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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-12-13, Collections de BAnQ.

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1 Passages nuageux Poudrerie Max.: -8.(détail page B-7) AUJOURD’HUI PAIX ET RESPECT DES DROITS En collaboration avec la Faculté de droit de l'Université Laval, LE DEVOIR publie aujourd’hui, sous forme de magazine, le compte-rendu des interventions à la IVe Conférence internationale de droit constitutionnel qui s’est tenue à Québec en juin sous le thème de « Paix, relations internationales et respect des droits humains ».UN DOCUMENT À CONSERVER.AU SOMMAIRE CHARTRAND PEUT PROCÉDER Le juge Bergeron de la Cour supérieure permet à Reggie Chartrand de procéder contre le Dr Machabée, soupçonné d’avoir commis un avortement illégal.Page 2 RABILOTTA: AFFAIRE CLASSÉE Les autorités fédérales abandonnent leur cause contre le journaliste Rabilotta, accusé de constituer une menace pour la sécurité du Canada.Page 3 CULTURE YVES BEAUCHEMIN Son dernier titre, Du sommet d'un arbre, vient de sortir chez Québec/Amérique.Jean Royer a rencontré un homme passionné.Pages C-1 et C-4 PASSEPORT LE MEXIQUE Les Québécois envahissent depuis des années les plages du Mexique.Mais le Mexique renferme aussi des trésors historiques que l’on découvre, émerveillé, sur la « route de l’Indépendance ».Cahier D ^Uencieu* t* jOUS RIONS peu; nous ne pleurons pas davantage.¦L * Mais, mon Dieu ! que nous nous lamentons.¦k Vieillir, c'est racornir : peau d’homme, peau de chagrin.?On se gargarise avec « la fine pointe de la technologie ».Or elle date de deux millénaires et demi.Quoi donc ?Les pyramides d'Égypte.it Je n 'ai pas l’esprit terre-à-terre, mais neige-à-neige j'aime pelleter.— ALBERT BRIE Irangate: Washington confirme l’implication de deux Canadiens Et affirme qu’ils auraient agi sur une base strictement « personnelle » (Le DEVOIR-CP) — Le président du comité sénatorial américain de renseignement a confirmé hier que deux citoyens canadiens étaient impliqués, sur une base personnelle, dans la vente illégale d’armes à l’Iran.Ces deux Canadiens, dont les autorités américaines refusent de révéler les noms, seraient deux hommes d’affaires de Toronto, Donald Fraser et Ernest Miller, selon des informations publiées hier matin par le quotidien new-yorkais The Wall Street Journal.Fraser, qui est un comptable, et Miller, un courtier immobilier, sont tous deux directeurs d’une société, Vertex Finances, enregistrée aux îles Cayman.Ils auraient accepté de fournir un crédit de $40 millions à Adnan Khasoggi, un financier d’A- rabie Saoudite, lequel est la personne soupçonnée d’avoir pris les arrangements pour effectuer la vente à l’Iran.Le président du comité sénatorial, David Durenberger, a refusé de confirmer tous les détails révélés par le quotidien new-yorkais, ne voulant s’en tenir qu’à des généralités.Il a aussi indiqué que son comité ne transmettrait pas au Canada le contenu des témoignages entendus sur cette affaire à l’occasion d’audiences tenues à huis clos.Ce refus de transmettre des informations ne facilitera pas la tâche au Canada qui, hier, multipliait les efforts pour essayer de faire la lumière sur la « filière canadienne » de l’Irangate.Alors que l’ambassadeur Voir page A-10 : Washington Reagan change de tactique et exhorte Poindexter et North à « tout raconter » —page A-6 Don Mazankowski Un Tupolev s’écrase : 70 morts BERLIN (AP) — Un avion soviétique s’est écrasé hier soir alors qu’il effectuait son approche sur l’aéroport Schoiiefeld de Berlin-Est et la plupart des 82 personnes qui se trouvaient à son bord ont été tuées, a annoncé la télévision est-allemande.L’agence ADN a rapporté peu après que 12 survivants avaient été extraits des décombres de l’appareil.Elle avait auparavant fourni le nombre de 17 et n’a pas expliqué cette différence.Ni l’ADN, ni la télévision n’ont toutefois fourni de bilan précis.La télévision a ajouté que la plupart des passagers du Tupolev-134 étaient est-allemands.L’ADN a souligné que la plupart des personnes étaient décédées et que l’identification des victimes était exceptionnellement difficile car les corps avaient été carbonisés lors de l’incendie qui a suivi l’accident.On ne connaissait par ailleurs pas encore, en fin de soirée, les causes de cet accident, survenu apparemment vers 17h30 (locales), après la tombée de la nuit.Un correspondant de la télévision ouest-allemande a toutefois Voir page A-10 : Un Tupolev Photo AP soir, au moment d’atterrir à Un Tupolev-134 de la compagnie aérienne soviétique Aéroflot s’est écrasé, hier l’aéroport de Schonefeld, à Berlin-Est.»v * * iWlsMSs 4 * Le PQ dépose ses amendements Il privilégie la « communauté » au lieu de la « personne » GILLES LESAGE QUEBEC — L’opposition parlementaire veut circonscrire à la communauté de langue anglaise, et non à toute personne d’expression anglaise, le droit de recevoir en anglais des services de santé et des services sociaux.Elle veut en outre que la loi fàvo-rise, à l’intention des différentes communautés culturelles du Québec, la mise sur pied de programmes d’accessibilité à des services dans leur langue.Tels sont deux des principaux amendements au projet de loi 142 que M.Pierre Marc Johnson a présentés hier à la presse, et que les porte-parole péquistes devaient tenter de faire adopter par la commission parlementaire.Après une vingtaine d’heures de motions préliminaires ou dilatoires, la commission a entrepris hier soir l’étude détaillée du projet de Mme Thérèse Lavoie-Roux.A l’Assemblée nationale, par ailleurs, la ministre de la Santé et des Services sociaux a dit ne pas savoir si des établissements de santé anglophones ne donnent pas leurs services aux francophones dans leur propre langue, ainsi que le stipule la charte de la langue française.Mais elle a promis d’agir si des cas concrets de délinquance lui sont signalés.Quant à la vice-première ministre, responsable de la loi 101, elle lance qu’elle n’intervient pas dans le travail de surveillance de l’Office de la langue française, contrairement au gouvernement péquiste, ajoute Mme Lise Bacon.Le chef de l’opposition n’a pas l’impression que ses amendements, qui visent à limiter les dégâts d’un travail mal fait, seront acceptés par les ministériels.Même s’ils l’étaient, M.Johnson avertit que les péquistes poursuivront leur obstruction systématique jusqu’au bout, jusqu’à la clôture, prévue pour lundi.De fait, si lè gouvernement insiste pour faire adopter avant Noël la demi-douzaine de projets importants qui sont encore au menu de la dernière semaine, il devra recourir à la guillotine parlementaire.L’on prévoit que tel sera le cas pour le 142, qui a valeur de symbole aux yeux de plusieurs libéraux qui suivent de près les délibérations, notamment MM.Reed Scowen (Notre-Dame-de-Grâce), Christos Sirros (Laurier), Joan Dougherty (Jacques-Cartier), et autres.A l’autre extrême, la bataille est également symbolique pour les péquistes, ce qui suscite des éclats de voix de part et Voir page A-10 : Le PQ Nouvelle carrière pour Jean Drapeau OTTAWA (PC) — L’ex-maire de Montréal, Jean Drapeau, âgé de 70 ans, entreprend une carrière internationale, celle d’ambassadeur du Canada à Paris auprès de l’UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture).La nouvelle a été confirmée, en fin d’après-midi hier dans la capitale fédérale, par le bureau du secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, M.Joe Clark, qui se trouve actuellement à Bruxelles.Depuis la retraite de la vie publique de celui qui a dirigé les des-tinées de la Ville de Montréal pendant un quart de siècle, les rumeurs voulaient que le gouvernement canadien lui confie une mission internationale.Le nouveau maire de Montréal, Jean Doré, a fait parvenir un télégramme à monsieur Drapeau, aussitôt la nouvelle connue.L’ex-maire de Montréal, qui a fait de Montréal une ville internationale en y amenant l’Exposition universelle en 1967 et les Jeux olympiques d’été en 1976, a reçu de nombreux honneurs et titres de distinction.En 1965, il a reçu un trophée des ministères du Commerce et de l’Industrie des dix provinces du Canada à titre de canadien ayantle plus contribué au développement industriel du pays.En 1967, il a obtenu la médaille de l’Institut royal d’architecture du Canada.La même année, il recevait des mains du Gouverneur général le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada.En 1984, c’est la France qui reconnaissait ses mérites en le faisant Voir page A-10 : Drapeau -x- M Suzanne Blais-Grenier au DEVOIR Mulroney est coupé de son parti PIERRE O’NEILL Députée conservatrice du comté de Rosemont aux Communes, Ma-damee Suzanne Blais-Grenier estime que le premier ministre Brian Mulroney est « mal conseillé » et qu’il est « coupé » de son parti et de la population par son entourage.Et que si le Parti conservateur veut espérer conserver le pouvoir aux prochaines élections, il devra se démocratiser, faire le plein de nouveaux membres, favoriser une authentique participation de la base militante, assainir son financement, devenir un lieu de ré- flexion et d’élaboration des politiques, permettre à ses députés de s’exprimer librement en Chambre, se donner un programme qui corresponde aux véritables aspirations de l’ensemble des Canadiens et des Québécois en particulier.Au cours d’une entrevue au DEVOIR, hier, l’ex-ministre de l’Environnement dans le cabinet Mulroney a tracé le bilan de ses deux premières années au sein de la députation conservatrice à Ottawa, a exploré quelques pistes susceptibles de relancer le parti sur la voie du succès, et a émis son opinion sur les grands débats qui animent la vie politique du pays, en déclarant notamment: ¦qu’un Québec unilingue français est un préalable à une présence forte des Québécois francophones à Ottawa; ¦que le French Power à Ottawa n’a jamais existé, pas plus sous le gouvernement Mulroney que sous celui de Pierre Trudeau; ¦que si le Canada anglais ne se montre pas réceptif à la volonté du Québec d’adhérer à la constitution de 1982, le mouvement indépendantiste québécois refera surface et connaîtra un nouvel essor.Il y a maintenant un an que Mme Blais-Grenier a démissionné du ca- binet Mulroney.Dans la lettre qu’elle avait alors adressée au premier ministre, elle déplorait la faible influence des ministres québécois à Ottawa.Mais son geste se voulait davantage l’expression de son indignation devant la décision du gouvernement de ne pas s’être opposé à la vente de la raffinerie Gulf à la société britannique Ultramar.Une décision qui fut prise sans que le comité ministériel responsable de la relance économique de Montréal n’ait été invité à prendre connaissance de l’ensemble du dossier.De ces deux ans du régime conser-Voir page A-10 : Mulroney Suzanne Blais-Grenier HMIiMMil A-2 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 La conférence des ministres des Finances Lévesque est furieux de l’étalement de la péréquation DENIS LESSARD TORONTO (PC) — Le gouvernement fédéral a soulevé hier la colère du Québec et des cinq provinces qui reçoivent des paiements de péréquation en étalant, sur deux ans, les quelques $ 175 millions d’une aide supplémentaire que les provinces prévoyaient annuelle.Sortant furieux de la conférence fédérale-provinciale des ministre des Finances, le ministre des Finances du Québéc, M.Gérard D.Lévesque, a accusé le gouvernement fédéral d'avoir renié son engagement de donner $ 175 millions de plus, chaque année et pendant cinq ans, en paiements de péréquation.Cette promesse, déjà jugée insuffisante par les provinces, était diminuée hier d’une tranche de $ 175 millions.Québec, à la suite de la décision fédérale, s’estime privé d’aproximati-vement $ 25 millions « d’une aide qu’on pensait acquise », de préciser M.Lévesque.« Nous sommes profondément déçus de la situation », de fulminer M.Lévesque, qui a qualifié de « très dure surprise » la volte-face fédérale.Réunie pour débattre avant tout de réforme fiscale, la conférence des ministres des Finances avait repoussé au seul dîner le dossier pourtant contentieux de la péréquation.Avec sa décision, Ottawa vient de mettre un terme à la dispute quant aux accords fiscaux: devant se dépêcher de déposer un projet de loi pour prolonger pour cinq ans ces ententes (échues fin mars prochain), le gouvernement a choisi de ne pas attendre l’assentiment des provinces.Affirmant qu’Ottawa avait besoin d’une période de transition, le ministre des Finances, M.Michael Wilson, a fait savoir hier que, pour les deux premières années des accords quinquennaux, le gouvernement réduira de moitié les $ 175 millions supplémentaires annuels promis, fin octobre, à Edmonton.« J’avais dit alors qu’il s’agissait d'une proposition de fonctionnaires.Elle devait être étudiée par les ministres.Il n’y a pas eu de consensus, je n’avais alors rien à ramener à mes collègues (du cabinet fédéral) », a expliqué par la suite M.Wilson.« Cette transition est une façon équitable de régler.Ces sommes sont en surplus d’un fonds qui croit déjà de 5 à 6 % par année », a rappelé M.Wilson, soulignant les « très sérieuses pressions » que fait actuellement subir le déficit sur les coffres fédéraux.Ce surplus avait été promis pour calmer les doléances des six provinces qui, moins bien nanties, reçoivent au total $ 5.5 milliards par année de péréquation d’Ottawa.« Déjà les $ 175 millions pour six provinces, c’était absolument insuffisant », de rétorquer le ministre québécois.Québec réclamait $ 50 millions de plus pour hausser cette aide supplémentaire à $ 225 millions par année.« On ne veut pas dire qu’on a été dupé, mais tout le monde a été choque, il n’y avait pas eu d’indications à l’avance (de cette décision) », d’observer de son côté le trésorier de lTle-du-Prince-Edouard, M.Gerald Clements.« Tout le pays éprouve des problèmes financiers.Ottawa a des décisions très difficiles à prendre », a-t-il ajouté.Pour le ministre terre-neuvien, le Dr John Collins, le geste d’Ottawa est « très sérieux » et coûtera environ ?10 millions à sa province.« Nous voulons que le fédéral ne ferme pas les livres pour l’an prochain», a-t-ü dit.« C'est un recul définitif pour nous qui déjà avons eu à subir des coupures sur les transferts destinés à l’éducation post-secondaire et aux soins de santé », a renchéri M.Léves- que, se refusant toutefois à chiffrer le manque à gagner du Québec.Par la suite, des hauts fonctionai-res québécois ont établi que le Québec recevra $ 25 millions de moins que prévus, à la suite de la décision fédérale d’hier.Le gouvernement québécois, qui reçoit environ 52 % de l’enveloppe totale de $ 5.5 milliards, s’insurgeait de ne recevoir que 30 % des $ 175 millions, soit environ $ 50 millions.Avec la « période de transition », Québec ne recevra finalement que $ 25 millions de l’augmentation promise en octobre, selon un fonctionnaire québécois.« Dans les circonstances, je ne pourrais sûrement pas dire que je suis satisfait de ce qui s’est passé ici aujourd’hui dans ce dossier », a déclaré M.Lévesque.Lorsqu’on lui demande pourquoi il n’a pas décidé de quitter la conférence pour marquer son dépit, M.Lévesque rétorque qu’il « est de mon devoir de rester » pour assister aux discussions sur la réforme fiscale.Le gouvernement fédéral a profité de la réunion pour exposer, de façon préliminaire, ses objectifs quant à la réforme de la fiscalité.« C’était exploratoire, pas de gestes concrets sont à prévoir pour le début de l’an prochain », d’observer M.Lévesque.Toute réforme fiscale devra laisser intactes les recettes provinciales; c’est une condition sine qua non”, a dit le ministre québécois.De son côté, le trésorier ontarien, M.Robert Nixon, a soutenu qu’il tardait à sa province de voir Ottawa poser un geste en ce sens.« Nous ne pouvons nous permettre de laisser émigrer nos gens les plus brillants et les plus efficaces », lance-t-il.La réforme fiscale déjà fort avancée aux Etats-Unis risque d’attirer plusieurs Canadiens, alléchés par les réductions d’impôt, estime-t-il.Photo CP Le ministre des Finances du Canada, M.Michael Wilson, semble songeur devant le ministre des Finances du Québec, M.Gérard-D.Lévesque.Marx ira en appel dès lundi Chartrand peut procéder contre le Dr Machabée BERNARD MORRIER Un précédent dans les annales judiciaires canadiennes a été créé hier par le juge Jean-Paul Bergeron, de la Cour supérieure, qui a décidé de permettre à l’ex-boxeur Ré-ginald (Reggie) Chartrand de poursuivre ses procédures à l’encontre du Dr Y van Machabée, malgré une décision contraire du ministre de la Justice, M.Herbert Marx.Le médecin est soupçonné par Chartrand d’avoir commis un avortement illégal en 1982.A la suite d’une pré-enquête tenue en juin dernier, le juge Jacques Lessard, de la Cour des sessions de la paix, avait ordonné l’émission d’une sommation contre le Dr Machabée et c’est le 9 septembre, à l’issue d’une enquête préliminaire que le juge Roger Sa-vard du même tribunal avait pour sa part trouvé dans le dossier une preuve qu’il estimait suffisante pour citer le médecin à procès devant juge et jury pour avortement illégal aux terme du code criminel.C’est enfin le 12 septembre queM.Marx décidait par son pouvoir discrétionnaire en tant que ministre d’ordonner l’arrêt des procédures, ce que M.Chartrand avait décidé de contester immédiatement en Cour supérieure en vertu des droits qui sont conférés par la Charte canadienne des droits et libertés voulant notamment que tous les citoyens soient égaux aux yeux de la loi.Les avocats du Procureur gé- néral avaient par la suite soutenu que la requête était irrecevable du fait que M.Chartrand n’avaMt pas d'intérêt légal pour intervenir contre le Dr Machabée puisqu’il n’était ni privé d’un droit à la vie, la liberté et la sécurité de sa personne et qu’en outre le ministre était intervenu au dossier en vertu d’un pouvoir statutaire qui lui est conféré par la loi et qu’il a rendu une décision discrétionnaire non révisable par les tribunaux, en plus de répondre de ses actes devant le parle-¦ ment et que nulle autorité possède un pouvoir de révision à l’égard des actes qu’il pose dans l’exercice de ses fonctions.Dans un premier temps, le juge Bergeron souligne qu’en vertu des amendements apportés au code criminel en 1985 et reconnaissant les droits d’un « poursuivant privé », il ne peut refuser à M.Chartrand un droit statutaire dont ce dernier jouit maintenant.Quant à savoir s’il a un droit légal, le juge est affirmatif, attendu que la décision d’arrêter les procédures est renversée par la Cour et permet donc ainsi l’exercice d’une poursuite un an après ce décret.En d’autres mots, le juge Bergeron opine que la décision prise par M.Marx de ne pas poursuivre le Dr Machabée ne relève pas d’un pouvoir absolu et que s’il en était ainsi on verserait dans l’exercice d'un pouvoir arbitraire, ce qui serait contraire au principe voulant que tous sont égaux devant la loi comme le stipule la charte canadienne.A cet effet, le juge cite aussi une abondante jurisprudence britannique.Il note aussi que sous le droit canadien, depuis l’entrée en vigueur de la Charte, il est clair à ses yeux que toute ambiguïté a été dissipée, en regard des pouvoirs de revision des tribunaux, de décisions ministérielles, qu’elles émanent de dispositions statutaires ou qu’elles consistent dans l’exercice de pouvoirs par prérogatives ou découlant de la Common Law.« La Charte canadienne, rappelle-t-il, est la loi suprême qui régit les rapports entre les citoyens et l’Etat.Et si le gouvernement lui-même est astreint à son observance, à fortiori en est-il ainsi également du cabinet, de ses ministres et des législatures.» Le juge Bergeron est d’autre part d’avis que le pouvoir conféré au Procureur général est à caractère extraordinaire en ce qu’il s’ingère dans le processus judiciaire et équivaut parfois à un défi à l’indépendance des tribunaux.« Il doit être exercé avec mesure et pondération pour prévenir des injustices manifestes à l’endroit des poursuivants et accusés.Il n’est certes pas consigné au code criminel pour permettre au Procureur général d’en créer.Il lui faut agir impartialement et avec équité, en gardant à l’esprit que son premier devoir consiste à voir que justice soit rendue.En l’ab- sence de preuve qu’une injustice manifeste sera commise, il ne devrait pas excercer ce pouvoir extraordinaire.A plus forte raison, si preuve il y a qu’injustice sera commise par le biais de son intervention, est-il alors davantage important qu’il s’abstienne d’intervenir en faisant fi des règles d’équité et de justice fondamentale », insiste le magistrat, qui ajoute que le principe même de non-intervention des tribunaux en matière de nolle prosequi n’est pas généralement attaquable en son fondement juridique ; mais encore faut-il que les règles du jeu soient respectées.Le juge Bergeron estime de plus qu’il est difficile de concevoir qu’il est « impossible d’obtenir des condamnations dans le Québec», comme l’avait affirmé M.Marx en décrétant un arrêt des procédures contre le Dr Machabée.La décision du juge Bergeron était également attendue dans la région du Saguenay-Nord, où le même enclenchement des procédures s’est déroulé, cette fois a la suite d’une accusation d’avortement illégal portée à titre privé contre le Dr Jean-Denis Bérubé.Le tribunal saisi de cette cause attendait la décision du juge Bergeron avant de statuer à son tour.C’est encore Me Emile Colas qui agira pour la poursuite dans ce dossier.Enfin, le ministre de la Justice a fait savoir dès hier soir qu’il interjetterait appel dès lundi.ENQUÊTE SUR LA MORT DE GASTON HARVEY Des manifestants affirment qu’un policier éméché leur a tenu des propos provocateurs LIA LÉVESQUE LA MALBAIE (PC) — Le policier Pierre Marceau aurait tenu des termes provocateurs aux manifestants qui participaient à la marche d'appui aux ex-travailleurs du manoir Riche-beu.C’est ce qu’a soutenu hier le permanent syndical de la CSN Guy Boisvert.Il était, ce soir du 25 octobre, en charge de la marche d’appui.Selon M.Boisvert, après l’arrestation de Gaston Harvey, le policier Marceau se serait adressé aux manifestants en ces termes: « Venez un par un, j’ai pas peur de vous autres.» Le permanent de la CSN soutient aussi qu’à un autre moment, l’agent Marceau circulait en voiture près des manifestants et leur aurait lancé: « Vous n’aviez qu’à y aller travailler à $4 l’heure.» Peu avant le départ de la manifestation, à 20 h le 25 octobre, M.Boisvert avait remarqué la présence de l’agent Marceau en face du local du syndicat, d’où partait les marcheurs.L’agent Marceau, selon lui, était « chaudette » assis sur le sol appuyé contre un arbre.Il « avait une démarche pas trop solide » ; il titubait, a perdu l’équilibre en essayant de se relever.Il a cherché à se cacher le visage quand les manifestants ont braqué sur lui leurs projecteurs.M.Boisvert se rappelle avoir en- tendu des manifestants ce soir-là lancer à l’agent Marceau: « Marceau, t’es saoul » ou « Marceau, va payer ton compte, tu dois $58 au barman de tel bar».Quant à l’altercation qui a eu lieu entre Gaston Harvey et le policier Marceau, Guy Boisvert en donne une version assez précise.M.Boisvert soutient d’ailleurs qu’il « voyait très bien » ce soir-là, meme si les lampadaires de la Côte Bellevue avaient été mystérieusement éteints.Il ignore qui a porté le premier coup, mais sait que son attention a d’abord été attirée par un mouvement brusque de l’agent Marceau à l’endroit de Gaston Harvey.L’agent Marceau aurait selon lui donné « une bonne frappe » au visage de Harvey.Celui-ci aurait alors répliqué en accrochant l’agent Marceau « par son coat » — il ignore si c’est le col, les épaules ou le veston — en le repoussant contre sa voiture.Là, trois policiers sont arrivés et ont empoigné Gaston Harvey.M.Boisvert sait que Gaston Harvey portait encore son masque d’Halloween sur la tête, au moment de l’altercation avec l’agent Marceau.Il ignore toutefois s’il le portait sur le visage ou relevé sur le dessus de la tête.Il n’a pas vu de lampe de poche dans les mains de Gaston Harvey, contrairement à ce qu’a relaté le journaliste Gibes St-Jean, témoin de la même scène.M.Boisvert se souvient que trois policiers ont empoigné Harvey, l’un par derrière par le cou et les deux autres par les bras.Il reconnaît l’agent Leveillée, de la SQ à Québec, comme étant celui qui tenait Harvey par le cou.Personnellement, le conseiller syndical n’a vu aucun coup porté ce soir-là.Il admet qu’au moins trois manifestants, dont il se souvient des noms, lui ont mentionné avoir vu des coups.Ceux-ci seront appelés à témoigner la semaine prochaine.Après l’altercation qui a mené à l’arrestation de Harvey, M.Boisvert a noté la présence du sergent Pierre Marquis, en poste d’autorité ce soir-là, qui aurait cherché à calmer l’agent Marceau.M.Boisvert « suppose » que le sergent Marquis a averti l’agent de police en lui disant « ferme-toi, c’est assez là.» Un autre témoin, Mme Nicole Ma-dore, présidente du conseil central de la CSN à Québec, a confirmé les dires du conseiller syndical Boisvert.Elle a nettement entendu le sergent Marquis dire « Marceau, arrête, c’est assez là.» M.Boisvert a aussi été amené à préciser pourquoi il avait demandé aux membres du syndicat d’apporter avec eux une lampe de poche.Selon lui, cela faisait simplement partie d’un déguisement d’Hallo-ween.L’idée d’une marche d’Halloween un 25 octobre servait de répbque à un party d’Halloween qui se tenait le même soir au manoir Richelieu où les masques étaient interdits.C’est pourquoi à la manifestation, les masques étaient bienvenus.L’avocat de la SQ, Me Michel Proulx, a cherché à savoir si l’utilisation des lampes de poche ne visait pas justement à contrer l’obscurité qu’il devait y avoir, sur la côte Bellevue, puisque les lampadaires avaient été éteints.M.Boisvert soutient qu’il n’avait même pas remar-ué que les lampadaires étaient teints, avant que la marche ne se mette en branle.Cette Côte Bellevue mène au manoir Richelieu.Elle délimite une zone interdite à certains manifestants par une injonction du tribunal.Egalement vendredi, un administrateur du ministère des Transports est venu expbquer que les lampadaires de la côte Bellevue auraient normalement dû fonctionner ce soir du 25 octobre.Aucun bris n’a été constaté.Le commutateur avait simplement été abaissé à la position « off » par on ne sait qui.Ce témoin, M.Yvan Tremblay, a aussi expliqué que le commutateur se trouve à 10 pieds du sol.Il suffit d’un homme grimpé sur les épaules d’un autre pour abaisser la manette qui éteint les lampadaires.Accusé de quatre meurtres, il est acquitté BERNARD MORRIER À l’issue d’un délibéré d’une journée et demie, un jury de cinq hommes et sept femmes vient d’acquitter un jeune homme de 27 ans, Serge Pou-liot, accusé de quatre meurtres, à la suite d’une tuerie survenue dans un bois de Compton en juin 1984.Pouliot, qui devient ainsi le sixième et dernier accusé à connaître son sort dans ce dossier, était soupçonné d’avoir participé au meurtre de quatre motards de Coaticook, soit Jean-Pierre Truchon, Gaston Scala-brini, Renaud Paquette et France Michaud, tous âgés entre 21 et 34 ans.Ces derniers, abattus à coups de carabine .303, étaient tenus pour responsables du saccage du chalet de la famille Pouliot à la suite d’une dispute.Les quatre motards avaient été enlevés puis conduits à la maison paternelle où une raclée leur avait été administrée.On les avait ensuite amenés dans un bois pour les tuer.Jean-Luc Pouliot, le père de l’accusé, de même que ses trois autres fils, Ronald, Mario et Marc, ainsi que André Maheu purgent tous des peines d’emprisonnement à la suite de procès s’étant déroulés en 1984 et 1985.Ronald et Mario Pouliot (27 et 24 ans) ont été condamnés à des peines à vie sans espoir de libération conditionnelle avant 25 ans, tandis que leur père de 53 ans séjournera au bagne pour sept ans, après avoir été reconnu coupable de séquestration et complicité.Les mêmes accusations ont aussi été retenues contre Marc Pouliot (22 ans) et André Maheu (24 ans), qui se retrouvent à l’ombre pour cinq ans et huit ans respectivement.Le procès de Serge Pouliot, présidé par le juge André Biron, a duré 10 jours.Pour les syndicats, week-end d’évaluation Aujourd’hui et demain, l’ensemble des délégués de syndicats négociant avec l’Etat-employeur tiennent des réunions d’évaluation et entendent des rapports de leurs négociateurs sur le sprint en cours.Le sprint s’est légèrement accéléré depuis la nuit de mercredi à jeudi, moment choisi par le Conseil du Trésor pour déposer de nouvelles offres aux groupes appartenant à trois centrales: la CSN, la FTQ et la C EQ ; les premières offres gouvernementales remontaient au 19 février.La Fédération des Affaires Sociales (FAS) de la CSN, qui parle au nom de 95,000 membres, réunit par exemple au Sheraton de Laval ses délégués syndicaux; elle doit aviser des moyens à prendre pour en ar- river à une entente négociée.Comme le rappelait hier matin la vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, « les négociations ne sont pas encore à la ligne d’arrivée » et le rythme de négociation à toutes les tables ne doit pas ralentir, il faut se hâter si l’on veut une entente en 1986.Trois autres fédérations de la CSN procèdent en fin de semaine à des évaluations du même genre de celle qui occupe la FAS.La Centrale de l’enseignement du Québec prépare quant à elle une contre-proposition salariale qu’elle doit déposer aujourd’hui et que son président, Yvon Charbonneau, expliquera en conférence de presse vers 14h aujourd’hui à la permanence de la rue Jarry est.(-\ LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS Administration Rédaction Publicité Générale Annonces classées Abonnements Montréal.Québec.Extérieur - Indicatif 514 Indicatif 418.Indicatif 819.Indicatif 613 (514)844-3361 (514)844-3361 (514)842-9628 (514)842-9645 (514) 286-1200 (514) 332-3891 ou (514)844-3361 (418)687-2021 1-800-361-6059 1-800-463-4747 1-800-361-5699 1-800-361-5699 LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16H30 I LE DEVOIR ESSENTIEL! 4 * Affichage Alliance Québec veut Ottawa abandonne son accusation pour Noël, un cadeau fort apprécié! Cette année à Noël, offrez un cadeau original et fort apprécié! En vente chez tous les bons disquaires et libraires 500 est, rue Ste-Catherine, Montréal iwilSi le journaliste rassurer sa clientèle et charmer les francophones contre JEAN-CLAUDE LECLERC (LE DEVOIR) Alliance Québec n’appuie pas les commerçants qui affichent en anglais seulement, fait savoir cet organisme dans un placard publié aujourd’hui dans The Gazette.Les 200 Anglo-Québécois qui le signent se déclarent favorables à l’affichage obligatoire en français accompagné du droit des commerçants d’afficher aussi dans une autre langue.Ce placard paraît le jour même où la Société Saint-Jean-Baptiste organise un « tour de ville » en autobus où « dix personnalités » commenteront « à leur façon le visage de la deuxième ville française du monde ».On y attend, a-t-on précisé à la SS J B, de 250 à 300 personnes.C’est aussi demain soir que doit avoir lieu un grand rassemblement nationaliste au centre Paul-Sauvé pour la défense du français.Ces manifestations ne sont pas sans inquiéter Alliance-Québec.Hier, ses dirigeants s’en sont ouverts à demi-mot dans une tournée des médias francophones.La publication de la déclaration dans The Gazette, reconnaît-on, n’est donc pas tout à fait une coïncidence.Le communiqué remis hier à la presse évoque du reste « les faussetés, les exagérations et les choses déplorables dites à propos de notre communauté ».« Nous devons résister, écrit le président d’Alliance Québec, M.Michael Goldbloom, à la tentation de répondre à ce genre de provocation, et nous pensions qu’il était urgent que les membres de notre communauté le disent publiquement».Les positions d’Alliance Québec sont « fermes » mais énoncées dans « un esprit empreint de raison et de respect ».En regard de sa position sur l’affichage, M.Goldbloom parle des Québécois « justes et tolérants », aptes « au dialogue mesuré et sen-sile ».Ainsi, poursuit-il, les sondages indique que 1 % seulement des Québécois anglophones favorisent l’unilinguisme anglais dans l’affichage.Citant le plus récent sondage So-recom paru samedi dernier dans Le Soleil, M.Goldbloom indique que 76 % des Québécois francophones sont favorables au bilinguisme.« Les résultats de ces sondages, poursuit M.Goldbloom, obtenus sur la base de questions claires et directes, illustrent à quel point nous sommes parvenus à un terrain d’entente sur les questions linguistiques».Pourtant dans ce même sondage de samedi dernier, — ce que ne mentionne pas le communiqué d’Alliance Québec— 59 % des francophones se sont en même temps déclarés favorables au maintien « de la loi actuelle qui oblige à faire leur affichage en français seulement».En somme, peut-on penser, une majorité préfère en théorie le bilinguisme.En pratique, une majorité préfère qu’on laisse les choses comme elles sont.Sur ce dernier point, le dernier sondage Sorecom confirme ce que nous avait appris le sondage CROP de juin dernier mené pour le compte du Conseil de la langue française et publé en octobre : 57 % des répondants francophones avaient, à la même question, indiqué qu’ils ne souhaitaient pas de changement à la règle actuelle.La grève du personnel de soutien Une dizaine d’écoles de la CÉCM ont dû fermer (LE DEVOIR) — Une dizaine d’écoles de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) ont dû fermer leurs portes hier, les enseignants ayant respecté les lignes de piquetage érigées devant elles par les employés de soutien en débrayage de 24 heures.À la (CECM), un répondeur téléphonique précisait que les bureaux étaient fermés et que l’on pouvajt appeler de 8 h 30 à 16 h 30 du lundi au vendredi, sauf les jours fériés.Or, il n’était que 15 h 30 au moment où LE DEVOIR a logé son appel, et nous étions bien un vendredi non férié.C’est que les standardistes avaient débrayé eux aussi, comme d’ailleurs les 6,000 employés du personnel de soutien des 41 commissions scolaires du Québec pour protester contre la lenteur des négociations de leur convention collective.Il en allait de même dans les 74 bureaux de l'aide juridique et dans cinq commissions de formation professionnelle qui comptent respectivement 350 et 200 employés de soutien.Le fonctionnement de ces établissements a été passablement perturbé ou à tout le moins ralenti dans ces établissements, les cadres devant suppléer au service régulier des employés en grève.A Montréal, onze écoles ont dû déclarer forfait, celles devant lesquelles on avait érigé des lignes de piquetage, les enseignants refusant de les franchir, bien qu’aucun mot d’ordre n’ait été donné pour les y inviter.Les écoliers ont donc été contraints de retourner chez eux.Les autres établissements scolaires sont restés ouverts.Cette journée de débrayage légal des 6,550 syndiqués de la Fédération des employés de services publics affiliée à la CSN marquait la dernière étape de l’échéancier prévu depuis le 24 novembre dans l’escalade des protestations douces pour enjoindre le gouvernement à une véritable négociation de leurs conditions de travail.Parmi les principaux points en litige, on mentionne la fameuse clause du Conseil du trésor sur le partage des frais d’arbitrage.Selon une représentante de la fédération, cette demande est inacceptable car elle aurait pour effet de ruiner les petits syndicats dont quelques-uns n’ont qu’une vingtaine de membres.Le conflit porte également sur la contribution de l’employeur au régime d’assurance collective qui n’a pas été augmentée depuis 1979.« On souhaiterait qu’il y ait un effort en ce sens », de souligner notre interlocutrice.Le règlement des questions relatives au mode de financement des congés sabbatiques, au remplacement obligatoire et automatique des employés, à l’aménagement du plan de travail fait aussi problème.À l’aide juridique, on ne note aucune ouverture sérieuse sur les demandes prioritaires portant sur les charges de travail, les congés à temps partiel, l’affichage provincial.Alors que dans les commissions de formation professionnelle, le blocage des négociations concerne plus particulièrement le statut des employés temporaires, les horaires de travail, la mobilité dans une distance maximum de 50 kilomètres.Pour tous et à la table commune, les négociations ont à progresser sur les questions des salaires, des droits parentaux, des régimes de retraite.Les syndiqués du secteur scolaire doivent se réunir dimanche pour évaluer l’impact de cette journée de débrayage, ceux des autres syndicats feront de même lundi.Le journaliste Alberto Rabilotta, accusé de constituer une menace pour la sécurité nationale du Canada, a gagné sa cause devant le Comité de surveillance des activités de renseignement.Les autorités fédérales lui ont même promis l’octroi prochain de la citoyenneté canadienne.Journaliste argentin travaillant depuis plus de 15 ans au Canada, marié à une enseignante canadienne et père d’une enfant née à Montréal, le journaliste avait été avisé, le 27 mars dernier, qu’Ottawa le tenait pour une personne qui allait se livrer à des activités menaçant la sécurité du pays.La nouvelle de l’acquittement est survenue comme une bombe, jeudi à Ottawa, en présence du fondateur de Prensa Latina Canada (agence de presse latino-américaine accusée par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) d’être une couverture pour agents secrets cubains).M.Rabilotta se préparait alors à donner sa version des faits.Avant même que le journaliste ait commencé son témoignage, le Comité de surveillance, qui avait entendu en secret pendant plusieurs jours les « preuves » du SCRS contre lui, a annoncé au journalistè et à son avocat, Me Denis Racicot, qu’il n’était plus approprié de poursuivre l’enquête.Le Comité de surveillance, en vertu de la nouvelle loi sur le service secret canadien, doit obligatoirement être consulté quand une personne, fonctionnaire, citoyen ou simple immigrant, fait l’objet d’un rapport pouvant servir contre elle.M.Rabilotta avait demandé la citoyenneté il y a plusieurs années, mais n’avait reçu aucune réponse du gouvernement fédéral, jusqu’à ce que le dossier, pour des raisons encore mystérieuses, rebondisse soudain à Ottawa, suscitant une vive réaction dans les milieux de presse ainsi qu’au Parlement.Un des membres du Comité chargé de l’affaire, Me Paule Gauthier, avocate de Québec, a ajouté que le Comité allait indiquer aux autorités canadiennes qu’il n’y avait plus, du point de vue de la sécurité nationale, aucune objection à donner la citoyenneté à M.Rabilotta.Le SCRS, a-t-elle expliqué, ne voyait plus d’obstacle et allait le faire savoir le plus tôt possible aux autorités.La volte-face des services fédéraux est survenue peu après gue l’avocat du journaliste ait exige qu’on précise les reproches adressés a son client.Plus tôt, le procureur du Comité de surveillance, Me Morris J.Fish, avocat de Montréal, s’était en-quis également de la date à laquelle M.Rabilotta (empêché de poursuivre en paix son travail à l’agence) avait quitté Prensa Latina Canada.Voici la version française des « motifs » soumis par le SCRS au Comité de surveillance, tels qu’établis et transmis par le Comité : « 1.vous vous êtes livré à des activités à titre d’agent d’influence au nom d’une puissance étrangère; 2.vous avez tenté, plus particulièrement, de manipuler des particuliers et des groupes ayant une influence dans les milieux politique, social et syndical canadiens aux fins de leur faire adopter et de promouvoir des propositions dictées par une puissance étrangère; 3.vous vous entretenez régulièrement avec des agents de renseignement étrangers et des fonctionnaires d’un État etranger, et recevez de ceux-ci des instructions; Noranda: rejet d’une offre monétaire ROUYN-NORANDA (PC) - « On ne retournera pas travailler pour $0.05 l’heure ».C’est par ces paroles que le délégué syndical de la CSN, Daniel Pratte, a rejeté, hier, en conférence de presse, l’offre monétaire déposée mardi dernier par Noranda Inc.Cinq semaines après le déclenchement de la grève, les 800 travailleurs de raffinerie de cuivre de Rouyn-No-randa maintiennent leurs positions et tout indique qu’il sera impossible d’en arriver à un règlement avant les l’êtes.Les offres de la compagnie ne comportaient qu’une hausse salariale supplémentaire de $0.05 l’heure comparativement aux offres précédemment rejetées par les travailleurs, selon la partie syndicale.Les représentants des travailleurs décideront d’ici lundi prochain si les grévistes seront appelés à voter à l’occasion de leur prochaine assemblée générale hebdomadaire d'information.« Si on fait un vote, ce sera un vote pour confirmer la position du syndicat et non pas un vote pour accepter les offres de la compagnie », a précisé M.Pratte.pour apprendre les langues.maintenant! ASSIMIL, c’est la méthode la plus simple et la plus pratique pour apprendre sans peine la langue de votre choix.Les cassettes et les livres ASSIMIL vous offrent la plus grande variété de langues à apprendre, dont: NOUVEAU! Vient de paraître: le suédois sans peine l’anglais l’espagnol l’italien l’allemand le grec le russe le portugais le chinois le japonais l’hébreux .et plusieurs autres encore! SHIKOKU S0N5AI Sûrement une des meilleures façons de souhaiter Joyeux Noël el NOUS GARDERONS VOTRE SECRET! 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non plus contre-inter-roger le service secret, le journaliste et son procureur n’ont obtenu aucune information précise quant aux faits soumis au Comité de surveillance.En insistant pour obtenir des détails, M M.Rabilotta et Racicot ont néanmoins créé une situation de tension à l’enquête, le Comité de renseignement étant mis en position de juger une personne sans lui donner la chance de se défendre, et le SCRS étant placé dans la situation, explosive, d’avoir à révéler qu’il a peut-être espionné les contacts du journalistes avec des ministres, des évêques, des dirigeants syndicaux et d’autres personnalités canadiennes On ne sait donc pas si le Comité a jugé défaillante la preuve du SCRS ou si le service secret a préféré la re tirer plutôt que de s’engager dans une controverse périlleuse.Il est enfin possible que le Comité ait trouvé ce compromis pour clore une affaire qui allait mettre à rude épreuve le nouveau système civil de contrôle des activités de renseignement.C’était la première fois qu’un journaliste étranger établi au Québec faisait l’objet d’une telle procédure secrète pouvant mener à son expulsion du Canada.C’était la deuxième fois cependant que le gouvernement canadien s’en prenait à Prensa Latina.En 1982, le Solliciteur général d’alors, M.Robert Kaplan, accusait un journaliste salvadorien, M.Victor Regalado, d’être entré au Canada comme agent seerpt sous couverture de cette agence de presse.En février 1984, l’administration Reagan avait aussi expulsé des États-Unis le représentant de Prensa Latina Canada à Washington, M.Robert Rutka, un journaliste canadien.Alberto Rabilotta Photo Alfred Lanctôt LIQUIDATION FIN DE BAIL TOUT DOIT ÊTRE VENDU GRAVURES AFFICHES KITS D’ENCADREMENT ETC.cMtojs.1024 Laurier ouest Outremont — 279-2188 âEÀ ¦O% de remise sur présentation de cette annonce n m m: - G* /)esmarais Lyjcbifaille I EEEEiSSlHr Rabilotta A-4 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 Malgré les protestations des Lavallois, le ruisseau La Pinière deviendra canal pour eaux usées LOUIS-GILLES FRANCOEUR Des grues mécaniques ont entrepris récemment de transformer en un canal d'évacuation d’eaux usées non traitées le ruisseau La Pinière, un affluent de la rivière des Prairies qui passe au coeur du boisé Papineau.L’an dernier, 14,000 Lavallois ont demandé par pétition la protection intégrale de ce ruisseau d’une dizaine de pieds de largeur dont la rive était utilisée comme piste de ski de fond.Ces travaux ont été commandés par ville de Laval pour évacuer ses eaux usées, domestiques et pluviales, provenant du secteur résidentiel à l’Ouest de l’autoroute Papineau.Les plans préparés par la firme d’ingénérie Gendron et Lefebvre prévoient le creusage, le redressement et la consolidation des berges du ruisseau, en somme son artificia-lisation complète, sur une distance de plus d’un kilomètre.Les travaux ont été autorisés par le ministère québécois de l’Environnement, qui paiera 66 % de la facture.Le règlement québécois sur l’évaluation des impacts environnementaux exige une étude d’impact et, si nécessaire, des audiences publiques avant qu’un promoteur public ou privé ne creuse une rivière sur une distance supérieure à 300 mètres.Dans une entrevue accordée hier au DEVOIR, l’adjoint au directeur de l’Assainissement urbain, M.Jacques Simon, a expliqué que le « fossé» La Pinière était classé « ruisseau » dans le répertoire topo-nymique du Québec et qu’il échappait, de ce fait, au règlement sur l’évaluation des impacts environnementaux.Ce dernier ne protège que les « rivières » reconnues comme telles dans le répertoire gouvernemen- tal.En réalité, il existe au Québec plusieurs « rivières » classées comme telles qui n’ont ni le débit, ni le volume, ni la largeur du ruisseau La Pinière.Selon une source digne de foi, les responsables de la toponymie québécoise ont déjà signalé au ministère de l’Environnement qu’il était plutôt aléatoire de baser l’application de son règlement sur revaluation des impacts sur une nomemcla-ture qui ne dépend d’aucun critère environnemental le moindrement objectif.Les travaux en cours vont artificialiser la partie du ruisseau La Pinière, situee au Nord de la voie ferrée du Canadien national (axe Est-Ouest).Le futur canal qui transportera à ciel ouvert une partie des eaux usées de Laval, passe au milieu de terrains situés au nord de la voie ferrée.La ville destine ce secteur à des développements industriels.Il y aurait actuellement d’importantes transactions sur ces titres.Les Lavallois ont presque réussi à faire protéger la partie du boisé Papineau, située au sud de la voie ferrée.Mais les groupes qui bataillent pour la conservation du principal espace vert lavallois veulent aussi que la ville protège la partie nord, où passe la partie du ruisseau en voie de devenir un égoût à ciel ouvert.Les travaux en cours signent pratiquement l’arrêt de mort de ce projet de conservation puisque les autorités lavalloises et provinciales hésiteront à vouer à la récréation un canal rempli de coliformes fécaux.Elles ont d’ailleurs investi $ 1 million pour que ce canal ne passe pas au milieu du boisé Papineau en voie d’être protégée, soit la partie au sud de la voie ferrée.Une biologiste du ministère, Mme Nicole Trépanier, explique qu’il lui a fallu plusieurs « discussions épineuses » avec les ingénieurs du projet pour qu’ils se décident à construire un canal d’évacuation autour de la partie du boisée, éventuellement vouée à la récréation.Spécialisée en assainissement, Mme Trépanier semble moins fière de la décision du ministère de payer à même les budgets de l’assainissement la transformation définitive d’un cours d’eau en un canal qui transportera les eaux usées d’un quartier entier de Laval directement dans la rivière des Prairies.Ces eaux pourraient être éventuellement traitées mais après avoir traversé à ciel ouvert le secteur industriel.Mme Trépanier estime que la « canalisation » du ruisseau La Pinière étaient « nécessaires » parce qu’il n’arrivait plus à évacuer les eaux de pluies comme par le passé.L’utilisation d’asphalte et de puisards créent des débits plus grands et plus subits que ne le faisait autrefois l’écoulement des eaux dans le sol.On a donc pris la décision de creuser le ruisseau.Puis de le redresser en utilisant des matériaux qui permettront à ses berges de se recréer, plus stables qu’avant.Et, ajoute-t-elle, il fallait trouver une solution au passage des eaux usées domestiques dans le boisé fréquenté par la population.A son avis, le canal de contournement retenu est une meilleure solution que la pose de « tuyaux » d’égoûts directement dans le ruisseau, ce que prop 'it Laval au début.Un canal de dérivation a donc été construit le long de l’autoroute et en bordure du chemin de fer pour que les coliformes fécaux de ces eaux usées ne contaminent pas la partie du boisé utilisée pour la récréation.A l’intérieur du boisé lui-même, le ruisseau deviendra une sorte de lac lon-giforme, presque stagnant, alimenté par le ruisseau Monette.Des digues * Photo Jacques Grenier Laval est en train de transformer en un canal d’évacuation pour eaux usées le ruisseau La Pinière.Le nouveau canal déversera ces eaux non-traitées directement dans la rivière des Prairies.maintiendront le ruisseau à son ancien niveau : si cela n’avait pas été fait, explique Mme Trépanier, la nappe d’eau souterraine aurait baissé au point de compromettre la survie de la végétation que la population veut protéger.Quant au numéro deux de l’Assainissement urbain à Montréal, il ne veut pas commenter le fait que son ministère considère comme néfaste pour l’environnement le creusage et le redressement des cours d’eau lorsque ces travaux sont effectués en milieu agricole.L’Environnement tente, en effet, depuis deux ans de freiner Tartificialisation des cours d’eau en milieu agricole, financée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.Ce dernier, via son programme de drainage Sol-Plus, a financé en dix ans le creusage, le redressement et Tartificialisation des berges sur plus de 50,000 kms de ruisseaux et de rivières dans la vallée du Saint-Laurent.MAISONS D’ENSEIGNEMENTS CARLETON UNIVERSITY OTTAWA COURS INTENSIFS D’ANGLAIS niveaux pré-universitaire et universitaire SESSION D’HIVER du 12 janvier au 10 avril, 1987 Entrevues de classement: le 10 décembre, 1986 ou le 7 janvier, 1987 Renseignements et demandes d’inscription : Centre for Applied Language Studies Carleton University Ottawa, Ontario K1S 5B6 La PAIX en vedette à R.-C.ce soir, 19 h 30 CLÉMENT TRUDEL La vedette de Superstar, demain, est la Paix (télévision de Radio-Canada, 19 h 30).Un bon coup de Jacques Boulanger et de son réalisateur Royal Marcoux.60 minutes qui défilent avec souplesse : de l’humour, beaucoup d’émotion, des topos courts et très personnels de correspondants à l’étranger.Les lecteurs de nouvelles des qua-tres chaînes et les correspondants de Radio-Canada à Londres, Pékin, Paris et Washington sont pris sur le vif, ils réfléchissent à la paix désirable.Bernard Derome souhaite ne jamais avoir à lire le bulletin qui annoncera le déclenchement de la Troisième Guerre Mondiale; d’autres nous rappellent que, pour certains, nous y sommes déjà plongés.Francine Bastien nous initie à cette paix qu’elle a presque palpée à Rejkjavik mais, on le sait, la paix lui a filé entre les doigts.Torn Kennedy, ses deux enfants sur les genoux, nous parle depuis Pékin de floppées d’enfants à qui Ton enseigne a manier le fusil.De Paris, Jean-François Lé-pine avoue que l’Année de la Paix « je ne m’en suis pas aperçu ».Emission de variétés?Bien sûr, on s’adapte au sujet.Le tout commence par une entrevue avec le cardinal Léger, sur des thèmes d’harmonie et de partage.Ça se termine sur les notes de Quand les hommes vivront d’amour interprétées par Nanette Workman.Les téléspectateurs retrouvent Diane Hébert à l’orgue, poursuivant « l’impossible rêve », l’« inaccessible étoile » vers laquelle tendait Jacques Brel.Diane Hébert la greffée, la « miraculée » pour certains; celle qui a combattu le scep- ticisme des autres sur sa survie, et qui aujourd’hui fait campagne pour répandre les engagements de dons d’organes.Cette heure tient le registre sérieux, ne banalise pas le thème abordé; elle renvoie aux aspirations des gens, parfois en contradiction avec les marottes des politiciens.La chanson de Daniel Lavoie (Ils s'aiment) rendue par Céline Dion suit de près l’évocation du Prince de la Paix par le Cardinal.Cette émission de Superstar excelle à nous parler des enfants, et du plus beau cadeau à leur apporter: un monde en paix.On nous montre des bambins dans les manifs pacifistes, aux bannières plurilingues.L’un arbore un macaron: « Je pousse pour la paix ».D’autres sont là parce que leur seule présence est un éloquent plaidoyer.C’est la Rosanna du Temps d’une paix, Nicole Leblanc, qu’on a choisie pour lire un texte de Simone Monet-Chartrand.Elle nous dit sobrement la répugnance des femmes à accoucher de chair à canon: « Non à toutes les guerres ».Vous n’êtes pas branchés sur une émission d’affaires publiques.Le ton n’est ni doctoral ni didactique .Ces artistes et ces communicateurs ont envie de vous dire qu’il faut laisser à la colombe de la paix la chance de voler sous tous les deux, même si Ton sait que dans plus de 40 pays, cette colombe est réduite en charpie.Et si la présente Année de la Paix avait une suite, s’interroge Andrée Lachapelle ?Si c’était vrai que les humains apprenaient à accepter les autres, à etre ouverts et disponibles ?goethe institut montréal LALLEMAND.c’est te FUN! GOETHE - INSTITUT Cours de langue - tous les niveaux SESSION D’HIVER du 12 janvier au 23 avril 1987 INSCRIPTIONS; du 5 au 9 janvier 1987 de 10h00à18h00 RENSEIGNEMENTS: tél.:866-6189 GOETHE - INSTITUT MONTRÉAL Place Bonaventure Entrée LaGauchetière & Université Montréal, P.Q.H5A 1B8 Grève d’images hier soir à R.- C.( PC ) — Les stations de télévision de Radio-Canada à Montréal, française et anglaise, ont été paralysées hierpar un débrayage des techniciens, une minute apres le début du bulletin de nouvelles de 18 h.Les membres montréalais du Syndicat des techniciens du réseau français (STRF) devaient débrayer pour une douzaine d’heures, a précisé en début de soirée un porte-parole de la rédaction de Montréal Ce Soir.CBMT (canal 6) aussi ne diffusait qu’une horloge électronique et une mire en couleurs à son antenne.Ce n’est pas le premier moyen de pression du STRF, en négociation depuis plusieurs mois avec la direction de Radio-Canada pour un nouveau contrat collectif.Pendant une demi-heure le matin, le vendredi précédent, la radio d’Etat (CBF-690, tête du réseau) était restée muette.Samedi il y a trois semaines, la présentation télévisée des étoiles du match de hockey, en fin de soirée, avait été empêchée.Déçu du contretemps, le porte-parole de la rédaction a précisé que Montréal Ce Soir avait notamment préparé un reportage sur le projet de loi 142 sur les services sociaux et un autre sur la dernière campagne publicitaire de la pétrolière Ultramar (commanditaire de Lance et Compte).Environ 75 personnes travaillent chaque semaine à ce bulletin d’information.Il demeurait possible d’ici la fin de la soirée, vendredi, que la direction diffuse pour compenser des films ou autres productions enregistrées.ponricipocnon.Les députés décideront des priorités des travaux routiers " le rapport Vallières QUÉBEC (PC) — Il appartient au député de décider de la priorité des travaux routiers locaux, affirme le rapport du comité Vallières, rendu public hier à Québec.Le comité Vallières a été formé en juin par le ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté, pour étudier les moyens d’améliorer les actions du ministère.Une de ses 26 recommandations dit: « Le comité estime qu’il appartient au député d’harmoniser les intérêts des municipalités locales relativement aux améliorations du réseau local.» La mesure avait été annoncée le 9 novembre à Asbestos par M.Côté, sous forme de décision et elle a été bien accueillie par les députés, même ceux de l’opposition.« La responsabilité de décider de Tordre d’exécution des travaux routiers dans un comté reviendra dorénavant au député de cette circonscription.» M.Côté avait expliqué: « Les chefs divisionnaires des bureaux de district du ministère des Transports ne décideront plus de la priorité des travaux à exécuter dans un comté.Cette responsabilité reviendra dorénavant au député qui devra faire des choix avec son enveloppe budgétaire.» Selon le député de Verchères, M.Jean-Pierre Charbonneau, la mesure ne fait qu’étendre au niveau régional un pouvoir qu’ont déjà les députés au niveau municipal, en vertu d’un programme du ministère des Transports intitulé programme d’amélioration du réseau routier municipal.Le député s’entend avec les municipalités pour répartir entre elles Cenveloppe budgétaire qui lui est accordée pour son comté.Ce système existe depuis très longtemps.L’aspect nouveau du système réside au niveau régional.Jusqu’ici le député était consulté par le responsable du territoire sur les travaux routiers à exécuter au ni- veau régional.Chaque année, le ministre réunissait l’ensemble des députés d’une région, de quelques partis qu’ils soient, avec les fonctionnaires de la région concernée, pour une tenir une sorte d’arbitrage, a expliqué M.Charbonneau.« La nuance avec le nouveau système, c’est que le ministre a déclaré Tété dernier: « Comme c’est vous autres d’une certaine façon qui assumez la responsabilité politique des décisions, vous allez aussi en assumer les choix.Au bout du compte, Tordre des priorités ne sera plus établie par les fonctionnaires.Vous allez me faire Tordre de vos priorités mais vous allez vivre avec.» M.Charbonneau a admis qu’il approuvait la mesure.Le comité, nommé d’après son président Yvon Vallières, député libéral de Richmond, a fait 26 recommandations dont celle touchant la nouvelle responsabilité du député.Les députés conservateurs et libéraux de Québec se réunissent QUÉBEC (PC) - Dix députés conservateurs fédéraux de la région de Québec et 17 députés libéraux provinciaux du même coin ont débattu de problèmes locaux pendant cinq heures hier lors d’une réunion conjointe.« Il s’agissait d’une première qui se répétera », a expliqué le ministre fédéral, M.Michel Côté, à Tissue de la réunion.Le groupe se réunira de nouveau en février 1987.Aucune décision ferme n’a été annoncée à la fin des travaux mais les députés des deux niveaux de gouvernement ont fait le tour des principaux dossiers économiques régionaux, a indiqué M.Côté.On a notamment débattu des sujets suivants: le Sommet francophone qui se réunira à Québec en septembre prochain; l’implantation de Taluminerie Alu-Suisse qui lorgne vers deux sites de la région, soit Lau-zon, dans le comté de Lévis et Des-chambault dans celui de Portneuf; la vocation de la Société Interport, au sujet de laquelle un comité conjoint d’étude a été formé; l’avenir du chantier maritime Versatile de Lau- zon, qui connaît des difficultés majeures; le développement touristique régional, notamment au massif de ski de la Petite Rivière Saint-François; enfin, le Parc technologique de Sainte-Foy, au sujet duquel le député libéralde Louis-Hébert, M.Réjean Doyon.ii promis « d’importantes décisions» en janvier prochain.Les journalistes en ont profité pour amener les députés conservateurs sur le délicat terrain de la langue, notamment en rappelant les critiques conservatrices formulées la semaine dernière au sujet du « re- cul » du français sous le gouvernement Bourassa.« Ca n’a pas fait l’objet de discussions particulières », a affirmé le ministre Côté.Pressé de questions, il a néanmoins admis qu’au plan linguistique, « il y a de la place pour l’amélioration ».Quant au député conservateur de Charlevoix, M.Charles Hamelin, il s’est vanté que l’utilisation du français à la Chambre des Communes à Ottawa est passée de 8 % à 20 % sous la présente administration conservatrice.Les oeufs de saumon détruits QUÉBEC (PC) — L’opposition a réclamé hier une enquête publique et indépendante relativement au désastre écologique qu’a constitué récemment la destruction de 500,000 oeufs de saumon et de 80,000 saumoneaux dans la rivière Saint-Jean, dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.C’est le député néquistede Dubuc, M.Hubert Desbiens, qui est intervenu une nouvelle fois a ce sujet hier au cours de la période des questions à l’Assemblée nationale, en s’adressant au ministre de l’Energie et des Ressources John Ciaccla.« Pourquoi ne déclenche-t-il pas l’enquête publique complète et indépendante qu’il réclamait en 1984 relativement à la noyade des caribous et que le méchant gouvernement péquiste lui a alors refusée?» UNIVERSITE A CONCORDIA Ü Bourses de 2e et 3e cycles de l’Université Concordia* Valeur: de 6 500 $ à 10 000 $ Date de clôture des candidatures: 1er février 1987 Annonce des boursiers: 1er avril 1987 Entrée en vigueur: septembre 1987 ou janvier 1988 Pour de plus amples renseignements et les formulaires de demande s’adresser à la responsable des bourses de 2e et 3e cycles, bureau S-202, Université Concordia, 1455, boulevard de Maisonneuve Ouest, Montréal (Québec) H3G 1M8 Téléphone: (514) 848-3809.* Bourse David J.Azrieli, bourse Stanley G.French, bourse John W.O'Brien et bourse de doctorat de l'Alcan en commerce et administration.V-^ Collège Marie de France LYCÉE FRANÇAIS DE MONTRÉAL — INSCRIPTIONS POUR L’ANNÉE SCOLAIRE 1987-1988 — Collégial et secondaire: 4635, Chemin Queen Mary, Montréal, (QUE) — H3W 1W3.Tél.: 737-1177 S’adresser à Madame Jeanne-Marie LAPEYRIE Élémentaire et maternelle: 4700, rue Fulton, Montréal (QUE) — H3W 1T9.Tél.: 735-6579 S'adresser à Madame Sylvette DANGELAUD Début des inscriptions: le mercredi 7 janvier 1987.— EXAMENS D’ADMISSION POUR LE SECONDAIRE ET LE COLLÉGIAL I, LE SAMEDI 31 JANVIER 1987.— ADMISSION SUR DOSSIER A L'ÉLÉMENTAIRE. INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 A-5 Nouvelles arrestations Pretoria durcit encore le ton JOHANNESBURG (Reuter) -Après avoir imposé une censure sans précédent à la presse, les autorités sud-africaines ont procédé hier à de nouvelles arrestations dans les milieux d’opposition.Les informations sur les arrestations restent vagues, vu la censure.Un nombre inconnu d’opposants, dont Zwelakhe Sisulu, rédacteur en chef du bimensuel catholique New Nation et fils d’un des plus célèbres militants noirs anti-apartheid, ont été appréhendés au cours d’une série de descentes de police opérées au petit matin, ont annoncé son bureau et ses avocats.Deux ressortissants suisses ont également été arrêtés.Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a indiqué, sans autres précisions, qu’ils auraient travaillé pour le Congrès national africain (ANC), « dans les sphères de la violence et de l’espionnage ».Le chef de la police, Johan Coetzee, a déclaré que les forces de l’ordre étaient passées à l’action après avoir reçu des « renseignements et des documents » montrant que l’ANC se préparait à lancer une campagne de violences pour Noël.Il a précisé que des militants de l’organisation interdite et d’autres personnes impliquées dans ces préparatifs avaient été arrêtés.Ces arrestations sont intervenues au lendemain de l’imposition de nouvelles dispositions très strictes renforçant la censure qui accompagne l’état d’urgence national en vigueur depuis juin.Bien que la publication des noms de toutes les personnes ar- rêtées soit désormais interdite, les avocats ont jugé que la presse pouvait rapporter l’interpellation de M.Sisulu, fils d’un des chefs historiques de l’ANC, dans la mesure où sa famille en a été officiellement informée.Par ailleurs, le bureau gouvernemental d’information, seul habilité à rendre compte des violences, a annoncé qu’un Noir avait été abattu jeudi soir par un policier qui a ouvert le feu contre des émeutiers à Ducan Village, une cité-dortoir de l’est de la province du Cap.Le corps carbonisé d’un métis apparemment victime du supplice du « collier » a été retrouvé hier à Wolmer, dans la même province.(À Bruxelles, la Fédération internationale des journalistes ( fl J ) a sévèrement critiqué hier le renforcement de la censure en Afrique du Sud, estimant que Pretoria avait ainsi abandonné toute « prétention à la liberté et à la démocratie ».( Dans un télégramme adressé à M.Botha, la FIJ a déclaré : « soyez assuré que les journalistes du monde entier ne se laisseront pas réduire au silence par des menaces ou par la force, mais qu’ils continueront à suivre les événements que vous voulez garder secrets»).Amnesty International a exprimé son inquiétude pour la sécurité des opposants au gouvernement.« Plusieurs critiques et opposants de premier plan de l’apartheid en Afrique du Sud ont été arrêtés par la police secrète à Johannesburg et Durban », déclare l’organisation humanitaire.LE MONDE EN BREF ¦ Contrôle des naissances en Égypte LE CAIRE (Reuter) — L’Égypte vient de lancer un programme de contrôle des naissances destiné à contenir une explosion démographique qui bloque son développement à un moment où l’économie du pays est en crise.Le président Hosni Moubarak a maintes fois mis en garde contre les conséquences d’une démographie galopante qui ne serait pas enrayée, notamment les risques de famine.Le programme, qui s’étale sur cinq ans, est appuyé par une campagne médiatique : « Une petite famille(.), une famille heureuse » est l’idéal présenté aux Égyptiens à travers les messages télévisés, qui avertissent les mères de famille : « Limitez la taille de votre famille pour leur assurer un meilleur avenir et pour votre propre santé ».L’Égypte connaît l’un des taux de natalité les plus élevés de la planète, produisant 1.3 million d’enfants chaque année.Le plan propose notamment une meilleure « répartition » de la population, qui est concentrée sur seulement 5 % de la surface d’un pays d’un million de km carrés.La création de villes nouvelles en dehors de la vallée du Nil, la construction de nouveaux centres de santé et l’amélioration de l’information sur le planning familial sont encouragées.¦ Attentats au pays basque ZARAUZ, Espagne (Reuter) — La propriétaire d’un hall d’exposition Renault a eu les mains arrachées par une bombe posés par des séparatistes basques hier à Zarauz (Pays basque espagnol), quelques heures après l’explosion d’une voiture piégée qui avait fait quatre blessés à Barcelone, a annoncé la police.Agée de 63 ans, Leticia Iturain, la concessionnaire de Zarauz, a également été blessée au visage par des éclats.À Barcelone, c’est une voiture, où huit kilos d’explosifs avaient été placés, qui a sauté jeudi soir, faisant quatre blessés et détruisant 13 véhicules dans un hall d’exposition de Citroën.La police soupçonne l’ETA d’être à l’origine des deux attentats, l’organisation séparatiste ayant perpétré ces derniers mois une série d’attentats contre plusieurs salons d’exposition français en représailles de l’expulsion par la France de séparatistes basques recherchés en Espagne.¦ La pollution laisse ses marques Bâle ( Reuter) — Plus de 1,200 personnes ont reçu des soins — pour difficultés respiratoires, problèmes oculaires et vomissements — après la fuite de gaz du mois dernier dans une usine chimique des environs de Bâle, ont indiqué des médecins hier.La fuite, consécutive à un incendie survenu le 1er novembre dans un entrepôt du groupe Sandoz a Bâle, avait provoqué le déversement de produits toxiques en grande quantité dans le Rhin, où s’effectue le plus important transit fluvial d’Europe.Dans un premier rapport sur les conséquences de l’accident, l’Association médicale de Bâle ne fait état d’aucun préjudice grave en matière de santé publique, mais elle juge encore imprévisibles ses effets à long terme.« La seule chose que les médecins de Bâle puissent dire avec certitude, c’est que la population a été exposée à des risques excessifs », écrivent les auteurs du rapport.Des soldats philippins s'entraînaient ce matin au nord de Manille États-Unis, qui ont des bases militaires au pays.Photo AP dans le cadre d'exercices conçus par les Le général rebelles de MANILLE (Reuter) — Le chef de l’armée philippine, le général Fidel Ramos, a violemment accusé hier les rebelles de ne pas respecter le cessez-le-feu de 60 jours entré en vigueur la veille.Des officiers ont annoncé par ailleurs qu’un membre des forces paramilitaires avait été abattu jeudi à Santa Cruz (province de Davao del Sur, à 1,000 km au sud de Manille) par des insurgés qui voulaient s’emparer des armes.Le général Ramos a reproché aux chefs rebelles qui ont négocié la trêve d’avoir participé à un meeting Ramos accuse les violer le cessez-le-feu en présence de 80 membres de la Nouvelle armée du Peuple (NAP) qui brandissaient leurs armes et agitaient leurs drapeaux interdits.C’est un « incident provocateur », a déclaré le général Ramos, tandis que le commandant militaire de la région, Eugenio Ocampo, affirmait qu’il s’agissait d3une violation du cessez-le-feu.La trêve fait partie d’un complot des communistes pour s’emparer du pouvoir, a affirmé M.Ramos.« Nous avons vu des pays de notre région se faire submerger à cause de cette forme de guérrilla qui consiste à se battre, puis discuter, puis se battre, puis discuter», a-t-il dit.Cependant la presse philippine reprochait à la présidente Corazon Aquino d’avoir laissé aux rebelles l’avantage dans la guerre de propagande qui accompagne le cessez-le-feu.« Le gouvernement s’est fait avoir », écrit l’influent Business Day.« Maintenant le N DF (Front national démocratique, aile politique de la guérrilla) est à Manille et est devenu une force avec laquelle il faut compter (.).La tragédie, c’est que très peu de gens ont l’air de réaliser ce que cela signifie».Une triste réponse au « Que faire » de Lénine Varsovie ou la liberté envolée PARIS (AFP, avant la grève) — Cinq ans « déjà » : les photos des Chantiers Lénine et des blindés dans la neige du 13 décembre 1981, ont jauni dans les journaux, dans les albums aussi.Aujourd’hui, cinq années après le coup de force, à Varsovie et Moscou, le pouvoir respire ; les Polonais, eux, continuent d’étouffer.Une chose est sûre : personne, à l’Ouest comme à l’Est, n’a oublié les seize mois d’existence légale de So-lidarnose, 16 mois d’une liberté inimaginable derrière le rideau de fer.Août 1980, décembre 1981.Seize mois tout rond pendant lesquels, pour une fois, à l’Est tout est nouveau.Bienvenue en Pologne.En avion, en train, en voiture, on débarque de partout, « pour voir ».Les journalistes d’abord, bien sûr.Ils viennent des quatre coins du monde, le bloc-note frémissant, que leur « bloc » soit communiste ou pas.Mais il y a aussi les autres visiteurs, simples « touristes » soucieux de prendre l’air du temps, toujours en quête d’un nouveau « modèle », vu le fiasco des précédents.Et c’est vrai que seize mois durant, chacun peut croire que ce modèle est en train de naître à Varsovie, où l’on a osé lever le rideau de fer malgré Yalta, pour toujours peuvent croire les plus optimistes, et ils sont légion.À n’en pas croire ses yeux, ni ses oreilles.Le vent de Gdansk, celui des Chantiers Lénine, s’est engouffré partout dans le pays, balayant le régime Gierek comme un fétu, portant haut et fort la voix d’un obscur ouvrier moustachu qui fait désormais trembler le pouvoir communiste : Lech Walesa.Derrière Lech Walesa et ses « généraux », derrière Solidarité, dont le sigle fait le tour du monde en un clin d’oeil, ils sont des millions à suivre comme un seul homme, dans une Po- logne méconnaissable, où tout paraît possible.Devenu vite un colosse bon enfant, Solidarité est partout, est requis de tout prendre en charge.Et partout des télex, des téléphones où joindre les responsables, à toute heure du jour ou de la nuit.Tout bouge.Un exemple entre mille : comme leurs aînés des usines, les petits orphelins de Szcze-cinek (au bord de la Baltique), des petits bouts-de-chou de 4 à 10 ans, se révoltent un jour de l’été 1981 contre leur directeur.Ils en ont marre d’être battus, mal nourris.Jusqu’ici, aucune chance pour eux de se faire entendre, mais les temps ont changé, ils en appellent donc à la section de Solidarité de la région .Le grand frère moustachu est tout de suite là.Le directeur de l’orphelinat préférera se faire oublier, il quittera les lieux, officiellement pour raisons de santé.Solidarité-pouvoir communiste, Lech Walesa-Mieczyslaw Rakowski, ce sera un match de seize mois dont chacun sait ici que l’enjeu est de taille : garder la liberté arrachée de force, ou la perdre à nouveau.Du côté du pouvoir, on tremble.À la moindre bavure « communiste », les ouvriers sont sur le pied de guerre, mettent les usines en « état de préparation à la grève », une trouvaille qui évite de stopper le travail, mais en fait planer la menace pour faire reculer les autorités.Fin mars 81, on frôle la grève générale.En août, l’avenue Marszalkowska, la plus grande de Varsovie, est bloquée trois jours et trois nuits durant par des centaines de tramways et autobus.Face à face, les costauds des aciéries de Huta Warszawa et les zo-mos, qui deviendront plus tard célèbres.Ici encore, la négociation évitera le pire de justesse.Les dirigeants communistes tremblent d’autant plus fort que le vent de Gdansk souffle jusque dans les corridors du pouvoir.Un quart des membres du Parti communiste polonais adhèrent à Solidarité (ceux-là, écoeurés, déchireront leur carte du parti après l’état de siège, certains en public, dans les trains ou les tramways).Plus d’un apparatchik, et non des moindres, connaît les affres de l’hésitation, le fameux « que faire » de Lénine, mais vu sous un nouvel angle.Dans les penderies des pragmatiques, on vérifie en vitesse la qualité de la doublure de la veste, des fois qu’il faudrait la retourner vite fait.Dans les dîners officiels, c’est à qui paraîtra le plus libéral, le plus ouvert.La presse officielle, la télévision, la radio, prennent des allures de liberté jamais vue en pays communiste.Le tout sur une toile de fond en forme de catastrophe.Alors que beaucoup, qui disent avoir l’oreille fine, entendent déjà d’Occident un bruit de bottes soviétiques franchir la frontière polonaise, la pénurie est partout.Les magasins sont vides, avec devant, des queues de centaines de mètres.Plus de lait, plus de viande, au point que Solidarité criera tout de suite à la pénurie organisée pour mettre le peuple à genoux.Mais Solidarité vit malgré tout.À Varsovie, le siège de la rue Moko-towska est une ruche où les visiteurs du monde entier viennent se pourvoir en badges, fanions, mais écouter les leaders prestigieux, acheter les brochures.Jusqu’au 13 décembre 1981.Peu avant, il y avait bien eu des rumeurs de mouvements de troupes, mais à Gdansk, les syndicalistes réunis les avaient écartés d’un revers de main.Washington admet avoir demandé à un pays tiers d’aider les contras WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire d’État adjoint pour les affaires inter-américaines, M.Elliott Abrams, a reconnu avoir cherché de l’aide pour les contras auprès d’un gouvernement étranger — qui pourrait être Brunei — afin de combler le vide en attendant l’aide débloquée par le Congrès.Dans une interview publiée hier par le Washington Post, M.Abrams a déclaré que l’argent — plusieurs millions de dollars — qu’il avait demandé à un gros ponte à l’étranger n’était toujours pas arrivé il y a deux semaines.Depuis, c’est le conseiller juridique du département d'État, M.Abraham Sofaer, qui s’occupe du dossier, a-t-il précisé.Il a par ailleurs émis de nombreux doutes quant au transfert de $10 à $30 millions US aux contras après la vente secrète d’armes américaines à l’Iran.« Si j’avais su qu’il y avait $25 millions quelque part (pour les contras), pourquoi diable serais-je allé trouver un gouvernement étranger V », a-t-il demandé.Selon M.Abrams, la décision de combler le vide avec une donation d'un gouvernement étranger en attendant que le Congrès débloque la nouvelle aide officielle aux contras a été prise au milieu de l’été, à la suite de la visite du secrétaire d’État, M.George Shultz, au Brunei dans le cadre de sa tournée en Asie du Sud-Est.Le gouvernement américain a fait très attention de ne pas demander de donation à un pays bénéficiant de l’aide américaine sur lequel des pressions pourraient être exercées, a indiqué M.Abrams, refusant de nommer ce pays.Plusieurs sources ont toutefois confirmé au Post qu’il s’agissait bien de Brunei.Ce pays a également reçu l’assurance que cette aide avait un but humanitaire et que les États-Unis étaient capables de contrôler son utilisation, a-t-il ajouté.BBC : vers un journal mondial LONDRES (AP) - La BBC, qui possède le réseau radio le plus écouté du monde, a annoncé hier qu’elle envisageait de lancer un service mondial d’informations télévisées.La BBC, qui demande au gouvernement britannique huit millions de livres ($116 millions can.environ) de plus par an pour fonder World News (Informations mondiales), estime que le prestige qu’elle a obtenu au titre de voix de la Grande-Bretagne lui donne le droit de représenter le pays sur les écrans télévisés du monde entier.Les responsables de la BBC, s’appuyant sur le succès de la chaîne américaine d’informations Cable News Network (CNN), qui diffuse aussi à l’étranger, sont désireux de s’implanter sur le marché mondial des images télé.Le secret d’Anne Hébert Y a-t-il une relation entre raffaire Phillips et Les fous de Bassan?Le magazine Productcur-délcguc: Jan van der Heydcn Ce soir, 19h Radio Québec LES PRIX ANNUELS DESJARDINS 1987 10 000$ — 5 000$ APPEL DE CANDIDATURES Tout groupe ou association du Québec sans but lucratif, constitué depuis au moins trois ans et ayant RÉALISÉ une activité à caractère communautaire, novatrice et susceptible de servir d’inspiration à d’autres groupes, peut poser sa candidature au Prix Alphonse-Desjardins.Par ailleurs, tout groupe de môme nature oeuvrant depuis plusieurs années et ayant fait preuve de persévérance et de ténacité dans ses engagements sociaux peut être admissible au Prix Alfred-Rouleau.Les Prix annuels Desjardins visent à reconnaître te mérite d’initiatives répondant à certains besoins de la population et à mettre en valeur te bénévolat ou l’action volontaire.L’activité que vous avez réalisée satisfait peut-être aux exigences des PAD.Qui sait si votre organisme ne mérite pas le Prix Alphonse-Desjardins, une mention, ou encore le Prix Alfred-Rouleau?Pour en connaître davantage, procurez-vous un formulaire d’inscription à votre caisse populaire ou à votre caisse d’économie Desjardins.Toute candidature doit parvenir, au plus tard le 31 janvier 1987, à l’adresse suivante: .LES PRIX ANNUELS DESJARDINS FONDATION DESJARDINS ¦P' 1, Complexe Desjardins, Tour du Sud Case postale 7, Succursale Desjardins Montréal, Oc H5B 1B2 Pour renseignements supplémentaires: (514) 281-7171 A-6 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1 986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Le président change de tactique, pour en finir avec l’Irangate Reagan exhorte Poindexter et North à « raconter l’histoire » WASHINGTON (D’après Reuter) L’affaire des ventes d’armes con-l tinue de secouer le monde politique à | Washington.Manifestement dans i l’espoir de mettre fin au cauchemar J des ventes d’armes, le président Ro-' nald Reagan, changeant de tactique, I veut maintenant que ses anciens col-J laborateurs qui refusent de s’expli-i quer sur leur rôle dans les livraisons | secrètes d’armes à l’Iran, aillent de-I vant le Congrès et « racontent toute ! l’histoire.tout ce qu’ils savent ».C’est ce qu’a annoncé hier la Maison-i Blanche.J Pendant ce temps, à Bruxelles, le • secrétaire d’État George Shultz te-î nait un discours semblable, en sou-| haitant que les responsables de l’ad-! ministration américaine « révèlent | les faits le plus rapidement possi-i ble », question d’en finir avec le scan-î dale.Rappelons que les deux hommes soupçonnés d’avoir organisé ou cou-; vert le détournement du produit des ! ventes d’armes au profit des contras ; du Nicaragua, le vice-amiral John « Poindexter, conseiller démission-! naire de M.Reagan à la sécurité na-! tionale et son adjoint, limogé par le .président, le colonel Oliver North, ! ont refusé de témoigner devant les ; commissions d’enquete du Congrès.I MM.Poindexter et North se sont J réfugiés derrière le 5e amendement ! de la constitution qui autorise à ne ; pas répondre à une question risquant de vous incriminer.« Le président est très désireux J que ces deux personnes coopèrent totalement avec le Congrès et racon-J tent toute l’histoire, tout ce qu’ils sa-* vent, et le disent lors d’une audition ! publique », a déclaré Larry Speakes, porte-parole de la Maison- Blanche, i C’est la première fois que M.Reagan demande publiquement à ses deux anciens collaborateurs de sor- « tir de leur mutisme.Il avait auparavant défendu leur droit de refuser de témoigner.M.Speakes a cependant écarté la possibilité que M.Reagan convoque Poindexter et North dans son bureau pour les interroger personnellement.« À notre avis, le mieux est de laisser travailler les commissions d’enquête déjà créées.Et le mieux serait encore que l’enquête soit télévisée dans tout le pays », a ajouté M.Speakes.Par ailleurs, une personnalité israélienne a clairement dit hier qu’Is- PARIS (AFP) - L’Agence France-Presse, la seule agence de presse mondiale française est en grève.Les journalistes refusent le plan de restructuration de l’entre-rise que l’employeur juge essentiel la survie de l’agence.Les fils (de l’agence) sont donc suspendus depuis jeudi pour s’opposer aux projets du PDG de l’agence, M.Henri Pigeât : l’intersyndicale des journalistes a d’ailleurs appelé hier à la reconduction de la grève pour 72 heures, jusqu’à mardi.Jeudi, 605 journalistes sur environ 750 ayant participé au scrutin, la grève avait été votée par 57 % des votants, 38 % des journalistes se prononçant contre et 5 % s’abstenant.Alors que l’ensemble des organisations patronales de la presse ont apporté hier leur soutien à M.Pigeât, quatre syndicats nationaux de journalistes (SNJ, CFDT, FO et CGT) ont appelé l’ensemble des journalistes à soutenir la rédaction et ont dé- raël n’avait joué son rôle dans les livraisons secrètes d’armes américaines à l’Iran, qu’avec la totale connaissance et le complet accord de l’administration américaine, a déclaré hier l’ancien directeur général du ministère des Affaires étrangères israélien David Kimche.M.Kimche a révélé, lors d’.une interview à la télévision, qu’il était allé à Washington pendant l’été 1985 pour rencontrer M.Robert McFarlane, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Reagan.M.McFarlane lui a clairement as- cidé d’organiser lundi une manifestation à Paris.Avant même le début de la grève, M.Pigeât avait déclaré qu’il ne recevrait pas les syndicats considérant que ceux-ci avaient déposé un ultimatum inacceptable.Il avait réaffirmé que son plan de d’économies — 300 suppressions d’emplois, dont 150 journalistes, en deux ans — de res- ' tructuration, décentralisation et régionalisation de certains services de l’AFP (desks allemand, latino-américain et du Moyen-Orient) était la seule solution pour assurer la survie de l’AFP comme agence mondiale dans la rude compétition avec les deux autres grandes agences de presse dans le monde, la britannique Reuter et l’américaine Associated Press.Les syndicats pour leur part ont déclaré dans un communiqué que : « les journalistes de l’AFP, rejoints par les employés de rédaction du suré que les États-Unis étaient favorables à l’opération, a dit M.Kimche.« S’ils né nous avaient pas dit de continuer, nous ne l’aurions pas fait», a déclaré M.Kimche.M.Kimche a refusé de répondre lorsqu’on lui a demandé si M.McFarlane l’avait averti que Washington démentirait être impliqué dans l’opération si elle venait à être rendue publique.Les Américains, au plus haut niveau, connaissaient le moindre détail de l’opération, a ajouté M.Kimche.service des coteurs et de la nuit, ainsi que du service de la documentation, sont en grève totale pour obtenir la suppression des mesures les plus dangereuses du plan Pigeât».Les journalistes exigent l’ouverture de négociations pour que l’on parvienne au plus tôt à sortir de la crise.Dès jeudi soir, ils ont été reçus à leur demande par M.José Frèche, conseiller du premier ministre Jacques Chirac.Celui-ci a souligné que le fait de recevoir la délégation était un signe de l’importance accordée par M.Chirac au sort de l’AFP, dont il souhaite le maintien et le développement, a précisé l’intersyndicale qui a ajouté : Que cherche donc M.Pigeât?Rejeté sans appel par l’ensemble du personnel, de plus en plus discrédité a l’extérieur de l’agence, a-t-il décidé de jouer la politique du pire ?La toute nouvelle société des journalistes de l’AFP, qui regroupe déjà Regrettant que l’opération ne soit pas allée à son terme et n’ait débouché que sur la libération d’un seul otage, M.Kimche a ajouté : « les Iraniens ne sont pas les partenaires idéaux pour réussir ».Enfin, à Londres, le quotidien The Guardian a écrit que le lieutenant-colonel North, impliqué dans l’affaire des ventes d’armes américaines à l’Iran, avait averti des responsables britanniques avant le raid américain sur la Libye en avril dernier.Au cours d’une réunion dans le plus de 400 membres, avait estimé îeudi qu’il faut en revenir d’urgence à la présence d’un journaliste à la tête de la maison.Pour la société des journalistes, la criscactuelle est le résultat direct de 10 années de gestion par une même personne, l’actuel PDG Henri Pigeât.De leur côté, l’ensemble des organisations patronales de la presse française (Fédération nationale de la presse, Syndicat de la presse quotidienne régionale SPQR, Syndicat de la presse parisienne SPP et Syndicat des quotidiens départementaux SQD) ont confirmé hier leur soutien au président Pigeât.Dans un communiqué, elles déclarent : lassées par les grèves successives de l’AFP et préoccupées par le manque de régularité du service, les organisations professionnelles de la presse, FNPF, SPQR, SPP et SQD, en même temps qu’elles apportent leur soutien au président Pigeât, tiennent à souli- sous-sol de la Maison-Blanche, après que le premier ministre britannique Margaret Thatcher eut accepté de laisser décoller les avions américains de Grande-Bretagne, les responsables britanniques avaient en efft discuté des objectifs précis des attaques contre Tripoli et Benghazi.Ils avaient réclamé des tirs de précision afin de minimiser le nombre de victimes, ajoute le Guardian, selon lequel cette discussion, à la Maison-Blanche, ne s’explique que par le fait qu’ils connaissaient très bien la nature de l’attaque.gner la gravité de la situation de l’AFP.Seule la stricte et rapide application du plan de restructuration décidé par le conseil d’administration, et dont les conséquences sociales ont fait l’objet d’un accord signé le 18 juillet 1986 entre la direction et • les organisations syndicales, peut permettre la survie de l’entreprise et le maintien de son statut actuel.Si les syndicats de journalistes de l’agence persistent dans leur refus irresponsable d’appliquer ce plan, les organisations de la presse, devant l'impossibilité pour l’agence de remplir sa mission, se devront d’organiser la solution de remplacement nécessaire.Quatre syndicats nationaux de journalistes (SNJ, CFDT, FO et CGT) ont apporté un soutien total aux journalistes.La garantie de la pluraüté et de la qualité des sources d’information sont en cause, estiment-ils.Un plan de restructuration et 300 emplois sont en jeu Les journalistes de l’AFP déclenchent la grève CINEMA Toutes les informations à paraître dans cette page doivent parvenir par écrit au DEVOIR au plus tard le mardi de chaque semaine.Demandes d'insertion ou corrections doivent être adressées à l’attention de Christiane Vaillant.; ASTRE I: (327-5001) —“Three amigos” 1 h 15, • 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 ASTRE II: — "Le déclin de l'empire américain" 1 h 30, 5 h 40, 9 h 35— “Double im-i passe” 3 h 35, 7 h 45 t ASTRE III: - “Cap sur les étoiles” 1 h, 5 h, ' 9 h— “Le diamant du Nil" 3 h, 7 h ' ASTRE IV: - “Coeur circuit" 1 h 30, 5 h 30, ! 9 h 25 — "Labyrinthe" 3 h 30, 7 h 30 .BERRI l:(288-2115)-“Bach et bottine” 12h i 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 ' BERRI II: - “Coeur circuit” 12 h 30, 2 h 45, J 5 h, 7 h 15, 9 h 30 i BERRI III: “Howard une nouvelle race de i héros” 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 1 BERRI IV: — “Inspecteur Lavardin” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 , BERRI V: - “Thérèse” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, ¦ 7 h 30, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725) —“Three amigos" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h BONAVENTURE II: - “Something wild" 1 h, i 3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 ‘ BROSSARD I: (465-5906) - "Le déclin de l’empire américain" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, , 7 h 30, 9 h 30 I BROSSARD II: (465-5906) - “Antartlca" 12 h r 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 05, 9 h 20.BROSSARD III: “Three amigos” 1 h, 3 h, 5 h.7 h, 9 h 10 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)— “Top Gun” 12 h 45.2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: “Coeur circuit” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 15.7 h 20, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: “Howard une nouvelle race de héros” 12 h 45, 2 h 55, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 3: “Bach et Bottine" 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50.7 h , 9 h 10 CARREFOUR LAVAL 4: "Soulman” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 40 CARREFOUR LAVAL 5: “Three amigos" 1 h, 3 h 05.5 h 10, 7 h 15, 9 h 25 ¦ CARREFOUR LAVAL 6: “Le déclin de l’em- pire américain” 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h ' 25', 9 h 30 ; LAVAL 2000 1 : (687-5207)- “Antartlca" 12 h .30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 Classique AUDITORIUM PÈRE-MARQUETTE: 6030 Père-! Marquette, Montréal— Concert de l’Ensemble de - Cuivres, dir Albert Devito, le 13 déc.à 19h.30 BASILIQUE MARIE-REINE DU MONDE 1071 rue de la cathédrale (866-1661) — Vêpres pour le temps de l'Avent, le 13 déc.à 18h , choeur invité: le Choeur des étudiants de l'université Concordia, dir.* Christopher Jackson, animation Jean-Pierre Couturier, à l'orgue, Hélène Dugal, sous la présidence de S E.Mgr André-M.Cimichella— Tous les dimanches à 11h.le choeur polyphonique de Montréal BASILIQUE NOTRE-DAME: t16ouestNotre-Dame (849-1070)— Tous les dim.à 11 h.grand-messe (grégorien et polyphonie) et à l'orgue Pierre Grandmaison BIBLIOTHÈQUE DE BLAINVILLE: 980 chemin du Camp Bouchard.Blainville— La chorale Choeur de Blainville présente un concert de Noel, le sam.13 déc a 15h CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est Ontario, Montréal (845-8980)— Tous les dimanches après-midi, spectacle de marionnettes sur des contes de Perrault avec Claire et René, à 1 h 30 et 3h.30— Tous les mar.et jeu., Sonia Del Rio présente son nouveau spectacle de danses tlamenco ¦ De la belle Otero à Carmen • sur des oeuvres de Purcel, Lopez, Jimenez et Bizet, à 21 h.'CHAPELLE LOYOLA: 7141 ouest Sherbrooke, Montréal— L'Orchestre Concordia sous la dir.de Sherman Friedland, présente un concert de Noël le 13 déc.à 20h CHRIST CHURCH CATHEDRAL: rue Ste-Ca-therine ouest, Montréal— Un Noël Renaissance chanté par les Chanteurs d'Orphée, sous la dir.de Fred Stoltztus, le 13déc.à 17h — Concertée Noël par l'Orchestre de chambre McGill, sous la dir.d'Alexander Brott, le 13 déc.à 20h30 CHURCH OF ST-ANDREW AND ST-PAUL: Angle Redpath et Sherbrooke (842-3431 y- Tous les dimanches à 11h.00 chorale de l'église ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION: angle Rachel et Papineau, Montréal— .La Paix.spectacle animé par Jean-Louis Roux, avec Omega Medina, Raoul Duguay, Orner Veilleux, David Darling et Margie Gillis, le 13 déc.à 20h.30 ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-SACRÉ-COEUR: Ville LaSalle— L'Ensemble vocal Arts Québec présente .Chantons Noél ¦ avec plusieurs artistes, le 14 déc.à 20h.ÉGLISE NOTRE-DAME-DU-TRÊS-SAINT-SACREMENT: 500 est Mont-Royal.Montréal-Studio de musique ancienne de Montréal présente l'Offrande musicale de J.S.Bach, sous la dir de Ré-iean Poirier, le 14 déc à 20h ÉGLISE ST-ANDREW'S —DOMINION DOUGLAS: coin Lansdowne et Boulevard, West-mount— Concert de musique de Noël, pièces pour Choeur, orgue, harpe et trompette, l'Oeuvre centrale sera la Messe de Minuit de M.A.Charpentier, le 14 déc à 16h.LAVAL 2000 2: “La couleur pourpre” 12 h 45, 3 h 35, 6 h 25, 8 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) — "Bach et Bottine" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Gremlins” sam.7h15dim.1 h 15, 7 h 1 5— "Goo-nies” sam 9 h 15, dim.3 h 15, 9 h 15 CARTIER-LAVAL: (663-5124) - “Cap sur les étoiles” 1 h 15, 5 h 15, 9 h 10— "Diamant du NH” 3 h 15, 7 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) - “Aliens 2 le retour” 1 h 30, 4 h, 7 h, 9 h 30 CHAMPLAIN II:- "Threeamigos' 1 h.3 h 05, 5 h, 7 h, 9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— sam "The gods must be crazy” 4 h, 9 h 30 — “Rate it X" 4 h 15, 9 h 30— “Hair” 7 h — “Alfred Hitchcock's spellbound” 7 h 15— “Wizards" 24 h.— "The Rocky horror picture show” 24 h.CINÉMA DE PARIS:(875-1882)- "Soulman" 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 45 CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239)— "Frat house memories" 1 h, 2 h 15, 3 h 30, 4 h 45, 6 h, 7 h 15, 8 h 30, 9 h 45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— sam "Stigma” 18 h 35— "My Michael” 20 h 35— dim “Un sac de billes" 15 h.— "Mémoires d'un |ulf tropical" 18 h 35— “Noa at seventeen" 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518) - "Blue man" 1 h.— "52 pick-up" 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 CINÉPLEX II: - "Short circuit" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30.9 h 30 CINÉPLEX III: - "Down by law" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 CINÉPLEX IV: — “Room with a view” 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX V:-"Stand by me 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX VI: - “Let's get Harry" 1 h 15, 3 h 15.5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX VII: — "Decline of the amerlcan empire" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINEPLEX VIII: - “Girl In the picture" 1 h ÉGLISE SAINTE-CUNÉGONDE: 2461 ouest rue St-Jacques, Mtl (937-3812)— Tous les dimanches à 9h , grand-messe en latin selon l'ancien rite (chant grégorien) ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE: Angle Rachel et Henri-Julien, Montréal— La Chorale d'adultes de l'Oratoire St-Joseph dans le chant sacré à la messe dominicale de 10h.le 14 déc — L'organiste Jacques Boucher jouera des oeuvres de Bach, Pachelbel et Demessieux à la messe de 17h le 13 déc et aux messes de 10b.et 11h.le 14 déc.ÉGLISE ST-EDMUND OF CANTERBURY: 105 Boul Beaconsfield, Beaconsfield (695-2731 )— La Chorale Knight sous la dir.de Dougias Knight présente le Messie de Haendel, les 13-14 déc à 20b ÉGLISE ST-LÉONARD: 5525 est Jarry, St-Léo-nard— Concert de Noël donné par le Choeur Char-les-Emile-Gadbois et le Choeur Bambino de St-Léo-nard, le 14 déc.à 15h.ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE: 210 de Gentilly.Longueuil— L’Ensemble vocal Polymnie en concert de Noél, le 14 déc.à 20h ÉGLISE SAINT-RÉDEMPTEUR: 3530 rue Adam.Montréal— Concert de Noél par l'Ensemble vocal Guy-Favreau et l'Ensemble vocal André Beaumier, sous la dir.de André Beaumier, le 13 déc.à 19h.30 HABITAT ST-CAMILLE: 11025 rue Allred.Montréal-Nord— Concert-bénéfice de l'Association québécoise des Jeunes Violonistes, classe de H.Sevad-jian, le 13 déc.à 20h.JARDIN BOTANIQUE: 4101 est Sherbrooke.Montréal— Récital de violon.Frédérick Raby.Silvia Mandolini, classe de Johanne Arel, et Johanne Morin, Marie-Josée Arpm.classe de Raymond Dessaints.accompagnement Lorraine Prieur, le 14 déc à 15h MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEI- GES: 5290 chemin Cote-des-Neiges, Montréal (872-6889)— Concert de Noel de l'Ensemble vocal Tudor de Montréal, sous la dir.de Patrick Aedd, le 14 déc.à 14h MAISON LACHAINE DE STE-THÉRÉSE: 37 Blamville ouest, Ste-Thérèse— Concert de Lucie Gascon, harpiste, le 14 déc à 11h, MUSÉE D ART ST-LAURENT: 615 Bout Ste-Croix, St-Laurent— Concert de l'Ensemble Sine No-mine et la Société des Concerts Sympathiques, le 14 déc.à 14h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: Montréal— Concert de Noël par La Chorale de Christ Church Cathedral, sous la dir de Gerald Wheeler, le 14 déc.à 15h MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN: 118 St-Pierre.Vieux-Montréal (845-6108)— Concert donné par les élèves de la Faculté de musique de l'université de Montréal, oeuvres de Fauré, Poulencq, Villa-Lobos, Mozarl et autres, (lûtes et guitare, ensemble de 10 flûtes et ensemble de percussions, le 14 déc à 15h ORATOIRE ST-JOSEPH: 3800 chemin Queen Mary (733-8211) — Les petits chanteurs du Mont-Royal, sous la dir de Gilbert Patenaude tous les dim à 1 ih .le 14 déc.la messe ¦ Cantabo Domino • de ¦ Viadana ¦ et le motet • Surexit Pastor Bonus • de ¦ Viadana » — A 14h30, concert de Noél â la crypte 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX IX: - “The wraith” 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) — "Howard une nouvelle race de héros" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.CINÉMA MONTRÉAL II: - “Cap sur les étoiles" 1 h 30, 5 h 25, 9 h 20 — "Le diamant du Nil” 3 h 30, 7 h 25 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)— "Le rayon vert" 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Le déclin de l'empire américain" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: - "La couleur pourpre” 12 h, 2 h 55.5 h 45, 9 h.COMPLEXE DESJARDINS IV: — “L'amour pourpre” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— “Un homme à abattre” 7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- sam "La mariée était en noir" 19 h.— "Les fleurs sauvages” 21 h — dim “La belle meunière” 19 h.— “L’enfant sauvage" 21 h CRÉMAZIE: (388-4210)- “Bach et Bottine" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h DAUPHIN I: (721-6060) - “Autour de minuit” 1 h 10, 4 h, 7 h, 9 h 35 DAUPHIN II: “Pourvu que ce soit une tille” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 DORVAL I: (631-8587) - "Star Treck 4” 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 DORVAL II: “Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 DORVAL III: “Heartbreak ridge" 12 h 15.2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35' DORVAL 1V: “Color of money” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 DËCARIE I: (341-3190) —"Three amlgos” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 DÉCARIE II: — “An amerlcan tall” 12 h 45, 2 h 25, 4 h, 5 h 40, 7 h 10, 9 h.ÉLYSÉE I: (842-6053) - “37.2 le matin” 1 h 45, 4 h 15, 7 h, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - "Melo” 12 h 55, 3 h 05, 5 h 15, 7 h 25, 9 h 35 FAIRVIEW I: (697-8095) - "Song of the south’ 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 FAIRVIEW II: — "crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD I: (671-6129) - "Crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD 2: — “La chanson du sud” 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 .GREENFIELD 3: — “Y a t'H quelqu'un pour tuer ma femme" 1 h 15, 3h15, 5h15, 7h 15, 9h 15 IMPÉRIAL: (288-7102) - “Star treck 4" 12 h, 2 d'Indy, Montreal— Récital de violon, Edvard Sker-janc, au piano, François Couture, le 13 déc, à 20h.SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)-Tango Argentin, le 13 déc.17h,30 et 21 h.30,14 déc.19h 30— OSM concert Esso, dir.Charles Dutoit, le 14 déc.à 14b.30 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke.Montréal— L'Atelier d’Opéra de McGill, dir.Edith Della Pergola, extraits de Cimarisa, Donizetti, Verdi, Weber et Massenet, le 14 déc.à 20h.SALLE REDPATH: 3459 McTavish, Montréal— L'Orchestre des Jeunes du Québec, chef Richard Hoenich, soliste: Marc-André Hamelin, au piano, oeuvres de Dvorak, Beethoven et Haydn, le 13 déc.à 20h.SANCTUAIRE M ARIE - R E IN E - D E S-COEURS: 5875 est Sherbrooke, Montréal— Récital d'orgue par les élèves de la classe de Bernard Lagacé, professeur à l'université Concordia, le 14 déc.Myriam Chabot et Andrew Couse, à 15h.30 THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Les Nouvelles Variétés Lyriques présentent.Orphée aux enfers » d'Otfenbach, le 13 déc.à 20h., le 14 déc à 14h.30 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: 200 Vincent d'Indy.Montréal— Salle B 484— Récital de violon, classe de Vladimir Landsman, le 6 déc.à 20h — Salle B.484— Classe d'Ensemble claviers, dit.Jean-Eudes Vaillancourl, le 7 déc.à 11 h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Opéra Les Grands Ballets Canadiens .Casse-Noisette- les 13-14 déc.13h.30 et 19h.30 Populaire L'AIR DU TEMPS: 194 St-Paul Ouest (842-2003)— Jazz tous les soirs— de 22h à 02h.30— Alain Caron et Lorraine Desmarais, du 11 au 14 déc.BALATTOU CLUB: 4372 St-Laurent.Mtl (845-5447)— • Musique populaire africaine > les ven et sam.de 21 h.à 3h.BAR 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Diman-¦ che, Jam Session à 22h — Mardi, Dave Ayton, jazz, à 22h — Mercredi.Michael Gauthier, guitariste de |azz, a 22h — Jeu au sam spectacles de jazz à 22h BIDDLES JAZZ AND RIBS: 2060 Aylmer (842-8656)— Le quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim lun 19h, è 24h , mar 20h.à 01 h , mer.au ven.17h.à 22h — Le Trio de Charlie Biddle, en permanence, du mer, au sam à compter de 22h — Invités spéciaux: Joe Be-neshan, trompette et saxophone, le 14 déc LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Finale du concours la relève du jazz Lowenbrau, avec le groupe Lucianne Evans, et Urban Turbans, te 14 déc à 20h 45— Tous les lundis soirs, ateliers de iazz coordonnés par Bernard Pruneau, à la batterie-Luc Beaugrand, clavier, et Martin Daviault, saxophone, 16 au 19 déc.LE ZIG ZAG CAFÉ: 5356Lévesque.Laval(661-4985)— Jazz tous les dim avec Le Zig Zag Quartet, de 11 h à 15h.CAFÉ CAMPUS: 3315 chemin Reine-Marie, Montréal (735-1259)— (Petit Campus) Karen Young, chanteuse de |azz.et Tim Jackson, pianiste, le 13 déc è 22h h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 40 JEAN-TALON:(725-7000) - "Bach et Bottine” I h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h KENT l:(489-9707) — “Color of money” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 KENT 11: “Song of the south” 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10.LE LAURIER: 5117 ave du Parc (495-4231)- sam “She’s gotta have It” 6 h — "Mona Lisa" 8 h, 10 h — dim “She’s gotta have It” 1 h, 3 h, 5 h — “Mona Lisa” 7 h, 9 h.L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) - “Sherlock Jr” 7 h — "Les vacances de M.Hulot" 7 h 30— “Va et regarde” 9 h 15— "Bombay, notre ville” 9 h 30 (12 au 15 déc.) LAVAL l:(688-7776) — “Crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 40 LAVAL II:-“Star Treck 4” 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 40 LAVAL III: — “Y a t’il quelqu’un pour tuer ma femme” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 sam.dern.spect.11 h 20 LAVAL IV:- “Top gun' 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 25 LAVAL V:- "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.spect.11 h 15 LAVAL-ODÉON l:(687-5207)— “Antartlca" 7 h 15, 9 h 20 LAVAL-QDÉON II:- "Le mal par le mal" 7 h 30, 9 h 35 LOEW'S l:(861 -7437) - "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.spect.11 h 15 LOEW’S II:- “Crimes of the heart” 12 h, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.spect.II h 30.LOEW'S III:— "The name of the rose” 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 sam dern.spect.24 h.LOEW’S IV:- “Color of money" 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45 sam.dern.spect.24 h.LOEW’S V:- “Song of the south” 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 sam.dern.spect.11 n LE MILIEU: (277-5789)— OUIMETOSCOPE:(525-86ÛO) — sam "Black mlc-mac" 7 h 30, 9 h 30— "Sauve-toi Lola” 7 h, 9 h— dim "Black mlc-mac” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30— “Le diamant du Nil" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h.OUTREMONT:(277-4145)— sam “My beautiful laundrette” 7 h 15.— "La publicité 86: attention ça mord" 9 h 30— dim "Rencontre avec Serge Mongeau" 12 h — “La publicité 86: attention ça mord" 3 h, 9 h 30— “My beautiful laundrette” 5 h — “Private practices" 7 h 30 CAFÉ THÉLÈME: 311 est Ontario.Montréal (845-7932)— Bill Tracey Jazz Quartet, le 13 déc.à 21 h 30— Straight Ahead Jazz Quartet, 19-20 déc.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931-8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence jeu.au sam.à compter de 17h.LE CLUB G.M.: 22 St-Paul, Vieux-Montréal (861-8143)— Jazz live, du lun.au ven.de 17h.à 21 h.— Happy Hours de 17h.à 21 h.CLUB MILES: 1200Bishop(861-4656)- Mar.au ven.l'Ensemble Elder léger, à 17h.30.CLUB SHIBUMI: 5345 ave du Parc, Mtl (271-5712)— Tous les lundis Jam Session à 21 h.30 COCK'N BULL: 1944 Ste-Catherine O.(932-4556)— Tous les dim.jazz et dixieland live.LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis.Montréal (849-6955)— Alain Caron Quartet, 13-14 déc.à 22h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar Le Foyer: Deux pianistes en alternance, Claude Foisy, du lun.au ven, de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HOTEL DE LA MONTAGNE: 1430 rue de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 avec Philippe Noireaut, du lun.au ven — Le Trio Dave Clark, jazz et contemporain, du mer.au sam.de 21h.à 01h.LE GRAND HOTEL: 777 Université (879-1370)— Bar Tour de Ville: Le Quatuor Pam Henry, du 30 sept, au 4 janvier, mar, au dim.de 21h.à 02h.— Bar Chez Antoine: les planistes Christiane Côté et Roland De-vèze, lun.au ven.de 17h.à 01 h., le sam.de 20h.à 01h LA CROISETTE: 1201 Dorchester (878-2000)— Jacques Ouelletle, au piano, du dim.au ven.de 18h.a 22h.L'ENTRE-TEMPS: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Discothèque, à compter de 21 h.du mar.au sam LE POINT-DE-VUE: 1201 Dorchester ouest (878-2000)— Suzanne Berthiaume.harpiste, tous les jours de 19h.à 23h.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure.1 Place Bona-venture.Montréal (878-2332)— Herb Reed, du groupe Les Platters, du 9 au 20 déc.mar au jeu.21 h 30 et 23h.30, ven.et sam.22h.et 24h.L'IMPROMPTU: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun au sam.de 21 h.à 02h MAISON CAJUN: 1219 rue McKay.Mtf (871 -3898)— Brunch tous les dimanches avec « Sweet Water Jazz Band» de 11 h.30 à 15h30 RESTAURANT LE BOULEVARD: Centre Sheraton.1201 ouest Dorchester, Mtl (878-2000)— Dîner-dansant avec le Trio Denis Boivin, du 14 nov.au 31 déc .les vendredis et samedis soirs de 19h.à 24h.RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux-Montréal (288-5508)— Alexander Kornik, violoniste tzigane, lesieu.ven et sam de 19h 30 à 23h RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine (861-0657)— Jah Culta and the Determination, reggae, 13 déc-—Blue Monday Jam Session: Nuit de Blues avec Ross Whiteman Blues Band, le 15 déc SALLE REINE ÉLISABETH: bar des voyageurs 900 Boul Dorchester (861-3511)— Normand Zubie et David Lessard lun.et mar de 17h00 è 22h00— Oliver Jones et Charles Biddles, mer.jeu.ven.de 17h00 à 22h00— Normand Zubie et Daniel Lessard, sam de 17h00 è 24h00.SALON DES CENT: Zanzibar, 1647 St-Denis, Mil (288-2800)— Jazz tous les dim et lundis soirs è 21 h 30 SPECTRUM: Montréal (861-5851 )— Kate and Anna McGarrigle, te 13 déc à 21h.PALACE l:(866-6991) - “Heartbreak ridge” 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 55 PALACE II:— "crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 40 PALACE III:-“Modem girls” 12 h 15, 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 sam.dern.spect.11 h PALACE IV:- “True stories” 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 sam.dern.spect.11 h 20 PALACE V:- “Top gun” 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 30 PALACE VI:- “Jumpln Jack flash" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 35 PARADIS I: — “Howard une nouvelle race de héros” 1 h 30, 3 h 35, 5 h 40, 7 h 45, 9 h 45 PARADIS II:— "Bach et bottine” 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7h 15, 9h 15 PARADIS III:- “Allens 2 le retour" 1 h 30, 4 h 15, 7 h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— PARISIEN !:(866-3856) - “Crocodile dundee" I h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 40 PARISIEN II:- "Jean de Florette" 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.II h 35 PARISIEN III:— “Y a t’il quelqu’un pour tuer ma femme" 1 h15,3h 15, 5 h 15, 7h15, 9 h 15 sam.dern.spect.11 h 20 PARISIEN IV:— “Le nom de la rose” 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 sam.dern.spect.24 h.PARISIEN V:—"Les enfants du silence" 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 sam.dern.spect.11 h 40 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - "Bach et Bottine" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h.PLACE LONGUEUIL II:— “Coeur circuit” 1 h15, 3h15, 5h15, 7h15,9h15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - "So- BIBLIOTHÈQUE ATWATER: 1200 Atwater, Montréal (279-5226)— Imago présente.Other places » de Harold Pinter, 10 au 14 déc.et 17 au 21 déc.à 20h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- .Tête-à-tête » de Ralph Burdman, traduction et m.en s, Jean-Louis Roux, du 5 nov.au 20 déc.mar.au sam.20h.CENTRE CULTUREL CALIXA LAVALLÉE: 3819 Calixa Lavallée, Montréal— La Compagnie In-Terre-Action présente « De la veille, à la nuit » les 18-19 déc.20h., les 20-21 déc.à 15h.et 20h.— Le Théâtre de l'Oeil présente « Chouinard et compagnie • spectacle de marionnettes pour enfants et adultes, du 26 au 30 déc.à 14h.ESPACE LIBRE: 1945 rue Fullum, Montréal (521-4191 )— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente • Les objets parlent » de Jean-Pierre Ronfard, conception et m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 3 au 20 déc.jeu.au sam.20h.et 22h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent.Montréal (843-4166)— < Bilico » de Marco Micone, m.en s.Daniel Valcourt, jusqu'au 20 déc.du mar.au sam.20h.30— Workshop présente • Épave » de Harald Mueller, m.en s.Charles Morin, le 15 déc, à 20h.30 L'ESKABEL: 1237 Sanguinet, Montréal (849-7164)— Artistes en mouvement présente • Le retour d’Adam et Eve sur la main » de Louis Guillemette et Pierre Blackburn, du 3 au 14 déc.à 20h.30 MAISON-THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211 )— .Comment devenir parfait en 3 jours » de Gilles Gauthier, d'après l'oeuvre de Stephen Manes, m.en s.Robert Lepage, 13-14 déc.15h., 16 au 18 déc.10h et 13h.30,19 déc.10h.20-21 déc.15h„ 26-27-28 déc 15h.MONUMENT NATIONAL: 1182 St-Laurent.Montréal (842-7954)— L'École nationale de théâtre du Canada présente ¦ Wild honey » adaptation d'une pièce de Tchékhov par Michael Frayn, du 9 au 13 déc.à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— • The Caucasian chalk cir- BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Huberl, Mtl (842-2808)— La Boite à Lily: Brunch musical avec Marie Perle Quintin, pianiste les dim.de 11 h30 à 15h30— Jean-Guy De Raspe, auteur-compositeur-interprète, les 13-14 déc.LE CAF'CONC': Château Champlain, 1 Place du Canada, Montréal (878-9000)— Spectacle ¦ Panache » réalisation de Leonard Miller, dir.George Reich, avec Michèle Richard, chanteuse, et Mark Ni-zer, jongleur, jusqu'au 31 déc lun.au ven.21 h.et 23h, sam.20h.30,22h.30 et 00h.30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc (272-1734)— Brunch tous les dimanches, à compter de 13h — Les dim.et jeu.tournoi de backgammon, à compter de 20h.CENTRE SHERATON DE MONTRÉAL: 1201 Dorchester (872-2000): Au rendez-vous des danseurs du Tout-Montréal, du mardi au dimanche, de 21 h à 3h CHEZ DANTIN: 121 est Duluth, Montréal (844-8216)— Spectacle de Maurice Boyer, accompagné de Gaby Pedneault.à la basse, chansons de Georges Brassens et Boby Lapointe, le 13 déc.à 20h 30 COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Spectacles pour enfants, présentation du Théâtre de l'Avant-Pays, ¦ Le petit monde du père Noel • et • l'hy-per-aimable homme des neiges • du 18 nov au 24 déc du mar au ven.13h 30 et 15h.30, le sam 11h 30.13h 30 et 15h 30 LE REINE ELIZABETH: Salle Arthur, 900 ouest Dorchester, Montréal— ¦ French Can Can » comédie musicale sur le Moulin Rouge, à compter du 4 déc MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE methlng wild” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON II:- "Let's get Harry” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON III:- "Touch and go” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15.PLACE DU CANADA:(861-4595)- “Around midnight" 1 h 30, 4 h, 8 h.PLACE DU PARC I: 844-9470)- "Golden child” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU PARC II: "Golden child” 12 h 30, 2 h 30, 4 h 30, 6 h 30, 8 h 30 PLACE DU PARC III: “Children of a lesser god' 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30.SAINT-DENIS ll:(845-3222) -"Antartlca” 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 10 SAINT-DENIS III:— “La nuit fantastique des morts vivants” 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 50, 7 h 30, 9 h 20 VERSAILLES l:(353-7880) - "Crocodile dundee” 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 sam.dern.spect 11 h 40 VERSAILLES II:-"Star Treck 4 " 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 sam.dern.spect.11 h 40 VERSAILLES III:- “Le nom de la rose" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 sam.dern.spect.24 h.VERSAILLES IV:- "Golden child" 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 sam.dern.spect.11 h 15 VERSAILLES V:- “Y a t’H quelqu’un pour tuer ma femme” 1h15,3h15,5h15,7h 15, 9 h 15 sam.dern.spect.11 h 20 VERSAILLES VI:— "Heartbreak ridge” 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 sam.dern.spect.11 h 55 L'ERMITAGE:(388-5577) — “Cap sur les étoiles” 4 h, 9 h — “Diamant du NH” 2 h, 7 h.LE/THE CINEMA:(931-2477) - “Children of a lesser god” 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 YORK:(937-8978) — “The mission” 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40.cle » de Bertolt Brecht, sous la dir.de Jack Lange-dijk, du 6 nov.au 21 déc.THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)— « La condition des soies » d’Annie Zadek, m.en s.Patrick Bonté, du 20 nov.au 13 déc., du mar.au sam.à 20h.30 THÉÂTRE DE LA GALERIE: 6968 St-Denis.Montréal (277-0806)— L’Enfant-Théâtre présente » Histoire du nain qui ne voulait pas grandir » de Mo-niquè Fournier, m.en s.Pierre Beaudry, le 14 déc.à 13h.30 et 15h.45— L'Enfant-Théâtre présente « Chagrin d'ourson » de Monique Fournier, le 21 déc.13h.30 et 15h.30, le 27 déc.13h.30, le 28 déc.13h.30 et 15h.30, le 2 janv.13h.30, le 3 janv.13h.30 et 15h.30 et le 4 janv 13h.30 et 15h.30 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE:84ouest Ste-Catherine, Montréal (861-0563)— .La médée d'Euripide » de Marie Cardinal, m.en s.Jean-Pierre Ronfard, du 18 nov.au 13 déc., du mar.au ven.20h„ le sam.16h.et 21h.THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)— La Compagnie Jean Duceppe présente • Harvey » de Mary Chase, m.en s.Monique Duceppe, 17 au 19 déc.à 20h., sam.17h.et 21 h — • Sol, Pierre et le loup • de Prokofiev, m.en s.Robert Duparc, 26 au 30 déc.15h.30 et 19h, le 31 déc.15h.30 THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Deux sur la balançoire » de William Gibson, adaptation Jean-Loup Dabadie, m.en s.René-Richard Cyr, du 19 nov.au 20 déc.du mar.au ven.20h., sam.17h.et 21h„ dim.15h.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: (282-3111)— Salle J-2020: « La double inconstance » de Marivaux, m.en s.Lorraine Pintal, 17 au 20 déc à 20h — Studio-Théâtre-Alfred-Laliberté: ¦ Henri V1 » de William Shakespeare, m.en s.Jean Asselin, 18 au 20 déc., 1ère partie de 15h.à 17h„ 2e partie, de 18h.à 20h„ 3e partie, de 21h.à 23h.CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa-Salle Théâtre: ¦ Jacob s wake » de Michael Cook, du 27 nov, au 13 déc.à 20h., matinées du sam.à 14h.MONTREAL: Cité du havre, Montréal (873-2878)— Catherine Atlanl présente sa plus récente performance avec Rainer Maria Rilke les 13-14 déc à I4h MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL: 1379 ouest Sherbrooke, Montréal (285-1600)— Conférence donnée par Jean-Louis Pral, • La sculpture monumentale de Miro et la Fondation Maeght.le 14 déc.à 15h NOUVELLE SALLE DE THÉÂTRE: Centre-ville, Montréal— Ouverture prochaine d'une salle de théâtre, (75 places), près métro Bern, les artistes et comédiens qui sont intéressés à réserver un espace, et â se produire sur scène, téléphoner au 078-1209 L’OSTÉOTHÈQUE: Musée Universel de la chasse ef de la nature, voie Camilien-Houde, Parc Mont-Royal.Montréal (843-7038)— Dans le cadre de l'exposition Histoire d’Os, démonstration de sculpture sur os et de fabrication de bijoux, animation David Menank, artisan Inuit, le 14 déc de 10h à 17h PLANÉTARIUM DOW: 1000 rue St-Jacques, Montréal (872-4530)— • Le ciel ce soir ¦ spectacle tous les lundis soirs, en français, à 20h 30 en anglais.à 19h 30 RESTAURANT LA FORGE: 8375 Christophe-Colomb, Montréal (727-3729)— Soupers-dansants, avec Jean-Marc Tardil, pianiste chanteur, du jeu au dim.de 19h à 24h SPECTRUM DE MONTRÉAL: 318 ouest Ste-Ca-therine, Montréal (861-5851)— Ligue Nationale d'improvisation.(verts vs |aunes) le 14 déc à 20h 30 THÉÂTRE ARLEQUIN: 1004 est rue Ste-Cathe-rme, Montréal (288-4261)— • Nahanni, vallée des hommes morts.le 13 déc 19h et 21h 30 MUSIQUE de l'Oratoire, Hassler, Couperin et Mozart, Noéls harmonisés par Raymond Daveluy SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE: 220 Vincent THEATRE VARIETES AVIS PUBLICS Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 ¦ A-7 VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1-Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.II est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation.La Chambre des huissiers du Québec Rectificatif Canada.Qc.District de Montréal.COUR MUNICIPALK.No: 1Ü0997546, 857906000.160970563 VII.I.K l)K MONTRÉAL, p.demande rosse.- VS - C O R MIK R R É MI.p défenderesse.PRKNKZ AVIS que le 18 décembre 1986 à 10:00 heures, au 5705 Charlemagne #2.Montréal dtl district, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de RÉMI CORMIKR, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule de marque A MC Spirit 1979, couleur jaune, immatriculé CW K 738 et aces.Conditions: PAIKMKNT COMPTANT OU CIIÉQUK VISÉ Renseignements: MICH KL BOIS-SKAU.huissier.284-1148.De l'étude: Paquette & ass.huissiers.Montréal le 4 décembre 1986.Rectificatif Canada, Qc.District de Montréal.COUR MUNICIPALK No: 160021783.VII.I.K DK MONTRÉAL, p.demanderesse.— VS — G ARKAU ROCK PHILIPPI*:, p.défenderesse PR KNKZ AVIS que le 18 décembre 1986 à 10:30 heures au: 189 Des Brave.Terrebonne, district de Ter-rebonne.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de ROCK PIIILIPPK G ARKAU.saisis en cette cause, consistant en: 1 télécouleur 20" et accs., 1 sofa 3 places en tissu beige.2 fauteuils beige.1 lave-vaisselle et accs.et autres biens.Conditions: PAIKMKNT COMPTANT OU CIIÉQUK VISÉ.Renseignements: YVKS PROULX.huissier.284-1148.De l'étude: Paquette & ass.huissiers.Montréal le 3 décembre 1986.Rectificatif Canada.Qc.District de Montréal.COUR PROVINCIAL!*:.No: 500-32-004108868.dossier FK626 .CAROL T< >MLISON, p.demanderesse.— VS - CIIOULIK LÉON JR., p.défenderesse.PR KNKZ AVIS que le 17 décembre 1986 à 12:00 hres au 354.Comte.Lasalle.district de Montréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de LKON JR CIIOULIK.saisis en cette cause, consistant en: 1 voiture de marque Ford Granada grise immatriculée C AS 649 et accs.Conditions.PAIK-M K N T C O M PT A N T O U C11 ÉQ U K VISÉ.Renseignements: RICHARD LA RI VIKR K, huissier.284-1148.De l'étude: Paquette & ass.huissiers.Montréal le 3 décembre 1986.Rectificatif Canada.Qc.District de Montréal.COUR MUNICIPALK.No: 115431735 et 3 autres no.causes.VILLK DK MONTRÉAL, p.demanderesse.- VS - FI LLION J KAN-GU V.p.défenderesse.PRKNKZ AVIS que le 19 décembre 1986 à 10:00 hres.au 1404 Tiffin.Lemoyne.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de J KAN-GU Y Kl LLION.saisis en cette cause, consistant en : 1 divan 3 places fleuri.1 fauteuil fleuri et bambou.1 télécouleur 20” et accs.1 chaise en rotin et accs.Conditions: P AI KM KNT COMPTANT OU (Il É-QUK VISÉ.Renseignements: ROCK BKAUDIN.huissier, 284-1148.De l'étude: Paquette & ass.huissiers.Montréal le 3 décembre 1986.Rectificatif Canada.Qc.District de Montréal.COUR MUNICIPALK.No: 856366604, 856475502.856341920, 856477263.VILLK DK MONTRÉAL, p demanderesse.— VS — DKSRO-SIKRS JACQUKS, p.défenderesse PR KNKZ AVIS que le 18 décembre 1986 à 13:00 hres au: 553.Cherbourg « 101.1.ongueuil,district de Montréal.seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de JAC-Ql K S DKSROSIKRS.saisis en cette cause, consistant en: 1 télé-couleur 20" et accs.1 amplificateur stéréo am-fm et accs.1 divan modulaire 5 morceaux et accs et autres biens.Conditions: PAIKMKNT COMPTANT OU CIIÉQUK VISÉ Renseignements: ROCK BKAUDIN.huissier.284-1148.De l’étude: Paquette & ass.huissiers.Montréal le 3 décembre 1986.QC.District de Montréal.No: 500-02 009474-862, M KRCII ANT CUSTOM BROKKRS LTD -VS- M ARCKLOU-Cll K INC Le 24-12-86 à 11:00 heures, au 400 Molière suite 100 et 200 à Montréal, dit district, seront vendus les biens et effets de MARCKLOU-CIIK INC.savoir: lot de vêtements divers.2 couteaux rotatifs, matériels divers, meubles et articles de bureau et de manufacture.Condi • ions: A RG KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.Information: FRANÇOIS BOURQUK, huissier.286-7175.Rabin, Bourdages.Décoste.Noel.Lachance, huissiers.Montréal, ce 11/12/86.QC.District de Montréal, No: 500 02 008689 866 B.C.I.C -vs- G KO R G KS IIRYSZYN.Le 24-12-86 à 10 00 heures.au 1105 Joliette à Longueuil.district de Montréal, seront vendus les biens et effets de G K(>RG KS IIR YS-Z Y N.savoir: 1 auto Mercurv Lvnx 1984 N/S 1MKBP65H3KW627736 et ace.Conditions: ARC, KNT COMP TANT ou CIIÉQUK VISÉ.Infor mat ion: RÉJ KAN CIIAILLK.huissier.286-7175.Babin.Bourdages.Dé-coste.Noël.Lachance, huissiers.Montréal, ce 11/12/86 QC.District de Montréal.No: 500^02 022432-863.B .C.I.C vs PIKRRK PANACCIO KT AL Le 24 12-86 à 10 00 heures, au 1293 De la Visitation à Montréal, dit district, seront vendus les biens et effets de PIKRRK PAN ACCIO KT AL.savoir: 1 auto Volks N/S WVWCA0156KK016767 et ace.1 tv couleur Mitsubishi, lit solaire Ali Sun 7005.1 dactylo Xerox.3 machines à café divers, four convec-tion.etc Conditions: ARC»KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ Information FRANÇOIS BOURQUK.huissier.286 7175.Babin.Bourdages.Décoste.Noël.Lachance, huissiers.Montréal, ce 11/12/86.QC.District de Montréal.COUR PROVINCIALE No 500 02 007817 86-4.S KR VICES DK PROTKCTION LPL INC.-vs- ROBKRT DU-Cll ARME Le 23/12/86 à 10 00 heures, Au 61.Montée Ste-Claire.Ste-Anne-des-PIaines.district de Ter rebonne, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de ROBKRT DUCIIARME saisis en cette cause, consistant en: 1 ordinateur.1 système de son, 1 vidéo beta.etc.Conditions: ARC» KNT COMPTANT ou ( IIÉQU K VISÉ.Informations: 288-0211 Montréal, ce lOième jour de décembre 1986.Villeneuve.Miller.Huissiers.QC.District de Montréal.No: 500-02-019188-86 6 VILLK DK LAVAL -vs-ALAIN LKH N KR.Le 24/12/86 à 10:00 heures.Au 7460 Rousselot appt 7, Montréal dit district, seront vendus par autorité de J ustice.les biens et effets de ALAIN LK11NKR.saisis en celte cause, consistant en.1 vidéo cassette de marque Toshiba, 1 radio portatif.1 vidéo cassette de marque Hitachi VHS.etc.Conditions ARC, KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ Informations: 288-0211 Montréal, ce llième jour de décembre 1986 Villeneuve.Miller.Huissiers.Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE No 500-02-007943-868.LA CI K 1 ) ' !•: X T K R MIN A TIO N MONTRÉAL INC .demanderesse, -vs-1288803 CANADA LTD.(NOUVKAU FAIRWAY RESTAURANT), défenderesse.Le 23 décembre 1986.à 15:00 heures à la place d'affaires de la défenderesse au 4605 rue Fairway.en lacité de Lachine et district de Montréal, seront vendus par autorité de J ustice, les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 photocopieuse Sharp avec cabinet 2 portes; 3 congélateurs blanc de marque Frigidaire; 1 four à pizza Garland, etc.Conditions: A RC, KNT COMPTA NT ou CH ÉQU K VISÉ.ANDRÉ I.KSSARD.huissier, 842-9192.Montréal.le 13 décembre 1986.Province de Québec, District de Montréal.COUR PROVINCIALE No : 500-02-015193-860.JOHN G.HOLLAND LTD., demandeur, -vs- GK-NIOS GKSTION INC.FLKURISTK PI KRRK LARU K.défendeur.Le 23 décembre 1986, à 10 :00 heures à la place d'affaires du défendeur au 4008.rue St-Denis, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 four pour cuisson de céramique terre cuite modèle 1/1’ 3K et acc.et autres biens saisis.Conditions: ARC, KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.S K RG K DUROCIIKR.huissier.397-9277 Montréal, ce 10 décembre 1986.Province de Québec.District de Montréal.ÇOUR SUPÉRIKURK.No.: 500-02-13483-867.130987 CANADA INC., demanderesse, -vs-YVON BLANCH KT & PIKR-R K TT K BLANCH KITE défendeurs.Le 23 décembre 1986, à 10:00 heures au lieu d'entreposage de la demanderesse au 5950 boul.Cousineau, suite B-3en la cité St-llubert.district de Montréal, seront vendus par autorité de J ustice, les biens et effets des défendeurs, saisis en cette cause, consistant en : 1 photocopieur Toshiba 3301; 1 dactylo Olympia électronique.Conditions: ARC.KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.ANDRÉ J.LANDRIAU.huissier.Montréal, le 11 décembre 1986 Province de Québec.District de Montréal COUR PROVINCIALE No : 500-02-032241 866.KFROSINI S PI LI( >P( >U LOS P AP AC, KORC, A-KoPOU LOS, demanderesse, -vs-M A ISDN DK BKAUTÉ SOUPIR INC., défenderesse.Le 23 décembre 1986.à 11:00 heures à la place d’affaires de la défenderesse au 5370 rue Park, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de J ustice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 frigidaire blanc; plusieurs bijoux ; accessoires de mode, ameublement de bureau.Conditions: ARC,KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.J KAN CARON, huissier.288-6317.Montréal, le 13 décembre 1986.Province de Québec, District de Montréal.COUR PROVINCIALE No 500-02-008981-859.GRANADA TV R KNT AL.demanderesse, -vs-MU'II KL GI ROUA RD, défenderesse Le 23décembre 1986à 10:00 heures au domicile du défendeih: au 1400 des Pins.api.802, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de J ustice.les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: ameublement de maison ; bibelots divers.Condi-lions: ARC,KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.FRANK ALBKRT-SON.huissier.288-6317.Montréal, le 13 décembre 1986.Province de Québec, District de Montréal COUR PROVINCIALE No : 500-02-019078 869.CKNTRK DU DKSIGN INC., demanderesse, -vs-BON BON GALORK INC .défenderesse.Le 23 décembre 1986, à 11 30 heures à la place d'affaires de la défenderesse au 370, rue Guy.suite 213-B, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de J ustice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: ameublement et équipement de bureau; 1 caisse en métal (noire); etc .Conditions: ARC, KNT COMPTANT ou CHÉ QUK VISÉ.JACQUKS LKMIKUX.huissier.288-6317.Montréal, le 13 décembre 1986 Province de Québec.District de Montréal.COUR PROVINCIALE No : 500-02-011337-867.CF CABLK TV INC.demandeur, -vs- SUZANNK ONLKY.défenderesse.Le 23 décembre 1986 à 10:00 heures au domicile de la défenderesse au 1700 rue Rochon, en la cité et district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice.les biens et effets de la défenderesse, saisis en cette cause, consistant en: 1 causeuse deux places, beige; 1 appui-pied beige; 1 divan vert; 1 chaise berçante bois naturel; 1 étagère brune; etc Conditions: ARC.KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ GAÉTAN I.ABBÉ, huissier.Montréal, ce 10 décembre 1986 Canada.Qc.District de Montréal.COUR PROVINCIALE No 500-02 026985 866 CAISSK POPULAIRK DK STK JULIE p demanderesse.- VS - PI KR R K B KAU R KG ARI).p défenderesse.Le 30 décembre 1986 à 13:30 heures, au 1664 Belle Ri vlère.Ste-Julie.district de Montréal, seront vendus par autorité de Jus tice.les biens et effets de PI KR R K B KAU R KG A RD.saisis en cette cause, consistant en 1 Jeep Blazer K5.Chevrolet, etc.Conditions: PAI KM KNT COMPTANT OU ( IIÉ-QUK VISÉ Information: PIKRRK F A U B K R T.huissier.(514) 670 2968 Faubert, Nadeau huissiers.12% La-belle.suite 5 , CP 422, S.Princ , Lon-gueuil.Le 13 décembre 1986 QC.District de Montréal.No: 500 02 007817 86 4 O.C Q -vs- GASPARK BORSKLI.INO Le 24-12 86à 11 00 heures, au 410 Pierre Mercure à Pointe aux Trembles, district de Montréal, seront vendus les biens et effets de GASPARK BORSKLI.INO.savoir: 1 auto de marque Jaguar 1975 plaque no : AJ K 595 et acc Conditions: A RG KNT COMPTANT ou CIIÉQUK VISÉ.Information RÉ J KAN CII AILLK.huissier.286-7175 Rabin.Bourdages.Décoste, Noël.Lachance, huissiers.Montréal, ce 11/12/86 Pour perdre du poids.' mangez moins Z*: ____ i Pour être en forme.rfaites plus d'exercice____________________ AVIS EST par les présentes donné que ! LES DISTRIBUTIONS INDUSTRIELLES I le contrat de vente en date du 4 dé- ' BARON LTEE BARON INDUSTRIAL Province de Québec.District de Montréal COL R PROVINCIALE No 500-02-031675-866.BANQUE DE MONTRÉAL, demanderesse, -vs-ALAIN BARBIER, défendeur 1*23 décembre 1986.à 11 00 heures au domicile du défendeur, au 1825 rue Leblanc.en la cité Duvernay.district de Montréal seront vendus par autorité de .1 ustice les biens et effets du défendeur, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile Chevrolet Caprice 1980.Conditions ARGENT COMPTANT ou CHÈQUE VISÉ PIKRRK RIVARD, huissier.288-6317.Montréal, le 13 dé cembre 1986 DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie LES MODES G.K.N.LTÉE demandera à l’inspecteur général des institutions financières, la permission de se dissoudre.DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM AVIS EST DONNE QUE ALEXANDER LEWIS GERBAKA — domicilié et résidant à 6675 Darlington, app.10 à Montréal district de Montréal, QUE H3S 2J6 s'adressera au Ministère de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de ALEXANDER TAVOR Me Yves Pelletier avocat 60 St-Jacques #200 Montréal P.Q.H2Y1L5 842-9654 AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS EST donné, par les présentes, que Sylvie Paquin, présentement domiciliée au 5252,9ième Avenue, dans les cité et district de Montréal, entend présenter une requête au Lieutenant Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret permettant de changer son nom en celui de SYLVIE BRENNAN.TOULET BUSHER TURGEON BLACKBURN Procureurs de la requérante 3236, rue Masson, no.201 Montréal, Québec H1Y1Y3.AVIS EST donné par les présentes que EVELINE BLANCHARD, demeurant et résidant à Saint-Hubert, distict judiciaire de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en conseil un décret lui permettant de changer son nom en celui de EVELINE SALVATORE.BERNARD LAPORTE, Avocat 235 boul.Taschereau Suite 202 GREENFIELD PARK (Québec).AVIS EST donné que M.ANDRÉ CARDINAL, 55 - St-Marc, St-Philippe, Québec, détenteur du permis M-510744 D-001 Région 06 s’adressera à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l’autorisation de transférer son permis en faveur de M.Jude Provost, 61, Rg.St-Marc à St-Philippe, Québec, Région 06 conformément aux dispositions de l'article 30 du règlement sur les règles de pratique et de régie interne de la C.T.Q.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les 5 jours qui suivent la deuxième parution dans les journaux.1ère.publication: 12 décembre I986 2ème publication: 13 décembre I986 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-157550-868 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Protonotaire-Adjoint USE BEAUDOIN, résidant au 2386 Lavallée, App, 407, Longueuil Partie demanderesse c, RAYMOND THIMOT de domicile inconnu.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE EST donné à RAYMOND THIMOT de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est rue St-Antoine, Montréal, salle 1.100 dans les trente jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie des procédures de divorce incluant une requête pour mesures provisoires présentable le 27 janvier 1987 à 9:15 a.m.dans la salle 217 a été remise au greffe à l'intention de RAYMOND THIMOT.Lieu: Montréal Oate: Ce 5 décembre 1986 MICHEL MARTIN, P.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-034007-869 COUR PROVINCIALE DANIELLE SIROIS Partie demanderesse -VS- GESTION PROF.IMM.DUBOIS ET LA-MOUREUX INC.Partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse GESTION PROFESSIONNELLE IMMOBILIÈRE DUBOIS ET LAMOUREUX INC., d'adresse inconnue est par les présentes requis de comparaître dans un délais de trente (30) jours de la publication.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'article 119.) C.P.C.a été laissée à son intention au bureau de la Direction Générale des Greffes, au Palais de Justice de Montréal, au no.: 10 est, rue St-Antoine à Montréal dit district.PRENEZ de plus avis qu'à défaut par vous de signier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.MONTRÉAL, le 10 décembre 1986 MICHEL MARTIN, P.A Mes HOGUE, MORIN avocats 5800, Chemin Chambly 2e étage ST-HUBERT, QC (514)462-0737.DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie RESTAURANT SASSOUN INC demandera à l’Inspecteur général des institutions financières, la permission de se dissoudre.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-157500863 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la Famille/Divorce) PRÉSENT Le protonotaire-adjoint ORLANDO PALACIOS, parte demanderesse c.DAME HAYDEE HERNANDEZ, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE EST donné à HAYDEE HERNANDEZ de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, St-Antoine, à Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de la parte défenderesse.Lieu: Montréal Date: 4 décembre 1986 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.PLANTE DUONG & GIULIANI 20 est Henri-Bourassa Bureau 201 Montréal, Québec H3L1B8.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 80(4) Dans l'affaire de la faillite de: PAUL A.MARION INC , corporation , légalement constituée, ayant fait affaires au 14210, rue Sherbrooke est, à Pointe-aux-Trembles, Québec, H1A 1C8.Failli AVIS est par les présentes donné que PAUL A.MARION INC.a déposé une cession le 5e jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22e jour de décembre 1986 à 10h, au bureau du syndic, 746, boul.Manseau, dans la ville de Joliette, dans la province de Québec.DATÉ DE JOLIETTE, ce 10ième jour de décembre 1986.CHARLES ROBILLARD, c.a.Syndic RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.746, boul.Manseau Joliette (Québec) J6E 3E9 Tél.: (514)756-8164 (514)586-5222 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 80(4) Dans l'affaire de la faillite de: MARIO LÉVESQUE, vendeur, domicilié au 525, avenue Chapleau, app 3, Saint-Hyacinthe, et ayant déjà fait affaires sous la raison sociale de ¦Les Friandises Roxane Enr.» à la même adresse.Failli AVIS est par les présentes donné que MARIO LÉVESQUE a déposé une cession le 8e jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29e jour de décembre 1986 à 11 h, au bureau du syndic, 1050, boul.Casavant ouest, bureau 2001, dans la ville de Saint-Hyacinthe, dans la province de Québec.DATÉ DE ST-HYACINTHE.ce 10ième jour de décembre 1986.LOUIS LANGEVIN, c.a.Syndic RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.1050, boul.Casavant ouest, Bureau 2001 Saint-Hyacinthe (Québec) J2S 8B9 Tél.: (514) 774-4300 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-009352-863 COUR SUPÉRIEURE MARJOLAINE BOULAY et GERARD BOULAY Parte demanderesse -VS- GESTION PROF.IMM.DUBOIS ET LAMOUREUX, INC.Parte défenderesse PAR ORDRE DE U COUR: La défenderesse, GESTION PROFESSIONNELLE IMMOBILIÈRE DUBOIS ET LAMOUREUX INC., d'adresse inconnue est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la publication.Une copie du bref d'assignation, déclaration et avis selon l'article 119.1 C.P.C.et bref de saisie avant jugement en mains-tierces, déclaration, affidavit et avis, a été laissée à son intention au bureau de la Direction Général des Greffes au Palais de Justice de Montréal au 10 est, rue St-Antoine à Montréal dit district.PRENEZ de plus avis qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire.MONTRÉAL, le 10décembre 1986 MICHEL MARTIN, P.A.Mes HOGUE, MORIN avocats 5,800, Chemin Chambly 2e étage ST-HUBERT, QC J3Y6W9 (514)462-0737.cembre.1986.à BANCO CENTRAL DU CANADA de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ULTRA-CON-CORDIAIMPORTEX INC .a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal.le 5 décembre.1986, sous le numéro 3804177.BANCO CENTRAL DU CANADA AVIS EST par les présentes donné que la Compagnie MAISONNEUVE HOLDINGS INC constituée en vertu de la Loi sur les compagnies de la province de Québec et ayant son siège social dans la ville de Montréal demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies de la province de Québec Daté à Montréal, ce 5 décembre 1986 LAPOINTE ROSENSTEIN Procureurs de la requérante AVIS AVIS est donné par les présentes que FELICIA HADASSA SOJCHER.domiciliée et résidante au 3025 ouest, rue Sherbrooke, Suite 316 dans les cité et district de Montréal s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat changeant son nom en celui de FELICIA ZABO Montréal, le 28 novembre 1986 MENDELHSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Procureurs de la Requérante CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS (Aide Juridique) OBJET: Marie-Josée Thibeault dit Marie-Robert Thibeault AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM PRENEZ AVIS que Marie-Josée Thibeault domiciliée au 74 Vallée à Mercier, district de Beauharnois, province de Québec, s'adressera au Ministre de la Justice afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de Marie-Robert Thibeault.Châteauguay, 2 décembre 1986 DROUIN & ROBERT Procureurs de la requérante.DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE 130652 CANADA INC., taisant affaires sous les nom et raison sociale de «CIRCUIT PC.» et ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 1751, rue Richardson.Suite 4531.en la cité de Montréal, dans la province de Québec, H3K 1G6 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que la compagnie ci-haut mentionné a déposé une cession le 5ième jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23ième jour de décembre 1986.à deux heures quarante-cinq (2:45) de l'après-midi, au bureau du Séquestre Officiel, Complexe Guy Favreau.200, boul Dorchester ouest.Basi-liaire 00, Tour ouest.Chambre 07, en la cite de Montréal, dans la province de Québec.H2Z 1X4 Le 13 décembre 1986 JACQUES FRANCO, c.a , Syndic 1080.Côte du Beaver Hall Bureau 1706 MONTRÉAL (Québec) H2Z1S8 PRENEZ AVIS que LIMOCAR LAU-RENTIDES INC., détentrice du permis M-000776, dans le but d'améliorer la qualité du service aux usagers, s'adressera à la Commission des transports du Québec afin de modifier ses horaires de la façon suivante: 1- a) Le départ de Montréal à 20h00, les vendredi et dimanche, à destination de Mont-Laurier et Ferme-Neuve, est reporté à 20h25; b) Le départ de Mont-Laurier à 07h00, du lundi au vendredi, est reporté à 07h10.2- a) Le départ de Montréal à 16h00, le dimanche, à destination du Mont-Tremblant, est reporté à 17h20.b) Le départ de Montréal à 17h20, le dimanche, à destination de Ste-Agathe, est avancé à 16h00.3- Le départ de Montréal à 19h30, le vendredi, à destination de Ste-Aga-the est reporté à 20h00.4- Le départ de Montréal à 19h30, le dimanche, à destination de St-Do-nat, est reporté à 20h00.5- Le départ de l'Esterel à 07h50, du lundi au vendredi, à destination de Ste-Adèle, est reporté à 10h30.6- Le départ de Montréal à 21 h30, le vendredi, à destination de St-Adol-phe, est reporté à 21 h45.7- Les départs de Lac des Plages à 09h30 du lundi au jeudi et celui à 10h30 le vendredi, sont avancés à 06h45.8- Le départ de Piedmont à 17h22, du lundi au jeudi à destination de Lac des Plages, est reporté à 17h35 9- Le départ de Lac des Plages à 14h30, le samedi, à destination de Montréal, est reporté à 15h20.Toute personne intéressée peut produire une opposition ou une intervention à la présente demande, en s'adressant à la C.T.Q., 505, rue Sherbrooke Est, Montréal, Qc, H2L 1K2, dans les cinq (5) jours de la deuxième publication de cet avis.1ère publication: 12 décembre 1986 2ème publication: 13 décembre 1986 GUY POLIQUIN, Avocat Procureur de la demanderesse 225, boul.Charest Est, bureau 107 Québec(Québec) G1K3G9.DISTRIBUTORS LTD par acte date le 4 décembre 1986.et enregistré le 5 décembre 1986 au bureau d'enregistre- ; ment de la division d'enregistrement de Montréal, sous le numéro 3804511 a vendu, cédé et transféré à Société Financière Internationale Mercantile Ltée/lnternatronal Mercantile Factors Ltd.tous ses comptes de livres, créances, réclamations et demandes découlant de toute source, crées dans le cours normal des affaires ou autrement SOCIETE FINANCIERE INTERNATIONALE MERCANTILE LTEE/IN-TERNATIONANAL MERCANTILE FACTORS LTD PRENEZ AVIS que, WILFRID E CULIN, Port Loring, Ontario.P0H1YO.détenteur du permis M-301433, demande à la Commission des Transports du Québec d'étre autorisé à céder son système de transport à une compagnie qu'il contrôle entièrement au moyen de 100 actions communes, Classe A, et dont il est le seul actionnaire, W E CULIN TRUCKING LTD, Port Loring.Ontario, P0H1 YO Les parties invoquent l'article 85 des règles de pratique Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis, en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, 505 est, rue Sherbrooke, Montréal, Québec, H2L1K2.1ère publication: le 12 décembre 1986 2ième publication: le 13 décembre 1986 PAQUETTE, PERREAULT, RIVET, TRUDEAU i ASSOCIÉS Me Adrien R.Paquette Procureur.PRENEZ AVIS que, JOHN S JOHN III INC., détentrice du permis M-306997 s'adresse à la Commission des Transports du Québec afin que le permis spécial, 364 jours, suivant lui soit octroyé: TRANSPORT RESTREINT - LONGUE DISTANCE - ROUTE RESTREINTE -CONTRAT-CITERNE-De la frontière Québec/États-Unis, (tous ports d'entrée) et alternativement de la frontière Québec/Ontario, (tous ports d'entrée) à Dorval, pour le transport de prolypropylène amorphe maintenu à une température variée entre 300 et 400 degré F.pour le compte de Himont Canada Inc., et retour, point d'origine et/ou de destination: Crowley, Louisiane, États-Unis.Les parties invoquent l'article 85 des règles de pratique.Tout intéressé peut introduire une opposition ou une intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième parution dudit avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec, 505 est, rue Sherbrooke, Montréal, Québec, H2L1K2.1ère publication: 12 décembre 1986 2ième publication.13 décembre 1986 PAQUETTE, PERREAULT, RIVET, TRUDEAU & ASSOCIÉS Par: Céline Trudeau, Avocate.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-034006-861 COUR PROVINCIALE JEANNE-MANCE THÉRIAULT Partie demanderesse -VS- GESTION PROF IMM DUBOIS ET LAMOUREUX, INC Parte défenderesse } PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse, GESTION PROFESSIONNELLE IMMOBILIÈRE DUBOIS ET LAMOUREUX INC , d'adresse inconnue est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la publication Une copie du bref d assignation, déclaration et avis selon l'article 119.1 C.P.C a été laissée à son intention au bureau de la Direction Général des Greffes au Palais de Justice de Montréal au no.10 est, rue St-Antoine à Mont-réal dit district.PRENEZ de plus avis qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les delais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire MONTRÉAL, le 10 décembre 1986 MICHEL MARTIN, P A Mes HOGUE, MORIN avocats 5,800, Chemin Chambly 2e étage ST-HUBERT, QC J3Y 6W9 (514)462-0737.DANS L'AFFAIRE DE LA PROPOSITION DE FEDERATION DE VOILE DU QUEBEC LTEE, société légalement constituée, ayant son siege social et sa principale place d'affaires au 4545.av Pierre De Coubertin.en la ville de Montréal, dans la province de Quebec.H1V3R2 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLEE DES CRÉANCIERS AVIS est par tes présentes donne que la compagnie ci-haut mentionne £ déposé une proposition le 4ième tour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12ième jour de janvier 1987, à onze heures (11:00) de l'avant-midi, au bureau du Séquestre Officiel, Complexe Guy Favreau.200.boul.Dorchester ouest.Ba-siliaire 00, Tour ouest.Chambre 07.en la cité de Montréal, dans la province de Québec, H2Z 1X4 Le 13 décembre 1986 JACQUES FRANCO, c.a .Syndic 1080.Côte du Beaver Hall Bureau 1706 MONTRÉAL (Québec) H2Z 1S8 Société dénergie de la Baie James APPEL D'OFFRES N 86-0243 FOURNITURE D’ÉQUIPEMENT ET DE MATÉRIEL INFORMATIQUES NEUFS DESCRIPTION SOMMAIRE — 25 Micro-ordinateurs IBM-PC XT 286 avec claviers et écrans.— 60 Logiciels divers, caries graphiques, coprocesseurs, équipement périphérique, etc.Seules les personnes, sociétés, corporations ou entreprises en coparticipation ayant une place d'affaires au Québec et qui ont obtenu le document d'appel d'offres de la Société d'énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière se réserve le droit de rejeter l'une ou quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les documents d'appels d'offres sont disponibles sur place, du lurfdi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 16 h 30, à l'endroit suivant: Société d’énergie de la Baie James SERVICE APPROVISIONNEMENT ET SERVICES I9ième étage 800, boul.de Maisonneuve est Montréal (Québec) H2L 4M8 DATE ET HEURE LIMITES DE RÉCEPTION DES SOUMISSIONS: Le 23 décembre 1986 à 10 h 30 Pour tout renseignement supplémentaire, communiquez avec le bureau des appels d'offres, téléphone (514) 289-5298.Marc Chabot Chef de service Approvisionnement et Services — Jacques Franco — DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: ROBERT MARTIN sans emploi, domicilié au 27 boul.Val D'Ajol, en la cité de Lorraine, dans la province de Québec J6Z 3P5.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que ROBERT MARTIN a déposé une cession le 9ième jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29ième jour de décembre 1986, à neuf heures quarante-cinq (09:45), de l’avant-midi, au bureau du Séquestre Officiel au Complexe Guy Favreau, au 200 boul.Dorchester ouest, Basilaire 00, Tour ouest, Chambre 07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Le 10 décembre 1986.JACQUES FRANCO, c.a Syndic 2525 boul.Daniel Johnson Bureau 615 Chomedey, Laval, Québec H7T 1S9 VENTES PAR SHÉRIF AVIS PUBLIC est, par la présente donné que les TERRES ET HÉRITAGES sous-mentionnés ont été saisis et seront vendus au temps et lieux respectifs mentionnés plus bas.Ordonnance de saisie et vente immobilière Canada — Province de Québec Cour supérieure — District de Montréal NO: 500-12- CORINNE PATRICIA 138479-849 ROBERTS, de Beaconsfield, district de Montréal, requérante-demanderesse, contre DAVID WALSH, 35.chemin Maywood, Pointe-Claire, district de Montréal, intimé-défendeur, et LE RÉGISTRATEIJR de Montréal, mis en cause.La moitié indivise de l'immeuble suivant: Adresse: 388, rue de l’Eglise.Beaconsfield, QC.Description: subdivision cinquante-deux du lot originaire numéro douze (12-52), cadastre de la paroisse de Pointe-Claire.La mise à prix est fixée à 9 156,00 $.soit 25 % de l'évaluation municipale de la moitié indivise de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par te facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de la Loi sur ta fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives, que l'adjudicataire devra verser au bureau du shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine Est, local 3 03.le VINGT ET UNIÈME jour de JANVIER 1987 à QUATORZE heures TRENTE Ordonnance de saisie et vente immobilière Canada — Province de Québec Cour provinciale — District de Montréal NO: 500-02- f^ARLOS CUBIAS, 035330-864 domicilié et rési- dant au 6605, boulevard Monk, appartement 15, Montréal, district de Montréal, partie demanderese, contre YAKOV KHAtKIN, domicilié et résidant au 4903, Notre-Dame Ouest, appartement 2, Montréal, district de Montréal, partie défenderesse, et LE RÉGISTRATEUR de Montréal, mis en cause.«Un terrain donnant sur la rue Notre-Dame Ouest, Montréal, et désigné, sur le cadastre de la paroisse de Montréal, comme étant la subdivision numéro cent soixante-seize du lot originaire numéro mille sept cent quatre (1704-176);^ivec tous les bâtiments qui s'y trouvent, dont une maison portant les numéros 4903 et 4905 de la rue Notre-Dame Ouest.La mise à prix est fixée à 13 930,50 $.soit 25 % de l’évaluation de l'immeuble portée au rôle d'évaluation municipale de la municipalité, multipliée par le facteur établi pour ce rôle par le ministre des Affaires municipales en vertu de ta Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives, que l’adjudicataire devra verser au shérif, en argent ou par chèque visé à l'ordre du shérif du district de Montréal, au moment de l'adjudication.Pour être vendu au bureau du shérif, palais de justice de Montréal, 10, rue Saint-Antoine Est, local 3.03, le VINGTIÈME jour de JANVIER 1987 à QUATORZE heures TRENTE Le shérif adjoint, PAUL ST-MARTIN Bureau du shérif Cour supérieure Montréal, le 11 décembre 1986 -SYNDIC lUwL.U ¦ l - — Jacques Franco — DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: FIRMEC INTERNATIONAL INC.corps politique, légalement constitué, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 3323 boul.Industriel, en la cité de Laval, dans la province de Québec H7L 4S3.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que FIRMEC INTERNATIONAL INC.a déposé une cession le 3ième jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29ième jour de décembre 1986, à neuf heures trente (09:30), de l’avant-mldi, au bureau du Séquestre Officiel au Complexe Guy Favreau, au 200 boul.Dorchester ouest, Basilaire 00, Tour ouest, Chambre 07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec, Le 9 décembre 1986.JACQUES FRANCO, c.a Syndic 2525 boul.Daniel Johnson Bureau 615 Chomedey, Laval, Québec H7T 1S9 -SYNDIC AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 80(4) Dans l'affaire de la faillite de: 140112 Canada Liée, ayant sa place d'affaires au 152, St-Jean-Baptiste.Châteauguay, Québec.J6K 3B3.Faillie AVIS est par les présentes denné que 140112 Canada Ltée a lait une cession le 9 décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23 décembre 1986 à I5h15.au bureau du Séquestre Officiel, Complexe Guy Favreau.200, boul Dorchester ouest Basilaire 00, Tour ouest, Chambre 07, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec DATÉ DE LAVAL, ce 11 décembre 1986, JEAN ROBILLARD, c.a.Syndic RAYMOND, CHABOT, FAFARD, GAGNON INC.1200, boul.St-Martin ouest Bureau 200 Laval (Québec) H7S 2E4 Tél.: (514) 382-9234 — Jacques Franco — DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: JACQUES L.ROCH représentant, domicilié au 1364 rue Lafontaine, Ste-Dorothée, en la cité de Laval, dans la province de Québec H7Y 1N1 AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que JACQUES L.ROCH a déposé une cession le 4ième jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23lème jour de décembre 1986, à neuf heures trente (09:30), de l'avant-midi, au bureau du Séquestre Officiel au Complexe Guy Favreau, au 200 boul.Dorchester ouest, Basilaire 00, Tour ouest, Chambre 07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec.Le 8 décembre 1986.JACQUES FRANCO, c.a.Syndic 2525 boul.Daniel Johnson Bureau 615 Chomedey, Laval, Québec H7T 1S9 -SYNDIC — Jacques Franco — DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: PIERRETTE GRENON MARTIN sans emploi, domicilée au 27 boul.Val D'Ajol, en la cité de Lorraine, dans la province de Québec J6Z 3P5.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que PIERRETTE GRENON MARTIN a déposé une cession le 9ième jour de décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29lème Jour de décembre 1986, à dix heures (10:00), de l'avant-midi, au bureau du Séquestre Officiel au Complexe Guy Favreau, au 2po boul.Dorchester ouest, Basilaire 00, Tour ouest, Chambre 07, en la cité de Montréal, dans la province de Québec, Le 10 décembre 1986.JACQUES FRANCO, c.a.Syndic 2525 boul.Daniel Johnson Bureau 615 Chomedey, Laval, Québec H7T 1S9 -SYNDIC — Jacques Franco — DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: PHILIPPE TREMBLAY domicilié au 40 rue Lorraine, en la cité de Blainville, dans la province de Québec J7C 1T4, faisant affaires sous les nom et raison sociale de Pizzeria Hélico situé au 13423 boul.Labelle, St-Janvier, Québec et Tremblay Excavation Enr., entreprise inopérante.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS AVIS est par les présentes donné que PHILIPPE TREMBLAY a déposé une cession le3ièmejourde décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19ième jour de décembre 1986, à dix heures trente (10:30), de l’avant-midi, au bureau du Syndic, au 2525 boul.Daniel Johnson, Suite 615, en la cité de Laval, dans la province de Québec.Le 4 décembre 1986.JACQUES FRANCO, c.a.Syndic 2525 boul.Daniel Johnson Bureau 615 Chomedey, Laval, Québec H7T 1S9 -SYNDIC jj —— 0 Appel ?bto quêbec d’offres DEMANDE DE PROPOSITIONS N" 86-515 SERVICES DE RECHERCHE QUANTITATIVE EN MARKETING Pour le 14 janvier 1987, avant 11 h, heure locale Loto-Québec sollicite des propositions de firmes de recherche en marketing pour réaliser son étude annuelle de pénétration pour l'année 1987, avec possibilité de reconduction pour chacune des deux années suivantes Toutes les conditions de cette demande de propositions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contré un paiement non remboursable de 50$, présenté sous forme de chèque visé ou mandat établi à l'ordre de Loto-Québec, du lundi au vendredi, entre 9 h et 16 h à: Loto-Québec Service de l'approvisionnement, 19e étage 500, rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A 3G6 Les propositions devront être accompagnées d'un cautionnement de soumission sous la forme d'un chèque visé de 5000$, le tout payable à Loto-Québec et remboursable sous condition.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant un bureau d'affaires au Québec sont admises à soumissionner, Loto-Québec ne s'engage pas à accepter la plus basse ou toute autre proposition reçue Toute information peut être obtenue auprès du soussigné au numéro (514) 282-8000 Serge Ouellette Chef de l'approvisionnement Émis le 13 décembre 1986 A-8 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Michel Paradis FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin LA FILIÈRE CLANDESTINE S’IL FAUT en croire le directeur de la CIA, M.Willian Casey, un groupe d’hommes d’affaires canadiens aurait participé à la vente illégale d’armes américaines à l’Iran et au transfert de fonds destinés aux rebelles anti-sandinis-tes du Nicaragua.Si cette révélation s’avère exacte — sa source lui confère une crédibilité — elle confirmerait l’hypothèse d’un réseau international privé voué au soutien des groupes de guérilla anti communistes à travers le monde.En fait, l’implication des grandes fortunes dans les luttes locales comme dans les guerres classiques ne constitue pas un fait nouveau.Les puissances de l’argent n’ont jamais été indifférentes au devenir des gouvernements.Mais encore faut-il que leurs interventions s’inscrivent dans une certaine légalité.Or, et c’est là que le bât blesse, les ventes d’armes à l’Iran et les transferts de fonds aux contras, tels qu’ils ont été présentés jusqu’à maintenant, contreviennent aux lois américaines et aux politiques en vigueur.Elles violent également les lois canadiennes, comme l’a confirmé à nouveau le gouvernement fédéral, à moins que la transaction ait lieu en dehors du territoire canadien.Il y a pire encore.Selon M.Casey, la CIA et le président Reagan ont convenu de tenir le Congrès américain dans l’ignorance de ce commerce illégal.Cette décision paraît logique : les luttes et les filières clandestines exigent des poütiques secrètes.Mais ces manoeuvres s’accomodent mal d’un régime démocratique et d’une société aussi ouverte que celle des Etats-Unis.L’efficacité des interventions en souffre aussi bien que les institutions démocratiques elles-mêmes.Devant les fortes résistances du Congrès à débloquer des fonds pour supporter la cause des contras, la Maison Blanche et le secrétaire d’État, M.George Shultz n’ont jamais caché leur volonté de faire participer les riches magnats à la lutte « anti-communiste ».C’est ainsi que M.Shultz autorisa son Département, le printemps dernier, à solliciter l’aide financière du sultan de Brunei, un des hommes les plus riches du monde.Un peu moins de $ 10 millions auraient été achemine .dans un compte suisse.Procédure tout à fait légale jusque-là dans la mesure où les fonds recueillis sont utilisés à des fins strictement humanitaires comme le prescrivait la loi à l’époque.Or, il n’est pas assuré que ces sommes n’aient pas servi à payer des armes vendues à l’Iran ou aux contras.Il est possible aussi, comme le laisse entendre le témoignage de M.Casey, que certains inter- médiaires en aient profité pour s’engraisser, ce qui aurait provoqué la mauvaise humeur des trafiquants canadiens laissés en plan, sans argent.Quoi qu’il en soit, l’implication d’hommes d’affaires canadiens dans ce commerce illégal d’armes, dans le cadre d’une opération qui paraît approuvée par les plus hautes autorités américaines, place le Canada dans une situation plutôt dé-licate^Ottawa en effet s’est toujours distancé de la politique de la Maison Blanche au Nicaragua.Rien n’obligeait la CIA à informer les Services canadiens de renseignement.Mais en gardant le silence, ne forçait-elle pas le Canada à s’impliquer davantage à son corps défendant ?La stratégie est aussi vicieuse qu’astucieuse.S’il se révélait que les commerçants canadiens ont effectivement enfreint la loi, le gouvernement ne devrait pas hésiter à prendre des mesures sévères et réaffirmer sans équivoque sa politique de non intervention au Nicaragua.L’affaire est loin d’être terminée pour le président Reagan qui, selon deux témoins importants, aurait été informé plutôt qu’il ne l’a laissé entendre sur la transaction d’armes avec l’Iran.Les enquêtes vont se poursuivre encore longtemps, si on en juge par l’échéancier des divers comités du Congrès et l’acharnement que manifeste la presse américaine à démonter toute l’opération.Plus elles avancent, plus se confirme le jugement qu’une forte majorité d’Américains ont d’ores et déjà prononcé sur la politique de leur président à l’égard de l’Iran : les États-Unis n’auraient pas dû s’engager dans la vente d’armes à Téhéran, ni tenter ce rapprochement hasardeux avec le régime de Khomeiny.Les dernières déclarations sur les fuites révélant la vente d’armes semblent leur donner raison.Le directeur de l’hebdomadaire Al Chirah qui publia le premier les dessous du commerce d’armes, a expliqué cette semaine que son journal avait été choisi en raison des liens personnels qu’il entretenait avec l’ayatollah Montazeri, dauphin désigné de l’imam Khomeiny et rival du président du Parlement iranien, Hachemi Rafsandjani, soupçonné de vouloir renouer avec les États-Unis.Une manière de rappeler que les politiques improvisées, même si elles sont menées par la plus grande puissance du monde, sont vouées à l’échec.— ALBERT JUNEAU Volte-face du service secret L’AFFAIRE Rabilotta a pris une tournure surprenante, mais pas forcément inattendue, alors que l’ancien journaliste de Prensa Latina Canada était soudainement blanchi des accusations soulevées contre lui par le service secret canadien, et se voyait offrir, en guise d’excuse, une citoyenneté qu’il ne demandait plus ! Pour le journaliste et l’ensemble des milieux de presse, le recul des autorités fédérales marque une victoire importante, mais qui n’est pas complète ni finale, car l’affaire n’a pas été tirée au clair encore ni soumise au jugement d’un tribunal vraiment impartial.Pareille expérience, éprouvante pour la victime et sa famille, et aussi pour la petite agence de presse latino-canadienne, ne saurait passer à l’histoire sans faire l’objet d’une vigoureuse réprobation.On doit se demander d’abord quel sort il peut advenir à un individu, surtout s’il est étranger ou démuni d’appuis influents, quand il tombe aux mains du Service canadien du renseignement de sécurité et doit compter, pour obtenir justice, sur un Comité de surveillance qui n’a guère de pouvoir sur le service secret.Même Victor Regalado, accusé par le Solliciteur général à l’époque, M.Robert Kaplan, et défendu par une forte campagne de presse, survit aujourd’hui dans une grande difficulté, après avoir été moralement accablé.Pour l’individu aux prises avec cette justice secrète, le système canadien n’a rien à envier aux tribunaux de pays totalitaires.De plus, ce système qui s’acharne le plus souvent sur des gens sans grande défense, n’a même pas l’excuse de la véritable sécurité nationale.Encore récemment des membres du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité se plaignaient en public que le SCRS ne sache faire la distinction entre la contestation et la subversion.Le SCRS ne ferait pas de zèle non plus pour ouvrir ses dossiers, comme s’il craignait, autant qu’une curiosité malsaine, la mesure qu’on pourrait prendre de son efficacité.Le Comité aurait pu ajouter, à la lumière de la guerre sourde menée contre Prensa Latina, que le SCRS ne fait guère de distinction non plus entre les intérêts du Canada et les menées subversives des États-Unis contre tout ce qui bouge d’un peu libre et indépendant en Amérique centrale.Un gouvernement moins pusillanime que celui de M.Brian Mul-roney aurait déjà ouvert une enquête pour savoir qui a bien pu, dix ans après, ressusciter une « demande de citoyenneté » à laquelle Ottawa — pourquoi encore — n’avait même pas daigné répondre.Le Canada ne sort pas grandi de cette affaire.Les journalistes et l’opposition ont certes attaché le grelot.Mais de troublantes questions res- tent sans réponse.Le Comité de surveillance a-t-il trouvé que les « preuves » du SCRS n’en étaient pas ?Le SCRS a-t-il reculé par crainte de faire face à de nouvelles révélations fracassantes ?En vertu de quel pouvoir et de quels critères réglementaires le Comité et le SCRS ont-ils soudain accouché de leur miraculeuse conclusion ?Quels « droits et libertés » journalistes, médias et agences de presse ont-ils — en vertu des politiques actuelles du renseignement de sécurité — dans leurs rapports avec les diplomates et les nationaux étrangers ?Un pays libre et démocratique peut-il tolérer qu’un service secret s’arroge, comme on l’a fait contre Prensa Latina, le pouvoir de déclarer qu’une agence est hostile ou subversive, au risque de causer un tort irréparable aux journalistes, aux personnalités qu’ils contactent, et finalement au public, peu choyé en matière d’information étrangère ?Au lieu de se faire encore l’exécuteur de basses oeuvres anonymes, le SCRS devrait recycler ses agents, réviser ses priorités, et s’occuper des terroristes qui font tomber nos avions, par exemple, des trafiquants qui s’enrichissent avec le commerce des armements, et des combinards de tous poils qui creusent le déficit national.— JEAN-CLAUDE LECLERC Deux joyaux.à conserver L’ACTUALITE PAUL-ANDRÉ COMEAU QUESTION simple: combien de publications québécoises ont réellement un rayonnement international, à l’exception des revues scientifiques ?À brûle-pourpoint, la question provoquera inévitablement des euh, e.e.e., pour finalement déboucher sur des « je donne ma langue au chat ».Un sondage scientifique aboutirait sans doute à un résultat analogue.À mon humble avis, deux revues « made in Quebec » ont droit à cette appellation.Pin premier lieu, il s’agit de Forces, cette publication trimestrielle lancée par Hydro-Québec, il y a déjà vingt ans.Des textes sollicités auprès des meilleurs journalistes ou spécialistes d’ici, une illustration de très haute qualité, une mise en page originale et stimulante : voilà sans doute quelques-unes des raisons du succès de ce qui aurait pu se confiner au statut de publication de « relations publiques».Voilà quelques jours, la direction de Forces lançait sa dernière livraison, entièrement consacrée à l’histoire de l’aviation au Québec.Bien sûr, on souligne, au détour, le 50ième anniversaire d’Air Canada.Mais l’essentiel ne se ramène pas à cette seule page de l’aviation commerciale, bien au contraire.Des pionniers qui ont implanté ce mode de transport, jusqu’aux derniers développements dans les cieux québécois, la rétrospective se veut complète, vivante.Véritable vitrine du Québec moderne, cette revue a brossé, au cours des deux dernières décennies, des tableaux-synthèses particulièrement réussis.Pour le lecteur québécois, chaque numéro permet de faire le point sur un aspect de notre cheminement collectif.Au hasard des souvenirs, je songe à ce numéro consacré au visage multiculturel que se donne rapidement le Québec actuel : une réflexion en profondeur sur la signification , au niveau démographique et culturel, de l’arrivée de ces Néo-Québécois et de leur intégration pas toujours évidente à une société longtemps homogène.Je pourrais énumérer d’autres thèmes, d’autres champs explorés par les collaborateurs de Forces.Peu de secteurs ont échappé à ce regard vif, à cette interrogation intelligente menée par les collaborateurs de ce périodique.Est-il besoin de rappeler que des sommaires en plusieurs langues nou-rissent l’intérêt et la curiosité avivés par photos et graphiques de grande qualité ?.D’où le taux de pénétration de Forces dans de très nombreux pays.Avec des moyens nettement plus modestes, L’Incunable est également en voie d’atteindre un rayonnement appréciable dans plusieurs pays.Cette publication trimestrielle de la Bibliothèque nationale du Québec, qui en est à sa dix-huitième année, trouve en fait preneur dans de nombreuses bibliothèques nationales, aux États-Unis, en France, dans plusieurs pays de la francophonie, en Grande-Bretagne.L’Incunable a vraisemblablement connu une histoire plus tourmentée que Forces.C’est au cours des dernières années que son profil s’est précisé et qu’elle s’est peu à peu his- sée au rang de publication de haute tenue.Sans prétendre remplacer les revues de type universitaire, cette publication, reprise en main par Louis Chantigny, il y a quelques années, accompagne révolution de la littérature québécoise.D’où des recensions des dernières publications qui suppléent à la sécheresse des catalogues ou aux notices traditionnelles.Cette section constitue sans doute la rubrique la plus utile aux bibliothécaires étrangers qui tiennent à placer sur leurs rayons les productions les plus significatives de la littérature québécoise.Il ne faudrait surtout pas en conclure que l’Incunable se borne à tenir le journal de bord de l’édition québécoise.Chaque livraison consacre de nombreuses pages à un mini-dossier.François Hertel, Roger Duhamel, Robert Choquette, Antonine Maillet, je cite de mémoire, ont ainsi fait l’objet de textes majeurs au cours des dernières années.Heureusement, l'émotion n’est pas absente dans ces évocations d’écrivains disparus, dans cet apprivoisement des grands noms actuels de la littérature d’ici.Le traitement de cette matière témoigne d’un parti pris où la synpa-thie s’affiche sans fausse pudeur.Enfin, tout comme pour Forces, on doit signaler la qualité de l’iconographie.Une recherche intelligente vaut au lecteur des photos souvent inédites.L’une et l’autre revues contribuent, dans leur sphère respective, au rayonnement international du Québec.C’est une dimension à ne pas sous-estimer au moment où l’austérité est hissée au rang de dogme collectif.Le goulot et le bourreau Q.UEBEC GILLES LESAGE LE GOUVERNEMENT, qui avait promis de légiférer moins et mieux que le précédent, n’aura pas de quoi pavoiser à cet égard, dans l’inévitable bilan de fin d’année.Non seulement la session automnale s’achève-t-elle dans la fébrilité et la bousculade la plus traditionnelle, mais il s’y ajoute une confusion et un désordre rarement égalés.Le goulot d’étranglement est tel que, pour sortir son gouvernement du pétrin dans lequel il s’embourbe, le leader parlementaire doit jouer de la guillotine comme un bourreau.Aussi paradoxal que cela paraisse, ce chaos vient en bonne partie de la réforme parlementaire mise en route sous le gouvernement péquiste.Entre autres effets, elle impose un calendrier rigide de deux périodes sessionnelles : l’une allant de la mi-mars à la Saint-Jean, l’autre, de la mi-octobre à Noël.En contrepartie, le gouvernement n’ayant plus le loisir de faire siéger l’Assemblée nationale selon son bon vouloir, il lui est demandé de présenter avant la mimai les projets qu’il veut faire adopter avant l’été, et avant la mi-novembre ceux qu’il tient à inscrire à son tableau de chasse annuel.Or, pour toutes sortes de raisons, relevant de l’improvisation pour certains projets, d’une stratégie savante pour d’autres, le gouvernement a attendu la date limite pour sortir ses gros canons.De la mi-octobre à la mi-novembre, c’était le petit trot.Soudain, c’est l’avalanche, la charge et la cavalcade.Coup sur coup, les ministres sortent de leur mante de magicien une quarantaine de projets de loi, dont les majeurs suivants, à adopter à la vapeur: construction (119), soins dentaires (124), charte de la langue française (140), services de santé anglophones (142), sécurité routière (127), forêts (150).Les deux derniers ne soulèvent pas d’objections fondamentales de l’opposition; au contraire, elle a voté en faveur de leur principe.Mais leur importance qualitative et quantitative (près de 700 articles pour le code de la route, 228 pour la réforme forestière) est telle qu’ils méritent un examen sérieux.Les péquistes, réduits à la portion congrue, se sont complus à cette étude, qui leur permettait de ménager leurs forces et de gagner du temps, de retarder quelque peu le rouleau-compresseur des quatre pièces de résistance.Hier, l’on était en bonne voie de compléter le travail sur le projet 127, tandis que moins du quart du projet 150 était accompli.Tant et si bien qu’après des séances intensives depuis quelques semaines, dont des marathons'nocturnes, aucun des quatre projets majeurs n’est adopté.Passons-les en revue rapidement.C’est en pleine nuit que l’Assemblée a entrepris l’étude du projet litigieux concernant la construction, qui a ensuite fait l’objet d’audiences publiques.Au début de cette semaine, la commission parlementaire a siégé quelque 22 heures, réparties sur trois jours.Jeudi, le gouvernement a mis fin de façon péremptoire - la fameuse clôture parlementaire - à ces délibérations, invoquant que seulement 3 des 60 articles étaient adoptés.Il est vrai que l’opposition a usé de motions préliminaires, dilatoires si l’on préfère.Mais les enjeux en cause sont tels que le gouvernement aurait dû mieux planifier ses travaux et les étaler sur une plus longue période que le sprint de décembre.En bousillant les étapes parlementaires et avec un autre coup de guillotine, il parviendra à ses fins, mais avec l’odieux du rouleau-compresseur.Le cheminement du projet 142 est encore plus déplorable, sinon cynique.Lundi soir dernier, Mme Thérèse Lavoie-Roux en a proposé l’adoption du principe.Il fut adopté mercredi apres une douzaine d’heures de débats, nocturnes en presque totalité, comme si la ministre avait peur de la clarté du jour.Puis, à l’étape de l’étude détaillée, elle refuse d’entendre les principaux organismes concernés, qui ont fait part d’inquiétudes et de réserves sérieuses, non pas sur les objectifs du projet, mais sur ses implications concrètes.Peine perdue.Pressée par le temps, «Mère Thérèse» balaie les objections.A son corps défendant, toutefois, elle doit reconnaître que son oeuvre, pourtant brève, a été mal fignolée.En catastrophe, elle modifie trois des neuf articles du projet original.Sans explications appropriées et sans documents à l’appui, de sorte que l’interprétation en diverge énormément entre LE DEVOIR et The Gazette.Hier, après une vingtaine d’heures de délibérations chaotiques, l’on s’attendait à ce que le leader gouvernemental doiv nouveau brandir le couperet veut ajouter le fleuron numéro à son maigre bilan.Et il devra y courir derechef, la semaine p chaine, s’il veut faire adopter projet 124 limitant les soins dent res gratuits pour les enfants.Au lieu de justifier une hâte il tempestive qui la rend suspecte, k premier ministre a cru bon, jeudi, de fustiger l’obstruction systématique du chef de l’opposition, l’accusant de fanatisme de façon à peine voilée.Le choix des épithètes de M.Bourassa a un arrière-goût amer: on se croirait revenu d’un coup sec à la pénible fin de son premier régime.Prenant exemple sur leur chef, la vice-première ministre et le leader parlementaire ont donné hier une triste performance, indice de fatigue accumulée certes, mais aussi d’une partisanerie débridée.Il faut dire que l’une et l’autre ont de quoi être excédés.Mme Lise Bacon tient à tout prix à faire adopter, du moins en principe, le projet 140 chambardant les organismes linguistiques.Elle voit le temps filer et sait qu’il manquera, à cause des multiples filibusters plus ou moins déguisés des péquistes, ces pelés, ces galeux, de qui vient tout le mal.Quant à M.Michel Gratton, qui doit essuyer la bourrasque causée par ses collègues - à qui il ne saurait s’en prendre publiquement - il se défoule sur le président, dont il mine dangereusement une crédibilité déjà amochée.Quel gâchis tout de même après un an.Le rituel parlementaire est un jeu continuel de souque à la corde, chaque parti tentant à qui mieux mieux de faire trébucher l’adversaire.Mais tout se passe comme si le gouvernement, mal inspiré ou conseillé, s’étant peu soucié d’un minimum de planification ou mesurant mal la vigueur d’une opposition qui prend du poil de la bête.partisane, improvise au jour le jour, joue à l’oreille.Du haut de sa morgue et de sa suffisance.Sans transparence et se moquant éperdument d’une information adéquate.Coincé, M.Gratton jure qu’on ne l’y reprendra plus.Par décret, les ministres devront présenter à la mi-janvier les mémoires menant à la présentation de projets législatifs pour la session du printemps.A la bonne heure.En attendant, il doit banaliser le rouleau-compresseur et la guillotine.Pauvre bourreau! LETTRES AU DEVOIR ¦ Comme au bon vieux temps ?TROIS manchettes du DEVOIR auraient dû attirer ce matin votre attention : les garanties données par la loi 142 à « toute personne d’expression anglaise » au Québec; les propos du député All-mand qui accuse Mulroney d’avoir partie liée avec les « extrémistes québécois » parce qu’il a émis l’avis que le visage français du Québec doit être conservé; l’exhortation à la patience que lance le ministre fédéral de l’Énergie à l’intention des francophones, 17 ans après la mise en application de la loi sur les langues officielles.Quand des Québécois se mobilisent pour défendre la langue française, comme ce sera le cas samedi 13 décembre, ce n’est pas par nostalgie du « bon vieux temps » ou pour organiser une soirée « rétro », c’est que, malheureusement, de telles soirées sont actuellement encore très nécessaires.— LUCIA FERRETTI Outremont, le 11 décembre.¦ Bravo à la FPJQ J’ESPÈRE que le projet de charte d’éthique professionnelle saura renforcer la profession journalistique et relever la qualité de l’information au Québec.Cette charte tant attendue reflète sûrement les réactions accumulées des journalistes face aux problèmes du phénomène de « concentration ».Il était temps, non seulement pour le bien du public mais surtout pour celui des journalistes qu’une charte soit mise sur pied afin de permettre une plus grande liberté de presse, qui ne soit constamment tributaire d’une autorité.En effet (on ne le dira jamais assez), Péladeau détient 47 % des quotidiens au Québec, Desmarais 31 % et Francoeur 19 %.Le pouvoir exercé par ces trois empires est sûrement la cause du « relâchement » indéniable chez certains journalistes.Plusieurs d’entre eux sont soit devenus,indolents, soit complices avec les grands conglomérats de l'information.Ce qui explique peut-être le désintérêt actuel et les commentaires négatifs du public face à la platitude de la presse écrite au Québec.Depuis quelques années, et plusieurs sondages le démontrent, les journalistes ont mauvaise presse.Dans le même souffle, la défection des lecteurs à l’égard des quotidiens s’accroît.La proportion de non-lecteurs de quotidiens, du moins chez les francophones de Montréal, est passée d’environ 20 % en 1969 à 37 % en 1976 et je serais bien curieuse de connaître le pourcentage de 1986.La qualité de l’information s’est détériorée au Québec, est-ce dû au contrôle subtil qu’exerce la « concentration » sur les journalistes ?Ces derniers semblent devoir faire dans plusieurs cas l’adéquation entre les informations et l’idéologie du journal (du propriétaire).L’adoption d’une charte permettra d’établir une norme commune à laquelle tous les journalis: tes devront se conformer.La profession y gagnera en valeur.Croisons-nous les doigts pour que cette charte suscite une plus grande vivacité, dans le fond comme dans la forme, au sein du milieu journalistique, ce qui tendrait vers une qualité supérieure de l’information au Québec.Voilà déjà un pas vers une information un peu moins fardée ! — NATHALIE DYKE Montréal, le 1er décembre.¦ Quel sens donner à Noël ?TOUTE FÊTE a le sens qu’on veut bien lui donner mais pour nous, contemporains, quel sens pouvons-nous donner à Noël ?Au temps des fêtes, tout reluit, tout flamboie dans les rues et dans les maisons, mais cette « ruisselance » trouve-t-elle un parallèle au fond des coeurs ?Que signifie Noël pour nous, gens du XXe siècle ?Le 25 décembre, c’est bien vite venu, vite passé, vite oublié.On décroche Noël avec les décorations dès le lendemain des fêtes.! Rares sont les gens qui trouvent, en cette période de l’année, une minute de réflexion profonde entre le minuit du 24 décembre et celui du 25.L’habitude, les fatigues, le magasinage, les dépenses et les tensions de toutes sortes en épuisent plusieurs qui en viennent à souhaiter que les fêtes disparaissent.Dans tout ce brouhaha de clinquants, de lumières et d’activités fébriles, il est facile de perdre de vue le sens de Noël et son message de paix, d'amour et de joie.Quels sont les gens à l’époque des fêtes qui trouvent un instant pour regarder les étoiles et oublier, ne fut-ce qu’un moment, le poids du terrible quotidien ?Énervées, appauvries, endettées ou esseulées, bon nombre de personnes cherchent en vain la présence ou le petit quelque chose à quoi s’accrocher à l’occasion de Noël.Et pourtant Noël, c’est tout cela, c’est l'espoir, c’est le plaisir d’un instant, c’est la paix avec soi et avec les autres.C’est la nudité de l’âme retrouvée au travers mille images qui nous hantent, c’est le recuil du coeur et de l’esprit face au branle-bas à demi civilisé que la commercialisation à outrance d’une fête religieuse a vidé de son sens premier : « la naissance de l’enfant-Dieu ».Joyeux Noël, à tous, pourvu que cette fête pour vous ait un sens — quel qu’il soit.— GUY MILOT Montréal, le 9 décembre.¦ Elles coûteraient moins cher Lettre adressée à M.Paul Gobeil, Conseil du Trésor.LE COMITÉ provincial des malades déplore vivement que plusieurs milliers de personnes handicapées ne puissent recevoir de l’Office des personnes handicapées l’aide dont elles ont besoin pour éviter l’hospitalisation.Ces personnes handicapées coûteraient beaucoup plus cher à l’État si elles étaient admises en centre d’accueil ou en centre hospitalier.Elles ont le courage et la débrouillardise de vouloir demeurer à domicile et d’être traitées comme des citoyens à part entière et à part égale.Ces personnes méritent un secours d’urgence.Un secours qui devrait être soigneusement prévu et maintenu .et étendu à beaucoup d’autres handicapés susceptibles de se passer des services de santé en institution.— CLAUDE BRUNET président Montréal, le 14 octobre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal.H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diftuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, bout.Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON À DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour Information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 ¦ A-9 DES IDEES, DES EVENEMENTS La drôle de négociation ON POURRAIT voir, dans les récentes déclarations du ministre Marcel Masse ou du premier ministre du Canada Brian Mulroney, une manoeuvre politique pour consolider, en prenant le train linguistique en marche, des assises trop fragiles au Québec.Leur appui assez direct donné ces derniers jours aux défenseurs du français au Québec portera peut-être quelques dividendes en ce sens mais ce serait mesquin de ne pas y voir l’expression d’honnêtes sentiments de Québécois pour qui, même vu d’Ottawa, il y a des limites à ne pas franchir.Par un curieux revirement de situation que seul un système politique aussi peu raffiné que notre régime parlementtaire monarco-pré-sidentiel presque naturellement bipartite peut permettre, on trouve aujourd’hui au sein de la députation conservatrice et du gouvernement fédéral plus de Québécois franchement nationalistes qu’il n’y en a chez les libéraux de Québec.Les Monique Vézina, Marcel Masse et Brian Mulroney n’ont en effet aucune leçon à recevoir de leurs collègues libéraux, canadiens ou québécois, quant à l’interprétation à la compréhension et même à la définition pour l’avenir de ce que l’on pourrait appeler les paramètres futurs d’une société québécoise viable, dans le Canada.Certes, ils n’ont pas l’appui d’une majorité de leurs collègues conservateurs et Ton trouve sans doute dans ce parti des anti-Québécois encore plus féroces que les quelques reliques qui survivent ou s’agitent, chez les libéraux fédéraux, comme ceux qu’on a vu se lever au congrès, portant le foulard Turner à leur cou après avoir essayé par tous les moyens de tordre celui du chef.Il faut se rappeler que la prise de position de Marcel Masse et de Brian Mulroney, au sujet du fait que le français ne devait pas reculer au Québec, se situe parfaitement dans le discours constant de ces hommes politiques depuis aussi toujours.En fait, ce sont eux et des gens comme Joe Clark qui ont donné au Parti conservateur un profil constitutionnel ouvert mais qui n’est peut-être pas crédible chez les radicaux anglophones et qui a de la difficulté a se trduire, par voie de conséquence, dans des gestes concrets envers le Québec.Ce nouveau profil n'en est pas moins fondamentalement different et somme toute plus intéressant que la récente position des libéraux fédéraux.En effet, la position des libéraux fédéraux, très proche finalement de celle des libéraux provinciaux, si elle a quelque peu bougé, n’est pas encore radicalement différente de ce qu’elle était auparavant.Elle est même loin de celle qu’énonçait John Turner en 1976 devant le Canadian Club de Toronto, et encore plus de celle de Pearson, dans les années 60.Pour les libéraux, de Québec comme d’Ottawa, il n’y a au pays que des individus ; les collectivités n’y ont de droit, à l’occasion, que comme minorités.La seule majorité qui existe, c’est la majorité multi-ethnique, multi-cul-turelle et multi-linguistique de l’ensemble du Canada.Tout le reste, Québec et fait français, ne sont pour eux que des traits du Canada passé, le reflet de minorités réelles mais de minorités quand même.Dans ses demandes et ses revendications d’aujourd’hui, le Parti libéral du Québec va même moins loin que ce qu’il décrivait comme le minimum essentiel dans son livre beige pré-référendaire.Malgré tout, cette réduction, version 1986, d’une position déjà rétré- cie, est jugée encore inacceptable, tant par les libéraux que par les establishments administratif et politique du gouvernement fédéral actuel.Envers le Québec, la ligne de fond, celle de la haute fonction publique fédérale, c’est la ligne dure et elle transcende les partis surtout si on les sent « de passage » au pouvoir.Pour ce qui est des premiers ministres des provinces, sauf peut-être pour l’Ontario et pour des raisons plus complexes qu’on ne peut les imaginer, ils ont comme c’est normal le nez collé sur la vitre qui les sépare tout en les unissant à leur électorat.La constitution n’est pas une priorité, le pays fonctionne très bien aujourd’hui et le fait que que permet d'une part la troupe anglophone de leur parti et que ce que demande, d’autre part, sans y mettre tout le coeur et le courage nécessaire, un gouvernement du Québec aussi peu enthousiaste pas du tout convaincu de l’importance à moyen et long terme de toutes ces questions constitutionnelles.Il est assez facile d’imaginer ce qui pourrait arriver de mieux, s’il y avait quelque ferme volonté politique à Québec, au-delà de la satisfaction du court terme immédiat et électoral.Dans une prise de position aussi perspicace, cohérente, qu’intelligente et même généreuse, l’ex-premier ministre Joe Clark, devant l’auditoire sélect des conférences Gray Memorial tenues an- « Depuis mai 1980, il n’y a plus de rapport de force et il n’y a plus de volonté partagée de changement réel ; on ne peut que voir venir une bien drôle de négociation » le Québec n’ait pas été de l’accord de 1982 n’a engendré ni révolution ni même grognements de quel-qu’importance.C’est dans ce contexte que dicu-tent, à la pièce et à la petite semaine, quelques dizaines de fonctionnaires éparpillés ici et là à travers le pays et c’est dans ce contexte aussi que Gil Rémillard, un peu comme chef syndical en demande mais qui n’a aucun mandat d’utiliser quelque moyen de pression que ce soit, devra s’attendre à avaler, à peu près inchangée, l’offre patronale inacceptable mais néanmoins servie, bleu ou rouge, peu importe.Brian Mulroney, tout premier ministre qu’il soit, Joe Clark ancien premier ministre et les autres pro-Québécois du cabinet et du caucus conservateur peuvent difficilement aller plus loin dans les faits que ce nuellement à l’Université de Toronto, a ouvert une grande porte.Personne n’y entre.LE DEVOIR du samedi 21 avril 1984 reproduisait le texte intégral de cette conférence sous le titre « Le Canada et le nationalisme québécois » et résumait ainsi, en sous-titre, l’essentiel du propos de Joe Clark : « le nationalisme est trop fortement ancré dans la société québécoise pour s’éclipser de sitôt, d’autant plus que ses aspirations n’ont pas été satisfaites et que les problèmes qui ont provoqué l’émergence du mouvement indépendantiste n’ont pas été résolus.» Parlant de l’accord intervenu à dix contre un, au sujet du rapatriement de la Constitution, Joe Clark disait : « or, après plus de cinquante ans, ces gouvernements ont refusé d’attendre quelques semaines de plus.Ce faisnt, ils ont donné LES ANNEES Q.UI VIENNENT JEAN-PAUL L’ALLIER une arme de plus aux futurs sépa ratistes québécois.Il leur ont fait comprendre à quel point leur présence dérangeait dans la Confédération en leur présentant le symbole parfait de leur aliénation : un document adopté à dix contre un, approuvé par tous les partis de tous les parlements à majorité anglaise et rejeté par les deux partis de Tunique parlement à majorité française.Malheureusement, il y a dans le document constitutionnel plus qu’un symbole du rejet du Québec.Il y a lé fait qu’on a délibérément laissé de côté la question du partage des pouvoirs qui était pourtant la préoccupation première de la plupart des Québécois engagés dans cette démarche.Il y avait aussi, dans la formule d’amendements originale, un mécanisme pour empêcher les gouvernements provinciaux d’amender la Constitution du pays.C’était tout le contraire du fédéralisme souple, et on se demande aujourd’hui comment les Québécois vont réagir au fait que le Canada anglais a approuvé à l’unanimité une constitution qui va à l’encontre de leur nationalisme légitime.Mais il y a peut-être plus important que la réaction du Québec, il y a surtout la réponse que le Canada anglais va lui donner lorsqu’il réagira.» Un peu plus loin, il ajoute : « le conflit entre le régime Trudeau à Ottawa et les nationalistes au Québec résulte d’une conception fondamentalement différente de la philosophie sociale et de la façon de comprendre la société.En deux mots : l’individualisme libéral, opposé à une conception qui privilégie la cohésion sociale ou culturelle, la conscience communautaire et l’identité collective.Cette divergence de vues conduit à des définitions différentes d’un terme, à des perceptions non convergentes de la réalité sociale.En conséquence, on se réfère à un ordre de priorité différent.» Il termine son propos en disant : «Je vous avoue que ma perception est influencée par la croyance que ce nationalisme ne doit pas disparaître.Il est une source de définition et de dynamisme pour le pays tout entier.» Ce discours est celui d’un homme d'État plutôt que d’un politicien.Il vient s’ajouter aux milliers de pages des rapports des commissions royales d’enquête fédérales, des analyses, des discours et des expressions de ceux qui perçoivent le Québec comme un tout à l’intérieur du Canada et non pas comme un agglomérat d’individus dont les spécificités et les traits culturels sont plutôt un élément du problème que des éléments de solution par rapport à l’avenir du pays, Canada ou Québec.Mais voilà, toute négociation, sauf les négociations de boutique ou le contremaître est aussi porte-parole syndical, est un rapport de force.Depuis mai 80, il n'y a plus de rapport de force et il n’y a plus de volonté partagée de changement réel ; on ne peut que voir venir une bien drôle de négociation.Droits élémentaires bafoués en LIBRE OPINION YOLANDE GEADAH LE BILAN des violations des droits humains des Palestiniens par Israël est très lourd.Malheureusement, il se trouve très peu publicisé dans la presse occidentale.Pourtant on n’hésite pas à faire les manchettes sur le « terrorisme international », qui a fait récemment des victimes en Europe et ailleurs, et on s’entend même à dire que cette situation inquiétante est alimentée par le conflit israélo-palestinien.Fait curieux, le vacuum quasi total créé autour de ces violations devient un rempart intellectuel assez efficace dès qu’on essaie d’aborder le sujet.Réaction d’incrédulité ou même de suspicion face aux individus, médias ou organismes qui tentent de briser le silence autour de cette question, alimentée par des accusations d’anti-sémitisme, ou encore d’accusation d’être à la solde de tel ou tel régime.Pourtant ces affirmations sont amplement documentées par diverses sources telles que : l’Association des droits civils en Israël, la Ligue israélienne des droits humains, le Comité international de la croix rouge, Amnistie internationale, etc.Voici donc très brièvement quelques exemples de ces nombreuses violations dans différents domaines, dont les récents événements de Ramallah ne constituent que la pointe de l'iceberg.Meurtres et attentats politiques Durant la seule année 1985, les policiers israéliens ont assassiné 10 Palestiniens des territoires occupés, incluant deux enfants, et quatre autres ont été abattus dans un échange de coups de feu sur les collines de Hébron, au mois d’octobre 1985.Sept autres sont des morts « accidentelles », dues à des coups de feu ouverts sur la foule par des soldats israéliens lors d’incidents « de sécurité » Même si on ne compte pas les morts « accidentelles » ces assassinats reconnus, au nombre de 14 durant l’année 1985, équivaudraient pour le Canada, toute proportion gardée, à 420 assassinats de citoyens par la police, ce qui est un chiffre assez inquiétant.La torture et les traitements inhumains et dégradants à l’endroit des prisonniers palestiniens sont pratique courante en.Israël ; un récent rapport d’Amnistie internationale vient de le confirmer et de nombreux témoignages indiquent que la torture n’est pas le fait isolé de certains interrogateurs trop zélés.Les traitements inhumains ne se limitent pas aux prisonniers.Les citoyens ordinaires palestiniens sont également soumis à divers moyens d’intimidation.Il arrive par exemple, que les autorités d’occupation forcent les hommes d’un village à se tenir debout pendant de longues périodes sur un seul pied avec les mains sur la tête ou avec leurs pantalons baissés, les obligeant sous la menace et les injures a marcher à quatre pattes, à dancer ou à braire comme un âne, et même à embrasser le postérieur d’un âne.Toutes ces méthodes et bien d’autres sont destinées à humilier la population palestinienne et à briser son moral et son désir de résistance.Arrestations arbitraires Il y a présentement près de 3,500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes.Un certain nombre des prisonniers libérés lors de l’échange de prisonniers, dont les médias ont fait grand état en mai 1985, ont été réarrêtés sans nouvelles accusations, mais sans publicité cette fois.Les détentions administratives, très utilisées par les autorités israéliennes, permettent d’arrêter n’importe quel Palestinien pendant six mois sans aucune accusation et sans autre procès.À cela s’ajoutent les déportations, généralement menées de nuit pour éviter publicité et moyen de résistance.Depuis 1967,2,000 Palestiniens des territoires occupés ont été déportés, pour la plupart des personnalités influentes dans leur communauté.Les soldats israéliens et le personnel de sécurité sont autorises à entrer par la force pour fouiller toute maison privée ou toute institution dans les territoires occupés.Dans de nombreux cas, ces fouilles brutales accompagnées de coups de feu et de chiens policiers entraînés à l’attaque infligent des blessures aux habitants et des dommages matériels à leur propriété.Il arrive fréquemment que les colons juifs, encouragés par leur gouvernement à s’installer dans les territoires occupés, saisissent eux-mêmes des terres palestiniennes, expulsant leurs propriétaires par la force, arrachant des arbres et des vignes et causant des dommages irréparables aux récoltes.Respect de droits civils Les libertés d’expression et les libertés académiques sont gravement compromises dans les territoires oc- cupés.Contrastant avec la liberté de presse dont jouissent les journaux israéliens, d’ailleurs beaucoup plus critiques de l’État d'Israël que ne le sont nos journaux ici, les journaux palestiniens sont fréquemment fermés pendant des semaines et des mois.Tous les articles publiés par un journal palestinien doivent être soumis à la censure avant publication ; même des articles traduits de la presse israélienne sont quelquefois refusés par la censure pour publication dans les territoires occupés.En ce qui concerne les libertés académiques, le gouverneur militaire a un droit de regard sur tout programme et manuel d’enseignement dans les territoires occupes et sur l’engagement des professeurs et de tout personnel dans les universités palestiniennes, sans compter le contrôle sur les étudiants à qui le gouverneur militaire peut accorder ou refuser le droit de s’inscrire à l’Université.[.] Liberté de déplacement Les déplacements des Palestiniens dans les territoires occupés sont limités par diverses mesures.Comme, par exemple, la nécessité pour tout Palestinien de 16 ans et plus de détenir en tout temps une carte d’identité, issue par le gouverneur militaire, sous peine d’arrestation.Or, comme il arrive fréquemment que la police saisisse les cartes, ça signifie pratiquement que leurs détenteurs doivent rester à la maison pour éviter d’être arrêtés.Il existe aussi de nombreux cas d’assignation à résidence.D’autre part, les Palestiniens des territoires occupés ne sont pas autorisés à passer la nuit à l’intérieur d’Israël, même s’ils y travaillent tous les jours comme cheap labor dans «1 w vntre ordWW*r I LE LIVRE DE LOTUS 1-2-3 version 2 Ouvrage d'initiation et de référence à ce logiciel professionnel (version 2) 45,95$ fichiers en Basic LE LIVRE surPE MIMkr Ct MfiMItMl ftrlMRUMlRtt n InM trtmrl DE LOTUS 1-2-3 VERSION 2 mmrfiwM MÊÊÊSS^l «tôtBStB DIFFUSION Prologue inc Tél.: (514)332-5860 Ext.: 1-800-361-5751 FICHIERS EN BASIC SUR PC Outil de référence pour Basic Microsoft, surtout sur les manipulations de fichiers.39,50$ Votre service Psi-Cause Palestine les entreprises israéliennes.C’est le cas de près de 100,000 ouvriers palestiniens des territoires occupes qui doivent voyager tous les jours matin et soir pendant de longues heures pour revenir passer la nuit dans leur ville.j.] Naturellement, toutes ces pratiques de contrôle et de répression ne s’appliquent qu’aux seuls Palestiniens et non aux citoyens et résidents juifs en Israël.Ailleurs, un tel système politique discriminatoire s’appelle Apartheid.C’est dans ce contexte de privation des droits humains les plus élémentaires que certains individus, vivant en territoires occupés ou en-exil, (indépendamment de leur source d’appui extérieur) n’ayant pas les moyens de s’en prendre à la cause véritable de leur mal, s’en prennent à des symboles de la puissance occupante causant ainsi la mort de nombreuses victimes innocentes.Le jour où l’Occident accordera autant d’intérêt au terrorisme à grande échelle subi par le peuple palestinien qu’il n’en accorde actuellement aux actes terroristes perpétrés à travers le monde par quelques individus, on commencera peut-être alors à entrevoir une véritable solution au problème avant qu’il ne nous engloutisse dans un conflit mondial dont Tissue serait des plus catastrophiques, et pas seulement pour les Palestiniens ou les Israéliens.de notre tem|W L'ÉMISSION .DES CHIFFRES ET DES LETTRES » EST DIFFUSEE A 18 HEURES 30 SUR TVFQ (reprise a 11 h 30) SÇ» RENAUD-BRAY 7 jours par semaine 5219, Côte-des-Neiges — (514) 342-1515 ,Utiq«e -rTTÏe O L’univcrs’tc a Canadair La dénatalité ««*»«,»» s’o“" A H""' HIVER 1986-87 NO 16 L’Analyste ne reçoit pas de subventions.Elle ne coûte que son prix et elle le vaut.Luminaire Michel Bédard: Une autre étape Éditorial Jacques N.Tremblay: L’université et le politique L’Actualité Olivier Michaud: Les médecins endoctrinés • Jean-Luc Landry: À propos des déficits gouvernementaux • Serge A.Poire: A.-C., c’est assez • Thomas Molnar: Les États-Unis vus d’Extrême-Orient • Yves Côté: Priorités pour l’armée canadienne • Ivan Guay: Le chauvinisme provincial n’est pas une politique Canadair: une fausse privatisation • Jean Roy: Rêver ou bâtir la paix • Natalie Boulanger: Les intérêts cachés du rapport Caplan-Sauvageau • Jean Roy: La guerre servie à la moderne • Octopus: Requiems • Antoine et Brigitte: Personne n’en veut.Jean Pellerin Nicole Jetlé-Soucy Ginette Laliberlé Gérard Bélanger Ludmilla Perepiolkina Jean-DidierVincent Julien Freund Daniel Girard Gérard A.Monlifroy XXX Perry Niro Guy Brouillel Essais ef éludes Des publics multiples Données et problème de l’immigration Linguistique et enseignement du français La protection de l'environnement Le nationalisme et la culture en URSS La biologie des passions Le libéralisme européen La présence soviétique en Afrique 1.'Afrique Notes sur l'Afrique Le Canada et les pacifistes La désinformation ou les sourds complets l’analvste A SOULIGNER Jacques Henripin Pouvoirs publics et natalité Linda Denis Jean-René Éthier Éric Sabourin Georges Allaire Nos suggestions Jean-Luc Routhier Éric Sabourin Lise Gascon Arts et lettres L'oeuvre de Dieu et la part du Diable Thérèse sous traitement de choc Rire jaune Quand la mort se fait applaudir Cotta.Gennari.Hausser, Renaud, etc.En marge de La flûte enchantée L'OSM, le succès par l’excellence La psychologie de l'art Sur un autre ton Jean-Paul Desbiens Se dire, c’est tout dire XXX Dictionnaire de L'Analyste Guy Brouillet Accent aigu Popularité Grossesse masculine Chili - Afrique du Sud La pension du maire Les mots à la mode Abonnement annuel au Canada (4 numéros): 35,00$.Autres tarifs sur demande.S’adresser à Periodica, C.P.444, Outremont (Qué.), H2V 4R6 — Tél.: (514) 274-5468 Pour tout autre renseignement: (514) 383-1609 ou L’Analyste.Case postale 504, Succursale postale Bourassa, Montréal (Qué ).CANADA.H2C 3G8 * I A-10 ¦ Le Devoir, samedi 13 décembre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Drapeau commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur.De 1967 à 1971, M.Drapeau a été représentant du Canada au Bureau international des Expositions à Paris.Montréalais de naissance, avocat admis au barreau en 1943, M.Drapeau s’est d’abord fait connaître par sa participation à une enquête sur la moralité à Montréal, présidée par Me Pacifique Plante.Il a obtenu des doctorats honorifiques de l’Université de Moncton (1956); de l’Université de Montréal (1964); de l’Université McGill (1965); des universités Loyola et de la Nouvelle-Orléans (1966); des universités Laval et Sir George Williams (1967).Le nouvel ambassadeur du Ca- .nada à l’UNESCO entre immédiatement en fonction et succède à M.Ian C.Clark.4 Un Tupolev souligné qu’il y avait apparemment un épais brouillard sur Berlin au moment de la catastrophe.L’ADN a précisé que 73 passagers et neuf membres d’équipage se trouvaient à bord de l’appareil, qui venait de la ville soviétique de Minsk, située un millier de kilomètres au nord-est de Berlin.Les images diffusées par la télévision est-allemande montraient que l’avion était en plusieurs morceaux sur son point d’impact, les pompiers essayant de redresser les tôles tordues.L’essentiel du fuselage semblait avoir brûlé.Des morceaux de l’appareil pouvaient également être aperçus dans des arbres proches.La photographe Elke Bruhn-Hoff-mann, de l’AP, qui s’est dirigée vers les lieux du drame avant d’être ar- 13 décembre par la PC et l’AP 1983: la marine américaine ouvre le feu sur des batteries de DCA installées en territoire sous contrôle syrien, dans les montagnes du Liban.1983: tempête de verglas au Québec: un demi-million de Montréalais sont privés d’électricité pendant 36 heures.1979: la Cour suprême déclare inconstitutionnels certains aspects de la loi faisant du français la langue officielle du Québec; du même coup, elle annule une loi adoptée en 1890 au Manitoba faisant de l’anglais la seule langue officielle de cette province.1979: le gouvernement Clark est défait aux Communes par 139 voix contre 133 à la suite d’une motion de censure déposée par les libéraux au sujet du budget Crosbie; l’ayatollah Khomeini autorise des observateurs neutres à rendre visite aux otages américains détenus à Téhéran.1978: Jacques Cossette-Trudel, l'un des trois felquistes responsables de l’enlèvement de James Cross, rentre au pays en compagnie de sa femme, venant de Paris.1972: les astronautes d’Apollo-17 déposent sur la Lune une plaque à la gloire de la paix.1966: premiers bombardements américains sur Hanoi.1962: les Ktats-Unis mettent en orbite un deuxième satellite de télécommunications, le Relay I'.1958: les Américains placent un singe sur orbite dans l’ogive d’une fusée Jupiter.1916: près de neuf mille soldats austro-hongrois sont tués par des avalanches dans les Alpes.Ils sont nés un 13 décembre: le poète allemand Heinrich Heine (1797-1856); l’ingénieur allemand Krnst Werner von Siemens (1816-1892); l’acteur Dick Van Dvke (1925 ).rêtée par la police, a rapporté par ailleurs que l’avion semblait s’être écrasé dans un bois situé en bordure des limites de la ville de Berlin-Est.Cela semble donc éliminer les risques de victimes habitant sur place.Des témoins ont affirmé à Mlle Bruhn-Hoffmann que l’accident s’était produit vers 17h30 après la tombée de la nuit, dans un épais brouillard.Le lieu de la catastrophe est à environ trois kilomètres de l’aéroport Schoenfeld, selon elle.Des centaines de policiers est-allemands étaient déployés pour limiter l’accès aux lieux de l’accident, hormis pour les véhicules officiels de secours, selon Mlle Bruhn-Hoffmann.Entre 650 et 700 Tupolev-134 — qui sont de la taille du Boeing-737 et ont une capacité de 90 passagers — sont en service actuellement et sont essentiellement utilisés par 1’Aeroflot et la compagnie est-allemande Inter-flug.4 Mulroney vateur, Madame Blais-Grenier retient néanmoins des aspects positifs, notant que ce gouvernement a as-' saini les finances publiques, donné une nouvelle vigueur à l’activité économique du pays et posé les premiers jalons de son objectif de réconciliation nationale.Personnellement, elle se réjouit d’avoir contribué à établir un consensus national sur l’urgence d’intervenir pour protéger l’environnement.De ce passage au pouvoir, elle garde le mauvais souvenir d’avoir été injustement accusée de dilapider les fonds publics dans de somptueuses dépenses, une « campagne de dénigrement » qu’elle attribue à des éléments anglophones de la presse, de l’opposition et « peut-être » même de son propre parti, une campagne qui avait « une odeur sexiste ».Concernant les difficultés qui ce cessent d’accabler le gouvernement Mulroney et l’impopularité des conservateurs dans les sondages d’opinion publique, Mme Blais-Grenier est d’avis que les scandales qui ont marqué les activités de certains ministres n’en sont pas le principal facteur.Cette désaffection populaire, elle l’attribue davantage au caractère maladroit des interventions du gouvernement dans des dossiers majeurs comme l’indexation, le pension de pré-retraite et l’assurance-chômage.Ce qui lui fait dire que le problème de ce gouvernement en est un, essentiellement, de communication avec la population.A qui la faute?A « l’état-major » du premier, auquel elle suggère de sortir des ornières de la partisanerie malsaine et stérile pour prendre une bouffée d’oxygène, de se mettre à l’écoute du peuple, de faire appel aux idées de l’extérieur, à travers un « comité de sages », constitué d’éléments dynamiques apolitiques, de diverses tendances et de différents milieux de la société.A vrai dire, cependant, Suzanne-Blais Grenier entretient bien peu d’espoirs que ses voeux se réalisent.Aujourd’hui, elle ne se sent plus à l’aise au sein du Parti conservateur, ce qui la pousse à une remise en uestion de son avenir politique, ette réflexion l’amènera à prendre une décision tôt ou tard.D’ici là, elle se battra pour que les simples députés puissent s’exprimer librement en Chambre.« Quand les députés veulent intervenir, on leur demande de ne pas embarrasser les ministres ».Elle plaidera également pour la démocratisation du financement des partis politiques, en proposant au gouvernement de légiférer de sorte que soient interdites les contributions des compagnies, que soient limitées à $5,000 les contributions des citoyens et que soient dévoilées ies sources de financement.Dans son plaidoyer en faveur d’un Québec unilingue français, Mme Blais-Grenier allègue que plus les Québécois francophones se feront revendicateurs de leurs droits, plus le Canada anglais s’adaptera à la réalité de la dualité culturelle.Ce Québec unilingue français, elle le croit possible tout en respectant les droits de la minorité anglophone, une minorité qu’elle estime comblée, avec deux universités anglophones.« Si mes enfants veulent travailler en français, ils n’ont qu’un choix: le Québec.Si les Anglais veulent tra- WEEK-END SAMEDI Les Petits Frères des pauvres organisent une grande vente de garage, aujourd’hui de 10 h à 16 h 30 à la boutique des Petits Frères (1457, rue Gilford, angle Garnier).527-8653.¦ La Maison des jeunes de Laval a besoin .de vos vieux coussins ! Si vous en avez un ou plusieurs dont vous ne voulez plus, il nous fera plaisir d’aller les chercher : Johanne Couture, 668-3954.Jarrv est - métro Jarrv).627-1661.¦ La librairie Hermès vous invite à rencontrer le Dr Paul David et Alain Jacques, aujourd'hui de 14 h à 16 h au 1120, avenue Laurier ouest.274-3669.¦ Soirée bolivienne avec Jilakata, ce soir à 20 h 30 au Caf’Tiers (4933, rue de Grand-pré - métro Laurier).843-7112.DIMANCHE Le Centre communautaire de loisirs de la Côte-des-Neiges est à organiser un club de ski de fond qui fera huit sortie, les dimanches du 11 janvier au 1er mars.On se renseigne au 733-1478.¦ Rencontre « à l’écoute de la spiritualité de Charles de Foucauld », aujourd’hui de 9hl5à 17 h à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde (1110, rue Mansfield - métro Peel).768-0989.¦ Vêpres du 3e dimanche de l'Avent présidées par Mgr André-Marie Cimichella à la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde (angle Dorchester et Mansfield -métro Peel).866-1661.¦ Mgr Paul Grégoire conférera l’ordination sacerdotale à M.Gérard Martineau, aujourd’hui à 16 h à l’église Saint-Charles (2115, rue Centre).932-5335.Un encan organisé par le Curateur public du Québec, avec Iégorde Saint-11 ip-polyte comme encanteur, aujourd’hui des 9 h à l’entrepôt du Curateur (7245, rue Clark).873-4930.¦ Party de Noël organisé par le R.S.D.O., à la salle communautaire Glanaladale (164, chemin l.akeshore, à Pointe-Claire), ce soir à 19 h.¦ Les Émotifs anonymes et le groupe Revivre vous invitent a venir partager avec d'autres ayant le désir d’acquérir la santé émotive, tous les samedis à 20 h au 25, rue Chants traditionnels de Noël avec les chanteurs de Musi-4, ce 14 décembre à 14 h à la salle d’animation de la bibliothèque d’Anjou (7500, avenue de Concourt).¦ CAMMAC invite des chanteurs et joueurs d’instruments d’orchestre à la lecture à vue de Noël, la Messe en do de Haydn, dirigée par L.Lavigueur, ce dimanche de 15 h à 17 h à la salle de l'église Saint-Matthias (10, rue Churchill, à la Côte-Saint-Antoine).486-8292.¦ « Sons et brioches » du dimanche ayant pour thème « les instruments de l’orchestre ».Aujourd'hui à 11 h, exceptionnellement au théâtre Maisonneuve, un spécial Noël avec quatuor vocal.¦ Messe commémorative pour les victimes de la loi martiale en Pologne, organisée par le Congrès canadien polonais, aujourd'hui à 14 h â la cathédrale Marie-Reine-du-Monde (boulevard Dorchester ouest).486-6595 ou 735-5974.¦ Brunch du dimanche.de midi à 15 h au Caf’Tiers.Aujourd'hui, décembre le collectif Nicabec en profitera pour tenir une exposition-vente-information au profit du Nicaragua, au 4933, rue de Grandpré (métro Laurier).843-7112.¦ Conférence « Pour la suite de Miro » aujourd’hui à 15 h, avec Jean-Louis Prat, directeur de la Fondation Maeght, à l’auditorium du musée des Beaux-Arts de Montréal.285-1600 vailler en anglais, ils ont de multiples choix.Ils ont même le choix de travailler en anglais dans certains coins du Québec.Il y en a qui ne parlent jamais un mot de français à Montréal ».Suzanne Blais-Grenier conclut; « Le Québec, c’est le dernier bastion du français».4 Le PQ d’autre.Tel qu’amendé, le projet de Mme Lavoie-Roux prévoit qu’un programme d’accessibilité à des services en anglais doit être élaboré par un conseil régional (CRSSS) et approuvé par le ministre.Des sous-amendements péquistes visent à baliser cette obligation de portée trop générale.Le PQ veut que chaque conseil régional concerné soit désigné par le gouvernement, qui identifie par règlement les établissements.Au lieu d’une désignation arbitraire par la ministre, selon le PQ, il faut un contrôle parlementaire des décrets gouvernementaux, qui feraient l’objet d’un examen par la commission des affaires sociales avant leur adoption.D’autres sous-amendements péquistes visent à éviter que l’allocation des ressources fasse l’objet de contestation judiciaire, sur la base des droits et obligations conférés par le projet 142.Ainsi, le gouvernement ne pourrait diminuer les ressources affectées à des programmes desservant les diverses communautés culturelles du Québec.De même, l’application du droit à des services en langue anglaise ne devrait pas donner lieu à des poursuites pénales contre des personnes, demande l’opposition.A l’appui de ses amendements, M.Johnson explique que le projet gouvernemental ne fait pas que garantir à la minorité anglaise des droits historiques; il va judiciariser des droits.Ce que The Gazette a bien compris, dit-il, citant un extrait du principal éditorial d’hier.« S’il arrivait, y lit-on, que les principaux établissements anglophones, tel le Centre de services sociaux Ville-Marie, ne peuvent exercer le mandat de desservir les anglophones de toute leur région et même au-delà, la loi devrait etre contestée.» C’est là que la loi 142 va mener, insiste M.Johnson, parce que la démarche est mal préparée et mal engagée, et elle va perturber profondément le réseau des affaires socia- les.Il demande à M.Bourassa de retirer le projet, fait sans consultation et qui manque de cohérence.Selon lui, le gouvernement s’en remet aux juges, au lieu de baliser l’exercice des droits dans les lois fondamentales.D’autre part, en réponse au député Gérald Godin, Mme Bacon dit que l’Office de la langue française a fait plusieurs pressions sur les hôpitaux anglophones pour qu'ils desservent les francophones dans leur langue.« Nous tentons d’améliorer la situation de mois en mois », ajoute-t-elle, se défendant d’intervenir dans le travail de l’Office.Sa collègue, Mme La-voieRoux, assure qu’elle interviendra si on lui signale des hôpitaux délinquants.Ce qui n’a pas été le cas à ce jour.Elle raopelle que tous les établissements doivent se conformer à la loi 101.M.Johnson estime que la ministre aurait dû, avant de procéder par le projet 142 qui affectera les transferts de ressources, s’assurer de l’accessibilité en français aux services de santé.La ministre s’engage à faire observer la loi si des plaintes sont portées à son attention.De plus, elle promet de vérifier l’observance de postes obligatoirement bilingues dans les hôpitaux anglophones de la région montréalaise.4 Washington canadien à Washington, Allan Go-tlieb, s’activait pour obtenir des précisions des membres du comité de renseignement, M.Durenberger lui aurait dit de ne pas s’inquiéter.Cette affaire ne présenterait selon lui aucun problème pour le Canada.Parlant à quelques journalistes, le sénateur Durenberger a dit : « Il y a une couple de Canadiens qui sont impliqués dans un marché financier.Cela n’a pas d’implication pour le Canada.Ce sont des individus.Je ne les perçois pas comme des Canadiens car ce sont tout simplement deux gars qui avaient de l’argent et qui voulaient faire un profit».Selon des informations présentées par le directeur de la CIA plus tôt cette semaine au comité sénatorial des affaires étrangères, ces individus auraient réalisé qu’ils allaient perdre une dizaine de millions.Ils se seraient ouverts de leurs difficultés à une personne, M.Roy Furmark, lequel a informé M.Casey en disant qu’ils menaçaient de tout révéler.Le gouvernement canadien a été pour sa part complètement pris au dépourvu par les révélations de M.Casey.Ignorant tout de cette affaire, le ministère des Affaires extérieures avait, jeudi, de la difficulté à réagir.On avait mis à l’oeuvre les fonctionnaires des Affaires extérieures, l’ambassadeur à Washington et le Service de renseignement de sécurité.On avait refuse cependant de mettre la GRC à l’oeuvre.Hier matin, les autorités canadiennes semblaient être retombées sur leurs pieds.Le vice-premier ministre, M.Don Mazankowski, indiquait aux Communes que la GRC avait eu le mandat de faire enquête.Il précisait aussi que les autorités canadiennes avaient pris contact avec le chef de la CIA ainsi qu’avec les membres de divers comités du Congrès américain.L’ambassadeur Gotüeb aurait également eu des contacts avec la Maison-Blanche.D’autre part, on a demandé la collaboration de l’ambassade d’Israël.Ce pays a permis aux armes vendues à l’Iran de transiter par son territoire.Le vice-premier ministre a rejeté la suggestion des partis d’opposition voulant que le premier ministre Mulroney intervienne auprès du président Reagan.Les choses doivent suivre leur cours normal, a-t-il dit.Pour l’instant les contacts au niveau politique se font au niveau ministeriel.Participant à une conférence des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN, le ministre canadien Joe Clark a ainsi pu discuter, hier, brièvement de cette affaire avec le secrétaire d’État américain, M.George Schultz.Selon le ministère des Affaires extérieures, ce ne fut en réalité qu’un aparté de deux minutes.Il est apparu que M.Schultz n’avait rien de nouveau à offrir à M.Clark comme information.Rappelons que M.Schultz s’est plaint d’avoir été tenu dans l’ignorance sur la préparation et le déroulement de cette opération.Le gouvernement canadien a manifesté son insatisfaction au gouvernement américain son insatisfaction devant les difficultés à obtenir des informations.Il n’est pas question toutefois d’enregistrer une protestation officielle.Les porte-parole du gouvernement ont réitéré, hier, que s’il s’avérait que des lois canadiennes n’avaient pas été respectées, des poursuites seraient prises.Jusqu’à maintenant, il n’y a aucune preuve quelconque que l’embargo canadien sur l’exportation d’armes à l’Iran ait pu être violé.Pour cela, il aurait fallu que des ar- mes fabriquées au Canada aient été vendues ou que des armes aient transité par le Canada.L’opposition aux Communes a demande que l’on fasse enquête sur une possible violation des lois fiscales ou bancaires canadiennes.14 décembre par la PC et l’AP 1985: en F"rance, le comité directeur du PS adopte la plate-forme du parti pour les élections législatives.1981: des grèves éclatent en Pologne après la proclamation de la loi martiale.1977: des négociateurs égyptiens et israéliens se rencontrent au Caire pour préparer le cadre d’un règlement au Proche-Orient.1975: la France annonce son intention d’aider l’Egypte à mettre sur pied sa propre industrie d’armement.1972: les astronautes d’Apollo-17 repartent pour la Terre après avoir séjourné pendant trois jours sur la Lune.1962: le premier gouvernement à majorité africaine est formé en Rhodésie du nord par Kenneth Kaunda.1961 : les casques bleus de l’ONU au Congo lancent une offensive en direction d'Elisabethville, capitale de la province sécessionniste du Katanga.1960: vingt pays signent à Paris la convention qui créé l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).1959: l’archevêque Makarios est élu à la présidence de la République de Chypre.1939: l’Union soviétique est exclue de la Société des Nations.Ils sont né le 14 décembre: l’explorateur norvégien Roald Amundsen atteint le premier le pôle Sud (1542); Marie Stuart monte sur le trône d’Angleterre à la mort du roi Jacques V.Ils sont nés un 14 décembre: Nostradamus (Michelde Notre-Dame), astrologue et médecin français (1503-1566) L’astronome danois Tycho Brahe (1546-1601) L’explorateur rcossais James Bruce (1730-1794) Le poète français Paul Eluard (1895-1952) L’actrice américaine Lee Re-mick (1935).m®tm mm hêëé iHMiM w§$, mm McM/- >.•' t-; îvj ".l'Si 1 * UN REGARD NEUF SUR LE MONDE .regard neuf parce qu'il y a du sang neuf au journal Le Devoir! Une'nouvelle équipe de journalistes dynamiques et chevronnés qui s’ingénient à tamiser la masse d'information quotidienne pour ne vous en livrer que l'essence.Une substance digne d’intérêt.La meilleure vue d'ensemble des événements dans le mohde politique, social et culturel.Un regard neuf sur les affaires Avec la récente publication d’un nouveau cahier exceptionnel: Le Devoir Économique, le journal Le Devoir devient le seul quotidien à vous offrir un contenu économique et financier exhaustif.Tout y est! À tous les jours! Dans une mise en page intelligemment structurée, pour un maximum d’efficacité et un minimum de temps de lecture.jetez-y un coup d’oeil! Le Devoir pourrait bien être le seul quotidien dont vous ayez besoin désormais.ABON N EZ-VOUS ! LE DEVOIR ESSENTIEL!
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