Le devoir, 3 novembre 1989, vendredi 3 novembre 1989
Aujourd’hui, le magazine économique Un pignon sur le Vieux-Port de Québec .) pjtw de 45 s i ut>iii >¦ \hix > >»» Àe 249 me Sdmi Paul Uurbec RESERVATIONS 418 692 1694 Vol.LXXX — No 255 ?Chutes de neige fondante Max 4 Détail page 19 Montréal, vendredi 3 novembre 1 989 Côle-Nord üaspésie.Nouv««u-BfunswicH 60 cents Toronto 80 cents 50 CENTS Ottawa recriminalise l’avortement Le projet de loi interdira l’avortement à moins que la santé de la mère soit en danger ital Hébert de notre bureau d’Ottawa L E GOUV ERN EM ENT fédéral dépose aujourd’hui un projet de loi qui recriminalise l’avortement au Canada, mais qui concède que seuls une femme et son médécin ont voix au chapitre d'une telle intervention.Une formule de compromis qui ré suite de deux ans de débats déchi rants à Ottawa, mais qui n'est pas assurée de rallier une majorité des députés fédéraux, ni de passer le test des tribunaux.« C’est un projet de loi raisonnable, c’est une prise de position modérée pour un pays moderne », a promit hier le premier ministre Brian Mul roney.Selon plusieurs sources, le projet de loi interdit tout avortement au Canada à moins que la santé de la mère ne soit en danger.Mais cette notion de santé pourrait être interprétée dansson sens le plus large.Un seul médécin en consultation avec la mère aurait voix au chapitre.Un avortement pourrait être pratiqué à n’importe quel stage de la grossesse.Du coup l’avortement redevien drait un crime au Canada.« L’éven tail de choix est très limité, explique le ministre Jean Charest, membre du comité ministériel qui a élaboré le projet, c’est-à-dire qu’on a le choix de passer par le Code criminel ou bien de passer par d’autres issues qui sont peut-être moins sûres».La simple perspective des inten tions du gouvernement a replongé le Parlement en pleine controverse.« Je pense qu’ils ont trouvé une façon de s’assurer que la plupart des députés votent contre le projet de loi », prédit Don Boudria, un député libéral ontarien qui milite activement contre l’avortement.« Si le Dr Morgentaler veut signer une déclaration comme quoi la santé de madame est en danger, il peut ensuite l’avorter».Il soutient que les députés qui s’opposent catégoriquement à l’avortement ne trouveront jamais leur compte dans ce projet.« Si quelqu’un a une pensée pro-vie, c’est impossible de se rallier à ce projet-là, c’est totalement ridicule de le prétendre ».Un point de vue qui a des échos au sein même du caucus conservateur où les adversaires de l'avortement sont très fortement représentés.« Moi, si c’est ce que tout le monde dit, je suis contre », lance Fernand Jourdenais, le député conservateur de La Prairie.Mais le gouvernement exhorte ses députés à faire des concessions, à commencer par le premier ministre, qui s’est déjà prononcé contre l’avortement mais qui dit : « Comme tous les membres de mon caucus, j’ai mis Voir page 10: Ottawa PHOTO CP Le ministre de la Justice Doug Lewis a été littérallement assailli par les journalistes à sa sortie de la Chambre des communes hier, à la veille de la présentation de son projet de loi sur l’avortement.La Cour supérieure maintient la décision de réintégrer Gosset La CUM n’interjette pas appel Isabelle Paré LA COMMUNAUTÉ urbaine dç Montréal ne portera pas appel de la décision rendue hier par la Cour supérieure, laquelle maintient la sentence arbitrale l'obligeant à réintégrer l’agent Allan Gosset dans ses fonctions.Le directeur du service de police de la CUM, M.Alain Saint-Germain, a fait savoir hier qu’a-près épuisement de tous les recours possibles, il n’avait d’autre choix que de se conformer à la décision du tribunal.« Il est clair à mes yeux que nous avons épuisé tous les recours.Je recommanderai au comité exécutif de ne pas en appe 1er de la décision de la Cour supérieure », a-t-il dit hier quelques heures après avoir pris connaissance du jugement rejetant la requête présentée par la CUM.La CUM était allée en Cour supérieure pour tenter de faire annuler la décision de l’arbitre Jean-Pierre Lussier ordonnant au service de police de réintégrer immédiatement Allan Gosset dans ses fonctions.Le président de la CUM, M.Michel Hamelin, a indiqué pour sa part qu’il allait suivre la recommandation du service de police et ce, même si elle pouvait provoquer des remous au sein de la communauté noire.« Nous avons fait tout ce qui est était humainement possible pour faire respecter notre décision, mais nous ne pouvons être au-dessus des Allan Gosset lois», a-t-il concédé.Le policier Allan Gosset, démis de ses fonctions par la direction du service de police jjour avoir tué par balle le jeune Noir Anthony Griffin en novembre 1987, sera donc convoqué à court terme par le comité de gestion du personnel qui évaluera sa condition et ses habiletés à occuper un poste.Le directeur Saint-Germain n’a cependant pu dire hier si ce test vérifierait la condition psychologique de M.Gosset et son habileté à porter une arme.Il n’a pas non plus voulu s’avancer sur la possibilité pour M.Gosset d’occuper un poste « administratif » n'impliquant aucun contact avec Voir page 10: Gosset Un comité du Sénat fera enquête sur la conduite de Michel Cogger La GRC examine également les agissements du sénateur lüürice Godln de notre bureau à Ottawa LA G RC étudie les allégations entourant le sénateur Michel Cogger afin de décider s’il y a matière à enquête criminelle pendant que le Sénat s’apprête à former un comité pour se pencher sur la conduite du sénateur.Le solliciteur général du Canada, M.Pierre Blais, a annoncé hier, sous le feu nourri des critiques de l’opposition à Ottawa, que la GRC l’avait informé qu’elle « examinait présen- d'après AFP et Reuter MANAGUA — Au lendemain de l’annonce par le président Daniel Or-tegua de la suspension d’un cessez-le-feu en vigueur depuis 19 mois, les forces gouvernementales repassées à l’offensive dans le nord et l’est du Nicaragua.Des responsables militaires ont annoncé qu’ils avaient lancé des attaques dans neuf provinces situées au sud de la frontière hondurienne et, au Honduras, le commandement militaire des rebelles a rapporté que les forces gouvernementales avaient lancé leur artillerie ainsi que des hélicoptères et des chars dans l’offensive.À Washington, la Maison-Blanche a accusé le régime sandiniste de relancer la guerre, mais n’a pas indiqué si les États-Unis reprendraient leur aide aux contras.Une radio hondurienne captée a Managua a annoncé hier que des tirs d’artillerie nicaraguayens avaient tué sept rebelles, mais cette information n’a pu être confirmée de tement s’il y a lieu de mener une enquête formelle » à la lumière des allégations formulées à l’endroit du sénateur Cogger.Au cours de cette même période de questions, le premier ministre Brian Mulroney a, pour la première fois depuis trois jours, accepté de répondre en Chambre à une question sur les actions de son vieil ami le sénateur Cogger.M.Mulroney a dévoilé que le leader du gouvernement au Sénat, M.Lowell Murray, avait accepté, à la demande du sénateur, d’étudier toute cette question.Ces déclarations du premier mi- source indépendante.À Managua, un porte-parole du groupe de volontaires américains Témoin pour la paix a rapporté que la Contra avait tendu une embuscade à l’un des véhicules de l’organisation, à Rio Branco, dans le centre du pays, et qu’une personne avait été tuée.Le commandant Daniel Pozo, responsable militaire d’une région englobant trois provinces septentrionales, a déclaré à des journalistes que ses troupes avaient ouvert l’offensive deux heures après la fin du cessez-le-feu et s’étaient attaquées à une colonne d’une trentaine de guérilleros.Il n’a avancé aucun bilan.Selon des responsables militaires, les combats les plus violents sont intervenus dans des montagnes proches dès villages de Pantasma et de Quilali, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la frontière.La décision des dirigeants sandinistes de ne pas reconduire le cessez-le-feu en vigueur depuis avril a suscité de vives critiques, notamment aux États- nistre et du solliciteur général marquent une étape importante dans cette affaire.Alors que rien ne sem- ' blait vouloir bouger depuis trois jours, voilà que deux « enquêtes » différentes vont se pencher sur les transactions controversées de Michel Cogger.Ces déclarations permettent également au gouvernement conservateur de ne plus avoir à répondre directement aux questions persistantes des partis d’oppostion.Les ministériels conservateurs pourront désormais demander à l'opposition d’attendre les conclusions de la GRC Unis, mais le gouvernement de Managua a expliqué qu’il s'agissait d’une riposte à une recrudescence des attaques de la Contra qui, selon lui, a recommencé ces dernières semaines à s’infiltrer en territoire nicaraguayen à partir de ses bases au Honduras.« Nous avons tenu compte des facteurs internationaux, mais personne ne meurt hors du Nicaragua, c’est notre peuple qui est tué », a déclaré le dirigeant sandiniste Bayardo Arce dans une interview à Reuter.L’opposition accuse en revanche les sandinistes d’avoir repris les combats pour pouvoir annuler les élections législatives prévues pour le 25 février et qui, selon des sondages d’opinion tenus secrets, pourraient se solder pour eux par une cinglante défaite.La Prensa, propriété de Violeta Chamorro, candidate à la présidence de l’Union nicaraguayenne d’opposition (UNO), laissait même entendre dans son dernier éditorial que de ré-Voir page 10: Offensive et de l’enquête du Sénat.A la sortie de la Chambre des communes, M.Blais a tenu à bien préciser que pour l’instant la GRC ne faisait qu’étudier les allégations à l’endroit du sénateur pour décider, plus tard, si ces faits méritent l’ouverture d’une enquête criminelle.La GRC aura en fait à déterminer la légalité des honoraires perçus par M.Cogger à titre d’avocat-conseil pour la firme Lapointe Rosenstein auprès de la Banque fédérale de développement.La loi du Parlement du Canada interdit à un sénateur d’être Voir page 10: Cogger AUJOURD’HUI L’État honore six Québécois S 1 p Les Grands Prix du Québec 1989 sont décernés à quatre artistes montréalais et à deux scientifiques.Page 11 Offensive sandiniste contre les contras Paradis entend élargir le mandat du BAPE Louis-Gilles Francoeur LE MINISTRE de l’Environnement, M.Pierre Paradis, estime que'le Québec doit commencer à modeler sa production économique et l’exploitation de ses ressources renouvelables en fonction d’objectifs environnementaux car, dit-il, le seul contrôle des sources de pollution ne permettra pas d’enclencher ici une stratégie de développement durable.M.Paradis était hier conférencier au Centre international de recherche et de formation en gestion des grands projets, qui tenait, hier à Montréal, un colloque à $250 l’inscription sur le thème du « développement durable ».Ce concept constitue le coeur du rapport de la Commission mondiale de l’Environnement et du développement (rapport Bruntdland) remis à l’ONU, il y a deux ans.M.Paradis estime que le moment est propice pour un ministre québécois de l'Environnement de déborder les mandats stricts de son ministère pour faire avancer la problématique d’environnement dans les autres ministères et, par l’exemple, commencer à agir sur les agents économiques et la production elle-même.« Mon intention est d’élargir le mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement (BAPE), un outil privilégié et essentiel pour que la population s’implique dans les dossiers», notamment les grands projets.« Je ne m’engage pas à donner suite à 100 % aux recommandations du Rapport Lacoste, a-t-il répondu en anglais à des journalistes anglophones, mais il y a des pas à faire dans une certaine direction et je m’engage à les faire ».Aux journalistes qui voulaintt savoir si le BAPE aurait autorité sur les projet hydroélectriques de la Baie James, le ministre a répondu : « Le développement durable englobe les grands pro- jets.Si le gouvernement est sérieux, il doit donner l’exemple même si cela implique que des ministères devront changer d’attitude ».M.Paradis pense que les entreprises devront aussi changer d’attitude et aller beaucoup plus loin qu’elles ne le planifient actuellement.On exigera d’elles dans une optique de prévention qu’elles réduisent a la source de risques environnementaux ou de pollution.On leur demandera même de changer de procédés de production trop polluants ou à l’origine d’un gaspillage des ressources renouve- labjes Il cite en exemple les forêts que Voir page 10: Paradis Pierre Paradis Les Grec veulent être plus visibles LA communauté hellénique de Montréal s’inquiète de la place occupée par les différentes communautés ethniques dans l’administration municipale.Page 3 L’industrie du film respire À la suite d’une entente, les coproductions franco-québécoises ne seront pas menacées par l’Europe 92.Page 15 du lundi ou samedi de llh.à lh.am 3?i5th-qne?n-Mgüs 103** HIM HUN ISf mont ri ai.279-4433 Grand choix de bières importées du 2 au 12 novembre 89 JdvWL (rivfr 'htcwjuzl Présenté par SELECTION MONDIALE DES BIÈRES i Rehaussez votre collection de verres Héritage Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 NOUVELLE SÉRIE lyn Coulon LE CANADA doit se préparer à restructurer ses Forces armées en Europe lorsque l’OTAN et le Pacte de Varsovie auront conclu à Vienne un accord de réduction des armes conventionnelles sur le Vieux Continent.Dans un rapport rendu public cette semaine, le Comité spécial du Sénat sur la Défense nationale, souligne toutefois que ces réaménagements ne doivent pas se faire de façon unilatérale et immédiate.La restructuration entraînerait une réduction du nombre de soldats en Allemagne de l’Ouest.Ce nouveau rapport du Sénat consacré aux forces terrestres du Canada est le dernier d’une série de cinq rapports sur l’état des Forces armées canadiennes.Le travail des sénateurs à commencé en 1981 et ils ont publié des exposés sur la Marine, la défense aérienne, le transport militaire et les effectifs.Le rapport contient 23 recommandations dont les plus importantes sont : ¦ restructuration des forces en Europe en vue d’une défense défensive et d’une mobilité aérienne ; ¦ l’obligation faite au ministère de la Défense de procéder à la publication d’un livre blanc tous les cinq ans et non selon le bon vouloir du ministre ; ¦ mise sur pied d’une unité interministérielle indépendante sur la vé-rification du contrôle des armements ; ¦ amélioration du sort des cadets ; ¦ préparation des militaires à un plus grand rôle social ; ¦ étudier et élargir le rôle des activités canadiennes de maintien de la paix.Les sénateurs suggèrent que les 7,500 militaires canadiens demeurent en Europe durant la période de transition vers une réduction négociée des forces conventionnelles entre l’Est et l’Ouest.On pourra toutefois un jour les réduire à 3,500 et les rapprocher du front, tout en les restructurant pour « AOC 1979 1986 * l«5 mots et symboles olympiques sont des marques officielles de l'Association olympique canattienne * Marque de commerce de Petro-Canada Inc.- Trademark Parizeau renvoie la balle à Mulroney: à lui de définir la société distincte âfüës Lesage de notre bureau de Québec AU PREMIER MINISTRE canadien qui le presse de se brancher, M.Jacques Parizeau rétorque qu’il devrait commencer par définir ce qu’est la société distincte du Québec, telle que mentionnée dans l’entente du lac Meech.Craignant par ailleurs que Robert Bourassa soit soumis à toutes sortes de pressions, à la conférence des premiers ministres, la semaine prochaine, le chef de l’Opposition lance : Ne nous humiliez pas, ne reculez pas ! Le président du Parti québécois a fait part de ces commentaires, hier, à la faveur d’une conférence de presse visant à répondre à M.Mulroney, lui demandant la veille s’il est en faveur de l’accord du lac Meech.Non, répond-il.Même dans l’hypothèse où il aurait une portée, cet accord serait insuffisant pour le souverainiste qu’est M.Parizeau; il ne peut non plus accepter que l’on signe de tels documents dont la portée est impossible à cerner.Il n’est pas davantage d’accord avec le premier ministre du Québec.« Mais, au moment où, soumis à toutes espèces de pressions, M.Bourassa semble tenté de reculer par rapport à un accord déjà tellement modeste et ambigu, je dois lui dire au nom des Québécois, qu’ils soient fédéralistes ou souverainistes : Ne nous humiliez pas, ne reculez pas ! » « Quant à M.Mulroney, raille M.Parizeau, pourrait-il nous faire l’honneur de nous indiquer, dans l’enthousiasme, la nature de ce qu’il a signé et si, au-delà du libellé de l’accord, il considère souhaitable que la clause de la société distincte prime sur la Charte canadienne des droits et libertés ?» C’est ce que souhaite et prétend M.Bourassa, mais M.Mulroney n’a jamais dit le fond de sa pensée à cet égard.Si tel n’est pas le cas, si la Charte prime, la situation sera pire que le statu quo, ainsi que M.Bourassa l’a dit à de multiples reprises, rappelle le chef péquiste.Cette question est fondamentale, explique-t-il.Si la clause de la société distincte doit avoir une quelconque portée, elle sera souvent en conflit avec la Charte canadienne des droits et libertés.Car cette clause vise à protéger et à promouvoir les droits et les intérêts d’une société.Et l’interrelation entre ces droits et les droits individuels (prévus par la Charte! réapparaîtra rapidement.Ce n’est pas pour rien que les premiers ministres McKenna, Filmon, Wells, et autres politiciens demandent que l’accord soit modifié et spécifie sans équivoque que la Charte prime, de sorte que la clause sur la société distincte n’ait pas de portée.M.Parizeau juge inquiétante la position du gouvernement fédéral sur cette question.Il cite le sénateur Arthur Tremblay et en conclut que la Charte aurait préséance sur la clause de la société distincte.Si cette clause n’a pas de portée véritable, l’accord du lac Meech sera dans les faits, pour le Québec, une reddition et une acceptation sans condition du coup de force de 1981, estime le chef péquiste.Il presse donc M.Bourassa de ne pas céder aux dangers de l’accord parallèle, de ne pas transformer le lac Meech en recul additionnel pour le Québec.En fait, le premier ministre devrait, faute d’une acceptation claire et nette de tous ses collègues, tirer la conclusion qui s’impose et se retirer des discussions de la semaine prochaine à Ottawa.Quant à l’autre porte-parole de l’Opposition en cette matière, il estime que le ministre responsable joue un jeu dangereux.« En se mon- trant de plus en plus ouvert à un accord parallèle, lance le député Jacques Brassard, M.Gil Rémillard joue un jeu dangereux qui risque de conduire le Québec vers des accommodements et des reculs qui réduiraient à néant la portée, déjà trop modeste, de l’accord du lac Meech ».Selon le député de Lac-Saint-Jean, tous ceux qui exigent, qui souhaitent un accord parallèle, veulent des changements qui appauvriraient davantage le lac Meech.« Par conséquent, le ministre devrait prendre conscience que tout accord parallèle n’aurait pour effet que d’accentuer la dilution et l’amoindrissement des demandes constitutionnelles les plus minimales jamais formulées par le Québec».« Et le ministre dérape et s’affole quand il affirme que, en plus de l’accord parallèle, il y a d’autres possibilités, poursuit M.Brassard.Maintenant, il ne fait pas qu’entrouvrir la porte, il l’ouvre complètement sur des manigances de coulisses engendrant de nouvelles concessions».L’Opposition invite le conseil des ministres à rejeter cette voie, celle de l’humiliation et du déshonneur, et à adopter une conduite plus digne, plus ferme et responsable.Des Montagnais sensibiliseront le pape au problème de Goose Bay QUÉBEC (PC) — Une délégation de représentants de la nation monta-gnaise rencontreront le pape Jean-Paul II le 15 novembre prochain pour réclamer son appui contre l’installation d’une base de l’OTAN au Labrador.« On veut un message clair du pape pour que cesse le génocide contre la nation innue (montagnaise) », a affirmé hier le président du Conseil attikamek-montagnais, M.Georges Bacon.Lors d’une conférence de presse, les leaders amérindiens ont qualifié de « véritable farce » le rapport pu- blié plus tôt cette semaine par le ministère de la Défense nationale.Ce rapport portait sur l’impact des activités militaires au Labrador, impact mineur selon les autorités du ministère.L’implantation d’une base militaire de l’OTAN sera nocive pour les 12,000 autochtones qui vivent encore d’activités traditionnelles dans le secteur de la Basse-Côte-Nord et du Labrador, estime au contraire le porte-parole du Conseil.Il a même parlé d’un « génocide ».C’est pourquoi les Amérindiens ont' décidé d’intervenir sur la scène in- ternationale en réclamant l’appui du pape.Ce dernier avait déjà pris fait et cause pour une autre bande autochtone, les Dénés du Nord-Ouest, lors de sa dernière visite au Canada.Les autochtones invitent tous les Québécois à défendre l’intégrité et l’environnement du Nord puisque ce territoire est également d’intérêt pour eux.Le Conseil attikamek-montagnais envisage de réclamer une injonction devant les tribunaux pour bloquer le projet de base militaire.Ces injonctions, si elles sont demandées, s’appuieront sur les principes de sauvegarde de l’environnement et sur les droits de la personne.Un autre leader amérindien, Conrad Sioui, président de l’Association des premières nations, a signalé les dommages créés sur l’environnement par la présence de vols à basse altitude d’avions supersoniques de type F-18: oeufs d’outardes brisés, poissons morts, carburants toxiques laissés sur les lacs, arbres détruits, faune décimée, troupeaux de caribous dispersés, rythme de vie millénaire des Amérindiens perturbé, etc.Les leaders autochtones ont qualifié de « véritable farce » l’étude d’impact du gouvernement fédéral dans ce dossier.RAPPORT SÉNATORIAL Restructuration demandée des Forces canadiennes en Europe Audrey McLaughlin leaders néo-démocrates des provinces de l’Atlantique, de deux autres députés et d’autres membres influents du parti.Alexa McDonough, de Nouvelle-Écosse, Elizabeth Weir, du Nouveau-Brunswick, Cle Newhook, de Terre-Neuve, ainsi que M.Jim Mayne, dirigeant du NPD à l’Ile-du-Prince-Édouard qui doit bientôt quitter son poste, ont en effet exprimé leur appui à Mme McLaughlin.Le whip du caucus fédéral, M.Rod Murphy, du Manitoba, et le leader adjoint en Chambre, M.Iain Angus, de l’Ontario, ont également fait savoir qu’ils se prononceraient en faveur de Mme McLaughlin lors du vote pour désigner un successeur à M.Broadbent, le 2 décembre, à Winnipeg.Mme Lauglin a ainsi gagné la faveur de 12 des 37 membres du caucus qu’il a été possible de rejoindre.Six autres députés se présentent à la direction du NPD.MM.Dave Barrett et Ian Waddell, de Colombie-Britannique.MM.Steven Langdon et Howard McCurdy, de l’Ontario, M.Simon de Jong, de la Saskatchewan, et Mme McLaughlin doivent aussi lutter contre M.Roger Laçasse, un enseignant de la Colombie-Britannique, et M.J.D.Johnson, pharmacien à la retraite âgé de 83 ans et habitant à St.Thomas, en Ontario, qui est entré dans la course cette semaine.Mme McLaughlin est décidée à devenir la première femme à la direction d’un parti politique national au Canada.Parmi ses partisans, elle a également relevé les dirigeants du NPD ontarien, soit la présidente, Mme Janet Solberg, les vice-présidents Frances Lankin, Lee Angus et Simon Rosenblum, ainsi que l’ancien président, M.Gillian Sandeman.en faire un groupe défensif muni d’armes anti char appropriées.Selon le rapport du Sénat, l’OTAN et le Pacte de Varsovie adoptent tous les deux des stratégies défensives et le Canada doit donc revoir sa position en Allemagne de l’Ouest.Présentement, nos forces sont stationnées loin du front et ont un rôle offensif.Les sénateurs proposent de déployer, de concert avec les alliés, des forces militaires le long de la ligne de front.Pour des éviter des frais, les forces canadiennes échangeraient leurs installations avec une division alliée existante de première ligne.Le Comité de sénateurs suggère une autre alternative qui serait de transformer nos forces en troupes aéroportées d’intervention rapide.Pour les sénateurs, le ministère de la Défense nationale doit absolument étudier les rôles de remplacement pour les Forces canadiennes en Europe parce que les engagements du pays en sont venus à surpasser ses ressources.Le Comité croit que le Défense nationale devrait tenir compte d’autres rôles potentiels pour les Forces canadiennes ailleurs qu’en Europe.« Idéalement il faudrait s’assurer que les équipements acquis pour l’Europe soient utilisables à d’autres fins dans d’autres parties du monde », écrivent-ils.Sur la question de la politique canadienne sur le maintien de la paix, le Comité souligne que le Canada affecte déjà du personnel à dix forces de maintien de la paix dans le monde, mais que de nouveaux engagements ne sont pas à exclure.Il cite les processus de paix en cours en Amérique centrale, au Sahara occidental et en Indochine.Le Comité recommande de réétudier notre politique pour élargir notre rôle.Après l’annonce de coupures de $ 2.7 milliards dans le budget de la défense en avril dernier, les sénateurs sont sévères à l’endroit du gouvernement qu’il accuse « de manquer de cohérence dans sa planification en matière de défense ».Selon les sénateurs, les réductions et les délais d’approvisionnement annoncés par le ministère des Finances « ont été surtout dictés par des impératifs budgétaires plutôt que d’être décidés systématiquement à la suite d’un processus d’évaluation des besoins de défense ».Les sénateurs estiment que le gouvernement doit augmenter le budget de la Défense nationale pour le faire passer de 1.9% du PNB à 2.3%.NPD De nouveaux appuis pour McLaughlin OTTAWA (PC) — Jeudi a été une journée joliment fructueuse pour Audrey McLaughlin, qui ambitionne de succéder à M.Ed Broadbent au poste de chef du Nouveau Parti démocratique.Député du Yukon, Mme McLaughlin a en effet annoncé qu’elle venait de recevoir l’appui de tous les Appuyez notre jeunesse Chaque fois que vous ajoutez un superbe verre à dégustation Héritage à votre collection, 10 e sont versés au Fonds de bourses d’études du flambeau olympique.Ce Fonds aide to de jeunes Canadiens ¦ prometteurs à réussir sur ¦ le plan sportif tout en 1 poursuivant leurs jH ' etudes.Des programmes JÊÊgf!£ comme le Fonds de bourses d’études, des * produits * * comme les 4 essences sans i plomb I '**' Maximum et 0 le parrainage d’activités culturelles et communautaires partout au pays témoignent de Rh l’engagement de «Sk Petro-Canada wk .envers les ^BtoH gens d’ici.C’est grâce à votre participation que nous sommes en mesure de réaliser cet engagement.Nous espérons qu’avec nous, vous appuierez notre jeunesse en collectionnant les huit nouveaux verres à dégustation Héritage.Vous devriez recevoir par la poste, d’ici le 10 novembre, un livret de bons pour les verres à dégustation Héritage.PETROCANADA ® Au service des gens d’ici Vous pouvez obtenir un verre de 12,5 onces contre 1 $ sur présentation d’un bon et à l’achat d’au moins 25 litres de carburant à toute station-service Petro-Canada participante.Gardez-Ie à portée de la main et utilisez les huit bons pour vous procurer ces magnifiques verres qui rehausseront votre collection. Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 ¦ 3 Les Grecs de Montréal veulent être plus visibles Un sentiment d’insécurité croît à Parc-Extension Cauchon LA COMMUNAUTÉ hellénique de Montréal s’inquiète de ce que la place occupée par les différentes communautés ethniques dans l’administration municipale ne réflète pas celle qu'elles occupent dans la vie montréalaise.Et parmi les problèmes qui préoccupent particulièrement les dirigeants de cette communauté, on signale l’augmentation de l’insécurité dans le quartier Parc-Extension, au coeur de la vie hellénique montréalaise.Environ 150 personnalités des communautés hellénique et chypriote de Montréal étaient reçues hier par le maire Jean Doré et par différents responsables municipaux, dans le cadre des rencontres mensuelles avec les communautés ethniques de la métropole.La communauté hellénique, la troisième en importance numérique au Québec, compte environ 70,000 personnes.Bon nombre de Québécois d'origine grecque en étant à la troisième génération, des leaders de la communauté ont signalé hier qu’il fallait maintenant illustrer l’importance de ce groupe par des gestes symboliques : Adrien Maris, président de la Communauté hellénique de Montréal, a demandé au maire Doré qu’on donne des noms de citoyens grecs célèbres à des rues ou des endroits publics de Montréal.Mais d’autres dirigeants se sont inquiétés de l’insécurité grandissante dans Parc Extension, ce qui pourrait être lié à la drogue.Au printemps dernier les forces policières avaient d’ailleurs fermé plusieurs « pique-ries » dans ce quartier, ces établissements clandestins où des jeunes vont consommer des drogues dures.Au poste de police 42 on confirme que la violence a généralement aug- AFFAIRE RUFFO Un nouveau sursis i-V.Dufresne LE JUGE Denis Lévesque, de la Cour supérieure du Québec, a pris en délibéré hier après-midi la requête du juge Andrée Ruffo, de la Chambre de la jeunesse, contre l’ordonnance du Conseil de la magistrature du Québec, qui entendait examiner à huis clos une dizaine de plaintes, logées contre elle par le Directeur de la protection de la jeunesse de Lau-rentides-Lanaudières, M.Miville La-pointe.Les reproches que ses pairs ont retenues, dont plusieurs paraissent plutôt anodines, à première lecture en tous cas, comportent cependant des sanctions aussi rigoureuses que recommander à la Cour d’appel la destitution du magistrat, ou alors, au moins une réprimande formelle, s’il n’était pas innocenté.Entre-temps, le juge Lévesque, avec l’accord des parties, dont le Conseil de la magistrature lui-même, a accordé un deuxième sursis d’audience à Mme Ruffo, de sorte qu’elle ne sera jugée qu’une fois rendue la décision de la cour, vraisemblablement en début de semaine.On retiendra encore des plaidoyers hier de Me Robert, et du procureur de The Gazette et de Radio-Canada, Me Marc-André Blanchard, qu’ils ne remettent pas en cause la constitutionnalité du huis clos invoqué par le Conseil de la magistrature, mais qu’il incombe à ce dernier, disent-ils, de faire la preuve que cette procédure constitue une restriction « raisonnable » à la liberté de presse, comme le concède la Charte canadienne des droits et libertés.Or, cette preuve n’a pas été faite, le juge Lévesque dit l’avoir lui-même constaté.Quant au Conseil de la magistrature, par la voix de son porte-parole, Me Louis Crête, il n’estimait pas être contraint de prouver formellement le bien-fondé du huis clos.En sa qualité de tribunal, le Conseil eût été alors j uge et partie, soutient Me Crête, qui met donc en cause la procédure adoptée par Mes Robert et Blanchard.Au lieu d’invoquer l’article 1 de la Charte, ceux-ci en effet auraient dû contester la constitutionnalité même des dispositions du Code civil, notamment, sous l’empire desquelles le Conseil de la magistrature s’est autorisé du huis clos.Précisément, ce sont là des dispositions que ni Me Robert ni Me Blanchard ne veulent mettre en cause, puisqu’ils reconnaissent d’emblée que l’accès à l’information peut légitimement souffrir des contraintes, au nom de l’intérêt public ou des bonnes moeurs.Mais alors, que celles-ci soient justifiées judiciairement, par une preuve formelle.L’ordonnance du Conseil ne justifie le huis clos qu’en « appréhendant » un danger, sans l’étayer, di- sent-ils : l’affrontement de deux pouvoirs sur la place publique, selon le Conseil, pourrait miner la confiance de la jeunesse vis-à-vis de la justice.Peut-être bien, mais encore fallait-il le démontrer, et si le Conseil estimait qu’il ne pouvait pas le faire lui-même, il n’eût pas été inopportun pour ce tribunal quasi judiciaire de s’en remettre à un procureur de la Couronne pour appuyer sa décision.Une perle, hier, sur la plage encombrée de la procédure.Pour soutenir qu’un débat public sur la justice, loin de miner la crédibilité de la magistrature, pourrait au contraire permettre à la jeunesse de mieux faire confiance aux tribunaux, Me Robert a cité la réputée psychologue des enfants, feue Françoise Dolto, qui écrivit que la meilleure façon encore de socialiser les enfants, « c’est de leur dire la vérité », a souligné Me Robert.Or, Françoise Dolto, précisément, a préfacé le populaire ouvrage du juge Ruffo intitulé Parce que je crois aux enfants.Le clin d’oeil, semble-t-il, est passé inaperçu.La compétence de la Cour supérieure dans cette affaire fait aussi problème.Car dans son plaidoyer.Me Blanchard, qui représente aussi Radio-Canada, réclame de la cour qu’elle oblige le Conseil de la magistrature à accueillir les caméras de télévision avant et après la tenue des audiences à venir, pour au moins encadrer les informations ou les commentaires de ses journalistes.Dans l’esprit de Me Blanchard, ce droit découle du droit d’accès à l’information, mais le juge Lévesque a semblé s’interroger hier sur la compétence que possède un tribunal pour s’immiscer a ce point dans les prérogatives d’un autre.Bref, la Cour supérieure a-t-elle ici un pouvoir de « réforme » analogue à la Cour d’appel ?Si elle possède celui de casser le jugement du Conseil de la magistrature, a-t-elle celui de définir à sa place les paramètres d’une audience publique ?Signalons que nonobstant le pouvoir de réforme de la Cour d’appel, il n’existe pas ce qu’on appelle à tort des tribunaux « supérieurs » et des tribunaux « inférieurs ».Chacun, en principe tout au moins, est résolument indépendant de l’autre.Par ailleurs, la situation dans laquelle se trouve le juge Lévesque ne manque pas d’une certaine saveur.Nommé par le gouvernement fédéral, M.Lévesque relève, lui, non pas du Conseil québécois, mais du Conseil canadien de la magistrature.La décision qu’il est appelé à prendre ne sera pas sans être invoquée en guise de précédent si le Conseil dont il fait partie était saisi d’une requête semblable.Et l’on chuchote, dans les couloirs du Palais de justice, que le Conseil canadien, eu égard aux controverses entre pairs, souffre encore plus d’agoraphobie que son pendant québécois.menté dans le guartier, mais on refuse les interprétations trop alarmistes.Au CLSC Parc-Extension on se veut encore plus nuancé.« 11 est certain qu'une petite minorité de jeunes vit des problèmes de surconsommation de drogues, explique Delphino Campanile, travailleur social.Mais il faut plutôt identifier les comportements à risque qui mènent à une telle consommation.Certains jeunes accumulent des tensions dans la famille et des échecs scolaires qui mènent, si la prévention n’est pas adéquate, à des comportements plus lourds.Il faut ajouter aussi que dans les piqueries du quartier les consommateurs venaient largement d’ail- leurs».La majorité des Grecs de la région montréalaise travaillent dans le secteur manufacturier (31 % d'entre eux actuellement, contre 36% en 1970).Ils sont entre 22 à 24 % à tra vailler dans le secteur de la restau ration.Et une nouvelle génération de professionnels voit le jour, une gé nération scolarisée et plus proche de la communauté francophone.Mais les questions linguistiques demeurent toujours aussi vivaces, comme on a pu le constater hier.Des citoyens ont protesté auprès des res ponsables municipaux parce qu’ils ne pouvaient recevoir leur compte de taxe.en anglais ou en grec Zoubris, un jeune membre de la Mlénique de Mont- Les responsables municipaux se sont évertués à répéter que Montréal, comme institution publique, doit respecter la loi et offrir des ser vices d'abord en français.Dimitris un leun Communauté hel réal, se veut conciliant.« C'est vrai qu’il peut y avoir un problème d'image de nôtre communauté chez les francophones Mais d’ici cinq ou sept ans vous devriez voir beaucoup de changements, avec l'arrivée dans la vie adulte de tous les enfants d’ori gine grecque qui sont entrés à l'école depuis 1976 et qui sont maintenant éduqués en français».Deux autres préoccupations dé gagées hier : le manque d'emploi dans l'administration municipale jMiur les néo Québécois, et le manque de logements et de maisons à prix abordable.Régis Boudreau, un fonc tionnaire de la ville, reconnaît qu'en viron 5 à 7 % des emplois sont oc cupés par des néo Québécois alors que ceux-ci représentent plus de 30 % de la population et qu'ils sont à « compétence égale avec les francophones et anglophones de souche ».« Chez nous l’ancienneté d éni ploi est autour de 16 ans, ajoute t-il Cela veut dire que l'administration municipale reflète actuellement l'état de la société d'il y a 16 ans » Les jeunes Canadiens français lancent leur Commission nationale d’enquête sur l’assimilation Le phénomène est dramatique chez les jeunes francos hors Québec luette Young de la Presse Canadienne OTTAWA — L’usage du français chez les francophones, et en particulier chez les jeunes francophones âgés de 15 a 24 ans hors Québec, régresse dans la plupart des régions du Canada.C’est le constat qu’a fait la Fédération des jeunes Canadiens français au moment où elle lançait, hier, une enquête pour tenter de freiner le mouvement d’assimilation chez les communautés francophones à l’extérieur du Québec.« Chaque nouveau recensement national confirme la triste réalité : l’assimilation chez les francophones hors Québec, et particulièrement chez les jeunes, est dramatique », a lancé la présidente de l’organisme, Aline Taillefer.Grâce à un projet subventionné par le Secrétariat d’État et le gou- vernement du Québec, la Fédération des jeunes Canadiens français se propose de trouver des solutions concrètes pour enrayer le problème grandissant de l'assimilation.Une commission nationale d’enquête constituera l’un des grands axes de ce projet intitulé « Vision d’avenir ».Cette commission, qui tiendra des audiences publiques à l’échelle nationale, sera chargée « de mesurer l'étendue de l'assimilation chez les jeunes et d’identifier des actions nécessaires pour la freiner».Ce projet mise sur le rôle des jeunes pour renverser les tendances assimilatrices dans leur communauté.À l’insistance des journalistes qui ont remis en question le bien-fondé d’une nouvelle enquête sur cette question, Mme Taillefer a précisé que ce projet ira plus loin que la multitude d’études qui ont déjà passé au peigne fin la question de l’assimilation.« Le projet Vision d’avenir vise un plan d’action concret pour con trer l’assimilation plutôt qu'une étude sociologique du phénomène, parce que nous connaissons déjà les causes de l’assimilation », a-t elle précisé.L’une des solutions envisagées, selon elle, « c’est d’axer davantage nos efforts sur la refrancisation des francophones assimilés» Selon le directeur général de la Fédération, M.Paul Lapierre, il y a lieu, à la lumière des ravages de l’assimilation, de réévaluer les stratégies d'intervention des gouvernements dans ce domaine Selon des chiffres fournis par la Fédération des francophones hors Québec, le taux d’assimilation atteint 25.8 % en Ontario, 7 1 %au Nouveau-Brunswick, 28.1 % en Nouvelle-Écosse, 36% à l’Ile-du-Prinee-Édouard et jusqu’à 49 % en Alberta, 53 % en Saskatchewan et 55 %en Colombie-Britannique.Ces chiffres tiennent compte de répon ses à choix multiples sur la langue maternelle et la langue parlée a la maison fournies par Statistique t’a nada.M.Lapierre remet en question également la volonté poUtlgue des gouvernements de reconnaître les droits des francophones dans le contexte actuel de la crise de l'accord du lac Meech.« La volonté politique ne semble pas toujours être là, a-t-il précisé.Je pense qu'il s'agit d'aller cher cher l'appui politique de la population anglophone ».Selon lui, il y a quand même « une clientèle d’appui » chez les anglophones, en regard de la très grande popularité des classes d'immersion en français.« Par le passé, les communautés francophones se sont isolées.Est-ce qu’il n’y aurait pas moyen d’al 1er chercher cet appui de la popu lation anglophone ?» Consultation monstre avant Les B PC resteront pour 3 le 1er plan d’urbanisme autres mois à Saint-Basile Ile Paré SOUS le thème « Faites votre ville », l’administration Doré amorcera à la fin janvier une consultation monstre à l’échelle de la ville pour aboutir à l’adoption en 1992 du premier plan d'urbanisme de Montréal depuis sa fondation.Hier, M.John Gardiner a indiqué que son administration déposera en premier lieu au conseil muncipal le 17 janvier sa propre vision du centre-ville, à la suite de quoi sera lancée une grande entreprise de consultation dans les neuf arrondissements que compte Montréal pour jeter les bases de plans d’urbanisme pour chacun des quartiers.Le plan directeur du centre-ville que présentera l’administration Doré comportera quant à lui les priorités à retenir en matière de logement, de transport en commun, de commerces, de développement économique, etc.On prévoit déjà y inclure des mesures pour favoriser l’utilisation du transport public ou des taxis, s’est limité à dire M.Gardiner.Ce projet d’aménagement du centre-ville fera ensuite l’objet d’un mini-sommet en février, où tous les milieux montréalais pourront y commenter les priorités proposées par la Ville.Ce forum sera le premier à réunir autant de partenaires depuis le sommet économique de 1986.Après quoi, le plan directeur sera soumis au comité conseil de l’arrondissement Centre pour une étude publique.Le comité exécutif devrait être en mesure d’adopter le plan directeur du centre-ville et les modifications qui s’imposeront aux règlements de zonage au début de l’été, prévoit M Gardiner.Mais d’ici là, l’administration continuera à juger les projets de développement par plans d’ensemble, a-t-il précisé.Pour l’heure, le règlement de zonage intérimaire au centre-ville fixe à quatre étages l’élévation maximale permise et les dérogations sont accordées à la pièce.« Nous savions que ça prendrait deux ans avant d’avoir un plan, et d’ici là nous n’avons pas l’intention de stopper le développement du centre-ville », a-t-il souligné, rétorquant aux critiques adressées à son administration en cette matière.Par ailleurs, une vaste opération de consultation des huit autres arrondissements sera lancée simultanément en janvier dans tous les comités-conseils pour jeter les bases des futurs plans pour chacun de ces territoires.d'après la Presse Canadienne LA COU R supérieure vient d’interdire pour une période additionnelle de trois mois le transport vers Baie-Comeau des BPC encore entreposés à Saint Basile-le-Grand Dans une décision rendue hiei par le juge Jacques Dufour, de la Cour supérieure, le Procureur général du Québec se voit intimer l’ordre de n’entreprendre aucune démarche visant à faire transporter les BPC de Saint-Basile vers le site d’entreposage de Manie 2, où un premier chargement de produits toxiques est en place depuis septembre dernier.Le délai vise a permettre aux parties de se préparer pour le long débat juridique qui opposera devant le tribunal ilydro-Quebec et un groupe de citoyens de Baie-Comeau au sujet de la présence des BPC dans ce coin du Québec.Le groupe de citoyens, qui est représenté par l’avocat Guy Bertrand, plaide que l’émission du permis de transport des produits toxigues vers Baie-Comeau était injustifiée, que la Loi d'Hydro-Québec a été violée et que le certificat d’autorisation d’entreposage émis par le ministère de l’Environnement à l'endroit d’Hydro-Québec a été annulé le 5 décembre 1983.Le juge ordonne également que la cause soit entendue « à une date à être fixée d’urgence».D'autre part, les essais visant à déterminer si l’incinérateur mobile Vesta répond aux normes fédérales et provinciales pour la destruction des déchets solides contenant des BPC débuteront la semaine pro chaine au Centre de traitement des déchets spéciaux, à Swan Hills, en Alberta, a annoncé hier Environnement Canada.Le programme d’essais, dont le coût est estimé à $2.5 millions, est parrainé par Environnement Canada, les ministères québécois et on tarien de l’Environnement, Hydro-Québec, Hydro-Ontario et la société Vesta Technology Ltd.Trois essais sont prévus, du 5 au 7 novembre, du 22 au 24 et du 27 au 29.COLLÈGE VILLE-MARIE École secondaire privée déclarée d’intérêt public par le ministère de l'Education pour garçons et filles Examens d'admission pour la première année du secondaire le samedi 25 novembre 1989 le samedi 2 décembre 1989 Nécessaire de s’inscrire 2850 est, rue Sherbrooke station de métro Préfontaine Montréal, Québec H2K 1H3 Tél.: 525-2516 f **5 loto-québec Tirage du 89-11-01 GAGNANTS LOTS Vous pouvez miser jusqu’à 20 h le mercredi et le samedi 14 16 20 22 34 42 No complémentaire: 39 6/6 0 2 469 094,10$ 5/6 + 10 93 276,90 $ 5/6 289 2 468,10$ 4/6 17 078 80,30 $ 3/6 302 392 10,00$ VENTES TOTALES: 19 068 435,00$ PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 4 600 000,00 $ PROCHAIN TIRAGE: 89-11-04 Vous pouvez miser jusqu’à 21 h les soirs de tirage PROCHAIN TIRAGE 89-11-03 Tirage du: 89-11-01 1 1 A I 18 2?31 33 37 40 41 42 43 44 52 53 58 64 65 67 , le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.m F E I lg ¦ 4 FAIT BEAUCOUP DE GAGNANTS! EN UN MOIS 282 411 GAGNANTS ONT PARTAGÉ 5 534 217$ ET LE NOMBRE D'HEUREUX S'ACCROIT CHAQUE LUNDI, MERCREDI ET VENDREDI! loto-québec # « O COMMENT RANIMER LE DÉSIR SEXUEL?Une émission spéciale de deux heures portant sur les aphrodisiaques avec Janette Bertrand.Sexologues et fabricants d'aphrodisiaques y seront pour répondre à vos questions parle biais d'une tribune téléphonique.Parler pour pari Avec Janette Bertrand Réalisation: Jacques Cholette Ce soir à 22h câble 8 ASA Radio •Is Québec C'est autre chose et c'est tant mieux. 4 ¦ Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 L’ACTUALITE INTERNATIONALE L’Ukraine doit entrer dans le concert des nations, estime un leader de l’opposition bçols Brousseau JUSQU’À tout récemment, la tornade de la glasnost et de la perestroïka avait épargné l’Ukraine, la plus populeuse des républiques soviétiques après celle de Russie.Depuis le mois de septembre, ce n’est plus vrai.Aujourd’hui, clament ses nouveaux leaders qui émergent de l’illégalité, l’Ukraine se voit offrir « une dernière chance » de retrouver sa voix dans le concert des nations.Car la résistance au vent de Moscou y a décisivement faibli depuis quelques mois.Une escadre de dinosaures, présidée par le vieux brejnévien Vladimir Chtcherbitski, tenait bien en selle, et à l’abri des mauvaises influences, ce territoire immense peu plé de 52 millions d’habitants, dont 40 millions d’Ukrainiens.Mais trois événements viennent de marquer la vie de cette République soviétique : le réveil de l'Église catholique (uniate) ; la purge des dirigeants conservateurs, fin septembre ; et l’éclosion d’une nouvelle coalition politique, le « Roukh» (Mouvement) d’Ukraine, comparable au Sajudis lituanien ou au Front populaire letton.« Nous avons beaucoup de retard par rapport aux pays baltes », dit Ivan Dratch, poète et cinéaste élu à la présidence du Roukh lors de son congrès de fondation, les 8, 9 et 10 septembre derniers, et que LE DEVOIR a rencontré ces derniers jours à Montréal.S « Avant de parler d’indépendance nationale, dit-il, commençons par arler d’indépendance intérieure, ous avons beaucoup de chemin à faire de ce côté.Nous sommes encore un peuple à genoux, avec de graves problèmes d’identité et d’affirmation de soi ».La souveraineté de l’Ukraine, « dans le cadre d’une structure fédérale renouvelée » — un peu comme le Québec libre dans un Canada uni — est pourtant au coeur du programme adopté par le Roukh au soir du 10 septembre, en présence de 1,100 délégués (dont 200 membres du PC) et de nombreux invités d’U RSS et des pays de l’Est, dont le célèbre ex dissident polonais Adam Michnik, venu parler au nom du Parlement de Varsovie.M.Dratch, dont le nom avait été bloqué par la vieille garde lors des élections semi-libres à la Chambre des députés en mars dernier, espère que, comme dans les pays baltes, son groupe pourra librement aller aux élections dans les républiques, au début de 1990.Cet intellectuel typique des pays de l’Est dans la conception qu’il se fait de son « devoir civique », est intarissable sur le drame du peuple ukrainien.Une nation qui, pour certains observateurs, est tellement engagée dans la voie de l’assimilation à la Russie, qu’on peut difficilement, aujourd’hui,parler de peuple, et encore moins de pays en devenir.Interprétation que rejette M.Dratch, tout en reconnaissant son fondement historique et l’énormité de la tâche qui se dresse devant lui : avis de demande d'un permis d'alcool Régie des permis d'alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l'art 60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication.ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 |ours de cette publication Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à La Régie des permis d'alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la Endroit demande d'eiploltation 2740-9218 QUEBEC INC Resto-Bar Le Club Sandwich 1366 Ste-Catherme Est Montréal LAVALLÉE.Pierre Boutf-Tou Enr 3737, Crémazie Est S 100 Montréal 169068 CANADA LTD Restaurant Marina Dell 358, Notre-Oame local 260 Repentigny ARMANDO PONARI.EDUARDO PONARI.ERMO PONARI Poisson et Frites Maison Mommy 3135, Notre-Dame Lachme LES INVESTISSEMENTS ZAHABI INC Les Investissements Zahabi Inc 1257, Mont-Royal Est Montréal 132171 CANADA INC Restaurant Les Pigeons Voyageurs Enr 1597 St-Hubert Montréal PIZZERIA NAPOLETANA INC Restaurant La Napoletana Enr 189, rue Dante Montréal BISTRO LA FIESTA INC Bistro La Fiesta Inc 305,77e avenue Chomedey, Laval JEAN-GUY BEAUCHESNE, RÉJEAN TREMBLAY, MARCEL BARTHE, 2460-2644 QUÉBEC INC.Salon de Quilles Lachme Enr.125,45e avenue Lachine MARCHÉ MALEC INC.Marché Malec Inc.100, Jacques-Bizard St-Raphael de l'ile Bizard 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Lachine ALIMENTATION GÉRARD CHAMPAGNE ET FILS LTÉE Alimentation Gérard Champagne et Fils Ltée 354, Grande Côte St-Eustache MANUEL FERREIRA, PAUL COSTA Au Vieux Balkan 8990 rue Viau St-Léonard 2436-2030 QUÉBEC INC Supermarché Andes 436.rue Bélanger Est Montréal 2436-2030 QUÉBEC INC Supermarché Andes 436 rue Bélanger Est Montréal 2436-2030 QUÉBEC INC.Supermarché Andes 436 rue Bélanger Est Montréal BOURDEAU.Marie-Clerne Dépanneur Épicerie Tropic-Plus 9275 boul St-Michel Montréal Permis additionnel 1 bar avec danse 1 Épicerie 1 Bar 1 Épicerie 987, bout St-Jean Pointe Claire 4401, rue Wellington Verdun 2100 boul.SI-Joseph Lachine 354.Grande Côte St-Eustache 1 Restaurant 9500 rue pour vendre Meilleur Montréal 1 Épicerie 1 Épicerie 1 Épicerie 1 Épicerie 436.rue Bélanger Est Montréal 5920 rue Victoria Montréal 4387, boul St-Laurent Montréal 9275, boul St-Michel Montréal 1 Bar dans 125,45e Centre Sporlit avenue Lachine Changement permanent d'endroit d'exploitation 100, Jacques- 8izard St-Raphael d'une Épicerie de l'ile Bizard 1 Restaurant pour vendre 3545.bout St-Martin Ouest Laval 1 Restaurant 651, rue de pour vendre l'Église Verdun 1 Restaurant pour vendre (Demande amendée) 1 Épicerie 1351,rue Logan Montréal 1105, rue St- Denis Montréal CLAUDIO, David 1 Bar 6767, Bar Chez Dave Beaubien Est 6767, Beaubien Est Montréal Montréal 2436-2808 Permis 1039.QUÉBEC INC additionnel Beaubien Est Pizza Unique 1 Restaurant Montréal 1039, Beaubien Est Montréal pour vendre MARCHÉ AUX 1 Bar 1550, boul PUCES t Restaurant Daniel ST-MARTIN, pour vendre Johnson UVAL INC 1550, boul Daniel Johnson Laval Laval 2530-8073 Augmentation 141, St- QUÉBEC INC de capacité et Charles Reslauranl Les autorisation de 1er étage Jumeaux Enr.spectacles Ste-Thérèse 141, St-Charles dansl 1 er étage Restaurant Ste-Thérèse pour vendre existant Permis additionnel 1 Bar 120720 CANADA 1 Épicerie 4311, boul.INC suite au Notre-Dame Alimentation de changement Laval Chomedey permanent de 4311, boul.Notre- remplacement Dame de Laval rétablissement 2640-7072 1 Restaurant 5165 Grande QUÉBEC INC pour vendre Allée.Jacques Cartier local 2 Pizzeria 5165 Grande Allée, local 2 Brossard Brossard LES 1 Restaurant 260, Jean ENTREPRISES pour vendre Talon Est BOLINCA INC Montréal Bowling et Mini Goll Jean-Talon 260, Jean Talon Est Montréal Le président et directeur général Ghltlaln K.-Laflamme, avocat Québec PHOTO JACQUES GRENIER Ivan Dratch « Les pays baltes ont déjà connu l’indépendance.Nous, au fil des siècles, n’avons fait que changer de statut colonial.Nous en avons hérité une mentalité d’esclaves».En Ukraine, et en particulier sous le règne de Brejnev, « tout a été facteur de russification : l’éducation, l’Église orthodoxe, la langue de service dans les magasins, l’armée, etc.Nous en sommes aujourd’hui au niveau de la simple survie culturelle.Le renouveau actuel constitue notre dernière chance».La proximité linguistique du russe et de l’ukrainien constitue l’un des obstacles à la reconquête d’une identité propre.L’assimilation, fait observer M.Dratch, est particulièrement avancée en Ukraine de l’Est, dans les villes et parmi la classe ouvrière.En 1989, les médias ont enfin levé l’interdit sur les organisations indépendantes, « même si les embûches et les vexations demeurent »; un journal, Literatourna Ukraina, véhicule à 100,000 exemplaires les idées du renouveau ; et 30 députés au Soviet suprême s’identifient désormais au Roukh, lequel compte 280,000 membres.Sortir du système actuel ?D’une certaine façon, oui, répond M.Dratch, mais « le peuple a perdu confiance dans les grands changements révolutionnaires ».C’est plutôt une longue, « une très longue route » qui attend le peuple ukrainien.Un député et un magistrat sont assassinés à Bogota BOGOTA ( Reuter) — La guerre de la drogue en Colombie a tué pour la première fois un député, abattu hier soir d’une seule balle dans la tête devant son domicile de Bogota, tandis que, à Medellin, capitale du trafic de la cocaine, les employés judiciaires annonçaient qu’ils se mettaient en grève pour protester contre l’assassinat d'un magistrat de la ville.L’assassin de Francisco Madero Forero, 62 ans, député conservateur depuis 30 ans et ancien ambassadeur aux Nations unies, s’est calmement éloigné à pied et est monté dans une voiture qui l’attendait, a précisé la police.Une trentaine de minutes plus tard à Medellin, un autre attentat a coûté la vie à Mariela Espinosa, 40 ans, chargée des dossiers liés au trafic de drogue, a été tuée dans sa voiture, d’une rafale de pistolet-mitrailleur.Deux passants ont été légèrement blessés.Espinosa est le deuxième magistrat tué à Medellin depuis que les autorités colombiennes ont juré de venir à bout des barons de la drogue en mois d’août.Les quelque 4,000 employés judiciaires de la ville ont annoncé qu’ils entamaient une grève illimitée pour protester contre cet assassinat et contre fait que, selon eux, le gouvernement ne leur assure pas de protection.H ier soir encore, une bombe a explosé dans un temple mormon du sud de Bogota.L’attentat a provoqué des dégâts mais n’a pas fait de blessé.Ces opérations sont considérées par la police colombienne comme des représailles après l’extradition aux États-Unis, la semaine dernière, du numéro quatre présumé du cartel de Medellin, Jose Abello.Madero représentait au Parlement colombien la ville de Pacho, l’ancien fief du chef présumé du cartel, Gonzalo Rodriguez Cacha, situé à 65 km environ au nord de Bogota.Depuis le début des années 1980, les trafiquants de drogue colombiens sont tenus pour responsables des meurtres de plus de 350 fonctionnaires de justice, dont 50 juges.Politicien lapidé au Chili SANTIAGO (AFP) - Le candidat du gouvernement aux prochaines élections présidentielles Hernan Buchi a été accueilli, hier, par des jets de pierre lors d’une visite dans le quartier ouvrier de La Victoria dans le Sud de Santiago, ont rapporté des témoins.M.Buchi, ex-ministre des Finan- ces du général Augusto Pinochet, n’avait pas annoncé sa visite et sa voiture a été lapidée lorsqu'elle est passée dans la rue Ranquil du quartier de La Victoria.La Victoria, qui compte 45,000 habitants, est un quartier durement touché par la pauvreté et le chômage.LE MONDE EN BREF Nyers : la Hongrie n’est pas la Pologne COPENHAGUE (Reuter) — Le président du nouveau Parti socialiste hongrois, Rezso Nyers, a invité instamment hier la CEE à ne pas mettre son pays sur le même plan que la Pologne dans ses projets d’assistance à leur développement économique.Il a en outre appelé les pays européens à accélérer leur aide pour éviter que les importantes réformes économiques mises en oeuvre par Budapest ne perdent de leur dynamique.« J’entrevois un problème si la Hongrie et la Pologne sont traitées pareillement » par la CEE, a déclaré Nyers à l’occasion d’une visite de 48 heures à Copenhague.« Je peux accepter cela comme point de départ.Mais si elle continue de nous traiter de la même manière, elle ne pourra trouver les solutions nécessaires les plus adéquates pour deux pays différents, car ce sont en fait deux pays différents ».« L’aide financière est un des éléments clés, a-t-il encore souligné.Le danger de banqueroute est là, pas dans l’immédiat, mais il pèse sur nos têtes ».La répression ne résout pas les problèmes PRAGUE (Reuter) — Un porte-parole du gouvernement tchécoslovaque a estimé hier que la répression des manifestations par la police ne résolvait par les problèmes politiques.Plus de 10,000 personnes ont manifesté samedi à Prague, où elles ont été fermement dispersées par la police.« Le dialogue sur les questions politiques importantes ne peut se dérouler efficacement dans la rue.Par ailleurs, les actions policières ne peuvent résoudre ces problèmes de manière permanente.Il faut rechercher des solutions politiques », a dit Miroslav Pavel lors d’une conférence de presse.Un porte-parole du ministère tchécoslovaque des Affaires étrangères a précisé que le Canada, la France, l’Italie, l’Espagne et les Etats-Unis avaient protesté contre la dispersion de la manifestation par la force.« Toutes ces protestations ont été rejetées dans la mesure où elles étaient dénuées de tout fondement et constituaient une ingérence dans les affaires intérieures tchécoslovaques », a-t-il dit.Des Turcs pour le port du foulard ANKARA (Reuter) — Quelque 3,000 Turcs ont manifesté hier dans les rues d’Ankara en réclamant pour les étudiantes le droit de porter le foulard islamique à l’université.L’agence anatolienne de presse écrit que la manifestation était illégale mais que personne n’a été arrêté et que les manifestants se sont dispersés dans le calme au bout d’une heure lorsque leur progression a été bloquée par la police.Des femmes coiffées du foulard et accompagnée d’hommes barbus ont défilé aux cris de « Allah o Akbar » (« Dieu est Grand ») en brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Nos foulards sont notre liberté » ou « Vivons nous en Bulgarie ?», allusion aux tentatives d’assimilation de la minorité de souche turque par le régime bulgare.Cette manifestation, une des plus importantes de caractère islamiste depuis le début des années 1980, intervient au surlendemain de l’élection à la présidence du premier ministre Turgut Ozal, musulman pratiquant et qui s’est prononcé pour le droit des femmes à porter le foulard.Un tribunal constitutionnel a déjà invalidé une loi autorisant le port du foulard dans les universités.Theodorakis, communiste conservateur ATHÈNES (Reuter) — Le compositeur grec Mikis Theodorakis, candidat de la Nouvelle démocratie (ND, droite) aux élections législatives de dimanche, a déclaré hier que la droite était l’unique remède aux maux actuels de la Grèce.L’auteur de « Zorba le Grec », ancien député communiste, a expliqué avoir rejoint Constantine Mitsotakis, dirigeant de la ND, parce qu’il avait réussi la réconciliation nationale, 40 ans après la guerre civile.À son avis, la formation du gouvernement de coalition avec conservateurs et communistes, une première dans l’histoire de la Grèce, est un « changement cosmique » a porter au crédit de Mitsotakis.Communiste depuis sa jeunesse, Theodorakis était devenu un symbole de la résistance quand sa musique avait été interdite par la junte militaire au pouvoir de 1967 à 1974.Député communiste de 1981 à 1987, il a déclaré rester malgré tout communiste même s’il a quitté son parti en raison d’un désaccord au sujet de l’ancien premier ministre Andreas Papandreou Le Canada, leader à l’OEA (Le Devoir)— L’adhésion du Canada à l’Organisation des États américains, la semaine dernière, permettra d’y atténuer le poids des États-Unis, et d’accentuer le multilatéralisme des relations interétatiques dans le continent, a déclaré mercredi le juge Thomas Buergenthal, de passage à Montréal.M.Buergenthal, ex-président de la Cour interaméricaine des droits de l’homme et spécialiste de l’Amérique latine, s’est déclaré optimiste sur l’avenir de l’OEA, et s’attend à un retour imminent de pays exclus ou suspendus comme le Chili.« Le Canada, a-t-il déclaré, pourra exercer un leadership nouveau dans l’organisation, notamment par son influence sur les 11 pays anglo-saxons qui en sont membres ».Le juge s’est réjoui du « retour de la légitimité des urnes » dans la plupart des pays de la région, qui a pour effet d’isoler davantage les récalcitrants comme Cuba et le Panama.Aoun menace les députés libanais qui s’apprêtent à voter pour un nouveau président BEYROUTH (Reuter) — À deux jours de la date prévue pour l’élection présidentielle libanaise, la tension montait hier à Beyrouth où le ' générai Michel Aoun a lancé un nouvel avertissement aux députés du pays en les pressant de ne pas prendre part à une « violation » de la constitution.Réagissant à la convocation des parlementaires par leur président, le chiite Hussein Husseini, le chef de l’armée chrétienne a menacé de prendre des mesures strictes pour s’opposer à une réunion appelée à ratifier en outre le plan de paix arabe MUSIQUE CLASSIQUE n a a n I ¦ I I I I I I I I I CE SOIR.VENDREDI .3 NOVEMBRE LA PETITE MUSIQUE DE NUIT DE CIEL MF PRÉSENTE A 22:00 oeuvres diverses de Haydn, Mozart, Beethoven, Lanner, Schubert et Waldteufel DEMAIN SOIR, 22:00 concern armonici nos.4-5-6 (Pergolesi) double concerto pour piano no.10 (Mozart) rhapsody in blue (Gershwin) symphonie no.103 (Haydn) RENSEIGNEMENTS: 527-8321 adopté le mois dernier à Taef (Arabie Saoudite).« Je demande à Husseini de s’arrêter aux limites de ces violations constitutionnelles.Poursuivre dans cette direction entrainerait des mesures strictes », a-t-il dit à Reuter.Un membre de l’entourage d’Aoun avait déclaré auparavant que la session du Parlement « n’aurait pas lieu ».Il avait ajouté que le Liban devait s’attendre à des « surprises dans les 48 heures qui viennent » face à la décision prise mercredi soir par Husseini de convoquer les députés à la villa Mansour, un bâtiment situé sur la ligne verte de démarcation à Beyrouth.Le général chrétien, qui ne recon-nait pas les pouvoirs d’Husseini, estimant que son mandat a expiré l’an passé, s’est dit prêt à dissoudre le Parlement et à suspendre la constitution si les députés ne rentraient pas au Liban pour discuter avec lui de l’accord qu’ils ont approuvé à Taef.Plusieurs des parlementaires ont différé leur retour à Beyrouth par crainte de s’exposer à des pressions des partisans d’Aoun.Ceux-ci sont hostiles à un accord qui donne des pouvoirs accrus à la communauté musulmane mais qui a surtout le tort, à leurs yeux, de ne pas fixer un échéancier précis en vue d’un retrait rapide de l’armée syrienne du pays.Pour les observateurs, la dissolution du Parlement paralyserait le dernier organe constitutionnel en- CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.core en vie et risque de rendre impossible une réanimation de la structure gouvernementale déjà terriblement handicapée par l’absence de chef de l’État et l’existence de deux cabinets chrétien et musulman rivaux.Dans les milieux diplomatiques, on souligne que 28 des 58 députés qui ont signé l'accord de Taef, actuellement en attente à Paris, ne devrait pas avoir regagné Beyrouth dans les délais nécessaires.Dans la capitale française, on a appris hier que les 28 avaient décidé de déléguer deux des leurs — Georges Saadé, chef des Phalanges libanaises (chrétiennes), et Kazem el Khalil, député chiite de Tyr — auprès d’Aoun pour tenter de le convaincre de ne pas empêcher la réunion du Parlement.Ils ont toutefois renoncé hier soir à le rencontrer.La participation des 28 à la session est vitale pour assurer que le quorum des deux-tiers, 49 députés, soit réuni.Le Parlement libanais ne compte plus aujourd’hui que 73 membres sur les 99 qui avaient été élus en 1972 pour quatre ans.La guerre civile a empêché depuis l'organisation de nouvelles élections et 25 députés sont décédés entretemps, un autre, Amine Gemayel, abandonnant son mandat pour devenir président de la République entre 1983 et 1988.Dans les milieux politiques musulmans, on souligne qu’Husseini aurait encore la possibilité de convoquer le Parlement en un endroit hors de portée des forces d’Aoun.« Mais meme si les menaces d’Aoun sont inconstitutionnelles, il contrôle encore l’enclave chrétienne (où le palais présidentiel est situé) et il peut très bien empêcher un président d’y mettre les pieds », a déclaré un diplomate arabe qui prévoit de grave troubles si un concensus n’est pas trouvé rapidement. L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 ¦ 5 Li Lk- PHOTO AP Des réfugiés est-allemands brandissent leurs documents d'immigration délivrés par le consulat est-allemand à Prague.Ils pourront maintenant passer à l'Ouest.Krenz va s’inspirer du modèle politique polonais Les accusations de Pretoria rejetées La confusion règne en Namibie sur les incursions de la SWAPO Pays de l’Est Kohl et Mitterrand soutiennent les réformes BONN (AFP) - MM.Helmut Kohl et François Mitterrand se sont déclarés convaincus, hier à Bonn, de la nécessité d’apporter un soutien coordonné aux changements en cours à l'Est, estimant que la poursuite de la construction de la Communauté des Douze contribuerait au bon déroulement des réformes dans « l’autre Europe ».Ouvrant par un tête-à-tête d’une heure et demie les 54e consultations franco-allemandes, le chancelier et le président, selon leurs porte-paroles, ont également décidé de rester « en contact intensif et étroit » au cours des prochaines semaines pour achever la préparation du Conseil européen de Strasbourg, les 8 et 9 décembre, qui doit être dominé par le dossier de l’Union économique et monétaire (UEM).Le chancelier fédéral, selon son porte-parole Hans Klein, a souligné « le grand intérêt de la RFA pour la poursuite en toutes circonstances du processus d’unification européenne », qui constitue selon lui « une condition importante pour le succès des réformes l’Est».MM.Kohl et Mitterrand sont « convaincus qu’il faut encourager les changements en cours à l’Est dans notre intérêt commun et que ce soutien sera d’autant plus efficace qu’il sera coordonné entre la France, la RFA et les autres partenaires de la CEE », a ajouté le porte-parole français, M.Hubert Védrine.À propos de l’union économique et monétaire, M.Kohl n’a pas rejeté la proposition du président Mitterrand avancée mercredi dernier Strasbourg de réunir la conférence intergouvemementale au second semestre de 1990 et de signer un nouveau Traité pour le 1er janvier 1993, a indiqué le porte-parole ouest-allemand.Deux décisions bilatérales ont été prises au premier jour de ce sommet bi annuel qui réunit une douzaine de ministres de chaque pays, dont le premier ministre français Michel Rocard : ¦ création d’un Conseil franco-allemand de l’environnement qui se réunira deux fois par an ; ¦ signature d’une convention sur « l’organisation et le fonctionnement » de la brigade franco-allemande, constituée officiellement début octobre, et qui réunit pour l’instant 3,200 hommes basés dans le sud-ouest de la RFA.d'après AP, AFP et Reuter VARSOVIE — C’est un excellent premier contact qu’ont eu, hier à Varsovie, le premier ministre catholique de Pologne, Tadeusz Mazo-wiecki, et le nouveau numéro un communiste d’Allemagne de l’Est, Egon Krenz.Tout sourire après sa rencontre avec M.Mazowiecki, « un homme très bien », M.Krenz a déclaré que le nouveau cours polonais — qui a mené, cet été, à la chute du Parti communiste et à la formation d’un gouvernement inspiré par Solidarité — pouvait être « une expérience très bénéfique » du point de vue de la RDA, une expérience dont cette dernière pourrait tirer des leçons.Le leader est-allemand a dit que la rencontre s’était bien déroulée et que tous les pays de l’Est, divisés sur le rythme des réformes à introduire, pouvaient apprendre les uns des autres.« Je pense que tous les États socialistes doivent apprendre les uns des autres et en enrichissant notre expérience, nous pouvons tous aller de l’avant », a-t-il dit à l’issue de sa rencontre avec Mazowiecki.Krenz s’était auparavant entretenu avec le président communiste Wojciech Ja-ruzelski au chateau du Belvédère.Puis il a vu Mieczyslaw Rakowski, successeur de Jaruzelski à la tête du Parti ouvrier unifié polonais (POUP).M.Mazowiecki a estimé pour sa part que ses discussions avec Krenz, « pleines d’ouverture », devaient être poursuivies, bien qu’aucun nouveau rendez-vous n’ait été fixé.Natif de Kolberg, ville côtière passée en territoire polonais après la deuxième guerre mondiale et appelée aujourd'hui Kolobrzeg, Krenz a déclaré que la RDA reconnaissait ses frontières actuelles avec la Pologne et que les deux parties étaient convenues de ne pas remettre en question les autres frontières en Europe.« Le premier ministre Mazowiecki est un homme très bien et il n’a pas cherché à m’influencer en aucune façon sur les orientations de nos initiatives», a encore dit Krenz.Par ailleurs, la purge se poursuivait hier en Allemagne de l’Est, pen- dant que des dizaines de milliers de personnes manifestaient à nouveau — selon l’agence officielle ADN — dans au moins trois villes du pays, Erfurt, Halle et Wilhelm Pieck Stadt.Margot Honecker, 62 ans, épouse de l’ancien numéro un est-allemand Erich Honecker, a été limogée du poste de ministre de l’Éducation qu’elle occupait depuis 1963, a annoncé l’agence ADN.Quatre autres responsables politiques ont aussi démissionné, dont les dirigeants de deux partis politiques satellites du Parti socialiste unifié (SED) au pouvoir à Berlin-Est.L’agence ADN rapporte que Gerald Getting, 66 ans, a démissionné de la présidence du Parti démocrate-chrétien qu’il occupait depuis 1966 et Heinrich llomann, 78 ans, de celle du Parti national-démoerate, à la tête duquel il se trouvait depuis 1972.Sur le front des réfugiés est-allemands, à Prague, près de 1,300 d’entre eux se trouvaient hier en fin d’après-midi dans l’ambassade de RFA en Tchécoslovaquie, soit 600 de plus que la veille.JOHANNES BOURG (AFP) - La plus grande perplexité régnait, hier, a Johannesbourg comme en Namibie, à cinq jours du début d’élections constituantes dans cette colonie sud-africaine, après les accusations de Pretoria sur un risque d’invasion du nord de la Namibie par des guérilleros de la SWAPO basés en Angola, accusations auxquelles la SWAPO comme l’ONU ont opposé des démentis catégoriques.Le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, a indiqué, jeudi, à Vanderbijlpark (sud de Johannesbourg) qu’il demanderait la convocation d’une réunion d’urgence de la commission tripartite composée de l’Afrique du Sud, de l'Angola et de Cuba, si quelque chose n'était pas fait rapidement pour mettre fin à la « menace » d’une infiltration de l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain (SWAPO).M.Botha avait clairement laissé entendre, mercredi, en annonçant la mise en état d’alerte des troupes sud-africaines, que Pretoria n’hésiterait pas à intervenir militairement pour stopper un coup de force de la SWAPO.Mais rien, en fin d’après-midi, n’était venu étayer ses accusations, lancées sur la foi de messages radio présumés de casques bleus de l’ONU interceptés par les Sud-Africains dans le Nord de la Namibie.Au contraire, le Groupe d'assistance des Nations unies pour la période de transition (GANUPT, force de l’ONU chargée de superviser le processus de décolonisation), a qualifié, hier, la situation en Namibie d'« exceptionnellement calme ».Les messages brandis mercredi par M.Botha à l’appui de ses accu sations « sont faux, aussi bien quant au fond qu’en ce qui concerne la forme », a déclaré à Windhoek le porte-parole de l'ONU, Fred Eck-hard.Pour sa part, l’accusé numéro un, la SWAPO, a garanti de manière solennelle qu’« il n’y aurait pas d'action armée de la SWAPO avant, pendant ou après les élections ».Parlant lors d’une conférence de presse à Windhoek, le secrétaire à l’Information de cette organisation qui a combattu durant près de 23 ans (jusqu’en avril dernier) les troupes sud-africaines, Hidipo Ilamutenya, a eontre-attaqué en accusant Pretoria de vouloir faire « avorter le processus » d’indépendance, afin d’empêcher un triomphe de la SW APO, qui est la grandissime favorite du scrutin.MM Ilamutenya et Eckhard ont tous deux assuré que le mouvement nationaliste ne disposait plus que d’environ 300 combattants en Angola, tous cantonnés au nord du 16e parallèle (150 km au nord de la frontière namibienne) sous le contrôle de l’ONU, conformément au traité signé l’an dernier à New York par Pretoria d’une part, Luanda et La Havane de l’autre.U ne équipe de vérification créée par l’Afrique du Sud et l'Angola lors de la dernière réunion de la commission tripartite, le mois dernier, pour examiner les incidents frontaliers devait se réunir, hier, à Oshakati (ca pitale de l’Ovamboland, région nord de la Namibie limitrophe de l’Angola), en présence de représentants du GANUPT, afin de patrouiller la région frontalière.Les gouvernements des cinq pays occidentaux (Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et RFA) dont M Botha avait convoqué, mercredi, les ambassadeurs à Pretoria pour les informer de la situation ont pris note de ce qu'avait dit le ministre et pris contact avec l'ONU.Mais « nous n'avons aucune confirmation des accusations faites », déclarait on à l’AFP de source diplomatique occidentale.Les Sud Africains, et notamment M Botha, « ont pris un risque en ce qui concerne leur crédibilité », ajou lait on de même source.Le président du principal rival électoral de la SWAPO, l’Alliance démocratique de la Turnhalle (DTA), Dirk Mudge, n’a d’ailleurs pas dit autre chose, hier, à Windhoek, en affirmant que M Botha devrait des excuses aux Namibienssi ses accusations n'étaient pas fondées, car « elles équivaudraient alors plus ou moins à de l'intimidation » à l’encontre de l’électorat.Garavouvous dit: cssr Grèves minières en Sibérie MOSCOU (Reuter) — Plusieurs milliers de mineurs se sont joints hier à la grève des houillères de Vorkouta, en Sibérie soviétique, au mépris d’une interdiction du droit de grève et d’un appel du Kremlin à la reprise du travail, et leurs collègues de la mine d’Inta ont annoncé qu’ils cesseraient le travail aujourd’hui en signe de solidarité.Les mines sont entrées en grève les unes après les autres mercredi.Hier soir, le travail était paralysé dans onze des treize puits du bassin, selon un porte-parole du comité de grève de Vorkouta.Le puits principal, celui de Vargachorskaya, est en grève depuis le 27 octobre pour demander l’application complète de concessions accordées à l’issue d’un arrêt de travail qui, l’été dernier, a coûté trois milliards de roubles ($ 4,7 milliards) à l’économie soviétique.Quelque 15,000 mineurs de cinq mines des houillères d’Inta, à environ 280 km plus au sud-ouest, se sont réunis hier et ont décidé d’entamer ce matin une grève de solidarité, annonce l’agence Tass.En Ukraine en revanche, les mineurs du Donetsk, le plus grand bassin houiller d’Union soviétique, sont redescendus dans les puits hier, après une grève d’avertissement mercredi.Le premier vice-président du Conseil soviétique, Lev Voronine, a lancé un appel aux mineurs mercredi soir à la télévision, en déclarant qu’une poursuite de la grève aurait des répercussions graves pour toute la population soviétique.Réunis hier, les mineurs de Vorkouta ont demandé l’envoi d’une commission dans leur région pour enquêter sur leurs revendications et ils se sont dit prêts à reprendre le travail lorsqu’elle serait là.Le journal des jeunesses communistes, Komsomolskaya Pravda, s’est inquiété hier du sort des habitants de Vorkouta.Albanais tués BELGRADE (AFP) — Quatre manifestants albanais ont « probablement » été tués hier par la police à Pristina (chef-lieu du Kosovo) au cours d’une fusillade entre eux et la police, qui a duré plusieurs heures, a annoncé l’agence Tanjug.Les quatre hommes s’étaient retranchés, au début de l’après-midi, dans le sous-sol d’un immeuble et avaient ouvert le feu sur la police qui avait riposté.Selon des informations non confirmées, l’agence yougoslave indique que des personnes barricadées ont été tuées au cours de l’opération des unités spéciales de la police fédérale.L’agence ajoute qu’un communiqué officiel sur ce grave incident sera vraisemblement publié ce matin.Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté dans la journée à Pristina, Podujevo et Urosevac après l’annonce de la mort, hier, d’un jeune Albanais blessé mercredi par la police.L’Institut d'administration publique du Canada Groupe régional de Montréal L'Institut d'administration publique du Canada Groupe régional de Montréal En collaboration avec Le Devoir Déjeuner-réflexion Le jeudi 23 novembre 1989 de 7 h 45 à 9 h 00 Hôtel Méridien, Basiliaire 2 QUELLES POSSIBILITÉS DE CARRIÈRES DANS LE SECTEUR PUBLIC?Conférencier: Jocelyn Jacques Président Office des ressources humaines Membres de l’I.A.P.C.10 $ — Non-membres 15 $ incluant petit déjeuner continental R.S.V.P.Ginette Guilbault à l'ENAP 522-3641 ?V ?^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ & tlfçflSîïf'' & & & ^ ^ CO- v ^ ^ ^ ^ ^ ^ ® ÎÉf S « »vCS Y# \>U y: POUR RÉSERVATIONS PUBLICITAIRES, CONTACTEZ JACQUELINE AVRIL AU 842-9645 ou au 1 -800-363-0305 TOMBÉE PUBLICITAIRE: LE 3 NOVEMBRE 1989 NOUVEAUTE guerin sr 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Tel.: (514) 842-3481 Télec.: (514) 842-4923 DE LA PENSÉE - AD CLAVIER De la pensée au clavier (Méthode ASEFJIL) Francine St-Pierre ISBN-2-7601-2551-X Cette méthode permet à tous d’acquérir un doigté de dactylographie simple et efficace et ce, dans un temps très court et d’une façon personnelle.Elle s’adresse à ceux et celles qui désirent utiliser un micro-ordinateur ou une machine de traitement de texte.Elle est aussi destinée aux étudiants et même à ceux et celles qui deviendront des spécialistes de la dactylographie.En somme, elle s’adresse à toute personne qui dçsire être efficace. 6 ¦ Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 POLITIQUE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS Liza Frulla-Hébert pense pouvoir amadouer Masse Süïanne Dansereau —Tr.r-n-7 de la Presse Canadienne QUÉBEC- Liza Frulla-Hébert a déjà vendu de la bière.Elle peut vendre n’importe quoi : de la publicité, de la radio, ou même son propre personnage qui a inspiré la série télévisée Lance et compte.Aujourd’hui, Mme Hébert fait encore dans la vente.Son nouveau produit : le ministère des Communications qu'elle dirige dans le gouvernement Bourassa.À peine trois semaines après son entrée en fonctions, cette femme passionnée est en amour avec son ministère.Elle en parle comme si c’était le plus important du gouvernement.« Je touche un secteur — la haute technologie — qui va changer nos vies », s’exclame-elle en entrevue à la Presse Canadienne, déplorant que ce ministère ne reçoive pas toute l’attention à laquelle il aurait droit.Il faut reconnaître que Mme Hébert est une championne du marketing.Chez Labatt, où elle a travaillé pendant six ans, avant de diriger la station de radio CK AC, elle a été la première femme à la tête du département de marketing.Donc, la promotion, elle connaît.Le jargon du milieu, aussi.— Au Québec, notre U SP c’est le français.— Notre quoi ?— Ah, USP, ca veut dire ‘Unique Selling Proposition (l’unique produit de vente).Le français, c’est notre USP.Convaincue, elle l’est.Comme un bon vendeur peut l’être, avec les formules-chocs et le ton qu’il faut.« L’a- PHOTO PC Liza Frulla-Hébert venir du Québec passe par notre leadership au niveau des industries de pointe», lancera-t-elle fièrement.Mme Hébert estime que son ministère a non seulement un rôle « économique profond », mais aussi une vocation culturelle importante pour l’avenir.« On s’occupe de la francophonie.Imaginez les télécommunications, avec l’Europe 1992, le libre-échange.Notre francophonie fait en sorte qu’on peut être la porte d’entrée de l’Europe en Amérique ».Quelques jours après sa nomina- tion au poste de ministre des Communications, Mme Hébert a reçu en plein visage la nouvelle « gifle » d'Ottawa : la décision du ministre fédéral Marcel Masse d’assujettir les compagnies de téléphone provinciales de l’Ouest à la juridiction fédérale.Si tout va comme M.Masse le prévoit, le Québec pourrait perdre sa juridiction sur 16 compagniesde téléphone qui représentent 12 % du marché québécois.Le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, M.Gil Ré-millard, s’est insurgé avec vigueur contre cette décision, la qualifiant d’inacceptable.On croyait donc le Québec engagé dans une nouvelle guerre.Pas du tout.Liza Hébert — qui a la responsabilité du secteur de la téléphonie — ne veut pas faire la guerre.Pas tout de suite.Son plan est plutôt, fait-elle savoir, de convaincre le ministre Masse de s’asseoir avec elle pour discuter d’une nouvelle politique des télécommunications où les juridictions seraient partagées.« Je vais lui dire que c’est une opportunité pour créer une nouvelle synergie fédérale-provinciale ».Synergie ?« C’est un autre terme en marketing».Va-t-elle réussir dans sa périlleuse mission ?« J’ai obtenu une réaction positive lors de la rencontre que nous avons eue la semaine dernière.Nos fonctionnaires doivent se rencontrer demain », confie-t-elle.La nouvelle ministre, âgée de 40 ans, parle avec passion de tous les sujets qui la préoccupent.Chaleureuse et convaincante, elle entraîne son interlocuteur sur tous les terrains, allant de son travail à ses habitudes privées.» Je bois au moins 16 tasses de café par jour.Cela me tient en vie ».Mme Hébert fait partie des candidats vedettes que M.Bourassa a recrutés l’été dernier, à la fois pour représenter les allophones et les femmes.De la condition féminine, elle dira : « J'espère qu’un jour on n’aura plus besoin de ministère de la Condition féminine.J’ai hâte qu’on n’ait QUÉBEC (PC) — Le syndicat des journalistes du quotidien Le Soleil, de Québec, semonce le patron du À la présidence de Vie française QUÉBEC (PC) — M.Martin Légère, de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, a été reporté à la présidence du Conseil de la vie française en Amérique, lors de la réunion annuelle de cet organisme.Les autres membres du comité exécutif sont MM.Jacques Lalonde, vice-président, Roland La Flèche, secrétaire général, Y van Forest, trésorier.Les directeurs sont M M.Paul Paré, Gérard Lévesque, Louis-A.Le Bel et Raymond-J.Marcotte.Trois sont du Québec, deux de l’Acadie, deux de l’Ontario et un des États-Unis.plus de structures spéciales pour les femmes.Ou encore qu'on ait un ministère de la Condition masculine ».Commentant le fait que M.Bourassa l’a présentée comme une allô-phone lors de la formation de son Conseil des ministres, Liza Hébert s’offusque : « Je ne suis pas allô-phone.Mes parents sont d’origine italienne, mais j’ai fait toutes mes études en français, contrairement à journal, M.Robert Normand, pour avoir incité les ombudsmans à agir avec prudence avec la presse.Dans une lettre adressée à M.Normand et rendue publique hier, le président du syndicat, M.Pierre Pelchat, demande si l'éditeur du Soleil suggère « qu’il vaut mieux passer sous silence les faits et gestes qui risqueraient de nuire au pouvoir politique ou aux grands bureaucrates ».M.Normand est un ancien haut fonctionnaire qui a été sous-ministre pendant 15 ans.Dans une intervention faite lundi dernier devant le Congrès canadien des ombudsmans, M.Normand a suggéré la plus grande prudence face à la presse, invitant les ombudsmans à choisir la voie de la discrétion pour ne pas perdre leur crédibilité.Le syndicat des journalistes du Soleil se demande si les propos de M.Normand sont « le début d’une forme bien des gens dans ma famille qui optaient pour l’anglais».Mais pour bien intégrer nos immigrants, dira-t-elle plus tard.« il faut les intéresser à notre culture, pas les forcer».Liza Hébert est une femme sûre d’elle-même, qui n’aime pas forcer les gens.Elle sait, par contre, les séduire.d’autocensure » et si « le journalisme d’enquête a encore sa place au Soleil».« Compte tenu de votre longue expérience dans la fonction publique et des difficultés rencontrées par les journalistes pour obtenir de l’appareil gouvernemental les informations nécessaires à l’exécution de leur travail, nous nous serions attendus à ce que l’éditeur du Soleil soit plus combatif pour défendre les intérêts des médias », commente le président du syndicat.M.Pelchat juge également « ironique » le fait que l’ombudsman du Québec, le Protecteur du citoyen Daniel Jacoby, semble plus favorable à recourir aux médias d’information que le président du journal Le Soleil.* La position que vous avez prise risque de porter atteinte à la crédibilité du journal et de ses journalistes », conclut M.Pelchat dans sa lettre.L’éditeur du Soleil invité à être plus combatif dans l’intérêt des médias AVIS PUBLICS fi Transports Québec APPELS D OFFRES Québec a a a a Sont admis * soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d'affaires) est situé au Québec, qui possèdent une licence de la Régie des entreprises de construction du Québec dans la ou les categories pertinentes (lorsque cette licence est exigée), et qui ont commande a leur nom propre une copie du dossier d'appel d’offres du projet.Les intéressés peuvent consulter ou obtenir le dossier d appel d'offres, de meme que les renseignements necessaires a la présentation d'une soumission, en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700.bout.Saint-Cyrille Est 20* étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 OU Service des contrats Ministère des Transports 255.bout.Cremaiie Est 1*' étage Montréal (Québec) H2M 1L5 Tél : (514) 873-6061 Le Ministère ne s engage a accepter ni la plus basse ni toute autre soumission Le sous-ministre, Jean-Marc Bard, F.C.A.i Projet no 665-0319-9 — Réfection de l’autoroute 40 (boulevard Métropolitain) réparation des structures, réparation du drainage ainsi que divers travaux du boulevard Saint-Laurent a la rue Athlone, dans les municipalités de Montréal.Mont-Royal et Saint-Laurent.M R.C Communauté Urbaine de Montréal, circonscriptions électorales de Mont-Royal et Saint-Laurent.Longueur de 0,33 km.On peut obtenir le dossier d'appel d offres du projet moyennant une somme de 10 $.non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat-poste à l’ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée — cautionnement de soumission: 290 000 $ ou — chèque visé: 145 000 S La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 255.boulevard Crémazie Est, 1" étage.Montréal (Québec) H2M 1L5 L ouverture des plis se fera au bureau de Montréal â l’adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le vendredi, 1" décembre 1989 à 15h Projet no 665-0920-9 — Réfection de (autoroute 40 (boulevard Métropolitain), réparation des structures (tablier, colonnes, pints de dilatation) de réparation et de modification du système de drainage ainsi que divers travaux du boulevard Sainte-Croix à l’échangeur Décarie (Côté Ouest), dans les municipalités de Mont-Royal et Saint-Laurent, M R C.Communauté Urbaine de Montréal, circonscriptions électorales de Mont-Royal et Saint-Laurent On peut obtenir le dossier d appel d offres du projet moyennant une somme de 20 $.non remboursable payable en espèces, par chèque ou par mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances Garantie de soumission exigée — cautionnement de soumission: 496 000 S ou — chèque visé: 248 000 $ La réception des soumissions est faite au Service des contrats, 255.boulevard Crémazie Est, 1" étage, Montréal (Québec) H2M 1L5.Couverture des plis se fera au bureau de Montréal à l’adresse précitée La réception des soumissions prendra fin le vendredi, 1" décembre 1989 à 15h Transports Quebec Québec n ta a a «RAPPEL» AVIS AUX INTÉRESSÉS PROJETS DE GESTION DE HALTE ROUTIÈRE -AUTOROUTES 20 ET 40 Le ministère des Transports veut connaitre les personnes physiques, sociétés ou corporations intéressées â être invités éventuellement à soumissionner pour les protêts de gestion (entretien et nettoyage) de halle routière assortie d’un droit d’exploitation de service de cantine mobile.Seize (16) haltes routières sont situées sur les voies nord et sud de l’autoroute 20 entre St-Philippe-de-Néri (Kamouraska) et Sle-Marie-Madeleine (Verchères) et deux (2) sur les voies nord et sud de (autoroute 40 a St-Joseph-de-Maskmongé CRITERE D ADMISSIBILITÉ Seuls les entrepreneurs ayant leur principale place d affaires située dans la circonscription électorale ou est localisée la halte routière ou dans les circonscriptions électorales adjacentes verront leur inscription retenue pour fin d’invitation à soumissionner Les circonscriptions électorales admissibles sont en fonction de la localisation des haltes: Localisation des haltes voies nord et sud Ste-Marie-Madeleme Ste-Hélène-de-Bagot Ste-Anne-du-Sault Villeroy Bernières St-Michel-de- Bellechasse N.-D.-du-Bonsecours- de-L'Islet St-Philippe-de-Néri Circonscriptions électorales admissibles Verchères.Bertrand, Chambly, Iberville.Richelieu et Saint-Hyacinthe Johnson, Brome-Missisquoi, Drummond, Mégantic-Compton.Nicolet-Yamaska.Orford, Richmond, Saint-François.Saint-Hyacinthe, Shefford et Sherbrooke Nicolet-Yamaska.Arthabaska, Drummond.Johnson.Lotbinière, Richelieu.Richmond et Saint-Hyacinthe Lotbinière, Arthabaska.Beauce-Nord, Frontenac, Les Chutes-de-la-Chaudière et Nicolet-Yamaska Les Chutes-de-la-Chaudière, Beauce-Nord, Bellechasse et Lotbinière Bellechasse, Beauce-Nord, Beauce-Sud, Lévis et Montmagny-L’Islet Montmagny-L’lslet.Bellechasse et Kamouraska-Témiscouata Kamouraska-Témiscouata, Montmagny-L'lslet, Rimouski et Ri-vière-du-Loup St-Joseph-de- Maskmongé.Berthier.Laviolette, Saint-Maurice et Trois- Maskinongé Rivières CONDITION PARTICULIERE Compte tenu que le Ministère veut procéder à deux appels d’offres successifs et qu’il désire au'un même entrepreneur ne puisse pas obtenir plus d’un contrat, le Ministère se réserve le roil de ne pas inviter un entrepreneur qui aura déjà obtenu un contrat MODALITÉ D'INSCRIPTION Les intéressés qui rencontrent le critère d’admissibilité peuvent obtenir sans frais la fiche d'inscription et les documents pertinents en s'adressant aux bureaux suivants: Service des contrats Ministère des Transports 700, boulevard Saint-Cyrille Est 20e étage Québec (Québec) G1R4Y9 Tél : (418) 644-8848 OU Service des contrats Ministère des Transports 255, boulevard Crémazie Est 1 er étage Montréal (Québec) H2M 2L5 Tél.: (514) 873-6061 Les fiches d'inscription devront parvenir au Service des contrats.700, boulevard Saint-Cyrille Est.20e étaqge, Québec (Québec) G1R 4Y9 pour le vendredi, 10 novembre 1989 à 15h00, date et heure limites pour la clôture de la réception des fiches Le sous-mlnlstre Jean-Marc Bard, F.C.A.Avis est per les présentes donné que le contrat de vente en dale du 20 sep-tembre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes présentes ou futures, payables a RESTAURANT CARVELI INC /CARVELI RESTAURANT INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 1 le jour d'octobre 1989, sous le numéro 4205941 Ce 20ième |Our d'octobre.1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-04-002998-897 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PR0T0N0TAIRE-ADJ0INT DAME SAROUN SOK, Partie demanderesse c.SAVANNEK, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SAVANN EK de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Antome.à Montréal.salle 1 100 dans les tente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le lournal Le Devoir.Une copie de la déclaration en séparation de corps a été remise au greffe à l'intention de Monsieur SAVANN EK Lieu: Montréal Date: 30 octobre 1989 MICHEL MARTIN, PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-12-183039-894 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOT AIRE-ADJOINT DAME RITA LEFEBVRE, Partie demanderesse c.FERNAND MILLETTE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à FERNAND MILLETTE de comparaître au greffe de celte cour situé au 10 est, rue St-An-toine, à Montréal, salle 1 100 dans les tente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de M.Fernand Millette.Lieu: Montréal Date: 26 octobre 1989 MICHEL MARTIN, PA.AVIS AUX CRÉANCIERS DELA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE GUY MESSIER, dessinateur, domicilié et résidant au 4467 rue Marquette à Montréal.Québec ayant tait affaires sous les nom et raison sociale de Guy Messier Enr'g.et Azur Communication Conseil Enr'g.AVIS est donné que GUY MESSIER a lait cession de ses biens le 27 octobre 1989 et la 1ère assemblée des créanciers sera tenue le 17 novembre 1989 a 13h00 au bureau du syndic au 50 Place Crémazie ouest.Suite 422 à Montréal, Québec.Montréal, ce 3 novembre 1989.JEAN FORTIN ET ASSOCIÉS INC Syndic.50 Place Crémazie ouest Suite 422 Montréal.Québec H2P 2T1 Tél (514) 382-3260 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 20 septembre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 149677 CANADA INC trading as ZAN-DRAZ ACCESSORIES a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 13e jour d’octobre 1989, sous le numéro 4207012.Ce 20iéme pur d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du t8 août 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 2425-3684 QUÉBEC INC taisant affaires sous la raison sociale de LE CHRYSAMTHEME DU ST-SAUVEUR a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 22e | jour d’août 1989.sous le numéro 4189638 Ce 27ième tour d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA i PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 50602-032598-8930 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) COMMISSION DES NORMES DU TRA-I VAIL, Partie demanderesse c.ADDIS ALEM ENTERPRISES LTD, Partie défenderesse | La défenderesse, ADDIS ALEM EN-: TERPRISES LTD., d'adresse inconnue ; est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la présente insertion.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'art 119a C P C.a été laissée à la Direction Générale des Greffes au Palais de Justice de | Montréal à son intention Faute par la défenderesse de comparaître dans ce délai.Statuer sur la demande.Prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquences qu'à la suite d'un débat contradictoire Montréal, ce 31 octobre 1989 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA.i Me Daniel Péloqum Mes Parent 8 ass 2 Complexe Desjardins.24ième étage Montréal.i CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-024592-899 COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE PRÉSENT PR0TON0TAIRE ADJOINT BLAIKL0CK INC, Partie demanderesse c.164062 CANADA INC., et LOCATION CLAIREVIEW INC., Partie défenderesse et i M DANIEL EDERY, Mise-en-cause ASSIGNATION j ORDRE est donné à 164062 CANADA j INC.de comparaître au greffe de cette I cour situé au 10, St-Antoine est, MONTRÉAL, salle 1.100, dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE j DEVOIR.I Une copie OU BREF DE SAISIE AVANT JUGEMENT AMENDÉ, DÉCLARATION AMENDÉE, AFFIDAVIT AMENDÉ.DÉCLARATION ET AFFIDAVIT, a été remise au greffe à l’intention de 164062 CANADA INC Lieu: MONTRÉAL Dale: 1er novembre 1989 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A AVIS DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que KWANG H0 JONG, étudiant, domicilié et résidant au 5909 Monk, à Montréal, s'adressera au Ministère de la Justice alin d'obtenir un certificat de prénom en celui de ALEZ KWANG H0 JONG MONTRÉAL, ce 27 octobre 1989 GOULET.ST-PIERRE ET THÉRRIEN Procureurs du requérant 505 Place St-Henri 2e étage MONTRÉAL.Québec H4C2S1 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.500-12-183514-896 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE F*R0TONOTAIRE-ADJOINT ROSA ALTAGRACIA ECHAVARRIA, Partie demanderesse c.IVIO JUSTE, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à IVIO JUSTE de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, Notre-Dame à Montréal, salle 1 100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de IVIO JUSTE Lieu: Montréal Date: 30 octobre 1989 DOMINIQUE DIBERNARDO.PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL j NO: 500-02-033589-891 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) PRÉSENT PROTONOTAIRE-ADJOINT BILTMORE CHESTERFIELD CRÉA-! TIONS INC, Partie demanderesse c.| MOGENS JENSEN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MOGENS JENSEN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame, à Montréal.Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration et du bref d'assignation a été remise au greffe  l'intention de MOGENS JENSEN.] Lieu: Montréal Date: 30 octobre 1989 MICHEL MARTIN, P.a.LA COMMISSION SCOLAIRE SAINTE-CROIX AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par la présente donné en vertu des dispositions de l’article 286 de la Loi sur l’Instruction publique (L.Q.1988, ch.84) à l’effet que l’état financier et le rapport du vérificateur externe de La Commission scolaire Sainte-Croix seront soumis au Conseil des commissaires, à sa séance ordinaire du 21 novembre 1989, à compter de 20 heures, au centre administratif de la Commission scolaire, 1100 Côte Vertu à Ville de Saint-Laurent.DONNÉ À SAINT-LAURENT, CE 2 NOVEMBRE 1989 La Commission scolaire Sainte-Croix, Le secrétaire général Alain Gauthier CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-013366-891 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT COMPAGNIE TRUST NATIONAL, Partie demanderesse -vs- 2544-1551 QUÉBEC INC, Partie défenderesse AVIS Prenez avis que les procureurs de la partie demanderesse ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal, au 10 rue St-Antoine est, un avis de 60 jours en vertu des articles 1040 A et suivants du Code civil.A moins que vous n'ayiez remédié à votre défaut conformément à ces articles dans les 60 jours de la présente publication, il sera procédé contre vous suivant la loi.Une copie de l'avis de 60 jours a été I remise au greffe de la Cour à votre in-j tenbon.• Lieu: Montréal DOMINIQUE DIBERNARDO, PA Avis est par les présentes donne que le contrat de vente en date du 13 septembre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à CED CUISINES EURO DESIGN INC-/C E D EURO DESIGN KITCHENS INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 11e jour d'octobre 1989, sous le numéro 4205942 Ce 20ième |0ur d'octobre.1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 50M5Û13404-890 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LA CAISSE POPULAIRE CILLERAY, Partie demanderesse c.CONRAD CORBEIL.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à CONRAD CORBEIL de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame.Montréal.Québec, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie de la déclaration, bref d’assignation a été remise au greffe à l'intention de CONRAD CORBEIL Lieu: Montréal Date 30 octobre 1989 DOMINIQUE DIBERNARDO, PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-182983-894 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE-ADJOINT CAROLE LACROIX.Partie demanderesse e.LEONEL MONTES RIVERA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M Leone! Montes Rivera de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est.rue Notre-Dame.à Montréal, salle 1.100 dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce et avis à la partie défenderesse a été remise au greffe à l'intention de M Leonel Montes Rivera.Lieu: Montréal Date: 11 octobre 1989 MICHEL MARTIN, PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE TERREBONNE N0 700-02-003161-8910 COUR DU QUÉBEC (CHAMBRE CIVILE) COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL.Part» demanderesse c.2529-1063 QUÉBEC INC., Partie défenderesse La défenderesse.2529-1063 QUÉBEC INC., d'adresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la présente insertion Une copie du bret d'assignation, dé-darabon et avis selon l'art 119a C P C.a été laissée è la Direction Générale des Greffes au Palais de J usb ce de St-Jéréme à son intention.Faute par la défenderesse de comparaître dans ce délai.Statuer sur la demande, Prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquences qu'à la suite d’un débat contradictoire St-Jéréme.ce 31 octobre 1989 Rollande Ethier, PA Me Daniel Péioquin Mes Parent 8 ass 2 Complexe Desjardins, 24iéme étage Montréal.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-010885-B93 COUR SUPÉRIEURE COOPDEV INC, Demanderesse -c- C.P.I.CRUISE PLUS INTERNATIONAL INC., -et- JIM FOLEY, -et- JAMES (Jim) SMITH, -et- ALAIN JARROLD, Défendeurs PAR ORDRE D LA COUR Le détendeur JIM FOLEY est requis de comparaître devant le protonotaire de cette honorable Cour dans un delai de bente (30) jours à compter de la publication de cet avis Une copie du bret d'assignation et de la déclarabon a été laissée à son intention au greffe de la Cour Supérieure, au Palais de Jusbce de Montréal Montréal, le 13 octobre 1989 LOUIS DE BLOIS, J.C.S.Juge Me Virginia Lam, CHAIT SALOMON.1, Place Ville-Marie Suite 1900 Montréal, Qué.H3B2C3 Procureurs de la demanderesse Avis est par tes présentes donné que le contrat de vente en date du 2 octobre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 139726 CANADA LTÉE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 5e jour d'octobre 1989, sous le numéro 4204557 Ce 16iéme |Our d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 23 octobre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 139726 CANADA LTEE FAISANT AFFAIRES SOUS LA RAISON SOCIALE DE VOYAGES FUNTASTIQUE (VICTORIA) a été enregistré au bureau d'enregis-bement de la division d'enregistrement de Montréal, le 25e jour d'octobre 1989, sous le numéro 4211084 Ce 26iéme jour d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-182143895 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la familel) DIVORCE | DAME CHRISTINE ELIZABETH RAE.Partie demanderesse c.RONALD ARTHUR JONES, Partie défenderesse PAR ORDRE DE U COUR La partie défenderesse, RONALD ARTHUR JONES, est par la présente requise de comparante dans un détas de TRENTE jours à compter de la présente publication Copie de l'Action en divorce a été laissée à la division des divorces à son intention.PRENEZ de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution dans les délais susdits la partie demanderesse procédera afin d'obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires que ta partie demanderesse sollicite contre vous.MONTRÉAL, le 31 octobre 1989 BORENSTEIN, DUQUETTE BROTT 154, Ouest rue Laurier Monbéal.Oc H2T2N7.Avis est par les présentes donné que le conbat de vente en date du 23 octobre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à PAM ELECTRONICS INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 25e jour d'octobre 1989, sous le numéro 4211085 Ce 26ième jour d'octobre.1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM MARIE-HENRIETTE LOUISE GUAY Prenez avis que Mane Henriette Louise Guay domicilié au 4543, rue Hôtel de Ville, à Monbéal.s'adressera au ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de Marie Henriette Anne Louise Guay Le 18 octobre 1989 Procureur de la requérante, Suzanne Clairmont GERSOL INVESTMENTS COMPANY LTD AVIS DE DEMANDE D'ABANDON DE CHARTE PRENEZ avis que la compagnie GERSOL INVESTMENTS COMPANY LTD./INVESTISSEMENTS GERSOL LTÉE constituée en vertu des dispositions de ta Loi sur tes Compagnies Du Québec, Partie 1A, ayant son siège social et taisant affaires dans la ville de Montréal demandera à l'inspecteur général des institutions financières la permission d’obtenir sa dissolution, en vertu des dispositions de l'article 28 de la loi sur les compagnies de la province de Québec.Montréal le 31 octobre 1989 Saul Wertheimer Président.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 5004)4-003214-898 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT LE PROTONOTAIRE-ADJOINT DAME DOMINIQUE DUFRESNE, Partie demanderesse C.M.JUAN ANTONIO MENDEZ GALAN, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JUAN ANTONIO MENDEZ GALAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Antoine.à Montréal, salle 2 17 le 8 décembre 1989 suite à la publication du présent avis dans le journal Le Devoir Une copie de la requête pour garde d'entant a été remise au greffe à l'intention de Juan Antonio Mendez Ga-lan.Lieu: Monbéal Date: 30 octobre 1989 MICHEL MARTIN.PA.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-05-010885-893 COUR SUPÉRIEURE COOPDEV INC., Demanderesse -c- C P I.CRUISE PLUS INTERNATIONAL INC., -et- JIM FOLEY, -et- JAMES (Jim) SMITH,-et-ALAIN JARROLD.Détendeurs PAR ORDRE DU COUR Le détendeur JAMES SMITH est requis de comparaître devant le protonotaire de cette honorable Cour dans un délai de bente (30) jours à compter de la publication de cet avis.Une copie du bref d'assignation et de la déclarabon a été laissée à son intention au greffe de la Cour Supérieure, au Palais de Justice de Monbéal.Monbéal, le 13 octobre 1989.LOUIS DE BLOIS, J.C.S.Juge Me Virginia Lam, CHAIT SALOMON, 1, Place Ville-Marie Suite 1900 Monbéal, Qué H38 2C3 Procureurs de la demanderesse Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en dale du 27 sep-tembre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES INDUSTRIES SAUQUOIT LTÉE a été enregisbé au bureau d'enregisbement de la division d'enregistrement de SHEFFORD, le 19e jour d'octobre 1989, sous le numéro 339379 Ce 30ième jour d'octobre, 1989 U BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 28 août 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 150512 CANADA INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 11e jour d'octobre 1989.sous le numéro 4205943 Ce 20ième jour d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 20 septembre 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 149677 CANADA INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 13e jour d'octobre 1989, sous le numéro 4207011 Ce 20ième jour d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en dale du 19 janvier 1989 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES INDUSTRIES TECHNOLAB (CANADA) LTÉE-/TECHNOLAB INDUSTRIES (CANADA) LTD a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 26e jour de janvier 1989, sous te numéro 4116700.Ce 20ième jour d'octobre, 1989 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Conformément aux dispositions de l'article 1571(d) du Code Civil, avis est donné par les présentes que Les Magasins J.L.Taylor Inc., 556 rue Victoria.St-Lambert.Québec, a vendu ses comptes à recevoir, présents et futurs, à Hamilton Discount Corporation Ltd, 186 est, rue King, Hamilton, Ontario, L8N 3A2, aux termes d'un Acte de Cession, reçu par Me Edgar Hay-Ellis, notaire, le 30 octobre 1989, sous le numéro de ses minutes, et dûment enregistré.conformément à la loi, au Burau d’Enregistrement de la Division de Chambly 161745 CANADA INC.(• doing business under the firm name and style ol American Apparel Company •) par acte daté le 24 octobre 1989, et enre-gisté le le 25 octobre 1989 au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 4211301 a vendu, cédé et transféré à Société Financière Internationale Mercantile Ltée./lnternational Mercantile Factors Ltd.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou auhement.SOCIÉTÉ FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTÉE/INTERNATIONAL MERCANTILE FACTORS LTD.2423-2316 QUÉBEC INC.AVIS est par les présentes donné que la Compagnie 2423-2316 QUÉBEC INC., constituée en vertu de la Partie 1 -A de la Loi des Compagnies de Québec, et ayant son siège social dans les cité et district de Montréal.Québec, demandera au Ministre des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières de la Province de Québec, la permission d'abandonner son Certificat de Constitution, conlormément aux dispositions de la Loi des Compagnies.DATÉ à MONTRÉAL, Québec, ce 16ième jour d'octobre 1989.SERVICE CORPORATIFS RAYSON INC Pour: 2423-2316 QUÉBEC INC.Province de Québec, District de Montréal, COUR DU QUÉBEC, chambre civile.No : 50002-009247 896 IMMEUBLES A A K INC., de mandeur.-vs- NELSON DAIGLE, détendeur Le 14 novembre 1989 à 10h30 de l'avant-midi au domicile du détendeur, au no 8982, lOième Avenue, en la cité et district de Montréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et ellets du défendeur, saLsts en cette cause, consistant en: t ensemble de salon en ve lour bleu, 3 mcx., 1 télévision 20 po.couleur RCA, 1 système de son Pion-ner comprenant meuble, récepteur, ampbficatuer, table tournante, enregistreuse, et deux boites de son.1 vidéo VHS, 1 balayeuse Electrolux.Conditions: ARGENT COMPTANT FRANÇOIS BERTRAND, huissier, 622 9222 ROBERT JASMIN & ASS, HUISSIERS.MonlréaL le 1er novembre 1989 Le tabagisme menace votre santé Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 ¦ 7 Paresse et alcoolisme: des préjugés tenaces sur la pauvreté au Québec fianée Rowan LES VIKUX PRÉJUGÉS sont tenaces.À preuve, l’idée que si les gens sont pauvres c’est parce qu’ils sont paresseux reçoit encore l'appui des deux tiers des répondants à un sondage du ministère de la Santé et des Services sociaux.« Il est étonnant que des causes individuelles de la pauvreté, telles le manque de prévoyance (71 %), l’alcoolisme (71 %) et la paresse (66 %) soient si fortement citées », note Mme Catherine Martin, conseillère en promotion de la santé au MSSS.Les résultats du sondage portant sur la pauvreté et la santé ont été divulgués hier matin aux 500 participants au forum « Les inégalités socio-économiques et la santé.Comment agir ?», qui se poursuit aujourd'hui à Montréal.Le sondage, élaboré par le MSSS, a été réalisé par Sondage Santé Canada en juin 1989 auprès d’un échantillon composé de 531 personnes âgées de 15 ans et plus représentatif de la population québécoise.Le dicton « qui s’instruit s'enrichit » a encore des adeptes puisque, parmi une série de causes proposées pour expliquer le phénomène de pauvreté au Québec, c’est le manque d’instruction que les gens identifient le plus fréquemment (76%).Suit de près le chômage prolongé (71 %).Les Montréalais sont fortement d’accord avec cette perception.Les anglophones sont les plus en accord, suivi des allophones et des francophones.Plus on est scolarisé et plus on dispose d’un revenu élevé, plus on est d’accord.Un important pourcentage de Québécois (74 %) considère que les personnes pauvres sont nombreuses au Québec, même si d’un même souffle les deux tiers (67 %) disent ne pas connaître dans leur entourage immédiat (amis, famille, compagnons de travail, voisins) de personnes pauvres.« Ce paradoxe s’explique probablement du fait que les personnes pauvres, qui représentent environ 20 % de la population, ne fréquentent guère les gens de milieux plus aisés.L’inverse est aussi vrai », note Mme Martin, une des personnes responsables de l’organisation du colloque.Le forum réunit des intervenants et gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux et du monde municipal ainsi que des intervenants des organismes communautaires.Comparativement aux répondants des autres régions du Québec, les Montréalais considèrent, dans une plus grande proportion, que les pauvres sont très nombreux au Québec, soit 45 % contre 24 % seulement.Ceci va dans le sens des chiffres connus des experts : la pauvreté touche 24.5 % de la population dans la région montréalaise, mais 18.6 % dans le reste du Québec.Si les répondants au sondage sont sensibles (63 %) au fait que les personnes pauvres sont physiquement plus malades que les riches, on ne croit pas (58 %) qu’elles aient deux fois plus de troubles mentaux.Seulement 46 % des répondants se sont dits d’accord avec l’affirmation voulant que les personnes pauvres soient susceptibles de mourir plus jeunes.Ce chiffre est d’autant plus étonnant que de nombreuses études ont montré depuis plusieurs années que l’écart entre l’espérance de vie des personnes défavorisées et des biens nanties est de plus de 10 ans au Québec.La très grande majorité des répondants (86%) est d’avis que des mesures pourraient être adoptées pour améliorer les conditions de vie difficiles des personnes âgées, conditions de vie qui expliquent les problèmes de santé des personnes pauvres.Parmi les moyens proposés pour améliorer ces conditions de vie, deux surtout retiennent l’attention des répondants : sensibiliser la population en général aux problèmes de santé auxquels doivent faire face les personnes pauvres (74 %), et assurer aux personnes défavorisées un revenu minimum garanti (72%).Chacun à leur manière, les quatre participants à la séance d’ouverture du forum — Mme Jocelyne Martineau, organisatrice communautaire de Pointe-Saint-Charles, MM.Alain Dubuc, éditorialiste en chef à La Presse, Pierre Fortin, professeur de sciences économiques à l’UQÀM, et Marcel Pepin, professeur de relations industrielles à l’Université de Montréal — ont identifié comme une des sources des inégalités socio-économiques au Québec « notre richesse collective mal redistribuée.« La conséquence de ce choix politique fait que notre société crée ses propres inégalités», estime Mme Martineau.Tous se sont mis d’accord pour dire que la voie royale pour sortir de la pauvreté, c’est le plein emploi.M.Fortin est d’avis qu’il faut laisser la présente reprise économique se poursuivre et le chômage diminuer « en trouvant des moyens moins bêtes et plus civilisés » de combattre l’inflation que la destruction d’emplois engendrée par des taux d’intérêt excessifs et un dollar surévalué.« Il est temps que l’on arrête de parler de la pauvreté et que l’on trouve des solutions pour essayer de s’en sortir », a conclu M.Pepin.Ce à quoi s’appliqueront aujourd’hui les participants au colloque.ÉQUITÉ 19,000 fonctionnaires auront un redressement salarial QUÉBEC (PC) — Au moins 19,000 des 44,000 fonctionnaires du Québec auront droit à un ajustement salarial à la hausse en vertu de la politique d’équité salariale incluse au projet de convention collective actuellement soumis aux syndiqués pour ratification.C’est ce qu’a soutenu hier en conférence de presse le président du Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ), Jean-Louis Harguindeguy, en précisant que ce nombre pourrait augmenter considérablement une fois que l’évaluation de l’ensemble des emplois sera complétée.Cet ajustement, variant de 1 à 9 % selon les classifications, s’ajouterait aux hausses de salaires de 4,5 et 4 % prévues au projet pour chacune des trois années de la convention.L’entente de principe intervenue entre le gouvernement et le syndicat le 17 octobre doit encore être ratifiée par les membres à la faveur d’assemblées générales locales et par vote secret d’ici au 22 novembre.Pour être adoptée, l’entente doit recueillir l’appui de 60 %des syndiqués.L’ajustement serait appliqué à raison d’un maximum de 2.5 % au 1er janvier 1990 et d’une seconde tranche maximale de 2.5 % le 1er janvier 1991.L’excédent, le cas échéant, serait ajouté aux échelles à compter du 31 décembre 1991.Grâce à l’entente négociée, un agent de bureau gagnant $ 19,651 en 1989 verrait donc son salaire passer à $26,682 au 31 décembre 1992.La politique d’équité salariale sur laquelle le syndicat et le gouvernement sont tombés d’accord prévoit que l’ensemble des 303 classifications d’emploi chez les fonctionnaires fera l’objet d’une réévalution d’ici le 31 décembre 1990.Cette évaluation sera faite en fonction du principe du salaire égal pour un travail équivalent et à partir de quatre critères : les connaissances et habiletés, l’effort exigé, les responsabilités et les conditions de travail.En se fiant toutefois aux résultats d’une enquête sur les corps d’emploi dans les hôpitaux et le secteur scolaire réalisée par la FTQ au cours de la dernière année, le SFPQ peut déjà établir ce qu’il adviendra de 23,700 postes comparables chez les fonctionnaires.Sur ce nombre, 19,300 (soit 80 %) bénéficieraient d’un ajustement à la hausse.Les corps d’emploi techniques et les inspecteurs, ignorés dans l’enquête FTQ, feront l’objet d’une évaluation exhaustive dans le courant de la prochaine année.Le SFPQ estime « au pif » que le salaire d’environ 60 % des 20,300 emplois concernés sera également réévalué à la hausse.Aide fédérale aux CARTES coops d’habitation D’AFFAIRES OTTAWA (PC) — Les coopératives d’habitation sans but lucratif peuvent désormais solliciter un prêt allant jusqu’à $ 500,000 (au lieu de $ 75 000) du gouvernement fédéral pour les aider à mener à bien divers projets, a annoncé hier le ministre de l’Habitation Alan Redway.Cet argent peut servir à des projets comme la recherche de titres immobiliers, la préparation de demandes de modification de zonage et le paiement d’honoraires d’architectes ou d’avocats.ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél.: (514) 934-0272 Centre de psychologie on ¦ Gouin inc.39 ouest, boul.Gouin Montréal H3L1H9 (514)331-5530 -SERVICES PSYCHOLOGIQUES- BRssi «sessk Z*** cou reçoit pour ns d’oftoires qu» ° rnMTRt ou COWM uot Meech- ndei-v°us lanquer, CKAC73 LA SUPER STATION DE MONTRÉAL 86391720 Directeur: Benoit Lauzlère Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Christian Charron 8 ¦ Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'Information: Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Michel Lefèvre Guy Deshaies, Pierre Cayouette Le juge Ruffo en procès L ’affaire comporte des enjeux du plus grand intérêt public LE CONSEIL de la magistrature ayant refusé d’entendre en public les plaintes portées par les Services sociaux contre le juge Andrée Ruffor, l’intéressée, appuyée en cela par plusieurs médias, a demandé à la Cour supérieure de lever le huis clos total décrété sur l’affaire.En attendant le jugement de la Cour supérieure, on ne saurait trop souligner l’importance de l’affaire.Mais d'abord notons que ce ne sont pas les Servicés sociaux ni Mme Ruffo qui ont demandé d’exclure le public et les médias des audiences du comité chargé d’examiner ces présumés accrocs au code de déontologie de la magistrature.Les deux côtés avaient accepté un « huis clos partiel » inspiré de la loi de la protection de la jeunesse.La presse se serait alors abstenue d’identifier les enfants et les parents mêlés au débat.C’est le Conseil de la magistrature qui, se prévalant de la loi des tribunaux judiciaires, a décrété le huis clos, le 11 août 1988, tout en réservant à son seul président le soin « d’informer la presse de l’état du dossier ».Depuis, le comité formé par le Conseil a repoussé les demandes des intéressés de siéger en public, jugeant qu’il allait contre l’intérêt des enfants d’assister « à un affrontement qui.s’annonce très âpre » entre deux autorités chargées de leur protection.Il ne fait pas de doute que des enfants et des parents sont déjà mis en cause dans les ordonnances du juge Ruffo que les Services sociaux contestent.Il apparaît cependant plus hypothétique, pour dire le moins, que les parents en difficulté et les enfants en détresse pourraient être scandalisés par un affrontement entre un juge et un service social.Ces gens ont le plus souvent été abandonnés par la société, sinon par la justice, et de l’aveu même d’une administration débordée, ils ne reçoi-vènt pas tous les services auxquels ils ont droit.Le Conseil aurait donc dû motiver de façon plus convaincante son refus d’un examen public.Il est vrai que.l’affaire Ruffo est inédite, et qu’elle entraîne la cour dans un çonflit, chose que les juges doivent le plus possible éviter.Si telle est la crainte du Conseil, il aurait dû mieux s’en expliquer, non laisser son comité invoquer l’intérêt des enfants et leur juvénile conception de l’autorité.Car le premier intérêt public qui s’impose dans ce conflit, c’est de savoir si le litige qui a éclaté dans la région des Laurentides-Lanaudière est attribuable à un juge qui s’est lancé en campagne aux dépens de la dignité de sa charge, ou au con- traire à un ministère incapable de s’acquitter de ses devoirs à l’endroit d’enfants en détresse.Le sort de centaine d’enfants est engagé dans la résolution du conflit, dans cette région, et certainement dans d’autres.Les juges ont peut-être été agacés par la campagne à laquelle Mme Ruffo s’est livrée et qui a trouvé une presse souvent fort disponible pour en répercuter les échos partout à travers le pays.Mais justement, les juges d’enfants à travers le Québec et tout le Canada ont-ils tellement amélioré les conditions des jeunes en détresse qu’on puisse dire mission accomplie ?C’est plutôt le contraire qui est la triste réalité.À cet égard, il aura peut-être manqué non pas seulement d’une plus grande publicité pour les causes d’enfants, mais d’une plus forte préoccupation des médias pour ces misères mal connues et d’autant plus désespérées.D’aucuns peuvent craindre un certain sensationnalisme et une exploitation indue d’un juge devenu une vedette percutante dans les médias.Mais en tout état de cause, c’est en allant publiquement au fond de cette crise qu’on servira le mieux les enfants et la justice.Si les deux parties qui s’affrontent ont des intérêts propres, notamment la défense de leur réputation et de leur crédibilité, la cause a pris des proportions qui leur échappent.Déjà d’autres procédures ont été engagées qui visent à préciser, notamment, les droits des magistrats.D’autres jugements pourraient survenir relativement aux limites acceptables pour la liberté de presse.Voilà manifestement pas une affaire qu’on peut comparer à une chicane entre un juge indolent et un avocat colérique ! Or, le Conseil de la magistrature a pris le parti de fonctionner dans le secret presque absolu.Cette orientation était justifiable peut-être en certaines circonstances, mais on ne saurait en faire, sans risque grave pour la crédibilité de la justice, une marque distinctive de la procédure déontologique.Un forum déontologique ne peut servir de commission d’enquête sur les besoins des enfants, sur les lacunes de l’administration publique, ou sur les contradictions de la loi de la protection de la jeunesse.Mais c’est souvent à l’occasion d’une simple enquête à caractère limité qu’on peut découvrir des problèmes sérieux auxquels nos institutions ne répondent pas comme il le faudrait.— JEAN-CLAUDE LECLERC Les pièges du Nicaragua L ’espoir de paix de nouveau remis en question à Managua ENCORE incertain, le cheminement vers la paix au Nicaragua vient de connaître un nouveau recul.En mettant fin à la trêve en place depuis dix huit mois, le Président du Nicaragua, M.Daniel Ortega, ravive les inquiétude*s au sujet du plan de paix arrêté, en août dernier, à Téla, au Honduras.L’échéance des élections de la fin février pourrait être, elle aussi, remise en question malgré les assurances prodiguées hier à Managua.De façon immédiate, ce petit peuple d’Amérique centrale renoue avec l’état de guerre qui a déjà coûté la vie à près de 40.000 personnes au cours des neuf dermières années.Du style théâtral et brouillon du Président Ortega, difficile de faire la part des choses.Les miliciens de la contra ont-ils réellement rompu eux-mêmes la trêve en harcelant les villages frontaliers ?Le parti sandiniste tente-t-il une manoeuvre de diversion à l’approche des élections qui ne leur garantissent pas le maintien au pouvoir ?S’agit-il au contraire de l’amorce d’un processus plus grave qui enlèverait toute signification au plan Arias, revu et corrigé, qui devrait ramener la paix dans cette régipn du monde, y compris au Salvador ?On y verra sans doute plus clair lorsque tomberont des renseignements précis et fiables sur la nature des manoeuvres militaires ordonnées par le gouvernement de Managua.La réaction de Washington ne s’est pas fait at- Devant l’échec Le moment est-il venu, encore LA LENTEUR, toute relative, des négociations dans les secteurs public et parapublic au Québec et les ecchymoses, individuelles ou collectives, laissées par les sanctions de la loi 160, font croire ’ à l’échec d’un régime de relations de travail en place depuis le milieu des années soixante.Le moment serait-il venu de repenser tout ça ?Certains le croient, le disent ou l’écrivent.Encore faudraiLil préciser ce qu’on veut.Le Québec est un des très rares Etats au monde à négocier, au sens le plus strict du mot, avec les associations syndicales de véritables conventions collectives copiées sur celles des entreprises du secteur privé.L’État, employeur et législateur, est allé aussi loin qu’il était possible dans cette voie.Toute modification au régime actuel ne peut être qu’un recul sur le statu quo, comme ce fut le cas lors de la dernière révision du régime, sous un gouvernement péquiste, dont les principales dispositions (loi 37) sont restées lettre morte devant le refus des syndicats de s’y conformer.Ce régime repose largement sur une fiction.Il pose comme postulat — hautement improbable — que le gouvernement est une entreprise comme une autre.Quelque bonne volonté qu’on mît à le croire, il a fallu se rendre à l’évidence : l’échec de l’État-employeur entraîne l’intervention de l’État-législateur.De quel modèle le Québec pourrait-il s’inspirer ?Tout dépend des objectifs poursuivis.La négociation au Québec, c’est aussi l’évidence, est extrêmement centralisée, ce qui transforme chaque nçuvelle ronde en grandes manoeuvres para militaires qui fixent pendant des semaines, et même des mois, l’attention des médias.S’il était question de décentralisation (mais est-ce vraiment le cas ?), il n’y aurait pas à aller loin.Il suffirait d’observer ce qui se passe ailleurs au Canada où lès négociations sont très décentralisées, ou par région ou par corps d’emploi.tendre.Dès vendredi dernier, à la réunion au sommet de San José, au Costa Rica, le Président des États-Unis, M.George Bush, n’a pas mâché ses mots devant l’intention affichée par M.Ortega de rompre la trêve.Il faut toutefois lire dans la retenue américaine — on n’annonce pas la reprise des livraisons d’armes à la contra — un certain embarras.Le maintien d’une aide humanitaire a empêché le démantèlement effectif des camps et bases, situées principalement au Honduras, de même que la démobilisation de la contra, ce qui aurait dû s’achever dans quelques semaines, en tout cas avant le 5 décembre.Bon nombre de pays sont intervenus auprès du Président Ortega dans l’espoir d’éviter l’échec de tous les efforts engagés ces derniers mois.On doit également souhaiter de la part de Washington la même modération.Favoriser la reprise des combats au moment où des élections pourraient signifier le retour à une vie démocratique pluraliste, c’est tenter un pari inconséquent et grave.L’hypothèse doit être faite que les élections du 25 février aboutiront à la fin de l’autoritarisme, à la disparition du gouvernement par parti unique interposé.Enfin, il faut appeler de tous ses voeux la mise en place d’une force des Nations-Unies pour surveiller la démobilisation générale.— PAUL-ANDRÉ COMEAU d’un régime une fois, de repenser tout ça ?Il pourrait aussi être question de limiter le champ de la négociation.Alors, c’est du côté de la Suède qu’il faudrait regarder.Pays considéré pourtant comme socialement très avancé, la Suède impose des restrictions, presque inimaginables ici, à la liste des matières effectivement négociées.Et cela de deux façons.D’abord parce qu’il existe en Suède plusieurs lois enchâssant diverses conditions de travail (engagement, congédiement, suspension, mesures disciplinaires.).Ensuite parce que le gouvernement — et là-dessus les syndicats suédois sont d’accord — ne soumet à la négociation rien de ce qui porte sur les objectifs, l’orientation, le volume ou la qualité des services offerts à la population.Ratio maître-élève, nombre des groupes, plancher d’emploi, organisation du travail, affectation des tâches, tout cela est laissé à la décision politique.Quant à la rémunération, les négociations ont pour objet d’assurer aux employés du secteur public suédois des conditions comparables à celles du secteur privé.Il pourrait également être question du maintien des services essentiels dans le secteur des soins de santé.Là-dessus, la Grande-Bretagne pourrait servir d’exemple : c’est l’employeur qui détermine les effectifs nécessaires et.congédie l'employé qui refuse de se présenter au travail ! Et tout cela, bien avant Margaret Thatcher.Enfin, s’il était question du financement des associations syndicales, alors là, les exemples ne manqueraient pas.L’obligation pour les non-syndiqués de payer une cotisation ainsi que la perception à la source des cotisations par l’employeur n’existent nulle part en Europe.Même que les syndicats n’en veulent pas : ils voient dans cette pratique une négation même du syndicalisme.Mais trêve de plaisanteries de croque-mitaine.L’Halloween est déjà loin.— JEAN FRANCOEUR IAC M££CH: ‘TüRVBR DBl/AMJ' DBS tfiüPfAJTS L/'SBfPéOX ou QOAVD (A ^SALrVE 06P4SS& tA C4f?iC4TZ/f9£r veuf-OK) ime/Kie* U AJ CAJÜADA SMJS t£QuéS£C?y W.i y* M LETTRES AU DEVOIR Espérance Lettre à Mme Barbara McDougall, ministre de l'Immigration LA Communauté catholique de langue française de Ste-Gene-viève, à Ottawa, qui regroupe en son sein un certain nombre de familles haïtiennes (dont un prêtre haïtien à son service, M.l’abbé Jean-René Aubin), est inquiète et s’indigne de la décision de lever le moratoire qui empêchait l’expulsion du Canada des demandeurs d’asile d’origine haïtienne.D’après les informations qui sont transmises par les médias, quatre auraient déjà été déportés, et votre ministère s’apprêterait à en déporter une cinquanaine d’autres.Selon les termes de la Convention de Genève de 1951, ratifiée par le Canada, est considérée comme réfugiée toute personne qui se trouve hors de son pays de sa nationalité et qui ne peut ou, en raison de la crainte de représailles et de persécutions, ne veut se réclamer de la protection de ce pays.Or, les Haïtiens vivant au Canada jugent encore comme anormale la situation politique qui règne dans leur pays et ils ont la conviction d’être perçus par le régime en place comme des ennemis et des traîtres.Dans un tel contexte, la déportation des réfugiés ne saurait être une solution humaine.Il nous paraît impossible de suivre le froid raisonnement qui préside à cette décision.Selon notre interprétation et à moins d’une vraie preuve du contraire, les Haïtiens demeurent des réfugiés parce qu’ils sont des persécutés.Nous, membres de la Communauté de Ste-Geneviève, faisons nôtre le cri des Haïtiens en terre canadienne et, en solidarité avec eux et au nom de notre foi, avons signé la présente, dans l’espérance qu’il vous interpelle en votre qualité de notre représentant.— LÉONARD ROCHON curé et 35 autres signataires Ottawa, le 29 octobre.Mercantilisme crasseux Lettre à M.Keith Spicer, président du CRTC LES INCIDENTS de la campagne publicitaire de CKMF à Montréal, filiale de Radio Mutuel, démontrent l’irresponsabilité des agents de cette chaîne .Quant on se fout de la vie même de ses auditeurs, on peut s’imaginer quelle importance on accorde aux valeurs culturelles et sociales.Du mercantilisme le plus crasseux ! La dynamique de ce réseau est depuis longtemps connu, mais le CRTC à quand même jugé bon d’en accorder une franchise en Abitibi-Témiscamingue, au détriment de trois autres soumissionnaires qui présentaient des programmations plus sobres et beaucoup plus saines.Depuis plus d’un an, notre région se voit polluée à la journée longue par cette radio cacophonique, anglicisée et anglicisante et dont la programmation est d’abord et avant axée sur sa propre promotion.Le CRTC malheureusement ne semble vouloir faire autre que de défendre son choix, à défaut de reconnaître sa bêtise.Radio-Nord vient d’obtenir une licence pour l’exploitation d’un poste MF à Rouyn-Noranda.Or il n’entrera en ondes qu’à l’hiver 1990 .Reste aussi voir l’ambiance qu’il saura prendre.Durant ce temps, CJMM FM — Dance Music (Radio Mutuel) continue de plus belle à se moquer ouvertement des normes du CRTC pour ce qui est du contenu musical francophone prescrit, tout en assourdissant les quatre coins de notre communauté aussi bien par les imbécilités de ses animateurs que par ses ordures musicales et culturelles.Enfin, le CRTC devrait intervenir afin que les câblodistribu-teurs privilégient les postes québécois avant de donner l’antenne aux stations anglo-canadiennes à ambiance américaine.— ANDRÉ RICHARD Rouyn-Noranda, le 25 octobre.Pour la paix du monde L’HONORABLE Dalaï-Lama est l’incarnation du Bouddha, de la compassion infinie, pour des millions de Bouddhistes tibétains.Ce Prix Nobel a été décerné à un artisan de la paix, reconnaissant l’effort de trente ans de labeur et de patience de ce prophète de la paix, à l’exemple de son non moins réputé prédécesseur Gandhi pour la paix de l’Inde par la Non-Violence.Nous avons été témoins des souffrances des peuples de la terre : — Le génocide d’un million de Cambodgiens par les Khmers rouges: — Le massacre des manifestants à la Place Tien An Men en Chine.— La fuite des Vietnamiens qui continuent de se jeter à la mer à la recherche de nouveaux horizons.— La torture de leurs dissidents politiques par les autorités dirigeantes du Chili, d’Haïti, de l’Afrique du Sud et d’autres pays.— L’exode massif des Allemands de l’Est vers l’Ouest Par ailleurs, nous avons été témoins de révolution de certains peuples vers une libéralisation de leur régime politique : — La Pologne est parvenue à une paix sociale grâce à la modération de Lech Walesa et à une discrète intervention du Page.— La Hongrie est passée du régime communiste à celui du socialisme, puis à la démocratie.— Et la Russie de Gorbatchev manifeste des signes d’une lente évolution vers une relative liberté que souhaite son peuple, grâce à une certaine vision de son leader.Cette voix de l’Est et la politique d’ouverture de ce chef de file communiste ont stimulé une conscientisation et un réveil de certains peuples vers un monde où le Droit de la Personne aura droit de cité.Les peuples meurent à la recherche de la liberté et de la paix.Ces quelques mots n’ont d’autre prétention qu’un simple son de cloche s’adressant aux pouvoirs politiques et religiqux, et aux groupes de pression dans divers pays du monde.Ces mots s’adressent aussi aux médias susceptibles d’activer ce désir de paix dans le monde.Ces mots s’adressent enfin à chacun d’entre nous dans un effort commun de sensibilisation et de conscientisation vers un monde épris de paix et de liberté.— THU-HÀ TO NGUYEN Brossard, le 25 octobre.¦ Avis de l’éditeur Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L’adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.Médecine et publicité APRÈS avoir mobilisé de pauvres mercenaires en mal de cachets, les avoir affublés de défroques d’académiciens pour mousser la publicité de « burgers royalement enfirouapés », voici qu’on nous impose des vendeurs médicaux ! Je serais curieux de savoir ce qu’en pense le digne Collège des médecins.Ou bedon d’authentiques médecins se transforment publiquement en publicitaires rémunérés, avec ou sans la bénédiction du Dr.Augustin Roy, ou bedon des agences de publicité ont recruté des interprètes, dûment dotés de doctorats, en mal de cachets commerciaux ! Les couches Ultra Pampers sont-elles meilleures parce que la mère de Nicolas, le Dr.Louise Lamarre, Texas, en vante les mérites à la télévision ?L’Eversoft de la compagnie Jergen 's est-il plus populaire parce que le Dr.Paula Couture s’en lave les mains devant la caméra ?Les produits Ponds préoccupent-ils vraiment le subconscient ou l’inconscience du psychiatre Lenora Felderman de New York ?Et puis les chats se régalent-ils de Whiskas parce que l’infirmière Danielle Provost les en gave ?J’ai renoncé depuis longtemps aux ridicules hambourgeois académiques; je regrette de ne pas avoir de chats pour les priver de leur infirmière, de ne pas avoir d’enfants en âge de porter des couches texanes.D’où sort la doctoresse aux mains sales et l’autre aux joues poudrées ?Une chose est certaine : ce genre de médecine en publicité est indigeste et plus vénal qu’agréable ou crédible.— JACQUES LAMARCHE St-André-Avellin, le 31 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0850 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.(514) 844-3361 Abonnements (514)844-5738 - LE DEVOIR .(USPS =003708) is published daily by l'Imprimerie Populaire.Limitée 211 rue St-Sacrement.Montréal.Québec H2Y 1X1 Subscription rate per year is $439 00 USD Second Class Postage paid at Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to insa.PO Box 1518.Champlain NY 12919-1518 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 ¦ 9 Les 25 ans du ministère de l’Éducation La bataille de l’accessibilité est loin d’être terminée CLAUDE RYAN Lors de la conférence inaugurale du colloque de l'Institut québécois de la recherche sur la culture qu'il a prononcée avant-hier, le ministre de l'Éducation aborda tout d'abord les thèmes de la démocratie scolaire, des structures de gestion et des modes de financement du système d'éducation, puis traita de l'accessibilité et de la qualité de l'enseignement.Nous reproduisons ci-après de très larges extraits de cette dernière partie de son allocution EN CRÉANT un ministère de l’Éducation en 1964, l’Assemblée nationale affirmait la volonté de la population du Québec de prendre en charge son système d’enseignement, mais elle proclamait aussi sa volonté de faire en sorte que les avantages de l'instruction soient rendus accessibles à toute la population et dans toutes les parties du territoire partout où cela serait possible.Vingt-cinq ans plus tard, nous pouvons dire avec fierté que l’objectif défini en 1964 a été largement atteint.À tous les niveaux du système d’enseignement, les taux de fréquentation ont connu une augmentation spectaculaire.De 1961 à 1987, le taux de fréquentation scolaire à l'âge de 16 ans est passé de 55 % à plus de 92 %.Le nombre des étudiants réguliers inscrits dans les collèges et les universités a lar- Les sommes consacrées à l’alphabétisation resteraient bien en deçà du niveau exigé par les besoins réels gement dépassé les prévisions les plus optimistes de la Commission Parent.L’éducation des adultes a connu, pour sa part, un essor tel que, pour une année donnée, plus de 50 % des adultes québécois se livreraient désormais a des activités d’apprentissage ou des activités éducatives, sous une forme ou sous une autre.En vingt-cinq ans, le Québec a pratiquement rattrapé le retard qu’il accusait par rapport au reste du Canada en matière de scolarisation secondaire, collégiale et universitaire.Devant des résultats aussi impressionnants, on serait tenté de conclure que la bataille de l’accessibilité a été gagnée et que nous pouvons désormais passer à autre chose.Il suffit cependant d’un regard attentif sur la réalité concrète des milieux québécois pour se rendre compte que cette bataille est loin d’être terminée.Sur plusieurs fronts, des défis graves se posent encore.Je mentionnerai seulement les plus aigus.1 — Nonobstant les progrès de la scolarisation, nous faisons toujours face à des problèmes très sérieux en matière d’alphabétisation.Les diagnostics touchant l’étendue du problème varient suivant la définition que l’on donne de l’analphabétisme.Selon la définition que l’on retient, il faudrait parler d’un nombre qui peut varier de 12 % à 30 % de la population adulte.Les analphabètes se recrutent surtout parmi les couches de la population qui ne purent bénéficier des programmes encore récents de la scolarisation.Des études récentes indiquent cependant que l’analphabétisme pourrait être également un phénomène structurel engendré par l’obsolescence rapide des objets de communication et des dispositifs d’éducation.Si tel est le cas, les sommes que le Québec consacre présentement à l’alphabétisation — ces sommes sont de beaucoup supérieures à celles que les autres provinces consacrent à ce problème — resteraient bien en deçà du niveau exigé par les besoins réels.2 — Tandis que, dans un pays comme la France, des services éducatifs sont mis à la disposition des jeunes dès l’âge de trois ans, nous en sommes encore au Québec à discuter de l’âge d’admission en maternelle ou en 1ère année.C’est à peine si des mesures encore timides ont été mises en oeuvre afin de faciliter l'entrée dans le système scolaire des enfants de milieux so-cio-économiquement pauvres ou des enfants de foyers d’immigrants.De nombreuses études indiquent que pour les enfants des milieux défavorisés en particulier, la façon la plus sûre de favoriser leur insertion réussie dans le système scolaire et dans la vie est de leur rendre accessible dès leur tendre enfance une expérience préscolaire dans un environnement éducatif.Notre système d’enseignement a encore très peu à offrir à cet égard.3 — Dans la région métropolitaine de Montréal surtout, nous faisons face à une diversification rapide et prononcée des clientèles scolaires.On observe une présence de plus en plus importante d’enfants en provenance de communautés ethniques ou linguistiques autres que française ou anglaise dans les écoles publiques.Ces changements engendrent des problèmes inédits au chapitre de l’encadrement pédagogique, de l’insertion sociale et culturelle, de la réussite des études, de l’adaptation des programmes, des rapports entre l’école et le milieu familial de l’élève, du recrutement et de la formation du personnel, etc.Plusieurs commissions scolaires accomplissent depuis de nombreuses années un excellent travail à cet égard.Mais il faudra consentir à déployer des ressources plus abondantes pour permettre à nos de l’ordre de 40 %.Il y a là une perte d’énergie qu’une société responsable ne saurait constater sans réagir.Laisser se perpétuer une telle situation, ce serait consentir à ce que notre système de formation collégiale fonctionne à la manière d’une chaudière percée.Dans le cadre des négociations qu’il poursuit avec les enseignants du secteur collégial, le gouvernement s’est montré disposé à injecter dans le réseau collégial des ressources additionnelles dont une bonne partie seront destinées à assurer un meilleur encadrement des étudiants à l'entrée dans le réseau.7 — L’existence de 47 collèges publics dispensant l’enseignement collégial dans la très grande majo- Le mot « rigueur », longtemps tenu à l’écart du vocabulaire à la mode, a refait son entrée dans les discours sur l’éducation.Certains voient dans ce changement un dangereux mouvement de recul.J’y vois au contraire l’annonce d’un redressement nécessaire écoles d’être à la hauteur de ce défi nouveau.L’avenir de notre culture se jouera largement à travers le climat que nous aurons réussi à créer dans nos écoles publiques au cours des prochaines années.Aussi longtemps que nous parlerons de nous assimiler à tout prix les immigrants, nous pourrons leur imposer certaines contraintes extérieures, mais nous ne réussirons pas à gagner leur coeur.Nous devrons apprendre à les aimer et à les servir pour eux-mêmes : l’école fournit à cette fin un terrain très propice.4 — La multiplication des élèves handicapés et des élèves présentant des difficultés d’adaptation et d’apprentissage est un autre défi majeur qui se pose à l’école d’aujourd’hui.En 1965, le nombre des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage inscrits dans nos écoles publiques était de 20,765.En 1987, ce nombre s’élevait à 130,000, soit plus de 12 % de la clientèle totale des écoles publiques.On exige de plus en plus que le système d’enseignement intègre le plus possible ses élèves dans les classes régulières.Mais on exige en retour qu’il mette à leur disposition et à la disposition des enseignants un nécessaire supplément de ressources.Nous estimons à quelque 3 800 millions par an les sommes que le ministère de l’Éducation consacre à la scolarisation de ces élèves.Mais de partout l’on réclame un effort encore plus considérable.Nous serons mieux en mesure, d’ici un an ou deux, d’évaluer l’ampleur réelle du défi qui se pose a cet égard.Jusqu’à ces derniers temps, le ministère de l'Éducation ne disposait pas en effet des données complètes et précises qui eussent permis d’établir un bilan précis des besoins réels.Un fait parait évident toutefois : la multiplication des cas d’élèves en difficulté d'adaptation et d’apprentissage semble aller de pair avec les phénomènes nombreux de dislocation familiale, sociale, culturelle et morale que l’on observe dans le Québec d’aujourd’hui.5 — La chute de la natalité et la migration vers les centres urbains créent des conditions de plus en plus difficiles de survie pour les écoles appelées à desservir des populations restreintes vivant dans des régions éloignées des centres urbains.Il devient de plus en plus coûteux, et souvent risqué au plan pédagogique, de maintenir de petites écoles ne pouvant recruter des effectifs suffisants.Mais les projets de fermeture d’école se heurtent le plus souvent à la résistance farouche des populations immédiatement concernées.Le ministère de l’Éducation pratique en ce domaine une politique rité des régions du Québec est l’une des plus belles réussites du dernier quart de siècle sous l’angle de la démocratisation de l’accès à la formation postsecondaire.Le rôle de chaque collège est capital pour la formation d’élites intellectuels et professionnels dans les régions.La présence du collège joue également un rôle très important dans le développement social et culturel de la région.On ne doit pas oublier cependant qu’il existe encore un certain nombre de régions ou de sous-régions qui sont privées de l’accès raisonnable à l’enseignement collégial.8 — Autant au niveau secondaire qu’au niveau collégial, les demandes de services éducatifs en provenance de clientèles adultes de font sans cesse plus nombreuses et plus diversifiées.L’évolution rapide de la technologie, de l’économie et de la culture multiplie les besoins de formation, dans tous les secteurs.Afin de répondre au besoin de la population et de conserver la place prioritaire qui leur revient en matière d’offres de services éducatifs, les établissements collégiaux devront faire montre de ceci demeure le mode d’organisation emprunté jusqu’à ces dernières années dans les écoles polyvalentes, lequel négligeait des aspects majeurs du développement individuel de l’élève.Il en est résulté également une mise en valeur souvent trop exclusive de la fonction d’enseignement au détriment des autres volets tout aussi importants du travail d’éducation.Un autre résultat de cette approche s’est manifesté dans l’émiettement des systèmes de valeurs transmis par les établissements d'enseignement.À l’exemple de ce qui se produit dans un grand nombre de pays, nous revenons aujourd’hui a une approche qui tente de mettre davantage l’accent sur la globalité, l'unité et la continuité de l’expérience éducative.Nous sommes beaucoup plus soucieux de la continuité de l’enseignement transmis par les écoles.Nous réclamons que le système revienne à des objectifs et à des approches mettant davantage l’accent sur une conception large et exigeante de l’éducation.Le mot « rigueur », longtemps tenu à l’écart du vocabulaire à la mode, a refait son entrée dans les discours sur l’éducation.Certains voient dans ce changement un dangereux mouvement de recul.J’y vois au contraire l’annonce d’un redressement nécessaire.En réponse, par exemple, à l’atmosphère dépersonnalisée des écoles polyvalentes, on assiste aujourd’hui à la mise en place de nouveaux modes de regroupement et d’encadrement des élèves assurant que chacun sera l’objet d’une attention directe et personnelle de la part des enseignants.On observe également une tendance de plus en plus ferme à ne plus bâtir de f andes écoles polyvalentes, mais construire plutôt des écoles secondaires de premier cycle, situées à une distance moins grande du lieu de résidence des élèves et où l’on cherche à mettre en oeuvre une pédagogie mieux adaptée à leur âge et a leur cheminement.Tout en continuant de souligner l'importance primordiale de la fonction d’enseignement, qui consiste à faire accéder l'élève à des biens reliés à la connaissance, on hésite moins à souligner de nos jours l’importance non moins grande des autres volets du rôle de l’enseignant.Le souci de favoriser davantage la formation de l’élève Le taux de décrochage dans les cégeps seraient de Tordre de 40 %.Il y a là une perte d’énergie qu’une société responsable ne saurait constater sans réagir beaucoup d’imagination et d’initiative au cours des prochaines années.Sinon, ils risquent de se voir supplanter dans plusieurs domaines par des initiatives émanant directement des entreprises ou d’au- trpQ Qnurrps 9 — Je signalerai brièvement l’essor considérable qu’a connu la participation féminine aux études collégiales et universitaires.Désormais, les inscriptions féminines aux études collégiales et universitaires dépassent sensiblement les inscriptions masculines.Il reste cependant des progrès importants à réaliser dans certaines disciplines traditionnellement réservées au sexe masculin.Des programmes d’information à l’intention des élèves du niveau secondaire ont été mis en oeuvre afin de favoriser l’éveil des filles aux possibilités de carrières dans ces domaines.Cette énumération est fort incomplète.Elle devrait néanmoins suffire à nous convaincre que nous sommes loin d’avoir surmonté de manière définitive le défi de l’accessibilité.De nombreuses barrières ont été brisées au cours du dernier quart de siècle.Il en reste encore de nombreuses à franchir avant que l’égalité des chances en éducation ne soit vraiment devenue Aussi longtemps que nous parlerons de nous assimiler à tout prix les immigrants, nous pourrons leur imposer certaines contraintes extérieures, mais nous ne gagnerons pas leur coeur aussi ouverte que possible.Il s’efforce de garder ouvertes le plus longtemps possible les petites écoles et applique à cette fin, chaque année, des mesures d’exception dont le coût est très élevé.Dans ce domaine comme en beaucoup d’autres, il ne suffit pas de réclamer le service, il faudra que la population soit prête à en payer le prix.6 — Au niveau collégial, le taux d’inscriptions est relativement élevé.Plus de 60 % des élèves qui ont complété des études secondaires s’inscrivent en effet à l’enseignement collégial.Mais autant en formation générale qu’en formation professionnelle, le taux de persévérance est relativement faible, de même que le taux de diplôma-tion.La proportion d’étudiants inscrits dans les collèges qui obtiennent leur diplôme d’études collégiales serait à peine supérieure à 60 %.Le taux de décrochage serait ainsi une réalité vécue pour tout le monde.Mais une question plus importante doit être abordée : la qualité de l’éducation a-t-elle progressé ou diminué au cours du dernier quart de siècle ?Les étudiants sont beaucoup plus nombreux que naguère au sortir de chaque cycle, mais sont-ils mieux formés ?Comme la plupart des sociétés nord-américaines, nous avons largement cédé à un courant pédagogique selon lequel il importait de mettre surtout l’accent sur les processus, c’est-à-dire sur le comment de l’éducation, sans trop se préoccuper de l’objet même de l’éducation, c’est-à-dire du développement intégral de la personne.Il en est résulté, dans l’ensemble, une prédominance excessive de l’organisation technique au détriment de la qualité et de la personnalisation des services.L’exemple le plus éloquent de au sens le plus large du terme trouve son expression la plus vérifiable dans des exemples comme ceux que j’ai mentionnés.Il répond aussi à des besoins vivement ressentis au niveau collégial, voire au niveau universitaire.Dans le déroulement des études proprement dites, l’accent est de plus en plus mis sur la qualité des apprentissages, surtout des apprentissages de base dans des matières comme la langue maternelle, la mathématique, les sciences et la langue seconde.Après une longue période de développement dans toutes les directions, on a senti le besoin de ramener l’école à sa fonction essentielle, qui est de faire accéder l’élève à un humanisme traduisant le mieux possible les valeurs jugées essentielles par la société tant sous l’aspect des connaissances à acquérir que des habilités à posséder et des valeurs et attitudes à développer.Parmi les objectifs du Rapport Parent qui ont mal résisté à l’épreuve du temps, je voudrais citer l’intégration de la formation professionnelle et de la formation générale au secondaire et au collégial.La Commission avait rêvé d’une savante intégration.Dans l’ensemble, cette formule n’a pas fonctionné.Nous revenons de plus en plus, par la force des choses, à une différenciation très marquée entre la formation professionnelle et la formation générale.Contrairement à l’idéal mis de l’avant par la Commission Parent, la séparation entre formation professionnelle et formation générale semble devoir s’accentuer.La même tendance peut être observée au niveau collégial.Une fois solidement implantée la réforme amorçée au secondaire, il faudra également envisager une réforme en profondeur de la formation professionnelle dispensée au collégial.Reliées de très près aux questions qui viennent d’être soulevées, des questions tout aussi pressantes se posent concernant la vocation et l’aménagement concret des études universitaires de premier cycle.Il semble bien qu’ici aussi, nous assistions à l’éclatement d’une autre illusion entretenue par la Commission Parent.Aux yeux de l’organisme d’enquête, l’Institut, devenu ensuite le cégep, devait être un lieu de formation générale pour l’étudiant qui se destine à l’université.Celle-ci devait être un lieu de spécialisation dans une discipline.Or, la réalité s’est révélée plus complexe et plus exigeante.De toute évidence, les années passées au collège ne suffisent pas à assurer une formation fondamentale complète.Par ailleurs, on s’est in- terrogé de manière très critique, depuis quelques années, sur l’excès de spécialisation dans lequel ont versé en Amérique du Nord les études universitaires de premier cycle.Ainsi que l’illustrent deux documents québécois tout récents, dont la qualité m’a vivement impressionné, soit le rapport du Comité du conseil des universités pour l’étude sectoriorelle sur les sciences > ./dales et le rapport du Comité de la faculté des Sciences de l'éducation de Laval sur la for mation fondamentale, nous allons vers un virage qui permettra de faire une place plus importante à la formation fondamentale dans les études de premier cycle.Je suis de ceux qui se réjouissent de cette évolution.Le gouvernement est vivement intéressé à la seconder.Comment ne pas souligner aussi l’importance qu’il convient d'attacher à l’harmonisation des pro grammes et des processus d’apprentissage d’un cycle d’études à l'autre ?La pauvreté du français langue maternelle chez les étu diants de nos collèges et de nos uni versités témoigne à cet égard de carence criante.On pourrait dresser de même un bilan critique de la qualité des apprentissages dans bon nombre d’autres disciplines.Sans chercher à découper les territoires de manière trop rigidement juridique, il s'impose que nous définissions avec plus de précision l'apport propre qui doit etre attendu du secondaire, du collégial et du premier cycle universitaire dans la formation fondamentale et spécialisée de l’étudiant.Mais il faudra que les programmes de cours et les itinéraires de cheminement soient adaptés en conséquence.Cela exigera un travail beaucoup plus Suivi de mise en commun et de concertation que ce qu’il nous a été donné d’observer jusqu’à maintenant.Je ne voudrais pas terminer cette trop rapide énumération sans dire quelques mots du thème très important de l’évaluation des apprentissages et des programmes.Il importe que, de plus en plus, la formation dispensée dans le système d’enseignement soit soumise à des évaluations rigoureuses, et ce à tous les niveaux.Au niveau primaire, la responsabilité première de l’évaluation incombe aux commissions scolaires : à celles-ci et à leurs collaborateurs, le ministère de l’Éducation a la responsabilité de fournir des instruments de plus en plus adaptés afin qu’elles puissent s’acquitter avec rigueur de leur responsabilité.Au niveau secondaire, nous entendons maintenir le système actuel d’évaluation sous lequel les élèves sont soumis pendant leur cinq années d’études a diverses épreuves conçues tantôt par le ministère de l’Éducation, tantôt par la commission scolaire.Nous entendons en outre associer de plus en plus le Québec à des expériences interprovinciales et internationales d’évaluation des apprentissages, lesquelles nous fourniront l’occasion de comparer plus souvent nos performances à celles des autres provinces et des autres pays.Il me fait plaisir de signaler qu'un large accord s’est établi entre les ministres de l’Éducation des diverses provinces canadiennes en vue de l’instauration d’instruments canadiens d’évaluation.Nous revenons, par la force des choses, à une différenciation très marquée entre la formation professionnelle et la formation générale Au plan collégial, des pas majeurs ont été franchis depuis trois ans avec l’implantation de procédures sérieuses d’évaluation dans la quasi-totalité des établissements collégiaux.Grâce à l’entente intervenue à ce sujet entre les collèges, le Conseil des collèges et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Science, la Commission de l’évaluation du Conseil des collèges pourra suivre de près le cheminement du dossier de l’évaluation jusqu’au niveau des établissements individuels.Par l’information que diffusera la commission, il sera possible de créer un climat propice à la mise en oeuvre des redressements nécessaires.L’idée de procédures éventuelles d’évaluation des apprentissages qui serait faite au niveau de l’ensemble des collèges reste ouverte dans mon esprit.Sans rejeter cette possibilité, je suis néanmoins enclin à penser que l’effort majeur en matière d’évaluation devra venir des établissements eux-mêmes.Au niveau des universités, enfin, certains établissements se sont déjà dotés de procédures rigoureuses d’évaluation de leurs programmes.Cette procédure implique le plus souvent l’intervention d’experts impartiaux de l’extérieur, voire d’experts étrangers.Étant donné la très grande autonomie dont jouissent les universités, il est normal et souhaitable qu’elles veuillent se doter de mécanismes d’évaluation impartiaux et efficaces.Chroniques du lac Daniel LATOUCHE ?À propos.AVOUEZ que comme mise en scène politico- théâtrale, on ih*uI difficilement faire mieux.Comme naïveté et inconscience journalistique, non plus.Quiconque a assisté, de près ou de loin, à une conférence de premiers ministres sait très bien que chacune d’entre elles est précédée d'une longue période de |>o sitionnement stratégique où chacun annonce à l’avance le prix que les au très auront à payer.Les premières versions du communiqué final ont déjà commencé à circuler pendant que l’on procède aux traditionnelles batailles sur l'ordre du jour et la longueur des discours.Celle qui doit bientôt permettre de vider l'abcès du lac Meech — une autre conférence de la dernière chance — ne fait pas exception à la règle.Le seul qui semble avoir échoppé à l’intoxication générale est Jean Chrétien.On ne saura probablement jamais si c’est par intelligenc ou par instinct politique, mais il est le seul à avoir compris qu’il importait de distinguer l’accord signé des conditions posées par le Québec |kiui réintégrer la famille constitutionnelle canadienne.Et ce n'est pas tout.Jean Chrétien est aussi le seul leader politique à avoir compris que le rejet du lac Meech ne serait pas la fin du monde pour le Canada.Les carrières politiques de Brian Mulroney et surtout de Robert Bourassa en souffriront pendant quelques mois, et puis après.Que ces messieurs aient choisi de s’envelopper dans les drapeaux de la réconciliation, tant mieux pour eux.Ils doivent cependant accepter les risques nue cela comporte.Jean Chrétien a compris que les partis politiques ont une âme et que celle du Parti libéral du Canada consiste pour l'essentiel à offrir aux Canadiens du Québec et du reste du pays la vision d’un gouvernement central fort et qui tient exactement le même discours selon les provinces et les saisons, électorales ou pas.À en écouter certains, cette approche aurait quelque chose de méprisable et ne serait plus de mise.On dit même que si le lac Meech ne passe pas, les partis qui seront tenus responsables de ce meurtre symbolique n’ont aucune chance de se faire élire au Québec.Rarement aura-l-on entendu un argument plus imbécile.Imaginez un instant qu’effecti-, vement le lac Meech soit renvoyé dans ses eaux.Quel parti politique fédéral en sera tenu responsable ?Le Parti conservateur ?Sûrement pas.Les libéraux ?Encore moins puisqu’ils pourront, à juste titre, répartir le blâme entre Brian Mulroney, les provinces canadiennes-anglaises, un accord mal fignolé et le manque de leadership de Robert Bourassa.Quant au NPI), il n’a jamais réussi le tour de force à se faire blâmer pour quoi que ce soit.Au train où vont les choses, il est clair qu’on se dirige rapidement vers un compromis de dernière minute qui permettra à tous les participants de sauver la face.La première chose qu’on vous apprend en science politique est de s’en remettre à des questions de procédures et de formalités chaque fois que des divergences sur le fond risquent d’envenimer les choses.Dans le cas du lac Meech, on s'est déjà entendu sur la formule de l’accord parallèle et on discute actuellement du contenu de cet accord.La société distincte est une question qui ne soulève plus aucune opposition maintenant que Robert Bourassa a réussi à expliquer qu’elle ne voulait rien dire.Il ne reste plus qu’un seul os dans la soupe constitutionnelle, soit la possibilité pour le Québec d’utiliser le veto que lui concède le lac Meech pour empêcher les autres provinces d’obtenir ce qui les intéresse lors de la deuxième phase des négociations.On veut connaître le prix qu’il va exiger pour laisser entrer le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest — et ainsi diminuer l’importance relative du Québec — ou pour accepter une transformation du Sénat en faveur des provinces de l’Ouest.En refusant systématiquement de discuter de ces choses, M.Bourassa les laisse dans l’inconnu et c’est ce qui enrage les autres premiers ministres.Le compromis final de dernière minute comportera nécessairement une clause définissant de manière politique — par opposition à une clause constitutionnelle — les contours et la façon de procéder pour la deuxième phase.Il y va de l’intérêt électoral de tous les participants d’en arriver à un accord qui ouvre immédiatement la porte à d’autres négociations.Et contrairement à ce que l’on peut penser M.Bourassa est tout à fait d’accord avec cette façon de procéder.Ce qui l’intéresse, c’est la victoire symbolique.Lors des négociations de 1970-71 et de la conférence de Victoria, il avait été obligé de refuser son accord parce que la proposition sur la table comportait trop de questions de principes et d’enjeux importants.Cette fois, il n'y a rien d’autre sur la table que des règles de procédures et des symboles.Il sait déjà qu’il va pouvoir dire oui en toute conscience.Pour une fois, on est d’accord pour lui faire plaisir. 10 ¦ Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Ottawa de l’eau dans mon vin ».D’autres semblent disposés à l’imiter.« Kn laissant ça aux médecins, on l'enlève des mains des juges pour éviter encore une fois le cirque de Chantal Daigle qu’on a connu cet été », explique le député de Duvernay, Vincent Della Noce, connu pour son opposition à l’avortement.« Nous devons présenter une loi à l’épreuve de la Charte des droits, c’est la seule chose à faire parce qu'on ne peut plus tolérer le vide ju-ridique actuel », ajoute son collègue albertain Jack Shields, lui aussi ha bituellement dans le camp des inconditionnels de l'interdiction de l’avortement.Le gouvernement a préparé sa loi avec un oeil sur le jugement de la Cour suprême qui avait rayé les dispositions du Code criminel relatives a l’avortement en janvier 1988.Le plus haut tribunal au pays avait jugé que l’article 251 du Code criminel, avec ses comités d’avortement thérapeutique et ses peines d’emprisonnement pour les femmes et les médecins qui l’auraient enfreint, était incompatible avec la Charte des droits de la Constitution canadienne.« On est convaincu que quel que soit le projet de loi qu’on présenterait, il serait contesté devant les tribunaux, dit le ministre Jean Charest, il ne faut pas se faire d’illusions là-dessus ».Mais avant de se rendre aux tribunaux, le projet de loi aura la vie dure aux Communes.Le débat commencera mardi prochain, Il pourrait bien se prolonger au-delà du mois de décembre.« Je ne suis pas pressé », disait hier le premier ministre qui rappelle qu’il s’était simplement engagé à déposer une loi avant Noël.En fait, le gouvernement a essuyé un refus sans équivoque de l'opposition quand il a tenté de négocier l’adoption accélérée de sa future loi.Il n’y a pas non plus de garanties que le projet va rallier une majorité au Parlement : « Peut-être, j’espère », se contente de dire le premier ministre.En juillet 1988, le gouvernement conservateur avait fait une première tentative pour combler le vide juridique en matière d’avortement, Il avait soumis trois options aux députés.Aucune ne l’avait emporté.À l’époque, la majorité des députés conservateurs s'étaient prononcés contre la solution de compromis de leur gouvernement et pour une interdiction à peu près complète de l'avortement au Canada.Cette fois-ci encore, les députés du gouvernement seront libres de voter selon leur conscience, mais pas les membres du cabinet.?Cogger parti à un contrat impliquant des fonds publics.La police fédérale devra aussi se pencher sur la légalité d’un paiement de $ 2,500 au sénateur Cogger par une firme qui a reçu une subvention de $ 340,000 du ministère fédéral de l’Énergie, des Mines et des Ressources.Toute cette histoire a été mise à jour par le quotidien montréalais The Ga zette.L’enquête qui sera menée par le Sénat est cependant beaucoup moins précise.En effet, c’est le sénateur Cogger lui-même qui a demandé à ses pairs de lui donner un forum adéquat pour s’expliquer et étudier les faits entourant cette affaire.Cette demande constitue, pour plusieurs, un précédent.Le président du Sénat, Guy Char-bonneau, a même déclaré qu’il croyait que ce genre d’affaire relevait plutôt des tribunaux.Selon le sénateur Charbonneau, la loi du Parlement prend bien la peine de spécifier que les conflits d’intérêts impliquant un sénateur doivent se régler devant les tribunaux.Au bureau du leader du gouvernement au Sénat, Lowell Murray, on confirme cependant que celui-ci est prêt à confier à un comité la tâche d’enquêter sur les actions du sénateur.On ne sait encore toutefois quelle forme prendra cette enquête.Le sénateur Murray, nous dit-on à son bureau, sollicite actuellement l’avis de plusieurs spécialistes et parlementaires avant de déterminer le mandat exact du groupe qui serait chargé de «l’affaire Cogger ».Le sénateur Murray doit également s’assurer de l’appui des sénateurs libéraux qui détiennent la majorité dans la Chambre Haute et qui pourraient, s’ils le voulaient, empêcher cette enquête inhabituelle.Le leader des libéraux au Sénat, Allan MacEachen, confirme que M.Murray l’a contacté pour lui faire part de la demande du sénateur Cogger.Il ne sait pas encore quelle forme pourrait prendre une telle enquête mais affirme que « si le sénateur Murray présente une proposition satisfaisante, je pourrais l’accepter ».Ces propos de M.MacEachen diffèrent de son attitude initiale dans l’affaire Cogger.« J’ai dit au départ qu’il n’appartenait pas vraiment au Sénat de juger si le sénateur Cogger a violé la loi, je ne croyais pas que cette tâche nous revenait ».Il avoue cependant que la demande par le sénateur Cogger modifie la situation et dit maintenant qu’il « ne s’y opposera certainement pas ».Mais il reste encore à répondre à plusieurs questions, estime M.MacEachen, parce que le Sénat n’est pas une cour de justice ni un corps de police.Le sénateur MacEachen trouve cependant « curieux » qu’on parle maintenant de deux enquêtes.Celles de la GRC et du Sénat.Il se demande comment l’une et l’autre vont s’agencer.Il dit qu’il faut attendre les détails de la proposition du sénateur Murray, ce qui, selon le bureau de ce 1 Morgentaler poursuit sa lutte PHOTO PC Le docteur Henry Morgentaler a continué à défier la loi de Nouvelle-Écosse, hier, en pratiquant personnellement six avortements à sa clinique de Halifax.Pendant une bonne partie de la journée d'hier, des groupes de militantes pro-choix ont escorté des femmes à leur entrée et à leur sortie de la petite maison du nord de la ville pendant que des agents de police en civil photographiaient et filmaient les gens sur bandes vidéo.La plupart des femmes qui quittaient rétablissement étaient suivies par des photographes de la police et interpellées par une policière qui semblait leur demander des informations.Pendant ce temps des manifestants anti-avortement déambulaient en cercle autour de l'édifice.« Je fais ce que j'ai fait à Montréal, à Toronto et à Winnipeg, c’est-à-dire que je donne de bons soins médicaux à des femmes qui en ont besoin », a commenté le médecin en entrevue.La police a assuré qu’elle prendrait des mesures si le docteur a violé la loi, mais aucune autre accusation n’avait encore été portée en fin de journée, hier.Le Dr Morgentaler a déjà plaidé non coupable à l'accusation d'avoir enfreint la Loi des services médicaux, en pratiquant des avortements à la clinique, il y a une semaine.La loi interdit les avortements hors des hôpitaux approuvés.Les avocats du gouvernement doivent demander aujourd'hui à la Cour suprême de la province une injonction en vue de fermer la clinique jusqu'à la comparution en cour du Dr Morgentaler, le 5 mars.Guy Rocher estime que l’université doit promouvoir la conscience éthique dernier, pourrait prendre encore une semaine.Il est évident qu’on préférerait, au Sénat, éviter d’avoir a porter un jugement sur la conduite d'un sénateur.L'an dernier d’ailleurs, un comité sénatorial s’était penché sur la conduite de l’ex-ministre libéral, le sénateur llazen Argue.Mais contrairement au cas Cogger, il s'agissait cette fois de l’utilisation abusive des fonds en provenance du Sénat.C’est la raison pour laquelle cette affaire avait été confiée au comité de régie interne.Le sénateur Argue avait utilisé les ressources du Sénat pour promouvoir la candidature de sa femme comme candidate à une élection.Le comité avait exigé du sénateur qu’il rembourse les sommes ainsi utilisées.Le comité a confié à la GRC le soin d’enquêter sur une autre affaire concernant des frais de voyage du sénateur Argue.Contrairement au cas Argue, c’est aujourd’hui le sénateur Cogger qui demande à être entendu par le Sénat et c’est ce qui en fait une affaire tout à fait particulière, sinon unique dans l’histoire du Sénat canadien.Et elle pourrait durer plusieurs mois.+ Gosset le public.« Je dois attendre les recommandations du comité de gestion du personnel avant de me prononcer », s’est-il limité à dire.Quant à la possibilité évoquée de négocier avec M.Gosset une indemnité pour obtenir son départ définitif, le président de la CUM a dit exclure cette solution pour l’instant.M.Ilamelin a par ailleurs indiqué que M.Gosset, qui est suspendu depuis 21 mois sans salaire, sera payé rétroactivement au moment de la sentence arbitrale.Dans sa décision rendue hier matin, le juge Pierre Viau, de la Cour supérieure, avait expliqué que les arguments la CUM ne l’avaient pas convaincu du caractère « déraisonnable » de la décision rendue le 24 août dernier par l’arbitre Jean-Pierre Lussier.Le pouvoir de la Cour supérieure se limitait à voir si l'arbitre du travail avait excédé sa compétence en rendant une décision « déraisonnable ».La décision étant finale et sans appel, le rôle de la Cour n’était pas de soupeser à nouveau les faits et les preuves présentés devant l’arbitre.Le juge Pierre Viau a donc conclu « que l’arbitre a analysé avec impartialité toutes les circonstances, favorables ou non à l’agent Gosset.(.) Il a tenu compte des erreurs de ce dernier et il n’appartient pas à la Cour supérieure de dire s’il est allé trop loin ou pas assez en adoptant la sanction que l’on sait ».L’arbitre Jean-Pierre Lussier avait ordonné à la CUM que l’agent Gosset soit rétabli dans ses fonctions dans les dix jours de la décision.Du côté de la Fraternité des policiers de la CU M, qui participe à la défense du policier congédié, on dit ne pas être étonné de la décision de la Cour.« Nous étions persuadés que dès que l'affaire serait devant un tribunal indépendant, on trancherait en notre faveur.Il était évident que l’arbitre agissait dans les limites des pouvoirs que lui donne le Code du travail », a souligné M.Marcel Prud’homme, président de la Fraternité.Par contre, cela ne veut pas dire que l’agent Gosset revêtira l’uniforme dès demain matin, a-t-il précisé.« Il faut voir quelles sont les possibilités compte tenu du choix de M.Gosset et des mécanisme que prévoit la convention collective », a-t-il dit.Mais pas question « d’acheter la paix », tranche M.Prud’homme, concernant la possibilité de négocier une indemnité pour le départ de M.Gosset.Aux yeux du syndicat, la mise à la retraite ne serait acceptable que dans les cas prévus à la convention collective, soit l’inaptitude du policier à exercer quelque tâche que ce soit au sein du service de police.+ Offensive cents attentats dans lesquels des civils ont trouvé la mort avaient été organisés par les sandinistes eux-mêmes pour servir de prétexte à une reprise des combats.Ortega et les autres dirigeants sandinistes assurent que les élections se tiendront, quelle que soit la situation, et ils rappellent que des scrutins organisés dans d’autres pays livrés à la guerre civile, comme le Salvador, ont été jugés libres et équitables.Par ailleurs, les États-Unis ont accusé le régime nicaraguayen d’avoir rouvert la guerre contre les rebelles antisandinistes, mais ont réaffirmé qu’ils voulaient respecter les accords de paix et n’ont toujours pas dit s’ils comptaient reprendre l’aide militaire aux contras.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitzwater, a déclaré que Managua avait « mis à exécution ses menaces d'attaques contre les contras » et avait utilisé notamment des hélicoptères et de l’artillerie mécanisée contre des rebelles munis d’armes légères.Il a affirmé que les guérilleros avaient promis de maintenir le cessez-le-feu et de ne répondre que s’ils étaient attaqués.Le porte-parole du département d’État, M.Richard Boucher, a ajouté de son côté que les États-Unis considéraient comme vraies les informations émanant des contras selon lesquelles « les sandinistes ont commencé des opérations militaires importantes dans au moins deux régions du Nicaragua ».« Il est clair que les sandinistes ont accru leurs opérations offensives au-delà des fréquentes violations du cessez-le-feu qui se sont produites dans un passé récent », a précisé M.Fitzwater, exprimant l’espoir que Managua n’irait pas jusqu’à une offensive totale ou continue.À la question de savoir si l’administration américaine entendait maintenant demander au Congrès une reprise de l’aide militaire pour les contras, qu’elle s’est refusée à faire jusqu’à présent, le porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué que la position américaine n'avait pas changé.« Nous pensons toujours que le processus de paix offre le meilleur espoir pour mettre fin au conflit et pour obtenir la démocratie au Nicaragua », a-t-il dit.+ Paradis « nous sommes en voie de perdre » : le prix des produits qu’on en tire, dit-il, ne reflète pas le coût environn-mental réel de cette production.Cette situation existe dans d’autres secteurs de l'économie où la « sous-évaluation des prix a pour effet d'encourager la surconsommation ».Il faudra, en outre, selon le ministre, étendre la responsabilité des pollueurs même après l’achat de leurs produiLs par les consommateurs.L’agriculture est un bon exemple des changements que l'État devra amorcer : on produit plus de denrées alimentaires, certes, selon les calculs des économistes Mais, ajoute M Paradis, si on tient compte de la fabrication des machines, de la production et du recours aux engrais, « la quantité de produits agricoles par unité d’énergie n’a pas augmenté au cours des dernières décennies.En outre, l'environnement agricole s’est détérioré» Quand on lui demande s'il tentera dans cette optique de faire réviser l’octroi de subventions et de contrats gouvernementaux à des pollueurs ou de faire réviser les règles fiscales qui financent la dépollution à même les coffres du Trésor public, le ministre devient plus prudent.Comme ministre de l’Environnement, dit-il, « je peux compter sur des appuis importants : Lise Bacon, ex-ministre de l’Environnement dirige le ministère responsable de la Politique énergétique; l’ancien ministre délégué à l'Environnement, M.Blackburn, est au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche; Sam Elkas, qui présidait la commission de l’environnement à la CUM, est responsable des Transports».Ce nouvel alignement, explique M.Paradis, donnera beaucoup plus de poids à la problématique environnementale au sein du puissant Comité ministériel de l’aménagement et du développement régional (COM-PADR).Récemment, donne-t-il en exemple, on a lié au COMPADR une décision au respect strict des normes environnementales.Le ministre ne veut donner aucun détail additionnel et ne précise pas si cette pratique a des chances de se généraliser.Quand on lui demande comment son ministère peut demander avec insistance aux citoyens de réduire leur usage de pesticides pendant que le ministère des Forêts planifie la levée du moratoire sur les défoliants et insecticides chimiques, le ministre remet presque en question l’entente signée en 1988 entre son ministère et celui des forêts ; « Je ne veux pas pour le moment commenter le contenu de cette entente entre mon ministère et les ForêLs.Je dois dire que s’il y a entente, il faut qu’elle aille dans le sens de progrès substantiels ».De son côté, l’ambassadeur d’Algérie au Maroc et ex-membre de la commission Bruntdland, M.Mohamed Shanoun, a plaidé devant les chefs des grandes entreprises et sociétés gouvernementales québécoises pour une stratégie énergétique globale, qui passe par un recours plus important au gaz naturel, par de meilleurs transports en commun, une stabilisation du parc automobile, une politique d’économies d’énergie musclée, voire même un meilleur calibrage des projets hydro électriques en fonction de leurs impacts globaux sur l’environnement.Le président de la commission de développement durable de l’Union internationale pour la conservation de la nature, M.Peter Jacobs, estime que le « développement durable » demeurera un vain mot au Canada si on n’arrive pas à transférer le tiers des $ 900 millions consacrés à la Défense vers l’amélioration de l’environnement.Il faut aussi, dit-il, imposer une taxe de 15 % sur les hydrocarbures pour financer au pays une politique nationale de conservation de l’énergie et la régénération des forêts.3 novembre par la PC et l'AP 1987: plus de 30,000 personnes rendent hommage à René Lévesque exposé en chapelle ardente dans l’ancien Palais de justice de Montréal.19811: Corazon Aquino, présidente des Philippines, accepte 100 jours de trêve proposés par la guérilla communiste.1985: l’émirat d’Oman accueille le sommet du Conseil de coopération du Golfe et demande aux pays de la région de s’unir pour lutter contre le terrorisme.1970: le socialiste Salvador Al-lende devient président de la République chilienne.1968: des inondations et des glissements de terrain font plus d’une centaine de morts et d'importants dégâts dans le Nord de l’Italie.1968 Richard Nixon, candidat républicain, est élu président des Etats-Unis.1946: l'empereur du Japon perd son pouvoir au profit d’une assemblée élue.1904 Sir Wilfrid Laurier est élu premier ministre du Canada.1903: le Panama accède à l’indépendance.1886: grand incendie à Dalhousie.1850: l'éclairage au gaz est inauguré avec Fredericton.1839: la guerre de l’opium s’intensifie: les Anglais coulent une flotte de jonques chinoises.1644: premier mariage d’un Français avec une Indienne en Nouvelle-France: celui de Martin Prévost avec Marie Manitouabewich.Ils sont nés un 3 novembre: l’acteur américain Charles Bronson (1921); l'ambassadeur canadien en Irlande, Dennis McDermott (1922 ).Jaan-Plerre Proulx QUÉBEC — Le sociologue Guy Rocher a proposé hier de redéfinir le rôle de l’université : elle doit doter d’une solide culture les spécialistes qu’elle forme; elle doit faire « l’éducation de la conscience éthique » ; elle doit, enfin, reconnaître pleinement qu’elle joue un rôle politique.M.Rocher, aujourd’hui rattaché au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, s’adressait aux quelques 250 participants au colloque de l’Institut québécois de la recherche sur la culture marquant le 25e anniversaire du ministère et du Conseil supérieur de l’Éducation.Une dizaine de conférenciers l’ont précédé à la même tribune pour faire le bilan de la démocratisation de l’enseignement au Québec et rappelé révolution qu’ont connue les conceptions de l’éducation.Mme Louise Corriveau, professeur au collège Édouard-Montpetit, a rejoint les propos de M.Rocher en insistant sur la responsabilités des cégeps de « réhabiliter la culture », ce qui-suppose aussi « une perspective éthique.Le développement économique, social comme technologique ou biotechnologique impose qu’on soit capable de distinguer ce qui est légal de ce qui est moral ».LAC MEECH QUÉBEC (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa continue de s’enfermer dans un mutisme le plus complet au sujet de l’accord du lac Meech.H ier, lors d’une visite à l'hôtel de ville de Québec pour commémorer la mort de René Lévesque, M.Bourassa a esquivé les questions des journalistes, les invitant à patienter jusqu’à la semaine prochaine.Les 9 et 10 novembre a lieu à Ottawa une conférence fédérale-provinciale au cours de laquelle les premiers ministres discuteront de l’accord constitutionnel.Le chef du gouvernement québécois semble vouloir éviter de se commettre publiquement avant de rencontrer ses homologues des autres provinces dont trois souhaitent des amendements majeurs à l’entente.Tout au plus, le premier ministre a constaté qu’il y a « depuis quelques jours un momentum qui se développe en faveur de l'accord », faisant allusion aux interventions des Broad-bent, Turner et Mulroney et à la sortie des hommes d’affaire québécois, mercredi.Il a dit notamment ne pas pouvoir faire de commentaire sur l’hypothèse évoquée par des constitutionnalistes voulant que plusieurs dispositions de l’accord du lac Meech puissent être adoptées même sans l’appui du Nouveau-Brunswick, du Manitoba et de Terre-Neuve.Pour sa part, M.Rocher a d’abord expliqué comment la connaissance était devenue plus que jamais « un enjeu à la fois economique et politique».Dans ce contexte, l’université est « un facteur du développement économique de la nation et la vocation de recherche de l’université devient de plus en plus une vocation économique ».« Je veux mettre l’accent avec force, a-t-il insisté, sur l’urgente nécessité que les universitaires prennent conscience de ce contexte d’intérêts économiques et politiques dans lequel leur role de professeur et de chercheur est imbriqué.Des forces économiques et politiques qui dépassent l’université ont défini pour elle le rôle actif qu’elle doit remplir comme facteur de production, comme créateur et diffuseur de capital de connaissances ».L’université doit remplir sa fonction économique, a-t-il précisé, « tout en gardant à son endroit une attitude de réserve».La démocratisation de l’université constitue à son avis le deuxième changement majeur du dernier quart de siècle.Pour la première fois, l’université, a-t-il dit, doit faire face aux exigences de l’enseignement de masse.Trois nouveaux rôles découlent de ces deux « facteurs lourds », a dit M.« Je ne peux faire de commentaires sur une question qui a des implications juridiques très importantes », a-t-il déclaré, avant d’ajouter toutefois que le Québec avait fait « cinq demandes et non pas trois ou quatre ».L’hypothèse soutenue par deux constitutionnalistes interrogés par La Presse et dont les commentaires ont été publiés hier veut que l’adoption de la plupart des dispositions de l’accord, y compris celle reconnaissant que le Québec forme une société distincte, ne requiert pas l’unanimité des provinces.La Constitution actuelle prévoit en effet qu’un tel amendement, de même que ceux portant sur l’immigration, la nomination des sénateurs et le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral peuvent être adoptés avec le seul appui du Parlement fédéral et des Legislatures de sept provinces comptant au total plus de 50 % de la population canadienne.Les trois provinces récalcitrantes abritent moins de 10% des Canadiens.Les modifications prévues à l’accord du lac Meech concernant la nomination des juges à la Cour suprême et la formule d’amendement (qui accorde à toutes les provinces un droit de veto sur la plupart des modifications constitutionnelles) nécessitent toutefois l’unanimité.Rocher.D’abord, l’université ne peut plus se satisfaire de former des spécialistes.Elle doit les doter « d’une culture, d’une tête bien faites, comme on disait jadis».En second lieu, l’université ne pourra plus enseigner et faire de la recherche « sans préoccupation éthique ».Enfin, l’université ne pourra plus se considérer comme une institution apolitique.« D’une part, elle est impliquée dans les grands orientations et décisions politiques de la nation.D’autre part, elle est elle-même une institution qui doit être un lieu où se pratique la démocratie, où chaque étudiant, chaque professeur est un citoyen d’une république du savoir, sur le modèle de la société démocratique et pouvant lui servir de modèle ».Par ailleurs, un autre sociologue de l’Umversité de Montréal, le professeur Pierre Dandurand, a proposé une longue analyse de la démocratisation de l’école au Québec pour se demander « si nous voulons encore que les objectifs de démocratisation demeurent une des orientations majeures de l’école québécoise ».Car, a-t-il conclu, « les tendances vont nettement, sur le plan idéologique et structurel, vers une école plus sélective et moins soucieuse d’assurer à tous une formation de qualité ».VOUS POUVEZ C( )NSEKVER UNE B( )NNE SANTÉ DENTAIRE TOUTE x VOTRE t£ ME Si PRENEZ-EN RENGAGEMENT 7 SOLENNEL pourfa^ Bourassa garde silence // LE GUIDE DU WEEK-END _.2 Montréal, vendredi 3 novembre 1989 LES SIX LAURÉATS DES PRIX DU QUÉBEC « Pour contribution exceptionnelle » Marte Laurier SIX PERSONNALITÉS des univers de la culture et de la science ont reçu, hier, une reconnaissance officielle de l’État pour l’ensemble de leur oeuvre et leur contribution exceptionnelle à l’essor de la société québécoise.Les Grands Prix du Québec 1989 ont été décernés à quatre artistes montréalais qui oeuvrent dans les domaines de la littérature, du cinéma, de la danse et de la peinture et à deux scientifiques de Québec, Gérard Bergeron et Jacques Leblanc.En littérature, comme nous l’annoncions en primeur hier, le prix Athanase-David a été attribué à Jean Éthier-Blais; en cinéma, le prix Albert-Tessier revient au réalisa- teur-scénariste Denys Arcand; en arts d'interprétation, le prix Denise-Pelletier a été décerné à Jeanne Renaud, danseuse et chrorégraphe ; en arts visuels, le prix Paul-Emile Bor-duas va au peintre Claude Tousi-gnant.Le prix Léon-Gérin, en sciences humaines, a été décerné à Gérard Bergeron, politicologue et écrivain qui, tout comme M.Ethier-Blais, a longuement collaboré au DEVOIR; le prix Marie-Victorin, distinction en sciences de la nature, est mérité par le physiologiste Jacques Leblanc.Chacun des lauréats a reçu une bourse de $ 30,000 — le double de l’année dernière — de même qu’une médaille frappée pour chacun d’eux par autant d'artistes québécois et un parchemin faisant foi de leur entrée officielle dans ce panthéon des Grands Primés du Québec.Lucienne Robillard et Claude Ryan, respectivement ministres des Affaires culturelles et de l’Enseignement supérieur et de la Science, ont procédé hier soir à la remise de ces récompenses à la salle Claude-Champagne, à Montréal.Les lauréats avaient été présentés à la presse au préalable.* Jeanne Renaud, née à Montréal en 1928, que l’on décrit comme un véritable « cratère en mouvement », a marqué le monde de la danse, de Montréal à Paris en passant par New York.Elle a assumé la codirection artistique des Grands Ballets canadiens de 1985 à 1987 après avoir créé de nombreuses chorégraphies en s’inspirant des esprits les plus novateurs de notre milieu : Serge Garant, Guy Lachapelle, Gilles Tremblay et Bruce Mather pour la musi- PHOTO JACQUES GRENIER ns* à * JIT ± Les lauréats des Grands Prix du Québec 1989 : Jeanne Renaud et Denys Arcand au premier plan; Gérard Bergeron et Jacques Leblanc, sur la deuxième rangée; Claude Tousignant et Jean Éthier-Blais.que; Mariette Roussseau-Vermette, Lise Gervais, Marcelle Ferron, Françoise Sullivan, Di Teana et nombre d’autres pour les décors et les costumes.Déjà en 1946, la lauréate du prix Denise-Pelletier fréquente les auto-matistes et, en 1952, elle danse à V American Club de Paris dans un spectacle dont les décors sont signés Jean-Paul Riopelle et la musique, Jérôme Rosen et Pierre Mercure.On lui doit la création de l’École de danse moderne de Montréal où elle enseignera jusqu’en 1962 Pendant vingt ans, de 1965 à 1985, Jeanne Renaud participera à toutes les manifestations de danse importantes sur diverses scènes.Après son séjour aux GBC, elle revient à temps complet à l’enseignement à l’UQÀM, continuant d’assouvir, selon ses propres termes, son « sauvage besoin de libération ».?Claude Tousignant, l'une des figures dominantes de la peinture des années 1970, représente avec Guido Molinari, Fernand Leduc et Jean Go-guen ce que l’on a alors appelé l’école des plasticiens de Montréal.Né à Montréal en 1932, il a fait ses études à l’école d’art du musée des Beaux-Arts de Montréal et, dès le début de sa carrière, il affiche ses couleurs en ces termes : « Ce que je veux, c’est objectiver la peinture, l’amener à sa source, là où il ne reste que la peinture vidée de toute chose qui lui est étrangère, là où la peinture n’est que sensation.» Dès 1956, le lauréat du prix Paul-Émile Borduas propose un tableau intitulé Monochrome orangé, commençant ainsi une intéressante recherche sur les matérieux, les formes et les couleurs.Les cibles, oeuvres produites vers 1967, sont particulièrement représentatives du style de Tousignant.Il a participé à de nombreuses expositions collectives, notamment au musée d’Art moderne de New York en 1965, une manifestation qui donna naissance au « pop art » dont il sera un des principaux représentants québécois.Ses expositions solo, une quarantaine en tout, ont à chaque fois marqué une étape de son évolution.En 1982, le musée des Beaux-Arts présentait une rétrospective de son oeuvre.Voir page 12 : Les Prix du Québec Série « petite enfance » à la Maison-Théâtre Les tout-petits adorent le théâtre Crevier LES TOUT-PETITS iront au théâtre comme les grands.La Maison-Théâtre amorce sa « série petite enfance » en présentant un spectacle de marionnettes, Les Fantaisies de Monsieur Whipple, une production des Coad Canada Puppets, de Vancouver, à l’Espace Go jusqu’au 19 novembre.« On peut compter sur les doigts de la main les spectacles qui s’adressent aux enfants de trois à cinq ans », note Suzanne Lebeau, l’un des rares auteurs et la pionnière du théâtre pour la petite enfance au Québec.Elle signe, d’ailleurs, la prochaine pièce au programme de la Maison-Théâtre.Une lune entre deux maisons, que l’on pourra voir en février, toujours à l’Espace Go.Ce spectacle a été traduit en cinq langues et circule à travers le monde depuis une dizaine d’années.En avril, ce sera au tour de la compagnie Gare centrale, de Belgique, de venir séduire les enfants avec l’histoire du Petit Pois, offerte au même endroit, rue Clark.Ginette Noiseux, directrice artistique de l’Espace Go, avait envie de voir le théâtre rempli de marmots de moins de cinq ans, lieu jusqu’alors réservé à des créateurs adultes.Il peut accueillir une centaine de jeunes spectateurs.Un endroit intime fait sur mesure pour capter leur attention.« Les moins de cinq ans aiment le théâtre, y sont attentifs et capables de concentration », dit la comédienne Danielle Bissonnette, porte-parole de la Maison-Théâtre.Elle en sait quelque chose ! Son fils, Arnaud, âgé de quatre ans, l’accompagne au théâtre depuis deux ans.Ils ont vu ensemble six ou sept pièces mais aussi des expositions et des spectacles.« 11 adore aller au théâtre, c’est une fête pour lui.En même temps, l’expérience peut le rendre nerveux, comme je le suis moi-même avant la représentation.Il y a quelque chose de sacré, d’inexplicable au théâtre qu’un enfant ressent comme un adulte », observe-t-elle.À l’âge de deux ans, Arnaud se rend pour la première fois au théâtre.C’est un choc.Il demande, anxieux : « Ils sont vivants, maman ?» Le théâtre apparaît donc mystérieux aux yeux des enfants, habitués plutôt de voir des personnages à la télé ou au cinéma.Alors, quand ils en voient en chair et en os à la scène, la réalité devient soudainement plus prenante que la fiction.Danielle Bissonnette remarque, d’ailleurs, que son enfant ne se comportera pas de la même façon s’il est au cinéma ou au théâtre.Au cinoche, il est permis de manger, circuler; au théâtre, il se trouve assis au parterre parmi d’autres enfants, en étroite relation avec eux.« Les enfants réagissent davantage au théâtre; au cinéma, non.Ils demeurent isolés les uns des autres.Tandis qu’en assistant à un spectacle, ils peuvent partager leur réflexion.J’ai même déjà vu Arnaud prendre dans ses bras une petite fille qui pleurait à un moment particulièrement triste de la pièce ! » C’est à cet âge-là qu’on s’ouvre le plus à la réalité du monde extérieur.Voir page 12 : Maison-Théâtre Reynald Robinson et Maude Guérin dans Les Amis.La conscience libre et ses envahisseurs Les Amis Texte de Kôbô Abé, adapté et mis en scène par Claude Poissant, décor de Martin Ferland, lumières de Jocelyn Proulx, avec Louise Bombardier, Mireille Brullemans, Marc Gélinas, Maude Guérin, Guy Jodoin, Benoit Lagrandeur, François L'Écuyer, Suzanne Marier, Dominique Pétin, Reynald Robinson, Sylvain Scott et Louise Vien-Mauffette.Une production du théâtre Petit à Petit, à l'Espace Go, jusqu’au 8 décembre.Alain Pontaut ILS SONT neuf, membres médiocres et soudés, crasseux, simplistes et moralisateurs, d'une famille, église, secte, légion ou bande.Us frappent à la porte du logement d’un employé quelconque, à l’identité modeste mais authentique, et ils s’installent dans les lieux, offrant en ricanant le paradis de leurs solutions spirituelles et leur vif appétit de parasites à une victime dont la résistance, d’abord violente, sera lentement soumise et finalement vaincue.Sur cette fable humoristique et terrifiante, sur cette absurdité qui ressemble de très près à celle de la bureaucratie à laquelle se heurte K dans Le Procès de Kafka, bureaucratie qui forcera successivement l’étonnement, l’indignation, la torture et la mort de ses victimes, brillent des lieux communs et des lapalissades, des proverbes exaltant le bon sens et la sainte morale, axiomes qui témoignent gravement de la logique que de hideux déments ont placardée sur leur système de fous.Sur les camps de la mort, les nazis avaient inscrit : « Le travail rend libre.» Dans le logis envahi, la grand-mère déclare, épanouie : « Le temps fuit, les amitiées restent.» Ou, quand l’innocent aura succombé : « Morte la bête, mort le venin.» Mélange d’hypocrisie et de recours au dogme, ce dérèglement du sens plonge les personnages et le lieu de leur action dans un climat d’irréalité cauchemardesque où l’impuissance et la dé-réliction de l'employé atteignent une acuité qui nous prend à la gorge.Kafka, nazis, grands-prêtres ou sergents recruteurs.On n’en finirait pas de rechercher les virtualités et les applications possibles de ce texte innombrable, l’identité de ces « amis » de choix, avides de biens matériels autant qu’envahisseurs de l’âme, pollueurs et destructeurs de la conscience libre, escrocs appuyés sur une doctrine justifiant par avance toutes leurs exactions, militant d’une fraternité spirituelle qui est machine à décerveler, toile d’araignée poisseuse, instrument du gourou invitant ses fidèles au dépouillement ou du croisé-guerrier satisfait de sa mission d’unification et de mort.Autant dans l’ironie que dans la férocité, dans le comique ou l’angoisse, l’adaptation qu’a faite Claude Poissant de ce texte puissant de l’écri- Volr page 12 : Les Amis NOS CHOIX EXPOSITION L’Art et les secrets du livre.Une exceptionnelle exposition sur « l’Art et les secrets du livre » a lieu, jusqu’au 6 novembre, à la salle Tudor du magasin Qgilvy.On peut y voir révolution de l’art du livre depuis ses débuts jusqu’à nos jours, ainsi que plusieurs représentations des différentes méthodes utilisées à travers les âges pour consigner l’un-formation sur papier ; des cylindres d’argile aux rouleaux de papyrus, des caractères mobiles de Gutenberg aux livres de science-fiction sur disquettes.La conservatrice de cette exposition est Terry Rempel Mroz, restauratrice et relieuse de métier, et Jacques Bélisle (notre photo), des boutiques Essence de papier, est l’initiateur de cet événement.Heures de visites celles de l’ouverture du magasin Ogilvy._ Marie Laurier PHOTO JACQUES GRENIER Les dernières de Richard III.André Brassard, qui a signé un superbe Péricles il y a huit ans, revient une seconde fois au pays de Shakespeare avec Richard III.S’il rate son coup dans l’ensemble, avec une production fort mal contrôlée, il demeure qu’il a permis à un acteur exceptionnel de se mesurer à un rôle majeur.Dernier week-end pour voir le Richard III de Guy Nadon (notre photo), au Rideau-Vert.O Les dernières de Galilée.On dit qu’en un mois, ce spectacle de Robert Lepage s’est magnifiquement rodé.Lepage a su créer une architecture scénique qui donne à la pièce de Bertolt Brecht, La Vie de Galilée, une envergure spectaculaire.Le décor de Michel Crete est fabuleux.C’est le grand succès public de la rentrée.En faisant le pied de grue, vous avez des chances d’obtenir une place pour les dernières aujourd’hui et demain.Au Théâtre du Nouveau Monde.— Robert Lévesque THÉÂTRE 1 T2 U Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 LE GUIDE DU WEEK-END ?Maison-Théâtre Entre trois et cinq ans, les enfants sont dotés d’une grande capacité de mémorisation, de compréhension et d’imagination.Ils ne souffrent pas encore comme nous de préjugés.Ils ont l’esprit fait au jeu, à la découverte.Ces petits choux commencent même à reconnaître et à décoder les symboles ou les sentiments abstraits qui les entourent.Le théâtre en est pétri et c’est pour cela qu’il les fascine tant.Un peu partout dans le monde, on a compris l’urgence de penser un théâtre pour eux.En France, en Belgique, en Italie, en Union soviétique, au Japon et au Québec, on monte des spectacles élaborés par des créateurs et les enfants eux-mêmes.On aborde des thèmes fondamentaux qui les touchent de près actuellement : l’écologie, la guerre, les enfants battus, la pauvreté, etc.Les genres, eux, peuvent se multiplier : conte fantastique, spectacle lyrique, drame réaliste, théâtre non verbal.C’est bien beau, tout cela, mais le théâtre jeune public n’est pas encore rentable ! Le prix des billets doit être abordable et les salles doivent être de petites dimensions si l’on veut assurer une certaine qualité de représentation.L’intervention financière de l’État et du secteur privé demeure donc une condition sine qua non pour la survie de ce type de théâtre : culturellement indispensable aux futurs adultes.CINÉMA PLUS UN FILM DE BRIGITTE SAURIOL MATT DILLON (FAMOUS PLAYERS INFO-FILFK 866-0111 UhOO 6 22hOO AVEC PAULA DE VASCONCELOS ¦ DOMINIQUE BRIAND ¦ ANDREE LACHAPELLE ¦ JEAN PIERRE RONFARD SCENARIO Et DIALOGUES BRIGITTE SAURIOl DAPRES 11 ROMAN DE SUZANNE JACOB.EDITAS DU SEUIl ¦ DIRECTEUR PHOTO LOUIS DE ERNSTED -DIRECTEUR ARTISTIQUE JEAN.BATISTE TARD • MONTAGE ANORE CORRIVEAU • lluSIQUS ORIGINALE JEAN CORRIVEAU Le PARISIEN (3 CKAC73 3:00-5:00-7:00-9:00 [ccc^oouj UNE REVELATION! Vaches Avec Sandrine Bonnaire Jean-François Stévenin, Jacques Spiesser Un film de Patricia Ma/uy version o.française &£fPALACE ® 1: 20-3:25-5:30-7: 35-9:40 COUCHE TARD vcn idin 11:35 « Un film électrisant.incisif et amusant ».— Sheila Benson.Los Angeles Times « Deux fois bravo.L'un des meilleurs films de l'année.Superbe ».— Siskel et Ebert KELLY LYNCH .J mu DRUGSTORE COWBOY ASTRAL FILMS version o.anglaise «!• PR»' EN EXCLUSIVITÉ AU CINÉMA LOEWS LOEWS ® PHIÏ i?30 2 40 5:05-7: Im! couche tard 1vcn nm 11:35 UNE PRODUCTION DE NICOLE ROBERT 4 «to1 PHOTO JACQUES GRENIER La comédienne Danielle Bissonnette a emmené son fils au théâtre dès l’âge de deux ans.Deux collaborateurs du DEVOIR honorés Danielle Bissonnette conclut : « Il faut développer très tôt notre sensibilité à l’art.On en a besoin pour vivre et s’épanouir.C’est ce qui fait notre âme.» — Lyne Crevier 4 Les Prix du Québec * Denys Arcand, 48 ans, est le benjamin des six lauréats et il considère le prix Albert-Tessier comme « un encouragement à poursuivre sa carrière de cinéaste ».Son dernier film, Jésus de Montréal, occupe la majeure partie de son temps, devant aller le présenter lui-même un peu partout dans le monde, incessamment en Italie, à Londres et en Allemagne.L’auteur du célèbre Déclin de l'empire américain est né à Des-chambault en 1942; après ses études au collège Sainte-Marie, il se spécia- LA TÉLÉ CE SOIR ?Francine et la vitamine.La médecine officielle est contre, mais les médecins, individuellement, en prennent : que penser des suppléments vitaminiques ?demande Josée Blanchette à Francine Grimaldi qui doit bien en prendre de A jusqu’à Z et d’alpha à oméga, rien qu’à voir son inépuisable énergie.Bien dans sa peau, Télé-Métropole, 21 h h30.?Contre-notes.Michel Ser-rault, encore une fois inspecteur de police, enquête sur la mort d’un pianiste dans ce film de Jacques Deray, On ne meurt que deux fois (1985), où jouent également Charlotte Rampling, les plus beaux yeux du cinéma anglais, et Xavier Deluc.Radio-Canada, 23 h 20.lise en histoire à l’Université de Montréal et manifeste son intérêt pour le cinéma en réalisant, dès 1962, Seul ou avec d'autres en compagnie de Denis Héroux et Stéphane Venne.Comme cinéaste professionnel, il fait ses premières armes à l’ON F et, en 1971, fait ses débuts dans la fiction avec trois films coup sur coup : La Maudite Galette (1971), Réjeanne Padovani (1973) et Gina (1975).On lui doit le scénario et la série télévisée Duplessis en 1977, Le Confort et l'indifférence en 1981.Deux ans plus tard, il réalise trois épisodes de la série Empire Inc.et, en 1984, Le Crime d’Ovide Plouffe.Plus récemment, c’est Le Déclin.et Jésus de Montréal qui l’cccupent, en attendant son prochain film auquel il sonjge sérieusement : « Je m’y mettrai vraiment vers le mois de janvier », nous disait-il hier.Pour l’instant, motus et bouche cousue.* Jacques Leblanc, né en 1921 à Saint-J oachim-de-Montmorency, près de Québec, est un pionnier et un pilier de la recherche biomédicale au pays.Il fait carrière à l’Université Laval et ses recherches sur l’adaptation de l’homme au froid lui ont mérité une réputation internationale.Il s’est aussi illustré en physiologie du travail et de l’exercice physique, en nutrition et en endocrinologie.Le lauréat du prix Marie-Victorin collabore à de nombreuses publications scientifiques et il est un conférencier fort en demande partout à travers le monde.Fasciné dès son jeune âge par l’observation de la nature, il a choisi d’étudier la biologie à l’Université Laval « à une époque où les sciences n’étaient pas très à la mode ».Le professeur Leblanc n’entend pas prendre sa retraite mais poursuivre plutôt ses recherches.Actuellement, il collabore avec des spécialistes japonais sur les incidences psychologiques de l’adaptation au froid, grâce a une bourse du Conseil de recherches médicales du Canada.— Marie Laurier Marie Laurier LES NOMS de Gérard Bergeron et de Jean Éthier-Blais ne sont pas inconnus des lecteurs du DEVOIR et la distinction qu’ils ont reçue hier comme lauréats des Grands Prix du Québec rejaillit sur notre journal.Tous deux ont signé pendant de longues années des articles dans les domaines de la critique littéraire et de l’analyse politique.Us sont en quelque sorte membres honoraires de la confrérie journalistique.Gérard Bergeron, prix Léon-Gérin Politicologue et écrivain, Gérard Bergeron rappelle non sans nostalgie les annnées 1950 où, à la demande d’André Laurendeau, il commençait sa collaboration au DEVOIR sous le pseudonyme Isocrate.Il innovait ainsi dans l’analyse politique vue par un universitaire, une formule qui devait faire école et donner lieu plus tard à l’ouverture de nos pages « Des idées et des événements ».Sa collaboration devait se poursuivre de façon régulière jusqu’en 1959; il la reprit après un séjour prolongé en Europe.Il n’est pas un événement politique important qu’il n’ait commenté régulièrement jusqu’en 1982 et plus sporadiquement depuis, tout en poursuivant son enseignement à l’Université Laval et à l’Énap (École nationale d’administration publique).Le lauréat du prix Léon-Gérin a écrit une vingtaine d’ouvrages dans lesquels il décortique et analyse la formation et le rôle d’un état.On lui doit notamment une étude parallèle de Pierre Trudeau et de René Lévesque sous le titre Notre miroir à deux faces : Trudeau, Lévesque publié en 1985.Deux livres paraîtront bientôt sous sa plume : Petit Traité de l’État, qui paraîtra en janvier 1990 aux Presses universitaires de France, et Quand Alexis de Tocqueville (1805-1859) et André Siegfried (1875-1959) nous observent, qui devrait sortir des Presses de l’Université du Québec en avril 1990.Gérard Bergeron est né à Charny en 1922 et il a fait ses études en sciences sociales à l’Université Laval pour se spécialiser ensuite en droit international en France et en Suisse.Jean Éthier-Blais, prix Athanase-David C’EST avec une très grande joie que Jean Éthier-Blais a reçu le prix Athanase-David qui reconnaît l’excellence de son oeuvre littéraire, comme romancier, critique, essayiste.Avec émotion aussi : « Cela me touche d’autant plus que je suis né en Ontario, bien que j’aie choisi le Québec.Cet honneur rejaillit donc sur toute la communauté française hors Québec.Je me sens maintenant vraiment chez moi, car cette fois c’est le Québec qui me choisit », nous dit-il avec l’élégance du verbe qui le caractérise, une qualité que les lecteurs du DEVOIR ont été à même d’apprécier pendant près de 30 ans.En y réfléchissant, le lauréat du prix Athanase-David estime que cette reconnaissance témoigne de son engagement politique envers le Québec : « J’ai toujours défendu dans mes livres une certaine conception du Québec qui débouche au fond sur l’indépendance.Je crois que c’est aussi cette option que le jury a reconnue implicitement.» On se souvient que Jean Éthier-Blais a présidé le congrès international du P.E.N.qui a remporté un franc succès l’été dernier à Montréal.Une autre rencontre du genre pourrait avoir lieu pour le 350e anniversaire de Montréal en 1992.À 63 ans, l’homme de lettres entend continuer à enrichir le patrimoine littéraire québécois, lui qui affirmait hier que « la littérature québécoise est le joyau de la civilisation nord-américaine ».Il poursuivra la rédaction de ses mémoires — un premier livre est sorti au printemps dernier sous le titre Fragments d’une enfance (Leméac) — en abordant cette fois la vie d’étudiant dans un collège classique.Il rédige aussi des nouvelles dans lesquelles il met en scène des personnages littéraires — Villon, Claudel, Rilke — et il rêve d’écrire un roman racontant la vie d’un chef d’orchestre : « J’aurais aimé être musicien », avoue l’écrivain dont le passe-temps favori est de jouer du piano.Une nouvelle maison de la Culture PRÉS de 100,000 citoyens du secteur Mercier ont désormais leur maison de la Culture, inaugurée cette semaine.Conçu et aménagé par les employés municipaux au coût de $ 7.2 millions au 8105, rue Hochelaga, près de la station de métro Honoré-Beaugrand, l’établissement est doté d’une bibliothèque, de deux salles d’exposition et d’un auditorium de 400 places.La Ville de Montréal consacre 1 % des sommes allouées à la construction d’équipements à une oeuvre d’art, soit, dans le cas de la maison Mercier, une sculpture extérieure de Claude Lamarche intitulée Anamorphose d'une fenêtre.+ Les Amis vain japonais contemporain Kôbô Abé est puissante à son tour, à la fois nuancée et précise, quotidienne, très directement efficace.Et la façon dont il organise sur cette petite scène le mouvement de ses nombreux et envahissants personnages, la symétrie sans cesse réinventée avec laquelle il règle ce grouillement d’insectes, sont tout à fait fascinantes.Outre les interprètes, galerie fourmillante, étonnante cour des miracles distribuée sur trois générations et 13 comédiens remarquables, il fallait ce texte et cette mise en scène, ce décor, de Martin Ferland, dont la laideur stétéotypée est un effet de l’art, cette lumière de cauchemar, blanche ou glauque, de Jocelyn Proulx, cette musique, allusive et hantée, de Jean Derome et de René Lussier, pour que ce spectacle dispose d’une telle force d’évocation, pour qu’il parvienne à nous poursuivre ainsi et à nous envoûter, longtemps après qu’on se soit arraché à l’étrange rituel qu’il nous propose.Un rituel qui est l’expression même de la fragilité et de la cruauté humai-nes — Alain Pontaut *Dal Sljle fait rcMortlr avec un doigté exceptionnel tout le tragi-comique de la révolution culturelle de Mao.Un film impressionnant, une émotion reçue.Robert Lévesque — Le Devoir ‘Un cri émouvant! chine, ma douleur cat certainement l'un dea films les plus percutants présentés depuis le début du festival du nouveau cinéma et de la vidéo.Luc Perreault — La Presse SÉLECTION CANNES 1909 QUINZAINE 0ES REALISATEURS PRIX JEAN VIGO -.CHINE, MA DOULEUR DISTRIBUTION PRIMA FILM ThhnÎT STECATHEAlNE 2M211S QUINZAINE DES REALISATEURS cannes 1989 "AVEC EGOYAN (.) LE 7e ARl VIT UNE NOUVELLE VAGUE." Sooer» tf OfVW “AVEC EGOYAN, ON REDÉCOUVRE LE CINÉMA" $*nor* "TRÈS HABILE LE FILM A VOIR Atout prixr Pou/ routant BADtO C*HADA A l'AFFICHEE] un film écrit et réalisé oar ATOM ECOYAN -m m, -i DESJARDINS B A Si L.A ' of ' ?U3W1 coupons it laidisipaimn mrutct MICHEL COTE FRAPPE ENCORE C'EST L'HÉCATOMBE! PRES DE 300.000 SPECTATEURS MORTS DE RIRE ¦ MICHEL COTE ROBERT MENARO CRUISING BAR MALOFIIM OISIRIBUIION | tm imti.nH [t'HlUUHIJjiinutia ODÉON LAVAI! POINTE-CLAIRE k ASTRE IPARADIS! ST-JÊRÛME SHERBROOKE | TROIS-RIVIÈRES nWTflfllTHTl SÉLECTION 1981 Wg FESTIVAL '''CINÉS V DU CINÉMA INTERNATIONAL ROUYN-NORANDAj SABINE AZEMA ANNIE GIRARDOT MATTHIEU ROZE dans un film de MICHEL LEGRAND G" VIS* GI*OAl Un film frais et tendre.- AUJOURD'HUI MADAME Fraîcheur, émotion, sincérité sont au rendez-vous avec l'appoint d'une étincelante composition de Sabine Azema.- L'OFFICIEL Sabine Azema est délicieuse dans un film à la Arlettv.- LE FIGARO L'interprétation pleine de fraîcheur et de sensibilité de Sabine Azema, un charme indéniable.- TÉLÉ STAR Le film de Michel Legrand ressemble à ses chansons avec ses mouvements inspirés et surtout une délicieuse Sabine Azema.- /.EVENEMENT Sabine Azema est formidable! - IAL DU DIMANCHE Cinq Jours en Juin Musique MICHEL LEGRAND ~~7 DISTRIBUTION FRANCE FILM CINÉMAS Cinepiejc Ode on COMPLU f DESJARDINS BASUAiRf 1 7U3141 1 15 - 3:20 - 5:25 - 7:30 - 9.45 L'ACCORD DU LAC MEECH Droit de parole a_r-i •_11_i Avec Claire Lamarche Réalisation: Jan van der Heyden A LA POUBELLE?Ce soir 20h Faut-il jeter l'accord du lac Meech à la poubelle?C'est la question que Claire Lamarche posera ce soir à Droit de parole.Radio Québec C'est autre chose et c'est tant mieux.r t LE GUIDE DU WEEK-END Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 U 13 JACQUES GRENIER NOS CHOIX ARTS VISUELS- Fictions, à l’aéroport de Mirabel, jusqu’au 31 décembre.Les oeuvres de 24 artistes de réputation internationale tels que Krzysztof Wodiczko, Alfredo Jaar, Marie-Jo Lafontaine, Ken Lum, General Idea, Sophie Calle, disséminées dans l’aéroport : une découverte, une chasse aux trésors, un concept d’exposition intéressant : une expérience unique.Ne pas oubüer de se munir du plan disponible au comptoir de la galerie Aubes, à côté du poste d’information-Canada.— Claire Gravel Une oeuvre de Dominique Gonzales-Foerster à Mirabel.PIERRE AYOT Au Jardin botanique.Un après-midi en musique au Jardin botanique, dimanche : récital de piano des élèves de Lise Boucher, du Conservatoire de musique de Montréal, sous le thème « L’émotion au fil des époques » avec Bach, Haydn, Mozart, Debussy, Liszt et Schumann.À15 h, et c’est gratuit.O John Cage.Le compositeur américain John Cage (notre photo) sera à la chapelle du Bon-Pasteur ce soir et samedi soir à 20 h pour participer à une exposition, des récitals et des rencontres traitant de son oeuvre et de son influence.L’exposition dure jusqu’au 28 novembre._ Marie Laurier MUSIQUE GASTRONOMIE POUR RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS, CONTACTEZ NATHALIE THABET 842-9645 Restaurant Le Piémontais Cuisine Italienne et française FERMÉ LE DIMANCHE 1145A, rue De Bullion 861-8122 A ^ Membres de l A R Q V\ W (Association des ' Restaurateurs du Quebec) ba Goélette 8551, BOUL.SAINT-LAURENT 388-8393 (PRÉS CRÉMAZIE) DÉJÀ 10 ANS POUR CETTE OCCASION, NOUS OFFRONS LE MENU SUIVANT: FESTIN 10e ANNIVERSAIRE POUR 2 PERSONNES 1 BTLE DE VIN IMPORTÉ SALADE CÉSAR OU SOUPE AUX PALOURDES REPAS AU CHOIX SURF & TURF GROSSES LANGOUSTINES OU HOMARD FRAIS INFORMEZ-VOUS DU PRIX FESTIVAL DES MOULES Sy|g5 ET DES HUITRES a parla de 4 STATIONNEMENT GRATUIT HALL DE RÉCEPTION X «t Mm tûr unie* acepHonntl de la Goélette , ' s4ux cCélcceà de S%ec6ua*t Gastronomie pékinoise et szechuannaise 1735 St-Denis 844-5542 (Membre de l'A.R.Q.) Le savoir-faire au service du savoir-vivre Plus que des salades et des sandwichs Plus qu'une ambiance sophistiquée et art déco Plus que des cappuccinos, thés, tisanes et gâteaux NOUS VOUS OFFRONS TABLE D’HÔTE 7 SOIRS par semaine à partir de 7,95$ SAVOUREZ NOTRE DÉLICIEUX Fettucini Alfredo Escalope de dindonneau Filet de turbot aux crevettes et nos autres choix gourmands! Maintenant ouvert, Pour mieux vous servir! Un nouveau Pro-Portions situé au 3964 St-Denis BRUNCH du samedi S dimanche de 9h30 à 1Sh smnmm sr-otms 5405 Quant Hart Hoad 3004, St-Denis NontriaL (Mec Hkmtriai Qsibac H3X lit 13141 Ht»OU(5141 401-1750 044-0010 Ouvert fou» le* jour* /uaqu’i minuit Promenons-nous dans les bois LA BONNE TABLE j6É6e Blanchette LE VIN voyage mieux que la cuisine, c’est bien connu des oenophtles amateurs qui ne risquent jamais de manquer de carburant, pas plus à Yamachiche qu'à Matane ou à Sainte-Adèle.Les « wine freaks » connaissent probablement déjà le Bistrot de Champlain à Sainte Marguerite du lac Masson.Sur la même route qui mène du lac Masson à Sainte-Adèle, le Loupgarou renaît de ses cendres.Réunissant le meilleur de deux mondes, le Loupgarou réussit avec bonheur le mariage d’une cuisine travaillée et originale à une cave bien vieillie et constamment en éveil.Louise Duhamel retrouve les fourneaux et reprend sensiblement les mêmes thèmes qui l’avaient fait connaître du temps du premier Loupgarou à Val-David.Si le cadre de cette auberge-restaurant est moins intimiste aue l’était son premier refuge, l’accès, lui, en est facilité d’autant.Cette grande salle où les notes chaleureuses du bois prédominent peut accueilir près d’une centaine de personnes.Mais, en cette morte saison, «l’arrière-saison», aurait chanté Reggiani, on peut parfois se retrouver seul à table et jouir d’un service hors du commun.Sur la carte, les huîtres chaudes au fenouil étaient tout à fait saisonnières et originales.Présentées dans leur écaille sur un bt de gros sel, cinq huîtres cuites à la vapeur, nappées d’une sauce au vin blanc et au beurre et coiffées d’une purée de fenouil braisé fondaient dans la bouche savamment et avec toutes les nuances que commande un imaginaire débridé.Les cailles rôties épicées rappelaient vaguement ces cailles vietnamiennes marinées et sucrées, si délicieuses et qu’on mange nécessairement avec les doigts.D’inspiration indienne, les cailles trahissaient un mélange subtil d’épices telles que le cumin, la cannelle et le gingembre.Le fond de cailles monté au beurre et chargé d’épices rivalisait avec une confiture d’oignons aigre-douce.Avec ces deux entrées en matière, un demi Màcon-Lugny Les Genièvres 84 de la maison Latour ($ 18) était un bourgogne assez vieux et très capiteux dont le serveur-sommelier aurait certainement pu s’entretenir plus longuement si nous lui en avions laissé la chance.En bon sommelier, le serveur goûte avec vous au vin dans un verre et non un taste-vin (relégué aux objets inutiles, je suppose).Rien ne m'indispose da vantage que cei conversation! vineuses quand les plats refroidissent sur la table, ("est faire injure au chef que de se perdre en comparaisons et en suppositions sur les vertus pro babies d'un vin dans cinq ans.C'est pourquoi je limite toujours mes commentaires pour m’intéresser au con tenu des assiettes qui, à mon avis, re cèle davantage de mystères.Effectivement, ce filet de boeuf au gingembre était rien moins que rnys térieux à mes yeux.Marinée dans un mélange de sauce tamari, d'écorces d'orange et de vinaigre de riz, cette épaisse tranche de filet servie sai gnante était au mieux dans ce beurre blanc (vinaigre et beurre montés) aromatisé au gingembre plutôt qu'aux échalotes.La tendreté de cette viande rouge et le caractère piquant de cette sauce qui lui allait comme un gant auraient séduit un végétarien.Des petits légumes croquants, égayés de graines de pavot, reposaient également dans cette assiette victorieuse.Des ris de veau au xérès et aux na vets composaient le deuxième volet de ce repas.Un fond de veau aromatisé au xérès (le côté doux) et au jus de truffes (le côté amer) accompagnait cette portion généreuse de ris servi en son entier.Cuits à perfection, les ris de veau décorés de lamelles de truffes étaient encore plus exquis lorsqu’on y ajoutait une bouchée de navets cuits au miel.Ce mélange de saveurs aurait gagné à être davantage exploité.Les carottes étaient superflues et le gratin dauphinois un peu tiède.Un demi Côtes rocheuses 82 de Saint-Émilion ($25) arrosait ce deuxième service.D’un accord difficile avec le gingembre et plus ou moins heureux avec les ris de veau, ce vin était pourtant d’une excellente année et de la meilleure facture.Le pain chaud et le beurre frais avaient bénéficié de toute l’attention des hô tes.D’ailleurs, le pain, loin d’être négligé, est fait maison et, pour le service des fromages (particulièrement choyé), on offre le pain aux noix ou aux noisettes, fait maison lui aussi.Ces pains sublimes avec les fromages étaient agrémentés de noix qui ne trahissaient aucun relent rance, ce qui est rare.Goûtez au Chi-may belge ou encore au Murol d’Auvergne avec ce qui vous reste de vin, un délice ! Certains restaurateurs poussent le zèle jusqu’à vous offrir un peu de tous leurs desserts et, si cette politesse ne leur coûte rien, elle laisse les convives sur une impression de Entente de coopération entre le Québec et le New Hampshire QUÉBEC (PC) — Une entente de coopération culturelle a été signée mardi entre le Québec et l’État du New Hampshire.Cet accord favorisera les échanges dans les secteurs des bibliothèques, des arts d’interprétation et du patrimoine.Les deux gouvernements veulent encourager notamment l’échange d’information entre leurs bibliothèques publiques en matière de gestion informatisée, procéder à des échanges de livres et favoriser des tour- nées d’écrivains québécois au New Hampshire.Ils consentent également à favoriser la participation de leurs artistes aux manifestations culturelles tenues sur leurs territoires réciproques.Dans le domaine du patrimoine, les signataires ont prévu des échanges entre spécialistes, notamment en archéologie, en histoire sociale, en ethnologie, en généalogie et en architecture.De KÔBÔ ABE Adopté cl mis en scène pur CLAUDE POISSANT d'après la t radial ion de CÉCILE ET FRANÇOISE SAKAI Assistance à la mise en scène cl régie SABRINA STEEN HAUT Deems cl accessoires MARTIN I KKI.ANI) Costumes LUC BÉLAND Lumière JOCELYN PROULX Musique originale JEAN DEROME & RENÉ: LUSSIER trône Incroyable pen Une production Inepl comédien* Tous le* O. de G F Handel, avec les Cathedral Singers el orchestre, dit Gerald Wheeler, solistes: Suzie Leblanc, soprano, Daniel Taylor, contre-ténor, Beniamin Butter-lield.ténor, et Michel Ducharme, basse, le 3 nov à 20h ÉGLISE DE PURIFICATION DE REPENTI- GN Y: rue Notre-Dame, Repentigny— L'Aram présente le pianiste Marc-André Hamelin.oeuvres de Godowsky.Schumann.Mozart et Chopin, le 4 nov à 20h.30 ÉGLISE SAINT-JAMES UNITED: 463 ouest Ste-Cathenne, Montréal (288-3651)— Musique Qawwali, musique sacrée des Sufis, avec Nusral Fateh Ali Khan el son ensemble, le 4 nov à 20h 30 ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL: angle Rachel el Henri-Julien) (842-9811)— L'organiste Jacques Boucher louera des oeuvres de Bach el Langlais.à la messe de 17h., le 4 nov et aux messes de lOh el 11 h ,1e dim 5 nov —Ala messe de 10h , le 5 nov participation du Choeur grégorien de St-Jean-Baptiste.dir Dom André Saint-Cyr ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante.Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h 30.messe catholique traditionnelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 10h ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue Sl-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à Bh 45, grand-messe en latin, selon l’ancien rite (chant grégorien).ÉGLISE ST-MATHIAS: Jonquière— L'Orchestre de chambre, de l'Orchestre symphonique du Saguenay Lac-St-Jean, sous la dir de Jean-François Ri-vest.en concert, oeuvres de Bach, Vivaldi.Beethoven el Mozart, le 4 nov.à 20h.30 JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke.Montréal— Auditorium: Concert intime Camac, le 4 nov.à 15h — Concert de piano présenté par le Conservatoire de musique du Québec, le 5 nov à 15h MAISON DE LA CULTURE MARIE-UGUAY: 6052 bout Monk, Montréal— Concert-animation, Aux Quatre Vents, spectacle animation sur la flûte à bec.le 3 nov à 13h 30— Musique classique, Conservatoire de musique du Québec, classe de piano de M Bélanger, le 5 nov à 14h.MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PATRIE: 6707 De Lorimier.Montréal— Concert du Conservatoire de musique de Montréal, classe de piano d'Anisia Campos, le 5 nov à 14h.30 ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211)— Le dim.Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir Gilbert Patenaude.à la messe de 11 h le 5 nov — la messe OctaviToni de Roland de Lassus et le motet Jubilate Deo Omnis Terra de Roland de Lassus— A 16h., Raymond Daveluy à l'orgue SALLE CLAUOE-CHAMPAGNE: 220 Vincent D'Indy Montréal— Tea lor two pianos, dir Jean-Eudes Vaillancourt.musique romantique, le 5 nov a 17h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— L'Orchestre symphonique de McGill, dir Timothy Vernon, soliste Joey Pietraroia, oeuvres de Rimsky-Korsakotl, Glazounov el Tchaikovski, le 3 nov à 20h — Récital de Alissa Mitchenko.oeuvres de Beethoven, Schubert et Prokohev, le 5 nov a 20h SALLE REDPATH: 3461 McTavish.Montréal-Paul Jessen, organiste, oeuvres de Buxtehude, Bach el Scheidemann.le 3 nov a 12h 15 THEATRE MAISONNEUVE: P0A.Montréal (842 2112)— Récital de piano, de Sanbago Rodriguez, et Michael Laucke, guitariste, le 5 nov é 20h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vmcenl d'Indy.Montréal— Salle B 484 Cours de maitre de saxophone, Eugène Rousseau, le 4 nov à 9h30 Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0, Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer au dim de 22h 15 a 02h 30— Benoit Charest et Guy Carbonneau, du 2 au 5 nov BAR 2 0 80: 2080 rue Clark.Montréal (285-0007)— Brian Hurley contrebasse.Jams Sleprans.sax, les 3-4 nov a 22h — Yannick Rieu, sax, le 5 nov â 21 h 30 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Stephen Barry, les 3-4 nov a 22h — Jim Zeller, le 5 nov è 22h BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 Ontario E , Montréal (843-3808)— Jazz les mardis à 22h — Les 5 4 7 en musique, lun au ven avec Daniel Lessard— 2 films muets de Charlie Chaplin, le 5 nov a 16h .18h et 20h , le 6 nov 14h.16h , 20h et 22h BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun 19h à 24h.mar 20h à01 h , mer au ven 18h â22h — LeTrio de Charlie Biddle, en permanence, du mer au ven à compter de 22h , le sam à compter de 21h 30, Jackie Johnson, chanteuse, les 2-3-4 nov — Billy Georgette en solo, les lun mar de 17h 30 à 19h 30— Trio Billy Georgette, sam det8h a 21 h 30-Le trio de Bernard Primeau.le dim de 19h à 24h .invitée le 5 nov Lodi Carr.chanteuse LE BIJOU LAVAL: Hôtel Relax.2900 bout Le Car-retour.Laval (688-8244)— Jimmy Bond, saxophoniste/chanteur, lun au ven de 17h à 20h CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)- Vent du Mont Sharr- Dédé Traké— Idées Noires, le 5 nov è 21 h 30 CAFÉ THÉLÉME: 311 Ontario E .Montréal (845-7932)— Chamanco, rythmes brésiliens, les 34 nov è 21 h 30 CLUB MILES: 1200 Bishop, Montréal (861-4656)-Mar au ven l'Ensemble Elder Léger, à 17h 30 CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc.Montréal (271-5712)— Tous les lundis, Jam Session à 21h 30 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine 0.Montréal (932-4556)— Tous les dim, |azz et dixieland live LES FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 est Ste-Catherme.Montréal— Janitors Animated, le 3 nov à 22h — La série Musiciennes Innovatrices: le 4 nov.à 21 h .• Impro Mtl-NY >, de New York Zeena Parkins.Ikue Mon, Leslie Ross, Sue Garner, de Tokyo: Tenk j Ueno, de MIL Ginette Bergeron.Joane Hétu.Diane Labrosse.Danielle Roger et Marie Trudeau— Le 5 nov è 21 h , rock nouveau, de New York.Vancouver et Toronto: Elizabeth Fischer, The Heretics, Fish and Roses HÔTEL LA CITADELLE: 410 Sherbrooke O , Montréal— John Gilbert en spectacle, mar au sam i compter de 20h HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Montréal (285-1450)— Bar Le Foyer: Tibor Ceasar.pianiste, lun 17h.à20h.,mar.au ven de17h.à 01 h, sam de 20h à Olh LA CROISETTE: 1201 Dorchester.Montréal (878-2000)— Mike Mirizio au piano, du dim au ven de 17h.à 20h L'ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar au dim.de 19h à 02h LE BIJOU: Hôtel Relax, 2900 bout Le Carrefour, Laval (688-8244)— Jimmy Bond, saxophoniste/chanteur, du lun.au ven de 17h.à 20h LE BOULEVARD: 1201 Dorchester, Montréal (873 2000)— Tous le samedis soirs de 19h à 24h , danse au son du groupe Ruffino Tino.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul.Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun au ven de 17h.à 21 h.— Happxy Hours 171) à 21h.LE K.BARRÉ: 812 est Rachel.Montréal (526-9054)— Rick Weston Band, les 34 nov à 21 h 30 L'ENTRE-TEMPS: 1201 Dorchester 0, Montréal (878-2000)— Disk-Jockey, du mer au sam LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester 0., Montréal (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun.au sam de 19h à 23h LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque.Laval(661-4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, de 11h.à 15h L'IMPROMPTU: 1201 Dorchester 0., Montréal (878 2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar au jeu de 20h.à 01 h., les ven et sam de 21h.à 02h PAVILLON DES GOURMETS: 5680 Des Lauren-tides, Auteuil.Laval (478-5730)— Les ven et sam danse avec animation, à 20h 30 RESTAURANT CLAUDIO'S: 124 St-Paul E .Vieux-Montréal (866-0845)— Musique les ven.et sam.à 22h.30 — Jazz brunch le dim.à 13h.RESTAURANT RICARDO: 1652 bout Ste-Adèle.rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h.i 23h.iazz en douceur avec Nick Ayoub, saxophone, el Rob Adams, au piano RISING SUN: 286 Ste-Catherine 0.Montréal (861-0657)— J fl.Express, reggae, les 3-4 nov.à 22h.— Reggae Jam-Down Session avec Mango, le 5 nov à 22h — Blue Monday Jam Session, avec Shuttle Kings, le 6 nov à 22h SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 bout Dorchester, Montréal (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun.el mar de 17h.à 22h — Oliver Jones el Charles Biddles, mer.jeu.ven de 17h.à 22h — Normand Zubie el Daniel Lessard, sam.de 17h.à 24h.SPORTS ROCK CAFÉ: Complexe Pointe-Claire, 6321 route Trans-Canada, Pte-Claire (694-0308)— Écrans géants et musique rock THEATRE BAR THÉÂTRE LES LOGES: 1237 Sanguine!.Monlréal (982-0740)- • Désert de vie • création du Théâtre d'Empremles.texte et dir Claude Borly.du 8 au 19 nov é 20h 30, reléche le 13 nov CAFÉ DE LA PLACE: P0A, Montréal (842-2112)— • Dans les bois • de David Mamet, du 8 nov au 16 déc , mar au sam è 20h CENTRE D'ART LA PETITE ÉGLISE: 271 rue Sl-Eustache, Sl-Euslache (472-4440)- Le Théâtre L Avant-Pays présente • Charlotte Sicotle • le 5 nov a 14h CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin de la Côte Ste-Catherine.Monlréal (739-7944)— Le Théâtre 1774 présente • Écho • en coproduclion avec le Théâtre Passe Muraille, d'apres A Nun's Diary de Ann Diamond, adaptation et m en s Robert Lepage, du 1er au 19 nov .sam au |eu a 20h CENTRE CULTUREL VANIER: 15 bout Maple Châleauguay (691-4680)— • Les petits pouvoirs » de Suzanne Lebeau, par la compagnie de théâtre Le Carousel, le 5 nov à 13h 30 ESPACE EXILIO: 2050 Dandurand, local 211, Monlréal (270-8664)— • Caria De A|uste ou Nous n'avons plus besoin de calendrier • performance théâtrale latino-américaine d'Alberto Kurapel.les ven et sam du 15 sept au 18 nov à 20h ESPACE GO: 5066 Clark.Monlréal (271-5381)-Salle 1 Le Théâtre Petit a Petit présente « Les amis • de Kôbô Abe.adaptation et m en s Claude Poissant, du 24 oct au 8 déc à20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum.Montréal (521-4191)— « Alberto d'Arrigo » de Robert Clamg, m en s Jean Asselm.du 17 oct au 11 nov .mar au sam à 201) 30— .Variations 6 objets expérimentaux • production du Nouveau Théâtre Expérimental, les 22-23-24 nov à 20h 30, et du 28 nov au 16 déc , mar au sam â 20h 30 MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul de la Concorde, Laval (662-4425)— Le Théâtre en Fantaisie et le groupe Ballenson présentenl.Des sous, des sous, des sous"1 > le 5 nov â 14h MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario.Montréal (288-7211)— Ma Chère Pauline présente ¦ C'est ce soir qu'on saoule Sophie Saucier • de Sylvie Provost, m en s Robert Lepage, du 8 au 26 nov .sam 20h,dim 15h MAISON-THÉATRE ANNEXE: 5066 rue Clark.Monlréal (288-7211)— Spectacle de marionnettes sans parole • Les fantaisies de Monsieur Whipple > de Arlyn et Luman Coad, du Coad Canada Puppets de Vancouver, du 1er au 19 nov , sam 15h., dim 13h et 15h PLAYER'S THEATRE: 3480 McTavish, Montréal (398-6813)— • Kafka's Dick • de Alan Bennett, du 31 oct au 11 nov à20h RESTAURANT-THÉATRE LA LICORNE: 4559 Papineau.Montréal (523-2246)— « Jocelyne Tru-delle trouvée morte dans ses larmes > texte et m.en s Marie Laberge, prolongation jusqu'au 4 nov à 20h 30— ¦ Considérations sur l'alcool et la ponctualité • de Pierre Gmgras, m.en s.André Roberge, les 26-27 nov à 20h 30 SALLE FRED-BARRY: 4353 est Ste-Catherine.Monlréal (253-8974)— Le Théâtre de l'Opsis présente « Possibilités • de Howard Barker, m en s Serge Denoncourt, du 20 oct au 18 nov , mar au sam â 20h30 SALLE MORRICE: 3485 McTavish.Montréal (398-6795)— Les membres du programme d'art dramatique de McGill présentent • On the Verge • production d'Eric Overmyer.du 1er au 4 nov à 20h THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI: 1297 rue Papineau, Monlréal (523-1211)— ¦ Les jumeaux d'Urantia » de Normand Canac-Marquis.m en s Lorraine Pintal.du 7 nov au 2 déc â20h THÉÂTRE L'ÉLYSÉE: 35 rue Millon, Montréal (849-4056)— Petite Salle: Tournée Juste Pour Rire, du 18 oct au 26 nov , mer au dim 19h — Grande Salle • La souricière > d Agatha Christie, du 17 oct au 12 nov , mar au dim 20h 30, matinée le dim à 16h 30 THÉÂTRE DE LA GALERIE: 6968 St-Denis.Montréal (277-0806)— L'Enfant-théâtre présente « Le chant de cocomatmoc ¦ de Réal-Gabriel Bujold.m en s Claude Côté, du 5 nov.au 17 déc., les dim.à 13h et 15h 30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Ca therme 0.Montréal (861-0563)— • La vie de Galilée • de B Brecht, m.en s Robert Lepage, supplémentaires du 1 oct au 4 nov.)— ¦ Le bourgeois gentilhomme • de Molière, m.en s Guillermo de Andrea, du 21 nov au 22 déc, mar au ven 20h , sam 16h.et 21h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Monlréal (253-8974)— « Le jeu de l'amour et du hasard • de Marivaux, m en s Françoise Faucher, du 17 oct.au 18 nov., les ven.et sam.à 20h 30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA, Montréal (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Le long voyage vers la nuit • de Eugene O'Neill, du 1er nov.au 9 déc., mar.au ven 20h ,sam 16h 30 et 21h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins Monlréal (845-7277)- .La charge de l'ongnal épormyable > de Claude Gauvreau, m en s André Brassard, du 6 nov au 2 déc , mar au sam 20h., dim 15h THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1 793)— « Les Iridolinades 11 .de Granen Gèlmas m en s Denise Filiatrault, du 15 nov au 17 déc , mar.au ven 20h , sam 16h et 21h„ dim 15h THÉÂTRE DE LA VEILLÉE.371 estOnlario, Montréal (526-6582)— .Baudelaire .conçu et interprété par Emmanuel Depoix, du 25 oct.au 18 nov., mar au sam 20h 30 VARIETES ARÉNA MAURICE RICHARD: Montréal— Cabaret populaire, avec le groupe celtique Oréalis, le groupe Charnel no 6.Richard Desjardins, Lou Babin, Johanne Doré et Jean-Yves Joannette, le 4 nov.â 19h 30 LE BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Montréal (842-2808)— Les 3-4 nov Claire Garand, à 19h — Didier à l'accordéon, les 3-4 nov.à 22h — Bal du samedi soir, le 4 nov â 24h LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques, Monlréal (526-7525)— Caroline Harvey, auteure-compositeure-interprète, les 3-4 nov à 20h 30 CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Monlréal (735-1259)— Le Petit Campus: Pierrot Fournier chante Brel, le 4 nov â 21h 30 HÔTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Monlréal— Piano-Bar L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun au ven 17h â Olh MAISON DES ARTS DE LAVAL: 1395 ouest boul de la Concorde, Laval (662-4442) — Spectacle Sons et Images, avec Petite Suite Québécoise de Marie Bernard, sur des chorégraphies de Claude Pilon.dir musicale Marie-Marthe Poirier, les 3-4 nov.à 20h MAISON DE LA CULTURE AHUNTSIC: 12137 Bois-de-Boulogne.Montréal— Théâtre pour entants Les boites ne sont pas toutes carrées, présentation du Moulin à musique, le 5 nov à 14h.MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga.Montréal— Théâlre-Enlants: Dynamothéâtre présente Mur-Mur, le 4 nov.â 14h.MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME- DE-GRACE: 3755 Botrel.Montréal— Concert-animation pour les enlants Les boites ne sont pas toutes carrées, le 4 nov à 14h — Comédie musicale: Criquet, retrace la petite histoire du jazz, le 5 nov â 14h MAISON DE LA CULTURE PARC FRONTENAC: 2550 est Ontario.Montréal— Chanson: Danièle Loram auleure amér 82 avec Edward Asner, Jean Simmons et Sylvia Sidney 15.00 Kate et Allie 15.30 Campus 16.00 Oouble déti 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin © C F C F 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 The Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CB T V 5 14.50 Bonne tournée 15.00 L'into-5 15.30 Des trains pas comme les autres 17.00 Récréation 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Science and culture in the Western Tradition 12.30 L'intelligence artificielle 13.00 Quebec School Telecasts 13.30 Quebec School Telecasts 14.00 Investissement immobilier 15.00 Début de soirée 16.00 Profession Prot 16.30 Molierissimo 17.00 Robin et Stella 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout 69 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 LesPierrateu 12.30 Le grand journal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons < La mouche noire » amér 58 avec Al Hedison, Patricia Owens et Vincent Price 16.00 La lourchette d'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal La iélévi^ion «lu vendredi soir en un elin d*oeil IShOO 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23H30 OOhOO CBFT (R.C.) Montréal Ce soir (information) l-aser Cinéma : l.a veuve noire —É.-U.1987 Avec Debra Winger, Theresa Russell et Sami Frey le Téléjouma!/ p le Point/Météo/Sport 23h20/C'inéma : On ne meurt que deux fois —Fr 85 Avec Michel Serrault et C.Rampling HD WCAX (CBS) Burlington News News U Family Feud Peaceable Kingdom P Dallas P Falcon Crest p News Newhart The Pat Sajak Show CW) WPTZ(NBC) Plattsburgh News News U Jeopardy Cheers Bay watch P Hardball P Mancuso FBI p News The Tonight Show CBMT (CBC) Montréal Newswatch Mosquito lake The Golden Girls Street Legal P Dallas P The National P 22h 20 / The Journal News Good Roc'kin’ Tonite CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Rock et Belle Oreilles 9-1-1.Miami Le dépanneur olympique Bien dans sa peau Ad Lib les Nouvelles TVA P météo/sport Mongrain de sel ikj CFCF (CTV) Montréal Puise Entertainment tonight The last Q Frontier Bay watch p Hardball P Mancuso FBI p News The Arsenio Hall Show TV5 (Télévisions Francophones) l a chance aux chansons Des chilTres et des lettres Journal télévisé de A2 L’Info - 5 Temps présent Peintres naïfs suisses Rencontres avec.L'affaire Caillaux Cargo de nuit : Spécial A ntilles ÇT7) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Début de soirée Tandem P Droit de parole Avec un grand A : P Lise, Pierre et Marcel Parler pour parler : Les aphrodisiaques (2 h.) p (20) Musique Plus Musique Vidéo FAX: l'Infoplus Le décompte Coca-Cola VJ : Paul Sarrasin Combat des clips y VJ : Paul Sarrasin Rock en bulle: Dalbello Musique vidéo VidéoDanse (22) WVNY (ABC) Burlington News Wheel of Fortune A Current Affair Fulip House Family P Matters Perfect P Strangers Just the P Ten of Us 20/20 (information) P News Nightline P Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant Show National Geographic.The Acme School of.MoneySworth 20h40/Ves Prime Minister 21hl5/Fragile Nature : P The Miracle Planet 221)20/ Brideshi •ad Revisited MoneySworth (231)20) 23h50/Question Period-Federal (25) Much Music 19 h / Fax Muchwest Coca-Cola Countdown Vidéoclips Rockflash News (2lh40) Spotlight Kiss Vidéoclips (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour The Nightly Business.Vermont this week Washington week in.Wall Street P week Great Performances : Our Town P Movie : The Paper Chase —É.-U.1973 Avec Timothy Bottoms et Lindsay Wagner (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse Coup de foudre 100 limite Sortir Les routes du paradis le boutique aux maléfices Sports plus Sport en ligne Ciné-frissons: La chair et.r LA VIE ECONOMIQUE Montréal, vendredi 3 novembre 1989 n 2010.57 O - 2.36 3935.70 n 2631.56 U +.11 -14.34 85.24 TT 379 U +.05 U +6 12.47 5.2% MONDE DE LA FINANCE Relèvement du taux d’escompte LA BANQUE du Canada a relevé son taux d’escompte de 12.42 à 12:47 %, hier, alors que gouvernement central avait déjà fait part d’une croissance économique plus forte que prévu en août.Cette légère montée fait suite à un rapport de Statistique Canada publié cette semaine, montrant que l’économie a crû de 0.3 % en août compte tenu de l’inflation, après 0.2 % de croissance en juillet et une progression nulle en juin.Les économistes s’accordent à dire que le dernier examen de la situation économique n’incitera pas John Crow, gouverneur de la Banque du Canada, à amorcer une baisse du loyer de l’argent.Il a maintenu jusqu’à présent le coût du crédit à un niveau assez élevé dans l’espoir de ralentir la croissance économique et modérer les tensions inflationnistes.$ 40 milliards d’emprunts US LE TRÉSOR américain a annoncé qu’il allait lever la semaine prochaine pour $ 40 milliards d’emprunts dans le cadre de son programme traditionnel de financement trimestriel.Il a toutefois précisé que ces emprunts ne pourraient être lancés que si le Congrès vote, d’ici le début de la semaine prochaine un projet de loi autorisant une augmentation du plafond de la dette fédérale.La Chambre des représentants a approuvé un relèvement de ce plafond à $ 3,100 milliards (contre $ 2,870 milliards actuellement) mais le Sénat ne s’est pas encore prononcé sur ce texte.Le calendrier prévu pour les emprunts de la semaine prochaine est le suivant: mardi: adjudication de $ 10 milliards de bons du Trésor à trois ans.Mercredi: adjudication de $ 10 milliards de bons à 10 ans.Jeudi : adjudication de $ 10 milliards de bons à 30 ans.L’industrie québécoise du film respire mieux L’Europe de 92 ne remet pas en cause les coproductions franco-québécoises La coproduction La révolution française, présentée en primeur cette semaine à Montréal, est une des plus importantes coproductions franco-québécoises jamais réalisées.!«¦»«-¦ I.-V * % » Mi .i* 1 I ! W £.«> > flggh Chartier LES COPRODUCTIONS franco-québécoises garderont un statut privilégié dans l’Europe des Douze.Déjà, les accords de 1984 ont favorisé des productions audio visuelles totalisant $ 350 millions et les nouvelles ententes en voie d’être rédigées insuffleront un souffle plus fort à l'industrie cinématographique dans l’Europe nouvelle.C’est ce dont trois instances de l’audiovisuel viennent de convenir.Mme Louise Beaudoin de Téléfilm Canada a précisé au DEVOIR que trois conférences majeures se sont en effet tenues ces jours-ci.En premier lieu, les assises européennes de l’audiovisuel ont approuvé une directive européenne la semaine dernière à Bruxelles.Ensuite, le Groupe de travail tripartite France-Canada-Québec sur l’audiovisuel a tenu ses audiences à Québec à la fin de la semaine dernière.À cette occasion, les autorités du Centre national du cinéma à Paris et le Quai d’Orsay ont déposé une proposition assurant priorité à l’accord déjà signé sur le nouvel accord audiovisuel négocié à Bruxelles.Et mercredi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel à Paris a déposé un avis pour les deux quotas en rapport avec ces questions.D’abord, il est proposé que le quota linguistique atteigne 50 % d’oeuvres originales en français.Ensuite, il est proposé que 60 % des oeuvres diffusées soient européennes.La France dépassera donc largement les quotas de la stricte proportion majoritaire comme c’est plutôt le cas pour le Danemark ou la Grèce.En contrepartie de ce 60 %, la proposition déposée sur la table laisse un quota de 50 % d’oeuvres françaises, ce qui assurera une large place aux coproductions.Cette proposition a été acceptée par le Groupe tripartite à sa réunion de Québec en fin de semaine et sa formulation finale doit être adoptée par la Commission de Bruxelles.Le Groupe de travail tripartite France-Canada-Québec sur l’audiovisuel termine sa deuxième année.Ii avait été mis sur pied par le ministre des Communications français à l’époque, M.Philippe Léotard, conjointement avec les ministres québécois et canadien, M.Richard French et Mme Flora Macdonald.Ce Groupe de travail se réunit deux fois par année, une fois au Canada, une fois au Québec.C’est l’organisateur de l’Eureca, le directeur général adjoint à la direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques au Quai D’Orsay, M.Bernard Millet, qui siège pour le gouvernement français.La nouvelle proposition présentée par M.Millet vise à réconcilier les impératifs de la directive européenne « télévision sans frontières» avec les accords de coproduction de 1983.Mme Louise Beaudoin, directrice générale adjointe au marketing et aux affaires internationales de Téléfilm Canada a déclaré que « la nou velle proposition réconcilie l’irréconciliable ».Depuis cinq ans, tout l’ensemble des accords sur le cinéma, la télévi sion et l’animation ont pris une ampleur accrue à chaque année.La par ticipation atteint 50 % au niveau canadien et c’est ce qui est visé à long terme, précise Mme Beaudoin.M.Charles O’Hayon, président de l’Association des producteurs de films et vidéos du Québec, précise que la coproduction permet un apport de 10 %, 15 % ou 20 % à une production et c’est souvent ce qui fait la différence entre une production rentable et une production non-rentable.Globalement les échanges s'équilibrent dans les deux sens.Les Français ont les mêmes problèmes de financement que nous, précise Mme Beaudoin.Ainsi la grande production La révolution française a été financée à 20 % par Denis lléroux.C’est une coproduction énorme, la dernière coproduction lancée.Les Français inversement ont fourni 20 % du financement de Jésus de Montréal, ou de L'or et le papier, la télésérie qui s’inspire de la papetière Cascades.Le financement français a permis les coproductions télè Lance et compte.Les Tisserands du pouvoir.Formule I Les tournages de films sont plus nombreux en France et les tournages télé le sont plus au Canada.Noverco prend pied dans Olco avec une injection de fonds de $ 15 millions Olco se positionne pour acquérir les stations-service qu’impérial Oil doit céder VIE DES ENTREPRISES Chute de 70 % des profits de Cascades CASCADES a enregistré des bénéfices avant poste extraordinaire de $ 3.7 millions au troisième trimestre de cette année, contre $ 12.6 millions pour le troisième trimestre de 1988.Pour cette période l’an dernier, les bénéfices avant poste extraordinaire comprenaient un montant de $ 4.57 millions, versé par le groupe français La Chapelle Darblay pour services de gestion rendus, précise Cascades.En dépit de cette baisse de 70 % des bénéfices, le chiffre d’affaires a augmenté de près de 24 %, passant de $ 138.8 à $ 171.7 millions pour le troisième trimestre de cette année.Pour expliquer le recul de ses bénéfices trimestriels, le groupe Cascades note qu’il a acquis et redressé la situation de trois usines, soit Cascades Diamond (États-Unis), Cascades Djupafors (Suède) et Cascades Duffel (Belgique).L’appréciation du dollar canadien par rapport à plusieurs devises étrangères ainsi que la mise en service de nouveaux équipemenLs dans certaines usines et la mise sur le marché de nouveaux produits ont aussi influencé les résultats, ajoute Cascades.Le bénéfice de Domtar coupé en trois DOMTAR a réalisé un bénéfice net, lors le troisième trimestre, de $ 9 millions, comparativement à $ 27 millions pour la période correspondante de 1988.Le bénéfice provenant des secteurs d’activités qui seront maintenus s’est élevé à $ 8 millions, comparativement à $ 26 millions pour le même trimestre de l’an dernier.Les ventes des secteurs d’activités qui seront maintenus ont totalisé $ 622 millions, comparativement à $ 628 millions.Vidéotron empoche 23 % de plus Lors de l’exercice clos le 31 août, Vidéotron a dégagé un bénéfice avant postes extraordinaires de $ 25.8 millions, soit 23 % de plus que lors de l’exercice précédent.Après déduction des postes extraordinaires de $ 2.13 millions attribuables principalement à son retrait de la câblodistribution en France, le bénéfice net atteint $ 23.68 millions contre $ 18.1 millions l’an dernier.Les ventes ont progressé de 12.62 % passant de $ 306.23 millions à $ 334.88 millions.D’autre part, Vidéotron a fait part que les actions détenues par les non-résidents atteignent pour le moment la limite autorisée de 20 % imposée par le CRTC.REPERES ECONOMIQUES Irrégularité des ventes US LES VENTES des chanes américaines de grands magasins, bon baromètre des dépenses de consommation, ont évolué d’une façon très irrégulière en octobre après une reprise en septembre, selon les statistiques professionnelles publiées hier.Sears, Roebuck and Co., premier groupe de distribution américain, a vu ses ventes progresser de 0.7 % seulement en octobre par rapport au même mois de 1988 ($ 2.53 milliards).Les performances des principaux concurrents de Sears sont toutefois nettement meilleures.K mari a enregistré le mois dernier une hausse de 5.3 % de ses ventes totales ($ 2.07 milliards).Les ventes de J.C.Penney Co.ont crû respectivement de 9.6 %.Excédent nippon en baisse L’EXCÉDENT de la balance des comptes courants du Japon du mois de septembre a baissé de 22.1 % par rapport à septembre 1988, à $ 5.91 milliards US, marquant la septième baisse consécutive en rythme annuel, mais a nettement augmenté par rapport aux $ 3.42 milliards US du mois d’août, a annoncé, hier, le ministère des Finances.L’excédent commercial, toujours pour septembre, a baissé de 10.9 % en un an, à $ 7.82 milliards US mais progresse par rapport aux $ 4.89 milliards US du mois d’août.Les importations ont augmenté en un an de 13.6 % à $ 15.83 milliards US et les exportations de 4.1 % à $ 23.65 milliards US.§§§Hhel Van de Walle ¦ de la Presse Canadienne CHERCHANT depuis plus d’un an à prendre pied dans un réseau de vente au détail de produits pétroliers, la firme québécoise Noverco s’est finalement associée au Groupe pétrolier Olco.Les deux entreprises ont en effet annoncé hier avoir conclu une entente de principe en vertu de laquelle Noverco investira $ 15 millions dans Olco sous forme d’une débenture qui, une fois convertie, représentera 21 % du capital-actions de l’entreprise.Noverco deviendra ainsi le deuxième actionnaire en importance d’Olco, l’actionnaire majoritaire avec plus de 60% des titres, après dilution, étant la famille Kaneb.Le président et chef de la direction de Noverco, M.David O’Brien, tout comme le vice-président aux finances d’Olco, M.Carl E.Emond, n’ont pas caché hier qu’ils reluquaient avec beaucoup d'intérêt les stations-service des bannières Esso ou Texaco qu'impériale s’est engagée auprès du Tribunal à revendre au Québec et en Ontario.« Nous ne cherchons pas nécessairement à prendre le contrôle d’Olco mais nous y voyons une occasion de bâtir un réseau de détaillants », a précisé M.O’Brien.Il ajoute que Noverco pourrait investir davantage dans Olco, « s’ils ont encore besoin de capital ».Le Groupe pétrolier Olco, avec un chiffre d’affaires de $ 358 millions en 1988, est un des principaux distributeurs indépendants d’essence et de mazout de l’est du Canada.Olco vend de l’essence dans plus de 280 stations-services au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.Il distribue aussi de l’huile à chauffage domestique et des carburants à des fins industrielles.Noverco, qui contrôle Gaz Métropolitain et a un intérêt dans la compagnie d’exploration pétrolière Sceptre Ressources, avait acquis l’an dernier une participation minoritaire, de 3.5 %, dans la pétrolière britannique Ultramar.Des rumeurs avaient circulé à l’effet qu’elle cherchait par ce biais à mettre la main sur la filiale canadienne d’Ultramar, concentrée au Québec.Mais le président du conseil de Noverco, Marcel Dutil, avait affirmé en janvier dernier que cette prise de participation n’avait été faite qu’à des fins d’investissement.Elle a depuis été revendue, a indiqué M.O’Brien.Le nom de Noverco avait aussi été évoqué parmi les membres d'un consortium qui cherchait à reprendre la filiale canadienne de la multinationale Texaco.C’est finalement la compagnie Imperial Oil qui l’a emporté, quoique la prise de contrôle d’une valeur de $ 5 milliards doit encore être approuvée par le Tribunal de la concurrence à Ottawa.Actuellement, Olco a environ 150 stations-service au Québec, quelque 130 en Ontario et une douzaine au Nouveau-Brunswick.D’ici deux ans, a affirmé M.Emond, « notre objectif est de doubler la taille de notre réseau », avec l’appui non seulement de Noverco mais aussi d’autres partenaires, qu’il n’a pas voulu identifier.Au Québec, Imperial avait an noncé son intention de revendre 77 stations-service mais à la suite de pressions du gouvernement du Québec, un lot additionnel de 68 stations a été ajouté récemment, portant à 145 le nombre de centres de services qui seront revendus.M.Emond ne peut dire quelle proportion des stations-services d’Esso ou de Texaco pourraient éventuellement être acquises, compte tenu que certaines de celles mises en vente sont en compétition avec des détaillants Olco.Il nly a encore eu aucun pourparler avec l’Imperiale.Actuellement, Olco ne détient que 3 % du marché, ce qui en fait encore un petit joueur dans le secteur pétro- lier où les géants dominent.Selon le ministère québécois de l’Énergie, l'Imperiale (à la suite de la fusion avec Texaco mais avant la revente de stations) aurait 24 % du marché tandis que Ultramar, Petro-Canada et Shell auraient respectivement environ 16% du marché québécois.L’Impériale a également annoncé son intention de vendre une raffinerie en Nouvelle-Écosse et le réseau de 197 stations Texaco dans les Maritimes.M.Emond affirme qu’Olco n’a pas un « intérêt très fort » pour ces éléments et préfère actuellement se concentrer sur les marchés québécois et ontariens.Olco avait fait une émission d'actions dans le cadre du RÉA en décembre 1986.Chaque unité comportant une action et un demi-bon de souscription se vendait alors $ 4.50.Récemment, le titre d’Olco se transigeait autour de $2.75.La débenture de Noverco porte intérêt au taux annuel de 8.75 % pour une durée de huit ans.Elle est convertible au choix de Noverco en actions de classe A d’Olco au prix de $ 3.50 par action.M.Emond a indiqué que les $ 15 millions injectés par Noverco permettront d’éponger une partie de la dette à court terme d’Olco, qui se situe entre $ 20 et $ 25 millions.Intair veut prouver que Canadien a cédé des vols qui lui revenaient en toute logique Blanchard M.MICHEL LEBLANC,président d’Intair, pourrait intenter une poursuite judiciaire contre Canadien International s’il obtient la preuve que Canadien a refilé des créneaux d’atterrissage ou de décollage sur l’aéroport Pearson à un transporteur desservant un marché moins important que celui d’Intair.C’est la précision qu’il a donnée hier lors d’une rencontre à ses bureaux de Dorval.M.Leblanc dit avoir la « profonde conviction » que Canadien International a donné ou échangé des créneaux qui auraient dûs, « en toute logique » revenir à Intair.Créneaux dont la société avait absolument besoin pour effectuer les 16 vols quotidiens entre Saint-Hubert et Toronto qu’elle prévoyait offrir à compter du 6 novembre.« Sur l’horaire d’hiver 88, affirme-t-il, Canadien possédait 22 créneaux à Pearson assurant la liaison avec Montréal.Sur celui de 89, la société n’en détient plus que 16.Où sont passés les 6 autres ?» « Son transporteur régional, Ontario Express, qui dessert un marché moins important que celui d’Intair, possède plus de créneaux cet hiver sur l’aéroport de Pearson que l’an dernier.Qui leur a refilé ces nouveaux créneaux ?» « Sa filiale Wardair détenait 5 créneaux assurant des liaisons entre Toronto et Montréal sur l’horaire d’hiver 88.Sur celui de 89, ce chiffre est passé à zéro.Qui les possèdent maintenant ?» « Ce sont des questions qu’on peut se poser, ajoute-t-il, lorsqu’on sait combien il est difficile de mettre la main sur des créneaux à Pearson, compte tenu de la congestion qui y règne ».Les critères utilisés à l’aéroport Pearson, comme un peu partout à travers le monde, pour l’octroi de droits d’atterrissage et de décollage, avantagent toujours les plus gros transporteurs, parce qu’ils reposent principalement sur la taille des appareils utilisés et l’importance des marchés desservis.Le 26 octobre dernier, Intair s’est vu refuser 9 créneaux à Pearson, dont 4 qui devaient être utilisé pour assurer la liaison Saint-Hubert-Toronto.M.Leblanc jure que 3 de ces 9 créneaux lui avaient pourtant déjà été accordés par le coordonnateur du trafic aérien de l’aéroport Pearson, M.Ed Scott, dans une lettre datée du 19 octobre.« Même Canadien International, qui gère le terminal numéro 1 à Pearson, le terminal utilisé par Intair, nous a confirmé par écrit le 13 septembre que nous possédions ces 3 créneaux ».M.Leblanc n’y comprend plus rien, mais est déterminé à obtenir les 9 créneaux demandés.Un de ses collaborateurs rencontre d’ailleurs ce matin, à Calgary, des représentants de Canadien International pour tenter de récupérer 2 créneaux qui, selon M.Leblanc, auraient été accordés à Intair le 19 octobre par M.Scott, puis refilés à Canadien exactement sept jours plus tard.Selon nos informations, Canadien International n’a nullement l’intention de se départir de ces 2 créneaux.« Si on arrive pas à s’entendre, affirme Michel Leblanc, j’utiliserai tous les recours à ma disposition -: recours politiques, administratifs ou juridiques».Il sera donc intéressant de voir ce que fera le ministre des Transports, M.Benoit Bouchard, lui qui, lundi dernier, a évoqué la possibilité d’intervenir dans ce dossier si les deux parties n’arrivaient pas à conclure un accord d’ici le 6 novembre.Pour assurer la rentabilité de son projet initial de 8 vols quotidien aller-retour entre Toronto et Saint-Hubert, Intair avait besoin de 4 des 9 créneaux qui lui ont été refusés.Plutôt que d’abandonner son projet, M.Leblanc a annoncé mercredi que le nombre de ces vols passerait à 6.Hier, il a de nouveau rectifier le tir en indiquant qu’à compter de lundi prochain Intair offrira 5 vols aller-retour entre les deux villes, mais qu’un sixième sera « vraisemblablement » rajouté dans trois semaines.La moitié seulement de tous ces vols s’effectuera durant les heures de pointe.i 5275 16 ¦ Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 LA VIE ECONOMIQUE Des groupes de pression réclament de Québec qu’il se branche enfin sur les heures d’ouverture Ciâude Turcotte LES GROUPES de pression sur les heures d'ouverture des magasins le dimanche recommencent à talonner le gouvernement pour qu’il passe à l’action maintenant, en lui rappelant que la trêve de la période électorale est terminée.Hier la Coalition pour l’équité et le libre accès aux marchés d’alimentation le dimanche a repris le flambeau où elle l’avait déposé en mai dernier, en claironnant dans une conférence de presse « l’urgence de corriger une situation qui suscite du mécontentement et qui s’envenime de jour en jour à cause de l’inaction du gouvernement ».Selon ce regroupement qui comprend l’Association des consommateurs du Québec, le Mouvement des femmes regroupées pour l’accessibilité au pouvoir politique et économique ( FRAPPE), la Jeune chambre de commerce de Montréal et une centaine de propriétaires de commerce en alimentation, « si rien n’est fait prochainement, la guerre des injonctions s’intensifiera et le climat continuera de se détériorer ».Bref, la coalition dit au gouvernement que « c’est maintenant le temps d’agir ».On peut donc conclure que la course à la conquête de l’opinion pu blique vient de repartir et que plusieurs autres groupes pour ou contre l’ouverture le dimanche vont s’exprimer et faire valoir leur thèse respective.La coalition n’a pas manqué de le faire en présentant les résultats d’un sondage conçu par M.Jacques Nan-tel des Hautes Études Commerciales.Selon cette consultation, la proportion de Québécois en faveur de l’ouverture le dimanche ne cesse de s’accroître, en étant passée de 43.9 % en 1988 à 54.7 % en 1989, alors que le pourcentage des opposants est tombé de 36% à 34%.À la demande de la coalition, une classification régionale particulière a été appliquée pour couvrir sept régions « ouvertes » d’une part et près d’une dizaine d’autres regions dites fermées d’autre part.Dans les deux cas, on a compilé les réponses de 507 répondants, ce qui, expliquent les sondeurs, devait donner un seuil de confiance de 95 % et une marge d’erreur de 4.35%.La coalition a tenu à cette distinction, de manière à pouvoir proclamer que le gouvernement doit en début de mandat avoir le courage de permettre l’ouverture des marchés d’alimentation le dimanche, du moins dans les régions où les con- sommateurs sont majoritairement en faveur.Elle avait du reste formulée une demande semblable au début de l’année.Selon cette proposition, il y aurait ouverture des magasins à Montréal, Québec, au Saguenay, en Montérégie, dans les Lauren-tides, à Laval et Lanaudière, mais fermeture en Abitibi, Côte-Nord, Mauricie, Estrie, Outaouais, Beauce, Bas St-Laurent-Gaspésie, Bois-Francs et au Lac St-Jean.Selon l’argumentation mise de l’avant par la coalition, les besoins des consommateurs sont tellement importants qu’ils ont donné naissance à une structure parallèle de marchés d’alimentation ouverts le dimanche pour « combler un besoin en offrant des heures d’ouverture mieux adaptées au style de vie des consommateurs.Ainsi selon le sondage, 60.2 % trouvent que les marchés publics répondent adéquatement à leurs besoins; 55.5 % disent la même chose des fruiteries et 38.5 % des pharmacies.Seulement 35.5 % soutiennent que les dépanneurs offrent une assez bonne variété de produits pour une commande principale.La coalition constate par ailleurs qu’une telle structure parallèle pose un problème d’équité, puisque certains commerces ouvrent leurs portes le dimanche dans une illégalité totale, ce que les consommateurs pensent aussi puisque 63.5 % jugent cette situation inéquitable.Faudrait-il alors fermer complètement tous les magasins, sauf les dépanneurs, ou bien libéraliser complètement?Toujours selon ce sondage, 83 % s’opposent à la fermeture parmi ceux qui trouvent la situation injuste et 62.9 % sont d’accord pour la fermeture parmi ceux trouvent la situation juste.Seulement 16 % considèrent le statu quo équitable et désirable.On peut d’ores et déjà prendre pour acquis que ce sondage, pas plus que tous les autres qui l’ont précédé depuis quelques années, ne parviendra à établir un consensus entre tous les groupes qui s’intéressent à cette question, depuis les grandes chaînes jusqu’aux petits détaillants indépendants, en passant par les syndicats d’employés dans le secteur de l’alimentation, les associations de consommateurs qui ont des opinions partagées sur la question, le clergé, etc.Des divergences existent également parmi la députation à l’Assemblée nationale et le gouvernement n’a pas voulu de trancher le débat à quelques mois des élections générales en sachant fort bien qu’il y aurait de nombreux mécontents quelle que soit la décision.Page permet la commercialisation de la truite mouchetée Clément Trudel LE MINISTRE de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation Michel Pagé a autorisé, hier, la commercialisation de la truite mouchetée (ou omble de fontaine).L’annonce des changements intervenus aux règlements s’est faite hier au SAVA ou Salon de l’agriculture, des vins et de l'alimentation, à Montréal.La truite mouchetée et le saumon atlantique étaient à ce jour bannis des marchés d’alimentation, des tables de restaurants et d’hôtels.M.Laurent Bélanger, président du Syndicat des pisciculteurs, affirme que son organisation prendra toutes les précautions pour que soient respectées les normes strictes qu’un «ruban de qualité» garantira: •< soyons vigilants, ensemble », a notamment déclaré le président du SPQ.Il y aura vraisemblablement « un peu de braconnage » mais le sceau d'origine (avec nom du producteur) devrait figurer sur tous les colis de truites spécialement emballées sous vide — on ne tolérera pas la présentation en vivier de ces truites (« pas pour l’instant », précise le ministre).Tous n’accueillent pas la nouvelle avec le même optimisme.L’Association québécoise de la faune (AQF) pourrait aller jusqu’à demander aux consommateurs de boycotter la truite mouchetée (ou omble de fontaine) La population n’a pas intérêt, soutient le président de l’AQF, M.André Pelletier, à ce que ce type d’espèce indigène se retrouve en vente libre « dans les hôtels ou chez Wald-mann».L’AQF affirme parler au nom de 250 000 pêcheurs et chasseurs québécois; son président est furieux de l’autorisation accordée par le ministre Michel Pagé qui, à sa pre- mière « sortie publique » depuis sa prestation de serment, a salué comme un « événement voulu désiré, souhaité » cette évolution qui vient couronner « 22 ans de démarches » des pisciculteurs affiliés à l’Union des producteurs agricoles (UPA).Le ministre a également insisté sur la qualité à maintenir (« il faudra l’adhésion la plus totale de la part de vos membres ») et sur le fait que l’objectif de l'autosuffisance ne devait pas être réalisée « à n’importe quel prix».Selon M.Bélanger, il s’est dégagé un « très large consensus » au Sommet de la faune, il y a quatre ans, s’agissant de la commercialisation de l’omble de fontaine.M.Pelletier ne nie pas que son association, l’AQF, sur 23 groupes représentés au sommet, avait fait cavalier seul contre la commercialisation mais il émet des doutes sur la représentativité de nombre d’autres intervenants.Ni le ministre Pagé, ni M.Bélanger n’ont pu me rassurer, enchaîne M.Pelletier, quant à la tâche addi- tionnelle confiée aux 500 agents de conservation actuels, qui suffisent à peine.Qu’en sera-t-il si on donne à ces agents le soin de contrer d’autres types de contrefaçon, un braconnage encore plus diversifié ?La truite mouchetée braconnée aura-t-elle la queue pointue et celle portant le label du syndicat la queue carrée ?ironise M.Pelletier qui persiste à défendre une « espèce indigène ».Autre préoccupation de l’AQF : qui donnera la garantie que les souches génétiques utilisées par les pisciculteurs ne se perdront pas dans la nature?Sur Vaquiculture, le ministre Pagé et le président du syndicat ne tarissent pas d’éloge.M.Pagé fait état de « l’abondance et de la qualité des eaux au Québec », ce qui est une invitation à « utiliser au maximum toutes les ‘opportunités’ de développement ».Pour M.Bélanger, il y a au Québec de l’eau en surabondance, il y a cinq fois plus d’eau souterraine qu’en surface et cette eau est est d’une « qualité fantastique ».L’objec- tif du Syndicat des pisciculteurs est de porter à 9000 tonnes, d’ici 1995, la production des 400 pisciculteurs - qui est présentement de 1000 tonnes, soit dans les étangs de pêche, soit dans l’élevage pour consommation, soit dans l’élevage pour fin d’ensemencement.Fantastique, la qualité de nos eaux ?Le président de l’Association québécoise d’assainissement des eaux, M.Jean-Yves Babin, tempère un peu cette impression laissée par le leader syndical Bélanger.Le Québec a engagé depuis 1978 environ $ 3 milliards pour construire des usines d’épuration en milieu urbain et devrait en consacrer une somme égale aux mêmes fins (minimum de 400 usines à installer), « ce qui n’est peut-être pas signe que les eaux soient d’une telle qualité ».M.Babin rappelle qu’outre le volet urbain de l’assainissement des eaux, on retrouve un volet agricole et un volet industriel, tous deux susceptibles de cadrer dans des programmes de subventions.Les entreprises américaines augmentent leur productivité WASHINGTON (AFP) - La productivité des entreprises américaines non agricoles a nettement progressé au troisième trimestre avec une hausse de 2.1 %, mais l’amélioration a été faible dans l’industrie où l’activité a très peu augmenté, nouveau signe du net ralentissement de la croissance américaine, a annoncé jeudi le département du Travail.La productivité avait crû de 1.1 % au deuxième trimestre après un recul de 1.3 % au premier trimestre (rythmes annuels).De juillet à septembre, la production dans le secteur non agricole a augmenté de 3.1 % alors que le nombre d'heures de travail a progressé de 1 % seulement, hausse la plus faible depuis trois ans.L’amélioration de la productivité constitue une bonne nouvelle pour l’économie américaine car elle va dans le sens d’un renforcement de la compétitivité des entreprises.Elle s’explique toutefois en grande partie par la forte hausse de la productivité dans les services car la pro- Bennett Jones de Calgary, Edmonton, Saskatoon, Ottawa et Taipei et Verchère, Noël & Eddy de Montréal et Toronto Annoncent la fusion de leurs bureaux à compter du 1er novembre 1989 Le nouveau cabinet sera connu sous le nom de Bennett Jones Verchère Avocats et Procureurs CALGARY EDMONTON SASKATOON TAIPEI MONTREAL' TORONTO OTTAWA 'Sujet à l’adoption au Québec de dispositions législatives habilitantes.ductivité dans l’industrie a augmenté de 1.4 % seulement — performance la plus faible depuis le quatrième trimestre 1987 — contre 3.7 % au deuxième trimestre.Signes de la faiblesse de l’industrie, la croissance de la production dans ce secteur a été limitée à 1.3 % de juillet à septembre alors que le nombre d’heures de travail a diminué de 0.1 %.Autre élément préoccupant mais cette fois en matière d’inflation, le salaire horaire moyen dans le secteur non agricole a progressé, en termes réels, de 2.9 % au troisième trimestre alors qu’il avait reculé de 0.7 % d’avril à juin, a indiqué le département du Travail.•j Grâce à la hausse sensible de la productivité, l’augmentation du coût unitaire de main-d’oeuvre s’est toutefois ralentie pour tomber à 3.2 % contre une hausse de 4.5 % au deuxième trimestre.Toutes les statistiques publiées hier par le département du Travail sont exprimées en rythme annuel.6 TRUSTCO GENERAL AVIS DE DIVIDENDES AVIS est par la présente donné que le Conseil d’administration de TRUSTCO GÉNÉRAL DU CANADA INC.a déclaré les dividendes suivants, payables le 15 janvier 1990 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 décembre 1989 : ACTIONS PRIVILÉGIÉES.catégorie A, série 1 • dividende trimestriel No 11, au taux d’intérêt prescrit le 31 décembre 1989, d’un montant minimum de 0,515625 $ par action.ACTIONS ORDINAIRES • dividende trimestriel No 15 de 0,09 $ par action ordinaire.Par ordre du Conseil d’administration Le secrétaire Louise Jolicoeur Montréal Le 25 octobre 1989 Photo Jacquot Qranlar Symbole de l’Industrie britannique, Jaguar est en vole de passer aux Américains.Jaguar accepte d’être achetée par Ford pour $3.2 milliards au comptant LONDRES (AFP) — Jaguar a accepté, hier, d’être achetée pour environ $3.2 milliards environ au comptant par Ford, qui pressait depuis plusieurs mois le constructeur britannique de véhicules de luxe de céder à ses avances, ont annoncé les sociétés.Ce dénouement beaucoup plus rapide que prévu a d’autant plus surpris les milieux financiers que Jaguar s’apprêtait à rendre public un accord avec General Motors dans les prochains jours pour faire obstacle à Ford.Jusqu’à présent, Jaguar avait toujours affirmé que le désir de Ford de prendre le contrôle total de son destin était inacceptable.Son revirement a été provoqué par l’abandon de la « golden share », qui a pris ses projets avec G M de vitesse, et l’acceptation par Ford de laisser une certaine autonomie au constructeur de Coventry.Dans un communiqué commun, les deux sociétés ont précisé que Jaguar resterait une entité légale indépendante, avec son propre conseil d’administration.La suppression de la « golden share » doit encore être approuvée par 75 % des actionnaires de Jaguar, mais le résultat du vote ne fait plus de doute maintenant que la direction a mis son poids derrière Ford, qui est déjà actionnaire à 13 %, estiment les analystes financiers.General Motors, que rien n’empêche de faire une surenchère hostile, n’avait pas encore réagi en milieu de matinée.Ford avait annoncé à la mi-septembre son intention d’acquérir 15 % de Jaguar, et indiqué ensuite qu’il était prêt à une prise de contrôle totale en cas de suppression de la « golden share», rappelle-t-on.Le deuxième constructeur américain cherche désespérément à racheter un fabricant de véhicules de luxe européen depuis plusieurs années.La société, qui a racheté Aston Martin il y a quelques années, souhaite ajouter les modèles d’un producteur plus prestigieux à sa gamme.En 1986, Ford avait tenté sans succès de reprendre Alfa-Ro-meo, finalement acquis par Fiat, et vient tout récemment de rompre des négociations en vue d’un rapprochement avec le suédois Saab-Scania.Le communiqué conjoint de Ford et Jaguar affirme qu’il existe un potentiel considérable pour l’expansion des ventes de Jaguar dans le monde.À présent, la société ne vend qu’en-viron 50,000 véhicules par an.Ford est déjà le premier constructeur automobile britannique en volume.Les achats japonais soulèvent l’Amérique Jaan-Pierre Benoit ;- de l’Agence France-Presse WASHINGTON - Le rachat du Rockefeller Center à New York par Mitsubishi, après celui de la compagnie cinématographique hollywoodienne Columbia par Sony, divise les Américains en débats souvent émotionnels et violents.Sur les ondes où dans les colonnes des journaux s’affrontent ceux qui « s’en moquent », estimant que les Japonais gagnent parce qu’ils sont les plus forts, et ceux qui jurent que « les Japonais trichent », en tenant leur marché fermé « Si les Japonais veulent acheter qu’ils le fassent », s’exclame, amusé, Luck Finlay, un passant interrogé par l’AFP.Quant au déficit commercial, M.Finlay, qui est éditeur de profession, ajoute: « on n’est pas obligé d’acheter japonais ».« Il n’y a pas de problème, aussi longtemps qu’il y a une réciprocité.Il faut que les Américains puissent vendre leurs produits et investir au Japon », affirment d’autres passants au demeurant moins détachés.Les dernières acquisitions japonaises surviennent alors que le gouvernement du président Bush, qui dénonce le protectionnisme nippon, s’est fait un point d’honneur d’ouvrir le marché japonais aux produits américains : « à la barre à mine s’il le faut », selon les termes de son représentant spécial pour le commerce, Mme Caria Hills.Il est vrai que l’ego des Américains, très développé par une longue domination de la scène internationale, est mis à rude épreuve.Jadis, les plus importantes banques étaient américaines, aujourd’hui, les dix premières sont japonaises.Plus troublant, les Japonais contrôlent 14 % des actifs des banques aux États-Unis.Ford et Chrysler diminuent leur capacité de production, face à un marché automobile américain moins porteur, mais Toyota Motor Corp.qui continue de vendre toujours plus, accroît les siennes aux États-Unis.Avant le Rockefeller Center et Co- CIIT INC.DIVIDENDES Avis est par les présentes donné qu’un dividende de 1,25 S l’action sur les actions privilégiées en circulation et un dividende de 0,125 $ l’action sur les actions ordinaires en circulation de CUT Inc.ont été déclarés, les deux payables le 1er décembre 1989 aux actionnaires concernés qui sont inscrits le 15 novembre 1989.Le secrétaire, V.M.HENDERSON Montréal (Québec) le 3 novembre 1989 lumbia, les Japonais avaient raflé la légendaire firme Thermos et la compagnie de disque CBS, dont le chanteur Michael Jakson est l’un des piliers, sans parler des firmes de haute technologie, peu connues mais stratégiquement importantes, comme JVC (électronique).« Si vous saviez combien de composants électroniques japonais contiennent les fameux avions de combats américains F-16, vous seriez effrayés », déclare Michael Chinworth, un chercheur du Massachussets Institute of Technology.« De plus en plus, les États-Unis sont au Japon ce que le Brésil est aux États-Unis: un fournisseur de matières premières et un acheteur de technologie’, résume Bruce Scott, un professeur d’administration à Harvard Business School.Même les fameuses « apple pies » ne sont plus ce qu’elles étaient, la légendaire américaine Red Delicious étant graduellement remplacée dans la tarte de maman par la japonaise Fuji.Les États-Unis sont le pays le plus endetté du monde et le Japon est leur principal créancier.Les $ 150 milliards US de déficit annuel du budget américain sont financés par des bons du trésor et autres reconnaissances de dettes à long terme, très prisées par les investisseurs institutionnels japonais (assurances.).Les chiffres précis annuels sont difficiles à collecter.Mais l’on estime par exemple, de sources concordantes, que le Japon aurait acheté pour environ $ 136 milliards US de bons du Trésor en 1987.Les investissements directs (achats d’entreprises) auraient atteint $ 23 mil-liardrs (en 1986), ceux en actions $10.6 milliardrs (1987).En 1989, le déficit commercial avec le Japon représentera la moitié du déficit américain total: $ 50 milliardrs sur $ 100 à $ 110 milliards, fulmine Robert Mosbacher, secrétaire au Commerce.Certains invoquent les retards technologiques et la baisse de compétitivité.« C’est une plaisanterie, il n’y a pas d’accès libre au marché japonais », rétorque Stephen Coonew, directeur des affaires internationales à la National Association of Manufacturers (industriel.« Avec la baisse du dollar, le déficit commercial américain avec l’Europe s’est réduit, pas avec le Japon », poursuit-il.« Les Japonais ont vendu leurs produits quand le dollar était fort et maintenant qu’il est faible, ils viennent acheter des biens aux États-Unis à des prix défiant toute concurrence», s’emporte-t-il.« Certains industriels américains qui détiennent 60 % du marché Européen ne prennent pas plus de 1 % marché japonais », renchérit William Archew, directeur de la division internationale de l’American Chamber of Commerce.I Le Devoir, vendredi 3 novembre 1989 ¦ 17 L’ACTUALITE BOURSIERE MONTREAL Les cours virent à la baisse MONTREAL (PC) — Les cours ont viré à la baisse dans la plupart des secteurs du marché, hier, à la Bourse de Montréal, forçant l'indice général xxm a céder 2.36 points à 2010.57 en fin de séance.Le volume négocié était de 7.1 millions d'actions et la valeur de >71.1 millions.Les forestières se sont repliées de 31.27 à 2774.30, les services publics de 15.48 à 1621 03, les pétrolières de 14 04 à 1703 70 et les industrielles de 12.08 à 1649.53.Par contre, les bancaires ont monté de 16.67 à 2051.29 et les minières de 13.60 à 2107.69 L’industrielle CAE Industries, en baisse de 3-4 à >13 1-2 s’est traitée à 388,750 exemplaires.La minière Corona A a monté de 3-8 à >9 H et 185,353 actions ont été brassées.Par ailleurs, Groupe Videotron a perdu >1 1-2 à $16 3-4, United Westburne 1-8 à >11 et Laidlaw B 1-8 à >24 14 Banque royale a gagné 5-8 à >49 5-8, BNE 14 à >17 34 et Power 1-8 à $161-8.Sur 498 titres mis en jeu 169 étaient gagnants, 141 perdants et 188 stables.MM VALEURS INDUSTRIELLES BANCAIRE PRODUITS FORESTIERS 2010,57 SERVICES PUBLICS MINES ET METAUX 16,67 | 2051,29 | 2774,30 31,2^ INDICE r£a r.c.m.p.VARIATION DES TITRES 1621,03 2107,69 TORONTO Le marché fait une pause TORONTO (PC) — Le marché a fait une pause, hier, à la Bourse de Toronto.L’indice composé TSE-300 a fini la journée sur un petit gain de 0.11 point à 3935.70.Le volume des échanges a gonflé et totalisait 43 millions d’actions comparativement à 28.75 millions avant-hier.Dans les industrielles, Bank of Nova Scotia a gagné 1-4 à >17 3-4, Royal Bank 1-2 à >491-2, Deprenyl deux à >14 7-8, Quadra Logic 3-4 à >11 7-8 et Rogers Communications B 34 à >98 34.Alcan a perdu 1-8 à $25 34, CAE Industries 3-4 à >13 1-2, Laidlaw B 1-8 à >24 1-4, International Business Machines 3 1-2 à >114 et Andres Wines A 5-8 à >10 14 Dans les mines, Golden Knight a gagné un à $1014, Hemlo Gold 7-8 à >181-8 et Louvem Mines 34 à >9.Vista Mines a cédé neuf cents à 27 cents, Chesbar Resources huit cents à 25 cents et Seabright Exploration quatre cents à 18 cents.Dans les pétroles, Renaissance gagne 1-2 à $23 3-8, Precambrian Shield 30 cents à >3.10 et Omega Hydrocarbons cinq cents à >3.05.North Canadian Oils abandonne 1-2 à >211-2, Paloma Petroleum 3-8 à >5 7-8 et Total Petroleum 14 à >31 34.TSE 300 VALEURS PROOUITS DE COMMUNICATIONS INDUSTRIELLES CONSOMMATION I 5292,98 393570 17,73 / PETROLE ET GAZ HAUTE TECHNOLOGIE AURIFERES 6773,38 4229,21 11.76 NEW YORK Demande sélective de dernière heure NEW YORK (AFP) —Une demande sélective de dernière heure a contenu de forts déclins initiaux, hier, à Wall Street, sur un marché calme.En retrait de plus de 30 points en début d'après-midi, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a clôturé à 2631.55 en baisse de 14.35 points.Quelque 153 millions d’actions ont été échangées.Le nombre de valeurs en baisse a dépassé celui des hausses: 913 contre 541; 517 titres ont été inchangés.Les investisseurs qui avaient reporté leur attention mercredi sur la série de résultats décevants publiés par de nombreuses sociétés américaines, ont cédé au découragement à l’annonce d’une baisse de 15 pc des bénéfices de Compaq Computer, dont la faiblesse s’est propagée à l’ensemble du secteur des ordinateurs.Selon les observateurs, les milieux boursiers craignent de plus en plus que les bénéfices et les dividendes des entreprises seront amputés dans les prochains mois, même si l’économie effectue un atterrissage en douceur sans entrer dans une récession.La prudence a également été dictée par l’attente de la publication, vendredi, des statistiques sur le chômage pour octobre.Compaq Computer a cédé 17 à 89; UAL 4 à 173 et Loews 1 7-8 à 1251-2.Wool worth a gagné 17-8 à 61 3-8; Olin Corp 11-8 à 561-8 et Tenneco 1 à 59.Parmi les titres canadiens, Alcan a cédé 1-8 à >217-8, Canadian Pacific 14 à >201-2 et Domtar 3-8 à >11 3-8.Becton Dickinson a gagné 1-8 à >561-2 et Varity Corp.1-8 à >2 14.DOW JONES INDUSTRIEL DOW JONES 65 TITRES DOW JONES TRANSPORT SERVICES PUBLICS 220,07 1192,92 S ET P 500 S ET P 400 NYSE VARIATION DES TITRES I 385,96 187,64 338,48 DEVISES Voici les taux des devises étrangères tels que fournis hier matin par la Banque Nationale.Les cotes sont en monnaie canadienne et varient d’une banque à l'autre.Afrique du Sud Afrique franco Allemagne-Ouest Antilles Angl.Australie Autriche Bahamas Belgique Danemark Espagne États-Unis Finlande France Grèce Hollande Rand 0.4426 Hong Kong Dollar 0.1501 Franc CFA 0.003739 Inde Roupie 0.0694 Mark 0.6340 Israël Sheqels 0.5824 Dollar 0.4348 Italie Lire 0.000865 Dollar 0.9154 Jamaïque Dollar 0.1954 Schilling 0.09007 Japon Yen 0.008163 Dollar 1.1716 Liban Livre 0.00274 Franc 0.03022 Mexique Peso 0.000450 Couronne 0.1632 Norvège Couronne 0.1691 Peseta 0.010032 Nouv.-Zélande Dollar 0.6883 Dollar 1.1716 Portugal Escudo 0.007407 Mark 0.2746 Royaume-Uni Sterling 1.8382 Franc 0.1869 Suède Couronne 0.1822 Drachme 0.007097 Suisse Franc 0.7224 Florin 0.5615 Vénézuela Bolivar 0.02751 LE DOLLAR CANADIEN L’OR A LONDRES L’ARGENT AU CANADA AU CANADA 445,00 MONTREAL INDICE GENERAL 3060 3040 3030 3001 IW 1061 1941 1031 1901 lMf 1» lé 14 13 10 B é 4 a fCCl me KF CF inc CFS CGC inc KG) Gr A CS «e» itW'K Combtor Comùto * Combndg Comp Res Cmpfctl S» Comp p D Compoou Con Mon (do Potk cp Ltd Tir# Tiff A mnoc A H>omo» onion B JfiilO' Hltil7 7J ISCOdeS Copdol COP A lomploi toron teni tpni * imStl o rco Crft **-oi w U ‘«r» CX UC SD D U - H tax $17% 17% 17% - h noo no no no 3oûû $i JH l)H DH - H jsoo n> ne 725 JOOOO 7» DOC 15 754045 100 il» tx 100C 4éOC U 50 noo 47103 no 147» 5945 20 13 24 23 26 37 30 31 I j| NaW !• CX A B ACDS ADS AMCA Int AMCA8 84 Abli Prct Actltftv Agnico E lAgrom» Air Condo Aktrs Alto «n«rg All E 7 75 Alto N Gl Alcon Alu Aldono M Algo Sr 1 Algo.A Alim CT Am Borne ArtoPts AsbtStOS lAltrol A fAllant A Aubtrgt» Audrtv Audrgy w Avcorp Corp A BC Tü BC GAS BC E D BCED Wt BCE inc BCE Mbl Bgr pm A IBMTC 0 700 30 X X 1700 64 64 64 - 1213 415 415 415 TOO 125H 2SH 25H < 1123 115% 15 * ISD 6100 110 100 110 t 15900 110% 9H 10H t 7000 24 26 76 14743 $12% 12% 12% 1100 21 ?! 21 743 119% 19% 19%- H 1600 126 H 24% 74% 3000 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