Le devoir, 21 juillet 1986, lundi 21 juillet 1986
la météo: Ensoleillé avec passages nuageux.Max.: 24.Demain: ensoleillé.(détails en page 10) Vol.LXXVII — No 166 Montréal, lundi 21 juillet 1986 ftkttneur de Montreal métropolitain t>0 cents Cote Nord, üaspetie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents SO CENTS Tutu va rencontrer Botha aujourd’hui Howe demandera la libération de Mandela ¦ 25 des 49 pays boycotteront les Jeux du Commonwealth Photo AP *401 Mgr Desmond Tutu, qui quittera bientôt son poste d'évêque de Johannesburg, a assisté hier à une cérémonie dans le stade sportit de cette ville.En septembre prochain, il deviendra archevêque du Cap, la plus importante fonction de l'Église anglicane d'Afrique du Sud.LO N DR ES( Reuter) — Le secrétaire au Foreign Office, sir Geoffrey Howe, entame demain la deuxième partie de sa mission européenne de bons offices sur l'Afrique du Sud avec l'espoir d’aboutir à des résultats qui permettraient de ressoudre les rangs divisés du Commonwealth au moment ou plus de 25 pays sur 49, dont le dernier en date l'Inde, ont décidé de boycotter les jeux de cette organisation qui s’ouvrent à Edimbourg celte semaine.Le veille de l'arrivée de M.llowe, l'évêque anglican de Johannesburg, Mgr Desmond Tutu, rencontrera le président sud-africain, M.Pieter Botha.M.Howe, qui s'est rendu au début du mois en Zambie, au Zimbabwe et au Mozambique, a déjà fait savoir qu’il demanderait au président Botha la libération de Nelson Mandela, le dirigeant emprisonné à vie du Congrès national africain (ANC).Il a en outre précisé qu’il tenterait de convaincre le chef de l’État sud-africain d’ouvrir des négociations avec l'organisation nationaliste noire, ce que Pretoria a exclu à plusieurs reprises.MM.Botha et Howe doivent se rencon- trer à deux reprises, les 23 et 29 juillet.Bien qu’il ait déclaré récemment croire encore dans les chances d'une solution négociée en Afrique du Sud, le ministre britannique aura fort à faire pour convaincre ses interlocuteurs.Pour les observateurs, sa mission relève quasiment de l'impossible, la grande majorité des dirigeants Noirs sud-africains ayant par avance refusé de le rencontrer, dénonçant l'initiative dont la mandaté le sommet européen de La Haye comme une « perte de temps ».À la veille du départ de M.Howe pour Johannesburg, le Foreign Office est d’ailleurs bien en peine de donner le calendrier de celte mission, prévue pour durer une semaine, si l’on excepte les deux entrevues avec M.Botha.Un haut responsable du ministère s’est rendu récemment en Afrique du Sud pour tenter de convaincre des personnalités comme l'évêque noir Desmond Tutu ou le pasteur métis Allan Boesak, deux figures de proue de l'opposition anti-apartheid, de revenir sur leur refus de le rencon- trer.On ignore encore s’il a réussi.De source proche du Foreign t iffice, on a appris que le ministre envisageait cette fois des étapes au Botswana, au Lesotho et en Zambie.Mais tout dépendra du nombre de rendez-vous qu’il pourra avoir en Afrique du Sud et de l’éventualité d'une rencontre avec l’ANC.Celui-ci, qui possède son quartier général à Lusaka, avait boycotté M.Howe lors de sa visite dans la capitale zambienne.Cette deuxième tournée vient de toute façon trop tard pour réparer les dégâts causés aux Jeux du Commonwealth par le retrait de 25 pays africains, asiatiques et des antilles, le dernier en date étant l’Inde, le pays le plus peuplé du club anglophone.Tous, à l’exception du Lesotho, ont invoqué le refus persistant de la Grande-Bretagne de toute sanction contre Pretoria pour justifier leur décision et leur absence risque bien de priver la manifestation de son caractère multi-racial.Par ailleurs, à la veille d’une nouvelle entrevue avec le prési- Voir page 6: Libération AU SOMMAIRE RÉACTIONS Les titres du Régime d'épargne-actions du Québec (RÉA) ont connu une progression de beaucoup supérieure à l'ensemble du marché canadien en cette première moitié d'année.Page 7 LA BONNE ACTION Parmi la grande variété d’actions privilégiées qui sont disponibles sur le marché, les rachetables subissent les contrecoups d'un nouveau traitement fiscal.Et ce sera probablement pire en 1987, même si le marché a déjà escompté une bonne partie des mauvaises nouvelles.Page 8 sSc* *lcieUX USTICIKR.— Mélégalomane.Ministre des Finances.— Mange-cans vens.Sosie.— Qui porte le même masque que nous.Philtre d'amour.— Drogue dont l’accoutumance est à effet décroissant.— ALBERT BRIE Les sanctions envers l’Afrique du Sud Ottawa en est encore au stade des études JOCELYN COULON À deux semaines de la réunion du Comité des sages du Commowealth à Londres, la politique canadienne des sanctions envers l’Afrique du Sud demeure largement rhétorique, le gouvernement se contentant de brandir des menaces et de procéder à des études « théoriques » définissant des scénarios à appliquer au cas où la situation se dégraderait.Malgré l’adoption de certaines sanctions économiques envers Pretoria depuis un an et le durcissement du discours dans les forums internationaux et face au gouvernement britannique, le gouvernement Mulroney ne dispose d’aucun plan concret face à l’Afrique du Sud.« Les Affaires extérieures, de concert avec d’autres ministères et agence gouvernementale comme l’ACDI, élaborent des plans et continuent à étudier la situation dans ce pays.Cependant, le gouvernement ne semble pas s’être défini une politique claire, une sorte d’agenda de mesures à prendre ad-venant l’échec du sommet de Londres.À l’évidence, Ottawa espère qu’un concensus minimale se dégagera entre tous les membres du Commonwealth, préservant l’unité de l’organisation tout en adoptant des sanctions qui ne feront pas très mal aux économies britannique et canadienne», déclare M.Daniel O’Meara, directeur de la recherche au Centre d’information et de documentation sur le Mozambique et l’Afrique australe (CIDMAA).Pourtant le premier ministre, M.Brian Mulroney, et le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, ont été très durs dans leurs propos envers l’Afrique du Sud.Dans son discours au Nations unies en septembre dernier, M.Mulroney préconisait la rupture des relations diplomatiques si des réformes importantes n’étaient pas entreprises contre l’apartheid.M.Clark a réitéré cette position à plusieurs reprises depuis huit mois.Encore il y a quelques jours, lors de sa rencontre avec le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, M.Mulroney déclarait qu’aucun autre délai ne serait accordé à Pretoria en rappelant que « c’était le même argument utilisé depuis 25 ans.Depuis, une génération entière a été privée de ses droits et ce régime inique n’a pas changé».« Malgré ces déclarations, nous sommes toujours en attende d’une politique», poursuit M.O’Meara.Au ministère des Affaires exté-Volr page 6: Sanctions Québec scrutera le développement des nouvelles technologies de la reproduction CAROLE BEAULIEU Le développement anarchique de nouvelles technologies de la reproduction (NTR) préoccupe le ministère québécois de la Santé.Au point qu'il a formé récemment un comité de travail sur la question, a confirmé au DEVOIR le coordonnateur du comité, M.André Jean.Ce comité, formé d'une dizaine de membres, doit se réunir pour la première fois à l’automne, a indique M.Jean.Il a entre autres pour mandat d’étudier « la possibilité de limiter et d’encadrer ces pratiques » dans une perspective de « cohérence des soins de santé » et le souci de l’éthique et de la santé des femmes.Le comité doit remettre son rapport en janvier 1987.Le ministère n’est pas le seul à se préoccuper de l’arrivée au Québec des « bébés-éprouvettes » et des lests qui permettront bientôt aux femmes de savoir si le foetus qu’elles portent a les yeux bleus ou souffrent du diabète.Le Conseil du statut de la femme (CSL') a fait de la question l’une de ses priorités depuis 1985.Il a récemment préparé quatre documents de recherche, encore non publiés, dont le DEVOIR a obtenu copie.L’un de ces documents, intitulé Pratiques cliniques et expérimentales au Québi'c, présente un portrait saisissant de l’expansion qu’ont récemment pris au Québec ces nouvelles technologies.Les trois autres documents traitent respectivement des problèmes légaux et éthiques soulevés par le développement des NTR, des questionnements féministes qui les entourent et des « ques-lions soulevées dans la littérature générale ».Ces documents, a appris le DEVOIR, constituent l’un des éléments d'un dossier préliminaire préparé à l’intention du comité spécial sur les NTR que le CSF a aussi mis sur pied.Au Québec, deux groupes de chercheurs se penchent actuellement sur les questions éthiques et sociales soulevées par le développement des NTR, précise le rapport du CSF.Ce sont le Cent re de bioéthique de l’Ins-titut de recherches cliniques de Montréal et le Groupe de recherches en éthique médicale (GREM) de l’Université Laval.Aucun des deux n’étudie toutefois la question sous l’angle particulier des droits des femmes, note l’auteur du document.« Ce n’est pas facile d’obtenir des données sur ces questions, a expliqué Voir page 6: Reproduction En Australie, la mort des parents d’embryons congelés, tels que ceux manipulés par cette technicienne, a récemment soulevé de troublantes questions d’éthique.Le ministère de la santé du Québec a décidé de se pencher sur ces questions au moment même où des chercheurs québécois commencent à expérimenter cette nouvelle technologie.UN PLAN DE RÉNOVATION DE L ADMINISTRATION PUBLIQUE QUÉBÉCOISE Ml 2) Le droit à l’erreur et la sanction des résultats GILLES LESAGE QUÉBEC - Reconnaître le droit à l’erreur et sanctionner les résultats positifs et négatifs, tels sont deux des principaux points qui ressortent du projet de plan d’action pour la rénovation de l’administration publique québécoise, au cours des deux prochaines années.Soumis aux sous-ministres et dirigeants d’organismes, au début de l'été, ce document d’une centaine de pages, dont LE DEVOIR a obtenu copie, fera l’objet de décisions gouvernementales et d'une publication au début de l’automne.Mis au point par le Centre pour le développement de la productivité, rattaché au Conseil du trésor, le projet en appelle à une véritable « révolution culturelle» à deux volets: • l’implantation de l’évaluation de la gestion; • l’instauration d’un régime d’imputabilité.Ces concepts, largement discutés depuis quelques années, sont loin de faire l’unanimité au sein de la haute fonction publique.L’équipe du Trésor, sous la direction du secrétaire général, M.Roland Arpin, en fait l'objet des chapitres les plus novateurs du projet à l’examen depuis deux ans.L’imputabilité suscite beaucoup d’intérêt chez les gestionnaires.Leur « responsabilisation » est perçue comme une condition essentielle à un véritable changement dans le fonctionnement de l’appareil administratif.Il faut accroître sensiblement la marge de manoeuvre des gestionnaires, passer résolument d’une administration centralisée et normée à des modes de gestion où les responsabilités reposent davantage entre les mains de ceux qui sont les plus près de l’action et où l’accent est mis sur le contrôle après coup.Les gestionnaires demandent d’améliorer les pratiques d’évaluation du rendement du personnel et de reconnaître, ce qui en surprendra plusieurs, le droit à l’erreur.On ne peut pas encore dire que l’administration est dotée d’un véritable régime d’imputabilité interne, encore moins externe.À ce jour, les actions entreprises consistent surtout en un transfert de respnsabilités.On commence à peine a se préoccuper de la mise en place de mesures favorisant la reddition des comptes et presque rien n’est fait en ce qui concerne la sanction des résultats.Le mot sanction peut avoir une résonnance négative, note le document.Mais, en droit et en didactique, le mot sanction comprend autant la récompense que la peine imposée à la suite d’une sanction.Évidemment, c’est dans ce sens élargi qu’il -est utilisé ici.Dans une conjoncture où l’efficience et l’efficacité des services publics prennent une importance primordiale, l’imputabilité des gestionnaires apparaît comme un filon prometteur.Avec les années, l’appareil de l’État est devenu très centralisé et très réglementé, ce qui a réduit d’autant sa vitesse de réaction et son ajustement aux réalités nouvelles.Au lieu de normaliser davantage, il faut plutôt trouver un meilleur équilibre entre, d’une part, les pouvoirs des instances centrales qui doivent garder le contrôle sur les grands paramètres de la gestion de l’État et, d’autre part, la marge de manoeuvre à accorder aux gestionnaires, en vue d’adapter les services aux besoins des clientèles de l’administration publique.Cette dernière a les meilleures chances de donner son plein rendement en confiant des responsabilités réelles aux gestionnaires, en créant un climat de confiance, en précisant les modalités de reddition de comptes et en déterminant les conditions de la sanction des résultats.Si les mesures proposées sont appliquées comme le prévoit le plan d’action, on peut s’attendre notamment aux résultats suivants: • au cours des trois ou quatre prochaines années, l’administration publique se sera donné un régime d’imputabilité complet et opérationnel.Complet puisque l’imputabilité ne se traduira pas seulement dans le transfert de responsabilités, mais aussi dans la reddition de comptes et la sanction des résultats.Opérationnel parce que l’administration publique aura défini des moments et des lieux d’exercice de l’imputabilité, d’une part,.entre les instances cen- trales et les ministères et organismes, d’autre part, à l’intérieur même de ces derniers; • dans les processus et pratiques de gestion, l’accent sera mis sur les résultats.A tous les niveaux, les gestionnaires auront fait l’exercice d’un nouveau processus d’imputabilité les amenant à considérer davantage les ressources dont ils disposent comme des moyens pour produire des biens et des services.L’administration publique aurait alors pris un virage important et significatif qui se traduira dans: une qualité accrue des productions; des processus de gestion plus modernes et plus cohérents; une motivation renouvelée des gestionnaires et le développement de leur sens d’appartenance à l’organisation.Mais pour y arriver, il est essentiel d’améliorer le rocessus d’échange entre les plus autes instances politiques et administratives.Cet échange est indispensable pour la bonne compréhension des priorités gouvernementales et pour l’instauration d’une collabora-tionplus étroite entre les partenaires.Le document du Trésor souhaite donc que les sous-ministres et les présidents d’organismes soient associés plus étroitement à la définition des grands objectifs du gouvernement.D’autre part, l’administration publique est trop marquée du sceau de la centralisation.Il faut revoir le cadre de gestion de l’ensemble des ressources et trouver un meilleur équilibre entre une action normée et une action autonome, de manière à accroître l’efficacité de l’appareil gouvernemental tout en permettant aux instances centrales de garder le contrôle sur les grands ensembles.Il faut également revoir les plans de délégation des responsabilités ( plan de gestion financière ) et instaurer de façon graduelle une revue périodique de la performance des ministères devant le Conseil du trésor.Cette revue constitue un mécanisme interne d’imputabilité des organisations et non des personnes.Elle n’a rien à voir avec l’imputabilité externe, devant l’Assemblée nationale et devant la population.Il revient aux autorités politiques d’indiquer si Voir page 6: Rénovation bL'S-S TROPIQUES NORD - VERSION PLEIN AIR — 130 Condominiums de Luxe sur le plus beau site de Montréal, à côté d’Habitat 67.Foyer, cave à vin, entrée particulière en marbre, jardins tropicaux à l’année.Maison de vente sur le site situé à côté d’Habitat ‘67, ouvert de midi à hres tous les jours.Into: 3970202 288-3535 18 VV 'SS sffil f îfjpl jj; îEisfcjF?wmm .ijuaiL Safes Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES À la veille de son départ pour Moscou Genscher est informé de la réponse américaine aux propositions soviétiques sur le désarmement BONN (AFP) — Juste avant son départ pour une importante visite officielle de trois jours à Moscou, le ministre ouest allemand des Affaires étrangères, M.Ilans-Diotrich Gens-chor, a été le premier allié européen des Etals-Unis à prendre connaissance du projet de réponse américain aux dernières propositions so-viétiques sur le contrôle des armements.M.Genscher a rencontré hier malm sur l'aéroport de Cologne-Bonn M.Paul Nitze, le conseiller du secrétaire d'Etat américain, M.George Shultz, qui lui a exposé ce que pensaient les Etats-Unis des propositions soviétiques du 11 juin dernier, a indiqué un porte-parole du gouvernement fédéral allemand.M.Nitze a ensuite regagné Londres.Aucun détail n'a été donné sur le projet de réponse américain, qui doit et ri1 adressé ù M.Gorbatchev sous forme de lettre.Le chef de la diplomatie ouest-allemande l’a cependant qualifié d'« important » et affirmé qu'« il permettrait d'aller de l’avant », selon son porte-parole.Le gouvernement fédéral allemand prendra prochainement position sur ce projet, avant la décision définitive du président, M.Ronald Reagan, selon le ministère des Affaires étran gères.Le séjour de M.Genscher à Moscou intervient une dizaine de jours après la visite officielle de quatre jours du président François Mitterrand en URSS et juste après la visite d'Édouard Chevardnadze à Londres.M.Genscher a rencontré vendredi le président français à Paris et s'est informé auprès de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Bonn samedi.Dans une interview à la radio Sueddeulscher Hundfunk avant son départ, M.Genscher a déclaré qu’il allait souligner devant ses interlocuteurs soviétiques l’intérét de la RFA pour un nouveau sommet Reagan-Gorbatchev.« Cela devrait apporter des progrès substantiels», a-t-il dit.La visite de M.Genscher marque un certain dégel dans les relations entre Moscou et Bonn, qui s'étalent fortement détériorées après la décision de la RFA de participer à l’IDS américaine (Initiative de défense stratégique ou « guerre des étoiles»).L’état actuel des négociations américano-soviétiques de Genève sur le désarmement et les questions européennes figureront au centre des conversations, indique-t-on de source diplomatique.M.Genscher est porteur d’un message du chancelier, M.Helmut Kohl, au secrétaire général du PCUS soulignant la volonté du gouvernement ouest-allemand d’améliorer le dialogue avec le Kremlin et de développer les relations bilatérales, selon des indications fournies de source officielle à Bonn.Il doit également s’entretenir avec M.Chevardnadze et être reçu par le chef de l’État, M.Andrei Gromyko.Le Kremlin attend toujours une réaction occidentale à ses proposi- La conférence ministérielle de rOUA s’ouvre aujourd’hui ADDIS A B F, B A (AFP) - Déchirée par les conflits et malade de la pauvreté, l'Afrique va chercher une fois encore ces prochains jours à faire preuve de son sérieux en s’attaquant a la situation explosive en Afrique australe et au problème du sous-développement.Les ministres des Affaires étrangères où les représentants de près de 50 pays africains se réunissent ainsi à partir daujourd’hui à Addis Abeba pour préparer le sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement, prévu du 28 au 80 juillet dans la capitale éthiopienne.Selon une source proche de l’OUA, une importante délégation zaïroise est attendue à Addis-Abeba.Le Zaïre avait suspendu en 1984 sa participation à l'organisation pan-africaine pour protester contre l'admission au sein de LOUA de la RASD (République arabe sahraouie démocratique) et en signe de solidarité avec le Maroc, niais des rumeurs persistantes faisaient état depuis quelques mois de son retour au sein de l’OUA.L’Afrique australe sera le dossier le plus brûlant, après la proclamation de l'état d’urgence par Pretoria et la mobilisation du tiers monde, appuyé par les pays de l’Est, en faveur de sanctions obligatoires et globales pour forcer l'Afrique du sud à éliminer l’apartheid et à octroyer une indépendance rapide à la Namibie.Les mouvements de libération sud-africains — Congrès national africain (ANC, principal mouvement armé anti-apartheid), Congrès pa-nafricaniste (PAC) et Organisation du peuple du sud-ouest africain (SWAPO) — seront présents pour exhorter les Africains à intensifier leurs efforts en faveur de la lutte politique mais aussi armée.Dans ce contexte, les Occidentaux, en particulier les États-Unis et la Grande-Bretagne, les plus hostiles aux sanctions contre Pretoria, seront Le scandale Shin Beth se poursuit JERUSALEM (AFP) - M.Reuven llazak, adjoint du chef du Shin Beth, à l'origine du scandale qui secoue depuis plusieurs mois le service de sécurité intérieur israélien, a présenté à la fin de la semaine dernière sa démission au premier ministre, M.Shimon Pères, a annoncé hier la radio israélienne.M.llazak (47 ans, plus de 20 ans de service dans le Shin Beth) a précisé au cours de sa rencontre avec M.Pères qu’il avait fourni en octobre dernier des informations au premier Ministre sur les témoignages recueillis par les deux commissions d’enquête chargées d’élucider les circonstances du meurtre de deux Palestiniens auteurs d’un détournement d’autobus, en avril 1984, a ajouté la radio.Selon la presse israélienne, le 6 septembre 1985, un conseil de discipline interne au Shin Beth a acquitté cinq responsables du Shin Beth soupçonnés d’avoir participé au meurtre des deux Palestiniens.Le lendemain, M.Avraham Shalom, chef du Shin Beth, est parti en vacances à l’étranger.À son retour, le 13 octobre, M.llazak lui a demandé de démissionner en raison des « très graves erreurs commises » dans cette affaire.Selon M.llazak, le chef du Shin Beth a donné l'ordre d’abattre les deux « terroristes » alors que des journalistes et de simples badauds se trouvaient sur les lieux du détournement.M.Shalom a refusé de se démettre, mais a accepté d’organiser une entrevue entre son collaborateur et M.Pères, responsable direct des activités du Shin Beth en tant que premier ministre.La rencontre a eu beu le 29 octobre 1985.Au cours de l’entretien M.llazak a de nouveau exigé la destitution de M.Shalom.M.Pères ne s’est pas pro: noncé.Mais, quelque temps après, le premier ministre a convoqué M.Ha-zak pour lui indiquer qu’il soutenait M.Shalom.Au cours d’une troisième rencontre, M.Pères a ordonné à M.llazak de prendre un « congé d’étude » d’un an.la principale cible des critiques.Sur le plan économique, les Africains chercheront à démontrer aux pays donateurs, occidentaux en par ticulier, qu’ils sont prêts à faire les efforts necessaires à la relance du continent.U ne session spéciale de l’Assemblée générale ae l’ONU en mai à New York a examiné les propositions africaines lancées l’année dernière au 21e sommet de l’OUA, mettant l’accent sur la relance de l’agriculture et aussi sur le poids de la dette.Si le président en exercice de l’organisation pan-africaine, le chef d’Êtat sénégalais, M.Abdou Diouf, a réussi à mobiliser la communauté internationale sur les problèmes de l’Afrique australe et de l’économie, la dette africaine, estimée à $175 milliards pour l’ensemble du continent, dont $100 milliards au sud du Sahara, demeure un dossier discuté sur le plan bilatéral.L’objectif de l’année dernière avait pourtant été la convocation d’une réunion sur la dette, mais les pays créditeurs restent réticents.tions sur la réduction des armes conventionnelles en Europe, qui concerne au premier chef la RFA où sont stationnées des troupes de plusieurs États européens, des États-Unis et du Canada.Au plan bilatéral, M.Genscher devrait signer à Moscou un accord de coopération scientifique et technique.Ces dernières semaines, la presse soviétique a tempéré ses critiques contre les dirigeants de Bonn, qu’elle accusait jusqu’alors régulièrement de « faire le jeu » de Washington et de tolérer des « visées revanchardes» en RFA.Hier, les Ixvestia, l’organe du gouvernement soviétique, expriment l’espoir que la visite de M.Genscher « favorisera une amélioration de la compréhension mutuelle entre l’URSS et l’Allemagne de l’Ouest et le développement des relations entre les deux pays dans l’intérêt de la paix et de la sécurité mondiale ».Par ailleurs, M.Paul Nitze, sera aujourd'hui et demain à Londres, pour informer le gouvernement britannique de la réponse américaine aux propositions soviétiques pour le contrôle des armements, a annoncé hier le Foreign Office, Un porte-parole du ministère britannique a indiqué qu’il ignorait en: core quels responsables rencontreraient M.Nitze, en l’absence du secrétaire au Foreign Office, sir Geoffrey Howe, qui se trouvera à Bruxelles pour le Conseil européen des ministres des Affaires étrangères.Des sources gouvernementales américaines citées par le New York Times d’hier ont indiqué que Washington avait rédigé un projet de réponse aux contre-propositions soviétiques pour le contrôle des armements en cours de négociations à Genève, qui sera présenté aux alliés des États-U nis par deux émissaires du gouvernement américain.Une amnistie sous « condition » est décrétée en Pologne VARSOVIE (AFP) - Bogdan Lis, 34 ans, l’un des principaux fondateurs de Solidarnosc, condamné en juin 1985 à 2,5 ans de prison pour ses activités syndicales, est décidé à ne signer aucun engagement en échange de sa remise en liberté dans le cadre de l’amnistie conditionnelle des prisonniers votée jeudi par la Diète (Parlement) polonaise.Mme Lis, qui a vu son fils samedi à la prison de Barczewo ( nord ), a déclaré qu'il « n’a abso-lument pas l'intention de signer quoi que ce soit et encore moins une déclaration dans laquelle il s'engagerait à abandonner sa lutte pour la réintroduction en Pologne du pluralisme syndical ».Il préfère, a-t-elle ajouté, purger la totalité de sa peine plutôt que se soumettre à un « vil marchandage ».Lech Walesa a qualifié cette amnistie de « pure propagande » et estimé que « la montagne avait accouché d’une souris», marquant ainsi la profonde déception des milieux syndicaux qui espéraient un très large pardon, signe d'une ouverture du pouvoir à leur égard.Par cette amnistie, qui entre en vigueur demain, le pouvoir s’est ménagé la possibilité de relâcher, sous certaines conditions, tous les prisonniers politiques y compris les principaux leaders du syndicat interdit et de l’opposition démocratique incarcérés comme Zbigniew Bujak, le chef de Sobdarité clandestine arrêté fin mai à Varsovie, Bogdan Lis, Wladyslaw Frasyniuk, Tadeusz Jedynak, Bogdan Borysewicz, Adam Mich-nik et Leszek Moczulski, président de la Confédération pour une Pologne indépendante (KPN).Un passage de la loi d’amnistie stipule en effet que « dans des cas particulièrement justifiés, la Cour Suprême peut annuler les pour suites judiciaires engagées » con tre des délits pour raison d’opi nion, ce qui relève des accusa lions retenues envers les prison niers politiques (189 officielle ment, 350 selon des sources indé pendantes).Mais contrairement à l’amnis lie de 1984, la loi actuelle pose des conditions pour la remise en li berté des politiques : les autorités « peuvent » élargir l’auteur du dé lit à « condition qu’il signe une dé claration écrite dans laquelle il s’engage à ne plus transgresser la loi ».La loi d’amnistie prévoit aussi que le pardon sera « annulé » si le bénéficiaire « commet volontairement, d’ici au 31 décembre 1987, un délit du même genre de celui pour lequel il a été condamné ».Au cours d’une conférence de presse, le procureur général, M.Jozef Zyta, était resté évasif sur le caractère obügatoire ou non de la signature de ces déclarations.Il avait indiqué.que chaque cas serait examiné séparément et estimé que « le pouvoir avait fait preuve de bonne volonté et qu’il était en droit d’attendre en échange de la bonne volonté » de la part de l’opposition.Dans ces conditions, estiment les observateurs, il serait hasardeux de faire des pronostics sur la quantité et la qualité des prisonniers politiques qui recouvreront la Uberté.La population carcérale s’élève en Pologne à plus de 114,000 personnes pour une population globale de 37 millions d’habitants.CHYPRE Douze ans d’occupation illégale par la Turquie ! / Il est très difficile pour nous de saisir véritablement la réalité quotidienne des grecs cypriotes.Elle est malheureusement beaucoup plus facile à oublier.Essayez un moment de vous mettre à leur place.Quelle serait votre réaction si 40 pourcent du territoire canadien — la partie la plus prospère, la plus fertile et la plus belle — était envahi par une armée étrangère, qui s’emparerait des maisons, des terres et des biens de ceux qui y vivent depuis des décennies, si ce n’est des siècles.'Que feriez-vous s’il vous était impossible de vous rendre en zone occupée, impossible, même des années plus tard, de pouvoir vérifier où se trouvent les amis, la famille qui ont disparu lors de l’invasion?Et si le temps passait, et que d’année en année il vous soit de plus en plus difficile de parler des souffrances et des humiliations de votre pays, non pas parce que l’injustice aurait cessé, mais que l’opinion mondiale s’én serait lassée?Telle est la réalité de Chypre, aujourd’hui, au douzième anniversaire de l’invasion turque.De lçur côté, les Cypriotes n’ont épargné aucun effort pour négocier une solution internationale sous les auspices de l’ONU, solution qui à la fois respecterait les droits de leurs compatriotes turcs et réparerait une douloureuse injustice.Le gouvernement turc, pour sa part, espère que chaque année qui passe sanctionnera ses violations flagrantes de la souveraineté cypriote et des lois internationales, ou du moins les fera oublier.Les Cypriotes turcs représentent 18 pourcent de la population de l’île, les Cypriotes grecs 81 pourcent.Les deux communautés ont vécu en paix pendant des siècles.Lors de l’indépendance de Chypre, les Cypriotes turcs reçurent des droits et des privilèges disproportionnés par rapport à leur nombre, justement pour garantir qu’ils ne deviennent jamais une minorité opprimée ou exploitée.Et cela fut respecté d’un commun accord par les Cypriotes grecs.Mais la Turquie, poussée par des puissances étrangères, chercha par tous les moyens à déstabiliser le gouvernement cypriote.et finalement envahit l’île pour y établir un gouvernement fantoche.À présent, 80 pourcent de la population est privée du droit de vivre et du droit de visite, et ce, pour 40 pourcent des terres les plus fertiles et les plus belles.• Parmi les nombreux efforts que les Cypriotes tentèrent pour résoudre la crise, un des plus récents fut l’appel, le 10 juin, du président cypriote Kyprianou au secrétaire général de l’ONU, Perez de Cuellar.Il demandait une conférence internationale ou une rencontre au plus haut niveau de l’ONU pour évaluer la situation.La Turquie a répondu avec une mauvaise foi caractéristique aux dernières initiatives de l’ONU pour instaurer des négociations constructives.Une solution viable devrait comprendre, entre autres, (i) le retrait total de l’armée d’occupation turque (35,000 hommes), ainsi que des colons (60,000) «importés» de la Turquie depuis l’invasion de Chypre; (ii) de garanties internationales efficaces de l’état chypriote; (iii) la protection des droits de l’homme et libertés fondamentales, par exemple le droit de circuler et de s’installer partout dans l’île pour tous les citoyens de Chypre.Et pour rendre tout espoir de paix'impossible, la Turquie a continué ses provocations et ses violations de l’espace aérien et maritime cypriote.Le général Akinci (qui commande l’armée d’occupation turque) a déclaré qu’il y aurait d’autres attaques de l’autre côté de la prétendue ligne «Attila», celle qui sépare Chypre libre de la partie occupée par les Turcs.Le dernier en daté de ces actes provocateurs — l’un des plus sérieux — est la visite que fit le premier ministre turc Turgut Ozal en zone occupée, il y a deux semaines.Cette visite d’Ozal fut qualifiée de «regrettable» par le représentant du secrétaire général de l’ONU, ainsi que de «mal avisée» par un porte-parole du Départe ment d’État américain.Plus de 100 membres du parlement Européen ont condamné cette visite, y voyant un geste visant à officialiser la politique turque du fait accompli.Pour ce douzième anniversaire de l’invasion dp Chypre, nous invitons tous les canadiens à exprimer leur solidarité avec le peuple de Chypre et à réaffirmer leur désir de voir une telle injustice réparée.B.P.189, OUTREMONT, H2V 4M8 Tyf,ï souvenez vous de Chypre f PUBLICITÉ RETENUE PAR: Comité de Solidarité Pan-Canadien pour Chypre, Hellenic-C anadian Solidarity Committee for Cyprus, Hellenic Canadian Congress (Québec), Hellenic Community of Montréal, Hellenic Community of South Shore of Montréal, Greek Orthodox Com-munitv of Laval, Hellenic Federation of Parents and Guardians of Montréal, Hellenic Canadian University Graduates, Greek-Labour Association, Cretan Association of Montréal, Cephalonian Brotherhood of Montréal, Messinian Brotherhood of Canada.Punachaian Association of Montréal, Lafkadian Association, Zakynthian Association, Skaliotian Association, Rhodian Association, Ladies Naxlan Society, Montreal Naxian Association, Macedonian Association Philip-Alexander, Dodekanesian Brotherhood of Canada, Association des Hellènes d'Egypte, Association of Greek Women of Montréal, Roumeliotian Association, Pasok Montréal, McGill Hellenic Association, Ilian Association uO Ermis", Hellenic Association of Restaurateurs of Québec, Pontian Association, Skoura-Varvltsa Brotherhood of Canada, National Bank of Greece (Canada), Olympic Airways, New Milano Italian Food Prefects Co.Ud., Fit-Knit Fashion Inc., Pantazis-Assimakopoulos, Pantazis Inc., Pizza Mella Bijouterie B.Serkos Inc., Bijouterie Korona.Valla Sportswear, Chez Nassos Restaurant, Brazilian Coffe, Tavern G.L.Inc.(L.Daras), Milos Restaurant, Les Aliments Salaniina Ltd., Four Brothers Super Market, Les Aliments Moukas Ltd., Alcyon Travel Service Reo'd., J.P.Papadopoulfv Painting, Boutique Tonia et George, Park Lane Auto Body, Mary Par Fashions, Imprimerie Nouveau Beaumont, Maintenance Haifa Inc., K-Litho (N.Kremmydiotis), Deal Clothing, Hellenic Postman, PJ.Investment, La Flânerie Restaurant, Coronet Leather Garments, Kriti Restaurant, Symposium Restaurant, Universal Bookkeeping, National Carpet, Minois Fripon lnc-Happy Face Nursery, B.N.Sportswear Ltd., Athens Realties (X.Nikolopoulos), Greek Avenue Restaurant, Glvkis-Glvkis Investments, Napoli Furniture, Andrianos Maris, Nicholas Pagonis, Christos Pagratls, Nick Reklitis, Christos Kolyvas, Christos Sirros, George Manolikakis, Emmanuel Rokakis, John Efthymiacopoulos, Philippas Sofronas, M.Ma-vreas.E.Zorbas, John Papadopoulos, Dr.G.Tsoukas, D.Essaris, P.Prattas, A.Theophanis, Dr.A.Androutsos, Dr.D.A.Zervos, Angela Karlis, Bill Probonas, A.Papacostantinou, E.A.Paradissis, D.A.Hadjis, M.Kyrtatas, A.Kostopoulos, Dr C.Benie-rakis, P.Kounelis.Dr M.Koutsilieris, S.Grammenidou, Dr N.Oikonomides, D.and M.( oulouridés. Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 M 3 • Congrès des clubs de radio La gestion des ondes courtes devient intenable RENÉE ROWAN A moins que les pays qui diffusent sur ondes courtes n'abdiquent une partie de leur souveraineté, la congestion des bandes radio internationale va rapidement devenir intenable.I.a recherche urgente d'un par tage équitable des bandes radio ondes courtes est devenue une priorité C'est la constatation à laquelle en sont venus en fin de semaine le quelque :i(>0 participants au 21e congrès annuel de l’Association des clubs de • radio de l'Amérique du Nord (Association of North American Radio Clubs).Le congrès de l’ANARC avait lieu sous les auspices de Radio Canada International (RCI).L’ANARC est une fédération de clubs d'écoute radiophonique qui re-roupe, au Canada et aux Etats-inis, plus de 10,(KM) membres.Des spécialistes délégués par les géantsde la radiodiffusion tels que The Voice of America, Radio Free Kurope/Radio Liberty, la BBC, Radio France internationale et la Deutsche Welle de l’Allemagne de l't»uest, ont abordé samedi, en ateliers.les difficultés auxquelles doivent faire face les diffuseurs nationaux de quelque HO pays ainsi que leurs 200 millions d'auditeurs quotidiens.Au fur et à mesure que les diffuseurs mettent en place des émetteurs haute-puissance pour tirer parti des bandes ondes courtes internationales, les stations de moindre puissance doivent faire face à des problèmes d’interférence, précise au cours d’une entrevue André Ver-motte, adjoint au service des rela lions avec l’auditoire à RCI.Les bandes ondes courtes internationales sont occupées non seulement par les diffuseurs nationaux, mais aussi par les militaires comme système secondaire en temps de guerre, pour la navigation, les bandes ondes courtes comme les « CB » et les satellites.Kn 1960, la diffusion sur ondes courtes par les diffuseurs nationaux représentait quelque 16,000 heures de programmation.On prévoit qu’en 1988, ce chiffre sera passé à 40,000 heures.Kntretemps, le spectre des bandes radio ondes courtes n’a pas augmenté, indique M.Vermette.Les grands radiodiffuseurs tels l'URSS, les Etats-Unis et la République populaire de Chine qui peuvent se permette l’achat de transmetteurs à haute puissance, occupent beaucoup d’espace.À eux seuls, ils diffusent plus de 1,400 heures/semaine, créant ainsi pour les autres des problèmes d’interférence.Actuellement, l’occupation des bandes à ondes courtes est gérée par des ententes à l’amiable.Un certain nombre de diffuseurs, tels RCI, la BBC, Radio France International, The Voice of America, Radio Free Flurope/Radio Liberty, Deutsche Wella (Allemagne de l’Ouest) et les pays Scandinaves arrivent à s’entendre pour occuper de l’espace sur les bandes à ondes courtes.Ce n’est pas le fait des autres.La recherche d’un partage équitable des bandes radio ondes courtes sera à l’ordre du jour lors de la réunion de la conférence administrative mondiale des radiocommunications (CAMR) qui aura lieu à Genève l'an prochain.Une rencontre est aussi prévue avec l’International Frequency Regulation Board.Dans le contexte actuel, il apparaît difficile d’imposer une solution, note M Vermette II faut une volonté politique pour résoudre le problème du manque d’espace.Plusieurs sont d’avis que l’Union internationale des télécommunications, organisme qui relève des Nations-Unies, manque de dents pour changer la méthode d’allocation des fréquences.RCI fait partie des petits et moyens diffuseurs ondes courtes du monde.Toutefois, à cause de son excellence, il jouit d’une influence sans commune mesure avec son importance réelle, constate M.Vermette.Les lettres reçues (50,000 par année) et les sondages effectués par RCI et des entreprises indépendantes en témoignent, ainsi que ses 12 millions d’auditeurs.Aux Ktats-Unis, les sondages Gallup indiquent que près d’un million de personnes écoutent RCI sur ondes courtes au moins une fois la semaine.Au Canada, poursuit l’adjoint au service des relations avec l’auditoire, « nous ne somme pas une société d’ondes courtes ».Seulement 5 % de la population possède un récepteur à ondes courtes.À cause de la disponibilité des nouvelles sur AM et FM, les gens n’en sentent pas le besoin.Dans les pays où l’information est biaisée, un récepteur ondes courtes s’impose.RCI diffuse sur ondes courtes en 12 langues vers l’Kurope de l’Est, la ceinture du Pacifique, l’Amérique latine, l’Afrique, le Moyen Orient, les Antilles, l’Europe de l’Ouest et les Etats-Unis.En même temps que se déroulait le congrès, il y avait une exposition d’équipement technique.Des appareils portatifs de format extrêmement réduit, pouvant tenir dans la main, sont maintenant disponibles, certains avec sélecteur à affichage numérique, permettant de choisir une station aussi facilement que l’on compose un numéro de téléphone.Ces récepteurs sont de plus en plus répandus et leur prix devrait diminuer avec les années comme cela s’est produit dans le cas des calculatrices de poche.Mentionnons enfin que la Société canadienne des postes, division de Montréal, a profité du congrès de l’A-NARC pour dévoiler un timbre commémorant le 50e anniversaire (1935-1985) de la Société Radio-Canada.Conçu par Raymond Mah et Gus Tsetsekas de Vancouver, le timbre de Radio-Canada sera mis officiellement en vente le mercredi, 23 juillet.Sur le timbre, on distingue cinq logos de Radio-Canada de différentes couleurs, suspendus aux ondes, et reproduits sur une carte stylisée du Canada.L’image, produite par ordinateur, est l’oeuvre de Vertigo Computer Imagery, également de Vancouver.Une église cachée: Saint James United ALAIN DUHAMEL Derrière l’écran des établissements commerciaux qui la masque aux promeneurs, la plus prestigieuse, en son temps, église méthodiste d’Amérique se détériore, un peu plus à chaque hiver qui passe.Des pierres dans les murs porteurs s’effritent, le toit coule, tous les systèmes de plomberie et d’électricité sont désuets.La communauté vieillit et diminue en nombre.« La communauté ne semble plus avoir la capacité d’agir » nous dit M.Cameron Charlebois, architecte, qui depuis plusieurs années s’intéresse $ ce monument historique, classé en 1980.Les tentatives de levée de fonds mises en chantier depuis quelques années n’ont pas généré les revenus escomptés.En outre, il subsiste des obstacles culturels dans les rapports entre les paroissiens et le gouvernement québécois.À l'arrière, une plaque posée en 1918 souligne « the release from debt », ce jour où la communauté avait acquitté toutes les dettes qu’elle avait contractées pour construire, entre 1887 et 1889, l’une des plus belles églises de Montréal, dans le style néo-gothique.Mais dès 1926, l’entretien de ce monument pesait si lourd, que la congrégation méthodiste décidait de sacrifier la perspective sur la façade de son église pour construire des immeubles de commerce dont le revenu lui a permis, jusqu’à ce jour, de tenir.Mais.L’église Saint-James United se trouve dans le secteur Des trois églises du centre-ville de Montréal.Il s’agit de cette partie du centre-ville comprise en gros entre l’avenue McGill College, la rue Jeanne-Mance, l’autoroute Ville-Marie et la rue Sherbrooke.Le secteur des trois églises fait le lien entre le centre des affaires, à l’ouest, et le pôle est du centre-ville constitué de l’axe Place des Arts/ Place D’Armes.Au sommet économique de Montréal, en juin, la Chambre de commerce de Montréal et le Bureau de commerce de Montréal ont LE PATRIMOINE proposé de mettre en valeur en priorité ce secteur dont le trait dominant, de nos jours, tient dans les nombreux stationnements à ciel ouvert aménagé sur des terrains arasés.La mise en valeur prendrait appui sur les trois espaces verts au milieu desquels se trouvent trois église : le Gèsu, avenue De Bleury, l’église Saint-Patrick, avenue De Lagauchetière et l’église Saint-James United, rue Sainte-Catherine.« La proposition de la Chambre de commerce est intéressante, mais il faut examiner le problème dans sa réalité propre » nous dit M.Charlebois.On ne peut envisager la réhabilitation de la façade de cette église sans résoudre, auparavant, le problème du financement de son entretien.En 1926, la construction d’immeuble de commerce en front de la rue Sainte-Catherine constituait une solution semblable à celle que la cathédrale anglicane, Christ Church, à quelques pas de l’église Saint-James United, emploie aujourd'hui: cession des droits d’exploitation en sous-sol et des droits de construire à l’arrière.Le terrain de l’église Saint-James United, borné par la rue Mayor au nord, n'offre pas suffisamment de dégagement pour loger un gratte-ciel.L'inlerieur de l’église constitue l’une de belles salles de la ville qui pourrait aisément se recycler en salle de concert et de récital pour plus de 2,000 spectateurs et auditeurs.L’avenir de l’église Saint-James United ne se jouera pas uniquement à l’intérieur de la congégation méthodiste, mais il se définira aussi beaucoup par la volonté des Montréalais de la réhabiliter dans le centre-ville en profitant des efforts d’aménagement et de mise en valeur d’un secteur négligé depuis plusieurs années.L’année internationale de la Paix L’Irak et l’Iran font peu de cas des droits humains CLÉMENT TRUDEL Le conflit entre l’Iran et l’Irak a six ans.Les violations des droits humains sont alarmantes dans ces deux pays.A propos d'exécutions sommaires et ae violation des droits en Irak, où régnent le président Saddam Hussein et le parti Baas, Amnistie Internationale a publié en 1981 un « constat de torture » sur 15 cas étudiés par des médecins danois.Après une mission d'observation en 1983, un autre rapport parait; Amnistie y affirme que sa préoccupation « reste entière face aux violations des droits de l’homme en Irak, en dépit des en-trel iens que ses délégués ont eus en janvier 1983 avec les responsables irakiens, et de leurs assurances renouvelées sur le fait que la Constitution et autres textes de loi en vigueur Interdisent la torture, les procès inéquitables et les condamnations à mort pour motifs politiques ».Récemment, dans une déposition orale devant la commission de l'Onu sur les droits humains, AI se dit alarmée par l’arrestation de 300 enfants (10 à 14 ans) dans la ville de Sulai-maniya (région kurde de l’Irak).Le corps d'une personne exécutée pour raisons politiques, selon AI, est quelquefois retourné à sa famille avec l'interdiction formelle de tenir des cérémonies publiques de deuil.L’Iran?("est une République islamique.Leader à poigne: l’ayatollah Khomeiny qui s’en prend au Grand Satan ( Washington) et à ses alliés, et qui n’a pas accepté de recevoir de délégation pour enquêter sur les violations persistantes des droits humains.Violations semblables aux exactions commises, sous le Shah, par la police secrète (Savak).Devant un comité du Parlement européen, le 28 novembre, Amnistie affirme qu’en Iran des familles entières peuvent être emprisonnées; qu’ùne femme a été détenue 14 mois à la prison Evin parce que les gardiens de la Révolution (Pasdaran) ne retrouvaient pas son mari.Celte déposition fait état d’accusés qui ne savent pas les faits qu’on leur reproche; de jugements rendus de façon expéditive, de décisions de tribunaux qui ne sont pas rendues publiques, etc.Une trêve entre Téhéran et Bagdad peut-elle intervenir et à quelles conditions?Cette guerre qui a fait des millions de morts et de blessés, plus de trois millions de réfugiés et des milliards de dollars de dégâts, a aussi remis dans l’actualité les armes chimiques et le napalm.Elle a, comme toute guerre, des répercussions dans de nombreux pays.Aux Etats-Unis, on intente une poursuite au général israélien Bar Am pour avoir, présumément, dirigé l’exportation clandestine d’armes vers l’Iran ($2,5 milliards?).La France, de son côté, a demandé au leader iranien en exil, Massoud Radjavt, de quitter Auvers-sur Oise où il résidait depuis cinq ans.« Etrange départ ».titrait le Nouvel Observateur une fois confirmé le voyage en Irak du leader des Moudjahidins du Peuple.La France livre des armes à l'Irak, qui lui doit 23 milliards de Francs mais elle veut « normaliser » ses rapports avec l’Iran.L'hebdomadaire français lie l’expulsion de Radjavi à l’affaire des otages français du Liban, les ravisseurs étant soutenus en sous-main par Téhéran qui fait pression sur Paris.Depuis le 8 juin, c’est maintenant en Irak que se sont repliés Radjavi et près de 1,000 de ses partisans.Le 15 juin, Saddam Hussein accueillait Radjavi comme un « émissaire de paix ».Le numéro de juillet de Iran Libération (U.S.Edition) rappelle ue 5,000 politiciens, syndicalistes, crivains et personnalités de tous horizons ont, dans 57 pays, approuvé le plan de paix en sept points que Moudjavi a rendu public (mars 1983) au nom du Conseil National de la Résistance Iranienne siégeant à Londres.Les signataires, au nombre desquels 116 sénateurs et députés du Canada (Communes, Queen’s Park et Assemblée* Nationale du Québec) appellent à une fin des hostilités entre l’Iran et l’Irak, à une « paix globale ».Selon le Conseil de l'Europe, aucun des deux pays ne peut espérer tirer profil de cette guerre.235 des 520 députés au Parlement européen ont aussi apposé leur signature.Le plan de paix tient toujours.Bagdad est disposée à en faire une base de règlement; il prévoit un cessez-le-feu immédiat, le respect du pacte d'Alger sur les différends frontaliers, l’échange de prisonniers, etc.L'un des porte-parole de l’Association des étudiants iraniens au Canada, Massoud Elmi, dit que « tout pays qui achète du pétrole à l'Iran, ou qui lui livre des armes, contribue à accentuer l’oppression contre le peuple ».Selon Elmi.les Moudjahi- dins et leur leader sont pour la paix et la liberté et forment l'alternative au régime Khomeiny dont la légitimité est morte en juin 1981, quand on a fauché des manifestants porteurs d’une pétition.' L’arrivée de Radjavi en Irak, sa rencontre du 15 juin avec Hussein, la déclaration subséquente du chef d’Etat irakien traitant les prisonniers iraniens en « hôtes » sont autant de signes, d'après Elmi, de la déconfiture prochaine de Khomeiny.Sans Khomeiny, l'Iran et l'Irak se retrouveraient sans motif de se faire la guerre ' Khomeiny tient à son imposant dispositif de répression et de conscription et veut faire taire le mécontentement des Iraniens qui ne le suivent plus.Il y a aussi une « impasse économique » en raison de la baisse du revenu pétrolier.Partout sur le territoire iranien, d'après les cartes qu'il m'exhibe, des véhicules de tortton- CAROLE BEAULIEU Les femmes prennent du galon au sein de forces armées canadienne mais aucune n’a encore réussi à s'élever au rang de général.La liste annuelle des promo tidhs, émise la semaine dernière à Ottawa, confère à dix-sept militaires canadiens des grades supérieurs à celui de colonel mais n'annonce aucune promotion féminine.Quatre femmes porlent actuellement le grade de colonel au sein des Forces armées canadiennes.Elles ont toutes été promues au début des années 80.Trois d'entre elles sont basées au quartier général d’Ottawa où elles dirigent respectivenu*i#le personnel féminin, les soins infirmiers et le département de médecine préventive.Une quatrième femme colonel commande le dépôt d’équipement de Calgary.Ce dépôt dessert toutes les bases militaires de l’Ouest canadien.Selon l’Association pour l’équité à l’endroit des femmes dans les forces armées canadiennes ( Association for women's equity in the Forces), certaines de ces femmes pourraient accéder au grade de général mais ne sont pas promues a cause de leur sexe.naires sautent, le feu prend à des centres de détention, des appareils de combats sont nns hors d'usage pour un temps U y u manifestations et tracts à satiété.Le vieux Khomeiny tient toujours mais l’on « attend sa chute dans un temps relativement court », dira Elmi, Les mollahs ont été si surpris de voir se rapprocher Radjavi qu’ils ont pris cinq jours avant de riposter sur les ondes ! Faut il emboîter le pas à l’espoir des Moudjahidins (qui ont publié dans cinq grands quotidiens européens la lisle des 5,000 signataires)?La question la plus importante, indépendamment de la source de financement des Moudjahidins, est la suivante: l’enclenchement d’un processus menant à la paix (Bagdad s'entend apparemment bien avec Radjavi) apportera-t il un changement de cap dans les deux pays quant au respect des droits humains ?« Depuis un an l'une de ces femmes remplit, en plus de son poste, la tâche d'un général qui n’a pfts encore été remplacé », a expliqué au DEVOIR un porte-parole de l'association, le Lt-colonel Shirley Robinson, aujourd'hui à la retraite.« Elle est plus compétente que bien des généraux que j'ai connus mais elle n’a pas de promotion ».Le grade de brigadier-général confère aux militaires un « réel pouvoir»,*soutient Mme Robinson, celui de définir des politiques et non seulement de conseiller.Le plus haut rang auquel peut s’élever une infirmière de l’armée canadienne est celui de colonel.L’Association soutient que l’officier supérieur des infirmières devrait être un général.Le gouvernement conservateur a annoncé en mars dernier qu’il comptait mettre « le cap sur l’égalité » au sein des forces armées et y « élargir le rôle des femmes ».Plus de 7,000 femmes servent actuellement au sein des Forces canadiennes.Elle forment environ 9 % des effectifs et ont jusqu’ici été exclues des postes de combat.L’Association pour l égalité des femmes au sein de forces armées est formé d’une dizaine de femmes, la plupart des militaires à la retraite.Toujours pas de généraux féminins dans les Forces M mmmmmmmmmmMMmmmmm Des femmes de Québec veulent une « organisation politique » qui infiltre tout RENÉE ROWAN QUÉBEC — Est-ce à cause de la proximité du Parlement et du climat qui règne dans la capitale?Les femmes de la région de Québec, plus que partout ailleurs, parlent de la nécessité pour elles de ^’organiser politiquement.Nombreuses sont celles qui sentent l’urgence de se défendre, mais « autrement » qu’elles l’ont fait jusqu’à maintenant.« Après l'étape du militantisme radical et de la récupération de nos luttes et de nos acquis, pour bien des femmes, la deuxième étape à envisager est celle de l’organisation politique.ce qui ne veut pas dire former un parti politique, mais amener nos luttes sur le terrain du pouvoir politique », précise Jacinthe Michaud, de la collective Marie Géographie.Cette collective féministe d’information a donné son nom à un périodique régional aux « écritures rebelles féministes et sociales».« Une organisation politique des femmes devrait être capable de porter plus loin, sur la scène politique, notre discours et nos revendications », écrit Jacinthe Michaud (Marie Géographie, printemps 86, no 6) au lendemain de la journée du Grand « Remue-Méninges » organisée le 2 février dernier par la table des groupes de femmes de Québec.Il s’agit d’une table régionale particulièrement dynamique et contestataire à laquelle participent une quinzaine de groupes de pression et d’action politique tels Marie Géographie, la collective La Marée montante, des maisons d’hébergement pour femmes en difficulté, le Centre des femmes de la basse ville, le comité de la condition féminine du conseil central de la CSN, le Cinquième monde, l’Association des travailleurs et travailleuses immigrantes du Québec, etc.Contrairement à ce qui se passe dans d’autres régions, la table des groupes de femmes de Québec, est née de l’initiative des groupes eux-mêmes et sans l’appui de Consult Action, un réseau régional d’animation du Conseil du statut de la femme.« C’est une décision politique de la table régionale », explique Pauline Gingras, membre d’un comité de la table des groupes de femmes et qui travaille notamment sur la question de l'organisation politique des femmes.« Consult Action nous appara-raissait comme un intervenant gouvernemental ».Pour les mêmes raisons, la table des groupes de femmes a aussi refusé, le printemps dernier, de participer à Décisions 85.Ses participantes ont préféré organiser elles-mêmes une rencontre pour faire un bilan de la militance des femmes dans leur région.FEMININ PLURIEL Le 2 février a été un « bien beau dimanche », s’accordent à dire Jacinthe, Pauline el Emilia Castro, que j'ai rencontrées à Québec, à la mi-juin, par une journée de froidure exceptionnelle.Elles étaient 150 venues d’un peu partout, de la Beauce, de Thetford, de Lotbinière, de Charlevoix, de Bel- lement, c’est évident.Il n’y a qu’à voir comment les dossiers avancent à pas de tortue, comment nos subventions sont coupées, comment on ne nous écoute pas.» «On a beaucoup expérimenté et trouvé ce qu’on voulait, ce qu’on ne voulait plus.on est peut-être rendues à regarder le pouvoir et à se demander comment le fabriquer», poursuit Jacinthe.On parle d’une organisation politique qui infiltrerait tout: école, loisirs, syndicats.un peu comme la tactique d’infiltration exercée par les femmes au Nicaragua, comme l’a suggéré une des participantes à un des ateliers du 2 fé- sur une base politique : ça aussi, c’est propre à Quebec.Ailleurs, souvent, cela se produit sur une base de services ou encore sur des actions ponctuelles, ce qui n’est pas exclu ici non plus.Au nombre des femmes remontrées, plusieurs sont critiques face au Gonseil du statut de la femme.Elles ont l'impression d’un recul par rapport à ce qui se faisait auparavant.Les cinq membres de la collective Marie-Géographie, et les 30 à 35 collaboratrices qui les entourent, sont souvent très critiques face à des positions prises par le CSF.Elles ne se iW 1 a*# j **' - * A L r j La collective élargie de Marie-Géographie fait partie de ces nombreux groupes de femmes qui, dans la région de Québec, veulent voir le mouvement féministe passer à l’étape de l’organisation politique.léchasse et d’ailleurs.Des femmes qui avaient milité dans des groupes organisés il y a quelques années, qui avaient quitté les rangs pour aller continuer leurs luttes ailleurs, dans leurs milieux de travail et qui sont revenues dire ce qu’elles attentend du mouvement des femmes et de la tuble régionale.Elles voudraient être en lien avec une organisation, ne plus être isolées, sentir qu'elles font partie du mouvement des femmes à Québec sans toutefois avoir l’obligation de faire partie d’un groupe de services, explique Jacinthe.Pour les vieilles militantes, il faut aller voir ailleurs.mais quel ailleurs?Ça, c’est ressorti clairement du Grand Remue-méninges.Mais en même temps elles réalisent que ce n’est pas facile: c'est un projet de société.Les femmes se rendent bien compte qu’elles n’ont pas de pouvoir politique, enchaîne Emilia : « Quand on regarde ce qui se passe actuel- vrier.Un comité provisoire a été formé pour explorer ce que ça veut dire « prendre le pouvoir ».Cette préoccupation est maintenant inscrite au nombre des préoccupation de la table régionale.Dans la région de Québec, une autre tendance se manifeste fortement à l’intérieur du mouvement des femmes: l’aspect international.Ce sont les groupes de femmes du Cinquième monde qui ont donné l’impulsion, remarque Emilia Castro, mais maintenant de plus en plus de femmes s’intéressent à cet aspect de la solidarité internationale qui apparait indispensable.Le Centre international des femmes, un groupe de services, est aussi très présent dans la région.Ce qui frappe aussi, dans ce secteur, c’est la diversité des groupes et la façon dont les alliances se font.Fin général, les regroupements se font gênent pas pour l’écrire.Tout comme elles ne sont pas tendres pour le gouvernement libéral et la ministre de la Condition féminine ; « qui fait bien piètre figure dans les ’ différents dossiers », écrit Ginette Lewis dans la dernière livraison du périodique.CROISIÈRES au LAC CHAMPLAIN OUS rêvez d'un merveilleux voyage de vacances ou de l'escapade d'un jour dans un paysage insolite à bord d'un voilier de grandes croisières.appelez 348-8904 Le capitaine communiquera avec vous.V: 4 4 B Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa Directeur Rédacteur en chef Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information Directeur des le 10 janvier 1910 Benoit Lauzière Paul-André Comeau Use Bissonnette.Christian Bellavance services administratifs Jean-Guy Duguay, Directeurs adjoints: Michel Paradis Jean Francoeur Pierre Beaulieu, Serge Gosselin L’ART DE COHABITER S U ATR K MOIS exactement après la constitution du gouvernement de Jacques Chirac, la France assiste aux premiers tiraille-significatifs de l’expérience de « cohabitation » engagée au lendemain des élections du 16 mars.Désintérêt envers les jeux de la politique ou attente tactique, les électeurs français semblent, du moins pour le moment, se garder de rendre un arbitrage définitif à l’égard de l’expérience de coexistence d’un premier ministre de centre-droit et d’un Président socialiste.C’est le Président Mitterrand lui-même qui a signifié la fin de la trêve établie à la désignation de Jacques Chirac à la tête du gouvernement.Le 14 juillet, jour de la fête nationale, le Président a profité d'une intervention rituelle à la télévision pour annoncer son refus de signer le décret des privatisations mis au point par le gouvernement.Le coup était important.Il a suscité des réactions directes et cont radictoires au sein des diverses formations politiques.Il a contribué à dramatiser l'un des enjeux des dernières élections législatives.Dans son programme commun, l’ensemble des formations de droite et de centre-droit avait accordé priorité à la privatisation d’une grande partie des sociétés nationalisées à la faveur de deux temps forts de la politique nationale: au lendemain de la seconde guerre et à l’avènement du gouvernement socialiste, en 1981.Cette dimension du programme commun s’inscrivait évidemment dans le sens des thèses néo-libérales mises à l’honneur en Kurope par Madame Thatcher et plus ou moins épousées par plusieurs gouvernements, à commencer par celui de l’Allemagne fédérale.Kn dressant la liste de 65 sociét és à rendre à l’i-nitiativbe privée, le gouvernement de M.Chirac s’est conformé à cette promesse électorale ratifiée par une partie appréciable de l’électorat.Il a inévitablement dressé contre lui l’opposition socialiste et communiste, qui assimile à une véritable braderie ce flot de privatisations.L’intervention du Conseil constitutionnel a fourni au Président de la République des arguments pour asseoir une prise de position qui marque la fin de la co-habitation facile et sans incident.Si le monde politique s’agite beaucoup autour de cette question, on relève un certain desintérêt au sein de la population.Pas d’agitation sérieuse, encore moins de manifestation a l’appui de l'une ou l’autre position.Au delà des considérations traditionnelles sur la dépolitisation, une autre explication s’offre, qui fait appel à l’expérience récente vécue par la France.À l'opposé des sombres prédictions, la ronde des nationalisations de 1982 s’est déroulée sans problème traumatisant.L’opération « dé nationalisation » s’envisage vraisemblablement dans le prolongement de cette expé- rience récente et relativement bien assimilée.Seule crainte véritable : la possibilité de voir la France reproduire le « syndrome britannique » et verser dans le cycle nationalisations-privatisations, au rythme des changements de majorité parlementaire.Il est moins facile de se prononcer sur l’autre question majeure qui domine actuellement la politique française.Le problème des étrangers, essentiellement des Maghrébins, fait lui aussi l’objet de débats passionnés à l’Assemblée nationale et dans la grande presse.Le gouvernement a élaboré une législation qui devrait notamment permettre à l'administration d’expulser les étrangers coupables d’infraction sanctionnées par six mois d’emprisonnement.C’est nettement moins draconien que les mesures préconisées par le Front national de Jean-Marie i LePen.C'est s’inscrire en faux contre une pratique d’accueil suivie par tous les gouvernements précédents.D’où le tiraillement évident au sein même de la majorité gouvernementale où certains reprochent à M.Chirac de ne pas « mettre le paquet » pour tirer tous les dividendes électoraux d’une législation encore plus musclée.La population française ne donne pas l’impression, a travers les sondages publiés ces dernières semaines, de se mobiliser en regard de ces questions pourtant fondamentales.L’expérience de la co-habitation s’évalue au contraire par le jeu des performances de MM.Mitterrand et Chirac sur la scène internationale.Le Président de la République récolte actuellement les meilleures notes.Ses interventions à Tokyo, à La Haye, puis tout récemment à Moscou, s’inscrivent dans un sillon historique qui le relie à la politique étrangère grâce à laquelle de Gaulle avait réussi à imposer une certaine idée, une certaine image de la France.Voilà presque vingt ans que de Gaulle a quitté l’Élysée , mais sa politique demeurerait un étalon bien vivant à l’esprit des Français : c’est ce que semblemt indiquer les derniers coups de sonde.Devant cette cohabitation où l’art et la tactique se combinent pour constituer un mélange intrigant, les partis politiques se tâtent en prévision des élections présidentielles.Le Parti socialiste a lancé le projet de créer un Conseil national de la gauche pour rassembler toutes les forces d’opposition.La majorité gouvernementale est loin d’avoir fait l’unité; elle demeure un conglomérat de familles réunies autour de quelques objectifs, mais rébarbative à toute forme de fusion.Les Français assistent à ces jeux de coulisses qui se superposent aux manoeuvres d’une cohabitation où personne n’a trop à se plaindre.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Le leadership promis ANALYSE JEAN FRANCOEUR LA MIN 1ST R K de la Santé et des Services sociaux annonçait à la tin de juin dernier la création d’un groupe de travail qui a reçu pour mandat d’élaborer un plan d’action touchant l'intégration et la réintégration sociale des personnes qui présentent ce que l'on appelle aujourd’hui une « déficience intellectuelle ».( A ne pas confondre avec la maladie mentale ou, mieux, les troubles psychiques.Il n’est pas inutile de souligner cette distinction, puisque le « vain peuple » que nous sommes a tendance à mêler ces deux domaines qui renvoient cependant à une problématique et à des enjeux fort différents.Ce en quoi nous sommes fort excusables : les grandes institutions psychiatriques ne continuent-elles pas, parfois à leur corps défendant, à héberger et à soigner des personnes appartenant à l’une ou l’autre de ces catégories.) Le groupe de travail sera présidé 9 par un sous-ministre adjoint et formé à la fois de fonctionnaires du ministère et de représentants des conseils régionaux de la santé et des services sociaux.Il sera assisté d’un « comité conseil » où siégeront des porte-parole de divers organismes, tels l'Office des handicapés, l’Association pour les déficients mentaux, les centres d'hébergement ou de réadaptation, les syndicats.Son mandat : préparer un plan d’action visant à concrétiser un des objectifs prioritaires du ministère, à Savoir l’intégration et la réintégration sociale des déficients intellectuels.Le groupe aura dix mois pour compléter ses travaux.Kn annonçant cette décision, Mme Thérèse Lavoie-Roux rendait public un document d'orientation qui a le mérite de poser le problème avec un grand souci de limpidité — même s’il jette discrètement un voile très pudique sur une situation qui s'était dégradée ces derniers mois et avait donné lieu à des incidents disgracieux, pour ne pas dire scabreux, si A bien que l'ancien ministre n’avait guère eu d'autre choix que de décréter un moratoire que Mme Lavoie-Roux ne lève pas tout à fait, du moins pour le moment.Intégrât ion/réintégrât ion, les mots se rapportent à deux démar- ches distinctes.La démarche d'intégration est très large.Mlle s’intéresse au sort des quelque 50,000 Québécois qui présentent des déficiences graves.Ces personnes vivent dans la communauté, mais une écrasante majorité d’entre elles auraient besoin, pour s’épanouir, de services qui leur soient spécialement destinés.Or ces services n’existent pas encore, sinon à l’état embryonnaire.Quant à la réintégration sociale, il s'agit d’une démarche à la fois plus limitée et plus complexe.Après un quart de siècle de débat autour de la désinstitutionnalisation — dont on peut dire aujourd’hui qu’elle est une objectif assez largement acceptée —, on constate en effet, non sans une certaine surprise, que le nombre des déficients intellectuels, âgés de moins de 65 ans, qui vivent en institution n'a pratiquement pas bougé.Ils sont actuellement de 9,200 dans les hôpitaux psychiatriques et les centres d’accueil de toute catégorie, soit à peine moins qu’en 1964.Beaucoup d’entre eux, peut-être même une majorité, gagneraient à vivre en milieu plus normal.Ils en seraient capables à certaines conditions.Les recherches sont concluantes.Klles ont mis en évidence les effets négatifs de la vie en internat : apathie.dépersonnalisation, dégénération des fonctions intellectuelles, perceptions dévalorisantes de soi.Au mieux, l'admission en internat devrait être réservée à des personnes gravement handicapées et dont la situation exige des soins intensifs et un encadrement adéquat — qu’il est déjà suffisamment difficile de garantir.Quant aux autres, il ne fait plus de doute que la réintégration sociale, accompagnée de services appropriés, améliorerait la qualité de leur vie, leurs habiletés et leurs comportements.Intégration des uns, réintégration des autres, c’est mettre l’accent sur l’autonomie, c’est offrir à une personne handicapée la possibilité de vivre, de se déplacer et de communiquer ; la possibilité également d’utiliser les écoles, magasins, restaurants, transports publics, au même titre que tout le monde.Mais le processus d’intégration piétine et la réintégration sociale marque le pas.Pourquoi ?Les explications pieu vent : les méthodes d’interventions professionnel- les font défaut, les mentalités évoluent trop lentement, les services d’aide dans la communauté n'existent pas.Quant à la désinstitutionnalisation, elle se heurte à des barrières difficiles à franchir.Le mouvement, souligne Mme La-voie-Roux, provoque des réactions contradictoires de la part des groupes intéressés.Les parents sont réticents ou opposés.La réintégration pour eux est une lourde charge.Ils font valoir le manque de services d’aide et, surtout, s’inquiètent de leur permanence.Qui la leur garantira ?Les institutions sont d’accord en principe.Certaines ont mis sur pied des services externes qui desservent une clientèle presque aussi nombreuse qu’à l’interne.Mais, liées par des contraintes administratives et budgétaires, elles renvoient la balle au ministère dont elles attendent des directives plus claires et, bien sûr, les ressources pour les mettre en oeuvre.La réaction syndicale est aussi ambivalente.Accord quant à l’objectif, opposition quant aux moyens.La réintégration aura un impact évident sur l’emploi et la tâche du personnel.On exige qu’elle se fasse dans le respect des lois, des règlements et des conventions collectives.Kxception-nellement, cette opposition ira jusqu’à des coups de force.Ces obstacles étant franchis, il en restera un autre, le plus important peut-être, la réaction de la population elle-même.Le phénomène est connu : au-delà d’un certain seuil, la présence de personnes souffrant de déficience intellectuelle éveille chez les gens « des sentiments confus de méfiance et de crainte », reconnaît le document de Mme Lavoie-Roux.On assiste à des levées de boucliers, on se ligue, on bloque des projets.Bref, il n’y a pas unanimité.Le consensus reste à faire.« Dans une problématique aussi délicate, une attitude intransigeante dans un sens comme dans l’autre, dit encore Mme Lavoie-Roux, suscite davantage d’obstacles à l’atteinte du véritable objectif que tous poursuivent.» Chacun devra y mettre du sien.Y compris le ministère, dont on attend « un plan d’action mieux défini » qui constitue le mandat du groupe de travail.Mais on attend surtout de Québec « un leadership plus clairement exprimé », que Mme Lavoie-Roux se dit prête à assumer.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc .dont les ateliers sont situés au 9130, rue Boivin, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Lebeau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR $3 25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal 332-3891 à Québec (418)687-2022 Livraison par porteur Edition quotidienne 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste Édition quotidienne 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Les « amers » et les irrités FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE GARE A vous contrevenants et délinquants de tout acabit.Vous aviez cru pouvoir, impunément, délier la loi 101 et afficher votre superbe en anglais seulement ?lié bien, payez maintenant ! ("était sans compter sur la justice, celle qui a le bras long et vengeur, celle qui ne s'en balance pas ! Pour ne point s'être conformés à la loi 101, deux commerçants de la métropole ont été condamnés à payer chacun une amende de $ 25.vous avez bien lu.Bien ri ou bien pleuré aussi, c’est selon.Selon le côté de la barricade où vous vous situez.Du côté de l’Alliance — de l’arrogance et du mépris — ou du bafoué.Un restaurateur accusé d'avoir affiché « Smoked meat » et « Corned beef » a plaidé non coupable et subira son procès bientôt.Mon Dieu, on tremble déjà pour son commerce.S’il allait etre condamné à payer aussi $ 25 c’est-à-dire le prix d’un repas pour deux.Un repas pour deux peuples avant piquette ou racinette, après taxe et service méprisant.Ces commerçants bénéficient, à n’en pas douter, du phénomène des coupures généralisées ; leur amende revient moins cher qu’un test pour dépister les MTS que la province ne peut plus assumer même si elle continue à « retrousser son jupon ».Pourtant, avec un peu d'imagination on pourrait tout arranger.Si chaque contrevenant actuel ou éventuel envoyait directement et .préventivement sa taxe volontaire de $ 25 tous les « damidieux » de la métropole pourraient bénéficier d'un test et — au besoin — d’un traitement gratuits.Il y a aussi d'autres petites nouvelles, comme ça, qui risquent de passer inaperçues dans le fatras de l'information.« Québec cède neuf parcelles de territoire à Ottawa » ( La Presse.9 juillet).Non, ce n’est as une réédition du coup de Mira-el.Plus modestement, il s’agit de neuf petits terrains (symboliquement : une parcelle par province qui a signé l’accord constitutionnel) de quelques kilomètres carrés ici et là pour y installer des « amers ».Vous avez encore bien lu, tantôt on parle des « amers », ces signaux fixes pour la navigation sur le fleuve (il faudrait voir là comme un signal) tantôt des «irritants».On gruge, on empiète, on grignote, on ampute, on cède des parcelles de territoire et de dignité.Stoïoues.nous suDoortons.nous endurons.Nous sommes plutôt pacifiques, « bonasses », pas « regardants » tolérants.Bref, nous n’en finissons plus de tendre l’autre joue.Puis de nous étonner que certains finissent par répondre a cette invitation.Pour nous « irriter », pour nous rendre « amers » il en faut beaucoup.Ht longtemps.Kt si demain, nous allions perdre l'appétit et dire : vos « smoked meat » gardez-les.Mangez-les entre vous.Conservez-les au frigo, avec les flowers and so on.Bientôt nous allons peut-être tous suivre l’exemple de Jacques Folch-Ribas ui a confié à Allure être en faveur e la résistance individuelle : « Je n’achète pas dans les magasins qui affichent en anglais.Voilà un cas où l'action individuelle peut changer quelque chose.» Éloquent, l’auteur de « Dehors les chiens » ! ("est reparti.Le boycott individuel risque d’être contagieux.Messieurs les contrevenants auriez-vous donc déjà tout oublié ?("est vrai que « Je me souviens » ce n’est pas votre devise.Votre devise à vous n’est que financière et à $ 25 d'amende vous pourriez mettre longtemps à comprendre que nous sommes fort nombreux à loger à l’enseigne unilingue des amers et des irrités.LETTRES AU DEVOIR ¦ Le déclin de l’empire outremontain IL KST des événements culturels qui « font époque » dans une société.Le Refus global, le 24 juin 1976, Les Fées ont soif, sont autant de repères qui ont marqué la société québécoise en systématisant l’avant de l’après.Kn ce sens, on peut trouver à travers une production cinématographique nationale des éléments significatifs qui nous permettent de vérifier les niveaux d’évolution et les contraintes de tout un peuple.Avec son dernier film.Le Déclin de l'empire américain, Denys Arcand a pour grande qualité d’avoir posé de façon originale des questions essentielles quant à la nbuvelle dynamique des rapports homme-femme dans nos société occidentales.Pas étonnant que la presse internationale ait salué sa démarche lors du dernier Festival de Cannes.Ce qui est moins évident cependant, c’est de mesurer la représentativité du propos qui se trouve derrière le produit culturel par rapport à la société qui le supporte.C’est souvent dans les coulisses même dudit produit, au sein du système qui doit en assurer la promotion, qu’on peut vérifier le niveau d’étanchéité du discours par rapport à la réalité.Étrangement, ce qui est en train de « faire époque » avec Le Déclin de l'empire américain ce n’est pas l’extraordinaire travail d’Arcand, ce n’est pas non plus la force des interprétations des Curzi, Michel et Compagnie, mais plutôt l’objet synthétique qui devait en assurer la promotion : l’Affiche publicitaire.Pour le graphiste que je suis, celui qui arrive en but de piste pour alimenter le décollage, il importe de répondre efficacement aux besoins du client, sans pour autant dénaturer le produit à promouvoir.Chaque nouvelle commande est donc l’occasion d’un judicieux exercice pour en arriver à fabriquer un outil compatible au service du produit et non l’in- verse.C’est dans ce sens qu’a été élaborée une affiche percutante pour Le Déclin de l'empire américain en toute concordance avec la problématique du film et dans le ton et le respect des préoccupations de Denys Arcand.C’est dans ce sens également qu’elle a été retenue par les décideurs de circonstance pour appuyer la sortie du film.Aussitôt sortie de presse, aussitôt travestie, l’empire outremontain n’a pu se résigner à promouvoir son propre déclin.Dans leurs beaux habits signés, un couple d’Outremont se partage, sans têtes, la même affiche.A la fois génial et inacceptable, des graffitis viennent se superposer à l'ensemble pour que transparaissent les seins de Madame et, oh sacrilège, le pénis en érection de Monsieur.Ne croyez pas que votre mémoire vous fasse défaut, « on » s’est empressé de faire disparaître de l’affiche le sexe de Monsieur au moment de l’impression dans les journaux et de l’affichage dans les lieux publics.L’Kmpereur a tranché.Ce qui doit rester SEUL acceptable comme symbole sexuel dans la tête de ses Sujets, c’est l’éternelle poitrine dénudée de La Femme responsable de tous les maux.Rase censure qui n’a aucune commune mesure avec le courage du ropos d’Arcand qui nous amène entrevoir l’éventuel déclin du machisme.Il est question ici d’espérer que ce soit le produit et non l’outil qui « fasse époque ».Inutile de se réjouir de nos prouesses dans l’espace si ce n’est que pour y installer un arsenal miütaire.Inutile de réaliser un film à message si ce n’est que pour le voir désavoué par l’attitude de ses plus proches prétendants.De l’évolution des pensées, il est abondamment question tout au long du Déclin de l'empire américain.Dans l’édition canadienne du Larousse Complet de 1954, on ne trouve aucune inscription entre les mots péninsule et pénitence.Il est question ici de faire le pari que les choses ont changé en 32 ans au Québec.Il est question non seulement de le dire et le mettre sur pellicule mais aussi, et surtout, de le faire.J’invite enfin les nombreuses femmes qui m'ont manifesté leurs critiques concernant cette affiche qui porte ma signature à identifier les vrais responsables de cette agression à leur égard.Pour tous ceux qui, comme moi, Les «Lettres au DEVOIR» doivent être signées.L'adresse de même que le numéro de téléphone, ne sont requis que pour fins d’identification dans nos dossiers.LE DEVOIR demande à ses correspondants de bien vouloir s'en tenir à moins de deux feuillets dactylographiés à double Interligne et de faire parvenir leurs textes à Mme Suzanne Marchand.LE DEVOIR se réserve le droit d'abréger les textes trop longs.aiment ce film et espèrent que ce soit lui et non son affiche qui « fasse époque » au Québec, je demande que soit réhabilitée l’af; fiche originale.— DENIS LAFAILLE graphiste Montréal, 2 juillet.¦ Les douleurs vives ne durent qu’un temps ! U'tlre adressée à Mme Lise Rissonnelte VOUS ÊTES furieuse, et comme» vous avez raison ! Noussommeâ quétaines individuellement et col1* lectivement.la preuve référendaire de notre quétainerie esC faite.Hélas ! Quelques personnes n’en reviennent pas.Je suis avefi vous, parmi celles-là.Je n’a£ même pas regardé la télé, refusant d’avance ce qu’on allait noufi présenter de guimauve, d’hypocrisie et de mensonge à l’occasioa, du départ de celui-là.Depuis l’élection municipale d* 70, je me souviens de la matraqu£ psychologique ; et depuis le référendum, je sais que le national lisme québécois sert régulière; ment d’abord à faire carrière» pour ceux qui se targuent d’idéal patriotique.Il fut un temps où' cela me mettait dans une rag& folle .mais maintenant que jg vieillis cela me fait honte.Dan» dix ans, vous aurez mon âge, e£ vous souffrirez moins.C’est pro^ mis ! Les douleurs vives ne dit rent qu’un temps, celui de mourir;* En attendant, vous avez une tribune d’où votre voix retentit ma” gnifiquement, ne lâchez pas * « Les chants désespérés sont leî chants les plus beaux .» (Maj chin), on vous lit tout le tempsy moi et quelques derniers des Mo; hicans.— HÉLÈNE PERRAS Mv Montréal, 6 juillet,.Z Mgr GASTON HAINS TEMOIGNAGE ROGER EBACHER Évêque de Hauterive Mgr GASTON HAINS est décédé le 5 juillet.Ce décès est passé inaperçu du grand public.Pourtant, cet homme a été pendant de nombreuses années un témoin puissant d’une vision dynamisante de la société et de l'Église.Pendant près de 15 ans, il a oeuvré dans l'Action catholique, au niveau du diocèse de Saint-Hyacinthe et dans le Québec.Il a soutenu, durant des années, un engagement des laïcs dans les champs essentiels de notre vie ensemble.Il a fortement et généreusement cru à la possibilité pour beaucoup de s’y engager avec les ressources uniques de leur coeur et de leur tête.Il a été, durant ces années, un réveilleur pour tant de femmes et d’hommes qui ont ensuite continué leur chemin.Il est vrai que, lors de la « crise de l’Action catholique » du milieu des années 60, il a été très controversé.J’espère qu’un jour on fera l'histoire de cette crise.Personnellement, je suis persuadé que Gaston Gains y a défendu sa foi profonde en l’humain, plus important et plus vital que toutes les structures et organisations.Il a été pendant plusieurs années en tête du diocèse d’Amos en Abitibi.Là, il s’est tout particulièrement manifesté comme un homme habité par un projet, par une vision.Sa vision de l’humain l’a toujours poussé à gouverner moins par décrets que par appels.Homme libre, il a été un libérateur pour beaucoup.Il a su appeler sans cesse.Il a su réveiller tant et tant d’énergies cachées et qui risquaient, sans son appel, de mourir ou de s'étioler.Il a cru en l’humain qui se cache dans le coeur de chaque femme, de chaque homme, et qui cherche à vivre et à se donner.Sa vision de l’Église fut celle de Vatican II.Il a cherché avec audace et courage, avec humilité et force, avec une grande patience, à traduire les intuitions foncières de Vatican II au ras de la vie quotidienne d’un diocèse.Il a tout particulièrement sout enu l'engagement du laïcat dans le diocèse.Il a été un visionnaire.Attentif au vécu quotidien, sensible à tout ce qui risque d’étouffer la vie, fort de sa foi, il a su deviner les appels des années qui viennent.Bien avant son temps, il a nommé les défis de notre Eglise au plan de l’évolution des effectifs sacerdotaux et des conséquences à tirer.Il a voulu ouvrir les portes aux divers services et ministères.lia été sensible au besoin de formation de ces agents.Mais il ne croyait pas à une formation aseptisée, hors de la vie.Il croyait puissamment aux forces de vie qui sont en chacun.Après 11 ans au service d'un diocèse, il a voulu revenir aux tâches plus humbles.Il est mort curé d’une paroisse.Et là encore, il a appelé.Sans cesse, il a redit les certitudes de son coeur.Il a réveillé les énergies de beaucoup.Mgr Gaston Hains a été un détecteur de vie. Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 M 5 DES IDEES, DES EVENEMENTS Les tarifs de la STCUM Un pas en avant, deux pas en arrière HH GUY CHARTRAND CLAUDETTE CARBONNEAU GUY COUSINEAU Les auteurs sont respectivement président de Transport 2000, secrétaire general du Conseil central de Montréal de la CSN et secrétaire général du Conseil du travail de Montreal de la FTQ LE U JUIN dernier, le groupe d’étude sur le financement du transport en commun présentai! devant la commission de l'évaluation, des finances et du développement économique de la CUM son rapport sur le financement du transport en commun à Montréal.Avec un budget de près d'un demi-milliard de dollars l’an prochain, budget en hausse constante dû, entre autres, à l'extension du métro, la STCUM se voit prise d'assaut par les décideurs politiques qui tentent de refiler aux usagers les résultats d’erreurs passées.Le mandat confié au groupe d'étude comportait une série d é-lémenls qui nous porte à croire que les dirigeants de la CUM cherchaient un moyen de justifier une augmentation subite et importante des tarifs de la STCUM.Certains éléments tels l'évaluation des con- séquences des changements aux politiques d'aide au transport en commun, la vérification de l’équité de la participation financière de l'usager à 50 % des coûts de fonctionnement et S identification des>solu-turns temporaires au déficit prévu de la STCUM pour 1987, n'avaient rien de rassurant pour les usagers.A la lecture du rapport, on croirait que la tendance ailleurs dans le monde irait dans le sens d'une par-ticipation des usagers au coût de fonctionnement de l'ordre de 50 %.Pourtant, lorsqu'on s’y arrête un peu, on remarque que cette participai ion des usagers dans les réseaux de taille comparable à celui de la STCUM est à la baisse.( Kx-(‘tuples : Philadelphie, de 43.8 % à 38.4%; Los Angeles,- 44.2%, 21) 9 % ; Washington, 33.9 %, 32.4 % ; Boston, 31.0%, 26.4%.) Donc, lorsque le président de la CUM nous indique que la participai ion des usagers doit atteindre 50 %, il va à l’encontre de la tendance constatée dans des agglomérations de la même taille que Montréal.L'an dernier, plusieurs groupes avaient fait connaître leurs préoccupations devant la hausse des coûts à la STCUM et avaient proposé de diversifier les sources de fi- nancement du transport en commun comme cela se fait un peu partout dans le monde.Kn fait il s'agit de faire contribuer ceux qui sont les bénéficiaires non usagers du transport en commun.Tout en reconnaissant l'importance de ces sources alternatives de financement, aux États-Unis et en Kurope, le groupe d'étude a teinté ce rapport d'un esprit de négativisme peu commun en cherchant toutes sur tes d’excuses pour repousser toute nouvelle forme de financement.Au lieu de cela, et par une brillante astuce, le grou(H‘ d'étude (impose une hausse de près (te 15 % de la carte CAM adulte qui passerait de $ 28.50 à $ 31.75.Pire encore, les plus démunis de noire société, les jeunes, les étudiants, et les personnes âgées devraient débourser $ 12.75 pour la CAM à tarif réduit.Le coût d'un déplacement en monnaie passerait de $ 0.40 â $ 0.50 et le coût de six billets à tarif réduit serait de $ 2.50 au lieu de $ 2.De plus, ces augmentations ne permettraient pas â elles seules d'absorber la totalité du déficit envisagé pour 1987 et 1988 sans que soit requise une indexation générale des contributions des partenaires du financement égale à l'augmentation du coût de la vie.Ainsi, la part de l’usager passerait de 46.5 % â 47.8 % des coûts de fonctionnement.Le groupe d’étude semble blâmer tout le monde sauf les élus municipaux.Le groupe fait la leçon ù Québec pour sa non participation â certaines taxes, reproche â Québec d’avoir changé les règles du jeu du financement de la carte et du fonctionnement du transport en commun à Montréal.Nulle part le groupe d'étude n'identifie la faiblesse de la partieipationdes municipalités qui ne financent que 20 % du transport en commun.Le groupe d'étude a aussi « manqué le bateau » sur les incitations à aug-menter la clientèle.Nulle part il ne fait des recommandations qui auraient pour effet de rendre plus invitante l’utilisation du transport en commun.Non, le groupe d'étude devait faire porter le poids du financement par les usagers et les usagères et a ce titre il a bien rempli son mandat.Les regroupements qui avaient présenté des recommandations sur les sources alternatives de financement ont l’impression qu'en fait, les élus locaux ne sont pas intéressés au concept de source alternative de financement du transport en commun.Il est connu que la congestion des rues de Montréal coûte des millions à la STCUM, mais l'ad- ministration montréalaise ferme les yeux sur les stationnements en double sur certaines artères commerciales, et tarde ù mettre en place des mesures peu coûteuses comme l'implantation des voies réservées pour les autobus, de pour de nuire aux marchands des rues de Montréal.Le véritable défi pour l’avenir.c'est de savoir comment contenir la hausse des coûts, en maintenant et améliorant la qualité des services el comment les municipalités vont contribuer â financer le trans port en commun.Le transport en commun risque d’être un enjeu ma jour de la campagne électorale qui commence à Montréal, ("est â suivre.Le rapport Gobeil : dégraissage ou concentration ?PIERRE SORMANY L 'auteur est journaliste en économie, en sciences et en technologies DKS DIZAINES de conseils, régies.sociétés ou organismes de surveillance seraient abolis, si le gouvernement donnait suite aux recommandations du rapport du groupe de travail sur l’organisation du travail (groupe Gobeil).Surpris par l’ampleur des réformes proposées, par « le courage » qu’il fallait pour aller aussi loin, parfois jusqu'à l'abus sans doute, les commentateurs n'ont toutefois guère été étonné par la phisolophie d'ensemble qui aurait animé les « sages » ; dégraissage de l'État, privatisation, décentralisation .Les mots à la mode du néolibéralisme, concepts balises du programme électoral libéral, auraient inspiré la réforme.Diantre ! Suis-je paranoïaque ?J'y vois aussi autre chose, beaucoup moins courageuse, aux antipodes de la philosophie privatiste qu'on nous sert : une tentative ahurissante de reprise en main des fonctions étatiques par la machine gouvernementale, une re-centralisation de ce que l’on avait péniblement tenté de déconcentrer depuis 20 ans.Kl pour les acteurs de la base, citoyens ou entreprises, une perte certaine du peu de pouvoir que la « déconcentration » des 15 dernières années leur avait permis d'acquérir.Bref : l’État tentaculaire, plus petit certes, mais où tout se décide désormais.Fini les consultations ! Comment peut-on lire le rapport Gobeil sous cet angle ?Kn constatant d'abord que la quasi-totalité des organismes consultatifs mis en place par le gouvernement précédent sont écartés du revers de la main.Certes, Provigo n’a guère besoin de « doubler » son conseil d'administration et sa direction générale d’un conseil consultatif des consomma- Résultats O Provincial Tirage du 18-07-86 ((((CCŒ3.Tirage du 18-07-86 5 14 19 21 25 36 no complémentaire 10 NT MÉ.ROS LOTS 4226797 500 000$ 226797 50 000$ 26797 I 000$ 6797 100$ 797 25$ 97 10$ GAGNANTS 6/6 1 5/5+ 5 LOTS 306 959,00$ 10 914,20$ Mise-tôt 12 22 24 36 5/6 123 554,50$ GAGNANTS LOT 4/6 5 360 47,10$ 309 161,80$ Ventes totales: 1 525 274,00$ Prochain gros lot 200 000,00$ approx.Semaine du: 14-07-86 3 4 LUNDI 569 2991 MARDI 534 4532 MERCREDI 673 7684 JEUDI 623 8682 VENDREDI 663 3936 SAMEDI 267 5877 Tirage du 18-07-86 NUMÉROS LOTS 152690 50 000 $ 52690 5 000$ 2690 250$ 690 25$ 90 5$ 15269| 1 000$ 1 526HI 100$ 1 52mb 10$ mat*.Tirage du 18-07-86 NUMÉROS LOTS 580846 250 000$ 80846 2500$ 084 6 250$ 846 50$ 46 10$ Numéros non-décomposables 856592 428555 786318 25 000$ Numéros mobiles 71015 0489 775 2 500$ 250$ 50$ iipB Tirage du 19-07-86 7 25 28 32 37 43 no compté- f jj mentaire • O Prochain tirage: 23-07-86 Gros lot (approx.): 3 400 000,00 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 736 076,90 $ 5/6 + 17 38 579,50 $ 5/6 501 1 001,00$ 4/6 23 681 40,70 $ 3/6 359 558 10,00 $ Ventes totales: 16 563 397,00 $ Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Super Loto Tirage du 20-07-86 NUMÉROS LOTS 1267802 1 000 000$ 267802 100000$ 67802 5000$ 7802 250$ 802 50$ 02 io$ NUMÉROS LOTS 2935064 l 000 000 $ 935064 100000$ 35064 5 000$ 5064 250$ 064 50$ 64 10$ Le billet donne droit à deux tirages consécutifs.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.________________ leurs.Par leurs achats quotidiens, ces derniers exercent, en principe, le meilleur contrôle qui soit, dans le micro-monde de l’entreprise privée : celui des profits et pertes en fin d'exercice.Mais l’État n'est pas un commerce.Le « consommateur » ne décide rien.Kl si les élections périodiques changent le « conseil d'administration » de la machine étatique, les grands commis de l’État, les structures en place, les lois et règlements, les programmes, les normes et barèmes, les directives, les addendums et autres tracasseries, eux, ne changent guère, et ne font que rarement (et bien partiellement) l'objet des débats électoraux.Résultat : les ministres du gouvernement précédent ont rapidement senti que, en marge de la logique administrative interne que leur proposait leurs employés, il leur fallait mettre en place des structures permanentes de consultation de la base, des « conseils des sages », représentatifs de tous les milieux concernés, seul contre-poids face à la technostructure.Kt vlan ! D’un seul coup, fini la consultation permanente.Le groupe de travail de M.Gobeil nous dit que l'exercice est trop coûteux, qu'il existe des moyens plus modernes de consultations.Le téléphone ?Le sondage ?À moins qu'il ne s’agisse plutôt d'un recours systématique à d’autres « comités de sages » composés uniquement d’hommes d’affaires ! Re-concentration des fonctions étatiques Seconde réforme proposée, aboutissant encore à une concentration accrue des pouvoirs de l'État : la dissolution de bon nombre d’organismes à vocation spécialisée, dont les fonctions seraient récupérées par les ministères.Il en va ainsi de la Commission de refonte des lois et des règlements, dont les fonctions seraient assumées par le ministère de la Justice ; de l’Institut québécois du cinéma, dont les responsabilités reviendraient aux fonctionnaires du ministère des Affaires culturelles ; de l’Office des professions absorbé par la Justice ; de la Régie de sécurité dans les sports dont le mandat serait transféré au ministère du Loisir ; de la Commission de toponymie dissoute au profit des fonctionnaires de l’Énergie et des ressources ; et ainsi de suite.Dans d’autres cas, on parle plutôt de fusion d’organismes.Le Conseil québécois de la recherche sociale, le Fonds de recherche en santé du Québec, le Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche seraient fusionnés en un seul organisme d’aide à la recherche fondamentale et appliquée, qui intégrerait sans doute aussi les fonctions actuelles de l’Institut national de productivité, de l’Institut de recherche en santé et sécurité du travail et de l'Institut québécois de la recherche sur la culture, trois organismes abolis.(.) Quel est le bilan net de ce genre de « rationalisation » ?Là où l’on trouve présentement une multitude d’organismes, aux responsabilités-limitées, et aux contrôles administratifs légers dans la plupart des cas, le groupe de travail de M.Gobeil nous propose un nombre restreint d’acteurs, au mandat étendu, et qui devront se doter en conséquence de procédures de contrôle d'autant plus lourdes.Il est certain que la t aille globale de l'appareil étatique s’en trouverait réduite : à chaque fois que l’on a transféré à un nouvel organisme une responsabilité détenue antérieurement par un ministère, il a fallu par le passé doter la nouvelle entité d’un conseil d’administration, de professionnels, d’un secrétariat .Kn général, la sécurité d’emploi et les conditions de travail dont jouissent les employés des ministères les ont incités à ne pas abandonner la proie pour l’ombre : plutôt que d’accepter leur transfert au nouvel organisme créé, les fonctionnai- res préféraient être relocalisés dans la bureaucratie ministérielle.Création de nouveaux emplois d’un côté, sans réduction de personnel de l’autre : l’État s'hypertrophiait ! Mais en échange, les fonctions étaient mieux remplies.Les chercheurs universitaires se souviendront avec horreur du temps où le programme d'aide à la recherche relevait de la direction générale de l’enseignement supérieur du ministère de l'Éducation.Chaque subvention ponctuelle devait passer par 17 étapes d'approbation, à divers niveaux, et le processus de contrôle uniquement imposait un délai minimum de sept semaines.plus encore si par malheur un sous-ministre était en vacances ou débordé (comme ils le sont toujours, et d'autant plus que leurs responsabilités sont trop larges).Certes, sur le strict plan budgétaire, la gestion du Fonds FCAR, en marge d'appareil étatique, coûte légèrement plus que n’en coûterait le ministère seul, mais il n'y a plus de retard dans la gestion des fonds depuis six ans, et plus personne ne voudrait revenir au régime antérieur.Même le groupe de travail n'a pas osé aller jusque-là.Mais en proposant un élargissement considérable du mandat du nouveau fonds d’aide à la recherche fondamentale et appliquée, ne le condamne-t-il pas à la lourdeur ?Qui trop embrasse, mal étreint, dit le proverbe ! (.'exemple ci-dessus pourrait être reproduit en dizaines d’exemplaires.(.) Le pouvoir et le balancier Il n’esf pas utile d’entreprendre dès maintenant la défense individuelle des organismes dont le comité Gobeil propose la dissolution ou la fusion.Les acteurs de chaque secteur sauront bien le faire, si le Conseil des ministre envisage des suites à cette opération-bistouri.Mon point, ici, c’est de faire comprendre que la « cure d’amaigrissement » proposée se fait non pas aux dépens de la machine gouvernementale proprement dite, celle sur laquelle le Conseil des ministres, justement, exerce son pouvoir direct, mais au contraire sur tout ces organismes qu’on a créé peu à peu pour déconcentrer ce pouvoir, pour le rapprocher de la base, pour en accroître l’efficacité, aux dépens des normes et contrôles trop rigides de la technostructure.Se pourrait-il que cela soit justement l’effet recherché.Débarasser la gestion de l’entreprise-Québec de toutes ces structures issues de la consultation-concertation si chère aux socio-démocrates, pour redonner le pouvoir total aux structures politiques, qui pourraient ensuite manoeuvrer à leur aise, à l’abri des regards indiscrets.Kt si le modèle n’était pas Provigo, mais Exxon ! L’État tentaculaire, mais géré dans !e secret ! Alors, bien sûr, les conseils consultatifs seraient des nuisances à écarter, les organismes autonomes des freins aux réformes.Il est bien plus simple de modifier par décret les exigences d’un programme ministériel que d’amender la loi régissant un organisme public ! Sauf que le C.A.d’Exxon peut, dans le secret, dire oui ou non a tout projet qui lui est soumis.Le gouvernement n’a pas la même marge de manoeuvre.Le caractère démocratique de l’Institution oblige à donner à chaque projet une réponse justifiée, analysée, documentée.La diversité des interventions et l’impact Aidez votre coeur faites de l’exercice! pomiciPüCTion ! polymorphe de chaque décision impose des mécanismes de contrôle extrêmement rigides (je peux en témoigner, pour avoir occupé pendant deux ans un poste conseil auprès d’un ministre : malgré toute la bonne volonté d’un personnel très compétent, il fallait trop souvent entre trois et 12 mois avant qu’un projet ne reçoive de réponse.Le gouvernement-Exxon, version Gobeil, fera face aux mêmes goulots d’étranglement.Parions que la meilleure solution lui paraîtra, dans un second temps, de déconcentrer la machine en créant des « services ex ternes », descendants directs des organismes abolis, version plus rouge, peut-être ! Courage politique ! Kt si tout ça n’était qu’un coup-de-barre, un retour de balancier pour reprendre en mains l’État, effacer 6 ans d’opposi- tion et repartir avec le champ libre ’ OFFICE NATIONAL DE L’ÉNERGIE AVIS D’AUDIENCE PUBLIQUE Cyanamid Canada Pipeline Inc.Demande d’ordonnances relativement à la construction d’un gazoduc.L’Office national de l’énergie tiendra une audience afin d’étudier une demande en date du 3 octobre 1985 déposée par Cyanamid Canada Pipeline Inc.relativement à la construction et à l’exploitation d’un gazoduc de 6 kilomètres dans le sud de l’Ontario et de l’interconnecter à celui de TransCanada PipeLines Limited.Le gazoduc de 219 mm de diamètre, qui est évalué à 770 000 $, relierait le poste de compression de Black Ftorse du gazoduc de TransCanada à l’installation de production d’ammoniac que Cyanamid exploite à Welland (Ontario).Ce gazoduc permettrait à Cyanamid de disposer d’un autre service de transport, jusqu’à son installation, du gaz qui lui est actuellement livré par un distributeur local, Consumers’ Gas Company Ltd.relevant de la compétence d’un organisme provincial de réglementation.L’audience débutera le lundi 25 août 1986, à 13h30, heure locale, dans la salle d’audience de l’Office, 473 rue Albert, à Ottawa (Ontario).L’audience qui sera publique servira à obtenir de parties intéressées, de groupes, d’organisations et de sociétés, des preuves et des opinions pertinentes à l’égard de la demande et permettra de déterminer si l’étude de la demande relève de la compétence de l’Office.Toute personne qui désire intervenir au cours de l’audience doit informer l’Office en faisant parvenir un avis écrit au Secrétaire de l’Office et signifier, par écrit, son intention a la requérante.Cette dernière doit faire parvenir une copie de sa demande à tous les intervenants.Toute personne qui désire seulement formuler des commentaires sur la demande doit les adresser au Secrétaire de l’Office et en envoyer une copie à Cyanamid Canada Pipeline Inc., 2255 Sheppard Avenue East, Willowdale (Ontario) M2J 4Y5 et à M.C.Kemm Yates, MM.Fenerty, Robertson, Fraser & Flatch, avocats et juristes-conseils, 2900, 700 Ninth Avenue S.W., Calgary (Alberta) T2P 4A7.En ce qui concerne la réception des avis écrits d’intention de présenter des interventions ou de dépôt des commentaires, la date limite est le 25 juillet 1986.Le Secrétaire publiera par la suite la liste des intervenants.On peut obtenir en anglais ou en français des renseignements sur la procédure à suivre relative à l’audience (n° de référence: GH-3-86) ou sur les Règles de pratique et de procédure de l’ONÉ régissant toutes les audiences en écrivant au Secrétaire ou en téléphonant au bureau du Service de soutien de la réglementation de l’Office (613) 998-7206.J.S.Klenavic Le Secrétaire Office national de l’énergie 473, rue Albert Ottawa (Ontario) Le 14 juillet 1986 K1A0E5 6 ¦ Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Rénovation elles veulent développer l’imputabilité externe et, le cas échéant, les mécanismes à mettre en place à cette fin.Il devrait en être de même pour l'évaluation de la gestion et des programmes, que le Trésor veut aussi implanter graduellement d’ici trois ans.De plus, il faut développer un système de gestion du rendement et d’évaluation du personnel, afin de favoriser son développement et de reconnaître les meilleurs rendements.Le projet de plan d’action propose finalement d’utiliser de façon plus intensive et systématique les divers moyens disponibles pour procéder à la sanction des résultats.La recherche de l’excellence est une composante essentielle de la « vocation » de l’administration publique.Aussi, on voit mal comment on pourrait reconnaître par des avantages financiers, à même les fonds publics, les ministères et les organismes les plus performants.Il existe déjà des mécanismes « naturels » qui, sans procurer des avantages mesurables, constituent en quelque sorte une sanction des résultats.Le document en énumère un certain nombre.Mais le Comité sur la rénovation de l’administration publique n’est pas en mesure d’identifier des actions nouvelles à prendre pour sanctionner les résultats.Il compte sur les suggestions -même celles des lecteurs du DEVOIR, faut-il espérer, pour aller plus loin en ce sens.DEMAIN : Une entreprise colossale, selon Paul Gobeil.+ Sanctions rieures, on confirme implicitement ces propos.M.lan Kurgerson, du Groupe de travail sur l’Afrique du Sud, écarte toutefois l’accusation d’attentisme.« Nous avons présenté la semaine dernière, devant le Comité des Communes sur l’Afrique du Sud, une série possible de mesures pouvant mener à des sanctions totales contre ce pays.» Dans un premier temps, le Canada ne participerait pas aux événements impliquant l’Afrique du Sud.Puis, Ottawa interdirait les importations sud-africaines et bannirait nos exportations.Enfin, le gouvernement forcerait les compagnies canadiennes à vendre leurs biens dans ce pays.Dans leur témoignage devant le Comité, les membres du Groupe ont cependant tenu à préciser que la rupture des relations diplomatiques affecterait plus les Noirs que la minorité blanche et que des sanctions adoptées uniquement par le Canada ne serviraient pas à grand chose.M.Furgerson reconnaît que toutes ces mesures font partie d’une étude « théorique » qui n'engage pas le gouvernement et qui peut changer selon l’évolution en Afrique du Sud.L’impact des sanctions ne semble pas avoir été totalement évalué.Aux Affaires extérieures, personne n’est en mesure de nous informer à ce sujet.Pour sa part l’Agence canadienne de développement international a réalisé une étude (faite par un consultant indépendant) qui affirme que le Canada devrait donner au moins $ 100 millions aux pays limitrophes de l’Afrique australe, s’il veut annuler l'effet dévastateur qu’auraient sur leurs économies des sanctions envers l’Afrique du Sud.M.Charles Bassett, vice-président Afrique-anglophone à l’ACDI est m.en s.Louis-George Carrier, du mar.au ven.â 20h30.sam.â 19h et 22h30.dim à 20h, du 21 juin au 24 août.THÉÂTRE DE LA MAURICIE: St-Mathieu de Shawinigan (819-539-5451) — « Waiter ¦ m.en s.Gilbert Dumas, du mer au ven.à 20h30, sam.19h30 et 22h30, du 21 juin au 30 août THÉÂTRE D'ÉTÉ DE BELOEIL: 600 rue Richelieu.Beloeil (464-4772)— • Relaxe Max relaxe > m.en s de Larry Michel Demers, les mer.jeu.ven.à 20h30 et sam.19h et 22h.Du 11 juin au 31 août.THÉÂTRE D’ÉTÉ MANOIR RICHELIEU: Pointe-au-Pic (1-800-463-2613) - ¦ Old Orchard 7 .Connais pas •, m.en s.Régent Coderre, du mar au sam.à 21 h, du 20 juin au 29 août.THÉÂTRE D'ÉTÉ VILLE-MARIE: Témiscamin-gue (622-1362) — • Hé, que le monde est p'tit ! > m.en s de Bernard lotti, du marc, au dim.â 20h30, du 29juin au 31 août.THEATRE DE LA CHÊVRERIE: St-Fortunat (819-344-2402) — • Le porte-monnaie » m.en s.de Jacques Rossi, du mer au ven.à 20P30, sam.19h et 22h, du 18 juin au 30 août.THÉÂTRE DE L'ÉCLUSE: 190 Laurier St-Jean-sur-Richelieu (348-5312) — ¦ L'Amérique â sec ou les cerises sont mûres • m.en s.Céline Hallée, du mardi au dim.à 20 h 30, du 20 juin au 31 août THÉÂTRE DE L'HÔTEL CHANTECLERC: Ste-Adèle (1-800-363-2452) - ¦ Bobépine • m.en s.Larry-Michel Demers, du mer au dim é 20h30.du 11 juin au 31 août THÉÂTRE DU CHENAL-DU-MOINE: 1645, ch.Du Chenal-du-Moine è Ste-Anne-de-Soral (1-800-363-9468) — • Haute fidélité.m.en s.Monique Du-ceppe, mar au ven.20h30, sam 21 h.Du 12 juin au 23 août THÉÂTRE DU MONT AVILA: Mont-Avila(861-6578) — .Ça vaut 100 piastres » m en s.Guy Mi-gnault, du mer au vén â 20 h 30, sam 19 h 30,22 h 30.du 25 juin au 30 août.THÉÂTRE DE STE-ADÉLE: Ste-Adèle (875-6334) — .Vendredi soir .m en s Robert Lalonde, du mar au vend è 20h30, sam.â 19h30 et 22h.du 20 juin jusqu'au 31 août THÉÂTRE PERCE-RÊVE: 9 rang Actil, Victoria-ville (752-5070) — « L'enlèvementcomédie de F Weber, du jeu.au dim â 20h30.du 20 juin au 31 août LOEW'S V:- "The greet mouse detective" 1 h 40, 3 h 30, 5 h 20, 7 h 10, 9 h.MERCIER:(255-6224)— fermé.MUSÉE DES BEAUX ARTS: 1379 Shebrooke (285-1600) — Filme Joan Mlro, “Mlro à Salnt-Paul-de-Vence", “Musique muette”, "Mlro Sculpteur" du 20 juin au 31 août, du mardi au dim.à 14h.LE MILIEU: (277-5789)- “La valse du Danube” 7 h 30.9 h 30 (du 20 au 31 juillet) OUIMETOSCOPE:(525-8600)- “Brazil" 6 h 30, 9 h 15— “Jules et Jim” 7 h, 9 h.OUTREMONT:(277-4145)— “L’honneur de Prlzzl” 6 h 45— "Rouge baiser" 9 h 30 PALACE l:(866-6991 ) — “Top gun” 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE II:- "Club paradise" 12 h 15.2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 55, 9 h 50 PALACE III:- “Cobra" 12 h 35, 2 h 25, 4 h 15, 6 h 05, 7 h 55, 9 h 45 PALACE IV:- “Ferris Bueller'e Day Off" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PALACE V:- "Ferrie Bueller’s Day Off" 12 h 45, 2 h 45, 4 h 45, 6 h 45, 8 h 45 PALACE VI:— "Ferris Bueller's Day Oft" 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 PARADIS I: - “cobra" 7 h, 8 h 45.PARADIS II:- "Moment de vérité” 7 h, 9 h PARADIS III:— "2 super (lies de Miami" 8 h 50— "Elvls Gratton" 7 h 10 CINEMA PARALLELE: (843-6001)- Relâche jusqu'au 31 août PARISIEN l:(866-3856) — "Top gun” Ir.12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PARISIEN II:— "Week end de terreur" 12 h 30.2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PARISIEN III:— “La revanche de Freddy” 1 h 10, 2 h 50, 4 h 30, 6 h 10, 7 h 50, 9 h 30 PARISIEN IV:- “Les Interdits du monde” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 PARISIEN V:- “Raw deal” 1 h 20.3 h 20, 5 h 20.7 h 20, 9 h 20 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451)— "Le déclin de l'empire américain” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:- "Moment de vérité” 12 h 30, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON 1^935-4246) - "Karaté Kld II” 12 h 15.2 h 20, 4 h 30, 6 h 30.9 h PLACE ALEXIS NIHON II:- “Back to School” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON III:- “About last night" 12 h 45, 3 h, 5 h, 7 h 15.9 h 30 PLACE DU CANADA:(8614595) - “Legal Eagles" 7 h 15, 9 h 30 PLACE DU PARC 1: 844-9470)- "Club paradise” 6 h, 7 h 55, 9 h 50 PLACE DU PARC II: "Ferris Bustler's day off" 7 h 15, 9 h 15 PLACE DU PARC III: "Great mouse detective” 6 h, 7 h 35, 9 h 15 SAINT-DENIS ll:(845-3222) -"Le maître du Jeu" 13 h 10, 16 h 20, 19 h 30— “Créature” 14 h 30,17 h 45, 20 h 55 SAINT-DENIS III:- "Chasse aux morts-vl-, vanta” 12 h 50, 16 h 05, 19 h 25— “Les goules” 14 h 35,17 h 50, 21 h 15 VERSAILLES l:(353-7880) - “Top gun" Ir.7 h 15, 9 h 25 VERSAILLES II:- "Les Interdits du monde' 6 h 15, 8 h, 9 h 45 VERSAILLES III:- Fermé L’ERMITAGE:(388-5577) - "Hannah et ses soeurs” 7 h, 9 h 30 LE/THE CINEMA:(931-2477) - “The great mouse detective' 6 h, 7 h 35.9 h 15 YORK:(937-8978) - "Blg trouble In little China” 12 h 20, 2 h 10, 4 h 05, 6 h, 7 h 50, 9 h 45.TELEVISION C B FT 12.00 Première édition 12.10 Fariboles 12.30 Avis de recherche 13.00 Reflets d'un pays 14.00 Cinéma • Aéroport: charter 2020 ¦ tr 79 avec Georges Marchai, Tsilla Chelton, Alexandre Rignault et Daniel Mesguich 16.00 FraggleRock 16.30 Les schtroumpts 17.00 Legrand Raid / Le Cap-Terre de feu 18.00 Ce soir 18.23 Les nouvelles du sport 18.26 La météo 18.30 Rencontres 19.00 Vancouver 86 19.30 Poivre et sel 20.00 Ellis Island (3 de 4) 22.00 Le téléjournal 22.18 Le Point 22.36 La météo 22.40 Les nouvelles du sport 22.50 Cinéma • Natalie > amér.69 avec Patty Duke, James Faren-tino.Martin Balsam et Al Pacino tr 1980 avec Erik Colin, Bee Michelin et Chantal Neuwirth 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les Sports 23.SO La couleur du temps 24.00 Cinéma de tin de soirée • Les don juans de la Côte d'Azur • it.62 avec Curd Jurgens.Paolo Ferrari et Gabriele Ferzetti CB RADIO-QUÉBEC 17.30 Télé-Université: le corps humain 18.00 Sciences et cultures 18.30 Les racontages de Louis Caron 19.00 A cause des mots 19.30 On n'a pas tout vu 19.57 Tirage ¦ La quotidienne » 20.00 Station-Soleil 21.00 Cinémania • Le sel de la terre > amér.54 avec Rosaura Revuel-tas.Juan Chacon et Will Geer 22.30 Station-Soleil (reprise de 20h) ES T V F Q (Câble) 11.30 Chantez-le moi la révolution 12.45 La télévision des téléspectateurs 13.15 Artistes français 14.00 Intermède: cent ans d'automobile: la recherche 14.30 Scoop â la une 15.18 Intermède: manger du meuble 15.30 Radio-France Internationale 16.30 C'est encore mieux l'après-midi 18.00 Le Journal 18.30 Des chiffres et des lettres 18.50 Atout pic 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 Téléfilm • L'épi d'or > avec Jean-Noél Broute.Sophie Caf-farel et Christine Murillo 21.30 Auto-moto 22.00 Scoop â la une 23.00 Le petit bouvard illustré 23.20 23.50 Le Journal Radio-France-Internatio- nale O C B M T 12.00 Midday 13.00 All My Children 14.00 Trapper JohnM.D.15.00 Coronation Street 15.30 Canadian Reflections 16.00 Facts of Life 16.30 The Elephant Show 17.00 Video Hits 17.30 Three's Company 18.00 Newswatch l Sports News 19.00 Worfdstage 86 19.30 Airwaves 20.00 Danger Bay 20.30 Secret diary of Adrian Mole 21.00 Kate and Ailie 21.30 Rock-it records 22.00 The National News and The Journal 23.00 Newswatch â Sports News 23.30 Maude 24.00 Minder CB CFCF 12.00 Pizzazz 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another World 15.00 General Hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.37 Wheel of fortune 17.00 The Price is Right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight 19.30 Live it Up 20.00 CTV Monday Night Movie « Death of a salesman » avec Dustin Holfman, John macklovich ef Kate Reid 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Airwolt 01.00 Cinéma 12 « Mixed company » avec Barbara Harris et Joseph Bologna 03.00 Solid gold 04.00 The man from U N.C.L.E 05.00 Hart to hart 7 LE DEVOIR ECONOMIQUE _2 Montréal, lundi 21 juillet 1986 MACRO-ECONOMIE JOCELIN DUMAS ¦ LA CONFIANCE DES CONSOMMATEURS SE RÉTABLIT Après avoir enregistré une chute brutale pendant les trois premiers mois de cette année, la confiance des consommateurs canadiens s’est remarquablement rétablie au cours du deuxième trimestre.Tel est le résultat de la dernière enquête du Conference Board du Canada sur les Attitudes et intentions d’achat des consommateurs, qui révè.le que l’indice des attitudes des consommateurs (base 100 en 1961) vient de culminer à 130.2, pour la deuxième fois seulement en 26 ans.Au premier trimestre de l’année, l’indice s'était fixé à 104.4.Ce brusque regain de confiance des consommateurs marque un net renversement de la tendance perçue lors de l’enquête précédente et permet de penser que les inquiétudes que suscitaient alors la hausse des taux d’intérêt se sont rapidement dissipées.Les derniers résultats globaux devraient atténuer toute crainte d’un arrêt prochain de l’expansion actuelle des dépenses de consommation, et permettent même d’envisager une certaine relance de ces dépenses au cours des prochains mois.L’analyse détaillée des résultats montre que ce ragin de confiance des consommateurs s'explique essentiellement par l’optimisme croissant des Canadiens à l’égard de la conjoncture actuelle et de l’évolution du marché de l’emploi.Un pourcentage record de répondants, soit 55.7 %, estime que la période actuelle est propice à l’achat de biens d’équipement durables, ce qui représente une hausse de 16% par rapport au trimestre précédent et compense largement le déclin enregistré à ce moment-là.De même, le pourcentage des répondants qui tablent sur une amélioration du marché de l’emploi au cours du prochain semestre est passé de 11.9 à 19 %, regagnant ainsi largement la baisse de 6 points enregistrée au premier trimestre.¦ La valeur des permis de construire baisse de 2.1 % en avril La valeur désaisonnalisée des permis de construire émis par les municipalités canadiennes a totalisé $ 1.93 milliard en avril, en baisse de 2.1 %, en comparaison d’un chiffre de $ 1.97 milliard enregistré en mars, rapporte Statistique Canada.¦ Le nombre de mises en chantier baisse de 9 % aux États-Unis Le nombre de mises en chantier résidentielles s’est établi le mois dernier à un niveau de 9 % inférieur à ce qu’il était l’an dernier aux États- Unis.Les permis de construire, un indicateur avancé de l’activité de construction, ont chuté de 2.4 % en juin à un taux désaisonnalisé de 1,745,000 unités après avoir perdu 5.1 % le mois précédent à un taux annuel désaisonnalisé de 1,788,000 unités.¦ Le taux d’utilisation de la capacité faiblit en juin aux USA Les manufactures, services publics et mines ont fonctionné à moins de 78.3 % de leur capacité aux Etats-Unis au cours du mois de juin, rapporte la Réserve fédérale (Banque centrale).Ce taux le plus récent se compare à un taux révisé de 78.9 % enregistré en mai et de 79.4 % pour avril.La réserve fédérale avait précédemment rapporté des taux de 78.6 % pour mai et de 79.2 % pour avril.L’institution explique qu’environ le tiers de la baisse survenue en juin dans le taux d’utilisation de la capacité de production tient à des conflits de travail dans les secteurs de l’aluminium, du bois et de l’industrie de l’équipement de communication.Depuis six mois, les prix des actions RÉA ont progressé en moyenne de 39 % Les actions de la catégorie des 75 % émises en 1985 ont été les plus payantes REAction PAUL DURIVAGE Les titres du Régime d'épargne-actions du Québec (RÉA) ont connu une progression de beaucoup supérieure à l’ensemble du marché canadien en cette première moitié d'année.Une compilation effectuée par le DEVOIR montre en effet une progression moyenne de 39 % depuis le début de l’année, pour l’ensemble des 74 titres ayant fait l’objet d’une émission d’actions dans le cadre du RÉA en 1984 et 1985 et portées à notre ta-bleuu hebdomadaire.Ceci se compare avantageusement au maigre taux de croissance de 3 % affiché pour cette même période par l'indice général de la Bourse de Toronto, le TSK-300, par ailleurs freiné dans sa lancée par les déboires des entreprises pétrolières.Ceci surpasse également et de loin encore, la croissance de 16 % réalisée par la Bourse de New York, moins tributaire des prix du pét role, telle que mesurée par l’indice Dow Jones des industrielles.La cuvée des titres RÉA de 1985 s’est en fait beaucoup mieux comportée que celle de l’année précédente, avec un taux de croissance moyen de près de 45 % pour ces 52 ti- tres, comparativement à 25 % pour les 22 émissions de 1984.De tous ces titres émis en 1985, ce sont les compagnies de la catégorie fiscale des 75 % qui ont généré la plus importante plus value pour les investisseurs, soit un taux «’appréciation moyen d’environ 61 %, avec un écart-type relativement faible.Les compagnies en développe ment, qui ont constitué le principal lot de 1985, ont aussi fort bien fait avec un taux de croissance de près de 55 %.C’est dans cette dernière catégorie que l’on retrouve d’ailleurs le plus grand nombre de titres ayant doublé de valeur depuis le début de l’année.Par contre, ce sont les émissions assorties d'un coupon fiscal de 100 % qui se sont le plus démarquées dans le lot des émissions de 1984.Celles-ci, au nombre de sept ont progressé en moyenne de 29 % au tableau électronique de la Bourse de Montréal, comparativement à 23 %, pour les quatorze émissions effectuées par des compagnies en développement.Notons que les 16 nouvelles inscriptions portées à notre tableau REA depuis le début de l’année ont aussi montré beaucoup de ressort jusqu’à maintenant, ceux-ci ont connu une augmentation de valeur moyenne de 21 %.Malgré le départ difficile de la cimenterie Miron, le courtier escompteur Disnat a sauvé le groupe avec un rendement exemplaire de plus de 62 %.Parmi les plus fortes hausses enregistrées par les titres RÉA à ce jour, on remarque le Groupe Kaufel, un fabricant de systèmes d’éclairage de secours, qui à plus que triplé de valeur, passant d’un prix de $ a% en début d’année, à une valeur récente de près de $ 20.Les Ordinateurs lly-pocrat, une émission de l’an dernier admissible à une déduction de 150% s’illustre également avec un taux d’accroissement de près de 245%.Cascades, qui a multiplié les recours à l'épargne du public ces dernières années, s'est aussi démarquée du peloton en triplant presque de valeur.Le titre a coté $ 16 >4 à la clôture de la séance de vendredi en comparaison d’un prix de $ 5.50 en début d'année, en tenant compte du fractionnement des actions par deux survenu entretemps.Viennent ensuite les doubleurs: le fabricant de papiers hygiéniques Perkins (147%), le restaurateur Sportscène ( 145 %), l’entreprise immobilière Multidev Immobilia (142 %), la société de services informatiques ACSI (128%), les formules d’affaires Datamark (126%), la société sidérurgique Canam Manac (117 % en tenant compte du fractionnement par trois), le manufacturier d’équipements de bureau Artopex et l’entreprise de câblodistribution Vidéotron ( 108 %) ainsi que le fabri- cant de chaudières électriques Volcano (102%).Le secteur de la forêt, englobant les pâtes et papier, a donné les meilleurs résultats dans l’ensemble.Du modeste Goodfellow au triomphant Cascades, toutes les entreprises du groupe affichent un rendement positif, l’ensemble ayant progressé en moyenne de près de 56%,.Les plus mauvais rendements appartiennent par contre au secteur minier.Toutes les entreprises de ce groupe du RÉA ont chuté de valeur, exeptions faites des actions privilégiées des Mines Louvem et des ac tions ordinaires des Mines D'Or Val ui affichent une progression notable e 15 % et 19 %, respectivement.Le secteur de la technologie et de l’informatique présente des comportements plutôt erratiques.Lavalin Tech dont les projets de développement soulèvent peu d’enthousiasme dans les milieux spécialisés, a vu le cours de son action chuter de près de 36 %.Les entreprises Pro-matek et Logistec ont aussi perdu de la valeur en Bourse, bien que dans une moindre mesure.Par contre, c'est dans ce même secteur que l’on retrouve le nouveau chou-chou du RÉA, Kaufel, et l'entreprise de communication par satellites Cancom qui affiche un redressement remarquable s’inscrivant presque comme un doubleur.L’Égypte rééchelonne sa dette LE CAIRE ( AFP) — Le président égyptien llosni Moubarak a annoncé dimanche que le président américain Ronald Reagan ainsi que les dirigeants italiens, français, britanniques et ouest-allemands avaient favorablement réagi à la demande de l’Égypte de rééchelonnement de sa dette extérieure.Le chef de l’État égyptien, qui s’adressait au quatrième congrès du Parti national démocratique (PND, majorité parlementaire), a chaleureusement remerciéses dirigeants de leur intervention auprès des institutions financières internationales (FMI et Banque mondiale), afin que celles-ci aident l’Égypte à réussir son redressement économique et à poursuivre son développement dans des circonstances difficiles.Dans un discours fleuve de deux heures et demie le président Moubarak a dit que l’Égypte avait devant elle trois années difficiles pour le remboursement de ses emprunts.Il a attribué la crise économique de son pays aussi bien à des défauts structurels qu’à la conjoncture internationale: chute vertigineuse des prix du pétrole et baisse des virements des Égyptiens expatriés, touchés par la récession dans le Golfe.Le président Moubarak a par ailleurs très longuement critiqué ce qu'il a, en substance, appelé l’opposition négative et ses effets déstabilisateurs.Pétrole : l’OPEP vise $ 18 ARDU DIIABI (AFP) - L’Arabie Saoudite et le Koweït veulent convaincre les Émirats Arabes Unis d’accepter un quota de production de pétrole dans les limites du plafond de 17.5 millions de barils-jour proposé par l’OPEP, a-t-on indiqué dimanche de source pétrolière informée dans le Golfe.Le ministre saoudien de Pétrole, Cheikh Ahmed Zaki Ya-mani, arrivé dimanche à Abou Dhabi et rejoint par son homologue koweïtien, Cheikh Ali Al-Khalifa Al-Sabah, doivent rencontrer le président des Émirats, Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Na- hyane, dans ce but, ajoute-t-on de même source.Selon l’agence des Émirats WAM, cette mission vise à parvenir à un accord sur les quotas de production avant la réunion de l’OPEP à Genève le 28 juillet.L’objectif est de parvenir à un prix du baril de $ 18, précise l’agence.Les Émirats avaient exprimé le 23 juin dernier, lors de la dernière conférence de l’OPEP à Brioni en Yougoslavie, le souhait de relever leur quota de 950,000 à un million et demi barils-jour, chiffre qui correspondait à leur production à cette date.LES TITRES REA «O * Date Déduc- Montant Prix à Prix au marché d'inscription Émetteur tion (millions) rémission 14-07-86 18-07-86 Var.10-12-85 ACSI 150% 2.0$ 2.0$ 5%$ 5 $ - % 24-04-84 * Aligro 150% 3.5$ 5.0$ 23 $ 23 $ — 14-11-85' Artopex 150 % 5 0 $ 5.0$ 9’%$ 9% $ - % 22-06-84 Bercley pr.conv.150 % 4.0$ 4.0$ 430 430 — 07-11-85 Biltrite 100% 11.5$ 8.0$" 10% $ 10 $ % 28-05-85 Bombardier B 75% 28.6$ 13.0$ 21 $ 22 $ + 1 •27-11-84 Biotech Electronics 150% 7.0$ 5.0$ 450 470 4 20 1 5-06-84 Canam Manac Inc.A 100% 9.5 $ 3’/.$ ' 14'/4 $ 14% $ % 21-05-86 Canam Manac 50% 51.1$ 15’% — — — 08-12-84 * Cancom 150 % 20.0$ 5.0$ 13'/e $ 13 $ - y.06-09-85 Cascades 100% 17.2 $ 514$ ' 16% $ 16% $ - % 22-03-84 * CB Pak inc.75 % 27.0 $ 12%$" 2774 $ 27 % $ — 27-12-84 CB Pak Inc.75 % 24.0 $ 12%$ 2774 $ 27% $ — 10-09-85 Ciment St-Laurent A 50% 14.0$ 11.0$ 2 17% $ 18 $ + % 03-10-84 Circo Craft Inc.150 % 23.1 $ 8’/4$ 10% $ 10% $ y.15-06-85 CFCF Inc.75% 44.0 $ 13%$ 20 $ 20 $ 23-04-85 Consolidated Bathurst 50 % 100.$ 16%$.24% $ 24% $ •4- y, 14-11-85 Cont.Pharma Cryosan A 150 % 6.0$ 5.0$ 774 $ 7% $ — 14-11-85 Cont.Pharma Cryosan B 150 % 6.0$ 5.0$ 7 $ 7 $ — 07-05-85 Corp.Fin.Power 50 % 27.4 $ .27%$ 267s $ 26 $ - % 11-12-84 Datagram Inc.150 % 3.0$ 3.0$ 215 195 20 26-06-85 Datamark 150% 2.0$ 2.0$ 6% $ 7 $ + % 08-05-86 Disnat (Investissements) 75 % 2.0$ 2.0$ 335 335 — 15-06-85 Dolor Inc.50% 25,0 $ 9%$ 14% $ 14% $ + y.06-06-85 Domtar 50% 56.2 $ 17'%$ 1 31% $ 30% $ - % 05-12-85 Donohue Inc.50% 16.0 $ 17%$ 26% $ 267.$ 4- y.18-12-84 Entreprises Hartco 150 % 7 0 $ 7.0$ 400 400 — 30-09-85 * Équipements Denis 150 % 2 0 $ 2.0$ 365 370 + 5 04-12-85 * F.Armtex Pr.conv.150 % 2.2 $ 2.0$ 168 168 — 07-11-84 FCA Internationale 100 % 12.5$ 18.0$ 17% $ 1772 $ - y.07-08-85 Noverco 100 % 75.9$ 1 1 ’%$ 12% $ 12%$ - % 09-06-86 Geoffrion, Leclerc B 75 % 10.5$ 6.0$" 7’% 8 $ 4- % 29-10-84 * Goodfellow 150 % 5.0$ 5.0$ 5%$ 490 -22 1 7-07-86 Grill) inc.100 % 15.3 $ 9 0$ — 8 %$ — 26-11-85 * Groupe Cogeco 100 % 8.3 $ 7’%$ 60 CO 7 %$ - y.23-10-85 * Groupe Kaufel 150 % 6.3$ 6.0$ 20% $ 18% $ — IV* 30-12-85 * Groupe Lacroix 150 % 2.7 $ 3’%$ 275 275 — 24-10-85 Groupe La Laurentienne 50 % 30.0 $ 10.0$ 13% $ 13%$ — 13-06-86 Groupe La Laurentienne 50 % 60.2 $ 14.0 435 425 -10 11-06-86 * Groupe SNC 50 % 47.2 $ 13.0$ 15%$ 15 $ - % 06-01-86 Groupe Totec 150% 2.0$ 2.0$ 5 $ 490 -10 29-10-84 * Groupe Trans.GTC.150 % 10.0$ 4%$ ’ 12% $ 127.$ - y.21-07-86 Gr.Trans.GTC 75 % 21.9 $ 12% $ — — — 21-11-85 Groupe Vidéotron 75 % 23.3 $ 7%$ 16% $ 16% $ - % 07-06-85 Guardcor Invest.150 % 10.0$ 9'%$ " 6 $ 5% $ - y.19-12-85 * Idéal Métal 150% 13.0$ 5%$ 6% $ 6% $ - % 12-11-85 * IPLinc.150 % 5% $ 5%$ 8 '%$ 8 %$ y.29-11-85 Industries Charan inc.100% 10 0$ 10.0$ 13%$ 13% $ 4- y.11-12-85 * Lambert-Somec 150 % 5.0$ 3'/4$ 5% $ 5% $ - y.08-07-86 * Laperrière et Verreault 100 % 4.0 $ ' 4.05 — 5 7.$ - y.07-01-86 * Lavalin Tech.100 % 10.0$ 4%$ " 310 300 -10 10-06-86 Logistec 50 % 12.0 $ 10% $" — 9 %$ - y.25-03-84 Louvem Inc.pr.conv.150 % 8.0$ 5.0$ 210 220 + 10 15-11-85 M-Corp Inc.150 % 4.8$ 14%$ 16 $ 15 72$ v* 16-12-85 Mateo Mart inc.150 % 2.5$ 2.5$ 226 230 4 4 22-10-85 * MPA Vidéo inc 150 % 3.5 $ 425 285 270 -15 09-04-84 * McNeil, Mantha Inc.150 % 3.0 $ 300 11 % $ 6 %$ 4 y, 22-11-85 * Memotec Data 150% 10.5 $ 774$ 6 10%$ 1072 $ 4- % 03-01-86 * Mines Abcourt pr.conv.150% 7.0$ 7.0$ 425 395 -30 30-12-84 Mines D'Or Val 150% 2.2$ 150 225 285 4 60 20-02-85 Mines J.A.G.Ltée 100 % 0.5$ 160 3972 $ 35 $ -4% 27-06-86 Miron 50% 36.0$ 12.0 $ 1172 10 %$ 1 % 22-03-84 Montreal Trustco 7-5 % 27.5$ 12%$ 11% $ 11% $ - % 27-03-84 * Morgan Trustco 100% 6.0 $ 6.0$ 276 270 - 6 10-07-85 Multidev Immobilia Inc.150 % 2.5 $ 3.0$ ‘ 6% $ 7 %$ 4 % 12-11-85 * O E Inc 100% 96$ 8.0$ 1372 $ 13 $ - V* 19-12-85 * Ordinateurs Hypocrat 150%.2.0$ 3.3$ 11 % $ 1 1 72 $ + 3% 27-02-86 Peerless (les tapis) 75 % 16.0$ 8% $ 1572 $ 15%$ - y.22-11-84 * Perkins 150% 7.2$ 5%$ 107.$ 11 $ 4- y.15-11-84 Petro-Sun pr.cnv.sr1 150 % 4.0$ 3%$ 6 295 285 -10 Date Déduc- Montant Prix à Prix au marché d'inscription Émetteur tion , (millions) l’émission 14-07-86 18-07-86 Var.20-11-85 Premier Choix-TVEC 150% 6.0$ 5 0$ 7% $ 7% $ 4- y, 17-10-85 Promatek Ltée 150% 3.9 $ 325 285 265 -20 09-12-85 Provigo 100% 32.0$ 162$ 21 y.$ 20% $ -1% 19-09-85 Radiomutuel 100% 12.5 $ 5.0$ 7 y.$ 7 y2$ - % 24-05-86 Radiomutuel 75% 8 5$ 8.5$ — — — 12-07-85 Ressources Aiguebelle 100% 9.0$ 5.0$ 200 190 -10 20-06-85 1 Ressources AuNore 150% 12.0$ 250 6 84 65 -19 03-01-86 Ressources la Pause 100% 0.3 $ 70 50 39 -11 15-07-85 Ressources Yorbeau 150% 2 2$ 70 70 77 + 7 31-12-85 * Restaurants Sportscene 150% 2.5$ 250 6 $ 6 %$ 4- % 23-12-85 * Boutiques San Francisco 150% 5.8 $ 53/4$ 9%$ 9% $ 23-12-85 Sanivan 100 % 5.0$ 4%$ " 53/.$ 5% $ - % 18-07-86 Shermag Sico inc.100 % 15.0% 5%$ — 6 $ — 12-12-85 100% 27.5$ 13%$ 20 '/.$ 20’% $ 4- y.16-07-86 Studio Perry 75% 3.9 $ 3.0 $6 — 5 %$ — 17-06-85 * Sumabus Inc.100% 10.0 $ 5.0$ 7 y.$ 7’% $ - % 12-06-86 * SR Telecom 75% 13.7$ 7’% $ 9 '/.$ 9 % $ - % 09-04-85 Techmire Ltée 150% 2.6$ 4.0$ 275 260 -15 12-06-86 Teinturiers Hubbard 100% 6.8$ 5$ 6 3/.$ 6% $ 4 % 21-12-84 Télé-Capitale A 100% 23.0$ 5.0$ 11 v* $ 11 $ - % 13-06-86 Tembec 75 % 10.0$ 3%$ 450 4 5 05-11-84 UAP Inc.100% 8.0$ 17’/.$ 30% $ 30’% $ 4 y.27-12-84 Unigesco pr.conv.1 100% 8.0$ 60$ 12% $ 11 % $ - % 16-09-85 Unigescp B 100 % 55.0 $ 475 6 6 %$ 6% $ - % 27-11-85 * Uni-Select 150 % 3.0$ 3.0$ 5% $ 5 y.$ 4 % 11-10-85 * Visway Transport 150 % 11.2 $ 7%$ 8 $ 8 $ — 15-10-85 1 Volcano 150% 15.0$ 7V*$ 11 % $ 12% -1% ÉMISSION EN COURS OU À VENIR xx-07-86 * A.Lambert International 75% 5.0 5 5.0 $ ' 14-07-86 * Acier Leroux 100% 5.0$ 5.0$ — — — 26-06-86 * Alimentation Couche-Tard 100% — — — — — 14-07-86 * Bestar Inc.100% — — — — — 16-05-86 * Cambior 75% 150$" 10.0$' — — — 28-05-86 Groupe Cogeco 75% 8.0$' 8.0 $ ' — — 13-05-86 Groupe Totec 100% 110$' 5% $ ' — — — 03-06-86 Imasco 50% 258 $ ' 34 y.$ — — — 05-06-86 Industrie Domco 50% 14%$' 14V.$' — — — 04-06-86 * Industries Triton 100% 12.0$ 7% $ — — — 03-07-86 * Lévesque Beaubien A 50% 57.0$ 8% $ — — — 15-07-86 * Modes Shirmax 100% — — — — — xx-07-86 Nesbitt, Thomson 50 % 90.0$ 18%$' — — — 26-06-86 Télé-Capitale — — — — — — xx-05-86 Unigesco B 50% 38.0$ 6% $ — — PROGRAMME DE RÉINVESTISSEMENT ET D’ACHAT D’ACTIONS i Montant Prochaine Déduc- trimestriel Dividende Prix au marché date limite Émetteur tion maximal annuel 14-07-86 18-07-86 Var.08-09-86 Alcan 50%' 2 000$ 0.8 US$ 40% $ 38%$ -V/.16-07-86 Banque de Montréal 50%' 20 000$ 3 1.96$ 32% $ 31 ’% $ - % 16-07-86 Banque Royale 50%’ 7 500$ 2.00$ 32% $ 32 $ - % 18-07-86 Canadien Pacifique 50 % ' 20,000$ * 0 48 $ 16’/* $ 15%$ -1% 20-08-86 Dominion Textile 75%' 4 000$ 0.48 $ 19%$ 18% $ - 1 08-09-86 Domtar 50% ’ 4 000 $ 0.88$ 31 % $ 30% $ - % 08-07-86 Ent.Bell Canada 50%' 20 000$ 3 2.38$ 38’/.$ 37% $ - y.Indice RÉA — Lévesque, Beaubien (1,000 en janvier 1982) 3145 3112 -33 Premier appel public à l’épargne 1 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 1.2 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 3 pour 1.3 : Par exercice.4 : Par année.5 : Chiffre préliminaire sujet à changement.6 : Bon de souscription exclus (valeur estimée).7 : Soumis à la limite générale de S 1,000 pour le RÉA.Compilation par LE DEVOIR.' I 1 i 8 ¦ Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 _ LE DEVOIR ECONOMIQUE Jacques Sicotte fait de Pétro-Sun dans les énergies nouvelles ce qu’IBM est à l’informatique: le leader incontesté PORTRAIT PIERRE CAYOUETTE Il y a vingt ans, les rares apôtres de l'énergie solaire étaient perçus comme des esprits visionnaires.L’imagerie populaire en faisait alors des « professeurs Gazon •>, des marginaux issus du Flower rower, Mais la crise du pétrole de 1»7H a lout bouleversé.L'Occident a,découvert un nouvel acronyme : OPKP ( (frganisation des pays exportateurs de pétrole).L'Occident a surtout été confronté à une dure réalité : la raréfaction inévitable et prochaine des énergies traditionnelles.Les experts du temps annonçaient en effet une pénurie énergétique à plus ou moins brève échéance.Dans ce contexte, il a fallu s'ouvrir aux énergies nouvelles.Certains ont saisi le message avant les autres.M.Jacques Sicotte, aujourd’hui président de Pétro-Sun international, était de ceux-là.Jeune ingénieur, frais sorti de l'École polytechnique de Montréal, il n’avait [pourtant rien, avec ses allures de ; jeune premier, d'un gourou des éner-jgies douces.Mais il avait vu venir la ' vague.M.Sicotte est allé étudier à l’ins-j mut polytechnique de Grenoble, un établissement de prestige.Il y est de-: meuré deux ans, le temps de décro-; cher une maîtrise en énergie solaire • et nucléaire.De retour au pays, en 1977, il a construit la première maison qué-; bécoise chauffée à l'énergie solaire.: La même année, il s’est associé à son : frère Michel et à l’architecte Raymond Bourgeois pour créer Thermo : Solar, l’ancetre de Pétro-Sun, une dy-: namique PM K québécoise qui se • classe maintenant parmi les leaders mondiaux en matière d’énergie solaire et d'énergies de remplacement.Comme dans toutes les« success stories », les débuts ont été difficiles pour les trois pionniers.Kn 1977, première année d'opérations, le chiffre d’affaires atteignait à peine $ 85,000.Très perspicace, M.Sicotte et ses complices ont alors compris que pour atteindre un certain niveau de crédibilité et pour attirer l'attention des marchés boursiers, mieux valait diversifier leurs activités du côté de l'exploration pétrolière.Thermo Solar a alors fusionné avec Québec Manitou Mines.La fusion a créé une curieuse société qui, d’un côté, produisait des alternatives aux énergies traditionnelles et de l'autre se livrait à l’exploration pétrolière.La fusion avec Québec Manitou Mmes a aussi donné un bloc de 3,200 actions.S’en est suivi une fulgurante ascension, tant pour l'entreprise située à Longueuil que pour son jeune président et cher de direction, Jacques Sicotte.De 1981 à 1984, Pétro-Sun a démontré une croissance des ventes de 180%.Ainsi, de $ 2 millions qu’elles totalisaient en 1980, les ventes atteignaient $ 17 millions en 1985, soit 43 % de plus que l’année précédente.« Le chiffre d’affaires pourrait toucher $ 30 millions cette année.Bien garni, le carnet de commandes assure déjà des ventes de $ 18 millions», prévoit M.Sicotte.(’’est d’abord sur le marché des capteurs solaires que Pétro-Sun s’est distinguée.La PMK québécoise contrôle 65 % du marché canadien des capteurs solaires.Plus de 80 % des systèmes de chauffe-eau pour piscine achetés au Canada ont été fabriqués par Pétro-Sun.Les capteurs solaires produits par la division Sunstrip sont reconnus à travers le monde.Pétro-Sun a mis au point le procédé sunstrip en vertu duquel des capteurs solaires sont fabriqués à partir d’un alliage d’aluminium et de cuivre, des matières premières qui abondent au Québec.La division Sunstrip a généré en 1985 des revenus de $ 8 millions et a accru ses ventes de 60 % par rapport à l’année précédente.Plus récemment Sunstrip a conclu une entente de distribution avec le géant français TOTAL, deuxième compagnie pétrolière en France et premier fabricant de matériel solaire.Les produits Sunstrip sont exportés en tout dans une quinzaine de M.Jacques Sicotte, président de Pétro-Sun International Inc pays.Près de la moitié des ventes de Sunstrip vont aux États-Unis, la où les conditions fiscales et climatiques sont plus propices à l’énergie solaire.Les Américains ont acheté l’an dernier pour $ 3.5 millions de produits solaires de Sunstrip.Plus de la moitié des fabricants de produits solaires américains s'approvisionnent en capteurs auprès de la société de Longueuil.Sunstrip exporte ses produits en Égypte, en Afrique de l'Est, au Japon et dans plusieurs pays d'Kurope, dont la Grèce et l’Espagne.L’été dernier, la société indienne Jyoti a fait l’achat des technologies de Pétro-Sun.En mai dernier, de la même façon, M.Sicotte a signé un accord de transfert technologique de $ 1 million avec la Chine, par le biais du Beijing Institute of Technology.M.Jacques Sicotte est particulièrement fier de ce dernier accord.« Il y a deux ans, j’avais envoyé un émissaire prendre le pouls du marché chi- nois.11 en était revenu bredouille, me disant qu’il n’y avait pas d’espoir de ce côté.Je l’ai remercié et j’ai envoyé un autre émissaire.Quelque temps après nous avons signé un accord avec la Chine ».Ce succès sur les marchés étrangers, le jeune gestionnaire de 37 ans l’attribue à l’expertise exceptionnelle développée par Pétro-Sun.« Nous investissons $ 6 millions par année en recherche et développement.Et ça rapporte ».Impétueux, M.Sicotte affirme que sur le plan technologique, Pétro-Sun est en voie de devenir a l’énergie solaire et aux énergies de remplacement ce qu’IBM est à l’informatique : le chef de file.Mais ce qui passionne davantage Jacques Sicotte, ces temps-ci, ce sont les technologies environnementales et les énergies de remplacement.Le cours mondial du pétrole ne suit pas tout à fait les tendances entrevues par les experts au moment de la crise du pétrole.Pétro-Sun a dû se diversifier, étendre ses activités au-delà de l’énergie solaire.« L’avenir est à l'environnement, à la récupération et à la valorisation des rebuts, affirme M.Sicotte.Sur ce plan le Québec est en retard sur l'Europe et même sur l'Ontario, Mais au cours des cinq prochaines années, les citoyens prendront de plus en plus conscience des problèmes environnementaux.Pour Pétro-Sun, dont l’implication dans 'es énergies de remplacement est un prolongement naturel de ses activités, il y a là un marché vaste et inépuisable».Pétro-Sun, par l’entremise de sa division Biomasse La métallurgie générale, a déjà fait de grands pas en ce sens.La société a mis au point des centres modulaires de valorisation des rebuts.L’Ontario, plus évoluée que le Québec sur ce point, s’y intéresse.En 1983, Pétro-Sun a installé un incinérateur modulaire chez Ford Canada, à Oakville en Ontario, un contrat de $ 3 millions.L’usine, qui peut traiter 75 tonnes de rebuts industriels par jour, redonne à Ford de l’énergie utile.Pétro-Sun a également mis au point un incinérateur capable de traiter les rebuts d’hôpitaux.L’hôpital Victoria de London en Ontario en a acquis un au coût de $ 6 millions.Pétro-Sun a dans le même esprit conclu une entente de plus de $ 10 millions avec les municipalités de Brampton et de Peel, en Ontario, pour la mise en place d’un incinérateur près de l’usine Domtar.Le Québec tarde à faire son entrée dans la partie.« Mais tôt ou tard, cela viendra », croit M.Sicotte.L’enfouissement des déchets a ses limites.D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la carrière Miron fermera sous peu ».Il y a des signes d’ouverture : Pétro-Sun négocie avec la Ville de Laval pour la construction d’un incinérateur municipal.Pétro-Sun a également développé des technique de récupération des boues municipales.M.Sicotte explique la longueur d’avance technologique de Pétro-Sun par l’expertise dans la manutention des résidus acquise avec la bio-masse.Mais le grand espoir de Pétro-Sun, ce sur quoi M.Sicotte mise beaucoup, c’est la récupération et la revalorisation des pneus usés.Les chercheurs de Pétro-Sun ont développé une technique, appelée pyrolyse sous vide, qui permet de produire de l’huile à partir de la combustion des pneus usés.Il y a là un vaste marché.« Le Québec dispose annuellement de 4 millions de pneus.Ces pneus sont entassés dans des dépôts illégaux, où ils ne servent à rien.Dans l’ensemble du Canada, on jette annuellement 21 millions de pneus », dit M.Sicotte.Dans ce domaine, Pétro-Sun possède une option d’achat sur le plus vaste dépôt du genre au pays, celui de St-Amable, sur la rive sud de Montréal, où gisent une dizaine de millions de pneus usés.Dès le printemps 1987, Pétro-Sun ouvrira une usine de recyclage de pneus.Cette diversification des activités de Pétro-Sun permet à M.Sicotte d’être optimiste pour les années qui viennent.Pour l’année 1986, il entrevoit un chiffre d’affaires entre $ 25 et $ 30 millions et un bénéfice net de $1 million.Au cours du premier trimestre, les ventes se sont élevées à $ 6 millions, comparativement à $ 3,5 millions pour la même période en 1985.Pétro-sun a fait un premier appel public à l’épargne en 1984 par le biais du Régime d’épargne-action du Québec (RÉA).Émises à $ 4, les unités comprenaient chacune une action privilégiée et un droit d’achat d’action ordinaire.La performance moins dynamique que prévue du titre de Pétro-Sun en inquiète quelques-uns.Mais le président Sicotte les rassure : la société, comme beaucoup d’autres entreprises de haute-technologie, ne vise pas la rentabilité à court terme.Comme indice de la bonne santé de son entreprise qui a à peine 10 ans d’existence, M.Sicotte rappelle que le puissant groupe SNC a accru sa participation dans Pétro-Sun de 13 % a 33% en mai dernier.Les titres privilégiés de qualité moyenne offrent de bons rendements PIERRE LUSSIER, MBA Collaboration spéciale L'auteur est professeur au Cégep de Saint-Laurent Parmi la grande variété d’actions privilégiées qui sont disponibles sur le marché, les rachetables « au gré de l’acheteur à un prix fixé d'avance et à une date précise », subissent les contrecoups du nouveau traitement fiscal que le ministre Wilson a réservé aux investisseurs dans son dernier budget.Et ce sera probablement pire en 1987, même si le marché a déjà escompté une bonne partie de ces mauvaises nouvelles.Selon Frances llorodelski, de la firme Dominion Securities Pitfield, l’avantage comparatif que possèdent les dividendes sur les taux d’intérêt a diminué depuis le dernier budget.Ce sont les titres de qualité « moyenne » qui en profitent.Pourquoi ?fout réside dans les écarts de rendement.Ainsi, parce qu'ils sont plus fisqués que les actions de qualité « supérieure », ces titres de qualité « moyenne » procurent un meilleur , rendement.Aussi, cet écart de rendement s’amplifie à cause des compagnies qui sont frappées par la baisse du prix du pétrole.Elles se voient ainsi dans l’obligation de couper le versement de leurs dividendes, faute de fonds.Les propriétaires de ces titres se désintéressent donc de leurs titres et les vendent.Résultat : les prix baissent.Mais cette baisse de prix a pour effet d'en augmenter le rendement (dividende/cours).De plus, sachant que les dividendes en arrérage se-; ront éventuellement payés.I II peut devenir intéressant d’ache-} 1er un titre procurant un bon ren-.dement à un prix relativement bas.Or il se trouve que les compagnies généralement affectées par le cours .de l’or noir sont souvent de qualité ¦ « moyenne ».CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur COMPLEXITÉ La procédure pour analyser les actions privilégiées est relativement pénible pour le commun des investisseurs.Il est donc préférable de se limiter à comprendre l’essentiel pour ensuite se fier aux recommandations des spécialistes.Ceux qui ont intérêt à se procurer ce type d’action sont, normalement, des investisseurs conservateurs ayant comme objectif d’obtenir un rendement élevé (après impôt), tout en se gardant la possibilité de réaliser un modeste gain de capital.CRITÈRES DE SÉLECTION Il y en a trois catégories d’après la maison de courtage Lévesque, Beau-bien.Premièrement, la qualité du titre qui va dè PI (qualité supérieure) à P5 (mauvaise qualité).On entend, par qualité, la régularité avec laquelle la compagnie émettrice verse ses dividendes et rembourse son capital lorsqu’elle rachète l’action à échéance.On peut aussi ajouter son niveau d’endettement.Deuxièmement, le terme.Il y a d’une part, le nombre d’années d’ici la date à laquelle le titre peut être racheté par l’investisseur, à un prix fixé à l'avance et, d’autre part, le nombre d’années avant que l’émetteur (la compagnie) puisse racheter son titre.Finalement, troisième catégorie et' la plus importante parce qu’elle tient compte des termes : les rendements.Ils sont de trois types : a) rendement courant (dividende-/cours); b) rendement à l’encaissement par l’investisseur; c) rendement au rachat par la compagnie.RECOMMANDATIONS Considérant que les titres de qualité moyenne (P3) offrent les meilleurs rendements, Mlle llorodelski a arrêté son choix sur les actions d’entreprises qui possèdent une dette plus élevée que les PI, mais quand même administrable.De plus, l’aspect cyclique de leurs opérations devrait leur permettre de profiter de la reprise prévue par le service de recherche de DSP, pour la fin de l’année.Elle favorise donc les actions privilégiées rachetables suivantes : 1- AMCA 9-1/4 % série 3 ( P3) à $ 24- LES TITRES QUI FONT PARLER D’EUX CETTE SEMAINE Compagnie : Ent.Belt Canada Cote : S 37 % (Mtl : BCE) Risque : conservateur Secteur d’activité : services publics Recommandations / sociétés : Achat.Long terme / Dominion Securities Pitfield ; Canadian Business Service ; Geoffrion, Leclerc ; Lafferty, Harwood ; McLeod, Young, Weir Raisons : La récente baisse du titre (17 % par rapport à 1985) le rend attrayant si l’on considère son rendement courant élevé à 6.3 %.En plus, Bell bénéficie d’un ratio cours/bénéfices relativement bas (8.9), en comparaison de celui des autres entreprises de son secteur (9.8).Il est donc raisonnable de penser qu’un rendement total de 15 % par année serait possible pour les deux ou trois prochaines années.Cote: $53A (Mtl:fCor.Mark) Compagnie : Core Mark Int.Risque : spéculatif Secteur d’activité : Commerce Recommandations / sociétés : Vendre / Lafferty, Harwood ; Nesbitt, Thomson, Bongard ; Richardson, Greenshields Raisons : Après des résultats décevants en 1985 (bénéfices en baisse de 48 %), la compagnie a tenté de s’éloigner de la distribution du tabac qui lui procurait 90 % de ses revenus.Core Mark désire maintenant acquérir d’autres entreprises, mais en dehors du champs de sa compétence distinctive: la distribution de produits de consommation.Tant qu’elle se dirigera dans cette direction, les analystes bouderont le titre.Compilation LE DEVOIR La bonne action 7/8 dont les rendements tournent au- ’ tour de 9.24 %.2 — Dofor (P3) au cours actuel de $ 25-7/8 et dont les rendements avant impôts varient entre 8 % et 8.54 %.3 - Nova 9-1/8% (P3), dont le retour varie entre 9.17 % et 9.27 % selon le type de rendement considéré.Chez Richardson, Greenshields, Cathy Stoyansky penche pour, entre autres, 1 - BC Tel 7.04 % (P2) au prix actuel de 8 23 et qui procure un rendement courant de 7.46 %.2 — Banque Royale qui donne un dividende fixe de $ 1.45, se transige actuellement au prix de $ 18-5/8.Cette action P2 a un rendement courant de 7.64%.FONDS CANADIEN INDEXE LIGNE VERTE Pour $2,000 seulement, vous pouvez investir dans 300 des plus grandes entreprises canadiennes.SWABEYT MITCHELL, HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevet et de Marques de Commerce 1001.Boul.de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac-similé (514) 288-8389 (CCITT l-ll-lll) Le Fonds Canadien Indexé Ligne Verte est un fonds en actions unique constitué sur la base de l’indice composé du TSE 300.Il vous permet de participer à la croissance des plus grandes entreprises du Canada grâce à un seul placement pratique ! Les actions qui constituent l’indice composé du TSE 300 ont donné les taux* de rendement suivants: Sur 25 ans de déc.1960 à déc.1985-11.12% de rendement annuel moyen.Sur 10 ans de déc.1975 à déc.1985-16.75% de rendement annuel moyen.Sur 5 ans de déc.1980 à déc.1985— 9.40% de rendement annuel moyen.•Les taux de rendement combinent l’appréciation du capital et les revenus de dividendes.Ils ne doivent pas être utilisés comme prévision d’un rendement à venir.Source ; TSE Index Division.Vous pouvez acheter des unités du Fonds Canadien Indexé Ligne Verte pour un placement initial minimum de $2,000 et faire des placements supplémentaires de n’importe quel montant à partir de $100.Les achats d’unités du Fonds font l’objet d’une commission allant jusqu’à 2%.Il y a des frais de gestion modiques qui ne dépassent jamais 1/2%.Le Fonds est géré par A.G.E Management Limited, l’une des sociétés de gestion de placements les plus importantes du Canada et vous pouvez acheter des unités à n’importe quelle succursale de la Banque TD où cette dernière est autorisée à recevoir des ordres ou chez A.G.E Management Limited en Ontario, votre courtier en valeurs mobilières ou votre spécialiste en fonds mutuels.Vbus trouverez ci-dessous le nom des personnes ou entreprises ayant un intérêt, direct ou indirect, de pas moins de 5% du capital donnant le droit de vote de A.G.E Management Limited: Goldring Capital Corporation, Kenneth John Gray et William Robert Farquharson.Pour obtenir plus de renseignements et un exemplaire du prospectus, appelez Vlnfoligne du Fonds Canadien Indexé Ligne Verte au 1-800-268-8571, 982-2982 (à Toronto) ou envoyez-nous le coupon ci-dessous.FONDS CANADIEN INDEXÉ LIGNE VERTE B.P 9998, Succursale A, Toronto, Ontario M5W 2J2 Oui, j’aimerais recevoir: ?un exemplaire du prospectus du Fonds Canadien Indexé Ligne Verte ?une demande d’inscription au Fonds Adresse Code postal Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique.Une telle offre est laite seulement par le prospectus dont on peut obtenir des exemplaires de la façon indiquée ci-dessus.9 » Le Devoir, lundi 21 juillet 1986 ¦ 9 ARTS ET SPECTACLES Des notes vitrioliques de John Lennon vendues aux enchères LONDRKS (AP) — Des com-montâmes au vitriol, écrits de la main de John Lennon, sur son camarade Beatle, Paul McCartney, dans un album de photos décrit par le magazine The Observer, jettent un éclairage nouveau sur les tensions qui régnaient entre les deux vedettes.L'hebdomadaire raconte que John Lennon a griffonné ses propres commentaires dans un opuscule consacré aux Beatles et qui doit être vendu aux enchères le 28 août prochain.La publication des « réflexions » de Lennon confirme quelque chose que l'on savait déjà les heurts entre les deux principales figures des Beatles étaient constants, les deux personnalités étant tout à fait différentes.L'ouvrage en question compte 75 pages et Lennon a écrit ses commentaires sur presque chacune d’elles.Certaines phrases, d'ailleurs, confirment que les Beatles consommaient certaines substances illicites.Ainsi, sur une pholo montrant les quatre Beatles portant moustache, John Lennon a écrit la légende suivante: « Paul a lancé cette mode de la moustache parce qu’il s’était fendu la lèvre après avoir fait, complètement défoncé (« stoned » ), un tour de cyclomoteur -mode purement fonctionnelle donc.» Sur une photo de McCartney, Lennon a rajouté un ballon comme dans les bandes dessinées dans lequel il a écrit: « Je suis toujours parfait ».Sur un autre cliché il a barbouillé une moustache à la Hitler et sur les noces de son compagnon avec Linda John Lennon Kastman, il a rayé le mot mariage pour écrire « funérailles ».Lennon semblait en effet en vouloir à Paul et Linda et il leur reprochait de s’attribuer tous les éloges et la publicité concernant les réalisations des Beatles, au détriment de lui-même et de sa femme, Yoko Ono.Ainsi, à côté d’une photo montrant « Paul à Hollywood », Lennon a rajouté: « Coupe John et Yoko du film».Toutefois, en un ultime accès d’amitié, au-dessous d’une photo montrant les deux héros ensemble, John Lennon a écrit .« Des instants qui se font rares».Selon l’Observer, l’album pourrait se vendre de 10,000 à 15,000 livres ($17,000 à $25,000 environ) aux enchères.RÉGINE ROBIN Le yiddish, une langue en sursis CLEMENT TRUDEL Opéra de la Bastille On saura en août si les plans de Carlos Ott seront respectés PARIS (PC) — Le futur Opéra de la Bastille, conçu par l’architecte canadien Carlos Ott, semble avoir échappé aux coupures budgétaires mais les travaux ont été stoppés en attendant une décision finale du gouvernement Chirac quant au sort du projet.Les grues, camions, et plus de 500 ouvriers, ont été réduits au silence, place de la Bastille, au moins jusqu’au 31 juillet.Le gouvernement décidera alors si l'opéra sera complété ou non selon les plans de Carlos Ott.Après quatre mois d’attente, le ministre de la Culture François Léotard a annonçé cette semaine son appui au concept original, c’est-à-dire que le complexe culturel doit abriter une maison d’opéra.Mais M.Léotard n’est pas allé jusqu’à dire s’il souhaitait que les plans de l’architecte torontois soient suivis intégralement.Il a seulement précisé que, par mesure d’économie, on renoncerait aux ateüers destinés à la création sur place des décors.Le sort de l’Opéra de la Bastille est remis en question depuis l’avènement d’un pouvoir de droite, à l’issue des élections du 16 mars.Le gouvernement Uhirac a promis de réduire les dé lenses publiques.Il avait jusqu’ici été question d’un complexe plus modeste avec seulement une salle de concert.Mais la position prise par M.Léotard indique Un nouveau rythme, le Fricote, fait danser le Brésil RIO DK JANKIRO, 20 juil (AFP)-Le Fricote, la nouvelle et sensuelle invention musicale du chanteur ba-hianais Luis Caldas, 23 ans, est la musique préférée du Nordeste et commence maintenant à être jouée dans les métropoles Rio et Sao Paulo.Le Fricote ou Deboche, les deux noms de cette invention musicale, ( Fricote étant le rythme et Deboche la danse), est un vaste mélange de lundu (danse d’origine africaine), de reggae, de samba, de roda et d'ijexa (rythme des rites afro-brésiliens) où Luis Caldas utilise des instruments éieclioniques (claviers et guitares) mais où prédomine la percussion.L’entrée en scène du Fricote ou Deboche, - ces deux mots veulant dire s’abandonner, s'éclater, délirer'-a apporté de profonds changements dans le carnaval de rues de Salvador de Bahia qui dernièrement était marqué par la violence.Carlos Ott que le futur opéra continuera d’être financé, après tout, et sera prêt pour le 200e anniversaire de la Révolution, en juillet 1989.Dans un esprit de compromis, le congrès de Czerriowitz, en 1908, établit qu'il y aurait deux •< langues nationales », le yiddish et l'hébreu, pour exprimer sur un pied d’égalité les richesses el les nuances du peuple juif.Aujourd'hui, en Israël, l’hébreu esl indéniablement langue nationale.Dans le monde, le yiddish est devenu « langue résiduelle ».Le yiddish est-il une langue en sursis ?Oui.répond Régine Robin au DKVOIR.La faute est, de loin, à la deuxième guerre mondiale el à cet Holocauste par lequel les nazis ont lente de gommer le peuple juif ; une grande partie du bassin de population s’exprimant en yiddish a disparue.Il y a aussi la force d’assimilation des langues russe et anglaise, voire de l’espagnol en territoire argentin, où l’édition en yiddish a déjà élé florissante.Le prix Nobel Isaac Bashevis Singer est un écrivain de langue yiddish qui traduit lui-même en anglais ses oeuvres.Jacob (îlats-tein est mort aux États-Unis en 1971.11 n’y a pas de relève littéraire mais on pourrait voir une « mode » du yiddish, quelque chose qui ne débouche pas sur quelque chose de durable.Le yiddish remonte à un millénaire et plus ; il connut un « prodigieux développement littéraire au siècle dernier ».(’’est
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