Le devoir, 4 juin 1986, Page(s) complémentaire(s)
nrvntD DIAL-A-COPY COMPTOIR FAX TELEX Panafax 397-9492 VENTES LOCATIONS Vol.LXXVII NO 128 ?Ciel variable.Max.: 26 (détail page 14) Montréal, mercredi 4 juin 1986 extérieur de Montréal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspésie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS François Ricard Fernand Ouellette André Roy Maryse Pelletier AU SOMMAIRE CONSTRUCTION Les travailleurs de la construction du Québec s’opposent à la grève, sont méfiants à l’égard de leurs leaders syndicaux et de leurs employeurs, rejettent les offres patronales et sollicitent l’intervention gouvernementale.Page 2 ECONOMIE LA BANQUE ROYALE ACCROÎT SON BÉNÉFICE Au terme du deuxième trimestre de son exercice financier, la Banque Royale du Canada a réalisé des bénéfices nets en hausse de 25 % par rapport à la même période de 1985.Page 9 FALCONBRIDGE S’ASSOCIE A RESSOURCES OASIS La société torontoise Falconbridge a choisi de s'associer à Ressources Oasis, une petite entreprise de ressources québécoise, afin d’entreprendre un programme d'exploration axé sur la recherche de platine et de palladium en Ungava.Page 9 s&enPcu* JOUTES les émotions sont, pour à peu près tout le monde, conventionnelles.¦ Les humains se divisent en deux espèces : les pauvres qui cherchent l'argent et ne le trouvent pas, et les riches qui en trouvent et ne sont pas contents.¦ Les conseils des autres sont comme ses vêtements qu’ils ne portent pas et qu'ils vous donnent sans se soucier de savoir s'ils sont à votre mesure.— ALBERT BRIE Québec économiserait $100 millions en démantelant une centaine d’organismes Ouellette, Ricard, Roy et Pelletier remportent les prix littéraires du Gouverneur général JEAN ROYER Les prix littéraires du Gouverneur général pour 1985, administrés par le Conseil des arts du Canada, étaient attribués, hier, pour la première fois à Montréal, lors d’une cérémonie à la Place des arts.Mme Jeanne Sauvé a remis une bourse de $ 5,000 à chacun des lauréats.La littérature québécoise a remporté tous les prix décernés pour les oeuvres en langue française.Dans la catégorie « romans et nouvelles », Fernand Ouellette a mérité le prix pour Lucie ou Voir page 8: Prix GILLES LESAGE QUÉBEC — Le démantèlement d’une centaine d’organismes étatiques entraînerait des économies annuelles de {100 millions.C’est ce que le président du Conseil du trésor a soutenu à l’Assemblée nationale, hier, en réponse aux questions d’un député ministériel.M.Paul Gobeil levait ainsi un coin du voile qui recouvre le rapport - dont la troisième et dernière partie a été présentée au conseil des ministres mercredi dernier - du groupe de travail sur l’organisation gouvernementale, qu'il présidait depuis la fin de janvier.Ce comité, formé de bénévoles du monde des affaires, a notamment procédé à une analyse synthétique des quelque 200 organismes gouvernementaux et fait des propositions qui touchent la moitié d’entre eux.« Les recommandations concernent soit les fusions de certains organismes, l’abandon de certains autres, le réaménagement de certains et ainsi de suite, explique M.Gobeil.Nous croyons que si les recommandations du comité sont acceptées par le conseil des ministres, ceci permettra une plus grande efficacité de l'administration gouvernementale.» Selon des évaluations préliminaires, l’acceptation intégrale des sug- f estions du comité entraînerait des conomies annuelles pouvant aller jusqu’à $100 milions.Déjà, dans les crédits budgétaires de l’exercice en cours, des économies de $20 millions sont prévues pour la première étape de la mise en oeuvre des recommandations du comité Gobeil Le député libéral de Saint-Maurice, M.Yvon Lemire, avait fait état dans sa question d'organismes inutiles, qui Voir paya 8: Économies M.Paul Gobeil "V ¦ Photo AP VAINE TENTATIVE DE SAUVETAGE Un secouriste a tenté en vain de secourir cet automobiliste de San Antonio dont la voiture a été coincée par la crue soudaine des eaux de la rivière Olmos Creek.Quelques instants plus tard, les eaux renversaient l’auto et la victime disparaissait.Son corps fut retrouvé sans vie par les secouristes après plusieurs heures de recherches.Des produits toxiques près du canal de l’aqueduc de Montréal LOUIS-GILLES FRANCOEUR Des forages entrepris l’an dernier par la société Foratek International pour le compte de ville La-Salle révèlent que des produits hautement toxiques et cancérigènes provenant du dépotoir en instance de restauration ont atteint les berges du canal de l'aqueduc de Montréal.« Ce canal alimente 3 millions de personnes sur l’ile », a expliqué hier le co-président de la Société pour vaincre la pollution (SVP), M.Daniel Greene, qui a souligné que cette étude indique que « les toxiques présents dans l’ancien dépotoir de LaSalle ont migré beaucoup plus loin que le petit périmètre que le gouvernement entend décontaminer au cours des prochaines semaines.» M.Greene a fait ces déclarations hier au cours d’une conférence de presse convoquée pour présenter la Carte des déchets toxiques de la province de Québec, réalisée par la SVP à qui on doit déjà la Carte de la pollution toxique du fleuve et la Carte Voir page 8: Aqueduc Le bois d’oeuvre: la prochaine étape de la guerre commerciale Canada - États-Unis BERNARD PESCÛTEAUX OTTAWA — Tout en niant l’existence d’une guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, le gouvernement de M.Brian Mul-roney se prépare à devoir subir, pour une troisième fois en quelques jours, les contre-coups de l’accès de fièvre protectionniste qui a atteint le gouvernement américain.Après avoir vu les États-Unis imposer des tarifs sur les bardeaux de cèdre de Colombie-Britannique puis sur les tuyaux de métal servant aux puits de forage, le gouvernement canadien s’at- tend en effet à ce que l’administration américaine autorise la tenue d’une enquête qui pourrait conduire dans environ huit mois à l’imposition de droits compensateurs allant jusqu’à 27 % sur les importations de bois d’oeuvre résineux du Canada.L’administration américaine a jusqu’à lundi prochain le 9 juin pour rendre une décision à cet égard, et de nouvelles représentations seront faites aujourd’hui par le gouvernement canadien.Les démarches effectuées déjà depuis 10 jours indiqueraient néanmoins qu’il y a peu d’espoir d’échapper à la tenue de cette enquête, confirmait hier un porte-parole du minis- tre des Finances, M.Michael Wilson.Au bureau du ministre du Commerce extérieur, M.James Kelleher, on avait exprimé le même sentiment au début de la semaine.Pour le gouvernement Mulro-ney, l’acceptation par le secrétaire américain au Commerce, M.Malcolm Baldrige, de la tenue d’une enquête constituerait un autre mauvais coup.Ce serait une confirmation que l’administration Reagan ne veut plus ou n’est plus en mesure de protéger le Canada contre toutes les mesures protectionnistes mises de l’avant par l’industrie américaine et les parlementaires américains.Dans ce dossier du bois d’oeuvre, on est en effet rendu au terme du processus dit politique.L’enquête acceptée, le gouvernement américain n’aura pas d’autres occasions de manifester sa bonne volonté à l’endroit du Canada car on se retrouvera alors dans un processus quasi-judiciaire.Les décisions ne pourront faire l’objet d’un veto du président américain, le seul recours possible devenant un appel devant des tribunaux américains.C’est en étant conscient de cela ue l’ambassadeur canadien à àshington, M.Allan Gotlieb, rencontrera ce matin M.Baldrige.Voir page 8: Guerre M.Malcolm Balridge À LA QUINZAINE THÉÂTRALE DE QUÉBEC La sélection canadienne, juste ou injuste ?ROBERT LÉVESQUE QUÉBEC — Marianne Ackerman, critique à The Gazette, avait accroché le grelot lors de la première Quinzaine théâtrale de Québec,en 1984.Le Canada anglais, disait-elle, est mal servi par la sélection des spectacles qu’en fait le directeur artistique de la manifestation québécoise.On y présenterait une sélection injuste envers ce qui peut se faire de bien à Toronto, Vancouver ou Edmonton.Seule Terre-Neuve — insularité et caractère obligent — sauve la mise à Québec.Eh bien ! la question est loin d’être réglée.Coup sur coup, lundi, deux productions ont fait monter d’un cran cette impression que le théâtre canadien-anglais invité à Québec est synonyme de déception.Le marionnettiste et créateur Félix Mirbt, pourtant reconnu à travers le monde pour l’excellence de ses travaux (Le Songe, Woyzzeck, Happy End), a livré un spectacle ( Wild Child) a la limite de la fausse représentation (il a dû avouer, à la table ronde d’hier matin, que son spectacle n’était pas prêt) et le Canadian Repertory Theatre, de Toronto, a offert une expérience de théâtre-cinéma vieille déjà de huit ans, Lucky Strike, qui n’avait ni l’avantage de la nouveauté, ni le soutien d’un propos le moindrement signifiant, et cela sous des dehors d’approche fouillée.La question se pose donc encore une fois, avec plus d’urgence, de la pertinence du choix qu’établit la direction artistique de cet événement international pour le théâtre qui se fait au Canada anglais.Question rendue plus dramatique du fait que, cette année, la programmation de la Quinzaine regroupe en début de la première semaine la plupart des participations du Canada anglais, et que les festivaliers se prennent à compter les jours d’ici à ce que les gros morceaux, venant de Suède, d’Italie, d’Inde mais encore faut-il trouver le passage théâ- et d’Afrique du Sud, puissent être accessibles à la dent théâtrale de tout amateur qui se respecte.Les Polonais (le Théâtre-Studio de Josef Szajna, de Varsovie) débarquent ce soir sur la scène de l’Implanthéâtre, et l’on va s'y ruer comme à l’abreuvoir un jour de canicule.Avec Wild Child, un spectacle qu’il avoue avoir préparé en trois semaines avec une subvention du gouvernement de l’Ontario, Félix Mirbt, assisté de Don Bouzek, a voulu tenter une expérience dans laquelle un masque, représentant cet enfant sauvage dont le mythe a inspiré plusieurs écrivains depuis le 19e siècle jusqu’au cinéaste du 20e (Truffaut), se retrouverait plongé dans un univers d’ordinateurs, où son apprentissage et sa récupération seraient encerclés dans un système froid, binaire, où jamais plus Su'une seule alternative ne s’offrirait à lui.n enfant venu du froid.L’idée est actuelle, tral que le concept peut prendre, ce qui n’est pas arrivé, et ce que le public a senti dès les dix premières minutes.À la sortie du spectacle, dans le petit hall du Conservatoire, rue Saint-Stanislas, l’unanimité était à tailler au couteau, et c’est du simple festivalier jusqu’à la directrice générale de la Quinzaine, Mme Rachel Lortie, qu’on évaluait à voix haute le degré d’ennui que Wild Child avait soulevé.Une communication ratée.Bâti comme une suite égale de séquences sans évolution dramatique conventionnelle (ce qui, en soi, peut être intéressant), le spectacle de Mirbt s’est engagé dans une voie conceptuelle où il n’y avait plus d’issue possible, et cela semble s’être produit sans que les créateurs s’en rendent compte.À la table ronde, Mirbt et Bouzek ont essuyé une volée d’interventions qui en di- Volr page 8: Quinzaine • théâtre • théâtre • théâtre • théâtre • théâtre • théâtre « théâtre • théâtre • thé théâtre • théâtre • Le théâtre pour alliants au Québec: 1950-1980 éditions hurtubise hmh Itée 7360, boulevard Newman Ville LaSalle (Québec) H0N 1X2 Téléphone (514) 364 0323 Le théâtre pour enfants au Québec: 1950-1980 Hélène Beauchamp Cahiers du Québec 326 pages 19,95 $ T rente ans de théâtre pour les jeunes à travers ses artisans, ses réalisations, son histoire.La première étude d’ensemble sur ce phénomène et ses forces vives, (compagnies, metteurs en scènes, auteurs.) THÉÂTRALITÉ.ECRITURE , ET ’ MISE EN SCÈNE Théâtralité, écriture et mise en scène sous la direction de Josette Féral, Jeannette Laillou Savona et E.A.Walker coll.Brèches 271 pages 17,50$ 15 textes critiques et théoriques qui témoignent de la vitalité des recherches contemporaines sur le théâtre.Un volume collectif qui unit metteurs en scène, critiques et universitaires.Les enfants et le jeu dramatique Les enfants et le jeu dramatique Hélène Beauchamp 136 pages 8,50$ Les enfants de 5 à 12 ans aiment jouer, inventer des fables, créer des personnages, toutes choses propres au théâtre.Ce livre explique comment aborder et poursuivre cet apprivoisement avec les jeunes dans un texte largement illustré d'exemples concrets. 8 ¦ Le Devoir, mercredi 4 juin 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ' '""I 4 Économies font double ou triple emploi et dont la mission n’est plus pertinente.À la suite des réponses du ministre, le député péquiste d’Abitibi-ouest, M.François Gendron, a demandé qu’un rapport aussi important soit rendu public.M.Gobeil répond que tous les ministères intéressés sont en voie d’analyser les recommandations et d’en tirer leurs propres conclusions.« Je ne crois pas qu’il soit d’intérêt public pour le moment de divulguer le contenu de ce rapport et la décision du conseil des ministres viendra en temps et lieu.» En fait, des décisions ont déjà été prises à la suite des travaux du groupe Gobeil.Ainsi, l’abolition presque générale des jetons de présence pour les administrateurs de dizaines d’organismes permettra des économies annuelles évaluées à quelque $5 millions.Cette décision découle d’un premier rapport d’étape.Le second portait sur les organismes, dont certains ont déjà fait l’objet de déclarations d’intentions ministérielles, notamment dans le secteur linguistique et à la Justice.La plus récente et dernière partie du rapport des bénévoles porte sur les programmes gouvernementaux.Que se passe-t-il maintenant que tous les éléments du casse-tête sont disponibles?Ils ont été confiés aux ministres, qui les épluchent par le truchement des comités ministériels permanents.Ces derniers feront ensuite rapport au conseil des ministres, qui avisera de la marche à suivre.En raison du sprint des travaux session-nels et de Imminence des vacances estivales, il serait surprenant que des décisions capitales soient prises à brève échéance.La prochaine étape pourrait bien être la convocation, vers la fin de l’été, des commissions parlementaires permanentes qui, selon leur champ d’intérêt, étudieraient les diverses parties du rapport.L’hypothèse a été évoquée au cours de l’hiver et elle sourit aux députés, au premier chef ceux de l’opposition, mais également aux ministériels.Il s’agirait d’une étude intensive, concentrée sur quelques jours, qui ne donnerait pas lieu à des audiences publiques.Les premières grandes décisions viendraient dès le début de l’automne, selon ce que LE DEVOIR a appris, et se succéderaient en cascades.Une mise en garde s’impose toutefois.La fusion ou le démantèlement projeté de dizaines d’organismes ne signifie pas pour autant la disparition des fonctions qu’ils exercent.Ainsi, le regroupement des cinq organismes linguistiques fusionnerait des mandats et des tâches qui sont présentement dispersés.Il n’est pas sûr par ailleurs que toutes les propositions soient acceptées intégralement.Elles peuvent être rejetées, modifiées, amputée ou enrichies, à la lumière des discussions qui s’engagent.Chaque ministre tirera ses propres conclusions et tentera de les faire valoir à ses collègues.Le groupe Gobeil est l’un des trois qui ont été formés en janvier pour aviser le gouvernement.Les deux autres portent sur la réglementation et la privatisation.Outre le président du Trésor, le groupe qui a révisé les fonctions et organisations gouvernementales était formé de : MM.Michel Bélanger, pdg de la Banque Nationale, Pierre Lortie, pdg de Provigo, Yvon Marcoux, vice-president de la Banque d’Êpargne, et Jean-Claude Rivest, conseiller spécial du premier ministre, M.Robert Bourassa.Son rapport a pris la forme de synthèses, non d’études académiques, identifiant les problèmes et les solutions, les économies potentielles et les moyens de mise en oeuvre.Son examen a porté sur près de 200 organismes, soit: 146 organismes autres que les sociétés (comités consultatifs, conseils, commissions administratives, offices, régies, tribunaux administratifs et organismes conjoints; et 51 sociétés administratives pour la gestion de fonds de pension ou d’assurance, l’assistance financière ou technique, l’aménagement ou la gestion d’équipement, les services et la coparticipation.Les premières cibles sont les conseils, les organismes de recherche, les régies et les tribunaux administratifs.Après avoir proposé des abolitions et des fusions, le comité des sages bénévoles a étudié le mode de fi- nancement des réseaux de la santé et de l’éducation.Il a suggéré des moyens d’ajuster les services à la capacité de payer des Québécois.M.Gobeil a répété lundi qu’il faut remettre en question les programmes de dépenses, en augmenter l’efficacité et l’efficience, décentraliser et régionaliser l’administration, recourir davantage à la tarification.«A l’aide des résultats des travaux du groupe de travail sur l’organisation gouvernementale, conclut le président du Trésor, nous allons continuer la rationalisation des dépenses de l’État.Notre objectif, c’est d’atteindre un niveau de dépenses compatible avec la santé financière du gouvernement », tout en maintenant les grands acquis sociaux des 25 dernières années.4 Prix un midi en novembre (Boréal-Ex-press).En poésie, c’est André Roy qui l’a emporté avec Action writing ( Les Herbes rouges).Pour les oeuvres de théâtre, le prix va à Maryse Pelletier pour sa pièce Duo pour voix obstinées (VLB éditeur).Dans la catégorie « études et essais », c’est François Ricard qui gagne le prix pour son ouvrage La Littérature contre elle-même (également chez Boréal-Express).i Du coté de la littérature canadienne, les lauréats sont la romancière Margaret Atwood, de Toronto, le poète Fred Wah, de Colombie-Britannique, le dramaturge F.Walker, de Toronto, et l’essayiste Ramsay Cook, également de Toronto.^ Il est à noter que Fernand Ouellette, d’abord poète et essayiste, devenu romancier en 1978, avait refusé le prix du Gouverneur général du Canada en 1970, l’année des « événements d’octobre », pour son essai Les Actes retrouvés.Cette année, le jury du Conseil des arts lui a attribué le prix du roman pour une oeuvre qui « s’enracine dans un lieu précis : le Québec.C’est l’histoire douloureuse d’une double passion : l’amour d’un être exceptionnel et l’amour d’un pays ».D’autre part, le jury pour le prix de poésie, en fixant son choix sur Action writing, d’André Roy, a voulu « souligner la rigueur, la sensibilité et les capacités de renouvellement d’un poète dont la démarche se poursuit depuis le début des années soixante-dix, une démarche qui se caractérise par une intégration très personnelle de l’esthétique formaliste, par l’effort constant de formuler un nouveau discours sur la passion et la sexualité, et enfin par la volonté de rendre compte dans l’écriture d’une sensibilité artistique nourrie principalement par le cinéma et la peinture».Les jurys pour les prix du Gouverneur général en littérature de langue française étaient composés comme suit.Romans et nouvelles : Gabrielle Poulin (présidente), André Brochu et Jacques Folch-Ribas.En poésie : Pierre Nepveu (président), Cécile Cloutier et Pierre Morency.En théâtre : Bernard Andrés (président), Hélène Loiselle et André Ricard.Pour les études et essais : René Du-rocher (président), Nicole Deschamps et Robert Vigneanlt.Huit de ces douze jurés font une carrière universitaire.Par contre, la majorité des membres de ces jurys sont aussi écrivains.Les lauréats des prix du Gouverneur général 1985 l’ont emporté contre trois autres finalistes dans chaque catégorie.En romans et nouvelles, Fernand Ouellette a été préféré à Louise Bouchard, Jean-Paul Fu-gère et Suzanne Paradis.En poésie, André Roy l’emporte sur Anne-Marie Alonzo, François Charron, Patrice Desbiens et Paul Chanel Malenfant.En théâtre, Maryse Pelletier gagne le prix contre Michel-Marc Bouchard et Francine Noël.Du côté des études et essais, François Ricard a été préféré à Lysiane Gagnon et Hélène Pelletier-Baillargeon, deux autres auteurs publiés chez Boréal-Express.Tous les lauréats de langue française sont âgés de plus de 40 ans et ont publié une oeuvre sinon abondante, du moins solide.Fernand Ouellette a déjà reçu de nombreux prix pour son oeuvre de poète et d’essayiste.Lucie ou un midi en novembre est son troisième roman.Le poète André Roy a publié plusieurs livres et plaquettes aux Herbes rouges.Il n’avait jamais encore mérité de prix littéraire important.La pièce de Maryse Pelletier est sa troisième publiée.Elle écrit pour le théâtre depuis six ans.Quant à François Ricard, il a fait paraître des études sur Gabrielle Roy, et les textes que réunit son essai primé avaient d'abord été publiés dans la revue Liberté qu’il a dirigée ces dernières années.Des agriculteurs brûlent des pneus en voulant protéger leurs cultures (LE DEVOIR) — Voulant protéger leurs cultures des effets dévastateurs du gel qui avait été annoncé pour la nuit, une vingtaine d’agriculteurs de Laval ont décidé de faire brûler des pneus, provoquant ainsi la formation d’un vaste nuage de fumée qui, Eoussé par le vent, a recouvert ier matin le centre-ville de Montréal.En dépit du fait que la combustion des pneus provoque la libération de molécules H PA, considérées comme étant hautement cancérigènes, ni la Communauté urbaine de Montréal ni le ministère de l’Environnement n’avaient, hier, l’intention de prendre des mesures contre les responsables de cette pollution.Au ministère de l’Environnement, on déclare que le dossier relèverait du service de l’assainis-sement de l’air de la Commu- nauté urbaine de Montréal.La CUM n’a pourtant pas juridiction pour intenter des poursuites contre la ville de Laval, celle-ci se trouvant en dehors de son territoire.À Laval, on affirme que ces agriculteurs ont de plus enfreint plusieurs règlements municipaux concernant l’émission de fumée et l’allumage de feux.Le comité exécutif décidera la semaine prochaine s’il y a lieu d’intenter des poursuites contre eux.Durant la matinée, le service de l’assainissement de l’air de la CUM a relevé un taux de pollution anormalement élevé dans le centre-ville de Montréal.On n’était toutefois pas en mesure d’affirmer que ce taux de pollution « très très rare », était dû à la combustion des pneus.En fin de journée, le taux de pollution était revenu à la normale.Concordia honore Lise Bissonnette (LE DEVOIR) - L’université Concordia décernera un doctorat honorifique en lettres à Lise Bissonnette, le 16 juin prochain.L’Université de New York à Platts-burg lui a déjà rendu un pareil hommage le 20 avril dernier.L’université Concordia, nous a dit Mme Lucie Beauchemin, du service des relations publiques, a voulu honorer la « remarquable carrière profesionnelle de Mme Bissonnette.Son intérêt soutenu et sans complaisance pour l’enseignement supérieur et son appui vigoureux à l’université Concordia en faisaient une candidate idéale ».Concordia honorera aussi, le 16 juin, le Dr Jacques Genest, le linguiste et pédagogue ontarien David Stern, l’écrivain Robert Choquette, la syndicaliste Grace Hart- mann.L’Université de Montréal a décerné, par ailleurs, vendredi dernier des doctorats honorifiques au gouverneur général du Canada, Mme Jeanne Sauvé, à l’économiste François-Albert Angers, à l’homme d’affaires Guy Bernier, au constitutionnaliste William Le-derman et au médecin français Charles Mérieux.Dans son allocution de fin d’année, le recteur, M.Gilles Cloutier, a rappelé que l’Université de Montréal était « l’établissement universitaire au Canada qui compte le plus grand nombre d’étudiants à la maîtrise et au doctorat, soit environ 10,000».Elle a d’ailleurs décerné, vendredi dernier, 147 doctorats.Chevrette s’excuse auprès de Lorrain Rocheteau en relation avec Roger Pominville depuis très longtemps GILLES LESAGE 4 Aqueduc des pluies acides au Québec.La dernière carte, dont la vente ($8) financera l’organisme environnemental montréalais, constitue une compilation de toutes les données gouvernementales, fédérales et provinciales, et celles obtenues de sources privées par la SVP.Elle constitue un outil de base pour toute personne qui veut savoir le risque environnemental qui l’attend lorsqu’elle achète une maison ou un terrain ou qui veut savoir où ne jamais mettre les pieds tout simplement, a expliqué le porte-parole du groupe écologiste.De son coté, le responsable du Module Eau de la ville de Montréal, M.Gaston Moreau, n’était pas en mesure de dire hier si les produits toxiques identifiés par Foratek sur les berges du canal de l’aqueduc se retrouvaient dans l’eau de la métropole.Et pour une raison bien simple, M.Moreau a expliqué à un journaliste que le ministère de l’Environnement, co-responsable du dossier de ville Lasalle, n’a pas avisé Montréal des résultats de cette étude de sorte qu’aucun tests visant à évaluer leur concentration n’a été effectué.Au ministère de l’Environnement, personne n’a été en mesure d’infirmer ou de confirmer l’information hier.Le rapport de Foratek, réalisé en collaboration avec la Société d’in-générie Cartier Ltée, a été remis à LaSalle en septembre 1985.Les cartes qu’il contient indiquent que les toxiques enfouis dans l’ancien dépotoir municipal ont migré dans le sol bien au delà de la zone que Québec commencera à décontaminer dans quelques semaines au coût de $6.5 millions.Cette opération nécessitera la démolition de 14 résidences des rues Bélec et Shevchenko et le départ de 49 familles.Les toxiques extirpés du sol seront enfouis dans un des terrains appartenant autrefois à la compagnie LaSalle Coke, qui a déjà la réputation d’être parmi les sites les plus contaminés de la province.Les nouveaux toxiques qui y seront entreposés à ciel ouvert pendant un an seront enfouis l’été prochain dans une gaine sensément étanche pour au moins 20 ans.Les cartes de Foratek, dressées à partir d’une série de forages, indiquent aux abords du canal de l’aqueduc de Montréal la présence de phénols et de fluorenthène, deux éléments chimiques toxiques, et de py-rène.Ce dernier produit fait partie de la famille des hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA), a expliqué M.Greene au DEVOIR, des molécules hautement cancérigènes.Les HPA sont beaucoup plus dangereux que les BPC parce que leurs effets cancérigènes chez les humains ont été démontrés scientifiquement, ce qui n’a pas été confirme dans le cas des BPC que chez des animaux de laboratoire.La carte sur la migration du mercure indique que cet autre polluant est désormais rendu à quelques dizaines de pieds du boulevard LaVé-rendry, qui longe le canal.Le rapport de Foratek a été obtenu par la SVP du ministère de l’Environnement en vertu de l’Article 118.4 de la Loi de l’Environnement, un article qu’un projet de loi introduit récemment à l’Assemblée nationale se propose d’abolir.« Sans l’article 118.4, la SVP n’aurait jamais pu obtenir ce rapport, ni les dizaines d’autres qui nous ont servi à dresser la Carte de la pollution toxique du fleuve et notre dernière, celle de la contamination du sol québécois par les toxiques.Il est fondamental que le gouvernement maintienne ce droit d’accès qui va bien au delà de la Loi d’accès a l’information.Nous n’hésiterons pas à joindre les rangs de la Coalition contre le projet de loi 70 si on nous invite à joindre ses rangs », a déclaré M.Greene.La SVP est d’ailleurs l’organisme environnemental qui avait suggéré en commission parlementaire la mise en place de l’Article 118.4, il y a plusieurs années, que le gouvernement veut faire disparaii-tre avec le registre public des grandes décisions du ministère de l’Environnement.La SVP a aussi appuyé hier les citoyens de LaSalle qui vivent aux abords de l’ancien dépotoir et a exigé leur déplacement préventif en raison des « risques » engendrés par la mise à jour des polluants enfouis depuis des décennies sous les maisons.La SVP estime que Lasalle n’a pas suffisamment indemnisé les victimes de cette décontamination pour la perte de leurs maisons qui résulte de la décision des autorités municipales, il y a des années, de permettre l’enfouissement de toxiques dans son dépotoir municipal.La SVP qualifie aussi « d’odieux » l’article de la loi spéciale actuellement devant l’Assemblée nationale, qui exempte LaSalle de toute poursuite juridique si la décontamination de son ancien dépotoir cause de nouveaux sévices aux gens du secteur.Ainsi, personne ne pourrait poursuivre LaSalle et ses sous-traitants en cas de catastrophe reliée au déménagement des toxiques.Cela vaudrait aussi pour les employés oeuvrant sur le site, ce qui pourrait réduire leurs droits prévus aux accidents de travail.L’entreprosage temporaire des toxiques sur les anciens terrains de l’ancienne Lasalle Coke pose aussi de nombreux problèmes, selon la SVP.D’abord parce qu’en expropriant la compagnie Westcliff de son lot déjà contaminé, LaSalle se retrouvera propriétaire non seulement des toxiques de son ancien dépotoir mais aussi de ceux qui contaminent déjà les terrains de l’ancienne La-Salle Coke.« Lasalle devrait éviter de faire volontairement ce que Montréal a fait à Rivière-des-Prairies et qui l’obligera à refiler à ses contribuables la note de dépollution qui devrait appartenir à d’autres », explique M.Greene.4 Quinzaine saient long sur l’échec de cette tentative de communiquer quoi que ce soit du thème choisi.« C’était un work-in-progress, a admis, après coup, Félix Mirbt, ce qui a eu l’heur de choquer ceux qui s’étaient rendus voir un spectacle que toute la littérature officielle de la Quinzaine présentait ainsi : « Après Dream Play, Woyzzeck, Happy End, le travail de Félix Mirbt, internationalement connu, arrive à son apogée.» Mirbt a décliné toute responsabilité à l’égard de cette publicité.Plusieurs ont alors souligné que, honnêtement, on doit annoncer un work-in-progress, et non s’en excuser par apres, lorsque le public paie $ 14 sa place.Annoncé comme un atelier public de Mirbt, ce Wild Child, offert gratuitement, aurait été l’une des activités de cette Quinzaine, sans plus.Il est maintenant un échec cuisant, et ceux qui l’on subi en gardent un très mauvais souvenir.Avis à ceux qui seraient tentés de s’acheter une place le week-end prochain au Festival de la marionnette de Montréal, où Wild Child sera présenté.Le lundi noir du théâtre canadien-anglais avait débuté à 19 h, au café du Vieux-Port, dans un froid d’automne, alors que le Canadian Repertory Theatre (Toronto) présentait Lucky Strike, un autre cas de remboursement.Durant 70 minutes, trois comédiens jouent et rejouent des scènes semblables (des entrées et sorties de gangsters blessés au ventre) dans un entrepôt soi-disant situé en Afrique du Nord.Casablanca, quand tu nous tiens ! Hrant Alianak, le metteur en scène, qui a avoué à la table ronde ne pas aimer le théâtre, a voulu créer un climat tendu, fait en quelque sorte de scènes de fins de film, mélangées, repassées, dans l’ordre ou le désordre.Si la facture de ce spectacle d’ambiance avait été parfaitement rodée, ce climat de série « B » aurait pu intéresser, envoûter, quoique j’en doute, mais le résultat était si mal ficelé (on voyait bouger les acteurs se déplaçant vers une autre position alors que les lumières QUEBEC — Le leader parlementaire de l’opposition s’est excusé hier d'avoir mis en doute la compétence du président à bien diriger les débats de l'Assemblée nationale.Puis M.Guy Chevrette a amené le ministre délégué aux Services et à l’Approvisionnement à dire qu’il connaît la firme montréalaise de conseillers en administration Roger Pominville depuis «très longtemps».En fait, le député péquiste de Joliette a «l'intention de démontrer clairement que la firme Pominville a accompagné les premiers pas de vie publique du député de Hull jusqu’à sa rentrée comme ministre».Dès la reprise des travaux, en matinée, M.Chevrette s’est rendu de bonne grâce à la demande du président Pierre Lorrain qui, la semaine dernière, lui avait demandé de rétracter des propos tenus à son égard ou de mettre sa conduite en cause selon les stipulations du règlement.Le leader péquiste convient que ses remarques ont pu être interprétées de façon disgracieuse envers le président.«Cependant, ajoute-t-il, aucune de ces remarques ne mettait en cause votre impartialité et la confiance que les parlementaires doivent entretenir a votre égard.Si nous avions, en effet, voulu contester ces éléments aussi essentiels, nous aurions utilisé les moyens parlementaires qui permettent à l’opposition de retirer la confiance au président.» Amende honorable faite, M.Chevrette explique que les ministériels ne rendent pas la tâche facile à l’opposition, soit en violant le règlement, soit en ponctuant de chahut la pé- riode de questions-réponses.Il reconnaît que la tâche du président n’est pas facile non plus; il lui offre sa collaboration pour que la vie parlementaire se déroule correctement.Il continuera d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour que les droits des 23 députés de l’opposition, qui a reçu l’appui de plus de 38% des Québécois, soient protégés! Cet incident clos, le leader parlementaire revient à la charge sur les liens entre le ministre Gilles Rocheteau et la firme à laquelle il a confié un mandat d'examen préliminaire du fichier central des fournisseurs et du service des achats du gouvernement.D’emblée, le ministre admet qu’il connaît depuis très longtemps la firme Pominville, qui a exerce des mandats pour plusieurs municipalités et régions, notamment dans l’Outaouais et à Hull, dont il fut maire durant la décennie précédente.«Je connais très bien, ajoute le député-ministre de Hull, l’intégrité, l’honnêteté et les compétences de cette firme en administration.» Il nie toutefois avoir usé d’influence envers cette firme qui, dit-il, n’a jamais eu besoin de lui pour se trouver des contrats au Québec et dont la compétence est largement reconnue.Il a confiance en elle pour faire une étude «à l’épreuve de tout doute futur», et l’étude imminente du projet de loi 68, créant son ministère, lui donnera l’occasion de répondre aux questions et insinuations de l’opposition.Quant aux notes et projets de discours pour l’opposition, tels que facturés à la ville de Baie-Comeau en 1982, ils découlent du mandat accordé à M.Pominville par cette ville, non d’une demande de l’opposition libérale d’alors.n’étaient pas tout à fait éteintes), et le jeu des protagonistes muets, si lourdaud que le tout tombait dans le ridicule le plus total, interrompu par les rires de spectateurs qui, question de climat, devaient s’ennuyer du Rail de Carbone 14.Bref, il y a ceux qui pensent que la sélection canadienne-anglaise de la Quinzaine est injuste envers les gens de théâtre canadiens (j’en serais, avec le bénéfice du doute), et ceux qui croient, au contraire, qu’elle est juste et correspond à l’état de la pratique du théâtre outre-Outaouais.Le débat est toujours ouvert.Les festivaliers auront l’occasion d’approfondir cette question demain à 16 h alors que la Quinzaine présente un débat sur l’écriture du théâtre au Canada.Sept écrivains, membres de Playwrights Canada : Margaret Hollingsworth, Paul Leduc, Carol Bolt, Tom Walmsley, Paul Thompson, Sky Gilbert et Jo Ann McIntyre, seront à ce rendez-vous, au bar de la Bastille, au 47, rue Sainte-Geneviève.4 Guerre Avant et après cette rencontre, il discutera du dossier avec des représentants des gouvernements provinciaux impliqués, avec des représentants de l’industrie canadienne du bois d’oeuvre et avec trois parlementaires fédéraux représentant les trois partis politiques présents aux Communes.L’argument principal qu’invoquera M.Gotlieb consistera à affirmer qu’il n’y a aucun fondement à la tenue d’une enquête du fait qu’aucun fait nouveau n’est survenu depuis 1983 alors qu’une enquête similaire avait eu lieu.L’industrie américaine avait alors fait valoir que des droits de coupe peu élevés imposés par les provinces constituaient une subvention déguisée.Cette prétention avait été rejetée par la Commission américaine du commerce international et l’imposition de droits compensateurs oubliée.Il reprendra probablement l’argument invoqué par M.Kel-leher il y a dix jours voulant que la tenue d’une nouvelle enquête constitue une forme de harcèlement de l’industrie canadienne du bois d’oeuvre.S’il y a enquête, les procédures pourront durer jusqu’en février prochain.Cela pourrait être moins long si dans les étapes préliminaires de l’enquête on démontre que l’industrie canadienne ne bénéficie pas d’avantages indus par rapport à l’industrie américaine du bois d’oeuvre.Si la conclusion était favorable à l’industrie américaine, les droits compensateurs qui seront imposés ne seront pas nécessairement ceux demandés mais évalués en fonction de l’avantage estimé accordé aux producteurs de bois canadiens par les gouvernements provinciaux et fédéral.Aux yeux de l’opposition aux Communes, la décision que prendra lundi M.Baldrige confirmera que le Canada et les États-Unis sont entrés dans une guerre commerciale.Le Parti libéral et le NPD estiment que ce n’est pas bon pour le Canada qui, dit-on, ne peut gagner contre son voisin si on poursuit l’escalade amorcée lundi.Le chef du NPD, M.Ed Broadbent, a suggéré que le gouvernement canadien cherche à mettre sur pied un mécanisme qui permette de régler les conflits commerciaux entre les deux pays avant qu’ils ne dégénèrent en conflits.Le chef libéral, M.John Turner, a pressé le premier ministre Mulroney d’intervenir directement auprès du président Reagan.Ces suggestions ont toutefois été ignorées.Le premier ministre Mulroney comme le secrétaire d’Êtat aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, ont soutenu qu’il n’y avait pas de guerre commerciale avec les États-Unis.Si une guerre existe, c’est entre protectionnistes et libre-échangistes aux États-Unis, et le Canada en subit les contrecoups, a dit M.Clark.Le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a dit pour sa part être convaincu que de toute façon les États-Unis n’ont pas de motifs pour entreprendre une escalade de mesures de représailles avec le Canada.Ils ont subi des tests sanguins Un vingtaine d’écoliers sont victimes d’une « pluie » insecticide à Pierrefonds LOUIS-GILLES FRANCOEUR Une vingtaine d’elèves de 10,11 et 12 ans de l’école Beechwood, à Pierre-fonds, ont subi hier des tests sanguins après avoir été littéralement arrosés la veille avec l’insecticide chimique Orthene par un représentant de la compagnie Chemlawn.Les résultats de ces tests sanguins seront disponibles dans deux ou trois jours.D’ici là, les parents des élèves ont été avisés par la directrice, Mme Doreen Jones, de rapporter aux autorités scolaires le moindre symptôme.Jusqu’ici, un enfant a été acheminé vers un hôpital local parce qu’il souffrait d’une intense irritation des yeux, possiblement attribuable à « l’arrosage chimique » de la veille, a précisé Mme Jones.L’accident est survenu lundi alors qu'une vingtaine d’élèves, tous des garçons et une fille, s’adonnaient à une partie de soccer dans la cour de l’école à l’heure du lunch.Ils ont alors noté qu’il « mouillait-même s’il n’y avait aucun nuage dans le ciel ».Intrigués par le phénomène, ils ont rapidement découvert qu’un employé de Chemlawn s’affairait, en habit de sécurité, à arroser le parterre et le gazon d’une résidence située de l’autre côté de la clôture de l’école.Et que le vent avait fait le reste.Lorsque la direction eut compris qu’il s’agissait d’un poison utilisé dans le contrôle des insectes, elle a d'abord obligé ses élèves à se laver complètement puis elle les a renvoyés chez eux avec un message spécial à leurs parents.Avisée par l’école, Chemlawn a dépêché hier matin à Pierrefonds son vice-président torontois, M.Bob Fisher, qui a immédiatement accepté de payer tous les tests sanguins et assuré la direction qu’aucun arrosage ne serait dorénavant permis pendant les heures de classe.Selon le porte-parole de Chemlawn, l'insecticide en cause, l'Or-thene, est en vente libre dans toutes les quincailleries.« A une concentration de 0.06 %, a déclaré M.Bob Ruddock, cet insecticide homologué est moins dommageable pour la santé qu’une aspirine, qu’un détersif domestique, qu’une lotion solaire ou Sue certaine pâtes à modeler.Il y a ans la cour de cette école des orties susceptibles de provoquer des démangeaisons beaucoup plus grave », a-t-il ajouté en laissant entendre que l’école aurait avantage à arroser ses propres plantes Indésirables.La directrice était d'un autre avis.Elle a noté depuis quelque temps des « maladies nouvelles » à l’école et certains parents ont tendance à les relier aux arrosages de parterre au point que certains ont mis fin à leurs contrats.De son côté, M.Ruddock refuse de dire combien de clients sa compagnie dessert à Montréal ou les quantités d’insecticides, d’herbicides et d’engrais qu’elle répand annuellement sur le sol des résidences de l’Ile.Il s’est contenté de dire que Chemlawn avait trois succursales dans la région qui prennent des contrats d’entretien d’environ $170 par an pour faire pousser les gazons plus vite, les débarrasser des pissenlits et autres plantes indésirables que la nature y parsème et des bibi tes qui vivent dans l’herbe et les arbres.Dans l’Ouest de la ville, les arrosages de parterre ont pris une telle ampleur qu'on voit les camions de compagnies comme Chemlawn arroser les parterres sur des rues complètes.Ces plans d’arrosages ne sont soumis à aucune étude d’impacts environnementale pour déterminer la capacité d’absorption des sols ou déterminer leurs effets sur la santé publique et la qualité des eaux souterraines.Aucun règlement, municipal ou régional, ne contrôle ces activités que plusieurs écologistes estiment éminemment risquées en milieu urbain en raison de leur concentrations.Les « arroseurs » n’ont souvent aucune formation et aucun service d’inspection ne vérifie leur compétence, les produits utilisés ainsi que les doses adminstrées.Cela est laissé aux bons soins des entrerises. 16 ¦ Le Devoir, mercredi 4 juin 1986 SPORTS Kriek affrontera Lendl en demi-finale PARIS (AP) — Un touriste américain, de passage à Paris, s’est qualifié mardi pour les demi-finales des Internationaux de France.Johan Kriek, tête de série no 13, a éliminé l’Argentin Guillermo Vilas, no 12, après un match à rebondissements: 3-6,7-6,7-6,7-6.Il rencontrera en demi-finale, vendredi, le grand favori du tournoi, le Tchécoslovaque Ivan Lendl, à qui l’Equato-rien Andres Gomez (no 9) a eu l’outrecuidance de prendre un set avant de s’incliner 6-7, 7-6, 6-0, 6-0.Seul représentant américain dans les 16 têtes de série en l’absence de Connors et McEnroe, Kriek avait expliqué qu’il était venu disputer Roland-Garros pour permettre à sa femme de faire les magasins parisiens.Spécialiste de l’herbe et des surfaces rapides, peu habituée à la terre battue et au jeu en fond de court, il était là un peu en touriste : il n’était venu qu’une seule fois à Roland-Garros, en 1979, et avait disparu dès le premier tour.Depuis, il avait boudé la terre battue : « J’en ai profité pour améliorer mon ski nautique ».Et, cette année, « si quelqu’un m’avait dit il y a deux semaines que je serais qualifié pour les demi-finales du French Open, je lui aurais répondu: oui, oui, c’est cela, rendez-vous l’année prochaine au ski nautique.».Il a certes bénéficié de beaucoup de chance dans les tours précédents: trois adversaires faciles, puis le forfait de Yannick Noah en huitième de finale.Mais, mardi sur le court central, c’est d’un sacré spécialiste de la terre battue, Guillermo Vilas, vainqueur en 1977, qu’il a dû venir a bout.A 33 ans, ce n’est pas encore l’âge de la retraite pour le bel Argentin, au bandeau noir dans les cheveux et au biceps — gauche — impressionnant.Il était sur toutes les balles, réussissant des passings et des retours incroyables, sauvant trois balles de match au quatrième set, résistant pendant trois heures et 49 minutes, après avoir déjà passé plus de quatre heures dimanche pour éliminer Guy Forget.Voici donc Kriek en demi-finale contre le maitre Lendl, qui a perdu son premier set du tournoi face à l’athlétique Gômez: personne n’a voulu céder son service au premier set, c’est donc au bris que Gomez l’a emporté, par 7-4 alors qu’il était mené 2 -4.Même chose dans le deuxieme set: chaque joueur a gagné son service, jusqu’à 6-6.Cette fois, Lendl, rageur, mâchoire serrée et concentré comme jamais, gagnait le bris 7-3.Gomez avait tenu deux grosses heures et une petite minute.Venait ensuite, pour lui, la correction.Pour crime de lèse-majesté.Le roi lui a infligé un cinglant 6-0,6-0, histoire de rappeler qui est le numéro un mondial, et qui reste le favori de Roland-Garros.La fin des quarts de finale aura lieu aujourd’hui sur le court central.Henri Leconte essayera de poursuivre sa route, face à la révélation du tournoi, la terreur soviétique Andrei Chesnokov, 20 ans.Avec en point de mire, pour le Français, l’éventualité de rencontrer l’Allemand Boris Becker en demi-finale — si celui-ci élimine le Suédois Mikael Pemfors.Dans le tournoi féminin, les deux seules à n’avoir pas encore perdu un set depuis le debut du tournoi, les Américaines Martina Navratilova (no 1) et Kathy Rinaldi (no 7), se rencontraient.Devinez qui a battu l’autre.Vous avez gagné: Navratilova, qui frappe toujours aussi fort, qui se bat toujours autant, qui fait preuve toujours de la meme régularité.Kathy Rinaldi ne l’a jamais battue, et ce ne fut pas encore pour cette fois.Navratilova l’a emporté en deux sets (7-5, 6-4), même si Rinaldi s’est payé le luxe de mener 5-4 dans le premier set et de revenir de 1-4 à 4-5 dans le dernier.En demi-finale, Navratilova rencontrera la Tchécoslovaque Helena Sukova fno 6), qui a mis fin au rêve de l’Americaine Mary-Joe Fernandez (6-2,6-4).Mais, à 14 ans — elle aura 15 ans au mois d’août —, la petite Mary-Joe, révélation féminine de ce tournoi, a encore le temps de rêver.Brad Park congédié DETROIT (AP) — Brad Park a été remercié de ses services en tant qu’entraineur-chef et directeur du personnel des joueurs des Red Wings de Détroit.Le directeur-gérant des Wings, Jim Devellano, a annoncé son congédiement hier, ajoutant que Park et lui était comme l’eau et le feu.Park a remplacé Harry Neale en décembre dernier et conduit les Wings à une fiche de huit victoires, 29 défaites et deux matches nuis.« Nos idées ne se rencontraient pas, a confié Devellano.Nous n’étions pas sur la même longueur d’on- des quant à la façon de diriger une équipe de hockey ».Devallano avait commencé son ménage du printemps la veille, en se débarassant des vétérans Danny Gare et Ed Mio.Park a pris sa retraite comme joueur la saison denière, après avoir passé à Detroit les deux dernières années d’une carrière de 19 ans.Il n’était pas disponible pour commentaires hier.« Il ne parlera pas pour quelques jours, a révélé Bill Jamieson, le porte-parole des Red Wings.Il est intransigeant sur ce point».¦îk ^ Les Soviétiques font jaser les Français GUANAJUATO, Mexique (AP) -Impressionnant: c’est le qualificatif qui revenait le plus souvent dans la bouche des joueurs de l’équipe de France, lundi soir à Guanajuato, après la démonstration de l’URSS qui avait écrasé la Hongrie 6-0, dans l’après-midi à Irapuato.Or, c’est bien l’URSS que les Tricolores trouveront jeudi sur leur chemin.Le Canada, de son côté, affrontera les Soviétiques lundi, après avoir disputé la victoire aux Hongrois vendredi.« Les Soviétiques m’ont fortement impressionné », a admis Luis Fernandez, employant exactement les mêmes termes que son compère du milieu de terrain Jean Tigana.« Quelle vitesse d’exécution, quel jeu collectif », s’est quant à lui exclamé Maxime Bossis.« Si les Soviétiques tiennent ce rythme jusqu’à la fin du Mundial, je ne vois pas qui peut les battre ».Pour Jean-Marc Ferreri, le plus étonnant est « qu’à 6-0, ils avaient toujours envie de marquer.J’ai lu qu’en 1970, l’URSS avait eu du mal à tenir dans le dernier quart d’heure.Ce n’est plus le cas.Ils sont beaucoup mieux préparés cette fois».Les Bleus ont particulièrement remarqué le numéro 8 Pavel Yakovenko, qualifié de joueur exceptionnel par nombre d’entre eux, dont Michel Platini.Mais le capitaine de l'équipe de France, qui a regardé le match à la télévision, a poussé plus loin l’analyse: « Il ne faut pas donner une énorme signification à cette large victoire.Après avoir pris deux buts en quatre minutes, les Hongrois se sont désorganisés et ont commis beaucoup d’erreurs », a-t-il dit.En fait, s’ils ont été impressionnés par l’URSS, les Tricolores ont également mis l’accent sur la médiocrité de la Hongrie, trouvant là des motifs de réconfort, après leur difficile victoire contre le Canada.Les Bleus, passé le moment d’émotion, se sont attachés à voir le bon côté des choses: « Les Russes nous ont en fait rendu service.Ils ont presque éliminé la Hongrie », a ainsi remarqué Tigana.Le sentiment — dangereux — partagé par nombre d’entre eux est que, de toute façon, il ne sera pas nécessaire de battre l’URSS pour que la France se qualifie pour les huitièmes de finale.On n’a pas besoin de ces deux points: telle est l’opinion générale.Cela ne veut pas dire que les Bleus se laisseront faire ou qu'ils ont peur de cette confrontation.« Nous ne sommes jamais aussi bons que lors-ue nous jouons contre une forte quipe», a rappelé Fernandez.« Nous avons les moyens de rivaliser avec les Soviétiques.Nous leur laisserons moins d’espaces que les Hongrois.Les Russes ne vont pas m’empêcher de dormir ».Défaite de 7-6 des Expos face aux Giants DANIEL CAZA (PC) — Floyd Youmans n’est pas encore sorti de sa coquille, hier soir, mais l’attaque des Expos n’a guère été opportuniste non plus.Ce qui en a résulté, bien sûr : une défaite de 7-6 face aux Giants de San Francisco.13,105 spectateurs ont été bien déçus de voir les hommes de Buck Rodgers ne pas profiter davantage des dix buts sur balles et des neuf coups sûrs enregistrés contre les quatre lanceurs des Giants.Les Expos n’ont toutefois jamais abandonné.Le double d’André Galarraga, son troisième coup sûr du match, le triple de Herman Winning-ham et le roulant de Vance Law leur ont procuré deux points en neuvième.Mais Wayne Krenchicki s’est élancé sur une troisième prise avec deux coureurs sur les sentiers pour mettre un terme au suspense de trois heures et 31 minutes.Aux seules septième et huitième manches, les Montréalais ont laissé cinq hommes sur les buts.Vida Blue (2-3) a oeuvré pendant cinq manches pour récolter le gain.Mark Davis a pour sa part sauvegardé sa troisième victoire, après avoir effectué le dernier retrait.Des doubles de Mike Aldrete et de Jeff Leonard ont produit deux des trois points d’assurance réussis par les Giants, à la septième manche.Youmans a essuyé son cinquième revers en neuf décisions.Il a alloué six points (cinq mérités) sur six coups sûrs et trois buts sur balles en six manches.Il a aussi atteint un frappeur.Au cours des deux premières manches, il n’a pas donné l’impression d’être gêné par l’interdiction de lancer sa courbe, réalisant trois de ses cinq retraits sur des prises.Mais par la suite, ça s’est gâté.A la troisième manche, le jeune droitier a eu la mégarde d’accorder un but sur balles au lanceur Vida Blue, après un retrait, ce qui a déclenche une poussée de trois points des visiteurs.Robby Thompson occupait déjà les sentiers, ayant obtenu le premier coup sûr du match.Dan Gladden les a remplis, avec un simple au champ intérieur.Will Clark a suivi en dirigeant un dur roulant au joueur de premier but Andres Galarraga.Mais celui-ci, plutôt que de tenter le retrait au marbre, a préféré tenter le double retrait.Gladden n’a pas eu le temps d’atteindre le deuxième but, mais le relais du joueur d’arrêt-court Al Newman, frappé au même instant que la balle quittait sa main, a raté la cible.Deux points ont marqué.Fonçant à toute vitesse vers le premier coussin, Clark n’a pu éviter Galarraga et il s’est blesse.Il a été remplacé par Mike Aldrete.A partir du deuxième sac, celui-ci n’a pas eu d'ennuis à croiser le marbre sur le simple de Joel Youngblood.Andre Dawson a réduit l’écart à deux points, à la quatrième manche, en claquant son 12e circuit de la saison.C’était le premier,-coup sûr réussi contre Blue, parfait durant le pre- mier tiers de la rencontre.A son tour suivant au bâton, Dawson a eu l’occasion de se faire valoir, mais il n’en a pas profité.Il y avait deux coureurs sur les buts.A la cinquième, après un retrait, Al Newman a soutire un but sur balles, a volé le deuxième but, et a concrétisé sur le simple opportun de Tim Raines.A 3-2, la partie avait encore un quelconque intérêt.Les Giants ont toutefois repris leur priorité de deux points à la sixième, lorsque la chandelle frappée près du monticule par Candy Maldonado, après deux retraits, a échappé à l'attention de Newman et de Youmans, à la suite d’une mésentente inexcusable.On savait dès lors que ce n’était pas la soirée des Expos.C’était-là la seule excuse valable à un si piètre rendement.¦ Hubie Brooks n’a pas joué hier et il ne devrait pas effectuer un retour au jeu avant jeudi, lors du premier duel de la série contre les Phillies de Philadelphie.Quant à Tim Wallach, que l’on disait hors de combat pour une semaine à cause d’une entorse à une cheville, il dit être en mesure de participer aux rencontres du week-end.Il ne faudrait pas en être étonné, car Wallach est réputé pour revenir au jeu plus tôt que prévu après avoir été blessé.¦ Les Expos présenteront, le dimanche 22 juin à 12hl5, immédiatement avant le match contre les Pirates de Pittsburgh, une rencontre d’anciens des Expos face à d’ex-étoiles du baseball majeur.Du côté des Expos, on retrouvera les John Boccabella, Bob Bailey, Woody Fryman, Ron Hunt, Mack Jones, Rusty Staub, Ken Singleton, Claude Raymond, Dan McGinn et Bill Stoneman.Non, Ellis Valentine n’y sera pas.Le club des anciennes vedettes du baseball majeur comprend, entre autres, Nelson Bri-les, Duke Snider, Bob Gibson, Bob Feller, Harmon Killebrew et Tug McGraw.¦ Ce soir Bryn Smith (4-4) affrontera Mike LaCoss (5-1).Giants 7 «A p es pp Expos 6 ab p es pp Gladden cc 5 12 0 Raines cg 4 0 11 WCIark lb 2 0 0 1 Webster cc 4 0 11 Aldrete lb 2 2 11 Dawson cd 5 111 Yngbld 3b 3 0 11 Golorrg 1b 5 13 1 Quinons 3b 10 0 0 Wohlfrd 3b 3 0 10 Leonard cg 5 111 Schtzdr 1 0 0 0 0 CDevis cd 5 0 0 0 Wollch fs 0 0 0 0 Brenly r 3 110 McGfgn 1 0 0 0 0 RThpsn 2b 5 110 Parrett 1 0 0 0 0 Uribe oc 3 0 10 Wnghm fs 1111 Bluel 110 0 Law 2b 4 0 0 1 Mldndo fs 10 11 Fitzgerid r 2 0 10 Laskey I 0 0 0 0 Newmn oc 2 2 0 0 , Minton I 0 0 0 0 JThpsn fs 0 0 0 0 MDavis I 0 0 0 0 Tibbs 1 Y ou mm 1 Krnchc 3b 0 0 0 0 2 0 0 0 2 10 0 Totaux 36 7 9 5 Totaux 34 6 9 6 San Francisco 003 001 300—7 Montréal 000 110 202—6 Point» victorieux — Clark (6).E—Newman, Krenchicki, Minton.DJ— San Francisco I.LSB—San Francisco 9, Montréol 12.2B—Aldrete, Leonard, Galarraga.3R—Winning-ham.C—Dawson (12).BV—Newman 2 (8), Brenly 2 (6), Gladden 2 (11), Raines (19).BS—Webster.IP H R IR M SO San Francisco Blue G,2-3 5 Laskey 1 Minton 2 2-3 MDavis S,3 1 -3 Montréal Youmans P,4-5 6 Schtzdr 1 Parrett 2 D—3:31.A—13,105.5 2 2 3 4 0 2 2 4 0 4 2 2 2 1 0 0 0 11 8 6 5 3 5 110 0 1 0 0 0 3 2 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.MAISON D’ÉDITION ET DE DISTRIBUTION DE LOGICIELS QUÉBÉCOIS RECHERCHE UN(E) REPRÉSENTANT(E) • dynamisme et esprit d'initiative • 2 arts d’expérience dans le domaine de la vente de produits informatiques • automobile • français et anglais.Salaire de base et commissions.Faites parvenir votre curriculum vitae à DIRECTEUR DU PERSONNEL V C.P.485, SUCC.PLACE D’ARMES, MONTRÉAL, QC H2Y 3H3_____J BISHOP’S UNIVERSITY vous invite à poser votre candidature pour le poste de REGISTRAIRE Sous l’autorité du Principal, le Régistraire est responsable: 1.Du traitement des demandes d’admission et de la tenue et de l’accessibilité des dossiers des étudiantes.2.De l’organisation de l'inscription, des périodes d’examens et de la collation des grades.3.De la préparation des rapports statistiques exigés par le Ministère de l’Education (MEQ).4.De la liaison avec le MEQ et les autres universités du Québec.Le Régistraire est aussi Secrétaire du Sénat Qualifications requises: — 1.Diplôme universitaire et expérience au niveau administratif universitaire.2.Pouvoir développer des systèmes de traitement des données académiques en tenant compte des besoins des usagers.3.Patience, tact et intérêt au bien-être des étudiant(e)s.4.Etre disert(e) en anglais et en français.Salaire: Négotiable, 30,000$ — 40,000$ par année.Prière d’adresser votre curriculum vitae avant le 27 Juin à Le Principal BISHOP’S UNIVERSITY Lennoxville, Quebec J1M 1Z7 Toutes les candidatures seront traitées dans la plus stricte confidentialité.CANADA BIBLIOTHÈQUE DU PARLEMENT Chef, Division de l’économie Service de recherche Le Service de recherche est un organisme pluridisciplinaire comprenant plus de 80 professionnels et employés de soutien tels des économistes, des avocats, des spécialistes en sciences politiques, sociales et naturelles, répartis en quatre divisions.Il fournit un grand nombre de services professionnels variés aux parlementaires ainsi qu’aux comités et aux associations parlementaires incluant la préparation de rapports, des séances d’information, des analyses et une aide globale en matière de recherche.Le Chef gère, coordonne et supervise le travail des 12 économistes de la Division de l’économie : participe dans la planification et le développement de la Division et du Service de recherche: agit comme expert-conseil et fournit une aide professionnelle aux parlementaires ainsi qu'aux comités et aux associations parlementaires.Les candidats doivent posséder une maîtrise dans une discipline connexe, ou un diplôme de premier cycle approprié avec une vaste expérience pertinente; plusieurs années d’expérience de la recherche et la gestion; une connaissance approfondie et étendue du domaine de l’économie; connaissance des affaires publiques canadiennes ; excellentes aptitudes à la communication, à l'organisation et aux relations interpersonnelles.Une connaissance des deux langues officielles est essentielle.Traitement : 47 505 $ - 54 209 $ (à l’étude) selon les qualifications.Les candidats doivent faire parvenir leur demande avec un curriculum vitae détaillé et le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de trois références au plus tard le 20 juin 1986 au : Directeur Service de l'administration et du personnel Bibliothèque du Parlement Ottawa (Ontario) K1A0A9 Prière d'indiquer le numéro de concours 86 R-09.\1( *opi Y'sitk ‘i il Finances Le contexte organisationnel Cette institution, bien implantée dans le secteur des services financiers et reconnue par son dynamisme et son leadership dans le milieu, désire s’adjoindre un vice-président - finances qui oeuvrera au siège social de l'entreprise à Montréal.Le poste et ses priorités Relevant du vice-président exécutif et chef des opérations, le titulaire de ce poste sera responsable de l’ensemble des activités relatives à la gestion de la trésorerie, des portefeuilles de placements et des opérations internationales.L'autorité et l'autonomie qui lui seront conférées lui permettront de relever les défis suivants: maximiser les revenus tout en assurant un haut niveau de sécurité dans les placements, accroître les opérations internationales, assumer un rôle prépondérant et efficace dans les relations avec les différents interlocuteurs internes et externes de l'institution.Les competences requises De formation universitaire en sciences comptables ou en administration, les candidats à ce poste possèdent une expertise financière éprouvée en matière de placements à revenu fixe, de trésorerie et une bonne connaissance des opérations internationales.Ils présentent aussi une vaste expérience des fonctions de direction acquise au sein d'institutions bancaires ou fiduciaires.Habiles au plan des communications verbales, ils sont dotés d’un jugement sûr.Leur orientation buts/résultats marquée se traduit par des décisions judicieuses et opportunes.Soucieux d'excellence, ils sont reconnus pour leur maturité et la qualité de leurs relations interpersonnelles.Soumettre votre curriculum vitæ à Jacques Durocher, au 1425, boul.Dorchester Ouest, bureau 300-C, Montréal (Québec), H3G 1T7, tél: (514) 397-9655, sous le numéro de référence 140.Jean-Pierre Bourbonnais ¦ Conseil de direction /¦- N UNIVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA FACULTÉ DE DROIT Section de Droit Civil PROFESSEUR(E)S DE DROIT DOMAINES: Droit civil, droit commercial, droit administratif, droit du travail, droit international, histoire du droit.STATUT: Professeur(e)s à temps complet.FONCTIONS: Enseignement et recherche juridique; encadrement des étudiantes.EXIGENCES: Maîtrise en droit, de préférence doctorat.CONDITIONS: Suivant tes dispositions de la convention collective et sujet à l'approbation du Bureau des Gouverneurs de l'Université d’Ottawa.Possibilité de trois (3) postes.ENTRÉE EN FONCTION: Août 1986 ou janvier 1987.EXCLUSION: Suivant les politiques gouvernementales, cette offre s'adresse exclusivement aux citoyen(ne)s canadien(nes) et aux résident(e)s permanentes.FAIRE PARVENIR CURRICULUM VITAE ET RELEVÉS DE NOTES, avant le 16 JUIN 1980 A: Raymond A.Landry, doyen Faculté de droit SecUon de droit civil Pavillon Fau taux 57 rue Copemlcua Unlvanlté d’Ottawa K1N 6N5 (•13) 564-3380 « » » *
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.