Le devoir, 14 juin 1986, Cahier C
LE DEVOIR CULTUREL „„„C Montréal, samedi 14 juin 1986 Miro au Musée ?L’homme V qui aimait les jardins GILLES DAIGNEAULT EN FAISANT succéder Miro à Picasso pour sa populaire exposition d’été, notre Musée des beaux-arts ne sort pas de la famille catalane : la vedette de 1986 est un peu le petit frère de celle de 1985 et leurs vies se sont chevauchées pendant 80 ans* de la naissance de Miro en 1893 à la mort de Picasso en 1973.D’ailleurs, outre l’origine catalane et une longévité exceptionnelle, les traits communs ne manquent pas entre ces deux grands personnages qui se sont retrouvés à Montréal par l’entremise de l’ancien ministre Clément Richard et, surtout, de son amie Jacqueline Picasso.L’amitié entre les deux hommes date de leur'rencontre à Paris, en 1919, alors que Picasso achète à • ••*•••«• *• •• * • * ?» a des beaux-arts Miro un autoportrait peint la même année.À l’époque, tous les bons peintres passent par le cubisme de Picasso, et Miro — qui avait déjà eu le coup de foudre pour le fauvisme à Barcelone — se met volontiers à la discipline cubiste pour se faire des muscles.« Je crois, dira-t-il plus tard, que la peinture c’est comme la danse : avant de faire l’a jamais intéressé — de lui avoir appris « la nécessité de dépasser la peinture », en tout cas d'établir de nouveaux rapports entre le peintre et son oeuvre.Entre-temps, les deux Catalans fraternisent dans le pavillon de la République espagnole à l’Exposition universelle de Paris, en 1937, où Le Faucheur de Miro voisine avec Guernica.Joan Miro, Monsieur et Madame, bronze peint, et Femme, bronze, tous Photos Brian Merrett, 1985 deux de 1969.Ci-contre : Diane d'Éphèse, lithographie de 1958.des entrechats, il faut avoir des mollets.» Inévitablement, les deux peintres croisent aussi le surréalisme où ils connaissent une fortune diverse auprès de Breton.Si le « pape » a voué très tôt une admiration sans borne à Picasso (avant leurs divergences politiques), en revanche il grogne souvent devant ce qu’il considère chez Miro — ce « peintre trop peintre » ! — comme « un certain arrêt de la personnalité au stade enfantin » (avant de déclarer plus tard : « Il peut être considéré comme le plus surréaliste de nous tous.»).Quoi qu’il en soit, Miro sera toujours reconnaissant au surréalisme — dont l’art ne Également, dans les deux cas, la renommée américaine ne se fait as attendre.Miro sera représenté New York par la galerie Pierre Matisse, à partir de 1932, et il connaîtra une rétrospective au MOMA dès 1941, soit plus de 20 ans avant la première grande manifestation parisienne.A ce propos, il est significatif que Jackson Pollock reconnaisse en Picasso et en Miro les deux artistes qu’il admire le plus.Enfin, rappelons que les deux grands peintres ont aussi été des géants de la sculpture, de la céramique et de l’estampe; qu’ils n’ont pas moins transformé ces disciplines — plutôt pépères au début du siècle — qu’ils ne l’ont fait pour la peinture; même que leur aventure picturale n’aurait sûrement pas été la même sans leurs fréquentes explorations extra-picturales.Simplement, la voix de Picasso a toujours été plus tonitruante, et ses passes — comme on dit d’un matador — plus spectaculaires.En face de ce démiurge, Miro lient un autre langage, plus bucolique ; « Je suis dans mon atelier comme un jardinier dans son potager.Je regarde autour de moi : il y a un bourgeon à couper par-ci, une branche de trop par-là.Mes tableaux me donnent toujours l’impression de pousser naturellement.» Sûrement que les sculptures et les gravures aussi.Car le Miro, sculpteur et graveur, que présente le MBA n’est surtout pas qu’un hors-d’oeuvre dans la carrière du peintre.Ni quantitativement, ni qualitativement, ni même dans l’intention de l’artiste qui écrivait, en 1930, dans la revue XXe Siècle : «.plus je travaille, plus j’ai envie de travailler.Je voudrais m’essayer à la sculpture, à la poterie, à l'estampe, avoir une presse.M’essayer à dépasser, dans la mesure du possible, la peinture de chevalet qui, à mon avis, se propose un but mesquin, et me rapprocher, par la peinture, des masses humaines auxquelles je n’ai jamais cessé de Suite à la page C-10 ovo ans d’images ANGÈLE DAGENAIS APRÈS quinze ans et la publication de 3,000 photos, Le magazine OFOest toujours là, bien vivant, à défaut d’être bien portant ! C’est un véritable tour de force pour une revue culturelle, premièrement, et une revue consacrée exclusivement à la photographie encore davantage, précisent avec fierté ses co-directeurs, Denyse Gérin-Lajoie et Jorge Guerra, non sans pousser un soupir de soulagement.Ovo survit avec un budget, « insuffisant depuis toujours », de quelque $ 120,000 cette année, dont le tiers provient de ses abonnements et ventes en librairie, performance qu’envieraient, semble-t-il, maintes revues culturelles.De plus, Ovo réussit à jller chercher, depuis deux ans, une publicité institutionnelle et de prestige fort intéressante, publicité qui n’est pas « l’antithèse de ce que la revue présente », explique Jorge Guerra.Ovo ne pourrait pas se permettre, en effet, de publier de la publicité criarde et commerciale à côté de photos choisies pour leur qualité technique, leur contenu et leur beauté artistique, ajoute-t-il.Ovo est beaucoup plus qu’un magazine, explique Denyse Gérin-Lajoie.« C’est aussi un lieu de rencontre — situé au 307, rue Sainte-Catherine ouest,, juste en face du Spectrum —, un centre de documentation, un lieu d’exposition (l’Espace Ovo), un atelier de mon- tage de photos, de reliure, etc.: bref, un endroit en plein centre-ville ouvert aux professionnels, aux étudiants et à tous ceux qui s’intéressent à la photo.» Mais, tout de suite après avoir dit cela, elle précise qu’« il va falloir malheureusement abandonner de l’espace, cette année, parce qu’on n’a plus de sous, nos budgets ne nous permettront plus de jouir de tout cet espace comme avant ! » Le tirage du magazine Ovo oscille entre 4,000 et 6,000 exemplaires, quatre fois par année.Le numéro spécial du 15e anniversaire est un numéro triple, réunissant les oeuvres de 70 photographes de renommée internationale — Richard Avedon, Henri Cartier-Bresson, Evelyn Hofer, Marc Riboud, Franco Fontana, Martine Franck, Sabine Weiss, pour ne nommer que ceux-là — d’une quinzaine de pays, mais dont la majorité proviennent de France et des États-Unis.Aucun Québécois n’y figure, toutefois.« C’est intentionnel, précisent les deux directeurs.Nous présentons depuis quinze ans la photo québécoise.Nous interprétons l’empressement avec lequel les photographes étrangers ont répondu à l'invitation que nous leur faisions comme une marque d’appui qui nous montre, en outre, que nous l’avons bien fait connaître et que notre revue est connue à l’extérieur du Québec.» Les photographies du magazine-souvenir sont exposées à l'Espace Suite à la page C-9 La magazine OVO, n" 59/60/61 Tiny de Mary Ellen Mark.À gauche : Roma (1979) de Franco Fontana.1SMiCî v' ^ LES HEUREUX ¦jour» DE MONSIEUR ¦GHICHKA JS* ALAIN GERBER Une fable époustouflante, une savoureuse parabole sur notre absurde et drolatique condition 194 pages / 17,95 $ ROBERT LAFFONT En vente chez votre libraire C-2 ¦ Le Devoir, samedi 14 juin 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND CINÉMA Satyajit Ray, Écrits sur le cinéma; Bernadette Lafont, La Fiancée du cinéma; Michel Ciment, Le Livre de Losey, Ramsay, coll.« Poche cinéma », nos 6, 16 et 20.Les amateurs de cinéma, de plus en plus nombreux (il faut bien le dire), seront certainement captivés par ces trois publications de la collection « Poche cinéma » des éditions Ramsay.On pourra y lire les articles et les conférences du plus grand cinéaste indien, les propos souvent truculents de « la plus bandante des actrices françaises », d'après François Truffaut, et les entretiens d’un des maîtres du cinéma.LITTÉRATURE Michel Tremblay, La Grosse Femme d’à côté est enceinte; Suzanne Paradis, Un algie dans la basse-cour; Jean-Paul Filion, Le Premier Côté du monde, Leméac, nos 5, 3 et 1.Les éditions Leméac viennent de lancer une nouvelle collection de poche qui permettra de lire ou relire nos différents succès littéraires québécois dans un format pratique, à prix modique, Parmi les premiers titres, nous retrouvons le premier volume des Chroniques du Plateau Mont-Royal, un plaidoyer romapcé passionnant qui relate la vie de Yannick Duntel et un retour sur le monde de l’enfance.LINGUISTIQUE Maurice Swadesh, Le Langage et la vie humaine, Payot, 282 pages.Le célèbre linguiste, connu à travers le monde comme le créateur delà « glottochrono-logie » (technique de datation de l’âge des langues et de leurs dialectes), nous présente une vue d’ensemble de la linguistique.Cette vulgarisation ne réduit aucunement les problèmes auxquels doit faire face cette science.L’auteur aborde tous les domaines en touchant des aspects de la psychologie, de la sociologie, de l'histoire et de la logique.Michel Ciment Le livre de Losey Edition définitive .» PSYCHANALYSE Christophe Dejours, Le Corps entre biologie et psychanalyse, Payot, 270 pages.L’auteur touche ici un domaine interdit, presque tabou : l’interdisciplinarité entre science et spéculation.Mais le développement des « neuro-sciences » oblige la psychanalyse à revoir ses fondements, sous peine de devenir obsolète.Pour justifier cette étude comparative, Dejours peut se réclamer de Freud qui était, ne l’oublions pas, neurobiologiste.REVUES Vues sur la nature, Liberté n" 165, juin 1986,156 pages.Y a-t-il un concept plus ambigu que celui de nature ?C'est pourquoi la revue Liberté nous présente des points de vue différents sur le sujet.Des membres réguliers de la revue et des collaborateurs tentent de cerner la question chacun à leur façon.On retrouve également, dans ce numéro, les chroniques habituelles et les notes de lectures.L'Héritage d’Edward Sapir, La Petite Revue de philosophie, vol.7, n° 2, printemps 1986, 149 pages.Dans ce numéro, la revue publie quelques exposés présentés lors de la table ronde du XVIIIe congrès de l'Association canadienne de philosophie, tenue à Montréal le 28 mai 1985 et qui avait pour thème l'héritage, autant sur le plan scientifique que philosophique, du grand linguiste Edward Sapir.On retrouve également des textes sur Heidegger, Dante, le féminisme, la sémiotique et le théâtre.LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER LIVRES RÉCENT ET ANCIENS Achat et vente la plus grande librairie 251 Ste-Catherïne E.VENEZ AU VICE D’UNE NUIT D’ÉTÉ FÊTE 1)1 5e ANNIVERSAIRE I)i MAGAZINE VICE VERSA LEJETDI 19 JT IN À 20 II AT CLl B SODA.52-iO AVENTE DT PARC au programme QUARTANGO le théâtre, la chanson, le hal * offre exceptionnelle le prix d’entrée de 12 5 comprend un abonnement à Vice Versa BILLETS : AUX GUICHETS DU CLUB SODA RÉSERVEZ ÀU 849-0042/270-7848 LE DEVOIR CULTUREL est dirigé par Robert Lévesque « L’extrême contemporain » - Vous suivez la vie artistique et littéraire ?Vous prétendez vous tenir à la fine pointe de la dernière mode et de la dernière étiquette ?Vous pensez connaître la dernière théorie ?Vous êtes allé entendre Scarpetta à la galerie Aubes et vous croyez désormais que toute nouveauté doit être appelée « post-moderne » ?Finie la modernité, enfin ! Vive le postmodernisme ! Mais non, détrompez-vous.Vous n’êtes déjà plus a la mode.Vous êtes dépassé.Paris est ailleurs ! En effet, il y a quelques semaines déjà — presque une éternité ! — l’Association pour la défense et l’illustration de la littérature contemporaine (ADILC) organisait, à l’Université de Paris VII, deux journées de réflexion sur « l’extrême contemporain » : le voilà, le fin du fin.C’est ce qu’il vous fallait savoir pour être à la page.D’ailleurs, si vous n’étiez pas arrivé à « l’extrême contemporain », c’est que vous ne possédez pas la souplesse ni la vitesse des théoriciens parisiens qui, depuis Tel Quel, n’en sont plus à leur premier mouvement de modernité ; Michel Chaillou, Denis Roche, Jacques Roubaud, Du-mitru Tsepeneag, Philippe Sollers, Danièle Salenave, Michel Deguy, Dominique Fourcade, Emmanuel Hoc-quard et Jude Stephan, eux et elles, ont compris que nous avions atteint « l’extrême contemporain ».Qu’on se le dise à Montréal ! Il n’est jamais trop tard.?Spirale — Le comité de rédaction du magazine Spirale continue de se renouveler.Suzanne Lamy, qui dirigeait le magazine depuis deux ans, quitte la direction mais reste collaboratrice.Élène Cliche quitte la rédaction, à laquelle elle participait depuis 1984.Pour les remplacer, arrivent à Spirale Ginette Michaud et Robert Saletti.Par ailleurs, la nouvelle direction du magazine réunit Sherry Simon et Jean-François Chassay.Le secrétaire de rédaction reste René Payant.Au sommaire du plus récent numéro (62) de Spirale : un dossier sur la traduction au Québec et une analyse du dernier titre de Jean Baudrillard, Amérique (Grasset).On consacre aussi deux pages à ce qu’on appelle la « paralittérature » (fantastique, SF, policier et espionnage), et l’on propose un entretien avec les auteurs d’une étude sur les romans Harlequin.?Concours d’oeuvres dramatiques — Radio-Canada dévoilait cette semaine les résultats de son concours d’oeuvres dramatiques pour la radio.Dans la catégorie des 60 minutes, les deux premiers prix sont allés à François Godin de Montréal ($ 2,500) pour son texte intitulé En une nuit, et à Michel Philip de Montréal ($ 1,500) pour son texte Deuil.Dans la catégorie des S0 minutes, les deux prix ont été mérités par Daniel Cadet de Montréal ($ 1,500) pour Le Container et par Rachel Sauvé, de Saint-Lambert-de-Lévis ($ 1,000) pour son texte intitulé La Troisième Oreille.Le jury de ce concours était composé de la comédienne Catherine Bégin, du critique Michel Vais et des réalisateurs Olivier Mercier-Gouin, Jean-Pierre Saulnier et Michel Ga-riépy.Gilbert Forest coordonnait le concours.Radio-Canada a reçu 122 inscriptions à ce 14e concours annuel.La plupart des textes provenaient de Montréal (77) et de Québec (18).La majorité des auteurs des textes soumis sont âgés de 30 à 39 ans (45 auteurs) et de 20 à 29 ans (38 auteurs).Le plus jeune auteur à soumettre un texte au concours avait 18 ans et le plus âgé avait 70 ans.?Signatures — Vous rêviez d’une fête de la poésie au square Saint-Louis ?Aujourd’hui, c’est un début : face à la librairie du Square, quelques poètes, dont Gilbert Lange vin et Robert Girardin, vendront leurs recueils anciens et nouveaux qu’ils signeront pour le public de la librairie de Françoise Careil.* ¥ * Colloque de Cerisy — Des Québécois ont participé à l’organisation du prochain colloque de Cerisy, en France, qui se tiendra autour de la « méthode » d’Edgar Morin.Les professeurs Serge Proulx et Heinz Wein-mann seront présents à Cerisy, aux côtés de Castoriadis, Leroy-Ladury et des collègues italiens.?Troisième âge — Le septième concours littéraire annuel du mensuel Le Troisième Âge a été remporté cette année par Mme Annette La-chance-Dallaire, de Montréal, pour son livre intitulé De l’orphelinat au centre d’accueil.En plus de voir son témoignage publié chez Paul Dot-tioni éditeur, la lauréate reçoit une bourse de $ 500 de la Fondation Ber-thiaume-du Tremblay.Deux mentions honorables ont aussi été prononcées en faveur de M.Viateur Paradis, de Verchères, et de Mme Jean-nette-B.Morin, de Montréal.?Apostrophe Sépharade — La Quinzaine sépharade propose au public un rendez-vous littéraire, lundi soir à 20 h 30 à l’auditorium S.-Grover (5080, avenue Westbury).Cet « Apostrophe sépharade » sera animé par l’historienne Yolande Cohen, qui recevra les écrivains Albert Bensoussan (France), André Elbaz (Montréal), Shlomo Elbaz (Israël), Naim Kattan (Montréal), Bob Abitbol (Montréal) et Haïm Zafrani (France).?UN ROMAN SUR L’ESPIONNAGE INFORMATIQUE PROGRAMMEURS À GAGES de Jacques Bissonnette «Programmeurs à gages, de Jacques Bissonnette, nous plonge en plein coeur de cette guerre feutrée qui se trame autour de l’espionnage informatique, sur les traces d’Alain Bourque, un spécialiste en sécurité des systèmes informatiques à l’emploi de la Data Security, une firme établie dans la Silicon Valley.Programmeurs à gages obéit au modèle type du roman d’espionnage.Un véritable roman d’initiation.» Guy Cloutier, Le Soleil.281 pages — 14,95$ En vente dans les bonnes librairies, vit) éditeur y la petite maison de la grande littérature Petit carnet mondain — Naim Kattan, écrivain et secrétaire du Conseil des arts du Canada, revient d’un voyage en Chine.Le poète Gaston Miron a fait, ces jours derniers, un voyage éclair à Montréal.Miron réside jusqu’en août à Paris d’où il a rayonné en Espagne, au Portugal et en Irlande, ces mois derniers, pour donner des conférences sur la littérature québécoise.De son côté, le poète et romancier Fernand Ouellette revient d’un périple en Italie où il donnait des conférences dans divers centres d’études universitaires où l’on enseigne notre littérature.Enfin, les poètes Pierre Nepveu, Robert Marteau et Gaston Miron étaient les invités des Journées de poésie de Rodez, à la fin de mai, dans l’Aveyron, en France.Animées depuis de nombreuses années par Jean Digot, Jean-Paul Bouloc, Frédéric-Jacques Temple, Jean Joubert et quelques autres poètes du Sud-Ouest, les Journées de Rodez sont très fréquentées.Cette année, les poètes québécois ont fait figure de « défenseurs du français », qu’illustre le combat de la littérature québécoise en pleine Amérique anglophone.?Prix de poésie — L’Académie Mallarmé, qui vient de se réunir à Paris, a décerné son prix de poésie annuel à Henri Meschonnic pour son (magnifique) recueil Voyageurs de la voix.Nairn Kattan, tout juste rentré de Chine, participera lundi soir au rendez-vous littéraire de la Quinzaine sépharade.paru aux éditions Verdier.L’Association des écrivains du Rouergue vient aussi d’attribuer ses prix de poésie à l’occasion des Journées de Rodez.Le prix Antonin-Artaud est allé à Michel Cosem pour son recueil Aux yeux de la légende (éd.Dominique Betou).Le prix Claude-Sernet, à Pierre Della Faille pour Le Poète en lambeaux (Éditions de la revue Sud et à Petr Kral, auteur de Pour une Europe bleue (éd.Arcanes 17).Enfin, le prix Jean-Boudou est allé à Jan Dan Mellau.NOUVEAUTÉS LE CONCILE REVISITÉ En collaboration Réflexions sur le Concile et l'après-Concile HMUfSE LE CONCILE REVISITÉ Réflexions sur le Concile et Paprès Concile En collaboration * 327 pages * 14,95$ «Le Concile revisité» est une aventure passionnante, pastorale-ment et théologiquement et s’adresse à ceux et celles qui désirent mieux connaître le Concile et son oeuvre et regarder vers l’avenir de notre Église transformée par l’événement conciliaire.POUR LA PAIX Messages de paix de Paul VI et Jean-Paul II Paul VI et Jean-Paul II *216 pages* 8,95$ POUR LA MIX «Pour la paix» rassemble tous les messages de Paul VI et de Jean-Paul II en guise de contribution chrétienne à l’effort universel de paix.«La paix est une valeur sans frontières», nous dit Jean-Paul IL En cette année internationale de la paix, rien de plus opportun qu’une relecture de ces remarquables messages pour nourrir la réflexion et orienter l’action.En vente chez votre libraire habituel.cr\ITI/NMO 3965, boul.Henri-Bourassa est EDITIONS IVf Jntréal, Québec H1H 1L1 PAULINES *!•: (514) 322-7341 \__________________ '_________________________) fardel .' HI» etdeUï (T 1 S an'«*tP**- Comédie obscène ej „ IJnl,t:r£ „a,eU'>’i'BP‘,SeU, dunarr.rdute*te: « D’°bor d furtif *ï‘«lure 2>- '“Tai nûtt°ns bord de mal vit) tvate 95$ Obse 24 librairie yottc d*cZ vente En CROQUEZ LA POMME A BELLES JOHN IRVING .ŒUVRE de Dieu LA PART DU ^ Diable Seuil DENTS Par l'auteur de LE MONDE SELON GARP SEUIL C-4 ¦ Le Devoir, samedi 14 juin 1986 LE DEVOIR CULTUREL T Faut-il être inconscient pour écrire [LETTRES QUEBECOISES •STÉPHANE LÉPINE U- Ir .jS-X.I* Bernard-J.Andrés, La Trouble-fête, Leméac, collection « Roman 'québécois » n° 98,1986, 240 pages.'?Suzanne Paradis, Les Cormorans, Leméac, collection « Roman québécois » n" 91, 1986, ; 170 pages.: PROFESSEUR, critique, directeur de la revue Voix et images, Bernard-J.Andrés est un théoricien heureux et estimé qui, aujourd’hui, se fait romancier.C’est peu de dire que le sàvoir théorique de M.Andrés est impressionnant.L’herméneutique, la sémiotique et la nar-ratologie sont, pour lui, des instruments familiers qu’il maîtrise et manipule aisément.Mais qu’il raconte ou qu’il théorise, M.Andrés démontre-t-il la même maîtrise ?Telle est la question.En fait, La Trouble-fête est le prototype parfait de ce que j’appelle, péjorativement, de la littérature d’universitaire.Bernard-J.Andrés a tout confondu : l’écriture et l’interprétation des'textes, la culture littéraire et l’ennui.Savant, oui, La Trouble-fête est un livre savant.Forcément, quand on écrit un roman comme on donne un cours théorique, en s’abreuvant de son savoir et de sa technique, on peut épater la galerie.Mais cela n’empêche pas que ce premier livre est un immense ratage.D’autant plus humiliant que son auteur se prend pour Umberto Eco, tente de concilier les études littéraires et sa vaste culture livresque à l’intérieur d’un texte de fiction et livre un ouvrage qui non seulement n’a aucune des qualités du Nom de la rose mais ressemble à un exercice de style prétentieux et vide.Que raconte La Trouble-fête ?Pas grande-chose sinon l’écriture elle-même.Pendant 240 pages, M.Andrés s’attache à démontrer les procédés narratifs et les mises en abîme, élabore un texte vu sous différents angles, un texte qui se critique lui-même, qui s’auto-représente constamment pour mieux briser l'illusion et montrer les procédures de falsification de la modernité.L’anecdote : après une déflagration nucléaire, un homme frappé d’amnésie tire de son activité d’écriture « assez d’énergie pour échapper à l’agnosie collective ».Du fond de sa retraite, ce concierge n’a que peu de contact avec la réalité et usé des « artifices de la fiction » pour communiquer avec le réel et son entourage.Enfermées dans les cadres de sa fiction, personnes réelles et situations insurmontables sont alors à sa merci.« J’excellais, écrit-il, dans la mise en bière par fictions interposées.» Dans un texte lourd de sous-entendus, de clins d’oeil, de « fantai- sies discursives », le premier narrateur du roman de Bernard-J.Andrés retrouve « au besoin l’apaisement illusoire des mots ».« Dans la jungle de cette ville abandonnée », cet homme fait l’expérience du réel à travers la fiction, tente de retrouvèr la mémoire par l’écriture et ne vit donc que par et pour un texte qu’il ne cesse de commenter et d’analyser : « Quel délice de se prendre à ses propres phrases en l’absence de tout interlocuteur ! Vertu soporifique des circonvolutions langagières ! Vains tours de babil.» Mais un personnage, une femme pour qui il éprouve « quelque sympathie en réalité », aura tôt fait d’échapper à sa fiction et de bouleverser l’ordre des choses.Le journal de bord de ce concierge va être le point de départ d’une intrigue borgesienne, dans une ville dévastée, sombrant dans la dégradation, l’amnésie et le chaos.Un second narrateur, technicien-documentaliste, mettra la main sur le manuscrit du concierge et tentera d’y trouver un sens, « tâtonnant dans ses écrits, démêlant et emmêlant — qui sait ?— l’écheveau de ses brouillons, rageant de découvrir des réseaux de contradictions, d’avoir à les résoudre .» Après quoi, une responsable de collection reprendra le même texte, le commentera à son tour, se consacrera pleinement à son analyse, jusqu’à s’y retrouver elle-même.À travers ce triptyque où trois fictions se rencontrent et s’entremêlent, s’interpellent et se commentent l’une l’autre, on plonge dans un cau- chemar des temps futurs, glauque et labyrinthique, dans des dédales où quelques survivants rampent, chuchotent ou écrivent, postés devant des miroirs opaques ou en trompe-l’oeil.On entre là dans un outremonde, dans un univers construit par les différents narrateurs et qui n’appartient qu’à la fiction.Mais cet univers esthétique et formel, rarement créateur de sensations et d’un climat, se présente au lecteur comme un simulacre préfabriqué qui use de la technique comme d’un savoir-faire froidement appliqué.Le livre brasse avec acharnement toute une série de clichés et de références : à la science-fiction et au fantastique, dans l’utilisation déformante des décors et de la réalité, à la modernité, dans l’exploration des mises en abîme et d’une conscience réfléchissante de l’écriture, à la situation socio-historique et linguistique québécoise, à la publicité et à des auteurs aussi différents que Proust, Durrell, Molière et Gabrielle Roy.Il est donc composé de morceaux de bravoure formels, de prouesses structurales mais il ne donne jamais la preuve d’un vrai don d’écrivain.Exercice de style d’une grande virtuosité, le livre de Bernard-J.Andrés, qui constitue un univers sans y susciter pour les saisir des moments de grâce, est finalement bien creux.Dans cette accumulation d’effets, de références et de jeux de miroir, le contrôle absolu de la forme, l’habile mise au point de l’emballage, la savante organisation des niveaux narratifs sont constamment affichés 9 comme tels et ce, au détriment du contenu, de la matière romanesque.Articulé selon une logique contraignante, le roman ne contient rien de plus que sa forme.Faut-il donc être inconscient pour écrire ?Bien sûr que non.Mais Bernard-J.Andrés aurait intérêt à oublier les grilles théoriques lorsqu’il écrit.Ne sait-il pas que c’est ce qui échappe à la grille, ce qui dépasse le cadre théorique, qui permet le plaisir de lecture ?.?Comme on le sait, Suzanne Paradis écrit beaucoup.Beaucoup trop.Dans le même style « poétal » et lyrique qui la caractérise, elle offre aux lecteurs, quelques mois seulement après la parution de La Ligne bleue, une version revue et remaniée d’un roman paru en 1968 aux éditions Carneau : Les Cormorans.Dans 111e de Sable, peuplée de chevaux sauvages et balayée par le vent, 15 hommes, femmes et enfants ont trouvé refuge, y vivent leur exil.Tous hantés par le souvenir d’un pays perdu, tous marqués par la mort et le mal, ils essaient de trancher les liens avec le passé et la mémoire, de « reconstruire enfin (leurl fraternité, les femmes, les hommes a travers les mailles et les noeuds d’une maternité sans frontières ».Mais, « rayés de la surface habitable de la planète », ces personnages déchus, qui ont bravé la colère des dieux, attendent leur châtiment.« Les cormorans nous surveillent car nous occupons leur territoire et pro- voquons leurs dieux.Ces oiseaux-là ont la mort dans le sang.» Sous l’oeil vengeur des cormorans, sous la menace constante d’un cataclysme ui fera s'effondrer 111e, les 15 exilés, prouvés par le destin, se racontent et, « aux frontières du bien et du mal, de l’esprit et de la chair », attendent une réponse.Je ne saurais dire à quel point les textes de Suzanne Paradis m’ennuient.Je n’en ai indiqué ici, à grands traits, que le contenu anecdotique.À vous de découvrir ce livre plein de bons sentiments, de cruelles interrogations sur l’amour, la mort, le mal de la chair et le triste sort de l’humanité désirante et punie par les dieux.mmm DANS LES POCHES Vie et roman GUY FERLAND ?Polanski, Roman, Le Livre de poche n" 6049, 1985, 607 pages.?Michel Tournier, Gilles et Jeanne, Folio n° 1707,1985,153 pages.?Claude Roy, Permis de séjour, Folio n° 1700, 1985, 373 pages.QUELQU’UN disait récemment que la vie est un roman.On pourrait aussi bien dire î inverse, en transformant la formule d’un autre cinéaste, et affirmer que le roman, c’est la vie.Lorsqu’on peut dire d’un roman qu’il vit, ou d’une vie qu’elle se lit comme un roman, on a affaire alors, en n’en pas douter, à une oeuvre d’art.Comme son prénom l’indique, la vie tumultueuse de Roman Polanski tient du « roman ».Mais on ne peut, pas en dire autant de son autobiographie.Si Ton y apprend beaucoup de choses sur la vie du cinéaste, on ne sait pas trop ce qu’il en pense lui-même.Le ton neutre et froid donne au lecteur l’impression que Polanski remplit une tâche.C’est seulement lorsqu’il raconte son enfance qu’il semble y prendre plaisir.Il se rappelle, avec une certaine nostalgie, sa périlleuse enfance durant la guerre, sa réclusion dans le ghetto juif de Varsovie, sa laborieuse survie pendant l’après-guerre et l’occupation soviétique, ses premières tentatives au théâtre et ses difficiles débuts dans le domaine cinématro-graphique, sa misérable vie d’étudiant en cinéma et de jeune cinéaste prometteur avec Le Couteau dans l’eau et, finalement, sa lente percée.Ensuite, on entre dans la vie publique de Polanski, et cela semble moins l’intéresser.Il nous narre sans passion le déroulement de sa vie de cinéaste : ses réalisations des grands films qui feront sa réputation : Le Bal des vampires, Rosemary’s Baby, Chinatown, Le Locataire et Tess', sa rencontre avec Sharon Tate, avec qui il se marie; son existence hollywoodienne des plus excentriques avec Jack Nickolson, Peter Sellers, Bruce Lee et bien d’autres; et le fatidique 9 août 1969, lorsqu’on découvre dans sa maison.Sharon Tate et trois de ses amis massacrés à coups de couteau.À partir de cet événement, tout s’écroule dans la vie privée de Polanski.Quelques années plus tard, il est accusé de viol et condamné à la prison pour 90 jours.Un démêlé avec un juge aurait pu aggraver sa peine.Il fuit alors les États-Unis.Mais sa mauvaise réputation le suit maintenant partout.Il fait attention à tous ses mouvements et ne croit plus qu’en l’absurdité du monde.OUVERT 7 JOURS JUSQU A 21 HEURES •SB» t lii&ny UN JOUR OU L AUTRE I I-j Polanski raconte tout cela sur le même ton que le ferait n’importe quel étranger à cette histoire.Il ne prend pas parti et le lecteur reste sur sa faim.On aurait aimé qu’il fasse autre chose que nous raconter, sans style et presque sans commentaires, son existence bien remplie.?La vie de Gilles de Rais offre plusieurs péripéties et reste suffisamment obscure pour inspirer un bon conteur.Mais Michel Tournier, qui nous avait donné un magnifique Vendredi, ou les limbes du Pacifique, tisse malheureusement la trame de son récit sur un fil trop mince : la relation ambiguë entre Jeanne d’Arc et ce monstre de Gilles de Rais.À partir de ce fait historique, il élabore une explication théorique abstraite et simpliste pour expliquer la monstruosité de Gilles.L’amour refoulé de Gilles pour la Pucelle se serait transformé en passion sauvage pour suivre Jeanne dans son calvaire.Voilà pourquoi il aurait abusé des jeunes garçons avant de les tuer et de les brûler.Michel Tournier nous perd dans son récit.Il insiste trop sur des détails sans rapport avec l’histoire.On ne sait trop où il veut en venir et il ne renouvelle pas vraiment la légende de Gilles de Rais et de Jeanne d’Arc.Son récit est sans corps ni passion (pourtant, la matière était là).L’auteur n’a pas su insuffler à son histoire l’énergie qu’il a déjà donnée à d’autres romans.?Victime de ses cigarettes, Claude Roy est atteint du cancer.En 1982, une opération lui donne un sursis.Tarifs 1986 Abonnement : deux numéros par an ?Institutions : 24 $ ?Individus : 16 $ ?Étudiant(e)s (avec preuve) : 12 $ O Prix pour un numéro : 10 $ Comme il le dit si bien lui-même, il fut menacé de se voir retirer son permis de séjour sur la terre.D’où le titre de son recueil de textes qui regroupe des notes, des poèmes, des cahiers et des carnets des années précédant son opération, ainsi qu’une sorte de journal tenu après cette expérience.Dans Permis de séjour, la vie rejoint le roman et l’écriture est vivante.La profondeur de la pensée de Claude Roy transpire de tous ses textes.Il ne s’apitoie pas sur son sort et veut vivre « les yeux ouverts ».Devant le mensonge généralisé et organisé, il reste lucide et engagé par tout ce qui l’entoure.Et cela force notre admiration.On ne peut que respecter au plus haut point un individu dans sa situation lorsqu’il écrit : « Les miroirs et les autres me donnent sûrement mon âge, mais je ne me le donne que quand j’y réfléchis, ou quand on me le demande.[.] Ce qui me peuple, traverse, relie et soutient est encore tellement vivant que j’ai beau avoir déjà parcouru un bon bout de la descente, la vie pourtant ne semble pas se retirer de moi, qui doit être pourtant en train de me retirer insensiblement delà vie.[.]Si j’ai connu ma part de douleurs et de deuils, jamais cependant je ne me suis senti seul au monde, et jamais non plus dégagé de toute responsabilité dans le destin, heureux ou déplorable, des êtres les plus éloignés de moi.» Ce sens de la responsabilité et de l’engagement dans le monde ne Ta jamais quitté tout au long de sa vie.Il est rafraîchissant de le voir au lendemain de cette dure épreuve.C’est que l’amour et l’humour ne l’ont pas encore abandonné.« Qu’est-ce que la mort, après tout ?Une prise de sang poussée jusqu’à ses conséquences extrêmes.» Il garde aussi une sereine passion pour l’écriture.« La passion d’écrire, ce n’est pas une façon de vivre un peu moins pour créer un peu plus.Cela devrait etre un art d’éclairer (pour soi et pour les au- ?Abonnement à partir du numéro____________ ?Commande________numéro(s)_______ ?Ci-joint un chèque pour la somme de_____________$ Nom : __________________________________________________________________ Adresse :____________;__________________________________________________ — Faire le chèque à l'ordre de : RIAC.— Envoyer le bon de commande et le chèque à RIAC, École de service social.Université de Montréal, C.P 6128, Suce.A, Montréal, Québec, Canada, H3C 3J7 Tél (514) 343-7222 W U en alnt-P?"* Ja“Ul!,d.Z*™” réalisé pa'r, Re„aud Roman très) un peu plus la vie, afin de la vivre davantage.» On ne peut tout simplement pas trouver une définition plus appropriée et plus juste de l’écriture.Tournier Gilles & Jeanne Claude Roy Permis de séjour 1977-1982 ïiib£J Bref, ce livre vient admirablement bien compléter son autobiographie amorcée par Moi Je, Nous ft Somme Toute.Une grande leçon d’humilité, de lucidité et de courage.Et quel écrivain-! JEAN-HAMELIN (hors catégorie) 1986 GA Tl EN LAPOINTE ODE AU SAINT-LAURENT précédée de J’APPARTIENS A LA TERRE Édition de luxe Édition courante EN VENTE 39,95$ 12,95$ aux Éditions du Zéphyr C.P.8%, Trois-Rivières, Qc, G9A 5K2 Tél.: (819) 375-9561 Chez Claude Lapointe 111, rue Tanguay, Sainte-Justine (Comté Dorchester) GOR 1Y0 et dans les librairies Éditions le Préambule Tél.: (514)651-3646 VIENT DE PARAITRE Collection Chroniques du Futur Le Nord électrique par Jean-Pierre April 230 barrages hydro-électriques forment une mer au milieu du Nouveau-Québec.Des super-camions vident le * • mAt«A»A» mmamaIAmma ' 1 '_, _____ « a m m -Je pays de ses dernières (ose sur le Multi Motor 23, capable de repi es de minerai le prototype comporte un kl miital/kr, __ — 1 _ J t, • r t matières premières.Tout .transporter cinq montagnes Pendant le voyage d’inauguration, „ r- u.équipage de 85 personnes, parfaitement inutiles, mais déterminées à fêter.Le voyagel et la vodkola abondent, le carnaval fait rage et des événements étonnants perturbent la belle régularité du camion maximal: des terroristes menacent ses flancs d’acier, des hallucinations troublent I équipage, un sorcier Naskapi lance Carcajou contre le camion emballé, la star polaire apparaît sur 1 autoroute, le temps semble geler.y Ce premier roman de J.-P.April, qui a déjà publié deux recueils, est une joyeuse épopélectrique qui tient du thriller, de la B.D., du merveilleux et surtout de cette science-fiction ironique particulière à 1 auteur.Le Nord électrique, c’est la vision débridée d’une société en miniature lancée à fond de train sur l’autoroute du progrès.ISBN: 2-89133-075-7 — 246 pages — 15,95$ En vente dans les librairies Diffusion: Messageries Prologue 2975.Sartelon.Montréal H4R 11.6 — Tél,: 332-5860 Le Devoir, samedi 14 juin 1986 ¦ C-5 LE DEVOIR CULTUREL Histoires à venir, histoires du passé LES BEDES PAUL CAUCHON ?Enki Bilal, La Femme piège, Dargaud, 1986, 6p pages.UNE IDÉE qui en vaut bien d’autres : en l’an 2025, le pouvoir économique mondial sera aux mains des fournisseurs de drogues, qui le partagent avec IBM et le trust pétro-nucléaire.À cette époque d’hyper-libéralisme, la drogue sert aussi de monnaie d’échange et le pouvoir politique compte sur l’apport de nouveaux immigrants (tels les extra-terrestres de Zuben’Ubiens) pour combattre la mafia afro-pakistanaise de Londres.Vous me suivez ?Pour une journaliste comme Jill Bioskop, cela fait beaucoup d’action à couvrir, surtout lorsqu’elle part enquêter à Berlin (la seule enclave autonome de l’Empire tchéscosoviet) sur les guerres locales entre groupements religieux.Il faut dire que la belle Jill aux cheveux bleus, ça ne tourne pas toujours rond dans sa tête.Elle assassine ses amants, et sa consommation de pilules HVL commence à sérieu- sement affecter sa mémoire et son affectivité, au point où l’on se demande si son histoire est bien réelle ou s’il ne s’agit que d’un cauchemar pharmaceutique.Et où écrit-elle, cette journaliste ?Dans Libération, particulièrement l’édition du 14 octobre 1993, qui a reçu sur téléscripteur le texte érotico-po-litique de Jill en provenance du futur ! Cet exemplaire parodique de Libé est glissé à l’intérieur du dernier album de Bilal.Je ne tenterai pas de vous raconter un récit qui part dans toutes les directions, où Jill est aidée par Nikopol, personnage du précédent album solo de Bilal, La Foire aux immortels.Il s’agit vraiment d’une sorte de jeu où toutes les pistes sont possibles, où s’entremêlent les époques, où l’univers de Bilal devient de plus en plus auto-référentiel.Bilal s’amuse également à adopter pour Jill un ton « nouveau journalisme », un point de vue subjectif vaguement désabusé, et à multiplier les références au contexte socio-politique de l’avenir (exercice courant chez les écrivains récents de SF).Son dessin est toujours aussi merveilleux, toujours aussi parfait, avec ces formes fortement modelées, ces couleurs glauques, ces atmosphères sordides.Mais l’album m’a laissé perplexe : un peu éparpillé, n’ayant pas la force de conviction de La Foire aux immortels (véritable réflexion politique et religieuse), c’est un exercice brillant et fascinant où pointe quelquefois le maniérisme.* Si vous êtes (malheureusement) allergique à la science-fiction, sachez que, dans la bédé actuelle, la grande mode est de se tourner vers l’Histoire.Les éditions Glénat ont lancé, l’année dernière, le magazine Vécu, sous-titré « l’Histoire, c’est aussi l’aventure».Vécu veut présenter des bédés qui utilisent l’Histoire comme argument narratif.On veut faire « revivre l’Histoire », se servir d’événements historiques pour raconter des récits palpitants et romanesques, sans didactisme.C’est peut-être le premier vrai magazine spécialisé, dans le sens où ilpublie une production définie pour une couche de lecteurs très précise.Vécu contient également des chroniques de livres et des reportages qui s’attardent aux grands faits de la petite histoire.C’est, évidemment, un concept fourre-tout, qui veut utiliser un discours culturel de prestige pour mieux vendre un produit encore mal jugé.Plusieurs des oeuvres sont de grande qualité, mais la salade est quelquefois indigeste.Par exemple, dans le numéro 10 (décembre 85), on passe d’un voyage sur le Transsibérien, à la fin du 19e siècle, au règne d’Henri IV.Un autre héros part fonder l’Amérique pendant que « Louis la Guigne » assiste à la montée du Troisième Reich à Munich, et ainsi de suite, toutes époques confondues dans une façon de raconter souvent très similaire.Tout de même, signalons une des séries les plus prometteuses : Les L’Internationale tombe cette année dans le domaine public ANDRÉ RIMAILHO LISLE-SUR-TARN, France (AFP) — Les droits d’auteur de l’Internationale, qui retentit chaque année à l’occasion du 1er mai, seront versés pour la dernière fois cette année.En 1987, le chant de ralliement des travailleurs révolutionnaires du monde entier, écrit en 1871 par le français Eugène Pottier, tombera dans le domaine public.Depuis quelque 30 ans, les droits sont perçus par la petite-fille de l’auteur, Mme Marguerite Eckert, une vieille dame de 80 ans qui vit à Lisle-sur-Tarn, près d’Albi, dans le sud-ouest de la France.Les interpréta- tions publiques de l’Internationale, ainsi que les cassettes, les disques et les films utilisant le célèbre chant, lui rapportent quelques milliers de francs chaque trimestre.Cependant, l’héritière d’Eugène Pottier ne regrette pas la disparition prochaine de ces revenus trop modiques pour être considérés comme des rentes.En outre, aucune redevance n’a jamais été versée par les États où l’Internationale retentit comme un hymne : les pays de l’Est.Cependant, l’URSS a invité Mme Eckert en 1970 aux cérémonies du 1er mai.« J’ai été traitée comme la reine d’Angleterre : tapis rouge, gerbes et réceptions », se souvient-elle.Et, sur la place Rouge, elle a pleuré en entendant la foule soviétique en- tonner l’oeuvre de son grand-père.Mme Eckert se proclame « militante socialiste depuis l’âge de cinq ans », et, bien que les socialistes français ne soient plus au pouvoir depuis mars dernier, elle espère que le centième anniversaire de la mort d’Eugène Pottier, l’an prochain, fera figure d’événement.Pottier, né en 1816, était dessinateur sur tissus à Paris et membre de l’Internationale socialiste.Il a com-osé, en outre, les paroles de nom-reuses chansons comme En avant la classe ouvrière ou la Tricolore, célébrant les vertus du chemin de fer, moyen de transport nouveau que certains voulaient supprimer et dans lequel il voyait un facteur de progrès social.Maire du Xle arrondissement de Paris à l’époque où il écrivit l’Internationale, durant la Commune — l’insurrection de la capitale française contre le gouvernement, après la guerre de 1870 perdue contre la Prusse — Pottier fut ensuite contraint, comme Victor Hugo, de s’exiler en Belgique, puis à Jersey et Guemesey, enfin à Londres.Amnistié, il regagna la France en 1880, sans ressources, et dut, pour vivre, poser nu à l’école des Beaux-Arts de Paris.Il mourut en 1887.Il est enterré au cimetière parisien du Père-Lachaise, à quelques mètres du « mur des Fédérés », au pied duquel furent fusillés, en 1871, ses camarades insurgés.dictw^eWi \o voüJPAts.Choque voW»««c > muet Cinéma franco1* affiche* e cinéma [.es bettes ^voiume * pleins w le cinéma u«INfM* |[ t tiMMLJ till i «ru*** lfHWflU If tïUU' «I mm' h «Min En vente dans toutes les librairies 49,50 ¦m ** «P 56,25 it \ « :oas LES ENCYCLOPÉDIES POPULAIRES INC.1246 rue St-Denis, C.P.686 Station “N”, Montréal, Qué.H2X 3N4 Tel.: (514) 843-3361 Chemins de la gloire, de Bucquoy et Hulet.Le tome 1, Le Temps des innocents, raconte l’histoire de Raymond Lecluse, affecté pour son service militaire dans une portion de la ligne Maginot.Boxeur, ayant des ambitions üttéraires, Lecluse participe à une manifestation avec son père gréviste et tue par accident un gendarme.Il doit se sauver à Paris et rêve de « conquérir la capitale ».À verser au crédit de ces nouveaux auteurs : un ton intériorisé, une description de caractère très fine et sensible, des scènes très prenantes (il faut voir la mémorable Eermission des militaires dans un ordel ! ), une mise en pages inventive, où des séquences de cauchemar rythment les réflexions de Lecluse, où de grandes cases pleine page relancent le propos.On s’emballera moins pour les dialogues vaguement grandiloquents, et pour un propos qui manque d’originalité.Par exemple, lorsque le jeune ambitieux lance, à la toute fin de l’album, du haut du grand escalier d’une soirée mondaine : « Paris, à nous deux ! », le lecteur pouffe de rire : les auteurs ont peut-être oublié que, depuis Balzac, le « récit d’apprentissage » s'est engagé dans d'autres voies.?Tintin.Spielberg, même combat ?Les amateurs de bédé apprenaient l’an dernier que Steven « E.T.» Spielberg (qui tourne actuellement un Peter Pan) avait acheté les droits cinématographiques de l’oeuvre de Tintin.Les éditions Casterman viennent d’annoncer que le réalisateur Jean- Jacques Beneix (Diva, La Lune dans le caniveau) est pressenti pour réaliser le film produit par Spielberg.C’est à suivre, assurément.Les Belles Rencontres de la librairie HERMÈS font relâche cet été, et vous donnent rendez-vous en septembre.année 362 jours par Tous les dimanches après-midi venez regarder avec nous “APOSTROPHES" à 14h à TVFQ-99 avec Bernard Pivot 1120, av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 Un «thriller» dans la meilleure veine, conjuguant qualité d’écriture et intrigue à rebondissements qui conduira le lecteur de Halifax et ses brumes à Leningrad, en passant par Washington, Paris.Comparé à Deighton, Graham Greene, Le Carré et Forsyth.Voici RED FOX.AnthonyHyde roman ^ f ouc' j ouéb^ IC ,eOvs' UsseC _ progrès iuaeoce ___ 0°n vnte'V'Q1 istiane SEUIL C-6 ¦ Le Devoir, samedi 14 juin 1986 LE DEVOIR CULTUREL LA NOTE BLEUE GILLES ARCHAMBAULT Le vertige Gillespie Ce EST Dizzy Gillespie, nous le savons maintenant, qui clôturera le ' Festival international de jazz de Montréal, le dimanche 6 juillet.Le trompettiste nous a fréquemment rendu visite par le passé.Personne ne songerait à s’en plaindre même si les clowneries du musicien/amuseur sont de moins en moins inédites.C’est que Dizzy Gilles-pie, à 68 ans, est toujours un fabuleux instrumentiste.Bien sûr, il n’a plus les mêmes audaces, calcule avec plus d’astuce la longueur et la fréquence de ses solos, mais, indéniablement, il séduit et captive l’audi-teur/spectateur à coup sûr.Un livre récemment paru en traduction française nous le rappelle.Dizzy Gillespie et la révolution be-bop, de Raymond Horricks (1), est un essai de 78 pages qui relate les principales étapes de la carrière de John Birks Gillespie.On n’apprend rien qu’on ne sache déjà.Très manifestement, l’auteur a élaboré son livre comme un article de magazine un peu étoffé.Le format restreint de son entreprise ne l’empêche pas, non plus, de consacrer quelques pages à Lester Young, Thelonious Monk, Charlie Parker, Ray Charles, etc.Il lui arrive de passer sous silence plusieurs années de la carrière du trompettiste, quitte à devenir prolixe lorsqu’il s’agit de relater des événements sans importance réelle comme, par exemple, l’attitude de Gillespie au Festival de Nice face à celle de Lionel Hampton.Ici et là, on recueille certains éléments d’information, au sujet de l’enfance et de l’adolescence du musicien, mais on les trouve avec force détails dans To Be or not to Bop, que Gillespie a écrit avec la complicité d’Al Fraser (2).Quelques photos, certaines peu connues, viennent égayer un livre un peu terne et très cursif.Enfin, une discographie sélective clôt l’entreprise.La traduction de Paul Couturiau est convenable.Ai-j e besoin de dire, en terminant, que ce petit livre ne vaut pas le prix qu’on en paierait ?Dizzy Gillespie, il faut quand même l’entendre, au festival ou sur disques.?Dizzy Gillespie, A Portrait of Duke Ellington.Verve 817 107-2.Version en CD d’une séance de 1960.À la tête d’un orchestre de studio, Dizzy reprend avec brio certains des thèmes les plus connus du Duke.Les arrangements de Clare.Fischer sont superbes.À ne pas rater.Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, etc.The Bebop Session.Vogue 600039.En mai 1975, des pionniers du bop refont leurs trücs passés.Si la fougue d’antan manque parfois, la perfection de l’exécution, que rend à merveille la transcription en audio-numérique, n’a pas de ratés.Deux pianistes, John Lewis et Hank Jones, un batteur qui a nom Max Roach et Percy Heath à la contrebasse, du cousu main évidemment.Dizzy Gillespie, Dizzy in Paris.Vogue 600047.Dizzy et sa grande formation en 1953, mais également à la tête d’un quintette comprenant Don Byas au saxo ténor, une année plus tôt.Si là transcription au compact dise apporte un peu plus de netteté, nous ne sommes tout de même pas en présence d’une révolution sonore.De bons moments.Dizzy Gillespie, Pleyel Concert 1953.Vogue 600031.De la même période que le disque précédent, ce CD nous présente Dizzy en superbe forme.Des solos époustouflants, des vocalises ubuesques de Joe Carroll viennent nous indiquer que le Dizzy Gillespie showman avait déjà mis les choses au point dès ces années-là.Disque fort réjouissant.Dizzy Gillespie, Dee Gee Days.Savoy ZD 60517.En 1951 et 1952, le trompettiste, en compagnie de Milt Jackson et même de John Coltrane (qui joue peu).Même si l’on trouve plusieurs excellents solos, ce CD s’adresserait plutôt à l’auditeur qui aurait une connaissance historique du jazz qu’à l’amateur moyen.Certains des trucs trop évidents, certains compromis nuisent à l’audition de cette musique recueillie en CD.Il n’empêche que.( 1 ) Raymond Horricks, Dizzy Gillespie et la révolution be-bop, collection «Jazz», éditions Garancière, Paris, 1985, 108 pages.(2) Dizzy Gillespie with Al Fraser, To Be or not to Bop, Doubleday, New York, 1979, 552 pages.Continuer au lieu VARIETES PAUL CAUCHON VOUS EN avez assez d’entendre parler de la relève ?L’Amacc a trouvé la solution : les artistes qui n’arrivent pas à percer, ce sont maintenant les artistes de la « continuité ».Organisme sans but lucratif fondé en janvier 1985 par Richard Brunette, un auteur-compositeur-interprète, l’Association des musiciens, artistes et comédiens de la continuité (Amacc) est actuellement en campagne de financement.L’organisme veut donner à ses membres des outils pour leur permettre de développer leur carrière.Il s’agit essentiellement d’un organisme de services, qui offre des locaux de pratique, des salles de répétition, un studid de danse, des conseils concernant le marketing, les droits d’auteur, les demandes de subvention, et qui s’est doté d’un studio d’enregistrement 16 pistes.L’Amacc a reçu une subvention de l’État fédéral, dans le cadre de programmes d’emplois, mais elle organise, cet été, différentes activités en espérant recueillir $ 100,000 pour assurer sa survie.L’Amacc, qui loge dans une école au 911, rue Jean-Talon est, à Montréal, manque, en effet, de fonds pour insonoriser et aménager ses salles.Jean-François Doré, chroniqueur et animateur radio-télé, agit comme porte-parole pour cette campagne de financement.« Plutôt que de subventionner des groupes ou des compagnies il serait essentiel de soutenir un organisme comme l’Amacc, nous a-t-il déclaré.Les solutions à la crise de la chanson québécoise doivent venir des intéressés eux-mêmes, et un organisme regroupant des services est un élément important parmi ces solutions, en permettant aux artistes de se doter de meilleures conditions de création.L’Amacc veut assurer la continuité qui manque tant au Québec.Moi, je déteste le mot “relève” : s’il faut que tu te relèves, c’est parce que t’es à terre.» L’Amacc regroupe actuellement 225 artistes, et 300 demandes sont en attente.Il en coûte $ 240 pour être membre, et le studio d’enregistrement est loué au taux horaire de $ 15.Renseignements : Amacc, 277-3006.?L’intégrale de Paul Piché.En avril, on apprenait la création de la société de disques Audiogram, fruit d’une association entre Michel Bé- langer, directeur artistique et producteur, Spectra-Scène, maison de production bien connue dirigée par l’équipe Simard/Ménard/Harvey (Spectrum, Spectel-Vidéo, Festival de jazz de Montréal), et Archambault musique, une institution qui n’est plus à présenter.Ces trois intervenants s’associaient pour « rentabiliser le disque québécois avec une nouvelle approche de la production et de la mise en marché».Premier résultat cette semaine : Intégral, un album double de Paul Piché, enregistré l’automne dernier en spectacle, qui nous permet de constater, une fois de plus, l’importance et la constance de Piché.Audiogram mettra en marché à la fin août un disque de J im Corcoran et un autre de Rock et Belles Oreilles.Pour l'automne on éditera de nouveaux albums (très attendus) de Michel Rivard et Louise Forestier.Et, d’ici un an, Audiogram promet, entre autres projets, les premiers albums de Maud Grenier (chanteuse du défunt Spa Romance) et de Jean Leclerc, découvert il y a un an lors du spectacle « RIDEAU », ainsi que le disque de la comédie musicale 1926, présentée bientôt lors du Festival de jazz.?Jazz gratuit.Quinze spectacles par jour, plus de 200 représentations données par 600 musiciens : voilà qui donne une idée de la programmation gratuite du Festival de jazz de Montréal, annoncée cette semaine.Cette programmation est presque un festival en soi, qui peut amplement justifier la visite des lieux pour ceux et celles qui n’auraient pas de billets pour les gros spectacles en salle.Sur Saint-Denis, coin Maisonneuve, la scène Lôwenbrau sera entièrement consacrée au blues, à 21 h tous les soirs : Jim Zeller, le Dutch Mason Blues Band, le légendaire Memphis Slim, Luther Johnson, etc.À noter que cette série sera reprise tous les soirs au Club Soda.La scène Belvédère, coin Ontario, à 20 h 30, la scène Émery, à 16 h, 18 h et 20 h, présenteront les spectacles les plus variés.Au hasard de l’impressionnante programmation : le Dave Turner Sextet, le reggae jamaïcain de DUB U5, Guy Nadon, le St-Jak Quintet, Karen Young et Michel Donato, Charlie Biddle, le Mathieu Léger Quintet, Wonder Brass, le chanteur Philippe Noireault au piano avec la violonniste Mireille Proulx, le June Wallack Quintet, Aroma, et tous ces nouveaux groupes qu’il faudra graduellement dé- de se relever.Le légendaire Memphis Slim se produira sur la scène Lôwenbrau, rue Saint-Denis, dans le cadre des spectacles gratuits du festival de jazz.couvrir.Un nouveau site autour de la Place des arts, cette année : dixieband dans la rue, concert au complexe Desjardins, deux cafés-terrasses dans les jardins de la PdA, et la scène Air-Canada, adossée au complexe Desjardins, qui présentera des musiciens du monde entier : African beat, tango, salsa, jazz latino-africain, big bands, etc.Le Grand Café et le Patrimoine, deux terrasses de la rue Saint-Denis, présenteront aussi d’excellentes formations.Signalons, enfin, que plusieurs boîtes montréalaises célébreront à tous les soirs « les nuits de Montréal » dès 20 h 30 : pour assister aux meilleures jam sessions en ville, il faudra courir du Puzzle’s à L’Air du temps et du Biddle’s au Grand Café! ?Reste-t-il du temps pour dormir ?À chaque semaine, on apprend l’existence d’un nouveau festival.Peut-être un sociologue en mal de recherche nous expliquera-t-il un jour cette nouvelle maladie, la « festivalite », qui semble sérieusement affecter le Québec cette année.Dernier en date : le Carnaval du Soleil, à Longueuil, les 21 et 22 juin, âui veut, curieusement, marier trois isciplines : musique tropicale, arts visuels et danse actuelle.Durant deux jours, donc, sur trois scènes différentes de la rue Saint-Charles, à Longueuil, on présentera des groupes de calypso, de salsa, de samba, de folkore haïtien, une fanfare brésilienne, le groupe d'afro-jazzN’Dajé, la chanteuse sud-africaine Lorraine Klaasen, etc.Se produiront également danseurs et danseuses de la « relève » (Hélène Blackburn, Danielle Desnoyers, Jeff Hall, Pierre-Paul Savoie, etc.) et une quinzaine d’artistes peintres qui créeront leurs oeuvres devant vos yeux éblouis.En plus, des « installations » et des performances (dont la prestation du néoïste Monty Cant-sin).Informations : Carnaval du Soleil, 282-0872 ou 277-2875.Un p’tit dernier : on annonce également la tenue, cet automne, du Festival du monologue de Montréal, qui présente, en avant-première, un « Estival » à l’auberge Nationale de Saint-Jean-sur-Richelieu, du 28 juin au 30 août : durant tout l’été, un spectacle de Denyse Guénette (« Marcel, tu m’harcèles ») précédé à chaque soir d’une première partie mettant en vedettes des jeunes monologuis-tes (ce ne sont pas nécessairement des monologues comiques).Informations : Dominick Trudeau, (514) 932-1432, ou 521-7409.?Divas en vrac.Tout le monde a entendu parler du spectacle de Diane Dufresne, au TNM en septembre.En une semaine, 5,200 billets ont été vendus (pas de panique : il en reste encore plus de 8,000).Nous apprenions cette semaine que Diane Dufresse effectuera une tournée en province en octobre et novembre.En attendant, la chanteuse se produit cette semaine à Dakar, où elle participe, avec Jacques Higelin, à un spectacle contre l’apartheid, accompagnée par des musiciens africains.Dans un ordre d’idée semblable, une question : rêviez-vous de voir réunies un jour sur scène Mae West, Marlene Dietrich et Marilyn Monroe ?Si c’est là votre fantasme le plus inavouable (je vous plains), vous vous précipiterez à Val-des-Monts, dans l’Outaouais : le théâtre de la Grande Chapelle y présentera tout l’été Phénomène M, une comédie musicale de Normand Mongeon, Roch Harvey et Louison Danis_, avec Isabelle Miquelon dans le rôle de Monroe, France Castel dans celui de Dietrich (!) et Suzanne Champagne dans celui de Mae West ( ! ! ).On n’en aura donc jamais fini avec les stars (avec les comédies musicales non plus, d’ailleurs.) /¦ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU EM STÉRÉO DE RADIO-CANADA 12hOO Lm Jeunet Artiste* David Gaudreau, gui.: «Lachrimae» no 15 (Dowland): Etude no 18 (Sor); « La Maja de Goya» (Granados) ; Etudes nos 5 et 8 (Villa-Lobos): 5 Impromptus (Bennett).- Alain Aubut, vc., et Jean-Eudes Vaillancourt, p.: Sonate, op.38 (Brahms).13M0 Des musiques en mémoire Jazz et musiques du monde: rencontre de continents ( Ire de 4).L'Amérique.Anim.Elizabeth Gagnon.14bOO L'OoéfS du samedi «I Puritani» (Bellini): Carlo del Bosco, Dimitri Kavrakos, Salvatore Flsichella, Giorgio Zancanaro, Yordy Ramiro, Mariana Cioromila, Edita Gruberova; Choeur de l’Opéra de Vienne ; Choeur du Festival de Bregenz, Orch.symph.de Vienne, dir.Gianfranco Masini.Anim.Jean Deschamps.18bOO Concert Intime Concerto pour clarinette, K.622 (Mozart): Thomas Friedli et orch de chambre de Zurich, dir.Edmond de Stoutz.18b30 Musique de table Oeuvres de Bellini, Haydn, Grieg, Liszt, Debussy et J.S.Bach.Anim.Jean-Paul Nolet.20bOO Orchestras américains Orch.symph.de Chicago, dir.Kurt San-derling.Malcolm Frager, p.: Prélude • Khovanstchina» ( Moussorgsky/Chos-takovitch); Concerto no 13, K.415 (Mozart); Symphonie no 15, op.141 (Chos-takovitch).22h00 Jazz sur le vH Wynton Marsalis.23h00 Musique de chambre Sonate pour date, alto et harpe ( De- i Le Voyage Intérieur «Zodiac Suite» (Steven Halpern) et •Ancient Beauty» (Do’a).Anim.Yvon Leblanc.Ilimancht' Ijuin 198l> OhOO Musiques d* nuit Anim.Monique Leblanc ShSS Méditation «Carnets intimes» (Maurice Blondel).6h00 La Grande Fugue Ire h.: Oeuvres de M Haydn et Mozart.- le h.: Oeuvres de Giussani, J.C.Bach, Fischer, Praetorius et Respighi.-le h.: Oeuvres de Brahms, Schumann, Vivaldi et Handel.Anim.Gilles Dupuis.BhOO Musique sscrée Cantate « A,ch Herr,«traie mich nicht» (Telemann); «Planctus hugonis abba-lis» (chant grégorien); «Radouissia ra-dost tvoiou» (anon ); «Pater nostçr» (Arkhangelsk!); «Salve Deuspopulum tuum» (Tchesnokov); «Hymnus heru-vimicus» (Christov); Psaume 149, op.79 (Dvorak).Anim.Gilles Dupuis.10hOO Récital Ann Robert, vL, et Michel Fournier, p.10b30 Les Goûts réunis Ens.vocal Clément-Janequin et Les Sa-queboutiers de Toulouse.«Hodie corn pleti sunt», «O Domine Jesu Christe» et Canzon (G.Gabrieli); extr.«Missasuper 'Herr unser Herrscher'» (Scheldt); «Anima mea liquefacta est», «Erbarm Dichmein» et « Les Sept Paroles du Christ» (Schütz): Anim.Jean Deschamps.11h30 Mélodies Cécile Bédard, sop., et Hélène La-gueux, (R.Strauss); « N ult d’étoiles» et « Le son du cor s'afflige» (Debussy).12M0 Pour le clavier Sonate pour deux pianos no 2, op.17 (Rachmaninov); «Là Valse» (Ravel) et «Variations sur un thème de Paganini» (Lutoslawski): Martha Argerich et Nelson Freire; «Estampes» (Debussy): Ivan Moravec.Anim.Jean PerTeault.13h00 Les Musiciens par sux-mémes Inv.Hugues Dufourt, compositeur.Anim.Renée Larochelle.14h30 Concert dimanche Concerto pour 2 violons, cordes et b.c., BWV 1043 (J.S.Bach); Symphonie no 4 (Beethoven); Concerto pour violon, op.77 ( Brahms) ; Concerto pour orgue, op.4 no 5 (Handel).Anim.Jean Des-chartips.16b 30 Les Grandes Religions «L’Eglise orthodoxe» (34e de 45).«Histoire de l'Eglise de Serbie».Inv.Nicolas Cernokrak.Int.Pierre Gariépy.Prés.Jean Deschamps.17h00 Tribune de l’orgue Festival d'orgue de Magadino 1985, Suisse.Fantaisie et fugue, BWV 561 et Choral «Viens Esprit Saint Seigneur Dieu», BWV 651; Concerto, BWV 593 (J.S.Bach); Toccata no 6 et Canzona no 2 (Frescobaldi); Toccata no 3 (Rossi); Toccata en la (A.Scarlatti); Sonates K.288et41 (D Scarlatti): Giu-seppina Perotti, org.Anim.: Jean Deschamps.IShOO A travers chants Choeur Saint-Laurent, dir.Iwan Edwards.«Festival Te Deum» (Mathias); «The Prayer of St.Francis of Assisi» (Cabenaj; extr.«The Lark» (Bern stein) ; «Behold, the Tabernacle of God» (Willan); «Elijah Rock» (Hairston); «Little Lamb.(Cormier); «Shadrack» (MacGinsey/Cassey); «Set Down Servant» (Shaw).18h30 Musique de tebto Oeuvres de Chopin, Spohr, Mahler, Mozart et Bizet.Anim.Jean-Paul Nolet.2OhOO Musiques actuelles ¦ Momente» (Stockhausen): Nancy Shade, sop., Choeur de Hambourg, Ens.XX Jahrhundert de Vienne, dir.Peter Burwik.Anim.Janine Paquet.22hOÔ Jazz sur le vif Dukes of Dixieland.23h00 Musique de chambre Quintette pour guitare et cordes, G.448 et Duo pour violons no5 (Boccherini).23h30 Le Voyage Intérieur • Music for Zen Méditation» (Tony Scott/Shinichi Yulze).Anim.Yvon Leblanc OhOO Muslquee de nuit Intégrale Gustav Mahler (7e de 17).Symphonie no 4: Barbara Hendricks, sop., et Orch.philh.d'Israël, dir.Zubin Mehta.- 27e Concours international de guitare de Radio France Mary Aker-man - États-Unis (3e prix): »Tento» no 2 (Henze) et Chaconne (J.S.Bach/ Akerman).Tania Chagnot - France (1er prix): «Fantasia del 8e tono» (Milan); Canzonetta (Mendelssohn); «Invocation et danse en hommage à Manuel de Falla» (Rodrigo).Anim.Michel Keable.5h55 Méditation •Prière active» (Maurice Blondel).BhOO Las Notes Inégalés Ire h.: Trio, K 564 (Mozart); «Blazhen mouzh.(Lyubimov); Fantaisie no 2 pour luth (Bakfark); Symphonie, W.182 no4 (C.P.E.Bach).- 2eh.: Introduction et rondeau pour harpe et pianoforte (Jadm); «Intrada Gaillarde.(Hassler); Sonate pour flûte et piano, op.50 (Hummel); «Cordoba-Noctume», op.232 (Albeniz); Concerto grosso, op.3 no 1 (Geminiani).- le h.: Symphonie en si bém.( Paisiello) ; Scherzo-tarentelle, op.16 (Wieniawski); Duo pour violoncelles, op.52 (Offenbach); Polonaise.op.40 no 2 (Chopin); «Jamaica» (anon ); «London Every Day» (Coates).Anim.Francine Moreau.BhOO Un été an musique Anniversaire du compositeur norvégien Edvard Grieg.Extr.«Pièces lyriques» pour piano, op.54 (Grieg); «Four Norwegian Moods» (Stravinsky); Symphonie, op.11 (Mendelssohn); Qualuorà cordes,op 27 (Grieg); «Le Printemps» et « Pastorale» (Milhaud) ; extr.«Pèer GynU et «Slatter», op.72 (Grieg).Anim.Françoise Davoine.11h30 Las Jaunes Artiste* * Olga Gross, p.: Partita no 1, BWV 825 (J.S.Bach) ; Nocturne, op.48 no 1 (Chopin) ; «Etude de sonorité» no 2 (Morel).12hOO L'Art vocal U n nom magique, une vie tragique, le ténor Joseph Schmidt.Portrait de l’artiste è travers ses enrg.(années 30) d’airs d’opéras ( Verdi, Puccini), de concert ou d’opérette ( Leoncavallo, Spo-liansky, etc.) ou de cinéma.Anim.André Hébert.13h00 Au gré d* la tanteIsia Concerto no 12 (A.Marcello); Danses symphoniques, op.45 (Rachmaninov); extr.«Checkmate» (Bliss); «Rückert Lieder» (Mahler); Duo pour violon et violoncelle, op.7 (Kodaly); Symphonie no 40, K.550 (Mozart).Anim.Sylvia L’Ecuyer.16h00 Au coaur da l'été • Magazine, guide touristique et anthologie sonore.Actualités culturelles: Marie-Claude Trépanier.Anim.Ginette Bellavance.17h00 En continuité* «Du câtéde Manosque» (2ede 12).La Prison.Propos deJean Giono.Lect.Robert Florent.Prod.Radio France.17h30 Présent-musique Magazine d'actualité musicale.Anim.André Vigeant.18h30 Libre échange • Pierre Obvier rencontre Louis Philippe Hébert, président de Logidisque IShOO Las Grands Commis da l’Etat • 9e de 13.Inv.Geoffrey Pearson, président, Institut canadien pour la paix et la sécurité mondiale.Rech.et int.Michel Vastel.20hOO Concert» européens Festival de Lucerne 1985.Orch.philh.de Vienne, dir.Lorin Maazel.Symphonie no 92 (Haydn): Suite «L'Oiseau de feu» (Stravinsky); Symphonie no 5 (Beetho ven).- De là Radio hongroise.lise von Alpenheim, p., et Orch.de chambre Corelli, dir.Antal Dorati: Concertino en do (Haydn).22h00 Jazz-soliloque En vedette : Phil Woods, James Newton, Anthony Braxton, John Coltrane, Steve Lacy/Charbe Rouse et Steve La-cy/Elvln Jones.Anim.Gilles Archam bault.23h00 Musique da chambra Sonate pour violon et piano, op.105 (Schumann).23h30 La Voyage Intérieur • Decay Music» (Michael Nyman).Anim.Yvon Leblanc OhOO Musiques d* nuit 27e Concours international de guitare de Radio France.Thierry Roubier -France - (Mention): «Matamtico no fuba» (Roubier).¦ Récital d’Alvaro Pierri - Uruguay - : Sonatina pour guitare (Moreno-Torroba); «Bato» et ¦ We've Got a Polyrythm» (Schwartz).Anim.Michel Keable.ShSS Méditation ¦ Heureux détachement» (Maurice Blondel) BhOO Les Note* Inégales Ire h.: Symphonie en sol min.(Van-hal ) ; Sonate pour clarinette etpiano, op 120 no 2 (Brahms); Suite (Chéde-ville).2e h.: Partita no 3 pour violon seul (J.S.Bach); Chansons pour choeur, op.41 nos f à 4 (Mendelssohn); Sonate en mi bém., op.12 no 2 (dementi); Symphonie, K.81 (Mozart).-le h.: Concerto grosso, op.3 no 1 (Handel), extr.»Cantigasde Santa Maria» (El Sabio) ; Air irlandais pour flûte, harpe et orch.à cordes (Bocnsa); «Sonnet de Pétrarque no 123» (Liszt); Sonate pour cordes no 5 ( Rossini ) ; extr.•Mascarade» (Khachaturian).Anim.Francine Moreau.BhOO Un été an musique Le Mai musical florentin (49e édition).Ouv.«Nabucco» (Verdi); Sonate pour violon et piano, op.30 no 1 (Beethoven) ; Pièces de luth de la Renaissance ita benne; extr.«LaTraviata» et «Un ba masqué» (Verdi); «Petrouchka» (Stra vinsky); extr.«Guerre et Paix» (Pro kofiev) ; extr.Symphonie no 8 (Brack iner); extr.«Requiem» (Verdi).Anim Françoise Davoine.11h30 Concert Intime Itzhak Perlman, vl., et Vladimir Ashkenazy, p.: Sonate en la ( Franck).12hOO L'Art vocal Intégrale Henri Duparc (Ire).1868, premières mélodies: interprétation comparée par Ninon Vallin, Bidu Sayao, Gérard Souzay, George London, Léopold Simoneau, Janet Baker et Bruno La-plante.Acc.piano et orch.Anim.André Hébert.13hOO Au gré d* la fantaisie Prélude et variations sur « Le Carnaval de Venise», op.20 (Lalüct); Symphonie no 7 (Bruckner); 5 «Gnossiennes» (Satie); extr.«Mârouf, savetier du Caire» (Rabaud); Concerto, BWV 1043 (J.S.Bach); 3 chansons (Yupanqui); Trio en sol (Beethoven).Anim.Sylvia L’Ecuyer.16h00 Au coeur de l'été • Anim.Ginette Bellavance.17hOO Habiter sa ville • 3e de 13.«La résurgence de la rue».Inv.: René Parenteau, directeur de l'Institut d'urbanisme de l’Univ.de Montréal; Emile Saine, président de l’Association des commerçants pour la rue Laurier, et Christophe Caron, designer urbain et président du Groupe d'intervention urbaine de Montréal.Rech.et anim Roberte Auclarr 17h30 Préssnt-muslqu* Anim.André Vigeant.18h30 Votre passeport, s’Il-vous-plait • 3e de 13.Inv.Jean Vanier, éducateur à «L’Arche» à Trosly-Breuil, France.Anim.Dominique Blondeau à Montréal et Charles Temerson à Paris.IBtiOO Derrière le terrorisme • 3e de 13.«Le terrorisme d'extrême-gauche».Rech.et int.Charles Larochelle et Hélène Sarrasin.18h30 D’enfance et de (eunesse • • Apparitions» de François Charron.Lect.Claude Préfontaine.20h00 Concert* européen* Festival de Lucerne 1985.Orch.philh.de Vienne, dir.Lorin Maazel: Ouv.«La Flûte enchantée» ( Mozart) ; Suite pour orchestre no 2, BWV.1067 (J.S.Bach); Symphonie no I (Mahler) - De la RAI Orch.symph.et choeur de la RAI, dir.Gianluigi Gelmetti: «In cauda» (Dona-toni).22ii00 Jazz-soliloque En vedette: Randy Weston, Johnny Griffin/Carla Bley, Scott Hamilton, Paul Motian, John Coltrane, Gerry Mill-ligan/Ben Webster et Gerry Mulli-gan/Stan Getz.Anim.Gilles Archambault.23IHM Musique de chambre Quatuor à cordes -1905 - (Webern) ; Sérénade pour violon et piano (Borodine).23b30 Le Voyage Intérieur • The Pavilion of Dreams» (Harold Budd).Anim.Yvon Leblanc Mercredi IS |imi 1 MSIi OhOO Muslquee de nuit 27e Concours international de guitare de Radio France - Récitals d'honneur.Alvaro Pierri - Uruguay - : Etudes no 1 en mi min.et no 4 en la (Villa-Lobos).Alfonso Moreno - Mexique - : Suite no 3 (J.S.Bach/Moreno).Anim.Pierre-Obvier Désilets.ShSS Méditation •Un an de plus.» (Maurice Blondel).OhOO Les Notes Inégatoe Ire h.: Suite en sol (Visée); «Summer Night on the River.(Debus); Symphonie, op.35 no6 (Boccherini); «Album pour mes petits amis» (Pierné) - 2e h.: Sinfonia no 20 (Roman); «Quante facende fa» et «Dico spess’al cor mio» (Salé) ; Scherzo pour instr.à vent, op.48 (Bozza); Pièces en concert (Couperin); Adagio et rondo, D.438 (Schubert).- 3e h.: Concerto pour orgue, op.26 no 5 (M.Corrette); «Sonata seconda» (Cartello); extr.«Vitraux d’église» (Respighi); Variations sur «Sa-kura» pour guitare (Yoko); «Will You Walk the Woods so Wild?» (Byrd); Concerto grosso no 1 ( Avison); «Tambourin chinois» ( Kreisler).Anim.Francine Moreau.9h00 Un été en musique La découverte de l’horloge.Symphonie no 101 «L’Horloge» (Haydn); 3pièces pour clavecin (Couperin); 12 pièces pour pendule à jeu de flûtes (Haydn); «Ainsi parlait Zarathoustra» ( R.Strauss) ; Sonate en la pour violon et piano (Franck); «Music for Mallet Instruments, Voices and Organ» (Reich).Anim.Françoise Davoine.11h30 Récital d'orgue Richard Paré, Orgue, Karl Wilhelm, Maison provinciale et Pensionnat Saint-Coeur de Marie, Beauport.Choral «Herr Gotl lass dich erbarmen» (Isaac); «Loué sois-tu Jésus-Christ» (Bohm); Toccata en la min.et Variations sur «Onder een linde groen» (Sweelinck); Toccata en sol, Choral «Loué sois-tu Jésus-Christ» et Toccata et fugue en fa (Buxtehude).Anim.Jean Perreault.12h00 L'Art vocal Joseph Schmidt, ténor, en rappel.Enrg.peu connus d’opéras (Verdi, Mascagni) et d'opérettes (Strauss, Hans May); «Chant d'amour» (May).- Reprise de rémission Mélodies (voir dimanche, llh30).Anim.André Hebert.13h00 Au gré d# la fantalsl* Anim.Sylvia L’Ecuyer.IShOO Au cosur do l’été • Anim.Ginette Bellavance.17h00 Quéstlons do notra temps • «Poésie et spiritualité» (dern.de 3).Poèmes de Fernand Dumont, Guy La-fond, Robert Marteau, Fernand Ouellette, Guy Gervais, Juan Garcia et Paul Chamberland.Lect.Andrée Lachapebe et Vincent Davy.17h30 Préssnt-muslqu* Anim.André Vigeant.18h30 Progrès st psrspoctlvas • • Les racines de la mémoire» (3e de 4).IShOO Suivez Is castor • Parc national Fundy.Rech., texte et anim.Guy Rochette.1Sh30 Concours d* nouvel Iss • «L'Homme de Hong Kong» d’Hélene Rioux.- 3e prix 1985.Lect.Denise Gagnon et Andrée Vachon.20h00 Concerts européens Festival de Salzbourg 1985.Orch.symph.'de Londres et Choeur de l'Opéra de Vienne, dir.Claudio Abbado, et Natalia Gutman, vc.: Trois Nocturnes (Debussy); Symphonie concertante, op.125 (Prokofiev) et Symphonie no 8, op.88 (Dvorak).22h00 Jazz-soliloque En vedette: Art Blakey, Clifford Brown, Shorty Rogers, Joe Wilüams et Sonny Rollins.Anim.Gilles Archam bault.23h00 Muslqu* d* chambre Sérénade pour clarinette, alto, basson et guitare (Rodolphe d’Autriche) ; Polonaise pour flûte et guitare (DiabeUi).23h30 Le Voyage Intérieur -.Wings Over Water» (Stephan Micus).Anim.Y von Leblanc.Jeudi I M min IMX(> OhOO Musique* do nuit 27e Concours international de guitare de Radio France - Récitals d'honneur.Shin Ichi Fukuda - Japon - : «Blue Cosmic Garden» (Kitazume).David Russell - Royaume-Um • : Suite no 7 (Handel).Anim.Pierre-Olivier Désilets ShSS Méditation «La pensée dont nous sommes si fiers» (Maurice Blondel).6hOO Les Notes Inégales Ire h.: Quintette pour hautbois et cordes, op.107 (Reicha); extr.«Octonaires de la vanité du monde» (L’Estocart); Symphonie concertante en sol (Cheva-üer de St-Georges).- 2e h.: Concerto en sol min.R.103 (Vivaldi) ; Ballade pour piano et orch.(Fauré); «Sonnerie de Ste-Geneviève du Mont de Paris» (Marais); «Marche funèbre d’une marionnette» (Gounod); Concerto grosso, op.6 no 7 (Corelb).- 3e h.: Concerto en ré pour trompette (M.Haydn); Sonate pour clavecin avec violon, op.10 (J.C.Bach); «Paisaje»,op.35 (Granados); «Folia VIII» (Ortiz); extr.«Mlada» (Rimsky-Korsakov)«Concerto en do min.pour clavecin (Galuppi).Anim.Francine Moreau.9h00 Un été en musique «Tambourin» (Marais); «Fantaisiesur un thème original» pour saxophone et piano (Demerssan); Sérénade no 1, op.11 (Brahms).- «Franz Liszt: l'été du centenaire» (3e de 13): l’univers affectif: «Liebeslied» (Schumann/ Liszt) ; «Rêve d'amour» no 3, extr.«Années de pèlerinage : Suisse»^ «Bruits de fête», extr.«L’Arbre de Noël» et «Sunt lacrymae rerum» (Liszt).Anim.Françoise Davoine.11h30 Récital Alain Lefèvre, p.12h00 L’Art vocal Intégrale Henri Duparc (2e): oeuvres des années 1870-80.Mélodies interprétées par Bernard Kruysen, Janet Baker et Gérard Souzay.Poème symphonique «Léonore» (1875): orch.New Philhar-monia, dir.Antonio de Almeida.Anim André Hébert.13hOO Au gré OhOO Musique* de nub Anim.Pierre-Obvier Désilets.5hS5 Méditation •Aspiration vers des choses qui ne passent point» (Maurice Blondel).Ire h.: Oeuvres de Telemann et Misek -2e h.: Oeuvres de Phibps, F.X.Mozart, l.arsson.Elgar, Pâmer et Mozart.-3e h.: Oeuvres de Vivaldi, A.Stamitz, Chopin et J.Strauss.Anim.Francine Moreau.OhOO Un été en musique Anniversaire de Jacques Offenbach.« La Chanson de Fortunio» et Concerto-rondo pour violoncelle (Offenbach); Quatuor à cordes no 5 (Cherubini); Sonate pour piano no 1, op.12 (Rubinstein); extr.«Galté parisienne» (Offenbach/Rosenthal); extr.«Casse-noisette» (Tchaikovsky); Mélodies (Offenbach).Anim.Françoise Davoine.11h30 La Slnloniette d* Radio-Canada à Québec Dir.Gilles Auger: Sinfonia en mi min., op.6 (Torelb) ; Suite en sol pour orch.à cordes et b.c.(Telemann).12h00 L'Art vocal Intégrale Henri Duparc (3e).Dernières mélodies (1880-84) par Janet Baker, Gérard Souzay et Bernard Kruysen.Enrg.exceptionnels: Sérénade (1868) par Léopold Simoneau; «La Fuite» (1872) par Bruno Laplante et Marie Lafer-rière.Anim.André Hébert.13h00 Au gré de ia fantaisie Place aux demandes d’auditeurs.Adressez vos demandes à : Au gré de la fantaisie, 14e étage, Maison de Radio-Canada, 1400 est, boul.Dorchester, Montréal, H2L 2M2.Anim.Gilles Dupuis.IShOO Au coeur d* l'été • Anim.Ginette Bellavance.17h00 Recherches scientifiques su Canada • 3a de 20.«La technologie industrielle et les plastiques».Inv.Pierre Bataille, prof, section ingénierie des polymères, Ecole polytechnique, Univ.de Montréal; Jean-Michel Charrier, prof, à TU-niv.McGill.Rech.et int.Michel Icart.Anim.Gustave Héon.17h30 Présent-musique Anim.André Vigeant.18h30 C.R.P.L.F.• 3e de 6.« Les arts du récit».Récits d’aujourd’hui pour demain.Prod.Radio France.- Entretiens avec Jacques Mu-nier, et Odile Lesourne, psychanalyste, auteur du «Grand Fumeur et sa passion» (2e de 4).20h00 Les Grands Concerts Bernard Lagacé, org.: • L’Art de la fugue», BWV 1080 (J.S.Bach).22h00 Jazz-soliloque En vedette: Curtis Fuller, Benny Carter, Jaki Byard, Gene Krupa, Michel' Petrucciani, Mill Jackson et Jimmy Woods.Anim.Gibes Archambault.23h00 Muslqu* d* chambre «Les Vendredis», polka pour quatuor à cordes (Sokolov/Liadov/Glazounov ) ; Novelettes, op.15 (Glazounov).23h30 Le Voyage Intérieur «Day of Radiance - Ambiant S» (Laraa-ji).Anim.Yvon Leblanc.EMtwitnfiimna OhOO Musiques d* nuit Anim.Monique lÆblanc.ShSS Méditation «L'emploi de nos heures» (Maurice Blondel).OhOO La Grand* Fugue Ire h.: Oeuvres de Vivaldi, Rameau, Ze-lenka et Quantz.- 2e h.: Oeuvres de Purcell, J.S.Bach, Mozart et Boccherini.• 3e h.: Oeuvres de Haydn, Cante-loube, Chopin.Rodrigo et Rimsky-Kor-sakov.4e h.: Oeuvres de J.S.Bach, Gui-mares, Schubert, Vivaldi et Part.Anim.GiUes Dupuis.lOhOO Chronique du disque Inv.Lyse Richer, directrice générale du Conseil des arts de la CUM, et Marc Durand, planiste.Anim.Normand Séguin • Emission culturelle CBJ IMIOO.O CBAMMOK.3 C'BOI FM 102,5 (BI-IM 100.7 CBVI-MOXA C.IBR FM 101.5 CBI-IM I 104.3 ( Il k « 'III lllll \ 11 >lk B *11 ( Ml.iw.i I lull Mon! i c.il K mu minki I rois Riv'ick- * LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, aam+dl 14 juin 1986 M C-7 À la Quinzaine de Québec MOHAN AGASHE Traditions populaires et théâtre moderne en Inde PAUL LEFEBVRE q»i UÉBEC — Il s’appelle Mohan (Agashe.En Inde, c’est un homme de théâtre important, le président et l’âme dirigeante de la Theatre Academy de Poona.Au cinéma, le réalisateur Satyajit Ray a fait appel à ses talents.Cette semaine, à Québec, il jouait le rôle du potentat corrompu Nana Phadnamis dans Gashiram Kotwal : quelque chose dans son jeu évoquait les photos de Charles Dullin dans Volpone.C’est dire sa force.Il est aussi médecin, mais cela, c'est une autre histoire.« Je suis médecin, dit-il, et mon bureau, à l’hôpital, est à demi encombré de materiel de théâtre.Dans la troupe, il y a d’autres médecins; il y a aussi des ingénieurs, des avocats, des comptables, des étudiants .Nous sommes des amateurs mais, attention ! il y a malentendu sur ce terme avec les Occidentaux.Pour nous, c’est un terme respectable : il n’a aucune connotation d’incompétence ou d’engagement tiède.Nous sommes amateurs parce que nous ne nous payons pas.En Europe, 60 % du budget des théâtres va en salaires.Nous préférons réinvestir le revenu du guichet dans nos productions.C’est un choix que nous avons fait.» En effet, les gens de la troupe ont une maîtrise de leur voix, de leur corps et de leur art d'interprète qui sidère l’Occidental.Le raffinement, en particulier de leur art gestuel, est très supérieur aux standards qui régissent habituellement nos scènes.« Ce n'est pas de la vantardise, poursuit Mohan Agashe, de dire que cette pièce, Gashiram Kotwal, a eu pour nous une grande importance.Elle a été créée en 1972 et a été jouée plus de 500 fois; si nous avions pu répondre à toutes les invitations à la présenter, nous dépasserions les 5,000 représentations ! Nous voulions faire un théâtre moderne, mais qui ne soit pas une copie du théâtre britannique qui a été longtemps pour nous le standard de la modernité.« Nous voulions utiliser nos traditions théâtrales et musicales parce que nous savions que nous pourrions communiquer plus profondément avec nos concitoyens.Ainsi, Vijay Tendulkar, l’auteur, est arrivé avec cette pièce qui, à travers des événements qui se passaient au 18e siècle, parlait de la violence sociale et de son rapport au politique.De plus, le texte permettait la création d’une mise en scène tout à fait originale.En travaillant, nous ne savions pas où nous allions, c’était si différent de tout ce que nous avions fait dans le passé.Jabbar Patel, le metteur en scène, lui, le savait.Et ce fut une révolution, cette irruption de nos traditions populaires dans le théâtre moderne.« Nous avons une multitude de traditions régionales très vivantes, souligne Agashe.Dans les classes populaires, les gens y ont recours pour se divertir.Les prêtres, dans les temples, les emploient pour expliquer, en jouant et chantant, les textes religieux.Cela permet des choses amusantes parce que, chez nous, les gens connaissent ces différentes traditions.À un moment, mon personnage, Nana Phadnavis, entonne un chant dévot : une belle fille passe et il intercale une phrase musicale de chanson d’amour et, voyant que cela ne marche pas, revient au chant religieux.La partition musicale, créée spécialement pour le spectacle, s’inspire, de plus, d’une vingtaine de traditions régionales.» La pièce raconte l’histoire d’un étranger qui vend sa fille au potentat local afin de devenir chef de police pour être ensuite, parce que trop violent, liquidé sans vergogne par ce même prince.C’est un portrait très g§ w Ghashiram Kotwal, de la Theatre Academy de Poona (Inde).fi fouillé de la corruption et de la soif de pouvoir, d’argent et de sexe.« La popularité de la pièce n’est pas étonnante, de préciser Mohan Agashe.La forme de ce théâtre traditionnel la lus populaire, le tamasha, est uti-isée depuis des générations pour faire un commentaire social.C’est à cette forme que nous avons emprunté le personnage du narrateur, qui commente l’action tout en y participant.Une des pièces les plus célèbres de ce répertoire, Le Mariage de l’âne, est un bon exemple de ce genre de théâtre : un ouvrier rusé réussit à faire épouser un âne à la fille de son roi, tout en démontrant, par le rire, l’arrogance de ceux qui détiennent le pouvoir.» Ce biais politique est important pour la Theatre Academy de Poona qui, depuis sa fondation en 1972, a créé 17 pièces (et une quarantaine de courts spectacles expérimentaux), dont une version de ïOpéra de quat-’sous située dans le Bombay d’aujourd’hui.D’ailleurs, Gashiram Kotwal, lors de sa première sortie à l’étranger en 1980, a eu des ennuis similaires à ceux qu'ont connus, ici.Les Belles-Soeurs de Tremblay : les bien-pensants trouvaient que le spectacle donnait de l’Inde une image dégradante.Pour conclure, Mohan Agashe revient sur son engagement personnel : « Il faut acquérir la conscience de ses besoins.Il y a une impasse au bout de l’accumulation de richesses.Faire du théâtre, c’est travailler à identifier les besoins réels.» COURRIER ¦ Du racisme dans LE DEVOIR ! « TOUT CE qui est exagéré est ridicule.» Fort heureusement, pour la liberté de la presse, le ridicule délirant a sa place dans LE DEVOIR.À preuve, la lettre frisant la débilité intellectuelle qui est parue dans LE DEVOIR CULTUREL (p.C-9) du 7 juin.Cependant, j’ai comme l’impression qu’il y a eu un abus de cette liberté.En effet, Mme Claude Brunelle, qui se livre à une attaque en règle contre Bernard Clavel en l’accusant de « colonialisme politico-culturel », entre autres, ne sait absolument pas de quoi elle parle.Tout son jugement est basé sur les phrases suivantes (et je cite) : « À Paris, j’ai, à quelques reprises, entendu parler d’un Bernard Clavel qui “racontait” le Nord québécois .» Et un titre, sur une photo, dans France-Soir du 18 février 1986.Bref, « j’ai pas lu, j’ai pas vu, mais j’ai entendu causer».C’est un peu court, même pour une « exilée au désert » (sic).A moins que ce soit la nouvelle culture ?Ce qui ne l’empêche nullement de faire un parallèle avec Maria Chap-delaine (qu’elle semble avoir lu ! ) qu’elle voue aux gémonies et dans laquelle elle voit un sombre complot colonialo-politico-raciste.Donc, Clavel Test aussi ! Bof ! depuis Dali, nous savons que la paranoïa-critique existe ! Mais ce qui passe moins, c’est le racisme (dont elle accuse les autres ! ) qui transpire dans sa lettre.Passe encore sur les Français, ils en ont l’habitude.Sur les « explorateurs qui habitent des îles » : en tant qu’insulaire (eh oui, Montréal est une île ! ), je trouve ça farfelu.Mais je trouve dég.(moi aussi, j’ai la pudeur des mots ! ) le fait de mentionner « une photographie de M.Clavel (d’âge canonique) accompagné de sa jeune femme » (on apprend plus loin que c’est la romancière québécoise Josette Pratte; ont-ils le même éditeur ?) — Réponse : non ! Outre que la vie privée n’a rien à voir à l’affaire, le racisme question âge n’a plus droit de cité chez nous.Ce que cette « exilée du désert » ne sait peut-être pas encore ! Racistes aussi, ces propos qui traitent Josette Pratte de « squaw » élevée au rang de civilisée.Termes qu’elle reprend plus loin.On attribue facilement et gratuitement aux autres ses propres préjugés.Ce sont nos amis amérindiens (à Josette Pratte, à Bernard Clavel et à moi) qui apprécieront ! Et c’est en tant qu’ami du couple Clavel-Pratte que je m’indigne de tels propos dans LE DEVOIR.D’autant plus que Clavel, militant (pas seulement avec son argent mais en payant de sa personne dans les camps de réfugiés !) de Terre des Hommes, d’un bateau pour le Viêt-nam, pour l’Unicef et contre l’apartheid (mais sans le gueuler sur tous les toits ! ), est bien la dernière personne que Ton puisse accuser de ra- cisme.Je sais que Bernard Clavel est très controversé au Québec — ce qui est une bonne chose en soi.On aime ou on n’aime pas ce qu’il fait, souvent d’une manière excessive et irrationnelle dans notre petit monde littéraire : comme si Ton pouvait juger une oeuvre en bloc à partir de trois livres ! Mais enfin, cela fait partie de la règle du jeu.Ce qui est attristant, c’est de voir mis en évidence, en guise de débat littéraire, la haine, l’ignorance, le racisme et la frustration d’une personne qui n’a apparemment jamais lu une ligne de Bernard Clavel.Ah non, mon cher DEVOIR, pas ça et pas toi ! J’en ai honte pour toi.— FRANÇOIS PIAZZA écrivain et journaliste.Montréal, le 9 juin.8e Concours Tchaikovski MOSCOU (AFP) - Le 8e Concours international Tchaïkovski s’est ouvert, mercredi, au Conservatoire de Moscou.Créée en 1958 et se déroulant, depuis, tous les quatre ans, cette prestigieuse rencontre verra cette année une participation record : 400 jeunes interprètes de 46 pays ont, en effet, posé leur candidature.La Pravda a souligné le retour d’interprètes chinois et la première participation de chanteurs péruviens, libanais et nigériens.L’URSS, l’Europe de l’Ouest et de l’Est, le Japon, les États-Unis et le Canada, seront fortement représentés au concours.Hors .Série BIIuLETIEHIE Lowenbrüu présente 1,0 comédie musicale avec VTVETTF RMHK H I V, JM V (,l,4I OK MiBsi v, /.khhu i; hogkh ghavll FILS, Htt'.HXHU 14111 II.SVI.VIE CHOUVETTK niHFCTiox musicale: Huant gravel Spectrum de Montréal 27, 28, 29, 20 juin - 2, 3, 4, 5, 6 juillet 17,50$ 22h00 prenez LA l EivÉdEBB STCIJIW ' .S;,! (ti- navette „.s - - RENSEIGNEMENTS : (514) 871-1881 DE MONTREAL UllllJlilJIlJlilJliJ AU JOUR LE JOUR MIDI (•K ATI! Il 1 fi h DO VillIHIlll i h h mi Z 7 i i Ht Mil i «r ti.un NAM Mil _ „ N ATI HD A\ 49 AIR CANADA DIMANCHE „ „ SFNDAV 49 “T“ M'NDI MONDAY «SU HUM O 1.01 III I H H I Ml U A HITS DE MEMBRES 40 S (S spectacle» — 33% d'escompte) : l liillei pour lit Plui e (le* Arls, I pour Ir S|M‘rlruin, l pour le Théâtre Sl-lleiiis, I pour II* Sl-llmis II, I pour la Cinémathèque O.iiéhéroKe.Cartes rie mrmlirrs riispniiilifes ,in Nprrfriim, rolrr lOhlMIrl 21 huit, l'or pliolo, loruiiii :i roi x 4 nu, rsl rrtpiisr.Servin' tir photo ol'l'rrl sur pliirr ai11 i-oi'ii tir I,.'ÎH$ «iMtfïSi i\iiinwii;iaS llillrls ittriit itlurls ru venir au Nperlriiin ainsi qu'a tous 1rs comptoirs Tiekelrnn t ?ïrais additionnels) Commandes léléplitmiqiies avec rarlrs tir crédit par 'iHcIrtm tôt41 2mm zr.Zô I + frais additionnels). iMI HIH HH M.1111 MIEHIM.HEHII II El 11.1 OHX THE MHIIEE PETRI f f NW TRIO MH II 11.1.EH A MiS h eh hi i hani:ih:s IR 4 HT ETE 4STHI19 UII.HERI19 ERE I II II h i.orea eeeh thh; H 4 Ml ¦I I MES HHI04 Y 4 Hill 1.1141 paiii oe ftr.ft I9h00 ( IH Stereo pres JA/,/.H FAT Sjici inrm île Mon 4l.ll E! henni UARTEH U t IIMI'U.U PIN I l MU.NU MOI IHin 04 H IS H El VifIV H I Ml I.EHHl Mi l.UH 4 % I Ml THEEEHHI MI EEHUMR IH 11 II PEPPER 4114 MH ITI.I.SIAM HEX I Mil N TM III THE STANI.Ei I.EARSE H4M1 19h30 ( HI l M HHI.: pn-scnic J %7.7.SI HI.E I II si-llenis II n roms TH I El, EM A IMS QUARTET 19h00 JE 4 % HE 41 HET IR I H I F I OU I VF Sll\li HEHN4HI9 PHI ME 41 SEXTET I N OHE MIMES NE ensemble I MIMES HUM74 HH.H4M1 El II9ENUE JE4 % IAN4SSE/ MINOSI.41 IITOI S J 4 MES UEI.EAM1 QUINTET 19H30 20h00 (.n vnn 20h30 GHATI'l'l' 20h30 GH AIT 11' MOYIHFtl.JAZZ St rue l,inrr> 2(llitltl I HIM, OIS M IHt ll HEI.I.I SEXTET III 11 H HOHIXSOX MV.f IVVFf.l I VS MISE (•' At 1HIEM IR IV TF T J47.7 HMRIM H H.H4\li (K VII 20h()0 GH ATI JT S I KH I I I Tl HIHI PEEI.EUHIX El.h IOI I MO ll inl.nutel I onipli'M- Desjardins HUES JO 1.1 IWrtrl)ii){|iN'l I FS SMMIAII.FS HFI.V I HFHI .M/.Z St t'iir (Intarin I.HHIMUIPH SPC VOM I t.ROI p i Mlemiignr tir llhiesp the Mimni i t H4M1 4M».A VIH \4HHEI.I.Il '.S U IR 4HT4M.il fil I V 4IMIX - 1*01.1.1 TIOX OES SOXS 2üh30 Ci R ATI 'IT STJIk IR IX I I I EH II I.EI.IV V 1(1 IHlETin.,1,, UEIOSPHÉHI I IfMfflt J47.7.EUNEHBI.E 21 hOO FVFYFMFM’N 8PFFIAFX Plate des Vi ls Salle «IIIi kI IS'IIcIh i 4 \TOMO E4HI49S JI1I1IM 48 I41H PI 47.7.01.4 ET I OUI NI NTHI HI 1 MOISII 1141% Ut t.H (VU MOXIMI II MIETOX \A8UIME\ni • KOI I M pn-seule I EHOMtR E 20H30 GH ATI»IT GINETTE REMI ET MUREE I.EUR 4M 9 Il M 1.1 IITXXI t HHIN11 4%NO% HH.H 4X11 .n | I-* g\4 X I.FS SPFF'I’H J.FS 4inUU I Du I Mill il I
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