Le devoir, 26 août 1989, Cahier A
Vol.LXXX — No 198 ?Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 22 Détail page B-7 Montréal, samedi 26 août 1989 CVEûfF RESTAURANT CHOCOLATERIE • AUBERGE 229 ch.Mystic, Mystic, 248-7529 3 CAHIERS— $1.00 Bertrand Blier À Montréal pour la projection de son film Trop belle pour toi au FFM, Bertrand Blier se définit comme un cinéaste de .vocation que les circonstances ont poussé à écrire deux romans.Page C -1 AUJOURD’HUI Fin de saison à Lanaudière Le festival a duré deux mois, et ce soir le rideau tombe.Le nouveau directeur général, M.Claude Trudel, prépare déjà la prochaine saison.Page C -1 Cascades a des concurrents Deux- autres firmes ont aussi manifesté de l'intérêt pour Papier St-Raymond.Rexfor a le dossier.Page B-1 Faiconbridge vire de bord Son conseil recommande maintenant l'offre de Noranda et non plus celle d’Amax.Page B-1 Le RÉA revu et corrigé Robert Bourassa modifiera le RÉA pour le rendre accessible aux grandes entreprises ayant des « projets moteurs ».Page B-4 $65 millions pour la Colombie Les États-Unis accordent une aide de $65 millions à la Colombie dans sa lutte contre les trafiquants de drogue.Page B-9 Mise en garde à la France Le Hezbollah menace de riposter si la France intervient dans les affrontements au Liban.Page B-9 Bacon a signé un chèque en blanc pour loger les BPC à Baie-Comeau s-Gilles Francoeur C’EST UN VÉRITABLE chèque en blanc pouvant atteindre « plusieurs dizaines de millions » qu’a signé cette semaine la ministre québécoise de l’Environnement, Mme Lise Bacon, en s’engageant par écrit à « régler le problème » des BPC en liberté dans le fond de la Baie des Anglais, le principal problème environnemental de Baie Comeau.EXCLUSIF Cet engagement, ratifié mardi dernier par Mme Bacon dans une lettre adressée au préfet du comté, M.Georges-Henri Gagné, a été obtenu par les autorités régionales et le maire de Baie-Comeau, M.Roger Thériault, lors des négociations qui ont précédé l’accord des édiles locaux à l’entreposage des BPC sur le site de Manie 2.Le plus surprenant dans cette affaire, c’est que personne à la haute direction du ministère n’est actuellement capable de chiffrer même approximativement le coût de la décontamination de la Baie des Anglais, un plan d’eau d’une surface semblable à celle du lac Saint-Louis.Privément, les fonctionnaires parlent d’un « gros contrat », de « défi incroyable » el même de « coûts sans précédent dans un dossier environnemental » québécois.L’énormité de la promesse et de l’engagement du jgouvemement québécois a surpris jusqu’aux autorités fédérales qui ne sont pas sans se dire qu'on leur tendra sûrement la main dans le cadre des programmes existants.Ottawa annonçait cette semaine qu’il mettrait à contribution, dans le dossier de Baie Comeau , $21 millions, prévus depuis des mois, pour l’élimination de ces BPC qui, bien emballés, constituent une menace environnementale bien faible.A En-Volr page A-10 : Bacon àk—A • rr i Æ PHOTO JACQUES NADEAU Même s’il prévoit que sa majorité sera réduite le 25 septembre, Robert Bourassa ne semble pas Inquiété outre mesure.Ottawa place l’éducation au centre de ses priorités Bourassa prévoit sa majorité réduite Bernard Descôteaux ROBERT BOURASSA prédit que son gouvernement sera facilement réélu le 25 septembre mais, a-t-il reconnu, avec une majorité qui pourrait être un peu moins forte qu’en 1985.Quels que soient les soubresauts qui pourraient survenir d’ici le jour de l’élection, le Parti libéral recueillera entre 50% et 55% des suffrages, a-t-il dit hier.En 1985, son parti avait obtenu 55.9% des suffrages.Commentant les résultats du premier sondage publiés depuis le déclenchement des élections, M.Bourassa a ainsi fixé la barre à atteindre pour son parti le jour du scrutin à 55% au moins.Au début de la campagne, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, avait fixé à 41% des voix l’objectif minimum à atteindre pour sa formation « Dans une situation de bipartisme, il est normal que l’opposition recueille les fruits de l’insatisfaction que peuvent créer des mesures impopulaires prises par le gouvernement qui souvent n’a pas le choix », a-t-il expliqué.Il n’y aura donc rien d’étonnant, à son avis, à ce que le Parti québécois recueille entre 35% et 40^, le 25 septembre.Il ne faut pas rever à une situation où le PQ serait écrasé.« Pour le gouvernement, recueillir 55% serait un maximum, croit-il puisque dans l’histoire du Québec, l’histoire récente tout au moins, on n’a jamais vu un parti obtenir plus que 55% des voix, a-t-il dit semblant oublier que son propre parti avait en 1985 dépassé cette marque».«Ca fait quatre ans qu’on a l’appui de la majorité de la population de façon très nette.Je ne vois pas pourquoi ça changerait, a-t-il dit, affirmant qu’il n’y a rien d’étonnant dans le sondage Léger et Léger publié hier par Le Journal de Montréal et le réseau Quatre saisons.Ce sondage, réalisé entre le 17 et le Voir page A-10 : Bourassa ÉÉÜgrice Godin - de notre bureau d’Ottawa LE PREMIER MINISTRE Brian Mulroney a vivement déploré les piètres performances de notre système d’éducation et, même s’il s’agit d’une question de juridiction provinciale, il a promis que le gouvernement fédéral allait désormais accorder « une haute priorité aux questions d’éducation ».Pour M.Mulroney, notre système d’éducation « compromet sérieusement notre compétitivité économique ».On ne peut plus se contenter de si pauvres résultats.Le premier ministre a l’intention d’agir concrètement pour améüorer le système et inscrit même l’éducation en haute priorité aux travaux de la prochaine conférence des premiers ministres en novembre.Mais M.Mulroney comprend les difficultés d’agir dans le domaine de l’éducation sans empiéter un clrçmp de compétence provinciale.Avec précaution, il ajoute qu’il prendra « bien soin de respecter les domaines de compétence de nos gouvernements ».Sa volonté d’agir dans ce domaine est sans équivoque.Il veut des réformes qui amélioreront le système d’un bout à l’autre du pays.Non seulement les gouvernements devront-ils faire des choix difficiles, mais il demande également la collaboration des enseignants.En plus d’en discuter avec ses homologues lors de leur prochaine rencontre, le premier ministre envisage une ambitieuse « étude collective de notre système d’éducation, de sa relation avec la compétitivité du Canada et de sa pertinence vis-à-vis des défis internationaux de l’an 2000».La réforme de notre système d’éducation joue un rôle important dans la vision de l’avenir que traçait hier le premier ministre devant les délégués conservateurs.En grande forme, avec un discours solide, le chef du parti conservateur a réussi à soulever l’enthousiasme de ses troupes à plusieurs reprises en rappelant les grandes réalisations de son gouvernement.Voir page A-10 : Ottawa LES ELECTIONS DU 25 SEPTEMBRE 24 circonscriptions à surveiller Le PQ consolide ses châteaux forts mais perce difficilement ailleurs PAR DÉLÀ le prévisible retour en force des libéraux au pouvoir, cette jeune campagne électorale permet d’entrevoir un regain de vigueur des forces de l’opposition Une remontée de popularité péquiste, concentrée dans quelques régions seulement.Les informations recueillies ces derniers jours au sein des organisations des deux partis, ainsi qu’auprès de la presse locale, indiquent que la lutte s’annonce serrée dams une trentaine de comtés.C’est surtout dans l’Est de Montréal, qui lui avait donné ses premiers députés en 1970, que.le Parti québécois semble en voie de retrouver sa vitalité.Le même phénomène se manifeste sur la rive-sud de Montréal, en Abitibi et au Lac Saint-Jean.Des régions qui furent jadis créditistes et qui ont voté oui au référendum de 1980.En somme, le PQ devient plus fort là où il était déjà bien implanté et il est menacé de disparition là où il était en état de faiblesse.Cette concentration régionale des forces de l’opposition tient à de multiples et divers facteurs.Dans le nord-ouest québécois, le PQ présente cette fois-ci des candidats bien connus de la population, des vedettes régionales.Ainsi, le comté d’Ungava, qui englobe le territoire de la Baie-James, est représenté à l’Assemblée nationale par le péquiste Christian Claveau.Et aucun indice laisse croire que les libéraux pourraient l’en déloger.Tout juste au sud, dans le comté d’Abitibi-Ouest, la bataille s’annonce féroce entre le député sortant François Gendron, « le bouddha du coin » et le candidat libéral Marcel Lesyk, qui s’est fait connaître pour avoir été maire d'Amos pendant huit ans et président du sommet socio-économique.Dans le comté voisin d’Abitibi-Est, c’est le ministre des Mines Raymond Savoie, qui devra trimer dur pour conserver son siège.Son adversaire péquiste était encore maire de Val d’Or quand il a commencé à faire campagne contre la décision du gouvernement d’abolir le régime des actions accréditives, fer de lance de l’exploration minière de la région.Un régime mis sur pied par Jacques Parizeau, alors ministre des Finances.Cela dans une région où le taux de chômage se situe maintenant bien Voir page A-10 : Élections Gilles Lesage La soirée des dames Cf ÉTAIT la soirée des dames, jeudi, au Parti libéral du Québec.Vous vous souvenez de ces anciennes soirées, dans les «clubs», où un impayable M.C., une fois la semaine, réservait ses finesses et ses prouesses verbales aux dames ?Eh bien, se soumettant à cette mode rétro, le PLQ a consacré toute une soirée — voire toute une journée — au sexe dit faible.Avec fleurs et accolades entre soi, les hommes de service (secrétaires et chauffeurs) étant les seules exceptions admises au cénacle, en plus, évidemmenb de la cohorte du chouchou de ces dames, le grand Robert lui-même.Qui, pensez-vous, a joué le rôle ingrat de vedette américaine auprès de cet aréopage sélect des 22 candidates ?Nulle autre que la ministre des Communautés culturelles et de l’Immigration, également déléguée à la Condition féminine, prenant à pied levé la relève de Lise Bacon, et de Thérèse Lavoie-Roux, qui prend sa retraite politique début octobre.Hélas, Mme Monique Gagnon-Tremblay n’avait pas que de bonnes nouvelles pour réchauffer l’ardeur des militantes.À vrai dire, elle se serait bien contentée de faire le bilan élogieux et réjouissant des réalisations liberales envers les femmes, depuis quatre ans.Mais les méchants journalistes l’ont amenée à revenir sur un engagement de 1985, tombé en désuétude depuis lors.Voir page A-10 : La soirée Le curé de Hollywood Robert Lévesque i ™ « SI LES REVUES catholiques américaines n’aiment pas mon film, je m’en sacre! ».Le père Ellwood E.Kieser, prêtre catholique de la communauté des Paulist Fathers h Los Angeles, répondait aussi sec, hier, à une question sur l’acceuil que connaîtra le film qu’il a produit, Romero, sur l’assassinat de Mgr Oscar Ar-nulfo Romero par la junte sal-vadorienne en mars 1980.Romero, une production au style hollywoodien, filmée par un cinéaste australien, tournée au Mexique, financée par l’Église catholique, et qui sort à New York en même temps qu’elle était projetée au FFM dans la compétition, faisait l’événement du FFM hier.Non seulement on n’a jamais vu un prêtre, col romain et tout, venir présenter son film sous les flashs de la conférence de presse, mais ce curé producer, au teint rosat d’un matin de printemps, bâti comme un bûcheron de la Ma-nouane, et dont le « ministère » s’effectue chez le diable d’Hollywood, n’a pas la langue dans sa poche.Première question : combien vous a coûté ce film ?Il répond, un peu agacé, car il voulait parler d’autre chose : « $3,450,000 US, mais surtout 15 millions d’amour à l’ouvrage! » L’affaire commence quatre jours après l’assassinat de Voir page A-10 : Le curé Le monde selon Irving A6^A A-2 ¦ Le Devoir, samedi 26 août 1989 LES ELECTIONS DU 25 SEPTEMBRE En bref Qu’entendent faire les chefs des deux grands partis politiques au sujet des problèmes engendrés par le vieillissement ?Les 800,000 Québécois qui auront 65 ans et plus dans cinq ans ont le droit de le savoir, affirme Me Mario Dolan, président de l’Association des centres d’accueil du Québec, qui vient d’écrire à MM.Bourassa et Parizeau pour leur demander d’annoncer ce qu’ils comptent faire à ce sujet.?Le Parti libéral fait de la politicail-lerie sur le dos des travailleurs et des travailleuses, affirme Mme Louise Harel, la députée péquiste de Hochelaga-Maisonneuve, qui cite comme exemple le cas du ministre André Bourbeau, qui remet depuis des mois la signature de 124 demandes d’aide pour des travailleurs âgés de plus de 55 ans et mis à pied lors de fermetures d’usines.Raison de cette négligence, dit Mme Harel: M.Bourbeau n’est pas d’accord avec la ministre fédérale, Barbara McDougall, sur la façon de « saupoudrer» les subventions « en fonction de raisons politiciennes et électorales».?Les élections générales au Québec mobilisent plus de 150,000 personnes, a révélé le Directeur général des élections, Pierre F.Côté, qui en a fait l’énumération: 125 directeurs de scrutin, 125 directeurs adjoints du scrutin, 375 aides permanents, environ 5,000 aides occasionnels, 41,074 recenseurs, 2,250 aides dans les bureaux de dépôts, 3,150 membres de commissions de révision, environ 1,200 scrutateurs, 1,200 secrétaires de bureaux de vote, 2,400 représentants de partis politiques, 560 préposés à l’information et au maintien de l’ordre, environ 560 aides pour le vote par anticipation; 23,000 scrutateurs, 23.000 secrétaires de bureaux de vote, 46,000 représentants de partis politiques, 4,000 aides auprès des 4.000 préposés à l’information et au maintien de l’ordre le jour même de l’élection; 9,500 personnes chargées de la distribution du matériel d’information aux électeurs.?Les partis politiques sont autorisés à faire de la publicité dans les journaux, à la radio et à la télévision, à partir de dimanche.Le PQ a montré jeudi aux journalistes les six messages — dont un en noir et blanc — de 15 secondes qui défileront au petit écran.Le PQ prévoit dépenser $ 800,000 à la télévision.La radio et les journaux ne seront utilisés qu’au cours des deux dernières semaines de la campagne.Ce n’est que lundi matin à 10 hres, que le Parti libéral invitera les journalistes à visionner sa campagne de publicité.?M.Parizeau, qui devait faire campagne, hier, dans le Bas-du-fleuve et ' en Gaspésie, a changé subitement , son itinéraire et sa caravane n’a pas quitté Montréal.Les journalistes n’ont eu droit, hier, qu’à une conférence de presse du chef, qui a eu de longs entretiens par ailleurs.C’est souvent comme ça les jours de publication de sondages.?Le bilan gouvernemental présenté par les libéraux est un bilan tronqué, affirme M.David Cliche, porte-parole du PQ en matière d’environnement et candidat dans Vimont, sur l’île de Laval.Le gouvernement se traîne les pieds en ce qui a trait au programme d’assainissement des eaux en matière agricole et a ralenti le rythme des investissements en matière d’assainissement des eaux en milieu urbain, affirme M.Cliche, un géologue qui détient une maîtrise en aménagement du territoire.Parizeau se réjouit du sondage et de sa performance PHOTO JACQUES NADEAU C’est un Jacques Parizeau satisfait qui s’est présenté, hier, aux Journalistes en compagnie de Pauline Marais, candidate du PQ dans Talllon.TPS Paul Martin prévoit une hausse du prix des loyers COMMENTANT la remontée du Parti québécois dans le premier son dage de la campagne électorale, Jacques Parizeau veut garder « l’air modeste » mais se sent comme « le chat qui a avalé le canari».Le chef du Parti québécois était à Montréal hier, après avoir vu sa journée d’activité prévue dans le Bas-De-Fleuve annulée à quelques heures d’avis.Tout comme la veille, il s’est contenté d’identifier les points faibles du gouvernement libéral, et, alors que se termine la deuxième semaine de la campagne électorale, il se sent très à l’aise et ne contredira pas ceux qui observent que sa performance semble supérieure pour le moment à celle du premier ministre.En fait, explique le chef péquiste, « le gouvernement paie pour beaucoup de choses.C’est un gouvernement qui n’arrive pas à se décider, qui improvise de semaine en semaine, qui a les deux pieds dans la mélasse.Cela a commencé avec la couleur de la margarine, où il a pris 4 mois pour se décider, et ça continue avec les BPC».Le chef péquiste reste très discret sur les problèmes que rencontre le Parti québécois à trouver des recenseurs dans certains comtés, se contentant d’ajouter que les libéraux ont eux aussi leur part de problèmes similaires.Au moment où M.Parizeau rencontrait la presse hier, l’offre du réseau TVA concernant un débat télévisé n’était pas encore terminée (TVA avait déclaré que les deux partis devaient se décider d’ici 17h hier sinon l’offre ne tenait plus).Jacques Parizeau s’est montré intéressé à tenir tous les débats possibles — oui à un débat télévisé en français, à un en anglais, deux ou trois débats à la radio, à un débat sur l’agriculture demandé par l’UPA — mais il tenait mordicus à ce que ces débats se tiennent dans un délai « normal et correct » après la Fête du Travail, alors que les deux partis ont mieux fait connaître leurs engagements.Quant à l’ultimatum de TVA, il l’a balayé d’un revers de la main : « non mais on se prend pour qui, je ne vois pas pourquoi ça m’influencerait ! ».Par ailleurs, Jacques Parizeau a qualifié la possibilité que les infirmières du Québec déclarent la grève de « très inquiétante ».M.Parizeau croit qu’« un bon nombre des demandes des infirmières sont très justifiées », mais cette grève serait « une grève illégale, alors que l’étape de la médiation n’a pas été franchie».Dans le dossier de l’environnement, Jacques Parizeau dit ne pas approuver la proposition du ministre fédéral Lucien Bouchard, qui voudrait imposer une taxe spéciale pour la dépollution.« Quand nous étions au pouvoir nous avons financé $ 6 milliards d’investissement dans l’épuration des eaux municipales, sans changer les impôts.M.Bouchard s’énerve un peu » ajoute-t-il.Concernant le comportement de la Sûreté du Québec à Baie-Comeau la nuit où les conteneurs de BPC ont été déchargés, M.Parizeau a laissé planer des doutes : « La Sûreté à Baie-Comeau obéit à des ordres donnés.Si on veut avoir plus de renseignement, il faut aller voir le ministre de la Justice ».Enfin, le chef péquiste a mentionné que son parti présentait au moins 30 candidatures féminines aux élections, alors que le Parti libéral se réjouit d’en présenter 21 ou 22.Il ajoute qu’« il devrait y avoir une soixantaine de femmes à l’Assemblée nationale.Et il n’y a aucune raison pour qu’on ne puisse pas alterner avec une femme premier ministre ».OTTAWA (PC) - Le député libéral Paul Martin, critique de son parti en matière de logement et candidat probable à la succession de John Turner, a prédit, vendredi, que la nouvelle taxe de vente fédérale sur les biens et services va avoir pour conséquence d’augmenter le prix des maisons et des loyers.Les loyers, a-t-il reconnu, vont être exemptés de la TPS, mais elle va s’appliquer à un grand nombre de services auxquels les propriétaires ont recours, comme toutes les rénovations.Il faut alors s’attendre à ce que les propriétaires fassent payer ces hausses de coûts par leurs locataires.Les acheteurs de maisons neuves de moins de $400,000 vont bénéficier de rabais, a noté M.Martin, mais les propres chiffres du gouvernement montrent que « le système des rabais est tout simplement inadéquat ».Avec son collègue Joe Fontana, M.Martin dirige un comité de députés libéraux qui vont tenir des audiences dans plusieurs villes du pays sur la question de l’habitation.« Êtes vous d’accord .» Cauchon « ÊTES-VOUS d’accord pour que tout ce qui a trait à la politique familiale soit décidée par le gouvernement du Québec ?» Si le Parti québécois était élu, voilà ce que pourrait être une des questions référendaires menant éventuellement à la complète souveraineté du Québec.À l’occasion de l’assemblée d’investiture du comté de Sherbrooke jeudi soir, le chef du PQ Jacques Parizeau a voulu ainsi illustrer ce que pourrait être un des référendums sectoriels proposés à la population.En fin de discours le chef péquiste a expliqué qu’après avoir battu les libéraux, un gouvernement péquiste enclencherait le processus de la souveraineté en proposant de rapatrier des pouvoirs du fédéral.Cet exercice de rapatriement serait appuyé par quelques référendums.Jacques Parizeau a alors entretenu les militants de l’Estrie de trois enjeux, qui laissent deviner qu’au moins trois référendums pourraient être proposés sur chacun de ces enjeux : la politique familiale, la langue et la culture, la formation de la main d’oeuvre, ajoutant à chaque fois qu’« il faut sortir le fédéral de ce dossier ».Une fois ces quelques référendums sectoriels réalisés, un gouvernement péquiste mènerait un dernier grand référendum général portant sur l’approbation d’une constitution québécoise.« Et rendu là, ajoute-t-il, on fait la souveraineté ».Aucune négociation pour un débat télévisé et un mince espoir pour un débat radiodiffusé -Bernard Racine ¦ de la Presse canadienne QUÉBEC (PC)— La date limite fixée par le réseau TVA pour un débat télévisé des chefs est passée hier sans qu’une entente n’intervienne entre les deux partis.TVA avait averti les deux chefs jeudi du fait que, étant donné les délais et les efforts nécessaires pur la production d’un tel débat, il lui fallait savoir s’il y aurait un débat, au plus tard à 17 hres hier.Le Parti libéral a révélé hier après-midi, dans un communiqué, que le directeur de la campagne libérale Mario Bertrand avait invité, sans succès, son vis-à-vis du PQ Pierre Boileau, à désigner un négociateur afin que les deux partis tentent un dernier effort d’en venir à une entente.Les libéraux, de leur côté, avait désigné comme négociateur Me Fernand Lalonde, ancien député de Marguerite-Bourgeois.« Comment le PQ peut-il être pris au sérieux alors qu’il n’a même pas désigné quelqu’un pour négocier le débat»?a demandé M.Lalonde.On a appris en veillée que les conseillers de M.Bourassa étudient des demandes pour des débats radiophoniques à Radio-Mutuel et à Télémédia ainsi que des demandes pour des entrevues de fond venant d’un grand nombre de médias.M.Parizeau, a déclaré qu’il tenait à ce débat mais qu’il n’était pas pressé.Il veut un débat en français et un autre en anglais mais pas avant le début de septembre quand les engagements des partis auront été dévoilés.« Monsieur » a profité de l’occasion pour inviter M.Bourassa à deux ou trois débats radiophoniques.Un autre engagement libéral a été annoncé par le premier ministre Bourassa: celui de déductions fiscales pour encourager les particuliers à investir dans des projets moteurs, c’est-à-dire des projets qui impliquent de la recherche et qui visent la production de nouveaux produits (à lire en page B-4).Le premier ministre Bourassa croit d’autre part que les infirmières perdront l’appui de la population si elles recourrent à la grève.« Je crois que le mandat de grève ne devrait pas être exercé puisqu’il s’agirait d’une grève illégale » a-t-il d’abord déclaré hier à son arrivée dans une assemblée partisane dans le comté de Crémazie.« Elles ont obtenu des montants substantiels.Elles avaient des revendications légitimes et elles avaient eu l’appui de la population.Si elles font la grève illimitée et générale, elles vont perdre l’appui de la population», a-t-il ajouté.Interrogé quant à savoir si cette grève éventuelle nuirait à la population, le premier ministre a déclaré: « Nous avons assumé nos responsabilités.M Johnson, le président du conseil du Trésor, a dit qu’il était prêt à examiner des aménagements pour les infirmières».Plus tôt en après-midi, le premier ministre avait noté que si le vote de grève était à 74 %, l’assemblée qu’avait tenue les infirmières n’affichait qu’un taux de participation de 54 %.M.Parizeau a recommandé par ailleurs, aux infirmières, d’accepter de passer par l’étape de la médiation avant de déclencher une grève dans les hôpitaux.« Je pense que sur l’essentiel, les infirmières ont raison, » a-t-il déclaré, mais leur grève serait illégale.Il faut une médiation spéciale, croit-il.Par ailleurs à Québec, les porte-parole des deux partis se sont tous deux servis de citations du professeur Daniel Turp, de l’Université de Montréal, pour démontrer des points contraires.Le porte-parole du PQ en matière de constitution, Me Guy Bertrand, candidat dans Louis-Hébert, a cité le Pr Turp, qui dit que la notion de société distincte n’est pas reconnue en droit international et, donc, que l’Accord du Lac Meech est dangereux pour le Québec.M.Gil Rémillard, ministre délégué aux Affaires intergouvemementales canadiennes, de son côté, a cité un texte du même universitaire qui dit: « Il faut savoir gré à l’actuel gouvernement du Québec d’avoir su convaincre ses partenaires de la Fédération canadienne de consacrer le caractère distinct du Québec dans la constitution du Canada et d’avoir ainsi réussi à faire reconnaître le droit à l’autodétermination du Québec».STRSM Médiation spéciale LE MINISTRE du Travail, Yves Sé guin, a finalement arraché une entente de principe aux protagonistes du conflit à la STRSM, tard, jeudi soir, mais les recommandations du conseil de médiation qu’ils acceptent de former ne lieront pas les parties.Ce conseil, formé de trois arbitres indépendants acceptés par les deux parties, entreprendra dans les prochains jours une médiation spéciale.Le ministre s’est dit confiant de voir ces arbitres favoriser un consensus entre la direction et les employés d’entretien en grève depuis avril.Aide à l’enfance-Canada Save lhe Children-Canada QUAND IL S’AGIT DE DICTIONNAIRES.Petit Robert I dictionnaire de la langue française m m HARRAP'S 195$ Petit Robert II dictionnaire universel des noms propres 29,95* [95$ Frenrh-English DICTIONARY DKTIONNAIRf Anglais-François Harrap Shorter dictionnaire français-anglais / anglais-français 39^5* 28 95$ & COLLINS .ANGLAIS FRANÇAIS Robert et Collins dictionnaire français-anglais / anglais-français 3é,95* 26 95$ Larousse Petit Larousse illustré 1990 49395* 3495$ I I I V A OC MULTI DICTIONNAIRE lTl ORTHOliRAPHE GRAMMAIRE CONJUGAISON PRONONCIATION ABRÉVIATIONS SÉMANTIQUE ANGLICISMES CANADIANISMES TYPOGRAPHIE CORRESPONDANCE DICTIONNAIRE DU FRANÇAIS Dictionnaire du Français Plus à l’usage des francophones d’Amérique 49J95* 34 95$ JEAN-CLAUDE CORBEL ARIANE ARCHAMBAULT DICTIONNAIRE THEMATIQUE VISUEL FRANÇAIS, ANGLAIS TRENCH ENGLISH VISU DICTIONARY Dictionnaire Thématique visuel français-anglais / anglais-français (nouvelle édition) 39,95* 195$ DK TIONN.URi: BORDAS SYNONYMES ANAUX,1RS ANTONYMES n Librairie agréée Mezzanine, station Berri-IJQAM Montréal, Québec, H2L 2C9 845-5243 1,L’ART DE Multi- Dictionnaire des difficultés de la langue française 39,95* 29 i95$ Dictionnaire Bordas des synonymes, antonymes et analogies 29,95* 21 95$ L’art de conjuguer Le nouveau Béscherelle 8,95* 625 $ B+:A Le Devoir, samedi 26 août 1989 ¦ A-3 INFIRMIÈRES Oui à la grève au moment opportun PHOTO CP Raymonde Bossé et Diane Lavallée, de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec, ont expliqué hier qu’elles étaient déterminées à en arriver à un règlement avant les élections du 25 septembre.PHOTO AP Les signaux émis par la sonde Interplanétaire Voyager 2 ont révélé hier la présence de glace, de crêtes, de falaises et de zones marécageuses sur Triton, la plus grande lune du système nep-tunien.Des images de Triton =*fanin Pelchat LES INFIRMIÈRES ont donné au cours du référendum de jeudi une majorité de 74 % à la proposition du conseil fédéral de la Fédération des infirmières et des infirmiers du du Québec ( FIIQ) de déclencher une grève générale au moment opportun.Déterminées à en arriver à un règlement avant les élections du 25 septembre, elles maintiendront en cas de grève des services essentiels de leur propre cru, bien que cela les place en position d’illégalité.En dépit de ce vote de grève, les 40,000 infirmières de la FIIQ poursuivront leurs moyens de pression.Le refus de faire des heures supplémentaires avait entraîné hier la fermeture de 146 lits.Le vote a suscité, en cette période de vacances, un taux de participation de 54 % qui satisfait la FIIQ.« Je pense que oui, l’unité est refaite », a affirmé hier la présidente de la FIIQ, Diane Lavallée.Les infirmières, dit-elle, ne feront la grève que si les discussions avec le Conseil du trésor afin d’améliorer l’entente de principe du 22 juin — rejetée à 78 % avec un taux de participation de 47 % — débouchent sur un cul-de-sac.Si elles décident de recourir à la grève, la date en sera annoncée.« Nous maintiendrons des services essentiels », dit Mme Lavallée.Ils seront de 100 % dans des unités comme les soins intensifs ou d’hémodialyse.« Dans d’autres départements, on verra selon les besoins.» Elles ont remis hier matin aux négociateurs patronaux des demandes pour 1989 équivalentes à une augmentation moyenne de 10 % de la ~ «sse salariale, soit 6 % de plus que ce qu’offre Québec.Les hausses exi- tées varient de 6.5 % au premier chelon à 13.47 % au troisième.Cette augmentation leur permet-ti ait d’atteindre un revenu égal à 85 % de celui des autres professionnels de la santé.Dans l’entente de juin, Québec proposait 83 % sur trois ans.En 1990 et 1991, elles revendiquent une hausse équivalant à l’indice des prix à la consommation.L’entente de juin prévoyait des hausses de 4 % en ALLAN GOSSET, dont le congédiement par la police de la CUM a été renversé jeudi par un arbitre du travail, verra son propre psychiatre afin de déterminer dans quelles conditions pourrait s’effectuer son retour au travail.C’est ce qu’a indiqué hier son avocat, Me Serge Ménard, au lendemain de la décision de l’arbitre Jean-Pierre Lussier, décision qui soulève maintenant un concert de protestations.M.Gosset s’est pour sa part refusé à toute déclaration.Le policier est toujours sous soins psychiatriques.La décision de l’arbitre de ne pas recommander que la réintégration de M.Gosset soit assortie d’une indemnité est « dure à avaler » pour le policier, a admis Me Ménard.Il s’agit pour celui qui était suspendu sans solde depuis le 11 novembre 1987 d’une perte évaluée à $ 70,000.« Quand j’ai lu les raisons données par M.Lussier, je dois dire qu’il m’a convaincu », ajoute cependant Me Ménard, qui croit que M.Gosset finira par les accepter.Depuis sa suspension, ce dernier bénéficie par ailleurs d’un fonds d’aide de la Fraternité des policiers de la CUM.Plusieurs groupes ont par ailleurs fait connaître leur mécontentement face à la décision de M.Lussier; de l’Union des municipalités du Québec à l’Office des droits des détenus, en passant par des représentants des minorités ethniques, qui qualifient même cette affaire d’un autre « Rock Forest ».Déçue, l’UMQ en appelle à la mise en vigueur rapide des nouvelles dispositions de la réorganisation policière, notamment l’instauration d’un tribunal de déontologie.« Une telle décision est un exemple probant de l’incohérence qui existe actuellement entre les sanctions déontologiques recommandées par la Commission de police (laquelle avait réclamé la destitution du policier Gosset) et les sanctions disciplinaires imposées par un arbitre », a fait savoir l’organisme par voie de communiqué.La mise en vigueur des dispositions de la loi 86 relatives à la déontologie policières est attendue pour l’automne.Les décisions du Tribunal de déontologie ainsi créé seront exécutoires, et primeront sur les dispositions du Code du travail.« L’application de la loi évitera qu’un arbitre de grief puisse rendre une décision contradictoire à celle recommandée par la Commission de police», estime l’UMQ.D’autre part, M.Dan Philip, au nom de la Ligue des Noirs du Québec, s’est dit affligé par la décision de M.Lussier, qui ne tient pas compte, dit-il, de la gravité de la négli- 1989, de 2.5 % supérieures à l’IPC en 1990, et d’au moins 4 % de plus que l’IPC en 1991.Ces nouvelles demandes ont surpris le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, qui souligne qu’au même moment, la CEQ et la CSN tentent plutôt d’harmoniser leur demandes à la baisse.Ces exigences représentent une facture supplémentaire de $ 210 millions en trois ans, estime M.Johnson, et portent les demandes des infirmières à $ 850 millions.L’entente de juin se chiffrait à $ 640 millions.« Des chiffres de cet ordre dépassent largement la capacité de payer du gouvernement et des contribuables », affirme-t-il.Les deux parties n’ont pas encore prévu le moment de la reprise des négociations.Les résultats du vote de jeudi démontrent que 348 établissements se sont prononcés en faveur de la grève et 54 contre.Dans la grande region gence de M.Gosset.« Nous trouvons inacceptable la comparaison de M.Lussier entre la mort d’un jeune Noir et la perte de salaire de M.Gosset, dit-il.Nous trouvons cette remarque insensible et irresponsable.» Le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) déplore la décision de l’arbitre, et encourage la SPCUM à aller en appel.« La décision n’a malheureusement pas tenu compte de la sévérité des conséquences de la faute fatale de M.Gosset, qui a mené à la mort injustifiée d’Antony Griffin », dit le représentant du CRARR, Alain Dor-telius.La décision d’exiger la réintégration de l’ex-policier équivaudrait selon lui à une « exonération totale de ce dernier » et pourrait « diminuer la confiance du public montréalais à l’égard de son service de police ».Il s’agit selon le CRARR du premier test majeur pour le nouveau directeur du SPCUM, Alain St-Ger-main, « quant à son leadership, son autorité de chef de police, et surtout, sa crédibilité en matière de relations avec les communautés».Le CRARR continue de réclafner une meilleure représentation des minorités aux instances disciplinaires et arbitrales, et lance enfin un appel à la modération aux groupes concernés.Jeudi soir, le porte-parole de l’organisme SOS Racisme affirmait que la communauté noire était en état de choc, mais indiquait qu’il ne prévoyait pas de réactions violentes.Me Martiel Pierre et Me Reavin Pearl, procureurs des parents du jeune Anthony Griffin — dont la mort est à l’origine de l’affaire Gosset — dans des poursuites civiles contre la police de la CUM, ont pour leur part accueilli la nouvelle avec stupéfaction.L’Office des droits des détenus estime que « l’agent Gosset a été le bouc émissaire des autorités policières et politiques ».« Seule une modification à l’article 25 du Code criminel précisant qu’un policier ne peut utiliser son arme à feu que dans le cas où sa vie ou celle d’une autre personne est en réel danger pourra reduire le nombre de personnes abattues par les forces de l’ordre », affirme Jean-Claude Bernheim, président de l’ODD.Jeudi, l’arbitre Lussier a ordonné la réintégration du policier Gosset dans les dix jours, jugeant que son congédiement comportait une part d’injustice.La direction du service a alors annoncé qu’elle examinait les recours juridiques à sa disposition pour faire casÆr la sentence arbitrale, tandis que la Fraternité des policiers se réjouissait de cette décision rendue « en toute sérénité et impartialité ».métropolitaine, le vote a été négatif à la Cité de la Santé de Laval (65 %), à l’hôpital de Lachine (73%) et à l’hôpital Charles-Lemoyne, sur la rive-sud (57%).Le Code du travail établit les services essentiels à être assumés dans AVORTEMENT OTTAWA (PC) — La Fédération nationale des femmes progressistes-conservatrices s’est prononcée pour le libre-choix en matière d’avortement, au grand mécontentement d’un bon nombre de membres du Parti conservateur.L’exécutif de la fédération a adopté une déclaration en ce sens, hier matin, en marge de l’Assemblée générale de l’Association progressiste-conservatrice du Canada.La fédération estime que la décision de se faire avorter appartient à la femme enceinte, après consultation avec son médecin, a expliqué la présidente sortante de la fédération, Mme Susan Green.Elle a ajouté que si le gouvernement devait absolument légiférer en la matière, il ne devrait imposer aucune restriction au droit à l’avortement dans les premiers mois de la grossesse, avant que le foetus ne soit viable à l’extérieur du ventre de sa mère.Elle a également affirmé que cette loi devrait prendre en considération la santé physique et mentale le secteur de la santé en fonction d’un nombre déterminé d’employés.Dans les établissements de soins de longue durée et les hôpitaux spécialisés, 90 % des travailleurs doivent rester en poste, explique Carole Bégin, porte-parole du Conseil des services essentiels.Ce pourcentage est de 80 % dans les établissements de soins de courte durée et centres de santé.Il tompe à 60 % dans les CLSC et à 55 % dans les CSS.Le Code prévoit de plus que les employeurs doivent obtenir au moins 90 jours avant un débrayage une liste des services essentiels.L’Association des hôpitaux du Québec tentera d’évaluer au cours des prochains jours de quelle façon le vote de grève pourrait affecter la reprise des activités.À partir de la fin août, les établissements de santé rouvrent généralement quelque 2,800 lits fermés pendant la période de vacances.« Nous pensons que les hôpitaux vont faire preuve d’une certaine retenue, explique Robert Nadon, porte-parole de l’AHQ.Certains hôpitaux vont peut-être être réticents à ouvrir les valves toutes grandes.» Par ailleurs, quelque 5,000 autres techniciens et professionnels de la santé s’acheminent vers la grève, a indiqué le président de la Centrale des professionnels de la santé, Jacques Paradis.Ces syndiqués travaillent en radiologie, réadaptation, diététique, assistance sociale, physiothérapie, ergothérapie et travail social dans tous les établissements de la province.de la mère.Mme Green s’est présentée hier après-midi dans un atelier sur les politiques sociales pour faire connaître la position de la fédération des femmes.L’atelier s’est rapidement transformé en forum sur l’avortement, les partisans du libre-choix et les opposants à l’avortement se succédant aux micros pour exposer leurs vues.Des applaudissements particulièrement nourris saluaient les interventions des partisans du libre-choix, ce qui a fait dire à une déléguée opposée à l’avortement que la fédération des femmes avait « paqueté » la salle.« Elles ne parlent pas en mon nom », a déclaré Mme Grace Cameron Labbé, d’Ontario.Avec des sanglots dans la voix, une vieille dame de 80 ans, Mme Mary Rita O’Reagan, de Willowdale, a affirmé qu’une mère n’avait pas le droit de tuer le foetus qu’elle portait, et que légaliser l’avortement finirait par entraîner la légalisation de l’euthanasie.PASADENA, Californie (Reu-teur) — La sonde interplanétaire américaine Voyager 2 a transmis hier sur Terre sa moisson de signaux sur les secrêts de Neptune, mais Triton, son satellite géant, lui a volé la vedette auprès des chercheurs du Centre spatial de Pasadena.Les premières photographies de Triton, l’une des rares « lunes » connues à être entourée d’une atmosphère, avaient montré que le satellite avait des teintes rosées et bleutées.De nouveaux signaux émis par la sonde ont révélé la présence de glace sur Triton, ainsi que des crêtes et des falaises, a déclaré M.To-rence Johnson, membre de l’équipe d’interprétation des données photographiques de la mission Voyager 2, au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena.M.Bradford Smith, le chef de l’équipe, a ajouté que des zones marécageuses avaient été détectées dans la moitié sud de Triton.« Vous pourriez marcher dessus, mais ça pourrait s’enfoncer », a-t-il dit.« Les photos soulèvent beaucoup de questions.Une série de 23 photos ont révélé une formation qui ressemble à une croix en relief sur la surface de cette lune, avec de petits éperons.Des entailles sombres qui courent sur la surface pourraient avoir été formées par des vents supersoniques ».Un autre chercheur, M.Peter Thomas, a précisé qu’il pourrait bien y avoir également du givre ou de la neige sur le plus gros satellite de Neptune.Les signaux reçus ont confirmé que Voyager 2 avait approché Neptune, la plus lointaine des planètes du système solaire, à quelque 5.000 km seulement.Émises à la vitesse de la lumière - quelque 300.000 km par seconde - les signaux ont cependant mis quatre heures pour faire leur voyage de 4,5 milliards de km jusqu’à la Terre.Voyager 2 a dû affronter des nuages de méthane blancs, des tempêtes solaires supersoniques et traverser le champ magnétique de Neptune dans des nuages de poussière, avant de passer derrière la planète géante, 300 fois plus grosse que la Terre, et de mettre le cap vers Triton, à 38.000 km de là.L’analyse des signaux de Voyager 2 devrait permettre de mesurer la température sur Neptune et sur Triton et d’étudier les vents solaires supersoniques qui déferlent sur la planète.Le* chercheurs espèrent également obtenir des informations supplémentaires sur la Grande tache foncée, un énorme système de tempêtes qui pourrait être le centre de perturbations cyclonales.Les instruments de mesure de Voyager 2, protégés du froid par des couvertures thermiques, avaient auparavant montré l’existence de deux petites lunes supplémentaires aux abords de Neptune, ce qui porte à six le nombre des satellites repérés jusqu’ici.L’une de ces lunes, seulement désignée par le code 1989N-1, jusqu’à ce que les chercheurs lui trouvent un nom, mesure 420 km de diamètre.Hile remplace Nèreide comme le deuxième plus gros satellite du système neptunien, après Triton.1 w COURS DE LANGUES AU YMCA MONTRÉAL O O*** ^ ov & O O ?PORTUGAIS ?GREC ?CHINOIS ?JAPONAIS ?ALLEMAND • Groupe de 8 à 15 étudiants, matin, après-midi, soir ou samedi • Début: 11 sept.• Inscription: 29, 30, 31 août; 5, 6, 7 sept.• Coût: (21 hres) 85 S; (42 hres) 160 $; (84 hres) 260 S CENTRE-VILLE 1450, rue Stanley (métro Peel) 849-8393 poste 712 et 732 HOCHELAGA MAISONNEUVE 4567, rue Hochelaga (métro Vlau) 255-4651 AVIS A~ D'EXCELLENCE “I A tous les bacheliers en technologie (72 crédits) de l'École de technologie supérieure Une entente est intervenue récemment entre l'Association des diplômés de l'École, l'Ordre des ingénieurs du Québec, l'Office des professions du Québec, le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Science et l'École de technologie supérieure concernant les modalités permettant aux bacheliers en technologie issus des programmes de 72 crédits de l'É.T.S.d'être intégrés à l'Ordre des ingénieurs du Québec.Ces modalités consistent en des examens spéciaux de contrôle par l'Ordre des ingénieurs du Québec et des séminaires de préparation à ceux-ci offerts par l'École de technologie supérieure à Montréal à compter du 9 septembre 1989 et à Québec à compter du 23 septembre 1989.Pour tous renseignements concernant cette entente (inscription aux examens, demande d’admission à l'O.I.Q.avant le 1er mars 1990) et votre inscription à ces séminaires, veuillez communiquer avec: Décanat des études téléphone: (514) 289-8962 Université du Québec École de technologie supérieure Æ, Q/fJjk CANADIENNE .-i CANADIAN CANCER SOCIETY DONNEZ GENEREUSEMENT A Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente IL EST ENCORE TEMPS.INSCRIPTION AUTOMNE 1990 Séances spéciales d’inscription en personne.e Vous pouvez vous inscrire dans les cours où il reste des places disponibles.Priorité aux premiers arrivés.Rendez-vous les 28, 29, 30 AOUT ENTRE 17H ET 20H SEULEMENT au Pavillon 3200, rue Jean-Brillant, cafétéria du 2e étage Téléphone: 343-6090 ou Extérieur: 1-800-363-8876 (sans frais) APPRENDRE POUR AGIR liit! %H"~.Réintégration d’Allan Gosset Concert de protestations Allan Gosset : Aucun commentaire Les femmes conservatrices optent pour le libre-choix LE riANVIER 1991, LE RÉGIME DE LA TAXE FÉDÉRALE DE VENTE CONNAÎTRA DES MODIFICATIONS.VEUILLEZ CONSERVER CET AVIS.IL EXPLIQUE LES MODIFICATIONS APPORTEES ET LES RAISONS QUI Y PRÉSIDENT.Le Devoir, samedi 26 août 1989 ¦ A-5 IL S'AGIT D'UN VOLET MAJEUR DE LA LUTTE CONTRE LE DÉFICIT.Une nouvelle taxe sur les produits et services remplacera l’actuelle taxe fédérale de vente.Elle sera perçue à un taux uniforme de 9 pour 100 sur la plupart des produits et services consommés au Canada.La taxe actuelle porte en général un taux de 13V!; % sur les prix manufacturiers.Le régime actuel de taxe fédérale de vente a été poussé au-delà de ses limites et ne peut plus répondre aux exigences de l’économie.Les faiblesses structurelles de ce régime ont permis à certaines entreprises de réduire le montant des taxes qu’elles devraient payer autrement.Pour maintenir en service un régime fiscal applicable à 75 000 entreprises contribuables, 22 000 ententes particulières et interprétations administratives sont nécessaires.Le régime actuel de taxe fédérale de vente constitue une source de revenus de plus en plus imprévisible et peu fiable pour le gouvernement fédéral, et il ne touche qu’une gamme restreinte de produits.Il doit être remplacé.L’énormité de la dette a diminué l’aptitude du gouvernement à répondre à d’autres priorités.Les Canadiens connaissent le risque auquel nous nous exposerions si nous ne prenions pas des mesures pour la contrôler.L’ampleur de la dette nous expose à des augmentations des taux d’intérêt et nous rend vulnérables face aux crises économiques internationales.La fiabilité et la stabilité des sources de revenus du gouvernement constituent des éléments d’autant plus importants dans une telle conjoncture.La nouvelle taxe fédérale de vente assurera une réduction du déficit année après année, tout en nous permettant de continuer à offrir aux Canadiens des services qui se classent parmi les meilleurs au rflonde.LE NOUVEAU RÉGIME RENFORCERA NOTRE COMPÉTITIVITÉ INTERNATIONALE ET CRÉERA DES EMPLOIS AU CANADA.La taxe fédérale de vente actuelle favorise les importations aux dépens des produits fabriqués au Canada.Nous sommes le seul pays du monde industrialisé à se placer dans une situation aussi désavantageuse.Le système existant rend moins compétitifs les exportateurs canadiens à l’échelle mondiale.L’actuelle taxe fédérale de vente diminue notre production économique annuelle d’environ 9 milliards de dollars par rapport à ce qu’elle serait si la nouvelle TPS était en place.Grâce à la TPS, nous pourrons abolir complètement la taxe sur les exportations et rendre les produits canadiens plus compétitifs à l’étranger.Et au Canada, les produits fabriqués au pays pourront entrer plus efficacement en concurrence avec les importations.La réforme de la taxe de vente profitera à toutes les régions et à tous les secteurs de l’économie.Les régions-ressources, par exemple, en profiteront grandement car leurs économies dépendent à la fois des ressources et des exportations-deux secteurs qui tireront le plus grand avantage de la réforme de la taxe de vente.La TPS diminuera le coût de la machinerie, des fournitures et des équipements que les sociétés doivent acheter pour fabriquer leurs produits.Il en résultera des investissements accrus et une expansion de notre production, ce qui stimulera la création d’emplois.Gains de production à long terme, par région, suite à la réforme Variation en pourcentage Atlantique Québec Ontario Prairies Colombie Canada Britannique ELLE VIENDRA EN AIDE AUX CANADIENS À REVENU MODESTE.La TPS améliorera la situation des familles gagnant moins de 30 000 $ par année.Ce résultat sera obtenu par des modifications à l’impôt sur le revenu.Premièrement, les Canadiens à faible revenu recevront un nouveau crédit pour la TPS.Deuxièmement, le taux intermédiaire de l’impôt sur le revenu des particuliers passera de 26 pour 100 à 25 pour 100.Le crédit pour TPS sera versé par anticipation tous les trois mois.Les ménages canadiens admissibles recevront leur premier chèque en décembre 1990, avant l’entrée en vigueur de la TPS le 1er janvier 1991.Environ 9 millions de Canadiens recevront des chèques de crédit.Le crédit pour TPS sera calculé selon les déclarations d’impôt sur le revenu.Chaque déclaration d’impôt sur le revenu renfermera un formulaire d’une page indiquant aux Canadiens comment demander le crédit.Le montant du crédit sera fonction de la taille et du revenu de la famille.Le crédit de base pour un adulte sera de 275 $.La plupart des adultes vivant seuls pourront obtenir un crédit supplémentaire pouvant atteindre 140 $, pour un total de 415 $.Le crédit pour enfant sera de 100 $.Les parents de familles monoparentales recevront un crédit pour adulte de 275 $ pour un de leurs enfants.Les ménages canadiens ayant des revenus s’élevant à environ 25 000 $ par année seront admissibles au plein crédit.À titre d’exemple, une famille de deux adultes et de deux enfants ayant droit au plein crédit, recevra quatre chèques de 187,50 $ au cours de l’année, soit 750 $ au total.Régime plus équitable Familles avec enfants Variation en pourcentage Système réformé - Taxe sur les produits et services -Le credit TPS -Reduction d'impôt Système actuel - Taxe fédérale de vente - Crédit de TFV actuel 20 40 60 Revenu du ménage (en milliers) ELLE ÉLIMINERA LES TAXES INVISIBLES.Présentement, partout au pays, chaque fois que les Canadiens achètent un produit ou un service d’origine canadienne, ils paient une taxe fédérale de vente.Par exemple, un montant appréciable de taxe de vente est camouflé dans le prix des maisons.Avec le système actuel, les Canadiens n’ont aucun moyen de connaître le montant de la taxe fédérale prélevée.Il existe quatre taux différents pour une variété de produits différents et la taxe est dissimulée dans tout le processus de production.Avec la TPS, les Canadiens sauront qu’ils paient 9 pour 100.Le caractère général de cette taxe fait quelle s’appliquera à pratiquement tous les produits et services.Les quelques exceptions seront bien connues des consommateurs.Certains détaillants canadiens disposent déjà de caisses-enregistreuses capables d'indiquer séparément la TPS, d’autres non.Le gouvernement fédéral proposera aux détaillants un programme d’encouragement afin de les aider à se doter de caisses-enregistreuses qui indiqueront séparément la TPS.Dans tous les cas, le gouvernement fédéral fournira aux marchands des affiches qui indiqueront clairement que la TPS de 9 pour 100 est en vigueur dans leur magasin.PRINCIPAUX CHANGEMENTS PROPOSÉS.la Pour les consommateurs, la TPS sera comparable à une taxe de vente au détail correspondant à 9 pour 100 du prix de détail des produits et services.La TPS remplacera la taxe fédérale de vente actuelle, camouflée au niveau du fabricant.2a La TPS sera appliquée à pratiquement tous les produits et services vendus au Canada.Toutefois, les Canadiens seront exemptés de cette taxe pour les PRODUITS suivants : les produits d’alimentation essentiels; les médicaments sur ordonnance; des articles médicaux comme les verres correcteurs et les fauteuils roulants, par exemple; les loyers résidentiels et les habitations déjà construites.3a En outre, les Canadiens ne seront pas taxés sur les SERVICES suivant : les prêts, les hypothèques, les valeurs mobiliaires et les polices d’assurance; les soins médicaux et dentaires; la majorité des services d’enseignement; les services de garderie; les services d’aide juridique; et les services de transport municipal et de traversiers pour passagers.4a Dans la plupart des cas, la TPS n’augmentera pas beaucoup le prix des nouvelles habitations, car le gouvernement instaurera une ristourne de la TPS sur les logements à laquelle il consacrera 900 millions de dollars.Dans de nombreuses régions du pays, les augmentations ne dépasseront pas un demi pour cent.En fait, bien des localités devraient connaître une diminution des prix grâce à la ristourne de la TPS.La principale exception demeurera la ville de Toronto, où le prix extrêmement élevé des terrains pourrait amener le prix des nouvelles habitations à augmenter de 1,5 % environ.5.Étant donné l’élimination de la taxe fédérale de vente actuelle, l’entrée en vigueur de la TPS de 9 pour 100 n’entraînera pas d’augmentations automatiques des prix.Dans certains cas les prix augmenteront, mais dans d’autres, ils diminueront.Par exemple, le prix de nombreux produits coûteux sur lesquels on perçoit actuellement une taxe de 13,5 % diminuera avec l’introduction de la TPS de 9 pour 100.Par contre, le prix d’autres produits qui ne font l’objet d’aucune taxe en vertu du système actuel sera majoré.Enfin, bien avant l’entrée en vigueur de la TPS, le gouvernement renseignera les Canadiens sur le genre de changements qui affecteront les principaux produits et services lorsque la TPS viendra remplacer l’actuelle taxe de vente fédérale.Voici quelques exemples des variations auxquelles peuvent s’attendre les consommateurs : ARTICLE Climatiseur Automobile Pneus à neige Chambre d’hôtel AVANT LA RÉFORME ($) 780 15 000 200 90 APRES LA RÉFORME ($) 770 14 700 203 95 Pour obtenir plus de précisions sur la TPS, composer le 1-800-267-6640 (français) 1-800-267-6620 (anglais) 1-800-267-6650 (appareils de télécommunications pour sourds) l+l Ministère des Finances Department of Finance Canada Canada A-6 ¦ Le Devoir, samedi 26 août 1989 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.UNIVERSITAIRES Organisation internationale humanitaie cherche universitaire avec formation de préférence dans l'administration publique, les sciences sociales et le droit public ou privé avec minimum deux ans d’expérience professionnelle dans ces domaines d'activités pour des postes d’administrateur de projet en Afrique, en Asie et en Amérique latine.Excellente maîtrise de l’anglais et du français ou de l’espagnol selon les régions géographiques.Prière d’adresser c.v.détaillé avant le 11 septembre à: Dossier 1445, Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d’Armes, Montréal (Québec) H2Y 3S6 (Seules les candidatures retenues recevront un accusé de réception.) CNIL TECHNOLOGIES INC.Nous sommes une compagnie de haute technologie en pleine expansion, à la recherche d'un acheteur d'expérience pour se joindre à notre équipe de fabrication.Cette personne doit avoir de l'initiative, un désir de participer avec une compagnie grandissante, un excellent savoir-faire d’organisation et une bonne ha-biletée de travailler dans un environnement d'équipe.Nous avons d'excellents bénéfices et le salaire va en fonction de l'expérience.Les personnes qui croient pouvoir remplir ces fonctions, S.V.P.envoyer votre curriculum vitae à: CML TECHNOLOGIES INC.75, boul.de la Technologie Hull (Québec) J8Z 3G4 Attention: Yvan Paquette Directeur(trice) des communications Le Musée du Québec est à compléter une consolidation de sa mission institutionnelle au plan national et international.Grâce à un agrandissement majeur qui sera complété en 1991, il confirmera sa position d'établissement culturel de tout premier rang.Dans cette perspective, la direction générale souhaite combler le poste de directeur(trice) des communications.La fonction À la tête d'une équipe de 4 professionnels, la personne choisie accédera au comité de direction de l'institution.Elle aura pour responsabilités principales l'élaboration de la communication stratégique avec les divers publics cibles, la coordination de la publicité institutionnelle, la communication événementielle, la production imprimée et électronique, la recherche marketing ainsi que la gestion budgétaire et des ressources humaines.Les exigences De formation universitaire appropriée (communication, administration), la personne recherchée possède déjà un sens du leadership éprouvé ainsi qu'une expérience de la planification, de la direction et du contrôle d'un service de communications responsable de la gestion d'opérations complexes à court et à long terme.La familiarité avec la science muséologique ainsi qu'une expérience de travail au plan international constituent des atouts additionnels.La maîtrise du français et de l'anglais est également un prérequis ferme.La marche à suivre Les candidats(tes) intéressés(es) à soumettre leur candidature doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 15 septembre 1989, à l'attention de: Secrétaire général Musée du Québec 1, avenue Wolfe-Montcalm Parc des Champs-de-Bataille Québec (Québec) GIR 5H3 Le niveau de rémunération est en conformité avec celui des postes-cadres de l'administration publique québécoise.Musée du Québec Le Musée du Québec est subventionné par le ministère des Affaires culturelles du Québec.Le savoir universitaire, une valeur sûre! Professeur régulier au département des sciences religieuses Sommaire de la fonction : • Enseignement aux trois cycles • Recherche » Service à la communauté, notamment en gestion académique Qualifications requises : ° Doctorat en sciences religieuses ou dans une discipline connexe • Spécialisation dans le domaine de la tradition chrétienne et de l’étude du christianisme contemporain, notamment au Québec; intervention complémentaire dans l'un ou l'autre des domaines suivants : - traditions religieuses autres que chrétiennes - enseignement moral et religieux - nouveaux groupes religieux - rapports femmes et religion - éthique et religion • Expérience préférable d'enseignement universitaire, de recherche et de diffusion de la recherche Date d'entrée en fonction: Le fjuin 1990 UQAM Traitement : Selon la convention collective SPUQ-UQAM Cette offre s'adresse également aux femmes et aux hommes et conformément aux exigences relatives i l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae en françî daté et signé, avant le 29 septembre 1989, à : M.Guy Ménard, directeur Département des sciences religieuses Université du Québec è Montréal C.P.8888, succursale A Montréal (Québec) H3C3P8 "I Université du Québec à Montréal DIRECTEUR DE GALERIE D’ART Le 49e Parallèle, qui est situé au 420 West Broadway à New York et qui est une galerie spécialisée dans l’art contemporain canadien, est à la recherche d’un directeur pour être responsable de la programmation et du fonctionnement.La Galerie est désormais administrée par la Fondation des Arts de la PADAC (Association professionnelle des Galeries d’Art du Canada) au nom du Bureau des relations culturelles internationales des Affaires extérieures et Commerce extérieur Canada.Qualifications: Connaissance étendue de l’art contemporain canadien avec expérience du marché des USA, et excellentes aptitudes en gestion et en communication.Salaire: Selon l’expérience.Date d’entrée en fonction: Octobre 1989.Date limite pour présentation des demandes: le 8 septembre 1989.Prière d'adresser votre curriculum vitae et vos lettres de références à: Fondation des Arts de la PADAC 296 Richmond Ouest Suite 502 Toronto, (Ontario) M5V1X2 1 1 DOYEN Un comité de mise en candidature a été constitué, selon les Statuts de l’Université, en vue de la nomination d’un doyen à la Faculté d’éducation physique et sportive.Le Comité de mise en candidature invite toute personne ou tout organisme intéressés à faire des recommandations, commentaires ou suggestions relativement à cette nomination à les présenter par écrit ou en audience, en s'adressant à ; M.Rémi Bissonnette, secrétaire Comité de mise en candidature Faculté d’éducation physique et sportive Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J l K 2R l Téléphone: 819/821-7722 Les personnes intéressées à présenter leur candidature doivent faire parvenir leur curriculum vitae détaillé au secrétaire du comité.Le délai pour demander une audience, soumettre une intervention écrite ou encore pour présenter sa candidature est fixé au 22 septembre 1989 N.B.— L'Université de Sherbrooke respecte le principe de l'équité en matière d'emploi.Gouvernement du Que,bec QJ(Jee des ressources humaines Fonction publique du Québec: pour l’équité en emploi AGENTE OU AGENT DE RECHERCHE EN DROIT FISCAL 26 425$ à 33 115$ CO NCOURS NUMÉRO 105G-446003-QC: Ce concours vise à combler au besoin, pendant au moins un an, des emplois semblables au ministère du Revenu dans la région administrative de i,;ontréal-Centre.ATTRIBUTIONS: Dans le cadre du traitement des oppisitions logées par les contribuables à certains avis de cotisation, analyser les faits et la preuve relatifs à chaque dossier, interpréter 'a loi et étudier la jurisprudence applicable à chaque litige et rédiger une décision impartiale et motivée.CONDITIONS D’ADMISSION: Diplôme universitaire de premier cycle en droit.Sont également admissible des personnes qui sont en voie de terminer la dernière année de scolarité exigée pour l'obtention du diplôme requis pour l'admission au concours.Inclure une photocopie de l'original de ses attestations d'études.Résidence principale dans l'une de ces régions administratives: Montréal-Centre, Laurentides, Montérégie, Lanaudière et Laval.PÉRIODE D’INSCRIPTIONI: 26 août au 11 septembre 1989 INSCRIPTION: Ministère du Revenu, Complexe Desjardins, C.P.3000, Succursale Desjardins, Montréal, Québec, H5B 1A4.INFORMATION: Mme Micheline B.Thibert, (514) 287-6892 Renseignements importants u ,reut exister d'autres conditions permettant l'admission aux concours, telles que la compensation de la scolarité par de l'expérience.Lorsqu 'aucune expérience n'est exigée, les personnes en voie de terminer la dernière annee de scolarité requise peuvent être admises.Les personnes ayant le statut de résident permanent sont admissibles, sauf s'il est mentionne dans l'appel de candidatures qu elles doivent avoir le statut de citoyen canadien.Des renseignements supplémentaires sont disponibles auprès des personnes designées sous la rubrique « information » et dans les bureaux régionaux de l'Office des ressources humaines.L inscription se fait à l aide du formulaire « Offre de service » disponible dans les bureaux régionaux de l Office et dans les directions de personnel des ministères et organismes gouvernementaux «LOffre de service» doit être accompagnée dune photocopie de I original des attestations d'études et de tout autre document prouvant que les conditions d admission sont remplies.Pour être acceptées, les candidatures doivent être reçues à I adresse indiquée ou dans un bureau régional de l’Office durant la période d inscription Québec ss OFFRE D'EMPLOI MUSÉE DE LA CIVILISATION CHARGÉ DE PROJET D'ÉDITION concours mmi 3 A TTRIBUTIONS: Relevant du directeur du Service des relations publiques et des communications, le ou la titulaire aura la responsabilité de la réalisation du programme d'édition du Musée en plus de voir à la commercialisation des produits réalisés.QUALIFICATIONS REQUISES: Vous détenez un diplôme universitaire dans une discipline appropriée et vous possédez un minimum de cinq années d'expérience pertinente dans le domaine de l'édition.TRAITEMENT: Un salaire déterminé selon les qualifications ainsi que des avantages sociaux reconnus sont attribués à ce poste.LIEU DE TRAVAIL: Québec.Ce poste vous intéresse?Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 11 septembre 1989, en y inscrivant le numéro du concours, à monsieur Rodrigue Brillant, directeur du Service des ressources humaines, Musée de la civilisation, 16, rue St-Jacques, C.P.155, Suce.B.Québec (Québec), G1K7A6.r Le département de radiologie et la direction du Centre Hospitalier de l’Université Laval sont à la recherche de RADIOLOGISTES À PLEIN TEMPS Le Centre Hospitalier de l'université Laval est un centre hospitalier universitaire ultra-spécialisé de 420 lits et un centre de référence en surspécialités pédiatriques.Sa consultation externe reçoit plus de 360 000 visites par année.Son centre de recherche est le plus gros centre de recherche biomédicale francophone au Canada.Le Chul est également un centre d’enseignement affilié à l'université Laval.Son département de radiologie a généré plus de 1 500 000 unités techniques en 1988-1989 et comprend, entre autres, de l'équipement d'échographie générale et Doppler, d'angiographie et cathétérisme cardiaque adulte et pédiatrique et de tomographie axiale.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Docteur Benoit Dumals Directeur des services professionnels CHUL 2705 boul.Laurier Ste-Foy, Québec G1V4G2 418-654-2287 Docteur Vincent Bergeron Directeur du département de radiologie CHUL 2705 boul.Laurier Ste-Foy, Québec G1V4G2 418-654-2238 REPRÉSENTANT OU REPRÉSENTANTE PUBLICITAIRE LE DEVOIR Le Devoir est à la recherche d'un professionnel de la vente afin de compléter son équipe de ventes locales.Le candidat idéal possédera un diplôme universitaire de premier cycle en marketing ou l'équivalent, ou encore possédera une expérience pertinente d'au moins deux ans acquise auprès de media d'information ou d'une agence de publicité.Cette personne devra en outre maîtriser l'anglais et le français, parlé et écrit et posséder une voiture.Nous offrons un défi de taille au candidat ambitieux et dynamique qui saura nous représenter efficacement.Nous offrons une rémunération et un programme d'avantages sociaux concurrentiels.Si le défi vous intéresse, faites-nous parvenir votre C.V.à Dossier 1444, Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d'Armes, Montréal, Québec, H2Y1X1 La forme masculine employée dans ce texte désigne aussi bien les hommes que les femmes.LE MUSÉE ACADIEN DU QUÉBEC À BONAVENTURE REQUIERT LES SERVICES D’UN-E DIRECTEUR-DIRECTRICE Fonctions et responsabilités: — Préparer un plan de développement conforme aux orientations du Musée.— Établir une programmation et des activités de communication en rapport avec l'histoire et la culture acadienne du Québec.— Superviser la gestion de la collection et définir les politiques d’acquisition, d’aliénation, de conservation.— Réaliser des activités de marketing et de promotion auprès de la population locale et régionale ainsi que la clientèle touristique.— Administrer l’institution et assurer la gestion du personnel.Qualifications: — Formation universitaire dans l’un des domaines suivants: histoire, ethnologie, muséologie, anthropologie.Une expérience équivalente pourrait être évaluée.— Formation ou expérience pertinente en administration et en communication.— Sens de la planification, de l’organisation et de la coordination.— Bonne connaissance du milieu et de la région.Traitement: Selon l’expérience et les qualifications.Poste permanent à temps complet.Faire parvenir votre Curriculum vitae au plus tard le 15 septembre 1989, 17h00 à l'adresse suivante: M.Réal Létourneau Président de la Corporation de Développement Touristique de Bonaventure C.P.880, Bonaventure, Québec G0C 1J0 Agent de programme Programme Explorations Le Programme Explorations du Conseil des Arts du Canada a pour objet d’encourager les projets novateurs dans tous les domaines artistiques.Sous la direction du chef du programme, l’agent de programme pour le Québec conseille les particuliers et les organismes qui demandent une subvention; détermine si les demandes sont acceptables; organise les réunions des comités de sélection; suit la réalisation des projets subventionnés; fournit des renseignements aux médias, aux organismes de service et au public; et se tient au fait des nouvelles orientations artistiques et culturelles qu’il convient de porter à l’attention de la direction du programme.Les candidats doivent avoir une bonne connaissance des activités et préoccupations artistiques du Québec, au moins «* trois années d’expérience professionnelle dans divers secteurs des arts, du dynamisme et de la souplesse pour aborder des activités artistiques fort diverses et communiquer aisément avec des personnes de milieux culturels divers.Les fonctions du poste exigent la connaissance des deux langues officielles et de fréquents déplacements.Le salaire est établi selon la politique salariale du Conseil des Arts du Canada.La date limite de réception des demandes et curriculum vitae est le 15 septembre.Conseil des Arts du Canada Ressources humaines 99 , rue Metcalfe, C.P.1047 Ottawa (Ontario) Kl P 5V8 Le Devoir, samedi 26 août 1989 ¦ A-7 CKOI coiffe CKAC JSjpge Truffaut TOUTES CATÉGORIES confondues, la station de radio CKOI est la grande gagnante du sondage sur les cotes d’écoute qu’a effectué BBM durant la saison estivale.Avec un nombre d’auditeurs dépassant le million, CKOI-FM a coiffé la station CKAC qui se classe bonne deuxième avec 900.000 auditeurs.Lors de la période au cours de laquelle l’analyse de BBM a été réalisée, il est remarquable de constater qu’une fois encore la bande FM a gagné du terrain.En effet, l’addition des résultats obtenus par les stations francophones diffusant sur la bande FM attire un peu plus de 51 %, soit une augmentation de 4 % sur la saison printanière.Un 4 % qui vaut son pesant d’or quand on sait combien est féroce, voire sanglante, la compétition que se livrent ces différentes stations.Dans le classement des cinq radios les plus écoutées, CKAC est la seule représentante des stations AM.En troisième place, on retrouve CKMF avec 767,000 auditeurs suivie de CFGL avec 716.000 talonnée par CHOM avec 705,000.Ces trois postes évoluent sur la bande FM.Si CKOI est bonne première quant au nombre d’auditeurs, c’est à CKAC que revient la palme de la première position au chapitre du nombre d’heures, soit le volume d’écoute des consommateurs.Avec près de 9 millions d’heures d’écoute, CKAC devance CFGL-FM qui affiche un 8,1 millions et CKOI-FM avec 7,5 millions.Lors du sondage du printemps 89, CKAC s’était emparée de la première place avec 925,000 auditeurs, soit 25,000 de plus que cet été, alors que CKOI se glissait en deuxième position avec 902,000, soit 100,000 amateurs de moins qu’aujourd’hui.Dans la catégorie AM, CKAC règne en maître devant CJMS qui attire 466,000 auditeurs et CJAD qui en attire 367,000.CBF, la radio de Radio-Canada captive 366.000 personnes, pendant que CKVL en fait autant avec 319,000.Il est à noter que dans le cas de CJMS, celle-ci a perdu du poil de la bête alors qu’au printemps dernier elle attirait quelques 583.000 auditeurs.Cela dit, il est intéressant de noter que les résultats combinés de CKAC et CITÉ-FM, qui font partie de la même famille, font mieux que le duo formé par CKOI et CKVL.Les premiers totalisent 1,355,000 d’auditeurs, soit un faible 10,000 auditeurs de plus que les seconds.Si on se reporte à la situation qui prévalait il y a tout juste un an et à l’évolution des habitudes d’écoute des individus, on constate qu’au chapitre de la part des heures totales d’écoute de radio, les stations AM, malgré quelques bonds au cours de l’hiver dernier continuent de perdre du terrain.De 34 %, leur part a tranquillement descendu jusqu’à 32 % aujourd’hui.CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.DOYEN OU DOYENNE DES ÉTUDES AVANCÉES ET DE LA RECHERCHE Cette personne relève de la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche et est responsable de l’ensemble des études avancées et de la recherche.Elle est responsable du développement et de la qualité des programmes d’études avancées, de la coordination des comités de programmes d’études avancées, de l’élaboration et de l’application du régime des études avancées et des politiques de soutien financier destinées aux étudiants de maîtrise et de doctorat.Concernant la recherche, elle est responsable de l’animation et de l’encadrement des chercheurs, équipes et groupes de recherche.Elle élabore et applique les politiques et normes d’encadrement et d’évaluation de la recherche.Elle maintient les liaisons avec les ministères et les organismes qui subventionnent la recherche universitaire.Elle coordonne les activités de coopération internationale.Elle est membre d’office de la Commission des études de l’UQAR et préside la Sous-commission des études avancées et de la recherche.Elle participe au Groupe de travail des études avancées et de la recherche de l'Université du Québec.La personne recherchée détient un diplôme universitaire de 3e cycle et possède une expérience de recherche et d’enseignement universitaire.De plus, elle a une expérience administrative pertinente.Les conditions reliées à l’emploi et le traitement sont établis selon le protocole et la politique de rémunération des cadres de l'Université du Québec à Rimouski.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 heures, le 4 septembre 1989 au: Vice-rectorat à l’administration et aux ressources humaines Université du Québec à Rimouski 300, allée des Ursulines, Rimouski (Québec) G5L 3A1 HJ Université du Québec à Rimouski Conseil national de recherches Canada National Research Council Canada Agent de recherche (Chemin de Montréal, Ottawa) Ceci est un poste d’une durée limitée seulement.Le CNRC ne garantit pas d'emploi après trois ans de la date d’entrée en fonction.Le Laboratoire des moteurs, de la Division de génie mécanique a besoin d’un Agent de recherche pour participer au lancement, à la conception, à la mise au point, à l'analyse des données relativement aux projets de recherche en aéro-thermodynamique et en faire rapport.Les projets varient entre de simples bancs d'essai de faibles dimensions et des moteurs de turbines à gaz de haute performance qui sont complexes et de grandes dimensions.La mise au point de simulations sur ordinateur et d'algorithmes pour prédire et mesurer la performance aérothermodynamique de l'ensemble ou de composantes de moteurs de turbines en régime permanent ou transitoire est requise.Le/la candidat(e) choisi(e) doit être en mesure de diriger et de surveiller une petite équipe de chercheurs, de planifier et d'établir le calendrier d'exécution de programmes d’essai, de définir les besoins des projets, de concevoir des algorithmes automatisés de saisie de données, d'analyser les données d'essais et d'entretenir des rapports avec d’autres organismes de recherche.Le/la candidat(e) choisi(e) devrait posséder au moins une maîtrise en génie mécanique, avec spécialisation en aéro-thermodynamique.Il(elle) doit posséder de solides antécédents en recherche analytique, avoir démontré la capacité de travailler en étroite collaboration avec d’autres membres d'une équipe et d'autres organismes de recherche, être en mesure de planifier et de diriger des projets de recherche et posséder une parfaite compréhension des techniques de simulation sur ordinateur au moyen de mini-ordinateurs.Un certain nombre d'années d'expérience du domaine de la recherche est requis.Les candidat(e)s possédant un diplôme moindre, mais ayant démontré des aptitudes pour la recherche au fil des ans seront également prise en considération.Traitement Selon la formation et l'expérience.Prière d'adresser un curriculum complet à: l'Agent d'emploi, Conseil national de recherches du Canada, Ottawa, Ontario K1A 0R6.Mentionner la référence ME-89-06(MLP).Canada 40 cégépiens présentent leur Déclaration universelle des droits de l’être humain Sèment Trudel LES VALEURS et aspirations des jeunes d’aujourd’hui, quelles sont-elles ?On en a une idée en feuilletant la Déclaration universelle des droits de l’être humain (préambule et 26 articles) que 40 cégépiens du Québec proposent lors d’une cérémonie qui se déroule à l’ile Notre-Dame, cet après-midi : aspiration au bonheur, certes, mais aussi « droit de vivre dans un milieu sain et non pollué > (art.6) et affirmation d’une « culture fondamentale qui est commune à tous les membres de l’humanité » et préoccupation (art.9 et 11) de combler les besoins essentiels (santé, habillement, nourriture, logement) des plus démunis et de veiller à ce que soit tenu compte de ceux qui ne peuvent pas se prendre en charge (enfant, vieillard, handicapé mental.) Le lancement de ce texte qui devrait donner lieu à d’intéressantes discussions entre cégépiens s’agrémente, aujourd’hui, de la plantation d’un « chêne de la liberté », devant le Palais de la Civilisation; arbre que l’on espère retrouver robuste lors du tricentenaire de la Révolution française, en 2089 ! Les 40 jeunes, qui ont choisi comme porte-parole Chantale Labrèche (André-Grasset) et Éric Bédard (Maisonneuve) proviennent de 23 cégeps; ils ont été désignés par concours, en raison de leur intérêt marqué pour les débats autour de la défense des droits et pour leur désir d’approfondir les circonstances qui ont mené à la prise de la Bastille, il y a 200 ans.Cette culture des jeunes, on le constate par-delà les frontières, passe notamment par le respect de l’environnement et la préservation de « l’héritage naturel pour les générations futures ».Attitude de tolérance qui privilégie « l’éducation » plutôt que l’imposition de normes de conduite.Ainsi, à l’article 10, « toutes les cultures sont valorisées », mais l’être humain peut se soustraire à certaines coutumes si elles allaient à l’encontre de ses droits.L’article 17 (« chaque peuple a droit à la démocratie et à un gouvernement majoritairement élu par lui ») est suivi d’un crochet significatif vers les droits et devoirs des États et des minorités (article 18), l'Etat étant tenu ¦ d’offrir des instruments qui permettent aux minorités de bien s’intégrer à la vie de la collectivité», les minorités devant « s’intégrer à la communauté d’accueil ».dans le but de faire prévaloir le « respect des autres cultures, la tolérance, l’ouverture d'esprit au sein même de leur nouvelle communauté ».À deux siècles de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789), ce projet de déclaration fut mûri à l’occasion d'un stage en France, en juillet.Le professeur de philosophie (cégep Montmorency) Pierre Cohen-Bauie et l’agent de développement Gaétan Saint-Antoine (Office franco-québécois pour la jeunesse) ont participé, avec l’historien Gilles Villemure (cégep du Vieux-Montréal) à cette démarche.Il y eut discussion sur le fond, plusieurs brouillons ont circulé et le consensus fut acquis parfois au bout de longues heures de discussions, notent MM.Bacrie et Saint-Antoine.Ainsi en va-t-il de l’article 2 portant sur deux sujets qui n’ont pas fini de polariser les humains : « La femme a le droit de choisir librement l’avortement.La peine de mort doit être abolie.» Ces jeunes n’ont pas cessé de s’interroger sur les moyens à mettre en oeuvre pour qu’une telle déclaration ait ses effets, disent les encadreurs, se référant à des pouvoirs accrus de l’ON U pour que soient respectées les orientations généreuses que consacre leur Déclaration, comme par exemple à l’article 23 : « la diffusion culturelle doit viser le partage plutôt que la domination », ou cette reconnaissance que (art.24) « tous les êtres humains ont droit, selon leur motivation et leurs aptitudes, d’accéder au même niveau d’éducation sans discrimination».« C’est un idéal qu’il fallait remettre en lumière », signale Pierre Co-hen-Bacrie.Les jeunes se sont révélés compétents dans leur recherches et aptes à percevoir la fragilité éventuelle de ces droits.L’expérience aura au premier chef permis CENTRE DE RECHERCHES ASTRO-PSYCHOLOGIQUES DE MONTRÉAL INC.COURS ET ATELIERS Michel Phillppon Nicole Chenut D’ASTROLOGIE 523-1081 522-3791 Début des cours le 6 septembre C.P.1081 Suce.Desjardins, Montréal.H5B 1C2 H N\l PHOTO JACQUES NADEAU Pierre Cohen-Bacrle (à gauche), professeur de philosophie au cégep Montmorency, et Gaétan Saint-Antoine, de l’Office franco-québécois pour la jeunesse, ont collaboré avec 40 cégépiens à l’écriture d’une déclaration universelle des droits de l’étre humain.à ces 40 Québécois de se former à « l’utilisation, à bon escient, de cette liberté d’expression » qu’ils souhaitent à tous leurs congénères du globe.Les échanges sur la liberté de presse et sur les voies à utiliser pour éviter toute censure, ont particulièrement impressionné les non-cégé-piens qui étaient du groupe — certains se révélaient fort documentés sur Camille Dumoulin, l’un des premiers adeptes du journalisme de combat.Une charte n’a pas nécessairement preneur sur le moment mais CARTES D’AFFAIRES ROB1C, ROBIC & ASSOC IÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514.Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél : (514) 934-0272 cette réflexion, ce recul, ont permis aux Québécois de se rendre compte que des personnalités apparemment inconciliables (tels Condorcet et Robespierre) en étaient arrivés à se rejoindre sur leurs idéaux commuas de liberté et d’égalité.COURS / ENSEIGNEMENT 0> 3 CT "École Buissonnière" de créativité en arts d'interprétation; • musique • chant • danse ®v • arts plastiques • comédies musicales pour enfants avec spectacle annuel • Professeurs diplômés de conservatoire et d'université demandez Nicole 381-1488 Ville de Montréal H0IHDEVI11I ASSEMBLEE DU CONSEIL Renseignements: Bureau de consultation de Montréal Pierre Chevalier 300, rue Saint-Paul Est 872-7802 La prochaine assemblée du Conseil aura lieu le 18 septembre 1989, à 19 h.L’hôtel de ville de Montréal est situé au 275, rue Notre-Dame Est (métro : Champ-de-Mars).L'assemblée subséquente aura lieu le 23 octobre 1989.ASSEMBLÉES PUBLIQUES -COMMISSIONS PERMANENTES DU CONSEIL Mardi 5 septembre • 9 h • 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 (si nécessaire) Commission: Aménagement, habitation et travaux publics Thème: Politique d’habitation.Assemblée publique de délibérations.Mardi 5 septembre • 14 h • 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 (si nécessaire) Commission; Aménagement, habitation et travaux publics Thème: Politique d’habitation.Assemblée publique de délibérations.Mardi 5 septembre e 14 h • Motel de ville, salle du Conseil Commission: Développement économique Thème: Biotechnologie et bio-industries.Assemblée publique.Jeudi 7 septembre e 14 h e 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 (si nécessaire) Commission: Aménagement, habitation et travaux publics Thème: Politique d'habitation.Assemblée publique de délibérations.Bureau ACCÈS MONTRÉAL Saint-Michel 7960, boul.Saint-Michel 872-6375 Bureau ACCÈS MONTRÉAL Ahuntslc 545, rue Fleury Est 872-6742 Bureau ACCÈS MONTRÉAL Villeray 7217, rue Saint-Denis 872-6381 ASSEMBLÉES ORDINAIRES DES COMITÉS-CONSEILS D’ARRONDISSEMENT AVIS PUBLIC est donné à l’effet que les prochaines assemblées ordinaires des Comités-conseils d’arrondissement se tiendront aux dates, heures et endroits indiqués en regard de chaque arrondissement, tel qu'il appert ci-dessous: Ahuntsic - Cartierville: Lundi 28 août, 19 h Centre de l’Acadie 2005, rue Victor-Doré Villeray - Saint-Michel: Mardi 29 août, 19 h Centre Saint-Mathieu 7110, 8e Avenue Rosemont - Petite-Patrie: Lundi 28 août, 19 h Comité Vie de Quartier 5095, 9e Avenue Jeudi 7 septembre e 19 h e 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 (si nécessaire) Commission: Aménagement, habitation et travaux publics Thème: Politique d’habitation.Assemblée publique de délibérations.Mercier - Hochelaga-Maisonneuve: Mardi 29 août, 19 h Maison de la Culture Mercier 8105, rue Hochelaga Jeudi 7 septembre e 19 h e Hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Développement économique Thème: Biotechnologie et bio-industries.Assemblée publique.Plateau-Mont-Royal -Centre-Sud: Lundi 28 août, 19 h Centre Salnt-Plerre-Apôtre 1212, rue Panet, salle 200 Mardi 12 septembre • 14 h e 155, rue Notre-Dame Est, salle 202 Commission: Aménagement, habitation et travaux publics Adoption du rapport sur la politique d'habitation.Assemblée publique.Mardi 12 septembre • 14 h e Hôtel de ville, salle du Conseil Commission: Développement économique Thème: Biotechnologie et bio-industries.Assemblée publique.Jeudi 14 septembre • 14 h e Hôtel de ville, salle du Conseil (si nécessaire) Commission: Aménagement, habitation et travaux publics Adoption du rapport sur la politique d'habitation.Assemblée publique.Centre: Côte-des-Nelges -Notre-Dame-de-Grâce: Sud-Ouest: Bout-de-l'ile: Mercredi 30 août, 19 h Salle du Conseil Motel de ville 275, rue Notre-Dame Est Lundi 28 août, 19 h Maison de la Culture Côte-des-Neiges 5290, ch.de la Côte-des-Neiges Mardi 29 août, 19 h Âge d’or Saint-Charles 2333, rue Mullins Mardi 29 août, 19 h Centre Roussln 12125, rue Notre-Dame Est CONSULTATION PUBLIQUE SUR LA MISE EN VALEUR DU SITE MIRON ASSEMBLÉE ORDINAIRE ADDITIONNELLE: Audiences publiques: Les 29 et 30 août 1989, à 19 h, au sous-sol de l'église Sainte-Lucie, 8951, 12e Avenue.Si nécessaire, le Comité consultatif siégera le 30 août, à compter de 13 h 30.AVIS PUBLIC est donné à l'effet qu'une assemblée ordinaire additionnelle du Comité-conseil d'arrondissement de Côte-des-Neiges - Notre-Dame-de-Grâce se tiendra au date, heure et endroit indiqués ci-dessous: Côte-des-Neiges - Mardi 5 septembre, 19 h Notre-Dame-de-Grâce: Maison de la Culture Côte-des-Nelges 5290, ch.de la Côte-des-Nelges Le 26 août 1989 Léon Laberge greffier de la Ville 1 6 A-8 M Le Devoir, samedi 26 août 1989 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeur adjoint: Guy Deshaies Cette drôle de campagne Fait important de la semaine : le cri du coeur d’Alliance Québec IL Y AURA cinquante ans dans quelques jours l’Occident s’engageait dans la drôle de guerre.De façon moins dramatique, le Québec continue à vivre à l’heure d’une drôle de campagne électorale au moment où l’air s’imprègne déjà d’un avant-goût d’automne.À la lumière du premier sondage public levé depuis le déclenchement des élections, les impressions se confirment.Le Parti libéral a cédé quelques points de son avance au Parti québécois.Mais les indécis demeurent nombreux et n’ont guère eu l’occasion de s’intéresser à une campagne qui donne l’impression d’aller nulle part.Ou, pour être exact, qui se promène entre Saint-Basile-le-Grand et Baie-Co meau, par conteneurs de BCP interposés.Le chef du Parti québécois maintient le rythme infernal qui constitue toujours la surprise de cette campagne.Derrière les démonstrations professorales, un certain nombre de questions se précisent peu à peu, qui visent tout aussi bien M.Parizeau lui-meme que l’organisation du PQ.En premier lieu, il s’agit de l’évidente difficulté du parti à dénicher des candidats pour chacune des circonscriptions.Ce n’est pas au rythme actuel d’une investiture par jour que cette entreprise sera achevée avant l’échéance fatidique du 9 septembre.À ce propos, M.Parizeau a eu beau traiter sous forme de badinage la tentative de débaucher M.Gaétan Nadeau, sa riposte n’a convaincu personne.M.Nadeau n’est pas un simple quidam.Il est — encore, du moins ! — le chef d’une formation adverse.Avec ou sans l’appât d’un portefeuille ministériel, la démarche trahit des ratés de la machine, ou à tout le moins de sérieuses difficultés de recrutement.De même, la séance d’auto-critique à laquelle s’est livré M.Parizeau devant ses partisans à Québec avait quelque chose de vaguement surréaliste.Reconnaître à la démarche une bonne dose de courage ?Sûrement.Mais, le calcul n’y était pas absent.Cet acte de contrition est si tardif qu’on imagine mal voir l’un ou l’autre fonctionnaire donner l’absolution à l’ancien ministre des Finances sans y ajouter une pénitence exemplaire.À entendre M.Parizeau commenter chiffres et .graphiques qui disent l’histoire économique du Québec depuis 1976, on en arrive à souhaiter la tenue de ce débat des chefs (en voie de se hisser au rang de mythe de la vie politique du Québec).Le Québec traîne de la patte à ce chapitre.Il n’est plus de société développée qui se refuse le luxe de pareils débats.On assiste en ce moment à la répétition, copie conforme, du débat sur le débat de décembre 1985.La blague est maintenant usée.Elle n’intéresse plus que les dirigeants des réseaux de télévision qui y perdent leur latin ou leurs cheveux, selon le cas.M.Bourassa et ses porte-parole se réfugient derrière des considérations de chronologie pour refuser les propositions du PQ.Prétexte habilement utilise, rien de plus.Les stratèges libéraux ont décodé les leçons du débat, l’automne dernier, entre MM.Turner et Mulroney — le chef du NPD y faisant de la figuration utile.En cas d’échec ou de prestation médiocre, il faut un minimum de temps pour évacuer les réactions émotives.L’étude, sous cet angle, des sondages du dernier scrutin fédéral explique à elle seule l’obstination libérale ne pas accepter tel défi au delà du 31 août.On voudra sans doute imputer à des considérations stratégiques certaines invraisemblances de la campagne libérale.Comment rendre compte du silence de certains gros canons du gouvernements ?Après la fin de semaine « carte postale » à laquelle a donné lieu la rencontre des premiers ministres à Québec, s’apprête-t-on à assister à des performances solitaires de la part de M.Robert Bourassa ?D’autres se sont essayés à ce jeux dangereux, à commencer par un certain Jean Lesage en 1966.Et voilà maintenant que nous arrivent, dans leur emballage « vidéo-clips », les messages de nos partis préférés ! Après les échanges de gros mots, on aura droit à des matraquages d’images et de symboliques.Notre « société distincte » résistera-t-elle à la tentation de la publicité sale ?Soulever cette question, c’est dire à quel point la drôle de campagne se contente d’effleurer les vraies questions.Face à ce vide, les BPC de malheur occupent tout le terrain.Inutile d’aligner d’autres considérations qui graviteront nécessairement autour de ces notions de stratégie et de tactique.Un seul fait émerge des derniers sept jours : l’aveu d’impuissance des dirigeants d’Alliance Québec qui ne savent plus à quel saint parti se vouer ! Petite et drôle semaine et pas seulement pour les anglophones ! — PAUL-ANDRÉ COMEAU Les criminels de la cocaïne Le général Noriega n ’est qu ’un chaînon d'un réseau plus vaste L’HOMME fort du Panama, le général Antonio Manuel Noriega, illustre traficant de drogue inculpé par deux tribunaux américains, cause de vilains mots de tête aux États-Unis.Depuis l’élection présidentielle de mai dernier, gagnée haut la main par l’opposition mais annulée de facfo par les militaires, Washington cherche par tous les moyens à obtenir le départ du général.Mais celui-ci a résisté sans trop de peine jusqu’à maintenant aux pressions diplomatiques et militaires américaines.Il est toujours en place.L’Organisation des États américains (OÉA) avait espéré convaincre le général de ceder le pouvoir à un gouvernement démocratiquement élu, mais ses efforts n’ont finalement apporté aucun résultat concret.Il faut dire que les manoeuvres militaires américaines, particulièrement celles entreprises au cours des dernières semaines sur le territoire panaméen, n’ont pas facilité la tâche des représentants de l’OÉA.Washington ne pouvait trouver moyen plus efficace de faire échouer les pourparlers.En fait, les Américains se sont longtemps réfugiés dans une position extrême en demandant obstinément que le général Noriega quitte le Panama.Mais, la semaine dernière, devant l'échec imminent des démarches de l’OÉA, ils laissèrent entendre qu’ils se borneraient désor- mais à souhaiter que le général abandonne le pouvoir.Personne ne croit toutefois que Noriega cédera aussi candidement son fauteuil.La situation risque de se compliquer, car le général Noriega n’est en réalité qu’un chainon de l’immense réseau de trafic de drogue qui couvre plusieurs pays de l’Amérique latine.Or la lutte amorcée par les gouvernements contre les « criminels de la cocaïne » est en train de déboucher sur un affrontement des plus meurtrier comme l’ont montré les derniers événements survenus en Colombie.Premières victimes de la drogue au niveau de la consommation, les États-Unis préparent une lutte à finir contre le commmerce illicite de la drogue, non seulement sur leur territoire mais aussi en Amérique latine.Le président Bush doit annoncer au début de septembre un nouveau programme qui écarterait les sanctions à l’égard des pays_producteurs.La Maison Blanche songerait plutôt à accorder une aide financière substantielle aux régions agricoles qui réorienteraient leur production.C’est cette voie que Washington doit privilégier s’il veut s’attaquer aux causes profondes du trafic de la drogue.Et c’est aussi par cette politique qu’il parviendra à écarter le général Noriega.— ALBERT JUNEAU La STRSM grippée Tout l’automne pourrait y passer.Puis viendra l’hiver.LES USAGERS du transport en commun de la rive-sud de Montréal devront prendre leur mal en patience.Malgré l’annonce faite jeudi soir par le ministre du Travail, M.Yves Séguin, de la création d’un conseil de médiation avec lequel les parties ont accepté de coopérer, il y a peu d’espoir d’une reprise prochaine du service en dehors des heures de pointe — même en supposant que la STRSM, dans l’état actuel de sa flotte d’autobus, soit capable de l’assurer, ce qui est loin d’être garanti ! La pierre d’achoppement reste la revendication de la semaine de 32 heures réparties sur quatre jours consécutifs.Le syndicat des employés d’entretien y tient mordicus.De son côté, le président du conseil d’administration de la STRSM, M.Hugues Aubertin, maire de Boucherville, rétorque qu’un tel arrangement est « impensable » à moins que l’entreprise récupère certains droits de gérance qui ont été concédés à la partie syndicale.On a l’impression, disait hier M.Aubertin en conférence de presse, que l’administration précédente, par lettre d’entente ou autrement, a confié l’entretien de ses autobus en sous-traitance.au syndicat.Cette pomme de discorde nous ramène à la problématique qui avait conduit l’ancien directeur général de la STRSM, M.Georges Molini, à signer avec le syndicat une entente expérimentale où l’on appliquerait la semaine de quatre jours moyennant d’importants changements à la convention collective qui rendraient possibles des gains appréciables de productivité (de l’ordre de près de 20 %, ce qui devait annuler les coûts de la réduction des heures de travail).Le refus du conseil d’administration d’entériner cet accord a été le déclencheur du conflit qui entrera bientôt dans son cinquième mois.Pour l’opinion publique qui suit de près ce conflit, le grand intérêt du conseil de médiation, choisi parmi les personnes les plus compétentes que compte le Québec en matière de relations de travail, réside dans le rapport que les médiateurs pourront faire au ministre en cas d’échec de leur intervention.Entre-temps, la STRSM en profite pour procéder à une réorganisation complète de ses services.M.Aubertin présentait hier à la presse le nouveau directeur général de l’entreprise, M.Lucien Bolduc, ancien directeur général de la Cor-oration métropolitaine de transport de Sher-rooke.Il rendait également public le nouvel or-ganigramne simplifié de l’entreprise.M.Bolduc a pu exposer ce qu’il a appelé « les principes qui nous guideront », dont au premier chef le gros sens.Quant à la philosophie et au style de gestion du nouveau directeur général, ils rendent le même son que ceux de M.Molini, démissionnaire ou bouc émissaire (selon l’interprétation que l’on donne des circontances qui ont provoqué, entouré et suivi son départ en février).Dans l’immédiat, sa grande prorité portera sur la restauration de la flotte de la STRSM qui serait dans un état de détérioration très avancée.Le nouveau directeur général se refuse, selon ses propres termes, à gérer le passé.Il veut plutôt bâtir l’avenir.Mais le présent est assez accablant.M.Bolduc reconnaît que « le dossier est le plus pourri au Québec ».Quant à savoir s’il sera difficile à régler, on verra plus tard, répond-il.Plus tard, en effet.Car si, par miracle, on arrivait à un règlement avec le syndicat des employés de l’entretien, il restera à renouveler la convention collective du syndicat des chauffeurs.Ce qui pourrait ramener tout le monde à la case de départ.L’automne pourrait bien y passer.Et, bien au-delà de la date des élections, le nouveau gouvernement aura à se demander s’il est humain d’imposer aux usagers de la Rive-sud de passer l’hiver dans des conditions pareilles.— JEAN FRANCOEUR téS HACHs £T téS 3AS ZÉQüT 3>£ C4AIP46M?/ if** LETTRES AU DEVOIR La sécurité sur le mont Royal IL FAUT dénoncer le manque de sécurité pour les usagers du mont Royal.Le lundi 7 août dernier, j’ai dû intervenir afin d’arrêter une bande de jeunes voyous (13-15 ans) qui battaient un quinquagénaire à coups de bâton dans un sous-bois du chemin de terre qui part du parc Jeanne-Mance pour se rendre au lac des Castors.J’ai dû également demander l’aide d’un joggeur (merci M.Tougas) afin de m’assurer que les voyous ne reviendraient pas à la charge alors que nous allions reconduire la victime à une caserne de pompiers près de là.Il semble que cette bande de voyous ait fait sien le territoire du mont Royal puisque, en tant que joggeur, c’était la troisième fois que je les voyais en une semaine, à la tombée de la nuit.Les deux autres fois, ils se sont approchés de moi— dont une fois en essayant de m’intimider avec un bâton — sans pourtant qu’ils m’aient « sélectionné » comme victime.Je dénonce cette situation intolérable de violence.Les usagers du mont Royal ont droit à des conditions sécuritaires d’accès, même à la tombée de la nuit où se sont souvent les heures les plus pratiques pour nombre de jog-geurs et de cyclistes.En premier lieu, les endroits stratégiques (courbes, etc.) devraient etre éclairés, ce qui sécurise les jog-geurs; les cyclistes pourront ainsi éviter les nombreux trous et même les joggeurs, qu’ils ne peuvent voir souvent qu’au dernier moment.En second lieu, la police à cheval, qu’on ne voit presque plus à cause des coupures de budget, devrait être rétablie sur une base permanente.— RÉJEAN HAMON Montréal, le 9 août.Le Canada sur ondes courtes Lettre adressée à M.Marcel Masse, ministre des Communications JE VOUDRAIS vous faire part de ma profonde déception concernant la mise au rancart du service de diffusion sur ondes courtes de Radio-Canada International (RCI).Il s’agit selon moi d’une décision qui trouve son fondement dans une logique et une rationalité bien minces.RCI répond à un double objectif, dans un premier temps, les Canadiens voyageant ou demeurant à l’étranger sont toujours très fiers d’entendre l'indicatif de cette station qui diffuse dans les deux langues des nouvelles du pays en plus de la couverture de l’actualité internationale.Il s’agit dans bien des cas, en Europe et en Afrique, particulièrement des seules informations canadiennes disponibles.Mais le plus important ne réside pas nécessairement dans ces quelques dizaines de milliers d'auditeurs canadiens à l’étranger.La plus grande aberration réside dans la disparition de la voix canadienne à travers le monde.Depuis le début de la Première Guerre mondiale, le Canada a su tailler sa place parmi les grands pays de la planète par une image de pays qui a son mot à dire, imposant petit à petit un certain res- pect parmi les autres nations.En 1989, ce rôle est d’autant plus confirmé avec la participation du Canada au sein des structures de l’ONU, son rôle dans la francophonie, le Commonwealth, etc.Cette dimension de la politique extérieure ne se fait pas uniquement de façon diplomatique, elle a sa place dans les communautés étrangères par des moyens de diffusion comme les publications et bien entendu les ondes radiophoniques.C’est une des missions que RCI remplit particulièrement bien et vous abolissez ce service et cet outil important.Laissez-moi vous dire que celui qui n’est pas très convaincu de la solidité de la fédération canadienne ne voit pas en cette décision un geste pouvant renforcir ses convictions et sa fierté d’être Canadien.— FRÉDÉRIC TURCOTTE Québec, le 18 août.Ah lit fallait le savoir ».EH BIEN, savez-vous qu’en France, en Normandie, Maine, Bretagne, Anjou, Perche, les populations rurales ont diminué de plus de 30 % depuis la guerre et, qu’en conséquence, beaucoup de maisons de campagne, propriétés, anciens moulins, maisons bourgeoises, châteaux, sont libres à la vente ?Savez-vous que ces provinces sont restées vierges de toutes pollutions, qu’on y respire la douceur de vivre, au milieu de paysages aussi variés que pleins de charmes, où les rivières sont poissonneuses ?Mais savez-vous que, depuis peu, le tunnel sous la Manche s’achevant en 1992, messieurs les Anglais achètent ! A l’heure où le billet aller-retour Québec-Paris coûte environ $ 400, à l’heure des trains à grande vitesse et des voitures en location, n’est-ce pas le moment pour les Canadiens français de se poser la question de savoir s’ils sont intéressés, comme je le suis moi-même, à passer leurs vacances sur les lieux de leurs racines ?À ceux qui le sont, j’ajouterai que les plus fervents de ces vacances sont, chez moi, mes enfants et petits-enfants qui, pourtant, parcourent le monde, mais tiennent par-dessus tout à ce séjour .à Cigne (500 habitants) à 40 km au Nord de Laval, au bord de la rivière La Mayenne, dans un moulin à farine qui a conservé sa roue « patouilloire » et son mécanisme de meule, avec jour et nuit le bruit d’eau du barrage.et le bon pain, les rillettes, les pâtés, la brioche, les tripes, le cidre.la cheminée pour les grillades de boeuf et de mouton.et la ferme à côté pour tout le reste, tout en ayant le confort électrique et la salle de bain.Ah ! j’allais oublier : et les brochets ! J’oublie par pudeur de parler de quelque chose que je ne peux pourtant vous cacher à vous : c’est d’une sorte d’émotion qui, dans mon pays, me monte à la gorge au moment où je m’y attends le moins et qui, pour la cacher, m’oblige à parler d’autre chose.Oui, si les Canadiens français prenaient l’habitude de passer leurs vacances en France, quelle fête de famille ça ferait ! La France aurait l’occasion de les remercier du cadeau qu’ils lui ont fait en restant Français malgré tout, et elle leur dirait, en pensant à de Gaulle : « Québécois, vous êtes ici chez vous ! » — CLÉMENT POIRIER Lyon, le 23 août.¦ Avis de l’éditeur Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.Le virus et son l’anticoprs Lettre adressée à Nathalie Petrowski N’ÉTANT pas de nature, un être soumis, je me dois, au nom de la liberté d’expression, de me servir de la même tribune que vous pour m’élever contre la cruauté et le mépris dont vous avez usés à mon endroit (« Jacques Boulanger, côté gaffe », LE DEVOIR du 31 mai) concernant certaines déclarations que j’ai faites et rapportées de façon incomplète par un journal à sensations ! Très chère Nathalie, vous êtes pour moi depuis quelques années, un virus social dangereux avec lequel il faut vivre malheureusement.Un virus qui s’attaque au moral et qui peut le tuer aussi.Ce qui me console c’est qu’après 30 ans de carrière, mon organisme possède tous les anticorps nécessaires pour y faire face.Vous possédez la méchanceté des vaniteux et cette petite cour qui vous suit partout et vous gonfle à l’hélium de leurs flatteries de peur d’être écrasée dans l’un de vos papiers, je ne l’envie pas du tout.Très chère Nathalie, ces dernières lignes vous prouvent qu’être méchant, négatif et destructeur est chose facile.Vous vouliez me faire mal ?Vous avez réussi pendant quelques secondes.Peut-etre serez-vous un mythe, vous aussi, dont on ne pourra hélas se débarrasser ! On dit qu’être ignoré est la pire chose qui puisse arriver à quelqu’un ! Le fait d’être ignoré par vous à l’avenir ne changera rien, je vous le promets, aux bonheurs que je vis actuellement dans mon métier et ma vie privée Je souhaite malgré tout qu’un jour, un être ou un événement viennent annihiler la sécheresse intérieure que je devine en vous.— JACQUES BOULANGER Montréal, 8 juillet LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0850.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.(S14)M4-3M1 Abonnements (514) S44-S73S -“'-'«"'«'M, muniroai, vjueoec nkrY 1 Subscription rate per year 19 $439 00 Ui ',0»l£V° bo" ,5'8' cw n L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 26 août 1989 ¦ A-9 Washington accorde une aide de $ 65 millions à la Colombie KENNEBUNKPORT, Maine (Reuter) — La Maison-Blanche a annoncé hier que les États-Unis allaient accorder à la Colombie une aide d’un montant de $ 65 millions, incluant des avions et des hélicoptères, afin d’aider le gouvernement de Bogota dans sa lutte contre les trafiquants de drogue.« Le président a autorisé aujourd’hui l’octroi d’une aide d’urgence de $ 65 millions pour l’armée et la police colombiennes », a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche, Marlin Fitzwater, à Kennebunk-port, où George Bush passe ses vacances.Les barons colombiens du trafic de la cocaïne ont de leur côté menacé d’assassiner 10 magistrats par trafiquant présumé qui serait extradé vers les États-Unis.Washington a adressé à Bogota une liste de 12 hommes recherchés par la justice américaine.La menace, signée des « Extradables », se présente sous la forme d’une carte de condoléances acheminée par la poste à Cali, ville du sud du pays.« Pour chaque extradition, et si le gouvernement persiste à confisquer les biens, 10 juges seront tués », stipule le message selon Omar Eduardo Garces, un haut magistrat de Cali joint au téléphone par Reuter.À Medellin, siège comme Cali d’un puissant et meurtrier cartel de la cocaïne, aucune menace similaire n’a été signalée.Juan Gomez Martinez, maire de la ville, a préconisé l’ouverture d’un dialogue entre Bogota et les trafiquants, faisant valoir que « la solution à une guerre n’était pas l’extermination d’un camp».Menant depuis près d’une semaine une guerre totale contre les cartels multi-milliardaires de la cocaïne, le président colombien VirgiUio Barco, qui depuis gouverne par décrets, a réinstitué un accord d’extradition passé avec Washington.L’assistance américaine à Bogota comprendra du matériel destiné à la police et aux forces armées, et y sera acheminée dès la semaine prochaine.« Elle se composera en outre d’avions et d’hélicoptères, afin d’améliorer la mobilité des forces colombiennes engagées dans la lutte antidrogue », a expliqué Fitzwater.Il a précisé que le gouvernement colombien n’avait pas sollicité l’envoi de soldats américains.« Nous fournirons du matériel, du soutien et de l’entraînement», a-t-il conclu.Le Hezbollah menace de si la France intervient au riposter Liban Nouveau scandale au Japon TOKYO (Reuter) — Une femme a été nommée hier au poste de secrétaire général du gouvernement japonais après l’annonce de la démission de Tokuo Yamashita, bras droit du premier ministre Toshiki Kaifu.Le bureau du premier ministre a annoncé que Mayumi Moriyama, 61 ans, allait remplacer Yamashita.Elle devient ainsi la première femme à obtenir ce poste dans l’histoire du Japon.Actuellement député, elle a autrefois dirigé l’agence de l’Environnement.Yamashita a reconnu jeudi avoir eu une relation extra-conjugale il y a quelques années et avoir proposé une forte somme à son ex-maîtresse lorsqu’il a appris qu’il serait nommé secrétaire général du gouvernement, début août.Selon l’hebdomadaire Shukan Shincho, il aurait versé trois millions de yens ($ 20,000) à cette hôtesse de bar, avec laquelle il avait entretenu des relations pendant trois ans, pour acheter son silence.La jeune femme l’accuse de l’avoir violée le premier jour de leur liaison.Yamashita a de son côté affirmé avoir simplement voulu l’aider financièrement.« Il n’est pas bon que je reste dans le cabinet Kaifu, qui s’est fixé comme objectif d’assainir la vie politique, et dans la perspective de la visite de Kaifu aux États-Unis » début septembre, a dit Yamashita, 69 ans, au cours d’une conférence de presse hier.Kaifu a succédé à Sosuke Uno à la tête du gouvernement avec comme tâche principale de restaurer l’image du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir, dont la récente défaite électorale aux sénatoriales est en partie due à un scandale de moeurs dans lequel Uno était impliqué.Les Japonaises avaient également mal accepté l’introduction d’une taxe à la consommation en avril.Le prédécesseur d’Uno, Noboru Takeshita, avait lui-même dû démissionner au printemps après avoir été éclabousse par le scandale politico-financier Recruit, qui avait coûté leurs places à quatre de ses ministres avant son départ.En nommant une femme en remplacement de Yamashita, selon des politologues, le gouvernement Kaifu tente de retrouver la confiance des électrices japonaises et de montrer qu’il entend vraiment effectuer un nettoyage dans ses rangs et ceux du PLD.BEYROUTH (Reuter) - Cheikh Mohammed Hussein FadlaUah, chef spirituel du Hezbollah tParti de Dieu, pro-iranien) qui opère au Liban, a déclaré hier que ses militants combattraient les forces françaises si elles intervenaient dans les affrontements au Liban.Il a accusé Paris de prendre parti dans le conflit, bien que la France ait « assuré être avec toutes les sectes et tous les partis ».« Nous combattrons par la guerre ceux qui font la guerre, et nous opposerons par la violence ceux qui parlent le seul langage de la violence, a averti Fadlal-lah.Attaquez quiconque vous attaque », a-t-il lancé à ses fidèles rassemblés en la mosquée Bir al Abed, dans la banlieue-sud de Beyrouth.Dans ces quartiers, contrôlés par les miliciens musulmans chiites, seraient détenus la plupart des 17 otages occidentaux au Liban.« Nous redoutons qu’à l’approche des navires français des côtes libanaises, l’esprit d’agression perce parmi les Libanais et tous ceux qui sont oppressés.Nous ne pouvons faire face à un porte-avions avec un bâtiment similaire, mais nos combattants disposent de moyens propres à contre-attaquer », a ajouté Fa-dlallah.Cet avertissement vient renforcer ceux lancés jeudi par Nabih Berri, chef de la milice chiite pro-syrienne Amal, et Abbas Moussaoui, personnalité religieuse du Hezbollah.Ils avaient prévenu Paris que tout bâtiment français qui approcherait la limite des eaux territoriales libanaises serait bombardé.De son côté, l’émissaire soviétique, qui a poursuivi son initiative diplomatique pour une rencontre avec le général chrétien Michel Aoun dans son bunker de Beyrouth, a déclaré que les combats ne résoudront pas le conflit libanais.« Nous croyons fermement qu'il n'y a pas de solutions militaires, mais seulement des solutions politiques.Nous pensons qu'il est grand temps de donner une chance à la paix, a dit Guennady Tarassov, à l’issue de ses entretiens avec Aoun et le patriarche maronite Nasrallah Sfeir.Le conflit actuel a de toute évidence un effet pervers sur la stabilité de la région.L’Union soviétique encourage et soutient activement les efforts déployés pour parvenir à la paix », a ajouté l’émissaire de Moscou, l’allié stratégique de Damas.L’Union soviétique, a-t-il ajouté, contacte les différentes parties pour tenter de trouver une solution pacifique.Mais Tarassov s’est refusé à révéler les propositions de Moscou, tout en déclarant que son pays soutenait les décisions prises en mai par le sommet de la Ligue arabe à Casablanca.La Ligue arabe avait appelé à un cessez-le-feu, à la fin des blocus et à l’engagement de réformes politiques au Liban.Tarassov, représentant personnel du ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze, avait rencontré jeudi les dirigeants musulmans pro-syriens au Liban.Il devait ensuite regagner Damas pour une néuvelle série d’entretiens avec les Syriens.Par ailleurs, Selim Hoss, premier ministre du cabinet musulman libanais, a déclaré à des journalistes que « la France a bien fait de retenir sa flotte loin des côtes du Liban ».« Nous aurions préféré que la France annule sa mission et tourne la page, a-t-il ajouté.Les Libanais ne croirons jamais qu’il s’agit d’une mission humanitaire.La France a mal agi au Liban (.) et la France doit corriger son erreur».La France a réduit jeudi de huit à six navires la flottille envoyée en Méditerranée orientale au plus fort des combats à Beyrouth et lui a ordonné de rester hors de portée du Liban.Les milices libanaises pro-syrien- nes, rassemblées en un Front national, avaient annoncé mercredi qu’elles traiteraient • comme un objectif militaire toute présence française au large de nos cotes».Enfin, les huit membres d’une mission humanitaire européenne sont arrivés hier à Beyrouth pour évaluer les besoins de la population en vivres et médicaments, en accord avec les autorités libanaises.De source politique musulmane, on a déclaré a Reuter qu'une délégation de trois Algériens étaient arrivée jeudi à Beyrouth-Ouest pour une mission de paix secrète.La délégation, conduite par Mohammed Al Taher, conseiller du président Chadli Bendjedid pour les affaires de sécurité, s’est entretenue de la crise libanaise avec Selim Hoss et d’autres responsables musulmans, a-t-on ajouté de meme source.Aucun détail n'a été donné sur cette mission.On ignorait de même si ces trois membres rencontreraient des représentants du camp chrétien.De Klerk d’oeuvrer et Mobutu conviennent à la paix en Angola GOMA, Zaïre (Reuter) — Le président zaïrois Mobutu Sese Seko et son homologue sud-africain Frederik de Klerk sont convenus hier de chercher à sauver l’accord de paix sur l’Angola, annonce un communiqué commun publié à l’issue d’une rencontre de près de trois heures à Goma, dans l’est du Zaïre.Le président srilankais échappe à un attentat COLOMBO (AFP) — Le président srilankais Ranasinghe Premadasa, 62 ans, a échappé, hier à Colombo, à une tentative d’assassinat par des extrémistes cinghalais présumés du JVP (Front de libération du peuple), ont indiqué des responsables officiels et des témoins dans la capitale du Sri Lanka.Les rebelles ont lancé trois bombes artisanales sur le convoi présidentiel, alors qu’il traversait le quartier commercial de Pettah, dans le centre de Colombo.Six personnes ont été blessées par les explosions et une fusillade qui s’en est suivie, selon des sources hospitalières.Le président Premadasa est sorti indemne de l’attentat.Cambodge Hun Sen évoque l’éventualité d’un échec PARIS (Reuter) — Le président du conseil cambodgien, Hun Sen, a déclaré hier à Paris que la Conférence internationale de paix sur le Cambodge irait à l’échec sans un accord pour éliminer les Khmers rouges d’un règlement politique.« Aussi longtemps qu’on ne trouve pas la solution pour éliminer les Khmers Rouges, je ne pense pas qu’on pourra trouver une solution à la conférence », a-t-il dit à son arrivée à l’aéroport de Roissy.La conférence de Paris doit reprendre lundi au niveau ministériel, après un mois de travaux d’experts qui n’ont pas permis de dégager un accord entre les factions cambodgiennes rivales pour gouverner le pays après le retrait des troupes vietnamiennes, fin septembre.Le chef de la diplomatie vietnamienne, N’Guyen Co Thach, est également arrivé hier matin à Paris, mais la venue des ministres des Affaires étrangères chinois, soviétique et américain, présents à l’ouverture de la conférence, le 30 juillet, n’était pas acquise, a-t-on appris auprès des délégations.À son départ de Bangkok, N’Guyen Co Thach, dont le gouvernement avait chassé les Khmers rouges du pouvoir par une intervention militaire en janvier 1979, a tenu des propos identiques à ceux de Hun Sen.Le rôle des Khmers rouges dans un gouvernement de transition chargé de préparer le Cambodge à des élections libres après le retrait vietnamien a été la pierre d’achoppement des tractations entre la résistance cambodgienne conduite par le prince Norodom Sihanouk et le gouvernement pro-vietnamien de Phnom-Penh.Les Khmers rouges sont tenus pour responsables de la mort d’au moins un million de leurs compatriotes, alors qu’ils étaient au pouvoir entre 1975 et 1979.Pour éviter un échec de la conférence, le ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, a réuni jeudi autour de lui les délégués des cinq pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, a-t-on indiqué de source diplomatique.Aucune information n’a filtré sur le contenu de ces discussions.Une des bombes a touché la dernière voiture qui transportait des membres des services de sécurité, mais ceux-ci n’ont pas été blessés.Les deux autres bombes ont raté leur cible, explosant dans la rue et blessant des passants.Les forces de sécurité ont riposté en tirant en direction de l’endroit d’où les bombes avaient été jetées.Six personnes touchées par des éclats de bombes ou par balles ont été admises à l’hôpital général de Colombo, ont indiqué des médecins.La limousine à l’épreuve des balles du président srilankais se trouvait à une bonne distance en avant du cortège, quand la dernière voiture a été touchée.Le quartier de Pettah est situé sur la route que prend le chef de l’Etat pour se rendre à sa résidence privée.Cet attentat survient à trois jours d’une grève générale d’une semaine, à laquelle a appelé le JVP pour protester contre la présence de forces indiennes dans le nord et l’est de l’île et ce qu’il considère comme un « génocide » perpétré par le gouvernement srilankais contre ses sympathisants.MAISONS D’ ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 Les deux dirigeants ont discuté de la « situation délicate en Angola qui nécessite un suivi au niveau approprié », souligne le communiqué lu par le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha.Mobutu et de Klerk ont également parlé du plan d’accession à l’indépendance de la Namibie et de l’évolution de la situation en Afrique australe.Ils ont jugé leurs discussions « positives, opportunes et constructives », ajoute le communiqué.De Klerk a regagné l’Afrique du Sud immédiatement après la rencontre, sa première avec un important dirigeant noir africain depuis qu’il a succédé, au début du mois, au président Pieter Botha.Mobutu avait pour sa part reçu Botha en octobre dans son palais du nord du Zaïre.Vêtu d’un costume sombre et de sa traditionnelle coiffure en peau de léopard, Mobutu se tenait aux côtés de de Klerk pendant la lecture du communiqué.Tous deux ont refusé de répondre aux questions de la centaine de journalistes venus à Goma, près de la frontière ougandaise, pour couvrir la rencontre.Leurs ministres des Affaires étrangères, le Zaïrois Nguza Karl-I-Bond et le Sud-Africain Botha, se sont également refusés à tout commentaire, notamment lorsqu’un journaliste leur a demandé si Mobutu envisageait de se rendre en Afrique du Sud.Un tel déplacement avait été annoncé lors de la rencontre entre Mobutu et l’ancien président Botha, mais il ne s’est pas concrétisé.Mobutu a multiplié les efforts pour mettre fin à la guerre civile opposant le gouvernement angolais à des rebelles de droite soutenus par les États- Unis et par l’Afrique du Sud.Il a réuni en juin un sommet africain qui a imposé un cessez-le-feu et il a apporté sa médiation lors des discus- COURS DE MÉDITATION GUY LAFOND INFORMATION: 661-3743 Gouvernement du Québec Commission des normes du travail La fête du Travail En vertu de la Loi sur les normes du travail, le 4 septembre, fête du Travail, est un jour férié pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses du Québec.En conséquence, tout employé à temps complet ou à temps partiel peut bénéficier d’un congé payé ou d’une indemnité.Pour avoir droit à un jour férié, ce jour férié doit être un jour ouvrable •pour l’employé.De plus, l'employé doit avoir 60 jours de service continu dans l’entreprise et ne s’être absenté ni le jour ouvrable qui précède ni celui qui suit cette fête sans l'autorisation de l’employeur ou sans raison valable.Un jour ouvrable est un jour où l’employé travaille habituellement ou un jour férié où il est appelé à travailler effectivement.Dans le cas où il doit travailler ce jour, il a droit au salaire correspondant au travail effectué et à une indemnité ou, au choix de l’employeur, à un congé compensatoire d’une journée.Renseignements BAIE-COMEAU HULL JONQUIÊRE LÉVIS MATANE (418) 589-9931 (819) 771-6259 (418) 695-1940 (418) 833-6194 (418) 562-2010 MONTRÉAL OUÉBEC ROUYN SHERBROOKE TROIS-RIVIÈRES (514) 873-7061 (418) 643-4940 (819) 762-0867 (819)565-0441 (819) 374-4661 Québec UNIVERSITE LAVAL Direction générale des programmes de premier cycle LES COURS DE L’ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Une occasion unique d'élargir le champ de ses connaissances et d’acquérir des crédits universitaires tout en demeurant chez soi Automne 1989 Les cours offerts seront: • MED-11535 - SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL (3 CR.) Équipe de professeurs Frais d’inscription: 125$ • ADM-18777 - CRÉATION ET DÉVELOPPEMENT D’ENTREPRISE (3 CR.) Professeur: Yvon Gasse Frais d’inscription: 135 $ • THL-11800-MATTHIEU, MARC ET LUC - LES ÉVANGILES SYNOPTIQUES (3 CR.) Professeur: Pierre-René Côté Frais d’inscription: 125 $ • GRC-18353 - LA CIVILISATION GRECQUE (3 CR.) Professeur: Jacques Desautels Frais d’inscription: 125 $ • GUI-18714 - INVESTISSEMENT IMMOBILIER (3 CR.) Professeur: Dominique Achour Frais d'inscription: 135 $ Les frais d’inscription comprennent les droits de scolarité, les frais de matériel pédagogique et les frais de matériel didactique.DÉBUT DES COURS: semaine du 11 septembre 1989 Possibilité de s’inscrire à titre d'étudiant libre (pour les personnes qui désirent acquérir des crédits universitaires) ou d’auditeur (pour les personnes qui ne désirent pas acquérir de crédits universitaires).Les personnes intéressées par un ou plusieurs de ces cours et qui désirent recevoir les documents d’information sont priées de communiquer avant le 19 septembre 1989.ENSEIGNEMENT TÉLÉVISÉ Bureau 342 Pavillon Féllx-Antoine-Savard ii Université Laval, Québec G1K 7P4 Tél.: (418) 656-7883 (à frais virés) sions de paix entre le gouvernement angolais et les rebelles de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) de Jonas Savimbi.Les deux parties s’accusent mutuellement de multiples violations du cessez-le-feu et l’UNITA a publié jeudi une déclaration annonçant que la trêve avait pris fin.La presse zaïroise avait annoncé que Mobutu projetait de discuter avec de Klerk du démantèlement de l’apartheid.Mais le communiqué n’en parle pas.Il souligne cependant que les deux hommes ont eu des « discussions approfondies » et que de Klerk a donné a Mobutu son point de vue sur « tous les développements importants en Afrique australe, en soulignant l’importance de la coopération régionale ».« Les deux chefs d’Etat sont convenus que la paix et la stabilité sont des préalables au développement économique de la région », ajoute-t-il.De Klerk doit rencontrer lundi le président zambien Kenneth Kaunda, adversaire résolu du système sud-africain d’apartheid.À Harare, Kaunda a exhorté hier le Parti national au pouvoir à Pretoria à lever l’interdiction des mouvements politiques noirs afin d’améliorer les chances de paix.« Le Parti national a l’obligation morale et historique d’apporter son poids au climat de paix émergeant actuellement », a dit Kaunda à Harare lors d’un sommet de la Conférence de coordination du développement de l’Afrique australe.Il pourrait le faire en levant l’état d’urgence, en libérant des prisonniers politiques comme Nelson Mandela, en retirant l’armée des cités noires et en levant l’interdiction des mouvements politiques tels que le Congrès national africain (ANC), a-t-il dit.Il s’agit des conditions posées par l’ANC pour ouvrir des discussions avec le gouvernement.UTEMTUR ) LIRE VOIR ECOUTER, EN AlltMAWP C'estU, ! AVEC LE GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL COURS D’AUTOMNE du 11 septembre au 21 décembre Mini-cours pour débutants: du 6 oct.au 25 nov.Cours de théâtre: du 18 oct.au 8 déc.Renseignements: 499-0918 GOETHE-INSTITUT 418.rue Sherbrooke est (Métro Sherbrooke) A-10 ¦ Le Devoir, samedi 26 août 1989 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Bacon vironnement Canada, on était visiblement gêné de n’avoir pas un cent pour s’occuper des BPC de la Baie des Anglais, dont toutes les études fédérales disent qu’ils sont en train de contaminer le golfe et la chaîne alimentaire.Le ministre Lucien Bouchard a demandé à ses fonctionnaire de lui dresser un bilan dès le début de la semaine prochaine d’une des principales formes de pollution recensées dans le comté de son patron, M.Brian Mulroney.Le sous-ministre québécois, responsable de la pollution atmosphérique et terrestre, M.Michel Gagnon, a participé aux négociations avec les autorités municipales du comté de Manicouagan.Il évalue « approximativement à 200,000 tonnes » le volume de sédiments contaminés dont Québec a promis de s’occuper.Le nettoyage d’un volume comparable de sédiments contaminés à Massena dans l’Etat de New York a été évalué récemment à plus de $112 millions US par des consultants de la compagnie General Motors.C’est la Société pour vaincre la pollution (SVP)qui a montré hier cette évaluation au DEVOIR, un document qu’elle a obtenu dans le cadre de ses efforts de longue date pour faire stopper la migration des BPC de Massena dans le fleuve Saint-Laurent.Les consultants de GM éliminent d’ailleurs le pompage et l’incinération de ces sédiments en raison des coûts très élevés de la méthode pourtant la plus sûre.Ils recommandent une solution à.$360,000 qui consisterait à injecter des bactéries capables, en principe, de bouffer les BPC.L’étude de trois ans projetée par GM lui permettrait, selon M.Greene, de « gagner du temps et de faire mo-mentannément l’économie d’un investissement majeur pendant que les polluants en question contaminent le Québec.» M.Greene, qui est biologiste, pense par contre que l’usage de telles bactéries dans la Baie des Anglais pourrait se heurter à la difficulté d’adapter ces micro-organismes à un environnement salé.Québec, par contre, s’est déjà fait à l’idée que l’engagement pris cette semaine par Mme Bacon allait coûter « quelques dizaines de millions », comme l’a précisé hier Mme Jocelyne Richer, du cabinet de la ministre.« Le comité d’experts à qui nous avons confié le dossier, ajoute Mme Richer, va nous faire ses recommandations et nous suggérer les meilleures approches.Mais c’est un fait que nous ne savons pas exactement maintenant ce que coûtera le nettoyage de la Baie des Anglais.Nous savons que ce sera probablement cher.Mais il y a un prix pour la restauration des écosystèmes importants.» Le maire de Baie Comeau abonde dans le même sens.« C’est nous, ex-plique-t-il, qui avons avancé cette idée, cette demande, devrions-nous dire.Elle n’a pas été acceptée d’emblée par la ministre et ses sous-mi-nistres parce qu’ils savaient en face 2ue ça coûterait cher et que c’est un norme morceau.Je pense d’ailleurs que très peu de gens, surtout ici, ont mesuré l’ampleur de ce que nous avons obtenu.Mais pour nous, la décontamination de la baie est une étape cruciale pour notre développement économique.Sans le nettoyage de la baie, la Reynolds ne peut plus plus aggrandir ses quais, ce qui freine l’expansion économique de la région.» Le maire souligne aussi que les BPC de la Baie des Anglais polluent dangereusement plusieurs espèces aquatiques comme les moules, la morue et le hareng « qu’une partie de la population continue de manger malgré les mises en garde du ministère de la Santé ».Une étude de Pêche et Océans Canada révélait en 1984 que les oursins et les moules de la Baie des Anglais contenaient des concentrations de BPC dangereuses pour la santé des humains.Mais cette étude, au plan environnemental, était particulièrement inquiétante parce qu’elle révélait que les deux espèces qui servent en quelque sorte d’interface entre les milieux physiques et biologiques absorbaient les contaminants.Cela confirmait que les BPC des sédiments passaient bel et bien dans la chaîne alimentaire et qu’ils ne dormaient pas paisiblement au fond de l’eau.U ne étude similaire a été refaite trois ans plus tard par le même ministère fédéral.Elle établit que les concentrations de BPC dans les espèces-frontières s’étaient accrues.On en sait pas si, par contre, les polluants ont atteint l’autre extrémité de la chaîne alimentaire: Environnement Canada devait le vérifier par une étude sur la contamination des oeufs de goélands.Cette étude du biologiste Pierre Laporte a été stoppée par les réductions budgétaires décrétées dans ce ministère à l’arrivée des Conservateurs à Ottawa.En 1984, l’aluminerie Reynolds, à qui Québec attribue la pollution de la baie, avait demandé d’aggrandir son quai dans la Baie des Anglais.Son étude d’impacts prévoyait le relar-guage des sédiments contaminés plus loin dans le golfe ! Le dossier a tout simplement été fermé par la compagnie quand Québec eut manifesté clairement son intention de refuser une telle solution, surtout que la compagnie voulait l’appliquer aussi au « creusage » d’un chenal dans la baie pour des navires de fort tonnage.Le simple passage de tels navires peut aggraver la contamination en réactivant les contaminants.Interrogé là-dessus puisqu’il semble tenir à ce projet précis, le maire de Baie Comeau indique que Québec pourrait avoir à payer en partie pour ce projet, refuséen 85 et que la compagnie devait à l’origine réaliser à ses frais.« Le gouvernement, par son laxisme dans le passé, a une part de responsabilité », dit M.Thériault qui est néanmoins d’accord avec le principe du pollueur-payeur.Même si plusieurs documents gouvernementaux attribuent la pollution de la Baie des Anglais à la Reynolds, cette compagnie n’a jamais admis sa responsabilité dans le dossier.Toute sorte d’hypothèses ont été évoquées, y compris celle d’un larguage clandestin de BPC dans la baie par un navire non-identifié.Les équipements hydroliques de la Reynolds, qui ont été changés récemment, ont laissé échapper des BPC pendant plusieurs années au point de contaminer complètement deux lagunes à proximité de l’alu-minerie.Ces lagunes ont été nettoyées au cours des dernières années et leur contenu a été confiné dans des gaines d’argile étanches dont la sécurité environnementale est tout au plus de 20 ans.+ Ottawa Il a dénoncé ceux qui se plaisent à tout critiquer sans proposer de vision concrète de l’avenir.Il en a profité pour fustiger ceux qui s’opposent toujours à l’entente du lac Meech, la première grande priorité de son gouvernement.« Quand les architectes de la désunion finiront-ils par comprendre qu’il ne peut y avoir de véritable unité sans la pleine adhésion de chacune des dix provinces?», s’est-il exclamé devant une foule partisane qui ne demandait pas mieux que d’applaudir chaleureusement le leader.Et il a de nouveau expliqué les raisons qui justifient l’importance qu’il attache à cette entente.« C’est pour nous assurer que le Canada ne soit jamais divisé que nous avons négocié l’Accord du lac Meech, et c’est pour cette même raison que nous ferons tout pour le faire ratifier » a-t-il promis.S’expliquant devant ses partisans, le chef conservateur a manifesté son profond désir de « réunifier la grande famille canadienne».Pour M.Mulroney, unité politique et vigueur économique sont « intrinsèquement » liées.L’une et l’autre sont nécessaires pour assurer notre avenir.Sur le plan économique, malgré les progrès réalisés sous les conservateurs, Brian Mulroney croit que la situation exige de faire des choix difficiles.En plus du système d’éducation,il faut améliorer notre performance technologique et consacrer plus d’efforts et d’argent à la recherche et au développement.Notant que seulement 3 % des entreprises du secteur manufacturier canadien faisaient de la recherche, M.Mulroney a incité le secteur privé à relever ce défi et faire sa part ajoutant que « le moment est venu pour les gens d’affaires canadiens de regarder au delà des dividendes trimestriels immédiats».Assez curieusement, il a peu parlé de la taxe de vente sur les produits et services que propose son gouvernement.Et cela même si son ministre des finances Michael Wilson y voit la question la plus difficile que devra affronter le gouvernement.Le Premier ministre a accusé ceux qui s’opposent à la TPS de se « réfugier dans le passé de peur d’affronter l’avenir.Et fort des résultats de l’élection du 21 novembre dernier, le gouvernement conservateur prendra les décisions pour lesquelles il a été élu ».+ Élections au délà la barre du 10 pour cent.La réélection du député libéral sortant de Rouyn-Noranda-Témis-camingue, Gilles Baril, n’est pas non plus acquise.L’ex-recteur de l’université du Québec à Rouyn, Rémy Trudel, est venu tout près de devenir le premier député du NPD au Québec.Communicateur hors pair, il s’est battu contre l’entreposage des BPC à Senneterre, un thème qui profite à tous les candidats péquistes de la région.Les sondages locaux lui donnent l’avance sur son adversaire libéral.Plus à l’est, les régions du Sague-nay-Lac Saint et de la Côte-Nord baignent sensiblement dans le même genre de conjoncture politique.Malgré la vague libérale de 1985, le PQ a réussi à conserver trois comtés sur cinq: DuplessisfDenis Perron); Du-buc(Hubert Desbiens) et Lac Saint-Jean(Jacques Brassard).Tout comme en Abitibi, la saga des BPC est en train d’y déstabiliser la campagne des libéraux, mettant en péril l’avenir politique du député libéral sortant, Ghislain Maltais.De façon générale, les observateurs de la scène locale partagent le sentiment que le comté de Saguenay, qui comprend Baie-Comeau, retournera dans l’opposition.Il ne resterait plus alors dans cette région qu’un seul libéral, Gaston Blackburn dans Roberval.Mais c’est évidemment dans la région de Montréal que le scrutin du 25 septembre décidera à court terme le sort du PQ et de Jacques Parizeau.Il serait étonnant que l’Equality Party, du créditisme version anglophone, fasse mieux que de réduire les majorités libérales de quelques comtés du West-Island.Par contre, l’est de Montréal pourrait réserver des surprises.En 1985, le PQ v a fait élire seulement trois députés: Louise Harel (Hochelaga-Maisonneuve); Gérald Godin (Mercier) et Jacques Rochefort (Gouin), devenu depuis indépendant.Secondée par des organisations locales efficaces, l’équipe de députés et candidats péquistes n’a pas attendu le déclenchement des élections pour faire campagne sur le thème de la relance de l’est de Montréal.Cela auprès d'une population durement affectée par les fermetures d’usines et le taux élevé de chômage.Il semble aujourd’hui que cette stratégie d’action ait porté fruits, de sorte que le soir des élections, il fau- dra suivre de près le dépouillement du scrutin dans quatre autres comtés du secteur: conseiller syndical de la CSN, Michel Bourdon fait la lutte au libéral Jean Tondreau dans le nouveau comté de Pointe-aux-Trem-bles; jadis député, le péquiste Gilles Baril tente de reprendre du PLQ le comté de Bourget, là où le Dr Camille Laurin s’était élire en 1970.Il y affronte la libérale Huguette Boucher-Bacon.Dans le comté de Rosemont, l’ancien vice-président du PQ, Sylvain Simard, tente d’exploiter les erreurs que le ministre Guy Rivard a commises dans le dossier linguistique, avant d’être remplacé par M.Claude Ryan.Enfin, le députe libéral sortant d’Anjou, Serge Larou-che, tentera de résister à la péquiste Louise Laurin.Dans le centre-sud de Pile, la refonte de la carte électorale a sensiblement modifié les rapports de force, en créant le nouveau comté de Sainte-Marie-Saint-Jacques.Les deux députés sortants sont déterminés à faire un maître: le péquiste Jacques Boulerice et le libéral Michel Laporte.La rive-sud de Montréal porte encore la marque du défrichage politique de René Lévesque et Pierre Marois.C’est dans cette région que se trouve Saint-Basile-le-Grand, symbole de psychose collective engendrée par l’incendie des BPC.A ce titre, il faudra surveiller la lutte entre la péquiste Monique Richer et la libérale Lucienne Robillard dans le comté de Chambly.En 1985, le PQ a remporté quatre comtés de cette région: Verchères, Bertrand, Marie-Victorin et Taillon, où Pauline Marois tente de se faire élire.Et on le dit en remontée dans le comté de Vachon avec l’ancien député David Payne.Plus à l’ouest, les gens de Saint-Jean sur le Richelieu rêvent de retrouver les représentants politiques qu’ils méritent.En moins d’un de deux ans, ils ont perdu un ministre fédéral, André Bissonnette et deux députés provinciaux: Pierre Lorrain, président de l’Assemblée nationale et Jacques Tremblay (Iberville), qui ont abandonné la politive active.Le PQ le PLQ présentent dans ces deux comtés des candidats relativement peu connus.En résumé, des régions où le vote péquiste est concentré et croissant et une carte électorale qui promet de rester rouge depuis Montreal jusqu’à Gaspé.Entre ces deux pôles ressortent ici et là quelques poches de résistance, des comtés que le PQ peut espérer remporter : L’Assomption avec Jacques Parizeau; Drummond, où les libéraux sont divisés; Vimont, avec David Cliche; Saint-Hyacinthe, avec une vedette régionale, l’industriel Laurent Denis.Et Lévis, représenté par l’ancien ministre Jean Ga-ron.4 Le curé Mgr Romero qu’un homme de main (on sait maintenant que c’était un garde du corps de Roberto d’Aubuis-son, le leader de l’ARENA) a tué à bout portant au moment de l’eucharistie dans un église de El Salvador.Le père Kieser, qui gère un bureau de production de films religieux pour "la télé, et qui aligne six Emmy Awards (catégorie Outstanding Religious Programming), une sorte d’abbé Proulx d’Hollywood, reçoit un mot d’un scripteur lui disant : « this could make a very interesting mo-vie-of-the-week».On ne se fait pas de complexe aux Paulist Fathers, et le show-bizz, après tout, n’a jamais fait de vrai mal à personne.Le père Kieser saute à pieds joints dans l’affaire : leur premier grand film, qui allait leur permettre de jouer dans les grandes ligues après 30 ans de documentaires du prie-avec-l’écran.En 1983, une équipe de recherche remet son travail au scénariste John Sacret Young qui va bêcher quatre ans (pendant que le père Kieser ramasse les fonds) avant qu’en mai 1988, près de Cuernavaca, on donne, après une messe pour l’équipe et les Mexicains figurants, le premier tour de manivelle.Le père Kieser, hier, racontait que lors de cette messe, destinée à les 3rocher des paysans, on avait sur l’autel le scénario « pour le consacrer ».« Quand les forces diminuaient durant le tournage, a-t-il ajouté, je célébrais une messe et tout allait mieux! ».Les sous ?La communauté des Paulist a versé $100,000, les évêques américains ont craché $288,000.Le reste est venu des campagnes de souscriptions ou de fondations, comme la Koch Foundation ou même les Oblats de Marie-Immacu-lée, de Cincinnatti.Raul Julia, qui a incarné Dracula à Broadway, s’est glissé dans la peau de Mgr Romero, livrant une performance remarquable.Mais derrière l’originalité de l’affaire, il y a plusieurs choses à distinguer : d’abord le caractère peu imaginatif d’un tournage très à l’américaine qui fait que Romero, s’il marche en tant que film à succès, ce ne sera sûrement pas pour son côté innovateur, ou fascinant.Il y a aussi qu’il s’agit d’un film absolument centré sur la figure de Mgr Romero, un « film humain » comme on dit quand on veut éviter de verser dans le politique, où le combat de Mgr Romero contre la force salva-dorienne est vu comme un combat personnel avant d’être politiquement significatif (c’était le cas de To Kill a Priest de Agnieshka Holland sur le père Popielushko), et surtout d’un film qui ne provoquera pas de choc aux États-Unis puisque que l’on a soigneusement esquivé (sans la cacher, il y a une ou deux répliques) l’implication américaine dans le bourbier salvadorien, vente d’armes et envoi d’hommes.Bien sûr, on voit une population fusillée, qui vit dans la peur, et que l’on qualifie vite de communiste alors que ce peuple-là ne réclamait qu’un peu de liberté.Le père Kieser disait nier que le Salvador « a besoin d’une révolution, mais pas nécessairement marxiste ».Son film, tourné par le cinéaste John Duigan ( The Yearmy Voice broke), dramatise les choses comme dans tout scénario à sensations mais ne fouille pas le problème.Hier, avec assurance, mettant les rieurs de son côté, le curé producer, qui se gaussait de n’avoir pas demandé de permission au Vatican (il y a une scène dure pour l’Église entre les évêques salvadoriens), concluait qu’il ne fallait pas voir dans son film un brûlot : « j’ai voulu faire un film d’émotion, et on a pris certaines libertés, des gardes tirent sur un tabernacle devant Mgr Romero, ce qui n'est jamais arrivé; on a voulu aller à la vérité de l’émotion.On a condensé, juxtaposé».Un peu plus, il allait dire on a jazzé la mort de Mgr Romero.Également dans la compétition, hier, un film cubain, où l’on s’empêtre un peu dans l’idéologie, où l’on ne sait plus si l'on doit être fidèle à Fidel, ou faire semblant de dénoncer quelque chose., mais au moins un film cubain fait à Cuba par des Cubains.Dans une radio de Baracoa, qui somnole entre un orchestre local et des disques de musique classique, un garçon et une fille, décidés à réveiller la baraque, confrontent leurs méthodes : lui vient de la rue et veut une radio dans la rue, elle a fait des études et veut faire parler d’internationalisme.La démocratie (les employés du poste qui votent) les départagent : il gagne, elle perd, mais coup de théâtre il part au Nicaragua pour un an.Zut ils s’aimaient! et ne se l’étaient jamais dit! En El Aire, ou « En ondes », est un petit film des plus sympathiques, signé Pastor Vega Torres.4 Bourassa 20 août, donne 50.2% des intentions de vote au PLQ et 38.5% au PQ.Comparativement à un sondage de cette même maison effectué en juillet, l’écart entre les deux partis s’est réduit, passant de 19 points à 11.7 points.Pour M.Bourassa, ce sondage ne fait que montrer qu’en début de campagne, les positions des deux partis se consolident.Plus important que les intentions de vote, il faut voir que le taux de satisfaction à l’endroit du gouvernement est élevé.Il est de 54.5%.Pendant la campagne électorale, il pourrait arriver que la cote du PLQ monte ou descende, a dit hier M.Bowrassa.Lors de la dernière élection fédérale, a-t-il rappellé, les sondages étaient en dents de scie, ce qui n’a pas empêché que les conservateurs, gagnants en début de campagne, ont malgré tout gagné.Lorsque les journalistes lui ont demandé si la réduction de l’écart entre les deux partis ne confirmait pas que le PLQ avait eu un début de campagne difficile, M.Bourassa a dit que cela était strictement conjoncturel.Il ne faut jamais rien prendre ppur acquis.Il y a parfois des évènements qui surviennent et constituent des situations difficiles, telle la question des BPC qui est très difficile, a-t-il dit.Si ce n’avait pas été cela, cela aurait été autre chose.«Quand les BPC seront finis, il y aura probalement une autre question qui va surgir, a-t-il dit, probablement les relations de travail», a-t-il dit.Cette question des relations de travail a de fait commencé à se manifester hier avec le vote de grève pris par les infirmières.C’est un sujet que M.Bourassa n’a pas voulu commenter, sinon pour constater que le taux de participation des infirmières avait été très faible.Plus tard en soirée il a ajouté que s’il y avait une grève elle serait illégale, et que si les infirmières recourraient à ce moyen d’action, elles perdraient l’appui de la population.Devant les journalistes M.Bourassa devait par ailleurs en fin de journée commenter le refus de Jacques Parizeau de participer à un débat télévisé le 31 août sur les ondes du réseau télévisé.Il a souligné que l’un des arguments du chef péquiste était que le niveau d’écoute était plus faible à cette période, il a noté que la différence des cotes d’écoute télé entre la fin août et le début septembre (8 au 14 septembre) était insignifiante.Puisqu’il n’y aura pas de débat, M.Bourassa prévoit à la place se consacrer aux rencontres individuelles avec les média d’information.En fin de journée, M.Bourassa a visité deux comités électoraux, l’un dans Crémazie, l’autre dans Marquette.Dans ce comté qui compte 25% d’anglophones, il a défendu la performance de son gouvernement.Faisant aUusion à l’adoption de la loi 178, il a noté que son gouvernement avait respecté « la plupart de ses engagements ».L’adoption de la loi 142 garantissant des services sociaux et de santé en anglais, il a dit: « C’est du progrès et il y en aura plus dans l’avenir ».Pour M.Bourassa, c’était une première visite dans un comté comptant une bonne proportion d’anglophones.Il n’y a toutefois pas eu d’échanges.M.Bourassa promet de ne refuser aucune invitation à aller faire campagne dans les comtés anglophones.4 La soirée Il s’agit, bien sûr, de la promesse ferme d’intégration des femmes au foyer au régime des rentes du Québec.La mesure ne serait plus d’aucun secours pour redresser la situation socio-économique de ces femmes, de ces ménagères, comme n’ose plus le dire la députée-ministre de Saint-François.L’engagement n’a pu être tenu et ne sera pas renouvelé.« Impossible pour les péquistes mais pas pour les libéraux », clamaient pourtant M.Bourassa et ses 18 candidates de 1985.Tout ce beau monde se faisait fort de réussir à tenir un engagement que le gouvernement Lévesque-Johnson n’avait pu mener à terme.Figurant au premier plan des « engagements fermes pour améliorer la condition des femmes québécoises », mi-novembre 1985, la participation des femmes aux rentes publiques fut ensuite longtemps l’une LES BPC À BAIE-COMEAU Treize accusations d’outrage au tribunal is-GHIes F rancoeur Le juge Paul Corriveau de la Cour supérieure de Baie-Comeau a cité hier à leur procès pour outrage au tribunal treize personnes qui auraient présumément contrevenu à l’injonction qu’il émettait dans la nuit du 24 pour empêcher le déchargement des BPC de Saint-Basile-le-Grand sur un quai de cette ville.Parmi les 13 personnes citées à procès, le 28 septembre à la demande de Mme Linda Bérubé et Cristiane Côté, on trouve le capitaine du navire soviétique Nadezha Obukhova, M.N.A.Balakov, et le président de la compagnie Dynamis En-virotech, M.Martin Clermont, ainsi que plusieurs opérateurs de grues et camioneurs présents sur les quais cette nuit-là.Le juge Corriveau a aussi cité pour comparution sous le même chef d’accusation le vice-président d’Hydro-Québec, M.Jacques Régis.Les dénonciations ne précisent pas quels auraient été les rôles respectifs de ces différentes personnes dans le déchargement presumément illégal des conteneurs refusés par les ports britanniques.Quant au capitaine du Nadezha Obukhova, il n’a pas accosté son navire hier comme l’avait promis la veille le vice-président de la Norli-nes, Morflot Freightliners Ltd, M.Joseph Storozuk, dans une déclaration écrite.Après avoir néanmoins fait demi-tour, l’Obukhova a finalement jeté l’ancre dans un port à environ 70 milles de Baie Comeau.Son capitaine, selon les informations obtenues, se serait alors déclaré à la disposition des autorités judiciaires et même prêt à recharger les conteneurs sur son navire.puisque tous les frais supplémentaires étaient désormais à la charge de Dynamis, c’est-à-dire aux frais probablement des contribuables, selon un haut fonctionnaire.Le contrat prévoierait en effet que les frais imprévus seront au frais du propriétaire, soit le gouvernement, et non de l’expéditeur.Au ministère de l’Environnement ainsi qu’au sein de la société d’Etat, on s’apprêtait à passer une partie de la fin de semaine à préparer la démonstration de la securité environnementale du site de Manie 2.C’est lundi que le juge Marcel Simard, de la Cour supérieure, entendra sur le fond la requête en injonction permanente déposée par Mmes Bérubé et Côté au nom de la coalition contre l’entreposage des BPC au site de Manie 2.Les quinze conteneurs vont donc passer la fin de semaine sur le quai où ils ont été débarqués jeudi matin.Aucun changement n’est intervenu de ce côté sinon que les forces policières locales ainsi que les équipes d’intervention du ministère de l’Environnement vont y effectuer une surveillance intensive durant toute la fin de semaine.des priorités de la nouvelle ministre déléguée.Tout en reconnaissant que le dossier était très complexe et impliquait des choix fiscaux importants, Mme Gagnon-Tremblay confiait à la collègue Renée Rowan: « La consultation ne portera pas sur le principe même puisqu’il est acquis, mais sur le mode de financement de cette participation.» Trois ou quatre modes de financement étaient à l’étude et devaient faire l’objet d’une commission parlementaire.Elle n’a jamais eu lieu.À la journée des dames, jeudi, la ministre, jonglant avec le paradoxe, a confié que la promesse n’était pas irréaliste; mais le comité que présidait Mme Lavoie-Roux n’avait pu en évaluer l’impact, n’ayant pas en main les données que possédait le gouvernement péquiste.Tiens, tiens.Quelques mois plus tôt, pourtant, Mme Pauline Marois, alors ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu, avait courageusement publié un document d’orientation, intitulé Agir maintenant pour demain, qui laissait de côté le projet de rentes pour les 800,000 Québécoises au foyer.Pour cause.Durant quatre ans, les péquistes avaient exploré toutes les avenues imaginables.Ils en étaient venus à la conclusion que l’utilisation du régime de rentes du Québec — un régime d’assurance basé sur un revenu gagné, en vue de la retraite — ne pouvait être le bon véhicule pour améliorer le sort, souvent précaire, des femmes au foyer.Le gouvernement péquiste préconisait plutôt, in extremis, des transferts de programmes.Cela était public, connu et accessible.D’autant que des experts clamaient sur tous les toits que cette reconnaissance implicite du salaire aux femmes au foyer, quoique réclamée depuis longtemps par les groupes féminins, était irréaliste.Non seulement était-elle incompatible avec la philosophie du régime de rentes, arguaient des spécialistes, mais faire payer au mari les prestations de retraite de son épouse soulevait de multiples problèmes.S’il y a consensus pour reconnaître concrètement le travail des femmes à la maison, concluait notamment l’expert Roland Boutin, qu’on le finance par l’ensemble des impôts, comme l'aide sociale ou le supplément de revenu garanti.Après quatre ans de tergiversations, Mme Gagnon-Tremblay et ses collègues y arrivent enfin.La soirée des dames aura au moins eu cela d’utile.C’est frustrant pour bien du monde, à commencer par la vedette américaine du show du grand Robert.EUe doit se résigner au saupoudrage des subventions et au parfum de nouvelles promesses.Ayant fait sagement ses classes, elle aura droit, octobre venu, à sa promotion, à un nouveau défi, selon le cliché.A quand la prochaine soirée des dames libérales?26 août par la PC et l'AP 1988: mort du chroniqueur sportif québécois Jerry Trudel à l’âge de 68 ans.1980: les travailleurs polonais réclament la création de syndicats indépendants et menacent de recourir à la grève générale.1978: le cardinal Albino Luciani est élu pape sous le nom de Jean-Paul 1er: il succombera 34 jours plus tard.1977: l’Assemblée nationale du Québec adopte la loi 101, qui fait du français la seule langue officielle de la province.1974: mort de l’aviateur américain Charles Lindberg, qui réussit, en 1929, le premier vol san' escale New York-Paris.1936: la Grande-Bretagne met fin à son occupation de l’Egypte, à l'exception de la zone du canal de Suez: Londres et Le Caire signent une alliance de 20 ans.1847 : le Libéria accède à l’indépendance.1784: le Cap Breton est séparé de la Nouvelle-Ecosse.Ils sont nés un 26 août: l’homme d’Etat anglais Sir Robert Walpole (1676-1745) ; le prince consort d’Angleterre Albert de Saxe-Cobourg, époux de la reine Victoria (1819-1861); le poète et critique d’art français Guillaume Apollinaire (1880-1918); le marathonien en chaise roulante Rick Hansen (1957 ).Pour le 9e année consécutive! La coursi El LrryF ox Pour la recherche sur le cancer Dimanche, le 17 sept.Pour plus d'information 514-499-9747 LE DEVOIR Renseignements .(514)844-3361 Administration (514) 844-3361 Rédaction (5141 842-96?» Annonces classées .(514) 286-1200 Publicité - (514) 842-9645 numéro sans trais.1-800-363-0305 Abonnements Les numéros de téléphone solvents sont camelot.Pour les sbonnoments postaux.Montréal.Extérieur— Indicatif 514.Indkatlt 418.Indicatif ait.ImacstIf 113.••••••••••••••a pour le service de livraison | M (514) 144-7457 .(514) 332-3881 OU 1514) *44-5738 .(41 .t-806-361- .1-806483-4747 -1-400-381- -1-800-381-
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