Le devoir, 18 novembre 1989, Cahier C
¦ ÏLÏE SüW le cahier du SEW© mmmi EXPOSITION ¦ L’exposition d’art contemporain Les Cent jours, installée cette année à la Cité de l’Image (rue Notre-Dame est, en-dessous pratiquement du pont Jacques-Cartier) n’en a plus que pour deux semaines.Claire Gravel l’a revisitée, Page C-9.Montréal, samedi 18 novembre 1989 oU Nouveau PHOTO JACQUES GRENIER VENEZ RENCONTRER MARC FAVREAU DE RETOUR DE SA TOURNÉE TRIOMPHALE A PARIS aujourd’hui de 12h à 14h au Salon du livre de Montréal au stand Stanké.Stanké JEAN-PIERRE GARIÉPY Passée la première collision frontale tourné, que je n’étais pas prêt.J’ai senU beaucoup d’aigreur autour de moi quand j’ai gagné le concours.Les gens se demandaient pourquoi ce gars-là plutôt qu’un autre.Mais de la minute que le jury s’est prononcé, je n’étais plus concerné par ce que disaient les gens, je n’étais concerné que par le film qu’on me demandait de faire.» Et ce film-là, il le portait en lui depuis longtemps sans pour autant être pressé de passer aux actes car, pour Gariépy, le fils d’un médecin de Côte-des-Neiges, le cinéma est moins une affaire de métier, qu’une affaire de vie et de maturité.Avant de peindre sa fameuse fresque pour ne pas dire son portrait de société au centre duquel s’agite un couple interprété par Guy Thauvette et Marie-Josée Gauthier, il vécut donc sans trop se préoccuper de son avenir ni de sa carrière.À 16 ans, il quitta, du Pendant qu’il terminait le montage de Soua les draps, les étoiles, le réalisateur Jean-Pierre Gariépy mettait déjà la main à son prochain lilm, La pari des anges.même coup, famille et école, et partit gagner sa vie dans une usine de pièces d’avions à Cartierville Pendant six mois, il pilota des avions au sol sans jamais décoller et rencontra des personnages qu’un jour, sans doute, il portera à l’écran.Aujourd’hui, quand on lui demande ce au’il a fait pendant toutes ces années, loin de la grande famille du cinéma, il répond à moitié à la blague : « J’ai surtout écouté, regardé, voyagé, écrit, niaisé quoi ».De fait, Thomas, le personnage principal masculin de Sous les draps, les étoiles, est sans équivoque l’alter ego du réalisateur.Comme lui, il revient de voyage, comme lui il cuve un passé douloureux, comme lui, il regarde la société québécoise en se demandant si elle n’est pas en train de pourrir par en dedans.À la fin du film Voir page C-10 : Gariépy lliéàtrtt du nouveau monde Orpheum PHOTO JACQUES GRENIER L’affiche, signée Normand Hudon, pour Les trois farces, en 1954.Molière et le TNM Robert Lévesque Monsieur Jourdain revient au Théâtre du Nouveau Monde (TNM).Depuis 24 ans, ce personnage parmi les plus célèbres de Molière, ce Bourgeois gentilhomme enrichi dans le commerce du drap et qui désespère de devenir « un homme de qualité », n’avait pas foulé la scène de « la maison de Molière au Canada français».André Montmorency, rodé depuis deux ans à Québec, à nie d’Orléans (tout un été au théâtre de Paul Hébert) et à Ottawa, aura une centaine de représentations dans le corps — Molière a joué le Bourgeois 48 fois — lorsqu’il entamera les représentations montréalaises de ce spectacle pour lequel le metteur en scène Guillermo de Andrea a remis sur le métier son ouvrage, le polissant et le repolissant, et qui fera du Bourgeois au TNM un spectacle tout neuf.Ce n’est que le second Bourgeois gentilhomme au TNM, en 38 ans d’existence.Alors qu’on compte déjà trois Avare, trois Tartuffe, trois Don Juan, trois Malade imaginaire, deux Scapin, depuis la fondation de la compagnie en 1951, le TNM n’avait jusqu'à maintenant qu’un Bourgeois.Compte tenu de la popularité de cette comédie-ballet, valeur sûre au box-office, on peut dire que le TNM n’a pas pressé le citron de ce Mo- les premiers à critiquer aussi.» C’est pour toutes ces raisons que Jean-Pierre Gariépy, qui vient de fêter ses 39 ans, s’est donc remis à l’ouvrage, pour ces raisons aussi qu’il a perdu la bouteille de champagne puisqu'il avait comme échéance le 10 novembre et que, ce jour-là, il rata sa cible en jouant avec l'ordinateur qui avala 30 pages de La part des anges, son nouveau projet.Gariépy perdit la bouteille de champagne mais non la volonté qui l’anime de faire un deuxième film, parce que « un premier film, ce n’est rien en soi, ça ne veut pas dire grand’chose sinon la naissance de quelque chose, le début, les premiers pas d’un enfant, dit-il.Je ne vois pas pourquoi un peintre aurait le droit de jeter des centaines d’esquises avant de faire sa fresque et que nous, les cinéastes, nous devrions êtes géniaux la première fois.Le Québec devrait arrêter de chercher des génies partout.C’est toujours le meme vieux complexe, on cherche des génies alors qu’on devrait plutôt chercher des artisans, des gens qui apprennent leur métier».Jean-Pierre Gariépy sait de quoi il parle.Contrairement aux fils prodiges de sa génération, les Si-moneau et Lauzon qui ont multiplié les premiers films en super 8, les court-métrages et les stages sur les plateaux, Gariépy est arrivé au cinema à l’âge de 37 ans sans réelle préparation.Bien sûr, il avait tâté de la photo, de la musique, de l’architecture et avait même fait du repérage pour des séries américaines.Bien sûr, il rêvait de réaliser des films depuis l'âge de 15 ans mais, en attendant, la vie filait sans qu’il ne tourne autre chose qu’un film en Super 8, un film en 16 mm et deux vidéos « tous les quatre à peu près pas montrables », précise-t-il.« Avant le tournage de Sous les draps, les gens du milieu me disaient que j’allais me casser la gueule, que je n’avais pas assez tet des maîtres était défendu par Yvon Dufour (musique), Jean Besré (danse), Jacques Godin (armes), Victor Désy (philosophie) et Roland Ganamet (tailleur).On verra dès mardi Montmorency et Lénie Scoffié en couple Jourdain, alors que Sylvie Ferlatte reprend le rôle de Nicole que jouait la regrettée Denise Pelletier.Jean-Louis Roux, qui y sera le maître de philosophie, est le seul à avoir participé aux deux Bourgeois.Et Claude Goyette succède à Robert Prévost pour le décor.Depuis 38 ans, le TNM a toujours été fidèle à Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.Gascon et Jean-Louis Roux s’étaient connus, étudiants, en jouant du Molière.Roux avait été un Argan à 12 ans, et lorsqu’en 1951, avec Georges Groulx, Robert Ga-douas et Guy Hoffmann (qui deviendra le plus grand acteur moliéresque au Canada) ils fondèrent le TNM il n’y avait qu’un auteur possible : Molière.Première compagnie professionnelle de répertoire au Québec, le TNM avait une vocation toute tra-çée.Elle devait, tout en servant d’autres auteurs, être en quelque sorte « la maison de Molière au Canada français ».Si on lit le journal de bord du TNM, en 1951, où l’on parlait de sociétaires de la troupe, on décèle une véritable passion pour le camarade Molière, acteur, auteur, homme de troupe, directeur de compagnie.Avec un budget de 5200 $, on mit L’Avare à l’affiche, au Gésu, cette vieille salle en sous-sol de l’église du même nom rue Bleury.Jean Gascon, qui met en scène, joue Harpagon.Denise Pelletier est Frosine, Ginette Letondal, Marianne, Gabriel Gascon, Voir page C-10 : TNM PHOTO JACOUES GRENIER Une autre affiche de Normand Hudon, pour le célèbre Malade Imaginaire, de Guy Hoffmann, en 1956.L’affiche du Malade Imaginaire mis en scène par André Montmorency en Nathalie Petrowski JEAN-PIERRE GARIÉPY vient de perdre une bouteille de champagne et de rater une I belle occasion d’arriver à l’heure.Cette bouteille de champagne n’a rien à voir avec Sous les draps, les étoiles, son premier film, à l’affiche depuis bientôt 24 heures au Cinéma Parisien.Jean-Pierre Gariépy n’a pas parié une bouteille de champagne qu’il réaliserait son premier film, ni qu’il le terminerait, ni même qu’il réussirait à lui trouver un distributeur.Ces questions-là, il les avait réglées une fois pour toutes dans sa tête lorsqu’il apprit à la fin de 1987 qu’il venait de remporter, sur 72 candidats et six finalistes, le Concours du premier long métrage de fiction lancé pour les 50 ans de l’Office national du film (ONF).Pas le temps de sabler le champagne quand on est sur le point de plonger dans l’eau froide de la réalisation.Non, s’il a parié cette foutue bouteille de champagne, c’était moins pour miser sur le passé que sur l’avenir, moins pour engager son premier film que le deuxième oui n’est pas encore écrit ni tourne.Déjà, dans les touffeurs de l’été 88 alors qu’il montait Sous les draps, les étoiles, à l’ONF avec Yves Chaput, Gariépy pensait à son prochain film.« Un premier film, dit-il aujourd’hui, c est comme un accident de la route, voire une collision frontale, ça te brasse et ça te bouscule en dedans, si tu rembarques pas tout de suite, ça peut être long.Je me suis donc tout de suite remis à écrire un deuxième scénario alors que je n’étais pas sorti de la salle de montage.C’était une façon de constater les limites de Sous les draps les étoiles et de les dépasser.En tournage et en montage, on devient très sensible, très réceptif aussi.C’est pas vrai qu’on est aveugle ni qu’on est les derniers à comprendre.On est les premiers à voir, lière-Lully.C’est Georges Groulx qui fut le seul Jourdain du TNM jusqu’à aujourd’hui.En 1966, Jean Gascon et le décorateur Robert Prévost avaient créé ce premier Bourgeois gentilhomme du TNM pour le Festival Canada, grâce à une subvention reçue dans le cadre du centenaire de la Confédération.Le spectacle aligna 40 représentations.Gisèle Schmidt était Mme Jourdain, la comédienne Francine Racette (qui fait carrière au cinéma français) était Lucille, Denise Pelletier, Nicole, Jean-Louis Roux, Dorante, et le quin- PHOTO JACQUES GRENIER “I Iff Iff UWISSîlÈlHlïfflMtJ F*3PF*M?î3ïî **«( I «?9 lilt ft-flfifttliilf If IffP»33ït1t?tftftff tf C-2 ¦ Le Devoir, samedi 18 novembre 1989 SW Jl,'l Ma.I") ' le cahier du i • ameai Trois musiciens, un studio, un producteur Serge Truffaut YANNICK RIKU, Normand Guilbeault et Michel Ratté, avec deux « t », sont respectivement saxophoniste, contrebassiste et batteur.Depuis quatre ans maintenant, ils fréquentent toutes les scènes qui ont la générosité, et suffisamment de « pif » musical, pour leur ouvrir leurs portes.Ils sont trois et ils ne font pas dans le racolage.Ils aiment avec beaucoup de passion le langage des sons.Tellement, qu’ils participent au plus grand nombre d’aventures musicales à la condition que l’intégrité ait toujours son droit de cité.En un mot, ils ne font pas de discrimination.Prenez Rieu, le saxophoniste, vous pouvez l’entendre aussi bien en compagnie d’un « bebopper » comme Bernard Primeau qu’au sein du big band de Vic Vogel.Parfois, il joue en duo avec le pianiste Jean Beaudet et plus fréquemment avec ses deux complices.Il y a une semaine, en fait c’était dimanche dernier, ces trois-là se sont retrouvés à Radio-Canada dans l’immense studio 13 qui est situé à l’une des extrémités du niveau dit « B ».Ils étaient-là afin d’enregistrer une heure de musique pour les besoins de l’émission Jazz sur le vif qui, fort probablement, sera distribuée aux quatre coins du Québec et, espérons-là, du Canada, sous forme de disque, de compact ou de cassette.Si on se résume, on a trois musiciens montréalais dans un studio de Radio-Canada, on a un producteur, soit Daniel Vachon, et un ingénieur du son, soit Yves Lepage.Et puis, on a un pianiste.Lui aussi est Montréalais.Il est très connu au Japon, dans les « vieux pays », et aux « States» où, soit dit en passant, se PHOTO JACQUES NADEAU De gauche à droite : Yannick Rleu au saxophone, Paul Bley au piano, Michel Ratté et Normand Gullbeaut.jouait en même temps que notre partie musicale une autre partie importante, soit celle opposant les Chargers de San Diego aux Rolling Stones du football que sont les Raiders de L.A.Ces derniers ont perdu.C’est triste.Mais ce ne le fut pas autant qu’une autre défaite parce que dans le studio 13 il y avait au piano un homme tout de noir vêtu, la couleur des Raiders, qui s’appelle Paul Bley.Aujourd’hui même, il est à Vienne en Autriche pour enregistrer un album.Il est arrivé sur les coups de 5 heures.Il n’a pas fait de cérémonie.Il n’a pas voulu faire de gammes sur son piano.Il a refusé de répéter.Il était content d’une chose.Son piano était un Stein way de plus de neuf NK ?«5 9 UN CONCERT DE MUSIQUE FRANÇAISE: - Roussel - Françaix - Rameau - Poulenc Artiste invité: Jacinthe COUTURE VALLEYFIELD Auditorium du cégep VALSPEC: (514) 373-5794 19 novembre 21 janvier 25 mars QUEBEC Chapelle du Bon Pasteur BILLETECH: (418) 643-8131 1 décembre 27 janvier 23 mars éphonie MONTRÉAL Salle Tudor Magasin Olgilvy ADMISSION: (514) 522-1245 7 décembre 1 février 5 avril ieds.C’était ce qu’il avait demandé Daniel Vachon, un Steinway ou un Bosendorfer.Sans coup férir, cette bande de quatre s’est attelée à sa tâche musicale.Ils ont commencé par une belle improvisation à quatre.Puis Ratté et Paul Bley ont joué en duo.Puis Rieu a joué en solo.Puis ils ont joué en quartette.Entre eux, ils ont peu parlé mais ils ont fort bien joué.Faut dire que question de parler, ils avaient eu largement le temps d’échanger.Peu avant d’enregistrer, nos trois Montréalais avaient pris le chemin qui va jusqu’à la maison de Bley, quelque part dans l’État de New York, pour mutuellement se familiariser.Ils ont passé trois jours là-bas, sans toucher à leurs instruments.Ce qui signifie une chose.Dimanche 12 novembre, ils ont canalisé tout ce qui fait d’un bipède un musicien pour enregistrer une émission et, peut-être un album, dont on reparlera quand il sortira.Quoi de plus pur qu’un Dry Martini ?PAUL DESMOND avait une belle et noble ambition.Il voulait que son son sonne comme trois Dry Martini.C’est pas des blagues.C’est même the Duil Diamond * PHOTO IAN PATRICK Paul Desmond : « Vous m’en remettrez deux, S.V.P.» très sérieux.Il voulait cela et il a réussi.Qu’on aime ou pas l’auteur de Take Five, on ne peut pas nier qu’il avait une sonorité reconnaissable entre toutes.Certains diront que c’était d’autant plus facile de se singulariser que la grande majorité des souffleurs font plutôt dans le style « scotch » ou « chaser » au cognac et, parfois, au calvados.Mais entre nous quoi de plus incolore, et par conséquent quoi de plus pur, que la sonorité d’un Dry Martini.Toujours est-il que la compagnie Bluebird a eu l’intelligence de remettre sur le marché un album réalisé en 1961.Cela s’intitule Two of a mind.Et c’est en toute sincérité une petite merveille.C’est beau « comme ça se peut pas ».C’est aussi rafraîchissant qu’un poème de Queneau.C’est aussi élégant qu’une page de Duke Ellington.C’est souriant et savoureux en même temps.C’est une musique de nuit sereine.C’est vieux, diront peut-être certains, alors que c’est intemporel.À ses côtés, il y a, présent sur toutes les plages, le saxophone baryton de Gerry Mulligan.La contrebasse est parfois tenue par Joe Benjamin, parfois par Wendell Marshall.Derrière la batterie on retrouve souvent Connie Kay et épisodiquement Mel Lewis.Bref, ils sont toujours quatre à se régaler sur les standards des standards sans avoir fait appel au soutien rythmique du piano.AU The Things You Are, Stardust, The Way You Look Tonight, Out Of Nowhere, Two Of A Mind composée par Desmond et Blight Of The Fumble Bee sont au programme.Ainsi donc, on a une contrebasse et une batterie comme seules armes rythmiques.Les plombiers font leur boulot de manière si admirable que, devant, Mulligan et Desmond se livrent à un dialogue des plus succulents.C’est pas compliqué, à chaque fois qu’ils ont terminé une pièce on se lève, on applaudit et on crie : « Vous m’en remettrez deux, S.V.P.» JAZZ en bref Pharoah Sanders LE DERNIER numéro de l’excellente revue torontoise Coda propose un très bon article sur le grand saxophoniste ténor Pharoah Sanders.Excellente.très bon.grand.Ça fait beaucoup.Enfin, passons.Outre Sanders, il y a des papiers sur les festivals de jazz de Montréal et Toronto en plus des chroniques habituelles.Le numéro est très bon.Chico Hamilton IL EST MEILLEUR en tant cas que le récent Jazz Journal, un mensuel britannique qui est disponible pratiquement partout.Cela dit, cette édition de Jazz Journal comprend un long entretien avec le batteur Chico Hamilton qui explique notamment les raisons qui l’ont poussé à revenir sur la scène.Dans les boîtes À L’AIR DU TEMPS, on propose ces jours-ci le spectacle du « bluesman » Bob Walsh de Québec.Au 2080 de la rue Clark, le tromboniste Terry Ludzinski est au progamme, alors que Chez Claudio’s on présente le show de Jeff Palmer.Steve Tibbets LE GUITARISTE Steve Tibbets vient de sortir un nouvel album sur étiquette ECM.Il y a du tabla, du berimbau, du violoncelle et toutes ces « bébélles » instrumentales qu’on utilise quant on veut faire dans le style méditatif.C’est, encore une fois, une musique qui se comtemple.J’aime pas les musiques qui se contemplent au point de se faire « guili-guili ».— S.T.Le théâtre dp l'QPSi^ - - ; Uo able, pervers.Inquiétant et Utilement délicieux.|’*l été -Trop rarement xolt-on un xpectad.«ml dl"P0Mlb,m4*" é"an9e'inquléLanl' er”'outJnl' Dl< toioui,.P 1 jean Beaunoyer.La Presse .Le xpedacle leplui IntéresMnt de l^eml^ejiartle^ ^«Iw^ eraam." „ ,, Daniel Hart, La Criée ,ur dix à l OpJlt.- Danlel MeWeor.Le Métropole «LOptlft «.un twm *éàtre CeetunapKlKl HtbLHVAI IONS : 253-89/4” "jador, le, production, •Le .pectacle le plu, Internum oe Y^fndrée èiondin.CK AC •Ça me bouacule.ça me choque.c'eét beau et c'eét McQuade Du mardi au samedi 20h30 SUPPLÉMENTAIRES : dimanche 12 nov.15h.0 ¦ • V «î* ri ' W?9 Salle Fred-Barry em cieeero» QUATRE À QUATRE US IHCttUT QVIRH ftftUS Llmpériale DE HOWARD BARKER I S Q U E S HOROWITZ IN CONCERT 1967 ^1968 9,99$ à 17,99$ le D.C.LES CONCERTS ESSo| 1 ROBERT MC DUFFIE, VIOLON ^ CHARLES DUTOIT, chef Concerto pour violon et violoncelle GARY HOFFMAN, violoncelle ^ 1 M P A C T S Dimanche le 3 décembre, 14h30 POULENC COCTEAU La Voix humaine DENISE DUVAL ».IM,r>inr».ai CEORCES PRÊTRE Le Bel Indiffèrent IDtTMPtAf 12,99$ à 18,99$ fc.IxiJU.,—d le D.C.STRAVINSKY Danses concertantes m WAGNER Siegfried-Idyll LISZT Les Préludes i mTMiRIOROHESTRL SYMPHONIQUE Ml l)i MON! RÉAL (hariisui uni \VVv ion.^ "I G ü SIM » « H 1 H| s 1 1 t 1 1 1 II [ i i it ii il -i * e a 17,993 le D.C.T > 5173 Côte des Neiges, 2e étage Montréal, Quebec tél.: 737-9483 LUB OMPACT LASSIQUE I S Q U E S N 71 Swall 8.1 ^ ë, Queen Mary « I O QJ 8 oz M P A C T S DE RETOUR D'UNE TOURNÉE MONDIALE MARIE CHOUINARD dan, STAB (Space, Time and Beyond) L'APRÈS-MIDI D'UN FAUNE (Première montréalaise) «Marie Chouinard est passée au théâtre Gayarre comme la foudre, éclatement de créativité, de rigueur et de langage.» Navarra Hoy, Navarre «Tout, des vibrations qui émanent d'elle aux signes charges d'un symbolisme encore à décrypter est magique, parlant, au-delà de tout langage » Le Soir, Liege «Elle s'est révélée une vraie trouvaille» Focus Magazine, Tokyo «.a startling ond unforgettable display of choreographic genius — a tour de force by Canada's leading doyenne of the avant-garde .» The Globe and Mail, Toronto «If you're anywhere Chouinard is performing, be sure to catch her, it's some of the most intense, original dance / theatre you're likely to see » The Auckland Star, New Zealand 29-30 novembre, 1 -2 décembre, 20H30 17 $ (sièges numérotés) MONUMENTNATIONAL 1182 BOUL.ST-LAURENT Billets en vente chez A 1-800-361-4595 (514)522-1245 LE DEVOIR •issmNi SOŒBOJ lu nssios txoïol « 96 Le Devoir, samedi 18 novembre 1989 ¦ C-3 le cahier du r • armai TELEVISION /chronique Flash Varicelle : un pari tenu Daniel Pinard « ÇA S’APPELLE Flash Varicelle, parce que c’est une émission destinée aux enfants.On a bien hésité, même si le titre nous semblait charmant, parce que la varicelle est une maladie infantile, alors que notre émission s’adresse surtout aux jeunes de 10 à 14 ans.Au début les jeunes ont été un peu rébarbatifs au titre.Peut-être justement parce qu’ils sont à cet âge où on a hâte d’accéder à l’âge adulte.On n’est plus des enfants ! Jacques Despins ajoute en un grand rire : « Nous n’allions tout de meme pas appeler ça Flash-Acnée ou Flash-Mononucléose.» Flash Varicelle donc une émission qui s’adresse d'abord aux 10 à 14 ans mais qui s’est constitué chez les adultes un public fidèle.Mon âge respectable ne m’a pas immunisé contre elle.J’en suis même un téléspectateur assidu.Il s’agit d’une émission toute simple, pleine de charme et de poésie, de surprises.De la folie parfois, du délire même.Des rires.Des sourires.De la tendresse.Une émission sérieuse aussi parfois grave même au point de vous tirer les larmes.Une émission toute pleine de retenue, mais aussi sans pudeur au point parfois d’en être bien gênante.Les enfants le savent qui souvent se cachent de leurs parents et de leurs amis pour la regarder seul, parce que justement on y dit des secrets qu’on veut pouvoir garder.Chaque émission est construite autour d’un thème particulier.Parfois un mot seulement.le mot vent par exemple qui sera l’occasion de réfléchir et de s’étonner au fond de presque rien.Ou bien le mot « maison » qui sera l’occasion de rencontrer en reportage un couple qui a décidé de « se construire » en coupant les arbres sur leur terre, en les équarissant eux-mêmes pour les poutres, en les sciant pour les planches.Mais la maison évoque aussi les nids d’oiseaux, les cavernes où dorment les ours, le trou de la marmotte, les digues des castors.que sais-je encore.Mais la maison sera aussi l’occasion d’évoquer le mal d’être chez soi quand on entend à travers la paroi de sa chambre ses parents qui tous les soirs se font la guerre.La maison c’est aussi cet accueil qu’on réserve aux marins de passage.Que sais-je encore, je le dis de mémoire.Il y a aussi le mot « Iguerre ».Ou bien le mot « héros ».Il y a la Palestine.Il y a Israël.Flash Varicelle n’est pas à l’abri du monde : on plonge en plein dedans.Il arrive que le pari soit raté.Mais c’est le propre d’un pari justement.On a le droit de se tromper.Mais il faut pour cela prendre des risques.Prendre des risques voilà qui résume d’ailleurs toute l’histoire de cette émission depuis le premier jour.Le risque d’abord des producteurs : Jacques Despins et Jean Fournier qui ont osé imaginer une émission qui parlerait de toute la réalité.Une sorte de Point destiné aux jeunes puisqu’on y traite tout aussi bien de politique nationale et internationale, d’affaires sociales, de religion, de littérature, de science.Je vous l’ai dit on y parle de tout.Et on en parle bien.Mais on y parle aussi et c’est plus important encore de ce que les jeunes vivent « en-dedans ».Des joies qu’on a à 10 ou à 14 ans.Des angoisses aussi et des peurs.« C’est une émission très triste souvent de dire Jacques Despins.Triste comme peuvent l’être les enfants.Un chagrin d’enfant ça n’est pas plus petit, ça n’est pas moins lourd qu’une peine d’adulte ».Jacques Despins écrit les textes.Avec tout son coeur, avec toute sa passion.Avec toute sa folie, Avec tout son amour pour l’enfance.Il plonge sans diplôme.Sans hésiter.Il me dira : « Ni Anderson, ni Perrault n’avaient que je sache de diplôme en I ii mi i PHOTO T.-M Flash Varicelle, te samedi à 11 h, avec Julie Deslaurlers, Renée Cossette et Vincent Duhaime (notre photo).pédagogie ».C’était aussi ne pas avoir peur du risque que d’accepter en tant que diffuseur de confier a Jacques Despins et Jean Fournier un aussi lourd mandat.Avant de se lancer en production pour la télévision, Jacques Despins était directeur des communications du parti québécois et Jean Fournier, chef de cabinet de Mme Payette.« André Chagnon nous a convoqués tous les deux, de m’expliquer Jacques Despins peut-être pour s’assurer que nous n’allions pas profiter de cette émission pour faire de la propagande politique.Il voulait savoir ce que nous avions dans les tripes.Nous avons comme on dit échangé mais j'avais l’impression que nous allions nulle part, jusqu’à ce que Chagnon nous pose directement LA question : en une phrase dites-moi quel sera le message essentiel.J’ai hésité.Je savais la réponse, mais j’avais peur d’avoir l’air cul-cul.Et puis j’ai répondu : Ce que nous voulons dire aux enfants, ce qui nous semble essentiel, c’est tout simplement que dans le vie ce qui importe plus que tout c’est d’aimer et d’être aimé.Pas plus, ni moins.» « C’est sans doute ce que Chagnon souhaitait entendre.Et c’est ce que nous disons aux enfants depuis trois ans.» Pour en avoir la preuve ne manquez pas Flash Varicelle aujourd’hui.On y parle de la pédophilie.Il faut, me direz-vous, être bien fou pour prendre un tel risque : parler à des enfants de 10 à 14 ans de pédophilie, ça tient de la provocation.C’est tenir un pari impossible ! Et bien non : j’ai vu cette émission qui m’a ému presque jusqu’aux larmes.Vincent un des trois comédiens-animateurs vous racontera une histoire terrible.Celle de cet ami de son père qu’il appelait « mon oncle ».Pas son histoire à lui bien sûr, mais quand même une histoire vraie.Je le sais.L’histoire tragique de la rencontre de « mon oncle » et de Vincent, Jacques Despins l’a si bien écrite parce qu’il l’a vécue à 11 ans.Il en parle si bien parce qu’il l’a longtemps portée en silence.Un silence coupable.Un silence de peur.Un silence de honte.Un silence plein de questions.Et s’il rompt le silence aujourd’hui c’est pour dire qu’au-delà du jugement, au-delà de la peine, au-delà de la violence, au-delà de la peur, au-delà de la honte, il y a l’essentiel : aimer et être aimé.C’est ça qui guérit les blessures.À voir absolument.TA A M I’ A t ¦ N I r—r| Pensez à v SiX'IETF ¦l\ H R Lis Enfants Hasiui a nts IX Qu F.RB SOCIÉTÉ DH GESTION DES ARTS DH MON TRÉAL Imprésarios Sam Gesser Mario Labbé 1 1 « Autoportrait ou à quoi ça sert de dessiner des filles toutes nues » •>fi.M m avec Gill Champagne scénographie Jean Hazel J.RESTAURANT T H É A T R B «lll, lui liniiii MMtliil tOVIltCI (514) 523-2246 RESTAURANT THEATRE LA LICORNE 4559 de la rue Papineau • 523-2246 mise en scène Denis Bernard mouvements Lucie Boissinot musique Marc Vallée du 22 nov.au 16 déc.à 20H30 Carolyn Carlson A , 29, 30 NOVEMBRE 1, 2 DECEMBRE 20 H Billets : 30$ 26$ 21,50$ 17$ Présenté par La Société de la Place des Ars de Montréal dans le cadre des Feux de la danse Banque Royale.Apres l’éblouissant solo Blue tody présenté à Montréal en 86, Carolyn Carlson noos revient avec Dark.« .sorte de chef d'oeuvre par la nature du propos et/‘interpretation passionnée dos danseurs et de Carlson elle même.» r Le Quotidien de Paris cfb Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques : 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 10 S.Comptoirs Ticketron et Télétron 288 2525,Frais de service.¦¦ 1 * r .PATRICE MUNSEL dans Le retentissant succès de Broedway Adapté du roman AUNTIE MAME Paroles et musique Jerry Herman ‘La musique de Jerry Herman est mélodieuse et rythmique’ NEW YORK TIMES ‘Le succès assuré de la saison’ NEW YORK POST A REMPORTÉ A 5 REPRISES LE PRESTIGIEUX PRIX ‘TONY’ 14,15 et 16 décembre, 1989 20 h Le gala d’ouverture est au profit de la Société d’Arthrlte, Division du Québec BILLETS: 36$, 31$, 26$, 21$ Billets en vente è la Place des Arts et dans tous les comptoirs TICKETRON ren \ Jûm EN RECITAL avec Dalton Baldwin, au piano «Le basse baryton José Van Dam est un voca-liste d une rare finesse qui crée tout un plaisir à écouter» Georqe Jellinek New-York Times 27 NOVEMBRE - 20H0O BILLET: 42$.32$.24$.12$ Billets disponibles aux guichets de la Place des Arts et comptoirs Ticketron Sa Le Maître de Musique C0 et audiocassettes disponibles chez tous les disquaires sur étiquette ANALEKTA fi Théâtre Maisonneuve U VJ Place des Arts Reservations téléphoniques: 514 842 2112 Frais (le service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S nouvellesérie frVt REf>0 risco HARRY U«$ai Les détenteurs de billets pour les IiWIvi représentations des 16 et 17 novembre ont jusqu'au 24 novembre 1989.pour échanger leur billets ou obtenir un remboursement.La série de billets pour les nouvelles représentations sera mise en vente à compter du 25 novembre 1989 Les billets doivent être échangés au point d'achat.Les billets gracieuseté de Duncan Hines et Crisco sont échangeables aux guichets de la Place des Arts seulement.,-CLt Salle Wilfrid-Pelletier ^ “ Place des Arts _ Réservations téléphoniques: 514 842 2112.Frais de service.Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S.LA TÉLÉ DU WEEK-END * * * S AM K DI * ?Dénies en graine.Ça risque d’être drôle.Au lieu de lycéens, voici que dénies en herbe met en présence, au Salon du livre de Montréal, d’aussi invraisemblables protagonistes que Denise Bombardier et Georges-Hébert Germain.Il va s’en dire, des âne-ries ! Radio-Canada, 16 h 30.?Le Pérou.Un documentaire québécois sur les splendeurs (passées) et les misères (présen tes) de ce qui fut l’empire inea.Les Fils du soleil, Radio-Québec, 21 h.?Maman, fais-moi peur.Un des classiques du vieux monsieur rondouillard el macabre, Psychose (1960), avec Anthony Perkins et Janet Leigh, au Festival Hitchcock de Radio-Canada, 23 h 15.?* * DIMANCI1K * * * ?Duplex.Simultanément à TV Ontario et TV5, pour marquer l’entrée en vigueur de la loi sur les services en français en Ontario, Le Grand Gala présente plusieurs artistes de la francophonie hors Québec, dont Robert Paquette qui anime le spectacle.Une grosse affaire à regarder, par solidarité.À 20 h (en reprise a TV5, lundi à 01 h 30).?Super -plug Si vous pouvez ima-giner Martine Sainl-Clair, Joe Bocan et Mario Pelchat pour animer intelligemment quoi que ce soit, vous en aurez pour deux heu- PHOTO TVS Robert Paquette au Grand Gala, dimanche à 20 h sur TV5.res à la Super-Fête Provigo.Aux Beaux Dimanches de Radio-Canada, 20 h.Ce gros party fera sauter, hélàs ! un documentaire prometteur sur la culture amérindienne : Atiskenandahate.?Rétrograd.Noël Manière présente une émission d'information sur le drame politique et moral que vivent les Roumains.Résistances : Roumanie, le désastre rouge, TV5, 23 h 15.— M.M.PAS DE BOURGEOIS DANSE! ,/i \ W1 sPfcCTAÇLtlDE moue?6 Mise en scène de a****»rsssr* SS&gSL ItlM C-4 ¦ Le Devoir, samedi 18 novembre 1989 le cahier du UNE CREATION DU THÉÂTRE DE CARTON cinu9u/o cjuesu APRÈS MOLIERE ci u CS D'< Deux enregistrements exemplaires MISE EN SCENE ET DRAMATURGIE: ARIANE BUHBINDER CENTRE DE CRÉATION ET DE DIFFUSION DE LONGUEUR.180 DE GENTILLY EST, ÇOLLÈGE ÉDOUARD MONTPETIT METRO LONGUEUIL, AUTOBUS 8, 88 DU 23 NOVEMBRE AU 16 DÉCEMBRE 1989 JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI A 20h30 RÉSERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS: 674-3061 670-1616
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