Le devoir, 25 octobre 1986, Page(s) complémentaire(s)
AU SOMMAIRE RETOUR À « L’HEURE NORMALE DE L’EST » C est dans la nuit de ce soir à demain que s’effectue le retour annuel à « l’heure normale de l’est ».Pour profiter plus longtemps de votre samedi soir et pour ne pas arriver trop tôt à vos rendez-vous de dimanche, n'oubliez pas de reculer votre montre d'une heure.CULTURE ~ LES PRIX DU QUÉBEC Mardi, Mme Lise Bacon remettait les six Prix du Québec 1986.LE DEVOIR CULTUREL présente le lauréat du prix David de littérature, Jacques Brault, celui du prix Albert-Tessier pour le cinéma, Michel Brault, la lauréate du prix Borduas pour les arts plastiques, Betty Goodwin, et celle du prix Denise-Pelletier pour les arts d’interprétation, Colette Boky.Le Michel Brault plaisir d’être distingué, dans certains cas, se mêle au sain désir de faire entendre autre chose que des mercis.Page C-1 FRANCE HUSER France Huser a vécu son enfance en Algérie, où l’ont impressionnée la terre rouge, les étendues de sable, la chaleur et un univers de douleur et de deuil qui sont présents dans ses livres.Après des études en lettres, en arts et en danse, elle s'est retrouvée critique d’art au Nouvel Observateur.Pas étonnant que ses romans s'écrivent comme des suites de tableaux à vif.Jean Royer la rencontre, en marge de la sortie de son troisième roman, La Chambre ouverte.Page C-4 PASSEPORT CUBA ET SES TRÉSORS L’une des îles les plus populaires des Antilles, Cuba a accueilli l’an dernier quelque 50,000 Canadiens, dont une majorité de Québécois.Ceux-ci se rendent d’abord à Cuba pour les plages qui sont parmi les plus belles.Mais l’île renferme également des trésors culturels et historiques qu’on aurait tort de négliger, et dont plusieurs se trouvent à La Havane, la capitale.Cahier D sUenci«u3C LA PLUPART des politiciens se lancent en politique sachant ce qu'ils veulent, mais ignorant ce qui les attend.m Le photographe est un aveugle qui a abondonné à un appareil le soin de voir à sa place.¦ Suivre un conseil, c est dispenser le conseiller d'un risque qu 'il n ’ose lui-même courir.m La plupart des grands hommes sentent le besoin d’être d'une grande simplicité dans le gouvernement des affaires quotidiennes où ils se savent d'une maladresse consommée.— ALBERT BRIE LA FAILLITE DES DEUX BANQUES DE L’OUEST DU PAYS Estey blanchit le gouvernement BERNARD PESCÛTEAUX OTTAWA — La responsabilité de la faillite spectaculaire de deux banques de l’Ouest, en septembre 85, revient d’abord aux dirigeants de ces institutions puis à l’Inspecteur général des banques, William Kenneth.Sauf une certaine lenteur à réagir, « aucune critique fondée » ne peut être formulée à l’endroit du gouvernement Mulroney.Telle est la conclusion à laquelle en est arrivé le juge Willard Estey chargé par le premier ministre Mulroney l’automne dernier d’enquêter sur la faillite de la Banque commerciale du Canada et de la Norbanque.Ces deux faillites ont coûté plus de $1 milliard au gouvernement qui avait promis de rembourser les déposants.Le juge Estey est clair dans le rapport de plus de 700 pages publié hier.Ce qui a fait défaut dans ces deux faillites, c’est le système de surveillance des activités bancaires.L’inspecteur général des banques n’a pas vu venir la crise qui était irréversible au moment où le gouver- nement a tenté d’intervenir.Ce jugement de M.Estey a réjoui le ministre des Finances, M.Michael Wilson, dont l’opposition avait souvent réclamé la démission.Aujourd’hui, il peut dormir sur ses deux oreilles même si on réclame toujours sa tête.Ultimement, soutenait hier le NPD, tout ministre est responsable des actes de ses fonctionnaires et, dans ce cas-ci, M.Wilson a des comptes à rendre pour les erreurs commises par l’inspecteur général des banques.Le juge Estey n’a pas voulu pour sa part s’arrêter à mesurer le poids relatif des responsabilités et à partager le blâme entre les différents acteurs du drame.À son avis, on ne retrouve d’ailleurs trace de malhonnêteté nulle part.Son rapport fait plutôt une analyse détaillée des événements pour ensuite identifier des solutions.C’est ainsi qu’il invite le gouvernement à réformer le système de surveillance des banques.La solution principale qu’il retient est l’intégration dans un même organisme Voir page 10 : Le juge Estey Le juge W.Estey LE RCM CONFIANT ET ENTHOUSIASTE Jean Doré sert une réplique « joyeuse » à Jean Drapeau ALAIN DUHAMEL Avec assurance et confiance, comme jamais dans son histoire, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM) propose le changement, véritable, réaliste et responsable.« Qui est le plus crédible?» a demandé Jean Doré à une assemblée enthousiaste de 3,000 personnes, hier, au Palais des congrès.« Entre un Parti civique à l’agonie dont l’ancien chef promet que avec Claude Durpas tout va continuer comme avant et le RCM, coalition large et démocratique qui porte l’espoir d’un changement nécessaire et effectué de manière réaliste et responsable» Le RCM et son candidat à la mairie ont entrepris hier de donner au Parti civique et à son maire, Jean Drapeau, une réplique sur tous les fronts.Une réplique disciplinée, voire joyeuse, a dit M.Doré.« Nous devons savoir résister, comme nous avons su le faire jusqu'à maintenant, aux attaques tonitruantes de nos adversaires comme à leurs campagnes malicieuses de bouche-à-o-reille.» Toute la soirée avait été organisée sur les thèmes de l’ouverture, de l’esprit autant que du coeur, et de la représentativité.Des personnalités du milieu des affaires, de la recherche, des arts, du spectacle, des personnes identifiées à la majorité francophone, certes, mais aussi des personnes identifiées à la collectivité anglophone et aux communauté culturelles, ont présenté des groupes de candidats signalant pour chacun ses attaches et ses racines dans son milieu.« Il nous appartiendra, comme parti et comme future administration, de prendre les moyens pour ne pas vivre dans notre ville les mêmes difficultés au niveau des relations racia- Volr page 10 : Jean Doré Photos Jacquot Grenier M.Jean Doré (en mortaise) s’est adressé à la foule enthousiaste de quelque 3,000 partisans du RCM, hier soir, au Palais des congrès.La question montréalaise 1982-86: une volonté de vivre ensemble ?Une analyse de JEAN-FRANÇOIS LÉONARD ET JACQUES LÉVEILLÉE UNE SEMAINE avant que la population montréalaise élise le futur maire de Montréal et les 58 conseillers municipaux qui la représenteront au Conseil municipal au cours des quatre prochaines années, i——¦-———_ treize des 28 autres muni- \ $ cipalités de la Commu nauté urbaine procéderont au même exercice de reconduction ou de remplacement des équipes dirigeantes.Toutes les élues et élus montréalais iront siéger au Conseil communautaire de la CUM.*11 en sera de même des maires et mairesses élus ou réélus le 2 novembre.Avec les 15 représentants des villes de la banlieue qui demeurent en _ poste, ils et elles formeront .^ ,-=——;-—- le Conseil communautaire Les Prés|dents de la CUM : MM; Pierre DesMarais et Michel Hamelin J?.de la Comment aborderont-ils les respon- fance et une adolescence difficiles.Les villes de banlieue crai- que SStaiteSS «¦** r«»uU0^«£S autonomie Le père G.-H.Lévesque se dit en faveur de l’affichage bilingue BERNARD RACINE QUEBEC (PC) — Le père Georges-Henri Lévesque, qu’on a surnommé « le Père de la Révolution tranquille » s’est prononcé hier en faveur de l’affichage bilingue.- Le réputé dominicain, qui a fondé la Faculté des Sciences sociales de l’université Laval, est maintenant âgé de 83 ans.Il était de passage à Québec hier pour y recevoir la médaille Montpetit des mains du président de la Edouard- G.-H.Lévesque Fondation_____________ Montpetit M.Jean-Guy Legault, dans le cadre des fêtes du quarantième anniversaire de cette fondation.Le doyen de la Faculté des sciences sociales de Laval, Hubert Laforge, a profité de l’occasion pour annoncer la création d’un Fonds Georges-Henri Lévesque, dont un des buts sera de faire connaître les résultats des recherches effectuées à la faculté.Le père Lévesque a fait connaître son opinion sur l’affichage après avoir été questionné à ce sujet par un journaliste lors d’une rencontre avec la presse.« Le principal affichage de la langue française est dans son visage, et dans la bouche, dans le respect de la langue qu’on parle.Pour moi, c’est ça le principal affichage », a répondu le père Lévesque.Dans les grandes centres comme Montréal — il n’a pas beaucoup de grands centres comme Montréal — je pense qu’il faut donner la priorité à la langue française, a-t-il dit, ajoutant: « Mais il faut permettre un affichage bilingue.» C’est une question de respect des droits, a déclaré le père Lévesque.On s’en va dans les autres provinces et on réclame du français.Et chez nous, surtout dans des choses publiques, on voudrait uniquement le français.Voir page Le père Lévesque le signe de l’opposition ou de la coopération entre les municipali-tésmembres de la CUM ?Qu’en sera-t-il de la confrontation habituelle entre le bloc montréalais et le bloc des villes de banlieue ?Nous ne pouvons évidemment pas répondre à ces questions avant de connaître les résultats des élections du 2 et du 9 novembre prochain puisque plus de 80% des sièges du Conseil communautaire pourraient, théoriquement, être occupés par de nouvel les personnes.Par contre, nous pouvons esquisser, sur la base de ce qui a été vécu à la CUM au cours des quatre dernière années, un tableau des attitudes, des comportements et de la dynamique politique qui ont des chances de se manifester lorsque le gouvernement métropolitain se remettra au travail le 9 novembre.Instituée en 1970 par une décision expresse du gouvernement provincial, la Communauté urbaine de Montréal a connu une en- Terrorisme : la Syrie tenue responsable ¦ OTTAWA RÉAGIT LONDRES (AFP, PC) — Londres a rompu ses relations diplomatiques avec Damas et pris la tête d’une croisade anti terroriste contre ce pays, immédiatement après la condamnation hier de Nezar Hindawi, « commandité » par la Syrie pour faire sauter un Boeing israélien en plein vol.Le gouvernement canadien a immédiatement réagi en rappelant son ambassadeur en Syrie, M.Jacques Noiseux, pour consultation.« Le Canada, a précisé hier à la sortie des Communes le secrétaire d’État aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, à pris une position contre le terrorisme et nous appuyons la décision prise par la Grande-Bretagne ».Les Etats-Unis ont également décidé de retirer leur ambassadeur à Damas, en « applaudissant la décision de Londres».La mesure américaine ne va pas aussi loin qu’une rupture des relations, mais est plus forte qu’un rappel en consultations — ce qu’a décide le Canada — a-t-on indiqué de source gouvernementale.Voir page La Syrie r (ÿtf&c L’histoire du Québec contemporain LE QUÉBEC DEPUIS 1930 BOREAL ‘ A-10 M Le Devoir, samedi 25 octobre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Le père Lévesque « Je ne vois pas comment on peut défendre ça meme juridiquement, et sociologiquement, culturellement non plus.Ca me fait pas mal.Ca fait pas mal à ma langue française, pourvu qu’elle ait la priorité.Et je vais exiger le français si je rentre dans le magasin.» Prié d’expliquer quel sens il don-i nait au mot priorité, le père Lévesque a répondu qu’il signifiait l’obligation d’afficher en français et la possibilité d’afficher en français prioritairement.« Une obligation prioritaire.» Le père Lévesque a expliqué qu’on « ne peut tout de même pas brimer chez nous les ethnies, c’est-à-dire tomber dans l’erreur que lés autres font dans les autres provinces en brimant le français».Le père Lévesque possède des doctorats honoriques de 14 universités.Fondateur de l’Université du Rwanda, en Afrique, il a aussi été de 1949 à 1951, co-président de la commission fédérale d’enquête sur l’Avancement des arts, des sciences et des lettres au Canada, de 1949 à 1951, appelée fréquemment la commission Massey-Lévesque.En réponse à une autre question, le père Lévesque a déclaré qu’il voulait bien accepter le titre de « Père de la Révolution tranquille », qu’on lui décerne.« Mais en en partageant la paternité avec beaucoup d’autres.C’est une multiple paternité.J’ai peut-être eu ma petite part là-dedans mais il y en a beaucoup d’autres qui ont été des pères de la Révolution tranquille », a-t-il dit.Selon lui, la Révolution tranquille est allée un peu trop vite et qu’elle s’est attaquée trop rapidement à des choses radicales, dans le sens de massives.Il a raconté par exemple, que Mgr Un peu d’entraide, ça fait du bien S.V.P.faites parvenir vos dons à: Centralde 493, ma Sherbrooke O.Montréal, Oc H3A 1B6 Parent, président de la commission qui porte son nom, lui avait confié quelques mois avant sa mort qu’il était peiné de la rapidité apportée à appliquer les recommandations de sa commission.« Ca devait se faire graduellement durant une vingtaine d’années mais on a voulu tout faire en cinq ans.» La liberté a été un des grands messages de la Révolution tranquille, a dit le père Lévesque.« Il a été entendu peut-être un peu trop.Et je pense qu’aujourd’hui il y aurait une autre croisade à faire: sur la responsabilité de la liberté, sur la discipline et sur un certain leadership, je n’oose pas employer le mot autorité, parce qu’il a tellement été galvaudé.» Au cours de cette conférence de presse, le professeur Laforge a révélé que la Faculté des sciences sociales de Laval, fondée en 1938, avait commencé à préparer son cinquantième anniversaire.4 Le juge Estey du Bureau de l’inspecteur général des banques et de la Société d’assurance-dépôt du Canada.Le nouvel organisme pourrait s’appeler la Commission d’assurance-dépôts du Canada.L’absence de faillite pendant une période de 60 ans a pu bercer les organismes de réglementation et le milieu bancaire d’un faux sentiment de sécurité, croit le juge qui pense qu’il faut réagir.Le nouveau régime proposé doit permettre de signaler à temps la faiblesse des banques, de les aider si nécessaire tout en maintenant le régime actuel de concurrence et la porte ouverte à la création de nouvelles banques.Les Canadiens ne doivent douter ni « de la force ni de l’intégrité de notre système bancaire », dira le juge pour rassurer les déposants.Les grandes banques totalisent 96 % de l’actif de l’industrie bancaire et elles sont reconnues pour leur solidité et leur esprit d’initiative, rappelle-t-il.Les causes des deux faillites sont similaires.La Norbanque et La Banque commerciale (BCC) étaient toutes deux installées dans l’Ouest, leur siège social étant en Alberta.Toutes deux ont pu être victimes de la récession qui a frappé le secteur pétrolier, mais ce ne fut pas là la source principale de leur malheur, a noté le juge, récusant ainsi un argument employé l’an dernier par le premier ministre Mulroney.Dès le départ, les deux banques avaient des malformations.Elles se sont installées sur un marché, celui des prêts aux moyennes entreprises, où il n’y avait pas de grand besoin.Leurs activités concentrées de façon excessive dans l’Ouest étaient aussi trop concentrées dans les secteurs immobiliers et pétroliers où les affaires ont un caractère cyclique.Leurs dirigeants ontpar ailleurs choisi la facilité en prêtant d’importantes sommes à un nombre relativement petit d’emprunteurs.Les deux banques ont aussi été aux prises avec des problèmes de personnel.La Norbanque a eu un nombre élevé de directeurs généraux (quatre en dix ans) alors que la BCC a été forcée de chasser son directeur général en 1982.Dès le début de 1983, les dirigeants des deux banques étaient parfaitement conscients des difficultés auxquelles ils faisaient face.Us ont alors adopté ce que M.Estey qualifie de « tactiques de survie » : on restructura les prêts, on considéra capital et intérêts comme ultimement recouvrables et on tint compte de la valeur que prendraient les prêts à une date indéterminée.Ces tactiques faisaient le pari que la récession passée, les problèmes se tasseraient.« Toutes ces tactiques de survie prouvent clairement que la direction était consciente de la véritable situation dans laquelle se trouvait la banque », dira M.Estey de la Norbanque.Il ajoutera que « les activités de la direction, à partir de 1983, n’ont pas tant contribué à provoquer la faillite de la banque qu’à en repousser l’échéance ».Il soulignera par ailleurs que « les états financiers étaient devenus de la dorure servant à cacher les défauts que présentaient l’actif et les revenus de la banque».Les difficultés des deux banques étaient pourtant identifiables.M.Estey note qu’à la fin de 1982, les administrateurs de la Norbanque avaient en main une analyse décrivant avec précision la situation et prédisant le destin qui fut le sien.L’analyse était d’autant plus remarquable qu’elle était faite avec les états financiers publiés.Selon le juge, la direction de cette banque devait « outrepasser les limites de la convenance et de la prudence dans ses efforts pour maintenir la banque à flots ».« L’application de normes bancaires normales auraient révélé l’état déficitaire », écrit le juge qui note que les deux banques ont convaincu les deux opposants éventuels à leurs tactiques de survie de les accepter.Ces deux opposants, l’inspecteur des banques et les vérificateurs externes, devaient en ce sens faillir à leurs responsabilités.Pendant plusieurs exercices financiers, les vérificateurs externes ont accepté les décisions de la direction des banques et le traitement qu'ils en faisaient dans leur comptabilité.Les pratiques bancaires étaient faussées et la comptabilité également.Les vérificateurs ratifiaient aux yeux du public et de l’inspecteur des banques les pratiques adoptées.Selon le juge, ils étaient conscients de l’étendue des pratiques et « ils ont manqué à leur fonction première qui était de déterminer si les états financiers préparés par la direction de la banque reflétaient la situation finan-ciière de cette dernière conformément aux principes de vérification bancaire ».L'inspecteur des banques a fait confiance aux vérificateurs et, compte tenu des moyens à sa disposition, il n’avait pas d’autres choix, reconnaît le juge Estey.Celui-ci note cependant que M.Kenneth était néanmoins au courant de la situation de par ses visites aux banques et qu’il considéra comme raisonnables les tactiques de survie employées.Il avait en main tous les éléments pour bien comprendre ce qui se passait.Il fut incapable de prendre conscience de la situation ou encore manqua de volonté d’agir.Lorsque M.Kenneth fut saisi, à la mi-mars 85, de la gravité de la situation à la BCC, il manquait évidemment d’informations.On ne pouvait juger de façon éclairée s’il fallait tenter de sauver la banque ou l’abandonner à la faillite.Le plan de sauvetage mis au point par le gouvernement et les six grandes banques le 25 mars était forcément incomplet.Ce programme n’aurait probablement pas été entrepris si on avait connu l’ampleur exacte des pertes de cette banque, croit le juge.Ces informations ne devaient venir qu’au mois d’août, tout comme pour ce qui est de la Norbanque.Le Bureau de l’inspecteur des banques doit assumer une part importante du blâme, écrit M.Estey qui lui reproche son inaction, son manque d’information, le manque de coordination dans ses interventions et une surveillance inefficace du plan de sauvetage de la BCC.Cela empêcha d’adapter ce plan à la situation.Le juge Estey notera certes que les ministres ont le devoir de veiller à ce que les titulaires de charges publiques s’acquittent promptement des devoirs qui leur incombent.Mais ajoute-t-il, « il n’y a pas de critique fondée à formuler à l’endroit des ministres responsables et aucun reproche ne leur fut adressé dans les dépositions.C’est plutôt par souci d’utiliser judicieusement les fonds publics que pour prendre un risque calculé dans ses négociations avec les grandes banques que le gouvernement a tardé à prendre une décision.Les ministres se sont fiés, comme ils étaient fondés à le faire, à leur conseiller principal, l’inspecteur général».4 La Syrie Les gouvernements occidentaux, dont les États-Unis et la France, s’étaient abstenus jusqu’ici de toute sanction, faute de preuves contre le principal allié de l’URSS au Proche-Orient, qui joue un rôle prépondérant au Liban.D’ailleurs, hier, l’agence soviétique Tass a dénoncé le geste « inimical » de Londres.Tout en restant relativement sobre.À Londres, la décision a été annoncée devant la Chambre des communes par le secrétaire au Foreign Office, Sir Geoffrey Howe.M.Hin-dawi avait été condamné à 45 ans de prison quelques heures plus tôt pour avoir caché une bombe dans les bagages de sa fiancée.L’attentat avait été déjoué le 17 avril dernier, lors d’un contrôle effectué par les agents de sécurité de la compagnie El Al, juste avant le décollage à l’aéroport de Londres-Heathrow.La bombe était minutée pour faire exploser l’avion, avec 375 passagers à bord, à 12,000 mètres au-dessus de l’Autriche.Le chef de la diplomatie britannique a énuméré hier devant les députés britanniques « les preuves irréfutables» de l’implication syrienne : le terroriste, a-t-il dit, travaillait pour les services secrets syriens.L’ambassadeur de Syrie à Londres, M.Loutfallah Haydar, l’a personnellement aidé.Il portait le jour de son arrestation un passeport officiel syrien, établi sous le faux nom de Chahari, et sur lequel figuraient des visas accordés sur demande expresse du ministère syrien des Affaires étrangères.Les policiers de Scotland Yard sont convaincus que les services secrets syriens ont recruté M.Hin-dawi, lui ont procuré la bombe, que celle-ci a été assemblée dans les locaux mêmes de l’ambassade de Syrie à Londres, et qu’ils lui ont suggéré de se servir d’une tierce personne pour la transporter.C’est alors que l’accusé avait décidé d’utiliser comme bombe humaine sa fiancée irlandaise, Ann Murphy, alors enceinte de cinq mois.Les 21 diplomates syriens à Londres, dont l’ambassadeur considéré comme un proche du chef de l’État, M.Hafez el Assad, ont quatorze jours pour quitter le pays.Les dix-neuf diplomates britanniques en poste à Damas auront fait de même d’ici là.D’autre part, le Foreign Office a annoncé hier la mise sous surveiL lance étroite des avions des Syrian Arab Airlines desservant Londres, ainsi que l’adoption de mesures non spécifiées pour protéger les quelque 250 Britanniques résidant en Syrie.À titre de précaution contre d’éventuelles représailles, il avait ordonné dès mardi le rapatriement, « pour raisons de sécurité », de deux de ses sept diplomates en poste à l’ambassade de Beyrouth.Il y a deux ans, le gouvernement de Mme Margaret Thatcher avait rompu ses relations diplomatiques avec la Libye, à la suite de la mort d’une femme-policier, tuée par des coups de feu tirés de l'ambassade libyenne à Londres.Il se place aujourd’hui résolument en première ligne face à la Syrie.Sir Geoffrey a pris contact avec ses partenaires européens et différents « pays amis, pour leur exposer les faits contre Damas », et les inciter à « prendre les mesures de soutien appropriées».Les États-Unis et le Canada ont rapidement pris les mesures que l’on sait.Quant au ministre français des Affaires étrangères, M.Jean-Bernard Raimond, il a réagi en souhaitant « un échange de vues entre les Douze ».Londres a arrêté sa décision en dépit des protestations d’innocence du gouvernement syrien.L’ambassadeur, M.Haydar, a estimé hier que son pays était victime « d’un complot israélo-américain bien organisé, bien orchestré, mais mal mis en scène ».Avant lui, le président Assad avait en personne clamé l’innocence de la Syrie, affirmant que le scénario de l’attentat déjoué a Heathrow avait été fabriqué de toutes pièces par les Israéliens, pour tenter de discréditer son régime.La Syrie a été souvent soupçonnée Comme Vidée première des Nations Unies de complicité avec des mouvements terroristes, notamment avec le groupe Abou Nidal qui dispose d’un « bureau d’information » à Damas.Comme la Syrie, M.Hindawi plaidait non coupable et s’affirmait victime d’un complot du Mossad, les services secrets israéliens.Il a écopé hier de la plus lourde condamnation jamais prononcée depuis l’abolition de la peine de mort en Grande-Bretagne, le sourire aux lèvres et en faisant le « V » de la victoire.À Jérusalem, Israël « accueille avec satisfaction la décision énergique du gouvernement britannique » de rompre les relations diplomatiques avec la Svrie, a déclaré hier un officiel israélien.L’agence Tass a pour sa part qualifié d’acte inamical et provocateur » la décision de la Grande-Bretagne de rompre ses relations diplomatiques avec la Syrie.Dans une courte dépêche datée de Londres, l’agence officielle soviétique a écrit : « Des allégations manifestement inventées sur la partic-pation de la Syrie à une tentative de faire exploser un avion de la compagnie-israélienne à l’aéroport de Londres sont utilisées comme prétexte à cet acte inamical et provocateur ».4 LaCUM locale et de leurs intérêts particuliers.Elles redoutaient tout aussi profondément une mainmise progressive de la ville de Montréal sur l’organisme.Toutefois, lorsque les villes de banlieue prirent conscience, vers la fin des années soixante-dix, qu’elles ne parviendraient pas à provoquer la chute du gouvernement métropolitain, elles firent pression sur le gouvernement provincial pour qu’une réforme substantielle soit apportée à l’organisme.D’une attitude de rejet, on passa donc à une attitude de résignation, doublée d’une volonté de capitalier, à son tour, sur l’institution.Pour bien comprendre ce revirement dans les attitudes, il importe de reconnaître que les conditions ayant présidé à l’émergence de la C.U.M.s’étaient passablement modifiées au cours des années soixante-dix.Les villes de banlieue présentaient une fiche démographique foncière, et économique qui laissait prévoir, à court terme, un équilibre plus égalitaire entre les villes de la banlieue et le territoire montréalais.Le tout, dans un contexte général de croissance économique et de développement urbain qui faisait en sorte que le sort des villes de banlieue était désormais lié à celui de la ville centrale.En outre, sur le plan politique, le rapport de force avait évolue de façon importante.Sans être déclassée, l’administration du Parti civique ne disposait plus de l’ascendant dont elle jouissait à la fin des années soixante.Pour leur part, certaines villes de banlieue pouvaient exprimer un pouvoir politique individuel dont il fallait tenir compte.Collectivement, elles avaient aussi raffiné leur stratégies et leurs moyens d’intervention dans l’agglomération et auprès du gouvernement provincial.Enfin, le Parti québécois, une fois au pouvoir, se disait prêt à revoir l’organisation métropolitaine montréalaise en s’inspirant des valeurs liées à la démocratie, à l’autonomie, à la revalorisation et à la responsabilisation du pouvoir local.Cette conjonction particulière des astres au-dessus du ciel montréalais nous valut un projet ambitieux de réforme du gouvernement métropolitain montréalais en 1982.Plusieurs idées et plusieurs revendications défendues depuis longtemps par divers intervenants s’exprimaient dans le projet.À l’intention des villes de banlieue, il était statué qu’aucune autre responsabilité ne serait ajoutée à celles qu’exerçait déjà la CUM On espérait ainsi que le haut taux de méfiance à l’égard de l’ogre métropolitain baisse de plusieurs degrés.Ce qui se réalisa.D’autant plus que, dans toutes les instances décisionnelles de la C.U.M., les villes de banlieue étaient assurées d’une représentation ou d’une capacité de vote égale à celle de la Ville de Montréal.À l’intention des promoteurs d’un regain de vie démocratique dans l’institution métropolitaine, le projet de réforme instituait des Commissions permanentes du Conseil communautaire, ainsi que des mécanismes susceptibles de favoriser l’information et d’encourager la participation des élus et des citoyens.Bref, la réforme de 1982 proposait un compromis à deux catégories importantes d’intervenants métropolitains.Restait l’administration montréalaise du Parti civique qui interpréta aussitôt la réforme comme une sombre manoeuvre dirigée contre son leadership métropolitain et contre sa manière traditionnelle de gérer les affaires publiques.Le débat soulevé par la diffusion du projet de réforme de 1982 devait révéler que l'administration du maire Drapeau n’était pas isolée dans son opposition.Bien au contraire.L'acceptation, par la majorité des intervenants des améliorations démocratiques apportées au fonctionnement de la CUM fut assortie de commentaires souvent très durs à l’endroit des partenaires de la ville de Montréal.On ne parvenait pas à leur accorder, sur un plan individuel comme sur un plan collectif, la capacité de penser et d'agir avec une conscience éclairée des enjeux d’une agglomération de l’importance de Montréal.En particulier en cette période difficile au cours de laquelle il était à la fois question de stagnation métropolitaine d'une part, et de la nécessité d’une vision claire de l’avenir pour sortir l'agglomération de sa léthargie d’autre part.Sans être toujours méprisantes, les expressions utilisées ne pouvaient pas manquer de fortifier les appréhensions traditionnelles des villes de banlieue à l'égard des représentants de la ville de Montréal.Les blessures reçues ne se sont pas toutes cicatrisées.Toutefois, l'animosité et la méfiance ont eu tendance à baisser de quelques crans.CLÉMENT TRUDEL A la polyvalente Antoine-de-Saint-Exupéry, hier, c’était comme si l’idée première des Nations Unies avait réussi! Einav l'Israélienne, Urieb la Palestinienne, le Bolivien Eduardo Parrado, le Salvadorien Antonio Romero — dont le père, syndicaliste, a été assassiné par un escadron de la mort en 1980 — et une jeune indienne Ojibway, Betsy, se retrouvaient d’accord pour travailler à la paix, aux côtés de Jack l’Ougandais, d’un Chilien qui préfère demeurer anonyme et de Darcy, venue du Manitoba.Tous jeunes, désireux de concourir à leur manière à opposer « une chanson de paix aux missiles des puissants ».Tous écoutés dans un silence ému par divers groupes d’adolescents, et même par le ministre québécois de l’Education, Claude Ryan, et par le président de la Centrale de l’Enseignement du Québec, Yvon Charbonneau.Cette journée exceptionnelle a nécessité de longues préparations et l’accord de multiples intervenants.Outre le ministère et la CEQ, les directeurs d’écoles, les associations de commissaires d’écoles (neuf partenaires au total) s’étaient mis d’accord sur le principe d’une journée de la paix.Dans certaines localités, des étudiants ont fait la cueillette de jouets militaires en vue de les recycler en une sculpture pour la paix; il y a eu des marches, des chaînes humaines de solidarité, des lâchers de ballons, etc.A Saint-Léonard, le ministre Ryan a profité de l’occasion pour souligner la fiche très impressionnante du Québec pour l’accueil aux réfugiés de toutes latitudes et souhaiter que l’atmosphère d’acceptation réciproque, condition de la paix, gagne tous les milieux.Pour Yvon Charbonneau, nous vivons dans une société qui a ses problèmes, minimes en somme; les Québécois doivent, selon lui, comprendre que dans d’autres pays des gens meurent parce qu’ils désirent acquérir un meilleur bien-être.M.Charbonneau déplore que le budget consacré à la Le fonctionnement relativement heureux de l’entente intervenue sur la répartition des principaux postes de responsabilité à la présidence du Comité exécutif, à la tête des cinq commissions permanentes du Conseil et à la tête du Conseil communautaire lui-même y est sûrement pour quelques chose.Ainsi, au moment de quitter la présidence du Comité exécutif, M.Desmarais se disait convaincu que : « .la CUM, en tant que gouverment régional, a établi ses assises d’une façon permanente dans la vie de notre région.Bien que nous ayons atteint notre vitesse de croisière, elle ne pourra se maintenir sans la collaboration de tous les partenaires intéressés au développement de notre territoire ».Quelques mois plus tard, le nouveau président, M.Hamelin affichait le même optimiste : « Au cours des trois dernières années, j’ai constaté qu’il existe un véritable équilibre entre Montréal et la banlieue.Je ne dis pas que le système est parfait mais je crois toutefois que notre gouvernement régional en est un jeune et dynamique qui a atteint sa vitesse de croisière ».L’ensemble des villes de banlieue ne partage peut-être pas entièrement l’optimisme de l’ancien et du nouveau président du Comité exécutif de la CUM.D’un côté, elles reconnaissent que le climat qui a prévalu au sein de la CUM depuis 1982 est beaucoup plus sain.M.Maurice Séguin, ex-président de la Conférence des maires de banlieue, l’exprimait ainsi en mars 1984 : « Pour la première fois depuis la création de la CUM à la fin de 1969, les relations entre la banlieue et la ville de Montréal se sont normalisées et sont devenues plus souvent qu’autrement harmonieuses, éliminant de ce fait des combats souvent stériles qui, dans le passé, ont malheureusement mobilisé les énergies d’un peu tout le monde.» D’un autre côté, elles entretiennent toujours une certaine méfiance à l’égard des représentants montréalais, aussi bien ceux du Parti civique que du RCM.En pensant à 25 octobre par la PC et l'AP 1985: Le président argentin Raul Alfonsin décrète l'état de siège pour 60 jours à cause d'une campagne de violence contre son gouvernement au pouvoir depuis 21 mois.1982: des forces américaines débarquent dans nie de la Grenade.1971: le siège de la Chine nationaliste aux Nations Unies est attribué à la Chine populaire.1953: ouverture de la première station privée de télévision au Canada : CKSO à Sudbury.1951: Montréal devient la première ville canadienne à avoir une population dépassant le million.1929: la prohibition est votée en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Nouvelle-Ecosse.1918: le paquebot « Princess Sophia.s'échoue sur le récif Vanderbilt, en Colombie-Britannique; la mer déchaînée empêche les secours d'arriver pendant deux jours et demi: 343 morts.1874: la Grande-Bretagne annexe les Iles Fidji.1586: la reine Marie Stuart d'Ecosse est condamnée à mort.Ils sont nés un 25 octobre: le compositeur Georges Bizet (1838-1875); le peintre, sculpteur et graveur Pablo Picasso (1881-1973);le metteur en scène Abel Gance (1889-1981); l'ex-roi Michel de Rou manie (65 ans); l’actrice Annie Gi-rardot (55 ans); l'acteur Anthony Franciosa (58 ans).défense soit en hausse, au Canada, en un temps où les coupures dans les services sociaux se multiplient.Eduardo Parrado (Bolivie) fait partie d’un groupe de 90 jeunes qui sillonnent six provinces, d’ici au 8 novembre, à l’occasion de la deuxième Tournée Internationale des Jeunes pour la Paix et la J ustice : « j’apporte la paix; je suis à la recherche de gens qui vont m’aider à régler les problèmes de mon pays », dit-il en déplorant que le gouvernement de son pays soit en train de virer à la dictature et que les Etats-Unis essaient de faire de la Bolivie une « colonie ».Chez le Salvadorien, les propos sont similaires, avec cette précision terrifiante des 5000 livres de bombes qui chaque jour viennent anéantir les récoltes, brûler les villages et faire fuir des milliers de gens que l’on soupçonne de jouer un rôle d’opposition.Le Chilien, venu spécialement de Santiago, dit lutter pour que son peuple récupère une partie des droits acquis du temps d’Allende: éducation décente pour les fils de travailleurs, alimentation décente pour tous et démocratie.Glenn Hilka, directeur de la tournée, sera satisfait si les étudiants visités posent des gestes concrets pour la paix, une « paix sans frontières », disent l’affiche omniprésente et le groupe de 11 chansons spécialement endisquées pour l’événement.Selon la jeune Einav qui, à 16 ans, milite déjà dans un groupe de paix, nombreux en Israël sont ceux qui favorisent l’autodétermination des Palestiniens et les discussions avec l’OLP, pourvu que les Palestiniens reconnaissent l’Etat d’Israël, mais il faut aussi tenir compte de la présence au parlement israélien d’un « parti fasciste ».La jeune Palestinienne, Urieb, ne veut pas donner une leçon d’histoire; elle énumère les méfaits de cinq guerres, depuis 1948, entre Israël et les pays arabes, rappelant que « les deux côtés souffrent encore » de ces affrontements; elle en appelle à des efforts accrus en vue d’instaurer la paix.ces derniers, M.Michel Leduc, maire de ville de LaSalle, déclairait en juin dernier : « Nous n’avons aucune garantie que tout éventuel sucesseurs du Parti civique proposerait une alternative à cet objectif (une île, une ville) qui a tendance à empoisonner les rapports entre Montréal et les villes de banlieue.» Peut-être est-ce pour cette raison que le candidat Doré multiplie les bons gestes et les bonnes intentions à l’endroit des villes de la banlieue.Nous pensons évidemment à la prise de position de M.Doré en faveur de l’aéroport de Dor-val.Nous pensons également à une déclaration récente dans laquelle il affirme : « il est temps de mettre fin aux querelles de clochers.Nous allons vivre à fond le cadre législatif de la CUM, pas question de remettre cela en question.Nous pourrions faire un new deal avec la banlieue.Nous ne devons pas adopter une attitude entre le développement de 111e de Montréal et celui du centre-ville.» 4 Jean Doré les et inter-culturelles qui ont été vécues ailleurs.Nous allons apprendre à vivre ensemble et à profiter de nos différences.» M.Doré reproche à l’administration municipale son étroitesse d’esprit lorsqu’elle invoque les limites de la compétence municipale pour éviter de se préoccuper de certains problèmes sociaux et économiques ou pour éteindre la voix de Montréal au sujet de problèmes internationaux auxquels la population reste sensible, tels la paix dans le monde, le désarmement et les droits de la personne.Les candidats et les candidates ( 15 au total, la plus forte proportion pour un parti politique au Canada) du RCM forme une équipe la plus représentative, la plus compétente et la plus enracinée que le parti ait rassemblé depuis sa fondation en 1974.« Qui est le plus crédible?demande encore Jean Doré.Entre le Parti civique dont 25 des 39 conseillers sortant n’ont pas ouvert la bouche sauf pour ronflker ou les conseillers du RCM qui, par du travail acharné et de la vigilance, ont appris les tenants et aboutissants de l'administration muncipale, de haut en bas?» Parti d'opposition depuis douze ans, le RCM a peut-être encore la réputation d'un parti de « critiqueux », de mécontents et d’éternels insatisfaits.« Nous avons fait ces critiques parce que nous aimons passionnément Montréal» a dit M.Doré.« Dans le contexte difficile d’une administration autoritaire et en possession tranquille de la vérité, nous avons, non seulement critiqué, comme c’était notre devoir, les projets du Parti civique, mais aussi et toujours, nous nous sommes mis au blanc et avons proposé d’autres solutions.» Le RCM a bâti le changement qu’il propose comme il administrera Montréal « patiemment, publiquement, démocratiquement ».A deux semaines de l’échéance électorale, l’attention des militants et des candidats se portent maintenant sur l’organisation de la journée électorale et de l’appel au vote.Le taux de participation, un peu plus de 50 % en 1982, devient déplus en plus la principale préoccupation.' \ LE DEVOIR VOUS OFFRE U QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS .842-9645 4 4 *
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.