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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1989-08-14, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXX — No 187 ?Montréal, lundi 14 août 1989 la météo: Le ciel de demain sera généralement nuageux avec quelques averses ou orages.Max.: 28.(Détail page 8).Côte-Nord Gaspeste Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Lincoln avait alerté le cabinet deux ans avant St-Basile Le gouvernement a refusé d’investir dans la prévention des catastrophes écologiques s-Gilles Francoeur LE GOUVERNEMENT du Québec a refusé à la fin de 1986 d’investir les sommes nécessaires à la mise en place urgente d’un système de dépistage et de prévention des catastrophes écologiques, comme l’incendie de B PC de Saint-Basile-le-Grand.Selon une série de documents obtenus par LE DEVOIR, l’ancien ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln, avait recommandé au cabinet provincial dans un mémoire confidentiel, le 10 décembre 1986, de dépister les industries vieillottes, les entrepôts défaillants et même les entreprises de pointe susceptibles de provoquer au Québec des catastrophes comme celles de Seveso (Ita- EXCLUSIF lie) en 1976, de Three Mile Island et de Mississauga (Ont.) en 1979, de Bhopal en 1984 ou de Tchernobyl l’année suivante.Le comité interministériel à qui M.Lincoln proposait de confier cette tâche devait, dans les six mois sui- vants, déposer ses recommandations, élaborer une politique de < prévention » et préparer une « réponse » concertée de tout l'appareil gouvernemental parce que « la province n’est pas à l’abri de ce genre d’accident » industriel ou d’alerte verte.Le comité interministériel proposé par M.Lincoln à la fin de 1986 s’est finalement réuni pour la première fois le 4 mai 1988, soit deux ans plus tard et.quatre mois avant l’incendie de Saint-Basile-le-Grand! Quant à l’argent qui lui aurait permis d’effectuer cette tâche en six mois et de mettre en place la politique de prévention suggérée, le Conseil du Trésor ne l’a pas versé.Le décret CT-163188, du 20 février 1987, recommande plutôt au cabinet provincial de « privilégier les mécanismes d’intervention peu coûteux et ayant pour effet de responsabiliser financièrement les municipalités et les industries ».Le greffier du Trésor, M.Michel Crevier, y ajoute que le ministère de l’Environnement « devra se servir des ressources disponibles dans l’appareil gouvernemental» s’il veut mettre en place les éventuelles recommandations du comité intermi-Volr page 12 : Lincoln d un échec Les BPC reviennent à Montréal L’ACCORD DU LAC MEECH Bourassa admet la possibilité PHOTO JACQUES NAOEAU Le chef du Parti québécois croit pouvoir améliorer le score du référendum de 1980.Parizeau fixe la barre à 41 % des votes « Il faut franchir la deuxième marche vers l’indépendance » LONDRES (PC) - Après les six barils de BPC que les débardeurs du port londonnien de Tilbury ont refusé de décharger la semaine dernière, c’est maintenant au tour des 15 conteneurs en provenance de Saint-Basile-le-Grand qui reviendront à Montréal.Le capitaine du Nadezhda Obukhva, le navire soviétique qui a pris à son bord le premier envoi des BPC qui étaient entreposés à Saint-Basile, a déclaré hier soir qu’il appareillerait aujourd’hui de Rotterdam à destination de Liverpool et qu’il y débarquerait toute sa cargaison sauf les 15 conteneurs de BPC.Le capitaine Abalacov a précisé que les conteneurs retraverseront l’Atlantique sans que rien ne soit tenté pour qu’ils parviennent à Pontypool, dans le Pays de Galles, où ils devaient être incinérés à l’usine Rechem.« Je viens tout juste de recevoir un télex urgent de notre agent londonnien, l’Anglo-Soviet Shipping nous avisant que la Grande-Bretagne refusait le déchargement de cette cargaison et qu’en conséquence je devais la ramener à Montréal », a dit le capitaine russe.Le navire doit accoster à Liverpool mercredi et être de retour à Montréal le 28 août.La semaine dernière, un autre cargo soviétique avait dû garder a son bord six barils de BPC en provenance de Montréal face aux protestations des médias, de Greenpeace et de la population du sud du Pays de Galles.Ces BPC ne provenaient toutefois pas de Saint-Basile, mais de différents endroits au Canada.Les autorités du port de Tilbury, situé à l’er'rée de la Tamise, à Londres, ainsi que les débardeurs ont refusé de manutentionner le conteneur destiné à Manchester et non à l’incinérateur de Pontypool.Voir page 12: BPC ggünard Descôteaux de noire bureau Québec L’OBJ ECTIF de Jacques Parizeau le 25 septembre est simple : gagner cette élection ou, à défaut, franchir la barre des 40.4 % obtenue par le OUI au référendum de 1980 par une marge suffisante pour que le Parti québécois puisse prétendre avoir réamorcé la marche du Québec vers l’indépendance.Au référendum, une première marche a été franchie.« à un moment donné, il faut passer de la première marche à la seconde », a en effet indiqué le chef péquiste ce weekend, ignorant les sondages qui situent son parti en-deça de cette barre des 40%.Cette élection, ce ne peut être une simple élection, a-t-il dit, alors qu’il donnait le coup d’envoi officiel a sa campagne électorale.Il faut non seulement préparer « la mise en place d’un vrai gouvernement mais aussi d’un vrai pays », a-t-il dit, aux membres du Conseil national du parti venus entériner une plateforme électorale qui met l’accent en premier lieu sur la souveraineté et dont le thème est « Je prends parti pour le Québec ».Pour Jacques Parizeau, il est essentiel de s’engager à nouveau sur la voie de l’indépendance.On ne peut rester toujours sur la première marche, dit-il, en faisant allusion à la décision de René Lévesque à l’élection de 1981 puis de Pierre-Marc Johnson en 1985 de mettre entre parenthèses la question de la souveraineté.Certains croyaient qu’après le référendum il n’y avait plus d’espoir, a-t-il rappellé non sans noter que pour sa part, il avait toujours dit que ce 40 % du OUI était une première marche.Fixer la barre à au moins 41 % pour cette élection n’est pas irréaliste, croit Jacques Parizeau, qui d’aucune façon n’envisage tomber en bas de l’escabeau le 25 septembre.Il affirme : « C’est tout à fait clair qu’on va franchir une deuxième marche de l’escabeau ».« Pourquoi faudrait-il que j’envisage une hypothèse pessimiste.De- puis quelques jours, ajoute-t-il, ça va pas si mal.Regardez-nous aller! » Les derniers sondages sur la popularité des partis réalisés en juin accordaient 35 % des intentions de vote au Parti québécois, 53 % au Parti libéral et 8 % au NPD.Pour une large part, le vote du NPD devrait se reporter vers le PQ le jour du scrutin, si bien que la position de celui-ci est un peu meilleure qu’il n’y paraît.En 1985, le Parti québécois avait obtenu 38.7 % des suffrages, le Parti libéral 55.9% et le NPD 2.4 %.Les militants péquistes ont été enchantés de cette volonté de M.Parizeau de faire de la souveraineté un enjeu clair de cette élection.« Le Québec aux Québécois», ont-ils scandé lorsque leur chef eut parlé de la tâche qui les attendait : « se dé-barasser de ce gouvernement croupion et le remplacer par un solide gouvernement à nous qui va prévoir page 12 : Parizeau « Ce serait la plus désagréable surprise de ma carrière » Martin Pelchat ROBERT BOURASSA, qui n’a jamais voulu évoquer publiquement la possibilité d’un échec de l’accord du lac Meech, a cependant admis pour la première fois hier que son gouvernement avait élaboré une stratégie pour faire face à cette éventualité.« C’est plutôt un signe de prévoyance et de sagesse de prévoir toutes les options, a-t-il dit.On ne peut pas considérer que c’est acquis tant que ce n’est pas voté par les deux autres provinces.» M.Bourassa s’est cependant dit encore confiant de voir les deux provinces récalcitrantes, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick, imiter les huit autres qui ont ratifié l’accord.Le plan en cas d’échec est donc affaire de prévoyance, a-t-il soutenu, une première fois en entrevue au réseau Télémédia, et une seconde fois en soirée, de passage dans sa circonscription de Saint-Laurent.« Mais ne me demandez pas de dire les éléments de la stratégie », a-t-il lancé aux journalistes qui le suivaient dans son comté.« Il n’y a pas beaucoup d’hommes politiques qui énoncent 10 mois à l’avance leur stratégie », avait-il rétorqué aux journalistes du réseau Télémédia qui le recevaient hier matin.« Mais je suis très très confiant que le lac Meech sera ratifié.Ça me paraît aller dans le sens de l’unité du pays.Nous avons encore jusqu’au 23 juin 1990.Si nous sommes réélus, ça va être une de nos priorités de favoriser la ratification de l’accord du lac Meech.» Huit législatures provinciales représentant 93 % de la population ont adopté une motion approuvant l’accord, a rappelé M.Bourassa.L’accord conclu en juin 1987 devait être ratifié par l’ensemble des parlements canadiens en trois ans.Voir page 12 : Bourassa PHOTO AP Un soldat britannique explique à un jeune garçon le fonctionnement de la lunette de vision de son fusil lors du défilé des protestants, samedi à Londonderry.Le conflit d’Irlande a déjà fait 2,700 morts Les catholiques soulignent 20 ans de présence de l’armée britannique d'après AP, Reuter et AFP LONDONDERRY - VINGT ans après l’intervention des troupes britanniques en Irlande du Nord, le conflit qui oppose catholiques et protestants n’a toujours pas trouve de solution.Aujourd’hui, les catholiques d’Irlande du Nord doivent manifester à Londonderry pour marquer l’anniversaire du déploiement, le 14 août 1969, de troupes britanniques en Irlande du Nord.Vingt ans plus tard, après 2,700 morts et 30,000 blessés, les 10,000 soldats anglais patrouillent toujours une province périodiquement secouée par les attentats et les affrontements entre les protestants et les catholiques.Hier, en guise de répétition générale, des milliers de nationalistes irlandais ont défilé dans Belfast.« Je ressens un mélange de tristesse et de fierté en voyant tant de gens ici », a déclaré Gerry Adams, chef du Sinn Fein, l’aile politique légale de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) interdite, alors que le cortège descendait Falls Road, le coeur du ghetto nationaliste de Belfast.Alors que la police d’Ulster redoute toujours que TIRA ne marque l’anniversaire par un coup d’éclat, son nouveau chef, M.Hugh Annesley, s’est mêlé brièvement aux manifestants.« Je suis venu voir comment les choses se passent.J’appelle tout le monde au calme et à la dignité », Voir page 12 : Irlande AUJOURD’HUI Daigle avait peur de son partenaire Chantal Daigle affirme s’être fait avorter pour protéger son enfant à venir contre la violence de son ancien partenaire Page 3 Beyrouth sous les bombes Quelque cent mille obus et roquettes s'abattent sur Beyrouth.Page 4 Pirates.6 Expos.4 La série de victoires des Expos s'arrête à deux.Page 9 Mansell remporte le GP de Hongrie C'est la Ferrari du Britannique Nigel Mansell qui franchit en tête la ligne d’arrivée du GP de Hongrie.Page 9 am mmmm Ce guide de poche est un outil pratique qui facilitera aux mycologues amateurs l'identification et la reconnaissance des principaux champignons comestibles et vénéneux.Il permettra aux gastronomes de profiter de belles saison de cueillette.• guide d’identllicatlon • nom latin • nom français • groupes en six couleurs différentes pour répérer facilement les espèces • photo couleur • description de l’espèce • code de couleur de comestibilité • code de l’habitat de l’espèce • saison de la récolte • humicole ou lignicole • schémas détaillés de l’espèce ÉDITIONS DU TRÉCARRÉ DU QUÉBEC ET DE LEST DU CANADA MAURICE THIBAULT 310 pages — 19,95$ MAUnice THIBAULT LmUiMC « 4 12 ¦ Le Devoir, lundi 14 août 1989 Trois ans Paul Dufour - du journal Le Monde Trois ans après la catastrophe, une vie normale n ’est toujours pas possible en Biélorussie, où les autorités demandent l’évacuation de 106,000 personnes supplémentaires « L’ARMÉE a déjà décontaminé plusieurs fois certains villages.Mais c’est comme si l’on essayait de creuser un trou dans l’eau : Au bout de deux mois, la radioactivité est aussi importante qu’avant le passage des soldats.» Cette confidence d’un responsable soviétique au professeur Pierre Pellerin, directeur du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) français, témoigne de l’ampleur du problème qui se pose aux responsables de Biélorussie, la République d’URSS la plus touchée après la catastrophe de Tchernobyl.Trois ans après l’accident, le parlement régional vient de demander à Moscou le déplacement de 106,000 personnes (le Monde du 1er août).Soit presque autant que le nombre d’habitants évacués de la « zone interdite » autour de la centrale, après l’accident (135,000).Les retombées du réacteur en feu (du césium 137 surtout, dont la radioactivité diminue très lentement) ont contaminé environ 20 % de la Biélorussie.Une contamination par taches, en «peau de léopard », dont la carte a été difficile à établir, et n’a été publiée qu’en février dernier.La zone la plus atteinte est située entre Moghilev et Gomel, et certains villages touchés se trouvent à plus de 300 kilomètres au nord de Tchernobyl.Se basant sur les recommandations de la CIPR (Commission inter- après, la vie ne veut pas reprendre à Tchernobyl nationale de protection radiologique), les autorités soviétiques ont dé cidé de fixer à 35 rems ( 1 ) pour une vie humaine de soixante-dix ans la limite maximale de radiations à partir de laquelle les habitants doivent être évacués.Pour maintenir ce seuil, 905 millions de roubles (9,05 milliards de francs au change officiel) ont été dé pensés.Mais cela ne suffit apparemment pas, et, selon les autorités biélorusses, le maintien sur place des populations exigerait un effort financier supérieur a 10 milliards de roubles, le coût estimé d’une évacuation totale de la zone la plus contaminée.« On peut toujours respecter une telle norme, explique le professeur Pellerin.La question est : à quel rïx ?Cela implique en effet que les abitants ne peuvent pas consommer ni vendre la production de leurs champs et jardins.Qu’ils doivent limiter à deux heures par mois leurs promenades dans les forêts, trop contaminées, presque impossibles a nettoyer, et d’où les poussières radioactives reviennent polluer les villages au moindre coup de vent.Est-il envisageable de vivre pendant soixante-dix ans avec de telles contraintes ?» s’interroge-t-il La question est d’autant plus cruciale que, si l’on en croit la presse soviétique, les habitants ont les plus grandes difficultés à suivre les recommandations des spécialistes.La « zone de contrôle permanent » biélorusse englobe quatre-cent-quinze villages des districts de Gomel et de Moghilev.Chacune des 103,000 personnes qui y vivent reçoit une aide de 30 roubles par jour et une prime de 25 % sur le salaire.Cet argent est destiné à compenser l’achat de nourriture « propre ».Mais l’intendance a souvent du mal à suivre.« Certaines commandes d’État n’ont pas encore été réalisées, comme les cabines étanches pour les tracteurs, les appareils de contrôle et de mesure de radioactivité, les produits chimiques pour la neutralisation du sol contaminé », se plaint M.Kovalex, président du conseil des ministres de Biélorussie, dans une interview publiée en février dernier par la Pravda.Et puis, ajoute-t-il, il est très difficile de limiter l’extension de la zone contaminée : « Nous labourons profondément la terre (pour « enterrer » la radioactivité), tandis qu’à côté il y a des routes non goudronnées, et la poussière transporte les radionucléides.Nous nous chauffons avec de la tourbe et du bois « sales » et, avec la fumée, nous dispersons la radioactivité sur des territoires déjà nettoyés.Nous produisons des milliers de tonnes de blé « sale » et, ensuite, nous ne savons pas quoi en faire.» Le problème se double d’une polémique autour des conséquences médicales sur la population.« La structure générale des maladies n’a pas changé en 1988 pour la population des districts de Gomel et de Moghilev.Le niveau de mortalité infantile durant les trois dernières années a une tendance nette à diminuer, aussi bien dans ces districts que dans les quatorze régions sous surveillance.« L’accroissement de maladies par tumeurs malignes ne diffère pas pour la période 1986-88 de la dynamique de croissance observée sur plusieurs années », affirme M.Kovalev dans la Pravda.Ces propos rassurants sont contestés par certains responsables, scientifiques ou journalistes soviétiques.Selon ces derniers, on consta terait une augmentation importante du nombre des cataractes, des ané- mies infantiles et des affections de la thyroïde.Les Nouvelles de Moscou ont évoqué en février dernier un doublement de « la moyenne annuelle de maladies cancéreuses, et notamment de cancers de la lèvre et de la cavité buccale » dans certaines régions d’Ukraine.Le professeur Pellerin, qui faisait partie — avec MM.Dan Beninson, président de la CIPR, et Peter Waight, spécialiste des radiations de l’OMS — d’une mission d’experts internationaux qui a visité les zones les plus contaminées en juin dernier (2), s’élève contre les « tendances au sensationnalisme » d’une partie de la presse soviétique.« Les responsables et même certains scientifiques soviétiques n’ont pas tous un niveau de connaissance suffisant pour comprendre la situation, et ils cèdent parfois à la phobie de radiations », dit-il.Selon lui, « il n’y a ni urgence ni problème sanitaire », et la demande d’évacuations supplémentaires des autorités biélorusses relève de raisons sérieuses, mais purement « socio-économiques ».La limite des 35 rems pour soixante-dix ans fixée par les Soviétiques semble « très raisonnable » au professeur Pellerin.« Dans certaines régions du Massif Central ou d’Inde, la radioactivité naturelle provenant des roches est supérieure a celle que subissent les habitants des zones contaminées de Biélorussie », af-firme-t-il.Un optimisme que contestent les membres du GSIEN (Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire) (3), qui rappellent les estimations de certains experts selon lesquels 30,000 à 40,000 personnes pourraient mourir dans les soixante-dix ans à venir, en Ukraine et en Biélorussie, de cancers induits par la radioactivité due à l’accident.Vieille querelle de normes entre pro et anti-nucléaires.Un débat passionné, non dénué de perversité de part et d’autre, et qui ne risque pas d’être réglé de sitôt : ces chiffres portent en effet sur une population de soixante-quinze millions d'habitants, et — hormis le cas de quelques cancers très rares facilement repérables — l'estimation la plus pessimiste entraînerait un accroissement de la mortalité par cancers inférieur aux marges d’erreur des statistiques les plus précises, donc probablement indécelable.Il est vrai qu’une radiographie médicale longue ou la radioactivité naturelle peuvent éventuellement se révéler aussi dangereuses que les retombées de Tchernobyl en Biélorussie.Mais U s’agit dans le premier cas de radioactivité « choisie » parce que utile, ou inévitable, et, dans le second, de radiations accidentelles venant s’ajouter aux précédentes, et qui auraient pu être évitées.Quelle est la nocivité exacte de ces « faibles doses » ?Les scientifiques l’ignorent pour l’instant, mais estiment pour la plupart qu’il n’y a sans doute pas de seuil minimal en deçà duquel l’effet sur les cellules du corps est nul.Les normes actuelles, basées sur des études statistiques de la population d’Hiroshima, doivent donc etre considérées comme un seuil de « danger acceptable » plutôt que comme des « doses inoffensives ».Et si les conséquences de Tchernobyl entraînent leur révision à la baisse, ce sera sans doute pour des raisons plus « politiques» que scientifiques.Cette catastrophe n’en reste pas moins — sur le plan de la radioacti- vité induite — l'accident nucléaire le plus important de tous les temps, Hiroshima et Nagasaki inclus.Elle passionne les experts du monde entier, qui étudient toutes ses conséquences avec beaucoup d’attention pour en tirer des enseignements sur les plans sanitaire ou de l’environnement « Je pense qu’un tel accident est impossible en France, affirme prudemment le professeur Pellerin.Il n’empêche, ajoute-t-il, que les Soviétiques nous fournissent là une expérience extraordinaire qui pourrait être transposée chez nous.» (1) Les unités de mesure des radiations les plus courantes sont le becquerel, le rad et le rem.Le becquerel mesure la radioactivité émise par la source : 1 becquerel équivaut à l’énergie d’une désintégration d’atome par seconde (autre unité, le curie : 1 curie = 37 millions de becquerels).Le rad mesure la dose de radioactivité reçue par l’environnemnt (autre unité, le gray : 1 gray = 100 rads).Le rem est l’équivalent biologique du rad, il tient compte du fait que les différentes sortes de rayonnements (alpha, bêta, gamma) ont des capacités variables de pénétation dans le corps (autre unité, le sievert : 1 sie-vert = 100 rems).(2) Le répondeur téléphonique du SCPRI (39-76-38-38) diffuse un court exposé sur « les raisons des nouvelles évacuations» après Tchernobyl.(3) Le dernier numéro de la Gazette nucléaire, organe du GSIEN (2, rue François-Villon, 91400 Orsay), est consacré à un dossier intitulé « Tchernobyl, trois ans après », analyse commentée de la presse soviétique sur le sujet.PHOTO JACQUES NADEAU Robert Bourassa a refusé de se plier aux caprices des photographes qui voulaient le voir mordre dans épi de maïs, hier dans Saint-Laurent.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bourassa « Pour moi, ce serait une surprise que l’accord ne soit pas ratifié », a-t-il ajouté.Ce serait même l’une des plus désagréables de sa carrière, a-t-U encore reconnu.M.Bourassa a montré qu’il ne prenait pas au sérieux la menace de certaines provinces de faire volte-face.À Terre-Neuve, le gouvernement de Clyde Wells, qui a succédé à celui de Brian Peckford, signataire de l’accord, a laissé planer des doutes à ce sujet.« Je serais étonné qu’une province ayant ratifié l’accord renverse sa décision », a dit M.Bourassa, selon qui « les arguments contre l’accord ne semblent pas difficiles à réfuter ».Le rejet de cette entente provoquerait « l’impasse constitutionnelle totale », a dit M.Bourassa.Se faisant menaçant, il précise que les changements constitutionnels, comme la réforme du Sénat, réclamés par d’autres provinces, ne pourraient se faire sans l’approbation du Québec.M.Bourassa a par ailleurs répété que la loi 178 ne sera pas modifiée.Plus tard, à Saint-Laurent, un comté dont la moitié des électeurs ne sont pas francophones et où le nouveau Parti Égalité a promis de lui livrer une chaude lutte, le premier ministre a affirmé que plusieurs citoyens anglophones lui disaient ne pas approuver cette loi, mais « comprendre pourquoi il l’avait adoptée ».« J’ai parfois l’impression que le débat est strictement limité à la question de l’affichage extérieur, dit-il.Mais il y d’autres aspects intéressants pour la communauté anglophone et je suis certain que ceux de mon comté et de la communauté sont intéressés par les questions économiques et financières.» Après avoir inauguré son local électoral, M.Bourassa s’est rendu à une épluchette de mais au centre sportif de Saint-Laurent, où il s’est laissé photographier avec un bébé naissant dans les bras.Les parents de l’enfant insistaient pour que le premier ministre prenne contre lui le bambin né.le 24 juin.Les photographes ont eu moins de succès quand ils ont tenté de convaincre le chef libéral de se laisser croquer dévorant un épi.Aujourd’hui, M.Bourassa dressera devant la presse le bilan économique de son gouvernement.4 Lincoln nistériel.Dans son récent rapport sur Saint-Basile-le-Grand, le commissaire aux incendies, Me Cyrille Delage, a effectivement reproché au gouvernement de s’être fait prendre au dépourvu et de s’être retrouvé coincé par sa propre bureaucratie dans un domaine aussi critique pour la sécurité publique et environnementale.Pourtant, dès 1986, M.Lincoln était on ne peut plus clair: « On peut douter, écrivait-il au cabinet provincial, que les organismes actuellement en place disposent des ressources et de l’expertise pour faire face à des accidents majeurs du type de Bhopal.De plus, il existe un manque de concertation des ministères et organismes provinciaux (Environnement, Protection civile, Commission de santé et de sécurité au travail, ministère de la Santé et des Services sociaux, responsables des divers aspects reliés à de tels accidents.Par exemple, concluait M.Lincoln, il n’est pas clair actuellement de qui relèverait la coordination des opérations en cas de rupture d'un réservoir et d’émission d’un nuage de gaz toxique.» L’urgence de passer à l’action se justifiait, selon M.Lincoln, par le « potentiel de risque significatif » affiché présentement par certains secteurs industriels comme ceux de Gentilly et de l’Est de la métropole ou, donnait-il en exemple, l’éventualité très réelle d’incendies de BPC comme celui de l’IREQ en 1984.Les $6 millions qu’Hvdro-Québec a dû consacrer à la decontamination de son institut de recherche, ajoutait le ministre, mettent « en évidence l’intérêt qu’il y aurait à les prévenir, ne serait-ce que par leur importance sur le plan économique.» Le délai de deux ans qui s’est écoulé entre la proposition de M.Lincoln et la première réunion du co- mité interministériel s’expliquerait en grande partie par le désir de certains ministères et mandarins de préserver pouvoirs et sphères d’influence dans le nouveau domaine de la prévention environnementale.« La proposition de l’Environnement deviendra à l’issue de longues palabres la proposition conjointe de plusieurs ministères et organismes, comme la Protection civile, qui tenaient ainsi à marquer qu’ils ne cédaient pas un pouce de leur leadership dans un domaine où ils se disent investis de pouvoirs même s’ils les exercent peu, En compromis, on a offert la première présidence annuelle du comité au ministère de l’Environnement.», raconte un haut fonctionnaire au fait du dossier.M.Lincoln n’avait visiblement pas prévu que son projet s’enliserait à ce point lorsqu’il a invité en décembre 1986 tous les ministériels à « se préoccuper du risque réel des catastrophes écologiques».« Le vieillissement des industries et leur accroissement en nombre, affirmait-il dans son mémoire au cabinet, font que la fréquence de ces accidents tend à s’accroître.Dans ce contexte et compte tenu de l’importance accordée par les média à ces accidents, il y a lieu de penser que la population accepterait mal qu’un gouvernement ne se préoccupe pas de prévenir de tels accidents.» « Bien qu’aucune catastrophe de l’ampleur de Bhopal ou Mexico ne soit survenue jusqu’à présent au Québec, ajoutait M.Lincoln, la province n’est pas à l’abri de ce genre d’accident.Certaines zones regroupant des activités particulièrement dangereuses ou des concentrations d’installations industrielles peuvent présenter un potentiel de risque significatif, comme le réacteur nucléaire de Gentilly, les industries de Montréal-Est, etc.» Les nouvelles industries posent moins de problèmes que les anciennes, indiquait M.Lincoln à ses collègues, car la loi de l’Environnement lui permet d’exiger des « analyses de risques plus ou moins exhaustives » lors de l’implantation d’usines comme « Nordk Hydro à Bécan-court, NL Chem à Varennes ou le futur incinérateur de BPC » de la province.À noter que ces études d’impacts ou de risques publics ne sont jamais rendues publiques par le ministère de l’Environnement, ni discutées èn audiences publiques car la partie du règlement sur les études d’impacts portant sur cette question attend d’être promulguée depuis des années.Là on le Québec est vraiment « mal préparé pour prévenir et réagir adéquatement en cas de catastrophe majeure », c’est dans le cas des entreprises plus anciennes, affirmait M.Lincoln.En effet, même si les lois de l’Environnement et de la Protection de la santé publique permettent de décréter un état d’urgence dans certaines situations, déplorait le ministre, « le gouvernement ne possède pas de politique intégrée de prévention et de réponse à de telles catastrophes.» Et pourtant, notait M.Lincoln, « l’approche la plus efficace et la moins coûteuse » est sans contredit la prévention.Deux ans et demi plus tard, devait démarrer la saga des BPC de Saint-Basile dont la facture de $ 30 millions semble condamnée à s’allonger de mois en mois,.4 Parizeau parer la souveraineté du Québec ».En pleine forme, M.Parizeau n’a eu aucune difficulté à fouetter l’ardeur de ses troupes qui se sont repues de ses flèches contre les libéraux : « Ce n’est pas la rouille qui s’installe dans le bazou, mais c’est les trous qui apparaissent », a-t-il ainsi lancé en pointant du doigt l’usure du pouvoir qui affecte ce gouvernement qui après quatre ans voit huit de ses ministres quitter.Cette usure est encore plus manifeste quand on regarde la relève, a aussi dit M.Parizeau, qui s’est alors moqué de l’arrivée de William Cosgrove dans le comté de Westmount où il revient après 16 ans à Washington.« Le libre-échange, je veux bien, mais ça ne veut pas dire qu’il faut aller chercher ses candidats aux États-Unis», a-t-il lancé.L’inertie du gouvernement Bourassa pendant ces quatre dernières années a été aussi prise à partie par M.Parizeau qui a reproché d’avoir remis le sort du Québec dans les mains du fédéral pour une série de questions capitales.C’est rendu qu’on lie la construction de routes au Québec à la participation du fédéral alors qu’on sait qu’à Ottawa règne «un gouvernement de cassés», a-t-il dit.Une des plus graves conséquences de cette inertie a trait avec la création de la taxe de vente fédérale.Le gouvernement Bourassa «a muffé» toute cette affaire, au point que c’est devenu une cause perdue à ses yeux.Élu premier ministre, M.Parizeau ne voit pas comment il pourrait réparer les dégâts causes.Pendant deux ans, on a laissé faire.Il est trop tard.« Il n’y a qu’à Fatima que les miracles existent », dit-il.Pour sa part, il prendrait le gouvernement fédéral autrement, « à des endroits un peu plus vulnérables».Aussitôt élu, le Parti québécois ne tarderait pas à prendre le gouvernement fédéral de front.Sur la question de la politique familiale, indique-t-il, en rappelant que la plateforme péquiste propose une récupération par le Québec de tous les pouvoirs dans ce secteur et dans les secteur de la main-d’oeuvre, de la langue et de la culture et du développement régional.D’aucune façon, le chef péquiste ne craint un refus d’Ottawa d’ouvrir des négociations avec le Québec.« Notre élection va être un signal extra-ordinaire.Il est évident qu’ils nous attendront pas avec un tapis rouge mais ils vont nous attendre », a-t-U dit.Cette réunion du Conseil national, outre que d’approuver la plateforme électorale du parti, visait par ailleurs à mettre en place divers éléments du dispositif de la campagne.En premier lieu, on devait approuver le lancement d’une campagne spéciale de financement avec comme objectif $1.5 million.C’est la somme qui manque au Parti québécois pour avoir suffisamment d’argent pour atteindre ses objectifs.La majeure partie de cet argent servira à réaliser la campagne de publicité que le parti prévoit mener au coût de $800,000.Reprenant le thème « Je prends parti pour le Québec », il s’agira d’une campagne agressive.Sans aller aussi loin que le Parti libéral fédéral lors de la dernière campagne, le gouvernement Bourassa sera directement pris à partie, indique-t-on.4 Irlande a-t-il déclaré aux journalistes avant de s’éloigner, entouré d’une escorte de soldats et de policiers.Interrogé par l’AFP, le vice-président du Sinn Fein, Martin Maguin-ness, a souligné de son côté « l'opposition totale de son mouvement a un règlement politique interne du problème nord-irlandais » souhaité par le gouvernement britannique, via la « dévolution » de ses pouvoirs à une assemblée régionale élue.« Les Britanniques ne réagiront qu’à la lutte armée menée par l’IRA », a-t-il ajouté, estimant qu’« un jour ou l’autre, ils devront quitter l’Irlande ».C’était aussi le message proclamé sur des dizaines de banderoles dans le défilé, auquel s’étaient jointes des délégations du mouvement britannique « Les troupes dehors », de l’organisation de soutien américaine No-raid et de partis d'extrême-gauche venus de la république d’Irlande.Samedi, les protestants ont également manifesté et leur défilé a dégénéré dans la nuit en affrontements avec les forces de l’ordre.Des cocktails Molotov ont été lancés par des manifestants qui s’en sont pris aux forces de l’ordre.Selon le Royal Ulster Constabulary, la police locale, les policiers ont dispersé les quelque 200 émeutiers à coups de matraque sans faire apparemment de blessés.Le défilé des Apprentis de samedi marquait le 300e anniversaire de la levée du siège de la ville par le roi catholique Jacques II.Les protestants commémoraient surtout l’arrivée dans la province des troupes britanniques, provoquée trois jours plus tard par la même manifestation en 1969.À l’époque, les protestants avaient répliqué aux jets de pierres en se livrant à des dévastations dans les quartiers catholiques de Londonderry.Au grand dam de TIRA, les soldats britanniques avaient été accueillis en sauveurs par la population catholique.Leurs rapports devaient se tendre ultérieurement.La quasi-guerre civile en Irlande du Nord a fait depuis 1969 plus de 2,700 morts, parmi lesquels 80% des civils.La violence a même failli toucher le premier ministre britannique Mme Margaret Thatcher en 1984.Lors du congrès annuel de son parti à Brighton, une bombe placée par l’IRA, dévastait une partie de l’hôtel où elle logeait.Aujourd’hui, les catholiques doivent a leur tour manifester avec à leur tête l’égérie de la lutte pour l’indépendance, Bernadette Devlin, emprisonnée en 1970.La tension est montée d’un cran après le décès d’un catholique de 15 ans, Seamus Duffy.Il avait été tué, mercredi, par une balle en plastique tirée par la police lors d’incidents provoqués par des sympathisants de 1TRA qui brûlaient des drapeaux britanniques.Mais les amis et parents du jeune garçon démentent sa participation aux troubles, ajoutant qu’il rentrait simplement chez lui après avoir été témoin des incidents.4 BPC Le Canada exporte depuis deux ans des BPC en Grande-Bretagne pour les faire incinérer.Peu de temps après l’annonce du refus des autorités de Tilbury de recevoir les six barils, le port et les débardeurs de Liverpool emboîtaient le pas et ceux de Bristol faisaient de même.Hier, le Toronto Star rapportait que le Obukhova tenterait se décharger ses BPC dans un autre port britannique ou qu’il les transborderait sur un autre navire qui se chargerait de les faire rentrer en Grande-Bretagne en déjouant le blocus.Le capitaine Abalacov n’a pas expliqué le changement d’attitude des armateurs face à cet imbroglio.Il ne savait pas non plus ce qui adviendra du deuxième envoi de 15 conteneurs de BPC de Saint-Basile qui est en route vers Liverpool.Les résidants du sud du Pays de Galles, surtout ceux vivant à proxi- mité de l’usine Rechem de Ponty-pool, de même que les responsables de Greenpeace se réjouissent de la tournure des événements.De part et d’autre, on se préparait à une imposante manifestation pour empêcher les BPC d’être déchargés à Liverpool.14 août parla PC et VAP 1988: le constructeur automobile Enzo Ferrari meurt à Modena à l’âge de 90 ans.1987: publication d’un livre blanc par lequel le président autrichien Kurt Waldheim entend se disculper des accusations de complicité de crimes de guerre lancées contre lui.1986: une voiture piégée explose à proximité d’un hôpital, à Beyrouth-Est: 19 morts, 98 blessés.1985: mort de l'actrice et comédienne française Marie Bell, à l’âge de 85 ans; le chanteur canadien Tommy Common se suicide à Calgary à l’âge de 51 ans.1984: le Maroc et la Libye signent un traité instituant une union des Etats.1979: une tempête fait 18 morts parmi des concurrents de la course à la voile du Fastnet.1975: le président Mujidur Rahman est tué au cours d’un putsch au Bangla-Desh.1974: Robert Stanfield annonce son intention de quitter la direction du Parti conservateur fédéral et la politique.1972: la Soquem découvre un gisement de sel aux Iles-de-la-Made-leine.1968: des inondations en Inde font plus de mille morts en sept jours.1959: Canadair reçoit un contrat de 91 millions de’dollars pour le programme des chasseurs Star-fighterCF-111.1956: mort de l'auteur dramatique allemand Bertolt Brecht, à l’âge de 58 ans.1950: sept personnes meurent quand un incendie ravage le navire-croisière Québec à Tadous-sac.1945: le maréchal Philippe Pétain est condamné à mort pour collaboration avec l'Allemagne nazie (la peine sera commuée en détention à vie).1934: le brasseur millionaire John Labatt est enlevé dans le sud de l’Ontario.Il sera libéré trois jours plus tard.1932: clôture des Jeux olympiques de Los Angeles.1861 : le quart de la ville de Montréal est inondé.1733: début de la guerre de succession de Pologne: la France soutient Stanislas Leszczynski, tandis que la Russie et le Saint-Empire appuient l’électeur de Saxe Alexandre Trois.Ils sont nés un 14 août: le romancier et dramaturge anglais John Galsworthy (1867-1933); le physicien allemand Richard von Krafft-Ebing (1840-1902); le chanteur David Crosby (1941); l’actrice Susan St.James(1946-).VoMêQ gwéteummt LE CANCER AGIT.RÉAGISSEZ! 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