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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-11-15, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR E Montréal, samedi 15 novembre 1986 Salon du ‘livre de cTVIontiéal 9e édition, du 20 au 25 novembre 1986 liai FAITES-VOUS plaisir, lisez ! » Cette invitation simple et impérative est le thème du neuvième Salon du livre de Montréal, qui s’ouvre jeudi prochain à la place Bo-naventure.Nous avons suivi ce slogan à la lettre, en conviant neuf écrivains connus à un jeu littéraire publié aujourd’hui dans ce cahier spécial, un jeu conçu avant tout pour faire plaisir à nos lecteurs et lectrices.Il s’agissait d’écrire un texte à partir du mot « ÉCRAN », le tout sans aucune autre indication particulière, si ce n’est l’exigence de faire court.Pourquoi ÉCRAN ?Nous pourrions le justifier en parlant de l’écran cathodique dont se servent maintenant les écrivains, de l’écran de cinéma qui s’empare de plus en plus souvent des oeuvres littéraires, de l’écran télévisuel qui a beaucoup fait parler de lui cette année.Nous pourrions proposer une multitude de raisons valables.mais l’intérêt du projet nous semblait aussi reposer sur la gratuité de la proposition.Le thème n’était pas facile, le jeu était risqué, le temps alloué était très court.Mais le résultat est étonnant.Certains écrivains ont voulu illustrer très concrètement le thème, d’autres l’ont utilisé comme métaphore globale.Dans un texte, on retrouve le mot « écran » à tous les paragraphes; ailleurs, il n’apparaît pas une seule fois.Certains font dans l’humour, la provocation (un collaborateur prend même à partie le coordonnateur de ce cahier) ; d’autres en ont exploré les ressorts poétiques et symboliques, voire politiques.Nous avons ensuite donné à la photographe Louise Lemieux la pile de textes (sauf un, pour des raisons techniques), lui demandant de trouver pour chacun d’entre eux, et pour la Une, une illustration originale.Tout ça en trois jours ! C’est avec une grande fierté que nous vous présentons son travail de création.Pour compléter, on trouvera dans les pages centrales une section spéciale consacrée aux activités comme telles du salon du livre.Faites-vous plaisir, bonne lecture, bon salon ! — PAUL CAUCHON |p mm Photo LouIm Lomtoux « La médiatisation est désormais à la portée de toutes les bourses.» ÉCRIVAINS INVITÉS : Gilles Archambault Suzanne Jacob Dany Laferrière Marilù Mallet Marco Micône Émile Ollivier Jean Royer Marie José Thériault Yolande Villemaire COORDINATION ET TEXTES GÉNÉRAUX : Paul Cauchon RÉVISION ET MISE EN PAGES : Marc Morin PUBLICITÉ : Jacqueline Avril Le manteau de Reagan SUZANNE JACOB A REYKJAVIK, le président Reagan portait un manteau driver trop grand pour lui.Les journalistes, les caméras, les microphones se sont braqués à l'unanimité sur ce manteau d’hiver dans lequel flottait le président Reagan à Reykjavik.Commentant cette ampleur du manteau d’hiver dans lequel flottait le président, toute la presse arborait un petit sourire en forme de pincement, d’étirement ou de resserrement du sphincter buccal.Ce petit sourire s’affichait comme une lucidité, comme une compréhension d’un quatrième degré de la médiatisation.Ce petit sourire d’unanimité, qui flottait lui aussi, comme les drapeaux, donnait à comprendre que le manteau du président jouait un rôle prévu et précis dans la saga du Parapluie, un rôle éminemment lisible, clair comme de l’eau de roche, pour les initiés de la médiatisation.Ça flottait.?IL Y A de plus en plus d’initiés à la médiatisation.La médiatisation est désormais à la portée de toutes les bourses.Comme l’inconscient et le subconscient qui ont submergé les masses populaires à un point tel que les branchés commencent à donner des signes de répulsion et que le subconscient est de moins en moins porté, la médiatisation est désormais accessible au premier venu et chacun peut se faire imprimer son poster.Personnellement, je ne me gêne pas, secondée par ma directrice de promotion et par mon attachée de presse, pour dessiner et contrôler le concept que je désire projeter sur les écrans intérieurs de la personne dont je suis amoureuse.En la médiatisant, je rationalise ma passion pour en tirer un maximum de rendement.Après avoir établi son profil, mon amour s’aligne sur les sondages d’opinion, réfléchit sur ses courbes exponentielles, fait analyser régulièrement ses facteurs sanguins et n’entreprend rien sans avoir consulté ses données statistiques.Pas plus tard qu’hier, nous avons fait coller mille posters dans Venise où m’attend mon amoureux transi au pied de sa gondole dans son costume noir en corduroy.?Photo Jacquot Qronlor IMÉM.EN CE MOMENT, si vous n’êtes pas encore au nombre des victimes de l’Imaginocide qui sévit, vous voyez le président Reagan flotter dans un trop grand manteau d’hiver à Reykjavik, à côté de mon amoureux transi en corduroy au pied de sa gondole à Venise, ces deux hommes-là abrités sous l’espoir solidaire d’un commun parapluie nucléaire.Les voyez-vous ?Si oui, vous voyez aussi que l’image fait écran à votre écran.Sinon, vous êtes déjà au nombre des victimes de l’Imaginocide qui sévit : il est inutile de toucher à l’écran, ne touchez pas à l’écran, ça le graisse.?Heureusement, que vous vous com ptiez parmi les bourreaux ou parmi les victimes de cet Imaginocide sans précédent importe peu; les deux termes sont devenus réversibles, et vous savez que vous êtes pensés vingt-quatre heures sur vingt-quatre par le processus sécuritaire de la médiatisation.La médiatisation est votre parapluie nucléaire.Grâce aux écrans qui font écran, vous savez qu’il ne peut rien vous arriver de PIRE.Vous savez que tout est filtré et enzymé par une gendarmerie de fils, de câbles, d’antennes et de satellites, et que tout est sous contrôle dans le grand fleuve immunitaire, même le manteau sans précédent du président relayé par satellite à partir d’une maison hantée.?JE REGARDAIS donc ce manteau sans précédent en compagnie d’un philosophe désabusé à qui j’osais dire que l’écriture est toujours sur la ligne de feu à se battre contre cet imaginocide sans précédent.Il répondit : « Tu crois ?» avec un petit sourire du quatrième degré.Il demanda : « Même l’écriture dans le Saran Wrap ?.Tu vois bien que ce manteau de Reagan sans précédent donne à Gorbatchev un petit air étriqué, sur ses gardes, puisqu’il porte, lui, un manteau mesuré, calculateur.Reagan a l’air d’un berger cool dans sa houppelande.Après tout, mon amie, le Seigneur est mon berger.» ?J’AI débarqué à Venise quelques jours plus tard, au pied de la gondole où m'attendait mon amoureux transi dans l’horreur du Saran Wrap, étriqué dans son costume noir en corduroy.Nous avons couru vers la première boutique où nous avons payé les yeux de la tête pour un manteau trop grand pour lui.SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Séance de signatures ¦ le samedi 22 novembre 1986 de 14 à 17 heures, au kiosque 328 ¦M L’ACTUEL ET L’ACTUALITE Jean-Paul Desbiens POURQUOI PAS DIX?Georges Allaire E-2 ¦ Le Devoir, samedi 15 novembre 1986 Salon du‘Livre de ôTVIonti&l Partiellement nuageux DANY LAFERRIÈRE LA MODE est à la température.La mode est à Djian.À défaut d’écrire 37,2° le matin, je fais la météo à la télé.Je suis dans la note.C’est fou ce qui m’arrive.Il y a un an, j’avais même pas de télé.Et là, maintenant, je passe à la télé quotidiennement.Allez comprendre ça.Drôle de truc, le destin.L'hiver de force Noir et neige font nuage.Nuage gris.C’est mon nom indien.C’est curieux tout de même que j’annonce la température.Le fond de l’âme du Québec.Le coeur de l’inconscient collectif.Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’niver.Je me sens étrange.Avec ma gueule d’été.Double Qu’est-ce que ça fait de passer à la télé ?Double.On se sent double.Un type qui passe à la télé.Et un autre qui continue sa vie.L’un est fictif.L’autre, pas.Des gens (pas beaucoup, tout de même) m’arrêtent dans la rue et me demandent des nouvelles de l’autre.Moi, je ne sais rien de lui.Lui, c’est un clown qui amuse les gens pour gagner sa vie.Moi, je suis trop orgueilleux pour m’abaisser à ça.Maquillage Il paraît que je n’ai pas besoin d’être maquillé.Chaque fois que je m’asseois dans une salle de maquillage, c’est la même chose.Un silence gênant.Pour vous, ce sera un peu de poudre sur le nez.L’impression d’être exclu d’un rituel.Un peu comme Obélix avec la potion.Artifice J’ai toujours été du côté de la laideur contre la beauté.Ah ! l’hypocrite.C’est que la laideur protège.La beauté expose.La télé est radioactive.Un jour, ça explosera.Tout ce culte de la beauté et de la jeunesse.Je vois les gens dans les couloirs de la station, à la cafétéria (ils sont naturels, simples, humains).Ensuite, je les vois à l’écran (maquillés, guindés, artificiels).Prêts à tout pour plaire aux téléspectateurs.Vous ne savez plus quoi leur dire quand vous les rencontrez à nouveau.J’imagine que c’est un peu partout la même chose, dans les autres stations.On a l’impression qu’il y a un énorme mensonge quelque part.Comme un complot.Télé Au dîner, le grand-père radotait au bout de la table.On l’a flanqué à l’asile (ça lui apprendra) et on a mis une télé à sa place.Critique Faut critiquer la critique.Cau-chon, on ne peut rien en dire pour le moment (ça fait à peine deux mois qu’il fait la critique de la télé).Pe-trowski, je ne lisais pas ses critiques NUIT BLANCHE / actualité du livre Photo Jacquot Grenier télé.En a-t-elle fait ?Je vous dirais tout de même un mot à propos de Pe-trowski.Elle écrit beaucoup, vite et bien (de quoi rendre jaloux n’importe qui).Pourtant, on a l’impression de lire le même article.Les sujets sont différents, mais l’angle est toujours le même.Pas de surprise avec Petrowski.Dommage.À propos, depuis quelque temps, Petrowski n’a que le mot « moderne » à la bouche.Ceci est moderne; ça ne l’est pas.Moderne ! Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?Cousineau ! Ah, bien sûr, Cousineau.Pour employer une métaphore chère au maire Drapeau (du calme, trois générations de femmes dans ma famille furent ménagères), elle tient le stylo comme un balai, toujours prête à faire le ménage à la télé.Le problème, c’est qu’elle glisse la poussière radioactive sous les tapis.Tout cela écrit dans un style aussi blême qu’un réfrigérateur débranché.Écran Vous n’avez jamais vu une télé éteinte (c’est pourtant assez courant) ?Drôle d’effet.Un bloc de granit froid.La mort (déjà les grands mots).Pourtant, dans certaines maisons, on évite d’éteindre la télé à cause de cet effet.Miniature Tous ces gens en miniature, qui ressemblent drôlement à de véritables personnes.Quand on pense que, durant toutes ces années, personne ne peut se vanter d’avoir vu les jambes de Bernard Derome.En a-t-il ?L’incroyable, c’est que nous ne nous sommes jamais posé cette question.Nous tenons pour acquis que ce sont des corps entiers qui travaillent à la télé.Je peux vous assurer que c’est faux.Cela fait quelques mois que je suis à la télé et je n’ai vu de corps entiers que deux fois, et dans des circonstances qu’il m’est impossible de vous relater sans trahir la confiance de ces personnes.Faut-il tout de même affirmer (comme certains le murmurent déjà) que la télé est occupée par d’étranges individus venus d’une autre planète ?Je crois que l’état actuel des recherches ne permet aucunement une telle affirmation.Mais on est en droit de se demander pourquoi on n’a jamais vu les jambes de Bernard Derome.Dans ce cas-ci, la question me paraît plus importante que la réponse.Parce que, si jamais on nous le montre un jour en entier, on pourra toujours changer sensiblement la question, qui gardera encore toute son intensité : pourquoi maintenant et pas avant ?Et, d’abord, est-ce bien lui ?Partiellement nuageux Partiellement nuageux ! Qu’est-ce que je dis là ?Nuageux, lourd, sombre, l’Apocalypse, quoi ! Avec le temps, nous mériterons de n’avoir plus de télévision.Ah lui, quel rusé ! toujours le mot optimiste pour la fin.POUR EN SAVOIR PLUS.VOIR PAGE 10 HELÉNF CiXOUS v 3 NOUVEAUTÉS HÉLÈNE CIXOUS LA BATAILLE D'ARCACHON CLÉMENCE DESROCHERS J'HÀI ÉCRIRE! Clémence DesRochers La bataille d'Acachon suite de prome-thea: il s'agit de la môme passion encore, épanouie qui transfigure la trivialité des gestes quotidiens.Une écriture frisonnante de beauté et de simplicité.Gloria Escomei/La Vie en rose Pour ce qui est de tes monologues, quelle bonne idée de les publier, pour qu'on vole bien à quel point Ils sont écrits, justement.Luc Plamondon Au salon du livre stand Gallimard Éditions TROIS (direction: Anne-Marie Alonzo.Richard Boutin.Aain Laframbolse) , ¦1 #§3| Photo Louise Lemieux « Et d’abord, est-ce bien lui ?» Au Salon du Livre nous vous présentons deux stands Hachette • Grasset • Fayard • Stock Livre de poche • Marabout • Mazarine J-C Lattès Plon • Presses de la Cité Glénat • Fleuve noir • Brétécher 10/18 • Presses-Pocket • Perrin Hermé • Julliard I ItcimiHgiiv © Monl-Royal 844-2587 OUVERT 7 JOURS JUSQU’À 21 H Librairie Champigny inc.4474, rue Saint-Denis Montréal LE SALON EN BREF — Le lieu : hall d’exposition de la place Bonaventure — Les dates : du jeudi 20 au mardi 25 novembre 1986 — Les heures d’ouverture : 20 novembre, 17 h à 22 h; du 21 au 24 novembre, 11 h à 22 h; 25 novembre, 11 h à 20 h — Les prix d’entrée : $ 2.50 pour les adultes; $ 1.50 pour les étudiants (avec carte) et pour l’âge d’or; f 1 pour les enfants de moins de 12 ans.* — Le président : Roch Carrier — Le directeur général : Thomas Déri — Les invités d’honneur : Anto-nine Maillet et Sébastien Japrisot — La journée des professionnels : le 21 novembre — Les journées consacrées aux visites scolaires : les 24 et 25 novembre — Garderie : animée par des professionnels, à l’entrée du hall d’exposition.Enfants de deux ans et plus au coût de $ 2 l’heure par enfant.Estuaire L’ART POÉTIQUE - NUMÉRO 40-41 LE POÈME EN REVUE ESTUAIRE C.P.337, SUCC.OUTREMONT MONTRÉAL, QC H2V 4N1 BULLETIN D’ABONNEMENT Abonnements pour quatre (4) numéros par année ABONNEMENT ÊTUDIANT/ÊCRIVAIN 12.00S ?A BONN EMENT RÉGULIER 15,00$D ABONNEMENT POUR INSTITUTIONS 25,00$ ?ABONNEMENT DE SOUTIEN 25,00$ ?ABONNEMENT À L’ÉTRANGER 30.00$ ?ABONNEMENT POUR DEUX ANS (nous vous enverrons dix ( 10) anciens numéros d’Estuaire disponibles de votre choix.) (prix spécial pour huit numéros, au Canada seulement) 30,00$ ?ABONNEMENT POUR TROIS ANS (nous vous enverrons vingt (20) anciens numéros d’Estuaire disponibles de votre choix.) (prix spécial pour douze numéros, au Canada seulement) 45,00$ ?On peut aussi se procuier la plupart des quarante premiers numéros d’Estuaire CHAQUE NUMÉRO 4,00$ ?Nom__________________________ Adresse___________________ Code________________ VEUILLEZ M’ABONNER A PARTIR DU NUMÉRO.Stand #175 mmW mr* Toutes les photos finissent par se ressembler Un hommage aux écrivains, artisans de la parole du pays de l’Acadie.Docu-fiction de Herménégilde Chiasson Trois productions de l’Office national du film du Canada Office National national du film Film Board du Canada of Canada J’ai pas dit mon dernier mot Les tribulations de Sol et de Bromulateur au pays des mots.Document de Yvon Provost.Disponible en formats 16 mm et vidéocassette dans les bureaux de l’ONF.Les Terribles Vivantes Louky Bersianik Jovette Marchessault Nicole Brassard Elles sont écrivaines, féministes et universelles.Triptyque de Dorothy Todd-Hénaut.4 * Le Devoir, samedi 15 novembre 1986 ¦ E-3 Salon du ^ivre de cTVlontiéal Bleu Photo Louise Lemieux Comment voulez-vous qu’ils entendent [.] les bruits cassants et souterrains du monde ?MARIE JOSÉ THÉRIAULT C’ÉTAIT un bleu de hantise.Quasi hors de portée.Un bleu pas d’ici, concentré sur sa propre lumière qu’il diffusait en l’amplifiant.Il avait coulé entre elle et lui, enveloppés l’un en face de l’autre par des fauteuils arrondis comme des corps.À côté du petit salon où ils étaient venus se taire, une trop haute salle : le bruit de quarante voix et quarante rires, ou cent, ou mille, répercuté par les soffites, y engendrait ses propres doubles.L'homme et la femme se regardaient, encore un peu cassés par ce tapage qui, plus tôt, les avait assaillis.Puis, le bleu vint.D’abord si discrètement que la femme fut seule à l’apercevoir.Il était entré sur la gauche, près du sol, en se déroulant un peu en triangle comme la page cornée d’un livre beaucoup lu.Mais très vite il prit de la hauteur, de la force aussi.Se dévidant, tout à coup plein, mur translucide en mouvement, il révéla un éclat presque insoutenable : l’homme dut fermer les yeux.Provisoire ankylosé.Et cependant, rien de l'intense bleu médian n’échappait à la femme.Toute saisie par son empire, elle pleurait, et voyait néanmoins sur l’étonnante surface surgir des traits, des lignes, des dessins.Créatures dansantes, entrelacs d’initiales, toutes formes de l’eau, la mer calligraphiée, des chevaux devenus écume et de l’écume redevenue chevaux.Un instant seulement, elle s’absenta du bleu, trop lourd tant il l’obligeait à le prendre.Mais aussitôt, des terreurs noires où elle sombrait, elle dit : « Ah ! pourvu ! pourvu qu’il revienne vite ! pourvu qu’il ramène aussi les chevaux ! » Belle connivence de l’infaillible bleu : il reparut.Cette fois, non pas BOREAL L’ESmGNOLE et la PÉKINOISE ADRIEN poui SliR SOS Makic José liif.Ri.-vo LIcnvolcur DE CHEVAUX Cl nitres! contes ra*«*w.Choisissez SSP»* CABRI ELLE ROY LEDÉC1IN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN globale.juinr1”"01 If ***»•»» * r-éwHI’Üve7®!"'% I _ *«¦ ,, m HISTOIRE ?Linteau, Durocher, Robert et Ricard HISTOIRE OU QUÉBEC CONTEMPORAIN, tome 2 LE QUÉBEC DEPUIS 1930 Abondamment illustré.740p.29.95$ Un livre indispensable! En un seul volume, la phénoménale évolution de la société québécoise au cours des six dernières décennies.?Jean Provencher C’ÉTAIT L'HIVER Abondamment illustré.2 couleurs.280p.17.50$ Dernier tome d’une série sur les saisons qui s'est attiré les éloges unanimes des critiques, C'était l'hiver vous présente une histoire vivante et rafraîchissante que l'on dévore comme un roman.?Micheline Dumont et Nadia Fahmy-Eid LES COUVENTINES Illustré, 352p.19.95$ «Une autre facette de l'histoire des femmes qui s'adresse à toutes les ex-couventines.mais aussi à tous les passionnés du passé québécois » Renée Rowan, Le Devoir ?Danielle Ouellet ADRIEN POULIOT-Un homme en avance sur son temps Illustré.148p.14.95$ Savant, homme d’action, bâtisseur, communicateur, polémiste.Découvrez un personnage fascinant.?Alfred Laliberté LES ARTISTES DE MON TEMPS Illustrations couleurs.394p.34.95$ Un ouvrage de référence unique dans lequel Laliberté commente avec verve et passion les oeuvres de ses contemporains.?François-Marc Gagnon et Denise Petel HOMMES EFFARABLES ET BESTES SAUVAIGES Abondamment illustré.240p.17.95$ Une relecture passionnante des récits de voyage de Jacques Cartier! ESSAIS ?Antoine Chapdelaine et Pierre Gosselin, dir.LA SANTÉ CONTAGIEUSE — Petit manuel pour rendre la santé communautaire 168p.12,95$ Une approche nouvelle qui propose des solutions à la fois efficaces et respectueuses des individus.?Marc Lesage LES VAGABONDS DU RÊVE -Vers une société de marginaux?150p.10.95$ Un livre qui nous fait pénétrer au cœur d'une société en pleine mutation.?François Benoit et Philippe Chauveau ACCEPTATION GLOBALE 128p.7,95$ «Un petit bijou de livre.C'est drôle, cynique, subtil.Et excessivement intelligent.» Lysiane Gagnon, La Presse ?Gérard Bergeron LA GUERRE FROIDE RECOMMENCÉE 344p., 25.95$ «Une initiation fascinante à l’étude des relations internationales.» Paul-André Comeau, Le Devoir ?Pierre Lamonde et Jean-Pierre Bélanger L'UTOPIE DU PLEIN EMPLOI 176p.13.95$ Une étude d'une grande lucidité qui montre les possibilités réelles de l'économie québécoise d'ici l’an 2001.?Pierre-André Julien et Bernard Morel LA BELLE ENTREPRISE — La revanche des PME en France et au Québec 240p.18.95$ Une analyse équilibrée et lucide qui permet de déceler les grandes tendances économiques des années à venir.?Alain Prujiner et Florian Sauvageau.dir.QU'EST-CE QUE LA LIBERTÉ DE PRESSE?264p.16.95$ Quand on parle de liberté de presse, s'agit-il de celle des propriétaires?celle des journalistes?Du droit du.public à l’information?Anthony Sampson LES EMPIRES DU CIEL 336p.17,95$ Dans la lignée de /.7.T.: l'Êtat souverain et Les sept sœurs, Sampson fait le point sur le monde impitoyable des grandes compagnies aériennes.?L'ÉTAT DU MONDE 1986 Annuaire économique et géopolitique mondial 640p.19.95$ Salué unanimement par les médias, voici un ouvrage indispensable pour suivre et comprendre révolution du monde d’aujourd’hui.?Serge Denis UN SYNDICALISME PUR ET SIMPLE 512p.29.95$ L’évolution aussi étonnante que tumultueuse des syndicats américains pendant la période cruciale de l'entre-deux-guerres.?Louis Marin LA PAROLE MANGÉE et autres essais théologico-politiques 256p., 24.95$ Le corps tel qu'il est écrit dans les textes ou donné à voir dans les images.LITTÉRATURE ?Pierre Nepveu L’HIVER DE MIRA CHRISTOPHE 224p.14.95$ «C'est un roman admirablement écrit et construit.Nepveu fait de son roman un appareil photographique qui l’aiderait à décomposer le mouvement des choses.» Stéphane Lépine, Le Devoir ?Marie José Thériault L'ENVOLEUR DE CHEVAUX 180p.13.95$ « Un recueil tout à fait remarquable.autant de délices dont la plupart restent un temps en mémoire, comme le goût d’un très grand vin, et donnent celui d'y retourner.» Réginald Martel, La Presse ?Denys Arcand LE DÉCLIN DE L'EMPIRE AMÉRICAIN 174p.11,95$ «.une réflexion profonde et très souvent bouleversante sur la solitude, l'ennui, la quête du plaisir, la désillusion.» André Bernier, Journal de Montréal ?Yvon Rivard LES SILENCES DU CORBEAU 268p.15.95$ «Yvon Rivard est pourri de talent, (.) son parti pris, c’est l’intelligence.De là vient l’immense plaisir de suivre cet Alexandre à la trace.» Réginald Martel, La Presse ?André Belleau SURPRENDRE LES VOIX 240p.16.95$ Rigueur et souplesse, gravité et fantaisie, ironie et détermination.La voix d'une des grandes figures d'intellectuel que le Québec ait connu.?Monique Larouche-Thibault AMOROSA 128p.10,95$ «L’auteure parle des choses graves avec une belle candeur, une tendresse ironique pour ses personnages qui les rend plus grands que leurs malheurs.» Jean-Roch Boivin, Montréal ce mois-ci ?Patricia Highsmith UNE CRÉATURE DE RÊVE 324p.17.95$ «Patricia Highsmith n'a rien perdu ni de sa verve, ni de son sens de la tension.Insidieuse, elle fera longuement languir les lecteurs.» Mario Fontaine, La Presse ?Jacques Savoie LE RÉCIF OU PRINCE 162p.10.95$ «Personne mieux que Jacques Savoie ne sait donner naissance à des situations, à des atmosphères aussi prégnantes.L'aventure est troublante, inoubliable.» Réginald Martel, La Presse JEUNESSE ?Gabrlelle Roy L ESPAGNOLE ET LA PÉKINOISE 48p.couleurs.8,95$ Un conte inédit de la grande romancière! Le charme et la musicalité de son écriture au service des jeunes lecteurs.?Michel Aubin et Hélène Desputeaux LE CODE SECRET TROTTINETTE ET CRÈME GLACÉE MON PETIT FRÈRE BERTRAND 24p.couleurs.6.95$ chacun Madeleine, une nouvelle héroïne pour les moins de 8 ans.Un charme à saveur urbaine, de la complicité, une bonne humeur contagieuse.?LE DOCTE RAT Le jeu questionnaire dont tout le monde parle! Photo François Rlvard entre la femme et l’homme enfin sorti de son hypnose, mais autour d’eux.Ils sont, depuis, si aériens.comment voulez-vous qu’ils entendent, même par des échancrures dans le bleu, les bruits cassants et souterrains du monde ?QUEBEC AMERIQUE au Salon du Livre RENÉ LÉVESQUE Jeudi 20: 19h30 à 21h Vendredi 21: 19h30 à 21 h Samedi 22: 14h30 à 16h 19h30 à 21 h Dimanche 23: 14h30 à 16h 19h30 à 21 h PIERRE VALLIÈRES Vendredi 21: 19h30 à 21h Samedi 22: 15h à 17h Dimanche 23: 19h à 21 h JEAN-CLAUDE CORBEIL Samedi 22: 14h30àl6h30 Dimanche 23: 14h à 16h ARLETTE COUSTURE Samedi 22: 14h à 15h30 Dimanche 23: 14h à 15h30 LISE PAYETTE Samedi 22: 13h30àl4h30 Dimanche 23: 13h30àl4h30 ANDRÉ VANASSE Du jeudi 20 au dimanche 23 HÉLÈNE RIOUX Samedi 22: 19h à 21 h Dimanche 23: 19h à 21 h DOMINIQUE BLONDEAU .CLAIRE DE LAMIRANDE Vendredi 21: 19h à 21h YVES BEAUCHEMIN | Dimanche 23: 14h à 16h DONALD SMITH Du jeudi 20 au dimanche 23 MARTINE FONTAINE SERGE MONGEAU Vendredi 21: 19hà21h Samedi 22: 15h à 17h 19h à 21 h Dimanche 23: 14h à 17h Samedi 22: 14h à 17h MONIQUE DE GRAMONT Samedi 22: 14h à 17h Dimanche 23: 14h à 17h MARIE LISE LABONTE RAYMOND PLANTE Vendredi 21: 19h à 21 h Samedi 22: 19h à 21 h i Du vendredi 21 au lundi 24 .GAÉTAN LEBOEUF Samedi 22: 13h à 14h Lundi 24: 13h à 14h JACQUES PASQUET [Dimanche 23: 19h à 21 h CÉLINE CYR Dimanche 23: 14hà 16h Lundi 24: 14h à 15h BERNADETTE RENAUD Vendredi 21: 18h à 21 h Samedi 22: 14h à 17h Dimanche 23: 14h à 17h Lundi 24: 15h à 16h I i i E-4 ¦ Le Devoir, samedi 15 novembre 1986 Salon du ^ivre de o7VIontiéal Dans la blanche visibilité ¦'î !*, it / .Jérôme a-t-il une nouvelle famille Pourquoi faut-il parfois dire non POUR ABORDER AVEC EUX LES GRANDES QUESTIONS DE LA VIE.W MONTRÉAL ,IVRF.DE SAVON ÉMILE OLLIVIER UNE PENSÉE confuse m’investit devant ces auvents baissés et ces portes closes, la même qui m’oppresse et m’accable toutes les fois que, dans la coulée du temps, les limites entre imaginaire et réalité s’estompent, que l’instant se présente comme un signe à déchiffrer, sans que je puisse déterminer s’il s’agit d’une réminiscence ou d’un commencement.Aujourd’hui, elle ne soulève en moi ni angoisse ni terreur mais une singulière volupté, semblable à celle que je ressens au sortir du petit matin, quand, après la première tasse de café, je m’arrête pour fumer la première cigarette.Dédales de rues et de ruelles en pente m’avaient ramené à mon point de départ, alors que je croyais suivre scrupuleusement flèches et signaux apposés aux carrefours indiquant la direction du centre-ville.Quelques secondes de distraction ont-elles trompé ma vigilance ?Je me retrouve dans une ruelle étroite et sombre.Les façades des maisons, des deux côtés, ont complètement disparu, laissant l’impression que cette venelle est un tunnel bordé de nuages et d’ombres.Une musique sans parole, dont la mélodie éveille en moi le souvenir d’une comptine que l’on apprend à l’âge du babil, où il est question d’une plume et d’une chandelle morte, m’accompagne le long de mon périple.Combien de temps ai-je passé dans ce tunnel ?Impossible de l’évaluer n’ayant à ma portée ni horloge ni sablier ni clepsydre.Quand je débouche sur la place accablée par le soleil, il est midi.Je le sais car je piétine mon ombre.Une foule dense assiste, hilarante, à un spectacle.Debout près d’une fontaine en marbre blanc, grandiose comme un autel, un homme, sans âge, le visage blafard, les sourcils et les lèvres allongés par de grands traits noirs, la main droite en visière, scrute l’horizon.Il esquisse un mouvement de recul.Ses yeux sont exorbités comme s’il est horrifié par ce qu’il voit.Il suit du regard la marche d’un mobile sur l’écran bleu qu’aucun nuage ne vient obscurcir.Le voilà maintenant accroupi, les bras noués au-dessus de la tête en un geste de protection.La foule figée l’observe.Il écarte lentement les bras, jette un coup d’oeil timide autour de lui, laisse échapper un grand soupir de soulagement et se redresse en effectuant mille cabrio- Photo Jacques Grenier les.Applaudissements de la foule.Je ne dispose pas d’assez de temps pour assister à son prochain numéro.Au milieu de la place, le temple d’une blancheur éclatante, avec son portique, ses rangées de colonnes couronnées de chapiteaux corinthiens, le tout surmonté d’un étage où se creusent une série de fausses fenêtres trilobées, se dresse, majestueux.Prestement, je commence à grimper les degrés qui y conduisent.Des rafales de vent enflent l’étoffe de mes vêtements, ralentissent mes pas.Je parviens enfin à atteindre le parvis.La porte centrale est fermée, aveugle.Je longe le portique.Une cour intérieure donne accès à une rte latérale.Elle est gardée par un omme vêtu de bleu, portant un képi cerclé d’or et des épaulettes en or aussi.Je m’apprête a lui demander les informations qui me semblent indispensables mais une inscription en lettres gothiques, accrochée au chambranle, m’interdit de lui adresser la parole et m’avertit que mon désir de pénétrer dans cette enceinte n’est pas indemne d’égarements et d’impasses.Je suis au bout de mon voyage, arrivé en ce lieu dont j’avais si souvent entendu parler par des invitas de passage, que certains désignaient du nom sibyllin d’Hanongh.Ils disaient que ma volonté tenace d’entreprendre ce pèlerinage procédait de blessures anciennes.Pour moi, elles sont liées à ce blason que la mémoire veut à tout prix redorer.Les témoignages de mes visiteurs concordaient, eux qui m’avaient précédé en ce lieu, pour me prévenir qu’il était inutile de vouloir trouver un moyen infaillible pour me guider là où rien n’appartient à personne, ni pensée, ni mots; ce pays où mémoire et imagination, loin de se dissocier, possèdent les mêmes traces, récrivent sans cesse la même histoire.Les êtres, là, sont en proie à des pressentiments qui ne sont au fond que des souvenirs.Là, les réminiscences sont presciences, elles ne sont qu’antici-pation.La vie brève, fugitive, se vit dans cet interstice, boucle récursive.Je savais, bien avant d’entreprendre ce voyage, que j’aurais à jouer avec le feu sans pare-étincelles et que cette passion d’explorer les frontières de Pinconnu pouvait me dévorer.Je savais qu’une fois arrivé en ce lieu, je risquais de rencontrer quelque vorace exigeant qui m’obligerait à déployer, pour le nourrir, une activité fébrile.Ma mère m’avait toujours dit : « Si on te fait don d’un chien écumant de rage, ne le refuse pas; tiens-le par la tete pour lui enlever son collier qui peut, un jour, t’être utile.» J’allonge le pas et franchis le seuil d’une salle déserte et sinistre, une pièce immense, dallée de marbre écru.U n rapide coup d’oeil me permet de me rendre compte qu’il n’existe aucune possibilité d’y séjourner, aucun endroit pour se reposer, de sorte qu’on ne peut qu’y passer.Je traverse d’autres pièces en enfilade; elles se ressemblent toutes : pas de poteaux pour s’accoter, de niche où se retrancher.Quelle métaphore voulait concrétiser l’architecte qui a construit ce palais ?Ici et là, des inscriptions.Certaines immédiatement lisibles; d’autres demandent du temps pour les déchiffrer.L’une d’elles me frappe particulièrement.Elle revient, leitmotiv, ponctuant les étapes de mon cheminement : « N’aie point mémoire de fleurs, seule compte celle des essences.» Cette sensation de vide, cette inquiétante étrangeté me suffoque.Y a-t-il une issue au bout ?Vers quoi ?Je pénètre dans une autre pièce.Mes yeux habitués à la monotonie perçoivent tout de suite un changement.Une teinte de vie la colore.Il y avait là un magnéto- Photo James Burke/ ‘ Time-Life International (Nederland) B.V.« Un lieu désigné du nom sibyllin d’Hanongh .» phone.Une notice en lettres gothiques mentionne aux visiteurs intéressés qu’ils pouvaient actionner cet appareil.Une voix gutturale emplit la pièce.Un discours sans introduction, comme si on le saisissait au vol et qu’il avait commencé depuis longtemps.La voix souligne l’impatience, le découragement que l’impression de piétinement peut provoquer, dans cette entreprise.Puis elle s’éteint; seul le léger grésillement du ruban, se déroulant lentement, trouble le silence.Je m’apprête à écouter l’introduction que j'avais ratée précédemment.La voix sentencieuse et grave, qui émane de l’appareil, me surprend et distrait mon attention.Les premiers mots m’échappent.«.mais les générations qui viendront après vous, gaiement déjeuner sur l’herbe, sans souci de ce qui dort en dessous, ne sauront peut-être pas la part de souffrances qu’auront coûtée ces mots.» Le mur en face de moi s’anime.Des ombres se contorsionnent en poussant des cris, toutes sortes de cris difficiles à identifier.Un enfant pleure ; il tient encore entre ses doigts le fil qui attache son cerf-volant eventré sur lequel un homme s’acharne.Un vieillard, le teint basané, les cheveux et la barbe crépus, blancs, les lèvres charnues, observe ces scènes.Ses gestes mesurés sont empreints de courtoisie et de raison.Dans ses yeux, il y a de la braise.Dans son verbe, une violence rentrée : « Quel danger recèlent les mots pour qu’on s’obstine à vouloir faire taire ceux qui parlent ?À quand remonte cette hantise ?Qui redoute tant la prolifération de la parole ?» Je traverse de nouveau un dédale de pièces et de corridors, cherchant obstinément une issue dans ce palais de la blanche visibilité.• // •UNE NOUVELLE COLLECTION-ITINÉRAIRES INTELLECTUELS QUÉBÉCOIS 1— Jacques Beaudtv.Autour de Jacques Lavione.philosophe.168 p.12$ 2— Jacques Beaudry, Roland Houde.un philosophe et sa circonstance, 195 p.15$ Éditions du Bien public 1563, Royale Trois-Rivières (Québec) G9A4J9 Aussi disponibles, dans «Les Cahiers gris» (brochés): Jacques Beaudry, Philosophie et périodiques québécois —¦ Répertoire 1902-1982,133 p.7,95$ Les lacets de l'essai, textes de J.-C.Bonenfant, A.Vldricalre, R.Houde et J.Beaudry, 29 p.2,50$ À 6/10 ANS, LES GRANDES QUESTIONS SE POSENT, À 6/10 ANS, ON EST PARFOIS SÉRIEUX.Voici une nouvelle collection qui vient combler un vide important.Chaque ouvrage est destiné à amorcer le dialogue sur des sujets «difficiles» ou simplement sérieux tels que le divorce, la mort, les différentes agressions que les enfants peuvent subir, le racisme, le remariage des parents, la prévention en toutes circonstances.Les textes sont volontairement simples et à la portée d’un public très jeune.Les sujets développés dans la série «Dis-moi pourquoi» informeront les enfants sur un grand nombre de situations quotidiennes auxquelles ils ont à faire face.La lecture de ces ouvrages à la maison comme à l’école favorisera les échanges entre enfants, parents et éducateurs.Encore peu courant, c’est un type de livres appelé à se répandre.PRIX 7,95$ FRANÇOIS HEBERT Le dernier chant de l’avant dernier dodo GAMMQnd —(duÏÏQseaii)— KIOSQUE * 180 LIVRE ^ "”'usVe ce ^Pe'rte ev VW»-.»«''»**?ooWSA0* te(nW .«Çff* '10 Québec a a CADEAU .,e des a'nèS l_e l*'nW .nie»''00 ce V-e pout V*v®.^ 5»'r'' ^ou'*uv fV i/; ' UN BILAN D'ÉDITION LITTÉRAIRE • l’Hexagone, une des cinq plus vieilles maisons d'édition québécoise; • lieu d'émergence d'une littérature québécoise moderne, l'Hexagone l’a fait connaître à l'échelle internationale; • reconnu pour la qualité de ses oeuvres et de ses livres avec un fonds de 511 titres disponibles; • des prix littéraires innombrables, inégalables; • des oeuvres traduites en langues étrangères en nombre enviable; • l'Hexagone, lieu d’édition littéraire unique au Québec depuis 1953 et toujours au premier plan.l’Hexagone DIFFUSION LIBRAIRIE: QUÉBEC LIVRES Cécile Cloutier L'ét < >utè Cécile Cloutier L’ÉCOUTÉ poésie 392 p 19,95$ LE CHEMIN BRÛLÉ JEAN ROYER m&XAGONf ?Jean Royer LE CHEMIN BRÛLÉ poésie 56 p.7,95$ Pierre Desruisseaux STORYBOARD poésie 104 p.9,95$ « EN NOVEMBRE 1986 Gérald Gaudet LIGNES DE NUIT poésie Luc Lecompte CES ÉTIREMENTS DU REGARD poésie Michel Van Schendel EXTRÊME LIVRE DES VOYAGES poésie Pierre Trottier CHEVELURE DE BÉRÉNICE poésie STAND 118 DES Q U I L I V R ES QUESTIONNENT OSENT MATERNITE EN MOU YEMEN I PENSENT La maternité aujourd'hui: est-elle uniquement programmée, sur mesure, coupable, domestiquée?Et si elle était autre, subversive?Des femmes de renommée internationale, historiennes, économistes, écrivaines, psychanalystes.nous la présentent sous un nouveau jour.Plus qu’un rêve ou une idéologie, le plein emploi est une mesure possible, réalisable, s'il est amené par une stratégie politique et économique cohérente.Les gouvernements, les syndicats et les patrons trouveront dans le Défi du plein emploi les bases d'une telle stratégie, qui impose un nouveau regard économique.Le deuxième tome d une vaste analyse.Dialectique et Société 2 s'attarde tout particulièrement aux conditions de constitution de la société en tant que totalité: modes de reproduction formels de la société, modernité et postmodernité, tech-nologisme et technocratisme.EDITIONS SAINT-MARTIN 4073, rue St-Hubert, suite 201 Montréal H2L 4A7, 525-4346 En vente en librairie 19,95$ 24,95$ 29,95$ E-6 ¦ Le Devoir, samedi 15 novembre 1986 Salon du ‘'Livre de eTHontiéal Des écrivains pour tous les goûts, de passionnantes rencontres publiques LE SALON du livre de Montréal est l’occasion rêvée pour rencontrer vos auteurs préférés.Non seulement les éditeurs invitent-ils à leur kiosque leurs Jeunes et moins jeunes « poulains », mais plusieurs auteurs prestigieux participent à des rencontres publiques et à des débats de qualité.« Écrivains sur parole » Cette première série d’entretiens publics se tiendra du jeudi 20 au lundi 24 novembre à 20 h et sera animée par Jean Royer, journaliste et chroniqueur littéraire au DEVOIR.Le jeudi 20 novembre : « Qui a peur de l’imaginaire ?», avec Anto-nine Maillet et Sébastien Japrisot.Le vendredi 21 : « Au carrefour des utopies », avec Jacques Godbout et Gérald Godin.Le samedi 22 : « La poésie malgré nous », avec Madeleine Gagnon et Pierre Nepveu.Le dimanche 23 : « Les nouveaux romanciers », avec Marie José Thé-riault, Robert Baillie, Nicole Houde et Daniel Gagnon.Le lundi 24 : « Se raconter entre nous », avec Alice Parizeau et Émile Ollivier.Photo François Royer Jean Royer.« Comme un grand livre ouvert » Photo Jêan-Plerre Karsenty/1 Radio-Canada Gérard-Marie Boivin.Cette autre série de débats se tiendra du vendredi 21 au mardi 25 à 15 h et sera animée par Gérard-Marie Boivin, animateur bien connu à Radio-Canada.Le vendredi 21 : « Les parlures francophones », avec Antonine Maillet, Marie Cardinal et André Goose.Le samedi 22 : « Les politiciens écriront, n’écriront pas ?», avec René Lévesque, Gérard Pelletier et Pauline Marois.Le dimanche 23 : « Que lisent nos vedettes ?», avec Clémence Desrochers, Pauline Martin, Gaston L’Heureux et Sylvain Lelièvre.Le lundi 24 : « Le cinéma, une littérature ?», avec Sébastien Japrisot, Claude Jasmin, Marie La-berge et Jacques Savoie.Le mardi 25 : « Les dictionnaires, des best-sellers ?», avec Jean-Claude Corbeü, Hélène Martin, Denis Vaugeois et Roger Le Garrec.Café- croissant Signalons également une rencontre « café-croissant » organisée par le salon en collaboration avec l’Union des écrivains québécois.Le dimanche 23, de 11 h à 13 h, ie public est invité à rencontrer des écrivains présents au salon et à écouter une lecture d’oeuvres, tout en dégustant le petit déjeuner.À l’heure c Si le salon du livre est un événement public de plus en plus couru, c’est aussi grâce à l’intérêt grandissant des médias envers cette grande fête.Les journaux profitent du salon pour « couvrir » largement l’actualité littéraire.LE DEVOIR publie, depuis de nombreuses années, un cahier spécial le samedi précédant l’ouverture, et, cette année, le journal La Presse fait de même.On signale que plusieurs émissions de radio et de télévision seront diffusées du Salon du livre de Montréal.Le vendredi 21 novembre, l’émission Les Belles Heures, du réseau AM de la Société Radio-Canada, réalisée par Hélène Prévost et André Hamelin, sera diffusée en direct du salon du livre.Le samedi 22 novembre, la radio de Radio-Canada sera sur place toute la journée, cette fois pour enregistrer une émission qui sera diffusée le dimanche 23 novembre.Il s’agit de l’émission Par quatre chemins, animée par Jacques Langui-rand et réalisée par Henriette Talbot.M.Languirand sera présent au salon de 11 h à 22 h et se fera un plaisir de rencontrer le public et de discuter entre deux entrevues.Sur la scène centrale du salon, le réseau Vidéotron enregistrera, le vendredi 21 novembre de 11 h à 14 h, trois émissions d’une demi-heure.Cette série, Le Plaisir de lire, est animée par Ghila Sroka.Mme Sroka recevra François Benoît et Philippe Chauveau pour l’émission intitulée Acceptation globale, Louise Van-delac pour l’émission La Maternité en mouvement, et Ginette Larouche pour celle intitulée Si tu me reviens, ou la violence d’une mère.Michel Tremblay Michel Tremblay lira des extraits de son oeuvre, en compagnie de Sheila Fischman, sa traductrice, le samedi 22 novembre à 13 h sur la scène centrale.Cette lecture est organisée par l’Association des traducteurs littéraires/ Literary Translators’ Association.médias Jacques Languirand.La revue culturelle Vice Versa s’associe, cette année, à Radio Centre-Ville pour diffuser une heure d’émission en direct de la section 1 du hall d’exposition, tous les jours.L’équipe de Vice Versa sera présente les 20 et 21 novembre à 20 h, les 22 et 23 novembre à 21 h, le 24 novembre à 15 h et le 25 novembre à 18 h.Les thèmes abordés seront les suivants : l’édition au Québec; les revues au Québec; la transculture — nouvelle vision du fait culturel; l’environnement urbain et architectural; écriture et animation; rencontre avec des écrivains; la jeunesse et l’édition.Pour sa part, la radio communautaire de l’Est, CIBL-FM, diffusera une vingtaine d’heures d’émissions en direct du Salon du livre de Montréal.Elle sera installée dans la section 3, tout près du kiosque 313.Photo» Jacquot Robert et Radio-Québec Les invités spéciaux du Salon du livre de Montréal : Sébastien Japrisot et Antonine Maillet.Auteurs vedettes Il est impossible de donner la liste de tous les écrivains présents au salon : le danger est trop grand d’en oublier ! Mais le public se pressera nombreux aux séances de signature de certains écrivains vedettes.Par exemple, mentionnons la présence de Lise Payette, qui signera La Bonne Aventure, chez Québec/Amérique (kiosque 108), le samedi à 13 h 30.Signalons aussi la présence, tout au long de la semaine, d’Antonine Maillet, de Clémence Desrochers, de Diane Hébert, de Michel Tremblay, qui présente son dernier-né (Le Coeur découvert, chez Lé-méac), d’Yves Beauchemin.Il y en a pour tous les goûts : de Marie Cardinal (La Médée d’Euripide, chez VLB) à Pierre Vallières (qui présente un vieux roman inédit), de Jacques Brault, prix David 86, a Gaston Miron, de Serge La-prade ( Le Téléthonien, chez Trécarré) au docteur Paul David pour un livre sur son Institut de cardiologie (éd.Laporte).Sans parler des lancements les plus intrigants.Que penser, par exemple, du nouveau Guide des amants sensuels, chez Guy Saint-Jean ?Ou encore des conférences « raéliennes » qui voudront nous convaincre que les extra-terrestres sont parmi nous ?Les lecteurs et lectrices du DEVOIR voudront peut-être rencontrer leurs journalistes préférés, pour les féliciter.ou les engueuler.Plusieurs journalistes et collaborateurs du DEVOIR présentent, en effet, un livre lors du salon.C’est le cas des nouveaux adjoints à la direction de l’information Guy Deshaies ( Attachez vos ceintures, chez VLB) et Pierre Godin (Bourassa-Lévesque, les frères divorcés, aux éditions de l’Homme).C’est aussi le cas des collaborateurs et collaboratrices Jean-Robert Sansfaçon (Loft Story, aux Quinze), Carole David ( Terroristes d’amour, chez VLB) et Marcel Jean ( Crever l’écran, aux Quinze).Sur la scène centrale, Jean Royer animera, tout au long de la semaine, une série d’entretiens publics avec des écrivains.Et, si vous avez aimé les textes de ce cahier spécial, pourquoi ne pas le dire à leurs auteurs ?Suzanne Jacob, Marie José Thériault et Émile Ollivier signeront, en effet, leurs derniers livres au salon.t A LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS , 842-9645 ^ agence ,De internationale d'abonnements ;#***«%, mier ministre du Québec, peu chiche de ses autographes, sera chez son éditeur le jeudi à 19 h, le vendredi à 14 h, le samedi à 19 h et le dimanche à 14 h.(Au kiosque 108 des éditions Québec-Amérique.) Le nouveau maire de Montréal, Jean Doré, a moins de temps dans ses poches.Mais il a promis d’être présent aux éditions VLB (kiosque 475) le samedi à 19 h pour signer Pour Montréal.Bonne occasion pour discuter de ses projets.Poui sa part, Gérard Pelletier signe Le Temps des choix, chez Stanké (kiosque 445), le vendredi à 19 h, le samedi à 14 h et le dimanche à 14 h.Enfin, le sénateur Jacques Hébert nous racontera ses Trois semaines dans le hall du Sénat, jeudi, vendredi, samedi et dimanche du matin au soir, au kiosque des éditions de l’Homme (section 2).De plus, René Lévesque et Gérard Pelletier participeront à un débat animé par Gérard-Marie Boivin, le samedi à 15 h sur la scène centrale.Titre du débat : « Les politiciens écriront, n’écriront pas ?» La réponse est OUI ! CELA POURRAIT être le titre d’un nouveau best-seller.Car de plus en plus de personnalités politiques se lancent dans l’aventure de l’édition, question de bien faire passer leur message, ou de s’assurer que nous gardions d’eux un bon sou- René Lévesque.Photo CP venir.Cette année, ce club très sélect comporte quatre membres.La vedette incontestée demeure René Lévesque.Son livre Attendez que je me rappelle monte résolument a l’assaut des records de vente, et l’ancien pre- Jean Doré.De la politique à la littérature 716, rue Gilford, Mtl - (514) 598-9214 ET MISE EN PAGE PAR MICRO-INFORMATIQUE mtrnt m ernxmmmmmtoA \ VIENT DE PARAÎTRE par Alain Jacques Une âme, une équipe DOCTEUR PAUL DAVID Institut de Cardiologie de Montréal Préface de Jean Drapeau «Une page de l’histoire de Montréal qui intègre une tranche de la progression de la médecine ets'écrit à travers la destinée exceptionnelle du pionnier de la cardiologie moderne au Québec, le Dr Paul David.» (La presse, 23 octobre, 1986) En vente dans toutes les 288 pages 16,95$ Laporte & Cie (Éditeurs) Inc.C.P.248, Suc.«C», Montréal, Qc.H2L 4K1 bonnes librairies Distribution exclusive: Diffusion Lougarou Inc.NOUVEAUTÉ.concernant les CENTRES-VILLE! un livre choc, une histoire vraie, celle de Hull aux Éditions Départ QUI A VOLÉ LA RUE PRINCIPALE?de Roger Poirier «.un modèle qui peut être adopté dans plusieurs contextes socio-culturels autant en Amérique du Nord qu’en Europe.» Alice Parizeau en vente chez votre libraire ou au 1212, rue Panet, Montréal H2L 2Y7 tél.: (514) 524-3561 POUR LA PREMIÈRE FOIS AU SALON DU LIVRE 1 Une communauté culturelle arabophone Révèle la pluralité de sa culture LA SOCIÉTÉ LIBANO-CANADIENNE DE MONTRÉAL, chapitre montréalais de L’UNION LIBANAISE CULTURELLE MONDIALE, convie tous les Libanais et les amis du Liban au stand 410 du Salon du Livre de Montréal CONSACRÉ AUX ÉCRIVAINS LIBANAIS D’EXPRESSION FRANÇAISE.Les auteurs présents y dédicaceront leurs oeuvres.œ édition/ docadie Au Salon dü livre de Montréal Kiosque 124 K.~ I Irqif.-s Requiem en saule pleureur =* -J æss: J«»n (.OMISSE L’ART ET L’ARTIFICE Langues et littératures Rose Després.52 pages $6.95 éditions d'.n.idic ( .P.»»"> Mont Ion, Ni.-B.EK HN» (->)-»'> 7-84‘M) Jean Lohisse 161 pages $18.50 Essai Collectif 442 pages $18.95 Prologue distribue nos livres , tub* 304 2W-91S7 NUIT BLANCHE Lcuc.tua.Liti.du Livre % LA POESIE, ça se Ut ! e Les Écrits des Forges C.P.335, Trois-Rivières G9A 5G4 GODIN, Gérald Soirs sans atout 8 $ le bestseller en poésie cette année.GAGNON, Madeleine L’infante immémoriale son livre le plus important Jean Royer, Le Devoir 8$ DE BEIXEFEUILLE, Normand Catégoriques 1 2 et 3 8 S Grand Prix de la poésie de la Fondation des Forges COLLECTIF Choisir la poésie 10 $ Plus de 30 poètes actuels livrent leur vision de la poésie d’aujourd’hui et de demain.Éditions du Noroît C.P.244, Saint-Lambert J4P 3N8 BRAULT, Jacques Poèmes I 20 $ Enfin réédités, trois recueils du Prix David 1986.UGUAY, Marie Poèmes 20$ Un ouvrage qui regroupe, avec quelques inédits, les trois recueils de cette jeune auteure décédée en 1981.LEFRANÇOIS, Alexis Comme tournant la page Vol.I : Poèmes 12 Vol.11 : Petites choses 13 magistrale rétrospective Michel Beaulieu, lettres québécoises IA PETITE ANTHOLOGIE du Noroît (3e édition) Jusqu’au 1er janvier, envoi gratuit sur demande DISTRIBUTION EN LIBRAIRIE: COMMANDES POSTALES: Prologue (514) 332-5860 Diffusion collective Radisson (819) 376-5059 ou chez l’éditeur Ë Photo LoulM Lemieux « Jouer les durs, voilà qui m’aurait plu.» PAGES D’HISTOIRE.GUIDE HISTORIQUE DE QUÉBEC Yves Tessier, 212 p., 1984 10.00 $ LA VILLE DE QUÉBEC HISTOIRE MUNICIPALE, 4 tomes ,30.00 $ F.X.Chouinard, 113 p., 1960 6.00 $ A.Drolet, 140 p., 1965 7.00 $ A.Drolet, 144 p., 1967 7.00 $ Collectif, 248 p., 1983 15.00 $ LES FILLES DU ROI EN NOUVELLE-FRANCE Silvio Dumas, 400 p., 1972 15.00 $ Disponibles en librairie et au kiosque (314-A) de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec.La Société historique tie Quebec Séminaire de Québec, C.P.460, Québec GIR 4R7 Michel Francis Laê» FACÉTIES NOUVEAUTÉS Michel Francis LAGACÉ FACÉTIES contes humoristiques 56 p., 7,95$ No 7 André CARPENTIER et Michel LORD «Fragments de correspondance» No 8 Entretien avec Daniel GAGNON a rcv„, I nouvcli.Je désire m’abonner à partir du no.1 an numéros) individu: 18,00$ institution: 20.00$ Nom .étranger: 25,00$ Adresse XYZ ÉDITEUR C.P.608, SUCC.N, MONTRÉAL H2X 3M6 SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL KIOSQUE 482 Le Devoir, samedi 15 novembre 1986 ¦ E-11 Salon du ^ivre de çTVIontréal Scénario pour une solitude JEAN ROYER ¦—¦ m Photo François Royer Tout ÉCRIVAIN est obsédé par sa langue, celle qui lui fait écrire ses livres, celle qui lui apprend le monde à chaque jour.Quand j’écris, je suis seul devant mon écran qui me renvoie le noir à habiter.J’écris face à moi-même.Oui, je suis seul.Mais j’ai ma langue, par laquelle j’hérite de ma vie.Ma langue de culture, qui me dit qui je suis à chaque mot, à chaque page, à chaque livre.Sachant un peu plus qui je suis, vous me reconnaissez tels que vous êtes, lecteurs et lectrices de ma culture, de notre culture.Ma langue de solitude n’appartient pas qu’à moi, l’écrivain.C’est celle qui nous fait tous ensemble, pareils et différents.D’une même culture, d’une même société, d’une même inquiétude.Nous savons qui nous sommes dans notre langue : celle qui se parle, celle qui s’écrit.C’est cette langue qui nous affiche dans notre rapport au monde.Mais nous sommes seuls dans notre langue.Autour de nous, l’anglais.L’Amérique du Nord nous regarde comme un îlot pittoresque et fragile.Quelle culture nous démange ?Pourquoi ne pas nous rallier à la culture dominante ?Pourquoi ne pas nous afficher dans la langue de l’autre ?Pourquoi ne pas devenir tout simplement bilingues ?Parce que je ne suis pas deux mais seul dans ma langue, comme écrivain et comme peuple.Parce que MF UBMAR1NE 1 FO# fiENOVATfOMS SORRY FOR ANY INCONVENIENCE RE OPENING SOON I .ouvrag succès Devenir consultant Instrument autogéré de formation I Modules d‘apprentis*a| Les Petits groupes Participation •t communication Y.St-Arnaud Un modèle d'analyse qui permet d'identifier et de traiter les problèmes typiques de naissance, croissance et maturité d'un groupe.Coofltlütl • CIM 184 p.(18r millcl R Dossier d’t R.Lescarbeau.M.Payctlr, Y.St-Arnaud Manuel dautojormatlon.Indispensable ù tous les professionnels des sciences humaines, sociales, administratives et de la santé.Coédition .tes éditions de rllnwcrsllé de Sherbrooke Vol.I ci U 336 p.386 Vol.Il 80 p.« Un îlot pittoresque et fragile ?» c’est dans ma propre langue que je peux savoir qui je suis.Et plus je saurai ce que je suis, mieux j’apprendrai à parler à l’autre.Ma solitude, je ne la revendique pas, je l’assume.Je ne me ferme pas aux autres si je leur parle dans ma langue.Se ferment-ils à moi s’ils me parlent dans leur langue ?Je suis seul et je ne suis plus seul.La culture que je porte me mène aux autres cultures du monde.Par ma langue, j’écris que je suis différent.On me lit dans les cultures de langue française.On me traduit dans les autres.Je suis au monde.Je m’appartiens de vivre dans ma langue.Je fais partie du monde si j’ai ma langue.Alors, pourquoi cet écran où c’est l’autre qui s’affiche ?Je suis écrivain tant qu’il y aura des lecteurs de ma langue française au Québec.Ma patrie, c’est ma langue.En Amérique, ma langue n’a qu’une patrie : le Québec.Faudrait-il en avoir honte, maintenant que nos affaires commencent à bien marcher ?Allons-nous abandonner notre langue pour le profit de l’autre ?Je suis écrivain et j’ai besoin de notre langue.J’écris pour continuer de vivre.J’écris pour la mémoire du présent.J’écris pour crever l’écran des servitudes quotidiennes.J’écris Photo Louise Lemieux pour être plus humain.Je témoigne de la version québécoise de vivre l’humanité.Je me sens chez moi dans la langue qui m’habite et que j’essaie d’habiter à mon tour.Nous nous échangeons des morceaux de vie contre la mort et le silence.Alors, pourquoi cet écran où c’est l’autre qui répond de moi-même ?Je suis écrivain dans votre langue, monsieur Bourassa.Ne touchez pas à nos mots.MARCUSE: LA RÉVOLUTION .RADICALE ET LE NOUVEAU SOCIALISME Éditions TRIPTYQUE La fin des jeux de Michel GOSSELIN (Prix Alfred-Desrochers 1986) Le triangle familial perçu par un héros de 10 ans.Un récit tressé de soliloques.Du fond redouté de Robert GIROUX De la Volta noire africaine au bout du disque parternel, des poèmes de la colère.Clara de Jacqueline DÉRY-MOCHON Le récit du retour sur soi.Le prénom comme traversée et aboutissement.Les passantes de Tiziana BECCARELLI-SAAD Une série de courts récits de qui va et vient au rythme de la communication des femmes.Féminins singuliers de Renée-Berthe DRAPEAU Un essai sur la création et la féminité.Comme prises à témoin: Nicole Brossard et France Théoret.Écrire la lumière de Louise WARREN Une parole familière, reprise en écho par la photographie qui en renvoie le grain, la finesse.Tuyau de castor.(Album à découper) Du costume des citadins et des ruraux au tournant du siècle.14 planches cartonnées.RENSEIGNEMENTS: 524-5900 DIFFUSION: PROLOGUE Pouvoir et tyrannie L’IDEOLOGIE ET LA REPRODUCTION DU CANTAL MARCUSE: LA RÉVOLUTION RADICALE ET LE NOUVEAU SOCIALISME^ André Vachet Synthèse de la pensée d’un homme qui a grandement influence notre époque.L’ouvrage vise à cerner l’originalité et la complexité de l’oeuvre de Marcuse.230 pages 19,95$ POUVOIR ET TYRANNIE Publié sous la direction de Guy Lafrance Un choix de communications qui montre toute l’actualité d’une réflexion philosophique sur le thème de la tyrannie.Des despotismes de l’Antiquité aux totalitarismes contemporains, on découvre les formes diverses et sans cesse renouvelées de la tyrannie, même et surtout lorsqu’elle se cache dans le vocabulaire de la liberté.182 pages 19,95$ L’IDÉOLOGIE ET LA REPRODUCTION DU CAPITAL Raymundo de Andrade, Paul-Normand Dussault, Roula Mellos, Roberto Miguelez Les auteurs abordent les phénomènes idéologiques par une problématique d’ensemble, qui trouve ensuite une application dans quatre domaines de recherche: le rôle de l’État, le populisme, l’urbanisation au Brésil, les relations internationales.170 pages 17,95$ LES JEUX DE LANGAGE Laure Hesbois À travers calembours, contrepèteries, charades, rébus, mots croisés et autres logogriphes, l’auteure s’applique à découvrir la source profonde du plaisir que suscitent les jeux de mots.Une réjouissante illustration des propriétés ludiques du langage.332 pages 29,95$ I riitions tic l'Université cl Ottawa,, Ces ouvrages sont disponibles chez votre libraire.Distribution exclusive au Canada: Diffulivre Inc.2973, rue Sartelon, Ville Saint-Laurent, Qc, H4R 1E6 (514)336-2663 Le magazine littéraire Spécial Québec tNtXfîltN I 1ACQUFS It GOf' Disponible au Salon du Livre de Montréal, stand 114 (Diffusion Prologue) .m B a.u£ -Hoijonne-t Maître Paul Loyonnet s’est mérité la médaille du Conseil canadien de la musique pour sa contribution éminente de la musique au Canada.La cérémonie de remise aura lieu dimanche 23 novembre à 15h., à la salle 6 (mezzanine) du salon du livre de Montréal.Les admirateurs de Maître Loyonnet sont cordialement invités à participer à cet hommage.J 18 DISTRIBUTION EN LIBRAIRIE Prologue 2975 rue Sartelon Ville Saint-Laurent Oué H4R 1E6 Tel 332-5860 Éxt 1-800-361-5751 DU OUÉHlN ÉDITIONS DU NOROÎT Case postale 244 Saint-Lambert (Québec) J4P 3N8 j $ GUÉRIN littérature C’était au temps de la «grande noirceur», de celle des soutanes opaques qui devaient rivaliser — dans le combat entre l’éternel et le temporel — avec les clairs déshabillés de Lily St-Cyr.Entre l’Oratoire Saint-Joseph et le Qayety, entre les effets de manches de Monseigneur Charbonneau vantant les «bons de la Victoire» et les effets de hanches de Peaches au Roxy, il fallait éviter de perdre son âme tout en gagnant son ciel et.la guerre des autres.UN OUVRAGE DISPONIBLE AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL.guerin MONTRÉAL-TORONTO 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada (514) 842-8481
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