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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 10 mars 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-03-10, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 10 mars 1986 Neige mêlée de pluie verglaçante.Max.: 0 (détail page 12) Vol.LXXVII — No 57 ?194.Laurier ouest Montreal ?73 2484 extérieur de Montreal métropolitain î>0 cents Cote Norc Gaspesie Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS La Cour brise la règle de Vinviolabilité du domicile JEAN-CLAUDE LECLERC LES CITOYENS du pays n’ont pas frissonné par erreur : la Cour suprême du Canada vient bel et bien de reconnaître le pouvoir des policiers d’arrêter un suspect, sans mandat, de jour ou de nuit, chez vous, dès lors qu’ils vous le font savoir en frappant à la porte.On peut s’attendre, toutefois, que la Cour suprême ou le Parlement révisera un jour la nouvelle règle, qui place le Canada à part dans les pays de droit britannique.Par une décision rendue à huit contre un, le plus haut tribunal du pays a donné, avec l’affaire Paul Landry, un élargissement considérable aux rares exceptions que la tradition apportait à la règle, sacrée, voulant que le foyer de chacun soit inviolable.Discrètement, dans le jugement rendu le 28 février, la Cour s’est réservé de revoir l’enjeu, à la lumière de la Charte canadienne des droits et libertés.En vertu d’une règle britannique vieille de 380 ans, « la maison de chacun est pour lui son château et sa forteresse, tant pour se défendre contre l’injure et la violence que pour son repos».Depuis, la jurisprudence a reconnu que les agents de la paix pouvaient néanmoins pénétrer chez vous, avec mandat judiciaire, pour saisir des éléments de preuve ou arrêter un criminel, ou même, sans mandat cette fois, pour empêcher un crime ou encore se saisir, à chaud, d’un fuyard.Paul Landry, un adolescent qui avait été signalé avec un copain comme possibles voleurs dans un terrain de stationnement, avait été libéré de l’accusation de s’être bagarré, peu après, avec un policier venu chez lui l’arreter.Voir page 8: Cour IjScndeu* LA VIE ne nous paraîtrait pas si brève si c’était nous qui avions le privilège de nous la donner.m Les individus qui sont les plus implacablement disciplinés sont les plus vertueusement fanatiques.¦ Les danseuses d’une compagnie de ballet étaient si décentes qu’on ne leur faisait pas porter le tutu mais le « vous-vous».— ALBERT BRIE LE DJIHAD ISLAMIQUE REVENDIQUE L’ENLÈVEMENT DE QUATRE JOURNALISTES FRANÇAIS La France ne cédera pas, assure Fabius PARIS (AFP, Reuter) — Le premier ministre français, M.Laurent Fabius, a reaffirmé hier, lors d’une solennelle intervention télévisée, que Paris ne céderait pas au chantage exercé par les ravisseurs de huit ressortissants français au Liban.Au lendemain du rapt de quatre membres d’une équipe de télévision d’Antenne-2 par le mouvement chiite pro-iranien Djihad islamique, le chef du gouvernement a affirmé que la France utilisait « tous les canaux disponibles pour libérer les otages », qui sont actuellement au nombre de huit.Des émissaires ont été envoyés ces dernières 24 heures dans la région.M.Serge Boidevaix, secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, est arrivé à Beyrouth, tandis que l’ambassadeur itinérant Henri Servant et le docteur Razah Raad, envoyé « officieux », se rendaient à Damas.Un troisième diplomate, M.Marc Bonnefous, doit partir pour Téhéran.Appelant les Français à « une totale fermeté et à une totale unité », M.Fabius n’a pas exclu « une nouvelle escalade de la violence (.) puisqu’il s’agit, précisément au moment où la France est dans une période électorale, d’exercer des pressions sur son gouvernement et sur son peuple ».Un interlocuteur anonyme se réclamant du Djihad a revendiqué hier l’enlèvement des quatre journalistes et a lancé un ultimatum d’une semaine au gouvernement français pour qu’il récupère deux opposants irakiens expulses de France vers Bagdad le 19 février dernier.L’expiration de cet ultimatum coïncide, remarquent les observateurs, avec le jour des élections législatives.Seule lueur d’espoir dans ce drame des otages français relancé mercredi dernier lorsque le Djihad a annoncé l’exécution, jusqu'ici non confirmée, du chercheur français Michel Seurat, les deux Irakiens réclamés par le Djihad sont bien vivants.L’ambassadeur de France à Bagdad, M.Maurice Courage, les a rencontrés hier matin.L’organisation humanitaire Amnistie internationale avait fait état de l’exécution de l’un d’entre eux.Victimes du conflit Iran-Irak mais aussi de la Voir page 8: France L aurent Fabius Photo AP L'explosion d'une voiture piégée à Achrafieh, quartier du secteur chrétien de Beyrouth-Est, a fait, samedi, au moins cinq morts et trente blessés.Sept explosions précédentes cette année ont déjà fait 40 morts et 105 blessés.Personne n’a encore revendiqué ces attentats, qui font suite à des affrontements sanglants entre partisans et adversaires chrétiens de l’accord de paix entre milicies parrainé par la Syrie.ECONOMIE EDITORIAL LA BONNE ACTION LE DEVOIR lance aujourd’hui une nouvelle chronique hebdomadaire qui permettra à l’investisseur, à la lumière d'une brève analyse macro-économique, de faire des choix judicieux parmi les valeurs boursières.Les titres retenus font l'objet de recommandations de la part des maisons de courtage canadiennes.Pierre Lussier examine aujourd'hui les actions de la Banque Royale, de Steinberg Inc.et de Power Corporation.Page 11.LA JOURNÉE DES FEMMES Dans sa page DES IDÉES, DES ÉVÉNEMENTS, LE DEVOIR laisse aujourd'hui la parole aux femmes qui, au lendemain du 8 mars, font le point sur leur situation.L'humanisation des soins en périnatalité, le pouvoir, la décision du gouvernement Bourassa d'annuler la deuxième partie'de la conférence socioéconomique Décisions 85, et le rôle des syndicats dans l’amélioration de la situation des femmes sont autant de questions dont on traite en page 7.La démocratisation au coeur du congrès du Parti conservateur BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — Le premier ministre Brian Mulroney a rêvé tout haut depuis quelques semaines de faire du Parti conservateur un parti démocratique sur le modèle du Parti qué bécois, un rêve qui, s’il le voulait vraiment, pourrait commencer à se matérialiser en fin de semaine.Une amorce de démocratisation s’offre en effet sur un plateau d’argent à M.Mulroney avec la proposition sur le financement populaire des partis politiques que soumet un député québécois, M.François Gérin, au congrès conservateur qui commence à Montréal jeudi.Celui-ci souhaite limiter à $ 5,000 les dons des électeurs et interdire les dons des entreprises.Pour les citoyens du Québec, ce projet pourrait être anodin tant le financement populaire est intégré désormais aux moeurs politiques québécoises.Tout comme, dans une certaine mesure, l’élection du chef de parti au suffrage universel, une idée ( révolutionnaire i que des militants conservateurs québécois aimeraient aussi voir adopter.Mais pour les partis politiques fédéraux, pour le Parti conservateur en particulier, il y a loin de la coupe aux lèvres.Le projet de François Gérin suscite beaucoup de résistance.Une résistance qui vient, croit-il, de ceux qu’on appelle dans le vocabulaire politique les « bagmen », les collecteurs de fond qui perdraient avec ce projet toute influence.Ceux-ci peuvent s’appuyer pour contrer ce projet sur le fait que la réforme projetée va beaucoup plus loin qu’elle n’en a l’air et remet en question des méthodes de travail.Les partisans de ce projet ne cachent pas qu'une réforme du financement des partis politiques fédé François Gérin raux pourrait changer la face du Parti conservateur.François Gérin explique que ce qui est en cause c’est bien sûr l’assainissement des moeurs politiques.Il faut éviter même l’apparence de conflit d’intérêt que suppose les dons des grandes entreprises aux partis politiques.Au delà de cette question de moralité, l’enjeu, soutient-il, c’est de redonner le parti aux membres.Le financement populaire des partis politiques suppose, comme l’ont vécu le Parti québécois et le Parti libéral du Québec, des campagnes de financement, du porte-à-porte, une implication des membres.En retour de cette participation, les militants voudront avoir leur mot à dire dans les affaires du parti, influencer les politiques.C’est le gage d’un parti dynamique, explique le député de Mégantic-Compton pour qui cela est d’autant plus important qu’au Qué-Volr page 8: Démocratisation POUR IBM PC ET COMPATIBLES Diffuseur en librairie et en boutique informatique tfciilno C5J4) 273-1653 5253, avenue du Parc, bureau 425 1-800-361-9852 Montréal (Québec) H2V 4P2 Aquino songe à proclamer un « gouvernement révolutionnaire » MANILLE (AFP) — La présidente des Philippines, Mme Co-razon Aquino, devrait décréter prochainement gouvernement révolutionnaire le nouveau pouvoir à Manille, selon les déclarations faites hier par son ministre des Affaires politiques, M.Antonio Cuenco.« Dans quelques jours, le président Aquino déclarera qu’il y a effectivement un gouvernement révolutionnaire», a indiqué M.Cuenco, au cours d’une conférence de presse à Cebu, dans le centre du pays.« Le nouveau gouvernement philippin ne peut reconnaître la constitution de 1973, car elle est l’oeuvre d’un seul homme, Ferdinand Marcos », a précisé le ministre.Un assistant du vice-président Salvador Laurel avait in- diqué samedi qu’une nouvelle constitution serait proclamée d’ici trois mois, transformant le-régime en régime présidentiel.La présidente Aquino a pour sa part appelé hier ses concitoyens à faire preuve d’un peu de patience à l'égard du nouveau régime.« Donnez-nous une chance, nous nous efforçons de faire pour le mieux », a-t-elle clamé devant une foule de 4,000 personnes, réunies au palais de Malacanang, résidence de l’ex-président Marcos, à l’occasion de la journée internationale de la femme.Les élections locales, prévues pour le mois de mai par l’ancien régime, devraient avoir lieu en novembre, après la rédaction de la nouvelle constitution, a encore annoncé M.Cuenco.•iron us ccimiKs - cumin n l' exercice lifarter In icrIUm n |nM livre CIMurir III coaptll pour l'iilrrlcl licouitltutr fichier iti rilivéi détaillée reconstituer It fichier le lonnéel CWIiIimi un nkrltn LES HÉSITATIONS DES COMMUNISTES PHILIPPINS Coopération ou poursuite de la lutte armée ?urjeon-fONUtion Photo AP Un militant communiste distribue des friandises à des enfants de la province de Quezon, au Philippines.Le gouvernement philippin compte instituer une commission d'amnistie pour statuer sur le cas des rebelles communistes qui acceptent de se rendre, a annoncé le ministre philippin des Affaires politiques, M.Antonio Cuenco.Ce dernier a ajouté que la commmision d’amnistie « apporterait une assistance aux rebelles communistes qui désirent revenir dans la légalité ».Mme Aquino a lancé un appel au cessez-le-feu et à la négociation en vue d'une éventuelle reconnaissance du PC en échange de son renoncement à l’usage de la force.Dès hier, la direction du PC de la province de Cebu a déclaré qu'elle ne rendrait pas les armes, même après négociation d'un cessez-le-feu.PHILIPPE PONS Le Monde MANILLE — Les communistes, dont l’insurrection armée a gagné ces dernières années la plupart des provinces des Philippines, apparaissent aujourd’hui comme les parents pauvres du mouvement populaire qui a conduit à la chute du régime Marcos, et ils s’interrogent sur l’attitude à adopter à l’égard du nouveau pouvoir.Certains membres du PC ne cachent pas, en privé, avoir fait une analyse « erronée » de la situation en appelant au boycottage de l’élection du 7 février, qu’ils considéraient comme un nouvelle « mascarade électorale », et sont favorables à une Voir page 8: Coopération tékit Crédit VOUS HE COMPTEREZ PLUS QUE SUR LUI GRAND LIVRE, COMPTES CLIENTS ET COMPTES FOURNISSEURS BUDGETS ÉCRITURES RÉPÉTIVIVES FACTURATION ÉMISSION DE CHÈQUES SYSTEME COMPTABLE TURGEOIN] Le Devoir, lundi 10 mars 1986 FEMININ PLURIEL Une nouvelle étape pour le Centre des femmes RENÉE ROWAN Après 13 ans d’existence, d’efforts soutenus et d’une ténacité indéfectible, le Centre des femmes fêtait, vendredi dernier, avec tout l’éclat souhaité, l’ouverture officielle de la nouvelle aile de sa « chère vieille maison du 3585, rue Saint-Urbain, où tout le monde a tant travaillé et rêvé », comme l’exprimait si justement la présidente du conseil d'administration, Mme Barbara Wa rib.Depuis ses débuts, le Centre des femmes loge au même endroit, dans une maison victorienne successivement habitée par Trefflé Ber-thiaume, fondateur du journal La Presse et la famille de Victor Morin, auteur du code Morin.Située dans le quartier Saint-Louis, connu pour le nombre significatif de nouveaux immigrants qui s’y installent lorsqu'ils arrivent à Montréal, le Centre a offert, au fil des années, à plus de 175,000 femmes, un éventail toujours plus large de services .Cependant, pour la première fois en 1984, à cause de l’exiguïté des lieux, « la maison de toutes les femmes », comme on se plait à le dire, faisait face au plafonnement de ses activités.Dans un premier temps, le conseil d’administration a décidé d’ajouter une nouvelle aile à la maison dont tout le rez-de-chaussée est maintenant accessible aux personnes handicapées.L’ajout comprend les bureaux du personnel permanent, des salles pour les stagiaires et des bureaux de consultation, des bibliothèques et salles de réunion ainsi qu’une salle polyvalente qui pourra devenir alternativement gymnase, auditorium ou salle de cours.Tout cela n’a été possible que grâce à l’énergie déployée par les femmes du centre pour aller chercher les fonds nécessaires, précise Mme Mona Forest, directrice de la maison depuis plus de 10 ans et une des pionnière de la première heure.« Ce sont les femmes elles-mêmes qui ont géré la campagne de financement des travaux, qui l’ont planifiée, organisée », note-t-elle avec fierté.Elles ont réussi à ramasser $ 500,000 dont $ 100,000 provient du gouvernement fédéral et le reste d’entreprises, de fondations et d’individus.Les travaux d’agrandissement sont à peine terminés que déjà les femmes du Centre se remettent en campagne pour ramasser les $ 500,000 nécessaires pour les travaux de rénovation qui s’imposent.Laissée à l’abandon par ses anciens propriétaires, la « maison des femmes » est dans un état de délabrement avancé.Solide cependant, le bâtiment fera l’objet d’une rénovation majeure.Comme il n’est pas question pour le Centre des femmes de fermer, ne serait-ce qu’une seule journée, une fois que les travaux commenceront, tous les services seront transférés dans la nouvelle aile, précise Mona Forest.Chaque année, grâce à ses 400 bénévoles et 17 permanentes, le Centre répond à 30,000 appels téléphoniques et 14,000 personnes participent aux activités ou reçoivent des services.Un fichier de plus de 3,500 sujets d’information et d’intérêts particuliers aux femmes est disponible.Trois avocates, une notaire et 15 stagiaires en droit conseillent bénévolement des centaines de femmes.Huit cents personnes par année, en majorité socio-économiquement faibles (familles mono-parentales, bénéficiaires d’aide sociale, femmes immigrantes) reçoivent un cours intensif pour la recherche d’emploi, pour développer la confiance en soi et réussir dans leur travail.En 1983,189 de ces femmes ont trouvé un emploi, dont 25 % d’entre elles recevaient des prestations d’aide sociale.En plus de ce service d’orientation professionnelle, le Centre offre des services aux immigrantes et à leur famille.Il a sa propre maison d'édition qui publie, six fois par année, une revue d’information Com-muniqu'Elles, ainsi qu’un annuaire sur les services offerts aux Montréalais.Une équipe de professionnelles et de bénévoles dûment formées sont à l’écoute de personnes aux prises avec des situations d’urgence, soit par téléphone ou sur place.Le volet éducation représente une autre activité fort importante de « la maison des femmes ».On y organise, chaque année, un éventail de cours et d’ateliers dans les domaines de la nutrition, du budget familial, des finances, de la protection veux belle BONNE % Photo: Marie-Josée Lafortune (collaboration spéciale) Des miracles, elles n’en voulaient pas.Ce qu’espéraient les travailleuses du textile, en 1983, leurs pancartes le disaient clairement.du consommateur, des langues et du développement social.Comme le Centre a toujours eu une grand proportion de femmes et familles immigrantes parmi les usagers de ses services, les ministères de l’Immigration, fédéral et provincial, assurent un certain financement.Centraide lui fournit le financement de base.On ne voulait pas des miracles.« Je ne sais pas ce que vous vous attendiez de nous.Depuis que le frère André est mort, des miracles, on n’en fait plus », lançait le président de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Louis Laberge, aux quelque 150 travailleuses déçues de la façon dont venait de se terminer la grève générale d’août 1983 dans l’industrie du vêtement à Montréal.Ce que ces femmes veulent, comme elles le disent dans le documentaire-vidéo On ne voulait pas des miracles., produit par le Groupe interventiori vidéo et les Productions actions féministes par l’image, c’est un type de syndicalisme qui tienne compte des revendications des femmes qui travaillent dans cette industrie, c’est une organisation de leur choix, ce sont des conditions de travail décente, c’est «une belle, une bonne job».Le vidéo-couleur d’une quarantaine de minutes racontent avec la collaboration de Léa Roback et de quelques militantes, les trois grèves générales — 1937,1940 et 1983 — des travailleuses du vêtement.Il questionne le rapport des femmes au syndicalisme.Quand finalement les 9,000 midi-nettes sont rentrées au travail après une semaine générale de grève, en août 1983, à la suite d’un scrutin secret dont les résultats ont été fort serrés — 3,085 voix pour, 3,024 voix contre — il restait à négocier des sections importantes de la convention collective, note Mireille Trot-tier, une des participantes au vidéo.L’entente n’a été signée qu’en juillet 1985.« On vient seulement de distribuer les conventions collectives.Cela illustre bien le peu de cas que l’on se fait de nous », commente cette militante.On ne voulait pas des miracles.sera présenté ce soir, 10 mars, à 19 heures 30, au cinéma O.N.F.du Complexe Guy Favreau, au 200, boulevard Dorchester.Le visionnement sera suivi d’un échange avec quelques travailleuses du vêtement qui ont vécu ces grèves.Les personnes ou groupes intéressés peuvent se procurer le vidéo en téléphonant au 524-3259.Seuls le Québec et le Nouveau-Brunswick respectent les droits à l’éducation des minorités OTTAWA (PC) - En dépit de l’introduction de la Charte canadienne des droits et libertés il y a quatre ans, le Québec et le Nouveau-Brunswick demeurent les seules provinces à respecter entièrement les dispositions de cette charte portant sur l’éducation, révèle une étude destinée au Secrétariat d’ÊtaL La constitution canadienne assure aux minorités linguistiques le droit à une éducation dans leur langue maternelle, dans des écoles de niveau primaire ou secondaire, là où leur nombre le justifie.Cette étude fait partie d’une révision interne approfondie qu’a entreprise, l’an dernier, le gouvernement conservateur sur la politique de bilinguisme instaurée en 1969.En fait, le premier ministre Brian Mulroney avait exigé alors une révision de la Loi sur les langues officielles de 1969 après que le Commissaire aux langues officielles, M.D’Iberville Fortier, l’eut averti que cette loi avait atteint un tournant décisif et devait être renforcée.M.Fortier recommendait notamment au gouvernement conservateur d’utiliser ses pouvoirs financier guenn l’éditeur et juridique afin d’encourager, et non contraindre, l’application de la loi au sein de l’entreprise privée.La révision, qui se terminera plus tard ce mois-ci, n’annoncerait rien de prometteur aux minorités linguistiques qui souhaitent que des mesures draconiennes soient prises.Selon le secrétaire d’État, M.Benoit Bouchard, « c’est une question qui prend du temps à régler ».« Nous ne pouvons agir de façon trop énergique parce que la question est trop litigieuse, trop importante, trop dangeureuse », a-t-il ajouté.Cette prudence du secrétaire d’État reflète d’ailleurs son approche sur les droits à l'éducation des minorités linguistiques.Interrogé dans un hôtel de Montréal, M.Bouchard a écarté la possibilité qu’Ottawa fasse appel à la Cour suprême du Canada pour trancher rapidement la question des droits des minorités linguistiques.Selon lui, il est préférable d’attendre que des causes individuelles soient portées devant les tribunaux.« Pourquoi devrions-nous aller devant les tribunaux, pendant cinq ou dix ans, afin de défendre notre point de vue ?Nous dépensons, nous gaspillons trop d’énergie sur un problème qui, entre personnes consciencieuses et intelligentes, peut se régler, a affirmé le secrétaire d’État.C’est une question d’évolution.» Par ailleurs, un comité parlementaire sur le bilinguisme s’est plaint du succès mitige qu’a connu la politique de bilinguisme du gouvernement auprès de l’entreprise privée.La Fédération des francophones hors-Québec, qui représente les communautés françaises à l’extérieur de la province québécoise, a sommé, en guenn éditeur limitée 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 Le programme de sciences de la nature vise à aider l'enfant à construire des connaissances et à se familiariser avec la démarche expérimentale Cette démarche est un outil qui permet au scientifique d'accéder aux connaissances disponibles dans l'environnement.1re année: Naturix observe - cahier 1 ISBN-2-7601 -1441 -4 (87 p.) 5,55 S 2e année: Naturix questionne - cahier 2 ISBN-2-7601 -1442-2 (91 p.) 5,55 $ 4e année: Flavie explore - cahier 4 (à paraître en 1986) 5e et 6e année: (à paraître en 1986) guides: (à paraître en 1986) Informez-voue do notre nouvelle politique de remlee.4560 rue Station 168 est, rue 4440 rue Saint-Denis Métro-Longueuil Sainte-Catherine Saint-Denis Montréal, Québec Longueuil, Québec Montréal, Québec Montréal, Québec Tél: (514)849-1112 Tél (514)677-6525 Tél: (514) 861-5647 Tél: (514)843-6241 outre, le gouvernement conservateur d’obliger tous ses ministères et National Défense Defence nationale ¦* AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de jour et de nuit au Champ de Farnham (Québec), jusqu'à nouvel ordre.Ce champ de tir se trouve sur une propriété du MDN* située à l'intérieur du Camp militaire de Farnham.sur la rive gauche de la rivière Yamaska.à environ 2,8 km au nord-ouest de Farnham.Il est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l’entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il est interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ei-dessus.PAR ORDRE Sous-mlnlstre OTTAWA.CANADA Ministère de la Détente nationale 17630-77 Dans les collèges Le Comité-femmes ne répond plus ses sociétés à engager uniquement des personnes bilingues dorénavant.NATHALIE PETROWSKI Au CEGEP Rosemont, il n’y a plus de Comité-femmes depuis deux ans.Même phénomène au CEGEP Ahunstic et au CEGEP Bois-de-Bou-logne.Le téléphone lorsqu’il n’a pas été coupé, sonne dans le vide.Il n’y a pas de message enregistré.Le comité-femmes ne répond plus.Ce n’est pas le cas dans tous les collèges de la région montréalaise.Au CEGEP du Vieux-Montréal, il existe un comité-femmes tout comme aux collèges André Laurendeau et Lionel-Groulx.Mais entendons-nous : ces comités ne sont peut-être pas encore morts, mais ils ne sont pas très forts.Composés dans certains cas d’un unique membre ou alors d’un maximum de trois militantes, ces comités sont aussi menacés d’épuisements qu’ils sont minés par un manque désespérant d’argent et par une méfiance grandissante à l’endroit des allégeances sexuelles de leurs membres.Le cliché le plus répandu dans les collèges de 1986, c’est encore et toujours, que les comité-femmes sont peuplés de lesbiennes radicales qui détestent les hommes et qui prônent ni plus ni moins la fin de l’espèce.Dans de telles circonstances, on comprend pourquoi la Journée internationale des Femmes n’a pas été célébré avec enthousisame ni avec vitalité dans les collèges montréalais.En fait, l’événement est presque passé inaperçu.A un point tel qu’un membre d’une association étudiante interrogé sur le sujet a demandé candidement quand avait lieu la fameuse journée des femmes.Il croyait que l’événement avait eu lieu la semaine passée.Certains établissements forts d’une population féminine dynamique ou alors d’une association étudiante sensibilisée à la condition féminine, ont souligné la journée à leur manière.Mais là encore, ce ne fut pas la fête mais plutôt l’occasion de faire conscieusement son devoir en organisant un débat sur l’heure du midi, une projection de film ou encore en invitant pour quelques heures une troupe de théâtre d’intervention.Les manifestations dans la plupart des cas ont duré au plus deux heures.« On voulait faire venir une pièce sur l’inceste, explique Manon McEl-ligott, 20 ans, membre du Comité-femmes du CEGEP du Vieux-Montréal.Ca n’a pas marché.Nous n’avions pas de salle, pas d’argent, les vitrines du CEGEP pour faire notre promotion, n’étaient pas disponibles pour le 8 mars.» Interrogée sur l’attitude des autorités du CEGEP, Manon semble subitement mal à l’aise.Elle n’ose parler de mauvaise volonté de leur part.En mêhie temps, elle s’interroge.« C’est pas normal que tous nos projets soient bloqués.On nous a donné un local mais pas de téléphone ni de dactylo.Depuis que le journal étudiant a démoli notre réputation en nous traitant de lesbiennes, on dirait que les filles sont de plus plus réticentes à venir militer avec nous.C’est d’autant plus décourageant qu’on ne peut pas faire grand’chose.» La fin des opérations du comité-femmes au CEGEP de Rosemont n’a pas empêché la tenue d’une activité pour la Journée des Femmes.Une monologuiste s’est déguisée en martienne pour venir parler avec humour de la condition féminine.Ironie du sort, l’activité a été organisée par un gars.Sylvain Gri-mard, 20 ans, explique à cet effet que ce n’est pas juste le féminisme mais le militantisme en général qui est à la baisse au CEGEP de Rosemont.« Les jeunes sont plus individualistes qu’avant et forcément ils sont moins militants.» Au Cegep Ahunstic, le comité-femmes est devenu un comité socio-culturel.C’est Réal Gagné qui s’en occupe.Il n’a pas eu le temps ni l’énergie d’organiser une activité pour la Journée des Femmes.« Ici les énergies sont concentrées sur l’administration générale.Le CEGEP est une grosse corporation.Il faut penser au journal, au café-étudiant.Ce n’est pas l’intérêt qui manque c’est le temps.» Il raconte en passant que l’association étudiante ne compte pas une seule fille sur l’éxécutif.« Nous avons pourtant fait campagne en encourageant les filles à se faire élire, dit-il.Pas une seule candidate ne s’est présentée.» Le comité-femmes du CEGEP Lionel Groulx est considéré à bien des égards comme le comité le plus dynamique de la région.Ici, les militantes ont voulu souligné la Journée internationale des Femmes en stimulant la discussion.Elles ont organisé, lundi dernier, un face à face sur la décriminalisation de la prostitution.Le lendemain, elles ont présenté Le film d'Ariane.La journée de vendredi avait été réservée pour une fête.Mais l’emploi à temps-partiel d’une première et l’hospitalisation d’une deuxième, ont compromis le projet.Il n’y a pas eu de fête.Personne ne s’en est plaint.Personne n’avait le coeur à fêter.La situation n’est pas nouvelle.Depuis quelques années, le mouvement féministe n’arrive pas à assurer sa relève chez les jeunes.Les comité-femmes naissent et meurent sans laisser d’héritage ni d’héritières.Contrairement aux associations étudiantes ancrées dans les traditions scolaires, les comité-femmes n’ont pas réussi à s’enraciner dans le tissu social étudiant et à se perpétuer de façon automatique.1+ National Defense Défense nationale AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE MONT-BRUNO Jusqu’à avis contraire, il y aura des exercices de tir de jour et de nuit au champ de tir de Mont-Bruno La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Mont-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno.Il est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir de Saint-Bruno en s'adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dans la zone ci-dessus.PAR ORDRE OTTAWA.CANADA Sous-mlnlstre 17630-77 Ministère de la Défense nationale Canada qui édite Nou Collection "CLAUVER" Direct Naturix découvre^ (3e année) cachler 3 ^ ISBN-2-7601-1443-0 (105 p.) 5,55 $ Â LJ itiérin Renseignez-vous sur le budget fédéral 1986 COMPOSEZ SANS FRAIS le 1-800-267-0475, du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h.Vous pouvez aussi vous procurer les brochures ci-contre au centre d'information du centre commercial le plus près de chez vous et aux Réseaux Infocentre participants.SîSS"' asli Chaleurs • chorégraphie de Paul-André Fortier, du 4 au 16 mars à 20h,30, relâche le lun.10 mars SALLE MOYSE: 853 ouest Sherbrooke.Mtl (392-4695)— « The Miser > de Molière, du 12 au 15 mars, du 19 au 22 mars à 20h.SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)— OSM concert-gala avec l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, chef d'orchestre, Kurt Masur, les 10-11 mars à 20h.THÉÂTRE ARLEQUIN: 1004 est rue Ste-Catherine, Mtl (288-4261)— Les Grands Explorateurs présentent • L'Inde fabuleuse • du 3 au 14 mars, du lun au mer.20h., ven.et sam.190.et 210.30, le dim.13h.30,16h.et 20tv, et le ven.14 mars à 19h.THÉÂTRE D’AUJOURD'HUI: 1297 rue Papineau.Montréal (523-1211)— «Les baleines > de Jean-Raymond Marcoux, à compter du 13 mars, du mar.au sam.à20h.30, le dim.à 151) THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Mtl (288-3161)— « Gone with Hardy • de David Allen, du 6 tév.au 23 mars, du mar.au sam.20h, matinées les sam.et dim.16 et 23 mars â 14h,— ¦ Master Class • de David Pownall, du 13 mars au 8 avril, mar au sam.20h„ matinées les sam.à 14h„ et le dim.6 avril à 14h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)-André-Phiiippe Gagnon, humoriste, 12 au 16 mars, 20tv.18 au 23 mars.20h.THÉÂTRE MERIDIEN: Place Desjardins.Basilaire 2, Mtl (285-1968)— Le groupe de tango argentin Tango X 3, en spectacle du 13 au 15 mars, 20 au 22 mars, 27 au 29 mars â 20h 30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— • Un chapeau de paille d’Italie, de Eugène Labiche, m.en s.Daniel Roussel, à compter du 13 mars, du mar.au ven 20h„ le sam.à 16h.«t 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente • Charbonneau et le chef • de John Thomas McDonough, m.en s.Paul Hébert, du 19 tév au 12 avril, sem 20h., sam.17h.et 21h.THÉÂTRE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins.Mtl Le Centre d'essai des auteurs dramatiques 1965-1985 Dans le cadre de LE PROJET CAMILLE C.présente SOUVENIRS DE SOEURS/ LES FEMMES ÉCRIVENT LE THEATRE QUÉBÉCOIS lecture d'un montage d’extraits d'oeuvres dramatiques québécoises avec Mario Adam (Théâtre de Carton) Jasmine Dubé et Use Rey le lundi 10 mars à 20 h à la Maison de la Culture du Plateau Mont-Royal 465 est, Mont-Royal Réservations: 526-7529 Avec le collaboration do La Via on Rota magaxino féministe d'actualité S e (845-7277)— « Vinci.spectacle de Rcbert Lepage, environnement sonore de Daniel Toussaint, du 4 au 30 mars, du mar.au sam.20h., le dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Mtl (844-1793)— « Les papiers d’aspern » de Henry James, adaptation de Marguerite Duras, m.en s.François Barbeau, du 4 mars au 5 avril, mar.au ven.20h., sam.17h.et 21h., dim.15h.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Mtl (526-7288)— 0 Vertigo Danse présente « Timber • du 12 au 30 mars, du mer au dim.à 20h 30 GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: Les Concerts du Conservatoire de musique, 10 mars â 20h.— « La vérité des choses • de Tom Stoppard, traduction René Gin-gras, m.en s.Guillermo de Andrea, du 25 tév.au 22 mars, mar.au sam.à 20h, matinée le 15 mars à 14h.IMPLANTHÉATRE: 2 rue Crémazie.Québec (529-2183)— Anonymus présente • Le jeu de Robin et Marion > du 11 au 15marsà20h.30, le 16 mars à 15h.THÉÂTRE DE LA BORDÉE: 1091)4 rue St-Jean.Québec (694-9631)— < Bobépine • production du Théâtre de la Bordée, m en s.Larry-Michel Demers et Jacques Girard, du 18 tév.au 15 mars, du mar.au sam à 20h 30 THÉÂTRE LE PIGEONNIER: 138 Wellington nord.Sherbrooke (564-2060)— • Siskalao > présentation du théâtre du double signe, du 6 au 23 mars CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Opéra: The Chieftains.10 mars, 20h.30— Salle Théâtre: , Dark Lullabies > présentation de l'ONF, le 10marsà20h.ICÉSAR • MEILLEUR FRANÇAIS DE L’ANNEE B*rrt, 12:1*.ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 2:35, 4:55, rnamwm^nrfmmamm 7=20, 9:as.HUI Dauphin, BEAUBIEN PRES D'IBERVILLE 721 6060 7:**L i:0°- Si»k*l A Khrrt.«Af The Mnvipw l*>>nanl Muhin KntopBinnwnt Tnnicht G ° «.DROLE.» Nnhanl Ciifli**, Tifflf.David An**n NfwvawIi .ROMANTIQUE.Shtila Htnttiti.I,in Anarlr* I imev Si«h*l A Kbrri Af Tnp Movie* «.BRILLANT.» IIVWVII AND I IKK SISTERS PLACE OU CANADA VIA CHâTEAU CHAMPLAIN 661 4505 Lun.è Jeu 7:00.8:11.VERSAILLES III:- “Youngblood” 7 h, 9 h 15 L’ERMITAGE:(388-5577) — "Une femme ou deux” 7h.9 h WESTMOUNT SQUARE:(931-2477) "The color purple" 6 h 05, 9 h.YORK:(937-8978) - “Pretty In plnk” 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20.TELEVISION 23.15 Le journal 23.45 Radio-France-Internatio-nale O CBFT 12.00 Première édition 12.20 Télex arts 12.30 Vivre à trois 13.00 Terre humaine 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma ¦ Claude François et moi > tr.79 avec Charles Azna-vour, Gilbert Bécaud, Gérard Lenorman et Une Renaud 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Les schtroumpfs 17.00 Le train de 5 heures 18.00 Ce soir 18.26 Les nouvelles du sport 18.29 la météo 18.30 Avis de recherche 19.00 Le vagabond 19.30 Poivre et sel 20.00 La bonne aventure 20.30 Le parc des braves 21.00 Best-sellers < Tous les fleuves vont â la mer » avec Lesley Ann Warren.Armand Assante, lan McShane et Katherine Borowitz (2 de 6) 22.00 Le téléjournal 22.25 Le Point 23.00 La météo 23.04 Les nouvelles du sport 23.I5 Télex arts 23.20 ¦ Les Claudine • (3e de 4) CD C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz • Delà part des copains • Ir.70 avec Charles Bronson, Liv Ullmann et James Mason.14.30 Cagney et Lacey, 14e brigade 15.30 La bande animée 16.00 Les sateliipopettes 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 18.30 Casse-tête 19.00 L'âme soeur 19.30 K-2000 20.30 L'or du temps 21.00 Le Club Sandwich • Gra-tien Gélinas » 22.00 Dynastie 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de fin de soirée • Jo le tou » it.73 avec Pe- ter Boyle, Rip Torn et Eli Wallach CD RADIO-QUÉBEC 12.00 Initiation à l’économie politique 13.00 Québec school télécasts 13.30 Le marché aux images 14.00 À confirmer 14.30 Contact 15.30 À cause des mots 16.00 Expression 16.30 L'odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau 17.30 Nord-Sud 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice 19.27 Tirage de la Quotidienne 19.30 Questions d'argent 20.00 Enquêtes sur les entants mal-aimés 20.30 Québec Scope 21.00 Télédocuments 22.00 La saga du parrain 23.00 Téléservice l&l T V F Q (Câble) 12.26 Intermède 12.45 La télé des téléspectateurs 13.15 Thalassa 14.00 Auto-Moto 14.30 Scoop à la une 15.30 Radio-France-Internatio- nale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le Journal 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Montage 19.52 Intermède 20.15 La télé des téléspectateurs 20.45 Carnets de l'aventure 21.30 Auto-moto 22.00 Scoop à la une 22.48 Intermède 23.00 Cocoricocoboy o C B M T 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Dallas 15.00 Coronation Street 15.30 Parenting 16.00 Happy days 16.30 The elephant show 17.00 Video hits 17.30 Three's company 18.00 Newswatch 19.00 Country report 19.30 Airwaves 20.00 Danger bay 20.30 Hangin'in 21.00 Kate et Allie 21.30 Newharl 22.00 The National news 23.00 Newswatch 23.30 CBC Late Movie • Casablanca » avec Humphrey Bogart (B CFCF 12.30 Pulse 13.00 Litetime 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.37 Wheel of fortune 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 19.30 Live it up 20.00 Scarecrow 8 mrs.King 21.00 CTV Monday night movie • Kiss me goodbye ¦ avec Sally Field, James Cahn at Jett Bridges 23.00 CTV National news 23.21 Pulse 24.00 Cinéma • Shadow Chasers » (2 hour pilot) avec Trevar Eve.Dennis Dugan at Nina Foch 02.00 Cinema 12 « The Prize » I963 avec Paul Newman.Ed Robinson et Elke Sommer 04.45 Solid Gold 05.45 Pk's Vidéo Gold I Le Devoir, lundi 10 mars 1986 ¦ 5 En milieux agricole et forestier Québec a un plan de protection des rives LOUIS-GILLES FRANCOEUR Juste avant de déclencher les dernières élections, le gouvernement québécois mettait au point un « régime » visant à protéger les rives des lacs et cours d’eau situés en milieux forestier et agricole pour y ralentir l’érosion des sols, la principale source de pollution d’un grand nombre de rivières du Sud de la province.En vertu de ce premier plan provincial de lutte à l’érosion, tous les talus des cours d’eau situés en milieu agricole et forestier seraient protégés pour que s’y développe une végétation capable de freiner l’effritement des berges.Le plan en question s’appliquerait notamment, aux talus des quelque 25,000 kilomètres de petits cours d’eau municipaux que le minstère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPA) a transformé en canaux de drainage rectilignes, au cours des dix dernières années.Les nouvelles normes, que Québec suggérerait aux municipalités régionales de comté ( M RC ) d’intégrer à leur schéma d’aménagment, viserait d’autre part à protéger la berme, soit la partie plate située en haut du talus.En milieu agricole, la berme serait protégée sur une distance de trois mètres.Cette protection s’étendrait à dix mètres dans les boisés privés et à vingt mètres en forêt publique.Sur la berme comme dans les talus, on permettrait de couper les plus gros arbres de façon à favoriser rétablissement d’une végétation plus jeune et plus dense, densea, Tel est l’essentiel des mesures contenues dans le Document de consultation sur le régime de protection des rives des cours d’eau et des lacs en milieux agricole et forestier, obtenu récemment par LE DEVOIR, ainsi que dans le rapport du Comité ministériel permanent de l’aménagement et du développement régional (COMPADR).Les six ministères représentés à ce niveau, à l’exception du MAPA, ont fini par s’entendre sur ces mesures minimales de lutte contre l’érosion des sols agricoles et forestiers.Refusant de se rallier, l’ex-minis-tre de l’Agriculture, M.Jean Garon, a demandé au gouvernement de s’objecter formellement à l’inclusion de ces normes dans les schémas d’aménagement.des MRC sous prétexte qu’ils restreignent l’activité agricole.Le feu vert fut néanmoins donné en octobre au ministère de l’Environnement pour qu’il procède à une vaste consultation publique sur la base de cette proposition.L’élection devait interrompre le projet qui est aujourd’hui sur la table du nouveau ministre de l’Environnement, M.Clifford Lincoln.La protection des talus et d’un partie de la berme en milieu agricole ou forestier constitue la mesure de base de toutes les politiques américaines et ontariennes mises au point pour enrayer le phénomène de la « pollution diffuse».Cette forme de pollution, peu connue au Québec, prend sa source dans le ruissellement de l’eau en territoire urbain, agricole, forestier ou minier.Le public québécois est beaucoup plus familier avec les phénomènes de pollution « ponctuelle », un groupe de pratiques plus spectaculaires et localisées comme le rejet des eaux usées, municipales ou industrielles, et les rejets de fumiers.Aux États-Unis, la pollution diffuse est aujourd’hui considérée par l’Environnemental Protection Agency (EPA) comme la principale cause des problèmes reliés à la qualité de l’eau dans six des dix régions administratives américaines.Au Québec, cette pollution est responsable sur plusieurs cours d'eau du Sud de 50 % à 95 % des charges polluantes.Cette énorme quantité de particules fines, qu’on calcule désormais en tonnes par hectares par année, provoque un vieillissement prématuré et parfois irréversible des cours d'eau en nivellant le fonds marin et en stimulant par les engrais la croissance des algues.Toute cette bonne terre provient des rives rendues instables par le déboisement intensif du milieu agricole depuis 30 ans.Dans leur cheminement vers les cours d’eaux privés, municipaux puis publics, ces particules entraînent d’importantes quantités d'engrais et de pesticides, qui contaminent de plus en plus la chaîne alimentaire et, d’après de récentes recherches, peut-etre même la nappe d'eau souterraine.En dépit de la gravité du problème et de l’opposition du minsitre Garon, le gouvernement a mis de côté l’hypothèse d’un règlement de portée universelle.Dans une optique de concertation, il a préféré demander aux MRC d’intégrer ces normes dans leur plan de protection du territoire, leur permettant par le fait même d'adapter le projet gouvernemental à leurs « besoins respectifs ».« Cela veut dire en réalité qu’on n’a pas le courage de s’attaquer de front au problème et aux principales sources de pollution, a expliqué au DEVOIR un haut-fonctionnaire impliqué dans cette démarche.Il est évident que des normes moins sévères vont être adoptées là où le problème est le plus aigu car c’est précisément dans ces MRC que les organisations agricoles ont le plus de poids déterminant sur les structures municipales.» « Il faudra une longue éducation du milieu agricole et de la haute direction du MAPA avant que les cultivateurs comprennent que ces mesures environnementales sont essentielles au maintien de la productivité de leur propre terre et qu’ils en seront les premiers bénéficiaires au plan économique », a poursuivi la même source.L’érosion des terres du Québec, notait un rapport du Comité sénatorial permanent à l’Agriculture, il y a deux ans, pourrait compromettre d’ici vingt ans la productivité de plusieurs terres de la vallée du Saint-l .am ant, un phénomène que connaissent, depuis quelques années déjà, les agriculteurs de l’Ouest canadien.Québec souhaite aussi la mise en place d’une bande de protection de vingt mètres de large sur le haut des talus dans la forêt publique où les coupes intensives en bordure de l’eau ont aussi provoqué l’apparition du phénomène de l’érosion.Dans cette bande — comme celle de 10 mètres suggérée pour les boisés privés — on pourra récolter les plus gros arbres pour favoriser l’émergence d’une végétation plus jeune, plus dense et moins vulnérable aux chablis.Le ministère de l’Énergie et des Ressources étudiera avec celui de l’Environnement des techniques de récoltes « douces » dans cette portion riveraine de la forêt publique.Québec est aussi d’avis que la circulation des poids lourds forestiers doit être interdite dans les cours d’eau « inter-mittants », c’est-à-dire ceux qui sont parfois asséchés complètement en été.Le gouvernement songe aussi à interdire les travaux suivants en milieu agricole sur la bande de quinze mètres située en haut des talus: la construction ou l’agrandissement des bâtiments, les installations de traitement des eaux usées et « toute nouvelle voie de circulation publique ou privée » hormis les moyens de traverser le cours d’eau.Dans la berme de trois mètres faisant l’objet d’une protection complète, les agriculteurs pourront planter tout ce qui peut consolider les rives de façon permanente.Ils pourront aussi « adoucir » les talus pour les consolider par la suite.Ils pourront même récolter la végétation herbacée sur le haut du talus à condition qu’elle ne le mette pas à nu mais ils devront installer leurs clôtures en haut et non pas en bas du-talus.Ils pourront aussi couper les plus gros arbres qui pousseront dans cette bande protégée et.y installer les sorties des système de drainage souterrain ou de surface.L’Année internationale de la Paix Les paradoxes de The defence of Canada CLÉMENT TRUDEL La série qu’anime actuellement M.Gwynne Dyer à CBC-TV sur « La défense du Canada » nous sert en apparence une lapalissade : le Canada est un territoire stratégique, coincé entre les deux Grands, les États-Unis et l’U RSS.Ces émissions invitent à considérer trois modèles de « neutralité » : la Suisse, fortement armée, la Finlande qui s’engage à ne pas permettre qu’on l’utilise contre l’URSS, et l’Islande qui n’a pas de forces armées mais laisse les Américains établir des bases chez elle.La série The defence of Canada.dont le prochain épisode sera diffusé le 16 mars prochain, à 21 heures — deux épisodes sont déjà passés à l’antenne — est une coporoduction de CBC et du National Film Board, sous la direction de Mme Tina Viljoen.L’animateur Dyer, né à Terre-Neuve, réside à Londres.Ses chroniques paraissent dans des dizaines de quotidiens, dont ceux de la chaîne Southam.Il saupoudre ses commentaires de jalons en vue d’une « cana-dianisation » de la défense dont le coût annuel s’élève à $ 9 milliards, si toutefois le pays entendait considérer « toutes les options » qui s’offrent à lui et ne pas confirmer son profil de succursale, dans l’industrie Jie l’aéronautique principalement.L’analyste dit sans détour que nos forces armées sont entraînées pour faire face aux Soviétiques.L’ancien ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp, déclarait, dans l’émission diffusée le 2 mars, que si Ottawa entendait rester neutre en temps de guerre, les Américains devraient nous envahir.They would have to invade us, a-t-il dit.Stupéfiant?Il faut voir l’épisode du dimanche 16 mars intitulé The space between pour comprendre comment, durant la crise des missiles soviétiques installés à Cuba, en octobre 1962, l’armée canadienne a choisi d’agir selon les désirs de Washington, et non pas selon les voeux du premier ministre Diefenbaker! D’ailleurs, l’ex-ministre de la Défense, M.Douglas Harkness, est fort éloquent dans son exposé sur les raisons de sa démission, en février 1963, et sur la chute de Diefenbaker à qui certains conseillers avaient omis de dire les hésitations de nos négociateurs, dans les années 50, à s’imbriquer dans un plan de défense nucléaire conçu par et pour Washington.Le paradoxe voulut qu’un Prix Nobel de la Paix, M.Pearson, prenne la relève en promettant d’accepter des ogives nucléaires en sol canadien! Son successeur, M.Trudeau, réduisit d’abord le rythme des achats militaires mais dut finalement s’engager à acheter des tanks que Schlesinger lui avait dit essentiels à la défense de l’Europe.C’est dans le ciel canadien que se jouerait vraisemblablement la « guerre des étoiles » si elle éclatait, soutenait pour sa part l’ancien ambassadeur canadien à Washington, M.Léo Cadieux, dans l’entrevue diffusée hier.Dyer ne manque pas de souligner que les alliances débouchent quasi-fatalement sur des affrontements, que l’idée originale des « forces de maintien de la paix » chapeautées par l’ONU comme à Chypre, au Liban, et au Congo et telle que développée par des diplomates canadiens, a pu laisser croire que le Canada choisirait un autre rôle que celui de partenaire junior au sein de forces militaires nucléaires.Cette série puise dans un bassin impressionnant d’invités : M.James Schlesigner, l’ancien secrétaire américain à la Défense, M.Lauris Nors-tad, l’ancien commandant en chef des forces de l’OTAN, M.Georges Ignatieff, diplomate canadien de carrière et conseiller en matière de désarmement.La semaine dernière, à Kingston, ce dernier proposait au Canada un rôle de vedette dans un programme de sky peace, la création d’un centre pour gérer les crises, et le retrait de l’OTAN.Figurent aussi parmi les invités, M.George Ritchie que Diefenbaker rappela de Washington après qu’un communiqué américain eut traité le premier ministre canadien de « menteur», M.Dennis Healey, ancien membre du gouvernement Wilson de Grande-Bretagne, le général Jacques Dextraze, le commentateur William Barton, et les anciens ministres Paul Martin et Jack Pickersgill.Le mérite de cette série est multiple.On y montre comment la conscription fut une sorte de poison propre à faire éclater la Confédération.On y sent en parallèle l’attrait de plus en plus grand d’une présence armée du Canada à l’étranger et la lente et tardive découverte, par le public, d’une géostratégie faisant du Nord canadien un point névralgique.Plutôt que de décrire de manière désincarnée les politiques de défense, on y sent le « jeu de pouvoir » qui peut rendre permanent des dé-siquilibres; en minimisant les pertes humaines, diraient les moins pessimistes.Et là-dedans, dit Dyer, l’Initiative de défense stratégique (IDS) ou « Guerre des étoiles », prétend constituer une solution mais « est un élément du problème » que le Canada a intérêt à examiner à fond tant qu'un état de paix persiste.Par ailleurs, le producteur Barrie Howells, de l’Office national du film poursuit le montage d’un documentaire intitulé provisoirement La neutralité: plus difficile qu'il ne parait qui constitue l’une des 24 participations nationales au programme des Nations-Unies coïncidant avec l’Année internationale de la Paix.Il reste encore des interviews à réaliser en Suède mais M.Howells précisait au DEVOIR, il y a quelques jours, que Gwynne Dyer avait fait partie de l’équipe à l’origine du scénario.Ce documentaire tentera de cerner toutes les implications de la « neutralité», à l’aide d’exemples concrets, de brèves entrevues qui donneront un aperçu du coût et des répercussions de chacune des options possibles.Ainsi, précise un document en provenance de l’ONU, ce film doit tenter de démontrer, « si le Canada choisissait de devenir un pays neutre et non aligné militairement, quel serait le modèle dont il pourrait s’inspirer pour réaliser un tel changement et comment cela pourrait-il s’accomplir?» Le concept de sécurité nationale y sera développé et on invoquera des situations comme celles qui ont cours en Finlande, en Islande, en Norvège, en Suède ou en Suisse.Quant à l’IDS, il pourrait bien arriver qu’elle entraîne des difficultés additionnelles pour que la neutralité soit autre chose qu’une hypothèse.Au fait, à quoi ont servi les forces armées au Canada entre 1867 et 1971 ?Mme Alice Parizeau a déjà fait la recherche et a livré ses constatations dans un article de Criminologie (Vol.XIII, no 2).Au Québec, il y eut précisément 50 interventions au fil de 104 années: dix-huit pour faits de grève, dix pour « élections ou émeutes anticipées », quatorze pour émeutes, trois pour cataclysmes et trois « autres ».L’Ontario eut droit, pour la même période, à 36 interventions de l’armée, dont dix-sept pour grèves; la Nouvelle-Ecosse, treize, dont dix pour grèves.Sur le plan des effectifs déployés, ce furent l'insurrection des Métis, dans les Territoires du Nord-Ouest, et la Crise d’octobre, au Québec, en 1970, consécutive à l’action du Front de libération du Québec, qui ont nécessité les plus importants renforts.Comme le démontre la série de Dyer sur la défense du Canada, les pertes des forces canadiennes se produisent davantage loin du sol canadien, dans des conflits qui ont surtout affecté des pays européens.Ainsi, 82 % des soldats qui s’enrôlèrent lors de la Première guerre mondiale n’étaient pas nés au Canada, à une époque où les trois quarts des francophones du pays s’affichaient contre la conscription.LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL Religion 150e ANNIVERSAIRE DU DIOCÈSE DE MONTRÉAL La CEQ dénonce « les coupures Picotte » (LE DEVOIR) — La CEQ estime que le ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Yvon Picotte, pourrait aller chercher sa réduction budgétaire de $ 450,000 ailleurs qu’en faisant sauter les tables de concertation qui permettent aux organismes nationaux du loisir de de concerter.M.Picotte annonçait récemment cette coupure et une autre de 6.3 % à même la subvention de base accordée aux organisme de loisir, ce qui équivaut à les priver de moyens d’actions et, dans plusieurs cas, à réduire leur personnel à zéro, ont expliqué, hier, en conférence de presse, à Montréal, différents « intervenants» de ce milieu.La CEQ participait à cette conférence de presse parce qu’elle représente environ 290 membres dans ce secteur.La CEQ reconnaît qu’il y a place pour une meilleure rationnalisation administrative et suggère à M.Picotte de centraliser, par exemple, la négociation des contrats de travail des « permanents » des organismes de loisir plutôt que de maintenir au moins 40 négociations parallèles.Le gouvernement pourrait aussi, note la CEQ, réunir les organismes de loisir sous un même toît régional, comme il l’a fait au plan national au Stade olympique.Plusieurs milliers de dollars pourraient ainsi être épargnés par une meilleure utilisation des locaux et la mise en place de services communs.Pour le président de la Fédération des établissements de Loisir, M.Michel Hébert, la politique du gouvernement équivaut à paralyser l’action des 200,000 bénévoles du secteur du loisir et les 800,000 personnes qui dépendent des services touchés par les coupures.Celles-ci vont élever à 35 % les pertes budgétaires encourrues par les organismes de loisir, entre 1981 et 1987, pertes attribuables en partie à l’inflation.Les as-socitions régionales de loisirs pour personnes handicapées auront subi des ponctions budgétaires du meme ordre, précise-t-il.La politique de M.Picotte, a ajouté le représentant de la CEQ, M.Egide Maltais, va se traduire par une baisse des services accordés à la population.Illustrant sa pensée, M.Maltais a cité le congédiement des deux seuls permanents de la Fédération du loisir littéraire qui organisaient les stages de formation, les soirées d’animation et les autres services dispensés par cet organisme.Les deux seuls employés de la Fédération de l’âge d'or du Québec ont aussi subi le même sort.Personne ne sait qui fera désormais la revue Vie nouvelle qu’ils animaient.Parmi les textes à lire ce 27 mars: ¦ Quelques confidences du cardinal Paul-Émile Léger, ancien archevêque de Montréal de 1950 à 1967.¦ Des réflexions de Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal.¦ La paroisse, espace sacré, de Benoit Lacroix, o.p.Et plusieurs outrai articles d'autant de collaborateurs attentifs.Date de tombée-publicité: 13 mars 1986 Contactez Francine Gingras (514) 842-9645 Date de parution: 27 mars 1986 Commandez vos copies supplémentaires au (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL! iFArrs*-œf ^ ~ /MWWInJsÆ Le Point: les sujets de l'heure Cette semaine: La gauche française en péril! Le suicide chez les jeunes.Comment ne pas attendre à l'urgence?Desbiens: les ouvriers occupent l'usine.Avec Simon Durivage, Madeleine Poulin et Pierre Nadeau.Du lundi au vendredi à 22h27 .jigs:.À la télévision de Radio-Canada 4 6 B Le Devoir, lundi 10 mars 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Directeur des Lise Blssonnette, Christian Bellavance services administratifs: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin LES ELECTIONS EN FRANCE A MOINS d’un spectaculaire renversement de tendances, les électeurs français mettront un terme, dimanche prochain, à l’expérience socialiste qui s’était engagée dans l’allégresse, en mai 1981.Les sondages — et ils ont atteint en France un rare degré de fiabilité — indiquent clairement une victoire de la droite.Ces élections soulèvent un vif intérêt non seulement en France même, mais un peu partout en Occident.Il suffit de parcourir la presse internationales des dernières semaines pour s’en convaincre.Il y a bien sûr nouvelle illustration de la fascination que ce pays continue d’exercer un peu partout.Mais l’intérêt envers des élections qui paraissent jouées avant même l’ouverture des bureaux de scrutin, s’explique aussi par la nature des problèmes politiques et sociaux agités durant cette campagne.À la lumière des récents propos du Président François Mitterrand, la fameuse question de la « cohabitation » — un Président socialiste qui gouvernerait avec un Premier ministre de la droite — ne représenterait plus un enjeu majeur.Le Président de la République a clairement signifié son intention de faire appel, conformément à la lettre et à l’esprit de la Constitution, au leader de la formation majoritaire, au lendemain des élections.Coup de théâtre possible de la part de cet homme qui, au fil des ans, adopte des attitudes de plus en plus gaulliennes, il ne semble pas écarter la possibilité de démissionner si, en cours de route, l’expérience devait le forcer à renier principes et idéaux politiques.Cette perspective se situe évidemment à moyen terme, puisque le mandat du Président vient à échéance à la fin du printemps 1988.À plus brève échéance, c’est le problème de la désignation du futur Premier ministre qui agite les formations de la droite.Même si le leader du RPR — le parti gaulliste dont a hérité M.Jacques Chirac, l’actuel maire de Paris — semble, d’un point de vue mathématique, le candidat logique à cette fonction, rien n’est encore réglé.Entre le RPR et ses alliés de l’heure, on assiste à une belle enmpoignade.C’est ce qui explique les récentes déclarations du maire de Bordeaux, M.Chaban-Delmas, qui, lui aussi, peut prétendre renouer directement avec la tradition et l’héritage gaullistes.Depuis des mois, entre les leaders de l’opposition, le climat est plutôt à l’orage.Entre MM.Giscard d’Estaing, Raymond Barre et Jacques Chirac, seuls la civilité et l’opportunisme électoral semblent avoir dicté des comportements de fausse unanimité.Rien n’est réglé.Les voix recueillies par chacun des membres de cette famille politique, aux liens distendus, pourraient justifier des récriminations, à tout le moins des prétentions passionnées, si l’avance de M.Jacques Chirac ne se dessinait pas avec suffisamment de netteté.Dans la perspective d’une lutte serrée entre les partis de l’actuelle opposition, le rôle de M.Lepen et de sa formation d’extrême-droite pourrait s’avérer capital et inquiétant, tout à la fois.Certains entrevoient même la possibilité de voir le Front national jouer les arbitres obligés au lendemain du 16 mars: belle perspective.La dimension la plus inquiétante de la présence et du poids de ce parti, qui a tout de même obtenu près de 10 pour cent des suffrages lors des élections européennes en juin 1984, se situe à un tout autre niveau.Le message carrément raciste, véhiculé par cette formation, a subtilement imprégné la campagne qui s’achève.Sans minimiser les problèmes hérités de la guerre d’Algérie, sans oublier les conséquences du rapatriement des Pieds noirs, les propos tenus par certains leaders de la droite et du centre ont de quoi faire réfléchir.À titre d’exemple : l’interview accordée par le secrétaire-général du RPR à l’émission Impacts à Radio-Canada, voila maintenant deux semaines.Avec calme et sérénité évidentes, cet homme politique, majeur et responsable, a invoqué des raisons « objectives » pour justifier l’impossibilité, pour la France de 1986, d’assimiler et d’intégrer les Maghrébins de l’immmigration.Quand on songe au creuset des nationalités qu’a effectivement été la France depuis quelques siècles, ce type de discours a de quoi faire sursauter, pour ne pas dire plus.Ce problème pourrait hanter la France de l’a-près-socialisme.Il faut souhaiter que tout cela se ramène à une simple récupération électoraliste d’un certain type de discours.L’après-socialisme s’inscrira dans un tableau politique sensiblement modifié.La ré-introduction de la proportionnelle, conformément à un engagement électoral du Parti socialiste d’avant 1981, entrainera quasi-automatiquement une transformation majeure à l’intérieur du système partisan.C’est l’état-major de chacun des partis politiques qui sort renforcé de toute cette entreprise, appa-ramment technique et éminemment démocratique.Au delà de cette dimension, c’est tout l’acguis du socialisme sous Mitterrand qui pourrait etre remis en question, à commencer par les nationalisations qui avaient ponctué les premiers mois de gouvernement de la gauche, alors unie.Là aussi, l’intérêt est manifeste en Occident où le mot d’ordre en faveur des privatisations et de là déréglementation prend valeur de symbole incantatoire.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Dans la poubelle de Montréal L’ATTENTAT incendiaire perpétré dans la nuit du 7 au 8 février dernier contre la petite flotte de camions des Services sanitaires Boutin n’a pas été encore résolu, malgré l’intérêt soudain que l’incident à éveillé dans la police locale pour l’industrie des ordures ménagères.Dans l’histoire de cette industrie; pareils actes de violence ont été associés soit à des monopoles en voie de consolidation, soit au crime organisé s’implantant dans des entreprises propices à camoufler argents et fiers-à-bras.La concurrence entre petits entrepreneurs a pu aussi, dans certaines villes, provoquer d’utiles incendies.Aux États-Unis, les autorités se sont montrées plus curieuses qu’au Canada, et des poursuites ont été instituées qui révèlent, outre des pratiques criminelles, d’intéressants phénomènes économiques et écologiques.C’est ainsi qu’un quartier de New York a failli étouffer sous des gaz toxiques quand un entrepôt abandonné prit feu avec les déchets chimiques qu’y avait remisés une compagnie de pègre ! En enlevant cette cueillette à leurs employés municipaux pour la confier à des sous-traitants, les villes nord-américaines ont vu leurs coûts momentanément baisser.Mais les petits entrepreneurs qui coupaient les prix pour survivre ont eu tôt fait d’être avalés.Depuis, la facture a re- monté, et plusieurs municipalités, notamment au Canada, sont revenues à leur service public de disposition des ordures.Les quelques multinationales du déchets ont rentabilisé leur affaire en perfectionnant les bennes-tasseu-ses mais elles n’ont en rien innové quant à l’enfouissement sécuritaire ou au recyclage.Au contraire, le contrôle des sites d’enfouissement a fait un peu partout partie des méthodes de « concurrence », avec la faveur des édiles.Montréal, qui fut cité en modèle de la sous-traitance, en est venue à donner près de 90 % de sa cueillette à des entrepreneurs privés, c’est-à-dire à quelques gros de l’industrie, se plaçant de la sorte à la merci d’une éventuelle cartellisation.Ce n’est pas n’importe qui, en effet, qui peut, du jour au lendemain, avoir accès à un site économique d’enfouissement et financer une flotte de camions valant $ 100,000 pièce.À l’occasion de l’actuelle grève de ses cols bleus, la Ville de montréal s’est résolue à donner près de la moitié de la cueillette à son propre service.On ne saurait avoir meilleur contrôle sur le coût à l'unité, et sur la qualité et la mobilité de l’enlèvement des déchets, mais à la condition que cette nouvelle concurrence ne soit pas seulement « expérimentale ».Les gros peuvent en effet se payer le luxe de fonctionner à perte, le temps de prouver qu’un service public coûte cher, en vue de revenir à la situation des oligopoles.C’est du moins ce que prétendait l’Association des entrepreneurs en services sanitaires du Québec voici quelques années.Depuis, l’Association s’inquiète de la concurrence féroce qui risque d’éclater si Montréal réduit à 50 % la part des sociétés privées.Il ne fait guère de doute, en effet, que la lutte pour un marché ainsi restreint sera vive, sinon violente.En tout état de cause, l’occasion sera belle pour le conseil municipal de veiller a l’intérêt public ; pour le gouvernement fédéral, d’avoir l’oeil aux pratiques déloyales; et, pour la police, de veiller aux incendies criminels et aux pots-de-vin qui ne devraient pas manquer de mettre un peu d’animation dans la poubelle montréalaise.Entre-temps, nos partis municipaux devraient préparer des programmes de recyclage des déchets.Car pour l’avenir, il ne suffira pas d’avoir plus de cols bleus à notre service : il importe d’enrayer une « disposition » des déchets qui cache des problèmes pour la prochaine génération.Cette politique sera la plus propre.— JEAN-CLAUDE LECLERC Nos Goncourt de la santé ON AU R A tout dit, tout écrit sur la grande piété des soins de santé.Des établissements sous-financés ; des réseaux qui se disputent chaque dollar des crédits ; un personnel démotivé; des « professionnels » à couteaux tirés; des contrôles qui laissent encore place au gaspillage.Bref, un champ clos où s’affrontent les intérêts, tandis que le « bénéficiaire » est laissé pour compte.Combien de dossiers noirs, de cahiers de doléances, de revendications faites au nom de la qualité des soins ! Tout cela répercuté et théâtralisé par les médias en forme de psycho-drames de 30 lignes ou de 90 secondes.Les mauvaises nouvelles vont vite : elles se répandent comme traînées de poudre.Les bonnes cheminent plus lentement.Mais elles peuvent faire tache d’huile.C’est dans la lassitude accablée de ce burn-out collectif qu’on aura ignoré la remise des prix Perstllier-Lachapelle (à la mémoire du co-fondateur de l’hôpital Notre-Dame de Montréal) décernée par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Ce sont nos Goncourt de la santé.Le prix d’excellence est allé au Centre d’accueil Gouin-Rosemont, une institution de création récente « qui offre l’hébergement et des services de santé à plus de 130 personnes âgées non autonomes dont 25 nécessitent des soins psychiatriques ».Une mention d’excellence a été décernée au Centre d’accueil Duhamel, de Ville-Marie au Témiscamingue, pour ses « services particulièrement bien adaptés aux besoins réels des personnes âgées ».Le Service amical Basse-Ville, de Québec, qui offre le dépannage à plus de 500 personnes, a reçu le prix sur le maintien à domicile des personnes âgées ; le Centre hospitalier Grace Dart, de Montréal, le prix sur l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant en établissement pour « le climat de confiance exceptionnel auprès d’une clientèle appartenant à 16 nationalités différentes » ; et la Clinique des jeunes Saint-Denis, de Montréal également, le nouveau prix soulignant l’amélioration des services aux jeunes de 15-24.En serait-il de notre système comme du poisson qui pourrit par la tête ?C’est par la base, sur le terrain même, qu’il pourra se régénérer.Le cas du Centre d’accueil Gouin-Rosemont mérite un petit post-scriptum en ce début de négociations dans le secteur de la santé.Cette institution a ceci particulier que son personnel a été choisi parmi les salariés « mis en disponibilité » à la suite de l'application des mécanismes de supplantation ( bumping) prévus dans les conventions collectives des hôpitaux.En les embauchant, le centre leur offrait les mêmes conditions d’emploi (rémunération, an- cienneté, sécurité.) tout en leur proposant un défi nouveau : une organisation des tâches centrée sur le mieux-être des résidents, assortie d’un programme de qualité de vie au travail où la consultation et la participation aux décisions occuperaient une place de choix.Mais il y a un hic.Ce personnel n’est pas syndiqué.Rien ne les en empêche.C’est leur choix.Nous avons posé la question: un tel projet serait-il réalisable dans le cadre des conventions qui régissent ce type d’établissement ?Réponse : oui, si les employés eux-mêmes le veulent et à la condition expresse que le syndicat n’y fasse pas obstacle.Autrement dit, un syndicat mal luné pourrait y mettre la hache sans que personne n’y puisse rien.C’est anormal.Il faudrait s’interroger au plus haut niveau.Aux tables sectorielles de négociations, par exemple.N’y aurait-il pas lieu d'ajouter aux conventions de travail un codicille ou une lettre d’entente ayant pour objet d’autoriser de telles experiences à l'échelle d'un établissement là où les salariés le désirent ?Une telle dérogation n’aurait rien de déshonorant.Il suffirait qu’on veuille rompre avec le mythe de l’uniformité, c’est-à-dire du nivellement dans le médiocrité.— JEAN FRANCOEUR La télélibido .bidon L•EFFEUILLAGE strip-tease J moral est très répandu à la télélibido ou télébidon.Mus par une irrépressible envie de se livrer au premier téléspectateur venu, des gens se bousculent pour être conviés aux dîners-épanchements de Dame Janette.Il y en a pour tous les goûts et c’est sans sessions de torture que les convives passent publiquement aux aveux.Sous les réflecteurs, ils égrènent des confidences vaines ou troublantes et se mettent littéralement à table.M.et Mme Toutun-Chacun, dans leurs habits du dimanche frétillent, impatients de se raconter.Vite, en même temps que tout le monde, coupant la parole à la bonne, ils se gavent, font le plein et se vident (le coeur) avec une égale boulimie.C’est à qui, le premier, va remuer ses petites misères, confesser ses grandes ou minables passions, ses angoisses, étaler ses états d’âme, son « vécu » et son ego en même temps que la margarine sur ses tartines.Des individus, non contraints de le faire, exhibent leurs faiblesses, impuissances, exploits et sexploits, s’en vantent ou s’en lamentent — c’est selon.Il y a toujours des volontaires, quel que soit le sujet au FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE menu du jour.Janette voudrait, la semaine prochaine, réunir des éja-culateurs précoces qu’elle trouverait, en moins de cinq, une bonne tablée de braves gens qui l’entretiendraient — à visière levée, n’ayant rien à cacher — de leur affection ou affliction.Et que je me raconte, et que tu te confesses et qu’il avoue tout.Véhiculons mon vécu, ton vécu, son vécu.Ouf, quel salmigondis ! C’est souvent triste comme le son du cor au fond du bois ou le butin de corps à côté du sauna.Une pétulante jeune femme qui a trouvé l’amour dans les bras d’un vieux monsieur lui assène sans ménagement cet avertissement : en cas de défaillance (sexuelle) elle va le quitter.Insatisfaite demain ?« Je me barre » clame-t-elle devant des milliers de témoins.Et que pépére se le tienne pour dit.Ah ! la coquine, elle n’a plus rien à craindre si un homme averti.en vaut deux ! Tout en alimentant la curiosité populaire on s’empiffre, on se délecte, on se pourléche les babines, on joue de la fourchette et du coude, on parle la bouche pleine et le verre à moitié rempli.Il y en a pour les goinfres et les délicats.Au fait, qu’y a-t-il au menu de ces agapes ?Je me plais à l’imaginer : tripes à la mode de Janette, coeurs (médium saignant ou en compote), langue (en gelée ou bien pendue), doigts de dame et petits fours.Et la vaisselle : des assiettes creuses signées Judy Chicago, reliquats d’un autre Dinner party ?LETTRES AU DEVOIR ¦ Des demandes réalistes À LA SUITE de ^article de Gilles Lesage (le mardi 18 février 1986) traitant de l’offre probable que le gouvernement ferait à ses employés et employées, j’aimerais rappeler certains faits.Les professionnels et professionnelles qui sont de classe 1, au maximum des échelles, touchent actuellement (18 février 1986) le même salaire qu’au 1er juillet 1981.Pour atteindre ce maximum, il faut entre 14 et 15 ans de service.De plus, aux affaires sociales, il faut passer un concours pour accéder à la classe 1 (classe maximum) ; 70 % des candidats et candidates sont éliminés à ce test.Les femmes composent près des deux tiers des effectifs.Donc, voici les chiffres : le salaire d’une physiothérapeute avec 14 années de service, classée 1.5, était, au 1er juillet 1981, de $ 36,088; elle touche actuellement, au 18 février 1986, $ 36,088.Un travailleur social, classé 1.6 après 14 années de service, touchait en 1981 $ 38,961 et il touche actuellement, au 18 février 1986, $ 38,961.Ce qui donne, en cinq années de travail, une augmentation équivalente à zéro.Si l’on tient compte de l’inflation, cela fait une diminution de salaire de presque 25 %.Ceci est valable pour tous les titres d’emploi de professionnels diplômés universitaires (classe 1 maximum).J’espère que ces données vous aideront à mieux comprendre le réalisme des demandes salariales et que, dans les circonstances, un chiffre variant entre 8 % et 9 % est très raisonnable.N.B., les offres du gouvernement du 19 février 1986 confirment que le salaire maximum (classe 1) restera gelé, le gouvernement refusant d’intégrer le 3.5 % prévu à titre d’augmentation au maximum des échelles.— JEAN-CHARLES BEAULIEU trésorier du SPPASQ (Syndicat des professionnelles et des professionnels des affaires sociales du Québec.) Saint-Louis-de-Terrebonne, 19 février.¦ L’objection de conscience au Canada AU DÉBUT de cette année proclamée « Année internationale de la paix » par les Nations unies, je crois à propos de venir vous faire part de la fondation d’un mouvement qui se consacrera à obtenir et éventuellement, à conserver et à institutionnaliser un « statut d’objecteur de conscience au Canada ».Je suis personnellment un des membres fondateurs de ce mouvement, le Regroupement pour l’objection de conscience au Canada (ROCC).Au fil des siècles, et encore plus dans notre siècle aux prodigieuses technologies, l’Histoire nous révèle le rôle destructeur, meurtrier et souvent antidémocratique de l’institution militaire.J’ai été éduqué dans la tradition chrétienne et la lecture du livre saint de cette tradition, le Nouveau Testament, me convainc de la nécessité de ne pas tuer nos ennemis et, à plus forte raison, de ne pas devenir des ennemis et des dominateurs qui contraignent par des armes pouvant blesser ou tuer.De nombreux passages de ce livre sont des plus explicites à ce sujet.Le fait que des religions chrétiennes aient négligé, pour quelque raison que ce soit, cet enseignement, n’invalide en rien la réalité de son existence et cette négligence nous vaut le spectacle historique de la conquête, de la colonisation, de la do- mination des peuples de la planète par les armées nordiques, de race blanche et se qualifiant de chrétiennes.Ce scandale millénaire prend aujourd’hui des proportions telles que la vie politique internationale est désormais polarisée par la confrontation de deux groupes nordiques, de race blanche et de tradition chrétienne qui ont mis au point, soi-disant pour se protéger l’un de l’autre, un arsenal menaçant l’ensemble de la vie sur la planète.Si nous voulons que la planète survive à telle folie, des mesures radicales doivent être prises.La logique de cette forme de défense qui menace de tout faire sauter, et soi avec, pour se protéger, c’est de la bêtise, du chantage, de la lâcheté et du terrorisme à un stade jusqu’ici inégalé.« Équilibre de la terreur», dit-on à juste titre.Des Gandhi, des Martin Luther King, des Danilo Dolci ont démontré qu’il était possible d’entraîner de façon efficace de fortes populations contre la terreur, contre la domination, contre l’injustice, avec les armes de justice qui ne.blessent, ne tuent, ne menacent pas.À maintes reprises au cours de l’Histoire, des populations ont ainsi fait la preuve qu’il était possible de combattre et de se défendre par la non-coopération, la désobéissance civile, l’organisation parallèle, bref une défense civile et populaire non-violente.Si jamais le gouvernement canadien décide de s’organiser en ce sens et de préparer la population canadienne à ce seul type de défense qui en mérite vraiment le nom, veuillez croire que l’on pourra profiter de mon entière collaboration.Mais, présentement, étant donné le caractère militaire de la défense canadienne, je me vois dans l’obligation de conscience de m’objecter et de faire savoir qut je suis disposé à ne pas participer à la préparation et à l’accomplissement éventuel de quelqu’action militaire que ce soit.Et je me joins aux autres Canadiens et Canadiennes qui, comme moi, s’objectent en conscience et réclament l’institutionnalisation du statut d’objecteur de conscience au Canada, comme il exite déjà dans divers autres pays du monde.On nous dira qu’il n’y a pas de service militaire au Canada et que nous n'avons pas besoin d’un tel statut.Mais il faut être prévoyant et ne pas attendre qu’il y ait conscription (comme il y a déjà eu plusieurs fois au Canada, on s’en rappelle) pour demander un statut qui doit être permanent.D’autant plus que l’égalité des sexes dans la nouvelle Charte canadienne des Droits peut laisser prévoir qu’une future conscription pourrait avoir plus d’ampleur que les précédentes, advenant le cas.On nous dit que l’armée canadienne sert à garder la paix dans les efforts des Nations unies au Moyen-Orient et ailleurs et qu’elle est utile au Canada en situations d’urgence, de désastre et de sauvetage dans le nord.Je ne doute pas que nombre de soldats dans l'armée canadienne soient des citoyens convaincus de bien servir leur pays et l’humanité en remplissant leurs fonctions.Cependant, je considère que, pour garder la paix et pour mener des opérations de sauvetage et de mesures d’urgence, nul n’est besoin d’avoir un entraînement pour tuer, d’obéir à n’importe quel ordre en autant qu’il vient d’un plus haut gradé et d’être muni d’armes pouvant blesser ou tuer.De toutes façons, ces arguments ne peuvent en rien nous faire oublier que l’armée canadienne est parfaitement intégrée au système militaire nord-américain et nord-occidental.Sans parler du rôle du Canada comme « marchand de canons » intégré au système militaro-industriel nord-américain.Élément qui contribue souvent à mettre en doute la souveraineté effective de notre pays face à son géant voisin du sud.Le Canada a un rôle à jouer Les •Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L'adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour lins d’identification dans nos dossiers.LE DEVOIR demande à ses correspondants de bien vouloir s'en tenir à moins de deux feuillets dactylographiés à double Interligne et de faire parvenir leurs textes à Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d’abréger les textes trop longs.pour se démarquer et donner l’exemple.Même si je me doute que plusieurs Canadiens ne partagent pas nécessairement mon opinion, je sens quand même le devoir d’en faire part et de demander qu’on la respecte et qu’on respecte la conscience de tous les Canadiens qui la partagent en reconnaissant le droit à l’objection de conscience et en permettant l’institutionnalisation du statut d’objecteur de conscience dans notre pays.— JACQUES BOUCHER, membre du ROCC Chambly, 17 février.¦ Quête ou conquête ?LA SEMAINE dernière, au conseil national du PQ, M.Pierre-Marc Johnson a parlé de la quête de l’autonomie plutôt que de la fameuse conquête de l’indépendance.Peut-être que, dans la conjoncture actuelle, il est plus réaliste que les Québécois se fassent plus modestes et qu’ils cessent, enfin, leur rêve de grandeur.Avec le PQ, désormais, nous ferons figure de « quêteux » dociles au lieu de conquérants agressifs.À bien y penser, cela « fitte» mieux avec notre histoire de colonisés.— JACQUES SENÉCAL Montréal, le 21 février.NDLR Le début du billet de Paul-André Comeau, consacré à Yves Gagnon et publié dans cette page, samedi dernier, est devenu illisible à la suite de l'omission de la toute première ligne de ce texte.Le début de ce billet devait se lire ainsi: Le « grand boss suprême »: c'est le titre familier qu'amis et collaborateurs avaient, depuis un long moment, réservé à Yves Gagnon.Ce grand patron de presse vient de s'éteindre â 53 ans, terrassé par un infarctus, à bord se son voilier au large des Iles Vierges.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal.H2Y 1X1 II est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Bolvin, La-Salle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les Informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement - $1 00 Pour information: è Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Edition quotidienne 145$ par année au Canada 79$ 8 mois 42$ 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, lundi 10 mars 1986 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS LE COURRIER À QUI DE DROIT.nf sont p/$ 1AMI3F5 FO* CONDITION FEMININE ?Les syndicats continuent de jouer un rôle de premier plan LE POUVOIR DECISIONS 85 confrontation, devra Iran gré, mal gré y faire face lorsqu'il lui faudra exiger sa place au comité des priorités et qu’elle aura à défendre pouce par pouce les dossiers de la condition féminine (.) Nous savons toutes les difficultés que nos femmes ministres ont eues à affronter, nous savons aussi qu’il y a la solidarité ministérielle, mais ce que nous ne sentons pas c’est sa solidarité avec nous.Gilles Lesage, journaliste du Devoir, dans son excellent éditorial du 19 février, le résume ainsi.« Elle doit vite saisir l'occasion de rectifier son tir, timide ou malhabile, et de montrer à ses collègues que sa première solidarité n’est pas par- » tisane ou même ministérielle».Et comme le suggère si bien Gilles Lesage, pourquoi au-delà de toute partisanerie, Madame Gagnon Tremblay se refuse-t-elle à tirer profit, humblement, des expériences des femmes qui l’ont précédée ?(.) Madame la ministre devra s’entourer des conseillères compétentes et tenir compte de leur avis.Tant de choses restent encore à faire : nous ne pourrons nous satisfaire de devoir seulement protéger nos acquis pour les années a venir.— DENISE ROCHON Comité d’action politique de la Fédération des femmes du Québec Montréal, 28 février ¦ Des défis collectifs et privés Lettre adressée aux femmes du Québec.IL ME fait plaisir de vous offrir mes meilleurs voeux en cette journée internationale des Femmes.Au-delà des défis collectifs qui interpellent la communauté des femmes, les réalités de la vie quotidienne se chargent de nous rappeler l’importance que revêt l’agir de cha.-cune.C’est privément que nous devons, toutes et chacune, négocier le partage des tâches domestiques, prendre la place qui nous revient, et c’est encore dans nos foyers respectifs que nous devons inciter et encourager nos filles à poursuivre des études dans des domaines non traditionnels afin qu’elles mettent de leur côté toutes les chances pour un meilleur avenir économique.Cette responsabilisation par rapport à notre condition de vie de femmes et à celle de nos filles nous oblige au courage et à la maturité.Les acquis témoignent de notre persévérance; les gains à réaliser prouveront notre détermination.Nos gains privés influenceront certainement notre société, mais nous devons aussi agir collectivement.Il reste à nous attaquer à la discrimination systématique dont sont victimes les femmes en emploi, et je défendrai avec acharnement la mise en oeuvre rapide des programmes d’accès à l’égalité dans les secteurs publics et parapublics ainsi que pour les entreprises transigeant avec l’Etat Je n’oublie pas, non plus, tous les besoins de formation et de recyclage des femmes.Les changements technologiques affecteront plusieurs d’entre nous et il est important que le gouvernement tienne compte de ces effets négatifs et tente par tous les moyens d’en diminuer l'impact.Je suis, par ailleurs, heureuse de constater que nous avons réalisé d’énormes progrès depuis quelques années, meme s’il faut reconnaître que la voie demeure encore parsemée d’obstacles.Nul doute qu’il faudra mener les batailles nécessaires avec une ardeur renouvelée.Dans cette entreprise, je veux que vous sachiez que je suis prête à vous apporter tout mon support.Dans le même esprit, sachez que je compte sur vous et sur votre expertise pour m’informer, m’alimenter et me soutenir dans les gestes que j’aurai à poser et les dossiers que j’aurai à défendre pour notre cause.En terminant je vous rappelle que le Conseil du statut de la femme a choisi pour thème « les femmes immigrantes » et retenu le slogan « Pleinement des nôtres ».Je souhaite vivement que ce 8 mars soit l'occasion d’un rapprochement enrichissant entre nous toutes.Bonne et belle journée internationale des Femmes ! — Monique Gagnon-Tremblay ministre délégué à la Condition féminine.Québec, le 8 mars.Mme Monique Gagnon-Tremblay ¦ Un souhait de paix AUJOURD’HUI, deux occasions méritent réflexion.Le fait que, sur le plan international, le 8 mars est la journée annuelle de la femme et, pour nous femmes, on peut se demander en 1986 que vaut cette journée dans cette année internationale de la Paix.Vu son rôle perpétuel de formatrice de première instance, la femme doit apprendre à se comiaître elle-même, à connaître ce qu’elle peut accomplir par elle-même.De cette façon, elle pourra rayonner dans son milieu, si petit ou si grand soit-iL C’est une paix qui peut être difficile à acquérir et encore plus difficile à préserver.Mais elle doit être une priorité pour notre propre épanouissement, notre propre bien-être.Nous formons, chacune, un rayon de la grande roue de l’histoire de la femme.Et notre roue se déplace rapidement vers un but très précis : un équilibre équitable.Une chose est certaine, c’est qu’aucun obstacle ne l’empêche de rouler et de poursuivre sa route.En ce moment, la paix dans le monde nous impose de grandes préoccupations, tant individuelles que collectives, quant au développement social et économique, à la disparition de toute discrimination surtout raciale, au respect des droits et libertés de la personne et à la disponibilité universelle des besoins fondamentaux de survie, tels la nour-i.\'ure, le logement, la santé etl’édu-cation.Lorsque celles-ci seront en place, les questions d’armement, de désar-memement ou de guerre s’effriteront.Il est important, pour nous Canadiennes, de nous engager à court et à long terme dans l’appui des meilleurs mécanismes qui apporteront une contribution durable à la paix, dans la sécurité, la liberté et la justice, au Canada comme ailleurs.Ceci est un défi qui mérite participation, partage et unité dans notre entourage pour bâtir, sous l’oeil du Très-Haut, notre monde de demain.— MARIE-HÉLÈNE BOYLE vice-présidente, Conseil consultatif canadien de la situation de la femme (région de l’Est).Montréal, le 3 mars.sentons guère appuyées, ?«Nous ne nous ¦ Les femmes auront été trompées MOBILISÉES DANS une vaste consultation à travers les régions de la province à l’automne 84, les femmes du Québec ont élaboré des propositions venant de groupes structurés aussi bien que de groupes non-structurés.Au-delà de 100 propositions ont été retenues et votées et le 2 février 85,25 représentantes étaient élues pour travailler à la préparation de la Conférence nationale sur la sécurité économique des Québécoises dont la première séance avait lieu en mai 85 Nous sommes d’accord avec Madame Gagnon-Tremblay, ministre déléguée à la Condition féminine pour dire que la conférence a été pénible (.) mais ce fut un choc d’entendre cette dernière, non pas, « proposer » des moyens de remédier aux malaises, mais « imposer » une solution tout à fait inacceptable qui se serait terminée par une séance de « marketing » de la part de la ministre, en espérant que le groupe des 25, par sa présence muette, cautionne son plan d’action pour lequel il n’y aurait pas eu de consultation.Triste situation pour les femmes et pour la ministre elle-même.En modifiant de façon radicale la poursuite de Décision 85, madame Gagnon Tremblay ne respecte aucunement un des aspects auxquels les déléguées tenaient beaucoup, c’est-à-dire une autre rencontre avec les partenaires que sont les syndicats et le monde patronal.En ce qui regarde le dossier des services de garde, des négociations entreprises avec le secteur privé et para-public à l’intérieur de « Décisions 85 » s’avéraient encourageantes.Le souci des femmes était d’en faire partager la responsabilité entre le gouvernement, les employeurs les Institutions scolaires, les municipalités.Mme Gagnon-Tremblay qui, comme elle l’avoue, n’aime pas la Mme la ministre» ¦ Le cadet des soucis des libéraux EN ANNULANT la deuxième partie de la conférence socio-économique « Décisions 85 », le gouvernement de M.Bourassa vient de ralentir considérablement l’avancement des femmes vers une plus grande sécurité économique, et ceci à plusieurs titres.D’abord le gouvernement libéral recule sur les acquis obtenus par les femmes en mai 85 lors de la première partie.Par exemple, on devait créer 12 000 nouvelles places en service de garde pour les enfants.La nouvelle ministre, Mme Gagnon-Tremblay, déclare que son gouvernement ne se sent pas lié par cet engagement.ni par les autres.Que deviendront les progrès obtenus pour les femmes collaboratrices, pour les femmes en agriculture, pour la formation des filles, pour l’accès à l’égalité?Ensuite, le gouvernement libéral refuse de discuter publiquement avec les groupes de femmes et propose un simple rendez-vous annuel avec quelques mnistres, rencontres qui seront tenues à huis-clos.Et surtout, le gouvernement libéral refuse d’organiser des rencontres entre les groupes de femmes et les partenaires socio-économiques.Or cette rencontre a été, au sommet de mai 85, une source de progrès immense (.) Ainsi dorénavant, les femmes devront se limiter aux méthodes incertaines du lobbying à la pièce Le gouvernement du Parti libéral pense davantage à lui-même qu’à la condition féminine.M.Bou-rassa avait d’ailleurs manifesté durant la campagne électorale son peu d’intérêt sur ce sujet en refusant le débat public avec les groupes de femmes sur les engagements électoraux, débat que M.Pierre-Marc Johnson avait accepté._ CHANTAL MALLEN Comité d’action politique des femmes du Parti québécois St-Placide, 21 février Trois pionnières du mouvement féministe : Betty Friedan, Simone De Beauvoir et Benoîte Groult ?Le droit de revendiquer, de décider et de se tromper ¦ Ne soyez pas menaçantes J’AI REMARQUÉ que dans mon entourage beaucoup de personnes donnaient une connotation féministe à la chanson de Renaud intitulée « Miss Maggie ».Et bien au contraire, je trouve cette chanson tout à fait antiféministe et anti-promotion de la femme.La première fois que je l’ai écoutée, j’ai senti beaucoup de haine envers nous et envers l’humanité.Renaud est un bon exemple d’hommes qui se disent pro-femmes mais à la condition que celles-ci ne soient pas menaçantes.Dans sa chanson, il dit qu’il aime les femmes lorsqu’elles sont faibles, putains et qu’elles ont de beaux yeux, mais dès qu’elles sont en situation de pouvoir alors là, ça change tout.Pourquoi toujours s’acharner sur madame Thatcher?C’est vrai qu’elle prend des positions très conservatrices mais on dirait que parce u’elle est une femme c’est pire.On evrait plutôt comprendre, sans tenir compte du contexte britannique actuel, que tant qu’il n’y aura pas plus de femmes dans les hautes sphères, elles perdront leurs spécificités.Lorsqu’on est noyé par les autres, ils déteignent sur nous.— MICHÉLE AUBIN Sillery, 22 février ¦ Au Québec, rien n’est acquis NOUS PENSIONS qu’au Québec, le débat était clos.Nous avions cru que l’évolution des mentalités imposait le respect de la liberté de choix.Nous n’avançons pas que l’avortement est une chose agréable et facile à vivre, loin de là.Mais lorsqu’une femme estime qu’elle ne peut et ne veut mener à terme une grossesse, nous prétendons qu’elle a droit à des services gratuits, rapides, efficaces, confidentiels et le moins dangereux possible.Depuis toujours, la planification des naissances a échu aux femmes.Mais lorsqu’elles ont pris les moyens nécessaires afin d’etre complètement certaines de vivre des maternités désirées, nos hommes de loi ont jugé ces moyens illégaux.Comme quoi trop de pouvoir est contre nature pour les femmes.Le pouvoir.Le pouvoir de décider ce que l’on veut pour son propre corps.Être capable de choisir, de respecter son intégrité personnelle.Car en enlevant le droit d’obtenir des services sécuritaires d’avortement, on enlève aux femmes la capacité qu’elles ont de décider ce qu’elles estiment prêtes à accomplir.Nous revendiquons donc ce droit pour les femmes.C’est une question de justice et d’équité.Tant qu’il y aura des « semeurs aux quatre vents», ce droit sera essentiel.Et nous qui pensons que le débat était clos.Il aura fallu que Ste-Thé-rèse vienne le ranimer pour que nous réalisions que rien n’était acquis, au Québec.— JOHANNE COTÉ, JOHANNE DAIGLE, LYNE DESJARDINS, LUCE DION et BRUNO VIENS, étudiantes-ant, Science politique, Université de Montréal Montréal, 25 février ¦ Périnatalité et humanisation «PARLEZ-EN bien, parlez en mal, mais parlez-en.» Jamais la revue L’Une à l’autre, du mouvement Naissance-Renaissance, n’aurait espéré, en guise de publicité, trois colonnes sous la signature de Lise Bissonnette (18 février).Qu’elle ne soit pas d’accord avec les femmes qui veulent prendre le contrôle de leur accouchement, c’est son droit.Mais qu’elle ait choisi d’exprimer son désaccord en commentant chacune des chroniques de notre numéro d’hiver d’une plume sarcastique, nous comprenons moins bien.Pourquoi vouloir ainsi ridiculiser les femmes qui réclament l’humanisation des soins en périnatalité ?Pourquoi affirmer que « tout être normalement constitué devrait résister trois jours, sans en rester marqué pour la vie, à des petits traumatismes comme la froideur du personnel infirmier» ?Mme Bissonnette a-t-elle déjà attaqué de la sorte Claude Brunet, qui réclame la même chose pour les malades ?L’accouchement n’est pas une maladie, soit.C’est précisément pourquoi les femmes réclament d’autres choix.Fort heureusement, LE DEVOIR se rachète aujourd’hui (24 février) en publiant six lettres ouvertes qui dénoncent le manque d’humanisation dans le domaine de la santé.Deux de ces lettres portent précisément sur le sondage, fort controversé, de la Corporation professionnelle des médecins du Québec en matière d’obstétrique, dont une, qui recoupe nos revendications, est signée par un pédiatre.Mme Bissonnette ne pourra quand même pas qualifier cet homme médecin de « femme qui gémit sur ses petits bobos» ! — SUZANNE BLANCHET rédactrice en chef, L’Une i l’autre.Montréal, le 24 février.¦ Plus jamais sans nous LA FÉDÉRATION des travailleurs et travailleuses du Québec a adopté comme thème du 8 mars « Plus jamais sans nous ».Nous voulons illustrer ainsi la volonté et la détermination des femmes d’être présentes proportionnellement partout dans toutes les sphères de notre société afin de contribuer pleinement au progrès de la collectivité, à la défense des intérêts des plus démunis, à la définition de nouveaux rapports hommes-femmes, de nouveaux rapports de pouvoir (.) La FTQ désire saluer de façon bien particulière la journée internationale des Femmes, qui nous rappelle les luttes de travailleuses du textile pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.C’est en 1910 que la journée du 8 mars a été proclamée « journée internationale des Femmes », lors du congrès de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes.Il y a déjà six ans que la FTQ organise des activités et prépare des outils techniques afin que soit souligné le 8 mars dans les milieux de travail (.) Dans les contextes social et économique actuels, la présence des femmes dans notre société est très souvent remise en question.C’est avec cette réalité à l’esprit que les syndicats travaillent pour l’amélioration de la situation des femmes.Plus jamais sans nous dans les milieux de travail.signifie que la participation des femmes au marché du travail va en s’accroisant malgré les progrès qui s’avèrent modestes.Bien qu’une femme sur deux participe au travail rémunéré, les femmes continuent à occuper des emplois dits « féminins », souvent peu considérés et peu valorisés.Par le même fait, les salaires qu’elles reçoivent demeurent inférieurs à ceux de leurs collègues masculins.Plus jamais sans nous dans les structures syndicales.signifie que la présence des femmes va en aug- mentant.On n’a qu’à examiner leur présence dans les sessions de formation syndicale, dans les colloques et les congrès, dans les comités de négociation et les comités exécutifs, aux postes de délégués syndicaux, etc.Plus jamais sans nous dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle.signifie qu’un choix plus grand parmi les possibilités de formation doit s’offrir à celles qui désirent intégrer le marché du travail ou y revenir.En effet, les femmes connaissent une faible diversification de leur orientation scolaire et professionnelle.À l’exa- men de leur participation au chapitre de l’éducation des adultes, on s’aperçoit qu’elles se retrouvent, no-tamment au niveau secondaire, orientées davantage vers la formation générale et la formation socioculturelle, et beaucoup moins vers la formation professionnelle.Plus jamais sans nous dans les lieux de pouvoir.signifie que les femmes doivent continuer à occuper en plus grand nombre les lieux où se prennent les décisions et tenter de se définir une nouvelle forme de pouvoir afin de faire ressortir des « modèles » et acquérir expérience, ressources, confiance et soutien.Pour réaliser l’égalité des sexes dans notre société, nous sommes d’avis que des changements s’imposent de la part des différents partenaires socio-économiques.La FTQ tient à rappeler le rôle qu’ont joué les syndicats dans l’amélioration de la situation des femmes, par le biais de la négociation collective en matière de congé de maternité, de congé de paternité, de congés parentaux, de harcèlement sexuel, de la diminution des disparités salariales, de l’accès à la formation et au perfectionnement, de l’adaptation des vêtements de travail pour les femmes (.) En regard des moyens développés pour favoriser une meilleure intégration des femmes à la vie syndicale, citons comme exemples : la création de nombreux comités de condition féminine, la tenue de sessions de formation syndicale, l’élaboration de guides syndicaux, la rédaction d’articles dans les journaux syndicaux, l’adoption de déclarations de politique en congrès, la tenue de colloques, etc.Dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle, rappelons les multiples représentations de la FTQ à l’occasion de différentes audiences publiques, dont celles tenue par la commission Jean (.) Enfin, sur une note très personnelle, nous ajoutons que toute l’approche que nous avons développée dans nos rangs en matière de condition féminine a été d’associer les tra-vailleuses et les travailleurs dans une démarche commune afin d’éviter les blocages, les déchirements et une mauvaise compréhension des problèmes vécus par les femmes.Nous sommes d’avis que la question des femmes concerne l’ensemble des composantes de notre société, d’où la nécessité de réfléchir et d’agir ensemble pour faire avancer les mentalités et obtenir cette équité.— CAROLE GINGRAS-LARIVIÊRE responsable, service de la condition féminine de la FTQ.Montréal, 5 mars. 8 ji Le Devoir, lundi 10 mars 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Coopération « coopération critique » avec Mme Aquino.D’autres, au contraire, affirment que « la lutte armée doit être poursuivie » et que le gouvernement Aquino « pose les mêmes problèmes fondamentaux que le régime de M.Marcos, même si celui-ci a été chassé ».La décision de Mme Aquino de faire libérer l’ensemble des prisonniers politiques, dont la plupart sont considérés comme des membres ou des sympathisants du PC et, à ce titre, accusés de subversion, témoigne de son souci de respecter ses engagements électoraux mais apparaît aussi comme un geste de bonne volonté et d’ouverture à l’égard des communistes.Quatre cent quarante et un prisonniers politiques ont été, ou seront, libérés.Parmi les libérés figurent déjà le révérend père Ediciode La Torre, accusé d’être un dirigeant du Front national démocratique (NDF, organisation de masse clandestine dans la mouvance du PC), le lieutenant Victor Corpus, qui, après avoir dévalisé l’armurerie de l’académie militaire de Baguio, rejoignit les rangs de la Nouvelle armée du peuple (NPA, bras armé du PC), et M.Horacio Morales, brillant technocrate, ancien vice-président de l’Académie du développement des Philippines, qui, le jour où Mme Marcos devait lui adresser les félicitations du gouvernement, avait fait savoir qu’il avait déjà rejoint le maquis communiste.Les cas des quatre prisonniers libérés mercredi dernier étaient plus épineux, leur libération suscitant de sérieuses résistances de la part des militaires.Il s’agit de M.José-Maria Sison, considéré comme le fondateur du Parti communiste des Philippines (né d’une scission en 1967 au sein de l’ancien Parti communiste, PKP, qui existait depuis les annnées 30) et et de M.Bernabé Buscaryno, alias « commandant Dante », qui serait l’un des chefs de l’insurrection armée.Les deux autres prisonniers sont également des cadres du PC : MM.Ruben Alegre et Alejandro Bi-rondo.Le gouvernement Aquino a également autorisé le retour aux Philippines des étudiants radicaux bloqués en Chine depuis 1971.En libérant les chefs de l’insurrection communiste, le nouveau gouvernement prend un risque calculé.Celui-ci s’inscrit dans le cadre d’une politique d’ouverture à l’égard des communistes dans l’espoir que, comme ce fut le cas avec les rébellions communistes des Huks au début des années 50, une partie de la guérilla renoncera à la lutte armée et coopérera avec un pouvoir réformiste.L’insurrection communiste compte actuellement de 15,000 à 16,000 hommes et elle s’est fortement renforcée (au rythme de 20 % par an) au cours des deux dernières années.On estime, dans l’entourage de Mme Aquino, rejoignant d’ailleurs en cela les analyses américaines, qu’une bonne partie de ceux qui ont rejoint les rangs de l’insurrection communiste ont été mus moins par des motivations strictement idéologiques que par le sentiment qu’il était vain d’espérer renverser le régime autrement que par la force.La politique qu’entend mener le nouveau gouvernement afin de juguler le développement de l’insurrection communiste se développe sur deux plans.D’abord, entamer des négociations avec le PC en vue d’un cessez-le-feu de six mois et, pendant cette période de trêve, examiner à quelles conditions le PC pourrait bénéficier d’un statut légal.En même temps, poursuivre une politique de justice sociale, de décentralisation du pouvoir et de démantèlement des groupes armés privés, faisant la loi dans les campagnes, afin d’assainir une situation qui favorise l’insurrection.Cette politique se heurte à certaines difficultés.D’une part, les communistes ont dans leurs rangs des militants ayant une formation idéo- logique beaucoup plus forte que les Huks des années 50.D’autre part, les réformes que veut entreprendre le gouvernement prendront du temps, et il n’est pas certain dans ces conditions qu’il parvienne à désamorcer le processus de radicalisation de l’opposition dans les campagnes.À plus forte raison, s’il ne peut mettre fin à l’existence des armées privées.Dans l’entourage de Mme « Cory » Aquino, on estime cependant que le mouvement populaire, qui a porté l’opposition modéré au pouvoir, a isole les communistes, et que ceux-ci peuvent difficilement adopter une position intransigeante qui les couperait davantage des forces vives du pays.En outre, la réforme en cours au sein de l’armée — en particulier, la politique d’assainissement entreprise — risque de rendre l’approvisionnement en armes de la NPA plus difficile ; n’ayant pas de soutien extérieur, l’insurrection communiste se fournit en armement sur le dos de l’armée régulière, soit en lui prenant, soit en lui achetant ce dont elle a besoin.Le débat interne en cours au sein du comité central du PC sur l’attitude à adopter vis-à-vis d’un gouvernement qui se dit réformiste et bénéficie d’un incontestable soutien populaire, ravive de vieilles divergences.Déjà, au milieu des années 70, un courant pragmatique avait été favorable à la lutte « para-légale » — c’est ainsi que naquit le Front national démocratique —, tandis qu’un autre, plus dogmatique, prônait la lutte armée sans compromis.L’hypothèse d’un cessez-le-feu n’est pas exclue par nos interlocuteurs communistes, mais à certaines conditions (sécurité des négociations, éventuelle amnistie pour les membres de la NPF).Mais il semble hors de question, pour l’instant, de déposer les armes.Les communistes sont, en effet, préoccupés par le contrôle effectif du nouveau pouvoir sur son armée.La libération des chefs de l’insurrection a fait l’objet de résistances de la part du ministère de la Défense et du général Ramos.Même parmi les officiers réformistes, ces libérations suscitent quelque mécontentement : elles sont perçues comme des mesures démagogiques risquant, à terme, de compromettre la sécurité nationale.Dans un premier temps, les communistes semblent s’orienter vers une attitude de « coopération critique et vigilante » avec le gouvernement de Mme Aquino.« Nous voulons conserver nos distances, ne pas attaquer Mme Aquino elle-même, dans la mesure où elle a ouvert des espaces démocratiques, mais nous nous méfions de ceux qui l’entourent », nous a dit un membre du PC.Cette attitude reflète celle de M.Si-son, qui, certes, n’a plus de rôle actif au sein du comité central (il a été arrêté en novembre 1977) mais qui conserve vraisemblablement une influence morale sur ses compagnons de lutte.Il n’est pas impossible, dit-on dans l’entourage de Mme Aquino, qu’il puisse jouer un rôle de médiateur avec ceux qui sont encore en liberté.Le Front national démocratique semble vouloir profiter de la période de tolérance et d’ouverture à l’égard des communistes poue mener « un travail d’action politique, de mobili-saion et d’organisaition des masses en vue de constituer un contrepoids aux intérêts de l’élite et des militaires qui sont représentés dans ce gouvernement, tout en exerçant des pressions sur Mme Aquino, afin qu’elle tienne ses engagements », nous dit l’un de ses membres.« Nous ne mettons pas en question a priori les prises de position démocratiques de la nouvelle présidente », estime pour sa part le père de La Torre, « et nous allons formuler un certain nombre de demandes précises.Nous verrons comment elle y répondra.» Tant les organisations qui sont dans la mouvance du PC, comme le Front national démocratique, que Bayan, dont certains membres sont également liés aux communistes, mais qui est une fédération légale d’organisations, semblent, dans un premier temps, vouloir coopérer avec le gouvernement de Mme Aquino : « Il est prématuré de juger ce gouvernement qui n’est en place que depuis moins d’une semaine », nous dit M.Lean Alejandro, jeune secrétaire général de Bayan, en ajoutant : « Les Philippins ont voté pour AUJOURD’HUI C’est ce lundi et ce mardi qu’a lieu le premier festival western organisé, avec les artistes, par le club Les Quatre Roues.Rendez-vous à compter de 20 h au 1195, rue Êthier, à Montréal-Nord.325-0703.¦ Le CLSC Métro vous invite à une séance d’information sur le logement, dès 19 h aux Services communautaires catholiques (1857, boulevard de Maisonneuve ouest).On y parlera de hausses de loyer, de rénovations, des services de la Régie du logement et des recours à l’aide juridique.932-2616.¦ Le Regroupement des séparé-es et di-vorcé-es de l'Ouest vous invite à son café-rencontre, à 19 h 30 au CLSC de Pierre-fonds (15700, boulevard de Pierrefonds).L'astrologue Marie Coupai sera l’animatrice.626-1998 ou, le soir, 620-7338.¦ À la salle du Gesù (1200, rue de Bleury), de 19 h 30 à 21 h 30, les pères Jean L’Archevêque et Jacques Custeau, jésuites, animeront la quatrième d’une série de six rencontres dans le cadre d’une retraite du carême : « Qui est Jésus-Christ et qu’est-ce que ça change dans ma vie ?Jésus de Nazareth, un homme au coeur d’or ».866-2305.¦ « La paix est-elle encore possible ?» : tel est le thème d'un panel organisé dans le cadre de l'année internationale de la Paix avec l'animateur Guy Paiement.Rendez-vous à 19 h 30 au Centre Saint-Pierre.524-3561, poste 304.¦ Plusieurs personnes vivent des situations particulières dans leur famille.Le Centre de ressources en éducation populaire du service de l'éducation des adultes de la CÉCM (3000, rue Beaubien est) offre des soirées de partage et de réflexion avec la recherche de solutions.Ces soi- rées auront lieu les lundis aux deux semaines de 19 h à 22 h, à compter de ce lundi.374-8650.¦ L’Association québécoise pour la défense des droits des retraités de Lon-gueuil offre une rencontre d’information sur la Curatelle publique, à 10 h 30.M Forgues agira comme personne-ressource.Rendez-vous au 1972, chemin de Chambly.670-4192.¦ Le CLSC de l.ongueuil-Ouest offre une série de trois rencontres sur le vécu des femmes durant la ménopause.On y traitera d’anatomie, de physiologie, de sexualité, de l'image sociale' de la femme de 40 ans, des hormones.Rendez-vous les lundis 10,17 et 24 mars.651-9830, poste 319.¦ Le département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal présente une conférence de M.Albert Flocon : * Souvenirs du théâtre au Bauhaus », illustrée de diapositives et accompagnée de la projection du film Mensch und Kunstfigür (« L’Homme et les figures de l’art »).Rendez-vous à 20 h à la salle J-2020 du pavillon Judith-Jasmin (1455, rue Saint Denis).282 3268.¦ Halte-femme de Montréal-Nord vous convie à une fête, au CLSC de Montréal-Nord (11441, boulevard Lacordaire).328-2055.¦ La fondation Le Chien voyant en est à sa sixième campagne annuelle de souscription Le chien-guide représente, pour des milliers d’aveugles, une solution au problème de mobilité.Un reçu officiel, pour fins d’impôt, sera expédié.On peut faire un don à la fondation Le Chien voyant, inc., 175, Île-Bélair est, Rosemère, J7A1A8.Cory Aquino parce qu’ils voulaient des changements.S’ils ne les obtiennent pas, ils descendront dans la rue.Mais, pour l’instant, nous devons donner sa chance à Cory».4 France tension au Moyen-Orient et des factions antagonistes libanaises, les otages français sont devenus l’enjeu d’une bataille diplomatique qui peut à tout moment tourner mal, en raison du climat de violence qui règne à Beyrouth.Leurs ravisseurs ont menacé samedi d’en exécuter un deuxième si les deux opposants irakiens pro-ira-niens n’étaient pas récupérés par Paris.Ils exigent également la libération des cinq membres d’un commando arrêté à Paris, auteurs de l’attentat contre l’ancien premier ministre iranien, M.Chapour Bakhtiar, et demandent à la France de ne pas s’ingérer dans le conflit Iran-Irak.Fournisseur d’armes à Bagdad, Paris avait amorcé depuis quelques temps un timide dialogue avec Téhéran qui n’a encore rien donné de concret.La pression du Djihad quelques jours avant des élections que la majorité socialiste au pouvoir risque de perdre au profit des partis de droite rappelle, estiment les observateurs, l’affaire des otages américains de Téhéran au début des années 80, même si le contexte est différent.Le 20 janvier 1981,443 jours après leur capture à l’ambassade américaine de Téhéran par des étudiants islamiques, 52 otages américains volaient vers la liberté, 24 minutes après l’investiture du président républicain Ronald Reagan.Les ayatollahs iraniens avaient refusé jusqu’au dernier moment ce cadeau au démocrate Jimmy Carter.Dans l’affaire des otages français, le Djihad a d’abord récusé samedi les émissaires officiels du gouvernement français, et réclamé comme interlocuteur un médecin français d’origine libanaise, le Dr Razah Raad, par ailleurs candidat aux élections législatives sur une liste d’opposition.Le Djihad a ensuite indiqué qu’il ne refuserait pas de recevoir les émissaires français, et laissé la porte ouverte aux négociations, malgré ses menaces et l’annonce de l’exécution de M.Seurat qui a fait l’objet de déclarations contradictoires de la part des Hezbollah (les fous de Dieu).Sous la pression des derniers événements et devant l’angoisse grandissante des familles des otages qui estiment que le gouvernement doit aller vite quitte à satisfaire certaines des revendications des ravisseurs, les autorités françaises se sont mobilisées depuis 24 heures : réunions de crise à Matignon et au Quai d’Orsay, le président François Mitterrand étant tenu au courant au fur et à mesure des développements, envoi d’émissaires mais aussi de personnes qui, tel le Dr Raad, peuvent contribuer à un dénouement heureux du drame.La confirmation que les deux opposants irakiens renvoyés à Bagdad sont en bonne santé — des responsables irakiens ont précisé qu’ils n’étaient pas emprisonnés mais placés en résidence surveillée —, donne une carte à la France, partagée entre son souci d’obtenir la libération de ses ressortissants et celui de ne pas créer de précédent en cédant au chantage.Le premier ministre Fabius a donné des instructions à l’ambassadeur de France à Beyrouth pour essayer de faire le maximum.Il a toutefois ajouté que si la France cédait au chantage, tous les citoyens français à travers le monde étaient menacés.4 Démocratisation bec c’est la seule façon certaine qu’ont les conservateurs de pouvoir enraciner leur parti.L’argument de François Gérin n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque elle convient exactement à ce que M.Mulroney avait en tête lorsqu’il est venu donner une entrevue au DEVOIR au mois de janvier.Il avait alors dit, en substance, que le Parti conservateur doit devenir un parti de débats, d’idées, de participation.Aussi, a-t-il donné le petit coup de pouce pour que le débat ait lieu.Le projet de François Gérin est arrivé pile car sans lui, ce congrès de Montréal du PC n’aurait rien eu pour projeter l’image d’un parti d’idées et de débats.L’élément le plus important du congrès aurait été autrement la révision de la constitution du parti, un processus qui ne soulève aucun débat si ce n’est pour ce qui est de l’abolition du système de quotas pour assurer la représentation des femmes dans les congrès.Il y a quelques jours, François Gérin a obtenu qu’un atelier soit réservé à sa proposition ainsi qu’une période de débat en assemblée plénière.Le débat aura donc lieu et il sera animé.François Gérin a entrepris, non sans succès, un lobby de tous les instants auprès de ses collègues députés.Mais il sait que l’establishment du parti n’est pas disposé à l’appuyer comme le démontre l’opinion qu’en a par exemple Gisèle Morgan, la directrice nationale associée du Parti conservateur, qui y voit plus de problème qu’autre chose.Le discours que prononcera vendredi en fin d’après-midi le premier ministre Mulroney pourra être déterminant pour faire pencher la balance un peu du côte de M.Gérin.Les arguments des adversaires de la proposition sont déjà connus.On fait valoir tout d’abord que depuis le milieu des années 70 la loi oblige la divulgation des noms des contributeurs aux partis politiques fédéraux et que déjà le Parti conservateur a fait ses classes en matière de financement populaire.De 1981 à 1983, les deux tiers des contributions recueillies sont venues de particuliers.En 1984, les entreprises fournissaient tpoutefois $ 11 millions et les particuliers seulement $ 10 millions.C’est nettement mieux que le Parti libéral qui lui a toujours reçu plus dés entreprises ( sauf en 1982 ) que des électeurs.Un second argument consiste à dire que la proposition Gérin ne changerait finalement que peu de choses, sinon que d’accroître les problèmes.Ainsi Mme Morgan souligne que si une entreprise ne peut verser le $ 50,000 habituel, on verra tout probablement le président de cette entreprise et ses adjoints verser 10 contributions de $ 5,000.En contrepartie, il faudra investir temps et énergies pour organiser des campagnes de financement.Le député de Vancouver qui passe la semaine à Ottawa aura-t-il le temps à consacrer à l’animation de ses militants que supposent de telles campagnes.Le parti est trop grand, trop diversifié selon les régions pour pouvoir fonctionner aussi simplement que dans un parti provincial, dit-elle.François Gérin ne nie pas que son parti a un bon dossier au chapitre du financement populaire.Au* membres du « PC Fund » qu’il a rencontrés, il a dit simplement : « faisons un pas de plus ».La question de moralité est importante, insiste-t-il, en rappelant que d’aucuns se sont posés des questions en voyant l’automne dernier intervenir dans le dossier des faillites bancaires alors qu’il est de notoriété que les banques contribuent généreusement chaque année aux partis politiques.« En donnant, les compagnies veulent exercer une influence.Si on accepte les dons, on accepte qu’elles puissent exercer cette influence », dit-il.Un dernier argument utilisé est celui de la nécessité de débattre en profondeur ce projet.Le ministre Michel Côté, qui des années durant a joué le rôle de « bagman », estime ainsi que le congrès n’est pas le lieu pour un tel débat qui devrait se tenir dans un comité plus restreint, question d’en mesurer tous les tenants et aboutissants.Le député terre-neuvien James McGrath, l’auteur de la dernière réforme parlementaire, partage un peu cet avis.Bien qu’il soit partisan de tout ce qui peut réduire l’influence des multinationales sur les partis politiques, il craint de son côté que le débat ne devienne trop polarisé et trop émotif sur le plancher du congrès.Une partie de la proposition de M.Gérin pose des problèmes phil-sophiques aux conservateurs, note-t-il faisant référence au débat sur le rôle de l’État dans le financement des partis.M.Gérin propose pour compenser les pertes de revenus qu’entraînera le plafonnement des contributions que l’État versé des contributions annuelles à chaque parti reconnu, une autre pratique québécoise inconnue au fédérale en dehors de la période électorale.Ne doutant pas qu’il aurait à affronter de nombreuses difficultés, François Gérin veut d’abord amorcer le débat, quitte à procéder par étapes.Déjà, ce serait une victoire si pour la prochaine élection on limitait les contributions aux partis.On équilibrerait ainsi l’influence que chacun peut exercer sur le parti.« Personne dans Mégantic-Compton n’a les moyens de donner $ 50,000 au Parti conservateur», dit-il.Engager ce débat a aussi une valeur symbolique importante pour les conservateurs québécois, estime le député.Pour plusieurs, ce sera le premier congrès conservateur auquel ils participeront et il faut démontrer qu’on peut être plus que des spectateurs dans ce parti, note-t-il.Les Québécois étant habitués à une participation active dans leurs partis politiques provinciaux, c’est là une condition essentielle pour réussir l’enracinement du Parti conservateur au Québec.C’est une nouvelle image qu’il faut projeter, croit-il.Question d’image, les deux derniers congrès du Parti conservateur ont de fait laissé à plusieurs une mauvaise impression alors que les militants québécois étaient utilisés plus comme machine à voter qu’à penser.Que ce soit lors du congrès de Winnipeg au début de 1983 qui a servi à déloger Joe Clark de la direction du parti ou lors du congrès de juin 84 qui a élu Brian Mulroney à sa place.Un congrès qui s’est tenu sans qu’on sache d’ailleurs qui a financé les campagnes menées par Brian Mulroney, Joe Clark, John Crosbie et compagnie.4 Cour La cour de comté avait conclu que sauf si on est à ses trousses, il est illégal de procéder sans mandat à l’arrestation d’un accusé (éventuel) chez lui.La Cour d’appel d’Ontario n’avait trouvé non plus aucun principe autorisant l’arrestation sans mandat dans une maison privée, sauf permission de l’occupant.Un agent peut déjà, en vertu du Code criminel, arrêter une personne sans mandat s’il a raison de croire qu’elle a commis un crime ou va le faire, si elle est en train de commettre une infraction, ou si elle fait déjà l’objet d’un mandat.Mais le Code est muet quant aux endroits où l’arrestation peut se faire.La Cour, qui devait donc s’éclairer de la common law, a repris l’affaire Ecoles c.Bourque.Dans ce jugement, la Cour suprême avait absout des policiers en civil de Vancouver, qui avait tenté d’arrêter, dans un appartement privé, un suspect contre qui des mandats avaient été délivrés à Montréal.Le tribunal, unanime, avait alors rappelé qu’il y a des occasions où l’intérêt d’un particulier dans la sécurité de sa maison doit céder le pas à l’intérêt public, lorsque le grand public a intérêt dans l’acte judiciaire à exécuter.« Un criminel n’est pas à l’abri d’une arrestation dans son propre foyer ou dans celui d’un de ses amis.» « Si la police n’était pas investie du pouvoir de procéder a des arrestations dans des lieux privés, écrit le juge en chef Brian Dickson, un criminel pourrait bénéficier chez lui ou chez quelqu’un d’autre d’une protection absolue et permanente contre l’application de la loi.» « Lorsqu’un policier est témoin d’un crime ou arrive sur les lieux peu après, la possibilité qu’il arrête un contrevenant ne devrait pas pouvoir être déjouée du fait que le contrevenant s’est caché dans une maison ou un immeuble d’appartements voisin.» Outre que, le temps d’aller chercher un mandat, le suspect risque d’avoir fui, un mandat en soi ne saurait prévenir qu’on arrête un innocent ni qu’on provoque de la résistance à l’arrestation.En conséquence, conclut la Cour, s’il s’agit d’un acte criminel — et non pas de n’importe quelle autre violation d’une loi — et que le suspect se trouve dans des lieux privés, la police pourra procéder à l’arrestation après avoir donné avant d’entrer un avis régulier.Significativement, le juge Dickson indique que l’affaire Landry a commencé avant l’entrée en vigueur de la Charte canadienne.Pour le juge Gérard La Forest, cependant, la tradition est claire et unanime, indépendamment de la Charte.Aucun tribunal gouverné par notre philosophie juridique n’a jamais permis à un policier d’aller arrêter un suspect sans mandat dans une maison privée (sauf les exceptions déjà mentionnées et justifiées à l’évidence).En 1604, justement, lors de l’affaire Semayne, quand le droit britannique accorde, avec la règle du château inviolable, l’exception qui permet au shérif du roi de pénétrer de force en cas de refus, c’est pour exécuter un mandat.À travers des siècles de jurisprudence, le juge La Forest n’a trouvé qu’un seul cas, en 1829, où un juge écrit : « Nous ne pouvons pàs confirmer la notion qu’un agent de police n’a pas le droit de pénétrer chez quelqu’un la nuit pour appréhender un suspect.» Selon lui, sans autorisation expresse, les policiers ne peuvent, en Angleterre, pénétrer dans un lieu privé que dans quatre cas seulement : empêcher un meurtre, poursuivre l’auteur d’un crime, prévenir un acte criminel sur le point d’être commis, poursuivre un contrevenant après une rixe.Cependant, même des pays de tradition britannique ont accordé, depuis, de plus grands pouvoirs à la police.Ce fut le cas aux Royaume-Uni en 1967.Aux États-Unis, au moins 23 États ont voté des lois permettant à la police d’entrer dans un lieu privé sans mandat.Le juge La Forest signale cependant que la Cour suprême des USA, dans l’affaire Paton v.New York, a invalidé une telle loi comme inconstitutionnelle, en 1980.En vertu de la constitution américaine, « on ne peut pénétrer dans une habitation privée dans le but d’arrêter quelqu’un que si on le fait en vertu d’un mandat ou dans des cas d’urgence».Non seulement le juge La Forest soutient-il que la common la w n’autorise pas une telle pratique, mais il consacre une grande partie de son opinion de 38 pages à montrer que pareille exception risque de détruire la règle elle-même.Pour lui, un mandat oblige le policier à se demander s’il y vraiment nécessité de violer un principe aussi fondamental de notre société que le caractère sacré du foyer.Il reprend à son compte l’inquiétude de la Commission de réforme du droit qui se demande comment les policiers pourront appliquer des principes aussi vagues sinon contradictoires.Il ajoute que les tribunaux ne pourront plus contrôler un pouvoir si discrétionnaire.Le juge dissident craint que des arrestations soient l’occasion de violence, surtout si les policiers ne sont pas en uniforme, ou usent de ce pouvoir non seulement dans les cas d’actes criminels mais pour de simples infractions.« Tous les jours nous laissons la liberté à des prévenus qui sont presque certainement coupables, pour assurer qu’aucun innocent n’est puni,» dit-il.Il serait plus sage, selon lui, de garder l’ancien principe que de mettre les policiers et le public en situation de violence.Car on risque ainsi de saper la coopération du public avec la police, chose qui ne manquera pas d’arriver quand des bavures provoqueront l’indignation dans la société.Enfin, le juge La Forest rappelle l’étude du professeur Paul Weiler, pour qui « les abus de la part de la police visent rarement les membres respectables de la classe moyenne », mais plutôt « les pauvres et les groupes marginaux ou minoritaires».Bref, plus que huit juges contre un, la question oppose deux interprétations de la prépondérance à donner à la vie privée et à la sécurité publique.La première école fait confiance à la police, la seconde craint non seulement les abus, mais l’érosion lente d’un des principes les plus fondamentaux des sociétés libres.Il est prévisible qu’à une prochaine « erreur » un peu spectaculaire de la police, le Parlement réduira la latitude accordée aux policiers, à moins que la Cour supreme ne le fasse elle-même, quand une victime invoquera la Charte canadienne des droits et libertés.ANGOLA Dix personnes capturées par l’UNITA ont pu s’échapper LUANDA (AFP) — Dix personnes capturées par l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA, opposition armée soutenue par l’Afrique du Sud) il y a une semaine à An-drada ont pu s’échapper et cinq d’entres elle sont revenues dans la ville du nord-est angolais, a annoncé hier l’agence de presse ANGOP.SUR LES CAMPUS JEAN FRANÇOIS LACERTE ¦ Université du Québec à Montréal — La semaine culturelle de l’UQAM débute aujourd’hui et se terminera vendredi prochain.Plusieurs activités (danse, performances, spectacles, théâtre, nuit de poésie, conférences, expositions, films, etc.) tiendront l’affiche et auront un thème bien précis: la paix.On obtient plus de renseignement sur la programmation et les horaires en composant le 282-3579.— L’objectif de la campagne de fiancement de la Fondation de l’UQAM a été fixée à $ 10 millions cette année.Les sommes recueillies serviront à finacncer quelques projets spéciaux, dont les plus importants sont: aide à la recherche et à la création ($ 7.85 millions) ; continuation d’un programme de bourses d’études (surtout aux 2e et 3e cycles : $ 2 millions) ; création d’un programme d’accueil d’universitaires étrangers ($ 150,000).¦ Université Mc GUI — Le Mc Gill Daily (édition française) publiera cette semaine un numéro spécial sur le fait français.Cette livraison de l’hebdomadaire français publié par les étudiants de Mc Gill traitera principalement de la situation des francophones de Mc Gill, autant du point de vue académique que personnel.Le numéro portera également sur la culture française en général et de ses différences avec la culture anglaise.¦ Université de Montréal — 96 personnes ont répondu au sondage du syndicat des professeurs (SGPUM) concernant la qualité de l’air au pavillon Marie-Victorin, une « victime » du formaldhéide.Selon les données préliminaires recueillies et déjà publiées, 46 personnes ont signalé avoir présenté des symptômes décrits dans le questionnaire.De plus, rapporte le syndicat dans la dernière livraison de son bulletin syndical, 60 % des répondants ont déclaré que ces symptômes disparaissent lorsqu’ils quittent l’immeuble.— Le service des sports organise des camps de jours pour les jeunes.Ces activités sont ouvertes pour les 6-15 ans, et plusieurs activités sont organisées, comme par exemple : sports, plein-air, arts et culture et enfin des activités informatiques.343-6150.¦ École de Technologie supérieure — L’ÉTS veut accentue sa présence dans la région de Québec.C’est pourquoi un comité consultatif composé de représentants des milieux industriel et de l’enseignement a vu le jour dernièrement.Le comité aura pour but de faire ressortir les besoins et attentes de la région de Québec et de l’Est du Québec au point de vue de la formation et des services en milieu technologique que pourrait offrir TÊTS.Par ailleurs, l’ÉTS offrira à Québec, des septembre prochain, le programme de baccalauréat en technologie de la production automatisée.418-529-6661.¦ ENAP — Le calendrier du début avril pour les sessions de perfectionnement de l’Ecole nationale d’administration publique comprend trois cours à Montréal et deux à Québec.Ce sont, pour Montréal : La qualité de vie au travail et la motivation (2 et 3 avril); Le droit administratif et le gestionnaire public (3 avril); l’intelligence artificielle (3 et 4 avril).A Québec, les sessions offertes sont: Management et leadership (1er et 2 avril); L’analyse transactionnelle et le management (2 au 4 avril).Il faut s’inscrire au moins trois semaines à l’avance.418-657-2485, poste 2350.¦ En vrac -Le centre interuniversltalre d’études européennes organise, dans le cadre des élections législatives françaises, une table ronde & laquelle participeront Mme Louise Beaudoin ( ex-déléguée générale du Québec à Paris ), M.Stephen Bomstein, professeur à l’université Mc Gill ( science politique ), M.Alex MacLeod, professeur à l’UQAM ( science politique ) et M.Gérard Pelletier, ex-ambassadeur du Canada en France.M.Guy Bouthillier, directeur eu Centre, animera le débat.Au salon Argenteuil de l’hôtel Méridien, le jeudi 13 mars à 18h 30. LE DEVOIR ECONOMIQUE CAHIER •*»*' U©?-, ê •* Montréal, lundi 10 mars 1986; MACRO-ECONOMIE JOCELIN DUMAS ¦ LES INVESTISSEMENTS AUGMENTERONT DE 4.6 % EN 1986 Statistique Canada estime que le total des dépenses en immobilisations au Canada devrait atteindre $ 85,852 millions en 1986, soit une augmentation de 4.6 % par rapport au chiffre de $ 82,091 millions de 1985.La hausse de l’année précédente s’élevait à 8.9 %, par rapport à des dépenses de $ 75,378 millions réalisées en 1984.Le secteur de la fabrication domine une nouvelle fois les augmentations de dépenses en immobilisations des entreprises en 1986.Le total de $ 12,887 millions dépasse de 17.1 % celui de $ 11,004 millions de 1985.La plupart des branches d’activité enregistrent en 1986 une augmentation, notamment celles du matériel de transport (71.5 %), des produits du papier (14.4 %), des produits chimiques (13.4 %) et des produits électriques (13.7 %).Une augmentation de $ 64 millions des raffineries de pétrole fait suite à une baisse de $ 145 millions en 1985.Par région, quatre provinces font ressortir une progression en 1986 : l’Ontario, 12.2 %; l’Alberta, 9 %; le Manitoba, 8.9 %; le Québec, 3.6 %.Les autres provinces enregistrent un recul : les Territoires, 24.5 %; la Nouvelle-Écosse, 14.5 %; la Colombie-Britannique, 6.7 %; Terre-Neuve, 4.8 %; la Saskatchewan, 3.3 %, et l’île-du-Prince-Édouard, 0.2 %.¦ L’indice de production industrielle augmente de 0.7 % en décembre L’indice de la poduction industrielle canadienne a augmenté de 0.7 %, à 151.3 au cours du mois de décembre, du niveau de 150.3 où il se situait en novembre, rapporte Statistique Canada.L’indice désaisonnalisé, qui a une base de 100 pour 1971, s’établissait à 144.6 en décembre 1984.L’indice de production industrielle est calculé à partir de composantes de l’indice de production intérieure brute.¦ Les prix industriels ont progressé de 0.7 % en janvier L’indice des prix des produits industriels (IPPI, 1981 = 100) a atteint le niveau préliminaire de 120.5 au mois de janvier 1986, en hausse de 0.7 % par rapport à l’indice révisé de 119.7 établi en décembre 1985.La progression annuelle, calculée en comparant le niveau de janvier 1986 à celui de janvier 1985, s’est chiffrée à 2.6 %, soit à un niveau supérieur à la moyenne de 2.3 % observée entre octobre et décembre 1985.¦ 159.1 milliers de salariés de moins Selon les données préliminaires, le nombre de salariés pour l’ensemble des activités économiques au Canada atteignait 8,957.2 milliers de personnes en décembre 1985, ce qui représente une diminution de 159.1 milliers de personnes entre novembre et décembre.L’emploi a diminué dans toutes les industries et dans toutes les provinces et territoires, à l’exceptoin du Yukon, qui n’a pas varié.¦ Les paiements d’assurance-chômage ont augmenté de 2.4 % en 1985 En 1985, les paiements d’assurance-chômage se sont élevés à $ 10,227 millions, soit une augmentation de 2.4 % par rapport à 1984.Cette augmentation origine essentiellement des prestations hebdomadaires moyennes, qui ont augmenté de 5.8 % par rapport à 1984 (de $ 161.62 à $ 170.96).En contrepartie, le nombre de semaines de prestations s’est établi à 59.8 millions, en baisse de 3.4 % en regard du total de 61.9 millions enregistré en 1984.La croissance ne suffit pas pour j __ * vaincre le chômage en France.j FRANÇOIS THIOT du journal Le Monde Ce qui saute aux yeux lorsque l’on trace les Courbes décrivant le chômage en France au cours des 25 dernières années, c’est son aspect essentiellement démographique.Entre la courbe de l’emploi progressant faiblement et s’infléchissant modérément lors des deux chocs pétroliers, et la courbe de la population active présentant une pente beaucoup plus raide, on voit parfaitement l’espace s’évaser progressivement et le chômage augmenter régulièrement depuis le début des années 60.Aussi, sa spectaculaire aggravation intervenue depuis 1975 n’apparaît-elle que comme la prolongation d’un phénomène ancien et simplement amplifié par la malencontreuse coïncidence entre un ralentissement de la progression de l’emploi —.mais non un plongeon brutal — et une accélération de l’augmentation de la population active.Cette observation relativise sensiblement les raisonnements qui font reposer la responsabilité du chômage sur les chocs pétroliers et qui placent tous les espoirs dans la croissance, seule susceptible de le résorber.En effet, la croissance économique n’a jamais créé beaucoup d’emplois en France : 125,000 par an entre 1959 et 1971,60,000 par an entre 1971 et 1983, soit + 11 % pour une augmentation en volume du PIB de 162 % sur l’ensemble de la période.Même si l’on se réfère aux années où la croissance a été portée à son maximum ( + 5.9 % l’an entre 1968 et 1973), le rythme de création nette d’emplois n’a pas dépassé 225,000 en moyenne par an.Cela signifie que si cette croissance en tous points exceptionnelle s’était maintenue depuis 1973, il y aurait encore du chômage en France.On peut encore en déduire qu’il faudrait retrouver cette période de croissance effrénée pendant 15 ans pour résorber le chômage actuel, en supposant que la croissance démographique des classes d’âge adultes soit stoppée, ce qui ne sera pas le cas avant 2005.Cette faible élasticité de l’emploi à 1979 1983 24 000 23 000 22 000 21000 20 000 en milliers EN FRANCE POPULATION ACTIVE EMPLOI 1969 1963 1967 1971 1976 la croissance peut se comprendre si l’on considère le nombre des emplois offerts comme un solde entre les multiples créations d’emplois générées par la croissance (extensions de capacité, nouvelles activités) et les non moins nombreuses destructions d’emplois causées par cette même croissance.On oublie trop souvent, en raison du préjugé qui ne prête à la croissance que des effets bénéfiques pour l’emploi, que c’est la croissance qui est responsable de la destruction des emplois dans les secteurs en restructuration ou en voie de disparition.En effet, c’est bien parce que, grâce à la croissance, des niveaux de; revenu considérés autrefois comme-normaux correspondent aujourd’hui; à des revenus de misère, que ces emplois disparaissent.Z Personne n’oserait proposer aux! ouvriers français de travailler au-; tant en étant trois ou quatre fois! moins payés pour les remettre au ni-; veau de leurs homologues du tiers» monde, ou aux jeunes agriculteurs! de vivre comme l’ont seulement fait; leurs grands-parents : voilà pourquoi! les emplois disparaissent, car le?; progrès de la productivité ne peuvent pas toujours compenser le surC croît du travail ou, en permettant la» multiplication de la production, ne! s'accompagnent pas nécessairement; de l’extension des débouchés correspondants.; La variation de l’emploi offert est donc un solde, et il n’y a aucune raison de présumer qu’elle doive être plus positive que nulle ou négative, et encore moins qu’elle s’adaptera automatiquement aux variations de la démographie, celles-ci dépendant-de bien d’autres facteurs.Une fois constatée la faiblesse chronique de la création nette d’em-Volr page 10 : Chômage .ni la réduction du temps de travail DOMINIQUE TADDEI du journal Le Monde Pendant longtemps, la réduction du temjîs de travail a davantage semblé être une question d’opinion qu’un sujet d’analyse économique.Cette dimension n’a évidemment pas disparu, mais, aujourd’hui, les controverses les plus vives portent sur la question cruciale de savoir si la réduction du temps de travail améliore, tout compte fait, la situation de l'emploi.À cet égard, trois effets princi1 paux, d’importance d’ailleurs inégale, peuvent jouer un rôle et modifier l’incidence de la réduction du temps de travail sur l’emploi : ¦ L’effet de partage.Il est précisé- ment celui qui prétend assurer une répartition de l’emploi sur un plus grand nombre pour une masse d’heures travaillées données.Dans sa version sommaire, il consiste à appliquer une simple règle de trois : si on réduit de 40 heures à 39 heures la durée du travail, on augmenterait les effectifs employés de un quarantième, c’est-à-dire de plus de 500,000.Tel aurait dû être le cas en France en 1982 ! On a pourtant été loin du compte dans cette expérience, comme dans toutes celles tentées auparavant, pour deux raisons principales : d’une part, l'effet de partage, irréfutable dans son principe, suppose que les chômeurs susceptibles d’être embauchés aient les qualifications requises.Alfred Sauvy a montré que cette condition était très peu remplie dans la France du Front populaire et de la loi des 40 heures.Cela est évidemment beaucoup moins vrai à notre époque, mais il est cependant bon de garder présent à l’esprit cette contrainte de qualifié cation.Elle invite à ne prôner la réduction du temps de travail que sous bénéfice d’inventaire, ce qui conduit à l’évidence à des procédures décentralisées.D’autre part — et surtout — bien d’autres effets viennent compliquer la relation entre réduction du temps de travail et emploi.¦ L’effet direct sur la productivité du travail.Il ne s’agit évidemment ici que de gains induits par la réduction du temps de travail, et non de Voir page 10 : Temps de travail LES TITRES REA Date d'inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à rémission Prix 03-03-86 au marché 07-03-86 Var.• Date d'inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l'émission Prix 03-03-86 au marché 07-03-86 Var.10-12-85 24-04-84 14-11-85 22-06-84 07-11-85 * ACSI * Aligro * Artopex * Bercley pr.conv.* Biltrlte 150% 150% 150% 150% 100% 2.0$ 3.5$ 5.0$ 4.0$ 11.5$ 2.0$ 5.0$ 5.0$ 4.0$ 8.0$(3) 410 17 $ 6% $ 460 11’/4$ 390 17%$ 8% $ 455 11%$ -25 + % + 2 - 5 + % 10-07-85 27-12-85 xx-10-85 19-12-85 22-11-84 Multldev Immobilia Inc.* Multldev Pr.Conv.* Office Equipement * Ordinateurs Hypoprat * Perkins 150% 150% 100 % 150% 150% 2ir$ 3.3$ 10.0$ 2.0$ 7.2 $ 3.0$(3) 4+4$ 8.0$ 3.3$ 5+4$ 5% $ 6'/# $ 12% $ 450 5% $ 6 $ 6% $ 13%$ 435 5'/a $ + y.+ % + % -15 + % 28-05-85 27-11-84 15-06-84 08-12-84 06-09-85 Bombardier B * Biotech Electronics * Canam Manac Inc.A * Cancom Cascades 75% 150% 100% 150% 100% 28.6$ 7.0$ 9.5$ 20.0$ 17.2$ 13.0$ 5.0$ 9.5$ 5.0$ 10%$ i6y»$ 495 28% $ 8% $ 15% $ 17%$ 5 $ 23% $ 9 $ 15% $ + % + 5 + 4% + % + n 15-11-84 20-11-85 17-10-85 09-12-85 19-09-85 Petro-Sun pr.cnv.sr1 * Premier Cholx-TVEC * Promatek Ltée Provlgo- Radlomutuel 150% 150% 150% 100% 100% 4.0$ 6.0$ 3.9$ 32.0$ 12.0$ 3'/2$(3) 5.0$ 325 16.2$ 5.0$ 280 8+4 $ 325 18% $ 7'/b $ 280 8% $ 350 19%$ 7% $ - % i 25 + 1% + % 22-03-84 27-12-84 10-09-85 03-10-84 15-06-85 * CB Pak Inc.CB Pak Inc.Ciment St-Laurent A * Clrco Craft Inc.* CFCF Inc.75% 75% 50% 150% 75% 27.0$ 24.0$ 14.0$ 23.1 $ 44.0$ 12%$(3) 12%$ 22.0$ 8%$ 13%$ 27% $ 27% $ 27% $ 8%$ 19% $ 28% $ 28% $ 27% $ 9% $ 19%$ + % + % + % + % 12-07-85 20-06-85 03-01-86 15-07-85 31-12-85 Ressources Alguebelle * Ressources AuNore * Ressources la Pause Ressources Yorbeau * Restaurants Sportscene 100% 150% 100% 150% 150% 9.0$ 12 0$ 0.3$ 2.2$ 2.5$ 5.0$ 250 (3) 70 70 250 375 140 35 56 350 355 130 30 60 360 -20 -10 5 + 4 + 10 23-04-85 14-11-85 14-11-85 07-05-85 11-12-84 • Consolidated Bathurst * Cont.Pharma Cryosan A * Cont.Pharma Cryosan B Corp.Fin.Power * Datagram Inc.50% 150% 150% 50% 150% 100.$ 5.0$ 5.0$ 27.4$ 3.0$ 16%$ 5.0$ 5.0$ 27%$ 3.0$ 24% $ 450 430 32% $ 340 25%$ 465 465 34% $ 325 + % + 15 + 35 + 1% -15 23-12-85 23-12-85 12-12-85 17-06-85 09-04-85 * Boutiques San Francisco Sanlvan * Slco Inc.* Sumabus Inc.* Techmlre Ltée 150% 100% 100% 100% 150% 5.8$ 5.0$ 27.5$ 10.0$ 2.6$ 5%$ 434$(3) 133/4$ 5.0$ 4.0$ 9’/a $ 450 16% $ 7% $ 350 8'/a $ 460 17%$ 6% $ 335 - Va -1 10 + % - % -15 26-06-85 15-06-85 06-06-85 05-12-85 18-12-84 * Datamark * Dofor Inc.Domtar Donohue Inc.* Entreprises Hartco 150% 50% 50% 50% 150% 2.0$ 25.0$ 56.2$ 16.0$ 7.0$ 2.0$ 9%$ 17’/2$(6) 17%$ 7.0$ 385 11’/4$ 28% $ 23% $ 430 450 11%$ 29 $ 26% $ 430 + 65 + % + % + 2% 21-12-84 05-11-84 27-12-84 16-09-85 27-11-85 * Télé-Capitale UAP Inc.Unlgesco pr.conv.1 Unlgesco B * Uni-Select 100% 100% 100% 100% 150% 23.0$ 8.0$ 8.0$ 55.0$ 3.0$ .5.0$ 17'/?$ 6.0$ 475 (3) 3.0$ 12%$ 26% $ 10% $ 490 5'/a $ 13%$ 27 % $ 10%$ 5% $ 5%$ + Va + Ya + % + 35 + Va 30-09-85 04-12-85 * Équipements Denis * F.Armtex Pr.conv.150% 150% 2.0$ 2.2$ 2.0$ 2.0$ 280 175 340 166 + 60 -9 11-10-85 15-10-85 * Visway Transport * Volcano 150% 150% 11.2 $ 15.0$ 7’/4$ 7'%$ 7%$ 9% $ 7% $ 11%$ + % + 2% 07-11-84 07-08-85 29-10-84 FCA Internationale Gaz Métropolitain Inc.* Goodfellow 100% 100% 150% 12.5$ 75.9$ 5.0$ 18.0$ 11 %$ 5.0$ 28% $ 11%$ 480 29% $ 10%$ 485 + 1% - % + 5 22-01-86 Tapis Peerless ÉMISSION EN COURS 75% 1.8 $ 83/4$(7) 26-11-85 23- 10-85 30-12-85 24- 10-85 06-01-86 * Groupe Cogeco * Groupe Kaufel * Groupe Lacroix * Groupe La Laurentlenne * Groupe Totec 100% 150% 150% 50% 150% 8.3$ 6.3$ 2.7$ 30.0$ 2.0$ 7%$ 6.0$ 3%$ 10.0$ 2.0$ 7% $ 8% $ 265 11 % $ 345 8% $ 10% $ 284 11%$ 390 + 1% + 1% + 19 - % + 45 Prochaine date limite PROGRAMME DE RÉINVESTISSEMENT ET D’ACHAT D'ACTIONS Montant Déduc- trimestriel Dividende Prix au marché Émetteur tlon maximal annuel 03-03-86 07-03-86 Var.29-10-84 21-11-85 07-06-85 19-12-85 12-11-85 * Groupe Trans.GTC.Groupe Vidéotron * Guardcor Invest.* Idéal Métal * IPL Inc.150% 75% 150% 150% 150% 10.0$ 23.3$ 10.0$ 13.0$ 5%$ 8%$ 7%$ 9’/2$(3) 5'4$ 5%$ 15%$ 13%$ 6% $ 485 8% $ 16% $ 13% $ 6% $ 5% $ 10% $ + 1% + % + 77 + 1% 06-06-86 14-03-86 14-03-86 20-03-86 13-03-86 Alcan Banque de Montréal Banque Royale Canadien Pacifique Dominion Textile 50% 50% 50% 50% 75 % 2 000$ 20 000$(4) 7 500$ 20,000$(5) 4 000$ 4 000$ 20 000$(4) 0.8US $ 1.96$ 2.00$ 0.48$ 0.48$ 0.88$ 2.36$ 46Ya $ 28 $ 28% $ 17% $ 15% $ 28% $ 38%$ 46%$ 28% $ 28% $ 18%$ 18 $ - >/i + Va + % t % + 2% 29-11-85 11-12-85 Industries Charan Inc.’ Lambert-Somec 100% 150% 10.0$ 5.0$ 10.0$ 3'/4$ 13%$ 405 14%$ 5% $ + % +1% 06-06-86 08-04-86 Domtar Ent.Bell Canada 50% 50% 29 $ 39 $ + Va + % 07-01-86 25-03-84 15-11-85 * Lavalin Tech.Louvem Inc.pr.conv.M-Corp Inc.100 % 150% 150% 10.0 $ 8.0$ 4.8$ 4%$(3) 5.0$ 14%$ 385 240 18%$ 380 245 19 $ — 5 + 5 + % Indice RÉA — Lévesque, Beaubien (1,000 en Janvier 1982) — 2570 — 16-12-85 22-10-85 09-04-84 03-01-86 30-12-84 * Mateo Mart Inc.* MPA Vidéo Inc * McNeil, Mantha Inc.* Mines Abcourt pr.conv.Mines D'Or Val 150% 150% 150% 150% 150% 2.5$ 3.5$ 3.0$ 7.0$ 2.2$ 2.5$ 425 300 7.0$ 150 230 360 6% $ 475 270 245 325 7% $ 495 280 + 15 -35 + % + 20 + 10 * Premier appel public à l'épargne (1) La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 1.(2) La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 6 pour 1.(3) Bon de souscription exclus (valeur estimée).(4) Par exercice.(5) Par année.(6) Crédits d'impôt exclus et tenant compte du fractionnement par deux.(7) Chiffre préliminaire sujet à changement.Compilation par LE DEVOIR.20-02-85 22-03-84 22-11-85 £7-03-84 Mines J.A.G.Ltée Montreal Trustco * Memotec Data * Morgan Trustco 100% 75% 150% 100% 0.5$ 27.5$ 10.5$ 6.0$ 160 12%$ 7V.$(3) 6.0$ 49 17%$ 7 $ 330 41 18%$ 7 $ 295 - 8 + 1% + 35 LE DEVOIR ECONOMIQUE JB ÊÊ ECONOMIQUE 9 Magazine Notre prochain numéro: LES TRANSPORTS Une analyse économique complète et fouillée de l’industrie Canadienne du transport.Son importance.Son avenir.— Transport aérien — Transport maritime — Transport ferroviaire — Transport de personnes GRATUIT DANS L’ÉDITION DU DEVOIR DU 14 MARS 1986 EN VENTE EN KIOSQUE AU PRIX DE 2,95$ A PARTIR DU 15 MARS.\ t 10 B Le Devoir, lundi 10 mars 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE En prenant le contrôle de SEAT Volkswagen conforte sa Ire place en Europe THIERRY MALINIAK du journal Le Monde Après un an et demi de négociations, le numéro un de l’automobile en Europe, l’allemand Volkswagen, a décidé, le 21 février, de racheter 51 % de SEAT, le principal constructeur espagnol, propriété du holding public INI (Institut national d’industrie) en constant déficit.Cette prise de participation majoritaire coûtera 600 millions de DM au constructeur de Wolfsburg qui conforte sa position (12.9 % du marché européen en 1985), avec un deuxième réseau commercial et une troisième marque, aux côtés de Volkswagen et d’Audi.D’ici à 1990, VW aura pris le contrôle total de SEAT, avec l’ac-uisition de 25 % supplémentaires u capital dès la fin de cette année.Mais ces prises de participations ne représentent qu’une petite part des sommes que VW compte investir en Espagne.Volkswagen veut ainsi moderniser les ateliers SEAT de Barcelone et peut-être reconstruire complètement les usines de production de Martorell, des investissements qui se chiffrent à environ cinq milliards de DM pour VW (15 milliards de francs).Pour le président de VW, M.Cari H.Hahn, l’engagement de Volkswagen dans SEAT relève d’une stratégie à long terme, visant à consolider la place du constructeur au niveau européen dans le domaine des petites voitures.SEAT restera une sorte de section autonome de VW, un peu à la façon d’Audi, et il n’est pas prévu d’arrêter la production de ses propres modèles dont 153,000 ont été vendus l’an dernier en Europe.La direction de VW a précisé qu’elle comptait porter la production des usines SEAT à 400,000 voitures par an au début des années 90.En 1985, SEAT a fabriqué 320,000 véhicules (dont 94,000 VW), réalisant un chiffre d’affaires de 240 Voir page 11 : Volkswagen 4 Chômage plois en France, on ne peut s’étonner du niveau élevé du chômage lorsque l’on considère les évolutions démographiques : + 200,000 actifs de 20 à 59 ans chaque année à partir de 1962, + 350,000 l’an entre 1968 et 1982.Telle a été la conséquence conjuguée du renouveau de la natalité pendant les années 50 et 60, du développement de l’activité des femmes et de l’immigration.Aussi, malgré l’élargissement de la scolarisation et des régimes de retraite qui a considérablement allégé l’offre de travail, malgré 20 années de croissance économique historique, le chômage atteignait-il déjà un niveau de 500,000 individus avant même la crise de 1973, et l’équilibre du marché du tràvail était-il particulièrement fragile.Il a suffi que le rythme des créations d’emplois perde son caractère exceptionnel, quoique très limité, et que les effets de la baisse d’activité aux âges extrêmes fléchissent un peu, tandis que se poursuivait l’accroissement rapide de la population active adulte, pour que le niveau du chômage bondisse en quelques années à 2.4 millions d’indivudus.Dans cette optique, l’avenir n’est guère encourageant puisque la population adulte augmentera encore de 140,000 individus par an pendant les 20 prochaines années et que lt taux d’activité des femmes n’a pas terminé sa progression.En revanche, les effets d’éviction des jeunes 4 Temps de travail ceux qui interviendraient en tout état de cause.Les gains durables de productivité occasionnés par un accord de réduction du temps de travail peuvent être très importants.En premier lieu, ils peuvent résulter d’une réduction de la durée effective plus faible que celle de la durée affichée, légale ou conventionnelle.C’est le cas quand la réduction s’accompagne de la suppression d’avantages acquis tels que les congés supplémentaires, les « ponts », les repos compensateurs, ou encore d’une réduction de la « porosité » du travail (réduction des temps de pause ou contrôle plus strict des absences).En deuxième lieu, ces gains de productivité peuvént correspondre à une plus grande intensité du travail effectué.Il s’agit, par exemple, d’une augmentation des cadences dans le cas du travail à la chaîne, mais, plus généralement, les gains proviennent des rendements décroissants du travail humain, notamment en cas d’horaires initiaux élevés.En troisième lieu, la réduction du temps de travail peut être l’occasion d’un aménagement : développement de la polyvalence des postes et, plus largement, recherche d’une plus grande efficacité en repensant toute l’organisation interne de l’entreprise.En quatrième lieu, enfin, cette réorganisation du processus de production peut être l’occasion — ou la condition — d’une modernisation du capital productif.Elle peut en effet permettre l’achat d’équipements à haute technologie, très productifs mais très coûteux, que l’entreprise œut rentabiliser que s’ils sont uti-par plusieurs équipes de travail SDtcessives.Au total, ces gains induits de productivité peuvent varier de 0 % à 100%, selon les cas.¦ Les effets de compétitivité.Trois facteurs distincts au moins interviennent dans la variation des coûts unitaires de production : l’effet indirect sur la productivité, la modification du coût d’usage du capital et la hausse des gains salariaux horaires.Les gains de productivité induits par la réduction du temps de travail, qui diminuent l’impact direct sur l’emploi, ont également lin effet de sens contraire, parce qu’ils permettent d’abaisser les coûts de production.Laquelle de ces deux tendances l’emporte en pratique ?On ne peut y répondre en toute généralité.Tout au plus peut-on indiquer que l'effet résultant sur l’emploi apparaît relativement faible dans la plupart des études empiriques que nous avons pu mener.Il peut sembler souhaitable de les encourager, puisque leur rôle est évidemment favorable sur la compétitivité afin de financer les hausses prévisibles des salaires ho-rairçs.; En effet, la thèse pure de la solidarité — le partage du travail devrait s’accompagner d’un partage Œrtionnel des revenus — résiste ilement à l’examen, en dehors du cas de la volonté individuelle d’un travail à temps partiel qui correspond le plus souvent à un deuxième Salaire dans le ménage.Les exemples de réduction du temps de travail sans compensation salariale aucune se heurtant notamment au niveau d'endettement des ménages.X NORANDA INC.AVIS DE DIVIDENDE La conseil d'administration de Noranda Inc.a déclaré un dividende trimestriel de douze cants et demi (12,5 C) l'action en devises canadiennes dans le cas des actions ordi-nairas en circulation, payable le 31 mars 1986 aux actionnaires inscrits au livre des actions le 14 mars 1986 Les actionnaires qui la désirent peuvent toucher un dividende an actions ordinaires au lieu d'un dividende an espèces d’une valeur de 16.30 $ l'action è condition de formuler ce choix avant la data d'inscription.Par ordre du conseil, Le secrétaire.B.H.Grose Toronto (Ontario) La 28 février 1986 V._______________________________/ Bien entendu, l’augmentation des coûts résultant d’une compensation salariale est d’autant plus élevée que l’entreprise est moins capitalistique.Cet argument, trop ignoré, devrait faire renoncer à la définition d’un taux uniforme de compensation : il est plus facile d’accorder 100 % de compensation salariale dans une raffinerie de pétrole que dans un salon de coiffure ! Tout le monde comprend aisément qu’un passage de 40 heures à 35 heures de la durée du travail comporte nécessairement des effets pervers si le temps d’utilisation des machines diminue proportionnellement.Ces effets disparaîtront si, par un aménagement corrélatif du travail, l’entreprise parvient à maintenir les capacités utilisées.Mais, puisqu’une réorganisation est en tout état de cause souhaitable, il n’y a évidemment aucune raison particulière qu’elle corresponde à un strict maintien de la durée d’utilisation précédente.Le raisonnement théorique confirme l’intuition : il est avantageux d’en profiter pour augmenter le temps effectif de fonctionnement des machines.Mais cela suppose bien évidemment qu’à cette augmentation des capacités corresponde une augmentation des débouchés.On touche là un point de cohérence crucial dans la réorganisation interne de l’entreprise : la réduction des coûts de production, l’accroissement des débouchés et l’augmentation des capacités doivent être compatibles.Diverses conditions doivent ainsi être saitsfaites : la réorganisation devra assurer une contraction des coûts unitaires de production; la baisse des coûts de production devra se traduire en baisse des prix; les entreprises ne pourront en profiter pour trop augmenter leurs marges.Il faut aussi que les baisses de prix — ou les améliorations de qualité qui constituent un aspect de plus en plus important de la concurrence — donnent lieu à une augmentation des quantités vendues.Cette élasticité varie considérablement d’un marché à l’autre.Il y a là d’ailleurs une raison supplémentaire pour ne pas suggérer une réduction uniforme de la durée du travail.Mais il faut ici aller plus loin : les effets attendus de réorganisation de ce type peuvent être sensiblement plus faibles au niveau de la branche que pour une entreprise donnée.Si les parts de marche gagnées par un producteur installé en France le sont au détriment d’autres producteurs également installés sur la sol national, cet « effet de cannibalisme » vient largment « manger » les gains d’emplois attendus.On peut dégager de cette analyse trois conclusions principales.En premier lieu, la réduction du temps de travail ne peut réussir à améliorer la situation de l’emploi que si elle est menée de manière décentralisée et sélective, ce qui correspond d’ailleurs aux objectifs fixés dans le IXe Plan.En deuxième lieu, le seul élément qui soit en toute circonstance favorable est l’allongement de la durée d’utilisation des équipements, même si son impact est lui aussi variable.Cela nous paraît démontrer qu’on ne devrait plus discuter que des deux durées en même temps : faire travailler plus longtemps les machines et moins longtemps les hommes apparaît pour l’emploi comme un slogan beaucoup plus exact que celui de partage du travail.En troisième lieu, les effets sur l’emploi de la compensation salariale, même diversifiés en fonction de chaque situation, sont ambigus.Cela renvoie à la nature ambivalente du salaire : en tant que coût de production, il est évidemment souhaitable de la réduire face à une concurrence internationale accrue; en tant que revenu du plus grand nombre, il faut non moins évidemment souhaiter l’augmenter pour stimuler les commandes.Face à une crise durable de nature complexe, il n’y a évidemment pas de solution simple; mais la situation justifie bien des remises en causes et des réflexions nouvelles.À côté de la mise en place d’une nouvelle régulation internationale concertée, la réduction du temps de travail peut apporter une contribution décisive à la situation de l’emploi, si elle s’accompagne d’un usage plus efficace de l’outil de production.LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL Informatique ¦ Un véhicule publicitaire de choix.¦ Un cahier à se procurer absolument! Date de tombée-publicité: 7 mars 1986 t Contactez Francine Coté au (514) 842-9645 Date de parution: 21 mars 1986 Commandez vos copies supplémentaires au (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL! Entre 1953 et 1983 Etats-Usb Japon ItabT*T.Royaame-Uui Croissance du PNB (ou PIB) en volume Emploi PNB (ou PIB) par emploi Taux de salaire horaire induit, manufact.Démographie (1565 am) + 115,7% + 475,6 % ?162,1 % + 105,6% + 153,1 % ?64,7% ?52,5% + 324% + 11,4% - 1,8% + 3,4% - 3,1% ****** ?+?+ 284% + 266,5% + 1404% + 112,4% + 155,9% + 38,1% ++++++ ****** Source : OCDE et des plus de 60 ans montrent déjà leurs limites, et c’est le noyau dur qui commence à être attaqué.Il faut savoir que depuis le début des années 80, il y a plus d’actifs âgés de 20 à 59 ans que d’emplois accessibles en France.Or on ne pourra pas abaisser dans le futur le taux d’activité de ces tranches d’âge aussi facilement et aussi massivement qu’on l’a fait dans le passé pour les moins de 20 ans, pour qui ce taux a chuté de 42 % à 19 % entre 1962 et 1982, et pour les plus de 60 ans, de 28 % à 10 % pendant la même période.L’avenir, c’est donc une offre de travail qui continuera probablement de croître, alors même que le stock de 2.4 millions de chômeurs n’aura pas été résorbé.Sauf à se résigner au cheminement inexorable vers le cap des trois millions de chômeurs, il convient donc de revenir sur les liens entre croissance et emploi et de chercher à comprendre les raisons d’une aussi faible relation entre ces deux paramètres.L’opposition entre l’Europe et les États-Unis rappelle spectaculairement la dualité du travail, facteur de production, certes, mais aussi clé de répartition des revenus primaires entre les travailleurs.En augmentant le revenu par travailleur dans des proportions équivalentes à la croissance ou, en d’autres termes, en distribuant l’intégralité des fruits de la croissance aux travailleurs en place, il était, par construction, impossible d’augmenter le nombre de ces travailleurs en Europe.Sauf à diminuer le revenu des autres parties prenantes, ce qui a été fait dans une certaine mesure — la part du revenu primaire des ménages dans le revenu national est ainsi passée de 79.5 % à 84.5 % en France entre 1959 et 1984, au détriment des entreprises —, on rencontre rapidement des limites quant à la capacité d’un pays à investir et à préparer la croissance future.Inversement, les États-Unis ont su faire face à une croissance démographique exceptionnelle en augmentant massivement le nombre des emplois pendant cette même période.Mais la multiplication des prétendants au partage des fruits de la croissance n’a été rendue possible que par la fluidité des règles du marché américain et par la limitation du pouvoir d’achat individuel qui en a résulté.La même analyse peut être développée pour le Japon, à cela près qu’avec une croissance de 475 % les Japonais pouvaient aisément se contenter d’une progression de 266 % de leur pouvoir d’achat et créer 32 % de nouveaux emplois, tout en lais sant encore une marge résiduelle pour l’investissement.Est-ce à dire que ces observations confirment les thèses néo-libérales selon lesquelles le chômage résulte essentiellement de la rigidité à la baisse du pouvoir d’achat et, pour-rait-on ajouter, de sa trop grande fluidité à la hausse ?Oui, d’une certaine manière, car on ne peut contester, malgré le caractère tabou qui s’attache en France à la notion de pouvoir d’achat individuel, que 160 % de croissance ne permettent que 160 % d’augmentation du pouvoir d’achat d’un nombre constant de travailleurs, ou 73 % d’augmentation du pouvoir d’achat d’un effectif augmenté de moitié, et que l’arithmétique la plus élémentaire ne permet pas de jouer sur les deux tableaux.Cela étant, il faut bien se rendre compte que peser sur le pouvoir d’achat horaire, limiter le coût du travail pour rendre celui-ci plus attractif, mettre deux travailleurs à plein temps là où un seul suffirait ou produire une voiture en deux fois plus de temps qu’il ne le faudrait ne peut passer pour un programme singulièrement séduisant et porteur d’avenir.C’est tout simplement ralentir le progrès, s’opposer à la mise en oeuvre pratique du développement scientifique et technique et adopter un comportement qui n’est pas très éloigné de celui qui a cours dans les pays de l’Est, ou, comme chacun sait, il n’y a pas de chômage, mais beaucoup de travailleurs en surnombre.La clé de la contradiction qui réside entre la nécessité de limiter le pouvoir d’achat individuel pour faire de la place à tout le monde et l’acceptation sans réserves du progrès, donc de l’augmentation du coût horaire du travail, doit être recherchée dans révolution de la durée du travail.On identifie communément emploi et effectif de travailleurs employés.Or l’emploi au sens économique du terme n’est pas un effectif, mais une quantité nécessaire de travail, c’est-a-dire le produit d’un nombre de travailleurs par la durée individuelle du travail.Sur le moyen et le long termes, peu importe, si l’heure est payée au même tarif, que 21 millions d’ipdi-vidus travaillent pendant 39 heures par semaine, comme c’est le cas au- jourd’hui en France, ou 18 millions pendant 46 heures, comme en 1960, ou 23 millions pendant 35 heures, comme ce pourrait être l’objectif des années à venir.Ce qui compte, c’est le volume d’heures nécessaires à la production demandée dans l’instant, volume qui est beaucoup plus fonction de l’état du stock de capital, du progrès des techniques et de la gestion que de la valeur de cette production.Ainsi, ce volume est-il resté stable en Europe quand la production faisait plus que doubler, car la productivité a également double.On a perdu de vue le fait que la productivité, c’est tout aussi bien de la ri chesse en plus que du travail en moins.À vouloir acheter la paix sociale par toujours plus de pouvoir d’achat individuel, on n’a pas su affecter une partie suffisante des gains de productivité à la diminution de la durée du travail et faire ainsi la place nécessaire aux nouveaux arrivants (femmes, jeunes) qui se pressaient en nombre.Abaisser la durée du travail, multiplier le temps partiel, développer les loisirs plutôt que la consommation : voilà un projet plus alléchant que le recours aux sempiternelles relances keynésiennes, que stimulent plus volontiers l’inflation et le déficit extérieur que l’emploi, ou la recherche de la compression du coût horaire du travail, qui ne reflète rien d’autre qu’un comportement malthusien face au progrès.Encore faut-il que le corps social en prenne conscience et cesse de mettre en avant la détresse des chômeurs pour faire croire à une baisse générale du pouvoir d’achat et à l’impossibilité d’un sacrifice — diminution de la durée du travail sans compensation de rémunération — au profit de ces mêmes chômeurs.Depuis le début de cette prétendue crise, en 1973, pendant que 10 % de malchanceux se sont fait licencier ou se sont heurtés à porte close en cherchant un emploi, à 90 % la population active a campé sur ses positions et continué de s’enrichir, le salaire moyen par tête gagnant 22 % de pouvoir d’achat.Telle est la réalité qui replace le « sacrifice » nécessaire dans une plus juste perspective./¦* Le tabagisme menace votre santé v_____________________ Votre entreprise est-elle en bonne santé?F II est important de procéder de temps à autre à un examen / de santé d'une entrepri- se.de préférence avant quelle ne soit malade Le CGA peut louer ce rôle de méde cm de votre entreprise.Évaluation budgétaire, normes de crédit, trésore rie, fonds de roulement, prix de revient, fiscalité, systèmes comptables: autant de domaines où son expertise vous aidera.IJ peut aussi préparer les états financiers nécessaires à l'obtention de financement À cette fin, son rapport d’expert-comptable vient refléter la réalité financière de l'entreprise et servit de guide de gestion.Ainsi vous êtes assuré que la teneur et le mode de présentation de l'information financière sont conformes • -, aux normes professionnelles comptables généralement reconnues.Les comptables généraux licenciés ont un rôle à jouei dans votre entreprise, quelle qu’en soit la taille Ils peuvent voir a ce quelle soit bien structurée, bien pilotée et reste en bonne santé Un rôle à jouer La Corporation professionnelle des comptables généraux licenciés du Québec 445.boni SI-Lauronl.bureau 450 Montréal (Québec) H2Y2Y7 Tel (514)8611923 # « » r 1 Le Devoir, lundi 10 mars 1986 II 11 .LE DEVOIR ECONOMIQUE LIVRE La peur et l'impuissance guettent l’administrateur PIERRE CAYOUETTE * Henri Cazeault, Au-delà de la gestion traditionnelle, une voie vers l’excellence, Laporte et cie (Éditeurs) inc., Montréal, 1985, 239 pages.Gens d’affaires, politiciens ou éducateurs ne parlent que d’excellence par les temps qui courent au Québec.Au point même, estiment certains, que l’on moralise parfois à outrance sur ce thème.Régulièrement, des auteurs dévoilent leur méthode pour atteindre ce pôle de l’excellence.M.Henri Cazeault, conseiller en gestion, est le dernier en lice.Il vient de publier Au-delà de la gestion traditionnelle, une voie vers l’excellence, un véritable livre de recettes qui élèvera les lecteurs gestionnaires vers les sommets.Deux ennemis puissants guettent l’administrateur, note l’auteur : la peur et l’impuissance.Pour affronter ces entraves au succès, trois options possibles : subir, agir ou réagir.Henri Cazeault suggère d’agir.Curieusement, il n’y a pas un seul chiffre dans son ouvrage.L’auteur propose plutôt une « démarche globale » ; démarche qui a pour but de réconcilier le scepticisme des gens d’affaires et la croissance spirituelle.À la base de tout, explique l’auteur, il faut connaître la paix intérieure.Le premier chapitre invite à agir en ce sens.Cette démarche spirituelle en rebutera plusieurs.Pragmatiques, les gens d’affaires qui aspirent le plus ra- pidement possible à : * LAPORTE AU-DELA, «DELA Gestion TT • UNE VOIE f 1 VERS Lexcellence henri cazeault TRADITIONNELLE la réussite et à l’excellence auront du mal à suivre la réflexion spirituelle de l’auteur.Le gestionnaire pressé veut des chiffres, pas des exercices ésotériques, reconnaît Henri Cazeault.« Mais il a tort, poursuit-il, car l’excellence gestionnelle doit être précédée de l’excellence personnelle.» Pour connaître cette paix intérieure, point de départ de la réussite, l’auteur propose une méthode en cinq étapes.En premier lieu, vient la méditation, seule véritable moyen de combattre le stress et d’accéder aux zones insoupçonnées du cerveau.Vient ensuite l’étape de la visualisation.Il s’agit pour le gestionnaire d’accroître sa faculté de retenir et d’observer, ce qui lui sera très utile.Le recours au maître intérieur (la prière), l’intuition (pour acquérir une vision plus globale des problèmes auxquels faire face) et les aides à la visualisation (auto-suggestion) sont les étapes finales, nous enseigne l’auteur.Viennent ensuite les conseils plus pragmatiques.M.Cazeault propose un plan de redressement : accepter la transformation, dresser un bilan personnel, choisir un objectif de vie, préparer un plan et passer à l’action.« Il faut entreprendre, persévérer », écrit l’auteur.L’objectif ultime est l’entraide et l’amour, poursuit-il.Que de pieux objectifs ! noteront les lecteurs gestionnaires peu familiers avec ce discours spirituel.On sent par ailleurs chez l’auteur un certain paternalisme, du genre « lisez les chapitres un à un, lentement, revenez sur vos pas fréquemment ».Le président de la Fed n’a pas l’intention de relever les taux d’intérêt La croissance du PNB devrait se poursuivre sans trop de surchauffe jusqu’à la fin de la décennie PIERRE LUSSIER collaboration spéciale De plus en plus de Québécois possèdent des actions.Le RÉAQ a déjà sensibilisé la population aux avantages de ce type de placement : crédit d’impôt, croissance du capital, déductions, etc.Le Québec prend le virage des affaires.et ne le manquera pas, celui-là.La plupart de nos lecteurs se tiennent au courant de l’actualité boursière, mais n’ont pas le temps de fouiller parmi toutes les sources d’informations pour savoir quoi acheter et quoi vendre.LA BONNE ACTION a justement pour but de faire la synthèse de ce que les spécialistes en pensent.LE DEVOIR sera ainsi le premier quotidien du Québec à faire part à ses lecteurs de recommandations spécifiques, tout en expliquant — dans un langage accessible — pourquoi.D’autre part, non seulement nous rejoindrons les bonnes publications anglophones, mais nous serons le seul quotidien au Canada à exposer les recommandations communes de plusieurs spécialistes.L’approche que nous favoriserons mettra l’accent sur : 1.— les principes essentiels qu’il faut suivre lorsqu’on investit sur le marché boursier; 2.— le lien à faire entre les prévisions économiques et le comportement des différents secteurs industriels de la Bourse; 3.— une perspective de placement conservatrice, mais profitable à moyen et à long termes (de un à quatre ans); 4.— les titres favorisés par plus d’une maison.Plus un titre est recommandé, plus la demande en est forte et plus son prix monte.Wilson signifie que la consommation + Volkswagen milliards de pesetas (environ 12 milliards de francs).VW dans le même temps sortait 2.4 millions de véhicules, et son chiffre d’affaires franchissait la barre des 50 milliards de DM.M.Croissier, président de l’INI, considère que l’automobile est une industrie en voie de « multinationalisation » irréversible, et que FINI, après l’adhésion de l’Espagne à la CÉE et sa pleine intégration au Marché communautaire, ne peut plus prétendre faire concurrence aux « grands » du secteur.Cette décision s’inscrit dans une politique d’assai- CARTES D’AFFAIRES nissement et de réduction sélective du secteur public que les socialistes ont été les premiers à mettre en oeuvre.Les négociations pour la prise de contrôle de SEAT par Volkswagen ont été difficiles, et ont longtemps achoppé sur le problème des dettes accumulées par la société espagnole : dans quelle proportion respective devaient-elles être assumées par l’État espagnol et par Volkswagen ?Le thème était d’autant plus conflictuel que les deux parties divergeaient quant à l’ampleur réelle de ces pertes.Économie Avant tout, l’investisseur doit être en mesure de prévoir le comportement des grandes variables economiques telles que le produit national brut, l’inflation et les taux d’intérêt.Certains secteurs boursiers réagissent mieux lorsque l’inflation monte alors que d’autres sont plus sensibles aux variations des taux d’intérêt.Voyons maintenant à quoi on peut s’attendre dans le futur.La progression du PNB devrait se poursuivre sans trop surchauffer l’économie d’ici à la fin de la décennie.En effet, M.Volcker, le président de la Réserve fédérale américaine, n’entrevoit pas encore la fin de l’actuelle période d’expansion économique.Cela signifie qu’il n’a pas l’intention d’augmenter les taux (phobie des investisseurs) dans un avenir prévisible.Pourquoi ?Premièrement parce qu’il n’y a pas de menace d’augmentation de l’inflation à l’horizon en dépit du fait qu’après quatre ans de croissance économique il faille normalement s’attendre à une augmentation de la masse monétaire.La chute du prix du pétrole — ce don d’Allah ! —, la baisse des prix de gros, le petit écart entre le taux de rendement des bons du Trésor et le taux d’intérêt sur les obligations à long terme ainsi que la baisse du prix des marchandises sont autant de facteurs qui sont de nature à rassurer l’investisseur face à la menace inflationniste.Deuxièmement, la baisse du prix du pétrole sera responsable aux États-Unis du tiers de l’augmentation prévue du PNB, Toutefois, malgré ce scénario optimiste, il reste quelques nuages, qu’on ne peut ignorer.Les voici : 1.— si les déficits gouvernementaux nord-américains ne sont pas au moins’maintenus à leur niveau actuel à défaut d’être diminués, des pressions sur les taux d’intérêt peuvent se manifester; 2.— la baisse de 12 % du dollar américain depuis septembre dernier pourrait contribuer à l’inflation car les importations coûteront plus cher aux Américains; 3.— la baisse du prix du pétrole implique des pertes importantes de revenu pour les pays producteurs déjà fortement endettés.Les marchés financiers pourraient souffrir si l’un de ces pays décidait de ne plus payer; 4.— au Canada, l’augmentation des taxes consécutive au dernier budget SWABEY, MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevet et de Marques de Commerce 1001, Bout de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac simile (514) 288-8389 (CCITT l-ll-lll) LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL Centre des Dirigeants d’Entreprise ROBIC, ROBIC Si ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur' line approche globale .des services intégrés Montréal (514)871-1515 laval (5H) 668-8910 Longucuil (SH) 670-4270 Samson Bëlair Comptables agrees ¦ Un véhicule publicitaire de choix.¦ Un cahier à se procurer absolument! Date de tombée-publicité: 28 mars 1986 Contactez Francine Gingras au (514) 842-9645 Date de parution: 17 avril 1986 Commandez vos copies supplémentaires au (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL! sera moins forte, entraînant ainsi une baisse des profits des entreprises qui se verraient dans l’obligation de réduire leurs investissemehts.Résultat : la croissance du PNB en serait influencée négativement; 5.— la baisse du dollar canadien pourrait inciter la Banque du Canada à augmenter son taux d’escompte pour soutenir notre monnaie.C’est par l’intermédiaire de ces deux derniers points que nous retrouverons peut-être une différence de comportement entre les PNB canadien et américain.Il est en effet probable que nous assistions en 1987 à une baisse de l’accélération du PNB canadien.Mais il n’y a pas de récession en vue.Le marché boursier Si l’économie doit bien se porter dans un avenir prévisible, il en va de même pour le marché boursier pris dans son ensemble.En plus des variables économiques, certains autres éléments nous portent à croire qu’à moyen et à long termes un potentiel de croissance existe.1.— Quand les deux indices du Dow américain (industrielles et transport) sont à de nouveaux sommets, c’est un signe que la hausse continuera.Historiquement, à part quelques infidélités temporaires, le marché boursier canadien a suivi la tendance du Dow Jones.2.— Les investisseurs institutionnels achètent.3.— La baisse des titres du secteur pétrolier est à la veille de toucher un plancher.La bourse canadienne ne s’en portera que mieux.Il est possible toutefois que des prises de profits (normales après quatre années de hausse), combi- nées à l’anticipation d’une baisse de l’accélération de la croissance du PNB en 1987, amènent le marché canadien à se replier vers la fin de cette année.Si jamais cela se produi-sait, on n’en aurait que pour quelques mois.RECOMMANDATIONS Banque Royale ($ 28 7/8) — Conservateur — Achat.Long terme.(Davidsons Partner, Geoffrion, Leclerc, Lévesque, Beaubien, Richardson, Greenshields).RAISONS : Rendement (dividende-cours) : 7 %, équivalent à un taux, d’intérêt de 9.4 %.Le cours du titre est inférieur de 8% à sa valeur comptable, alors qu’il se transige historiquement à 20 % de plus que cette valeur comptable.Le nouveau changement d’administration prévu pour juin est une bonne nouvelle.L’objectif sera d’augmenter le retour sur le capital jusqu’à 17 %.Steinberg ($ 39 3/4) — Moyen — Achat.Moyen, long termes.(Brault, Guy, O’brien.Canadian Business Serv., Geoffrion, Leclerc, Lévesque, Beaubien, McNeil, Mantha).RAISONS : Steinberg est sous-évalué par rapport aux titres concurrents.Mais ses performances financières les égalent ou les surpassent.Les éléments d’actif immobilier sont de grande qualité L’Arabie Saoudite se défend d’être à l’origine de la chute des prix du pétrole RYAD (AFP) — L’Arabie Saoudite a rejeté catégoriquement dimanche dans un communiqué officiel les informations selon lesquelles elle serait responsable de l’effondrement des prix sur le marché pétrolier.Le communiqué souligne que la politique de l’Arabie Saoudite vise à « remédier à la situation sur le marché pétrolier » et que ce pays « a intérêt à voir les prix augmenter, mais cela ne peut se faire sans la coopération de tous les producteurs membres ou non de l’OPEP ».Le communiqué a ajouté que dans l’hypothèse de la constitution d’une commission internationale d’enquête sur les raisons de l’effondrement des prix, cette commission ne pourra que constater que ceux qui sont à l’origine de la campagne contre l’Arabie Saoudite sont ceux-là mêmes qui sont responsables de la situation actuelle quand ils ont augmenté leur production et baissé leurs prix.L’Arabie Saoudite déclare dans le communiqué que « toutes les pressions, quelles qu’elles soient, ne modifieront pas la politique saoudienne ».Le communiqué indique en conclusion que l’Arabie Saoudite ne de- mande pas de remerciements pour les sacrifices qu’elle a consentis en faveur des autres pays producteurs, mais rejette les pressions et refuse l’ingratitude.L’Arabie Saoudite avait accepté de produire moins que son quota fixé par l’OPEP, rappelle-t-on, et sa production était tombée en été dernier à 2.2 millions de barils par jour.Depuis, elle a augmenté progressivement sa production pour atteindre cinq millions de barils par jour fin janvier, selon un rapport d’une firme française de consultants pétroliers.4* m DES SUPPLEMENTS THÉMATIQUES QUI CONSTITUENT UN VÉHICULE PUBLICITAIRE DE CHOIX.UN PRODUIT À SE PROCURER ABSOLUMENT! 21 MARS: INFORMATIQUE DATE DE TOMBÉE - PUBLICITÉ: 13 MARS CONTACTEZ FRANCINE CÔTÉ 27 MARS: RELIGION DATE DE TOMBÉE-PUBLICITÉ: 13 MARS CONTA CTEZ FR A NCI NE GINGRA S 19 AVRIL: SALON DU LIVRE DE QUÉBEC DATE DE TOMBÉE - PUBLICITÉ: 4 AVRIL CONTA CTEZ JA CQUELINE A VRIL 23 MAI: RAPPORTS ANNUELS DATE DE TOMBÉE - PUBLICITÉ: 9 MAI CONTA CTEZ FR A NCINE GINGRA S POUR RÉSERVER VOTRE PUBLICITÉ: MONTRÉAL (514) 842-9645 TORONTO (416)690-9596 POUR COMMANDER DES COPIES SUPPLÉMENTAIRES DE NOS CAHIERS SPÉCIAUX (MIN.DE 5): (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL! 12 ¦ Le Devoir, lundi 10 mars 1986 SANTE À l’hôpital Douglas de Verdun Des chercheurs travaillent à la mise au point d’un médicament qui préviendrait la maladie d’Alzheimer PIERRE CAYOUETTE « Être ou ne pas être dans le formol, voilà la question ! » Hamlet aurait sûrement modifié son célèbre monologue s’il avait lui aussi visité la banque de cerveaux humains du Centre de recherche et de formation en santé mentale de l’hôpital Douglas à Verdun.Plus de 133 cerveaux humains, conservés dans une même pièce.Tranchés en escalopes, enfermés dans d’étanches contenants Tupper-warw, les plus « anciens » reposent à - 85 ° dans les trois congélateurs prévus à cette fin.La vie éternelle, quoi ! Quant aux cerveaux les plus fraicheme.it prélevés, ils baignent dans cette solution aqueuse que l’on nomme formol.Mme Pierrette Lemoine, techno-logiste à la banque de cerveaux, en tenait un tout frais dans ses mains.Tout comme un boucher qui cherche à vous convaincre que la pièce est bien fraîche, elle racontait aux journalistes incrédules que ce cerveau qu’elle tenait avait été prélevé 24 heures plus tôt.« Nous n’avons que 133 cerveaux, se plaint-elle.Nous en manquons.Il faudrait que les malades et les hôpitaux collaborent davantage avec nous.» Curieux plai- Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR doyer ! Ces 133 cerveaux ne sont pas conservés en vue d’un quelconque rite cannibale.Ils servent en fait aux différentes équipes de chercheurs de l’hôpital Douglas.Prélevés autant sur des sujets atteints de démence sénile que sur des sujets sains, ils sont surtout d’une grande utilité pour les chercheurs qui oeuvrent dans les domaines du vieillissement du cerveau et de la maladie d’Alzheimer.On découpe ces cerveaux en fines lamelles, puis on les observe au microscope.On peut ainsi détecter la structure des cellules impliquées dans les diverses maladies associées au vieillissement.Le centre Douglas collabore depuis 1980 à une vaste recherche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le vieillissement du cerveau.Hong Kong, l’Italie et le Nigeria participent également aux travaux.« Nous partions de loin, rappelle le Dr Neelakanta P.Vasavan Nair, directeur du Centre de recherche.Un point nous est apparu dès nos premiers efforts : il n’y a pas de traitement pour la maladie d’Alzheimer.Quand le diagnostic est posé, la maladie a déjà progressé à un stade irréversible.» Quand on commence à perdre la mémoire, donc, il est déjà trop tard.La perte de cette faculté est la dernière manifestation de la maladie.Le défi des chercheurs consiste donc à trouver des signes avant-coureurs de cette maladie.L’unique but des recherches menées à l’hôpital Douglas, comme celles menées ailleurs, est donc de mettre au point un moyen de prévenir la maladie d’Alzheimer.D’où la participation d’un groupe de 150 sujets-témoins sains, d’âge variable, aux ex- périences du Centre de recherches de Verdun.À ce jour, les chercheurs de l’hôpital Douglas ont réalisé un sérieux pas dans cette direction « préventive ».Il ont réussi à identifier un modèle de sécrétion hormonale propre au vieillisssement.Ils ont tout d’abord découvert que les personnes vieillissantes sécrétaient moins d’hormones de croissance et de prolactine que les plus jeunes.« Plus récemment, explique le Dr Nair, on a découvert que le niveau de mélatonine et de cortisol, deux autres hormones, était beaucoup plus bas chez les groupes de victimes de la maladie d’Alzheimer.On a découvert aussi qu’il y avait une corrélation forte entre l’âge et le niveau de mélatonine.» Cette découverte est d’une importance capitale.Les changements hormonaux constitueraient donc une indication première des changements dans les neuro-transmetteurs.Il n’y a plus alors qu’un seul pas à faire pour la découverte d’un médicament.En modifiant, par le biais d’un médicament, les sécrétions hormonales, on préviendrait l’apparition de la maladie d’Alzheimer.On pense qu’en augmentant, par le biais d’un médicament (le Piracetam), le niveau de mélatonine, on pourrait prévenir la maladie d’Alzheimer.On effectue pour l’instant des tests sur des animaux.Des expériences cliniques (sur des humains) seront tentées prochainement.Par ailleurs, les études effectuées à l’hôpital Douglas au cours des deux premières années ont permis d’accumuler d’intéressantes données sur les conséquences du vieillissement.Ce ne sont pas toutes les fonctions neuro-psychologiques qui se détériorent avec l’âge, a-t-on ainsi pu observer.Certaines fonctions demeurent stables, d’autres périclitent.Par exemple, notre habileté à lire, à écrire ou à comprendre ne change pas avec l’âge.Pas plus que notre habileté à réagir aux stimuli de l’environnement.Cependant, la mémoire verbale, l’habileté à se souvenir des visages et certaines fonctions motrices tendent à décliner avec l’âge.Pour le Dr Vasilian Nair, il est extrêmement important de trouver un remède à la maladie d’Alzheimer.Des facteurs économiques et démographiques (vieillissement de la population) nous y forcent.On prévoit qu’en 2025 il y aura 230 millions de vieillards dans les pays développés.Au Canada, aujourd’hui, les 65 ans et plus constituent environ 11 % de la population.Ce groupe minoritaire accapare toutefois 60 % du budget national consacré à la santé.Un comité de l’Association médicale du Canada estimait récemment qu’il faudra hausser les dépenses de la santé de 75 % ($ 32 milliards, 118,000 lits d’hôpitaux additionnels) d’ici à 2020, si on n’arrive pas à prévenir les maladies associées à la vieillesse.Nous savons, a dit le Dr Nair, que la maladie d’Alzheimer est bel et bien une maladie associée à la vieillesse.Cette malaldie a une incidence de moins de 2 % chez les moins de 65 ans.Chez les plus de 65 ans, l’incidence passe à 5 %.Après 80 ans, 20 % des vieillards en souffrent.Cette maladie, qualifiée par certains de maladie du siècle, afflige à des degrés divers plus de 300,000 Canadiens.Aux États-Unis, plus de 7 % de la population de plus de 60 ans en souffre.Expérimentation humaine d’un vaccin contraceptif synthétique JEAN-YVES NAU du journal Le Monde Pour la première fois au monde, un vaccin synthétique contraceptif va être expérimenté chez la femme.Cette expérimentation, annoncée officiellement par l’Organisation mondiale de la santé, va, dans un premier temps, être menée chez 30 femmes volontaires du Flinders Medical Center d’Adélaïde (Australie).L’Organisation mondiale de la santé estime que, si les essais se déroulent de manière satisfaisante, ce vaccin — qui pourrait modifier profondément les données actuelles en matière de contraception — sera mis sur le marché « vers le milieu des années 90».C’est — déjà — une vieille idée que celle de mettre au point un vaccin « contre la grossesse ».Une idée qui, à l’expérience, se révèle difficle à traduire dans les faits pour l’espèce humaine.Le principe en est simple : utiliser l’une des hormones naturellement indispensables au bon déroulement de la grossesse à des fins vaccinales.C’est-à-dire injecter dans l’organisme féminin une molécule qu’il peut naturellement synthétiser, afin de faire sécréter à ce même organisme des anticorps qui auront pour fonction d’interdire toute grossesse ultérieure.La molécule-cible est depuis longtemps connue : il s’agit de VHCG (hormone gonadotrophine chorionique), produite par l’organisme féminin peu après la fécondation et indispensable à la nidation, puis au développement de l’embryon.Plus exactement, il s’agit d’une fraction de VHCG baptisée Bêta.On dispose là en théorie de la molécule idéale qui pourrait inhiber le signal de la grossesse dans l’espèce humaine.Il y a une dizaine d’années déjà, des essais ponctuels de vaccination contre la grossesse avaient été menés en Inde.Il s’agissait alors d’un vaccin non synthétique associant la Bêta HCG (obtenue à partir d’urines de femmes enceintes) et l’anatoxine tétanique.La difficulté — majeure — tient à la similitude de structure entre cette molécule et une autre hormone baptisée LH (hormone lutéinisante), indispensable, elle, au bon fonctionnement des ovaires.Cette difficulté pose à l’évidence un délicat problème éthique : peut-on vacciner contre la grossesse avec une structure moléculaire produite par l’organisme, c’est-à-dire en prenant le risque d’induire une pathologie des ovaires (troubles de l’ovulation, mauvaise imprégnation hormonale de l’organisme, etc.) ?L’Organisation mondiale de la santé semble avoir réglé cette question — de même que celle de la réversibilité de cette méthode — avec un vaccin synthétique mis au point par l’université de l’Ohio (États-Unis), puisqu’elle annonce officiellement le début de la première expérimentation humaine après des résultats prometteurs obtenus chez le babouin.PünriciPüCTianm AVIS PUBLICS Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 21 février, 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, j présentes ou futures, payables à GILLBER DRY GOODS INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal.Québec le vingt-sixième jour de février 1986, sous le numéro 3686825 Ce vingt-huitième jour de février.1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 30 juillet 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LES ENTREPRISES OMNIPAC ENTERPRISES INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de TERRE-BONNE le 30e jour d'août 1985, sous le numéro 719428.Ce 10e jour de mars, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION PRENEZ AVIS que la compagnie CONCEPT-UNI-D-INC.demandera à l'Inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 5 mars 1986 PAQUETTE ET MELOCHE Procureurs de la compagnie Prenez avis que M.CHARLES-ANTOINE ST-AMANT, 61 rue Principale, St-Rémi, Cté Portneuf, G0X 1 MO s’adressera à La Commission des Transports du Québec, afin d'obtenir l'autorisation de transférer son permis de camionnage en vrac Q-501152-003 qu'il détient pour la région 03, en faveur de M.FRANÇOIS FUGÈRE, 581 St-Alphonse, Lac aux Sables, Cté Portneuf, G0X 1M0.Les requérants demandent l’application de l'article 85 du R P R I.Tout intéressé pour s'opposer ou intervenir à la présente demande en s'adressant à la commission des transports du Québec, dans les cinq jours suivant la date de la deuxième parution du présent avis.1 ère publication: 10 mars 1986 2ème publication: 11 mars 1986 LA METEO sfr \ rafalesk ,0 jo y.¦5?*."-' Co'QO’ NEIGE Morn / PLUIE VERSES O'O»1 Woi^hQ pwp,'0,|0ftl bout# prcttion g bon* pr«t»ion N#„ t'A \V\ -»-r mou» d oif A L V.mon» é oir i frail cXowdt Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale: une dépression en provenance du Midwest américain atteindra les Grands Lacs en matinée puis le sud-ouest du Québec en soirée.A l'avant de cette perturbation une large zone de neige se développera et atteindra nos régions ouest pour se propager vers nos régions est au cours de la journée.Sur le sud-ouest du Québec, la neige se changera en pluie verglaçante.Demain, cette dépression influencera toujours le Québec alors qu elle passera sur la vallée du St-Laurent et atteindra le bas du fleuve en soirée Les précipitations sur ou au sud de la vallée du St-Laurent seront en pluie ou neige tondante tandis qu'ail-leurs elles seront surtout en neige Les températures deviendront près ou au-dessus des normales saisonnières les prochains jours.MONTRÉAL Neige mêlée de pluie verglaçante en après-midi se changeant en pluie en tin de journée.Vents du secteur est de 30 à 50 Km-h.Max.: 0.Mardi: un peu de pluie ou de neige tondante.LEVER DU SOLEIL 6 h 16 COUCHER: 17 h 52 QUÉBEC Abitibi: neige Accumulation de neige de 5 è 10 cm.Vents devenant du secteur est de 30 à 50 km-h lundi Vents causant de la poudrerie.Max : -3 Mardi: quelques averses de neige et venteux.Témiscamingue, réservoirs Ca-bonga et Gouin: neige et poudrerie Accumulation de neige près de 10 cm Risque de pluie verglaçante sur le secteur du Témiscamingue lundi après-midi.Venta du secteur est de 30 è 50 km-h Max : -2.Mardi: quelques averses de neige Pontiac, Gatineau, La Lièvre: neige en matinée Elle se changera en pluie verglaçante en après-midi.Accumulation de neige près de 10 cm.Vents du secteur est de 30 à 50 km-h.Max.: -1.Mardi: averses de neige.Laurentides, Trois-Rivières, Drum-mondville: neige et poudrerie.Risque de pluie verglaçante en lin de lournée Accumulation de neige de 10 à 15 cm.Vents du secteur est de 30 à 50 km-h.Max.: -4.Mardi: un peu de neige tondante.Ottawa-Hull: neige mêlée de pluie verglaçante en matinée Accumulation de neige de 5 è 10 cm Pluie verglaçante en après-midi se changeant en pluie en fin de journée Vents du secteur est de 30 à 50 km-h.Max,: 0.Mardi: un peu de pluie ou de neige fondante.Québec, Beauce neige et poudrerie.Accumulation de neige de 10 à 15 cm Vents du nord-est de 30 à 60 km-h Max.: -6.Mardi: un peu de neige tondante Estrie: neige se changeant en pluie ou en pluie verglaçante en mi-journée lundi.Accumulation de neige de 5 à 10 cm.La précipitation se changera en pluie en fin de tournée Vents du secteur sud-est de 30 à 50 km-h Max.: 2 Mardi: un peu de pluie.La Tuque, réserve faunique des Laurentides neige Accumulation de neige prés de 10 cm.Vents devenant du secteur est de 30 à 50 km-h en après-midi Vents causant de la poudrerie Min.: -14 è -17.Max : -8 A -10.Mardi, neige Lac-St-Jean.Saguenay.Charlevoix.Rivière-du-loup ennuagement graduel en matinée Neige débutant en après-midi Accumulation de neige près de 5 cm.Vents devenant du secteur est de 30 à 60 km-h en après-midi Vents causant de la poudrerie Max : -10.Mardi neige Rimouski, Matapédia, Ste-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé, parc Forillon ennuagement graduel Neige débutant en soirée Vents devenant modérés Max : -8.Mardi: neige, Baie-Comeau, Sept-lles: ennuagement grauel Vents devenant modérés en après-midi.Max.: -10.Mardi nene et poudrerie Basse-Côte-Nord, Anticosti: ensoleillé avec passages nuageux Vents modérés diminuant lundi Max.: -12.sauf -10 è Anticosti Mardi neige et poudrerie Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 24 lévrier 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 137029 CANADA INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 27e jour de février 1986, sous le numéro 3687407.Ce 3e jour de mars, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION Avis est par les présentes donné que la Compagnie LES ENTREPRISES KAWAJA LTÉE/KAWAJA ENTERPRISES LTD., constituée en vertu de la Loi sur les compagnies de la province de Québec et ayant son siège, social dans la ville de Montréal demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies de la province de Qué- OATÉ À MONTRÉAL, ce 30 juin 1985 LAPOINTE, ROSENSTEIN procureurs de la requérante Avis est donné que: GILLES GAUTHIER, 87 rue Gravel, Mt St-Michel, détenteur du permis M-711012-00-1 région 07 pour le transport de DÉCHETS SOLIDES s'adressera à la Commission des transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis en faveur de: LES ENTREPRISES SANITAIRES GILMAX LTÉE, 87 rue Gravel, Mt St-Michel région 07, conformément aux dispositions de l'article 30 des régies de pratique et de régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère parution: le 10 mars 1986 2ème parution: le 11 mars 1986 « Avis est parles présentes donné que le contrat en date du 6 février 1986 par lequel FOR International Ltée a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal au Bureau de la division d’enregistrement de Montréal le 18 février f 986 sous le numéro 3683756.Banque de Montréal, le 4 mars 1986.Prenez avis que DIONNE & FRÈRES ENR., 265 rue Principale, Cacouna, Cté Rivière du Loup, G0L1G0 s'adressera à La Commission des Transports du Québec, afin d'obtenir l'autorisation de transférer son permis de camionnage en vrac 0-502006-002 qu'il détient pour la région 03, en faveur de son fils M.Bernard Dionne, 103 rue Principale ouest, Cacouna, Cté Rivière du Loup, G0L1G0.Les requérants demandent l'application de l'article 85 du R.P.R.I.Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir à la présente demande en s'adressant à la commission des Transports du Québec, dans les cinq jours suivant la date de la deuxième parution du présent avis.1ère publication: 10 mars 1986 2ème publication: 11 mars 1986 PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) NO: 500-12-150037-863 QT, District de Montréal.No: 500-02-010893-852, J.P.BKLLKMARK INC.-vs KMMANUKL LOGOTHETIS KT AL.Le 20-03-88 à 14 :00 heures au 6800 Côte St-Luc #407, Montréal dit district, seront vendus les biens et effets de KMMANUKL LOGOTH K-TIS KT AL.savoir: 1 set salle à dîner avec panneaux et 6 chaises, etc.Conditions: ARC.KNTCOMPTANT ou Cil KQU K VISÉ.Information LUC ST-GKRMAIN, huissier, 286-7175.Montréal, le 07/03/86.Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 26 septembre 1985 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à LAVAL POINÇONS ET MATRICES LTÉE a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de LAVAL le 6e jour de janvier 1986, sous le numéro 594404.Ce 10e jour de mars, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION BRENDA MORE, Requérante -vs- a Hydro-Québec APPEL D’OFFRES CDE.61073.F 25 mars 1986 APPAREILLAGE BLINDE 600 V ET BARRES SOUS-GAINES 600 V Garantie de soumission: 100 000 $ Les conditions du présent appel d'offres sont définies dans un document qui peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 16 h à l’endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Achats et Contrats 855 est, rue Sainte-Catherine 3e étage Montréal (Québec) Canada H2L 4P5 Téléphone: (514) 289-5903 Les soumissions seront reçues jusqu'à 10 h 30 (heure de Montréal), à la date indiquée ci-dessus Seules les personnes physiques ou morales qui ont une place d'affaires au Québec peuvent soumissionner après avoir obtenu le document d’appel d'offres directement de l'endroit susmentionné.Les soumissionnaires doivent fournir une garantie égale au montant susmentionné ou à 10% au moins du grand total de leur soumission.La garantie pourra être sous forme d’un chèque visé ou d'un cautionnement lourni par une compagnie d'assurances.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le directeur, Achats et Contrats Michel De Broux MARK DANIEL JOHNSON, Intimé À: Monsieur Mark Oaniel Johnson Adresse inconnue PAR ORDRE DE LA COUR ORDRE est par les présentes donné à l'intimé, Mark Daniel Johnson, de comparaître au greffe de la Cour Supérieure de Montréal dans les soixante (60) jours de la publication du présent avis afin de recevoir copie d'une requête en divorce laissée à son attention audit greffe DE PLUS, l'intimé est par les présentes informé qu'à défaut par lui de produire un acte de comparution ou contestation dans le délai précité, la requérante pourra obtenir jugement de divorce contre lui par défaut VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Jeanne L.Warren Juge de la Cour Supérieure MONTRÉAL, ce 4 mars 1986 BRISSON, BOURDEAU.OUELLET 8 VAUDRY A/S Me Lucille Brisson 1640 ouest, rue St-Antoine 3ième étage MONTRÉAL (Québec) H3J1A1 Avis R T HOSKING TRANSPORT D'ÉCOLIER ENR.501 Bourbonnais Lasalle, Oué.H8R 2Z2 Le requérant s’adresse à la Commission des Transports du Québec pour obtenir l'autorisation de donner le service suivant: RÉGLEMENT NO 19 - TRANSPORT SAISONNIER - CATÉGORIE ÉCONOMIQUE.Transport d'enfants de six (6) mois à douze (12) ans résidant dans C6te St-Luc, Notre-Dame-de-Grâce, Hampstead, Westmount, Snowdon.Ile-des-Soeurs, Montréal Ouest.C6te-des-Neiges.Ville Mont-Royal, Verdun, Ville St-Pierre et Montréal, et se rendant aux garderies et écoles maternelles suivantes, et retour: École Saint Monica, 6440, avenue Terrebonne, Montréal (Québec) En dedans d'un mille Principal: Mlle Pratt École Wellington 5870, avenue Terrebonne, Montréal (Québec) En dedans d'un mille Principal: MA.Talmams The Montreal Bilingual School 160, avenue Ballantyne Nord.Montréal-Ouest (Québec) /Principal: Mme J Laizzi Le transport se fera dans le quadrilatère borné par les rues suivantes ouest rue Westminster est boulevard St-Laurent nord: Côte-de-Liesse sud rue St-Jacques et boulevard Lasalle Ce service sera donné durant toute l'année, cinq (5) jours par semaine La présente requête est déposée en vertu des articles 28 et 85 des règles de pratique et de régie interne de la CTQ.Tout intéreisé peut y faire opposition dans les S jours qui suivent Is date de la 3é publication 1ère publication: 10 mars 1986 2ème publication 11 mars 1986 3ème publication 12 mars 1986 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-04-000442-864 DAME LYNE LABARRE, Demanderesse -vs- GHOLAMALI HADJI KHANI FARD, Défendeur -et- LE GREFFIER DE LA VILLE DE MONTRÉAL, -et- CURÉ DE LA PAROISSE SAiNT-BARNABÉ-APÔTRE, -et- PROTONOTAIRE DE LA COUR SUPÉRIEURE DE MONTRÉAL, -et- DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Mis-en-cause ès qualité, PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur, Gholamali Hadji Khani Fard, est, par les présentes, requis de comparaitre dans un délai de quarante (40) jours à compter de la dernière publication.Une copie de la demande de déchéance d'autorité parentale a été laissée è la Cour supérieure de Montréal à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de déchéance d'autorité parentale.DOMINIQUE DIBERNARDO Me Suzanne Bougie Lord, Lefebvre 6 Goulet 1010 Ste-Catherine est Suite 530 Montréal, OC CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No.500-12-150043-861 LE PROTONOTAIRE JOANNE BRODEN Partie demanderesse c.ERROL JODOIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ERROL JODOIN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 Notre-Dame est.salle 1100 dans les 40 tours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la requête en divorce a été remise au greffe è l'intention d ERROL JOOOIN Montréal.86/03/04 MARCELLE BEAULIEU, PA PRENEZ AVIS QUE, TRANSPORT RAYMOND LACOMBE INC „ détentrice du permis M-303335 s'adresse à la Commission des Transports du Québec pour que soit incorporée dans ses tarifs de déménagement locaux et longue distance, une disposition lui permettant d'offrir un escompte variant de f % à 35% è tous ses clients La présente demande est faite en conlormité des dispositions de l'article 32 des règles de pratique de la Commission et du sous-alinéa 8) de l'alinéa B) de l'article du décret 148-82 La requérante invoque l'article 85 des régies de pratique Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans las cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant è la Commission des Transports du Québec, 505 est.rue Sherbrooke, Montréal.OC, H2L1K2.1ère publication let Omars 1986 2ième publication le 11 mars 1986 PAQUETTE, PERREAULT.RIVET, TRUDEAU 8 ASSOCIÉS par: Me Adrien R Paquette/ PROCUREUR Jocelyne Robertson présente une requête au Ministre de la Justice en changement dejtom de Christian Lalande à celui de CHRISTIAN ROBERTSON.Bien à vous, ROBERT LOULOU, avocat Jocelyne Robertson présente une requête au Ministre de la Justice en changement de nom de Marc-André Lalande à celui de MARC-ANDRÉ ROBERTSON.Bien à vous, ROBERT LOULOU, avocat AVIS est par les présentes donné que Monsieur Stéphane Beauregard, présentement domicilié au 5199 rue Des Érables, dans les cité et district de Montréal, entend présenter une requête au Lieutenant Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret permettant de changer son nom en celui de STÉPHANE DORÉ.TOULET, BUSHEY, TURGEON & BLACKBURN Procureurs du requérant Prenez avis que DEL TRANSPORT LTÉE (permis M-301657) du 385, Richelieu à McMasterville s'adresse à la C.T.Q.afin d'obtenir le permis spécial suivant pour 364 jours: Transport spécialisé — Longue Distance — Route Restreinte — Contrat — Explosifs: De la frontière Québec/Ontario (tous ports d'entrée) à destination des bases de la Défense Nationale situées à Valcartier, Nicolet, Le Gardeur, St-Antoine des Laurentides et Ste-Thérèse de Blainville pour le transport d’explosifs en provenance de Trenton, Ontario, pour le compte de Bruce Smith/P.R.B.Défense à l'aide de véhicules spécialement agencés et retour.Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir dans les 5 jours de la 2e parution.1ère parution: 10 mars 1986 2ème parution: 11 mars 1986 Avis est par les présentes donné que la Compagnie NEWMAN FOUNDRY SUPPLY LTD./LES PRODUITS DE FONDERIE NEWMAN LTÉE constituée en vertu de la Loi sur les compagnies de la province de Québec et ayant son siège social dans la ville de Montréal demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d’obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies de la province de Québec.DATÉ A MONTRÉAL, ce 30 juin 1985 LAPOINTE, ROSENSTEIN procureurs de la requérante PRENEZ AVIS QUE, TRANSPORT RAYMOND LACOMBE INC., détentrice du permis M-303335 s'adresse à la Commission des Transports du Québec pour que soit incorporée dans ses tarifs de déménagement locaux et longue distance, une disposition lui permettant d'offrir un escompte variant de 1 % à 35% à tous ses clients.La présente demande est faite en conformité des dispositions de l’article 32 des règles de pratique de la Commission et du sous-alinéa 8) de l'alinéa B) de l’article du décret 148 82 La requérante invoque l'article 85 des règles de pratique.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, 505 est, rue Sherbrooke.Montréal, Oc, H2L1K2.1ère parution: le 10 mars 1986 2ième parution: le 11 mars 1986 PAQUETTE, PERREAULT, RIVET.TRUDEAU 8 ASSOCIÉS par: Me Adrien R.Paquetle/ PROCUREUR VILLE DE MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES PLANAGE A FROID SCARIFICATION A CHAUD PAVAGES ET TROTTOIRS Des soumissions dans des enveloppes scellées portant inscription: « SOUMISSION: PLANAGE A FROID — CONTRAT NO 400 — SOUMISSION: SCARIFICATION A CHAUD — CONTRAT NO 401 — SOUMISSION: PAVAGES ET TROTTOIRS — CONTRAT NO 402, adressées à la soussignée, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord seront reçues jusqu'à dix-sept heures (17 h) LE MARDI 25 MARS 1986 pour les travaux suivants: CONTRAT NO 400: Planage à froid du pavage sur diverses rues de la ville (quantité approximative: 7,700 m’) CONTRAT NO 401: Scarification à chaud du pavage sur diverses rues de la ville (quantité approximative: 35,000 m’) CONTRAT NO 402: Réfection de pavages et reconstruction de sections de trottoirs sur diverses rues de la ville (quantité approximative: 3,600 tonnes de béton bitumineux et 600 mètres de trottoirs) Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formules fournies par le directeur du génie de la ville.Ces formules de même que les plans et cahiers des charges seront obtenus au bureau du directeur du génie, monsieur Yvon Paquette, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi, moyennant un dépôt de cinquante (50$) dollars en argent ou un chèque visé pour chacun des contrats.Ce montant sera remboursé aux soumissionnaires dès qu’ils auront retourné les plans et cahiers des charges en bon état, dans les dix (10) jours qui suivront la date de l’ouverture des soumissions.Chaque soumission devra être accompagnée d’un chèque visé ou d'un cautionnement de soumission au montant de 10 % de la valeur totale de la soumission.Si un cautionnement de soumission est fourni, celui-ci devra être accompagné de lettres garantissant l'émission d'un cautionnement d'exécution et d'un cautionnement pour gages, matériaux et services.La ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes à une assemblée du conseil le 25 mars à vingt heures (20 h) à la salle du conseil.11155, avenue Hébert, Montréal-Nord.Montréal-Nord, ce 10 mars 1986 Aline Ouimet Greffier la fierté a une ville 11*1 SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D’OFFRES SOUMISSION: 1229 AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR, PALAIS DE LA CIVILISATION, A L'ILE NOTRE-DAME INDEX: PEA 1086 Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du Un chèque visé ou cautionnement de soumission au montant de 17 000$ doit accompagner chaque soumission.SOUMISSION: 1230 AMÉNAGEMENT DU STATIONNEMENT “A”, PHASE I, A L'ILE NOTRE-DAME INDEX: PEA 0481 19 mars 1986 Module Parcs-Jardin botanique 700, rue St-Antoine est bureau: R.500 / tél.: 872-1474 100$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du 19 mars 1986 Module Parcs-Jardin botanique 700, rue St-Antoine est Bureau R.500 / tél.: 872-1474 100$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou cautionnement de soumission au montant de 45 000$ doit accompagner chaque soumission.SOUMISSION: 1244 A 1251 DÉMOLITIONS DE BATIMENTS • 19 mars 1986 • Module bâtiment 700 rue St-Antoine est Bureau R.500/tél: 872-3714 • 25 $ pour chacune des huit (8) soumissions demandées • Directeur des Finances de la Ville de Montréal Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l’on peut obtenir au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du CONSTRUCTION DE PAVAGE, DE TROTTOIRS, DE BORDURES ET DE CONDUITS SOUTERRAINS POUR ÉCLAIRAGE SOUMISSION: 1257 Groupe «12.VOIE LOCALE OUEST DE L'AVENUE PAPINEAU, de l'avenue Jacques Casault à la rue 332-1146 VOIE LOCALE OUEST DE L'AVENUE PAPINEAU, de la rue 332-1146 la rue 332-1193 (Al-deric Beaulac) Avenue JACQUES CASAULT, de l'avenue André Grasset à l'avenue Papineau Avenue ANDRÉ GRASSET, c/E, de l'avenue Jacques Casault-vers le nord RUE 332-1146 (Émile Filioo), de l'avenue André Grasset à l'avenue Papineau RUE 332-1193 (Alderic Beaulac).de la rue Au-rèle Allard i la voie locale ouest de l'avenue Papineau RUE 332-1198, de l'avenue Jacques Casault à la rue 332-1146 (Émile Filion) RUE 332-1197, de l’avenue Jacques Casault à la rue 332-1146 (Émile Filion) RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS SOUMISSION 1258 Rue ST-ZOTIQUE, de la rue Clark à la rue St-Denis.CONSTRUCTION D’UN ÉGOUT SANITAIRE, ÉGOUT PLUVIAL, CONDUITE D'EAU SECONDAIRE ET CONDUITE D'EAU PRINCIPALE, LA 0(1 REQUIS SOUMISSION 1259 GROUPE «13.RUE 363-119, 364-2005, de la rue 364-2005, 366-613 (Jean Rivard) à la rue 364-2005.368 612(Robert) Boulevard ROBERT (Rue 364-2005,368612), de la rue 368119,364-2005 au boulevard Pie IX RECONSTRUCTION D'UN ÉGOUT SANITAIRE ET RECONSTRUCTION D'UNE CONDUITE D'EAU SECONDAIRE SOUMISSION 1260 iLE NOTRE-DAME, secteur est.dans la voie longeant l'ancien Pavillon des Communautés Européennes, d’un point au nord du circuit Gilles Villeneuve vers le nord CONSTRUCTION D ÉGOÛTS COMBINÉS ET DE CONDUITES D’EAU SECONDAIRES SOUMISSION 1261 GROUPE «14.RUE 26861, d'un point à l'ouest de la rue 268 59 vers l'est RUE 266-63, -64, d'un point à l'ouest de la rue 26865 à la rue 26865 RUE 266-59, de la rue 266-61 à la rue 2771 (26381) RUE 2771 (26381 ), d'un point à l'ouest de la rue 26859 au boulevard de l'Acadie CONSTRUCTION D’ÉGOUTS COMBINÉS ET DE CONDUITES D’EAU SECONDAIRES SOUMISSION 1262 GROUPE «15.RUE 2711 (Paul Comtois), de la rue 2752 à la rue 2756) RUE 2752, du boulevard de l'Acadie à la rue René Bauset Date d'ouverture des plis Les conditions et les exigences sont contenues dans les documents que l'on peut obtenir au Contre un dépôt de (NON REMBOURSABLE) Sous forme de chèque visé à l'ordre du Le 19 mars.1986 Module VOIRIE 700, rue St-Antoine est bur: 1 440, tél: 872-3280 35$ chaque soumission (simple) 55$ chaque soumission (groupe) Directeur des Finances de la Ville de Montréal Quel que sort le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d'adopter, toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le |our fixé pour son ouverture, entre les mains du secrétaire administratif è son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi Les soumissions seront ouvertes è midi au bureau du greffier de la Ville à la chambre HOtel d* VIII* L* 10 mars 1986 La greffier de la Villa Maurice Brunei « t » Le Devoir, lundi 10 mars 1986 ¦ 13 LE DEVOIR ECONOMIQUE L’URSS veut battre en brèche les lourdeurs de sa gestion $ US 3 millions de relations publiques La France charge des agences de relations publiques new-yorkaises de redresser l’image de son industrie MILAN DRAGOVIC de l'Agence France-Presse MOSCOU — Le débat sur l’économie au 27e congrès du PCUS traduit la détermination de Mik-hael Gorbatchev de battre en brèche les lourdeurs du système actuel de gestion tout en révélant l’ampleur des résistances à un tel projet, estiment à Moscou les milieux spécialisés occidentaux.La réalisation des gigantesques tâches assignées à l’économie soviétique, dont le doublement du revenu national avant l’an 2000, est impossible sans l’abandon des anciennes méthodes, essentiellement administratives, de gestion, a affirmé le premier ministre Nikolai Ryjkov.Il faut, a-t-il dit, « une accélération radicale du progrès scientifique et technique ».La tâche apparaît d’autant plus ardue, voire paradoxale aux yeux des spécialistes occidentaux, que le pouvoir entend à la fois renforcer et perfectionner la direction centralisée et planifiée de l’économie et étendre résolument la marge de manoeuvre des entreprises.Il s’agit, a expliqué M.Ryjkov, de mettre un terme à la tutelle mesquine exercée par les ministères sur les entreprises, et à leur ingérence dans les droits légitimes des collectifs, qui doivent pouvoir choisir eux-mêmes les meilleurs moyens de réaliser les plans toujours fixés par le centre.Remise en question Il faut reconsidérer le rôle et les fonctions des ministères et transmettre une partie de leurs fonctions aux collectifs, a indiqué M.Ryjkov.Reprenant l’analyse économique de Mikhael Gorbatchev rendue publique dans un discours du 11 juin 1985 qui est resté la bible des spécialistes soviétiques, U a précisé que les ministères devront désormais surtout s’attacher à définir la stratégie du progrès scientifique et technique.Quant au Gosplan, l’organisme central de planification, son action sera axée sur les problèmes à long terme de l’économie, afin d’étendre, avec plus de hardiesse, les droits des Soviets locaux en matière de planification.Un délégué au congrès s’est plaint de la situation actuelle en citant un exemple précis : le ministère de la Construction pour l’Extrême-Orient soviétique, basé à Moscou, à 10,000 kilomètres de la région qu’il est censé superviser, décide d’office jusqu’au nombre d’étages que devra avoir telle maison, dans telle rue de tel village.« De tous les dangers qui nous guettent, le plus grave est la bureaucratie, a averti M.Ryjkov en paraphrasant Lénine.En créant une illusion de travail, en se retranchant derrière la phraséologie, elle peut freiner l’amélioration du mécanisme économique, étouffer l’autonomie et dresser des obstacles», a-t-il souligné.L’amélioration des conditions de logement des travailleurs, par ailleurs, s’effectuera grâce à un recours toujours plus large aux ressources gagnées par leur entreprise, de même que celle-ci pourra davantage compter sur ses propres fonds que sur ceux de l’État pour son développement.BRUNO DETHOMAS du journal Le Monde NEW YORK — Elle ne chôme pas, Edith Cresson.Malgré le sentiment d’éphémère que peut donner la proximité des élections, elle a consacré deux petits jours de son temps — entre une communication sur le bilan des nationalisations au conseil des ministres le mercredi matin et une réunion électorale dans la Vienne vendredi soir — à tenter de mettre une dernière main à un projet qui lui tient à coeur à New York.Voilà plus d’un an en effet qu’elle a demandé à Jacques Maisonrouge, l’un des rares patrons français à avoir réussi une brillante carrière dans une multinationale américaine, de lui remettre un rapport sur l’image technologique de la France aux États-Unis, ce qui fut fait à la mi-1985.« Mais nous ne nous contentons pas de rapport ! », clame-t-elle.Cinq agences de relations publiques new-yorkaises furent donc chargées de proposer les moyens de redresser une image que l’on peut qualifier d’inexistante.Toutes les cinq ont remis leur copie, et un grand dîner était organisé le 27 février pour obtenir des industriels français implantés aux États-Unis et des investisseurs américains en France qu’ils financent cet important effort.Si les représentants ou-tre-Atlantique des grandes firmes françaises sont bien là, leurs homologues américains sont bien peu nombreux.— « On s’y est pris bien tard », reconnaît un organisateur — et rares sont les grands patrons à avoir traversé l’Atlantique.De crainte que les élections ne balaient ce projet ?'"Ne**# M.Jacques Maisonrouge, l'un des rares patrons français à avoir réussi une brillante carrière dans une multinationale américaine Petit soldat du commerce extérieur, Edith Cresson n’en a cure et elle s’efforce de convaincre les présents, dans un anglais qui fait se pâmer les Américains.Stoïque, elle ne relève pas que les agences de PR (public relations) attribuent la mauvaise image de la France aux « nationalisations de M.Mitterrand », qui montrent bien que « les Français ne sont pas orientés comme les Améri- cains vers le business », qu’« ils ont une mentalité plus collective qu'individuelle ».Et elle opine même de la tête lorsque M.Maisonrouge explique que le déclin récent de l’industrie pharmaceutique française dans la decouverte de nouvelles molécules a pour cause principale la politique de contrôle des prix menée par le gouvernement.L’agence de relations publiques qui sera finalement retenue — la décision doit être prise le 4 mars — aura en tout cas bien du travail, même si les industriels réunissent le million de dollars par an nécessaire pendant au moins trois années (à titre de comparaison, les Japonais dépensent $ US 14 millions par an en FR et en lobbying).Il suffit pour s’en rendre compte de consulter quelques chiffres.La France n’est qu’au neuvième rang des fournisseurs des États-Unis et ses ventes ne représentent que 2.7 % de l’ensemble des importations américaines.Quant au classement des principaux investisseurs étrangers outre-Atlantique, la France n’y occupe que la huitième lace, derrière la Suisse et les Anti-es néerlandaises.Una analyse systématique en 1985 de la presse économique a d’autre art permis de remarquer que sur 38 articles importants consacrés aux sociétés japonaises, allemandes et françaises, 15 seulement avaient trait aux industries françaises.Les sondages, enfin, ne donnent pas de la France une image remarquable.Ainsi, à la question : « Parmi ces pays, quels sont ceux qui auront plus ou moins de pouvoir dans 20 ans qu’aujourd’hui ?», la France arrive loin derrière tous les grands pays industrialisés, mais aussi derrière le Brésil, l’Inde, l’Égypte, l’Afrique du Sud ou Israël.« Nous savons pourtant qu’avec RI TA, le nucléaire, les services informatiques, le TGV et bien d’autres produits, nous sommes capables de taire au moins aussi bien que les Amércains et les Japonais ! », clame le ministre, et M.Maisonrouge de souligner que, sur les cinq premières usines d’IBM par la productivité et la qualité, deux sont françaises.« L’absence d’image technologique de la France ici, c’est de notre faute », ajoute-t-il.Une manière de dire que, sans changement des mentalités en France, toute campagne de relations publiques aux États-Unis sera vaine ou presque.Mme Cresson, qui a profité de son séjour pour remettre l’ordre du Mérite à M.Michel Roux, un gros importateur de vins et spiritueux, qui a inauguré un French Fashion Show et qui a invité au consultât les dirigeants des grandes chaînes de distribution et de la presse de mode, a aussi pu se rendre compte des dégâts provoqués par la chute du dollar.Ainsi, M.Wendell L.Ward, vice-président de Garfinckel’s, une chaîne de magasins de Washington, qui se rend tous les six mois à Paris pour les collections de prêt-à-porter, avouait-il que, cette année, à budget inchangé, il achèterait 30 % de moins de marchandises que l’an passé.Après avoir aussi rendu visite aux éditorialistes du New York Times et du Wall Street Journal, Mme Edith Cresson est repartie de l’aéroport Kennedy vers la France et sa campagne électorale.« Voilà le genre d’actions que nous avons menées », a-t-elle simplement expliqué aux quatre journalistes emmenés dans ses bagages.Non sans déjà quelque nostalgie.LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 ¦ Accessoires de bureau DACTYLO BROTHER Toute catégorie, venez voir nos spéciaux.Oémo.compris.Fin.disp.Philippe: 270-1141 02-04-86 ¦ A vendre hors frontière CARAÏBES, intéressante opportunité en réfrigération, bon chiffre d’affaires, contactez: 585-2163.14-03-86 ¦ Ameublement MOBILIER salle à manger, état impeccable.style contemporain, $3000.00, Josée: 768-3394,283-7965 15-03-86 Ménage complet, appareils ménagers, lot de bureaux chambre moderne, lit 39 po„ base métal, vente rapide.— 277-9527 17-03-86 LIQUIDATION DE MAISON, cause départ Meubles style Louis XVI.meubles anciens 495-2261.à partir de 2 h.12-03-86 PHOTOCOPIEUR MITA 900-D.1 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bon état, à discuter.— 2737658.116366 CHAMBRE ET PENSION pensonnes âgées autonomes avec services, médecin.etc 6895667 2t6396 ] 11-03-86 ALPHA ROMEO GT 1980, 59,000 km., impeccable, 7500$.Sylvain 637-3376.116366 ACCORD LX 83, charcoal, 5 vitesses, 4 portes, 8 900$, 737-4027.316366 BENTLEY 1957, gris et noir, conduite à droite.- (819) 3792399.136366 ¦ Bateaux STARCRAFT 20 pi., 1972, comme neul, 450 heures d'utilisation Sylvain ou Christian 2732373.146366 ¦ Bureaux à louer Élégants bureaux à louer à 2 pas du métro.Disponibles 1er juillet, 530 Cherrier-5246619.126366 V M.R., prés Palais de Justice, environ 1 000 pi car.282-1420.126366 BUREAUX A LOUER, 1,200 pi car., ou moins.10,800 Lajeunesse, lace au métro Henri-Bourassa — 3898468.17-0386 BEAUBIEN-MÉTRO, 250 à 4 000 pi.car, rez-de-chaussée ou étage 279 6141 276386 Bureaux individuels, meublés — non-meublés, service secrétariat disponible.stationnement.4058 Parthenais.2è, 524-3033 -351-7396 226366 BUREAU POUR PROFESSIONNEL Boul St-Laurent 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(jKJ WC rvffUV• -&/-fféXtL) RofeÂXj -tt> LES MOTS CROISES 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Pesanteur.— Mamelle de la vache.2— Troubler la vue par un éclat trop vif.— Chrome.3— Qui se fait le Ion des côtes.— Quittance.4— Bière anglaise.— Proposition préliminaire dont la démonstration facilite celle d'un théorème subséquent, (plur.).5— Tendon des muscles.— Convie.6— Serf de l'État à Sparte.— Talus enterre pour protéger les plantes et les arbustes contre les intempéries.7— Sorte de mouette.— Époque.8— Sorte de boite.— Mauvaise odeur.9— Avec ardeur.10— Tout à fait remplie.— Qui rend service.11— Du verbe avoir.— Terre-Neuve.— Méprise.12— Qui a lieu tous les six mois.Verticalement 1— Lichen.— Progrès.2— Petite somme.— À la forme d’une botte.3— Qui vient après.4— Souverain.— Caractère des corps fluides.5— Combat entre deux adversaires.— Charpente du corps humain.— Rivière des Alpes autrichiennes.6— Irlande.— Expression.7— Augmentation pathologique du taux d'urée dans le sang.— Éminence.— Erbium.8 — Manganèse.— Garni de fleurs.9—Éclata.— Pénètre.10— Qui concerne la présidence.11— Dommage.— Parcouru des yeux.12— Lève un fardeau avec la main pour en estimer le poids.— Pas mûr.Solution de |eudl I 3 3 4 S A 7 • « 10 II II c-.o.pirj ’ 'MP ° p1 PÔ* *lOL ' i-AjMoy • i 6 iNtelANir] 'PKL'V 14 ¦ Le Devoir, lundi 10 mars 1986 SPORTS Éclatante victoire de 8-3 du Canadien samedi Gingras, McPhee et Nilan se signalent contre les Bruins MONTREAL (PC) - Le défenseur Gaston Gingras ne cesse de surprendre.Encore hier, au Forum, il a joué un rôle prépondérant dans la victoire de 8-3 du Canadien sur les Bruins de Boston en amassant trois mentions d’assistance.C’est une poussée de cinq buts au deuxième engagement qui a pavé la voie à cette convaincante victoire du Tricolore sur leurs rivaux de la section Adams.Chris Nilan a également contribué aux succès des siens en marquant deux buts au cours de ce deuxième vingt.Il a créé l’égalité 2-2 à 6:02 avant d’enfiler son 15e de la saison quelque sept minutes plus tard.Lucien DeBlois, Mario Tremblay et Bobby Smith ont aussi touché la cible au cours de cette poussée.Larry Robinson avait ouvert le pointage pour le Canadien à la première période récoltant ainsi son 76 points en saison, son deuxième plus haut total au cours de sa carrière de 14 saisons dans la Ligue nationale.Le Canadien a marqué ses six premiers buts contre Doug Keans, qui a fait face à 27 lancers avant d’etre remplacé par Pat Riggin au début de la troisième période.Rick Green a déjoué Riggin avec un tir des poignets de 15 pieds à 10:08 de la troisième période.Puis Mike McPhee, qui a également amassé deux passes, a complété le pointage avec son 15e filet de la saison à 15:44.Ken Linseman, Raymond Bourque et Geoff Courtnall ont répliqué pour les Bruins, qui ont dirigé 23 tirs sur Patrick Roy.Cette victoire permet au Canadien de mettre un terme à une série de deux défaites consécutives et l’équipe conserve sa priorité de deux points au sommet de la section Adams, avec 78 points.Le dernier match de la saison régulière entre ces deux équipes, au Forum, a donné lieu à du jeu rude des deux côtés.L’arbitre Kerry Fraser a imposé de nombreuses pénalités et le match a duré plus de trois heures.La rivalité entre les deux formations n’a guère mis de temps à se manifester.Barry Pederson a été pénalisé à 0:45 au début du match pour un geste illégal à l’endroit de Bobby Smith.Keans s’est illustré au cours de l’avantage numérique du Canadien en repoussant trois attaques soutenues.Mais il a cédé à mi-chemin de l’engagement devant la belle poussée individuelle de Robinson qui s'est présenté seul devant lui.Ce but, certainement le plus spec- taculaire de la rencontre, est survenu lors d’un avantage numérique.Mike O’Connell était au banc des pénalités pour avoir accroché.Après avoir saisi une passe de Gingras, Robinson s’est présenté à la ligne bleue des Bruins où, à l’aide d’une habile feinte, il a déjoué Bourque avant de se présenter seul devant Keans qu’il a déjoué entre les jambières.Il s’agissait de son 17e but de la saison.Les Bruins ont répliqué près d’une minute plus tard profitant à leur tour d’une supériorité numérique.Roy a accordé un retour de lancer directement sur le bâton de Linseman et le joueur de centre n’a pas raté sa chance.C’est Bourque qui a permis aux Bruins de prendre l’avance pour la première et unique fois du match.Son tir frappé n’a donné aucune chance à Roy.La deuxième période a été à l’avantage du Canadien alors qu’ils ont dominé 17-4 au chapitre des tirs au but.Après le but égalisateur de Nilan, McPhee a été le joueur-clé sur le but de DeBlois 56 secondes plus tard.McPhee s’est faufilé derrière la défensive et il a glissé la rondelle à son coéquipier à l’embouchure du but.Le disque a dévié sur la patin de De- Blois pour se retrouver dans le fond du filet.« Je suis content pour Chris Nilan que la foule l’ait ovationné à ce point.C’est pour lui un gage d’appréciation.Elle reconnaît ainsi en lui autre chose qu’un « goon », un joueur admirable, capable de marquer des buts dans des matches comme çà où l’enjeu est important », a dit l’entraîneur Jean Perron après la victoire de 8-3 du Canadien aux dépens des Bruins de Boston, hier soir, au Forum.« Je suis heureux aussi pour Mike McPhee qui excelle toujours dans des matches physiques où il est conscient qu’il a un rôle à jouer et qui sait prendre la situation en mains.C’est plaisant de le voir fonctionner comme ça».De l’autre étoile du match, Gaston Gingras, Jean Perron a dit: « Il est en possession de tous ses moyens.Il sait où il va.Il élimine les adversaires, amorce des attaques, effectue de belles passes.C’est vraiment plaisant de le voir aller ».Gingras, un personnage tantôt sorti d’un conte de fée, tantôt d’une boîte à surprise, a été à l’origine de tous les jeux clés hier.Non seulement, il a mérité la première étoile du match et préparé trois buts, mais Les Nordiques l’ont emporté 4-2 samedi face aux Whalers Siltanen fait une entrée remarquée GUY ROBILLARD HARTFORD (PC) — Les Nordiques ont complété un court voyage fructueux samedi, en disposant des Whalers d'Hartford 4-2 grâce à un tour du chapeau de Michel Goulet (46 buts) et à une paire de buts d’Anton Stastny (26).Les Nordiques sont la seule équipe de la division Adams à présenter une fiche supérieure à .500 (17-16-2) à l’extérieur et ils ont de loin la meilleure fiche inter-division (18-11-1).Ils ont annulé leur série annuelle, 4-4, face aux Whalers.Le nouveau-venu Risto Siltanen, échangé aux Nordiques en retour de John Anderson, a évolué régulièrement à une position inhabituelle, soit à la gauche de Randy Moller, et ce duo de défenseurs accompagnait le trio des Stastny sur la patinoire.Aussi utilisé sur le jeu de puissance, il a disputé un très bon match devant ses anciens partisans, tout étonnés de le retrouver dans l’uniforme des visiteurs.John Anderson, pour sa part, a été surtout utilisé sur les unités spéciales des Whalers.Pour la troisième fois en huit matches contre les Nordiques, ceux-ci ont ouvert le pointage dès la première minute de jeu, quand un lancer de près de Ray Ferraro a dévié sur le patin de Randy Moller pour se retrouver derrière Clint Malarchuk.Mais les Nordiques ont mis moins de trois minutes à réagir, Michel Goulet ayant déjoué Mike Liut après avoir stoppé avec son patin une passe de Steve Patrick à l’embouchure du filet.Pour Patrick, il s’agis- sait d’une 100e mention d’assistance en carrière.Les Fleurdelysés ont continué de menacer pendant un jeu de puissance, notamment Dale Hunter, seul devant Liut.Celui-ci s’est plus tard surpassé devant Mike Eagles et Goulet, qui ont dirigé de bons tirs de l’enclave.Finalement, Anton Stastny a lancé entre les jambières de Liut après avoir capté une passe habile de son frère Peter.Risto Siltanen, auteur de trois des 13 tirs au but des Nordiques au premier engagement, a obtenu sa première passe dans son nouvel uniforme.Les Whalers ont à nouveau attaqué rapidement au début du deuxième tiers et Malarchuk a été appelé à mettre fin à une belle poussée de Kevin Dineen, le même qui avait préparé le but de Ferraro.Le jeu s’est réanimé à la sixième minute et Lawless et Peter Stastny ont tour à tour été frustrés.En contre-attaque, Paul MacDermid prenait le retour d’un lancer de Ferraro et faisait 2-2.Greg Malone est ensuite venu près de surprendre Liut en surgissant de derrière le filet, puis Goulet a redonné l’avance aux Nordiques, avec son 26e but en avantage numérique, quand il a pris le retour d’un autre excellent lancer frappé de David Shaw.Ce dernier et Siltanen ont à nouveau mis Liut à l’épreuve de tirs de la pointe lors d'un autre jeu de puissance, plus tard dans la période.Le jeu a continué d'être animé en troisième période et Brent Ashton s’est présenté seul devant Liut, qui l’a frustré, après avoir fait prendre une tasse de café à Ulf Samuelsson.Anton Stastny a lancé à côté du but sur le retour.MacDermid a ensuite atteint la barre transversale puis Mike Eagles a dirigé un lancer frappé à côté du filet lorsque seul devant Liut.Anton Stastny a fait 4-2 à mi-chemin à la troisième période, à l’aide d’un beau lancer frappé.Les Nordiques ont contrôlé le match jusqu’à la fin et Liut a dû se surpasser contre Peter et Anton Stastny, seuls devant lui, avant que Goulet ne complète son tour du chapeau à l’aide d’un tir frappé précis.Wayne Babych et Dale H unter ont clos le pointage.Les Nordiques sont rentrés à Québec immédiatement après la rencontre.« J’étais incroyablement nerveux à l’idée d’affronter mes partisans dans l’uniforme d’une autre équipe », répétait sans cesse Risto Siltanen après la victoire des Nordiques.« La transaction m’a fait énormément plaisir, a-t-il cependant précisé.Je n’étais pas satisfait de l’utilisation que l’on faisait de moi à Hartford.Je ne jouais pas assez souvent ».« Les Nordiques forment une bonne équipe et je suis vraiment content de me joindre à eux puisqu’ils sont virtuellement assurés d’une place dans les séries ».Siltanen a joué un fort match hier soir malgré, comme il l’a souvent répété, la très grande nervosité qui le tenaillait.« J’ai été très bien accueilli par mes nouveaux coéquipiers et cela a contribué à me calmer », a-t-il conclu.Quant à l’entraîneur Michel Ber- geron, il souriait et pour cause.Non seulement les Nordiques venaient-ils de remporter un deuxième match important à l’étranger contre des équipes de la division Adams (ils ont défait les Bruins 5-4 jeudi), mais l’équipe avait enfin mis la main sur un défenseur qui pourrait bien devenir un général à la ligne bleue.Siltanen a d’ailleurs été utilisé à bon escient par Bergeron qui l’a même jeté dans la mêlée lorsque le Fleurdelisé jouait à court d’un homme.« Son calme m’a surpris, a déclaré l’entraîneur.Les circonstances étaient un peu bizarres, mais j’ai vécu pareille expérience lorsque je jouais à Rosemont.J’avais été échangé à l’équipe de la Palestre Nationale tout juste avant un match et, à cette époque, les deux clubs jouaient au centre Paul-Sauvé.» « En ce qui concerne le match, il faut donner crédit aux Whalers qui ont offert une bonne opposition malgré le fait qu’ils sautaient sur la patinoire pour la deuxième fois en moins de 24 heures.Contrairement à nous, Us étaient fatigués », a analysé l’entraîneur.Et pour Michel Goulet, auteur d’un tour du chapeau hier, l’explosion à l’attaque arrivait à point.L’ailier gauche des Nordiques a connu sa part de problèmes au cours des dernières semaines et, tout en affirmant qu’ü ignorait ce qu’il avait fait de différent face aux Whalers, il a admis qu’U « finissait mieux ses jeux ».« Je ne fais rien de spécial, a-t-il expliqué.Il faut tout simplement croire que la rondelle commence à rouler davantage pour moi».4-3 face aux Braves Les Expos triomphent en 9e Une excellente acquisition pour la troupe de Bergeron BERNARD CYR WEST PALM BEACH, Floride (PC) — Les Expos de Montréal ont de nouveau triomphé en neuvième manche, samedi, à West Palm Beach, cette fois par la marque de 4-3 contre les Braves d’Atlanta dans un match de la Ligue des pamplemousses.Le releveur Terry Forster a servi des buts sur balles consécutifs à Andres Galarraga et René Gonzalez, au moment où les buts étaient tous occupés en neuvième manche, pour donner la victoire aux Expos.Les lanceurs des deux équipes se sont distingués, Dan Schatzeder et David Palmer étant les meilleurs pour leur équipe respective.Schatzeder n’a accordé qu’un coup sûr en trois manches de travail, tandis que Palmer a limité ses anciens coéquipiers à un coup sûr en deux manches et retiré quatre d’entre eux sur des prises.Comme à tous les printemps qu’il a passés avec les Expos, Schatzeder est en lice pour une place dans la rotation des partants des Expos.Mais le gérant Buck Rodgers a précisé qu’il n’avait rien de mieux à lui offrir qu'un poste de cinquième partant.« Le mieux que je puisse offrir à Schatzeder pour l’instant est un poste de cinquième partant, qui sera en fait un poste de partant occasionnel, puisque j’entends faire appel à deux lanceurs pour jouer ce rôle.Et je l’ai dit à Schatzeder », a déclaré Rodgers après la rencontre.« Je suis sûr qu’il préférerait être en compétition pour le poste de troisième ou quatrième partant, Dan Schatzeder mais je crois que nous ne lui rendrions pas service en le faisant lancer à tous les cinq jours».« Sa fiche montre qu’il n’a jamais commencé 35 matches dans une saison.Il faut plutôt penser qu’il pourrait nous donner 10,15 et 20 départs», a ajouté le gérant.Il a aussi indiqué que Schatzeder avait eu du succès hier avec la balle fronde (split fingers fastball), un tir qu’il a commencé à utiliser à la fin de la dernière saison.« Il n’avait pratiquement que deux lancers auparavant, une balle rapide et une courbe papillon.Cette balle fronde devrait l’aider », a souligné Rodgers.L’équipe montréalaise tirait de l’arrière 3-2 lorsqu’elle s’est présentée au bâton, en neuvième reprise.Les deux équipes ont réussi huit coups sûrs.Dann Bilardello a été le seul joueur à en obtenir plus d’un, réussissant deux simples, et il a produit le deuxième point des Expos.QUEBEC (PC) ~ Maurice Filion aurait-il fait une autre transaction-miracle?A la lumière du jeu de Risto Siltanen, à son premier match à Hartford, et à en croire les premières réactions, il semble bien que oui.Même Serge Savard a admis qu’il a déjà tenté d’obtenir ses services et qu’il aurait préféré voir le défenseur finlandais rester avec les Whalers.Jean Perron et les joueurs du Canadien interrogés donnent aussi l’avantage aux Nordiques dans la transaction qui leur a permis de mettre la main sur Siltanen en retour de l’ailier John Anderson.Peter Stastny, qui n’a pas l’habitude de parler à travers son chapeau, a comparé la qualité de ses passes et sorties de zone à celles d'un Paul Coffey ou d’un Raymond Bourque.« J’ai joué contre lui en Europe, a-t-il rappelé, et déjà, il était très bon».Contre son ancienne équipe samedi, à Hartford, Siltanen a dirigé plusieurs passes savantes et a animé le jeu de puissance comme s’il avait toujours joue avec les Nordiques.« Notre jeu de puissance vient encore de s'améliorer de beaucoup», a lancé Jean-François Sauvé, pourtant menacé de perdre son poste.L’entraîneur Michel Bergeron, de son côté, se réjouit de compter sur quatre défenseurs capables d’évoluer à la pointe en Siltanen, Robert Picard, David Shaw, moins connu, mais doté d'un excellent lancer frappé projeté très bas, et le junior Jeff Brown, que l’on devrait revoir en fin de saison ou dans les séries éliminatoires.« Je pourrai maintenant utiliser deux défenseurs à la pointe », a-t-il noté, conscient des faiblesses défensives d’un jeu de puissance qui a accordé un sommet de 21 buts à l’adversaire.C’est justement John Anderson, qui était souvent l’attaquant à la pointe.Déçu de son emploi du temps à Hartford et excité à la pensée de participer aux séries éliminatoires, Siltanen s’amène à Québec très heureux de son sort.Européen aux allures de joyeux luron, bon vivant, ne détestant pas le houblon, il devrait s’adapter aisément à la ville.Son épouse a aussi bien accepté la transaction.Enceinte, il était de toute façon prévu qu’elle entrait en Finlande bientôt.« Avec les Whalers, a commenté Siltanen, on m'empêchait de jouer mon jeu et on ne m’employait pas lors des cinq premières et cinq dernières minutes de jeu ou lorsque le match était serré.L’instructeur des Nordiques m’a déjà dit que j’allais pouvoir jouer selon mon style et me porter en attaque ».A sa place sur l’avion, il y avait.John Anderson.« Ne vous trompez pas, a lancé Bergeron, nous avons dû laisser partir un excellent allier ».Mais c’est de notoriété publique qu’il n’affichait pas toujours l’intensité souhaitée.Il ne jouait d’ailleurs presque plus que sur les unités spéciales.Venu de Toronto, il était passé aux Nordiques en retour de Brad MaxwelL C’est dire qu’au bout de la ligne, Filion a obtenu Siltanen pour Maxwell, lequel était arrivé du Minnesota avec Brent Ashton, en retour de Tony McKegney et Bo Berglund.U a été une inspiration pour ses coéquipiers qui se sont superbement relevés de revers de 6-3 et 7-4 encaissés aux mains des Islanders de New York et des Blues de St.Louis.Jean Perron ne croit pas que l’ailier gauche Ryan Walter soit en mesure de jouer ce soir au Forum contre les Whalers de Hartford.Il a pris le chemin de l’hôpital avec une en- torse au dos à l’issue de la deuxième Shiode.« Il était mal en point », a dit erron avec un air de tristesse.Nilan, fier de ses performances — deux buts étourdissants — ne portait pas dans son coeur l’entraîneur Butch Goring des Bruins.« C’est un jaune qui n’a pas de classe, de lan-cerses gros bras contre nos plus petits joueurs».Le gardien des Bruins, Doug Keans, réussit l’arrêt devant le jeune Stéphane Richer.Cenbraide Grâce à vos dons à Centraide, des malades redécouvrent l’amitié.Beaucoup trop de malades atteints de cancer ou d'une autre maladie sont condamnés à la solitude et au désespoir.Grâce à vos dons à Centraide, des centaines de bénévoles peuvent prendre le temps de s’occuper de ces grands malades et leur apporter un peu d'attention, de compagnie et beaucoup d'amitié.C’est au nom de ces grands malades que nous voulons vous dire: un gros merci! Montréal C'est en aidant qu'on s'entraide I 4 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, lundi 10 mars 1986 P 15 L'aide militaire aux contras Un compromis se dessine entre la Maison-Blanche et le Congrès WASHINGTON (AFP, Reuter) - La Maison-Blanche envisage un compromis avec le Congrès pour éviter une défaite sur la question d’une aide militaire de $70 millions US aux contras antisan-dinistes, indiquait-on hier dans les milieux politiques.Tout en continuant à affirmer de façon virulente sa volonté d’aider les antisandinistes, la Maison-Blanche serait disposée à négocier un compromis prévoyant que l’octroi de cette aide serait repoussée de plusieurs mois pour donner une chance au processus de négociation, précise-t-on dans ces mêmes milieux.Le secrétaire d’État adjoint pour les Affaires interaméricaines, M.Eliott Abrams, n’a pas totalement écarté cette idée de compromis hier, tout en réaffirmant le désir du gouvernement Reagan d’arrêter la pénétration soviétique sur le continent américain.« Nous examinerons tout ce qui pourrait être proposé par ceux qui ne souhaitent pas abandonner la résistance démocratique au Nicaragua », a déclaré M.Abrams, partisan résolu de l’aide aux contras, à la chaîne de télévision NBC.Selon le New York Times, les $100 millions que la Maison-Blanche veut octroyer aux contras (dont $70 millions en assistance militaire) pourraient être mis sur un compte bancaire bloqué pendant six mois, l’argent étant libéré au bout de cette période si Managua refusait de négocier avec les rebelles.Le président Reagan a désigné vendredi M.Philip Habib comme émissaire spécial pour l’Amérique centrale en affirmant que sa mission était de trouver une solution négociée au Nicaragua.M.Habib devrait rencontrer cette semaine le président salvadorien, M.José Napoleon Duarte, qui a manifesté sa volonté de reprendre le dialogue avec l’opposition armée dans son pays si Managua discutait avec les contras, ce que le gouvernement sandiniste se refuse de faire.M.Abrams a déclaré hier que Washington ne voulait pas renverser le gouvernement en place à Managua mais souhaitait une solution démocra- Abrams einDerger tique dans ce pays.Selon lui, une aide aux contras aura pour résultat de forcer les sandinistes à négocier.Un compromis avec le Congrès permettrait à la Maison-Blanche d’éviter une défaite qui paraît actuellement inévitable, notamment à la Chambre des représentants dominée par l’opposition démocrate et dont le premier vote est prévu pour le 19 mars, notent les observateurs.« Nous ne savons pas si nous avons les voix nécessaires », a reconnu hier M.Abrams.« Ce projet d’aide est très mal parti », a souligné pour sa part le sénateur démocrate Christopher Dodd (Connecticut).Selon M.Dodd, le gouvernement Reagan est totalement isolé en Amérique latine et à travers le monde dans sa volonté de privilégier les pressions militaires par rapport aux négociations dans le cas du Nicaragua.Le secrétaire à la Défense, M.Caspar Weinberger, a déclaré pour sa part hier à la chaîne de télévision ABC qu’aider les contras maintenant permettrait d’éviter par la suite l’envoi de troupes américaines en Amérique centrale, un argument également développé samedi par M.Reagan.Le débat entre partisans et adversaires de l’aide aux contras fait rage au moment où les antisandinistes ont presque complètement abandonné la ba- taille et ne menacent plus guère le gouvernement nicaraguayen.On relève dans les milieux diplomatiques occidentaux et de source gouvernementale hondurienne à Tegucigalpa que quelque 10,000 combattants de la Force démocratique nicaraguayenne (FDN) ont quitté le Nicaragua et pénétré au Honduras en raison d’un manque d’encadrement politique et militaire au cours des derniers mois.On ajoute que cet afflux préoccupe le gouvernement hondurien, déjà inquiet de la présence du FDN sur son territoire, ainsi que l’administration Reagan.Les antisandinistes connaissent des problèmes de transport et d’approvisionnement.Mais leur principale difficulté est l’absence d’une philosophie politique qui pourrait les motiver et leur attirer un large soutien de la paysannerie, dit-on de source hondurienne autorisée.Leur inactivité soulève la question de savoir si les contras peuvent constituer une menace sérieuse pour le régime sandiniste sans l’aide de conseillers américains, estiment des responsables honduriens.Par ailleurs, à Managua, le ministère de l’Intérieur a annoncé samedi dans un communiqué l’arrestation de deux agents présumés de la CIA qui s’étaient infiltrés au sein des employés militaires du ministère.Selon le communiqué, les deux personnes interpellées sont José Eduardo Trejos et Reynaldo Aguado, sous-lieutenants au ministère de l’Intérieur.Du « matériel d’espionnage perfectionné » a été découvert au domicile des deux hommes, précise le communiqué.Enfin, l’agence TASS a accusé hier le président Reagan d’avoir poursuivi sa « campagne hystérique antinicaraguayenne » en demandant au Congrès américain de voter une aide de $100 millions aux contras.Dénonçant ses « élucubrations calomnieuses », l’agence reproche au président de « s’en être pris grossièrement au gouvernement sandiniste ».ÉTATS-UNIS Un nouveau groupe d’action clandestine dans le tiers monde WASHINGTON (AFP) - La Maison-Blanche a mis en place ces derniers mois un groupe intergouvememental secret qui supervise et coordonne un accroissement des opérations clandestines et paramilitaires dans les pays prosoviétiques du tiers monde, indiquait hier le Washington Post.Ce groupe, surnommé « Comité 208 » (le numéro de la salle où il se réunit régulièrement dans l’annexe de la Maison-Blanche), applique de façon de plus en plus active la « doctrine Reagan » d’aide aux « combattants de la liberté » dans les pays soutenus par Moscou, ajoute le quotidien.Il réunit des responsables de la Maison-Blanche, du département d’État, du Pentagone et de la CIA dont le directeur, M.William Casey, est un fervent partisan de cette politique et de l’action clandestine, précise le Post en rappelant la récente démission du « numéro deux » de la CIA, M.John McMahon, qui aurait été en désaccord sur ce point.Selon le quotidien de la capitale, M.Casey est devenu le « directeur de la CIA le plus influent dans la formulation de la politique étrangère américaine depuis Allen Dulles dans les années 50 ».La CIA, précise le journal, dispose d’un budget annuel pour les actions clandestines « largement supérieur à $500 millions US».L’agence américaine de renseignement donne notamment aux insurgés afghans une aide de près de $500 millions par an, fournit une assistance non militaire de $5 à $12 millions aux mouvements anticommunistes cambodgiens, s’apprête à fournir $15 millions aux insurgés angolais et a demandé $70 millions pour les contras antisandinistes, selon le Washington Post.Le quotidien ajoute que l’activisme de plus en plus marqué de la CIA ne se manifeste pas seulement au niveau militaire mais aussi dans des actions de déstabilisation, notamment contre le leader libyen Mouammar Kadhafi, et dans un soutien aux mouvements d’opposition en Éthiopie, au Surinam et dans l’ile Maurice.Au Tchad, la CIA a « contribué à l’accession au pouvoir d’Hissène Habré».Au Libéria, elle «a fourni une assistance en matière de sécurité au président Samuel Doe», écrit le Post.Le quotidien estime que les « guerres de brousse » soutenues par la CIA — et dénommées « conflits de faible intensité » en jargon militaire — dominent l’agenda de politique étrangère du second mandat du président Reagan et pourraient constituer le principal champ de bataille de la confrontation Est-Ouest au cours des prochaines années.Il note toutefois que cette politique est loin de faire l’unanimité aux États-Unis, comme en témoigne le débat actuel sur l’aide aux contras antisandinistes.L’ANC minimise l’importance de la levée de l’état de siège ¦ « Notre seule réponse est la lutte politique et militaire », déclare le Congrès national africain (AFP, Reuter, AP) — « Notre seule réponse est la lutte politique et militaire », a déclaré, hier à Paris, M.Oliver Tambo, président de l’ANC (Congrès national africain), principal mouvement clandestin antiapartheid sud-africain, après l’annonce par Pretoria de la levée de l’état d’urgence et de la libération de plus de 300 détenus politiques.Dans une interview à l’Agence France-Presse, M.Tambo, en transit dans la capitale française, venant de Maputo (Mozambique) et allant à Lagos (Nigeria), a annoncé que l’ANC allait intensifier ses attaques « contre des objectifs militaires et économiques ».« Nous n’attaquons pas les civils mais dans tout conflit ils sont pris entre deux feux », a-t-il dit.Commentant les dernières mesures prises par Pretoria, M.Tambo a estimé que le gouvernement sud-africain cherchait avant tout à améliorer son image de marque pour éviter les sanctions supplémentaires, sans pour autant changer véritablement de politique.« Quand l'état d’urgence a été officiellement proclamé, il existait déjà dans les faits, car l’armée et la police étaient déjà là.La police cons- titue toujours une force provocatrice de répression, investie de pouvoirs encore plus grands », a-t-il déclaré.Il a aussi mis l’accent sur le fait que des prisonniers politiques dont le chef de l’ANC, M.Nelson Mandela, restaient en prison, malgré les appels de la communauté internationale en faveur de leur libération.Le président de l’ANC a aussi critiqué la proposition faite par le gouvernement sud-africain de commencer à partir du 1er août prochain la mise en application du plan de l’ONU devant permettre à la Namibie d’accéder à l’indépendance.« Il essaye de faire croire au monde des affaires qu’il y a des progrès, pour que les investissements nécessaires reviennent en Afrique du Sud », a poursuivi le leader de l’ANC ui a déclaré que son mouvement tait toujours prêt à engager de véritables dicussions pour le transfert du pouvoir de la minorité blanche à la majorité noire.« La libération des prisonniers politiques y compris celle de Nelson Mandela fait partie du processus pouvant mener à l’ouverture de négociations», a-t-il indiqué.« Nous sommes convaincus que l’adoption de sanctions par la com- munauté internationale reste le moyen de pression le plus efficace pour obtenir des changements », a encore déclaré M.Tambo.En Afrique du Sud, d’autre part, uatre Noirs, dont deux femmes, ont té tués dans la nuit de samedi à hier dans une flambée de violences.Les forces de Tordre, armées de fusils et de grenades lacrymogènes, sont intervenues contre des émeu-tiers dans trois des quatre provinces du pays, a annoncé la pouce.Par ailleurs, une femme blanche, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêtée en rapport avec trois attentats à la bombe, dont un attentat au commissariat de Johannesburg, a-t-on appris hier de source policière.La déflagration d’une des bombes, mardi, au commissariat de Johannesburg, avait blessé légèrement deux policiers et deux civils.Enfin, à Maputo, l’ANC a ann-noncé que le secrétaire général du Parti communiste sud-africain, M.Moses Mabhida, était mort samedi à Maputo d’une crise cardiaque.Il était âgé de 63 ans.• M.Mabhida était en outre membre du comité exécutif de l’ANC et vice-président du Congrès des syndicats sud-africains (SACTU).Scandant des slogans anti-apartheid, des milliers de personnes ont participé samedi aux obsèques d'une vic- time noire des forces de Tordre LE MONDE EN BREF ¦ La participation des Ouest-Allemands à HDS remise en question BONN (AFP) — La participation de firmes ouest-allemandes aux recherches de l’Initiative américaine de défense stratégique (IDS) pourrait être remise en question en raison de désaccords majeurs entre Bonn et Washington, écrit l’hebdomadaire ouest-allemand Der Spiegel.Selon l’hebdomadaire hambourgeois, les négociateurs ouest-allemands revenus de Washington sont parvenus à la conclusion que les « exigences des Américains sont incompatibles, sur les points essentiels, avec la position définie » par le gouvernement du chancelier Helmut Kohl eh décembre dernier.Les Etats-Unis ne seraient pas prêts à accepter un engagement ouest-allemand strictement technologique dans les recherches pour la « guerre des étoiles ».Ils réclameraient aussi que la RFA débloque des fonds publics pour le projet, ce que Bonn avait exclu.Washington exigerait en outre de Bonn une « caution politique » à son projet.Or le gouvernement Kohl y est opposé, estimant qu’il pourrait gravement hypothéquer ses relations avec Moscou.Enfin, les autorités américaines ne seraient pas prêtes à assurer aux firmes ouest-allemandes de profiter du transfert technologique des recherches effectuées dans le cadre de 1TDS.¦ Représailles antiterroristes NEW YORK (AFP) — Contrairement aux Américains, les Français, les Allemands de l’Ouest et les Britanniques estiment que des actions militaires de représailles contre les terroristes, menées notamment par les États-Unis, ne feraient qu'aggraver les choses, selon un sondage effectué en février et publié hier par le New York Times.Seuls 36 % des Britanniques, 31 % des Français et 27 % des Allemands sont en faveur d’actions militaires de représailles.En revanche, la proportion est de 56 % pour les Américains, révèle cette enquête effectuée pour le New York Times par un organisme britannique de sondages.Les personnes interrogées dans les trois pays d’Europe jugent toutefois insuffisants les efforts déployés par leurs gouvernements contre le terrorisme.Ils soutiennent en outre les sanctions économiques décrétées par Washington contre Tripoli et auxquelles Paris, Bonn et Londres ont refusé de s’associer.¦ L’investiture de Mario Soares LISBONNE (AFP) — M.Mario Soares, en faisant le serment de défendre la constitution portugaise, est devenu hier le premier président civil élu au suffrage universel de la République portugaise.La cérémonie d'investiture du nouveau chef de TËtat portugais, qui a été élu le 16 février dernier en battant au second tour le candidat de la droite, M.Freitas do Amaral, s’est déroulée au Parlement, siège de l’Assemblée de la République.Cinq chefs d’État, sept chefs de gouvernement, ainsi qu’une cinquantaine depersonnalités politiques y assistaient, dont le président français, M.François Mitterrand, le vice-président américain, M.George Bush, les premiers ministres italien et espagnol, MM.Bettino Craxi et Felipe Gonzalez.ÉQUATEUR Le général dissident poursuit sa rébellion QUITO (AFP) — La dissidence du général Frank Vargas Pazos, commandant en chef de l’aviation équatorienne, continuait hier pour la troisième journée consécutive, alors que la quasi-totalité de ses généraux se sont ralliés samedi soir au général Jorge Andrade, successeur du général Vargas après sa destitution par le président de la République.Le général rebelle demeure enfermé dans la base aérienne de Manta, à 400 km à l’ouest de Quito, sur la côte du Pacifique.Il demande un dialogue direct pour régler le conflit qui l’a opposé vendredi au ministre de la Défense et au général commandant l’armée de terre qu’il a accusé de détournement des fonds de l’armée.Un développement nouveau s'est produit samedi soir, après qu’une cinquantaine d’officiers soient sortis de la base de Manta pour se rallier au nouveau commandant en chef.Vers 22h30 (heure locale), le général Andrade paraissait à la télévision depuis Guayaquil, entouré de tous les généraux d’aviation, moins le général Vargas et un autre officier absent du pays.Ces officiers ont affirmé qu’ils avaient dans un premier temps suivi le général Vargas dans l’intérêt de l’institution militaire, mais qu’ils avaient décidé de se rallier au nouveau chef de l’aviation devant la tournure personnelle et politique que prenait l’affaire.Une tentative de dialogue a eu lieu samedi après-midi pour faire sortir le général Vargas de la base aérienne.Mme Febres Cordero, l’épouse du chef de l’État, qui est la marraine d’un fils du général, a vainement tenté de le convaincre d’entamer le dialogue à la préfecture de Guayaquil.Le général dissident aurait refusé, affirmant qu’il ne négociera que dans une base aérienne.Pour les observateurs, les raisons politiques auxquelles ont fait allusion les généraux aviateurs pour « lâcher » leur chef seraient liées à une équa- Vargas Pazos H tion souvent faite entre le rebelle et son frère René, général aussi, qui Tannée dernière a pris sa retraite et s’est rallié à la Gauche démocratique, principal parti d’opposition au régime du président Leon Febres Cordero.Cette tournure s’est manifestée aussi par le fait que les parlementaires de l’opposition se sont mis en session permanente dans l’enceinte de la Chambre, appelant à la sérénité et à la sauvegarde des institutions démocratiques.À la suite dê l’altercation de vendredi entre lç général Vargas et son ministre de tutelle, le gé.néral Luis Pineiros, qui avait été suivie d’une fusillade dans l’enceinte du ministère, le président avait destitué le chef de l’aviation et l’avait accusé de «subversion».Bien que la situation demeure bloquée, le général Vargas, après le ralliement de ses généraux au nouveau commandant en chef, paraît isolé.Il a affirmé qu’il se rangerait dans la légalité et reconnaîtrait sa destitution si étaient également destitués le ministre et le commandant de l’armée de terre, le général Manuel Albuja.COLOMBIE Ambiance de fête et mesures de sécurité marquent les législatives BOGOTA (AFP) — Les élections législatives colombiennes se sont déroulées hier dans une ambiance de kermesse, mais aussi au milieu de mesures de sécurité exceptionnelles en raison des menaces proférées par la guérilla et de la fraude électorale endémique dans ce pays de 28 millions d’habitants.Libéraux et conservateurs se disputent une fois de plus 7,900 sièges de députés, sénateurs et édiles municipaux et régionaux.Cette année, pour la deuxième fois, se manifeste la dissidence du Nouveau libéralisme de M.Luis Carlos Galan, dont le score peut être décisif pour le scrutin présidentiel du 25 mai qui désignera un successeur au président colombien, le conservateur Belisario Betancur.Suivant une tradition bien établie, le scrutin s’est déroulé dans la rue, sans isoloirs, les électeurs arrivant avec un paquet de bulletins de vote distribues a distance respectueuse des tables de vote.Une fois leur devoir accompli, les ens repartent, la phalange ae Tin-ex de la main droite teintée d’encre rouge indélébile, preuve qu'ils ont voté et garantie qu'ils ne pourront le faire qu'une fois.Des milliers de tee-shirts, frappés aux emblèmes des candidats ont été distribués aux jeunes gens qui pour le compte de chaque parti font bruyamment le racdlage des électeurs à l’entrée des points de vote, distribuant les bulletins de couleur rouge pour les libéraux, bleue pour les conservateurs, et jaune pour l'Union patriotique communiste, parti dans lequel figurent des candidats représentant la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes, communiste orthodoxe), ralliée à la politique de paix du président Betancur.Ce scrutin, marqué traditionnellement par une forte abstention, est un test pour M.Galan face aux deux favoris — Alvaro Gomez (conservateur) et Virgilio Barco flibéral officiel).Du score qu’il réalisera dépendra sans doute l'élection en mai de l’un ou de l’autre de ses adversaires.C’est un test aussi de la volonté réelle des Colombiens de participer à l’avenir démocratique d’un pays frappé par la crise économique et la guérilla du M-19 (Mouvement du 19-Avril) — qui, contrairement aux FARC, poursuit la lutte armée —, mais dont la mécanique politique est paralysée par l’emprise des deux grands partis qui se partagent le pouvoir depuis plus de 30 ans.Le gouvernement a fait un effort exceptionnel cette année pour garantir la légalité du scrutin et appeler les électeurs a remplir leur devoir civique.Une campagne dont la télévi-i sion d’État s’est fait l’écho, samedi soir, à saturation, tous les ministres du gouvernement venant l’un après l’autre appeler à voter.Les élections municipales et provinciales dites de « mi-parcours » du 11 mars 1983 avaient été marquées par un taux record d’abstention (65%) et la victoire du Parti libéral avec 56% des suffrages, contre 40% à son rival conservateur.1 * 16 ¦ Le Devoir, lundi 10 mars 1986 K” wliilii II Air Canada vous présente la classe Affaires La nouvelle conception du service en Amérique du Nord.Une classe supérieure conçue par des voyageurs d’affaires.Avec plus d’espace, plus de confort, plus de vols et un service exceptionnel.Plus d’espace Air Canada est la première ligne à avoir réaménagé une flotte de gros-porteurs 767 pour répondre aux besoins spécifiques des voyageurs d’affaires « ' 7 , , i '«iiMiuuuui nord-americains.Et surtout la première à lancer la classe Affaires, un service exceptionnel qui saura combler les voyageurs les plus exigeants.Pour quelques dollars de plus que le plein tarif classe 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