Le devoir, 15 juillet 1989, Cahier C
ÎLE le cahier du wémmmi wMBBBSB CINÉMA ¦ L’événement cinématographique de l’été selon Francine Laurendeau, est cette coproduction franco-québécoise produite par Claude Nedjar, Vent de Galeme, mettant en vedette Charlotte Laurier et Jean-François Casabonne, page C-2.Montréal, samedi 15 juillet 1989 Les ouvriers, invités de la première heure à Lanaudière Marie Laurier CINQ CENTS ouvriers troqueront demain soir leur bleu de travail pour le veston-cravate afin d’assister en primeur à l’inauguration de l’amphithéâtre de Lanaudière qu’ils ont construit.À l’invitation du père Fernand Lindsay, ils formeront le public privilégié de la générale du premier grand concert officiel de lundi qui réunira sur la scène une pléiade d’artistes.La direction du Festival international de Lanaudière veut ainsi rendre hommage à tous les travailleurs qui ont édifié cet imposant pavillon de la musique et ce sera également une occasion pour le personnel de roder son mécanisme, son fonctionnement et ses services : accueil, billetterie, sanitaires, restauration, stationnement, boutique.Cette assistance de la toute première heure incarne on ne peut mieux également l’objectif de ce joyau de la culture : rendire la musique accessible à des prix abordables à une clientèle familiale de préférence.« Nous voulons faire du Festival international de Lanaudière un rendez-vous musical pour tous, sans chauvinisme » affirme le père Lindsay qui recueille les témoignages de fierté de tous les Québécois partout où il passe.Car cet amphithéâtre de $ 7.5 millions n’appartient pas uniquement à Lanaudière, à Joliette ou aux Laurentides mais à tous les Québécois.» Tout est donc fin prêt ou presque pour cet événement tant attendu de la soirée d’ouverture officieuse dimanche, officielle lundi.« S’il manque des petites choses, cela n’y paraîtra pas », nous dit un père Lindsay détendu et souriant qui nous faisait cette semaine les honneurs de ce domaine musical de Joliette dont il est l’inspirateur.Il se plaisait à saluer et à taquiner ses amis les ouvriers qui mettaient la dernière main « à la beauté de l’environnement», son expression favorite.« Voyez, nous disait-il, la pelouse ressemble à du velours et elle restera ainsi grâce au système d’irrigation.D’ici, 8,000 personnes pourront venir écouter de la grande musique à un prix plus que modique.» Le père Lindsay se dit soulagé de voir son rêve se concrétiser.Il ne veut plus éprouver cette gêne de devoir faire payer $ 150 à des privilégiés pour assister à des concerts de haut calibre, comme cela s’est produit l’année dernière avec la venue de l’Academy of St.Martin-in-the Fields.« Avec l’amphithéâtre de 2,000 places couvertes à des prix raisonnables, entre $ 15 et $ 30 et des places à $ 9 sur le parterre, tous auront accès à de la grande musique », nous dit-il affirmant ainsi concilier ses goûts d’élitiste et de démocrate.Ainsi pourra-t-il désormais donner au festival qu’il lançait modestement en 1977 ce caractère « international » en faisant venir des artistes réputés aux noms magiques.Il en vient d’une quinzaine de pays cet été et déjà il peut confirmer la venue en 1990 de la Royal Philharmonie de Londres et du fameux pianiste Vladimir Ashkenazy, le seul de ses « grands projets » qu’il peut dévoiler pour l’instant.Ce qui n’exclut pas son idée d’offrir des spectacles de ballet, un opéra de Wagner ou encore du théâtre grec avec choeur, « toutes les possibilités étant désormais permises ».Quand le Clerc de Saint-Viateur laisse échapper ces bribes de confidences, c’est que c’est chose faite ou à peu près.Mais pour l’instant, c’est la soirée d’ouverture et ses lendemains qui préoccupent le directeur artistique, le directeur général sortant Paul Dupont-Hébert — le nom de son successeur sera connu au début de septembre — et tout le personnel du festival.Ils devront relever le sérieux défi de remplir ce bel amphithéâtre, ce qui nécessitera un travail de promotion et de persuasion auprès d’un nouveau public.« On a prévu un programme en ce sens, souligne M.Dupont-Hébert et nous avons la collaboration des agences de voyage de la région qui offrent déjà des forfaits.Mais il nous faudra attirer des gens de tous les coins du Québec, de l’Ontario et de la Nouvelle-Angleterre, d’Europe même de façon à ce que le Festival international de Lanaudière devienne le haut lieu du tourisme et de la musique au Québec.» Le chef attitré Seymon Vekshtein s’est donné pour sa part la mission d’amener le public anglo- phone à participer en plus grand nombre aux activités du festival et des placards publicitaires ont paru dans des journaux de Boston et de New York.« Je suis optimiste, souligne M.Dupont-Hébert : à ce jour, nous avons vendu pour $ 600,000 de billets, soit un tiers de plus que l’année dernière en mi-saison.Si cela continue à ce rythme, nous atteindrons notre objectif d’un million de dollars.» La grande inconnue pour des manifestations en plein air dans un parc naturel, tout « enchanteur » soit-il, demeure la température que Paul Dupont-Hébert qualifie de « vedette » du festival.« Par beau temps, les gens préféreront sans doute assister au concert sur le parterre et à cette fin, nous ouvrons les guichets des 15 h afin de permettre aux familles de venir pique-niquer et se détendre (l’entrée des enfants est gratuite).S’il pleut, cela restreint évidemment l’assistance sur les pelouses.C’est une contingence avec laqueUe nous devons toutefois composer.» D’ici le 26 août, quelque 21 concerts seront présentés au nouvel amphithéâtre dont six grandes soirées populaires mettant en vedette les Daniel Lavoie, Francis Cabre), Véronique Sanson, Luc De Larochellière (le 28 juillet), le Trio Ramsey et Sarah Vaughan le 30 juillet, Bob Dylan et Steve Earle le 31 juillet, Céline Dion et l’orchestre dirigé par Gilles Ouellet le 4 août, Claude Dubois et Véronique Sanson avec l’orchestre du festival dirigé par Daniel Mercure le 5 août, la soirée Salut Félix (Leclerc) avec Paul Piché, Pierre Bertrand Joe Bocan, Pierre Flynn, Marie-Denise Pelletier et Louise Forestier le dimanche 6 août et enfin, les Gipsy Kings le 12 août.Parmi les artistes des concerts classiques qui étrenneront l’amphithéâtre en compagnie du chef attitré Semyon Vekshtein, mentionnons Louis Lor-tie et Hélène Mercier, June Anderson, Shirley Ver-rett, Anton Kuerti, Miche Dalberto, Whilhelmenia Fernandez, et plusieurs autres.Quand il a lancé son premier festival à Joliette en 1977, un projet qu’il caressait déjà au début des années 1960 en assistant aux festivals de Bayreuth ou d’Aix-en-Provence, et plus près de nous à Tan-glewwod et à Saratoga, le père Lindsay rêvait déjà de doter la région d’un lieu semblable dans la Voir page C-3 : Lanaudière PHOTO JACQUES GRENIER Les ouvriers seront les premiers à voir le spectacle d’ouverture de l'amphithéâtre de Lanaudière qu’ils ont construit.' - ¦ : le 007 de l’écriture France Lafuste POURRA-T-ON, un jour, modifier, à distance, le comportement humain à l’aide de champs électromagnétiques à très basses fréquences ?Dédale, le dernier roman de Larry Collins, ne laisse aucun doute possible.Dans une véritable course poursuite à l’échelle planétaire entre la CIA et le KGB, il nous livre toutes les techniques de la manipulation psychique avec une précision déroutante.Suspense oblige, il enfonce les portes blindées des laboratoires secrets de la CIA et du KGB, suit à la trace des espions soviétiques et nous entraîne dans les caches secrètes des « résistants musulmans à l’impie russe».L’objectif ?Tout simplement démoniaque.Le KGB cherche à écraser les rébellions anti-slaves dans les républiques musulmanes.Les Américains en seront tenus responsables.Reste à contraindre le président américain d’ordonner une attaque nucléaire.Le moyen ?Titiller ses neurones à distance et provoquer une colère noire, incontrôlable, après avoir subtilisé son « magnétoencéphalogramme » dans un hôpital militaire.Surprenantes révélations, dangereux dédale.Larry Collins, serait-il un obscur Docteur Jekyll ?La poignée de main est pourtant vigoureuse, le complet veston impeccable et la carrure rassurante.Par contre, des espions russes, il en a rencontrés, des transfuges aussi, sans compter des anciens de la CIA et des scientifiques dissidents qui ont travaillé de près ou de loin dans le domaine des phénomènes para-normaux en Union soviétique.Pendant deux ans, il jouera les James Bond de profession avant de se mettre à l’écriture.Il venait de terminer Fortitude, une histoire d’espionnage sur fond de deuxième Guerre mondiale quand il tomba par hasard sur deux ouvrages scientifiques américains portant sur les expériences menées par la CIA et le Pentagone sur des voyants, dans les années 50.« J’étais sceptique, raconte-t-il, mais j’ai eu envie d’en savoir plus.J’ai donc commencé mes recherches sur les effets des ondes électromagnétiques à très basses fréquences.On sait comment modifier le comportement humain en utilisant des électrodes.Mais la grande nouveauté, c’est de faire la même chose sans lien visible.» Pour Larry Collins, commence le véritable travail d’enquête qui le conduit jusqu’au bureau de William Casey, ancien directeur de la CIA.« Un homme chaleureux pendant les 25 premières minutes.Quand est venu mon tour de parler, je lui ai demandé ce qu’il savait.Le visage s’est fermé sur le champ.Motus et bouche cousue.L’entretien était terminé.» Mais Larry Collins savait qu’il était sur la bonne voie.Qui dit Larry Collins dit politique fiction.Son travail de journaliste à Newsweek et pour l’agence UPIYy a largement préparé.Mis au fait des manigances et des enjeux politiques dans ce bas monde, il ne lui restait plus qu’à extrapoler, affaire de romancier.La tâche n’était pas nouvelle.Pendant près de 16 ans, il avait fait route avec le journaliste français Dominique Lapierre.De Paris brûle-t-il en 1964 au Cinquième cavalier en 1980, les deux comparses nous ont parachutés dans les arcanes de l’espionnage de haute voltige et les manigances de personnages souvent visionnaires.Et puis, leurs chemins se sont séparés.Dominique Lapierre est revenu au roman plus proche du documentaire, Larry Collins est resté fidèle à ses premières amours, alliant le vrai et le faux avec une re- marquable dextérité.Mais il est resté journaliste dans l’âme et reconnaît modestement qu’une réputation de romancier s’acquiert avec le temps.« Ce que je préfère à tout, c’est l’enquête.J’aime approfondir un sujet qui m’intéresse au départ.Je ne pourrais pas dire qu’après avoir écrit Le cinquième cavalier, je saurais fabriquer la bombe atomique.Non.Mais j’ai des notions plus précises de la physique nucléaire.Même chose pour le cerveau.Aujourd’hui, je sais mieux qu’il y a trois ans comment il fonctionne.» Ses recherches l’ont également mis en contact avec certaines per sonnes inaccessibles dont il s’est fait des amis : Lord Mountbatten comptait parmi ses intimes, de même qu’aujourd’hui, Sidney Go-tlieb, alias Art Bennington, héros du roman.Gotlieb dirigea, au sein de la CIA, la division des études sur le comportement jusqu’en 1977.Quant à l’écriture romanesque, elle lui permet de donner une certaine profondeur psychologique aux personnages : « Quand nous étions ensemble, Dominique Lapierre et moi, nous ne pouvions donner une vie sentimentale à un personnage.Nous risquions d’être traduits en justice.» Larry Collins ne croit pas que les champs électromagnétiques puissent être un nouvel instrument de la guerre froide entre les deux superpuissances.« L’antagonisme URSS-USA sera bientôt périmé et remplacé par U problème Nord-Sud.Encore faut-il que la glasnost et la perestroïka fonctionnent, ce qui n’est pas évident.Les apôtres de l’ouverture et du libéralisme ont à résoudre de sérieux problèmes économiques.Ils doivent aussi faire face à l’émergence des nationalismes ukrainiens, géorgiens, arméniens et musulmans.» Dédale laisse entrevoir ces difficultés et les événements survenus récemment en Ouzbékistan lui donneraient raison.Aux dires de l’enquêteur, les ondes électromagnétiques seront bé-né/iques dans le domaine médical.« Les progrès de la science sont irréversibles.Mais bien sûr, le romancier regarde la face noire de la médaille, c’est plus amusant.» N’empêche que le magnétoencéphalogramme décrit dans le roman existe.On en trouverait une dizaine à peine dans le monde et il coûterait la bagatelle de $5 millions.« Évidemment, on ne peut encore l’utiliser pour interroger les espions dit Larry Collins.Il sert surtout dans les cas graves d’épilepsie et pour améliorer certains traitements pour dépressifs et schizophrènes.En fait, il permet d’isoler de façon très précise le lieu où se produit une décharge désordonnée de neurones.Mais il est envisageable, qu’un jour, on puisse recréer les signaux qui induisent au corps un mouvement, dans les cas de paralysie par exemple.» Et Larry Collins de confirmer, au vu des rapports annuels publiés par le Pentagone sur le niveau technologique des nations, que l’Union soviétique est en avance dans l’application aux armements des différentes formes de l’énergie électromagnétique.Autre information récente : « La CIA a appris qu’au cours de ses interrogatoires, le KGB utilisait déjà les champs électromagnétiques.Plus le sujet est nerveux et craintif, plus l’interrogatoire a des chances de réussir.» Larry Collins était sceptique il y a trois ans.Aujourd’hui, il dit avoir l’esprit ouvert : « Au cours de mes recherches, j’ai rencontré des gens beaucoup plus intelligents que moi, avec une formation scientifique infiniment supérieure à la mienne et qui disent avoir des preuves irréfutables, alors ! » Larry Collins L’auteur de Dédale, Larry Collins.talons cubai»» éditeur LA BONNE LITTÉRATURE CHEZ VLB Lise Daoust LES TALONS CUBAINS Un roman qui nous transporte au début de la «Révolution tranquille».Stella est dactylo dans une grande compagnie de la «couronne», boulevard Dorchester, à Montréal.Elle aura bientôt vingt ans et elle fait l’apprentissage de la vie à travers ses lectures et sa quête amoureuse.Après Marysef Myriam première et Juliette Pomerleau, il faut lire Les talons cubains! 360 pages 18,95 $ Madeleine Gagnon TOUTE ÉCRITURE EST AMOUR Après Autographie I, où l’auteur avait rassemblé ses textes de fiction, voici maintenant Autographie II, qui comprend les textes de réflexion et critiques écrits parallèlement à son oeuvre de fiction, entre 1969 et 1988.Un ouvrage essentiel pour comprendre l’évolution de la pensée québécoise au cours des 20 dernières années! 196 pages 16,95 $ vlb éditeur dep‘lagrande littérature ¦''«•non ecritu amour •• Niifi C-2 ¦ Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 T le cahier du | • hZjtameai VENT DE GALERNE L’événement cinématographique de l’été PHOTO DAVID NOVEK ET ASSOCIES Jean-François Casabonne (André) et Charlotte Laurier (Marie), les principaux personnages du film de Bernard Favre.Vent de Galerne Un film de Bernard Favre, avec Jean-François Casabonne, Charlotte Laurier, Floger Jendly, Jean-François Blanchard, Monique Mélinand, Francis Reddy, Pierre Charras, Jean-Claude Leguay, Daniel Martin, Laurent Relandeau, Elizabeth Tamaris, Thierry Fortineau, Bruno Wolkowith.Scénario: Favre et Claude Nedjar, librement inspiré de Sous le vent de Galerne, d’André Guilloteau (Éd.du Terroir, 1982).Images: Jean-Francis Gondre.Musique: François Dompierre.France-Canada, 1989,105 min.Parisien et Palace, avec sous-titres anglais, sous le titre de They Were Giants.Francine Laurendeau PRINTEMPS 1793.Dans ce petit village de Vendée, la colère gronde.Ils y avaient pourtant cru, à la Révolution, les paysans vendéens.Leurs délégués avaient produit, à Versailles, des Cahiers de doléances aussi revendicateurs que ceux des autres provinces françaises.Mais trois ans plus tard, les belles espérances ont été balayées par un méchant vent de Galerne.D’abord, en janvier, le roi a été guillotiné.Ce n’était pas au programme.La France semblait plutôt s’orienter vers une monarchie constitutionnelle à l’anglaise.Autre source de mécontentement : les cu- rés ayant refusé de prêter serment à la République doivent se cacher.Ils sont remplacés par les « curés ju-reurs », des intrus auxquels, forcément, on ne fait pas confiance.Mais ce qui va mettre le feu aux poudres, c’est qu’en février, le gouvernement a proclamé la conscription obligatoire.Une conscription dont seront exemptés, bien sûr, de multiples catégories de citoyens : les huissiers, les avocats, les bourgeois .enfin à peu près tout le monde sauf la classe paysanne.Pour appbquer cette mesure impopulaire, les Bleus, c’est-à-dire les soldats de la République, parcourent la région.Agissons rapidement, se disent André, le jeune forgeron (Jean-François Casabonne), ses amis et Marie, sa « fiancée » (Charlotte Laurier), sinon il sera trop tard et on nous enverra de force à l’armée.Comment éviter d’être conscrit, comment éviter que les Bleus aient accès aux listes de noms ?La réponse est simple.Il faut brûler les registres paroissiaux.Premier geste contre-révolutionnaire, première étape d’un soulèvement populaire qui embrasera tout le centre-ouest de la France (ne pas confondre avec le pays des Chouans, au nord de la Loire englobant Bretagne et Normandie).Comme ces campagnards n’ont pour combattre que leurs faux redressées, ils devront faire appel aux professionnels de la guerre que sont les nobles.On assistera bientôt à d’étranges alliances.Mais après quelques victoires, les Blancs seront écrasés et le village d’André et de Marie sauvagement anéanti.Du massacre vendéen, l’histoire officielle a jusqu’à aujourd’hui occulté le souvenir.Pourtant, même d’après le général Hoche, qui pacifiera définitivement la Vendée en 1796, cette véritable guerre civile aura fait 600,000 morts, soit autant de victimes que la guerre américaine de Sécession.La vérité sur ce que Philippe de Villiers appelle l’atroce martyre de la Vendée commence à percer — voir sa récente Lettre ouverte aux coupeurs de têtes et aux menteurs du Bicentenaire publié chez Albin Michel — et la sortie à Montréal de Vent de Galerne pourrait bien être l’événement cinématographique de l’été.Pour au moins trois raisons.Si la première raison est évidemment historique, la deuxième, c’est que le film est excellent.Son réalisateur, Bernard Favre (dont La Trace, en 1983, n’a pas eu chez nous la distribution qu’il méritait), privilégie l’authenticité.La justesse du jeu des acteurs, la vraisemblance du moindre geste, la vérité de la reconstitution servent la grandeur et la beauté de cette histoire tragique.Un seul exemple : la musique de François Dompierre, qui s’inspire de la tradition vendéenne, a été enregistrée à Nantes, sous la direction du compositeur, avec des musiciens du pays.Le dénouement est terrible.Et pourtant, me dit le producteur Claude Nedjar, il y a eu dans cette guerre des épisodes plus terribles encore, qui auraient été insoutenables à l’écran.Mais avant de plonger dans le drame, nous vivrons des moments de tendresse et d’humour.Aucune complaisance dans la violence.La façon dont est abordé le thème du viol des femmes par les militaires est remarquable.La langue parlée ne s’embarasse pas d’archaïsmes et les traces d’accent québécois se fondent à merveille dans le contexte de la France paysanne du 18e siècle.Car Vent de Galerne est, dans toute l’acception du terme, une coproduction franco-québécoise.Dans cette aventure, le producteur français Claude Nedjar s’est entouré de jeunes comédiens d’ici, de la produc- PHOTO JACQUES GRENIER Claude Nedjar, co-scénariste et producteur de Vent de Galerne.trice Francine Forest (Cléo 24), du distributeur Claude Jolicoeur (Astral).Mais connaissez-vous Claude Nedjar ?On ne peut feuilleter l’histoire du cinéma sans retrouver son nom, en filigrane.À 23 ans, alors qu’il était l’assistant de Joris Ivens dans Pour le Mistral, l’argent a manqué.Il s’est donc constitué producteur et l’est resté.La vieille dame indigne, Lacombe Lucien, La maman et la putain, La grande bouffe, La salamandre.Le chagrin et la pitié, Rue Cases-Nègres, on n’en finirait plus d’énumérer les films auxquels il a participé.Il est ces jours-ci à Montréal pour la première de Vent de Galerne, mais aussi pour la préparation du prochain Conte pour tous de Rock Demers, Vincent et moi (le Vincent en question, c’est Van Gogh et il y aura du tournage à Arles), qui sera réalisé par Michael Rubbo et dont il sera le producteur français.Pourquoi a-t-il songé au Québec pour Vent de Galerne ?« Il y a des années que je viens au Québec, m’ex-plique-t-il, mais c’est seulement en Poitou-Charentes, pendant que j’organisais une souscription pour produire le film, que j’ai été frappé par la similitude des patronymes.Je me suis amusé à faire venir des annuaires téléphoniques de Québec, de Trois-Rivières, de Montréal et j’ai retrouvé plein de noms québécois originaires du centre-ouest de la France : les Allard, Albert, Galipeau, G ingras, Bourgoin, Garnier.Il y a même en Vendée des Gauvreau dans un village qui s’appelle Dompierre ! » Si le film est, officiellement, franco-canadien, il serait en effet plus juste de parler d’une co-produc-tion entre la Vendée et le Québec.« J’ai très vite compris, se rappelle Nedjar, que Vent de Galerne devrait se faire sans Paris, sans l’avance sur recettes.Alors, un peu comme Renoir pour sa Marseillaise, je suis allé chercher le financement initial dans la région du film.» Pourquoi cet ostracisme ?« Parce que la vedette du film, c’est son sujet.Et que ce sujet, une guerre civile française, est délibérément caché.Dans les manuels d’histoire de France, il y a en moyenne trois lignes sur le soulèvement vendéen et sa répression ! Je suis, moi qui vous parle, un enfant de l’école laïque, un bon républicain.Et j’estime que la grandeur du Bicentenaire, justement, ç’aurait été de tout dire.» « Au lieu de cela, la France, qui donne des leçon au monde entier avec sa Déclaration des droits de l’homme, continue à minimiser cet épisode et à faire passer les Vendéens d’il y a deux siècles pour des réactionnaires.Ce n’est pas si simple.On leur avait promis, à ces paysans, liberté, égalité, fraternité.Ils étaient catholiques et voilà que leur liberté de conscience était bafouée.Devant la conscription, l’égalité ne tenait plus.Quant à la fraternité, les lois étaient dictées par Paris et appliquées par la classe bourgeoise.Du reste, les conseillers spéciaux que j’ai fait venir de Russie pour organiser les batailles (car les Russes ont le sens du lyrisme dans les scènes de violence) ne s’y sont pas trompés : « 1789, disaient-ils, aura été une révolution bourgeoise.La véritable révolution populaire, c’est en 1793 qu’elle a eu lieu.» MUSIQUE CLASSIQUE I I I I CE SOIR.SAMEDI 15 JUILLET LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 concerti armonici nos.4-5-6 (Pergolesi) double concerto pour piano no.10 (Mozart) Rhapsody in blue (Gershwin) symphonie no.103 (Haydn) DEMAIN SOIR, 22:00 extr.Coppélia (Delibes) extr.Sylvia (Delibes) concerto en sol majeur (Vivaldi) concerto en ré mineur (Marcello) concerto en ut majeur (Devienne) adagio de la sonate pour piano no.14 (Beethoven) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 Radio-Musique 1 Radio-Culture Él Radio-Canada 24 heures sur 24 au réseau FM Stéréo de Radio-Canada SAMEDI 15 JUILLET 1989 12h00 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Aperçu des activités estivales en musique traditionnelle Amm Elizabeth Gagnon 13h00 LES JEUNES ARTISTES Geneviève McKinnon, gui : «The Sound ot Bells.(Guimares): extr Suite en sol, BWV 1007 (J S Bach): «Valse-Allegro., op 35 no 8 (Sor).Étude no 9.op 60 (Carcassi); Études nos 1, 2, 3 et 5 (Brouwer) - Suzie Auclair, gui Étude no 13 (Sor); «Mazurka choros* * (Villa-Lobos); «Asturias* no 5 (Albeniz); «Danse caractéristique.(Brouwer) Anim Sophie Magnan 13h30 L'OPÉRA OU SAMEDI «Wozzeck» (Berg) José van Dam.An|a Silja, Christiane Lemaitre, Riccardo Casmelli, choeur et orchestre, dir Sylvain Cambrelmg Anim Jean Deschamps.17h30 RÉCITAL D'ORGUE Yvon Larrivée, orgue Casavant, Sanctuaire Marie-Reme-des-Coeurs de Montréal «Three Voluntaries.(Purcell); Sonate en trio no 2 (J.S.Bach).Anim.Michel Keable.18h00 MUSIQUE DE TABLE Anim Normand Séguin 20h00 MUSIQUE ACTUELLE Un portrait-itinéraire de Karlheinz Stockhausen par Jean Lesage Anim Janine Paquet (Reprise).21h30 TRÉSORS D'ARCHIVES 2e de 10 Anim Maryvonne Kendergi 23h00 JAZZ SUR LE VIF Festival de |azz ouest-allemand (Ire de6) Berlin Contemporary Jazz Orchestra Anim Michel Benoit DIMANCHE 16 JUILLET 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent |us-quà l'aube Anim Bertrand Guay 5h55 MÉDITATION «L'amour tisse la toile de nos vies.(Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LA GRANDE FUGUE 1re h, extr «Carmina Burana.(anon ); Première suite de clavecin (Boismortier); Ouverture en si (Telemann) - 2e h.Suite pour violoncelle no 3, BWB 1009 (J S Bach); extr «La Gamme.(Marais) - 3e h.5e Concert de Pièces de clavecin (Rameau); Concert XLI en deux violes (Sainte-Colombe); «Rondeau à l'honneur de Fragonard.(Harrisson), extr «Flarold en Italie.(Berlioz); extr «Namen.(Mertz), Valse (Chopm/Franchomme) Anim Gilles Dupuis 9h00 MUSIQUE SACRÉE Chants sacrés français du Moyen-Âge (anon ), «Petites prières de Saint-François d assise, et extr «Litanies à la Vierge noire.(Poulenc) Anim.Gilles Dupuis lOhOO POUR LE CLAVIER Maurice Ravel raconté par Vlado Perlemuter (dern de 2) Cours de maître donnés par Perlemuter sur quelques oeuvres de Ravel Au-lourd'hui «Valses nobles et sentimentales.Amm Jean Deschamps 11h00 HISTOIRE DE L'ENREGISTREMENT 3e de 10 Inv Gilles Marchand Anim Colette Mersy 12h00 FESTIVAL INTERNATIONAL DE CHORALES 1989 Enregistré au People's Church de Toronto Montreal Jubilation Gospel Choir.Anim Danielle Charbonneau 13h00 CONCERT DIMANCHE Halifax Chamber Musicians William Tritt, p ; Philippe D|Okic et Ann Rapson, vis; Burt Wa-then.alto; Pierre Djokic, vc.; Max Kasper, cb.; Ivor Rothwell, bas Sonate pour violon et piano, op 12 no 1 (Beethoven); «Sonatine lyrique, pour basson et piano (Coulthard); Divertissement pour basson et quintette à cordes (Françaix); Quintette pour piano et cordes, op.81 (Dvorak).Anim Jean Deschamps 14h30 LES MUSICIENS PAR EUX-MËMES Inv Renata Scotto, soprano Int Georges Nicholson 15h30 EN CONCERT Festival d été international de Québec 1989 Claudine Côté, sop ; Louise-Andrée Baril, p •Chants de terre et de ciel.(Messiaen); «Dissidence.«Les Lions jaunes., Psaume et «Le Cri de joie.(Mercure).Anim Sophie Magnan 16h30 LES GRANDES RELIGIONS «L'Islam.Rech Georges Baguet Lect Diane Giguère et Jean Deschamps 17h00 TRIBUNE DE L'ORGUE Récit au grand orgue histoire de la vie musicale à l'église Saint-Viateur d'Outremont (dern de 2) Anim Michel Keable 18h00 MUSIQUE DE TABLE Anim Normand Séguin.20h00 FESTIVALS D'ÉTÉ Festival International de Lanaudière 1989 Quatuor Wilanow; Szabolcs Esztenyï, p Quatuor no 4 (Bacewicz); Quintette (Meyer), Quatuor avec piano, op 9 (Noskowski).Anim Michel Keable 22h00 COMMUNAUTÉ DES RADIOS PUBLIQUES DE LANGUE FRANÇAISE • Les historiens racontent (dern de 3) Henri Guillemin raconte la Révolution française «La chute de Robespierre, du 8 juin au 27 juillet 1794.Prod Radio France 23hOO JAZZ SUR LE VIF Festival de iazz ouest-allemand (2e de 6) Joanne Brackeen Quintet Anim Michel Benoit LUNDI 17 JUILLET 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson.5h55 MÉDITATION «D'un mot.transformer un visage.(Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim.Francine Moreau.9hOO UN ÉTÉ EN MUSIQUE Amm Catherine Perrin.11 hOO LA CORDE SENSIBLE Un rendez-vous quotidien au cours duquel votre choix musical est le nôtre Faites-vous plaisir Êcrivez-nous en accompagnant vos demandes d'un court texte de présentation personnalisé Amm André Vigeant 12h10 LES CAPRICES DE L’ÉTÉ Au mitan de la tournée, la musique vous offre un sourire, une pensée amicale Anim Stéphane Pilon 13hOO AU GRÉ DE LA FANTAISIE Prélude pour piano (Gershwin), Quatuor no 2 (Arriaga), Impromptus (Chopin); Symphonie no 3 (Bax), Trio en ré no 1 (Haydn), Concerto pour guitare et piano (Bolling), Pièces pour clavecin en concert (Rameau); «Danses et airs antiques.(Respighi) Anim.Johane Laurendeau 16h00 MATIÈRES DE RÊVE • 4e de 10 Suzanne Robert lue par Dyne Mousso 16h30 LA RÉVOLUTION DES AUTRES • 4e de 10 «Les Provinces-Unies» Inv Wilhem Frighoff Prod Radiodiffusion-Télévision belge francophone 17h00 LATITUDES • • Exotismes.(10e de 15) La Corne de l'Afrique Interview avec Henri de Monfreid (archives de Radio-Canada) Lect Ronald France Texte et amm Pierre Villon 17h30 EN CONCERT Ensemble Entrevents composé de Richard La-pointe.fl.; Jean-François Plante, htb ; Christiane Bouillé, clar.Gaétan Laberge.bas ; Daniel Paquet, cor Quintette, op 68 no 3 (Danzi), Prélude et divertissement (Barboteu); Six Bagatelles (Ligeti).Vieilles danses hongroises du XVIIIe siècle (Farkas) Anim Sophie Magnan 18h30 LES TRÉSORS DU THÉÂTRE • 4e de 10 Pierre Gobeil et le Théâtre de l'Atelier de Sherbrooke Rech et anim Pierre Lavoie et Michel Vais 19h00 NOUVELLES DU JAPON • 4e de 10.«Envoûtement, de Fumiko Enchi Prés Alain Jouffroy Prod Radio France 20h00 FESTIVALS D'ÉTÉ En direct du Festival Superphonique à Lachine Duo Crommelynck, pianistes (Belgique): «La Mer.(Debussy); Six «Danses hon-, groises.(Brahms) - Duo Morel-Nemish, pianistes (Canada): «Die Fledermaus.(Strauss/ Kovach); Réminiscences de «Norma.(Belli-ni/Liszt): «Prélude à l'après-midi d'un faune.(Debussy); «La Valse.(Ravel) Duo Morel-Ne-mish et Duo Crommelynck Sonate en un mouvement (Smetana) Anim Francine Moreau 22h00 L'AIR DU SOIR Amm Aline Ouellet 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Barney Kessel, J.J Johnson, Laurent de Wilde, Fats Navarro, Bobby Hutcherson, Joe Newman et Dizzy Gillespie.Anim Gilles Archambault MARDI 18 JUILLET 1989 0h00 LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson.5h55 MÉDITATION «La fée et le bricoleur de mots.(Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LES NOTES INÉGALES Amm Francine Moreau 9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Amm Catherine Perrin 11h00 LA CORDE SENSIBLE Anim André Vigeant 12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Amm Stéphane Pilon 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE «Der Pfoben swancz.(Barbibeau); Seize Valses, op 39 (Brahms).Quintette, op 24 (Wolt-Ferrari), Concerto pour flûte (Iberl); Chansons (Dutay et Binchois); «Aladdin.(Nielsen); «Messe des pécheurs de Villerville.(Fauré/ Messager), «On The Up and Up.(McNeely), ¦ Blook Court.(Stayhorn); «Le Petit Fablier.(Micot); Chants polyphoniques corses; Sonata quarta et Sonata décima (Fontana) Anim Johane Laurendeau 16h00 CHARMES DE L'ÉTÉ • 4e de 10 Les animateurs Paul Massicotte et Louis Pelletier nous font découvrir les paysages.les gens, les charmes de la Gaspésie et des iles-de-la-Madeleine 16h30 SOIRÉE FIN DE SIÈCLE AU PARC SOHMER • Le parc Sohmer de Montréal un lieu populaire de culture urbaine évoqué en musique et en chansons d'époque (4e de 7) «Un théâtre de variétés.Rech et amm Mireille Barrière et Yvan Lamonde 17h00 PERSPECTIVES SCIENTIFIQUES • «Les Catastrophes de la structure.(4e de 6) Pour une histoire du concept de structure Inv Christophe Ponian et Jean Petitot Rech .texte et prés Marcello Castellana Prod Radio PranrA 17h30 EN CONCERT Rivka Golam.alto; Louis-Philippe Pelletier, p : Sonate.BWV 1029(J S Bach); «In Stillness Ascending.(Cherney); «Improvisations sur des thèmes paysans hongrois., op 20 (Bartok) Amm Michel Keable (Reprise) 18h30 L'AIR OU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Festival de Musique sacrée - Fribourg 1988 Choeur de chambre et Nouvel Orchestre de chambre de Stockholm, dir Eric Ericson, Mikael Bellim, haute-contre, Mikael Tydèn, t, Jan vander Schaaf, bar ; Lena Kaestel.sop .Helena B|erle, alto «Magnificat.(Buxtehude), • Lamentationes Jeremiae.- création (Miani), «Dixit Dominus Domino meo.(Handel) Anim Aline Ouellet 21h30 CONCOURS DE NOUVELLES • 4e de 10.«Le Largo', de Gérard-Alphonse, de Guy Chrétien Lect Ghyslam Tremblay 22h00 LA GUERRE D'ALGÉRIE • 4e de 10 «La bataille d'Alger» Entretiens de Patrice Gelinet avec le Capitaine Léger, Yacef Saadi, Germaine Tillion, Jacques Massu, P Vidal-Naquet, Zohr Zerrari, Paul Teitgen, G Buis, Ahmed Ben Bella, le Général Jouhaud, Omar Oussedik Prod.France-Culture 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Mel Lewis.Eddie Cleanhead Vinson, Sa-dik Hakim, Jimmy Smith, Warne Marsh, David Liebman, Ray Charles et Coleman Hawkins Anim.Gilles Archambault.MERCREDI 19 JUILLET 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson 5h55 MÉDITATION «Une compagne pour passer à la vraie vie.(Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LES NOTES INÉGALES Amm Francine Moreau 9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim Catherine Perrin 11h00 LA CORDE SENSIBLE Anim André Vigeant.12h10 LES CAPRICES OE L'ÉTÉ Anim Stéphane Pilon 13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Enregistrements publics, historiques et inédits.Schubert Quintette, D 956 avec Jascha Heifetz, violon.Mozart: Sonate pour piano no 12, K 332 avec Mieczyslaw Horszowski Ravel: Rapsodie espagnole avec Orch de la Suisse romande, dir Ernest Ansermet Chos-takovitch: Concerto pour violon no 1 avec David Oistrakh Airs d'opéras de Bellini et Tosti avec Pavarotti en concert Montsalvatge «Circo Canciones Negras.avec Victoria de Los Angeles, soprano Goodman «Live at Basin Street.Villa-Lobos «The Baby's Family, avec Nelson Freire au piano Anim, Johane Laurendeau 16h00 POÈTES DU XXe SIÈCLE • 4e de 10 «Anne Hébert» Lect Hélène Loi-selle et Renée Larochelle Rech.Jo-Anne Bouchard 16h30 SCIENCE ET TECHNOLOGIE EN MARCHE • «L'Horticulture.Inv lan O'Gilvie et Claude Richer-Leclerc, agronomes à la Ferme expérimentale fédérale de L'Assomption (Québec); Pierre Desrochers, ingénieur forestier au ministère canadien des Forêts, Centre de foresterie des Laurentides à Ste-Foy Rech .texte et int Yves Jeaurond Anim.Gustave Héon 17h00 AU FIL DU TEMPS* «La Route de la soie.(4e de 5).La soie au Moyen-Âge chrétien Coprod Radio suisse romande et Radiodiffusion-Télévision belge francophone 17h30 EN CONCERT Erik Oland.bar Gergely Szokolay.p extr «Romanzen aus Tiecks Magelone., op 33 (Brahms); extr «Die Schone Mullerin., D 795 (Schubert), «Der Muller und der Bach» (Schubert/Liszt); Cinq Mélodies et «L lsle loyeuse.(Debussy); Cinq Chansons de folklore (arr Britten) (Reprise) 18h30 L'AIR DU SOIR et CONCERTS EUROPÉENS Semaines musicales de Berlin 1988 Ensemble Intercontemporain, dir Kent Nagano, Pierre-Laurent Aimard et Allons Kontarsky, p , Christoph Poppen.vl.Julius Berger, vc ; Wolfgang Meyer, clar.: «Quatuor pour la fin du temps» (Massiaen); «At First Light.(Beniamin); «Oiseaux exotiques.(Messiaen) Anim Aline Ouellet 21 h30 POPULATIONS ET MIGRATIONS • 16e de 20 L'Europe: on terme les frontières un peu, beaucoup • (dern de 2).Rech , int et anim Hèlène Sarrasin et Charles Larochelle 22h00 LITTÉRATURES • «De Napoléon Bonaparte à Gorbatchev, une littérature qui survit!.Dernière de 10 émissions consacrées à la littérature polonaise Czeslaw Milosz, Prix Nobel de littérature en 1980 Inv Georges Giedroyc, fondateur et directeur de la maison d'édition L'Institut littéraire et de la revue Kultura; Zofia Hertz, sa principale collaboratrice.Lect.Ronald France et Vincent Davy.Int.à Paris: Charles Temer-son.Texte et anim.Alice Parizeau.22h30 ANTHOLOGIE • «Coeur de rose et fleur de sang» de Gaétane de Montreuil Lect Hélène Loiselle.23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Milt Jackson, Duke Jordan, John Col-trane et Paul Blay/Paul Motian.Anim.Gilles Archambault.JEUDI 20 JUILLET 1989 0h00 LES NUITS D'ÉTÉ Anim Georges Nicholson.5h55 MÉDITATION «L'amour vrai invite à la tolérance.(Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LES NOTES INÉGALES Anim Francine Moreau.9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim.Catherine Perrin.11h00 LA CORDE SENSIBLE Anim André Vigeant 12h10 LES CAPRICES OE L'ÉTÉ Anim Stéphane Pilon.13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE «Les 5 clés de soi.: extraits des disques qui ont obtenu la meilleure cote à l'émission Chronique du disque Anim Johane Laurendeau 16h00 LES AGES DE L'HOMME • 4e de 14 «L'Enfant paraît».Inv.Annie Bar-rois Rech , texte et prés.Émile Noel Prod France-Culture 16h30 L'UNIVERSITÉ EN QUESTION • 4e de 10 «L'université française d'hier à demain» Inv Laurent Schwartz, mathématicien, professeur, président du Comité national d'évaluation des universités françaises; Alain Touraine, sociologue, professeur à l'École des Hautes Études à Paris.Rech., anim.et int.Florian Sauvageau 17h00 LE PAYSAGE DANS LA PEINTURE QUÉBÉCOISE • 4e de 10.Le paysage québécois est habité et civilisé Lect Normand Séguin Anim.Guy Boulizon 17H30 EN CONCERT Maîtrise du Cap-de-la-Madeleine, dir.Raymond Perrin; Jacques Lacombe.org.: «Ecce Fidelis» (Poirier); «Messe en l'honneur de la Nativité» et Fugue «Regina Coeli» (Thompson); «O Salutaris» (Fontaine); «Prière» pour orgue (Tanguay); «Missa Brevis.(Champagne); Messe à quatre voix mixtes (Piché); • Hosannah.(Descarries) Anim Michel Keable 18h30 L’AIR DU SOIR Anim Aline Ouellet 2Oh00 FESTIVALS D’ÉTÉ Festival Superphonique à Lachine «Hommage à l'Autriche.Orchestre Métropolitain, dir Agnes Grossmann; Jean Saulnier, p «Ouverture pour une fête académique» (Brahms); Concerto no 4 (Beethoven).Anim.Francine Moreau 22h00 LES CHEMINS DE LA CRÉATION • «Histoire de la photographie au Canada.(16e de 17) Le Commerce de l'art photographique Inv Michel Doyon, historien de l'art.Lect et int Richard Joubert Rech et anim Michel Lessard 22h30 MÉMOIRES • • Marcel Dubé raconte» (1re de 18) Lect Monique Miller et Guy Godin Musique de Claude Léveillée et voix de Nicole Perrier 23hOO JAZZ-SOLILOQUE Avec Modem Jazz Quartet.Jim Snidero.Jimmy Witherspoon, Warne Marsh, Howard McGhee, David Holland et Barney Kessel Anim.Gilles Archambault VENDREDI 21 JUILLET 1989 OhOO LES NUITS D'ÉTÉ Amm Georges Nicholson Sh55 MÉDITATION • Rendre notre temps créateur» (Jacques de Bourbon Busset) 6h00 LES NOTES INÉGALES 'Anim.Francine Moreau.9h00 UN ÉTÉ EN MUSIQUE Anim.Catherine Perrin.11 hOO LA CORDE SENSIBLE Anim.André Vigeant.12h10 LES CAPRICES DE L'ÉTÉ Anim.Stéphane Pilon.13h00 AU GRÉ DE LA FANTAISIE Orchestre philharmonique de Calgary, dir.Mario Bernardi; Itzhak Perlman, vl.: Ouv.«Les Hébrides» (Mendelssohn);Concerto en ré, op 77 (Brahms); Symphonie no 3 (Sibelius).Anim.JohaneLaurendeau 16h00 LES 50 ANS DE L’ONF • 4e de 10 «La Fiction».Inv.Carol Faucher, directeur du Comité du Programme français de l'ONF.16h30 LES INDUSTRIES DE LA CULTURE • Pierre Olivier s'entretient avec Daniel Berto-lino.directeur général de Via le Monde Inc.17h00 BIOLOGIE ET MÉDECINE • Prod France-Culture.17h30 LES JEUNES ARTISTES Quatuor Polymnie: Jean-Philippe Tanguay, fl.; Brett Molzan, vl.; François Bertrand, alto; Louis Dallaire.vc.: Quatuor en ré, op.5 no 1 (Boccherini); «Three Plus One», op.45 (Baker); Quatuor en ré.K.285 (Mozart); extr Quatuor, op 41 no 1 (Pleyel).Anim.Françoise Davoine 18h30 L'AIR DU SOIR Anim Aline Ouellet.20h00 FESTIVALS D’ÉTÉ Festival Superphonique à Lachine.Jess-Trio-Wien (Autriche) composé de Johannes Krop-fitsch, p Elisabeth Kropfitsch, vl ; Stefan Kropfitsch, vc.: Trio en do, H.XV/27 (Haydn); Rhapsodie hongroise «Pester Karneval» (Liszt); extr.«Klaviertrio» (Willi); Trio en si bém , D.898 (Schubert).- Schubertiade: Quatuor De Sève composé de Philippe Djokic et Marcelle Mallette, vis; Douglas McNabney, alto; Pierre Djokic, vc.et Bruce Bower, bas.; Michael Rusinek, clar.; Jean-Jules Poirier, cor; Michael McMahon, p ; Catherine Lefebvre, cb ; Quintette «La Truite» et Octuor, D.803 (Schubert) Anim.Francine Moreau.22h00 TRAJETS ET RECHERCHES • Richard Salesses s'entretient avec Jean De-lumeau, historien.22h30 SECONDE DIFFUSION • ¦ Jeux d'enfants» (15e de 22).L'analyse d'Alice Miller.Inv.Jeanne Etoré, traductrice; Françoise Dolto, psychanalyste.Rech., texte et anim.Danielle Bilodeau 23h00 JAZZ-SOLILOQUE Avec Art Farmer, Gerry Mulligan, Sonny Stitt, Mark Murphy, Dizzy Gillespie.Frank Foster et Ron Carter Anim Gilles Archambault.(SAMEDI 22 JUILLET 1989 OhOO MUSIQUES DE NUIT Anim Bertrand Guay.Sh55 MÉDITATION «Vivre l'absolu au quotidien» (Jacques de Bourbon Busset).6hOO LA GRANDE FUGUE 1re h.: Concerto pour violoncelle en si bém., G 482 (Boccherini); «Thème varié» (Sor); Rondos, op.51 nos 1 et 2 (Beethoven); extr.• Peer Gynt» (Grieg).- 2e h.: Sonate en si min.pour flûte (J S Bach); «Concerto d’Aranjuez» (Rodrigo); extr «Pièces pittoresques» (Cha-brier).- 3e h.; Sonate pour basson et b.c.no 1 (Devienne); Sonate pour harpe no 1 (Nader-mann); Concerto pour clarinette no 2 (Weber); «Paraphrase de Rigoletto» (Liszt).- 4e h.: Symphonie, K 134 (Mozart); extr.«Fidelio» (Beethoven); Nocturnes nos 8 et 9 (Field); Fantaisie sur «Il pleut bergère» (Genin); «E1 choclo» (Viloldo); Gigue et passacaille (Handel).Anim.Gilles Dupuis.lOhOO CHRONIQUE DU DISQUE llnv Pauline Vaillancourt, soprano; Loralnne Vaillancourt, directrice du Nouvel Ensemble iModerne • ÉMISSION CULTURELLE 4& CBJ-FM 100,9 CBAF-FM 98,3 CBOF-FM 102,5 CBF-FM 100,7 CBV-FM 95,3 CJBR-FM 101,5 n?r‘ Chicoutimi Moncton Ottawa-Hull Montréal Québec Rimouski CBF-FM 104,3 Trois-Rivières J I 4 Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 ¦ C-3 ORCHESTRE 20s, 14$ et 8$ SYMPHONIQUE Ticketron (+ 2$), Ploce des Arts (+ l$) DE MONTREAL Siè9« rise,,« Basilique Notre-Dame 4 Lanaudière région de Joliette.Après douze ans, ce festival a fait les preuves de son succès en accueillant chaque année une clientèle de plus en plus nombreuse et fidèle, plus de 100,000 personnes l'année dernière.« J’ai la ferme conviction que l’amphithéâtre attirera un nouveau public et que d’ici cinq ans, il aura atteint sa vitesse de croisière.» Il précise que la tradition des concerts présentés dans les différentes églises de la région sera maintenue.« Il s’agit d’une valeur sûre que nous ne voulons pas négliger », commente le religieux en espérant que ce même public fréquentera les grands concerts présentés dans l’amphithéâtre.Les deux directeurs persistent à croire que ce projet est rentable à plus ou moins long terme et que leur ambition de rendre la musique accessible à tous « dans un si beau décor naturel » correspond aux goûts des Québécois.Ils réfutent tous les arguments des avocats du diable.Paul Dupont-Hébert, principal gestionnaire du festival depuis sept ans qui quittera son poste de directeur général à la fin du festival de 1989 pour diriger le Service des variétés à Radio-Canada laisse une feuille de route bien remplie et libre de déficit.Il rappelle que « ce festival est parti d’un rêve du père Lindsay devenu au fil des ans le rêve partagé par des centaines de milliers de personnes ».Les « pirates » de Glenn Gould PHOTO JACQUES GRENIER Le père Fernand Lindsay en pleine nature.« Dès le départ, ajoute-t-il, ce projet a reçu l’appui sympathique des médias, des gouvernements, des artistes et de la population de Joliette.» Cette dernière fournit d’ailleurs une main-d’oeuvre bénévole fort appréciée de quelque deux cents personnes.« Sans nos comités de paroisses et nos amis du festival, nous n’aurions pas pu tenir le coup », renchérit le père Lindsay.La réussite du festival tient sans doute à la compétence de ses protagonistes, Paul Dupont-Hébert gère le budget et le père Lindsay « dépense des idées », se plaisent-ils à dire en boutade.Plus sérieusement, le directeur artistique s’empresse de préciser qu’il ne néglige pas l’aspect ma- tériel, loin de là : « Je suis très conscient qu’une organisation de cette importance et qui prendra de plus en plus d’ampleur ne pourrait pas fonctionner avec de gros déficits.» Il ne songe pas moins à nous surprendre en faisant venir des artistes de renom dont il savoure déjà l’effet qu’ils auront sur le public.Pour l’instant, il se contente de faire le sphynx et le sourire confiant qui flotte constamment sur ses lèvres encourage le personnel du festival constitué d’une quinzaine de personnes et l’été d’une centaine d’occasionnels.Tous seront de la fête dimanche avec les ouvriers de l’amphithéâtre.Et lundi à leur poste pour accueillir les invités.Carol Bergeron APRÈS avoir publié au moins 35 CD dans sa collection « Glenn Gould », CBS semble reprendre son souffle avant de poursuivre cette énorme entreprise de réédition.En attendant le marché gouldien ne reste pas inactif puisque l’on voit apparaître de plus en plus nombreux d’autres témoignages musicaux qui, à l’origine, n’étaient pas destinés à une diffusion discographique.Ces documents sont qualifiés de « pirates » parce qu’à l’origine ils n’ont pas été soumis à une entente en bonne et due forme entre l’interprète et l’éditeur.Cependant, il faut savoir que les lois qui régissent les droits de reproduction ne sont pas les mêmes dans tous les pays ce qui ouvre la porte à un commerce que d’aucuns jugent immoral.Dans le cas qui nous occupe il faut admettre que ces « pirates » — on peut déjà s’en procurer une bonne quinzaine — jettent un éclairage tout à fait indispensable sur le talent exceptionnel de Gould.Se nourrissant essentiellement de concerts, d’émissions radiophoniques et télévisuelles, les disques pirates nous ouvrent une perspective essentielle sur une appréciation plus globale de l’oeuvre de ce génial interprète.Pour se procurer ces perles rares, il suffit de cultiver ses talents de chasseur de trésors.La diffusion de ces produits n’étant généralement pas très efficace, il faut donc avoir l’oeil aux aguets.La qualité technique des enregistrements ne se compare généralement pas avec celle des productions commerciales régulières.Bien sûr le passage au numérique permet-il un certain nettoyage mais on a souvent le sentiment qu’il aurait fallu faire davantage, restaurer avec encore plus de soin.L’oeil aux aguets, disais-je, mais il est également utile de se munir de quelques outils qui faciliteront la recherche.Ainsi, par exemple, dans la récente biographie de Gould, A Life and Variations, parue chez Random House, les 105 pages d’index nous fournissent une liste assez complète (les dates, les lieux et les programmes) des concerts publics que Gould donna jusqu’en avril 1964, une discographie forcément incomplète ainsi qu’une liste de ses nombreux passages à la radio et à la télévision.Même si ces listes ne sont pas exhaustives, elles n’en apportent pas moins un tas de petits détails qui rendent plus facile l’identification des documents (point faible des « pirates ») et dont les mélomanes sont friands.Chez BIS (CD-323/324) on a pubüé les concerts que Gould donna à Stockholm en 1958.Chez Melodram (MEL.18002 et 18007) on est allé puiser dans la radiodiffusion d’un concert du New York Philharmonie dont on a gardé le Concerto op.15 de Brahms sous la direction de Leonard Bernstein, et dans le contenu d’un concert de musique de chambre (probablement le 10 août 1962) du festival de Stratford (MEL.18007).Le Chant du Monde (LDC.278799 et 278916) nous offre quelques moments 18/19 juillet 19h30 Charles Dutoit, chef Angela Cheng, MOZART La Clemenza di Tito, ouverture MOZART Concerto pour piano no 19, K 459 CHOSTAKOVITCH Symphonie no 5 Commanditaire du festival POWER CORPORATION DU CANADA Un portrait du pianiste Glenn Gould réalisé en 1968.exceptionnels du passage de Gould à Moscou et à Leningrad, en 1958.Fanfare (DFCD.9032) a sans doute trouve les plus anciens enregistrements, 1947, précise-t-on.Le pianiste avait alors 14 ou 15 ans.Frenquenz (CMG.l), Price-Less (D.15119) et Nuova Era (013.6306) se partagent les deux concerts de 1958 et 1959 donnés à Salzbourg, la ville natale de Mozart.Il y joua bien entendu une de ses oeuvres la Sonate K.330 mais aussi les fameuses Variations Goldberg.Bien que Gould ait joué au moins 26 fois cette partition de Bach en concert, il s’agit, jusqu’à ce jour, du seul enregistrement public que nous puissions réentendre.Avec Karajan if interpréta le Concerto en ré mineur de Bach, à Lucerne en 1959 et à Berlin l’année précédente.En 1957, c’est le Troisième de Beethoven qu’ils firent ensemble et ce moment a fort heureusement laissé des traces enregistrées : chez Nuova Era (013.6323).Chez le même éditeur (2206), il faut impérativement se procurer l’extraordinaire rencontre Menuhin-Gould.Cette rencontre de titans se fit devant les caméras de Radio-Canada à Toronto en 1966.Sur un autre CD Nuova Era (2273), on écoutera avec le plus grand plaisir une superbe version de la Sonate no.7 de Prokofiev.Et le dernier sortie de cette même collection (2310), reprend, encore une fois à la télévision canadienne, notamment le redoutable Burlesque pour piano et orchestre de Richard Strauss et une étonnante et magistrale transcription gouldienne de la Valse de Ravel.Music and Arts Programs of America a tout simplement copié une gravure du Quintette op.34 de Brahms, et cela à l'insu du Service International de Radio-Canada qui ne pouvait d’ailleurs pas la commercialiser.Gould est ici accompagné du Quatuor à cordes de Montréal (CD-285, en 1957).Un second disque (CD-284) est consacré à Beethoven : les 32 Variations en do mineur et les concertos no.2 (en 1951, sous la direction d’Ernest MacMillan) et no.3 (en 1955, sous la direction de Heinz Unger).Un troisième (CD-272) rassemble des oeuvres de Bach provenant, tout comme pour le précédent CD, d’émissions radiophoniques de 1956 et 1967 chronique Bien à vous; AD Cinéma de l’avenir E FILM du cinéaste français Pierre Etaix, J’écris dans l’espace, était lancé en grande pompe lundi soir dernier dans sept villes à traver le monde dotées de la technologie Imax/Omnimax.Montréal était de ce nombre.Cocktail, dignitaires, discours et fla-fla tout y était.Le lendemain, le film était retiré de l’affiche et on remettait à l’écran Speed/Vertige, film proprement vertigineux, à vous retourner l’estomac, sur la conquête de la vitesse pas l’homme.Les horaires des journaux ont mis quelques jours à s’ajuster.Croyant aller voir le film de Pierre Etaix sur l’invention du télégraphe par les frères Chappe, en 1794, en pleine Révolution française (évidemment ! ), je me suis retrouvée avec le tournis et le mal de coeur à descendre de folles montagnes russes, prendre des virages à 300 km/h et faire des cabrioles savantes en avion à réaction, à voir le film Speed.Fort intéressant par ailleurs.Interrogeant un jeune préposé à l’accueil à la sortie, je me fais expliquer que le film d’Etaix était tellement « platte » qu’il aurait fait fuir la clientèle si on l’avait gardé à l’affiche alors que Speed est très apprécié.Quel beau sujet de chronique, me disais-je, d’autant plus que Lavalin a investi $ 150,000 dans J’écris dans l’espace.Tout ça pour une seule soirée de représentations ! Personne n’a crié ça sur les toits.On annule le spectacle en douce en annonçant d’autre part qu’Expotec est l’événement le plus couru de l’été avec ses 80,000 visiteurs en un mois, bien plus que Cités-Cinés, qu’Images du futur, etc.Ma petite enquête m’apprend que J’écris dans l’espace reprendra l’affiche à l’automne pour les « groupes scolaires ».Plus scientifique, plus intellectuel, m’expli-que-t-on, le film devrait plaire à la clientèle des écoles — on ne veut pas ennuyer les touristes, les familles, les vacanciers en balade au Vieux-Port cet été avec un film « didactique ».Mais on annonce du même souffle pour l’automne, des films « sensationnels » sur le Grand Canyon américain et sur les fonds sous-marins qui, reconnaissons-le, en technologie Imax devraient être de vrais chefs-d’oeuvre.Du film de Pierre Etaix, on ne parle guère.Les responsables du cinéma Imax d’Expotec — la firme Lavalin qui en assure la programmation et Clément Richard, pour ne pas le nommer — n’ont pu visionner la copie de J’écris dans l’espace que le matin même de la « première mondiale », lundi dernier.L’auraient-ils vu avant que ce n’aurait rien changé vraisemblablement au cocktail et au lancement du film.Avant sa sortie, on vantait les mérites du film d’Etaix, premier film de fiction à être réalisé en Imax, en Omnimax en fait (technologie que nous n'avons pas ici qui permet grâce à une lentille fish eye et un écran en forme de dôme hémisphérique de projeter une image balayant un champ de vision de 180° ).Les salles Imax comme celle d’Expotec projettent l’image sur un écran géant mais plat.La Géode à Paris où était lancé le film de Pierre Etaix en présence du président Mitterand lundi dernier est la plus grande salle Omnimax du monde, avec un écran de 1000 m carrés.Le dossier de presse que j’ai reçu sur J’écris dans l’espace racontait par le menu les péripéties du tournage de ce film dont la technologie révolutionnaire reste encore à maîtriser : la caméra pèse 45 kg et fait un bruit d’enfer; la pellicule de 65 mm passe horizontalement dans la caméra (une heure de film fait 6 km de pellicule !); l’objectif de la caméra couvre un angle de 145° et capte absolument tout ce qui « traîne » dans le décor; le labo est à Madrid, les effets spéciaux à Los Angeles, etc.Pierre Etaix et son directeur de la photographie Henri Alekan sont sortis quelque peu échevelés de cette aventure Omnimax qui a coûté 35 millions de francs ($ 7 millions) mais se disent prêts à recommencer tant la technologie leur semble emballante : « Les producteurs reculent encore devant l’Omnimax parce que ce type de film coûte très cher, confiait Etaix à un journaliste français.Mais s’il veut sortir de sa crise, le cinéma doit oublier ses problèmes économiques et cesser de faire des téléfilms.J’écris dans l’espace ne passera jamais à la télévision.C’est déjà un progrès.» Voilà une phrase que nos cinéastes auraient aimé entendre lors du récent colloque « Le documentaire se fête » organisé par l’ONF, alors que tout le monde se lamentait sur la perdition du cinéma, assujetti aux diktats des programmateurs du petit écran.Il leur faudra retrouver l’audace des défricheurs ! Voir un film Imax, c’est sentir en effet les frontières de l’image reculer d’un cran ou même deux.L’effet Omnimax doit être encore plus troublant.On dit que c’est le cinéma de l’avenir.L’avenir en tout cas pour le film d’Etaix à Montréal.c’est l’automne ! Entretemps, ne planifiez pas une sortie exclusive à Imax; pro-fitez-en pour visiter Expotec avec le même billet parce que vous allez trouver la demi-heure chérotte.Speed/Vertige dure 30 minutes et coûte $8.75.— Angèle Dagenais Expotec 89: Zoom sur les sens! Pour les branchés de la communication.Du 8 juin au 1" octobre Renseignements: 496-IMAX Réservations de groupe: 397-6833 Le Jardin du désir: une halte-garderie pour les enfants de 2 à 7 ans Tous les jours de 10 h à 22 h • au Vieux-Port de Montréal Une présentation du Vieux-Port de Montréal et de lavalin Communications a~LM Bell a SA n CKA£J3 CFCTôOO P&SW5 LE CINEMA PLUS VRAI QUE VRAI À l’affiche: VERTIGE 0 C-4 ¦ Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 T le cahier du i • hZàameai À ne pas prendre au pied de la lettre When Harry Met Sally.Un film de Bob Reiner, avec Billy Crystal, Meg Ryan, Carrie Fisher, Bruno Kirby, Steven Ford, Lisa Jane Persky.Scénario: Nora Ephron Images: Harry Sonnenfeld.Musique et arrangements: Marc Shaiman et Harry Connick jr.États-Unis, 1989, 95 min.Faubourg Sainte-Catherine.Francine Laurendeau HARRY (Billy Crystal) et Sally ( Meg Ryan) font un bout de route ensemble, littéralement.Ils se plairaient plutôt si Harry n’émettait pas son grand principe : une franche amitié (entendez par là: libre de désir sexuel) ne saurait exister entre un homme et une femme normalement constitués.Difficile après une telle déclaration d’aller prendre innocemment un pot ensemble.Même jeu lorsque le hasard les remettra en présence cinq ans plus tard.C’est seulement une dizaine d’années après leur première rencontre que Sally et Harry, lequel se remet péniblement d’un douloureux divorce, vont nouer les liens d'une tendre amitié, de plus en plus tendre.Depuis la première séquence, nous, du public, savons fort bien que l’inéluctable destin de Harry et de Sally est de se retrouver dans le même lit, pour le meilleur et pour le pire.Mais que ça prend du temps et qu’ils font des manières ! Même quand Sally pleure et s’abandonne enfin sur l’épaule de Harry, même quand arrive la fameuse nuit, nous ne serons pas au bout de nos peines.Car l’acte fatidique n’est pas sitôt consommé que Harry est pris de scrupules.« Nous n’aurions pas dû », soupire-t-il avant de s’enfuir.Bon, tout est à recommencer et le malheureux spectateur de regarder sa montre.C’est qu’il faudra encore bien des coups de fil et des coups de gueule pour que nos tourtereaux se résolvent à convoler.Oui mais c’est gentil, ça se passe à New York, ce sera un joü film pour l’été, disent les uns.Moi, je suis des autres.L’argument de When Harry Met Sally est d’une minceur quasi pathétique que seules pourraient pallier une mise en scène inventive et une interprétation fine.Si Billy Crystal troisième manière (l’homme qui souffre) tire assez bien son épingle du jeu, Meg Ryan cabotine sans nuances et rate ses grandes scènes (sa poussée orgasmique au délicates-sen et sa crise de larmes dans les bras de Harry).Ne perdez pas votre temps, allez plutôt voir Vent de Galerne.PHOTO CATLE ROCK ENTERTAINMENT Bruno Kirby (Jess), Meg Ryan (Sally) et Billy Crystal (Harry).toutin'- Ve\e^'Vioh p„ de13 ;o'Vd Le jeudi 27 juillet à 19h30 au cinéma Le Parisien Pour participer: -Remplir le coupon publié J Retournez ce coupon à: dans Le Devoir du 12au 15 I «Concours Mon Cher Sujet» juillet inclusivement et le ¦ CIEL MF, 89 rue St-Charles ouest, Longueuil (Québec) J4H 1E1 retourner.I Nom: - Le tirage aura lieu le 18 juillet à midi à CIEL MF -Les 150 gagnants recevront par la poste un laissez-passer double.- La valeur totale des prix est de 2 100$.- Le texte des réglements relatifs à ce concours est .disponible chez les Films du I Téléphone Crépuscule.55 ouest, rue | Mont-Royal, Bureau 302, Montréal, Québec H2T2S5 | Adresse:______ I Ville: _______ I |Code Postal:.App.:- ¦ résidence -bureau \ )______________ ¦ GRAPHISME VOVAN , les films du crépuscule international LE DEVOIR GQZÜQ30 FAMOUS PLAYERS invitent 300 personnes à l'avant-première de de Anne-Marie Miéville 4 fl F m I PHOTO KEITH HAMSHERE Timothy Dalton — ici aux côtés de Carey Lowell (Pam Bouvier) — le nouveau James Bond de John Glen.À voir Chéri, j’ai réduit les enfants Certains jours de grogne, quel parent n’a pas rêvé de réduire ses petits à leur plus simple expression ?Aux cinémas Oméga, Parisien, du Plateau, Laval et Versailles.En version originale anglaise aux cinémas Dorval et Palace.Un Bond dans la pure tradition Licence To Kill.Un film réalisé par John Glen d'après un scénario de Michael G.Wilson et Richard Maibaum.Avec Timothy Dalton, Carey Lowell, Robert Davi, Talisa Soto, Anthony Zerbe, Frank McRae, Desmond Llewelyn, Robert Brown, Caroline Bliss.Photo : Alec Mills.Musique : Michael Kamen.Direction artistique : Michael Lamont.Montage : John Grover.(États-Unis/Grande-Bretagne, 1989).Loews, Place du Parc, Cinéma V et Fairview.France Lafuste JAMES BOND, l’as de l’Intelligence Service, frappe encore et pour la 16e fois en 27 ans.Sa cible ?Le redoutable et richissime trafiquant de drogue latino-américain, Franz Sanchez, dont les activités illicites ont, pour paravent, une banque et un casino à Isthmus City au Mexique.Mais cette fois-ci, le célèbre agent secret n’a pas carte blanche.« M », chef des services secrets de sa Majesté, lui a retiré son permis de tuer car l’affaire n’est pas du ressort des services secrets britanniques.Mais Bond va passer outre à l’interdiction le jour où son ami, un ancien de la CIA affecté à la lutte anti-drogue en Floride, est victime de la vengeance de Sanchez qu’il vient de faire arrêter.L’agent 007 fera de sa mission non commandée une vendetta personnelle.On a compris.Bond nous entraîne une fois de plus dans ses vertigineuses aventures, dans un laboratoire marin où on élève des requins affamés, dans l’hélicoptère de l’Aéros-patiale en Floride, dans l’hôtel pa- PHOTO GEORGE WHITEAR Deux « dix roues » dans une scène explosive du dernier James Bond : Licence To Kill.W*.CINÉMA PLUS PRÉSENTE DUSTIN MORT D'UN HOFFMAN 11/ DUN® TOHN w COMMIS lin film de ZVOLKER SCHLÔNDORFF JOHN «' MALKOVICH COMPLEXE DESJARDINS BASILAIRE 1 288-3141 VOYAGEUR [juj] D’ARTHUR MILLER "ELEGANT, EXQUIS ET AVEC UNE POINTE DE MALICE ! lace de Sanchez au Mexique, dans les salles de jeu et dans un centre de méditation qui cache dans ses sous-sols un laboratoire de transformation d’essence et de cocaïne.Bref, le nouveau James Bond est plus acrobatique que jamais et tous les ingrédients sont réunis pour faire frissonner les amateurs.Les méchants y sont coriaces et les « Bond Girls », une ancienne pilote de l’armée et espionne du KGB et la petite amie du trafiquant balafré, prêtes à aider le séducteur.Quant à Timothy Dalton qui a inauguré la nouvelle ère 007 dans The Living Daylights, il a le regard félin, le punch et la virilité élégante.Son Walther PPK, fidèle compagnon de route depuis que l’écrivain Ian Fleming l’a fait naître en 53, est impitoyable quand on lui barre la route.Le réalisateur John Glen, qui en est à son cinquième James Bond ( For Your Eyes Only, Octopussy, A View To a Kill et de The Living Daylights), ne fait certes pas oeuvre originale mais il n’est pas non plus un tâcheron du film d’espionnage.Il sait installer son action et faire d’une première scène un coup d’éclat.Délaissant la cérémonie de mariage de son fidèle ami, fraîchement arrivé de Londres pour lui servir de témoin, Bond se lance dans une très acrobatique course-poursuite en hélicoptère et stoppe le vilain Sanchez en prenant son avion comme une souris par la queue.Mais il sait aussi donner du piment à chaque scène et son sens de la surprise donne à la mise en scène son efficacité jusqu’au clou final.Attachez vos ceintures ! Entre temps, on aura blêmi et tremblé pour l’agent 007.Mais, comme toujours, il enverra ad padres ses ennemis parce qu’il est de l’étoffe des héros.L’humour de certains propos ou personnages, celui qui atténue la cruauté de certaines scènes, est aussi au rendez-vous.Ce nouveau James Bond en a sa ration justement dosée.Ainsi, on retrouvera avec grand plaisir « M » (Robert Brown), le patron de Bond toujours aussi bourru et « Q » ( Desmond Llewelyn), venu offrir à James sa panoplie de gadgets, genre tube de dentifrice avec charge de plastique ou appareil photo pour neutraliser l’ennemi.Bref, Licence to Kill est un bon James Bond.La mécanique est bien huilée, la direction d’acteurs sans reproches et le spectacle, une surenchère d’exploits et de trucages tout à fait réussis.Un regret : qu’ils éclipsent la personnalité de Bond qui, en définitive, n’a pas une grande dimension humaine avec ses forces et ses faiblesses.Quant au manichéisme plutôt primaire, il a encore une fois raison de nos réflexions.gggl Scandale Pour revivre « l’affaire Profumo » : une histoire de moeurs entre une courtisane un espion soviétique et un ministre de la Guerre qui ébranla la bonne société londonnienne au début des années 60.Au cinéma du Complexe Desjardins.En version originale anglaise Place du Canada.Les pires films Pour se faire avoir en toute complicité, le cinéma Rialto présente « juste pour rire » un festival des pires films jamais tournés qui sont devenus des classiques du genre.Aujourd’hui, les navets du 7e art présentés sont Plan 9 from Outer Space, à 21 h 30, et The Toxic Avenger Part II, à 11 h 30.Si vous avez survécu à cette soirée éprouvante, lundi soir vous pourrez exercer vos muscles faciaux devant l’innommable Incredibly Strange Creatures who Stopped Living and Became Mixed Up Zombies, à 21 h 30.Et ça continue de cette façon toute la semaine, du plus mauvais au moins bon : Surf Nazis Must Die, The Tinger, Earth vs.The Flying Saucers, Hollywood Chainsaw Hookers, Invasion of Bee Girls, Faster Pussycat, Kill, Kill, etc.(INC MAS ClNmiXOtXON IOHN HURT IOANN! WHAUEY KILMfR IAN Mr Ml UN BRIDGET FONDA SCANDAI INFO-FILKK 866-0111 llhOOà 22h00 PLAYERS EN VERSION FRANÇAISE SCANDALE FILMS ASTRAL V.O.FRANÇAIS! SOUS-TITRÉ! IN ANGLAIS.AU PALACi - nniocxRv rrtntol— I J 12:1S-2:30-4:45-7:10- Le PARISIEN © 480 STE CATHERINE O 888 38S6 9:10 ?DI- VERSION ORIGINALE ANGLAISE PLACE DU CANADA VIA CHATEAU CHAMPIAIN 861 «95 EN VERSION FRANÇAISE 00 n COMPLEXE DESJARDINS "DEUX FOIS BRAVO! L'UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNEE !" (.twSisM, SISKEl \ EBE RI "PASSIONNANT ! UN MÉLANGE UNIQUE DE SEXE ET POLITIQUE BriKf VVilli.ints, PlAYBOY "ABSOLUMENT ENVOÛTANT ! VOUS ÊTES LITTERALEMENT EMPORTES PAR L'EROTISME ET LA SENSUALITE DE SCANDAL" Ri t Rml, AI IME MOVIES malofum distribution /Va G EJ1 VISA GEMIRAI Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 ¦ C-5 • le plaisir des ivres Bonnes soeurs et méchants pères ENTRE LES RÊVES ET L’HISTOIRE Guy Rocher Montréal, VLB éditeur 1989, 232 pages LA FEMME DE L’ORGANISATION Claudine Baudoux et Claire-V.de la Durantaye Sillery, Presses de l’Université du Québec 1988, 88 pages GILBERT TARRAB CES ENTRETIENS que Guy Rocher confia il y a cinq ans à Georges Kahl (aujourd’hui émigré en Thaïlande) devaient paraître à l’origine dans la collection Traces et paroles chez Nouvelle Optique.Généralement fort discret sur sa vie, Rocher se raconte volontiers à Khal, qui sut habilement le mettre en confiance et lui soutirer des détails savoureux sur son cheminement intellectuel et personnel.On apprend comment cet homme, qui perdit son père très jeune et qui mit du temps avant d’évacuer la culpabilité qu’il ressentait confusément de lui en vouloir pour l’avoir ainsi abandonné, en arriva petit à petit à s’intéresser à la sociologie, alors qu’il se destinait au droit, et à pondre cette classique Introduction à la sociologie générale (traduite en je ne sais plus combien de langues étrangères).Il contribua à mieux faire connaître dans la francophonie mondiale le célèbre Talcott Parsons, le « fonctionnaliste », disent avec un mépris à peine voilé certains de ses collègues québécois et parisiens, qui écrivait de manière fort précieuse, difficile à suivre, meme pour des anglophones.Guy Rocher s’attela à l’immense tâche de le vulgariser dans un style simple et accessible.Ce qui ne fut pas une mince affaire ! Le lecteur apprendra aussi comment le jeune Guy Rocher, éduqué chez les bonnes Soeurs (d’où il garda un très mauvais souvenir) et pétri d’une idéologie franquiste, papiste, pétainiste et catholico-nationaliste (ce sont là ses propres termes) propre à l’Action française de l’époque, sut sortir de ce giron étouffant à travers la centrale de la Jeunesse étudiante catholique (JÉC) locale où il milita de nombreuses années d’abord, et de la JÉC canadienne ensuite, qu’il présida de 1946 à 1948.Mais ce fut surtout ses voyages à l’étranger, à Harvard d’abord où il obtint son doctorat, à Berkeley ensuite ainsi qu’en France, qui forgèrent cet homme dont l’intégrité morale et intellectuelle n’est plus à prouver, dont l’intelligence et l’humanité, dont l’acuité de la pensée sont reconnues sur les plans national et international.Guy Rocher vient d’obtenir le prix Marcel- Vincent 89 en sciences sociales de l’ACFAS.LE DEUXIÈME LIVRE dont j’aimerais traiter ici concerne La Femme de l’organisation (comme le sociologue Whyte parlait de «l’homme de l’organisation»).Les auteurs, Claudine Baudoux et Claire-V.de la Durantaye, sont respectivement professeurs au département d’administration et politique scolaires à l'Université Laval et au département d’administration et d’économique à l’Université du Québec à Trois-Rivières.Elles constatent l’absence (relative) des femmes à des hauts postes ÉDITER, C 'EST DÉCOUVRIR! Pour souligner le 10e anniversaire des éditions ACTES SUD, la quasi-totalité du fonds littéraire de la maison animée par Hubert Nyssen est présentée à la librairie HERMÈS 1120, av.Laurier ouest Outremont, Montréal H2V 2L4 (514) 274-3669 , ¦V./ PHOTOPC Guy Rocher de gestion.Et, quand elles y accèdent, c’est qu’elles se sont soit « masculinisées », soit « androgynisées » Une autre stratégie utilisée (celle qui est prônée par le mouvement féministe radical) consiste tout bonnement à refuser toute position de pouvoir, puisque tout pouvoir est oppressif par essence.Ce à quoi Collette Guillaumin répond, dans Question de différence : « Que signifie en réalité de refuser un pouvoir qui ne nous est pas offert ?» Pour les auteurs, en fait, « la discrimination, dont les femmes sont l’objet tant à l’embauche qu’en cours de cheminement de carrière, est fondamentalement générée par la culture patriarcale de l’organisation.Selon plusieurs, l’organisation bureaucratique favorise des pratiques de hiérarchie et de contrôle sans cesse plus poussées, accumulant les règlements et lignes de conduite, recourant à la mathématisation, et rejetant la prise en compte du sens des comportements.De plus, elle renvoie les femmes à une supposée essence, tout en les considérant comme une menace à l’ordre des organisations » (p.11).Mais tout cela est à her également à la nature même des rapports sociaux dans la société globale.La véritable question, fort intéressante, est donc la suivante : « Ce que les femmes, aujourd’hui, appelleraient intégration et nouveaux rôles sociaux, ne serait-ce pas une double méprise ?Méprise sur elles-mêmes et méprise sur les finaütés des organisations ?» Un petit livre à lire et à méditer.Surtout par celles et ceux qui s’intéressent a la gestion au féminin.La beauté et la superbe cruauté de la vie LES CONTREBANDIERS Paul Zumthor Montréal, l’Hexagone 1989, 275 pages Jean-Roch f ] BOI^IN » Wk aSt* » a québécc ses NÉ EN 1915 à Paris, élevé à Genève, Paul Zumthor a longtemps enseigné aux Pays-Bas avant de s’établir au Québec en 1971.Il enseigne à l’Université de Montréal et sa réputation comme médiéviste est internationale.Essais, poésie, théâtre, romans, il a derrière lui une oeuvre considérable dont je ne connaissais que La fête des fous, (l’Hexagone, 1987), un roman remarquable qui nous plongeait dans l’univers de ces hommes de grands et petits destins qui suivirent Christophe Colomb à la découverte de l’Amérique.C’est un important recueil de nouvelles qu’il nous présente cette fois, sous le titre de Les contrebandiers, où l’on découvre de façon encore plus éloquente la richesse de sa langue et les qualités d’un style capable de se couler dans des univers différents et contrastés.L’éminent universitaire a beaucoup voyagé à travers le monde et c’est la variété des mondes qu’il agite dans ses fictions qui impressionne d’abord.Pourtant, le livre refermé, on se rend compte que tous ces récits, apparemment si différents, se rencontrent à un niveau plus profond et que tous fouillent un thème constant que j’essaierai maladroitement de cerner comme ceci : c’est à la frontière de ce qui nous sépare qu’on cherche ce qui nous lie.En effet, rien de gratuit fantaisiste dans le regroupement des nouvelles sous cinq thèmes et le titre du livre.Silences, Les Autres, Ruptures, Hommes et bêtes, L’impossible : ce sont les titres intercalaires qui regroupent les nouvelles.On peut comprendre que les « frontières » à traverser sont de tous ordres et de tout temps.Celle du silence.Dans La voisine, un couple : « Un temps si long avait mûri cet amour qu’enfin ils pouvaient se regarder l’un l’autre sans que bronche le coeur, comme si jamais ils ne s’étaient connus ».Dans leur quotidien s’immiscent les allées et venues de la voisine que vient tous les jours chercher le même taxi.Une vie étrangère s’est güssée dans leur univers intime qui appartient à un autre monde.Ça se passe à Montréal.Paul Zumthor Dans Faits divers, nous sommes au Brésil et, sous forme de chronique, nous découvrons la vie quotidienne d’un petit village primitif où un aborigène s’est égaré.La communication doit se réduire à un apprivoisement.Viendra l’anthropologue de la ville pour prendre charge de celui qui, dans son propre pays, est comme un extra-terrestre, alors que c’est le contraire.À l’intellectuel alors de découvrir l’infranchissable silence.« Les uns les autres nous sommes également humains, pour naître d’une femme, vivre, aimer, mourir.(.) Combien de temps chacun de ces termes fera-t-il sens, à l’heure où nous sommes si ambigus déjà, de la conception in vitro à l’euthanasie et, dans l’espace qui sépare l’une et l’autre, réduits à la seule fonction de consommateurs ?» Frontière des autres.Dans Le nazi, un pêcheur français, homme de vie fruste — mais ce sont à ceux-là que l’auteur sait donner de l’âme — est fait prisonnier en Allemagne et prêté à une fermière.« Il s’habituait.Un vague bien-être lui montait par le corps.Il ne tenait à rien, ne croyait à rien, n’eût pas juré PHOTO JACQUES GRENIER que tout cela était vrai.» Quand sera terminée « la drôle de guerre », forcé de rentrer au pays, il n'aura que des bons souvenirs, bagage illicite pour lequel on l’ostracisera en le traitant de « nazi ».Sous le thème des ruptures, on retrouve les images de l'enfance que l’adulte traîne presque clandestinement dans ce qui se donne comme le réel Au centre de toutes ces fictions, toujours c’est de la vie apparemment simple de petites gens, sou-vent des campagnards, dont se dresse le théâtre et Zumthor brosse des tableaux de nature dans une langue riche, sensuelle et vibrante.S’y marient violence et douceur, et s’y révèlent la beauté et sa cruelle indifférence.Alors, ce sont les accents d’une poésie irrésistiblement puissante que l’on entend.Dans Hommes et bêtes, une nouvelle intitulée Le chamois m’appa raît comme l’illustration la plus saisissante à la fois de l’art de l’auteur et de ces territoires interdits où la vie vous pousse.Les hommes du village ont sauvé un chamois de la noyade et l’événement restera mémorable dans leur histoire.L’auteur nous fait vivre la peur que la bête a de l’homme, aussi grande que sa peur instinctive de la mort.On n’en est qu’à la moitié de la nouvelle quand on reconduit la bête dans son habitat.C’est alors que se déploie le talent de l'écrivain pour nous faire pénétrer l’univers de la bête que sa harde va rejeter parce qu’elle porte l’odeur de l’homme.Les lignes qui décrivent la mort de la bete sont parmi les plus belles que l’on puisse trouver.On voudrait les apprendre pour se les réciter encore et encore.C’est une oeuvre d’une singuüère éloquence et d’une généreuse sensibilité qui force les frontières de l'indicible.ACTES SUD HOMMAGE Un auteur Une oeuvre ROMANS / NOUVELLES La Traversée 11,95$ Les Fruits arrachés 14,95s Le Rivage 13,60$ Le Sable de l'île 13,50$ La Fiancée promise 14,20$ La Reprise 16,95$ La Fortune du passager (aut.89) LSLS ECRIVAINS DES AMÉRIQUES I Les États-Unis II Le Canada anglais III L'Amérique latine 14,50$ 14,50$ 14,50$ ESSAIS Le Réel et le théâtral 16,30$ La Mémoire et la promesse 15,25$ Le Désir et le pouvoir 15,50$ Le Repos et l'oubli Le Père 17,50$ (printemps 90) EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE éditions hurtubise hmh Itée 7360 boulevard Newman, Ville LaSalle, H8N 1X2, TéL: (514) 364-0323 COMMENT SAUVER LES DUNES LITTORALES?par Roland Paskoff UN ALCHIMISTE INATTENDU: NEWTON par Pierre Thuillier LES LIPOSOMES par Danilo D.Lasic LES DERNIERS ÉLÉMENTS DU TABLEAU DEMENDELEIEV par Marc Lefort DOSSIER: LE DROIT ET LE VIVANT par Bernard Edelman EK.un supplément gratuit : LES RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES Le* derniers noyau* atomique*' Le* rç Newton et J'atcWmie • Le* dune* OFFRE SPÉCIALE D’ABONNEMENT UN AN: 39,00$ Je souscris un abonnement d’un an (11 nos), à LA RECHERCHE, au prix de 39,00 $.Veuillez payer par chèque établi à l’ordre de Diffusion Dimédia Inc.| Nom.Adresse.Ville.Code Postal.À retourner accompagné de votre règlement à: Diffusion Dimédia, 539, Boul.Lebeau, Saint-Laurent H4N 1S2."Un délai, de 8 à 12 semaines, interviendra entre la date de la demande d’abonnement et la réception du premier numéro.L’abonné(e) le sera pour un an, à compter du premier numéro reçu.” | C-6 ¦ Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 • le plaisir des ivres Qui connaît Paul Arène?CONTES ET NOUVELLES DE PROVENCE Paul Arène Le Pré aux Clercs 1989 ALBERT BRIE « PAUL ARÈNE ?.Paul Arène ?» À force de vous gratter les méninges, ce nom finira par vous dire quelque chose si vous êtes ou fûtes un grand liseur, et si vous avez atteint un âge aussi grand.Il n’y a pas que le nom, il y a avant tout l’oeuvre.Qui d’entre vous en a le souvenir, aujourd'hui où on ne lit que les nouveautés, les best-sellers dont on ne parlera plus dans six mois ?J’avoue ne pas avoir lu deux lignes de cet auteur provençal, né à Sisteron.petite ville des Alpes-de-Haute-Provence, avant que Contes et nouvelles de Provence ne me tombe sous la main.Né en 1843, il meurt en 1896.Sa renommée perdure en Provence, mais n'en déborde pas les limites.Paul Arène est un immortel du cru, ignoré des cinq sixièmes des Hexagonaux.Après avoir lu quatre ou cinq de ces Contes et nouvelles de Provence, je m’en suis voulu de m’être laissé imposer la lecture de René Bazin et autres Henry Bordeaux, quand j’arrivai à l’âge où je pris goût à la littérature par guides interposés et imposés, bonnes Soeurs et instituteurs incultes.On aura rendu justice à ces deux B, marguilliersdes lettres, en ajoutant qu’ils étaient catholiques au sens où ce mot s’oppose à universels.Je ne connais pas d’auteurs français qui aient plus contribué à associer à l’idée de roman provincial celle d’ennui.Paul Arène est classé écrivain mineur parce qu’il est de l’école régiohaliste; énorme école, si je m’en remets à la liste qu’en fait l’Encyclopédie Quillet.Cette école aurait été fréquentée — elle l’est toujours — par Georges Sand, Daudet, de Maupassant, Barrés, Queffélec, Pagnol, Giono, Mauriac, etc.Pour parodier Villon, il ne serait bon bec que de parisianisme.Dans cette trentaine de contes et nouvelles — il en a écrit plus de 1,200 — on y trouve des morceaux que n’auraient pas désavoués de Maupassant ou Daudet.Le préfacier, Y van Audouard, voue un culte à Paul Arène.Il n’est pas éloigné de croire que les cinq premières Lettres de mon moulin sont le fruit d’une collaboration de Daudet et, comme il dit, « de cet homme singulier, fascinant, légendaire que j’aurais tant voulu connaître ».Cependant, il se défend de relancer la querelle posthume sur les mérites des deux compères meuniers.Audouard ne fait pas mystère de son propos qui est de redonner « de l’elan à la barque souterraine d’Arène, pour qu’eUe arrive enfin aux rivages où il est attendu ».Il lui semble « que son voyage vers l’immortalité soit momentanément en panne ».Elle est longue cette panne qui dure depuis bientôt cent ans ; et c’est beaucoup demander à notre postérité retardataire de remettre en marche cette barque souterraine que sans doute l’ensablement recouvre dans ses abysses.Pour ma part, je souhaiterais que revive de Paul Arène l’un des plus beaux vers qu’il écrivit à la suite d’une détresse inconsolable d’un amour refusé : « À l’angle d’un vieux mur où votre ombre manquait.» Naïm Kattan honoré LE DIRECTEUR du service des lettres au Conseil des arts du Canada, M.Nairn Kattan, a été élevé au grade d’officier de l’Ordre des arts et lettres par l’ambassadeur de France lors d’une cérémonie qui se déroulait à l’Ambassade de France hier à Ottawa.Né dans un communauté juive de Bagdad, Nairn Kattan a étudié à Paris pour ensuite s’installer à Montréal où il vit depuis 30 ans.M.Kattan collabore au DEVOIR depuis plusieurs années.Il publiera à l’automne un nouveau roman intitulé La fortune du passager aux éditions Hurtubise HMH.D ans la grande tradition des romans anglais du début du siècle, L’égarement est le portrait d’une jeune adolescente de quinze ans, Clara, à l’aube de la vie adulte et de son tumulte.Antonia White est considérée en Angleterre comme l’une des très grandes romancières de ce siècle.360 pages, 24,95 $ LES EDITIONS DU ROSERU 7870 Fleuricourt, St-Léonard, Que.H1R 2L3 Partir pour mieux se souvenir LE CIEL DU VOYAGEUR Béatrice Commengé Paris, Gallimard 1989, 199 pages Lisette ÆIORIN A e feu ieton « J E VOY AG E.Tantôt en esprit, tantôt en train.Je veux voir ce que je crois qu’« ils » ont vu.Sans Homère, serions-nous allés à Ponza, sur l’île de Circé ?Et sans Stendhal, aurais-je vu Rome ?» Cette Sabine érudite n’a que 25 ans ! Mais, elle se demande si elle « parviendra à reconstituer pas à pas le réseau des ramifications qui relie les pensées entre elles, toutes époques confondues ».En ajoutant que « sans Montaigne, aurais-je lu Lucrèce, et sans Lucrèce, Épicure ?Je me joue du temps.Je voyage.» Je ne sais rien de l’auteur de ce « précis du voyage ».En revanche, je crois savoir pourquoi Philippe Sol-lers l’a admise dans le cercle plutôt étroit de sa collection L’infini.Elle est de sa famille et pourrait ajouter une interrogation à la sienne ( Carnet de nuit, p.121).« Vous allez où ?vous descendez où ?Combien de temps ?Avec qui ?» Tout commence par un bien court voyage.Vincent, qui est né en 1940, qui n’a pas connu son père, mort en Algérie, quitte Paris pour un tout petit village, près de Perigueux, où son grand-père, Émile, vient de mourir.Non seulement va-t-il y retrouver sa mère Jeanne et sa grand-mère Yolande mais, en trois jours, du vendredi au lundi, il refera le long voyage de sa vie, de son enfance à son âge mûr, l’âge qu’avait son grand-père quand il est né.Or, s’il est parti seul, pour Millac, une femme l’attend à Paris.Qui se souvient elle aussi, tout en préparant un autre voyage en Italie, sur les traces de Galilée.Car, Vincent est écrivain, et sa compagne du moment serait, si l’on veut, sa recherchiste.Le roman de Béatrice Commengé est de composition à la fois très simple et très savante.Quand Sabine « écrit », le texte est composé différemment, avec une marge plus large.Quand, au chapitre suivant, l’auteur raconte Vincent, à la troisième personne, cette fois, on a droit à une citation en exergue, d’Aetius à Montaigne, de Lucrèce à Shakespeare, d’Aristote à Biaise Cendrars, puisque, selon Saint Augustin, cité à la première page du roman, « qu’est-ce donc que le temps ?Si personne ne me le demande, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne sais plus.» Variations, donc, sur l’espace et le temps, mais en même temps, long questionnement sur ce qui fait que l’on s’attache à une femme et pourquoi on la quitte, ou elle nous quitte ?À Millac, dans la maison de sa famille, Vincent retrouve cinq lettres que lui écrivit Angès, morte à 25 ans, qu’il aima mais à laquelle il refusa un enfant.Sous forme de suspense, les lettres sont relues, de loin en loin, pendant qu’à Paris, la maîtresse de l’heure se souvient du Vincent qu’elle aime, depuis qu’elle l’a rencontré dans le Palatino, en route pour Rome avec, évidemment, Stendhal dans ses bagages.Mais il y eut aussi Éléonore, l’Irlandaise, avec laquelle Vincent a parcouru le monde, de Hong Kong à Tarquinia, près des tombeaux étrusques, d’Athènes à Dublin, partie sans explications et que Vincent ne pourra jamais oublier, puisque, c’est Joyce cette fois qui l’a écrit, « toujours il fuit le courant de la vie, et notre trace à la surface est pour nous un trésor sans prix ».Le ciel du voyageur est tout ensemble une méditation sur le temps et sur la fugacité des amours quand on veut s’en inspirer, en nourrir son Un conteur inimitable ANECDOTES SAUGRENUES Marcel Rioux Montréal, l'Hexagone 1989, 118 pages MARCEL FOURNIER DEPUIS quelques années, Marcel Rioux ne cesse de nous étonner : il a, dans un style pamphlétaire, pris « congé de quelques salauds » ; il a aussi publié les pages du journal qu’il a tenu « une saison à la Renardière ».Aujourd’hui, il raconte des historiettes.Tous ceux qui, amis ou étudiants, ont eu le bonheur de l’entendre, savent que Marcel Rioux est un incomparable conteur; il s’est toujours servi d’histoires pour « illustrer certaines hypothèses ou expliquer certains traits culturels».Dans Anecdotes saugrenues, auquel il a d’abord voulu donner le titre de Chutes de terrain, Marcel Rioux réunit, avec un plaisir évident, 25 courts textes : ce sont tantôt des sou- venirs de jeunesse, tantôt des observations « de terrain », tantôt des réflexions personnelles sur la culture et la langue.Le parcours qu’il propose est pittoresque et nous conduit du « père des chiens » à Marcuse en passant par la « pelle de feu » et le grand chef iroquois Logan.En bon ethnologue, Marcel Rioux s’inspire d’événements et d’anecdotes pour nous faire connaître le Québec avec ses curés, ses sages femmes et ses fous.Nous savons maintenant « à quoi rêvent les femmes » et pourquoi les Québécois aiment les attouchements ! Se rangeant du côté de Dostoïevski, Marcel Rioux confie que, n’étant pas poète, il préfère « écrire sur la réalité plutôt que de se livrer à l’invention pure ».Voilà une bonne façon d’entrer dans la littérature : ses historiettes sont d’excellentes petites nouvelles qui, par la finesse de l’observation et l’humour, nous invitent à réfléchir sur nous-mêmes.jQedum vacances .¦y'S/v -Les librairies- Flammarion Scorpion 4380 St-Denis 284-3688 Carrefour Angrignon 365-4432 Centre Laval 688-5422 Galeries d Anjou Galeries de Terrebonne Mail Champlain Place Montréal Trust (Niveau I) 499-9675 351-8763 492-5688 465-2242 if Béatrice Commengé PHOTO ARCHIVES oeuvre d’écrivain.Vincent, de femme en femme, de voyage en voyage avec elles, « en avait conclu qu’on ne pouvait pas faire de roman avec sa vie, tant que celle-ci ne nous était pas de quelque façon étrangère.Ou bien, il fallait opter pour le journal — écrire et vivre dans un même élan.Transcription simultanée.À chaud.Sans mémoire.Surtout sans oubli.Avant de parler d’un pays, d’un visage, d’une ville, il préférait attendre de savoir quelles images, quelles sensations il allait en retenir.Observer le tri que faisait le cerveau était une façon de se reconnaître.» On l’aura constaté, par la longue citation qui précède, Le ciel du voyageur est tout le contraire d’un guide de voyage.L’univers de ce Vincent, d’Éléonore la belle et fantasque photographe, d’Agnès, la fragile petite provinciale qui voulait si fort un enfant, et finalement de Sabine, qui se raconte sans détours et qui accompagne « son » Vincent sur les traces de Galilée jusqu'à Bellosguardo, n’est pas celui des touristes boulimiques qui voyagent.pour voyager.Pas davantage, des habitués des paradis hédonistes que sont les Clubs Méditerranée.On doit recommander le beau roman de Béatrice Commengé aux seuls vacanciers qui se munissent, au départ, de viatiques intelligents.Qui préféreront toujours, même sur la plage, le livre rare au best-seller, le bouquin sérieux au dernier Sulit-zer.Ils liront lentement Le ciel du voyageur, feront durer leur plaisir, persuadés avec l’auteur que « le temps est du mouvement sur l’espace ».Chronique noire LA LONGUE NUIT Emilio Tadini traduit de l’italien par Françoise Liffran Paris, Lieu commun 1989, 323 pages ANDRÉ GIRARD POSONS une hypothèse : de grands pans de notre siècle, avec les personnalités qui les ont forgés et marqués, se perçoivent après coup tel un film de série « B » aux fastes dissonants.L’Italie de la deuxième Guerre mondiale, avec son Duce et ses chemises noires, aurait eu sur cette pellicule un deuxième rôle et beaucoup de figurations.Le titre de cette production, avec son « alphabet des poses, les syllabes des gestes, le vocabulaire des comportements » : La Longue Nuit.Le roman d’Emilio Tadini met en scène un journaliste milanais des années 80.La chronique, c’est-à-dire les pages réservées aux nouvelles locales et à la rubrique des faits divers, est son royaume.« Noire, je précise, la chronique noire.L’obscure, la nocturne — avec ses spectres meurtriers en habits ultrabranchés et ses pauvres crétins, éternels comme des masques de comédie.(.) D’ailleurs, ce que j’aimais, c’était raconter avec ma prose sans prétention trois ou quatre lieux communs, la sempiternelle histoire qui, chaque fois, semblait nouvelle .Ça me donnait un sentiment de sécurité.» Aux abords du lac de Côme, « le lac-souverain-pour-les-nerfs », le narrateur se retrouve, pour son travail, dans une somptueuse villa.Là réside Sibilla, la fidèle et toujours belle compagne d’un officier renommé : le Commandant.Décédé le matin même, il repose sur un catafal- que grandiose.Tenue en éveil par une quantité considérable de café, Sibilla va raconter, tout au long de la nuit, les séquences mémorables de la vie tumultueuse du Commandant.Soixante années de gloire et de catastrophes : l’épopée du guerrier, l’ivresse des conquêtes, les fastes du pouvoir et la malédiction des vaincus.« Raconter était pour elle un peu comme étaler ses objets les plus précieux, moins pour en retirer de l’admiration que pour exhiber fièrement la possession et le pouvoir qu’elle avait d’en disposer.» Pour Emilio Tadini, le fascisme, dans une Italie « retournée comme une chaussette », fut le « jeu de l’automassacre ».Il prend un malin plaisir à ne donner que les dates néfastes du régime mussolinien, les points de chute.Son style rapide, cinglant, très souvent rythmé en sonorités inattendues, est proche de Vinsert cinématographique : gros plan extirpant le moindre détail, toujours en rupture de tons.Son ironie est redoutable, plusieurs pages sont mémorables.Rien n’échappe à ses effets lyriques ; les récits de la guerre, le métier de journalisme, la description des personnages et les habitudes de son pays.Irrésistiblement, Emilio Tadini nous entraîne dans « la nuit lumineuse de l’imagination ».« Elle m’avait accablé de récits, Sibilla.Des récits qui s’emboîtaient .Combien de milliers de mots ?Et ses grimaces, toutes ces mines qu’elle prenait, en parlant .Quel film ! Si on les avait mises bout à bout, en accéléré ! Et puis l’alphabet de ses gestes, avec ses mains qui interrogeaient, délibéraient, déliraient .» Savoureux ! Nouvelle collection UNE NOUVELLE collection de livres de poche vient de voir le jour.Elle a été fondée par les éditions Labor (Bruxelles) et les éditions Actes sud (Arles) et s’intitule Babel.Les directeurs de la collection, Jacques Dubois et Hubert Nyssen, expliquent les grandes lignes de la politique éditoriale : « Aux hommes qui construisaient la tour de Babel afin de se rapprocher du ciel, Dieu, mécontent, in- fligea la diversité des langues.Il donnait du même coup naissance à des littératures multiples et, en quelque manière, préparait la litière des traducteurs.Les éditeurs s’en sont souvenus au moment de dénommer une collection qui rassemble des ouvrages du monde entier.» Les textes sont accompagnés d’une préface d’écrivain et d’un dossier établi par un spécialiste.GUERIN lillératun ¦ Les mots sont des cailloux qu’on se met dans la bouche pour apprendre à parler.Gens de paroles, croyez-vous avoir la bouche assez pleine pour vous passer de Michel Gameau?ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, me Drolet, Montreal (Québec) II2T2G2, Tel.: (514) 842-3481 commandes téléphoniques acceptées Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 ¦ C-7 • te plaisir des ivres A DF ÂJ ij'iJ YVES JUBINVILLE CIEL VARIABLE Numéro 8 La Ville SOUDAINEMENT, on s’éveille à la réalité urbaine dans laquelle nous baignons.Comme s’il fallait observer de plus près ces balcons, gratte-ciel, métros, poubelles, ruelles, itinérants et fumées grisâtres qui tapissent le ciel pour se convaincre qu’ils sont les signes de notre perte.Ces signes, la revue thématique de photographie, Ciel Variable, nous les donne en vrac, en textes et en images.Certains sont empreints de nostalgie (Mistral), d’autres de fascination (Michel Ouellet).Il y en a même un qui pose la question, fort embarrassante : « Les villes existent-elles ?» (J.F.Somain).Mais, tout compte fait, qu’est-ce que la ville sinon ceux qui l’habitent ?Banal, dites-vous ! Sûrement pas dans l’esprit du maire Doré pour qui « ceux-là » sont ceux qui forment son consensus.CINÉBULLES Juin-août 1989 Vol.8, no 4 CINÉBULLES n’a pas échappé à la vague de promotion de l'événement cinématographique de l’année 89.Dans son numéro estival, la revue offre une entrevue avec le réalisateur de Jésus de Montréal, Denys Arcand.Il y est question du Déclin., encore et toujours, de promotion, de cynisme, d’argent, d’Hollywood, du « remake », d’éthique et de publicité.Par cette dernière, Arcand dit d’ailleurs avoir été contaminé autant que les autres (Lauzon, Si-moneau), mais à la différence que lui, à l’époque, n’avait pas le choix et savait pertinemment que c’était.mal.Ailleurs dans ce numéro, des critiques, des mots croisés (à ne pas dénigrer) et un solide dossier sur le cinéma et la peinture présenté par le critique d’art Machaël La Chance.N’IMPORTE QUELLE ROUTE Printemps 1989 Vol.3 no 1 KEROUAC est mort, vive Jack.Le souvenir du célèbre romancier-poète de la génération « beat » anime aujourd’hui encore les âmes solitaires qui ont l’envie du grand saut en avant.Dans ce numéro de printemps, les collabos de N'importe quelle route réaffirment ce désir en racontant, fredonnant, gueulant, polémiquant, philosophant sur leur intarissable passion de l’errance .spatiale et langagière.S’agissant d’errance, Louis Dumont note celle de nos quotidiens montréalais — à part bien sûr le Journal de Montréal — qui font la sourde oreille face à la poésie d’ici.Une vieille rengaine soit, mais qui sert pourtant de préambule à un essai-béton sur les avatars de la Modernité.Et Denis Vanier, de répliquer, sur un autre' sujet : « C’était fini, en grande partie à cause de cette maudite québécitude qui fait que nous n’existerons jamais.» QUÉBEC FRANÇAIS Mai 1989 Numéro 74 DANS SA LIVRAISON d’été, Québec Français — la revue de pédagogie, de culture et de langue québécoise — propose quelques pistes de réflexion sur l’enseignement de la littérature dans nos écoles.En introduction de ce dossier, Monique Lebrun rappelle les faits : « À l’ère du soupçon et la remise en question de la hiérarchie des savoirs, le savoir littéraire, avec ses modèles reposant sur la notion de chef-d’oeuvre, présente une éthique et une esthétique qui ne rendent pas totalement compte (.) de l’ensemble des phénomènes socioculturels.D’où la récupération rappel Désirons acheter livres «encore utiles» Tél.: 845-5698 LA GRANDE LIBRAIRIE A CONNAITRE SHïHflEBElI par l’école des discours utilitaires et rélargissement de la notion de littéraire au para-littéraire.» Peut-être Lysiane Gagnon y trouvera-t-elle réponse à son étonnement d’apprendre que ses chroniques figurent au corpus du programme de français du collegial.CAHIERS DE THÉÂTRE JEU Numéro 50 Le théâtre dans la Cité La revue Jeu fête son 50e numéro de brillante façon en invitant 50 collaborateurs, venus d’un peu partout, à réfléchir sur la place qu’occupe le théâtre dans la cité.Parmi eux, des critiques, des praticiens, des observateurs éloignés qui répondent à une question suggérée par la rédaction.Le numéro est divisé en huit parties comme autant de thématiques, de points de vue pour aborder l’objet théâtral.À souligner : la correspondance Pednault-Pé-trowski où chacune fait le pour et contre du cinéma et du théâtre.Aussi, l’essai autobiographique de Lorraine Camerlain t Et si, un moment, le théâtre n’était que jeu.) où elle dit : « Plus i grandit, plus l’enfant s’éloigne de cette réalité première du jeu pour en reconnaître la fausseté.Adulte, quand il observe un enfant, il joue le jeu, dit-on.Paradoxalement.» VICE VERSA Numéro 26 Fictions Vice versa se laisse désirer.À ses risques et périls.Cette fois, elle revient métamorphosée, preuve que sa préparation n’est pas, du moins pas encore, une question d’habitude.Le format est réduit, plus discret, plus maniable et le contenu plus léger.Il faut dire que l’été imposait pareille réserve et, à Vice versa, on a remisé la lourde artillerie théorique pour s’aventurer dans les fictions contemporaines.En provenance de six pays, en quatre langues différentes, 20 écrivains accouchent sur ces pages de leur morceau de réalité-vérité.À lire absolument, L’Artiste de Noël Audet pour la finesse et l’humour, ainsi que RamsesIId’Edward O.Phillips où l’on peut lire ceci d’étonnant : « They (Italians) speak a different language, granted; but so do French-Ca-nadians.And most French-Ca-nadians think of themselves as more Canadians than God.» Décidément, la transculture ne finira jamais d’étonner.librairie HERMÈS 1120, av.laurier ouest outTemont, montréal tél.: 274-3669 3fe2jouP> Nous autres marranes.Vidal et les siens Edgar Morin Seuil, 1989, 365 pages HEINZ WEINMANN Avec Vidal et les siens, Edgar Morin vient de réaliser un projet en gestation depuis Le vif du sujet, dédié déjà à son père.On se rappelle que cet essai se termine sur le chapitre saisissant « Moi-marrane », première identification d’Edgar Morin avec la généalogie marrane de son père.C’est la mort de ce dernier, en 1984, qui provoqua le « travail » et enfin la naissance de cette biographie par son fils, pour faire vivre Vidal (Vidal, dérivé de l’hébreu, signifie Vie) au-delà de la mort, tel qu’en lui-même.« Star » immortelle.Vidal Nahum brille maintenant dans le firmament de l’univers morinien.Faire vivre son père, mais aussi, du même coup, donner vie, publiquement, à son premier moi familial : Edgar Nahum.Car « Morin » est un pseudonyme, nom de résistant.Edgar Morin, fils de ses oeuvres, se reconnaît enfin fils de son père.Il reconnaît son père, tout en lui étant reconnaissant.Déclaration d’amour filial posthume.En fait, Edgar Morin accomplit dans cet ouvrage ce que son père n’a cessé de faire à la fin de sa vie : rassembler les « siens », les biens et les corps des siens, diasporés aux quatre vents de la Méditerranée.Un souci HENRI LEFEBVRE ET L’AVENTURE DU SIÈCLE Rémi Hess Paris, éditions A.M.Métaillé 1988, 359 pages MARCEL FOURNIER HENRI LEFEBVRE est bien connu des intellectuels québécois; il est venu à Montréal à plusieurs reprises (avril 1967, octobre 1968, mai 1972) dans le cadre de missions officielles et à titre de professeur invité.À la fin des années 1960, les étudiants en sciences sociales lisaient la Sociologie de Marx (Paris, PUF, 1966), ou La Vie quotidienne dans le monde moderne (Paris, Gallimard, 1968).Et ceux qui se sont intéressés à la question urbaine dans les années 1970 n’ont pu ignorer Du rural à l’urbain (Paris, Anthropos, 1970) et La Révolution urbaine (Paris, Gallimard, 1970).On savait Henri Lefebvre marxiste, mais d’un marxisme non-dogmatique, anti-structuraliste, ouvert.Le personnage séduisait : un grand sens pédagogique, un souci du concret et de l’actuel, un esprit critique et une imagination débordante.Plus que biographie d’une personne, U s'agit, à travers elle, de l'histoire, de la sociologie de toute une tribu, d’un peuple, celle des juifs Séfarades, installés originellement en Espagne, expulsés ou obligés à la conversion lors de l’éviction définitive de Maures du sol espagnol, en 1492.Date précisément du départ de cet autre marrane, Christophe Colomb, pour ce qui allait être les Amériques.Les Marranes, ce sont les juifs espagnols qui, bien qu’officiellement convertis au christianisme, conser vent en privé les rites de leur religion.L’inquisition, à l’origine, est née pour démasquer ces juifs simulant le christianisme.Les ancêtres de Vidal sont parmi les 20,000 Séfarades qui auittent l’Espagne pour s’installer a Saloni-que, port de la mer Égée, faisant partie de l’empire ottoman.Naît là une société originale, majoritairement juive, qui garde ses traditions, sa langue espagnole du XVe siècle.Enclave privilégiée, Salonique est une plaque tournante entre l’Orient et l’Occident, l’ancien et le nouveau.Ses habitants, citoyens au sens premier du mol, ignorant longtemps l’État-nation, seront ballottés, dispersés par la guerre des Balkans qui, finalement, mettra le feu aux poudres du cataclysme de la Grande Guerre.L’empire ottoman s’écroule définitivement sous les poussées nationales.Salonique est annexée à la Dans son ouvrage Henri Lefebvre et l’aventure du siècle.Rémi Hess, professeur de sociologie à l’Université de Paris VII, présente « l’itinéraire d’un intellectuel hors pair, jalonné d’expériences parfois difficiles mais toujours réappropriées d’une manière optimiste »; il situe aussi son action intellectuelle et politique « dans l’aventure du siècle en évoquant des grands moments qui en constituèrent les enjeux ».La vie de ce professeur de philosophie qui fut un moment chauffeur de taxi et qui est devenu sociologue, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), fut bien remplie, mouvementée : rencontre des surréalistes, guerre et résistance, engagement dans le Parti communiste, enquêtes sur le terrain, publications nombreuses et participation à diverses controverses, etc.Rémi Hess donne peu de détails au sujet de la vie privée de Lefebvre, de ses femmes et de ses enfants; il se préoccupe plutôt de « montrer le mouvement de l’oeuvre de ce philosophe qui s’approprie progressivement la politique, la sociologie, l’histoire pour penser de nouveaux objets, la vie quotidienne, l’urbain, le mondial, Grèce et périclite, coupé de son hinterland vital pour le commerce, réduite en cendres dans le grand incendie de 1917.Finalement, 46,000 de ses 56.000 habitants périront dans l’Holocauste nazi.Vidal et les siens raconte l’épopée époustouflante de cette tribu des Nahum et des Beressi (souche maternelle) qui, tout en se sentant « Salo-niciens », prennent pied en France, Belgique, Italie, Angleterre, Canada (Ottawa pour être précis), qui louvoient entre les États-nations, échappent au service militaire mais qui, immanquablement, se font assimiler par les nations d’accueil.Une culture déracinée s'étiole en folklore, se meurt.Edgar Morin, à la fin, « communie » à la culture de ses ancêtres en mangeant leurs plats préférés : pastelücos, boreks, sfongatticos.Paris, la France ont toujours lui comme un phare à Salonique.Les troupes françaises qui y débarquent en 1915 sont surprises d’entendre que ses habitants parlent français.La France a été pour Vidal « la poésie faite nation ».Pourtant, son premier contact avec la France a été peu poétique : il est embarqué manu militari par un navire de guerre fran çais et emprisonné à Marseille.Vidal sera libéré grâce aux bons offices d’Aristide Briand qui se sent vraiment dépassé par la « salade macédonienne » de ses nationalités.Vidal s’établit à Paris dans le quartier du Sentier, petite Salonique vouée au commerce des textiles.l’actuel choisissant de faire une philosophie concrète, en prise sur la réalité du monde moderne ».Militant commu niste atypique, intellectuel controversé, professeur à Nanterre, Henri Lefebvre sera au coeur du mouvement de mai 68 ; le philosophe marxiste, qui a été exclu du Parti communiste en 1958, se fait « possibilité » et pose la question « Y a-t-il encore du possible (des ouvertures) dans ce monde clos de toutes parts ?».Le grand mérite de la contestation étudiante est d'ouvrir le champ des possibles.Le bilan que M.Hess trace de l’oeuvre de son « maître » est, on peut s’en douter, très positif, même lorsqu’il reconnaît certaines de ses faiblesses et erreurs : Henri Lefebvre apparaît comme un précurseur dont les contributions originales ne sont pas toujours appréciées à leur juste valeur, surtout en France.Une telle démarche apologétique agace parfois, car l’intention est moins d’analyser que de réactualiser la pensée critique et vivante de « celui qui pourrait apparaître aujourd’hui comme le dernier lecteur, au sens fort, de Marx ».À 87 ans, Henri Le- Avec la mort prématurée de la mère, ce père, devenu aussi mère, étouffe son fils de son amour, de ses sollicitudes tracassières.L'occupation allemande va être la libération d’Edgar, libération symbolisée par le changement de nom.Mais Vidal, marrane orientalisév ne comprend pas les véritables enjeux de l’antisémitisme sous l’occupation allemande.11 croit qu'une conversion pour la frime comme en son Espagne ancestrale suffit pour échapper aux sbires nazis.Son appartement décoré des photos du Maréchal et des images de la Vierge ne trompe plus personne ! 11 confond, comme tant de ses coreligionnaires, l’antijudaïsme chrétien avec l’antisémitisme nazi.Pour un peu, il arborait l’étoile jaune ! Heureusement que son fils, le résistant, lui a ouvert les yeux.11 lui a sauvé la vie.Le lecteur ne manque pas d’être ému par l’évocation de ce monde irrévocablement disparu et dont nous autres, habitants des Amériques, sommes aussi issus.« Découverts » par un marrane, Christophe Colomb, qui se (et nous) désoriente en allant vers l’Ouest, nous sommes ses descendants, des néo-marranes, installés sur une nouvelle terre, tout en ayant gardé, sous la défroque du nouveau, le souvenir, la langue, la religion du monde ancien.Nous sommes ainsi reliés à la civilisation méditerranéenne qui est aussi mare nostrum.PHOTO ARCHIVES Henri Lefebvre febvre demeure égal à lui-même : il irrite souvent mais il réussit à nous sensibiliser aux problèmes les plus actuels de notre société.Et il demeure fidèle à une idée, qui est loin d’être partagée : « La connaissance ne se définit pas par sa pureté épistémologique, mais par sa portée critique.» constant de Lisez CROCODILES Un recueil de nouvelles écrites dans «ce style intime et déroutant qui vous accroche le i coeur et vous mène j par le bout du nez».J (Nuit Blanche) / Barrault diffusion Flammarion Voulez-vous des nouvelles de DJIAN?^ GUERIN MICHEL BÊLAER IDÉAL STANDARD I literature Cet été cessez donc de faire comme tout le monde.Au lieu d'apporter à la plage un best-seller épais et léger, profitez d'un roman substantiel, profond et sanitaire qui vous guérira de votre prêt-à-penser.ÉDITEUR • IMPRIMEUR • LIBRAIRE 4501, me Drolet, Montréal (Québec) II2T2G2, Tél.: (514) 842-3481 commandes téléphoniques acceptées C-8 B Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 le cahier du i • amedi CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d’insertion ou corrections doivent être adressées à l’attention de Christiane Vaillant.ASTRE I:(327-5001)-Batman 1 h 15, 4 h, 7 h.9 h 45 ASTRE II: — Ghostbusters 21 h,3h 10,5h 20, 7 h 30, 9 h 40, ven 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 9 h 40— UHF ven.7 h 30 ASTRE III: - Karate Kid 3 1 h 15, 3 h 30, 5 h 45, 8h, 10 h 15 ASTRE IV:- Week-end at Bernle ’s 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h.ven sam dern.sped.11 h.BERRII: (288-2115) — Batman 1 h, 4 h, 7 h.9 h 30 BERRI II: - S O S.fantômes 2 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 BERRI III: Karate Kid 312 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15.9 h 30 BERRI IV: — Les Lavlgueurs déménagent 1 h, 5 h, 9 h— Combat à finir 3h, 7 h BERRI V:— Flerro, l'été des secrets 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 15— Les aventures du Baron Munchausen 9 h 30 BONAVENTURE I: (661-2725) - Field ol Dreams dim 2 h 15, 4 h 30, 7 h 15, 9 h 30, sam et sem.7 h 15, 9 h 30 BONAVENTURE II: - Karate Kld 3 dim.2 h, 4 h 15, 7 h, 9 h 15, sam et sem.7 h, 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - Flerro, l’été des secrets 12 h 30, 2 h 30— Jésus de Montréal 4 h 30, 7 h, 9 h 15 BROSSARD II: S O S.fantômes 2 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 20 BROSSARD III: Batman 1 h 15.4 h.7 h, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 1 : (688-3684)- K-9 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 2: S.O.S.fantômes 21 h 45, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 3: Jésus de Montréal 2 h, 4 h 30.7 h 10, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 4: Les Lavlgueurs déménagent 1 h 40, 3 h 30, 5 h 20, 7 h 10, 9 h.CARREFOUR LAVAL 5: Week-end at Ber- nie s 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 15 CARREFOUR LAVAL 6: Flerro, l’été des secrets 1 h 05, 3 h 05— Ghostbusters 2 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1:1455 Peel, Mtl— Ghostbusters 2 ven 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 9 h 30, tous les jours 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30— UHF ven 7 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: Mtl- Jesus ol Montreal 2 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: Mtl- Great Balls of Fire I h, 3h 10, 5h 15, 7 h 25, 9 h 40 CINÉMA JEAN-TALON: Mtl- Licence to Kill sem 7 h, 9 h 40, sam.4 h 20, 7 h, 9 h 40, dim.1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 40 CINÉMA OMÉGA 1: - Chérie, l’ai réduit les entants 1 h, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 20 CINÉMA OMÉGA 2: - Peter Pan 1 h.2 h 45, 4 h 30, 7 h — Société des poètes disparus 9 h CINÉMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine 0 ( 866-3636) — Sweet Lorraine tous les soirs 19 h 15, 21 h 15 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 bout St-Laurent, Mtl (843-6001)— Relâche |usqu'au 2 août CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada— Ghostbusters 21 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30, sam 1 h 30, 4 h, 9 h 30— Harry Met Sally sam 7 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: Ghostbusters 2 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30, sam.1 h 30, 4 h, 9 h 30— Harry Met Sally sam.7 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: Do the Right Thing 2 h.4 h 20, 7 h, 9 h 20 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4: Karate Kld 312 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: Week-end at Ber nie's 12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: Great Balls ol Fire 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40, ven.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 9 h 40— UHF ven 7 h 30 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0 (489-5559) -Licence to Kill 6 h 50, 9 h 35, sam.dim 1 h.4 h, 6 h 50, 9 h 35 CINÉMA V - 2: Dead Poets Society 6 h 55.9 h 40, sam dim.1 h 15.4 h 05.6 h 55 9 h 40 CINÉPLEX I: (849-3456) - Camille Claudel 1 h 30, 4 h 45, 8 h 15 CINÉPLEX II: — The Adventure ol Baron Munchausen 1 h 10, 4 h 10, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX III: - K-9 1 h 05, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 40, 9 h 45 CINÉPLEX IV: - S.O.S.fantômes 2 2 h, 4 h 15 7 h 10, 9 h 25 CINÉPLEX V: — Bagdad Calé 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: — La petite voleuse 1 h, 3 h 15, 5 h 30, 7 h 40.9 h 50.CINÉPLEX VII: — Week-end at Bernle's 1 h 10, 3 h 20, 5 h 30, 7 h 35.9 h 55 CINÉPLEX VIII: — Batman 1 h 15, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX IX: — Outside Chance ol Maxl- mllllan 1 h 05, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 05, 9 h 05 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141>- Mort d’un commis voyageur 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - Batman 1 h 10, 3 h 50, 7 h, 9 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: - Scandale 12 h 45.2 h 50, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS IV: - S.O.S.fantômes 2 tous les jours 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 20 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout.Oorchester, Mtl (283-8229)— Relâche jusqu’au 1er août CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— sam Murder my Sweet 19 h — The Maltese Falcon 21 h —dim Cat People 19 h.— Saboteur 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) — Batman sem.7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h, 4 h, 7 h, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) - Jésus de Montréal 2 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 DAUPHIN II: Liaisons dangeureuses sem.7 h 30, 9 h 45, sam.dim.2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 45 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) - Ghostbusters sam.dim 2 h 20, 4 h 35, 7 h 10, 9 h 20, sem.7 h 10, 9 h 20, sam.2 h 20, 4 h 35, 9 h 30— Harry Met Sally sam.7 h 30 CINÉMA DÉCARIE 2: Karate Kld 3 sam.dim.2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 10, sem 7 h, 9 h 10 DORVAL I: (631-8586) — Indiana Jones S the Last Crusade 1 h, 4 h, 6 h 50.9 h 35 sam dern.sped.11 h 55 DORVAL II: Lethal Weapon 21 h 15.4 h, 6 h 45, 9 h 30 sam dern sped 11 h 30 DORVAL III: Honey I've Shrunk the Kids 1 h, 3 h 10.5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 sam.dern.sped.11 h 35 DORVAL IV: - Peter Pan 12 h, 1 h 40, 5 h 45— Dead Poets Society 3 h 15, 7 h 20, 9 h 45 sam.dern.sped.24 h.DU PARC 1: (844-9470)- Licence to Kill sem 6 h 45, 9 h 30, sam dim.1 h, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 DU PARC 2: - Lethal Weapon 2 7 h, 9 h 25, sam.dim.1 h 10, 3 h 50, 7 h, 9 h 25 DU PARC 3: - Dead Poets Society 7 h 05, 9 h 30.sam dim.1 h 30, 4 h 15, 7 h 05, 9h 30 DU PLATEAU 1: (521-7870)- Indiana Jones et la dernière croisade 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 2: - Chérie, l’ai réduit les entants 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - Licence to Kill 1 h, 3 h 50, 6 h 35, 9 h 25 FAIRVIEW II: — Peter Pan 12 h, 1 h 45 6 h — Batman 3 h 30, 7 h 35,10 h FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)— Harry Met Sally 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 2:- Weekend at Bernle’s 1 h, 3 h 05, 5 h 10.7 h 20 9 h 30 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Do the Right Thing 2 h.4 h 30, 7 h 10, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Karate Kld 3 12 h 45, 3 h, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 jeu.12 h 45, 3 h, 5 h 10, 9 h 45 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) — Permis de tuer 12 h 30, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 30 GREENFIELD 2: — Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 6 h 50, 9 h 35 GREENFIELD 3: — Peter Pan 12 h, 1.h 40, 6 h.— Batman 3 h 20, 7 h 30,10 h 05 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Vertige lun au dim 10 h 30, 11 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30, 16 h 30, 17 h 30, 19 h 30, 20 h 30, 21 h 30— Speed lun.au dim.12 h 30, 18 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) — Indiana Jones t the Last Crusade 12 h 20, 3 h 20, 6 h 20, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 55 LAVAL l:(688-7776) — Permis de tuer 1 h 05, 3 h 50, 6 h 30, 9 h 20 ven.sam.dern.sped 24 h LAVAL II:— Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 7 h, 9 h 40 ven.sam.dern spect.24 h 10 LAVAL III: — Chérie, l'sl réduit les entants 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h, 9 h 10 ven.sam.dern spect.11 h 20 LAVAL IV:- Peter Pan 12 h 10.1 h 30, 5 h 45—Batman 3 h 15, 7 h 15, 9 h 45 ven sam dern.spect.24 h 25 LAVAL V:- Lethal Weapon 2 12 h 10, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.24 h LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Batman 1 h 10.4 h, 7 h, 9 h 30 LAVAL 2000 2: Karate Kld 3 12 h 45, 2 h 55, 5 h, 7 h 30, 9 h 40 LOEW S l:(861 -7437) — Licence to Kill 12 h 40, 3 h 35.6 h 30, 9 h 20 ven.sam.dern.spect.24 h LOEW S II:- Batman 12 h 45, 3 h 30, 6 h 15, 9 h, ven sam dern spect.11 h 35 LOEW'S III:— Dead Poets Society 1 h, 3 h 45, 6 h 30, 9 h 15 ven sam.dern sped 11 h 50 LOEW'S IV:- Star Trek V the Final Frontier 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 ven.sam.dern spect.11 h 40.LOEW’S V:— Star Trek V the Final Frontier 1 h 15, 3 h 35, 5 h 55, 8 h 15.ven.sam.dern spect.10 h 40 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Sam salle 1: La passion Béatrice 19 h — La lectrice 21 h 30— salle 2 Antonleta 19 h 15— Oedipus Rex 21 h 15— Salle 3: Allonsanfan 19 h 30— Le démon dans l’ile 21 h 40— Dim Salle 1: Astérix le gaulois 14 h 15— Bagdad Calé 16 h— La passion Béatrice 19 h — L Insoutenable légèreté de l’étre 20 h 45—Salle 2: Tchaikovsky 1 Ah — Antonleta 17 h — Passion Béatrice 19 h 15— Clair de femme 21 h 40— Salle 3: Mon cher petit village 14 h 30— Allonsanfan 16 h 30 — Orphée 19 h 30— Le démon dans Hie 21 h 20 PALACE l:(866-6991)- Batman 12 h, 3 h, 6 h, 9 h ven sam.dern.spect.11 h 45 PALACE II:— Lethal Weapon 21 h 30, 4 h 10, 6 h 50, 9 h 30 ven sam.dern.spect.11 h 55 PALACE III:— Lethal Weapon 2 12 h 40, 3 h 10, 5 h 40, 8 h 10 ven.sam.dern.spect.11 h.PALACE IV:— They Were Giants 12 h 35, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 ven.sam.dern.spect.11 h 45 PALACE V:— Peter Pan 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 ven.sam.dern.spect.11 h.PALACE VI:— Honey I Shrunk the Kids 12 h 15, 2 h 30, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.11 h 45 PARADIS I: (354-3110)- Batman 1 h 15.4 h.7 h, 9 h 45 PARADIS II:— Karaté Kld 31 h.3 h 20.5 h 40, 8 h, 10 h 15 PARADIS III:- S.O.S.fantômes 21 h, 5 h 10, 9 h 20— #C-9 3 h 05, 7 h 15 PARISIEN I: (866-3856)- Permis de tuer 12 h 30, 3 h 30, 6 h 30, 9 h 30 PARISIEN II:- Vent de galerne 12 h 15.2 h 30, 4 h 45, 7 h 10, 9 h 10 PARISIEN III:- Peter Pan 12 h, 1 h 40, 5 h 45— Société des poètes disparus 3 h 15.7 h 20, 9 h 45 PARISIEN IV:— Indiana Jones et la dernière croisade 1 h, 4 h, 6 h 55.9 h 40 PARISIEN V:- Chérie, l’ai réduit les entants 12 h 30, 2 h-45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — UHF ven 7 h 30— Ghostbusters 2 ver\ 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 9 h 30, tous les jours 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- Great Balls ol Fire 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON III:- Miracle Mlles 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10, mer.1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 9 h 30 PLACE DU CANADA: - Scandai sem 7 h, 9 h, sam.dim.1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Karate Kld 312 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Batman 1 h 15, 4 h, 7 h, 9 h 35 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— sam Bullwlnkle and his Buddies 7 h— Plan 9 Irom Outer Space 9 h 30— Toxic Avenger 11 11 h 30— dim Bullwlnkle and his Buddies 3 h, 7 h.— The 5000 Fingers ol Dr 7 5 h— A Hard Days Night 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041)- Batman sem 6 h 30, 9 h 15, sam.dim.1 h 30, 4 h, 6 h 30, 9 h 15, jeu.9 h 15 VERSAILLES l:(353-7880) - Permis de tuer 1 h, 3 h 50, 6 h 40, 9 h 30 ven.sam.dern.spect.24 h 15 VERSAILLES II:- Batman 1 h, 3 h 45.6 h 30, 9 h 15 ven.sam.dern.spect.11 h 50 VERSAILLES III:— Chérie, l'ai réduit les entants 12 h 30, 2 h 35, 4 h 40, 6 h 50, 9 h 10, ven.sam.dern.spect.11 h 25 VERSAILLES IV:- Peter Pan 12 h, 1 h 40, 5 h 45— Société des poètes disparus 3 h 15, 7 h 20, 9 h 45 ven.sam.dern spect.24 h.VERSAILLES V:— Indiana Jones et la dernière croisade 1 h.4 h, 6 h 50, 9 h 35 ven.sam dern.spect.11 h 55 VERSAILLES VI:— Lethal Weapon 21 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 ven.sam dern.spect.11 h 50 EXPOSITIONS Ateliers et galeries ART 45:2155 Mackay, Montréal (843-5024)— Artistes de la galerie: Michael Jolliffe, Evergon, Torn Hopkins, du 1er juillet au 15 août ARTICULE: 4060 St-Laurent local 106, Montréal (842-9686)— Femmes noires: moment et lieu de notre entrée, oeuvres de 12 femmes artistes, du 24 juin au 23 juillet ATELIER LE CORBEAU: 13 rue Principale nord, Sutton (538-2712)— Oeuvres d’arlistes de la région ATELIER-GALERIE LA GUILOE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul, Vieux-Montréal (844-3438)— Gravures et gouaches de Kittie Bruneau— Intaglios de Richard Lacroix— Gravures originales de Claude Weisbuch— Estampes de Marc-Antoine Nadeau, du 9 au 31 juillet, lun.au sam.10h.â 18h .dim.13h.â 18h.ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 74 Valmont, Repentigny (581-1132)— Oeuvres de W.W.Armstrong, J.Rhéaume, M.de Carrier, A.Fortin, S.Perreault et M Lefort.ATELIER DE CRÉATION OASIS: 940 St-Pierre, St-Roch-sur-Richelieu (785-5663)— En permanence, travaux de Thérèse.André et Gaétan Pilon, huile, aquarelle, médium sec, sur rendez-vous BALCON D’ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Exposition permanente des oeuvres de A Bertounesque, J.Der, L.Del Signore, V.Horik, N.Hudon, L.Kirouac, C.Langevin, P Tex Lecor, M.Mercier, P, Paquin, G.Rebry, L.Tremblay, G.Tigner, et aussi oeuvres de L.Ayotte, S.Cosgrove, F la-curto, A L'Archevêque, C.Le Sauteur, A.Noeh, A.Rousseau et R.Richard BOURSE D’OEUVRES D’ART DE MONTRÉAL: 5487 rue Paré, Ville Mont-Royal (341 -6333)— Grande salle d’exposition et de vente d’oeuvres d’art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar au dim.10h.à 16h CENTRE D’ART BAIE-ST-PAUL: 4 bout Fatard, Baie-St-Paul (418-435-3681)— Symposium de la jeune peinture au Canada, du 4 août au 4 sept CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 ave Victoria, Montréal (488-9558)— Céramique et tricot machine de Mahmoud BagFiaeian et Laura Foster-Nicholson, du 16 juin au 15 juillet, mar au sam.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— .Montréal sur papier > oeuvres sur papier de 15 artistes, du 27 juin au 3 août— • Storm Bay » peintures récentes de Su Schnee, du 1er au 31 août CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (939-7000)— Musée consacré à l’art de l’architecture: 20,000 dessins et estampes de maitres, 120,000 livres.45,000 photographies ainsi que des tonds d’archives importants CENTRE COMMÉMORATIF DE L’HOLOCAUSTE A MONTRÉAL: 5151 chemin Côte-Ste-Catherine.Montréal (735-2386)— .Entants de l’holocauste • et salle commémorative, ouvert du lun au ven de 10h.à 16h , visites guidées les lun jeu.à 10h.30 et 13h 30 CENTRE DU DESIGN: 1600 ouest Notre-Dame, ste 105, Montréal (933-6095)— • Montréarts » art actuel, du lun.au ven.10h.à I6h , le week-end et en soirée sur rendez-vous CENTRE D’EXPOSITION LÉON-MARCOTTE: 222 rue Frontenac, Sherbrooke (819-566 2050)— L’art de remballage japonais, du 7 juil.au 10 sept, mar au dim.de 12h30 à 17h.CERCLE D’ART: 2159, boul.St-Martin est, Laval (384-2551)— « Rythme et fantaisie > exposition concours des membres de la Corporation des Émailleurs du Québec, oeuvres de plusieurs artistes, du 27 juin au 11 sept tous les jours de 10h à 21 h.LA CHAMBRE BLANCHE: 185 est Christophe-Colomb, Québec (418-529-2715)— « Structures narratives » exposition collective, oeuvres de.S.Cau-chon, S.Comtois, L Cornet, N Jolicoeur, C.Lagacé, L Lefebvre, A Martineau, K.Pick, C.Roy et C Royer, du 4 juin au 24 juillet, jeu au dim de 13h â 17h.CIRCA: 372 ouest Ste-Catherine, Montréal (393-8248)— t Dieux et diables les artistes • 49 artistes de toutes disciplines, du 10 juin au 12 août, du mer au sam COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise, Montréal (935-1291)— Dans les 5 galeries < Extrêmes > exposition multidisciplinaire, jusqu’au 29 juillet, ouvert tous les |0urs COMPLEXE GUY FAVREAU: 200 ouest boul René Lévesque, Montréal— Salle de conférence Oeuvres de Renata Duncan Guertin, Georgette Crainte et Flonca Cimpoes Dragan.tapisseries, peintures.dessins, du 4 au 31 juillet, lun.au ven de 9h i 16h 30 ENCADREMENT IDÉE: 235 ouest St-Paul, Montréal (288-5820)— Oeuvres d’artistes canadiens et américains— Egalement affiches, encadrement, laminage EXPOSITION: 4060 St-Laurent, espace 205, Montréal— € Le mouton noir ¦ exposition de la relève en arts textiles, réalisation des étudiants de Concordia, du 14 juillet au 12 août EXPOTEC 89: Vieux-Port de Montréal (496-IMAX)— « Zoom sur les sens • exposition sur la communication EXPRESSION CENTRE D’EXPOSITION DE ST-HYACINTHE: 405 rue St-Simon, St-Hyacmthe (773-4209)— Art et Ordinateur, utilisation de l’informatique ou ordinateur en art, du 15 juil.au 3 sept LES FILLES DU ROY: 415Bonsecours, Vieux-Montréal (849-3535)— Paysages canadiens, oeuvres de Ron Davis, 0 Raos, Franz-Claussen, I.Poruszky, Pierre Boucher FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l’histoire du Fort Chambly sous le régime français— « Rébellions 1837-1838 » à compter du 29 juin, du mer au dim 10h.à 17h.GALERIE ACTION: 190 rue Laurier, St-Jean-sur-Richelieu— Photographies de Richard Carreau et Yves Ferland, du 5 au 31 juillet, tous les jours GALERIE AMRAO AFRICAN ARTS: 1522 ouest Sherbrooke, ste 4, Montréal (934-4550)— • Quand l’art s'allie â la nature > du 26 mai au 30 juillet GALERIE D'ART L’ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Plaza Alexis Nihon (935-8030) — Peintures de N Boisvert, M Brazeau, M.Favreau, G.E Gingras, J P Lapointe, A.Richardson, A Rousseau, C D.Valais.GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (848-4750)— Exposition des étudiants de premier cycle, du 7 juillet au 5 août GALERIE DES ARTS CONTEMPORAINS: 2165 rue Crescent, Montréal (844-6711)— Exposition de peintures et sculptures péruviennes: Szyszlo, Chavez, Hersbourtz, Krebs, Liona, Di Malio, Tola, Shinki, Verstiz, Carrera, Velarde, Pareja, Rosas, Pra-ger, Roselo, Gozman, Mutai et Liona, du 6 juillet au 30 août GALERIE L’ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D'ART LAVALIN: 1100 ouest boul René-Lévesque, Montréal— 3e Biennale nationale de la céramique, également oeuvres céramiques de la collection Lavalin, du 7 au 29 juillet, mar au sam 12h.à 18h.GALERIE D’ART MONIQUE SALVAIL: 120 J A Prétontaine, St-Adolphe d’Howard (819-327-2311)— Exposition des oeuvres de Baillargeon, Baird, Bourret, De Groot, Desrosiers et autres, sam et dim de 13h.à 17h.GALERIE D'ART ALAIN LACAZE: 129/131 St-Paul, Québec (418-692-4381)— Huiles, aquarelles et estampes originales d'Alain Lacaze, en permanence GALERIE D’ART STEWART: 176 Bord du Lac, Pointe-Claire (630-1220)— Les Arts du Livre, reliure d'art, emballage, papier tait main, techniques d'impression raffinées, du 19 juin au 21 juillet, lun.au ven.GALERIE D'ART SERGE TURGEON INC: 2080 Crescent, Montréal (287-7172)— Exposition de plus de 65 artistes canadiens contemporains originaux, de calibre international, du 8 au 31 juillet, mar.et mer de 11h.à 19h , jeu et ven 11h.à 21h„ sam et dim.de 11h.â 18h.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS: 88 est St-Paul, Montréal (866-1836)— « Oiseaux du Québec » oeuvres de F.Angers, P.Cantin, A Cantin, T.Guité, G.Lebel, C.Lé-garé, J.P Marie, R.St-Pierre, J.Sylvestre et C.Winslow, du 14 juin au 31 août GALERIE AUBES 3935: 3935 St-Denis, Montréal (845-5078)— Denis Demers, rétrospective 1972-1986, tout juillet GALERIE PIERRE BERNARD: 141 Champlain, Hull (777-4437)— Oeuvres de Andrée Vézina— également oeuvres de Alexandre, Burton, Alvarez, Le-Sauteur, Bruni, Masson.Cantin.Mauro, Desaulniers, Muhlstock, Gagnon, Jacob, Pichet, Hamel, Riopelle, Laberge, Tremblé, Labelle, Tremblay, Simpkins, Sho-well et Théberge-Zaharia, du 1er au 31 juillet, du mer.au dim.et sur rendez-vous GALERIE PIERRE BERNARD: 4511 St-Denis, Montréal (285-6351)— Artistes de la galerie, du 4 juillet au 5 sept.mer.au dim.et sur rendez-vous GALERIE SIMON BLAIS: 4521 rue Clark, ste 100, Montréal (849-1165)— Artistes de la galerie, également Bergeron, Blanchard, Bougie.Giguère, Hudon, Louis Jaque, Lelendre, Masson, Richard et Riopelle— Collages de Barraud, tapis de Cilou Zelkine et sculptures de Pauline Spénard, juillet et août GALERIE CLAUDE BROCARD: Montréal (356 9396)— Liquidation en expositions des plus grands peintres canadiens, jusqu'à 70 % de réduction, sur rendez-vous.GALERIE CADRE: 5431 St-Laurent, Montréal (271-9990)— Collection unique de marionnettes anciennes Théâtre Wayang-Gulik, d'Indonésie, du mar.au dim.GALERIE CHANT VISUEL: 4671 St-Denis, Montréal (849-2810)— La magie du dessin, collection de dessins et estampes, tout l'été GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 ave Greene.Monlréal (931-3174)— Gravures d'artistes Inuit et les Indiens de la côte ouest Pudlo, Peter.Morgan, Etook.Morrisseau, Bill Reid, Joe David et autres, du 8 août au 9 sept GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke, Montréal (842-8648)— Oeuvres de Paul André, Frank Armmgton, Suzor-Côté.Marc-Aurèle Fortin et André L’Archevêque GALERIE L’EMBUSCADE: 1571 Badeaux, Trois-Rivières (819-374-0652)— Exposition collective Le Marché de l’Art Actuel, 15 artistes exposent, du 30 mai au 1er août GALERIE LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherine, Montréal (8465484)— Oeuvres de P Henley, D Langlois, P Letebre, C.Miron et P Morin, à compter du 4 juin GALERIE GMP: 31 rue Ste-Anne, Baie-St-Paul (416-435-6141)— t Les diamants de mon pays • du peintre Girard, ouvert tous les tours jusqu'au 9 oct GALERIE JOCELYNE GOBEIL: 2154 rue Crescent, Montréal (843-3856)— Exposition de bijoux d'artistes joailliers contemporains, du mar au sam GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blainville ouest.Ste-Thérêse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar.au sam 12h à 18h GALERIE RICHARD HEVEY: 80 rue Morin.Ste-Adèle (229-4341)— Oeuvres de H Champagne, P Tougas, A Leimams, M Fecteau, A Arts, F lacurto.R Cantin, Basque, M Gagnon et autres, ouvert les sam.et dim.GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene, Mtl (933-8735)— Nouvelles acquisitions signées de J.W.Beatty, J Beaudoin, F Brandtner, L.Brooks, S.Bru-noni, S.Chase, Suzor Côté, B Des Clayes, M A.Fortin, P.Huot, A.Y.Jackson, H.W.Jones, M.Lapensée, J.P Lemieux et autres, du mar.au sàm.10h.à 17h.30.GALERIE KO-ZEN: 532 est Duluth, Montréal (642-0342)— Exposition d'objets japonais, du 29 juin au 31 juillet, du lun.au sam.GALERIE CLAUDE LAFITTE: 1446 ouest Sherbrooke, Montréal (288-7718)— Exposition permanente, maitres canadiens: Borduas, Fortin, Hornyak, Lemieux, Morrice, Pellan, Riopelle, Roberts et Thomson GALERIE SAMUEL LALLOUZ: 1620 ouest Sherbrooke, Montréal (935-5455)— Peintures internationales choisies par la galerie: oeuvres de Karel Appel, Sam Francis, Paul Jenkis, Joan Miro, Jean-Paul Riopelle, Joan Mitchell.James Hansen et Naomi London, jusqu’au 18 juillet GALERIE LAVOIR: 3632 St-Laurent, Montréal— En permanence, 40 tableaux de Jeanca, peints sur le mur GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 rue De La Roche.Montréal (842-3639)— Estampes originales de maitres européens et japonais— ouvert du mar au ven.10h.à 18h, sam.12h.à 17h.GALERIE LUDOVIC: 1390 ouest Sherbrooke, Montréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hrabe, Desjardins, Lamoureux, Hudon et Bertounesque GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame.Montebello (819-423-6361)— Exposition des oeuvres de L.Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry, Delsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon et autres, tous les jours, 10h à 18h GALERIE SOHO MERCER: 250A rue Lyon, Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar au sam 12h.à 17h.GALERIE MICHEL-ANGE: 430 Bonsecours.Vieux-Montréal (875-8281)— Oeuvres de M A.De Foy Suzor-Côté, J.P Lemieux, Cornélius Krieghoff, R.Duguay, Léo Ayotte, Ozias Leduc, Marc-Aurèle Fortin, Clarence Gagnon, A.Rousseau, Robert Pilot, B Des Clayes, R.Richard, Joseph Franchère et autres, du mer.au dim.de 11h.à 18h.GALERIE MIHALIS: 1500 ouest Sherbrooke, Montréal (932-4554)— 2e étage: Collection permanente.GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurent, Montréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers, Sylvie Durocher et lan Pratt, du mar.au sam.GALERIE MONTCALM: 25 Laurier.Hull (819-595-7488)— Exposition thématique sur les légendes du Québec et événements hors-série, du 22 juin au 30 juillet— Bicyclettes d'artistes, du 2 août au 3 sept.GALERIE PINK: 1456 ouest Notre-Dame.Montréal (935-9851)— i Store Front Art > du 7 juillet au 27 août, ven au dim.de 13h à 17h.GALERIE PORT-MAURICE: 8420 Lacordaire, St-Léonard (328-8585)— Oeuvres de Emily Maratta et Tiburce Dacougnia.photographes, du 5 au 28 juillet, tous les jours GALERIE SUZANNE REMILLARD: 1227 Amherst, Montréal (526-8451)— Oeuvres de Beha, Cosgrove, Prévost, Tibo et Vittorio, mer.au dim.GALERIE ROLLAND: 2350 rue Guy.Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens et québécois: Dussau, Ting, Pellan, Riopelle et autres, lun.au ven.10h.à 17h.30, sam.10h à 17h.GALERIE DON STEWART: 2148 Mackay, Montréal (932-2852)— Oeuvres du sculpteur François Morelli GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary.Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar au sam 11 h, à 17h.GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judith-Jasmin, 1400 Bern, Montréal— Local J-R120: ¦ Le cate de l’abattoir » de Joseph Lefèvre, du 30 juin au 16 juillet— • Estampes 89: mutations > Conseil québécois de l'estampe, du 30 juin au 16 juillet, du mar au dim de 12h.à 18h GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall et Riopelle.tous les jours de 11h.à 13h.GALERIE ZANETTIN: 28 Côte de la Montagne, Québec (418-692-1055)— Rétrospective des oeuvres de Joseph Giunta.du 9 juillet au 6 août, tous les lours GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D’ART QUÉBEC: 2025 rue Peel, Montréal (849-6091 )— Oeuvres de Hanna Back et Nicole Raymond, du 8 juillet au 12 août HOTEL REINE ELIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée < Le Montréal des Montréalais • ouvert tous ies jours IMAGES DU FUTUR 89: Vieux Port de Montréal-Exposition internationale d’arts et de nouvelles technologies hologrammes, courts films en 3D par ordinateur, installations interactives'avec le public Thème Bicentenaire de la Révolution française Tous les jours de 12ti à 23h jusqu'au 24 sept INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Horne, Montréal (270-1680)— Artistes canadiens et d'Amérique latine (Argentine) art africain, objets de collection, du mar au sam LANGAGE PLUS: Alma— Biennale d’estampe, du dessin et du papier, oeuvres de 10 artistes japonais, du 12 juin au 27 août, tous les tours LIBRAIRIE-GALERIE LE CENTRE: 1316 est Ste-Catherine, Montréal (526-0453)— < Une vie après une autre > oeuvres de Ron Cardinal, du 5 mai au 31 août, tous les jours MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul de la Concorde.Laval (662-4440)— Laval 89.l été de la relève.6 jeunes artistes lavallots, du 14 au 30 juillet MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare, Piedmont (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard, P V Beaulieu.Riopelle, Henri Masson, et autres MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion (455-6290)— Peintures de Jacques Léveillé, jusqu’en sept, du mer.au dim.de 11 h.à 17h — Visites guidées et historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil, du mer.au dim.de 11h.à 17h.MAISON SIR GEORGE-ETIENNE CARTIER: 458 est Notre-Dame, Montréal (283-2282)— « La porcelaine chinoise d'exportation ¦ du 15 juillet au 30 sept., tous les jours de 9h.à 17h.PALAIS DE LA CIVILISATION: ile Notre-Dame, Montréal (872-8181)— Expositions internationales sur le cinéma « Cités-Cinés » « Hollywood et l'Histoire ¦ et • Hommage à Claude Jutra > du 25 mai au 15 oct., dim.au jeu.10h.à 18h., ven et sam.10h.à 20h.PARC FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (872-2273)— Montréal, le Québec et la Révolution Française (1789-1805) exposition à caractère historique, dans une perspective montréalaise et québécoise sur la Révolution Française, du 26 mai au 4 sept.Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE DE KIRKLAND: Kirkland— L'Art des enfants et adolescents, du 3 au 31 juillet, lun.au ven de 13h.à 21 h.Musées MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Tenir l’image à distance, du 15 juin au 3 sept — « Anicca • installation vidéo de Daniel Dion, du 15 juin au 27 août— L'histoire et la mémoire, acquisitions récentes en art québécois, du 15 juin au 3 sept — Le Musée est ouvert du mar.au dim.de 10h.à 18h MUSÉE D'ART DE ST-LAURENT: 615 boul Ste-Croix, St-Laurent (747-7367)— Rétrospective ¦ L'émail au Québec de 1949 à 1989 • oeuvres d’une quarantaine d'artistes, du 18 juin au 27 août (Le Musée sera fermé du 15 au 29 juillet) MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300 St-Pierre, Rivière-du-Loup (418-862-7547)— « Contenant Contenu > à partir de nos collections, un regard sur l'évolution des contenants, exposition permanente— Collection Famille Achille Chartier, thématique des métiers traditionnels dans la région de Rivière-du-Loup, du 14 tév.au 3 sept — « La collection Loto-Québec » et le « Brandy Pot » de Pierre Bourgault Legros, sculpteur, du 23 juin au 10 sept., du mar.au dim.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: Ottawa— Salle de vidéo: Série de vidéos et films d'artistes: Paysages électroniques, du S juillet au 4 sept — Galerie d'art asiatique: Miniatures indiennes, de juillet à septembre— Salle d'expositions temporaires: Karsh, l’art du portrait, jusqu'au 4 sept — L’image aimée: le portrait à travers un siècle et demi de photographie, jusqu'au 4 sept — Salle de dessins et estampes: La ligne du corps, jusqu’au 27 août MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 Sherbrooke ouest (285-1600)— La Collection Tokugawa: le Japon des shogun, du 21 juin au 10 sept, de 10h à 19h tous les jours MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie, Québec (418-643-2158)— ¦ Souffrir pour être belle » réflexion sur la beauté, obiets d'époque et accessoires des plus modernes, jusqu'au 4 sept.— « Objets de civilisation • exposition permanente— • La barque à voile • exposition permanente— « Mémoires • exposition permanente— ¦ Electrique • moyens techniques et magnifiques objets de collection, jusqu’au 1er oct.89 MUSÉE DE LACHINE: 110chemm LaSalle.La-chine (634-3471)— Pavillon Benoit-Verdickt: Robert Pelletier, Louis Lafontaine et Sylvie Cauchon, photo-raphies, du 15 juillet au 27 août— La Dépendance: harles-Auguste Barbier, appareils photographiques fin du 19e et début du 20e siècle, Collection Pierre Giroux, du 15 juillet au 20 août MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale.Les Eboulements, Qué (418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés MUSÉE DU PATRIMOINE: Hôtel de Ville.St-Adolphe-d'Howard— Le musée est ouvert les mar et jeu de 19h 30 à 21h.30.mer 9h à 12h., sam 14h à I6h.dim 11h à 14h (saison estivale) MUSÉE DU QUÉBEC: 1 ave Wolfe-Montcalm.Québec— « Territoires d'artistes: paysages verticaux • événement multidisciplinaire en art actuel, artistes d'Asie, d'Europe, du Canada et des Etats-Unis du 15 juin au 1er octobre MUSÉE DU SÉMINAIRE: 9 de I Université, Vieux-Québec (418-692-2843)— « Les arbres de Frédéric Back > exposition alliant la présentation de photographies à des dessins originaux, jusqu'au 22 oct.MUSÉE MARC-AURÉLE FORTIN: 118 rue St- Pierre, Mtl (845-6108)— Exposition des oeuvres de • Marc-Aurèle Fortin ¦ en permanence— t Femmes peintre du Québec » 50 artistes représentées, du 10 mai au 3 septembre, du mar au dim.11h à 17h.MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N , St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam et dim de 12h30 à 17h et sur rendez-vous MUSÉE DAVID M.STEWART: Le Vieux-Fort.Ile Ste-Hélène (861-6701)— • Aux armes citoyens • exposition qui retrace l’évolution technologique de l arme à feu du 17e siècle à la Révolution Française et de son incidence sur l’armée de Napoléon 1er lors de ses conquêtes de l'Europe, jusqu'au 4 sept.tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— « Histoire d'os > présentation de l'Ostéothèque de Montréal— également collection de mammifères, d'oiseaux.d'insectes, d'armes, d'appelants etc PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COMMERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph, Lachine (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures, histoire des activités économiques du début du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les jours.PARC HISTORIQUE POINTE-DU-MOULIN: ile Perrot (453-5936)— Moulin à vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les jours.LA PETITE GALERIE: 1200 Shefford, Bromont (534-2256)— Oeuvres des artistes de la galerie, dont P.Tabouillet, Y.Bergeron, R.Dupuis et J.Walsh, sam et dim 10h.à 18h.Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz du mer.au dim.22h.15 à 02h.30 BAR LE BELMONT: 4483 St-Laurent, Montréal (845-8443)— Jazz session, jusqu’au 15 juillet BAR 2080: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Brian Hurley, basse, le 15 juillet à 22h — Yannick Rieu, sax, le 16 juillet à 21h.30 BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 est Ontario, Montréal (843-3808)— Pierre St-Jak, piano, et Yves Charuest, saxophone, les 15-16 juillet à 22h.BAR LES RETROUVAILLES: 1709 St-Denis, Montréal (849-9275)— Jazz du dim.au mar à 22h.30 LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Festival d'humour noir, les 14-15 juillet à 20h.30— Bob Harrisson, le 15 juillet à 22h,45— Harrisson Ward, les 1617-18 juillet à 22h,45 BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h„ mar.20h.à 01 h , mer au ven 17h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au sam.à compter de 22h — Le trio de Bernard Primeau, le dim de 19h à 24h., invité le 16 juillet, André Leroux, sax ténor LE BIJOU: Complexe de Pointe-Claire, Pointe-Claire (694-0308)— Just For Laughs du 12 au 22 juillet, invités du 12 au 15 juillet, Glenn Foster et Jeff Rothpan CAFÉ CAMPUS: 3315 Queen Mary, Montréal (736 1259)— Tous les dimanches, dimanches alternatifs— Tous les lundis, lundi reggae CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal— Jazz les ven.et sam.à 21h.30 LE ZIGZAG CAFÉ:5358Lévesque,Laval(661-4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, 11h.à 15h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21 h — Happy Hours 17h.à 21h.CLUB MILES: 1200 Bishop(861-4656)- Mar au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h,30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc.Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21h.30 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine 0.(932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.HÔTEL LA CITADELLE: 410 ouest Sherbrooke.Montréal— John Gilbert en spectacle, mar.au sam.à compter de 20h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance, Tibor Ceasar, du lun au ven.17h à 20h.— François Comeau, du mar, au sam.20h à 24h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Chez Antoine les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze, lun.au ven.17h.à 01h„ le sam.20h.à 01h — Bar Tour de Ville: Le Trio Starlite, mer.au dim.21 h.à 02h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)-Mike Mirizio au piano, du dim au ven.17h.à 20h.L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent.Montréal (8667454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar au dim.19b.à 02h.LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (876 2000)— Tous le samedis soirs de 19h à 24h„ danse au son du groupe Rutfino Tino.L'ENTRE-TEMPS: 1201 ouest Dorchester, Montréal (8762000)— Disk-Jockey, du mer au sam LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam.19h.à 23h.L’IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam 21h.à 02h PAVILLON DES GOURMETS: 5680 Des Lauren-tides, Auteuil, Laval (478-5730)— Les ven et sam danse avec animation, à 20h 30 RESTAURANT CLAUDIO'S: 124 est St-Paul.Vieux-Montréal (866-0845)— Musique les ven et sam à 22h.30— Jazz brunch le dim à 13h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul Ste-Adèle.rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, 19h à 23h jazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, et Rob Adams, au piano RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0657)— Roots Movement, reggae, le 15 juillet à 22h — Reggae Jam-Down Session le 16 juillet i 22h — Blue Monday Jam Session avec Paradisio Blues Band le 17 juillet à 22h SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Bout Dorchester (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun et mar 17h i 22h — Oliver Jones el Charles Biddles, mer jeu ven 17h.à 22h.— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam 17h à 24h RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé, Montréal (737-6611 )— Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les jours de 11h,30 à 22h VIEUX-PORT DE MONTRÉAL: Montréal- Mé-tasculpture, 16 sculpteurs québécois, du 2 juillet au 23 septembre WADDINGTON AND GORCE INC: 1504 ouest Sherbrooke, Montréal (9363653)— Artistes de la galerie: Comtois, Curnoe, Di Léo, Fafard, Forestall, Gordon, Knowles, Laliberté, Letendre, Lindzon, McCall, McEwen, Mead, Michener, Molinari, Perehudoff, Ruba, Scherman, Stewart, Thauberger, Tousignant et Winterer Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (8661661 )— Tous les dimanches à 11 h., le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 ouest Notre-Dame, Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h , grand-messe (grégorien et polyphonie) à l'orgue Pierre Grand'Maison CHATEAU MONTCALM: 255 chemin Fusey, St-Donal (819-424-1531)— L'Ensemble instrumental Wiener Tanze, flûte, clarinette, violon et piano, en concert, Soirée Viennoise, oeuvres de Strauss et Lehar, du 29 juin au 12 août, jeu.au sam.20h 30 LA CHORALE DONOVAN: et les Chanteurs d'Orphée, dir.Fred Stolztfus, sont à la recherche de chanteurs(euses) qui possèdent de l'expérience en chant chorale et une bonne lecture à vue, pour une audition 487-7921 ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à 8h.45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE ST-JEAN-BAPTISTE: Angle Rachel et Henri-Julien, Montréal (842-9811)— L'organiste Jacques Boucher aux messes de lOh.et 11 h , le 16 juillet JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke, Montréal— Concerts Campbell tous les dim.de juillet à 12h.— Le 16 juillet, Cuivres et Percussions de Montréal MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune, Dorion (455-6290)— Concert de Jean-François An-tonioli, pianiste, oeuvres de Debussy, Busom et Chopin, le 20 juillet à 20h.ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Le dim à 11h„ Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir.Gilbert Patenaude— A 16h.Raymond Daveluy à l'orgue PARC ST-LAURENT: Repentigny— Dans le cadre du Festival international Lanaudière: Soirée Viennoise, dir.Gilles Auger, Colette Boky, soprano, Bruno Laplante, baryton, Orchestre des Nouvelles Variétés Lyriques, le 16 juillet à 20h SQUARE DORCHESTER: rue Peel et boul.René-Lévesque ouest.Montréal— Concerts de l'Armée du Salut Citadelle de Montréal, tous les dimanches à 14h 30, du 4 juin au 30 juillet VARIETES LE BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert Montréal (842-2808)— Tous les mardis à 22h.Jam Session avec Martin Soucy au piano, et la Bande â Magoo— Les mercredis, ateliers de la chanson-Prise de la Bastille, Piaf, Vian, Trenet, avec Suzanne Hurtibise, Hélène Billette, Clothilde et Lily, le 15 juillet LE CAF'TIERS: 4837 ave du Parc, Montréal (276 5336)— Musique latino-américaine avec le groupe péruvien Chasky, le 15 juillet à 21 h.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, St-Laurent (7464322)— Atelier d'art pour les enfants.ieu au dim.de 17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada, Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Boul Taschereau, Brossard (6764404)— Ateliers d'art, gratuit pour les enfants jeu ven sam dim 17h 30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: 5380 boul Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pour les entants, jeu.ven sam dim.17h.30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)— Atelier d’art gratuit pour les entants, du jeu.au dim.de 17h,30 à 20h 30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 bout Le Carrefour, Laval (6868244)— Atelier d'art gratuit pour les entants, |eu au dim de 17h 30 à 20h 30 CLUB SODA: 5240 ave du Parc, Montréal (270-7848)— Francofun, avec Jici Lauzon, du 12 au 17 juillet à 22h LA DILIGENCE: 7385 bout Décarie, Montréal (731-7771)— Théâtre Candlelight: « Eubte > comédie musicale.avec Michelle Sweeney.Phillip Cole.Geraldine Hunt et Don Jordan, du mar au dim., diner 18h 30, spectacle 20h 30 ÉGLISE ST-GEMMA: 255 rue Holt (angle Iberville et Holt), Montréal (282-9888)— • Au secours, c'est le bordel » sexo-drame monté par la Maison des jeunes de Boucherville, au profit du Comité sida aide Montréal, le 15 juillet à 20h FORT LENNOX: St-Paul-De-I'lle-Aux-Noix- Initiation A l archéologie (bac archéologique) activité pour la famille, du 1er juillet au 27 août, les week-ends de 10h A18h MUSIQUE Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 ¦ C-9 T le cahier du i • A^ameai ¦ 1 •té PHOTO ARCHIVES 9 Festival Juste pour rire Voici la traditionnelle « photo de famille » du Festival Juste pour rire (édition 1989) dont on pourra voir de larges extraits à la télévision, dès l’automne.VARIETES HOTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke.Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun.au ven.17h à 01 h.IMAGES DU FUTUR: Vieux-Port de Montréal-Exposition internationale d'arts et nouvelles technologies hologrammes, courts films en 3D par ordinateur, installations interactives avec le public.Thème: Bicentenaire de la Révolution française, tous les lours de 12h.à 23h jusqu'au 24 sept.LE REINE ÉLIZABETH: Salle Arthur, 900 ouest Dorchester, Montréal— Café Baroque Arthur: * Sexy Follies » à compter du 23 nov , mer.jeu.ven.dim.20h.30, sam 20h et22h.30 MAISON DE LA CULTURE AHUNTS!C:Mtl (872-8749)— Exploraction-Métro à la station de métro Henri-Bourassa.les composantes et les mécanismes de fonctionnement de notre transport souterrain.du 14 juin au 26 août— Maison du Pressoir: 10,865 rue des Pressoirs, Montréal— Exploraction: l'écriture au passé, au présent et au futur, depuis les plaquettes d'argile jusqu'à l'ordinateur, les différentes formes d'écriture et l'évolution du livre, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE CÛTE-DES-NEI- GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Exploraction: Énergia, le coeur qui bat, le sang qui circule, l'eau, le soleil et le vent, le blg band, toutes les formes d'énergie et leurs applications, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 boul.Monk, Montréal (872-2044)— Exploraction: Le dessin d’animation, à partir de techniques simples, l'enfant crée son propre dessin animé et s'initie aux mystères du dessin d'animation, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal (872-8755)— Exploraction: la chasse aux fantômes, des mises en situation permettent d'avoir une approche objective de ces laits tout en reliant à des causes scientifiques, du 14 juin au 26 août— La télévision expliquée aux enfants, la par- ticipation de l'enfant à un scénario ou à la manipulation des caméras, lui donne accès aux composantes techniques menant à la production d'une émission, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal (872-2157)— Exploraction: le masque, les différents usages du masque: la magie, le camouflage ou la protection, du 14 juin au 26 août— L'envers du décor, une maquette géante donne l'illusion parfaite du théâtre et renseigne sur tous les métiers de la scène, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE PARC-FRONTENAC: 2550 est Ontario, Montréal (872-2273)— Exploraction: un voyage dans le temps, traite des fourrures et vie quotidienne à l'époque de la Révolution Française, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: Patro Le Prévost, 7355 Christophe-Colomb, Montréal (872-1730)— Exploraction: Le grand monde de la marionnette, rencontre avec des personnages fascinants, l'histoire de la marionnette et les techniques de fabrication et de manipulation, du 14 juin au 26 août MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Montréal (872-2266)— Exploraction: l'automobile, à bord d'un véhicule dont le trajet est ponctué d'arrêts, le jeune conducteur apprend le fonctionnement des différentes pièces de son engin, du 14 juin au 26 août MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL: Cité du Havre, Montréal— Activités familles-amis, dans le cadre de l'exposition Tenir l'image à distance, portrait de famille, les 16-30 juillet et 13-27 août de 13h.à 17h.MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Auditorium Maxwell-Cummings: Présentation des films: Bunraku, L'artisanat d'Edo, L'art de Shiko Munakata, les 15-16 juillet à 13h.30— Atelier-Esso, la fabrication d'un chapeau de Samurai, les 15-16 juillet de 13h à 16h — Démonstration Kimono, comment le choisir et le porter, les 15-16 juillet à 14h.30— Visite commentée de la collection Tokugawa le Japon des shogun, le 16 juillet à 10h.— Spectacle culturel japonais: Talko, Shigin.chansons traditionnelles et danses folkloriques, le 16 juillet à 15h 30 RESTAURANT LES FILLES DU ROY: 415 Bon-secours.Vieux-Montréal (849-3535)— Balades du 19e siècle avec 2 musiciens de folklore, tous les dim.au brunch 11 h.à 15h.RESTAURANT SANCHO PANZA: 3458 ave du Parc.Montréal (844-0558)— Spectacle de guitare et de danse Flamenco avec John et Danielle, tous les samedis 21h.et 23h.SALLE L'INTRO: 911 est Jean-Talon, Montréal (277-3006)— De plus en plus rock n' Roll, spectacle de Cari Bazinet et Benoit Clément, m en s.Don Jordan et Benoit Clément, du 30 juin au 3 sept.SQUARE DORCHESTER: Boul René-Lévesque ouest/Peel, Montréal— Salvation Army Band, le 16 juillet à 19h.30 STADE OLYMPIQUE: Montréal (252-8687)— L’observatoire de la tour du Stade, accessible par funiculaire.tousles jours de la semaine, lun.12h.à 23h„ mar.au dim.de 10h.à 23h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA, Montréal (842-2112)— Festival Juste Pour Rire, Patrick Sébastien, les 15-16-18-19-20 juillet à 20h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— Just For Laughs Festival: Olde Charlie, Far-quharson's Testament and Magic Lantern, le 15 juillet à 20h , le 16 juillet 14h.30 et 20h.THÉÂTRE DE LA VERDURE: Parc Lafontaine.Montréal— Orchestre Métropolitain, invitée Louise-Andrée Baril, pianiste, le 16 juillet à 15h — Les Grands Ballets Canadiens, du 12 au 16 juillet à 20h THÉÂTRE D’ÉTÉ L’ÉPI D’OR: R R no 2, Ripon (819-428-7120)— Le grand prix Épi d'Or, jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, le 15 juillet à 20h.30 THEATRE ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE: 5030 St-Denis.Montréal (274-6883)— Cour intérieure • Z wetter Berliner Songspiei Les sept péchés capitaux, Le petit Mahagonny .de Bertok) Brecht el Kurl Wetll.m en s Paul Keenan, du 25 juillet au 12 août, mar au sam à 20h 30 ESPACE EXILIO: 2050 Dandurand.local 211.Montréal (270-8664)— • Carta De A|uste ou Nous n'avons plus besoin de calendrier > performance théâtrale latino-américaine d'Alberto Kurapel.du 16 juin au 22 juiHet, les ven et sam à 20h LES RETROUVAILLES: Terrasse amère.1709 St-Denis.Montréal (849-9512)— • Les poules ont des dents .collectif d'écriture de Suzanne Auger.Mano Calvé et Anne-Marie Turcotte, m en s Anne-Marie Turcotte, du 25 juillet au 15 sept du mar au dim à 21h STUDIO CLAUDE-GAUVREAU: UQAM, 405 est Ste-Catherine.Montréal (987-3074)- Salle J-2020 • Chou Blues > production du Lag, texte et m en s Larry Tremblay, du 21 juin au 29 juillet, du mar au sam 20h 30.matinée le sam à 15h théâtres D’été BATEAU-THÉATRE L’ESCALE: St-Marc-sur Richelieu (584-2271)— « Un week-end bien rempli.de Michael Pertwee, traduction, adaptation et m en s Denise Filiatrault.à compter du 16 juin, mar au ven 21h, sam.19h et 22h CENTRE CULTUREL DE BELOEIL: Beloeil (464-4772)— Revue musicale Woodstock Woodstock, 20 ans déjà, à compter de 12 juillet LE CHANTECLERC: autoroute des Laurentides, sortie 67, Ste-Adèle (229-3591)— « La menteuse .de Bricaire et Lasaygues, m en s.Louis Lalande, du 20 juin au 27 août et les 2-3 sept, mar au dim 20h 30 LE PATRIOTE DE STE-AGATHE: sortie 83.autoroute des Laurentides, Ste-Agathe (861-2244 ou 819-326-3655)— < Les gatfeurs » de William Van Zandt et Jane Milmore, m.en s Monique Duceppe, du 16 juin au 3 sept., mar au ven 20h.30, sam 19h et 22h , les dim.16 et 23 juillet à 20h THÉÂTRE DE L'AUBERGE MARIEVILLE: 217 Chambly, Marieville (514-460-2191)— « Coconut Beach • conception et m en s Réjean Wagner du 15 juin au 12 août, du jeu.au sam à 20h 30.souper-spectacle à 18h THÉÂTRE LA BELLE MADELEINE: Route 30.sortie 149, Verchères (521-2485)— « Coup de foudre > comédie de John Tobias, m en s René Gagnon, du 22 juin au 3 sept., mer.au sam 20h 30, dim.20h.THÉÂTRE BEAUMONT ST-MICHEL: St-Mi-chel-de-Bellechasse (418-884-3344)—.Comédie dans le noir • de Peler Shaffer, traduction et adaptation Benoit Girard, m.en s.Denise Filiatrault, à compter du 27 juin, mar au ven 20h.30, sam.19h et 22h.THÉÂTRE BOIS-DE-COULONGE: 81 rue St- Pierre, Québec (418-692-3064)— Théâtre-Famille, après-midi champêtre, tous les samedis à 15h., jusqu'au 19 août THÉÂTRE DES CASCADES: Autoroute 40 ouest, sortie Ste-Anne-de-Bellevue, autoroute 20 ouest, direction Dorion, à Dorion, direction Pointe-des-Cas-cades (455-9341)— « Des moutons noirs pure laine ¦ de Neil Simon, m.en s.Sophie Clément, du 2 juin au 2 sept., du mar.au ven.20h.30, sam.19h et 22h.THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645 chemin du Chenal-du-Moine, Ste-Anne-de-Sorel (Mtl 393-9022), (Sorel 743-8446) (ailleurs au Québec 1-800-363-9468)— « S O S.pantalons • de Ray Gallon et John Antrobus, m.en s.Monique Duceppe.à compter du 13 juin, mar au ven 20h.30, sam 21h théâtre d’été du manoir du lac de- LAGE: Lac Delage (848-1818)— • Pèche mortel » de Norm Foster, m en s Fernand Rainville, du mer au sam 20h 30.dim 20h THÉÂTRE DE LA GRANGE DES SOEURS: Marieville (1-800-363-7551 ou 460-4341)- Revue musicale • C'est la faute à Ehns vol 2 • à compter du 5 juillet THEATRE DE L'iLE: 1 rue Wellington.Hull (819-595-7455)— « Poison d avril • comédie de Guylame Tremblay et Simon Fortin, m en s Gilles Provost, lusqu au 2 sept, mar au ven 20h 30, sam I9h et 22ti THÉÂTRE DU MANOIR RICHELIEU: La Mal baie— < La vieille demoiselle • d'Albert Martin, m en s Joseph Sainl-Gelais.du 23 juin au 3 sept — « Il faut qu une porte soit ouverte ou fermée > d'Alfred de Musset, m en s Joseph Samt-Gelais.du 23 |um au 3 sept THÉÂTRE DES MARGUERITES: Trots-Rivières ouest (819-377-3223)— • Haute Fidélité » de Ray Cooney, m en s Monique Duceppe et François Barbeau, à compter du 13 juin, mar au ven 20h 30, sam 21 h THÉÂTRE DE MARJOLAINE: Eastman (297-2860 297-2862)— • Il était une fois • comédie musicale de Louis-Georges Carrier et Cyril Beaulieu, chorégraphié Dominique Gualdeau.du musicale Cyril Beaulieu, m en s Louis-Georges Carrier, du 24 juin au 26 août, mar au ven 20h 30.sam 19h et 22h 30.dim 20h THEATRE DE LA POUDRIÈRE: Ile SIe-Hèlène (954-1344 ou 338-0132)— * L abominable homme des sables • de Jean Barbeau, m en s Larry-Mtchel Demers, du 24 mai au 27 août, mer au ven et dim 20h sam 21h — Encan personnalités pour recueillir des tonds et promouvoir le théâtre auprès du public, le 16 juillet à 15h THEATRE DU VIEUX-TERREBONNE: Ile des Moulins, Terrebonne (492-4777)— t Acapulco madame » d'Yves Jamiaque.m en s.Jean Dalmam, du 28 juin au 3 sept mer au sam 20h 30 TELEVISION SAMEDI O CBFT 12.00 Univers inconnus (1 de 3) 13.00 Ciné-Famille • Le mystère de la troi sième planète > sov 81 animation 13.55 Le monde du vélo 14.00 Les jeux de la trancopho me 17.00 Visions d'ici O CBMT 12.00 What’s New 12.30 Wonderstruck 13.00 Sea Hunt 13.30 Driver s Seat 14.00 Canadian Gardener Visits 14.30 Fish'N Canada 15.00 CBC Sportsweekend 18.00 CBC News Saturday Re port CD C FT M 12.00 Samedi Magazine 14.00 Au royaume des animaux 14.30 Chacun chez soi 15.00 Magnum 16.00 L'esprit d’aventure 17.00 Videostar 17.30 Bugs Bunny et ses amis 18.00 Ici Montréal (B C F C F 12.00 World Wrestling Fédéra tion 13.00 Saturday Cinema • The Day that Loving Slopped » 1981 avec Den ms Weaver et Valerie Har per 15.00 Canada in View 15.30 Time Exposures 16.00 Wide World of Sports 18.00 Pulse CS TV5 14.00 Sports Loisirs 15.00 Visa pour le monde: une France gourmande Le lot 16.15 Gourmandises 16.30 L héritage de l'homme le Proche-Orient 17.05 Continents francophones 17.SO Cinéma, cinémas CD RADIO-QUÉBEC 15.30 Creer son paysage 16.00 Apprivoiser la loi 16.30 Histoire des sciences au Quebec 17.00 Légendes du monde 17.30 Les animaux et leurs mys tiret 18.00 Passe-Partout es QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les P'tits Pierrafeu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Throb 13.30 Patrouille du cosmos 14.30 Les p'tites vues • Animalympics • amér 79 animation 16.00 Légendes indiennes 16.30 Au boul de la ligne 17.00 Look 89 17.30 Le Grand Journal 18 00 La roue chanceuse DIMANCHE o CBFT 12.00 La semaine verle 13.00 Rencontres 13.30 Autosport Molson 15.00 Les |eux de la trancopho me 17.00 Second regard 18.00 Sommet de Paris O CBMT 12.00 Meeting Place 13.00 Ourselves and Other Am mais 13.30 Hymn Sing 14.00 CBC Sportsweekend 15.30 CBC Sportsweekend 17.00 Sharon, Lois and Bram's Elephant Show 17.30 Blizzard Island 18.00 The Magical World ot Dis ney CD 12.00 14.00 16.00 17.00 17 30 18.00 C F T M Bon Dimanche Cine Wee-End • La méprise » g b 1973 avec Sarah Miles.Robed Shaw et Peter Egan Sport Mag Le gala ministers de Na thalie Ail Ici Montréal CD C F C F 12.30 Question Period 13.00 Star Trek the Next Gene ration 14 00 Expos Baseball Mtl Expos vs Cincinnati Reds 17 00 Canada in View 17.30 Tour de France 18 00 Pulse CD T V 5 11.00 Les jeux de la trancopho me 14.00 Les héros du samedi 15 00 Apostrophes 16.20 Strophes 16.40 Musique classique 17.25 • Le pilon .avec Michel Subor, André Weber et Tony Librizzi CD RADIO-QUÉBEC 15.30 L'intelligence artificielle 16.00 Le cerveau: vision et mou vemenl 17.00 Légendes du monde 17.30 Oïdy 18.00 Passe-Padout 60 QUATRE SAISONS ( câble 5) 12.00 Les Pierrateu 12.30 Le Petit Journal 13.00 Les P'tites Vues • Charade > amér 66 avec Audrey Hepburn, Cary Grant el Walter Matthau 15.00 Les tripodes 15.30 Les carnets de Louise 16.30 Coup de soleil 17.00 La fourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Premières i -.I La télévision du samedi soir en un elin d’oeil 18hOO 18h30 19h00 19h30 20H00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO @ CBFT (R.C.) Montréal 18h05/Samedi de rire Q Baseball / Expos vs Reds Festival de jazz Nouvelles q météo/sport Cinéma : Si Versailles m'était conté (2e partie) —Fr.53 Avec Sacha Guitry et Jean Marais m WCAX (CBS) Burlington News (1 h.) Wonderful World of Disney Paradise Q Tour of Duty q West 57th q News Magnum.P.l.• (ID WPTZ(NBC) Plattsburgh News M*A*S*H Cheers Cheers My Two Ç Wally q Dads and the.The Golden Girts q Empty q Nest Hunter q News Saturday Night Live H CBMT (CBC) Montréal News The Tommy Hunter Show Hard Time on Planet Earth q The Golden Girls q Empty q Nest Baloney ! Just for q Laughs The National Newswatch 23h45 / Spitting linage CB CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal R.S.V.P.Cinéma : Lilas de rive —Can.87 Avec Dack Rambo et Susan Almgren Crimes en solde Journal intime: Inv.: Shirley Théroux Nouvelles TVA météo/sport Cinéma : Kim —G.-B.1984 Avec R.Sheth et P.O’Toole Ékl CFCF (CTV) Montréal Puise Expos Summer ’89 Baseball / Expos ra Reds In Session Starting from Scratch News Pulse Movie: dung llo -Am.86 TVS (Télévisions Francophones) 17h50/Cinéma, cinémas Journal télévisé de TF 1 La nuit sur l'étang Fête de la musique marrakech Temps présent Jazz à Montréal Cargo Le divan Journal télévisé de TF I (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Haroun Tazieff raconte sa terre Cinéma : Pauline à la plage —Fr.1982 Q Avec Arielle Dombasle et Amanda Langlet Le clap Première ligne Points de vue Africa (documentaire) (20) Musique Plus Musique vidéo VJ: Natalie Richard Vox Pop Film musical / The Last Waltz ConcertPIus / Jean-Jacques Goldman : Carnet de route (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News Q Twilight Zone Star Trek : The Next Q Generation Mission : Impossible q Movie : The Sting II —É.-U.1983 q Avec Jackie Gleason, Mac Davis et Teri Garr ABC News 23hl5 / War of the Worlds (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Golden Pennies Doctor Who Legends of the World Movie : Random Harvest —É.-U.1945 Avec Greer Garson et Ronald Colman Conversations (22hl0) Movie : A Tale of Two Cities —É.-U.1935 Avec Ronald Colman et Elizabeth Allen (25) Much Music 18h30 / The Big Ticket : Bunny Wailer Soul in the City Vidéoclips A-Ha Spotlight The Big Ticket.(33) VERMONT ETV (PBS) The Lawrence Welk Show Austin City Limits Evening at Pops Movie : Harvey —É.-U.1950 Avec James Stewart et Josephine Hull 22h45: Great Performances / James Stewart: A Wonderful Life q (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse Top jeunesse en vacances Cette semaine Cinéma : Jerry chez les cinoques —É.-U.1964 Avec Jerry Lewis et Susan Oliver Le grand journal Coup de soleil Sports plus week-end Cinéma: Si mu gueule vous plait -Fr.81 avec Valérie Mairesse I.i La télévision du dinianelie soir en un elin d'oeil 18hOO 18h30 19h00 19H30 20h00 20h30 21h00 21h30 22hOO 22h30 23h00 23h30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Sommet économique de Paris Le rêve californien (lre/7) Rétro - parade Politique et faim : le Soudan 2 lh40/Concours de musique du Canada 1989 (spécial) Nouvelles météo (22h40) 23hl5/Cinéma : Danton —Fr.1982 Avec Gérard Depardieu et W.Pszoniak CS) WCAX (CBS) Burlington News Night Court 60 Minutes (information) q Murder She Wrote q Movie / The A ttic: The Hiding of A nne Trank —Am.88 q Avec Mary Steenburgen et Paul Scofield CBS Newsq 23hl5/The new Honeymooners 23h45 / Tales from the.(51 WPTZ(NBC) Plattsburgh Focus News The Jim Henson Hour Magical World of Disney Q Movie : The Return of Desperado —É.-U.1988 q Avec Alex McArthur et Robert Foxworth M*A*S*H Movie : Joshua Then and Now -Can.85 Avec James Woods ft CBMT (CBC) Montréal Magical World of Disney q Rock & Roll Mom q Chasing Rainbows q News q Venture Newswatch 23h25 / Star Trek t(ll CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal La Belle et la Bête La vie des gens riches.Minisérie : La méprise (spécial) (lre/2) Avec Richard Crenna Le club sandwich : Inv.: Serge Turgeon Nouvelles TVA météo/sport Magazine Montréal Arme et charme C© CFCF (CTV) Montréal Pulse Travel, travel Cannes Rock Festival (spécial) wsq Jake and the Fatman Q Hot Shots News Pulse Journal télévisé de TF 1 F.nlcrtainment this week Les jeux de la francophonie KM TVS (Télévisions Francophones) 17h25/Cinéma : Le pilon —Fr.81 Journal télévisé de TF 1 Sentiers Apostrophes : L 'international du roman 21hl5/Thaiassa 22hl5/Cinéma: Le secret des andrones —Fr.82 Avec Françoise Christophe et C.Rouvel (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-soleil/Le livre céleste: Une légende chinoise La trentaine Lumières Cinéma : La canonnière du Vang Tse —Am.66 Avec Steve McQueen et Richard Attenborough (20) Musique Plus Musique vidéo / VJ: Francis Bay Nu Musik (22) WVNY (ABC) Burlington ABC News q Wheel of Fortune Incredible Sunday q Have Faith q Movie -.Alien —G.-B.1979 Q Avec Tom Skerritt et Sigourney Weaver ABC Newsq 23hl5 / Personal Power (24) CICO (TVO) Ontario Passe-partout L’oiseau bleu Le monde des épices Pages d'histoires.Marcbeloup A comme artiste L'échiquier q provincial Documentaires en musique Réflexions sur la sexualité (25) Much Music 19 h : Backtrax The Best of Much Vidéoclips Honeymoon suite.Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) All Creatures Great and Small Wildq America • Naturescene National Audubon q Society Masterpiece Theatre : q The Bretts H Moyers : A Second Look q Mystery ! A Dorothy Z.IJ Sayers’ Mystery Masterpiece Theatre q (35) QUATRE SAISONS Montréal Premières Caméra 89 Spécial dimanche : Surprise, sur prise Spécial dimanche : Look international Le grand journal D'importance capitale Sports plus week-end Ménick reçoit ) C-10 U Le Devoir, samedi 15 juillet 1989 le cahier du t • ameai in CHARLEVOIX EN ÉTÉ Champêtre et livresque Le Symposium de la jeune peinture de Baie-Saint-Paul Charlevoix.PHOTO FRANÇOIS RIVARD un autre événement incontournable de l’été dans LA GALERIE D'ART LAVALIN • MONTRÉAL 3e Biennale nationale de la céramique et oeuvres en terre cuite de la collection Lavalin Entree libre du mardi au samedi de 12 h a 18 h 1100.bo:devard René-Levesque Ouest.Montreal Du 6 au 29 juillet 1989 LEUR ARUEUR AME, LEURS ARMES V PARTIE 30 NOUVELLES 208 œuvres rares et précieuses, extrêmement sensibles à l'air ambiant.Hiles feront l'objet d'une rotation en quatre phases, cet été.Renouvelez vos visites.SEMAINE Cf.tte Atelier éducatif la fabrication d'un chapeau samurai Démonstration : le kimono, comment le choisir et le porter.Documentaires "Bunraku"."l/Artisanat d ! do “l.'Art de shiko Munakata " Spectacle de Taiko.le dimanche 16 juillet à ljh30.•-r px;:,., 4’ ' V DU 21 JUIN AU 10 SEPTEMBRE 1989 MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL 1379.rue Sherbrooke ouest Métro Cîuy.Renseignements (SI o 285-IMHl Ifillels en vente au Musée jusqu'à 18 h et aux comptoirs Admission $ SUZUKI LuU«r/«nr iilü 107 mi tank CKAC 73 VA: Evitez la fumée Pour mieux respirer Guy Ferland « VERS la baie dite de Saint-Paul, il y a vait une petite montagne sise sur le bord du fleuve d’un quart de lieu ou environ de tour, laquelle s'est abysmée et comme si elle n’eut fait que plongée, elle est ressortie du fond de l'eau pour se changer en is-lette et faire d’un lieu tout bordé d’é-cueils, comme il estait un hâvre d’assurance contre toutes sortes de vents.» C’est en se rappelant ces phrases de 1663 du père Lalemant qu’on découvre les sommets du mont des Éboulements.Un site idéal qui surplombe le fleuve et donne au spectateur ébahi l’impression de toucher le ciel.Le calme et la majesté du décor contribuent au sentiment d’élévation sur ces crêtes issues de l’écrasement d’un météorite il y a près de 350 millions d’années.Entre Baie Saint-Paul et Saint-Iré-née, la petite ville des Éboulements assure le relai tant touristique que culturel dans la région de Charlevoix.Au milieu d’une campagne luxuriante, on découvre avec ravissement un petit musée du livre ancien qui propose une exploration dans les lettres françaises du Québec d’avant 1865.: ~ EXPOSITION ESTAMPES ORIGINALES INTERNATIONALES: Aîzpiri, Antonini, Avati, Beeri, Bellver, Brandstatter, Capa, Carcan, Cathelin, Domy, Dussau, Folon, Francis, Friedlaender, Guiramand, Haddelsey, Hamagu-chi, Hasegawa, Iwava, Monir, Piza, Plensa, Rodriguez-Guy, Ting, et plusieurs autres.ESTAMPES ORIGINALES QUÉBÉCOISES: Bergeron, Blanchard, Bougie, Giguère, Hudnn, Louis Jaque, Letendre, Masson, Richard, RiopeUe.HUILES SUR TOILE: Louis Jaque COLLAGES: Françoise Barraud TAPIS D’ARTISTE: Cilou Zelkine SCULPTURES: Pauline Spénard GALERIE SIMON BLAIS HEURES D’OUVERTURE: Mardi au samedi de 9h30 à 17h30 et sur rendez-vous.4521, rue Clark suite 100 (angle) rue Mont-Royal Tel.: 849-1165 La Société des Arts Visuels de Laval présente LAVAL 89 L’ÉTÉ DE LA RELÈVE artistes: Ann Carey, Pierre Desrosiers, Juan Enrique Schneider Henriquez, Julie Lefebvre, Martial Lefebvre, Dominique Valade historiens de l’art: Louise Chouinard.Michel Paradis, Christina Toma Vendredi — Samedi — Dimanche du 14 au 30 juillet 1989 à la Maison des Arts de Laval 1395 de la Concorde O., Laval entrée: 1.50 $ tél.:662-4440 Vernissage: le 30 juillet à 20h L’événement est rendu possible grâce à l’aide financière du ministère des Affaires culturelles du Québec et la Ville de Laval.cir\oî\ CENTRE D'EXPOSITION ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN DIEUX et DIABLES.LES ARTISTES Nés de la terre, les dieux, diables, totems, idoles, djinns, muses, anges, démons, génies et autres formes de fantasmes qui président à la vie de quarante-neuf artistes.DANIELLE APRIL • PIERRE AYOT • MIGUEL BERLAN6UA • CLAUDE BERNARD GILLES BOISVERT • LAURENT BOUCHARD • MARIE-FRANCE BRIÈRE • CLAIRE BRUNET • REYNALD CONNOLLY • LINDA C0VTT • C0ZIC • CHARLES DAUDEUN RENÉ DER0UIN • AGNÈS DUMOUCHEL • JOAN ESAR • GIUSEPPE FIORE VITTORIO FIORUCCI • ANDRÉ FOURNELLE • SUZANNE GAUTHIER • MONIQUE GIAR0 • ROSE-MARIE GOULET • PAUL 6RÉG0IRE • PAUL HUNTER • CLAUDE LAMARCHE • GILLES LARIVItRE • JULES LASALLE • TIM YUM LAU • JACQUES LAVIGNE • JEAN-YVES LEBLANC • PIERRE LEBLANC • ISABELLE LELAR6E LISETTE LEMIEUX • YVES L0UIS-SEIZE • JOHN MING0LLA • DAVID MOORE JEAN-PIERRE MORIN • INDIRA NAIR • GILBERT POISSANT • FRANCINE P0TVIN CLAUDE PRAIRIE • BRIGITTE RADECKI • ANN ROBERTS • MAURICE SAVOIE MICHEL SAVOIE • FRANÇOISE SULUVAN • ALAIN-MARIE TREMBLAY • BILL VAZAN • MARION WA6SHALL • CATHERINE WIDGERY Jusqu’au 12 AOÛT 1989 CENTRE D'EXPOSITION CIRCA ART CÉRAMIQUE CONTEMPORAIN 372 rue Sainte-Catherine ouest, suite 444 Montréal (Québec) H3B 1A2 Téléphone: (514)393-8248 CIRCA remercie le Conseil des Arts de te Communauté urbaine de Montréal Heures d'ouverture Du mercredi au vendredi de 12h00 à 17h30 Le samedi de 12h00 à 17h00 et sur rendez-vous Il s’agit d’une collection privée appartenant à Jean-Jacques Desgagné et comprenant quelque 300 livres imprimés au Québec entre 1765 et 1865 et qui sont exposés à l’édifice municipal, là où sont situés également un centre géomorphologique et une rétrospective des oeuvres du peintre Claude Le Sauteur.Au pays de Menaud maître dra-veur, on contemple ainsi des trésors de l’imprimé, du premier livre publié en français et édité à Québec en 1765, le Cathéchisme du diosèse de Sens de monseigneur Jean-Joseph Lan-guet, au Journal d’un exilé politique aux terres australes par L.Du-charme en 1845, en passant par les Incunables, le Nehiro-Iriniue Aimihe Massinahigan du père Labrosse publié en montagnais en 1767, les deux premiers romans imprimés au Québec en 1837, L'influence d’un livre de de Gaspé fils et Les révélations du crime ou Cambray et ses Complices d’Anger, le premier recueil de poésie, Epitres, satires, chansons, épi-grammes et autres pièces de vers par M.Bibaud en 1830, etc.Bref, il y en a pour tous les goûts et à travers les ouvrages anciens on fait un tour de l’histoire du Québec.Sans l’appui de la bibliothèque Fé-lix-Antoine-Savard des Éboulements, d’un projet Défi 1989 et dutravail acharné du propriétaire du fonds de livres anciens, Jean-Jacques Desgagné cette exposition n’aurait jamais vu le jour.Celui-ci est professeur de physique à la polyvalente de Musée d’art contemporain de Montréal 25 ans déjà! EXPOSITIONS ¦ Anicca Installation vidéographique de Daniel Dion Jusqu'au 27 août Tenir l’image à distance Oeuvres photographiques de treize artistes du Québec, du Canada et de l’étranger Jusqu'au 3 septembre L’histoire et la mémoire Oeuvres de quinze artistes québécois acquises au cours des deux dernières années Jusqu'au 3 septembre ACTIVITÉ FAMILLES-AMIS ¦ Portrait de famille Invitation à amener sa famille ou à en inventer une sur place et d’en faire tirer un portrait dans un décor pré-fabriqué Les dimanches 16 et 30 juillet ainsi que 13 et 27 août De 13h à 17h VISITES Du mardi au vendredi, visites d’une durée de 1h30, suivies sur demande, d’un atelier Réservations: (514) 873-5267 Le dimanche, visite-express d’une durée de 50 min., en français et en anglais Inscription: sur place, le jour même, dès midi, horaire à déterminer Jusqu'au 31 août Entrée libre Cité du Havre (514) 873-2878 Transport: La ligne d’autobus 168 de la ST.C.U.M.dessert le Musée du mardi au vendredi.Maintenant en vigueur les fins de semaine de 12h à 18h, un service de taxi collectif! Renseignements.(514) A-U-T-O-B-U-S MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Baie Saint-Paul et a commencé sa collection en recevant en cadeau un vieux livre de physique.Prenant le goût à la recherche de pièces rares, il a accumulé près de 500 livres anciens et il s’est spécialisé dans la conservation des volumes imprimés au Québec avant 1865.Conteur-né et passionné par sa matière, Jean-Jacques Desgagné peut parler des livres qu’il possède pendant des heures.Incidemment, il propose aux visiteurs une visite commentée sur baladeur de ses 350 joyaux répartis en 13 tableaux.Le musée offre également quelques conférences sur les manuels scolaires, les contes, etc, un récital de poésie, une série de documentaires en vidéocassettes sur l’histoire des sciences et d’autres activités ponctuelles.Après s’être ressourcé près du fleuve dans notre patrimoine intellectuel, on peut soit continuer sa route vers le nord jusqu’au musée Laure Conan à la Malbaie, où trois jeunes artistes exposent leurs oeuvres, en passant par Saint-Irénée pour prêter une oreille attentive aux récitals de musique du domaine Forget, ou soit redescendre à Baie Saint-Paul pour admirer une rétrospective des symposiums de peinture qui se tiennent depuis sept ans dans cette charmante ville.Les tableaux grands formats, réalisés par des artistes invités ou sélectionnés pour produire une oeuvre sur un thème donné en un mois, occupent presque tous les corridors de la polyvalente de l’endroit.Il est à noter que le symposium de cette année aura lieu du 4 août au 4 septembre à l’aréna de Baie Saint-Paul.On ne peut pas visiter la région de Charlevoix sans faire un tour a la petite île-aux-Coudres, ne serait-ce que pour se remémorer le second voyage de Jacques Cartier en 1535 qui a nommé le lieu dans un de ses élans lyriques caractéristiques : « Et entre aultres, y a plusieurs couldres franches, que treuvasmes fort chargez de nozilles, aussi grosses et de meilleur sa veur que les nostres, mais ung peu plus dures, et pour ce, la nom-masmes l’isle es Couldres.» Précisons que les nozilles en question sont des noisettes dont Jacques Cartier était un friand amateur.Et si les livres, les peintures, la musique et les décors enchanteurs ne vous rassasient pas l’esprit, il ne vous reste plus qu’à vous retremper dans la fabrication artisanale de papiers à Saint-Joseph-de-la-Rive.Il s’agit évidemment du musée de la papetrie de Saint-Gilles, initiative de Félix-Antoine Savard en 1965.On peut y voir toutes les étapes de la fa-brication du papier incrusté des fleurs et des feuilles du pays.À chaque séjour, on voudrait rester plus longtemps sur les hauteurs de la région de Charlevoix, mais l’appel de la ville et les obligations pécuniaires obligent un retour forcé dans la jungle d’asphalte et de béton.jf beaux :v CIRCUITS CULTURELS rappellent qu’il reste quelques places pour ^le/mince *?
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