Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 1986-02-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
rill.L’INFORMATIQUE PAR LA PRATIQUE CIAMM m .Jf^B Co*n mfvnt.tt >»r Lotus, D lata, Symphony 679-0671 «*»tro longwM»! WordpwtKt, Multi mole, etc.Vol.LXXVII — No 32 * Montréal, samedi 8 février 1986 Faible neige.Max.: -B.(détail page 8) Duvalier se réfugie provisoirement en France * Une junte militaire et civile décrète le couvre-feu pour que cesse le pillage Photo AP Le départ du « président à vie » d’Haïti Jean-Claude Duvalier a donné lieu à des scènes de réjouissance tant à Miami, où les résidants de Little Haïti sont descendus dans les rues, qu'à Montréal.PORT-AU-PRINCE (AFP, AP) - Le « président à vie » d’Haïti, M.Jean-Claude Duvalier, a quitté Port-au-Prince hier à bord d’un avion militaire américain et est arrivé en France, où il a été / autorisé à séjourner provisoirement, tandis qu’une explosion de joie mêlée de scènes de violence saluait à Haiti la chute du régime fondé par son père, le docteur François Duvalier, il y a 28 ans.Un Conseil national de gouvernement constitué de civils et de militaires a été mis en place dès le départ du président déchu.M.Duvalier est arrivé hier soir à l’aéroport de Grenoble, dans les Alpes, à bord d’un avion de transport C-141 Star-lifter de T US Air Force.C’est dans cet appareil qu’il avait quitté Port-au-Prince avec une vingtaine de personnes.Même si le président Ronald Reagan a démenti hier que son pays ait contribué au renversement de M.Duvalier, on s'accorde à dire que Washington a joué un rôle-clef dans cette affaire.Quelques heures à peine après la fuite de M.Duvalier le département d’État a indiqué que les États-Unis étaient prêts à envisager l’attribution « d’une aide d’urgence » à H aîti.et étudiaient le déblocage de $26 millions US gelés du fait de la situation des droits de la personne sous M.Duvalier.(Voir « Quel a été le rôle de Washington ?» Page 6).Le président et sa suite se sont rendus dans un hôtel de la localité de Talloires, au bord du lac d’Annecy, où ils habiteront pendant leur séjour en France.L’asile qu’a accordé la France à M.Duvalier est d’une durée maximum d'une « huitaine de jours », et il devra avoir Voir page 12: Duvalier La diaspora haïtienne accueille le départ de Duvalier avec joie et appréhension — Page 6 Ottawa prêt à reconnaître le nouveau régime haïtien BERNARD DESCÔTEAUX OTTAWA — Le gouvernement canadien est disposé à reconnaître le nouveau gouvernement haïtien mis en place à la suite du départ du dictateur Jean-Claude Duvalier.Le secrétaire d’État aux Affai- res extérieures, Joe Clark, a indiqué hier que la junte militaire et civile qui assure provisoirement la direction d’Haïti lui semblait représentatif et en mesure d’exercer son autorité sur le pays.Dans de telles situations, la pratique canadienne consiste, a-t-il dit, à accorder automatiquement la reconnaissance offi- cielle au nouveau gouvernement.Alors qu’il s'était fait disert pendant des jours sur la situation en Haïti, M.Clark a accueilli favorablement hier matin la fin de ïa dictature duvaliériste.Le départ.du dictateur est « une promesse de plus grande stabilité » pour ce pays.Le fait que la junte Voir page 12: Ottawa l*1 «Mb LIBRE-ÉCHANGE Mulroney: un échec est possible PIERRE APRIL (PC) — Le premier ministre canadien, Brian Mulroney, a reconnu, hier, que l’idée de négocier le libre-échange avec les Etats-Unis n’était pas dépourvue de risques et a admis que les négociations pouvaient avorter.Au cours d’une interview de deux heures à l’émission Ni noir, ni blanc de la station CKAC à Montréal, animée par Mme Solange Chaput-Rolland et M.Claude Charron, le chef du gouvernement canadien a d’abord insisté sur l’importance de tenter l’expérience de la négociation et d’exprimer des doutes sur l’issu des pourparlers.« Mon devoir, a dit le premier ministre, c’est de créer une nouvelle richesse, des emplois, des familles heureuses et la réconciliation nationale.Voir page 12: Échec Aquino et Marcos crient victoire * Violences et irrégularités marquent les présidentielles philippines MANILLE (AP, AFP, Reuter) -Tandis que les résultats des élections présidentielles philippines lardent à se préciser, la candidate de l’opposition Corazon Aquino annonçait tôt ce matin sa victoire « irréversible » et le président Ferdinand Marcos son succès « probable ».Des informations faisaient état d’irrégularités, de fraude et de violences, qui ont coûté la vie à une trentaine de personnes, à l’échelle du pays.« La tendance est claire et irréversible.Le peuple et moi-même avons gagné et nous le savons », a déclaré Mme Aquino dans un communiqué.« Le sort jeté par Marcos est brisé.Le mythe de la machine invincible est détruit.Contre ses armes, contre ses gorilles et contre son or, le peuple philippin l’a emporté.» M.Marcos, de son côté, a déclaré au cours d’une interview diffusée à la télévision gouvernementale que le décompte des voix « indique que j’ai probablement remporte ces élections ».Un responsable de la Commission électorale nationale (COMELEC, gouvernementale) a menacé d’interrompre le décompte des voix effectué par des membres du Mouvement national pour les élections libres Voir page 12: Philippines .- »3N«w***ç M Photo AP À la tête de la commission sénatoriale américaine, le sénateur républicain de l’Indiana Richard Lu-gar assiste au vote dans un bureau de scrutin de la localité de San Fernando, au nord de Manille aux Philippines.L’ACQUISITION DE T.-M.PAR POWER CORPORATION Il V.Que décidera le CRTC?Tout comme M.Brian Mulroney, M.André Bureau, président du .CRTC, a déjà fait carrière au sein du groupe Power.LAURENT SOUMIS A MOINS d’un revirement spectaculaire, tout indique que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) donnera le feu vert au transfert de la licence de Télé-Métropole à Power Corporation.En fait, la levée de l’interdiction fédérale sur la propriété mixte, la jurisprudence du CRTC, l’attitude attentiste des concurrents, et les appuis et les silences politiques — ceux-là plus nombreux — dont jouit Power Corporation ne peuvent que laisser présager du dénouement.Une seule question préoccupe encore: le CRTC imposera-t-il ou non certaines conditions?Lors des audiences publiques,à Montréal, le 17 mars prochain, le CRTC devra statuer en regard de la Loi canadienne sur la radiodiffusion.Ne serait-ce que pour en préciser les dispo- sitions, le président du CRTC, M.André Bureau, a refusé de répondre aux questions du DEVOIR.Mais on sait que le CRTC devra juger de la capacité financière de l’acheteur de rencontrer les engagements de la licence, des avantages pour la collectivité desservie et pour le système de la radiodiffusion canadienne, et de l’intérêt public.En 1979, une étude préparé pour le Conseil économique du Canada soulignait que les décisions du CRTC ont généralement servi à « appuyer le côté haute-finance de la radiodiffusion » en entérinant quasi-automatiquement les transferts de propriété.Dans le cas présent, l’issue apparaît encore plus prévisible à la suite la décision du cabinet conservateur prise le 30 mai dernier à l’avis du ministre des Communications, M.Marcel Masse.En juillet 1982, le cabinet libéral avait ordonné au CRTC de refuser l’octroi de licence à des requérants propriétaires de médias écrits et électroniques sur un même marché, sauf si l’intérêt public le commande.Le ministre Francis Fox y voyait le risque « de réduire la diversité des opinions et des sources d’information auxquelles le public a droit ».Malgré tout, en 1983 et en 1984, le CRTC a toujours donné le feu vert à chacune des sept transactions examinées au profit des groupes Southam, Thompson, Maclean Hunter, Irving et London Free Press.Si la levée de l’interdiction est survenue étrangement trois semaines après que Power Corporation ait indiqué ses ambitions pour les médias électroniques, l’entourage de M.Marcel Masse soutient que le ministre des Communications s'est inspiré du récent rapport sur l’avenir de la télévision francophone.Mais le directeur de la réglementation fédérale, M.Denis Guay, estime « inopportun » de préciser si ses services ont approuvé le changement de cap.Faux débat, dit-il, car le projet de Loi C-20 qui sera bientôt étudié en troisième lecture Voir page 12: CRTC CULTURE LÉA POOL Après le succès de La Femme de l'hôtel, Prix de la critique 1984, la cinéaste suisso-québé coise Léa Pool récidive avec un second long métrage, Anne Trister.En salles depuis hier, ce film a été retenu pour la compétition officielle du Festival de Berlin, qui s’ouvre le 14 février.Francine Laurendeau a rencontré Léa Pool avant son départ pour Berlin, et Marcel Jean a vu et commente Anne Trister.Pages 23 et 28 KITTIE BRUNEAU « De Val-David à Katmandu », dit le titre de sa nouvelle exposition à la galerie Michel-Tétreault.Kittie Bruneau voyage et témoigne par ses toiles d'un itinéraire original depuis ses débuts de peintre dans les années cinquante.Paysages intérieurs, extérieurs, graffiti, signes remplissent son « carnet de voyage ».Marie Décary a rencontré Kittie Bruneau.Page 23 À LOISIR UN CAMP D’ÉTÉ POUR CHAQUE ENFANT Si vous avez l’intention d’envoyer votre enfant en colonie de vacances cet été, c'est maintenant qu’il faut y penser et faire l’inscription.LE DEVOIR publie aujourd’hui quatre pages sur les camps de vacances, les garanties de qualité et les critères de choix.Deux articles proposent « des camps spéciaux pour des enfants spéciaux » tandis qu’un autre nous entraîne dans un camp dont le site exceptionnel — le territoire de trappe d'une famille montagnaise — permet la rencontre de deux cultures.Pages 39 à 42 cieu* j y ES PEUPLES heureux « « g j n ’ont pas d’histoire.» Qu’en ' sait-on ?U n’y a pas de peuple heureux.m La Terre, c’est le Paradis perdu depuis qu ’il y a des hommes dessus.¦ Quand les ordinateurs penseront, ce sera à leur tour d’être angoissés.ALBERT BRIE PETIT A ROBERT A 1986 illustré en couleurs BÔBEKI TtONNNRE Le PETIT ROBERT 2 1986 est le seul dictionnaire universel des noms propres en un seul volume contenant l'érudition qui fait découvrir tout ce que 'on veut savoir.En fait, aucun autre dictionnaire ne contient autant d'informations.Une véritable encyclopédie au prix d'un dictionnaire.FRANCE-AMÉRIQU * « i > ^ i Le Devoir, samedi 8 février 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE_________________________ ?CRTC donnera au ministre le privilège de donner des instructions au CRTC stades politiques relevant de sa compétence.M.Pierre Nadeau, vice-président de l'Association canadienne des ra-diodiffuseurs (ACR), regroupant 300 propriétaires canadiens de stations et de réseaux de radio et de télévision, avoue quant à lui que « le gouvernement a cédé au lobby de T ACR ».Pour l’heure, les principaux concurrents privés de Power sur le marché montréalais des quotidiens et de la télédiffusion ne semblent vouloir s’opposer à la transaction.Québécor ne se présentera pas aux audiences du CRTC et le Réseau Quatre Saisons étudie encore la question.Mais, de son côté, le Conseil de presse du Québec enjoint le CRTC de s’assurer des mesures prises par Power « pour ne pas sacrifier la qualité de l’information aux stricts impératifs de la rentabilité et pour ne pas influencer le contenu de l’information ».Dans une lettre, le Conseil réclamait, le mois dernier, des « engagements formels » sur l’autonomie absolue des salles de rédaction.Il est plausible que Power reprenne les arguments de son mémoire déposé le 22 novembre dernier pour tenter de calmer quelques unes de ces craintes.« Télé-Métropole continuera d’exceller dans les domaines qui ont été la clef de sa réussite et qui ont fait l’objet de commentaires elogieux du CRTC » et « s’engagera à corriger les déficiences signalées », affirme son mémoire.Power concède que la concentration « comporte le risque théorique que le propriétaire puisse vouloir exercer son droit de propriété de façon à influencer la nouvelle ».Mais, ajoute le holding, « selon toutes les preuves, le risque au Canada n’est que potentiel et ne s’est jamais réalisé ».Dans son mémoire préparé par les avocats Clarkson et Tétrault, Power promet de ne pas s’ingérer dans la gestion quotidienne de Télé-Métropole laissée à MM.Roland Giguère, Gaston Bélanger et Robert Trudeau.Power affirme qu’elle fera bénéficier l’entreprise de son expertise dans la planification à moyen et à court terme.Power formule une série d’engagements pour les cinq prochaines années: rapprochement avec les télévisions francophones étrangères, productions indépendantes, accès des communautés francophones hors-Québec aux émissions de Télé-Métropole, promotion des talents québécois, multiplication des émissions codées pour les malentendants, et collaboration avec Téléfilm Canada et la Société générale du cinéma.Les engagements concrets et chiffrés de Power totalisent annuellement un peu plus de $ 1 million soit à peine plus de 1 % des dépenses d’exploitation de Telé-Métropole dont le taux de profit atteignait 14 % l’an dernier.En tout cas, Power n’a guère à craindre des milieux politiques qui brillent actuellement par leur silence.Le nouveau ministre québécois des Communications, M.Richard French, « ne voit pas de cause suffi- sante pour justifier une opposition pourvu que Power s’engage à réinvestir dans les services d’information et d’affaires publiques des salles de rédaction ».Le ministre qui n’entend pas inter-venir au CRTC n'est guère plus chaud à l'idée d’une réglementation sur les transferts de propriété.« J’ai vu trop de mes prédécesseurs, fédéraux et provinciaux, tomber dans ce piège que je n’ai pas l’intention d’y jouer ma tête », déclare-t-il.Autrefois grand adversaire de la concentration — il avait même préparé, en 1973, un projet de loi personnel — le ministre québécois de l’Éducation, M.Claude Ryan, se dit « intéressé » au dossier mais « ne veut pas mêler les cartes».À Ottawa, le ministre Marcel Masse refuse « de discuter d’une question qui sera tranchée par une agence indépendante».Pour le quotidien torontois The Globe and Mail, ce marché « n’est définitivement pas de l’intérêt public » en regard des multiples ramifications de Power.Le 17 septembre dernier, le journal suggérait de « surveiller attentivement » le fait que « le conseil d’administration de Power inclut quelques unes des personnalités canadiennes les plus puissantes pour lesquelles le gouvernement a un respect considérable ».Certes, les administrateurs de Power siègent notamment au conseil d’une vingtaine d’entreprises parmi les plus puissantes au Canada.Et en 1984, les $ 70,859.77 versés par Power à la caisse électorale des conservateurs — les libéraux ont reçu $ 78,822.94 — représentaient 137 fois la contribution moyenne des corporations commerciales à la caisse des tories.Mais il y a plus.Au début des années soixante-dix, c’est à M.Brian Mulroney, jeune avocat montréalais, que M.Paul Desmarais confia le règlement des conflits de travail dans ses entreprises de transport.En 1971, le futur premier ministre obtint même « carte blanche » pour régler le long conflit de travail au quotidien La Presse.Le magazine Saturday Night estimait récemment que M.Mulroney doit son « passeport pour le monde des affaires » à M.Paul Desmarais.Quant à lui, le président actuel du CRTC, l'avocat André Bureau, a occupé le poste de vice-président de La Presse Ltée, de 1968 a 1972, dès l’acquisition du quotidien par M.Paul Desmarais.Après que M.Desmarais se soit départi, en 1970, de ses intérêts dans les stations de Télémédia au profit de M.Philippe Gaspé de Beaubien — Power finança la transaction par une débenture — M.Bureau fut nommé, en 1976, à la vice-présidence, puis en 1980, à la présidence de Télémédia.Il siégea notamment au conseil du holding Beaudem qui se fusionnera avec Télémédia avant sa nomination au CRTC en novembre 1982.Depuis le 8 avril 1983, le président du CRTC siège au conseil d’administration de la Société hypothécaire de la Banque de Montréal en compagnie du président, M.Roland Giroux, également membre du comité éxé-cutif de Power Corporation.Enfin, l’ancien ministre québécois des Affaires culturelles devenu vice-président international de Lavalin Inc., M.Clément Richard, confirme avoir rempli « un mandat privé de Power » dont il refuse toutefois de préciser la nature et la durée.En 1974, M.Richard oeuvrait au sein d’un groupe pour bloquer la tentative d’achat du Soleil par M.Paul Desmarais.Commentant les risques de manipulation de la presse par les grands WEEK-END SAMEDI l’es samedi et dimanche, un « atelier de création de club littéraire » aura lieu de 9 h à 16 h 30 à la salle Maisonneuve (4545, avenue Pierre-de-Courbertin).Cet atelier, organisé par le Loisir littéraire du Québec et animé par Anne-Marie Aubin et Jeanne-Mance Dubé, s’adresse à ceux et celles qui désirent former un club littéraire afin d’échanger et de partager sur leurs activités de lecture et d’écriture.Les frais d’inscription pour cette session de 12 heures sont de $ 50 ($ 40 pour les étudiants).252-3033.¦ Pour contribuer au succès de la campagne de financement de la Ligue des droits et libertés, qui se tient du 1er au 14 février, la Ligue nationale d’improvisation donne un spectacle supplémentaire au Spectrum.On peut se procurer les billets au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine ouest; 861-5851) et à la Ligue (1825, rue de Champlain; 527-8551).¦ De 10 h à 16 h, le collège Marie-Victorin tient une journée à l’intention des élèves de 5e secondaire qui désirent entreprendre des études collégiales en septembre prochain.Le collège est situé à la limite de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prai-ries.En plus d’offrir tous les programmes d’enseignement général, il dispense cinq programmes d’enseignement professionnel : techniques administratives, informatique, éducation spécialisée, garderie d'enfants et techniques de vêtements.325-0150, poste 269.Le Centre interculturel Monchanin offrira un symposium sur « les racines culturelles de l’ethnie québécoise française ».Le symposium aura lieu le 15 février mais on doit s’inscrire avant le 13.288-7229.¦ Si vous aimez mettre votre griffe personnelle sur vos papiers et tissus, on vous offre un stage de « pression, impression, surimpression » qui se tiendra cette fin de semaine au Centre Pierre-Charbonneau.C'est une initiative de l’Association pour le développement des arts visuels, en collaboration avec le service des sports et loisirs de la Ville de Montréal.845-0731.¦ Dans le cadre de son programme de stages de perfectionnement pour l’intervenant en activités physiques, le département d’éducation physique de l’U de M offre un stage de danse aérobie.Ce stage s’adresse à ceux et celles qui ont peu ou pas d’expérience en danse aérobie.343-6256.Échange politique intitulé « Quelles perspectives pour l’action politique ouvrière aujourd’hui ?», à 19 h 30 au 4274, rue Papineau, bureau 302, organisé par la Ligue ouvrière révolutionnaire et le Comité de la jeunesse révolutionnaire.524-7992.¦ « Célibataires ou presque », un atelier d’une journée pour les célibataires qui désirent trouver l’âme-soeur et la garder en utilisant les dernières trouvailles en communication verbale et non verbale et en techniques de relations humaines, à l’hôtel du Parc (3625, avenue du parc, salle Prince-Arthur) de 9 h à 17 h.875-5789 ou 627-5883.¦ Les travailleurs et travailleuses non syndiqués ainsi que leur conjoint(e) sont invités par le CLSC Centre-Ville à une fin de semaine de formation en santé-sécurité au travail.Cette fin de semaine se tiendra à compter de 10 h ce samedi et se poursuivra jusqu’au dimanche à 15 h.Cette rencontre aura lieu dans une maison de campagne dans l’Estrie pour permettre aux personnes de se connaître et de travailer dans un environement agréable et reposant.866-5761.DIMANCHE Le service des sports de l’Université de Montréal offre aux initiés comme aux non-initiés de la planche à voile un stage de préparation physique propre à cette activité par un entrainement musculaire au moyen d’appareils spécialisés.Ce stage d’une journée débute à 9 h et se termine à 16 h.Les inscriptions se font au secrétariat du service des sports, 5e étage, entre 9 h et 20 h.343-6150.¦ La librairie Hermès vous invite à regarder rémission de Bernard Pivot, Apostrophes, à TVFQ/ 99, à 14 h.L’émission s’intitule « Mouvements d’humeur et d’humour ».Rendez-vous au 1120, avenue Laurier ouest.274-3669.¦ L’Adise ( Association des diplômés en information scolaire et professionnelle) s’est formée récemment et tente de regrouper toutes les personnes diplômées en information scolaire et professionnelle.En conséquence, les personnes visées sont priées de nous faire connaître leurs coordonnées le plus rapidement possible.Cette nouvelle association favorisera les retrouvailles, assurera la reconnaissance professionnelle de la formation, offrira un service de placement et de reclassement, organisera des activités de perfectionnement ainsi que des activités sociales.288-3816.holdings qui en sont propriétaires, M.Nicholas Johnson, un membre de la FCC américaine, le pendant du CRTC, déclarait que « le point essentiel est de savoir s’il est nécessaire ou obligatoire pour nous, en tant que société, de permettre que le risque de semblables abus soit couru.» D’ici la décision du CRTC, le public aura les yeux rivés sur ceux appelés à juger de la nature du risque et des moyens de le minimiser.FIN 4 Philippines (NAMFREL, non gouvernemental) qui donnait Mme Aquino devançant M.Marcos de 883,220 voix contre 614,432, alors que seulement 6.7 pour cent des bulletins étaient dépouillés.« Nous n’hésiterons pas à interrompre le décompte rapide des voix du NAMFREL afin de les empêcher de faire croire aux gens qu’un candidat l’a emporté », a déclaré ce responsable, M.Jaime Opinion.La télévision nationale a diffusé toute la nuit son décompte des voix ainsi que celui de la presse gouvernementale, qui donnaient M.Marcos en tête, sans faire état des résultats donnés par le NAMFREL.Ce mouvement a reçu le soutien de l'Église catholique et des responsables américains.Le sénateur américain Richard Lugar qui dirige une délégation de 20 observateurs américains s’est dit « profondément troublé » par la lenteur du dépouillement du scrutin.« Je crois que l’une des stratégies envisagées depuis longtemps est que si le gouvernement est inquiet des résultats, il tâchera d’arrêter les choses pour mesurer la dimension du problème », a-t-il déclaré à des journalistes.M.Lugar a fait état devant des journalistes de violations des procédures légales dans au moins cinq provinces des Philippines.Il s’est toutefois refusé à plus de précisions.À Washington, le gouvernement américain a qualifié de « regrettables » les incidents violents et les fraudes qui ont émaillé l’élection présidentielle.« Nous avons vu des informations faisant état de fraude et de violence.Nous sommes dans l’incapacité d’évaluer leur importance à ce stade peu avancé du processus électoral, mais (ces incidents) sont regrettables », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, M.Bernard Kalb, se refusant à tout autre commentaire.Le président Ronald Reagan a promis la semaine dernière d’augmenter l’aide américaine aux Philippines à condition que les élections soient « crédibles ».Des informations faisaient état d’agressions contre les partisans de Mme Marcos.Quelque 32 personnes, dont un journaliste d’un organe d’opposition, ont été détenus par des responsables de la COMELEC qui les ont accusés d’avoir battu un partisan de M.Marcos.De nombreuses irrégularités ont été dénoncées avant même le début du scrutin : selon des témoignages, des hommes ont tiré en l’air afin d’effrayer la foule massée devant les bureaux de vote, des urnes ont été volées, et des votes ont parfois été achetés pour moins de $2 US.L’armée a d’ailleurs été placée en état d’alerte.« C’est le désordre total, la fraude est partout », s’est lamenté Ching Montinola, une porte-parole de Mme Aquino.À Capaz, dans le Tarlac, la province natale de Mme Aquino, un autre porte-parole de l’opposition, citant des sources « dignes de foi », a affirmé que 15 personnes ont été tuées à la grenade devant un bureau de vote.La police a démenti cette information.Selon l’agence officielle d’information PNA, neuf officiers de police et deux instituteurs ont été tués dans une embuscade dans Pile de Mindanao, dans le sud du pays.Dans la province d’Albay, au sud-est de Manille, des inconnus ont saisi plusieurs urnes dans les premières heures du scrutin, selon Roger Agawa, un des membres du NAMFREL.En outre 285 observateurs se sont vu barrer l’accès aux bureaux de vote à Danao, dans le centre des Philippines, fief traditionnel de Mar-cos et de son parti, le KBL (Mouvement pour une nouvelle société).A Manille, les observateurs de la NAMFREL ont été confrontés à la même situation, et, après avoir été malmenés, ont été priés de quitter rapidement les lieux.L’armée, notamment présente à Tarlac, dans la province natale de Mme Aquino, joue un fort rôle d’intimidation.Un autre problème vient grever ce climat de_ fraude, celui des « électeurs fantômes » qui votent plusieurs fois.Ce genre d’infractions a été constaté sur tout le territoire.Certains de ces « électeurs fantômes » prennent place dans des taxis bariolés, les jeepneys et se déplacent d’un bureau de vote à l’autre pour y voter plusieurs fois, souvent en faveur des deux partis.Le quotidien financier de Manille Business Day avait rapporté jeudi que plus de 3.5 millions de faux bulletins de vote étaient préparés par une cinquantaine de faussaires dans les caves de T University of Life, à pasig, dans la banlieue nord de la capitale.Le président Marcos a menacé l’opposition hier soir d’une « application de la loi sur les émeutes et les manifestations » et de « l’arrestation de quelques personnes », si elle « persiste dans son intention de provoquer des manifestations et des incidents violents ».Le président philippin, qui parlait à des journalistes locaux après avoir été interviewé en direct par la chaîne NBC, faisait vraisemblablement allusion aux déclarations de la candidate de l’opposition, Mme Aquino, d’organiser des manifestations quotidiennement si les élections étaient marquées par une fraude massive.« Si demain samedi, il y a une mise en application des plans de l’opposition de provoquer des affrontements Masse: pas de financement accru pour les organismes culturels OTTAWA (PC) - Le ministre fédéral des Communications Marcel Masse a laissé entendre, hier, que les organismes artistiques et l’industrie de la culture ne doivent pas s’attendre à un financement accru de leurs activités d’ici l’établissement d'une politique gouvernementale cohérente dans ces secteurs.En fournissant de plus en plus d’argent aux groupes artistiques, le gouvernement peut contribuer à résorber leurs problèmes financiers immédiats, mais cela n’enlèvera rien au fait que toute l’industrie culturelle vit sur un terrain très fragile, a-t-il déclaré.« Nous avons réalisé que ce n’est pas seulement une question d’argent; c’est peut-être davantage une question de politiques », a-t-il fait va- loir, ajoutant qu'à défaut d’une politique efficace, « il n'y aura jamais assez d’argent».La politique culturelle canadienne n'a pas permis jusqu'à présent d’atteindre les objectifs recherchés, estime M.Masse.Ainsi, dans le domaine du cinéma, selon lui « la montagne a accouché d'une souris ».L'ancien gouvernement libéral a injecté des fonds importants dans la production cinématographique, avec de bien piètres résultats : bien que le Canada ait produit en 1984 deux fois plus de films per capita que les Etats-Unis, seulement une production canadienne a été projetée dans les principaux cinémas du pays.Commentant cette situation, M.Masse a affirmé que le principal problème pour le cinéma canadien, comme pour l’édition, l’industrie du disque et la télévision, est la domination américaine.Pour régler le problème, il ne suffit pas de multiplier les subventions; il importe plutôt d’apporter des changements structurels au régime culturel actuel, a soutenu le ministre fédéral.Les prochaines négociations sur la libéralisation des échanges commerciaux avec les États-Unis ont obligé les Canadiens à s’intéresser à cette question, mais, « libre-échange ou pas, le problème demeure le même ».Marcel Masse a l’intention de présenter un livre vert sur la politique culturelle canadienne vers la fin mars ou au début d’avril, à la suite d’une conférence fédérale-provin-ciale des ministres de la Culture, qui doit avoir lieu les 3 et 4 mars.et si les manifestations deviennent sanglantes et violentes », a assuré M.Marcos, « je devrais me résoudre à l’application de la loi sur les émeutes et les manifestations.» L’archevêque de Manille, Mgr Jaime Sin, a lancé des appels au calme en déclarant : « Quels que soient les événements qui se sont déroulés aujourd’hui et qui peuvent encore se produire, n’ayez pas peur, ne soyez pas décourages, gardez votre calme et ne vous laissez pas provoquer par la violence.» Il faudra attendre lundi pour connaître le résultat final de ces élections cruciales, après une longue et violente campagne électorale et 20 ans de règne au président Marcos.Enfin, les dirigeants de la Nouvelle armée du peuple (NPA), organisation de la guérilla communiste, sont convaincus que le M.Marcos sortira vainqueur en fraudant et qu’il s’ensuivra aux Philippines des désordres leur permettant de prendre le pouvoir dici cinq ans.Selon les publications et documents communistes à la disposition des journalistes étrangers à ManiHe, la NPA estime proche l’émergence d’une « impasse stratégique », concept qui exprime une paralysie du pays marquée par la disparition des partis politiques traditionnels, la division des couches moyennes, l’affaiblissement du gouvernement et l’attentisme des Etats-Unis.4 Duvalier trouvé un autre pays d’accueil à l’expiration de ce délai, a-t-on indiqué de source proche du gouvernement français.Jean-Claude Duvalier, 34 ans, était confronté depuis la fin de novembre dernier à des manifestations antigouvernementales sans précédent au cours desquelles plusieurs dizaines d’Haïtiens avaient trouvé la mort.La semaine dernière, la Maison-Blanche avait annoncé par erreur son départ.L’ex-« président à vie » était arrivé dans la nuit à l’aéroport de Port-au-Prince au volant d’une BMW, accompagné de sa femme Michèle.Il n’a fait aucune déclaration aux journalistes avant de s’embarquer pour l’exil.Mais dans un message enregistré qui a été diffusé à la télévision haïtienne après son départ, M.Duvalier a déclaré : « Désirant entrer dans l’histoire la tête haute, j’ai laissé le pouvoir à l’armée.» Il a ajouté que son régime avait été « une ère de démocratisation et de libéralisation».Le Conseil national de gouvernement créé hier est dirigé par le général Henri Namphy, et comprend deux autres militaires, les colonels William Regala et Max Valles.La junte comprend également deux civils, MM.Gérard Gourgue et Alix Ci-néas.M.Gourgue, président de la Ligue haïtienne des droits de l’homme depuis 1978, était bien connu comme opposant à M.Duvalier.M.Cinéas était un conseiller de l’ex-président Duvalier.Le général Namphy a déclaré que les forces armées haïtiennes n’avaient « aucune ambition politique ».L’officier a indiqué que les forces armées étaient intervenues parce que le pays se trouvait « au bord de l’abîme » et qu’il était menacé à la fois par une « atteinte à l’intégrité de la nation » et par « le spectre effrayant de la guerre civile».Le général Namphy a également rappelé que le respect des droits de l’homme était fondamental.Il a lancé un appel au calme et à la sérénité de tous.La première mesure du nouveau pouvoir a été d’instaurer le couvre-feu sur tout le territoire de 14h hier à 6h ce matin.Cette mesure destinée, selon un communiqué du Conseil de gouvernement, à protéger les vies et préserver les biens des Haïtiens et des étrangers a été prise alors que des foules en délire s’attaquaient aux tontons macoutes — les miliciens du pouvoir duvaliériste — et aux symboles du régime déchu.Après l’explosion de joie qui a suivi l’annonce du départ de « Baby Doc », des manifestants ont envahi le cimetière de Port-au-Prince où ils ont saccagé le tombeau de François Duvalier, le père de l’ancien président.Des tombes d’anciens dignitaires du régime ont été également pro-fanées Les manifestants se sont attaqués avec acharnement au tombeau de « Papa Doc».Les mains en sang, ils frappaient ce petit monument de couleur claire à coups de pierres.Les quatre murs de l’édifice ont été abattus.Des jeunes, des vieux, des femmes redoublaient d’efforts, comme pour se libérer de toute une violence accumulée.Dans la rue, des manifestants faisaient brûler ce qui était, selon eux, les restes de François Duvalier.L’une des tombes a été détruite parce qu’elle appartenait à un mili- cien (tonton macoute), selon les contestataires.Une autre, celle du général Gracia Jacques, chef de la Garde présidentielle pendant 20 ans, mort l’an dernier, a été profanée.Deux cercueils ont été sortis, dont l’un a été ouvert.Des nuées de mouches et une odeur pestilentielle n'empêchaient pas la foule et les photographes de s’agglutiner au cercueil.Des tontons macoutes ou Volontaires de la sécurité nationale ont été tués par la foule et des maisons ou des commerces appartenant aux miliciens ont été saccagés et pillés, selon des témoins.La police et l’armée tentaient de s’opposer aux pillages, utilisant des grenades lacrymogènes et tirant parfois en l’air pour disperser les manifestants.Il est impossible pour le moment d’établir un bilan des victimes, les troubles s’étendant à une grande partie de cette ville d’un million d’habitants.Certains témoins parlent de miliciens déshabillés par la foule en pleine rue.Leurs uniformes bleu foncé avec rubans rouges sont transformés en drapeaux ou brûlés.On entend des tirs sporadiques qui sont le fait, selon des témoins, de macoutes qui tentent de se protéger.Des maisons de miliciens sont totalement détruites.Certains pillards se sont battus en plein milieu de la rue pour s’arracher divers objets, comme des caisses de bouteilles.Chaque manifestant a une histoire à raconter aux journalistes étrangers ou une explication politique à lui donner.« Ça fait 28 ans qu’on souffre de la dictature de Duvalier, il faut nous comprendre », lance un contestataire depuis une voiture.Ils parlent tous à la fois et veulent tout dire : leur haine du passé, leurs espoirs et leurs exigences.Au pénitencier, une quarantaine de manifestants agitant des branches d’amandiers et de palmiers ont fait mine de vouloir libérer les détenus de droit commun et les prisonniers politiques.Mais l’armée les a fait reculer sans violence.Derrière les barreaux, les prisonniers assistaient, stoïques, à cette journée unique dans l’histoire d’Haïti.Enfin, les gardes-côtes américains ont annoncé hier avoir recueilli 98 Haïtiens entassés dans un voilier.Contrairement à la procédure habituelle, les responsables américains ont indiqué qu’ils ne les renverraient pas immédiatement en Haïti.Les 58 hommes, 34 femmes et six enfants ont été repérés, jeudi soir, dans une embarcation pouvant contenir 30 personnes, à 225 kilomètres au sud-est de Miami, selon le porte-parole des gardes-côtes Brandy Ian, qui a précisé qu’ils avaient été interrogés, hier, par les autorités de l’immigration.Les gardes-côtes comptent demander au département d’État si le statut des réfugiés est modifié par suite de l’exil de M.Duvalier.Les réfugiés haïtiens étaient jusqu’à présent refoulés lorsqu’inter-ceptés en haute mer.4 Échec « Ce n’est pas une initiative dépourvue de problèmes, a-t-il poursuivi, si on en arrive à une situation où une industrie est bouleversée ou risque de l’être, on peut échelonner un programme sur dix ou 15 ans pour permettre le recyclage et protéger la main-d'oeuvre.» M.Mulroney ne se fait pas d’illusion sur les difficultés qui attendent l’équipe de négociation canadienne, dirigée par M.Simon Reismann.« Je pense que ça va être difficile et je ne suis pas certain que ça sera couronné de succès parce que si on arrive avec une proposition que je juge inacceptable pour le Canada, on ne signera pas et si les Américains arrivent à la même conclusion, il n’y aura pas d’entente.» Champion défenseur de cette idée de libre-échange avec les Etats-Unis, le premier ministre a par ailleurs insisté sur le fait qu’il fallait « essayer de bâcler des transactions historiques parce que ça va provoquer une richesse pour les Canadiens».« On n’a pas le droit, a-t-il ajouté, de construire une muraille de Chine autour du Canada.» M.Mulroney est aussi conscient que dans son cabinet, il y en a pour douter des avantages qu’on promet avec la libéralisation des échanges commerciaux, comme c’est la cas du ministre des Communications, M.Marcel Masse.« Je partage, a-t-il dit, toutes les appréhensions de M.Masse, il est un soldat voué à la défense des intérêts du Québec et du Canada, mais je suis persuadé que ces craintes sont conciliables avec les intérêts du libre-échange.» Au cours de sa conversation avec les animateurs radiophoniques, M.Mulroney a reconnu que son gouvernement avait traversé une période difficile, mais qu’il voyait maintenant poindre la lumière au bout du tunnel.Le dernier sondage Gallup donne aux tories 3 points d’avance sur les libéraux, le taux de chômage est passé sous la barre des 10 % (9.8), pour la première fois depuis 1982.Environ 129,000 nouveaux emplois ont été créés dans le seul mois de janvier et l’hémorragie du dollar est stoppée.Le premier ministre a aussi promis qu’il était prêt à s’attaquer au déficit de $35 milliards, à la dette nationale, « qui gruge 80 % des $31 milliards payés en impôt par les contribuables canadiens ».M.Mulroney a admis qu’il faisait toujours tout pour être aimé par les Canadiens « parce que je préfère être aimé plutôt qu-’hai ».Après avoir longuement répondu aux animateurs radiophoniques, le premier ministre a accepté quelques questions des auditeurs.Le ton a été chaleureux, les questions intelligentes.M.Mulroney en a profité pour faire passer son message, parce que selon lui son gouvernement éprouve toutes les difficultés à le faire véhiculer par les médias.« Notre message, a-t-il dit, on va le faire passer un peu seuls.Nous allons vendre notre programme et nos accomplissements.» 4 Ottawa mise en place comprenne Gérard Gourgue, le président de la Ligue haïtienne des droits de l’homme, est un signe d’espoir quant à la démocratisation prochaine de ce pays, a-t-il fait valoir.De son côté, la ministre d’État aux Relations extérieures, Monique Vé-zina, devait soutenir dans un déclaration écrite publiée en fin d’après-midi que les Canadiens partagent avec les Haitiens l’espoir « d’un avenir nouveau, d’un avenir meilleur ».On attend maintenant le jour où Haïti se joindra au rang des pays démocratiques, a-t-elle dit.Le gouvernement canadien suivait hier d’heure en heure l’évolution de la situation en Haïti.M.Clark devait cependant préciser que les informations fournies par l’ambassade canadienne à Port-au-Prince se limitaient à décrire la situation dans la capitale haïtienne où tout semblait bien se dérouler, du moins en matinée.Plus tard dans la journée on reconnaissait au ministère qu’il y avait une situation relevant à la fois de la réjouissance et de l’anarchie.Quant à la situation en province, M.Clark disait croire que le nouveau gouvernement serait capable d’affirmer son autorité.Pour ce qui est de la situation pour les 2,000 citoyens canadiens présents en Haïti, M.Clark estimait que personne semblait en danger.L’ambassade canadienne a cependant donné comme mot d’ordre aux Canadiens de rester à leur domicile.Les Canadiens qui auraient besoin d’aide pour être rapatriés recevront le concours du gouvernement canadien qui a prévu un plan d’urgence, indiquait-on au Secrétariat d’Etat aux Affaires extérieures hier en fin d’après-midi.Des navires de la marine canadienne se trouvent présentement dans les Caraïbes pour des fins de manoeuvres militaires.Deux de ces navires ont reçu ordre de s’approcher davantage d’Haïti au cas où ils seraient requis pour fins d’évacuation.Cette précaution a été prise pour parer à l’imprévu car on estimait hier qu’une évacuation n’apparaissait pas nécessaire.Le Canada qui apporte une aide annuelle de l’ordre de $8 millions maintiendra cette aide, a par ailleurs indiqué M.Clark.Celui-ci a aussi indiqué qu’il étudierait toute demande d’aide alimentaire d’urgence.Quant à la présence de Jean-Claude Duvalier au Canada (il y a eu des disscus-sions officieuses à ce sujet, a confirmé hier le premier ministre Mulroney), le ministre a indiqué qu’elle n’était pas souhaitée.Si certains de ses ministres ont la citoyenneté canadienne comme il a déjà été indiqué, ceux-ci devront être accueillis dans le respect des lois canadiennes, dit-il.8 février par la PC et l’AP 1984: l'ambassadeur des Emirats arabes unis en France est grièvement blessé devant chez lui par deux hommes armés.1983: la commission d’enquête israélienne sur les massacres des camps de Sabra et Chatilla, à Beyrouth, en septembre, recommande la démission du ministre israélien de la Défense, le général Ariel Sharon.Ils sont nés un 8 février: l’écrivain anglais Robert Burton (1577); John Ruskin, critique d'art et sociologue anglais (1819); l’actrice américaine Lana Turner (66 ans); l’acteur Jack Lemmon (61 ans); le romancier Jules Verne (1828). SPORTS Le Devoir, samedi 8 février 1986 ¦ 21" HORS-JEU Les enfants du hockey JEAN-LUC DUGUAY J e suis retombé en enfance.Depuis quelques jours, je me sens, à 40 ans, l ame d’un gamin baveux sur les bords.Et je m’amuse comme un fou.Depuis jeudi, je multiplie les faits d’armes.J’ai crié à mon voisin en train de pelleter que mon père était plus fort que le sien.J’ai fait la grimace à un policier et me suis sauvé, ce qui fut assez facile, lui étant à pied et moi en voiture.J’ai aussi volé de la gomme baloune chez le dépanneur, refusé de regarder une reprise de Passe-Partout et éventré la poupée Bout d’chou de ma petite soeur de 38 ans.Au moment où je vous parle, je boude mon père parce qu’il ne me donne pas assez d’argent de poche et j’en veux à ma mère parce qu’elle me force à finir mon cours primaire.Comme je vous connais, vous avez déjà conclu à un cas de sénilité précoce.Pas du tout.Mon attitude est tout ce qu’il y a de lucide.C’est en lisant les pages sportives des derniers jours que je l’ai adoptée.Et, aujourd’hui, je remercie ces deux grands gamins que sont Jean Perron et Michel Bergeron d’avoir contribué à mon retour en enfance.Le coach du Canadien et celui des Nordiques sont devenus pour moi des figures exemplaires sur lesquelles je veux dorénavant calquer ma vie.Cela s’est passé, vous l’aurez deviné, après le match Montréal-Québec de mercredi, remporté par la peau des dents par Bergeron et sa bande.Pour Perron, dont l’équipe perdait son quatrième match de la saison au Colisée, ce fut la goutte d’eau de trop.Incapable d’accepter la défaite en homme, Perron bascula dans la puérilité.Bergeron, qui a l’air d’un petit baveux même s’il s’habille chez le tailleur, a sauté sur l’occasion avec une très grande joie.Et moi, je les ai trouvés tellement drôles, ces deux fous merveilleux, que j’en ai eu la nostalgie de mon eh-fance.Et que j’y suis retombé à pieds joints.C’est Perron qui a ouvert le bal en accusant son rival de recourir à du « stuff de junior ».(Au cas où vous ne comprendriez pas le français de Voltaire, Perron signifiait par là que son vis-à-vis avait délibérément envoyé dans la mêlée Mike Eagles, un dur, pour faire la vie dure à un autre dur, Chris Nilan, ce qui serait pratique courante dans les rangs juniors.) L’insulte était cinglante, Bergeron ayant fait ses classes chez les juniors.C’est le vieux « mon père est plus fort que le tiens », version hockey professionnel.Répondant à l’insulte par l’injure, Bergeron a fait savoir à l’autre qu’il aurait dû « lire dans ses diplômes universitaires ».(Au cas où vous ne saisiriez pas la subtilité de l’attaque, Perron est issu des rangs universitaires, ce qui est digne de mépris dans un sport où la virilité ne peut s’accommoder de diplômes.) Voici donc nos deux gamins sur leur lancée.Perron défend Nilan en faisant remarquer que certains joueurs le provoquent délibérément et bassement.Ainsi, un porte-couleur des Bruins de Boston aurait lancé au bouillant ailier du Canadien lors d’un match récent que sa femme avait dû être bien mal prise pour marier un gars laid comme lui ! Injure suprême qu'un gamin ne peut avaler.Et quand Perron traite le Nordique Jimmy Mann de gorille, Bergeron bondit comme un tigre et prévient l’humanité souffrante que le coach du Canadien ne parlerait pas ainsi s'il savait que Mann amène ses deux petites filles au Colisée.C’est pas beau ça ?C’est pas émouvant ?Ça ne vous donne pas le goût de retomber en enfance, de revenir sur la patinoire du quartier, de jouer les petits baveux, de faire les quatre cents coups ?Les enfants n’encaissent pas longtemps, ils ripostent du tac au tac : oeil pour oeil, dent pour cent, comme disait le borgne à l’édenté.Les adultes, eux, endurent et endurent.Ils n’osent pas guérir les grands maux par les grands remèdes parce qu’on leur a appris que ça ne se faisait pas, que dans la vie il fallait se tourner la langue sept fois avant de parler, qu’il fallait avoir de la classe, qu’il fallait tendre la joue droite après avoir reçu un coup de poing sur la gauche.C’est pourquoi les adultes sont constipés et les enfants fiers.Il y a longtemps Stan Mikita, qui aurait pu faire damner mère Teresa, avait livré un combat à Claude Larose du Canadien.Sitôt assis au pénitencier, les deux hommes avaient remis ça.Pourquoi ?Un journaliste, qui tenait là le scoop de sa carrière, nous l’a finalement appris des siècles plus tard.À Tissue de la première bataille, le méchant Mikita avait demandé ironiquement au bon Larose — quoiqu’en des termes moins polis — s’il pratiquait le cunnilingus.Larose aurait pu réagir en homme et encaisser silencieusement le coup.Il a réagi en enfant et a planté l’autre.Au fond, le hockey c’est bon pour les gamins.Merci à Perron et Bergeron de m’en avoir fait prendre conscience.Excusez-moi, je dois vous quitter.Le facteur passe et je veux lui donner une jambette.Je trouve ça drôle un adulte qui fait la pirouette sur la glaçe.HOCKEY LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams Pi 9 P n bp bc pts MONTRÉAL.53 30 18 5 232 178 65 QUÉBEC 53 29 20 4 216 182 62 BOSTON 53 26 20 7 211 192 59 BUFFALO 53 25 23 5 203 190 55 HARTFORD .52 26 25 1 214 197 53 Section Lester Patrick PHILADELPHIE 53 36 15 2 227 162 74 WASHINGTON 51 31 16 4 205 179 66 ISLANDERS NY 53 25 18 10 220 190 60 PITTSBURGH 53 23 24 6 200 192 52 RANGERS NY 53 23 26 4 184 185 50 NEW JERSEY.52 15 35 2 191 250 32 Division Clarence Campbell Section James Norris CHICAGO 53 26 20 7 236 228 59 ST-LOUIS 51 23 21 7 196 201 53 MINNESOTA.52 20 24 8 214 211 48 TORONTO 52 14 33 5 202 258 33 DETROIT 53 12 36 5 181 279 29 Section Connie Smythe EDMONTON .54 37 11 6 285 219 80 CALGARY 52 24 22 6 225 205 54 LOS ANGELES 52 17 29 6 192 256 40 VANCOUVER.50 16 27 7 187 210 39 WINNIPEG 54 17 32 5 198 252 39 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Lundi Laval 17, St-Jean 5 Jeudi Hull 6, Verdun 5 Hier Hull à Laval Granby à Longueuil Verdun à Shawinigan Chicoutimi à T-Rivières Demain Shawinigan à Longueuil Laval à Verdun St-Jean àT-Rivières CLASSEMENT Pi HULL .54 VERDUN .53 DRUMMONDVILLE.55 CHICOUTIMI 53 LAVAL .53 SHAWINIGAN .53 T-RIVIÈRES .53 ST-JEAN .54 GRANBY .53 LONGUEUIL .53 9 P n bp bc pts 40 15 0 304 199 80 31 21 2 288 275 64 29 22 4 259 243 62 25 24 4 294 249 54 26 26 1 290 289 53 25 26 2 257 249 52 25 26 2 255 252 52 25 27 2 252 289 52 16 34 3 241 323 35 15 36 2 223 295 32 Ligue nationale Mercredi Québec 3, Montréal 2 Chicago 3, Islanders 2 St.Louis 4, Rangers 3 Jeudi Buffalo 8, Boston 6 Detroit 4, Hartford 3 Edmonton 6, New Jersey 4 Philadelphie 4, St-Louis 3 Minnesota 8, Toronto 7 Calgary 7, Los Angeles 2 Hier Montréal à Washington Winnipeg à Vancouver Aujourd’hui Rangers à Boston Buffalo à Hartford Montréal à Detroit Chicago à Québec New Jersey à Pittsburgh Minnesota à Philadelphie Edmonton à Washington St.Louis à Toronto Islanders à Los Angeles Demain Québec à Boston Philadelphie àChicago Edmonton à Buffalo New Jersey à Hartford Winnipeg à Vancouver Calgary à Los Angeles Lundi Minnesota à Montréal Les meneurs (Parties d’hier non comprises) b a pts Gretzky, Edm.38107 145 Lemieux, Pit 28 63 91 Coffey, Edm 28 59 87 Bossy, Isl 38 46 84 Kurri, Edm 39 42 81 Naslund, Can.34 47 81 Savard Chi 35 45 80 Stastny P.Qué.26 54 80 Anderson,Edm.39 36 75 Haw'chuck.Win.34 37 71 Goulet, Qué 35 34 69 Propp, Phi 31 37 68 Broten, Min 21 46 67 Murray, Chi 33 33 66 Trottier, Isl 28 37 65 Federko, St.l 19 45 64 Dionne, LA 28 36 64 Smith, Can.21 42 63 -4 Coupe du monde de descente Anton Steiner remporte la première victoire de sa longue carrière à Morzine MORZINE, France (AFP, PC) — L’Autrichien Anton Steiner, qui courait depuis 11 ans après un succès, pourra faire sienne la maxime suivante : tout vient à point à qui sait attendre.Il a en effet remporté la première victoire de sa carrière, hier, à Morzine (Alpes françaises), dans la station même où il était monté pour la première fois sur un podium de Coupe du Monde en.l976.Depuis, il avait tout vu, tout connu.Les places d’honneur, les périodes d’espoir.Puis le doute, les blessures.Souvent graves comme à Val Gardena ou à Kitzbuehel.Skieur polyvalent, il avait bien gagné trois combinés mais ces victoires aux points n’ont pas la saveur d’un siuccès en course.A Morzine, il a enfin réalisé son rêve, dix ans après cette troisième place qui l’avait révélé.Il a aussi ruiné les ambitions des Suisses, toujours à la recherche d’une victoire en descente cet hiver.Sans la performance de Gustav Oehrli, venu prendre la deuxième place, à seulement sept centièmes de seconde du vainqueur, avec le doss-sard 41, la défaite helvétique aurait même revêtu des allures de déroute, puisqu’on trouvait alors quatre Autrichiens aux quatre premières places.Pirmin Zurbriggen était tombé, il est vrai, alors qu’il possédait le meilleur temps intermédiaire.Deux mois tout juste après sa chute de Val d’Isère.« C’est le plus beau jour de ma carrière, a clamé Steiner.J’ai enfin vu le chiffre un apparaître devant mon nom au tableau d’affichage.Cette victoire fait oubüer les mauvais moments que j’ai endurés et les blessures que j’ai subies ».Felix Blczyk, de la Colombie-bri-tannique, a été le meilleur Canadien, en 23e place, à 1.29 seconde du meneur.Tous les autres ont fini loin derrière, Paul Boivin, de Saint-Lambert, ayant récolté une 60e position.La série de quatre victoires de Peter Wirnsberger, troisième, a donc pris fin à Morzine, mais le leader de la Coupe du Monde de descente n’en concevait aucune amertume.« Ce n’est pas un problème, a-t-il dit.Au contraire, je suis bien content pour Steiner ».L’autre bénéficiaire de la journée a été l’Austro-luxembourgeois Marc Girardelli.Il a plutôt raté sa course (19e) mais il a enlevé le combiné de l’Arlberg-Kandahar, grâce à la quatrième place qu'il avait prise dans le slalom de Saint-Anton.Girardelli a conforté de la sorte sa première position au classement général de la Coupe du Monde et compte, désormais, 77 points d’avance sur Pirmin Zurbriggen.Une deuxième descente est présentée aujourd’hui.EN BREF.Championnats canadiens de patinage artistique Manley remporte le programme court NORTH BAY, Ontario (PC) — Tracy Wilson, de Port Moody en Colombie-Britannique, et Robert McCall, de Dartmouth en Nouvelle-Ecosse, ont augmenté leur avance en tête des compétitions de danse sur K-ary et Rod Garossino après le programme court, hier, aux championnats canadiens de patinage artistique.Wilson et Moody ont exécuté leur danse en 80 secondes seulement.« Nous voulions commencer le programme très rapidement et couvrir toute la patinoire, a dit McCall.Les pas à exécuter sont assez simples, surtout si Ton patine rapidement ».Jo-Anne Borlase et Scott Chalmers, de Toronto, viennent au troisième rang.En simple féminin, Elizabeth Man-ley, d’Ottawa, a remporté le programme court de deux minutes, mais Tracey Wainman, de Toronto, a conservé le premier rang au classement global, après avoir terminé deuxième lors du programme court.« Je n’aurais pas pu faire mieux », a dit Wainman, enchantée de sa performance.Elle a de bonnes chances de mériter un poste sur l’équipe canadienne des championnats du monde après une absence de cinq ans.Wainman, championne canadienne en 1981, a entrepris sa remontée Tan dernier à Moncton en terminant quatrième au classement global.Elle avait terminé huitième au Photo Laserphoto Elizabeth Manley programme court.Manley a, quant à elle, mentionné qu’elle était quelque peu nerveuse avant de sauter sur la patinoire parce qu’elle sétait étirée un muscle au début de la journée.« Je croyais que cette blessure pouvait me nuire, mais la foule m’a beaucoup aidée ».Manley, championne en titre, a mentionné avoir connu le meilleur programme court de sa carrière.Les juges l’ont reconnu en lui accordant des notes de 5.8 et 5.7.¦ Baumann remporte le 400 mètres BONN (PC) — Alex Baumann, de Sudbury, a remporté le 400 mètres quatre nages individuel, hier, lors de la rencontre internationale de natation de Bonn en Allemagne de l’Ouest.Baumann, champion olympique et recordman du monde des 200 et 400 mètres quatre nages, a été chronométré en quatre minutes, 13.74 secondes pour distancer l’Allemand de l’Est Raik Hannerman.Ce dernier a présenté un chrono de 4:16.23 et a devancé l’Allemand de l’Ouest Peter Bermel, qui a franchi la distance en 4:17.67.Dans cette rencontre fort relevée, le Soviétique Vladimir Salnikov a remporté le 800 mètres style libre.¦ Johnson affrontera Lewis EAST RUTHERFORD (AP) — Le sprinter torontois Ben Johnson, qui avait prétendu après sa victoire lors de la rencontre du Toronto Star la semaine dernière que le champion olympique Cari Lewis faisait tout pour l’éviter, aura finalement la chance d’affronter Lewis ce soir lors de la rencontre olympique américaine au Meadowlands.« L’homme qui est classé numéro un au monde se cache de moi », avait dit Johnson, classé deuxième derrière le quadruple champion olympique après avoir remporté le 50 verges de Toronto en un temps de 5.27 secondes.Lewis participera à deux épreuves au Meadowlands, soit au 55 mètres et au saut en longueur.¦ René Arnoux passe chez Ligier SCALDASOLE, Italie (AP) — René Arnoux sera le coéquipier de Jacques Laffite dans l’écurie Ligier lors du prochain championnat du monde de formule 1, a annoncé hier Guy Ligier lors d’une cérémonie organisée par le manufacturier de pneumatiques Pirelli à Scaldasole, dans le nord de l’Italie.Arnoux, 37 ans, avait été renvoyé de chez Ferrari en janvier 1985 et n’avait ainsi pas participé au dernier championnat du monde.Les deux pilotes commenceront les essais de la nouvelle Ligier dimanche prochain au Castellet.¦ Theismann s’excuse WASHINGTON (AP) — Le quart-arrière des Redskins de Washington, Joe Theismann, s’est excusé des propos qu’il a tenus plus tôt cette semaine à l’endroit de Jim McMahon, des Bears de Chicago.A Hamilton lundi, Theismann avait déclaré que McMahon était une disgrâce pour le sport professionnel.Hier, le quart des Redskins a reconnu qu’il ne lui revenait pas de porter des jugements sur le comportement des autres joueurs et qu’il avait peut-être agi par jalousie en prenant McMahon à partie.« J’étais complètement de travers, a-t-il admis.J’imagine que j’étais un peu envieux et jaloux de toute la publicité reçue par McMahon ».CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.voir aussi en page 22 POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSIONS DU DEVOIR 842-9645 Conseiller juridique Explorez une possibilité de carrière intéressante dans la filiale canadienne récemment établie à Montréal d'une entreprise classée par le magazine “Fortune” parmi les 100 premières entreprises du domaine de Téléctronique.En raison de l’expansion des activités de notre client, un poste est présentement disponible pour un avocat, membre en règle du Barreau du Québec.Cette personne agira en qualité de conseiller interne auprès de la haute direction, relativement à la gestion des affaires courantes et d'un contrat de plusieurs millions de dollars.Le titulaire justifiera d'au moins cinq ans d'expérience dans l’entreprise privée et connaitra à fond les aspects juridiques relatifs à une exploitation de plusieurs millions de dollars.Il aura également une vaste connaissance des questions de droit inhérentes aux contrats gouvernementaux et militaires.Si vous possédez la compétence nécessaire et êtres titulaire d'un LL.L, d’un LL.B.ou d’un B.C.L.notre client vous offre la possibilité de travailler aux plus hauts niveaux de l'entreprise.Le salaire est concurrentiel, la gamme d’avantages sociaux, attrayante, et le milieu de travail, stimulant.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae, en toute confiance, à: AGENCE DE PUBLICITÉ NAS INC.SERVICE NAS Numéro de dossier 02-50 417, rue Saint-Pierre, bureau 700, Montréal (Québec) H2Y 2M4 UNIVERSITY OF ALBERTA — FACULTÉ SAINT-JEAN La Faculté Saint-Jean sollicite des candidatures au poste de PROFESSEUR ADJOINT EN FRANÇAIS Ce poste ouvre la voie à la permanence.Exigences: Doctorat.Expérience au niveau universitaire dans l’enseignement de la langue française et dans la recherche.Responsabilités: Enseignement du français au 1er cycle à tous les niveaux.Traitement: Varie de $30,316 à $32,560 (échelle de 1985-1986) en fonction des titres et de l’expérience.Date d’entrée en vigueur: 1 er juillet 1986 Date limite de réception des demandes: 31 mars 1986 — Envoyer curriculum vitae et noms de trois répondants à: J.-A.Bour, Doyen Faculté Saint-Jean University of Alberta 8406, 91e Rue Edmonton, Alberta T6C 4G9 University of Alberta a une politique d’égalité en matière d’emploi.Selon les règlements de l'immigration canadienne, ce poste est offert aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.(Poste soumis aux autorisations budgétaires).VI____________________________________________________________J -AM/ Aérospatiale — Marché international Engagée dans le domaine aérospatial, cette société renommée possède un produit éprouvé qu’elle désire vendre à l’échelle internationale.Afin de réaliser cet objectif, elle cherche à s'adjoindre les services d’une personne de haut calibre pour agir à titre de Vice-président, ventes Gouvernements et marché international Votre territoire de vente s'étendra au monde entier, à l’exception de l'Amérique du Nord.Dans ce contexte, votre feuille de route doit attester d'une aptitude non équivoque à identifier les occasions commerciales, de même qu’à promouvoir et à conclure la vente de produits reliés à l'aérospatiale, tels que ceux des domaines de Tavionique, spatiaux ou aériens, aux sociétés ou gouvernements européens, africains, asiatiques ou sud-américains.Votre candidature recevra une attention particulière si vous avez acquis de l'expérience dans le secteur de l'approvisionnement militaire.La rémunération qui vous sera offerte reflétera parfaitement vos réalisations et compétences dans ce domaine.Adressez votre demande en toute confiance, en prenant soin d'indiquer le numéro de projet 726, à: C.P.1267, succursale H, Montréal, (Québec) H3G 2N2.Le personnel de notre client est au courant de ce mandat.e.t pesrson t associés liée.Lruui 4' « Conseiller* en administration et recrutement jx/ur les industries de technologie supérieure 323170
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.