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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1989-12-30, Collections de BAnQ.

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le cahier du wmmm BONNE ET HEUREUSE ANNÉE À TOUS NOS LECTEURS Montréal, samedi 30 décembre 1989 SAMUEL BECKETT (1906-1989) Au bout de la ligne Robert Lévesque — « Un billet pour où ?dit monsieur Gorman.— « Pour le bout de la ligne, dit Watt».Ça c’était dans Watt, un roman écrit en 1942.• • • — Vladimir : « Mais tu ne peux pas aller pieds nus.— Estragon : « Jésus l’a fait.— Vladimir : « Jésus! Qu’est-ce que tu vas chercher là! Tu ne vas tout de même pas te comparer à lui! — Estragon : « Toute ma vie je me suis comparé à lui.— Vladimir : « Mais là-bas il faisait chaud! Il faisait bon! — Estragon : « Oui.Et on crucifiait vite ».Ça c’est dans En attendant Godot, une pièce de théâtre écrite en 1948.• • • Samuel Beckett s’est rendu, vendredi le 22 décembre 1989, au bout de la ligne.Terminus cimetière Montparnasse.Il y est arrivé pieds nus.Seul À 83 ans.Pour y être enfin crucifié.Mardi 26 décembre, son dernier lien avec les autres hommes, l’éditeur Jérome Lindon, faisait connaître la nouvelle de sa mor* *.Un badaud, beckettien uans l’âme, aurait pu dire : le vieux Sam est mort.Tiens, on va s’ennuyer.Encore un peu plus que d’habitude.• • • Jusqu’à Soubresauts, son dernier ouvrage paru il y a peu à ses fidèles Editions de Minuit, qui faisait 21 pages, l’épure finale d’une oeuvre qui, ample et forte dans sa signification allait s’amincissant jusqu’à l’essentiel, il avait écrit « Finir.N’importe Gomment n’importe où».Il avait aussi écrit déjà, rappelons-nous : « Un dernier soupir, c’est ça qui vous ravigote », parce que il ne faut pas s’y méprendre Samuel Beckett, Irlandais, vieil amateur de whisky, ermite de la littérature, qui donnait de rares rendez-vous à quelques exégètes dans un hôtel de la rue Saint-Jacques, toujours surpris qu’on s’intéresse à lui, était un drôle de zi-gue.Il faut être farceur, même, pour envisager comme il l’a fait le néant de l’existence.On pourrait facilement soutenir que Molière et Marivaux, dont les phrases et l’esprit pétillaient, sont au fond d’eux-mêmes des tragiques, alors que Tchékhov, Kafka et Beckett, dont les phrases et le regard vont s'éteignant, sont fondamentalement des comiques ; mais ce n’est pas là l'important s'agissant de maîtres de récriture qui assument tous les ressorts de l’homme.Mais ce n’est pas céder à un effet de mode que de dépeindre Samuel Beckett dans la peau d’un Chaplin de la littérature puisque l’auteur d’En attendant Godot, de Fin de partie, est aussi et surtout, et c’est là une des clefs de son oeuvre, un formidable humoriste.« Nous naissons tous fous.Quelques-uns le demeurent », disait Vladimir à Estragon.Samuel Beckett l’était suffisamment demeuré pour saisir, dans le drame de l’existence, dont il disait qu'il va directement du berceau à la tombe, tous les tics de la bêtise, des aliénations, des repliements, et l’une des maximes les plus percutantes de son oeuvre se trouve dite par Estragon dans Godot, cette grande oeuvre classique : « Voilà l’homme tout entier, s’en prenant à sa chaussure alors que c’est son pied le coupable».Pendant la guerre 39-45, Samuel Beckett s’était réfugié près de Roussillon, dans le Vaucluse, et il avait passé quatre années dans un isolement total.Il préférait la France en guerre que l’Irlande en paix, il lisait et traduisait Baudelaire, Proust, Rimbaud, et écrivait un roman en anglais, Watt, déjà ouvrage de catastrophe et de dérision, premier de ses clochards cherchant et ne trouvant de repos que provisoire, survivant hébété d’un langage qu’il était en train de perdre.Toute son oeuvre, qu’il va ensuite écrire en français pour la grande part, va découler de Watt, comme chacun de ses livres, disait-il, poursuivait le précédent.C’est au sortir de la guerre, alors qu’il a 40 ans, qu’il est traducteur, qu’il choisit la vie d’écrivain, dut-elle être celle d’un écrivain raté.De passage à Londres, pour trouver un éditeur pour Watt, dans une errance à pied et dans l’al- cool qu’il racontera, il a la révélation de « l’écrit beckettien », il voit soudain, à défaut d’avoir quelque chose à dire, comment il va écrire.Il va être l’écrivain de l’échec.Avec une malice qui relève de l’humour le plus fin, il va décrire l’« empêchement » et l’« incarcération » de l’homme, regarder en face cet être accouché sur un tombeau, suivre ce trajet si fulgurant et si long à la fois qui s’étire impitoyablement jusqu’au bout de la ligne; et son écriture même, dans l’obstacle et le dénuement que constitue son choix d’abandonner sa langue pour écrire en français (il dira : « en français, c'est plus facile d’écrire sans style » ), sera le lieu de son oeuvre, le drame du langage étant au centre de la structure beckettienne de l’écrit.Entre 1946 et 1948, Samuel Beckett va jeter sur papier une oeuvre exceptionnelle, une des plus importantes du siècle.En trois ans, il écrit trois nouvelles, trois romans, deux pièces de théâtre dont le célèbre En attendant Godot, le trop célèbre Go-dot, disait Beckett, puisque depuis la création de ce chef d’oeuvre en 1953 il est devenu pour le commun des mortels « l’auteur d’En attendant Go-dot », même pour ceux qui ne liront jamais une seule ligne de lui.C’est sa femme Suzanne, la compagne de sa vie, morte l’an dernier, qui était allé porter à Roger Blin le manuscrit de Godot en 1950.Blin jouait une pièce d’Ibsen à la Gaité-Montpamasse devant un très mince public.Beckett était allé voir deux fois ce spectacle (La sonate des spectres) et Roger Blin a raconté (dans Roger Blin chez Gallimard en 1986) : « Nous n’avions pas beaucoup de public et je me plais à penser que c’est cela qui l’a détermine à me confier ses textes ».Suzanne Beckett avait apporté à Blin deux manuscrits, celui d'Eleu-theria une pièce à 17 personnages demeurée inédite, et Godot où il n’y a que quatre personnages, un enfant et un arbre.« C’était plus simple », dira Blin.Au Gaité, on refusa de programmer Godot parce qu’il n’y avait pas de rôle féminin.pour la directrice.Blin se réfugia au théâtre de Babylone, boulevard Raspail, et créa Godot en 1953.O 4 Jean-Marie Serreau dirigeait le Babylone, qui était en faillite.Il aurait dit à Blin : « Je vais fermer bou- tique.Autant finir en beauté ».Le Babylone avait 230 places.On pensait jouer 15 jours.On tint 200 jours.Dès le départ, le théâtre de Bccketi s’imposa, il se trouva tout de suite Voir page C - 2 : Beckett Pour en finir avec les années 80 U»*' [îfctf ROi ¦ Jose van Dam rateurs de Horowitz et de Karajan faire provision de leurs enregistrements au laser, en cassettes et même en disques noirs.Plus près de nous, l’année qui vient de s’écouler a accueilli à Montréal pour la première fois en récital le célèbre Maître de musique immortalisé au cinéma, le baryton José van Dam, précédé en octobre du non moins réputé ténor Luciano Pavarotti.Plusieurs ensembles de musique de chambre se sont produits pour la première fois à Montréal, notamment le concert de musique baroque de l’ensemble vocal et instrumental, Les Arts florissants sous la direction de William Christie.On souhaite rétentendre ce groupe le plus tôt possible, ce concert restant parmi les plus beaux souvenirs de 1989.L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) a effectué deux grandes tournées, une première en janvier et février dans plusieurs villes canadiennes et américaines et une seconde au mois en octobre et novembre aux États-Unis, au Japon et en Corée.Partout, Charles Dutoit et les musiciens ont reçu umaccueil chaleureux.Cependant que M.Zarin Mehta nous apprenait récemment son départ pour Chicago, après avoir dirigé les destinées de l’OSM pendant neuf ans et siégé au préalable au conseil d’administration pendant plusieurs années.La démission de M.Mehta entrera en vigueur le 1er juin 1990 et l’on procède présentement au choix de son remplaçant, une tâche qui ne sera pas facile, compte tenu de la compétence du démissionnaire.Quant à Charles Dutoit, son contrat n’expire qu’en 1991 et il est actuellement en fonction à l’étranger pour revenir à Montréal au mois d’avril.Entre temps, l’OSM poursuit ses activités avec des chefs invités.Autre événement à signaler: le démembrement des Événements du Neuf qui a tenu la scène pendant douze ans — le dernier concert aura lieu en mars prochain — avec le sentiment d’avoir accompli une mission de faire connaître la musique moderne.Mais la relève est assurée par le Nouvel Ensemble Moderne sous la direction de Lorraine Vaillancourt, un groupe nouvellement créé en 1989 mais qui s’est déjà produit à New york et qu’il sera intéressant de suivre.La nostalgie étant ce qu’elle est, on se rappelle avec émotion l’extraordinaire performance du soprano américain Jessie Norman chantant La Marseillaise drapée dans le drapeau français pour les Fêtes du bicentenaire de la révolution française et que la télévision nous a retransmis, comme « si nous étions » à Paris, à la Place de la Concorde.Au chapitre des nouveautés, on note le lancement d’un premier disque du Canada romantique destiné à nous faire connaître des compositeurs obscurs de chez nous mais non moins talentueux: Achille Fortier, Charles Beaudoin et Léo Smith.Une initiative fort bien accueillie du public et qui pourrait avoir des suites, si l’on en juge par l’enthousiasme déployé par le professeur et pianiste Réjean Coailier, le soprano Liette Turner et le baryton Éric Gland.Le disque recevait une mention très honorable récemment de la part des spécialistes de l’émission du samedi du réseau FM de Radio-Canada, Chronique du disque.L’inauguration du nouvel Amphithéâtre de Lanaudière aura été évidemment un événement marquant.La qualité de l'acoustique de cette immense plateau a été reconnue et la saison du Festival international de Lanaudière de 1990 saura sans doute la confirmer davantage.La programmation de 1989-1990 à l’Opéra de Montréal sera la dernière du directeur artistique Jean-Paul Jeannotte qui cédera sa place au directeur général actuel Bernard Uzan.Ce dernier s’est réservé la mise en scène de l’opéra Nelligan du compositeur André Gagnon et de l’écrivain Michel Tremblay que l’on présentera au mois de mars d’abord a Québec, ensuite à Montréal et à Ottawa.Il est d’ores et déjà assuré que cette production ne connaîtra pas le piètre sort de Gala, le premier opéra de Jean-Pierre Ferland avec la participation du compositeur Paul Bail-largeon qui a recueilli des critiques négatives.L’année qui s’achève aura donc été très fertile dans le domaine musical: plus de 500 concerts, récitals, manifestations de la part des groupes, des ensembles, des orchestres, tant professionnels, semi-professionnels ou amateurs.Les Maisons de la culture et les classes des conservatoires de musique présentent à eux seuls des centaines de concerts où les professeurs et étudiants peuvent se faire valoir en public.Mais il arrive que des événements prennent l’affiche un seul soir en même temps, provoquant une grande frustration chez les mélomanes qui n’ont pas le don d’ubiquiét, comme ce fut le cas récemment à Montréal où trois concerts de qualité exceptionnelle étaient au programme dans trois salles differentes.Il y aurait sans doute moyen d’éviter ce conflit d’horaire.Une meilleure concertation entre les groupes est certainement souhaitable et réalisable.C’est le voeu que je formule pour 1990 en souhaitant Bonne année La nouvelle salle de spectacle du Festival international de Lanaudière, à Jollette, érigée dans un milieu champêtre au coût de 7 millions S.LE DERNIER DÉLIRE PERMIS fbaguement ïfaprèô ©om Juan] TEXTE ET MISE EN SCÈNE: JEAN-FRÉDÉRIC MESSIER AVEC SYLVIE MOREAU MARCEL POMERLO FRANÇOIS TARDIF DOMINIQUE LEDUC MICHEL MONTY STÉPHANE DEMERS MUSIQUE: TRAFIC D’INFLUENCE décor: ÉLISE LANDRY COSTUMES: NATHALIE GINGRAS éclairage: MANON CHOINIÈRE Du 4 janvier au 3 février 1990 Du mardi au vendredi à 20h30 et les samedis à 16h30 et 20h30 0 U BU PRESENTE De Queneau a l'Oioroir (le l.illeralure l’olentielle OULIPO SHOW NÜ licOrni RESTAURANT THÉÂTRE Billets en vente dès maintenant 4559.RUE PAPINEAU MONTREAL (QUEBEC) H 2 H 1 V 4 (514)523-2246 EN VENTECHEZ AÜliÎLÜstïUlK (514)522-1245 QUATRE À QUATRE US INC0H1 BURN ABUS PIERRE CHAGN0N BERNARD MENEY DANIELE PANNETON CARL BEÇHARD MISE EN SCENE DENIS MARLEAU * P» » SPEC.A.DE L ASS0C A- ON QUEBECOISE DES CP ' 0UES DE THEATRE 1988 * DE RETOUR D’EUROPE QUINZE REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES du 23 janvier au 10 février à 20:30 6)^666 bulets en vente au tmeatbe ______________ ____ ET * T0uUES C0MP*0«ss TC*U** 35 BUE MILTON 0*94056 COMMANDES T£l AVEC CABTE DE MÉTRO ST CAUSENT CREDIT ltf#H de S«T K* ?M ?MS LE DEVOIR à tous les adeptes de la musique, ceux qui l’interprètent comme ceux qui se contentent de l’écouter.Et de l’aimer.J’ajouterais un autre souhait : la réouverture du dossier pour doter enfin Montréal d’une salle de concert digne de la réputation de l’OSM .Revivez l’histoire du FM de Radio Canada des années 50 et 60, illustrée d’extraits d’archives Animateurs, réalisateurs ou artisans rappellent quelques bons souvenirs, en compagnie de Normand Séguin.Le vendredi 5 janvier, début d’une série de treize émissions; premier.invité: JeanYves Contanj.MUSIQUE EN FÊTE les vendredis à 9h00 les vendredis à 9h00 Radio-Canada Réseau FM Stéréo LA MAGIE DE LA MUSIQUE « ’ C-4 ¦ Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 Tango & Cash: gros muscles et autos tamponneuses Tango & Cash, d’Andrei Konchalovsky, avec Sylvester Stallone, Kurt Russel, Jack Palance, Teri Hatcher, Brion James, James Hong, Marc Alaimo.Scénario: Randy Feldman.Images: Donald E.Thorin.Musique originale: Harold Faltermeyer.(USA, 1989) 98 minutes.Palace, du Parc, Dorval.Francine Laurendeau Sylvester Stallone et son acolyte Kurt Russel dans le rôle de deux policiers rivaux.Tirons d’abord un coup de chapeau aux deux frères Mikhalkov.Petits-neveux et neveux de peintres célèbres, fils des écrivains Sergei Mikhalkov et Natalia Kontchalovskaïa, on peut dire que les bonnes fées se sont, même avant leur naissance, penchées sur leurs berceaux.Nikita Mikhalkov est, très jeune, un acteur à succès (Je m’balade dans Moscou) et s’affirme, dès les années soixante-dix, comme un réalisateur hardi (L’Esclave de l’amour), sensible (Cinqsoirées), observateur impitoyable de l’âme humaine (Sans témoins).De huit ans son aîné, Andrei Mik-halkov-Kontchalovsky annonce en 1965 la Nouvelle Vague soviétique avec Le Premier Maître.Son film suivant, Le Bonheur d’Assia, critique sociale réaliste et sombre, sera considéré comme trop noir dans un régime où l’optimisme est de rigueur.Il se tournera alors vers l’adaptation littéraire, jusqu’à Sibériade, gigantesque épopée a la gloire des héros extracteurs de pétrole.Le succès de ce film l’amène en Amérique où son nom s’allège du patronyme pa- Les trois héros du film viennent d’échapper à une énorme explosion dans Tango & Cash.ternel.Après Maria’s Lovers, avec Nastassja K insky, c’est le stupéfiant Runaway Train où le metteur en scène n’a rien perdu de sa puissance dramatique.Et voilà qu’en 1987, ô ironie du sort, on retrouve au Festival de Cannes Nikita Mikhalkov et Andrei Kontchalovsky, tous deux en compétition.Les échotiers cannois se régalent.• •«¦ô et parlent déjà des frères ennemis.Mais le jury, présidé par Yves Montand, s’en tire avec élégance: c’est Marcello Mastroianni qui remporte le prix d’interprétation masculine pour Les Yeux Noirs tandis que Barbara Hershey obtient le prix d’interprétation féminine pour Shy People, tourné dans les bayous de Louisiane.Kontchalovsky, dont la carrière occidentale compte également Duet for One et Homer and Eddie, se fait avec son dernier film plus américain que nature.Jugez-en vous-mêmes.A Los Angeles, deux policiers se font concurrence: Tango (Sylvester Stallone) et Cash (Kurt Russell).Si l’un s’habille comme un gérant de banque et l’autre porte des jeans, ne vous y trompez pas: ils ont, pour affronter le truand, la même manière brutale et sans scrupules.Le roi de la pègre du coin (Jack Palance) a juré d’avoir leur peau.Mais comme c’est un artiste sadique, il ne va pas bêtement les faire tuer.Mieux.Il va les faire arrêter pour un meurtre que, bien sûr, ils n’ont pas commis, et les faire enfermer dans un pénitencier où les criminels qu’ils ont contribué à faire condamner se chargeront eux-mêmes de réduire leurs victimes à néant.Dans un ultime sursaut d’énergie, Tango et Cash arrivent à fuir, se retournent vers l’ennemi, et c’est le massacre.Mise en scène efficace et rythmée et séquences spectaculaires.Comédiens très moyens mais pyrotechniciens munificents et cascadeurs acrobates.Si vous aimez les gros muscles, les feux d’artifice et les auto tamponneuses, vous serez comblés.Est-ce parce que Kontchalovsky voulait prouver qu’il pouvait réaliser un film vraiment américain qu’il est allé si loin dans la violence?Car ici, tout le monde il est violent.Policiers, gangsters, prisonniers.Violent et retors.Je sais bien que la violence est un mal nécessaire lorsque, par exemple, on veut raconter la guerre du Vietnam.Mais elle me paraît ici totalement gratuite.EXPOSITIONS Maisons de la culture MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI-GES: 5290 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal (872-6889)— 25e ann.de la Guilde Graphique regroupant une cinquantaine d’oeuvres d’une vingtaine d’artistes québécois, du 14déc au 14|an — Dessins de Hélène Léonard, du 24 janv au 24 fév.— Les Inconnues, tableaux de Luc Béland, du 24 janv.au 24 fév MAISON DE LA CULTURE LA PETITE PA TRIE: 6707 De Lorimier, Montréal (872-1730)— Ar bre de Noel décoré par les voisins, grands et petits du 8 déc au 8|an — Du 8 déc.au 14 jan.: Fasc nante et multiple Afrique, trois expositions rassem blant des photographies prises en territoire alricain; Couleurs sahariennes: Photographies en couleur d’Andrée et Yves Prévost; Espaces, lieux et demeures de Samir Saddi; Période africaine par le cinéaste Claude Jutra.— • Jouets de A à Zoo • de la collection du Musée McCord, du 17 janv.au 18 fév MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 bout.Monk, Montréal — < Les trains électriques • et les .Sapins de Noél », du 10 déc.au 7 janv — Objets-peintures 1988-89, oeuvres de Louise Mercure, du t1 janv.au 4 lév MAISON DE LA CULTURE MERCIER: 8105 Hochelaga, Montréal— Lile, le t50e anniversaire de la photographie, |usqu’au 14 janv — Montréal l’hiver d’autrefois, jusqu’au 21 janv MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRACE: 3755 Botrel, Montréal— « Noel et traditions ¦ du 22 nov.au 7 janv — Figures d’accumulation.exposition du Musée d'art contemporain, du 14 janv.au 11 lév.— Le dessin animé, exposition interactive pour les enlants, du 17 janv.au 11 tév.$ Radio Québec RADIO CITE üiiii!î107< LE DEVOIR MALOFILM DISTRIBUTION invitent 400 personnes à la première du film HH mettant en vedette Fanny Ardant et Jeremy Irons Mercredi, le 17 janvier 1990, à 19h30 au cinéma Complexe Desjardins Pour participer: Complétez le coupon publié dans Le Devoir du 30 décembre 1989 au 6 janvier 1990 inclusivement, et retournez-le à l’adresse indiquée.La valeur totale des prix est de 2360 $.Le tirage aura lieu à midi, le 9 janvier 1990, et 200 gagnants recevront par la poste un laissez-passer valable pour deux personnes.Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible chez Malofilm Distribution Inc.Nom- Adresse: Ville:___ App.: -Âge: Code postal:.TÔI.: CONCOURS AUSTRALIA a/s Malofilm Distribution Inc.1207 rue Saint-André, 4e étage Montréal (Québec) H2L 3S8 MAISON DE LA CULTURE PARC FRONTENAC: 2550 Ontario E., Montréal (872-7882)- Il était une lois le logement ouvrier, jusqu'au 20 jan — Studio 1 : La force de l’énergie, jusqu’au 6 jan.— Peintures et sculptures de Serge Bruneau, du 18 janv.au 18 lév — Studio 2: Portraits de quelques excavations, jusqu'au 6 jan — » Après la comtesse de Ségur » oeuvres de Mireille Perron, du 11 janv au 11 lév MAISON DE LA CULTURE DU PLATEAU MONT-ROYAL: 465 est Mont-Royal, Monlréal-Le monde de Barbie, du 17 au 4 jan — • Coup de crayon » Girerd, caricatures, du 11 au 21 janv.Musées MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN: Cité du Havre, Montréal (873-2878)— Exposition Blickpunkte, jusqu'au 14 janv., mar.au dim.de 10h.à 18h MUSÉE BAS SAINT-LAURENT: 300St-Pierre.Rivière-du-Loup (418-862-7547)— .Contenant Contenu • à partir de nos collections, un regard sur l'évolution des contenants, exposition permanente— Photographies de Marie-Alice Dumont, de nov.à avril— Léonard De Vinci, ingénieur et architecte, du 1er nov au 28 janv — du mar au dim MUSÉE BEAULNE: 96 Union, Coaticook (819-849-6560)— Jouets d'antan, du 4 nov.au 15 lév MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA: Ottawa— Salle des dessins et estampes: Cecil Butler, graveur moderniste, du 3 nov.au 31 déc — Robert Bourdeau, photographe, du 8 déc au 4 fév MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Collection permanente du musée— Dessins et estampes provenant de collections montréalaises, du 15 déc.au 18 fév — Le goût de l'art : les collectionneurs montréalais 1880-1920, du 8 déc.au 25 lév (MUSÉE)CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 rue Baile, Montréal (939-7000)— Musée consacré à l'art de l’architecture: 20,000 dessins et estampes de Maitres, 120,000 livres, 45,000 photographies, ainsi que des londs d'archives importants— L'Architecture Irançaise à l’époque de Jacques Germain Soufflot, dessins et ouvrages tirés de la collection CCA, du 11 oct.au 31 déc (MUSÉE)CENTRE COMMÉMORATIF DE L'HOLOCAUSTE: 5151 chemin Côte-Ste-Cathe-rine, Montréal (735-2386)— « Enfants de l'holocauste » et salle commémorative, du dim au jeu.de 10h.à 16h„ visites guidées les dim.à 10h.30.Réserv.requises pour visites à d’autres heures.Entrée libre MUSÉE DE LACHINE: 110 chemin LaSalle, La-chine (634-3471)— Pavillon Benoit-Verdickt: Collection du Musée de la Ville de Lachine, du 16 déc au 14 janv.MUSÉE DE LA CIVILISATION: 85 Dalhousie.Québec (418-643-2158)— • Objets de civilisation » exposition permanente — • La barque à voile » exposition permanente — ¦ Mémoires » exposition permanente MUSÉE MARC-AURÊLE FORTIN: 118 St- Pierre, Montréal (845-2460)— Oeuvres de Marc-Au-rèle Fortin en permanence — du mar.au dim.de 11 h.à 17h.(lermé du 23 déc.au 9 jan.).MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE GEOR-GES-PRÉFONTAINE: 520, ch de la Côte-Ste-Catherine.Outremont (277-9864)— Exposition « La béte et le froid ».jusqu'à la fin mars 90.du mer au ven.de 9h.à 16h., dim.de 10h.à 17h.Fermé les lun., mar et sam.Réserv.pour groupes.MUSÉE DU LIVRE ANCIEN: 214 rue Principale, Les Eboulements, Qué.(418-635-2243)— Plus de 250 livres et 100 photos sont exposés et interprétés.MUSÉE DU QUÉBEC: 1, av.Wolfe-Montcalm, Parc des Champs-de-Bataille, Québec (418-643-2150)— Galerie 1: « Lumière sur l’agrandissement du Musée ».du 7 déc.au 31 août; Galerie 3: < En refaite avec la nature: la dernière période de Lionel LeMoine FitzGerald, 1942 à 1956 », du 7 déc au 28 jan ; Galerie 4: < Sélection de soupières du Musée Campbell, du 7 déc.au 14 jan.; Galerie 5: ¦ La donation du Dr Marcel Carbotte au Musée du Québec », du 7 déc.au 18 fév.Ouvert du mar.au dim.de 10h.à 17h.45, mer.de 10h.à 21h.45 (lermé le lundi).MUSÉE DU SÉMINAIRE: 9 de l'Université, Vieux-Québec (418-692-2843)— Thomas Baillairgé, le plus grand architecte du Bas-Canada, du 11 oct.au 30 janv.— mar.au dim.de 11 h.à 17h.du 1er oct.au 31 mai MUSÉE RÉGIONAL DU HAUT-RICHELIEU: 182 Jacques-Cartier N., St-Jean-sur-Richelieu (347-0649)— Musée québécois de la céramique, les sam.et dim.de 12h.30 à 17h.et sur rendez-vous.MUSÉE RÉGIONAL DE VAUDREUIL-SOU-LANGES: 431 boul.Roche, Vaudreuil (455-2092)— Exposition de photomontages de Pierre Gui-mond, du 16 déc.au 4 fév., mar.au dim.de 11 h.à 17h.MUSÉE DAVID M.STEWART: Le Vieux Fort, Ile Ste-Hélène (861-6701)— Exposition • Le coeur au fil de la vie.objets uniques provenant du monde entier retraçant l'histoire et le symbolisme du coeur à travers les siècles, jusqu’au 3 janv.90 MUSÉE UNIVERSEL DE LA CHASSE ET DE LA NATURE: Parc Mont-Royal, Camilien-Houde et chemin Remembrance, Montréal (843-6942)— .Histoire d’os » présentation de l'Ostéothèque de Montréal— Également collection de mammifères, d'oiseaux, d'insectes, d’armes, d’appelants etc.Bibliothèques BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIER-REFONDS DOLLARD-DES-ORMEAUX: 13555 boul Pierrefonds, Pierrefonds (620-4181)— Oeuvres de Eric S.Stewart, jusqu'au 30 déc , tous les jours BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE KIRKLAND: 17100, boul.Hymus— Exposition des émaux sur cuivre, huiles et tableaux multi-techniques de Thérèse Tourigny Des Aulniers, jusqu'au 31 déc.MUSIQUE Classique BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE: 1071 rue de la Cathédrale, Montréal (866-1661)— Tous les dimanches à 11h„ le choeur polyphonique de Montréal.BASILIQUE NOTRE-DAME: 110 Notre-Dame O .Montréal (849-1070)— Tous les dimanches à 11 h.grand-messe (grégorien et polyphonie) à l’orgue Pierre Grand Maison.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONT-RÉAL: angle Rachel et Henri-Julien) (842-9811)— ÉGLISE ST-JOSEPH: 166 rue Dante, Montréal (270-1324)— Tous les dimanches, messe catholique traditionnelle à 8h 30.messe catholique tradilion-nelle chantée (grégorien, polyphonie et orgue) à 10h.ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Montréal (937-3812)— Tous les dimanches à Bh.45, grand-messe en latin, selon l'ancien rite (chant grégorien).ORATOIRE ST-JOSEPH: 4300 Reine-Marie, Montréal (733-8211 )— Le dim.Les Petits Chanteurs du Mont-Royal, dir, Gilbert Patenaude, à la messe de 11h.Populaire L’AIR DU TEMPS: 194 St-Paul 0, Vieux-Montréal (842-2003)— Jazz du mer.au dim.de 22h 15 à 02h.30 — Jean-Claude Chale, du 28 au 31 déc.BAR 20 80: 2080 rue Clark, Montréal (285-0007)— Jazz les ven.et sam.à 22h.— Jazz le dim.à 21h.30 BAR LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Soul What avec LouLou.les 30-31 déc.à 22h.BAR LES JOYEUX NAUFRAGÉS: 161 Ontario E , Montréal (843-3808)— Film d’animation, le 31 déc.à 16h„ 18h.et 20h., le 1er janv à 14h., 16h„ 20h.et 22h — Jazz les mardis à 22h„ le 2 janv le trio Nelson Symonds — Les 5 à 7 en musique, lun.au ven avec Daniel Lessard et Rémi Bolduc (relâche du 25 déc.au 3 janv.) BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer.Montréal (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, lun.19h.à 24h., mar.20h.à01h., mer.au ven.18h.à 22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer.au ven.à compfer de 22h., le sam.à compter de 21h.30— Billy Georgette en solo, les lun.mar.de 17h,30 à 19h.30— Trio Billy Georgette, sam.de 18h.à 21 h.30— Le trio de Bernard Primeau, le dim.de 19h.à 24h.LE BIJOU LAVAL: Hôtel Relax, 2900 boul Le Carrefour, Laval (688-8244)— Jimmy Bond, saxophoniste/chanteur, lun.au ven.de I7h.à 20h CAFÉ THÉLÈME:311 Ontario E., Montréal (845-7932)— The Jazz Dogs, les 5-6 janv.à 21h.30 CLUB MILES: 1200 Bishop, Montréal (861-4656)— Mar.au ven.l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Montréal (271 -5712)— Tous les lundis, Jam Session à 21h.30 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine O., Montréal (932-4556)— Tous les dim, jazz et dixieland live.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES: 87 Ste-Catherine est, Montréal (845-5484)— Death Angel, sam.30 déc — Party du Jour de l'An, dim.31 déc.HÔTEL LA CITADELLE: 410 Sherbrooke O .Monlréal— John Gilbert en spectacle, mar au sam.à compter de 20h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Montréal (285-1450)— Bar Le Foyer: Tibor Ceasar, pianiste, lun.17h.à 20h., mar.au ven.de 17h.à01h., sam.de 20h.à 01h.LA CROISETTE: 1201 Dorchester.Montréal (878-2000)— Mike Mirizio au piano, du dim.au ven, de 17h.à 20h.L’ASSIETTE AU BOEUF: 1220 rue Crescent, Montréal (866-7454)— Restaurant français dancing romantique, musique tzigane avec le groupe Les Joyeux Gitans, du mar au dim.de 19h.à 02h LE BOULEVARD: 1201 Dorchester.Montréal (878-2000)— Tous le samedis soirs de 19h.à 24h„ danse au son du groupe Ruffino Tino, LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21h.— Happy Hours 17h.à 21h.LE K.BARRÉ: 812 est Rachel, Montréal (526-9054)- Rick Weston, le 30 déc.à 22h 30 LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester 0., Montréal (878-2000)— Restaurant gastronomique ouvert du lun au sam.de 19h.à 23h.LE ZIG ZAG CAFÉ: 5358 Lévesque.Laval (661-4985)— Jazz tous les dim.avec Le Zig Zag Quartet, de 11h.à 15h.L’IMPROMPTU: 1201 Dorchester O., Montréal (878-2000)— Jazz avec Tim Jackson, pianiste, et Skip Bey, contrebassiste, du mar.au jeu.de 20h.à 01h.les ven et sam.de 21 h.à 02h PAVILLON DES GOURMETS: 5680 Des Lauren-tides, Auteuil, Laval (478-5730)— Les ven.et sam.danse avec animation, à 20h.30 RESTAURANT CLAUDIO’S: 124 St-Paul E , Vieux-Montréal (866-0845)— Musique les ven.ei sam.à 22h.30 — Jazz brunch le dim.à 13h.RESTAURANT RICARDO: 1652 boul.Ste-Adèle, rte 117, Ste-Adèle— Les vendredis, de 19h.à 23h.iazz en douceur avec Nick Ayoub.saxophone, et Rob Adams, au piano RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0657)— Jah Children, le 30 déc.à 22h.— Réveillon avec Reggae Super Stars Jam, le 31 déc.à 22h.SPORTS ROCK CAFÉ: Complexe Pointe-Claire, 6321 route Trans-Canada, F>te-Claire (694-0308)— Écrans géants et musique rock THEATRE CAFÉ-THÉATRE RJR MACDONALD: 4375 est rue Ontario, Montréal (872-1644)— .Fanny • de Marcel Pagnol, m en s Maurice Côté, les 20-21-27-28 janv.et 2-3-4 lév.CEGEP EDOUARD-MONTPETIT: 945 chemin Chambly, Longueuil (670-1616)— Le Carré Théâtre présente ¦ Contes de la zone crépusculaire » texte et m en s.Guy Beausoleil, du 16 janv, au 10 lév., mar.au sam 20h ESPACE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Montréal (526-6582)— ¦ Artaud/tête-à-tête » production Groupe La Veillée, du 9 au 27 janv., du mar.au sam.à 20h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521 -4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente ¦ L'apocalypse de Jean » à compter du 16 janv., mar au sam 20h.30 PLAYER’S THEATRE: 3480 McTavish, Monlréal (398-6813)— « King Lear » de Shakespeare, du 9 au 27 janv., mar.au sam.à 20h Voir autres horaires en pages C-8 et C-9 «Epoustouflant! Plus vrai que la réalité.» Marc-André Coailier «Des images bouleversantes qui nous rivent à notre siège.» P Toutont, Radio-Canada «Spectaculaire et fascinant!» C.Dumas, Radio-Canada «IMAX: le seul cinéma qui réussit à donner le vertige!» J.Bureau, Radio Cité «Deux films grandioses!» F.Lafuste, Le Devoir «La sensation IMAX à son meilleur.» S -A Blondin, CK AC «Attachez vos ceintures ça décolle!» V.Laramée, CKOI * «Des images qui défient l'imagination.» P.-H.Goulet, Journal de Montréal «Une sortie idéale pour toute la famille.» F.Collard, CJMS_________________ «Une expérience inoubliable! A voir absolument!» H.Roberge, La Presse Grand Canyon* Imax* Époustouflant, LE GRAND CANYON COMME PERSONNE NE L'A JAMAIS VU ÿ Renseignements: 496-4629 Achats et réservations: AD»VJJ3SJOTJ522-1245 Réservations de groupe 496-1799 Représentations: veuillez consulter l'horaire cinéma ou Alex 3 code ciné Une présentation du Vieux-Port de Montréal en collaboration avec lavalin Communications CFCFôOO RADIO CITE 111107 GffŒL) » raF."0 c ijpsag Mi LE CINÉMA-SPECTACLE — SUR MAXI-ÉCRAN I X- K > /.AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL ANGLE DE LA COMMUNE ET SAINT LAURENT - MÉTRO PLACE D’ARMES.CKAC 73 :i^R9o,5 t Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 ¦ C-5 «S le cahier du i • ameai LE CINÉMA EN 1989 Des cinéastes arrivent, s’imposent, disparaissent James Spader dans Sex, Iles and videotape.Vanessa Paradis, la jeune vedette de Noce blanche, le film de Claude Brisseau, Marcel Jean collaboration spéciale D’une année, on retient toujours quelques tendances, les nouveaux arrivés, les grands disparus et certains films qui nous ont marqué.Voilà pourquoi ce bilan cinématographique de 1989 s’articule en neuf points qui forment un portrait composite et forcément incomplet.La nouvelle génération 1989 a vu s’imposer une impressionnante quantité de cinéastes découverts il y a pu.En effet, cette année, les têtes d’affiche du Festival de Cannes s’appelaient Jim Jarmusch (Mystery Train), Spike Lee (Do the Right Thing), Jane Campion (Sweetie), Emir Kusturica (Le Temps des gitans), Claire Devers ( Chimère) et Guiseppe Tomatore (Nuovo Cinema Paradiso).Dans les sections parallèles, on a surtout parlé de Yaaba d’Idrissa Ouedraogo, de Chine, ma douleur de Dai Sijie, du Petit diable de Roberto Benigni et de Speaking Parts d’Atom Egoyan.À tous ces noms, pratiquement inconnus en 1985, s’ajoutait celui de Steven Soderbergh, le gagnant de la Palme d’or.Plus tard au cours de l’été, le jeune Tim Burton a créé l’événement avec son Batman.Puis, Venise a couronné La Ville du chagrin d’Hou Hsiao-llsien, tandis que Montréal faisait de même avec La Liberté c’est le paradis de Sergei Bodrov.Deux jeunes cinéastes ont ainsi connu la consécration.En novembre, Jean-Claude Brisseau, dont le premier long métrage remonte à 1984, est venu présenter Noce blanche, sans conteste le film français de l’année.Enfin, alors qu’on croyait l’année terminée, Kenneth Branagh est venu présenter son ambitieux Henry V.À travers toute cette énumération, on constate que les vétérans, ceux dont la valeur est depuis longtemps établie, se sont faits plutôt discrets.Les grands disparus Les douze derniers mois ont vu disparaître quelques grands noms.En premier lieu, le légendaire Joris Ivens qui, mieux que tout autre, avait su capter l’histoire du vingtième siècle.John Cassavetes, l’excellent metteur en scène de A Woman Under the Influence a lui aussi passé l’arme à gauche, tout comme Sergio Leone, le père du western-spaghetti.Laurence Olivier, interprète remarquable et le plus grand metteur en scène de Shakespeare au cinéma, nous a aussi fait ses adieux.Tout comme l’une des dernières grandes stars de l’âge d’or d’Hollywood, l’inoublible Bette Davis.Ici, au Québec, on regrettera le documen-tariste Don Brittain.À cette liste il faut ajouter les noms de cinéastes respectables comme le documenta-riste scientifique Jean Painlevé, et les Américains Richard Quine ( My Sister Eileen) et Franklin J.Schaff-ner (Patton).Enfin, impossible de asser sous silence la disparition de ilvana Mangano, l’une des comédiennes de prédilection de Visconti et Pasolini.L’invasion vidéo Amorcée depuis quelques années déjà, l’incursion de la vidéo dans le cinéma a atteint cette année un point culminant.Le triomphe, à Cannes, de Sex, Lies and Videotape de Steven Soderbergh a d'ailleurs donné le ton.De toute part, on a vu des cinéastes prendre la vidéo pour sujet: Atom Egoyan (Speaking Parts), Wim Wenders (Carnet de notes sur vêtements et villes), Wes Craven (Shocker), etc.On peut, sans risque de se tromper, prévoir que cette fusion ira en s’amplifiant dans les années qui viennent.Voyeur, voyeur De Sex, Lies and Videotape de Soderbergh à Monsieur Hire de Patrice Leconte, d’Un film bref sur l’amour de Kieslowski à Maria des étoiles de Thomas Mauch, le thème du voyeurisme (à lier intimement avec celui de la vidéo) aura été au centre de bien des films cette année.Voilà peut-être le signe d’un monde où tout passe de plus en plus par le regard.De l’accouchement La fécondité, la gestation, l’accouchement.Voilà le thème le plus chaud de l’année 1989.On a vu les problèmes liés à la naissance d’un enfant (Portion d’éternité de Robert Favreau, Malpractice de Bill Bennett, Les Cigognes n’en font qu’à leur tête de Didier Kaminka, L’Enfant de l’hiver d’Olivier Assayas), d’un roman (Dernières images du naufrage d’Eliseo Subiela, Fallada - dernier chapitre de Roland Graf), d’un film (Zanzibar de Christine Pascal, The Big Picture de Christopher Guest), et même d’une bombe atomique (Fat Man and Little Boy de Roland Joffe).Est-ce là un témoignage inconscient de la difficulté de créer à l’aube de la décennie 90?La Quarantaine Avoir 40 ans.Voilà ce qui préoccupe le plus les cinéastes québécois, de Jacques Leduc (Trois pommes à côté du sommeil) à Jean Beaudry et François Bouvier (Les Matins infidèles), en passant par Jean-Pierre Gariépy (Sous les draps, les étoiles).Même des téléfilms comme Noces de papier de Michel Brault et Le Chemin de Damas de George Mi-halka ont abordé, en arrière-plan, cette question.Denys Arcand, avec Jésus de Montréal, s’est tenu à l’écart, mais c’est surtout parce que son film sur la quarantaine, il l’avait fait en 1986 ( Le Déclin de l’empire américain).7.À suivre .Le cinéma américain a été marqué, plus que jamais, par le syndrome des suites : Indiana Jones and the Last Crusade, Back to the Future II, Ghostbusters II, The Karate Kid III, Lethal Weapon II, Hellhound: Hell-raiser II et j’en passe (dont l’ineffable Halloween je ne sais plus combien).Si on ajoute à cela les « remake » de film français (Cousins, Three Fugitives, etc.), on est forcé de constater qu’il n’y a pas eu grand-'chose de neuf sous le soleil.Dégel oblige Comme c’était déjà le cas l’année dernière, les Soviétiques ont volé la vedette en s’imposant comme le seul ensemble cinématographique national cohérant.On a découvert Alexandre Sokourov (Sauvegarde et protège, Days of the Eclipse), Serguei Bodrov (La Liberté c’est le paradis), Alexandre Kaidanovski (La Femme du livreur de pétrole), Karen Chakh-nazarov ( Ville Zéro), Viktor Aristov (Difficilependant les cent premières années) et quelques autres.Si cela continue de cette façon, l’URSS pourrait bien, comme dans les années 20, redevenir le lieu privilégié de création cinématographique au monde.Les dix meilleurs Impossible de terminer sans vous proposer ma liste des dix films qui ont marqué 1989.1- Noce Blanche, de Jean-Claude Brisseau (France), parce que cette tragédie contemporaine réconcilie la rigueur formelle et le cinéma pour grand public.2- Un film bref sur l’amour, de Krzysztof Kieslowski (Pologne), un autre témoignage du talent immense de ce cinéaste et l’exemple d’un travail brillant destiné à la télévision.3- Batman, de Tim Burton (États-Unis), qui accomplit de façon brillante la fusion entre le cinéma et la bande-dessinée.4- Sweetie, de Jane Campion (Australie), la confirmation d’une cinéaste sans équivalent à travers un beau film inclassable.5-Alice, de Jan Svankmajer (Suisse et Grande-Bretagne), pour sa plongée extraordinaire dans l’univers de Lewis Carrol.6- Dangerous Liaisons, de Stephen Frears (Etats-Unis), pour la finesse de la mise en scène et la randeur des interprètes.7- Trop elle pour toi, de Bertrand Blier (France), le film le plus risqué de ce cinéaste.8- Pluie Noire, de Shohei Imamura (Japon), ou l’admirable passage au classicisme du chef de file de la Nouvelle Vague japonaise.9- Life Lessons, de Martin Scorsese (Etats-Unis), parce que ce sketch tiré de New York Stories est l’étalage de l’extraordinaire virtuosité du cinéaste.10- Do the Right Thing, de Spike Lee (Etats-Unis), qui représente le retour d’un certain cinema militant et l’affirmation puissante d’une culture noire américaine.Voilà cette liste à peine terminée que je me sens obligé de nommer trois titres qui ont bien failli s’y retrouver: Yaaba d’Idrissa Ouedraogo (Burkina-Faso), Roger and Me de Michael Moore (Etats-Unis) et Trois places pour le 26 de J acques Demy (France).Tim Burton a créé l'événement avec son Batman.r { •’’T Zi' * H .,'mX i W- âi w y% ¦ 4 1 1 V tÏ.Radio Raheem (Bill Nunn) et Buggln Out (Glancarlo Esposito), dans Do the right thing, exhibent fièrement leur possession, un appareil radio.PRIX SPECIAL DU JURY/CANNES 1989 ____________ SÉLECTION OFFICIELLE AUX OSCARS 1990 Après "DIVA", "LA LUNE DANS LE CANIVEAU" r—* et "37 ° 2 LE MATIN”, ^ Didier Farré présente UN FILM DE JEAN-JACQUES BEINEIX 1 ROSELYNE EN VERSION FRANÇAISE ST-DENIS • STE CATHERINE 288-2115 DISTRIBUTION ACTION HLM CARREFOUR LAVAL A CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITE Italienne avec ¦ous-titres anglais >3 COIN DE MAISONNEUVE 849 4518 Meilleur acteur de l'année PHILIPPE NOIRET pour ses deux rôles PRIX DU CINEMA EUROPEEN SI UtNIS SltCAJHERlNE 288 2115 2330 AU T DES L AURE N TIDES 688 3684 ftéÊm j/'Mv/ Vanessa Paradis Bruno Cremer dans PHILIPPE NOIRET SABINE A2EMA !(* • m r\ŸAf\ IM un hlm écrit ei réalisé par ÉftË JEAN-CLAUDE BRISSEAU CENTRE-VILLE 2001 UNIVERSITÉ UN FILM DE BERTRAND TAVERNIER LUIN UE MAISONNEUVE 849-4518 DFNIS SU CATHERINE 288 2115 mmimà .rvA CINIHUC OOfON LA REVOLUTION FRANÇAISE v ‘CRIMES AND MISDEMEANORS” PUR COMME UN DIAMANT.UN BIJOU CINÉMATOGRAPHIQUE.” - FRANCO NUOVO.JOURNAL DE MONTRÉAL "TOUJOURS BRILLANT, WOODY ALLEN.TOUJOURS ÉTONNANT.ET D’UNE VIRTUOSITÉ DÉCONCERTANTE".- SERGE DUSSAULT.LA PRESSE Premiere epoque LES ANNÉES rabais LES ANNÉES TERRIBLES Détails au cinéma LUMIERE" un film de ROBERT ENRICO BASILAIRF 1 288-3141 ^ 'BEAUBIEN IBERVILLE 721 6060 //^*i [XJ^= COIN DE MAISONNEUVE J BASILAIRE 1 288-3141 PLACE L0NGUEUH 849-4518 jV version française de CRIMES AND MISDEMEANORS Deuxieme epoque LES ANNÉES complexe DESJARDINS tU LONGUEUIL ODËON LAVAL 679 7451 ÉCRIT ET REALISE par WOODY ALLEN OKon: vo AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS TERRIBLES” CENTRE 2000 • B0UI ST MARTIN 687 5207 5780 BOUL GOUINO 334-8560 un film de RICHARD HEFFRON EN VERSION FRANÇAISE COMPLEXE DESJARDINS PARADIS TROIS-RIVIÈRES COMPIÈXt DESJARDINS BASILAIRE 1 288 3141 COIN 0E MAISONNEUVE 849-4518 8215 RUE H0CHELAGA 354 3110 CINEMA DE PARIS BASILAIRE 1 288-3141 i C-6 ¦ Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 ' le cahier du t • arneai Champagne pour tous Josée BLANCHETTE Sur les berges du Richelieu, il y a un beau château matantirelirelire.Un château de style mauresque construit à la fin du siècle dernier.Au siècle dernier, Saint-Antoine-sur-le-Ri-chelieu n’était qu’un petit village comme les autres avec ses notables et ses commerçants, ses petites gens et tout plein d’enfants.Au siècle dernier, on ne passait pas la Saint-Sylvestre sous silence dans les chaumières mais l’histoire ne dit pas si on faisait également sauter les bouchons de champagne.Le Champagne a élu domicile dans cette magnifique demeure quasi princière, un joyau du Richelieu, plus modeste que le manoir Rouville Campbell sur la même route mais avec plus de panache que les Trois Tilleuls à quelques kilomètres de là.Le soir, la maison toute entière illuminée est en liesse tel un vaisseau fantôme où valsent les revenants.En ce petit soir frisquet de décembre ne frissonnaient que les pauvres mortels.Dans la salle à manger aux allures victoriennes, les calorifères anciens faisaient de leur mieux pour réchauffer l’atmosphère sans bien y parvenir.À la table voisine, un coq de basse-cour chantait « champagne pour tout le monde » sur des airs de propriétaire.Nous n’étions pas du nombre et avons dû faire notre deuil de cette bouteille de Krug (1979) à 200 $ ou encore plus modestement de cette Veuve Clicquot à 65$.Les vrais châtelains, Yves et Nicole Raymond, entretiennent aussi une vraie basse-cour composée de canards col-vert et de poules pondeuses.D’ailleurs, ils fournissent en oeufs frais toutes les maisons des environs.Avec de tels voisins, on peut sans crainte mettre tous ses oeufs dans le même panier ou du moins dans la même omelette.Mais, pas question d’omelettes au Champagne.Le menu est plutôt un condense de plats fins réunis pour la meilleure des causes sur une carte courte et rassurante de simplicité.Un menu gastronomique tout de champagne arrosé est disponible à 105 $ la tete de pipe.Mais foin des attrape-touristes.Le foie gras et sa brioche, tous deux maisons, étaient présentés en deux tranches d’égale épaisseur, accompagnées de pain brioché légèrement sec.Le foie gras macéré dans le cognac et le madère avait été cuit à toute vapeur, lui assurant un certain moelleux.Cette entrée (à 22 $) valait son pesant d’or et aurait supporté un verre de Sauternes qui l’aurait rehaussée.Les champignons farcis Georges Blanc portaient le nom de ce grand chef qui a commis il y a déjà deux ans le plus beau livre de cuisine qui soit : La Nature dans l’Assiette (Robert Laffont).Ces champignons sans prétention étaient farcis d’une duxel-les (aux champignons) et baignaient dans un beurre blanc crémé et parfumé au cari.Les champignons à peine cuits se portaient à merveille dans cette assiette légère.On nous fit languir entre les entrées et les plats principaux et, à notre étonnement, les assiettes furent servies tièdes par un garçon ganté de blanc.Le « jars » à l’autre table, ne se contenant plus sous l’effet des bulles, s’empressa de déclarer que les garçons qui portent des gants sont moins dangereux pour les filles.La vie de garçon de table est faite d’instants pénibles ! La selle d’agneau était déposée en éventail au fond de l’assiette dans un jus d’agneau réduit et emprisonnant une mousse d’ail faite ae gousses d’ail (mal dégermé) et de crème.Cette mousse trop salée convenait tout de même bien à l’agnau piqué d’ail et cuit rosé comme il se doit.Une assiette de légumes quelconques et trop cuits accompagnait cette assiette royale.L’assiette de pétoncles et homard sauce champagne regroupait des pétoncles avec leur corail, des morceaux de homard, des moules et des champignons sur une sauce bien réduite faite de jus de moules, de champagne, crémée et liée au jaune d’oeuf.La sauce plaisante et de texture pur velours caressait le palais mais ne cachait pas le vice de ces pétoncles avec corail qu’on ne se procure que congelés ici au Québec.Le goût iodé des pétoncles gâchait un peu la sauce.Un demi Bordeaux Château Bodet La Justice 85 (24,50 $) et un demi Chablis Laroche 86 (21,40 $) arrosaient ce repas, tirés d’une carte fort courte en demi bouteilles.Le pain dans la corbeille était servi chaud et avait toutes les qualités du bon pain Cousin.Les desserts se ressemblent tous au Champagne.On se croirait au palais des glaces.Trop estivals, ces desserts manquent d’originalité dans le cadre de cette maison historique.Nous avons plutôt opté pour le feuilleté à l’orange fait a’une pâte feuilletée absolument divine et aérienne entrelardée de crème pâtissière au miel et de tranches d’oranges trop neutres.Une crème anglaise au fond de l’assiette (j’espère que la prochaine décennie saura nous débarrasser de ce passe-partout déplorable) fort réussie, et tirant sur le jaune, rappelait la fraîcheur indéniable des oeufs fermiers.De la crème anglaise, on en trouve encore avec cette poire William des mieux fourrées qui soit : à la ganache au chocolat puis roulée dans la pistache et décorée de zestes d’orange confits.L’infusion de tilleul est servie dans une mini cafetière Mélior et le champagne en flutes.C’est d’un chic fou ! Les petits chocolats commerciaux présentés pour faire passer l’addition gagneraient à être bannis.Un repas pour deux personnes vous coûtera environ 100 $, avant le champagne, la taxe et le service.POUR : Une magnifique maison hantée de souvenirs précieux sur les bords du Richelieu.Un chef-propriétaire de talent.Du doigté quant au service.CONTRE : Le décor surpasse l’assiette.L’addition surpasse les attentes.À ce tarif, on devrait offrir un verre de champagne à l’accueil.On ajoute le service (15 %) d’office, ce qui est contraire aux usages au Québec.LE CHAMPAGNE 1000 du Rivage St-Antoine/Richelieu Tél.787-2966 Fermé le lundi sauf durant la période des Fêtes.Pour en finir avec la révolution française COMMENT SORTIR DE LA TERREUR Thermidor et la révolution Bronislaw Baczko Paris, Gallimard, « NRF essais » 1989, 355 pages YOLAND SENÉCAL «EN FINIR avec le bicentenaire de la Révolution » : cette formule ne sous-estime pas l’importance de la célébration qui s’achève ni celle de la Révolution dans l’histoire du monde contemporain.Mais il est vrai qu’en cette année qui se termine, on peut juger rétrospectivement du poids médiatique fet touristique ! ) exagéré qui a été donné à l’événement.Il en a été de même dans l’édition.Malheureusement, quantité n’égale pas qualité : nous avons été à même de le constater dans nos recensions du DEVOIR sur la Révolution plus tôt cette année.Mais comment en finir avec le bicentenaire de la Révolution ?Si de nombreux lecteurs, las du sujet, se posent la question, c’est à une interrogation similaire, mais avec plus d’acuité encore, que les thermidoriens durent répondre : comment sortir de la terreur ?Là est tout l’intérêt du livre de Bronislaw Baczko, qui sort des sentiers battus en évoquant la terreur, si occultée en cette année du bicentenaire, et surtout l’a-près-terreur, le moment thermidorien, qui, lui aussi, n’a pas bonne presse mais pose cependant une interrogation qui va au-delà : « Thermidor, écrit Baczko, c’est le moment où les révolutionnaires ne nourissent plus qu’un désir : terminer, enfin, la Révolution » (p.353), aussi bien dire toutes les révolutions.Pour Baczko, les 15 mois qui séparent le 9 thermidor ( fin de la dictature de Robespierre) de l’adoption de la constitution de l’an III sont ca- pitaux.Car les thermidoriens, répé-tons-le, eurent à résoudre des questions qui se poseront dans d’autres rocessus révolutionnaires : qui li-érer ?comment distinguer les coupables et comment les punir ?quel imaginaire nouveau créer?« En d’autres termes : quelle lumière le moment thermidorien pro-jette-t-il sur les chemins sinueux déjà parcourus, sur les expériences et les mécanismes de la Révolution, sur ces institutions politiques et leur environnement mental ?» (p.12) À ces questions ambitieuses, l’auteur répond en mettant l’accent sur le sort réservé aux jacobins; sur la nécessité de mettre « l’horreur à l’ordre du jour » (chap.Ill), par les procès, notamment celui ae Carrier, responsable des tueries de Nantes, et de Fouquier-Tinville, l’accusateur public.On dénoncera aussi le « vandalisme », considéré comme le « ro-bespierrisme des arts ».Surtout, pour établir la République comme État de droit, il fallait élaborer une constitution (celle de l’an III) qui, notamment, évitera « tout recours à une forme quelconque de démocratie directe [.]; des précautions innombrables sont prises pour protéger une Assemblée contre les pressions venant de la rue ou du pouvoir exécutif ».L’épisode thermidorien est-il une réaction, terme qui apparaît justement à cette époque ?Elle n’en demeure qu’un aspect, selon l’auteur, car « le paroxysme de la violence, les horreurs des massacres sont restés épisodiques et n’ont pas trouvé leur prolongement dans un système de pouvoir, contrairement à la terreur » (p.337).Et Baczko de terminer son essai en spécifiant que « thermidor est ce miroir sans magie qui renvoie à chaque révolution naissante la seule image qu’elle ne voudrait pas voir : celle de l’usure et de la décrépitude qui tuent les rêves».RESTAURANTS POUR RENSEIGNEMENTS f Restaurant (h ET RÉSERVATIONS Le Piemontais ^ ^ Cuisine Italienne et française ÊL CONTACTEZ FERMÉ LE DIMANCHE 1145A.rue De Bullion NATHALIE THABET , A 861-8122 842-9645 A'A Membres de I A R 0 \\ ^ (Associationdes 1 Restaurateurs du Quebec) IfA | RESTAURANT AUBERGE La fine cuisine de Ixtuise Duhamel nuinienjni j Sic-Adèle, ch Sic-Marauenie & Bourgjoli Rés 1 -229-2080 /4ux ciéticeû de Sfec6uo*t Gastronomie pékinoise et szechuannaise 1735 St-Denis 844-5542 (Membre de l'A R Q.) Le savoir-faire au service du savoir-vivre ba Goélette 8551, BOUL.SAINT-LAURENT 388-8393 (près crémaziè) FESTIN 10e ANNIVERSAIRE POUR 2 PERSONNES 1 bouteille surprise ASSIETTE DU PÊCHEUR (Va homard, grosses langoustlsnes, crevettes géantes, cuisses de grenouilles) — _ ou FILET MIGNON BOUQUETIÈRE $^Q50 servis avec soupe ou salade et café le tout pour 'pour 2) MAINTENANT POUR RÉVEILLON DU JOUR DE L AN MENU 5 SERVICES DE 19$ à 26$ par personne (Cotillons, chapeaux, flûtes, colliers etc.) STATIONNEMENT GRATUIT - HALL DE RÉCEPTION ET BIEN SÜR SERVICE EXCEPTIONNEL DE LA GOÉLETTE JOYEUSES I FETES Réservez maintenant Salle de 40 places à votre disposition pour le temps des Fêtes Pastas maison fraîches - licence complète 1039 Beaubien est M Réservations: 279-4433 = Cuisine ouverte jusqu'à 23h00 jeudi et ven ¦¦ jusqu'à minuit dimanche fermée r-ERME les 24,25, 31 décembre et le 1er janvier.OUVERT le 26 décembre et le 2 janvier.Lettres d’humour LETTRES À EPHREM Raymond Lévesque L’Hexagone, Montréal, 1989 ALBERT BRIE « Quand les hommes vivront d’amour ».Vous connaissez ?Quel plus beau rêve .en chanson ! Et quelle plus triste illusion.en réalité ! Raymond Lévesque souhaite toujours que le règne de l’amour entre les hommes arrive.Mais il désespère presque.Heureusement qu’il y a l’humour.Dans Lettres à Ephrem, Raymond Lévesque se fait Don Quichotte.Et aussi candide.À l’inverse de l’Optimiste, il laisse entendre que tout est bien qui finit mal, parce que le monde, depuis les commencements de l’homme court à ses fins.dernières.C’est parti avec Adam et Eve qui ont ouvert la première route vers l’Apocalypse.Rien ne peut lui arriver de mieux.Il ne faut surtout pas avoir affaire (à faire) aux hommes.Ils sont affreux, bêtes, méchants, mais propres.Tout ça, à leur insu parce qu’ils ne se voient pas, ne se connaissent pas.Au total, On veut rien savoir, titre d’un autre livre de Lévesque Raymond.En d’autres mots, ils sont plus agis qu’agissants.L’auteur écrit, parlant de la fausseté des rapports humains : « .quand les amis constatent le vide de ton porte-monnaie, c’est comme si une barrière s’installait, invisible, inexplicable.Même ceux qui éprouvent ce sentiment ne peuvent le définir.Il provient sûrement d’une peur indicible qui habite en chacun de nous».À ce propos, Léonard de Vinci avait la réponse : « La peur naît à la vie plus vite que tout autre chose».Pour l’ami d’Ephrem, il n’y a qu’un seul dieu qui règne sous les cieux et sous nos yeux : l’argent.S’il y a un fil d’Ariane ou un leitmotiv qui court tout au long de ses lettres, c’est sans conteste le vil métal; moins vil cependant que ceux qui le possèdent ou qui en dépendent.Ce n’est pas la faute de l’argent, puisque, le pauvre, il n’a pas d’idées.Par ailleurs, il en donne et des plus méprisables.Tomber dans l’argent, il ne peut nous arriver pire malheur.On ne s’en relève pas.C’est le cancer du coeur et de l’esprit.Raymond écrit à Ephrem : « À vrai dire, il n’y a qu’un seul être intelligent et c’est la tortue.Elle prend son temps et ne dit jamais rien ».Qui est Ephrem ?.Un gars de la campagne.On ne sait trop s’il cultive son jardin ou s’il est gérant d’une Caisse populaire.Raymond nous apprend qu’il s’est « réfugié à la campagne».Depuis longtemps sans doute, parce qu’il ne connaît de Montréal-en-ville que le mal que lui en colporte son correspondant.Ephrem habite Sainte-Boulamite, un éden qui distille l’ennui, parce que, probablement, il y fait toujours beau.Cet Ephrem a de quoi nous intriguer.Il ne semble pas heureux dans sa ru-ralité.À preuve, il demande à son correspondant de lui envoyer des romans.À un autre moment, il lui avoue qu’il rêve de faire du théâtre.Le Montréalais a donc raison de pourvoir à l’éducation d’Ephrem par une sorte d’éducation des adultes à contre-courant du discours au programme.Enseignement disparate qui va des grandes villes et des pingouins, de l’amour et des punks, jusqu’aux coquerelles et à la prière, en passant par les Chinois et le cul, Michel Tremblay et le béton.Il y a cent sujets bien comptés dont il entretient son destinataire, sans mettre de bémol à la clé.En résumé, il initie son lointain ami au terre-à-terre des hommes d'ici et d’ailleurs.Mais à travers cette charge s’insinue l'humoriste.Le monde qu’il décrit à coups de butoir est si noir, si invivable, si jetable que le mieux est d’en rire, mieux, d'en ricaner.Le tendre Raymond Lévesque de la chanson a trouvé dans l’écriture un excellent exercice de défoulement.Qu’on ne cherche pas dans ce livre un essai où les idées s’enchaînent dans un cheminement dialectique savant ou prétendument irréfutable.J’imagine l’auteur écrivant au courant de la plume le compte rendu des humeurs qui lui viennent spontanément et qui se hâte de les livrer au papier avant qu’elles ne s’égaillent.Quant au décousu des propos, n’est-il pas la loi des épistoliers, a moins de tricher, en faisant comme ces comédiens de la plume qui tiennent une correspondance, sachant qu’elle sera publiée et que la postérité la lira.En se racontant leur moi intime, ils poursuivent, secrètement à ciel ouvert, leur oeuvre de fiction.L’auteur de Lettres à Ephrem a des idées de derrière la tête et il s’en délivre.Quand il en manque, il en invente.Un jour, il entretient Ephrem du plan divin, le lendemain, des M.T.S ; il se penche ici sur la télévision, là, sur la lâcheté : « .donc, un jour si tu te maries et que ta femme te dit d’aller à l’épicerie, refuse.Ça commence par l’épicerie.le boucher .le nettoyeur, et après on se ramasse garde-chiourme dans un camp de concentration, près de Sainte-Agathe ».VINS/chronique En attendant 1989 Noël Mz4SSEi4U Pierre SEGUIN AVEC LE NOUVEL AN, les yeux sont tournés vers l’avenir et tous embrassent déjà les années 90.Tous ?Enfin presque, puisque les vinophiles attendent encore 1989 et ils devront attendre longtemps.Car il y a souvent un décalage de 18 à 24 mois avant que l’on puisse boire ce qu’une récolte a donné.L’élevage du vin, c’est-à-dire cette période de temps que le vin passe en fût ou en cuve pour s’affiner, avant la mise en bouteille, et qui dure environ 18 mois, explique ce délai.Ainsi goûtons-nous seulement du bout des lèvres ce que 1987 offre en provenance de France, d’Italie ou d’ailleurs.Le moment est donc propice pour faire une petite rétrospective des derniers millésimes que nous aurons l’occasion de découvrir dans les mois et années à venir.Le millésime étant Tannée de la récolte, son indication sur l’étiquette est une information précieuse puisqu’en général le vin présente des caractéristiques reflétant la qualité de la récolte, de la vendange.Cette dernière est directement influencée par le climat et la température qui ont sévit cette année-là.L’année 1989 s’annonce comme un millésime prometteur.Dans de nombreux vignobles, on parle déjà d’année exceptionnelle et même dans certains cas de « millésime du siècle ».Il ne faut surtout pas se laisser impressionner par cette boutade usée.À Bordeaux, il s’agit de la troisième « année du siècle » pour les seules années 80.C’est grâce à un été splendide que Ton a enregistré une des récoltes les plus précoces de l’histoire.Des raisins bien mûrs, sains et abondants sont garants d’une belle qualité en Alsace, dans la Loire, dans le Rhône et en Champagne d’où nous proviendront d’excellents champagnes millésimés dans 5 ou 6 ans.Le Beaujolais a aussi été choyé quoique les cuvées de beaujolais-nouveau goûtées au Québec n’ont pas soulevé notre enthousiasme.Il faudra attendre de goûter les crus du beaujolais cet automne pour avoir une idée plus juste.La Bourgogne étire sa chance avec un superbe millésime tant en blanc qu’en rouge.Plusieurs bourguignons nous ont annoncé des vins dans lesquels on retrouve le fruit des 85 (des vins rouges superbes) et une richesse tannique digne des meilleurs 78 (aussi de grands vins).Les récents résultats de la vente des Hospices de Beaune témoignent de l’engouement pour les vins du millésime 89 en Bourgogne; une augmentation moyenne de prix de 13,5 % pour les rouges et de 97 % pour les vins blancs par rapport aux 88.Au cours de cette vente, la Société des Al- cools du Québec s’est portée acquéreur de 6 lots : le Beaune cuvée Dames Hospitalières, le Pommard cuvée Dames de la Charité, le Volnay cuvée Général Muteau, le Volnay-Santenots cuvée Jehan de Massolet l’Auxey-Duresses cuvée Boillot pour les rouges et de Meursault-Gene-vrières cuvée Baudot en blanc.Bordeaux continue sa litanie de grands ou très grands millésimes avec une récolte abondante, précoce (la vendange la plus précoce depuis 1893) et d’une qualité remarquable.Des vins colorés, très riches et bien tanniques qui demanderont de longues années de vieillissement.L’Italie aussi nous annonce de beaux succès dans le Piedmont en particulier où Ton produit les grands vins de Barolo et de Barbaresco.La péninsule ibérique sera au rendez-vous avec de bons vins en 1989.Ce millésime risque fort de nous présenter de nombreux portos « vintage ».Ces grands vins ne sont produits que par très grandes années, soit environ 3 ou 4 fois par décennie.Du côté américain, pas de grand millésime pour la Californie à cause des nombreuses et abondantes pluies.On se rappellera du millésime 89 pour le tremblement de terre qui a détruit quelques installations viticoles dans la région de Santa Cruz.Pour toutes ces régions, il est évidemment trop tôt pour conclure quoi que ce soit mais l’enthousiasme débordant des viticulteurs que nous avons rencontrés est de bonne augure.Il faudra attendre l’embouteillage de ces vins : environ 12 mois pour les blancs et environ 24 mois pour les rouges pour porter un jugement.Patience ! D’ici là, il faudra surveiller les vins du millésime 88 qui arriveront bientôt et ceux de 87 qui font juste leur apparition sur le marché.En 1988, les bourgognes rouges sont excellents, les bordeaux rouges et blancs sont aussi très bons avec une emphase sur les Sauternes qui sont exceptionnels.La qualité baisse d’un cran avec 1987.À Bordeaux en Bourgogne comme ailleurs en France, les pluies de septembre sont venues gâter une récolte qui s’annonçait pas mal avec pour résultat des vins plus légers, moins amples et de consommation plus rapide.Ceci dit, ces indications sont d’ordre général et que de grandes bouteilles proviennent à l’occasion de millésimes jugés petits comme de mauvais vins sont issus de grands millésimes.Rappelez-vous que le vigneron peut gâcher ou sublimer sa vendange, bonne ou mauvaise.Permettez-nous de terminer en vous invitant à nous écrire aux soins du DEVOIR, 211 rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1, pour nous faire part de vos commentaires, questions ou suggestions.Nous serons heureux de donner suite à vos lettres.N’oubliez pas non plus votre résolution du nouvel an : Boire moins mais boire mieux ! Bonne année à tous.Picasso encore PICASSO Les chefs-d’oeuvre Danièle Boone Hazan, 1989 142 pages MARIE LAURIER Les trois syllabes de son nom forment un triolet et font résonner plus que jamais les tiroirs-caisses des richissimes collectionneurs: PI-CAS-SO.J amais un peintre n’aura été l’objet de tant de livres, de biographies, d’analyses, d’expositions.Et d’albums d’art.En voici un autre publié par Ferdinand Hazan qui propose une série de chefs-d’oeuvre de Picasso sélectionnés par Nicole Boone.Les connaisseurs ou les inconditionnels de la période bleue ou cubiste, par exemple, de cet artiste prolifique jugeront peut-être ce choix arbitraire.Mais je soupçonne Mme Boone d’avoir voulu faire un travail de pédagogue en présentant l’artiste à ceux qui ne le connaissent pas du tout ou mal.Elle propose un tour d’horizon des oeuvres de Picasso, ses portraits surtout, depuis le tout début de sa longue carrière, commencée comme on le sait alors qu’il était enfant à Malaga et qu’il s’amusait à illustrer de petits magazines dont il est à la fois le directeur, le rédacteur et le reporter.« À douze ans, je dessinais comme Raphaël », dira-t-il plus tard.Dans cet album, on nous invite à suivre l’évolution de Picasso et à comprendre les différentes influences et écoles qu’il a favorisées: le surréalisme, le cubisme, la période bleue, et bien sûr, ses fameux portraits de femmes jamais finis et toujours recommencés.Et l’auteur est loin d’être avare de commentaires sur chacun des chefs-d’oeuvre de Picasso.Par exemple, aux pages 58 et 59, Mme Boone nous présente l’étonnant portrait de la pretresse des arts et lettres des années 1900, Mme Gertrude Stein,de laquelle Picasso avait exigé « plus de quatre-vingts séances Photo de Gertrude Steln devant un portrait d’elle signé Picasso.—mmm ¦MM de pose au bout desquelles il effaça la tete » ! Il devait l’ajouter de mémoire quelques mois plus tard et provoquer cette réaction de la poétesse au style itératif (A rose is a rose is a rose.):« J'étais et je suis toujours contente de mon portrait.Pour moi, cest moi.C'est la seule reproduction de moi qui soit toujours moi.» ( hacun des chefs-d'oeuvre reçoit le meme traitement d’information quant à la date, au lieu et aux circonstances qui ont entouré leur réalisation.Et le lecteur bénéficie d'une biographie succincte mais fort bien faite d’un des plus célèbres maîtres de 1 art pictural du 20e siècle.1 , .Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 ¦ C-7 • /ep/aisirdes Lourd, l’héritage d’un passé de colonialiste LE VERGER DU DIABLE Alain Gerber Paris, 1989, Grasset 267 pages Lisette MORIN A Le feuilleton Il doit bien se trouver au Panama — compte tenu de l’actualité, c’est le premier pays qui me vient — comme dans tous les pays d’Amérique latine, un héritier d’un riche propriétaire terrien qui continue d’hésiter entre le passé qu’il récuse et le présent qui l’effraie.Ernesto Ramos est ce que les voisins du Sud appellent, avec mépris, un loser.Cet éternel perdant est l’homme du doute.Il a longtemps détesté son père, pour sa cruauté, ce père qui lui avait interdit tout attendrissement à propos de leur pays et de leur domaine : « Car cette terre est dure et les hommes qu’elle porte lui ressemblent.Sache-le si tu veux les commander, au combat ou dans les travaux de chaque jour.(.) Ils ont besoin de ta force, et non de ta faiblesse ».C’est peu de dire que le fils n’a rien retenu de cette longue nuit pendant laquelle ce père détesté lui a légué, en même temps que ses propriétés, une sorte de culte de la dureté, de « l’honneur » du possédant.Ernesto est un intellectuel, Mendoza, le chef de la police, qui le visite régulièrement pour l’épier, lui donne du « professeur ».Et, dans ce village écrasé de soleil, dans la maison de son père, seul bien qu’il a gardé, bradant tout le reste pour renier une fois de plus le père abhorré, cet homme tente de ressusciter son passé.Il a fait quelque temps le jeu des officiers, allant même jusqu’à tuer sur commande son meilleur ami.Il a été marié à Angela, qui est morte; il a eu un fils, Hector, dont la compagne présumée, une certaine Luisa, aboutit un matin chez lui.Pour remplacer la servante Rosamaria, qui s’est absentée sans prévenir.Mais cette Luisa, qu’il a lui-même prénommée, est-elle vraiment là pour le servir ?Toute l’histoire du Verger du diable baigne dans le doute, la suspicion et le héros lui-même est un être de fuite, de contradictions.Poui ajouter à ce climat d'inquiétude, d’angoisse, la chaleur est extrême.« Respirer ce matin, exige un véritable effort.La pluie n’est toujours pas tombée.Pourtant, l’orage se tenait là, lové dans la noirceur avec ses foudres et ses tonnerres, prêt à se déchaîner tout au long de la nuit ».Cette eau bienfaisante, qui pourrait chasser les miasmes, les frayeurs et les cauchemars d’Emesto, le lecteur l’attendra avec lui, haletant, jusqu’aux dernières pages de ce roman.S’il se rend jusque-là.Car le roman d’Alain Gerber secrète un maléfice auquel on pourrait céder, en abandonnant le récit de ce solitaire, emmuré dans ses souvenirs et même sa culpabilité.Mais il y a la magie du style.Et le charme malgré tout envoûtant de ce pays où les Espagnols ont laissé moins de traces que les indigènes, les autochtones : « Nous avons voulu déposséder les Indiens de leur passé, disait Alcibiade Seguer, l’ami disparu qui hante encore les rêveries PHOTO JACQUES GRENIER Alain Gerber d’Ernesto, mais nous n’avns pu faire qu’ils ne nous dictent notre avenir ».Avec le recul, les pensées du narrateur dérivent vers « cet esprit matérialiste qui prétendait que les cosmogonies précolombiennes offraient un exemple unique de représentation prémonitoire directe, non symbolique ».Prête-nom de l’auteur, et de ses théories, sans doute.Alcibiade disait encore à Hector, son filleul ; « Ne crois pas qu’un vieux nostalgique de mon espèce soit attaché au monde qui est le nôtre.Pourquoi le serait-il ?Ce n’est pas un monde, mais une copie médiocre, un brouillon qu’il eût mieux valu flanquer à la corbeille ».Plus pessimiste encore, il poursuit : « Chaque homme est une lubie de sa propre conscience.Dans le meilleur des cas, le plus souvent, il n’est qu’une lubie de la conscience des autres».Ce n’est sans doute pas la première fois qu'un écrivain tente, sous le couvert d’un roman — à l'intrigue, ici, plutôt lâche — d’illustrer le drame de l’idéaliste confronté à l’engagement mais incapable d’y souscrire pleinement.Cet Ernesto, fils d'un serviteur de la dictature, se sent « ennemi mortel de ce dont il a toujours souhaité l’anéantissement — la barbarie, l’incommensurable vulgarité des dictateurs — sans jamais y opposer autre chose que des restrictions silencieuses».C’est le hasard — et la nécessité des lectures hebdomadaires — qui m’auront mis entre les mains Le Verger du diable, d’Alain Gerber, où te héros n’est en fait qu’un anti héros.Qui hésite, pendant plus de 200 pages, entre le regret de ce qu'il aurait pu, aurait sans doute dû être : un combattant, un résistant, et le refuge morose dans la solitude et la non-violence.Ceci au moment où, à Panama comme en Roumanie, des hommes et des femmes rejettent, dans le sang, la dictature, le pouvoir de dirigeants cruels et assoiffés de pouvoir.Gerber a situé Le Verger du diable, nom que les Indiens ont donné aux Terres bleues, partie éloignée du domaine paternel — dans un continent dit exotique.Mais son propos est de tous les pays où sévit l’arbitraire, l’exploitation de l’homme par l’homme.C’est sa principale qualité encore qu’il soit difficile de s’attacher au destin d’un homme faible et désillusionné.C’est, avec la prenante beauté de la langue, ce qui a sans doute séduit le jury de l’interallié, en novembre 1989.Hors du commun, tous ces personnages CES HOMOSEXUELS DONT L’ESPRIT ENRICHIT LE MONDE Thomas Cowan Stanké, Montréal, 1989 ALBERT BRIE Selon l’éditeur, ce livre arrive à point nommé ; «.au moment où la communauté gaie, élément \ ital de la civilisation, est assaillie comme elle ne l’avait sans doute jamais été auparavant.» Le sida, cette maladie dévastatrice, aurait donné le branle à « une marée montante d’hostilité irrationnelle.» Cette crise que traversent les homosexuels appelle « le secours, la sympathie et, surtout, la compréhension.» On ne peut que souscrire à cette idée que les homosexuels traversent une crise, mais elle se situe à l’intérieur même du mouvement ou du phénomène gai.Quant à cette « marée montante d’hostilité irrationnelle », elle a atteint son plein et commence lentement à se retirer.Il eût été aussi opportun, sinon plus, de publier ce genre d’ouvrage il y a 50 et même 25 ans, au moment où les homosexuels en Occident et notamment chez nous se terraient comme des coupables et à qui on prêtait une épouvantable noirceur d’esprit, de coeur et de corps.Cependant, je reconnais que, dans les années 40 et 50, un livre de cette nature aurait subi les foudres de la censure.Plus ! il aurait fait l’objet d’une saisie et se serait vendu sous le manteau.Aujourd’hui, Ces homosexuels dont l’esprit enrichit le monde ne produira pas la plus petite vague.Depuis peu, les homosexuels sortent de la clandestinité.La littérature, le théâtre, le cinéma, la télévision ne se voilent plus la face devant ce fait de société.Il est même bien porté chez certains hétérosexuels de se montrer tolérants, compréhensifs et même amicaux à l’égard de leurs proches qui ne sont pas de même nature.Il est courant de les entendre dire qu’ils ne sont pas préjugés.N’oublions pas qu’il y a d’antiques préjugés qui nous imprègnent comme des tatouages.On continuera de se retourner dans la rue au passage d’un homosexuel qui ne cache pas ses tendances.Il sera encore objet de curiosité équivoque comme le sont la personne laide, le grand handicapé et l’individu au comportement bizarre.Bien sûr, tout ce qui a quelque rapport au sexe excite davantage la malice d’un grand nombre de gens.On se doit de reconnaître à Thomas Cowan une sincérité pudique quand il aborde l’homosexualité ou la bisexualité de ces grands et grandes « dont l’esprit a enrichi le monde ».Je crois qu’une grande partie des gens cultivés qui liront cet ouvrage n’apprendront rien ou découvriront peu.Quant aux autres, à qui ces noms diront plus ou moins quelque chose, ils seront déçus de ne pas trouver les détails salaces sur la vie sexuelle des gai(e)s, l’auteur s’attardant, au premier chef, à mettre en lumière sous forme de capsules — huit pages pour chacun et pour chacune — la vie et l’oeuvre de ces célébrités du monde des arts et des sciences.Ce qui le retient le plus, par fidélité au titre de son livre, c’est évidemment ce qu’ils ont accompli en dépit ou à la faveur de leur sexualité de déviants.L’objectif de l’auteur est louable, mais aidera-t-il la cause des homosexuels ?Je ne saurais dire.À la lecture, j’ai perçu en filigrane un appel voilé qui pourrait faire penser à celui de l’enfant non-désiré et qui penserait, mais avec l’envie de crier ; « Voyez comme je suis quelqu’un ! » Et, en vérité, ils sont hors du commun les Alexandre le Grand, Platon, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Frédéric le Grand, Madame de Staël, Lord Byron, Melville, Wilde, Tchaikovski, Proust, Colette, Gertrude Stein, Virginia Woolf, T.E.Lawrence, Cocteau, Charles Laughton, Your-cenar, Tennessee Williams, Benjamin Britten, Pasolini, Yukio Mis-chima.et 18 autres.Il n’est pas besoin d’appuyer.J’aime moins cette tentative de récupération en ce qui concerne Shakespeare et Dag Ham-marskjôld, la preuve de leur homosexualité n’étant pas faite « jusqu'à ce qu'une évidence historique apporte une preuve du contraire.» Dans un long avertissement au lecteur, Thomas Cowan écrit : « Tous n’ont pas vécu leur sexualité avec grâce et confiance.Comme l’a noté Nathalie Barney — héritière américaine et hôtesse de salons — à propos de ses propres amies lesbiennes, au tournant du siècle dernier : « En ce temps-là, les gens étaient encore effrayés à l’idée d’être impliqués dans un scandale.» Tennessee Williams et E.M.Forster semblent avoir été gênés de leur homosexualité à certains moments.Tchaikovski était obsédé par l’idée que ce qu’il ressentait était le besoin de dissimuler.Willa Cather a, vers la fin de sa vie, détruit de précieuses lettres et des documents personnels pour préserver ses secrets.D’autres, comme Gertrude Stein, Alan Turing, Jean Cocteau et Pier Paolo Pasolini étaient gais ou lesbienne sans aucune honte.» Une seule restriction à ce livre qui connaîtra une grande diffusion : la traduction.Elle est empreinte, ici et là, d’une certaine lourdeur.Des anglicismes entre autres auraient pu etre corrigés.Tout compte fait, ils ne ternissent pas l’ouverture d’esprit et la générosité de l’oeuvre originale.Plusieurs histoires entrelacées en une CONCILIABULE AVEC LA REINE Jean-Marie Laclavetine Gallimard, Paris 1989, 215 p.ODILE TREMBLAY Pas moyen d’identifier la reine dans Conciliabule avec la reine.Celle-ci, hormis sur le socle du titre, reste introuvable, tapie dans une pénombre de mystère et de fantaisie.Fréquemment primés (Prix Fé-néon, Prix Valery Larbaud), les ouvrages de Jean-Marie Laclavetine sont peints avec la palette de l’imagination, de l'humour, de la fraîcheur aussi.Ce qui n’empêche pas l’écrivain bordelais de distiller tel un venin une sorte de douloureuse lucidité au fil de ses pages.Conciliabule avec la reine se lit a différents niveaux, comme un conte.Un conte à volets, un conte à paliers, qui entrelace plusieurs histoires en une.Usant d’un style bref ponctué de phrases courtes où s’emboutissent avec une belle vigueur l’image, la métaphore et le mouvement, Jean-Marie Laclavetine signe ici un ouvrage doux-amer, léger en apparence, désespéré et impitoyable à seconde vue.Mais qui a dit que les contes modernes devaient s’encombrer d’un épilogue moral et optimiste ?Trois amours, trois récits tissent la trame du roman.Ce sont Alice et Fred : les adolescents en rupture de ban, Anne et Jean : deux écorchés de l’amour qu’une passion vient happer au mitan de la trentaine, Étienne et la Der : le poète et sa drôle de muse.On nous l’apprend d’entrée de jeu : le narrateur Etienne Fage est l’artisan de ce livre.Écrivain et traducteur, il se révèle en quelque sorte le double de Jean-Marie Laclavetine dont il parodie les pulsions créatrices et les Bannes d’inspiration.À ses côtés, la >er, personnage féminin grabataire ge, talonne son protégé lors-; boulot.Leur et sans âg qu’il renâcle devant le I joute viendra couper à intervales le fil du récit, sans doute pour en rappeler le caractère fictif, pour jouer d’humour, marquer des pauses, multiplier les figures de référence.Entretemps le roman dans le roman tisse ses intrigues : Entre Alice et Fred, on ne peut pas parler d’amour.Ni même d’attirance.Plutôt de commensalisme, comme ces espèces animales qui puisent de précieux avantages dans leur commerce mutuel.Le jeune homme éprouve une fascination à la limite du morbide pour cette adolescente à problèmes capable de l’entraîner au bout de sa propre révolte.Alice a besoin d’un témoin, d’un compagnon, d’un complice dans sa fugue.Car fugue il y aura.Fred est le fils d’Anne, la psychiatre d’Alice.À l’inquiétude infinie de sa mère, il quittera Paris pour errer en quête de l’enfance perdue de sa jeune com- pagne qui l’entraîne par monts et vaux; sans que le contact ne s’établisse vraiment, d’ailleurs.Tant Alice et Fred qu’Anne et Jean, son tendre voisin de palier, courent au devant de rendez-vous manqués.Leur relations s’effilochent dans cette fuite et cette poursuite à travers la France.La fusion rêvée n’aura pas lieu.Triste conclusion donc, à laquelle Jean-Marie Laclavetine conduit son lecteur par les méandres de l’humour et de la tendresse arrachés à une solitude où il emprisonne malgré tout ses protagonistes.Conciliabule avec la reine pose des questions lancinantes et n’y cherche pas de réponse.Jouant avec maestro de toutes les tensions, cet ouvrage est le récit d’une faille, de plusieurs failles que l’auteur nous présente inévitables, originelles, mais riches et belles à leur façon.Avec un rire en plein milieu.Un cerveau dans le formol mon Ame DANS LE BOCAL Christian Jersild co-édition Actes Sud, Labor, Leméac coll.Cactus, 1989 BENOIT PELLETIER Ce livre étonnant fait partie d’une nouvelle collection, Cactus, issue de l’association de trois maisons d’édition : Actes Sud, Labor (Belgique) et Leméac.Pouvez-vous imaginer en être réduit au strict minimum, c’est-à-dire, un cerveau, ses deux oreilles externes et un oeil ?C’est pourtant la situation dans laquelle est plongé le narrateur du roman.Littéralement plongé puisqu’il baigne dans un bocal rempli d’une solution aqueuse, qui conserve sa matière grise, vivante.L’électricité lui permet de jouir de ses fonctions cérébrales.On accompagne cet « être », cette conscience, dorénavant nommé Upsilon, dans sa nouvelle vie.Il doit s’acclimater à une nouvelle perception du monde.Il développe de nouvelles capacités, par exemple, se servir de ses oreilles comme nageoires; de nouveaux moyens de communications, entre autres, la transmission de pensée et la lecture sur les lèvres.On compatit à sa quête d’identité qui le pousse à l’exploration de ses souvenirs, détruits à mesure par électro-chocs.On s’émeut de sa relation avec une laborantine, Emma, sa « soignante ».On est avec lui quand il tente de déjouer les expérimenta- tions dont il est l’objet, de cerner ce qu’on veut de lui.Il apprend que le consortium scientifico-industriel qui le détient veut faire de lui une intelligence pure.Mais des bribes de souvenirs, les éléments extérieurs et son pouvoir de fabulation l’en empêchent.La solution ?Lui enlever l’hémisphère gauche, siège de son affectivité, pour le remplacer par un autre hémisphère de la raison.Il se retrouve donc avec deux hémisphères rationnels.Là commence le cauchemar parce que ce cerveau monstrueux fait office de modèle pour les cerveaux en croissance de foetus, provenant d’avortements légaux, gardés artificiellement en vie.La scène est assez dérangeante.Mais une nouvelle technologie rend bientôt Upsilon complètement dépassé et il fi- nit sa vie dans le formol.Je ne sais s’il s’agit de science-fiction ou d’anticipation ; je ne peux me prononcer non plus sur la valeur des bases scientifiques sur lesquelles repose le roman.Mes connaissances dans le domaine sont insuffisantes.Je sais que ce livre, écrit par un exmédecin, est tout à fait passionnant.Jersild nous raconte cette incroyable histoire avec humour et justesse.Il nous amène, avec un sens de la péripétie, à de grands questionnements moraux et même métaphysiques, mais sans virulence ou grandiloquence.Sa critique des relations entre la science et l’industrie en acquiert une grande efficacité, tandis que son interrogation sur l’essence de l’être humain dégage une émotion inquiète.KWQQi s T"*.i il I 1/ ;I I h i 1/ h ! h i ; i\i %%|( | .-| ï 1 Fill •*¦* * I 11\ Fi i f J 111 r.'-.liiFi — - — - — ijiï: s i v îïij s; U v i isjv.Ji./ij LE RESCAPÉ Texte de Cécile Gagnon illustré par Loïc Jouannigot éditions Milan collection « Mousse » Toulouse 1989 Au cours des trois dernières décennies, Cécile Gagnon a signé une cinquantaine de livres pour enfants.Sa force ?Tomber pile ! Savoir déceler les rêves, les fantaisies, les peurs et les fascinations qui peuplent les différents âges de l’enfance.La série Mousse s'adresse aux petites puces qui ne savent que déchiffrer les images ou commencent tout juste à percer le mystère des mots.Un texte sautillant, réduit à l'essentiel, sur des images terriblement mignonnes.Un mini album de qualité sans prétention, qui se contente de charmer les enfants.^ottfsPOUr?Vo UN OURS POUR NOËL Holly Keller Messidor/La Farandole Paris 1989 Qui n’a pas, au moins une fois, triché le Père Noël em inspectant une boîte mystérieuse avant l'heure fatidique ?C’est ce qu’a fait Florent.Il a trouvé l’ours en peluche que lui destinait sa grand-mère et tant joué avec l’animal qu'il lui manque quelques plumes.Noël allait prendre des airs de carême s’il n'y avait eu une fée pour tout arranger.En écoutant cette histoire, les enfants tremblent, frémissent et se désolent jusqu’à ce que tout rentre dans l’ordre.C’est la preuve d'un bon récit.UNE COURSE AU BOUT DU MONDE Texte de Robert Soullères illustré par Hélène Desputeaux Pierre Tisseyre Montréal 1989: 22 pages À l’heure où tous les éditeurs québécois se ruent vers le nouveau Klondike du roman jeunesse, il reste heureusement quelques fous qui font comme si l’album jeunesse québécois n’était pas mort et enterré.Robert Soulière raconte l’aventure toute bête d'un petit garçon qui n’a pas envie d’aller faire une commission au dépanneur.Il s’y traîne quand «M même et revient.C’est tout.Sauf qu’entre l’appartement et un quelconque Provi-Soir, il y a le bout du monde , la jungle, des gros crocos, des dinosaures et des plantes carnivores.Il faut être tout à la fois, Superman, Batman et Tarzan pour rentrer de mission sain et sauf.Hélène Desputeaux pousse le héros dans des images où l’humour se mêle à l’invention.J’AIME LES EXPÉRIENCES Professeur Scientifix et Bernard Larocque Héritage Collection des petits débrouillards Montréal 1989: 95 pages L’énigme du ketchup est enfin résolue ! Et on peut mettre la mer dans un verre d’eau, jouer aux artificiers, faire chanter le verre, emprisonner la lumière, fabri- quer des clous antirouille .Le célèbre professeur Scientifix et son adjoint Bernard Larocque, professeur de physique à l’Université du Québec à Rimouski, ont encore plein de tours un peu magiques et très scientifiques dans leur sac.U n quatrième recueil riche de 50 nouvelles expériences pour tous les petits débrouillards.SAUVETAGES Sonia Sarfati Québec/Amérique Montréal 1989: 112 pages La nouvelle fait bon ménage avec la littérature jeunesse.C’est court, complet et, entre la première et la dernière nage du livre, on peut sauter du fantastique à la science-fiction en passant par le récit d’aventure.Sonia Sarfati a choisi de réunir quatre nouvelles sous un mot « plein d’inquiétude, de craintes, mais aussi d’espoir et de joie » sauvetages.Attention ! L'auteure est ratou-reuse et chaque récit vous joue un tour juste avant le point final.DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR Jean-Claude Corbeil et Ariane Archambault Québec/Amérique Montréal 1989 : 159 pages Les grands sont déjà jaloux.Leur dictionnaire visuel est drabe et terne à côté de ce dernier-né dont les images, tout en couleurs, ont été réalisées par ordinateur.En plus, la version junior nous apprend à nommer des objets importants : 15 mots pour identifier tout ce que comprend un baladeur ! Une version adaptée ?Oui, puisqu’on s'attarde à ce qui intéresse les jeunes : instruments de musique, engins et machines, articles de sports, fournitures sco- DICTIONNAIRE VISUEL JUNIOR laires, château-fort et animaux sauvages.Non, puisque les auteurs ont décidé que les jeunes n’étaient pas idiots et pouvaient apprécier la précision.Vous saviez, vous, que le homard a un céphalothorax ?DÉSIRE BIENVENU Claude Roy Gallimard coll.« folio junior » Paris 1989: 86 pages Tante Céline s’ennuie.Ça fait au moins soixante ans qu’elle n'a pas fait de bêtises ; qu’elle accepte de ne pas toucher aux plus agréables choses de la vie : celles qui sont défendues.Et puis, un jour, Désiré Bienvenu, un chat espiègle comme un singe, débarque dans sa vie et chamboule tout.D’un coup, tout est possible, tout est permis : c’est la fête ! Avec la complicité de son ami Georges Lemoine, Claude Roy célèbre l’enfance, la vraie, celle qui n’a pas d'âge mais toutes les audaces.LA CHIMIE ENTRE NOUS Roger Poupart Boréal coll.Inter Montréal 1989: 154 pages Ouf ! C’est peut-être le livre le plus dur et le plus déprimant de toute la littérature de jeunesse québécoise.Au début du roman le héros en détresse se saoule, vomit et se réveille avec des grumeaux plein les cheveux.Son père est un goujat qu’il aimerait tuer — il meurt d’ailleurs et son fils le déteste tout autant — et sa mère une molle personne peu inspirante.C’est un monde dur et désespérant que décrit Roger Poupart.Il y a plus de cruauté et de désolation que d’espoir.Un « bon » roman ?Peut-être.Je ne sais pas.Là n’est pas la question .LIBRAIRIE HERMÈSl 1120, av.laurier ouest outremont, montréal H2V 2L4 tél.: 274-3669 De 9h à 23h30 • 362 jours par année.Venez regarder avec nous APOSTROPHES le dimanche à 15h et à 20h C-8 ¦ Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l'attention de Christiane Vaillant.ASTRE I: (327-5001) — Always 23 déc.au 4 janv.1 h 10, 3 h 45, 7 h, 9 h 30, dern sped.29-30 déc.24 h.ASTRE II: — Back to the Future no 2 23 déc.au 4 janv.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 dern.sped.29- 30 déc.11 h 45 ASTRE III: - War ot the Rosea 23 déc au 4 janv.12 h 30, 2 h 45, 5 h 10, 7 h 30.9 h 50 dern.sped.29-30 déc.24 h.ASTRE IV:- Wizard 23 déc.au 4 janv.1 h, 3 h, 5 h — She Devil 23 déc.au 4 janv.7 h, 9 h.dern.sped.29-30 déc.11 h.BERRII: (288-2115) - Retour vert le futur no 212 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 30 BERRI II: — Mon cher papa 12 h, 2 h 15, 4 h 30— Cinéma paradlso 7 h, 9 h 15 BERRI III: — Astérix et le coup du menhir 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 45— Mon cher papa 7 h 30, 9 h 45 BERRI IV: - Noce blanche 1 h 30, 3 h 30.5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI V: — Roselyne et les lions 1 h, 4 h.7 h, 9 h 45 BON AVENTURE I: (861-2725) - Prancer 23 déc.au 4 janv.1h10,3h10,5h10, 7h 10— Dad tous les soirs 9 h 10 BONAVENTURE II: - Wizard23 déc au 4 janv 1 h, 3 h 05, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 20 BROSSARD I: (465-5906) - War oI The Roses 23 déc.au 4 janv.2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 25 BROSSARD II: — Mon cher papa 23 déc.au 4 janv 1 h 45, 4 h 25, 7 h, 9 h 20 BROSSARD III: — Always 23 déc.au 4 janv.1 h 30, 4 h 15, 7 h 10, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 1: (688-3684)- Roselyne et les lions 23 déc.au 4 janv.7 h, 9 h 30— Wizard23 déc.au 4 janv.12 h 30, 2 h 35, 4 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: - War ot the Roses 23 déc.au 4 janv.12 h 20, 2 h 45, 5 h, 7 h 25, 9 h 45 CARREFOUR LAVAL 3: - Always 23 déc.au 4 janv.12 h 10, 2 h 30, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 CARREFOUR LAVAL 4: - She Devil 23 déc au 4 janv.12 h 45, 2 h 55, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 5: - Mon cher papa 23 déc.au 4 janv.12 h, 2 h 20, 4 h 45, 7 h 05, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 6: - Back to the Future no 223déc.au4 janv.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 1: 1455 Peel, Mil- She Devil 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 CINÉMA ÉGYPTIEN 2: - Back to the Future no 2 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 CINÉMA ÉGYPTIEN 3: - Back to the Future no 2 12 h 15, 2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 30 CINÉMA JEAN-TALON: Mil- Bye Bye chaperon rouget h, 3 h, 5 h—Family Business (r.7 h, 9 h 25 CINÉMA OMÉGA 1: - La famille Yen 7 h 15, 9 h 45, dim.7 h 30— Tous les chiens vont au paradis 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15 CINÉMA OMÉGA 2: - Blaze (U.) 7 h, 9 h 30, dim.7 h.— Bye Bye chaperon rouge 1 h, 3 h, 5 h.CINÉMA PARALLÈLE: 3682 boul.St-Laurent.Mil (843-6001) — CINÉMA POINTE-CLAIRE 1: 6361 Trans-Ca-nada — Always 23 déc.au 4 janv.12 h, 2 h 25, 4 h 50.7 h 15, 9 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 2: -Always 23 déc.au 4 janv.12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 45 CINÉMA POINTE-CLAIRE 3: — Wizard 23 déc.au 4 janv.12 h 50, 2 h 55, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉMA POINTE-CLAIRE 4:- War of The Roses 23 déc.au 4 janv.12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40 CINÉMA POINTE-CLAIRE 5: - Back to the Future no 2 23 déc.au 4 janv.12 h 15, 2 h 30.4 h 45, 7 h, 9 h 30 CINÉMA POINTE-CLAIRE 6: - She Devil 23 déc au 4 janv.1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— CINÉMA V - 1: 5560 Sherbrooke 0.(489-5559) -Blaze 6 h 45, 9 h 30, sam.dim.1 h 10, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 30 CINÉMA V - 2: - Steel Magnolias 6 h 50, 9 h 25, sam.dim.1 h 15, 4 h, 6 h 50.9 h 25 CINÉPLEX I: (849-3456) - Always 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX II: - Always 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX III: - Jésus de Montréal 1 h 45, 4 h 15, 7 h 05, 9 h 35 CINÉPLEX IV: - Portion d'éternité 1 h 05, 3 h 15, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 CINÉPLEX V:-/ Want to Go Hornet h 15, 3 h 25, 5 h 35, 7 h 45, 9 h 55 CINÉPLEX VI: — La vie et rien d'autre 1 h 10.3 h 55, 6 h 40, 9 h 25 CINÉPLEX VII: - Crimes and Misdemeanors 1 h.3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 CINÉPLEX VIII: - War of the Roses 1 h 30, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - Cinéma Paradlso 1 h 20, 4 h 20, 7 h 05, 9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141)- Crimes et délits 1 h 45, 4 h 20.7 h.9 h 35 COMPLEXE DESJARDINS II: - Cruising Bart h, 3 h, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 COMPLEXE DESJARDINS III: - Révolution française Les Années Lumières 1 h 15, 5 h 15, 8 h 30 COMPLEXE DESJARDINS IV: - Révolution française Les Années Terribles 1 h 30, 5 h 30, 8 h 45 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mtl (283-8229)— L'anl-maléte 9019 h (27 au 30 déc.) TELEVISION SAMEDI O CBFT 12.00 Douze mois 13.00 Ciné-Famille < La bande à Ovide ¦ des sins animés 14.30 L'univers des sports 16.30 Génies en herbes 17.00 La bande des six 18.00 Le téléjournal O CBMT 12.00 The Prisoner 13.00 Par 27 13.30 Fish'n Canada 14.00 Driver's Seat 14.30 Checkered Flag 15.00 T BA 16.00 Brothers by Choice 18.00 CBC News Saturday Re port Œ) CFTM 12.00 Enfin c'est samedi ! 14.00 Ciné week-end ¦ L'épopée de Bugs Bunny.amér 79 16.00 L'Aventure 16.30 Double défi 17.00 Charivari-Jeune 17.30 Batman 18.00 Ici Montréal © C F C F 12.00 World Wrestling Fédéra tion 13.00 Saturday Cinema ¦ The Two Worlds ot Jenny Logan > avec Lindsay Wa gner, Linda Gray et Marc Singer 15.00 Canada in View 15.30 Ski Base 16.00 Wide World ot Sports 18.00 Pulse (B T V 5 12.00 Histoires naturelles 12.30 Hotel 13.00 Du côté de chez Fred 14.00 Visa pour le monde 15.00 Viva 16.00 Télétourisme 16.30 Les animaux du monde 17.00 Continents francophones 18.00 L'échiquier lédéral (B 12.00 13.00 14.00 15.30 17.00 17.30 18.00 RADIO-QUÉBEC Droit de parole C'est la vie Festival Astérix ¦ Les douze travaux d'As lerix • Ir 76 Ciné-Cadeau La lamille Pephling Charlie Brown Le club des 100 watts Passe-Partout S3 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le petit journal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Sacrée génération 14.30 Les arpents verts 15.00 Maman Bagnole 15.30 Le vagabond 16.00 Défi Porsche Rothman's 16.30 Passeport Floride 17.00 Le magazine du ski 17.30 Le grand journal 18.00 La roue chanceuse DIMANCHE O CBFT 12.00 La semaine verte 13.00 La course Amérique-AIri que 14.00 Rencontres 14.30 La banque à malisse 15.15 Crac 15.30 Second regard 16.30 Propos et contidences 17.00 La soirée du hockey Mol son à Radio-Canada O CBMT 12.00 Meeting Place 13.00 Country Canada 13.30 Hymn Sing 14.00 Sunday Arts Entertainment 16.00 The Magical World ol Dis ney 17.00 Molson Hockey Night in Canada CD CFTM 12.00 Bon Dimanche 14.00 Ciné Week-End « Rhinestone • amer 84 avec Dolly Parlon.Sylves ter Stallone et Ron Leib man 16.00 Le gala mini-stars de Na thalie 17.00 All 17.30 Batman 18.00 Ici Montréal (B C F C F 11.00 Teledomenica 13.00 Question Period 13.30 Sunday Cinema ¦ Quiet Victory: the Charlie Wedemeyer story • 15.30 Star Trek: The Next Gene ration 16.30 Sketches Ot Out Town 17.00 The Littlest Hobo 17.30 FT Fashion Television 18.00 Pulse (B TV5 12.00 Les héros du samedi 13.00 Figures 14.00 Concours musical interna tional Reine Elisabeth de Belgique 1989 15.00 Apostrophes 16.30 Océaniques 17.00 Trente millions d'amis 17.30 L'école des tans (B RADIO-QUÉBEC 12.00 Connaissance du milieu 12.30 Barbes blanches 13.00 Visa santé 14.00 Festival Astérix • Astérix et la surprise de César > 15.30 Ciné-Cadeau Les aventures de Chartran 17.00 Charlie Brown 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-Partout 60 QUATRE SAISONS ( câble 5) 12.00 Les Pierrafeu 12.30 Le petit journal 13.00 Cinéma Quatre Saisons < La cuisine des anges • amér 55 avec Humphrey Bogart, Peter Ustinov et Aldo Ray 15.00 Elle écrit au meurtre! 16.00 Ménick reçoit.16.30 Chasse et pèche 17.00 La lourchette des vedettes 17.30 Le grand journal 18.00 Les carnets de Louise r CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (388-4210) — Retour vers le futur no 2 23 déc au 4 janv 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 DAUPHIN I: (721-6060) — Astérix et le coup du menhlr23 déc.au 4 janv.12 h, 1 h 40, 3 h 20, 5 h.— Cruising Bar 23 déc.au 4 janv.7 h 15, 9 h 15 DAUPHIN II: — Sexe, mensonges et vidéo 23 déc.au 4 janv.7 h 30, 9 h 30— Cruising Bar 23 déc.au 4 janv.12 h 30, 2 h 30, 4 h 30 CINÉMA DÉCARIE 1: (341-3190) — War ol the Roses 23 déc.au 4 janv.12h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20.9 h 45 CINÉMA DÉCARIE 2: - Back to the Future no 2 23 déc.au 4 janv.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h.9 h 30 DORVAL I: (631-8586) - Tango and Cash 12 h 45, 2 h 50, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 DORVAL II: - The Little Mermaid 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h— Harlem Nights 10 h 30 DORVAL III: - The Bear 1 h — We're No Angels 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 DORVAL IV: — All Dogs Go to the Heaven 1 h.— Steel Magnolias 4 h, 6 h 45, 9 h 15 DU PARC 1: (844-9470)- Tango et Cash 7 h, 9 h 10, sam.dim.1 h, 3 h, 7 h, 9 h 10 DU PARC 2:- We're no Angels 7 h 15, 9 h 20, sam.dim.1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 20 DU PARC 3: — Family Business 7 h, 9 h 30, sam.dim.1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 DU PLATEAU 1 : (521-7870)— ByeBye chaperon rouge 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30— De quoi le me mêle 7 h 30, 9 h 30 DU PLATEAU 2: — Tous les chiens vont au paradis 1 h, 3 h, 5 h— Blaze fr.7 h, 9 h 25 FAIRVIEW I: (697-8095) - All Dogs go to Heaven 1 h 30, 5 h 20— Natloal Lampoon’s Christmas Vacation 3 h 25, 7 h 20, 9 h 30 FAIRVIEW II: - Family Business 1 h 30, 3 h 55, 6 h 45, 9 h 20 FAUBOURG STE-CATHERINE 1 : (932-2230)-War ot The Roses 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 25 FAUBOURG STE-CATHERINE 2: - Valmont 1 h 05, 4 h, 7 h, 9 h 40 FAUBOURG STE-CATHERINE 3: - Always 12 h, 2 h 25, 4 h 50, 7 h 20, 9 h 50 FAUBOURG STE-CATHERINE 4: - Wizard 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 GOETHE-INSTITUT MONTRÉAL: (499-0159)— GREENFIELD I: (671-6129) - Family Business 4 h 30, 7 h, 9 h 30— L'ours 12 h 30, 2 h 30 GREENFIELD 2: — Passions tourmentées 1 h 15, 4 h, 6 h 50.9 h 25 GREENFIELD 3: - La petite sirène 1 h.3 h.5 h, 7 h, 9 h.— Harlem Nights tous les soirs 10 h 30 IMAX: Vieux-Port de Montréal— Grand Canyon et Benthos (fr.) ven.sam.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h, 22 h 30, dim.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h.— lun.13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h.— mar.mer.10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15.19 h — jeu.ven 10 h 15, 13 h 45, 15 h 30, 17 h 15, 19 h, 22 h 30— Grand Canyon and The Deepest Garden 12 h, 20 h 45 IMPÉRIAL: (288-7102) — Family Business 1 h 15, 4 h, 6 h 45, 9 h 30 LA VAL I: (688-7776) - De quoi le me mêle 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 30 ven.sam.dern.sped.11 h 40 LAVAL II: — ByeBye chaperon rouge 12 h, 1 h 50, 6 h 10— Le petit diable 4 h, 7 h 45, 9 h 45 ven sam.dern.sped.24 h.LAVAL III:- L’ours 12 h 40, 2 h 50— Blaze Ir.4 h 45, 7 h 10, 9 h 40 ven.sam.dern.sped.24 h LAVAL IV:- Family Business fr.4 h 50, 7 h 10, 9 h 30ven.sam.dern.sped.24h.— Tous les chiens vont au paradis 12 h 30, 2 h 30 LAVAL V:- La petite sirène 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.ven.sam.dern.sped.11 h LAVAL 2000 1 : (687-5207)- Retour vers le futur no 2 23 déc.au 4 janv.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h.9 h 30 LAVAL 2000 2:- Cruising Bar 23 déc.au 4 janv.5 h 25, 7 h 25, 9 h 15— Astérix et le coup du menhir 23 déc.au 4 janv.12 h 30, I h 50.3 h 20 LOEW'S l:(861-7437) - We're No Angels 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 20, 9 h 35 ven.sam.dern.sped.11 h 40 LOEW'S II:- Steel Magnolias 1 h 30.3 h 55, 6 h 30, 9 h 05, ven.sam.dern.sped.11 h 30 LOEWS III:- Blaze 1 h 15, 4 h 05, 6 h 45, 9 h 15 ven sam.dern.sped.11 h 35 LOEW'S IV:- Look Who's Talking 1 h, 3 h.5 h, 7 h 05, 9 h 15.ven.sam.dern.sped II h 15 LOEW'S V:- The Bear 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 25 ven.sam.dern sped.11 h 25 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - Sam salle 1 Jo-nathana et la sorcière 19 h— Au delà du vertige 21 h — salle 2: Sexe, mensonges et vidéo 19 h 15— Batman 21 h 15— Salle 3: La femme tatouée 19 h 30— L'homme Invisible21 h 20— Dim.Salle 1: Flerro: l'été des secrets 14 h— Animales116 h—Jonathans et la sorcière 19 h— Au delà dl vertige 21 h— Salle 2: Moustache, Cornlpoll et les autres 14 h 15— Le Jeune Einstein 16 h 15— Sexe, mensonges et vidéo 19 h 15— Batman 21 h 15— Salle 3: La femme tatouée 19 h 30— L'homme In-vlslble 21 h 20— lun.Salle 1: Jonathana et la sorcière 19 h.— Au delà du vertige 21 h 15 —Salle 2: Le Jeune Einstein 19 h 15— Son alibi 21 h — Salle 3: L'homme Invisible 19 h 30— La femme tatouée 21 h 20— mar.Salle 1 : Jonathana et la sorcière 19 h.— Au delà du vertige 21 h 15— Salle 2: Une blonde émoustlllante 19 h I 5— Son alibi 21 h — Salle 3: Institut Leon Tolstoï PALACE 1: - Tango and Cash 12 h.2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 30, ven.sam.dern.sped.II h 50.PALACE II:- The Little Mermaid 12 h 05, 2 h, 4 h, 6 h, 8 h, 9 h 45 PALACE III:— National Lampoon's Christmas Vacation 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 40 ven.sam.dern.sped.11 h 50 PALACE IV:- Harlem Nights 6 h 45.9 h 1C ven.sam.dern.sped.11 h 35— All Dogs Go to Heaven 12 h 20, 2 h 30, 4 h 30 PALACE V:- L'ours 12 h 20, 2 h 20, 4 h 20— Black Raln fr.6 h 30, 9 h 10 ven.sam.dern.sped.11 h 40 PALACE VI:- Family Business fr.1 h 30, 4 h, 6 h 55, 9 h 20 ven.sam.dern.sped.11 h 45 PARADIS I: (354-3110)— Retour vers le futur no 2 23 déc.au 4 janv.1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 40, 10 h.PARADIS II:— Mon cher papa 23 déc.au 4 janv 1 h 10, 3 h 30, 5 h 45, 8 h, 10 h 15 PARADIS III:— Astérix et le coup du menhir 23 déc.au 4 janv.1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15— Cruising Bar 23 déc.au 4 janv.7 h 45, 9 h 30 PARISIEN I: (866-3856)- Tous les chiens vont au paradis 12 h 45, 5 h.— La famille Yen 2 h 45, 7 h 15, 9 h 30 PARISIEN II:- Manlka 1 h 30, 4 h, 6 h 30.9 h.PARISIEN III:- Blaze fr 1 h 15, 3 h 45, 6 h 15, 9 h 10 PARISIEN IV:- La petite sirène 12 h, 2ti, 4 h, 6 h, 8 h.PARISIEN V:- Le petit diable 12 h 30, 2 h 45.5 h 05— Monsieur Hire 7 h 25, 9 h 45 PARISIEN VI:— Bye Bye chaperon rouge 12 h, 2 h.4 h, 6 h— Le petit diable 7 h 45, 9 h 25 PARISIEN VII:- Passions tourmentées 1 h 10, 3 h 45, 6 h 20, 9 h 05 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - Back to the Future no 2 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II:- She DeW/12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 40 PLACE ALEXIS NIHON III:- Henry V1 h, 3 h 45, 6 h 45, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL 1: (679-7451) - Retour vers le futur no 2 23 déc.au 4 janv.12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL 2: - Astérix et le coup du menhlr23 déc.au 4 janv.12 h 20, 1 h 55, 3 h 30— Cruising Bar 23 déc.au 4 janv.5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 LE RIALTO: 5723 ave du Parc, Mtl (274-3550)— sam The Second Animation Celebration 7 h 15, 9 h 30— The Rocky Horror Picture Show 11 h 30— lun.Animation Celebration 7 h 15— Sex, lies and videotape 9 h 30— mar Dead Poet's Society 7 h 15— Animation Celebration 9 h 30 UNIVERSITÉ: Mtl (849-0041)- De quoi Je me mêle 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.VERSAILLES l:(353-7880) - La petite sirène 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 ven.sam.dern sped.11 h 30 VERSAILLES II:- De quo! T me mêle 1 h, 3 h 15.5 h 30, 7 h 30, 9 h 35, ven.sam.dern.sped.11 h 40 VERSAILLES III:- La lamllle Yen 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 ven.sam, dern.sped.11 h 10— L'ours 1 h 10, 3 h 10 VERSAILLES IV:- Blaze Ir.12 h 40, 6 h 40.9 h 10 ven.sam.dern.sped.11 h 30— Tous les chiens vont au paradis 3 h 10, 5 h.VERSAILLES V:- Bye Bye chaperon rouge 1 h 20, 3 h 30, 5 h 35— Le petit diable 7 h 40, 9 h 40 ven.sam.dern.sped.11 h 35 VERSAILLES VI:- Le petit diable 12 h 20— Passions tourmentées 2 h 15, 4 h 35, 7 h, 9 h 20 ven.sam.dern.sped.11 h 35.VARIETES LA BUTTE ST-JACQUES: 50 ouest St-Jacques, Montréal (526-7525)— Le duo • Pas Easy ¦, 3 jan.CAFÉ DE LA PLACE: PDA, Montréal (842-2112)— Les Quatre Dragons, conte tiré de la série Inimini-magimo, à compter du 23 déc.de 12h.à 18h.HOTEL LE QUATRE SAISONS: 1050 ouest Sherbrooke, Montréal— Piano-Bar: L'Apéro avec Gilles Jourdain, du lun.au ven.17h.à 01 h.LA CAGE AUX SPORTS: 1800 chemin Côte Vertu, St-Laurent (745-4322)- Atelier d'art pour les enfants, jeu.au dim.de 17h.30 à 20h.30.LA CAGE AUX SPORTS: 6321 Trans-Canada, Pointe-Claire (694-4915) et 5830 Boul.Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art, gratuit pour les entants jeu.ven.sam.dim.17h, à 20h.LA CAGE AUX SPORTS: 5380 boul Taschereau, Brossard (676-4404)— Ateliers d'art gratuits pour les entants, jeu.ven.sam, dim.17h.30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: Carrefour Angrignon, 7077 Newman, LaSalle (363-1403)- Atelier d'art gratuit pour les enfants, du jeu.au dim.de 17h.30 à 20h.30 LA CAGE AUX SPORTS: Hôtel Relax, 2900 bout Le Carrelour, Laval (688-8244)— Atelier d'art gratuit pour les enfants, jeu.au dim.de 17h.30 à 20h.30 LA DILIGENCE: 7385 boul.Décarie, Montréal (731-7771)— Théâtre Candlelight:.Eubie • comédie musicale, avec Michelle Sweeney, Phillip Cole.Geraldine Hunt et Don Jordan, du mar.au dim., diner 18h.30, spectacle 20h.30 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur.900 ouest Dorchester, Montréal— Calé Baroque Arthur: « Sexy Follies > à compter du 23 nov., mer.jeu.ven.dim.20h.30, sam.20h.et 22h 30 PLANÉTARIUM DOW: 1000 St-Jacques ouest, Montréal (872-4530)— L'Étoile des Mages, du 30 nov.au 7 janv., mar.au ven.13h.30 et 20h.30, sam.14h.15,16h 30 et 20h 30, dim.13h„ 15h.30,16h.30 et 20h.30— Le ciel ce soir, tous les lundis à 20h 30 (termé le 25 déc.et le 1er janv.) RESTAURANT ESPAGNOL MESON CHU- CHO: 109 ouest Mont-Royal, Montréal (982-6651 )— Danse et guitare flamenco avec Elena et John Kemp, les ven.à 21h.30 RESTAURANT LES FILLES DU ROY: 415 Bon-secours, Vieux-Montréal (849-3535)— Balades du 19e siècle avec 2 musiciens de folklore, tous les dim.au brunch 11h.à 15h.RESTAURANT SANCHO PANZA: 3458 ave du Parc, Montréal (844-0558)— Spectacle de guitare et de danse Flamenco avec John dt Danielle, tous les samedis 21h.et 23h.SALLE WILFRID-PELLETIER: Place des Arts (842-2112)— Les Grands Ballets Canadiens présentent « Casse-Noisette > de Tchaikovsky, les 29-30 déc.14h.et 19h.30, le 31 déc.à 14h., le 2 janv.14h.et 19h 30 La télévision du samedi soir en un clin d'oeil î 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO WM CBFT (R.C.) Montréal la: Téléjoumal Les églises et l'ouverture A l'Est Michel laeb A l'Olympia 1987 Hockey / Le Canadien vs Flames Nouvelles P météo/sport Cinéma : La vie.Avec Amidou e l’amour, la mort —Fr.1968 st Caroiiine Cellier ( 3 ) WCAX (CBS) Burlington News News Q Star Search Paradise Q Tour of Duty P Connie Chung P News Lifestyles of the Rich and Famous ( 5 ) WPTZ(NBC) Plattsburgh News M*A*S*H Cheers 227 P Amen P The Golden Girls P Empty P Nest Hunter P News Saturday Night Live CBMT (CBC) Montréal News Q The Tommy Hunter Show Hockey / Le Canadien v.v Flames The National Newswatch 23h40/Night Music 8[il CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal la maison sur la lune Jeunesse d'hier A.Cinéma : L homme aux deux cerveaux —E-U.1983 Avec Steve Martin et Kathleen Turner L’amour pourrait changer changer le monde Nouvelles p météo/sport Challenge WW F 8M CFCF (CTV) Montréal News Smith & Smith's.Noel Coward: A Portrait Katts p and Dog The P Campbells Movie : Liherace: Behind the Music —É.-U.1988 Avec Victor Garber et Saul Rubineck News Cinéma 12 il«1 TV5 (Télévisions Francophones) L'échiquier fédéral la Canada sur deux.Journal télévisé de A2 Parcours Sacrée soirée Juste pour rire Jeanne Moreau 23 h50/Journal télévisé de A2 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-cadeau: Les aventures de Chatran —Jap.86 Parler pour parler : P Qu’est-ce qui fait rire nos.Cinéma : Gilda —É.-U.1947 Avec Rita Hayworth et Glenn Ford 22h55/Cinéma : Ma vie de chien —Suéd.1985 Avec Anton Glanzelius et T.von Brbmssen (20) Musique Plus Musique vidéo Vox Pop Top 500 ¦— 1 — 1 .1 1 (22) WVNY (ABC) Burlington News Runaway with the Rich.Star Trek : The Next P Generation Mr.P Belvedere Living P Dolls Columbo P News 23hl5 / Rollergames (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Profile of Nature Nature Watch Tiger on Tiles Movie : Carousel —É.-U.1955 Avec Gordon MacRae et Shirley Jones 22hl0/Convcrs: itioas Movie: Cheaper by the Dozen —É.-U.1950 Avec Clifton Webb et Jeanne Crain (25) Much Music (33) VERMONT ETV (PBS) I8h30 / The Big Ticket : Fine Young Cannibals Live Soul in the City Vidéoclips Spotlight David Bowie The Big Ticket.The l-awrence Welk Show Austin City Limits Executive Stress After Henry Movie : Love Finds Andy Hardy —É.-U.1938 Avec Lewis Stone et Mickey Rooney Movie: Life Beg Avec Mickey R •ins for Andy Hart looney et Lewis ty —E-U.1940 Stone (35) QUATRE SAISONS Montréal la roue chanceuse C’est A ton tour Top jeunesse Cinéma : Im finale du coeur —É.-U.1984 Avec Ralph Waite et Lee Remick 1989 (spécial) Sports plus week-end Bleu Nuit : Canicule —Fr.83 Avec Lee Marvin L ."1 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 OOhOO ! jjfc CBFT (R.C.) Montréal 17 h / Hockey: URSS vs Nordiques Cinéma: Mon cher petit village —Tch.1986 Avec Janos Ban et Marian Labuda Téléjoumal P météo/sport 22h20/Festival intern, de jazz Bye Bye 89 0hO5/Salut 90 (~3~) WCAX (CBS) Burlington 16 h / Football 60 Minutes (information) P Murder She Wrote P Movie : Liherace: Behing the Music —É.-U.1988 P Avec Victor Garber et Saul Rubinek Newhart Happy New Year America.1990 f5) WPTZ (NBC) Plattsburgh The fact of Life News P King Orange Jamboree P Ann Jillian P Sister P Kate Movie : Goddess of Love —É.-U.1988 P Avec Vanna White et David Naughton Benny Hill Show Movie : Miss Annie Rooney Avec Shirley Temple Æsfr CBMT (CBC) Montréal | 17 h / Hockey: Oilers vs Jets Movie: Polly —É.-U.1989 Avec Keshia Knight Pulliam et Phylicia Rashad News p Bry an Adams Live in Belgium The Secret Policeman’s Biggest Ball CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal la Belle et la Bête Rira bien Avis de recherche: Inv.: Charles Aznavour Fais-moi un des isein en fête Nouvelles p météo/sport Cinéma: Millie CFCF (CTV) Montréal News Travel, Travel Hockey / Dynamo vs Maple Leafs Ann Julian Sister P Kate News Entertainment this week ikl TV5 (Télévisions Francophones) 18H15/ Le quart d’heure.la divan Journal télévisé de A2 L’Afrique des femmes Apostrophes : Les artistes et les femmes 21hl5/Champs Élysées 22hl5/Place publique 23hl5/Nous allons à Rio (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-cadeau: Le trésor des marécages —Hong.86 Cinéma: Ma vie de chien —Suéd.1985 P Avec Anton Glanzelius et T.von Brômssen Le Clap (21h45) Ernest Livcmois, photographe I Am a Hotel Chansons de nos voix multiples (20) Musique Plus Top 500 (les 500 meilleurs vidéos de la décennie) (22) WVNY (ABC) Burlington i News Q Wheel of Fortune Life goes on P Free P Spirit Movie: Thunderbolt —G.-B.1965 P Avec Sean Connery et Claudine Auger À communiquer New Year’s Rockin' Eve ’90 P (24) CICO (TVO) Ontario Passt> partout Charlie Brown Degrassi Science en images Cinéma: Astérix chez les Bretons —Fr.1986 (dessins animés) 2 lh20/Enfants de tous les pays Oscar Thiffault Cinéma: Confessions d’un enfant de Choeur —Fr.71 (25) Much Music All-Day All-Night Commercial — Free New Year’s Eve Dance Party (12 h.) (33) VERMONT ETV (PBS) All Creatures Great and Small WildP America Naturesccne Nature P Masterpiece Theatre: P Talking Heads: Bed A mong.Camiina Burana P Mark Russell.On Stage at Wolf Trap (35) QUATRE SAISONS Montréal Les carnets de Louise: Inv.: Jean Doré Caméra 89 Cinéma: Quelle vie de chien —É.-U.1959 Avec Tommy Kirk et Fred MacMurray NATM: Noël après tout le monde Sports plus week-end Ménick reçoit Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 ¦ C-9 EXPOSITIONS Ateliers et galeries AÉROPORT DE MIRABEL: Mirabel— • Fictions » 24 artistes internationaux, installations, photos, affiches.vidéo-art, musique, du 30 sept au 28 lév.ARMADA: 52 Le Royer ouest, Montréal (843-5045)— < Humeurs • gravures, encres et peintures de Denise Lapomte, du 20 déc au 31 mars ART a ARTE INC.: 3886 St-Hubert.Montréal (281-8556)— En permanence, une pléiade d'artistes Bar-ragan, Pérez Cells, Santander, Grass, Tomas, du mer au sam de 12h 30 à 18h , sur rendez-vous ATELIER DE CRÉATION OASIS: 940 St-Pierre, St-Roch-sur-Richelieu (785-5663)— En permanence, travaux de Thérèse.André et Gaétan Pilon, huile, aquarelle, médium sec, sur rendez-vous.ATELIER GALERIE ROBERT ROUILLIER: 57 St-Cuthbert.Montréal (287-7444)- Oeuvres de W.W Armstrong, J Rhéaume, M de Carrier, A Fortin et S.Perreault ATELIER LE CORBEAU: 13 rue Principale N., Sutlon (538-2712)— Oeuvres d'artistes de la région.ATELIER DE GRAVURE DE LAVAL: 74 ave du Pacifique.Laval (662-1513)- Salon des métiers d'arts de l'Atelier de gravure de Laval, jusqu’au 21 janv.(relâche du 20 déc.au 9 janv ).mer de 20h.à 22h,30, ven et dim.de 13h.à 17h.AUBES 3935: 3935 Sl-Dems, Montréal (845-5078)— Jean-Claude Ruggirello, du 9 déc au 6 jan.BALCON D'ARTS: 650 Notre-Dame, St-Lambert (466-8920)— Exposition Hier et Aujourd'hui: oeuvres de Suzor Côté.Ayolte, Brymmer, Cullen.Fortin, Hammond, Harris, Jackson, Poirier, Richard, Rousseau et Sheriff-Scott, aussi Brunet, Bruni, Brunoni, Bertounesque, Cosgrove, Del Signore, Der, Horik, Hudon, lacurto, Kirouac, Langevin, Lecor, Masson, Mercier, Muneret.Noeh, Palmaerts, Paquin, Richer, Rebry, Tigner, tremblay et autres— Sculptures de Normand Hudon, Nicole Taillon et Richard Viau LES BEAUX ESPRITS: 2073 St-Denis, Montréal (844-0882)— Oeuvres de Francis Paquet, à compter du 19 déc.BOURSE D’OEUVRES D'ART DE MONTRÉAL: 5487 Paré, Ville Mont-Royal (341-6333)— Grande salle d’exposition et de vente d'oeuvres d'art— Plusieurs artistes y exposent leurs oeuvres, du mar au dim.10h.à 16h.CAFÉ DE LA CRITIQUE: 2381 Beaubien est, Montréal— Exposition de photos, de la Compagnie d'Art sub aquatique H3°, photographe 20‘ celcius, du 4 déc.au 14 jan.CENTRE DES ARTS VISUELS: 350 rue Victoria, Montréal (488-9559)— « La loire de Noël • du 29 nov.au 6 janv., mar au sam.CENTRE SAIDYE BRONFMAN: 5170 chemin Côte Ste-Catherine, Montréal (739-2301)— Sculptures récentes de Paul Bowen, du 9 janv.au 2 lév.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE: 1920 Balle, Montréal (939-7026)— Exposition Manufactures de la Nouvelle-Angleterre: photographies de Serge Hambourg, jusqu'au 11 fév, mer.et ven.de 11 h.à 18h„ jeu.de 11 h.à 20h.,sam.et dim.de 11h.à 17h.CENTRE CULTUREL LE VIEUX-PRESBYTÈRE: 15 rue des Peupliers.St-Bruno— ¦ Ame-/Corps/Mouvement » oeuvres de Odette Fortier-Au-clair, du 26 nov.au 28 janv., tous les jours CENTRE DU DESIGN: 1600 Notre-Dame 0.ste 105, Montréal (933-6095)— • Montréarts » art actuel, du lun.au ven.10h.à I6h , le week-end et en soirée sur rendez-vous.CENTRE DE DESIGN DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: 200 ouest Sherbrooke, Montréal (987-3395)— .La Manzana • Mar-torell, Bohigas, Mackay, architectes, du 11 janv.au 11 fév , mer.au dim.de 12h.à 18h.CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PAS- TEUR: 100 est Sherbrooke.Montréal— • La musique des pages miroirs » oeuvres de Robert Racine, du 10 au 31 |anv COMPLEXE DU CANAL LACHINE: 4710 St-Ambroise.Montréal (935-1291)— Galerie Rouge.Fragments Galerie Jaune.Campbell Walker, peintures et oeuvres sur papier Galerie Bleue et Verte.Larry Williams, • Repressive >.jusqu'au 31 déc — Galerie Rouge: Monique Veilletle— Galerie Jaune Oeuvres de Caroline George et Christine Redtern— Galerie Bleue: Oeuvres de Lucmda Vandemeuwe-giessen— du 3 au 31 janv, Ouvert tous les tours.COMPLEXE GUY-FAVREAU: 200 ouest bout René-Lévesque, Montréal— Salle de conférence Oeuvres de C Blin, M Coian, T Joyce-Gagnon, R Guertin.D llie, M Landry.D.Legrain, L.Morgan, B Neveu, A Sandonato et V Velescu.jusqu'au 31 |anv ENCADREMENT IDÉE: 235 St-Paul O, Montréal (288-5820)— Oeuvres d'artistes canadiens et américains— Également affiches, encadrement, laminage EXPOSITION: 4040 St-Laurent.Montréal (845-4452)— Claude Blin, peintures des années 80, du 18 au 31 déc.EXPOSITION: 5850 ouest Sherbrooke.Montréal-Peintures récentes de Chery Holmes, du 16 oct.au 15 janv., mar au sam.EXPOSITION: 8185 Bern, Montréal— « Circuit sans restriction > travaux de 11 artistes en arts visuels, du 13 au 21 janv, de 12h.à 18h.EXPOTEC 89: Vieux-Port de Montréal (496-IMAX)— « Zoom sur les sens > exposition sur la communication, mer au dim de 10h.à 22h FORT CHAMBLY: Salle Albani, Chambly (658-1585)— Exposition traitant de l'histoire du Fort Chambly sous le régime français— « Rébellions 1837-1838 • à compter du 29 juin, du mer.au dim 10h.à 17h.GALERIE D'ART ARTES: 102 ouest Laurier.Montréal (271-1211)— Oeuvres de plusieurs artistes, jusqu'au 30 déc GALERIE ART-JEUNESSE: 1320 Wolfe.Montréal— La Fou-Art des Fêles 89.artistes québécois, à compter du 17 déc.GALERIE ART ET STYLE: 4875 A Sherbrooke ouest.Westmount (484-3184)— Oeuvres de peintres canadiens et sculptures en bronze de » petits formats », jusqu'au 31 déc.GALERIE D'ART L'ARISTOCRATE: 1500 Atwater, Montréal (935-8030)— Peintures de N.Boisvert, M Brazeau, M.Favreau, G.E.Gingras, JP Là-pointe.A.Richardson, A Rousseau et C D.Valais GALERIE D'ART CONCORDIA: 1455 ouest de Maisonneuve.Montréal (848-4750)— Exposition des professeurs de la Faculté des beaux-arts, du 23 nov au 10 janv.GALERIE L'ART FRANÇAIS: 1434 ouest Sherbrooke, Montréal (849-3637)— Oeuvres des artistes de la galerie GALERIE D'ART ALAIN LACAZE: 129/131 St-Paul.Québec (418-692-4381)— Huiles, aquarelles et estampes d'Alain Lacaze, en permanence GALERIE AUBES 39 35: 3935 St-Denis, Montréal (845-5078)— Oeuvres de Jean-Claude Ruggirello, du 9 déc au 6 janv.GALERIE LAURIENNE BAZINET: 5451 ouest Sherbrooke, Montréal (483-2607)— Oeuvres d'artistes canadiens et européens de renom, tout déc-Peintures et sculptures des artistes de la Galerie, tout janv., du mer.au dim.GALERIE C.BROCARD: Montréal (353-9396)-Liquidation permanente réduction de 20% à 60% sur peintres canadiens: Cosgrove, Riopelle, Suzor Côté, Fortin, Ayotte, Masson, Richard, Rousseau, lacurto et autres, sur rendez-vous GALERIE CADRE: 5431 St-Laurent.Montréal (271-9990)— Collection unique de marionnettes anciennes: Théâtre Wayang-Gulik, d'Indonésie, du mar.au dim.GALERIE CHANTAL BOULANGER: 372 Ste-Catherine ouest, Montréal (397-0044)— Exposition • Love Muscle ».du 2 déc.au 13 jan.GALERIE CHRISTIANE CHASSAY: 20ouest Marie-Anne, Montréal (284-2631)— Oeuvres de Dominique Blam.du 9 déc au 13 janv GALERIE DES CINQ CONTINENTS: 1225 ave Greene.Montréal (931 -3174)— Le marché global, collection d'artisanat des 5 continents, du 5 déc au 6 ianv GALERIE CULTART: 360 est rue Roy.Montréal (843-3596)— Oeuvres sur papier, exposition des artistes de la galene, du 14 déc au 30 |anv GALERIE CHARLES DESMARTEAU: 1490 ouest Sherbrooke.Montréal (933-6633)— Oeuvres de Hubert Van De Walle, du 10 déc au 3|anv , tous les jours GALERIE BERNARD DESROCHES: 1444 ouest Sherbrooke.Montréal (842-8648)— Oeuvres de Marc-Aurèle Fortin, William Barnes.Paul André, Suzor Côté.Andnen Hébert et tableaux récents de Helmut Gransow GALERIE DU MOBILIER CONTEMPORAIN: 3643 St-Laurent, Montréal (289-9348)— Exposition de deux jeunes designers.Sylvie Ourocher et lan Pratt, du mar.au sam GALERIE ÉMERGENCE PLUS: 4728C rue Men lana, Montréal (597-0922)— Photographies de Petro-nella Van Dyk.du 13 déc au 5 janv.mer au dim GALERIE ESTAMPE PLUS: 49 Saint-Pierre, Québec (418-694-1303)— Salle Marcelle Dubé Salle 2 Dorny — Dussau.Carcan — Piza.à compter du 3 déc .du mar.au sam.de 1th.30à 17h 30.dim.de 13h à 17h.30 GALERIE FRANÇOIS LEMAI: 4524 de La Roche, Montréal (842-3639)— Estampes originales de maîtres européens et japonais— ouvert du mar au ven 10h à 18h, sam 12h.â 17h.GALERIE GMP: 424 est Duluth.Montréal (845-4606)»- • Les diamants de mon pays » du peintre Girard.jusqu'au 31 janv.mer au dim de 14h.à 22h GALERIE LES HAVRES GRIS: 215 ouest St-Paul.Montréal (982-3314)— • Ouvrir un livre et tomber en extase > oeuvres de N Brazeau, K.Wosnia-kovska, P Maning, P Lebel, J.Chabot, P Desrosiers, M Cramer, J Lalargue, M.Lapointe, M Fortier.L T Yum, B Casaubon, P.Mercier Fauvel, J Lefèvre, P Fortin el A.Vaudrin, tous les jours GALERIE HORACE: 906 ouest King, Sherbrooke (819-821-2326)— Salle 1: Graham Cantieni, peintures— Salle 2: Lorraine Dagenais.techniques mixtes, du 5 au 28 janv.GALERIE L'IMPRÉVU: 251 ouest Laurier.Montréal (270-8855)— Oeuvres de Angers, Auger, Beau-lieu.Clément, Dulresne, Gauthier, Gérard, Guérard.Kanaté, Laliberté-Bermingham, Lavoie, Lyre.Paquin, Parinello, Pimparé, Pelletier, Taillefer, Teasdale et T rottier GALERIE KASTEL: 1366 ave Greene.Montréal (933-8735)— Nouvelles acquisitions signées de J.W.Beatty.J.Beaudoin, F.Brandtner, L.Brooks.S Brunoni.S Chase.Suzor Côté, B Des Clayes, MA Fortin.P Huot, A.Y Jackson, H.W.Jones, M.Lapensée, J P.Lemieux et autres, du mar.au sam.10h à 17h 30.GALERIE CLAUDE LAFFITE: 1446 ouest Sherbrooke.Montréal (288-7718)— Au 1480 ouest Sherbrooke.< Renoir à Riopelle » Exposition de Maitres du 20e siècle: oeuvres de Renoir, Rouault.Picasso.Miro.Laurencin, Hofmann, Marini, Motherwell, Appel et Riopelle GALERIE LANGAGE PLUS: 750 ouest rue Scott.Alma— A.T.W Passé Présent Futur, jusqu'au 14 janv.GALERIE LAVOIR: 3632 St-Laurent, Montréal-En permanence, 40 tableaux de Jeanca, peints sur le mur.GALERIE LUDOVIC: 1390 Sherbrooke O., Montréal (844-9788)— Oeuvres de Poissant, Rousseau, Chapdelaine, Hrabe, Desjardins.Lamoureux, Hudon et Bertounesque GALERIE LISETTE MARTEL: 467 Notre-Dame.Montebello (819-423-6361)— Exposition des oeuvres de L Archambault, Cosgrove, Piché, Rebry, Delsi-gnore, St-Marc-Moutillet, Soulidas, LeCor, Hudon el autres, tous les jours de lOh.à 18h.GALERIE MIHALIS: 1500 Sherbrooke 0„ Montréal (932-4554)— 2e étage: Collection permanente GALERIE MONTCALM: 25 Laurier, Hull (819-595-7488)— • Arts sacrés du Québec » du 20 déc, au 28 janv., mar.au dim.de 10h.à 17h.GALERIE OCCURRENCE: 911 Jean Talon est.suite 039 (495-3353)— Oeuvres de Luc Bergeron jusqu'au 14 jan 90 GALERIE PIERRE BERNARD: 4511 St-Denis Montreal (285-6351)— Artistes de la galerie, du 8 nov au 31 déc , mer au dim et sur rendez-vous GALERIE PIERRE BERNARD: 141 rue Champlain, Hull (777-4437)— Oeuvres de R Alexandre.F Alvarez.L Ayotte.J Bauchesne, R W Burton.V Bachelier.R Cantin.S M Cosgrove.D Desmarais, M Fecleau.M A Fortin.A Gagnon.F lacurto.M Mauro.R Ouelet.H De Passille.A Rousseau.R Sanschagrm.L P Tremblé.A Vézina.sculptures bronze de A Gagnon.L Latulippe, R Langevin, J Malo el S Sato.du 6 déc au 10 |anv GALERIE PINK: 56 ouest Noire-Dame.Montréal (935-9851)— Clichés, exposition de groupe, du 15 déc au 14 |anv.GALERIE POWERHOUSE: 4060.bout St-Lau rent, Montréal— Métro d'art, une exposition de douze artistes dans sept stations de la ligne numéro deux du métro de Montréal, du 2 au 14 jan GALERIE PRIM: 3981 St-Laurent ste 3t0.Montréal— Exposition de collages numériques de Pierre Jasmin, du 9 au 30 |anv., lun au ven tOh â 18h GALERIE RENÉE HAMEL: 56A Blamvilie O .Ste-Thérèse (430-6722)— Exposition des peintres et des sculpteurs de la galerie, mar au sam 12tv â 18h GALERIE RICHARD HEVEY: 80 Morin.Ste-Adéie (229-4341)— Oeuvres de H Champagne.P Tougas.A Leimams.M Fecleau.A Arts.F lacurto.R Cantin.Basque.M Gagnon et autres, ouvert les sam et dim GALERIE ROLLAND: 2350 Guy.Montréal (932-9739)— Estampes originales de maitres européens el québécois: Dussau.Ting, Pellan, Riopelle et autres, lun au ven tOh à 17h 30.sam 10h à17h GALERIE ROYALE: 1420 ouest Sherbrooke, Mont réal (845-4383)— Oeuvres de A Fernandez.L Labbé, F Lorion, A Leblanc.J Montpetit.A Crawford el J Tousignant GALERIE SOHO MERCER: 250A Lyon, Ottawa (238-2451)— Oeuvres d'artistes contemporains, mar au sam 12h.â 17h.GALERIE SKOL: 4060 St-Laurent.espace 107, Montréal (842-4021)— Oeuvres de Guy Blackburn, du 6 au 28 janv GALERIE TOILE ÉTOILE: 5011 Queen Mary.Montréal (342-7649)— Oeuvres récentes des artistes de la galerie, du mar.au sam tlh à 17h GALERIE TROIS POINTS: 307 Stè-Catherine O .ste 555, Montréal (845-5555)— Oeuvres de Jean-Ma rie Martin, du 10 janv au 3 lév .du mer au sam GALERIE DE L'UQAM: Pavillon Judith-Jasmin.1400 rue Berri, Montréal— Salle J-R120: « Machinations • introduction de l’ordinateur dans le domaine des arts, du 12 au 28 janv — Objets-peintures, oeuvres de Louise Mercure, du 12 au 28 janv GALERIE VENTE ET LOCATION MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1434 ouest Sherbrooke, 3e étage.Montréal (285-1611)— Collection de Noël, oeuvres jusqu'à $500 (lermé du 23 déc au 2 janv) GALERIE VERRE D'ART: 1518 Sherbrooke O .Montréal (932-3896)— Verre contemporain international, du 14 déc au 31 janv.GALERIE DU VIEUX-MONTRÉAL: 19 Cour Le Royer, ste 301, Montréal (842-9208)— Exposition permanente, oeuvres de Chagall el Riopelle.tous les jours de tlh.à 13h GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D’ART QUÉBEC: 2025 Peel, Montréal (849-6091)— Art Inuit: sculptures de Jacoposee Oopakak el Aoudla Pudlat, du 18 nov au 31 déc GUILDE GRAPHIQUE: 9 ouest St-Paul.Montréal (844-3438)— Gravures originales et oeuvres sur papier de K Bruneau, V.Edgar, R Lacroix, M Mo-rency-Lay.M.A.Nadeau.A.Pellan et J.P Riopelle.du 4 au 31 déc , lun.au sam.10h à 18h , dim 13h à 18h HOTEL REINE ÉLIZABETH: Montréal- Exposition de photographies appelée • Le Montréal des Montréalais » ouvert tous les jours.INTÉRIEURS RÉGIS FORTIN: 1564 Van Home, Montréal (270-1680)— Artistes canadiens el d'Amérique latine (Argentine) art africain, objets de collection.du mar au sam JARDIN BOTANIQUE: Montréal (872-1400)- Traditions.coutumes, contes et légendes de la tète de Noèl, du 8 déc au 20 janv., tous les jours de 9h.à 18h MAISON DES ARTS DE PIEDMONT: 136 de la Gare.Piedmont (227-4322)— Exposition des oeuvres de René Richard.P V Beaulieu.Riopelle.Henn Masson.el autres MAISON DU BRASSEUR: 2901 boul St-Joseph, Lachme (634-3471)— Aquarelles, acryliques el gravures lecenles de Evelyn Klein, du 19 nov au 15 ianv MAISON NATIONALE DES PATRIOTES: St Dems-sur-Richelieu— Centre d'interprétation relatant l'histoire des Patriotes de 1837-1838.de dec i mai.mar au dim de 10h i I7h MAISON DU PRESSOIR: 10865 rue du Pressoir.Montreal— • Montréal.125 ans de transport en commun • jusqu'au 28 |anv MAISON TRESTLER: Chemin de la Commune.Donon (455-6290)— Visites guidées el historique de la Maison Trestler ainsi que de la ville de Vaudreuil, du mer au dim de 11h à 17h OBORO: 3981 St-Laurent ste 499, Montréal (844 3250)— Oeuvres de François Héoert.du 13 |anv au 11 lév PARC HISTORIQUE NATIONAL LE COM MERCE DE LA FOURRURE: 1255 boul St-Jo-seph.lachme (637-7433)— Sources de nos plus belles légendes et des plus grands écrits d'aventures.histoire des activités économiques du debut du 19e siècle, la traite des fourrures, ouvert tous les |ours PARC HISTORIQUE POINTE-DU-MOULIN: Ile Perrot (453-5936)— Moulin à vent, maison du meunier, centre d'interprétation, visites guidées tous les tours PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÉLE: 1364 Chemin StéMarguente (1-2292586)— Exposition dé sept toiles tirées de la série • Incidences » de Guy lapante, jusqu'au 11 jan .du mer au dim de Ith à 17h, ven de tlh â 20h LA PETITE GALERIE: 3535Papineau.Montréal (525-4333)— Oeuvres des artistes de la galerie dont A Rousseau.P Tabouillet.Y Bergeron R Dupuis.J Walsh el M Pohnn RESTAURANT LES JARDINS DU BOISÉ: 6101 ave du Boisé.Montréal (737-6611)— Oeuvres de Denyse Beaudry Leduc, tous les|oursde tlh 30 â 22h SALLE WILFRID-PELLETIER: PDA, Montréal-Hall d'entrée Exposition de Noél.du 4 déc au 7 ianv VIEUX-PRESBYTÉRE: 15 des Peupliers.SI Bruno-de-Monlarville (653-7872)— Exposition de Odette Forlier Auclair en ails visuels, jusqu'au 28 tan .tous les tours de 13h à 16h 30 el ven de 19h â 22h TELEVISION LUNDI 0 C B F T 12.00 Pierre el le loup 12.30 Anne la maison aux pi gnons verts (la suite) 13.30 les Canadiens 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpts 15.55 En transit 16.00 Kim el Clip 16.25 En transit 16.30 Bêles pas bêles 16.55 En transit 17.00 Une paire d'as 18.00 Le téiéiournal O C B M T 12.00 World Junior Hockey 14.30 New Year 's Messages 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girls 18.00 Newswatch CD CFTM 12.00 la bande à Nimbe 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après-midi • Attention les dégâts ¦ il 84 avec Terence Hill.Bud Spencer et April Glought 15.00 Kale et Allie 15.30 Campus 16.00 Double dêti 16.30 De bonne humeur 17.30 Fais-moi un dessin CB C F C F 11.00 CTV Special • The Rose Bowl Parade • 13.00 Shirley 14.00 Classic Cars and Racing Slars 15.00 The Oprah Wmlrey Show 16.00 Entertainment tonight 16.30 CTV Sports Special « Rosebowl Game » CB TV 5 14.50 Bonne journée 15.00 Jeunes virtuoses Noels français et québécois 15.30 Temps présent 16.30 Papier glacé 17.00 Récréation 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUEBEC 12.00 Quebec Scheol Telecasts 13.00 Le marche aux images 13.30 Origines une histoire du Canada 14.00 Tnnitè 15.00 Chariot éternel 15.30 Ciné-cadeau Le trésor des marécages 17.00 Charlie Brown 17.30 Le club des 100 watts 18.00 Passe-partout m QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 les Pierraleu 12.30 Spécial Datfy Duck 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre-Saisons • Le père Noél et les trois ours • amer 70 16.00 latourchetted'or 16.30 Docteui Albert 17.00 Action réaction 17.30 Legrand journal MARDI O C B F T 12.00 L'Edition magazine 12.30 Anne la maison aux pi gnons verts (la suite) 13 30 Parlez-moi d'amour 14.30 Dallas 15.30 Les schtroumpts 15.55 En transit 16.00 Kim et Clip 16.25 En transit 16.30 Mmiquiz 16.55 En transit 17.00 Une paire d'as 18.00 Montréal ce soir O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Coronation Sheet 14.30 Talkabout 15.00 Guiding Light 16.00 Generations 16.30 Danger Bay 17.00 Video Hits 17.30 Golden Girts 18.00 Newswatch CD CFTM 12.00 La bande à Nimée 12.15 Bon appétit 12.30 Mimémo 13.00 Cinéma d'après midi • Escapade dans Lon dres • amer 85 avec Em manuel Lewis.Ben Vereen el Lynne Moody 15.00 Kate et Allie 15.30 Campus 16.00 Double défi 16.30 De bonne humeur 17.28 Capsule Allô Ciné présen talion 17.30 Fais ma un dessin CD 12.00 12.30 13.00 14.00 15.00 16.00 17.00 17.30 18 00 CFCF Family Ties Pulse Shirley Another World General Hospital The Oprah Wmtrey Show Night Court The Cosby Show Pulse CB T V 5 14.50 Bonne journée 15.00 l'mlo-5 15.30 Figures 16.30 David Sylvian 17.00 Récréation 17.30 La vérité est au fond de la marmite 18.00 La chance aux chansons CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Quebec School Telecasts 13.00 Le marché aux images 13.30 Origines une histoire du Canada 14.00 Haioun Tazielf laconte sa terre 15.00 Chariot éternel 15.30 Ciné-cadeau Dot et Koala 17.00 Charlie Blown 17.30 Le club des 100 watts 18 00 Passe-Partout 03 QUATRE SAISONS (câble 5) 12.00 les Pierraleu 12.30 Le grand journal 13.00 Coup de pouce télé 14.00 Cinéma Quatre Saisons • La porto magique » améi 69 16.00 La fourchette d or 16.30 Doclour Albert 17.00 Action reaction 17.30 Le grand |ournal [ I8I1OO 18li30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21H30 22H00 221i30 23!i(M) 23li30 OOhOO CBFTIR.C.) Montréal Téléjoumal P Dessins animés Star d’un soir Le temps P d’une paix Un signe de feu P Bye Bye 89 Nouvelles p Le Point Démocraties (22h25) 23h25/Cinéma : Le Matou —Can.1985 Avec Serge Dupire et Monique Spazianl (~3l WCAX (CBS) Burlington News News P Family Feud Major P Dad Doctor, P Doctor Murphy P Brown Designing Women P Newhurt P News Newhurt The Pal Sajak Show C~5~) WPTZ(NBC) Plattsburgh 16 h 30 :Football / Fiesta BotvIQ Football / Orange Hotel P The Tonight Sh ow EîE CBMT (CBC) Montréal Newswatch The Haste (o Help Mowgli’s Brothers Danger Bay The Wonder Years P Degrassi P High Designing Women P The National P 22h 20 : The Journal Kate & Allie Ncwhart Q Movie : Passage to.fl»l CFTM (TVA) Montréal1 Ici Montréal Charivari La veillée chez l’père Jos Rira bien .spécial fin d’année Les années *80 Fais-moi un dessin Nouvelles P métco/sports Ciné-iuiit: L’héritage —Am.79 Avec Maureen Stapleton ÉV CFCF (CTV) Montréal 16 h 45 :Foo(ball / Rose Hoic/p Doogie Howser, m.d.Voyage Through the Eighties P News ‘Hie Arsenin Hall Slum TV5 (Télévisions Francophones) La chance aux chansons Des chiffres et des lettres Journal télévisé de TF1 Noël! Noël! Cinéma: Alias WW James —Can.1988 Trophées des sports Fusions Journal télévisé de TF1 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné-cadeau: Dot et Koala —Aust.1984 Haroun TaziefT raconte sa terre Les aventures de Sherlock Holmes Qiariot étemel Cinéma: Le couteau sur la nuque —Am.85 Avec Peter Ustinov et Faye Dunaway (20) Musique Plus Fax : L’InfoPlus — Rétro "89 Musique vidéo Rock en bulle: B.Carlisle Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington 16 h 45 : Football / Rose Boni P Football / Sugar Bowl P Nightline P (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door .Elephant Show P Durrell In Russia Moving with the Light Vista Movie: Road to Morocco — É.-U.1942 Avec Bing Crosby et Bob Hope 22h25/Movie: Road to Utopia —É.-U.1945 Avec Bob Hope et Bing Crosby (25) Much Music 19 h : Special/The 80’s Strange Days Indeed Musicmovie : Elvis on Tour Vidéoclips (21h40) Spotlight / Best of’89 Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour The Nightly Business.Vermont Report From Vienna: The New Year’s Celebration 1990 Wolf Trap Salutes Victor Borge: An 80th Birthday Celebration Movie : The Pleasure of his Company —Ant.60 Avec Fred Astaire et Lilli Palmer (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie 7e ciel NATM: Noël après tout le monde Cinéma: La panthère rose —G.-B.1963 Avec Peter Sellers et David Niven MacGyvcr S.O.S.médecins 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h(>0 23h30 OOhOO 0 CBFT (R.C.) Montréal Ce soir (information) La bande à Ovide Super P sans plomb L’héritage Q Dallas p Le Téléjoumal P Le Point/Météo/Sports 23h20/ Démocraties (~3~) WCAX (CBS) Burlington News News p Family Feud Rescue 911Q Movie :Children of a lesser god —Am.86 Avec William Hurt et Marlee Martin p News Newhart The Pat Sajak Show (ID WPTZ (NBC) Plattsburgh News News P Jeopardy ! Cheers Matlock P In the Heat of the Night P Midnight Caller P News The Tonight Show CBMT (CBC) Montréal Newswatch Babur p Kate & P Allie The Fifth Estate p Market Place Man Alive The National p 22h 20 / The Journal News Newhart P Movie : Virginia.jM CFTM (TVA) Montréal Ici Montréal Charivari Chop-suey Épopée P rock Minisérie : Le dernier grand convoi Le match de la vie : Liberté ! Liberté 1 Le club sandwich Nouvelles P météo/sports 23h45/Cinéma : La bible ne fait pas le moine É.-U.1980 Éh CFCF (CTV) Montréal Puise Entertain- ment tonight Border- town P Matlock P Roseanne Q Midnight Caller p News The Arsenio Hall Show ^ TVS (Télévisions Francophones) La chance aux chansons Des chiffres et des lettres Journal télévisé de TF-1 L’info - 5 Ushuaia Champs Élysées L’histoire immédiate Carabine FM Journal télévisé de TF-1 (17) CIVM (R.-Q.) Montréal Passe-partout Ciné Cadeau : La ballade des Dalton Dessins animés Haroun TaziefT raconte sa terre Les aventures de Sherlock Holmes Chariot étemel Cinéma : Poirot joue te jeu —G.-B.85 Avec Peter Ustinov et jean Stapleton (20) Musique Plus Musique vidéo FAX: l'Infoplus Musique vidéo Rock en bulle: Guns N’ R.Musique vidéo (22) WVNY (ABC) Burlington News Wheel of Fortune A Current Affair Who’s the Boss ?P The Wonder Years P Roseanne P Coach P Thirtysomething P News Nightline Q Twilight Zone (24) CICO (TVO) Ontario Polka Dot Door Today’s Special National Geographic P Live at the met For The Record P (25) Much Music 19 h/ Fax Much west Outlaws and Heroes Mike St Mike's Excellent.Vidéoclips Spotlight / Debbie Gibson Test Pattern (33) VERMONT ETV (PBS) The MacNeil-Lehrer Newshour ! The Nightly Business.Crossroads NovaP The American P Experience Future forum : A World Of competition Movie : Saturday Night And Sunday —G.-B.61 Avec Albert Finney et Shirley Ann Field (35) QUATRE SAISONS Montréal La roue chanceuse Zizanie 7e ciel Les décisions Cinéma: La montre qui arrête U temps — É.-U.81 Avec Lee Purcell Sports plus Sport en ligne Patrouille de nuit i C-10 ¦ Le Devoir, samedi 30 décembre 1989 iBjEiV/Æf'i'P] le cahier du i • arneai 1989 aura été l’année de la photographie Claire Gravel 1989 aura été l’année de la photographie.L’équipe de Vox Populi (directeurs ; Sophie Bellissentet Marcel Blouin) a organisé 69expositions à travers les réseaux des galeries, des Maisons de la culture, des universités et des lieux les plus divers, comme Les Fou founes électriques et le Lux, et nous a montré toutes les ¦tendances de la photographie.Soulignons la qualité des rétrospectives de Ralph Eugène Meatyard (galerie Samuel Lallouz), Duane Michals (galerie John A.Schweitzer), Evergon (galerie Concordia).L’année avait débuté par les intéressantes structurations photographiques de Gordon Matta-Clark ( Musée d’art contemporain).La palme de la meilleure exposition de l’année revient au conservateur Réal Lussier pour Tenir l'image à distance (MAC) avec une sélection de très grande qualité, d’excellents artistes tels Dennis Adams, Alfredo Jaar et Jeff Wall, autour d’un thème des plus actuels, celui de la photographie comme outil critique.La palme de la meilleure oeuvre revient à Manon Blanchette, conservatrice en chef du MAC pour Vogel friss oderstirbde l’Allemand Marcel Odenbach, installation multi média créée spécialement pour le Musée dans le cadre de l’exposition Blick- punkte.Véritable microcosme de la culture occidentale, avec ses héros et ses tragédies, ses fascinations morbides et sa rage de vivre, Vogel friss oder stirb est visible jusqu’au 14 janvier.Ceci mis à part, le MAC n’a pas brillé cette année, accumulant les expositions médiocres.Voilà plus de deux ans qu'on n’y présente plus de solo d’artistes québécois : c’est un comble ! Jamais, autant que cette année, on se sera rendu compte que la conservation du MAC en était une de fonctionnaires, au propre comme au figuré et il est grand temps que ça change, car ce n’est pas en transportant la même équipe au centre-ville qu’un miracle va s’opérer.La personnalité de l’année en arts visuels est incontestablement Fernande Saint-Martin, ancienne directrice du MAC dans les années hérol-ues de 70.Elle a été honorée de l’Or-re du Canada et du prix Molson du Conseil des arts du Canada, les plus hautes distinctions, pour l’ensemble de son oeuvre consacrée à la sémiologie en arts visuels.Voici ma liste des meilleures expositions de l’année : 1 — Tenir l’image à distance, MAC, conservateur : Réal Lussier 2 — Les Cent jours d'art contemporain, directeur : Claude Gosselin.Pour Niele Toroni, Gilberto Zorio, Annette Messager, Gary Hill, Dominique Blain, Fast Würms, Liz Ma- t.Messages, Mérite agricole, Tsutsumu, l'art de l'emballage japonais, Être aux anges, Architectures du XX e siècle au Québec: autant d'événements, autant de regards passionnés jetés sur l'être humain d'ici et d'ailleurs.Incontournable comme la vie.U A CRÈCHE DE NOËL A ne pas manquer à cette période de l'année, «La Crèche de Noël».Une quinzaine de personnages de cire en costumes richement brodés recréent, devant une vue nocturne de Jérusalem, la scène des Rois mages.Ces personnages de cire proviennent du don de l'importante collection du Musée historique canadien, mieux connu sous le nom du Musée de cire de Montréal.Venez admirer «la Crèche de Noël», au Musée de la civilisation jusqu'à la (in janvier 1990.m MUSEE DE LA CIVILISATION 85, rue Dalhousie, Québec En collaboration avec LE DEVOIR \je Munéf r‘mM |j) l| ¦'£ à a 11 PHOTO JACQUES GRENIER Dominique Blain aux Cent jours d’art contemporain.ans de carrière.10 — Michael Smith, Centre Saidye Bronfman, conservateur : Peter Krausz : des paysages immenses, gonflés de poesie et d’émotions.Les oeuvres suivantes méritent des mentions spéciales : 1 — UGH de Fast Würs, Cent jours d’art contemporain : une apothéose de couleurs criardes dans un bel esprit anticolonialiste.Une oeuvre à la fois mordante et utopique : un monument.2 — Specchio spéculaire de Jocelyne Alloucherie, Biennale d’art canadien contemporain, Ottawa, conservatrice : Diana Nemiroff.3 — Théâtre d’Angela Grauerholz, galerie Art 45 4 — L’installation de l’indif'érencede Denis Rousseau, galerie Christiane Chassay 5 — Une année dans l’histoire d’une sculpture inachevée de Claude Mon-grain, galerie Christiane Chassay.6 — Passe-temps de J aeek Jarnusz-kiewicz, galerie Christiane Chassay.Acquise par le MAC, Passe-temps a traverse les mers cet automne et a dignement représenté le pays à la Biennale de Sao Paulo avec Betty Goodwin.7 — Soccorso de Richard Deschênes, galerie Trois Points.Une peinture babylonienne.8 — Scènes ludiques de Danielle Sauvé, exposition la Pataphysique, galerie UQAM, conservatrice : Linné Mac Murray 9 — Installation de Robert Saucier, exposition Espèce d’espaces, galerie UQAM, conservatrice Ghyslaine La-frenière 10 — Olitski, galerie Elca London Le grand peintre de la « post-pain-terly abstraction » américaine n’a jamais été si vibrant de couleurs.Au moment où l’on vend à New 'nL i 1 PHOTO JACQUES GRENIER Pour l'exposition Blickpunkte, une oeuvre de Klaus van Bruch.York de «menues reliques» du grand artiste allemand disparu Joseph Beuys, pour 3 $ millions US (cela comprend des rognures d’ongles signées galerie Feldman), il est à espérer que le marché de l’art à Montréal s’accroisse, afin de permettre à nos artistes, qui ont tellement plus à offrir, de plus grands moyens de création et de diffusion.4 Pour en finir ondes ne pourra jamais bronzer un poulet pas plus qu’un adepte de salon de bronzage ne pourra passer pour Bob Marley.J’ai aussi appris qu’un walkman ne pourra jamais remplacer une paire de tympans, ni un fax ou un répondeur suppléer à l’être aimé.J’ai appris qu’un guichet automatique, aussi rapide et pratique soit-il, ne me sert à rien quand je suis cassée comme un clou et qu’il ne suffit pas de brancher son ordinateur pour avoir quelque chose à déclarer.J’ai surtout découvert que tout ce qui paraissait essentiel pendant les années 70 ne l’était pas forcément pendant les années 80.Et, qu’inversement, les choses les plus futiles et les plus dérisoires pouvaient aussi revêtir une importance capitale.Je pense ici à la plus grande invention de la décennie qui s’est répandue plus vite que le sida et dont on assure encore mal les ravages sur la mémoire, cette antique faculté de l’oubli.Je parle bien entendu du mini bloc-notes jaune auto-collant qui porte le nom générique de Post-it.Aux dires de certaines sources non identifiables qui sont déjà tellement intoxiquées qu’elles achètent leur ration quotidienne à grande fournée, le mini bloc-notes jaune auto-collant a sauvé de nombreuses vies en les privant du même coup du privilège de l’alibi.Plus moyen maintenant d’oublier un numéro de téléphone, une liste d’épicerie, un rendez-vous, un anniversaire avec le maudit bloc-notes jaune qui clignote presque dans la nuit.Évidemment, le mini bloc-notes jaune n’est pas un cas unique dans la miniaturisation de nos ambitions.Il découle d’un phénomène so- cial déterminant pour les années 80 : le travail comme culte et comme cure, le travail comme pièce d’identification, le travail dès le petit déjeuner exécutif à 7 heures du mat quand les paupières, comme des stores vénitiens, se lèvent péniblement sur le visage enfariné de son avocat et son lot de contrats à signer et de prêts hypothécaires à rencontrer.Comme tout le monde, dans les années 80, j’ai remplacé les valeurs humaines par des valeurs immobilières et abandonné mon âme dans une vente de garage où elle a été achetée à rabais avec de la vaisselle en céramique, un poncho et de l’engrais.J’ai salivé devant une BMW en me rabattant sur une voiture louée.J’ai rêvé d’un condo pour finalement me contenter d’une co-propriété que j’ai rénovée à la sueur de mes économies sans avertir la ville qui m’a collé une contravention.J’ai d’ailleurs failli aller en prison à cause d’une accumulation de contraventions impayées avant qu’une âme charitable me dépanne et me demande de la rembourser avec intérêt.J’ai abandonné les manifs et les assemblées générales pour des réunions hebdomadaires avec mes copropriétaires où j’ai discuté à n’en plus finir du sort des vidanges et du tapis dans l’escalier.À travers tout cela, j’ai quand même réussi à voter bien que les moeurs politiques aient beaucoup changé pendant les années 80.De fait, j’ai tellement voté pour tout et pour rien que j’en suis arrivée au point de ne plus faire de différence entre Robert Bourassa et le meilleur interprète masculin de Tannée.L’un m’a invitée à voter pour lui dans une école, l’autre au plus proche marché Métro.Il va sans dire que j’ai voté pour celui qui me promettait de gagner un voyage pour Hollywood, toutes dépenses payées.Mes amis ont beaucoup changé pendant les années 80.Selon l’humeur et la saison, ils ont répondu au nom de dink, de donk, de yup, de punk, et les fêtes avec eux ont perdu leur saveur tribale pour devenir des épluchettes de patates de divan.Certains ont mis au monde des enfants, cTautres ont compensé avec une forêt de plantes ou une ménagerie d’animaux domestiques.Les derniers ont adopté des bonsaïs qui, à cette heure-ci, sont tous entrés en profonde dépression.Les psy de tout acabit ont suppléé aux directeurs de conscience défroqués et, quand ils n’ont plus fait l’affaire, certains de mes amis sont partis aux Indes refaire leur vie dans un ashram ou au Japon comme caissier dans un drive-in végétarien Maintenant que les années 80 sont sur le point de tirer leur révérence, je sens que je vais m’ennuyer de toute la futilité qui a meublé mon esprit et m’a empêché de prendre au sérieux la fin du monde et son corollaire, la quatrième guerre mondiale avec les phoques et les belugas sur la ligne de front.J’avoue que j’ai quand même hâte d’en finir avec ces années dont la seule lumière fut l’introduction de l’halogène pour atténuer les rides sur nos soirées.Les années 90 s’en viennent et je me sens plus que prête à les affronter.RON MARTIN Exposition présentée au Musée de» beaux-art» du Canada, à Ottawa, du 5 janvier au 4 man 1990.Exposition d’art canadien contemporain, présentée par la » Fraser Elliot Foundation ».La première étude exhaustive sur la production artistiipie de Ron Martin des années 1971 à 1981, comprenant notamment ses premières oeuvres monochromes et ses célèbres peintures noire.Cette exposition est organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de l’Ontario, grâce ù l'aide généreuse du Conseil des Arts du Canada.Parallèlement à cette exposition, les Services éducatifs présentent un programme d'activités.Renseignements: (613) 990-8049.Musée des beaux-arts National Gallery tlu Canada of Canada 380, promenade Sussex Ottawa, (Ontario) KIN 9N4 (613) 990-1985 Amourworl-morlamour n° 15, Janvier 1975 Collection du Musée des beaux-arts du Canada
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