Le devoir, 27 novembre 1989, lundi 27 novembre 1989
DEVOIR SEMPERIT (5) LE PNEU HIVER \É ET TESTÉ A U COEUR DES A LPES jï TTæmi j j y i îü^ij ’a|j jy s'-'ivio -v-i LtM i V ii" “fri Montréal - Bonatenturr 405 de l'Inspecteur, 395-3505 laral - Chomede) 1495, des laurenttdes, 669-3141 Vol.LXXX — No 275 ?Ensoleillé avec passages nuageux Max0 Détail page 8 Montréal, lundi 27 novembre 1 989 Côte-Nord Gaspésie Nouveau Brunswick 60 cents.Toronto 80 cents 50 CENTS + AUJOURD’HUI PHOTO AP Alfredo Cristiani.Le Salvador rompt avec le Nicaragua Le Salvador réagit contre l’envoi d'armes aux rebelles.Page 5 Le ton monte au Liban Le président libanais Elias Hraoui déclare qu’il utiliserait la torce contre le général Michel Aoun si celui-ci persiste dans son refus de céder le pouvoir dans le « pays chrétien ».Page 5 La politique monétaire est un désastre A mesure que les mois passent, il devient de plus en plus difficile de comprendre et d'accepter la politique monétaire de la Banque du Canada.La chronique d’André Marsan Page 7 Les Tchécoslovaques pressent le pas vers la überté d'après AFP et Reuter PRAGUE — Dans un vaste élan de réconciliation, le premier ministre Ladislav Adamec, le leader du Printemps de Prague Alexander Dubcek et l’écrivain Vaclav Havel, chef de file de l’opposition dissidente, sont apparus pour la première fois côte à cote, hier, devant 500 000 personnes à Prague, manifestant ainsi leur volonté de réaliser un véritable consensus national en Tchécoslovaquie.Cette rencontre historique, retransmise en direct par la télévision, est intervenue quelques heures après l’ouverture de négociations entre les autorités tchécoslovaques et l’opposition.À La suite de ces premières conversations, tous les prisonniers politiques devraient être libérés ce matin.Lors d’une réunion du Comité central du parti hier soir, le numéro un tchécoslovaque Karel Urbanek a proposé la convocation d’un congrès extraordinaire du Parti communiste pour le 26 janvier prochain.Toutefois, selon M.Urbanek, cité par l’agence CTK, le 18e congrès du PCT doit se tenir, comme prévu, en mai prochain.D’autre part, le bureau politique a recommandé la démission des ministres de l’Intérieur tchécoslovaque, le général Frantisek Kind, et tchèque (gouvernement régional), M.Vaclav Jirecek.Ces deux hommes figurent parmi les responsables de la répression de la manifestation d’étudiants du 17 novembre.M.Dubcek, très applaudi dans son allocution retransmise en direct par la télévision d’État, a apporté son soutien public au premier ministre Ladislav Adamec en le remerciant d’être présent à ce rassemblement.« Je suis très heureux que le président Adamec soit là à nos côtés » a-t-il dit.L’ancien secrétaire général du Le dissident Vaclav Havel, à gauche, serre la main du premier ministre tchécoslovaque, Ladislav Adamec, lors d'une rencontre hier à Prague.PCT, dont c’était la troisième intervention en public à Prague, a appelé les Tchécoslovaques « au calme et à l’unité » dans ces heures difficiles où se joue l’avenir de leur pays.M.Adamec a également été très applaudi lors de son apparition à la tribune, avant d’être conspué par la foule des manifestants massés sur la plaine de Letna quand il a demandé que la grève générale (de 2 heures) d’aujourd’hui « ne dure qu’une mi- nute pour ne pas paralyser le pays ».Le premier ministre, qui a été évincé vendredi du bureau politique du PCT alors qu’il était donné favori pour succéder au numéro un du Parti Milos Jakes, s’est ainsi engagé publiquement aux côtés de l’opposition.Malgré la résistance des « durs » de l’appareil, il a joué la carte de l'ouverture politique à toutes les forces vives de la nation tchécoslovaque.M.Adamec avait en effet rencontré hier matin, pour la deuxième fois en une semaine, une délégation du Forum civique (opposition) et a serré ostensiblement la main de Va clav Havel, devant les caméras de télévision.Le chef de gouvernement était accompagné d’une délégation du Front national composée de représentants du PCT et des autres petits partis Voir page 14: Le pouvoir Doré secoue ses troupes iftftbelle Paré A MOINS d'un an des élections, le maire de Montréal et chef du Rassemblement des citoyens de Montréal, M.Jean Doré, a pressé hier les militants du RCM réunis en congrès de ne pas « se laisser endormir » par le morcellement actuel de l’opposition.« Il ne faut pas oublier que plus du tiers de la population n’a pas voté pour le RCM en 1986.Il ne faut pas se laisser endormir par l’absence d'opposition, par le morcellement de l’opposition.Il nous reste une année pour poursuivre la réalisation de nos engagements », a-t-il lancé, lors de son discours de clôture devant les quelque 400 délégués isncrits à ce congrès général.Rétorquant à ceux qui accusent le RCM de n’avoir pas de projets d'envergure, le maire Doré a lancé que l’objectif du RCM était de faire de Montréal « une ville internationale à visage humain, une ville modèle de l’an 2000, une ville sans perdants ».Dans un discours à saveur proprement électorale, M Doré a souligné que ce pari était plus prestigieux que celui de préparer de grands événements prestigieux, « sans lendemain, mais jamais sans dettes».Les militants, eux, ont abattu une somme importante de travail au cours de cette fin de semaine, en étudiant quelque 700 propositions venues des associations locales pour alimenter la future plateforme électorale du parti.Pas de déchirement cette fois-ci au sein du RCM, si ce n’est sur la question des statuts qui a provoqué un chaud débat hier après-midi.Une Voir page 14: Doré Le pouvoir serre la main à la dissidence à Prague Fin des Événements du Neuf Après douze saisons d’intense activité, les membres des Événements du Neuf décident de se séparer et de faire cavalier seul.La chronique de Marie Laurier.Page 9 PHOTO AP Le quart Don Majkowski.Green Bay.20 Minnesota.19 Surprises dans la Ligue nationale de football : les Pakers de Green Bay battent les Vikings du Minnesota et les Chiefs de Kansas City blanchissent les Oilers de Houston 34-0.Page 11 Éditorial Il est urgent de revaloriser renseignement professionnel, tant au secondaire qu'au collégial.L’éditorial d'Albert Juneau.Page 12 Courrier Après une semaine de combats au Salavador des lecteurs s’inquiètent et demandent l'intervention du Canada auprès des belligérants.Page 13 TRANSPORT SCOLAIRE Les parents du Québec ont peur pour leurs enfants d'après la Presse Canadienne LE MANQU E de formation des conducteurs d’autobus scolaires, l’insouciance et l’indiscipline des écoliers, la délinquance de certains automobilistes, l’espace trop restreint réservé à chaque passager, voilà ce qui expliquerait en grande partie les trop nombreux accidents impliquant des enfants à bord ou près des autobus d’écoliers.Telle est la situation inquiétante qui ressort d'un sondage réalisé en 88 par la Fédération des comités de parents de la province de Québec auprès de tous les comités d’école du Québec et qui a conduit à l’adoption, hier, d’une soixantaine de recommandations par les parents réunis à Montréal.Ces derniers ont énuméré plus de cinquante problèmes qui font l’objet d’un recueil de plaintes que la Fédération, qui représente quelque 40 000 parents québécois, a résumé dans un cahier des recommandations adoptées, hier, en assemblée générale.Le cahier sera acheminé aux différents ministères concernés.La sécurité routière en milieu scolaire touche les ministères de l’Education , par sa Loi sur l’instruction publique, des Transports et de la Justice, sans compter les commissions scolaires locales, qui gèrent le programme dans leur région.La Fédération recommande donc au ministère de l’Education qu’il crée un programme de formation professionnelle pour tous les conducteurs d’autobus d’écoliers.« Ce n’est pas tout d’avoir un permis de conduire », a expliqué Mme Louise B.Maillet, responsable du dossier transport à la fédération.L’organisme souhaite que les conducteurs apprennent non seulement les règles de sécurité routière, mais aussi qu’ils se familiarisent avec la psychologie des enfants.Un recyclage annuel est aussi recommandé.Au ministère des Transports, on demande que tous les autobus d’écoliers soient munis, sur le pare-chocs avant, du côté droit, d’un « bras d'éloignement automatique », qui se déplierait chaque fois que s’ouvre la porte de l’autobus.On éviterait ainsi la chute d’un écolier sous les roues, explique-t-on.Par ailleurs, le système de détection radar intéresse grandement la fédération.La norme de 33 cm alloués à chaque passager fait aussi l’objet de nombreuses critiques.Selon la fédération, cette norme favorise les « bancs à trois », où la troisième personne se trouve assise à moitié dans le vide, ce qui la rend plus vulnérable lors d’un accident.On souhaite donc la révision à la hausse de cette norme de 33 cm.La fédération demande aussi aux commissions scolaires qu’elles res-Volr page 14: Les parents L’Inde met fin à l’ère Gandhi NEW DELHI (AFP) - L’opposition menait devant le Congrès—I de M.Rajiv Gandhi lors des tout premiers résultats des élections législatives indiennes qui, selon tous les pronostics, devraient voir la défaite du parti qui a gouverné l’Inde presque sans interruption depuis l’indépendance (1948).Onze heures environ après le début d’une opération de dépouillement d’environ 300 millions de bulletins de vote qui devrait prendre deux jours, sur 110 sièges déjà proclamés, pour un total de 545 au Parlement, le parti de Gandhi en contrôlait seulement 34 et l’alliance d’opposition Front national, 30.Le parti Bharatiya Janata (droite) en remportait lui aussi 30.Selon des projections faites sur ordinateur à partir des résultats connus, le Congrès—I ne gagne- rait que de 190 à 200 sièges, loin des 265 nécessaires lors du scrutin actuel pour avoir une majorité absolue.Environ 95 de ces sièges seraient remportés dans le sud du pays De meme, selon des sondages dont les résultats étaient publiés hier, le Congrès—I, affaibli par des accusations de corruption et confronté à une opposition pour une fois unie, n’aurait plus que 170 à 225 sièges au Lok Sabha.Le Front national, une alliance de cinq partis centristes dont le principal est le Janata Dal, aurait de 150 à 195 sièges.Environ 300 millions sur 500 millions d’électeurs ont voté lors des trois jours du scrutin qui s’est achevé hier et s’est déroulé au milieu de violences sans précédent et de multiples accusations de fraudes, dans ce pays de 800 Voir page 14: L'Inde LA SESSION REPREND DEMAIN L’opposition sonne la fin de la récréation pour Bourassa Bernard Descôteaux de notre bureau de Québec LE SALON BLEU, celui que déjà on appelait le « Salon de la race », retrouvera à compter de demain son lustre des belles années et sa fonction première d’être avant tout le parlement où se discutent les grands enjeux de la société québécoise.La 34e législature de l’Assemblée nationale qui entreprend demain après-midi ses travaux sera en effet tout le contraire de la précédente alors que s’affronteront des politiciens qui semblent vouloir débattre des « vraies questions ».Cette nouvelle Assemblée que les Québécois ont élue le 2 octobre sera de toute évidence bien différente de celle qu’on a connue ces quatre dernières années faute d’acteurs et d’ enjeux.Il ne s’y passait plus rien; le Salon bleu était devenu gris.La principale différence viendra tout d’abord des acteurs.C’est ce qui ressortira davantage au cours des quatre brèves semaines de session qui auront lieu d’ici Noël dans la mesure où l’élection a comblé le principal vide de l’Assemblée précédente: l’absence d’opposition véritable qui laissait au gouvernement libéral la capacité de mener le jeu parlementaire à sa guise.Au premier chef, l’arrivée de Jacques Parizeau créera une nouvelle dynamique, celle du combat des chefs.Pierre-Marc Johnson ne s’était pas révélé de taille face à Robert Bourassa qui, après son départ, s’est amusé, comme un chat d’une souris, avec son successeur Guy Chevrette qui, insuffisamment secondé, faisait du mieux qu’il pouvait.La récréation à cet égard est finie pour Robert Bourassa.Face à un adversaire qui comme lui est un économiste féru de finances publiques, il ne pourra plus éluder les questions ou tourner les coins ronds, qu’il s’agisse de faire le bilan du fédéralisme, de parler de l’avenir d’Hydro-Québec ou d’évaluer les retombées du libre-échange.L’autorité qui se dégage de la personnalité de M.Parizeau, son sens du parlementarisme également, forceront le premier ministre à changer son style.Celui-ci devra manier avec parcimonie l’ironie partisane qui pendant quatre ans a été sa marque de commerce s’il ne veut pas être victime du sens de la répartie du chef péquiste ou se faire rappeler à l’ordre par un président qui n’aura d’autre choix que d’être plus autoritaire.Voir page 14: L'opposition vkndrh)/ le r décembre mSSUSVirnt ‘WMtrïoup m- œm- wmm *'«•§! ¦ms, VOLUME.NUMERO DÉCEMBRE 1989 Mulroney aura signé 14 accords bilatéraux avec les Soviétiques le Tison de la Presse Canadienne LÉNINGRAD — Le premier ministre Brian Mulroney s’est rendu en U RSS pour appuyer les réformes entreprises par le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et resserrer les relations canado-soviétiques, mais il n’a pu s’empêcher, à la toute fin, de faire allusion aux relents de la guerre froide.Au cours de sa visite officielle de cinq jours à Moscou, Kiev et Léningrad, le Canada aura signé pas moins de 14 accords bilatéraux avec l’Union soviétique.Quatre des accords portaient sur la protection de l’environnement, mais il était aussi question d’échanges militaires, de coproduction cinématographique, de lutte contre les stupéfiants, de coopération dans l’Arctique, de l’usage pacifique de l’énergie nucléaire et de la protection des investissements étrangers.Un accord sur la coopération dans l’espace ouvre même la porte à l’envoi d’un astronaute canadien sur la station orbitale soviétique Mir.De plus, Mikhaïl Gorbatchev et Brian Mulroney ont signé une imposante déclaration politique de sept e variété pages traitant d’une ! de ques- tions bilatérales et internationales.Le Canada a annoncé son intention d'ouvrir un consulat à Kiev, un droit qu’il se réservait depuis 1966, depuis rétablissement d'un consulat soviétique à Montréal.De son côté, l’URSS a annoncé l’ouverture d’un deuxième consulat à Toronto.Le Canada aura droit à un autre consulat en territoire soviétique, mais le gouvernement canadien n’a toujours pas déterminé à quel endroit il devrait l’établir, ni à quelle date.La visite de M.Mulroney en Union soviétique aura également donné lieu à un resserrement des relations économiques et commerciales entre les deux pays.Une délégation de plus de 200 gens d’affaires canadiens ont fait coïncider leur visite avec celle du premier ministre canadien, et ont annoncé la signature d’accords d’une valeur de plus d’un milliard de dollars.Ces projets représentent un élément extrêmement important du renouveau des relations canado-soviétiques, a affirmé M.Mulroney au cours de sa conférence de presse finale, samedi.Le premier ministre a pu rencontrer pendant plusieurs heures M.Gorbatchev et le président du Conseil des ministres, M.Nikolai Ryzhkov, de même gu’un bon nombre de dirigeants soviétiques.De son côté, le secrétaire d’État aux Affaires extérieures Joe Clark a longuement rencontré le ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze.« En cette époque d’interdépendance, où les intérêts de toutes les nations s’entrecroisent de plus en plus, il est crucial que les divers dirigeants du monde puissent entretenir entre eux des rapports personnels, a déclaré M.Mulroney samedi.Cette visite fut un début exceptionnellement bon en vue de l’établissement d’un précieux rapport personnel entre nous pour l’avenir».Le premier ministre avait quelques questions à poser au président soviétique concernant les droits de la ' personne, et surtout, l’interdiction de la religion catholique ukrainienne, mais les autorités soviétiques ont répondu en promettant l’adoption d'une nouvelle loi sur les religions.Toutefois, M.Mulroney n’a pu empêcher les journalistes canadiens de soulever la question du Livre blanc sur la défense, un document gouvernemental de 1987 qui reflétait clairement une mentalité issue de la guerre froide.Ce document, qui recommandait notamment l'acquisition de sous-marins à propulsion nucléaire, indiquait 3ue l’Union soviétique voulait mo-eler le monde à son image, et qu'elle représentait la plus sérieuse menace à l’humanité.M Mulroney a expliqué que ce document avait été rédige avant qu’une vague de réformes ne frappe l’Union soviétique et l'Europe de l'Est.Sans vouloir renier son contenu, il a affirmé qu’il espérait répondre d'une façon plus appropriée à la nouvelle réaüté mondiale.Le premier ministre a cependant évoqué lui-même la guerre froide au cours de sa conférence de presse finale, affirmant qu’elle n’était ni morte ni enterrée.Il a cependant soutenu qu'une visite comme la sienne, le sommet Bush-Gorbatchev à Malte au début décembre et l’attitude du président soviétique contribuaient à faire disparaître les derniers éléments de cette mentalité.M.Mulroney, tout comme Mikhaïl Gorbatchev, a affirmé qu’il était nécessaire de maintenir les deux grandes alliances afin de ne pas déstabiliser les relations Est-Ouest dans une série de grands changements pour les pays de l’Est.Le premier ministre a déclaré samedi que le Canada pouvait appuyer M.Gorbatchev dans ses réformes, mais qu’il devait demeurer prudent et ne pas oublier ses propres intérêts.PÂTES ET PAPIERS Le financier Robert Maxwell veut doter Trois-Rivières d’un centre international TROIS-RIVIERES (PC) - Profitant de sa présence au Québec où il recevait un doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le financier et magnat de la presse britannique Robert Maxwell a lancé l'idée de la création, en Mau-ricie, d’un centre international de collecte et de diffusion de données sur la production et le marketing des pâtes et papiers.M.Maxwell n’a pas précisé cependant l’envergure que représente l’investissement pour un tel projet.« Corporation Maxwell Communication fera une contribution substan- tielle à ce centre que je souhaite », a dit néanmoins M.Maxwell.Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a choisi d’implanter un tel centre à Trois-Rivières, il a répondu : « Parce que c'est la capitale de l’industrie du papier dans le monde et qu’il faut que je fasse quelque chose pour Trois-Rivières.» « L’importance de ce projet, c’est que si quelqu’un a un problème, dans l’industrie du papier, que ce soit un producteur ou un consommateur, il pourra téléphoner ici et, par ordinateur, obtenir des informations.C’est un centre mondial de grande impor- RELAIS D'AFFAIRES ESTRIE tance », a déclaré au sujet de la vocation d'un tel centre le pdg de Corporation Maxwell Communication.L’influent visiteur a soutenu à Trois-Rivières quela réalisation de ce centre devient urgente : « Je suis surpris qu’il n’existe pas, au monde, un centre professionnel de données utilisant de la technologie de pointe d’informatique et des communications pour fournir aux professionnels de renseignement les derniers résultats de la recherche, du développement, la consommation, la protection de l’environnement, le reboisement.» Devant les problèmes créés quant à l’environnement par l’industrie du papier, M.Maxwell voit dans la réalisation de son projet la naissance d’un outil indéniable.Même s’il n’en est qu’à l’étape des consultations, M.Maxwell parait déterminé à voir ce centre de données se concrétiser.Déjà, les appuis de personnalités se manifestent.M.Maxwell cite le rec- teur de l’UQTR, son « collègue et ami » Jos Kruger, et M.Pierre Pé-ladeau, de Québécor.« Je me charge à ce sujet d’entreprendre d'urgence des consultations avec mes collègues de l’industrie au Canada, en Europe ainsi que dans le reste du monde », a promis M.Maxwell.Et si, par malheur, son projet de centre international de collecte et de diffusion de données sur la production et le marketing des pâtes et papiers devait rencontrer des obstacles insurmontables, une autre proposition s’offre à M.Maxwell.« J’ai une autre proposition du recteur (Parent) qui me parle d’une chaire pour des études québécoises et internationales.On va faire l’une ou l’autre : je vais essayer », a mentionné celui qui venait de recevoir des mains du recteur et du président de l’UQTR un doctorat honoris causa.AUBERGE DE JOUVENCE: Pour vos réunions d'une ou de quelques |our- ____________________ _ _ nées, nous pouvons accueillir votre groupe de 4 à 130 personnes dans un décor enchanteur qui saura rendre votre réunion des plus productives A partir de 60$ p.pere.par jour, Incluant l'hébergement, trois repas, pause-santé, salle de réunion, tableau de conférence.A quinze minutes de Magog, Route 220, Orlord.Bonsecours JOE 1H0 — (514) 532-3134 J LAURENTIDES Auberge St-Denis (514) 2274766 (MTL) 497-5602 FAX: 227-8504 23 chambres (18 avec foyer) cuisine française Forfait: "Réunion d’Affaires” $130°° /pers/jour 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faire en sorte que le ministère devienne crédible.Je souhaite que l'époque des beaux discours à l'Assemblée nationale soit révolue », proclame celui qui a déjà complété les plans d'un tout nouveau ministère à peine un mois après en avoir pris les commandes.En acceptant cette mission, c'est un défi « à la fois passionnant et épeurant » qu’il a voulu relever.La machine, explique-t-il, est tellement en arrière sur les attentes de la population parce qu’elle a été construite à coups de rapiéçage au fur et à mesure de son développement et qu'elle n’a pas été dotée des ressources humaines et financières nécessaires.» Il rappelle que la mise sur pied de ce ministère, en 1978, répondait alors à un objectif de création d’emplois.« Qu’on se souvienne que nous étions à l’aube d’une crise économique et c’est ainsi qu’on a orienté le ministère dans le béton.On a dépensé des milliards dans le béton pour assainir les eaux.On a fait travailler le monde avec ces programmes d’assainissement.» Son défi est donc de placer le ministère en position de leadership, ce ministère qui a été tellement dépassé par les événements.Au cours de l’entrevue, Pierre Paradis a expliqué avec la fougue d’un jeune premier tous les changements qu’il s’apprête à réaliser.Et il n’a pas perdu de temps depuis qu’il a prêté serment comme ministre de l'Environnement.Déjà, des travaux de réaménagement sont en cours dans son cabinet et l’encombrement et la poussière ne l’empêchent pas de travailler avec ses plus proches collaborateurs.En prévision de la restructuration du ministère auquel il veut donner une approche axée sur la clientèle, il a fallu redistribuer les espaces de travail dans son cabinet et il a lui-même redessiné les plans des locaux dans l’édifice Marly, à Ste-Foy.« Pour que ca bouge plus vite, j’ai fait les plans moi-même et les ai soumis immédiatement au ministre Du-til, des Approvisionnements et Services», souligne-t-il.Depuis qu’il est en poste, à la mi-octobre, il fait des « journées de fou, et prend ses trois repas par jour sur le coin du bureau.» Ce régime lui a fait perdre une dizaine de livres.« Mais je dois dire que je pouvais me le permettre », ajoute-t-il en se frottant le ventre.Pierre Paradis arrive à l’environnement au moment où, dit-il, la population réclame de l’action en ce domaine.Il a eu le temps de constater que la population, comme le monde municipal, est mûre pour passer ainsi à l’action.Il rappelle avoir réussi la réforme de l’aide sociale grâce à l’appui de la population, la majorité silencieuse, qui réclamait finalement de tels changements.Or, c’est ce même appui de la population qui pousse M.Paradis à entreprendre ce virage vert de façon aussi radicale et expéditive.Mais pour assurer le succès de l’entreprise, le ministre, comme PHOTO CP Pierre Paradis son ministère, a besoin d’une solide crédibilité.Il lui faudra donc agir rapidement et fermement.Il doit redonner espoir à tous ceux qui dans le passé ont fait du mis-sionnariat et qui n’ont pas obtenu le support nécessaire de l’État.Il devra donner du mordant à la réglementation pour que les compagnies (qui polluent) craignent désormais le ministère de l’Environnement.» Je suis persuadé qu’au contraire, actuellement, le ministère de l’Environnement, pour eux, c’est même pas dérangeant.» À l’approche d’une mini-récession, il observe que le temps est peut-être propice pour concrétiser le virage du développement durable.« Quand le chômage dépasse 10 % et qu’il se développe une panique collective, il ne faut pas que le développement économique se fasse au détriment de l’environnement.« C’est là qu’il faut parler de développement durable, qu’il faut marier le développement économique à l’environnement.Il faut l’associer à l’assainissement de l’environnement.C’est un défi qui n’a jamais été relevé.À cha- 3ue fois qu’on a paniqué au sujet e l’emploi, on a dit qu’il faut des emplois à tout prix.« Ce chantage économique est révolu car on peut créer autant sinon plus d’emploi en faisant du développement durable », observe M.Paradis.Il se moque plus ou moins des étiquettes qu’on pourrait lui accoler.Les commentaires des groupes environnementaux n’ont pas été tellement flatteurs au lendemain de sa nomination mais il souligne que « l’important ce n’est pas ce qu’on dit de lui le lendemain de sa nomination, mais c’est ce qu’on dira de lui le lendemain de son départ.» Il sort d’une remise en cause de sa carrière politique et rit quand on lui demande s’il ne fait pas tout ça pour servir ses ambitions politiques et se positionner pour la prochaine course à la direction de son parti.Sans vouloir s'étiqueter envi-ronnementaliste, il souligne cependant qu’il partage depuis longtemps des préoccupations environnementales.Au début des années 70, avec son ami et maintenant son chef de cabinet Claude Côté, il avait obtenu le plus important projet perspective-jeunesse dans sa ré- fion.Il avait mis en place une quipe de jeunes pour nettoyer la Rivière aux brochets et avait organisé diverses autres activités de nettoyage et de cueillette de papier et de carton.Pour lui, répète-t-il, l’important est de poser des gestes crédibles et de faire avancer les dossiers qu’on lui a confiés.Meech: un échec entraînerait la mort du français hors Québec CALGARY (PC) — Un membre de la communauté francophone de Cal-gary estime que la culture française hors Québec disparaîtra peu à peu si l’accord du Lac Meech n’est pas ratifié.Un professeur de français à l’Université de Calgary, M.Tony Greaves, a déclaré qu’un échec de l’entente constitutionnelle engendrerait un mouvement vers l’unilinguisme intégral à l’extérieur du Québec.« Le français ne serait ainsi pas ‘encouragé’ », a précisé M.Greaves, organisateur d’un collogue sur l’enseignement et la survivance du français qui s’est tenu en fin de semaine.« Je ne crois pas que les Canadiens CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Pentield.Montréal.Canada, H3G 1X5 Fax: (514) 934-1246 Télex: 05-268656 Tél.: (514)934-0272 anglais comprennent à quel point il est difficile de protéger le français quand on est dans une « mer » d’Anglophones ».Les adversaires du Lac Meech allèguent que la clause faisant du Québec une « société distincte » lui accorderait des pouvoirs inéquitables.Le professeur Greaves croit qu’il est essentiel de prendre des mesures pour assurer la survivance de la minorité française.« Afin de préserver l’égalité entre les deux nations, les Canadiens français et anglais, il faut donner une certaine reconnaissance aux francophones », a-t-il ajouté.« Ma principale préoccupation est que si l’opinion des francophones n’est pas soutenue, le Canada anglais haussera simplement les épaules.Pour certaines personnes, cela peut aller, mais du point de vue culturel, c’est le Canada qui perdra son indentité culturelle ».Le professeur s’est également dit inquiet du financement destiné à l’enseignement du français en Alberta.La culture française à l’extérieur du Québec s’est renforcée récemment parce que les politiciens ont donné priorité à l’éducation en français.Il n’en croit pas moins qu’il y a une tendance vers des coupures.« Ce serait honteux que les avantages concédés ces dernières années soient abolis», a-t-il conclu.f P Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 ¦ 3 LE VOTE DES COMMUNES SUR L’AVORTEMENT L’affaire Chantal Daigle aura tout changé me.ital Hébert de notre bureau d’Ottawa CONTRE TOUTE attente, le débat sur l’avortement qui prendra fin demain aux Communes avec l’adoption en deuxième lecture du projet de loi C-43 aura été marqué par le désir de compromis plutôt que par des cris du coeur déchirants des tenants des deux options.Selon ce projet de loi, l’avortement est interdit sauf en cas d’avis favorable du médecin traitant sur la santé physique ou psychique de la mère.« De fortes convictions sont en présence, confiait à l’avant-veille du vote, le ministre de la Justice Doug Lewis, mais il n’y a pas d’acrimo- Le sort aléatoire du lac Meech revigore la Souveraineté ( LE D EVOIR ) - LE SORT de plus en plus aléatoire de l’Accord du lac Meech semble favoriser « l’indépendance complète » du Québec dans l’esprit des Québécois, chez qui cette idée a gagné sept points de pourcentage depuis septembre pour atteindre 36 %, révélait en fin de semaine un sondage Sorecom effectué pour le compte de CKAC et du SOLEIL.Néanmoins, la majorité des répondants, soit 52 %, demeure convaincue de la nécessité de maintenir le lien fédéral même en cas d’échec de l’accord du lac Meech.Si on craint beaucoup pour l’avenir du français dans un tel contexte, les répondants indiquent que le lien fédéral demeure plus avantageux aux plans économique et social.Le même sondage indique aussi que les électeurs demeurent fidèles au parti conservateur, qui continuait de recueillir, entre le 10 et le 19 novembre, quelque 40 % des intentions de vote pendant que les libéraux obtenaient 35% et le NPD 23%.Un mois plus tôt, Sorecom mesurait des intentions de vote de 37 % pour les conservateurs, de 35 % pour les libéraux et de 24 % pour le NPD.Le dernier Sorecom de septembre indiquait que « l’indépendance complète » du Québec obtenait l’adhésion de 29 % des Québécois.L’accroissement de sept points mesuré à la mi-novembre s’expliquerait, selon les sondeurs, en grande partie par les difficultés que rencontre l’accord du lac Meech au Canada anglais.Le réalignement des Québécois causé par le ressac anglophone est tel, indiquent les analystes de Sorecom, que la souveraineté-association — aucune question n’y faisait explicitement allusion — aurait vraisemblablement obtenu l’adhésion de la majorité des répondants puisque tous les sondages passés la disent plus populaire que l’indépendance complète.Moins de 45 % des francophones interrogés pensent qn’il serait avantageux de demeurer dans la fédération canadienne advenant un échec du lac Meech mais 33 % pensent que tel n’est pas le cas et 22 % ne savent pas.Un péquiste sur trois pense que le Québec devrait demeurer dans la fédération canadienne advenant un échec du lac Meech mais, à l’inverse, un libéral sur cinq (ils sont plus nombreux) dit qu’il opterait pour l’indépendance advenant un échec de l’accord national.Les partisans de l’indépendance sont surtout des hommes (45 %), des personnes dont le revenu dépasse 50,000 $ (49 %), des employés du secteur public (48%), des syndiqués (47 %) et les plus scolarisés des répondants.Dans l’Est de Montréal, 43 % des personnes interrogées optent pour l’indépendance contre seulement 14 % dans l’Ouest de la métropole.Mais ce pourcentage remonte à 42 % sur la rive-sud, à 39 % sur la rive-nord, à 41 % dans la région de Québec.La faible taille de l’échantillon rend cependant cette analyse « régionale » quelque peu aléatoire, indique Sorecom.Le clivage entre francophones et anglophones dans le débat sur le l’accord du lac Meech est toujours aussi profond : 44 % des francophones appuient l’accord et 17 % s’y opposent; c’est pratiquement le contraire chez les anglophones où on note une adhésion à 27 % et un rejet à 42 %.Une importante proportion des électeurs péquistes appuie même l’accord du lac Meech (42 %) mais les allopho-nes s’avèrent carrément divisés sur la question: 31 % pour; 35 % contre.La majorité des Québécois (64 %) est cependant d’avis que l’accord du lac Meech a peu de chances de résister, d’ici le 23 juin 1990, au revirement des milieux politiques anglophones.Le débat précédent des Communes sur le même sujet avait pourtant préparé le pays à un tout autre scénario.Le soir de juillet 1988 où deux ministres s'étaient levés en Chambre pour défendre des thèses contradictoires sur l’avortement, le Parlement et le pays tout entier avaient conclu que c’en était fait de la solution de compromis avancée par le gouvernement.Au terme de ce débat, aucun consensus ne s’était dégagé de six votes libres.La seule solution qui parvenait à rallier suffisamment de députés pour l’emporter aurait*vu le Canada interdire quasi complètement le recours à l’avortement.Mais peu de temps après, le minis- LES ENQUÊTEURS de la Sûreté du Québec, de l’escouade des crimes contre la propriété, n’ont pas déterminé l’origine de l’énorme explosion qui a détruit, samedi, un édifice qui abritait un entrepôt de gaz propage et le Service des loisirs de Mascou-che, une municipalité de la rive-nord du Saint-Laurent, à l’est de Montréal.Il faudra plusieurs jours, expliquait hier un porte-parole de la SQ, pour que tous les éléments de cette enquête soient réunis et analysés.Plusieurs membres du service d’incendie de Mascouche ont indiqué au cours de la fin de semaine que la fuite à l’origine de l’explosion avait pu provenir d’un camion garé dans l’édifice situé dans le parc industriel de cette municipalité.La direction de Gaz propage JP, de son côté, n’accordait pas beaucoup de crédibilité à cette hypothèse car, disait-elle, le camion et son immense réservoir auraient été méconnaissables après la déflagration.Ce qui n’était pas le cas.tre Benoit Bouchard, qui venait pourtant de se camper résolument dans le camp des plus inconditionnels adversaires de l’avortement, laissait entendre que les choses se passeraient différemment la prochaine fois.« Je vous dis, comme membre provie, que je suis prêt maintenant à examiner un projet de loi, maintenant qu’on a exprimé des opinions personnelles.» Demain après-midi, le ministre Bouchard va tenir parole.Il va donner son vote à un projet de loi qui est contraire, à bien des égards, aux convictions qu’il a défendues en juillet 1988.Tous les relevés indiquent que, loin d’être un cas isolé, il fera partie d'une importante majorité de dépu- L’explosion, qui n’a fait aucun mort ni blessé malgré sa puissance, a été entendue jusqu’à Repentigny.Des personnes vivant à quatre ou cinq kilomètres de là ont pensé que la déflagration provenait de la cour voisine.L’explosion est survenue vers 10 heures, samedi matin, dans un entrepôt de la compagnie Gaz propane J.P.qui abritait par ailleurs le service des loisirs de Mascouche.Heureusement, la personne qui devait assumer la permanence ce jour-là était en retard d'une quinzaine de minutes.La direction de Gaz propane JP estime à plus de 1 million $ les divers dommages subis par l’entreprise.Mais le total des dommages causés aux entreprises voisines du même parc industriel pourraient atteindre plusieurs millions.La municipalité estime que la moitié des 40 entreprises du parc industriel ont subi des dommages.tés.Comment, en un an et demi, une histoire de conscience est-elle devenue matière à compromis ?À entendre les députés, c’est l'affaire Chantal Daigle qui a fait pi voter le débat.« Les événements de l’été dernier nous ont démontré la nécessité pour le législateur de prendre ses responsabilités face à cette situation », affirmait dans son discours le député de Terrebonne, Jean-Marc Robi-taille, habituellement partisan du libre choix.« La majorité de mes électeurs ne voudraient pas d’une société sans loi », ajoute son collègue ontarien Girve Fretz, lui-même militant anti-avortement.« Personne au Canada n’est intéressé à nos états d’âme », lançait LE PARTI civique de Montréal a joué la carte du multiculturalisme pour dévoiler hier, sur fond de marches militaires et d’envolées symphoniques, son nouvel emblème et les quarante « bâtisseurs » du « nouveau PCM ».H istoire de donner du punch à son image, le Parti civique a en effet choisi le bélier comme nouvelle image politique.« Le roi de France était représenté par un lion.Napoléon.par une abeille., les Américains ont leur aigle », a lancé hier le comédien Roger Joubert qui participait à l’événement.Pourquoi pas un bouc, à l’image des fonceurs, des combattants, de ceux qui guident ?, s’est-on dit au Parti civique.On avait tout prévu hier pour en mettre plein les yeux de 400 convives venus assister à ce dernier d’une série de quatre brunches.Musique à plein tube, follow-spot et mise en scène tape-à-l’oeil étaient de la par tie.Dans son discours d’ouverture, le président du Parti civique, M.Jean Lapostolle, a mis l’accent sur le renouveau du parti et la place laissée à l’ouverture, ne manquant pas toutefois d’écorcher au passage les transfuges récemment passés au Parti municipal.« Mais nous ne sommes pas ouverts à tout ni à tous.Il y a des choses qui nous répugnent : les éternels insatisfaits, les faux jetons, le chantage», a-t-il lancé.lus brutalement encore la ministre Ionique Vézina.« Au cours des jours qui ont suivi l’affaire Daigle, le tonde mes électeurs a complètement changé, raconte un député, ils m’ont dit : Réglez ça, et vite.» À la même époque, des députés, habituellement inondés de correspondance en provenance du mou vement anti-avortement, conunen çaient à recevoir autant de courrier de gens qui réclamaient la paix sociale en la matière.Ce sont ces signaux qu’un politicien ignore toujours à ses dépens et qui inspireront la majorité des députés, demain.Ce qui devrait les conduire à mettre le projet de loi C-43 sur la voie de la réalité législative.M.Lapostolle a ensuite présenté aux membres les deux nouveaux coprésidents de la toute nouvelle Corn mission jeunesse du Parti, M.Eric Adam et Mme Manon Blanchet.Après quoi, les quarantes « bâtisseurs » ont tour à tour monté sur scène, se succédant au micro pour affirmer leur appui au « nouveau » Parti civique de Montréal, autant en portuguais, en italien, en anglais, en grec qu’en créole.Parmi eux, quelques anciens candidats et conseillers du Parti civique, mais une grande majorité de représentants des communautés ethniques.Cette équipe aura la tâche d’élaborer la plateforme électorale qui devra être entérinée lors d'un congrès du parti en avril.« C’est la fin de la récréation, la fin de l’improvisation, la fin de la comédie burlesque des consultations », ont-ils scandé tour à tour.La présence de l’ex-président du comité exécutif, M.Yvon Lamarre s’est fait très insistante - il monta même sur la scène aux côtés des membres du conseil de direction du parti pour les photos officielles.Il a exclu une fois de plus un retour en politique, malgré l'appel non subtil lancé par plusieurs « bâtisseurs » pour reprendre du service.Mais M.Lamarre semble attacher plus d’importance à l’union des forces d’opposition qui, à son avis, est toujours réalisable.« Je ne suis pas prêt à dire que nous avons raté notre chance, nous avons encore du temps d’ici les élections », s'est-il contenté de dire.Mémorial à Louis Francoeur 48 ans après son décès d après la Presse Canadienne QUÉBEC - LE MÉMORIAL du journalisme québécois, du Conseil de presse du Québec, sera décerné ce soir à titre posthume à Louis Francoeur, pionnier du journalisme électronique au Québec.Le prix, adjugé pour la première fois l’an dernier, à feu André Laurendeau, sera attribué ce soir au cours d’une cérémonie tenue en la salle Raymond-David, de Radio-Canada, à Montréal, et qui clôturera l’assemblée générale annuelle du Conseil de presse.Le légendaire journaliste Louis Francoeur était né à Montréal, le 3 avril 1895 Après une déjà longue carrière dans le journalisme et deux incursions infructueuses en politique, en 1939, lors de la visite du roi George VI, Radio-Canada l’engage comme commentateur.Il ne quittera plus la société d'État après que ses patrons eurent découvert son talent et notamment la facilité avec laquelle il pouvait faire à ce qu’on appelait la traduction éclair.On l’emploie à traduire les discours des hommes politiques anglophones et même un discours de Hitler.On lui confie ensuite l'animation de « La situation ce soir », une émission qui portait sur la guerre et qui le rendra célèbre.D'abord diffusée le samedi soir, l’émission a éventuellement pris l'antenne cinq soirs la semaine, à 19 h.On sait maintenant qu’il n'était pas toujours fier de commenter les nouvelles alors fortement teintées de propagande.Mais personne ne le savait à l'époque.Son érudition en fait aussi l'étoile d’un programme questionnaire, « S V P.», diffusé le dimanche soir.Le destin frappe le 29 mai 1941, lors d’un banal accident d'auto.Louis Francoeur est blessé au ventre et ses blessures se sont infectées.Son émission est suspendue et toute la province suit ses bulletins de santé.Le matin du dimanche 2 juin, le célèbre animateur et journaliste succombe à ses blessures, à l'âge de 46 ans.Son épouse et son unique enfant, Jacques (devenu par la suite éditeur et propriétaire de journaux), sont à son chevet.La province tout entière est stupéfaite en apprenant la nouvelle.Les témoignages affluent de partout.La dépouille mortelle est exposée à l’Institut des sourds-muets, à Montréal.Les funérailles ont lieu le mercredi 4 juin, en présence d’un grand nombre d'artistes et d’une centaine de journalistes, sa deuxième famille, comme il aimait dire, venus de tous les coins de la province.On a évalué à 50 000 personnes la foule qui se pressait aux abords de l’église St-Jacques, pour voir Louis Francoeur entrer dans la légende.LE CONSEIL SCOLAIRE DE LA VILLE DE TORONTO requiert pour commencer en septembre 1990 des ENSEIGNANTES QUALIFIÉES pour nos programmes de niveau élémentaire de français langue seconde.Les candidat(e)s doivent détenir les qualifications requises par le Ministère de l'Éducation de l'Ontario.(BEO plus FLS1 ou l’équivalent) Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Michel Chôma Surintendant — Personnel 155, me College Toronto, Ontario M5T 1P6 Les candidat(e)s sélectionnées pour une entrevue seront contactées aussitôt que possible.Le Conseil scolaire de la ville de Toronto offre une chance égale d'emploi aux candidats féminins/masculins/minoritaires.Tout(e) candidate doit faire preuve d'une volonté et d'une capacité de travailler efficacement dans un milieu multi-culturel et multi-racial.v_______________________________________________________________y MICOUtQl ST Provincial Tirage du 89-11-24 NUMÉROS 3547553 547553 47553 7553 553 S3 LOTS 1 000 000 $ 10 000$ 1 000$ 100$ 25 $ 10$ Le billet donne droit à cinq tirages consécutifs NUMÉROS 432951 32951 2951 951 51 4 3 2 9 51 4 3 2 9 * 4 32*1 Tirage du 89-11-24 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250$ 25$ 5$ 1 000 $ 100$ 10$ I LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI 310 206 235 464 837 505 Semaine du 89-11-20 1333 0679 9211 2051 1789 0090 Tirage du 89-11-25 5 7 19 24 37 41 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le mercredi et le samedi No compté-mentaire 09 GAGNANTS LOTS 6/6 5/6 + 5/6 4/6 3/6 5 10 532 23 232 389 044 417 685,50$ 78 896,10$ 1 134,00$ 49,90 $ 10$ VENTES TOTALES 18 958 646,00$ Prochain tirage: 89-11-29 PROCHAIN GROS LOT APPROXIMATIF 2 OOO 000,00 $ SELECT 4 Tirage du 89-11-25 Vous pouvez miser Jusqu'à 20 h le samedi 10 14 19 27 28 32 No compté- __ mentaire Z3 AGNANTS 6/6 0 5/6+ 3 5/6 56 4/6 2 911 3/6 42 719 VENTES TOTALES 1 557 302,00 S PROCHAIN GROS LOT (APPROXIMATIF): 800 000,00 $ LOTS 562 596,00 $ 14 517,30$ 518,50$ 44,90 $ 5,00$ MISE-TÔT 2 4 6 13 GAGNANTS LOT 131 381,60$ Tirage du: 89-11-24 PROCHAIN TIRAGE: 89-11-27 3 12 13 16 18 22 30 33 37 42 ïr.Tr/43 51 55 56 58 60 61 62 68 70 ^, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.PHOTO JACQUES NADEAU Délicieux frissons Les pentes enneigées du Mont-Royal étaient courues par les amateurs de glissades de toutes sortes, en fin de semaine.Un plaisir peu coûteux et accessible, pour les jeunes de tous âges.La déflagration qui a ébranlé Mascouche demeure mystérieuse Le Parti civique lance sa nouvelle image sur un fond multiculturel VOTRE ESPRIT Omni science Avec Claire Pimparé Ce soir 19h 30 PEUT TOUT , ^ Qu’en pensent les scientifiques?L’hypnose, l’autoguérison, le biofeedback, les messages subliminaux ont-ils un fondement scientifique?$ Radio Québec C'est autre chose et c'est tant mieux. 4 ¦ Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 L ACTUALITE INTERNATIONALE Désarmement L’OTAN ne veut pas céder à l’euphorie BRUXELLES (AFP) - L’OTAN va reconnaître, lors de la réunion de ses ministres de la Défense demain et mercredi à Bruxelles que la menace militaire venant de l’Est a commencé à diminuer en 1989, selon des sources diplomatiques concordantes.Tout en se félicitant que l’URSS ait réduit unilatéralement son dispositif militaire, les 15 pays participant au Comité des plans de défense (CPD) (la France n’y siège pas) appelleront l'opinion occidentale à ne pas « céder à l’euphorie » ajoute-t-on.Dans cette perspective, selon des sources concordantes, les ministres discuteront avec leur collègue américain Dick Cheney de l’éventualité d’une réduction massive des dépenses militaires américaines au cours des prochaines années.Comme promis par Mikhaïl Gorbatchev en décembre 1988, l’URSS a entrepris de démobiliser une partie de ses troupes, de baisser ses dépenses militaires, et de réduire sa production d’armements.Les Soviétiques « font ce qu’ils ont dit qu’ils feraient » reconnaît un diplomate européen, mais le rapport de forces reste, au moins sur le papier, largement favorable au Pacte de Varsovie, note-t-il.Les Alliés, estime-t-il, ne doivent pas réduire prématurément leur effort de défense.Il faut d’abord que les négociations de Vienne sur la réduction des forces conventionnelles en Europe (CFE) débouchent sur un accord.Ce qui, selon les experts, est envisageable pour la fin de 1990.« Mikhaïl Gorbatchev fait face en Europe de l’Est et en URSS à une situation proche du chaos » affirme un diplomate.Si les Alliés devaient procéder à des réductions de leurs dépenses militaires, il faudrait que ce soit dans l’ordre et la concertation, explique-t-il.La révélation la semaine dernière que le Pentagone envisageait des restrictions budgétaires d’environ 200 milliards $, étalées de 1991 à 1995, a décontenancé les Alliés.Elle est en effet « symptomatique » d’un état d’esprit, estime-t-on de même source.Ces économies, selon la presse américaine, seraient obtenues en diminuant de 100 000 hommes les effectifs de l’armée de terre, en mettant au rencart une centaine de navires de guerre et en fermant une douzaine de bases aériennes.Les États-Unis ont déjà décidé de retirer d’Europe l’an prochain 15 000 de leurs 324 000 soldats.L’OTAN a proposé aux négociations CFE de plafonner à 275 000 les effectifs américains et soviétiques stationnés en Europe.Si Washington devait réduire son budget militaire (305 milliards $ en 1990) au rythme annuel de 3 à 5 % en termes réels au cours des années 1990, il serait difficile d’éviter que le contingent américain en Europe ne soit davantage réduit alors qu'il représente les deux tiers des forces américaines à l’étranger.Ce qui revient à terme, estime-t-on à l’OTAN, à reposer le problème d’un retrait américain d’Europe et du renforcement, par compensation, du rôle des Européens dans l’Alliance, avec toutes les conséquences politiques et financières d'une telle évolution.Les apaisements donnés mercredi à ses collègues de l’OTAN par l’ambassadeur américain William Taft, ne les ont pas entièrement convaincus, selon des sources diplomatiques.D'autant que le sommet Bush-Gorbatchev, les 2 et 3 décembre au large de Malte, inquiète certains alliés européens des États-Unis, qui se demandent jusqu’où pourraient aller les deux superpuissances dans leur souci de desarmer pour redresser leur économie.Afrique du Sud Un dialogue s’ouvre entre des Blancs et l’ANC PHOTO AP Dans un bureau de vote de Montevideo, une électrlce dépose son bulletin de vote dans l’urne lors des élections présidentielles d’hier.Des élections se déroulent au Honduras et en Uruguay PARIS (Reuter) — Une centaine de personnalités sud-africaines participeront à partir d’aujourd’hui, près de Paris, aux premiers pourparlers élargis entre la société civile sud-africaine et le mouvement nationaliste noir ANC.Les entretiens de Marly-le-Roi ( Yvelines) auront lieu sous l’égide du mouvement des droits de l’homme France-Libertés dirigé par Danielle Mitterrand, épouse du président François Mitterrand.Des personnalités sud-africaines de toutes races ont commencé à arriver samedi dans la capitale française.Le forum durera une semaine.Le gouvernement sud-africain a facilité la participation de certains opposants en levant les restrictions sur leurs déplacements.L’écrivain sud-africain blanc Breyten Breytenbach, un des participants les plus en vue, a déclaré à Reuter que des membres de Broe-derbond (Fraternité), société secrète afrikaner qui a exercé une influence importante sur le gouvernement depuis l’arrivée au pouvoir du Parti national en 1948, assisteraient aux entretiens de Marly-le-Roi.La participation de l’ANC et de Broederbond au forum pourrait re- fléter un changement dans les positions des Sud-Africains depuis l’arrivée au pouvoir du président Fre-derik de Klerk en août.L’ANC, en lutte contre le régime blanc minoritaire, a néanmoins démenti des informations selon lesquelles le mouvement aurait eu des contacts avec des membres de Broederbond à Londres.La délégation de l'ANC sera composée de 25 personnes et conduite par Thabo Mbeki, principal porte-parole du mouvement.Au cours des derniers mois, de Klerk a fait libérer la plupart des principaux prisonniers politiques de l’ANC, annoncé des mesures destinées à abandonner la politique d’apartheid et a pris des initiatives symboliques en vue de reconnaître l’ANC interdit par Pretoria depuis 1960.Parmi les personnalités déjà arrivées à Paris pour les entretiens figurait Allan Boesak, président de l’Alliance mondiale des églises réformées.Boesak a assoupli ses revendications en faveur de sanctions contre l’Afrique du Sud pour sa politique d’apartheid depuis qu'il a rencontré de Klerk avec d’autres ecclésiastiques.(AFP) — Les électeurs du Honduras et de l’Uruguay se sont rendus aux urnes hier pour se choisir un président, une assemblée législative, un sénat et des conseillers municipaux.Au Honduras, quelque 2 346 000 électeurs se sont présentés aux urnes, pour élire le successeur du président José Azcona Hoyo, dans un pays en proie à une profonde crise économique et dont les institutions démocratiques restent souvent considérées comme fragiles.Deux candidats principaux se disputent le pouvoir dans ce petit pays centramericain, l’un des plus pauvres du continent.M.Carlos Roberto Flores, 39 ans, candidat du Parti libéral au pouvoir est opposé à M.Rafael Leonardo Callejas, 46 ans, du Parti national, conservateur et très proche de l’institution militaire.Les électeurs du Honduras devaient par la même occasion élire, au suffrage universel direct, les trois vice-présidents, 128 députés du Congrès national et 289 conseillers municipaux.Le scrutin aura également une portée internationale avec la désignation des représentants de Tegucigalpa (capitale du Honduras) au Parlement centraméricain, consti- Khmers rouges PÉKIN (AFP) — Le prince Norodom Sihanouk s’est prononcé hier à Pékin en faveur du nouveau plan de paix australien sur le Cambodge, et a accusé de mauvaise foi les pays occidentaux qui, à l’instar de la France, lui « jettent la pierre » en lui reprochant d’être le complice des Khmers rouges et le protégé des régimes ultras en Chine et en Corée du Nord.« Ne jetez pas la pierre au prince Sihanouk » a répété a plusieurs reprises le chef de la résistance cambodgienne, en justifiant dans une interview à l’AFP son « alliance obligée avec les Khmers rouges, coupables de génocide » et du massacre d’une quarantaine de membres de sa famille, et le maintien de ses liens avec la Chine malgré la répression sanglante du Printemps de Pékin.L’ex-souverain cambodgien a expliqué qu’il appuyait d’autant plus volontiers le scénario de paix proposé vendredi par les Australiens, que ce dernier « reprenait dans ses grandes lignes ses propres idées».tué dans le cadre des accords de paix régionaux d’Esquipulas, signés en 1987.Le candidat du Parti national, Rafael CaUejas, est le favori de l’armée dans le duel qui l’oppose au Parti libéral.La domination de fait de ces deux partis est qualifié de « tragédie nationale » par les petites formations d’opposition qui dénoncent l’égale soumission des deux grands aux volontés des États-Unis.Deux de ces partis, très minoritaires, présentent des candidats pour le scrutin présidentiel.Il s’agit de MM.Efrain Arrivillaga, du parti Démocrate chrétien et Enrique Aguilar Cerrato, candidat du Parti innovation et Unité sociale-démocrate.Ces élections générales qui se déroulaient dans la calme hier matin, avaient été préparées dans une atmosphère d’inquiétude.Sur le plan intérieur, avec les accusations de fraude lancées de part et d’autre, qui ont failli s’achever par le report du scrutin.En Uruguay, ce sont 2,3 millions d’électeurs qui ont voté hier sous le soleil et dans le calme pour désigner le président de la République, les députés, sénateurs et maires après une dernière nuit de délire électoral dans Il préconise l’installation d’une administration intérimaire des Nations unies à Phnom-Penh (sur le modèle de celle mise en place en Namibie pour préparer l’indépendance), dans l’attente d’élections libres sous contrôle international.Ce faisant, il exclut la participation provisoire des Khmers rouges au pouvoir, faisant ainsi droit aux pressions internationales grandissantes, y compris de la part du Parlement européen, pour isoler les responsables de la mort de centaines de milliers de Cambodgiens, de 1975 à 1979.La proposition australienne suggère par ailleurs que soit déclaré vacant le siège du Cambodge à l’ONU, actuellement détenu par la résistance, composée des forces sihanou-kistes, de celles de l’ex-premier ministre Son Sann, et des Khmers rouges, de loin les plus puissantes grâce à l’aide militaire, financière et politique de la Chine.Faute de remettre l’administration du Cambodge aux mains de la capitale.Ces élections sont les premières à se dérouler totalement librement en Uruguay, notamment sans détenus politiques, depuis la dictature militaire (1973-1985).Le sénateur Luis Lacalle (parti Blanco, conservateur), avocat et propriétaire terrien de 48 ans est largement donné favori par l’ensemble des sondages et des observateurs pour succéder à l’actuel président de la République, Julio Sanguinetti, qui ne peut se présenter consécutivement à deux mandats selon la constitution.Le parti Colorado est représenté par Jorge Batlle.Le parti Blanco n’a pas gouverné le pays depuis 23 ans.L’Uruguay (trois millions d’habitants) est quasiment dominé par le parti rival Colorado (conservateur) depuis un siècle.Les militants de la gauche du Frente Amplio (gauche communiste, socialiste, indépendants et anciens Tupamaros) espèrent beaucoup que leur candidat Tabaré Vazquez (socialiste marxiste) qui arrive en tête dans les sondages, puisse devenir maire de la puissante administration de Montevideo.l’ONU, selon le prince, la seule solution passe par la création d’un gouvernement provisoire quadripartite à Phnom-Penh, qui inclurait les trois composantes de la résistance et l’actuel gouvernement du premier ministre pro-vietnamien, M.Hun Sen.Cette suggestion a fait l’objet de vaines négociations lors de la conférence de Paris sur le Cambodge, en août dernier.À entendre « l’ultimatum » des Occidentaux, du gouvernement français et du Parlement européen, a-t-il déclaré, ui uu permis du Québec 27-11 89 ?ffl?Sociétés, sport*, loisir* SRI» Sociétés, sports, loisirs AGENCE L’AMOUR A DEUX Vivez une relation sincère.Rencontrez uniquement des gens sérieux et compatibles.Agence professionnelle et consciencieuse.Plusieurs années d'expérience.Appelez-nous pour services personnalisés.BUT SÉRIEUX SEULEMENT 387-4256 poste: 6 27-11-89 CENTRE D'APPAREILS MÉNAGERS situé à Mtl Bonne opportunité.Chittre d'ali 200 000 $ Prix 28 000 $ nég.Demander Jacques Laflamme 598-9736 DÉPANNEUR avec bâtisse ou location Drummondville Affaires en hausse: 600 000$ et f .Valideuse 819-472-5850 w Commerce* à vendre HÔTELS MONTRÉAL, 2 NOUVEAUX HÔTELS 31 chambres et 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nov.au 9 déc., mar.au sam.à 206 30 THÉÂTRE DE L'lLE: Huit— • Les frères Mainville • de Norm Foster, traduction Paul Latreille, du 1er nov.au 16 déc., mer: au ven 206 30, sam.19h.et 22h.LA REVOLUTION FRANÇAISE Première époque "LES ANNÉES LUMIÈRE" réalisée par Robert ENRICO _ coupons «trusts DESJARDINS BASILAIRE 1 288-3141 ¦» 3e MOMOTIONMVOiUllONtOHI 3 6 l’achat d’un blIUtpour la film ¦ LES ANNÉES LUMIERE- «L1IANCI VIVAFIIM guillotina.la prix d odmlnion ou »Hm : - LES ANNÉES TERRIBLES-Di RABAIS l.»r.y .U.x KSTIVAl 1)1 CISfMA ISTF ANATIONAt B noos sommiaI SABINE AZEMA ANNIE GIRARDOT MATTHIEU ROZE dons un hlm de MICHEL LEGRAND Cinq Jours en Juin @ .Musique MICHEL LEGRAND ClNIIILX OtXON DESJARDINS BASILAIRE I 288-3141 IMAX: Vieux-Port de Montréal— En direct de l'espace et Vertige mar au jeu 10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 19 h ven.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 19 h, 22 h 30, sam.13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, T9 h, 22 h 30, dim 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h — The Dream Is Alive et Speed mar au dim.12 h, 20 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) - Black Raln 12 h 30, 3 h 20.6 h 20, 9 h 20 LAVAL l:(68$-7776) - L ours 7 h 10, 9 h 20 LAVAL II:- Tout les chiens vont au paradis 6 h 40.8 h 40 LAVAL III: - Cours d'anatomie 7 h, 9 h 10 LAVAL IV:- Black Raln (fr.) 7 h, 9 h 25 LAVAL V:- Look Who's Talking 7 h 15, 9 h 20 LAVAL 2000 1: (687-5207)- Cruising Bar 7 h 25, 9 h 20 LAVAL 2000 2: Rencontre fatale 7 h 10.9 h 30 LOEW'S l:(861 -7437) — The Bear 1 h 15.3h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 25 LOEW'S II:- Steel Magnolias 1 h 30.4 h.6 h 30, 9 h 05 LOEW'S III:- Look Who's Talking 1 h, 3 h.5 h, 7 h 05, 9 h 15 LOEW'S IV:— Drugstore Cowboy 12 h 30, 2 h 35, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 LOEW'S V:— Shirley Valentins 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Salle 1 Un lllm brel sur l'amour 19 h— Pink Floyd- the Wall 21 h 30— salle 2 Espoir violent 19 h 10— La maison du Maltais 21 h— Salle 3 La rue sans joie 19 h 20— Les secrets d'une éme 21 h 15 PALACE 1: - Harlem Nights 1 h, 3 h 45.6 h 30, 9 h 15 PALACE II:— AN Dogs go to Heaven 12 h 30, 2 h 30, 4 h 40, 6 h 40, 8 h 30 PALACE III:— An Innocent Man 1 h 20, 4 h, 7 h, 9 h 25, mere.1 h 20, 4 h, 9 h 25 PALACE IV:— Gross Anatomy 12 h, 2 h 15, 4 h 30, 6 h 55, 9 h 15.jeu 12 h, 2 h 15, 4 h 30, 9 h 15 PALACE V:— Les matins Inlldèles 1 h 30, 3 h 30.5 h 30.7 h 35, 9 h 35 PALACE VI:- Black Raln(tr ) 12 h 30.3 h 20, 6 h 20.9 h 10 PARAOIS I: (354-3110)- Cruising Bar 7 h, 9 h PARADIS II:— Kick Boxer(Ir ) 7 h, 9 h PARADIS III:— Rencontre fatale 7 h 15.B h 30 PARISIEN II:— Tous Isa chiens vont au pa-radls3h.5 h, 7 h, 9 h PARISIEN III:- Monsieur Hire 3 h 25, 5 h 25, 7 h 25, 9 h 26 PARISIEN IV:- La maison de Jade 3 h.5 h.7 h 05, 9 h 15 PARISIEN V:- Sou* les draps, les étoiles 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 PLACE ALEXIS NIHON l:(9354246) - Back to the Future no 2 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- Best ol the Beat 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:- Communion 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 10, 9 h 40 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Rencontre létale 7 h.9 h 20 PLACE LONGUEUIL 2: - Kick Boxer (.U ) 7 h 05, 9 h 25 LE RIALTO: 5723 ave du Parc.Mil (274-3550)- The Unbearable Lightness ol Being 7 h— Black Raln 10 h UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041)— L'ours 7 h, 9 h VERSAILLES l:(353-7880) - Black Raln (fr ) 6 h 50, 9 h 35 VERSAILLES II:- L 'ours 7 h, 9 h 15 VERSAILLES III:— Tous les chiens vont au paradis 7 h.9 h VERSAILLES IV:- Look Who's Talking 7 h, 9 h 30 VERSAILLES V:— Cours d’anatomie 7 h, 9 h 30 VERSAILLES VI:- Harlem Nights 6 h 45.9 h 30 A SURVEILLER Collectes de sang de la Croix-Rouge à Montréal au Centre permanent (3131 Sherbrooke est), de 9 h à 18 h; Tour Jean-Talon (600 Jean Talon est), de 9 h à 16 h 30; à l'Hôpital Royal Victoria (687, av.des Pins ouest), de 9 h 30 à 16 h 30; à la Prudentielle d'Amérique (1080 Beaver Hall), 12e étage, de 10 h à 16 h 30, et à Pointe-Claire, Ecole Valois Park Elementary (87, av.Belmont), de 14 h 30à 20 h 30.¦ Conférence de Mme Hélène-Andrée Bi-zier, à la Société historique de Montréal, ce soir à 20 h, sur le thème : L'éclatement d’une ville.au 2065 rue Sherbrooke ouest à Montréal.844-0309.¦ Mosaïque, le défilé de mode présenté par les étudiants en 2e année de Mise en marché de la mode du Collège Lasalle, à la Place Montréal Trust (niveau I), le jeudi 30 novembre à 12h h30, le vendredi 1er décembre à 17 h 30 et le samedi 2 décembre à 13 h.Entrée libre.281-1919, poste 324.B Le Collège Marie-Victorin organise deux séminaires de formation à l’intention des cadres, des professionnels et du personnel de service, les 11 et 12 décembre de 9 h à 16 h 30, à l’hôtel Royal Roussillon, 1600St-llubert à Montréal.Inscr.: 325-0150, poste 2246 avant le 1er décembre.— Des activités pour les jeunes durant la période des fêtes, du 27 décembre au 6 janvier.^ Conférence intitulée : Mieux vivre la solitude, présentée par Rolande Chainey, psychologue, le 2e mercredi de chaque mois, au 1212 rue Panet à 19 h 30.334-5401.¦ Foi et Partage, retraite populaire ouverte à tous sur le thème : Les soifs dans le Nouveau Testament.Qui peut répondre à nos soifs ?, à la paroisse Notre-l)ame-du-Très-St-Sacrement, 500 Mont-Royal est, les jeudi et vendredi 7 et 8 décembre de 17 h à 22 h et le samedi 9 décembre de 13 h à 22 h.522-9617.¦ Ce soir de 20 h à 22 h, au 4100 de Vendôme dans le cadre des « lundis de la foi », le Centre Leunis offre aux jeunes de 18-30 ans une soirée de réflexion et d’échanges ayant pour thème : La joie dans l’épreuve !.481-2781.¦ La Société Goodfellow invite architectes et ingénieurs, le 28 novembre prochain de 8 h à 12 h, à une conférence sur ('utilisation du bois traité pour les années 1990, au Centre international de Design, 85 St-Paul ouest 842-4545.¦ Le Comité-Chômage de l’Est de Montréal offre un service d’information téléphonique venant en aide aux chômeurs et aux chômeuses, du lundi au jeudi, de 10 h à midi, puis de 13 h à 16 h au 421-3283, ou venir au 1691 rue Pie IX, local 302.521-4563.Conférence intitulée : Paul Klee, peintre au Hauhauspar Mme Constance Nau-bert-Riser, le mardi 28 novembre à 20 h, à l'auditorium, Maison de la culture Côte-des-Neiges, 5290, chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal.Entrée übre.343-6184.¦ Le samedi 2 décembre à 20 h, l'Uni-club fêtera Noel à l’école Carillon, 360 rue Laurier à Longueuil.Rens.: 646-6071 ou 468-5049.m L'opération Nez rouge informe la population que l'organisation a besoin de bénévoles afin de mener à bien ses activités pendant la période des Fêtes, du 8 au 31 décembre.651-0252.¦ S KIA MI de Longueuil vous offre l’opportunité de skier avec votre famille en toute sécurité au Mont-Shefford ou prendre des leçons avec des moniteurs membres de l'Albance des moniteurs de ski du Canada.Rens.: 468-4008 ou au 777 rue D’Auvergne à Longueuil.¦ Le Tournoi international pee-wee aura lieu à Longueuil du 17 au 28 janvier 1990 et son comité organisateur est à la recherche de bénévoles.Rens.: 646-8902.¦ Les Petites Dénicheuses Inc.(6512 Christophe-Colomb, Montréal) organisme à but non lucratif, sollicitent la générosité du public pour meubles, vêtements, articles ménagers, etc., afin de venir en aidg aux gens les plus démunis.Cueillette à domicile.270-2297.¦ Finie la peur de l’eau.Venez et laissez l'eau vous apprivoiser.par des cours privés ou semi privés.L’approche est douce et l’apprentissage se fait à votre rythme.Inscr.: 596 1805 (Ginette Déziel).¦ Info-Femmes Inc.(8446 A llochelaga, Montréal) vous invite, le mardi 28 novembre à 19 h, à venir vous renseigner sur le sida avec M.Jacques Lajoie.355-4529.TELEVISION 0 C B F T 12.00 L'édition magazine 12.30 Les démons du midi 13.30 Les rendez-vous de Do mimque 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpfs 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Bétes pas bêtes 16.55 En transit 17.00 Une paire d as 18.00 Montréal ce soir O C B M T 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Coronation Street 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch CD C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi • Le retpur impossible > amér 64 avec Joan Col lins, David Hasselhotf et Telly Savalas 15.00 Kate et Allie 15.30 Campus 16.00 Double défi 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin CB C F C F 12.00 Family Ties 12.30 Puise 13.00 Shirley 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 Oprah Winfrey Show 17.00 Night Court 17.30 The Cosby Show 18.00 Pulse CD T V 5 14.50 Bonne journée 15.00 L'inlo-5 15.30 Temps présent 16.30 Le petit journal 17.00 Récréation 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Les prophètes d'Israël 13.00 Quebec School Telecasts 13.30 Quebec School Telecasts 14.00 Création et développement d'entreprise 15.00 Début de soirée 16.00 Transitions 16.30 Molierissimo 17.00 Robin et Stella 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-partout S3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le grand tournai 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons • Les rouges » amér.81 avec Warren Beatty, Diane Keaton et Jack Nicholson.(1 de 2) 16.00 La fourchette d'or 16.30 Docteur Albert 17.00 Action réaction 17.30 Le grand journal I- 'I I8h(H) 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h()0 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO CB FT (R.C.) Montréal ( c soir (information) CTYVON Q la: temps P d’une paix Un Signe de Feu P 1 j loi de les Angeles le Téléjournal P le Point/météo/sports 23h20/Cinéma : Hôtel: chez l'alpiniste mort — URSS 79 Avec Ouldis Poutsitis ( 3 ) W'CAX (CBS) Burlington News News P Family Feud Major Dad P Famous p Teddy Z Murphy Brown P Designing P Women Doctor, P Doctor News Newhart The Pat Sajak Show CÈD WFTZ (NBC) Plattsburgh Nous News CJ Jeopardy ! Cheers ALF p The Hogan p Family Movie : l.illle White Lies —È.-U.1989 p Avec Ann Jillian, Tim Matheson et Suzie Plakson News The Tonight Sh ow • EîR CBMT (CBC) Montréal Newswatch s|r*i ial Danger Bay The Wonder Years p Degrassi p Famous P Teddy Z Designing P Women The National p 22h 20 / The Journal News Newhart P Kate & Allie f CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Entre chien et loup P Dynastie L’or du temps P Ad l.ib Nouvelles p météo/sports 23h45/Ciné-nui bout de l'enfer - t: Voyageas -Am.78 Ikl C'FCF ((TV) Montréal Puise Entertain- ment tonight Live It Up P Head of P the Class Doogie Howser.Murphy Brown P Jake and the Fatman P News The Arsenio Hall Show ÇJjJ TV5 (Télévisions Francophones) 1 a chance au\ chansons Des chiffres et des lettres Journal télévisé de TF1 I.'info - 5 7/7 (information) Thalassa Reportages Actuel 23h50/Joumal visé de TF1 élé- (TD CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Début de soirée Omni- Q science le défi pacifique Première ligne : l.es analphabètes Médecine apprivoisée Cinéma : Coca Cola K id —Aust.Avec Eric Roberts, Greta Scac 1985 ,chi et Bill Kerr (20) Musique Plus Musique > idéo FAX : l’infoplus Rock Velours VJ: Sonia Bene/ra Musique vidéo Rock en bulle: Collins Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Wheel of Fortune A Current Affair MacGy ver p Football / (Hants rs les 49ers P NewsP (24) C’ICO (TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant Show Ourselves and others animals Prisoners of Grav ity Vista TVO’s Imprint Paying Guests Prisoners of Gravity Question Periot 1-Provincial P (25) Much Music 19 h/ Fa\ Muchwesl Movie : The Tumi Show Sportlight The Cure Test Pattern (33) VERMONT F IA'(PBS) The MacNeil-Lehrcr Newshour The Nightly Business.Vermont Report Travels p Art of the Western World P Revelations Movie : 7he IVdfnen —F.-U.1939 Avec Norma Shearer et Joan Crawford (35) QUATRE SAISONS Montréal I.a roue chanceuse La maison Deschênes 7e ciel Dossiers my stères Cinéma : L’enfant sacré du Tibet —Ê.-U.1986 Avec Eddie Murphy, Charlotte Lewis et Charles Dance Sports plus Sport en ligne MacGy ver SPORTS Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 ¦ 11 PHOTOPC L’attaquant Jaroslav Sevclk a joué à saute-Mike Ramsey lors de l'affrontement Nordlques-Sabres samedi soir.Le défenseur du Buffalo n’a pu stopper la rondelle mais le gardien s’en est chargé.Randy Moller n’a pas oublié Mario Leclerc de la Presse Canadienne NKW YORK — Le défenseur Randy Moller ne semble pas encore avoir complètement digéré la transaction qui l’a fait passer des Nordiques aux Rangers de New York, le 5 octobre dernier.Moller, un des anglophones qui s’étalent le mieux adaptes à la ville de Québec depuis son arrivée avec les Nordiques en 1982, avait été secoué d'apprendre le geste de Martin Madden qui l'avait refilé aux Rangers en retour de Michel Petit à quelques heures de l’ouverture de la présente saison.Discutant avec les journalistes de la Vieille Capitale quelques heures avant le match d’hier, le défenseur de 26 ans a préféré parler des charmes de son ancienne ville d'adoption lorsque questionné sur son adaptation dans le Big Apple.« Je m’ennuie des partisans des Nordiques, des restaurants de Québec et de la proximité du Colisée.La vie était très agréable là-bas, a-t-il reconnu.Depuis mon arrivée avec les Rangers, je n’ai même pas eu le temps de connaître la ville de New York.Nous nous entraînons à Rye (en banlieue) et nous sommes régu- lièrement sur la route », a-t-il expliqué Loin de se prendre pour un défavorisé de la société, Moller constate cependant que la vie est passable ment dispendieuse à New York.Le système de taxation est plus libéral et le dollar américain plus alléchant mais le coût de la vie est loin de se comparer à celui de Québec.« J’ai loué une maison de banlieue dans la région de Rye à 2 5001 par mois.Ce n'est rien de comparable avec l'hypothèque de ma maison à Cap-Rouge qui me coûtait mensuellement 600 $ Avec 2 500 $ par mois, j’aurais pu m’acheter l’un des plus beaux condominiums de la ville de Québec », a-t-il expliqué.S’il est des choses que Moller est loin de s’ennuyer cependant, ce sont les performances de son ancienne équipe depuis deux saisons.« La vie avec les Rangers est plus agréable parce que nous gagnons notre part de matches.D’ailleurs, j’ai toujours cru que Québec était une ville extraordinaire lorsque les Nordiques étaient compétitifs.Par contre, la situation est d'autant plus difficile lorsque l’équipe traverse une période noire.La pression est énorme parce que les amateurs connaissent tellement le jeu », s'est-il souvenu.Moller a toujours été un admira teurde Michel Bergeron, un entrai neur qui l’a fait graduer chez les pro fessionnels.Mais depuis la transite tion qui l’a chassé de Québec, le défenseur originaire de l'Alberta semble avoir changé son fusil d’épaule D’ailleurs, hier, Bergeron a voulu saluer amicalement son ex-arrière mais Moller a poliment hoché la tête sans chercher à entreprendre le dialogue.Si Moller semble amer de la décision des Nordiques (et de Bergeron), cela ne veut pas dire qu'il file le parfait bonheur avec son nouvel entraîneur Roger Nielson.« Il est complètement différent de Michel.11 est moins émotif et parle beaucoup moins.Mais on finit par savoir ce qu'il veut de nous», a-t-il laissé tomber.Parlant ensuite de la période difficile que traversent les Rangers, Moller a reconnu que l'équipe jouait beaucoup moins bien qu’au début de la saison.« Nous avons connu un départ fui gurant, cumulant huit victoires (8 1-2) à nos 11 premiers matches.Présentement, nos unités spéciales ne sont pas à la hauteur et c’est ce qui explique que nous a y ions remporté qu’un match à nos six dernières sorties (14-1).Retour incertain de Lafleur NKW YORK (PC) - Selon le physiothérapeute des Nordiques, Jacques 1.a vergue, le retour au jeu de l’ailier droit Guy Lafleur reste encore incertain pour le match de mercredi à Montréal La cheville gauche de Lafleur est encore enflée et il ressent beaucoup de douleur en effectuant des mouvements brusques sur patins.¦ Le défenseur Normand Ro cherfort, qui n’a disputé que 11 matches avec les Rangers de puis la transaction du 1er août 1988 avec les Nordiques, a re commencé A patiner au cours des derniers jours.Selon ce qu’on a pu savoir, Rochefort pourrait être de retour au jeu a la mi décembre ou au début de l'année 90.Le défenseur originaire de Trois Rivières avait dû se soumettre à une délicate intervention qui avait servi à lui reconstruire un genou.PAS DE NOUVEAUX BLESSÉS DANS LE GAIN CONTRE BOSTON Le Canadien s’entraîne dans la joie.çois Lemenu de la Presse Canadienne C’EST DANS LA JOIE et la bonne humeur que les joueurs du Canadien se sont entraînés, hier au Forum, au lendemain de leur victoire de 5-3 remportée face aux Bruins de Boston, leurs grands rivaux de la section Adams.Si on ne peut parler de congé.Pat Burns a quand même veillé à ce que sa troupe s’amuse un peu.Ainsi après chaque but inscrit lors d’un match simulé à trois contre trois, les membres de l'équipe perdante devaient quitter leur banc et effectuer une roulade sur la glace sous le regard amusé de l’entraîneur et les railleries de leurs coéquipiers.« Il arrive souvent qu’une équipe manque de concentration le lende- main d’une grosse victoire », a commenté Burns.Celui-ci a toutefois insisté pour que ses joueurs travaillent fort même si l’atmosphère était détendue.Burns aurait pu donner congé à ses hommes.Le Canadien livrera ses deux prochains matches mercredi et jeudi dans une série aller-retour face aux Nordiques.L’équipe a donc amplement le temps de se préparer pour ce double affrontement contre la troupe de Michel Bergeron.Mais comme Burns l’a lui-même rappelé, il y avait un risque à abandonner ses joueurs dans la nature.« Il y en a qui aurait pu en profiter pour rester au lit un peu trop longtemps.Ça, ce n’est jamais bon.» « C’est normal que l’atmosphère soit à la détente après une telle victoire, a expliqué « Casseau ».Une défaite aurait placé l’équipe dans une fiosition très inconfortable.Mais en ’emportant, on s’est de nouveau hisse au premier rang.Buffalo et Boston ont peut-être des matches en main, mais ils ne les ont pas encore gagnés.» ¦ Pat Burns était soulagé hier en songeant qu’il n’avait pas eu à rencontrer le médecin de l’équipe.Depuis quelques temps, celui-ci lui apporte généralement de bien mauvaises nouvelles.Même s’il ne le dit pas, l’entraîneur du Canadien préfère rencontrer les membres des médias que le docteur.Entre deux maux, on choisit toujours le moindre.¦ Mike McPhee ne s’est pas entraîné hier.Il a reçu congé apres ses beaux efforts de la veille contre Boston.Jean-Jacques Daigneault a pratiqué pour un deuxième jour de suite.Selon son entraîneur, le jeune défenseur devrait revenir au jeu mercredi ou jeudi contre Québec.Rvan Wal ter, qui soigne une fracture a un gros orteil, pense pouvoir patiner aujourd’hui.Petr Svoboda se remet toujours d’une commotion cérébrale et sa condition est évaluée quotidiennement.Andrew Cassels, enfin, prend du mieux, lui qui a été victime d’une séparation de l’épaule droite à Philadelphie.¦ La majorité des joueurs du Canadien ne trainent pas longtemps avant de passer sous la douche.Rapide sur la patinoire, Mats Naslund Test aussi dans le vestiaire.Mais le plus rapide est certainement Mike McPhee.Un vrai courant d’air.« Depuis que je suis dans le hockey, je n'ai jamais vu un joueur se changer aussi rapidement », a déjà dit Rick Green alors qu’il portait les couleurs de la Flanelle.Brian Skrudland a foncé tête première vers le filet adverse, grâce au*, bonnes Intentions d'un défenseur des Brulns, samedi.Le Canadien profitera d’un congé avant d’affronter les Nordiques mercredi et jeudi.EN BREF.Kurt Browning termine troisième à Kobe KOBE, Japon (AP) — Viktor Petrenko, de l’Union Soviétique, a remporté le titre individuel de la rencontre internationale de patinage artistique du Japon qui s’est terminé, hier, à Kobe.Le Canadien Kurt Browning, champion du monde en titre, s’est contenté de la troisième position.Les chances de Browning de l’emporter se sont envolées quand il a chuté à trois reprises, vendredi.Après cette contre-performance, il occupait le septième rang.« J’ai appris quelque chose malgré mon piètre rendement, a-t-il commenté.Je savais que je n’avais aucune chance de récolter l’or après mes malheurs de vendredi, mais j’ai tout donné dans l’espoir de faire bonne figure.» Strange grand gagnant du « Skins Game » LA QUINTA, Californie (AP) — Curtis Strange a réussi un coup roulé de 70 000 $ sur le dernier trou, hier, pour sortir grand gagnant du « Skins Game » de golf, étalé sur deux jours sur le parcours du PG A West Stadium à La Quinta en Californie.Strange, qui avait été blanchi à sa première participation à cet événement Tan dernier, a récolté un total de 265 000 $ US, sur une bourse globale de 450 000 $.Il a devancé Jack Nicklaus qui a remporté 90 000 $.Ray Floyd avec 60 000 $ et Lee Trevino avec 35 000 $ étaient les autres participants à ce tournoi annuel.Le slalom masculin de Park City annulé PARK CITY (AFP) — Le jury a décidé d’annuler hier le slalom masculin de Park City (Utah), comptant pour la Coupe du monde de ski alpin, à cause d’une forte tempête de neige, et de le reporter mercredi à Waterville Valley, dans le New Hampshire.Le report de 20 heures à Park City, envisagé contre l’avis des entraîneurs a donc été rejeté — après des heures d’incertitude — par le vote du jury consécutif à une réunion avec les capitaines d’équipes.Schneider survole le premier slalom PARK CITY, Utah (AFP) — Avec le premier slalom de la saison, samedi, tout le monde attendait la Suissesse Vreni Schneider.Et celle-ci n’a pas déçu en survolant l’épreuve de Park City, pour l’emporter avec une seconde et 37 centièmes d’avance sur l’Autrichienne Monika Maierhofer.Schneider a fait la différence lors de la première manche pour porter le coup fatal lors de la seconde.Si les Autrichiennes montraient une certaine résistance, il n’en était pas de même des Yougoslaves, dont la championne du monde en titre Mateja Svet, qui sortaient les unes après les autres lors du premier passage.La Suissesse, en signant sa première victoire de la saison, s’est rassurée du raté de la veille en géant et montré que son appétit de victoire était intact.Volleyball : les Cubains champions du monde TOKYO (AFP) — Cuba a remporté la Coupe du monde masculine de volleyball, hier, à Tokyo, sans perdre un seul de ses sept matches.Les Cubains, qui n’ont cédé que trois sets au total, ont terminé la compétition par un net succès (3-0) face au Japon.Déjà vainqueur de la Coupe du monde féminine à Nagoya (Japon), le 15 novembre dernier, Cuba, absent des Jeux olympiques de Séoul en 1988 pour cause de boycottage, a affiché ses ambitions dans la perspective des JO de Barcelone.Pour sa part, l’Italie, championne d’Europe, a pris la deuxième place en battant aisément (3-0) les États-Unis lors de la dernière journée tandis que l’Union soviétique a terminé au troisième rang après sa victoire (3-1) sur le Brésil.Witt approuve les changements en RDA BERLIN-EST (AFP) — La championne est-allemande de patinage artistique Katarina Witt a déclaré « approuver fondamentalement les changements survenus en RDA », dans une interview réalisée de Berlin-Est pour le compte de l’hebdomadaire ouest-allemand de programmes de télévision Hoerzu.« Il nous faut désormais trouver ensemble ce qui est possible de réaliser.Nous en sommes à une période de tâtonnements pendant laquelle il va falloir définir les buts à atteindre et les limites que nous devons nous imposer », a ajouté Witt, qui s’était montrée jusqu'ici quelque peu timorée sur les événements d’Allemagne de l’Est.La patineuse a en outre estimé « pouvoir plus faire pour son pays en suivant la voie des réformes internes au sein du SED ».Monica Seles victorieuse en RFA ESSEN, RFA (AP) — La Yougoslave Monica Seles, 15 ans, a remporté la finale du tournoi de tennis Nôlda Masters à Essen, en battant la Bulgare Manuela Maleeva 6-1,7-5.La Yougoslave a dominé le premier set, qu’elle a remporté en une demi-heure.Mais son adversaire a repris l’offensive au second set, où ses puissantes volées lui ont même permis de mener 5-4.Seles Ta finalement rattrapée puis dépassée, remportant le match après 87 minutes de jeu.La grande favorite du tournoi, l’Allemande de l’Ouest Steffi Graf, a déclaré forfait, jeudi, souffrant de troubles abdominaux.Les Packers renversent les Vikings 20-19 Autre surprise de taille : les Chiefs blanchissent les Oilers 34-0 MILWAUKEE (AP) — Le quart Don Majkowski n’a pas pratiqué de la semaine, ennuyé par une blessure à la cage thoracique, et n’était même pas certain de prendre part au match.Mais il était à son poste, et ses deux passes de touché a Sterling Sharpe ont permis aux Packers de Green Bay de remporter une importante victoire de 20-19 contre les Vikings du Minnesota.Pour une deuxième semaine consécutive les Packers ont remporté la victoire contre des puissances de la LNF (gain de 21-17 contre les 49ers de San Francisco dimanche dernier), et les voilà maintenant à égalité au premier rang de la section Centrale de la N FC.Les Packers n’ont pas été en tête à ce stade-ci de la saison depuis 1972.La défense des Packers a forcé les Vikings à se contenter de placements à quatre occasions après que Minnesota se soit approché à moins de 20 verges de la zone des buts.Le demi de coin Dave Brown, meneur de la LNF pour les interceptions en carrière parmi les joueurs actifs, a réussi ses 58e et 59e dans les quatre dernières minutes pour empêcher les Vikings de prendre les devants.Mais le héros de la rencontre a été Majkowski, qui a complété ses 14 premières passes.Bills 24, Bengals 7 À Orchard Park, avec des vents de 40 milles-heure qui faisaient de chaque passe une aventure, les Bills de Buffalo ont choisi d’y aller au sol.Grâce au demi Thurman Thomas, qui a porté le ballon à 26 reprises pour 100 verges de gains, les Bills (8-4) ont vengé leur échec de la saison dernière en finale de la Conférence américaine en défaisant les Bengals de Cincinnati (6-6) au compte de 24-7.La victoire de Buffalo combinée à la défaite des Dolphins de Miami permet aux Bills de reprendre seuls le premier rang de la section Est de a conférence Américaine.Au total les Bills ont gagné 228 verges au sol, même si les trois jeux les plus importants de la rencontre ont été des passes de touché de Jim Kelly, une de 19 verges à Andre Reed au deuxième quart, une de 42 verges à Ronnie Harmon au troisième quart et une autre d’une verge à Butch Rolle au quatrième quart.Chiefs 34, Oilers 0 À Kansas City, Christian Okoye et James Saxon ont inscrit des touchés par la course, et la défense des Chiefs de Kansas City (5-6-1) a infligé aux Oilers de Houston (7-51 leur premier blanchissage en près de trois ans, l’emportant au compte de 34-0.Les Oilers, l’équipe la plus punie de la LNF, ont établi un record d’équipe avec 16 pénalités pour 115 verges, dont 50 au premier quart.Les Chiefs ont été beaucoup plus disciplinés, avec seulement deux pénalités pour 15 verges.Okoye a gagné 67 verges au sol pour porter son total cette saison à 1 043.Le quart Warren Moon a été tout à fait inefficace et les Oilers l’ont retiré du jeu au début du quatrième quart.Moon n’avait alors complété que huit de ses 20 passes pour à peine 99 verges, en plus d’être victime d’une interception.Steelers 34, Dolphins 14 À Miami, les Steelers de Pittsburgh (6-6) ont profité d’une blessure au quart Dan Marino ainsi que de cinq revirements des Dolphins (7-5), pour effacer un déficit de 14 0 et l’emporter 34-14.Marino, déjà ennuyé par une blessure à la cage thoracique subie la semaine dernière, s’est blessé à l’épaule droite au deuxième quart et a dû quitter la rencontre à la fin du troisième quart, alors que les Dolphins tiraient de l’arrière 27-14.Marino a complété huit de ses 16 passes pour 128 verges.La pluie qui est tombée pendant presque toute la première demie a laissé cinq centimètres d’eau sur le terrain.Les Dolphins ont semblé af fecté par les mauvaises conditions, puisqu’ils ont commis trois échappé^; et une interception — tous ces revirements dans leur territoire —, per-' mettant aux Steelers d'inscrire 34 points en 23 minutes d'intervalle Colts 10, Chargers 6 À Indianapolis, le quart Jack Tru deau, incapable de mettre en mar che l'offensive des Colts (6-6) pen dant presque tout l’après-midi, a complété une passe de touché de 25 verges à Bill Brooks à 1:54 de la fin, .pour donner aux siens une victoire de 10 6 contre les Chargers de Sait Diego (4-8).Brooks, qui a réussi huit attrape» pour 101 verges, a saisi la passe dé Trudeau à la ligne de 17 puis déjoué le demi de coin Elvis Patterson pour filer jusque dans la zone des buts.Cf* jeu couronnait une poussée de 87 verges.Jets 27, Falcons 7 À East Rutherford au New Jerseyj les Jets de New York (3-9) ont remporté une première victoire à domicile cette saison, au compte de 27-7 contre les Falcons d’Atlanta (3-9).' Les Jets ont dominé le jeu contre des Falcons qui manquaient d’inspiration, puisqu'à peine deux jours plus tôt un de leurs coéquipiers, la recrue Ralph Norwood, est décédé dans un accident d’automobile.FOOTBALL HOCKEY Ligue nationale Jeudi Detroit 13, Cleveland 10 PhiTphie 27, Dallas 0 Hier Jets 27, Atlanta 7 Buffalo 24, Cincinnati 7 Kansas City 34, Houston 0 Green Bay 20, Minnesota 19 Pittsburgh 34, Miami 14 India'lis 10, San Diego 6 Raiders 24, N.-Angleterre 21 Wash'ton 38, Chicago 14 Denver 41, Seattle 14 Tampa Bay 14, Phoenix 13 Rams en N.-Orléans Ce soir Giants à San Francisco Dimanche Cincinnati à Cleveland Green Bay à Tampa Bay Houston à Pittsburgh India’lis à N.-Angleterre Rams à Dallas Miami à Kansas City N.-Orléans à Detroit PhiTphie à Giants San Francisco à Atlanta Wash'ton à Phoenix Jets à San Diego Denver à Raiders Chicago au Minnesota Lundi 4 décembre Buffalo à Seattle Conférence Américaine Section Est Pi g P n PP pc moy BUFFALO 12 8 4 0 327 257 .667 MIAMI 12 7 5 0 242 274 .583 INDIANAPOLIS 12 6 6 0 211 208 .500 N.-ANGLETERRE.12 4 8 0 235 292 .333 JETS NY 12 3 9 Section Centrale 0 219 306 .250 CLEVELAND 12 7 4 1 270 173 .625 HOUSTON 12 7 5 0 295 294 .583 CINCINNATI 12 6 6 0 284 225 .500 PITTSBURGH 12 6 6 Section Ouest 0 178 271 .500 DENVER 12 10 2 0 299 177 .833 RAIDERS LA 12 6 6 0 249 213 .500 KANSAS CITY 12 5 6 1 231 218 .458 SAN DIEGO 12 4 8 0 189 215 .333 SEATTLE 12 4 8 0 177 248 .333 Conférence Nationale Section Est GIANTS NY 11 9 2 0 244 170 .818 PHILADELPHIE.12 8 4 0 247 203 .750 WASHINGTON.12 6 6 0 271 247 .500 PHOENIX 12 5 7 0 220 264 417 DALLAS 12 1 11 Section Centrale 0 153 303 .083 GREEN BAY 12 7 5 0 282 281 .583 MINNESOTA 12 7 5 0 235 198 .583 CHICAGO 12 6 6 0 297 257 .500 TAMPA BAY 12 5 7 0 258 318 417 DETROIT 12 3 9 Section Ouest 0 200 302 .250 S.FRANCISCO.11 9 2 0 308 182 .818 RAMS LA 11 7 4 0 282 232 .636 N.-ORLÉANS 11 6 5 0 262 215 .545 ATLANTA 12 3 9 0 198 309 .250 Ligue nationale Vendredi PhiTphie 5, Edmonton 1 Detroit 3, Calgary 2 Pittsburgh 7, Wash'ton 4 Minnesota 7, N.Jersey 6 Samedi Buffalo 3, Québec 2 Hartford 5, PhiTphie 2 Edmonton 7, Islanders 2 Les meneurs Wash'ton 4, Pittsburgh 1 Montréal 5, Boston 3 Toronto 7, Rangers 4 New Jersey 3, Winnipeg 1 Calgary 3, St.Louis 3 L Angeles 7, Vancouver 4 Hier Québec à Rangers Hartford à Buffalo Chicago à Minnesota Los Angeles à Vancouver Ce soir Edmonton à Detroit Demain Buffalo à Hartford Philadelphie à Pittsburgh Islanders à New Jersey [ Boston à St.Louis LIGUE NATIONALE Conférence Prince-de-Galles Parti»* d'hier non Incluse» b a pts Gretzky, LA 11 36 47 Lemieux, Pit 13 31 44 Messier, Edm 16 23 39 Nicholls, LA.15 22 37 Turgeon, But 11 25 36 Nieuw'dyk, Cal.17 17 34 Gartner, Min.15 18 33 Oates, Det 9 24 33 Makarov, Cal 6 27 33 Hull, St.L 17 15 32 Maclnnis, Cal.7 25 32 Stastny, Qué.13 18 31 Francis, Har 12 19 31 Murray, Chi .12 19 31 Gilmour, Cal 11 20 31 Bourque, Bos 3 28 31 Robitai'le, LA 17 13 30 Kurri, Edm 13 17 30 Yzerman, Det 12 18 30 Savard, Chi 7 23 30 Richer, Mtl.12 17 29 Broten, Min 9 20 29 Bellows, Min.17 11 28 Verbeek, Har.16 12 28 Leeman, Tor.13 15 28 Craven, Phi 10 18 28 Laton'ne, Isl 17 10 27 Neely, Bos 17 10 27 Section Charles Adams Pl g P n bp bc pts BUFFALO 23 14 5 4 84 67 32 MONTRÉAL 27 15 10 2 85 73 32 BOSTON 22 13 7 2 78 62 28 HARTFORD 24 11 12 1 77 78 23 QUÉBEC 24 6 16 2 77 108 14 Section Lester Patrick RANGERS NY 24 12 8 4 88 77 28 PHILADELPHIE.23 10 10 3 84 78 23 NEW JERSEY 23 10 10 3 92 92 23 PITTSBURGH 23 9 12 2 90 96 20 WASHINGTON 23 8 11 4 74 80 20 ISLANDERS NY 25 5 17 3 82 108 13 Conférence Clarence Campbell Section James Norrls MINNESOTA 24 15 8 1 92 79 31 CHICAGO 25 14 9 2 92 85 30 ST LOUIS 22 11 7 4 84 67 26 TORONTO 25 11 14 0 102 116 22 DETROIT 23 6 14 3 70 94 15 Section Connie Smythe CALGARY 27 10 9 8 114 98 28 LOS ANGELES 23 12 10 1 100 97 25 EDMONTON 25 10 10 5 93 90 25 WINNIPEG 24 11 12 1 72 82 23 VANCOUVER 23 9 11 3 79 85 21 12 U Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs Christian Charron Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Michel Lefèvre Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Cayouette Former la main-d’ oeuvre Il est urgent de revaloriser l’enseignement professionnel LA CAPACITÉ concurrentielle de l’économie du Québec à l’échelle internationale dépendra de plus en plus de la qualification des ressources humaines, c’est-à-dire du niveau de la formation dispensée par les établissements scolaires (polyvalentes, cégeps et universités) et des efforts complémentaires accomplis par les entreprises.Ce constat n’est pas nouveau.Le Japon, pourtant dépourvu de richesses naturelles, en donne une convaincante illustration depuis de nombreuses années.À la faveur de la mondialisation croissante des échanges, les économies nord-américaines prennent conscience à leur tour que la qualité de la main-d’oeuvre est devenue un facteur déterminant.Devant ces bouleversements, comment le Québec peut-il améliorer son capital humain ?C’est la question à laquelle ont tenté de répondre les participants, venus pour la plupart des milieux de formation, lors du colloque libre-échange et éducation, tenu la semaine dernière à Montréal.Selon les recherches sur le profil des occupations en l’an 2000, il ressort que près de la moitié des nouveaux emplois exigeront au moins cinq années d’instruction après les études secondaires.La proportion des emplois exigeant une faible qualification ira donc en diminuant.Or, notre système de formation éprouve de grandes faiblesses, tant dans les entreprises que dans les établissements scolaires.Selon le rapport de Grandpré, une entreprise seulement sur quatre — il s’agit généralement des plus grandes — offre un programme de formation.On pourrait penser que si les PME ne réalisent aucun effort en cette matière, c’est parce qu’elles n’en éprouvent pas le besoin, d’autant que l’économie québécoise repose encore largement sur des secteurs qui exigent une formation minimale — textiles, vêtements, mines — et que, de toute manière, il revient au secteur public d’assumer au premier chef cette responsabilité.Mais on peut supposer aussi que les petites et moyennes entreprises investissent peu en formation parce qu’elles sous-estiment tout simplement l’importance de ce facteur de production.En somme, elles seraient insensibles, pour ne pas dire indifférentes, à la « culture de formation » qui fait la marque des firmes les plus avancées.De leur côté, les établissements scolaires ne sont pas sans reproches.Selon les études du Conseil canadien du marché du travail et de la productivité, plus de la moitié du taux de chômage serait attribuable à l’inadéquation entre les besoins des entreprises et la qualification de la main-d’oeuvre.Voilà une situation pour le moins paradoxale, sinon scandaleuse, alors que le taux de chômage au Québec persiste à 9 % et que le secteur professionnel, tant au secondaire qu’au collégial, est victime d’un sous-développement chronique.De toute évidence, le gouvernement fédéral sera appelé à jouer un rôle capital dans l’amélioration de la formation, surtout auprès des entreprises.Mais on se bornera ici à examiner les interventions qui relèvent plus directement du Québec.Trois d’entre elles commandent une action, ou du moins une réflexion, plus immédiate.Premièrement, il est urgent de procéder à une revalorisation de l’enseignement professionnel.Il est trop tôt pour juger des effets de la réforme apportée il y a quelques années par le ministère de l’Éducation, mais il faut reconnaître toutefois que le système de la polyvalence — en dépit de tous les changements menés au fil des ans — a été impuissant à développer un véritable secteur professionnel.C’est un échec lamentable.Deuxièmement, il importe d’établir une étroite collaboration entre les établissements de formation et les entreprises.C’est au milieu scolaire qu’il revient de prendre les devants, d’aller vers les entreprises pour mieux répondre à leurs besoins et aussi faire connaître les services de formation des écoles secondaires et des cégeps.Parallèlement, une coopération semblable par secteur d’activité devrait être encouragée à l’échelle nationale, comme c’est déjà le cas dans l’industrie de la construction.Troisièmement, il faudrait accorder une plus grande autonomie aux commissions scolaires et aux collèges de sorte qu’ils puissent adopter des mesures qui répondent à leurs besoins spécifiques.En réalité, une telle réforme irait jusqu’à mettre en cause la centralisation des négociations collectives dans le secteur public.Il faudra bien un jour s’y résigner.Entre temps, le gouvernement pourrait élargir le plus possible la marge de manoeuvre des établissements scolaires.Certes la formation de la main-d’oeuvre exige des investissements importants mais, on le constate, plusieurs des contraintes auxquelles elle se heurte, dépendent d’abord et avant tout des structures mises en place dans les décennies précédentes.Osera-t-on secouer le cocotier ?— ALBERT JUNEAU Le Pentagone aide Moscou UN des premiers résultats des derniers bouleversements à l’Est va être une relance du désarmement commençant par une forte réduction des budgets de défense des deux grandes puissances.On le savait déjà en ce qui concerne l’Union soviétique, avec la démobilisation de 500 000 hommes et une coupe de 17 % du budget annoncées par M.Gorbatchev.On y vient maintenant aux États-Unis.Si le budget militaire, que vient de signer le président Bush pour 1990, reflète les seules réductions qui ont été imposées par le congrès (10 milliards de dollars sur 315 initialement demandés) ; le projet de budget pour l’année fiscale 1991 sera, lui, en forte baisse à l’initiative de la Maison Blanche et même, fait rarissime, du chef du Pentagone, M.Cheney lui-même.Rien n’est décidé, mais l’on parle officiellement d’une réduction de 20 milliards de dollars dès la première année, et de 180 milliards d’ici à 1987.L’armée de terre envisage de libérer 200 000 militaires et civils.Les programmes les plus coûteux, tels que le bombardier B-2 et bien entendu la « guerre des étoiles », chère à M.Reagan, seront victimes de ces réductions.Plusieurs raisons expliquent cette tendance, à commencer par la nécessité de réduire le déficit budgétaire américain.Mais, surtout, tout le monde est bien d’accord pour juger que la menace militaire soviétique est tombée, comme l’a dit M.Cheney, « à son niveau le plus bas depuis la seconde guerre mondiale».Enfin, les progrès de la démocratie à l’Est, mais aussi les aléas de la perestroïka en U RSS, ont provoqué chez M.Bush une double préoccupation : consolider tout ce qui peut être consolidé des progrès déjà accomplis; « aider » M.Gorbatchev à persévérer dans la voie des réformes.Or, le désarmement est le principal terrain sur lequel peut se manifester cette double volonté.Raison de plus pour M.Bush de chercher à conclure rapidement les deux grandes négociations en cours avec Moscou : promise en principe depuis trois ans, la réduction de 50 % des armements stratégiques devrait enfin faire l’objet d’un traité dans les mois qui viennent.Quant à la négociation de Vienne sur les forces conventionnelles, elle devrait s’accélérer et conduire à des résultats plus importants que ce qui était envisagé jusqu’à présent.N’en déplaise à certains responsables européens, déjà inquiets, il faut donc s’attendre à une forte réduction de la présence américaine sur le Vieux Continent.— LE MONDE L’omnipraticien à l’hôpital L ’affaire de Laval, un cas d’espèce, drôle d’espèce IL EST vivement souhaitable que l’affaire de Cité de la santé de Laval n’en reste pas là.Pour le système québécois de soins de santé, surtout au moment où il est question de promouvoir une meilleure prise en charge à l’échelle régionale, le récent jugement de la Cour supérieure appelée à statuer sur le cas d’un omnipraticien, grand accoucheur devant l’Éternel, comporte des risques trop importants pour que les autorités veuillent se contenter de l’interprétation qui a été faite de la loi actuelle.Et meme, en cas d’impasse, il faudra appeler l’Assemblée nationale à la rescousse.Agir autrement serait encourager une attitude, heureusement minoritaire chez les médecins, qui consiste à considérer que l’hôpital, ses lits, ses laboratoires, ses équipements, son personnel ne sont que le prolongement de leur cabinet privé.À la limite, il suffirait pour un médecin d’utiliser d’habiles techniques de marketing pour attirer une clientèle excessive et l’imposer à un seul établissement bien au-delà de ses capacités, alors ' même que les mêmes services, et de qualité comparable, sont disponibles et sous-utilisés tout autour.Il faut regretter que la profession, mise à la gêne par le comportement de quelques-uns de ses membres, fasse le silence ou se contente de tout recouvrir du pudique manteau de Noé.Ceci dit, il n’y a pas lieu de perdre les pédales.En réalité, chez les omnipraticiens, la « tendance lourde » semble aller dans un tout autre sens.D’abord, les omnipraticiens se désintéressent de plus en plus de la pratique de l’obstétrique (ce qui peut favoriser chez ceux qui restent la constitution d’un clientèle disproportionnée en nombre).; Selon le rapport d’un groupe de travail de l’Asso-! ciation des médecins omnipraticiens de Montréal 1~(AMOM), paru ces jours derniers, il n’y avait plus que 72 médecins à avoir fait des accouchements , entre juin et décembre 1988, contre 178 neuf ans plus tôt, et cela sur un peu plus de 1000 médecins en pratique active rémunérés à l’acte.A l’échelle du Québec, de 1979 et 1985, les omnipraticiens ont vu leur part d’accouchements diminuer de 48 % à 34,8 % au profit des spécialistes, en même temps que le taux de césariennes passait de 14 % à 19,4 % (rapport du Comité de travail sur la pratique des sages-femmes).Mais il y a encore plus étrange — ou plus grave.Les omnipraticiens, d’année en année, se détournent de la pratique en établissement au profit de la pratique en cabinet.Normalement, on aurait dû assister au mouvement inverse.Aurait-on oublié les efforts déployés par leur fédération syndicale pour obtenir la création de départements de médecine générale ?Plus récemment, la même fédération a même réussi à persuader le ministère de niveler la tarification de telle sorte qu’il ne soit pas plus avantageux, financièrement, de pratiquer en cabinet qu’à l’hôpital.Mais, à lire le rapport de l’AMOM, on constate que les départements de médecine générale éprouvent de la difficulté à attirer et à retenir un nombre suffisant d’omnipraticiens, d’où les pénuries à l’urgence de certains centres hospitaliers.Tous ces phénomènes se produisent dans un contexte où la profession médicale, malgré la socialisation des services de santé, demeure entièrement « privatisée », le médecin ayant toujours la liberté quasi absolu de choix de son lieu de pratique, et le contrôle presque entier des facteurs pouvant influencer son niveau de rémunération (à l’intérieur, bien sûr, de quelques grands paramétrés négociés collectivement).Nous voilà loin de l’affaire de la Cité de Laval.Mais il ne s’agissait, peut-on penser, que d’un cas d’espèce.Une espèce en voie de disparition ?— JEAN FRANCOEUR V£Bé0CAG£ A tnDQO LETTRES AU DEVOIR Après Berlin, Québec LES ÉVÉNEMENTS de Berlin montrent que rien n’est impossible ! Les plus folles imaginations peuvent devenir réalité si elles sont justes.Il est peut-être temps maintenant que le Québec s’engage résolument sur le chemin de l’Indépendance et que d’autres minorités américaines, submergées par les Anglo-Saxons ou les Espagnols, retrouvent une indépendance.L’indépendance du Québec devrait préfigurer l’indépendance des multiples cultures amérindiennes.Pourquoi le Québec n’engagerait pas une politique active d’émigration de français afin d’avoir les moyens de l’Indépendance ?Les Anglo-Saxons n’ont jamais supporté les différences et, dans un tel cas, il ne reste plus que la solution de la séparation.L’indépendance des francophones américains, de tous les Franco-Américains (par opposition aux Anglo-Américains), est un jeu d’enfant par rapport à ce qui vient de se produire à Berlin ! — CLAUDE RIFAT Genève, le 19 novembre.La peur de l'autre DEUX FAITS jettent une foisde plus la lumière sur les rapports de la société québécoise avec ses immigrants et néo-Québécois.D’abord, la fameuse question de la CÉCM sur les écoles séparées, et le 17 novembre, cette question de Droit de parole : « Doit-on fermer la porte du Québec aux immigrants qui ne parlent pas français ?» Plusieurs immigrants et néo-Québécois ont été blessés par ces événements et par le rejet qu’ils impliquent.Je dis catégoriquement non à un Québec refermé sur lui-même, cultivant sa propre culture (filant sa pure laine ! ) sans tenir compte de tous les autres qui vivent parmi nous.Car il y a chez les nouveaux arrivants une richesse, une ingéniosité, des qualités intellectuelles et de coeur qu’ils ne demandent qu’à partager avec nous.Mes amis immigrants m’ont accueillie chez eux, m’ont ouvert leur porte, m’ont fait partager leur repas, se sont inquiétés de mon bien-être comme si eux-mêmes oubliaient leurs nombreux problèmes et les conditions précaires dans lesquelles ils vivaient.Quand je pense à eux, deux mots me viennent à l’esprit : générosité et courage.Courage pour commencer une nouvelle vie, pour apprendre, lutter, faire sa place au soleil et surtout celle de ses enfants, et générosité de celui qui peut donner même ce qu’il n’a pas à ses amis.Nous avons fait des échanges culturels, le Nouvel An québécois pour le Nouvel An iranien, la cum-bia, la poésie et le théâtre latinos contre Gilles Vigneault et le cinéma québécois, la pupusa et les empanadas contre la tourtière, la région de Charlevoix contre les arbres géants d’Amérique centrale et, finalement, affirmation du Québec français et lutte pour la justice sociale des peuples opprimés.Les problèmes du Québec ne doivent pas se régler sur le dos des immigrants.Nous tenons avec eux un double discours, d’un côté les accusant de s’en aller «du bord des Anglais» et en même temps ne leur donnant pas la chance d’utiliser ce français nouveau si durement acquis.Aussitôt qu’un immigrant s’adresse en français à un Québécois francophone dans un restaurant, un magasin ou un service public, il se fait répondre en anglais si le francophone décèle un accent chez son interlocuteur ou s’aperçoit qu’il n’est pas originaire d’ici.Pourrions-nous être un peu plus conséquents avec nous-mêmes ?Nous affirmer sans ambiguïté tout en partageant avec nos nouveaux concitoyens ?Je voudrais que d’autres Québécois tricotés en laine du pays comme moi, mais qui ont la chance d’avoir des amis immigrants, témoignent à leur tour pour que nous fassions reculer la peur de l’autre et que nous brisions ce mur d’indifférence qui nous sépare encore.— LOUISE SAINT-PIERRE Montréal, le 20 novembre.Bravo ! I.ettre à M.Jean Corbeil TOUTES mes félicitations pour l’intelligence sensible et réaliste dont vous faites preuve en choisissant de ramener le fleuve à la rue de la Commune, devant le Vieux-Montréal.Les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame nous paraîtront plus accessibles avec l’élimination de tous ces obstacles visuels.Nous vivrons de cette relation directe avec la nature à Montréal.Incontestablement, le retour du Port du XIXe siècle, époque des grands voiliers, va plonger les Montréalais dans leur passé pour mieux comprendre leur présent et mieux construire leur avenir.C’est la vie qui reprend ses droits ! Bravo ! — ESTELLE BENOIT Vieux-Montréal, le 21 novembre.Incompatible avec le nationalisme LES DERNIÈRES semaines nous ont donné le spectacle d’un déchaînement quasi-hystérique contre la CÉCM, accusée du crime d’avoir osé demander l’avis des parents sur le type d’intégration des minorités dans les écoles qu’ils souhaitaient.En taxant les commissaires de racistes, d’imbéciles ou de dinosaures, on pensait sans doute apporter les profonds arguments au-delà desquels aucune discussion n’était plus possible.Ceci illustre bien jusqu’à quel point nos soi-disant leaders de l’opinion (éditorialistes, groupes de pression, organismes de tout acabit) n’admettent la liberté d’opinion et de discussion que pour les bien-pensants qui adhèrent sans esprit critique à l’orthodoxie de 1945 et à l’idéologie des « droits à tout prix », C’est d’ailleurs là que se situe la plus grande menace à la survie des Québécois de souche en tant que Nation, puisque l’idéologie des droits est incompatible avec le nationalisme véritable.À ce point de vue, le combat des Orr, Morgenthaler, Larose et Jean-Bart est le même : faire reconnaître comme absolus des « droits » (à l’affichage en anglais, à la grève sans barrières et à l’avortement sur demande, droit des allogènes à une égalité exigeant des Québécois de souche une renonciation à leur caractère dis- ¦ Avis de l'éditeur Les m Lettres au DEVOIR • doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages, dacty lographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas i publier toutes les lettres remues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.tinct et la mise en place d’une dis crimination à rebours) dont l’application sape notre vitalité nationale et fait triompher les tendan ces lourdes à l’assimilation et au nivellement.Assez curieusement, ce sont parfois les mêmes personnes qui défendent le caractère distinct de Québec qui se montrent les plus acharnées à refuser d’admettre le caractère distinct, au plan ethm que, des Québécois de souche et les moyens nécessaires pour le sauvegarder.Certains éditorialistes sont même allés jusqu’à nier l’existence des Québécois de souche, illustrant par là le déracinement et la désorientation auxquels les a conduits l’idéologie des droits; ce qu’on est trop mêlé pour ressentir, on le nie.Certains ont brandi le caractère accueillant des Québécois, le projet de société visant à intégrer les immigrants pour assurer notre survie nationale.Ce projet de société est certes celui de nos soi-disant leaders d’opinion, mais il ne saurait être celui des nationalistes lucides.Le recours à l’immigration, bénéfique à petites doses, est suicidaire à doses massives, comme c’est le cas à Montréal.Le but d’une forte majorité d’immigrants est de s’intégrer à la société anglophone d’Amérique du Nord et comme tels, ils constituent un vecteur d’assimilation et de minorisation pour les Québécois de souche.Le comportement de certains de ces immigrants à l’égard de notre lutte nationale pour la survie rend tout à fait plausible pour notre Nation le sort des nations autochtones.Alors, messieurs les humanistes, quelle réserve choisissez-vous pour nos petits-enfants : « Quebec City », ou le Lac St-Jean ?— CLÉMENT LAROCHELLE Québec, le 17 novembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743.rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau.St-Laurent.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec (514) 844-3361 Abonnements (514) 844-5738 ¦ LE DEVOIR .(USPS =003700) is published daily by L'Imprimerie Populaire.Limitée, 211 rue St-Sacrement.Montréal, Québec H2Y 1X1 Subscription rale per year is $439 00 USD Second Class Postage paid al Champlain.N Y U S POSTMASTER send address changes to Insa, PO Box 1510, Champlain.NY 12919-1518 Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 ¦ 13 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE COURRIER !!>XJ Pourquoi cette guerre au Salvador ?Qui saigne ce pays ?QUI ARRACH K et engloutit, par continents entiers, de la chair d'hommes, de femmes et d'enfants ?Qui ?Quoi ?— La Démocratie des • winners », par tueurs interposés Les escadrons de la mort déchiquettent par le milieu de l’isthme le corps des Aménques.Mais, c’est du haut de ses bunkers climatisés que la voracité nantie arme les assassins.Tout un monde « libre », au dire de sa pub, s'adonne impunément à la dévoration des peuples, que dégrade en déchets le jovial Bébé bouffi dont l’inarrêtable grlgnote-ment couvre le hurlement des damnés et le hourra des bourreaux.— PAUL CHAMBERLAND Montréal, le 20 novembre.Une lutte du peuple COMMENT comprendre le retournement de situation qui a cours au Salvador avec l'offensive armée du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN) alorsque des négociations avaient cours encore récemment entre le FMLN et le gouvernement d’extrême-droite de Cristiani ?Depuis la prise du pouvoir de Cristiani en mars 1989, ce sont les grands propriétaires terriens, l’aile dure de l'armée et les escadrons de la mort qui gouvernent dans ce pays.Ces partisans de la guerre totale ont bien sûr signé « les accords de paix » en Amérique centrale, diplomatie oblige, mais la répression sauvage (comme l’attaque à la bombe des locaux d'une fédération syndicale qui a fait 10 morts le 31 octobre et l'assasinat de six jésuites à San Salvador le 16 novembre) montre bien la « volonté de négocier » de la classe dominante sal-vadorienne.Pour maintenir ses privilèges énormes, en particulier en bloquant toute réforme agraire qui permettrait aux paysans du Salvador de manger, dans un pays où le chômage atteint un taux de 65 %, la classe dominante a reçu des USA plus de 4 milliards $ d’aide militaire munis dans la lutte de libération du peuple salvadonen.Au nom de tous les citoyens de notre pays qui sont attachés aux idéaux de paix, de justice, de liberté et de démocratie, notre gouvernement ne peut demeurer impassible et silencieux devant ces massacres et cette escalade de la violence.C'est ainsi que tout en voulant manifester notre indignation devant les derniers événements au Salvador et redire notre solidarité à tout le peuple salvadorien, nous demandons avec insistance au gouvernement canadien qu’il prenne les mesures nécessaires pour : — manifester son indignation au nom du peuple canadien devant le massacre des populations civiles et des six jésuites assassinés le 16 novembre dernier à San Salvador; — aider à la déclaration d’un cessez-le-feu dans les délais les plus brefs; — encourager les belligérants (gouvernement et FMLN) à reprendre les négociations déjà entamées sous l’égide de l’OEA et de Mgr Arturo Rivera y Damas; — pousser les autorités salvado-Tiennes à enquêter sur l'assassinat des six jésuites pour que justice soit faite; — soutenir et susciter des efforts ayant pour but d’amener une plus grande justice sociale au Salvador, seule véritable solution pour une paix durable et juste.Notre foi chrétienne, notre solidarité envers les exploités du monde et notre rejet de la violence nous empêchent de faire silence sur la situation d’injustice et d’affrontement qui perdure depuis trop longtemps au Salvador (comme actuellement, dans un tout autre contexte, au Liban).Notre humble voix s’ajoute à celle du regretté pape Paul VI qui déclarait devant l’ONU en 1965 : « Plus jamais la guerre ! » Puisse-t-il en être le cas au Salvador, comme ailleurs dans le monde.— Mario TREMBLAY Florent VILLENEUVE Chicoutimi, le 18 novembre.à San Salvador, attendant de la nourriture, lore Des civils font la queue et économique depuis 1980.Pas sur- Fmenant que ces dernières années e Salvador a été le pays le plus bombardé au monde.Malgré cette répression, le mouvement populaire, syndical, paysan et d’opposition armé a connu un essor important en regroupant de très larges secteurs de la population salvadorienne qui demandent la fin des massacres, la reprise des négociations de paix et une politique économique favorable à la majorité des 5 millions de Salva-doriens.Seulement dans les 10 premiers ' mois de 1988, les organisations de défense des droits de la personne signalent plus de 2600 cas d’assasi-nats, de torture et d’enlèvements commis par l’armée de ce pays.Devant l'impossibilité de mater tout un peuple qui réclame des changements profonds de la société salvadorienne, la classe dominante soutenue par les conseil- lers militaires US impose une mort lente au peuple salvadorien.Il n’est pas surprenant dans ce contexte que le mouvement populaire de ce petit pays d’Amérique centrale consente aujourd’hui des sacrifices énormes pour chasser du pays ceux qui bloquent toute avenue vers le changement.C’est le sens de l’offensive actuelle des forces populaires regroupées dans le FMLN.Avant d’être assasiné en mars 1980 par les escadrons de la mort liés à l’actuel président du Salvador, l’archevêque du pays, Mgr.Oscar Romero, affirmait que l’insurrection armée était justifiée quand tous les autres moyens avaient échoués.10 ans plus tard c’est malheureusement toujours le cas.Dans ce contecte, la lutte du peuple salvadorien mérite tout notre appui.— JEAN RICHARD Chicoutimi, le 18 novembre.PHOTO AP de l’offensive du FMLN.Les mesures nécessaires Lettre à M.Joe Clark, secrétaire d’Êtat aux Affaires extérieures, adressée au nom d'un groupe de treize futurs prêtres et professeurs en théologie de l'Université du Québec à Chicoutimi PERMETTEZ-NOUS de solliciter l’urgente intervention de votre gouvernement en faveur de la paix et de la justice au Salvador.La reprise des combats entre le gouvernement salvadorien et le Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN ), a causé la mort de plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux civils.De plus, l’assassinat de six prêtres, membres de la Compagnie de Jésus, nous laisse dans la consternation la plus grande.Comme Mgr Oscar Romero en 1980, ces hommes sont morts pour s’être rendus sensibles et proches des plus dé- Quand nos universitaires ignorent leur français À qui la faute ?Lettre aux directeurs de cégeps et au recteur de l'Université de Montréal LE JOURNAL Forum de l’Université de Montréal annonçait le 30 octobre que « 40% des nouveaux étudiants ont échoué au test de français ».40 % des nouveaux étudiants de l’Université de Montréal, où l’on administre des tests de français à l’admission pour la première fois cet automne, seraient donc des « cancres ».Si telle n’est pas la réalité des faits, telle est du moins l’impression qui ressort à la lecture de ces manchettes.Le taux d’échecs de 40 % est, au fond, un peu artificiel.Le seuil de passage a été déterminé a posteriori.C’est donc dire, et l’Université le reconnaît elle-même, que le seuil de passage aurait pu être fixé n’importe où entre 10 et 90 %.On a donc médiatisé les résultats d’un test dont le barème n’avait pas été préalablement fixé et mis à l’épreuve.Tout cela sert sans doute les manoeuvres médiatiques de l’Université.Quoi qu’il en soit, le résultat net.c’est que les étudiants, à tout le moins 40 % d’entre eux, passent pour de véritables ignorants.40 % d’échecs, à qui la faute ?Sans doute au système d’éducation québécois dans son ensemble.Une étude de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) révélait, il y a quelques années, que le temps alloué à l’apprentissage du français au primaire avait diminué de 26 % et de 33 % au secondaire, depuis 1959.De plus, beaucoup d’étudiants de notre génération ont dû subir certaines méthodes expérimentales d’enseignement du français, telle la tristement célèbre « méthode Sablier », qui ont fait des ravages dont on sent encore aujourd’hjui les conséquences.Enfin, la qualité du français d’un élève du primaire, du secondaire ou du cégep doit être évaluée de façon continue (rédactions fréquentes de textes, dictées, évaluation du français dans toutes les matières, etc.).Cette politique est-elle vraiment appliquée dans les faits ?Loin s’en faut ! Qu’on ne s’étonne donc pas de la piètre qualité apparente du français des nouveaux universitaires.Ces derniers portent les stigmates d’un système largement inadéquat.S’ils frappent aux portes des universités avec un bagage limité de connaissances en français, c’est que le système d’éducation dans son ensemble n’a pas encore suffisamment pris conscience du rôle primordial qu’il doit jouer en matière de français.Certes, il est réconfortant de voir l’université prendre un certain leadership sur cette question.Elle indique très clairement au reste de la société et aux institutions d’éducation qu’elle fait maintenant de la qualité du français chez ses étudiants une priorité.Cependant, il est bien tard, rendu à l’université, pour régler en peu de temps ce que 12 années d’études n’ont pas su corriger.D’autre part, l’Université de Montréal n’a pas encore de politique très claire en ce qui a trait aux mesures de rattrapage pour les étudiants qui ont été admis mais qui n’ont pas réussi le test.À l’heure actuelle, on ne sait pas encore exactement quels seront ces cours.Si l’Universite est cohérente dans sa politique de valorisation du français, elle doit investir L’échec du petit Jésus Cupidité IL SEMBLE que cette année, l’impudence des marchands ne connaisse plus de bornes.Je suis allée faire des courses le 4 novembre dans un magasin du centre-ville ; à l’intérieur, tout était couvert de décorations de Noël ! Au supermarché quelques jours plus tard, on nous passait de la musique de Noël ! La pharmacie près de chez moi a déjà posé dans sa vitrine ses grosses couronnes de Noël ! Et la télévision nous assomme d’annonces poussant à l’achat de cadeaux de Noël ! Quand allons-nous, comme société, cesser de tolérer ce mensonge ?Car c’en est un.On essaie à toute force de nous faire croire que nous sommes dans le temps de Noël alors que c’est faux : Noël, c’est à la fin de décembre ! Cette tromperie collective, grassement rémunératrice pour les commerçants, va-t-elle se poursuivre encore longtemps ?Va-t-elle continuer de s’aggraver d’année en année, grossissant encore la troupe de consommateurs abusés, égarés, qui achètent et achètent parce qu’on leur dit que « c’est Noël » ?J’en ai assez de la cupidité des marchands de toute espèce, toujours prêts à étudier les sentiments les plus nobles des consommateurs — car pour eux, c’est tout ce qui existe ; il n’y a pas de personnes, il n’y a que des consommateurs —, des sentiments comme l’affection, l’amour pour ses proches, l’amitié, la générosité, afin de les exploiter honteusement pour vendre, vendre, vendre.Et bien sûr, on mise aussi sur les sentiments de culpabilité, pour les exacerber et faire honte au « consommateur » qui aurait l’idée absurde de donner de petits cadeaux, jolis ou pratiques, aux gens qui lui sont chers ; il faut n’est-ce pas, le guérir au plus vite de cette idée si dangereuse ! J’en ai assez de voir qu’on fait désirer aux enfants des choses que leurs parents ne pourront jamais leur offrir ; de sentir autour de moi la frénésie et l’anxiété des adultes, qui se sentent obligés de dépenser au-delà de leurs moyens, car que diraient les autres ?les voisins, les amis, la parenté ?Alors que les autres vivent souvent les mêmes problèmes.Qu’attendons-nous pour crever cette illusion partagée, à l’aide d’un peu d’honnêteté ?J’en ai assez de cette intolérance, car c’en est une, envers les gens pour qui Noël est une fête modeste, qui achètent leurs cadeaux simples vers la mi-décembre, et qui refusent de se laisser récupérer par une industrie omniprésente qui ne rêve que de les réduire à l’état de cobayes conditionnés qui croient tout ce qu’on leur dit : qu’il y a un « temps de Noël » qui commence avec le mois de novembre, que plus on dépense, plus on fête, etc.Notre société soi-disant tolérante ferme les yeux sur ce genre de manipulation à grande échelle, car comment reprocher quoi que ce soit à des entreprises qui créent des emplois, font marcher l’économie et sont motivées par cette idole que nous vénérons un peu plus chaque jour : le succès ?Quand je pense que l’origine de cette fête est la naissance d’un enfant pauvre qui a essayé de nous avertir tant de fois des dangers de l’argent, de l’esclavage que constitue la poursuite de l’abondance matérielle, je me dis qu’à ce point de vue, à part de rares exceptions, la venue de Jésus aura été un échec.— LOUISE CARRIER Montréal, le 15 novembre.PHOTO U de M Vue du complexe principal de l’Université de Montréal des ressources importantes pour mettre à la disposition des étudiants de véritables cours solides et bien encadrés de français correctif.Espérons que l’Université se contentera pas des seuls cours CAFÉ cours autodidactique de français crit) dans leur forme actuelle : une avenue facile, peu coûteuse et qui ne garantirait pas un rattrapage adéquat.Malgré tout, l’Université a raison de dire que ce n’est pas dans sa mission, de prime abord, de donner des cours de rattrapage en français.Cette mission est plutôt celle des cégeps.C’est pourquoi nous joignons notre voix à la sienne pour demander aux autres niveaux d’enseignement de se concerter pour corriger la situation.On fait du français une priorité dans nos institutions d’enseignement.Bravo ! Mais ne faisons pas payer les candidats aux études universitaires pour les erreurs passées du système d’éducation.— LAURENT MARTIN coordonnateur des affaires académiques à la Fédération des Associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal Montréal, le 14 novembre.La langue de l’élite LES NOUVEAUX étudiants de l’Université de Montréal qui ont échoué au test de français (40 %) ont ranimé en quelque sorte le débat de la langue française.Il va s’en dire, d’un autre angle.Et les nombreux commentaires se résument à cette constatation ; on charcute sa langue, son français.On souhaite redresser la situation dans un délai acceptable et passer le mot d’ordre aux autres niveaux, c’est-à-dire au primaire, secondaire et collégial.Mais ce n’est pas en pointant du doigt les coupables que le redressement va se présenter.Car qui pointe du doigt se croit doté d’un savoir, d’un pouvoir inébranlable, dieu sait à quel point indéfectible lorsqu’il s’agit de la langue française, dont le snobisme écrasant.Cette autorité se manifeste jus- qu’à remettre en cause la liberté d’expression.On arbore l’image de prestige à s’en pèter les bretelles ; « dit-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es pour prendre place à ma table » On constate que la langue est malade mais tout en omettant des aspects non négligeables.Ne serait-ce que de vivre dans un monde visuel qui ampute ou annule carrément les heures de lecture.(La situation ne se répète-t-elle pas sur d’autres continents ?).La pauvreté de certaines bibliothèques sur le territoire québécois ; à peine 30 kilomètres de Montréal, on ne sera guère étonné de l’absence d’un tel lieu.Et le lot des analphabètes nous renvoie assez vite aux réalités sociales malgré le fait que nous habitons un pays industrialisé.On s’inquiète que la prochaine élite ne sache pas écrire, soit, mais du même coup on juge les retombées d’un système scolaire institué pendant les années 60, voulant démocratiser l’enseignement en en rendant accessible à toutes les couches de la société ainsi qu’aux jeunes filles.Mais avant les années 60, qui d’autres que les privilégiés et quelques exceptions accédaient aux études supérieures ?D’un autre ordre, la vague d’internationalisme nous rapproche forcément d’un français international.Le Québec, sevré depuis la guerre de sa mère patrie, a vu sa langue, son français s’affirmer tout au long des années 60 et 70.Michel Tremblay représente assez bien cette conjoncture.Il a employé la langue de la rue.On l’a vilipendé, rejeté, décrié.Aujourd’hui, ses pièces sont présentées à travers le monde et dans les universités on l’étudie.La langue est un système de signes verbaux propre a une communauté.En fait, on se tient à un pas des niveaux de langage, du jeu des classes sociales.On semble plongé dans une période où tout est à refaire, à redire.Le plus réconfortant c’est de savoir que le peuple reste fidèle à lui-même tout en parlant la langue du coeur.— MARYSE MARTIN St-J ean-sur-Richelieu le 17 novembre.Enfants en péril Un cas pour la DP J lettre à M ('laude Hilixieau, directeur de la Ptvleclion de la jeunesse VOUS SACHANT préoccupé de la protection des enfants et du respect de leurs droits, j’aimerais porter à votre attention la situation suivante et demander votre intervention auprès du ministère de la Sécurité du Revenu, en vertu de l’article 38 d) de la Loi de protection de la Jeunesse « 3fi.Aux fins de la présente lui, la sécurité ou le développement d’un enfant est considéré comme compromis [.] d) S'il est privé de conditions matérielles d’existence appropriées à ses besoins et aux ressources de ses parents ou de ceux qui en ont la gaixle ».Une femme, mère de deux en fants, que je rencontrais il y a quelques jours, venait de recevoir son crédit d’impôt-enfant.« Regarde Louise, j’ai pu me faire six plats congelés de sauce à spaghetti.Regarde, j’ai des conserves en réserve, du savon.Je déprime quand je vois qu’il ne me reste qu’un peu de savon pour laver le linge et que je n’ai plus d’argent pour en acheter.Si je gagnais à la loto, je paierais mes dettes, J’aurais de quoi manger toutes les semaines, des fruits comme je veux et je pourrais acheter le linge qu’il faut aux enfants.» J’avais l’impression d’entendre ce que des paysannes Philippines me di saient lors d’un séjour il y a quelques années : « ('e que nous voulons : du poisson à pêcher, des poules et un jardin.» Non, le Québec n’est pas un pays du tiers-monde, mais nous côtoyons dans ce pays riche de plus en plus de pauvres qui ont comme rêve de n’avoir que le nécessaire.’ Nous ne sommes nas un pays du tiers-monde, mais les enfants de cette femme, âgés de 10 et 14 ans, doivent travailler pour se payer le nécessaire.Et la mère leur emprunte de l’argent pour acheter de quoi manger certains jours, argent qu’elle pourra difficilement leur rendre.Cette femme devrait recevoir 768 $ chaque mois en aide sociale.Mais le ministère de la Sécurité du Revenu retient chaque mois 92$ pour payer llydro-Québec et 50 $ pour de l’aide versée en trop.Son logement est de 370 $ par mois.11 lui reste donc 256 $ pour payer la nour riture, les vêtements, le téléphone, le transport, certaines dettes, etc.pour trois personnes.Oui, il lui arrive de se payer un billet de loto ! Mais peut-on vivre sans rêve ?Cette femme peut difficilement travailler.Elle est obèse et a fréquemment des maux de jambes Ce ne serait pas une raison valable pour un médecin de la déclarer inapte au travail.D’ailleurs, elle aimerait travailler, mais avec un revenu régulier et suffisant pour payer le minimum nécessaire à sa famille.Mais avec la nouvelle Loi d’aide sociale, elle devrait rembourser sa dette à l’aide sociale dans un délai maximum de trois ans.De toute évidence, elle ne pourrait répondre à cette exigence.Nous avons déjà fait appel à des groupes d’aide au plan budgétaire, à la Société St-Vincent-de-Paul et au Fonds spécial à l’enfance.Le dépannage n’est pas une solution à un manque de revenu chronique.Il soulage temporairement.Une demande de loyer à prix modique a été faite, mais la liste d’attente est longue.Les enfants sont sous la Direction de la Protection de la jeunesse fDPJ).Au niveau de ses attitudes educatives, la mère demande à continuer de recevoir de l’aide, mais il n’est plus nécessaire de maintenir l’intervention du « DP.I ».Cependant, l’état de pauvreté dans lequel cette famille doit vivre compromet nécessairement le développement des enfants.Actuellement, seul un placement des enfants améliorerait la situation économique de cette famille .En n’assurant pas un revenu décent aux familles assistées sociales, le gouvernement du Québec est coupable de négligence à l’égard de plusieurs enfants.Je vous demande donc d’intervenir personnellement, comme directeur de la Protection de la jeunesse, auprès du ministère de la Sécurité du Revenu, afin que les familles assistées sociales puissent avoir des revenus leur permettant de subvenir adéquatement aux besoins de leurs enfants.Plusieurs placements pourraient être ainsi prévenus.Quand on connaît le coût affectif, social et économique d’un placement ! « Toute personne dans le besoin a droit, pour elle et sa famille, à des mesures d’assistance financière et à des mesures sociales, prévues par la loi, susceptibles de lui assurer un niveau de vie décent ».(Charte québécoise des droits et libertés de la personne, article 45).— LOUISE LEBOEUF intervenante sociale Bureau des services sociaux de l’Est de Montréal Montréal, le 14 novembre.CENTRAIDE A BESOIN DE VOTRE AIDE.DONNEZ.Cantralda £ V i 14 ¦ Le Devoir, lundi 27 novembre 1989 / PHOTO AP Le summum Le lutteur de sumo hawaïen Konishiki, pesant 488 livres, a obtenu le record de ce sport, hier, à Fukuoka au Japon avec 14 victoires contre une défaite pour mériter le trophée qu'il exhibait fièrement en compagnie de ses fans.SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le pouvoir non communistes.Le premier résultat de cette rencontre gouvernement-opposition a été l'annonce de la libération ce matin de tous les prisonniers politiques, libération demandée par le Forum civique.Tous les prisonniers politiques seront relâchés aujourd’hui au plus tard, a annoncé hier le père Vaclav Maly, porte-parole de l’opposition à l’issue des entretiens avec les autorités à Prague.Le père Maly a précisé que le Forum civique avait remis à M.Ada-mec une liste de 18 prisonniers politiques.La prochaine ronde des négociations entre les autorités et l’opposition, est prévue pour mardi prochain.a-t-il indiqué.Le président de la République tchécoslovaque, M.Gustav Husak, sur intervention du premier ministre Adamec, avait décidé l’arrêt des poursuites judiciaires et la libération de huit prisonniers d’opinion dont M.Petr Uhl, l’un des principaux animateurs de la Charte 77.En ce qui concerne la grève générale d’aujourd’hui, l’écrivain Vaclav Havel, un des premiers à prendre la parole devant la foule des manifestants hier, a maintenu son appel à un arrêt de travail de deux heures.« Nous ne voulons pas paralyser le pays, mais nous voulons qu’il se porte mieux » a-t-il expliqué.M.Adamec, en revanche, a demandé que cette grève soit symbolique et que les « dégâts pour l’économie nationale restent limités».La manifestation de la plaine de l’Etna, qui avait débuté hier après-midi s’est terminée avec la formation d'une chaîne humaine partant de la tribune et qui est allée jusqu’au Château, siège de la présidence de la République.Entrés dans la Château par la porte Mathias, les manifestants se sont moqués du président Husak, en scandant « Gustav, Gustav, regarde comme nous sommes nombreux ».4 L’opposition L’arrivée de jeunes loups sur les banquettes de l’opposition renforcera cette nouvelle dynamique.Plusieurs d’entre eux veulent se faire valoir et talonnent déjà les ministres dont ils sont les critiques.L’enthousiasme des Michel Bourdon, Pauline Marois, Rémy Trudel ajouté à l’expérience des Chevrette, Brassard, Gendron et llarel pourra se révéler dévastateur pour le gouvernement qui a le désavantage d'avoir dans ses rangs quelques recrues comme Gérait! Tremblay, Norm Cherry, Liza Hébert et Lucienne Robillard qui sont peu rompues au jeu parlementaire.La volonté du Parti québécois exprimée cette semaine de ne pas faire de quartier sera renforcée par l’arrivée en chambre d'un concurrent à qui on ne voudra pas laisser trop de chances.Le Parti Egalité ne peut se tailler une place qu’aux dépens du Parti québécois, a réalisé ce dernier qui n'entend plus céder de terrain à celui qu’il avait pourtant décrit comme un « allié objectif ».Quoi que fassent le Parti québécois et le gouvernement qui, face au Parti Egalité, sont les vrais alliés objectifs, ce petit dernier ne pourra qu'être un empêcheur de danser en rond pendant ces premières semaines de session.Exception faite de la volonté bien affirmée des quatre députés égali-tanens de se tailler une place, personne ne sait vraiment à quoi s’attendre.Les fortes convictions qui les animent comme l’appui important qu’ils ont dans la communauté anglophone devrait leur permettre de se faire reconnaître, si ce n’est à l’Assemblée nationale, dans l’opinion publique.Faute d’avoir le droit d’interroger le gouvernement, rien ne leur interdira de multiplier les déclarations dans les corridors du parlement.La recherche de l’équilibre entre les forces et les personnalités en présence à l’Assemblée risque fort de se faire au détriment du gouvernement pendant cette srssion que le premier ministre a volontairement voulue la plus courte possible sachant qu’il avait peu de choses à inscrire au menu législatif pour l’instant.À court terme, le gouvernement n'a qu’une quinzaine de projets de lois à inscrire au feuilleton dont seu- Le Comité des Finances suggérera à Wilson de dorer la pilule de la TPS OTTAWA (PC) - M.Don Blenkarn, l’homme qui a récemment traité les Albertains ainsi que tous les opposants à la TPS (nouvelle taxe sur les produits et services) de « stupides », fera part de ses recommandations aujourd’hui au ministre des Finances Michael Wilson au sujet de la taxe.Le député d’arrière-ban de Mississauga (Ontario) et président du Comité des finances des Communes, devrait suggérer au ministre Wilson des moyens pour rendre la TPS plus équitable, moins inflationniste et plus facile à accepter pour les contribuables.M.Blenkarn a refusé de commenter les douzaines de recommandations que fera son comité ce matin, lors de la présentation de son rapport.Selon des sources proches du comité, M.Wilson devra essuyer des critiques cinglantes.Au terme de six semaines d’audience, après des centaines d’heures de recherches et après avoir entendu plus de 200 témoignages, la principale recommandation du comité sera que M.Wilson devrait taxer toutes les ventes de maisons, immeubles à logements, condominiums, et même les terrains qui seront utilisés pour la construction résidentielle.Le ministre des Finances avait proposé de ne taxer que les ventes de maisons neuves, qui ne comptent que pour trois pour cent des ventes totales.lement quatre ou cinq seront adoptés d’ici Noel.Le plus important sera le projet relatif à la pratique des sages-femmes, les autres étant des mesures aussi captivantes que des amendements a la « loi des Trois-chaînes », la loi sur les actuaires, la loi sur les villages nordiques, le tout assorti d’un énoncé de politique sur le problème des heures d’affaires.Le vrai débat se fera plutôt autour du discours inaugural que présentera le gouvernement à l’ouverture de la session, mardi après-midi, alors que M.Bourassa fera connaître ses intentions législatives et les grandes orientations politiques pour les 18 prochains mois.Conscient du contexte qu’a créé l’élection, Robert Bourassa voudra fort probablement se démarquer du style de gouvernement adopté en 1985 alors que le mot d’ordre était de « gouverner le moins possible » suivant l’expression du Parti québécois.Il est aussi conscient que les Québécois veulent un gouvernement plus actif.Dans une large mesure, le premier ministre se servira de ce discours pour couper l’herbe sous le pied de l’opposition en faisant connaître sa pensée, suffisamment pour qu’on ne puisse le taxer d’immobilisme même si beaucoup de questions resteront sans réponses.En premier lieu, il abordera le dossier constitutionnel pour faire le point sur l'accord du lac Meech.Ce dossier est majeur car il est inextricablement lié au dossier linguistique et au dossier démographique.Ce faisant, M.Bourassa ouvrira la porte à un débat sur l’avenir du Québec que tous veulent faire, le Parti québécois pour parler de souveraineté, le Parti Egalité pour poser la question sur la place de la communauté anglophone au Québec, le Parti libéral pour montrer au Canada anglais ce qui pourrait advenir si l’accord du lac Meech échouait.Ce débat n’est pas nouveau mais était en période de latence depuis le rapatriement unilatéral de la constitution en 1982.Il sera plus intéressant que jamais car cette fois, le spectre des diverses positions est mieux défini avec à une extrémité le Parti québécois incarnant l’indépendance, à l’autre le Parti Egalité qui sera le véhicule des fédéralistes à tout crin et au centre les mutliples nuances du nationalisme du Parti libéral.Ce débat, malgré son importance, ne pourra occulter le débat économique qui lui aussi sera majeur en raison non seulement de l’intérêt personnel qui manifesteront MM.Bourassa et Parizeau mais aussi de la conjoncture économique.D’entrée de jeu, M.Bourassa entend en parler.Le ralentissement de l’économie que d’aucuns prévoient commence à le préoccuper.Il y a quelques jours, il donnait le signal de restrictions budgétaires dont la première victime devraient être les étudiants universitaires à qui on réserve des augmentations de frais de scolarité qui pourraient atteindre 500 $ par année.Face à cette situation, il sait qu’il ne pourra plus se contenter de dire que les investissements reliés à l’électricité (construction de barrages et d’alumineries) permettra de traverser sans heurts cette période difficile.Prenant les devants sur l’opposition péquiste, M.Bourassa de- PHOTO AP Malte sur les dents Le croiseur américain USS Belknap est arrivé hier dans les eaux territoriales maltes en prévision du sommet entre MM.Gorbatchev et Bush qui doivent se rencontrer les 2 et 3 décembre à bord de bâtiments de guerre des deux pays.vrait ainsi parler de formation de main-d’oeuvre et de développement technologique, deux leviers sur lesquels Jacques Parizeau a beaucoup insisté depuis un an.L'environnement devrait être le troisième sujet sur lequel M.Bourassa devrait particulièrement insister, constatant que le niveau de préoccupation chez les Québécois augmente et qu’il lui faut traduire concrètement le passage au vert effectué par le Parti libéral à son dernier congrès.La grande annonce que fera M.Bourassa sera à n’en pas douter la réorganisation en profondeur du ministère de l’Environnement, ce dont l’opposition péquiste ne saurait se contenter à moins que M.Bourassa n’accepte ce qu’il a toujours refusé jusqu’ici, soit de soumettre à des audiences publiques environnementales ses projets de développement hydro électriques de la Baie James.Pour tous, y compris le gouvernement fédéral, le test de sa bonne foi est là.Plusieurs autres questions seront abordées par M.Bourassa qui pourra difficilement passer sous silence une question, l’intégrité de son gouvernement ne serait-ce que pour rappeler qu’il a confié à un péquiste, Louis Bernard, le soin de faire le point sur les règles d’attribution des contrats gouvernementaux.La parade de M.Bourassa est habile, mais il ne saurait ainsi faire taire l'opposition péquiste qui au printemps dernier a marqué ses meilleurs points contre le gouvernement libéral en quatre ans.Sachant que la cote d’écoute sur ce sujet est toujours bonne, il est certain qu’il récidivera bientôt.4 L’Inde millions d’habitants qui aime à se décrire comme la plus grande démocratie du monde.Un nouveau vote doit en particulier avoir lieu dans la circonscritpion d’Amethi (Utta Pradesh — nord-est), où se présente le premier ministre, à la suite des plaintes de l’opposition concernant le bourrage d’urnes par des hommes du Congrès (I).U n candidat indépendant a été tué par la police et un ancien collègue de M.Gandhi assassiné hier, portant à 104 au moins le nombre de morts depuis le début des élections.Selon les premières indications, l’opposition semblait dominer dans le coeur du pays hindi, dans le nord de l'Inde, une région rurale représentant plus de 220 sièges, et jusqu’à présent considérée comme un fief du Congrès-I.Si la suite des résultats confirmaient cette tendance, il s’agirait d’une écrasante défaite pour M.Gandhi qui, grâce à une vague de sympathie qui avait suivi l’assassinat de sa mère Indira Gandhi en 1984, avait conduit le parti vers une majorité de plus de 400 sièges.Mais depuis, l’image d’innovateur et de M.Propre qui l’accompagnait alors a fait place à celle d'un homme éloigné des réalités du pays, coupé des cadres traditionnels du parti, et surtout ternie par des accusations de corruption impliquant son parti et lui-même.4 Doré En taxant la vente de maisons neuves et usagées, M.Wilson pourrait abaisser sa taxe de neuf pour cent pour la ramener à sept pour cent.Les contribuables à faible revenu seraient ainsi davantage épargnés.De plus, cette mesure aurait un impact moins négatif sur l’inflation que si le ministre décidait de taxer la nourriture, selon d’autres sources.M.Blenkarn a reçu au moins un message clair au cours de sa tournée pancanadienne: le taux de taxation de neuf pour cent est trop élevé.Tout au long des audiences, les Canadiens ont fait la queue, de Whitehorse (Yukon) à Saint-Jean (Terre-Neuve), afin de donner leur opinion au président du Comité des finances et lui demander de la transmettre au premier ministre.Au cours d’une escale du comité à Edmonton, un électricien a déposé une pétition sur la table.« Nous sommes 2000 inconnus », a-t-il lancé.« Nous ne voulons pas de votre taxe.Rapportez cette pétition à M.Mul-roney et retournez à Ottawa avec votre comité.C’est de la frime ».Dans une lettre envoyée à un résidant de Pointe-Claire le mois dernier, M.Blenkarn écrivait que la taxe actuelle était injuste, parce qu’elle est « cachée » et que les consommateurs ne la voient pas au moment d’acheter un produit.Le leadership du NPD indiffère les Canadiens OTTAWA (PC) — La course au leadership du Nouveau Parti démocratique connaîtra son dénouement le week-end prochain dans le désintéressement le plus total de la part de nombreux Canadiens.Environ 2400 délégués néo-démocrates de toutes les provinces se rendront à Winnipeg cette semaine afin de choisir un successeur à Ed Broad-bent et pour débattre différents thèmes touchant l’avenir de leur parti.Pendant ce temps, les sondages indiquent que la plupart des Canadiens ont de la difficulté à identifier un seul des sept candidats.Tous les candidats reconnaissent que le député du Yukon, Audrey McLaughlin, est en tête de la course, suivie de l’ancien premier ministre de la Colombie-Britannique Dave Barrett et du député ontarien Howard McCurdy — qui a reçu l’appui tardif du milieu syndical — en troisième place.M.McLaughlin, qui n’est député que depuis trois ans, pourrait bien arracher la première place dans toutes les régions.Mais jeudi dernier, les stratèges de chaque camp se préparaient à toutes les éventualités, en tenant compte du facteur surprise surnommé le « facteur Joe Clark ».Ce nom fait référence à ce qui s’était produit lors de la course au leader- ship du parti conservateur en 1976.Les deux principaux aspirants s’étaient cognés l’un contre l’autre, permettant à Joe Clark (en troisième place) de se frayer un chemin vers la victoire.Même si la fin de la présente course au leadership devenait fort excitante, un sondage mené le mois dernier par Radio-Canada et le quotidien The Globe and Mail indique que 68 pour cent des répondants sont incapables de nommer un seul des candidats en lice.« Les Canadiens ont été incapables de trouver un candidat qui les passionne », estime Mme Donna Dasko, de la firme de sondage Environics, de Toronto.Lorsqu’il était à la tête du NPD, Ed Broadbent avait vigoureusement fait campagne en faveur de la ratification de l’accord du lac Meech, qui reconnaît au Québec le statut de société distincte.Les sept candidats à sa succession s’y sont tous déclarés opposés, bien que trois d’entre eux aient voté en faveur de l’accord, en 1987, aux Communes.Le rêve de M.Broadbent était de faire du parti néo-démocrate une force politique importante au Québec.Les délégués se choisiront un nouveau chef samedi prochain, après des discours d’une demi-heure de chacun des candidats, vendredi soir.proposition visant à exclure du parti un conseiller qui démissionnerait du caucus a été battue de justesse par les militants.En fait, plus de 62 % des membres se sont prononcés en faveur de ce nouvel article, mais la règle veut qu’un changement aux statuts du RCM doit être approuvé par le deux tiers des membres.Même avec 145 votes favorables, la proposition, qui est venue sur le tapis à la suite de la vague de démissions qui a frappé le RCM, a été écartée par le vote de 86 militants.De la même manière, un nouvel article accordant un pouvoir de sanction au conseil exécutif envers un membre des instances du parti qui contreviendrait aux statuts, a été rejeté.Présentée par le conseil exécutif lui-même, cette proposition a obtenu l’aval de 62 % des membres, manquant encore de peu la majorité essentielle pour obtenir l’approbation du parti.U ne foule de propositions ont été entérinées dans tous les secteurs, notamment celui du droit d’initiative pour les citoyens qui constituera un nouvel article au programme du RCM.En effet, tout projet de règlement appuyé par une pétition signée par au moins 1 % des citoyens éligibles à voter devra dorénavant être étudiée par le conseil municipal.Les militants ont aussi convenu de biffer du programme du parti l’abolition du régime électoral de type présidentiel à l’hôtel de ville.Le RCM prônait depuis ses débuts la mise en place d’un régime où 25 % des élus seraient élus « à la proportionnelle ».De nouveaux articles s’ajouteront à la prochaine plate-forme, telle la création d’une « unité » de la circulation qui verra à préparer un plan d’utilisation des rues et des axes de transport à Montréal.À défaut d’exempter les productions culturelles de taxes d’amusement, les membres du parti ont appuyé une proposition visant à redistribuer les sommes perçues en taxes à ces productions dans des programmes de soutien à ces entreprises.Le deuxième volet de cette pro position fait en sorte que la taxe d’amusement perçue dans les salles de cinéma sera redistribuée à l’intérieur de la production cinématographique montréalaise.Par ailleurs, la majorité des nouveaux articles proposés au programme en matière d’environnement ont été approuvés.Une exception : une proposition visant à créer un service de l’environnement au sein de l’administration municipale a été battue par les militants.Bref, au terme de ce grand remue-méninges, tant la nouvelle présidente du RCM, Mme Thérèse Da-viau, que le maire Jean Doré, se sont dits satisfaits.Le maire n’a pas caché qu'après 15 ans, le programme du parti se devait de refléter la transition qu’a effectuée le parti entre l’opposition et le pouvoir.Mme Daviau, quant à elle, a parlé d’un congrès «tournant», où le programme s’est ajusté à la réalité du parti.Par ailleurs, le trait marquant de ce congrès aura été le message lancé par les militants, a-t-elle dit.« Les associations locales tiennent jalousement à garder le contrôle sur les affaires qui concernent leurs quartiers.Il faudra dorénavant donner plus de responsabilités aux quartiers ».4 Les parents pectent le règlement déjà en vigueur quant au nombre maximum de passagers dans les autobus d'écoliers.On retrouve en effet beaucoup d’élèves debout ou à moitié assis dans les autobus, selon les parents interrogés.Les commissions scolaires devraient aussi appliquer rigoureusement les lois et règlements concernant l’entretien et les inspections mécaniques des véhicules.La fédération recommande aussi une formation accrue des élèves dans le cadre de leurs cours de formation sociale, une surveillance périodique des autobus d’écoliers par les corps policiers, une place plus grande réservée aux parents au sein 'des comités consultatifs de transport, et la présence de brigadiers scolaires dans les autobus.27 novembre par la PC et l'AP 1988: décès de John Carradine, 82 ans, acteur américain.1987: deux otages français, Jean-Louis Normandin, d’Antenne-2, et Roger Auque, de RTL, sont libérés à Beyrouth.1985: décès de l’historien français Fernand Braudel, né en 1902, et du cinéaste français André Hunne-belle, né en 1896.1983: un avion de ligne colombien s’écrase et explose alors qu’il allait atterrir sur l’aéroport Madrilène deBaraja: 183 morts.1981: le général Jaruzelski préconise l'introduction d’une législation anti-grève en Pologne.1977: Don Sweet réalise six placements quand Montréal bat Edmonton 41-6 pour ainsi remporter la Coupe Grey.1967: le général de Gaulle renouvelle son opposition à l’admission de l’Angleterre au Marché Commun.1940: l’Allemagne annexe la Lorraine.1913: première édition du journal "Le Madawaska", dans les Maritimes.1898: le navire S.S.Portland coule au large de Yarmouth, en N ou-velle-Kcosse: 91 personnes perdent la vie.1896: le Canada connaît sa première grande vague d’immigration.1879: le Parlement français, qui s’était réfugié à Versailles durant la Commune, regagne Paris.1703: une tempête fait quelque huit mille morts sur les côtes anglaises.602: l'empereur byzantin Maurice et ses cinq fils sont décapités à Chalcédoine, en Asie mineure.Elle sont nées un 27 novembre: la députée libérale fédérale Sheila Copps (1951); Caroline Kennedy, fille du président américain assassiné (1957).CAMPAGNE s VI Société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lévesque, Montréal (QC) H3H 2R5 I
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