Le devoir, 16 septembre 1989, Cahier D
I WlilT o Ltbrairt* Champtgny 4474, nw SID«n(« Montréal (Quiboc) 844-2587 tnaim V mat j?> jour» jSQO Montréal, samedi 16 septembre 1989 LE MARCHÉ DU LIVRE AU QUÉBEC : DE LA CRÉATION A LA DIFFUSION 1) Les écrivains supportent le poids de l’industrie FRANÇOISE LAFLEUR L’ÉCRIVAIN Yves Thériault fut l’un des rares qui décida en 1945 de vivre à plein temps de sa plume.Tout restait alors à faire pour développer une politique québécoise du livre et donner un coup de pouce aux premiers efforts d’édition professionneUe.Quarante-quatre ans plus tard, même si l’industrie du livre se porte mieux, quoique sa santé demeure fragile, tout reste encore à faire du côté de la reconnaissance sociale de la profession d’écrivain.Selon les plus récentes statistiques, seulement 25 % des auteurs exercent leur métier à plein temps.Comme le mentionne une étude de l’UNESCO sur le droit d’auteur, l’écrivain « supporte le poids de l’industrie tout en étant celui qui tire le moins de profit de l’affaire ».Poètes, romanciers et dramaturges sont pour la plupart constamment tiraillés entre créer et subsister, accablés par le problème de l’insécurité financière.Une étude faite par le ministère québécois des Affaires culturelles, L ’écriture et le prix des mots, signale que la moyenne des revenus d’auteur se situe à $ 7,500 par année, et que près de 50 % des auteurs ont gagné en un an moins de $ 20,000, et ce, incluant les revenus tirés d’un second métier exercé à temps partiel.Tout au long de cette analyse, il appert que le sort des auteurs diffère selon le type d’écriture qu’ils pratiquent.Tous n’ont pas le même statut ou profil socioéconomique.Et la rentabilité économique des oeuvres varie selon le médium utilisé : plus élevée lorsque les oeuvres sont dif- i S f C fil VA f.Ç- QUI • LE METIER D’ÉCRIVAIN (4‘nUrpr.ii.qut Wmi'cUc cdilKMi » • I * 7 -i!^: BOS^Î.fusées par les médias électroniques, tel un scénario de téléroman, mais beaucoup plus faible lorsqu’il s’agit de livres.Plus précaire est le sort des auteurs de littérature car, dans l’ensemble, ils bénéficient moins des avantages ou effets des industries du spectacle et de la télévision.« La carrière du poète ou du romancier connaît un déroulement différent de celle de l’auteur dramatique ou de l’auteur qui écrit pour les médias électroniques », explique Rosaire Garon, agent de recherche au ministère des Affaires culturelles et auteur d’une autre étude intitulée Carrière et professionnalisme des auteurs.Ceux et celles qui gravitent autour des médias électroniques travaillent plus souvent à plein temps, confient plus souvent que les autres la gestion de leurs oeu- vres à des agents et sont plus souvent membres de sociétés de perception, telle par exemple la SARDÉC (Société des auteurs, recherehistes, documentalistes et compositeurs) reconnue depuis décembre 1987 par la loi 90 sur le statut de l’artiste et dont près de 70 % des membres écrivent des textes pour la radio et la télévision.Quant aux auteurs littéraires, principalement les romanciers et les poètes qui comptent pour près des deux tiers des membres de l’Union des écrivains québécois ( U NÉQ), plusieurs d’entre eux doivent encore trop souvent compter sur une aide publique, telles subventions, bourses ou prix, pour enfin sortir leurs oeuvres de l’ombre.À ce propos, Hélène Messier, avocate récemment nommée directrice de l’UNÉQ, lance une mise en garde contre les statistiques émises par le gouvernement dans Chiffres à l’appui, car la moyenne de $ 7,500 engloberait prix et subventions.Le revenu médian réel en droits d’auteur se situerait davantage autour de $ 2,000 annuellement, ce qui est loin de suffire aux écrivains qui voudraient comme tous et chacun garnir de beurre leurs épinards ! La tendance populaire tend souvent à généraliser à l’ensemble l’image dégagée par quelques auteurs à succès ou célébrités.Victime du « star system », la population perçoit mal la réelle réalité financière de la plupart des écrivains.Car, si Yves Beau-chemin a pu prendre un congé de cinq ans de son poste de recher-chiste à Radio-Québec, c’est sur- Ne rien écrire ici l+l Revenu Canadu Revenue Canada Impôt Taxation Déclaration de revenus fédérale des particuliers (résidant au Québec le 31 décembre 1988) « .Étape 1 - Identification ________________________________ é J,Vt ^ -N./"; T „• • | ¦ ^ Prénom usuel et nom légal (en majuscules) J»Tf\ jV ft) « £ ft C-jr-j £ \\ Adresse actuelle (en majuscules) Numéro, rue et n° d app.CP ou R r ^ / Œ \ a, F fl w T Ville ?•[rr l ^tri Et fl L » \ -à Province ou Territoire GKJIMjf C m 4// Rr ^ , -SVl / | f ftv' - 1.pi 1 t m 11 d
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