Le devoir, 11 octobre 1989, Page(s) complémentaire(s)
Montréal, mercredi 11 octobre 1989 Nuageux et possibilité d'averses.Max.: 14 Détail page 4 Vol.LXXX — No 235 ?Centre de psychologie Gouin inc.'9oues! boui Goum Montréal H3L 1H9 (514)331-5530 Côte-Nord Gaspôsie Nouveau-Brunswick 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Ottawa avalise une pratique illégale pour calculer rassurance-chômage lain Blanchard APRÈS avoir annoncé une première coupure de $ 1.3 milliard dans l’assu-rance-chômage par son projet de loi C-21, le gouvernement Mulroney s’apprête à modifier par décret l’article 58 du règlement sur l’assurance-chômage afin d’économiser jusqu’à $ 100 millions par année.Cette modification viendra légaliser une pratique des fonctionnaires d’Emploi et Immigration jugée contraire au règlement de l’assurance-chômage par la Cour d’appel fédérale, mais qui, depuis 1985, a fait perdre des milliers de dollars à des chômeurs.Cette pratique consiste à calculer les allocations de départ, les paies de vacances et autres montants forfaitaires qu’un employeur accorde à un employé qui quitte, au titre de salaire versé, ce qui prolonge le délai entre la cessation d’emploi et la date d’admissibilité à l’assurance-chô-mage.Puisqu’il s’agit d’une modification à un règlement, celle-ci ne sera ni débattue au Parlement, ni en commission parlementaire, et sera en vi- gueur dès sa proclamationdans la Gazette officielle, soit d’ici janvier prochain.LE DEVOIR a obtenu copie du projet de modification de l’article 58 que M.Kenneth Wyman, directeur exécutif de la Commission de l’emploi et de l’immigration, a fait parvenir récemment à la direction des affaires réglementaires.Selon ce projet, les primes de dé- part, les paies de vacances et tous les autres montants que l’employé peut toucher lors d’une cessation d’emploi seront désormais calculés de manière consécutive plutôt que concurrente.En juillet 86.une citoyenne de la Colombie-Britannique, Mme Diane Nicolieh, se pourvoie contre une décision de la Commission de l’emploi et de l’immigration qui a calcule de façon consécutive, plutôt que cc-eur-rente, une allocation de départ et une paye de vacances qu’elle avait reçues de son ex-employeur.Le conseil arbitral de la Commission de l’emploi et de l'immigration ne lui donne pas raison mais le 14 avril dernier elle obtient gain de cause devant la Cour d’appel fédérale.Trois semaines plus tard, la Com-Volr page 10: Ottawa N#*SMKS PHOTO CP Un Jacques Parizeau radieux et prêt à livrer bataille a rencontré ses députés, hier, à Québec, pour préparer une rentrée qui promet des éclats à l’Assemblée nationale.LA BATAILLE DU LAC MEECH Parizeau prédit un feu d’artifice AU SOMMET DU COMMONWEALTH Le Canada s’en tiendra aux sanctions actuelles contre l’Afrique du Sud iH|§rice Godin -—r— de notre bureau d'Ottawa LE CANADA va demander au prochain Sommet du Commonwealth de poursuivre les sanctions économiques et financières contre l’Afrique du Sud malgré l’élection récente d’un nouveau gouvernement sud-africain, mais il ne proposera aucune nouvelle sanction.Au cours d’une rencontre avec la presse, le ministre des Affaires extérieures Joe Clark a déclaré que le principal défi pour le Commonwealth était de s’assurer que les pressions exercées sur l’Afrique du Sud soient maintenues malgré les promesses de réforme du nouveau gouvernement sud-africain.« Nous voulons voir des réformes concrètes, pas seulement des promesses », de dire M.Clark qui croit qu’il est trop tôt pour juger le nouveau gouvernement de Frederik de Klerk élu par la minorité blanche le 6 septembre dernier.Le premier ministre Brian Mul roney doit quitter Ottawa aujour d’hui pour un voyage qui le conduira dans quatre pays avant son retour fin octobre.Le sommet des 49 pays du Commonwealth à Kuala Lumpur, en Malaisie, constitue la principale étape de ce long voyage de M.Mul roney.Et l’Afrique du Sud sera au sommet des discussions de la rencontre.Le ministre Clark rejette l’argumentation de ceux qui accusent le Canada de ne pas faire assez contre l’apartheid.Selon lui, aucun autre pays n’a pris autant de mesures, plus de 50, contre le régime d’apartheid de l’Afrique du Sud depuis 1985.L’objectif du gouvernement canadien est de convaincre le gouvernement de l’Afrique du Sud d’abolir l’apartheid.Et pour l’instant, les sanctions financières semblent les plus efficaces.Ces sanctions ont produit des résultats, estime M.Clark, et elles commencent à faire mal.Parmi les sanctions qui affectent le plus l’Afrique du Sud, le ministre Clark note l’interdiction d’accorder de nouveaux prêts et l’obligation de remboursement plus rapide de la dette sud-africaine.Ce genre de mesures fait fuir le capital de l’Afrique du Sud et compromet la croissance du pays.Le gouvernement de Pretoria éprouve ainsi beaucoup plus de difficultés à financer son économie.Mais ce genre de mesures a ses limites.Ainsi, un diplomate canadien de haut niveau a déclaré au DEVOIR que même avec ces sanctions, il ne prévoit aucun changement majeur en Afrique du Sud avant 15 ou 20 ans.Pour ce diplomate, qui veut garder l’anonymat, l’arrivée au pouvoir du nouveau président de Klerk annonce une évolution certaine, mais pas de changement fondamental.Il croit que Frederick de Klerk est, comme plusieurs Afrikaners, mal à l’aise face à certains excès de l’apartheid.On pourra sans doute voir, au cours des prochains mois, le régime sud-africain libérer des prisonniers politiques, mettre fin à certaines ségrégations dans les endroits publics, Voir page 10: Le Canada Bernard Descôteaux .de notre bureau de Québec LA REPRISE des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale pourrait se transformer en un véritable « feu d’artifice » si la conjoncture constitutionnelle est le moindrement favorable au Parti québécois.Telle est la prédiction qu’a faite hier le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, qui, à l’issue d’une première rencontre avec ses députés élus le 25 septembre, affichait un air frondeur.Le Parti québécois a le goût d’être une « opposition remarquable » qui se servira de l’Assemblée nationale pour illustrer le thème de la souveraineté, a-t-il ainsi dit, ajoutant sans détours que le dossier de l’accord du lac Meech sera pour les 29 députés péquistes un argument extraordinaire.Le gouvernement a de toute évidence fixé la reprise des travaux parlementaires au 21 novembre pour, pense M.Parizeau, s’assurer que certaines échéances ne viennent troubler les eaux Voir page 10: Parizeau Nouveau cabinet aujourd’hui (BD) LE GOUVERNEMENT Bourassa, version 1985, a siégé pour la dernière fois hier.Il sera remplacé cet après-midi par un nouveau gouvernement qui sera assermenté à 14 heures.Le premier ministre Robert Bourassa a tenu hier à réunir ce cabinet qui l’accompagne depuis quatre ans, cela même si ses préoccupations allaient plus au nouveau cabinet qu'il présentera aujourd’hui au lieutenant-gouverneur, Gilles Lamontagne.Pour le chef libéral réélu le 25 septembre, c’était là l’occasion de faire ses adieux aux cinq ministres qui quittent à cette occasion la vie politique, Pierre Mac-Donald, Paul Gobeil, Pierre Fortier, Michel Gratton et Thérèse Lavoie-Roux, après de nombreuses années de vie parlementaire Voir page 10: Nouveau W Biberon interdit Une mère de 21 ans, Donna Gribben, (ci-contre) a été expulsée d’un autobus de la Commission des transports de la ville d’Ottawa vendredi dernier parce qu’elle refusait d’enlever le biberon à sa petite fille de 21 mois, Abra-Lyne.Un règlement municipal interdit, en effet, de manger ou de boire à bord des autobus du service de transport en commun et le chauffeur n’entendait pas tolérer la moindre dérogation au règlement.La jeune maman a porté plainte à la Commission des transports qui fait présentement enquête.Le président du syndicat des chauffeurs, Randy Graham, a fait savoir que le chauffeur n’avait fait qu’appliquer le règlement tandis que des passagers se sont dits scandalisés par le zèle du chauffeur et que le directeur des opérations de la Commission des transports, Wayne Cooney, donnait à entendre que le chauffeur avait peut-être été un peu trop méticuleux sur le règlement.(PHOTO CP) Hydro en grève Paul Cauchon LES 14,0(10 TECHNICIENS, employés de bureau et employés de métiers d’Ilydro-Québec sont en grève de 24 heures depuis ce matin à 8 heures.Le conflit à llydro-Québee perdure depuis plusieurs mois et rien n’indique qu’une solution pointe à l’horizon.Chaque partie s’accuse de ne pas vouloir négocier de bonne foi et aucune rencontre formelle n’est prévue dans les prochains jours à la suite de la journée d’aujourd'hui.En août dernier les trois syndicats de l’entreprise (appartenant au Syndical canadien de la fonction publique/ F'Pti) avaient voté à environ 90 % la tenue de grèves rotatives de 24 heures, grèves commençant aujourd’hui.Aucune date n’a encore été fixée en ce qui concerne d’autres débrayages.Le syndicat et la direction d’Hydro Québec se sont entendus la semaine dernière devant le Conseil des services essentiels sur un certain nombre de services à accorder au public.Luc Chabot, porte-parole syndical, parle de 300 employés en poste.Francine Cha-rest, porte-parole d’Ilydro-Québec, ajoute « on va voir ce que ça va donner.Il n’y aura pas d’équipes de dépannage d’urgence pour se rendre sur les lieux.1*11 on aurait voulu que le syndicat continue à assurer les constructions aux chantiers de Manie 5 ‘puis-• sauce additionnelle’ et de Ber-sémis 2, car l’échéancier est très serré».La convention collective des employés s’est terminée en décembre dernier, et dès janvier l’entreprise demandait la participation d’un conciliateur pour tenter de rejoindre les deux parties.Selon Luc Chabot, l’ensemble du dossier a peu évolué depuis décembre, malgré une tentative la semaine dernière de reprendre les négociations.« Il n’y a rien de réglé nulle part, la direction ne veut pas considérer le point de vue de ses employés.» Francine Charest rétorque que « dès le début des négociations le syndicat a retourné toutes nos demandes et ne veut rien savoir.» Demeurent en litige les salaires, les horaires, les assurances, la sous-traitance, la création de postes permanents.Voir page 10: Hydro BOLIVIE, COLOMBIE ET PÉROU La cocaïne fait des morts et conduit à un sommet mondial d’après AFP et Reuter DE NOUVELLES VIOLENCES à Medellin ont coïncidé hier avec la réunion, au Pérou, des présidents des trois principaux pays producteurs de cocaïne, et avec la publication d’un rapport d’Amnistie internationale dénonçant la montée des assassinats, des disparitions et des attentats à l’explosif en Colombie.De plus, les présidents de la Bolivie, de la Colombie et du Pérou, réunis dans un hôtel d’ica, au Pérou, ont accepté hier la proposition du président George Bush de tenir un sommet mondial sur la lutte au trafic de stupéfiants, qui devrait se tenir dans les trois mois.Les présidents Jaime Paz Zamora (Bolivie), Virgilio Barco (Colombie) et Alan Garcia (Pérou) ont décidé d’inviter M.Bush à ce sommet, en un lieu non encore fixé, a-t-on indiqué de même source.Les chefs d’État, qui se sont entretenus pendant quatre heures et demie dans un hôtel d’ica, ont estimé qu’il serait de la plus haute importance que des pays européens participent aussi au sommet.La Bolivie, la Colombie et le Pérou, qui sont les trois plus gros producteurs de coca et de cocaïne, ont aussi décidé d’intensifier la lutte con- tre la drogue et de coordonner leurs actions.Le président George Bush a accepté sur-le-champ cette proposition d’organiser rapidement une conférence au sommet sur la lutte contre le trafic de drogue, et est prêt à se rendre pour cela en Amérique latine, a annoncé la Maison-Blanche hier après-midi.« Le président a fait part de son soutien à un sommet de la drogue.Nous sommes heureux de voir que les dirigeants latino-américains partagent cette vue », a déclaré le porte-parole de la présidence, M.Marlin Fitzwater.Il a précisé que les États-Unis consulteraient ces trois pays pour fixer le lieu, la date et l’ordre du jour d’un tel sommet.Il a estimé que la période de 90 jours proposée était « raisonnable ».À la question de savoir si M.Bush se rendrait en Amérique latine pour participer à une telle rencontre, M.Fitzwater a indiqué que rien avait encore été décidé.Mais, a-t-il ajouté, « nous avons envisagé une telle éventualité.La sécurité est toujours un sujet de préoccupation, mais je ne pense pas que cela empêchera un sommet.» M.Fitzwater a précisé que le gou- vernement américain, qui étudiait depuis plusieurs mois la possibilité d’un sommet de la drogue, avait envisagé comme siège d’une telle rencontre la Jamaïque, le Venezuela, la Barbade et la ville colombienne de Cartagène, siège d’un des grands cartels de la drogue.Les présidents de Bolivie, du Pérou et de Colombie ont proposé que le sommet se tienne dans les 90 jours, et ont demandé également que la Communauté européenne y soit présente.Ces pays entendent obtenir un développement de l’assistance économique, notamment américaine.Voir page 10: La cocaïne Code approuvé Le nouveau Code de déontologie des policiers est approuvé à Québec.Page 2 Du nouveau à l’Est Un début de dialogue semble se nouer entre les autorités et l’opposition.Page 6 Domtar licencie 500 employés Domtar annonce la mise à pied de 500 de ses employés, principalement au siège social de Montréal.Page 15 ¦¦¦ (.’ARCHITECTURE ET SON IMAGE ’ARCHITECTURE ET SON MA GE Quatre siècles de représentation architecturale Sous la direction de Eve Blau et Edward Kaufman CENTRE CANADIEN D’ARCHITECTURE 24 x 29 cm Abondamment illustré ISBN 0-920785-08-5 CCA 49,95 S EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE Établi à partir des collections uniques de dessins, estampes, photographies et livres du Centre Canadien d’Architecture, L’Architecture et son image se fonde sur des oeuvres de la Renaissance à la période contemporaine.Cet ouvrage décrit quelque 350 oeuvres d’architectes, de dessinateurs, de photographes, de cartographes et renferme 550 magnifiques illustrations dont 125 en couleurs.DISTRIBUTION 1980 Sherbrooke O.Suite 520 Montréal, H3H 1E8 (514) 932-9037 r 10 ¦ Le Devoir, mercredi 11 octobre 1989 La CSN déclare la guerre à la TPS w PHOTO CP T V M3 Le capitaine Murray Haines, pilote de DC-9 chez Air Canada (à gauche) était passager à bord du F-28 d'Air Ontario qui s'est écrasé le 10 mars dernier à Dryden en Ontario.Il a témoigné, hier, à l'enquête sur cet accident.On le voit à sa sortie de la cour en compagnie de son avocat Me Kris Knutsen.PASSAGER À BORD Un pilote d’Air Canada dit avoir prévu la chute du F-28 d’Air Ontario Till! NI) K R BAY, Ontario ( PC) -Un pilote d’Air Canada a déclaré, hier, qu’il aurait « enfoncé la porte du cockpit » s’il avait su que le Fokker F-28 d’Air Ontario dans lequel il se trouvait comme passager n'était pas muni d'un dégivreur automatique.Quelques secondes après le décollage, l’appareil s’est écrasé dans les bois, causant la mort de 24 des 69 occupants.« Il fallait que les ailes soient dégivrées», a expliqué le capitaine Murray Haines à l’enquête judiciaire sur l’écrasement de Dryden, le 10 mars dernier.M.Haines pilote des DC-9 depuis sept ans.« Vous ne pouvez pas faire voler un avion avec du givre sur les ailes, a souligné le pilote expérimenté.Cela détruit la portance.Il ne pourra pas voler ».Avant de quitter Dryden en direction de Winnipeg, M.Haines avait entendu un agent de bord dire à un policier de la G RC que le Fokker F-28 avait un dégivreur automatique et QUÉBEC (PC) — Mgr Lionel Audet, évêque auxiliaire de Québec à la retraite, est décédé subitement, hier matin, au moment où il célébrait la messe avec un autre prêtre.11 était âgé de 80 ans.Mgr Audet, qui demeurait à la maison-mère des soeurs de Sainte-.Jeanne d’Arc, à Sillery en banlieue de Québec, est né en 1908 à Sainte-Marie-de-Beauce.Il a été ordonné évêque en 1952 et a été vicaire général du cardinal Maurice Roy et du cardinal Louis-Albert Vachon.Docteur en théologie, Mgr Audet a été professeur de théologie morale au Grand séminaire de Quebec et à la faculté de théologie de l’Université Laval.Il a assumé les fonctions SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Parizeau de l’Assemblée nationale.Au contraire, assure-t-il, l’opposition veillera au grain d’autant plus que d’ici le 21 novembre bien des choses se passeront.Sur l'accord du lac Meech, la confrontation entre le Canada anglais et le gouvernement Bourassa est inévitable.Il y a cet ultimatum lancé par le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, qui veut obtenir, à la conférence des premiers ministres des 8 et 9 novembre, une garantie raisonnable que des changements seront apportés à l’accord, rappelle le chef péquiste.Dans une telle situation, le Parti québécois ne peut que gagner sur tous les tableaux, laisse-t-il entendre : ou le premier ministre Bourassa dit non à M.Wells et la confrontation est inévitable, ou il dit oui à un minimum d’ouverture, ce qui est aussi bon pour l’opposition.« L’ultimatum donné par M.Wells va être le prélude à une ouverture de la Chambre à Québec qui peut être un feu d’artifice », de lancer M.Parizeau qui prévoit que pour M.Bourassa il y a « une sorte de minute de vérité qui va se présenter » le 21 novembre.qu'il n'y avait rien à craindre de l’accumulation de neige.Trente secondes avant le départ, cependant, M.Haines a réalisé que la glace était toujours sur les ailes et qu’il n'y avait pas de dégivreur automatique.Ne pouvant rien faire, il a enlacé sa fillette de quatre ans et il a attendu l’impact.Il a eu la vie sauve, de même que sa femme, Lois, et ses deux enfants, Jessie et Shannon.L’écrasement, n’a-t-il pas hésité à affirmer, a été causé par l’inexpérience du pilote George Norwood et du copilote Keith Mills.Si une société aérienne fait l’acquisition d'un nouvel appareil, a-t-il déclaré, elle ne devrait pas reculer devant les coûts que représente l’embauche d'un pilote d’expérience sur ce genre d’avion pour former les pilotes de la compagnie.Depuis cet accident, M.Haines n'a plus mis les pieds dans un avion, même comme passager.de supérieur du Grand séminaire.Il a participé à Rome aux sessions du concile Vatican II.I.es funérailles de Mgr Audet, qui sera exposé dans la cathédrale de Québec, seront célébrées vendredi dans cette enceinte.La cérémonie sera présidée par le cardinal Vachon.La dépouille mortelle sera ensuite inhumée dans la chapelle funéraire des évêques située dans la crypte de la cathédrale.Mgr Audet avait la réputation d’être un homme d’une grande énergie et d’une ardeur inépuisable.Ainsi, même à la retraite, il aimait administrer le sacrement de confirmation aux enfants.Le gouvernement libéral sait bien, pense le leader péquiste, que les derniers clous du cercueil du lac Meech peuvent être plantés par le Canada anglais au cours des prochaines semaines.Si cela arrivait, il est évident que l’on tentera de faire le mort en faisant la session de l’Assemblée nationale la plus courte possible.En choisissant la date du 21 novembre, c’est comme si le gouvernement se préparait à une telle éventualité, souligne M.Parizeau qui rappelle que le gouvernement ne sera en mesure de faire voter par l’Assemblée aucun projet de loi avant l’ajournement de Noël.Le règlement prévoit que la date limite pour déposer un projet de loi voté avant Noël est le 15 novembre, à moins d’avoir le consentement de l'opposition.Dans l’éventualité où il faudrait célébrer le service funèbre de l’accord du lac Meech, il est possible que le gouvernement choisisse •> de ne plus gouverner, de tuer le temps », de supputer M.Parizeau.On verrait alors le gouvernement présenter un discours inaugural vague et ajourner la session au printemps dès le débat sur ce discours terminé.Il ajoute : « Je ne trouve pas ça mauvais pour nous qu’un gouvernement soit rendu à dire que la session doit être la plus courte possible (.).C’est une sorte d’aveu d’impuissance qui ne me déplairait pas».La rencontre de M.Parizeau avec ses députés servait pour le Parti québécois à marquer sa rentrée politique le plus rapidement possible après les élections.Avant même le Parti libéral qui fera sa rentrée aujourd’hui avec la présentation du Marie Tison —— de la Presse Canadienne OTTAWA — La CSN se battra pour contrer les effets de la nouvelle taxe fédérale de vente sur les produits et services.C’est ce qu’a déclaré, hier, le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Gérald La-rose, alors qu’il comparaissait devant le comité parlementaire chargé d’étudier la nouvelle taxe.« Notre travail syndical sera de négocier des clauses d’indexation pour se protéger contre cette agression sur nos salaires que constituera la taxe de vente», a-t-il déclaré.En présentant son projet de taxe de vente, le ministre des Finances Michael Wilson avait mis les Canadiens en garde contre la tentation de réclamer des augmentations de salaires pour compenser les hausses de prix des produiLs et services.Il avait affirmé qu’une réaction inflationniste des prix et des salaires allait retarder la concrétisation des avantages de la nouvelle taxe et avoir des effets négatifs sur l’emploi nouveau cabinet Bourassa.Ce remaniement d'ailleurs procurera l’occasion au chef péquiste de réintervenir pour, dans un premier temps, commenter la composition du cabinet puis, dans un deuxième temps, pour présenter son cabinet fantôme dont trois postes sont déjà comblés avec Guy Chevrette comme leader parlementaire, Jacques Brassard comme whip et François Gendron comme leader parlementaire adjoint.+ Hydro En ce qui concerne les salaires, les syndiqués affirment demander 6 % d'augmentation pour chacune des trois prochaines années.L’employeur offre pour la première année 4 % d’augmentation aux travailleurs de métiers, 3 % plus un forfait de 1 % aux employés de bureau et 2 % aux techniciens plus un forfait de 1 %.Ils offrent entre 1 et 3 % pour les autres années.Francine Charest ajoute que les syndicats demandent en plus de l’augmentation un rattrapage de 4 %, ainsi qu’une indexation au coût de la vie et la diminution des heures de travail.La question de la sous-traitance est également au coeur du conflit.« Pour maintenir une certaine continuité à Ilydro-Québec il faut des permanences.Environ 3,300 employés sont actuellement temporaires », explique Luc Chabot.Du côté patronal on déclare ne pas vouloir augmenter le nombre de contrats laissés en sous-traitance, ne voulant que maintenir le rythme actuel.Ilydro-Québec évalue à $ 850 millions de plus sur trois ans les demandes syndicales.Rappelons qu’en juillet dernier la direction s’était entendue avec ses 1,170 ingénieurs, accordant des hausses salairies de 11 à 13 % sur trois ans.4 Le Canada accorder une certaine liberté de presse.Selon ce diplomate, il est même possible que Pretoria révoque l’état d’urgence.D’ailleurs, le nouveau président à déjà permis la tenue de certaines manifestations et libéré des prisonniers politiques.Malgré tout cela, estime ce diplomate de carrière qui connaît très bien l’Afrique du Sud, Frederick de Klerk « n’oublie pas que son haut standard de vie dépend du système fondé sur la suprématie blanche, sur le contrôle blanc ».Et la remise en question de ce « contrôle blanc » est hors de question pour M.de Klerk.Pour ce diplomate canadien, il est important qu’Ottawa maintienne de liens avec Pretoria.Il rejette la demande de ceux qui voudraient que le Canada rompe ses liens diplomatiques et ferme son ambassade en Afrique du Sud.Selon lui, « l’ambassade du Canada à Pretoria est sans doute la seule de notre pays qui est activement engagée, qui fait la promotion d’un changement politique ».Les deux tiers des activités de l’ambassade visent à augmenter les contacts avec la communauté noire, de confier cette source diplomatique.« Nous sommes en fait des participants, et nous avons mis sur pied un ensemble de programmes pour accélérer le changement».En ce qui concerne les sanctions économiques proprement dites, le ministre Clark ne croit pas qu'il en faut de nouvelles.Il ne faut pas que le Canada prenne des mesures trop radicales pour conserver une certaine crédibilité auprès des pays qui pourraient faire une différence mais qui n’anpuyent pas des sanctions aussi sevères.Joe Clark croit que les Etats-Unis commencent à s’impatienter face à l’Afrique du Sud.Il est cependant moins enthousiaste devant la position britannique qui refuse toujours d'adopter les sanctions appuyées par les autres pays du Commonwealth.Le conférence du Commonwealth de la semaine prochaine devrait permettre de vérifier si la position britannique a évolué depuis le dernier Sommet, tenu à Vancouver en octobre 1987.M.Clark a encore été obligé d'expliquer pourquoi les échanges commerciaux entre le Canada et l'Afrique étaient à la hausse malgré les sanctions.Cette tendance ne tient pas compte des derniers chiffres, selon lui.Cependant, il ajoute que si nos importations ont augmenté, c’est surtout dans le domaine des « minéraux stratégiques » qui ne font pas partie de sanctions actuelles.Il n’est pas question, selon Joe Clark, d’interdire ce genre d’importations puisque les effets seraient beaucoup plus grands sur le Canada, particulière- et la production pendant la période de transition.Un ancien ministre des Finances de Nouvelle-Zélande a abondé dans le même sens hier.M.Roger Douglas, qui a implanté en 1986 une taxe semblable dans son pays, a affirmé que les syndicats ne feraient qu’empirer les choses s’ils réclamaient des hausses de salaire.M.Larose a déclaré hier que M.Wilson se berçait d’illusions s’il pensait que le mouvement syndical allait demeurer les bras croisés pendant la période de transition.Il a affirmé que, depuis 1984, les travailleurs avaient perdu 3 % de leur pouvoir d’achat en raison de l’inflation.« Lorsque le ministre Wilson nous demande d’encaisser le 2 ou 3 % d’inflation que va produire sa taxe de vente, il s’illusionne grandement, a-t-il déclaré.Nous voulons une protection mur-à-mur contre l’inflation créée par le gouvernement.» La CSN a réclamé le retrait pur et simple de la nouvelle taxe de vente.M.Larose a affirmé que le gouvernement fédéral tirait de plus en plus de revenus des taxes à la consom- ment l’industrie de l’acier.L’Afrique du Sud n’en serait, selon lui, que peu affectée.Au cours de son voyage de 19 jours, le premier ministre Mulroney ira aussi, en plus du Commonwealth, à Los Angeles, à Singapour et au Costa Rica, en Amérique centrale.4 Nouveau pour les trois derniers.Ces cinq départs, jouxtés aux démissions de trois ministres anglophones en décembre dernier, arrivent à point nommé toutefois pour M.Bourassa qui pourra ainsi renouveller son conseil des ministres.Contrairement à ce qu’il avait fait au lendemain de sa réélection en 1973, M.Bourassa effectuera en effet un remaniement substantiel.De nouvelles figures y entreront, tels ses candidats-vedettes Gérald Tremblay, Liza Hébert, Lucienne Robil-lard, Norm Cherry, Sam Elkas, et des députés d’arrière-banc qui attendaient une promotion.Pour eux, le nombre de places sera limité, mais des députés, tels Robert Middlemiss, Christos Sirros, Yvon Vallières, ont de fortes chances d’accéder au cabinet.Ces nouveaux venus n’auront pas de postes de premier plan et seront confinés à des postes de ministres délégués ou à des ministères légers, tels les Affaires culturelles pour Liza Hébert.Gérald Tremblay devrait avoir l’Industrie et Commerce fait sur mesure pour lui qui préside depuis trois ans la SDI.Dans les grands ministères, M.Bourassa misera sur des valeurs sûres.Claude Ryan demeurera à l’Éducation et à l’Enseignement supérieur et Gérard-D.Levesque aux Finances.Lise Bacon devrait aller à l’Énergie et John Ciaccia est promis aux Affaires internationales.Daniel Johnson devrait rester au Conseil du Trésor.Le problème principal pour le premier ministre était hier de trouver le bon candidat pour le ministère de la Santé et des Services sociaux.Après avoir offert le poste à Claude Ryan qui l’a refusé, il a pressenti Marc-Yvan Côté, à qui des rumeurs persistantes attribuaient le poste hier soir.Chez le premier ministre, on indiquait que tout allait se finaliser en cours de soirée.Ce nouveau cabinet, qui sera composé de moins de trente membres, sera assermenté en public au Salon rouge de l’Assemblee nationale.Il tiendra sa première réunion en fin d’après-midi.^ Ottawa mission de l’emploi et de l’immigration annonce son intention de réécrire l’article 58 du règlement sur l’assurance-chômage.« Le 5 mai dernier, lit-on dans le document confidentiel de la Commission de l’emploi et de l’immigration, la Commission a donné son accord de principe pour modifier le Règlement sur l’assurance-chômage afin de surmonter la décision de la Cour fédérale dans l’affaire Diane Nicolich.» Le document préparé par M.Wyman a déjà reçu l’aval de la direction des affaires réglementaires.Il est maintenant chez les trois commissaires de l’emploi et de l’immigration pour approbation finale.« Lorsque l’approbation finale sera accordée, lit-on dans le document, on (la Commission de l’emploi et de l'immigration) demandera la permission (au Comité spécial du Conseil Privé) de ne pas prépublier dans la partie 1 de la Gazette du Canada, vu les répercussions, afin de procéder aussitôt que possible pour obtenir l’approbation du gouverneur en conseil.» « Lorsque l’approbation sera donnée par le gouverneur en conseil, notre personnel sera averti de la façon habituelle par directive générale.Vu que l’adoption de la modification est opportune [.] aucune communication publique n’est requise.» Pour M.Gaétan Guérard, du Mouvement Action-Chômage, de Montréal, « ce camoufflage est indécent car la modification transformera radicalement les conditions de vie de centaines de milliers de chômeurs à travers le pays.Un débat là-dessus est nécessaire.Nous exigeons d’être entendus.» À la page 3 du document, M.Wyman justifie ces modifications en invoquant la réalisation d’importantes économies pour le gouvernement, « entre $ 50 et $ 100 millions chaque année ».En mars 1985, le gouvernement du Canada avait modifié le règlement sur l’assurance-chômage pour faire en sorte que toutes les primes reçues mation, une mesure fiscale plus régressive que l’imposition des revenus.Il a soutenu que la nouvelle taxe de vente allait accentuer ce mouvement et aggraver la situation financière des ménages à bas revenus.Il a ajouté que la nouvelle taxe de vente allait augmenter l’inflation, le chômage et le travail au noir.« Au lieu de se sortir de ses problèmes, le Canada s’enlise », a-t-il lancé.Il a proposé au gouvernement d’abandonner sa taxe de vente, sauf en ce qui concerne les produits de luxe et les produits comme le tabac et l’alcool.Il a également proposé de taxer davantage les particuliers à revenu très élevé et les corporations, d’éliminer la déduction fiscale pour les premiers $ 100,000 de gain de capitaux et de geler le montant maximum déductible d’impôt pour contribution à un régime enregistré d’épargne-retraite.La Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), qui comparaissait devant le comité parlementaire en après-midi, a également dénoncé la nouvelle taxe de vente.Le vice-président de la centrale, par un individu lors d’une cessation d’emploi soient considérées comme une rémunération.Le nouveau règlement, en vertu des dispositions de l’article 58 sur la répartition de la rémunération, stipulait que toutes ces sommes soient réparties de façon concurrente à partir de la date de cessation d’emploi.« Depuis 1985, les fonctionnaires de la Commission de l’emploi et de l’immigration additionnent l’ensemble de ces primes pour les étaler consécutivement, affirme Me Jean-Guy Ouellet, spécialiste de l’assurance-chômage.Cette mauvaise interprétation du règlement fait perdre beaucoup d’argent aux chômeurs du pays.Et, malgré la décision de la Cour d’appel fédérale dans l’affaire Diane Nicolich, les fonctionnaires continuent de contrevenir à la loi.Les chômeurs devraient contacter immédiatement leur avocat et les organisations de chômeurs pour entreprendre des recours.» « Il existe présentement trois dispositions réglementaires selon lesquelles on repartit la rémunération versée à un prestataire en raison de la cessation d’emploi : le paragraphe 58 (5) sur l’indemnité pour perte d’emploi, le paragraphe 58 (10.1) sur l’indemnité de départ, et l’alinéa 58 (13b) sur les payes de vacances.» « Selon la Cour fédérale, lit-on toujours, chacune de ces dispositions fonctionne indépendamment de l’autre.Cela signifie qu’un montant représentant 10 semaines d’indemnité de départ serait réparti sur les dix semaines suivant le dernier jour de travail, et qu’un montant représentant quatre semaines de vacances serait réparti sur les quatres semaines suivant le dernier jour de travail.Le résultat est une répartition en double.» « Dans son énoncé économique du 8 novembre 1984, le gouvernement fédéral a annoncé que toute somme versée à un prestatatire en raison d’une cessation d’emploi devrait être traitée comme une rémunération à appliquer contre les prestations, de façon à empêcher le versememnt des prestations jusqu’à l’épuisement de toutes les sommes versées à la cessation d’emploi.» Pour Me Jean-Guy Ouellet, le législateur vient de trouver-là une autre façon de rendre inaccessible le droit au chômage.« Cette modification vient en effet s’ajouter, comme une cerise sur un sundae, au projet de loi C-21 sur l’assurance-chômage, rendu en troisième lecture à la Chambre des communes.Cette loi augmentera le nombre de semaines d’emploi nécessaire pour se qualifier au chômage, réduira la durée de la période de prestation, en plus d’ac-croitre les exclusions au programme.Tout cela permettra à Ottawa d’économiser annuellement $ 1.3 milliard.Dans ces conditions, le droit au chômage devient un privilège.» + La cocaïne Sur le terrain, la Colombie a encore hier été ensanglantée par un attentat dont tout indique qu’il est l’oeuvre des barons de la drogue.La gérante du quotidien libéral colombien FA Fspeetadorà Medellin, à 500 km au nord-ouest de Bogota, a été assassinée en pleine rue et sa mère grièvement blessée.Un homme armé, circulant à motocyclette, a fait feu de plusieurs balles sur Mme Martha Luz Lopez et sa mère, alors qu’elles sortaient du siège du journal dans le centre de Medellin.Cet attentat est le cinquième perpétré contre des membres du personnel ou des biens de l’important quotidien du matin de Bogota, qui mène depuis plusieurs années une campagne de dénonciation des crimes des trafiquants de drogue.En décembre 1986, le journaliste Guillermo Cano Isaza, directeur et propriétaire du journal, avait été abattu à Bogota.En mars et en septembre 1989, deux autres de ses journalistes tombaient sous les balles de tueurs à Bogota et Buenaventura (côte du Pacifique).Le 2 septembre, une voiture piégée sautait près de l’imprimerie du journal, faisant 83 blessés et détruisant les installations techniques.Cet attentat ne fait que donner plus de relief au rapport publié hier par Amnistie internationale, qui porte précisément sur la recrudescence de la violence en Colombie.Dans ce rapport, l’organisme international souligne que depuis 16 mois, 2,500 Colombiens ont été victimes d’« exécutions extra-judiciaires » et 250 autres sont « disparus » après un séjour en prison.Selon Amnistie internationale, des groupes pa- M.Raymond Johnson, a soutenu que le crédit d’impôt prévu dans le projet de M.Wilson pour compenser les effets de la taxe de vente sur les ménages à bas revenu était insuffisant, puisqu’il n’était pas entièrement indexé au coût de la vie.Il a demandé au gouvernment de reporter son projet de taxe de vente et de rouvrir les négociations avec les provinces afin d’harmoniser les taxes fédérale et provinciales.La CEQ a également recommandé de faire le ménage dans les multiples échappatoires fiscales qui, chaque année, coûtent des dizaines de milliards de dollars au Trésor fédéral.La centrale a finalement demandé à ce que le gouvernement consulte la population afin de savoir s’il devrait taxer davantage les revenus plutôt que la consommation.L’ancien ministre des Finances néo-zélandais a cependant affirmé que M.Wilson devrait aller de l’avant avec sa nouvelle taxe.« Je pense que la taxe sur les produits et services est essentiellement une taxe juste », a-t-il déclaré.ramilitaires, opérant sous les ordres directs de l’armée, seraient responsables d’une bonne partie de ces crimes.Le rapport, émanant du secrétariat de l’organisme à Londres, indique que des enquêtes judiciaires récentes ont révélé de nouveaux éléments qui pointent directement du doigt les forces armées nationales.« Bien que le gouvernement civil ait lancé une offensive contre le trafic de la drogue, certains secteurs de l’armée se sont alliés depuis 1985 aux barons de la drogue et ont souvent eu recours aux milices armées employées par ces trafiquants pour commettre des assassinats politiques », souligne Amnistie internationale.Les victimes des assassinats politiques se recrutent dans les milieux syndicaux, religieux, paysans, et chez les militants des droits de la personne.Depuis quelque temps, on vise aussi des magistrats qui tentaient de mettre en lumière les activités illicites des militaires.Ainsi, en juillet dernier, la juge Maria Elena Diaz Perez, âgée de 38 ans, était assassinée en pleine rue par des inconnus.Elle venait tout juste de lancer des mandats d’arrêt contre trois militaires et deux présumés trafiquants de drogue, soupçonnés du massacre de 21 ouvriers d’une bananeraie, en mars 1988.« De nombreux massacres récents ont un mobile clairement politique et s’inscrivent dans le cadre d’une campagne systématique d’intimidation et d’élimination des partisans présumés de l’opposition », écrit Amnistie internationale.Tout en se félicitant des récentes mesures adoptées par le gouvernement pour enquêter sur les abus de l’armée, Amnistie internationale précise qu’elles sont loin d’être suffisantes si l’on veut enrayer la violence politique attribuable aux militaires.Amnistie « n’ignore pas » que des groupes de guérilla aient tué des prisonniers et elle « condamne de tels abus ».« Mais les violations commises par les forces gouvernementales ou à leur instigation ne se justifient en aucune circonstance », conclut l’organisme.Le rapport demande que le gouvernement colombien « impose fermement son autorité sur la police et les forces de l’ordre » et « prenne toutes les mesures nécessaires pour qu’elles respectent la loi ».Les magistrats chargés des dossiers concernant ces violations devraient aussi recevoir la protection nécessaire et avoir accès a toutes les informations pertinentes.Objectif: 22 millions$ CENTRAIDE 493 Sherbrooke Ouest, Montréal, H3A 1B6 Décès de Mgr Lionel Audet
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