Le devoir, 28 janvier 1986, mardi 28 janvier 1986
50 CENTS Venteux avec averses de neige.Max.: -22 (détail Côte-Nord Ga&pèste, Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents sSWncleU* CERTAINS ont cru que l’hiver était terminé.Erreur.Il s’était tout simplement mis sur la glace.¦ Pourquoi saint Jean-Baptiste a-t-il été choisi patron des Canadiens français ?Ne serait-ce pas parce qu’on lui a tranché la tête ?¦ Au point où nous en sommes avec les déménagements de nos industries vers l’Ontario, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que l’Orchestre symphonique de Montréal s’installe à Sarnia.ALBERT BRIE AU SOMMAIRE LES RELATIONS OTTAWA-PARIS Désireux d'accroître les échanges économiques et commerciaux avec la France, le premier ministre Mulroney manifeste l'intention de « débloquer certains dossiers importants ».Le Canada manifeste entre autres un certain intérêt pour le projet européen de recherche spatiale Eurêka.Page 2.ECONOMIE OFFRE D’ACHAT DE LA RAFFINERIE DE SUCRE La société Lantic, l'un des trois géants du sucre, a proposé au ministère des Finances du Québec d’acheter la Raffinerie de sucre de Saint-Hilaire pour un montant de $ 52.4 millions.La chaîne de supermarchés Steinberg possède Lantic à 47 %.Une fois en possession de la société d’État, Lantic projette de fermer la raffinerie dans les trois prochaines années.Page 11 LE CPQ CRITIQUE LE RAPPORT BEAUDRY Le Conseil du patronat du Québec a formulé hier une critique détaillée des recommandations de la Commission Beaudry.Il n’y a strictement rien pour l’employeur, lançait le CPQ.Page 13 (1 ) LES ILLÉGAUX DE LA LO1101 Ryan risque d’entraîner son parti dans un traquenard ANALYSE JEAN-PIERRE PROULX Le ministre de l’Éducation, M.Claude Ryan, a décidé, comme on sait, de régler une fois pour toute le problème des élèves qui fréquentent illégalement l’école anglaise.L’aventure dans laquelle il s’est lancé ressemble à celle « du livre dont vous êtes le héros », populaire collection dont les jeunes font leur délice: on n’est jamais sûr d’arriver à la dernière page tant les chaussè-trapes et les traquenards sont nombreux.L’intérêt de M.Ryan pour ce dossier difficile n’est pas nouveau.Aux élections de 1981, il promettait de régler le problème.À la fin de mai 1983, il exposait très longuement sa vision du problème et les solutions qu’il recommandait alors au gouvernement pour le résoudre.En campagne électorale, il reprenait sa promesse de trouver une « solution humaine » aux problèmes des illégaux.Il a, depuis, donné mandat aux fonctionnaires de préparer le dossier.Le premier obstacle est le choix de la méthode pour solutionner le problème : faut-il procéder « cas par cas » ou par voie législative ?De la vision que M.Ryan avait du problème en 1983, il ne fait pas de doute qu’il privilégie la première méthode.« Quand on entre vite dans le dossier des illégaux, écrivait-il alors, on fait vite une constatation majeure: (.) la très grande majorité des élèves admis illégalement ne semblent pas devoir être classés comme des cas clairs et nets de violation pure et simple de la loi.Il apparaît au contraire que la très grande majorité des cas prirent naissance dans des zones grises que le législateur, et ensuite les représentants du ministre, auraient abordé avec plus ou moins de bonheur quand ils ne les auraient pas tout simplement ignorées».Cette vision comporte un très grand Voir page 10: Loi 101 Petro-Canada : Mulroney envisage la possibilité d’une privatisation partielle PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — L’intérêt des Canadiens serait peut-être mieux servi si la pétrolière d’État, Petro-Canada, passait partiellement aux mains d’actionnaires particuliers plutôt qu’à l’ensemble des contribuables, comme c’est le cas actuellement.C’est le leader du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broadbent, qui a soutiré, hier aux Communes, cette réponse du premier ministre Brian Mulroney, en lui rappelant ses propres paroles prononcées en août dernier alors qu’il disait que « c’était une politique conservatrice de maintenir Petro-Canada » et que toute forme de privatisation de cette société pourrait avoir des effets négatifs.« Nous refusons de garantir, a ajouté M.Mulroney, que Petro-Canada demeurera, pour toujours ou pour un jour, à 100 9^ propriété de l’État.Il se peut fort bien que l’intérêt national soit mieux servi en mettant à la disposition de citoyens ordinaires une partie des actions.« Toutefois, a-t-il poursuivi, il ne fait aucun doute que ce parti ( conservateur ) appuie le principe d’une entreprise nationale dans le domaine énergétique, mais une qui travaille dans l’intérêt de tous les Canadiens».Pour le chef du NPD, le gouvernement conservateur a introduit la notion du profit, de la concurrence, de la non-ingérence dans les affaires de Pe- tro-Canada, société d’Etat, pour gonfler ses profits et ainsi obtenir un meilleur prix lorsqu’il s’agira de l’offir sur le marché boursier ou de la privatiser.« De plus, a souligné M.Broadbent, le mandat confié par le Parlement à Petro-Canada, de faire de l’exploration, du rafinage et de pratiquer des prix raisonnables est violé par l’attitude nouvelle du gouvernement qui lui demande de maximiser sa marge de profits, tout en ignorant les consommateurs et les autres intérêts des citoyens canadiens».La ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources, Mme Pat Carney, a sauté sur l’occasion pour expliquer le nouveau mandat qu’elle lui avait Voir page 10: Petro-Canada HAÏTI : L’ARMÉE OUVRE LE FEU Des manifestations contre Duvalier font un mort et 26 blessés CAP-HAÏTIEN (Reuter, AFP) -Une personne a été tuée par balle et 26 autres ont été blessées dont six par balles hier au cours de nouvelles manifestations anti-gouvernementales au Cap-Haïtien (deuxième ville d’Haïti à 260 km au nord de Port-au-Prince), selon des sources sûres contactées par téléphone depuis la capitale haïtienne.L’armée a ouvert le feu dans les rues du Cap-Haïtien pour disperser des milliers de manifestants antigouvernementaux qui s’étaient rassemblés pour la deuxième journée consécutive.Des hommes, des femmes et des enfants ont investi les rues du Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, scandant des slogans hostiles au président à vie d’Haïti, M.Jean-Claude Duvalier.Un groupe de manifestants a trouvé refuge dans la cathédrale.L’armée a encerclé le bâtiment mais n’a pas essayé d’y pénétrer.Les manifestants, qui criaient « À bas Duvalier », ont jeté des pierres sur les soldats et ont bloqué des rues.L’armée a répliqué en chargeant et en matraquant la foule.Les militaires ont également tiré en l’air à plusieurs reprises.Les soldats et les miliciens en chemise bleue, plus connus sous le nom de « tontons macoute », ont ensuite patrouillé dans les rues à bord de jeeps militaires.Ils ont ratissé des magasins et des logements où ils ont matraqué des jeunes soupçonnés d’avoir pris part aux manifestations.Dimanche, M.Duvalier avait annoncé, vraisemblablement dans le but d’endiguer la vague de protestation, qu’il allait procéder à une série de changements dans la hiérarchie militaire et à la dissolution de la commission d’enquête de l’armée, une sorte de service de renseignements.Il a ajouté que 50 officiers allaient être mis à la retraite.De source diplomatique, on indique que cette commission était un organisme sans importance et n'avait aucun lien avec les « tontons macoute » (VSN, Volontaires de la sécurité nationale).Des touristes, pour la plupart américains et canadiens, ont commencé à fuir le pays.Près de 800 passagers du paquebot américain Caribe, qui faisaient quelques emplettes dans les rues étroites du Cap-Haïtien, ont été récupérés par l’équipage et reconduits à bord du bateau, qui a levé l’ancre aussitôt.D’autres touristes qui se trouvaient dans des hôtels luxueux de la ville ont dû faire leurs valises en toute hâte et gagner la capitale, Port-au-Prince.Dimanche, un groupe de touristes avait été encercle par une foule hostile et avaient assisté à l’entrée de soldats dans la cathédrale de la place d’armes.Les incidents d’hier ont débuté en milieu de matinée sur les marches de la cathédrale.De petits groupes de jeunes se sont rassemblés et ont commencé à danser en criant et chantant : « À bas Duvalier ».Aussitôt, une dizaine de soldats, armés de fusils automatiques, sont arrivés à bord de deux camions et ont couru à la rencontre des manifestants.Les manifestants se sont alors réfugiés dans la cathédrale et l’armée a encerclé le bâtiment.D’autres manifestants ont alors surgi des rues avoisinantes et les soldats ont dû faire usage de leurs armes et de leurs matraques pour se dégager.C’est la première fois que des manifestations anti-duvaliéristes atteignent une telle ampleur au Cap-Haïtien.Les membres d’une famille américaine qui ont demandé à conserver l’anonymat ont déclaré à l’agence Reuter que des manifestants avaient attaqué leur voiture et menacé de la retourner.Les manifestants ont maculé le pare-brise de leur automobile de peinture.« Nous avons eu très Voir page 10: Manifestations O C ê A N- -A T L A N f I Q U Ë- CUBA Haïtien- de Gpnruvr* Centrale \ S'DOMINGUE ;de MçCflrii: RÉPUBLIQUE REPUBLIQUE DOMINICAINE 101) .km \OCÊAN==ATLANTIQLli=M CUBi RÉPUBLIQUE DOMINICAINE, WJHiWss =jaMA1i HONDURAS; REPUBLIQUE P HAITI îlLLig fssilll HAÏTI : LE DÉBUT DE LA FIN PAULE DES RIVIÈRES PORT-AU-PRINCE - Sitôt franchi le poste de contrôle des Gonaïves, à 152 km au nord de Port-au-Prince, on a l’impression que toute la ville est figée, en état d’attente.Au centre de cette agglomération côtière, les habitants scrutent les étrangers avec méfiance et une jeune fille à l’air décidé nous répond bien fort, lorsqu’elle comprend que nous cherchons la radio nationale d’État, qu’« il n’y a pas de gouvernement ici ».Pourtant, la ville est encerclée de tontons macoutes depuis deux mois et l’armée y est omniprésente.Mais l’armée ne suffit plus à enrayer la plus importante contestation à laquelle fait face Jean-Claude Duvalier en 15 ans de dictature musclée et qui ne semble plus vouloir s’arrêter.« Il y a encore une grande partie de la population qui attend, qui regarde la tension monter mais qui a commencé a parler », déclarait il y a quelques jours au DEVOIR le frère Luciano Pharaon, en ajoutant que « c’est une population qu’on dirait amorphe mais qui tout-à-coup se réveille, se met à marcher et ne s’arrête plus ».Le frère Luciano est un proche et un confident de Mgr Emmanuel Constant, un des sept « sages » évêques du pays.Il pense, comme beaucoup, qu’« il est trop tard pour Duvalier ».Au sein du gouvernement Duvalier, l’heure des arrogantes certitudes est également révolue.Le porte-parole du ministère de l’Informa-Volr page 10: Haïti Rumeurs de contestation aux portes de la ville Photo André Lachance I.« .11 n’y a pas de gouvernement ici » DEMANDES SYNDICALES AU GOUVERNEMENT ¦ CEQ : une hausse FTQ : une hausse de 9,7 % pour 1986 de 8,1 % pour 1986 AFFAIRE WESTLAND Thatcher se défend FRANÇOIS LEMENU SYLVAIN BLANCHARD Les négociations dans les secteurs public et parapublic ont pris hier une signification concrète avec le dépôt des demandes salariales de la Centrale de l'enseignement du Québec.La CEQ a fait état d’une demande de 9,75 % pour l’année 1986, appliquée à l’ensemble de la fonction publique.Cette augmentation se répartit ainsi: une récupération minimale des pertes dues aux décrets à raison de 1 % par année, une indexation basée sur „___________ l’augmentation réelle du coût de la Yvon Charbonne vie (environ 5 %), et une participation à l’enrichissement collectif de l’ordre de 2 % rep épartiè selon des pourcentages dé- spo croissants de 4,2 % au salaire minimum à 0,3 % au salaire maximum.L’un des objectifs de la centrale vise ainsi à réduire les écarts dans les échelles de salaires.Pour les enseignants seuls, qui regroupent 85,000 des 108,000 membres de la CEQ, l’augmentation est de 7.2 %.À titre d’exemple, un enseignant, avec 16 ans de scolarité et 15 ans d’expérience, gagnait $ 33,726 en 1982.Avec les demandes de la CEQ, son salaire passerait de $ 33,072 en 1985, à $ 35,448 en 1986, soit une hausse de 7.2%.Autre exemple.Un agent de recherche, le plus haut salarié à la CEQ, gagnait $ 47,727 en 1982.Les demandes de la centrale feraient passer son salaire de f 43,277 en 1985, à $ 50,735 en 1986, soit une augmentation de 14 %.Le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, a fait valoir en conférence de presse que ces demandes expriment les besoins des membres et visent à mettre au point des mesures pour rehausser la qualité des services dans les secteurs public Voir page 10: CEQ œmmmmmmmm La Fédération des Travailleurs du Québec, que préside M.Louis La-berge, a déposé hier, devant une quinzaine de représentants du gouvernement du Québec, sa liste de demandes dans le cadre des prochaines négociations dans les secteurs public et parapublic.Pour la centrale, les trois grands enjeux de cette nouvelle ronde de négociations seront l’emploi, les salaires et l’amélioration du i ¦_ ._________ sort réservé aux femmes dans la Louis Laberge foncüon pubüque.Au chapitre de l’emploi, la FTQ demande au gouvernement de se pencher sur la qualité des emplois existants dans le but de permettre à tous les employés qui sont à son service de pouvoir accéder à un niveau de vie décent.La centrale revendique à cet effet que les droits des employés à temps partiel soient les mêmes que ceux des permanents, spécialement en ce qui a trait aux régimes d’assurance et aux régimes de retraite.Du même souffle, la FTQ entend faire pression pour que la retraite anticipée, les congés sans solde, les congés sabbatiques à traitement différé, l’amélioration des régimes de vacances et la réduction des heures de travail puissent devenir réalité, ou être rendus plus accessibles, dans le but, dit-eUe, « de faciliter l’entrée des jeunes et des femmes sur le marché du travail ».« Nous voulons également assurer un certain plancher d’emploi.La situation qui perdure dans tout le réseau des affaires sociales est inacceptable et témoigne de façon éloquente de la nécessité de maintenir un niveau convenable d’emploi pour que les travailleurs puissent accomplir leurs tâches d’une fa-Volr pag* 10: FTQ avec force LONDRES (AFP, Reuter) - Mme Margaret Thatcher s’est défendue avec la dernière énergie hier devant une Chambre des communes archi-comble érigée en tribunal par l’opposition, afin de tenter de désamorcer l’affaire Westland qui menace à la fois sa survie politique et celle de son gouvernement.À la faveur d’une intervention interrompue régulièrement par les protestations bruyantes de l’opposition, alternant avec les ovations sur les bancs conservateurs, la première ministre a identifié trois facteurs principaux comme étant à l’origine de la crise qui a provoqué la démission de deux des membres de son cabinet en l’espace de quinze jours : l’attitude de son ex-ministre de la Défense, M.Michael Heseltine, un « réel malentendu » entre ses services et ceux du ministre du Commerce et de l’Industrie, et la volonté de l’opposition de se servir de cette affaire à des fins politiques mesquines.À la fin de ce discours, M.Heseltine, dont la démission le 9 janvier a provoqué la crise po-Voir page 10: Thatcher aéÉL 4É / 2 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 198< \ Si les centrales se plient à la loi Les négociations dans le secteur public pourraient débuter en mars ROLLANDE PARENT (PC) — Les négociations dans les secteurs public et parapublic s'ouvriront en mars comme prévu si d’ici là l'équipe gouvernementale mandatée par le Conseil du Trésor arrive à convaincre la CSN, la FTQ et la CEQ de la nécessité de se plier aux exigences de la loi 37.C’est ce qu’a déclaré hier le représentant du Conseil du Trésor pour cette ronde de négocations, Benoît Lauzière, qui a fait remarquer que les demandes syndicales violaient à certains égards l’esprit et la lettre de la loi.« Il ne saurait être question de faire discuter à une table centrale ce qui est expressément dévolu à une table locale », a indiqué M.Lauzière dans une interview accordée à La Presse Canadienne.« Du côté des employeurs, les gens tiennent aux règles du jeu établies, et qui accordent une certaine décentralisation », a-t-il ajouté.M.Lauzière a fait ces commentaires peu de temps après avoir reçu séparément les demandes de la CEQ et de la FTQ.Celle de la CSN avaient été déposées en décembre.Faisant preuve d’optimisme, M.Lauzière prévoit que les offres gouvernementales ainsi que le cadre formel de négociation pourront être rendus publics autour du 15 février.Le jeudi 20 février lui paraît la date guerin la plus probable pour la tenue d’une conférence de presse par le président du Conseil du Trésor, Paul Go-beil, à Montréal.Bien que les trois grands groupes syndicaux n’aient pu former cette fois-ci un front commun, on remarque qu’ils proposent de négocier à une table centrale, une par centrale, des sujets que le législateur avait identifiés comme objet de discussions locales.Même si M.Lauzière n’a pas voulu identifier les points précis auxquels il référait, une lecture des différents documents permet de constater que les vacances, la répartition de la charge d’enseignement, le harcèlement sexuel et le perfectionnement, pour ne nommer que ceux-là, doivent etre discutés aux niveaux local ou régional.Pour expliquer son exigence à discuter de ces questions à une table centrale, le négociateur principal de la FTQ, Henri Massé, mentionne qu’il s’agit « de demandes communes à l’ensemble des secteurs qui méritent donc d’être discutées à une table commune avec les véritables détenteurs du pouvoir de décision.» A la CEQ, M.Yvon Charbonneau argue que les demandes en cause sont des matières d’intérêt commun pour les syndiqués qu’il représente et « c’est pourquoi nous voulons les négocier a cétte table ou se retrouvent tous les groupes représentés par notre organisation.» Autre accroc au cadre législatif, la CSN-FTQ et CEQ ont présenté des demandes salariales pour les trois années de la convention collective alors que seule l’augmentation de la première année est négociable.A cet éjgard, M.Lauzière prend soin de préciser qu’il reçoit officiellement les propositions pour la première ani)ée, « mais je ne reçois pas cependant la demande pour les deux autres années » La CSN demande une majoration salariale moyenne de 8.68 %, la FTQ de 9.02% et la CEQ 9.75%.guerin éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Ce cahier contient des activités très amusantes qui s'adressent aux enfants d'âge préscolaire.Il a pour but d’éveiller les petits à la musi-que en présentant une méthode progressive pour l’apprentissage des notes en clé de sol.Des activités permettront aux enfants de cet âge d'apprendre le nom des notes et de les placer sur la portée.Informez-voua de notre nouvelle politique de remlao En vente dans les librairiës: 4560 rue Station 168 est, rue 4440 rue Saint-Denis Métro-Longueuil Sainte-Catherine Saint-Denis Montréal, Québec Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél: (514) 849-1112 Tél: (514) 677-6525 Tél: (514) 861-5647 Tél: (514) 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Recueil 9,95$ ISBN-2-7601 -1415-5 (149 p.) l’éditeur qui édite CHANSONS ‘D’INITIATION À LA MUSIQUE CLAIKE TURCOTTE fcuérin ailier d’activités JziSre 00 00e 4 Les relations avec la France Mulroney veut débloquer certains dossiers BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA - Désireux d’accroître sensiblement les échanges économiques et commerciaux avec la France, le gouvernement Mulroney est prêt à donner le coup d’épaule nécessaire pour «débloquer certains dossiers importants en faveur de la France».De passage au DEVOIR la semaine dernière, le premier ministre Brian Mulroney démontre ainsi sa volonté de manifester aux Français la bonne foi des Canadiens, bonne foi qui n’a pas toujours été présente au cours des années passées alors que des investisseurs français étaient échaudés par l’attentisme du gouvernement canadien, estime-t-iL Le premier ministre, qui effectuera les 20 et 21 février une visite officielle en France à l’invitation du président François Mitterrand, croit qu’un sérieux coup de barre s’impose.Dans l’immédiat, il semble qu’aucun projet majeur ne puisse venir concrétiser cette nouvelle volonté, si ce n’est, a-t-on appris, un certain intérêt du Canada pour le projet européen de recherche spatiale Eurêka auquel tient particulièrement la France.Sommet des pays francophones Il est possible que Bourassa parle à la séance inaugurale GILLES LESAGE QUÉBEC - Il n’est pas encore exclu que le premier ministre du Québec prenne la parole à la séance inaugurale du Sommet des pays francophones, à Paris, le 17 février.C’est du moins ce que soutiemnent des porte-parole de M.Robert Bourassa, en dépit des propos tenus par M.Brian Mulroney, dans LE DEVOIR d’hier.Selon le premier ministre fédéral, le programme prévoit que le président Mitterrand, suivi de «trois ou quatre» chefs d’État, dont lui-même, interviendront à la séance d’ouverture.Mais pas le Québec.Tel sera le cas, admet-on chez M.Bourassa, si cette séance est restreinte aux grands blocs de la francophonie: l’Europe, l’Afrique du Nord, l’Afrique noire et l’Asie, l'Amérique.Ainsi, en plus du président de la France, hôte du Sommet, les chefs d’État de la Tunisie, du Sénégal et du Canada, auraient voix au chapitre inaugural.Ces quatre pays ont de fait joué un rôle de premier plan dans la préparation du Sommet, le Québec étant également membre du noyau initial de cinq membres.Mais si la séance inaugurale est plus longue et solennelle, ouverte à dix ou quinze chefs de gouvernements, alors là, le Québec veut parler en son nom propre, même si M.Mulroney le fait également au nom du Canada, dit-on chez M.Bourassa.Mais la décision relève de M.Mitterrand lui-même.«Ça reste encore ouvert, ça dépend de la formule d’ouverture», dit notamment M.Jean-Claude Rivest, chargé de ce dossier délicat auprès de M.Bourassa.Ce que confirme l’attaché de presse de ce dernier.Au bureau du ministre des Relations internationales, on fait savoir que les décisions se prennent aujourd’hui même, à l’occasion d’une réu- nion des «sherpas» - les représentants personnels de la douzaine de gouvernements qui mettent au point les préparatifs - à la délégation générale du Québec à Paris.On s’en tient pour l’instant aux propos tenus par M.Gil Rémillard, au milieu de la semaine dernière.Le ministre disait avoir obtenu la confirmation que la séance inaugurale comprendrait un discours du président hôte, suivi d’une quinzaine de chefs d’État, dont celui du Québec.La ministre fédérale des Relations extérieures, Mme Monique Vézina, disait pour sa part que seulement quatre ou cinq chefs d’État parleraient à cette séance, dont M.Mulroney au nom de la francophonie nord-américaine.Selon elle, cette formule avait été retenue lors de la réunion préparatoire de la mi-décembre, à laquelle M.Rémillard, à peine nommé ministre, représentait le Québec.Mais le ministre québécois nie qu’une telle entente ait alors été conclue.Pour l’instant, les choses en sont là, le Québec prenant un soin infini à ne pas envenimer une situation confuse, que les propos de M.Mulroney au DEVOIR n’ont pas clarifié.Tout se passe comme si le Québec, tout en montrant patte de velours, n’a pas abandonné l’idée d’avoir voix au chapitre inaugural, même s’il est restreint, en raison de son statut dans la francophonie et du rôle important qu’il joue dans la préparation même du Sommet.Mais il ajoute que c’est à la France de décider, en tant qu’hôte, et non M.Mulroney.Les représentations québécoises sont faites par M.Claude Roquet, délégué général intérimaire à Québec.Quant à M.Gilles Loiselle, délégué du Québec en Italie, il a été dépêché à Paris, non pas en vue du Sommet, mais pour mettre au point l’horaire de M.Bourassa dans les jours précédant le Sommet.Le RDI se transformera en parti politique en juin (PC) — En dépit des résultats désastreux pour eux des élections générales de décembre, les indépendantistes du Québec se préparent à créer une autre formation politique, qui prendra la relève du Parti québécois des années 1970.Le Rassemblement démocratique pour l’indépendance (RDI) tiendra en juin prochain son congrès de fondation, qui sera suivi, « possiblement » à l’automne, d’un congrès au leadership au cours duquel un programme électoral sera également élaboré.Le nouveau parti défendra essentiellement la cause de l’indépendance, que le PQ a galvaudée ces dernières années, estime-t-on au RDI.« C’est presque à l’unanimité des 11 membres du bureau de direction que la décision a été prise.Une seule personne avait des réserves, mais elle ne s’opposait pas directement au projet.Pour les membres du bureau de direction du RDI, il était clair comme de l’eau de roche qu’on devait se transformer en parti politique », a indiqué hier la présidente du RDI dans une interview à la Presse À Magog, une bonne adresse.rés.: (819) 843-6521 : y37Tt miumqe, de l'étoile Brunch le dimanche Vue panoramique sur le lac Memphrémagog 1133, rue Principale ouest, Magog, QC, J1X 2B8 Canadienne.Une autre instance du mouvement, le conseil de coordination où se regroupent les présidents régionaux, ne s’est pas encore prononcé sur la transformation du RDI en parti, « même si un consensus majoritaire en faveur de la transformation en parti politique se dessine », a dit Mme Denise Leblanc-Bantey en rappelant que la décision finale revenait aux quelque 500 membres attendus au congrès.Les ex-ministres qui ont quitté le PQ lors du virage néo-fédéraliste, à l’automne 1984, occupent toujours diverses fonctions au mouvement: C.Laurin, J.Boucher, P.de Belle-feuille, G.Paquette, D.Lazure.De plus, l’ex-député péquiste d’Artha-baska, M.J.Baril, a joint récemment les rangs du RDI.Pour leur part, D.Vaugeois et J.Léonard ont dû prendre du recul « pour des raisons professionnelles » tandis que Jacques Parizeau, indépendantiste reconnu, reste « indépendant » par rapport au groupe.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intelectuelle Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur Le coup de barre que le premier ministre veut donner aux relations entre les deux pays s’explique d’une part par sa conviction que les relations culturelles ne sont pas suffisantes.Il faut une solide coopération économique, estime-t-il, croyant que les Français ont par exemple tout avantage à «se servir du Canada comme point de départ d’une opération internationale en cette terre d’Amérique».Mais il y a aussi le fait que la coopération économique actuelle lui apparaît plus qu’insuffisante.Les échanges commerciaux entre les deux pays sont tout simplement dérisoires, selon la propre expression de M.Mulroney.La France est le 9e partenaire commercial du Canada avec, en 1984, un volume d’échanges de $1.9 milliard.Comparé aux échanges avec le Japon qui sont de $12 milliards, ce n’est pas sérieux, dit-il.Notons que pour les 10 premier mois de 1985, le Canada a importé pour $1.1 milliard de produits français et exporté en France pour un peu plus de $600 millions.Cette situation est le reflet d’une mentalité de guerre des drapeaux qui a si longtemps caractérisé les relations entre les deux pays.«Je veux que les Français voient le Canada dans le sens inverse.Non seulement comme une terre d’amis mais comme un endroit pour des investissements et une collaboration économique extraordinaire, a-t-il dit, ajoutant: je veux débloquer certains dossiers importants en faveur de la France».Le premier ministre Mulroney croit que les Canadiens n’ont pas toujours été justes envers les Français, manifestant une certaine indifférence lorsque venait le temps de passer de la parole aux gestes dans des projets importants de coopération économique.Il évoque à cet égard le projet avorté de coopération franco-canadienne pour la production de l’avion Airbus.Il explique que les Français ont travaillé durement et dépensé une fortune pour rester avec l’impression en fin de compte d’avoir été induits en erreur par le gouvernement canadien.À son avis, «les Français ont eu à certaines occasions des raisons d’être craintifs quant à l’attitude du gouvernement Libre-échange Les libéraux canadien, quant à l'accueil véritable u’on leur faisait, quant à la façon ont on les percevait».«Le gouvernement fédéral aurait pu intervenir plus vigoureusement» dans certains dossiers par le passé, croit M.Mulroney qui dit avoir pour sa part la volonté de le faire.«Nous allons de notre côté donner certains signaux», promet-il, indiquant du meme coup que c’est probablement ce qui a manqué lorsque le premier ministre Trudeau a voulu relancer les échanges entre les deux pays.Lorsqu’il s’agit de préciser la nature des interventions auxuquelles il songe, M.Mulroney reste vague.Il se contente d’évoquer un exemple.Si on parle d’acheter un ordinateur qui parle français, devons nous, demande-t-il, l’acheter aux États-Unis et nous occuper de la traduction des logiciels ou devons-nous l’acheter en France.Le Canada et la France n’ont cependant aucun projet de coopération d’envergure pour l’instant.Le seul projet important que pourront discuter le premier ministre Mulroney et le président Mitterrand portera plutôt sur une éventuelle participation canadienne au projet européen de recherche spatiale Eurêka.Il est trop tôt pour l’instant pour parler plus que d’intérêt de la part du Canada, indique-t-on au gouvernement.Le changement d’attitude est amorcé depuis quelques mois.M.Mulroney dit avoir pris conscience des problèmes existants lors de la visite du premier ministre français Laurent Fabius en novembre 1984.Au lendemain de cette visite, il a donné des directives à ses ministres, de vive voix et par écrit, pour leur indiquer qu’ils n’étaient pas des spectateurs mais qu’ils devaient intervenir en faveur des positions françaises en diplomatie comme dans les dossiers econonmiques.Cette volonté d’améliorer les échanges économiques entre les deux pays se justifie amplement du fait, croit le premier ministre, que «si quelque chose est axé exclusivement sur une question culturelle, cela risque de ne pas durer longtemps.Il y aura toujours des affinités de langue et de culture.Mais ce n’est pas assez», assure-t-iL accusent Mulroney de contredire ses engagements OTTAWA (PC) — Les libéraux accusent le premier ministre Brian Mulroney de manquer à sa promesse d’assurer une pleine participation des provinces aux négociations sur le libre-échange avec les Etats-Unis.Dans une entrevue accordée au quotidien montréalais LE DEVOIR, M.Mulroney indiquait en fin de semaine que les provinces n’auraient probablement pas de siège à la table de négociation.Seuls les représentants des gouvernement fédéraux américain et canadien assisteront à l’ouverture des pourparlers, a-t-il dit.Il a ensuite évoqué la possibilité que les représentants des provinces puissent faire connaître leur point de vue par le biais d’un comité parallèle.Selon l’opposition libérale, cette position contredit les propos tenus par M.Mulroney lors de la réunion des premiers ministres de Halifax, en novembre, alors qu’il avait promis aux provinces qu’elles participeraient pleinement à toute négocia- tion.Hier à la Chambre des communes, le leader libéral John Turner et la députée Sheila Copps ont, chacun leur tour, soutenu que M.Mulroney reniait ses engagements de Halifax.Les provinces ont été trompées, devait par la suite déclarer M.Turner devant les journalistes.M.Mulroney a répliqué en Chambre qu’il n’y avait là aucune contradiction et que les provinces ne semblaient pas trop mécontentes de cette orientation.Le premier ministre Mulroney, ses homologues provinciaux et l’ambassadeur spécial pour le libre-échange Simon Reisman ont déjà convenu de se rencontrer pour discuter plus à fond du rôle précis dévolu aux provinces dans le cadre des pourparlers, et recueillir des données communes sur l’impact d’une éventuelle libéralisation des échanges avec les États-Unis.Leur deuxième rencontre aura lieu la semaine prochaine.Deuxième EDITION HOMMAGE À HENRI BOURASSA ÜWiIall ds numéro w»hI( pin U Pm/K, d.ti octoW* 195» « HOMMAGE À HENRI BOURASSA » FONDATEUR DU DEVOIR Un recueil d’une cinquantaine de textes, un total de plus de 300 pages, sur la vie et l'oeuvre de HENRI BOURASSA; Édition à tirage limité, non disponible en librairie.Commande postale seulement.Allouez 6 à 8 semâtes pour la livraison.Découpez et retournez à: Le Devoir, Hommage à Henri Bourassa, 211 St-Sacrement.Montréal, Québec H2V 1X1 Je désire recevoir.exemplaire^) du livre «Hommage à Henri Bourassa».J'inclus.(19,95$/exemplaire).NOM:_____________________________________________________ ADRESSE:-________________________________________________ PROVINCE__________________ CODE POSTAI___________________ MODE DE PAIEMENT: ?Chèque ?American Express ?Master Card ?Visa No.de carte de crédit_______________ Expiration:___________ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 B 3 À l’université de Montréal Après sept ans, les chargés de cours ont leur syndicat FRANÇOIS LEMENU Plus de sept ans après une première démarche de syndicahsa-tion, les quelque 1,200 chargés de cours de l’Université de Montréal ont finalement obtenu la reconnaissance de leur syndicat.La Cour suprême du Canada a en effet refusé hier à l’université de Montréal la permission d’en appeler de la décision de la Cour d’Appel du Québec qui reconnaissait l’accréditation du syndicat en octobre dernier.À la suite de cette annonce, le nouvel exécutif du syndicat est disposé à rencontrer la partie patronale dans les meilleures délais afin d’engager le processus de négociation menant à la signature d’une première convention collec- tive.Le président du syndicat et membre fondateur, M.Guy La-chaine, a précisé que l’exécutif de huit membres allait entre temps élaborer un projet de convention collective qui pourrait être présenté à la partie patronale, fin avril.Les conditions d’enseignement des chargés de cours seront au centre de ce premier contrat de travail * « Nous espérons maintenant que les négociations commenceront au plus tôt, a dit M.Lachaine.Il y a eu suffisamment de temps et d’argent perdus jusqu’à maintenant.» Le président du syndicat n’a pu s’empêcher par ailleurs de s’interroger sur la valeur des tribunaux et des nombreux recours qui la loi accorde à l’employeur pour retarder la syndicalisation.Construction Les interdits de travail dénoncent les centrales QUÉBEC (PC) — Le président du Regroupement de la construction « promet la guerre » à la FTQ et à la CSN si celles-ci s’entêtent à défendre le Règlement de placement dans la construction.En entrevue à la Presse canadienne, le président du Regroupement des interdits, M.Denis Bourque, s’est défoulé sur le dos de ceux qui les « ont rejetés ».Les travailleurs de la construction, prévient-il, en ont assez de se faire traiter de tous les noms parce qu’ils ne cumulent pas assez d’heures de travail par année et deviennent « interdits ».« On nous a traités de cancer de la construction.Pourtant on était d’anciens cotisants à la FTQ, à la CSN-Construction, mais ils nous ont laissés tomber », s’est-il exclamé.Le Regroupement des interdits veut l’abolition du permis de travail immédiatement, « pas dans quatre mois ».Bien qu’il mise sur le ministre du Travail pour régulariser la situation des interdits de la construction, M.Bourque craint que le ministre ne se laisse influencer par la FTQ-Cons-truction ou la CSN-Construction qui, elles, le défendent farouchement.« Bien moi je leur promets la guerre s’ils continuent à nous empêcher de travailler en défendant le règlement de placement », proteste le représentant des interdits.M.Denis Bourque rejette tous les arguments de la FTQ et de la CSN voulant que le règlement de placement ait apporté une certaine sécurité du revenu aux « vrais travailleurs », en augmentant le nombre d’heures travaillées.« C’est faux que le nombre d’heures travaillées a augmenté, même pour les travailleurs de la FTQ.Qu’on me le prouve.Que Louis La-berge me cite des chiffres.Qu’il les cite publiquement plutôt que de bluffer.Au contraire, il y a moins de travail, parce qu’il y en a de plus en plus qui se fait au noir.Et c’est le règlement de placement qui cause le travail au noir », critique M.Bourque, le représentant des interdits.M.Bourque, qui avait tenu une conférence de presse récemment à Québec, s’est montré cette fois plus explicite sur les engagements que le ministre du Travail Pierre Paradis aurait pris à son endroit.Le ministre Paradis se serait non seulement engagé à modifier le règlement de placement, mais aurait même soumis des dates.Le Regroupement des interdits de la construction représente 20,000 travailleurs détenant leur permis du ministère du Travail mais qui n’ont pas cumulé assez d’heures durant l’année.Le regroupement n’a toutefois que 3,800 membres actifs.Plusieurs des interdits sont des assistés sociaux aujourd’hui, soutient M.Bourque.AFFAIRES SOCIALES ¦ Ne pas entendre Pour la première fois, les représentants de tous les organismes regroupant les personnes sourdes et malentendantes du Québec se réunissent pour faire connaître aux autorités gouvernementales et à la société en général, leurs revendications et leurs attentes.Ce premier sommet sur la déficience auditive réunira au Centre Sheraton de Montréal, les 31 janvier, 1er et 2 février, plus de 700 personnes, la plupart sourdes ou malentendantes.Pour permettre aux participants de suivre les délibérations, les organisateurs du Sommet ont dû mobiliser plus de 150 « interprètes », tant gestuels, oraux que tactiles.Les échanges porteront sur une dizaine de thèmes officialisés par l’Office des personnes handicapées du Québec dans le document À part.égale: dépistage, diagnostic, traitement, adaptation, loisir, culture, communication, association, droit, accès aux services.Des discussions à huis clos du samedi sortiront des recommandations qui seront rendues publiques au cours de la plénière du dimanche.C'est la nouvelle ministre des Affaires sociales, Mme Thérèse Lavoie-Roux, qui clôturera les assises de la première rencontre de ce type au Québec.¦ Tel-Aide à l’écoute depuis 15 ans Tel-Aide, service d’écoute téléphonique en service 24 heures par jour, 7 jours par semaine, célèbre cette année ses 15 ans d’existence.Au cours des ces 131,400 heures, 2,050 bénévoles ont prêté leur oreille, leur attention, leur sensibilité et leur temps à plus de 800,000 personnes qui ont eu besoin, à un moment donné de leur vie, de partager leur solitude, leur détresse ou leur angoisse.Tel-Aide n’est ni un centre de dépannage ni un centre de références, mais uniquement un centre d’écoute téléphonique sans aucune affiliation politique ou religieuse.Service anonyme et gratuit, les dons du public sont la seule source de financement de l’organisme.Pour le prix d’un interurbain Montréal-Québec de trois minutes, on peut aider Tel-Aide à garder contact avec ceux pour qui un appel signifie l’espoir.Pour plus de renseignements, on peut téléphoner au 935-1105.¦ Fini le mal de dos! C’est ce qu’assure le Dr David Imrie, directeur du Centre de soins du dos à Toronto et auteur d’un guide pratique que viennent de publier les Éditions du Trécarré.Quatre personnes sur cinq, en Amérique du Nord, souffrent du dos.À ces victimes atteintes du « fléau du siècle », le Dr Imrie, qui a longtemps oeuvré dans le secteur de la médecine du travail, propose une méthode qu’il qualifie de simple et efficace.La méthode Imrie comprend trois étapes: comment évaluer l’état de santé de son dos; un programme d’exercices de remise en forme du dos et un programme d’exercices d’entretien de la colonne vertébrale.L’auteur explique clairement chacune des étapes : les exercices sont facile à suivre et souvent illustrés.La méthode prososée par le Dr Imrie s’appuie fondamentalement sur le bon maintien.De bonnes habitudes posturales, écrit-il, préviennent la fatique dorsale et rendent le dos moins vulnérable aux blessures.Fini le mal de dos est un livre à lire par tout ceux qui veulent se protéger ou se débarrasser de ces douleurs qui peuvent gâcher la joie de vivre.¦ La garderie Soleil de quartier La Commission des écoles catholique de Montréal a décidé de suspendre les procédures d’expulsion contre la garderie Soleil de quartier qui occupait illégalement, depuis le 1er juillet 1985, des locaux dans l’ancienne école Jacques-Marquette, rue Laurier est.La garderie pourra demeurer à l’école dont elle partagera les locaux avec les Ateliers d’éducation populaire Mercier qui se voient forcés de déménager.Les locaux qu’ils occupaient à l’école Sainte-Agnès, un édifice vétuste, étant devenus trop étroits pour les activités en expansion de l’Atelier populaire Mercier.Le comité exécutif de la CECM a jugé que les deux organismes oeuvrant à titres divers dans le milieu du Plateau Mont-Royal, dispensent des services communautaires à la même population et peuvent, par conséquent, cohabiter de façon harmonieuse.C’est, en tout cas, ce que l’on souhaite à la CÉCM.Renée Rowan Le président de MSF condamne l’Éthiopie Le déplacement forcé dés populations fait encore plus de victimes que la famine *'r4t Parlez-moi d'une banque.Royale! __________________1 _____________ pour une retraite sur mesure.récente du Parlement Européen, à l’instigation de Mme Simonne Veil) ; que demande soit faite à Addis Ad-beba d’ouvrir ses frontières à une commission d’enquête, à défaut de quoi, selon MSF, des doutes subsisteront sur l’utilisation de l’aide imposante (plus de $2 milliards en 1985) ne répondant plus à sa finalité première : assurer le mieux-être de la population éthiopienne.Un reportage tourné en novembre 1985 par des journalistes de l’agence Sigma a servi hier d’illustration à MSF pour établir que de nombreux fugitifs choisissent d’abandonner un pays où les dirigeants violent les conditions qu’ils affirment pourtant respecter: que ce déplacement soit volontaire, qu’il ne disperse pas les familles et qu’il vise des gens « en bonne condition physique».MSF estime donc que présentement en Éthiopie « l’aide produit plus de mal que de bien ».Dans un bulletin spécial sur l’Éthiopie, le vice-président de MSF, Xavier Emma-nuelli, écrivait en décembre: « Ce que nous n’acceptons pas en Éthiopie en 1985 comme au Cambodge en 1980, c’est que la raison d’État détourne l’aide pour perpétrer des actions qui vont broyer et détruire des hommes ».Hier, on avançait que le chiffre-plancher des victimes du « resettlement » s’établissait « entre 100 000 et 150 000 personnes ».Ce « carnage » est perpétré parce que le flux de l’aide internationale est maintenu.Le bilan que dresse le Dr Brauman suppose, non pas un biais politique contre un type de régime dit socialiste, insiste-t-il; il ne fait que prendre en compte une raélité indéfendable « sur le plan normal d’une opération humanitaire».MSF n’a aucun espoir d’être autorisé à rentrer en Éthiopie mais ses médecins et infirmières continuent d'être présents en Érythrée et dans la région de Tigré, précise M.Brauman.Le président de MSF note que M.Rony Brauman le responsable éthiopien de la lutte contre la famine, Dawit Wolde Gior-gis, a fui son pays et demandé asile aux USA; il n’entend pas se prononcer sur les motifs profonds de cet acte mais retient qu’à Paris, en novembre, où il représentait officiellement Addis Abeba, M.Dawit lui avait juré qu’il allait voir à déplacer « le plus de gens possible » vers le sud.Or, une étude d’universitaires sur la relocalisation de 100,000 Éthiopiens, entre 1974 et 1984, conclut à un échec, aucune des personnes déplacées n’étant devenue autosuffisante.Et l’on prétend aujourd’hui faire mieux avec un plan touchant 1,5 million de gens?L’hypothèse du Dr Brauman est que le régime veut établir un « cordon sanitaire » près des provinces qui seraient tentées de rejoindre l’opposition.Avec le Régime Enregistré d’Épargne-Retraite Royal, vous pouvez choisir toutes les options que vous désirez.Ça vous permet encore plus de possibilités.Par exemple, si vous désirez un dépôt à terme vous garantissant un intérêt avantageux, nous vous l’offrons.Si vous désirez un dépôt à intérêt quotidien, nous vous l’offrons aussi.Et si vous désirez un investissement avec ou sans privilège de retrait, c’est très simple, c’est à votre choix.En fait, notre REÉR vous offre plus d’options et vous permet d’en combiner certaines afin d’obtenir exactement ce qui vous convient.De plus, dans chacune de nos succursales, partout au pays, un spécialiste vous attend pour vous renseigner sur les options du REÉR Royal.C’est simple, c’est pratique, c’est Royal.Nous offrons aussi des taux d’intérêt vraiment concurrentiels et, contrairement à certains concurrents, nous n’imposons aucuns frais administratifs d’ouverture et d’option de dépôt et ce, quelles que soient vos options.Venez nous voir à n’importe quelle succursale Royale, dès aujourd’hui.Un spécialiste vous attend pour vous renseigner sur nos régimes faits sur mesure, pour vos besoins.Vous avez jusqu’au 1er mars 1986 pour profiter de l’abri fiscal.BANQUE ROYALE CLÉMENT TRUDEL En Éthiopie, ce n’est plus la famine qui vient en tête des causes de décès; c’est le « resettlement » ou déplacement forcé de populations, dans des conditions qu’a décrites et condamnées hier le président de Médecins Sans Frontières (MSF), M.Rony Brauman.En conférence de presse, le président de MSF déclare qu’il lui est impossible, devant le cumul de témoignages de première main (médecins, infirmières, réfugiés), de continuer à cautionner une aide servant à « entretenir les bourreaux » éthiopiens dont le projet est de reloger dans le sud — la carte du « resettlement » recoupe selon lui celle des plantations de café — près d’un million et demi de personnes.MSF est une organisation française fondée en 1971.Le régime Men-gistu l’a expulsée en décembre.MSF entendait s’opposer à ce que de très nombreux Éthiopiens du nord soient « capturés », attirés sous de faux prétextes ou par chantage, violentés et expédiés en convois dans des camps de transit où, d’après les chiffres officiels, 15% d’entre eux trouvent la mort.Notre cri, soutient le Dr Brauman, part de la même réaction que nous avions eue lorsque Bokassa avait massacré des gamins ou que le Guatemala se livrait à des exactions contre sa population indienne.L’organisme que préside le Dr Brauman irait-il jusqu’à suggérer que soit stoppée l’aide à l’Éhiopie?Comme il le fera aujourd'hui à Toronto où il rencontre M.David Mac-Donald, coordonnateur canadien des secours d’urgence à l’Afrique, le Dr Brauman résume avec prudence les buts de MSF : que tous les pays qui expédient de l’aide à l’Éhiopie fassent pression pour obtenir un moratoire de trois mois sur le « resettlement » (c’est le sens d’une résolution Mutuelle d’assurance L’UMQ devrait aller de l’avant sans tarder Loteries canadiennes interdites aux USA TORONTO (PC) — Les inspecteurs du service postal américain ont entrepris, de concert avec les sociétés de loterie et les autorités du Canada, d’enrayer la vente de billets de lotto canadiens aux États-Unis.Les États-Unis considèrent qu’il s’agit de trafic illégal.En outre, les inspecteurs des postes américaines estiment que des milliers d’Américains se font littéralement rouler par certaines des 200 compagnies qui vendent des billets de lotto par courrier à l’extérieur du Canada.Selon l’inspecteur John Elms, de Washington, les entreprises de vente par courrier prélèvent une marge bénéficiaire de plus de 200 % en moyenne pour chaque billet expédié aux États-Unis.Le service postal américain a communiqué avec les sociétés de loterie et les ministres de la Justice de l’Ontario et de la Colombie-Britannique.La plupart des compagnies de revente de biUets de lotto aux États-Unis opèrent en effet à partir de ces deux provinces.La semaine dernière, M.Jean Viau, de Green Valley, en Ontario, remportait un gros lot de $10.2 millions.M.Norman Gallagher, du Maine, avait pourtant choisi lui aussi le numéro gagnant.Mais sa bonne étoile l’a abandonné.Il avait commandé son billet auprès de Winshare, une compagnie ontarienne qui revend des billets de lotto canadien aux États-Unis.Il a découvert que sa commande avait été placée trop tard et que son billet n’avait jamais été acheté.QUEBEC (PC) — L’Union des municipalités du Québec (UMQ) doit aller de l’avant avec son projet de société mutuelle d’assurances, lui recommande son expert, M.Paul-André Mailloux, qui lui remettait son rapport vendredi dernier.Dans ce rapport, M.Mailloux presse l’UMQ de former une société mutuelle d’assurances dans les meilleurs délais et d’adresser dès maintenant une demande formelle au ministre des Affaires municipales pour qu’il enclenche le processus législatif.Selon un porte-parole de l’UMQ, un simple projet de loi privé serait nécessaire pour autoriser l’organisme à former cette mutuelle.Entretemps, l’Union des municipalités mènera des études actuarielles pour compléter le dossier.Cette idée de créer une société mutuelle d’assurances est venue à la suite des griefs de plusieurs munici- palités dont les primes annuelles ont augmenté de plus de 300 % ces derniers mois.En attendant, la plupart de ces municipalités n’ont eu d’autre alternative que de renouveler leurs polices d’assurance-responsabilité aux conditions de l’assureur.Elles n’ont guère le choix puisqu’une seule compagnie accepte d’assurer ces risques.D’autres villes, et c’est le cas entre autres de Montréal-Nord, ont décidé de se constituer un fonds et de s’assurer elle-mêmes.V) D Ne vous laissez O pas prendre au c dépourvu.Une M formation en se- 0 courisme et en RCR, ça sauve O TD des vies et ça s'apprend chez nous! Rappelez- C vous que l'Am- 0 bulance Saint- Jean est le chef Cl de file dans le Cl domaine de la 0 % formation en se- co courisme au Ca- 0 O © nada.Ambulance Saint Jean 1 Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 i:' ! il; P li I mu ! | 23232348234848234890532348 9414 99 99999999999991^ 934499 994 IMUiiiiiiMik 1 ii!|finn»m' Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 ¦ 5 Air Canada vous présente la classe Affaires La nouvelle conception du service en Amérique du Nord.Une classe supérieure conçue par des voyageurs d’affaires.Avec plus d’espace, plus de confort, plus de vols et un service exceptionnel.Plus d’espace Air Canada est la première ligne à avoir réaménagé une flotte de gros-porteurs 767 pour répondre aux besoins spécifiques des voyageurs d’affaires nord-américains.Et surtout la première à lancer la classe Affaires, un service exceptionnel qui saura combler les voyageurs les plus exigeants.Pour quelques dollars de plus que le plein tarif classe économique.Plus de service Vous serez sensible à l’attention qui vous est portée à l’instant même où vous appellerez Air Canada ou votre agent de voyages.En effet, priorité vous est accordée pour le choix du siège, renvoi de billets ainsi que pour les éventuels avis de retard.À l’aéroport, votre enregistrement au comptoir classe Affaires ne prend que 2 minutes: vous embarquez et débarquez en un clin d’oeil.Vos bagages vous suivent tout aussi rapidement, grâce à leur étiquette “Priorité, classe Affaires”.Plus de confort Dans la cabine de la classe Affaires: confort et exclusivité.Votre siège, plus large, est spécialement conçu pour épouser parfaitement les lignes de votre dos.Son inclinaison de 30° vous assure un repos réparateur.De plus, Air Canada est la seuleligne aérienne en Amérique du Nord à vous offrir un repose-pieds.Si vous travaillez, vous apprécierez la tablette plus large.Enfin, tous les sièges donnent sur le hublot ou l’allée et sont disposés 2x2x2 pour vous assurer encore plus de place.La classe Affaires, c’est aussi des repas gastronomiques, des grands cms, des alcools de renom et des desserts succulents.Avec le raffinement de la porcelaine, de la verrerie et du’lin./ v ,0* : MW* Plus d’avantages En classe Affaires, tout est conçu pour l’efficacité et la détente; des téléphones à bord jusqu’aux écouteurs électroniques en passant par les cache-lumière et les chaussons.De plus, les membres de l’Aéroplan bénéficient d’une prime de 35 % chaque fois qu’ils voyagent en classe Affaires.Ils bénéficient aussi d’un boni de 3 200 kilomètres (2 000 milles) à chaque voyage vers certaines destinations et ce, jusqu’au 31 mars 1986.Plus de vols vers plus de destinations La classe Affaires.Jusqu’à 44 vols quotidiens vers 8 centres en Amérique du Nord.Plus de ' vols vers plus de centres d’affaires que toute autre compagnie aérienne canadienne.Et bientôt vers d’autres destinations au Canada et aux États-Unis.Avec l’une des meilleures performances en Amérique du Nord pour la ponctualité.De Montréal: Numéro de vol Départ Arrivée À: Calgary 117 07h20 llh25 Edmonton 123 06h50 10h50 137 17h50 21h55 Vancouver 109 lOhOO 12h20 129 19h05 21h25 Il peut arriver que la classe Affaires ne soit pas offerte sur certains vols de fin de semaine Vous visez le sommet Nous sommes à la hauteur.as TRANSPORTEUR OFFICIEL ¦MEMBRE DE L'ALLIANCE CANADIENNE DES ASSOCIATIONS TOURISTIQUES DR F 13008 Al R CANADA 6 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 Aménagement concerté du temps de travail Aucune entreprise n’a adhéré au PACTT CAROLE BEAULIEU Dix mois après son lancement, le Programme québécois d’aménagement concerté du temps de travail ( PACTT) n’a pas dépensé un sou de son budget de $3 millions et n’a donc libéré un seul emploi pour un jeune chômeur de moins de 30 ans.Le coordonnateur du programme auprès du ministère de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu (MMSR), M.Christian Côté, ne s’en étonne pas.« C’est un programme très délicat qui doit être le fruit d’une demande conjointe des travailleurs et de l’en- CINEMA ASTRE I: (327-5001) — "Rocky * 4” 7 h, 9 h ASTRE II: — “King Salomon's mine” 7 h 15, 9 h 15 ASTRE III: - “Les Goonies” 7 h, 9 h 10 ASTRE IV: - “White nights” 7 h 30 BERRII: (288-2115) — “Trois hommes et un couffin” 12 h 15.2 h 35, 4 h 55, 7 h 20, 9 h 35 BERRI II: — “Opération beurre de peanut” 12 h 15, 2 h 35.4 h 55, 7 h 15, 9 h 30 BERRI III: “L'effrontée” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 40 BERRI IV: — “Paroles et musique" 12 h 15, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 BERRI V: — “Agnes de Dieu" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.L'AIR OU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs— spectacles à 10h„ 11h.30 et 00h.45— Les lundis soirs Jam Session avec Cisco Normand— Le Trio Lorraine Desmarais, avec Lorraine Desmarais, piano, Michel Donato, basse, et Camille Belisle, batterie, 28 janv.au 1 fév.BAR 2 0 80: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Jazz tous les soirs— Michael Gauthier, guitariste de jazz, en spectacle, du jeu.au dim.à compter de 22h.BAR LE STEPPE: 5175 ave du Parc, Mtl- Until June, 30-31 janv.et 1 fév.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Mtl (842-2808)— Spectacle Marie-Perle Quintin, pianiste, tous les soirs, du tun.au ven.de 17h.à 20h CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario.Mtl (843-8620)— Sonia Del Rio présente son nouveau spectacle de danses espagnoles sur des oeuvres de Purcel, Lopez, Jimenez et Bizet, le 28 janv.à 21 h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- .La manoeuvre .de Lewis John Carlino, du 22 janv.au 15 mars, mar.au sam.à20h.CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN: 4303 St- Denis.Mti (845-4932)— Spectacles de marionnettes pour enfants, • Les trois petits cochons » et * Le (leur enchantée » tous les sam.et dim.de janv.fév.et mars à 14h — Chansons et monologues, spectacle de Serge Turbide, du 15 janv.au 2 fév.du mer.au dim.à 22h — ¦ Poésies d'ailleurs et d'ici, d’hier à demain • du 25 janv.au 3 fév.à 19h,30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Mtl (272-1734)— Cinéma du mardi: Festival Monty Python: * Life of Brian.le 28 janv.à 21 h.CENTRE COPIE ART MONTRÉAL: 813 est rue Ontario, Mtl (523-4830)— Concert de Claude Paul Gauthier • Carillon pour Clocher-Monument • version bande magnétique, le 29 janv.les 5-6 fév.à 20h.CLUB BALATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h.à03h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)- Tous les soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30 CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL: 100 est rue Notre-Dame, Mtl— Salle Germaine Malépart: Récital de flûte, classe de Jean-Paul Major, le 28 janv.à 12h — Salle Gabriel Cusson: Récital de saxophone, Momque Sylvestre, Michel Duval et Natalie Morgenstern, classe de Nick treprise.Chaque dossier est un cas particulier, explique-t-il.Nous n’en sommes encore qu’à la phase de diffusion de l’information.Nous informons les entreprises de l’existence du programme.C’est encore trop tôt pour évaluer.» Mais le son de cloche est un peu différent du côté des huit membres du comité aviseur chargés de superviser le programme.Aucune rencontre n’a eu lieu depuis septembre dernier.Certains croyaient le projet « mort ».Alors que les représentants des grandes centrales syndicales y voient encore un programme prometteur, les représentants patro- bONAVENTURE I: (861-2725) -"White Nights" 1 h 30, 4 h 15.7 h, 9 h 30.BONAVENTURE II: - "Black moon rising” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BROSSARD I: (465-5906) - "Soleil de nuit” 7 h, 9 h 30 BROSSARD II: (465-5906) - Trois hommes et un couffin " 7 h 30, 9 h 40 BROSSARD III: “Rocky # 4” 7 h 45, 9 h 45 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)- “Commando" 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h, 7 h 45.9 h 30 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (6984)141) - “Soleil de nuit” 7 h, 9 h 30 CINÉMA CHÀTEAUGUAY II: - “Les goonies" 7 h 15, 9 h 15 CARTIER-LAVAL: (663-5124)- "Rocky # 4” Ayoub, le 28 janv.à 20h.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Mtl (849-6955)— Le Bateau Ivre: Chris Hunter en spectacle du 29 janv.au 1 fév.à compter de 22h.LE GRAND HOTEL: 777 Université, Mtl (879-1370)— Bar Tour de Ville: Le groupe * Transfert » du mar.au dim.jusqu'au 30 mars à 21 h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins.Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor.du mar.au sam.de 20h.à 24h — Théâtre Méridien, basilaire 2: Chris Elliott Music and Comedy Show, du 9 janv.au 8 fév.à 20h.30 HÔTEL DE LÀ MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Charles Bensoussan, lun.au ven.17h.à 21h — Carol Parisien, mer.au sam.21h.à Of h.LA CROISETTE: 1201 o.Dorchester (878-2000)— John Shear, pianiste, du dim.au ven.18h.à 23h.L'ESKABEL: 1237 rue Sanguinet, Mtl (849-7164)— « Les larmes amères de Petra Von Kant.de R.W.Fassbinder, 2 versions, femmes: 20h„ hommes: 22h.du 21 janv.au 2 mars., du mer.au dim — ¦ Impressions d'après-guerres » piano et voix avec Hélène Élise Blais, du 21 janv.au 2 mars, du mer.au dim.00h.15 LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Mtl (843-4166)— < Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges ¦ de Michel Tremblay, adaptation d'Elise Bertrand, Sylvain Legris et Michel Forgues, du 10 janv.au 8 fév.L'IMPROMPTU: 1201 O.Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellet, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21h.à02h.LE LUX: 5220 Boul.St-Laurent, Mtl (271-9272)— « Faust Performance: Faust Talk-Show » montage et m.en s.d'Alain Fournier, inspiré des Faust, de Goethe, Marlowe, Guelderode et Valery, du 17 janv.au 8 fév., du mer.au ven.19h.30, sam.17h.et 19h.30, dim.15h.et 17h.LE MILIEU: 5380 St-Laurent, Mtl (271-9272)-« Faust Performance: Faust Variétés » montage et m.en s.Alain Fournier, inspiré des Faust, de Goethe, Marlowe, Guelderode et Valery, du 17 janv.au 8 fév., du mer.au ven.19h.30, sam.17h., et 19h.30, dim.15h.et 17h.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Côte-des-Neiges, Mtl— ¦ Zoo Story » pièce de théâtre d'Edward Albee, le 28 janv.20h.naux interrogés hier par le DEVOIR parlaient de « cul-de-sac » et de « difficulté à démarrer».Depuis l’automne, des discussions ont été amorcées dans une trentaine d’entreprises.Plus de 800 compagnies ont reçu des documents d’information.Plusieurs ont indiqué qu’elles se penchaient sur la question.Une seule a soumis un projet concret qu’elle est actuellement à remanier.Dans la région de Drum-mondville, un organisme jeunesse poursuit toujours ses travaux à ce sujet avec les syndiqués et la direction de deux grandes entreprises: Agropur et la Celanese.« C’est très 7 h 15, 9 h 05 CHAMPLAIN I: (524-1685) - “Rocky # 4” 7 h 25, 9 h 25 CHAMPLAIN II: — “Retour vers le futur” 7 h, 9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)- “Dr.Strangeiove: or how I learned to stop worrying and love the bomb” 7 h.— “Pee-Wee big adventure” 7 h 15— “The seven samurai” 9 h — “Colonel Redl" 9 h 30 CINEMA DE PARIS:(875-1882) - “King Salomon’s mine" 1 h , 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.CINÉMA DU VILLAGE: 1220,Ste-Catherineest (523-3239)— “Jobsite" 1 h, 2 h 30, 4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30,10 h 00.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768-)—Rétrospective annuelle de notre cinéma du 28 janv.au 2 fév.CINÉPLEX I: (849-4518) - “Jagged Edge" 1 h 10, 3 h, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX II: — “St-Elmo's Fire” 1 h 15, 3 h MAISON DE LA CULTURE MAISONNEUVE: 4120 est rue Ontario, Mtl— ¦ Faust > opéra, vidéo de Radio-Canada, le 28 janv.à 19h .30 MAISON DE LA CULTURE NOTRE-DAME-DE-GRÂCE: 3735 Botrel, Mtl— ¦ Madame Butterfly » vidéo de Radio-Canada, le 28 janv.19h.30 PARC ANGRIGNON: Angle Boul.Trinitaires et Boul.La Véiendrye (872-2815)— Féérie d'hiver, du 19 déc.au 9 fév.PLANÉTARIUM DOW: 1000 ouest rue St-Jacques.Mtl (872-4530)— • Le retour de la comète de Halley » du 9 janv.au 23 mars, spectacles français: mar.et mer.13h,30, jeu.et ven.13h,30 et 20h,30, le sam.14h.15,16h.30,20h.30, le dim.13h., 15h.30,16h.30 et 20h.30— spectacles anglais: mar.et mer.12h.30, jeu.et ven.12h,30 et 19h.30, le sam.12h,30,15h.30 et 19h.30, le dim.12h.30 et 19h.30 RESTAURANT LA FORGE: 8375 Christophe-Colomb, Mtl (727-3729)— Ghislaine, organiste et chanteuse animatrice, en spectacle du jeu.au dim.de 18h.30à24h.LA RICANE: 177 ouest rue Bernard, Mtl— Musique irlandaise, jam session, le 28 janv.à 21 h.30 RISING SUN: 286ouestSte-Catherine, Mtl (861-0657)— Jah Cutta and The Determination Band, reggae, le 31 janv.SALLE FRED BARRY: Mtl- La Rallonge présente « J’faime mais c'est pas grave > de Robert Lalonde, m.en s.Lorraine Pintal, du 14 janv.au 8 fév.du mar.au sam.20h.30, le dim.15h.SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)-OSM Concert Air Canada, Christopher Keene, chef invité, Jon Kimura-Parker, pianiste, 28-29 janv.à 20h.SALON DES CENT: Zanzibar, 1647 rue St-Denis, Mtl (288-2800)— Jazz avec Jacques Labelle et Jean-Pierre Zanella Quartet, les 2-3 fév.â 21h.30 STATION 10: 2071 ouest rue Ste-Catherine, Mtl (934-1419)— « Bad » et.1313» 29-30 janv.à 22h.TANGENTE: 3655 St-Laurent, ste 303, Mtl (842-3532)— « Moment'homme » du 15 janv.au 2 fév., les 29-30-31 janv.Claude-Marie Caron, Don Druick, à 20h.30 THÉÂTRE ARLEQUIN: 1004 est rue Ste-Catherine, Mtl (288-4261)— « Le derrière d'une étoile » spectacle de Clémence Desrochers, du 25 janv.au 2 fév.à 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD’HUI: 1297 Papineau.Mtl (523-1211)— « Chandeleur » dramatique de Francine Noël, à compter du 9 janv.du mar.au sam.20h.30, le dim.â 15h THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Mtl (288-3161 )—.Prague » de John Krizanc, m.en s.Richard Rose, du 9 janv.au 2 fév.mar.au sam.20h„ dim.19h.matinées le sam.à 14h.prometteur», soutient Louis-Serge Joyal de Jeunesse en action socioéconomique de Drummondville.Annoncé en mars 1985 par la ministre de la Main-d’oeuvre et de la Sécurité du revenu d’alors, Mme Pauline Marois, le PACTT est un programme expérimental.Il vise à favoriser l’accès au marché du travail des jeunes sans emploi au moyen d’une réduction et d’un aménagement volontaire du temps de travail des salariés.L’employeur et ses employés, avec le concours des conseillers techniques du ministère, doivent élaborer ensemble le plan.Le ministère 15, 5 h 15.7 h 15, 9 h 15.CINÉPLEX III: - “Agnes of God’ 1 h 20.3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX IV: - "Head office" 1 h 15.3 h 15, 5h15, 7h15, 9h15 CINÉPLEX V: - “Escalier C.“ 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VI: - “Kiss of the Spider Woman" 1 h, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30.CINÉPLEX VII: - “To Live and Die In L.A.” 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35.CINÉPLEX VIII: - Back to the Future” 1 h.3 h 05, 5h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX IX: - “Prlzzl's Honor” 1 h 15, 4 h 15, 7 h, 9 h CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - “Opération beurre de peanut" 12 h 30, 4 h 15.7 h 50— “Les destructeurs” 2 h 30, 6 h 10, 9 h 45 CINÉMA MONTRÉAL II: - Les goonies” 12 h, 4 h, 7 h 50— “Histoire sans fin” 2 h 10, THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES (GO): 5066 rue Clark, Mtl (271-5381)— « Autre » spectacle de chansons de Suzanne Jacob, du 28 janv.au 16 fév.du mar.au dim.20h.30 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— « Un chanteur chante ¦ spectacle de Claude Dubois, 29-30-31 janv.à 20h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Mtl (861-0563)— La troupe Circus présente • La lune, rien que la lune » de Clément Ca-zelais, m.en s.Robert Dion, du 16 janv.au 15 fév.du mar.au ven.20h., le sam.16h.et 21 h.THÉÂTRE DENISE PELLETIER: 4353 est rue Ste-Catherine, Mtl (253-8974)— • Vu du pont » d'Arthur Miller, m.en s.Jean-Luc Bastien, du 23 janv.au 1 mars, ven.et sam.à 20h.30 THÉÂTRE PORT ROYAL: PDA (842-2112)— « Haute Fidélité ¦ de Ray Cooney, adaptation Benoit Girard, m.en s.Monique Duceppe, du 7 janv.au 8 fév.du mar.au ven.20h„ sam.17h.et 21h., supplémentaires les 2 et 9 fév.à 14h,30 et 20h.THÉÂTRE LE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Mtl (845-7277)— • Les nouilles » comédie de Yves Desgagnés et Louise Roy, m.en s.Yves Desgagnés, du 14 janv.au 9 fév.du mar.au sam.20h., le dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Mtl (844-1793)— * Le ruban » de Georges Feydeau, m.en s.André Brassard, du 14 janv.au 16 fév., mar.au ven.20h„ sam.17h.et 21 h., dim.15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Mtl— Salle B:484 Récital de clarinette, flûte et hautbois, Sonia Morin, clarinette, Denis Bluteau, flûte.Michel Duchesneau, hautbois, au piano, Isabelle Aubin, oeuvres de Mozart, Piston, Prokofieff et Saint-Saëns, le 28 janv.â 20h.GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: « À propos de la demoiselle qui pleurait » de André Jean, m.en s.Robert Lepage, du 14 janv.au 8 fév.à 20h„ matinée le 1 fév.à 14h — Salle Louis-Fréchette: Orchestre symphonique de Québec, soirée Hydro-Québec, Simon Streatfield, chef d'orchestre, le 28 janv.à 20h SALLE RENÉ PROVOST: 110 rue Wright, Hull (771-6669)— « Bonjour Sophie ¦ et ¦ Le salon rouge » de Jean Frigon, du 29 janv.au 15 fév.du mer.au sam.20h.30 THÉÂTRE DE L'lLE: Hull (771-6669)— .Le temps des lilas » de Marcel Dubé, du 22 janv.au 1 mars, du mer.au ven.20h,30, sam.19b.et 22h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Studio: « Hess » de Michael Burrell, 27 au 31 janv.20h — Salle Opéra: Grand Piano, Ivo Pogore-lich, 28 janv.20h.30 prend à son compte, dans une proportion de 75 %, les frais de fonctionnement du comité jusqu’à concurrence de $7,500.Le représentant de la Centrale d’enseignement du Québec (CEQ) auprès du comité, M.Jean-Claude Tardif, déclarait même hier qu’il avait cru le programme « mort » jusqu’à ce qu’il reçoive récemment une convocation pour le 31 janvier prochain.Pour plusieurs le programme a jusqu’ici été victime du contexte dans lequel il est né: campagne au leadership du Parti Québécois, élections provinciales, nouveau gouvernement.« Je serais très surpris que cet accouplement là donne des petits bien forts », a déclaré hier au DEVOIR le représentant de la Northern Télécom auprès du comité, M.André Boutin.« Dès le début il y a eu un dé- 6 h 05,10 h.COMPLEXE DESJARDINS l:(2S8-3141)— Amadeus” 12 h 05,14 h 55,17 h 45, 20 h 35 COMPLEXE DESJARDINS II: - “Le baiser de la femme araignée" 12 h 10.16 h 30, 20 h 50— “Les nuits de China Blue” 14 h 20.18 h 40 COMPLEXE DESJARDINS III: - "Mésaventures érotiques de 2 Jeunes filles en panne” 12 h 05, 14 h 50, 17 h 35, 20 h 20— “Raffinement" 13 h 30, 16 h 15,19 h ,21 h 45 COMPLEXE DESJARDINS IV: - “La rose pourpre du Caire” 13 h, 14 h 40.16 h 20, 18 h, 19 h 40, 21 h 20.COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul Dorchester, Mtl (283-8229)— "90 days" 7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- “Lady In the lake" 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - "Rocky # 4” 7 h, 9 h DAUPHIN I: (721-6060) - “Padre Nuestro" 7 h 30, 9 h 30 DAUPHIN II: “Trois hommes et un couffin” 7 h, 9 h DORVAL I: (631-8587) — "The color purple" 6 h 05, 9 h.DORVAL II: “Jewel of the Nile’ 7 h.9 h 15 DORVAL III: “Rocky 4” 6 h 10, 7 h 05, 9 h 35 DÉCARIE I: (341-3190) — "White Nights” 7 h 15.9 h 50 DÉCARIE II: - “Out of Africa” 20 h.ÉLYSÉE I: (842-6053) - “Deslderio” 7 h, 9 h.ÉLYSÉE II: - “L’été prochain” 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW I: (697-8095) - “Spies Like Us” 7 h 15, 9 h 15 FAIRVIEW II: - "101 Dalmatiens” 6 h 15, 7 h 45, 9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129) - “Commando"fr.6 h, 7 h 45, 9 h 30 GREENFIELD 2: - “Cocoon” 7 h , 9 h 10 GREENFIELD 3: — “L'année du dragon' 7 h 05, 9 h 30 IMPÉRIAL: (288-7102) - “Young Sherlock Holmes” 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20.JEAN-TALON:(725-7ÛOO) - “Retour vers le futur" 7 h 15, 9 h 40 KENT l:(489-9707) - "Ran” 8 h 30 KENT II:— Jewel of the Nile" 7 h, 9 h 15 CINÉMA DU PARC l:(844-9470) - “Jewel of the Nile" 7 h, 9 h 15.CINÉMA DU PARC II:- "Young Sherlock Holmes” 7 h 10, 9 h 20 CINÉMA DU PARC III: - “Clue b” 6 h, 7 h 45, 9 h 30 L’AUTRE CINÉMA:(722-1451)- “Subway” 7 h 15 — “Blquetarre” 7 h 30— “Péril en la demeure” 9 h 15— “Elles sont folles, ces publicités' 9 h 30 (24 au 30 janv.) LAVAL l:(688-7776) ‘— “Rocky # 4" 6 h 10, 7 h 50, 9 h 35 LAVAL II:— “Commando” fr 6 h, 7 h 45, 9 h 30 LAVAL III: — "Papa est en voyage d’affaire” 7 h 05, 9 h 30 LAVAL IV:— “L’année du dragon" 7 h 05.9 h 30 LAVAL V:- “Jewel of the Nile” 7 h, 9 h 15 LAVAL-ODÉON l:(687-5207 )— “Retour vers le futur” 7 h, 9 h 20 LAVAL-ODÉON II:- "Les Goonies” 7 h 15, 9 h 30 tournement d’idées.Les syndicats présumaient qu’un raccourcissement du temps de travail n’amènerait aucune perte de revenus pour les travailleurs et que le gouvernement paierait la différence, chose à laquelle les patrons n’ont jamais consenti.» Du côté syndical, on convient qu’il y a eu désaccord dès le début au sujet de la compensation.« Nous nous sommes finalement entendus pour laisser les gens sur le terrain décider de leur stratégie, raconte M.Claude Rioux, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Parfois les entreprises sont plus ouvertes que les porte-parole des grandes associations patronales».Faute de projet à financer, le budget de $3 millions accordé au PACTT a été utilisé cette année pour d’autres projets de création d’emplois du Ministère de la main-d’oeuvre.LOEWS l:(861-7437) — “Jewel of the Nile’ 12 h 25.2 h 35, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 LOEWS II:— “The Color Purple” 12 h 15, 3 h 10, 6 h 05, 9 h LOEWS III:— “Clue A" 12 h 20, 2 h 10,4 h, 5 h 50, 7 h 40, 9 h 30 LOEWS IV:— "101 Dalmatiens" 12 h 55, 2 h 35, 4 h 15, 5 h 50, 7 h 25, 9 h.LOEWS V:— “Alter Hours” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15,9 h 15 MERCIER:(255-6224)— “Rocky # 4” 7 h , 9 h 15 LE MILIEU: (277-5789)— “Le film d’Ariane” 19 h 35,21 h 15 OUIMETOSCOPE:(525-8600) — "Moscou à New York" 7 h 15, 9 h 30 — “Amarcord” 7 h, 9 h 15 OUTREMONT:(277-4145)— “Récit d’un homme connu” 7 h 15— "Rencontres avec des hommes remarquables” 9 h 30 PALACE l:(866-6991) — “Rocky # 4” 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 50, 7 h 40, 9 h 30 PALACE II:— “Elenl” 12 h 10, 2 h 25, 4 h 40, 6 h 55, 9 h 10 PALACE III:— "First Turn on” 1 h 15, 2 h 55, 4 h 35, 6 h 15, 7 h 55, 9 h 35 PALACE IV:- "Krush groove” 12 h , 1 h 55, 3 h 50, 5 h 45, 7 h 40, 9 h 35 PALACE V:—“Enemy mine" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PALACE VI:- “Spies Like us" 12 h 05, 2 h, 3 h 55, 5 h 50, 7 h 45, 9 h 40 PARADIS I: — “Retour vers le futur" 7 h, 9 h 10 PARADIS II:- “Soleil de nuit” 7 h 30 PARADIS III:- "Opération beurre de peanut" 7 h, 8 h 45 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001 )— PARISIEN l:(866-3856) — “Ran” fr 2 h, 5 h 15, 8 h 30 PARISIEN II:- “Cocoon” 12 h 40, 2 h 50, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 30 PARISIEN III:- “Sans toit ni loi” 1 h 25, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 35, 9 h 40 PARISIEN IV:— “l’année du dragon" 1 h 25, 4 h.6 h 40, 9 h 15 PARISIEN V:- “Claire cette nuit et demain’ 1 h 05, 2 h 50, 4 h 35, 6 h 20, 8 h 05, 9 h 50 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - “Retour vers le futur” 7 h, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL II:- "Les Goonies” 7 h 30, 9 h 45 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - “Out of Africa" 1 h, 4 h, 7 h, 10 h PLACE ALEXIS NIHON II:- “Twice In a Lite Time” 1 h 30, 3 h 45, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:- White nights" 1 h 15,4 h 15,7 h 15,9 h 45 PLACE DU CANADA:(861 -4595) - “A Chorus Line” 7 h, 9 h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222) - "Androïde” 14 h 40,18 h, 21 h 25— "Rock et Toral le préféré" 12 h 45,16 h 05,19 h 30.SAINT-DENIS III:- “Rambo II” 13 h, 17 h, 21 h— “Body Double" 14 h 50,18 h 50.VERSAILLES l:(353-7880) - “Cocoon" 7 h , 9 h 10 VERSAILLES II:— “l'année du dragon' 7 h 05, 9 h 30 VERSAILLES III:- “Commando” fr 6 h, 7 h 45, 9 h 30 L’ERMITAGE:(388-5577) - “Soleil de nuit” 7 h, 9 h 30.WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) "Young Sherlock Holmes” 7 h 10, 9 h 20.YORK:(937-8978) - “The boy in blue” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30.SUR SCENE [TELEVISION! ¦PTm O Q) PREMIERE EDITION 3 THE NEWS OBOLE MONDE O Q MIDDAY (th.oppr.) 5 SUPER PASSWORD ,7 WWNY NEWS — 7 AT NOON Q (B THE FLINTSTONES S A RYAN'S HOPE (Q ICI MONTREAL EB CB 63 HABITAT QUEBECOIS (SE) BOULEVARD DU CREPUSCULE FFTm CD FARIBOLES irrm C3 ACROSS THE FENCE »H1H O B O DD CINE-QUIZ UNE FEMME APPELÉE MOÏSE (2e de 2).(2h.l5) iH!VM O TÉLEXARTS ¦ S-IOU S LE 9 VOUS INFORME ¦ HCT1 O CI CD (B VIVRE A TROIS Lorry, l'ami de Jack, s’intéresse soudainement aux charmes de Janet.C3 7: THE YOUNG AND THE RESTLESS (th.) 5 SEARCH FOR TOMORROW O’ MIDDAY NEWSLINE B (22) LOVING CB PULSE 12:30 CB CB O LE BUREAU INFORMATISE insu CD LES NOUVEAUX JEUX DE 20 HEURES IHIHI O COMMUNITY NOTES IHII'M O } CD CB TERRE HUMAINE Q REPRISE.B O CK 22 AU MY CHILDREN (th.) CB DAYS OF OUR LIVES (th.) O’ CB LIFETIME Les femmes battues; les disques compacts, (th.) CB CB CD QUEBEC SCHOOL TELECAST CD LE GRAND ECHIQUIER (3h.05) O CB CD CB AU JOUR LE JOUR (th.) CB CD AS THE WORLD TURNS (th.) CB CB CD LE MARCHE AUX IMAGES (th.) Reprise de 10h3O (FC) QUIET ON THE SET: FILMING AGNES OF GOD ¦mm O a DALLAS (th.) CD O* CB ANOTHER WORLD (th.) (£ (22 ONE LIFE TO LIVE (th.) (SE) DUNE (FC) STARMAN IEÎÏEM O CE) O © CINÉMA LES REQUINS.(1h.30) GCÀWTOl O O CD LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE LA DISCIPLINE.(1 h.) O MATINÉE AVEC.(1 h.) Voir, lOhOO CB CD CD INTER-ACTION REPRISE © MODERN MATURITY 3) Œ) GUIDING LIGHT (th.) O O CORONATION STREET CB MASK O' CE) CB GENERAL HOSPITAL (th.) CB CB CD PAUSE MUSICALE 22 HE-MAN © THE JOY OF PAINTING arren O O LES SATELLIPOPETTES O O PARENTING QD VOLTRON Q ODYSSÉE CD LA BANDE A NIMEE CB CB ED DROIT DE PAROLE (1 h.) REPRISE.22 SCOOBY DOO © THE SECRET CITY g 1HÜ-M Q CE CD CB FÉLIX ET CIBOULETTE 3 BENSON O O O REVUE VIDÉO O O HAPPY DAYS (E LOVE CONNECTION CB SCOOBY DOO O’ WHEEL OF FORTUNE OD HART TO HART (lh.) CD LES SATELLIPOPETTES CB MUSIC VISION 22 TRANSFORMERS © SESAME STREET (thjg (FC) CHILDREN OF FIRE MOUNTAIN irara © RADIO-FRANCE-INTERNATIONALE iTT*ra O CE CD CB MINIBUS Avec Johanne Beouchamp, Jean-Pierre Chartrand, Rémy Girard, Marcel Leboeuf, Gerry Leduc et Pauline Martin.(D Œ) CBS SCHOOLBREAK SPECIALS BABIES HAVING BABIES avec Renee Estevez, Akosua Busia et Lori Loughlin.— Cinq adolescentes enceintes partagent leurs craintes et leurs angoisses.(1h.) O O O (E) GALAXIE o O VID KIDS (33 DIVORCE COURT O* THE $100,000 PYRAMID (B TAKE A BREAK (B (D €9 RETRAITE- ACTION REPRISE.S G.l.JOE © LE VILLAGE DANS LES NUAGES (SE) DOT ET LE LAPIN (FC) INSPECTOR GADGET ¦TEET! CB WHEEL OF FORTUNE greim © J'APPRENDS LE SKI DE FOND 1SJT.M e CD CD CB LE TRAIN Di S HEURES (th.) O O O (B MONTRÉAL EN DIRECT Avec la participation de Shirley Théroux et Joel Denis.(Ih.) Q Q VIDEO HITS (X> JEOPARDY O' WKRP IN CINCINNATI Œ) QUINCY (lh.) CB THE PRICE IS RIGHT (lh.) © CB ES MAIS QU’EST-CE QUI FAIT COURIR LES JAPONAIS?Cette émission nous propose un regard neuf sur la société japonaise, son syndicalisme, ses méthodes de travail, sa productivité et ses pro-messes d'avenir, (lh.) 22 DIFF'RENT STROKES © MR.ROGERS' NEIGHBORHOOD © RÉCRÉA 2 (FC) MR.WIZZARD 1 7h1 5 © LES AMOURS DES ANNÉES FOLLES iurpn CE PEOPLE'S COURT 0 Q THREE'S COMPANY g (E THE NEW NEWLYWED GAME CD BENSON O* TOO CLOSE FOR COMFORT (Si NEWS CENTER 22 © 3-2-1 CONTACT g © U JOURNAL (FC) BREAKAWAY: HANG GLIDING/BOATS iH!T-U O ED CE SOIR 3) THE NEWS (th.) a a a le monde (th.) O THE PRICE IS RIGHT (lh.) CE NIGHTLY NEWS ON S Q NEWSWATCH (lh.) (D WWNY NEWS O* NEWSLINE (th.) CB TV8 NEWS (E LE 9 VOUS INFORME CB ICI MONTRÉAL CB PULSE (lh.) © LE 13 VOUS INFORME © CB ED PASSE-PARTOUT 22 DIFF'RENT STROKES © THE MACNEIL/LEHRER NEWSHOUR (lh.) © LES JOURS HEUREUX (SE) AU BOUT DE L'ARC-EN-CIEL (FC) THE SANDS OF IWO JIMA Êga CD LES NOUVELLES RÉGIONALES imn © LES NOUVELLES DU SPORT ITTrei a LES NOUVELLES DU SPORT © ARTS ET SPECTACLES 1H.TM a SD LA METEO ¦ H!EM a CE CD CB AVIS DE RECHERCHE CB NBC NIGHTLY NEWS B CBS NEWS CE 22 ABC WORLD NEWS TONIGHT g © CASSE-TtTE © © © TELESERVICE (1b.oppr.) En reprise à 23hOO © DES CHIFFRES ET DES LETTRES m © TOUT LE MONDE LE SAIT Anim.: Jocque» Martin.— Un candidat peut se mériter de somptueux cadeaux s'il répond correctement à neuf questions.Variétés: Dalida, Robert Charlebois et Laurent Morin.( 1 h.10) TTEEl O (3D (E) CAB DANGER ?CARGAISON ILLÉGALE avec Donnelly Rhodes, Chris Crabb et Ocean Heilman.— Le dr Roberts aide les douaniers fédéraux à démanteler un réseau de trafiquants de fourrures.(3D CBS NEWS O O O Œ) PEAU DE BANANE LE DEVOIR avec Louise Deschâtelets et Yves Corbeil.— Renaud se demande bien comment il pourra rédiger une composition de trois pages sur le métier de son père.O THE WORLD TODAY (3D (X) WHEEL OF FORTUNE 0 gzowski & co g Anim.: Peter Gzowski.O* © ENTERTAINMENT TONIGHT Arnold Schwarzenegger nous parle du film "Raw Deal”.3D THE NEW NEWLYWED GAME CD GILLET.PURE LAINE (22) THREE’S COMPANY © THE NIGHTLY BUSINESS REPORT CD CD €0 TIRAGE "LA QUOTIDIENNE” 1 H!HF1 0 33 CD CD L’AGENT FAIT LE BONHEUR g Avec Roger LeBel, Marcel Leboeuf et Danielle Proulx.— Les policiers de Charlesville menacent de débrayer pour protester contre les coupures budgétaires annoncées par le maire.La très puissante madame de la Rochelle veut empê cher ce débrayage.33 THE PRICE IS RIGHT O O O CE) LES DEUX FONT LA PAIRE CAS DE CONSCIENCE avec Bruce Boxleitner et Kate Jackson, (lh.) 0 O THE GOLDEN GIRLS Avec Beatrice Arthur, Betty White, Rue McClanahan et Estelle Getty.3D M*A*S*H ŒD CHEERS Avec Ted Danson et Shelley Long.O* CD LORNE GREENE’S NEW WILDERNESS g ACTION OF THE TIGER.— Observons les tigres, ces habiles chasseurs.3) CARSON’S COMEDY CLASSICS Avec Johnny Carson.CD CD JUSTICE POUR TOUS LES PETITES CRÉANCES.Anim.: Louis-Paul Allard.— Une émission qui nous dévoile les petits secrets de notre système juridique.En reprise au réseau vendredi, 17h00 CD ACTION-DÉBAT Anim.: Pierre Craig.En reprise au réseau jeudi, 16h30 S THE BENNY HILL SHOW © CROSSROADS Adaptation d’un conte d’Andersen."Le professeur et la puce”.Era a (E œ œ monsieur le MINISTRE Q Avec Michel Dumont, Andrée Lo-chopelle et Gobrielle Mathieu.— Alain Robert rencontre le directeur de la sécurité.Hélène se plaît à fréquenter le journaliste du New York Times.3D ŒD MELBA Avec Melba Moore.O O THE FIFTH ESTATE Anim.: Eric Mailing et Hana Gartner.— Le Canada a dépensé plus de $2 milliards pour faire avancer la recherche scientifique au Canada.Examinons de plus près ce programme de taxation; reportage sur le Shouldice Hospital où sont troités les hernieux.(îk) 3D O* CB THE A-TEAM ?MEMBERS ONLY avec Dirk Benedict, George Peppard et Dwight Schultz.— Faceman parvient à s'introduire dans un club de golf privé.Au septième trou, les choses se compliquent lorsqu'un couple de faussaires interrompt la partie, (lh.) 3D S WHO’S THE BOSS?g Avec Tony Danza et Judith Light.© CD © ARRIMAGE Anim.: Sorey Prom Tep, Jean-Claude Icart, Marie-Claude Han-senne et Nabiha Moussa.Sujet: le travaillant immigré: santé, sécurité au travail et espoirs.En reprise samedi suivant, 17h30 © NOVA g GODDESS OF THE EARTH.— Gaia, mot grec désignant la déesse Terre, est aussi le nom d’une théorie fort controversée stipulant que la terre est un organisme vivant, (lh.) En reprise au© , 1 hOO © BIZARRE, COMME C'EST BIZARRE Philippe Ross pour son livre "Les visages de l'horreur à l’écran” et Nicole Viloteaux, "La femme aux serpents”.(SE) LA HYÈNE INTRÉPIDE (FC) A SOLDIER’S STORY FEIEM O 3D © © MANON g LA PETITE ANNONCE avec Linda Sorgini, Béatrice Picard et Louise Laparé.— Afin de compléter une enquête sur la sexualité, Madeleine place une petite annonce très spéciale dans un quotidien.Sa démarche cause bien des remous au CLSC.3) ŒD CHARLIE & CO.O O O © ENTRE CHIEN ET loup g Avec Jacques Thisdale, Marie Bégin, Carole Chatel et Chantal Provost.— Laise se fait tirer aux cartes par la Zéphise et Marilou se confie à sa mère.3D S GROWING PAINS g Avec Alan Thicke, Joanna Kerns, Elizabeth Ward, Jeremy Miller et Kirk Cameron.© © © LES GRANDS DU CINÉMA LOUIS MALLE.Anim.: Gilles Sain-teMarie et Yvette Camp.— Reconnu comme un important cinéaste français, Louis Malle est maintenant établi aux États-Unis où il observe l'environnement culturel de la société américaine.En 30 ans de carrière.Malle a réalisé 18 films tant de fiction que de documentaire.En reprise vendredi, 16h30 © LA CHANCE AUX CHANSONS Anim.: Pascal Sevran.Inv.: J.C.Annoux.FiirH'i O 3D © © DALLAS g LE PRÉSIDENT avec Lorry Hag-man, Patrick Duffy, Victoria Principal et Linda Gray.— Les hommes d'affaires de Dallas refusent.de transiger avec J.R.Ce dernier' doit se refaire une image et une réputation.Il engage une jeune femme comme agent de relations publiques, (lh.) 3D ŒD PRESIDENT REAGAN’S STATE OF THE UNION MESSAGE (2h.) O O O © MADE IN QUÉBEC LES GRANDS SUCCÈS.Inv.: Tex Lecor, Marc Hamilton, Claude Valade, André Gagnon, Anaèle Arsenault et Ginette Reno.(In.) & O REMINGTON STEELE Avec Stephanie Zimbalist et Pierce Brosnan.(lh.) 31 PRESIDENT REAGAN’S ST AH OF THE UNION ADDRESS (lh.) O* © RIPTIDE PLAYING HARDBALL avec Perry King, Joe Penny et Thom Bray.— Les propriétaires d’un club de baseball font appel aux services de Cody, Nick et Boz qui, afin de retrouver un trafiquant de drogue, se font passer pour des joueurs de baseball, (lh.) 3D CS) PRESIDENT REAGAN’S ST AH OF THE UNION MESSAGE (lh.) © © © CINÉ-MARDI LES COMPÈRES, (lh.30 oppr.) © FRONTLINE SUE THE DOCTOR?— Pour de nombreux médecins, la pratique médicale est devenue un véritable cauchemar.Craignant les poursuites judiciaires, les médecins sont sur la défensive, (lh.) © MARDI CINEMA LES JEUX.Anim.: Pierre Tchernia et Jacques Rouland.Inv.: Gérard Jugnot et Lambert Wilson, (lh.20) FFEEEl O 3) © © LE TÉLÉJOURNAL g O O O © POUR L’AMOUR DU RISQUE LE SIXIÈME CENS.(1 h.) 0 o THE NATIONAL g 3) THE DEMOCRATIC RESPONSE: AN NBC NEWS ANALYSIS (lh.) o* © NIGHT HEAT THE GAME avec Scott Hylands, Jeff Wincott et Allan Royal.— Un bandit armé tue des joueurs de poker et s’enfuit avec l'argent.Au nombre des victimes figure le fils d'un maffioso.Giambone et O’Brien tentent de retrouver le meurtrier, (lh.) 3) S SPENSER: FOR HIRE g Avec Robert Urich.(lh.) © CAMPAIGNING ONE CUE: THE PRESIDENTIAL ELECTION OF 1984 Débats, levées de fonds et campagne publicitaire, (lh.) (SE) BESOIN D’AMOUR (FC) THE FALCON AND THE SNOWMAN 1*1 Mil © MOI.JE Anim.: Bernard Bouthier.Sujets: Marâtre; Phobies et Casting présentateurs.( 1 h.10) J© © U POINT I THE JOURNAL ) © A COMMUNIQUER D (B LA MÉTÉO UE NEWS i o €0 LES NOUVELLES ENNY HILL IGHTLY NEWS ON 5 IEWSWATCH (WNY NEWS IB CTV NATIONAL sg V8NEWS ES NOUVELLES ONALES 9 © TELESERVICE Reprise de 18h30 IEWS CENTER 22 DONT ROW FEATURE SB ON SIX-SAHARA.(2h.) a CE ID LES NOUVELLES DU SPORT ram ED L’ENTREVUE 23M2 ID US NOUVELLES DU SPORT B CBFT 2 noir (S WCAX 3 blanc O CFCM 4 noir O CKM1 S noir ($ WPTZ S blanc O CBMT 6 noir a CHLT 7 noir CD WWNY 7 blanc O CHEM 8 noir Q* CJOH S noir avec '*' Cl WMTW 8 blanc (J CKSH 9 blanc © CFTM 10 noir ID CB VT 11 noir IB CFCF 12 noir Q) CKTM 13 noir 09 CIVO 1S noir IB CIVM 17 noir 22 WVNY 22 blonc © CIVO 30 noir © WETK 33 noir © TVFQ 99 noir (SE) cupor écran (FC) first choico H-1SH 8 TÉLEXARTS CE LE 9 VOUS INFORME © U 13 VOUS INFORME FKTI'H ID LA MÉTÉO a ID RENCONTRES LE ROLE DE IA FEMME DANS L'ÉGLISE.Inv.: Geneviève Honoré-Laine, journaliste.— Après avoir exercé la profession de journaliste surtout parmi des prêtres, cette femme à ta retraite présente son étonnante vision du rôle de le femme au sein de l'Église catholique.I*l!Hi fB PULSE rairai O* NIGHTLINE CE CD SIMON AND SIMON (lh.10).REPRISE.O LE MONDE 0QCBC LATE NIGHT ® SHINING VICTORY.(2h.) ® THE TONIGHT SHOW (in.) B O U MONDE REGIONAL 0D 22 ABC NEWS NIGHTLiNE (E ED RICHE, COMMENT U DEVENIR! © ICI MONTRÉAL © U JOURNAL o a O © LES SPORTS DU TM a © CINÉMA PAPY PAIT DE LA RÉSISTANCE.(2h.05) O e O ID LA COULEUR DU TEMPS ranm O © CINÉMA DE FIN DE SOIRÉE FÉMININ-FÉMININ.(2h.l0) © O CASSE-TÊTE 0.m* A * S'H (E EYE ON HOLLYWOOD (E CINÉ-SOIR LES CANONS DE NAVARONE.(2h.50 oppr.) ©THE FALL GUY (lh.)g © CINE-SOIR LA THÉORIE DES DOMINOS.(2h.appr.) 22 100 HUNTLEY STREET (lh.) (SE) DUNE CE LATE NIGHT WITH DAVip LETTERMAN (lh.) e O REVUE VIDEO Q* LATE NIGHT MOVIE THREESOME.(2h,02) CE LA VERNE & SHIRLEY (FC) BIRDY tmi (E IT) THE CBS LATE NIGHT MOVIE THE PARK AVENUE BEAT.(1h,20) I1ITT1 CE COMEDY TONIGHT © CINEMA 12 THE DIRTY DOZEN: NEXT MISSION.(2h.) © NOVA g ( 1 h.) Reprise de 20h00 MTÎEE1 CB TV 8 NEWS rufrM (FC) THE AMBASSADOR 1*1 T-M © SECOND FEATURE FIRE SALE, (lh.45) (SE) LE SUCCES À TOUT PRIX niir-ra (FC) THE PARK IS MINE © MATT HOUSTON (lh.) LE DEVOIR NOTRE PROCHAIN CAHIER SPÉCIAL: ÉDUCATION L’ÉCOLE MILIEU DE VIE Un supplément qui rendra compte de la vie qui foisonne dans les écoles du Québec.¦ Un véhicule publicitaire de choix.¦ Un cahier à se procurer absolument! » - Date de tombée — publicité: Prolongée au 30 janvier 1986 Date de publication: 7 février 1986 Contactez: Francine Côté à 842-9645 LE DEVOIR ESSENTIEL! Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 M 7 ARTS ET SPECTACLES Patrice Chéreau à la Quinzaine de Québec ?Pierre Lebeau et Murielle Dutil dans Le Temps d’une vie de Roland Lepage (1977).Photo François Renaud THEATRE ROBERT LÉVESQUE On ose à peine le croire, mais il semble que le metteur en scène français Patrice Chéreau (l’un des plus importants depuis les Vilar, Planchon et Vitez) viendra à la seconde édition de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec, au printemps prochain, pour offrir sa toute fraîche mise en scène (qu’il créera en avril à Paris) de Quai ouest de Bernard-Marie Koltès.La rumeur persiste que le grand invité de la Quinzaine de juin 86 (la première édition avait eu lieu er.juin 84, la manifestation est bisannuelle) sera en effet Chéreau dont les travaux scéniques (créés avec le décorateur Richard Péduzzi) font l’événement en Europe.Chéreau avait déjà monté, de Koltès, La Fuite à cheval très loin dans la ville au théâtre ( Les Amandiers) qu’il dirige à Nanterre.Croisons les doigts.Quoiqu’il en soit, nous en saurons plus dès le 5 février alors que les dirigeants de la Quinzaine donneront à Montréal une conférence de presse.?Robert Lepage au Quat’Sous.Le prochain spectacle du Quat’Sous, après Les Nouilles de Louise Roy et Yves Desgagnés, sera confié au comédien et metteur en scène Robert Lepage, de Québec, dont la critique avait souligné les qualités du premier spectacle qu’il avait présente au théâtre de l’avenue des Pins, Circulations.Cette fois-ci, Lepage s’attaque à Léonard de Vinci (le spectacle sera intitulé Vinci).Le travail de Robert Lepage relève d’une approche particulière que lui et Jacques Lessard ont développé au sein du théâtre Repère, dans la vieille capitale.?Roland Lepage à Joliette.La série des « 20 ans/20 lundis », par laquelle le Centre d’essai des auteurs dramatiques marque ses vingt ans de défense et illustration des auteurs québécois, comptera une manifestation hors Montréal le 3 février.À Joliette (salle Rolland-Brunelle),le Théâtre populaire du Québec, dont la vocation est d’offrir du théâtre en province, présentera en guise d’hommage au dramaturge Roland Lepage une lecture de sa pièce la plus achevée, Le Temps d’une vie.Fait intéressant, ce sont les comédiens de la création, dont l’admirable Muriel Dutil qui avait lancé sa carrière avec l’interprétation inoubliable du personnage de Rose-Anna, qui participeront à la lecture.Informations au 759-6202.L’entrée est gratuite.?La formation théâtrale mise en cause.À l’enseigne d'« Entrée libre-Théâtre », le lundi 3 février à 20 h au café-théâtre La Licorne, un questionnement sur les modèles, méthodes ou approches de la formation théâtrale.En discuteront : le metteur en scène Jean-Luc Bastien (dont on donne actuellement la mise en scène de Vu du pont à la NCT), le mime Robert Dion (le TNM présente en ce moment le groupe Circus qu’il dirige), la directrice démissionnaire de l’École nationale de théâtre, Michelle Rossignol, entre autres.?Le deuxième congrès québécois du théâtre.C’est le week-end prochain, du vendredi au dimanche, que le Conseil québécois du théâtre tient son deuxième congrès.Cet organisme, dirigé par Pierre MacDuff, proposera, entre autres, des discussions sur la situation économique du théâtre au Québec.Dans la dernière livraison de son Aide mémoire, le CQT lance ainsi une voie de réflexion : « Alors que le gouvernement fédéral réussit la prouesse langagière de tenir un discours de défense de la culture face au libre-échange tout en sabrant dans les crédits qu’il verse aux institutions culturelles du pays; ou le Parti civique de Montréal, une fois de plus, réfrène l’essor des arts par son refus obstiné d’augmenter de façon sensible les subventions du CACUM ; où commencent à circuler des rumeurs de diminution de budget au ministère des Affaires culturelles du Québec.», etc., et la discussion est ouverte.Les hostilités auront lieu au cégep du Vieux-Montréal et à la Maison-Théâtre du 255, rue Ontario est.Un opéra de Gatti à l’École nationale.L’écrivain et dramaturge Armand Gatti est à Montréal en ce moment : il prépare, avec les finissants de l’École nationale de théâtre, la création d’un opéra dont il signe le livret et dont Joël Bienvenue signe la musique.Le Gatti-Bienvenue sera donné en exercice public au Monument national dans quelques semaines.?Lorenzaccio au Grand Cirque.Raymond Cloutier au bout du fil : oui, le Grand Cirque ordinaire va renaître le temps d’un spectacle (comme LE DEVOIR l’annonçait en primeur il y a peu).Ce spectacle, dirigé par Cloutier, a comme base de départ le Lorenzaccio de Musset, que le GCO veut traiter comme le héros solitaire qui veut faire quelque chose d’unique dans sa vie.Cloutier dit : on veut aller chercher chez Musset la justification qui fait aller au bout d’une oeuvre.Méthode de travail : prendre cinq ou six scènes majeures de Lorenzaccio et partir vers quelque chose d’encore non identifiable au début du travail en commun.Point d’arrivée : le 22 avril au Quat’Sous.Au moment de la conversation téléphonique, Cloutier n’avait aucune idée précise de l’état du spectacle à son aboutissement.Il ne savait pas, non plus, si lui-même serait en scène.Pierre Curzi, Gilbert Sicotte, Paule Baillargeon, Jocelyn Bé-rubé, Guy Thauvette, eux, y seront.Feydeau au Rideau-Vert, Circus au TNM Les hauts et les bas de l’institution PAUL LEFEBVRE Le Ruban.Comédie de Georges Feydeau.Mise en scène : André Brassard.Décor : François Barbeau.Éclairages : Louis Sarraillon.Avec Élise Guilbault (Victoire), Luc Durand (Paginet).Louise Naubert (Simone), Alain Zouvi (Dardillon), Françoise Faucher (Mme Paginet), René Gagnon (Plumarel), Sylvie Ferlatte (Targinette, Mme Livergin), André Montmorency (M.Livergin, Rasanville), Éric Cabana (Patrigeot), François Sasseville (Pierre) et André-Jean Grenier (Jean).Une production du Rideau-Vert en collaboration avec le Théâtre français du Centre national des arts, présentée jusqu'au 16 février.Cela ne ressemble pas tant à un Feydeau qu’à un Labiche dont on aurait banni les bons sentiments : ce n’est pas une histoire d’adultère avec des portes qui claquent, mais un impitoyable portrait de l’arrivisme bourgeois et du mensonge social.Pourtant, ce ne sont pas ces thèmes qui font la valeur du Ruban mais la minutieuse justesse d’observation à la base de la satire de Feydeau : comment se vit, comment se parle, comment s’élabore une chasse aux signes de la reconnaissance sociale.Et comment un homme se comporte quand c’est sa femme qui devient célèbre.PHILADELPHIE (AFP) — L’Orchestre de Philadelphie a été invité par les autorités culturelles soviétiques à se produire au printemps prochain en URSS, a indiqué récemment le directeur de cette formation, M.Stephen Sell.L’Orchestre de Philadelphie est le premier à être invité dans ce pays depuis la signature des accords culturels américano-soviétiques au sommet de Genève du mois de novembre dernier.M.Sell a indiqué qu’il déciderait au cours des Brassard (qui avait un compte à régler avec Feydeau depuis son Dindon en 1978) signe ici un travail exemplaire.Exemplaire d’abord par le choix même de la pièce.Brassard dit l’avoir découverte « au hasard de lectures » et a décidé de la monter pour l’actualité de ses thèmes; alors qu’on a tendance, ici, à toujours monter les mêmes textes de répertoire, une telle attitude tranche avec le ronron auquel d’autres nous ont habitués.Exemplaire aussi par son travail de mise en scène : Brassard a su maîtriser la complexe mécanique de la pièce et l’utiliser pour constituer un hilarant traité sur l’hypocrisie considérée comme une science sociale et le renvoi de l’ascenseur comme l’un des beaux-arts.Il faut dire que les comédiens sont solides.Luc Durand, dans le rôle d’un médecin qui cherche à fixer son ascension sociale en se faisant décorer de la Légion d’honneur (le fameux ruban), est prodigieux de présence et d’invention (et qu’on cesse de parler de Louis de Funès à son sujet, c’est injuste).Signalons René Gagnon, impayable en neveu de ministre qui marchande ses influences pour un mariage avec la fille de la maison.Mentionnons aussi Sylvie Ferlatte — elle est à suivre, celle-là — suave de vulgarité en danseuse.Et il y a André Montmorency qui nous rappelle qu’il est un grand comédien, tant prochaines semaines s’il acceptera cette proposition, qui a été formulée dans un télégramme du Gosconcert, agence officielle soviétique, reçu le 9 janvier dernier à Philadelphie.Si la réponse — qui dépend de la modification d’un programme chargé — est positive, l’Orchestre de Philadelphie, dont la direction est assurée par Ricardo Muti, se produira deux fois à Moscou et deux fois à Leningrad, à la fin du mois de mai et au début du mois de juin prochains.dans le rôle d’un journaliste mondain myope que dans celui d’un pharmacien, sorte de Homais « born-loser».Le décor, les costumes et les maquillages ont beau être d’un réalisme méticuleux, ils sont truffés de ces petits détails qui nous indiquent qu’on est dans le domaine de la satire.Tenez, par exemple, la bibliothèque du docteur Paginet est, comme son propriétaire, un peu hypocrite : derrière la façade respectable des dos de livres, il y a une armoire à boisson, un secrétaire pliant.La lune, rien que la lune.Texte : Clément Cazelais.Mise en scène : Robert Dion, assisté de Clément Cazelais.Musique originale : François Dupuis.Scénographie : Claude Goyette, assisté de Dominique L’Abbé.Éclairages : Michel Beaulieu.Avec Yvan Côté, Jacqueline Gosselin, Yolande Hudon, Rénald Laurin, Pierre Leclerc, Guy Lemelin et Marc Proulx.Une création de la troupe Circus; une production du Théâtre du Nouveau Monde.Quand on a annoncé, en septembre dernier, que le troisième spectacle de la saison du Théâtre du Nouveau Monde serait créé par la troupe Circus, j’ai été, comme tout le monde, étonné.Puis, je me suis dit que Circus et le TNM devaient avoir une bonne idée.Force est de constater, après avoir vu La lune, rien que la lune, que non seulement il n’y avait pas de bonne idée, mais qu’il n’y avait pas d’idée, point.La troupe Circus, qui existe depuis cinq ans, présente des spectacles fondés sur des enchaînements de numéros d’acrobatie (souvent) clownesque.Ces numéros s’appuient habituellement sur une situation théâtrale minimale.Proposant des divertissements légers d’une éblouissante virtuosité physique (ce qui n’exclut guère la beauté et, quelquefois, une certaine poésie des formes), Circus réussit à dépouiller l’acrobatie de son côté performance physique risquée au profit d’un irrésistible lu- disme.Ceux qui ont déjà assisté à des spectacles de Circus (Dynamogénique, Création ’85) retrouveront dans La lune, rien que la lune plusieurs numéros.Et c’est là que ça se corse : on a tenté de lier ces numéros grâce à un texte-prétexte.Amalgame sans organicité, le spectacle, comme ensemble, n’arrive pas à exister.Le texte de Clément Cazelais (qui, au sein du mouvement du jeune théâtre, a été une des figures importantes du théâtre intervenant) est un aimable mélange d’aphorismes parfois sagaces et d’envolées désastreusement poétales que débite, un peu maladroitement, un narrateur.Explorant vaguement les raisons de la mort d’un clown, le texte ne convainc guère, ni scène par scène, ni dans son ensemble.Et il est navrant, même enrageant, de se faire resservir le cliché de la fable du clown qui ne marche pas au pas comme tout le monde.Le théâtre acrobatique n’aura pas eu lieu.Restent le brio des acrobates, la drôlerie de Rénald Laurin (le clown) et la grâce d’une trapéziste.Restent aussi les somptueux drapés de Claude Goyette et les lumières irréelles de Michel Beaulieu.Reste, surtout, une question.Pourquoi le directeur artistique du TNM a-t-il programmé ce spectacle ?Non pas qu’une compagnie institutionnelle ne doive pas prendre de risques artistiques, mais force est de constater que ce spectacle s’effondre à cause de l’imprécision du projet qui est à son origine.La production n’a rien apporté à Circus (sinon, pour 28 soirs, un fastueux écrin) et Circus n’aura pas réussi, de son côté, à élargir le champ du corps au théâtre.Alors que les gouvernements demandent au théâtre d’être rentable plutôt que de donner des produits artistiques riches de sens, nécessaires, il est impérieux de réclamer le droit à l’échec.Mais, fondé sur des hypothèses trop floues, l’échec de La lune, rien que la lune ne mène nulle part.CHARLOTTE GA1NSBOURC.Ffmntao 8 Nominations LU UlllCC pour les CÉSARS! un film de (f Ml jl.Lf.UR I II M DE I \\MI~*λ CLAUDE MILLER v_ Mi ll | LUE Kl \LI.SA I [.DR J effrontée BERNADETTE LAFONT JEAN CLAUDE BRIALY i est une pure merveille.Il est formidable .— François Forestier |L Expressl ST OEMS STE-CATHEBINE 288 2115 12:45-3:00-5:15-7:30 - 9:40.BARYSHNIKOV HINES UN RLM DE TAYLOR HACKFORD SOLEIL DE NUIT VERSION FRANÇAISE OE -WHITE NIGHTS- G 0 En nomination .pour 2 Golden Globes Meilleure Musique Meilleure Chanson a "BAYYOUBAYME" Chansons tfK'mes "BeRARATE LIVES" LIONEL RICHIE /3HIL COLLINS eiMARILVN MARTIN IL«J BROSSARD l> K I.I» H I- Ermitage et Brotsard, 7:00 -9:30.Paradis, 7:30 -10:00.(aussi à CPMesuguay et Sherbrooke) PARADIS ST DEMIS JSRHY 3SB-5577 MAIL CHAMPLAIN 485 5906 8215 RUE HOCHELAGA 354 3110 L9Orchestre de Philadelphie en URSS Uri Mayer à TOJQ Un orchestre encore fragile CAROL BERGERON Concert de l’Orchestre de* jeunes du Québec dirigé par Uri Mayer.Au programme : Ravel, Le Tombeau de Couperin, version pour orchestre; Aaron Copland, Concerto pour clarinette avec le soliste Ro** Edwards; Beethoven, Symphonie no 2 op.36.Vendredi 24 janvier, à la salle Redpath de l'université McGill.Poursuivant sa saison montréalaise à la salle Redpath, l’Orchestre des jeunes du Québec (OJQ) était, cette fois-ci, confié au directeur artistique de l’Orchestre symphonique d’Edmonton, l’Israélien Uri Mayer.Au programme de la soirée étaient inscrits la Symphonie no 2 de Beethoven, le Concerto pour clarinette de Copland et la suite no 4 Mozartiana de Tchaikovski.Toutefois, cette dernière oeuvre dut être remplacée par le Tombeau de Couperin de Ravel.À l’entracte, certaines personnes qui n’avaient pas prêté l’oreille à l’annonce de ce changement s’interrogeaient encore sur cette « curieuse pièce de Tchaikovski » qu’ils ne se souvenaient pas d’avoir déjà entendue.Le Tombeau de Couperin est avant tout un hommage à la musique française du XVIIIe siècle.De cette suite pour piano écrite pendant la Première Guerre mondiale, Ravel retint, en 1920, quatre des six mouvements pour les confier à l’orches- tre.Pas faciles pour le piano, ces pièces ne le sont pas davantage à l’orchestre.Elles font travailler les instruments à vent à découvert, sur un fil et sans filet.Cela constituait donc, au moins à cet égard, un bel exercice pour cet orchestre de jeunes musiciens qui, tout compte fait, ne s’en tira jias trop mal.Le Larousse de la musique (édition 19821 n’associe le clarinettiste de jazz américain Benny Goodman qu’à Béla Bartok qui, en 1939, écrivit à sa demande ses Contrastes pour violon, piano et clarinette.Or il est intéressant de savoir que Goodman n’en resta pas là.C’est à lui que furent dédiés les concertos pour clarinette de Paul Hindemith, de Darius Milhaud et d’Aaron Copland.Le Concerto de Copland, compositeur américain, fut créé en 1948 et c’est cette oeuvre tout à fait attachante qu’interpréta le clarinettiste montréalais Ross Edwards.Son jeu, parfois un peu mécanique (notamment dans la cadence), ne manquait cependant pas d’aplomb.On aurait toutefois voulu que le premier mouvement fût imprégné d’une poésie plus inspirée.Dirigeant un orchestre encore un peu fragile (45 jeunes musiciens qui apprennent leur métier), Uri Mayer n’en tira pas moins de bonnes lectures de partitions.La Deuxième Symphonie de Beethoven fut sûrement, des trois lectures, la plus précise, la plus intéressante et partant la plus convaincante.Le 20e Midem : c’est parti ! CANNES (AFP) — Quelques heures avant l’inauguration officielle, le traditionnel gala des trophées a donné, dimanche soir, le coup d’envoi officieux du 20e Midem (Marché international du disque et de l'édition musicale) qui va rassembler jusqu’à la fin de la semaine plus de 7,000 participants venus d’une cinquantaine de pays.Retransmis en Eurovision, ce gala, présenté par la jeune luxembourgeoise Désirée Nosbuch, a permis de donner un coup de projecteur sur quelques-unes des découvertes de l’année : Matt Bianco, les Fine Young Cannibals et John Parr, pour la Grande-Bretagne, Mai Tai, trio vocal féminin pour les Pays-Bas, Jennifer Rush pour les États-Unis et la RFA (cette fille d’un chanteur d’opéra américain a établi sa carrière outre-Rhin), Opus pour l’Autriche, et Jeanne Mas pour la France.Plébiscités par le public, les artistes devaient également choisir parmi eux leur préféré.C’est Matt Bianco, le fin groupe anglais, qui concilie swing et rock, qui l’a emporté au grand dam des Fine Young Cannibals qui — dépit ou sens du gag ?— à défaut de mordre, ont jeté du yaourt à la figure de Mark Reilly, le chanteur de l’orchestre vainqueur.L’ouverture officielle du Midem — qui fête sa vingtième édition — avait lieu hier matin.M.Jack Lang, ministre français de la Culture, est attendu demain, jour consacré à un colloque sur la loi portant son nom.Le vingtième Midem devrait être celui de l’avènement du disque compact, appelé à supplanter le traditionnel 33-tours qui a subi un net fléchissement ces dernières années.Le Midem 86 devrait également voir la revanche de la variété sur le rock, comme en témoignent les différents galas qui laissent de plus en plus apparaître un net virage vers les formes musicales les plus commerciales et les moins controversées.L'’intérêt des participants se portera, enfin, vers le troisième MIP-Radio, qui voit sa fréquentation augmenter de 71 % par rapport à l’année précédente.Un prix au père d’Astérix ANGOULÊME, France (AFP) -Le Prix national des arts graphiques a été décerné à Albert Uderzo, père de l’illustre Astérix, samedi, à An-goulême, par le ministre français de la Culture, M.Jack Lang.Ce prix, attribué pour la troisième fois à un auteur de bandes dessinées (après Druillel en 1983 et Moebius en 1985), récompense chaque année un artiste graphiste pour l’ensemble de son oeuvre.Albert Uderzo, 59 ans, est le créateur des personnages d’Astérix et Obélix, les deux irréductibles Gaulois que le public a découverts en 1959.Originaires d’un petit village breton, Astérix et Obélix sont rendus invincibles par la potion magique que leur concocte le druide Pano-ramix.Ces personnages sont rapidement devenus de véritables héros populaires et chaque album de la série a été vendu à des millions d’exmplaires dans le monde entier.Depuis la mort, en 1977, de René Goscinny, le scénariste de la série, Uderzo, a poursuivi la création d’albums tout seul en tant que dessinateur et scénariste.Les Mille et Une Nuits réhabilitées LE CAIRE (AFP) - Un tribunal du Caire a annulé, en appel, un jugement de première instance décidant la saisie des Mille et Une Nuits, en tant qu’ouvragé portant atteinte auux moeurs, annonce le quotidien cairote Al-Gomhouria.Le tribunal a annulé, également, l’amende imposée à l’éditeur pour sa publication du livre.Les Mille et Une Nuits, un recueil de contes élaboré entre le Xe et le XlVe siècles, sont considérés comme le joyau de la littérature arabe.L’oeuvre n’avait été que rarement éditée sous sa forme intégrale.C’est une réédition du texte complet, en 1985, au Caire, qui avait fait l’objet du jugement précédent, à la suite d’une campagne menée par les milieux intégristes contre le livre.Le tabagisme menace votre santé 0"e .w° e*' ée Jusqu à Sh (lundi .mercredi,jeudi et vendredi seulement) Adultes et Adolescents -tes 3.50$ Enfants et Âge dor 2.50$ vertfiez I horaire pour les cinémas offrant ces matinees.Le PARISIEN KENT O STE CATHERINE O 866 385b 100SHERBROOKE O 4Hf) H TO.T RAN VERSION FRANÇAISE unfilmde wumm AKIRA KUROSAWA VERSION JAPONAISE SOUS-TITRES ANGLAIS Un film de EMIR KUSTURICA [WJ PAPA" EST EN VOYAGE D'AFFAIRES MORfNO D I BARTOUI.MIKI MANOJlOVlf MIRIANA KARANOVlf (K< p CETTE NUIT ET DEMAIN BvriRUTOSBEEllSaô SANDRINE BONNAIRE AGNES VARDA ( SANS TOIT NI LOI U3 D£S/DmO FANNY ARDANT 'CINÉMAS Le PARISIEN ÉLYSÉE •S Zi US iJJ a*-*""’’ 8 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur: le 10 janvier 1910 Jean-Louis Roy Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Paul-André Comeau Lise Bissonnette, Jean-Guy Duguay Jean Francoeur Directeur de l'information: Directeur des Christian Bellavance services administratifs: Directeurs adjoints: Michel Paradis Pierre Beaulieu, Serge Gosselin LA COMPLEXITÉ CANADIENNE VENU AU DEVOIR pour faire le point sur les dix-huit premiers mois de son administration, le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, a dressé un inventaire remarquable de la complexité canadienne.À l’évidence même, le chef du gouvernement fédéral a tiré quelques leçons d’importance de la première partie de son mandat.Mais il est apparu fermement déterminé à poursuivre dans la voie qu’il avait tracée au cours de la campagne électorale de l’été 1984 et qui semblait alors répondre aux aspirations de l’électorat.Il est apparu soucieux de maintenir le cap sur ses objectifs connus, notamment du côté des relations intergouvemementales, de l’assainissement des finances publiques, du développement économique et de la mise en ordre de la Loi constitutionnelle de 1982, et cela dans le sens des intérêts du Québec.¦ Aucun domaine n’illustre avec autant de relief la complexité canadienne que celui des relations fédérales-provinciales.Qu’il s’agisse du renouvellement des accords fiscaux, de la recherche d’une formule et de la mise en place des contenus de la négociation à venir visant l’établissement d’un régime de libre-échange avec nos voisins américains, de la définition détaillée des places respectives du Canada et du Québec à cette expérience inédite du Sommet des pays francophones, ce champ des relations entre les capitales s’élargit en quelque sorte à l’ensemble des dimensions du pouvoir.Non sans raison, M.Mulroney insiste sur les changements intervenus de ce côté depuis qu’il est aux affaires et sur sa profonde détermination à trouver des formules inédites qui fassent oublier les interminables querelles d’antan.En ces matières, le champ est large, les intérêts contradictoires et les perspectives souvent divergentes.Mais telle est la loi des relations entre les sociétés aujourd’hui partout dans le monde.En effet, qu’elles soient regroupées au sein d’une fédération ou contraintes par la géographie, l’histoire et l’économie d’entrer en relation étroite les unes avec les autres, voire même de former des alliances de différente nature, la règle est la même et le cheminement, conduisant au compromis indispensable, aussi contraignant.Il est encore trop tôt pour juger des effets à long terme de la politique de réconciliation lancée par M.Mulroney.Mais, dans l’état actuel des choses, il est évident qu’elle répond aux meilleurs intérêts de tous.On doit se réjouir que le premier ministre du Canada lui garde une place privilégiée dans la liste de ses priorités.Intimement lié au maintien des équilibres sociaux du pays, cet héritage précieux de la grande époque de croissance, les problèmes posés par le haut niveau du déficit canadien, le rythme de croissance de l’économie, le redéploiement des protections sociales et l’environnement législatif et règlementaire dans lequel évolue les entreprises illustrent, à un autre niveau, la complexité ca- nadienne.S’agissant de la réduction du déficit et de la place du secteur privé dans l’économie, la détermination du chef du gouvernement apparaît inébranlable.Le budget de février devrait, comme il nous l’a affirmé, refléter les positions connues de son gouvernement dans ces domaines.M.Mulroney est moins assuré cependant quand il aborde le dossier des politiques sociales, tant les réactions aux premières décisions de son gouvernement dans ce secteur ont été vives et lourdes politiquement.Mais ici encore ses convictions n’ont pas évolué, même si son calendrier d’action est difficile à saisir.Enfin, la question du statut constitutionnel du Québec a été longuement abordée par le premier ministre fédéral.Au plan des intentions, il fait toujours preuve de la même ouverture d’esprit que son discours de Sept-Iles nous a révélée.Mais il s’est montré discret sur les contenus, se contentant de commenter, d’une manière générale et plutôt favorable, le volet constitutionnel du programme du parti libéral du Québec.Au plan de l’action, il est apparu plus pressé qu’à l’accoutumée, désireux d’entamer, dans les prochains mois, la négociation avec le gouvernement Bourassa, soucieux aussi des réactions des autres gouvernements de la fédération dont le rôle dans ce dossier essentiel illustre aussi la complexité canadienne.Les préoccupations « québécoises » du chef conservateur débordent le seul domaine des arrangements structurels et des négociations pour la redéfinition du partage des compétences.Avec une limpidité qui a déjà fait quelques vagues dans d’autres régions du pays, et en invoquant une véritable situation d’urgence, il a pris des engagements considérables quant au développement économique de cette province et notamment de Montréal, dont la situation actuelle semble l’inquiéter au plus haut point.¦ L’homme que nous avons reçu à la table éditoriale du DEVOIR, lundi dernier, demeure capable de jugements partisans et de réparties juteuses sur ces adversaires.Mais, il aussi capable d’élévation, de franchise et courage.Que donnera sa politique dans la longue durée ?Quels seront ses effets notamment sur le Québec, dont la situation générale dans l’ensemble canadien doit-être redressée à maints égards ?Quelles formules de compromis donneront chair et substance à ses intentions généreuses ?« Vivre ensemble » est une immense opération.Il n’est pas indifférent que ceux qui nous gouvernent en mesurent la richesse et la complexité.Le passage au DEVOIR du chef du gouvernement canadien a laissé à ceux qui l’ont questionné le sentiment que l’exercice du pouvoir lui a donné une compréhension plus profonde de la complexité canadienne.— JEAN-LOUIS ROY Une étape décisive pour l’OLP ISRAËL et la Jordanie poursuivent depuis quelques semaines une intense activité diplomatique en vue d’amorcer des négociations de paix sur le Proche-Orient.Le premier ministre israélien, M.Shimon Pérès, effectue actuellement une importante tournée en Europe pendant que le roi Hussein, de la Jordanie, mène, à Amman, des pourparlers soutenus avec le président de l’OLP, M.Yasser Arafat.Dans les coulisses, les représentants du gouvernement américain tentent d’harmoniser ces diverses démarches, sans toutefois donner l’impression qu’une solution du conflit est imminente.La question centrale porte notamment sur la participation des Palestiniens et de l’OLP à une éventuelle conférence internationale.Dans un accord historique, conclu en février dernier avec le roi Hussein, Yasser Arafat avait accepté de prendre part à des négociations dans le cadre d’une délégation jordano-palesti-nienne.L’entente prévoyait également que le peuple palestinien exercerait son droit à l’autodétermination à l’intérieur de la future confédération réunissant deux États, l’un jordanien, l’autre palestinien.Malgré les concessions qu’elle comportait, cette position fut jugée insuffisante.Les États-Unis et le roi hachémite ne cessent en effet de réclamer de l’OLP qu’elle reconnaisse les articles 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui prévoient, d’une part, le retrait d’Israël des territoires arabes occupés et, d’autre part, le droit pour tous les États de la région - y compris Israël -de vivre dans des frontières sûres.Mais l’organisation palestinienne n’est pas disposée à aller aussi loin tant qu’elle n’aura pas, en retour, obtenu de garanties sur son statut politique.Elle exige notamment que les États-Unis s’engagent directement et officiellement dans le processus d’une négociation internationale et qu’ils reconnaissent le droit du peuple palestinien à l’autodétermination.Israël continue à s’opposer à la participation de l’OLP à des négociations internationales.Les derniers attentats terroristes commis au nom de la cause palestinienne ont conforté les Israéliens radicaux dans leur volonté de rejeter tout arrangement avec les Palestiniens.Bien qu’ils aient été commandés par des groupes hostiles à Yasser Arafat, ils ont renforcé l'assimilation de l’OLP au terrorisme.À moins de trouver un mode de représentation qui sauve la face de toutes les parties, il y a peu de chance que le parti du Likoud, le plus intransigeant du gouvernement d’union nationale que dirige M.Pérès, accepte, à brève échéance, la présence de l’OLP à la table des né- gociations.Pourtant, on peut difficilement imaginer une solution négociée sans la participation de l’OLP qui reste l’organisation dominante dans tous les territoires occupés.Peu de représentants palestiniens accepteraient de négocier sans son soutien.En outre, les Palestiens comptent pour 60 % de la population de la Jordanie, une donnée dont le le roi Hussein a déjà mesuré les principales implications politiques.L’accord qu’il a conclu en février dernier avec Yasser Arafat confirme la communauté de destin des deux communautés, jordanienne et palestinienne.La Jordanie se porte en quelque sorte garante de la paix avec Israël dans le cadre d’une éventuelle confédération.Cette approche offre des assurances suffisantes aux Israéliens.L’OLP est à une étape décisive de son évolution.Le compte à rebours approche de la fin.Bientôt, il n’y aura plus rien à négocier.Elle doit dire tout haut ce qu’elle admet en privé: qu’Israël est une réalité et qu’elle doit s’en accomoder.Par ailleurs, elle est tout à fait justifiée d’exiger des États-Unis qu’ils la reconnaissent comme représentante légitime des palestiniens et qu’ils favorisent sa participation, sous une forme à déterminer, à une conférence internationale.— ALBERT JUNEAU Le studio « Paul Boutet » BILLET LES artisans de l’émission matinale CBF Bonjour à Radio-Canada ont eu l’heureuse idée de rendre hommage hier à Paul Boutet, à l’occasion de son 75e anniversaire de naissance.Comme des dizaines de milliers d’auditeurs, j’ai suivi par bribes cette longue émission consacrée à ce pionnier du journalisme agricole radio et télédiffusé.Paul Boutet, c’est, pour de nombreux auditeurs, ce compère qui dialogue chaque matin, depuis dix ans, avec Joël LeBigot.Au fil des saisons, il livre les mille et un secrets qu’il a accumulés durant sa carrière d’agronome et de commentateur agricole.Avec sa bonne humeur, Paul Boutet est devenu l’une des figures les plus sympathiques de la radio matinale.Derrière la faconde faussement bourrue, c’est l’histoire d’une carrière incroyablement riche et fertile qui se dissimule.On oublie souvent le cheminement de cet homme qui, de l’Abitibi à l’Afrique, a joué un rôle d’éveilleur, en plus d’être un conseiller de choix qu’évoquent avec chaleur ses amis d'hier et d’aujourd’hui.À l’intérieur de Radio-Canada, Paul Boutet est, à lui seul, une véri- table institution.On sait le rôle important qu’il a joué dans la mise sur pied du service des émissions agricoles, à la radio comme à la télévision.Personne n’a oublié ses reportages du temps de l’émission hebdomadaire Des travaux et des jours.Avec les moyens du bord, il a captivé ses auditeurs avant même que Péco-logie ne devienne une préoccupation à la mode.Je n’ai aucune honte d’avouer avoir été profondément ému lorsque je l’ai entendu entonner les premières strophes de l’indicatif du Réveil rural, cette émission qui a longtemps fait le partage du jour à Radio-Canada.Avec une voix qui n’accuse pas, mais pas du tout, trois-quarts de siècle d’existence, Paul Boutet a ressuscité ce chant qui permet de repérer aussi sûrement les générations québécoise que toute autre référence historique.De la kyrielle de témoignages qui ont ponctué cette émission-souvenir où Mozart et la Bolduc ont dit les attachements de cet agronome bien spécial, il faut retenir le geste du président de Radio-Canada.En donnant le nom de Paul Boutet au studio où Joël LeBigot et ses collègues égaient nos matins blafards, M.Pierre Juneau a vraisemblablement comblé les attentes des amis et des admirateurs de cet homme simple, chaleureux et franc.Au sein de l’énorme boite qu’est Radio-Canada, un certain nombre de commentateurs doivent leur carrière à Paul Boutet.De toutes les émissions produites à Montréal, La Semaine verte et D’un Soleil à l’autre constituent un relai privilégié avec ce passé rural qui est le lot de la presque totalité des Québécois.Paul Boutet a recruté la plupart des artisans de ces émissions.Avec le même enthousiasme que lui ont connu les colons de l’Abitibi des années 40, il leur a inculqué le goût du travail original et bien fait.Ce n’est pas un mince titre de gloire.J’ai eu la chance et le plaisir de travailler, l’espace d’un été, avec Paul Boutet.La jeunesse, l’enthousiasme et la culture de cet homme m’avaient agréablement surpris et charmé, tout à la fois.Avec un proverbe qui sent bon le terroir ou une citation latine, exacte et entière, il donne un tour particulier à ses moindres interventions.C’est le charme de ses billets matinaux.Comment ajouter son propre témoignage après l’avalanche de voeux et de souhaits qui ont composé le menu de l’émission d’hier matin ?Inutile de chercher la formule-choc.Mieux vaut se contenter du souhait classique: Ad multos annos.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Lise Bissonnette Public, privé, perdu EN se retirant d’un projet de développement qui l’aurait associée au Musée des beaux-arts de Montréal, la firme Entreprises Bell Canada est la troisième compagnie privée à se brûler les doigts et la réputation, en moins de deux ans, sur les équipements culturels de la métropole.Elle avait été précédée de la firme Cadillac-Fairview, qui prévoyait intégrer une salle de concert pour l’Orchestre symphonique de Montréal à un important complexe, avenue McGill College.Devant l’échec du projet, la firme Sofati a obtenu un feu vert municipal pour intégrer la salle à sa plus modeste vision de garage et boutiques en chapeau sur la station centrale du métro.Un million de dollars et douze mois plus tard, il semble bien que Sofati va rejoindre ceux qu’elle croyait si bien remplacer, sur le sofa des développeurs culturels déprimés.Une tendance prometteuse, innovatrice, dans une ville dramatiquement sous-équipée pour la culture, tourne ainsi à la catastrophe.Même loin d’avoir été eux-mêmes sans péché, on comprendra les entrepreneurs, et les bâtisseurs de tours, de s’en tenir demain à des projets bien pépères, béton-bouti-ques-bureaux, plutôt que de s’aventurer dans le fouillis de la construction artistique, à perdre temps, argent, et exactement la somme de prestige qu’ils comptaient y gagner.Le résultat n’est pas seulement de somme zéro, il est carrément coûteux.En une ère de restrictions des dépenses publiques, les aventures conjointes pour la construction d’équipements culturels étaient une nouvelle source de fonds, pour des entreprises socialement désirables mais facilement perçues comme des luxes.La théorie du rapprochement public-privé, qui se résume si aisément à vendre le bien public au privé (Québécair, Canadair, de Havilland) pour qu’il en fasse son profit, trouvait là une application autrement éguilibrée.Enfin le secteur privé québécois, à quelques notables exceptions près, n’a aucune tradition de soutien des activités culturelles quand elles dépassent les arénas ou les festivals bien arrosés; il s’apprivoisait tout doucement à cette nouvelle mission.La première racine du mal est dans les ententes secrètes au préalable, la politique du fait accompli, qui a rendu les projets suspects dès le départ.1) Le projet Cadillac-Fairview-OSM du quartier McGill College est sorti tout cuit en novembre 1983 d’une conférence de presse du premier ministre d’alors, M.René Lévesque, qui dévoilait la corne d’abondance de son «plan de relance» ; dès le lendemain on apprenait que Cadillac-Fairview en était le maî-tre-d’oeuvre déjà désigné, et que l’annonce était le résultat de pourparlers vieux de deux ans entre le développeur et le maire de Montréal, M.Drapeau, qui lui avait déjà consenti toutes les exceptions nécessaires aux règlements municipaux d’aménagement.2) Le projet Sofati, qui lui a succédé après le changement d’humeur de M.Drapeau, ulcéré des consultations publiques auxquelles avait consenti Cadillac-Fairview, s’est présenté de la même façon, sans la complicité, toutefois, du gouvernement du Québec.En décembre M.Drapeau annonçait qu’il avait changé le futur site de la maison de l’OSM, pour l’installer rue Berri; en février, il présentait l’entrepreneur, la firme Sofati avec lequel il avait déjà conclu une entente pour une construction «clés en mains».3) Le projet Entreprises Bell Canada et Musée des beaux-arts est lui aussi surgi tout habillé d’une conférence de presse de M.Lévesque, sa toute dernière en septembre 85, qui annonçait un développement de $250 millions, comprenant le siège social de la firme, l’agrandissement du Musée, et une bibliothèque d’art financée aux deux-tiers par Bell, tout cela sur des terrains pour lesquels le Musée a des pouvoirs d’expropriation.Les tollés étaient dès lors inévitables.D’abord parce que dans les trois cas, des entreprises recevaient pour des raisons obscures des privilèges particuliers, sans avoir eu à affronter la moindre concurrence.Même si d’importantes tranches de fonds publics étaient chaque fois sur la table — 330 millions venant de Québec pour la Maison de la musique, et $50 millions venant de Québec et d’Ottawa pour le MB AM — on a écarté au départ les appels d’offres.Le gouvernement du Québec est même allé jusqu’à modifier en douce la Charte de Montréal au chapitre des pouvoirs d’expropriation, pour accommoder le projet Cadillac-Fairview, bien avant qu’il soit dévoilé.Et ce n’est que lorsque le projet Sofati lui a succédé, dans une improvisation encore pire, que le ministre des Affaires culturelles d’alors, M.Clément Richard, a voulu imposer un appel d’offres à M.Drapeau.Grand assainisseur des moeurs contractuelles, le premier ministre a pourtant désavoué son ministre là-dessus et M.Drapeau aurait gagné si M.Richard ne s’était repris en exigeant tant d’assurances techniques de Sofati que le projet a tourne en queue de poisson, peu avant l’élection de décembre dernier.Dans le cas du Musée, le grand plan que M.Lévesque tenait tant à dévoiler venait aussi d’ententes préalables qui n’ont jamais laissé de chances à d’autres partenaires qu’Entreprises Bell Canada.En décembre 1984, le gouvernement du Québec a accordé au Musée d’importants pouvoirs d’expropriation sur un bloc complet au sud de l’établissement, rue Sherbrooke.Et c’est en toute connaissance de cause qu’Entreprises Bell Canada a néanmoins acquis les terrains menacés d’expropriation, sûre que la firme était de pouvoir s’y établir en intégrant le Musée.Devant l’impossibilité de s’entendre sur un concept final, les deux partenaires se séparent aujourd’hui, mais cela pourrait bien se solder par une augmentation du coût des terrains pour le Musée, et un retard important d’un agrandissement absolument nécessaire.Les porte-parole du Musée regrettent publiquement, aujourd’hui, d’avoir dévoilé trop tôt ce début d’entente.C’est bien plutôt le secret qui en a entouré la préparation, qui est scandaleux.Et il l’est d’autant plus qu’il se trouvait, proche de cette transaction, des gens qui avaient publiquement dénoncé ce genre de fait accompli dans l’affaire Cadillac-Fairview.Le brouhaha public qui semble faire échouer ces projets, celui des marchands de la rue Crescent par exemple, n’est qu’un résultat du processus, et non une cause.Quand tout se fignole en coulisses, la rumeur devient reine.Et elle ameute, avec raison ou pas, peu importe.Il est difficile de saisir ce que veut réellement la nouvelle ministre des Affaires culturelles, Mme Lise Bacon, dans ce dossier des équipements culturels.Elle a imposé, au Musée, une consultation publique qui devient caduque avec le retrait des Entreprises Bell Canada.Elle a gelé le projet de Maison de la musique en ne cachant pas ses doutes quant à son utilité.Ou le robinet de fonds publics vient de se fermer, à Québec, ou Mme Bacon entreprend, comme on le souhaite, une ère de planification plus rationnelle des équipements culturels.Ce ne serait pas une mince ironie de voir les libéraux faire la leçon, à cet égard, à un René Lévesque qui était devenu laxiste, indifférent aux manoeuvres du Musée ou de la mairie de Montréal, qui favorisaient les entrepreneurs de leur choix.Si le modèle, hélas écorché, de l’accord public-privé doit survivre, pour les constructions à caractère culturel, on doit d’abord faire l’inventaire des sites disponibles à Montréal, et des besoins réels.Et surtout, il faut trouver un mécanisme pour ouvrir à tous les intéressés les occasions d’entreprise conjointe, de façon à ce que le meilleur remporte, au vu et au su du public.La façon dont on a joué avec les pouvoirs d’expropriation, dans le dossier de l’OSM aussi bien que dans celui du MBAM, prête flanc à tous les soupçons.Deux ans de cirque perpétuel ont témoigné mieux que n’importe laquelle thèse de l’anarchie du processus de décision.Il reviendrait normalement à la ville de Montréal de s’inquiéter vivement du résultat, ces chantiers morts-nés, cette réputation que se fait la métrople de donner une parole aussi fragile qu’une humeur, d’annoncer du vent pour récolter évidemment de la tempête.On ne saurait attendre de changement de style de M.Drapeau.La balle est nécessairement dans le camp de Québec qui contribue substantiellement à tous ces projets, et qui pourrait imposer sa Personne n’a jamais compris pourquoi M.Lévesque pliait devant M.Drapeau sinon parce que, aux derniers feux de sa carrière politique, les arrangements particuliers à partir des fonds publics ne le scandalisaient plus guère.On surveillera avec intérêt M.Bourassa, dont le préjugé favorable au secteur privé ne devrait pas être incompatible, loin de là, avec la clarté des règles et l’égalité des chances pour les entrepreneurs intéressés à faire route culturelle.LETTRES AU DEVOIR ¦ À propos de criminels de guerre Lettre adressée à 1Vf.John Crosbie, ministre de la Justice du Canada.LA LIGUE des droits de la personne de B’nai B’rith Canada désire, par la présente, exprimer son profond mécontentement quant au rôle joué par le représentant du gouvernement du Canada lors des audiences de la commission d’enquête sur les criminels de guerre.Au cours de la semaine du 2 décembre dernier, M.Ivan Whitehall, agissant au nom du gouvernement du Canada, a accusé M.Sol Littman de proférer des allégations sans fon-dement, qui n’auraient pas pu être prononcées par une personne raisonnable.Il l’accusa également d’être un « vigilante », le soumit à un interrogatoire serré, et examina d’autres témoins avec l’intention évidente de détruire sa crédibilité.Bien que la Ligue n’agisse pas ici en tant que représentant de M.Littman, elle est le porte parole de toute personne ayant exprimé sa préoccupation sur la présence de criminels de guerre nazis sur le sol canadien, un fait établi qui est à la base du mandat de la commission.S’attaquer à ces personnes est, à notre avis, pour le moins inopportun et équivaut & une offense contre la commission.Nous sommes convaincus — et cela sans l’ombre d’un doute — que le comportement de M.Whitehall n’était rien de moins qu’une attaque dirigée contre M.Littman.En premier lieu, bien que la présomption avancée par M.Littman en ce qui concerne la demande d’admission de Joseph Mengele au Canada se soit, à la fin, révélée incorrecte, cette présomption, au moment où elle a été formulée, n’était ni sans fondement, ni irrationnelle.En effet, M.Littman avait obtenu certains documents, grâce à la loi américaine sur la liberté de l’information — documents qui indiquaient que le bureau canadien des visas en Allemagne de l’Ouest avait émis une demande d’informations concernant Mengele.L’agent de contrôle des visas de la GRC, M.Bailey, qui avait transmis cette demande, a déclaré, dans sa déposition devant la commission Deschênes, que 95 % de son travail avait trait à l’immigration.Il est absurde de suggérer que quelque chose, ayant une probabilité d’exactitude de 95 %, soit sans fondement et irrationnel.Bien qu’il soit du devoir des représentants du gouvernement du Canada de défendre les intérêts de ce dernier, ce devoir ne doit pas aller jusqu’à la défense de l’inertie dont faisait preuve ce gouvernement pendant les 40 dernières années, jusqu’à la création de la commission Deschênes, à une seule exception : celle de l'extradition de Rauca.Quel que soit le motif de l’attaque contre M.Littman, elle laisse l’impression d’avoir été un discrédit jeté sur les raisons ayant amené la création de la commission et, par conséquent, contre la commission elle-même.La Ligue a accueili avec satisfaction la création de la commission Deschênes et appuie ses travaux.Nous nous opposerions à toute attaque dirigée contre la commission, quelle que soit son origine.Il est particulièrement inopportun qu’une telle attaque soit lancée par un représentant du gouvernement du Canada, qui a fait si peu pendant de longues années pour affronter le problème que représente la présence de criminels de guerre nazis au Canada.— DAVID MATAS conseiller national, Ligue des droits de la personne de B’nai B’rith Canada.Montréal, 2 janvier.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Boivin, La-Salle.L'Agence Presse Canadienne est autoilsée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = *3.25 par semaine le samedi seulement = *1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 139$ par année 75* 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42* 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec. Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 ¦ 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS VERS UNE POLITIQUE BUDGÉTAIRE RENOUVELÉE « U État aurait avantage à remodeler son système comptable » RAYMOND THÉORÊT économiste principal, Banque nationale du Canada LE GONFLEMENT des déficits budgétaires au Canada et au Québec invite à repenser le rôle économique de l’État dans un univers où la croissance s’infléchira considérablement au regard de la période de prospérité s’étant étirée de 1950 à 1973.Les plus-values fiscales reliées à l’effervescence des appareils de production ne feront plus les frais des aménités des gouvernements.Dans le contexte économique qui s’annonce, l’une des avenues est que l’État se donne une comptabilité plus conforme aux théories économiques ayant trait à l’allocation optimale des ressources.De nouveaux calculs s’ensuivraient, lesquels permettraient de refermer progressivemement les brèches.Il est aujourd’hui de bon ton de parler d’État-entrepreneur.Mais comment le définir ?Il semble que celui-ci doive au premier chef se faire le protagoniste d’une allocation optimale des ressources.Un dollar investi dans le secteur public doit générer le même rendement qu’un dollar investi dans le secteur privé : voilà ce qui pourrait devenir le leitmotiv de l’État-entrepreneur.En appliquant ce principe, l'État mettra de l’avant la rentabilité de ses opérations.Tout comme une entreprise qui aurait fortement fragilisé sa situation financière en augmentant exagérément son volume d’affaires, l’Etat réduira sa taille et accroîtra concomitamment sa rentabilité.C’est seulement à ce prix que les déficits pourront se résorber.Une grande partie des opérations de l’État sera alors transférée au secteur privé car elles ont dans certains cas atteint une échelle telle que l’on peut déceler des rendements décroissants, voire négatifs.Évoquons seulement les dépenses au chapitre de la santé.Il coule de source qu’une large part de celles-ci pourrait être assumée par le secteur privé.L’assurance-santé serait prise en charge par des sociétés privées.Des tickets modérateurs seraient octroyés aux laissés-pour-compte.La population étant plus consciente des véritables coûts des soins médicaux, elle en abuserait moins.Qui plus est, la qualité de ces soins s’en verrait peut-être améliorée.La théorie des droits de propriété, pierre angulaire de celle des marches concurrentiels, enseigne que la propriété est à la base de l’esprit d’entreprise.Un individu est d’autant plus motivé à faire fructifier un bien que ses droits de propriété sont nombreux vis-à-vis de celui-ci.Sous cet éclairage, une voie qui s’ouvre à l’État pour relancer l’esprit d’entreprise est de transférer tout ou partie du capital social de ses sociétés au secteur privé.Il n’est pas exclu que l’État ait trop investi dans les firmes-pi-lotes ou les sociétés d’État.Céder tout ou partie du capital social de ces firmes conduira vraisemblablement à une meilleure évaluation de la rentabilité de celles-ci et les incitera à se rationner au besoin rapidement.Car ce ne sera plus alors le marché politique qui jaugera la santé financière de ces entreprises, mais bien le marché des capitaux.On a souvent avancé qu’il n’est pas du ressort du marché d’assurer l’allocation optimale des ressources pour ce qui concerne les biens ublics purs, si tant est que de tels iens existent.En effet, ces biens génèrent des bénéfices ou engendrent des coûts qui ne peuvent être emmagasinés dans les calculs qui s’effectuent sur le marché.Pensons, à titre d’exemple, au système d'éducation.Selon la théorie des biens publics, le marché ne pourrait pas apprécier à sa juste valeur le rendement de l’éducation, les calculs qui s’y opèrent étant de trop courte vue.Mais il est loisible d’objecter — et c’est là l’une des idées-forces de la théorie néo-libérale — que des calculs planifiés ne seront pas plus performants en matière de tarification des services publics.En effet, le marché a la capacité de filtrer une masse beaucoup plus volumineuse d’informations que l’État ne le peut.Les calculs qui en résultent comportent alors sans doute moins d'imperfections que ceux de l’État.Tout bien pesé, le marché semble encore le mieux placé pour réaliser l’allocation op- timale de ressources rares.Il est de plus en plus difficile d’invoquer la théorie des biens publics pour justifier la part actuelle de l’État dans l’économie.Il ressort que l’État aurait peut-être avantage à remodeler son système comptable.Ce dernier donnerait la part belle aux mécanismes de marché; la planification des activités économiques serait mise sous le boisseau.Sur cette toile de fond, la politique anticycli-ue, c’est-à-dire cette politique se onnant pour objectif d’écrêter les fluctuations conjoncturelles, jouerait un rôle moins important.En tout état de cause, les gouvernements n’ont plus les ressources pour mettre en branle la logistique du passé dans le but de niveler les cycles économiques.De surcroît, si l’État donne carte blanche aux mécanismes du marché, des entreprises moins subventionnées seront davantage préoccupées par leur position concurrentielle.Elles géreront leurs stocks au cordeau et l’une des causes principales des fluctuations économiques s’en verra dès lors minorée.Du reste, elles n’augmenteront plus leurs investissements au-delà du raisonnable en période de haute conjoncture.Encore là, les oscillations cycliques seront de moindre envergure.Certes, les erreurs de prévision persisteront, l’avenir étant par nature incertain.Il coule alors de source que les cycles économiques ne disparaîtront pas.Mais ils seront moins prononcés.L’État-entrepreneur se préoccupera davantage de l’équilibrage de ses comptes.Une entreprise privée ne pourrait survivre si ses résultats financiers sont entachés trop longtemps d’encre rouge.Le marché des capitaux l’oblitérerait alors de la carte.L’État se fera fort d’obtempérer à cette loi du marché même si sa position l’en immunise.En intervenant moins, en essayant plutôt de catalyser le rythme des mécanismes du marche, il pourra probablement mieux assumer son rôle face à la nouvelle donne économique : ralentissement de la croissance qui érodera les plus-values fiscales et activation corrélative de la concurrence à l’échelle mondiale.Hommage à Jean Tyszkiewicz RENÉ Le CLÈRE secrétaire général de la Société des écrivains canadiens QUI NE L’A pas connu ?Grand, filiforme, coiffé de son inséparable chapeau mou, il avait toujours en main des fusains — ou un carton sous le bras.On le retrouvait à la belle saison soit dans le Vieux-Montréal, soit dans le petit square du coin de l’avenue McGill-College et de la rue Sainte-Catherine.Hormis ses proches, presque personne ne pouvait prononcer correctement son nom, si bien qu’il n’était connu des quidams que sous l’appellation : « Monsieur le comte ».Il ne cessait de croquer les touristes.Il est admis que c’est lui qqi fit descendre les artistes-peintres dans les rues de Québec.Le comte Jean Tyszkiewicz vient de s’éteindre dans un hôpital montréalais.Il avait quatre-vingt sept ans.Il était né dans ce pays qui se définissait autrefois comme étant une « république » présidée par un roi élu par ses gentilshommes, eux-mêmes éligibles : la Pologne.Je le connaissais depuis une quinzaine d’années.Nous nous étions très très souvent entrevus dans le restaurant-taupe « Le Prague », rue Bishop, nous nous étions présentés, un soir d’hiver, dans un salon de l’hôtel Windsor.Le patronymne est d’origine lithuanienne.La finale « wicz » veut dire « fils ».Le nom signifie donc « fils de Tyszko ou Timothée ».Les Tyszkiewicz représentent une page de la grande Histoire de la Pologne.Ils possédaient autrefois d’immenses territoires en Lithuanie (42,000 hectares, me précisa un jour le comte Jean).LETTRES AU DEVOIR ¦ Un lac et des maisons MONSIEUR Paul-André Comeau a-t-il raison de s'alarmer ?Que penseraient Bartlett, peintre du lac Memphrémagog, et Alfred DesRo-chers, poète d’A l’ombre de l’Orford, de ce projet de bateaux-maisons mis de l’avant par Trois Bouées, Inc., avec la caution des édiles de la municipalité du canton de Magog, de la ville de Magog et de la Chambre de commerce Magog-Orford ?Pourquoi recherche-t-on la tranquillité de ce coin du Québec que Mgr Maurice O’Bready a rebaptisé l’« Estrie » et que j’aime nommer les Cantons de l’Est ?Parce qu’une autre belle région de lacs, facilement accessible aux Montréalais, les Lau-rentides, est en partie déjà surpeuplée et a été enlaidie au cours des ans par d'énormes enseignes au néon d’un goût souvent douteux.Le paysage de l’Estrie a été préservé du développement sauvage qu’on veut faire actuellement à tout prix par l'establishment anglophone qui laisse peu à peu la place aux « yuppies » montréalais.Je ne suis d’aucune façon contre le progrès et les changements : s’y opposer est un signe de vieillissement ou de sentimentalisme, comme le laisse paraître M.Paul-André Comeau lorsqu’il parle d'« un des plus beaux lacs du monde ».J’oublie ce que veut dire, en langue abénakie, « Memphrémagog » mais je crois que les premiers habitants de la région l’avaient nommé « grande étendue d'eau ».— LORRAINE TURCOTTE Montréal, 21 janvier.ï L’oeuvre de Naomi Bronstein Le comte Jean Tyszkiewicz à l’oeuvre.Ils avaient reçu leur titre comtal en 1659, du roi Sigismond II de Pologne.Ce titre fut ultérieurement reconnu en Russie, Autriche, Saxonie, etc.Notre comte montréalais avait voyagé.Il avait été envoyé en mission diplomatique à Moscou.Durant la guerre, il s’était réfugié en Hongrie, puis avait passé deux années à Rome, et dix à Paris.Arrivé au Québec après la Deuxième Guerre mondiale, il était le doyen des artistes-peintres.Il était connu et reconnu comme portraitiste.Ces portraits, il ne les vendait pas tous.Il en gardait certains.C’était par un « S’il vous plaît, Mademoiselle, c’est pour ma collection privée », qu’il accrochait les touristes.Mais il peignait aussi à l’huile.Des paysages.Je me souviens de son ex- tons de l’hôtel Windsor, en 1971.Avec lui disparaît une des dernières figures typées de Montréal.Affable, cultivé, polyglotte, aimant la vie de bohème, humoriste à ses heures bien qu’ayant été promené ici et là par les aléas de l’Histoire, le comte Jean avait réussi à conserver l’idéal de la famille.Il vivait toujours les meurtrissures de la Pologne.Il possédaint encore des manières, une façon de penser et un art de vivre d’une époque à jamais révolue où les valeurs, Dieu merci !, étaient autres que celles d’aujourd’hui.Le lundi suivant son décès, un service religieux fut célébré dans la petite église Sainte-Catherine-de-Sienne.À l’église, de nombreux amis vinrent lui rendre un dernier hommage.Puis Jean Tyszkiewicz fut porté en terre, au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.Il laisse dans le deuil son épouse, née Alexandra von Walter-Witten-heim, d’une famille noble balte, ses enfants, Isabelle (épouse de William P.Storey), Annette, Alexandra et André, ainsi que trois petits-enfants.Que le comte Jean repose en paix en terre chrétienne.REPLIQUE MARC PAQUET, m.d., FRCPC L auteur est directeur du service de cardiologie à l'Hôpital pour enfants et professeur agrégé au département de pédiatrie de l’université McGill.Il réplique à un récent article paru dans LE DEVOIR.D A N S son édition du 4 j anvier 1986, LE DEVOIR publiait un commentaire du Dr Raynald Pineault sur l’oeuvre de Mme Naomi Bronstein auprès des enfants sud-coréens porteurs de cardiopathie congénitale.Si cet article soulève des questions importantes relativement aux principes qui devraient gouverner les programmes d’aide aux pays en voie de développement, on y retrouve plusieurs affirmations inexactes qu'il m’est difficile de passer sous silence.L’objectif de mon commentaire n’est pas de défendre Mme Bronstein et son oeuvre, mais bien de répondre à plusieurs des questions que pose le Dr Pineault et de rétablir certains faits dans une perspective plus conforme à la réalité.On doit d’abord comprendre que la contribution financière du gouvernement du Québec est loin d’être aussi importante que le laisse entendre le Dr Pineault.Cette contribution se résume à l’acceptation de la part du gouvernement du Québec de charger à « Heal the Children » la somme de $ 578.00 par jour d’hospitalisation plutôt que la somme de 31,156.00 par jour que doivent payer les étrangers qui sont hospitalisés au Québec.Il n’y a donc eu aucune somme d’argent déboursée par le gouvernement du Québec pour venir en aide aux enfants sud-coréens; il s’agit plutôt d'un manque à gagner de J 578.00 par enfant par jour d’hospitalisation.La durée moyenne d’hospitalisation pour ces 12 enfants ayant été de 8 jours, la contribution indirecte du gouvernement du Les Soviétiques des années 80 LU DANIEL GIRARD ?Basile Kerblay et Marie Lavigne, Les Soviétiques des années 80.Armand Colin, Actualité, septembre 1985.BASILE KERBLAY et Marie Lavigne, deux chercheurs universitaires de réputation internationale, ont voulu aller à l’encontre de cette image stéréotypée dans Les Soviétiques des années 80.Documentés et solidement argumentés, il nous brossent un tableau sans hargne ni complaisance de la société soviétique.Bien sûr, le Soviétique qu’ils nous présentent offre des similitudes avec celui dépeint par les médias occidentaux : il fait la queue plusieurs heures par semaine pour se procurer les biens essentiels, boit beaucoup d’alcool pour pallier au manque chronique de loisirs et bien qu’il consomme 3,300 calories par jour — à peu près la même quantité que nous — son alimentation demeure déficiente en viande, fi'uits et légumes (surconsommation de féculents).Toutefois, malgré ces problèmes, le niveau de vie des Soviétiques a triplé depuis 1960 ; pratiquement toutes les familles ont leur téléviseur, leur réfrigérateur et leur machine à laver.La vie de tous les jours du Soviétique ressemble sensiblement à la notre : il passe plusieurs heures par semaine avec ses amis et ses proches parents, écoute la radio, va au théâtre, s’adonne aux sports, etc.Quant aux jeunes, ils aspirent à un salaire élevé, veulent séduire le sexe opposé, désirent un voiture, des vêtements à la mode.et écoutent de la musique rock.L’image du Soviétique encadré à l’excès et terrorisé par les autorités constitue donc un véritable mythe.Bien au contraire, le citoyen soviétique aime son pays et n’aspire qu’à mieux vivre chez lui.Il n’est toutefois pas dupe de son système.Les émissions de radio en provenance de l’étranger — qu’il capte malgré le brouillage — et les articles en provenance de l’Ouest disponibles sur le marché noir lui prouvent que le niveau de vie des Occidentaux est supérieur au sien.Il ne se fait donc guère d’illusions sur la « société parfaite » qu’on lui a promise et ne se gêne pas pour critiquer le pouvoir en place.Ses motifs d’insatisfaction ne manquent pas : médiocrité des biens de consommation, difficultés d’approvisionnement, inefficacité des services.Le Comité central et les journaux soviétiques reçoivent des dizaines de milliers de lettres de doléances chaque jour.Qu’est-ce qui ne vas pas ?Les mécanismes economiques sont disfonctionnels.La centralisation est excessive et la planification trop directive.Les entreprises, obligées de s’approvisionner aux fournisseurs qui leur sont désignés par le Plan, voient souvent leurs activités paralysées lorsque ces derniers manquent à leur engagements.De plus elles sont incitées à produire plus, plutôt que mieux et s’avèrent incapables — à cause du plein emploi garanti — de licencier le personnel inefficace, ce qui les rend très improductives.Les insuffisances de l’industrie sont d’ailleurs à blâmer pour l’improductivité de l’agriculture : les défectuosités de la machinerie agricole, les déficiences des installations de stockage et du réseau routier et la faible consommation électrique sont large- ment à l’origine des pertes et des gaspillages de ce secteur.D’autre part, le travailleur soviétique est démobilisé.Le système de primes individuelles et collectives que l’on a instauré afin de l’intéresser à son rendement ne fonctionne pas.Premièrement, parce que ces primes sont devenues largement automatiques — leur non-attribmT tion est une sanction — et deuxièmement parce que les déficiences qualitatives et quantitatives du secteur des services et des biens de consommation rendent peu attrayante une augmentation de salaire.Quant à l’initiative individuelle, elle n’est tolérée que dans .r.l’E tat,par t la les circuits de l’État.Or, la rigidité de ses structures et multiplicité de ses contrôles, décourage toute initiative individuelle ! Résultat : les éléments les plus dynamiques de la société soviétique participent à l’économie parallèle.Le remède à tout cela : privatiser une partie des activités et laisser plus d’autonomie aux industries.Solution qui demeure à l’ordre du jour depuis 20 ans.Or.malgré l’évolution des mentalités que laisse entrevoir l’accession au pouvoir des Gorbatchev, les résistances aux réformes restent importantes.Les ministres craignent de perdre du pouvoir; les administrateurs au niveau central veulent éviter d’avoir à se recycler; les chefs d’entreprises redoutent un accroissement de leur tâche.Que prédire pour l’avenir ?En dépit des problèmes qui l’accablent, l’URSS maintient sa croissance économique aux alentours de 3 %, ce qui constitue une performance honorable.Les réformes entreprises demeureront donc cosmétiques.Québec se chiffre à environ 3 57,000.00.Cette somme représente 0.1 % du budget annuel de l’Hôpital de Montréal pour enfants et en conséquence, je ne crois pas qu’on puisse affirmer que «.un tel investissement représente un effort important qui risque de diminuer d’autres priorités que le Québec pourrait considérer.au chapitre de la santé internationale ».Le Dr Pineault affirme également que l’absence de programmes de vaccination contre les maladies in-fectueuses, la déshydratation due à la diarrhée et l’absence d’une saine alimentation constituent en Corée du Sud des problèmes beaucoup plus importants et prioritaires que le traitement des enfants porteurs de cardiopathie congénitale.À ce chapitre il faut mentionner qu’entre 1962 et 1980 le taux moyen de croissance de l’économie sud-coréenne a été de 8.8 %, et qu’en 1980 le produit national brut per capita se chiffrait à 3 1,503.00 U.S.(i).En décembre dernier, lors de mon séjour en Corée du Sud, j’ai pu constater que, si l’industrie de ce pays est encore en voie de développement, on ne peut le compter au rang des « pays pauvres ».D’autre part, si selon nos critères nord-américains plusieurs des habitants de la Corée du Sud sont pauvres, la situation sur le plan de la santé publique n’est certes pas comparable à celle que l’on retrouve en Inde ou en Éthiopie.Sur le plan médical, le Dr Pineault soulève des questions importantes relativement aux critères de sélection des enfants, aux chances de succès de la chirurgie et au suivi des enfants après leur retour en Corée.La sélection des enfants est faite selon deux seuls critères : la présence d’une cardiopathie congénitale ou acquise hémodynamiquement significative, et l’incapacité financière des parents d’assumer les frais chirurgicaux dans leur pays.La plupart des enfants ont été vus en Corée du Sud par un cardiologue pédiatre qui a procédé à une évaluation de leur condition.À la lecture de leur dossier médical, l’indication chirurgicale ne fait aucun doute.Le premier but de ma récente visite en Corée était d’identifier lès enfants dont l’état physique nécessitait des soins urgents.J’ai rencontré les parents de chaque enfant; j’ai visité certains d’entre eux à leur domicile et je n’ai eu aucune peine à constater qu’aucun n’était en mesure d’assumer le fardeau financier relié au traitement de leur enfant.En réponse à la question : « Peuvent-ils être corrigés efficacement ?» le Dr Pineault porte un jugement sévère sur les résultats obtenus.Cette question mérite d’être évaluée d’une façon plus objective et éclairée que ne l’a fait l’auteur.D’abord un seul des 12 enfants pré- sentait un problème pour lequel aucune chirurgie ne pouvait être offerte à l’heure actuelle.Si un deuxième enfant est retourné en Corée sans être opéré, ce n’est pas que sa condition est inopérable mais bien que nous avons jugé que la chirurgie n’était pas indiquée à l’heure actuelle.Cet enfant sera réévalué à intervalles réguliers et reviendra sans doute au Canada d’ici quelques années pour subir une chirurgie.En affirmant que, parce qu’un des enfants opérés est décédé suite à l’intervention, « les résultats médicaux de cette entreprise sont loin d’être reluisants .», l’auteur démontre une ignorance du problème difficilement défendable.Compte tenu qu’un fort pourcentage des patients étaient porteurs de formes sévères de cardiopathie cyanogène, une mortalité opératoire de 10 % n’est malheureusement pas exagérément élevée et se compare favorablement à celle rapportée par la plupart des centres nord-américains.Finalement, le Dr Pineault affirme qu’en raison des conditions socio-économiques défavorables dans leur pays et l’absence d’un suivi adéquat après leur retour en Corée, «.on peut se poser de sérieuses questions sur leurs chances de survie.» Ces propos révèlent encore une fois que l’auteur est mal renseigné sur le projet de Mme Bronstein.j’ai fait état ci-haut des conditions socio-économiques dans lesquelles les enfants vivent.Relativement au suivi despatients, les journaux ont maintes fois mentionné que les patients demeurent au Canada pour une période de 3 à 6 mois après leur chirurgie et qu’ils ne retournent en Corée que lorsque nous jugeons que leur état cardiovasculaire est stable.Pendant mon séjour en Corée, j’ai rencontré plusieurs cardiologues et chirurgiens cardiovasculaires afin de m’assurer qu’après leur retour les enfants seront vus aussi souvent que leur état le nécessitera.Ce suivi sera renforcé par un échange de correspondance entre les médecins montréalais et sud-coréens.Si plusieurs des questions posées par l’auteur sont légitimes, il m’apparait malheureux qu’il ait pris l’initiative d’y répondre sans avoir tenté d’obtenir les informations pertinentes auprès des personnes directement impliquées dans l’oeuvre de Mme Bronstein.Je ne doute pas que les propos du Dr Pineault aient été écrits dans le but louable d’attirer l’attention des Québécois sur la question de l’aide du Québec au chapitre de la santé internationale; cependant, sur le plan strictement professionnel, son effort peut difficilement être considéré comme valable.(1) Facts about Korea, Korean Overseas Information Services, 16e édition, 1981, p.110.LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS.(514) 844-3361 Administration .(514) 844-3361 Rédaction.(514) 842-9628 Publicité Générale.’.(514) 842-9645 Annonces classées.(514) 286-1200 Abonnements Montréal.(514) 844-3361 ou (514)332-3890 Québec.(418) 687-2034 Extérieur — Indicatif 514.1-800-361-6059 Indicatif 418.1-800-463-4645 Indicatif 819.1-800-361-5699 Indicatif 613.1-800-361-5699 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 LE DEVOIR ESSENTIEL! 10 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Manifestations peur, particulièrement les enfants », a déclaré le père.Dimanche, au moins une douzaine de soldats armés de fusils et de matraques étaient entrés dans la cathédrale à la fin de la messe.Selon des témoins, les soldats se sont battus avec des fidèles et ont matraqué plusieurs personnes.Dimanche également, des manifestants ont jeté des pierres contre les bureaux de Radio-Cap Haïtien, accusant la station de ne diffuser que de la propagande pro-Duvalier.Ces manifestations traduisent l’ampleur prise par le mouvement anti-Duvalier au cours des deux derniers mois, depuis que trois étudiants ont été tués par les forces de sécurité au cours d’une manifestation semblable, le 27 novembre, aux Go-naïves.Lors de protestations modestes au Cap-Haïtien et aux Gonaïves, les manifestants avaient scandé des slogans contre le président à vie, M.Jean-Claude Duvalier, mais d’autres en faveur de l’armée.« Bien des gens voyaient dans l’armée un facteur de libération, mais cela a tout changé », a déclaré un étudiant à propos de l’incident de la cathédrale.Il a prédit de nouvelles manifestations dans les prochains jours.Par ailleurs, à Miami, la garde côtière américaine a déclaré avoir sauvé 70 Haïtiens dont le rafiot menaçait de chavirer dans la tempête à une vingtaine de milles au large des côtes de la Floride.Dans une dangereuse opération de secours, gênée par l’obscurité, des vents violents et des creux de six mètres, trois hélicoptères ont descendu des nacelles sur le pont du du voilier de 13 mètres, au milieu de la nuit de dimanche à hier.Trente et un Haïtiens ont été ainsi déposés sur le pont d’un cargo.Une femme a été grièvement blessée lorsque, à bout de forces, elle est tombée de la nacelle de l’hélicoptère et est tombée sur le pont du cargo.Elle a été transportée à l’hôpital de Miami.Les 39 autres Haïtiens ont été recueillis alors que leur bateau allait sombrer par des canots de sauvetage envoyés par la garde côtière.L’équipage d’un cargo avait repéré le bateau en détresse dimanche et relayé son appel au secours aux gardes côtes.Des responsables de TINS (Immigration and Naturalization Service) croient que les Haïtiens voulaient débarquer clandestinement aux États-Unis, venant des Bahamas, dont le gouvernement a ordonné aux Haïtiens de quitter le pays.4 Haïti tion, M.Guy Mayer, reconnaissait il y a quelques jours que « les exigences de la démocratisation s’acco-modent mal de la présidence à vie ».« Mais il (le président) ne veut pas y renoncer ».M.Mayer a qualifié de « désastreuse » « la stratégie de flottement et d’improvisation » du gouvernement au cours des dernières semaines et il a assuré que des consignes strictes avaient depuis été transmises à l’armée pour « qu’elle évite les excès » du 28 novembre dernier, lorsque les forces de l’ordre ont tué trois jeunes étudiants qui manifestaient « contre la misère ».( Hier pourtant, les forces de l’ordre tuaient un manifestant au Cap-Haïtien ).Mais réelles ou non, les promesses de démocratisation du gouvernementales arrivent tard et les jeunes — près de 50% des Haïtiens ont moins de 25 ans — demandent aujourd’hui beaucoup plus qu’un procès pour les responsables de la mort des étudiants.Ils demandent davantage aussi que la renonciation à la présidence à vie.Dans une lettre qu’ils adressaient le mois dernier * à son Excellence », les jeunes de Jérémie, demandaient « que l’on arrête de faire travailler l’âne pour décorer le cheval».« Il faut que la richesse du pays ne soit pas accaparée par une petite minorité.Le pays deviendrait ainsi plus beau tous les jours comme vous le dites, Excellence».Aujourd’hui, il n’est pas certain que devant tant de misère humaine, Christophe Colomb s’exclamerait à nouveau, comme il l’a fait en 1492 en apercevant 111e, « quelle merveille ».Car, après 29 ans de duvaliérisme, ( en 1971, « Papa Doc » nomme son fils Jean-Claude, alors âgé de 19 ans, président à vie du pays ) le pays, un des plus pauvres de l’hémisphère, est enfoncé dans une indicible misère.Mais quelque chose a changé : là où, il n’y a pas longtemps, seules quelques exceptions se risquaient à dénoncer le régime, les Haïtiens ne se font plus prier désormais pour parler.Comme ce jeune garçon au ministère de l’Information venu déposer une demande d’emploi et qui a pris les devants de la conversation : « J’ai entendu dire que Haïti était un pays riche.Est-ce vrai ?Moi je trouve que c’est pauvre.Mais que le président a trop d’argent ».La plupart des Haïtiens que le DEVOIR a rencontrés ce jours derniers n’en ont pas moins demandé l’anonymat, tel ce père salésien de Port-au-Prince rencontré dans la cour d’une des principales Églises de la capitale.Le père fait partie des religieux de moins de 40 ans qui sont maintenant majoritaires au sein du clergé, principale force derrière la contestation du régime, au cours des deux derniers mois certes mais surtout des 10 dernières années.À l’Église des pères salésiens, dès 7h le matin, des dizaines de jeunes entourent les pères, pour les écouter parler de « changement radical pour préparer l’avenir».Étude du ministère fédéral de la Santé Nouveaux cas de mésothéliome, un cancer rare relié à l’amiante Les homélies dominicales couronnent le travail hebdomadaire de l’Église.Les sermons ne sont plus en français, il sont en créole.Et ils ne portent plus sur le royaume de l’au-delà mais celui « à bâtir aujourd’hui ».« J’ai parlé des noces de Cana et ai dit aux fidèles que ce qui nous manquait ici ce n’était pas du vin mais de la justice et de la liberté, expliquait un autre prêtre dimanche dernier, dans une Église de Port-au-Prince où se réunissent chaque dimanche les « ti-moun servis », ces Haïtiens vendus à vie à des familles, pour échapper à la misère ».Mais c’est sans doute avec sa radio, Radio-Soleil, que le clergé fait le plus mal au gouvernement.Le président l’a d’ailleurs bien senti en invoquant le mois dernier une loi désuète interdisant la diffusion d’informations « même exactes » qui « peuvent nuire à la population ».Mais huit jours plus tard, il dut revenir sur sa décision, parce que la pression était trop forte.Dans les Églises du pays, l’on chantait « tant que le soleil ne brille plus.).À l’heure du bulletin de nouvelles quotidiennes, à 14h30, les habitants d’Haïti montent le volume de leurs transistors et les chauffeurs de taxi se taisent.L’un d’eux à qui je demandais quel poste il écoutait m’a lancé, en haussant davantage le volume de son vétuste appareil, un air de défi dans les yeux : « Radio-Soleil ».À la fermeture malheureuse de la radio s’est ajoutée une autre mesure qui se retourne aujourd’hui contre le président, soit la fermeture « provisoire » des écoles du pays le 8 janvier.Cette décision a été prise au lendemain d’une grève des étudiants et le gouvernement n’ose pas ordonner la reprise des cours, de peur de parler dans le vide.Il reste donc muet.La question des écoles sera cependant brutalement au coeur de l’actualité la semaine prochaine, lorsque sera lancée la campagne d’alphabétisation nationale organisée par la Conférence épiscopale d’Haïti.Par surcroît, les évêques américains seront étroitement associés à la campagne, car six d’entre eux arriveront sur 111e des Caraïbes le 3 février, à la demande de leurs confrères haïtiens.Ils ne manqueront pas de commenter la situation au pays dans l’espoir de forcer le président Duvalier à sortir de son silence.Au gouvernement, l’on garde un seul espoir, qui se fait chaque joui plus mince, en faisant remarquer aux observateurs que la contestation du régime n’a pas réellement envahi la capitale, où sont entassés un million d’Haïtiens (sur six) .« Le jour où le riz, les bananes et le café des provinces ne seront plus acheminés vers la capitale, Port-au-Prince embarquera aussi », prédit un opposant du régime vivant dans la semi-clandestinité.À SUIVRE 4 Petro-Canada confié.« Le mandat, a-t-elle dit, est confié à Petro-Canada par moi-même, la ministre responsable de Petro-Canada.Je représente le gouvernement et de ce fait je détiens une action.« Le mandat, a-t-elle confié, indique que la société d’État a reçu une directive de son actionnaire (le gouvernement) d’opérer à la façon du secteur privé, avec emphase sur les profits.» Pour la ministre, personne ne peut demander à une société d’État de se comporter comme une entreprise privée, lui retirer ses dividendes ( $ 30 millions l’année dernière ), les compter au budget du gouvernement du Canada et lui demander, ensuite, de s’engager dans une guerre artificielle des prix.« Laissez-moi vous lire, a poursuivi Mme Carney, le reste du mandat que j’ai moi-même confié à Petro-Canada: toutefois, le gouvernement se réserve le droit en tant qu’action-naire de demander formellement à Petro-Canada de se prêter à certaines activités dans l’intérêt national.» Quelques-unes de ces activités, décrites par la ministre, traitent d’exploration des gisements de Hibernia (au large des côtes de Terre-Neuve), de Venture et dans l’Arctique.« Notre intention, a dit Mme Carney, au chapitre de la société Petro-Canada, est de nous assurer qu’elle sera en position de développer ces ressources vitales pour nos besoins énergétiques futurs.» À une question du député libéral de Saint-Jacques, M.Jacques Guil-bault, qui l’interrogeait sur l’ampleur des approvisionnements utiles au Québec, Mme Carney a précisé qu’il ne fallait plus s’inquiéter de cette question « que la balance entre production et consommation » était assurée et, comme tous les autres Canadiens, les Québécois pouvaient s’attendre à une diminution quelconque du prix de l’essence lorsque le nouveau pétrole brut vendu à meilleur prix sera rendu chez les détaillants.« Est-ce que je peux ajouter, a souligné Mme Carney, qu’une des raisons qui fait que les Montréalais paient des prix plus élevés est que le gouvernement du Québec touche une taxe substantielle.Elle représente environ 22 % du coût d’un litre d’essence.» Mme Carney a aussi répété l’argument qui veut que les programmes sociaux, les soins de santé, les pensions de vieillesse, les allocations familiales, « représentent une importante part du coût de l’essence a la pompe ».Par contre, le ministre de la Con-sommationn et des Corporations, M.Michel Côté, a répété, hier à la sortie des Communes, qu’il ne voyait pas pourquoi il devrait rendre public le rapport O’Farrell, qui traitait entre autres de la sous-capacité de raffinage au Québec après la fermeture de la raffinerie Gulf de Montréal-Est et des dangers de voir les consommateurs mal servis par un manque de concurrence.« Tout a été dit sur ce rapport-là, a souligné le ministre Côte, puisque dès que M.O’Farrell ( directeur du bureau des enquêtes sur les coalitions ) m’a fait part de ces conclusions, je les ai rendues publiques le jour même.» M.Côté a ensuite révélé que, contrairement à ce qu’il laissait entendre, il y a deux semaines en Chambre, le rapport O’Farrell n’a pas été transmis à la Commission des pratiques restrictives, à qui le ministre a demandé de se pencher sur la situation de l’approvisionnement et de la concurrence au Québec dans le cadre d’une longue enquête qui dure depuis plusieurs années.4 ftq çon compétente et professionnelle », a expliqué en conférence de presse M.Henri Massé, porte-parole de la FTQ pour cette prochaine ronde de négociations.Sur la question salariale, la centrale syndicale demande la pleine indexation des salaires, l’octroi d’une prime qui servira de couverture contre l’inflation et une augmentation moyenne de la masse salariale, pour la première année de leur prochain contrat de travail, de 8.1 %.Il s’agit ici d’une augmentation moyenne.Si elles étaient acceptées, les demandes salariales de la FTQ feraient en sorte que les salariés qui gagnent $ 16,000 ( ils constituent 50 % des 45 000 syndiqués représentés par la centrale ) verraient leur chèque de paie augmenter de 11 %.Ceux et celles qui reçoivent présentement un salaire annuel de $ 20 ,000 verraient pour leur part leur rénumération grimper de 8.9 %, soit .7 % de plus que ceux qui gagnent $ 25,000 et 1.9 % de plus que ceux et celles dont le salaire atteint présentement $30,000.Les travailleurs qui occupent le premier échelon ( $ 47,000 ) de l’échelle salariale des syndiqués de la fonction publique représentés par la FTQ ne recevront, de leur côté, aucune augmentation salariale.Ignorant encore une fois les dispositions de la loi 37 à cet égard, le centrale formule des demandes salariales pour la deuxième et la troisième année de leur prochaine convention collective, alors que la législation actuellement en vigueur précise que les salaires ne sont négociables que pour la première année de la convention collective.Exprimant ainsi son complet désaccord avec la loi 37, M.Massé a expliqué que les demandes salariales de la FTQ visaient essentiellement à permettre le redressement de la rénumération des plus bas salariés.Il a rappelé à cet effet que 70% des 45,000 syndiqués représentés par la FTQ gagnent moins de $ 20,000 par année.En ce qui a trait au dossier concernant la condition féminine, les revendications de la FTQ portent sur l’implantation d’un plus grand nombre de garderies en milieu de travail, l’application de programmes d’accès à l’égalité et sur une plus grande reconnaissance de leur travail, puisque selon les chiffres publiés par la centrale hier, les femmes occupent actuellement la majorité des postes à statut précaire au sein de la fonction publique québécoise, tout en recevant un salaire nettement inférieur à leurs confrères masculins qui effectuent un travail identique.« Le degré de frustration des syndiqués que nous représentons est fort élevé.Nous ne nous sommes pas encore remis de la campagne de dénigrement qu’a menée contre nous le gouvernement lors de la dernière ronde de négociation.Cette situation ne doit pas survenir à nouveau, car cette fois-ci nous prendrons les moyens nécessaires pour réagir efficacement», a lancé M.Massé.Précisant qu’il était encore trop tôt pour commenter la réceptivité des négociateurs patronaux face à ces demandes, M.Massé a conclu en indiquant qu’il s’attendait à ce que les pourparlers que les trois grandes centrales entameront bientôt soient longs et difficiles.La Fédération des Travailleurs du Québec fera connaître ses demandes aux différentes tables sectorielles le 10 février prochain.4 CEQ et parapublic.Il a toutefois tenu à préciser que ces demandes n’étaient pas faites dans un esprit revanchard malgré les coupures imposées par le précédent gouvernement.« Ces demandes ne se veulent pas une récupération pour ce que l’ancien gouvernement nous a fait perdre avec les décrets, a expliqué le dirigeant syndical.Même si une majorité de nos membres gagnent aujourd’hui moins qu’en 1982, il n’est pas question d’exiger du présent gouvernement de payer la note pour le vol perpétré par le gouvernement précédent.» Les demandes de la CEQ ont été déposées par ailleurs sans tenir compte de la loi 37, qui modifie le régime des négociations dans les secteurs public et parapublic.Ainsi au chapitre des salaires, la CEQ fait des demandes pour les années 1987 et 1988 alors que sont seuls négociables les salaires de la première année de la convention collective.Pour ces deux années, les taux d’augmentation sont calculés en tenant compte de l’inflation, la récupération des pertes, la participation à l’enrichissement collectif, et la prévention contre l’inflation.« Nous désirons négocier toutes les conditions de travail de nos membres, a affirmé M.Charbonneau.De plus, la CEQ a présenté une formule de négociations à deux niveaux qui est contraire encore une fois à la loi 37.La centrale désire en effet négocier à une table commune des questions majeures que sont les primes pour disparité régionale, les droits parentaux, l’accès à l'égalité, le traitement des plaintes de harcèlement sexuel, les garderies, les régimes d’assurances et de retraite, et la rémunération.A cette table commune s’ajouteraient les tables (15) sectorielles qui font partie de toutes négociations.Or la loi 37 ne prévoit pas de table centrale.Cela ne semble pas préoccuper M.Charbonneau cependant.« Nous espérons obtenir de la part de la partie patronale des réponses d’ici le mois de mars quant à la formule de négociations, table commune CEQ et tables sectorielles comprises » a-t-il dit.La première preuve de sérieux de ce gouvernement, moi je la chercherai dans le temps qu’il va mettre à répondre à notre demande sur la formule de négociations.» M.Charbonneau voit dans les prochaines négociations l’occasion pour le nouveau gouvernement de créer un dossier nouveau en passant de la parole aux actes.Les déclarations de M.Robert Bourassa, pendant et après la campagne électorale, l’ont du reste rassuré, a-t-il dit.Le président de la CEQ a tenu également à rappeler que le Parti libéral, alors dans l’opposition, s’était opposé à la loi 37.Il croit, pour cette raison, que le présent gouvernement saura accueillir la formule de négociations proposée par la centrale.M.Charbonneau a expliqué par ailleurs que les demandes de la CEQ se voulaient aussi une réponse à des préoccupations sociales majeures qui touchent l’ensemble de la société, comme les services de garde, les garderies au travail, et les garderies pré scolaires.Il a aussi mentionné l’importance de l’accès à l’égalité pour les femmes — les deux tiers des membres de la CEQ sont des femmes —, et la perspective d’emploi chez les jeunes.M.Charbonneau a fait remarquer à cet égard que les effectifs de la CEQ vieillissaient et qu’il fallait trouver dès aujourd’hui des moyens pour faciliter la prise de la retraite tout en ouvrant aux jeunes le marché de l’emploi.Au sujet d’un front commun intersyndical, enfin, M.Charbonneau a regretté l’absence d’un accord, d’autant plus que les demandes salariales des trois centrales étaient sensiblement les mêmes.Il s’est cependant montré inflexible sur la nécessité d’avoir une table centrale qui regrouperait quelques grandes questions seulement.4 Loi 101 avantage : la solution du problème pourrait être administrative et non pas législative.« Il y a peut-être bon nombre de cas, disait-il le 15 janvier dernier, qui peuvent se régler sans que vous touchiez à la loi, seulement par une interprétation plus souple de certains points, qui ont été appliquées au cours des dernières années avec une rigidité étroite ».Les libéraux feraient donc l’économie d’un débat à l’Assemblée nationale qu’il ne souhaitent d’aucune manière.M.Ryan a d’ailleurs en tête un exemple concret de ces « zones grises » : certains sont des « illégaux » pour avoir fréquenté deux écoles bilingues de la CÉCM « classifiées comme des écoles françaises ».Il suffirait simplement, recommandait-il en 1983, que « les anciennes écoles bilingues de la CÉCM puissent être considérées commes anglaises par le ministre et ses mandataires ».Premier problème: il faudrait pour ce faire tordre la réalité historique.Ces écoles, confirme la CÉCM, faisaient partie de son secteur français, communiquaient en français avec les parents et décernaient leurs bulletins en français.Second problème: les « mandataires du ministre », comme écrivait M.Ryan, ne sont justement pas ses mandataires.Ils exercent, en vertu de la loi 101, des pouvoirs quasi-judiciaires et agissent donc, comme la Commission d’appel chargée le cas échéant de réviser leurs décisions, en pleine autonomie.Bref, ils ne sont pas liés par l’autorité du ministre mais par celle de la loi elle-même qu’ils sont chargés d’interpréter et d’appliquer.Maintenant au pouvoir, le ministre dispose des moyens politiques et administratifs de « faire subir l’épreuve du réel » à sa vision des choses.L’approche « cas par cas » soulève cependant une difficulté énorme: celle, précisément, de rassembler l’information sur chacun d’eux.Rien n’est simple à cet égard: on dénombre quatre cas types quant à la connaissance qu’a des dossiers le Bureau de l’admissibilité à l’enseignement en anglais (BAEA), l’organe quasi-judiciaire chargé de l’application de la loi: ¦ Le « clandestin ».C’est l’enfant dont les parents ont compris qu’il ne répondait en rien aux critères prévus par la loi 101 et la clause Canada.Par exemple, aucun des deux parents n’a jamais fait d’études primaires en anglais, ni au Québec, ni ailleurs dans le monde.Les parents se sont bien gardés de demander une « déclaration d’admissibilité » au BAEA pour ne pas laisser de trace dans le système.Ils ont plutôt directement confié leur enfant à une école anglo-catholique complaisante qui, de son côté, a promis la discrétion.L’enfant n’apparaît dans aucun régistre officiel de la commission scolaire ou du ministère de l’Éducation.Seul le « réseau » anglo-catholique connaît exactement le nombre de ces élèves.¦ Le « semi-clandestin ».C’est l’enfant dont les parents ont demandé officiellement une déclaration d’admissibilité au BAEA mais qui ne l’ont pas obtenue faute de répondre aux critères de la loi.Certains de ces enfants se retrouvent aujourd’hui à l’école française mais d’autres n’ont laissé aucune trace dans les écoles du Québec.Ou bien, ils fréquentent clandestiment l’école anglaise, ou bien, Us ne sont plus d’âge scolaire ou bien, ils ont quitté le Québec.Belle équation à trois inconnus.En 1981, la CÉCM a tenté de retracer 798 de ces « semi-clandestins » dans ses écoles.Elle n’a pu élucider que 18 % des cas ! ¦ Le « déclaré».C’est l’enfant auquel le BAEA a officiellement refusé une demande d’admissibilité et qu’une commission scolaire a non moins officiellement inscrit, bien qu’illéga-lement, sur ses listes d’élèves.On peut évidemment dénombrer ces enfants.¦ Le « semi-déclaré ».C’est l’enfant que la commission scolaire a officiellement mais illégalement inscrit sur ses listes, mais pour lequel les parents n’ont jamais officiellement de- WINNIPEG (PC) - Un plus grand nombre de cancers d’un type rare mais étroitement relié à l’amiante ont été découverts tant dans les Prairies qu’au Québec où le minerai est extrait et traité.Voilà ce que révèle une étude provenant du ministère fédéral de la Santé.Achevée l’année dernière, cette étude a permis de découvrir 27 nouveaux cas de mésothéliome dans les trois provinces des Prairies, comparativement à 25 en Ontario seulement et 20 au Québec en 1982-83.Le Manitoba a fait part de sept nouveaux cas durant cette même période.En 1980, seulement deux nouveaux cas avaient été diagnostiqués à Winnipeg.Mais depuis lors, 15 nouveaux cas ont été signalés dans la capitale manito-baine et 11 autres ont été diagnostiqués dans d’autres régions de cette province.Le Dr Elliott McCaughey, directeur du Centre canadien de référence des tumeurs, dit que le lien le plus prononcé entre la maladie, qui s’attaque à l’enveloppe des voies respiratoires et des voies digestives, et l’exposition à l’amiante, a été constaté quand des fibres sont respirées et non digérées.« La situation de l’eau potable en est une encore très obscure », a commenté le Dr McGaughey, se référant au fait que les conduits d’alimentation d’eau potable de Winnipeg contiennent de l’amiante.« Aussi étonnant que cela puisse sembler, ce qui a été découvert durant les dernières années au sujet de l’amiante digéré, c’est que les fibres traversent OTTAWA (PC) - Le président du Congrès du travail du Canada ( CTC ), M.Dennis McDermott, a été nommé ambassadeur du Canada en Irlande.M.McDermott a indiqué, tard hier soir en entrevue téléphonique, que le premier ministre Brian Mulroney venait tout juste de lui faire'part de la nouvelle.La secrétaire-trésorière du CTC, Mme Shirley Carr, dispose déjà de l’appui de l’exécutif de la centrale syndicale en vue de succéder à M.McDermott lors du congrès du syndicat qui se déroulera à Toronto du 28 avril au 2 mai prochain.M.McDermott a affirmé hier avoir été approché « tout récemment » par le gouvernement au sujet du poste diplomatique en Irlande, mais soutient n’avoir entrepris aucune démarche pour l’obtenir.Au journaliste qui lui demandait s’il avait hâte de se rendre en Irlande, il a répliqué « Évidemment », se refusant toutefois à donner davantage de détails avant que sa désignation ne soit officiellement annoncée aujourd’hui.Le poste est vacant depuis le départ de l’ambassadeur Edgar Ben-son, survenu le 14 juin 1985, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires extérieures.Dans une entrevue accordée plus tôt ce mois-ci, M.McDermott, président depuis 1978 du CTC, qui regroupe deux millions de membres, avait indiqué son intention de de- mandé au BAEA de déclaration d’admissibilité présumant sans doute que la réponse serait négative.On peut dénombrer ces enfants mais on ne sait pas pourquoi et en quoi ils sont « illégaux » puisque que les parents refusent de transmettre le dossier au BAEA.Le majorité des illégaux — on parle de quelque 1,800 cas — sont des « clandestins » et des « semi-clandestins ».Pour que M.Ryan puisse appliquer la méthode du « cas par cas », il faudra d’abord que les parents concernés, les enseignants et les directeurs anglo-catholiques — qui sont de mèche pour faire durer le système — acceptent de sortir ces enfants de la clandestinité.Or M.Ryan peut-t-il à l’avance leur garantir qu’une solution va être apportée a leur problème ?Rien n’est moins certain.Demain: la solution législative.4 Thatcher litique actuelle en Grande-Bretagne, a créé la surprise en se levant pour rendre hommage à la bravoure de Mme Thatcher, et lui proposer son soutien.« Dans ce qui est une expérience difficile et angoissante pour le parti conservateur, nous travaillerons ensemble avec un seul objectif : faire en sorte que le parti tory reste au pouvoir», a-t-il déclaré.Le leader de l’opposition travailliste, M.Neil Kinnock, avait ouvert le débat d’urgence en lançant cet avertissement : « Aujourd’hui, la première ministre est en accusation (.) si elle ne peut dire la vérité, elle doit partir.» M.Kinnock a sommé la première ministre d’indiquer quand, comment avec une rapidité étonnante les parois intestinales de sorte qu’elles peuvent atteindre n’importe quelle région de l’organisme.» « Les implications de cette découverte ne sont pas encore connues », note le médecin.Le taux de décès au Manitoba attribuable à tous les types de cancer et le taux attribuable plus spécifiquement aux nouveaux cas sont de beaucoup supérieurs à la moyenne nationale.Toutefois, les responsables de la compilation de ces statistiques affirment qu’une partie des explications peut être attribuée à un meilleur système de dépistage au Manitoba que dans les autres provinces.En 1980, la dernière année pour laquelle Statistique Canada a publié des données, le taux de nouveaux cas de cancer au Manitoba était de 451 pour chaque 100,000 hommes et de 500 cas pour chaque 100,000 femmes.Ces données se comparent à des taux nationaux de 368 pour 100,000 hommes et à 320 pour 100,000 femmes.Les taux provinciaux sont également plus élevés pour les cancers gastro-intestinaux qui, comme certaines études l’ont suggéré, pourraient être reliés à la présence d’amiante dans l’eau potable.« Je ne crois pas que nous disposions de suffisamment de preuves pour affirmer que l’ingestion de fibres d’amiante provoque le cancer », a déclaré le Dr N.W.Choi, épidémiologiste attaché à la Fondation de traitement et de recherche sur le cancer du Manitoba.meurer au sein de la centrale à titre de conseiller, au moment de sa retraite, et de se consacrer à la rédaction de textes sur des questions sociales et ouvrières.Il estimait dans cette entrevue avoir contribué à l’amélioration du dialogue entre le monde syndical et le gouvernement pendant ses huit années passées à la tête du plus puissant syndicat au Canada.Cela dit, avait-il ajouté, le CTC s’est à plusieurs reprises heurté au gouvernement sur différentes questions.« Nous avons été franchement critiques quand cela fut nécessaire-.Nous avons eu un certain nombre de confrontations avec le gouvernement, ce qui constitue, je crois, notre rôle logique.Nous ne cherchons pas la bataille, mais nous ne pouvons pas non plus y échapper.» Les relations entre le CTC et l’ex-gouvernement libéral étaient pratiquement inexistantes au moment de la défaite des libéraux aux élections de septembre 84.Mme Carr, qui est âgée de 56 ans, sera la première femme et la première candidate en provenance d’un syndicat de la fonction publique à prendre la tête de la centrale.M.McDermott, qui termine sont quatrième mandat de deux ans à titre de président, était entré en fonction en 1978 après avoir été le directeur canadien des Travailleurs unis de l’automobile.et pourquoi une lettre confidentielle du conseiller juridique du gouvernement sir Patrick Mayhew avait été transmise à la presse, dans le but d’embarrasser M.Heseltine.La lettre reprochait au ministre de la Défense des inexactitudes dans sa campagne en faveur du rachat partiel du constructeur d’hélicoptères Westland par un consortium européen, plutôt que par le groupe américano-italien Sikorsky-Fiat.Mme Thatcher a admis que son gouvernement avait commis des maladresses.« En vérité, avec le recul, il est clair qu’il s’agit, et il y en a certainement eu d’autres, d’un cas qui aurait pu être mieux traité et cela aussi, je le regrette », a-t-elle déclaré.Mais Mme Thatcher a déclaré profondément regretter la manière dont la fuite avait été organisée par M.Leon Brittan, l’ex-ministre du Commerce et de l’Industrie, dont elle s’était jusqu’ici montrée totalement solidaire, y compris après sa démission, vendredi.Elle a affirmé que la lettre avait été rendue publique à la suite d’un malentendu entre responsables de son cabinet et M.Brittan.Enfin, elle a indiqué qu’un tel procédé avait été adopté pour contrer l’attitude de M.Heseltine qui refusait de se plier à la discipline du cabinet, en respectant une totale neutralité dans une transaction privée.Accusée par le leader travailliste d’avoir diffusée des demi-vérités, s’empêtrant dans l'affaire Westland comme le président Richard Nixon dans le Watergate, Mme Thatcher a affirmé n’avoir été mise au courant de la fuite organisée par le ministère du Commerce que quelques heures après que celle-ci ait eu lieu.Dennis McDermott nommé ambassadeur du Canada en Irlande LE DEVOIR ECONOMIQUE .2 Montréal, mardi 28 janvier 1986 EN UN COUP D’OEIL LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ Domtar lait un financement public La société Domtar Inc.de Montréal a approuvé hier le dépôt, auprès des commissions des valeurs mobilières et organismes similaires au Canada, d’un prospectus provisoire en vue d’une nouvelle émission publique d’un nombre cependant encore indéterminé d’actions privilégiées de série B.Ces actions comporteront initialement un taux de dividende fixe durant cinq ans, apres quoi il fluctuera selon le taux d’intérêt préférentiel.Le produit de l’émission servira au financement du programme de dépenses en capital de la société, dont le programme de redressement de l’usine de papiers fins à Windsor de l’ordre de $ 870 millions, et l’investissement à l’usine de papier journal de Dolbeau de l’ordre de $ 85 millions.¦ Encore $ 50 millions pour Power Corp.La société Power Corporation de Montréal gonflera ses coffres de $ 50 millions additionnels à la suite d’une convention de prise ferme qu’elle vient de signer avec un groupe de quatre courtiers pour la vente de deux millions d’actions privilégiées.Celles-ci, de premier rang, sont rachetables et portent un dividende cumulatif assuré de 8 % pour les cinq prochaines années.Le produit de l’émission, précise la compagnie, sera investi dans des titres à court terme négociables, en attendant d’être utilisé pour effectuer des investissements.¦ Nominations aux Industries Domco MM.Germain Perrault et Franco Pace ont été nommés respectivement aux postes de président du conseil et président et chef de la direction de Les Industries Domco Ltée de Lachine.Ces promotions font suite au départ pour la retraite de M.Pietro Carlo Viglio, qui occupait les deux fonctions.Le plus ancien manufacturier de prélarts en Amérique du Nord a par ailleurs annoncé un bénéfice de $ 6.5 millions ou $ 3.62 par action ordinaire pour l’exercice terminé le 31 octobre dernier.Il s’agit d’une hausse substantielle par rapport aux $ 4.5 millions ou $ 2.51 l’action pour l’année financière 1984.Les revenus ont dépassé les $ 100 millions pour la première fois de l’histoire de la compagnie plus que centenaire, en s’établissant à $ 100.5 millions, en hausse de 16 % sur l’année précédente.¦ Cogeco fait $ 5 millions de recettes L’entreprise de télévision le groupe Cogeco a généré dès revenus de 3 4.9 millions, dont elle a tiré un bénéfice consolidé après impôts et intérêts minoritaires de $ 521,000, soit l’équivalent de $ 0.10 par action, au cours de son premier trimestre à titre de société ouverte.Dans son premier rapport aux actionnaires, le président et chef de la direction de la compagnie, M.Henri Audet, indique que les demandes présentées pour l’obtention d’une deuxième antenne affiliée au réseau Quatre Saisons à Trois-Rivières et à Sherbrooke étaient toujours à l’étude par le CRTC et qu’il n’y avait cependant pas de demandes concurrentes.¦ Mateo Mart : hausse de 37 % Le fabricant de matériaux de construction et de rénovations domiciliaires Mateo Mart Inc.de Saint-Basile-le-Grand a inscrit un bénéfice net de $ 704,309 ou l’équivalent de $ 0.27 par action ordinaire pour l’exercice terminé le 31 octobre dernier, soit une augmentation de 37 % par rapport à l’année précédente.Les ventes ont augmenté entre temps de 6 % pour s’établir a $ 23.3 millions.¦ Artopex investit $2.6 millions à Laval La société Artopex International a annoncé hier un investissement de $ 2.6 millions pour l’expansion de son usine principale de Laval.La majeure partie, soit 31.6 million, servira à l’achat de nouvel équipement et l’autre partie, à la construction d’un entrepôt central.Le fabricant de systèmes de bureaux modulaires financera l’opération'à partir des $ 5 millions recuillis à l’occasion se son premier appel à l’épargne réalisé en novembre dernier.¦ Campbell Red L.obtient 57 % de Kiena La société Campbell Red Lake Mines Limited de Toronto s’est assurée du contrôle de Kiena Gold Mines Limited en bouclant vendredi l’offre d’achat déposée précédemment pour les 3,331,203 actions ordinaires détenues par Falconbridge Limited et représentant environ 56.7 % du total d’actions en circulation.La transaction implique un déboursé de $ 86.6 millions.Un déficit de $ 417,000 au terme de l’exercice financier 1985 Les résultats financiers de Métro-Richelieu montrent un net redressement au 1er trimestre Évolution des ventes par période mensuelle S millions 11 mai 3 août 31 août 28 sept 26 oct.23 nov.21 déc CLAUDE TURCOTTE Le Groupe des Épiciers Unis Métro-Richelieu Inc.a connu une baisse de I % de ses ventes et un déficit de 3 417,000 au cours de l’année financière se terminant le 28 septembre 1985.Mais à la suite d’un certain nombre de mesures fermes prises au cours de cette « période de vaches maigres », les résultats du premier trimestre de l’exercice en cours indiquent un redressement certain, à savoir des ventes de 3 388 millions, en hausse de 26 %, ainsi qu’un profit avant impôt de 3 2 millions, comparativement à une perte de 3 2.3 millions au cours de la période correspondante de l’année précédente.Ces résultats ont été communiqués hier à l’assemblée annuelle des actionnaires de ce groupement coopératif qui s’est retrouvé à partir de 1984 « dans une position de faiblesse » et qui a connu ses moments les plus difficiles dans les premiers mois de 1985.Après quatre déficits mensuels au cours du premier semestre, la rentabilité du Groupe s’est raffermie et stabilisée à partir de juillet, une tendance qui s’est maintenue au premier trimestre de la présente année.Malgré un soulagement bien compréhensible, les dirigeants du Groupe Épiciers Unis Métro-Richelieu ne versent pas dans un optimisme enivrant.Dans le rapport annuel remis aux actionnaires, M.Marcel Beaulieu, président du conseil d’administration, dit ceci : « Le marché de l’alimentation ne sera sans doute plus jamais celui qu’on a connu dans le passé.La concurrence au détail est sans précédent.Dorénavant, chaque dollar de profit sera inévitablement le fruit d’une planification sérieuse qui fera l’équilibre entre les besoins des membres et les nécessités opérationnelles de l’entreprise.» Dans le cadre du plan de redressement, il y a eu notamment la transformation des avances des membres en capital-actions pour les investir dans l’entreprise.Le conseil d’administration avait reçu l’autorisation visant une conversion maximale de 3 30 millions des avances; en fait, on en a réinvesti 3 26.7 millions, ce qui « assure une plus grande stabilité financière et permet de mieux contrôler la croissance ».D’ailleurs, cela a contribué largement à faire baisser le ratio dette à long terme-avoir des actionnaires de 5.65 à 1.94.Sur le plan des ventes et de la part du marché, ce qui est toujours considéré comme un facteur important dans le secteur de l’alimentation, Épiciers Unis Métro-Richelieu a enregistré une moyenne de 25.6 % pour sa part du marché québécois au cours des 52 dernières semaines.Toutefois, en janvier 1985, cette part était à 23.4 %, alors qu’elle atteignait 26.8 % en novembre de la même année.Le Groupe rappelle aussi que la bannière Métro, avec ses 353 points de vente et une part de 22 % du marché de l'alimentation au Québec, arrive au premier rang parmi toutes Voir page 12 : Métro-HIchelleu Québec reçoit une offre de $ 52 millions pour la Raffinerie de sucre de Saint-Hilaire NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC — Le ministère des Finances du Québec a en mains une offre d’achat de la Raffinerie de sucre de Saint-Hilaire pour un montant de 352.4 millions.L’offre vient d’un des trois géants du sucre, la compagnie Lan-tic, possédée à 47 % par la chaîne de supermarchés Steinberg, a appris la Presse Canadienne de différentes sources.Une fois en possession de la société d’État, la compagnie Lantic envisagerait de la fermer dans un délai de trois ans.L’acquisition permettrait à Lantic de contrôler 67 % du marché du sucre dans l’Est du Canada.Pour financer l’achat, Lantic ob- tiendrait un prêt de 3 40 millions du gouvernement québécois, portant intérêt à 10 % et remboursable à compter de 1992.L’achat de la raffinerie gouvernementale de sucre par Lantic signifierait la perte des 100 emplois permanents et des 180 emplois saisonniers générés par l’entreprise à, Saint-Hilaire, à 25 km à l’est de Montréal.Le gouvernement s’engagerait par ailleurs pour 3 2.5 millions dans un programme de recyclage des producteurs de betterave à sucre dans d’autres produits alimentaires.L’offre d’achat comprend cependant plusieurs clauses qui favorisent nettement l’acheteur.Les principales sont les suivantes : — le gouvernement demeurerait responsable de la dette de 3 55 mil- lions que la raffinerie a contractée auprès de la Banque Nationale; — des déductions d’ordre fiscal de 3 90 millions seraient consenties à Lantic pour la prochaine année, ce qui se traduit par une économie nette de 332 millions; — Lantic deviendrait propriétaire des quotas d’exportation de sucre que la raffinerie de Saint-Hilaire possède vers les États-Unis.Il était impossible d’obtenir hier les réactions du ministre des Finances du Québec, M.Gérard-D.Lévesque, ou du président de la Raffinerie de sucre, M.André Marier, dans ce dossier.Au bureau de M.Marier, la secrétaire souligne qu’il faut s’adresser au ministre pour obtenir des réactions.Pour sa part, le président de la compagnie Lantic, M.Léo La- brosse, a refusé hier de commenter la nouvelle.« Il n’y a pas d’entente finale et s’il y en a une, on vous en avisera », a commenté M.Labrosse.Selon le président de Lantic, la politique de la compagnie est d’attendre que les choses soient réalisées pour les annoncer.De son côté, le ministre de l’Agriculture, M.Michel Pagé, a affirmé la semaine dernière à la Presse Canadienne qu’il n’était pas question de « faire un nouveau Quebecair » avec la Raffinerie de sucre.La décision gouvernementale face à l’avenir aie l’entreprise sera connue dans les prochains jours, avait expliqué M.Pagé.La Raffinerie de sucre déclarait des pertes de 311.3 millions en 1985, pour un déficit accumulé de 3 20.8 Voir page 13 : $ 52 millions Le 2e courtier francophone a doublé son chiffre d’affaires quatre ans d’affilée L’expansion de McNeil Mantha connaîtra dorénavant une croissance moins rapide JOCELIN DUMAS McNeil Mantha Inc., la deuxième firme de courtage francophone au Québec de par l’importance de son capital, poursuivra en 1986 son expansion a un rythme moins rapide après avoir doublé ses revenus quatre années de suite pour atteindre 318.3 millions au 30 septembre 1985.« Si notre chiffre d’affaires doit doubler, ce sera aux deux ans », déclarait M.André Desaulniers, président du conseil et chef de la direction, à l’occasion d’une rencontre de presse précédant l’assemblée annuelle des actionnaires.Pour le premier trimestre terminé le 31 décembre 1985, les revenus de McNeil Mantha se sont tout de même accrus de 34.8 % par rapport à la période correspondante de l’an dernier pour atteindre 3 6.2 millions.La rentabilité n’a cependant pas suivi cette progression alors que le bénéfice net fléchissait de 17.7 % à 3 527,000 ou 3 0.14 par action au cours de la même période.M.Desaulniers explique cette baisse des profits par la volatilité de certains marchés et des opérations d’arbitrage qui ont été moins fructueuses qu’à l’habitude.« Les résultats de l’arbitrage sont très difficiles à prévoir pour un seul trimestre et sont sujets à de fortes fluctuations.Mais cette fois-ci, nous n’avons même pas atteint la moyenne des ré- Évolution des revenus 20 1983 1984 1985 S millions.sultats de l’an dernier.» Il fait toutefois remarquer que le recul n’est pas dramatique et que pour l’année au complet, il demeure confiant que cette activité donnera des résultats aussi bons que par le passé.Il note aussi que la croissance poursuivie par la compagnie, « même si elle s’annonce moins frénétique », continue à exiger des in- Bénéfice net 1983 1984 1985 ü fl M|| ¦¦¦ vestissements de ressources humaines et physiques qui taxent les résultats à court terme.« La croissance de 100 % de l’an dernier a entraîné une surchauffe de certains engrenages.Il faut reformer du personnel, embaucher, trouver de l’espace, acheter de l’équipement de bureautique.Tout cela coûte très cher.« Mais à la longue, ajoute-t-il, nous sommes toujours persuadés que les résultats nets suivront la même courbe ascendante que celle des revenus bruts.» Malgré le retard des bénéfices après trois mois, M.Desaulniers conserve un optimisme « prudent » et prévoit être en mesure de présenter des bénéfices en hausse de l’ordre de 25 % au terme de l’exercice actuel, ce qui les porterait à 3 2.5 millions en comparaison de 3 2 millions pour l’exercice 1985.McNeil Mantha est maintenant active sur les parquets boursiers de Montréal, de Toronto et de Vancouver où elle dispose de bureaux au service des clientèles institutionnelles et de particuliers, ainsi qu’à Québec.M.Desaulniers prévoit que le bureau de Vancouver ouvert l’été dernier sera rentable avant la fin de l’exercice financier en cours.Une équipe de six mainteneurs de marché des options y sont en place, sans compter le personnel administratif qui regroupe une dizaine de personnes.Leader incontesté au Canada dans le domaine des options, McNeil Mantha en a transigé plus de 450,000 contrats l’an dernier, soit près de 8 % du volume canadien total.Le courtier compte aussi quatre mainteneurs de marché à la Bourse de Toronto, alors qu’il n’en comptait aucun Tan dernier.« À court terme, nous envisageons Voir page 13 : McNeil Mantha Votre R.E.E.R.a-t-il un rendement + comparable à celui des Fonds Dynamique?* Fonds Dynamique du Canada, croissance moy.annuelle sur 10 ans au 19.5 % PAS DE COMMISSION A PAYER PAR AN* 31.12.85 1 an:+ 28.1% Fonds Dynamique VENDUS SANS FRAIS D’ACQUISITION Obtenez les prospectus gratuits.MONTREAL 842-1416-24 heures sur 24.De partout ailleurs sans frais 1-800-361-5149.i /< 12 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 SCIENCE ET TECHNOLOGIE Le micro-ordinateur se révèle le mal-aimé des Occidentaux BONN (AFP) — La majorité des citoyens du monde occidental voient l’irruption de la révolution informatique comme un mal nécessaire plutôt que comme un moyen de multiplier leurs capacités, révèle une étude sur le micro-ordinateur effectuée dans six pays occidentaux.Un sondage comparatif réalisé par l’Institut ouest-allemand Em-nid auprès de 6,500 citoyens de RFA, de Grande-Bretagne, du Japon, de France, des États-Unis et de Suisse, montre une sorte de fatalisme de la majorité face au nouveau petit écran qui remplace la machine à écrire au bureau, les récitations à l’école et les jeux de société à la maison.Tout compte fait, le micro-ordinateur est jugé nécessaire pour le développement de la société, sans que cela implique une appréciation fondamentalement positive du phénomène, résume l’Institut Emnid.Le principal adepte de la révolution informatique est un homme de moins de 50 ans, cadre dynamique qui gagne bien sa vie et a fait des études supérieures.Certaines observations relevées par les enquêteurs surprendront : ainsi, le Britannique, qui pourtant a le niveau de vie le plus bas des six, est mieux équipé en ordinateurs à la maison que l’Américain lui-même (17 % contre 16%), l’Allemand reste sous-équipé à son travail (6 %) et le Japonais est le plus mal informé (21 % des Japonais disent n’avoir jamais reçu d’information sur le micro-ordinateur).Les réponses montrent que l’Occidental, même le mieux informé, perçoit mal les atouts de l’ordinateur et a tendance à en voir surtout les risques : appelés à livrer leurs associations d’idées sur l’ordinateur en général, les Américains, pourtant bien informés, les Allemands, les Suisses et les Britanniques ont montré plus de préjugés défavorables que de préjugés favorables.Au premier rang des craintes, en Europe, le chômage.Au premier rang des avantages, l’allégement du travail.C’est en France et au Japon que les associations d’idées posi- tives l’emportent et que les préjugés sont les moins forts, mais Français et surtout Japonais sont paradoxalement les plus réticents quand il s’agit d’accepter les micro-ordinateurs dans leur vie quotidienne.Le Français est le plus préoccupé par le risque d’un État « big brother ».Le Japonais n’a aucune peur d’un ordinateur dévoreur d’emplois, mais il lui fait un accueil étonnamment froid : il est le moins persuadé que la compétitivité exige l’informatisation accélérée de son industrie.Il semble trouver que son système économique est suffisamment compétitif et n’a pas besoin de plus d’ordinateurs.Les mieux accoutumés à l’ère informatique sont indubitablement les Américains et les Britanniques.C’est, parmi les Européens, le Britannique qui raffole le plus des jeux informatiques : 36 % des citoyens de Sa Majesté les ont déjà pratiqués (contre 48 % des Américains et 26 % des Japonais).L’incrédulité ou la réticence sont partout fortes face aux prétentions de l’ordinateur de développer la logique et la créativité à l’école.Les Français sont les plus convaincus : 48% croient que l’ordinateur développe le raisonnement et 41 %, qu’il accroît l’imagination.Les Allemands (40 % —27%) et les Suisses (42 % — 22 %) n’en sont pas du tout sûrs.Les adultes soutiennent l’introduction du micro-ordinateur à l’école parce qu’on les a persuadés que cette évolution est indispensable pour assurer la compétitivité professionnelle de leur descendance.C’est à leurs yeux un mal nécessaire accepté avec résignation et sans enthousiasme.Une attitude contrastant avec celle des 14-19 ans, qui — dans des proportions de l’ordre de 80 % — se réjouissent de l’ordinateur à l’école.Perçu par les citoyens de la plupart des pays industrialisés comme une nécessité à l’école, dans l’administration, dans l’industrie afin de rester concurrentiel, l’ordinateur a de beaux jours devant lui.Selon l’Institut canadien de recherches avancées Le Canada se doit de jouer un rôle important dans le projet de station spatiale américaine + Métro-Richelieu les bannières prises individuellement.Globalement, Provigo détient plus de 30 % du marché, tandis que Steinberg en accapare environ 19 % et IGA-Boniprix, plus de 10%.Ce sont là des données fournies par le Groupe Métro.Le président et directeur général, M.Jacques L.Maltais, a rappelé aux actionnaires qu’il y avait lieu d’analyser les résultats de 1985 en deux temps.Dans les premiers mois, « notre entreprise a dû faire face à une série de facteurs négatifs sans précédent dans l’histoire du Groupe », notamment de sérieux problèmes de relations de travail, des incendies importants, mais peut-être encore plus marquants furent les gestes posés par des concurrents : l’arrivée de Super Carnaval « que personne n’attendait ou ne prit au sérieux au début » ; puis, il y a eu « le réveil de Steinberg », accompagné d’une période « de forte consolidation chez Provigo » et enfin « Hudon et Dau-delin avec sa bannière IGA et un centre de distribution sous-utilisé fit lui aussi une percée dans la clientèle traditionnelle de Métro ».« Attaqué de toutes parts», le Groupe Métro a vu alors surgir les déficits, dont celui de mars dépassant $4 millions.Des membres remettaient en question leur appartenance et leur foi au Groupe.Il fallait Administrateur du Canadien Pacifique donc réagir vite.Il y a eu d’abord un remaniement majeur à la haute direction et des coupures radicales dans le personnel : 76 postes ont été éliminés ou non comblés.On a commencé à décentraliser certains éléments de la mise en marché.On a mis sur pied divers programmes d’appui aux marchands-membres, qui ont entraîné des déboursés de $ 4.4 millions.Un programme de Corvée-rénovation a incité les marchands à investir eux-mêmes ¥ 5 millions dans la modernisation de leurs établissements.Il y a eu la restructuration financière et une nouvelle stratégie de marketing et de mise en marché en vue d’indiquer « un changement radical de l’image et de l’orientation » de l’entreprise.Tous ces efforts conjugués ont eu pour effet de transformer le déficit de $ 4 millions enregistré dans les cinq premières périodes, en un profit avant impôts de $ 2.2 millions au cours des huit dernières périodes de l’année.Cette tendance s’est poursuivie au premier trimestre de cette année, c’est-à-dire aux mois de octobre, de novembre et de décembre de 1985.PIERRE CAYOUETTE L’Institut canadien des recherches avancées estime que le Canada doit s’efforcer d’obtenir sa propre « niche » dans les technologies de la station spatiale américaine.Le Canada, estime l’organisme, doit prendre la responsabilité d’une partie intégrante de l’infrastructure de la station spatiale américaine.De passage au DEVOIR, le directeur de l’Institut, M.John Fraser Mustard, docteur, s’est dit d’avis que le Canada devait absolument « jouer un rôle important et à long terme dans le projet de station orbitale.Sinon, pas la peine qu’il y participe.» L’Institut canadien de recherches avancées est une société privée sans but lucratif qui réunit des experts canadiens de la haute technologie, issus de l’université et de l’industrie.Des représentants des sociétés Spar Aérospatiale et MPB Technologies faisaient partie d’un comité spécial de l’Institut chargé de soumettre au ministère canadien de la Science et de la Technologie le point de vue de 1TCRA sur la participation canadienne à la station américaine.Le gouvernement devrait faire connaître sous peu de quel ordre sera la participation canadienne à ce projet, dont les coûts s’élèveront à $ 12 milliards.Les États-Unis y investiront $ 8 milliards.Le Japon et les pays membres de l’Agence spatiale européenne fourniront le plus gros des quatre autres milliards nécessaires.Trois options s’offrent au Canada.La conception de panneaux photovol-talques destinés a alimenter la station en énergie, la fabrication de satellites de télédétection placés en orbite polaire ou encore la fabrication de la « station-service de l’espace », c’est-à-dire de l’Installation intégrée des services d’essais (ISTF).« C’est cette troisième option (ISTF) qui correspond le mieux au potentiel technologique du Canada, soutient M.Pierre Bélanger, doyen de la Faculté de génie de l’Université McGill.L’Installation intégrée des services d’essais permettrait au Canada d’exploiter sa base considérable de recherche fondamentale en intelligence artificielle et en robotique.» Le Canada a d’ailleurs déjà une longueur d’avance dans ce domaine avec le fameux « bras canadien », le télémanipulateur conçu par la société Spar Aérospatiale.M.Bélanger, qui faisait partie du comité spécial sur la station orbitale, croit que le Canada « ne doit pas rater le train qui passe ».Selon lui, l’engagement canadien dans le projet aura un effet d’entraînement technologique à long terme dans une variété de domaines.Projet le plus ambitieux depuis la conquête de la Lune, annonce avec éclat par le président Reagan en janvier 1984, la station spatiale américaine sera placée en orbite géostationnaire à environ 500 km d’altitude.Son assemblage est prévu pour 1992.Mais cette échéance semble de plus en plus irréaliste.Des contraintes budgétaires empêcheraient la NASA de respecter les délais prévus.De passage a Montréal, le directeur des activités de la station orbitale, M.Granville Paules, a refusé de confirmer ces retards.« Pour l’instant, a-t-il dit, il n’est pas question de retarder la mise en orbite.Chose certaine, a-t-il poursuivi, la station orbitale prend mê&L'* ¦ .'¦'¦wwÇw L’honorable Peter Lougheed, C.P., c.r.On annonce la nomination de l’honorable Peter Lougheed, C.P., c.r.au poste d'administrateur du Canadien Pacifique Limitée.Après une carrière consacrée aux affaires et au droit, M.Lougheed est entré en politique en 1965.Il fut élu à l’Assemblée législative de l'Alberta en 1967 et fut Premier ministre de l’Alberta de 1971 à 1985.En 1982, il a été nommé membre du Conseil Privé de la Reine au Canada.M.Lougheed est associé principal du cabinet d'avocats Bennett Jones, de Calgary et d’Edmonton, et siège au conseil d'administraiton de plusieurs sociétés.CLUB DES RELATIONS INTERNATIONALES Université de Montréal Pavillon Maxllllen-Caron, Local 8425-5 C.P.6128, succursale A - -, Montréal(Ouéoac) XVIIIe Congres onnuel du Club des relotions H3C 3J7 internationales L'impact des investissements étrangers dans les pays en voie de développement Conférenciers: — Edmond Jouve — Paul Gérln-Lajoie — Marcel Desjardins — Jean-Guy Hudon — Louis Sabourin — Gaétan Boisvert — André Békoumé — Férld Mouldl — Jaime Llambias-Wolff — Gérard Heruvuet — Said Khlarl — Kimon Valaskakis 31 janvier et 1er février 1986 Complexe Guy-Favreau 200, boulevard Dorchester ouest, Montréal Station de métro Plaça d’Armas Ransaignamants Montréal: (514) 737-1877, 721-0837 Claudine Boudraault M.John Fraser Mustard, directeur de l’Institut canadien de recherches avancées, est d’avis que la participation du Canada à la station spatiale américaine devrait être gérée par une agence spatiale canadienne relevant d’un seul ministre.forme.» Après 10 mois d’analyses sérieuses, tout est prêt, du moins « sur papier ».Reste à déterminer, d’ici à 1987, quelles sociétés fabriqueront la station.Digne de la science-fiction, la mission de cette station orbitale sera multiple.En plus de constituer un observatoire de choix pour mieux scruter le système solaire, la station orbitale sera un véritable laboratoire, un complexe industriel situé dans l’espace.On y travaillera à l’élaboration de super-matériaux qui, dans le contexte de l’apesanteur, s’obtiennent plus facilement, que sur Terre.Selon M.Paules, le laboratoire de la station orbitale permettra de produire les cristaux des semi-conducteurs de l’avenir, comme l’arséniure de gal- lium ou le séléniure de germanium.Les retombées terrestres seront incommensurables, principalement dans le domaine de l’informatique.Selon le porte-parole de la NASA, la technologie de l’espace sera sans limite.Elle pourrait eventuellement susciter d’immenses progrès dans le domaine de la santé.On pourra, par exemple, produire dans 1 espace des cellules pancréatiques.Cela mènerait éventuellement à un traitement contre le diabète.La station orbitale aura égale ment une mission dite « portuaire » Les navettes spatiales en prove nance de la Terre pourront s’accou pler à la structure métallique modu faire en forme de croix.Elles y de meureront le temps d’un ravitaille ment ou le temps d’une réparation Puis, elles repartiront dans l’espace La station servira donc en quelque sorte de relais.« C’est ici, dans la conception de cette « station-service » que le Canada pourrait jouer un rôle majeur », explique M.John Fraser Mustard, directeur de l’Institut canadien de recherches avancées.Ce dernier s’est par ailleurs prononcé en faveur de la création aune Agence spatiale canadienne.Il entérine les recommandations émises à ce sujet l’butomne dernier par le Conseil des Sciences du Canada et son président, M.Stuart Smith.Selon M.Fraser Mustard, la participation canadienne doit être gérée efficacement par une agence spatiale nationale relevant d’un seul ministre.« Actuellement, juge-t-il, l’administration des projets spatiaux au Canada souffre d’éparpillement.» L’homogénéisation s’impose.Dans une démarche plus globale, l’Institut canadien des recherches avancées tente par ailleurs de faire avancer la « culture scientifique » au Canada.C’est une démarche de longue haleine, avoue-t-on, qui nécessite un courageux lobbying.L’organisme fait la promotion de l’interaction entre l’entreprise et l’université.L’ICRA dénonce le faible pourcentage (1.28 %) de son produit national brut que le Canada consacre à la recherche et au développement.« La Suède, un pays qui présente plusieurs similitudes avec nous, consacre 3 % de son PNB à la recherche et au développement », fait remarquer M.Fraser Mustard.Tout en précisant le caractère apolitique de 1TCRA, il constate néammoins la nécessité d’un rajustement des priorités de la part du gouvernement canadien.LESUPER FAX Québoc: (418) 653-7131 Marysa Martin Les appareils àfacsimilé de NEC contribuent à éliminer les coûts de communications superflus.La plupart des entreprises ont besoin de faire circuler des informations.Pour ce faire, nous devons le reconnaître, il y a plus d’une possibilité.Il y a le courrier, les messageries, le Télex et le téléphone.Mais quand on recherche la rapidité de l’éclair alliée à des économies étonnantes il y a un moyen qui laisse tous ses concurrents loin derrière.Il s’agit de la série d’appareils à facsimilé “Bit” de NEC.Les messagers sont encore bloqués dans les embouteillages, le courrier traîne encore.le Superfax de NEC NEC Corporation NEC a déjà acheminé vos données! Le Superfax est facile à manier.Il peut expédier une lettre, un contrat, un dessin, une photo, un tableau, bref tout ce que vous voulez, à l’autre bout de la ville, du pays ou du monde en quelques secondes.Et à un coût très modique.Apprenez-en plus long sur les appareils à facsimilé de NEC, et maîtrisez vos frais de communications.Téléphonez-nous dès aujourd’hui, ou mettez la carte-réponse ci-dessous à la poste! Computers and Communications I ?Veuillez me faire parvenir des renseignements sur les appareils à facsimilé de NEC.N0M_ TITRE.OUI! Je veux savoir comment le Superfox de NEC contribue ¦ %- £M9-1-«U q eiemmer nuis cw g communient ions superflus.i Les appareils à facsimile de NEC sont distribués au Canada par Interconnact Equipment Systems, de Montréal.Québec et son réseau de dépositaires Expédiez cette carte-réponse à l’un des dépositaires dont le nom figure ci-dessous .ou téléphonez-nous! COMPAGNIE.ADRESSE___ VILLE_____ CODE______ .PROVINCE___ .TÉL.I____L Astro Telecommunications 4240 Rue Sere Ville St.Laurent, Québec H4T 1A6 (514) 341-1671 Le Groupe A & A 1130 boul.Des Grandes Prairies St.Léonard, Québec H1P 1A2 (514)325-7701 Dynamic Interconnect (MTL) Ltd.3501 Rue Ashby Ville St.Laurent, Québec H4R 2K3 (514)337-5050 G.H.Data Communications Inc.8360 Bougainville Montréal, Québec H4P2G1 (514)340-1133 % » v LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 ¦ 13 Il n’y a pas lieu d’allonger le mandat de l’OCRI, affirme son président MIVILLE TREMBLAY de la Presse Canadienne La restructuration des industries du textile, du vêtement et de la chaussure est bien embrayée et il n’a pas lieu d’allonger le mandat de l’Office canadien pour un renouveau industriel (OCRI), a déclaré le président de l’organisme, M.Georges Tsai, lors de la publication de son quatrième et dernier rapport annuel.Créé par le gouvernement fédéral en novembre 1981 pour aider les secteurs du textile, du vêtement et de la chaussure ainsi que certaines régions dépendantes de ces secteurs et leurs travailleurs, l’OCRI, terminera ses activités, comme prévu, le 31 mars 1986.L’OCRI a eu pour difficile tâche de limiter les dégâts dans des secteurs durement frappés par la concurrence internationale et par la récession de 1982.L’emploi dans ces secteurs mous a chuté de 21 % au cours de son mandat.Plus précisément, 49,000 emplois ont été perdus au Canada du premier semestre de 1984 au premier semestre de 1985; le total se chiffre maintenant à 185,000.Ces données cachent toutefois une certaine stabilisation de l’emploi au cours de la dernière année.Selon M.Tsai, « l’industrie en sort amaigrie, mais sans doute en meilleure forme, tant financièrement que dans son appareil de production.Elle a certainement un avenir, car dans presque chaque sous-secteur il y a des entreprises qui peuvent prospérer.Toutefois, ajoute-t-il, ces améliorations ne mettront pas nécessairement les entreprises concernées à l’abri des pressions exercées par les importations en provenance des pays à faible coût de revient.» M.Tsai estime que deux ou trois ans de plus pour l’OCRI au- raient pu aider, mais qu’avec les programmes réguliers du ministère de l’Expansion industrielle régionale, l’industrie pourra capitaliser sur les gains initiaux et poursuivre sur sa lancée.« Il y a eu rattrapage, mais il ne faudrait pas s’endormir sur ses lauriers, car la modernisation va demander un effort continu.» Le vêtement, en particulier, devra faire davantage pour favoriser ses exportations avec l’aide d’experts conseil.En un peu plus de quatre ans, l’OCRI a aidé 303 entreprises des secteurs cibles avec des subventions totalisant $ 217 millions.En outre, $ 97 millions ont été versés à 414 projets prévoyant la création de quelque 5,000 emplois dans des zones fortement tributaires du textile, du vêtement et de la chaussure.Ces derniers octrois ont été consacrés à la diversification industrielle des zones spéciales que sont Valleyfield, Drum-mondville, Trois-Rivières—Sha-winigan, Sherbrooke—Magog, Victoria ville—Plessiville au Québec, et Cornwall et Hawkesbury en Ontario.Ces statistiques s’arrêtent au 31 octobre 1985 et l’OCRI pense que d’ici à la fin de ses activités le 31 mars 1986, elle aura engagé les $ 50 millions qui lui restent, facilitant la création ou le maintien de 1,500 autres emplois.Au total, l’OC RI aura favorisé des investissements approchant $ 1.5 milliard, dont les deux tiers dans les secteurs du textile, du vêtement et de la chaussure.L’OCRI a réussi de façon inégale son mandat de renouveler le tissu industriel des zones spéciales.Dans l’ensemble, les nouveaux emplois créés n’ont pas été suffisants — il en a manqué 1,400 — pour compenser les pertes subies dans le textile, le vêtement et la chaussure.^ $ 52 millions millions.En 1985,149 producteurs ont roduit 130,000 tonnes de betteraves sucre.Pour sa part, le porte-parole du Front commun pour la survie de la Raffinerie, M.Cari Hébert, un employé-cadre de l’entreprise, a transmis hier un télégramme au ministre Pagé pour l’inciter à éviter « une décision précipitée » dans ce dossier.Le Front commun regroupe 24 organismes intéressés à l’avenir de l’entreprise (syndicats, chambres de commerce, association de producteurs).M.Hébert a rappelé qu’au cours de la dernière campagne électorale, le Parti libéral s’était engagé à créer un comité spécial sur l’avenir de la Raffinerie.Des représentants des travailleurs seraient invités à faire + McNeil Mantha une expansion soutenue du bureau de Toronto, souligne M.Desaulniers, notre objectif étant d’y prendre aussi une place importante sur le marché des options.» Le volume obligataire transigé par McNeil Mantha a par ailleurs augmenté de 70 % l’an dernier pour atteindre près de $7 milliards.« Notre service institutionnel des obligations prend de plus en plus d’importance et avec les ajouts de personnel prévus, il y a une croissance importante à en espérer.» M.Desaulniers considère aussi augmenter le nombre de représentants des services aux particuliers, lequel a doublé l’an dernier alors que le revenu brut généré augmentait de 119%.Pour ce qui est des résultats de Disnat, le courtier exécutant filiale à part entière de McNeil Mantha, ils ont dépassé les objectifs avec un chiffre d’affaires qui a doublé en un an.Disnat sert maintenant plus de 7,000 comptes de particuliers et 11 institutions financières.« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette acquisition qui contribue aux bénéfices de McNeil Mantha », commentait M.Desaulniers.« Cette filiale progresse au même rythme que la maison mère et n’a pas encore atteint son plein potentiel.La base de clientèle s’élargit continuellement avec la sensibilisation de la population aux marchés boursiers.Et même la concurrence la Banque Mercantile du Canada VEUILLEZ PRENDRE NOTE que le 24 janvier 1986, la Cour supérieure du Québec, district de Montréal, a ordonné, en vertu de la Loi sur les banques, aux fins des assemblées extraordinaires des détenteurs d'actions privilégiées catégorie A, en tant que catégorie, des détenteurs d'actions privilégiées catégorie A, série I.en tant que série, et des détenteurs d'actions privilégiées catégorie A.série 2, en tant que série, de La Banque Mercantile du Canada devant avoir lieu le 31 janvier 1986, que le quorum requis soit réduit à 30% des actions en circulation de cette catégorie et de ces séries, ces actions devant, dans chaque cas, être représentées en personne ou par un fondé de pouvoir.Le présent avis est remis en vertu des conditions de l'ordre susmentionné.La vice-présidente et secrétaire, V.M.HENDERSON Montréal (Québec) le 24 janvier 1986 partie du comité, selon l’engagement électoral libéral.M.Hébert a déploré n’avoir pas pu rencontrer le ministre de l’Agriculture lorsque ce dernier est venu visiter l’entreprise la semaine dernière.Un autre ardent défenseur de la Raffinerie, le député péquiste de Verchères, M.Jean-Pierre Charbon-neau, estime que la vente de l’entreprise d’État à Lantic constituerait « une catastrophe économique ».Selon M.Charbonneau, si jamais la transaction se fait, il s’agira d’une « vente à rabais d’une entreprise gouvernementale qui pourrait aisément devenir rentable».Le député de Verchères établit à $ 225 millions les pertes réelles du gouvernement si jamais la transaction devait se faire selon le schéma prévu.des banques et sociétés de fiducie joue en notre faveur en éveillant les gens au phénomène du courtage à escompte.» Il y a un seul secteur pour lequel les objectifs ne sont pas numériques mais qualitatifs, poursuivait M.Desaulniers, et c’est celui de la prise ferme et des financements publics.« Nous sommes très fiers de notre écurie, soulignait-il, avec des titres comme Cascades, Datamark.Nous demeurons très sélectifs dans le choix des titres offerts, car les entreprises bien gérées en croissance sont les plus susceptibles de faire appel à nouveau à nos services.» En somme, McNeil Mantha compte jouer sur tous les fronts pour assurer sa croissance au cours des prochaines années et ne ratera pas une occasion de développer de nouvelles activités.C’est ainsi que l’on vient d’ouvrir un service distinct de recherche et de transactions sur métaux précieux adressé aux utilisateurs et producteurs de ces métaux.« C’est un luxe que je ne me serais pas permis il y a quelques années, commente M.Desaulniers, mais plus on grossit et plus y y a de nouvelles occasions d’affaires.» Sans avoir recours à l’épargne publique, M.Desaulniers croit que les profits et des marges de crédit plus étendues seront suffisantes pour maintenir le capital de la firme à la hausse.Il n’est, bien sûr, pas question de versement de dividendes.« Nous sommes trop jeune pour cela », concluait-il.( ^ NORANDA INC.AVIS DE DIVIDENDE Le conseil d'administration de Noranda Inc.a déclaré un dividende trimestriel de deux dollars trente-sept cents et demi (2,375$) l'action en devises canadiennes dans le cas des actions privilégiées en circulation, convertibles et rachetables, à dividende cumulatif, 9^%, série A, payable le 12 mars 1986 aux actionnaires inscrits au livre des actions le 14 février 1986.Par ordre du conseil.Le secrétaire, B.H.Grose.Toronto (Ontario) Le 15 janvier 1986 V_______________J Selon le Conseil du patronat du Québec Le rapport de la Commission Beaudry ne contient rien en faveur de l’employeur PAUL DURIVAGE Il n’y a strictement rien pour les employeurs dans le rapport de la Commission Beaudry sur le travail, affirme le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui revenait hier à la charge dans une critique détaillée des recommandations formulées par la commission consultative.Reprenant les termes mêmes du programme électoral du Parti libéral du Québec, le vice-président exécutif du CPQ, M.Ghislain Dufour, a déclaré que les recommandations du comité « n’amélioreront pas la compétitivité de notre régime de relations de travail par rapport au système nord-américain; elles n’allégeront pas les coûts des entreprises au chapitre des relations de travail, mais, au contraire, les accroîtraient substantiellement; eUes rendront la vie des PME encore plus difficile au chapitre des relations de travail.» L’organisme patronal a relevé plus d’une trentaine de « nouveaux irritants » dans le rapport de la commission.Ceux-ci s’ajoutent aux 20 qu’il avait déjà relevés dans la législation actuelle du travail et qui n’ont pas trouvé d’écho dans le mémoire de la commission.« Il y a bien une cinquantaine de points avec lesquels nous sommes en accord, a expliqué le porte-parole.Mais il s’agit essentiellement de mesures qui s’imposaient d’elles-mêmes, comme une meüleure codification des lois du travail du Québec et l’amélioration des procédures d’arbitrage de griefs, ou de la correction d’anomalies absurdes à leur face même et qui n’auraient jamais dû être, comme le fait qu’un employé absent pendant l’année pouvait obtenir une période de congé annuel plus longue que celle obtenue par ses collègues.» Parmi les recommandations restées sans écho, le CPQ s’est montré particulièrement déçu du maintien du statu quo en matière de sous-traitance.Le choix de n’adhérer à aucun syndicat lors de la tenue d’un vote d’accréditation a aussi été ignoré.À cela s’ajoutent les « nouveaux irritants ».Le CPQ cite à ce chapitre la législation forçant l’entreprise à fournir de l’information sur ses affaires à ses employés ou à accorder aux travailleurs à temps partiel des avantages identiques que ceux qu’obtiennent les employés réguliers, la diminution de la durée de la semaine de travail, la gratuité des recours DENIS LESSARD de la Presse Canadienne OTTAWA — Bien que le gouvernement fédéral et le Québec aient consenti une mise de fonds globale de $ 110 millions pour attirer l’usine d’assemblage de Hyundai à Bro-mont, le siège social n’a jamais fait partie de l’entente avec le manufacturier coréen.C’est ce qu’a reconnu hier le ministre d’État à la petite et moyenne entreprise, M.André Bissonnette.«Je suis très satisfait de l’investissement de $ 300 millions à Bromont qui créera 1,200 emplois direct.Je me dois de remercier Hyundai», a-t-il déclaré.Le manufacturier coréen, qui a déjà une usine de pièces en Ontario, doit annoncer prochainement qu’il bâtira un nouvel édifice à Scarborough, en banlieue de Toronto.Depuis trois ans, le siège social de la compagnie était situé à pour congédiement, les dispositions sur les changements technologiques qui vont plus loin que les dispositions du Code canadien du travail limitées aux seules très grandes entreprises, etc.Le CPQ s’en est particulièrement pris à la valorisation des décrets par une formule jugée brouillonne et pernicieuse.« La commission, par un moyen détourné, recommande rien de moins que la négociation sectorielle », affirme-t-il, avisant que si le législateur entérinait pareille orientation, il en combattrait l’application par tous les moyens possibles.« La législation québécoise du tra- Markham, près de la Ville-Reine.« J’ai appris ce matin que la compagnie s’apprêtait à placer son siège social dans une ville de l’Ontario », a indiqué M.Bissonnette, parlant d’un investissement d’environ $ 15 millions.De son côté, le ministre du Développement industriel régional, M.Sinclair Stevens, a minimisé l’impact de la décision de Hyundai.« Leur siège social est déjà en Ontario », a-t-il indiqué, soulignant que depuis son arrivée sur le marché canadien, Hyundai administrait ses activités depuis Toronto.Selon lui, la décision du manufacturier est essentiellement de regrouper trois sites d’entreposage déjà existants en un seul, « avec des bureaux d’administration », a-t-il ajouté.« Il n’a jamais été question de siège social, l’engagement de Hyundai portait sur un nombre d’emplois et de voitures produi- vail pénalise déjà les entreprises d’ici, comparées à leurs concurrentes des juridictions avoisinantes.La plupart des recommandations de la commission détérioreraient encore davantage la situation concurrentielle de nos entreprises, sans cependant que d’aucune façon elle n’ait cru bon d’en mesurer les coûts », a conclu M.Dufour.Le CPQ transmettra aujourd'hui son rapport au ministre du Travail, avec qui il souhaite en débattre.Il poursuivra son lobbying à l’occasion de son colloque annuel le 13 février prochain.tes », a déclaré M.Bissonnette de son côté.Au ministère du Développement industriel régional, on admet que les intentions de Hyundai d'investir pour un nouveau siège social ont pris Ottawa par surprise.Les fonc-tionaires refusent toutefois d'indiquer si, à leur avis, cet investissement aurait dû suivre l’usine d'assemblage au Québec.Pour le directeur de Hyundai pour l’Est du pays, M.Bernard La-trille, jamais au cours des négociations avec les gouvernements au sujet de l’usine d’assemblage il n’a été question d’implanter le nouveau siège social au Québec.« La question ne se posait même pas, il n’y a plus un seul manufacturier automobile qui ait son siège social au Québec », a-t-il lancé.Le siège social torontois em-loiera environ 170 personnes, il co-abitera avec le centre de distribution de la production en Ontario.Hyundai érigera son siège social en Ontario Pour ne pas avoir tous vos sous dans le même panier « au REER Dynamique dont la croissance moyenne annuelle au cours des 10 dernières années s’est élevée à 19,5% par an.Sur cette base, une cotisation de $1 000 par an pendant 10 ans, représenterait aujourd’hui un capital accumulé de $30 264.La contribution REER annuelle.En ce moment beaucoup de gens s'apprêtent à investir une somme d’argent dans leur REER par prévoyance pour leur retraite tout en réduisant les impôts qu’ils auront à payer.Cette année encore, beaucoup plaçeront leurs économies dans un certificat de dépôt garanti (CDG).Et pourtant.Il y a tellement d'autres véhicules de placement qui seront probablement plus rentables à long terme.du rendement du certificat de dépôt à celui du REER Dynamique.Revenons au bon vieux temps de décembre 1975 pour comparer l’évolution de $1 000 placés dans un CDG, et $1 000 placés dans un REER Dynamique.Croissance de $1 000 sur 10 ans calculée sur la base d'un placement initial de $1 000 avec gains en capital, dividendes ou intérêts réinvestis et composés pendant 10 ans, de décembre 1975 à décembre 1985.Finds Dynamique du Canada* Valeur u 31 «c.1915 Certificat de dépôt liranti** ?Croissance da l'actif ¦ Placement Initial de $1 000 La rendement da Fonds Dyasmlqua du Canada ast da 112% sapérlaur à celui du CDG.•Croissance moyenne annuelle au 31.12.85 + 19.5%.Croissance pour les derniers 12 mois au 31.12.85 + 281% "Source : Revue de la Banque du Canada Taux d'intérêt annuel moyen d'un CDG.Le Fonds Dynamique du Canada, c’est quoi?C’est un fonds commun de placement où l’argent est investi en titres de participation (actions ordinaires) d’une quarantaine d’entreprises canadiennes de tout premier ordre.Des compagnies telles que Banque de Montréal, Alcan, Canadian Tire, Domtar, Canadien Pacifique, Stelco, Shell, parmi les mieux connues.La performance à long terme du Fonds Dynamique du Canada est l’une des meilleures dans l’industrie des fonds communs de placement.Au cours des 10 dernières années, la croissance annuelle moyenne a été de 19,5% par an.Une gestion exemplaire.Gestion Fonds Dynamique Ltée fut établie en 1979 dans le but de fournir à des clients particuliers et institutionnels, des fonds de placement à frais modiques de gestion gérés par des professionnels hors pair.Gestion Fonds Dynamique qui administre les fonds d’investissement du groupe Dynamique, est une filiale des conseillers en placement Beutel, Goodman & Company Ltd., une maison reconnue comme l’une des plus prestigieuses parmi les gestionnaires de portefeuilles au Canada.C’est Beutel, Goodman A Chop emp i 24835 113^ )34k 13W Banbury 2400 40 40 40 Chutine rs i 7000 » X X 7600 UMi 8W ?Vk Chutine w j 2500 1 Bonk BC 7607 54k Citco pr 0 z206 43 43 43 8500 33 X X -6 Cloymore 7000 45 45 45 ?2 Bor res 3000 65 60 60 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IOII A My 55 35 45 45 332 lOil A My 55 P $7% $8% $7% 12 lOil A My 57V?10 20 lOil A My 57V?P $10% $10% lOil A Ag 45 $4% $5% $4% 5 IOII A Ag 47V?335 365 345 1 IOII A Ag 47V?P $2'/.260 220 3 IOII A Ag 52V?135 160 365 71 IOII A Ag 52V?P $5% $5% $6% 53 IOII A Ag 55 P $7% $8% $8% 7 IOII A Ag 57% 25 45 lOil A Ag 57V?P $10% $10% l-Citv Mr 15 110 140 140 89 l-CItv Mr 15 P 15 25 35 98 l-Citv Mr 17% 10 IS 25 428 l-Citv Mr 17%P 150 180 140 56 l-CIty Mr 20 1 10 35 10 l-CIty Mr 20 P 390 440 l-CItv Jn 15 135 170 $2% 43 l-CItv Jn 15 P 40 65 40 20 l-Citv Jn 17% 35 60 35 38 l-Cltv Jn 17%P 175 210 l-CItv Jn 20 5 25 25 6 l-Citv Jn 20 P 390 440 l-Citv Sp 15 155 $2 $3 58 l-Citv Sp 15 P 50 80 l-Citv Sp 17% 55 75 85 35 l-Citv SP 17%P 185 235 K L L Mnr Mr 25 $10% $10% $14% 79 L Mnr Mr 25 P 5 15 115 L Mnr Mr 27% $7% $8% $12% 31 L Mnr Mr 27% P 5 20 45 30 L Mnr Mr 30 $5% $6 $5% 45 L Mnr Mr 30 P 20 45 45 70 L Mnr Mr 32% $4 445 $7% 127 L Mnr Mr 37%P $2% $3% 280 87 L Mnr Mr 40 P 465 $5% $5 3 L Mnr Jn 30 $6% 17% $1% 15 L Mnr Jn 30 P 60 85 125 31 L Mnr Jn 22% $5 $5% $6% 31 L Mnr Jn 32V?P 125 150 180 12 L Mnr Jn 35 $3% $3% $4% 111 L Mnr Jn 37%P 320 340 160 68 L Mnr Jn 40 P $4% $5% $4% 32 L Mnr Sp 35 465 $5% 14% S Suite i la page 18 18 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 OPTIONS TOANS-CANADA TRANSZGEES Suite ^fEüXj RofeÂix -4u LES MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Langage raffiné et précieux.2— Petite chapelle.— Ville de Belgique.3— Relatif à une tonalité.— Ferai tort.4— Contraire au bien.— Teneur exacte d'un acte.5— Difficile à conduire.— Deux.— Petit cube.6— Orienter dans une nouvelle direction.7— Partie du théâtre où jouent les acteurs.— Qui a une saveur rude et désagréable.8— Connu.— Sans vêtement.— Fruit.9— Cérium.— Plomb.— Localité de la Haute-Savoie.10— Être imaginaire.— Exprimer d'une manière nette.11— Cobalt.— Unité monétaire de la Norvège et de la Suède.12— Elle écrit beaucoup de lettres.Verticalement 1— Portion de phrase.— Oblige à adopter les institutions ou la langue russes.2— Senteur.— Cuivre.3— Insecte des eaux stagnantes.— Démonstratif.4— D'Italie.— Char- pente du corps humain.5— Groupe d'oiseaux qui volent ensemble.— Promesse faite à la Divinité.6— Du verbe avoir.— Trois fois.— Bateau de Malaisie.7— Vase d'ornement.— Dans la poésie ancienne, pied de vers composé d’une brève et d'une longue.8— Suit le premier.— Clame et tranquille.9— Route à suivre dans un voyage.10—Fait entrer dans un garage.— Faire répéter jusqu'à trois fois de suite.11 —Septième lettre grecque.— Divinité féminine.12—Saison.— Petit puma de l'Amérique du Sud.Solution d’hier S.H.E.V.R.O.NNFM'S ¦ !S0MtoY ete i ên;euseMt' N AjLPBDjJis.tALir eJÉIp / loti sHa c.¦C Hp,um° R ~U EAJI L.LEUOL-E A IX|RUE|ÔN|E z rUFe s s o U p f r I SPORTS Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 ¦ 19 EN BREF.¦ LaFontaine: pas de fracture UNIONDALE, New York (AP) — Les Islanders de New York ont appris une bonne nouvelle hier.Un examen a révélé que le joueur de centre Pat LaFontaine n’avait pas subi de fracture à l’épaule droite quand il a été blessé, samedi à Uniondale, au cours d’un match contre les Black Hawks de Chicago.L’orthopédiste de l’équipe a même noté une légère amélioration dans l’état de santé de LaFontaine.Il doit être examiné de nouveau ce soir, avant la rencontre des Islanders contre les Maple Leafs de Toronto.¦ Stenmark favori à Adelboden ADELBODEN, Suisse (AFP) — Le Suédois Ingmar Stenmark sera le grand favori du quatrième slalom géant de la saison à Adelboden (Suisse).Parce que l’homme a repris goût à la victoire.Pour Stenmark, Adelboden est en effet synonyme de succès.C’est précisément dans cette station de l’Oberland bernois qu’il a remporté le plus grand nombre de victoires dans la spécialité.Cinq exactement: en 1979,1980,1981,1982 et 1984.¦ Le Super Bowl en Europe LONDRES (AP) — Des millions d’Européens sont restés éveillés tard dans la nuit de dimanche à lundi pour assister au match de championnat du football américain, le Super Bowl.En Grande-Bretagne, la finale était diffusée en direct par la télévision et elle a provoqué beaucoup d’excitation dans les chaumières.Les téléspectateurs en Allemagne fédérale, en France, aux Pays-Bas et ceux de sept autres pays européens ont admiré comment les Bears de Chicago ont écrasé les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.Cette fureur en faveur de ce sport américain atteint des sommets en Grande-Bretagne, où la télévision diffusait la finale pour la quatrième année consécutive.¦ Fitzgerald et Stuper signent (PC) — Les Expos de Montréal ont annoncé que le receveur Mike Fitzgerald et le lanceur John Stuper ont paraphé une entente d’un an pour la saison 1986.Fitzgerald, 25 ans, a compilé une moyenne offensive de .297 en 108 parties à sa première année avec les Expos et à sa seconde dans les majeures.Stuper, 28 ans, a été acquis le 19 décembre dernier de Cincinnati en compagnie de Jay Tibbs, Andy McGaffigan et Dann Bilardello en retour de Bill Gullickson et Sal Butera.Il a boucle la dernière campagne avec un bilan de 8-5 et une moyenne de 4.55 points mérités en 33 présences, dont 13 départs.HOCKEY LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charte* Adam* Pl 9 P n bp bc pts MONTRÉAL 50 28 17 5 223 171 61 QUÉBEC 49 28 18 3 205 168 59 BOSTON 49 24 18 7 196 176 55 HARTFORD 48 26 21 1 202 180 53 BUFFALO 49 22 22 5 182 173 49 Section Lester Patrick PHILADELPHIE.49 35 14 0 215 147 70 WASHINGTON.47 29 14 4 193 159 62 ISLANDERS NY 48 21 17 10 194 176 52 PITTSBURGH .49 22 22 5 189 182 49 RANGERS NY.49 22 23 4 171 170 48 NEW JERSEY.47 15 30 2 178 226 32 Division Clarence Campbell Section Jame* Norri* CHICAGO 48 23 18 7 215 210 53 ST-LOUIS 46 20 20 6 174 182 46 MINNESOTA.48 18 22 8 192 188 44 TORONTO 47 12 30 5 180 230 29 DETROIT 49 10 34 5 163 266 25 Section Connie Smythe EDMONTON .49 34 11 4 259 199 72 CALGARY 47 22 21 4 200 185 48 LOS ANGELES 47 15 26 6 171 230 36 VANCOUVER.48 15 27 6 173 201 36 WINNIPEG 51 15 31 5 181 237 35 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Dimanche Longueuil 2, Drum'ville 1 Chicoutimi 5, Shawinigan 3 Granby 9, St-Jean 3 Laval 5, T-Rivières 4 Hull 6, Verdun 3 Hier Laval 10, Verdun4 Hull 8, Drummondville 4 Ce soir Partie des étoiles Québec vs Ontario à Ottawa, à 19 h 30 Mercredi Partie des étoiles Ontario vs Québec à Hull, à 19 h 30 Jeudi Hull à T-Rivières Drum'ville à Longueuil CLASSEMENT Pi HULL.52 VERDUN .51 DRUMMONDVILLE.53 SHAWINIGAN .51 ST-JEAN .51 CHICOUTIMI .51 LAVAL.50 T-RIVIÈRES .50 GRANBY .51 LONGUEUIL .50 g P n bp bc pts 38 14 0 285 188 76 29 20 2 273 265 60 28 21 4 249 232 60 25 24 2 253 241 52 24 25 2 237 262 50 23 24 4 277 243 50 24 25 1 260 272 49 22 26 2 240 244 46 16 32 3 236 308 35 15 33 2 214 270 32 Ligue nationale Hier Montréal 4, Buffalo 1 Rangers 6, Québec 6 Boston 6, Hartford 3 New Jersey à Minnesota Edmonton à Chicago Los Angeles à Calgary Ce soir Philadelphie à Pittsburgh Washington à Detroit Toronto à Islanders Mercredi Québec à Montréal Boston à Hartford Pittsburgh à New Jersey Washington à Toronto Buffalo à Winnipeg Rangers à Chicago Edmonton à St.Louis Minnesota à Los Angeles Calgary à Vancouver Jeudi Philadelphie à Islanders Vendredi Rangers à Buffalo St.Louis à Detroit Calgary à Edmonton Minnesota à Vancouver Les meneurs (Parti** d'hl*r non compris*.) b a pts Gretzky, Edm.38 94 132 Lemieux, Pit 27 57 84 Coffey, Edm 23 54 77 Naslund, Can.31 45 76 Savard Chi 34 41 75 Kurri, Edm 35 39 74 Stastny P,Qué 26 48 74 Bossy, Isl 35 38 73 Anderson,Edm.32 35 67 Propp, Phi 31 36 67 Haw'chuck.Win.32 33 65 Broten, Min 19 45 64 Goulet, Qué.33 30 63 Smith, Can 21 40 61 Dionne, LA 26 34 60 Francis, Har 19 41 60 Murray, Chi 29 30 59 Robinson,Can 14 44 58 Kerr, Phi 39 18 57 Trottier, Isl 25 32 57 Nicholls, LA 22 35 57 Dahlin, Can.25 31 56 Christian, Was.28 27 55 Gartner, Was 26 29 55 Gust'sson, Was.15 38 53 Federko, St.L.14 39 53 Tanti, Van 29 23 52 Bullard, Pit 28 24 52 Une personne sur quatre est atteinte de cancer IM *tt1 m ù w Mi La Fondation Québécoise du Cancer s’occupe de cette personne 801, rue Sherbrooke est Montréal (Québec) H2L 1K7 (514)527 2194 Le Canadien porte à 2 points son avance en tête Soetaert perd un 4e jeu blanc de justesse GUY ROBILLARD (PC) — Le Canadien a porté à deux points son avance en tète de la section Adams sur les Nordiques en défaisant les Sabres de Buffalo 4-1 hier au Forum.Les Sabres subissaient ainsi une troisième défaite d’affilée après avoir remporté leur trois premiers matches sous les ordres de Sctty Bowman.Déjà détenteur de la meilleure moyenne chez les gardiens (2.51 avant le match d’hier), Doug Soetaert, engagé par mesure de sécurité, était en voie de réussir un quatrième blanchissage, ce qui aurait également constitué un sommet, quand il a été déjoué par Phil Hous-ley à la 17e minute de la dernière période, sur le retour d’un lancer de Gilbert Perreault, qu’il venait de frustrer.Outre son gardien surprise, le Tricolore a sorti son arme meurtrière, le jeu de puissance, pour réussir ses deux premiers buts, par Mats Nas-lund à la première période, et Ryan Walter, à la secondes.Deux tirs frappés de Larry Robinson ont été à l’origine de ces buts.Naslund a réussi son 33e but de la campagne au troisième engagement et Guy Carbonneau a complété le pointage dans un filet désert.Les trios de Gainey-Carbonneau-Nilan pour le Canadien et Andrey-chuk-Tucker-Lacombe pour les Sabres ont été les meilleurs sur la patinoire.Stéphane Richer a obtenu deux mentions d'assistance.Soetaert a réservé ses plus beaux arrêts à Tucker et Seiling à la première période.Don Lever, Lindy Ruff et Perreault à la troisième.Appelé à disputer un deuxième match de suite au Québec, Jacques Cloutier a brillé devant Torn Kur-vers et Bobby Smith, sur le retour, au premier engagement, Nilan et Gainey à la deuxieme période, puis Gainey encore à la troisième.« L’important c’est que l’équipe ait gagné, a souligné Soetaert, en reprenant le cliché des gardiens privi" ut ivés Les Nordiques et les Rangers ne parviennent pas à faire de maître ANDRÉ BELLEMARE QUÉBEC (PC) - Quelle fin de match !.Les Nordiques et les Rangers se sont échangés des buts en fin de troisième période hier soir au Colisée mais aucun n’a pu faire un maître.Un verdict nul de 6-6 mais qui aurait pu tout aussi bien tourner à l’avantage de l’un ou l’autre club à cause des occasions de marquer ratées.Mark Pavelich a sauvé les Ran- gers de la défaite dix secondes avant la fin de la troisième période pour forcer le jeu en prolongation.Mais c’est le gardien John Van-biesbrouck qui a eu le dernier mot.Il s’est illustré à son tour pendant les cinq minutes de prolongation alors que les locaux se sont lancés à l’attaque.Il a privé surtout Michel Goulet et Mark Kumpel qui sont venus à un cheveu d’assurer le gain aux leurs.Vanbiesbrouck a repoussé les cinq tirs (contre aucun pour Malarchuk) Nordiques 6, Rangers 6 Première période 1— Québec, Goulet 34 Hunter.12:25 2— Québec, Rochefort 5 Anderson, A.Stastny.13:37 3— Rangers.Ridley 15 Miller.Metnyk.18:34 Pénalités — Greschner Ran 3:03, Brooke Ran 5:11, RochelortOué 10:11.Deuxième période 4— Rangers, Brooke 19 Laidlaw, Larouche.9:48 5— Rangers, Maloney 6 Sundslrom, Helminen.15:23 6— Québec, Goulet 35 Sauvé, P.Stastny.19:30 Pénalités — Huber Ran 4:20, Moller Qué 7:07, Huber Ran, Kumpel Qué, mineures 10:58, P.Stastny Qué 16:32, Ridley Ran 19:03 Troisième période 7— Québec, Hunter 16 Price, Kumpel.0:46 8— Québec, Kumpel 7 Goulet, Hunter.4:01 9— Rangers, Brooke 20 Vanbiesbrouck, Ruotsalainen.10:58 10— Rangers.Maloney 12 Osborne, Ridley.14:15 11— Québec, Kumpel 8 Hunter.18:49 12— Rangers, Pavelich 18 Laidlaw, MacLellan.19:50 Pénalités — Rochefort Oué 1:26, Paiement Oué 1451 Prolongation Aucun but Pénalité — Aucune Tirs au but Rangers.11 15 6 0 — 32 Québec.11 8 8 5 — 32 Gardiens — New York, Vanbiesbrouck: Québec, Malarchuk Assistance —14,308.en prolongation et 32 en tout.À la toute dernière seconde, d’un autre côté, un tir Pierre Larouche, sur une échappée, a frappé le poteau des buts.Bref, une fin de match excitante au possible qui a tenu les 14,300 spectateurs sur le qui-vive après deux premières périodes assez ternes.À l'offensive, la palme est allée au trio Goulet-Hunter-Kumpel qui a étourdi les adversaires mais ce ne fut pas encore suffisant.Michel Goulet a marqué ses 34e et 35e buts (en plus d’une aide), Mark Kumpel a aussi réussi un doublé (ses 7e et 8e) et amassé une passe tandis que Dale Hunter y allait d’un but et trois mentions d'assistance.Un total de 10 points pour cette ligne d’attaque qui pète le feu depuis quelques matches.Normand Rochefort a inscrit le sixième but des Nordiques qui ont été reculés à deux points du Canadien.Les deux clubs s’affrontent demain au Forum.Les Québécois n’ont pas vu les mêmes Rangers de jeudi dernier au Madison Square Garden alors qu’ils avaient gagné 4-0.Les New-Yorkais n’ont jamais abandonné même s’ils ont tiré de l’arrière deux fois par deux buts.d’un blanchissage.On ne peut blanchir l’adversaire à chaque match, a-t-il ajouté.Je venais d'arrêter Perreault et je pensais avoir retenu la rondelle, ce qui fait que je n’ai pas bougé ».Les spectateurs ont applaudi vers la fin du match quand le tableau indicateur est passé de 5-3 en faveur des Nordiques, contre les Rangers, à 5-5.Puis plusieurs ont hué quand on a annoncé que le prochain match au Forum sera disputé contre les Nordiques.C’est demain soir.¦ Le Canadien présentait une fiche de 10-1-1 au Forum avant de recevoir les Sabres.C’est un point positif en fonction des séries éliminatoires.¦ Autre facteur positif, le Tricolore menait toujours la Ligue nationale avec une moyenne d’efficacité de 29.4 % en avantage numérique.Il était suivi de Chicago, St.Louis, Edmonton, Philadelphie et Québec et dominait aussi bien au Forum qu’à l’extérieur.En désavantage numérique, il venait au huitième rang (79.7 %), tandis que les Nordiques, quatrième équipe plus punie, présentait la deuxième meilleure moyenne d’efficacité (82.2 %), juste derrière les Flyers de Philadelphie (83.2 %), les troisièmes plus punis après Detroit et Calgary.Canadien 4, Sabres 1 Première période t—Montréal, Naslund 32 Robinson, Dahlin.19:44 Pénalités - Playfair But 2:10, Ramsay But 19:10 Deuxième période 2— Montréal, Walter 13 Robinson, Richer.13:00 Pénalités — Gingras Mtl 1:26, Andreychuk But.Walter Mil.mineures 3:46.Montreal banc (purgée par Dahlin) 5:16, Ramsey But 12:50 Troisième période 3— Montréal, Naslund 33 Richer, Tremblay.1:3S 4— Buffalo, Housley 11 Perreault, Cyr.16:17 5— Montréal, Carbonneau 17 Gainey.19:06 Pénalités — Halkidis But.Smith Mtl, mineures 11:08.Richer Mtl 12:10.Tire au but Buffalo.8 5 10-23 Montréal.13 10 10 —33 Gardiens — Buffalo.Cloutier: Montréal.Soetaert Assistance —16,465 AVIS PUBLICS CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-12-148986-86 PRÉSENT- MARTIN GIOVANNINI, Partie demanderesse c.KATIE SANTEILARI, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Katie Santellari de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, 10 St-Antoine, salle 1.100 dans les 40 jours de la date de la publication du présent avis.Une copie de la requête en divorce a été remise au greffe à l'intention de l'intimée.Montréal.24 janvier 1986 DOMINIQUE DI BERNARDO CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE NO: 500-02-000348-867 COMM.DES NORMES DU TRAVAIL, Partie demanderesse —vs— LES ENTREPRISES CORAIL INC.Partie défenderesse La défenderesse.Les Entreprises Corail Inc., d'adresse inconnue est par la présente requise de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la présente insertion.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l’art 119a C.P.C.a été laissée à la Direction générale des Greffes au Palais de Justice de Montréal à son intention.Faute par la défenderesse de comparaître dans ce délai.Statuer sur la demande.Prononcer jugement par défaut avec les mêmes conséquen- ces juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.Montréal, ce 23 janvier, 1986 Ronald Chassé, Protonolaire adjoint Comm.des Normes du travail Me Pierre Arguin 2 complexe Desjardins, 24ème étage Montréal BRUNEAU GUY, 262 St-Charles Borromée Nord, Joliette, P.Qué.J6E 4R7 Prenez avis que le demandeur s'adresse à la Commission des Transports du Québec afin d’obtenir l'autorisation de donner le service suivant: Transport saisonnier, catégorie économique seulement.Transport de personnes âgées autonomes non handicapées des municipalités: St-Thomas, St-Paul, St- AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'intention de la faillite de: VARIÉTÉS RACHEL INC., corporation légalement constituée ayant son siège social au 850, rue Rachel Est, Montréal, Québec H2J2H8 Faillie AVIS est par les présentes donné que VARIÉTÉS RACHEL INC., a lait une cession le 15e jour de janvier 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 5e jour de février 1986, i 10:00 heures, au bureau du syndic.Ce 22e jour de janvier 1986 DENIS RÉMILLARD, C.G.A.Syndic MOQUIN.MÉNARD.GIROUX.DAOUSTINC.85, rue St-Chartes Ouest Bureau fOf Longueuil (Québec) J4H3W7 Tét.: (514) 670-7020/875-6215 Hydro-Québec APPELS D’OFFRES Pour 10 h 30 heure de Montréal Le mardi 11 février 1986 BCZ.60011.F BOUCHONS ET BOÎTIERS ISOLANTS POUR LIGNE SOUTERRAINE Admissibilité: Place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 40 000$ Prix du document: Gratuit EGT.60003.F 2 000 TRAVERSES EN FIBRE DE VERRE Admissibilité: Place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 20 000$ Prix du document: Gratuit Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et 13 h 30 à 16 h 00 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION Direction Approvisionnement de l’Exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d’actif 8205 av.de l'Esplanade, 3e étage Montréal (Québec) H2P 2R5 Pour renseignements: (514) 383-2500 Si le document n’est pas gratuit, le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque visé ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé ou de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance.Seules les personnes physiques ou morales qui ont obtenu le document d’appel d’offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises à soumissionner.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumisson.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'adil Laurent A.Perreault Pierre, Sacré-Cœur de Jésus, Crabtree Mills, Ste-Elisabeth, St-Charles Borromée, Joliette, Notre-Oame-des-Prairies, Notre-Dame de Lourdes, Ste-Mélanie, St-Ambroise de Kildare, Ste-Marcelline, Ste-Marie Salomé, St-Liguori, St-Jacques Village et Paroisse.et St-Alexis et Paroisse.Pour des raisons médicales.Durée du permis.364 jours.Toutes personnes intéressées peuvent intervenir ou s'opposer à la présente demande dans les 5 jours suivant la 2e parution en s'adressant à la Commission des Transports du Québec.505 est.rue Sherbrooke, Montréal, P Qué H2L1K2 1ère parution: le mardi 28 janvier 1986 2ième parution: le mercredi 29 janvier 1986 C.T.Q.TRANSFERT Avis est donné que JOSEPH STABILE du 7376 Newman, LaSalle, P.Q.détenteur du permis M-501408-001 pour la région 10, s'adreasera à ta Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en laveur de CHARLES VÉZEAU du 15 rue Blais, St-Constant, P O., région 10, conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement aur les régies de pratique et de régie interne de ta C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition dans les cinq (5) jours qui suivent ta deuxième (2) parution dans les journaux 1ère parution: 28 janvier 1986 2ème parution: 29 janvier 1986 Avis est donné que GERMAIN FRECHETTE (1982) INC , 2665, rue Principale.St-Jean-Baptiste.Rouville, Qué détenteur du permis M-506590-00 région 02, s’adressera à la Commission des transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de: SERVICES SANITAIRES ROUVILLE LTÉE, 2665, rue Principale, St-Jean-Baptiste, Qué., région 6 conformément aux dispositions de l'article 30 du réglement sur les règles de pratique et de régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention danB les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution: 28 janvier 1986 2ème parution: 29 janvier 1986 Canada.Province de Québec.District de Longueuil,COUR PROVINCIAL!-'.NO: 505 27-«Ml»l S55 PKR-CKPTKUR DUS AMKNDKS KN SA QUALITÉ l)K SAISISSANT, partie demanderesse -vs- CONSTANTINK DIAMANTO POU LOS.partie déten deresse.Le 12 février 1986 à 10:00 heures, au 828 Du Calvet.Chomedey l.avul district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de CONSTANTIN K DIAMANTO POUI.OS saisis en cette cause, consistant en: 1 mobilier de salon, etc.Conditions : AR-GKNT COMPTANT el/ou Cllfi QUÉ VISÉ Information: IIKNRI JUNKAU.huissier (514) 477 1734 FORD BT.JUNKAU.TKASDALK * ASS.IIUISS1KRS.6M De Lorraine.I.ongueuil.Qc.J4II 3R6.a Hydro-Québec APPELS D’OFFRES pour 10 h 30 heure de Montréal HDN.65567.A LSM.67001.A GAE.80008.A le mardi le mardi le mardi 18 février 1986 18 février 1986 18 février 1986 Région Mauricle SERVICES D’ÉQUIPES Région Maisonneuve Région Laurentldes POUR LA CONSTRUCTION, LES MODIFICATIONS ET ENTRETIEN ET TRAVAUX DE GÉNIE Barrage Rawdon Comté de Rousseau L’ENTRETIEN DE RÉSEAUX DE DISTRIBUTION AÉRIENS CIVIL SUR DES LIGNES DE TRANSPORT SOUTERRAINES DE 4 A 315 kV MONTRÉAL ET SES ENVIRONS FOURNITURE ET INSTALLATION D’UNE GRUE A PORTIQUE D’UNE CAPACITÉ DE Admissibilité: 28 Mg Principale place d’affaires au Québec Admissibilité: Admissibilité: Garantie de soumission: 100 000 $ Principale place d'affaires au Québec Principale place d’affaires au Québec Prix du document: 25 $ Garantie de soumission: Garantie de soumission: (SOUMISSION 150 000 $ 50 000 $ PARTIELLE ACCEPTABLE) Prix du document: 25 $ Prix du document: 25 $ DPI.66000.A le mardi 18 février 1986 CENTRES DE SERVICES JARRY I ET JARRY II Montréal SERVICES DE NETTOYAGE RÉGULIER DES BUREAUX ET AUTRES PIÈCES Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec Garantie de soumission: 20 000 $ Prix du document: 25 $ LCP.69003.A le mardi 18 février 1986 Poste Val-Tétreau Hull INSTALLATION ÉLECTRIQUE ET TRAVAUX CONNEXES DE GÉNIE CIVIL (ADDITION 1986) Admlaaiblllté: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 80 000 $ Prix du document: 25 $ HDN.65568.A le mardi 18 février 1986 Région Mauricle SERVICES D’ÉQUIPES POUR L’ÉLAGAGE DES ARBRES Admissibilité: Principale place d'affaires au Québec Garantie de soumission: 100 000 S Prix du document: 25 $ HDN.65558.A le mardi 18 février 1986 Région Mauricle INSTALLATION DE POTEAUX ET D’ANCRAGES Admissibilité: Principale place d’affaires au Québec ‘Garantie de soumission: 100 000 $ Prix du document: 25 $ (SOUMISSION PARTIELLE ACCEPTABLE) Les conditions de chacun des appels d'offres sont précisées dans un document qui peut être consulté ou obtenu du lundi au vendredi inclusivement de 8 h 30 à 12 h 30 et 13 h 30 à 16 h 00 à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE EXPLOITATION Direction Approvisionnement de l’exploitation Service Achats, Contrats et Surplus d’actif 8205 av.de l’Esplanade, 3e étage Montréal (Québec) H2P 2R5 Pour renseignements: (514) 383-2500 Si le document n'est pas gratuit, le montant de 25 $ est NON REMBOURSABLE et doit être payé sous forme de chèque visé ou de mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.La garantie de soumission devra être sous forme de chèque visé ou de cautionnement fourni par une compagnie d'assurance.Seules les personnes, physiques ou morales qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement du bureau mentionné plus haut sont admises ê soumissionner Hydro-Québec se réserve te droit de rejeter toute soumission.Le chef de service, Achats, Contrats et Surplus d'actif Laurent A.Perreault 20 ¦ Le Devoir, mardi 28 janvier 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Reagan a transformé Kadhafi en héros, selon Carter LONDRES (Reuter, AP, AFP) -L’ancien président américain, M.Jimmy Carter, a déclaré hier que les récents efforts du président Ronald Reagan pour isoler le colonel Mouammar Kadhafi avaient eu pour seul effet d’encourager le chef de l’État libyen et de diviser Washington et ses alliés.« Je crois que Kadhafi est bien évidemment un acteur important du terrorisme international », a expliqué l’ancien président, de retour d’une tournée en Afrique où il s’est fait l’avocat du développement agricole.« Mais je pense aussi qu’une action unilatérale de mon pays, lorsqu’il prend des sanctions qui ne lui coûtent quasiment rien et qu’il exige de ses alliés des sanctions analogues, qui leur coûteraient beaucoup, est vouée à l’inefficacité.» Jusqu’à maintenant, les Européens ont refusé d’imiter la décision de Washington d’imposer des sanctions économiques à la Libye, accusée par le président Reagan d’être impliquée dans les attentats des aéroports de Rome et de Vienne le mois dernier.PÉROU La commission de paix fait naufrage NICOLE BONNET Le Monde Hier encore, les ministres des Affaires étrangères des 12 pays de la CEE ont adopté à Bruxelles une déclaration commune contre ^terrorisme qui ne fait aucune réference explicite à la Libye.Dans cette déclaration, les Douze s’engagent à arrêter leurs exportations d’armes vers tout pays supposé soutenir des actes terroristes.Une référence à la Libye, réclamée notamment par la Grande-Bretagne, a été supprimée sur l’insistance de la Grèce, l’Espagne, l’Italie et la France, a-t-on indiqué de source proche de la réunion ministérielle.Dans une conférence de presse à Londres, M.Carter a ajouté que le chef de la révolution libyenne, jusque là considéré comme un paria par la plupart des pays arabes, « s’était du jour au lendemain propulsé au rang de héros, du fait de l’énorme pression verbale et militaire que les États-Unis font peser sur lui».Le colonel Kadhafi et le président algérien, M.Chadli Bendjedid, doivent se rencontrer aujourd’hui, rapportait hier l’agence algérienne APS.APS ne précise pas où la rencontre aura lieu, mais il semble probable qu’elle se tiendra dans la zone frontalière commune aux deux pays.Jimmy Carter louammar Kadhafi Ronald Reagan D’autre part, le colonel Kadhafi s’est montré déterminé, hier soir, à ne pas laisser entrer les navires américains dans le golfe de Syrte,.déclarant qu’il allait proposer « l’interdiction de toute manoeuvre dans la zone économique de chaque pays méditerranéen».Qualifiant le golfe de « très stratégique, car il divise notre pays en deux », le colonel Kadhafi a estimé que toute pénétration dans les eaux territoriales libyennes à partir des bases américaines en Méditerranée ou des navires américains seraient LIMA — La commission de paix, organisme consultatif mis en place auprès du président péruvien, M.Alan Garcia, et dont les compétences portaient sur la violence subversive et les violations des droits de l’homme, a fait naufrage.Quatre mois après la création de cette instance, ses membres viennent de présenter en bloc leur démission.Us estiment que la commission n’a pu satisfaire les espoirs qu’elle avait suscités.Dans la pratique, son poids politique était nul, son rôle restait marginal, et ses membres étaient considérés comme de simples figurants.La commission était composée d’un avocat de la Gauche unie, d’un évêque, d’un scientifique connu, d’un sociologue et d’un médecin appartenant au parti apriste (au pouvoir).Son président, l’avocat Mario Suarez, membre lui aussi de l’APRA, avait présenté sa démission voilà déjà deux mois.Elle n’avait été ni acceptée ni refusée.Les cinq signataires de la lettre de démission justifient leur décision en indiquant que « les pouvoirs publics ont fait montre de peu d’intérêt pour reconnaître à la commission un espace propre, certaines autorités craignant qu’elle n’envahisse leurs champs d’action ».La commission n’a été reçue par le chef de l’État qu’à trois reprises.La dernière réunion a eu lieu le 30 octobre.Depuis cette date, ses demandes d’audience n’avaient pas été satisfaites.Des frictions s’étaient produites à plusieurs reprises avec le gouvernement : la commission estimait, entre autres, que la loi anti-terroriste devait être modifiée, que les détenus considérés comme terroristes pour avoir accompli des actes politiques, et non des homicides, devaient être amnistiés.Elle pensait aussi que des enquêtes devaient être organisées pour éclaircir les 1,300 dénonciations de violation des droits de l’homme commises pendant le précédent régime de M.Belaunde, et que les responsables devaient être jugés.Enfin, elle souhaitait que la Croix-Rouge soit autorisée à apporter son aide humanitaire dans la région placée sous l’état d’urgence.Le gouvernement n’avait donné suite à aucune de ces requêtes.Les membres de la commission estimaient que la création de cette instance était positive, car elle ouvrait un espace de réflexion et d’action pour parvenir à la pacification du pays, mais que ce projet n’était viable que si le président de la République et l’appareil d’État en général lui reconnaissaient un espace propre et une influence politique.w Photo AP Le président Marcos examine une égratignure que lui aurait faite, sans le vouloir, un supporter qui voulait lui donner la main.« une agression américaine ».« La Libye se défendra », a ajouté le colonel Kadhafi, entouré de trois enfants, qui était interrogé en direct de Tripoli au journal de 20 heures d’Antenne 2.Affirmant se référer aux lois de guerre et aux lois internationales, il a déclaré : « Tous les objectifs militaires sont passibles de destruction.» À Washington, le département d’État a appelé, hier, la Libye à mettre fin à ses « activités inacceptables » si ce pays désirait améliorer l’atmosphère avec les États-Unis, MARCOS Pas du genre «à assassiner ses adversaires» NEW YORK (AFP) - Le président philippin, M.Ferdinand Marcos, a déclaré qu’il n’était pas « du genre à assassiner ses adversaires », dans une interview à l’hebdomadaire Newsweek publié hier.Interrogé sur le meurtre de M.Be-nigno Aquino, dont la veuve, la candidate de l’opposition, Mme Corazon Aquino, accuse le président philippin d’être responsable, M.Marcos a déclaré: « Si j’avais voulu sa mort, nous n’aurions eu qu’à faire appliquer la peine de mort qui pesait déjà sur sa tête.» Le président philippin a indiqué par ailleurs qu’il remporterait l’élection présidentielle du 7 février « avec une telle marge que mes amis américains n’en reviendront pas».À propos des informations données par la presse selon lesquelles les actes d’héroïsme, que M.Marcos se targue d’avoir accomplis au cours de la dernière guerre, auraient été fabriqués de toute pièce, le président philippin a déclaré que « l’opposition philippine et la presse étrangère me flattent en considérant mes exploits extraordinaires et donc incroyables ».Les présidentielles au Portugal Soares se prépare au second tour LISBONNE (AFP) — Largement battu par le candidat unique de la droite au premier tour de l’élection présidentielle, M.Mario Soares a donné dimanche soir le coup d’envoi de sa campagne pour le deuxième tour en se présentant comme le leader d’une « nouvelle gauche ».« Rien ne sera plus comme avant dans la politique portugaise après ces élections.Le peuple a dit non à la radicalisation et a dit oui à la gauche démocratique », a soutenu l’ancien premier ministre socialiste en rappelant que la gauche est majoritaire au Portugal.Avec 25.4 % des voix, M.Soares a obtenu plus de quatre PC que son ancien bras droit, l’ex-socialiste M.Salgado Zenha, appuyé par le président sortant, le général Ra-malho Eanes, et par le Parti communiste.Le président Eanes et le Parti rénovateur démocratique ( PRD) qui se réclame de son action, ont essuyé un échec significatif, ainsi que le Parti communiste de M.Alvaro Cunhal.De leur attitude au deuxième tour dépend le sort de M.Mario Soares face à M.Diogo Freitas do Amaral qui, en remportant 46.3 % des voix, semble avoir fait déjà le plein des voix de droite.En effet, M.Amaral, appuyé par le Parti social démocrate au pouvoir, et par les chrétiens de droite du Centre démocratique et social (CDS), a dépassé de 300,000 voix les résultats de ces deux partis aux législatives.Ce professeur de droit de 44 ans vient de donner la mesure de ses possibilités et le ton de sa campagne du deuxième tour en affirmant dimanche soir qu’entre M.Soares et lui il y a en commun « la même idée de la démocratie politique et les mêmes grandes options de politique extérieure ».Malgré les assurances données à M.Soares par M.Zenha (20.8 %) qui a déclaré son intention de voter pour lui, comme la candidate indépendante Mme Maria Lurdes Pintasilgo (7.3 %), la tâche de M.Soares s’avère difficile.Les rapports entre le leader socialiste et le président Eanes n’ont jamais été faciles.M.Soares n’a jamais pardonné au général Eanes sa révocation en 1978 comme premier ministre.Envers le leader du PC, M.Alvaro Cunhal, son animosité est devenue proverbiale, M.Soares lui reprochant la ligne dure et stalinienne qui fait selon lui du PC portugais un parti non démocratique.Le report des voix ne se faisant pas automatiquement M.Soares doit attendre les décisions du comité central du PC qui réunira aujourd’hui, et celles de la direction du parti eaniste dont la réunion est fixée à samedi.Les observateurs considèrent que M.Soares a déjà récupéré une marge de l’électorat du nouveau Parti rénovateur démocratique (18 %) et qu’il n’est pas exclu que ce parti se prononce en sa faveur et le confirme dans sa position de leader de la gauche démocratique.La situation est plus complexe du côté communiste.Au cours de la campagne M.Cunhal n’a cessé d’affirmer que les candidatures de MM.Amaral et Soares étaient toutes les deux de droite et qu’en aucun cas les communistes accorderaient leur appui au secrétaire général du PS.mais a évité de commenter un ar à des négociations directes lancé par Tripoli Selon des informations en provenance de Tripoli diffusées a Washington, le ministre libyen des Affaires étrangères, M.Ali Abdessalam Triki, a appelé les États-Unis à un dialogue direct pour essayer de résoudre la crise entre les deux pays.Il a précisé lors d’une conférence de presse qu’il avait demandé à Washington qu’une rencontre soit organisée à ce sujet.Interrogé sur ces déclarations, le rte-parole du département d’État, .Bernard Kalb s’est refusé à commenter spécifiquement la requête libyenne.Il a toutefois déclaré que « si le régime de Kadhafi veut améliorer l’atmosphère avec les États-Unis, il doit mettre fin à ses actes inacceptables et montrer qu’il est prêt à devenir un membre responsable de la communauté civilisée».De son côté, un porte-parole du Pentagone a indique que les manoeuvres militaires américaines, effectuées notamment par les porte-avions Saratoga et Coral-Sea, se déroulaient sans incidents, mais a re- E fusé de confirmer une information de la chaîne de télévision ABC selon laquelle les navires américains se trouvaient dans le golfe de Syrte, que la Libye considère comme faisant partie de ses eaux territoriales, ce que conteste Washington.Enfin, l’agence Tass estimait hier que la situation en Méditerranée pouvait « dégénérer en conflit militaire d’une minute à l’autre ».La « situation tendue » en Méditerranée est « extrêmement inquiétante », écrit l’agence soviétique selon laquelle les Éats-Unis « recourent à des menaces de guerre près des frontières libyennes ».« Quatorze navires de guerre de la 6e flotte américaine, y compris deux porte-avions, sont impliqués dans une démonstration de force provocatrice », a ajouté Tass en se référant à la chaîne de télévision américaine ABC.Pour l’agence, cette politique américaine s’inscrit dans le cadre d’un « néo-globalisme » à l’échelle mondiale qui conduit notamment Washington à soutenir les « hommes de Pol Pot » au Cambodge ou les guérilleros de l’UNITA en Angola.LE MONDE EN BREF ¦ Gorbatchev fait appel à Kohl BONN (AFP) — Le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, a appelé dans une lettre le chancelier d’Allemagne fédérale, M.Helmut Kohl, à oeuvrer de manière coopérative à la réalisation de ses propositions du 15 janvier dernier pour une suppression totale des armes nucléaires, en exerçant notamment sa persuasion sur les États-Unis.La lettre, dont des extraits doivent être publiés aujourd’hui par le journal à grand tirage Bild Zeitung; a été remise le 16 janvier par l’ambassadeur soviétique à Bonn, M.Vladimir Semionov, au secrétaire général à la chancellerie, M.Wolfgang Schaueble.M.Gorbatchev souligne qu’il « est grand temps, étant donné la situation internationale trop préoccupante, de faire suivre les mots d’actions », mais que « le développement d’armes spatiales viendra contrer les espoirs d’une réduction et en fin de compte d’une liquidation de l’armement nucléaire sur la Terre ».M.Gorbatchev réitère notamment son désir de maintenir en vigueur un moratoire sur les essais nucléaires.¦ Amnistie condamne les pass laws LONDRES (AFP) — Amnistie internationale a exigé hier l’abolition immédiate et totale des lois sud-africaines sur les pass, soulignant que cette législation entraînait chaque année 1 arrestation et l’emprisonnement arbitraires de milliers de Noirs, soumis à des traitements inhumains, parfois proches de l’esclavage.L’organisation de défense des droits de la personne a lancé cet appel au gouvernement sud-africain, dans un volumineux rapport publié à Londres, exclusivement consacré à la législation dite des pass, du nom des pièces d’identité obligatoires qui notifient aux Noirs de plus de 15 ans l’endroit où ils sont autorisés à vivre et à travailler.Amnistie affirme que les dizaines de milliers de Noirs arrêtés et emprisonnés à cause de la couleur de leur peau, pour s’être trouvés sans autorisation dans des zones blanches, appartiennent à l’un des groupes de prisonniers politiques parmi les plus maltraités, en Afrique du Sud.Souvent soumis à des traitements cruels, dégradants ou inhumains, quand ils ne sont pas systématiquement battus, lors de leur séjour en prison, ils peuvent être loués ou vendus à des fermiers blancs, en cas de mise en liberté conditionnelle, affirme Amnistie.Ils sont alors employés dans des conditions de travail obligatoire, à la limite de l’esclavage, écrit Amnistie.¦ Les USA ne reconnaîtront pas l’OLP AMMAN (AFP) — La Jordanie a tenté sans succès ce week-end de convaincre l’administration américaine de reconnaître formellement l’OLP en échange de l’acceptation par la centrale palestinienne des résolutions 242 et 338 du Conseil de securité des Nations unies, a-t-on indiqué hier de source palestinienne autorisée.Cette démarche a été menée auprès des deux hauts fonctionnaires du département d’État, MM.Wat Cluverius et Rocky Sudders, arrivés samedi à Amman, a-t-on précisé.M.Sudders, assistant de M.Richard Murphy, secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, avait été reçu dimanche par le roi Hussein, peu après le déjeuner de travail entre délégations jordanienne et palestinienne au palais royal, et une heure à peine avant un tête à tête entre M.Yasser Arafat et le roi Hussein.Il avait également rencontré le premier ministre jordanien, M.Zeid Rifai, et le ministre des Affaires étrangères, M.Taher el-Masri.Il a quitté Amman hier.En échange de l’acceptation par l’OLP des deux résolutions, l’administration américaine s’était déclarée disposée à entamer un dialogue avec la centrale palestinienne et à accepter sa présence à la table des négociations, a-t-on précisé de même source.M.Arafat, à Amman depuis samedi, a estimé que l’attitude américaine justifiait son refus de reconnaître les deux résolutions des Nations unies.Il a émis le souhait qu’Amman adopte les mêmes positions fermes que la centrale palestinienne, et a réaffirmé son attachement à l’accord signé le 11 février 1985 entre le roi Hussein et le chef de l’OLP, a-t-on précisé de même source.¦ Nixon hospitalisé MIAMI (Reuter) — L’ancien président des États-Unis, M.Richard Nixon, a été admis hier à l’Institut de cardiologie de Miami souffrant de déshydratation et d’une infection virale, a déclaré un porte-parole de l’hôpital.L’état de M.Nixon, qui est âgé de 73 ans, a été considéré satisfaisant après que les médecins eurent commencé le traitement.Bien que l’Institut soit spécialisé dans le domaine des affections cardiaques, on précisait de même source que les problèmes de M.Nixon n’étaient pas d’ordre cardiaque.L’ex-président s’est arrêté à Miami alors qu’il revenait des Bahamas vers New York.99HRMRMMIH « L’armée est comme un cheval fier » ¦ Les réfugiés guatémaltèques au Mexique pourront-ils un jour regagner leur pays ?MARIO DE CAUTIN Inter Press Service MEXICO — La question des réfugiés guatémaltèques au Mexique sera le baromètre qui déterminera la nature des relations de Mexico avec le nouveau gouvernement civil guatémaltèque, souligne-t-on dans les milieux diplomatiques de la capitale mexicaine.Ces relations ont rarement été au beau fixe avec les gouvernements militaires qui se sont succédé presque sans interruption pendant 30 ans à Guatemala.Car, rappelle-t-on, la politique « musclée » des militaires guatémaltèques est à l’origine de l'exode massif de Guatémaltèques, dont quelque 46,000 ont trouvé refuge au Mexique.La plupart de ces réfugiés sont des Indiens, soupçonnés par les forces armées de leur pays d’être des sympathisants des mouvements de guérilla.Ayant fui la répression des militaires, les réfugiés n’étaient pas pour autant en sécurité en territoire mexicain.Les kaibiles, forces anti-guérilla du Guatemala, n’ont pas hésité à tra- verser la frontière et à attaquer les camps de réfugiés situés dans le sud du Mexique.Ces incursions ont été beaucoup plus fréquentes sous les gouvernements militaires du général Romeo Lucas Garcia (1978-82), de son successeur, le général Efrain Rios Montt *(1982-83), et lors des premiers mois suivants la prise de pouvoir du général Oscar Mejia Vic-tores.Ce dernier a été remplacé le 14 janvier par le démocrate chrétien Vinicio Cerezo.Les relations entre le Mexique et le Guatemala se sont également détériorées à la suite de la « disparition » de l’écrivain Alaide Foppa, une Guatémaltèque qui résidait au Mexique, et de l’enlèvement d’un consul mexicain au Guatemala, M.Jesus Silva Mendo.C’est néanmoins le problème des réfugiés qui a toujours fait monter la tension entre les deux pays.L’an dernier, le Mexique décidait d’éloigner les réfugiés guatémaltèques de la frontière afin de les protéger des kaibiles ; quelque 18,000 Guatémaltèques vivent à présent dans de nouveaux camps.Jusqu’en 1985, les militaires guatémaltèques réclamaient au gouvernement mexicain et au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le « rapatriement massif » de ces ré- Ht ZL*.& Vinicio Cerezo Miguel de la Madrid fugiés.Ce n’est que ces derniers mois que les relations entre les deux pays ont connu un timide dégel après l’engagement du général Mejia Victores de céder les rênes du pouvoir à un gouvernement démocratiquement élu.En octobre, le président mexicain, M.Miguel de la Madrid et M.Mejia Victores se rencontrèrent dans la ville de Tapachula, du côté mexicain de la frontière entre les deux pays.Le mois suivant, le ministre guatémaltèque des Affaires étrangères, M.Fernando Andrade, décidait d’être plus souple quant à la question des réfugiés ; leur retour, déclara-t-il, devrait — comme a toujours insisté le Mexique — se faire sur une base individuelle et volontaire.M.Cerezo, le nouveau président du Guatemala, ne s’oppose pas à une telle approche, mais la politique de son administration à l’égard des guérilleros sera un facteur déterminant dans toute solution à la question des réfugiés.Rien ne permet de déterminer avec précision quelle sera la marge de manoeuvre dont le president Cerezo, assermenté le 14 janvier dernier, jouira face aux militaires dans la campagne anti-guérilla.Dans cette campagne, les militaires s’appuient sur les patrouilles de défense civile et les « pôles de développement », calqués sur les « hameaux stratégiques » créées par les États-Unis au Vietnam.Et cette stratégie anti-guérilla est loin d’encourager les réfugiés à retourner dans leur pays.Bien que ces « pôles de développement » soient, contrairement à de nombreux villages du Guatemala, dotés d’eau courante, d’électn-cité, d’écoles et de dispensaires, la plupart des paysans ont la nostalgie de leurs lopins de terre et ne prisent pas l’étroite surveillance dont ils font l’objet.Qui plus est, les adultes sont forcés de faire partie des patrouilles de défense civile.M.Cerezo estime quant à lui que les membres de ces milices devraient être recrutés « sur une base volontaire et non obligatoire » et que les habitants de ces villages ne doivent pas y vivre contre leur gré.Pour les militaires cependant, il est hors de question d’apporter des changements quelconques à l’actuelle campagne anti-guénlla.« L’armée est comme un cheval fier.Si vous forcez trop sur les éperons, il vous renversera », avertissait récemment le lieutenant-colonel Francisco Marin, responsable militaire de la province de Quiche, dans le nord du Guatemala.Si M.Cerezo ne réussit pas à convaincre les forces armées de son pays à mettre de l’eau dans leur vin dans leur campagne anti-guérilla, très peu de réfugiés mettront alors fin à leur exil, crait-on dans les milieux gouvernementaux mexicains.l
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