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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-12-06, Collections de BAnQ.

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I CIAMM Vol- LXXVII — No 283 * Un peu de neige.Max : -2.Demain: beau, (détail page B8) Montréal, samedi 6 décembre 1986 4 CAHIERS —$1.00 Wilson entend réduire le taux maximum d’imposition à 28% JEAN CHARTIER Le ministre des Finances du Canada, M.Michael Wilson, envisage un alignement de sa table d’impôt sur les nouveaux taux d’imposition américains.Dans un premier temps, une réduction de 1 % du taux d’imposition ramènerait le taux fédéral d’imposition à 33 %, en 1987, taux qui serait comparable au taux américain frappant les revenus élevés atteints de surtaxe, cette année-là.Dans un deuxième temps, une nouvelle réduction de 6 % ferait passer le taux fédéral à 28 % en 198jh taux qui serait le même qu’aux Etats-Unis pour la plupart des contribuables américains.Les fiscalistes sem- blent douter que le ministre annonce une réduction supérieure à 1 % pour l’année d’imposition 1987.En contrepartie de cette réduction, M.Wilson annoncerait la fin des déductions fiscales pour paiements d’intérêt sur revenus de placement, s’alignant aussi sur la réforme américaine à cet égard, et supprimant de ce fait la déduction fiscale obtenue au-delà des revenus perçus à la suite de ces emprunts.C’est du moins ce qu’on discute ces jours-ci au sein de la Canadian Tax Foundation à l’occasion de la consultation pré-budgétaire de M.Wilson.Les fiscalistes envisagent aussi à nouveau l’imposition généralisée d’une taxe de transaction, type TVA, comme il en avait été discuté voici un an.Cette taxe serait susceptible d’entrer en vigueur dès juin 1987.Le ministre Wilson a déjà annoncé le 26 février 1986 son plan pour réduire les taux d'imposition des entreprises.À cet égard, il a précédé la réforme américaine.Le taux de base sera en effet abaissé de 36 à 33 % au Canada.Le plan américain prévoit la Voir page A-14 : Wilson y ; r «US «mCÜt Les déboires du citoyen Lévesque ANGÈLE DAGENAIS Un résident du Vieux-Montréal, et non des moindres puisqu’il s’agit de l’ex-premier ministre du Québec, M.René Levesque, commence à s'impatienter des lenteurs que mettent certains entrepreneurs à terminer ce qu’ils ont commencé.Ces derniers n’hésitent pas par ailleurs à encaisser des subventions importantes d'aide à la restauration du gouvernement provincial et de la Ville de Montréal, même s’ils font faillite par la suite.Le 157 Saint-Paul ouest est un bon exemple de projet en faillite, resté inachevé.Bâtiment ancien de cinq étages construit en 1871 pour lesquincaillers Frotingham & Workman, juste devant la Place Royale, cet édifice est en chantier pour être converti en condominiums de luxe depuis 1980.C’est l’architecte bien connu, Maurice Desnoyers (du bureau Desnoyers Mercure), qui a été l’instigateur de ce projet qui porte le nom d’Habitat Place Royale, comme il l’a été de plusieurs autres dans le Vieux-Montréal notamment, Le Cours LeRoyer, la rue Saint-Pierre aux abords du le Vieux-Port, Le Callière, etc.Il a assemblé les terrains et offert ses services professionnels à la so-Voir page A-14 : Les déboires Photo Jacques Grenier Ascenseurs défectueux, trous dans les murs, et les rats aux alentours, voilà où réside l'ancien premier ministre.Et « ça pue » en plus! comme il l’indique lui-même.McF arlane contredit Reagan WASHINGTON (Reuter, AFP) -La responsabilité du président Ronald Reagan dans la vente d’armes à l’Iran est maintenant mise en cause par l’ancien conseiller à la sécurité nationale, M.Robert McFarlane qui a témoigné cette semaine devant la Commission de renseignement du Sénat.Il a déclaré que le président avait approuvé à l’avance les ventes d’armes à l’Iran.Par ailleurs, après en avoir envisagé publiquement l’éventualité, M.Reagan a décidé hier de ne pas convoquer de session spéciale du Congrès sur l’affaire iranienne, par crainte que ne se propage une « at mosphère de cirque », selon l’expression de congressistes.Une session extraordinaire du Congrès, suggérée par le leader de la prochaine minorité républicaine au Sénat, M.Robert Dole, aurait constitué une première depuis vingt ans.Le président reconnaît aussi à présent que des erreurs ont été commises dans cette affaire et dans le transfert de fonds aux contras du Nicaragua.« Le président convient que des erreurs ont été commises dans le transfert de fonds, dans certains des processus d’application de la question iranienne », a déclaré hier à la télévision M.Larry Speakes, porte-parole de la Maison-Blanche.M.Speakes a dit que l’objectif de M.Reagan de rétablir des contacts avec Téhéran était correct, mais que le président était entièrement d’accord avec la déclaration faite mercredi par le vice-président George Bush selon laquelle « visiblement, des erreurs ont été faites».Autre rebondissement, selon le New York Times, M.Mcfarlane, interrogé par la Commission du renseignement du Sénat, a affirmé que M.Reagan avait approuvé à l’avance, en août 1985, la livraison par Israël d’armes de fabrication américaine à l'Iran.Parmi ces armes figuraient, a ajouté l’ancien conseiller à la sécurité nationale, des missiles antichars Tow.M.McFarlane a également soutenu devant la Commission qu’il n’a- Voir page A-14 : McFarlane Le MAC aura $20 millions et l’OSM devra financer sa salle ANGÈLE DAGENAIS Rejetant les conclusions du rapport Goyer sur les équipements culturels montréalais, le gouvernement du Québec financera pour une somme de $20 millions la relocalisation du musée d’art contemporain dans le quadrilatère de la Place des Arts mais ne participera pas seul au financement éventuel d’une salle de concert pour l’Orchestre symphonique de Montréal.La ministre des Affaires culturelles du Québec, Madame Lise Bacon, faisait savoir hier, au cours d’une conférence de presse, qu’elle accepterait en priorité un projet de réno- vation de la Place des Arts de façon à ce que l’Orchestre symphonique s’y sente à l’aise au cours des trois, quatre ou cinq prochaines années, jusqu’à ce qu’il élabore un nouveau projet de salle et trouve un financement adéquat auprès des gouvernements fédéral et municipal — dont elle a déjà sondé la participation — mais également auprès du secteur privé.« Je n'enlève rien à l’OSM car le $30 millions du précédent gouvernement n’a jamais existé.», a précisé la ministre.« Finie l’improvisation, place aux actions réfléchies et concertées», a-t-elle ajouté.Mme Bacon a avancé la date de 1992 — 350e anniversaire de la fondation de Montréal — comme objec- tif de réalisation pour une salle de concert de façon à permettre à l’OSM d’établir un consensus auprès des milieux musicaux et financiers autour du «projet majeur» que constitue la construction d’une salle de spectacle.Elle réservera jusqu'à cette date «à des fins culturelles» le terrain situé au nord de la Place des Arts qui appartient au gouvernement du Québec (le quadrilatère Sherbrooke, Président Kennedy, Jeanne-Mance et Saint-Urbain) au cas où ce site conviendrait à l’OSM.Le directeur général de l’OSM, M.Zarin Mehta, s’est dit ravi que le dossier retombe enfin entre les mains de l’Orchestre, parce qu’il ne l’a ja-Voir page A-14 : Le MAC La France se demande ce qui a frappé la « bof génération » CAROLE BEAULIEU PARIS — libération titre La Fête blessée.D’autres quotidiens accusent le gouvernement Chirac de « mépris à l’endroit de toute une génération ».Des milliers de soixante-huitards renâclent d’avoir vu, hier, à la télévision, des escadrons casqués de CRS matraquer et gazer leurs enfants.Au lendemain de la plus grande manifestation de jeunes que Paris ait jamais connu (300,000 selon la Préfecture de police, un million selon les organisateurs, 500,000 à Paris et 300,000 en province selon le quoti- dien de gauche Libération), la France se demande encore ce qui l’a frappée.Qu'est devenue la « bof génération », résignée et conservatrice, claironnée par tous les sondages ?Que fait-elle dans la rue à scander à l'endroit de Mitterrand : «Tonton, tiens bon, dans deux ans nous voterons » ?« La justice sociale, la solidarité .ils ont compris tout ça », lançait jeudi en souriant, un quadragénaire réjoui qui, au trottoir, applaudissait le passage joyeux de vagues successives de lycéens de 12 à 16 ans, encadrés par leurs aînés des universités.« Ouais, pas mal de mecs sont ici pour les merguez et la fête, me répond Chantal, une lycéenne de 13 ans.Mais moi je l’ai lu la loi et De-vaquet mon cul ! » Qu’a-t-il donc fait M.Alain Deva-quet, ministre français délégué à la recherche et à l’enseignement supérieur, pour soulever la colère d’autant de jeunes français ?Son projet de réforme des universités, déposé en juillet dernier, semblait pourtant bien innocent.Même l’opposition socialiste n’y avait accordé que peu d’attention.Mais c’était sous-estimer le mélange de réalisme, de principes moraux, de rejet Voir page A-14 : La France Le litige sur le bois d’oeuvre Les Américains prêts à négocier (JTTAWA (LE DEVOIR) - Le règlement du conflit canado-amé-ricain sur le bois d’oeuvre par voie de négociation a franchi une étape positive hier alors que l’industrie américaine acceptait le principe de la négociation.Le ministère des Affaires extérieures du Canada a qualifié hier de « développement positif » une déclaration de la « coalition américaine pour des prix équitables du bois importé » de collaborer à la négociation entreprise au niveau gouvernemental il y a deux semaines.En tournée à Havre Saint-Pierre,le premier ministre Mul-roney a commenté hier soir :« Le dossier va se poursuivre,on est loin d’être rendu à la fin.» Refusant de se lancer dans une surenchère de menaces avec les Américains, qui réclament toujours une surtaxe de 25 % sur le bois d’oeuvre canadien, monsieur Mulroney a ajouté: « Ce n’est pas la place pour les délinquants ju- Voir page A-14 : Les Américains Photo AP Des étudiants en colère en viennent aux coups avec la police durant les affrontements d'hier, à Paris CONSTRUCTION: MANIFESTATION Deavnt l'Assemblée nationale, les ouvriers de la construction ont pendu et brûlé en effigie Pierre Paradis Page A-2 BOUCHARD ET L’IMAGE DU GOUVERNEMENT Le premier ministre compte sur Benoît Bouchard pour redorer l'image sociale de son gouvernement.PageA-9 LISE PAYETTE ET LA CONTINUITÉ Une dame de coeur et de continuité : voilà Lise Payette.Je n'aurai planté qu’un seul clou dans ma vie, mais en changeant de marteau », dit-elle à Paul Cauchon.Page C-1 COREY HART Nathalie Petrowski a parlé avec le jeune Rastignac de la musique pop, Corey Hart.Page C-1 LA COSTA BLANCA Moins connues que la Costa del Sol, la Costa Blanca et la Costa del Azahar sont parmi les plus belles régions d’Espagne.Valence et les huertas, Murcie, patrie du sculpteur Francisco Salzillo, et Benidorm, station balnéaire la plus en vogue, peuvent combler autant le voyageur en quête de dépaysement que le touriste à la I recherche du soleil.Cahier D Aujourd'hui, un bon chanteur, c est un grand hurleur.Côté femmes, c 'est pire.— ALBERT BRIE rIMORÉ.— Timide qui craint qu on le craigne Information ragoût de ragots.m Plus la cote d'une émission grimpe, plus sa qualité dégringole.A t ) A-2 B Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 Photo CP DIMANCHE VISITES LIBRES c US SPORTING CLUB DU SANCTUM R K DR GILLES COUTURE O.D.president d’Opto-choLx et co-auteur du livre -Tout sur les lentilles de contact», s’est joint aux optométristes René Asselin et Jean Gouin.Il vous invite à ses tout nouveaux locaux du centre-ville de Montréal au 620, rue Cathcart, lOicme étage (derrière chez Birks) (métro McGill) Prenez un rendez-vous: 866-2431 iOPTO-CHOIXi — VOTRE CENTRE COMPLET DE LA VISION C’est avec grand plaisir que je vous invite à vous joindre au SPORTING CLUB DU SANCTUAIRE.Le Sporting Club ouvrira ses portes en janvier 1987.Ce centre, qui s'étend sur près de 47 G00 mètres carrés, offrira à ses membres six terrains de tennis intérieurs et trois extérieurs, six terrains de squash et trois terrains de racquetball, sans frais de location de terrain.Il abritera également une piste de jogging de 261 mètres, une piscine, un spa, un gymnase, ainsi que des salles d'exercices aérobiques, d'entraînement cardio-vasculaire et de musculation.L’abonnement au Club donnera également accès à d'élégants vestiaires, où seront fournis serviettes et articles de toilette, et à un stationnement intérieur gratuit.Outre les installations sportives, les membres trouveront sur place des services complets de restauration, une boutique d'articles de sport, un salon de coiffure et une garderie Plus de 2 000 Montréalais ont déjà opté pour Le Sporting Club.Je vous invite à vous joindre à eux et à profiter de nos tarifs de pré ouverture.Nos bureaux sont ouverts de 9 h à 20 h en semaine et de 10 h à 18 h en fin de semaine.De plus, vous pouvez visiter nos installations le dimanche, entre 14 h à 17 h.Le Sporting Club du Sanctuaire est situé au 6100, Chemin Deacon, en bordure ouest d'Outremont.Passez nous voir dimanche après-midi.PASOUALE L.IACOBACCI Directeur général LA GYMNASTIQUE DU CERVEAU i\rrw a r - JEU déchecs électriques lyUX /AUr ALLEGRO DE NOVAG • Pour les jeunes de 9 à 99 ans • suggestion de coup • Partenaire toujours disponible • retour arrière de table • 8 niveaux de difficultés • à sensor ALLEGRO DE NOVAG rég.: $200 $16995 également disponible le PICCOLO de NOVAG: *699s votre passeport pour les échecs, Incluant les règlements officiels du jeu d’échecat UN ENDROIT PRÈS DE CHEZ-VOUS BROSSARD LAVAL CERVO 2000 LIBRAIRIE INFO-BASE JOUETS L’ENFANT 370 ett, DE SEVIQNE Salariat PICOTINE Plaça Portoballo JOUE Carrafour Laval Jean-Talon coin St-Denis Compl.Guy-Favreau 200 o.Dorchaatar Rive-Nord W «71-1487 682-1188 276-6615 844-6655 Paradis pendu et brûlé en effigie à Québec 5,000 ouvriers de la construction manifestent La CSN contestera devant la Cour supérieure la constitutionnnalité de la loi 160 BERNARD RACINE QUÉBEC (PC) — Les deux grandes centrales ouvrières du Québec ont tenu parole et ont amené hier quelque 5,000 travailleurs de la construction manifester devant l’hôtel du Parlement, par un froid de loup.Les manifestants, qui venaient des tous les coins de la province à en juger par les cartes dans les pare-bri-ses des autobus qui les attendaient en files interminables, brandissaient des pancartes disant pourquoi ils manifestaient: « On veut garder nos vieux dans la construction - CSN-FTQ contre Paradis - La déréglé-mentation c’est le retour à la loi de la jungle - Saint Paradis on s’en souviendra ».Des pancartes annonçaient: « On veut un moratoire », allusion au moratoire d’un an réclamé par la CSN devant la commission parlementaire de l’économie et du travail.« On veut que nos jeunes travaillent sans que leurs pères soient en chômage », scandaient des groupes.Le conseil central des métiers de la construction, qui appuie le projet de loi, ne participait pas à la manifestation.Le ministre Paradis qui a parrainé le projet de loi 119 a été Eendu en effigie à une potence et rûlé ensuite à un feu chauffé par les pancartes des manifestants.Une demi-douzaine de chefs syndicaux ont harangué les manifestants, y compris MM.Louis Laberge ét Gérald Larose, respectivement président de la FTQ et de la CSN.Le président de la FTQ-Construc-tion, Jean Lavallée, a révélé que le gouvernement allait présenter en Chambre, dès le mois de mars, un projet de loi visant à soustraire de la loi de la construction tout le secteur de la construction domiciliaire.« Le gouvernement Bourassa est en train de nous reculer de 25 ans en arrière », a déclaré M.Lavallée en rappelant que les gars de la construction avaient des droits acquis dans ce domaine-là.M.Laberge était particulièrement volubile.« Je sais qu’il y en a parmi vous autres qui regardent les petits bonhommes en kaki de l’autre bord.Ca vous tenterait d’y aller ».Pendant qu’un tonnerre d’acclamations lui répondait, M.Laberge a déclaré: « On n'y ira pas », tandis qu’on entendait un « ah » de désappointement souffler sur les manifestants.Mais après une bonne pause, M.Laberge ajoutait: «Cette fois-ci».Au risque d’être blâmé par les vitriers, a-t-il dit, le président de la FTQ a promis qu’il n’y aurait pas une seule vitre brisée, pas une branche cassée, « cette fois-ci ».« Le gouvernement va respecter les gars de la construction.On a aucune objection à ce qu’il y ait des jeunes qui entrent sur les chantiers.Mais c’est par vrai qu’on va laisser nos jobs pour leur donner.Tant qu’il y aura de la place, on va leur souhaiter la bienvenue, on va leur aider.« Mais il ne rentrera pas un h .de pompier ou un policier sur les chantiers.Les policiers dans leur char, les pompiers au feu et nous autres dans les chantiers », a averti M.Laberge.« Le gouvernement aura beau dire, aura beau faire, l’OCQ, l’ACCQ, n’importe quoi, on s’en sacre.Ce qu’on veut c’est nos jobs.Ce qu’on Par un froid de loup, les ouvriers de la construction ont manifesté devant l'Hôtel du gouvernement hier à Québec.veut, c’est qu’il respecte nos gars, c’est qu’il vienne pas se fourrer le nez dans l’industrie de la construction.Il ne peut pas être juge et partie».M.Larose, en haranguant à son tour les manifestants, a constaté que ça paraissait qu’ils avaient le feu au c.M.Laberge a donné rendez-vous aux travailleurs de la construction à une manifestation monstre à Montréal, le 14 décembre prochain.« Le gouvernement dit qu’il veut amender son h.de loi 119.On va voir si c’est vrai.Si c’est pas vrai, ben cal.faites d’là place dans les prisons.« Si le gouvernement ne comprend pas le message, la prochaine fois ça va faire plus dur.Ca, ce n’est pas des paroles en l’air », a-t-il promis.PIERRE CAYOUETTE La CSN contestera la constitutionnalité de la loi 160 devant la Cour supérieure du Québec.Le syndicat déposera à cet effet une requête en jugement déclaratoire dès la semaine prochaine.Selon le syndicat, plusieurs dispositions de la loi 160 vont à l’encontre des droits fondamentaux prévus à la Charte canadienne des droits et libertés.Adoptée et sanctionnée le 11 novembre dernier, la loi 160 assure le maintien des services essentiels dans le secteur de la santé et des services sociaux.Cette loi d’exception prévoit de sévères sanctions aux salariés et associations de salariés du secteur des affaires sociales qui perturberont les activités normales rattachées à leurs fonctions.La CSN espère démontrer que la loi 160 va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés.Me Louis Bibaud, du contentieux de la CSN, a expliqué au DEVOIR que le syndicat misera avant tout son argumentation sur le fait que la loi 160 compromet le droit à l’égalité prévu à l’article 15 de la Charte canadienne.« Cette disposition de la Charte garantit à tous l’égalité de vant la loi.Or la loi 160 prévoit un traitement inégal, pour une même infraction, aux syndiqués du réseau de la santé et services sociaux.Ce droit à l’égalité (article 15) avait été invoqué avec succès il y quelque temps devant le juge Boudreau.Ce dernier avait déclaré inconstitutionnelles certaines dispositions de la loi 37, loi qui régit le cadre des négociations du secteur public.Par ailleurs, la CSN juge excessive la loi 160, « parce qu’elle prévoit plusieurs pénalités pour une même infraction ».En plus de fortes amendes, cette loi prévoit en effet, pour les salariés et leurs associations, des retenues à la source, une réduction de traitement, la perte d’ancienneté et la responsabilité civile.Ce cumul contreviendrait directement à l’ar- f fa/rez- ücle 11 h) de la Charte canadienne des droits et libertés.Les avocats de la CSN s’attaqueront également à la procédure d’application des pénalités prévues à la loi.Cette procédure serait contraire aux garanties dans la Charte canadienne des droits et libertés.Selon la lecture qu’en fait la CSN, la loi 160 nie le principe fondamental de la présomption de culpabilité.Ce principe est reconnu à l’article 11 d) de la Charte.Dernière munition qui servira à la CSN : la loi 160 transforme les employeurs en seuls juges de l’applica- tion des pénalités prévues pour les salariés.« En d’autres mots, il s’agit d’un encadrement juridique de l’arbitraire patronal, a dit Me Bibaud.Cela contrevient à l’essence de notre droit ».Non seulement empêche-t-elle l’exercice de moyens de pression, cette loi ne règle en rien le problème des relations de travail dans le secteur des affaires sociales, rappelle la CSN.L’adoption de cette loi, le 11 novembre dernier, a fait suite à une série de débrayages rotatifs entrepris dans le réseau des affaires sociales.Gobeil parle de « considérations spéciales » pour les infirmières » QUÉBEC (PC) — Le gouvernement est prêt à consentir des « considérations spéciales » aux infirmières du Québec dans le cadre des actuelles négociations, a affirmé hier le président du Conseil du trésor, le ministre Paul Gobeil.Ce dernier était interrogé à l’Assemblée nationale sur l’état des pourparlers entre le gouvernement employeur et les syndicats d’infirmières du Québec.Plus de 9,000 d’entre elles, membres de la Fédération des infirmières unies, doivent justement débrayer lundi prochain, geste qui affectera quelque 75 établissements hospitaliers de Montréal et des Cantons de l’Est.M.Gobeil a refusé de dévoiler la nature des « considérations » qu’il entend proposer aux infirmières.II n'a pas voulu préciser si, comme le veut la rumeur, le gouvernement serait prêt à réduire le laps de temps requis pour qu’une infirmière atteigne le sommet de l’échelle salariale.U ne chose est sûre pour le ministre toutefois: le gouvernement n’a pas l’intention de modifier sa proposition d’une hausse salariale de 3.5 pour cent pour 1986.Quant à la grè,ve de lundi, M.Gobeil ne croit pas qu’elle perturbera les hôpitaux.« La grève de lundi sera légale et dans le cas d’une grève légale, 90 % des services sont maintenus dans un établissements de soins de longue durée, et 80% dans un établisse-_ ment de soins de courte durée », ' a-t-il dit.Pour le porte-parole de l’oppo-sition, le député d’Abitibi-Ouest François Gendron, « c’est aux tables de négociations que le ministre devrait indiquer sa volonté de corriger les écarts trop importants » dont souffrent les infirmières dans leurs conditions de travail.Négociations: fin du sprint le 13 décembre (PC) — Le sprint de négociations entrepris il y a une dizaine de jours et devant durer jusqu’au 13 décembre va bon train, estimait hier la coordonnatrice pour la CSN, Monique Simard.Les enseignants de cégeps mettent la dernière main à leurs demandes revues et corrigées et seront fin prêts lundi à les présenter à leur vis-à-vis patronaux.Les employés de soutien de l’Aide juridique ont obtenu la mise sur pied d’un comité restreint de négociations.Selon Mme Simard, c’est vraisemblablement à la Fédération des affaires sociales que les négociations de déroulent le plus rondement.La séance de jeudi s’est terminée vers 4h00 vendredi matin et d’autres séances étaient prévues un peu plus tard.Des ententes ont été conclues en matière de harcèlement sexuel et d’autres devraient survenir au sujet d’un mécanisme permanent permettant la négociation en cours de convention collective.En outre, les infirmières auxiliaires pourraient bien voir leur sort s’améliorer au cours des prochaines séances, a-t-elle indiqué.Quant aux syndiqués de Loto-Québec, Mme Simard considère qu’ils partent de loin du fait que leur convention ne leur reconnaîtrait même pas l’ancienneté.Et finalement, à la table commune CSN, il est encore question des disparités régionales, des régimes de retraite et des droits parentaux.4 « 4 Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 ¦ A-3 W///7$x Montréal a remblayé la marina de l’île Sainte-Hélène sans permis LOUIS-GILLES FRANCOEUR La ville de Montréal a procédé au remblayage de la marina de l’île Sainte-Hélène sans attendre d’avoir reçu le certificat d’autorisation prévu par la loi de l’environnement, qu’elle a elle-même requise par écrit en 1985.C’est ce qu’a confirmé hier au DEVOIR le porte-parole régional du ministère, M.Michel Surprenant, après la rencontre d’hier après-midi entre la direction des Travaux publics de la ville et celle du ministère à Montréal.Rencontre que le ministère a d’ailleurs qualifié « d’empreinte d’un bon esprit de collaboration » et au cours de laquelle les deux parties ont convenu de maintenir jusqu’à nouvel ordre l’arrêt du remblayage de la marina.La demande de certificat d’autorisation déposée en 1985 par Montréal portait sur un éventuel remblayage de 800 mètres carrés à l’intérieur de la marina de l’île.Au moment où Montréal entamait la procédure d’autorisation, la ville avait déjà commencé à remblayer la marina pour y asseoir les nouvelles montagnes russes de la Ronde.Consciente de la nécessité d’obtenir un certificat d’autorisation, la ville n’a toutefois pas attendu de recevoir la permission demandée pour passer à l’action.Les 800 mètres visés par sa demande écrite ont été Code de la route: première étape QUÉBEC (PC) — Le projet de loi modifiant le Code de la sécurité routière a commencé hier la longue étape de l’étude détaillée en commission parlementaire.Les membres de la Commission de l’aménagement et des équipe- ments doivent étudier chacun des 700 articles du projet de loi.Une fois ce travail de bénédictin terminé, la commission fera rapport à l’Assemblée nationale.L’ensemble des députés se penchera alors une dernière fois sur le projet de loi pour son adoption finale.Le projet doit être sanctionné avant le 19 décembre.L’opposition péquiste a fait savoir qu’elle approuvait les grands objectifs du projet de réforme.Toutefois, elle émet certaines réserves sur l’efficacité des mesures dissuasives.Cela pourrait prolonger la durée de l’étude détaillée en commission parlementaire.La réforme augmente considérablement le montant des amendes — jusqu’à $100 — pour refus de boucler la ceinture de sécurité.Aussi, elle rend les cyclistes responsables des infractions qu’ils commettent, au même titre que les conducteurs des autres véhicules.Smallwood à l’Ordre du Canada OTTAWA (PC) — .Joseph Roberts Smallwood, 85 ans, « seul Père de la Confédération encore vivant », a été nommé hier compagnon de l’Ordre du Canada.C’est grâce surtout aux efforts de M.Smallwood que Terre-Neuve est devenue, le 31 mars 1949, la 10e pro-¦ vince canadienne, dont il est resté premier ministre pendant 21 ans.Au cours de son règne, des mines de fer ont vu le jour au Labrador, des usines de pâtes et papier sont nées et les gigantesques travaux hydroélectriques de Churchill Falls ont été entrepris.Certains projets, comme la raffinerie de Come-by-Chance, ont été des échecs.En 1977, M.Smallwood a laissé la vie politique active pour se consacrer à la publication d’une encyclopédie sur Terre-Neuve, qu’il a dû abandonner après deux volumes (il devait y en avoir cinq), à cause d’un manque de fonds.Il y a deux ans, une attaque d’apoplexie a considérablement diminué ses activités, mais sans nuire à sa vivacité d’esprit.Le tabagisme menace votre santé 10% de remise sur présentation de cette annonce jysman/ï\ l'^cbitai//e\ remblayés sans que ne parvienne jamais le certificat demandé.Les remblayages dans la marina se sont poursuivis au point de couvrir finalement une surface globale de plus de 50,000 mètres carrés.Le règlement sur l’examen des impacts environnementaux exige que tout projet de remblayage d’une rivière ou du fleuve sur une surface dix fois moindre fasse préalablement l’objet d’une évaluation environnementale, d’une audience publique et, ultimement, d’une décision du conseil des ministres.Lors de la rencontre nier avec ta direction du ministère de l’Environnement, le service des travaux publics de Montréal a soutenu qu’il n’avait pas à se soumettre au règlement provncial parce que le remblayage n’a pas lieu, à son avis, dans le fleuve.Pour la ville, la baie utilisée comme marina ne fait pas partie du cours d’eau.La ville s’est engagée à soumettre par écrit ses prétentions sur cette question d’ici une semaine, a précisé hier M.Surprenant.Invité à dire pourquoi le ministère n’avait donné aucune suite au projet de la ville, M.Surprenant a expliqué que le dossier « semblait s’être perdu lors des importantes réorganisations » qui ont eu cours à la direction métropolitaine du ministère.La loi de l’environnement prévoit des amendes pour les promoteurs qui ont procédé illégalement à des remblayages.La loi permet aussi au ministère d’exiger la remise en état du cours d’eau.L’ex-juré no 8 retrouve sa liberté BERNARD MORRIER Mario Hamel, l’ex-juré numéro 8 au récent procès pour meurtre de quatre motards des Hell’s Angels, respire à nouveau l’air de la liberté.Il en sera ainsi au moins jusqu’au 8 janvier, jour où le tribunal fixera la date de son enquête préliminaire.Accusé d’entrave à la justice, après avoir accepté $ 25,000 pour empêcher la condamnation des Hell’s, le journalier de 29 ans a pu être provisoirement libéré hier après avoir acquiescé aux conditions que le juge Claude Joncas lui a imposées.Père de trois enfants, Hamel s’est engagé notamment à se rapporter tous les lundis au caporal Yves Gravel, l’enquêteur de la Sûreté du Québec dans cette affaire, et à ne pas quitter le Québec, tout en signalant tout changement d'adresse ou d’emploi.Hamel a dû déposer aussi une somme de $ 1,000 comptant et s’est vu interdire la moindre communication avec son présumé corrupteur, Denis Larocque.Pour sa part, Larocque, qui jeudi s’était livré à la police, a comparu à son tour hier midi, toujours devant le même juge, également sous une accusation d’entrave à la justice.Il demeurera incarcéré au moins jusqu’à mardi qui vient alors que le tribunal décidera s’il y a lieu de lui accorder un cautionnement.Selon ce qui avait été dit plus tôt cette semaine par le caporal Gravel, Larocque est celui qui aurait versé à Hamel $ 25,000 à titre d’acompte sur une promesse de lui donner $ 100,000 s’il arrivait à convaincre ses 11 autres pairs jurés à acquitter les quatre motards, ou $ 50,000 s’il réussissait à provoquer un désaccord du jury.Cette proposition aurait été faite vers le 5 novembre et c’est 12 jours après que Hamel avait reçu une partie du pot-de-vin promis.C’est Hamel qui, sur les conseils de son épouse, avait éventé tout le complot lundi devant le juge Jean-Guy Boilard présidant le procès des Hell’s.Deux jours après, Jacques Pelletier, Réjean Lessard et Luc Mi-chaud étaient reconnus coupables de cinq meurtres au premier degré et condamnés sur-le-champ à l’emprisonnement à vie, tandis qu’un verdict d’acquittement était décrété à l’endroit de Robert Richard.Hamel et Larocque sont passibles de 10 ans de prison.H une raison payante de passer ses grandes journées au téléphone.«Pour une entreprise étroitement liée au monde de l’imprimerie et, par extension, à tout- le domaine des communications, le téléphone est un outil de première importance.« Les délais serrés, les multiples confirmations, vérifications et contre-vérifications exigent un service à la clientèle de premier ordre.Lorsque, de plus, cette clientèle est répartie sur un territoire géographique étendu, et que votre propre entreprise possède des bureaux à Montréal, Québec et Toronto, il devient nécessaire de faire circuler continuellement un flot important d’informations.Les lignes WATS* sont alors la solution tout indiquée.« L’utilisation de lignes WATS en fonction de territoires à couvrir permet d’effectuer plus d’appels pour chaque dollar.En d’autres mots, d’être plus efficace.» Jacques Denault, Vice-président Litho Acme Inc.Pour obtenir plus de renseignements sur le service WATS de Bell Canada, composez sans frais le 1 800 361-3050.MC L’efficacité passe par Bell Membre du réseau national Telecom Canada •Marque de commerce de Bell Canada.V A-4 M Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES La guerre des religions fait sept morts en Inde L’Islamisation « rampante » de l’Égypte Les intégristes « durs » en pleine croissance MICHEL GARIN Agence France-Presse E CAIRE — L’annonce jeudi au Caire de l’arrestation de 33 personnes dont quatre offi-'ciers, accusées d’avoir voulu renverser le régime, tend à confirmer que les musulmans intégristes liés à l’organisation extrémiste « Al D jihad » restent actifs dans la clandestinité, estiment les observateurs au Caire.La comparution des accusés devant la haute Cour de sûreté de l’Etat pour avoir formé une « organisation religieuse extrémiste ayant pour but de combattre les fondements du régime », n’avait pas été annoncée par les autorités.Parmi les personnes appréhendées, figurent quatre officiers de réserve, de grades subalternes, mais qui avaient pu se procurer des documents et des cachets de l’administration militaire.D’autre part, les membres de l’aile miütaire de ce groupe appelaient au « djihad » (guerre sainte) contre le pouvoir et suivaient un entraînement militaire intensif.Quant aux relations des membres du groupe avec l’organisation « Al Djihad », les observateurs relèvent que c’est un membre du Djihad, le lieutenant Khaled el Istanbouli, qui avait assassiné le président Anouar el Sadate, le 6 octobre 1981.La plupart des observateurs estiment que l’Égypte — avec ses 50 millions d’habitants dont six à huit millions de chrétiens orthodoxes — doit faire face à deux catégories de musulmans intégristes : ceux qui agissent à visage découvert et ceux qui militen).dans l’ombre.Le pays, de toute évidence, n’échappe pas au retour aux valeurs islamiques.Cette « islamisation rampante » se traduit dans certains cas par un simple retour, pacifique, aux valeurs traditionnelles de l’islam : respect des cinq prières quotidiennes, port du voile pour les femmes, absence de consommation d’alcool, séparation des hommes et des femmes sur les lieux de travail et dans certains cas pas d’embauche de femmes.Les musulmans « durs » qui agissent à visage découvert, notamment le cheikh Hafez Salama, demandent l’application immédiate de la « charia » (législation islamique) et dénoncent, dans des prêches parfois très violents, les modes de vie occidentaux, en particulier la tenue des jeunes égyptiennes non voilées et en pantalons.L’un de leurs slogans favoris, quand ils manifestent en brandissant des exemplaires du Coran, est : « L’Égypte n’est ni orientale, ni occidentale, elle est musulmane’.Cheikh Salama, appréhendé quelques semaines après une manifestation monstre à la mosquée el Nour en juin 1985, puis relâché peu de temps après, ne fait plus parler de lui.En revanche, les intégristes membres du Djihad ou ayant des liens avec cette organisation sont considérés par les autorités égyptiennes comme très dangereux, notamment pour les personnalités au pouvoir, a-t-on appris dans les milieux politiques de la capitale.Les risques d’élimination par la violence des principales personnalités égyptiennes restent considérables, estime-t-on dans ces milieux.C’est sans doute la raison pour laquelle le président Hosni Moubarak — qui était aux côtés d’A-nouar el Sadate lors de son assassinat pendant une parade militaire — a renoncé, pour des raisons de sécurité, à visiter le chantier du métro du Caire en juillet dernier.Il y a quelques semaines, les observateurs ont aussi remarqué que les mesures de sécurité avaient été renforcées au palais présidentiel à l’occasion de la visite au Caire du Roi Hussein et Du Premier ministre jordanien Zeid Rifai.Hosni Moubarak, 58 ans, qui a entamé en octobre la dernière année de son mandat présidentiel de six ans, continue à pratiquer une politique modérée et laïcisante.Il bénéficie du soutien de l’armée et notamment de la hiérarchie militaire.Mais certaines chancelleries occidentales s’interrogent sur l’état d’esprit des officiers subalternes, en particulier des capitaines et des commandants.Rejetant « l’irresponsabilité » américaine N EW DELHI (AFP) — Quatre sikhs et trois policiers ont été tués hier au cours d’une émeute qui a éclaté devant un temple de la secte au centre de New Delhi, a-t-on indiqué de source policière.Les trois policiers ont été tués par un camion conduit pas des militants sikhs.Les policiers ont immédiatement ouvert le feu sur les autres militants qui avaient pris place sur les murs du temple, tuant un homme et une famine.Ils ont ensuite tiré le conducteur et le passager du camion hors de l’épave du véhicule et les ont battu à mort.Selon PTI, deux autres militants sikhs qui avaient pris place à bord du poids lourd ont été sérieusement blessés.Ces affrontements ont eu lieu après que quelque 3,000 sikhs se soient rassemblés près du temple, croyant qu’un défilé prévu avait été interdit.Le défilé sikh, qui a réuni quelque 4,000 militants, s’est en revanche déroulé sans incident.Peu auparavant, quelque 2,000 hindous s’étaient rassemblés pour protester contre l’autorisation accordée aux sikhs de défiler.Le pays est en émoi depuis l’assassinat, dimanche dernier, de 24 Hindous par des militants sikhs.Moscou entend respecter le traité SALT-II MOSCOU (AFP) — L’Union soviétique a annoncé officiellement hier qu’elle renonçait « pour le moment » à se dégager de ses obligations découlant des traités SALT-I et SALT-I sur les armes stratégiques, après le dépassement, la semaine dernière par les États-Unis, des limites imposées par SALT-II.Dans une déclaration diffusée par l’agence Tass, le gouvernement soviétique dénonce la « provocation aux conséquences imprévisibles» que constitue, selon lui, la décision américaine.En même temps, déclare-t-il, « prenant en considération l’immense importance universelle de la question et la nécéssité de préserver la contra;nte-clef en matière de course aux armements stratégiques, l’URSS s’abstient pour le moment d’abandonner les limites imposées par SALT-1 et SALT-II ».Washington a dépassé les limites fixées par SALT-II, signé en 1979 mais non ratifié par les États-Unis, en mettant en service un 131-ème bombardier B-52 capable de trans- porter des missiles de croisière à charge nucléaire.Moscou avait fait savoir le 31 mai dernier, dans une déclaration gouvernementale, qu’en cas de « violation » de SALT-II par les États-Unis, il se considérerait libéré de ses engagements aux termes de ce traité comme du traité ABM de 1972 sur la limitation des systèmes anti-missiles.Le bilan de six ans au pouvoir de l’actuelle administration américaine confirme, selon Moscou, qu’en matière de limitation des armements, celle-ci « n’a rien construit mais a détruit et détruit beaucoup».Par ailleurs, les États-Unis visent, selon Moscou, à « développer un système de défense anti-missiles de grande envergure avec des éléments basés dans l’espace (.), en contradiction avec le traité ABM ».L’URSS considère néanmoins qu’« il existe encore une possibilité d’arrêter le dangereux cours des événements dû aux actions irresponsables de l’actuel gouvernement américain ».Tueries sanglantes à Bogota BOGOTA (AFP) — Une des plus sanglantes tueries jamais perpétrées par un homme seul a eu lieu jeudi soir dans le nord-est de Bogota, où un ingénieur électronicien, ancien combattant de la guerre du Vietnam, a sans raison apparente tué 27 personnes et en a blessé 15 autres, avant d’être abattu par la police, selon un dernier bilan.Campo Elias Delgado, 51 ans, qui était rentré récemment des États-Unis, a d’abord assassiné chez elle sa mère Rita, âgée de 72 ans, qu’il accusait d’être responsable du suicide de son époux, malade mental.Il a ensuite enveloppé le corps dans du papier journal auquel il a mis le feu.Son premier forfait accompli, il est successivement aller sonner à la porte de plusieurs appartements du même immeuble et a abattu six femmes, dont quatre étudiantes.Après une visite à son amie, prénommée Clémentina, il s’est ensuite rendu dans un restaurant proche, où après avoir consommé un mélange de vodka et de vin, il a commencé à tirer méthodiquement avec un revolver de calibre 38 sur les clients.Six occupants d’une table ont d’abord été abattus.« Il est allé aux toilettes, et en revenant, il a sorti un revolver et a commencé à tirer dans la tête des clients.Il était d’une précision incroyable », a déclaré un employé du restaurant en soulignant le calme impressionnant du tueur.« Il achevait ses victimes quand elles étaient à terre », a déclaré un serveur.« La vitesse à laquelle il chargeait son arme et tirait était stupéfiante », a raconté un autre témoin.Selon un policier, Campo Elias Delgado a tiré 350 cartouches avant d’être abattu par les forces de l’ordre.Parmi les morts — 16 femmes et 11 hommes — figurent le directeur d’une revue de Bogota Vea, M.Jaime Gomez.La bru de l’ancien président colombien Belisario Betancur, Mme Judith Glogower Lester, figure parmi les blessés.Plusieurs employés ont échappé au meurtrier en sautant par les fenêtres de rétablissement.La police n’expliquait pas hier les raisons de cette tuerie.L’amie du tueur a déclaré aux policiers qu’elle l’avait trouvé très étrange jeudi, lui parlant d’un voyage dont il pensait ne pas revenir.Il était farouche mais ne semblait pas avoir de problème particulier, a-t-elle ajoute.Selon les voisins de Campo Elias Delgado, celui-ci se vantait souvent d’avoir participé à la guerre du Vietnam, comme parachutiste.La police a indiqué qu’elle avait retrouve chez lui des documents prouvant qu’il avait bien servi dans l’armée américaine.En outre, selon ses voisins, Campo Elias Delgado, qui parlait quatre langues et avait également fait des études de médecine, était un être violent, qui battait fréquemment sa mère lors d’accès de colère.FAITE^-Lë/ panTicipacrmn.mmwm Nous, les | professionnelles de la santé, avons des responsabilités énormes l vis-à-vis vos soins l et votre santé.Votre j mieux-être est fonction de notre compétence i et nous, les l professionnelles 1 de la santé, 1 avons une 1 formation 1 équivalente 1 ou supérieure à l celle des 1 infirmières.AN'» Nous, les professionnelles de la santé, subissons aussi une discrimination salariale tant par rapport aux professions à dominance masculine, que vis-à-vis nos consoeurs de l’Ontario.Nous, les professionnelles de la santé, regroupons majoritairement des femmes et nous sommes réparties dans l’ensemble des établissements de santé du Québec ON N’EST PAS DES INFIRMIERES, MAIS m I NOUS MERITONS, NOUS AUSSI, UNE “ATTENTION SPÈCIALE flKsjTfllTNTll ¦Tv Ijjj TTiTUl 1 ftHS INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 ¦ A-5 une raison payante de passer ses grandes journées au téléphone*.Le Service Etat de siège prorogé au Chili SANTIAGO (AFP) — Le gouvernement militaire chilien a prorogé pour 30 jours l’état de siège à Santiago et dans plusieurs autres régions, a-t-on annoncé de source officielle.L’état de siège avait été instauré le 7 septembre dernier pour une période de 90 jours à la suite d’un attentat manqué contre le président Augusto Pinochet, dans lequel cinq hommes de l’escorte du chef de l’État avaient été tués.L’attentat avait ensuite été revendiqué par le Front Patriotique Manuel Rodriguez (FPMR), un groupe d'opposition armée d’extrême gauche.L’état de siège, qui restreint les garanties constitutionnelles et les libertés publiques, est maintenu à Santiago et dans plusieurs régions, mais il est levé dans plusieurs autres régions, notamment l’extrême-nord et l’extrême-sud du pays, a-t-on indiqué de source officielle.Les étudiants italiens dans la rue ROMF (AFP) — Plusieurs dizaines de milliers d’étudiants italiens ont manifesté hier dans plus de 150 villes à l’appel de la Ligue des étudiants du secondaire, fédérée avec les Jeunesses communistes, pour demander la démission du ministre de l’Éducation, Mme Franca Falcucci, protester contre la vétusté des bâtiments, et demander une « démocratisation » de l’enseignement.À Milan, plusieurs milliers de lycéens réunis dans un cinéma, ont proposé d’organiser une « journée de lutte commune » avec les étudiants français le 12 décembre prochain.À Turin, 10,000 jeunes gens ont paralysé le trafic pendant deux heures par une marche et un sit-in devant la préfecture.À Florence, il y en a eu près de 20,000, à Naples, 15,000.À Rome, 3,000 lycéens ont envahi les abords du ministère de l’Éducation pour demander à M me Falcucci de « chercher un autre emploi ».Aucun incident n’était signalé en fin d’après-midi.L’Europe pressent un affaiblissement de la politique étrangère américaine Shultz tente de faire avaler F« Irangate » aux alliés Shultz : mission impossible ?«Organiser la distribution au détail des pièces et accessoires de motocyclettes partout au Québec à partir d’un bureau situé à Montréal, cela veut dire faire souvent appel à l’interurbain.« Pour nos clients, le Service 800 est une façon facile d’entrer en contact avec nous.De plus, il est sans frais pour celui qui appelle.Pour nous, cela signifie des demandes de renseignements et des commandes plus nombreuses, en même temps qu’un service plus efficace.«En d’autres mots, le Service 800 contribue à la croissance de notre chiffre d’affaires.» Raymond Gref, Président Moto internationale Inc.Pour obtenir plus de renseignements sur le Service 800 de Bell Canada, composez sans frais le 1800 361-3050.WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire d’État.M.George Shultz, se rend en Europe au début de la semaine prochaine avec la tâche difficile d’apaiser les inquiétudes des alliés des États-Unis sur les suites de l’affaire iranienne et du sommet de Reykjavik.Par ailleurs, Washington tente aussi de distraire le Proche-Orient.Le gouvernement s’est employé en cette fin de semaine à essayer de réparer les dégâts provoqués dans ses relations avec les pays arabes modérés par les ventes d’armes à l’Iran en affirmant la continuité de sa politique au Proche-Orient.Quant à M.Shultz, dont ce sera le premier voyage en Europe depuis que la crise iranienne a éclaté à Washington, il devrait s’efforcer de rassurer les alliés sur la continuité de la politique étrangère américaine, dont la crédibilité est défaillante même si, hier, la première ministre britannique Margaret Thatcher, a pris la défense de Ronald Reagan.M.Shultz aura également à répondre, au cours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, aux interrogations des Européens sur les intentions de Washington en matière de désarmement apres la confusion qui a suivi le sommet de Reykjavik et le dépassement par Washington des plafonds de l’accord Salt-II sur les armements stratégiques.Après une étape en Grande Bretagne, mardi — au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue britannique Sir Geoffrey Howe — M.Shultz doit assister les 11 et 12 décembre à Bruxelles à la réunion de fin d’année du Conseil de l’Atlan-tique-Nord puis aux consultations annuelles des Etats-Unis et de la CEE.Lors de ses entretiens avec ses homologues européens, M.Shultz risque d’avoir à faire face à quelques questions délicates sur les ventes d’armes américaines à l’Iran, à une époque où il demandait lui-même aux Alliés de faire l’inverse.On indique au département d’État que la réunion des ministres de l’O-tan sera consacrée à une analyse d’ensemble des questions de désarmement et aux perspectives d’avenir après le sommet de Reykjavik ainsi qu’au problème du rapport des forces conventionnelles.La lutte contre le terrorisme et notamment l’éventualité de sanctions supplémentaires contre la Syrie figure aussi à l’ordre du jour et M.Shultz sera accompagné à Bruxelles par le responsable de la cellule anti- terroriste au département d’État, M.Paul Bremer.Mais la marge de manoeuvre de Washington a été considérablement réduite par les ventes d’armes à l’Iran en violation de ses propres principes.Les Européens, ont relevé de nombreux analystes américains, craignent que le « fiasco » iranien ne se traduise par une paralysie de la politique étrangère américaine pendant les deux dernières années du mandat de M.Reagan et n’affaiblisse sa position dans les négociations avec Moscou.À ce propos, M.Shultz devrait réaffirmer la volonté de Washington de consulter les alliés dans kTdo-maine du désarmement après les remous provoqués dans plusieurs pays de l’Alliance par les discussions de Reykjavik.Le secrétaire d’État se trouve d’autre part lui-même dans une situation délicate du fait de son attitude dans l’affaire iranienne.Après avoir de fait désavoué le président en exprimant publiquement son op-osition aux ventes d’armes à Té-éran — une attitude critiquée notamment dans les milieux conservateurs — il a récemment affirmé son soutien total au président et son intention de rester a son poste pendant les deux dernières années de sa présidence.Mais cette déclaration, destinée à manifester que la politique étran-gèré américaine serait conduite d’une main ferme et principalement par le département d’État, n’a pas mis fin aux spéculations sur un éventuel départ du secrétaire d’État dans les mois à venir.Le rappel de l’engagement américain en faveur de la défense des pays du Golfe, ne fera par ailleurs pas oublier à ces derniers que la Maison-Blanche a eu le plus grand mal cette année à obtenir du Congrès la livraison de missiles à l’A- rabie Saoudite.Et encore, avait-elle du réduire nettement sa demande initiale.L’opposition des partisans d’Israël au Congrès avait d’autre part amené le gouvernement américain à renon cer à vendre pour quelque $2 milliards US d’armements à la Jordanie.Plusieurs pays arabes s’interrogent aussi sur le' rôle éventuel de l’Arabie Saoudite dans les ventes d’armes à l’Iran, en soulignant que si ce rôle était confirmé cela porterait un terrible coup psychologique à l’Irak et aux pays arabes modérés qui craignent les conséquences pour leur survie d’une victoire de l’Iran.L’efficacité passe parBeir Bell Membre du réseau national Telecom Canada POUR OBTENIR DES CANDIDATES DE QUALITÉ UTILISEZ LES CARRIÈRES ET PROFESSION: DU DEVOIR 842-9645 A-6 B Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES L’armée israélienne tue un Palestinien de 14 ans Israël tente d’étouffer la surprenante remontée du nationalisme palestinien NAPLOUSE (Cisjordanie) (Reuter, AFP) — L’armée israélienne a ouvert le feu hier sur des Palestiniens du camp de réfugiés de Ballata, près de Naplouse, en Cisjordanie occupée, tuant un jeune Palestinien de 14 ans, au lendemain de la répression sanglante d’une manifestion d’étudiants de Bir-Zeit qui a fait deux morts.Le commandement de l’armée israélienne a par ailleurs décidé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de l’usage des armes.Pour sa part, le premier ministre israélien, M.Yitshak Shamir, a déclaré que la responsabilité repose « sur les épaules des extrémistes palestiniens actifs dans le secteur de Ramallah ».Dans la journée d’hier, quelque dizaines de jeunes manifestants ont lancé des pierres en direction d'une patrouille militaire.Des coups de feu ont été tirés en réaction, d’abord en l’air, puis en direction des jambes comme l’ordonne le réglement israélien.La tension d’hier est la suite des troubles violents qui ont éclaté la veille à la principale Université de Cisjordanie occupée, où un regain du nationalisme palestinien — lié à la nouvelle cohésion pa-lestienne dans la guerre qui oppose les chiites aux Palestiniens au Liban — inquiété les autorités israéliennes des territoires.Depuis le début de l’année, 20 Palestiniens sont morts sous les balles israéliennes, contre sept en 1985, trois en 1984, huit en 1983, et 18 en 1982, sur la base des chiffres israéliens.C’était cependant la première fois en deux ans, jeudi, que des officiers israéliens utilisaient leurs armes contre des étudiants palestiniens, en tuant deux — un nationaliste et un islamiste — et en blessant douze autres.Hier matin, la tension est retombée près de Bir-Zeit, et l’armée s’est évanouie.La faculté a fermé ses portes jusqu’à lundi, en signe de deuil.Dans le village, presque désert, des petits groupes sont venus se recueillir en silence près du verger où ont été tués les deux jeunes, en contrebas du dortoir des étudiantes.Au centre du gros bourg voisin de Ramallah, un véhicule occupe un terre plein central : des soldats veillent, mitraillette au poing.La grande prière du vendredi s’est achevée sans incident sur l’esplanade des mosquées de Jérusalem.Mais, un mot d’ordre de grève générale a été lancé pour demain dans les territoires occupés et à Jérusalem.Au lendemain de ces graves incidents, il semble bien que l’armée, qui bloque depuis cinq jours — sans en donner la raison — l'accès à la faculté, cherche l’épreuve de force, et les Palestiniens parlent de « provocation ».Lors de la précédente année universitaire, qui s’est achevée en octobre dernier, Bir-Zeit avait été fermée 36 fois de la sorte, sur simple ordre militaire.En outre les autorités militaires israéliennes ont prolongé hier la garde à vue d’un professeur de l’Université palestinienne de Bir-Zeit, M.Saleh Abdel Jawouad, à la suite des incidents sanglants de la veille entre étudiants et forces de l’ordre, apprend-on de source militaire à Jérusalem.Très vite aussi, les gradés israéliens ont répondu par des balles aux pierres qui volaient dans leur direction.Officiellement, les tirs devaient être dirigés vers les jambes.Mais c’est à la tête, à la poitrine ou aux bras, que les victimes ont été atteintes.Pour la première fois depuis des années, les étudiants, toutes tendances confondues, nationalistes et fondamentalistes musulmans, ont manifesté ensemble.Indéniablement, l’unité retrouvée de Palestiniens contre les chiites dans la « guerre des camps » est un puissant levain dans les territoires occupés, notent les observateurs, qui relèvent que les dissensions internes entre factions nationalistes se sont évanouies ces dernières semaines.La guerre des camps fait monter la tension au Liban L’OLP accuse le président syrien TUNIS (AFP) — L’OLP a accusé pour la première fois nommément le président syrien Hafez El Assad « d’être directement impliqué dans le complot américano-israélien visant à la partition du Liban en cantons confessionnels et la balkanisation de toute la région », dans un appel pour l’arrêt de la « guerre des camps » palestiniens.Dans cet appel aux pays arabes-publié hier par l'agence palestinienne WAFA à Tunis, l’Organisation de libération de la Palestine affirme que « tout ce qui se passe depuis 70 jours dans les camps relève d’une décision du président Assad et vise à éliminer la présence de notre peuple dans ce pays».L’OLP a aussi accusé les miliciens du mouvement chiite Amal « aidés par des unités syriennes dirigées par Ghazi Kanaan, chef des renseignements syriens au Liban, qui reçoit directement ses ordres du président Assad, d’avoir incendié deux camps palestiniens au Sud-Liban.Rappelant que la mission des forces syriennes au Liban, avec l’accord des pays arabes, était de « protéger la résistance palestinienne et l’unité du Liban », l’OLP — qui s’en prenait jusqu’ici à la Syrie ou au général Kanaan sans citer le président syrien — a accusé ce dernier « d’avoir impliqué ses forces dans un complot criminel ayant pour objectif la balkanisation de la région ».Hier soir, les deux parties avaient décrété des cessez-le-feu séparés.La Syrie, l’Iran et la Libye sont mêlés aux pourparlers du Liban.À Damas jeudi, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, M.Hossein Cheikholeslam, avait notamment annoncé avoir obtenu d’Amal et de la faction plus dure des Palestiniens (FSNP) un arrêt des hostilités.Précédemment, deux tentatives d’accord parrainées par la Syrie étaient restée sans réponse.La charge de l’OLP contre le président syrien amène une question, à savoir si le FSNP appuie l’accusation.Hafez Assad MAISONS D’ENSEIGNEMENTS Pour renseignements: Christiane Legault 842-9645 FORMATION À LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Le programme de formation en coopération internationale offert conjointement par le Centre canadien d'Études et de Coopération Internationale et l'Université Laval s'adresse à toute personne intéressée par le développement et la coopération internationale.Il veut également répondre aux besoins des personnes qui désirent partir en coopération ou qui en reviennent.À l’hiver 1987, quatre (4) séries de soirées hebdomadaires sont offertes à Montréal et à Québec: • INTRODUCTION À LA COOPÉRATION INTERNATIONALE (10 soirées) À Montréal: les jeudis du 22 janvier au 26 mars À Québec: les mardis du 13 janvier au 17 mars • ÉLÉMENTS D’AGRICULTURE TROPICALE (10 soirées) À Montréal: les lundis du 19 janvier au 23 mars A Québec: les jeudis du 15 janvier au 19 mars • PROJETS DE DÉVELOPPEMENT RURAL ET COOPÉRATION INTERNATIONALE: MÉTHODES ET TECHNIQUES (10 soirées) À Montréal: les mardis du 20 janvier au 24 mars À Québec: les mercredis du 14 janvier au 18 mars • LA SANTÉ DANS LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT (12 soirées) À Montréal: les mercredis du 7 janvier au 25 mars • AMÉRIQUE LATINE (20 soirées) Québec: Ieslundisdu12 janvier au 1 er juin FRAIS: 60$ pour 10 soirées 70$ pour 12 soirées 135$ pour 20 soirées INFORMATIONS ET INSCRIPTIONS: Programme de la Formation, CECI CECI A QUÉBEC 831 boul.St-Cyritle ouest Québec G1S1T4 Tél.: (418)681-2030 contacter: Thérèse Côté 0 UNIVERSITÉ LAVAL CECI A MONTRÉAL 4824 Côte-des-Nelges Montréal H3V 1G4 Tél.: (514) 738-1999 contacter: Harlène Mansour CECI Collège Marie de France LYCÉE FRANÇAIS DE MONTRÉAL — INSCRIPTIONS POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 1987-1988 — Collégial et secondaire: 4635, Chemin Queen Mary, Montréal, (QUE) — H3W 1W3.Tél.: 737-1177 S’adresser à Madame Jeanne-Marie LAPEYRIE Élémentaire et maternelle: 4700, rue Fulton, Montréal (QUE) — H3W 1T9.Tél.: 735-6579 S’adresser à Madame Sylvette DANGELAUD Début des inscriptions: le mercredi 7 janvier 1987.— EXAMENS D’ADMISSION POUR LE SECONDAIRE ET LE COLLÉGIAL I, LE SAMEDI 31 JANVIER 1987.— ADMISSION SUR DOSSIER À L’ÉLÉMENTAIRE.CARLETON UNIVERSITY OTTAWA COURS INTENSIFS D'ANGLAIS niveaux pré-universitaire et universitaire SESSION D’HIVER du 12 janvier au 10 avril, 1987 Entrevues de classement: Renseignements et demandes d'inscription : le 10 décembre, 1986 Centre for Applied Language Studies ou Carleton University le 7 janvier, 1987 Ottawa, Ontario K1S 5B6 goethe institut montréal LALLEMAND.c'est le FU N! GOETHE - INSTITUT Cours de langue - tous les niveaux SESSION D’HIVER du 12 janvier au 23 avril 1987 INSCRIPTIONS: du 5 au 9 janvier 1987 de 10h00 à 18h00 RENSEIGNEMENTS: tél.:866-6189 GOETHE - INSTITUT MONTRÉAL Place Bonaventure Entrée LaGauchetière & Université Montréal, P.Q.H5A 1B8 COLLÈGE FRANÇAIS 185 ouest, rue Fairmount, Montréal (Métro Laurier ou Place des Arts) Reconnu d’intérêt public (Secondaire - Collégial) • Examens du ministère Pavillon* BSclances Pavillon du Secondaire I Pavillon central PENSIONNAT: primaire 270 places, secondaire 100 places INSCRIPTIONS EN SECONDAIRE I 2 possibilités: — ou solliciter une entrevue Individuelle et ae présenter avec l’étudiant et les derniers bulletins au 185, ave Fairmount ouest — étude ou analyse des bulletins — admission sur dossier, tests si nécessaires.— ou s’inscrire pour un des EXAMENS D’ENTRÉE (Samedi 6 ou 13 décembre de 9 h 30 à 12 h 00).AUTRES INSCRIPTIONS: — PRIMAIRE: Cartierville, Longueuil, Montréal — SECONDAIRE II, III, IV, V (sur présentation du bulletin) ______— COLLÉGIAL I & II: session d'hiver, janvier 1987.COLLÉGIAL Préparation au DEC (Diplôme d’Études Collégiales) I SECTEUR GÉNÉRAL: (DEC EN 2 ans): Sciences de la santé, Sciences pures et appliquées — Lettres — Langues — Sciences de l'administration, Sciences humaines.II SECTEUR PROFESSIONNEL (DEC en 3 ans) Technique informatique: informatique de gestion (stages de formation — placement étudiants diplômés) TRANSPORT SCOLAIRE: (assuré par le colt — Laval — Basses-Laurentldes — Repentlgny — Boucherville Longueuil — Rive-Sud — West Island.INFORMATIQUE: — SECONDAIRE I à SECONDAIRE III: initiation — SECONDAIRE IV à V: options — COLLÉGIAL I Secteur général: Crédits Il Secteur technique: DEC en 3 ans RENSEIGNEMENTS PROSPECTUS OU INSCRIPTIONS 495-2581 COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF • Collège privé, déclaré d’intérêt public • Service de résidence (pour garçons seulement) ÉTUDES SECONDAIRES • Garçons de 1 re à 5e secondaire • Filles acceptées à partir de 5e secondaire • 5e secondaire: possibilité d’admission d’un plus grand nombre d’élèves (filles et garçons) à ce degré, en septembre 1987 • Bourses d’étude • Éducation de qualité depuis 1928 ÉTUDES COLLÉGIALES • Sciences • Sciences humaines et de l’administration • Lettres • Arts plastiques • Communications • Débouchant sur le diplôme d'études collégiales et/ou le baccalauréat International 3200, chemin Sainte-Catherine Tél.: 342-1320 Montréal, Québec H3T 1C1 poste 262 (collégial) poste 231 (secondaire) LE MARDI 9 DÉCEMBRE 1986 de 18 h à 21 h Visites guidées Renseignements Consultations RENSEIGNEMENTS: 328-3810 7000, rue Marie-Victorin, Montréal (Oc) H1G 2J6 Le Devoir, samedi 6 décembre 1986 ¦ A-7 Le projet de la sixième ligne d’Hydro-Québec à l’étude lundi Pour obtenir plus de renseigne ments sur les services de téléconférence de Bell Canada, composez sans frais le 1800 361-1423.•/** ;Vv MJ ( ' Les citoyens peuvent empêcher des audiences « pipées » LOUIS-GILLES FRANCOEUR Les citoyens peuvent faire interrompre par les tribunaux des audiences publiques dont le résultat serait « pipé » à l’avance par des décisions gouvernementales qui ont pour effet de soustraire un projet, en tout ou en partie, à l’exercice d’évaluation prévu par la Loi de l’Environnement.A deux jours du début des audiences sur la sixième ligne à haute tension d’Hydro-Québec, dont le corridor a été fixé l’an dernier par décret gouvernemental, c’est ce qu’ont affirmé au DEVOIR deux éminents juristes en droit de l’environnement.Me Michel Yergeau, un ancien-vice président du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) aujourd’hui en pratique privée, et Me Henri Brun, un constitutionnaliste de Laval, ont refusé dans ces entrevues de faire porter leur opinion sur le projet de 6e ligne d’Hydro-Québec.Les avis qu’ils ont spon-tannément donnés au DEVOIR éclairent sous un jour nouveau l’audience qui démarre lundi sur la 6e ligne.Plusieurs dirigeants d’Hydro-Québec craignent en effet que le projet de 6e ligne ne s’enlise rapidement devant les tribunaux en raison des recours que pourraient intenter les citoyens mécontents de la procédure suivie dans ce dossier.Me Yergeau estime, quant à lui, que les citoyens peuvent faire invalider par les tribunaux toute décision gouvernementale qui a pour effet de « permettre la réalisation d’une partie d’un projet que la loi soumet en entier » a la procédure d’évaluation des impacts.Surtout si ces décisions interviennent avant la fin du processus d’évaluation prévu par la loi.Me Brun pense, de son côté, que « le BAPE doit d’abord respecter la loi et le règlement sur l’évaluation des impacts et il n’est pas lié par un mandat incomplet ou entaché, que pourrait lui confier le ministre de l’Environnement ».Confronté à une telle situation, explique le juriste de Laval, « le BAPE Amender le code du travail pour les travailleurs forestiers QUÉBEC (PC) - Le Code du travail sera amendé de façon à ce que les travailleurs forestiers ne perdent pas leur emploi à la suite de l’abolition des concessions forestières, a assuré hier le ministre Albert Côté.M.Côté répondait aux inquiétudes exprimées à l’Assemblée nationale par le député péquiste de Duplessis Denis Perron.Le projet de loi qui abolit les concessions forestières à compter du premier avril 1987 « néglige d’apporter des amendements au Code du travail afin d’éviter la répétition d'autres Manoirs Richelieu », a dit M.Perron.Le ministre des Forêts, M.Albert Côté, a expliqué qu’il avait saisi son collègue du Travail, M.Pierre Paradis, du dossier.La réponse de M.Paradis a été positive.« Nous avons demandé au ministre du Travail de s’assurer que le statu quo concernant les accréditations en forêt serait maintenu », a dit M.Côté.Selon M.Perron, le gouvernement devra éviter qu’en abolissant les concessions forestières, il abolisse du même coup les syndicats de travailleurs forestiers qui oeuvraient sur ces concessions forestières.La nouvelle politique qui entrera en vigueur le premier avril prévoit que les concessions forestières seront remplacées par des contrats d’approvisionnement en bois signés avec les compagnies forestières et les scieries.Nominations à Québec QUÉBEC (PC) — Quatre nominations et trois renouvellements de mandats ont été annoncés hier par le cabinet du premier ministre, M.Robert Bourassa.M.Sylvio Gagnon, directeur du Module des Sciences de l’administration de l’Université du Québec à Hull, est nommé membre du conseil d’administration de l’Université du Québec à Hull.M.Robert Bonneau, président de CKTM-TV et adjoint au président de Cogeco Inc, est nommé membre du conseil d’administration de l’Université du Québec à Trois-Rivières.Deviennent membres additionnels au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, M.Michel Gariépy, professeur d’urbanisme à l’Université de Montréal et Me Pierre Ques-nel, de Québec.Ont été renouvelés les mandats de MM.Gilbert Dionne, membre du conseil d’administration de l’Université du Québec à Montréal, à titre de vice-recteur; M.Jean Descarreaux, membre du conseil d’administration de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue; M.Claude Gravel, membre de l’assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec.doit refuser d'agir dans l’illégalité » quitte à demander qu’on reformule son mandat ou que le ministre lui confie un dossier susceptible de se prêter à une évaluation complète et respectueuse des règles de l’art.Dans le dossier de la 6e ligne à haute tension, le gouvernement précédent a décidé par décret en 1985 de faire passer le corridor électrique dans la région Grodines-Lotbinière, éliminant au coup l’examen en cours des corridors alternatifs étudiés par Hydro-Québec.Le dossier est si avancé qu’Hydro-Québec a commencé à accorder des contrats relatifs à la fabrication des pylônes.La société d’Etat s'est aussi engagé par contrat à fournir les 2,000 mégawatts de la 6e ligne aux Américains, une décision qui enlève la possibilité à quiconque de discuter, chiffres en mains, de l’option zéro, celle de ne pas donner suite au projet.L’option zéro est considérée comme un élément essentiel de toute évaluation environnementale.La chose est d’autant plus évidente que le ministre de l’Environnement a expressément demandé aux commissaires de « tenir compte » dans leur évaluation des deux décrets antérieurs qui déterminent l’emplacement du corridor.« Le BAPE, estime Me Brun, pourrait décider qu’un mandat donné par le ministre de l’Environnement ne permet pas de faire un débat public éclairé et complet.Il devrait alors demander qu’on le reformule en le rendant compatible avec la loi.» Me Yergeau est d’avis que le BAPE ne peut décliner un mandat que si celui-ci « soustrait une partie d’un projet à son examen ».Ce qu’il ne pourrait conclure, à son avis, si des décisions sont déjà prises dans un dossier.Ces décisions, par contre, peuvent être attaquées par les citoyens, dit-il, même si elles sont le fait du gouvernement.« Le BAPE, ajoute Me Yergeau, pourrait cependant en venir à la conclusion qu’u lui est impossible de tenir une audience complète sur un projet parce qu’il lui manque des données essentieUes ».Comme, par exemple, une évaluation rigoureuse de l’« option zéro » ou d’alternatives majeures.Le Bureau pourrait alors, dit-il, exiger d’un promoteur en vertu de ses pouvoirs d’enquête qu’il fournisse ces données.Peu importe la date limite fixée par le ministre pour une audience.Me Brun estime d’autre part que tout citoyen peut faire invalider les décrets gouvernementaux adoptés à la suite d’audiences publiques « lorsque le gouvernement entreprend de rouvrir, débattre ou négocier un dossier avec une seule des parties, sans donner un droit d’intervention égal à l’autre.» « La loi, poursuit Me Brun, a créé un équilibre délicat entre les promoteurs et le public.Si l'une ou l’autre de ces deux parties voit cet équilibre rompu à ses dépens, elle peut faire invalider les decisions du gouver- nement qui en résultent.Le gouvernement ne peut courcircuiter le processus d’audience en tenant une deuxième audience après celle prévue par la loi.» Après les audiences publiques sur la stabilisation par l'Alcan des berges du lac Saint-Jean, le gouvernement a entrepris de négocier une solution avec la haute direction de cette compagnie.Les requérants de l’audience n’ont pas été invité à ce forum qui se limitait à la direction de l'Alcan et à trois ministres.Personne n'a jamais entrepris au Québec de contester la validité des décisions qui ont entaché dans le passé certains mandats gouvernementaux confiés au Bureau d’audience publique sur l’environnement.Les services de téléconférence de Bell une raison payante de passer ses grandes journées au téléphone.«Dans le domaine de la gestion financière, conseillers, clients et courtiers doivent se consulter plusieurs fois par jour.Dans un tel contexte, l’utilisation de la téléconférence s’impose d’elle-même.«Les téléconférences permettent une participation instantanée de tous les intervenants-clés.Les informations s’échangent rapidement, les décisions sont prises sur-le-champ et les discussions inutiles sont laissées de côté.«En deux mots, les téléconférences signifient pour nous des rencontres réussies et productives, et beaucoup de temps gagné sur les déplacements de toutes sortes.» Robert Lafond, Président,Consortium Dimension 4 Inc.Membre du réseau national Telecom Canada Distinguez-vous! Camée error jaune 14k o ,e OTA P 1 !ùum^ Collier 16 terjnoir 14k Coller 1! fermoir 14è» Cellier 24 ‘prmOir 14h 109* 0 ' 3?Boudes d orçtiles ’4k Bracelet fermoir J 4k PERLES CULTIVEES RONDES 5 5 5 mm n/jnt CortieH6po cO
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