Le devoir, 18 octobre 1986, Cahier A
De nombreux Canadiens lorgnent vers les USA ¦ SÉDUITS PAR LA FISCALITÉ AMÉRICAINE, ILS ATTENDENT LA RÉFORME DE WILSON JEAN CHARTIER Séduits par le nouveau régime fiscal américain, de nombreux professionnels et entrepreneurs canadiens s’enquièrent actuellement auprès des cabinets comptables à travers le pays des avantages d’obtenir un statut de résident aux États-Unis.La réforme fiscale adoptée en septembre aux États-Unis implique un taux maximum de taxation de 50 % en 1986, de 38.5 % en 1987 et de 28 % pour l’année fiscale 1988.Beau- coup de clients posent des questions présentement sur la réforme fiscale américaine et tout le monde attend avec impatience le prochain geste du ministre Wilson.Bien qu’il soit prématuré de parler d’exode, un nombre significatif de citoyens à revenus élevés sont susceptibles d’émigrer chez nos voisins du Sud à compter de 1988.Il n’est pas nécessaire, du point de vue de la loi canadienne de l’impôt, d’être citoyen américain pour payer son impôt aux États-U nis.En effet, la citoyenneté n’a pas d’importance du point de vue de la loi cana- dienne.C’est le statut de résidence qui fait foi de tout, et à cet égard, les citoyens à hauts revenus peuvent facilement obtenir un visa d'entrepreneur, de professionnel ou procéder à un échange corporatif du point de vue fiscal; un visa d'étudiant est également facile à obtenir.M.Luc Blanchette, fiscaliste en fiscalité internationale chez Samson Bélair, conseille présentement à ses clients d’attendre un an avant de prendre une décision définitive mais il est certain que le premier janvier 1988 sera une date marquante.Certains États américains n'imposent pas de taxation à leurs contribuables.D'autres États sont moins généreux.Ainsi, l’État de New York impose un impôt de près de 10 % à ses résidents et la ville de New York les frappe aussi d’un impôt supplémentaire de l’ordre de 2 %.Ces impôts régionaux sont toutefois déductibles de la déclaration d’impôt fédérale, ce qui réduira à 35 % en 1988 les fiscalités combinées d’un résident de New York.Présentement, le taux marginal d'imposition en Ontario est de 52 % et au Québec il at- teint 58.5 %.Le premier ministre Bourassa s’est engagé durant la campagne électorale à réduire celui-ci à 57 % pour l’année fiscale 1987.La réduction annoncée par le ministre Wilson en février prochain nécessitera évidemment des réajustements provinciaux supplémentaires.Autres avantages du côté américain : la taxe de vente est déductible du revenu des contribuables.Les frais hypothécaires également.Avantages du coté canadien : les gains de capitaux ne seront pas imposés Voir page 10 : De nombreux J CIAMM L’INFORMATIQUE PAR LA PRATIQUÉ Vol.LXXVII — No 241 ?Ensoleillé.Max.: 9.(détail en page A-7) Montréal, samedi 18 octobre 1986 Court infantHs sur.Lotyi, 0 Bata, Symphony 679-0671 Métro UngvouH Wordperfect, MultimaN», otc.4 CAHIERS — $1.00 CULTURE CLAUDE CHAMBERLAN Depuis quinze ans, l’oeil à l'affût et le coeur cinématographique, Claude Chamberlan dirige, avec Dimitri Eipides, le plus ancien de nos festivals de cinéma, lequel, pour n’être pas le plus « gros » (celui de monsieur Serge Losique), n’en est pas moins le plus passionnant pour ceux qui aiment voir à l'écran l'insolite, l'audace, le risque : bref, le nouveau cinéma dans tous ses états.Nathalie Petrowski présente ce dépisteur professionnel.Page C-1 GEORGES DUMÉZIL Samedi dernier, mourait, à 88 ans, un homme de culture fascinant : Georges Dumézil, historien, linguiste, spécialiste des littératures anciennes, « sauveteur » de langues indo-européennes, universitaire d’une rigueur et d’une passion peu communes.Claude Hagège, auteur de L'Homme de paroles.lui rend hommage dans un texte paru dans Le Monde et que LE DEVOIR CULTUREL reprend pour saluer un des grands savants du 20e siècle.Page C-1 PASSEPORT ETERRE NORMANDE L’Angleterre a subi diverses influences au cours de son histoire, dont celle des Normands qui ont imposé leur loi du Xle au XlVe siècle.Cette présence normande est particulièrement significative dans le nord-est du pays où se dressent les grandes cathédrales de Lincoln, York et Durham.Cahier D NOS EXCUSES Au cours des dernières semaines, la distribution du DEVOIR a été sérieusement perturbée en de nombreuses occasions.L’installation de nouvelles presses et le déménagement des ateliers de l’imprimerie DUMONT amplifient des problèmes que regrettent vivement la direction et l’équipe du DEVOIR.À nos lecteurs qui nous maintiennent appui et confiance, nous réitérons nos plus sincères excuses.^encleu* /L N'Y a qu'un seul Dieu; c'est-à-dire que chacun en a un pour lui seul.m D'un building en hauteur, on dit que c'est un gratte-ciel .Est-ce à dire que la voûte céleste a des démangeaisons ?¦ L'homme est la seule machine dont les pièces de rechange ne sont pas garanties.¦ La recette du bonheur, c'est qu'il n'y a pas de recette.________ — ALBERT BRIE MGR GLEMP À MONTRÉAL Photo Jacques Grenier Le cardinal Josef Glemp s’entretient avec Mme Josefa Korcrowska, une des 126 pensionnaires î':;- -s ¦ ' Le cardinal Josef Glemp s’entretient avec Mme Josefa Korcrowska, une des 126 pensionnaires d’un centre d’accueil polonais dans l’est de la métropole.Une religieuse de la Passion de Notre-Seigneur, une congrégation polonaise fondée en 1918 a fait les présentations des hôtes du primat de l’Église catholique de Pologne.Le pape retournera en Pologne en 87 MARIE LAURIER De passage à Montréal hier, le cardinal Josef Glemp, primat de l’Église polonaise a confirmé que le pape Jean-Paul II se rendra en Pologne en juin 1987.Ce sera la troisième visite officielle du Saint-Père dans son pays natal et les modalités de son sé- jour entre la hiérarchie et le gouvernement ne semblent pas faire problème.« La venue du Saint-Père en terre polonaise au mois de juin 1987 est pratiquement assurée », a déclaré au DEVOIR le prélat qui visitait un centre d’accueil polonais pour personne âgées dans l’est de la métropole.Il s’agissait de la dernière étape de sa tournée canadienne entreprise au début d’octobre pour remercier l’Église et le peuple canadiens de leur soutien moral et matériel.« Je voudrais exprimer toute ma reconnaissance au Canada pour le secours qu’il fournit au peuple polonais en nourriture et en médicaments », a-t-il tenu à préciser.Voir page 10 : Mgr Glemp L’ASSURANCE-CHOMAGE Bouchard donne un nouvel espoir aux pré-retraités PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — Si la Commission Forget le recommande, le gouvernement pourrait revenir sur sa décision de ne plus verser de prestations d'assurance-chômage aux préretraités, a laissé entendre hier le ministre de l’Emploi et de l'Immigration Benoît Bouchard.A la sortie des Communes hier après la période des questions, le ministre a expliqué la position du gouvernement et rappelé que son prédécesseur à l’Emploi et l’Immigration, Mme Flora MacDonald, avait toujours suggéré d'attendre la recommandation du rapport Forget sur cette question.« J’ai toujours cru que Mme Mac-Donald avait dit que le gouvernement n’était pas fermé au fait de revoir et d’évaluer l’ensemble de la situation concernant les pré-retraités.« Il y a dans ce débat, a-t-il poursuivi, des éléments d'une certaine valeur, mais on attendait la recommandation Forget.» A une question du député libéral Jean-Claude Malépart, qui lui rappelait en Chambre que c’était le president du conseil du trésor Robert de Cotret, en novembre 1984, qui avait décidé de priver 50,000 pré retraités de prestations d’assurance-chômage, le ministre Bouchard a parlé de campagne de peur.« On a tenté de faire peur aux gens, mais aujourd’hui les documents démontrent qu’on est beaucoup plus positif.« On a toujours dit, a poursuivi le ministre, qu’au moment où serait déposé la recommandation concernant la question des pensions, que le gou- M.Benoit Bouchard vernement répondrait rapidement.» Au chapitre sept du rapport de la Commission Forget qui sera déposé le 30 novembre, on pourra lire la recommandation suivante: versement rétroactif des prestations aux retraités qui les ont perdues par suite des modifications apportées aux règlements l’an dernier et, à l’avenir, les restations aux retraités devraient tre basées sur la différence entre les gains maximaux assurables et le revenu de retraite.Un peu plus tard, au cours de la période des questions, le député libéral George Baker a tenté de faire répéter par le ministre Bouchard les déclarations de son collègue des Voit page 10 : Bouchard PCM et RCM : Y a-t-il m socialiste dans la salle ?¦ L’ÂGE EXCEPTÉ, DES CANDIDATS AU PROFIL TRÈS SEMBLABLE JEAN-FRANÇOIS LÉONARD ET JACQUES LÉVEILLÉE A TROIS semaines des élections municipales, il demeure pertinent de regarder de plus près « l’entourage » de chacun des partis politiques, et au premier chef celui du personnel politique retenu par chacun des partis pour défendre ses couleurs.Cela fournit des éléments d’information intéressants sur révolution des partis, sur la représentativité des équipes et sur l’accession du RCM à une crédibilité qui semble menaçante pour le Parti civique.L’évolution d’un parti ne se mesure évidemment pas seulement par les ajouts ou les retraits effectués dans la liste de ses candidates et candidats.Mais cela n’est pas sans intérêt.Ainsi, même si le Parti civique a réussi à renouveler la moitié de son équipe pour l’élection du 9 novembre prochain, celle-ci demeure toujours plus âgée que celle du RCM.Ce dernier a d'ailleurs souffert longtemps de son jeune âge et de l’inexpérience qu’on lui prêtait à cause de cela.En fait il collait presque parfaitement à la génération des baby-boomers puisque la moyenne d’âge de ses candidats était de 35 ans en 1974,37 ans en 1978, et de 39 ans aujourd’hui.Côté Parti civique, la moyenne d’âge des candidats est de 47 ans pour l’actuelle élection et traduit une culture politique qui transparaît dans la façon de traiter des enjeux urbains montréalais.Ce fait demeure le plus marquant lorsqu’on regarde ce qui distingue un candidat RCM et un candidat PCM.Car ce n’est pas au niveau socio-professionnel que les distinctions sont bien Voir page 10 : PCM et RCM Profil socio-économique des candidats aux élections municipales de Montréal (1978-1986) (en pourcentage) Rassemblement des Parti civique de Montréal citoyens de Montréal 1978 1982 1986 1978 1982 1986 Administrateur 16.4 22.5 25.0 .13.8 8.9 Petit administrateur * 30.9 29.3 19.6 10.4 19.6 Profession libérale 29.1 22.5 25.0 34.5 19.0 26.8 Fonction publique 5.4 1.7 5.4 3.6 10.4 12 6 Professeur 5.4 5.1 5.4 12.7 13.8 10.7 Col blanc 3.6 15.8 10.7 7.3 12.0 5.4 Ouvrier spécialisé 9.1 1.7 5.4* 20.0 5.1 7.1 Autres — 1.7 3.5 21.9 15.5 8.9 Total (en %) 100 100 100 100 100 100 Total (en chiffre absolu) 56 56 * Par « petit entrepreneur », on entend marchand, courtier, expert-conseil, etc., N.B.: Le Groupe d’action municipal (GAM), dissout le 31 décembre 1985, n’apparslt pss dans catts compilation.hf_s.es de l a.nnée :jj7& 9°nt t,ré® de Quesnel, Louise; Les partis polltlquaa locaux au Québac, dans; Lemieux, Vincent; Personne/ al partit politiques au Québac, Montréal, Boréal Express, 1982 Les silences du corbeau BOREAL A-2 M Le Devoir, samedi 18 octobre 1986 Affichage : Bourassa ne dit pas non à une commission parlementaire HOLLANDE PARENT (PC) — Le premier ministre Robert Bourassa évoque maintenant le gros bon sens, la CEQ et la Commission des droits de la personne pour faire la preuve qu’une majorité de Québécois est en faveur de l’affichage bilingue au Québec.C’est ce qu’il a fait hier lors d’une conférence de presse tenue à la suite d’une interview accordée à une station radiophonique montréalaise.Il y a quelques semaines à peine, M.Bourassa citait plutôt le sondage Sorécom publie en juin dernier dont les résultats indiquaient qu’au delà de 80 % des Québécois francophones étaient favorables à l’affichage bilingue.Il ne s’y réfère plus depuis que le Conseil de la langue française a publié, il y a 10 jours, un sondage Crop démontrant que 57 % des francophones tenaient à l’unilinguisme français dans l’affichage commercial.A défaut de sondages, M.Bourassa réfère maintenant au bon sens.« C’est certainement pour moi une profonde conviction, comme Québécois, une conviction partagée que c’est une question de bon sens de ne pas interdire ou prohiber l’utilisation des autres langues.Je suis convaincu que la population du Québec est pour le bon sens.» Invité à préciser sur quels éléments était basée sa conviction, le premier ministre a rappelé qu’il y a trois ans, lors de la commission parlementaire sur la loi 101, la Centrale de l’Enseignement du Québec s’était dit en faveur de changements à la loi 101 jugée trop restrictive notamment en matière d'affichage.M.Bourassa n’a, semble-t-il, pas noté que la CEQ fait partie du Mouvement Québec français qui réclame qu’on ne touche pas à M.Robert Bourassa l’article portant sur l’affichage.Mais poursuivant sur sa lancée, il a dit que le maire de Montréal, Jean Drapeau, à la même occasion, avait fait la même demande ainsi que la présidente de la Commission des droits de la personne du Québec, Francine Fournier, pourtant nommée à ce poste par le Parti québécois, a-t-U précisé.M.Bourassa avait auparavant participé à une émission radiophonique oùle débat avait particulièrement porté sur la langue et sur ce que l'animateur nommait « les concessions » du gouvernement libéral en matière linguistique: amnistie des illégaux, élimination de la clause nonobstant, l’anglais dès la première année scolaire, l’affichage bilingue.Sans perdre son calme, le premier ministre a répliqué que l’enseignement de l’anglais dans les classes francophones dès la première année n’était qu’une hypothèse de même que la possibilité de modifier la réglementation sur l’affichage sans en débattre à l’Assemblée nationale.Sur ce dernier aspect il n’a pas écarté la possibilité de tenir une commission parlementaire.Juneau : il n'existe pas de « trou » de $ 57 millions à R-C HULL (PC) — Il n’existe pas de trou de $57 millions dans les finances de Radio-Canada, il n’y a qu’un problème de comptabilité.C’est ce qu’a affirmé hier le président de la Société Radio-Canada Pierre Juneau, en marge du troisième jour de comparution de la société de la Couronne devant le Conseil de la radiodiffusion et des télé-communications canadiennes (CRTC), afin de faire renouveler les licences de ses réseaux anglais et français de télévision.« Ce n’est pas vrai, c’est un bobard, il ne manque pas $57 millions », a soutenu M.Juneau en entrevue.Des députés conservateurs ont réclamé jeudi la suspension du président de Radio-Canada et la mise en tutelle du conseil d’administration de la société jusqu’à la tenue d’une enquête, invoquant un trou de $57 millions dans ses états financiers.« C’est un mensonge pur et simple ou une interprétation simpliste et amateur d’un problème comptable beaucoup plus complexe que ça, et ça prendrait un plus haut niveau din-telligence pour le comprendre », a déclaré M.Juneau.Le chiffre avancé par les députés provient d’un rapport préparé en septembre dernier par le Vérificateur général Kenneth Dye, indiquant que le système financier de Radio-Canada avait perdu les détails relatifs à $57 millions en transactions.Le vice-président aux Finances de la’société de la Couronne, M.Steve Costman, a expliqué que ces transactions ne consistaient pas seulement en dépenses, mais aussi en entrées de fonds, et que la somme nette en cause, une fois les recettes soustraites aux dépenses, ne se montait qu’à $3,5 millions.« Selon nos vérifications, chaque transaction était appropriée et avait été effectuée pour des raisons légitimes, qu’il s’agisse du paiement de salaires ou d’achat d’un programme», a déclaré M.Costman.Le problème est situé au niveau de l’enregistrement de ces transactions, a-t-il soutenu.Radio-Canada a entrepris en 1985-86 la mise en place, au coût de $3,5 millions, d’un système comptable informatisé, le système financier national, destiné à uniformiser ses méthodes comptables.LES s CONFÉRENCES HYDRO-QUÉBEC Montréal le mardi à 18 h a Hydro Québec Direction Environnement Bibliothèque nationale 1700.rue Saint-Denis Métro Berri- de ¦ Montigny Université do Montréal Faculté de l'aménagement Québec le mercredi à 17 h 30 Implanthéêtre 2, rue Crémazie Sous l'égide de l'université Laval Les conférences entrée Hydro-Québec libre présentent 21 octobre Gary Hack The consumable city: evolving downtown functions.* Traduction simultanée jmr Le ministère de l’Énergie jugé sévèrement par le commissaire aux langues officielles « Les francophones vivent une situation inacceptable » — D’Iberville Fortier BERNARD DESCOTEAUX OTTAWA - Le ministère fédéral de l’Energie n’a pas fait tous les efforts nécessaires pour assurer la promotion des francophones à des postes de niveau supérieur au cours des six dernières années.La place qui leur est faite est inacceptable.Tel est le jugement qu’a porté hier le commissaire aux langues officielles, M.D’Iberville Fortier, alors qu’il était invité à commenter les informations publiées par Le Devoir sur la situation linguistique prévalant à ce ministère.Le ministère de l’Energie est l’un des ministères fédéraux qui ont un mauvais comportement, n’hésite pas à dire le commissaire.Il se situe «nettement dans la moyenne inférieure», a-t-il déclaré hier au cours d’un entretien téléphonique.Selon M.Fortier, le ministre actuel de l’Energie, Marcel Masse, a certes des raisons de se poser des questions.Avant lui, deux autres ministres francophones, Marc Lalonde et Jean Chrétien, avaient exigé dés hauts-fonctionnaires que l’on corrige la situation.«Ce n’est pas vraiment acceptable qu’il n’y ait pas eu plus de progrès«, dit-il.Suivant les informations publiées samedi dernier, le ministre Marcel Masse avait été renversé, en arrivant à la direction de ce ministère, de voir qu’il lui y était très difficile de pouvoir y fonctionner en français.Les recherches exigées de ses fonctionnaires devaient lui démontrer que ce ministère était un bastion anglophone aussitôt qu’on arrivait aux echellons supérieurs.Le commissaire aux langues confirme l’exactitude des statistiques publiées la semaine dernière.Celles-ci montrent que la progression des francophones au sein de ce ministère s’est inégalement faite.Ceux-ci étaient 24% en juin 86, soit une augmentation de presque huit points de pourcentage en six ans.Cependant, ils se concentrent surtout dans la catégorie du personnel de soutien (presque 35% pour le personnel administratif).Le personnel de haute gestion ne compte que 11.18% de francophones, à peine plus qu’il y a six ans alors qu’il y en avait 10%.Le personnel scientifique et professionnel compte un peu moins de 16% de francophones.Invité cette semaine à commenter cette situation, M.Marcel Masse devait lui aussi qualifier «d’inacceptables» ces résultats.Il faut, a-t-il dit, «assurer une participation équitable et juste des francophones dans la conception des politiques du ministère».Il a promis de prendre tous les moyens à sa disposition pour corriger le plus rapidement possible une situation contraire à l’idéal que poursuit le gouvernement.Selon M.D’Iberville Fortier, il faut reconnaître que la direction du ministère de l’Energie a fait certains efforts.Parfois même, on a fait preuve d’imagination ces dernières années en mettant en place des instruments de promotion des francophones comme «francobanque» puis «scientibanque».De toute évidence, ce fut cependant insuffisant.Il faut maintenant, estime le commissaire, aller chercher les francophones là où ils sont et faire des efforts pour les recruter.Il note que ce n’est pas à Ottawa qu’on les trouvera, laissant entendre qu’il faut aller faire du recrutement dans les universités et les entreprises du Québec.La performance du ministère de l’Energie à l’égard de la promotion des francophones est nettement sous la moyenne générale du gouvernement fédéral.Celui-ci compte 27.8% d’employés francophones concentrés surtout dans la catégorie employés de soutien (33%) selon le dernier rapport de la Commission de la fonction publique.Néanmoins, on retrouve généralement plus de francophones dans les emplois dit supérieurs (20%) ou scientifiques et professionnels (22%)qu’on en retrouve au ministère de l’Energie dans ces catégories.Les ministères qui emploient le moins de fancophones (soit moins de 25%)sont les Affaires indiennes, l’Agriculture, la Commission des grains, la commission canadienne des pensions, la commission mixte internationale, la Défense nationale, l’Energie, l’Environnement, la GRC, l’Office de l’Energie, les Pêcheries, Santé et Bien-être.Le cas de la G RC a été mis en lumière aussi cette semaine alors qu’il était révélé que la direction de ce corps policier avait demandé au gouvernement de le relever de son obligation d’augmenter à 20% la proportion de policiers francophones d’ici 1996.Celle-ci est actuellement de 14% et compte-tenu de la population desservie (rOuest et les Maritimes), la GRC jugeait cette proportion suffisante.Le gouvernement a refusé cette requête.Commentant cette affaire, le commissaire aux langues note que cette affaire démontre à quel point il est urgent que le gouvernement face connaître rapidement ses intentions en matière de politique linguistique.LRPI€M€fiNGULM€ DE VOTRE VIDEOTHEQUE PERSONNELLE a iâViDEOSPHERE .,=== 5043, avenue du Parc, Montréal, Qc, H2V 4E9.Tel.277-0025 JP" Oui aux commondes postales VISA • MASTERCARD • AM€X POUR LE PLAISIR SEULEMENT 45$ PAR MOIS JUSQU’AU 27 OCTOBRE! 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A-4 M Le Devoir, samedi 18 octobre 1986 J Mme Thérèse Lavoie-Roux M.Jacques Nadeau Les hôpitaux ont besoin d’un autre $ 75 millions RENÉE ROWAN Pour assurer la bonne santé financière des hôpitaux, le gouvernement devrait injecter une somme supplémentaire de quelque $75 millions, soit $50 millions pour réajuster les taux accordés à titre d’indexation et de coût de système et $25 millions pour éponger le déficit que 12 hôpitaux n’ont pas encore réussi à résorber.À moins que le gouvernement ne réévalue immédiatement les taux accordés à titre d'indexation et de coût de système à la « lumière réelle » du premier semestre, des déficits vont de nouveau s’accumuler, a indiqué hier, en conférence de presse, le directeur général de l’Association des hôpitaux du Québec, M.Jacques A.Nadeau.En dépit du coup d’éponge passé il y a qüelques mois par le Conseil du trésor sur le déficit accumulé de $250 millions, la situation financière présente de la majorité des centres hospitaliers reste très fragile soutient l’AHQ.Après six mois d’opération, les prévisions budgétaires du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSS) semblent nettement « inadéquates et insuffisantes», estime-t-elle.Sur la base de données comparative et d’une évaluation sommaire de l’évaluation des dépenses hospitalières au Québec au cours des cinq dernières années, l’AHQ avait estimé l’impact du vieillissement de la population et du développement technologique à environ 2 % par année.Sur une base similaire, quoique beaucoup plus conservatrice, a indiqué M.Nadeau, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a évalué cet impact à environ 1.33 % par année.Le Conseil du trésor n’a cependant accordé que 1 % au ministère qui, à cause des besoins financiers pour compléter l’opération Blitz, n’a finalement versé aux établissements que 0.4 %.C’est donc seulement $13 millions d’argent nouveau qui a finalement été versé à titre de coût de système, constate l’AilQ.En dépit des efforts substantiels consentis par le présent gouvernement pour « livrer la marchandise » promise lors de la dernière campagne électorale, la situation des hôpitaux demeure précaire affirme M.Nadeau.Tout en assurant la ministre de son entière collaboration pour atteindre l’équilibre budgetaire à l’intérieure des paramètres fixés par le MSSS, l’Association demande au gouvernement de réévaluer immédiatement les taux accordés à titre d’indexation et de coût de système et sollicite une recontre avec Mme Thérèse La-voie-Roux.Si cette situation n’est pas corrigée durant le présent exercice financier et à plus forte raison pour l’année 1987-1988, la qualité des services ira en se détériorant et la population en ressentira les effets.« il ne faut pas avoir peur des mots », a indiqué pour sa part le président de l’AHQ, M.Charles Chamard.Le temps d’attente requis pour les cas électifs requérant une hospitalisation sera accru, a-t-il poursuivi.Il en sera de même pour obtenir des services de laboratoires, radiologie, physiothérapie, etc.« Chose certaine, a-t-il affirmé, cette opération affectera les habitudes de tous les intervenants.» Erratum Une erreur s’est glissée dans l’édition d’hier dans le titre du texte de Mme René Rowan concernant le service 24/7 offert par les CLSC.Il aurait fallu lire que 5000 personnes étaient maintenant desservies par ce service.Nos excuses.LES PROGRAMMES DE DROIT.Un gage de succèsl Vous êtes confrontés dans votre travail à des problèmes à incidences juridiques?Vous songez à une formation complémentaire couvrant certains aspects généraux du droit, orientée vers le monde des affaires ou vers celui des secteurs public et parapublic?Une réponse à vos besoins, le CERTIFICAT EN DROIT avec ses trois orientations DROIT GÉNÉRAL - DROIT DES AFFAIRES - DROIT PUBLIC Ce programme de 30 crédits a pour buts d’initier à la discipline juridique, de transmettre des connaissances en droit et de favoriser le développement intellectuel par l’acquisition d’un esprit analytique.Aux personnes qui désirent obtenir une formation ponctuelle sur un sujet particulier du droit (droit fiscal, libertés publiques, droit du travail, droit de la santé,.) nous proposons le MICROPROGRAMME EN DROIT (de 9 â 15 crédits) Date limite d’admission pour l’hiver 1987: 1er novembre Test d’admission: 10 novembre Renseignements: 3335, chemin Queen Mary Tél.: 343-6090 Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente Les CLSC en ont assez d’être interrogés par le gouvernement sur la pertinence de leurs services RENÉE ROWAN Agacée par certains aspects du questionnement gouvernemental à son endroit, la Fédération des CLSC demande à la ministre Thérèse Lavoie-Roux de préciser ses intentions et d’être plus spécifique dans la description de ses attentes et de ses projets.Étonnée en particulier par la mise sur pied d’un dernier groupe de travail chargé d’examiner la pertinence des services des CLSC, la question des dédoublements et des taux d’encadrement, la Fédération se demande ce que le ministère peut encore ignorer.« Ça fait 15 ans que les CLSC sont étudiés, sondés, disséqués, analysés », a lancé hier, le président de la Fédération à l’ouverture du 12e congrès des CLSC.« Nos 2,000 administrateurs bénévoles et l’ensemble de nos 11,000 cadres, professionnels et employés estiment qu’il faut sortir une fois pour toutes des valses-hésitations sur les territoires, les programmes et les budgets.il est grand temps qu’on passe à autre chose », estime M.Paul Leguerrier.Un investissement de $270 millions d’ici cinq ans permettrait de compléter et de consolider le réseau, d'assurer une couverture efficace 24 heures par jour de soins et services à domicile, de répondre aux urgences psycho-sociales et de prévention en santé mentale.« Nos demandes ne sont ni irrégalistes, ni exagérées », soutient M.Leguemer.La Fédération attend aussi du MSSS qu’il agisse avec célérité dans le règlement du partage CSS-CLSC dont l’opération est terminée et réussie partout sauf à Montréal.L’assemblée générale, par une vote de 100 voix pour, 68 contre, a de plus adopté’une recommandation à la Fédération de constituer un fonds pour la défense de ses membres poursuivis relativement au services d’interruption de grossesse.MAISONS D’ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Francine Gingras 842-9645 © Collège de Bois-de-Boulogne Aux adultes engagés à titre professionnel ou bénévole dans des organismes communautaires et des établissements du réseau de la Santé et des Services sociaux, le Service de l’éducation des adultes offre un cours de 30 heures: TECHNIQUE D’ENTREVUE AUPRÈS DES BÉNÉFICIAIRES DE SERVICES ET DE SOINS Centré sur le vécu professionnel des participants et des participantes, ce cours veut aider l'intervenant à pouvoir mieux identifier les besoins des bénéficiaires afin d'y répondre plus adéquatement.Thèmes abordés: • Les types d'entrevue en fonction des besoins des bénéficiaires.• Les méthodes et les difficultés de l'entrevue.• Le rôle et les responsabilités de l'intervenant en entrevue.• La communication dans l’entrevue.• Les attitudes de l'interviewer.• Les hypothèses dans l'entrevue.• L'entrevue-diagnostic.• Les différentes sources d'information et leurs impacts sur la dynamique de l'entrevue.• L’injection d'informations dans l'entrevue.• Les mécanismes de résistance.• La déontologie de l'entrevue.Le cours aura lieu, le samedi et le dimanche, les 15,16, 29 et 30 novembre 1986, de 9h à 17h30.Le coût est de 20,00$ par participant.Date limite d'inscription: le 7 novembre 1986.Renseignements et inscription: 332-3000, poste 313 10555 avenue Bois-de-Boulogne — Montréal, Québec H4N 1L4 — 332-3000 L'INTERVENTION SOCIALE: POUR UNE MEILLEURE PRATIQUE DE SA PROFESSION Vous oeuvrez dans des secteurs d'organisations publiques, para-publiques privées ou communautaires.Vous voulez compléter ou enrichir votre formation professionnelle et vous souhaitez accéder à un poste supérieur dans votre entreprise?Vous trouverez sûrement parmi les études de premier cycle en INTERVENTION SOCIALE, le programme qui correspond è vos besoins.Animation Créativité: fondements et techniques Criminologie Études de l'environnement Environnement et santé Perfectionnement des intervenants et intervenantes auprès des femmes Voici quelques titres de cours qui visent à favoriser le développement du potentiel des individus ou des groupes dans une société en mutation - Entraînement au travail en équipe - Dynamique des relations humaines - Entraînement intensif à l’animation - Processus créateur: techniques et fondements - Psychologie de la créativité Droit, justice et criminalité Marginalité, déviance et criminalité Gestion du milieu naturel Environnement et prévention La femme dans la société québécoise Condition féminine et service social Ces cours sont dispensés le soir ou les fins de semaine Date limite d'admission pour l'hiver 1987:1®f novembre Venez nous voir au 3335, chemin Queen Mary ou signalez le 343-6090 Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente COLLÈGE DE SAINT-CÉSAIRE PENSIONNAT POUR GARÇONS Externat pour garçons et filles Les Frères de Sainte-Croix Examens d’admission (Cours secondaire): 9 h 30 Samedis, 1er, 8 et 22 novembre, 6 déc., 10 janv., 24 janv.Apportez une photocopie du bulletin de juin 1986 et des bulletins de l’année en cours.Après ces dates, téléphonez pour un rendez-vous.COLLÈGE DE SAINT-CÉSAIRE 1390, rue Notre-Dame Saint-Césaire JOL 1T0 Tél.: 1-469-3143 (Route 112, entre Rougemont et Saint-Paul) LES PROGRAMMES QUI FONT VOTRE AVENIR Vous êtes spécialistes ou non initiés à la question des ressources humaines dans l'organisation?Vous souhaitez accéder à un poste supérieur dans votre entreprise?Vous voulez compléter ou enrichir votre formation professionnelle?L'Université de Montréal vous propose des programmes de formation et de perfectionnement couvrant le domaine de l’administration et des ressources humaines DROIT RELATIONS INDUSTRIELLES GESTION DES SERVICES DE SANTÉ ERGONOMIE SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL MICRO-INFORMATIQUE STRATÉGIE DE CARRIÈRE: FONDEMENTS ET PRATIQUES On trouve dans ces programmes, des cours sur la vie d'une entreprise, sur son organisation, sur la gestion des ressources humaines: Principes d'administration et d’organisation - L’administration du personnel - La psychologie du travail - La formation du personnel - La négociation collective - Droit constitutionnel - Droit administratif - Droit général - Les obligations - La planification et le contrôle budgétaire - Ergonomie et organisation du travail - Analyse et stratégie de carrière Ces cours sont dispensés le soir ou les fins de semaine.Date limite d'admission pour l'hiver 1987:1er novembre * Test d'admission: 10 novembre Venez nous voir au 3335, chemin Queen Mary ou signalez le 343-6090 Université de Montréal Faculté da l’éducation permananta P«m que les pelilsftnuggk ml plein de Ims, Æ.«§,9 ¦ -A %.5 Mh i « p'fcipitotioni Uvf« pétition g bosto prtiiien -xr-r*ffioitt d'oir froit mont d'oit cbovc Prévision de la carte du temps à midi aujourd'hui Situation générale une crête de haute pression ramènera du soleil Les températures demeureront sous les normales mais devraient être à la hausse dimanche.le réchauffement se tera sentir surtout sur le nord-ouest québécois MONTRÉAL Ensoleillé Max 9 Dimanche: ensoleillé LEVER DU SOLEIL 7 h 15 COUCHER: 18 h 06 QUÉBEC Abitibi et réservoirs Cabonga et Gouin ensoleillé avec passages nuageux Max 6 Apergu pour dimanche ciel variable et plus doux Témiscamingue.Pontiac.Gatineau at Lièvre ensoleillé Max 7 Aperçu pour dimanche ensoleillé Ottawa.Hull at Cornwall eneo-leillé Max S Aperçu pour dimanche ensoleille Leurentidea ensoleillé Max 9.Aperçu pour dimanche eneoteillé Estne ensoleille Max 9 Aperçu pour dimanche ensoleillé Beauce.Trois-Rivières.Drum-mondville et Québec ensoleillé Max 8 Aperçu pour dimanche: ensoleille Lac-St-Jean Saguenay.La Tuque, réserve faunique des Lauren-tides et Charlevoix dégagement graduel Max 6 Aperçu pour dimanche: ennuagement Rivière-du-loup.Rimouski et Ma-tapédia ensoleillé avec passages-nuageux Max 3 Aperçu pour dimanche ennuagement Ste-Anne-des-Monts.parc de la Gatpésie.Gaspé et parc Forlllon: plutôt nuageux en matinée Dégagement par ta suite Max : 5 Aperçu pour dimanche ennuagement Beie-Comeau ensoleille avec passages nuageux.Mex.: 4.Aperçu pour dimanche: nuageux avec possibilité d'averses de neige Sept-lles.Basse-Côte-Nord.Anticosti et secteur à l'ouest de Natash-quan ensoleillé avec passages nuageux Max 4 Aperçu pour dimanche nuageux avec possibilité d'i-verses de neige Secteur de Netashquan et è l 'est plutôt nuageux tvac possibilité d'e-verses de neige Mix.: 2.Aperçu-pour dimanche ennuagement \ I Hospitalier, santé, médical ¦ Hospitalier, santé, 467 médical 467 Personnel de la Santé Canacare Inc.rfBttm ¦ -.1 PHYSIOTHÉRAPEUTE Poste dans les Laurentides Remplacement de 5 mois pour clinique externe 120$ par jour 521-3819 20-10-86 I Personnel de bureau 471 ¦ Personnel de bureau 471 SECRÉTAIRES Bureau d’Avocats du Centre-ville Est à la recherche de 3 secrétaires bilingues.Possédant excellentes grammaires française, anglaise.25,000$ à 30,000$.Candidate travaillera pour l'Associé senior, doit maîtriser la sténo dans les 2 langues, dévouement et sens des responsabilités essentiels Traitement de texte un atout, expérience légale préférable mais non-obligatoire.22,000$ à 25,000$.Secrétaire sénior, Sténo bilingue, sera responsable de l'entraînement des secrétaires peu expérimentées et du contrôle de la qualité, traitement de texte et expérience légale, un atout.Possibilité d'horaires flexibles.20,000$ à 22,000$.Secrétaire travaillante et responsable, avec expérience des livres de minutes et résolutions, expérience du traitement de texte requise.Excellents avantages sociaux.Envoyer C.V.au DOSSIER 271 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d'Armes Montréal H2Y 3S6 I Offres d'emploi 407 SECRETAIRE RECEPTIONNISTE Centre-ville.Parfaite bilingue, excellente dactylo bilingue, 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TEXTE AUSSI TRADUCTION 849-4610 ENSEIGNANTE EN FRANÇAIS, ter cycle secondaire Donnerais cours privés, récupération, enrichissement.Expérience ORTHOPÉDAGOGIQUE 484-5151.¦ Déménagement 551 A BAS PRIX, appelez Pierre Déména gement.en tous genres, estimation gratuite.937-9491.DEMANDEZ-LUI N'IMPORTE QUOI OU PRESQUE C'est le meilleur déménageur en ville1 Fournissons boites Estimé gratuit Ne partez pas sans lui' 766-5314 GILLES JOOOIN TRANSPORT IRC déménagement de tous genres, spécialité appareils électriques Assurance complète 253-4374 PETIT ET GROS DEMENAGEMENT, Urgence acceptée, assurances, estimation gratuite 523-5513 ¦ Entretien, réparations, rénovations 559 A BAS PRIX Ferais tous genre de travaux Spécia-lités menuiserie, gyproc.M Gauthier 582-3292 A BAS PRIX Ferais tous genre de travaux.Spécialités menuiserie, gyproc M Fillon.585-1576.ATTENTION Grand Spécial' Combattez la rouille, avant l'hiver, traitement à l'huile, $25, ouvrage garanti 477-8518.ATTENTION Spécial d'automne Sable, 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Donner un renseignement.2— Quiétude de l'âme.— Prénom féminin.3— Boisson résultant de la fermentation du raisin sous l'effet de certaines levures.— Pièce de boeuf.4 — Neuvième lettre grecque.— Baryum.— Dieu des vents.5—Thallium.— Fou.6 — Inflammation de l'aorte.— Vase d'ornement.7— Reptile.— Être couché.8— Attachait.— Partie tombante et flottante d'un vêtement.— Erbium.9— Chemin de halage — Outil.10—Instrument d'opto-que.— Manganèse.11 —T unique moyenne de l'oeil.Personne sotte.— Terme du jeu d'échecs.12—État psysiologique .des animaux qui les pousse à rechercher l'accouplement.— Qui occasionne des frais.Verticalement 1— Porteur de ravitaillement.2— Science des causes.— Considéré.3— Ch.l.de c.de l'Aveyron.— Jeta en l'air,, avec force, les pieds de derrière — Terme de tennis.4— Stromtium.— Des vents Altaï.5— Pluie.— Qui a été consacré 6— Neuf.— Entété.— : Ouvrier agricole en Amérique du Sud.7— Elle a un long cou.— Compassion.8— Nouveau.— Mettre des gants à.9— Suite d'images ou de.scènes formant un ensemble 10— Sens contraire de ce qui doit être.— Du verbe pouvoir 11— Action basse et ville.— Maison de campagne.12— Breuvage.— Nor- made ; Solution d’hlw r A-8 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Paul-André Comeau Lise Bissonnette Jacques Chabot Jean Francoeur Albert Juneau Directeur des services administratifs: Michel Paradis TROP DE MOTS DITS IL Y A DE quoi y perdre son latin.Ou ce qu’il en reste, dans la plus généreuse des hypothèses.La volée de bois vert lancée ces jours derniers dans la campagne électorale à Montréal réveille des souvenirs assoupis.Subitement, on a l’impression de revenir trente ou trente-cinq ans en arrière.À l’époque où, pour expliquer l’écroulement d’un pont, on imaginait quelque sombre complot mené par des agents de l’Est.Des Brigades rouges aux socialistes déguisés ou camouflés, le répertoire des épouvantails classiques est mis à contribution.Heureusement, les élections du 9 novembre n’ont pas ameuté dans la .métropole la brigade des correspondants internationaux.Sinon, on aurait droit aux quolibets et doux sarcasmes qui suffisent à marquer au sceau de la dérision une population et ses politiciens.À vrai dire, l’offensive déclenchée le jour d’Action ;de grâces contre le candidat du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal donne plutôt à sourire.On pourrait se contenter de hausser les épaules et attendre la dernière trouvaille au musée des rappels fantasmagoriques.Que les gros canons du Parti civique aient décidé de sonner le rappel des troupes et d’ameuter une partie de ses fidèles électeurs, c’est de bonne guerre.Les sondages et les pointages effectués par les militants de la base laissent entrevoir de ; sérieuses difficultés, si ce n’est un raz de marée en faveur du RCM.D’où l’offensive lancée par le maire, M.Jean Drapeau, d’où les interventions tout aussi tonitruantes de certains de ses collaborateurs.Force est de constater que pareille initiative ternit singulièrement la fin d’une carrière importante dans notre vie politique.On veut bien admettre que le premier magistrat de Montréal ne fasse pas mystère de ses préférences, qu’il milite ouvertement en faveur de son successeur à la tête !du parti qu’il a fondé.La manière choisie, le style d’intervention retenu desservent une cause, en plus d’occulter le sens de la campagne en cours.C’est en effet la première fois depuis longtemps que la métropole du Canada vit une véritable campagne électorale où deux partis s’affrontent, où deux hommes défendent des programmes cohérents, mais différents.Il s’agit là d’un événement important.Inutile d’en amoindrir la signification, ni d’en atrophier les conséquences.Deux hommes briguent actuellement les suffrages en se réclamant d’un programme précis, en préconisant, pour la métropole du Canada, un style de gestion différent, et en se réclamant d’une vision du Montréal de demain.C’est là l’essentiel d’un exercice démocratique qui ne se limite pas à une banale et rituelle démarche plébiscitaire.Tout n’est pas évident, ni simple dans cette campagne.M.Claude Dupras rompt avec une tradition bien ancrée au sein de sa formation en défendant un manifeste électoral digne de ce nom.Son adversaire, M.Jean Doré, s’efforce, lui, de prendre ses distances à l’égard de certains articles du programme élaboré par le RCM durant les années d’opposition, à l’époque où granola rimait avec bon combat.Mais, dans l’une et l’autre démarches, c’est au jugement de l’électeur que l’on fait appel.Développement du centre-ville, répartition du fardeau fiscal, utilisation des espaces du Vieux Port, place et rôle des hommes et des femmes dans radministration municipale, intégration des groupes ethniques, re-découverte de l’importance du tissu urbain : ces questions interpellent directement les électeurs du 9 novembre.À cet égard, la presse joue son rôle.Que l’on consulte les présentations thématiques dressées depuis quelques jours par notre chroniqueur municipal, Alain Duhamel, et l’on se fera une bonne idee de l’importance et de la pertinence des questions agitées à la faveur de cette campagne.Aussi doit-on s’étonner de la charge de M.Yvon Lamarre contre la presse de cette ville.Il y aurait eu « accord secret entre deux ou plusieurs personnes en vue de renverser le pouvoir établi.ou entente dirigée contre quelqu’un ou quelque chose ».C’est du moins la définition que Le Petit Robert prête au terme de « conspiration » utilisé par le président du Comité exécutif pour caractériser l’attitude de la presse durant cette campagne.S’agit-il d’une litote ou d’une hyperbole ?Ou tout simplement d’une envolée malheureuse qui malmène résolument les figures de style d’une langue française qui en a vu bien d’autres ?On pourrait allonger la liste des questions qu’inspire cette accusation.Il vaut mieux oublier le tout et souhaiter que l’accusation trouve place un jour dans le recueil des perles d’une élection.Ou, plus encore, dans le sottisier de la politique partisane dont on chercherait en vain le fond, s’il en est un.Trêve de plaisanteries, dans trois semaines, les électeurs ae Montréal choisiront un nouveau maire et dépêcheront à l’hôtel de ville un nouveau conseil.Le débat doit s’articuler autour des questions majeures dont dépend la qualité de vie dans cette ville où la fierté doit signifier autre chose qu’un rappel publicitaire.Au delà des sombres desseins, à l’abri des conspirations appréhendées, les deux candidats doivent exposer aux hommes et aux femmes de cette ville leurs idées sur le développement de Montréal, leur conception d’une administration authentiquement démocratique.Il y a déjà eu trop de mots dits, inutiles et stériles.— PAUL-ANDRÉ COMEAU cru.sélectionné Un grand QUEBEC GILLES LESAGE PAR QUEL bout aborder cette longue chronique impressionniste que M.René Lévesque vient de publier sous le titre «Attendez que je me rappelle.» ?L’auteur répugne à ce que l’on parle de mémoires, titre pourtant donné à la version anglaise.Il préfère celui de récit — qui commence étrangement par la fin — ou de souvenirs, d'autant plus vifs et précis qu’ils sont éloignés dans le temps.Ce qui complique la tâche du critique, car cette oeuvre de passion, et non de raison, donne au Québec un écrivain remarquable.Son style alerte et saccadé, sa fausse candeur naïve, ses astuces de vieux renard madré (dont il affuble son ami Louis Laberge), font de ces 500 pages un grand cru.Un témoignage soigneusement sélectionné, à la fois fascinant par ce qu’il dit, et décevant par ce qu'il tait ou laisse dans les points de suspension.Suivons donc sa démarche.M.Lévesque consacre moins de quarante pages à l’année qui a précédé sa retraite politique.Comme pour se débarrasser d’un cauchemar ou donner mauvaise conscience à ses détracteurs de tous bords, il escamote des faits cruciaux, à propos desquels sa version serait capitale.Par exemple, qu’il s’agisse de la querelle intestine entre orthodoxes et révisionnistes, ou de la guerre de succession, il en dit juste assez pour intriguer et pas assez pour faire la part de lumière qui lui revient.Il fait ce qu’il repro-che'à certains de ses collègues d’avoir alors pratiqué : des sous-entendus et des insinuations, laissant à la meute de la presse (qu'il asperge copieusement de ses sarcasmes) ses mémérages et ses approximations.Il n’a pas voulu se livrer à un règlement de comptes, explique-t-il, notamment pour justifier son silence sur le « kidnapping » dont son premier jet disait qu’il avait été victime, en janvier 1985.Il eût mieux valu n’en pas écrire un mot que d’évoquer à la sauvette cet incident « âcrement irréel.du pur Molière avec un peu de Kafka sur les bords ».En traiter ainsi laisse libre cours à toutes les interprétations, qu’il nous reprochera par la suite, d'autant que les autres acteurs de ce mini-drame sont muets comme carpe.Probablement fort heureux que M.Lévesque se contente d’égratigner.Ça aurait pu être pire, sont-ils en droit de se dire, là-dessus comme sur bien d’autres sujets, à propos desquels M.Lévesque ne donne pas des coups de poing mais d’aiguille.Quant à sa grande fatigue, qu’il fait mine d’attribuer à tout et à tous, sauf à l’usure du temps, elle crevait pourtant l’écran, n’est-ce pas ?Si ce premier chapitre reste à écrire ou à réécrire, les trois suivants sont un pur délice.Non pas qu’il y ait de grandes révélations sur son enfance sauvage, son apprentissage du métier, de la guerre et de la télévision.Ce terrain a été exploré dans d’autres livres, et M.Lévesque doit même, ces jours-ci, apporter des rectificatifs sur des incidents vieux de quarante ans (les affaires Goe-ring et Mussolini).Mais il y a là un envol et des accents, aussi sincères qu’émouvants; ils démontrent que si l’homme a une mémoire sélective, comme quiconque, il n’a pas été dévoré par la politique, mais a gardé une vitalité et une vivacité étonnantes.De même, ses quelques pages sur le « p’tit pouvoir » et sur le journalisme sont des pièces d’anthologie.Les trois chapitres suivants, sur la révolution dite tranquille, Option Québec et le premier mandat, n’apportent pas non plus de révélations fracassantes; mais ils se lisent comme un excellent roman.On doit d’ailleurs déplorer vivement que M.Lévesque ne se fie qu’à sa mémoire et à ses souvenirs, confiant même qu’il n’a gardé quelques notes écrites que par inadvertance.Son témoignage est celui d’un acteur privilégié, mais non l’oeuvre de référence que certains, méconnaissant l’aversion de cet homme d’action pour les dossiers, attendaient comme d’un archiviste.Pourtant, un double chapitre particulièrement douloureux — le crève-cœur du référendum et le nocturne de novembre (le coup de force constitutionnel) — auraient mérité que M.Lévesque s’y penche avec plus de rigueur, de méthode et de raison.Là, à tout le moins, il aurait dû verser au dossier un document plus substantiel, étayé d’annexes qui soient autre chose que les hors-d’oeuvre épars de la fin.Se contentant de laisser parler son coeur, il fulmine encore contre MM.Pierre Trudeau et Claude Ryan, les mettant dans le même sac, pour les besoins de sa cause.Ce qui est nettement injuste pour le second.Fort habilement, M.Lévesque laisse entendre que, n’eût été de ces deux scélérats et de la perfidie fédéraliste, le OUI référen- daire l’aurait emporté.C’est faire bon marché d’un ensemble complexe de facteurs qui faisaient en sorte que la demande emberlificotée du fameux mandat de négocier ne pouvait passer.Des analystes plus sereins, tel M.Gérard Bergeron (notamment dans son récent petit ouvrage, « À nous autres »), ont démontré que ce combat ne pouvait être gagné.S’agissant donc de la névralgique uestion nationale du Québec, le plai-oyer pro domo, l’essai de justification de M.Lévesque reste insuffisant et insatisfaisant.Il faudra que d’autres acteurs privilégiés (M.Claude Morin est en train de le faire) versent au dossier leurs pièces à conviction qui, s’ajoutant les unes aux autres, finiront par nous donner un éclairage moins anémique sur les péripéties historiques des années 1980 à 1982.Malheureusement, ceux qui gagnent, d’habitude, n’ont pas besoin de se justifier, a dit un quidam; ceux qui perdent écrivent pour expliquer qu’ils auraient gagné si et si.Comme tous les grands patrons (qui n’osent répéter le célèbre : Après moi, le déluge, mais ne le pensent pas moins), M.Lévesque n’est que miel pour ceux qui le traitaient comme un demi-dieu.Il sait en revanche se faire méprisant pour ceux qui décelaient des défauts dans la cuirasse de l’idole.Quant au signataire de cette rubrique, il a l’honneur d’être cité aussi souvent que M.Johnson, son successeur ; une fois.Il me donne en « exemple parfait de l’homme aux «préjugés défavorables ».J’ai osé écrire, ici même, le 4 février 1984 : « Le parti gouvernemental est miné par son opportunisme et la perte de crédibilité populaire.» Outre qu’il fait bon marché du contexte de la chronique incriminée, il oublie le sens premier que le dictionnaire donne à opportunisme : politique qui consiste a tirer parti des circonstances, à les utiliser au mieux, en transigeant, au besoin, avec les principes.Mais n’est-ce pas le lot d’un parti politique ?Ne fut-ce pas, en particulier, celui du PQ, à propos de sa propre raison d’être ?Le récit de M.Lévesque est émaillé de raccourcis saisissants, de traits acérés, d’analyses percutantes, de jugements acidulés; mais il y a aussi des trous de mémoire, des omissions flagrantes.De ce survol impressionniste d’un brillant performer, il se dégage un bouillonnement qui ressemble à celui d’un grand cru.Bien sélectionné, mais non mûri à point.Sapré Ti-Poil ! LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société é responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro Z11, rue du Saint-Sacrement, Montréal,, HZY 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc , dont les ateliers sont situés au 9130.rue Boivin, LaSalle L’Agence Press*Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775.boul Lebeau, St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR $3.25 par semaine le samedi seulement $1 00 Pour information à Montréal 332-3891 à Québec (418)687-2021 Livraison par porteur Edition quotidienne 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste Edition quotidienne 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal; Bibliothèque nationale du Québec Lise Bissonnette Rappels UN sénateur et un romancier bien connus et d’amitiés dif- ¦ férentes causaient jeudi du livre de monsieur Lévesque.Le premier relevait, à peine, d’infimes lapsus historiques; le second le trouvait assez mal rédigé.Mais ils n’avaient tous deux de cesse, l’occasion mondaine s’achevant qui les avait réunis, de retourner s’y plonger.Tel est le charme rassembleur de cet ouvrage haletant, qui commence par la fin, télescope le milieu, et oublie de finir.Ce qui importe peu puisque c’est par les tangentes qu’il vous tient, de vignettes en vignettes, et encore, et encore.Les nombreux extraits exclusifs qu’avaient choisis et payés les journaux en mal de primeurs croustillaient presque tous des années politiques.Les lecteurs que j’ai rencontrés sont plutôt envoûtés des chapitres que René Lévesque a pris, de son aveu, le plus de plaisir à écrire : l’enfance, l’adolescence, la jeunesse et le journalisme de fin de guerre.Non qu’on y apprenne ce que ses biographes n’auraient pas dit.Il aurait même tendance à en dévoiler moins.Mais un sens du climat, qui aurait dû s’émousser après tant d’années de chauffe à blanc, vous capte.C’est là qu’il se donne le mieux, l’amour du Québec qu’on appellera trivialement le nationalisme, cette chose indicible et aujourd’hui plus lasse qu’exaltante.Sans faire claquer les drapeaux, sans fleur de lys à la clé, il nous le rend dans l’essentiel.Il y a l’amour physique, d’abord et tout simplement.On n’imagine aucune plume politique capable de rendre aussi poignants un visage dans la foule, une lumière du matin, un bout de mer à New Carlisle, et de nous rappeler que nous en sommes, de « tout ce Québec, en un mot, d’où je ne vois pas comment l’on pourrait partir pour ne plus revenir ».Il y a l’intimité avec ce peuple constamment réprimé, sinon vraiment opprimé.Les séminaristes sans vocation, Wilson Poirier, le sergent-major Juteau, les personnages qu’il campe comme au hasard n’ont rien à voir avec le folklore apitoyant de la grande noirceur.Cyniques comme nous le sommes devenus depuis les grands lyrismes référendaires, nous revoilà tout à coup émus de ceux-là dont nous avons procédé, et qui étaient ordinaires, et qui ne l’étaient pas.Il y a aussi la connaissance lucide de ce que nous sommes, et qui n’a pas terriblement changé.Deux ou trois pages sur 1943 et son embarquement pour l’Europe feront mieux que toutes les études savantes sur les Canadiens français et la conscription pour décrire une bonne fois l’étendue de notre ambiguïté.Un brin de gaullisme, pas d’emballement pour la défense de la démocratie au front même, l’audace et la commodité de partir plutôt là-bas avec les services d’information américains, et plus tard un vague sentiment de honte devant les soldats qui, à Southampton, allaient partir un matin gris pour débarquer en Normandie.(S’il est vrai que René Lévesque n’a pas voulu faire oeuvre d’historien, on déplorera que sa manière elliptique de conter rende ces beaux chapitres difficiles d’accès pour les plus jeunes.Lui qui se souvient avec émerveillement de ses premiers manuels d’histoire, et qui déplore le peu qu’il en reste dans nos écoles, traverse le second conflit mondial et la guerre de Corée à coup d’allusions entendues, comme si tout le monde savait ce qui s’était passé entre-temps au Japon, dans les couloirs de l’ONU, ou dans l’URSS post-stalinienne.Ces parties les plus fortes de son ouvrage risquent hélas de tomber dans le vide.) Tout le reste, qui va de 1960 environ à nos jours, se feuillette avec la grâce du papier un peu jauni.Le style Lévesque l’anime, un peu partout l’image cocasse ou l’ironie nous tiennent en éveil, mais on commence à se chicaner un peu avec lui, ici et là, sur l’interprétation des choses.On ne s’ennuie jamais, mais on est moins acquis.Et les chapitres plus contemporains sont très difficiles à décoder.Comme ces premières pages où il règle des comptes avec ceux qui lui ont indiqué la sortie.Tantôt, il vilipende sans les nommer ceux qui lui faisaient savoir plus ou moins clairement (évitant, on le comprend, ses saintes colères) qu’il était devenu un poids pour le parti.Tantôt il clame que sa décision de quitter était la bonne, et qu’il aurait dû la prendre avant.Pas étonnant qu’il ait vu des ennemis un peu partout, dans une brume pareille.Mais plus médusante encore est l’analyse qu’il fait du fameux « virage » de son parti, qu’il imposa lui-meme en novembre 1984, après un bon six mois de tiraillages internes insupportables.Il y a la des pages très convaincantes sur la possibilité d’être souverainiste, de garder cet espoir au coeur, tout en acceptant une autre stratégie que les élections référendaires.Il y a là des lignes lucides sur l’absurdité du suicide politique pour un parti, sur la tentation nihiliste de redevenir un « mouvement », pur mais marginal aux affaires du Québec.Il y a là, reproduit, un texte de Pierre Vadeboncoeur qui prône une immense patience, et même un très long détour, avec une formule superbe : « L’indépendantisme ne doit pas tuer l’indépendance.» Or tout cela, n’en déplaise au premier chef du Parti québécois, est bel et bien le discours que tient le deuxième, « M.Pierre-Marc Johnson » comme il le nomme froidement, la seule fois où il le fait apparaître dans ses « rappels ».Le dernier texte de M.Johnson sur le sujet, paru U y a près d’un mois, n’a rien de la prose poétique de Pierre Vadeboncoeur, mais il dit le même instinct de souveraineté, et la même patience active.Et il me semble encore entendre M.Johnson, à l’époque des tiraillages justement, rejeter lui aussi l’élection référendaire avec une formule juste: « Il faut éviter que le peuple québécois se dise encore non.» D’où vient donc cette rage rentrée de l’ancien chef à l’égard du nouveau, et qui est la seule vraie fausse note de ce beau livre ?On sait clairement qui visent, en effet, ces allusions des premiers chapitres à l’arrivisme, à la vanité, à l’impatience coupable d’un ennemi invisible et proche.Rien dans l’histoire connue du PQ ne permet d’étayer ce climat de complot qui semble si évident à M.Lévesque, et il ne l’étaie pas lui-même.Force est donc de croire qu’il y a autre chose.Quelque chose comme l’incarnation, si difficile à avaler, des conclusions trop sages auxquelles René Lévesque s’est résigné en 1985, et qu'il n’a pas pu porter lui-même.LETTRES AU DEVOIR ¦ Quelles garanties ?Lettre adressée à M.Ronald G.Atkey, président du Comité de surveillance AU MOIS d’avril dernier, la Ligue des droits et libertés apprenait que M.Alberto Rabilotta pouvait constituer une menace à la sécurité nationale.Un avis en ce sens avait été acheminé, pour fin d’enquête, auprès du Comité de surveillance par le Service canadien du renseignement de sécurité.(SCRS).La Ligue s’inquiète quant au respect des principes de justice fondamentale qui semblent menacés du libellé même de la Loi sur la citoyenneté, modifée par la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité, qui a créé et qui régit le comité de surveillance.En effet, la Loi sur la citoyenneté prévoit que seulement un résumé d’informations sera communiqué à M.Rabilotta et qu’il n’a pas un droit absolu d’être présent lorsque le comité de surveillance interrogera les témoins.La Ligue se questionne, entre autres, sur les garanties qu’a M.Rabilotta de connaître exactement tous les faits qui lui sont reprochés.De même, la Ligue s’interroge sur les possibilités réelles qu’il a d’avoir droit à une défense pleine et entière, c’est-à-dire, de faire des représentations sur toute la preuve recueillie par le Comité de surveillance.Vous trouverez ci-joint, une lettre datée du 26 mai 1986, dans laquelle la Ligue des Droits et Libertés demandait au Premier ministre, Monsieur Brian Mulroney, des garanties à l’effet que la définition de « menace à la sécurité nationale » et que les procédures devant le Comité de surveillance, ne conduiront pas à la violation des droits et libertés fondamentales de M.Rabilotta.Dans sa réponse, M.Brian Mulroney n’a pu qu’assurer la Ligue de l’impartialité du comité de surveillance et « que le Comité déploiera tous les efforts possibles pour que les personnes dont il étudie les cas soient tenues au courant et aient la possibilité de donner leur point de vue sur tous les éléments pertinents ».La Ligue demande donc quelles sont les garanties procédurales établies par le Comité de surveillance, afin que M.Rabilotta ait droit à une enquête conforme aux principes de justice fondamentale.Présentement, M.Rabilotta voit sa liberté de circuler et de travailler entravée.D’autre part, il est sujet à une ordonnance d’expulsion en vertu de la Loi sur l’Immigration s’il est déclaré constituer une menace à la sécurité nationale.À ce titre, les principes de justice fondamentale doivent être d’autant plus respectés.La Ligue des Droits et Libertés espère que vous procéderez en toute équité et dans le respect des règles de droit lors de l’enquête débutant le 8 octobre 1986.— GÉRALD MCKENZIE Président, Ligue des Droits et Libertés Montréal, le 2 octobre ¦ Sauvegarder la civilisation EN CETTE année proclamée par l’ONU année de la paix, la decision soviétique de proroger un moratoire unilatéral sur les essais nucléaires répond aux aspirations de tous les peuples.Tout aussi spectaculaire est la proposition de M.Mikhaïl Gorbatchev au président M.Ronald Reagan de tenir une rencontre aussitôt que possible en Europe ou à Hiroshima afin de discuter d’un accord sur l'interdiction des essais nucléaires.Parmi la série de propositions constructives de l’URSS figure aussi celle de promouvoir la coopération au sein de l’agence internationale sur l’énergie atomique, en vue de la création d’un régime international pour le développement de l'énergie nucléaire sans danger.L’époque que nous vivons est complexe, pleine de tension et extrêmement périlleuse.Le monde est placé devant la nécessité impérative de faire un choix fatidique entre l'autodestruction nucléaire et la survie.Il est inutile de nous persuader qui gagne et qui perd à l’exacerbation de la tension internationale et de la course aux armements.Tous les pays sont résolus à utiliser toutes les’ possibilités, approches et initiatives nouvelles pour le succès de la campagne mondiale pour la paix.Le problème de la paix et de la guerre est le problème cardinal de notre époque, d’une importance fatidique non seulement pour les pays socialistes, et impérialistes, mais aussi pour tous les peuples, pour tous les gens de la terre.Car l'humanité indépendamment des différences raciales, nationales, politiques et religieuses, a un ennemi commun, la menace de l'anéantissement nucléaire, et une tâche commune, supprimer cette menace et sau- Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour fins d’identification dans nos dossiers.Prière de s’en tenir à moins de deux pages dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l'attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s'engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.vegarder la civilisation.Ceci demande que l’on trace une ligne de partage entre les millions de gens conscients de la nécessité de prévenir une catastrophe nucléaire, et une poignée de gens aveuglés par leurs intérêts sordides de classe et leurs tenants.L’heure a sonné de voir l’emporter la raison et la responsabilité devant les générations actuelles et futures.Une approche nouvelle est nécessaire pour conjurer une guerre thermonucléaire.Il importe de surmonter les conceptions étroites des intérêts nationaux et de classe, les divergences idéologiques et autres.Les deux systèmes sociaux mondiaux, s’ils se présentent comme des rivaux dans la lutte des idées, doivent de-venir des partenaires dans la lutte pour la sauvegarde de la vie sur la terre.— MARTIAL ABRAN Montréal, le 3 octobre.¦ Une question spectacle L’IMMIGRATION menace-t-elle le Québec ?Pierre Pascau s’inquiète, alarme le Québec et, par incidence, interroge ses invites.S’agit-il de menace démographique, linguistique, économique ?Non, il s’agit de la menace terroriste ! On répond pourtant à Pascau : « le terrorisme au Québec a surtout été le fait de Québécois »; « le terrorisme étranger en France ou ailleurs est le fait de personnes de passage, non d’immigrants trop vulnérables »; « les réfugiés politiques au Canada sont trop bien surveillés par la RCMP»; etc.Pascau ne réfléchit nas sur les réponses recueillies.Il répète sa question-spectacle.À l’invité qui refuse son carcan ; « Je ne sais pas de quoi vous ergotez.» tranche-t-il ! Y aura-t-il chaque lundi soir, à Quatre-Saisons, une dizaine de naïfs de bonne volonté pour animer le show de Pascau ?— JEAN DAOUST Québec, le 7 octobre. Le Devoir, samedi 18 octobre 1986 M A-9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Un avenir qui nous ressemble BÂTIR UN avenir qui nous ressemble».Tel est le thème, en politique on dirait le slogan, du 14e Congrès des dirigeants et dirigeantes du Mouvement Desjardins.Dans les toutes premières pages d’un remarquable document de réflexion préparé à cette intention, les organisateurs de la rencontre rappellent l’origine des valeurs qui ont fait de quelques coopératives rurales un Mouvement puissant.Desjardins est une famille d’institutions qui se confond à notre profil de société avant tout francophone défrichant, avec quelques années de retard et au coude à coude avec les concurrents, les champs économiques de l’avenir.« En rejetant l’exploitation de l’homme par l’homme et l’asservissement des personnes aux capitaux, la formule coopérative se base sur la volonté de mettre l’économie au service des personnes », peut-on y lire, dans les premières pages.Alors que nos entrepreneurs, employeurs et patrons de PME découvrent en cascades — et sans jeu de mots — les vertus de l’intéressement des travailleurs, des ouvriers et des cadres à l’entreprise à laquelle on les fait donner le meilleur d’eux-mêmes moyennant salaire, on se rend compte que tel a toujours été, plus ou moins à la mode, le discours dès coopérants.Dans la bouche des chefs syndicaux, semblables propos invitaient les patrons à pointer du doigt les germes du communisme et du socialisme, il n’y a pas si longtemps.Mais aujourd’hui, alors que le succès des entreprises se joue, ultimement, selon qu’elles tirent ou non le maximum de productivité de leurs instruments comme de leur personnel, on reconnaît à l’intéressement toutes les vertus.C’est, dit-on, l’avenir du capitalisme moderne.Les étiquettes sont finalement sans grande importance.Ce qui commence à se passer ces temps-ci au sein des entreprises dynamiques est sans doute l’un des fruits les plus intéressants de l’action syndicale, de l’action gouvernementale péquiste et de l’action coopérative des dernières années.Le risque est considérable que l’entreprise ne voie dans l’intéressement rien d’autre qu’une façon à court terme d’améliorer la productivité.Elle serait la première perdante.Le défi des dirigeantes et des dirigeants du Mouvement Desjardins est précisément d’aller au-delà des exigences économiques à court terme et de définir, en analysant l’ensemble des formidables et puissants outils dont ils ont la ¦responsabilité, les meilleures voies de promotion et de développement de la société québécoise, à l’intérieur des règles actuelles du jeu économique.L’intéressement a ses exigences et elles ne peuvent qu’aller, croissantes, dans le sens général d’une participation réelle à la gestion et a l’orientation de l’entreprise.Un ami me rappelait en fin de semaine que De Gaulle, alors qu’il était Président de France, avait déjà fait de l’intéressement des travailleurs à leur entreprise un de ses objectifs politiques.C’est maintenant un discours de gauche que la droite intelligente apprivoise.À partir du moment où on est prêt a partager les risques, il faut logiquement accepter de partager une part des bénéfices qui soit autre chose que symbolique.À partir du moment aussi où l’on veut maintenir la motivation et la productivité à un haut niveau, il faut trouver le moyen d’associer les travailleurs à la gestion à tout le moins des unités de travail, de création ou de production, auxquelles ils sont associés et intégrés.La formule coopérative est sans doute le principal foyer à partir duquel des idées comme celles qui sont maintenant acceptées par le patronat le plus dynamique de chez nous, peuvent se développer rapidement, intelligemment et sans trop faire peur.C’est donc avant tout au mouvement coopératif lui-même qu’il appartient de générer les réformes autant, que d’inventer les principaux outils d’évolution, d’adaptation, de développement et de soutien des nouvelles formes de coopératives.Si ceux et celles qui se réuniront prochainement en retraite fermée au sein du Mouvement Desj?.r4ins acceptent les invitations qui leur sont faites dans le document de réflexion qu’ils ont déjà en main, cette rencontre pourrait bien être le commencement d’une nouvelle génération de coopératisme au Québec.Les institutions bien lancées, celles qui administrent des millions et des milliards de dollars doivent bien sûr continuer de se donner les moyens de rester en tête de peloton, d’innover et de ne pas se laisser distancer par les entreprises bancaires et les institutions financières concurrentes.Elles ne peu- vent se contenter de n’être que le résultat d’un commun dénominateur, fut-il coopératif.Pourquoi serait-il nécessaire de retrouver dans chaque action, dans chaque institution l’ensemble des caractéristiques et toutes les exigences du coopératisme ?Ce qui compte, c’est que le Mouvement dans son ensemble couvre la totalité du champ qu’il prétend couvrir et qu’il doit continuer de couvrir pour l'avenir.Le mouvement coopératif est en ce sens infiniment plus que la somme de ses composantes.Ainsi, par exemple, que la Fédération de Montréal doive se donner les moyens d’agir comme une banque agressive et efficace n’a rien pour scandaliser, bien au contraire.Ce qui importe, c’est que l’énergie ainsi générée se retrouve, sous de multiples formes, au bénéfice de l’ensemble du mouvement coopératif.D’un autre côté, que se multiplient les coopératives de travailleurs et de travailleuses est tout aussi important, à la condition que ce ne soit pas une voie détournée, utilisée par des individus, par des fonctionnaires ou des hommes politiques pour faire des affaires qui autrement ne seraient ni rentables ni même pertinentes.Chercher à bénéficier, sous étiquette coopérative, de divers avantages qui ne feraient que ralentir la dislocation d’actions vouées dès le départ à l’échec ne mène à rien, surtout pas au miracle.Le développement futur de la formule coopérative passe plus que jamais par l’excellence et par l’a- LES ANNEES QUI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER daptation constante des principes et des valeurs coopératives à la recherche des mêmes objectifs de développement humain.Les voies gagnantes sont celles qui conduisent à la définition de ce qui doit être créé et inventé pour l'avenir plutôt qu'à la correction et au rattrapage de ce qui aurait pu l’être dans le passé.« Cette complicité entre la population, les membres, leur caisse et leur mouvement se traduit par une collaboration constante avec l’État québécois mais aussi une volonté de conserver une autonomie réelle par rapport aux différents gouvernements et aux partis politiques qui exercent le pouvoir.Deux traits caractériseront ces associations coopératives : le premier, leur parfaite indépendance de l’initiative directe du gouvernement'.Elles sè-ront et devront.rester des fruits de l’initiative privée .Le second trait sera leur action pratique sur le terrain économique.» Ainsi s’exprimait, en son temps, Alphonse Desjardins, nous rappelle encore le document de réflexion.Ces paramètres demeurent rigoureusement vrais et actuels.Ils ne devraient pas servir de prétextes au gouvernement québécois pour se désintéresser de fait du développement des coopératives dans les formules les plus originales et les plus novatrices que l’on puisse concevoir, notamment au niveau dés coopératives de services et des coopératives de travailleurs.La responsabilité du Mouvement, c’est de continuer à faire servir les instruments que lui donnent -ses membres au développement et .à la promotion de l’ensemble de la société autant que des individus qui animent chacune de ses institu- , tions.La responsabilité de l’État, c’est de faire en sorte que se développe au maximum la capacité des ¦ individus, électeurs et citoyens, d'utiliser à leur avantage et à leur bénéfice ces moyens originaux, dans ¦ le plus grand respect des contraintes et exigences du coopératisme et en se souvenant qu’il n’est pas une sauce à tout faire.Nos caisses populaires et nos ¦ coopératives sont autre chose et infiniment plus, aujourd’hui, que le prolongement de nos façons un peu paroissiales et familiales de faire les choses en affaires.En continuant de prendre comme il le fait les virages qui s’offrent à lui sans craindre les défis et sans refuser l’effort de constante recherche et de prospective, le Mouvement Desjardins et le mouvement coopératif j dans son ensemble sont parmi ies moyens les plus sûrs d’association .des personnes et des capitaux au service des individus comme de la .société pour « un avenir qui nous " ressemble ».Une grande fresque historique du Québec contemporain : La longue route vers l’émancipation et la modernité Extraits de la conclusion générale du deuxième tome de L'histoire du Québec contemporain, qui sera publié la semaine prochaine par les Éditions Boréal Express.Ce tableau historique a été composé par Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, et François Ricard CINQ GRANDES périodes scandent cette histoire du Québec contemporain.La première, de 1867 à 1896, est caractérisée par le lent et difficile ajustement de la société québécoise à un ensemble de transformations économiques, sociales et politiques qui ont commencé à se manifester avec une certaine force dans les années 1840.La plus importante est sans doute l’industrialisation qui, en plus de modifier en profondeur la structure de la production, transforme les rapports sociaux, entraînant l’affirmation d’une nouvelle bourgeoisie capitaliste et la formation d’une classe ouvrière et de son instrument de défense qu’est le syndicalisme!.] La croissance économique suscitée par ces transformations reste cependant trop faible pour soutenir la forte croissance démographique : même si l’immigration est très faible après 1867, une partie importante de l’exode rural doit se diriger vers les • villes de la Nouvelle-Angleterre.Le Québec doit également s’ajuster au contexte nouveau créé par la Confédération de 1867.Celle-ci oriente vers l’ouest l’axe du développement économique et intègre un marché intérieur structuré par la Politique nationale.Elle met aussi en place un État québécois, jouissant d’une autonomie limitée, et au sein duquel les francophones sont majoritaires; elle consacre également la mise en minorité des Canadiens français dans l’ensemble du Canada.Ce nouvel État doit, à tâtons, s’organiser et se définir des orientations.La période, enfin, et marquée par la consolidation du pouvoir de l’Église catholique sur les institutions et sur la culture.La période de l’expansion La période suivante, de 1896 à 1929, est celle de l’expansion.La longue phase d’ajustement est terminée et, malgré quelques voix discordantes, on entre avec enthousiasme dans l’ère de la croissance rapide, perçue comme synonyme de progrès économique et social.Le développement des richesses naturelles devient le fer de lance de la stratégie économique de l’État, étendant rindustria-lisation, rurbanisation et la prolétarisation aux anciennes régions de colonisation.L'industrie traditionnelle profite par ailleurs de l’expansion, .1NTEAU — DUROCHER — ROBERT — RICARD du Québec contemporain iHistoire BOREAL quantitative et qualitative, du marché intérieur canadien, en particulier du peuplement des Prairies.La croissance de l’emploi attire à nouveau en grand nombre les immigrants tout en réduisant l’impact de l’exode vers les États-Unis.Le mouvement de concentration modifie en profondeur la structure des entreprises, lançant le processus de tertiarisation et amorçant une centralisation accrue du pouvoir économique.La prospérité nouvelle reste cependant très inégalement répartie et les conditions de travail et de vie de la classe ouvrière sont encore difficiles, malgré une certaine amélioration des équipements collectifs et de la santé publique.Sur le plan politique, le Québec vit une période de grande stabilité, caractérisée par la domination du Parti libéral par l’accroissement des ressources de l’État et par « l’âge d’or » de l’autonomie provinciale.La sérénité est cependant troublée par de vifs débats autour de la question nationale et par l’émergence d’un mouvement nationaliste qui tente sans succès de faire accepter son programme politique teinté de conservatisme.La période voit aussi les premiers efforts pour ajuster les institutions aux nouvelles réalités économiques : timides débuts des politiques sociales; réformes partielles du système d’éducation qui reste néanmoins entravé par le fouillis des structures et des programmes et qui accuse un net retard face à l’Ontario.L’Église catholique conserve une forte emprise sur la société et tente tant bien que mal de s’adapter aux mutations culturelles, accélérées par l’influence américaine, qui affectent la société urbaine et le monde du travail.Des années troubles À l’optimisme des premières décennies du siècle succède, de 1930 à 1945, une période troublée, frappée successivement par la crise et la guerre.La crise paraît signifier l'échec du mode de développement qui a prévalu jusque-là et provoque une remise en question fondamentale du capitalisme.Cettè décennie agitée, propice à un foisonnement idéologique sans précédent, entraîne un réalignement politique dont les effets se feront sentir longtemps.La production est désorganisée, le chômage massif, l’insécurité et la misère généralisées.Les programmes de travaux publics, de secours directs et de colonisation n’offrent qu’une réponse partielle et inefficace.La crise remet aussi en cause le fonctionnement du fédéralisme canadien et annonce un réalignement des forces en faveur du gouvernement fédéral.Le mouvement nationaliste, quant à lui affiche une vigueur nouvelle mais n'arrive toujours pas à la transposer en gains politiques à long terme.La guerre remet l’économie sur ses rails et relance le Québec sur le sentier de la croissance.Pour les Québécois, elle signifie un retour à la prospérité et au plein emploi et une amelioration des conditions de travail et de vie.Elle ébranle toutefois l’équilibre politique de la fédération canadienne en per-mettant une concentration des ressources et des pouvoirs de décision entre les mains de l’État fédéral.Celui-ci en profite pour effectuer sa conversion définitive au keynésianisme et pour instaurer les premières politiques de l’État-providence.La phase de prospérité La prospérité baigne la période 1945-1960, pendant laquelle les Québécois connaissent une amélioration notable de leur niveau de vie.Les rocessus d’industrialisation et d’ur-anisation retrouvent leur rythme de croisière, après le cran d’arrêt de la crise.La prospérité s’obtient cependant au prix a’une intégration economique et culturelle accrue dans l’orbite des États-Unis.La croissance démographique est forte, alimentée par le baby boom et la reprise de l’immigration.Conjuguée à la hausse du niveau de vie, elle entraîne une forte croissance de la demande de services sociaux, sanitaires et éducatifs.Les institutions en place sont mal ajustées pour y répondre et le conservatisme du gouvernement retarde les réformes nécessaires.À l'ombre de Duplessis et sous l’emprise cléricale, le climat social et culturel paraît étouffant et suscite l’expression d'un courant réformiste qui réclame une modernisation des institutions et de l’État.Le nationalisme officiel, identifié au conservatisme, se mobilise autour de la défense de l’autonomie provinciale face au fédéralisme centralisateur pendant que s’articule un nouveau nationalisme qui veut faire de l’État un instrument de développement au service des Canadiens français.Cette contradiction .éclaté en 1960.La Révolution tranquille La Révolution tranquille marque toute la période qui s'amorce en 1960.Partisans du néo-libéralisme et de l’État-providence, les nouveaux dirigeants politiques amorcent une réforme en profondeur de l’appareil étatique et des institutions d’éducation, de santé et de services sociaux.C’est une nouvelle classe dirigeante, issue des classes moyennes de l’après-guerre et de la bourgeoisie francophone, qui s’installe au pouvoir, bénéficiant de larges appuis au sein de la population.Elle véhicule un nationalisme conquérant qui tente de modifier les rapports de force existants : au sein du Québec elle veut assurer aux francophones une voix prépondérante dans la direction de l’économie et de la société; au sein du Canada, elle ne se contente pas de s’opposer, à la centralisation fédérale mais réclame des pouvoirs accrus pour le Québec, aussi bien dans la fédération canadienne que sur la scène internationale.L’État, maintenant connu comme maître d’oeuvre du développement, pousse l’interventionnisme dans tous les domaines, profitant en particulier d’une décléricalisation rapide de la société.Férue de démocratie, la nouvelle; classe dirigeante veut accroître l’ac cessibilité aux services, faire participer la population et ouvrir le système politique.Les tensions et les contradictions ne tardent pas à apparaître.Sur la question nationale, le degré d’autonomie souhaité pour lç Québec divise bientôt cette nouvelle élite, avec la montée de l’indépen:.dantisme.Sur le plan social, les op positions entre les grandes centrale^ syndicales et l’État débouchent sur des affrontements alors que le poids du chômage et de l’aide sociale va en s’alourdissant.Sur le plan démographique, la chute de la natalité entraîne le vieillissement de la population.La croissance économique a du plomb dans l’aile à mesure que le centre de gra Voir page A-10 : La longue roule 5219 Côte-des-Neiges — (514)342-1515 #Dès 8 heures! sept matins par semaine RENAUD-BRAY «•»«« SAVIEZ-VOUS QUE LE RCM PROPOSE: • «L'abolition de la taxe d'eau telle qu'elle existe présentement pour les usagers du secteur résidentiel»?• «La mise en place de taux variables de taxes foncières afin de rétablir un équilibre entre les secteurs résidentiel, commercial et Industriel»?• «L'assouplissement du mode de perception des taxes afin de mieux tenir dompte de la capacité de payer des contribuables»?• «Une taxe d'affaires ajustée pour les nouveaux commerces en période de démarrage, qui pourrait être appliquée progressivement»?Pour être mieux informés, il faut lire POUR MONTRÉAL de Jean Doré.vlb éditeur y la petite maison de la grande littérature Pour Montréal * A-10 ¦ Le Devoir, samedi 18 octobre 1986 JEAN-PIERRE PROULX Quelque 80 membres du Syndicat des employés du Manoir Richelieu à Pointe-au-Pic ont tenté hier matin, mais sans succès, d’occuper l’hôtel.Us ont néanmoins réussi à pénétrer à l’intérieur d’où la Sûreté du Québec les a délogés une demi-heure plus tard.La SQ a procédé à 71 arrestations puis porté des accusations pour méfaits sur la propriété privée.Des dommages matériels ont en effet été causés à l’hôtel.Les arrestations n’ont toutefois donné lieu à aucune violence, ont confirmé aussi bien la police que le syndicat.Les inculpés ont comparu hier après-midi devant un juge de aix à La Malbaie.Il semblait pro-able, selon le syndicat, que les prévenus allaient être remis en liberté sous caution et avec interdiction de piquetage.Les 300 employés du Manoir Richelieu syndiqués à la CSN depuis 1975 sont en conflit ouvert avec le nouveau propriétaire de l’hôtel, M.Raymond Malenfant.En acquérant la propriété du gou- vernement à la fin de l’hiver dernier, M.Malenfant a refusé et refuse toujours de reconnaître le syndicat et la convention collective en vigueur.La CSN a donc décidé de faire de ce conflit une cause «nationale».L’opération d’hier matin a été tenue secrète jusqu’à la dernière minute, les militants ayant été invités au lever du jour à se présenter sans plus à la ligne de piquetage pour 8h30.LE DEVOIR et le Journal de Montréal avaient toutefois été informés de l’opération dès jeudi soir, mais après l’heure de tombée, par le président de la CSN, M.Gérald La-rose dans l’avion qu’il avait nolisé pour la circonstance.Elle les ramenait de Pointe-au-Pic à Montréal après une assemblée générale du syndicat des employés du Manoir.On a fait grand cas au cours de cette assemblée d’une grande manifestation prévue pour ce samedi matin mais d’aucune façon de l’opération d’hier matin.Il s’agissait d’une manoeuvre de diversion visant la police, comme l’a confirmé M.Larose au retour de Pointe-au-Pic.Manoir Richelieu La police arrête SUITES DE LA PREMIERE PAGE + PCM et RCM grandes (cf.Tableau).Il y a, en 1986, autant de candidat(e)s notaire, avocat, médecin ou comptable dans le RCM que dans le Parti civique.Et si on retrouve un peu plus de marchands, d’entrepreneurs électriciens, de restaurateurs et de courtiers au PCM, ils sont compensés par des conseillers en communication, des consultants, des experts-conseil ou des directeurs de PME au RCM.Ce parti offrant une image de nouvelle urbanité, il est normal qu’elle se reflète dans la modernité des emplois de ses candidats.Seule différence notable à première vue : il y a pratiquement trois fois plus d’administrateurs dans les rangs du parti de M.Dupras que dans celui de M.Doré.Cela tient en bonne partie selon nous au fait que les candidats du Parti civique s’identifient plus volontiers à cette catégorie d’emploi tandis que ceux du RCM préfèrent des appellations plus nuancées.On se dira « communicateur scientifique » ou « directeur communautaire » ou « adjoint-administratif » sans plus de précision.Tandis qu’au Parti civique il y a même un candidat qui n’a pas hésité à se définir comme promoteur immobilier.Du côté des candidates, le nombre de postulantes demeure toujours très largement en dessous de WSom-position de la population.Mês^ii le RCM présente 15 candidates, deux fois plus que le Parti civique, il leur reste un long chemin à parcourir pour s’assurer une représentativité équitable.Par-delà ces distinctions il faut voir que la brochette de candidats qu’a présentée le RCM aux différentes élections s’est sensiblement modifiée dans sa composition socio-économique et dans la représentativité de son équipe.Alors que,en 1978, il n’y avait ni administrateur, ni « homme » d’affaires ou « petit administrateur », ceux-ci composent aujourd’hui le cinquième des postulants RCM.Inversement, les ouvriers spécialisés qui représentaient 20 % des candidats en 1978 ne sont plus que 7 % en 1986.Cette évolution semble être surtout le reflet de l’ouverture du RCM à des sensibilités sociales qui étaient autrefois totalement absentes de sa dynamique interne et qui, à l’approche du pouvoir, ne peut que les accueillir avec un intérêt électoral que l’on qualifie généralement de légitime.Pour le Parti civique, l’adaptation à l’air du temps a été plus lente.Les « notables » bien implantés dans leurs quartiers à titre de notaires, d’avocats, de marchands, ou d’organisateurs en chef des oeuvres paroissiales, en particulier celles reliées aux sports et aux loisirs, ont longtemps résisté à la venue massive de candidats et de candidates disposant d’antennes différentes dans les quartiers et de vues nouvelles sur les enjeux montréalais.Par contre, à l’élection de 1982, et de façon encore plus évidente au cours de la présente élection, les représentants de cette nouvelle urbanité montréalaise se sont frayés un chemin à l’intérieur du Parti civique parce qu’ils répondaient bien aux impératifs d’ouverture et de changement commandés par la concurrence électorale du RCM et par le désir de conserver le pouvoir.Ainsi, le profil des nouvelles recrues du Parti civique pour l’élection de novembre 1986 n’est pas très différent de celui qui a été et qui demeure prédominant au RCM.Celui-ci a tout simplement pris une longueur d’avance historique sur le plan de la « modernisation » de sa représentativité électorale.Ces évolutions du personnel politique rendent-elles le RCM aussi crédible que le Parti civique ?A-t-il réussi ses examens d’entrée pour l’exercice de la fonction politique à Montréal ?Une première image permet de saisir le chemin parcouru en douze ans sur un aspect de cette question qui peut paraître superficiel.Imaginons l’arrivée de 35 à 40 conseillers du RCM à l’hôtel de ville 18 octobre par la PC et /’AP l*84:après plusieurs mois d'accalmie, le front irako-iranien se rallume avec offensives et contre-offensives de part et d’autre.!*82: décès à 76 ans de l'homme politique Pierre Mendès-France.IS81: Stanislaw Kania est remplacé à la tête du parti communiste polonais par le président du conseil, le général Wojciech Jaru-zelski alors que l’agitation ouvrière se poursuit.•*78: le président Carter autorise la production de la bombe à neutrons.•*7I: Alexei Kossygüine, chef du gouvernement soviétique, est pris à partie par des manifestants aux abords du Parlement canadien.•9*7: la sonde soviétique • Venera 4 », lancée le 12 juin, se pose sur Vénus: ses appareils scientifiques cessent rapidement d’émettre après avoir signalé que la température est suffisamment élevée pour faire fondre le métal ISS2: les Etats-Unis demandent à l'Assemblée générale des Nations Unies de condamner la politique sud-africaine de ségrégation raciale.•867: l'Alaska devient possession des Etats-Unis.Ils sont nés un 18 octobre: le théo logien protestant hollandais Jacobus Arminius (1569); le compositeur Charles Francois Gounod (1818); l'actrice Melina Mercouri, ministre de la Culture en Grèce (61 ans); l’acteur George C-Scott (59 ans); Pierre Elliott Trudeau (67 ans).en 1974 et, par une seule pression du doigt, la meme scène douze ans plus tard.Au lieu d’un groupe d’hommes portant la barbe, arborant col roulé et chemise à carreaux, agrémentée de deux macarons plutôt qu’un, nous sommes en présence d’hommes et de femmes plutôt bon chic bon genre, beaucoup plus conscients des effets de leur image sur la pellicule de la photographe ou du caméraman.Bref, vu de loin, le risque est grand de confondre les candidates et les candidats au RCM avec celles et ceux du Parti civique.Cette première image ne dit pas tout.Elle souligne toutefois, une dimension fondamentale du chemin parcouru par le RCM en quête d’une acceptation de son message et de ses politiques par les électeurs montréalais.Le médium et le message ont évolué dans le même sens, soit celui du compromis avec la réalité électorale montréalaise.Le discours est moins carré.Les offres de disponibilité sont adressées à tous les groupes, sans préjugés favorables ou défavorables accentués, et à tous les partenaires gouvernementaux, sans discrimination partisane.Aussi, avant même que le candidat à la mairie du RCM ne soit promu maire de Montréal, le premier ministre Bourassa n’hésite pas à lui confier une mission auprès du maire d’Atlanta que M.Doré devait rencontrer pour d’autres fins.Dans la même veine, aucune personnalité politique en vue à Montréal, à Québec, ou à Ottawa ne se risque à mettre en doute la crédibilité du RCM au titre d’alternative plausible au Parti civique.En somme, le RCM a relevé le pari posé à toute nouvelle formation politique dont les bases sociales et les représentants ne cadrent pas bien avec les façons traditionnelles de voir et de vivre la politique.Le RCM est désormais reconnu comme faisant partie de la ligue nationale de la politique et exerce, à ce titre les devoirs et obligations de tout club intégré dans cette ligue.Il serait « normal » qu’il en soit ainsi au plan de la gestion des affaires de la ville après le 9 novembre.Pour vérifier ce point, il faudra toutefois attendre quelques mois après l’élection.4 Bouchard Transports John Crosbie qui affirmait, jeudi, que si les modifications au programme d’assurance-chômage étaient celles dont les médias parlaient depuis quelques jours, elles étaient inacceptables.« Je vais aller un peu plus loin, a précisé M.Bouchard, je vais dire que je pense que toutes les mesures qui devront être prises, lorsqu’on aura à travailler le plan d’assurance-chômage, devront l’être de façon à améliorer les programmes en place et de les rendre plus efficaces en fonction des besoins des personnes sans emplois.» « C’est ce que le ministre des Transports (John Crosbie) a dit, a poursuivi M.Bouchard.Tout ce qui permettra d’améliorer la qualité des services de l’assurance-chômage sera considéré acceptable et nous allons sûrement les appuyer.» Le ministre a profité des micros qui lui étaient tendus à la sortie des Communes pour souligner que certaines recommandations, qu’il n’a pas encore vues, semblaient maintenant beaucoup plus positives qu’il y a quelques jours alors que des fuites provoquées par un rapport minoritaire laissaient entendre que les plus démunis seraient les plus touchés.« Au contraire, a ajouté le ministre, on veut améliorer les programmes, les rendre plus efficaces.Tout le monde est conscient que c’est un régime qui a besoin d’être réévalué.Il est important de tenir compte d’un ensemble de considérations et c’est ce que nous allons faire.« Je veux dire comme M.Crosbie, a-t-il conclu.Notre rôle est d’améliorer le système.S’il y a des changements, ils devront se faire dans la perspective où nous améliorons les services aux gens qui en ont besoin.Il est toujours dangereux de vouloir extraire un élément, de l’évaluer pour lui-même alors qu’on ne connaît pas le contexte.Moi, je veux être en mesure de voir toute l’image avant de me prononcer.» + Mgr Glemp L’Église catholique entretient des rapports « difficiles » mais soutenus avec le gouvernement du général Ja-ruzelski, d’affirmer le prélat: « Mais nous maintenons toujours le dialogue, a-t-il ajouté en français au cours d’une courte conversation avec nous.L’Église a gagné beaucoup de liberté ces dernières années et on respecte son autorité morale.» Les 35 millions de Polonais sont en grande majorité de foi catholique et ils restent fidèles à la pratique religieuse : « Nos églises sont toujours remplies», de commenter le cardinal Glemp.Le successeur du célèbre cardinal Wyszynski se montre toutefois réservé et prudent dans ses propos sur le mouvement Solidarité qui vient de sortir partiellement de la clandestinité et gagné la libération d’un certain nombre de prisonniers politiques.« C’est une organisation importante qui évolue de jour en jour », s’est-il simplement contenté de dire toujours en français, alors qu’il a refusé d’aborder cette question avec un journaliste polonais d'ici, en lui faisant poliment remarquer qu’il ne répond a aucune question d’ordre politique lorsqu’il est à l’extérieur de son pays.En français toutefois, le chef spirituel a admis que les progrès dans la voie de la normalisation de la république populaire de Pologne sont « lents • et que « sa démocratisation était une chose encore fort lointaine ».Les polonais continuent de subir un climat économique plus que précaire et ils sont soumis au rationnement de la nourriture et des biens de consommation courante.Iæ cardinal Glemp terminait ainsi au pavillon Marie-Curie de l’Institut canadien polonais du bien-être son périple en terre canadienne avant de rentrer à Varsovie.Il a été accueilli par la directrice, Mme Anna Brychcy, de même que par tout le personnel et de nombreux représentants de la communauté polonaise de Montréal, au son de chants polonais et d’une musique d’accordéon.Cet établissement de la rue Bélanger héberge 126 pensionnaires âgés en majorité d’origine polonaise.Le prélat a béni ses hôtes et leur a distribué des images saintes pour ensuite réciter des prières avec eux.Plus tôt dans la journée, il s’était rendu à l’archevêché de Montréal pour y rencontrer Mgr Paul Grégoire et au bureau du cardinal Paul-Emile Léger à Outremont.+ De nombreux pour $ 100,000 cumulatifs à compter de 1987 et pour $ 500,000 au total en 1991.Pour des revenus de placement ne dépassant pas un demi-million de dollars, il demeure donc plus avantageux, pour un temps du moins, de conserver son statut de résident canadien.Pour des revenus de salaires et de services professionnels, il en va tout autrement.L’avantage s’annonce plus important pour les gens actifs du point de vue du travail que pour les retraités.• Il y a un autre avantage marqué à conserver son statut de résident canadien pour les personnes âgées: les taux de taxation sur les droits successoraux sent susceptibles d’atteindre 30 à 35 % de la succession aux États-Unis tandis que les successions sont exemptées d’impôt au Canada depuis quelques années.Les Canadiens bénéficient aussi de déductions fort importantes pour les dividendes reçues des compagnies, ce qui n’existe pas aux États-Unis.Par ailleurs, le secours de la Régie d’assurance-maladie du Québec n’est plus disponible pour un Canadien résident des États-Unis; un plan privé est beaucoup plus dispendieux outre-frontières.Et, finalement, le taux de change fait fondre le total des épargnes en dollars canadiens.Un comptable, un avocat ou un entrepreneur qui gagne $ 100,000 à Montréal pourra facilement se trouver un salaire de $ 100,000 US aux États-Unis, estime-t-on généralement dans les bureaux de comptables àMontréal.Ces professions sont en effet généralement mieux rémunérées à New York, et dans la plupart des villes US, que dans les villes canadiennes.Ainsi, un avocat avec trois ans d’expérience, gagne $ 40,000 dans les meilleurs bureaux à Montréal et $ 50,000 US à New York.Évidemment, souligne le président du Comité des impôts de l’Ordre des comptables agréés du Québec, M.Michel Lanteigne, un professionnel qui change de pays doit d’abord passer de nouveaux examens avant d’exercer sa profession.Cet associé de Clarkson Gordon se demande surtout à quel niveau l’écart d’impôt entre le Canada et les États-Unis deviendra intolérable.Entre le Québec et l’Ontario, l’écart a atteint de 10 à 12 points à son niveau maximum par rapport au taux marginal d’imposition.La vague d’émigration s’est alors fait sentir vivement.Le niveau de tolérance semble résider de façon générale là, quelque part entre un écart de 10 et 15 %.L’inexistence de l’obstacle linguistique est évidemment susceptible de réduire ce seuil pour les anglophones.Il est encore trop tôt pour paniquer, prévient M.Lanteigne.Personne ne s'apprête à partir demain matin.Il sera, en effet, possible d’évaluer froidement la situation à la lumière de la réforme fiscale du ministre Wilson en février prochain, et plus définitivement après la fin des négociations sur le libre-échange à l’automne 1987.Chose certaine, l’échéance de la fin 87 s’annonce majeure quant à l'émigration de centaines de milliers de professionnels et d’entrepreneurs canadiens.Le Canada fait face à un exode potentiel comme il n'en a jamais connu.4 La longue route vlté se déplace vers Toronto et que décline le poids du Québec dans l’ensemble canadien.Les processus séculaires d’industrialisation et d'urbanisation arri- vent à leur terme à la fin des années 1960; les activités tertiaire dominent plus que jamais l’économie et la culture de masse s’impose partout.Le Québec connaît un essor culturel considérable et voit s’affirmer de nouveaux créateurs et interprètes.La francisation de l’économie s’effectue à un rythme accéléré et permet l’essor de la bourgeoisie francophone.Cela ne se fait pas sans heurts, comme en témoignent la crise linguistique et l’exode des anglophones.Le mouvement de femmes constitue un autre point fort de la période et provoque une redéfinition des rapports entre les sexes.Certaines des réformes renversent des tendances séculaires, telle l’emprise du clergé sur la société et l’idéologie.Le terrain avait néanmoins été préparé au cours des décennies précédentes; la plupart des réformes sont l’aboutissement ou l’accélération de processus en marche depuis longtemps, telles l’intervention de l’État ou l’affirmation d’une bourgeoisie francophone.Il y a également des tendances lourdes que la Révolution tranquille n’arrive pas à modifier, comme la dépendance économique et technologique du Québec ou le poids considérable de Montréal par rapport aux autres régions.La Révolution tranquille est en définitive un moment d’accélération dans une évolution à long terme marquée par des périodes de transformations rapides auxquelles succèdent des phases de ralentissement, d’ajustement ou de recul.Les remises en question des années 1980 en témoignent.[ • • ¦] Le sens de l’évolution Une première conclusion se dégage de ce survol de plus d’un siècle d’histoire : l’image d’un Québec monolithique et unanime est sérieusement battue en brèche.La société uébécoise est complexe, à l’instar es autres sociétés.La diversité est d’abord attestée par la coexistence sur son territoire de groupes ethniques et culturels qui sont en interaction et ne manquent pas de s’influencer les uns les autres.Toute l’histoire du Québec est marquée par les tentatives diverses et parfois divergentes des francophones de se définir par rapport aux autres.Mais même si l’on n’observe que les Canadiens français, on découvre là encore la complexité des situations et l’absence d’unanimité.Les travaux des dernières décennies ont mis en lumière certains de ces facteurs de division ou de distinction.On relève en particulier une perception plus aiguë des différences et des oppositions de classes, de régions, de sexes, de secteurs d’activité ou même de générations, avec tout ce que cela signifie de relations de domination et de dépendance, de tentatives d’affranchissement et de quête d’autonomie.Un second mythe a pris du plomb dans l’aile : celui du caractère unique et original d’un Québec observé en vase clos.La société québécoise vit des processus qui se déploient à l’échelle occidentale ou même mondiale, tels l’industrialisation ou l’urbanisation.Société d’emprunts, elle voit la transposition sur son territoire de la technologie britannique ou américaine, des débats européens sur le libéralisme et l’ultramonta-nisme ou encore des couraiits artistiques contemporains.Cette trans- risition s’accompagne évidemment, des degrés divers, d’une adaptation au contexte québécois comme cela se fait dans toutes les autres socié-tés.L’adaptation peut même varier en divers points du territoire, entre la ville et la campagne, ainsi qu’entre les groupes sociaux et culturels.Cette dynamique constante entre la transposition et l’adaptation, entre 1 emprunt et la création, entre l’universalité et la spécificité marque toute révolution du Québec.Un troisième mythe s’avère inadéquat pour expliquer l’histoire ré-5eni?,du Qu^bec : celui d’une société traditionnelle projetée brutalement dans 1 ère moderne.La modernisation apparaît au contraire comme un processus d’évolution et, qui plus est, en redéfinition constante.Cette évolution n’est pas linéaire : elle est ponctuée d’avancées et de reculs, de changements brusques et de crans d arrêt.Sa diffusion est marquée de rythmes différents selon les phénomènes, mais aussi selon les régions, les groupes sociaux, les sexes ou les générations.Une quatrième conclusion concerne le nationalisme, qui transpa- 71 syndiqués Le, président Larose est venu fouetter l’ardeur de l’assemblée générale du syndicat.A en juger par les applaudissements de la centaine de personnes présentes, la détermination des membres dans la lutte ne fait aucun doute.La manifestation d’hier et celles qu’on se propose de tenir encore dans les prochains jours coïncident avec la tenue au Manoir d’un grand congrès regroupant quelque 1000 membres de l’Église universelle de Dieu.Des pourparlers avec les représentants de cette secte, pour les convaincre d’annluer leur congrès, ont échoué.Au plan politique, le coordonnateur général de la mobilisation à la CSN, M.Arsène Henri, a qualifié l’opération de « succès » puisque on ne s’attendait même pas à ce que les militants puissent pénétrer à l’intérieur de l’hôtel compte tenu des forces policières présentes.v Les employés du Manoir Richelieu ont appris en avril dernier en se présentant au bureau d’assurance-chômage que lç nouvel employeur, M.Malenfant, fie voulait pas les réengager.Ils se sont alors rendus à l’hô- tel, raconte la présidente du syndicat, Mme Pilotte, où ils ont rencontré le directeur du personnel.Celui-ci leur aurait dit qu’il était disposer à les engager mais sans le syndicat.Le président de la CSN, M.Larose, a alors entrepris des démarches auprès du gouvernement et finalement le ministre du Travail, M.Pierre Paradis, a demandé à l’ex-ministre Raymond Mailloux d’agir comme intermédiaire entre les parties.Vers le 10 août, M.Mailloux transmettait au syndicat quatre conditions de M.Malenfant pour la reprise des pourparlers: 1) les communications devraient continuer à se faire ar l’intermédiaire de M.Mailloux; ) pendant les discussions, aucun « scab » ne serait mis à pied; 3) on devrait prendre en compte les sous-contrats déjà donnés à diverses entreprises; 4) les parties devraient s’abstenir de publiciser les discussions.Le syndicat a accepté ces quatre conditions mais M.Malenfant raconte Mme Pilotte, a pris prétexte d’incidents survenus à certains motels Universel, aussi la propriété de M.Malenfant, pour couper les communications.Le RCM assure le Comité Sida-Aide de son soutien LAURENT SOUMIS Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) s’est engagé, hier, à soutenir l’action du Comité Sida-Aide pour assurer la survie de cet organisme sans but lucratif qui supporte l’entourage et les victimes du sida.Plus tôt en journée, le directeur du comité, M.Richard Burzynski, s'était adressé publiquement aux deux candidats à la mairie de la métropole, M.Jean Doré du RCM et M.Jean Dupras du Parti civique, « afin que Montréal assume ses responsabilités sur la question du sida comme le font d’autres grandes villes canadiennes ».Le candidat du RCM dans le district 38 qui compte une forte proportion d’électeurs homosexuels, M.Raymond Blais, s’est engagé, « au nom de son parti », à appuyer les activités de l’organisme et à lui fournir la collaboration des ressources humaines et techniques de la Ville.Un peu surpris par « cet élément nouveau » dans la campagne électorale, l’attachée de presse du Parti civique, Mme Jacinthe Ouellet, a indiqué au DEVOIR, « qu’un groupe de travail se pencherait en fin de semaine sur cette question ».Il faut dire qu’au Québec, plus de 80 % des cas déclarés de sida se trouvent actuellement dans la région métropolitaine.La province compte à elle seule plus du tiers des 660 cas recensés au Canada.Au niveau provincial, le nombre de victimes double tous les 10.6 mois.Chez la population homosexuelle, le doublement survient tous les huit mois.Les perspectives de guérison demeurent toujours aussi sombres: moins de 40 % des victimes québécoises survivent encore; 65 % des patients décèdent un an apres le diagnostic; rares sont ceux qui franchissent le cap de la troisième année.À l’oeuvre depuis 13 mois, les 200 bénévoles du Comité Sida-Aide offrent des services de soutien aux sidatiques et aux personnes victimes du para-sida, c’est-à-dire des affections reliées à la maladie.Par un accompagnement psychologique, une assistance à domicile, un soutien à l’entourage ou des discussions en groupe dans le respect de la confidentialité, « le comité tente de suppléer aux services professionnels existants et non de les remplacer ».À défaut d’un vaccin miraculeux, l’accent est mis sur la prévention et l’information.Le printemps dernier, le comité a organisé une campagne sur l’usage des préservatifs dans les milieux gais.D’ici quelques semaines, il entreprendra une autre campagne dans les milieux de la prostitution des deux sexes.Il envisage de faire de même au sein de la communauté haïtienne.Le groupe prépare aussi un programme de formation destiné aux enseignants de la Commission des écoles catholiques et de la Commission des écoles protestantes afin d’intégrer aux programmes scolaires quelques notions sur la maladie.Actuellement, le Comité survit d’une subvention fédérale de $ 106,000 et d’une contribution de $ 1,500 du gouvernement québécois.Et la précarité de sa situation financière menace son existence, affirment ses responsables.En Ontario, le gouvernement provincial a accordé! 100,000 à des groupes bénévoles.Les villes de Vancouver, d’Edmonton et de Vancouver y sont allées de $ 134,000.Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux a versé, cette année, $ 250,000 au Comité Sida-Québec.Mais il s’agit d’un organisme officiel, formé de professionnels, chargé de suivre la progression de la maladie.Le Comité Sida-Aide de Montréal estime remplir une toute autre mission.AUJOURD’HUI Le Centre culturel de l.ongueuil présente la production du Théâtre de Carton : Les enfants n'ont pas de sexe ?, les 18 et 19 octobre au Cégep Êdouard-Montpetit.Billets en vente au 100 rue St-I.aurent ouest, l.ongueuil, 646-8610.¦ Soirée-bénéfice présentée par les artistes pour Outils de Paix au Nicaragua, musique de The Nils, Head Cutters, Ian Stevens, le 18 octobre à 20 h 30 au 3981 St-Laurent, local 500,272-8334.¦ Causerie sur la boie bouddhique de la méditation présentée par le Centre Dhar-madhatu, 5311 ave du Parc, suite 200, samedi le 18 octobre à 20 h 30,279-9115.¦ Le Carrefour culturel de l’amitié Québec-Cuba est heureux de vous inviter venir célébrer la journée de la culture cubaine lors de son grand bazar culturel, le 18-19 octobre de 10 h à 16 h au Cofi Alain Grandbois, 4273 rue Drolet.¦ Le Centre de la pensée moderne présente Placide Gaboury, philosophe, dans une mini-session ayant pour thème : « Sexualité, tendresse et amour », les 17- raît à toute les étapes de l’histoire du Québec.Même si, a divers moments, des groupes ont articulé des projets de société centrés sur la nation et se sont approprié l’étiquette nationaliste, ils n’en ont jamais eu le monopole.Le nationalisme de fond, presque viscéral, qui est présent dans toutes les couches de la population francophone, doit être distingué des projets nationalistes spécifiques, formulés et portés par des groupes bien identifiés.Au-delà de ces projets, l’histoire du Québec contemporain est indéniablement marquée par l’affirmation des francophones et leur volonté de reconquête.Ce processus social résulte d’une évolution à la fois démographique, économique, politique, idéologique et culturelle.Comme tous les processus, il n'est jamais définitif.Ainsi, en quelques années on est passé d’une perception figée et monolithique a une perspective d’évolution et de complexité; d’un Québec perçu comme folklore à un Québec analysé comme société, avec tout ce que cela comporte de hiérarchies, de luttes, de différences et de transformatioas.18-19 octobre au 3818 St-Laurent, 849-8749 ou 383-8385.¦ La Ligue d'improvisation rive-sud métropolitaine est a la recherche de participants, on se renseigne en composant le 679-7503, ou après 5 heures au 468-2559.¦ Journée ayant pour thème la loi canadienne sur l’avortement, avec témoignages, conférences, etc., le 18 octobre à 13 h 30 à l'auditorium du Cégep Lionel-Groulx, 100, rue Duquet, 282-3166.¦ La journée du samedi du Centre Im-maculée-Conception, groupes pour les 3-4 ans et les 5-12 ans comprenant plusieurs activités tous les samedis.Renseignez-vous au 4265 Papineau, 527-1256.¦ Cous de conditionnement « pré-ski » au Centre Immaeulée-Conception, débutant le 20 octobre prochain, les lundis et mercredis de 17 h 30 à 19 h.Renseignements : 527-1256.¦ Cours de golf au Centre Immaeulée-Conception débutant le lundi 27 octobre, il faut s’inscrire au 4265 Papineau, 527 1256.Randonnée pédestre parmi les oies blanches au Cap Tourmente organisée par Randonnées Plein Air, le 19 octobre, au 276-6976.Journée de la marche Audax, sur la Rive Sud le 19 octobre.Départ du 1880 rue RouviUe, St-Jean-Baptiste, à 9 h 30.On se renseigne au : 276-6976 ou 276-9478.¦ La société canadienne du stress tiendra les 25 octobre et 1er novembre deux journées intensives de cours-conférences sur l'angoisse et les moyens qui existent pour s’en sortir.Pour inscription ou renseignements : 527-3523.¦ Le Centre charismatique Le Jourdain organise un souper-bénéfice le 18 octobre à 18 h au Buffet les 4-As, 7327 St-Zotlque, 648-5111.¦ L'Association de parents de la Petite Frimousse Inc., est une association regroupant des parents dont un ou plusieurs enfants sont atteints de déficience physique ou intellectuelle et elle organise un dépouillement d'arbre de noël et nécessite des dons.Renseignements : 13,303 Louis Lefebvre, P.A.T., 445-0334.Cours pour améliorer vos techniques d'accueil en milieu de travail offert par le Collège Marie-Victortn débutant le 6 novembre prochain.On doit s’inscrire le plus tôt possible au 325-0150, poste 2246 1
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