Le devoir, 25 mars 1986, mardi 25 mars 1986
Vol.LXXVII — No 70 ?Nuageux, possibilité de neige.Max.zéro (détail page 16) Montréal, mardi 25 mars 1986 Tassé Comment investir si vous payez trop d’impôts Tasse » Associés.Limitée 879-2100 exteneur de Montréal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspesie.Toronto, Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS NATHALIE PETROWSKI Sacré Léo ! Il nous fait le coup à chaque fois.Le coup de la révolte, du patriarche rebelle, du charme, des larmes.Toutes les ruses lui sont permises pour donner un bon show.Le show, cette fois, se passait derrière une barricade de micros entortillés comme des barbelés sur la table de conférence du Quatre-Saisons.Blue jeans sous le gilet de laine, chemise rouge vif, tignasse blanche, visage creusé par les ravins des rides, regard allumé, le patriarche de la chanson française vieillit à l’envers et verdit à chaque nouveau printemps.Soixante-dix ans bien sonnés le 24 août prochain.Il revient au Québec, « ce pays neuf peuplé de gens qui sourient de l’intérieur », après 12 ans d’absence, accompagné par l’Orchestre métropolitain.Pourquoi maintenant et pas avant ?Parce qu’un océan sépare la France Voir page 8: Ferré Photo Jacquot Grenier « .L'anarchie, c’est l’amour.» Léo Ferré : le retour du patriarche AU SOMMAIRE LABORIT ET L’ÉDUCATION Au-delà de « la transmission des connaissances souvent spécialisées », les professeurs québécois auraient avantage « à se familiariser avec la biologie des comportements humains et la structure des rapports sociaux qui perpétue la domination, » afin de communiquer ce savoir à leurs élèves.Page 3 ECONOMIE (MASCO OFFRE $ 2 MILLIARDS POUR GENSTAR La société Imasco Limitée de Montréal a annoncé hier qu elle entreprend au Canada et aux États-Unis une offre publique d’achat de toutes les actions ordinaires en circulation de Genstar Corporation de Vancouver.Page 9 Les É.-U.attaquent une base libyenne ¦ TRIPOLI AFFIRME AVOIR ABATTU TROIS AVIONS MILITAIRES AMÉRICAINS ET PROMET QUE SYRTE SERA LE CIMETIÈRE DES TROUPES DE REAGAN TUNIS (AFP, Reuter) — Les États-Unis ont aggravé hier l’épreuve de force avec la Libye, considérée par Washington comme l’ennemi numéro un pour son rôle présumé dans le terrorisme international, en imposant par la force la présence de leur 6ème flotte dans le golfe de Syrte.Un navire libyen a été détruit, sans qu’aucun survivant n’ait été repéré, et une base de missiles SAM-5 a été bombardée en territoire libyen après que six missiles eurent été tirés contre les forces américaines en manoeuvre dans le golfe de Syrte, a annoncé la Maison-Blanche.Un deuxième navire libyen a également été attaqué.Le porte-parole de la présidence, M.Larry Spea-kes, a souligné que les tirs de missiles libyens con-situaient « une attaque ne répondant à aucune pro- vocation et dépassant les limites d’une conduite internationale normale».« Les forces des États-Unis n’avaient pas d’autre objectif que de souligner l’argument légal selon lequel, au-delà de la limite des 12 milles reconnue de façon internationale, le golfe de Syrte n’appartient à personne et que tous les pays sont libres de traverser les eaux et les espaces aériens internationaux», a souligné M.Speakes.La Libye n’a pas tardé à riposter en annonçant que l’aviation libyenne avait a son tour « repoussé une attaque américaine » et abattu trois avions de l’US navy, selon Radio Tripoli hier soir, capté depuis Tunis.La Maison-Blanche a dit pour sa part qu’aucun appareil américain n'avait été touché.Dans de brefs bulletins d’informations entrecou- pés par des chants guerriers et des slogans de victoire, Radio Tripoli, la radio officielle libyenne, a affirmé que deux avions américains avaient été abattus dans l’après-midi.Un troisième avion américain a été abattu dans la soirée, selon cette radio, qui ne précise pas si la Libye a fait ou non usage de missiles.Les trois appareils américains se sont abimés en mer, selon Radio Tripoli qui affirme qu’ils ont été abattus par « l’aviation libyenne ».Les forces aériennes libyennes ont « repoussé une attaque américaine à l’intérieur des eaux arabes libyennes », a ajouté Radio Tripoli.« La flotte américaine a bombardé à 13h 20 libyenne (12h20 gmt) la banlieue de la ville de Voir page 8: USA-LIbye Mouammar Kadhafi %.V PHILIPPINES: LES LENDEMAINS DE LA RÉVOLUTION Les rebelles de la Nouvelle armée du peuple ( NAP ) n’ont pas déposé les armes devant la fuite du dictateur Ferdinand Marcos.« Les soldats fascistes » disent-ils, sont encore là.II.Pas de trêve sans réforme agraire.CAROLE BEAULIEU MANILLE — « La Nouvelle armée du peuple est une armée de paysans, explique José Maria Sison.Elle ne déposera pas les armes tant qu’une véritable réforme agraire n’aura pas été amorcée.» Hier encore ennemi public numéro un, M.José Maria Sison est aujourd’hui la vedette des lignes ouvertes télévisées et des forums universitaires.Présumé fondateur du Parti communiste philippin, interdit, l’ex-professeur de science politique a été relâché quelques jours après l’arrivée au pouvoir de Mme Corazon Aquino.Le récit des tortures qui lui ont été infligées et le détail de ses analyses politiques font aujourd’hui le succès des lignes ouvertes et des émissions d’affaires publiques commanditées par des intérêts aussi capitalistes que 7-Up, Colgate ou la bière San Miguel.L’ironie de la situation n’échappe pas à José Maria Sison dont le sens de l’humour a été trempé par six ans de détention en isolement.« Pourquoi j’ai fondé le Parti communiste ?Qui a dit que j’étais communiste?» répond-t-il goguenard à une auditrice curieuse.« Il est toujours interdit à ce que je sache d’être communiste dans ce pays.» La Nouvelle armée du peuple ( NAP ), qui ali- Volr page 5: Philippines INVESTISSEMENT DE $ 2 MILLIARDS À OSHAWA Vieillotte, l’usine GM de Boisbriand est menacée de mort dès l’été 1987 PIERRE THÉROUX collaboration spéciale Au moment même où la compagnie General Motors du Canada annonce un investissement de $ 2 milliards afin de permettre l’agrandissement de son usine d’Oshawa en Ontario, alors que celle de Boisbriand est de plus en plus menacée de fermer ses portes à l’été 1987, le directeur canadien des Travailleurs unis de l’automobile, M.Robert White, se dit prêt à défendre avec vigueur les intérêts des travailleurs québécois.« Je représente tous les travailleurs unis de l’automobile et, en tant que leader national, il est bien évident que je me réjouis de l’investissement qui permettra à l’usine d’Oshawa de se doter d’une nouvelle technologie.Mais cela ne signifie aucunement que je vais arrêter de me battre pour l’usine de Boisbriand qui doit également obtenir sa part d’investissements », avait déclaré dimanche celui qui fut le maître-d’oeu-vre de l’autonomie du chapitre canadien des TUA.Selon la Presse Canadienne, GM du Canada créera un complexe de fabrication d’automobiles baptisé Auloplex GM, l’un des plus modernes au monde.L’investissement permettra au fabricant d’automobiles de lancer une nouvelle gamme de voi- lures, les GM-10.L'annonce en a été faite hier en présence du premier ministre Brian Mulroney, du chef néo-démocrate Ed Broadbent et du président des TUA.Devant différents dirigeants syndicaux et l’inquiétude des quelque 1,000 travailleurs qui s’étaient réunis à Laval dimanche soir afin de faire le point et de parler de l’avenir de l'usine de Boisbriand, M.White, bien qu’il n'ait fait aucune promesse, avait laissé poindre une lueur d’espoir et tenu a rassurer la foule présente.« Les dirigeants de GM n’ont pas encore annoncé qu’ils fermeront leur usine d’assemblage québécoise en 1987.Ils ont simplement affirmé que, pour le moment, aucun plan de production ou investissement n’étaient prévus.Mais les mêmes propos sont tenus aux États-Unis.General Motors a réalisé d’importants profits au Québec et elle a une obligation de réinvestir cet argent ici.L’enjeu est important pour le Québec et je peux vous assurer que nous allons travailler de concert avec le syndicat de l’usine, la FTQ, de même qu’avec les dirigeants de la compagnie afin de garantir qu’une nouvelle technologie soit également implantée au Québec.» Tout en soulignant que la situation Voir page 8: GM L’EX-MINISTRE LIBÉRAL PUBLIE UN LIVRE SUR LES ANNÉES TRUDEAU LAVALIN ACQUIERT L’USINE DE PHÉNOL La firme d'ingénieurs-conseil Lavalin a finalement réalisé l'acquisition, au coût de $ 1, de l’usine de phénol attenante à l’ancienne raffinerie de Gulf dans l’est de Montréal.Il s'agit pour la société montréalaise d'une première étape dans la formation d’un petit centre pétrochimique.Page 9 V8encW«* CEUX QUI polluent sciemment le silence par leur bruit prennent les oreilles des autres pour des bouches d'égout.On trouve avantage à se parler à soi-même : l’avantage d’être écouté.Curiosité de l’écriture à la machine.— Si je déplace mes doigts d'une seule touche, vers la gauche, avec « est » j'obtiens « war ».— ALBERT BRIE La critique de Johnston menace l’unité du PLC PIERRE O’NEILL « Up the Hill », l’ouvrage que vient de publier l’ex-ministre liberal fédéral, M.Donald Johnston, constitue une cinglante critique à l’endroit de l’ancien premier ministre Trudeau, un objet de controverse qui risque d’irriter des libéraux de l’époque et de menacer à nouveau l’unité du parti.Dans ces mémoires politiques, Donald Johnson, présente Pierre Trudeau comme un leader incomparablement fort, un chef politique unique en son genre, mais tout autant arrogant.Du gouvernement de l’époque, dont il a dirigé quatre ministères, l’auteur écrit que ce régime était miné par la corruption du pouvoir et complètement coupé de la population et de la réalité.Au nombre des nombreuses accusations que Donald Johnson formule contre son ancien chef, la plus grave soutient que l’ancien premier ministre n’a consulté que quelques ministres de son cabinet, en 1981, avant de prendre la décision d’acquérir les actifs de la société Pé-tro-Canada, au coût de *1.7 milliard.« De ne pas m’avoir consulté, c’est une chose, mais de ne pas avoir consulté le ministre des Finances c’était assez incroyable ».A l’époque, Donald Johnston était président du Conseil du Trésor, donc particulièrement chargé de surveiller les dépenses du gouvernement.Il se trouvait en mission à Edmunton, lorsqu’il a appris la décision du gouvernement de nationaliser Pétro-Canada.Selon lui, la décision a été prise par M.Trudeau et ses proches conseillers, avant une convocation rapide du cabinet, et du comité des priorités.A son avis, une poignée de ministres seulement, ont été impliqués directement dans cette action d’extrême gravité pour l’ensemble du pays.Les mémoires politiques de l’ancien ministre n’ont pas eu l’air de scandalisé l’actuel chef du Parti libéral, bien au contraire.M.Turner a même poussé la bien-vaillance jusqu’à se rendre au lancement de « Up the Hill », hier soir à l’hotel Ritz Carlton de Montréal.Aux journalistes qui souhaitaient recueillir ses premières impressions, M.Turner a expliqué qu’il n’avait pas eu le temps de lire l’ouvrage, non plus que les journaux qui en traitaient le matin même, en page frontispice.Devant l’insistance de la presse, n'a eu qu’une seulement réaction significative concernant les affirmations de Donald Johnston sur la chûte du gouvernement Trudeau : « Regardons les choses en face; le gou- vernement, dans une certaine mesure, s’est défait lui-même ».Ce n’est pas tellement que M.Turner ait accepté l’invitation de Donald Johnston à ce lancement qui est étonnante ; il n’a jamais été considéré comme un très rand admirateur de Pierre Trudeau, et epuis son élection à la direction du parti, les rapports entre les deux hommes sont demeurés plutôt tièdes.C’est davantage la présence de nombreux autres anciens ministres, qui a surpris les observateurs.Considérés comme d’indéfectibles amis et loyaux supporteurs de l’ancien chef, les ministres Marc Lalonde, Jean Chrétien et Monique Bégin étaient de la réception, ainsi que Serge Joyal, Louis Duclos, Céline Hervieux-Payette, David Berger et Richard French, ministre québécois des Communications.Devant la centaine d’invités, John Turner s’est abstenu de commenter « Up the Hill », alléguant qu’il avait pris la précaution de n’en pas lire une seule ligne avant de se rendre au lancement.« Je ne doute as cependant, que ce soit un livre franc, onnête et stimulant ».Plus tôt, M.Turner s’était félicité de diriger un parti « très littéraire », dont les ouvrages de Jean Chrétien et John Roberts sont déjà Voir page 8: Turner Le député libéral de St-Henri-Westmount, M.Donald Johnston, a rencontré M.John Turner à l’issue de la causerie qu’a prononcée le chef du PLC à Montréal, hier.IMDWnDS Monique Bosco Qui est-elle?Est-elle sage après tout?Ou femme fatale à sept hommes?«.un point de vue singulier sur la condition féminine.» (Réginald Martel, La Presse) Robert Kroetsch Traduit de l'anglais par G.-A.Vachon Les aventures truculentes de quatre compères partis à la recherche des squelettes de dinosaures à travers les Badlands de l’Alberta et qui découvrent un monde fantastique entre le rêve et la réalité.dans MONIQt’Ii HOfM O ET-W-TïTtf .SARA SAGE UiNiimi ROM ATs ?*•*.*•* -J* fftftQMHlI Æ- r r., V*rt»*** HMH ; Robfirc Kroetacb ” 1 v i 2 M Le Devoir, mardi 25 mars 1986 f-I » **4t « « » tm d’escompte et toutes les montres! CADEAU GRATUIT! Un joli coeur en or dans son , ^cwï exclusif \ gratuit avec I fcj V chaoue achat.I ^ yy cm Les coupures seront insuffisantes pour maintenir le déficit à $ 3 milliards - premier ministre Robert Bourassa, Quoi qui’il en soit, il ne serait pas | ROBERT LEFEBVRE QUEBEC (PC) — Si fortes et douloureuses qu’elles pourront paraître, les compressions budgétaires de quelque $800 millions qui seront annoncées semble-t-il aujourd’hui par le Conseil du trésor ne seront pas suffisantes pour maintenir le déficit du Québec a son niveau actuel de $3 milliards.Il semble de plus en plus évident, à la lumière des indications mêmes du Le développement du tourisme s’articulera autour de l’initiative privée ALAIN DUHAMEL Le développement du tourisme au Québec s’appuiera de plus en plus sur l’initiative de l’entreprise privée à laquelle le gouvernement québécois entend laisser l’essentiel des interventions commerciales.« Les orientations que j’entends donner au ministère du Tourisme, affirme le ministre, M.Yvon Picotte, mettront l’accent sur une meilleur allocation des ressources humaines et financières tout en facilitant l’engagement du secteur privé en tant qu’investisseur et gestionnaire».M.Picotte était hier l’invité de l’Office de tourisme et des congrès du Grand Montréal à l’occasion de son assemblée annuelle.Titulaire du portefeuille du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, M.Picotte a indiqué à son auditoire que le ministère du Tourisme, un ministère à vocation économique, restait une entité bien distincte du MLCP, un ministère ayant des préoccupations sociales.Le ministère du Tourisme favorisera « la cohérence dans l’action » et « l'harmonie » dans les politiques des divers partenaires, c’est-à-dire qu’il cherchera le plus possible à diminuer ses contributions à divers programmes en évitant le dédoublement des efforts et en incitant le plus possible le secteur privé à financer des initiatives de développement.L’Office du tourisme et des congrès du Grand Montréal en est un exemple : l'an dernier, ses partenaires publics ont contribué $1.7 million à son budget de $2.3 millions.Cette année, l’Office prévoit accroître la contribution du secteur privé de 24.2 % à 33.8 % et réduire celle de la Ville de Montréal, de 42.7 % à 36.4 %, celle du Palais des congrès de 16.5 % à 15.3 % et elle du ministère du Tourisme de 16.6% à 14.5%.Le ministre reconnaît à l’Office un rôle de concertation entre tous les intervenants touristiques montréalais et souhaite qu'il partage avec le Palais des congrès les marchés à prospecter.« L’Office doit également être celui qui amène la business en concentrant ses efforts de sollicitation et de promotion sur les marchés américains et canadiens et en laissant au Palais des congrès de Montréal le soin de sonder les autres marchés.» L’année 1985 compte parmi les bonnes années de l’industrie touristique montréalaise.Les grandes expositions ( Ramsès II, Picasso), les événements internationaux (Grand Prix, Feux d’artifice, etc.) et les festivals ( cinéma, jazz, etc.) ont composé une saison estivale tout à fait remarquable.Montréal a reçu 288 congrès auquel ont participé 165,395 délégués, comparativement à 123,939 en 1984.On estime à $108.5 millions les dépenses des touristes.Une initiative nouvelle a suscité un grand intérêt auprès des visiteurs.Il s’agit des guides itinérants auxquels les voyageurs ont posé près de 110,000 question.L'Office a répondu à 150,000 demandes de renseignements et entrepris auprès des grossistes américains et des organisateurs de voyages du Québec des programmes de promotions de Montréal, en sa qualité de destination de première valeur.SPÉCIAL 4Wardair PARIS îr"“ 415* Voyages S.E.T.A.2050 Mansfield, Mezz B 281-1040 premier ministre Robert Bourassa, que le ministre des Finances Gérard-D, Lévesque devra recourir à des augmentations de taxes pour combler un manque à gagner qui atteindrait aujourd’hui environ $500 millions.Le président du Conseil du trésor, Paul Gobeil, présenterait en effet cet après-midi des prévisions de dépenses augmentées de 4 %, soit de $1.3 milliard par rapport au dernier exercice financier.Le gouvernement dépenserait donc au cours de la prochaine année un peu plus de $28 milliards.Dans une entrevue qu’il accordait ces jours derniers au quotidien Le Devoir, le premier ministre Bourassa confiait que son gouvernement était obligé d’envisager l’hypothèse d’une augmentation des taxes.Il est cependant fort probable que cet écart de quelque $500 millions qu’il resterait à combler sera diminué d’une façon importante d’ici le discours du budget, vers la fin d’avril.M.Bourassa a récemment évoqué une possible croissance des revenus d’ici le discours du budget, revenus provenant soit de la privatisation de certaines sociétés d'Etat qui pourrait rapporter entre $100 et $250 millions, soit de la péréquation car le fédéral doit au Québec quelque $66 millions à ce chapitre.Quoi qui’il en soit, il ne serait pas étonnant que le premier ministre Bourassa, tel un magicien, trouve le moyen de récupérer quelque part quelques centaines de millions pour réduire le plus possible les augmentations de taxe.N’a-t-il pas réussi, la semaine dernière, à trouver $158 millions pour corriger la situation des salles d’urgence sur une période de trois ans.Et pourtant, le gouvernement dit ne pas avoir de marge de manoeuvre.D’autre part, les compressions qu’annoncera aujourd’hui le président du Conseil du trésor risquent de faire mal, très mal.Certaines coupures, prédisent les observateurs, affecteront même les moins bien nantis de la population.On pense notamment à l’indexation des prestations d'aide sociale.En ne versant cette indexation qu’une fois l’an au lieu de quatre fois par année aux quelque 600,000 bénéficiaires, le gouvernement pourra mettre de coté, durant cette première année, entre $35 et $50 millions.Au niveau des garderies, on craint qu’il y ait des coupures importantes dans les subventions versées autant aux garderies elles-mêmes qu’aux parents.Le gouvernement Bourassa a déjà fait savoir qu’il n’augmenterait pas M.Paul Gobeil cette année le nombre de places en garderie, alors que le gouvernement précédent s’était engagé à porter leur nombre de 28,000 à 40,000 places.L’INP ferme ses portes MIV1LLE TREMBLAY MONTREAL (PC) — Le gouvernement du Québec coupe les vivres à l’Institut national de productivité (INP), qui devra se résoudre à fermer ses portes après huit ans d'existence malaisée.Le glas a sonné vendredi soir dernier, lors d’une rencontre entre le président du conseil de l’INP, M.Raymond Bachand, le directeur-général de l’organisme, M.Marcel Alain, et le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson.Ce dernier les a avertis « que le gouvernement québécois ne versera aucun crédit pour la poursuite des activités pour la prochaine année », selon les mots du communiqué laconique émis hier par 1TNP.La nouvelle sera officiellement confirmée aujourd’hui par le président du Conseil du Trésor, M.Paul H.Gobeil, lors du dépôt des crédits budgétaires à l’Assemblée nationale.L’INP pourrait ne pas être le seul organisme à tomber sous le couperet des restrictions budgétaires, car la rumeur veut que le gouvernement abandonne son réseau de centres de main-d’oeuvre, qui fait duplication avec celui du gouvernement fédéral.L’INP avait été créé suite à une recommandation formulée par les participants au premier sommet socio-économique, tenu à la Mal- baie, en 1978.Pendant longtemps, l’organisme fut lui-même affecté par un sérieux problème de productivité.L’INP a souvent été écartelé entre plusieurs vocations: un lieu de concertation tripartite (des représentants patronaux, syndicaux, gouvernementaux et universitaires forment son conseil d’administration ) ; un centre de recherche sur la productivité; un diffuseur d’information sur la productivité, et même une boîte de consultants pour l’entreprise.L’INP disposait d’un budget de $1.4 million, dont la part du lion pro-venait d’une subvention gouvernementale de $983,000.De ses 25 employés, 21 se sont récemment syndiqués à la CSD.Ceux-ci ne sa-vent pas s'ils seront intégrés à la fonction publique, dont ils ne font pas formellement partie.A u cabinet de M.Johnson, on se refuse à commenter la nouvelle avant le dépôt des crédits ce matin.M ais à TIN P, on rapporte que le ministre a justifié sa décision par un recoupement des activités de l’Institut avec celles de plusieurs ministères.Pour sa part, M.Ghyslain Dufour, vice-président exécutif du Conseil du patronat, affirme ne pas être surpris par la décision gouvernementale, qu’il approuve, même si son organisme siège au conseil d’administration de 1TNP.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & assoc iés Fondé» in 1892 Con»»iii »n propriété int»li»ctu»ll» Agent» de brevet» d'invention eT de marquee do commerce 1814.Docteur Pontlald.Montréal, Canada, H3Q 1X5 Tél.: (814)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur LA FIEVRE DE L’HEURE! de d'escompte sur plus de 1600 modèles 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seulement des souffrants.» C’est pourquoi il invite les enseignants à la découverte « de ce qu'ils sont, de ceux à qui ils enseignent, et de la société dans laquelle ils vivent afin de transmettre ce nouveau savoir ».Dans cette « transformation progressive des générations à venir », Henri Laborit insiste pour que les professeurs fassent appel au vécu des jeunes.« Rien ne peut les intéresser plus intensément qu'eux-mêmes», soutient-il.« Quand les sociétés fourniront à chaque individu dès le plus jeune âge, puis toute la vie durant, autant d’informations sur ce qui est, sur les mécanismes qui lui permettent de vivre et de vivre avec les autres, qu'elles s’efforcent depuis toujours de lui donner sur la façon la plus efficace de produire des marchandises, la vie uotidienne de cet individu risquera 'être transformée », se plaît à rêver le bilologiste.« L’individu se sentira non plus isolé mais réuni à travers le temps et l’espace, semblable aux autres mais différent, unique et multiple à la fois, conforme et particulier, passager et éternel, propriétaire de tout sans rien posséder.Cherchant alors sa propre joie, il saura en donner aux autres», conclut l’humaniste.Opposé à cette décision, le CP J demande à Marx de reconsidérer le dossier Le Comité de la protection de la jeunesse sera fusionné à la Commission RENÉE ROWAN D’ici le mois de juillet au plus tard, peut-être même avant, le Comité de la protection de la jeunesse qui vient de fêter son lüe anniversaire, sera fusionné à la Commission des droits de la personne.Ainsi en a décidé le Conseil des ministres au cours d’une séance spéciale tenue le 15 mars.Informés de cette décision vendredi dernier, les membres du Comité de la protection de la jeunesse demandaient hier au ministre de la Justice, Me Herbert Marx, de reconsidérer le dossier.« (.) Il s’agit d’une décision hâtive qui risque de créer une situation dont les premières victimes sont les enfants », soutiennent-ils ajoutant que la fusion entre les deux organismes risque de créer des conflits de mandats.Prise dans une perspective de rationalisation budgétaire, la décision du ministre de la J ustice a été présentée aux membres du Comité comme « irrévocable ».Ce qui explique que ces derniers n’aient pas hésité, hier, à s’adresser au ministre sur la place publique, dénonçant du même coup le fait qu’en aucun moment ils aient été consultés sur le bien-fondé de cette décision.Après évaluation, ils estiment que « les inconvénients d’une telle fusion apparaissent réels en regard des économies budgétaires minimes qui en résulteraient».« Le mandat du Comité de la protection de la jeunesse témoigne de la préoccupation de la société québécoise de protéger l’une de ses richesses les plus précieuses: les enfants », écrivait le 17 mars le président du Comité, Me Jacques Tellier au sous-ministre de la Justice, Me Daniel Jacoby, responsable du dossier.Il est toujours apparu important au législateur, depuis 1974, qu’une telle préoccupation soit maintenue visible à la fois comme un rappel aux responsables des services aux enfants et comme une garantie à la population de la protection que l’État entend accorder à ses citoyens les plus faibles et les plus vulnérables, particulièrement les enfants maltraités, ajoutait Me Tellier.« Le rattachement du Comité à un autre organisme met fin à cette visibilité et risque de créer une situation de confusion dont les enfants eux-mêmes pourraient être les victimes », con-clait-il.Rappelons que le Comité a été créé par le gouvernement libéral alors que M.Robert Bourassa en était le premier ministre.Indiquons également qu’en janvier dernier, le president du Comité de la protection de la jeunesse, Me Tellier, dont le mandat ne devait se terminer que l’an prochain, demandait d’être relevé de ses fonctions.Il vient d’être nommé membre de la Commission des affaires sociales où il occupera ses nouvelles fonctions au début d’avril.Interrogé sur la fusion, le président de la Commission des droits de la personne, Me Jacques Lachapelle assure que le mandat du Comité continuera d’être le même: « Il faudra, précise-t-il, continuer d’assurer la même visibilité à la protection de la jeunesse que celle que l’on connait présentement.» Un amendement à la Loi de la protection de la jeunesse sera nécessaire, poursuit-il, pour indiquer que dorénavant cette responsabilité relève de la Commission des droits de la personne.De la même façon, il faudra aussi amender la Charte des des droits de M.Herbert Marx droits et libertés de la personne pour y ajouter cette nouvelle obligation.Me Lachapelle rappelle que déjà, l’article 39 de la Charte, dit clairement que « tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention que ses parents ou les personnes qui en tiennent lieu peuvent lui donner ».Cela fait déjà partie de nos obligations, remarque-t-il.« Le volet protection et le mandat de la protection de la jeunesse doivent continuer à être mis en évidence de la même manière que le volet de la protection et de la promotion que l’on retrouve actuellement dans la Charte », précise le président de la Commission.Des démarches seront aussi entreprises pour que les employé(e)s de la Commission soient éventuellement régi(e)s par la Loi sur la fonction publique, ce qui n'est présente- la personne ment pas le cas.Ainsi, tout le personnel de la Commission serait couvert par le même régime syndical.Dans l’hypothèse où le ministre Marx ne pourrait accéder à la demande du Comité d'échapper à la fusion, les membres de l’organisme exige des garanties pour que la double mission de la nouvelle commission soit formellement inscrite dans sa loi constituante et idéalement, dans l’appellation même de l’organisme pour comporter une référence explicite au fait que la nouvelle commission est mandatée pour assurer également la protectipn des droits particuliers reconnus aux enfants.Dans l’état actuel du dossier, le Comité de la protection de la jeunesse deviendrait un service de la Commission.Une des hypothèses à l’étude veut cjue le vice-président actuel du comité, M.Jacques Dufour, deviennent un des vices-présidents de la Commission, spécialement rattaché au dossier de la protection de la jeunesse.Les membres du Comité demandent également que la commission soit composée d’un nombre égal de commissaires provenant du secteur de la jeunesse et des autres secteurs de la société.Les 54 employés qui travaillent actuellement au Comité seront intégrés au personnel de la Commission.Personne ne perdra son emploi, assure Me Lachapelle.Le budget du Comité de la protection de la jeunesse sera-t-il aussi transféré à la Commission?Il est encore trop tôt pour le dire, mais on peut s’y attendre, du moins en partie.D’autant que le budget de la Commission, comme celui de tous les ministères d’ailleurs, a été coupé de 5 % pour 1986-1987.68 % des Québécois estiment que Broadbent et le NPP représentent bien leurs intérêts à Ottawi .H — ils ont annris nnp les Ouéhérnw affir.; ; ino» „ , il J., guenn l’éditeur Rép d’ang Collection Petits répertoires Auteur: Pierre Hébert COU EC TK)N DES PETITS RfPERÏÏMS DANGUCUÏÏUL/ Hebert PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — Les néo-démocrates fédéraux ont l’intention de profiter de leur étonnante progression depuis septembre 1984 au Québec pour tenter de bâtir des organisations locales solides, capables de faire élire des députés lors de la prochaine élection générale dans plus de deux ans.Dans le dernier sondage SO-RECOM de février 1986, le NPD a pris la peine de commanditer deux Questions et les résultats ont été étonnants.Dans un premier temps, guenn édltpur limité** 4501 Drolet Montréal H2T 2G2 Tél.: (514) 842-3481 En ce qui a trait au contenu, l'auteur s’est limité à recueillir les anglicismes qui lui semblaient très fréquents, sans prétentions d’exhaustivité.Sur le plan formel, certaines caractéristiques devraient rendre la consultation aisée.ISBN-2-7601 -0899-6 (69 p.) 5,95 $ Informmx-voum d» notrm nouvmll• politique dm rwnJu.4560 ru* Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514)849-1112 En vente dans les librairies Station 168 est.ru* Métro-Longueuil Longueuil.Québec Tél: (514) 677-6525 Sainte-Catherine Montréal.Québec Tél: (514) 861-5647 4440 ru* Saint-Denis Montréal.Québec Tél: (514) 843-6241 ils ont appris que les Québécois affirment à 68 % que le leader Ed broadbent et le NPD représentent bien leurs intérêts, et, dans une deuxième temps, que 77 % de la population juge important que le Québec ait des députés néo-démocrates à Ottawa.Hier, au cours d’une rencontre avec la presse, le porte-parole des députés néo-démocrates, qui se sont donnés pour mission de préparer une percée électorale au Québec, Michael Cassidy, était tout fier de montrer des graphiques et d’expliquer ce _ui était en train de se passer au luébec.« Depuis janvier 1986, a-t-il dit, les députés néo-démocrates ont visité le Québec en moyenne deux fois par semaine, de concert avec le NPD-Qué-bec de Jean-Paul Harney, nous avons fixé nos objectifs pour les prochains mois et discuté des dossiers fédéraux pertinents au Québec».Le NPD a exprimé son intention de s’intéresser particulièrement aux dossiers de l’aéroport de Dorval, de l’usine de pâtes et papiers de Desbiens, de l’avenir des chantiers maritimes de Lauzon, de l’usine General Motors de Sainte-Thérèse, de l’industrie du textile au Québec et des pluies acides.Sours Saint* inaitaüoh spéciale à tous tes Udèies à la Vathédraic marie Heine Sumsnds Le MERCREDI SAINT, 26 mars 1986, à 20h00, la MESSE CHRISMALE sera concélébr6e par plus de 200 prêtres sous la présidence de l’archevêque de Montréal MONSEIGNEUR PAUL GRÉGOIRE.Le JEUDI SAINT, 27 mars 1986, à 20h00, la Cène du Selgnbur sera présidée par Monseigneur André-Marie Cimlchella.Le VENDREDI SAINT, 28 mars 1986, à 15h00, la méditation du Chemin de la Croix sera présidée par Monseigneur Grégoire et animée par Monseigneur Cimlchella.A 17h00, Monseigneur Grégoire présidera également l'Office du Vendredi Saint.Le SAMEDI SAINT, 29 mars 1986, à 20h00, Monseigneur Cimlchella présidera la Vigile Pascale en présence de Monseigneur Grégoire.Le DIMANCHE DE PAQUES, 30 mars 1986, A HhOO, la messe de la Résurrection sera présidée par Monseigneur Paul Grégoire Une Québécoise sur quatre est agressée sexuellement avant l’âge de dix-huit ans MAURICE GIRARD MONTREAL (PC) - Au Québec, une femme sur quatre subira une agression sexuelle avant d’atteindre l’âge adulte.Une fois sortie de l'adolescence, la probabilité qu'elle soit victime d’un viol est un peu moins forte, même si les probabilités sont d’une sur cinq.Devant la lourdeur des institutions à fournir une réponse rapide et efficace au problème que posent toutes les formes de violence faite aux femmes, un système parallèle d'aide s’est constitué au fil des années pour suppléer aux carences du réseau officiel, ont illustré ces derniers jours divers témoignages entendus aux audiences restreintes de la Commission d’enquête Rochon sur les services de santé et les services sociaux au Québec.Ainsi, centres d’hébergement, maisons d’aide aux victimes d’agressions sexuelles, foyers pour femmes battues et autres ont ainsi vu le jour et ont pu se maintenir grâce aux fonds publics, en l’occurence le gouvernement du Québec.De la même façon, depuis 1978, 12 Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) ont été fondés un peu artout à travers la province, sauf Montréal, où les CLSC, les urgences des hôpitaux et le Mouvement contre le viol assurent, à divers degrés, les mêmes services.Subventionnés à raison de $60,000 annuellement (une fois bien implantés dans le milieu), ces centres réclament une reconnaissance officielle, tout en refusant d’être incorporés à l’éléphantesque réseau des affaires sociales.Au plan financier, ils ont la singularité de ne pas exiger plus d’argent parce qu’ils veulent garder leur indépendance.Pour les membres de la commission d’enquête, le propos du Regroupement québécois des centres d'aide et de lutte contre les agressions sexuelles a été, pour reprendre l’expression du commissaire Roger Bertrand, on ne peut plus « rafraîchissant ».D'autant plus, a-t-il ajouté, que « vous ne vous enfargez pas dans les fleurs du tapis ».De façon claire et éloquente, la présidente, Mme Diane Lemieux, a expliqué hier que les centres n’étaient pas à vendre.« Il est très important qu’on conserve notre autonomie.On ne veut pas de montant important en échange de contraintes ».D’ailleurs, note le mémoire du groupe, « le programme de formation intensif en intervention auprès des femmes violentées pour les établissements du réseau, actuellement mis en opération par le ministère, risque d’être considérablement dilué à cause de ses structures».Le programme de formation de 25 intervenantes, qui feront un travail en parallèle à celui des CALACS, est « très fragmenté » et ne peut répondre aux besoins, a-t-on soutenu.Par ailleurs, se résumant parfois à trois ou quatre employés, souvent bénévoles, les centres d’aide aux victimes de viol, qui poursuivront dans les prochains mois leur implantation en Gaspésie, Abitibi, So-rel et Granby, peuvent réagir rapidement et efficacement à une crise.« On est peu nombreuses, on a de l’imagination, de la bonne volonté et on fonce».Quand une femme se présente en état de choc à un des centres, on n’exige pas qu’elle remplisse d’abord un formulaire avant de recevoir des soins.Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est à peu près l’inévitable voie à suivre a laquelle devait se plier, il n’y a pas si longtemps, une personne qui se présentait aux urgences d’un hôpital après avoir été victime d’une agression sexuelle.Bien intentionné, le ministère des Affaires sociales, sous la gouverne de Guy Chevrette, lançait en avril 1984 sa « trousse médico-légale » (l’équivalent d’une trousse des premiers soins pour personne violée), qui permettait au personnel hospitalier de fournir la même gamme de services aux victimes -ce qu’on appelle dans le jargon des affaires sociales « le protocole d’accueil et d'intervention».Cette trousse n’avait qu’un défaut : elle était trop parfaite.« C'est excessivement compliqué.On y trouve une dizaine de formulaires, des éprouvettes, des plaquettes, en plus du guide.En tout, ça prend deux heures et demie pour remplir les formalités.C’est tout à fait inadéquat.Ce sont les premières heures suivant l’agression qui sont les plus déterminantes pour une victime, qui apprend alors à vivre avec son problème », souligne Mme Lemieux.Heureusement que le bon sens a prévalu.Les hôpitaux ont établi leur propre mode d’intervention, tandis que le ministère révise sa « trousse ».Les relations entre le réseau, en particulier les CLSC, et les centres d’aide aux victimes d’agression sexuelle sont bonnes.Les gens se connaissent, même si on a parfois tendance dans let bureaux gouvernementaux à « refiler » les cas problèmes aux CALACS.« Quand on est dans un cul-de-sac, on vient nous chercher », dit la présidente du regroupement.Én parallèle à son travail auprès des femmes victimes, le réseau des CALACS poursuit son travail de sensibilisation dans les écoles.Ca donne des résultats.De plus en plus, les jeunes parlent et dénoncent les « hareeleurs de quartier », qui ont profité toute leur vie d’une sorte d’impunité parce qu’on jugeait dans leur entourage que leur délit n’était pas si grave que ça.« Notre silence est leur protection », rappelle Mme Lemieux.C’est justement pour dénoncer ces injustices que les centres se mettent à l’oeuvre.Dans l’ensemble, ces travailleuses souvent bénévoles veulent continuer de jour leur rôle social, avec autant d’argent si possible, mais en marge des institutions, qui n’ont pas la spontanéité nécessaire - bureaucratie oblige -pour répondre à des demandes aussi délicates que les agressions sexuelles.LE DEVOIR ÇgzqsaP invitent 100 couples à la Première du spectacle "RETROUVAILLES Isabelle \ XV le mardi 8 avril à 20 heures au THÉÂTRE ARLEQUIN * 1004 est, Sle Cothorine.Montreal Remplir ce coupon et le faire parvenir à: ?Le concours débute le 17 mars pour se terminer le z9 mars 86 Concours ISABELLE AUBRET CIEL MF C.P.98,5 Longueuil, Qc.J4H 3Z3 Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à la station CIEL MF La valeur des prix offerts est d’environ 3000$.Nom,_____________________________ Adresse__________________________ Ville____________________________ Code postal__________________Tél.t 4 B Le Devoir, mardi 25 mars 1986 ARTS ET SPECTACLES Molière, Guitry, Shaffer au Bois-de-Coulonge THEATRE ROBERT LÉVESQUE Pour marquer le 10e anniversaire du Théâtre du Bois-de-Coulonge, le directeur artistique de la compagnie, François Tassé, mise sur Molière, Guitry et Shaffer.Dans un communiqué de Québec, M.Tassé, en rendant publique sa programmation estivale pour 1986, a d’abord rendu hommage au fondateur du théâtre, Jean-Marie Lemieux, décédé l’an dernier.La saison 86, qui va de la fin mai à la fin août, avait d'abord été planifiée par Tassé et Lemieux en juillet 85.À ce moment, indique François Tassé, Lemieux songeait à monter Hamlet.Les plans ont dû être modifiés.La saison s’ouvrira donc le 31 mai sous la tente du bois de Coulonge avec un Molière emballant, qu’aucune compagnie pourtant n’a affiché depuis longtemps, Les Femmes savantes.François Tassé a fait appel à un metteur en scène danois, Lucian Giurchesea, pour diriger la comédie de Molière.Le spectacle sera d’abord donné en marge de la Quinzaine internationale de théâtre de Québec (30 mai-14 juin! et poursuivra sa carrière jusqu’au 5 juillet.Le 25 juin, au café-théâtre du Vieux-Port (la seconde scène du Bois-de-Coulonge), on offrira Une folie de Sacha Guitry avec, entre autres, la comédienne Monique Miller.Le Guitry sera donné jusqu’au 2 août.Enfin, Alexandre Hausvater mettra en scène Assassin de l’auteur britannique Anthony Shaffer (Amadeus), dont la première aura lieu sous la tente le 18 juillet et la dernière le 30 août.Les comédiens Jean Besré, Jean-René Ouellet et Yves Jacques, qui joueront cet été, ont été engagés au Bois-de-Coulonge à titre de conseillers artistiques.?Vinci à Québec.Après les supplémentaires au Quat’Sous, où ce spectacle fait salle comble, le Vinci de Robert Lepage déménagera aussitôt à Québec où il prendra l’affiche de l’Implanthéâtre (2, rue Crémazie est) du 15 au 26 avril.CINEMA ASTRE I: (327-5001) - "Toby" 7 h, 8 h 45 ASTRE II: — “La cage aux toile» î" 7 h 15.9 h ASTRE III: - "Rocky 4" 7 h, 8 h 45 ASTRE IV: - "Delta force" 7 h , 9 h 20 BERRII: (288-2115) — "Trol* hommes et un couftin" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55.7 h 20, 9 h 15 BERRI II: — “La cage aux toile»” 1 h.3 h, 5 h, 7 h, 9 h BERRI III: — “Rouge bataer" 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15.9 h 30 BERRI IV: — "Pouvoir Intime" 12 h, 2 h.4 h, 6 h, 8 h, 10 h.BERRI V: — "Tangos, l'exil de Gardel" 12 h, 2 h 15, 4 h 45, 7 h 15, 9 h 45 BONAVENTURE I: (861-2725) - "F.X." 1 h , 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 30 BONAVENTURE II: - "Hitcher” 12 h 50, 2 h 50, 4 h 50, 7 h, 9 h.BROSSARD I: (465-5906) - "Toby"7 h, 9 h BROSSARD II: (465-5906) - Rémo sans arme et dangeureux" 7 h , 9 h 20 BROSSARD III: — "Souvenirs d'Afrique" 8 h.CINÉMA CAPITOL: (849-0041) - "L'honneur de Prlxil" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h 10, 9 h 30 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) -"Trol» hommes et un couttln” 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Toby” 7 h, 9h 15 CARTIER-LAVAL: (663-5124) - "La cage aux toiles 3" 7 h 20, 9 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685)-“Toby" 7 h 15, 9 h 15 CHAMPLAIN II: — "Rémo sans arme et dangeureux" 7 11 25.9 h 35 CINÉMA V: 5560 ouesl Sherbrooke(489-5559) - "Stroszek” 7 h.— "Sugarbaby" 7 h 15 — "Meetings with remarkable men" 9 h 15 — "Péril en la demeure" 9 h 30 CINÉMA DE PARIS: (875-1882) - "Delta SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 191 ouest Sl-Paul (842-2003) — Jazz tous les soirs — spectacles à 10h., 1111.30 et 00h.45 — Les lundis soirs Jam Session avec Cisco Normand — « The Joey Goldstein Band » original electric jazz, avec Anthony Panacci, claviers, Danny Columby, basse, et Mark Kelso, batterie, du 25 au 30 mars BAR 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007) - Jazz tous les soirs — Michael Gauthier, guitariste de jazz, en spectacle, du jeu.au dim.à compter de 22h.BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE TERRE-BONNE: Terrebonne — « Voyage dans le système solaire • avec Maurice Provencher, astronome, le 25 mars à 19h.BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Mtl (842-2808) — Spectacle Marie-Perle Ûuintln, pianiste, tous les soirs, du lun, au ven.de 17h.à 20h.— Spectacle de Jean Custeau, auteur-compositeur et interprète, s'accompagnant è la guitare, du jeu au dim.à 22h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal — Party des 70's, hits des années 70, le 25 mars CAFÉ DE LA PLACE: FDA (842-2112) - « 26 bis, impasse du colonel Foisy > de René-Daniel Dubois, m.en s.Jean-Marie Lelièvre, du 19 mars au 26 avril, mar.au sam.à 20h.CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Mtl (843-8620) — • De la Belle Otéro à Car-men » nouveau spectacle de danses espagnoles de Sonia Del Rio, sur des oeuvres de Purcel, Lopez, Jimenez et Bizet, tous les mardis et jeudis soirs à 21 h CAFÉ-THÉATRE QUARTIER LATIN: 4303 St-Denis, Mtl (845-4932) — Spectacles de marionnettes pour entants, « Les trois petits cochons » et.La Heur enchantée • tous les sam.et dim de mars à 14h, — • La voix Ferré ou le chant du hibou • spectacle de Philippe Noireaut, du 19 mars au 6 avril, du mer.au dim.à 22h.CAFÉ TIMÊNÊS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734) — Cinéma du mardi: Festival Polanski « What • le 25 mars à 2th.CLUB BALATTOU: 4372 St-Llurent.Mtl (845-5447) — Tous les soirs, musioue populaire africaine, de 21h à 03h — Ymayok, percussion etsalso, les 26-27 mars à 22h.30 CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656) - Tous les soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30 CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE MONTRÉAL: 130 est rue Notre-Dame, Mtl (873- [TELEVISION! O C B FT 12.00 Première édition 12.20 Télex arts 12.30 Vivre à trois 13.00 Terre humaine 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma < L'arbre de vie • 2e partie amér 57 avec Montgomery Clilt, Elizabeth Taylor et Eva Marie Saint 16.00 Félix et Ciboulette 16.30 Minibus 17.00 Le tram de 5 heures 18.00 Ce soir 18.26 Les nouvelles du sport 18.29 la météo 18.30 Avis de recherche 19.00 Cap Lumière 19.30 L agent tait le bonheur 20.00 Monsieur le ministre 20.30 Manon 21.00 Dallas 22.00 Le téléjournal 22.25 Le Point 23.00 La metéo 23.04 Les nouvelles du sport 23.15 Télex arts 23.20 Rencontres 23.50 Cinéma • Fort Utah > amér 66 avec John Ireland.Virginia Mayo, Scott Brady et John Russell (E) C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz i Le prévenu • amér 82 avec Mike Farrell, Teri Garr et Veronica Cartwright 14.30 La pelite maison bans la prairie 15.30 La bande animée 16.00 Les satellipopettes 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 16.30 Casse-téte 19.00 Peau de banane 19.30 Les deux font la paire 20.30 Entre chien et loup 21.00 Made in Quebec 22.00 Pour l'amour du risque 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de lin de soirée > Attila, tléau de Dieu • it.55 avec Anthony Quinn, Sophia Loren et Henri Vidal CD RADIO-QUÉBEC 12.30 A propos de bureautique 13.00 Québec school télécasts 13.30 Le marché aux images 14.30 Inter-Action 15.30 Droit de parole 16.30 Retraite action 17.00 La période de questions 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice 19.27 Tirage de la Quotidienne 19.30 Justice pour tous 20.00 Arrimage 20.30 Les grands du cinéma • Costa Gavras • 21.00 Ciné-Mardi ¦ Mortelle randonnée • 1r 1983 avec Isabelle Adjam, Michel Serrault, Stéphane Audran et Guy Marchand 23.00 Téléservice es T V F Q (Câble) 12.30 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.00 La chance aux chansons 13.30 Mardi Cinéma: les jeux 14.40 Les jours de notre vie: la contraception au présent 15.30 Radio-France-Internatio-nale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le Journal 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 Le grand échiquier: Lu- 23.14 23.35 23.50 24.20 ciano Pavarotti Intermède Cocoricocoboy Le journal Radio-France-Internatio- nale O C B M T 13.00 All my children 14.00 Dallas 15.00 Coronation Street 15.30 Parenting 16.00 Happy days 16.30 Vid kids 17.00 Video hits 17.30 Three's company 16.00 Newswatch 19.00 Gzowski 19.30 Golden girls 20.00 Murder in the family 22.00 The National news 23.00 Newswatch 23.30 CBC Late Movie • The petrified forest • 1936 avec Humphrey Bogart.Bette Davis, Leslie Howard et Dick Foran © CFCF 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another world 15.00 General hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.37 Wheel of fortune 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment tonight 19.30 New wilderness 20.00 The A Team 21 00 Spenser: lor hue 22.00 Night heat 23.00 CW National News 23.21 Pulse 2400 The tall guy 01.00 Cinema 12 • The Barcley'sot Broadway • 1963 avec Fred Astaire, Ginger Rogers.Oscar Levant, ThéAtrs d’AuJourd’huI — Les Baleines de Jean-Raymond Marcoux avec Louise Oeschâtelets, Hélène Loiselle, Luc Morissette et Aubert Pallascio.A l’affiche jusqu'au 5 Avril.Pubii-reponsg• Au 26 bis, impasse du Colonel-Foisy Un premier rendez-vous manqué ROBERT LÉVESQUE 26 bis, impasse du Colonel-Foisy, de René-Daniel Dubois, dans une mise en scène de Jean-Marie Lelièvre et une scénographie de Michel Crête.Avec Élizabeth Chouvalidzé et Serge Dupire.Au Café de la Place jusqu au 26 avril.Après l’admirable Being at home with Claude, créé au Quat’Sous dans une mise en scène exemplaire de Daniel Roussel, et après les Contes pour une tribu perdue parmi tant d’autres joués à l’Espace libre par les mimes Omnibus dans une mise en scène laborieuse de Jean Asselin, voici ce fameux 26 bis, impasse du Colonel-Foisy, que l’on connaît depuis trois ans par la publication du texte chez Leméac.Que l’on connaît depuis trois ans .voilà bien un problème.La pratique est peu sage de livrer publiquement un texte dramatique si longtemps avant sa première vie au théâtre.On se prend à l’imaginer, cette pièce, on la relit, on l’aime, on fait sa mise en scène, en somme, et l’on arrive à la première pollué par cette fréquentation de la pièce.Alors le risque d’être déçu est grand.Avec la perte de cette innocence, nécessaire au théâtre de création, on reste sur son quant-à-soi comme je l’ai fait au Café de la Place.Attention ! il ne s’agit pas de croire qu’on doive aller au théâtre sans connaître la pièce.Tout le répertoire tomberait.Mais, dans le champ du théâtre re-joué (tout, sauf les nouveaux textes), on va voir ce que monsieur Untel a fait de la pièce unetelle.On entre dans le champ de la mise en scène.C’est le Vania de Brassard, le Hamlet d’Hausvater.On ne veut plus tant découvrir la pièce que sentir (et être touché par) la vision qu’en dégage en son temps tel ou tel homme de théâtre.Alors que la création, les premiers pas d’une pièce sur les planches, la première conception scénique d’une oeuvre, c’est autre chose de plus important, de plus formidable lorsque réussi, ou de plus dangereux lorsque raté.Sortir du Rideau Vert déçu, c’est sans conséquences.Il y a là des gens qui perdurent à reproduire un théâtre dépassé.On peut parfois, dans ce théâtre bourgeois, y être pourtant ému d’une chose, d’un frémissement d’acteur; on sent toujours ce sentiment de sacré qui circule dans tout théâtre, là où des comédiens, que ce soit au théâtre des Variétés ou à l’Espace libre, s’avancent en scène.Mais, au-delà de cet amour tout-temps et toute-forme du théâtre, il y a le théâtre actuel, vivant, celui de l’audace et du risque, et il y a ceux qui n’affrontent plus ce danger, et ceux qui en font leur condition première.Mais ma digression s’étire.Je suis sorti déçu de la création de 26 bis., non pas parce que les artistes qui l’ont signé ne prennent pas de risques : ils sont de ceux qui en vivraient.Mais parce que, à la première borne du chemin théâtral, celle où la pièce se présente dans son premier habit (comme le Godot de Roger Blin en 1953, habit-clochard qui enserre encore le chef-d’oeuvre de Beckett), je n’ai pas senti que l’on rendait justice à cette oeuvre de Dubois, à ce cri d’amour dramatique terriblement organisé dans son apparent puzzle, à cette vivante et débordante brassée de mots et de phrases qui, de l’auteur à son personnage, se répercutent et vont vers la salle dans un aller-retour qui pourrait être si magistral, comme l’était celui des Bédouins.Une princesse russe, qui n’en est pas une, qui nous explique que l’auteur veut qu’elle fasse telle chose, qui le triche avec la salle, qui part dans ses réc’*s baroques tout en se reportant en pensée dans la coulisse et en lançant une oeillade à un spectateur, cela, chez Dubois, c’est le vé- hicule d’une errance qu’il veut totale.Scène, salle, coulisse, noir, lumières, spectateurs : c’est le champ d’action de cette « impasse bis ».Cette impasse où l’on va trouver le théâtre, où l’auteur se glisse entre la complexité de l’existence et la magie du verbe.Au Café de la Place, le théâtre de Dubois ne fonctionne pas autrement que par ce que Ton retient d’un texte entendu.Les détours ne se font pas, les nuances encore moins, les couleurs s’uniformisent, on reste à écouter le texte d’une pièce dont les acteurs nous indisposent.Dans la mise en scène lourdaude de Lelièvre, mal orchestrée autour d’un canon et de son affût (le premier cliché qui passait; l’auteur suggérait un récamier), les comédiens Chouvalidzé et Dupire n’inspirent rien.Mme Chouvalidzé, dont le jeu rappelle parfois la Bouboulina de Zorba, met beaucoup d’effort et réussit un de ses gros travaux en carrière, mais elle demeure en deçà de la subtilité du personnage-actrice.L’auteur, dans l’édition de Leméac, signifie que le rôle de la princesse russe devrait revenir à un comédien.Il était important, pour la création, de respecter cette indication.Quant à Serge Dupire, il est pénible de le voir jouer, et de si près, comme s’il auditionnait.Bref, à ce 26 bis .,1e premier rendez-vous est manqué.force" 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239)-“In heat" 1 h, 2 h 30, 4 h, 5 h 30, 7 h, 8 h 30,10 h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768) — "The lusty men" 18 h 35 — “Vers le sud" 20 h 35 CINÉPLEX I:(849-4518)-"Delta lores" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX II: - "Trip to Bountiful" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX III: - “White nights" 1 h 15.4 h, 6 h 45, 9 h 30 CINÉPLEX IV: — "Murphy's romance" 1 h 15,3h15,5h15,7h15,9h15 CINÉPLEX V: - "Back to the future" 1 h , 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX VI: - "Toby McTeague" 1 h 30.3 h 20, 5 h 20, 7 h 20 — "Quicksilver" 9 h 20 CINÉPLEX VII: - "Une femme ou deux” 1 h 35, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX VIII: - "Runaway train" 1 h 05, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 CINÉPLEX IX: - “Kiss ol the spider woman” 1 h , 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - “Retour vers le futur"1 h 50, 5 h 05, 9 h 10 — “Comment claquer un million" 3 h 10.7 h 15 CINÉMA MONTRÉAL II: — "Les goonles” 12 h.4 h.7 h BQ — "Histoire sans lin" 2 h 4031) — Salle Germaine Malépart: Concert-midi, récital de clarinette, classe de Rafaël Masella, le 25 mars à 12h.— Salle Gabriel Cusson: récital de guitare, classe de Jean Vallières, le 25 mars à 20h ÉGLISE SAINT-ANTONIN: 5391 rue Snowdon, Montréal — Récital d'orgue, André Lépine, oeuvres de Bach, Couperin, Franck et Vierne — Improvisation à l'orgue, avec André Lépine et Rachel Laurin, classe de Raymond Daveluy, le 25 mars à 20h.ESPACE EXILIO: 2050 Dandurand, local 211.Mtl (270-8664) — « Mémoire 85, Olvido 86 * perfor-mande théâtrale de Alberto Kurapel, les ven.et sam.à 20h 30 LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955) — Blues Session du mer.au sam.1ère partie: Bob Harrison Blues Band — 2e partie: le 26 mars, BobWalsh,à21h,30 LE GRAND HOTEL: 777 Université, Mtl (879-1370) — Bar Tour de Ville: Le groupe • Transfert ¦ du mar.au dim.jusqu'au 6 avril à 2th.LE GYMNASE: 75 Sir George-Etienne Cartier ste 204, Montréal — Les jeudis du GIM, spectacle de Gérard-Charles Valente, les 27 mars, 3 et 10 avril à 19h 30 HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450) — Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar, au sam, de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Mon tagne (288-5656) — Charles Bensoussan.lun.au ven.17h, à 21h.— Carol Parisien, mer, au sam.21h, à 01 h.LA CROISETTE: 1201 o Dorchester (878-2000) — Marie-Andrée Ostiguy, pianiste, du dim.au ven.18h.à 23h LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000) — Suzanne Berthiaume.harpiste, du lun.au dim.L'ESKABEL: 1237 Sanguinet.Montréal (849-7164) — ¦ Adam et Eve sur la Main * « Soleil noir ou la nuit blanche > • La cave aux images • spectacle performance-danse-théâtre de Louis Guillemette et de Pierre Blackburn, du 25 au 29 mars.mar.au ven 20h 30.sam.20h, et 22h 30 L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000) — John Sheer, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21h.à 02h MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin COte-des-Neiges, Montréal (872-6689) — Concert de jazz avec Wondeur Brass, le 25 mars à 20h.MAISON THÉÂTRE: 255 est rue Ontario, Montréal (288-7211 ) — L'Arriére-Scène présente « Les boites .théâtre d’images poétiques, le jeu.27 mars, 9 h 30 LE MILIEU: 5380 St-Laureot.Montréal (277-5789) -Les Rogers, du 13 au 29 mars, du mer.au ven.à 20h„ le sam.19h.et 22h PIPS CLUB DE BACKGAMMON: 3774 St-Denis, Mtl (284-0613) — Le championnat de backgammon de Montréal.1er prix de S2.000.00.du 1 au 30 mars, de 17h.é23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine, Mtl (861-0657) — • Moo • new music rock, le 25 mars SALLE CLAUDE CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy.Montréal — Concert de la Chorale et de l'Ensemble vocal de la faculté, dir Jean-François Sénat! au piano.Glenna Fsrland, oeuvres de Bach, Kolady, Schubert et Wolff, le 25 mars à 20h.SALLE ANDRÉ MATHIEU: Collège Montmorency, 475 Bout de l'Avenir.Laval (667-1610) — Les Grands Explorateurs présentent • L'Inde fabuleuse • le 3 avril, à 20h SALLE POLLACK: 555 ouest rue Sherbrooke, Mtl — Solistes étudiants, piano, voix violoncelle, le 25 mars à 17h.— Récital, classe d'interprétation Lei-ders et Chansons, dir Jo-Anne Bentley et Michael McMahon, oeuvres de Mendelsshon, Finzi, Ravel, Rodrigo.Granados, Schumann.Britten et Poulenc, le 25 mars à 20h SPECTRUM: 318 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-5851) —Profil, mode, le 26 mars à 19h 30 et 22h STATION 10:2071 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (934-1419) — Merik Trout Pack et The Core, 26 mars 10, 6 h 05,10 h.COMPLEXE DESJARDINS I: (288-3141 ) — “Retour vers le futur” 12 h 20, 14 h 30.16 h 40,18 h 50, 21 h COMPLEXE DESJARDINS II: - "Soleil de nuit” 13 h, 15 h 30,18 h, 20 h 30 COMPLEXE DESJARDINS III: - "Ardeurs à la plage” 13 h 25, I6 h 15,19 h 05, 21 h 55 — “Les dépanneuses" 12 h 05, 14 h 55, 17 h 45, 20 h 35 COMPLEXE DESJARDINS IV: - “Rocky 4" 12 h 30,14 h 15, 16 h, 17 h 45,19 h 30, 21 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout Dorchester, Mtl (283-8229) — "Canada's sweetheart: the saga ol Hal C.Banks” 7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878) — "Breathless" 20 h 30 CRÉMAZIE: (388-4210) - “Souvenirs d'Afrique" 8 h DAUPHIN I: (721-6060) - "Brazil” 8 h DAUPHIN II: — “Trois hommes et un couffin" 7 h, 9 h OORVAL I: (631-8587) — “Police academy 111" 6 h 15, 8 h, 9 h 45 DORVAL II: — "Pretty In plnk" 7 h 15, 9 h 20 DORVAL III: — "The color purple" 6 h 05, 9 h.DÉCARIE I: (341-3190) - “F.X." 7 h , 9 h 15 DÉCARIE II: - "Out of Africa" 8 h THÉÂTRE ARLEQUIN: 1004 est rue Sle-Cathe-rine, Montréal (288-4261) — • Le derrière d'une étoile • spectacle de Clémence Desrochers, du 20 au 29marsà20h, THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI: 1297 rue Papineau, Montréal (523-1211 ) — ¦ Les baleines • de jean-Raymond Marcoux, à compter du 13 mars, du mar.au sam.à 20h 30, le dim.à 15h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 Lt-François-Xavier, Mtl (288-3161) — t Master Class » de David Pownall, du 13 mars au 8 avril, mar.au sam.20h„ matinées les sam.à 14h, et le dim.6 avril à 14h.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112) -Carmine Coppola, le 25 mars à 20h.THÉÂTRE MERIDIEN: Place Desjardins, Basilaire 2, Mtl (285-1968) — Le groupe de tango argentin Tango X 3, en spectacle du 27 au 29 mars à 20h.30 THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 ouest rue Ste-Catherine, Montréal (861-0563) — « Un chapeau de paille d'Italie, de Eugène Labiche, m.en s.Daniel Roussel, â compter du-13 mars, du mar.au ven.20h.,lesam.à 16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112) - La Compagnie Jean Duceppe présente « Charbonneau et le chef > de John Thomas McDonough, m.en s.Paul Hébert, du 19 fév.au 12 avril, sem, 20h.,sam.17h.et 21 h.THEATRE QUAT'SOUS: 100 est ave des Pins, Mtl (845-7277) — « Vinci » spectacle de Robert Lepage, environnement sonore de Daniel Toussaint, du 4 au 30 mars, du mar.au sam.20h„ le dim.15h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.Mtl (844-1793) — « Les papiers d'aspern • de Henry James, adaptation de Marguerite Duras, m, en s.François Barbeau, du 4 mars au 5 avril, mar.au ven.20h., sam.17h.et 21h., dim.15h.THÉÂTRE DE LA VEILLÉE: 1371 est rue Ontario, Mtl (526-7288) — O Vertigo Danse présente « Timber .du 12 au 30 mars, du mer.au dim.à 20h 30 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy, Montréal — Salle B:484: Récital de piano, Catherine Morin, oeuvres de Bach, Brahms, Gagnon et Schubert, le 25 mars à 16h.UNIVERSITÉ DU QUEBEC A MONTRÉAL: Salle J-2020.1455 rue St-Denis, Montréal — Les étudiants du département de théâtre présentent une création et adaptation de • La métamorphose » de Franz Katka, m.en s.Danielle Plourde, le 26 mars, 19h, et 20h.30, le 27 mars 14h.et 20h,30, le 28 mars, 14h.et 19h„ le 29 mars, 14h„ 19h.et 20h,30 THÉÂTRE LE PIGEONNIER: 138 nord Wellington, Sherbrooke (564-2060) — • L'idiot • de Dostoïevski, adaptation Gabriel Arcand, du 26 au 29 mars â 20h 30 GRAND THEATRE DE QUÉBEC: Québec -Salle Louis-Fréchette: Orcherstre symphonique de Québec, série Grande Musique A.Simon Streatfeild, chef d'orchestre, le 25 mars à 20h IMPLAN THÉÂTRE: 2 rue Crémazie est, Québec (529-2183) — Le Théâtre Repère présente .Le coeur qui coqne • de Larry Kramer, m en s Jacques Lessard, du 21 mars au 6 avril, 20h 30.les dim.23 mars et 6 avril, â15h.THÉÂTRE DU GRAND DÉRANGEMENT: 30 St-Stanislas, Vieux Québec (692-3000) — La Manufacture présente • Something red • version française.jusqu'au 29 mars, du mar au sam.à 20h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa -Salle Opéra: Le Ballet national du Canada, 25 au 27 mars à 20h 30 — Salle Théâtre* Jean-Paul Sévllla, le 25 mars à 20h, — Salle Studio: ¦ Stuff as dreams are made on.de Fred Curchack.â compter du 18 mars, sem.20h., sam.14h.et 20h.THÉÂTRE DE L'iLE: 1 rue Wellington, Hull — • Lorsque reniant parait • de André Roussin, du 19 mars au 10 mai, du mer.au ven.20h.30, le sam.19h.et 22h SALLE RENÉ-PROVOST: 110 rue Wright, Hull (771-6669) — « Notre thé quotidien • de Georges Astalos.du 2t mars au 5 avril, du mer, au sam.à 20h,30 THÉÂTRE DU P'TIT BONHEUR: 57 est rue Adelaide.Toronto (392-5192) — • Duo pour voix obstinées ¦ de Maryse Pelletier, m en s, John Van Burek, du 18 mars au 13 avril, du mar au sam 20h.ledim, â 14h 30 .111! IML»J «sa Lv sjgMillME ?] LE DEVOIR (PI nST 0IH8 STE CATHfRlWE ?BB ?m mmmmm PLACI IQHBUfUIL S/9 1451 r„ uGo L9GNa7-*,1 CARTIER LAVAL 'DIiLiES"sc rwicnt 77* SOUL Otl IkUBfktlOrS M3 5IZ4 9480 LACORDAIRF 3?7 5001 ÉLYSÉE I: (842-6053) - “Voyage à Palmol” 7 h 15, 9 h 15 ÉLYSÉE II: — "Les princes” 7 h, 9 h FAIRVIEW I: (697-8095) - “Wild cats” 7 h, 9 h 10 FAIRVIEW II: — "Down and out In Beverly Hills" 7 h 15.9 h 15 GREENFIELD 1: (671-6129) - "Police academy 111" 6 h 15, 8 h, 9 h 45 GREENFIELD 2: - "Le diamant du Nil' 7 h, 9 h 10 GREENFIELD 3: - “Gung Ho” 7 h 15.9h 25 IMPÉRIAL: (288-7102) - "Pretty in plnk" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 JEAN-TALON: (725-7000) - "Retour vers le futur" 7 h 15, 9 h 40 KENT I: (489-9707) — “Police academy 111” 6 h 15, 8 h, 9 h 45 KENT II: - Down and out In B.H." 7 h 15, 9 h 15 L'AUTRE CINÉMA: (722-1451) - “Le déjeuner sur l'herbe" 6 h 30 — "Fanny" 7 h — “L’homme qui aimait les femmes" 9 h 15 — "Les 400 coups" 9 h 30 LAVAL I: (688-7776) — "Police academy 111” 6 h 15, 8 h, 9 h 45 LAVAL II: - "Pretty In plnk" 7 h 15, 9 h 20 LAVAL III: - “Le diamant du Nil" 7 h, 9 h 10 LAVAL IV: - "9VL week»" 7 h 05, 9 h 30 LAVAL V: - Gung Ho” 7 h 15, 9 h 25 LAVAL-ODÉON I: (687-5207) - "Souvenirs d’Afrique” 8 h LAVAL-ODÉON II: - "Toby" 7 h 30, 9 h 30 LOEW’S I: (851-7437) - Police academy 111” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 LOEW’S II: - "The Color Purple" 12 h 15, 3 h 10, 6 h 05, 9 h LOEWS III: - "Down and out In B.H." 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05.7 h 15, 9 h 25 LOEW’S IV: - The |ewel of the Nile" 12 h 55.3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 LOEWS V: — "Young Sherlock Holmes" 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 MERCIER: (255-6224) - "Souvenirs d'Afrique" 8 h LE MILIEU: (277-5789) - "La griffe et la dent" 19 h 15, 21 h.OUIMETOSCOPE: (625-8600) - "Subway” 7 h 30, 9 h 30 — "Le pouvoir du mal” 7 h , 9 h OUTREMONT: (277-4145) - "Elles sont folles ces publicités" 7 h 15 — "Aba Sada ou l'amprlse des aena” 9 h 30 PALACE I: (866-6991)- “Gung Ho" 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PALACE II: - "9V.weeks” 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 40 PALACE III: - "Youngblood' 12 h 45, 2 h 55.5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PALACE IV: - "Wild cats" 12 h 40.2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE V: - “After hours" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PALACE VI: - "Highlanders' 12 h 50, 3 h, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 PARADIS I: - "Toby" 7 h , 8 h 45 PARADIS II: - “Soleil de nuit" 7 h 30 PARADIS III: - Retour vers le futur" 7 h , 9 h 10 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001) - "Quel numéro what number?" 19 h 30 — "Lettres d’amour en Somalie" 21 h 30 (22 au 27 mars) PARISIEN I: (866-3856) - “Glamour" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 PARISIEN II: — "Anne Trlster" 1 h 10.3 h 15, 5 h 20, 7 h 25, 9 h 30 PARISIEN III: — "Ran" 2 h, 5 h 05, 8 h 15 PARISIEN IV: - "Prols" 1 h 15, 3 h 20, 5 h 25.7 h 25, 9 h 30 PARISIEN V: - “Le diamant du Nil" 12 h 45, 2 h 50, 4 h 55, 7 h, 9 h 10 PLACE LONGUEUIL I: (679-7451) - "Pouvoir Intime" 7 h 20, 9 h 20 PLACE LONGUEUIL II: - "La cage aux folles 3" 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON I: (935-4246) - “Cross roads" 1 h 30.3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON II: - "Brazil" 2 h, 6 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON III: - "Out of Africa" 2 h, 6 h, 9 h.PLACE DU CANADA: (861-4595) - "Hannah and her sisters” 7 h, 9 h 15 PLACE DU PARC 1: 344-9470) - "Poulet au vinaigre" 1 h, 3 h.5 h.7 h, 9 h PLACE DU PARC 11 : — "Cocoon" (fr) 12 h 45.3 h, 5 h 05, 7 h 10.9 h 15 PLACE DU PARC 111: — "Youngblood" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 SAINT-DENIS II: (845-3222) - "La première aventure de Sherlock Holmes" 12 h 30 14 h 35, 16 h 40, 18 h 50.21 h SAINT-DENIS III: — “Vampire.vous avez dll vampire” 13 h 05, 17 h, 20 h 55 — "Runaway" 15 h 05, 19 h VERSAILLES I: (353-7880) - “Le diamant du Nil” 7 h, 9 h 10 VERSAILLES II: - "Pretty In plnk" 7 h 15, 9 BEAUBIEN PRES DIBEBVIU! 771 0060 w '«ry 3 HOMMES CESAR - MEILLEUR ULMTw^ FRANÇAIS DE L’ANNÉE «M ST1HNIS STF CATHERINE ?Sê ZH5 Aui*l à mmrrniïïmsm e* Sle-Adelp HW Mil WD HER SISTERS Lun.à jeu.: 7.00 -9.15 ![«] PLACE OU CANADA VIA CHATEAU CHAMPLAIN HAMACS aussi: Pins è Sta-Adèle h 20 VERSAILLES III: - “Youngblood” 7 h, 9 h 15 L'ERMITAGE: (388-5677) - "Pouvoir Intime" 7 h, 9 h LE/THE CINEMA: (931-2477) "The color purple" 6 h 05, 9 h.YORK: (937-8978) - "Pretty In plnk" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20.P.R.O.F.Sc .VN J Un Mm de PATRICK SCHULMANN Le PARISIEN © 480 STE CATHERINE O.866 3856 [in ÎDOIBY STEPFOi Le PARISIEN _®j 480 STE CATHERINE .O 066 3856 PAIMPO 35 MILTON 842 6053 AKIRA KUROSAWA [?¦À DÉS VENDREDI 28 MARS JsL I F6D6RICO FELLINI im Sh ; LE POINT ’’GINGER ET FRED est un Indispensable chef-d'oeuvre." LE MONDE "GINGER ET FRED est aussi un grand film d’amour." TELERAMA "On rit, on pleure, on est heureux, parce que FELLINI nous a régalés d un nouveau chef-d’oeuvre." LE NOUVEL OBSERVATEUR "Sur l'amour et la vie en I général, MASTROIANNI et MASINA disent des choses bouleversantes.C’est le | bonheur." LE FIGARO MAGAZINE “Ce film est de la race des | chefs-d'oeuvre." LIBÉRATION "GINGER ET FRED un beau film émouvant." GINGER vl III VERSION FRANÇAISE Lç PARISIEN J> 400 8TE CATHERINE O 066 J0'>6 VERSION ORIGINALE ITALIENNE sous-tmat anglais | Hi ?T J INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, mardi 25 mars 1986 1 5 *i*t*î> Photo AP Des Sud-Coréens ont défilé dans les rues hier pour demander une révision de la constitution du pays.La manifestation était organisée par le principal parti d’opposition, le Nouveau parti démocratique de Corée.Les $350 millions offerts aux victimes de Bhopal New Delhi dénonce l’accord d’Union Carbide (AFP, Reuter) — Le gouvernement, qui a réclamé au moins $1 milliard à la compagnie Union Carbide pour les victimes de Bhopal, a qualifié le de « totalement inacceptable » le versement de $350 millions prévu par la compagnie.En revanche, Wall Street a très bien réagi hier à l’accord de principe.Il rste que de nombreux experts partagent le jugement de New Delhi.Union Carbide a indiqué au cours du week-end qu’elle avait accepté de verser $350 millions de dédommagement sur une période de dix ans aux victimes de la fuite d’isacyonate de méthyle de son usine indienne de Bhopal le 3 décembre 1984 (2,000 morts et 200,000 personnes intoxiquées selon certaines estimations).L’action d’Union Carbide était en hausse de plus d'un dollar et demi à $21 hier matin à Wall Street, les milieux financiers estimant qu’un tel accord à l’amiable permettrait à la société chimique américaine de se ti- rer à bon compte de cette affaire alors qu’elle est confrontée à des actions en justice réclamant des dizaines de milliards de dollars de dédommagement.Les spécialistes ont toutefois jugé le montant de $350 millions nettement insuffisant et ont noté que de nombreux obstacles demeuraient avant la conclusion d’un accord définitif, notamment un refus de New Delhi de s’associer à cet accord et les disputes persistantes sur le fait de savoir qui représente légalement les victimes de Bhopal.Cependant, un avocat représentant le gouvernement indien aux États-Unis, Me Bruce Finzen, a noté pour sa part que New Delhi n’était pas partie prenante de cet accord.Il ajouté que les avocats américains avec qui Union Carbide et le juge new-yorkais John Keenan avaient négocié cet accord n’avaient pas le droit de représenter les victimes, ce droit appartenant exlusivement à New Delhi.Cette interprétation est contestée par les avocats américains qui s’étaient précipités à Bhopal après la catastrophe afin d'obtenir les droits de représentation des victimes et la question n’a jamais été tranchée par les tribunaux américains.Un de ces avocats, Melvin Belli, s’est déclaré opposé à l’accord, estimant qu’il aurait du porter sur une somme plus proche d’un milliard de dollars.De nombreux experts ont d’autre part noté qu’Union Carbide disposait d'une assurance de $200 à $300 millions relative à son usine de Bhopal et que l’accord négocié, surtout s’il était étalé sur dix ans, ne coûterait pratiquement rien à une société dont le chiffre d’affaire annuel atteint plusieurs milliards de dollars.La compagnie américaine a toujours prétendu que la catastrophe de Bhopal était sans doute due à un sabotage et que sa filiale indienne était responsable, affirmant que l’affaire devait être jugée devant les tribunaux indiens ou les dommages et intérêt seraient sans doute beaucoup moins élevés qu’aux États-Unis.Elle avait toutefois déjà formulé l'année dernière une première proposition, repoussée par New Delhi, de $200 millions de dédommagement, après avoir effectué un premier versement de $5 millions.Le juge Keenan qui s'occupe de cette affaire à New-York s’efforce depuis plusieurs mois de mettre au point un accord à l’amiable qui permettrait d’éviter des années de litiges devant les tribunaux et d’indemniser rapidement les victimes.Devant les premières réactions négatives à l’accord de principe annoncé pendant le week-end, il est probable que cette solution ne sera pas rapidement mise en place, à moins qu'Union Carbide accepte une augmentation substantielle de la somme proposée, estimait-on hier dans les milieux qui suivent l’affaire.Les Français estiment que la responsabilité de la politique étrangère revient à Mitterrand PARIS (AFP) — Les Français estiment que le président, M.François Mitterrand, doit garder la responsabilité de la politique étrangère dans le système de cohabitation entre le président socialiste et le gouvernement de droite issu des élections du 16 mars, selon un sondage effectué par l’institut de sondage Ipsos et publié hier par le journal Le Monde.Selon la majorité des personnes interrogées, c’est le président Mitterrand, et non le premier ministre, M.Jacques Chirac, qui doit s’occuper du règlement de la question des otages français au Liban (47 %), avoir la responsabilité de la politique française au Tchad (54 %) et représenter la France au prochain sommet des grands pays industriels qui se tiendra au Japon (53%) ainsi qu’à celui des pays européens à Bruxelles (51%).Les électeurs socialistes sont naturellement beaucoup plus nombreux que ceux de droite à estimer qu’en matière de politique étrangère, la principale responsabilité revient dans tous les cas au président.Les électeurs de droite se montrent plus nuancés.Une majorité d’entre eux estime que M.Mitterrand doit s’occuper du règlement de la question des otages au Liban et avoir la responsabilité de la politique française au Tchad.En revanche, une majorité d’électeurs de droite estime qu’il revient à M.Chirac de représenter la France aux sommets du Japon et de Bruxelles.Tout se passe comme si les électeurs de droite souhaitaient que M.Mitterrand traite les dossiers en cours, en attendant que le premier ministre prenne le relais pour les problèmes de politique étrangère à venir.Par ailleurs, une majorité des personnes interrogées estime que le président de la république et le gouvernement de M.Chirac pourront gouverner ensemble.À noter que les électeurs socialistes sont plus nom- breux encore que ceux de droite à se déclarer optimistes à cet égard.Selon un autre sondage publié hier par le Quotidien de Paris (droite) et réalisé par l’Institut français de recherches, d’enquêtes et de sondages (IFRES), 65 % des personnes interrogées estiment souhaitable que la cohabitation dure, même si 45 % estiment peu probable qu’elle se prolonge.En ce qui concerne les mesures que les Français souhaitent voir réalisées en priorité par le nouveau gouvernement, l’amélioration des mesures financières d’aide pour un troisième enfant vient largement en tête (77 % des personnes interrogées), suivie de l’instauration d’une aide pour le retour des immigrés et le changement du code de nationalité française (qui définit les conditions d’acquisition de la nationalité française), de la libération des prix et du retour au mode de scrutin majoritaire pour les élections législatives.François Mitterrand Nicaragua La bataille américaine se joue maintenant au Sénat WASHINGTON (AFP) - La bataille parlementaire pour une aide militaire américaine aux rebelles anti-sandinistes du Nicaragua s’est déplacée cette semaine au Sénat, où le président Ronald Reagan espère effacer sa défaite de la semaine dernière à la Chambre, alors que Washington accusait Managua d’incursions armées au Honduras.À la veille du débat au Sénat, qui doit se prononcer demain ou jeudi et où les alliés Républicains du président disposent de la majorité, M.Reagan a changé de tactique.Pour la première fois depuis près de trois semaines, il n’avait pas prévu hier d’intervenir publiquement pour vilipender la menace que le Nicaragua sandiniste fait peser, selon lui, sur les intérêts des États-Unis en Amérique centrale.Les stratèges de la Maison-Blanche ont tiré la leçon de l’échec de la semaine dernière à la Chambre.De nombreux représentants s'étaient plaint des virulentes attaques formulées par le président contre les adversaires de sa politique au Nicaragua, accusés carrément de faire le jeu des communistes.+ Philippines gne 16,000 soldats réguliers et autant d’auxiliaires, selon les services de renseignements américains, a jusqu’ici refusé toute trêve officielle avec le gouvernement Aquino.Des affrontements ont eu lieu dans plusieurs îles de l’archipel, en dépit des banderoles « Ne tirez-pas » qu’arborent certains camions militaires.Selon des sympathisants de la gauche, la « révolution pacifique » qui a subitement porté Aquino au pouvoir a pris de court la gauche philippine, clandestine ou légale.« Les rouges », disent certains, ont été pris de vitesse par « la vague jaune » ( couleur de l’équipe de Cory Aquino ) et ne savent plus trop comment réagir à ce gouvernement, dominé par l’opposition libérale et l’Église, où semblent vouloir coexister conservateurs libéraux, ex-alliés de Marcos et gauche non-communiste.« Les débats n’en finissent plus», expliquait récemment au DEVOIR un membre du Front national dé- Pour obtenir l’octroi aux contras de US $100 millions de dollars, dont $70 millions d’aide militaire, le président a laissé à ses lieutenants le soin de mener l’offensive.Lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, un haut responsable du Département d’État a notamment fait état d’informations selon lesquelles plus d’un millier de sandinistes auraient entrepris dimanche « une importante incursion » en territoire hondurien, où se trouvent les bases des contras.Pour maintenir la pression sur les parlementaires, ce haut fonctionnaire a affirmé que le Honduras, le Costa Rica et le Salvador s’inquiétaient des délais imposés par le Congrès à l’octroi d’une aide aux contras et de l’utilisation que Managua pourrait faire de ce retard pour intensifier « sa répression et sa subversion à l’étranger».Il rendait compte de la tournée dans les trois pays voisins du Nicaragua que vient d’effectuer le secrétaire d’Etat adjoint pour les affaires interaméricaines, M.Eliott Abrams, chargé par la Maison- Blanche de « rassurer les pays concernés quant mocratiaue ( FNI) ), bras politique clandestin de la N AP qui compte des millions de sympathisants et dont le noyau est le Parti communiste.Dispersés dans un archipel aux 7,000 îles, les insurgés n’ont toujours pas émis de position officielle un mois après l’offre de cessez-le-feu faite par Aquino.Dans un communiqué publié récemment le Front national démocratique ( FND ) de l’île de Cébu a loué le « courage » de Corazon Aquino mais réaffirmé ses conditions à tout cessez-le feu : réforme agraire, fermeture des bases militaires américaines, démantèlement des armées privées, démission de Juan Ponce Enrile et Fidel Ramos, survivants de l’ère Marcos au sein du gouvene-ment Aquino.Le gouvernement Aquino espère encore que ces positions sont celles du noyau dur des insurgés et non pas de la majorité, qui a, selon lui, joint la guerilla par réaction aux violences du régime Marcos et non par affinité idéologique avec les communistes.Mme Aquino persiste donc dans au soutien » des Etats-Unis après le vote négatif de la semaine dernière sur l’aide aux contras.Cependant, les États-Unis n’hésitent pas à jouer les durs non plus.Dimanche, le secrétaire d’État à la Défense, M.Caspar Weinberger, avait indiqué que des consillers américains pourraient fort bien être envoyés en Amérique centrale, vraisemblablement au Honduras.Il voulait aisnsi faire taire les critiques de ceux qui croient qu’une aide aux contras équivaut à jeter de l’argent par les fenêtres, tant les contre-révolu- tionnaires sont mal formés.Mais, ce faisant, M.Weinberger en inquiète plusieurs, qui craignent une escalade américaine au Nicaragua.Selon les estimations de démocrates et des républicains, le président disposerait a’une majorité au Sénat mais une dizaine de sénateurs seraient encore hésitants.M.Reagan « va travailler dur » et appeler au téléphone des sénateurs pour les rallier a sa cause, a déclaré le porte-porole de la présidence, M.Larry Speakes.Afrique du Sud Tous les bannissements seraient illégaux JOHANNESBURG (AFP) -Tous les ordres de bannissement frappant les militants anti-apartheid — dont Mme Winnie Mandela, femme du dirigeant emprisonné du Congrès national africain (ANC), M.Nelson Mandela — devraient vraisemblablement être invalidés, à la suite de deux décisions de justice historiques prises la semaine dernière, estimaient hier les experts en législation.Samedi dernier, un ordre de bannissement — qui restreint les déplacements, empêche d’être cité dans la presse, de parler en public et de rencontrer plus d’une personne à la fois — a été annulé pour la première fois par la Cour suprême de Port-Elizabeth.Cette décision a été prise à la suite de l’appel interjeté par un des dirigeants de la campagne de boycottage des commerces blanc lancée par la communauté noire de l’est de la province du Cap.Le ministre de la Loi et l’ordre, M.Louis le Grange, qui avait pris l’ordre de bannissement de cinq ans à l’encontre de l’opposant le 11 mars, ne s’est pas opposé à la décision de la Cour suprême.Des ordres de bannissement semblables ont été pris contre cinq autres personnes, parmi lesquelles M.Henry Fazzie, autre dirigeant anti-apartheid local, qui n’avait pas fait appel de cette décision.Les avocats de M.Fazzie, vice-président pour l’est de la pro- tique uni (UDF), le plus important rassemblement anti-apartheid légal, ont cependant indiqué qu’ils allaient porter le cas de leur client devant les tribunaux, afin d’obtenir l’invalidation de l’ordre de bannissement.Selon un porte-parole du ministère de la Loi et l’ordre, dix personnes se trouvent actuellement frappées par des ordres de bannissement, aux termes de la Loi sur la sécurité interne.Parmi elles, Mme Mandela.Le porte-parole a ajouté que M.le Grange allait « se pencher » sur les dispositions de la loi.U n des problèmes posés par cette affaire, a-t-il précisé, concerne les sources d’information, qui risquent d’être divulguées si les raisons du bannissement doivent effectivement être fournies.M.Peter Gastrow, porte-parole de la loi et l’ordre pour le Parti fédéral progressiste (PFP), qui constitue l'opposition libérale blanche au Parlement, a affirmé hier que les tribunaux avaient confirmé le fait que M.le Grange avait outrepassé les larges pouvoirs arbitraires de la Loi sur la sécurité interne.Toute tentative du pouvoir de renouveler les ordres de bannissement invalidés ou de renforcer la législation, déclencherait une rigoureuse réaction nationale et internationale, a-t-il affirmé.M.John Dugard, chef du Centre des études juridiques appliquées, a pour sa part estimé hier que les décisions historiques prises par les tribunaux allaient restreindre le pouvoir arbitraire des autorités, dans la mesure où celles-ci allaient dorénavant devoir fournir les raisons de leurs déci- Des milliers d’Haïtiens demandent le départ de Namphy PORT-AU-PRINCE (Reuter) -Des milliers de Haïtiens ont défilé pacifiquement et en chantant hier dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, pour demander la constitution d'un gouvernement civil.« À bas le CNG, Namphy dehors », scandaient les manifestants en prenant pour cible le Conseil national de gouvernement, qui a pris la succession du régime du dictateur déchu, ses efforts de négociation d’une solution politique plutôt que militaire au problème de la guerilla communiste.Pendant ce temps le poste de ministre de la réforme agraire demeure toujours vacant.Alors que le ministre de l’Agriculture, M.Ramon Mitra, déclare que la principale priorité de son gouvernement pour les trois prochaines années sera de hausser le niveau de vie de deux tiers de la population des Philippines qui vit en milieu rural, la nomination du ministre de la réforme agraire fait toujours l’objet d’une lutte de pouvoir entre les proches d’Aquino et les proches de son vice-président, Salvador Laurel.« Le fascisme du régime Marcos a peut-être été éliminé », explique José Maria Sison, dans un bref entretien accordé il y a une dizaine de jours au DEVOIR « Mais l’impérialisme et le féodalisme demeure.» Sison, comme plusieurs autres exdétenus politiques qui disent avoir aujourd’hui perdu contact avec le réseau clandestin, n’en ont pas moins M.Jean-Claude Duvalier, et son président, le général Henri Namphy.Cependant un appel à la grèvegé-nérale hier a été peu suivi dans certaines petites entreprises du centre de Port-au-Prince même si l’ona constaté un absentéisme inhabituel.Vendredi, M.Namphy, sous la pression de la rue, a limogé du conseil plusieurs anciens collaborateurs de M.Duvalier.accordé leur appui au gouvernement Aquino, « sincère », disent-ils, mais qui devra encore montrer qu’il n’est pas otage des américains, des conservateurs de M.Salvador Laurel ou des ralliés de la dernière heure, comme Juan Ponce Enrile.« Les grandes haciendas pourraient être transformées en coopératives », explique M.Victor Corpuz, un autre ex-détenu politique, ex-militaire qui avait ralié les guérilleros.« Quand les paysans auront des terres ils abandonneront leurs fusils.» « Si nous n’améliorons pas la qualité de vie de nos paysans, vous pouvez mettre 1,000 Sison en prison, et le peuple les suivra quand même », déclarait récemment au magazine Asia Week, le ministre de l’agriculture philippin.La ministre des Services sociaux ( MSS ), Mme Mita Pardo de Tavera, a déclaré il y a une dizaine de jours au DEVOIR que près de 200 guérilleros sont descendus des collines et que « 300 autres le feront bientôt ».Elle n'a toutefois pas pu préciser dans quelle région cette reddition La manifestation, à l’appel d’un nouveau groupe, le comité pour la démocratie (le KID en créole), a regroupé près de 15,000 personnes pendant plus de trois heures.Le KID est animé par un groupe de neuf journalistes étudiants et jeunes ecclésiastiques.Les écoles avaient pour la plupart ouvert leurs portes à l'heure habi- M89MKMM était survenue.Le MSS a mis en place des services spéciaux pour les « ex-clandestins ».Le ministère leur offre un logement temporaire, des soins de santé et a fait appel aux entreprises pour créer une banque d’emplois à leur intention.Selon le révérend Ed de la Torre, un ex-détenu politique, le gouvernement Aquino est un gouvernement « libéral de l’élite » mais des pressions populaires « pourraient le faire évoluer vers un gouvernement démocratique du peuple ».La gauche legale et les mouvements populaires ont jusqu’ici accordé leur appui au gouvernement Aquino qui a, disent-ils, « ouvert de nouveaux espaces démocratiques ».BAYAN, la vaste coalition d’organismes populaires qui avait appelé à un boycott des élections présidentielles, a confirmé la semaine dernière qu’elle avait « mal pris le pouls de la population philippine » et a confirme son appui au nouveau gouvernement.« Nous lui accordons un appui vigilant et de principe », a dé- tuelle hier matin, en dépit des appels au boycott lancés par la radio, mais plusieurs d’institutions ont suspendu les cours deux heures plus tard.Alors que la rumeur publique prédisait ce week-end le chaos et peut-être meme une épreuve insurmontable pour le général Namphy, l’échec relatif de la grève nationale a au contraire rassuré le gouvernement.claré au DEVOIR le secrétaire général de la fédération, M.Leandro Alejandro.Non pas que BAYAN a l’intention de mettre en veilleuse toutes ses revendications, a précisé Alejandro.Les Philippins n’ont pas arrêté de souffrir, dit-il, parce que le Palais présidentiel a changé de locataire.La semaine dernière trois résidents du bidonville de Tondo, aux abords de Manille, ont été tués alors qu’ils tentaient de s’opposer à la démolition de leurs abris branlants.Plus de 400 cabanes ont été détruites ce jour là pour faire place à un immense projet de container près de la Baie de Manille.Même le syndicat le plus radical, le Kilusang Mayo Uno, Mouvement du 1er mai, a assuré Aquino de son appui.« Notre dernier exécutif natio-nal a décidé d’appuyer Cory Aquino », a expliqué au DEVOIR, M.Nick Ellman, directeur de l’organisation pour le K MU.DEMAIN : JUAN PONCE ENRILE AU DEVOIR INSTITUT CATHOLIQUE DE MONTRÉAL Ecole privée pour la formation et le perfectionnement des maîtres 486V avenue Weitmouni WESTMOUNT (Guohec) H3Y IXV (514) 484 1026 Baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire 90 unités Certificat de Ier cycle en sciences de Véducaûon 30 unités 6 B Le Devoir, mardi 25 mars 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Rédacteur en chef; le 10 janvier 1910 Paul-André Comeau UNE LARGESSE ABERRANTE LE TEMPS serait-il enfin venu de mettre fin à une des largesses les plus coûteuses et les plus aberrantes que le Canada se soit permis au cours des dernières décennies ?Depuis 1969, il n’y a plus au pays de droits de propriété intellectuelle sur les produits pharmaceutiques.En vertu d’un amendement à la Loi C-102 sur les brevets, le ministère de la Consommation et des Corporations peut concéder une licence automatique aux entreprises de produits pharmaceutiques dites « génériques ».Celles-ci ont toute liberté par la suite pour copier et commercialiser des médicaments.Le Canada est le seul pays de l’OCDE à ne pas garantir un tel droit de propriété intellectuelle.Partout ailleurs, les découvertes de produits pharmaceutiques sont protégées durant une période d’au moins 17 ans.En fait, il y a deux acteurs majeurs dans ce secteur d’activité : d’une part les 64 entreprises de l’industrie du médicament qui effectuent la recherche de base et le développement de nouveaux produits et, d’autre part, les firmes génériques centrées surtout sur la commercialisation.Les premières investissent des sommes énormes dans la R & D — $85 millions en 1984 — qu’elles ne recouvrent que trop partiellement parce qu’une large part de la mise en marché leur échappe.Les secondes, dont les dépenses et les risques sont moins élevés, peuvent en vertu de la loi, copier la formule de l’inventeur et commercialiser une imitation de son produit, moyennant une redevance de 4 % sur leur chiffre d’affaires.¦ Après plusieurs années de tergiversation, le gouvernement fédéral est maintenant prêt à intervenir pour corriger cette aberration.Mais jusqu’où ?La question reste posée.Le ministre responsable, M.Michel Côte, s’est montré ouvert mais sans toutefois prendre clairement position.Son bureau faisait savoir hier qu’un projet de loi serait déposé à la Chambre des communes après les vancances de Pâques.La nouvelle politique sera vitale pour le Canada et le Québec.Le secteur pharmaceutique emploie environ 16,000 personnes, la plupart hautement qualifiées, dont 7,000 au Québec.C’est une des rares industries où le Québec occupe une place dominante.La région de Montréal, où l’industrie du médicament est largement concentrée, a été directement touchée par la loi de 1969.Celle-ci a contribué au déplacement de certaines activités et au ralentissement de la croissance générale du secteur.Mais les effets de la loi des brevets se font surtout sentir dans les centres de recherches.Les grandes entreprises n’ont pas intérêt à investir dans la recherche et à maintenir des équipes de chercheurs sachant qu’elles n’ont aucune garantie d’amortir leurs coûts.Dans ce contexte, quel avenir un diplômé de l’Université de Montréal peut-il entrevoir au Canada si les possibilités de recherche sont singulièrement réduites par une législation et une concurrence franchement inéquitables ?Certains groupes redoutent qu’une loi plus restrictive limite la concurrence et favorise une croissance trop rapide des prix des médicaments.Ces craintes paraissent largement excessives.L’industrie accepterait par exemple que la loi spécifie clairement que la hausse maximale autorisée des prix des médicaments ne dépasse pas celle des prix à la consommation.En outre, il faut se rappeler que les provinces et les institutions publiques de santé contrôlent entre 30 % et 40 % du marché canadien et disposent en conséquence d’une force de marchandage importante.¦ Il est possible que, sur une longue période, les prix des médicaments augmentent un peu plus rapidement que par le passé, bien que le garde-fou proposé par l’industrie offre des garanties suffisantes.Mais l’intérêt des consommateurs rejoindra finalement celui des producteurs et de toute l’économie, dans la mesure où le Canada pourra développer sans entraves des entreprises compétitives, dans un contexte comparable à celui qui prévaut dans les autres pays occidentaux.C’est pour cette raison que la proposition de l’industrie d’accorder un droit de propriété de dix ans sur les découvertes de nouveaux médicaments apparaît comme un minimum que le gouvernement fédéral ne peut refuser.Ottawa est soucieux par ailleurs de ne pas trop affecter les entreprises génériques, dont la plupart sont situées en Ontario, et qui ont fleuri à l’ombre de l’amendement de 1969.Peut-être faudrait-il, après une certaine période d’adaptation, réévaluer la situation et examiner la possibilité d’établir un droit de propriété dont la durée serait de 17 ans comme partout ailleurs en Occident.Les largesses aberrantes de la loi actuelle ont suscité une des rares résolutions unanimes adoptées par l’Assemblée nationale du Québec.À deux reprises, en juin 1984 et à l’été 1985, les deux partis ont demandé une modification à la législation fédérale afin d’offrir unq meilleure protection à l’industrie du médicament.Le Canada, tout comme le Québec, ne peut se payer le luxe de faire des faveurs aux pays concurrents.Le gouvernement fédéral doit rétablir une situation qui a été totalement faussée par une intervention inopportune.— ALBERT JUNEAU Du RA J à Radio-Québec QUEBEC GILLES LESAGE DE RADIO-QUÉBEC au Regroupement autonome des jeunes (RAJ), des garderies aux Centres Travail-Québec, en passant par l’Institut national de productivité (INP) et autres appendices technocratiques, il y a de la tension et de l’inquiétude dans l'air.L’objet de ce branle-bas, qui fait des vagues jusque dans les régions périphériques de la capitale?La présentation, cet après-midi, des prévisions de dépenses gouvernementales pour l’exercice financier qui commence le 1er avril.On les entend déjà.Il y aura des pleurs et des grincements de dents.Le gouvernement est déterminé à contenir sévèrement la croissance des dépenses, de façon à maintenir -cote de crédit oblige - le déficit annuel autour de $3 milliards.Pour y arriver, il a dû couper, sabrer, taillader, donner de grands coups de hache à gauche et à droite, a l’aveuglette et à froid.Douloureuse, la chirurgie apparaîtra dans toute son ampleur dans le document des crédits budgétaires 1986-87 que le président du Conseil du trésor livrera en pâture aux députés et aux contribuables.Pour en arriver à des compressions de $700 à $800 millions, il est inévitable que ça fasse mal.Un peu partout.Et ça hurle beaucoup.Prenons un exemple richement symbolique : Radio-Québec.Appelé à faire sa part pour empêcher l’explosion catastrophique du déficit gouvernemental, cet organisme étatique devra sabrer dans sa production et ses bureaux régionaux, entraînant des économies de quelque $8 millions.Les employés, les professionnels, la CEQ, sont aux abois, prêts à monter sur les barricades.Mais pour quoi, au juste?Puisqu’il faut couper quelque part, n’est-ce pas le secteur où ce sera le moins douloureux pour les intéressés, le moins visible également pour le commun des mortels?Avant de jeter les hauts cris, il faudra y regarder à deux fois, aller au-delà des symboles et des fausses vaches sacrées.Certains diront qu’il est injuste de toucher Radio-Québec alors que les autres secteurs des Communications ne le sont pas.Mais ils le sont aussi.Par exemple, le budget gouverne- mental de publicité sera réduit de façon draconienne, passant de quelque $18 millions l’an dernier à $8 millions cette année.Seul l’essentiel, presque squelettique, a été retenu: environ $4 millions pour la promotion touristique, qui rapporte, le reste allant à la publicité obligatoire, portant sur des services précis et identifiés.Tout ce qui chantait la gloire et la fierté du Québec qui se donnait des forces, di-sait-on, est passée dans le tordeur de M.Paul Gobeil.Qui s’en est plaint depuis trois mois?Certes, ces compressions et coupures touchent, derrière les millions récupérés de force, des personnes en chair et en os, des chômeurs virtuels, même - oh horreur! - des cotisants aux syndicats des fonctionnaires et des professionnels.Mais comment prétendre que, en dépit des tentatives de dégraissage à demi réussies des récentes années, l'appareil gouvernemental, lourd et pléthorique, n’ait pas encore besoin d'une cure de dégraissage, d’une diète sévère dans tous les coins et recoins?Pas plus tard qu’hier, on en a eu un bel exemple, sur lequel personne ne devrait verser une seule larme.Le saviez-vous?Le gouvernement pé-quiste a créé, il y a quelques années, un pompeux Institut national de productivité.Eh bien, d’un trait de plume, le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Daniel Johnson, vient de signer l’arrêt de mort de cet INP, épargnant ainsi $1 million au Trésor public.Une goutte dans l'océan des $28 milliards, évidemment.Mais il y a combien de ces excroissances étatiques qui pourraient disparaître sans dommages, être fusionnées ou réduites à des proportions plus modestes?Et combien de millions à récupérer ici et là?Un autre exemple.Il y a des organismes qui, dans leur superbe isolement, passent le plus clair de leurs énergies à se demander comment et à quoi occuper leur personnel.Regroupés, recentrés, amincis, ils seraient bien plus utiles.Tel est le cas du Tribunal de l’expropriation, de la Régie de l’électricité et du gaz, de la Régie des services publics.Fusionnés en un seul, ces trois organismes feraient un enfant plus fort que les trois malingres qui s'incrustent dans le décor étatique.En tout état de cause, il faudra voir si le couperet tombe à bon escient et si les compressions sont ju- dicieuses.Mais il faut aussi tenir compte du fait que tout le monde veut un Etat moins lourdaud et omniprésent, jusqu’à ce que cet accès de vertu touche un service ou un programme qui nous tient à coeur, fût-il le fruit de la sédimentation ou d’une générosité des folles années de croissance.Un Etat plus parcimonieux, plus soucieux d’équilibrer son budget et de ne pas s’endetter au-delà de ses moyens, pourrait trouver des fonds pour répondre à des besoins urgents.Tels ceux des militants du RAJ, qui occupent des bureaux gouvernementaux pour rappeler les promesses de parité dans l’aide sociale, formulées par les libéraux, au temps déjà lointain où ils croyaient avoir une marge de manoeuvre de $400 à $600 millions.Inévitables, les compressions de dépenses feront mal, très mal, cha cun insistant pour que le voisin soit touché.Ils n’en mourront pas tous, mais tous ou presque seront frappés.Mais cette gigantesque opération ne sera pas suffisante pour combler l'écart prévu de plus de $1 milliard entre les dépenses et les revenus.Est-ce à dire qu’il faille faire une équation directe entre les deux et appréhender dès aujourd’hui des hausses de taxes de centaines de millions de $, dans le budget que M.Gérard D.Lévesque nous présentera dans un mots?Il faut bien s’en garder, en dépit des cris d’alarme gouvernementaux.Car une autre opération récupération est en marche, qui va de Tin-dexation, annuelle plutôt que trimestrielle, de l’aide sociale ($35 millions) à la vente d’actions de Soquia à Pro-vigo ($37.5 millions).En grugeant ici et là, le gouvernement accumule des dizaines de millions qui lui permettront d’éviter de lourdes ponctions fiscales.Tel un magicien, M.Robert Bourassa passera le congé de Pâques en Floride, avec son fidèle ministre des Finances, à jongler avec les chiffres magiques.La chance aidant, il pourra combler l’écart encore béant.Mais le grand coup, c’est aujourd’hui qu’il est porté, sans égards et sans ménagements.Le premier acte du drame s’est joué au début du mois, avec le document portant sur «l’urgence d'un redressement».Le second, le plus dur et le plus sanglant, est celui de la hache au Trésor et du Vilain, M.Paul Gobeil.i LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et Imprimé par Imprimerie Dumont.Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 9130, rue Bolvln, LaSalle.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc,, située au 775.bout Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3,25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour Information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2022 Livraison par porteJr édition quotidienne - 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne - 145$ par année au Canada , 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3381 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépdt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Directeur des Lise Bissonnette, Christian Bellavance services administratifs: Jean-Guy Duguay Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin * Lise Bissonnette Staline aurait aimé Pour les amateurs de frissons anti-néo-conservateurs, il y a à déprimer et à paniquer à l’envi dans ce qu’on appelle le rapport Nielsen, et qui n’est que la réflexion de «groupes d’études», transmise récemment au ministre fédéral délégué aux coupures.Dans le tome intitulé Culture et communications, par exemple, on trouvera une collection de mesures conservatrices bon teint qui pourraient alimenter des mobilisations militantes du meilleur effet.Il y a une forme de ticket modérateur déguisé en prix d’entrée aux Musées nationaux, jusqu’ici ouverts gratuitement au peuple.Il y a, répétée un peu partout, la recommandation de cesser de subventionner les associations culturelles ou groupes intermédiaires, qui ne sont ni des artistes ni des industries, et qu’on veut ainsi renvoyer (pour leur bien) à leur base.Il y a une politique de soutien à l’édition qui assimile cette noble activité à un secteur mou, textile ou chaussure au choix, et qui suggère de ne laisser survivre que les plus forts, en privant les autres de l’oxygène des subventions ou des préférences postales.À mon avis, il y aurait pu y avoir un peu plus de sabordages, dans l’Orchestre et le Carrousel de la Gendarmerie royale, par exemple, ou la Garde de cérémonie de la Défense nationale; mais du seul point de vue du code conservateur de conduite, la liste des abominations incultes dont on pourra les accuser n’est pas mauvaise.Le Canada reste toutefois le Canada, et n’y est pas véritable conservateur qui veut.Quand le groupe d’étude s’est mêlé d’expliquer sa philosophie générale plutôt que ses intentions particulières, il est retombé sans trop s’en rendre compte dans la ligue des interventionnistes culturels qu’il voulait dénoncer.Presque pire que la lignée libérale, et sur la bonne lancée du réalisme socialiste soviétique, qui a envoyé bien des dissidents au chômage sibérien, et que même M.Gorbachev commence à remettre en question.S’il n’écoutait que la saine logique économique, laisse entendre le groupe d’étude avant de s’en défendre, il conseillerait à l’État de se retirer des chambres culturelles de la nation.Le raisonnement, diffus sur plusieurs chapitres, tient essentiellement en deux branches.La première met en pièces les prétentions du milieu culturel, qui a pris l’habitude, pour convaincre les législateurs trop béotiens, de se dire grand générateur d’activités économiques.Tout cela est fadaises, nous dit-on.Il est sans doute vrai que les industries et les activités culturelles créent beaucoup d’emplois directs, mais ces emplois sont si maigrement rémunérés que le gouvernement n'en retire à peu près pas de revenus d’impôts.Quant au tourisme culturel, qui devrait améliorer la balance des paiements, il paraît que c’est un effet de notre imagination.Bref, si le gouvernement avait $10 millions de trop à dépenser et qu’il ne cherchait qu’un bon investissement productif, affirme le groupe, «la cause des usines, voire des programmes de création directe d’emplois, peut avoir autant de mérite et peut-être même davantage».La deuxième branche est plus subtile, mais plus impressionnante encore.Le groupe en a contre les subventions a la consommation culturelle, façon pour l’État de réduire le coût de certains biens culturels, comme l’entrée à une pièce de théâtre, ou l’achat d’un livre.La demande pour ces biens n’augmente guère pour autant, soutient-il, si bien que la subvention n’a qu’une «incidence mineure» sur la diffusion.La dite subvention a surtout pour effet de permettre à des citoyens à revenu moyen et élevé de s’adonner à leurs loisirs culturels à meilleur compte, alors qu’ils pourraient très bien se les offrir au prix réel.En somme, la protection étatique des arts est souvent une mesure carrément régressive, qui ne fait pas payer correctement les riches, et qui n’ajoute à peu près pas à la consommation culturelle des pauvres.Si l’investissement gouvernemental dans le secteur culturel n’a que peu de sens économique, et est au surplus inéquitable, il vaudrait peut-être mieux le brader, comme le suggère depuis longtemps notre voisin du Sud, M.Reagan qui voudrait bien expédier la télévision publique américaine aux enchères, et faire du National Endowment for the Arts un mauvais souvenir.Mais au Canada, se rend bien compte le groupe d’étude, cette sorte d'inclinaison coupable n’est pas permise.Pour se dépêtrer de sa logique et trouver des prémisses conservatrices de soutien aux arts, il trouve deux raisons.La première est à prendre ou à laisser: le produit culturel est un jeu qui «en vaut la chandelle».La seconde, dite plus fondamentale, veut que le produit culturel issu «de l’histoire et de l’expérience de notre pays» soit une très bonne chose pour «renforcer le vouloir-vivre collectif des Canadiens».Exit la froide logique, place aux sanglots longs des violons.Tout nielsenien qu’il soit, le groupe d’étude se lance après tant d’autres, de Francis Fox a Marcel Masse, en passant par tout l’establishment culturel de Toronto, dans une dissertation qui fait de l’activité culturelle non plus une chose gratuite et libre, mais bien un facteur de production d’unité canadienne, une conscription ordonnée au bien politique de la nation.Curieusement, ce rassemblement d’esprits à tendance conservatrice va plus loin que quiconque, jusqu’à maintenant, dans le dirigisme et l’interventionnisme que cette approche suggère.Pour lui, la «légitimité» même du secteur des arts et de la culture est fondée sur «sa contribution à l’évolution des traits distinctifs de la société», conception stalinienne s’il en est.(Qu’on se souvienne des raisons qui ont amené la liquidation de l’avant-garde russe en arts visuels, après la révolution de 1917, au nom de l’identité soviétique à construire.) S’ensuit pour le groupe d’étude soudain faiseur de normes, une série de suggestions qui jouent directement sur les choix culturels et ar- tistiques.Sera digne d’appui, légitimement soutenu, ce qui reflète «les valeurs» ou «l'expérience» canadiennes, whatever that is.Et que le Conseil des arts se le tienne pour dit: «On risquerait d’abdiquer le rôle social sur lequel se fonde l’appui apporté à l’activité artistique et culturelle si on axait l’administration des programmes culturels purement sur les critères internationaux d’excellence et de bon goût dans les beaux-arts d’interprétation.» Que veut dire cette périphrase sous ses habits nationalistes de bon aloi?Que le théâtre expérimental qui se joue et s’écrit à Montréal actuellement, et qui s’inspire parfois plus de la planète Mars que du terroir, ne mérite pas de sous?Que l’art visuel contemporain, qui n’est pas plus canadien à l’oeil nu que ne l’est la production italienne, américaine ou australienne, doit opérer un sain retour à la représentation des cabanes à sucre ou des Rocheuses?Que les orchestres ne seront subventionnables que s’ils délaissent Schoenberg et Mozart pour se consacrer à quelques symphonies canadiennes nées du bruit des canots glissant dans la rivière Mac-Kenzie le soir?À sa face même, la proposition est ridicule et si personne n’en rit, c’est qu’aucun des proposeurs n’a jamais vraiment tenté de la définir plus avant.Un art qui ne serait que ce reflet bien retenu entre des frontières, et au surplus le reflet d’une identité aussi molle et improbable que l’identité canadienne, serait un art mort.Mais cette conception a quand même ses effets nocifs immédiats.S’il «importe d’interpréter et de maintenir l’excellence de façon que les activités culturelles s’alimentent à l’expérience canadienne», il faut quelqu’un pour décider de ce qui est canadien ou pas, et dans ce processus éminemment politique, le ministre est tout choisi.On suggérera donc qu’il soit étroitement associé à la définition et à l’orientation des organismes pourtant «indépendants» qui administreront la politique culturelle.On donnera primauté à l’équilibre «régional» et on mettra la pédale douce pour l’activité culturelle issue des grands centres urbains.Puisque ce rapport est assez confus quand il s’embarque ainsi dans son grand design d’identité canadienne, je ne suis pas sûre que ses auteurs soient bien conscients de l’embrigadement étouffant qu’ils proposent.Mais ils sont en prestigieuse compagnie, avec une bonne partie du milieu culturel canadien, qui a eu si peur de quelques coupures budgétaires, Tan dernier, qu’il est allé promettre à Ottawa de créer de l’identité canadienne, plutôt que de créer tout court, si on voulait bien ne pas toucher aux subventions.Un siècle de protectionnisme culturel, qui fut un heureux stimulus avant de devenir une habitude, a fini par assouplir les échines et faire oublier que la première «valeur» culturelle ne sera jamais une expérience ou une histoire nationales, mais bien la liberté.Qu’y aurait-il de si choquant à y investir et à la soutenir pour elle-même?LETTRES AU DEVOIR ¦ Une décision déplorable RÉCEMMENT, nous apprenions que Katimavik fermerait ses portes très bientôt.Après 10 ans d’existence et d’intervention auprès des jeunes, on ne peut passer sous silence une telle décision.L’association Jeu-nesse-ravail du Montréal « métropolitain » ( AJTMM), qui regroupe une trentaine d'organismes de jeunesse, remet en question l’abandon du programme Katimavik.Avec ceux qui l’animent, nous avons un intérêt en commun : travailler pour et avec les jeunes.Malgré une pratique d’intervention différente de celles de nos organismes, nous sommes convaincus que la participation des jeunes à Katimavik leur permettait d’acquérir une bonne expérience de travail el développait leur sens des responsabilités.Par ailleurs, l’aspect « vie de groupe » offert par ce programme constituait un apprentissage non négligeable pour la vie en société.Nous vivons dans une société de consommation où il faut supporter une partie de nos jeunes adultes dans l’apprentissage des valeurs sociales et humaines afin qu’ils collaborent plus efficacement à l’essor de notre société.Même si les programmes comme celui de Katimavik disparaissaient, les besoins auxquels ils répondent demeurent présents.La décision des autorités fédérales d'abolir ce programme n'a pourtant pas été suivie d’une alternative offerte aux jeunes.Qu'en sera-t-il des sommes autrefois allouées aus besoins des jeunes ?Propose-t-on, tout au moins, des programmes alternatifs moins coûteux, qui répondent aux besoins tout en respectant les contraintes budgétaires du gouvernement ?En conséquence, nous trouvons déplorable une décision qui privera des milliers de jeunes d’une ressource importante et utile à l’apprentissage de la vie en société.— DANIEL VAILLANCOURT Association Jeunesse-Travail du Montréal métropolitain.Montréal, le 12 mars.¦ Hébert nous interpelle LES JOURNALISTES devraient se méfier.Ils sont généralement dans une situation fort confortable, comme c'est aussi mon cas.Lorsqu'on est ainsi partagé, U faut faire attention quand on juge une action dont la décision et la poursuite relèvent d'un courage exceptionnel et d’une conscience qui ne Test pas moins.Autrement, il me semble qu’on frise l’indécence.Je ne sais trop si l’acte de Jacques Hébert est avisé.J'incline à croire que non, pratiquement parlant, j'entends en tout cas pour ses effets mesurables.Je ne l’aurais pas conseillé.Mais voilà, Hébert le pose quand même.A partir de là, je me dis que le problème change fortement.Il ne s’agit plus de savoir si le jeûne d'Hébert Infléchira la politique.Il est plus que probable que non, au moins pour la peine.Mais il s’agit de savoir si cette politique générale, en regard du problème social Immense considéré, n'est Les «Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L'adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour fins d'identification dans nos dossiers.LE DEVOIR demande à ses correspondants de bien vouloir s'en tenir i moins de deux feuillets dactylographiés à double Interligne et de taire parvenir leurs textes à Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d’abréger les textes trop longs.pas une faribole, et surtout si les pouvoirs n’ont pas accepté, en somme, cette faribole, avec une bonne conscience qui à toutes fins classait la question.Personne n’interpellait plus personne ?Voilà quelqu’un qui interpelle pas mal de monde.La bonne conscience est fichue, pour une fois.Il y a longtemps que cela n’était pas arrivé.Alors, dans les circonstances, appliquer des raisonnements purement fonctionnels et pratico-pratiques à ce qui est dit là par cet homme-là, c’est quoi ?Et puis qu’est-ce qu’on ne raconte pas ! Que le jeûne du sénateur ne serait pas démocratique ! Dites donc, la démocratie con-siste-t-elle à faire des discours et à ne pas faire de jeûnes ?Pour une fois, une parole vivante est prononcée dans cette société vide.Je regrette, mais je ne trouve pas cela indifférent.Plutôt que de peser le geste d’H ébert avec des mesures bonnes pour la quotidienneté politique la plus relative, il vaudrait mieux, peut-être, répercuter les questions dramatiquement soulevées par lui et aussi inviter le gouvernement, pour le court terme, à faire un surcroît pour la jeunesse.— PIERRE VADEBONCOEUR Montréal, 20 mars. Le Devoir, mardi 25 mars 1986 ¦ 7 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le courage de la spécifique identité SOLANGE CHAPUT-RQLLAND NOUS FINIRONS sûrement par acquérir le courage de parler ouvertement et publiquement de la spécificité québécoise, un mot terne pour désigner tout ce qui dans le Québec profond le distingue des autres régions.Mais le sujet constitutionnel est pour ainsi dire banni de nos conversations, de nos essais et de nos émissions parce qu’il serait, selon quelques experts instantanés, sensé faire bailler d’ennui auditeurs, lecteurs et électeurs.Ce n’est pas la Constitution comme telle qui est « ennuyeuse », mais la façon dont en parlent ceux qui croient être ses protecteurs et ses défenseurs.Il m’apparaît cependant essentiel d’associer les citoyens à la refonte de la Loi constitutionnelle parce que tous, femmes et hommes, jeunes et âgés, riches et démunis, sommes concernés par son application et ses implications.Cette loi suprême n’appartient ni à un parti politique, ni à un gouvernement; elle est notre bien et nous en sommes propriétaires et gardiens, à travers nos institutions qui nous reflètent, nous incarnent.Toute une génération — elle a plus de quarante ans aujourd’hui — a cherché, selon ses ambitions et ses principes, à définir le rôle du Québec au sein de la fédération ou hors de toutes attaches au gouvernement central.Nous sommes aujourd’hui — chez les aînés — nombreux à nous sentir, comme malgré nous, liés par ces questions.Plusieurs se sont laissés convaincre, aux fils des années, que contredire la conception fédéraliste de la spécificité québécoise équivalait à endosser la thèse péquiste sur l’avenir du Québec.Comme disent parfois les plus jeunes; un instant ! Le nationalisme est peut-être démodé, en exil de nos exercices oratoires ; mais il n’est ni mort, ni à tout jamais oublié.Il a perdu beaucoup de sa virulence, mais rien de sa vigilance.Celle-ci s’est assoupie en nous pour l’instant, mais aux heures graves pour la reconnaissance de ce que nous sommes dans la mémoire, l’histoire et notre territoire, elle se réveille, prend forme et agit.Cette triade, histoire, mémoire et territoire, forme la toile de fond sur laquelle nous avons dessiné notre démarche de Canadiens français et de Québécois.Nous ne pouvons échapper à cette vigilance.Pourquoi ne pas l’écrire tout de go; elle nous domine et nous oblige.Le executive federalism dont Pé-pin-Robarts avait parlé, a sa raison d’être lorsque les gouvernants et leurs experts sont aux prises avec des dossiers techniques et économiques.Mais son exclusivité, sa connivence entre les sommités politiques doivent être rejetées, lorsque les dossiers de l’État concernent le sens même de notre identité.Ils doivent être ouverts à la communication et à la concertation afin d’associer le plus grand nombre à des décisions souvent prises par un petit nombre et dans la sécurité d’une discrétion qui n’a rien de très courageux.Si, en 1867, les Pères de la Confédération avaient discuté avec leurs fils et si, en 1981, les conseillers du premier ministre Trudeau avaient invité à leur table de cuisine, dans leur suite du Château Laurier, les membres de la délégation du Québec endormis à Hull, peut-être qu’aujourd’hui nous ne serions pas encore une fois plongés dans l’interminable scénario constitutionnel.La Cour suprême a décidé de la non essentialité du droit de veto à qui l’histoire avait accordé un poids politique et moral.Depuis ce jugement, le Québec a perdu son influence sur le reste du pays.Quand nous ne faisons plus peur à qui que ce soit, nous retournons fort sagement à notre séculaire solitude.Mais ce n’est pas parce que le style de notre époque a changé par rapport au passé, que nous devons abandonner la protection de nos droits et de notre identité.Nous aurons, que nous le voulions ou pas, à répondre à nos descendants de ce que nos pères furent et de ce que nous sommes en 1986.Il est sécurisant, facile et de tout repos de toujours dire : « je ne veux rien savoir, je suis d’accord, vous avez raison ».Notre société a toutefois toujours été assez forte pour exprimer son désaccord avec des politiques et des législations qui diluaient ses caractères distinctifs et sa vitalité.Les deux NONS aux formules Fulton-Favreau et Victoria ne provenaient pas des seules forces des gouvernements Lesage et Bou-rassa, mais surtout de l’opinion publique mobilisée par quelque chose d’intangible, de non explicable qui se nomme la spécificité.Nous n’en sommes pas toujours conscients ; nous ne savons pas toujours l’exprimer, la définir, la cerner, la baliser.Souvent des hommes et des femmes de courage et de lucidité ont éclairé nos chemins.À certaines heures nous avons fait l’accord entre nous tous car nous avions saisi d’instinct, son importance et sa transcendance.En politique, tout ce qui n’est pas dit révèle souvent plus que ce qui nous est dit.Quant André Malraux écrivait: « peu importe qu'on ap prouve mes réponses si on ne peut ignorer mes questions », il nous rappelle à une saine curiosité sociale, à la quête de nous-mêmes, au respect de notre société, « phare de la présence française en Amérique du Nord ».L’esprit Pépin-Robarts demeure ; nous sommes, je le veux croire, encore nombreux à y adhérer totalement.Le gouvernement Bourassa doit agir ; les provinces vont réagir, le premier Ministre Mulroney aussi.Nous devons donc nous impliquer, hors de tous clans politiques, dans un dossier dont nous aurons un jour à accepter les conséquences.Le nationalisme est peut-être démodé, en exil de nos exercices oratoires; mais il n’est ni mort ni à tout jamais oublié.Il a perdu beaucoup de sa virulence, mais rien de sa vigilance.A mour sans frontières TEMOIGNAGE BENOIT LACROIX, o.p.La autre midi, nous assistions nombreux à une liturgie préparée par des jeunes gens dans la vingtaine, en hommage à leur amie Katerie Melan-çon décédée à 19 ans en Alberta.Quelques jours plus tôt, je relisais Pomme de Pin de Mireille Lanctôt, décédée elle aussi prématurément après avoir laissé des écrits de jeunesse d’une rare élévation.Par ces morts indéchiffrables humainement, nous devinons les désirs profonds de cette jeunesse parfois turbulente et en certains cas plutôt désarmante qui demeure a sa façon héroïque et folle.Folle oui, folle d’aimer, folle d’être aimée.Katerie arrivait de Colombie où.toute heureuse, elle avait collaboré à un projet communautaire d'aide aux démunis.Mireille était journaliste à Radio-Canada et sa mort nous a révélé une fille remplie de rêves et d’idées à n 'en plus finir.Dire qu’elle avait prévu sa mort, certaine déjà durant sa courte vie qu’il n'y a qu'une raison profonde de vivre, de travailler, voire de souffrir.Ouvrons Pomme de Pin, fait d’écrits posthumes illustrés à profusion par les dessins de notre jeune au-teure : « Nous sommes de plusieurs lieux.Nous avons plusieurs noms.» « Aimer, plus que tout, ses amis, ceux des rires et des complicités, des échanges et des pactes, c’est un jour les regarder partir et vivre pour eux.C’est ça l’amitié, l’exigence du respect de la liberté de chacun.Celle qu’il choisit en fonction de lui seul, de son épanouissement à lui.La force de l’amitié habite au coeur même de la séparation.» « Les amis que j’ai aimés, je les aime encore .Je les aime en core même quand je ne les vois plus.Je les aime dans les difficiles gestes de la liberté.» « Je prépare un miel à saveur inédite.Je ne vais pas vivre longtemps.Je vais mourir jeune, mais je vais me réveiller.Vivre est seulement possible quand la survie est assumée, assurée.» Des désirs, des mots qui, en ces semaines de Pâques, font refleurir les meilleurs souvenirs.Tel est l’amour, sans frontières, quand il est exorcisé de ses peurs et de ses masques.Vivant, éternel, infini.« Fort comme la mort, dira un livre mystique biblique, les grandes eaux ne peuvent l’éteindre, ni les fleuves le submerger.» Le départ de Katerie, les mots prophétiques de Mireille, la parole de tant d’autres jeunes partis trop vite racontent, au printemps qui arrive, que le meilleur service essentiel que l’humanité puisse rendre aux jeunes laissés si souvent sans espérance est encore d’espérer en leur amour, réalité et symbole de nos propres survies.L’agriculture: une source majeure, mais négligée, de pollution M2) Pourquoi ne pas appliquer une nouvelle « loi des trois chaînes» ?LOUIS-GILLES FRANCOEUR Voici la deuxième partie des extraits d’une conférence que l'auteur, journaliste au DEVOIR, prononça le 14 mars dernier au congrès de l'Association québécoise des techniques de l’eau (AOTE).La première partie est parue dans cette page jeudi dernier.Nous nous excusons de ce retard auprès de l'auteur et de nos lecteurs.IL EST TEMPS de rééquilibrer un certain nombre de choses à l’intérieur du Programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ), par des rajustements budgetaires à la hausse dans le domaine de l’assainissement agricole.Si on ne le fait pas, c’est peut-être l’ensemble du PAEQ qui sera remis en question le jour où les citoyens réaliseront que les milliards n’ont servi qu’à enlever entre 10 % et 40 % de la pollution de certaines rivières parce qu’on a oublié de faire le ménage dans le grenier agricole des bassins versants.L’écart qui sépare les priorités du PAEQ de la réalité des problèmes laisse d’autant plus songeur que ce programme repose, affirme-t-on, sur le principe d’une attaque « simultanée » sur tous les fronts de la pollution.Que penser aussi de la contradiction entretenue par un programme qui a pour objectif de depolluer d’amont vers l’aval et qui oublie — financièrement parlant — qu’en amont des villes, il y a la campagne et la pollution diffuse ?Peut-on aussi parler décemment «d’optimisation des investissements » quand, dollar pour dollar, on régénérerait plus rapidement certains cours d’eau à s’occuper de pollution agricole et industrielle que de pollution urbaine ?Dans, le système de priorités du PAEQ,' le critère central, c’est « l’usage » des plans d’eau par les humains d’hier, d’aujourd'hui et de demain, lit-on dans le Plan d’équipement 85-88.Si un usage doit — et avec raison — transcender tous les autres, c’est l’alimentation en eau potable des personnes et des productions animales.Mais pour le reste, le critère de « l’usage » est fort discutable car il est fondamentalement étranger à la restauration des équi- Les cultures les moins denses contribuent davantage au phénomène de la pollution diffuse parce que les plantes se sont pas assez nombreuses pour retenir la terre en place.wlftf 1 .USar .libres naturels des milieux riverains et aquatiques, les seuls capables d’assurer un support à long terme au plus grand nombre d’activités économiques et récréatives.L’utilisation de ce critère fausse d’ailleurs la grille de priorités du PAEQ, admet-on explitement dans le Plan d’équipement 85-88.Il accorde une valeur d’usage nulle aux cours d’eau agricoles artificialisés et pollués, sauf bien entendu comme égou-toir de champs.L’utilisation de ce critère n’a pas pour objectif de redonner aux cours d’eau la qualité écologique qu’ils avaient autrefois ou définie comme minimale par la société, même si c’est ce que pensent les gens en général quand on leur parle du PAEQ.La valeur d’usage « alimentation en eau potable » correspond dans la réalité aux « eaux brutes » que siphonnent dans la rivière l’Assomption au moins 11 mois par année les usines de filtration riveraines.Ce critère est en réalité étranger â une vision organique du milieu aquatique, la seule capable de préserver à long terme une valeur d usage susceptible de répondre aux besoins de demain.Si l’assainissement urbain accapare la part du lion dans le PAEQ, c’est parce que les services de recherche du programme ont recensé 2,800 « usages de l’eau » dans les territoires sous médication environnementale et que 71 % d’entre eux sont affectés par la pollution urbaine.C’est exactement la part des budgets que le PAEQ réserve à l’assainissement urbain.Mais la cohérence s’arrête là car, lit-on dans le Programme d’équipement 85-88, il y a plus d’usages touchés au Québec par pollution agricole (31 %) que par la pollution industrielle (29 %).Ce qui n’empêche pas le ministère de dépenser 280 fois plus d’argent du côté industriel que du côté agricole.La cohérence de ce système de priorité disparaît totalement dans la région de Montréal, château-fort de l’industrie québécoise.Cela n’em-p£ che pas la pollution d’origine agricole d’y affecter la moitié (49 %) des usages, alors que la pollution industrielle en affecte le tiers (34 %).La deuxième cause de ces contradictions réside dans un manque évident de volonté et de détermination.Le PAEQ a jusqu’ici évité de s'at- taquer résolument aux différentes pollutions agricoles parce que la machine politique et administrative a beaucoup de difficulté à affirmer la primauté de l’intérêt collectif sur les intérêts privés en place.Le volet agricole du PAEQ a concentré ses efforts les plus tangibles sur la pollution engendrée par les productions animales.C’était un bon choix car l’alimenttion en eau potable de plusieurs municipalités en dépend.Mais le problème est loin d’etre réglé : 2,700 seulement des 7,300 producteurs avaient en 1985 des installations jugées « conformes aux normes ».La crainte de « nuire à l’économie » est aussi évidente du côté industriel où, en dépit des normes existantes, seulement 103 des 2,900 entreprises « polluantes » du Québec ont réussi à améliorer leurs eaux au niveau de qualité accepté à l’entrée — et non à la sortie — des usines d'épuration municipales.Mais les progrès sont réels même s’ils sont lents : 30 % des entreprises polluantes, soit 900, sont en discussion avec le ministère et 7 %, soit 204, ont signé des protocoles de dépollution éventuelle.En échange, faut-il le rappe- ler, d’une assurance de non-poursuite.Quant aux grosses entreprises qui ne sont pas branchées sur les réseaux municipaux — club sélect qui regroupe 10 % de sables de près de toxique du fleuve bien refiler la facture aux contribuables plutôt qu'à leurs actionnaires, apprend-on dans le Plan d’équipement : elles ne bougeront pas sans subventions.Ont-elles vraiment tort, ces grandes entreprises, de plaider pour la parité avec leurs consoeurs « branchées » sur les usines d’épuration municipales ?Il faut se demander qui profite des usines payées avec nos $4.7 milliards.Le Plan d’équipement du PAEQ apporte des éléments de réponse : «les usines agro-alimentaires produisent également des charges organiques qui peuvent être plusieurs fois celles des municipalités où elles sont situées ».Question : celles qui déversent leur charge polluante ou une partie dans l’égout municipal payent-elles des taxes qui correspondent au coût réel de la dépollution de leurs eaux usées, capital, intérêts et coûts d’entretien de l'usine compris ?Et que penser de ces villes qui font de leur capacité de traiter ces charges polluantes gratuitement un atout publicitaire pour attirer des « investissements » ?L’industrie alimentaire n’est u’une partie d’un problème qui doit tre mesuré globalement.La charge organique globale des entreprises de la province équivaut à cinq fois celle des six millions de Québécois.Et, lit-on encore dans le document, « les eaux usées industrielles peuvent représenter jusqu’à 50 % des débits (des usines d’épuration municipales) et jusqu’à 90 % de ses charges organiques ».En somme, l’argent consacré à la dépollution des eaux municipales s pollueurs respon-80 % de la pollution — elles voudraient sert en grande partie à dépolluer des rejets industriels.Pourtant, s’il est un domaine où environnement et intérêt économique se réconcilient, c’est bien celui-là.Le problème de la conservation des sols reçoit partout au Canada une attention prioritaire sauf au Québec.On est donc bien loin au Québec d’appliquer à ces problèmes les solutions expérimentées depuis 20 ans aux États-Unis.Là comme en Ontario, on y combat l’érosion par des méthodes de travail qui protègent la terre, par des cultures en contour, par l’utilisation de plantes-abris, de canaux de dérivation.Ces réalités, parfaitement établies au plan scientifique, doivent inspirer rapidement au Québec une politique de protection de l’eau qui aurait pour pendant une politique de protection des sols agricoles qui ne se contente pas de zoner des sols en voie d’épuisement.On est loin au Québec du Soil Conservation Act, adopté par l’Alberta en 1980, et qui oblige les inspecteurs municipaux à intervenir contre les fermiers qui laissent l’érosion détériorer leurs terres.Ici, nos lois municipales obligent les cultivateurs à « entretenir » les cours d’eau municipaux en y coupant tout ce qui pourrait vouloir les isoler du soleil.La revégétation ainsi que la protection des berges et talus en milieu agricole et forestier doit avoir la priorité absolue en raison des dommages causés par l’érosion.Et dans ce domaine, il ne faut pas laisser aux municipalités qui ont ravagé les cours d’eau dans le cadre de Sol-Plus le soin de décider des normes.S’il est un problème dont la solution soit être universelle, c’est bien celui-là.Pourquoi d’ailleurs Québec n’utiliserait-il pas la loi des Trois Chaînes pour former un cordon de sécurité environnemental sur toutes les rives dont il est techniquement propriétaire ?j?i6re CG Le trou noir japonais NOTES DE LECTURE GEORGE TOMBS ?Michel Random, Japon : la stratégie de l’invlalble, Paris.Editions du Félin, collection Les Racines de la connaissance, 1985.COMMENT se fait-il que les Japonais aient dépensé une énergie presque surhumaine à tenter de mieux connaître les Occidentaux, leurs goûts, leurs moeurs, leurs innovations, leurs entreprises, alors qu'eux-mêmes ne se sont guère laissés connaître aussi aisément ?Est-ce la chance fortuite de l'histoire, d'un isolement linguistique et culturel, qui a permis aux entreprises japonaises d'avancer dans des domaines de pointe, sans que l'on puisse les devancer ?Ou s'agit-il plutôt d’une stratégie presque im-DerceDtible mais infaillible ?Dans Japon : la stratégie de l’invisible, Michel Random nous introduit à ce colosse commercial qu’est le Japon, qui renaquit des cendres de la Guerre, tel un phénix, pour devenir la puissance economique numéro deux, et bientôt — qui sait ?— numéro un.Ouvrage bizarre, oscillant entre l’histoire, le spirituel, le commerce et les arts martiaux, il cherche à mettre devant le lecteur occidental une autre réalité : celle voulant que « ce qui invisible est japonais ».Finis les modèles occidentaux de pensée, avec leur structure carrée, leur suffisance, leur volonté brutale de domination, leur dualisme « pour-ou-contre ».A travers de multiples images — de défis Informatiques, de réussites commerciales, de hara-klrl, de jardins aux miroirs réfléchis d'eaux limpides — noua apprenons à entrevoir l’unité de l’expérience japonaise.Random, las de sa France natale, trouve au Japon une mentalité qui aide à l’harmonie.Une sensibilité qui est autant touchée par le moral que par l’artistique, ou le commercial.C’est une mentalité qui saisit implicitement la vie sans chercher à tout moment à la définir.Et qui, pour des raisons historiques, garde bien voilées les intentions japonaises.Cette intuition implicite fait partie de la stratégie d'entrepreneur des Japonais ; dans un système hiérarchique bien structuré (où tous les 119 millions d'habitants sont coresponsables), on fait, tel un guerrier samurai, une analyse patiente du concurrent avant de passer à l'action, sans pour autant montrer ses propres faiblesses ou forces.L'esprit du • kl », qui anime toutes les actions de l’entrepreneur, est en effet la maîtrise de soi-même à la fols persévérante et perçante.Selon ce modèle, le pari est perdu dès que l'on craint la défaite, gagné dès que l’on est sûr de la victoire.Random cite un émiment savant Japonais qui remarque que le Japon se comporte « comme un « trou noir » qui aspire avec une énergie incommensurable tout ce qui l'approche, sans que rien n’émerge jamais de ses profondeurs abyssales ».Malheureusement, l'auteur se livre à beaucoup de jugements subjectifs sur l’Occident ; son manque de cohésion, l'abandon de ses valeurs les plus profondes, son matérialisme.On comprend que Random ait pu trouver le repos aux sanctuaires shintos, et l'harmonie chez des hommes d'affaires cultivés de Tokyo.Mais l'auteur finit par éloigner le lecteur d'un sujet déjà difficilement compréhensible.Cet ouvrage n'en est pas moins rafraîchissant, étrange et passionnant, et ceux qui s'intéresssent à ce colosse de l'Orient (deuxième partenaire économique du Canada) devraient le lire.LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS Administration .Rédaction.Publicité Générale.Annonces classées Abonnamanta Montréal.Québec.Extérieur — indicatif 814 Indicatif 41S Indicatif 819 (514)844-3361 .(514)844-3361 .(514) 842-9628 (514)842-9645 .(514) 286-1200 (814) 844-3361 ou (514) 332-3890 (418) 887-2034 1-800-381-6059 1 -qpO-483-4645 1-800-361-8099 Indicatif 613 1-800-361-5899 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 1 6H30 1 LE DEVOIR ESSENTIEL! | 8 B Le Devoir, mardi 25 mars 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Ferré du Québec.Léo n’a rien contre les océans.C’est contre les engins qui les survolent qu’il en a.Sitôt assis, il s’allume une cigarette, se croise les mains.Amnisty International a envoyé ses émissaires lui remettre une plaque honorifique pour sa défense de la liberté et des droits de la personne.Léo se lève.Immense roseau rétif légèrement ployé sous le poids du temps.Mains noueuses croisées pour la prière, il se racle la gorge avant de prononcer le discours de circontan-ces.Les mots fusent, nets comme des flèches : « Cachots, torture.Il faut descendre les petits mecs comme Marcos, dit-il, il faut descendre l’autre au Chili.je ne me rappelle même plus son nom.» Il s’en rappellera pourtant, quelques secondes plus tard.Tactique de dérision.« Ra-ra-rappelle-moi donc ton joli nom ».Léo n’a pas la mémoire qui flanche.L’indignation pousse encore sous sa tignasse de gauchiste.Il l’entretient comme un jardinier un peu infatué de sa fleur.Tout le monde y passe.Depuis Pinochet jusqu’à Bruce Sprinsgteen.« Oui, vous savez, l’Américain, celui qui voyage avec 43 camions.Il doit être important, le monsieur.Ce qui m’ennuie, c’est que les types comme lui sont prisonniers des rythmes.S’ils ont quelque chose à dire, on ne l’entend pas.Qui sait ?C’est peut-être le camion qui apporte le talent.» Il cause, Léo.Il cause en cheminant sur un sentier sinueux.Il perd parfois le fil de sa pensée, la suite de ses idées.Mais la lumière éclaire toujours le bout du tunnel et la fin de ses histoires.Il parle au présent sans nostalgie pour le passé.Sa nostalgie ne fleurit que sur la tombe des poètes et des musiciens, morts à la fosse commune de l’Histoire.Ses héros n’ont pas changé de nom.Ils s’appellent encore Baudelaire, Rimbaud, Verlaine.Léo y revient inlassablement, comme il revient inlassablement aux grands orchestres.Cela remonte à son enfance alors qu’il dirigeait des orchestres imaginaires, juché sur un mur ou une palissade.« Un jour, je me suis aperçu que j’avais quelque chose en plus, ou plutôt en moins.Je me suis caché.Je ne voulais pas qu’on se moque de moi comme on le faisait de tous les artistes.» La peur de la moquerie lui est restée.Elle l’a nourri tout petit avant de le pousser, plus grand, sur la voie de la provocation.U n artiste, selon lui, doit provoquer, secouer les cages, ébrécher les idées reçues.C’est pourquoi il ne lâche pas et continue de dire ce qu’il pense.Haut et fort.Sans peur et sans reproche.Il est pour un terrorisme intelligent.Il imagine dix anges noirs descendus sur la Terre pour la nettoyer de tous les chefs d’État.Une fois le premier coup de balai donné, il imagine que la Terre en aurait pour encore cinq ou six générations de chefs d’État.Et puis AUJOURD'HUI Nombreuses sont les femmes qui se sentenl stressées et qui désirent prévenir cet état par une meilleure gérance des situations stressantes.Concertation-Kem-mes (12,137, rue du Bois-de-Boulogne) organise un atelier, de 13 h 30 à 16 h, avec le Dr Danuta Berger, psvchologue et psychothérapeute.336-3733! ¦ L'Association québécoise des parents et amis du malade mental invite les pe-sonnes intéressées à sa conférence mensuelle, à 20 h, au pavillon Mailloux de l'hôpital Notre-Dame.Il y sera question de l’association, de ses objectifs, projets et movens.524-7131.¦ Le Dr Alfred Ulienthal, auteur et conférencier reconnu pour son opinion controversée sur le conflit israélo-arabe, donnera une conférence au siège social de l’Association libano-syrienne (40, rue Jean-Talon est), à 19 h.33Î-5550.¦ Les diabétiques du nord de Montréal vous convient a une rencontre sur la préparation des repas.Mme Suzanne Lanoie, diététiste-conseil, expliquera les équivalences à employer pour avoir des repas variés et bien équilibrés.Rendez-vous à 19 h 30 à la salle polyvalente de l’aile « J » de l'hôpital du Sacré-Coeur.¦ Quatrième d'une série de six rencontres avec le père Jean-Pierre Prévost, monfortain : « L’Apocalypse, c’est pas la fin du monde ».Rendez-vous à 19 h 30 au Ciesù ( 1200, rue de Bleury ).866-2305.¦ L'université Concordia vous convie à une conférence publique du Collège des sciences.Le professeur Richard Lewon-lin, de l'université Harvard, parlera de « la biologie en tant qu'arme.sociale ».Rendez-vous à la salle 11-110 de l’univer-sitré Concordia (1455, boulevard de Maisonneuve ouest).848-2595.¦ Michel Corbell, conseiller en horticulture et producteur de plantes vivaces, donnera une conférence sur le sujet à la bibliothèque municipale de Saint-Kus-tache (80, boulevard Sauvé), à 19 h 30.472-4440, poste 256.¦ Les étudiants de la faculté de musique de l'Université de Montréal, pour remédier à la faim dans le monde, offrent une soirée de chant choral donnée conjointement par la chorale et l'ensemble vocal de la faculté de musique, sous la direction de Jean-François Sénart, à 20 h, à la salle Claude-Champagne (220, avenue Vincent-d'Indy).Au programme : une cantate de Jean-Sébastien Bach, des llederde Hugo Wolf, des pièces choisies de Zoltan Ko-daly et une Messe allemande de Franz Schubert.¦ Jass Inc., un organisme sans but lucratif, organise, dans le cadre de ses ateliers rencontres pouf personnes seules qui veulent se faire des amis, tous les mardis soirs, une marche de santé d’environ une heure.Le départ se fait à 19 h 30 du McDonald de la place Versailles.388-8727 Dans le cadre des lunchs du mardi, au Y des femmes (1355, boulevard Dorchester ouest), de midi 15 à 13 h 30, Mme Miriam Grassby, avocate, parlera de contrats de mariage.après ?Après, il ne sait plus.Il sait seulement que l’anarchie, c’est l’amour et que l’amour, c’est la négation de l'autorité.L’autorité, il n’aime pas.Vraiment pas.L’autorité de la droite en particulier.« Savez-vous que, depuis 200 ans, la gauche en France a été au pouvoir pendant un an ?C’était en 1936.C’est i-g-n-o-b-l-e, dit-il en épelant le mot pour mieux peser la charge.Tout simplement ignoble.» Révolté comme un morne de 17 ans, Léo.Rusé comme un vieux singe, il coulisse et cabotine et se prend parfois à son propre jeu.L’autorité l’irrite et l’âge l’énerve.C’est en tentant d’expliquer à tous ceux qui traquent ses 70 ans que l’âge n’a pas d’importance qu’il éclate en sanglots.Larmes amères ou pleurs libérateurs ?Nul ne le sait.Les journalistes, émus, regardent Léo, le visage rouge et chiffonné, brailler comme un enfant.Il erre un instant au royaume de la vulnérabilité, puis se ressaisit en envoyant une dernière boutade à l’Humanité.Sacré Léo ! Faut croire qu’il a encore le tour de nous avoir par les sentiments.4 Turner connus et qui promet pour bientôt un nouveau best seller, celui des mémoires politiques du sénateur Keith Davie.Mais les confidences recueillies auprès de certaines personnalités du parti, dans la salle de réception, indiquaient que la publication de « Up the Hill » et la participation de MM.Chrétien et Lalonde à cet événement, ne fut pas sans créer un certain malaise.4 USA-Libye Syrte », a encore précisé la radio.Elle n’a donné aucune indication sur les dégâts éventuels causés par le « bombardement par la flotte américaine ».Le colonel Mouammar Kadhafi a téléphoné au président algérien Che-dli Bendjedid pour « le tenir informé des derniers développements » dans la région, a précisé Radio Tripoli.L’agence algérienne APS avait fait état de cette conversation téléphonique dans la soirée d’hier mais sans en préciser la teneur, rappelle-t-on.Les chants guerriers et radiffu-sions de discours du colonel Kadhafi contre les États-Unis étaient également entrecoupés d’appels à un « soulèvement de toute la nation arabe contre l’impérialisme américain et ses intérêts».« Défi et vengeance », « victoire du peuple libyen et de son leader », proclamaient les commentateurs de Radio Tripoli dans la soirée d’hier.Ils ont également averti le président américain, M.Ronald Reagan « que le golfe de Syrte sera le cimetière de tout son appareillage de guerre ».Le « terroriste Reagan » aura à faire face à « trois millions de Kadhafi en Libye » et des « centaines de millions de Kadhafi dans le monde », s’il fait la « gaffe » de déclencher une guerre contre la Libye, ont ajouté les commentateurs.Au-delà de la défense de la liberté de navigation en eaux internationales, l’action entreprise dimanche et hier par la sixième flotte apparaît comme une sérieuse escalade dans la guerre des nerfs qui oppose Washington et Tripoli depuis 1981.Elle s’est aggravée depuis le début de l’année après les attentats de décembre dans les aéroports de Rome et de Vienne.La confrontation américano-libyenne d’hier rappelle l’incident du 19 août 1981, quand deux chasseurs américains F-14 Tomcat avaient abattu deux intercepteurs libyens de fabrication soviétique à environ 100 km des côtes libyennes au dessus du Golfe de Syrte.Le bref combat entre les quatre chasseurs était intervenu sur la fin de deux jours de manoeuvres aéronavales américaines dans le nord du golfe de Syrte, que Tripoli considère comme eaux territoriales libyennes, ce que conteste Washington.Voici la chronologie de ces trois mois de tension.¦ 27 décembre 1985 : deux attentats contre les comptoirs de la compagnie aérienne israélienne El Al Rome et Vienne font 20 morts et plus de 100 blessés.Israël et les États-Unis accusent Tripoli d’aider le groupe dissident palestinien Abou Nidal, présumé responsable des deux attentats.¦ 1er janvier 1986 : le chef de la révolution libyenne le colonel Mouammar Kadhafi profère des menaces de guerre en Méditerranée, tandis qu’Israël réclame le boycott international de la Libye.¦ 7 janvier : le président américain décide de mettre pratiquement fin à toute relation économique entre les États-Unis et la Libye et demande aux quelque 1,500 ressortissants américains en Libye, de quitter ce pays sous peine de sanctions.¦ Il appelle en outre ses alliés occidentaux à traiter le colonel Kadhafi « comme un paria », Cet appel n’est pas entendu par les occidentaux.¦ 8 janvier : le président Reagan décrète le gel des avoirs libyens dans les banques américaines.¦ 15 janvier : Kadhafi menace de lancer des commandos-suicide aux États-Unis en cas d’attaque américaine en Libye.¦ 24 au 31 janvier : Manoeuvres aéro-navales de la sixième flotte américaine en Méditerranée, au large des côtes libyennes.Les navires de guerre américains ne franchissent pas le parallèle 32.5, limite nord du golfe de Syrte que la Libye.La Vlème flotte américaine, dont, les avions d’assaut ont attaqué hier deux vedettes lance-missiles libyennes et un site de missiles solçair libyens près de Syrte, dispose d’une force de frappe exceptionnelle, avec notamment trois porte-avions.Les Saratoga, Coral Sea et America — des mastodontes déplaçant quelque 80,000 tonneaux — peuvent aligner plus de 240 avions de combat extrêmement sophistiqués, la « crème » de l’aéronavale américaine.Le Yorktown et le Ticonde-roga, deux croiseurs lance-missiles représentant le fin du fin en matière de défense anti-aérienne, font également partie de l’escadre de quelque trente navires déployés par la Vlème flotte.La présence simultanée de trois porte-avions américains en Méditerranée est tout à fait exceptionnelle, puisqu’il faut remonter à novembre 1974 pour trouver un déploiement de force de cette ampleur.Les appareils qui ont attaqué et sévèrement endommagé hier la première vedette lance-missiles libyenne étaient des Grumman A6 Intruder du porte-avions America.Ces avions, des bi-réacteurs bi-places spécialisés dans l’attaque à basse altitude, ont largué deux missiles air-mer Harpoon sur le bateau libyen.Celui-ci, une vedette de type La Combattante 2 fabriquée en France, a été incendié et « semblait couler », a précisé le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Larry Speakes, ajoutant qu’il n’y avait apparemment pas de survivants.Selon M.Speakes, ce type de navire compte un équipage standard de 27 hommes.Une deuxième vedette lance-missiles libyenne, également de type La Combattante 2, a aussi été attaquée par des avions américains au large du port de Benghazi, a indiqué le secrétaire à la Défense, M.Caspar Weinberger.L’état des dégâts causés à ce navire n’a pas été précisé.D’autres avions d’assaut américains, des Vought A7 Corsair du porte-avions Saratoga, ont attaqué un site de missiles sol-air SAM-5 (au rayon d’action de l’ordre de 300 km) et SAM-2 ( à courte portée) sur la base de Gurdabiyah, près de la ville de Syrte (sur la côte libyenne).Selon des spécialistes américains, douze batteries de SAM-5 ont été déployées à partir de novembre dernier sur la base de Gurdabiyah et leurs servants étaient des Soviétiques.Les Corsair, des monoréacteurs monoplaces, ont utilisé des missiles anti-radars HARM (high speed antiradiation missile), dont c’est probablement la première utilisation en combat réel, notaient les spécialistes.L’ampleur des dommages causés à ce site de missiles faisait l’objet d’une évaluation hier soir par les experts du Pentagone.M.Speakes a également souligné que les Libyens, entre environ 13h et 19h, avaient lancé un total de six missiles SAM-5 et SAM-2 contre les avions de la Vlème flotte et que ce n’est-qu’après le tir du sixième que l’ordre a été donné de riposter.Tant M.Speakes que M.Weinberger ont affirmé qu’aucun appareil américain n’avait été touché, démentant ainsi les allégations libyennes selon lesquelles trois avions de l’US Navy avaient été abattus.Selon l’Institut international d’études stratégiques (IISS) de Londres, les forces aériennes libyennes alignent quelque 535 avions de combat et 42 hélicoptères.La Libye s’est ainsi notamment dotée de 46 Mirage F-l, 65 Mirage 5 (de fabrication française), 175 MIG-23, 55 MIG-25, une centaine de Sukhoi SU-20 et SU-22,55 MIG-21 (de fabrication soviétique).La marine de guerre libyenne comptait notamment, toujours selon 1TISS, 6 sous-marins classiques, 1 frégate, 9 corvettes et 25 vedettes lance-missiles — dont 10 de type La Combattante 2, construites à Cherbourg.4 GM de l’industrie automobile est précaire partout en Amérique du Nord — en 1990,12 millions de véhicules seront vendus sur le marché qui aura à ce moment une capacité de production de 15 millions —, M.White n’a laissé planer aucun doute quant à l’efficacité des travailleurs québécois.« Il est bien certain que vous avez le devoir de fournir un effort de travail, mais il n’est pas de votre responsabilité de garder l’usine en opération.La décision ne vous appartient pas, c’est celle de G M », a souligné laconiquement M.White en réponse au président de GM du Canada, qui avait affirmé en janvier dernier que la survie de l’usine de Boisbriand dépendait de l’amélioration de la productivité et de l’indice de qualité des véhicules fabriqués au Québec.« L’usine d’assemblage de Boisbriand est vieillotte et fonctionne avec les mêmes outils depuis 20 ans.Il est donc primordial d’obtenir des investissements importants qui permettront sa modernisation », avait conclu dimanche M.White qui avait également annoncé que le comité conjoint GM-TUA formé pour identifier les problèmes qui pourraient menacer l'avenir de l’usine devrait être en mesure de présenter son rapport à la mi-mai.Mentionnons que de nombreux travailleurs qui sont intervenus dans le débat ont souligné qu’à maintes occasions le problème de la qualité était en grande partie attribuable à des arrivages, d’autres usines de pièces déjà en mauvais état et que rien n’était fait en vue de leur réparation.« C’est à se demander, avait déclaré l’un d’eux, si GM du Canada ne le fait pas intentionnellement dans le but de justifier la fermeture de l’usine.» Le directeur québécois des TUA, M.Claude Ducharme, a indiqué dimanche que depuis 1981 les dirigeants syndicaux ont de façon régulière sensibilisé tant le gouvernement provincial que fédéral sur l’importance de convaincre les fabricants de pièces automobiles de s’implanter au Québec « pour être en mesure d’approvisionner et de sécuriser l’usine de Boisbriand ».Or, a-t-il ajouté, un investissement majeur dans ce domaine d’activité serait bientôt annoncé pour la région des Basses-Laurentides.Présenté à titre de directeur québécois de l’organisation des TUA lors de l’ouverture de l’usine il y a plus de 20 ans, le président de la FTQ, M.Louis Laberge, a profité de la tribune pour haranguer la foule et, bien que ses propos d’essence motivatrice aient eu l’heur de plaire à la majorité, rien de bien concret n’a été dit si ce n’est une invitation à la mobilisation.« L’usine de Boisbriand est menacée de fermeture en 1987 et on ne va pas laisser faire ça.S’il est vrai que la productivité et la qualité ont diminué, voyez-y.Mais si c’est faux, on va le dénoncer et dire que c’est un complot ourdi par GM dans le but de fermer une usine à la faveur de l’Ontario.Vos jobs sont en jeu.Dites à vos compagnons et compagnes de travail que leur place était ici ce soir », a claironné M.Laberge qui a profité de sa présence pour critiquer la décision du gouvernement d’encourager une compagnie coréenne.« À quoi ça sert de financer 1,200 emplois pour la venue de Hyundai à Bromont si c’est pour en perdre 3,500 à Boisbriand.» Mentionnons enfin que tous les leaders syndicaux qui étaient présents dimanche ont souligné la fragilité de la situation et donné l'assurance que tous les efforts seraient mis en oeuvre afin d’inciter General Motors à investir dans le but de moderniser son usine de Boisbriand, considérée comme vitale pour la région et l’économie du Québec, avec ses 3,500 travailleurs et près de 30,000 emplois indirects.25 mars par la PC al TAP 1984: la presse Indienne publie des informations selon lesquelles plus de 10,000 enfants de l’Etat d’Uttar Pradesh ont été « exportés » et vendus comme esclaves, pour le travail forcé ou la prostitution.1982: naissance des premiers jumeaux « en éprouvettes » en Amérique du Nord, à Oakville, en Ontario.— Wayne Gretzky, des Oilers d'Edmonton, devient le premier joueur de l’histoire de la Ligue nationale de hockey à compiler 200 points au cours d’une même saison.1965: le drapeau du Nouveau-Brunswick est hissé pour la première fois.1936: signature d’une convention navale entre la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis à Londres.1905: accord canado-américain sur la fixation de la frontière entre l’Alaska et le Canada.1833: une révolution éclate à Haiti.1752: parution du premier journal au Canada, la Gazette d’Halifax.— Les Anglais décident que le Jour de l’An sera désormais le premier janvier, et non plus le 22 mars.ans vous, nous n’aurions pas gagné! .üv * *» % -, , &%•; ¦< Près de 700 lignes aériennes sillonnent le ciel du monde.Une seule voit consacrée, chaque année, l’exceptionnelle qualité de son service, tant sur ses vols nationaux qu’internationaux.Une seule se voit décerner le Prix d’excellence -Service aux passagers, du prestigieux magazine d’aviation Air Transport World.Cette année, cet honneur revient à Air Canada.Chers passagers, vous êtes vous aussi artisans de cette réussite.Merci de nous inciter jour après jour à nous surpasser.IMNSPomi A '•"!< IM VANCOt VMt DI J MAI Al HOtTOMt IM* % AIR CANADA LE DEVOIR ECONOMIQUE _2 _____ Montréal, mardi 25 mars 1986 EN UN COUP D'OEIL m, im #Ar Idow |( hebdomadaire) HaaHMB g TAUX 12.00% I PREFERENTIEL WMÆ I _L I W'2 'mm $ "H n pli g TAUX 10.11% | TSE | D ESCOMPTE ' .I 300 + 14.37 1782.93 3041.30 | INFLATION XXM g (mensuel) 1581.79 g oTnT d j ; «DOLLAR W » 71.27C É $351.50 /y///////777777777777777?ïv7//////?/?/?////777/77Z Or et dollar en devise américaine LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES PAUL DURIVAGE ¦ Les administrateurs de Hiram Walker étudient toujours l’offre de Gulf Le conseil d’administration de la société Hiram Walker Resources Ltd.de Toronto a autorisé hier ses dirigeants à prendre toutes les mesures financières qui feraient en sorte de renforcer la valeur financière de l’entreprise pour ses actionnaires.La compagnie rencontrait hier ses conseillers juridiques et financiers afin de prendre position concernant l’offre d’achat publique non solücitée déposée la semaine dernière par Gulf Canada Coip.pour toutes ses actions en circulation.La compagnie a précisé qu’elle continuait l’analyse et l’évaluation de toutes les implications de cette OPA et qu’une décision sera prise d’ici la fin de la semaine.Interrogé à savoir si cela pouvait supposer l’élaboration d’une contre-offre ou une tentative de blocage quelconque, un porte-parole a expliqué que « toutes les options sont ouvertes ».Gulf Canada, dont 80 % des actions sont maintenant détenues par la société de portefeuille des frères Reichmann de Toronto, a déposé une offre de $ 1.2 milliard pour acquérir un bloc additionnel de 38 % du contrôle de Hiram Walker.La société de portefeuille en cause, soit Olympia and York, possède déjà 10.7 % des actions comportant droit de vote.¦ Cascades s’implante en France La société Cascades Inc.a concrétisé hier l’achat de la cartonnerie de Blendecques au nord de la France.Les modalités de la transaction n’ont toutefois pas été divulguées.Un accord est intervenu en effet avec La Rochette Cenpa en vue de la reprise par Cascades de la participation du groupe dans la cartonnerie dont les résultats, précise-t-on, sont devenus largement bénéficiaires depuis juillet 1985.Il s’agit de la deuxième acquisition réalisée par Cascades en France.Celle-ci a repris en 1985 les cartonneries Maurice Franck de l’usine de La Rochette en Savoie, qui appartenaient également au groupe La Rochette Cenpa.L’ensemble français ainsi reconstitué a une production annuelle de plus 200,000 tonnes de carton.¦ Peoples est désappointée par Zaie La société Peoples Jewellers Limited de Toronto s’est dit désappointée et même offensée hier du rejet par le conseil d’administration de Zale de sa proposition de fusion.Le président de Peoples, M.Irving R.Gerstein, a réitéré son opinion u’il considérait son offre comme équitable pour tous les actionnaires et qu’elle augmenterait la valeur de leur avoir.« Nous croyons que si notre proposition était soumise directement aux actionnaires de Zale, elle se rait majoritairement acceptée », a-t-il ajouté.Selon lui, le refus de collaborer de la direction de Zale est particulièrement étonnant compte tenu de la faible performance de la compagnie et de son évolution en Bourse ces cinq dernières années, ainsi que ses récentes radiations de stocks et l’alerte de crédit sonnée par Standard and Poor’s.Malgré ces difficultés, Peoples n’entend pas lâcher prise.La chaîne de bijouteries a déclaré qu’elle étudiait activement d’autres moyens pour arriver à ses fins.Imasco offre près de $ 2 milliards pour acquérir toutes les actions de Genstar JOCELIN DUMAS La société Imasco Limitée de Montréal a annoncé hier qu'elle entreprend au Canada et aux États-Unis une offre publique d'achat de toutes les actions ordinaires en circulation de Genstar Corporation de Vancouver pour $ 54 au comptant par action.L’offre de tout près de $ 2 milliards est faite par l’entremise de sa filiale en propriété exclusive, Imasco Enterprises Inc.Imasco a préparé le coup la semaine dernière et signait vendredi avec la Société Générale de Belgique, S.A.et certaines sociétés apparentées, des ententes accordant à Imasco des options irrévocables d’achat pour un total de 6,755,084 actions, ou environ 18.3 % des 36,945,000 actions ordinaires en circulation de Genstar, à l’exclusion des titres convertibles, à un prix d’au moins $ 54 par action.Le Groupe de la Société Générale de Belgique est le principal actionnaire de Genstar et compte des représentants à son conseil d’administration.C’est après la fermeture des marchés boursiers vendredi que Genstar a pris connaissance de l’intention d’I-masco, a indiqué hier un porte-parole de Genstar.La nouvelle s’est toutefois infiltrée sur les parquets boursiers puisque l’action de Genstar a gagné $ 7 % dans la journée de vendredi pour coter $ 55.Pendant ce temps, l’action d’Imasco perdait $ 1 % à $ 30 %, pour se relever hier à $31.25.Au cours de la fin de semaine, les deux parties ont par la suite tenu des discussions préliminaires au sujet de cette offre.Aucune entente n’est cependant intervenue bien qu’Imasco ait fait savoir qu’elle était disposée à négocier tous les termes de sa proposition.C’est seulement hier que Genstar a appris qu’Imasco entreprenait une offre publique d’achat « non sollicitée » de toutes ses actions en circulation, a indiqué le même porte-parole. Genstar et ses conseillers poursuivent l’évaluation de la situation et son conseil d’administration devrait considérer l’offre à l’occasion d’une assemblée spéciale qui se tiendra très bientôt.» En faisant l’annonce, le président du conseil et chef de la direction d’I masco, M.Paul Par^, a déclaré qu’« Imasco a fait des progrès très Revenus de 1985 (an millions de dollars) Tabac $ 1,451 Restaurant $ 1,321 Pharmacies $ 1,426 Divers $ 199 $ 4,353 Intersectoriels - $ 44 Revenus consolidés $ 4,353 Genstar $ 2,300 Compilation LE DEVOIR satisfaisants dans son évolution pour devenir une importante société de produits et de services de consommation basée au Canada.« Mais il est de notoriété publique que nous cherchons depuis longtemps une quatrième roue, poursuivait-il, de préférence au Canada, à ajouter à nos activités existantes.Nous sommes tout particulièrement intéressés par les services financiers de Genstar, dont le principal élément est la Société d’Hypothèque Canada Trustco.Nous espérons sincèrement que Genstar envisagera notre proposition sous un jour tout aussi favorable que l’a fait son principal actionnaire.» On se souviendra en effet qu’après avoir pris le contrôle du Canada Permanent en 1981, Genstar avait acquis à l’été 1985 la société d’Hypothèque Canada Trustco, la plus importante société de fiducie au pays.La fusion du Permanent à Trustco Canada a entraîné la formation de la sixième plus importante institution financière canadienne avec un actif dépassant les $20 milliards.Imasco a dit avoir obtenu des engagements d’un groupe de banques, dont le chef de file est la Citibank Ca- nada, pour l’obtention d’un crédit de $ US $1.875 milliard pour financer l’acquisition des actions ordinaires de Genstar.Les autres participants au consortium bancaire sont Citibank N.A., Chase Manhattan Bank N.A., Morgan Guaranty Trust Co.of New York, Bankers Trust Co.et Chemical Bank.Les actionnaires qui accepteront l'offre pourront recevoir le paiement en fonds américains, au taux de change de la Banque du Canada en vigueur à midi la veille du paiement.Le droit de retrait de l'offre mend fin à minuit, heure de Vancouver le lundi 14 avril 1986, à moins de prolongation.Les courtiers gérants de l’offre sont, au Canada, McLeod, Young, Weii- Limitée et Richardson, Greens hields du Canada Limitée et, aux États-Unis, The First Boston Corporation.Imasco Limitée est une importante société canadienne de produits et services de consommation, qui exerce ses activités au Canada et aux États-Unis.Ses divisions sont Imperial Tobacco, la plus grande entreprise canadienne du secteur du tabac, Imasco USA, dont le principal élément d’actif est Hardee’s Food Systems, Shoppers Drug Mart/Phar-maprix, Peoples Drug Stores et Le Groupe UCS.Imasco précise dans la circulaire accompagnant son offre qu’elle compte passer en revue la structure administrative, les activités et les propriétés de Genstar si elle réussit l’OPA, le tout pouvant résulter « en la disposition de certains actifs ou secteurs d’activité de la compagnie ».Les services financiers sont toutefois exclus de cette revue.Notons qu’afin de réduire sa dette s'établissant à plus de $ 1 milliard, attribuable principalement à l’acquisition de Canada Trustco, Genstar avait de toute façon l'intention de vendre pour quelque $ 200 millions de certains de ses éléments d’actif.Les ministres reprendront leurs travaux le 15 avril prochain La conférence de l’OPEP se solde par un échec GENÈVE (AP) — Neuf jours de négociations tumultueuses sans résultat : les ministres du Pétrole des 13 pays membres de l’OPEP se sont séparés lundi à Genève sans avoir pu arrêter une stratégie commune pour essayer de faire face au récent effondrement des cours de l’or noir.Les chefs de délégation ont seulement décidé de consulter leurs gouvernements respectifs ainsi que les pays producteurs n’appartenant pas au cartel, et de reprendre leurs travaux le 15 avril, afin de tenter d’aboutir à un accord sur d’importantes réductions de la production pétrolière.Cette absence d’accord devrait se traduire, selon les observateurs, par le maintien des cours à leur niveau déprimé actuel — aux environs de $ US 15 le baril —, voire la poursuite de leur baisse.Alors que le président de l’OPEP, le vénézuélien Arturo Hernandez Grisanti, ne tenait pas l’habituelle conférence de presse marquant la fin des réunions de l’Organisation, son porte-parole, James Audu, s’est borné à lire une courte déclaration et a refusé de répondre aux questions.Photo AP Fawzi Ahmed Shakshuki, ministre du Pétrole de la Lybie, et Ahmed Zaki Yamani, ministre du Pétrole de l’Arabie Saoudite « Après avoir longuement délibéré sur la situation présente du marché et les mesures à prendre pour restaurer la stabilit é sur le marché mondial, la 77e réunion extraordinaire de la conférence, qui s’est réunie à Genève en Suisse du 16 au 24 mars 1986, a décidé d’ajourner ses travaux et de les reprendre le 15 avril 1986, afin d’octroyer suffisamment de temps aux chefs de délégation de l’OPEP pour consulter leurs gouvernements respectifs, aussi bien que d’autres pays producteurs de pétrole », dit le communiqué dans son intégralité.Les ministres ont précise, après avoir quitté l’hôtel genevois où se tenait la conférence, qu’aucun accord n’avait pu être conclu sur quelque question clé que ce soit.M.Faouzi Chakchouki, ministre libyen du Pétrole, a déclaré que les responsables cherchaient à réduire le plafond de production des pays de l’OPEP de 17 à 14 ou 15 millions de barils par jour, mais qu’ils avaient besoin de consulter leurs gouvernements avant la reprise des négociations.Un délégué équatorien a également confirmé qu’aucun accord Voir page 10 : Échec Lavalin achète l’usine de phénol attenante à la raffinerie de Gulf dans l’est de Montréal ¦ Le sort s’acharne sur Minerais Lac La société Minerais Lac Ltée a annoncé hier qu’elle avait essuyé des pertes de l'ordre de $ 1.5 million à $ 2 millions à la suite de l’incendie qui a ravagé le deuxième étage de son concasseur de minerais de la mine Doyon au Québec mercredi de la semaine dernière.La compagnie, qui perdait récemment sa propriété du Hemlo à la suite d'une decision de la Cour en faveur de Teck-Corona, a précisé que l’élément destructeur a été rapidement mis sous contrôle et que la pro duction n'a été interrompue que 18 heures.Les réparations ont déjà débutées et devraient être complétées d’ici deux à trois mois.La compagnie était assurée contre ce genre de dommages.¦ Datagram investit $ 3 millions La société d’informatique Datagram de Boucherville a annoncé qu’elle allait entreprendre un programme de recherche et de développement d’une valeur de $ 3 millions qui s’étalera sur une période de trois ans et entraînera la création de 35 emplois directs en recherche.Le programme de recherche sera axé sur le développement d’une gamme complète de produits intégrant la technologie de la compression de données, secteur dans lequel l’entreprise est déjà active.La nou velle génération de produits inclura des multiplexeurs à moyenne et très haute vitesses, des convertisseurs de protocole, des matériels de réseau et un système intégré de communications informatiques multifonctionnel.Le président et chef de la direction, M.Pierre Pharand, a dit croire que ce programme permettra à Datamark d’augmenter ses ventes de façon significative, principalement sur le marché américain.Ses estimations sont de l’ordre de $ 63.3 millions sur une période de 10 ans ¦ L’action de Bay Mills sera divisée Le conseil d’administration de la société manufacturière torontoise Bay Mills Ltd.recommendera aux actionnaires la division de leurs titres par trois au cours de l'assemblée annuelle du 22 mai prochain.Si elle est approuvée, la division surviendra le 30 mai La compagnie a de plus indiqué qu'elle haussait son dividende trimestriel, de huit cents à neuf cents (avant division).Le prochain versement aura lieu de 12 juin prochain pour les actionnaires inscrits aux registres le 29 mai MIVILLE TREMBLAY de la Presse Canadienne C’est Lavalin qui a finalement acheté du gouvernement du Québec, pour la somme symbolique de $ 1, l’usine de phénol attenante à l’ancienne raffinerie de Gulf, dans l’est de Montréal.Pour la firme d’ingénieurs-con-seils, il s'agit d’une première étape dans la formation d’un petit centre pétrochimique, qui deviendrait l’une des constituantes d’Entreprises Lavalin, une filiale manufacturière qui fera son premier financement public à l’automne.L’acquisition de l’usine de phénol a été annoncée hier par le ministre de l’Energie et des Ressources, M.John Ciaccia, et par le président de Lavalin, M.Bernard Lamarre, dans la modeste salle de repos des employés de l’usine.Au cours des trois ou quatre prochaines années, Lavalin compte investir de $ 5 à $ 6 millions dans la modernisation de l’usine, dont environ la moitié de cette somme dès 1986.Les activités de redémarrage entreront en vigueur dans les prochains jours, mais ce n’est qu’en septembre que l’on aura atteint la vitesse de croisière.À terme, une centaine d’employés seront réembauchés.Après son acquisition par Ultramar en décembre 1985, f’usine fut fermée en janvier, comme le reste des installations de raffinage et de pétrochimie de Gulf Canada, entrai- V v Photo CP M.John Ciaccia, ministre de l'Énergie du Québec, et M Bernard Lamarre, président de Lpvalin.nant au total la mise à pied de 450 travailleurs.Mais si Lavalin réussit à obtenir les autres composantes du complexe pétrochimique (à distinguer de la raffinerie proprement dite), soit les usines de cumene et de cyclohexane, la compagnie pourrait porter ses investissements à environ $ 50 millions.La deuxième manche se jouera dans les prochaines semaines, car M.Ciaccia espère que le dossier pourra débloquer avant le 1er juin, la date limite qu'a fixée Ultramar pour recevoir les offres d’achat.Le ministre entend poursuivre dans le dossier ses efforts d’intermédiaire qui, dit-il, s’imposent pour accélérer les choses.Dans le cas de l’usine de phénol, SNC et Lavalin étaient sur les rangs, et M.Ciaccia affirme que cette dernière offrait les meilleures garanties pour le maintien des emplois.La firme gagnante s’est en effet engagée à utiliser 80 % des capacités de production de l’usine au cours des cinq prochaines années.Le gouvernement n’aura pas réalisé de perte ou de profit dans l’opération, car c’est également pour la somme de $ 1 qu’il a acquis cette usine d’Ultramar le 12 mars dernier.Au cours de la conférence de presse tenue hier, et à laquelle participait également un représentant d’Urtra-mar, personne n'a expliqué pourquoi il a fallu que le gouvernement intervienne pour conclure une transaction de $ 1.Prise isolément, l’usine de phénol, qui est la seule au Canada, peut être exploitée de façon rentable, mais elle le serait davantage si elle était jointe à l’usine de cumene, un dérivé pétrolier qui lui sert de charge d’alimentation, a expliqué M.Lamarre À défaut ou en attendant, reconnait-il, le cumène sera acheté sur le marché américain, ce qui représente un certain handicap.Toutefois, le président de Lavalin est confiant de pouvoir acquérir les usines de cumène et de cyclohexane.Le cas échéant, sa compagnie étudiera la possibilité d'étendre la pro duction a d'autres produits connexes, qu’tl n’a pas voulu identifier.L’usine acquise hier peut produire 30,000 tonnes métriques de phénol, un produit qui sert à la fabrication de résines et de colles.Selon Lavalin, Vçlr page 11 : Lavalin 10 B Le Devoir, mardi 25 mars 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE SÉCURITÉ INFORMATIQUE ' ¦ 2.Les gestionnaires doivent concevoir des plans de sécurité pour contrer les fraudes informatiques TECHNOLOGIE- GESTION CLAUDE LEMIEUX * conseiller chez Conseillers en gestion et informatique CGI Inc.On s’imagine souvent que les fraudeurs en informatique sont des petits génies connaissant en profondeur les ordinateurs.Tel n’est cependant pas le cas.Deux études (1 et 2) réalisées aux États-Unis ont en effet révélé qu’environ 50 % des fraudeurs informatiques sont des administrateurs-cadres, des professionnels et des commis qui ne sont pas reliés directement aux départements informatiques.Pourquoi ?Parce que le plus grand nombre de crimes survient avant le traitement informatique.C’est lors du traitement manuel des données, à l’entrée et à la sortie, que sont commis plus de 40 % de tous les crimes électroniques, conclut Donn B.Parker (1) dans son étude.Les exemples vécus suivants nous font comprendre l’ampleur du problème.¦ Le responsable des comptes créditeurs d’une compagnie manufacturière crée un nouveau numéro de fournisseur dans le fichier.Ce fournisseur représente une compagnie dont il est le président.Ultérieurement, il modifiera des données d’entrée pour la liste des comptes créditeurs et empochera $ 260,000 avant que le stratagème soit décou- vert.A ce moment, l’employé a déjà quitté la compagnie sans laisser d’adresse; ¦ Dans une compagnie où l’on n’effectuait aucun contrôle sur le statut des employés, un commis a émis des chèques à des employés qui ne travaillaient plus dans cette entreprise; ¦ Un comptable annulait des comptes débiteurs dans le fichier en les déclarant « irrécouvrables », et déposait les montants reçus dans des comptes de banque inconnus de l’entreprise.Les administrateurs de la haute direction doivent faire de la sécurité une priorité et, pour cela, doivent connaître leurs systèmes informatiques.Meilleure sera cette connaissance et plus ils seront conscients des menaces entourant leur organisation.Par conséquent, ils seront convaincus de l’importance de la sécurité.De toute façon, ils n’ont pas le choix.Le nombre d’ordinateurs en exploitation aux États-Unis a plus que triplé durant les cinq dernières années.La dépendance face aux ordinateurs s’est étendue à presque tous les secteurs de l’entreprise, comme la comptabilité, le marketing, la production, la gestion des ressources humaines.De plus, l’avancement technique des réseaux de télécommunication et l’expansion phénoménale de la micro-informatique ouvrent la porte beaucoup plus grande aux crimes élaborés et complexes.Nous n’avons qu’à penser aux réseaux de guichets bancaires électroniques interreliés dans toute l’Amérique du Nord, grâce auxquels nous pouvons, d’une façon presque instantanée, retirer des fonds dans un compte bancaire d’une succursale située à l’autre extrémité du pays.Ainsi, en mai 1984, le Toronto Star rapportait que des banques de Toronto et des compagnies de fiducie avaient perdu plus de $ 13.2 millions en raison de fraudes sur NOTE DE LA RÉDACTION La semaine dernière, nous avons vu que le type de ressources à protéger et les risques auxquels celles-ci sont exposées sont multiples.Pour déterminer ses priorités, une entreprise doit faire des choix judicieux.L’analyse de risque constitue le moyen privilégié pour le faire.Cependant, selon l'approche traditionnelle, elle requiert des efforts importants.Nous publions ci-dessous la suite et la fin du texte de la semaine dernière, signé par Robert Proulx, directeur des services-conseils chez Conseillers en gestion et informatique CGI inc.: L’analyse de risque peut demander des efforts importants.Il est facile d’établir la valeur des matériels, mais beaucoup plus difficile de quantifier la valeur du service, les effets sur la clientèle ou le manque-à-ga-gner, etc.Établir la probabilité drun événement peut aussi donner lieu à de longues discussions; il existe peu ou pas de statistiques sur la probabilité d’une erreur volontaire ou involontaire, d’un acte de sabotage, etc.L’utilisation d’une échelle scalaire permet de déterminer rapidement les ressources qui méritent le plus d’attention dans une entreprise.Trois variables sont considérées : la priorité de l’application établie par les gestionnaires, le niveau de risques et la probabilité en valeur sca- + Échec n’avait été enregistré, tant sur un plafond de production que sur les quotas.Le journal officieux des Émirats arabes unis.Al Ittihad, avait auparavant rapporté lundi matin que le ministre du Pétrole des Émirats, M.Said Otteiba, avait officiellement réclamé une augmentation du quota de production réservé à son pays, demandant qu’il passe de 0.95 à 1.5 million de barils par jour.Le ministère omanais du Pétrole et des Minerais, M.Said Bin Ahmed al Chanfari, cité lundi par le journal de langue anglaise Oman Daily Observer, a par ailleurs affirmé que son pays ne s’était pas engagé à réduire sa production.Oman fait partie des cinq pays n’appartenantjias à l’OPEP — avec le Mexique, l’Egypte, la Malaisie et l’Angola — qui ont cependant eu des discussions à Genève avec les pays du cartel.laire (c’est-à-dire en valeur relative).La sécurité informatique fait de plus en plus partie des préoccupations constantes des gestionnaires des entreprises.Récemment, Comdisco du Canada Ltée inaugurait à Montréal un centre de relève informatique en cas de désastre : premier en son genre au Canada.Les 10 premières compagnies membres sont La Laurentienne, le Groupe Commerce, Steinberg, la STCUM, la Banque d’Épargne, le Montréal Trust, le Groupe Desjardins d’assurance générale, Impérial Tobacco, la FMOQCPD, le Credit foncier.Les entreprises consacrent des efforts et des investissements de plus en plus importants pour assurer la protection de leur actif informatique.La continuité de leur activités et du service au public en dépend directement.WALVVYN - STODGELL Côj Métropolitain NOMINATION CONSEILLERS FINANCIERS ET PLANIFICATEURS FISCAUX Prime de référence Si votre clientèle recherche des investissements sous forme d'abris fiscaux, nous vous offrons l’opportunité de recommander des investisseurs pouvant faire part d’abris fiscaux p61 68 61 M 7400 $16% 1t% 16% - % 92000 $75% 74% 25% - % 7880 166 62 62 -6 3420 750 735 750 + 15 1400 $7% 7% 7% ?% 19485 $15% 15% 15% 5900 $42% 42 42% - % 19750 $10% 9% 10 Z94 $9 9 9 Epitek Eauily Svr Equity p Euro o Evergren o Exalt o FCA intl Fibrdg Flcnbrdg w Fordy Res Fothm Ocn Fed ind A Fed ind u Fin Truco F Trsco lp FTrsco B w Finning A Finning B » F Iron FClgry A o F C»y Tr A F Cty Tr C *24 $5 5 5 800 $16% 16% 16% + % 5000 $16% 16% 16% + % 4000 180 175 180 ?5 1000 41 41 41 100 $10% 10% 10% + % 1000 SlV4 IV.»k » \u F Morlh A t 1550 $10% 10 10% ?% F Morthn B 1300 110% 10 10 - % F Mrcn A 600 $6% 6% 6% - % Flanagan 0 13500 144 141 144 -6 Fleet Aero t 9015 $21% 21 21% ?% FAr A I 1400 $19% 19% 19%-1% Fleet Aro w 3400 $11 10% 10%-% Mdn hy » 11400 817% 17 17 - % Mocmilon 11864 $29% 28% 28% -1% Mcmiln 700 1125 $26 25% 25% Mcmiln 708 600 $23% 23% 23% ?% Mcmiln 221 2900 $25% 25% 25% - % Mcmiln 10 P 4500 $23% 23 23% ?% Model m o 3000 135 130 135 - 5 Magna A f 67130 $30% 30% 30% - % Mogno B 2300 $32 30% 32 ?% I Mognetcs 30700 390 340 340 -50 I Maistc Con 3800 335 320 320 -25 I Man.tobo P 1400 $27% 27% 27% ?% Monridg o 5000 30 30 30 Mtg Life A 1250 $25% 25% 25% M Lt Gord 1760 $111 108 108 +2 Moritime I 1379 $14% 14% 14%-% Mark Spnc 37000 $15 14% 14% - V4 Mark Wrk (17000 265 750 250 -15 Mar Dmc A13 200 $12% 12% 12% Moscot 191504 $7% 6% 7 ?% Mascot II w13800 $5% 5% 5% ?% ; Mas F 180273 279 275 278 +2 Mas F A 147S0 $18% 18% 18% ?% Mos F B 14800 $18% 18% 18% Massey F w13S00 65 65 65 +3 , Me Finley O 14106 $5% 5 S - % Me intyre 3850 $44% 44% 44% 1 Meicor 1000 $5% 5% 5% I Mentor 450 $7% 7% 7% ! Mendion 6766 295 275 285 -10 Merlond E 2500 227 225 227 ?7 Merlnd A p 800 $15% 15% 15% ?% Merlnd B p 500 $17% 17% 17% ?% Metolore 7467 $14% 13% 14% Midcon 200 260 260 260 - $ Mdlnd Dtv 7110 $9 8% 8% - % Mmrl Res 5500 244 735 235 Mirtone 6000 195 185 195 + 10 Mirtone A f 3000 190 185 190 Mitel Corp 196S0 $7% 7% 7% - % Mitel 700 p 5360 $71% 21% 21% - % Motto» 500 $15% 15% 15% - % Moll o 15725 480 465 475 + 10 Mod A w 10800 135 130 134 +8 Molson A I 43559 $74% 24% 74% + % Mo I son B 280 $24% 24% 24% - % Monoco 24125 $9% 9% 9% ?% Monaco A I 1223 $6% 6 6 — % M City Bk 5000 $21% 21% 21% - % M City 7625 M Trusco Moore Morgan Morgon 9% Morisn Mothers Mothers w Muncpl Fin Mun Fin p Murphy Muscocho Mus P Musto o NSR Res o 11500 33 30 33 Nobisco L 155 $34% 34% 34% Not Bk Conl0777 $75% 25% 25% - % Not Bk 7 2400 $25% 25% 25% + % Not Bk 8 4200 $23% 23% 23% 5950 833% 32% 32% - % 3000 90 85 90 1800 $21 20% 21 ?% 27 27 ?% 112 112 21 21 ?% 7% 7% - % 7% 7% - % 18 (8 ?% (8 18 Sherritt Shpng NZ Sico Sienna o 2900 44 4) 41 Silcorp A t 12200 $16 15% 16 Siltronic 3900 220 210 210 Silver Lk o 15900 298 285 285 Silvmq o 1000 13 13 13 Silversid o 11400 118 112 112 Silverton 1600 140 136 136 Slater A 250 $13% 13% 13% - % Slater B t 250 $12% 12% 12% Sobevs A t 2050 $19% 19% 19% Sonor o 600 ISO ISO 150 + 2 Sonora o 10700 425 415 415 -20 Sorrel o 2000 40 40 40 Southam 10450 $19% 19% 19% + % SPOr Aero I 11357 $27% 26% 27 - % Spar ton o 2863 40 38 40 + 2 Stan Wst o 3350 $6% 6% 6% + % S Mdrn 103000 40 33 38 ?5 Std Mdrn W69S00 4 3 4 +1% Std Trstco 550 $23% 23% 23%+ % Storrex o 1000 265 265 265 Steep R 1100 280 280 280 - 5 Steinbg A f 2410 $47% 47 42% + % Stelco A 70815 $28% 28% 28%-% Stelco C P 5012 $26 25% 26 + % StelCb E p 300 $29 Stelco w 69700 120 105 115 Strnd OG o 5400 190 175 175 Strhcono 11500 55 SO 50 StrothfkS o 500 300 300 300 Strathn A f 1000 167 167 167 28% 28% - % + 10 -25 - 6 - 5 2 Stuart Oil 300 $38 37% 37% - % Sul i von Sulptro Sunburst o Suncor pr Sydney o T IE Tel Tolcorp Tolcorp 300 Tnglwod o Taro ind Teck Cor A Teck B f Teck E p Teck F p Ttcsvn I 700 $78 78 78 3100 $20 70 70 36175 US* 34* 35 - * 1704 740 225 240 500 $76 76 26 - % 12000 $6% 6% 6% 9200 $10'.10* 10* - * 1025 80 80 80 ?S 1500 $11* 11% lm - % 300 $10% 10% 10% ?% 11510 $7?'.21* 21* - 1 1250 360 345 340 ?10 too $14 Vi 14* 14* ?% 1500 $5% 5 5% TeiMet B l Temogmi Teroto o Terro Mn ( Terra o Terotech o Tt* Con Thd CGInv Thom N A Tiber Tiverton o Tor Col o Toromont T O Bk TD Bk 2.37 TO Bk C Tor Sun Torstoi B Torstor 170 11133 350 305 350 ?25 450 420 470 420 ?5 14611 77 69 69 - 6 1700 ;50 6940 28 $23* 28 28 23* 78 28 73* 78 - 2 2100 3700 $7* 50 7* 47 7* 47 + 3 10900 175 115 115 - 5 700 75 75 25 -10 1200 7060 125 $73* 125 73* 125 23% - % 58 764 $25% 25% 75'* - * 300 5400 $27* $38% 27* 38* ?/% 38* - * 3500 1 2000 $5* $12* S 17* 5 17* - * J00 $35* 35* 35* - % 6000 23 20 73 ?5 14051 35 34 35 ?5 : 7300 264 760 761 + 1 9000 100 90 95 + 13 zTO 18506 16% $77* 16% 27* 16% 27* - * 740 $49* 49* 49* - * 13475 $79* 78* 78* - * 100 350 350 350 ?20 20580 7500 43 100 42 94 47 94 - 3 1300 $8* 8* 8* - % 117265 5 97$ $24* $24* 74 26% 24 26* ?% 700 $75% 75% 75% ?* 3341 i 9571 $23% $51* 23 48% 23 50% +2% 7700 $50* 48% 50% ?2 MONTREAL (PC)-Les arrivages au marché aux bestiaux de Montréal lundi comprenaient 290 bovins et 625 veaux.Moins nombreux que ceux de lundi dernier, les arrivages se composaient surtout de vaches laitières de qualités commune à moyenne.Le marché n’était pas très actif, les vaches se vendaient difficilement perdant un dollar par rapport aux prix payés a la fermeture la semaine dernière.Les bouvillons, taures et taureaux étaient en trop petit nombre pour donner des tendances valables.Hier, les prix s'établissaient ainsi: Vaches: l)-3: $47.00-51.50.T.C.: $42.00-46.50.Veaux: composés de sujets de diverses qualités, les arrivages étaient plus nombreux que ceux de lundi dernier Suite à une demande limitée, toutes les catégories se vendaient difficilement pour perdre $5.00 par rapport aux prix de la semaine dernière.Veaux de choix: quelques ventes: $110.00 120.00; bons: $65.00-109.00; communs et moyens: $56.00 64 00; bons remplacements de type laitier: $85 00-$112.00; communs et moyens: $65 00 64.00.Prix moyen du porc en Ontario, la semaine dernière: $67.09.AMR AMR 2.18 ASA AbtLob Acme Cl Alcan Alex Alx Alleg Cp Alg Int Allg Pw AllenG AldSgn Allis C Alcoa Amax Amox pf AmHes ABrand Am Con A Cyan AEI Pw AmExp AGn Cp.12 AHome Amrtch AMI Am Mo AmStd AT&T Ametek Amoco AMP MRCEPS Anheus Apache Armco ArmsRb Arm Win Asarco Ashld O Atl Rich AtlasCp Avon Bkrlntl BaldwU Bausch BaxITr BeatCo BelHow Bell At BCE Bell Sou Benll Cp Beth St Block D Blk HR Boeing Bois Cas Borden Borg Wo Bowoter BristM Bril Pt BritT Brwn Gp BrwnF Brnswk Burl Ind Brl Nth Burndy Burrgh C D 9 3274 53% 52 52%+1% .12 25% 25% 25%+ % .2424 39% 38% 38%- % 21 1921 u81% 78% 81%+2% 18 313 12% 12% 12%.1422 34% 34% 34%- % 31 774 36% 35% 35%-l% 27 471 100% 100 100 - % .955 24% 22% 23%- % 10 872 38% 37% 37%- % 14 274 26% 25% 26 - % 4572 52% 51 51Va— % .650 6% 5% 6 - % 3350 43% 42% 43%+ % .2160 16 15% 16 + % 3 10 34% 34 34%.2871 20% 19% 20 - % 11 1422 84% 83'/» 83%- % 15 1309 77% 76% 76%+ % 27 1646 71% 70% 71%+1% 10 2444 26% 26% 26%+ % 19 10783 67 65% 66 + % 12 2929 42% 41% 42 - % 16 1800 77 75% 77 +1 11 X5386 119 117% 119 + % 12 4440 21% 20% 21 - % .3972 4% 4% 4%+ % 81 544 45% 45 45%+ % 16 X40241 22% 22% 22%.19 268 30% 29% 29%- % 8 7150 60 58% 59 - % 42 1731 41% 40% 41%+ % '/»% %V»- %?% 28% 29 - 17 3450 48% 47 47%+ % 23 x231 9 8% 8%.16 1427 11 10% 11 .18 299 16% 16% 16%— % 14 291 59% 58% 58%-l% 1564 22% 21% 22%+ % 10 4840 u48% 46% 48%+1% .8322 53% 50% 51%-1% 32 14% 14 14 - % .1408 32% 31% 31%-% 11 4329 13% 13% 13%+ % .620 2% 2% 2% + % 18 2419 u41% 40% 41%+ % 22 7645 19% 18% 19 ?% 12 4983 48% 48% 48%+ % 12 425 37% 36% 36%- % 11 *5080 123 120% 122%+ % 290 29 28% 28%— % 11 14222 52% 51% 52%+ % 14 200 53% 52% 53%- % 1298 21 20% 20%- % 19 993 23 22% 23 .10 200 u44 43% 43%- % 15 4143 56% 55% 56 ?% 17 2272 u59% 58% 59%+ 1% 16 904 60 58% 59%+1% 15 3962 30% 29 29%- % 13 153 30% 29% 29%— % 19 3885 75% 73% 74%- % 7 201 34% 33% 34 -1% 18 7 34 33% 33 %— % 15 13)8 38% 38 38%+ % 23 1139 37% 36% 37%+ % 14 2465 u34% 32% 32%-l% 65 398 38 36% 37%+ % 9 3026 76% 75 76%+1% .284 14% 13% 14 - % 12 4053 64% 62% 64%+ 2 KLM K Mart KaisAI Kaut Br Kellogg KerrM KimbCI Kopers LTV LTV pt LTV PIB2.29 LTV pfC LTV pfD LearSg LeaRnl Lilly Litton Lockhd Loews Loral LLand Lukens M N CBI Ind CBS CPC In) CSX Callhn CRLk Camp Sp CdPoc Caring Carl Wl CatrpT Celonse CeMPw Chmpln Chevrn Chk Full ChrisCr Chrvslr Citicrp CieveEl Clorox Coastal CocaCI Coleco CoIgPal ColGas CmbEn CmwE Cmsot Compgr Comp S Con Ed CnsNG CntICp Contlll Contll rt CtDat Coopr Crone Crn Ck CrwZel Curt Wr Dart Kr I Data G Datant Deere DeltoA DenMf DeSoto Dexter DiamS Digital Disney Divrsln .Dome ! Dow Ch I Drovo Dresr duPont ; Duq Lt E F 300 22% 22 180 1846 ul46 140% 21 x614 62Vj 61 2015 36% 35% 79 19% 19 586 19 18% 16 616 52% 52% 4547 1 4% 14 39 10% 10V» 17 257 61% 60% 26 3645 53% 51% 14 292 195% 193% 214 3588 17% 17 17 1868 28 27% 8 4650 37% 36% 108 11% 11% 703 36 u64 63% 5 7305 46% 45 8 3040 60 59% 8 3857 27% 27% 16 952 u56% 55% 11 1558 38 % 37% 19 4081 105% 104% 4 1717 18% 18% 28 2787 38% 38% 836 38% 37% 1841 35 % 35% 7 * 41261 33% 32% 657 36% 36 9 28 25% 24% 22 257 35% 35 10 3479 41% 40% 10 371 50% 49% 52 1111 53% 51% 17 320 9% 9% 470 3 2% 5812 24% 72% 17 1341 49% 48% 25 75 47% 47% 14 216 88% 85% 557 46% 45% 14 54% 54% 16 2134 52% 51% 2900 39% 38% 425 5% 5% 94 x4472 34 % 33 11 1428 42 % 41% 60 48 76% 26 13 31 40 39% 17 96 29% 29% 2221 11% 11% 23 6459 1SS% 151 .32 27 4361 35% 34% 7 115 7% 7% 1782 8% 8% 165 x5371 52% 50% 84 312 ul7% 17% 1305 18% 18% 16 4068 73% 72% 8 1306 18% 18% 22 - Vj 146 +5% 62%+ % 36%+ % 19%- % 18%— % 52%+ % 14%— % 10%- % 61'/a— % 53%+1% 195 +2 17%— % 27%.36 %— % 11%+ % 63%— % 45%+ % 59%+ % 27% 56%+ % 38%+ % 104%+1% 18%+ % 38%+ % 38%+ % 35%+ Vj 33 ?% 36% 24%— % 35%— % 41%+ % 50%+ % 52%— % 9%— % 3 - % 23%— % 48%— % 47% 88% ?2% 46 + % 54%— % 52%+ % 39%+1 S%— % 34 + % 42%+1 26 - % 40 - % 29%+ % 11% 153%- % 35%+ % 7%— % 8Vj— % 51%- % 17%+ % 18%+ % 72%+ % 18%— % G H 19 468 40% 39 2693 8% 8% 41 11157 60% 59 15 132 6% 6% 16 1317 89% 88% 14 208 40% 39% 76 49 45V» 44% 13 193 52% 51 9 10117 55% 54% 12 1200 89 88% 10 1123 29% 29% *561 10% 10% 11 247 7% 6% 17 1594 26% 25% 1834 17 16% 6 7836 u81% 79% 11 x3803 37% 35% 40%— % 8% 60 + % 6%— % 88%+ % 39 %— % 44%— % 52%+ 1% 55%+ % 89 + % 29%+ % 10%- % 6%— % 26 ?% 17 + % 80%+1% 37%+1% The Seagram Co.Ltd, exercice clos 31 janv.: 1986, $319,074,000 US ou $3.44 US; 1985, $383,618,000 US ou $4 22 US.MERCURIALE i Not Bsns Not Rn No) Sea Nt vg Trco 50100 $27 Neorctlc o 5000 114 NB Tel 1.85 400 $71 Nfl CopA ( 6900 $7% Ntid Cop B 100 $7% Nfld LP A 510 $18 Nttd Tel 725 500 $18 „ .Nfld T 1350 300 $73% 23 23 -1 Newscop 14000 200 250 250 -30 Newtet Ent 1310 $17 16% 16% - % Nkl Rim O 6500 35 32 32 -3 Noma A f 6290 $25% 25 25 - % Noron 249081 $20 19% 19% ?% Nor 9% 316 $90% 90% 90% - % MONTREAL i(PC) -Voici les prix de gfos des légumes fournis aux détaillants de la région de Montréal par le ministère de l’Agriculture du Québec: Betteraves: $4.75 à $5.50 pour 12 pqts de 2 lb.Betteraves: $4.00 à $4.40 le sac de 25 lb, Carottes: $9.70 à $11.75 pour 24x2 lb ou 10x5 lb.Choux rouges: $7.25 à $K.25 les 12 unités; Choux verts: $6 00à $6.75 les 14 è 16 unités Endives: $11 00 0 $12 90la caisse de 10 lb.Laitue Boston (serre): $9.00 à $9.75 pour 12 unités.Oignons à bouillir: $1.10 à $1 20 le 10 lb Oignons jaunes: moyens, $5.75 à $6.25 le sac de 501b; $6.35 à $7.25 pour 24 sacs de 2 lb ou 10 sacs de 5 lb.Oignons rouges: $10.00 à $10.90 12x21b.Panais: $7.25à $8.4012x1 lb.Babioles: $H 50à $12.10 le sac de 25 lb.Rutabaga: moyen, $8.75à $7,50 les 50 lb.G*F GCA GEO GIE GnCorp GnDyn Gen El Gnlnst 1 GnMills G Mot 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122 20 201 4 299 10 1205 320 716 196 2284 118 922 134 2131 22 636 71 765 50 190 80 318 4 292 1 508 2 22 20 20 20 40 157 150 635 102 236 14 573 6 117 13 224 10 88 22 828 22 226 10 10 10 1415 53 478 35 233 5 54 15 291 20 1003 5 143 30 140 14 316 12 153 75 807 $10 $IU24ii 10 $102* $7 $102* $5 $102* 45 $102* $3%$102* 95 $102* 210 $102* 190 $102* 105 $102* 90 $102* 370 $102* 165 $102* $2'/}$102* $4 $102* $3 $102* $13*1115* $6 $115* ‘ $24% $24% $24% $24% $24% $24% $24% $24% $2% $24% $11% $29 V» 10 $29* $2% $29* 80 $29* 100 $29* $9 $29* $6% $29V» 495 $29* $3% $29* $2 $29'/» $29* $29'/» $19* $19* $19* $19* $19* Rang Rang Rang Rang Rong Rang Rang Ap s 139 5059 20 $4% Ap 5 P 77 554 35 $4% 6 100 1960 10 $4% Jv 5 59 2699 35 $4% Jv 5 P 10 353 50 $4% Oc 5 50 1683 70 U>M Oc 6 5 70 30 $4% Bk Ap 27% 20 61 $4 $31% Bk Ap .«) 172 1260 150 $31% Bk Ap 30 P 70 569 30 $31% Bk Ap 32% 69 1768 45 $31% Bk Ap 3?%P 10 501 150 $31% Bk Jv 27%P 23 791 30 $31% Bk Jv 30 185 3865 220 $31% Bk Jv 30 P 20 1479 95 $31% Bk Jv 32% 143 2855 90 $31% Bk Oc JO 24 1823 790 $31% Bk Oc 32% 60 420 140 $31% S T Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Segrm Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Shell Spar Spar Spar Spar Stlco Sllco Stlco Stlco Stlco Stlco Stlco Stlco Teck Teck Teck Teck Teck Teck Teck Teck TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX TIX Ap 60 Ap 70 Ap 70 P Ap 75 Ap 75 P Ap 80 JV 67% Jy 70 P JV 75 JV 75 P Jv 80 Oc 75 P Oc 80 Mv 22% My 25 Ag 20 P Ag 22% Ag 22%P Nv 20 Nv 22% Nv 25 Nv 25 P Ap 25 Ap 27% OC 27% Oc tt Mv 22% Mv 27% Mv 27'/} P Mv 30 Ag 25 Ag 30 Nv 27V} Nv 30 My 15 My 17% My 20 My 20 P My 72% Ag 17% Ag 25 Nv 25 Apl35 Ap!35 P Apl40 Apl40 P Ap14S Ap145 P ApISO AplSO P AplSS Apl55 P Mv 140 P Myl45 My 145 P MylSO My 150 P My1S5 My155 P JnISO P JnISS JnlSS 1 490 11 401 11 684 48 263 10 112 2 140 2 146 2 274 17 507 10 87 34 427 10 57 7 16 10 155 5 35 10 10 10 293 10 256 12 46 10 10 10 628 25 192 2 37 2 66 5 419 50 101 8 160 5 7 2 1131 10 896 20 760 20 20 10 75 20 23?15 167 11 7 21 5 316 44 123 5 224 54 358 91 388 465 687 384 631 118 720 14 » 10 731 14 123 11 171 142 795 29 68 (40 17 I 1 1 $15* $75 15* $75 50 $75 230 $75 $2 $75 100 $75 $9% $75 155 $75 480 $75 $3% $75 260 $75 $4 $75 $3* $75 120 $23 45 $23 40 $23 255 $23 110 $23 460 $23 295 $23 170 $23 $2* $23 260 $27 75 $27 $3 $27 150 $27 $5* $28* 140 $28* SO $28* 50 $78* $3* $28* 125 $28* 290 $28* ISO $78* $10* $25* $8 $25* $5* $25* 35 $25* 310 $25* $8* $25* 200 $25* 410 $75* 117*1213* 20 $213* 112*1213* 30 $213* 17*1213* 80 $213* 440 $213* 2» $713* $2 $213* $5 1713* 60 $213* $8 $213* 155 $213* $5*t213* 335 $213* 93 785 $713* 17 $5*$213* 5 430 $213* 1 $4 $213* 1 $6*$713* Total P Ap 22 V?P 125 349 125 $21% Totol P Jv 30 20 80 7W $71% Totol P Jv 20 P 20 116 75 $21% Totol P Jv 22% 3 275 135 $21% Totol P Jv 2?%P 3 322 *?$21% TrC PL Mv 27% 13 180 15 $18'/4 TrC PL Mv 27%P 80 47 $?'/.> 518'.TrC PL Ag 20 15 533 45 $18% TrC PL Nv 17% ?148 $7 $18% TrC PL Nv 20 22 271 90 $18% TrC PI Nv 20 P 4 127 755 $18% T O Bk Jn 22% 20 1103 730 $24 T D Bk Jn 25 70 7760 65 $74 T D Bk Jn 25 P 10 72 130 $24 TD Bk Sp 25 8 1070 100 $24 TD Bk Dc 72% P 5 5 80 $74 W X Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Wlkr Total Totol R R R R R R R R R R R R R R R 1 volume 73555 open Interest Jn 27% 380 • 1716 $5% $33 Jn 77% P 4 773 70 $33 Jn JO 166 883 310 $33 Jn 30 P 60 258 65 $33 Jn 32% 749 782 170 $33 Jn 35 167 568 75 Bl Sp 77% 95 439 $5 % $33 Sp 77%P 6 137 40 $33 Sp 30 43 185 365 133 Sp » P 76 73 100 $3.1 Sp 32% 75 .103 210 $.1.1 Sp 3?%P 5 79 180 $33 Sp 35 «0 391 110 $33 Dr » P 5 5 170 $33 Dc 32% 48 48 $2* i $33 Dc 35 70 70 135 $13 42774} LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, mardi 25 mars 1986 ¦ 13 MONTREAL Fléchissement des cours MONTREAL (PC) — Les cours ont fléchi hier à la Bourse de Montréal.L’indice général a abandonné 1.57 point et marquait 1581.79 au terme d’une séance animée.En tout 4,898,369 actions ont été échangées comparativement à 5,460,931 vendredi dernier.Tous les compartiments du marché se sont repliés.Les grands perdants ont été les pétroles (moins 36.56 à 1142.24) et les produits forestiers (moins 26.21 à 1835.19).Imasco, en hausse de $11-4 à $311-4 a lancé une OPA sur Genstar Corp.Cette dernière a monté de 1-4 à $55 1-2 et 300,865 actions ont changé de main.Bell Canada a perdu 1-2 à $39 3-4, American Resources 3-8 à $19 5-8 et Loh’s 1-4 à $2.50.Hiram Walker a gagné $1 à $33, Northern Telecom 3-4 à $42 3-8, Cominco 1-8 à $13 3-8 et Banque de Montréal 1-8 à $31 3-4.Au total les titres en baisse ont été plus nombreux que ceux en hausse (195 contre 164) et 105 autres étaient inchangés.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE MARCHÉ 1581,78 PRODUITS 1375,20 Vente» Haut A B Bot erm.Ch ACSl 23400 425 415 420 +5 Agnico E 600 $74* 74* 24* - Ve Aiguebelle 5950 300 290 295 -10 Alla energ 21450 $12* 11* 11*- * Alcon Alu 13335 $48* 40 47* - Ve Alcon Wt 5650 $13 12* 12*- * Algomo S» 302 $17* 17* 17*- Ve Algomo 8 500 $'70* 20* 20* ?Ve Algma2 00 1600 $19* l9'/4 19* - * Aligro 132/0 $19 17* 18* + * Alum 2.312 1250 $76* 76'/+ 26* - * AMCA int 6545 $19* 19'A 19* AMCAsr3 1000 $24* 74* 24* + * Am Barric V40 $9* V* 9* - Ve Amer.r 175100 460 450 455 Amusecor 7700 175 165 174 +4 Artopex 9440 $8* 8* 8* ?* Asamera 2200 $9* 9* 9* + * Asamera.8 .«Kl $73* 73* 23* - * Asbestos 15700 .360 375 360 ?Astral A 1850 $15* 15* 15* fAstrol B 100 $15* 15* 15* - * fAtco 1 3100 $9* 9* 9* — Ve Atco.wt 1700 IBS 180 185 BC RoilS.3 100 $77* 77'A 27* + * BCE 89628 $40* 39* 39*- * BCE 1 80p 300 $77* 27* 27* BCE 2 70p 1600 $41* 41* 41 Ve — * B C Forst 1707 $14* 14* 14* - Ve BGRpMI.A 400 $8 7* 7* ?Ve BC Phone 4750 $76 25* 26 BP Can 700 $29* 29* 29* ?Va Bank NS 31201 $14 13* 13* B NS srl 500 $75* 25* 25* - Va Bque Cont 6175 $9* 9* 9* + * Baue Mil 777073 $32* 31* 31* + * BMO 2.85 585 $36* 36 36* - Ve BMO $2.50 200 $76* 26* 26* - Ve BMO Sr3 J00 $26 26 26 BMO Wts 10500 $5* 490 5 +15 Bq Eparg 55365 $21* 71* 21*- * BqEp 2.62 2200 $78* 78 28* ?Va Bque Nat 28490 $26 75* 25* - * Bq Nat s8 250 $73* 23* 23* Bq Rovole 30713 $31* 31* 31 * Bq Rv Wl 9900 345 340 340 -5 BqRv 145 .M(K) $17* 17* 17* ?* BqRv 188 200 $23* ?3'/4 23* - * BqRv 2.75 1160 $31* 31* 31* - * Baton 1600 $24'k 24* 24* - * Belmorol 8900 350 .140 345 -5 Belm.w 10000 149 145 149 +7 Berkley.pr 700 $5 5 5 Biltrite 4300 $17* 12 12 - Ve Bilti île Wt BVM) 210 200 201 -9 Biotech 2100 $6 5* 5* IBomb A 2033 $17* 17* 17* + * fBomb B 5062 $17* 17* 17* Bow Vol 2851 $17* 11* 11* —1* BowVI2.05 452 $20* 70* 20*- * Bralorne 1200 160 160 160 ?10 Brascode 769 $39* 39* 39* + Ve Brascan A 54:«) $74* 74* 24* + * Brcan 812 400 $25* 75* 25'* - * Brcan prF •200 $75* 25* 25* - '/e Brinco.CIl 2250 77 27 27 -13 BrCon Oil 2000 78 28 28 +4 Bruncor C D 2200 $17 16* 17 CAE Ind 11204 $20* 20* 20'i - * CDC Life 2400 $30* 30 30* + * CB Pak 600 $78* 28* 28* CB Pak w» 1600 $14* 14* 14 Ve CIL 425 $34 34 34 Cad Frvw 1750 $17* 16* 16* - Va Cad Fw o 3125 $9* 9* 9* - '/e Cod.Fw.wt 500 $10 10 10 - Va CodFw B 1075 $10' j 10* 10* - * Cmbdg 1500 $21* 20* 21* + * Camp R 101267 216 700 207 -9 Cmpbel.Sp (MK) $77* 27* 27* + * ICampeau 2500 $75* 75* 25* + * CmpeauWt 500 475 425 425 ?10 •CDC 940 $10* 10* 10* CDC 1980 4420 $17* 17 17* ?* CDEv.r 3000 435 435 435 -5 C lmp Bk •28705 $19* 18* 19 - * ClBa 250 1700 $75* 75 25 Ve - * CIBQ 3 562 3400 $77* 27* 27* CIBC w 700 $/ 6* 6'* - * CIBC wo 2600 $9* 9 9 - * CP Ltee 210696 $20* 19* 19*- * Cdn Tire 100 $17* 17* 17* ?* fC Tire A 30900 $14* 14* 14* - % ?C Utilit A 1300 $19 18* 19 ?* C Util Prk 1000 $26* 76* 26* ?* C Util prL 200 $78* 28* 28'e + * C Util SrH 1600 $23* 23* 23* ?* C Util wta 533 445 445 445 + 20 C Util wtb 70782 440 430 430 fCmnoc.A 5727 $34* 34 34* ?* Canterro z7 $6* 6* 6* - * Caréna V'PLUlE onlrqqi lAronlo .T5>/> .AVERSES CbKQQO Wotmngton /«-Y / | prt
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