Le devoir, 3 mai 1986, Cahier D
LE DEVOIR .PASSEPORT „.D Montréal, samedi 3 mai 1986 Rendez-vous à Vuneouver E X P O 8 6 PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale LA COMPARAISON est inévitable.Mais ceux qui se livreront à cet exercice risquent d’être profondément déçus.Expo 86, la deuxième exposition internationale à se tenir au Canada, ne ressemble en rien à celle de Montréal.Ces boîtes carrées — à quelques variations près — offrent un aspect visuel sans grand éclat.Mais n’enlevons pas à Montréal sa réputation de métropole de l’extravagance et laissons plutôt à Vancouver son côté pratique.La majorité des pavillons seront démantelés en octobre prochain et remis à divers organismes.Précisons également que Terre des Hommes, de par son ampleur et son thème, était considérée comme une exposition universelle par l’instance officielle des expositions internationales dont le siège est à Paris.À ce titre, les nations participantes devaient alors construire elles-mêmes leur propre pavillon.Cela laisse ainsi place à l’originalité et à la diversité.L’exposition de Vancouver, quant à elle, est dite spécialisée, donc de deuxième catégorie, et la création de ce système de pavillons modulaires revient à la Corporation d’Expo 86.Mais au-delà de ces considérations architecturales, il faut bien sûr fouiller l’essence même des pavillons.Basé sous le thème « Transport et Communications », Expo 86 ressemble, à certains égards, à un vaste plaidoyer nostalgique.Il faut voir cette statue de 8 mètres de Yuri Ga-garine, la réplique du bateau Australia II ou encore celui d’un célèbre navigateur chinois du 15e siècle pour se demander si les grands exploits ne sont pas choses du passé.Il est vrai que la présence de pays comme le Sénégal, l’Indonésie ou les Philippines nous renvoie aux pirogues, aux petits bateaux à voile ou aux bateaux-dragons.De même, le Kénya a voulu présenter une exposition photographique, et le Pérou la plus grande exposition d’or à l’extérieur du Museo de Oro del Peru.Pour d’autres pays tels le Mexique, la Roumanie ou la Hongrie, la mise en valeur du rôle historique des moyens de transport conventionnels constitue l’attrait principal.Ceci dit, même si ces pays se démarquent du thème général, cela n’enlève rien, bien au contraire, à l’intérêt, à la qualité ou aux découvertes que l’on peut y faire.Mais pour les mordus de technologie avancée, il faut davantage se tourner, par exemple, vers des pays membres de la Communauté économique européenne.Une exposition de ce genre ne pouvait toutefois passer sous silence les exploits accomplis par les Américains et les Soviétiques dans la découverte de l’espace.À la fine pointe de la technologie, chacun fait ici le paon et pavoise devant ses réalisa- * Expo 86 est située près du centre-ville de Vancouver, sur la rive nord de False Creek.p?J - ¦ .- ***.!» >•* »#***• tfggfijS5 Le pavillon du Canada, le plus beau joyau d’Expo 86.Comment se rendre à Expo 86 ANNE-LOUISE DESPATIE Collaboration spéciale SOUS LE thème des transports et des communications, Vancouver est prête à recevoir des visiteurs des quatre coins du monde.Outre les voisins américains, les Canadiens de l’est constitueront un groupe important.Pour y aller, les plus téméraires choisiront la route.D’autres désireux de se tremper plus rapidement dans l’ambiance de la côte ouest, voudront utiliser l’avion, pour économiser temps et argent, ou encore le train.Quoiqu’il en soit, ceux qui envisagent un voyage transcanadien d’ici au 13 octobre, devront prévoir à l’avance leur déplacement.Simple question de planification et de disponibilité.Outre les transporteurs aériens ré-guliers qui proposent différentes ca- tégories de tarifs — dont certains offrent des tarifs raisonnables compte-tenu des restrictions imposées — voyagistes et transporteurs proposent à la demande des vols nolisés destinés spécialement à couvrir l’événement.Air Canada et Lignes aériennes Canadien Pacifique proposent des liaisons quotidiennes.Les tarifs varient énormément en fonction des heures de départ, des jours de vol, des durées de séjour ou des délais précédant la réservation.À partir de Montréal, Air Canada propose notamment, à la mi-juillet, un tarif de $ 964 en classe économique, un tarif excusion de $ 675, un tarif à restriction maximale à $458 et — pourquoi pas — un tarif de Première classe économique de $ 1350.« Le voyageur qui dispose d’un horaire souple et un certain nombre de restrictions, peut s’attendre à payer environ $ 500 à $ 600 », affirme Lise Ra- Vancouver cet été c’est la destination du monde.Expo 86 est un événement sans précédent.N’attendez pas qu’il n’y ait plus de place.Les vols sont complets jusqu’au 13 juin.Faites, dès aujourd’hui votre réservation.Il reste des places disponibles à des tarifs exceptionnels.Pourquoi attendre et payer le gros prix?'Départ le mercredi M0KTRÉAL-VANC0UVER-M0NTBÉAL* 20 juin au 5 septembre 429$ plusl Départ le jeudi ou le vendredi M0KTBÉAL-VANC0UVER-M0KTRÉAL* 20 juin au 5 septembre 459$ plu» taxe Départ le vendredi M0NTRÉAL-CALGARY-M0NTRÉAL 20 juin au 5 septembre 399$ plu» taxB * Vols directs sans escale.Combinaison de séjour possible, MONTRÉAL-VANCOUVER avec retour de CALGARY ou vice et versa.Transporteurs utilisés: Nordair, Nationair et Québecair.Consulter notre brochure disponible chez votre agent de voyages.vary de CP.En terme de fréquence, Lignes aériennes CP et Air Canada disposent de grand choix.Ainsi Ligues aériennes CP disposent de 2,500 sièges/semaine grâce à une liaison Montréal-Vancouver en 747 les lundis, mardis et mercredis.Des vols nolisés entre Montréal et Vancouver sont également offerts ar Wardair et les deux voyagistes ultitour et Les Ailes de l’Ouest.Wardair propose un vol hebdomadaire, tous les dimanches.Le vol qui fait escale à Calgary est offert, au mois de mai, à compter de $ 399.En collaboration avec Nationair, Multi-tour propose des départs de Montréal tous les vendredis, avec retours les dimanches.Le prix d’appel est de $ 269.Les Ailes de l’Ouest indiquent que ses trois vols hebdomadaires à destination de Vancouver sont complets jusqu’au 13 juin.Le voyagiste propose des tarifs de $ 429 (le mercredi) et $ 459.En raison de son vol sur Calgary, Les Ailes de l’Ouest offrent la possibilité d’atterrir à Vancouver et de repartir de Calgary (ou l’inverse).Quebécair, Nationair et Nordair assurent le transport aérien pour le compte des Ailes de l’Ouest.Ceux qui auront quatre jours à B gp1 TRANQUILITE À VOTRE RYTHME SANS PROBLÈMES LOIN DES CENTRES ACHALANDÉS LA FRANCE EN TOUTE LIBERTÉ VOYAGES TOURING t> n| vous offre 1488$ fiar personne o 3 semaines à partir de -A.ÏVJ^V^ Lj/ (occ.double) AVION — Montréal/Paris retour par gros porteur Wardair HÔTELS — En circuit libre — demi-pension FRANCE ACCUEIL AUTO — Formule achat/rachat R-5 RENAULT Pour plus de détails contactes nos conseillers professionnels MONTRÉAL RROSSARD LAVAL 1425 1670 1200 de la Montagne H3G 2R7 boul.Proveocher J4W 2Z6 ouest boul.St-Martin H7S 2E4 (514) 288-5111 (514) 465-7776 (514) 668-2240 DOLLARD-DES-ORMEAUX VOYAGES ANJOU 3645 TOURING 7450 bout Des Sources H963K4 bout.Des Galeries d'Anjou (514) 684-6344 H4M3M3 (514) 354-9632 ym.Détenteur d'un permis du Québec regarda l’air ébahi et ne sut ajouter mot.Car il est bien vrai, il faut patience et courage pour entreprendre une si longue traversée même si un unijambiste peut le faire à la course.Il me semble que tout, en Ontario, rappelle la route qu’ont suivie les premiers explorateurs et missionnaires dont l’histoire se plaît à nous remémorer l’épopée.Suivant la rivière des Outaouais jusqu’aux abords du lac Supérieur, les villes de Mattawa et de Petawawa, de même que les nombreux postes de traite, essaimés le long de la transcanadienne, et offrant des sculptures et de l’artisanat indien, ont pour effet de nous reculer dans le temps.Sans oublier le chemin de fer du Grand Tronc qui suivra et croisera notre route à maintes reprises.Mais les antennes satellites ornant les parterres de nombreuses résidences rappellent que les communications, depuis des lunes, ne se transmettent plus par signaux de fumée.Le plat pays, la Belgique ?Il faudra que j’en parle à cette amie belge dès mon retour.Jacques Brel n’a sûrement jamais mis les pieds dans les plaines de l’Ouest pour faire une telle description.Les immenses champs solitaires des Prairies qui s’étendent à perte de vue offrent un paysage languissant de quiétude et invitent à la reverie.Tel un mirage, on imagine ainsi cette route droite se changeant en une longue piste de décollage et nous prenons soudainement notre envol pour survoler ces terres aplanies et venir enfin se poser silencieusement au pied des Rocheuses.À l’ombre de cette masse montagneuse, s’ouvre un monde fascinant livrant la force de la nature à l’état brute.Je me suis mis à fouiller dans mon vocabulaire afin d’exprimer le mieux ce que l’on peut ressentir en voyant ces majestueuses montagnes.Des mots tels que fabuleux, splendides, inimaginables, superbes, extraordinaires sont venus heurter les cordes sensibles de mes émotions touristiques.Un mot m’est cependant resté : WOW ! Nous parcourons des méandres d’asphalte qui se contorsionnent et tentent de se frayer un chemin à travers ces montages scéniques et féériques qui ne cessent de nous accompagner jusqu’aux vallées de la Colombie-Britannique qui offrent un paysage pittoresque où les collines font corps avec les cours d’eau.Ouf ! enfin arrivé à destination.Près de 5,000 kilomètres de route pour arriver à cette ville, Vancouver, que Ton décrit comme un joyau urbain.De fait, situé entre la mer et la montagne, Vancouver l’exotique offre un attrait enchanteur, particulièrement pour celui qui a vu passer Winnipeg, Regina ou encore Cal-gary .Vous envisagez de vous rendre à Vancouver en auto cet été ?Pour bien apprécier le voyage, il faut sortir des sentiers battus et emprunté des routes qui dévoileront des petits villages charmants et des paysages moins ennuyants.Les autres, pour qui Vancouver demeure la destination à atteindre, devraient songer à prendre l’avion jusqu’à Calgary et poursuivre la route en train ou en véhicule motorisé.consacrer à leur déplacement, opteront pour le train.Via Rail propose un départ quotidien de Montréal et de Vancouver et quatre types de service, du compartiment privé au siège de classe économique, en passant par la chambrette et la couchette.Le tarif de base est de $ 510 l’aller-retour, auquel il faudra ajouter par exemple $ 210 pour une couchette.À bord, les passagers ont accès notamment à deux wagons-restaurant et à deux wagons panoramiques.Compte-tenu de la durée du voyage, le tarif ferroviaire reste élevé.Au chapitre du transport maritime, Vancouver sera bien desservi en cette année où elle célèbre justement les transports et les communications.Pour nous de « l’East Coast », cette solution ne sera envisageable qu’une fois à destination bien sûr.Plusieurs compagnies de croisières exploiteront des excursions à partir de Vancouver, notamment vers l’Alaska qui devrait bénéficier de la popularité de Vancouver en 1986.Le nouveau débarcadère aménagé à Canada Place, sur Bur-rard Inlet, verra quelque 350,000 visiteurs au cours de l’événement.EXPO IL RESTE ENCORE DE LA PLACE UN CHOIX DE 4 ITINERAIRES OUEST CANADIEN avion/autocar 13- 14-15 jours VANCOUVER -VICTORIA avion/autocar 7 ou 8 jours VANCOUVER -VICTORIA ET CROISIÈRE EN ALASKA 14- 15-19 jours OUEST CANADIEN autocar 24 jours À LA CARTE Base individuelle quelques chambres et appartements-auto-maison mobile-croisière.1669* par personne occ.double AIR CANADA @ 1299.$ occ.double avion inclus AIR CANADA @ 2599.$ par personne occ.double 1749.$ par personne occ.double Les prix suggérés sont minimum et peuvent être plus chers dépendant de la date.Voir brochure Americanada «Vancouver 86» pour les conditions générales.cimcTtccincidci MONTREAL 4454 rue St-Denis 911 ML m BaauMan Centra Domain* Galerie* Normandie Galeries Dupuis LASALLE Place Nesrman LAVAL Centra Laval FABRE VILLE 3522, Daganal* O DETENTEUR D'UN w vovaait ^ VmM.SAINT-EU8TACHE M5-8225 Place Sl-Eustach* 472-6834 273-7755 LACHUTE 254-9969 510 rua Principal* 562-3788 331-9971 LONGUEUR.844-8419 Plaça Longuaull 679-3777 BROB8ARD 384-6780 Plaça PortobaHo 672-5353 VALLEYF1ELD 687-0080 57 ru* Nicholson 377-7470 8AINT -HYACINTHE 628-1522 565 ru* St-Oenls 773-8291 PERMIS DU QUEBEC GRANBY 1 2 rua Court 378-24M ROCK FOREST Plaça Ml-Vallon 564-2234 DRUMMONDVILLE 915 bout.8t-Joseph 472-3323 REGION DE QUEBEC SAINTE-FOY 3280 Chemin Sta-Foy 057-2024 NEUFCHATEL Place L'Orml4r» 843-0900 mima T i » LE DEVOIR .PASSEPORT Le Devoir, samedi 3 mai 1986 B D-3 Tanglewood, pour les mélomanes RENÉE ROWAN TANGLEWOOD, c’est la résidence d’été de l’orchestre symphonique de Boston.Situé à Lenox, dans le Massachusetts, à une quarantaine de milles d’Albany, le centre musical est le rendez-vous annuel de milliers de mélomanes venus des Etats-Unis et du Canada.Dix-huit heures à peine et déjà un nombre incalculable d’automobilistes envahissent le vaste terrain de stationnement.Encombrés de chaises, de paniers à pique-nique, de couvertures et meme de sacs de couchage, les gens se dirigent vers les pelouses pour y prendre les meilleures places, non loin du bâtiment où, dans deux heures, débutera le concert.On déballe ses victuailles, on s’installe.Les plus sophistiqués ont même apporté nappe de toile, verres à vin, fleurs et chandelles.Pour l’instant, c’est là où se trouve le spectacle.Les rires fusent, on parle fort, c’est une atmosphère de fête.Mais dès le moment ou le chef d’orchestre lève sa baguette, le silence s’impose.Ceux et celles qui viennent pour la musique d’abord, ont retenu, longtemps à l’avance, leur place à l’intérieur de l’abri couvert, « The Shed », comme on le dit communément.Il y aura bientôt 50 ans, le 5 août 1937, une grande foule s’était massée sous une tente pour venir entendre Serge Koussevitzky et l’Orchestre symphonique de Boston dans un pro- franime entièrement consacré à eethoven.C’était le premier d’une longue série de concerts d’été à Tah-glewood.Mais tout avait débuté trois ans plus tôt.Un groupe de villégiateurs, friands de belle musique, avaient organisé à Interlaken une série de trois concerts avec le concours de l’Orchestre philarmonique de New York sous la direction de Henry Hadley.L’année suivante, cela devenait of-ficiellemt le Festival symphonique de Berkshire.En 1936, le comité organisateur invitait M.Koussevitzky et l’Orchestre symphonique de Boston à participer au festival.L’événement attira 15,000 personnes.On doit Tanglewood, dans sa forme actuelle, a un violent orage ponctué de coups de tonnerre qui, à l’été de 1937, avait interrompu la pièce symphonique de Wagner, La chevauchée des Valkyries.A l’intermission, une des fondatrices du festival, Mlle Gertrude Robinson Smith, lançait l’idée d’une levée de fonds pour la construction d’un « pavillon de musique ».On a très vite atteint l’objectif fixé à $100,000.Pour la conception du pavillon, on a eu recours à l’éminent architecte Eliel Saarinen.Beaucoup trop élaborés pour l’argent dont ils disposaient, les administrateurs ont demandé à M.Saarinen de simplifier les plans.Après une deuxième tentative, toujours en deçà des limites budgétaires prévues, l’architecte excédé rétorqua qu’avec l’argent disponible, tout ce que le festival pouvait se permettre, c’était une « shed » (hangar) et que, pour le construire, o.n n’avait pas besoin de lui, mais d’un ingénieur.Le nom, « The Shed », est demeuré iusqu’à ce jour.Si le bâtiment n’est pas un chef d’oeuvre d’architecture, l’emplacement en revanche est merveilleux, s’étendant sur plus de 400 acres, un don de la famille Tappan à l’orchestre.Aujourd’hui, Tanglewood attire annuellement 300,000 visiteurs.En plus des concerts réguliers de l’Orchestre symphonique de Boston, il y a, au cours des dix semaines que dure le festival, des concerts de musique de chambre, des concerts appelés « Prélude », des répétitions ouvertes au public, un festival annuel de musique contemporaine et des concerts donnés presque quotidien- nement par les jeunes musiciens du Centre musical de Tanglewood dont la réputation a depuis longtemps dépassé les frontières du Massachusetts et des Etats-Unis.Fréquent invité de l’Orchestre symphonique de Boston, le directeur musical de l’Orchestre symphonique de Montréal, Charles Dutoit, qui fait la fierté des Montréalais, dirigera le vendredi, 27 juin, le concert d’ouverture de la saison estivale 1986.L’artiste invitée sera la mezzo-soprano Marilyn Horne.On y entendra de la musique de Handel et de Ravel C’est l’an dernier, au début de juillet, où j’entendais pour la première fois à Tanglewood, la célèbre chanteuse Kiri Te Kanawa.L’Orchestre symphonique de Montréal l’accueillait quelques mois plus tard.Née en Nouvelle-Zélande, vite devenue vedette internationale, Madame Te Kanawa a chanté dans les meilleures salles d’opéra à travers le monde et au festival de Salzbourg.Tanglewood reçoit chaque saison une pléiade d’artistes.Ainsi, par exemple, on y entendra le 29 août, le violoniste Itzhak Perlman qui, sous la direction du chef de l’Orchestre symphonique de Boston, jouera le concerto pour violon de Brahms.On pourra aussi y entendre, le 2 août, pour commémorer le 200e anniversaire de Cari Maria von Weber, la soprano Elizabeth Connell et le ténor Peter Lindroos qui feront leurs débuts dans l’opéra rarement entendu, Oberon.Ce qui fait le charme de Tanglewood, c’est aussi son environnement.La région est riche en activités culturelles qui font d’une visite au centre musical de Tanglewood une belle vacance ou, si l’on dispose de peu de temps, un long week end bien rempli.En plus des visites guidées du centre musical, des représentations de la compagnie théâtrale Shakespeare, il y a, tant à Lenox qu’à Stockbridge ou à Pittsfield, quantité d’amusantes boutiques, de galeries d’art et d’expositions à voir.Pour les amateurs d’histoire naturelle et d’anthropologie, on trouve, à Pittsfield, le Musée de Berkshire qui vaut une visite.Prenez le temps d’aller vous asseoir à la terrasse d’un de ces nombreux restaurants pour y manger des tacos accompagnés d’une bière froide, ou encore une délicieuse salade à la mexicaine.Pour le retour, empruntez la route 7 qui conduit vers le Vermont.Le paysage en vaut la peine.Mais juste avant la frontière, vous vous arrêterez à Williamstown.Dans les montagnes du Berkshire, perdu dans la campagne, vous y ferez comme moi une découverte à la fois inespérée et inattendue: le Clark Art Institute.L’édifice classique en marbre blanc dessiné par l’architecte Daniel Perry, au début des années 1950, recèle des trésors de l’art impressionniste français.Né à New York, en 1877, Robert Sterling Clark est le petit-fils d’Edward Clark, l’associé de l’inventeur de la machine à coudre, Isaac Singer.Diplômé en ingénierie de l’Université de Yale, M.Clark vient, en 1912, s’installer à Paris où il épouse une Française.Francine partage avec lui sa passion de l’art.Leur collection comprend un nombre impressionnant de tableaux du peintre Renoir, datés des années 1870 et 1880.On y trouve aussi des tableaux de Monet, Degas, Pissaro et Sisley.Cette partie de la collection comprend 37 tableaux dont 20 étaient exposés dans la salle Renoir lors de mon passage.On y trouve aussi des tableaux de peintres impressionnistes contemporains dont Bouguereau, Alma-Tadema et Gérôme.A ceux-là.s’ajoutent des Géricault, des Millet, des Troyon et des Corot, plus des oeuvres de peintres américains tels Homer, Sargent, Cassatt et Remington.Ca été ma trouvaille de la fin de, semaine, une fin de semaine qui vaut entièrement le déplacement ! FICHE SIGNALETIQUE — On peut obtenir le programme de la saison en écrivant à: « Tanglewood Brochure », Symphony Hall, Boston, Massachusetts 02115; — le prix des billets, à l’intérieur du pavillon « The Shed », coûte entre $9 et $50 (argent américain) selon la place et le concert.Sur les pelouses, le prix régulier est $6.50 ou $7.50 (argent américain), selon l’événement.On peut commander par la poste.Si on veut s’assurer de bonnes places, il faut faire vite; — il y a beaucoup de motels dans la région, mais si on va à Tanglewood au plus fort de la saison, il vaut mieux réserver à l’avance.On peut obtenir des informations en s’adressant à l’office du tourisme de l’état du Massachusetts, ou encore à Montréal, à l’Office du tourisme des Étas-Unis, 255 rue University, suite 500, H3B 3V8 (tél.: 861-6040.La semaine prochaine LE DEVOIR.PASSEPORT publiera la semaine prochaine des articles consacrés aux croisières.Croisières en France sur des péniches, ou encore dans les Caraïbes.Mais aussi des croisières que l'on peut faire au Québec, depuis Montréal en empruntant le Saint-Laurent, ou sur le Saguenay, dont la réputation n’est plus à faire.Tanglewood accueille chaque année quelque 300,000 mélomanes qui profitent de la belle saison pour pique-niquer.Savannah : la plus qu’européenne MONIQUE NUYTEMANS Collaboration spéciale SAVANNAH, Géorgie — D’abord on y créa des squares.Beaucoup de squares.Vingt-six, pour être exact.Puis on y planta des chênes de Virginie et des milliers d’azalées.Au centre on creusa des puits.Finalement on bâtit, tout autour, des maisons dans les styles européens à la mode aux XVIIIe et XIXe siècles.Et on baptisa le tout : Savannah.C’est presque inchangée, même avec le passage des ans, que la petite ville tranquille du sud de la Géorgie s’offre encore aux yeux émerveillés de ses visiteurs.Et on a du mal à se convaincre qu’une ville aussi européenne d’allure, fleurisse dans le Deep South des États-Unis.Contrairement à Williamsburg, en Virginie, qui est une ville-musée, Savannah est une ville vivante.La plupart de ses maisons restaurées sont habitées.C’est aussi une ville qui se prête par excellence à la marche à fried ou à celle, plus romantique, de a randonnée en calèche à la nuit tombante, quand la torpeur du jour fait place à la langueur d’une veillée géorgienne.La guerre civile fit rage autour de Savannah en 1864.La ville fut assiégée par les Anglais aidés des Français et elle perdit la bataille.C’est donc un miracle qu’elle soit restée intacte.Et cela, elle le doit au général Sherman (vainqueur Yankee venu du Nord) qui, emballé par la beauté de la ville, l’offrit en cadeau de Noël au président Lincoln, alors que dans sa soif de conquête, Sherman fit raser Atlanta (lire à ce sujet : Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell).Savannah fut fondée en 1733 par James Edward Oglethorpe, un général anglais, qui demanda à Georges II la permission de venir fonder une ville dans la nouvelle colonie anglaise de la Géorgie, ainsi nommée en l’honneur du souverain anglais.Avec 150 colons, Oglethorpe fonda non seulement la ville de Sqvannah mais dessina la première ville américaine selon un plan de petite ville anglaise.Elle fut entièrement construite autour de ses places.Places qui sont aujourd’hui encore les jardins de la ville, ombragées qu’elles sont par leurs chênes centenaires auxquels s’accroche cette mousse si caractéristique du sud des États-Unis (Spanish moss) et où, en saison, camélias et azalées forment d’odorants tapis pastels.Savannah connut un énorme essor économique au début du XIXe siècle grâce à ses plantations de coton.C’est d’ailleurs là que fut inventée la machine à carder le coton (cotton gin), en 1793, par Eli Whitney.Et la ville doit sa grande beauté au coton qui désormais y était roi.Les « barons » du coton se firent construire des manoirs de styles italien, français, anglais.Ils firent venir d’Europe oeuvres d’art, porcelaine, ?>« vw *4* >• : \ • iUwl Photo Monlquo Nuytomant Sur les quais du port, cet ancien entrepôt est devenu un café accueillant.argenterie, cristal, marbre et fer forgé.Mais ce boom ne dura qu’un temps.La guerre civile (1860-1865) mit un frein à ce superbe envol économique et après la guerre, le Sud se retrouva appauvri, éprouvé et meurtri.Pour couronner ces malheurs, un insecte vorace vint s’attaquer, vers 1915, à ce qui restait des plantations de èoton.Comme à Charleston, en Caroline du Sud, les habitants de Savannah devinrent trop pauvres pour repeindre leurs demeures et trop fiers pour les chauler.Si bien que ces belles maisons se détériorèrent, devinrent la proie de vandales et l’habitat d’animaux sauvages.Un groupe d’habitants, déprimés de voir leur belle ville s’effondrer, sous leurs yeux, formèrent en 1955, la « Savannah Historic Foundation » qui s’octroya la fâche d’arrêter le pic du démolisseur qui visait à anéantir toutes les maisons historiques trop onéreuses à restaurer.Ce qui débuta par l’entreprise vaillante de quelques citoyens se propagea bientôt à toute la population de Savannah.Et depuis 1966, quatre kilomètres carrés du centre-ville ont été consacrés à la restauration, une entreprise gigantesque comprenant 1,100 bâtiments dont mille sont déjà habités.Aujourd’hui, aucune restauration extérieure ne peut être effectuée FICHE SIGNALETIQUE — Eastern rejoint Atlanta en trois heures et 30 minutes.— Pour se rendre à Savannah on fait escale à Atlanta et l’on reprend Eastern pour Savannah que l’on rejoint en 30 minutes.— Savannah se situe à cinq heures de route d’Atlanta (par la côte).La route 195 vers la Floride.— Savannah est à deux heures 30 minutes de route de Jacksonville en Floride, à deux heures de route de Charleston en Caroline du Sud, à 45 minutes de Hilton Head en Ca- roline du Sud également et à une heure 30 minutes de Jekyll Island, une des « îles dorées » de la Géorgie- — À rapporter en souvenir : des pièces de l’artisanat local, poupées anciennes, ustensiles de cuisine en bois ou en étain.Les prix sont raisonnables.— Spécialités : les poissons, les crustacés, les tartes aux pacanes.Les cartes de crédit sont valides partout.sans la permission de la Commission historique.Même les couleurs d’origine doivent être respectées.Le propriétaire a toutefois la liberté de faire tous les changements qu’il désire à l’intérieur de sa demeure.Mais l’extérieur doit rester conforme à ce qu’il était autrefois.Le Sud des États-Unis est d’ailleurs très attaché à ses traditions, à ses antiquités, et la plupart des gens qui habitent Savannah se font une fierté de décorer leur intérieur en style victorien, si fort en vogue dans le monde anglais d’autrefois.Nombre de ces résidences somptueuses sont maintenant des pensions où le visiteur loge dans des {'if¦ncp oC’ l'ùuûrje.i JLi -S7arnuLÔQ inc.CROISIÈRES AUX BERMUDES Sî> -AMERIKANIS ET SS GALILEO chambres farcies d’antiquités, avec lits à baldaquins et foyers ouverts, mais équipées de climatisation et dont les salles de bain sont tout à fait modernes.Lors d’un prochain voyage dans le Sud des États-Unis, Savannah est une ville qu’il vous faudra voir, car, comme le dit le dicton : « Qui n’a pas vu Savannah, n’a pas vu le Sud ».Pour s’y rendre ?La route 195 vers la Floride ou Eastern à partir dt Dorval avec escale à Atlanta.m 1 -h .o": .9e* ‘‘'ORLO OCCASION UNIQUE: VISITEZ EXPO 86 DE VANCOUVER EN INCLUANT LA CALIFORNIE EN GROUPE EXCLUSIF GUIDE PARTOUT EN LANGUE FRANÇAISE PRIX TRÈS SPÉCIAL: LLTîtll à deux par chambre canadiens • Admission 3 jours à l'Expo 86 • Transport en autocar De Luxe • Hébergement 17 nuits dans des hôtels première classe 8?r yon a g- ?sS O 3 g § f» :i m ai § 5i\> S: ” H — e ro 4 isa 1 bon d’achat par coupla sur cas produits annoncés .BON D ACHAT Départ toutes les semaines de mal à octobre 1986 CROISIÈRES 3 NUITS 4 JOURS (SS AMERIKANIS) CROISIÈRES 4 NUITS 5 JOURS (SS GALILEO) DÉPART SPÉCIAL 18 MAI Encore quelques places disponibles CDN occ quad.Basse saison à partir de CDN par pers.occ.quad.Basse saison Permis du Québec TRANSPORT INCLUS DE MONTRÉAL VENEZ VOIR VOTRE CROISIÈRE EN VIDÉO 2120, rue Sherbroke est.Mtl.Qc.H2K 1C3 (514) 521-9591 * Tours de ville guidés de Vancouver, San Francisco, Los Angeles, Victoria BC ET LA CÔTE OUEST AMÉRICAINE: Seattle, Portland, Eureka, Fresno, 6 NUITS AUX SUPER HILTON DE SAN FRANCISCO ET LAS VEGAS, + 2 NUITS: LOS ANGELES HILTON • transport aérien en sus FAITES VENIR LA BROCHURE DÉTAILLÉE DE CE BEAU VOYAGE RÉSERVEZ TRÈS TÔT PERMIS DU QUÉBEC D-4 ¦ Le Devoir, samedi 3 mai 1986 LE DEVOIR .PASSEPORT Le lac Champlain, un coin de paradis à nos portes ROBERT CHOQUETTE Collaboration spéciale UNE FIN de journée d’été, à la terrasse du Ice House à Burlington.On savoure un air de jazz tout en sirotant un apéro.Tout autour, des plaisanciers à la peau dorée viennent se prélasser après une belle journée de voile.Les bateaux sont à l’ancre, juste en face de la rade.Au loin les Adirondacks dessinent la plus belle toile de fond qui soit: des ombres s’allongent de l’autre côté du lac pour former une sorte de mosaïque composée de riches coloris de bleu, de vert et de mauve.C’est en de telles occasions qu’on se sent tout à fait privilégié d’avoir accès, si près de chez soi, à une région aussi belle où il fait bon couler des heures de détente.Tout autour du lac Champlain qui s’étire sur près de 110 milles de lon- gueur, entre les Adirondacks de l’Etat de New York et les Green Mountains du Vermont, on trouve de ces petits endroits charmants qui ne demandent qu’à être découverts.Sont réunis là tous les éléments qui donnent à la Nouvelle-Angleterre son cachet unique: le paysage, d’une beauté et d’une simplicité souvent saisissantes, l’héritage culturel qui marque de jalons significatifs les moindres recoins du pays, les gens affables et réservés tout à la fois.Et finalement cet air particulier qu’on ne rencontre nulle part ailleurs, fait d’un curieux mélange de sérénité et de bon goût, avec un penchant certain pour un luxe raffiné et un confort champêtre.Tout autour du lac, s’étale à perte de vue ce paysage familier de la Nouvelle-Angleterre.Les collines se déroulent en un décor accidenté, parsemées de petits villages proprets, nichés au creux des vallées, au dé- tour des rivières.Dans ces patelins baptisés Vergennes, Charlotte, Colchester, Chazy ou Willsboro, se dressent fièrement des constructions en bois peint aux fameuses teintes pastels de bleu et de gris.Partout les parterres fleuris s’égaient d’arbustes, de haies, de rocailles fleuries.Au coeur des villes et villages qui bordent le lac Champlain, on renoue avec certaines activités typiques, comme les cafés, les boutiques, les librairies, les galeries d’art, les brocantes.Tant à Shelburne qu’à Essex, à South Hero ou à Westport, on sent que la côte est de la Nouvelle-Angleterre cultive cet héritage culturel qui en fait le berceau d’un grand pays, peuplé de vieilles familles aux noms célèbres et d’institutions respectables.L’air frugal et travailleur, les habitants de la Nouvelle-Angleterre mènent une existence paisible et détendue.Ils dégagent la chaleur des ar.W-m.*:ÿ:.¦ .Un havre de paix, aux bords du lac Champlain.Vermont Travel Division Au Vermont, une petite rivière coule sous un pont couvert.habitants de la campagne en même temps que le raffinement des citadins des villes universitaires.Pour plusieurs, la région du lac Champlain a longtemps évoqué le souvenir des dimanches à la plage de Plattsburg ou encore la course aux aubaines dans les magasins de sa rue principale.Mais depuis une dizaine d'années, les plaisanciers québécois qui en constituent 80 p.c.des usagers, ont découvert un lac qui offre des possibilités d’évasion.tant au large que des griffes du fisc.Un des plus imposants plans d’eau douce en Amérique du nord, le lac Champlain présente des conditions de navigation exceptionnelles: eau propre, facilité d’y naviguer, nombreux abris, absence de marées et de courants, baies et mouillages bien protégés.Qu’on explore la région en voiture au cours d’une balade de fin de semaine ou lors d’une croisière de quelques semaines à bord d’un voilier, on se rend vite compte que la région demeure chargée d’histoire.Les forts Montgomery à Rouses Point, comme ceux de Crown Point et de Ticonde-roga, tous trois dans l’Etat de New York, témoignent de cette époque tourmentée des guerres successives entre les Anglais et les Français.Le Musée de Shelburne, situé à quelques milles au sud de Burlington, rappelle aux visiteurs qu’au cours du siècle dernier, l’existence des communautés sises sur les rives du lac a été intimement liée à la pêche et à la construction navale.Le vieux vapeur Ticonderoga, construit en 1906, s’y trouve, tout comme le phare de Colchester Reef qui y a été entièrement reconstruit, pierre par pierre.Pour ce qui est de la construction navale, on trouve encore des cales à Essex, cet adorable petit village qui abrite un port de plaisance, sur la rive ouest, de même qu’à Sherburne où s’érige une magnifique marina moderne.On y fait toujours les travaux d’entretien des nombreux traversiez qui sillonnent le lac.Quant à la pêche commerciale, les flottes appareillent de Vergennes ( Vt) et de Westport (NY).Cette petite localité aux maisonnettes blanches accrochées à flanc de colline se targue d’être la ville d’adoption de CHAMP, le légendaire monstre du lac Champlain.On peut profiter d’un brunch à bord du Ethen Allen, un bateau à aubes, pour partir à la découverte pendant quelques heures de ces paysages qui se laissent entrevoir seulement depuis le centre du lac.Le Homer W.Dixon qui appareille aussi du quai Perkin, en face de King Street, à Burlington, emmène les visiteurs pour des balades de 3,4 ou 6 jours.D’autres préfèrent explorer le plan d’eau par le biais d’un stage en école de voile.Quel plaisir de joindre l’utile à l’agréable lors d’une traversée en bateau-passeur entre Burlington (Vt) et la rive new-yorkaise de Port Kent.Au cours de cette traversée qui dure trente minutes, on a l’occasion de voir le lac dans toute son immensité et sa beauté.Au nord et au sud, les flots s’étendent à perte de vue donnant au lac l’allure d’une mer intérieure.A l’est, les monts Mansfield, Ellen et Camel’s Hump dessinent leur silhouette familière alors que dans les Adirondacks, à l’ouest, on voit en outre les monts Whiteface, Marcy et Haystack.Peu importe où l’on s’arrête, on risque toujours de trouver une bonne table à prix modéré.Les hôteliers de Nouvelle-Angleterre font preuve d’un goût recherché qu’ils traduisent aussi par l’esthétisme de l’aménagement de leur établissement.Ainsi, le Café Déjà Vu, sur Pearl Street à Burlington, donne dans le style art déco alors que le D&H a restauré la vieille gare où s’arrêtait le train Delaware et Hudson, près de la marina de Plattsburg.Quant au Ice House, il tire son nom de son ancêtre, une glacière de plusieurs étages, sise sur Battery Street, juste en face de la marina de Burlington.Certains quartiers affichent un goût certain du luxe et de l’art.Le mail piétonnier de Church Stret, à Burlington, avec ses boutiques élégantes et ses terrasses à la mode attirent les amateurs de lèche-vitrine.Chaque année, le Royall Tyler Theatre accueille deux festivals, l’un de Shakespeare et l’autre de Mozart.Enfin, les amateurs de vieille date ne manquent pas les concerts de jazz, tant planifiés qu’improvisés, chez R.W.Hunts ou au Ice House.On s’installe alors sur la terrasse, parmi la clientèle animée et colorée.On sirote un apéro, après une bonne journée de voile, les yeux perdus du côté du lac et des ombres qui y dansent.Et l’on se croit, à coup sûr, dans un petit coin du paradis.LE DEVOIR .PASSEPORT est dirigé par François Lemenu À LA DÉCOUVERTE DU QUÉBEC r ESTRIE j c AUBERGE DOMAINE MONTJOYE: Authentique auberge traditionnelle donnant sur la vallée de la Massawippi.entourée de 800 acres de nature inviolée Région de lacs et de montagnes où tous les sports sont à l’honneur Célèbr?collection Gaby d'objets d'art, sculptures, bas-reliefs.20 chambres pour accueillir couples, conventions, groupes organisés.Souper à la chandelle auprès de l'àtre.Banquet 200 couverts.Théâtre 160 places.Ski alpin, ski de randonnée, chalets avec foyers.North Hatley — Autoroute 10 — Sortie 21.819-842-8309 AIIRFRfïF HATI FY- Plein ajr et gastronomie dans un décor nuDcnut nn i ll i.d’autrefois.Un relais de campagne, pour les gourmets gourmands, classifié 4 fourchettes, membre de la chaîne RELAIS ET CHATEAUX.Le charme d'une vieille demeure bourgeoise, perchée sur une colline dominant le lac Massawippi, avec ses poutres massives, ses feux de cheminées et ses antiquités québécoises.22 chambres dont certaines avec foyers.Forfait week-end à partir de 140$ p.p.occ.double.— C.P.330 North Hatley JOB 2C0 819-842-2451.fM AUniR UnUFV' Anciennement un domaine privé, cette auberge fleurie et romantique vous bai-Iflnnuin nUVLl.gne dans une ambiance d'antan sur les rives du lac Massawipt à North Hatley Représenté dans «COUNTRY INNS ê BACK ROADS».Cuisine innovatrice du chef Marc De Canck (CLASSIFIÉ 4 FOURCHETTES).Chambres avec grand confort donnant sur le lac, plusieurs avec foyer, bain tourbillon et balcon privé Accès à un club sportif de tennis, squash et racquetball à proximité.Deux plages, tous les sports nautiques et tennis sur les lieux Réservez tôt pour l'été Forfaits spéciaux d'avril à partir de 55$ par jour p p.tout compris 1-819-842-2421 — C P 600, North Hatley, Québec JOB 2C0.L'AUBERGE CABANA I L'Auberge vous offre: son café-terrasse, ses 2 acres de jardin, sa plage privée, sa piscine sur les rives du lac.sa salle à manger renommée, cotée 3 fourchettes "Le Bordeleau'.son bar salon, ses 30 unités, ses salles de conférences et de réceptions de 25 à 125 personnes, sa boutique de cadeaux et son annexe "La Brise": Restaurant, discothèque, club dévoilé.1460, Rue de la Promenade du Lac Ouest.Magog CQ J1X 2B6, Tél.: (819) 843-3313.l’AHRFRIÏF I F FAI RT- Un décor enchanteur vous attend à notre auberge L MUDCIIIIC LC rHLU I.située face au lac d'Argent, avec vue superbe sur le mont Orford, à environ 10 minutes.La nouvelle administration vous offre des forfaits de 5 jours à 150$ p.p.occ.double P.A.M.et la fin de semaine à 70$ p.p.occ.double.P.A.M.Nos chefs Jean Nicol et Jean Fortin vous convient tout parti-culièrement au brunch du dimanche.(514) 297-3566.MOTEL LE CAMPAGNARD: Chambres climatisées, modernes et confortables.Salle de bains privée (bain et douche), téléviseur-couleurs, radio AM-FM.Plusieurs unités avec réfrigérateur.Piscine.514-243-5597.AIIQCQPC nil CCkllI • Un endroit vous faut connaître.Nour-AUOtnUt UU rtllIL: riture exceptionnelle.Le calme de la campagne.Vue superbe du Mont Orford.Sentiers pédestres.Brunch le dimanche.Week-end 115$ p.p.occ.d.(PAM) jusqu’au 20 juin.1-800-363-8926 ou (514) 297-3362, ch.mont Bon Plaisir, Eastman, Qc JOE 1 PO.AUBERGE GEOHGEÏILLE: km au sud da Magog, via Routa 247.Coin paisible, cuisine maison, décor ancestral, 12 chambres.Lac à proximité.Sports de saison: voile, pèche, etc.50$ par pore., occ.double.P.M.A.Autres plans disponibles sur demande.'Réservations: (819)843-8683.C.P.17 Georgeville JOB 1 TO.ESTRIE AUBERGE LAC BROME: Un petit coin du Danemark sur le lac Brome.Chambres, bar, restaurant Viking.Ouvert tous les jours de 8h à 22h.Brunch tous les dimanches P.A.M., «Bed & B.» Sortie 90 autoroute des Cantons de l’Est, route 243 sud, 3 km de Knowlton.(514) 243-5755 à Foster, 400 Lakeside JOE 1R0.AUBERGE RIPPLECOVE: Une auberge charmante nichée sur les rives du Lac Massawippi.Chambres de rêve avec vue sur le lac ou.suites et chalets au bord de la plage.Piscine, tennis, croisières sur le lac, marina, planche à voile, le tout sur les lieux.Golf, équitation, théâtres d'été, à proximité.Cuisine française très renommée Forfaits week-end à partir de $129.00 p.p.occ.double.PAM, C.P.246 Ayer’s Cliff, Qué.JOB 1 CO.Tél: 819-838-4296.______ RICHELIEU / RIVE-SUD AIIRERPF UAklflEIEI fl- Dans un cadre enchanteur, nichée au coeur de la vallée du Ri-nuocnoc nnnUfTCLU.chelieu, auberge accueillante avec vue sur la rivière.Membre du «Country inns and Back Roads* Charme et tranquillité font notre réputation.Réunion d'affaires et Plan Américain pour groupes 32 chambres al 7 salles de conférence.Chambre à partir de 45$ pour 2 personnes Tous les dimanches de 10h à 4h.Brunch Québécois: adultes 12$.entants 7$.De 4h A la fermeture, buffet du dimanche soir au coin du feu: adultes 14,75$.enfants 8,75$.Ouverture da notre érablière début mars (groupes ou individuels) Saint-Marc-sur-Richelieu JOL 2E0.(514) 584-2226.LAURENTIDES MANOIR PINOTEAU: Merveilleux site en bordure du Lac Tremblant.60 chambres: suites, condos, motels.Bonne table.À moins de 90 minutes de Montréal.Plage privée, piscine chauffée, pédalos, chaloupes, etc.Golf à proximité.50% de RÉDUCTION sur L’HÉBERGEMENT JUSQU’AU 15 JUIN.Salles de conférence pour réunions d’affaires.819-425-2795.AUBERGE CHEZ FANTACCI: À St-Hippolyte, seulement à 40 milles de Montréal, petite auberge accueillante.Lac naturel, pédalos, 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Nanny Masterpiece Tt By the Sword D ¦entre P 'ivided (rep.) Nanny (rep.) @D TVFQ (télévision française) L’école des fans I8h 35 Spiral I8h45: A nous deux Télé-Série : Espionnéet tais toi : on se fait.les habits du dimanche Apostrophes Des hommes de Dieu 22h 45 : Projection privée Le journal Radio-France internationale Super-écran Cinéma : Otages (Drame policier) Cinéma: Coca-cola Kid— Aust.1985 (Comédie) Avec Eric Robert, Greta Scacchi et Bill Kerr Cinéma : Le ciel peut attendre (Comédie fantaisiste) Cinéma:Ninja 111:1a domination (Drame fantastique) First-Choice - 17h 30— Movie : The Natural (Drame sportif) Avec Robert Redford Movie : Brewster’s Millions - Ê.-U.1985 (Comédie) Avec Richard Pryor et John Candy Movie : Hot Touch (Drame policier) Movie : Flashpoint (Drame policier) I LE DEVOIR .PASSEPORT Le Devoir, samedi 3 mai 1986 ¦ D-7 LE PHÉNICIEN Bacchanales en Phénicie LA BONNE TABLE JOSÉE BLANCHETTE Collaboration spéciale ASSIS DANS une immense salle à colonnades, ce qui pourrait bien être le restaurant de l’hôtel Palace de Beyrouth, les convives ne savent plus pour quel saint saliver.Sur la table les plats se succèdent sans fin, sur la scène les musiciens arrachent de longs sanglots aux violons, cadencent au petit trot du tam-tam.Un chanteur se lamente en arabe et une bacchante danse, la-goureuse fille aux hanches plus légères que les voiles; de tables en tables elle racole.Le Dieux Eschmoun (l’Apollon des Libanais) bénit de très haut ces rites ludiques du désir, cette célébration lubrique des jeux de l’amour.La danseuse de baladi, provocante et lascive, ondule dans ses voiles bleus, le ventre blanc offert sans manières, le corsage mauve explicite, insaisissable et subtile malgré tout.Tous, hommes et femmes, tombent sous le charme un peu zouave, un peu bohème, de ce tango perse, cette java perverse.La mythologie phénicienne n’a jamais célébré le culte des vierges, elle adule l’amour au grand « A » a consommer au grand jour.Encore aujourd’hui, les Libanais vont en groupes s’offrir les titillations chastes de ces expertes du prélude dans les restaurants de la capitale.Musique, danses et arak font partie du banquet et le nombre de convives est d’autant plus important que l’on ne s’amuse pas seuls a scander les rythmes moyen-orientaux.La sortie en tête-à-tête ne fait pas partie des moeurs chez ce peuple pourtant aguerri aux raffinements de l’amour.Le Phénicien s’inscrit tout à fait dans le sens de ces bacchanales.Les 7,500 pieds carrés de superficie peuvent accueillir quelque 400 festoyants.Une piste de danse devant la scène offre aux expertes (existe-t-il des experts ?) en danses méditérra-néennes tout le loisir de venir ex- hiber leurs charmes durant le festin.Les Libanais sont comme cela.Toujours prêts à suspendre le repas pour se régaler avec le blanc des yeux ! Plus jouisseurs, connais pas ! Même principe pour leurs entrées : cette multitude de petits plats qu’on appelle Tazka permet de goûter à tout, un tout petit peu.Je ne connais pas meilleure définition du plaisir contenu.Traditionnellement cette partie du dîner peut compter jusqu’à 32 assiettes différentes et personnellement j’en ferais un repas complet tant la diversité est ici à son apogée.Des meilleures bouchées répertoriées au Phénicien, il faut essayer le kibbi nayé, ces boulettes de viande crue au bulgur (blé concassé) légèrement épicés et arrosés d’huile d’olive.Les falafels frits sont également exquis, faits de farine de pois chiche et de gourganes, le tout relevé au cumin.Le ta boulé national est au nombre des élus.Cette salade de persil haché, du bulgur, de tomates et d’oignons est accomodée à l’huile et au jus de citron, relevée d’un peu de menthe fraîche.Le kibbi est également un délice du genre beignet farci à la viande cuite et aux pignons (noix de pin).Le hoummos se mange avec le pain pita sans levain comme tartinade de pois chiche à l’huile, au citron et à l’ail.Ail-Ail-Ail est d’ailleurs la consigne dans beaucoup de plats libanais, votre haleine en fera foi le lendemain et votre foie les frais ! On retrouve aussi des tartelettes à la viande d’agneau qu’on appelle sfiha et puis les lisanat, ces langues de veau marinées et cuites, tendres comme des amourettes (lesquelles ne figurent pas sur le menu mais dont les Libanais raffolent).Bien sûr, les feuilles de vigne farcies et le caviar d’aubergine viennent bon premier avec les makanek, saucisses très relevées au cumin et farcies aux oignons.Tous vos fantasmes de pique-assiette réunis ne viendraient pas à bout de cette multitude de petits plats, de saveurs et d’originalité.Côté résistance (celle des plats, pas l’arabe), on nous offre surtout des viandes grillées, côtelettes d’a- Le Phénicien peut accueillir quelque 400 personnes dans une atmosphère de fête gneau ou du poulet en brochettes très tendre, des cailles ou du kafta, cette viande d’agneau épicée et roulée en brochette.Les poissons subissent le même traitement simple et tous ces plats s’accompagnent d’un excellent riz aux pignons sautés et d’une salade de légumes qui rappelle étrangement celle des psarotaver-nas grecques.On arrose généralement ce déluge de nourritures terrestres, de Varak anisé, ce pastis de l’autre Méditér-ranée, l’ouzo des arabes.On peut lui préférer un vin blanc avec le tazka ou un vin rouge avec les plats de grillades.Les pâtisseries orientales sont très sucrées et on peut assortir une salade de fruits frais d’un baklava au noix et au miel ou de loukoums à la pistache.POUR : Les cinq sens réunis, du toucher interdit en passant par l’oculaire réjouit dans un cadre gustatif dépaysant.CONTRE : Les tarifs convenables les soirs de spectacles le deviennent un peu moins les soirs de semaine.Cette chapelle ardente des mille et une nuits orientales peut facilement ressembler à une crypte déserte des petits lundis.Tristesse des vastes es- paces morts.Un repas pour deux personnes peut aller jusqu’à $ 50 avant le vin, la taxe et le service.Tazka : $ 19 pour huit services, $ 43 pour seize servi-CGS.LE PHÉNICIEN 7000 avenue du Parc tel.: 271-1851 Spectacles du jeudi au dimanche à partir de 21h.Le pissenlit a des qualités nutritives insoupçonnées KITCHENER (PC) — La majo- café, ses jeunes feuilles étaient con- senlit représente également 252 mil- chées figurent très bien dans les sa- déconcertante.On retrouve même les feuil: rité des propriétaires désespè- sommées en salade et entraient dans ligrammes de calcium — plus que la lades de pommes de terre et aux cette fleur dans les catalogues de mie les i -Kîr ITCHENER (PC) - La majo ¦4 rité des propriétaires désespérèrent devant leur pelouse envahie par les omniprésents — et combien faciles à se multiplier — pissenlits.Pourquoi, alors, ne pas faire contre mauvaise fortune bon coeur et combattre le pissenlit en le transformant en salade ?Ce sont les Européens qui sont à créditer — ou à blâmer — pour l’implantation du pissenlit en Amérique du Nord.Durant des siècles, sur le Vieux Continent, le pissenlit sauvage a été utilisé en médecine pour le traitement de nombreux maux, y compris les problèmes rénaux et.la jaunisse.Dans l’alimentation, ses racines séchées ont servi d’ersatz au LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIERES ET PROFESSIONS 842-9645 r RESTAURANT • Buffet • Dîner d'affaires • Table d’Hôte • Musique et danse • Réceptions de tous genres Rés.: 381-5490 381-8979 8625, Bout St-Laurent .Montréal, Qué.CP , ® ClLLfi.EE cJM^anAcciln CJüjlzAt LuihUli Pekin, Schezuan and Hunan Specialties.Sunday Brunch.Spécialités pékinoises, setzchouannaises et de Hunan Brunch du dimanche Ouvert tous les jours 1221 rue Mackay entre tues Bishop et Guy between Bishop & Guy Tél.: 866-5975 Open every day Guy \VT OUVERT 7 JOURS IH74 Plessis (sud Ontario) tts.5~.6-«-r dô café, ses jeunes feuilles étaient consommées en salade et entraient dans divers plats, et ses fleurs jaunes servaient à la fabrication d’un vin doux.Pour la majorité des Canadiens, toutefois, le pissenlit est tout au plus une mauvaise herbe.En termes de botanique, le pissenlit commun est une herbe à racine robuste et à sève laiteuse produisant une fleur jaune sur une tige longue et flexible.Le pissenlit, produisant des semences sans pollinisation, possède tous les avantages pour perpétuer son existence.Au niveau nutritif, une tasse de pousses cuites de pissenlit — ce qui ne représente que de 50 à 60 calories — fournit une dose incroyable de 21,000 unités internationales de vitamine A, soit plusieurs fois la dose quotidienne recommandée par les nutritionnistes.Cette portion de pis- T* MIOUM “V Spécialité: 'uisine française Soirée (à partir de 6 hres) Table d’hôte gastronomique 200 St-Paul, Ouest (Vieux-Montréal) Montréal.QC.H2Y 2S8 Réservation Tél.: 845-5455 senlit représente également 252 milligrammes de calcium — plus que la valeur en calcium d’une quantité équivalente de fromage cottage —, 32 milligrammes de vitamine C, 3.2 milligrammes de fer — plus que dans les épinards — ainsi que du potassium, de la thiamine et de la riboflavine.Les feuilles, la racine, les bourgeons et les fleurs du pissenlit sont tous commestibles.En plus de faire d’excellentes salades, les feuilles ha- R E S TAU RANT ^ A.BONAPARTE CUISINE DE FRANCE Vous y goûterez une fine cuisine dans l’armonie reposante d'un décor charmant 443, rue Saint-Françols-Xavler Vieux Montréal V Réservations: 844-4368 J «Pour ceux qui s’y connaissent» * METS ITALIENS & FRUITS DE MER DE CHOIX TABLE D'HÔTE TOUS LES JOURS SALLE DE RÉCEPTION POUVANT ACCUEILLIR JUSQU'À 130 PERSONNES (toln Covndtih) 489-6804 \saS-,^Ê ^RESTAURANT oQAES 1FILLÉS A UTHENTIQUEMENT QUÉBÉCOIS DINERS D'AFFAIRES À PARTIR DE 4,75‘ LE DIMANCHE- SUPER BRUNCH QUÉBÉCOIS A VEC MUSIQUE ET CHANSONS 41 5 Bonsecours, Vx-Mtl.849-3535 Fine Cuisine Italienne «Fruits de Mer Bifteck sur Charbon de Bois FRUITS DE MER FESTIVAL DE HOMARD VIVANT sgssH ("PARTY ¦' Df BUREAU) APPORTEZ 536 Du'uth Est.Montré votre vin Tel 843-577 César ou soupe Réservez dès maintenant Pour LA FÊTE DES MÈRES Manu spécial Qft* Réservations Far'lUés pour Groupes.chées figurent très bien dans les salades de pommes de terre et aux oeufs, dans les omelettes et dans les soupes.Un excellent tonique printanier peut être fabriqué avec des carottes crues râpées, de jeunes feuilles de pissenlit et et de la laitue, le tout additionné d’huile d’olive et de jus de citron.Plusieurs personnes cultivent le pissenlit, quoiqu’on puisse penser qu’il pousse partout avec une facilité déconcertante.On retrouve même cette fleur dans les catalogues de grainetiers.Une once de semences d’une variété annuelle de pissenlit coûte pas moins de $12.50.A remarquer toutefois qu’on garantit au moins 35,000 semences a l’once.La récolte doit débuter dès que les jeunes feuilles fraîches apparaissent, au printemps.Lorsqu’il pousse sur un sol fertile et que les plants sont bien espacés, on peut lier ensemble les feuilles du pissenlit, de façon à ce que les feuilles du centre soient blanches.Elles sont moins âcres au goût mais sont moins nourrissantes.Les feuilles de pissenlit sont meilleures lorsqu’elles sont récoltées avant que la fleur ne s’épanouisse.Recherchez surtout les jeunes fleurs tendres et croustillantes.Enveloppées dans un sac de plastique, elles se conservent jusqu’à trois jours au réfrigérateur.Les Copines de Chine Cuisine Szechuan Repas complets du lundi au vendredi Table d'Hôte tous les soirs 870, de Maisonneuve est (Les Atriums) Rés.842-8325 c C itez (pierre RESTAURANT-BAR FRANÇAIS Depuis plus de 50 ans à la même adresse Dîner d’Affaires Table d’Hôte Salons privés Rés.: 843-5227 1263 rue La belle Montréal, Qué.(Métro Berri-Demontigny) Le Charentais Restaurant-Traiteur (CullnaM Inc.) Cuisine du Poitou et Charentes 6,001 ave Du Parc, Montréal Tél.: 273-2465 Prop.: Michel & Rita Deret Ouvert: Midi et soir Fermé: Dimanche et lundi Restaurant Le Piémontais Cuisine Italienne et française Fermé le dimanche 1145A, rue de Bullion Angle Dorchester, Montréal Réservations: 861 -8122 TRATTORIA- * Cuisine Italienne Typique RÉOUVERTURE * Les Chefs ATTILIO & PASQUALE (prop.) attendent leurs clients à venir déguster la cuisine italienne à son meilleur.* Digestif gratuit * 1237, rue Crescent, Rés.866-3226 Reine Elizabeth LE GRAND GALA MOETETCHANDON DE LA HAUTE CUISINE AU CHAMPAGNE TEAVERC du 23 avril au 10 mai 86 Edward Mérard, chef exécutif et Charles Ploem maître d'hôtel ont le plaisir d'accueillir JOSEPH THUET Maître cuisinier de France et Chef de cuisine de la maison Moet et Chandon qui propose ses recettes originales Réservations: 861-3511, poste 2227,2228,2230 Le Reine Elizabeth Hôtels CN TRESTEVERE (Fermé le lundi) Dans U vieux Sainte-Rose A Laval Ha ftrnautnère Cuisine française ! Pour la FÊTE DES MÈRES le 11 mai,., ouvert dès 11 30 hres choississez LA ' RENAUDIÊRE pour sa nouvelle oui-' sine classique, décorez avec finesse,: “Atmosphère d'antan" Menu table d'hôtè, à partir de 1 Réservations: 622-7963 94, bout.Sainte-Rose J* y Restaurant Les Mignardises Restaurant français nouvellement ouvert 2037, St-Denis vous propose pour le midi son menu du jour.Au choix à J! 75$ D-8 ¦ Le Devoir, samedi 3 mai 1986 LE DEVOIR CULTUREL A r -A » OUPS ROSSI 480 ST F CAT MF MINT O MM.tHSIi IM!* CASSURE «.Quand il ne reste plus rien.il reste encore la vengeante.» _ .w -CpNFMOU^ ¦' ¦ , •- V>'~i sveo, » -.'* v IEAN PIERRE UEAUD" ^ ; «SH STF CATMfRINf f M4 0041 Un délectable régal, ce Conseil de famille de Costa-Gavras FRANCINE LAURENDEAU CE SONT d’abord ses films politiques qui ont fait connaître le cinéaste Costa-Gavras.Dénonçant toutes les dictatures, du côté des opprimés, Z, L’Aveu, État de siège et Missing sont autant de constats vibrants.Sans oublier Section spéciale, prix de la mise en scène à Cannes, qui se déroulait en France pendant la période nazie.Dans cette oeuvre non pas austère mais engagée, l’irruption de la pure fiction fut, pour beaucoup, une sur- Johnny Halliday, Fanny Ardant et leurs chers petits dans Conseil de famille de Costa-Gavras.« Qui a tiré sur nos histoires d’amour ?» Femme de personne prise : Clair de femme, l’adaptation du beau roman de Romain Gary, est un film où l’émotion côtoie la cocasserie, un film poignant dans lequel Yves Montana et Romy Schneider campent un couple inoubliable.Conseil de famille est aussi tiré d’un roman, que je ne connais pas, de Francis Ryck.Je ne me livrerai donc pas à l’exercice habituel et me bornerai à saluer l’incontestable réussite que constitue ce film délicieux et inclassable.L’histoire est racontée par un garçon dont le papa n’est pas en voyage d’affaires mais au sanatorium, raconte sa mère.Il apprendra bientôt la vérité : son père est en prison.La prison est le plus fréquent des accidents de travail qui menacent le perceur de coffres-forts.Mais le père a purgé sa peine et la vie de famille reprend son cours.On inscrit le garçon a l’école catholique; il ira même au catéchisme et apprendra le latin (ce qui nous vaudra plus tard le savoureux épisode des latinistes bulgares).Une famille des plus respectables.Avec son associé, Faucon (Guy Marchand), notre voleur poursuit ses activités.En professionnel.L’entraînement physique est scientifiquement planifié.On prend même des médicaments pour les nerfs, pour le trac.On ne parle pas de lieux de cambriolage mais de « chantiers ».FRANCINE LAURENDEAU ES FÉMINISTES n’ont pas // I trouvé les vraies solutions », \' ^proclamaient, la semaine dernière, les Realwomen québécoises pour qui le mal de notre siècle n’est pas le communisme, mais bien le féminisme.« Le féminisme doit maintenant faire son autocritique, sinon d’autres le feront à sa place, déclarait plus subtilement Marie-Victoire Louis, du Conseil national de recherche scientifique de Paris.Les féministes ne peuvent plus dire “Nous, les femmes”.» (Propos rapportés par Carole Beaulieu dans LE DEVOIR du 21 avril.) Comme si l’on avait attendu la mort de Simone de Beauvoir pour brûler Le Deuxième Sexe, voici qu’on accuse le féminisme de tous les maux.Ce n’est pas exactement le propos de Louise Carré, dont le deuxième long métrage, Qui a tiré sur nos histoires d’amour ?, nous invite à une réflexion sur les lendemains de la difficile conquête de l’autonomie qu’ont atteinte bon nombre de femmes, une autonomie qui, pour plusieurs, laisse des relents d’amertume.Madeline (Monique Mercure) a un jour quitté son mari pour vivre seule avec sa fille Renée (Guylaine Nor-mandin).Elle a écrit un scénario et passé deux ans à tenter d’y intéresser cinéastes et producteurs.Découragée par son échec, elle a choisi de revenir à sa petite ville, dans la région de Sorel-Tracy, où elle anime une émission de radio.Elle se sert du médium pour faire passer ses préoccupations notamment féministes et écologiques au grand dam du directeur de la station locale qui perd des annonceurs.Le film commence avec l’arrivée de Renée qui vient passer l’été chez sa mère, avant de poursuivre des études en Californie, et se terminera par le départ de la jeune fille.Entretemps, un bel été se sera écoulé, un été de retrouvailles, de confidences, de tendresse.Mais, aussi, de problèmes professionnels et sentimentaux.Madeline fera la connaissance d’un ingénieur simple et gentil (August Schellenberg) mais il y a, quelque part en elle, une crainte, un refus de l’engagement même physique.Madeline peut mettre à la porte les yeux secs un homme qui l’aime profondément (Claude Gauthier) et fondre en larmes à la mort de son vieux chat.Madeline ne peut pas voir une orange sans se demander qui l’a cueillie et s’il est bien rémunéré.Elle s’entraîne au trapèze avec acharnement et passe des heures à rêvasser dans sa baignoire.Un type de femme moderne, une femme attachante et bourrée de contradictions.On avait bien aimé Ça peut pas être l’hiver, on n’a même pas eu d’été, où Louise Carré décrivait l’éveil tardif, à la suite d’un veuvage, d’une femme (Charlotte Boisjoli) qui n’avait jusqu’alors vécu que pour son mari et ses enfants.Un film sympathique et sans prétention.On voudrait beaucoup aimer Qui a tiré sur nos histoires d’amour ?.Sa sincérité nous touche : sans être une oeuvre autobiographique, on sent que la réalisatrice-scénariste y a investi une bonne part d’elle-même, de son expérience, de son désarroi peut-être devant des situations nouvelles : les enfants uniques élevés par une mère seule ont souvent la nostalgie des familles d’antan, comme le laisse entendre Renée.33 Document essentiel de réflexion sur l’avortement AU CINÉMA PARRALLÈLE DÈS U 4 FÉVRIER 3682 Bout.Saint-Laurent Les Films du Crépuscule 4503 St-Denis, suite 1, Montréal H2J 2U, Tél.s 849-2477 ^ GAGNANT DLGRANDPRIX ** f-T» Dfe LA PRUSSE INTIR NATIONALE 1*8*1 AU FESTIVAL DES FILMS DL MONDE |9X4 8 GAGNANT DU PRIX D'EXCELLENCE Jk .AU FESTIVAL DES FESTIVALS £?K DE TORONTO /84 •HXl IMLAAOCON .lOUBI MMUMJ $T ^ KorMr*.1*20, 21h00 Tout tour* CHARLES BUKOWSKI : FOLIES ORDINAIRES de Barbet Schroeder «Deux cents minutes pour choquer le bourgeois, terroriser les ligues de tempérance, effrayer les dames de vertu.» Du 3 au 9 mai à 20h00 le CINÉMA PARALLÈLE 3682 bout St Laurent.843-6001 UNIVERSITE LAVAL Faculté des lettres COLLOQUE SUR LE CINÉMA Premier colloque conjoint organisé par l'Association québécoise des études cinématographiques (A.Q.E.C.) et l’Association canadienne des études cinématographiques (A.C.E.C./F.S.A.C.), du 21 au 24 mai à l'Université Laval.LE CINÉMA AU QUÉBEC ET AU CANADA: UN DIALOGUE CRITIQUE THÈMES Le cinéma au Canada.Le cinéma de Pierre Perrault.L'avant-garde au Canada.Le cinéma québécois contemporain.Des femmes au cinéma.Recherches en cours au Québec et au Canada.INTERVENANTS Mary Alemany-Galway, Kay Armatage, François Baby, Stéphane-Albert Boulais, Evan W.Cameron, Louise Carrière, Michael Cartmell, Claude Chabot, Mario Falsetto, Seth Feldman, André Gaudreault, Richard Hancox, Peter Harcourt, Jean-Claude Jaubert, Germain Laçasse, Jean-Daniel Lafond, Michel Larouche, Jean-Pierre Lefebvre, Yves Lever, Brenda Longfellow, Janine Marchessault, Michel Marie, Laurie McNiece, Peter Morris, Pierre Pageau, Esther Pelletier, Denise Pérusse, Yves Picard, Jim Shedden, Will Straw, Bart Testa, Denyse Therrien, Pierre Véronneau, Gene Walz, Paul Warren, Joanne Yamaguchi, Carole •Zucker ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Le mercredi 21 mai, 19h30, présentation de l'A.C.E.C./F.S.A.C.Peter Morris: Re-thinking Grierson: the Ideology of John Grierson Le mercredi 21 mal, 21h, présentation de l’A.Q.E.C.Jean-Pierre Lefebvre: Le concept de cinéma «national» La jeudi 22 mal, 17h30 Cérémonie de remise d’un doctorat ès lettres honoris causa au cinéaste PIERRE PERRAULT sous la présidence du recteur de l’Université Laval, M.Jean-Guy Paquet.Le jeudi 22 mal, 20h30 AVANT-PREMIÈRE du film Las tracas du rêva (producteur Jacques Vallée, ONF, 1986) de Jean-Daniel Latond, en présence du réalisateur, de l’«acteur» principal Pierre Perrault, de Michel Serres et de quelques participants au film.Le vendredi 23 mal, 20h30 Projection de films expérimentaux canadiens-anglais, de production récente, sélectionnés et commentés par Richard Hancox.Pour tous renseignements (horaire, programmation, hébergement, etc.), écrire à l’adresse suivante: Colloque Cinéma, Département des littératures, Université Laval, Québec, G1K 7P4, ou téléphoner (à partir du 5 mal) au (418) 656-2552.Pour éloigner les chiens, on enduit les chaussures de merde de tigre.produit de plus en plus difficile à trouver.« Nous sommes des professionnels, pas des chapardeurs », déclare le père à son fils qui participe désormais à l’entreprise.Même la petite soeur, qu’on croyait innocente, a tout découvert depuis longtemps : elle devra donc prêter un serment, jurer le secret — on dirait une communion solennelle.Plein de détails saugrenus et raffinés, ce film est tout autant irrésistible qu’inénarrable.C’est drôle et sérieux à la fois, comme le personnage de Fanny Ardant, la mère totalement consacrée aux siens mais altière, entière, passionnée.Johnny Hallyday, le père, a ce qu’il faut de mystérieux, d’opaque.C’est une distribution qui n’était pas évidente et qui fonctionne à merveille.Un divertissement plein de surprises.Les dialogues sont suaves et la mise en scène est toute en souplesse : nous sommes aux antipodes du suspense classique, dans l’absurde et la fantaisie.Si vous n’avez ?as encore vu My American Cousin, egend ou Nine Weeks and a Half, rien ne presse.Offrez-vous plutôt le régal que constitue ce délectable Conseil de famille.(Au Parisien et au Laval.) Clips de la folie ordinaire NATHALIE PETROWSKI LA VIE est courte mais Charles Bukowski est long.C’est ce qu’André Gide aurait pu penser en regardant les 50 video-clips du cinéaste Barbet Schroeder sur l’écrivain américain Charles Bukowski.L’oeuvre de 200 minutes est présentée intégralement sur l’écran géant de Solo-tech, au cinéma Parallèle, tous les soirs du 3 au 9 mai.Les fans de Bukowski en auront pour leur argent.Ceux que les univers sordides et éthyliques n’attirent pas plus que la réputation de gros dégueulasse et de vieux vicieux accolée à Bukowski risquent d’être surpris.Pas besoin d’avoir lu ni aimé les écrits de Bukowski pour être touché par ce formidable personnage plein d’humour et cachant, sous sa carapace crasseuse, l’âme d’un poète et le coeur blessé d’un humaniste.Présenté sous forme de courts clips de quatre minutes chacun, le document de Barbet Schroeder donne l’impression de nous livrer l’auteur au compte-gouttes et en pièces détachées.Au début, on ne voit pas exactement où il veut en venir.De fois en fois, Charles Bukowski nous apparait en gros plan, dans un jardin, un salon ou dans le noir, pris par une sorte de monologue intérieur arrosé systématiquement d’une bouteille de bière ou d’un verre de mauvais vin.Le timbre de sa voix trahit la douceur refoulée qui l’habite.Il se répète souvent, divague, délire, se fâche une fois en administrant de cruels coups de pied à une compagne, puis subitement, au détour d’une phrase ou d’une idée, le voilà lucide et révolté par le cours absurde du monde.Il prend du temps à se révéler, du temps à débusquer les clichés de son mythe, qu’il cultive d’ailleurs volontairement.Peu à peu, cependant, les traits flous de son caractère se précisent, et l’armure de vulgarité et le cynisme fondent pour laisser parler la souffrance d’un homme qui se dit piégé par un rêve qu’il a poursuivi tout au long de sa vie sans jamais le trouver.On le voit retourner sur les lieux cossus de son enfance et parler avec amertume de son père, puritain et catholique.Il montre la fenêtre par où il filait le soir, puis la salle de bains rebaptisée salle des tortures, où il recevait des coups qui ont préparé la trajectoire d’une dérive.Si l’écriture a marqué sa vie, elle a été moins une ambition qu’une quête de pureté et d’absolu.Bukowski nous explique, en effet, qu’il a toujours refusé d’être un écrivain à la mode et un otage des éditeurs.Ses comtemporains — Miller, Kerouac — n’ont jamais été des émules.C’est plutôt du côté de Dostoïevski ou de Hemingway que Bukowski s’est tourné.Craignant d’avoir la vocation sans avoir le talent, doutant de lui-même et des autres, il a préféré une vie de dérive, dans les bars et les hôtels miteux avec les clochards et les prostitués, dérive dans l’alcool, dérive pour fuir à tout prix l’horreur que lui inspirait la folie ordinaire de la quotidienneté.Monique Mercure et Guylaine Normandin dans Qui a tiré sur nos histoires d’amour ?La matière première est bonne.La photographie de Jean-Charles Tremblay est lumineuse comme les paysages fluviaux où se situe l’action.La distribution est judicieuse et Monique Mercure, resplendissante.Et pourtant.Certaines naïvetés dans les dialogues, certains flottements dans la mise en scène, certaines invraisemblances dans le scénario m’ont empêchée d’adhérer à ce film dont les intentions et non les personnages occupent le premier plan.(Au Berri à Montréal, au Rio à Sorel.) I fj-h le 3 juin I LJ recensement F6D6RICO F6LLINI GIN0ER vlllY VERSION FRANÇAISE ELYSEE 1 Sam Dim 12:15-2:35 -11:55-7:15-9:35 Sem 7:15-9:35 VERSION ITALIENNE SOUS-TITRES ANGLAIS KENT 2 Sam Dim 12:15-2:35 -4:55-7:15-9:35 Sem 7:15-9:35 FANNY COTTENÇON • BRUNO CREMER UN FILM DE VICENTE ARANDA Le PARISIEN J© PARISIEN 2 12:10-2:00-3:50-5:40-7:30-9:20 Sam Couche-tard 11:l( Après Z, L’AVEU, SECTION SPÉCIALE, f la nouvelle réalisation de COSTA-GAVRAS DIDIER FARRÉ et ACTION FILM présentent DE Le PARISIEN © ÉLYSEE CONSEIL FAMILLE FANNY ARDANT / JOHNNY HALLYDAY / GUY MARCHAND LAURENT ROMOR - RÉMI MARTIN • JULIETTE RENNES - CAROLINE POCHON • ANN-GISEL GLASS - FABRICE LUCHINI 0 MX** W «ynao Com4* dt lv»*( fl* FRANCIS RVCK E91OT ilBN UMl km» COSTA-GAVRAS ¦ «v-m « GEORGES DELERUE • o».MICHÈLE RAY PARISIFN 3 12:15-2:30-4:45-7:00-9:20 Sam Couche-tard 11:35 GRAND PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE — LOUISE MARLEAU FESTIVAL DU FILM DE CRÉTEIL (FRANCE) LOUISE MARLEAU ALBANE GUILHE Un film de LEA POOL CHRISTIAN ALERS • DANIELE MAIKOV musique.PIERRE BACHELET • un film de RAMON MUNOZ 12:45 2:30 4:15-6:00 7:45 9:30 ELYSEE 2 Sam Dim 1:00-3:00-5:00-7:00- 9:00 Sem 7:00-9:00 4t f LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 3 mai 1986 B D~9 SURVIVANT l'N III M ni I OU ISF CA R RJ QUI A TIRÉ SUR NOS HISTOIRES OSCAR du MEILLEUR FILM ÉTRANGER' Un film dr Luis Puenzo Officielle “LE MEILLEUR FILM DE SCIENCE FICTION DES ANNÉES ’80.” -Kirk Honeycutt, Los Angeles Daily News (version originale avec sous-titres anglais) mmiïMim COIN OE MAISONNEUVE 849 45I8 Berri, 12:15,2:35, 4:55, 7:15, 9:35.Université, 2:00,4:30,7:00,9:30.version française) ST-DENIS STE-CATHERINE 288 2115 LE NEVEU DE BEETHOVEN & BERRI ST-DENIS STE CATHERINE 288 2115 1:15-3:25-5:35 -7:45-9:55 V.R.THE OUIET EARTH après.0° peut pOS Ct/iC P te.ou ira mène pas ai d'été .I.A.I.APOINTK FILMS i i LA MAISON DES QUATRE présenti m MONIQUE MERCURE GUYLAINE NORMANDIN ¦ La concours débute le 2 mai pour se terminer le B mai ¦ Le texte des réglements relatifs é ce concours est disponible au CINÉMA INTERNATIONAL ¦ La valeur des prix offerts est d'environ Envoyez le coupon-réponse à: LE DERNIER SURVIVANT A/S CINÉMA INTERNATIONAL 8275 Mayrand Montréal, H4P 2C8 Nom Ane Adresse Ville Code Dostal Tél : Cannes sous haute surveillance Festival du cinéma québécois à Liège LE RÈGNE D’UN JOUR ?MARCEL JEAN Y IÈGE- PLUVIEUSE comme elle seule sait l’être, la Belgique -*—*reçoit le Québec à bras ouverts.En effet, Gilles Maheu et Carbone 14 viennent à peine de quitter la Wallonie, après avoir fait les belles soirées des amateurs de théâtre, que 45 films québécois, escortés par une vingtaine de professionnels du cinéma, occupent le cinéma du Parc de Liège avec l’une des plus importantes manifestation consacrées au cinéma québécois jamais organisées.Simultanément, le Québec est l’hôte d’honneur de la 29e Foire commerciale de Liège, tandis que de Bruxelles nous viennent les échos d’une tournée effectuée par Michel Lalonde, anciennement du groupe Garolou.Les employés de la délégation générale du Québec à Bruxelles doivent se sentir chez eux.Il faut remonter aux deux manifestations tenues à Poitiers, dans les années 1970, pour retrouver une telle fête organisée, en Europe, en l’honneur du cinéma québécois.De plus courte mémoire, le dernier festival d’importance consacré au cinéma québécois fut celui tenu au Japon, l’année dernière.Ce festival comp- tait une vingtaine de films.De La Femme de l’hôtel à Jacques et novembre et du Chat dans le sac à Réjane Padovani, les organisateurs liégeois ont décidé de montrer avant tout des films d’auteurs, laissant entièrement de côté nos enfants difformes à la Marie Chapdelaine et à la Bonheur d’occasion.De la programmation ressort aussi la volonté de montrer principalement le cinéma des années 1980, en ne conservant des décennies précédentes que quelques films-phares (Pour la suite du monde, Les Raquetteurs) permettant d’éclairer les voies actuelles.La première salle comble du festival a eu lieu vendredi de la semaine dernière, lors de la présentation de Vie d’ange, de Pierre Harel.Le film avait été admirablement servi par un événement médiatique à l’échelle locale, événement survenu lorsque Patrick Leboutte, le principal organisateur du festival, a laissé bouche bée l’un des animateurs-vedettes de la télévision en lui demandant si ça lui était déjà arrivé de « rester pris avec son partenaire après une relation sexuelle ».(On sait que c’est le sujet de Vie d’ange.) Après ce court moment d’euphorie, les assistances sont revenues à la normale, c’est-à-dire à une soixan- taine de personnes par représentation, ce qui rejoint les prévisions les plus optimistes venant de la délégation québécoise à Bruxelles.Pour Patrick Leboutte, l’organisateur de la manifestation, le travail fourni par les gens du Centre d’études québécoise de l’Université de Liège (le plus important centre de ce genre en Europe), les patrons du festival, permettait d’espérer le double.Mais, Liège étant une ville de province où l’absence d’une cinémathèque se fait fortement sentir quant à l’éducation cinéphilique, et le cinéma québécois demeurant totalement inconnu dans ce coin de pays, la gageure était de taille.D’autant plus que ce qui apparaît comme une petite lutte de pouvoir au sein de l’Université de Liège vient, en quelque sorte, pirater l’événement.« En effet, affirme M.Leboutte, un professeur de cinéma de l’université, ne supportant pas qu’un petit jeune s’occupe aussi de cinéma, est venu nous torpiller en organisant, à Bruxelles, en même temps que nous, une rétrospective et un colloque Godard d’abord prévus en mars.Cela nous a entièrement coupés des cinéphiles de la capitale.» Mais la comparaison des chiffres de cette année avec ceux de quelques manifestations récentes permet d’être optimiste : en 1982, une petite rétrospective de cinéma québécois tenue a Bruxelles avait attiré, selon nos sources, une moyenne de 15 spectateurs par représentation.De même, une semaine du cinéma canadien tenue, elle aussi, à Bruxelles en octobre 1985 aura attiré une moyenne de 30 spectateurs par représentation.Aussi, au niveau des retombées positives, soulignons la tenue d’un colloque intitule « Émergence des cinémas francophones : Québec-Wal-lonie-Bruxelies », lui aussi organisé par le Centre d’études québécoises.Jumelé au festival, ce colloque semble ouvrir sur de nombreux résultats concrets.En effet, la présence de cinéastes québécois comme Pierre Hébert, Sophie Bissonnette et Paul Tana permet d’espérer une plus grande diffusion de nos films en Belgique.Aux dernières nouvelles, Pierre Hébert (Le Métro, Ô Picasso : tableaux d’une surexposition) s’était entendu avec la RTBF (Radio-Télévision belge française); Sophie Bissonnette discutait de la diffusion de son Quel numéro, what number ?avec les dirigeants de la station de télévision Canal-Emploi; Jean Beaudry était en pourparlers avec un distributeur pour Jacques et novembre, tandis que Caffè Italia, Montréal faisait beaucoup parler au sein de l’importante communauté italienne liégeoise.Pour Patrick Leboutte, « la semaine du cinéma ne sera pas terminée tant que nous n’aurons pas mis sur pied un autre en collaboration avec CINEPLEX ODÉON ET CINÉMA INTERNATIONAL CANADA LTÉE invitent 400 personnes à la première du film le jeudi 15 mai à 20 heures au CINÉMA DAUPHIN Vie d’ange (1980), de Pierre Harel, a fait la première salle comble du festival du cinéma québécois tenu la semaine dernière à Liège.festival consacré à une autre cinématographie.En attendant, je ne serai satisfait que lorsqu’au moins trois accords de distribution ou de vente télé auront été conclus.» Pour revenir au public, disons qu’il a surtout apprécié La Femme de l’hôtel de Léa Pool, Au clair de la lune d’André Forcier et Les Bons Débarras de Francis Manckiewicz.Étonnamment, il aura boudé Mario de Jean Beaudin, Réjane Padovani de Denys Arcand et Sonatine de Micheline Lanctôt, trois films de qualité et beaucoup plus accessibles que Mémoire battante d’Arthur Lamo-the, qui aura doublé les entrées du plus populaire de ces trois films.Comme quoi la curiosité semble plus attisée par la spécificité québécoise.Une manifestation comme celle qui s’est terminée jeudi, à Liège, par la présentation de Passiflora, ae Fernand Bélanger et Dagmar Gueissaz-Teufel, prouve, avant tout autre chose, que le cinéma québécois est sérieusement méconnu en Belgique (presque autant que le cinéma belge l’est chez nous).Son relatif succès démontre que la curiosité existe et qu’une percée est possible.Il ne s’agit plus, maintenant que l’affaire est bien lancée, que d’assurer, annuellement, la sortie de deux ou trois films.Voilà qui n’est pas une mince tâche mais qui, grâce au momentum créé par la tenue du festival, est désormais une chose possible.Le chaînon manquant MARCEL JEAN * Roger Leenhardt, Chroniques de cinéma, éditions de l’Étoile, « Cahiers du cinéma », 236 pages.LA MORT de Roger Leenhardt, survenue en décembre dernier, a été à l’image de sa vie : d’une extrême discrétion.Pas de longs articles dans les journaux, peu de bruit, à peine de succinctes notices nécrologiques.C’est que Leenhardt, si important qu’ait pu être son rôle dans l’histoire du cinéma français, n’a jamais été un personnage public.Son travail, il l’a fait dans une ombre relative, avec rigueur et intelligence, et surtout à une période où les hommes de sa trempe ne bénéficiaient pas de beaucoup de publicité.Pour ceux qui ne le connaîtraient pas (et il sont nombreux, meme parmi les cinéphiles), disons que l’oeuvre écrite de Leenhardt, c’est le « chaînon manquant » entre la préhistoire de la critique et André Bazin.Il est, en quelque sorte, le grand-père de la « nouvelle vague».Si j’utilise l’expression « chaînon manquant » pour qualifier ses écrits, c’est que, jusqu’à tout récemment, il était pratiquement devenu impossible de les consulter.Dispersés dans des revues comme Esprit, Fontaine et Les Lettres françaises, les textes qu’il signait principalement dans les années 30 et 40 semblaient définitivement voués à l’oubli.Ce n’est que quelques mois avant sa mort que, sous l’impulsion de Jean Narboni et Alain Bergala, Roger Leenhardt décidait de regrouper ses textes.Le sort a voulu qu’il n’ait pas l’occasion d’achever ce travail.Chroniques de cinéma prend donc d’office une dimension de livre-hommage.Mais il ne faudrait surtout pas le limiter à cela, tant l’ouvrage a en soi sa perti- nence.On y constate, en premier lieu, comment l’auteur s’attela dès 1934 à réfléchir sur le cinéma parlant.Adaptant un vocabulaire issu de sa culture avant tout littéraire, se penchant tant sur les actualités filmées que sur le langage cinématographique, Leenhardt ouvrait ainsi la voie à toute l’école critique française.Au détour d’une phrase, il jetait les bases de ce qui allait devenir, sous la plume de Truffaut, la fameuse politique des auteurs : « Aussi, quoi qu’il en soit de leurs réalisations, attendons nous toujours beaucoup d’un Clair, d’un Feyder, d’un Renoir ou d’un Chenal, rien d’un Duvivier » (page 67).C’était en 1935.Et son jugement était des plus sûrs, lui qui, dès 1938, voyait en Renoir le plus grand metteur en scène de France.Quelques années plus tard, en prenant la défense de Citizen Kane, il s’opposait brillamment à Jean-Paul Sartre qui, une fois de plus, avait tort.Péjorativement, le pape de l’existentialisme qualifiait le film d’« oeuvre d’intellectuel », et il terminait sa critique en affirmant que « Citizen Kane n’est pas pour nous (les Français) un exemple à suivre » (page 116).Félicitons ici l’éditeur, Jean Narboni, qui, en publiant côte à côte, de son propre chef, les critiques de Sartre et de Leenhardt, a fait un véritable travail d’édition (ce qui est rare).Entre 1934 et 1977, Leenhardt allait réaliser plus de 60 films fia plupart étant des films sur l’art), dont deux longs métrages, soit l’exceptionnel Les Dernières vacances (1948) et Le Rendez-vous de minuit (1962).Son oeuvre de cinéaste n’a pu être qu’une inspiration supplémentaire pour la jeune équipe des Cahiers du cinéma dans les années 50.Contenant sa part de textes jusque là inédits, Chroniques de cinéma figure déjà parmi les ouvrages essentiels pour ceux qui s’intéressent à révolution de la critique et de la théorie cinématographiques.CANNES (AP) — La tension américano-libyenne et les menaces d’attentat dans la bassin méditerranéen ont incité autorités locales et organisateurs du 39e Festival international du film de Cannes à prendre des mesures de sécurité renforcées.Le festival, qui aura lieu sur la Croisette du 8 au 19 mai, se déroulera cette année sous haute surveillance.Une tâche énorme si l’on considère les 15 à 20,000 touristes et curieux, les 15,000 professionnels du cinéma et les 3,000 journalistes qui sont attendus cette année.Personne n’a ménagé ses efforts et on ne compte plus les réunions auxquelles ont dû assister, à la préfecture des Alpes-Maritimes, les responsables de la sous-préfecture de Grasse, de la mairie de Cannes et les organisateurs du festival.Un plan de sécurité existait déjà mais, cette année, dans ce contexte particulier, il a été considérablement renforcé.C’est ainsi que 600 policiers en tenue, trois compagnies de CRS, un escadron de gendarmes mobiles, des inspecteurs et des enquêteurs des Renseige-ments généraux et de la DST seront sur le terrain.Un PC fonctionnera à l’intérieur même du Palais des festivals.Le personnel civil de rétablissement aura été auparavant mis en condition.L’accès au palais sera sévèrement contrôlé et, plus que jamais, les cartes d’accréditation seront examinées de très près.Tous les sacs à main, mallettes et paquets feront l’objet de fouilles minutieuses et devront être déposés aux vestiaires.Un périmètre protégé a été délimité autour du Palais des festivals qui fera l’objet d’une surveillance particulière.Les membres du personnel des grands hôtels de la Croisette n'ont pas échappé à la mobilisation générale et ont dû assister à plusieurs réunions d’information organisées par des spécialistes de la police à l’issue desquelles ils étaient censés ne plus rien ignorer de la conduite et de îa manière d’opérer des terroristes.Enfin, la surveillance s’étendra à l’aéroport de Nice, où arriveront les artistes et les délégations internationales, ainsi qu'à la gare SNCF de Cannes.Pour l’heure, ce 39e festival affiche complet et tous les hôtels de Cannes sont retenus à 100 %.On ne note pas pour le moment de forfaits.Les professionnels du cinéma ont, dans l’ensemble, confirmé leur présence.Quant aux défections annoncées, elles ne sont pas en rapport, à part quelques exceptions, avec la situation.LE DEVOIR y sera.Du 8 au 18 mai, nos critiques de cinéma, Francine Laurendeau et Marcel Jean, « couvriront » en alternance le Festival de Cannes.le devoir et ç£zürm£3 ALLEZ VOIR CE FILM! FAITES-VOUS UN GRAND PLAISIR! 9 sur 10 Tout prés de la perfection! 49 - Richard Gay ibon dimanche! MEILLEUR FILM FRANÇAIS DE L’ANNÉE FÉVRIER '86 , AVEC GÉRARD POIRIER CLAUDE GAUTHIER GAETAN I.ABRÈCHE NORMAND BRATHWAITE AUGUST SCHELLENBERG UIKI « III RDI I.A l'IK iKKiRAI’llll JKANUHARI.KS TRKMBUV MLSKJIF MARC O'KARRKI.I, MOMV.l I.OLISK COTE l'RoDt ( Il i Rs SI/ANNE LAVERDIÈRE (T .A IR K STEVENS LOUISE CARRÉ |Vtriui|Viti,.ii Inunocrc de Kicliliti < .m.nl.i ci de l.i V vicie çcnor.ilc du cinéma du Quebec ci la collaboration de la Société Kadio-l unada V I Kl ^ 2 Berri, 1:30, 3:30, 5:30, 7:30, 0:30 ST BEWS STE-CATHERINE 298 2115 (auetl au cinéma Rio i Soret) —Bill Brownstein, The Gazette CINf M ClNFITFX PRIMA FILM ROLAND GIRAUD - MICHEL BOUJENAH - ANDRE DUSSOLIER PRfSfNTF * vie NOUVEAU film de CollneSerreau 3 distribue par LES FILMS SMC OU LES AVENTURES DE 3 PLAYBOYS ET LEUR BÉBÉ auaal A Trola-Rhrtéraa ST 0EMtS STE CATHEHIKE 25) 2115 mMESMM 2V:rÆ PUCE L0N8UËUIL 878 7451 (14 int IndlciW) «.Rex Reed.David Edelstein, Rolling Stone .UN CHEF-D’OEUVRE.» UOOin VLLKN HANNAH SOEURS ET CARTIER LAVAL | MASKA fl CINÉ PARC ST EUSTACHE 229 I9UL.PCS 14U4EMT1DE8 993-5I24 ST HYACINTHE 774 2370 ROUTE 15 [SORTIE 21| 472 6860 879 1707 SES I.MVWVII VMIIIWIMSIHtM Lun.é Van.: 7:00 - 9:30.Sam.-DIm.: 2:00 - 4:30 - 7:00 - 9:30 ST Omis JARHV 388 5577 approbation gouvernementale mm m i il—.Us deplai mm pr Départ le jeudi ' ou le vendredi MONTRÉAL-VANCOUVER-MONTRÉAL* 20 juin au 5 septembre y Départ le mercredi MONTRÉAL-VANCOUVER-MONTRÉAL COUVER' HIER jCLETAIT L’OUVERTURE OFFICIELLE y sont attendu ¦ rmm mm Mn nSmte, (MtëSb 20 juin au 5 septembre 429$ plus taxe Départ le vendredi MONTRÉAL-CALGARY-MONTRÉAL 20 juin au 5 septembre 399$ plus taxe NOUS VOUS GARANTISSONS CE&MEILLEURS PRIX SStfcv./ Transporteurs utilisés: NATIONAIR, NORDAIR, QUÉBECAIR Oo>o Consultez notre brochure disponible chez votre agent de voyages.D 10 986 samedi Devoir Le mai
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