Le devoir, 6 novembre 1986, jeudi 6 novembre 1986
La bonne cuisine commence 3niou% ui ÉBEC Votre boucher charcutier traiteur L ’innovateur depuis 1953 1025.rue Laurier ouest 272-4063/272-4086 Vol.LXXVII — No 257 ?Risque de pluie verglaçante en matinée Max.: 2 (détail page 19) Montréal, jeudi 6 novembre 1 986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote Nord.Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Harvey est mort d’un coup à la tête ¦ GÉRALD LAROSE ACCUSE LA SQ D’AVOIR MONTÉ UN SCÉNARIO LIA LÉVESQUE M.Gaston Harvey QUÉBEC (PC) — Le manifestant Gaston Harvey est mort des suites d’un coup subi à la tête.C’est ce que révèle la seconde autopsie pratiquée par le Dr Pierre Fournier, sur le corps du manifestant de Pointe-au-Pic.Hier en conférence de presse, le président de la CSN Gérald Larose a rendu publique la conclusion de cette seconde autopsie.Le Dr Fournier, de l’hôpital Riverside, à Ottawa, y affirme que Gaston Harvey est décédé par asphyxie, « suite à une commotion cérébrale causée par un coup subi sur le dessus de la tête ».Durant une interview téléphonique à partir de l’Hôpital Riverside d’Ottawa, le Dr Fournier a d’ailleurs précisé à la représentante de la Canadian Press: « S’il n’avait pas reçu de coup à la tête, il ne serait pas mort».Il n’en fallait pas plus pour que le président de la CSN accuse la Sûreté du Québec et les coroners de « cover-up ».« C’est un ‘cover-up’ de la Sûreté du Qué- bec et des coroners.J’accusais la Sûreté du Québec d’avoir monté un scénario.Là j’accuse les coroners d’avoir été complices.» Le premier rapport d’autopsie pratiquée par le Dr Georges Miller, et rendu public par le coroner au dossier Marc Bouliane, conclut à la mort par asphyxie.Gaston Harvey serait mort étouffé parce qu’il a vomi dans ses bronches.La seconde autopsie arrive à la même conclusion mais précise que s’il y a eu vomissure dans les bronches c’est qu’il y a eu commotion cérébrale, causée par un coup porté à la tête.« Il y a eu violence, il y a eu des coups qui ont entraîné la mort», a tranché M.Larose.M.Gérald Larose a refusé toutefois de donner aux journalistes la totalité du rapport d’autopsie pratiquée par le pathologiste d’Ottawa, prétextant qu'ils n’avaient pas eu non plus la totalité du premier rapport d’autopsie du Dr Miller.« Vous avez la conclusion.Je vous la donne de la même manière que la police l’a fait avec le rapport du Dr Miller.» M.Larose s’en est pris à la manière « hâtive, irrégulière, insidieuse et sus- pecte qui a caractérisé le comportement de la Sûreté du Québec, du coroner investigateur, du coroner enquêteur et du coroner en chef ».A ses yeux, il s’agit ni plus ni moins que d’une « conspiration » de la SQ et des coroners pour « dissimuler la vérité » au public et a la famille de Gaston Harvey.« Les deux heures d’attente — entre le moment de l’arrestation et celui où la famille a été prévenue du décès — ont servi à la SQ pour arrêter son scénario », soutient le président de la CSN.Voir page 12 : Harvey L’anglais en 1ère année: oui.mais JEAN-PIERRE PROULX Le Conseil supérieur de l’Éducation a donné, mais avec réserve, son aval au projet du ministre de l’Éducation de permettre, à sa discrétion, l’enseignement de l’anglais langue seconde dès la première année du primaire.Il indique toutefois sa nette préférence pour la formule de l’« enseignement intensif».Dans un avis rendu public hier, le Conseil indique que cette dernière formule constitue « une des voies les plus prometteuses » et justifierait une modification au règlement en vigueur pour autoriser les commissions scolaires à dispenser un tel type d’enseignement.Quant à l’« introduction de l’anglais langue seconde au premier cycle du primaire, [elle] constitue aussi une ouverture pédagogique intéressante, à condition qu’on s’asssure de la qualité des enseignements».Le Conseil distingue l’« enseignement intensif » de l’« immersion », laquelle consiste « à utiliser la langue cible comme langue d’enseignement d’une autre matière ou de toutes les autres matières ».L’enseignement intensif consiste plutôt à concentrer celui-ci sur « une courte période ».Les recherches abondent, dit le Conseil, qui font état « de l’efficacité remarquable » de cette méthode.La formule est expérimentée d’ailleurs avec succès depuis quelques années à la commission scolaire des Milles-Isles.Il rejette la formule de l’immersion anglaise pour les francophones, formule, dit-il, qu’on ne pourrait « généraliser sans grande témérité pour le Québec».L’enseignement dès la première année, est en soi un « bon moyen », convient le Conseil, à la condition qu’il s’agisse d’un enseignement de qualité: « Même prolongés, le saupoudrage et la médiocrité demeurent ce qu’ils sont et nous ne saurions en attendre qu’ils rendent nos enfants plus aptes qu’ils ne le sont au-jourd’hui a maîtriser l’anglais comme langue seconde».A cet égard, le Conseil reprend la critique qu’il faisait déjà dans son avis de 1984 : les commissions scolaires n’accordent même pas à l’enseignement de l’anglais le temps prévu dans le régime pédagogique et y affectent encore « trop souvent des enseignants aux compétences linguistiques douteuses ».Bref, écrit le Con-Voir page 12 : L’anglais C'est descendre bien bas ! \* ;;; ’% %.«S* ' ¦'** J Deux grèves de 24 heures dans les hôpitaux LAURENT SOUMIS Au moins deux grèves de 24 heures impliquant plus de la moitié des employés syndiqués du secteur de la Santé et des services sociaux perturberont dès la semaine prochaine quelque 500 établissements du réseau dont plus de la moitié sont des hôpitaux.Ces grèves impliqueront 116,000 travailleurs soit plus du tiers des 300,000 salariés syndiqués de l’État québécois.De source sûre, LE DEVOIR a ap pris, hier, que la Fédération des affaires sociales (FAS-CSN) a l’intention d’annoncer, dès demain après-midi, le déclenchement d’une grève générale de 24 heures dans 498 établissements.Au cours des prochaines heures, les derniers des 535 syndicats locaux se prononceront sur le mandat de grève.Diverses sources de la CSN assuraient hier être en mesure d’annoncer les résultats vendredi après-midi.Lundi dernier, le président de la F AS, M.Yves Lessard, avait qualifié les premiers résultats de « très posi- Dofor est un cadeau pour les acquéreurs GILLES LESAGE Photo Jacques Grenier À 45 jours de « l’hiver officiel », surprise du matin, hier ! Le Mont-Royal, gercé de glace, ses pieds nus dans l’aube qui enflent, beaux mais gelés, cristallins mais durs d’orteil, n’en revenait pas.Moins 9, à l’échelle Celsius, ça te fait descendre bien bas, pour un 5 novembre ! On entre mal dans les records de froid, même quand on est une montagne des villes ! QUEBEC — La privatisation de Dofor permettra aux acquéreurs de «faire des passes de centaines de millions de dollars», accuse le porte-parole péquiste.En rendant public un mémoire de planification 1986-90 du Groupe SG F, en date du 19 décembre 1985, le député de Bertrand a déclaré hier qu’en vendant Dofor au prix de $650 milions, le gouvernement fera un beau cadeau aux acquéreurs, étant donné que les actifs de la filiale de la SG F vaudront près de $1 milliard en 1990.«Un maudit bon deal pour les -Jean-Guy Parent hommes d’affaires qui voudront l’acheter, lance M.Jean-Guy Parent, estimant qu’il y en a certains qui ont déjà commencé à sabler le champagne.Tant en conférence de presse qu’à l’Assemblée nationale, l’opposition a poursuivi son offensive contre la privatisation de sociétés étatiques, qu’il s’agisse de Dofor, de Soquem (Cam-bior), de Québecair, et fait débattre une motion qui dénonce «la disparition des indispensables instruments collectifs dont s’est dotée la société québécoise depuis 25 ans».Les pé-quistes continuent de demander un Voir page 12 : Dofor OTTAWA NE MODIFIERA PAS SA STRATÉGIE SUR LE LIBRE-ÉCHANGE Une poussée protectionniste à Washington LE NOUVEAU CONGRÈS Avant Après Varia- tion SÉNAT Démocrates 47 SS + 6 Républicains S3 45 -8 CHAMBRE Démocrates 253 261 4 8 Républicains 182 173' -9 ’ Au moment de mettre sous presse, les Répu- bllcains étalent en avance dans un autre État.WASHINGTON (AFP, Reuter, PC) - La victoire des démocrates au Sénat donne une seconde chance aux avocats du protectionnisme au Congrès et pourrait se traduire rapidement par un ou des projets de loi très restrictifs, estimait-on hier dans les milieux économiques et financiers américains.Tel est peut-être la conséquence la plus directe de l’élection américaine sur le Canada.En perdant sa majorité au Sénat, le président Ronald Reagan aura plus de difficulté à contrer la vague protectionniste abritant de nombreux démocrates protégeant jalousement leurs électeurs.À Ottawa, même s’il est conscient que l’accent protectionniste s’accentue, le gouvernement fédéral n’a pas l’intention de modifier sa stratégie quant aux discussions sur le libre-échange.Les commentaires étaient rares hier dans la capitale canadienne.« Je ne pense pas que cela nous amènera à changer notre stratégie », a finalement commenté la ministre responsable du libre-échange, Mme Pat Carney.« Les négociations (leur principe) ont déjà été approuvées par le Congrès, nous sommes à discuter, a rappelé Mme Camey, jugeant « prématuré » de prédire l’attitude du Congrès renouvelé.L’opposition libérale était beaucoup moins sereine et le néo-démocrate Steven Langdon a rappelé que trois des cinq sénateurs républicains qui avaient in extremis donné le feu vert aux négociations sur le libre-échange, avaient perdu leur siège.Le président américain a pour sa part tenté de minimiser l’échec de son parti au Sénat en insistant sur les « gains sans précédents » des républicains pour les postes de gouverneurs et le « maintien de la base » de ce parti à la Chambre des représentants.Il ne s’est pas attardé non plus sur le fait que le taux de participation aux élections du 4 novembre a été le plus bas en 44 ans, soit 37.3%.En dépit de l’échec au Sénat, le président âgé Voir page 12 : Une poussée Autres informations —page 4 Saumier quitte la Bourse tifs », usant de toutes les réserves d’usage.Pressée de questions, la vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, invitait, hier, LE DE-VOIRàjugerdesrésultatsàpartir de sa « bonne humeur » plus qu’apparente.Il y a deux semaines, la FAS avait déjà arrêté la date du 10 novembre, soit lundi prochain, comme date probable de déclenchement de la grève.Après celui, la semaine dernière, de la Fédération des travailleurs du Québec, le débrayage de la FAS-CSN affectera à son tour la plupart des grands hôpitaux, des centres locaux de services communautaires (CLSC), des centres de services sociaux (CSS) et des centres d’accueil.Il semble que la FAS ait écarté, du moins pour l’instant, l’idée d’un débrayage de 48 heures, préférant « graduer » l’exercice des moyens de pression.On sait déjà que dans la grande majorité des cas, le Conseil des services essentiels a rejeté les listes déposées par la F AS en fonction de son propre code d’éthique.Toutefois, la FAS s’est publique- ' ment engagé à maintenir les ser-Voir page 12 : Deux grèves PAUL DURIVAGE M.André Saumier a quitté hier ses fonctions de président de la Bourse de Montréal, poste qu’il occupait depuis moins de 17 mois à la suite du départ de M.Pierre Lortie qui accédait alors à la présidence de Provigo.Dans un communiqué émis à la presse tard hier soir, le président du comité des gouverneurs de la Bourse, M.André De-saulniers, qui annonça la nouvelle, dit avoir André Saumier accepté avec grand regret la démission » de son président.Aucune raison n’a été apportée pour ce départ surprise sinon que M.Saumier « désire poursuivre Voir page 12 : Saumier ECONOMIE HAUSSE DU PRIX DE L’ESSENCE Après 24 heures au cours desquelles l’incertitude et l’expectative ont dominé, le mouvement à la hausse des prix de l’essence amorcé par Ultramar a pris une nette ampleur hier.En effet, les compagnies Shell et Pétro-Canada ont décidé d’emboîter le pas et ont décrété hier une hausse généralisée de deux cents du prix de l’essence ordinaire avec plomb, ce qui porte le prix du litre à Montréal à 48.9 cents.Le mouvement était beaucoup moins perceptible chez Texaco et Sunoco tandis que chez Esso, on assurait que les prix n’avaient pas changé.Page 13 Vfiencicu* O N SE marie pour la bagatelle; on divorce pour des bagatelles.Parmi les gens invivables, je place au premier rang ces personnes qui décident que vous ne les aimez pas parce que vous ne dites pas comme elles.m Beaucoup de gens et même des critiques appellent humour absurde des niaiseries bouffonnes.Rien n 'est plus naturel à l'homme que la grimace.¦ Notre « jouai » au Québec fait des progrès : il s'est enrichi du « slang » américain.— ALBERT BRIE Nous avons ce qu’il vous faut, u c€ci c'eûtce/dcwi! m/tfCHÉlül DE L'ÉLECÏTOfliOUc 1Q SUPERMAGASINS 6060 Métropolitain est S;&r?uramère) Téi.: 253-1122 301 série 11 • -direct reflecting JOIGNEZ L ERE DIGITALE ,TEAC Lecteur compact dise PD 180 • Laserdiode a trois faisceaux de haute rèsotutton • 75 watts RMS • Chargement de disque linéaire • 2 voies 3 hauf-parteurs • Entrainement par logique 0 • Son stéréo partout • Deux modalités de lecture repetitive « Répond aux normes du diqmai • Recherche rapide de plages et inpice [’ ABSOLUMENT EXTRAORDINAIRE/PROFITEZ-EN ' Le Marché de l Electronique tient à vous faire profiter d une offre extraordinaire sur certains modèles de haut-parleurs Bose qui tout en conservant leur qualité de son unique, ont quelques légères imperfections quant à la finition extérieure RÉG.: *899 RABAIS DE $2oo00 1 ¦À \ 2 ¦ Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 Dye refuse de se laisser entraîner par le NPD dans une controverse à propos des BERNARD DESCÔTEAUX OTTAWA - Le vérificateur général du Canada, M.Kenneth Dye, a refusé hier de se laisser entraîner par le Nouveau Parti démocratique dans la controverse entourant l’octroi du contrat d’entretien des avions 7-18 à la société montréalaise Canadair.Alors que le chef du NPD, M.Ed Boadbent, lui demandait d’engager immédiatement une enquête et de présenter d’ici deux semaines un rapport préliminaire sur l’octroi de ce contrat, M.Dye a indiqué qu’il y aura analyse de ce dossier.Mais pas aux conditions fixées par un seul parti politique.Dans une lettre adressée hier après-midi au chef du NPD, M.Dye a soumis que les parties qui s’interrogent sur le processus d’octroi du contrat d’entretien des F-18 devront attendre à l’automne 1987 pour connaître son opinion.Il avait déjà prévu mener un examen détaillé des dépenses du ministère de la Défense en 1987.Cet examen portera entre autres sur le programme d’acquisition des avions F-18 qui avait déjà retenu l’attention du vérificateur en 1984.À l’intérieur de ce progr amme, on s’arrêtera au contrat d’entretien en raison de son importance, a-t-il fait savoir.M.Dye dit ne pouvoir faire autrement.D’une part, il ne peut agir sur la demande d’un seul individu ou d’un seul parti puisqu’il détient son mandat du parlement.Il ne peut non plus, question de protéger son indépendance, se laisser entraîner dans des controverses chaque fois qu’un parti conteste l’octroi d’un contrat.D’autre part, il note que l’enquête demandée ne se fait surtout pas en deux semaines.M.Broadbent a indiqué hier soir qu’il chercherait à obtenir l’accord du gouvernement conservateur pour qu’on demande au vérificateur d’agir immédiatement.Il faut, dès cet automne et non dans un an, assainir l’atmosphère autour d’une décision qui menace de diviser le pays, a-t-il noté.Cette démarche est cependant vouée à l’échec, le ministre Robert René de Cotret ayant indiqué déjà qu’il était contre.M.Broadbent se défend de vouloir prendre parti pour ou contre Canadair en réclamant une telle enquête.Il soutient que son intervention vise simplement à restaurer la confiance du public dans le système de soumission publique qui est actuellement mise en cause par le silence qu’oppose le gouvernement à certaines questions.Néanmoins, le chef néo-démocrate reprend les arguments avancés par le premier ministre du Manitoba, M.Howard Pawley, qui, lui, dénonce ouvertement l’octroi du contrat à Canadair.Ainsi, M.Broadbent s’est-il dit inquiet devant l’argument voulant que Canadair devra payer $30 millions pour acheter les droits d’accès à la technologie du F-18 pour pouvoir faire son entretien.Selon M.Pawley, Le consortium CF-18 M.Kenneth Dye dirigé par Bristol Aerospace de Winnipeg n’aurait pas eu à payer ce $30 millions.Le ministre de Cotret a pour sa part fermement nié une telle affirmation.Les deux soumissions retenues prévoyaient des coûts de $100.5 millions (Bristol) et de $104 millions (Canadair) pour la première phase du contrat.Dans les deux cas, ces montants incluaient le coût des transferts de technologie, a-t-il assuré affirmant que l’Etat n’aurait pas un sou de plus à dépenser.Si l’opposition néo-démocrate veut bien appuyer le gouvernement néodémocrate du Manitoba dans sa bataille contre le gouvernement fédéral, on trouve cependant qu’il y a certaines bornes à ne pas dépasser.Ainsi, on affirme discrètement que la menace de M.Pawley de boycotter le processus de négociations constitutionnelles visant à faire adhérer le Québec à l’acte constitutionnel de 1982 était de trop.Le premier ministre Pawley a semblé avoir compris le message puisque hier il soutenait ne pas avoir fait une telle menace.Le gouvernement Mulroney continue néanmoins à faire preuve de prudence dans ce dossier.Le seul porte-parole autorisé est toujours le ministre de Cotret qui est seul à répondre aux questions de l’opposition.Les députés conservateurs du Manitoba continuent pour leur part de faire preuve de solidarité même si c’est un peu à contrecoeur parfois.Au caucus hier matin, le premier ministre Mulroney a exprimé sa satisfaction devant lévolution du dossier qui laisse le gouvernement manitobain seul à attaquer la décision favorable à Canadair.Isolé même dans l’Ouest où il ne reçoit d’appuis des autres provinces, on croit qu’il finira par comprendre qu’il nuit à ses chances de coopération avec le gouvernement fédéral s’il poursuit cette bataille.Noreen Stevens affirme ne jamais avoir parlé de gestion des entreprises familiales avec son mari TORONTO (PC) — Mme Noreen Stevens est venue assurer la commission d'enquête sur les allégations de conflits d’intérêts soulevées contre son mari, hier, qu’il n’a jamais été question de l’administration des entreprises famiüales ou des affaires du gouvernement entre elle et M.Stevens, au moment où il était ministre de l’Expansion industrielle régionale.Témoignant presque quatre mois après le début de l’enquête, Mme Stevens a expliqué que le « passe-temps » du couple consistait à discuter « d’idées » commerciales, mais non de détails d’administration.C’est ainsi qu’elle ne lui a jamais fait part, a-t-elle affirmé, des démarches qu’elle a faites pour négocier le prêt controversé de $2.6 millions en faveur de la société York Centre, propriété de M.Stevens.« Plusieurs personnes aiment parler du temps, a-t-elle noté.Nous, nous aimons parler d’idées, de l’application de différentes transactions financières à des situations diverses, à des choses nouvelles».Interrogé par son avocat, Me Thomas Lockwood, Mme Stevens, qui est avocate, a cité deux exemples de ses discussions de grands projets avec son mari.C’est ainsi que le couple a mis au point ce qu’on a appelé les « strip bonds », une sorte d’obligation à rabais que le couple a essayé de répandre dans les milieux économiques, a rappelé Mme Stevens.Une autre idée des Stevens, a-t-elle raconté, consistait à convaincre le Vatican de faire frapper (par une compagnie familiale) une pièce d’or pour souligner l’anniversaire de nais- sance de Jésus, en l’an 2000.Elle a écrit à ce sujet au cardinal Gerald Emmett Carter, archevêque de Toronto, mais elle a appris plus tard que le Vatican ne pouvait pas consentir à faire frapper des pièces, à cause d’un traité avec lTtalie.Il a également été question de ce projet au cours d’une réunion avec la direction de la banque Chase Manhattan, à New York, mais il a été rejeté.Si le ministre se trouvait présent à cet entretien, a dit Mme Stevens, c’est parce qu’il connaissait bien les obligations à rabais, qui auraient servi de garantie à l’émission des pièces d’or.A la suite de ces deux exemples, Mme Stevens a conclu qu’il était tout à fait normal qu’elle n’ait pas fait part à son mari des démarches entreprises pour obtenir le prêt de $2.6 millions.Elle a raconté qu’elle a tout d’abord recontré une personne qu’elle connaissait personnellement, M Frank Stronach, président de Magna International, une compagnie qui, a révélé le début de l’enquête du juge William Parker, recevait des millions de dollars eri subventions du ministère de M.Stevens.Elle a demandé à M.Stronach de lui présenter un spécialiste en courtage immobilier industriel.Ce quelqu’un, ce fut M.Anton Czapka, cofondateur de Magna, qui lui procura le prêt important.Mme Stevens a insisté sur le fait que M Czapka ignorait totalement qu’elle était la femme du ministre de l’Expansion industrielle régionale.Le témoignage de Mme Stevens se poursuit aujourd’hui.Côté reporte à trois mois l’annonce d’une hausse des tarifs postaux PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — Le ministre de l’Expansion industrielle et régionale, responsable de l’administration de la Société canadienne des postes, M.Michel Côté, a reculé hier, devant les pressions de ses collègues du caucus conservateur, et décidé de renvoyer pour étude à un Comité des Communes l’augmentation prévue de deux cents des timbres-poste.Du même coup, il a effectivement retardé la mise en application des différentes recommandations de la Société des postes qui déposait au même moment son plan général qui lui permettrait d’améliorer son service tout en devenant financièrement rentable, comme le souhaite le gouvernement.M.Côté a été forcé, après la réunion de son caucus en avant-midi, de rappeler en catastrophe tous les documents et les copies d’un discours qu’il devait prononcé aux Communes pour apporter les modifications que l’attitude agressive de son caucus lui avait dictées, retardant d’une heure l’annonce modifiée en Chambre et la conférence de presse de la Société des postes qui devait suivre.Embêté, le ministre a été obligé de se plier et d’accepter l’idée de nouvelles consultations et de demander au président de la Société des postes, M.Donald Lander, un délai d’au moins un mois, en plus de la période normale prévue de 60 jours après avoir été publiée dans la Gazette du Canada.« À cause de la préoccupation et des commentaires exprimés par i collègues et les differents grou •mes > groupes concernés, a précisé le ministre a la sortie des Communes, j’ai pensé qu’il était utile, et le cabinet a souscrit à mon idée, de référer toute cette question à un comité qui se penchera sur le dossier et fera rapport.» Le ministre responsable et la direction des Postes comptaient sur cette augmentation pour réduire et même éliminer le déficit annuel encouru par le service depuis 1958.En 1985-86, les recettes totales atteindront $2.757 milliards, les dépenses $2.968 milliards et le déficit prévu sera de $184 millions.En 1981, le déficit s’établissait à $588 millions.Le plan retardé, hier, devait le réduire a 132 millions en 1986-87 et à $30 millions en 1987-88.Un des éléments du plan général de la Société des postes, établi il y a quatre ans, lors de la tranformation du ministère des Postes en société d’Etat, était d’atteindre l’équilibre budgétaire en cinq ans, mais cet objectif a été repousse à sept ans.« H apparaît très difficile et même impossible, a précisé le ministre Côté, de pouvoir améliorer à la fois le service postal au pays et de réduire le déficit, sans qu’une partie de la note et de ce renouveau administratif ne soient défrayés par les Canadiens.» Pour le ministre, comme pour le Société, « les deux cents d’augmentation sont une partie intégrale du plan général des Postes ».De son côté, le président de la société d’Etat, M.Donald Lander, a tenté d’expliquer tant bien que mal 1 E Michel Côté pourquoi il était important que son plan soit accepté par le gouvernement.« Il fallait, a-t-il dit, tenir compte de l’exigence que le ministre des Finances a exprimée dans son discours du budget de cette année, selon laquelle nous devons atteindre le seuil de rentabilité dans notre exploitation d’ici deux ans.» La Cour suprême décidera si le CN était obligé d’engager des femmes dans des métiers non-traditionnels MARIE TISON OTTAWA (PC) - La Cour sur-pême s’est penchée hier sur le pouvoir du Tribunal des droits de la personne d’imposer des programmes d’action positive en faveur des femmes.La plus haute instance juridique du pays devra décider si le tribunal avait le pouvoir d’imposer au CN des quotas d’embauche visant à porter à 13 % le pourcentage de femmes dans les emplois non-traditionnels au CN.Action Travail des femmes, un organisme à but non-lucratif qui a déposé une plainte en 1979 contre le CN en raison de ses politiques d’embauche discriminatoires envers les femmes, estime que le tribunal a cette compétence.La Commission canadienne des droits de la personne est du même avis.Le CN, lui, n’est pas d’accord.La Cour fédérale lui a donné raison en juillet 1985.Me Alphonse Giard, l’avocat de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN), a soutenu hier que la Loi canadienne sur les droits de la personne ne permet pas au tribunal d’imposer un programme d’action positive.Il ne peut que prendre des mesures destinées à prévenir les actes discriminatoires.Selon Me Giard, un programme d’action positive ne vise pas à prévenir la discrimination à venir, mais à effectuer du rattrapage, soit remédier à la discrimination passée.Les juges de la Cour fédérale avait présenté le même argument pour justicier leur décision.La représentante d’Action Travail des femmes, Me Hélène Lebel, a contesté cette interprétation hier.La Cour fédérale en est venue à créer une opposition entre la prévention et le remède, quand les deux vont de pair, a-t-elle déclaré.Il est bien évident que pour empêcher toute discrimination dans l’avenir, il faut faire cesser celle qui a cours actuellement, a-t-elle ajouté.Elle a expliqué qu’un pourcentage insuffisant de femmes dans les métiers non-traditionnels, s’il est dû à de la discrimination, est en soi source de discrimination.C’est un cercle vicieux, a-t-elle expliqué.Comme il n’y a pas de femmes dans une certaine catégorie d’emploi, il ne vient à l’idée de personne qu’il pourrait y en avoir.Le représentant de la Commission canadienne des droits de la personne, Me René Duval, a renchéri en affirmant qu’un programme d’action positive visait effectivement à prévenir toute discrimination dans l’avenir, mais qu’il avait comme effet secondaire de corriger les abus passés.Le CN, qui poursuivra sa plaidoirie aujourd’hui, a soutenu que la loi canadienne sur les droits de la personne permettait des programmes d’action positive lorsqu’ils étaient volontaires, mais pas lorsqu’ils étaient imposés par un tribunal.« Ca ne tient pas debout », a simplement commenté Me Lebel, confiante de remporter sa cause.Cette cause est extrêmement importante pour Action Travail des femmes, qui a déjà reçu $65,000 du gouvernement fédéral pour ces procédures judiciaires, a déclaré une porte-parole du groupe, Mme Carole Wallace.La décision de la Cour suprême, si elle penche en sa faveur, aidera l’organisme dans des procédures entrer-prises contre d’autres employeurs.« Des femmes aux prises avec des problèmes de discrimination viennent constamment nous voir, a expliqué Mme Wallace.Si nous gagnons cette cause-ci, cela nous donnera un poids supplémentaires face aux autres employeurs.» Pour lui, même si le gouvernement vient d’imposer un nouveau délai et une autre ronde de consultation qui risque de chambarder tous ses projets, « le plan général trace la voie de notre avenir » à la Société des postes.Dans ses objectifs, dont les grandes lignes ont quand même été rendues publiques, hier, la société nrévoit être en mesure de livrer les ettres de la première classe dans un délai de deux jours pour du courrier expédié dans une même ville, dans les trois jours pour celui expédié dans une même province et de quatre jours d’une province à une autre -ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.Les endroits déjà desservis par facteurs garderont ce service.La société s’engage dans _o plan général à effectuer la distribution du courrier dans les secteurs suburbains et ruraux par l’installation des « superboites », et il en sera de même dans les collectivités où les gens reçoivent leur courrier au bureau de poste.Pour être en mesure d’effectuer des dépenses d’immobilisation, acheter et moderniser de l’équipement « pour devenir plus productive », la Société des postes recevra plus de $160 millions au cours des deux prochaines années de son actionnaire principal, le gouvernement du Canada.Pour le critique libéral aux Communes, M.Alfonso Gagliano, le gouvernement consacre avec ce plan la création de deux classes de citoyens.« Ceux qui reçoivent leur courrier à domicile, a-t-Û dit, et tous les autres qui devront se déplacer, sortir au froid et sous la pluie pour aller le chercher à la boîte postale du coin de la rue.» De son côté, le porte-parole du Nouveau Parti démocratique, M.Cy-rill Keeper, a eu la même réaction.« Je constate, a-t-il dit, que le ministre a dû faire face à une terrible opposition dans son caucus et il a retraité en reportant à plus tard l’augmentation de deux cents du timbre-poste.» LRPimeMGuime D€ VOTRE VID€OTH€QU€ P€RS0NN€LL€ iVIDEOSPHERE 5043, avenue du Parc, Montréal, Qc, H2V4E9.Tel.277-0025 Oui aux commandes postales 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Ne vous laissez pas prendre au dépourvu Une formation en secourisme et en RCR, ça sauve des vies et ça s’apprend chez nousi Rappelez-vous que l'Ambulance Saint-Jean est le chef de file dans le domaine de la formation en secourisme au Canada.t © Ambulance Saint jean TV* la première année SÛRES ET FACILES À ENCAISSER • Garanties par le gouvernement du Canada.• Encaissables en tout temps.• Aucune pénalité d'intérêt à l'encaissement après les trois premiers mois.LIMITE D’ACHAT • 75 000$ par personne.• Pour les détenteurs d’obligations des émissions S-32 émises en 1977 et S-34 émises en 1979, 75 000$ plus le montant correspondant à la valeur nominale de ces obligations.PÉRIODE DE VENTE • Du 27 octobre au 7 novembre 1986 inclusivement, au comptant, sans avoir à payer l’intérêt couru.Le ministre des Finances peut, à sa discrétion, mettre fin à la vente de cette émission en tout temps.Achetez vite les vôtres! LESOBUGAIÏONS D’EPARGNE DU CANADA &naÆ A ê ^0672791 Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 ¦ 3 LE 9 NOVEMBRE MONTRÉAL Le mystère du syndic ALAIN DUHAMEL Si ce n’était de l’activité des conseillers municipaux d’opposition, le conseil municipal de Montréal n’aurait aucune peine à disposer des quelque 250 articles de son ordre du jour en deux ou trois heures.Les élus du Parti civique, qui composent la majorité depuis un quart de siècle, ont pris l’habitude de ne pas intervenir dans les débats, laissant au président du comité exécutif ou au maire la tâche de donner la réplique aux conseillers municipaux d’opposition.Il est arrivé parfois que le conseiller municipal intervienne, lorsqu’il était interpellé par l’opposition, dans une affaire directement reliée à son district.Le conseil exerce tous les pouvoirs de la ville ; dans les faits, le comité exécutif a les véritables pouvoirs de la ville, soit en vertu de la charte, soit en vertu de la discipline que le parti de la majorité s’est imposée.Le conseil en est donc réduit, pour l’essentiel, à la ratification des rapports que lui soumet pour adoption le comité exécutif.Après avoir élu, sur la proposition du maire, les membres du comité exécutif, le conseil devrait élire, en principe, « à la première séance qui suit la nomination du comité exécutif à la suite de l’élection municipale générale, ou à toute autre séance» un syndic .« chargé de voir généralement à toutes questions concernant les privilèges et l’honneur des membres du conseil.» L’article (no 59, a et b), toujours valide semble-t-il, ne définit pas autrement la tâche de ce conseiller municipal.Il se trouve dans la charte depuis 1960, mais personne dans l’administration municipale n’a pu nous dire quand, la dernière fois, le conseil a choisi parmi ses membres un syndic.Il n’y en aurait eu aucun depuis l’élection du Parti civique.Selon la charte, le syndic a droit à un indemnité annuelle supplémentaire de $3,500.L’initiative du conseil municipal reste fort limitée puisqu’il ne peut amender un rapport du comité exécutif autrement qu’en lui demandant de revoir le dossier et de le représenter à une prochaine séance.Tous les ans, à l’occasion de l’étude du budget, les conseillers municipaux peuvent interroger les chefs de service de l’administration municipale, à la fois sur le bilan de la dernière année, et les perspectives de la prochaine année.En cours d’exercice, l’administration municipale consent, parfois, à un comité plénier sur une affaire importante pendant lequel les conseillers peuvent interroger un fonctionnaire.Dans la campagne électorale, les candidats à la mairie ont indiqué leur intention de valoriser le rôle du conseiller municipal.Le candidat du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal, M.Jean Doré, demandera à tous ses élus de participer à au moins une commission du conseil.Les conseillers municipaux, a-t-il indiqué, auront toute liberté de débattre du rapport d’une commission et de l’avis du comité excécutif à ce propos.M.Claude Dupras, du Parti civique, demandera à ses élus de former de temps à autre sur des questions spécifiques des commissions ad hoc du conseil.Bien qu’il en ait eu le pouvoir, le conseil, sous la direction de M.Drapeau, n’a pas institué une commission, hormis la commission de toponymie, qui ait tenu des audiences publiques.Malgré les sondages Dupras compte sur une surprise ALAIN DUHAMEL Le chef du Parti civique de Montréal (PCM) compte désormais sur une surprise dimanche soir pour déjouer le résultat que les sondages d’opinion annoncent.« Ce sera la plus grande suprise depuis Harry Truman » a commenté hier M.Claude Dupras après avoir lu les conclusions d’un sondage d’opinion mené par l’Institut québécois d’opinion publique (IQOP), pour le compte du Journal de Montréal, de CJMS et de Télévision Quatre Saisons, entre le 27 et le 30 octobre, donc après la radiotélédiffusion d’un débat entre les principaux candidats à la mairie de Montréal.Après répartition des indécis, M.Dupras récolte 29 % des intentions de vote, contre 71 % pour M.Jean Doré, du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal (RCM).Dans les districts électoraux, le RCM obtient 69 % des intentions après répartition des indécis, contre 31 % pour le PCM.« Il semble bien, a dit M.Dupras, que la politique est redevenue un commerce d’images et d’illusions.Je continue à mener une campagne d’idées».Le ton a changé.M.Dupras ne parle plus de l’espoir que lui permet d’entretenir la fragilité de l’appui à son adversaire, la proportion des indécis (29 %), ou encore le moment du sondage.Désormais, il insiste sur les élections dans les districts électoraux où, a-t-il affirmé, le Parti civique conservera la majorité.Hier, trois candidats ont témoigné non seulement de leur confiance en Claude Dupras, mais aussi des conclusions de leur pointage, différentes des sondages d’opinion.« Je vous avoue avec candeur, a dit M.Luc Larrivée, qu’il me semble que je ne peux pas me tromper du même pourcentage que je vois dans les sondages.» « Ce que je vois dans mon district, affirme M ; René Avon, ce n’est pas ce je lis actuellement.» « Dimanche nous pourrons commenter la réalité », conclut Mme Nicole Gagnon-Larocque.Au RCM, les sondages, avant répartition, restent concordants avec les pointages dans les districts : les indécis, les discrets, les distraits et les abstentionnistes comptent pour un tiers du corps électoral.C’est moins que le taux d’absence, 45 %, observé en 1982.Tous les candidats du RCM ont reçu la consigne de mener jusqu’au bout l'opération porte-à-porte de manière à bien identifier leur vote et à le faire sortir dimanche.Le candidats du Parti civique font de même depuis un bon moment déjà.D’ici à la fin de la campagne, M.Claude Dupras fera le soir une tournée éclair par groupe de districts en compagnie du maire, M.Jean Drapeau.Il se propose aussi de préciser et peaufiner le programme comme il l’a fait cette semaine en matière d’habitation et en matière de développement culturel.Dans le premier thème, le chef du PCM a ajouté aux éléments connus de son programme le projet d’un comptoir de la co habitation.Il s’agit de favoriser les communications entre des personnes âgées intéressées à partager avec d’autres personnes de leur génération un logement.Dans le second thème, M.Dupras a fait état d’un service intégré des affaires culturelles, i.e.du regroupement du Service des activités culturelles et de divers autres programme municipaux de soutien aux arts et à la culture, sous l’autorité d'un membre du comité exécutif quoi en sera comptable devant ses pairs.Enfin, après avoir interprété le programme des priorités du RCM, M.Dupras l’évalue à $262.5 millions, selon une hypothèse forte, et à environ $160 millions, selon une hypothèse faible.« M.Doré ne m’a jamais contredit là-dessus.» « Fumisterie » a répondu M.Jean Doré au DEVOIR lors de son passage récent.La grève a débuté à 14 h à la Noranda ROUYN-NORANDA (PC) -Les deux cheminées géantes de raffinerie de cuivre de la compagnie Noranda Inc., à Rouyn-No-randa, ont cessé de cracher leur fumée hier midi.Seules de longues traînées de souffre rappellent qu’en temps normal l’usine déborde d’activités.Depuis 14 h hier, conformément à l’ultimatum adressé la veille à direction de la compagnie, une soixantaine de syndiqués (CSN) interdisent le passage aux dix points d’entrée de l’usine de même qu’aux mines Remnor et Chadburne, touchées elles-aussi par le conflit.Une rencontre de négociation est prévue pour aujourd’hui entre les parties.Il s’agira de la deuxième rencontre du genre seulement depuis le 21 septembre alors que les 800 syndiqués accor- daient un mandat de grève à leur syndicat.Les parties sont partagées principalement sur la question salariale.La compagnie offre des augmentations annuelles de 1.4 % pour un contrat de trois ans tandis que le plancher fixé par le syndicat est de 4% par année.Les travailleurs espèrent aussi obtenir une clause d’indexation des salaires et une augmentation des primes de quart.On s’attend généralement à un conflit de longue durée, fidèle en cela à la tradition à cette usine où les grèves sont rares mais longues et dures.Hier soir, les membres du comité de grève et de l’exécutif du syndicat rencontraient les épouses des grévistes pour une séance d’information.(PC) — Le ministre d’État aux Transports, M.André Bissonnette, a annoncé hier une série de mesures visant à améliorer les conditions de sécurité sur les ponts Jacques-Cartier et Champlain, à Montréal, où l’on enregistre de plus en plus d’accidents de la circulation depuis quelques mois.Sur le pont Jacques-Cartier, quatre panneaux invitant les automobilistes à ralentir ont déjà été installés.On appliquera en outre un produit anti dérapant sur la chaussée dans les deux courbes où surviennent la majorité des accidents.Par ailleurs, une maison d’experts se verra confier le mandat d’évaluer l’efficacité de ces mesures et d’étudier la possibilité d’implanter sur les deux ponts un système de clignotants déclenché par radar pour indiquer aux automobilistes s’ils dépassent la vitesse permise.Enfin, des messages diffusés à la radio inviteront à la prudence.Le ministère n’a cependant pas l’intention d’augmenter le nombre de patrouilles policières.Seulement deux auto-patrouilles se partagent la surveillance sur les ponts Jacques-Cartier et Champlain.Prudence sur le pont Jacques-Cartier m ¦ Photo Jacquet Grenier L’Association des hôpitaux du Québec dénonce la journée d’étude des radiologistes - .’ " 11 — mottont i nûinû Hn lo rrrAim _i: ' J _ _ - .».RENÉE ROWAN L’Association des hôpitaux du Québec dénonce avec force la décision des radiologistes de tenir une journée d’étude.Elle qualifie « d’inconsidéré » et de « démesuré » ce geste qui a, estime-t-elle, toutes les apparences d’une journée de débrayage.D’autant, note le directeur général de l’organisme, M.Jacques Nadeau, que la journée d’étude d’hier est survenue a l’heure où les hôpitaux se re- • a6',0'-aV)* Ot cO \0 0o )e;>>e?>09 SALONS NATIONAUX DES SPORTSMEN DU CANADA Une corporation canadienne à but non lucratif, ouée d la sauvegarde de notre patrimoine écologique ¦ Une corporation canadi vouée à la sauvegarde de mettent à peine de la grève illégale déclenchée la semaine dernière par la FTQ et qu’ils s’apprêtent à faire face dés la semaine prochaine à de nouveaux moyens de pression.La population n’a pas à faire les frais d’un conflit interne qui touche essentiellement le partage des honoraires entre les différents groupes de spécialistes, dont les radiologistes, soutient l’AHQ.Plusieurs directeurs généraux d’hôpitaux partagent cette opinion.La journée d’étude que tenaient, hier, dans un grand hôtel de la ville, les radiologistes, n’a peut-être pas perturbé indûment le fonctionnement des hôpitaux, mais elle a eu, de l’avis général, des effets psychologiques néfastes sur la population, en particulier les malades qui se demandent ce qui va leur arriver dans les prochains jours.À cause du débrayage, des patients n’ont pu obtenir leur conge de l’hôpital tel que prévu alors que dans d’autres cas, des examens radiologiques électifs ont dû être reportés ainsi que des opérations à caractère non urgent.Dans certains hôpitaux, la situa tion a été plus difficile qu’ailleurs Ainsi, par exemple, à l’hôpital Mai sonneuve-Rosemont, au milieu de l’a vant-midi, hier, il n’y avait qu’un seul radiologiste.S’il est vrai que la situation est la même qu’en fin de semaine, note le directeur général, le volume des activités en milieu de semaine y est toutefois beaucoup plus grand.M.Claude Desjardins déplore que le geste des radiologistes a été posé sans préavis valable, ce qui a compliqué les choses.COLLEGE NOTRE-DAME 3791, chemin Queen Mary, Montréal H3V IA8 118P' Cours secondaire complet Pensionnat • Externat Garçons et filles sous la direction des Frères de Sainte-Croix Journée « Les parents et les futurs élèves sont invités à une journée «Portes ouvertes» pour voir le collège en activité.Le jeudi 27 novembre 1986 entre 9h30 et llhOO ou entre 13h30 et 15hOO.Le samedi 6 décembre 1986 pour les candidats à la Ire secondaire dont le nom de famille commence par les lettres «A à K».Le samedi 13 décembre 1986 pour les candidats à la Ire secondaire dont le nom de famille commence par les lettres «Là Z».Les samedis 10 et 17janvier 1987 pour tous les candidats.Les candidats se présentent sans rendez-vous et doivent avoir en leur possession une photocopie du bulletin de juin 1986 et une photocopie du bulletin de l'année en cours.Début des examens: 13h30 Durée des examens: 3 heures Frais: 15 $ ¦ I -—, 4 ¦ Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Les rapports entre Reagan et le nouveau Sénat s’annoncent ardus rebelles de la contra sont compromises l; s s L Photo AP Un nouveau Kennedy, Joseph, fait son entrée à Washington.La soeur de Joseph, Kathleen, a été moins chanceuse.L’IDS et WASHINGTON (AFP) - Le projet de « guerre des étoiles », l’aide aux rebelles en lutte contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua, la politique commerciale et les nominations de juges devraient être les premiers sujets de confrontation entre le président Ronald Reagan et le nouveau Congrès démocrate sorti des élections legislatives de mardi.Le handicap le plus gênant pour la Maison-Blanche sera que l’ordre du jour des travaux du Sénat sera maintenant fixé par le leader de la majorité démocrate, sans doute le sénateur de Virginie occidentale Robert Byrd, qui aura ainsi le pouvoir de reporter aux calendes grecques les projets dont il ne veut pas.Toutefois, de vastes changements apparaissent improbables, de nombreux démocrates conservateurs devant souvent succéder, à la présidence des influentes commissions du Sénat, à des républicains modérés.Le vague actuel du programme démocrate, le souci de l’opposition de ne pas affronter de front un président aussi populaire que M.Rea- l’aide aux gan, ainsi que ses divisions internes devraient aussi, selon les observateurs, contribuer à la cohabitation entre une Maison-Blanche républicaine et un Congrès démocrate.Voici, par principaux secteurs, les sujets possibles de tension entre la présidence et le Congrès : ¦ Politique étrangère : L’aide de $100 millions US, dont 70 d’assistance militaire, aux contras anti-sandinis-tes, qui avait été approuvée de justesse par l’ancien Sénat à majorité républicaine, pourrait maintenant être remise en cause.Un Congrès démocrate devrait également chercher à accroître les pressions sur le gouvernement sud-africain qui pratique l’apartheid.L’ancien Congrès avait déjà imposé au président Reagan la prise de sanctions économiques contre Pretoria.¦ Défense et désarmement : les démocrates pourraient chercher à contraindre le président Reagan à respecter le traité SALT II sur la limitation des armes stratégiques et à suspendre les essais nucléaires.L’été dernier, La Chambre des représentants, à majorité démocrate, avait adopté de telles mesures.La principale victime de la vic- toire démocrate de mardi devrait être l’Initiative de défense stratégique (IDS), le projet de bouclier anti-missiles cher au président Rea gan.Déjà, l’ancien Congrès n’avait approuvé que $3.5 milliards US de crédits en faveur de l’IDS pour l’année fiscale 1987, au lieu des 5.4 requis par la Maison- Blanche.¦ Politique économique : Les diri- geants démocrates, et notamment M.Robert Byrd, ont clairement exprimé leur volonté de faire voter par le Congrès une loi commerciale qui sera très certainement protectionniste.Le président Ronald Reagan opposerait probablement son veto à une telle loi.La loi Gramm-Rudman sur le retour à l’équilibre du budget pourrait également être abrogée, les démocrates redoutant que les sévères contraintes qu’elle impose ne précipitent les États-Unis dans une récession.¦ Politique intérieure : Le contrôle démocrate du Sénat pourrait créér un important changement pour les nominations de juges conservateurs à la Cour Suprême et dans les tribunaux fédéraux.La présidence de la commission de la justice, jusqu’à présent détenue par le républicain conservateur Strom Thurmond, devrait échoir à l’un ou l’autre de deux démocrates libéraux : le sénateur du Massachusetts Edward Kennedy ou le sénateur du Delaware Joseph Bi-den.Les référendums US L’anglais, seule langue officielle en Californie WASHINGTON (AFP) - Les Américains aiment le jeu, s’accommodent finalement des impôts et, s’ils respectent la liberté individuelle, ils ne sont pas prêts pour autant à autoriser la culture de la marijuana pour l’usage personnel.Ces affirmations sont le reflet des 226 référendums qui étaient organisés aux États-Unis simultanément aux élections générales et dont les résultats ont été annoncés hier matin.Les impôts étaient l’objet de consultations dans 12 États.Mais le vent anti-fiscal qui avait soufflé sur la Californie en 1978 (lorsqu’un référendum avait mis fin à l’impôt foncier) et dont avait fortement profité la « révolution reaganienne » semble s’être calmé.Les électeurs sont plus raisonnables en 1986 et, par exemple, ont voté pour le gel, plutôt que l’abolition, de l’impôt foncier dans le Montana.En Oregon aussi, l’abolition de l’impôt foncier local a été rejetée.En revanche, cinq États ont voté en faveur de la création d’une loterie et un seul a rejeté une telle proposition.La Floride a voté contre l'ouverture de casinos dans les grands hôtels, texte à l’encontre duquel Disney World, implanté dans cet État, avait déployé énergie et moyens financiers.L’anglais a été imposé à une écrasante majorité comme lan- gue officielle de la Californie, dont le quart de la population est hispanique ou asiatique.Cet État a aussi voté largement contre la mise en « quarantaine » des personnes atteintes du SIDA.L’interdiction d’utiliser des fonds publics pour la pratique d’avortements a été rejetée dans les quatre États où un texte en ce sens était soumis au vote.En revanche, pratiquement tout les référendums proposant des mesures plus strictes sur le contrôle de la pollution et des déchets nucléaires ont été adoptés.En Oregon, les électeurs ont voté contre la fermeture de l’unique centrale nucléaire de l’État et contre l’autorisation de cultiver la marijuana pour l’usage individuel.De leur côté, les habitants de la ville de Sturgis (Michigan) ont rejeté un texte qui aurait limité le droit de fumer (du tabac) aux seuls domicile et véhicule des fumeurs.Un référendum qui proposait la sécession de faubourgs de Boston à forte population noire, pour créer une nouvelle municipalité intitulée « Mandela » (du nom du militant anti-apartheid emprisonné en Afrique du Sud), a été rejeté à une écrasante majorité.Enfin, le Kansas a entamé une véritable révolution en votant l’assouplissement du strict contrôle exercé depuis plus d’un siècle sur la vente de l’alcool dans cet État.Difficile reprise des pourparlers entre Shultz et Chevardnadze VIENNE (AFP) — Le dialogue soviéto-américain a repris hier à Vienne par un entretien de trois heures des deux ministres des Affaires étrangères, dont l’atmosphère a été qualifiée de « neutre » de source américaine.Une polémique a d’autre part éclaté entre les ministres britannique et soviétique des Affaires étrangères à la suite de vives critiques de ce dernier contre la position des Européens après Reykjavik.Dans une déclaration, sir Geoffrey Howe a qualifié de « travestissement de la vérité » les remarques de son homologue soviétique si elles étaient s’appliquaient à Londres.Le représentant soviétique, dans son discours, avait ironisé sur « la position de certains leaders européens » qui, « au moment où une possibilité réelle de libérer le continent des missiles s’est enfin présentée, se sont mis à parler de la nécessité de garder en Europe les armes nucléaires américaines et à défendre leurs privilèges ».En ce qui touche les entretiens entre MM.Edouard Chevardnadze, ni George Shultz, ni l’un ni l’autre n’ont fait la moindre déclaration.Leurs experts devaient reprendre leurs discussions dans la soirée.Les deux chefs de diplomtie se verront à nouveau ce matin.Les entretiens, qui sont les premiers depuis le sommet soviéto-américain de Reykjavik il y a trois semaines, portent au premier chef sur le désarmement.Les déclarations des deux chefs de la diplomatie, dans leurs discours devant la « conférence-bilan » de la CSCE, n’ont pas permis de constater de modifications dans les positions respectives, qui semblent inconciliables sur la plupart des grands dossiers du désarmement.Leurs principales divergences portent sur le respect du traité ABM, la perspective d’une liquidation totale des armes nucléaires en 10 ans et l’existence ou non d’un lien entre les trois dossiers de désarmement discutés à Genève : fusées stratégiques (START), Euromissiles (FNI) et la « guerre des étoiles » (IDS).Leurs interventions devant la CSCE avaient en outre été marquées par des divergences déjà traditionnelles à propos des droits de l’homme.Enfin, le ministre canadien des Affaires étrangères, M.Joe Clark, a lancé hier une vive attaque contre les pays de l’Est et plus particulièrement l’URSS — sans toutefois les nommer — provoquant la sortie de la salle de tous les délégués de ces pays.« Nous ne pouvons pas oublier, a-t-il dit, qu’un des États participants (à la CSCE) a, depuis sept ans, violé pratiquement tous les principes guidant les relations entre États par son intervention militaire permanente en Afghanistan».Davant l’assemblée des Nations unies, le représentant canadien a tenu un discours similaire à New York.La France adopte un imposant programme militaire PARIS (AFP) — Le gouvernement français a adopté hier un projet de loi de programmation militaire pour la période 1987-1991 qui, dans le cadre de la force de dissuasion nucléaire, prévoit l’introduction de missiles stratégiques mobiles sol-sol et la modernisation des sous-ma-rins lanceurs d’engins.Ce projet de loi implique des choix fondamentaux pour la défense de la France jusqu’à l’horizon 2000.Il annule et remplace la loi de programmation votée sous le gouvernement socialiste de M.Pierre Mauroy.Il concilie les principes défendus et par le président François Mitterrand et par le premier ministre Jacques Chirac.Répondant au voeu du chef de l’État pour qui, « la Force océanique stratégique — les sous-marins — doit rester la « pointe de diamant » de la dissuasion », il a été décidé d’équiper les sous-marins nucléaires français de missiles M4 puis, avant la fin du siècle, de M5, dotés de têtes plus nombreuses (une dizaine au lieu de six) et d’une portée plus grande (5,000 km au lieu de 4,000).En outre, les importants crédits prévus permettront la construction d’une nouvelle génération de sous-marins.Des crédits ont été débloqués pour la construction d’un nouveau porte-avion nucléaire, le Richelieu — qui remplacera le Clémenceau —, procurant ainsi 12 millions d'heure de travail aux arsenaux de la marine.« Simultanément », sera engagée la deuxième composante de la force EST ARRIVEE NOTRE COLLECTION AUTOMNE HIVER ACHETEZ DIRECTEMENT DE L'IMPORTATEUR LES GRANDS NOMS DE LA MODE ITALIENNE et payez seulement $35000 OSTUMK Costumes de grandes marques importés d’Italie.100% laine, coupe exclusive, finis main avec des tissus griffés de grands noms tels que: Marzotto, Bertotto, Lu(gi Botto, Valdagno, Policarpo, Zegna, etc.¦flOMMC® 2160, rue de la Montagne, suite 402, Montréal, Québec H3Q1Z7 Du lundi au vendredi: 9 h 30 é 18 h.Samedi: 10 h à 16 h.nucléaire française, constituée de missiles stratégiques sol-sol S4, placés à bord de véhicules mobiles.Le président Mitterrand a toutefois obtenu du gouvernement qu’en temps de paix, ces futurs missiles mobiles soient stockés sur le plateau d’Albion (sud-est de la France) — où sont enterrés les actuels missiles de la force stratégique terrestre, jugés trop vulnérables —.pour n’être déployés sur des bases aeriennes qu’en temps de crise.L’armée de terre aura également son nouveau missile pré-stratégique (tactique) Hadès, successeur du Plu-ton et son char de combat Leclerc.De son côté, l’armée de l’air rmrra se doter d’avions de détection basse altitude, du type de l’AWACS américain ou du NIMROD britanni- que, qu’elle réclame depuis longtemps.Elle pourra également s’équiper progressivement de quelque 250 avions de combat.Enfin, dans le domaine spatial, la France retient le projet de satellite Hélios d’observation militaire et celui du système Syracuse-2 de satellites de transmission.Le 15 octobre dernier, M.Mitterrand avait indiqué qu’après « exposé de tous les arguments, l’autorité appartient au président de la République ».Il avait alors tenu à réaffirmer solennellement qu’il n’était « pas question d’altérer la puissance de la première composante de la dissuasion (les sous-marins) au bénéfice de la seconde (les missiles mobiles sol-sol) ».OUI MADAME LIQUIDATION de toute notre collection automne-hiver 50% â* Simon Chang Canada Créola Italie Alfred Sung Canada Roberta Ruffo Italie Sung Sport Canada Raffaello Italie Canasport France etc.etc.2160, rue de la Montagne, bureau 402 H4H-ni51 (j0ulo4O2-®& LE MONDE EN BREF ¦ Pas de sommet pour le Cameroun OTTAWA (Reuter) — Le président camerounais Paul Biya a annoncé hier que son pays ne pourrait probablement pas assister au sommet des pays francophones qui se déroulera l’année prochaine au Canada, sa participation risquant, selon lui, de menacer l’unité nationale camerounaise.Il a évoqué le sommet de Québec lors de ses entretiens, à Ottawa, avec le premier ministre Brian Mulroney.M.Biya, en visite officielle au Canada, a indiqué que des tensions raciales et ethniques au Cameroun, lié par son histoire à la France et la Grande-Bretagne, pourraient être ravivées, si le Cameroun assistait au sommet.¦ Damas convoque la CEE DAMAS (AFP) - Le ministre syrien des Affaires étrangères, M.Fa-rouk al Chareh, s’est entretenu hier soir à Damas avec les ambassadeurs de la CEE en Syrie.Cet entretien intervient cinq jours avant une réunion des chefs de la diplomatie de la Communauté européenne le 10 novembre Londres.Une précédente réunion s’était tenue la semaine dernière au Luxembourg où la Grande-Bretagne avait demandé, sans succès, aux pays européens d’adopter des sanctions contre la Syrie qu’elle accuse d’être liée au terrorisme.Les ambassadeurs des Pays-Bas, de Belgique, du Danemark, de la RFA, d’Italie, de France, de Grèce et d’Espagne se sont entretenus avec M.Chareh au ministère syrien des Affaires étrangères.De son côté, l’ambassadeur de Belgique dans la capitale syrienne, rappelé pour consultation par son gouvernement, doit regagner aujourd’hui son pays.La Grande-Bretagne a rompu ses relations diplomatiques avec la Syrie en octobre dernier.¦ Philippines : élections en mai MANILLE (AFP) — Des élections législatives auront lieu aux Philippines le 11 mai prochain, a annoncé hier la présidente Corazon Aquino à la télévision nationale.Les élections feront suite à la probable ratification d’une nouvelle constitution, qui sera soumise à un référendum national le 2 février.Les électeurs seront appelés à choisir leurs représentants à un congrès à deux chambres de style américain prévu par la nouvelle constitution.Des élections provinciales et municipales auront heu « peu après » a ajouté Mme Aquino.La constitution a été rédigée par un comité de 48 personnes choisies par la présidente en mai dernier.¦ Otages : silence à Washington WASHINGTON (AFP) — Les États-Unis n’ont pas l’intention d’« a-cheter » la libération des otages américains détenus au Liban, a affirmé hier le secrétaire général de la Maison-Blanche, M.Donald Regan.Dans une interview à la télévision Cable News Network (CNN), M.Regan s’est également déclaré « moins optimiste, à mesure que le temps passe », sur la libération des otages américains encore détenus.M.Regan, comme d’autres responsables américains, s’est refusé à tout commentaire sur d’éventuels contacts secrets avec l’Iran.¦ L’ANC au Japon TOKYO (AFP) — Le ministre japonais des Affaires étrangères a annoncé hier qu’il invitait le président du Congrès national Africain (ANC), la principale organisation clandestine de lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, à se rendre en visite au Japon au printemps prochain.M.Tadashi Kuranari a déclaré que M.Oliver Tambo était attendu au Japon pour renforcer le dialogue avec les organisations noires anti-apartheid.0 audio centre VOUS DÉSIREZ UN SON RENVERSANT?,k L'AUDIO CENTRE OFFRE JUSTEMENT LE PRODUIT # YAMAHA Montréal Laval 5260 Sherbrooke o.482-4420 1930 boul.St-Martin 687-3627 Des praticiens proposent un partage équitable des budgets hospitaliers DCMÉE DniUAM ^ méthode proposée.hp ! ' i i h p at caar^taîm iA.iAr.i a., .na.a .,, _ .—* ».¦ » .RENÉE ROWAN Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dispose des outils nécessaires pour assurer une répartition équitable des budgets de fonctionnement entre les hôpitaux du Québec, soutient le Bureau de coordination des centres hospitaliers d’enseignement affiliés à l’Université de Montréal.« Le MSSS n’a n’a pas à aller ailleurs quand il a chez lui tout ce dont il a besoin pour établir une méthode de révision budgétaire juste », affirme M.Louis Beaudry, secrétaire général du Bureau de coordination et directeur du projet « Système d’information reliant l’activité clinique aux données opérationnelles et financières ».Le Bureau, en collaboration avec des membres du personnel de quelques hôpitaux, vient tout juste de terminer une étude de « faisabilité » de la méthode proposée Il est possible, indiquent les résultats, d’obtenir le coût par épisode de soins ou malade traité — la seule méthode qui refléterait véritablement la production hospitalière finale — en établissant un lien entre les systèmes d’information existants dans le réseau hospitalier du Québec et les données du dossier médical tel qu’il existe présentement.Jusqu’au début des années 1970, les budgets des hôpitaux pouvaient faire l’objet d’un réajustement en fin d’année.Depuis l’avènement du « budget global », en 1972, les centres hospitaliers doivent assumer leurs dépassements budgétaires.« On ne peut parler de déficit dans le cas des hôpitaux.Cela n’existe pas légalement, puisque les centres hospitaliers ne sont que des organismes a qui le gouvernement délègue ses pouvoirs », précise au cours d’une entrevue M.Louis Beaudry, directeur EN BREF.¦ La C.-B.appuie Turner VANCOUVER (PC) — John Turner a l’appui de 95 % des délégués de la Colombie-Britannique au prochain congrès général des libéraux fédéraux, ce mois-ci, a affirmé hier la présidente du PLC dans cette province, Mme Dove Hendrew.L’élection de M.Turner dans la circonscription de Vancouver Quadra a jeté un tout nouvel éclairage sur le libéralisme en Colombie-Britannique, de commenter la présidente.Mme Hendrew a expliqué que les libéraux ne pouvaient se permettre de perdre toute l’énergie qu’a investie M.Turner au cours de ces deux dernières années, ajoutant que l’aile provinciale du parti avait été négligée pendant les 16 ans passés sous Pierre Trudeau, et qu’elle commençait à peine à s’en sortir.¦ Picotte préconise l’abolition du Conseil du tourisme QUÉBEC (PC) — À la suggestion du ministre Yvan Picotte, l’Assemblée nationale a adopté hier le principe d’abolir le Conseil du tourisme du Québec.Il s’agit d’un organisme consultatif créé par le gouvernement péquiste en décembre 1984.Le projet de loi en ce sens, présenté par le ministre Picotte, a été dénoncé par l’opposition.Selon M.Picotte, l’abolition de cet organisme, « qui apparaît comme un alourdissement non souhaitable de l’appareil gouvernemental », permettra l’économie annuelle de $145,000.Le ministre a affirmé que sa façon personnelle de consulter l’industrie touristique consistait à rencontrer les représentants des Associations touristiques régionales (ATR).De son côté, l’opposition péquiste croit que la mesure se situe dans la lignée du rapport Gobeil.Le gouvernement procède « à la liquidation de tous les outils et les instruments de concertation et de consultation que le Québec s’est donné au fil des ans », a dit le porte-parole péquiste, le député Jacques Brassard du Lac-Saint-Jean.« C’est un rapetissement de l’Etat québécois effectué par les libéraux », a-t-il conclu.¦ La FTQ critique Nationair Le secrétaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, a fortement critiqué hier en conférence de presse la décision de Nationair (Mirabel) d’en appeler d’une décision du Conseil Canadien des Relations de Travail lui ordonnant de reprendre à son emploi 14 personnes injustement congédiées lors d’une campagne de recrutement syndical.La décision unanime du CCRT a été rendue verbalement le 28 octobre.Elle ne porte pas sur l’accréditation syndicale demandée par l’APENAC (Association du personnel naviguant des lignes aériennes canadiennes) mais plutôt sur les circonstances qui ont mené le pdg de Nationair, M.René Obadia, à tenir des assemblées pour tenter de dissuader son personnel et celui de deux sous-agences (CASAI et CAP) d’adhérer à un syndicat.La partie patronale a prétendu que les personnes qu’elle a à son emploi sont tous des ‘gérants’ non syndicales mais la partie syndicale et la FTQ disent vouloir mener une lutte à finir pour cesse ces « basses tactiques » pour bloquer la voie de la syndicalisation à un des salariés qui en expriment le désir.¦ Accord sur le transport de déchets toxiques VANCOUVER (PC) — L’Agence de protection de l’environnement des Etats-Unis a annoncé hier la conclusion d’un accord avec le Canada pour le transport des produits chimiques toxiques d’un pays à l’autre.En vertu de cette entente, chaque pays doit prévenir l’autre par écrit 30 jours à l’avance avant de traverser la frontière avec des déchets nocifs.Le transport est accepté s’il n’y a aucune opposition.L’accord, qui sera en vigueur pendant cinq ans, a été signé par M.Lee Thomas, administrateur de l’agence américaine, et par le ministre canadien de l’Environnement, M.Torn McMillan.¦ Anomalies annonciatrices de SIDA PHILADELPHIA (AFP) — Les enfants contaminés par le virus du SIDA lors de leur développement foetal présentent tous à la naissance des anomalies faciales permettant de prévoir à quelle vitesse ils vont développer la maladie, a indiqué mardi un chercheur américain.Selon le Dr Robert Marion, membre de la faculté de médecine Albert Einstein de New York, ces anomalies sont une petite tête, un front proéminent, un nez écrasé et des yeux protubérents présentant des petites tâches de bleu à l’extérieur de la pupille.Plus elles sont prononcées à la naissance, plus le temps d’incubation est réduit pour le nouveau-né qui développera un SIDA entre six mois et un an, a-t-il ajouté.« Nous pensons que ces découvertes seront très utiles pour prévoir quels sont les enfants qui risquent de développer un SIDA très tôt dans leur vie, particulièrement quand un traitement sera disponible », a estimé le Dr Marion lors du congrès annuel de la Société américaine de la génétique humaine qui se déroule actuellement à Philadelphie (Pensylvanie).Sur les 37 cas de nouveaux-nés porteurs du SIDA que son équipe a observés, les plus marqués physiquement ont contracté le virus lors des premiers mois de la grossesse tandis que chez les autres, la maladie s’est développée beaucoup plus tard, a-t-il précisé.¦ Mieux choisir à la Commission des droits de la personne OTTAWA (PC) — Seules les personnes ayant un expérience reconnue dans le domaine des droits de la personne devraient être nommées au Tribunal et à la Commission canadienne des droits de la perspnne.C’est ce qu’a réclamé hier une coalition réunissant une douzaine de groupes intéressés par la protection des droits de la personne, comme l’Association nationale des femmes et la loi, la Ligue des droits et libertés, le Congrès juif canadien, la coalition des organisations provinciales des handicapés et le Comité d’action national sur le statut de la femme.Cet appel pressant faisait écho à la controverse qui a éclaté ces dernières semaines concernant la nomination au Tribunal des droits de la personne de sympathisants conservateurs.¦ Des non-fumeurs contre la tolérance TORONTO (PC) — Des groupes anti-tabagismo ont accusé hier le ministre ontarien des Relations avec les consommateurs d’être trop tolérant à l’égard des compagnies de tabac.Les porte-parole de l’Association pour les droits des non-fumeurs et de la Société des obstétriciens et des gynécologues du Canada estiment que l’industrie du tabac trompe le public en ne le prévenant pas des dangers du tabac pour les fumeurs, et particulièrement pour les femmes enceintes.Les deux organismes voudraient que les manufacturiers de tabac soient tenus d’inclure cet avertissement dans leur publicité.Selon eux, le ministre Monte Kwinter refuse de prêter l’oreille à leur revendication, en se basant sur une opinion légale qu’il refuse de leur communiquer.En vertu de la loi ontarienne sur les pratiques commerciales, soutiennent ces porte-parole, il est illégal de ne pas divulguer l’information pertinente au sujet d’un produit donné, si le fait d’omettre cette information conduit à de la publicité trompeuse.« En refusant de nous laisser savoir les raisons exactes pour lesquelles il protège le droit des compagnies de tabac à continuer de tromper les consommateurs, M.Kwinter se moque dn principe voulant que la publicité trompeuse soit illégale », affirme Garfield Ma-hood, directeur exécutif de l'Association des non-fumeurs.Mais un ad joint du ministre a indiqué hier que ce dernier avait discuté de la question avec M.Mahood, la semaine dernière, et que la question « relevait clairement de la santé ».de l'étude et secrétaire général du Bureau de coordination.À trois reprises au moins, dont la dernière fois remonte à quelques mois à peine, le gouvernement a comblé les « déficits » ou dépassements accumulés.Tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de relation entre l’activité d’un hôpital et le budget qu’on lui octroie, il y aura inévitablement des dépassements, constate M.Beaudry.On ne fait, pôùrsuit-il, qu’appliquer un cataplasme sur une jambe de bois alors que nous avons la chance d’avoir ici ce qui n’existe pas aux Etats-Unis ou dans d’autres provinces canadiennes, c’est-à-dire deux systèmes qui permettent de retrouver toutes les informations requises pour l’identification du coût d’un épisode de soins.Grâce à l’existence des systèmes d’information relatifs aux données opérationnelles et financières mis en place dans les hôpitaux pour la production du rapport financier et à l’existence de centres d’activités bien définis, il est possible d’obtenir le coût des soins donnés à tout patient ayant séjourné dans un centre hospitalier.En associant ces coûts aux informations contenues dans la banque de données qui contient des informations qualitatives et statistiques relatives à la totalité des hospitalisations des patients dans les centres hospitaliers et extraites des formulaires d’admission-sortie, on peut effectuer des comparaisons entre les établissements et établir des bases objectives de l’allocation budgétaire en tenant compte du volume d’activités, explique M.Beaudry.Malgré les indexations budgétaires faites en fonction de l’évolution du coût de la vie, les budgets sont octroyés aux centres hospitaliers sans une base de comparaison objective connue avec ceux des autres établissements.Dans ce contexte, déclare le directeur du projet, il n’est pas surprenant de constater que certains établissements puissent respecter les limites de leur budget une année et faire face à des dépassements important l’année suivante.Cela se produit tout en conservant une meme qualité de gestion et contrôle interne.« On ne gère pas un centre hospitalier comme une industrie privée, remarque M.Beaudry.Normalement dans un budget, on a un revenu en fonction de se que l’on produit ou de ce que l’on vend.Actuellement, il n’y a aucune relation entre ce que l’hôpital fournit comme services et le budget qui lui est octroyé.» La commission Rochon a accueilli avec intérêt la voie de solution proposée par le Bureau de coordination qui a aussi acheminé son rapport au MSSS ainsi qu’aux conseils régionaux et à l’Association des hôpitaux du Québec.Deux hôpitaux, Sainte-Justine et Saint-Luc, ont collaboré au projet de ¦ faisabilité ».Dans son rapport, le Bureau de coordination propose, dans un deuxième temps, la mise sur pied d’un projet-pilote expérimental dans cinq hôpitaux.L’Association des hôpitaux du Québec a déjà manifesté son intention de collaborer au projet qui a été déposé auprès du Donnons aux plus pauvres du monde Le Tiers-Monde a les yeux tournés vers nous.Pour les affamés, les handicapés, les réfugiés, les vieillards et les plus pauvres du monde, la réalité quotidienne demeure le dénuement, le dur labeur et la souffrance.Prière de remplir ce coupon De plus en plus d’appels au secours parviennent chaque jour à et de le joindre à votre chèque Le Cardinal Léger et ses Oeuvres.Vos dons représentent souvent ou mandat.le seul espoir de soulagement ou de soutien pour ceux et celles qui souffrent ou qui luttent pour vaincre la misère.Faites parvenir vos dons à: H Le Cardinal Léger et ses Oeuvres 130, ave de l’Épée Outremont, Québec H2V 3T2 Une filiale de la Fondation Jules et Paul-Émile Léger Nom Prénom N° Rue Appartement Ville Province Code postal Ci-joint la somme de: Numéro de la carte de crédit ?Nom complet du titulaire ?Chèque ?Mandat-poste Date d'échéance Je désire un reçu pour fins d'impôt ?Oui ?Non Signature % iltAol.7«.mL nos DU GEMI!.HOMME MÊUOC Aih'cU/tnON V£i)OC COnVjLte ‘««WM ______ WO WNl .cFuuumtoa.•W^lSfiin »JM g Comment sauver 1 CINEMA NATHALIE PETROWSKI Au lendemain du rapport Apple-baum-Hébert, c’est-à-dire au plus creux du désespoir qui venait de s’abattre sur l’Office national du film, deux désespérés profonds ont eu une idée de génie.Idée qu'ils n’auraient probablement pas eue en temps normal, dans le comfort de la fonction publique, mais qu’ils ont néanmoins été obligés de concocter pour sauver non seulement leur employeur, mais aussi leur job.Les désespérés profonds s’appellent Giles Walker et David Wilson.Le premier est réalisateur, le second, monteur et « idéateur ».Ils appartiennent à cette race bizarre qu’on nomme les « anglos de Montréal » et qui partagent avec les Français locaux un seul point commun : une haine féroce pour To- ronto.Puisqu’il n’était pas question pour eux de joindre les FLQ ( Fellows who left Québec), il ne leur restait plus qu’à trouver le moyen de continuer à faire des films à Montréal.Un seul critère comptait.Que ça ne coûte pas cher.Leur plan d’action, inspiré du système D, fut baptisé « alternative drama programme » ; il comportait plusieurs promesses, dont celle de réaliser cinq films en trois ans pour le prix d’un seul, c’est-à-dire pour la modeste somme de $ 2,932,000.Cinq films dotés de titres intrigants : The Masculine Mystique, Sitting in Limbo, The Last Straw, In the System et 90 jours pour tomber en amour.Promesses faites, promesses tenues.Trois des cinq films sont terminés.90 jours pour tomber en amour est à l’affiche au cinéma Berri, après avoir remporté un succès sans précédent au Canada anglais.Entièrement tourné avec des ex Quatre Saisons : l’angoisse du nouveau gardien de but RADIO-TELE PAUL CAUCHON Tout le monde avait l’air bien sage, bien gentil et bien humble.Finies les chicanes, les déclarations publiques intempestives.Quatre Saisons avait convoqué les journalistes à déjeuner, hier, pour discuter des projets du nouveau réseau, après la publication, la semaine dernière, du premier sondage BBM d’automne.Entre le roast-beef et un dessert au chocolat passé date, nous n’avons eu droit à aucune révélation spectaculaire.Sinon un seul discours : « Laissez-nous le temps, donnez-nous une chance », expliquait un Guy Fournier presque suppliant, flanqué de Gaston L’Heureux et Chantal Jolis.M.Fournier n’a pas fourni de chiffres sur les émissions de QS, ni divulgué les modifications qu’il entend faire à la programmation.Il a plutôt engagé une bonne firme de relations publiques.Et il garde confiance d’obtenir 11 % de part d’écoute du marché francophone d’ici le printemps, tel qu’il l’avait proposé aux annonceurs (et non « promis », la nuance est de taille).Qu’arrivera-t-il si QS n’obtient pas cette part du marché ?Faudra-t-il rembourser les annonceurs, offrir des espaces publicitaires à rabais ?« On verra », répond-il, laconique.« On ne s’attend pas à être en tête des cotes d’écoute, ajoute Guy Fournier.Nous sommes dans la situation d’une équipe de hockey de l’expansion.Les Nordiques, personne ne croyait qu’ils gagneraient la coupe Stanley la première année.L’histoire de la télévision en Amérique, c’est dix ans.Je suis certain qu’en moins de temps, on arrivera à égalité avec les autres réseaux.» Gaston L’Heureux ajoute qu’il s’agit d’une télévision qui démarre, où il n’existe aucune fidélité (plusieurs personnes n’ont même pas encore trouvé la position 35 sur la rou- lette de leur télé).« Au-delà des chiffres des cotes d’écoute, ajoute Chantal Jolis, ce sont les témoignages des gens que nous rencontrons qui sont le plus importants.» Gaston L’Heureux admet que l’expérience est angoissante.« Je ne m’attendais pas à ce que ça soit facile.Je pense que j’avais la sympathie du public, mais ce n’est pas vrai que le public suit ses vedettes dans un autre poste.Le style de l’émission ne convenait pas à mon caractère, j’ai été malheureux, je commence seulement à me retrouver.» En fait, tout le monde admet que la création d’une nouvelle chaîne de télévision, qui se veut différente et originale, est plus compliquée que prévu.MM.L’Heureux et Fournier donnent un aperçu de ce qu’une télévision vraiment provocatrice pourrait donner, en mentionnant les boîtes parlantes, ces sortes de speaker’s corners placés dans deux centres commerciaux de la région montréalaise, boîtes publiques dans lesquelles n’importe qui peut entrer pour raconter ses états d’âme devant la caméra.Le résultat passe à l’émission de M.L’Heureux, où l’on fait une sélection parmi la quarantaine d’individus qui s’essaient.« C’est une expérience sociologique incroyable, raconte Gaston L’Heureux.Il y a des délires religieux, des obsédés sexuels, des vendeurs de pizzas, des jeunes qui pleurent le divorce de leurs parents.Il faudrait absolument faire quelque chose avec tous ces témoignages.» Dans les mois précédant la mise en ondes de QS, le discours public de Guy Fournier promettait mer et monde, une révolution dans le domaine de la télé, et s’attaquait à la complaisance et au manque d’originalité des autres réseaux.Je lui demande si, avec un tel discours, il n’a pas placé la barre trop haut, s’il n’a pas suscité trop d’attentes dans le public.Le silence se fait autour de la table, Guy Fournier regarde le plafond, et je n’aurai pas ma réponse.Chat eau.i.tûocmiuAGe.s wiuw ttfemwiuttfF «wTfléift Le prix Esso à Lucie Roberge Les prix littéraires du Journal de Montréal vont à Godin, Gagnon et Marchessault JEAN ROYER Photo Office national du film Stefan Wodoslawsky (à gauche) et Sam Grana dans 90 jours pour tomber en amour, de Giles Walker.mière venue.Toute l’originalité du film est dans le ton, cette combustion de dépaysements dramatiques et de maladresses maîtrisées.On ne sait jamais sur quel pied danser, ni s’il s’agit d’histoires vraies ou inventées, d’enquête sociologique ou d’étude anthropologique.Chose certaine, en traitant de la réalité odieuse de deux machos déchus sur un mode léger et comique, Giles Walker réussit à imposer un nouveau style, à la fois personnel et authentiquement « Canadian » par le rythme et le ton.C'est un exploit en soi.Un petit pas pour le cinéma, mais un grand saut pour l’ONF.sEÇÇf je asçwav crm cmmOm oiwoui ¦«jrsswas;* Les prix littéraires du Journal de Montréal, administrés par l’Union des écrivains québécois, étaient décernés, hier, aux écrivains Marcel Godin, Madeleine Gagnon et Jovette Marchessault.Chacun des prix vaut à son lauréat une bourse de $ 1,500.Le prix du roman va à Marcel Godin pour Maude et les fantômes, publié aux éditions de l’Hexagone.Journaliste et conseiller en information, Marcel Godin s’est fait connaître d’abord dans les années 60 avec des recueils de nouvelles et un roman, Ce maudit soleil, publié en 1965 chez Robert Laffont.Il vient de faire paraître un nouveau livre de nouvelles, Après l’Éden, à l’Hexagone.Madeleine Gagnon reçoit le prix de poésie pour son recueil Les Fleurs du catalpa, paru chez VLB.Elle a publié une dizaine de livres d’essais et surtout de poésie, ainsi que des textes dans plusieurs revues littéraires, dont Estuaire, qui vient de lui consacrer un dossier sous le titre « La lettre d’amour».Madeleine Gagnon vient de faire paraître, en coédition aux Écrits des Forges de Trois-Rivières et à La Table rase à Paris, un recueil sous le titre de L’Infante immémoriale.Le prix de théâtre a été décerné à Jovette Marchessault pour Anaîs dans la queue de la comète, paru aux éditions de la Pleine Lune.La pièce avait été créée au Quat’Sous dans une mise en scène de Michèle Magny.Peintre, dramaturge et romancière, Marchessault a déjà reçu le prix France-Québec pour son premier roman, Comme une enfant de la terre, en 1976.Jovette Marchessault.Le jury des prix littéraires du Journal de Montréal, présidé par le rédacteur en chef Yvon Dubois, était composé de deux écrivains, France Théoretet Lucien Fran-coeur, et de deux journalistes, Mi chelle Coudé-Lord et Gilles Cre-vier.D’autre part, l’éditeur Pierre Tisseyre procédait, lui aussi, à la remise de son prix littéraire annuel, soit le prix Esso du Cercle du livre de France, doté d’une bourse de $ 5,000.Parmi les manuscrits reçus, celui de Lucie Roberge, intitulé Le Berceau-Cer cueil, a été retenu par le jury présidé par Roger Lemelin et composé d’Alice Parizeau et Francine Grimaldi, Guy Sylvestre, Laurier LaPierre, Roch Poisson et Jean Pierre Guay.De son roman primé, Lucie Roberge dit : « J'ai mis trois années à l’écrire, plus de temps certainement à le couver dans mon inconscient, en vivant mes sentiments avant toute chose; j’y ai mis mon émerveillemnent et mon angoisse d’être en sursis sur cette planète.» Vin rouge ou vin blanc, vin de château ou de domaine, chaque vin vous mènera de découverte en découverte.Tous ces vins sont vendus exclusivement dans les succursales de la Société des alcools du Québec.Alors si vous voulez que votre “visite” soit complète, passez faire votre choix dès aujourd’hui.Bons vins! Bonne visite! Bon voyage! Voilà de bons vins pour les ptits cousins! n Société des alcools du Québec Tracez-vous un bel itinéraire.Et partez.Votre goût sera votre meilleur guide au cours de ce voyage.Il vous fera déguster neuf vins de qualité supérieure de domaines et châteaux français.Chacun de ces vins sélectionnés est importé de France en vrac et embouteillé par la Société des alcools du Québec.Château de Chazoux D'appellation contrôlée Mâcon-Villages, ce vin blanc est typique du cépage Chardonnay.Un vin à l'arôme de fruit, au goût corsé et nerveux.9,05$ Château de Mirande Ce Mâcon-Villages est un vin à la robe jaune pâle, à l’arôme discret d'ainande.Un vin rond et long en bouche.11,95$ Château Nouguey Vin blanc d’appellation contrôlée Graves.Un vin couleur jaune pâle, à l’arôme de noisette.Corsé et nerveux.8,75$ Serre de Bernon Vin blanc issu du vignoble des Côtes-du-Rhône, à l’arôme frais et épicé.Un vin au goût légèrement fruité.6,95$ Domaine Riot Ce vin blanc d'appellation Côtes-du-Rhône possède une belle couleur jaune pâle et un arôme fruité et épicé, Un vin léger et nerveux.6,95$ Clos du Gentilhomme Un vin d'appellation Médoc dans la classe des crus bourgeois.Un vin rouge à l’arôme fruité, au goût corsé et moelleux.10,55$ Château Fouquet Un vin rouge d'appellation contrôlée Saint-Émilion, Un vin à l’arôme de fruit et d'herbage, puissant et corsé en bouche.11,75$ Gigondas Issu d'un des crus renommés des Côtes-du-Rhône.Un vin rouge vineux, corsé, bien charpenté et à l’arôme épicé.9,35$ Crozes- Hermitage Un vin rouge originaire des côtes ensoleillées de la vallée du Rhône.Son goût est fruité, épicé, souple et moelleux, 8,95$ ONF en 90 jours hibitionnistes, à savoir des hommes et des femmes qui n’ont aucune formation dramatique mais le goût de s'exhiber devant la caméra, avec un budget de $ 540,000, 90jours pour tomber en amour est une riposte ironique au cinéma direct.C’est du cinéma indirect où la maladresse des acteurs, la minceur des dialogues et la banalité de la mise en scène nous font croire à la vraie vie, plate, ordinaire, absurde et mourante de drôlerie.Giles Walker appelle cela du « dramamentaire ».Le scénario de 90 jours.est aussi drôle que singulier.Deux hommes, deux machos ordinaires, vivent en parallèle des histoires d’amour modernes.Le premier attend l’arrivée d’une épousé co- réenne commandée par la poste.Le deuxième rencontre, dans un bar, une femme d’affaires à la recherche de sperme performant.En apparence, les histoires n’ont d'autre lien que l’amitié qui unit les deux hommes.En réalité, les deux histoires se recoupent et posent un regard cynique sur l’effet du féminisme sur le comportement des hommes d’aujourd’hui.Le premier, incapable de se soumettre à la loi d’une plus forte que lui, cherche la docilité et l’exotisme incarnés par la jeune Coréenne douce et fraîchement débarquée.Le deuxième, largué le même jour par sa femme et sa maîtresse, est prêt à tout pour retomber en amour, y compris monnayer son sperme avec la pre- L’homme de Toronto au FFM La nouvelle a surpris tout le monde.Leonard Schein, ex-directeur du Festival of Festivals de Toronto, travaille désormais pour son ancien rival, Serge Losique.Celui-ci vient, en effet, de nommer M.Schein au titre de « programmateur d’événements spéciaux » au FFM.M.Schein ne siégera ni au conseil d’administration ni à la direction de la programmation.Son contrat, renouvelable annuellement, prévoit qu’il s’occupera des rétrospectives et des hommages, en particulier, au cinéma canadien-anglais.M.Schein vient également suppléer pour Herb Margolis, le représentant du FFM à Hollywood, qui n’avait plus le temps de s’occuper du dossier.Rappelons que Leonard Schein a quitté son poste de directeur au Festivals of Festivals après seulement un an.Selon M.Losique, il n’y a jamais eu d’hostilités entre M.Schein et lui.« Le festival de Toronto a toujours menti sur le nombre réel de spectateurs, pour rivaliser avec Montréal.M.Schein était pris dans l’engrenage, comme tous les autres, mais il n'y a jamais eu de conflits entre nous deux.» Quant à M.Schein, il déclare que les films et stars américains iraient désormais à Montréal plutôt qu’à Toronto n P 8 ¦ Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 ARTS ET SPECTACLES La finale nationale aura lieu à Rimouski Recrutement pour « Cégeps en spectacle » ( LE DEVOIR) — Pour une hui- géants de « Cégeps en spectacle » re- produire des spectacles dans le ca-tième édition, qui aura lieu en avril crutent, d’ici le 14 novembre, des dre de ce festival annuel qui se veut 1987 au cégep de Rimouski, les diri- groupes ou candidats désireux de un tremplin pour la relève.Une finale locale aura d’abord lieu dans chacun des cégeps inscrits, d’ici la fin février.Une finale de division aura ensuite lieu en mars dans chacune des divisions administratives du Québec, regroupant les gagnants de chacun des cégeps de la région.Un jury déterminera alors deux ga- gnants par division.Chacun aura une bourse de $ 500 et se rendra à la grande finale nationale de Rimouski, qui aura lieu le 24 avril 1987.Là, deux gagnants seront choisis par jury et recevront chacun une bourse de $1,000.Les cégeps qui désirent s’inscrire peuvent le faire en communiquant avec Réjean Déziel au cégep de Trois-Rivières (819-376-1721), au plus tard le 14 novembre.Quant aux individus qui désirent participer au concours, ils n’ont qu’à s’adresser au service d’animation de leur institution.L INFORMA Ti vl ¦ ¦ ¦ ¦¦¦¦ ¦¦ ¦ ¦¦¦¦¦¦ ¦ _¦ _ ¦ ¦ ¦ | ¦¦¦ ¦¦ ¦ a a a a a a a ¦ ¦ | ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ a ¦¦ ¦ a I a b ¦ ¦ a I | a a a ¦l m _ a | | p aii 4pAA|_|Up a a a a la a A ¦ ¦ ail Va ifc ia a a ¦ a I In a a ¦ a a iK-y ¦¦ ¦ b a b I a a 11H45 à 13H45 avec PIERRE PASCAU J i r.y • Va e a I b hhm Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 ¦ 9 ARTS ET SPECTACLES « Le Locataire » chez Duceppe On achève bien les pièces ROBERT LÉVESQUE Le Locataire, de Joe Orton, traduction de Michel Dumont et Marc Grégoire, mise en scène de Lorraine Pintal, décor de Claude Goyette, costumes de François Laplante.Avec Jean Deschênes (Sloane), Béatrice Picard (Kath), Michel Dumont (Ed) et Jean-Louis Paris (Kemp).Une production de la Compagnie Jean-Duceppe, à la salle Port-Royal jusqu'au 6 décembre.Au théâtre, sur le front commercial, dans une compagnie comme celle de Duceppe où le produit se consomme rapidement, les critères d’approfondissement d’un texte ne CINEMA ASTRE I: (327-5001) — "Allens 2" 7 h, 9 h 25 ASTRE II: — "Les frères pétard" 9 h — “Gang en folle” 7 h 15 ASTRE III: — “Top gun” 7 h 10, 9 h 10 ASTRE IV: — “90 jours pour tomber en amour” 8 h 50— "Dernier survivant” 7 h 10.BERRI I: (288-2115) —“Un sacré bordel” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 BERRI II: — “Thérèse" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI III: “90 jours pour tomber en amour" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 BERRI IV: — “Dernier havre” 1 h, 2 h 45, 4 h 30, 6 h 15, 8 h, 9 h 45 BERRI V: — “Exit" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 BONAVENTURE I: (861-2725)-“Stewardess school” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 BONAVENTURE II: - “My beautiful laun-drette” 1 h 05, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h BROSSARD I: (465-5906) — “Vengeance des fantômes 2” 9 h 30— "Vengeance des fantômes 1 " 7 h 20 BROSSARD II: (465-5906) — "Peggy Sue got married" 7 h, 9 h BROSSARD III: “Antartlca” 7 h 05, 9 h 20 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)- “La mouche" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 1: “A propos d'hier soir" 7 h 05, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 2: "Peggy Sue got married” 7 h 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 3: “90 jours pour tomber en amour" 7 h 10, 9 h 15 sont pas les mêmes cju’ailleurs.La pièce doit d’abord etre efficace, avant d’être significative, et accessible avant d’être complexe.C’est un choix, qui donne au Port-Royal certains spectacles réussis.Or, ce coup-ci, rien ne marche.Le public de Duceppe, pourtant fort disponible, lève le nez sur ce Locataire.La pièce est pourtant courte, claire, l’intrigue est simple, le jeu est grossi, le metteur en scène a choisi la facilité, le superficiel, et on joue ça pratiquement comme au théâtre des Variétés; mais tout coule, corps et biens, dans une production minable, que le public applaudit à peine.Qu’est-il arrivé ?D’abord, un trop-plein de complaisance fait qu’à choi- CARREFOUR LAVAL 4: "Les anges sont pliés en dieux” 7 h 20, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 5: “Un sacré bordel” 7 h 25, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 6: “Le déclin de l'empire américain" 7 h, 9 h 10 CINÉMA CHÂTEAUGUAY I: (698-0141) - "Le déclin de l'empire américain" 7 h 30, 9 h 30 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Allens 2” 8 h.CARTIER-LAVAL: (663-5124) - “Toxic le ravageur 9 h.— “L'enfonceur" 7 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) - "Vengeance des fantômes 2" 9 h 10— “Vengeance des fantômes 1 " 7 h 15 CHAMPLAIN II: — “Brigade des moeurs" 7 h 35, 9 h 35 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— “Monty Python live at the hollywood bowl” 7 h— "Before stonewall" 7 h 15— “de Illusionist” 9 h 15— “Three men and a cradle" 9 h 30 CINÉMA DE PARIS:(875-1882) - “Act of vengeance” 1 h, 3 h, 5 h.CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Calherine est (523-3239)-"Therapy” 1 h, 2 h 30, 4 h, 5 h 30, 7 h, 8h 30,10 h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— “Zone rouge" 18 h 35— "Autour de l'argent” "Le joueur d’échecs” 20 h 35 CINÉPLEXI: (849-4518)-"Karate kld" 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX II: — "Room with a view" 2 h, 4 h 30,.7 h, 9 h 30 CINÉPLEX III: — “Back to school” 1 h 40, 3 sir le plus bas dénominateur commun, on détourne de soi un public pas si bête qu’il pourrait y paraître.A ce niveau, ce spectacle de la Compagnie Jean-Duceppe demeurera comme l’exemple a ne plus envisager, l’erreur à ne pas refaire.Ensuite, un détournement de pièce peut donner quelque chose si le metteur en scène sait où il veut amener le propos de l’auteur, mais, dans ce cas-ci, Lorraine Pintal n’a pas détourné l’avion théâtral de Joe Orton, elle a laissé les commandes sans pilote et c’est un crash fatal qui mène ce spectacle tout droit au sol.Enfin, à cette démagogie du spectacle primaire, à cette trahison d’une pièce qui mérite mieux, s’ajoute une h 40, 5 h 40.7 h 40, 9 h 40 CINÉPLEX IV: - “Thai'» life 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 CINÉPLEX V: - “Stand by me 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX VI: - "A letter to Brezhvev" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 CINÉPLEX VII: - "Forget Mozart" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉPLEX VIII: — “Decline of amerlcan empire" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉPLEX IX: - “About last night” 1 h, 3 h 10, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 45 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870)- "Le» anges sont pilés en dieux" 6 h 15, 9 h 40 — “Mon nom de, code est oie” 7 h 50.CINÉMA MONTRÉAL II: - "3 hommes et un couffin" 9 h 10 — “La foret d’émeraudes" 7h 10 COMPLEXE DESJARDINS l:(26S-3141)- “Etat d’âme” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Les frères pétard" 12 h 05, 1 h 55, 3 h 45, 5 h 35, 7 h 25, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: - “Le diable au corps” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS IV: - "Echo park” 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 45, 7 h 30, 9 h 15 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Bout.Dorchester, Mtl (283-8229)— “La comédie américaine” 19 h.— "Jerry Lewis" "Docteur Jerry et Mister Love" 20 h 30 CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— CRÉMAZIE: (388-4210) - "Le déclin de l'empire américain" 12 h 30, 2 h 30, 5 h, 7 h 30, 9 h 35 DAUPHIN I: (721-6060) - "Rayon vert" 7 h 30, distribution fondamentalement mal choisie.Un « miscast* colossal comme on en voit rarement.Mon collègue de La Presse parlait d’erreur « colossale » dans le cas du premier rôle, celui de Sloane, joué par Jean Deschênes.Il est évident que personne ne semble s’être rendu compte qu’on confiait une trop lourde charge à cet acteur.Desche-nes est une absence, il n’investit rien, il reste en dehors d’une interprétation et ce n’est pas avec lui qu’on apercevra l'ombre de ce personnage ambigu qu’Orton avait glissé comme une lueur sensuelle déstabilisante dans Entertaining Mr Sloane.Mais il n’y a pas que Deschênes à qui on ait rendu un mauvais service.Mme Béatrice Picard, une routière qui a atteint des bonheurs d’interprétation chez Duceppe et ailleurs, gâche un moment important de sa carrière.Ce n’est pas elle qu’il fallait choisir pour ce rôle de nymphomane.Mais, des lors que c’est elle qui avait à défendre le role, il ne fallait pas lui 9 h 30.DAUPHIN il: “la couleur pourpre" 8 h.DORVAL I: (631-8587) — DORVAL II: "Running scared" 7 h 15.9 h 20 DORVAL III: "Trick o! treat” 6 h, 7 h 50 9 h 40 DÉCARIE I: (341-3190)— "Peggy Sue got married” 7 h 20, 9 h 30 DÉCARIE II: — “Clockwise" 7 h, 9 h ÉLYSÉE I: (842-6053) - “37.2 le matin” 7 h, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - “La gitane" 6 h, 7 h 55, 9 h 50 FAIRVIEW I: (697-8095) — "Jumping jack flash' 7 h 20, 9 h 30 FAIRVIEW II: — "crocodile dundee” 7 h 30.9 h 35 GREENFIELD I: (671-6129) - "La mouche" 7 h 15, 9 h 20 GREENFIELD 2: — "Top gun" fr.7 h 15, 9 h 25 GREENFIELD 3: — "Tough guys" 7 h 20, 9 h 20 IMPÉRIAL: (288-7102) - "Allens" 1 h 40, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 JEAN-TALON:(725-7000) - "Toxic le ravageur” 9 h 05— "femme en cage" 7 h 30 KENT l:(489-9707) — “Jumpln Jack flash" 7 h 20, 9 h 30 KENT 11: “Running scared” 7 h 15, 9 h 20 LE LAURIER: 5117 ave Ou Parc (495-4231 )— “She’s gotta have It” 7 h 30, 9 h 30 L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) — "Otello” 7 h — “Fool for love" 7 h 15— "AnneTrls-ter" 9 h 15— “Gamin" 9 h 30 LAVAL l:(688-7776) — “La mouche” 7 h 15, 9 h 20 LAVAL II:— "Top gun" 7 h 15, 9 h 25 LAVAL III: — "Trick of treat” 6 h, 7 h 50, 9 h 40 LAVAL IV:- "La gitane' 6 h, 7 h 55, 9 h 50 LAVAL V:— "Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 SUR SCENE L’AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs, de 22h.à 02h.30— Tous les lundis et mardis de nov.Jim Zeller en spectacle— The Three Dudes, avec Slim Williams, Eric Robert et Harold Fisher, du groupe Tchukon, du 5 au 9 nov.22h.à 02h.30 ASA 86:1245 St-Urbain, Montréal (878-3494)- Dans le cadre de l'exposition Asa 86,.Instamusiques » série de concerts qui propose une recherche sur la multiplicité et les coïncidences sonores— du compositeur Pierre Dostie, du 2 oct.au 14 nov.du mer.auven.12h.30 ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: Montréal-Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, le 6 nov.de 12h.à 13h.30 BAR 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-00071- Tous le-lundis soirs Jam Session à 22h.— Mardis Jam Ses- sion avec Dave Ayton Quartet à 22h.— Mercredi, Trio Mike Gauthier, à 22h.— Quintet de Bill Coon, 6 au 8 nov — Ron Di Laulo, Dave Turner, Sextet, 9 au 12 nov.BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence; dim.et lun.19h.à 24h„ mar.20h.à01h„ mer.auven.17h.à22h.— Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer.au sam.à compter de 22h.— Invitée spéciale: Vivian Dean, chanteuse, les 6-7-8 nov.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Tous les dimanches soirs, du 12 oct.au 14 déc.concours « La relève du jazz Lowenbrau .à 20h,45— Tous les lundis soirs, ateliers de jazz coordonnés par Bernard Primeau, à la batterie— Deblusion, saxo et trompette.du 4 au 7 nov.TELEVISION a C B FT 12.00 Première édition 12.15 Aujourd’hui en France 12.30 Les belles histoires des pays d'en haut 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma • Mademoiselle et son bébé ¦ amér.40 avec Ginger Rogers et David Niven 16.00 Félix et ciboulette 16.30 Traboulidon 17.00 Le vagabond 17.30 Carte d’identité 18.00 Montréal ce soir 19.00 Manon 19.30 Les Grands Films ¦ Bill.amér.81 avec Mickey Rooney et Dennis Quaid 21.30 Ici Radio-Canada: l'information 70 22.00 Le téléjournal 22.26 Le Point 23.00 La météo 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Cinéma » Les maîtres sonneurs • fr.79 avec Patrick Raynal, Sabine Haudepin et Jean-Michel Dupuis CD C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz ¦ Service des urgences > amér.76 avec Tony Musante.Harold Gould et Scott Hylands 14.30 À coeur ouvert 15.00 La petite maison dans la prairie 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 18.30 La belle vie 19.00 Punkie 19.30 Arnold et Willie 20.00 Clair de lune 21.00 Contexte 22.00 Ad Lib 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les Sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de fin de soirée « Le canardeur » amér 74 avec Clint Eastwood.Jeff Bridges et George Kennedy (B RADIO-QUÉBEC 15.30 L'odyssée sous-marine de l’équipe Cousteau: la nuit des calmars 16.30 Les vivres du Québec 17.00 La période de questions 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice 19.28 Tirage « La Quotidienne • 19.30 Nord-sud 20.00 Rencontre avec des gens remarquables: ces hommes qui ont lait le cinéma, Alfred Hitchcock 21.00 Téléfilm « Le Tartuffe ¦ fr.84 avec Gérard Depardieu, Elizabeth Depardieu et François Périer 23.30 23.36 Les groupes parlementaires Téléservice TVFQ 13.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.30 Droit de réponse: l’esprit de contradiction 15.20 Le nouveau théâtre de bouvard 15.35 Radio-France Internationale 16.00 C’est encore mieux l'après-midi 17.30 Le journal 18.00 Télé-série .Catherine > avec Claudine Ancelot, Pierre-Marie Escourrou et Pascale Petit 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd'hui la vie 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 Droit de réponse: l'esprit de contradiction 22.20 Le nouveau théâtre de bouvard 22.35 Cocoricocoboy 22.50 Le journal 23.20 Radio-France-Internatio- nale EQ QUATRE SAISONS (câble 5) 14.30 De toute beauté 15.00 La vallée des peupliers 15.30 She-ra princesse du pouvoir 15.55 Le petit journal 16.00 Le monde de Martin 16.30 Fan club 17.00 Action, réaction 17.30 Le grand journal 18.00 L’heureux retour 19.00 Pop Corn 19.05 Premières 19.30 M.A.S.H.20.00 Hollywood, hollywood, cinéma * Pieds nus dans le parc > amér.67 avec Jane Fonda, Robert Redford et Charles Boyer 22.00 22.30 23.15 23.25 Le grand journal Jolis à croquer Le cahier des sports Mission impossible O C B M T 12.00 Midday 13.00 All my children 14.00 Trapper John m.d.15.00 Matt and Jenny 15.30 The Muppet show 16.00 Facts ol lite 16.30 What's new 17.00 Video Hits 17.30 Three's Company 18.00 Newswatch 8 Sports News 19.00 A fine science 19.30 The Ellen Burstyn show 20.00 The american century 21.00 Gzowski 21.30 The way we are 22.00 National News 23.00 Newswatch 23.30 Maude 24.00 CBC Late Night 09 CFCF 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another world 15.00 General Hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a Break with Matthew Cope 16.35 The price is right 17.30 Family ties 18.00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight 19.30 The Campbells 20.00 The Cosby show 20.30 Family ties 21.00 Cheers 21.30 Night court 22.00 Night heat 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Cinema 12 t Somebody killed her husband » 1979 avec Farrah Fawcett, Jeff Bridges et John Wood 02.00 Second Feature • Shamus > 1973 avec Burl Reynolds, Dyan Cannon et John Ryan 04.00 The golden years of television 05.00 Hart to hart 05.50 PK's video gold LES FILMS DU CRÉPUSCULE INTERNATIONAL présente LIBÉRATION lors de la sortie du film au Festival de Cannes 1986: .une manière de chef-d'oeuvre à la française mm TEMP Mm ©B/fGIlES EN IF IN IDE J]©ÜENEI Un film de Gérard FROT-COUTAZ OUTKMONT 1248, rue Bernard ouest dès le 4 novembre BISTRO D’AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Mtl (842-2808)— La Boite à Lily: Marie-Perle Quintin au piano, tous les soirs de la semaine à compter de 18h — Cassonade, 6 au 9 nov.CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Montréal (843-8620)— Tous les mardis et jeudis, Sonia Del Rio présente son nouveau spectacle de flamenco « De la belle Otero à Carmen » sur des oeuvres de Purcel, Lopez, Jimenez et Bizet, à 21 h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)— « Tête-à-tête < de Ralph Burdman, traduction et m.en s.Jean-Louis Roux, du 5 nov.au 20 déc.mar.au sam 20h.CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Straight Ahead, les 7-8 nov.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence, jeu.au sam.à compter de 17h.CENTRE DU MOUVEMENT CRÉATIF: 878 rue Querbes, Outremont (277-8320)— Le Théâtre de la Nouvelle Lune présente « L'enfant mort sur le trottoir » de G.Foissy et « Concert à la carte » de F.X.Kroetz, dans une m.en s.d’Odette Guimond, du 8 au 23 nov.du jeu.au dim.20h.30 CLUB BALLATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h à 03h.— Foday Musa Suso, folklore africain, le 6 nov.à 22h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)— Tous les soirs l’Ensemble Elder Léger, à 17h.30 ESPACE EXILIO: 2050 Dandurand, ste 212.Montréal (270-8664)— « Off Off Off ou sur le toit de Pablo Neruda .performance latino-américaine multi-media écrite et mise en action par Alberto Kurapel, jusqu'au 29 nov.les ven et sam.20h,30 ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521 -4191)— Charles Mathieu Danse présente « Citadelle » chorégraphie de Charles-Mathieu Brunelle, sur une partition originale de Wolff Tycoon, du 30 oct.au 12 nov.à20h,30 GO, THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381 )— Le Théâtre Parminou présente * Ça crève les yeux, ça crève le coeur » regard intérieur sur la pornographie, du 29 oct.au 16 nov.du mer, au dim.20h.30 LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Bar Tour de Ville: Le Quatuor de Pam Henry, du 30 sept, au 4 janvier, du mar.au dim.de 21 h.à 02h.— Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven.17h.à 01 h., le sam, de 20h.à 01 h.HOTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h, à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 avec Philippe Noi-reaut, du lun.au ven.— Le Trio de Dave Clark, jazz et contemporain, du mer.au sam.de 21h.à 01h.LA CROISETTE: 1201 o Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h à 23h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— « Bilico * de Marco Micone, m.en s.Daniel Valcourt, à compter du 7 nov.du mar.au dim.20h.30 L'ENTRACTE: 74 Principale, Granby (378-8646)— Tous les mercredis, jazz live, entrée libre à 22h.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume, harpiste, du lun.au dim.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure, 1 Place Bona-venture, Montréal (878-2332)— The Flamingos, du 28 oct.au 8 nov., mar.au jeu.21h.30 et 23h,30, ven.et sam.22h.30 et 24h.L’ESKABEL: 1237 Sanguinet, Montréal (849-7164)— « Rien à voir » de Bernard Andres, mise en espace de Jacques Crête, du 14 oct.au 15 nov.du mar.au sam.20h.L'IMPROMPTU: 1201 0 Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam.de 21h.à 02h.MAISON DE LA CULTURE MARIE UGUAY: 6052 Boul.Monk, Montréal (872-2044)— Présentation des films Zea-Kaspar, L’Affaire Brunswick, et Amuse-Gueule, le 6 nov.à 19h.NOUVELLE SALLE DE THÉÂTRE: Centre-ville, Montréal— Ouverture prochaine d’une salle de théâtre (75 places), près métro Berri, les artistes et comédiens intéressés à réserver un espace, et à se produire sur scène, téléphoner au 678-1209 OPTICA: 3981 St-Laurent ste 501, Montréal (287-1574)— « Luminous sites * projection du calatogue video et conférence de Daina Augaitis et Karen Henry, le 6 nov.15h.et 19h.30, les 7-8 nov.15h.PLANETARIUM DOW: 1000 St-Jacques, Montréal (872-4530)— « Un regard neuf sur l'univers » jusqu'au 30 nov.Spectacles français: mar.et mer.13h.30, jeu.et ven.13h.30 et 20h.30, sam.14h.15, 16h,30,20h.30, dim.13h„ 15h.30,16h.30 et 20h.30— Spectacles anglais: mar.et mer.12h,30, jeu.et ven.12h,30,19h.30, sam.13h., 15h.30,19h,30, dim.14h.15 et 19h.30— * Le ciel ce soir.tous les lundis, spectacle français, 20h,30, spectacle anglais 19h.30 RESTAURANT LA FORGE: 8375 Christophe-Colomb, Montréal (727-3729)— Soupers-dansant avec Jean-Marc Tardif, pianiste chanteur, du jeu.au dim.de 19h.à 24h.RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal (288-5508)— Alexander Kornik, violoniste tzigane, les jeu.ven.sam.de 19h.30 à 23h.SALLE CLAUDE CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— Jazzjnternational avec Makoto LE DEVOIR CAHIER SPÉCIAL Salon du livre de Montréal 1986 Ce cahier spécial du Devoir aura pour thème ÉCRAN, un jeu littéraire à partir du mot «ÉCRAN».Les écrivains invités sont: — Suzanne Jacob — Jean Royer — Gilles Archambault — Marco Micone — Dany Laferrière — Marie-Josée Thériault — Yollande Villemaire — Émile Olivier Et plusieurs autres.Et plus: entrevues et reportages sur les activités du Salon du Livre de Montréal de 1986.Ce media publicitaire représente un véhicule de choix pour les intervenants du secteur.Date de tombée-publicité: 7 novembre 1986 Contactez Jacqueline Avril au (514) 842-9645 Date de parution: 15 novembre 1986 Commandez vos copies supplémentaires au (514) 844-3361 LE DEVOIR ESSENTIEL! demander de jouer ça comme au vaudeville, où c’est plus la débilité qu’elle inspire que le drame d'une femme sexuellement insatiable.Mme Picard devra mettre une croix noire sur cette aventure dans la-uelle, lors de la scène de séduction u premier acte, elle grave en nos mémoires une image qu'on ne voudrait pas retenir d’elle.Michel Dumont, qui traverse la pièce avec l’air de dire qu’il est le meilleur, joue comme s’il venait de visionner les films de Michel Bouquet : geste sec, port froid, mais sans le génie de cet acteur français dont la façon d’amplifier le jeu, voix et ton, s’accompagne d'une formidable intuition, d’un génie, que Michel Dumont, qui ne joue qu’en extérieur et sans inspiration, n’a pas atteints.La pièce, dans tout ça, est trahie.Pintal n’a pas su y mettre une once d’humanité.Orton, en 1964, avait signé une comédie noire qui décapait les comportements bourgeois autour du fabuleux défi que représente le désir sexuel dans le conformisme social, mais Lorraine Pintal en a fait une débile proposition de farce qui ne fonctionne pas, un carrousel incontrôlé de tics et de faux pas, sans aucune subtilité.Un échec lamentable.Un cadeau aux Inuit QUÉBEC (PC) — Les Inuit auront bientôt leur propre dictionnaire.L’État vient, en effet, de débloquer $ 35,000 pour compléter la rédaction d'un dictionnaire de 25,000 mots en muktitut.« On vise la protection de la culture des Inuit et c’est pourquoi on a accordé la subvention », a dit M.Savoie.Le dictionnaire a été préparé par l’Institut de la langue inuit de Po-vungnituk.LAVAL-ODÉON l:(687-5207)— "Antartlca” 7 h 15, 9 h 20 LAVAL-ODÉON II:— “Vengeance des fantômes 2” 9 h 25— "vengeance des fan-tomes 1” 7 h 30 LOEW'S l:(861 -7437) - "Color of money” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 LOEW’S II:— “Tough guys" 1 h 20, 3 h 20.5 h 20, 7 h 20, 9 h 20 LOEW’S III:— "The name of the rose” 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 LOEW'S IV:— “Around midnight" 12 h.2 h 25, 4 h 50, 7 h 15, 9 h 40 LOEW'S V:— “Running scared" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 15, 9 h 20 LE MILIEU: (277-5789)— "Pervola: tracks In the snow" 7 h 30, 9 h 30 OUIMETOSCOPE:(525-8600) - "Ni|lnsky" 7 h, 9 h 30— "Nosferatu, fantôme de la nuit’ 7 h 15, 9 h 15 OUTREMONT:(277-4145)— “Desert bloom” 7 h 15— “Beau temps mais orageux en fin de journée" 9 h 30 PALACE l:(866-6991) — “Top gun" 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE II:— “crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PALACE III:- “Trick of treat" 12 h 30, 2 h 20, 4 h 10, 6 h, 7 h 50, 9 h 40 PALACE IV:— “True story” 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 PALACE V:- "The fly” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PALACE VI:— "Jumpln Jack flash" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20.9 h 30 PARADIS I: — "Le déclin de l'empire américain" 7 h, 9 h.PARADIS II:— “Toxic le ravageur” 8 h 45— “L’enfonceur" 7 h 15 PARADIS III:- “Antartlca" 7 h 10, 9 h 10 CINÉMA PARALLÈLE: (843-60011- Ozone, pianiste, ef Gildas Bocle, bassiste, le 6 nov à 21h.SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)— Yves Duteil, * La langue de chez nous » les 7-8 nov à 20h.SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— Récital de graduation, Louise Alepin, piano, Sylvain Lachance, violoncelle, le 6 nov.à 20h.SPECTRUM DE MONTRÉAL: 318 ouest Ste-Ca-therine, Montréal— .Labelle, Job de Fou • 7-8 nov à 20h.30 STATION 10: 2071 ouest Ste-Catherine, Montréal— Fainting in Coils, le 6 nov.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— « The Caucasian chalk circle » de Bertolt Brecht, du 4 nov.au 21 déc.THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— ¦ Anne of Green Gables» comédie musicale les 6-7 nov.20h„ 8 nov.14h.et20h.THÉÂTRE DENISE PELLETIER: 4353 est Ste-Catherine, Montréal (253-8974)— « La mégère apprivoisée » de Shakespearedu 24 oct.au 29 nov.les ven.et sam.à 20h.31 THÉÂTRE PORT.ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean uceppe présente « Le locataire » de Joe Orton, m.en s.Lorraine Pintal, à compter du 29 oct., mar.au ven.20h., sam.17h.et 21h.THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100 est ave des Pins, Montrée' '845-7277)— « Les filles du 5-10-15 » dans une ni.en s.de Lorraine Pintal, à compter du 11 nov.du mar.au ven.20h.30, le sam.19h.et 22h.UNIVERSITÉ CONCORDIA: F C Smith Audito rium, 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— Ensembles d'étudiants, élèves de Dennis Christiansen et Simon Stone, le 6 nov.20h.30 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d’Indy, Montréal— Salle B-484: Concert des étudiants-compositeurs de musique électroacoustique, le 6 nov.à 20h.LE GRAND THÉÂTRE DE QUÉBEC: Québec-Salle Octave-Crémazie: Le Théâtre du Trident présente « L’éducation de Rita » de Willy Russell, m.en s.Jean-Jacqui Boutet, du 4 au 29 nov.du mar.au sam, à 20h.IMPLANTHÉATRE: 939 de Salaberry, Québec (529-2183)— Le Groupe Sanguin, groupe humoristique, du 4 au 15 nov., du mar.au sam.20h.30 THÉÂTRE LE PIGEONNIER: 138 Wellington nord, Sherbrooke (564-2060)—.Les célébrations • de Michel Garneau, une production du Théâtre du Sang Neuf, du 5 au 22 nov.LA CASERNE DU MARCHÉ: 179 rue Clarence.Ottawa (749-3631)— Le Théâtre d'la Corvée présente ¦ Bienvenue aux dames, ladies welcome ¦ de Jean-Raymond Marcoux, m.en s.Pierre Collin, du 21 oct.au 8 nov.du mar.au sam.à 20h.30.PARISIEN l:(866-3856) - "Jean de Florette" 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40.7 h, 9 h'20 PARISIEN II:— "Tenue de soirée’’ 12 h 45, 2 h 30, 4 h 15, 6 h.7 h 45, 9 h 30 PARISIEN III:- "La 7e cible" 1 h, 3 h 05.5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 PARISIEN IV:— “SI tu as besoin de rien fais mol signe” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PARISIEN V:- “Top gun" 12 h 45.2 h 55.5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - “Le déclin de l'empire américain" 7 h 30, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL II:- "Un sacré bordel” 7 h, 9 h.PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - "Clockwise" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.PLACE ALEXIS NIHON II:- "Down by law" 1 h 10, 3 h 15, 5 h 20, 7 h 30, 9 h 30 PLACE ALEXIS NIHON III:- "Deadly friend" 1 h 20, 3 h 20, 5 h 20, 7 h 15, 9 h 15.PLACE DU CANADA:(861-4595) - "Peggy Sue got married 7 h 15, 9 h 20 PLACE DU PARC I: 844-9470)-“Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 PLACE DU PARC II: "Color of money” 7 h 30, 9 h 45 PLACE DU PARC III: “Children of a lesser god" 7 h 15, 9 h 30.SAINT-DENIS ll:(845-3222)-"Antartlca" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h, 9 h 10 SAINT-DENIS III:— "Moment de vérité 2" 12 h 20, 4 h 55, 9 h 30— "Moment de vérité 1" 2 h 45, 7 h 20 VERSAILLES l:(353-7880) - “Le clochard de B.H.” 7 h 20, 9 h 20 VERSAILLES 11:- “Top gun" 7 h 15, 9 h 25 VERSAILLES III:- Fermé L’ERMITAGE:(388-5577) — "Un homme et une femme, 20 ans dé|à" 8 h LE/THE CINEMA:(931 -2477) - "Children of a lesser god" 7 h 15, 9 h 30 YORK:(937-8978) - "Blue velvet" 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40.produit par ROCK DEMERS avec MAHÉE PAIEMENT • RAYMOND LEGAULT • HARRY MARCIANO FRANCE ARBOUR et ANDRÉÊ PELLETIER dans le rôle de Bérénice CKAC973 SI 0(SIS STI CATHimwe 2M 2115 ST DENIS C9EMUIE 386 4710 CARREFOUR LAVAL JEAN-TALON 16» LONGUEUIL 7330 AUT DES LAUNENTIOES USB 36M ?SUES A L'EST OE PIE IX 775 7000 PLACE LONGUEUIL 879 7461 PARADIS MASKA I ST JEROME .- - àJotatN B7I5 RUE HOCHEL AC1A 354 3110 ST HYACINTHE 774 7370 CARREFOUR OU NORD 438 5944 Boite A Hlm» St-Jssn Oncle célibataire et endurci cherche bonne famille pour petite nièce explosive! ROCK DEMERS ntpsente CONTES POUR TOUS n 3 flTiH'1™ un film de ANDRÉ MELANÇ0N 10 M Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Rédacteur en chef: Rédacteurs en chef adjoints: Benoit Lauzière Paul-André Comeau Jean Francoeur, Albert Juneau Directeur de l'information: Directeur des Jacques Chabot services administratifs: Michel Paradis LA VICTOIRE DÉMOCRATE ON NE peut sous-estimer la victoire remportée hier par le parti démocrate américain lors des élections biannuelles du Sénat.En obtenant la majorité à cette assemblée, les démocrates exerceront désormais une plus grande influence dans la définition des politiques, bien qu’ils devront composer avec un Président jouissant d’un important droit de veto.Il serait prématuré de conclure toutefois que le recul des Républicains annonce la fin de l’ère Reagan et du néo-conservatisme.Rien n’est moins acquis.Pour tirer profit du revirement de mardi et sortir vainqueurs du scrutin présidentiel de 1988, lés démocrates devront présenter un candidat fort et un programme qui répond aux attentes de leurs clientèles.Or, le parti est toujours à la recherche de têtes d’affiche et d’une plate-forme électorale crédible.Paradoxalement, l’élection fut largement dominée par des thèmes régionaux et locaux.Les grands enjeux nationaux ne manquaient pourtant pas (difficultés budgétaires, l’imposant déficit commercial, les problèmes de défense.).Mais ils ont été repoussés à l’arrière-plan au profit généralement de préoccupations économiques — comme le déclin de l’agriculture dans le Midwest et le ralentissement de l’industrie du textile en Calorine du Nord — et aussi, bien sûr, des simples luttes entre les candidats.Ce sont les Démocrates qui auront finalement profité le plus de cette orientation de la campagne électorale.Leur victoire dans les régions les plus durement touchées par les politiques économiques de l’administration Reagan témoigne d’un mécontentement certain dont les Républicains devront, dans l’avenir, prendre en sérieuse considération.Le Parti démocrate a de plus renforcé sa domination — qu’il exerce depuis maintenant 32 ans — à la Chambre des représentants en augmentant sa majorité de cinq sièges, selon les derniers résultats provisoires.En revanche, les Républicains se sont imposés dans l’élection aux postes de gouverneurs.Ils ont réussi à renverser la majorité — 36 contre 14 — que détenaient les Démocrates.Mais, dans la conjoncture actuelle, cette victoire ressemble plus à une consolation.Maintenant maître du Sénat, les Démocrates tenteront d’infléchir certaines des politiques de l’administration Reagan.Il y aura certes des conflits entre le Président républicain et le Congrès à majorité démocrate.Mais cette cohabitation est courante dans le système politique américain et les parlementaires ont appris à s’en accomoder.Bien que les grands projets de M.Reagan aient déjà été mis en route, il faut s’attendre à ce que les Démocrates opposent une résistance particulière à quatre chapitres : les compressions bud- gétaires, la politique de défense (y compris le programme IDS), l’aide aux contras et le protectionnisme.Sur ce dernier point, la victoire démocrate peut avoir des incidences majeures sur les relations commerciales canado-américaines.Moins ouvert à la libéralisation des échanges et pressé par un électorat qui vient de lui accorder sa confiance, le Parti démocrate continuera vraisemblablement à exiger l’intensification des mesures protectionnistes vis-à-vis le Canada.Au cours des deux prochaines années, jusqu’au scrutin présidentiel de 1988, les parlementaires américains seront fortement incités par leur électorat à porter secours aux industries en difficultés, qui supportent mal la concurrence étrangère.Le contexte est donc tout à fait défavorable à la conclusion d’un accord global sur le libre échange.Par ailleurs, les négociations en cours n’en restent pas moins essentielles et nécessaires dans la mesure où elles permettront d’éviter un affrontement systématique, un engrenage dangereux, tristement illustré récemment à propos de l’exportation des bardeaux de cèdre et du bois d’oeuvre.Optimistes, les ténors du Parti démocrate n’ont pas hésité mardi soir à prédire la fin de l’ère Reagan : « Si jamais il y eut une révolution Reagan, c’est fini », claironnait Tip O’Neill, le président sortant de la Chambre des représentants.Les Démocrates devraient se rappeler qu’ils ont eux-mêmes préparé la voie du néo-conservatisme qui a inspire la politique du président Reagan.À titre d’exemple, c’est bien sous l’administration Carter que fut amorcée la déréglementation dans les secteurs des transports et des télécommunications.Et c’est durant la dernière année du gouvernement démocrate (1979-80) que commença l’augmentation sensible des dépenses militaires que les Républicains s’appliquèrent sans difficulté à poursuivre par la suite.Le néo-conservatisme américain a précédé l’élection du président Reagan en 1980.Et tout semble indiquer qu’il lui survivra.Au-delà des tendances individualistes qui continuent à prédominer, c’est la situation budgétaire du pays qui constitue le principal frein au retour des grands courants sociaux des années soixante.Et il faudra encore plusieurs années avant que le déficit ne soit ramené à un niveau qui donne une nouvelle marge de manoeuvre à l’Etat.D’ici-là, ce dont les démocrates ont le plus urgent besoin, c’est d’un chef transcendant et d’un programme attrayant.Ils ont encore une longue route à parcourir.— ALBERT JUNEAU Les « précautions » à prendre LE DROIT de former une chorale s’implique pas, normalement, celui d’obliger quiconque à assister au concert.Mais il en va tout autrement dans les rapports collectifs du travail.Ainsi l’a voulu le législateur.Pour mettre un terme à des luttes d’une extrême violence, les gouvernements ont jugé nécessaire non seulement d’encadrer et de protéger la volonté des travailleurs de former un syndicat, mais également d’imposer à l’employeur l’obligation de négocier de bonne foi avec l’association ainsi reconnue.Le système, en place depuis près d’un demi-siècle, n’est pas sans défaut.Formaliste, contentieux, procédurier, il se prête à des excès de juridisme.Les observateurs étrangers sont parfois étonnés du nombre d’étapes qu’un groupe de travailleurs doit franchir avant de signer une convention collective.On peut imaginer d’autres régimes, calqués par exemple sur les modèles européens.Les syndicats ne seraient pas les derniers à les récuser.Les employeurs ont dû s’y résigner.Mais il y a des poches de résistance.Des entreprises tentent encore, avec des moyens plus ou moins grossiers, d’échapper aux obligations que la loi leur fera si un syndicat parvient à s’implanter chez elles.Paradoxalement, l’arme la plus efficace entre les mains des récalci- trants est la loi elle-même, ses règlements, son processus administratif.La résistance s’appuie sur l’expertise de firmes de consultants qui, profitant du formalisme du système, élaborent des stratégies d’obstruction.L’objectif est clair : dissuader, entraver, intimider, décourager.Le cas de M.Raymond Malenfant offre tous les symptômes d’un tel antisyndicalisme viscéral.À titre de nouveau propriétaire du centre de ski du mont Grand-Fonds, il conteste l’accréditation syndicale émise au nom des salariés.Il en a le droit.Ses avocats allèguent que l’ancien employeur n’avait pas d’existence légale, que l’accréditation émise serait donc « irrégulière et nulle ».Fort bien.Il appartiendra au commissaire du travail, qui entendra à la cause le 18 novembre prochain, d’en décider.Même s’il devait débouter les salariés de Grand-Fonds, ces derniers pourraient revenir à la charge et obtenir une nouvelle accréditation.La vraie question est celle de savoir si la contestation déposée par M.Malenfant n’est que le début d’une guérilla juridique visant à casser le syndicat en place.Il est trop tôt pour en juger de façon certaine, mais il existe de graves présomptions en ce sens.À la lumière des événements du manoir Richelieu et du centre de ski Grand-Fonds, deux interrogations : 1) Les récentes transactions avec M.Malenfant offrent un cas de dislocation entre l’économique et le social.Le gouvernement, lorsqu’il transige, ne devra-t-il pas à l’avenir être plus attentif à la dimension des relations du travail ?Sans aller jusqu’à exiger l’« étiquettre syndicale » (ce qui serait se substituer à la volonté des travailleurs eux-mêmes), ne faudrait-il pas aller jusqu’à écarter écarter un « partenaire » dont le comportement présente des risques « déraisonnables »?Il y va du maintien du climat social qui était une des priorités du Parti libéral du.Québec lors de la dernière campagne électorale.2) Au nom de ce même climat social, indispensable à la réalisation d’un objectif de croissance économique, ne doit-on pas également s’interroger sur la consigne du silence observée dans cette affaire pour tous les porte-parole des dirigeants d’entreprises ?On peut expliquer ce silence par le désir de ne pas jeter de l’huile sur le feu ou par la conviction que toute intervention risquait de ne pas être entendue ou d’être mal comprise dans la passion des dernières semaines.Mais les associations patronales ne devraient-elles pas se démarquer plus nettement de la pratique qui consiste à se servir de la loi pour mieux échapper aux obligations qu’elle comporte ?— JEAN FRANCOEUR Paul Legendre, homme de coeur TEMOIGNAGE PAUL-ANDRÉ COMEAU IL EST DES départs définitifs que le silence et une certaine pudeur dérobent à l’attention générale.Paul Legendre est décédé, il y a plus d’un mois, et il a fallu l’intervention d’Ambroise Lafortune pour alerter, pour atterrer tout un monde qui avait bénéficié des dons et des qualités de l’un des plus authentiques artisans radiophoniques au pays.Comme tant d’autres collégiens de la fin des années 50, je conserve un souvenir ému de « Chez Miville », cette heure quotidienne dont la fantaisie et l’humour nous raccordaient avec un monde dont nous étions littéralement coupés.C’est beaucoup plus tard que j’ai eu la chance de découvrir et de pratiquer Paul Legendre.À peine remis d'une grave intervention chirurgicale, il était nommé au bureau de Radio-Canada, à Paris.Je me rappelle avec émotion d’une tournée dans les Ardennes belges.Nous avions imaginé une émission de Noël avec les survivants de l’offensive des Ardennes, à la fin de 1944.Nos témoignages s’accumulaient, l’émission prenait forme sans grande difficulté.Cet homme de radio en avait vu d’autres.À la faveur des interviews, les uestions fondamentales sur le sens e Inexistence, sur les pulsions et les instincts de l’homme nous ont rapidement plongés dans un climat où les confidences deviennent graves et sereines, tout à la fois.Peu à peu, la rayonnante bonté de Paul Legendre s’éclairait par les convictions de cet homme habité par une foi simple et profonde.On était loin des banals propos de tournage.Je n’ai peut-être pas réalisé à ce moment la signification et l’importance de ce dialogue.De retour au pays, Paul Legendre a renoué avec cette radio dont il avait, au temps de ses études avec le père Georges-Henri Lévesque, esquissé une interprétation stimulante en ce qui concerne l’impact et la dimension sociale.Il élargit alors sa compréhension de la francophonie et visite familles et groupes de néo-canadiens qui « deviennent des nôtres ».Avant bien d’autres, Paul le-gendre avait deviné l’importance de l’apport de ces nouveaux venus à la collectivité québécoise aux prises avec une dénatalité inquiétante.Dans le calme de sa retraite, il a renoué avec la poésie.Ses amis ont reçu, l’hiver, dernier, le recueil, véritable testament, où il a redit sa confiance et sa foi, malgré le poids des ans, malgré la souffrance.J’ai sous .les yeux Ta dernière strophe du dernier poème de ce recueil qu’un édi- teur devrait publier: Lorsque le moindre effort devient une corvée Quand le coeur estropié, fragile et affaibli Met du désordre même au milieu des idées Et que même cerveau n'est plus un sûr abri Alors le peu qui reste en pensée consciente s'élève lentement vers un monde inconnu qui depuis longtemps nous questionne et nous hante Et si on est croyant, on ne part pas vaincu.Pas de détresse dans ce dernier aveu.Tout au contraire, on songe presque spontanément aux premiers vers, rythmés par la musique de Roger Lesourd, ou Paul Legendre avait résumé et proposé à des milliers d'auditeurs sa philosophie quotidienne.Vous vous souvenez de cet air ?Chez Miville, éclate la gaieté au p'tit matin En rimettes, en chansons, jeux de mots et railleries, On s’amuse aux dépens des échos quotidiens.Le testamentde Paul Legendre est avant tout sérénité.’«USK i3W.$ Je m’habitue, tu t’habitues.VAGABONDAGES ALBERT BRIE « UN ÊTRE qui s’habitue à tout, voilà, je pense, la meilleure définition qu’on puisse donner de l’homme.» L’observation est de Dostoïevski.Elle va loin, très loin, quand on la retourne dans sa tête.L’auteur de Souvenirs de la maison des morts a été placé dans la situation de vérifier cet instinct formidable d’adaptation qui est une caractéristique de Y homo sapiens.Arrêté sous le régime tsariste pour agitation démocratique (Voyez-vous ça ! ), condamné à être fusillé, il fut gracié à la toute dernière seconde (sic) et expédié dans un bagne de Sibérie.Il y séjourna quatre ans et, en prime, contracta l’épilepsie.Une résolution invincible de survivre lui permit de traverser victorieusement ces épreuves.Oublions le cas du génial romancier russe pour ne retenir que sa conclusion : meilleure définition de l’homme « un être qui s’habitue à tout ».C’est donc qu’une seconde nature habite l’homme, à laquelle il se plie, le grandissant ou le rabaissant, selon qu’il se trouve, par choix ou fatalité, dans les meilleures ou les pires conditions de vie.Se sont habitués à la guerre les jeunes Vietnamiens.Ils n’ont ni vu ni connu autre chose que les bombardements, les massacres, les tanks, les soldats en tenue de combat, carabine en bandoulière et ré-volver au poing.Les jeunes Libanais sont à s’habituer au même état de guerre quotidienne, permanente et comme allant de soi.Mais on ne s’habitue pas uniquement à la guerre.On peut contracter aussi l’habitude de la paix, si nous sommes Américains du Nord, comme nous autres, par exemple, baignant dans Y American way of life : bien-être, liberté, « opportunité», etc.Il en va de même, si l’on réduit l’état d’habitude à l’individu : le malade à sa douleur, le riche à sa fortune, le pauvre à sa misère, le bien nourri à sa panse.Ils s’y font ou essaient de s’y faire ; apprivoisent leurs maux, domestiquent leurs biens.À supposer que du jour au lendemain, la guerre s’installe chez nous, la réaction immédiate serait celle de l’effet choc.Qu'aurions- nous l’air de passer brusquement de la vie facile et confortable à une existence de risques de mort, de privations et d’accablement ?Certains ne résisteraient pas à ce virage brutal, qui nous ferait passer du chaud au froid, du rose au noir, mais pas autant que nous serions portés à le croire.Avec cette soudaineté, dont nous serions les premiers étonnés, nous ferions de nécessité loi et vertu.Cet instinct profond et inentamable que l’on appelle la conservation de l’espèce, sourdrait pour nous faire découvrir toute l’étendue de notre énergie potentielle, jusqu’à ce jour inexploitée.Laissons cette vision tragique d’un destin que je ne souhaite pas avoir à nous habituer.Envisageons plutôt une situation qui nous est coutumière.Je reviens souvent sur cette comparaison entre la vie que j’ai connue dgjis les années 30 et 40 et celle que mes enfants et petits-enfants traversent depuis une décennie.Cette comparaison, nous la faisons presque tous, nonobstant l’idée que la comparaison n’est pas un argument, qu’elle ne prouve rien.Comment se fait-il que je puisse prétendre que j’ai vécu une enfance heureuse, en dépit de la crise, du chômage, des privations et des interdits de tous genres ?En dépit aussi de la guerre et de ses contraintes ?Plus encore, comment expliquer, au risque de passer pour des chiffes molles, que nous ayons pu supporter sans révolte la grande noirceur du duplessisme, assaisonnée de l’omniprésence autoritaire de l’Église et de l’école ?« La trande noirceur » ?Permettez ! 111e est née après Duplessis, avec la Révolution tranquille.Quand le Québec vivait cette ère de domination, la formule n’avait pas cours.Les Québécois, en grande majorité, s’accommodaient de cette situation de fait.La province d’alors vivait depuis cinquante ans et plus dans un état de dépendance, subissait une tutelle pesante, possessive, mais combien sécurisante, comme on dit aujourd’hui.C’était de tradition, d’habitude.La société des années 80 ne ressemble en rien (et même au-delà) à celle dont je viens de montrer quelques-uns de ses aspects.À cette minute, la super-consomma- ' tion prévaut.L’Occident et plus spécifiquement les États-Unis et le .Canada vivent, avec une précipitation haletante et inquiète, leur âge hédoniste.L’économie donne le ton, marque la cadence.Cet activisme économique est fondée sur la poursuite échevelée du maximum de satisfactions avec le minimum d’efforts.Cette recherche du plaisir à n’importe quel prix, les visionnaires d'hier étaient à cent lieues de la prévoir, ne pouvaient même la concevoir, puisque le jamais-vu, l’inouï ne sont pas du domaine de l’imaginaire mais du réel, plus audacieux dans l’absurde.Et nous avons donné tête baissée dans cet univers jouisseur, dont je suis mauvais client.Par force, il m’a bien fallu entrer dans la ronde, avec du retard, rechignant toujours, mais ne m’en scandalisant pas.« Tout le monde le fait, fais-le donc ! » Et même si je le fais mal, que ça me met, comme on dit, « un peu croche », je fais contre mauvais coeur bonne fortune.Entre ce monde et moi, un modus vivendi s’est établi, que je pourrais rendre ar cette formule : « Je me suis ha- itué à ne pas m’y habituer.» LETTRES AU DEVOIR ¦ Alcool au volant IL Y A maintenant, paraît-il, une législation qui réprime sévèrement la conduite avec facultés affaiblies.Pourtant un cycliste observateur a toutes les raisons de croire le contraire; les accotements et fossés de nos routes sont jonchés de nombreuses canettes et bouteilles de bière, vin et autres spiritueux.Ce qui en dit long sur la fréquence de cette habitude qui frise la négligence criminelle : conduire en buvant des boissons alcooliques.Des lois sévères ne sont pas suffisantes; il faut aussi les faire observer et il y a là beaucoup de travail pour nos policiers.Et surtout qu’on ne vienne pas parler de tolérance : c’est nous tous comme contribuables ou automobilistes (via le coût accru des assurances) qui payons le prix des accidents causés par ce laisser-aller qui persiste malgré la législation.— PIERRE GAGNON Tracy, le 27 octobre.¦ L’école de sa mère IL Y A des choses surprenantes dans le dernier livre de René Lévesque.Par exemple, il écrit que l’école primaire fut pour lui un pique-ni-ue et qu’il apprit à lire et à crire, non sur les bancs de celle-ci, mais sur les genoux de sa mère, éclairé par une lampe à pétrole.Quelle leçon pour tous ces qué-mandeurs d’equipements luxueux ! Les conditions modestes de la petite école gaspésienne ont quand même pu enfanter un grand homme.Heureux genoux maternels dont les effets pédagogiques dépassent en qualité nos écoles dites « modernes ».— RAYMOND PARADIS Saint-Lambert, 22 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, bout Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1 00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépût légal: Bibliothèque nationale du Québec DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 ¦ 11 6% OU 6% 6% 1.000 8% 8% 9% 9% 10% Soc.Entraide éco.5.000 6% .6% 6% 7 500 8% 8*4 9% 9% 10 Fiducies Canada Trust 5,000 6% m 6% 7 7% 1.000 8% 9 9% 9% 10% Crédit-Foncier 6.000 — — — 500 — Fiduciaires —Mas,,:.m 7 7%.7% 500 8% 9 9% 10 10% Fiducie Guardian —1L.OQO 7% m 7% 8 8 1,000 8% 9 9% 9% 10% Fiducie Québec .JA- .m.61/2 -i 6% .1 7% 1,000 8*.9 9% 10 10% First Citv Trust 5,000 7% 7*4 .7% .7% 7% 500 8*4 9 9% 9% 10% Guarantv Trust s.ooo 6% 6% P” eu -X , 7% 1.000 8 % 9 9% 9% 10% Montréal Trust .5,000 6% 6% ¦ 5* 7 7 % 1,000 8% 9 9% 9% 10% Morauard Trust 10:000.7% m 7% ' 7% 7% 1.000 8% 9 9% 9% 10% Prêt et Revenu s,000 ¦ 7 „ 7 7 7%, „ 7% .500 8% 9 9% 10 10% Soc.Nat.Fid.u 2.QQ0 7% 7*4 7% 7% 7% 500 8*4 9% 9% 9% 10% Trust Financial 5,000 „ m 7% m .8*4 .500 9 9% 10 9% 10% Trust Général 5,000 6% .i 6% m .6% 7% 1.000 8% 9 9% 9*4 10% Trust Morgan 5,000 7y., 8 8 8% 500 9 9% 9% 10 10% Trust National 5,000 £É 6% 6% 7 7% 500 8% 9 9% 9% 10% Trust Roval 5.000 6% 6% 7 7% 1.000 8% 9 9% 9% 10% Compilation Fiducie du Québec — 4 novembre 1886 Taux sujets i changements sans préavis Taux recommandés par les Fédérations des caisses populaires Desjardins de Montréal, de l'Ouest-du-Québec, et de Québec.OPTIONS .°p Dern.en Option Mois Prix Offre Dem.Trans, cir.A B Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Agnico Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan A Icon Alcan Alcan Alcon A Icon Alcan Alcon Alcon Alcon Alcon Alcan Alcan Alcon Alcon Alcon Alcon Alcon Alcon Altenr Altenr Altenr Altenr Alfenr Altenr Alfenr Alfenr Alfenr Altenr Ajoma Asamo Asamo Asamo Asomo Asoma Asamo Asomo Asomo Asoma Asomo Asamo Asamo Asamo Asomo Asomo Asomo Asomo Asoma Asomo BC Tel BC Tel BC Tel BC Tel Fb 20 Fb 20 P Fb 22% Fb 22%P Fb 25 Fb 25 P Fb 27% Fb 27%P Fb 30 P Fb 32% Fb 32%P Fb 35 Fb 35 P My 25 My 25 P My 27% My 27%P My 30 My 30 P My 32% My 32%P My 35 My 35 P Nv 20 Nv 20 P Nv 22% Nv 22%P Nv 25 Nv 25 P Nv 27% P Nv 30 Nv 30 P Nv 32% Nv 32%P Nv 35 Nv 35 P Fb 37% Fb 37%P Fb 40 Fb 40 P Fb 42%P Fb 45 P Fb 47%P My 40 My 40 P My 42% My 42% P My 45 My 45 P My 47% My 47% P Nv 37% Nv 37%P Nv 40 Nv 40 P Nv 47% Nv 47%P Nv 50 Nv 50 P Mr 10 Mr 10 P Mr 12%P Jn 10 Jn 10 P Jn 12%P De 10 P De 12%P De 15 De 15 P JO 7 Jo 7 P Ja 8 Jo 8 P Jo 9 P Ja 10 Jo 10 P Ap 7 Ap 7 P Ap 8 Ap 8 P Ap 9 Ap 9 P Ap 10 P Jy 8 Jv 8 P Jy 9 Jv 9 P Jv 10 Jv 10 P Jo 25 Jo 25 P JO 27% JO 27%P $7% $8 1 25 *5'/é $5% 20 45 405 430 75 100 265 290 160 185 305 330 75 100 $4*.$5 115 140 345 370 205 230 240 265 S3'/4 $3% 145 170 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10 My 30 $6 $6* 480 1 My 30 P 75 100 My 32% 430 455 335 n My 32% P 145 170 215 My 35 285 310 My 35 P 155 180 NY 27% $7* $7* Nv 27%P 5 15 Nv 30 490 Nv 30 P 1 Nv 35 65 Nv 35 P 100 125 JO 6 $4*.JO 6 P 5 JO 7 P 5 JO 8 240 JO 8 P 10 Ap 6 435 AP 6 P 10 Ap 7 355 Ap 7 P 25 Ap 8 265 Ap 9 205 AP 9 P 60 .Ap 12%P $2% 270 265 Jv B $3 320 Jy 8 P 50 60 60 Jy 9 230 245 210 Jy 9 P 75 90 80 Jv !2%P 260 280 «5*4 360 10 15 40 46 90 20 126 125 $3*4 20 445 340 20 10 15 20 140 255 245 2654 20 20 124 35 60 114 260 235 42 455 365 38 20 365 $3*j 1008 35 40 695 280 290 104 215 220 452 75 55 78 Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Echo Jo 17% Jo 17%P Jo 20 Jo 20 P Ja 22% P Jo 25 P JO 27% Jo 27%P Jo 30 P Jo 32% Jo 32% P Ap 20 Ap 20 P Ap 22% Ap 22%P Ap 25 P Ap 27% Ap 27%P Ap 30 P Ap 32%P JV 27% Jy 27%P Jv 30 $11*.$12 5 10 $9'A $9% 1 5 5 30 25 50 305 330 115 140 $2'A $2% 95 120 390 415 $9% $10% 25 50 $7* $7% 35 60 90 115 430 455 $2 $2'A 305 330 455 480 15'A 15% 285 310 405 430 430 8 65 13 19% 55 10 54 100 5 65 25 330 179 135 142 12% 126 120 149 13*.12 110'A 3 75 38 19* 9 110 24 130 18 14*.94 190 60 285 18 15* 10 285 20 385 18 Op Dern.en Option Mois Prix Offre Dem.Trans, cir.G H Gulf C Fb 12*z 165 190 Gulf C Fb 12*jP 25 .50 50 120 Gulf C Fb 15 35 50 40 1386 Gulf C Fb 15 P 135 160 130 52 Gulf C Fb 17*2 1 20 70 1/ Gulf C Fb 17*zP 355 380 Gulf C My 12*2 190 215 210 10 Gulf C My 12*2P 50 75 50 i Gulf C My 15 55 70 50 171 Gulf C My 15 P 160 185 150 10 Gulf C Nv 12*2 140 165 175 20 Gulf C Nv 12*2 P 5 25 10 3V Gulf C Nv 15 1 20 30 528 Gulf C Nv 15 p no 135 80 24 Gulf C Nv 17*2 1 10 10 101 Gulf c Nv 17*2P 345 370 $2*2 3 Husky JO 6 310 335 Husky Jo 6 p 1 10 5 50 Husky JO 7 215 240 230 24 Husky JO 7 P 5 20 5 84 Husky Ja 8 P 5 25 15 65 Husky Ja 9 P 25 45 40 40 Husky Ja 10 P 80 100 125 40 Husky Ap 6 320 345 365 3 Husky Ap 6 P 1 20 5 5 Husky Ap 7 230 255 $2*4 55 Husky Ap 7 P 5 25 Husky Ap 8 150 170 130 341 Husky Ap 8 P 15 35 30 20 Husky Ap 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1641 $7* 17* $10*111*4 10 35 18* $9 25 60 55 95 $7% 15 90 47 125 45 Suite à la page 19 Cliché répété à éclairage différent, en raison du texte imprimé sur fonds gris ou de couleur ^36683 6 Le Devoir, jeudi 6 novembre 1986 ¦ 17 LE DEVOIR ECONOMietUE TRUST .GENERAL TORONTO Virage à la baisse TORONTO (PC) — Les cours ont viré à la baisse hier à la Bourse de Toronto.L’indice composé a fini la journée en repli de 2.07 points, à 3,060.70.Quelque 17.68 millions d’actions ont été traitées comparativement à 16.76 millions mardi.Dans les industrielles, Molson Co.A a perdu 5-8 à $22 3-8; Nova Alberta A 1-8 à $5 3-4; Canadian Pacific Ltd 1-8 à $16; International Business Machines 41-4 à $171 et Maple Leaf Gardens 2 à $167.General Motors US a gagné 6 7-8 à $74 1-8; Noranda Inc.3-8 à $211-4; Canadian Imperial Bank of Commerce 1-8 à $19 5-8; International Thomson 1-8 à $12 5-8 et Canada Trustee Mortgage 1 3-4 à $50.Dans les mines, Placer Developpient a cédé 1-8 à $31 7-8; TVX Mining quatre cents à $1.80 et LAC Minerals 1-8 à $27.Canamax Resources a gagné 1-8 à $71-8 et International Corona 1 7-8 à $28 14.Dans les pétroles, Blncor Energy abandonne cinq cents à $4.95; Canada Northwest BP 14 à $25 et Santa Maria Resources quatre cents à 54 cents.Poeô Petroleum avance de 14 à $10 3-8 et Sonor Resources B de 13 cents à $2.58.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 1 CFund X < ' Centrt Tr Chalngr A Choron Chveo A ChVe^on Chleftoin C Chiefton w Chrysler ,CHUM B f Cimoron o Cinepiex ' Cinepiex p ‘ Cinrom Cinrom w ‘ Cibor A Co Steel f Codi Food COQDOS Coho 1700 1300 f 1300 216S0 ' 3686 1000 100 < 3000 ! 3S0 : 39300 : 100 14995 ! 300 1900 5150 50» 46 46 46 65» 163 160 160 50» 275 270 275 71» 233 233 233 6»13 $13% )3Vt 13'^4 8» $25 25 25 7» $27% 27% 27% 12» 3» »0 3» 10» 104 101 101 zN N W N 50» 4» 440 440 y 25» 155 1» 1» 12» $5 5 5 6514 282 275 2» 10» 425 425 425 2» 115 115 115 10» $5 5 5 20» 39 39 39 ~ 2 C GOS 9V4 I Con Pkg ( CTL Ronk CTL A TSE 300 AurHèras Pétrole et gaz [ 2773,25 3060,70 Variations des titres Produits industriels Produits de consommation I 1985,62 'L 22,^2.I 4864,64 ¦^27,79 INDICE GÉNÉRAL VOLUME (en millions) Hiillliilllmllill MiVMMJVLMMJVlMMJVlMM 8 9 10 U 15 U 17 20 21 22 23 24 27 28 29 30 31 3 4 5 S6»l 69» 6H — $70-4 20'« Fb X 395 4X 84 X Fb X P 10 iS 110 6 Fb 22% 210 235 2X 33 Fb 25 P 185 210 210 52 Fb 27% X 65 85 18 Fb 27%P 395 4X Mv 22% 305 3X 365 X Mv 22%P M IX 75 IX My 25 P 205 2X IM 1 ' 84 4 Nv 17% 86 S6'-4 Nv 17%P 1 25 Nv X 83% 83% 455 16 Nv X P 1 25 15 12 Nv 22% 115 IX 1» 1290 Nv 22%P 10 35 X 6 Nv 25 15 X 35 188 Nv 25 P 145 170 110 Teck B Nv 17% 5 25 15 253 Teck B Nv 27%P 3M 415 235 10 JoIX 85 S5
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