leclerc, défilés entre deux âges, la célébration de la fête nationale hésite sans rien dramatiser.Un peu à l’image d’une société qui fait lentement le plein après deux décennies où politique et introspection ont dominé la vie collective.L’eau coule sous le pont Jacques-Cartier et les débats fondamentaux ne parviennent pas à lever.Tant va l’intendance.Et pourtant, de l’autre côté de la rivière des Outaouais, des francophones interpellent avec anxiété et amertume un Québec où leur voix ne trouve aucun écho, leurs appels aucune réponse.Le ressentiment est au rendez-vous des dirigeants de la Fédération des francophones hors Québec ( FFHQ).Au lendemain de la giffle essuyée en Cour suprême où le gouvernement du Québec n’a pas imaginé d’appui décent à la requête des franco-Albertains en vue d’obtenir le contrôle de leurs écoles, les grands élans du coeur ont cédé la place à une amorce de réexamen en profondeur des relations de la diaspora avec le Québec.Le Québec doit, lui aussi, procéder à une interrogation en profondeur sur ses responsabilités et ses intérêts envers la francophonie d’ici.Et cet examen doit s’effectuer en marge du sentimentalisme traditionnel et à l’abri des jugements intempestifs.Il n’est pas question de nier le poids des liens affectifs, ni de minimiser la part de responsabilité que doit assumer le Québec à ce chapitre.Ce postulat de base doit cependant s’enrichir d’une approche ouverte davantage sur l’avenir.Assumer responsabilités et devoirs envers la d’ici, Québec doit corriger le tir diaspora nord-américaine, ce n’est pas faire oeuvre passéiste.Il suffit de regarder un instant la sollicitude de certains pays européens envers leurs ressortissants disséminés à travers la planète.Ces États entretiennent avec soin et tact des liens que la distance et le temps auraient tôt fait de distendre.La présence de « nationaux » dans d’autres pays est vue comme investissement en longue période.Témoins d’une culture dans un environnement différent, ces derniers représentent des points d’appui, des relais qui peuvent, à l’occasion, être « activés » selon les desseins et les besoins de la métropole.Le bilan des relations entre le Québec et la diaspora est paradoxal, étrange.Il a suffi de moins de deux générations pour que les Québécois de la Nouvelle-Angleterre soient effacés de la mémoire collective.À l’opposé, cercles gouvernementaux et milieux intellectuels fondent mille espoirs sur la francophonie lointaine.À l’opposé, les Québécois s’engagent facilement et généreusement dans de nombreuses causes à l’appui de minorités opprimées, de peuples en difficulté.Et, au même moment, la compassion traditionnelle envers les collectvités francophones de la fédération a cédé la place à une forme d’ignorance, à tout le moins d’insouciance caractérisée.Une politique sérieuse et digne de ce nom doit s’inscrire dans la durée.Elle ne se contente pas d’actions ou de coups d’éclats sporadiques.Cette permanence de liens agissants répond certes au volet responsabilité, obligation qu’il est impossible de nier.Telle politique doit aussi témoigner des attachements qui plongent loin leurs racines.Elle est enfin condition indispensable au dialogue qui évite les incompréhensions et les malentendus.Dans ce cas-ci, une politique qui soit de coeur et de raison.Foyer francophone, société distincte, tout cela n’a de sens que si le Québec insère dans ses priorités des relations adultes et généreuses avec les autres francophones du pays.— PAUL-ANDRÉ COMEAU (in règlement raisonnable Les infirmières du Québec ont su conquérir leur place LES INFIRMIÈRES ont finalement conclu avec Québec une entente qui relève raisonnablement leurs conditions économiques et professionnelles.Malgré qu’elles aient usé de moyens de pression difficilement acceptables dans des institutions de santé, elles ont su conserver l’appui du public et le respect du gouvernement.Ce règlement débloque une situation qui était déjà devenue intolérable pour le personnel hospitalier sinon pour les patients, bien avant que la négociation et la grève du zèle ne commencent.Il doit maintenant devenir le point de départ d’un réforme de l’organisation du travail dans les institutions de la santé.Les infirmières seront mieux rémunérées en général, certaines toucheront des avantages plus en rapport avec leurs responsabilités spécifiques, elles seront aussi plus nombreuses à détenir un emploi stable.Voilà qui devrait contribuer à humaniser leur régime de travail et le climat des soins dans les centres hospitaliers.Dans le même esprit d’ouverture et de conciliation qui a permis de trouver les bases de cette entente, certains centres hospitaliers avaient déjà su mettre au point un régime de travail plus « humain » pour les infirmières.Ce défi se pose désormais à l’ensemble du réseau.Le vieillissement de la population et les carences de santé au Québec vont, pendant encore quelques années, obliger la direction et le personnel des hôpitaux à faire preuve de souplesse et d’imagination dans l’organisation du travail.Ce n’est pas qu’une question d’argent, même si le budget délimite les marges de manoeuvre.À cet égard, les infirmières ont su démontrer qu’elles étaient désormais de taille à devenir des partenaires obligés de la planification des soins.Leur syndicat et sa direction ont mené une lutte longue, difficile, politiquement délicate.On a su rester ferme tout en sachant, le moment venu, saisir le compromis.Sous réserve d’un examen des textes, ce compromis paraît raisonnable.De son côté, Québec redoutait une conjoncture où il aurait été forcé de renoncer à sa proposition salariale pour l’ensemble des employes de l’État.Il n’a pas eu à le faire.Les autres syndicats du secteur public gagneront à méditer les raisons des progrès faits chez les infirmières.La FIIQ n’a pas fait d’abord ses gains en bloquant les services publics (même si les fermetures de lits ont maintenu la pression sur les négociateurs), mais en convainquant la population de la justesse de ses demandes.Il y a sans doute encore ailleurs des retards et des inéquités à corriger.Mais la belle époque devrait être passée des grands assauts sur les fonds publics.Les infirmières peuvent reprendre leur poste avec un sentiment justifié de satisfaction.— JEAN-CLAUDE LECLERC (Ine étrange dernière session Entre un gouvernement caméléon et une opposition plus vive ÉTRANGE session printanière que celle qui vient de prendre fin à Québec, probablement la dernière avant la dissolution de l’Assemblée nationale élue en décembre 1985.Sur un fond de scène électoral, le gouvernement reste fidèle à lui-même, tel un caméléon discret s’adaptant à la mouvante conjoncture et ne tentant pas de faire miroiter quelque ambitieux projet de société, hor-1 mis la Baie James et la prospérité économique.Quant à l'opposition, elle sort des limbes parlementaires, non pas avec son projet de société à elle, mais par la ténacité d'une poignée de députés sur des affaires sonnantes et trébuchantes.Le bilan que le gouvernement dresse de ses trois derniers mois de session est d’ailleurs fort significatif de l’importance qu'il accorde à ces « ébats ».Ce document synthèse tient en moins de 50 lignes, suivies d’une sèche énumération des projets de loi adoptés — la plupart à la chaîne au cours du mois de juin — et de quelques autres qui ont été présentés cette semaine, pour pâture électorale.Bilan satisfaisant, clament les ténors gouvernementaux, qui ne se donnent même pas la peine de tenter de mettre un peu de substance autour de leur prévisible appréciation.Le gouvernement se contente de mentionner ces lois : espèces menacées ou vulnérables (108), allocations familiales (73), ombudsman des clients d’Hydro (135), régime complémentaire de retraite (116), protection du territoire agricole (100), allocation d’aide aux familles (157), inter-.médiaires de marché (134), services de garde (150), assurance automobile (92 et 133), égalité : économique des conjoints (146).Les scribes gouvernementaux relèvent des projets secondaires, mais en oublient d’autres plus importants, notamment à la Justice (Tribunal des droits, curateur public, et autres) et à l’Éducation., A l’inverse du laconisme gouvernemental dé-« concertant, l’opposition fait de l’enflure dans l’au-s tre sens, s’attribuant le beau rôle, comme il se « doit.Il n’en reste pas moins qu’un certain nombre J de ses critiques portent.C'est vrai que la session a j commencé en mouton et qu’elle finit en lion.Non s pas à cause d’un programme de travail trop lourd, mais parce qu’il a été mal équilibré et étalé.De sorte que deux commissions, celles des institu- tions et des affaires sociales, ont dû fonctionner à plein régime, laissant dans l’ombre des points majeurs, alors que des députés se pavanaient sur les terrasses.Il est vrai, par ailleurs, que le nombre de lois adoptées est aussi important que les années antérieures, non pas à cause de leur substantifique moëlle, mais pour deux raisons : une pluie de projets mineurs concernant des ordres professionnels; le refus de lois omnibus regroupant des amendements secondaires à toute une série de lois.Correct, ce choix gouvernemental gonfle indûment un menu qui fait plutôt dans la nouvelle cuisine minceur.Avec raison, par ailleurs, l'opposition fait valoir que sa vigilance a obligé le gouvernement à battre en retraite avec son projet (144) de nouvelles contraintes pour les assistés sociaux; la même ténacité péquiste a permis d’améliorer le controversé projet 146 et, de façon très sensible, le projet de Tribunal des droits.De fait, n’eût été l’avalanche du dernier mois, l’excellent travail de la commission des institutions aurait eu meilleure presse et fait ressortir la collaboration fructueuse entre le ministre Gil Rémlllard et le péquiste Claude Filion.Mais l’essentiel de la chronique parlementaire n’est pas là.On le trouve dans la gestion tranquille d’un gouvernement qui sait s’adapter à l’humeur du moment.Par exemple, le débat linguistique, bouée de sauvetage péquiste depuis trois ans, menaçait de faire tache d’huile.Le chat en chef, M, Bourassa, confie le dossier à sa principale caution morale et homme orchestre.En deux temps, trois mouvements, M.Ryan ferme solidement la marmite.Heureusement que l’opposition, qui n’avait plus rien de substantiel à se mettre sous la dent, a déterré un os juteux.Le dézonage agricole à Laval, évidemment, et les questions persistantes sur ce dossier névralgique.Aucun ministre ou député n’est pris en défaut, mais le gouvernement paraît mal, fort mal.Quand il daigne revenir sur terre, le PQ peut être efficace.Grâce au député Jacques Brassard et à quelques autres.Étrange session de préliminaires électoraux ! — GILLES LESAGE Rédaoteura en chat ad/omtai Directeur de l'information: Juan Franooeur, Jacquet» Chabot Albert Juneau, Directeur adjoint: Michel Laftvro Guy Daahaiaa viveiteur OcrToWE' LETTRES AU DEVOIR Déchets d* Outremont Lettre à M.Jérôme Choquette, maire CITOYENS de la planète, nous sommes très sensibles aux problèmes de gestion des déchets industriels et domestiques.En tant qu’habitants de l’île de Montréal, nous sommes sidérés à l’idée que chaque Montréalais produit annuellement plus d’une demi tonne de déchets domestiques : tout cet énorme sous-produit de la consommation humaine doit être brûlé ou enfoui quelque part.Et comme Outremontais, nous aimerions savoir ce que notre Ville entend mettre en place comme système pour participer à la tâche gigantesque que représente l’assainissement de notre environnement.Quand aurons-nous des « bacs » pour aller porter papier, bouteilles, etc.pour qu’ils puissent être recyclés ?Quand verrons-nous un programme de cueillette sélective des déchets domestiques s’implanter dans nos quartiers ?Quand verrons-nous Outremont prendre une place de leader dans la lutte pour un environnement décent ?— Jacquet BRISSON informaticien — Danielle ROBITAILLE architecte Outremont, le 12 juin.Quel problème ?Lettre à M.Carol Villeneuve IL EST D E bon ton, dans les milieux de droite d’aujourd’hui, de parler des immigrants comme d’un « problème » plutôt que d’une garantie de la croissance de notre pays.Cependant, votre lettre du 21 juin va indécemment trop loin.Plus lourde encore que celle que vous semblez attribuer à M.Bourassa, votre mesquinerie va jusqu'à vous faire prétendre que l’entente conclue entre les gouvernements français et québécois le 9 juin et qui favorise l'immigration de citoyens français au Québec « vole l'héritage des jeunes Québécois ».Vous dites que la France ne favorise pas les Québécois qui désirent s’y installer.Sachez que les procédures sont beaucoup moins rigides dans le sens Québec-France.Aussi, l’entente dont vous parlez survient au moment même où l’on parle de permettre à tous les citoyens des pays francophones de demander, sur base volontaire, la citoyenneté française.Vous dite qu’il n'y a que le Québec oui ait cette définition de « nation la plus favorisée » dans ses choix d’immigrants : vous avez tort.Les États-Unis, que vous citez, ont recours à de telles définitions, et ils l'ont fait l'an dernier lors d'une procédure élargie d'immigration.A votre connaissance c’est « la première fols qu’un gouvernement refuse à ses propres citoyens la possibilité de développer l'accès à des secteurs d’emploi ».OÙ voyez-vous donc une porte qui se ferme alors qu’on tente de les enlever ?Comment les Québécois pourraient-ils se voir interdire des postes parce que de nouveaux Québécois arrivent au pays ?En cas de concurrence, le meilleur obtiendra le poste, et c’est tout.Votre affirmation est en elle-même discriminatoire.Le seul cas où on « refuserait l’accès » serait celui où les Québécois seraient moins qualifiés que les immigrants.Or, faire de cette possibilité Une généralité et baser une affirmation sur un tel cliché est, comme vous le dites mais dans un sens opposé, « discriminatoire et injurieux ».— DANIEL CHARTIER Montréal, le 21 juin.Les mots du jardinage MADAME Clotilde T.L.Pain-chaud a raison de signaler que le nom pied-d’alouette malencontreusement précédé d’un article féminin dans « Les mots du jardinage» (LE DEVOIR du 10 juin), est bien de genre masculin.Elle souligne également qu’il ne faut pas confondre impatiente (fleur) avec impatience (manque de patience), ainsi que le précise le Multidictionnaire.Les lecteurs auront compris que ces erreurs étaient des coquilles, bien fâcheuses je le concède, dans une chronique sur les mots.Dans le Dictionnaire du jardinage de Serge Bénard et de Bruno Vaesken que je citais, le myosotis est dit bisannuel alors que le delphinium ou pied-d’alouette est classé parmi les plantes vivaces.Je n’ai donné ces noms de plantes qu'à titre indicatif pour illustrer les adjectifs cités : n’étant pas spécialiste d’horticulture, j'admets volontiers que ces plantes, selon les variétés, puissent être annuelles ou vivaces.Enfin j’ai défini le gazon comme une variété d'herbe, ainsi que le font la plupart des dictionnaires : il est cependant exact que le pâturin, le mil, etc., sont aussi utilisés pour composer le gazon.Merci à Mme Painchaud pour ces précisions utiles.— MARIE-ÉVA DE VILLERS Montréal, le 22 juin.Démocratie scolaire Lettre à M.Claude Ryan VOILÀ un an et demi que le projet de loi 106 régissant les élections scolaires a été présenté à l'Assemblée nationale.Nous n'en entendons plus guère parler.alors que la présente session s'achève et que les rumeurs d'élections provinciales à l’automne se font ae plus en plus précises et concrètes., Il serait déplorable que l'adoption de ce projet de loi soit reportée aux calendes grecques.Certaines demandes relatives à des modalités électorales, réclamées depuis de nombreuses années par tous les groupes intéressés à la chose scolaire, ont enfin été prises en considération par ce projet de loi.Si le gouvernement veut favoriser au maximum la démocratie scolaire lors des prochaines élections, 11 doit adopter sans plus tarder les améliorations qui s'imposent.Il est impensable, monsieur le ministre, que les prochaines élections scolaires puissent se tenir dans le cadre désuet de l’ancienne Loi de l’Instruction publique.Et il est tout aussi impensable qu'elles soient reportées de façon significative, permettant ainsi à l'équipe du Mouvement scolaire confessionnel en place à la CÈCM de continuer à contester en Cour, à même les deniers publics, la nouvelle Loi de l’Instruction pu- blique, loi instituant des commissions scolaires linguistiques.Il est impérieux et urgent que la volonté populaire ait l’occasion de s’exprimer, pour signifier clairement ce qu’elle pense de l’obstructionnisme systématique que manifeste l’équipe de Me Michel Pallascio à toute tentative de modernisation de notre système scolaire.Je crois cependant, monsieur le ministre, qu’il serait important de reporter les élections scolaires d’une semaine, afin qu’elles n’empiètent pas sur la campagne qui se tiendra, au niveau municipal, dans l’île de Montréal, dispersant ainsi l’intérêt des électeurs.— MONIQUE MUS-PLOURDE présidente Mouvement pour une école moderne et ouverte Montréal, le 11 juin.Son accent LES journaux parlent du congédiement d’un employé immigrant parce qu’il aurait conserve son accent.Faudrait-il envoyer le congédieur à l’École d’Émile ?Car, pour J.-J.Rousseau, « .la loi du discours étant de se faire entendre, la plus grande faute que l’on puisse faire est de parler sans être entendu.» Et il poursuit son oeuvre d’éducateur en affirmant : « Se piquer de n’avoir point d'accent, c’est se piquer d’ôter aux phrases leur grace et leur énergie.L’accent est l’âme du discours, il lui donne le sentiment et la vérité.L’accent ment moins que la parole ; c’est peut-être pour cela que les gens bien élevés le craignent tant.C’est de l’usage de tout dire sur le même ton qu’est venu celui de persifler les gens sans qu’ils le sentent.À l’accent proscrit succèdent des manières de prononcer ridicules, affectées, et sujettes à la mode [.,.] Cette affectation de parole et de maintien est ce qui rend généralement l’abord du Français repoussant et désagréable aux nations.Au lieu de mettre de l’accent dans son parler, il y met de l’air.» ( Émile ou de l’Éducation, p.84, Garnier-Flammarion) Notre accent québécois se calque sur notre parlure distinctive.Soyons-en fier, mais ne privons pas les autres du leur.Aimer l'accent d’où qu’il vienne c’est peut-être ouvrir nos oreilles à la « musique » des autres.— SOLANGE BOLDUC Montréal, le 15 juin.LE DEVOIR LE DEVOIR «al publié par l'Imprlmarla Populaire Limitée, aoclété à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du 8alnl-8acrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée A employer et A diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué psr Messageries Dynamiques, division du Qroupe Québécor Inc., située au 77S, bout.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0888.Dépdt légsl: Bibliothèque nationale du Québec (814)844-3361 Abonnements (514) S44-I71S .LE OEVOIR .(USPS *003708) is published daily by L'Imprimerie Populaire, Limitée, 211 rue 81-Sacrement, Montréal, Québec H2Y 1X1.Subscription rate per year is 1439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain, N Y U 8 POSTMASTER send address changes to Insa, PO Bon 1618, Champlain, NY 12919-1618 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 M A-9 « Terrible ! Terrible ! Terrible ! » Et si le français c ’était plus que I ’orthographe et la grammaire ?PHOTO PC Monsieur Ryan n’en revient pas : 27 titres anglais et 6 titres français.Sur la photo, te chanteur-vedette de Vancouver, Bryan Adams.RODRIGUE LAROSE L'auteur est enseignant.Il adresse ici une lettre à M.Claude Ryan, ministre de l'Éducation et ministre responsable de la Charte de la langue française MONSIEUR le ministre, je vous ai payé un voyage culturel au pays de l’école québécoise.Il en résulte un tableau plutôt noir de l’inconscience francophone qui y règne.Vous le constaterez en corrigeant la « composition» ci-jointe.Quelque chose me dit que certaines conditions préalables au fran- • çais écrit ne sont pas respectées — et ne sont pas recherchées — dans plusieurs écoles primaires, secondaires, collégiales et universitaires.Jugez-en à travers une mise en scène nullement caricaturale dont vous êtes la malheureuse victime.Est-ce une école française ou anglaise ?C’est la question qui hante toujours le ministre de l’Éducation depuis son passage à l’école secondaire Grandes-Fourches de l’Es-trie.Voici le pas-à-pas de cette éprouvante visite culturelle imaginée à partir de situations vécues et de faits concrets.L’école accueille son invité, M.Ryan, ministre de l’Éducation.En mettant les pieds dans la salle publique, une invitation en grosses lettres, répétée à 3 ou 4 exemplaires sur les murs, frappe le ministre en plein visage.Super Revenge Party, clament les affiches en question.Les coordonnées suivent en petits caractères français.Mais l’anglais y est visuellement prioritaire.Et v’ian pour la loi 101 ou 178 dans l’école française, enregistre stoïquement M.Ryan en se frottant les yeux.Anormalité culturelle Déambulant dans le complexe sportif, il s’arrête au babillard.Les élèves y ont baptisé leurs équipes de hand-ball : 6 noms sur 11 sont anglais (la Best Machine, par exemple).Il recompte.Pas de doute, l’anglais l’emporte.« C’est quasiment pas normal pour des francophones de se nommer en anglais », ravale M.Ryan.À l’heure de la récréation, repassant par la place publique où — sur prise — il s’attarde à jaser avec quelques « grands » et « grandes », la radio scolaire tonitrue, Georges Michael, Bon Jovi et Def Leppard se relaient.Agacé, le ministre bougonne : « Marjo, Rivard.les nôtres, sont-ils inconnus ici ?Où est le responsable.de cette radio anglaise ?Comment peut-on tolérer une telle anormalité culturelle ?» Et le directeur-hôte de rassurer son invité : « L’anglais à la radio ?Les élèves sont habitués.Ça commence dans les autobus de la Commission, le matin : on leur fait écouter le poste anglais local.Vous savez, ils ne catchent pas facilement que le français est important partout.» L’hebdomadaire de l’école, le Grabuge, lui tombe sous la main.Lecteur rapide, M.Ryan feuillette et, s’accrochant au Palmarès musical, il compte les mentions.« Scandale, fait-il ! 27 titres anglais, 6 titres français.» Il n’en revient pas qu’une école francophone fasse d’abord la promotion des produits culturels anglophones au détriment des produits francophones.Heureusement qu’il ignore que le dernier concert des harmonies avait à son programme 15 pièces d’origine anglophone sur 18 ! Arpentant les corridors, le distingué visiteur, qui n’a de discours officiel et « correctif » que pour la langue écrite, se montre curieux de pousser la porte d’une classe de français.« (T)checkez dans votre manuel Flash», insiste la « maîtresse » au chandail barré d’une frémissante inscription I love New York.Les oreilles doublement écorchées, le ministre ferme pudiquement les yeux sur le détonnant message vestimentaire anglais.pour mieux relever le titre du manuel.« Flash, c’est suspect », reprend-il.Sur le champ, il consulte.Mot anglais, souligne le dictionnai- re.» Sainte bénite ! Un manuel de français qui s’affiche en anglais.et la maîtresse qui en fait autant.C’est fort », émet le ministre.À ce moment, un doute « métalinguisti-que » le secoue.« Et si le français c’était plus que l’orthographe et la grammaire», songe-t-il tout haut.Le bain culturel se poursuit.C’est connu, le sort de l’informatique scolaire intéresse M.Ryan.On le conduit donc dans le tout nouveau laboratoire.Un cours justement bat son plein.« N’oubliez pas de saver votre programme », lance une voix.« Je suis déjà en train de printer, monsieur », rétorque un informaticien en herbe.« Pour runner votre produit, faites shift-run-stop», reprend la première voix.Mon doux! Et le franglais d’estropier inlas- sablement les oreilles du ministre .qui se penche sur un des claviers d’ordinateurs pour examiner la situation de près.« Mon doux ! s’exclame-t-il en clignant des yeux.Les touches ne parlent qu’anglais : enter, caps lock, return, backspace, home, etc.» Le haut théoricien de l’éducation, outragé, n’en croit pas ses yeux .et ses oreilles : « Ça n’a pas de bon sens dans une école française.Il y a là péril culturel », tranche-t-il.Se cabre alors dans sa tête et dans le paysage culturel scolaire, sinon à l’écran, un dangereux cheval de Troie.On croit observer depuis quelques minutes un malaise (culturel ?) grandissant chez l’auguste visiteur.Il demande précipitamment la porte de sortie en répétant ma- chinalement : « Terrible ! Terrible ! Terrible ! » Contraint d'emprunter le corridor des ateliers professionnels où, en sourdine, « joue », comme à l’accoutumée, le poste de radio K(ai) Nine Hundreas, il n'est pas encore au bout de son supplice.Coup de grâce en entendant une voix magistrale : « Ferme la switch du speaker.» « Oui, oui, Mike.le tape est tout fucké», enchaîne un jeune apprenti.« Fasse-moi le meter » ordonne alors le professeur Michel (de son prénom moins familier).De ses larges mains, le haut dignitaire de l’éducation se bouche les oreilles et presse le pas.Enfin dehors ! Il prend un grand « respir », soulagé d’avoir aussi échappé au spectre de l'unilinguisme anglais des machines et des manuels en usage dans les ateliers.La limousine l’attend, toutes portières ouvertes ! Avant d'y monter, le distingué visiteur jette un regard stupéfait sur la devanture de l'école.En caractères géants, l’identification, calquée de l’anglais, se lit : Grandes-Fourches École secondaire.Il s’informe cyniquement : « Êtes-vous certain que je ne viens pas de visiter Sir Alexander School ?» Ne paa se défiler i l'anglaise S’enfonçant nerveusement dans la banquette arrière de sa voiture, M.Ryan ne perd pas de temps.Il déploie le dernier numéro de la brochure mensuelle publiée par son ministère : Éducation Express.Un témoin proche sursaute et lance : « Tournure à saveur anglaise » « Express : mot anglais », renchérit un second témoin, le Petit Robert en main.« Ce titre ( Education Express) est un calque quasi parfait de l’anglais » concluent les deux francophiles observateurs.Le mauvais exemple venant de haut, ils se précipitent pour saisir immédiatement le titulaire du ministère des écoles de ce « royal » écart culturel quand — trop tard ! — la voiture démarre.Dure école pour monsieur le ministre de l’Éducation, lui qui, depuis trois ans, mise strictement sur la langue écrite ! Au risque d'une syncope (ce soudain malaise qui écourta sa visite ! ), il vient de prendre conscience que c’est d'abord le français tout court, le français de tous les jours qui ne va plus de soi dans les écoles francophones.Que fera M.Ryan une fois remis des électrochocs culturels qu’il vient de subir à répétition ?Plaise au ciel qu’il ne se défile pas à l’anglaise ! Qui fera en sorte qu’un jour, le français devienne réellement important dans la vie de l’école soit dans la vie du personnel et dans la vie des élèves ?À l’heure où tous s’acharnent sur l’écrit — ce qui donne bonne conscience tout en permettant d’oublier le mal qui ronge le français en profondeur — la lâcheté ou l’irresponsabilité culturelle des écoles francophones dépasserait même toute fiction.(« Monsieur Ryan, vous avez raté la danse du ministre organisée par l’école ce soir-là : 70 pièces musicales ont « tourné ».Les 70 étaient anglophones.») Au revoir, monsieur le ministre de l’Éducation ! relations ELLE AURA BIENTÔT TRENTE ANS.LA RÉVOLUTION TRANQUILLE LES 21,22, 23 ET 24 AOÛT 1989 Trente ans de vie, de réflexion, d’action dont l’équipe de la revue Relations et du Centre justice et foi a fait le thème central de sa session d’été.Une formule simple: quatre axes de réflexion, quatre soirées.L ’ÂME Du catholicisme dominant à la production de L.MlVIC nouveaux dieux.L’HÉRITAGE De ,a ?oum'ssion au devoir au règne 0|jÉ Des luttes collectives à l'affirmation du LE PAYS Du beau rêve d’un État québécois émancipateur à la gestion difficile d'une société in- certaine.Quatre soirées, les 21, 22, 23 et 24 août prochains, à Montréal, de 16 heures à 22 heures où se mêleront analyses et témoignages.Participeront aux soirées: Claire Bonenfant, Julien Harvey, Joseph Giguère, Marie Graton-Boucher, Hubert Guindon, Jean-Claude Icart, Suzanne LaFerrière, Marc Lesage, Louis Maheu, Guy Paiement, Marcel Pepin, André Ricard, Jean Robitaille, Suzanne Rousseau, Céline Saint-Pierre, Alain Touraine, Francine Tardif, Gisèle Turcot, Denis Vau-geois.Pour recevoir la documentation pertinente, prière de s’adresser au CJF, 25 ouest rue Jarry, Montréal, H2P 2L9 — (514) 387-2541.Le murmure de Vherbe TEMOIGNAGE CLAUDE BARITEAU L’auteur est professeur d'anthropologie à l’Université Laval LE PAYS, le pays d'ici tremblait dans sa voix, dans ses mains, dans les phrases et les mots qu’il chantait.Je m’en souviens.Et pourtant, il avait l’air d’un roc.D’une source de paix douce.D’une paix remplie de joies profondes.On goûtait le miel quand il le nommait.On humait l’odeur des forêts.On jouait avec les animaux.On devenait crapaud et on se berçait en réflexion sur la vie en repensant, le souvenu, aux fables qu’il composait.Félix Leclerc touchait le coeur en racontant la vie d’hier qui sentait l’âme du pays.Celle qu’il avait.Celle qui le transformait en phare du présent, inquiet qu’il était pour demain.Oui, sa voie tremblait.Du tremblement de celui qui veut retenir et qui retient parce qu’il parle de choses importantes.Du tremblement de la colère qui ne se contient plus.Du tremblement de ceux qui créent des modèles de vie.Oui, ses mots, ses phrases tremblaient comme tremble le chêne quand la terre qui le porte n’est pas assez riche.Quand l’air ambiant fait tousseter les feuilles qu’il met au monde tous les printemps.Quand les scies mécaniques s’annoncent comme des sirènes qui tuent la vie.Oui, ses mains tremblaient en grattant sa guitare.En cherchant l’horizon du bout des bras au-delà de l’île, l’île d’Orléans.En voulant tracer les frontières du pays.Oui, Félix tremblait et nous faisait Un peu tous trembler en nous associant au monde qu’il construisait.Au sens qu’il dévoilait.Et nous l’aimions parce qu’il meublait d’émotions notre imaginaire.Parce qu’il nous invitait à défier nos habitudes.À pulvériser le monde ratatiné qui endort pour façonner un pays neuf avec des femmes et des hommes en rapport d’égalité complémentaire.Oui, nous l’aimions surtout pour ça.Pour sa façon de tresser les racines du renouveau sans trop enfermer la folie de l’audace.En la maintenant telle une étoile qui rassure dans la grisaille.Nous l’aimions aussi parce qu’il avait fait de sa vie des derniers ans un poème à décoder en silence.Dans le recueillement.Nous aimions Félix pour sa façon de tresser les racines du renouveau sans trop enfermer la folie de l’audace Lui qui avait écouté le murmure de l’herbe qui pousse au printemps, il nous invitait depuis à découvrir ce qui bouge autour de nous en nous indiquant les routes qui mènent à l’essentiel.Il ne tremblait plus.Dans son refuge, il entendait l’écho de son imaginaire.Celui qui apaise parce qu’il vient des êtres qui nous sont chers.Celui qui nourrit la solitude.Celui qui porte la tendresse et enveloppe de laine.Ce félix n’est plus.Félix Leclerc est depuis chêne devenu.Phare solide comme le roc.Peintre des horizons à investir les bras grands ouverts.Dans ma tête, dans ma mémoire, il ne tremble plus.Moi non plus en l’écoutant vibrer en moi.J’entends sa voix et je porte ses paroles tel l’écho.Mon coeur s’anime et renaissent en moi des projets d’hier laissés en plan, tout près du feu.Avec le recul du temps, je les conjugue au présent sur des airs de Félix.Ils sont nouveaux.Plus près des gens d’aujourd’hui.Je les sens pleins d’avenir.Plus qu’en rêve.En chantier.Je voix des gens du Québec qui s’affairent â créer leur place, celle qu’ils ont aperçue dans un coin du cosmos grâce à Félix.Oui, j’ai à nouveau le goût de me lever tôt.De parcourir les sentiers difficiles.De façonner avec d’autres un intérieur à notre image.Un intérieur de blé mûr où chantent les oiseaux venus de partout.Un intérieur qui transpire de simplicité, de chaleur et de fierté.Un intérieur de partage et d’excellence.Pas de cumul.Un intérieur à protéger tellement il nous définit.Un intérieur de sollicitude semblable à celui que nos mères ont créé.Jour après jour.Qu’elles créent encore.Un intérieur où priment le souci du bien commun et l’expression de liens qui soudent de nouvelles solidarités.Où la socialisation du pouvoir et la recherche de l’excellence s’harmonisent.Un intérieur qui invite au respect et l’impose s’il le faut.Qui fait trembler quand on l’attaque parce que c’est là que naissent et se développent les chênes du pays.Un pays de grenouilles et de crapauds qui, le printemps venu, ne craindront pas de se cracher dans les mains pour aller cueillir l’herbe qui pousse en murmure.Le vide Daniel LATOUCHE ?À propos.LA NATURE a-t-elle vraiment horreur du vide ?Nous allons bientôt le savoir, tout comme nous allons aussi découvrir l'identité de ceux et de celles qui seront choi sis par cette même nature pour corn bler ce vide.Nous parlons évidemment des trous laissés par les départs, réels ou anticipés, d’un bon nombre de joueurs de l'équipe ministérielle.Curieux tous ces départs ?De mémoire de politicologue, je ne me souviens pas d’un cas où un Conseil des ministres ait perdu autant de sous-chefs après un premier mandat.Ce ne sont sûrement pas les sondages qui font peur à tous ces honnêtes travailleurs politiques.Le moins qu'on puisse dire, c’est que le gouvernement a de bonnes chances d’être réélu.Par ailleurs, tous ceux qui nous annoncent leur départ sont assurés d’une victoire individuelle.Il ne risque donc pas de leur arriver un de ces accidents de parcours que Robert Bourassa affectionne particulièrement, c'est-à-dire perdre dans son propre comté.Auraient-ils des squelettes cachés dans leurs placards, ou enfouis dans leurs champs dézonés ?Peu probable.On imagine mal la ministre des Affaires sociales impliquées dans une sordide affaire de spéculation foncière.Ces gens ont tout : le pouvoir, la déférence, la sécurité et même la conviction d'avoir fait quelque chose.Il se peut que certains d’entre eux soient des gens de principe et qu'ils .sentent un certain malaise à fonctionner dans une équipe dont les principes ne sont pas les mêmes selon que vous êtes à l’intérieur ou à l’extérieur d’un édifice.D'autres estiment peut-être qu'ils n’ont guère de chances d’obtenir des responsabilités ministérielles intéressantes.Certains font probablement le calcul qu'il vaut mieux partir quand le gouvernement libéral a le vent dans les voiles et les sondages en poupe qu’a-près la déchéance d’une défaite.C’est toujours plus facile de se faire offrir un emploi prestigieux.Les raisons individuelles varient selon les plans de carrière et les antécédents de chacun.Mais tous ces calculs font partie de l’ordre de la logique et du raisonné.Pourtant, la décision de se lancer ou de se retirer de la vie politique est toujours teintée d’irrationnel et d’émotif.À la limite, il faut avoir le goût de la politique pour décider d’en faire.Bon nombre de ceux qui partent le font pour contrer l'ennui et la lassitude qui découlent de la forme de commandement qu’affectionne particulièrement M.Bourassa.Chaque premier ministre a son style, sa façon de faire.Contrairement à l’image qu’il projetait, M.Lévesque aimait les ministres bien organisés, gros travailleurs et capables de prendre des décisions.Il détestait les activistes et les faiseux, mais comme il était capable d’une énorme tolérance devant la bêtise humaine, il avait fini par se résigner d’avance au pire.Pour certains ministres ce mode de fonctionnement était difficile à avaler.Robert Bourassa aime bien savoir que tout est sous contrôle et qu’à chaque instant il pourra se désengager d’une situation devenue embarrassante.Ce qui importe, c’est de garder les options ouvertes et de découvrir une nouvelle option lorsqu’une ancienne fout le camp.C’est au nombre d’options dont il dispose qu’il juge d’une situation politique.Dans les faits, cela se traduit par un entourage extrêmement puissant et c’est ce qui énerve au plus haut point un ministre le moindrement compétent et activiste.En tant que ministre, vous avez la responsabilité de faire des choix et donc, d’éliminer des options.À mesure que vous progressez, le premier ministre, lui, s’acharne à redonner vie à ces mêmes options.Au-cas-zou ! Plus vous faites des choix, ou que vous annoncez votre intention d’en faire, plus le chef se donne les outils pour redresser la situation si jamais vous veniez à déraper.Imaginez un peu la frustration.Ce qui ne veut pas dire que le Parti libéral va manquer de candidats à la frustration.M.Bourassa peut compter sur deux clubs fermes dont les joueurs vedettes ne veulent pas mieux que de faire le saut dans la « grosse ligue ».Il y a d’abord l’équipe des cadres du parti qui comprend maintenant près d’une centaine de joueurs.Et puis, il y a les filiales ethniques.Depuis une génération des dizaines de politiciens issus des communautés ethniques oeuvrent dans l’ombre des francophones.Ils ont été de toutes les batailles, de toutes les « jobs-de-bras » et de toutes les collectes de fonds.Leur heure de gloire est arrivée.Fini le temps des basses oeuvres.Ils ne vont pas manquer le train.Pour eux, la politique, c’est le respect et la reconnaissance sociale.Si les Anglais, les vrais, sont assez fous pour leur laisser la place, pourquoi ne la prendraient-ils pas ?Ce n’est pas une frustration en plus ou en moins ! POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 A-10 ¦ Le Devoir, vendredi 23 juin 1989 Le choix pour fêter la St-Jean AFIN DE CÉLÉBRER la Fête nationale du Québec, le Mouvement national des Québécois et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ont élaboré une programmation de spectacles et d’animations qui comprend, pour la seule région métropolitaine, quelque 76 lieux de fête.Voici une liste des principales activités qui se dérouleront durant le week-end.Le 23 juin Lachine Spectacle de Paul Piché, danse populaire et bûcher.De 19 h 30 à 24 h : parc Saint-Louis (32e Avenue-et boulevard Saint-Joseph).En cas de pluie, les activités se dérouleront à l'aréna de Lachine au 1925, rue Saint-Antoine.Montréal Spectacle de Martine Saint-Clair.À 21 h : angle des rues Saint-Denis et Ontario.Outremont Messe solennelle avec chanteurs et musiciens, interprétation de la Messe du couronnement de Mozart, d’oeuvres de Charpentier, De Lalande, Lully, Honegger, etc.A 18 h : église Saint-Germain d’OutreJ mont (Vincent-d’Indy/Côte Sainte-Catherine).Verdun La grande veillée, spectacle avec Marie-Denise Pelletier et Robert Charlebois suivi d’un feu de joie.De 20 h à 24 h : stade municipal, 4200, boul.Lasalle (angle de l’Eglise).Québec Spéciale sur le thème « un visage, une parole », hommage à Félix Le- clerc, animation et soirée de danse, spectacles de Denis Bouchard, Claude Gauthier, Marie Carmen, le groupe Manu Manu, Manon Gauthier et Luc Seney de la ligue nationale d’improvisation, Zigue et Johanne Martin dans des numéros de cirque, Lucie Boissinot et Stéphan Antoine Comptois de la troupe de Danse Partout, le tout sous la direction musicale de Gilles Ouellet.De 20 h à minuit : à l’Agora du Vieux-Port, à Québec.Feu de la Saint-Jean : le plus gros feu de la région (20 pieds de haut avant l’allumage ! ).À 21 h : parc des Champs de batailles.En cas de pluie, remis au lendemain.24 juin Ahuntslc Fanfare « Dauphins de Montréal », animation pour la famille, chansons québécoises avec Nathalie Noël, musique d’accordéon avec Luc Lopez, concert « Hommage à nos chansonniers » avec orchestre de chambre de Rosemont, spectacle avec Sylvie Royer, animation de danse folklorique, feu de joie.De 11 h à 23 h : parc Ahuntsic (Saint-Hubert et Prieur).Centre-Ville Boustifaille québécoise, animation, musique et chants, déjeuner sur l’herbe.De 10 h à 16 h : stationnement de l’Uqam (Sherbrooke et Saint-Urbain).Envolée de ballons, atelier de maquillage, costumes, défilé et activités diverses.De 11 h à 23 h : rue Sainte-Catherine (entre Saint-Hubert et Papineau).En cas de pluie, toutes les activités pourront se dérouler sous la tente.Lachine Randonnée cycliste sur les berges du Lac Saint-Louis, pique-nique, journée familiale, spectacle pour enfants, animation, souper avec musique traditionnelle, spectacle avec Martine Chevrier, feu de joie flottant.De 11 h à 24 h : parc René-Lévesque (6e avenue et boul.Saint-Josephl, parc Saint-Louis (32e avenue et boul Saint-Joseph).En cas de pluie les activités du Parc René-Lévesque auront lieu à la Maison du Brasseur et les activités du Parc Saint-Louis se dérouleront à l'aréna de Lachine.Laval Animation, musique, souper communautaire, spectacle de musique rock, feu de joie, hommage à Félix et projection de films sur Félix Leclerc.De 14 h à 23 h : parc Cartier (boul.Cartier et 58e avenue).Montréal Spectacle de Robert Charlebois.À 21 h : angle des rues Saint-Denis et Ontario.Messe traditionnelle de la Saint-Jean présidée par le cardinal Paul Grégoire, archevêque de Montréal.À10 h : église Saint-Jean-Baptiste, angle Rachel et Henri-Julien Montréal-Nord Messe de la Saint-Jean, avec les « Veneurs de la Meuse », spectacle et animation pour enfants, mini concert québécois, spectacle avec Sylvie Bernard et Mario Pelchat, soirée populaire et feu d’artifice.De 10 h à 23 h : église Saint-Rémi, 10251, Laurentides (angle Pie IX), Terrasse de l’Hôtel-de-Ville, parc Ottawa (Bellerive et Fleury), parc Henrie-Bourassa (Laurier/Pas-cal), parc Aimé-Léonard (Gouin et Sainte-Gertrude).Plerrefonds Animation et jeux divers, compétition sportive, spectacle de variété avec Céline Dion, feu de joie.De 8 h 30 à 23 h : extérieur de la polyvalente Pierrefonds (boul.Pierre-fonds/Saint-Jean).En cas de pluie, les activités auront lieu à l’intérieur de la Polyvalente Pierre-fonds.Plateau Mont-Royal Animation et jeux pour enfants, jeux sportifs pour les adultes, messe de la Saint-Jean, repas communautaire, spectacle de musique avec le groupe « Sophocle », danse et musique.De 13 h 30 à 23 h : parc Baldwin (Rachel et Fullum), église Saint-Louis-de-Gonzague, Terrasse Mercure, en face de l’église Saint-Louis-de-Gonzague.En cas de pluie, les activités auront lieu au sous-sol de l'église Saint-Louis-de-Gonzague.Québec « Hommage à Félix et à sa fleurdelisée » : l’oeuvre dramatique de Félix Leclerc en une lettre scénique d’extraits.À15 h : Musée de la Civilisation auditorium I.Messe, concert et spectacles.À 11 h : Chapelle Bon Pasteur, 1080, rue de la Chevrotière.Complexe Desjardins Clôture des festivités entourant la Fête nationale du Québec 1989 pour les régions de Montréal et de Laval.Spectacle sur le thème « Bonne fête Québec », télédiffusé en direct par Radio-Canada, avec Gabrielle Bujold, Louise Portai, Martine Saint-Clair, le groupe Kashtin et Yves Duteil.À 21 h 30.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bell « Bien que ce ne soit pas les abonnés, a statué la Cour suprême, à qui des taux excessifs ont été facturés qui vont nécessairement profiter du crédit forfaitaire ordonné, une fois qu’on a conclu que l’appelant (CRTC) a le pouvoir d’ordonner un redressement, la nature et l’étendue de cette ordonnance relèvent de sa compétence en l’absence d’une disposition législative expresse sur cette question.» Le juge Marceau de la Cour d’appel fédérale avait préalablement statué que le CRTC avait le seul pouvoir de fixer les taxes et tarifs de télé-hone et que la loi ne l’habilitait pas traiter d’un excédent ou d'une insuffisance de revenus résultant de l'écart entre le taux de rendement généré par les taux provisoires en vigueur avant la décision finale et le taux de rendement autorisé dans cette décision finale.En résumé, le juge de la Cour d'appel estimait que la Loi sur les transports nationaux était neutre « en ce qui concerne le pouvoir d’agir rétroactivement et la présomption contre le pouvoir d’agir rétroactivement devrait donc s’appliquer ».La Cour suprême en a jugé autrement et Bell Canada devra rembourser certains de ses abonnés pour une somme de $ 206 millions, plus les intérêts qui se chiffrent à $ 10 millions.Bell a plus de 5.5 millions de clients en Ontario, au Québec et dans les Territoires du Nord-Ouest.Selon un porte-parole de Bell, M.Claude Beauregard, le remboursement ordonné par la Cour suprême permettra aux abonnés résidentiels de recevoir un remboursement moyen, sous forme de crédit sur leur état de compte mensuel de $ 20 ($ 24 dans la région de Montréal), alors que les détenteurs de lignes commerciales recevront passablement plus, soit environ $80.Les clients qui étaient abonnés le 14 octobre 1986 et qui le sont encore recevront automatiquement, d’ici trois mois, un crédit sur leur état de compte.Ceux qui étaient abonnés durant cette période, mais qui ne le sont plus, ont déménagé ou vivent maintenant à l’extérieur des territoires desservis devront entrer en contact avec Bell et démontrer qu’ils ont droit à un remboursement partiel.Pour faciliter la tâche aux consommateurs désireux de s’informer sur cette question, Bell Canada publiera et diffusera des messages commerciaux indiquant la marche à suivre et le service à contacter.Bell devra aussi payer les frais de cour.Interrogé sur les conséquences de cette décision de la Cour suprême, la porte-parole, Mme Monic Houde, a précise que sur un revenu annuel de plus de $7 milliards, « cela ne sera pas dramatique».« Nous nous étions préparés, a-t-elle déclaré, aux deux éventualités.» 4 Bourassa tre.Des syndiqués le suivirent alors à chacune de ses assemblées jusqu’à ce qu’ils obtiennent à quelques jours des élections le règlement qu’ils désiraient.Cette année encore, ce sont les syndicats d’Hydro-Québec qui sont à surveiller.La négociation avec ces syndicats arrivera à maturité tout robablement au moment même où la mi-août M.Bourassa sera prêt à WEEK-END VENDREDI l.e Centre de Taî-Chi Édouard Roy vous invite à une soirée de méditation pour la paix, ce soir de 19 h 30 à 20 h 30, au 3643 St Laurent, 3e étage.845-8022.¦ Le Centre communautaire Christophe-Colomb (6865 Christophe-Colomb) vous invite à venir célébrer la fête de la Saint-Jean Baptiste, aujourd'hui dès 15 h.270-2404 ¦ Les 1er et 2 juillet prochains, la Fédération québécoise de la montagne tiendra une fin de semaine d'initiation à l’escalade, à Val Morin.Rens.: 252-3004 ¦ Du 23 juin au 3 juillet, exposition Ikebana un art à découvrir, au Pavillon japonais du Jardin botanique de Montréal, de 9 h à 16 h.252-1173.¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent (3131 Sherbrooke est), de 9 h à 18 h; à Coati-cook, Église St-Edmond (295 St-Jacques Nord), de 14 h à 20 h; à Dorval, Canadien international Liée, ( Hangar 5), Stewart Graham Nord, (autrefois Route Cargo Cl.1er feu sur Cardinal), de 9 h 30 à 17 h; à Saint-Guillaume, Juvenat St-Louis Marie (96 St-Jean Baptiste), de 15 h à 20 h 30, et à La Prairie, Gymnase de l’École St-Joseph (320 Sl-Charles) de 14 h 30 à 20 h 30.937-7761 SAMEDI Jean Brillant (Decelles et Jean Brillant).733-1478.¦ Soirées rencontres pour gens seuls (25 à 45 ans) avec musique et danse, tous les vendredis et samedis dès 21 h, au Le Complice (7243 St-Hubert); également soirée spéciale de la Saint-Jean les 23 et 24 juin.954-1358.DIMANCHE L’Institut Fleury Mesplet, en collaboration avec le lieu historique national la Maison de Sir George-Étienne Cartier, présente l’activité musicale De Cartier à Cartier, tous les dimanches du 25 juin au 13 août, à 13 h 15 et 15 h, au 458 Notre-Dame est dans le Vieux-Montréal.Entrée libre.283-2282.¦ « Jeunesse Lambda », organisme composé de gais et lesbiennes de 25 ans et moins, vous invite à sa soirée-causerie ce soir à 19 h 30, au CLSC Centre-Ville (Salle la Mi-Temps), 1199 Bleury (métro Place-des-Arts).251-8175.¦ Service dominical, aujourd'hui à 13 h, à l’Église de scientologie (4489, av.Papineau) sur le thème : Comment créer un mariage fructueux.527-8766.¦ •Aujourd’hui à 14 h, un naturaliste du C.E.F.du Bois-de-Belle-Rivière vous offre l’occasion de vous familiariser à la diversité de la faune forestière, au 9009 de la route 148 à Ste-Scholastique (sortie 35 de l’autoroute des Laurentides).258-3433 ou 1-800-363-2589.Aujourd'hui à 10 h, à l’église Saint-Jean-Baplisle, angle Rachel et Henri-Julien, le cardinal Paul Grégoire présidera la messe solennelle de la Saint-Jean.842-9811 ou 931-7311.¦ Ruffel vin et fromage au profit de la SAJIB, le jeudi 29 juin à 19 h, en présence du directeur du Jardin botanique, M.Pierre Bourque.R.S.V.P.avant le 26 juin.872-1493.¦ Aujourd'hui et demain à 13 h 30, présentation du film : Les 47 Rônin, à l’Auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal.285-1600.¦ Le Centre communautaire de Loisir de la Côte-des-Neiges invite les citoyens de toutes les nations à venir fêter la Saint-Jean, aujourd'hui de 14 h à 23 h au Parc Aujourd’hui et le mercredi 28 juin à 10 h, visite commentée de la Collection Tokugawa : le Japon des shogun, au Musée des beaux-arts de Montréal.285-1600.¦ Dans le cadre des Notes endimanchées, le service des Affaires culturelles de Blainville vous invite à un super spectacle de la danseuse et chorégraphe Margie Gillis, aujourd'hui à 11 h, au Parc équestre de Blainville.430-2442.¦ Aujourd’hui au Square Dorchester à 14 h 30, fanfare de l’Armée du salut et à 19 h 30, fanfare Campbell « Lakeshore Concert Band », et à 15 h au Théâtre de Verdure du parc Lafontaine, l'Orchestre métropolitain dirigé par François Dom-pierre.Ces spectacles sont présentés gratuitement par le Service des loisirs de la Ville de Montréal.872-6211.déclencher les élections, indiquait-on hier au Conseil du trésor d’où le gouvernement exerce le contrôle sur toutes les négociations du secteur public.Dans le cas des syndicats CSN du secteur de la santé et des services sociaux, on pense que la négociation arrivera à son point crucial plus tard en automne.Si rien ne vient perturber le cours normal des choses, M.Bourassa indiquait hier que, comme l’affirmait Le Devoir, il était prêt à une élection tôt au mois d’octobre.Ce pourrait être le 2 octobre comme on l’affirmait hier matin, mais ce pourrait aussi être une autre date, a-t-il dit en faisant valoir que comme premier ministre il ne pouvait révéler à ce moment-ci la date qu’il a choisie.« Dans l’état actuel des choses, ne prenez pas vos vacances trop tard », a-t-il dit aux journalistes qui assistaient à la conférence de presse qu’il tenait pour faire le bilan de la session de l’Assemblée nationale terminée la veille.Le chef libéral devait reconnaître implicitement au cours de cette conférence de presse que les coups portés par l’opposition pendant les dernières semaines de cette session dans le dossier de la spéculation foncière à Laval avaient porté.Habilement, le Parti québécois a réussi à créer des doutes sur l’intégrité du gouvernement, a-t-il ainsi admis en se disant convaincu toutefois que ces doutes ne seront pas pris au sérieux.Il y a eu exagération de la part du PQ qui a fait de la « culpabilité par association ».Faisant confiance « à l’opinion publique pour ne pas prendre ça tellement au sérieux », M.Bourassa s’est dit conscient que lorsqu’on parle « du frère du mari de la cousine de ma femme », il en restait toujours quelque chose.Il y a un problème de perception.M.Bourassa est convaincu qu’il a bien fait de ne pas céder aux demandes pour une enquête publique.Actuellement, aucun fait n’aurait pu justifier un tel geste qui éventuellement sera posé si les vérifications administratives entreprises sur la spéculation à Laval révélaient quoi que ce soit d'anormal, a-t-il assuré.Comme chef de gouvernement, M.Bourassa estime qu’il a la responsabilité d'agir prudemment.Ce pourrait être facile de couper « des têtes à droite et à gauche aussitôt qu’il y a culpabilité par association », a-t-il dit.Le danger que court un chef de gouvernement à condamner inutilement est de mettre en péril le recrutement politique ou le financement populaire du parti.« J’ai hâte de voir la réaction pour les campagnes de financement », a-t-il affirmé soulignant que des donateurs se demanderont probablement si un don au parti n’est pas la garntie de voir son nom associé pendant des jours à un scandale politique.Le doute demeure toujours dans l’opinion publique.« Ce n’est pas pour rien qu’il y en a qui se demandent si (la politique) est un endroit pour des gens équilibrés», a-t-il lancé non sans sourire en réalisant ce qu’il venait de dire.La vie politique est de plus en plus exigeante, devait poursuivre sur un ton plus sérieux M.Bourassa en soulignant que c’est vrai à tous égards: au plan familial, au plan financier, au plan de de la carrière.Il n’est pas étonnant qu’à la veille des élections plusieurs députés et ministres se retirent, a-t-il soumis alors qu’on soulignait le grand nombre de ses députés qui quittaient ou hésitaient à se représenter.Contrairement à ce qui s’est passé en 1984 et 1985 au Parti québécois, ces départs surviennent au moment où tout va bien pour le Parti libéral, observe M.Bourassa.Il y a des gens qui veulent réorienter leur carrière et ils seront remplacés par d'autres aussi qualifiés, croit-il.Contrairement à ce que prétendent certains observateurs, M.Bourassa soutient que personne parmi ses ministres ne quitte parce qu’il serait amer devant la façon dont il dirige son gouvernement.« Je n’ai aucune indication, a-t-il dit, ajoutant cependant : c’est évident que diriger un État moderne prend un minimum de centralisation ».Sur la question linguistique, le premier ministre devait par ailleurs soutenir hier qu’il demeurait convaincu que le bons sens, la sagesse et le temps amélioreraient les choses.« Le pragmatisme anglo-saxon devrait l’emporter.Les Anglo-québécois finiront par reconnaître que dans le contexte golobal, l’adoption de la loi 178 était un geste compréhensible », a-t-il dit.La communauté anglophone du Québec devrait réaliser qu’elle n’a pas été mise au ban par le gouvernement actuel qui a lui-même accepté que l’on inscrive dans l’accord du lac Meech sa reconnaissance.Les positions nationalistes prises par le gouvernement durant son mandat n’ont pas métamorphosé le Parti libéral, a soutenu M.Bourassa en faisant référence aux accusations qu’on lui lance au Canada anglais d'être un crypto-séparatiste.Comme il l’avait fait au début des années 70, comme Claude Ryan l’avait fait comme chef du parti par la suite, M.Bourassa dit n’avoir fait qu’actualiser les politiques de son parti en adoptant la loi 178 ou en signant l’accord du lac Meech.Le Parti libéral a toujours défendu les intérêts du Québec, a-t-il soumis.4 Saulnier chèvement du mât et de la toiture mobile du Stade olympique.Coïncidence: c’est hier, le jour de sa mort, que la RIO annonçait enfin le succès des tests de rétractibilité du toit du stade.De 1972 à 1975, Lucien Saulnier fut pdg de la Société de développement industriel du Québec, puis président de la Société d’habitation du Québec, avant d’être nommé en 1978 président du conseil d’administration d’IIydro-Québec et de la Société d’énergie de la Baie James.Né à Montréal en 1916, M.Saulnier était propriétaire d’une mercerie pour homme quand il s’est lancé en politique municipale, en 1954, avec la Ligue d’action civique de Me Jean Drapeau et Pierre Desmarais.En 1960, il fondait avec M.Drapeau le Parti civique, porté au pouvoir la même année.Lawrence Hannigan, le pdg de Via Rail, faisait alors son entrée en politique, recruté par Lucien Saulnier.« C’était un grand bonhomme, de la race des bâtisseurs, disait hier M.Hanigan.C’était surtout un homme d'action.C’est lui qui voyait à ce que les choses bougent.Pour que le métro se fasse en quatre ans, il fallait que quelqu’un pousse! » « Un homme d’une très grande vigueur intellectuelle et physique ; un très grand serviteur du public, disait pour sa part Yvon Lamarre.Son intégrité absolue m’a toujours frappé.À mes débuts en politique, il me disait: « un jour, vous serez peut-être à ma place, alors n’oubliez pas l’intégrité.» M.Lamarre estime que décrire le tandem Drapeau-Saulnier comme une combinaison entre un rêveur et un homme pragmatique définit mal ce que fut en réalité le célèbre duo.« On a toujours dit que l’un pensait et que l'autre exécutait, mais c’est oublier que Lucien Saulnier fut aussi un penseur», dit-il.Ainsi, lorsque le Parti civique fut porté au pouvoir, Lucien Saulnier a défendu avec acharnement l’idée du métro, devant un Jean Drapeau qui privilégiait alors une solution plus moderne, comme le monorail de surface, rappelle M.Lamarre.S’il fut un des grands artisans du métro de Montréal, Lucien Saulnier fut aussi un des créateurs du centre-ville tel qu’on le connaît aujourd’hui, poursuit M.Lamarre.Le maire Jean Doré, qui il y a quelques semaines à peine, avait discuté avec M.Saulnier de l’avenir de Montréal, notait qu’il n’avait rien perdu de son enthousiasme et continuait « à montrer le plus vif intérêt pour les projets les plus novateurs.« Son dévouement, son énergie communicatrice, sa force de convic- tion et son esprit visionnaire ont beaucoup contribué à mettre Montréal sur la voie de la modernité », dit M.Doré.À Québec, le premier ministre Robert Bourassa l’a décrit comme un des hommes politiques les plus dynamiques dans le domaine municipal au Québec.« Son bilan est assez exceptionnel.C’est une grande perte non seulement pour Montréal, mais également pour tout le Québec », a déclaré M.Bourassa.Même s’il siégeait encore au conseil d’administration de Cascades-Cabano, une filiale de Cascades, ainsi qu’au comité consultatif sur la refonte des Archives nationales, M.Saulnier consacrait surtout son temps à la préparation de l’arbre généalogique de sa famille, explique son fils Jean-Pierre.Il ne songeait cependant pas à ra-éonter sa propre vie dans un livre.« Ça l’a déjà effleuré, mais il disait que même s’il avait vécu de très grandes années politiques, ce qui se faisait aujourd’hui était tout aussi intéressant.Il ne voyait pas nécessité de revenir sur le passé.C’était un homme très discret sur lui-même », dit-il.Même s’il a traversé des périodes tourmentées, comme la grève des policiers, à la fin des années ’60, M.Saulnier était ressorti « très serein » de son expérience politique, dit Jean-Pierre Saulnier.La seule déception politique que son fils lui connaisse fut la défaite du oui au référendum de 1980.« Il ne s’était pas du tout prononcé publiquement, dit-il.Après la politique municipale, il n’a d’ailleurs jamais été identifié à un parti politique en particulier.Il a été en bons termes avec différents gouvernements successifs.C’est ce qui faisait sa force en tant qu’administrateur.» 4 Le PQ Beaulne et Carol Guay, trois candidatures qui sont sur le point d’être confirmées, indique-t-on.On s’en réjouit fortement en raison de leur impact sur l’électorat néo-démocrate.Il y aura aussi des personnalités régionales comme Laurent Denis, André Pelletier, Lise Dagenais.La stratégie électoirale retenue par le chef, Jacques Parizeau, consiste, indique-t-on au parti, à avoir dans chaque région au moins un candidat qui soit une « vedette régionale ».L’important n’est pas toujours d’avoir de grands noms mais des personnalités capables d’exercer un attrait sur l’ensemble des comtés de leur région.Dans certaines régions, ces vedettes abondent.C’est le cas de l’Abitibi où le PQ détient deux des quatre sièges (il y a notamment le député François Gendron).Si les candidatures de Rémy Trudel (Rouyn-No-randa) et André Pelletier (Abitibi-est) se confirment, on pense alors pouvoir emporter les quatre sièges en raison de la solide implantation des quatre candidats.Rappelons que M.Trudel est l'ancien recteur de l’Université du Québec en Abitibi.L’autre vedette péquiste est maire de Val d’Or (M.Pelletier) et mène campagne contre l’incinérateur de BPC à Senneterre.Sur la rive sud de Montréal, c’est un peu la même situation.Le porte-étendard du Parti québécois serait de ce côté Bernard Landry.La candidature de l’ex-ministre du Développement économique est à toutes fins utiles acquises dans Verchères, siège que détenait Jean-Pierre Charbon-neau depuis 1976.La candidature de François Beaulne dans Bertrand est assurée.Ancien banquier qui fut candidat du NPD dans Laurier Sainte-Marie l’automne dernier, il prendra le relais de Jean-Guy Parent.Dans le comté voisin de Taillon, rien n’est décidé.La rumeur fait état toutefois de deux candidatures possibles pour succéder au député Claude Filion: l’ex-délégué du Québec à Paris, Yves Michaud, se montre intéressé, tout comme Guy Bou-thillier, le porte-parole du Mouvement Québec Français.L’autre comté, Marie-Victorin, sera occupé par l’actuelle députée Cécile Ver-mette.Dans Laprairie, l’ancien ministre Denis Lazure sera candidat.Plus à l’est, à Saint-Hyacinthe, la « vedette régionale » sera Laurent Denis.Président du Groupe Equipements Denis, il est un exemple type de la « garde montante » du secteur québécois des affaires suivant l’expression de Jacques Parizeau.Installée à Saint-Hyacinthe, son entreprise conçoit et fabrique de l’équipement forestier.Sur la rive nord du Saint-Laurent, la grande vedette du parti sera sans conteste Jacques Parizeau qui retourne dans son ancien comté de L’Assomption, avec un peu plus au nord, Guy Chevrette dans Joliette.Dans cette région, on trouve plusieurs autres bons comtés pour le Parti québécois comme Terrebonne (déjà représenté par le péquiste Yves Blais), Masson, Milles-Iles, Vi-mont.Dans ce dernier comté, on compte beaucoup sur David Cliche, le fils de Robert Cliche.Dans l’est et le centre de Montréal, il y a là aussi une multitude de bons comtés.Pauline Marois, la présidente de l’exécutif national du parti, sera à nouveau candidate et assumera le leadership de la campagne pour cette zone de Montréal où on mise aussi sur les comtés de Bourget avec l’ex-député Gilles Baril et Pointe-aux-Trembles où aimerait se présenter l’ancien ministre Marcel Léger.Plus vers le centre de l’île, le parti mise beaucoup sur les comtés pé-quistesde Hochelaga-Maisonneuve (Louise Harel), Sainte-Marie/Saint-Jacques (André Boulerice), Mercier (Gérald Godin) et d’anciens comtés péquistes.Parmi ceux-là, il y a Rosemont où songerait à être candidat Sylvain Simard; Crémazie où serait candidate une ex-présidente des Gens d’affaires, Lise Dagenais; et Sauvé.Dans le sud-est, on retrouvera l’ex-ministre Francine Lalonde, candidate à nouveau dans Saint-Henri.Dans la région Mauricie-Bois-Francs, trois anciens ministres seront sur les rangs : J ean-Pierre J olivet, le député actuel de La violette; Yves Beaumier, dans Champlain; Rollande Cloutier dans Trois-Rivières.Nommée ministre par Pierre-Marc Johnson juste avant les élections de décembre 85, celle-ci n’avait pu se faire élire.Dans Nicolet, on devrait retrouver un membre de l’exécutif national, Guy Vachon.Dans Arthabasca, l’ancien député Jacques Baril, cherche à obtenir l’investiture.A Québec, l'actuel député de Lévis, Jean Garon, sera tout probablement candidat dans le nouveau comté des Chutes-de-la-Chaudière.Au plan régional, il pourrait avoir à partager la vedette avec l’avocat Guy Bertrand qui jongle avec l’idée d'être candidat dans Louis-Hébert.Ils feraient équipe alors avec Monique Cloutier dans La Peltrie, une syndicaliste candidate déjà à des élections précédentes; Martine Hébert dans Jean-Talon.Dans Chauveau, le retour de l’ancien député Raymond Brouillet, est évoque.Au Saguenay/Lac Saint-Jean, quatre des cinq comtés sont déjà péquistes.Les candidatures des députés Jacques Brassard (Lac-Saint-Jean), Francis Dufour (Jonquière) et Jeanne Blackburn (Chicoutimi) sont déjà confirmées.Hubert Desbiens hésite toutefois à se représenter dans Dubuc.Dans Roberval, perdu aux libéraux à l’élection partielle de juin 88, le candidat n’est pas choisi.Sur la Côte nord, le député Denis Perron se représente dans Duplessis.Dans Saguenay, on mise sur Carol Guay, syndicaliste de Baie-Comeau, qui fut candidat pour le NPD aux élections fédérales.4 Infirmières tétistes, les ergothérapeutes et les physiothérapeutes.Leurs membres qui possèdent un baccalauréat obtiennent aussi la parité avec les autres professionnels et sont reconnus comme une nouvelle catégorie de salariés.Ce « repositionnement », prévoit l’entente, pourra même être révisé à la hausse selon les conclustions d’une étude sur la « relativité » salariale à laquelle, la FIIQ a accepté de participer.Au total, l’entente prévoit donc une hausse: ¦de 4% pour 1989; ¦de 5 % pour 1990, plus 2,5 % pour le « repositionnement » avec les autres professionnels de la santé; ¦d'un minimum de 4 % et d’un maximum de 5 % en 1991, selon que l’indice des prix à la consommation dépassera ou non 4 %, plus 0 % à 4 % pour le « repositionnement », selon que l'on occupe le bas ou le haut de l’échelle salariale.Bref, au 12e échelon, une infirmière gagnera, pour 35 heures, $ 33,276 en 1989, $ 35,772 en 1990 et $38,626 en 1991.M.Johnson, pour sa part, s’est déclaré heureux d’avoir pu maintenir sa politique d’une hausse de 4% pour 1989.Par ailleurs, la FIIQ a obtenu une « augmentation garantie du nombre de postes à temps complet et la création de nouveaux postes ».Leur nombre va toutefois dépendre de l’analyse qui sera faite dans chaque établissement.Actuellement, 40 % des infirmières travaillent à temps plein et 60 % à temps partiel.Mme Lavallée espère que le règlement va permettre de renverser cette tendance.A cet égard, la ministre Lavoie-Roux a dit « que la reconversion des heures de remplacement en postes réguliers permettra une plus grande stabilité d’emploi ».Les infirmières obtiennent en outre une meilleure répartition des primes de nuit en fonction de l’ancienneté ce qui, d'après Mme Lavallée, devrait inciter les plus anciens à accepter ces quarts de travail.De même, la nouvelle convention prévoit, pour la première fois, une prime pour le travail en fin de semaine.Le gouvernement a consenti aussi un budget de $ 9,5 millions pour la formation et la mise à jour des connaissances.De plus « la formation post-scolaire » sera reconnue même pour ceux et celles qui ont déjà atteint le sommet de l'échelle.Quant à la question des frais d’arbitrage qui, avant-hier, constituait la pierre achoppement, la FIIQ a accepté une « clause-remorque ».Bref, si les autres syndicats acceptent que les frais soient partagés également entre les parties, la FIIQ va suivre.Pour l’heure, c’est l’État qui paie les arbitres.Les parties se sont même permis une coquetterie: advenant une erreur sur la paie, l’employeur ne pourra récupérer que $ 40 par semaine! « Les résultats de cette négociation, a dit Mme Lavallée, ne peuvent faire autrement que de redonner les lettres de noblesse à notre profession ».Par ailleurs, la Centrale des professionnels de la santé qui regroupe environ 5000 techniciens et professionnels s’est réjoui de ce règlement.Son président, M.Jacques Paradis, a déclaré qu’il peut servir « de base de discussion tout à fait acceptable pour nos membres qui connaissent, comme les infirmières, les mêmes problèmes de pénurie, les mêmes surcharges et la même discrimination sariale envers les femmes ».4 Angola Mobutu et à trois places, sur le même rang, l’Angolais José Eduardo Dos Santos.Un peu plus tard, une « déclaration de Gbadolite » publiée par le Zaïre annonçait la cessation de toutes les hostilités ainsi que la proclamation du cessez-le feu en Angola.Le président malien et président en exercice de l’Organisation de l'unité africaine (OUA), Moussa Traoré, a qualifié, dans un discours de clôture, cette rencontre entre les deux « frères ennemis » de « jour historique ».« Cette poignée de mains fraternelle entre M.Savimbi et le président Dos Santos symbolise, à partir du 24 juin, la fin de la guerre civile en Angola, ce qui va ouvrir une ère nouvelle à ce pays frère qui va se consacrer désormais à son développement économique et social», a ajouté le président malien.
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