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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 15 décembre 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-12-15, Collections de BAnQ.

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m, ¦ Tassé h/iwMiy Pour vos REA Tasse l Associes.Limitée (514)879 2100 Vol.LXXVIl — No 290 ?Ciel variable.Vents modérés Max : -2 (détail page 14) Montréal, lundi 1 5 décembre 1 986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote Nord.Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Lueur de trêve dans le PIERRE CAYQUETTE Une entente paraissait imminente hier soir entre le gouvernement du Québec et les 125,00 syndiqués du secteur public de la CSN représentés à la table commune.En pesant bien ses mots, la vice-présidente de la CSN, Mme Monique Simard, a confirmé que les négociations étaient entrées dans une phase « décisive ».Ce qui ne signifie pas né- cessairement, a-t-elle derechef rajouté, qu’une entente se produira dans les prochaines heures ou même dans les prochains jours.Un indice sérieux laisse toutefois entrevoir l’imminence d’une trêve entre l’État et ses salariés : pour la première fois, hier, la CSN avait réservé une suite du Centre Sheraton (lieu des négociations) à l’intention des journalistes.Les négociations devaient se pour- suivre toute la nuit, tant sur la question salariale que sur les dossiers sectoriels comme le partage des frais d’arbitrage et le remplacement des personnes.La CSN a déposé hier matin des contre-offres salariales et les « échanges » vont bon train Mme Simard a refusé, hier soir, de fournir plus de précisions.« Les syndiqués seront les premiers informés, pas les journalistes ».Par ailleurs, le conseil fédéral de Le week-end des pancartes Près de 20,000 syndiqués fulminent contre Bourassa im.J * »**»- *- app- -"J»»".»' .-g nJVI > ».«* TEXTES: PIERRE CAYOUETTE Grand happening syndical hier dans les rues de Montréal.Près de 20,000 manifestants, venus de partout au Québec, ont en effet répondu à l’invitation de la CSN, de la FTQ et de la CEQ et ont manifesté contre l’ensemble des politique du gouvernement Bourassa.Les manifestants se sont réunis vers midi derrière l’Hôtel de ville de Montréal.De là, ils se sont rendus jusque devant les bureaux du premier ministre Bourassa, au siège social d’Hydro-Québec, en scandant « Bourassa détruit, il faut arrêter ça ».Lorsque tous furent rassemblés rue Dorchester et après quelques turlutes d’usage, les trois chefs syndicaux, MM.Yvon Charbonneau (CEQ), Louis Laberge(FTQ) et Gé-rald Larose (CSN) ont pris la parole.« Nous sommes venus par dizaines de milliers pour dire non au vandalisme de d’Etat que pratique le gouvernement Bourassa, a lancé M.Charbonneau.Non à la mise en vente de notre patrimoine collectif, non au Québec rapetissé qu’on nous propose depuis l’arrivée de Bourassa».Le président de la CSN, M.Gérald Larose a par la suite soulevé la foule : « le gouvernement est vite sur ses patins quand il s’agit de dilapider Voir page 8 : Syndiqués Photo Chantal Keyser Les manifestants ont abouti devant les bureaux de Robert Bourassa, boulevard Dorchester, hier.secteur public la Fédération des Affaires sociales (FAS) se poursuivra aujourd'hui.Les délégués des 534 syndicats affiliés à la FAS poursuivront leurs délibérations, « compte tenu du caractère très intense de la négociation ».Entreprises depuis deux jours, les discussions en conseil federal ont essentiellement porté sur les points ayant fait l’objet d’ententes à la table de négociation et les sujets qui demeurent toujours en suspens.De son côté, la CEQ n'envisage pas de règlement dans les prochaines heures, à cause de « l'absence de réaction patronale à la contre-proposition salariale déposée samedi ».La CEQ dit en effet n'avoir reçu aucune réponse au compromis de $ 565 millions au’elle a déposé samedi.Du côte de la FTQ également, les négociations semblaient hier plus lentes.Mais la FTQ continuera de Voir page 8 : Lueur Photo Chantal Keyser Aux pancartes s'ajoutaient les fleurdelisés, samedi soir, chez les défenseurs de la loi 101.La loi 101 attise 5,000 défenseurs Le spectacle durait depuis déjà cinq heures.Et les fumeurs avaient transformé le Centre Paul-Sauvé en gigantesque cendrier.Pourtant, l’enthousiasme n’avait pas baissé d’un cran lorsque le Dr Camille Laurin, père de la loi 101, est apparu sur scène vers une heure.À l’échelle Richter des applaudissements, le Dr Laurin l’a emporté haut la main sur tous les autres.Il fut littéralement, ovationné par les 1,000 Québécois qui avaient envahi le Centre Paul-Sauvé à l’invitation du Mouvement Québec français (MQF) et de la Société Saint-Jean Baptiste (SSJB) afin de défendre la loi 101.À travers les clameurs ferventes qui rappelaient les grandes assemblées des années 70, le Dr Laurin a répété que « la loi 101 n’était pas la loi du PQ ».Il a poursuivi :« C’était la loi d’un peuple, une loi venue du fond de notre histoire collective.Et le peuple québécois veut qu’elle demeure.Aucun francophone, même pas un libéral francophone, n’a demandé que l’on modifie la loi 101 ».Quant aux projets de loi 140 et 142, ce sont à ses yeux « comme une arête de poisson dans la gorge du gouvernement ».D’entrée de jeu, quelques heures plus tôt, la présidente de la SSJB, Mme Nicole Boudreau avait Voir page 8 : Loi 101 Des rivalités ethniques ensanglantent Karachi KARACHI (Reuter) — Au moins 54 personnes ont été tuées et 310 blessées hier à l’occasion de sanglants affrontements ethniques à Karachi, la plus grande ville du Pakistan avec sept millions d’habitants.Des bandes frénétiques ont entraîné femmes et enfants dans la rue pour les battre en public, ont jeté des adolescents dans les maisons qu’elles venaient d’incendier et ont poignardé de jeunes garçons, alors que la tension intercommunautaire ex- plosait en incidents d’une violence farouche.La troupe, qui a reçu l’ordre de tirer à vue, est intervenue pour imposer le couvre-feu dans cinq quartiers de la métropole pakistanaise et réprimer les émeutes, qui ont éclaté au troisième jour d’une grande opération de police contre les contrebandiers de drogue et d’armes.Les incidents ont éclaté à Orangi Town, faubourg habité en majorité par les Mojahirs, qui émigrèrent au Pakistan en 1947, à l’époque de la partition des Indes anglaises.Des hommes de la communauté rivale des Pachtounes, orginaires du nord-ouest du Pakistan et de l’Afghanistan voisin, ont lancé un assaut apparemment préparé à l’avance hier matin contre le faubourg, tirant sans discrimination au kalachnikov, au pistolet, et usant de leurs haches, poignards et barres d’acier.Les Pachtounes sont arrivés sur Voir page 8 : Rivalités L’Angleterre aussi aurait vendu à l’Iran LONDRES (Reuter) — La Grande-Bretagne a vendu à l’Iran des moteurs de chars, du matériel radar et des pièces destinées à des blindés d’une valeur totale de $50 millions, écrit hier,l’Observer.L’équipement, placé dans 14 conteneurs et accompagné d’une licence d’exportation délivrée pour du matériel électrique, a été embarqué le 21 novembre au port de I Jverpool, ajoute le journal, selon lequel le chargement comprenait 50 moteurs de tanks Chieftain et des pièces destinées à des vé- hicules blindés Scorpion.« Malgré les affirmations du gouvernement selon lesquelles aucune pièce détachée militaire n’a été envoyée depuis 18 mois, l’Observer a la preuve que le commerce se poursuit au su des autorités, au moyen d’une série d’intermédiaires britanniques », ajoute-t-il.Toujours selon le journal dominical, la vente fait l’objet d’un accord entre le ministère britannique de la Défense et des mar- Voir page 8 : Angleterre , V x \ V Claude Forget croit que sa réforme s’imposera JEAN FRANCOEUR LE PRÉSIDENT de la commission d’enquête sur l’assurance-chômage ne perd pas espoir qu’un débat constructif pourra s’engager sur les réformes qu'il préconise.C’est une orientation que le Canada ne pourra pas écarter.Malgré la difficulté de la chose, il faudra y revenir.Certes ce n’est pas demain la veille qu’on pourra appliquer les recommandations de son rapport.D’ici là, il multipliera les efforts pour qu’on ne perde pas de vue l’objectif.Le changement social le fascine.Il le perçoit comme une longue maturation.Vient le moment où le fruit tombe de lui-même.Presque de jour en jour, une évo- lution est perceptible dans l’état de l’opinion, dit M.Claude Forget dans une entrevue accordée au DEVOIR.« Il est vrai que nous sommes partis de loin, concède-t-il, même de très loin, en raison tous les préjugés défavorables alimentés par des fuites sur le contenu de notre rapport, fuites qui mettaient, bien sûr, l’accent sur les coupures (entre guillemets) affectant de manière presque sauvage à la fois les individus et les régions défavorisés du pays.Ceux qui ont pu lire le rapport en son entier reconnaissent maintenant que cette information était tendancieuse, que nos recommandations sont beaucoup plus équilibrées qu’il n’y paraissait dans les premiers comptes rendus.» Une sourdine, cependant : « Si nos intentions sont mieux com- prises, les gens entretiennent des doutes quant aux actions possibles des gouvernements.» Là-dessus M.Forget se refuse à commenter l’attitude du gouvernement fédéral (qui a pris nettement ses distances vis-à-vis du rapport) ou les décisions annoncées ces jours derniers par le ministre de l’Emploi et de l’Immigration touchant la retraite (qui sont aux antipodes de ce que propose le rapport), L’accueil fait par les provinces, notamment celles de l’Atlantique, est plus encourageant.« Réservé au début, anxieux même, cet accueil évolue.À Terre-Neuve en particulier, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse même, après plus ample informé, on prend conscience que nos recom- mandations, prises dans leur ensemble, ne constituent pas un danger pour l’économie provinciale ni une perte pour le Trésor public — le flux des revenus, l’enveloppe sociale, resterait au même niveau, seule la composition en serait différente.On s’interroge cependant sur l’attitude du gouvernement fédéral.Si jamais Ottawa passait à l’action, retiendrait-il toutes nos recommandations ou quelques-unes seulement ?Ce n’est pas une mauvaise question.D’autre part, certaines de nos propositions, telle la mise sur pied d’un régime de supplément de revenu financé dans une très large part par Ottawa à même les sommes qui ne seraient plus consacrées à l’assurance-chô-mage, sont de nature à les intéres- Voir page 8 : Forget MMi ¦¦¦¦¦¦¦¦¦«¦¦¦¦Mi ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦i AU SOMMAIRE PARIZEAU EST SATISFAIT DE BOURASSA Jacques Parizeau a un jugement généralement favorable sur la première année du gouvernement Bourassa.Page 3 L’ESSENCE EN CONTREBANDE L’essence qui traverse la frontière américaine en contrebande coûte au Canada et aux provinces 60 millions de dollars en taxes non perçues.Page 2 LE CORONER ATTEND 36 TÉMOINS L'enquête du coroner sur la mort du manifestant Gaston Harvey à Pointe-au-Pic se poursuit aujourd'hui alors que 36 témoins sont attendus d'ici l'ajournement de Noël dont les policiers qui ont arrêté Harvey le 25 octobre dernier Page 3 LES SÉQUELLES DE LTRANGATE Crise de crédibilité aux États-Unis où la vente d'armes à l'Iran bouleverse encore la classe politique.Le sénateur Bob Dole, entre autres, qualifie de « pure stupidité » le fait d'avoir cacher l'aide aux contras.Page 5 POLOGNE: CINQ ANS DÉJÀ Aujourd'hui, cinq années après le coup de force des travailleurs à Varsovie et dans le reste d'une Pologne déchirée, le pouvoir respire mais les Polonais continuent par millions à étouffer.Page 4 L’OPEP EN PANNE SÈCHE ?Les ministres de l’OPEP tentent de mettre sur pied une structure de prix fixe, mais les discussions sont laborieuses et les intérêts toujours divergents.Page 9 SERGE SAUCIER À LA DÉFENSE DES RÈAS Satisfait des modifications annoncées par Québec, ce courtier estime que le régime d'Epargne-Actions est en bon état malgré la publicité qui a été faite récemment.Page 9 NORSK ET LE QUÉBEC : BONS RAPPORTS Sverre Bjerkomp ne veut pas que sa compagnie répète ici des erreurs qui ont été commises par des firmes étrangères chez lui, en Norvège Page 11 Wi'^^i^-WStmWtWKÊÊtmKHKÊKÊtÊKIItÊÊÊÊÊÊIlÊÊÊtÊ blende** Ci ONTRADICTION : on sévit contre les fous du volant; par ailleurs, on permet à la publicité télévisée d'illustrer la nervosité, la vélocité et ta puissance d’accélération de bolides j conduits par des casse-cou.* Scepticisme d'adulte : comment lui faut-il de pères Noël pour qu 'il y croit ?.* Le maladroit et le gaffeur .non pas erreur de parcours, mais parcours d'erreurs.* L anglais en première année ?Trop tard ! Plutôt dès la naissance ?Mieux : en cours de développement foetal, assimilation par injections.— ALBERT BRIE 3GID LE TRAITEMENT DE TEXTE POUR APPLE ET COMMODORE 84,95$ LE LOGICIEL QUI ÉCRIT AVEC VOUS C.P.485, Suce.Place d'Armes, Montréal (Québec) H2Y 3H3 (514) 842-5221 1-800-361-7633 D’EXCELLENCE Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 Selon l’Association des marchands de pétrole La contrebande d’essence à la frontière américaine prive le fisc de $ 60 millions (PC) — Les gouvernements fédéral et provinciaux enregistrent an-nullement des pertes d’au moins $ 60 millions parce que des compagnies omettent de payer la taxe sur le pétrole qu’elles importent des États-Unis, a déclaré un porte-parole de l’industrie pétrolière.« Aux État-Unis et au Canada, le système de surveillance est troué comme une passoire », a renchéri M.Jim Conrad, vice-président exécutif de l’Association des marchands de pétrole du Canada.Pour expliquer son avancé, M.Conrad a rappelé, lors d’un entretien téléphonique depuis Toronto, qu’il se vend environ 32 milliards de litres d’essence annuellement au Canada, ce qui devrait représenter environ $ 2.4 milliards en taxes d’accise et de vente.En ajoutant les taxes sur le diesel et les taxes provinciales, le total des revenus en taxes devrait s’élever annuellement à environ $ 6 milliards.Or, tout en ignorant le pourcentage exact que peut constituer la fraude, M.Conrad a déclaré que « c’est certainement plus que 1 % ($60 millions)».« Si j’étais à la tête d’une entreprise ayant un chiffre d’affaires de $ 6 miliards et que quelqu’un me volait $ 50 millions, $ 100 millions, $ 200 millions et plus, je prendrais rapi- Amoureuses à l’excès RENÉE ROWAN Ces femmes qui aiment trop ( Women Who hove Too Much) apparaît sur la liste des « best sellers » américains depuis plus d’un an.Les éditions Alain Stanké viennent d’en faire la traduction.Kncore un titre racoleur, me suis-je dit en le recevant.L’ouvrage est allé rejoindre, sur le coin de mon bureau, la pile des livres à lire.un jour.Un court commentaire entendu à la radio a toutefois aiguisé ma curiosité.La « radioscopie des amours excessives » que nous présente Robin Norwood, thérapeute familiale et conjugale, se lit d’un trait quitte à y revenir.C’est un livre intelligent qui permet non seulement de décoder la « maladie d’amour », mais surtout d’y apporter des remèdes.Toutes, que nous soyons ou non, une de ces femmes qui aiment trop ou mal, y trouvent un enseignement sur les relations amoureuses, sur la façon dont nous conduisons nos vie, sur une autonomie essentielle à préserver.« Trop aimer, précise dès le départ Mme Norwood, ce n’est pas tomber amoureuse trop souvent, multiplier le nombre de vos amants, ou éprouver un amour authentique et profond.En fait, c’est quand vous devenez obsédée par un homme et que cette obsession s’empare de vos émotions, vous dicte votre comportement et va jusqu’à mettre en danger votre santé et votre bien-être, et que malgré tout vous êtes incapable de rompre.Trop aimer, c’est mesurer la profondeur de votre amour à l’intensité de votre douleur.» Jill habite Los Angeles, Randy à San Diego.Dès la première rencontre, elle tombe follement amoureuse de lui.Elle lui téléphone tous les soirs (lui, jamais ou à peu près), elle prend l’avion pour aller passer le week end avec lqj.Elle le harcelle, elle le submerge de petis soins et d’attentions.dont il ne veut pas.C’est la rupture.Chloé aime Roy, le misogyne, au point de tout lui donner.C’est elle qui paie le loyer et presque toutes les factures, sans oublier l’épicerie.En retour, il la bat.Cela prend plus de deux ans et le soutien d’un groupe de thérapie pour qu’enfin elle se décide à le quitter.Robbie buvait déjà passablement quand Janice l’a rencontré en première année du secondaire.Mais Janice était sûre d’être capable de s’occuper de n’importe quelle mauvaise habitude que Robbie pouvait avoir.Elle était sûre de pouvoir le « sauver » à force d’amour.Pourquoi tant de femmes per-dent-elle et la tête et le coeur avec des profiteurs, des mous, des aventuriers, des alcooliques, des drogués, d’éternels « perdants »?Ce n’est pas par hasard qu’une femme aime trop.C’est souvent le fait de grandir dans notre société et dans une famille pertur- FEMININ PLURIEL bée où ses besoins affectifs n’ont pas été satisfaits, explique Robin Norwood.Comment aimer les autres sainement quand on est incapable de s’aimer soi-même?A travers des histoires de cas intimes et des interviews auprès des hommes que ces femmes ont aimés, Robin Norwood permet de déceler des habitudes nocives de relations, d’en reconnaître les causes et de trouver les moyens nécessaires pour se changer soi plutôt que d’essayer de changer les autres.À compter du moment où Ton développe la capacité de s’aimer, on est guéri de sa « dépendance envers l’homme », soutient-elle.¦ La sexualité féminine L’expérience sexuelle des femmes n’est pas un livre de plus sur la sexualité féminine.C’est un livre différent, peut-on lire sur la jaquette de cet ouvrage publié par le Seuil.C’est vrai.Sheila Kitzinger, sociologue anglaise de renommée internationale, y fait un tour complet de la sexualité féminine depuis la sexualité de l’enfance jusqu’à celle de la femme âgée en passant par tous les stages de la vie : les premières règles, le choix d’un contraceptif, la sexualité pendant la grossesse, celle de la naissance, après accouchement et au cours de la ménopause.Aspects plus rarement abordés, elle y parle aussi du deuil, de la mort d’un être aimé, de celle d’un enfant, des opérations mutilantes et de leurs effets sur la sexualité.La plupart des livres sur la sexualité parlent des femmes, ils ne disent pas leur réalité.Sheila Kitzinger a d’abord commencé par interroger les femmes, des femmes de toutes les milieux, de toutes les générations, des femmes mariées, des femmes seules, des lesbiennes.Elle a longuement discuté avec ses cinq filles qui l’ont guidée, qui l’ont aussi critiquée.« filles se sont conduites en vrais tyrans, mais ce fut pour moi une expérience éducative stupéfiante », in-dique-t-elle.Le livre est écrit avec une sympathie active évidente, avec beaucoup de sensibilité: c’est là où se situe toute la différence.¦ Le cadeau-agenda Dans l’éventail des agendas 1987, signalons celui de la CSN dans lequel on trouve de l’information utile sur le programme d’accès à l’égalité.Son prix est modeste: seulement $4.00.À l’autre bout de l’échelle ($13.95), mentionnons l’Agenda de la femme (Québec Agenda).Pratique, il propose à la femme active un horaire de 8h à 20h30 à chaque page.On y trouve aussi de l’information sur la situation de la femme, les services gouvernementaux, la santé, etc._____________________________________________________________________ ' — , _ M relations 1986 APRÈS JÉSUS-CHRIST Qu'a signifié 1986 pour les chrétiens engagés?Que réserve 1987?C'est autour de ces deux questions que s'articulera la soirée RELATIONS de ce soir.Après un retour sur les événements qui ont marqué la vie des chrétiens en 1986, les membres du panel tenteront de dégager les pistes d’espérance pour 1987.Une soirée-bilan.Participeront au panel: Gregory Baum, théologien, Université McGill Albert Beaudry, directeur, RELATIONS Johanne Ménard, journaliste, Second Regard, Radio-Canada Cette soirée aura lieu le lundi 15 décembre 1986, de 19h30 à 22h00, à la Maison Bellarmin, 25 ouest Jarry (métro Jarry) à Montréal.L'entrée est gratuite, Invitez vos amis et amies.LES SOIRÉES RELATIONS SONT ORGANISÉES PAR LE CENTRE JUSTICE ET FOI dement les moyens pour contrôler cette hémorragie », a déclaré M.Conrad.À son avis, le problème a connu une certaine escalade depuis un an ou deux.« Les taxes sont plus élevées, les gens ont trouvé des failles au système de contrôle et les gouver-nements ont fait preuve de laxisme », a ajouté le vice-président de l’association qui représente 45 marchands indépendants de produits pétroliers.Toute cette affaire a été dévoilée au public, il y a deux semaines, lorsque le ministre québécois du Revenu, M.Michel G ration, a déclaré à l’Assemblée nationale que les villes de Québec et d’Ottawa ont perdu, Tan dernier, un montant de $ 50 millions en revenus de taxes parce que certains importateurs avaient passé en contrebande de l’essence dans des camions-citernes qui étaient supposés transporter de l’huile à chauffage.On sait que la taxe provinciale sur l’huile à chauffage est d’environ le tiers de celle sur l’essence.Le ministre Gratton a promis qu’une enquête allait faire la lumière sur cette situation et que des accusations criminelles allaient être portées contre les contrevenants.Un fonctionnaire de Douanes et Accise du Canada a confimé qu’une enquête est en cours sur la pratique illégale de déclarer de l’essence comme étant de l’huile à chauffage.« Je ne peux pas en dire davantage, a ajouté M.Jim Johnston, directeur des enquêtes au sein de Douanes et Accise, lors d’une conversation téléphonique.Le système judiciaire canadien ne me le permet pas.» Pour sa part, M.François Filion, agent des relations publiques du même service à Ottawa, a fait savoir que l’enquêté en cours a été amorcée il y a maintenant quatre mois et qu’elle pourrait durer au moins jusqu’en janvier.Avant de prendre LaSalle veut PIERRE APRIL OTTAWA (PC) — La rétrocession de la totalité des terres de Mirabel à ses expropriés, sera le dernier dossier que le ministre d’État Roch LaSalle a l’intention de mener à bon terme avant de prendre sa retraite de la politique active à la fin du présent mandat.Au cours d’une entrevue accordée à La Presse Canadienne, vendredi, le ministre LaSalle a d’abord voulu faire taire les rumeurs qui courent depuis quelques temps et voulant qu’il soit nommé au Sénat, soit au début de 1987 ou lorsqu’il y aura un siège vacant pour le Québec.« Parce que, je dois bien l’avouer, le Sénat ce n’est pas un objectif qui me plaît et que je pense être en mesure de servir mon gouvernement et mon parti pour quelques temps encore », a-t-il dit.Ce qui compte pour celui qui a longtemps et farouchement défendu les expropriés de Mirabel, lorsqu’il était dans l’opposition, c’est de leurrendre les prorpiétés et les terres que les libéraux leur avaient prises « avec un appétit exagéré ».« Mon premier choix, c’est cela, a-t-il dit, et mon deuxième objectif c’est de terminer mon dernier mandat à titre de ministre, si c’est le voeu de mon chef M.Mulroney.» Le ministre d’État, qui a dû quitter le ministère des Travaux publics en juin dernier pour-des raisons de santé, a exprimé sa fierté d’avoir complété à près de 65 % la rétrocession des 1,600 propriétés expropriées il y a 20 ans, « grâce à des administrateurs et des collaborateurs hors pair ».M.La Salle a indiqué que toutes les propriétés inutiles au fonctionnement de l’aéroport seraient revendues d’ici 1988 et que la Société immobilière du Canada (Mirabel) Limitée, serait dissoute comme sa retraite politique clore le dossier de Mirabel ¦ UNE ERREUR HUMAINE ?BERLIN (AP) — Deux jours après l’accident d’un Tupolev 134 de la compagnie soviétique Aeroflot à Berün-Est, les enquêteurs cherchaient toujours, hier, à déterminer les causes du drame, a rapporté l’agence est-allemande ADN.Selon cette agence de presse, entre 70 et 82 personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont été tuées.Douze personnes ont survécu à l’accident, dont un membre du groupe d’écoliers.Deux des blessés étaient, hier, dans un état critique alors que les autres étaient dans un état satisfaisant.L’accident a eu lieu peu après 17 heures alors qu’un brouillard épais recouvrait les bois proches de l’aéroport Schoenefeld, de Berlin-Est.Le ministre est-allemand des Transports, M.Otto Arndt, a déclaré que les enquêteurs cherchaient toujours à déterminer les causes de cet accident qui semble dû à une erreur humaine.« Les conditions permettaient un vol réussi », a-t-il dit.Résultats H Les résultats de ces loteries sont communiqués aux médias d’information immédiatement après chacun des tirages IE^2S23Ï- Ti ruse du 86-12-12 M Ml Kos 4915290 915290 15290 5290 290 90 i ois 500 000$ 50 000$ I 000$ 100$ 25$ 10$ ((((CCCE5/nraged 27811 18 25 i 86-12-12 nocomplé-men taire 1 O GAGNANTS LOTS 6/6 0 603 976,00$ 5/6+ 3 18 194,00$ 5/6 140 487,30$ 4/6 5 812 43,40$ Mise-tôt 11 2232 36 GAGNANTS LOT 224 223,20$ Ventes totales: 1 525 577,00$ l’rotiiain gros lot 909 000,00$ approx.Semaine du: 86-12-08 3 4 I UNDI MARDI Ml Rt RI l)I Jt UDI VLNDRKDI SA Ml DI 938 589 989 850 118 258 6837 4047 3192 7591 0479 4347 I irage du 86-12-12 NUMÉROS LOTS 8 1 6 4 7 0 50 000 $ 1 6 4 7 0 5 (M)() $ 64 7 0 250 $ 4 7 0 25 $ 7 0 5 $ 8 1 6 4 7 | I 000 $ 8 164b 100$ 8 1 6b ÎO $ Tirage du 86-12-13 3 6 7 14 27 43 no complu QQ mcntaire OO Prochain tirage: 86-12-17 Gros lot (approx.): 1 500 000,00 $ GAGNANTS 6/6 4 5/6 f 17 5/6 531 4/6 26 946 3/6 442 279 LOIS 369 492,40 $ 32 843,70 $ 804,10 $ 30,40 $ 10,00$ Ventes totales: 17 127 038,00$ VLIHCS lOiaiCS I / 11/ UJO.UU 9 Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, cette dernière a priorité.promis.Depuis l’automne 1985 jusqu’à maintenant, 450 propriétés résidentielles et 400 fermes ont été revendues.À compter du début du mois de décembre, 400 nouveaux titres seront mis en marché dans le cadre d’ententes intervenues entre le Société immobilière et le ministère de l’Énergie et des Ressources.M.Roch LaSalle.Ce qui a fait plaisir au ministre LaSalle dans ce dossier, surtout quand il se rappelle les manifestations de colère qui ont marquées ce dossier, c’est le nouveau climat de confiance qu’il a réussi à créer avec la collaboration des expropriés.Plusieurs facteurs, selon lui ont permis ce déblocage.« D’abord, a-t-il précisé, il fallait oublier l’objectif libéral de récupérer coûte que coûte les $ 175 millions qu’avait coûtés l’expropriation et ensuite, il fallait redonner le droit aux premiers occupants de racheter leur terre.» Ces deux principes de base adoptés, en plus des dispositions du reglement de 1985 comportant une reconnaissance des investissements effectués par les locataires dans l’évaluation des propriétés ont été déterminantes dans le règlement des litiges.« C’est ainsi, a précisé le ministre, qu’on a réussi a obtenir des expropriés leur désistement des procédures judiciaires intentées contre le gouvernement du Canada et qui s’élevaient à plus de $ 100 millions.» « Pin plus de mener à terme le dossier de Mirabel, a ajouté M.La Salle, il me faudra régler ceux du Vieux-Port de Québec et du Vieux-Port de Montréal.» Une aide fédérale à GM ?Bob White rabroue les « vierges offensées » DENIS LESSARD TORONTO (PC) — Les Ontariens qui se préparent à pousser les hauts cris lorsque Ottawa décidera de subventionner la General Motors à Bois-briand changeraient de discours si l’usine se trouvait dans leur province, estime le président des Travailleurs unis de l’automobile, Bob White.Lors d’une entrevue accordée à la Presse Canadienne, M.Bob White a dénoncé l’attitude de vierges offensées de certains leaders d’opinion ontariens qui ont protesté avec véhémence contre les décisions économiques d’Ottawa favorisant le Québec.Ceux qui soulèvent un tollé en Ontario alors que l’aide d’Ottawa destinée à protéger les 4,000 emplois de Boisbriand n’est pas même annoncée, font preuve de mauvaise foi, a-t-il indiqué.« C’est très facile pour quelques personnes en Ontario d’être très pures dans ce dossier, parce que justement l’usine est au Québec », a-t-il lancé.« Certains journaux ont été très polémiques là-dessus; je ne suis pas sûr qu’ils auraient adopté la même attitude si l’usine se trouvait à Oakville » de renchérir le syndicaliste, représentant 145,000 travailleurs, dont 12,000 Québécois.Depuis quelques semaines, certains quodidiens torontois attaquent férocement l’intention avouée d'Ottawa de contribuer d’une aide financière au maintien de l’usine de GM à Boisbriand.Des rapports de presse qui ont évoqué récemment la possibilité d’une subvention de $ 250 millions ou d’un prêt sans intérêt de $ 200 millions, ont provoqué la même irritation en Ontario.Tout en réservant son jugement sur les détails du programme, M.White endosse toutefois « le principe » d’une aide gouvernementale même si GM fait toujours des profits.« Ce ne serait pas la première fois: on a aidé GM pour Oshawa, Suzuki et Huyndai», rappelle-t-il.Ottawa avait en effet accordé $ 35 millions de subventions au projet conjoint GM-Suzuki en Ontario.Au cours des trois dernières années, l’industrie des pièces automobiles, concentrée en Ontario, a reçu près de $ 120 millions des deniers gouvernementaux.L’ambitieux projet de $ 2 milliards de GM à Oshawa a aussi obtenu une trentaine de millions de dollars du gouvernement fédéral.Au début des années 1980, la firme ontarienne Chrysler Canada, en mauvaise situation financière, avait obtenu des garanties de prêts de $ 250 millions d’Ottawa.« Il n’y a aucun doute que l’Ontario a obtenu la majeure partie des investissements du secteur automobile.Il n’y a qu’une seule usine au Québec; la fermer c’est rayer le Québec de la production nord-américaine », dira M.White.Au gouvernement fédéral, on commençait cette semaine à attacher le grelot aux sérieux problèmes financiers qui planent au dessus de G M.La marge de profit du géant de l’auto s’est réduite considérablement, et les ventes de l’automne sont restées médiocres.« C’est clair qu’ils traînent de la patte derrière Ford et Chrysler.Les profits par action sont environ le dixième de ceux de Ford » confirme M.White.Pour M.White, le cabinet doit étudier « ce que cela veut dire pour l’Ontario, et le reste du Canada, mais aussi pour le Québec si l’usine CM fermait», conclut-il.Défense nationale National Defence ¦+ AVIS AU PUBLIC ZONE DANGEREUSE LAC SAINT-PIERRE En 1925.le Gouvernement fédéral désignait comme ZONE DANGEREUSE la partie du lac Saint-Pierre située au sud du chenal de navigation et autorisait le Centre d’essais et d expérimentation de la Défense nationale à Nicolet d'y procéder au tir d'artillerie La délimitation exacte de cette ZONE DANGEREUSE figure à la fin du présent avis L expression ZONE DANGEREUSE signifie, dans ce cas, que des tirs d'artillerie peuvent être effectués en tout temps à l'intérieur de cette zone et que toute personne qui en franchit les limites peut être exposée au danger En dépit du fait que le ministère de la Defense nationale prend toutes les mesures raisonnables en vue d'éviter que des accidents ne se produisent, quiconque pénètre dans la ZONE DANGEREUSE le fait a ses risques et périls Le ministère de la Défense nationale est également propriétaire d'un lopin de terre longeant la rive sud du lac Saint-Pierre et qui s'étend de la riviere Nicolet à une pointe de terre connue sous le nom de Longue Pointe située directement au nord du village de Baieville Ce lopin est clôturé et un nombre suffisant d affiches portant l'inscription ENTRÉE INTERDITE y sont installées Toute personne qui enfreint ce règlement s'expose au danger Veuillez prendre note que ce terrain est aussi officiellement reconnu comme réserve d'oiseaux et qu'il y est strictement interdit de chasser Toute personne découvrant un ob|et suspect soit à l'intérieur des limites de la ZONE DANGEREUSE, soit en aval du fleuve ou ailleurs doit éviter de le déplacer, marquer le mieux possible son emplacement et prévenir le détachement local de la Sûreté du Québec Bien que la majeure partie des projectiles tirés dans la ZONE DANGEREUSE soient inoffensifs, certains peuvent être une source de danger et la distinction entre ces deux catégories ne peut être établie que par des experts en la matière H est strictement interdit de collectionner ces objets et tenter de les déplacer ou même y toucher de façon non avertie pourrait être dans certains cas bien spécifiques extrêmement dangereux Le présent avis ne comporte aucune modification des conditions en vigueur, il n'est publié qu'à titre de rappel à tous les intéressés DÉLIMITATION DE LA ZONE DANGEREUSE Commence à un point de la digue de l'ile Moras, à proximité de l'embouchure de la nviere Nicolet.à 46' 15' 00" de latitude nord et à 72° 39’ 14" de longitude ouest, de la.en direction ouest, à 46° 15’ 00” de latitude nord jusqu'à un point situé à environ 455 mètres de la ligne du chenal de navigation à 46° 15' 00" de latitude nord et 72 43'20” de longitude ouest, de ta suivant la ligne sud du chenal de navigation, à urie distance de quelque 455 metres |usqu'à un point situé à 46° 09’ 20" de latitude nord et à 72" 56' 20" de longitude ouest, de la, vers le sud-est jusqu'à la Pointe à Comtois, située à I est de l'embouchure de la nviere Saint-François, à 46" 07' 21" de latitude nord et à 72" 55' 00" de longitude ouest, de la.vers le nord-est.le long de la rive sud du lac Saint-Pierre jusqu'à un point situé à 46 12' 17" de latitude nord et à 72° 39' 24" de longitude ouest de là.vers le nord-est.jusqu à un point situé sur la rive ouest de la rivière Nicolet à 46 13 58" de latitude nord et à 72° 38' 28" de longitude ouest, de là.vers le nord, le long de la rive ouest de la rivière Nicolet jusqu'au point de départ PAR ORDRE Sous-ministre Ministère de la Défense Nationale Ottawa (Ontario) Canada 17630-77 Canada i 4 Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 3 Commentant la première année du mandat libéral Parizeau donne une bonne note à Bourassa MAURICE GIRARD (PC) — Jacques Parizeau porte un jugement généralement favorable sur la première année au pouvoir du gouvernement libéral, même s’il s’objecte à certaines mesures annoncées sur la langue et la réorientation de la Société générale de financement (SGF).Du Parti québécois, qui l’a fait sortir de son bureau des Hautes Études Commerciales (HÉC) et dont U avait prédit par la suite « l’union-nationalisation », il se contentera aujourd’hui de souligner la démarche sinueuse de l’Opposition officielle sur la question nationale.« Il est comme sur une corde raide.A un moment donné, il penche d’un côté.À un autre moment, il penche de l’autre.On va en avoir bien d’autres résolutions qui vont aller dans un sens ou l’autre.», a-t-il dit.L’ancien ministre des Finances a accepté de partager son appréciation des 12 derniers mois de la vie politique à Québec à condition de poser le regard « froid » du professeur d’université.Deux ans après avoir quitté la politique active, cet indépendantiste inconditionnel ne prévoit pas « pour le moment » de retour à la politique active.« Je ne suis pas en réserve de la République », dit-il à l’adresse de ceux qui lui prêtent quelque intention cachée.Il a peu de regret pour les officines du pouvoir, même s’il lui arrive de se remémorer avec nostalgie la période où il avait la charge des finances publiques.Il se dit donc « vraiment étonné » quand on lui apprend qu’il occupe toujours, selon le dernier sondage So-recom-Le Soleil, la troisième place dans le coeur des Québécois.Avec un score de 13 %, il distance facilement Jean Garon (4 %), Paul Gobeil et Pierre Paradis (2 %) et n’est de- vancé que par Robert Bourassa (32%) et Pierre Marc Johnson (29%).Il n’aime pas beaucoup parler de politique.Surtout des hommes et des femmes qui forment maintenant l’Opposition officielle qui, comme pour lui donner raison, imite les vieux « bleus » qui traitaient les libéraux de « rouges ».Malgré sa rupture de ban avec le PQ, il demeure « sentimentalement attaché » aux péquis-tes de la première heure, avec qui il ressent « une sorte d’appartenance et de solidarité ».Le « sacré » virage néo-fédéraliste du 19 janvier 1985, qui l’a précipité soudainement, avec une dizaine de ses collègues, dans l’anonymnat de la vie privée, a laissé « des cicatrices ».Ce qui ne veut pas dire que les plaies ne finiront pas par être cautérisées.« Ça prend un certain temps pour un parti pour se retrouver une voile, une quille et un gouvernail.C’est un nouvel horizon politique qui se présente.Ce qui arrive était tout à fait prévisible.» Quant à l’idée de la souveraineté, il y croit toujours, quoiqu’il reconnaisse que le débat est « atténué ».Il refuse d’être embrigadé de nouveau dans un parti politique.« Du moment où le Rassemblement démocratique pour l’indépendance (RDI) veut se transformer en parti, ça m’intéresse évidemment moins.» Le débat sur la ratification par le Québec de la Loi constitutionnelle de 1982 ne l’emballe pas outre mesure.« Accorder un droit de veto au Québec ou un retrait avec compensation financière, ça ne fait pas un gros débat de fond; c’est de l’ordre des moyens, un symbole.» Personnellement, il trouve « plus excitant l’époque où on enlevait des points d’impôt au fédéral ou qu’on créait un fond de pension du Québec.» Par ailleurs, appelé à apprécier la prestation des libéraux depuis leur Les autorités de Schefferville accusent le ministre Bourbeau d’incompétence SEPT-ÎLES (PC) — Le mandataire privé chargé par le ministère des Affaires municipales de l’expropriation des résidants de Schefferville, M.Guy Leclerc, est un ami intime du ministre André Bourbeau et un fournisseur de la caisse électorale du Parti libéral du Québec.C’est ce qu’a soutenu le maire de Schefferville, M.Michel Dubreuil, au cours d’une conférence de presse, hier, à Sept-Iles.Le maire Dubreuil a suggéré, du même souffle, que soit à son tour « mis en tutelle » par son chef Robert Bourassa « l’honorable Bourbeau » pour la façon dont il traite le dossier de Schefferville.« M.Bourbeau se comporte comme quelqu’un qui a perdu le contrôle du dossier de Schefferville.Désormais, nous allons fonctionner avec M.Bourassa lui-même, étant donné que M.Bourbeau est embourbé jusqu’au cou », a déclaré le maire de Schefferville.Québec a récemment placé sous sa tutelle la ville minière de Schefferville.Une tutelle, a déploré M.Dubreuil, qui pourrait avoir le double mérite pour Québec de faire tripler les taxes municipales des résidants, tout en réduisant au moins d’autant la valeur foncière de leurs propriétés.Pour le procureur de la ville de Schefferville, Me Raymond Nepveu, le ministre André Bourbeau a fait jusqu’à présent preuve de « grossière incompétence ».« Tout le dossier de la fermeture de Schefferville relève, de la part du ministère des Affaires municipales, de l’improvisation d’un bout à l’autre, du cafouillage et de l’amateurisme.Et ceci sur le dos des citoyens de la ville de l’arrière-pays nord-côtier », a ajouté l’avocat de Sept-îles.L’État québécois a décidé, il y a six mois, de liquider la ville nordique et d’expédier au sud ses habitants blancs pour faire de l’endroit une réserve indienne qui relèverait d’Ottawa.Selon le maire Dubreuil, les Schef-fervillois ont été les victimes d’une véritable opération de « tordage de bras » de la part du mandataire Guy Leclerc.M.Leclerc est président de Clerco Inc., un bureau de conseiller en gestion.« Son mandat est loin d’être clair », a dit M.Dubreuil, en indiquant que les demandes d’information formulées par Schefferville au ministère sont restées jusqu’à maintenant sans réponses.Selon le maire Dubreuil, M.Leclerc est notamment intervenu à Schefferville, flanqué de l’attaché politique Jean-Guy Tremblay, du bureau du ministre Bourbeau.Pour 30 ou 40 Scheffervillois, le scénario aurait été celui-ci: exigeant une entrevue sans témoin avec une personne en particulier, M.Leclerc aurait offert un dédommagement à la baisse pour sa propriété et une indemnité de départ dont le montant a varié, semble-t-il, selon son bon vouloir.Trois Scheffervillois seulement ont accepté les offres de M.Leclerc, a indiqué M.Dubreuil.Du même coup, ils ont été invités à signer un formulaire sans en-tête officielle.Il y est, entre autres, spécifié que l’accord est valide pour 30 jours et doit être entériné par Québec dans ce délai.Et que le citoyen ne devra plus remettre les pieds à Schefferville pour y demeurer.M.Leclerc aurait en outre ajouté sa signature sur le « document » à titre de témoin, a soutenu le maire.L’un de ces trois accords conclus par M.Leclerc est d’ores et déjà contesté.Par ailleurs, des avocats qui représentent maintenant des citoyens ont fait parvenir à M.Leclerc, des mises en demeure lui interdisant de communiquer de la sorte avec les Scheffervillois.« La personne conteste parce que ça s’est fait dans des conditions indécentes», a dit Me Nepveu.Pour l’heure, Schefferville est, d’autre part, sur le point de déposer devant les tribunaux une action en nullité contre la tutelle.Le sénateur Giguère prend sa retraite OTTAWA (PC) — La première personne que l’ancien premier ministre Pierre Trudeau a nommée au sénat canadien, le sénateur Louis Giguère, prend sa retraite cette semaine.Ce qui n’empêche pas le petit homme, toujours plein d’entrain, qui s’est fait surtout connaître pour avoir été accusé puis acquitté dans le scandale de la boutique Sky Shops, reste profondément préoccupé par des questions très publiques allant de la politique nationale sur la recherche scientifique jusqu’au leadership de John Turner et l’idée d’avoir éventuellement un sénat élu par le peuple.Pour l’instant, assis derrière un bureau sur lequel il a travaillé au cours des 18 dernières années, le sénateur Giguère exprime un peu de peine devant le fait que les sénateurs doivent prendre leur retraite lors- Une panne prive 25,000 abonnés d’électricté De 20,000 à 25,000 résidents de la rive Sud de Montréal ont été privés d’électricité, hier, pendant plus de sept heures, alors qu’un transformateur a sauté au poste Pierre-Boucher à Varennes.Certains moins chanceux n’avaient pas encore de quoi se chauffer ou se réchauffer avec un bon repas, bien après le coucher du soleil, mais selon un porte-parole d’Hydro-Qué-bec, devaient avoir à nouveau le courant en soirée hier.Ce sont les résidents de Boucherville, Varennes, Sainte-Julie, Saint-Amable et du secteur est de Lon-gueuil qui ont dû subir les rigueurs du froid hier sans pouvoir les combattre.qu’ils atteignent 75 ans.« Ici, vous vous faites beaucoup d’amis, déclare le sénateur québécois d’allégeance libérale.C’est un peu triste de partir.» « Je devrais peut-être contester devant la cour ce règlement qui nous oblige à la retraite; pour une question d’âge, cela est discriminatoire et contrevient à la Charte des droits de la personne, ajoute le sénateur.À tout événement, je suis en bonne forme et je travaille sur un projet dans le secteur privé.Il se peut que je sois beaucoup plus occupé que je l’ai été ici au cours des dernières années.» Durant les sept années qui ont suivi les premières accusations portées contre lui, en 1975, le sénateur Louis Giguère, même s’il a,été blanchi, a toujours traîné avec lui les séquelles du scandale Sky Shops.Ce scandale avait été dévoilé à la Chambre des Communes et le sénateur avait été soupçonné de conflit d'intérêt.Deux hommes, dont Clarence Campbell, alors président de la Ligue nationale de hockey, avaient été trouvés coupables d’avoir donné au sénateur, en 1972, un montant de $ 95,000 en échange de son inflence pour la prolongation du bail fédéral en faveur de Sky Shops Export Ltd, une boutique hors-taxes à l’aéroport de Dorval.Le sénateur Giguère préfère manifestement se remémorer son travail à l’intérieur de diverses commissions sénatoriales, particulièrement les trois années qu’il a passées à étudier la politique nationale sur la recherche scientifique.Il déplore l’incapacié du gouvernement à financer la recherche et le développement, mais il comprend, puisqu’il a été longtemps organisateur libéral au Québec, la dure réalité des politiques électorales.« Si le gouvernement donne de l’argent aux agriculteurs ou aux pêcheurs, les gens en voient immédiatement les résultats.Mais investir de l’argent dans la recherche et le développement ne donne pas de résultats immédiats, explique le sénateur.Nous devrions cependant prendre garde; nous sommes en train d’accuser du retard sur des pays comme le Japon et l'Allemagne de l’Ouest.» Le sénateur Giguère avait été à l’origine de la candidature du futur permier ministre Pierre Trudeau dans la circonscription de Mont-Royal.R KSTAIJRANT MENU D’ANNIVERSAIRE V- ' *1 20$ par personne POUR DKÜX Mar.mer.jeudi M.Jacques Parizeau.accession au pouvoir, l’ex-ministre des Finances note surtout la « conti-' nuité remarquable » des mesures fiscales et financières adoptées dans le domaine économique, dans la lignée de la réforme amorcée sous sa direction et celle de son successeur Yves Duhaime.Il en est « très heureux », même si on pourrait ergoter sur les moyens, dit-il.Il note cependant « Terreur fondamentale » du taux marginal d’imposition, qui ne varie que de 4 % pour une fourchette de revenus aussi étendue que les $ 15,000 à $ 200,000.Même le président américain Ronald Reagan est « plus progressiste » puisque les faibles revenus sont pro-poritionnellement moins taxés que les plus fortunés.Par contre, Jacques Parizeau n’est plus du tout d’accord avec la réorientation de la SGF.À l’exception de Power Corporation et de la Caisse de dépôt et placements, peu d’entreprises québécoises peuvent se lancer dans des investissements dépassant le demi-milliard de dollars.L’État québécois doit donc conserver cet outil de développement, croit-il.Par contre, il est généralement d’accord avec les privatisations.Le PQ avait commencé le mouvement, dit-il, par la fermeture de Sidbec-Normines.« Ce serait bien du diable si, comme n’importe quel holding privé, l’État ne peut pas se débarrasser de certaines entreprises pour en acquérir d’autres.Il faut un minimum de souplesse.La sédimentation n’a pas de mérite en soi.» La Raffinerie de sucre devait être vendue.Comme Quebecair.« Il n’y a pas de doute à partir du moment où Nordair est vendu à CP Air, le gouvernement devait faire quelque chose.Au fond que le gouvernement ait cherché à envoyer Quebecair dans un grand bloc, ça m’apparaissait inévitable.» L’ex-ministre des Finances reproche au gouvernement Bourassa de ne pas reporter, plutôt que de les annuler, les grands projets de travaux publics à des périodes d’austérité économique et de ne pas accélérer la déréglementation, ou « en bout de ligne, avoue-t-il, même le Parti québécois n’a pas fait grand-chose ».En ce qui a trait à la langue, il a participé, samedi, au grand rassemblement pour la défense du français au Québec.Il dira simplement: « Je n’arrive pas à saisir le gouvernement, qui se place dans une situation aussi profondément difficile pour lui.Le gouvernement pense a haute voix.Il aurait dû se préparer et se présenter au Parlement avec toutes les modifications d’un coup à la Loi 101.» De l'emballement du débat linguistique, il note sur un ton philosophique: « Remarquez.J’ai été au gouvernement assez longtemps pour savoir qu’il y a des fois où on pense avoir planifié les opérations politiques depuis bien longtemps et que ça nous retrousse en pleine figure », raconte-t-il en s’esclaffant.Enquête sur la mort de Harvey 36 personnes seront citées à la barre des témoins LIA LEVESQUE LA MALBAIE (PC) — Il reste encore 36 témoins à entendre à l’enquête publique sur la mort de Gaston Harvey.Cette semaine, le coroner Robert Sansfaçon, qui préside l’enquête.écoutera les témoignages des policiers qui ont procédé à l'arrestation du manifestant Gaston Harvey, le soir du 25 octobre.Le coroner devait initialement entendre 72 témoins.1 usqu'à présent, 24 ont été entendus en cinq jours d’audiences.Mais, après entente entre les avocats représentant chacune des parties impliquées, on pourra éviter le témoignage de 12 manifestants.Ces témoignages n’étaient pas nécessaires puisqu’ils ne font que répéter des faits déjà entendus dans d’autres récits, expliquait en entrevue avec quelques journalistes Me Claude Tremblay, avocat du coroner Sansfaçon.Présentement, on en est à écouter le récit de la manifestation du 25 octobre.Une vingtaine de témoins ont été ou seront appelés à comparaître brièvement.Parmi eux, on a déjà entendu la veuve de Gaston Harvey, Mme Jeannine Desbiens-Harvey, de même que le permanent syndical Guÿ Boisvert, qui a organisé la marche et Mme Nicole Madore, présidente du conseil central de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à Québec.Les autres marcheurs sont à venir aujourd’hui.l'Insuite, le coroner entendra le témoignage des policiers.L’on commencera par le ser- Chantal Keyser ¦ LE PRIX DES COMMUNICATIONS Le co-président de la Commission sur l’avenir de la radio-télédiffusion au Canada, M.Florian Sauvageau, s'est vu décerner, samedi, le prix spécial des Communications du gouvernement du Québec.Le Ministre des Communications, M.Richard French, a félicité le lauréat au terme d’une émission spéciale de Radio-Québec.Le jury que présidait M.Jean Paré, directeur de I Actualité, a également attribué trois autres prix: au caricaturiste Jean-Pierre Girerd, de La Presse, à M.Charles Sirois, président de Télé-Système national et au professeur Maier Blostein, de l’Institut national de la recherche scientifique.gent Pierre Marquis, de la Sûreté du Québec (SQ), qui dirigeait les opérations ce soir du 25 octobre.Après les autres officiers de police viendra l'agent Pierre Marceau de la SQ au poste de La Malbaie L’agent Marceau connaissait bien Gaston Harvey pour avoir suivi avec lui des cours de danse et des cours de relations humaines.Les couples Harvey et Marceau se fréquentaient depuis 4 ans.L’agent Marceau est celui avec qui Gaston Harvey a eu l’altercation qui a mené à son arrestation.Le dernier policier à être entendu sera l’agent Léveillée, de la SQ du poste de Québec.D’après les photos publiées, c’est lui qui a effectué la fameuse prise de tête à Gaston Harvey.Il est aussi l’un de ceux qui maintenaient Harvey contre le coffre arrière de la voiture de police banalisée, après son arrestation.Le coroner ne siégera que trois jours cette semaine, soit jusqu’à mercredi soir.Les audiences reprendront ensuite le lundi 12 janvier pour les derniers jours.Àcette date, les membres du personnel hospitalier et ambulancier seront entendus.On entendra les infirmières et le Dr Eric Gagné, qui a constaté le décès de Gaston Harvey dès son arrivée à l’hôpital à 21 h 05 le 25 octobre.Les techniciens-ambulanciers viendront aussi relater les circonstances dans lesquelles ils ont été appelés à tranporter Gaston Harvey entre le poste de la Sûreté du Québec et l’hôpital de La Malbaie.Quant au coroner Marc-André Bouliane, on ignore toujours s’il sera entendu par le coroner spécial Sansfaçon, qui préside l’enquête.Le coroner Bouliane est celui qui a ordonné la première autopsie sur Gaston Harvey.Celle-ci a été faite en pleine nuit, dans les heures qui ont suivi le décès.C’est aussi le coroner Bouliane qui, le dimanche 26 octobre, au lendemain de la mort de Harvey, avait donné une conférence de presse pour expliciter les circonstances du décès et les résultats de la première autopsie.Au pathologiste Georges Miller, qui soulignait qu’il n’avait pas le droit de pratiquer une autopsie entre le samedi midi et le lundi matin, le coroner Bouliane aurait répliqué qu’il avait « toutes les autorisations nécessaires ».Cette autorisation doit, semble-t-il, être obtenue du solliciteur général Gérard Latulippe lui-même.Interrogé au sujet d’un éventuel témoignage du coroner Bouliane, le coroner Sansfaçon a répété qu’il estime que « cet aspect de la preuve n’est pas pertinent ».Jusqu’à présent, le coroner Bouliane n’a pas été assigné à comparaître.Aux journalistes qui lui demandaient si cette décision était définitive, le coroner Sansfaçon a répliqué par un « pas de commentaire ».I l NI C PLUS ULTRA DU CHINOIS Réservation: 9W8444 2144, Mackav PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 1987.ET LES SUJETS CHAUDS DE L’HEURE.s L’essouflement boursier, la croissance économique au pays et à l'étranger, le big bang anglais, la refonte fiscale à l'américaine, le libre échange, les déficits budgétaires, la dette internationale du Tiers-Monde, le GATT, L’OPEP, l'impact économique de la valse des prix du pétrole, le marché de l’emploi par la biotechnologie, la robotique, la bureautique et la productique, l’informatique au Québec: tout y est! Tout est inclus dans le numéro annuel spécial du MAGAZINE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE du vendredi 19 décembre prochain.Les prévisions économiques les plus précises, les sources les plus crédibles y sont réunies.Les principales régions économiques du monde y sont couvertes et tous les secteurs économiques d'actualité y sont décortiqués.Le MAGAZINE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE, un magazine d'affaires complet.LE DEVOIR m M ECONOMIQUE.Magazine Gratuit dans l’édition du DEVOIR du vendredi 19 décembre.Non disponible en kiosque.1 4 ¦ Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES IPi p|||U n«r‘*f .Photo AP > ^ Photo AP ¦ Rallye de la survie - Unicef Québec (|t#t O y / visWaHr Soyez genereux Unicef Québec • 353, rue St-Nicolas • Vieux-Montréal • Québec H2Y 2P1 Solidarnosc: seize mois de liberté derrière le rideau de fer 30,000 personnes protestent contre la pollution du Rhin BONN, (Reuter) — Plus de 30,000 personnes ont spectaculairement manifesté hier contre la pollution chimique du Rhin, formant une chaîne humaine sur ses rives et bloquant les ponts qui l’enjambent.De Baie, en Suisse, jusqu'à l’embouchure du fleuve aux Pays-Bas, il s’agissait pour les organisateurs de protester contre la recente série d’accidents survenus dans des firmes suisses en Suisse et en RFA.Selon les Verts ouest-allemands, qui ont coordonné l’opération, une chaîne humaine de 10,000 manifestants s’est formée sur les rives du Rhin en aval de Baie, sur une portion de 30 kilomètres où sont concentrées de nombreuses usines chimiques.En RFA comme aux Pays-Bas, des centaines de manifestants ont bloqué les ponts enjambant le fleuve.Dans le port de Rotterdam, une délégation d’écologistes a remis au ministre néerlandais des Transports, Neelie Smit-Kroes, une pétition demandant l’interdiction de 129 produits dangereux.Partout les manifestants ont distribué des tracts reprenant les conclusions du Tribunal international du Rhin, qui venait de se réunir pendant 48 heures à Auggen (RFA).Composé de scientifiques, d’écologistes et de politiciens, mais aussi de citoyens de tous les États riverains du Rhin suisse, France, RFA, Pays-Bas, le tribunal a mis en scène un procès symbolique au cours duquel les grandes firmes chimiques et les ministres européens de l'Environnement ont été jugés coupables de n’avoir pas protégé le fleuve.Il a réclamé la création d’une instance de contrôle indépendante, l’arrêt de la fabrication d’un grand nombre de produits et l’interdiction de la vente de pesticides et d’herbicides aux ménages.Le 1er novembre, l’incendie de l’usine Sandoz à Baie avait provoqué le déversement dans le fleuve de substances toxiques.Selon les experts, il faudra 10 ans avant que le Rhin ne retrouve son équilibre écologique dans cette zone.Pour symboliser la mort du fleuve, certains manifestants ont jeté à l’eau des cercueils.PARIS, 13 déc (AFP) — Cinq ans « déjà : les photos des chantiers Lénine, des blindés dans la neige du 13 décembre 1981, ont commencé à jaunir dans les journaux, dans les albums aussi.Aujourd’hui, cinq années après le coup de force, à Varsovie et Moscou, le pouvoir respire, les polonais, eux, continuent par millions d’affirmer qu’ils étouffent.Une chose est sûre : personne, à l’Ouest comme à l’Est, n’est prêt d’oublier les seize mois d’existence légale de Solidarnosc, seize mois d’une liberté inimaginable derrière le rideau de fer.Seize mois tout rond pendant lesquels, pour une fois, à l’Est tout est nouveau.Bienvenue en Pologne.En avion, en train, en voiture, on débarque sans trêve de partout, « pour voir ».Les journalistes d’abord, bien sûr.Ils viennent des quatre coins du monde, le bloc-note frémissant, que leur « bloc » soit communiste ou pas.Mais il y a aussi les autres visiteurs, simples « touristes » soucieux de prendre l’air du temps, ou plus volontiers étudiants, militants politiques ou syndicaux venus d’occident, toujours en quête d’un nouveau « modèle », vu le fiasco des précédents.Et c’est vrai que seize mois durant, chacun peut croire que ce modèle est en train de naître à Varsovie, où l’on a osé lever le rideau de fer malgré Yalta, pour toujours peuvent croire les plus optimistes, et ils sont légion.À n’en pas croire ses yeux, ni ses oreilles.Le vent de Gdansk, celui des chantiers Lénine, s’est engouffré partout dans le pays, balayant le régime Gierek comme un fétu, portant haut et fort la voix d’un obscur ouvrier moustachu qui fait désormais trembler le pouvoir communiste : Lech Walesa.Derrière Lech Walesa et ses « généraux », derrière Solidarité, dont le sigle fait le tour du monde en un clin d’oeil, ils sont des millions à suivre comme un seul homme, dans une Pologne méconnaissable, ou tout parait possible.Devenu vite un colosse bon enfant, Solidarité est partout, est requis de tout prendre en charge, tout ce qui ne va pas, les injustices, les aberrations de tous ordres: chaque ville du pays, grande, moyenne ou petite, a son MKZ (comité local du syndicat), chaque entreprise ou administration aussi.Même au fin fond des campagnes, le syndicat est 1, il a nom Solidarité rurale.Et partout des télex, des téléphones où joindre les responsables, à toute heure du jour ou de la nuit.Jamais l’information n’a circulé ainsi, aussi vite et aussi largement.Tout se sait en une seconde.« Ici Solidarnosc de la région de ., nous allons vous transmettre une importante information sur l’usine de .».Tout bouge.Un exemple entre mille: comme leurs aînés des usines, les petits orphelins de Szczecinek (au bord de la Baltique), des petits bouts-de-ehou de 4 à 10 ans, se révoltent un jour de l’été 1981 contre leur directeur.Ils en ont « marre », disent-ils, d’être battus, mal nourris.Jusqu’ici, aucune chance pour eux de se faire entendre, mais les temps ont changé, ils en appellent donc à la section de Solidarité de la région pour être conseillés.Le grand frère moustachu est tout de suite là.Le directeur de l’orphelinat préférera se faire oublier, il quittera les lieux, officiellement pour raisons de santé.Et partout aussi, sans cesse, des réunions.Au plus haut niveau du syndicat, on ferraille sans cesse aux tables des négociations, face à face avec le pouvoir, qui pratique une tactique d’usure, se fait tirer l’oreille pour l’application des fameux accords de Gdansk, qu’il a signé de mauvais gré c’est sûr, sous la pression populaire, et qui garantissent des choses impensables en régime communiste, comme le droit de grève, les syndicats libres, le pluralisme de l’information.Solidarité — pouvoir communiste, Lech Walesa — Mieczyslaw Ra-kowski, ce sera un match de seize mois dont chacun sait ici que l’enjeu est de taille: garder la liberté arrachée de force, ou la perdre à nouveau.Quant aux « champions » en lice dans ce combat, il existe sur les photos un moyen infaillible de les reconnaître: ceux du gouvernement et du parti sont imberbes, ceux du syn- Lech Walesa • dicat moustachus ou barbus.Impossible de se tromper, Solidarité, c’est le poil sous le nez.Du côté du pouvoir, on tremble.À la moindre bavure « communiste », les ouvriers sont sur le pied de guerre, mettent les usines en « état de préparation à la grève », une trouvaille qui évite de stopper le travail, mais en fait planer la menace pour faire reculer les autorités.Fin mars 81, on frôle la grève générale.En août, l’avenue Marszalkowska, la plus grande de Varsovie, est bloquée trois jours et trois nuits durant par des centaines de tramways et autobus.Face à face, les costauds des aciéries de Huta Warszawa et les zo-mos, qui deviendront plus tard célèbres.Ici encore, la négociation évitera le pire de justesse.Les dirigeants communistes tremblent d’autant plus fort que le vent de Gdansk souffle jusque dans les corridors du pouvoir.Un quart des membres du parti communiste polonais adhèrent à Solidarité (ceux-là, écoeurés, déchireront leur carte du parti après l’état de siège, certains en public, dans les trains ou les tramways).Plus d’un apparatchik, et non des moindres, connaît les affres de l’hésitation, le fameux « que faire » de Lénine, mais vu sous un nouvel angle.Dans les penderies des pragmatiques, on vérifie en vitesse la qualité de la doublure de la veste, des fois qu’il faudrait la retourner vite fait.Rakowski, mais pas lui seul, fait les yeux doux au syndicat.C’est l’époque où court en Pologne cette histoire drôle, qui en dit long sur le rapport des forces : « M.Walesa, je voudrais savoir, si, même vice-premier ministre, je ne pourrai pas adhérer à Solidarité ».Fît Walesa de répondre: « Ah ah, M.Rakowski, je vous vois venir, on a soif de pouvoir.» Dans les dners officiels (ou « cieux »), c’est à qui paraîtra le plus libéral, le plus ouvert.On ne sait jamais.La presse officielle, la télévision, la radio, prennent des allures de liberté jamais vue en pays communiste.Les colonnes de Zycie Wars-zawe (La vie de Varsovie) se mettent à ressembler étrangement à celles des quotidiens occidentaux.Les journalistes polonais commencent à se croire presque semblables à leurs collègues occidentaux.On critique, conteste, dénonce, le ton est vif, on ne ménage plus les incuries du régime, dans tous les domaines, économiques bien sur, mais aussi médical, universitaire, religieux.En même temps, c’est l’explosion de la presse syndicale : des milliers de bulletins locaux, chaque usine, entreprise, a le sien.Sans compter l’édition de brochures, de livres jusque là interdits.À foison.Pour les polonais, c’est la fin d’une longue schizophrénie.Fini le double langage.On dit tout haut ce qu’on pense tout bas.Même sur les « Russes ».C’est la fin de la peur des « imprudences », d’expression ou de comportement.Le tout sur une toile de fond en forme de catastrophe.Alors que beaucoup, qui disent avoir l’oreille fine, entendent déjà d’Occident un bruit de bottes soviétiques franchir la frontière polonaise, la pénurie est partout.Les magasins sont vides, avec devant, des queues de centaines de mètres.Plus de lait, plus de Enfin envolé autour du monde L’avion expérimental Voyagera décollé hier matin de la base aérienne d’Edwards en Californie, pour effectuer la première tentative de tour du monde sans escale et sans ravitaillement en vol.Voyager, avec un équipage de deux personnes, a décollé peu après 8 h 00 locales, pour ce vol de plus de 40,000 km qui devrait durer près de 10 jours.viande, plus rien ou presque, au point que Solidarité criera tout de suite à la pénurie organisée pour mettre le peuple à genoux.Mais Solidarité vit malgré tout.À Varsovie, le siège de la rue Moko-towska est une énorme et bruissante ruche où tous les visiteurs, du monde entier, viennent se pourvoir en badges, fanions, mais écouter les leaders prestigieux, acheter les brochures.Idem à Gdansk, Cracovie, Szczecin, Wroclaw.Jusqu’au 13 décembre 1981.Peu avant, il y avait bien eu des rumeurs de mouvements de troupes, mais à Gdansk les syndicalistes réunis, les avaient écartées d’un revers de main.Impensable, pressions psychologiques.Après, c’était trop tard.La Pologne de Solidarité, liquidée par la force.Morte ?La réponse est peut-être dans cette image citée peu après le « coup» comme symbole par un ancien dirigeant de Varsovie: « La Pologne, c’est comme les amants changés en pierre, à la fin des Visiteurs du soir, de Prévert et Carné.Le diable les a changés en pierre, mais souvenez-vous, il s’approche furieux le diable, mais il ne peut rien, le coeur des amants continue de battre sous la pierre.» Le cessez-le-feu est respecté Le Fatah refuse de se retirer du Sud-Liban BEYROUTH (AP) — Le Fatah, principale composante de l’OLP dirigée par Yasser Arafat, a refusé hier de se retirer des territoires qu'il avait conquis au Sud-Liban ce qui torpille la médiation iranienne pour mettre fin à la guerre des camps qui oppose depuis trois semaines Palestiniens et miliciens chiites d’Amal au Liban.Le Fatah a annoncé son refus de se retirer de ces territoires au moment où les 12 délégués iraniens qui ont mis au point un cessez-le-feu effectif hier s’efforçaient d’obtenir le retrait des belligérants.Selon la police, le cessez-le-feu a été respecté hier à Beyrouth ainsi qu’à Saïda et Tyr, au Sud-Liban.Mais le refus du Fatah de se retirer de Mag- douché, au Sud-Liban, fait craindre de nouveaux combats.La Syrie et la Libye doivent garantir les clauses du plan de paix iranien qui prévoit le retrait des combattants de l’OLP des collines proches de Saida.En échange, les miliciens d’Amal lèveraient le siège des camps palestiniens de Beyrouth et Tyr, selon un porte-parole palestinien.Selon les journalistes à Saïda, les factions palestiniennes pro-syriennes ont retiré leurs quelque 200 combattants des alentours de Magdouché.Mais environ 250 combattants du Fatah sont restés dans la ville et leur commandant, le major Alaa, a annoncé qu’il appellerait des renforts.Le Fatah a annoncé dans un communiqué qu’il ne se retirerait pas de Magdouché avant qu’Amal lève le siège des camps de Chatila, à Beyrouth, et Rachidiyeh, à Tyr.Les Palestiniens ont pris Magdouché le 24 novembre dernier.Par ailleurs, l’OLP a engagé hier une offensive diplomatique auprès des gouvernements arabes et européens pour arrêter le génocide des Palestiniens du Liban.Après avoir rencontré à Tunis des responsables tunisiens, M.Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, membre du comité exécutif de l’OLP, est allé dimanche au Maroc pour remettre un message de Yasser Arafat au roi Hassan II au sujet de la guerre des camps.Que veux-tu être quand tu seras grand? INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 Les forces nucléaires françaises, britanniques et chinoises La grande négociation de l’an 2000 GUERRE ET PAIX JOCELYN COULON EXCLUES depuis toujours des négociations Est-Ouest sur le contrôle des armements, les forces nucléaires françaises, britanniques et chinoises, qui quadrupleront d’ici l’an 2000, seront forcément prises en compte un jour ou l’autre si on ne veut pas assister au blocage total de ces négociations.Ce sont les Soviétiques, les premiers, qui ont soulevé le problème voilà déjà plusieurs années.À toutes les tables de négociations (SALT 1 et 2, euromissiles) ils ont demandé que les Américains prennent en considération les forces nucléaires britanniques et françaises, ce qui n’a jamais été officiellement accepté.Toutefois, on pense que la supériorité soviétique en nombre de missiles, concédée par les États-Unis dans le cadre des traités SALT, est un acquiescement à ces préoccupations.Jusqu’à tout récemment, Moscou demandait qu’un accord sur les euromissiles tienne compte des forces de ces deux pays qui, selon l’Union soviétique, se rangeront du côté américain advenant un conflit.Pour leur part, les Américains, qui pendant longtemps n’ont jamais apprécié l’existence de forces nucléaires tierces, s’en sont accommodés au fil des ans, reconnaisant même leur rôle déterminant dans le renforcement de la dissuasion occidentale.Cependant, la présence de ces forces vient compliquer de plus en plus les discussions sur le contrôle des armements et pourrait même empêcher la conclusion d’un accord de réduction des armes nucléaires.Dans une entrevue au Washington Post, le 15 octobre dernier, le secrétaire d’Etat, M.George Shultz, déclarait qu’il n’était pas question que les deux Grands se débarrassent de leurs missiles balistiques si les autres puissances ne faisaient pas de même.Sur ce point, Moscou et Washington s'entendent très bien.Pour des raisons de sécurité nationale, la Grande-Bretagne, la France et la Chine se sont dotées d’armes nucléaires de toutes sortes dont les plus importantes ont la possibilité de frapper des cibles intercontinentales.Ce sont des armes stratégiques.Actuellement la force britannique est composée de missiles basés sur sous-marins totalisant 160 ogives.La France déploie des missiles au sol (18 ogives), sur sous-marins (176) et sur bombardiers (75).Enfin, la Chine possède elle aussi une triade avec missiles au sol (200), sur sous-marins (12) et sur bombardiers (150).L’ensemble de ces forces ne représente qu’environ 3 % du stock d’armes stratégiques.Mais cela va bientôt changer.Les programmes de modernisation en cours dans ces trois pays vont quadrupler le nombre d’ogives nucléaires qu’ils possèdent.Selon l’Institut pour le paix de Stockholm (SIPRI), ces puissances aligneront, d’ici l’an 2000, plus de 2‘,500 ogives capables de frapper le territoire soviétique.La majorité de ces armes sera déployée sur sous-marins, la partie la plus sûre de la triade puisque jusqu’à ce jour indétectable.Ce nombre d’armes semble bien peu face aux dizaines de miniers d’ogives des deux Grands.Toutefois cet arsenal prend une toute autre dimension dans le cadre d’un accord de réduction qui verrait Washington et Moscou limiter le nombre de leurs armes nucléaires à 6,000 ogives.Cela signifierait pour l’Union soviétique une menace inacceptable et expliquerait pourquoi, à Reykjavik, les Soviétiques tenaient à un accord intérimaire sur les euromissiles.Ces trois puissances nucléaires sont-elles intéres-sées à s’engager dans un processus de contrôle des armements ?Ne réclament-elles pas depuis longtemps un arrêt de la course aux armements des deux Grands ?Toujours selon M.Shultz, les Chinois l’auraient assuré de leur coopération si les superpuissances réduisaient de moitié leurs forces.Quant à la Grande-Bretagne, qui est dotée d’armes américaines et intégrée aux plans nucléaires de l’OTAN, sa situation finira par être intenable à moins que les travaillistes, une fois au pouvoir, décident de désarmer unilatéralement.Enfin, la France pose un cas particulier.Ayant développé une force indépendante et quitté la structure militaire de l’OTAN, elle considère ses armes comme l’ultime rempart à une attaque soviétique.Elle n’a jamais manifesté le moindre désir de négocier et ses partis politiques font tous consensus autour de sa force de frappe.À l’aube de l’an 2000, si les Grands veulent faire des progrès vers une réduction des armes nucléaires et les puissances tierces obtenir des résultats de ces négociations, les deux parties devront nécessairement s’asseoir à la même table pour entamer une phase nouvelle du processus de contrôle des armements.La vente d’armes US à l’Iran continue de soulever la classe politique américaine WASHINGTON (AP-Reuter) -Alors que de source officieuse était annoncée la prochaine nomination d'un conseiller indépendant dans l’affaire des ventes d’armes américaines à l’Iran, la classe politique américaine a continué d’élever la voix face à une situation qui ne se clarifie pas le moins du monde.Ainsi le leader républicain au Sénat, Bob Dole, qui de par son appartenance politique fait théoriquement partie des amis de M.Reagan même si ses ambitions présidentielles sont connues, ne mâche pas ses mots.« L’aide au contras nicaraguayens n’est pas répréhensible en soi, bien au contraire, a déclaré Bob Dole.En revanche, violer la loi ou défier la volonté du Congrès, même pour aider les contras, était une pure stupidité ».Le sénateur, qui prononçait un discours à l’Université du New Hampshire, samedi, croit que pour réparer les pots cassés, il faut que Ronald Reagan réunisse un sommet avec les alliés européens et s’explique sincèrement.« Nous devons leur dire ce que nous avons fait et pourquoi nous l’avons fait.Admettre que nous avons commis des fautes et leur donner l’assurance que nous ne vendrons plus d’armes à l’Iran, et qu’il n’y aura plus de mission secrète à Téhéran ».a-t-il déclaré.« Nous devons redonner une crédibilité à notre pays, a-t-il déclaré.Le premier pas doit réaffirmer que la politique américaine reste claire et sans équivoque : Pas de négociations ni de concessions avec les terroristes.Point à la ligne ».1 Jü Photo AP L’ancien juge et diplomate Lawrence E.Walsh serait incessamment nommé conseiller indépendant pour enquêter sur les fonds provenant des ventes d’armes à l’Iran.Critiquant vivement le projet Devaquet « Il faut dialoguer avec la jeunesse » Pierre Chevènement PARIS (Reuter) — « Il faut dialoguer avec la jeunesse » pour prévoir son avenir, a déclaré hier Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Éducation nationale du gouvernement socialiste de Laurent Fabius.Invité du Club de la presse de Eu-rope-1, Chevènement a vivement critiqué le gouvernement de Jacques Chirac pour avoir voulu faire adopter le projet Devaquet de réforme universitaire.Pour lui, ce projet était « inopportun », « à côté de la plaque », « très dangereux », dans la mesure où il risquait de fermer les portes des universités aux étudiants, au lieu de les ouvrir à un nombre sans cesse croissant, pour répondre aux besoins, selon lui, croissants du pays en jeunes ayant reçu une formation supérieure.Tout en reconnaissant que la loi Savary, du nom de l’ancien ministre socialiste de l’Éducation nationale, avait prévu, pour 45 % des étudiants des « filières sélectives », il a estimé qu’avec le projet Devaquet le risque avait été d’élargir la sélection aux autres.« C’était mal fait, comme tout ce que fait ce gouvernement », a-t-il dit.« La réaction anti-libérale, avec des pancartes telles que « Non à la FAC des riches, non à l’américanisation », est venue de cette jeunesse qui, brusquement, a découvert la dimension sociale, la dimension collective.Ils ont découvert que, ensemble ils pouvaient quelque chose et d’abord la possibilité de manifester.Ces jeunes ont rencontré une réalité.Cette réalité, malheureusement, c’est la matraque.Et je dirai que la matraque qui a frappé Malik Ousse-kine, tous les jeunes l’ont ressentie, et avec eux leurs parents », a estimé Chevènement.Il a reconnu que « personne » n’au- Affrontements sanglants entre Tamouls: 25 morts COLOMBO (Reuter) — Des affrontements entre deux groupes séparatistes tamouls, le Front de libération révolutionnaire des peuples de 1’Eelam (FLRPE) et les Tigres de la libération de l’Eelam tamoul (TLET), ont fait au moins 25 morts et plusieurs blessés samedi et dimanche, a-t-on appris de source militaire et auprès de la population.Des habitants de Jaffna, capitale de la partie nord du Sri Lanka, ont indiqué par téléphone à Reuter que des membres du FLRPE s’étaient rendus en grand nombre au TLET, le plus puissant des quatre principaux groupes luttant pour la création d’un État tamoul indépendant.Ces affrontements sont intervenus alors que des responsables gouvernementaux se préparaient à recevoir, pour la deuxième fois en quatre semaines, la visite à Colombo de deux ministres indiens venus discuter des moyens de mettre fin au CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC Si ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION Télécopieur conflit inter-communautaire.Les ministres, venus pour la dernière fois le 24 novembre, devraient rencontrer mercredi le président Junius Jayewardene pour tenter de sortir de l’impasse.Les rebelles ont rejeté un plan du gouvernement sri-lankais portant sur un transfert de pouvoirs à neuf conseils provinciaux et à l’octroi aux 2,5 millions de Tamouls de l’île d’une plus grande autonomie dans les régions où ils sont majoritaires.Résultats Tirage du 86-12-12 rait pu « prévoir un événement de cette sorte, non personne, mais quand même, on pouvait se douter qu’avec 2,8 millions de chômeurs, dont 40/% de jeunes, le seuil de l’intolérable se rapprochait.« Ces jeunes n’ont pas manifesté contre le savoir.Ce n’était pas du tout une réaction anti-mandarinale, comme en 1968.Ils ont manifesté pour l’acc-s au savoir.Dans cette réaction de la jeunesse, il y a quelque chose d’infiniment positif, d’infiniment porteur, si on lit cela en profondeur : il y a la volonté d’accéder au savoir, il y a la volonté de ne pas se laisser marginaliser ».Pour Chevènement, il ne s’agit pas « de vouloir récupérer » cet « événement assez beau » — « ce serait méprisable » —, mais de dialoguer avec cette jeunesse.« Je souhaiterais qu’elle se dote d’un outil représentatif — un peu ce qu’était l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) à l’époque où j’étais étudiant moi-meme — une grande UNEF, ce qui permettrait un dialogue plus approfondi ».Évoquant la prochaine privatisation de la chaîne de télévision TF-1, Chevènement a affirmé: « Si la gauche revient au pouvoir, TF-1 redeviendra une chaîne publique».Enfin, à un journaliste qui lui demandait s’il était partisan de la démission du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, Chevènement a répondu sur le ton de la boutade : « Je souhaite que Pasqua, qui est fatigué, prenne de longues, de très longues vacances, qu’il fasse une croisière.avec (le ministre de l’Éducation nationale) Monory».Bob Dole a estimé, d’autre part, que l’affaire avait porté grand tort au vice-président Georges Bush, considéré comme le premier candidat à l’investiture républicaine pour succéder à Ronald Reagan qui n’a pas le droit de se représenter.Selon le New York Times d’hier, l’ambassadeur américain au Liban, John Kelly, impliqué dans l’affaire des livraisons d’armes à l’Iran, a dit avoir reçu du conseiller à la sécurité nationale John Poindexter, un télex secret l’assurant de ce que le secrétaire d’État George Shultz avait approuvé l’ouverture de négociations secrètes.Citant des responsables dont il ne donne pas l’identité, le journal ajoute que certains membres du personnel du département d’État ont eu l’impression que Kelly s’était senti humilié de ce que Shultz déclare publiquement qu’il n’avait pas eu connaissance de cette affaire avant que lui-même n’ait pu donner sa propre version des faits.Shultz a dit la semaine dernière devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants qu’il avait été choqué d’apprendre que Kelly avait été mêlé à cette affaire sans en avoir informé le département d’État.Depuis, Kelly a parlé aux autorités du télex secret dans lequel Poindexter assurait que Shultz apportait son concours à une opération visant à court-cicuiter le département d’État pour ouvrir avec l’Iran des discussions secrètes destinées à obtenir la libération d’otages américains au Liban.Par ailleurs, un tribunal a nommé Lawrence E.Walsh, conseiller indépendant chargé d’une enquête judiciaire sur les fonds provenant des ventes d’armes à l’Iran, a annoncé samedi un reportage diffusé sur la National Public Radio.Walsh, âgé de 74 ans, est un démocrate et ancien président de l’Association du Barreau américain.11 sera ainsi le septième conseiller indépendant nommé depuis la crise du Watergate.Brésil: la grève générale obtient peu de succès SAO PAULO (REUTER) — L’appel à une grève générale au Brésil, auquel n’a répondu qu’une petite minorité de travailleurs, donne au gouvernement le temps de respirer après des mois de difficultés politiques et économiques.La grève de 24 heures, organisée par les deux principales centrales du pays pour protester contre la hausse des prix et l’ampleur de la dette extérieure, a surtout été suivie dans la ceinture industrielle de Sao Paulo, centre traditionnel du syndicalisme brésilien.Le ministre des Finances Dilson Funaro a estimé à 5 % des travailleurs seulement le nombre de grévistes et le président José Sarney a déclaré à la télévision: « Ce n’est qu’une minorité qui ne représente pas le peuple brésilien ».Le plus populaire des sydicalistes brésiliens, Luis Ina- cio da Silva ou Lula, a implicitement reconnu que le mouvement n’avait eu qu’un impact limité, déclarant que de nombreuses autres grèves seraient nécessaires avant que le gouvernement ne change de politique.La télévision a montré des images de centres importants tels que Belo Horizonte et Manaus en Amazonie, où la situation était normale.Même à Sao Paulo, les autobus fonctionnaient et beaucoup d’habitants sont allés travailler.La police a fait état de quelques dizaines d’arrestations, mais d’aucune violence grave.L’échec du syndicat donnera un peu de répit au gouvernement, confronté ces dernières semaines à des émeutes à Brasilia, à une chute de sa popularité et à une économie en déclin.Au bout de chaque cigarette Un seul filtre: vos poumons $2 396.1603 357K531 546L90X 206M705 4I8M396 SWABEY, MITCHELL.HOULE, MARCOUX & SHER Agents de brevets et de Marques de Commerce 1001, Bout, de Maisonneuve ouest Montréal, Québec H3A 3C8 Tél.: (514) 845-7126, Télex 05-24355 Fac simile (514) 288-8389 (CCITT l-H-lll) O LOTS 5 lots bonis de 5 OOO $ chacun NUMEROS 816470 50 000 $ 64 7 0 5 000$ 64 70 81647 l 000$ 8164 numéros non-décomposables 100 lots bonis de 500 $ chacun 168J460 115K481 6b1K 796 147M628 2 S 7 J 9 A J 147K315 6o7KJ45 16514377 304 J i 155K122 73oK41l 203M103 307 J22 4 186K634 79UK470 3354853 329J336 2J5K.832 219L8IO 359M428 3 J4 J 688 2 91 Ko 7d 222L029 4531493b 368J 320 295K872 23IL894 430M305 4 3j J2o3 3 37K1 76 25UL914 481,4418 465Jo71 389K228 294L151 501(4026 4 ?7 J618 402K968 339L305 532M722 432J433 4 5 7 K 79 7 39OL067 552(4422 546J323 460K937 494L037 608M904 553J967 406K628 506L966 624M808 569J287 4 36K805 572L774 721(4713 730J026 437K646 593L378 739/4913 731J653 514K637 745L123 754M343 765J636 b 14K325 105M642 766(4256 13614911 14 1,4249 156N657 1724158 212N652 2 319351 57b1845 381N81.3 334N601 436N156 5354076 581N552 594N284 6194277 658N692 700N253 713N439 736(404 3 125P166 300P946 315P774 376P939 471POJ7 580P332 536P67U 62:3P61 6 644P388 o59P525 702P8/5 715P788 746P528 774P2b5 Les modalités d'encaissement des billets gngnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle, celte dernière a priorité.PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES EN 1987.À L’HEURE INTERNATIONALE Que nous réserve l’économie internationale en 1987?LE MAGAZINE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE du vendredi 19 décembre prochain y répond.Québec, Canada, États-Unis, Allemagne, Europe, Asie et le Tiers-Monde: croissance ou décroissance?Redressement, stabilisation ou effrondement?Tout y est dans l’édition spéciale annuelle du MAGAZINE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE.Les prévisions économiques les plus précises, les sources les plus crédibles y sont réunies.Les principales régions économiques du monde y sont couvertes et tous les secteurs économiques d’actualité y sont décortiqués.LE MAGAZINE LE DEVOIR ÉCONOMIQUE, un magazine d’affaires complet.LE DEVOIR ECONOMIQUE .m a economic Maga une Gratuit dans l'édltlon du DEVOIR du vendredi 19 décembre.Non disponible en kiosque.A l 6 B Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Michel Paradis FAIS CE QUE DOIS Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l’information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin LE NOUVEAU RÉA LE RÉGIME d’épargne-actions (RÉA) a connu un incontestable succès depuis son implantation en 1979.Le nombre de participants est passé de 14,000 à 152,000 en 1985.Mais le coût pour le gouvernement, sous forme d’exemptions fiscales, a aussi augmenté très rapidement, atteignant l’an dernier la somme de $ 179 millions contre seulement $ 14 millions la première année.L’ampleur des dépenses supportées par l’État suscite un certain malaise, d’autant qu’il s’agit d’un programme dont profitent surtout les hauts revenus et que le gouvernement effectue, par ailleurs, des compressions budgétaires dans plusieurs secteurs d’activités.Le RÉA a joué un rôle décisif dans le renforcement des assises financières des entreprsises et le développement de l’actionnariat au Québec.La question est de savoir quel coût le gouvernement est prêt à supporter dans une conjoncture budgétaire difficile, compte tenu des effets positifs que l’économie du Québec retire du régime et aussi de l’évolution financière des entreprises.Les modifications apportées la semaine dernière par le ministre des finances vise à réduire les dépenses du régime — M.Lévesque veut faire des économies de $ 81 millions, l’an prochain — tout en favorisant davantage le financement des petites entreprises ainsi que la participation des contribuables à moyen revenu.L'objectif est louable : il faut contrôler plus étroitement l’augmentation des coûts du RÉA et identifier plus clairement les entreprises-cibles du programme.Mais les premiers commentaires des analystes laissent croire que le gouvernement est peut-être trop optimiste dans sesprévisions.Il n’est pas certain que le nouveau RÉA permettra de réaliser toutes les économies escomptées.Ainsi, l’abaissement du plafond de l’actif des entreprises (de $ 1 milliard à $ 250 millions) au-delà duquel les déductions permises sont limitées à 50 % pourrait bien entraîner tout simplement un déplacement des investissements vers les sociétés en développement.La note serait alors la même pour le gouvernement.Mais cette mesure n’en est pas moins nécessaire.La courte histoire du RÉA montre en effet que son impact a été beaucoup grand sur les petites entreprises que sur les grandes.Par ailleurs il est difficile d’évaluer les effets des changements introduits dans le calcul du montant total de l’exemption admissible au RÉA.Selon la nouvelle formule, la déduction autorisée est ramenée à $ 5,500 (ou 10 % du revenu total) mais sans tenir compte désormais des contribu- tions aux régimes de retraites ou aux régimes en-régistrés d’épargne-retraite (REER).Les petits épargnants qui, par sécurité, investissent tout d’abord dans des REER, pourraient être incités à participer davantage au RÉA.Mais leur contribution risque de rester marginale.Car le RÉA s’adresse avant tout aux revenus élevés : en 1984, plus de 68 % des participants avaient un revenu dépassant les $ 50,000.En fait, ce sont vraisemblablement les contribuables gagnant entre $ 40,000.et $ 50,000.qui profiteront le plus de cette mesure.D’ailleurs, ils sont les seuls, depuis l’instauration du régime, à avoir amélioré leur part dans l’ensemble des participants.Ces changements permettront sans doute de hausser l’actionnariat qui a fait des progrès sensibles depuis l’instauration du RÉA.Les contribuables à revenus élevés pourraient aussi accroître leurs investissements, en particulier ceux qui ne se sont pas prévalus jusqu’à maintenant de l’exemption maximale permise en raison de leur participation dans les REER et autres régimes.En revanche, ils seront directement affectés par deux autres mesures annoncées par le ministre des Finances : la diminution des avantages fiscaux consentis aux actions accréditives et aux investissements dans la production des films québécois.Mais il est difficile pour le moment d’évaluer l’effet global de l’ensemble des modifications apportées sur les contribuables à revenus élevés.Certains seront pénalisés, d’autres pas.Quoi qu’il en soit, le gouvernement semble vouloir réduire les bénéfices que retirent les hauts revenus des divers abris fiscaux mis en place spécialement pour eux.Leur sort s’est sensiblement amélioré au cours des dernières années et une pause s’impose maintenant.D’autant que la réforme fiscale qui s’annonce pourrait entraîner des changements encore plus substantiels au RÉA.Si, par exemple, dans le sillage de la nouvelle poütique américaine, les taux d’imposition maximum devaient être abaissés de manière significative, le RÉA et tous les autres abris fiscaux devraient être révisés en conséquence.Mais sans perdre de vue toutefois un des objectifs majeurs du régime : améliorer la capitalisation des entreprises dynamiques qui souffrent de sous-financement.C’est dans cette voie étroite, marquée de l’équité et de la croissance, que le gouvernement devra naviguer au cours des prochaines années.— ALBERT JUNEAU Une nomination mal venue Une giffie magistrale à la carrière diplomatique, un soufflet personnel à l’actuel ambassadeur auprès de l’U-N ESCO, un coup d’épée dans l’eau en ce qui concerne le poids politique du geste : telles sont les conclusions sommaires et brutales qu’appelle la nomination de M.Jean Drapeau au poste de représentant permanent du Canada auprès de l’UNESCO, à Paris.Depuis le retrait des États-Unis et de la Grande-Bretagne de cette organisation spécialisée des Nations-Unies, le rôle du Canada au sein de l’UNESCO s’est singulièrement approfondi.Les diplomates canadiens en poste à Paris ont en effet réussi à jouer les médiateurs auprès de plusieurs autres pays occidentaux tentés d’imiter l’exemple anglo-américain.Ils ont aussi contribué à faire accepter, par le directeur-général de cet organisme, le langage de la modération et la pratique d’une gestion plus rigoureuse.À cet égard, l’actuel ambassadeur du Canada, M.Ian Clarke, s’est mérité l’admiration de ses collègues.C’est le témoignage spontané que lui rendent les dirigeants de nombreuses chancelleries.Après des années de modeste cheminement, le Canada retrouve, à la faveur de la crise qui menace l’UNESCO — et, il ne faut pas l’oublier, tout l’appareil des Nations-Unies —, un rôle et un levier d’action qu’il ne faut pas sous-estimer.Dans les circonstances, le Canada se doit de faire appel aux plus chevronnés de ses diplomates pour piloter les dossiers très délicats qui tissent le quotidien de cette organisation.La nomination de l’ancien maire de Montréal au poste de représentant permanent du Canada auprès de l’UNESCO relève d’une appréciation très erronnée du rôle actuel du Canada au sein de cet organisme.Et encore plus du type d’expérience et de connaissances exigées par le chef de l’une des deux ou trois missions diplomatiques maintenant jugées comme indispensables dans le cheminement tourmenté et incertain de l’UNESCO.À l’UNESCO, il faut un diplomate de haute stature, capable de jongler avec les subtilités du dialogue est-ouest dans le domaine de la culture, à l’aise dans les méandres du nouvel ordre international de l’information.Selon une logique qui échappe aux canons de tout entendement, Ottawa porte son choix sur celui qui, malgré ses soixante dix ans bien comptés et un indéniable talent, est, il faut l’admettre, un néophyte dans ce domaine très spécialisé des relations internationales.M.Drapeau a sans doute bien manoeuvré dans certains dossiers internationaux.Le poste de Paris exige d’être rompu à la pratique d’une diplomatie, à la fois très particulière et aussi très globalisante : l’UNESCO est aussi un lieu d’intenses affrontements politiques et idéologiques.Le talent, l’intuition ne suffisent pas.On aurait facilement compris la nomination de M.Drapeau dans une ambassade plus calme.Le geste d’Ottawa dessert la politique canadienne auprès de la communauté internationale.C’est aussi prendre le risque de démobiliser une partie de sa propre carrière diplomatique.Enfin, on voit mal comment une telle initiative pourrait améliorer la cote de popularité du gouvernement auprès des électeurs montréalais.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Sur une quête jusqu’ici inachevée NOTES DE LECTURE PAUL-ANDRÉ COMEAU * Sous la direction de Michel Bastarache, Les Droits linguistiques au Canada, Montréal, Les éditions Yvon Blais Inc., 1986, 576 pages * Sous la direction de Gérald-A.Beaudoin.La Cour suprême du Canada, Montréal, les éditions Yvon Blais Inc.1986, 436 pages * Gérard Bergeron, À nous autres, Montréal, les éditions Québec/Amérique, 1986, 209 pages EN CETTE FIN d’année, pas question de suggérer des livres-cadeaux dans cette rubrique.Mes dernières lectures s’inspirent tout bêtement de l’actualité qui nous replonge dans le dossier constitutionnel et nous entraîne, une fois de plus, dans le débat linguistique.En premier lieu, l’ouvrage collectif, publié sous la direction du doyen de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Me Michel Bastarache.Retombée d’un colloque organisé en 1984 par la Fédération des francophones hors Québec, cette entreprise est l’oeuvre de quatre jeunes juristes qui partagent, entre autres qualités, celle d’avoir fait partie du corps professoral de la faculté de droit de l’Université de Moncton.À peu près tous les aspects concrets de la mise en oeuvre du bilinguisme font l’objet d’un traitement rigoureux dans cet ouvrage.En guise d’entrée en matière, le professeur André Braen esquisse une présentation des droits linguistiques envisagés dans une problématique juridique mais élargie à divers contextes etrangers.Me Pierre Foucher, qui s’est fait connaître par son implication dans les démarches juridiques des minorités francophones en matière d’éducation, signe, à juste titre, l’important chapitre consacré à cette question.De même, il scrute les fondements juridiques et sociologiques du bilinguisme, mis en oeuvre ou non, dans la fonction publique fédérale et certaines provinces.Situation des langues officielles dans le domaine législatif ( Me André Braen), dans le système judiciaire (Me Michel Bastarache) et dans la sphère des activités privées, y compris l’épineuse question de l’affichage commercial (Me Emmanuel Didier) : telles sont les autres sections de cet ouvrage fondamental qui ne prétend pas à la vulgarisation.En guise de conclusion, le doyen Bastarache aborde la question de l’égalité des langues officielles dans un même ensemble politique.Deux observations majeures s’imposent à la lecture de ce précieux instrument de référence.On est agréablement surpris, au fil des sections, de constater et d’apprécier l’importance des travaux et rapports de la commission sur le bilinguisme et le biculturalisme dans le cheminement vers la mise en place d’un ordre linguistique qui respecte la dualité fondamentale de ce pays.Vingt ans ou presque après le dépôt du rapport préliminaire, dont les pages essentielles avaient été rédigées par André Laurendeau, c’est la reconnaissance du rôle essentiel joué par cette commission d’enquête a jamais inachevée.De même, à la lecture des diverses sections de cet ouvrage, c’est le rôle capital de la Charte des droits et libertés qui s’articule et s’impose, page après page.L’inclusion de cette charte dans la Loi constitutionnelle de 1982 enrichit, aussi bien sur le plan juridique que dans les faits quoti- diens, l’interprétation des droits linguistiques.Mais elle introduit aussi une complexité qui fera sans doute le bonheur des magistrats au cours des années à venir.Au moment où les parlementaires québécois jonglent avec les projets de loi 140 et 142, au moment où la question de l’affichage unilingue mobilise bien des esprits, la contribution de ces universitaires permet de mettre de l’ordre dans les idées .On y trouve, grâce àâ des index bien pré- arés, source à vérification rapide et comparaison stimulante.Un ouvrage indispensable pour comprendre, au jour le jour, l’évolution du dossier linguistique au Québec et dans l’ensemble canadien.Charte des droits et libertés, ai-je écrit quelques paragraphes plus tôt ?C’est précisément le leitmotiv qui tisse la trame de fond de l’ouvrage que vient de publier l’ancien doyen de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa.Me Gérald Beaudoin a en fait colligé les communications présentées, à l’automne 1985, à un colloque international consacré à la Cour suprême du Canada.Aucune surprise à retrouver parmi les auteurs les noms de l’establishment juridique universitaire canadien.Mais les collaborateurs de Me Beaudoin ne se confinent pas à ce seul milieu.Des hommes politiques, des praticiens du droit jettent des éclairages complémentaires sur les perspectives évidemment plus théoriques de leurs collègues.Enfin, il faut souligner l’intérêt des textes préparés par les juristes étrangers invités à ce colloque : l’ancien procureur dans l’affaire du Watergate, Me Archibald Cox, Lord Fraser of Tullybelton, ancien membre du comité judiciaire dq conseil privé de Grande-Bretagne, ce comité qui a longtemps servi de tribunal de dernière instance pour le Canada.Enfin, Voir page 8 : Sur une quête Dans de beaux draps.FAIRE-PART ROLANDE ALLARD-LACERTE PÉTULANTE, elle s’est dirigée vers moi, l’autre soir, à l’Institut Simone-de-Beauvoir, pour me dire sa colère.Une colère que j’avais, à mon insu, « alimentée ».Après les aménités d’usage, sur un ton véhément, passionné, ma détracteure s’est écriée : « J’ai lu votre article sur le Maroc et je suis en beau maudit (sic).» De quoi faillait-il donc que je m’excuse ?Quelles énormités allais-je devoir publiquement expier ?Je n’allais pas tarder à le savoir.« Et les prisons, les prisons du Maroc, vous vous êtes bien gardée d’en parler, hein ?» Voilà, le chat était sorti de sa gouttière ou de sa litière.Je respirais déjà plus à l’aise : « Mais, madame, j’ai fait, en dix jours, un voyage à but touristique et les prisons n’étaient pas à l’itinéraire.» Mon interlocutrice sourit mais n’allait pas démordre pour si peu.Une Passionaria doit lutter et elle, dans sa patrie d’adoption, lutte pour sa patrie de là-bas : Israël.Menant un combat de tous les instants, elle pourfend toutes les injustices en parlant — et écrivant — haut et fort.Hélas ! on ne fait toujours que son propre voyage — et son propre combat — avec ses itinéraires, ses limites de temps et ses limites .personnelles.Je n’allais pas, en dix jours, me livrer à un étude socioéconomique sur les méfaits du chômage dans le Souss et le Moyen-Atlas ni me consacrer à une analyse exhaustive sur la condition de la femme au Maroc.Le ridicule ne tue pas mais il maganne.Je n’ai pas rencontré, clandestinement, en jouant l’agente 000, quelque membre du Front du Poli-sario.Pas même vu un militant pour le droit des chameaux.Je n’ai pas sollicité une entrevue exclusive avec le roi Hassan II pour lui demander pourquoi on voyait sa photo plus que partout, dans le désert et les oasis, les bars et les stades.Non.Je n’ai pas tout vu ni tout écrit.J’ai simplement aimé le Maroc — à peine entrevu — sa beauté, son climat, ses habitants et je l’ai dit.Bref, d’un voyage trop bref je n’ai tiré que quelques top brefs articles.' (* « Vous avez l’.indignatlon prompte », ai-je rétorqué à ma détracteure.« Vous avez dû, pour reprendre vos propres paroles, être en beau maudit (re-sic) en apprenant que le trafic d’armes américaines vers l’Iran transitait par Israël ?» « Certainement, a déclaré la jeune femme un plus plus conciliante.Je suis pour la paix, moi.» La paix.Et voilà.Nous sommes tous pour la paix, contre les armes, les terroristes, les fabricants et trafiquants d’armes.Nous sommes contre le tripatouillage, le cafouillage et les magouilles qui grouillent et fourmillent dans le monde entier.Contre les Pinochet, les Bo-kassa et les Duvalier de sous-préfecture et de banlieue.« Dites-moi où, en quel pays .» pourrons-nous désormais aller l’indignation en bandoulière et le stylo-bile sous capuchon ?Où ?Pas même chez soi.Les prisons du Maroc sont sûrement désespérantes, inhumaines, je ne les ai pas vues.Je n’ai pas, non plus, vu Parthenais ni Bordeaux ni Sainte-Anne des Plaines (ou des Plaintes ?).J’ai vu et revu, cependant, le film « Les ordres » montrant à l’oeuvre nos sous-fifres ès tortures, nos ma-traqueurs des corps, de l’âme et de l’esprit.À propos de Parthenais, s’il faut en croire certaines accusations, je pense qu’on est parfois malvenu de donner des leçons de moraüté à autrui quand la justice de son propre pays est — accidentellement ou pas — dans de beaux (?) draps ! LETTRES AU DEVOIR ¦ Idiots utiles J’AI RAREMENT lu dans la presse occidentale d’aussi beaux éloges de l’Albanie que ceux que LE DEVOIR a publiés dans son courrier des lecteurs du mardi.Ni la France de Louis XIV ni l’Italie des Médicis ni la Californie de Reagan.n’ont jamais été décrits avec d’aussi beaux accents que le trou le plus pauvre et le plus arriéré d’Europe, soudain promu aux rangs de paradis, paradis auquel voudraient nous faire accéder les compagnons de route, idiots utiles, et autres taupes tapis dans nos collèges, nos universités, nos syndicats, nos associations d’écolos, de pacifistes et de féministes.Visiblement, il ne s’agit pas de lecteurs auxquels LE DEVOIR destine le courrier, mais d’un petit club qui s’était réuni la veille au soir.— JEAN PARÉ directeur, L’ACTUALITÉ Montréal, 5 décembre.¦ Bravo! M.Bourassa IL N’Y A pas si longtemps, M.Bourassa avouait que « la question de la langue était la seule pour laquelle il n’avait pas de solution ».La plaie linguistique, rouverte par une série de bourdes, d’improvisations et par un manque paient de concertation au sein de' l’équipe ministérielle, risque à nouveau de troubler le développement du Québec.L’affrontement actuel démontre la volonté de la population francophone du Québec de mettre les questions linguistiques à l’abri, une fois pour toutes, des vilénies politiques et de la partisanerie.Il met en exergue la suspicion viscérale que semblent inspirer les politiques linguistiques du gouvernement de M.Bourassa.Quelles qu'aient été les intentions réelles de Mmes Bacon et Lavoie-Roux, leurs projets de loi, présentés dans un langage ambigu et mal expliqué au public, n’ont suscité que méfiance et doute.Il faut maintenant souhaiter que le débat, ouvert bon gré mal gré, se fasse à fond, mais qu’il soit honnête et final.Il faut douter sérieusement de la bonne foi du gouvernement, qui presse l’acceptation de deux projets de loi importants en fin de session.Tout manquement à ce devoir pourrait handicaper l’essor du Québec et dégénérer en violence sociale, dont M.Bourassa s’es.t si souvent targué d’avoir débarrassé le Québec.Dans cette épreuve, M.Bourassa reste égal à lui-même : équivoque et tergiversant.Certes pas un visionnaire, il semble coupé de la réalité québécoise et, apparemment, toujours prêt à troquer les intérêts de la majorité pour ceux d’une minorité, ou pis encore, pour quelques appuis financiers ou politiques.Bien malgré lui, M.Bourassa demeure un agitateur, un provocateur, capable de réveiller, de soulever et d’unifier les forces vives du Québec.Sur les campus et ailleurs, les jeunes crient d'une même voix « Ne touchez pas à la Loi 101 ».Voilà, de la part de ceux qui demain vivront la société québécoise, un appel sans équivoque.Il y avait longtemps qu’on n’avait vu un tel consensus, un vrai.Bravo M.Bourassa ! — BERNARD SAINTE-MARIE Montréal, le 8 décembre.¦ À part entière Lettre à M.Victor Velasquez, Congrès hispanique québécois.J’AI PRIS connaissance de votre lettre reçue le 28 novembre dernier.J’aimerais vous rappeler que c’est par la loi 10 (1984, chap.44) qu’a été créé le Conseil des communautés culturelles et de l’Immigration et défini la composition de ce comité.Le Conseil est composé de 15 membres nommés par le gouvernement, dont un président, un vice-président à l’immigration et un vice-président aux communautés culturelles ainsi que 12 autres membres.Suite à une consultation effectuée auprès des organismes, associations et groupes interculturels et des communautés culturelles, ces organismes m’ont soumis des candidatures.Les membres nommés par le premier ministre ont été choisis parmi ces candidats en tenant compte de leur implication dans le milieu, de leur compétence ainsi que de leur expérience.La communauté latino-américaine ne m’a pas soumis de candidatures.Lors des prochaines consultations, je vous invite à me soumettre un ou plusieurs noms de membres de votre communauté pour considération.!.] De plus, j’aimerais vous assurer que les membres de la communauté hispanique sont des Québécois à part entière, au même titre que ceux de toutes les communautés qui forment notre société.— LOUISE ROBIC ministre Montréal, le 2 décembre.¦ Les leçons de l’actualité LES SORTIES disgracieuses des provinces de l’Ouest contre le Québec à la suite de l'octroi, pourtant justifié, du contrat d'entretien des F-18; les appels tout aussi révélateurs à la tolérance et à la « charité » des anglophones envers le Québec lors du Congrès du Parti libéral fédéral, alors qu’il s’agissait de reconnaître une évidence, soit la spécificité de la société québécoise; les refus répétés des provinces d’accorder à leurs minorités francophones le même traitement que le Québec accorde à sa minorité anglophone, confirment le fait que le Québec est considéré et voulu comme province comme les autres, mais avec des obligations spéciales prévues dans la Constitution envers sa minorité anglophone, déjà privilégiée par son statut politique et économique.Devant ces faits, il est temps que les francophones du Canada modifient leur comportement traditionnel.Ils ne peuvent rien attendre de déterminant d’un Québec qui dépend lui-même d’un bloc politique et linguistique ligué contre lui et contre sa prétention à être le foyer national et l’expression politique de l’un des deux peuples fondateurs du Canada.L'unité du Canada signifie pour la majorité des anglophones, en fin de course, une nation, une langue, un drapeau.Si les minorités francophones du Canada avaient encore quelque force ou importance politique, elles devraient se concerter et se liguer et faire pression sur leurs élus provinciaux pour qu’ils en viennent à reconnaître le Québec comme une pièce maîtresse de l’identité canadienne et comme le foyer et le pôle culturel de toute l’Amérique française, pôle qu'il leur faut défendre et conserver comme bien patrimonial canadien et comme barrière contre l’assimilation du Canada par les États-Unis.Pour les gens du Québec il ne reste qu’un tremplin politique réaliste : c’est de faire du Qué bec, grâce à ses propres lois et en invoquant le droit à l’autodétermination des peuples et le principe de la réciprocité, une province aussi française que le Canada est lui-même, par sa volonté arrêtée, anglais.La lutte du Québec est maintenant le combat de tous les francophones d’Amérique.Elle devrait être également la lutte de tous les anglophones qui veulent demeurer Canadiens.— RENÉ BLANCHARD Drummondville, le 3 décembre.¦ Soyons sages LORSQU’UN débat devient émotif, il est épineux à traiter et par le fait même nous manquons d’objectivité face au vrai problème.Que l’affichage commercial ait une autre langue en plus du français (à condition que le français prenne toute l’importance dans l’affichage), où est le problème ?Le véritable problème apparaît dans la langue parlée, et non dans l’affichage.Tout commerçant doit s’assurer que son personnel est en mesure d’offrir un service en français.Poursuivre les contrevenants à cause de l’affichage représente des coûts énormes pour nous, contribuables, que nous ne pouvons nous permettre de payer.Le débat est présentement en Cour d’appel, qui devra trancher deux jugements contradictoires.En poursuivant d’autres contrevenants, la cour se bloque en attendant le jugement d’appel, et les fonds engagés sont dépensés en pure perte.Soyons sages.Attendons le jugement de la Cour d’appel, et évitons au moins pour l’instant des dépenses inutiles.Ne devrions-nous pas faire preuve de maturité et laisser le vrai visage du Québec apparaître dans l’affichage ?Celui d’un Québec où le français demeure la langue de la majorité, fort et vigoureux, mais aussi d’un Québec qui est le foyer de plusieurs autres groupes.Nous concluons en faisant nôtres ces mots du rapport Lalonde.« Nous ne voulons plus de francisation sur papier, ni de francisation à la baguette.Nous voulons plutôt d’une francisation communément recherchée, imaginative, et qui soit l’oeuvre de tous ».— JOAQUIN F.GINÉNEZ Montréal, le 3 décembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: $3.25 par semaine le samedi seulement = $1,00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec A t » DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 ¦ 7 LE COURRIER —— — ?Où est le problème linguistique ?¦ Ici au Cap Breton AU MOMENT où le gouvernement du Québec s’apprête à annuler certains aspects de la loi 101, il serait peut-être opportun de remémorer au peuple du Québec le piteux état de certains francophones du pays et, qui plus est, de la Nouvelle-Ecosse, la première province où la Nouvelle-France a été fondée, en 1604.Donc, ici au Cap Breton, à Sydney (à mi-chemin entre deux régions acadiennes : Cheticamp tristement célèbre l’an dernier et l’île Madame), le recensement de 1981 a dénombré plus de 13,000 Acadiens.Or, il n’existe aucune école acadienne ou française dans la région industrielle du Cap Breton.Nos enfants doivent malheureusement s’assimiler à la langue de la majorité.Depuis plus de 10 ans, notre lutte persévérante a donné peu de résultats.Même si la Charte canadienne de 1982 et la loi provinciale sur l’Éducation, nous donnent officiellement le droit à une école dans la langue maternelle de nos enfants, la commission scolaire du district du Cap Breton nous la refuse systématiquement.Cependant, le bilinguisme lui, est sauvegardé.En 1986, deux classes d’immersion ont été organisées pour les enfants anglophones alors que nos enfants deviennent unilingues anglais dans le système courant.Nous nous sommes regroupés, avons fait enquête sur enquête, avons fait du lobbying auprès des autorités, nous avons fait des pressions auprès de nos politiciens, effectué des sondages et fait des manifestations.Les autorités ont également essayé de faire quelque chose et les résultats ont démontré sans aucun doute l’éligibilité de plus de 650 enfants.Nous sommes réduits à aller en Cour et les citoyens canadiens ont payé et paieront encore ces frais encourus lors de ce procès long et pénible pour nous tous, puisque toutes nos ressources physiques et spirituelles vont y passer.Les autorités scolaires ont déjà admis que nos enfants sont éligibles à une école acadienne.Pourquoi alors les anglophones minoritaires au Québec jouissent-ils d’autant de privilèges alors que nous, les fondateurs du pays, devons demander humblement que L’Église et la statue d'Évangéline dans le parc national de Grand Pré en Nouvelle-Écosse justice soit faite ?Pourquoi autant d’enfants peuvent-ils aller dans des classes d’immersion quand nous devons envoyer nos enfants dans des écoles anglaises ?Existe-t-il une justice au Canada ?Pour qui ?— GISÈLE BLANC LAVOIE Nouvelle-Écosse, le 8 décembre.¦ Deux expériences LORS D’UN récent « week end », comme disent les Français, je me suis rendue dans un très beau magasin de tissus à la verge de l’ouest de la métropole.Au rez-de-chaussée, comme au deuxième étage, je me suis adressée directement en français et, à ma grande surprise, on m’a immédiatement répondu dans ma langue .avec un petit accent assurément.Après tout ce qui se dit et s’écrit sur la quasi-impossibilité de se faire comprendre en français, me trouvant justement dans un magasin anglais de l’ouest de la ville, je m’attendais bien d’être obligée de m’exprimer en anglais.Pas du tout ! Tout s’est déroulé en français et avec courtoisie ! Je n’ai pas remarqué comment était rédigée l’enseigne du magasin en question, mais l’en-tête de la facture est bilingue.Ma deuxième expérience est beaucoup moins agréable.Ma petite fille, qui est en cinquième année, était toute heureuse l’autre jour de me montrer son journal de classe et moi, d’en prendre connaissance.Chaque élève y avait écrit quelques lignes (supposément de son cru.).Quel désenchantement ! Un vrai tissu dë fautes d’orthographe, de grammaire et de tournures de phrases.Au début, je soulignai une erreur, puis une deuxième et une troisième et encore et encore.J’ai dû m’arrêter pour ne pas trop déconcerter l’enfant.Comment imaginer qu'un professeur puisse laisser imprimer et circuler un pareil étalage de fautes ?Pourquoi ne pas avoir fait la correction nécessaire avec les élèves d’abord, pour ensuite présenter un travail bien fait dont ils auraient pu être fiers ?Quel est le plus grand danger qui menace notre langue, croyez-vous ?À mon avis, c’est la médiocrité de son enseignement.Aux jeunes parents, soucieux d’un bel avenir français pour leurs jeunes, je dis : ouvrez les yeux et examinez leurs travaux scolaires.Insistez surtout pour l’embauche de professeurs compétents qui ont le souci de transmettre la fierté d’une langue bien écrite, bien parlée et bien articulée.C’est un droit fondamental.— HÉLÈNE PERREAULT Sillery, le 3 décembre.¦ Oh ! Canada ! C’EST VENDREDI, 14 novembre 1986.À bord du vol CP Air 207 en partance de Rome pour Montréal via Amsterdam.Qu’il est agréable de respirer dès la montée à bord l’atmosphère de nos belles Rocheuses.Aussitôt calé dans mon fauteuil je demande à la charmante hôtesse une couverture.Mon coeur tressaille de plaisir à son aimable réponse : « I don’t speak french, sir !» Ah ! qu’il fait bon de se retrouver chez soi ! Au départ d’Amsterdam on annonce en plus des journaux italiens et anglais, des journaux allemands et hollandais.Je demande au garçon de bord : « Auriez-vous un journal français ?» Il me répond avec un large sourire : « On a tous les journaux, monsieur, .mais pas de journal français.» Jamais je n’aurais cru retrouver aussi rapidement mon beau Canada « bilingual from coast to coast ».Et dire que pour le même prix j’aurais pu bercer ma nostalgie et mes illusions quelques heures de plus à bord d’un vol d’Alitalia.Ce sera pour la prochaine fois.Sans rancune aucune.— ARMAND R.BASTIEN MontréaL le 20 novembre.?« On nous empoisonne » ¦ Comme au temps des dinosaures DAVID SUZUKI déclarait récemment que l’extinction des plantes et animaux devient un problème terrifiant et approche le même taux qu’à l’époque des dinosaures où 60 % des espèces animales disparurent de la planète.Rappelons-nous la catastrophe récente du déversement d’herbicides et de produits chimiques toxiques dans le Rhin en Suisse et en Allemagne qui a empoisonné et tué la faune et la flore aquatiques et pollué l’air.Si nous pensons à notre usage de produits chimiques syr les pelouses, arbres et maisons, nous en venons à vous demander où sont jetés ou vidés les récipients et les réservoirs de camions.Et aussi quelle quantité de ces produits est entreposée au Québéc et au Canada, et à quel endroit ?— LUCIE BÉLIER Hudson, le 4 décembre.¦ Lorsque le mal aura été fait UNE AUTRE année vient de s’écouler durant laquelle nous avons dû souffrir l'usage constant de produits chimiques toxiques pour les pelouses, arbres, et maisons.Nous avons été témoins de violations des droits et libertés des citoyens de vivre en santé et de respirer un air pur.L’odeur, et en particulier l’odeur du sol constitue un élément important de notre bien-être, et peut soulager du stress ( The Gazette, 21 novembre).Il sèmble n’y avoir eu aucun résultat transmis au public de l’analyse des effets toxiques sur la santé humaine avant que ces produits ne soient mis en marché.Épandage d’herbicides et de pesticides : une opération courante en milieu agricole Malheureusement, les informations disponibles dans l’industrie et au gouvernement sur les effets nocifs et les effets dangereux pour la santé humaine des arrosages et des applications de produits chimiques, n’ont pas à ma connaissance été rendues publiques.Qui en est officiellement responsable?Il y a des lois internationales régissant la guerre chimique.Mais ici, nous utilisons des produits chimiques et endommageons et détruisons consciemment des formes utiles de vie animale et végétale.Nous empoisonnons consciemment nos précieux vers de terre.Nous tuons consciem- ment plusieurs formes d’insectes utiles et importants, et ainsi de suite.( The Gazette, Montréal, 4 mai 1985; Chronicle, Pointe-Claire, 14 mai.) Nous traitons aussi chimiquement les parcs publics, et les enfants vont y jouer innocemment.David Suzuki déclarait le 19 novembre dernier fVictoria Hall, West-mount) qu’il faudra attendre de trouver beaucoup de cadavres avant qu’une action concrète soit entreprise.Ces statistiques ne seront connues que lorsque le mal aura été fait.— JUNE IRWIN médecin Pointe-Claire, le 4 décembre.LETTRES AU DEVOIR ¦ Menterie et ânerie À PROPOS de l’article signé par Gwendolyn Landolt sur les Real Wo-men, je voudrais dire à toutes et à tous que l’idéologie des Real Women n’est pas la mienne, ces femmes ne parlent point pour moi.Je ne crois pas non plus qu’elles représentent la majorité des Canadiennes comme prétende Mme Landolt.C’est une menterie de dire que « seuls sont soutenus (par l’État) les groupes qui affichent une idéologie féministe ».Pour ne donner qu’un exemple du contraire, plusieurs centres des femmes de l’Outaouaisqui fournissaient des services utiles et importants aux femmes de la région, ont vu leur budgets massacrés suite à des pressions politiques des Real Women.Est-ce le résultat de leur soi-disant croyance que toutes les femmes ne devraient pas penser de la même façon, ni faire la même chose ?Puis, dire que l’origine de la pauvreté pour certaines femmes c’est le divorce — quel ânerie.Si les femmes sont démunies suite au divorce c’est que leur sécurité économique reposait uniquement sur le fait qu’elles soient mariées.Il faudrait trouver les moyens pour que les femmes aient une sécurité économique propre à elles plutôt qu’exiger d’elles qu'elles soient davantage dépendantes des hommes.Pour moi et beaucoup d’autres femmes, la dépendance déséquilibrée d’un partenaire sur l’autre ne fait pas la base d’un mariage satisfaisant.Les Real Women prétendent endosser la cause des femmes, mais je crains que ceux qui s’opposent à l’autonomie des femmes ne pourraient trouver de meilleures alliées qu’elles.— ALISON LEMAY Senneville, le 7 décembre.¦ Non aux rads JE M’OPPOSE catégoriquement à tout emploi de l’énergie atomique et de ses déchets pour des buts soi-disant pacifiques et humanitaires.Je m’oppose plus particulièrement à l’irradiation des aliments, même si ces aliments sont identifiés comme étant irradiés au détail.L’irradiation des aliments n’a d’autre fin que l’écoulement des déchets nucléaires et le prolongement du potentiel commercial des aliments, cela certes au grand profit des industries nucléaire et agro-alimentaire, mais aussi aux dépens de la santé des consommateurs et, à long terme, au détriment de toute vie sur la planète.Je m’y oppose pour les raisons suivantes : — la destruction des gras, des acides aminés et de nombreuses vitamines (notamment A, B, C, E); — l’apparition des produits radicaux libres ou des produits radiolytiques auxquels nos organismes ne sont pas habitués, et dont les dangers potentiels sont reconnus par les chercheurs de Roswell Park Memorial Institute (centre de recherche sur le cancer) ; — la mutation du microbe du botulisme, au point où l’odeur caractéristique d’un aliment avarié n’est plus perceptible (ce qui peut se révéler fatal) ; — les aliments irradiés sont soumis à une radiation de 5,000 à 5 millions de rads (une dose de 600 rads suffit pour tuer un homme adulte); — les dangers d’exposition et de fuite inhérents à la manipulation et au transport des déchets radioactifs; — la multiplication de ces déchets alors qu’on ne sait pas quoi faire avec les déchets nucléaires existants.Les effets chimiques de ce procédé à long terme sont complexes et peu connus de la science.Les risques posés à notre santé et à notre environnement en valent-ils le coût ?Je crois fermement que non.L’étiquetage des aliments irradiés au moyen d'un symbole international ou autre, en supposant une surveillance rigoureuse, s’appliquerait-il : — tant aux aliments consommés dans les endroits publics (restaurants, hôpitaux, cafétérias des maisons d’enseignement, asiles, prisons, trains, avions, etc.) qu’aux aliments vendus au détail; — tant aux aliments importés qu’aux aliments domestiques; — tant aux aliments transformés qu’aux aliments frais ?J’espère que vous ferez tout en votre pouvoir pour que l’irradiation des aliments, ainsi que l’industrie de laquelle elle provient, soient bannies à tout jamais.Rien de moins.— KATHERINE BAKER Québec, le 3 décembre.* ?Pas dupes ! ¦ On veut des emplois LE RAPPORT Forget nous propose un marché de dupes : un régime de supplément de rémunération très vague en échange d’une politique d’annualisation des prestations qui, elle, est très claire : elle coûterait $ 1 milliard aux prestataires québécois et québécoises.Qui pourrait profiter du régime de supplément de rémunération ?Combien les personnes touchées pourraient-elles recevoir ?À quelles conditions ?À ce sujet, pas un mot.Le projet d’annualisation, quant à lui, est clair.et coûte cher ! Plusieurs régions, au Québec, vivent principalement d’industries saisonnières; on n’a qu’à penser à la région du « temps d’une paix : Charlevoix.Prenons l’exemple d’une région dont la principale source de travail est le secteur touristique, l’hiver, sur les pentes de ski.Une travailleuse, dans un centre de ski, travaille environ 20 semaines et gagne au plus $ 200 par semaine.Selon le régime actuel, elle recevrait $ 120 par semaine et ce, si elle est disponible pour un autre emploi.La réforme Forget aurait pour effet que la même travailleuse ne recevrait plus que $ 50 par semaine de d’assurance-chômage.Plusieurs préjugés sont à la base même du Rapport.Le régime actuel n’incite pas au travail, semble-t-il.C’est le rapport minoritaire qui nous amène des données précises pour contrer ce préjugé : les travailleurs et travailleuses qui reçoivent des prestations après n'avoir travaillé que 10 semaines ne constituent que 3 % des chômeurs et chômeuses.Et pour cause : faut-il rappeler que quelqu’un qui reçoit des prestations d’assurance-chômage a déjà une perte de 40 % par rapport à son revenu antérieur ?Autre préjugé : beaucoup de prestataires seraient fraudeurs.Encore ici, le Rapport minoritaire est instructif : « Sur plus de 3 millions de prestataires chaque année, moins de 200 sont trouvés coupables de fraude.» En rencontrant des milliers de prestataires par année, le Mouvement action-chômage de Montréal peut se rendre compte que les chômeurs et chômeuses sont aptes au travail, disponibles à travailler mais incapables de se trouver un travail .qui n’existe pas.Statistiques Canada confirme ces données.En 1978, alors que le taux de chômage était de 8.4 %, il existait plus de 20 chômeurs et chômeuses pour chaque poste vacant .Curieusement, depuis quelques années, cet organisme gouvernemental ne lient plus de statistiques sur ce sujet.! Ce dont les chômeurs et chômeuses ont besoin, ce sont des emplois.Ils ne veulent pas payer encore davantage une crise doni ils ne sont pas responsables.C’est en ce sens que nous combattrons fermement le projet d’annualisation si le gouvernement entend aller de l’avant à ce sujet.— ANDRÉ GIROUX Mouvement Action-Chômage de Montréal Montréal, le 5 décembre.?Tristes médias ¦ Le sensationnel en compétition A LORS que le « 30 », revue de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), célèbre son 10e anniversaire sous le thème de l’évolution du journalisme, il me semble pertinent de se demander comment se porte l’information.De plus en plus, le discours des médias s’adapte aux cotes d’écoute, aux tirages.Les manchettes regorgent de faits divers aux titres accrocheurs.Avec Quatre Saisons, « la télévision de l’année », le fait divers fait compétition sur les ondes, bien mis en évidence, occupant de plus en plus l’écran.Radio-Canada emboîte le pas avec « Montréal ce soir » sous prétexte que c’est ce que les gens veulent.Où est la place pour l’information de qualité ?Le sensationnalisme est exploité, cotes d’écoute obligent.L’uniformisation de La Tresse et du Journal de Montréal laisse pantois, à les prendre pour le frère et la soeur d’une même grande famille, la concentration.N’est-il pas choquant de retrouver sur les ondes d'Etat ce commerçant portugais, ébranlé, fou de douleur, ayant découvert sa femme la gorge tranchée par un cambrioleur.Et la caméra, honteusement, le poursuivait pendant de longues secondes.De même, l’interview (au Point) de Mme Harvey, suite à la mort de son marti, soulevait l’indignation par son manque de tact.On exploitait le malheur de cette femme sous le prétexte sacro-saint de l’intérêt public.Est-ce pour la même raison (jue La Tresse nous a révélé les antécédents judiciaires de Gaston Harvey après sa mort ?Une campagne de salissage, voilà à quoi ça ressemblait ! Ne serait-il pas plus sain d’avoir une information tant à la télévision que dans les quotidiens, épurée et nettoyée de tout ce sensationnalisme ?L’intérêt public ne s’en porterait il pas mieux ?Et par le fait même la société.Car la violence n’attire-t-elle pas la violence ?Elle devient banalisée par la trop grande exposition des gens à ce phénomène.L’information ressemble plus à un spectacle d’événements qu’à un processus visant à améliorer la vie démocratique.L’information devrait être au service des gens, favoriser l’intérêt public et non pas la curiosité publique et les intérêts économiques d’un petit groupe de gens.— PASCALE ROUTHIER Montréal, le 8 décembre.LIBRAIRIE HERMÈS 1120, av.laurier ouest, outreinont, mont real • 274-3669 ac9 9 362 joursparjH^îl 1 8 B Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Loi 101 sommmé le premier ministre Bou-rassa de ne pas toucher à la loi 101.Puis, tour à tour, 90 ( onze des 101 manquaient à l’appel) personnalités, issues du milieu politique, syndical, artistique et intellectuel ont défilé sur la scène, répétant à leur façon leur attachement à la langue française et la nécessité de ne pas toucher à la loi 101.Leurs courts laius étaient entrecoupés de chansons des chantres de la cause : Sylvie Tremblay, Richard Séguin, Paul Piché et les « vétérans » Claude Dubois et Gilles Vigneault.Sur un ton légèrement torturant, le dramaturge Jean-Claude Germain a remercié le premier ministre Bou-rassa de raviver la flamme indépendantiste : « Avec Bourassa, la loi 101 redevient une nécessité, le syndicalisme une dignité et l’indépendance un but».Puis, dans une envolée frénétique, le poète rock Lucien Francoeur a littéralement galvanisé la foule :« À quand un Green Peace dans le no frog land canadien », a-t-il demandé.Il a poursuivi : « le mépris, c’est Radio-Canada qui a le culot de présenter Lance et compte sans une estie d’toune en français».L’ex-ministre des Finances Jacques Parizeau l’a suivi sur la tribune : « La loi 101 a changé le Québec.Elle a ramené la paix.Elle a changé notre vie en faisant de nous des citoyens à part entière, non seulement les restes d’un accident de parcours.Il faut reprndre le collier, défendre la loi 101 ».Moins veinard, le chef de l’Opposition Pierre -Marc Johnson a été chahuté par une foule manifestement composée d’orthodoxes à la mémoire tenace.Il suffisait de prononcer le mot « indépendance » pour faire glousser la foule.L’ex-ministre Gilbert Paquette, entre autres, Ta constatée Le combat pour un Québec français est à recommencer.Ce combat mène nécessasirement à l’indépendance », a-t-il déclaré avant d’être ovationné.Mme Andrée Ferretti, militante indépendantiste depuis toujours, a repris les paroles du poète Claude Péloquin et a demandé à la foule « vous n’êtes pas tannés de mourir bandes de caves ?».Le politicologue Daniel Latouche, de l’Université McGill, s’est pour sa part dit déçu que tout soit à recommencer.« Je ne suis pas fort sur le bon vieux temps.Je croyais que ces rassemblements au Centre Paul-Sauvé n’étaient plus nécessaires.Mais je me trompais.Si Bourassa aime tant la Louisiane, qu’il y aille ! ».De son côté, le sociologue Guy Rocher a noté avec satisfaction la présence de nombreux jeunes dans la salle.« Qui a dit qu’ils étaient démobilisés ?», a-t-il demandé.Quant au député de Lévis Jean Ga-ron, il a réitéré la nécessité de faire de Montréal une ville française.Ce fut ensuite au tour des Yves Beau-chemin, Ghislain Tremblay, Pierre Falardeau et Gaston Miron d’adresser la parole aux troupes.Se qualifiant lui-même de« poète inconstitutionnel », Miron a dit « en avoir assez de 226 ans d’irritants » Il a notamment accusé le premier ministre Mulroney d’être un imposteur, « parce que son gouvernement finance Alliance Quebec.La prestation du chanteur Claude Dubois a interrompu la suite de dis- cours.« C’est l’fun de voir que le monde se réveille au Québec », s’est exclamé Dubois.Puis, dans la pure tradition des protests singers, il a entamé Le Labrador, seul à la guitare.En guise d’apothéose, les 5,000 Québécois présents ont eu droit à la lecture d’un texte de Félix Leclerc sur la loi 101.Le comédien Serge Turgeon en a fait la lecture, pendant qu’une photographie du mythique Félix, descendait du ciel.Le chansonnier et poète Gilles Vigneault, le plus fidèle des chantres du nationalisme, a terminé la soirée en interprétant comme il se devait sa chanson Gens du pays.Par ailleurs, dans son allocution dominicale diffusée sur les ondes de Radio-Mutuel, le premier ministre Bourassa a répété que « le projet de loi 142 ne modifiait d’aucune façon la loi 101 ».Cette loi ne fait à ses yeux « que reconnaître un droit fondamental aux personnes appartenant à la minorité anglophone, droit qui est d’ailleurs inscrit dans le programme du Parti québécois.4 Rivalités place à bord de jeeps, camions et sur des motocyclettes.Les résidents du faubourg affirment que les Pachtounes habitant Orangi Town ont été escortés vers des lieux sûrs, tandis que les Moja-hirs étaient attaqués.Les Pachtounes ont mis le feu à des propriétés de Mojahirs après les avoir arrosées de pétrole.Ils avaient amené avec eux des jerrycans.On croit que de nombreux cadavres se trouvent encore dans les maisons incendiées.Les pompiers annoncent que 350 magasins et maisons ont été la proie des flammes.La police a effectué au moins 30 arrestations.La rivalité des ethnies pachtoune et mojahir remonte à au moins vingt ans.Au moins 58 personnes ont été tuées le mois dernier au cours d’affrontements entre les deux ethnies.Les incidents surviennent au troisième jour de l’opération de police contre les trafiquants de drogue du quartier de Sohrab Goth, à predominance pachtoune.Des milliers de soldats et policiers ont encerclé le quartier vendredi, effectuant des perquisitions dans toutes les maisons.Le gouvernement pakistanais déclare avoir déjà confisqué 300 kg d’héroïne, valant $300 millions au marché noir am.ricain, 100 kg d’opium et six tonnes de marijuana, ainsi que deux fusils Kakachnikov, 41 pistolets et trois carabines.Vendredi soir, des Pachtounes protestant contre l’opération ont causé des troubles, lynché une personne à mort et en ont blessé au moins huit autres.L’opération de police contre les trafiquants et contrebandiers avait entraîné l’évacuation de 25,000 réfugiés afghans, dont de nombreux Pachtounes, de Karachi vers un camp de tentes érigé dans le nord de la ville.Un comité d’action comprenant cinq organisations pachtounes a menacé de paralyser la ville, principal centre d’affaires, de commerce et d’industrie du Pakistan, si l’opération n’était pas interrompue.La drogue provient de régions pachtounes situées de part et d’autre de la frontière afghane.Par ailleurs, des armes fournies aux maquisards combattant le régime afghan soutenu par Moscou ont été renvoyées sur Karachi, qui est aussi un des principaux centres d’ex-pedition de l’héroïne et de la marijuana vers l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord.Les hommes politiques proclament depuis longtemps que la coha- bitation de ces armes, des fonds provenant du trafic de la drogue et des tensions ethniques a transformé Karachi en baril de poudre.Un journal a écrit que la ville risque de devenir un deuxième Beyrouth.4 Lueur négocier « et ne fera pas la grève avant les Fêtes », malgré les mandats de grève dans une proportion de 59 % obtenus dans le secteur des affaires sociales.Par ailleurs, dans son allocution dominicale, le premier ministre Bourassa a indiqué que les propositions salariales formulées jeudi par le président du Conseil du Trésor Paul Go-beil étaient « très comparables à la croissance normale des revenus du gouvernement et tenaient compte de la capacité de payer des Québécois.« Les employés de l’Étrat sauront reconnaître le caractère raisonnable des dites offres», a-t-il dit.Après avoir proposé une hausse salariale de 3.5 % pour la première année, le gouvernement a offert la semaine dernière de hausser les salaires de 3.5 % pour chacune des deux années subséquentes.Les bas salariés pourront quant à eux recevoir Tannée prochaine une augmentation pouvant aller jusqu’à 5.4 % .4 Angleterre chands d’armes iraniens basés à Londres.Le ministère de la Défense a démenti être au courant de quelconques ventes militaires à l’Iran.Londres a récemment confirmé avoir accordé une licence d’exportation à la Société d’électronique Plessey pour la vente à l’Iran de matériel radar d’une valeur de 240 millions de livres.D’autre part, Roy Furmark, celui qui a mis la CIA sur la piste de la « filière canadienne » dans la vente secrète d’armes américaines à l’Iran, affirme que les deux hommes d’affaires torontois Donald Fraser et Walter Ernest Miller sont les deux seuls Canadiens impliqués dans l’affaire.« Pour cette transaction, aucun autre Canadien n’est impliqué », a déclaré M.Furmark lors d’une entrevue qu’il a accordée en fin de semaine à New York à un journaliste du Toronto Star.Durant une audience qui se déroulait à huis clos, jeudi à Washington, M.Furmark a donné des précisions sur cette “filière canadienne” au comité sénatorial chargé par le président Ronald Reagan de faire la lumière sur la vente d’armes à l’Iran.Dévoilant l’essence de son témoignage devant ce comité, M.Furmark a dit au Toronto Star que les deux Canadiens avaient fourni la somme de $10 millions au financier Adnan Khashoggi, et qu’ils n’avaient reçu en retour que la somme de $1.1 million.Ces.chiffres dévoilés par le Star diffèrent largement de ceux dévoilés la semaine dernière.En effet, selon une information publiée par le Wall Street Journal, il était dit que MM.Miller et Fraser avait fourni à M.Khashoggi jusqu’à $40 millions pour financer les ventes d’armes.Interrogé à savoir si les deux hommes d’affaires canadiens réussiraient à recouvrer tout leur argent, M.Furmark a déclaré: « Maintenant, ça ne regarde pas bien pour eux.» Il a ajouté qu’il se soumettra à la requête du gouvernement fédéral qui veut obtenir plus d’informations sur le rôle des deux hommes d’affaires canadiens dans la vente d’armes américaines à l’Iran.Des porte-parole du gouvernement canadien ont émis l’opinion que 4 Forget ser.Il y a là les germes d’une solution possible au problème du financement de l’aide sociale, problème qui se pose également au Québec.» Les recommandations forment-elles un tout indissociable ?Doit-on appliquer cette réforme en bloc ?Depuis le dépôt de son rapport, M.Forget a tenu sur ce point des propos en apparence contradictoires.Il s’en explique.« Il y a des choses qui forment un tout et qu’on ne peut dissocier.D’autres chapitres pourraient s’appliquer séparément.C'est le cas par exemple de nos recommandations touchant à la structure administrative de l'assurance-chômage.Ainsi, il faut souligner Tunanimité des commissaires, unanimité totale, sur la création d’une commission d’assurance-chômage autonome où l’autorité serait partagée entre les représentants des employés et ceux des employeurs.Les partenaires, ainsi associés, pourraient imprimer à la commission un style de gestion qui fait défaut actuellement.Voilà l’exemple d’une mesure qui peut s’appliquer même séparément d’une reforme de la nature même du programme.Il y en a d’autres.» Le facteur «temps» intervient constamment dans les propositions de mise en oeuvre : cinq ans pour T« annualisation » (qui est le coeur même de la réforme), trois ans de pré-avis pour les mesures applicables à la retraite .En revanche, M.Forget insiste sur l’importance d’une période de maturation, soulignant que certaines réformes ont exigé iusqu’à 20 ans de réflexion et de préparation.L’assurance-santé, par exemple.Il ne faut pas y voir une contradiction, répond-il.« L’assurance-chômage existe depuis 1940.C’est le plus important de nos programmes de sécurité du revenu.Il représente 20 pour cent de l’ensemble.Il s’adresse à des gens encore actifs et fait partie de leurs habitudes de vie.La réforme que nous proposons est radicale.Son implantation peut se faire en plusieurs phases, sur cinq ans par exemple, ou davantage.Mais c’est cinq ans après le moment où Ton a décidé d'agir ! Quand je parle de dix ou vingt ans, je parle du changement social, un phénomène qui m’a toujours fasciné.Qu’est-ce qui fait que, dans l’histoire d’un pays, il arrive un moment où il se prend de grandes décisions — comme de guerre lasse ou sur un consensus.Tout le monde alors convient que c’est inévitable, que cela s’impose.» C’est lorsque le fruit est mûr qu’il tombe de lui-même ?« Oui.Mais nous sommes très loin de cette situation en ce qui touche l’assurance-chômage.On s’engage à peine sur le voie d’un débat qui va exiger des années avant que la réforme devienne possible au plan politique.» En ce qui touche la retraite, les recommandations de la commission repose sur une intuition fondamentale.Il faudra apprendre à mieux distinguer entre, d’une part, le fait de recevoir une rente et, d’autre part, le fait d’être à la retraite.Il s’agit-là d’une évolution de toute première importance.L’abolition de la retraite à 65 ans sera bientôt chose faite à l’échelle de tout le pays.Les régimes publics de rentes permettent déjà un large éventail de choix de l’âge de la retraite, moyennant une variation compensatoire du montant de la prestation, tandis que les régimes privés évoluent dans le même sens.On ne peut pas ne pas en tenir compte dans la révision des politiques sociales.« De plus en plus, les bénéficiaires ont un certain contrôle sur le montant de la rente qu’ils reçoivent, cela change complètement le contexte dans lequel se posent un certain nombre de questions.L’âge de la retraite à 65 ans a constitué jusqu’ici une sorte de charnière entre deux régimes de_ protection sociale : l’assu-rance-chômage, d’un côté, la pension de sécurité de la vieillesse, de l’autre.Dans peu de temps, cette charnière n’existera plus.Il faut trouver une nouvelle règle, autre que l’âge, pour assurer la coordination des deux régimes.De là la suggestion que nous avons faite : les personnes qui travaillent au-delà d’un âge où la retraite leur est accessible devraient rofiter effectivement de la plus aute des garanties offertes, mais en évitant le cumul.« Autrement, compte tenu du vieillissement de la population, on héritera d’un fardeau extrêmement lourd.Il est facile d’imaginer le jour où les personnes prenant leur retraite à l’âge qui leur convient se déclareront à la recherche d’un emploi, différeront à la fois leurs rentes publiques et privées et toucheront Tas-surance-chômage pendant une année, souvent au taux maximum.» M.Forget se refuse à commenter les mesures annoncées ces jours derniers par le ministre de l’Emploi et de l’Immigration, M.Benoit Bouchard.« Pour l’instant, j’aime mieux m’abstenir, dit-il.Ce que j’avais à dire là-dessus est contenu dans le rapport et, comme vous le savez, ce n’est pas tout à fait ce que le gouvernement a décidé de mettre en oeuvre .» Tout à fait ! Le mot est trop faible.C’est tout le contraire que le gouvernement a fait.La seule critique que M.Forget se permet porte sur le préavis aux retraités, rappelant que dans le cas présent, à toutes fins utiles, il n’y a pas eu de pré avis.Son rapport recommande un délai de trois ans avant de modifier les règles qui affectent les retraites.Des projets d’avenir ?M.Forget est associé au groupe Secor.Il est également vice-président de l’Institut C.D.Howe (Québec).Dans l’immédiat, il s’accorde un peu de répit.Il partait vendredi soir pour la 'Thaïlande.« Pour changer d’air et recharger les batteries.» Et au retour ?Il s’agira de transformer en dynamique ce qui n’est encore qu’une problématique.« Je me sens très responsable de la suite du débat, dit M.Forget.Mon nom est presque indissociablement lié à une réforme que je me sens tenu de défendre.C’est une orientation que le Canada ne pourra pas écarter — ça ou une variation sur le même thème.Malgré la difficulté de la chose, il faudra y revenir.J’ai l’intention de participer à ce débat, de l’animer, de faire tout ce qui est en mon pouvoir, comme citoyen, pour qu’on ne perde pas de vue l’objectif.Et les occasions ne manqueront pas.» m m mm, mmmmmmmmmmmmmmmmmmm mm les deux hommes d’affaires torontois n’ont pas nécessairement contrevenu aux lois fédérales dans cette histoire de vente d’armes.4 Syndiqués nos biens collectifs.Mais il tarde à régler les vrais problèmes.Il y a un an que le problème du Manoir Richelieu dure.Il y a six semaines, un agent de laSQ tuait un manifestant ».Quant au président de la FTQ, M.Louis Laberge, il s’en est pris à la politique de privatisation du gouvernement.« Bourassa privatise non pas dans l’intérêt de tous, mais plutôt dans l’intérêt d’un petit club privé.Il vend tout à ses amis, comme Qué-bécair à Michel Leblanc ».Les manifestants - ils étaient 25,000 selon M.Gérald Larose -étaient issus tant du secteur public que du secteur privé.Les syndiqués du Manoir Richelieu, ceux des garderies, les métallos, les syndiqués de Québecair et ceux de la construction s’y côtoyaient.Us protestaient à la fois contre l’abolition du régime de placement dans le secteur de la construction (projet de loi 119), le « scandale » des privatisations, la déréglementation, la politique linguistique (projets de loi 140 et 142) et le piétinement des négociations dans les secteurs public et parapublic.Selon M.Gérald Larose, la manifestation n’avait rien à voir avec les manifestations des années 70.« Les manifestations étaient alors très politisées.Le PQ y était toujours représenté.Aujourd’hui (hier) ce n’était pas le cas.Il s’agissait vraiment de travailleurs qui descendaient dans la rue», a-t-il expliqué.Quant à Louis Laberge, il a carrément remercié le premier ministre Bourassa pour « cette solidarité retrouvée parmi les syndiqués ».« Ses politiques mènent tout droit à la confrontation sociale», a-t-il dit.Le premier ministre Robert Bourassa, principal intéressé, s’est par ailleurs dit « peu impressionné » par la manifestation d’hier.Il n’y voit que le simple exercice de la liberté d’expression.Le premier ministre est convaincu d’avoir la majorité silencieuse de son côté.4 Sur une quête cet éventail international englobe aussi la France, la Belgique et la Grande-Bretagne dont l’évolution constitutionnelle est aussi riche d’enseignements.Le rôle définitif de la Cour suprême a sans doute été établi seulement en 1949 avec l’abolition des appels au Conseil privé de Londres.Mais l’adoption de la Charte des droits et des libertés s’avère sans doute tout aussi importante en ce qui concerne non seulement l’évolution de ce tribunal ultime, mais peut-être de la transformation du droit lui-même.C’est le nouveau défi que doivent maintenant relever les neuf juges siégeant à la Cour suprême, dont trois viennent nécessairement du Québec.Enfin, cet examen, exhaustif et critique, de la Cour suprême permet de mieux saisir la signification d’au moins une des conditions du gouvernement du Québec en vue de son adhésion à la Loi constitutionnelle de 1982.Québec exige en effet un droit de regard dans la désignation des magistrats appelés à trancher, en dernier ressort, les litiges et à interpréter cette loi constitutionnelle.Rapatrier, réviser la constitution : cette page d’histoire, trouble et douloureuse tout à la fois, Gérard Bergeron en fait l’ossature de son dernier ouvrage à mi-chemin entre le journalisme d’analyse et l’élaboration plus théorique du politologue.M.Bergeron présente ce court essai comme le point final de son patient cheminement durant ces années qui vont de la naissance du mouvement indépendantiste aux affrontements Lévesque-Bourassa au 15 décembre par la PC el l'AP 1979 : Tex-Chah d'Iran quitte les Etats-Unis pour s’exiler temporairement à Panama.1976: par référendum, les Espagnols décident de se doter d’un nouveau parlement à deux chambres chargé de réviser la législation franquiste.197(1: après 120 jours de vol et plus de 320 millions de kilomètres parcourus, la sonde soviétique Venera 7 largue sur Vénus un module qui transmet des informations pendant 35 minutes.1967: un pont suspendu s'effondre à Point-Plaisant, en Virginie occidentale: 40 morts.1905: une sonde américaine Manner transmet des renseignements en passant dans les parages de Vénus.1901 l'ex-colonel SS Adolf Eich-mann est condamné à mort à Jérusalem pour crimes de guerre.1957: les Nations-Unies repoussent une proposition grecque sur l’octroi à Chypre du droit à lauto-dé-termination.1952: la Chine repousse un plan indien en vue de la conclusion d’un armistice en Corée.1932: la France suspend le paiement des dettes américaines.1910 l'armée française sort victorieuse de la bataille de Verdun.IK9(l: le chef indien Silting Bull est tué au cours d'une bataille avec l'armée américaine, dans le Dakota du Sud.1840 les restes de Napoléon sont placés aux Invalides.1800 l'armée napoléonienne occupe Varsovie.1791 le roi de Suède Gustave III propose de prendre la tête d'une croisade contre la France Ils sont nés un 15 décembre l'ingénieur français Gustave Eiffel (1832 1923); le chimiste français Henri Becquerel (1852-1908):l’ingénieur français Gustave Eiffel (1832 1923): l'auteur américain Maxwell Anderson (1888-1959) Un Médium CLÉMENT TRUDEL La revue Médium, qui commence sa onzième année de parution, consacre son numéro d’hiver 1987 au « pacifisme, force dérangeante?».La revue rappelle les grandes lignes de l’intervention d’Elie Wiesel au congrès tenu à Montréal ce printemps: «Guerre et Paix: illusion et réalité ».Cet écrivain américain de langue française, en recevant son Prix Nobel de la Paix, a récemment stigmatisé la violence comme « cancer de l’humanité ».Lors de son passage à Montréal, Wiesel avait suggéré qu’un sommet entre Gorbatchev et Reagan se tienne à Hiroshima mais ce fut l’Islande qui fut élue! Quelques pensées de cet écrivain juif survivant d’Auschwitz: « Il faut que la guerre perde son charme, et la violence ses attraits.Je n’accepte pas qu’on traite de naïfs ceux qui s’obstinent à promouvoir la paix .Je sens que l’histoire a entrepris une marche vers la mort».Au moins 9 contrats militaires furent accordés, chaque jour, dans la région de Montréal, en 1983 (valeur globale de $1,9 milliard pour Tannée), souligne le court article « Le Canada prêche la paix et vend la.guerre».La présidente d’Axios (corporation publiant Médium), Denise Robil-lard, traite des chrétiens et de la « non-violence agressive » et souhaite que les Eglises fassent plus que dénoncer les situations d’injustice (comme en Haïti et aux Philippines) et en arrivent à « se donner les moyens de faire l’éducation permanente de leurs membres à une authentique volonté de paix ».Les pages 12 à 25 de Médium, qui sera lancé demain à l’UQAM (la Conférence mondiale des religions pour la paix s’associe au département de sciences religieuses de l’UQAM et à Médium pour le lancement), contiennent quatre articles de fond du magazine: « Émergence du pacifisme mondial », où Jacques Langlais rappelle que le premier à préconiser l'arbitrage international fut Emeric Crucé, au 17e siècle, où il retrace le rôle d’intellectuels comme Sartre et de militants comme les frères Ber-rigan (aux Etats-Unis) pour forger le pacifisme contemporain pouvant apprendre à l’humanité à « éteindre les flammes de la guerre»; « Le parti pris de la paix », de Pierre La-plante, qui vient de faire paraître aux éditions du Méridien Une deuxième chance pour la paix; « Liban: au-delà des attentats à la bombe », de Leyla Raphaël (quatre pages utiles sur la toile de fond d’un conflit qui n’est pas théologique mais où s’éclairent les réflexes de musulmans et de chrétiens qui se partagent un même sol.Mme Raphaël voit une solution dans la ‘laïcisation du politique’ au Liban, ce qui signifierait que les chefs religieux chrétiens et musulmans perdraient « le pouvoir de statuer en justice et en toutes matières civiles »).Le quatrième article: « L’heure des nouvelles solidarités planétaires », de Maurice Boutin, tend à faire comprendre que l’escalade des armements pour garantir la sécurité (on a peur de l’autre, menaçant pour l’hégémonie que visent les deux Grands) est une sorte d’euphorie dans le malheur.Comme disait Adorno, on est mené du lance-pierre lendemain du référendum.Beaucoup plus qu’une chronique, l’ensemble des ouvrages consacrés par le professeur de l’ÉNAP à ces deux décen- I.Institut psycho-forces présente une conférence audio-visuelle intitulée « Jeux de progrès, gestion du stress », tous les lundis de 19 h 30 à 21 h au 609, rue Jarry est.271-8895.¦ Collecte de sang de la Croix-Rouge organisée par les employés de Télé-Métropole et ses liliales, salle de repos A-70, rez-de-chaussée (1600, boulevard de Maisonneuve est ), de 10 h à 16 h 30.¦ Collecte de sang à Acton-Vale, salle des Chevaliers de Colomb (1007, boulevard Acton), de 14 h à 20 h 30.¦ Collecte de sang à Cowansville, en collaboration avec le club Optimiste et les dames auxiliaires de la Légion cana- pour la paix à la mégabombe, sans que l’humanité progresse.Boutin a retrouvé une citation de Robert McNamara (1979, à l’université de Chicago): « L’excès de dépenses militaires peut saper la sécurité au lieu de la renforcer ».C’est bien ce que Médium vise à faire valoir: la paix par d’autres moyens que l’armement.« Nous n’avons d’autre choix que la coexistence ».¦ Un mouvement orchestré par la ‘Quartus Foundation for Spiritual Research’, du Texas, risque de mobiliser, le mercredi 31 décembre, des centaines de millions de personnes en une « méditation planétaire », dans45 pays.A midi GMT (l’événement se déroule en la cathédrale Christ Church à 7h du matin - rue Sainte-Catherine Ouest) le réseau s’arrimera à Colombo, New Delhi, Moscou et à plusieurs grandes villes d’Afrique.Cette communion-médi-dation consiste essentiellement à se laisser envahir par un état de calme, de paix et par la Lumière.Le Dalaï Lama a promis la participation de l’ensemble des bouddistes.Au Québec, c’est M.Jean Hudon (Fédération Mondiale pour la Paix) qui a coordonné les préparatifs de cette journée.M.Hudon a publié « Manuel d’instruction pour un Nouveau monde» (174 pages).Le dépliant de la FMP explique que la source guidant le mouvement est une Vision commune sur la façon dont la paix émerge actuellement sur cette planète .avec la conviction que notre monde est protégé et guidé dans son évolution par la Force Universelle et Vie « et que tout ce que nous avons à faire est d’harmoniser notre vie avec la Vie ».A cette fin existent des groupes de transformaction.¦ Toronto succédera en 1987 à Nashville comme hôte du Congrès international de la police.Nord-Sud (Radio-Québec, 18 déc.19h30) est allé voir comment l’exposition d’armes qui complétait ce congrès attire des clients de partout.Ce que Ton pourrait appeler l’internationale de la répression met à jour son équipement! ¦ Québec-Science (nos de novembre et de décembre) traite, sous la plume de Jean-Pierre Rogel, de la Guerre des FItoiles qui fait peur aux Soviétiques mais aussi de « technologies pour la paix » qui aideraient à la vérification des accords de désarmement.¦ Un nouveau magazine publié à Québec, Pare-chocs, prend la peine, dans son troisième numéro, d’étayer sur 12 pages son dossier principal: $10 milliards de vos taxes pour militariser la paix.nies de notre histoire constitue un instrument de compréhension et d’appréciation du poids humain dans les jeux de la politique.(tienne, à l'école Saint-Léon (201, rue d'Avignon), de 13 h 30 à 20 h.¦ Le Comité sida-aide Montréal offre un service de renseignements et de référence, au 1212, rue Saint-Hubert.282-9888.¦ Le CAP du collège du Bois-de-Boulogne met à votre disposition équipement de ski de fond el raquettes durant la période des Fêtes, du 17 décembre au 16 janvier.On se renseigne au 332-3009, poste 339.¦ Le Club des lecteurs de la bibliothèque municipale de Longueuil (100, rue Saint-Laurent ouest) invite le public à une discussion sur le livre Une religion sans mur, de Placide Gaboury, ce soir à 19 h 30.646-8633.moi.j'aide OXFAM Québec Envoyez vos dons à: 169, rue Saint-Paul Est Montr-éal, Québec H2V 1G8 Numéro d'enregistrement comme organisme de chante autorise a emettre des reçus pour fins d'impôt 0419556 03 08 AUJOURD’ HUI LE DEVOIR CAHIER! Montréal, lundi 15 décembre 1986 MACRO-ECONOMIE ¦ Les étrangers achètent beaucoup d’obligations canadiennes En septembre, les ventes nettes aux non-résidents d’obligations canadiennes en circulation sont demeurées élevées, à $ 469 millions.Bien qu’inférieures de $ 300 millions au montant record enregistré en août, leur valeur nette se rapprochait de la valeur moyenne des ventes des huit premiers mois de 1986.La valeur élevée de ces ventes s’explique en grande partie par l’augmentation des investissements japonais, qui ont atteint des niveaux record pour un deuxième mois consécutif.L’entrée nette de quelque $ 900 millions en provenance du Japon comprenait des investissements assez importants en obligations provinciales.Cette entrée a été contrebalancée en partie par une forte réduction des avoirs en obligations canadiennes des résidents des États-Unis ¦ Les bénéfices des sociétés demeurent moindres que l’an dernier Au cours du troisième trimestre de 1986, la valeur désaisonnalisée des bénéfices avant impôts des sociétés industrielles était de $ 9.1 milliards, un montant légèrement plus élevé que celui observé au trimestre précédent.Les bénéfices avant impôts ont peu changé depuis le début de l’année, étant demeurés à un niveau inférieur d’environ 10 % au niveau moyen observé au cours de la période correspondante de 1985.Les bénéfices nets après impôts se sont par ailleurs accrus pour un deuxième trimestre consécutif, étant passés à 5.8 milliards.Cette valeur représentait toutefois une baisse substantielle par rapport aux niveaux enregistrés en 1985.¦ Les matériaux de construction coûtent 8.1 % plus cher que l’an dernier L’indice des prix des matériaux de la construction résidentielle a augmenté de 0.2 % par rapport à septembre dernier, pour se situer à 131.4 en octobre.L’indice a enregistré un gain de 8.1 % en un an.De septembre à octobre 1986, les hausses de prix les plus importantes ont été observées pour certains types de contre-plaqué, ces augmentations ont plus que contrebalancé les diminutions des prix de plusieurs matériaux, en particulier le bois de construction et la laine minérale.¦ Les prix de gros augmentent légèrement aux ÉU en novembre WASHINGTON (AP) — La hausse des prix de gros aux États-Unis au mois de novembre a atteint 0.2 %, les hausses de nombreux produits faisant plus que compenser la baisse de 0.1 % enregistrée pour les prix alimentaires, a indiqué le gouvernement américain.Ce résultat qui constitue la quatrième hausse mensuelle consécutive des prix aux États-Unis témoigne d’une reprise de l’inflation américaine.Sur les douze derniers mois, grâce à la baisse des prix du pétrole, les prix de gros ont baissé de 1.9 %.Mais les prix de l’énergie sont maintenant stabilisés, sinon en légère hausse, et ne représentent plus un élément important de l’indice général des prix.Sans compter les prix alimentaires ni ceux de l’énergie, les prix de gros ont progressé de 0.3 % au mois de novembre, après une hausse de 0.8 % au mois d’octobre.En rythme annuel, les résultats du mois de novembre donnent une inflation à 2.5 %.Par comparaison, sur les onze premiers mois de l’année, les prix ont baisse de 2.7 %.¦ .de même que les stocks des entreprises WASHINGTON (AFP) — Les stocks des entreprises américaines ont augmenté de 0.6 % en octobre enregistrant leur plus fort gonflement depuis le 0.7 % de septembre 1984, a annoncé le département du Commerce.Une baisse de 1.6 % des ventes des entreprises américaines au cours du même mois est à l’origine de cette progression de leurs stocks, a souligné le département.La faiblesse des ventes automobiles en octobre, qui sjest produite après que les principaux constructeurs eurent mis fin à leur pro- • gramme de financement à bas taux d’intérêt, a largement contribué au gonflement général des stocks des entreprises, a-t-on expliqué de même source.Satisfait des modifications annoncées par Québec Serge Saucier se porte à la défense du RÉA RËAction PAUL DURIVAGE « J’ai parcouru 160 prospectus de compagnies ayant fait appel au RÉA cette année.Je n’en ai identifié que seize qui n'auraient pas dû aller publiques dans ce système.» M.Serge Saucier, président et chef de la direction de la firme Raymond Chabot Martin Paré & Cie n’hésite pas à se transformer en analyste financier pour défendre le Régime d’épargne-actions.Sa hantise : que le gouvernement libéral mette fin au coûteux abri fiscal initié par le gouvernement précédent.Aussi celui qui donna son nom à la Commission d’étude sur la capitalisation des entreprises était-il réjoui à l’annonce jeudi du ministre des Finances Gérard D-Lévesque que le régime serait maintenu.Si des modifications substantielles ont été apportées aux règles, il croit qu’il ne s’agit pas de changements bouleversants.« Au contraire, le geste de Québec est de bonne augure pour l’avenir du RÉA », commenta-t-il soulignant la distinction pour fins de calcul qui sera faite dorénavant èntre le RÉA et les régimes de pension.« Les petits épargnants n’aurçnt plus à choisir entre contribuer à’ieur REER ou au RÉA».Invité par le DEVOIR à commenter le bilan de l’expérience des RÉA en 1986, M.Saucier s’est particulièrement employé à défendre la qualité des dernières émissions.Sa conclusion: il n’y a pas d’économie de dépanneurs ni de Bourse Mickey Mouse.« Il n’y en a que seize qui, selon mon appréciation, auraient dû procéder d’autres manières pour se financer.Et encore, six d’entre elles se sont fort bien comportées en Prix fixe du pétrole Bourse ce qui laisse croire qu’il se trouve plusieurs investisseurs qui ne partagent pas mon avis », a-t-il commenté.Son apréciation, il ne s’en cache pas, est basée sur des critères subjectifs, comme la maturité de l’entreprise ou la pertinence de ses projets, mais aussi quelques points plus empiriques comme la régularité du rendement ou la posiibilité de générer à moyen terme un bénéfice d’au moins un million de dollars.« Les seize entreprises que j’ai repérées ont toutes un point en commun.Leurs bénéfices ont été cahotiques jusqu’à l’année dernière où, là, des profits records ont été établis », a-t-il expliqué.Pour ces dernières entreprises, M.Saucier suggère plutôt la formule du « panier », selon son expression.Il s’agit plus précisément du regroupement de ces actions dans un fonds d’investissement RÉA, une formule proposée en 1984 par la Commission sur la capitalisation mais dont le gouvernement tarde encore à établir la structure juridique.L’énoncé ministériel de jeudi n’apporta d’ailleurs encore aucune précision.M.Saucier évite de parler de secteurs ou d’industries condamnables.À son avis, une chaîne de dépanneurs en expansion peut se diversifier dans l’emballage ou même la fabrication et contribuera ainsi, elle aussi, à l’accroissement du PNB.De même, la taille des entreprises accédant au RÉA lui importe peu.Des sociétés ayant des bénéfices de moins de $ 500,000 au moment de leur émission, comme Équipements Denis, Uniselect, Multidev Immobilia, Hypocrat ou Sportscene ont d’ailleurs fort bien fait en Bourse même si les expériences de Armtex, Pro-matek ou Groupe Lacroix ont pu ternir l’image globale du groupe.Concernant les critiques formulées à l’encontre des actions ne comportant qu’un droit de vote restreint, M.Saucier est d’avis que c’est un mal nécessaire et désapprouve à cet égard les sanctions imposées jeudi par le ministre Lévesque qui découragent à toutes fins pratiques ce type d’émission par des entreprises autres qu’en développement, dans le cadre du RÉA.M.Saucier a expliqué que la loi de l’impôt du Québec rendait obliga- toire ( pour admissibilité au RÉA ) une clause automatique de conversion des actions subalternes en actions avec plein droit de vote, adve-nant une prise de contrôle, ce qui empêcherait des inéquités comme comme c’est présentement le cas pour Canadian 'l'ire.Cela n’empêche toutefois pas que le groupe de con-Voir page 12 : Saucier L’OPEP tente d’éviter la panne sèche Genève Reu — Les ministres de l’OPEP tenaient des discussions intensives dimanche pour tenter de surmonter les problèmes politiques et techniques menaçant de compromettre leurs plans visant à faire remonter le prix du baril de pétrole a $ 18 dollars et à créer une structure fixe de prix qui l’y maintiendrait.Les délégués à la conférence ministérielle, qui s’est ajournée samedi et reprend aujourd’hui, rapportent que les ministres ont des rencontres bilatérales ou en petits groupes, en vue de parvenir à faire augmenter le baril de $ 3 dollars d’ici la fin de l’année.On précise que les ministres sont d’accord sur l’objectif du baril a $ 18 Les membres de l’OPEP ont de la difficulté à s’entendre pour mettre fin aux prix fluctuants de l’or noir dollars, mais qu’ils divergent sur la réduction de production nécessaire pour y parvenir.Les conversations sont également rendues plus difficiles par l’affrontement entre l’Irak et l'Iran, ennemis de la guerre du golfe.On avait bon espoir, quand la conférence a débuté jeudi, qu’un accord pourrait être publié dimanche, à temps pour la réouverture lundi du marché libre, qui détermine dorénavant les prix.Mais tel n’aura pas été le cas.Le ministre équatorien du pétrole, M.Javier Espinosa Teran, a déclaré dimanche qu’il ne pensait pas que l’inimitié entre l’Irak et l’Iran bloque- Voir page 12 : OPEP LES TITRES REA V's' ^ y Date d’inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 7-12-86 au marché 12-12-86 Var.Date d’inscription Émetteur Déduc- tion Montant (millions) Prix à l’émission Prix 7-12-86 au marché 12-12-86 Var.07-08-86 10-12-85 01-08-86 * A.Lambert International * ACSI * Acier Leroux * Aligro * Alimentation Couche-Tard 100 % 150% 100 % 150% 100 % 5.0 2.0$ 5.0$ 3.5 $ 2.5 $ 5.0$ 200 5.0 $ 5.0$ 2006 450 405 425 385 , 450 430 390 375 + 25 — 35 -10 " 21-11-85 07-06-85 Groupe Vidéotron * Guardcor Invest.75% 150 % 23.3 $ 10.0$ 73/4$ 9%$ 6 1534 $ 6 $ 15% $ 6% $ % 4 y.24-04-84 22-08-86 19-12-85 03-06-86 12-11-85 05-11-86 29-11-85 * Idéal Métal Imasco * IPL inc.'Industries Amisco Industries Charan inc.150 % 50% 13.0 $ 258 $ 5% $ 5.3 $ 10.0 $ 5%$ 34% $ 5.79$ 5% $ 10.0$ 485 32% $ 63/4 $ 5% $ 8 1/8 465 32% $ - 20 - % 14-11-85 13-11-86 9-10-86 * Artopex 'Atlantique A Auto Point * Berkley pr.conv.Bestar Inc.150% 50% 100% 150 % 100 % 5.0 $ 6.5$ 2.0$ 4.0$ 8.1 $ 5.0$ 6 v?$ 8% $ 5 $ 200 5% $ 480 9% $ 495 210 5% $ 5 $ + % - 5 + 10 -% -I 20 150 % 100% 100% 6% $ 5 $ 7% $ % V.y.22-06-84 30-09-86 400 53/4 $ 25-07-86 29-07-86 11-12-85 08-07-86 07-01-86 Industrie Domco * Industries Triton * Lambert-Somec * Laperrière et Verreault * Lavalin Tech.50% 100% 150 % 100 % 100% 13% $ 12.0 $ 5.0 $ 4.0 $ 10.0 $ 13% $ 73/4 $ 325 400 475 6 9% $ 375 350 5% $ 270 10% $ 370 + i 5 07-11-85 28-05-85 27-11-84 * Biltrite Bombardier B * Biotech Electronics * Cambior * Canam Manac Inc.A 100 % 75 % 150% 75 % 100 % 11.5 $ 28.6$ 7.0$ 150$ 9.5$ 8.0$" 6.5$ ' 5.0$ 9% $6 3’/e $7 7% $ 26 $ 470 14% $ 12% $ 6% $ 26 $ 470 14% $ 11 % $ - % 360 6 $ 250 +10 4 % 20 13-08-86 15-06-84 - % 30-10-86 03-07-86 3-12-86 10-06-86 25-03-84 'Lépine-Cloutier * Lévesque Beaubien A ’ Logibec groupe informatique Logistec B Louvem Inc.pr.conv.100% 50% 100% 50% 150% 3.5 $ 57.0 $ 250 8% $ 215 IV» $ 215 7% $ - % 21-05-86 08-12-84 06-09-85 Canam Manac * Cancom Cascades 50 % 150% 100% 75 % 75 % 51.1$ 20.0$ 17.2 $ 27.0$ 24.0$ 15’/a 5.0$ 5'/s$ ’ 12%$ 6 12%$ 12% $ 12 $ 13% $ 19% $ 19% $ 11 % $ 12% $ 12% $ 19% $ 19% $ - % + % - V.+ ’/a + ’/a 2.0 $ 12.0 $ 8.0 $ 200 9V4 $ 5.0$ 270 5% $ 255 260 5% $ 240 10 y.15 22-03-84 27-12-84 * CB Pak inc.CB Pak Inc.15-11-85 29-08-86 M-Corp inc.'Manufacture Leader 150% 75% 150% 150% 150% 4.8 $ 3.6$ 14%$ 3.0$ 14% $ 225 14% $ 215 - 10 10-09-85 03-10-84 15-06-85 Ciment St-Laurent A * Circo Craft Inc.* CFCF Inc.50 % 150 % 75 % 50 % 150% 14.0$ 23.1 $ 44.0$ 100.$ 6.0$ 11.0$ ’ 8%$ 13%$ 16%$ 5.0$ 20% $ 8% $ 19% $ 28% $ 6’/a $ 20% $ 8% $ 19% $ 29% $ 6 $ - % + % - % + y» - % 09-04-84 22-11-85 Mateo Mart inc.* McNeil, Mantha Inc.* Memotec Data 2.5 $ 3.0 $ 10.5 $ 250 150 ’ 7%$ ” 210 6 $ 10 $ 200 5% $ 10 $ 10 % 23-04-85 14-11-85 Consolidated Bathurst * Cont.Pharma Cryosan A 03-01-86 30-12-84 20-02-85 27-06-86 19-08-86 * Mines Abcourt pr.conv.Mines D’Or Val Mines J.A.G.Ltée Miron ' Modes Shlrmax 150% 150% 100% 50% 100% 7.0 $ 2.2 $ 7.0$ 150 6 $ 270 5%$ 270 - % 14-11-85 07-05-85 14-10-86 * Cont.Pharma Cryosan B Corp.Fin.Power 'Crédit ind.Desjardins * Datagram Inc.* Datamark 150% 50 % 50 % 150 % 150% 6.0$ 27.4$ 13.0$ 3.0$ 2.0$ 5.0$ 27%$ 6% $ 300 200 6'/a $ 21 '/a $ 6% $ 245 6'/4 $ 5% $ 21 % $ 6% $ 240 6 $ - % - % 0.5 $ 30.0 $ 10.0 $ 160 11.0$’ 5.0$ 25 $ 11 $ 350 24 $ 113/a $ 335 -1 + y.-15 11-12-84 l 26-06-85 - 5 - v.22-03-84 27-03-84 10-07-85 2-12-86 8-10-86 Montreal Trustco * Morgan Trustco 75 % 100% 150% 75% 100% 27.5 $ 6 0 $ 674$ 6.0$ 0300 ‘ 300 300 12% $ 231 5%$ 365 275 13 $ 231 57/e $ 350 260 + % 08-05-86 19-11-86 15-06-85 * Disnat (Investissements) 'Disq Saturne 75 % 100% 50 % 100 % 50 % 2.0$ 3.0 $ 25.0$ 2.0$ 56.2 $ 200 275 9%$ 250 17%$ 260 210 16% $ 200 36V4 $ 255 245 16% $ 200 35 $ -5 + 35 'Muxlab inc.* Nautilus Plus 2.5 $ 5.1 $ 10.5 $ + % -15 -15 8-12-86 06-06-85 ’Domicil inc.Domtar -1% 24-07-86 07-08-85 12-11-85 20-11-86 19-12-85 Nesbitt, Thomson Noverco ' O E Inc.'Oglvar * Ordinateurs Hypocrat 50% 100% 100% 100% 150% 86.0 $ 75.9$ 18% $ 11 % $ 16% $ 13% $ 10 $ 470 315 15% $ 14% $ 9% $ 455 310 - % + % 05-12-85 18-12-84 30-09-85 Donohue Inc.* Entreprises Hartco * Équipements Denis * F.Armtex Pr.conv.FCA Internationale 50 % 150 % 150 % 150% 100% 16.0$ 7.0$ 2.0$ 2.2$ 12.5$ 17%$ 7.0$ 200 200 18.0$ 29% $ 350 345 132 19’/a $ 29% $ 350 340 106 19% $ - % - 5 -26 + y.9.6 $ 6.5 $ 2.0$ 8.0$ 325 110 » - % -15 5 04-12-85 07-11-84 16-10-86 14- 10-86 27-02-86 22-11-84 15- 11-84 * Pantorama * Paul Martin Inc.Peerless (les tapis) * Perkins Petro-Sun pr.cnv.sr1 100% 100% 11.0 $ 6.5 $ 5% $ 5.0$ 5% $ 430 5%$ 445 - % + 15 22-10-86 09-06-86 29-10-84 'Fourgons Transit * Geoffrion, Leclerc B * Goodfellow 75 % 75 % 150 % 400$ 10.5$ 5.0$ 15.3$ 8.3 $ 400 $ 6.0$' 5.0$ 9.0$ 7%$ 450 6% $ 425 8% $ 8 $ 430 6% $ 430 8% $ 8 $ 20 + % + 5 /5 % 150% 150% 16.0 $ 7.2 $ 4.0 $ 5% $ ” 53/.$ 350 ‘ 7 % $ 10% $ 250 7% $ 10% $ 250 + % 17-07-86 26-11-85 * Grill! Inc.* Groupe Cogeco 100% 100 % 05-11-86 20-11-85 'Plastibec * Premier Cholx-TVEC * Promatek Ltée Provigo 'Québécor B 100% 150% 9.0$ 6.0$ 300 5.0$ 280 7% $ 275 7% $ -5 + % 09-07-86 14-10-86 28-10-86 Groupe Cogeco * Groupe DMR 'Groupe Jean Coutu * Groupe Kaufel Groupe Kaufel 75% 75 % 50 % 150 % 50% 9.0$ 20.0$ 48 0$ 6.3$ 10.0 $s 9.0$ 8.0$ 8.0$ 200 » 8 $ 8 $ 7% $ 6% $ 67/« $ 8 $ 8 $ 6% $ 6% $ 6% $ - ’/a - % - % 09- 12-85 10- 10-86 150 % 100% 50% 3.9 $ 32.0$ 43.0 $ 325 16.2$ 13%$ 6 250 17% $ 13% $ 240 17% $ 14% $ -10 + % + % 23-10-85 02-09-86 19-09-85 24-05-86 Radlomutuel Radlomutuel Ressources Alguebelle ' Ressources AuNore * Ressources la Pause 100% 75% 100% 150% 100% 12.5 $ 8.5$ 9.0 $ 12.0$ 0.3$ 5.0$ 8.5$ 5.0$ 250 6 70 6%$ 6%$ 98 305 26 6% $ 6% $ 30-12-85 24-10-85 13-06-86 * Groupe Lacroix 'Groupe La Laurentlenne B Groupe La Laurentlenne B * Groupe SNC * Groupe Totec 150% 50% 50% 50% 150% 2.7$ 30.0$ 60.2$ 47.2$ 2.0$ 350 9.0 $‘ 14.0 13.0$ 200 200 10% $ 10% $ 12% $ 320 175 11 $ 11 $ 13 $ 335 -25 + y.+ % + % + 15 20-06-85 03-01-86 95 310 25 - 3 + 5 - 1 11 -06-86 06-01-86 15-07-85 31-12-85 4-12-86 01-10-86 23-12-85 Ressources Yorbeau * Restaurants Sportscene 150% 150% 100% 100% 150% 2.2 $ 2.5 $ 4.8$ 11.0 $ 5.8 $ 70 250 300 5 %$ 53/4$ 68 5% $ / 67 475 -1 -50 16-06-86 29-10-84 11-07-86 Groupe Totec * Groupe Trans.GTC.Groupe Trans.GTC ’ 100 % 150 % 75 % 13.0$ 10.0 $ ?1 9 $ 6.0$ 6 438 ’ 12% $ 320 12% $ 335 12%$ + 15 nlCnarcJ PICn6 IflC.* Robin International ’ Boutiques San Francisco 275 410 8% $ 245 425 8% $ -30 + 15 + % Voir page 12 Les titres RÉA ! 'f t ' * ¦1 m V 10 ¦ Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE Même si les fumeurs Un ralentissenent de l’activité ne peut être écarté se font passer à tabac, La croissance n’a pas comblé les attentes en 86 Imasco reste un bon titre LA BONNE ACTION PIERRE LUSSIER, MBA Collaboration spéciale L'auteur est professeur au Cégep Bois de Boulogne Achèteriez-vous les actions d’une compagnie qui tire la majorité de ses revenus de la vente de cigarettes ?Moi non.Premièrement, parce que la scrupuleuse Commission des valeurs mobilières m’interdit de parler de titres que je possède et, deuxièmement, parce que Jean-Marie Toulouse, mon ex-directeur de conscience à la maîtrise et éminent-professeur aux H EC, pourrait me faire des reproches.En effet, le docteur Toulouse a bien inculqué à ses ouailles, dans le cadre de son cours sur la gestion stratégique, qu’il fallait à tout prix éviter les entreprises qui opèrent dans des secteurs menacés par des tendances négatives.Or j’ai pas besoin de vous dire que la consommation du tabac n’est pas vouée à un avenir des plus rose.Mais alors, comment expliquer l’attitude positive des spécialistes concernant le plus grand producteur de cigarettes au Canada ?Ma petite enquête du vendredi m’a permis de constater que personne ne recommande de vendre l’action d’Imasco.Au contraire, pas moins de sept maisons le recommande, dont quatre ardemment.Ce sont : Geoffrion, Leclerc; Leowen; Lévesque, Beau-bien; McNeil, Mantha; Merrill, Lynch; Richardson, Greenshields et tre des Finances à Québec), se paient joyeusement la traite en pigeant à bras raccourcis dans la poche des fumeurs.3 — Les non-fumeurs enfumés sont à la veille d’avoir gain de cause dans leurs revendications, visant à éliminer toute publicité autour du poison.D'ailleurs, cette baisse des dépenses publicitaires est anticipée dans les chiffres des analystes, ce qui explique que les bénéfices d'impérial Tobacco, prévus pour 1988, sont supérieurs.Les effets négatifs sur les ventes ne se feront sentir que plusieurs mois plus tard.Imasco, consciente du problème, est donc bien engagée sur la voie de la diversification.GENSTAR L’autre élément qui porte les analystes à être optimistes concernant l'avenir du titre d’Imasco est la facilité avec laquelle la compagnie vend les actifs non-financiers de Genstar.Ainsi, on estime généralement qu’I-masco pourrait retirer rapidement entre $ 800 millions et $ 1.4 milliard (après impôt) de la vente de ces actifs, ce qui est beaucoup plus que prévu initialement.C’est donc dire que l’acquisition de Canada Trust (filiale de Genstar et unique raison de l’achat de Genstar par Imasco), aura JACQUES SAUVANT du journal Le Monde Le bilan de l’économie mondiale en 1986 peut paraître bien décevant par rapport aux attentes du début de l’année.De l’effondrement du prix du pétrole et de la dépréciation du dollar, on attendait moins d’inflation, un peu plus de croissance et un début de correction des déséquilibres de balances des paiements entre pays industrialisés.Seule la désinflation a été au rendez-vous.Pour le reste, la croissance moyenne de la zone OCDE — environ 2.5 % — aura été un peu plus faible qu’en 1985.L’évolution du commerce international s’est ralentie et le déficit des paiements américains s’est encore élargi, avec pour contrepartie un renforcement des excédents japonais et allemand.Toutefois, l’économie mondiale est en train de s’adapter : à des transferts de revenus massifs ; à une énergie moins chère ; à un bouleversement des situations de compétitivité.Des mécanismes puissants sont à l’oeuvre.Pour expliquer la performance relativement décevante des économies industrielles en 1986, on a souvent évoqué la trop grande prudence des particuliers et des chefs d’entreprise.Cette explication ne vaut certainement pas pour les ménages : dans tous les grands pays de l’OCDE, à l’exception du Japon, la croissance de la consommation a été de 4 % à 5 % entre la mi-1985 et la mi-1986, et de 2 % à 3 % sur le seul premier semestre 1986.Les ménages ont donc consommé Bénéfices d’Imasco depuis 1984 (en millions de dollars) Centres des profits 1984 % 1985 % 1986 % 1987* % 1988* % Imperial Tobacco $205 60 $224 52 $246 53 $200 40 $270 42 Restaurants Hardey 92 27 108 25 119 25 132 27 145 23 Peoples Drug Store — — 55 13 46 10 25 5 50 8 Shopper Drug Mart 33 10 39 9 47 10 49 10 55 9 Canada Trust — — — — — — 85 17 110 17 Autres 10 3 6 1 8 2 7 1 7 1 Total $340 100 $432 100 $466 100 $498 100 $637 100 * Estimation Les pourcentages représentent la contribution de chacune des filiales aux bénéfices d’Imasco.Source : Loewen, Ondaatje, McCutcheon Le commerce international a été déprimé par le baisse « inattendue » de la demande des pays en développement et la réduction des achats des pays pétroliers y., : t*”- L *-.*r 97«l’V rapidement les gains de pouvoir d’achat tirés de la baisse du prix du pétrole, et ils ont même été un peu au-delà puisque les taux d’épargne ont diminué dans la plupart des pays.Cette flambée d*achats a surtout porté sur les biens durables : automobile, électronique.La reprise du pouvoir d’achat, après plusieurs années de rigueur, a déclenché une vague d’achats de renouvellement.Si attentisme il y eut, il a été le fait des entreprises.Celles-ci ont, en effet, retardé des achats de demi-produits dans la première moitié de l’année.C’est un comportement logique en période de baisse de prix, qui a pesé sur la production et les échanges de biens intermédiaires.En fait, dans l’ensemble, les comportements n’ont pas été si prudents et réservés.Une caractéristique notable de la période récente est, au contraire, la rapidité de réaction des demandes intérieures aux gains de pouvoir d’achat apportés par l’extérieur.Au total, sur la période d’un an s’achevant au deuxieme trimestre 1986, la demande intérieure des pays de l’OCDE a augmenté de 4.3 %.Mais la vigueur de la demande intérieure, qui s’est poursuivie au troisième trimestre, n’a pas suffi à accélérer la croissance en raison de l’affaissement concomitant de la demande provenant des pays extérieurs à l’OCDE ( oins 10 % environ au premier semestre 1986 par rapport à la moyenne 1985 ).Ainsi, les pays industrialisés ont accéléré leurs importations au premier semestre, mais dans le meme temps le commerce international était déprimé par la réduction des achats des pays pétroliers et par une baisse de la demande des pays en développement d’une ampleur inattendue.Autre phénomène majeur : la baisse du dollar a été si forte qu’elle a perturbé les flux financiers internationaux sans produire rapidement les effets heureux qu’on pouvait en attendre.Aussi les déséquilibres des balances de paiements ont-ils été aggravés par les effets classiques de « courbe en J » : un pays dont R monnaie s’apprécie commence par bénéficier d’une baisse de ses prix d’importation avant de subir des pertes de parts de marché.Cependant, le rééquilibrage, s’il n’apparaît pas encore sur les soldes en valeur, est bien engagé sur les volumes : en termes réels, les exportations japonaises subissent une forte baisse; celles de l’Allemagne ne progressent plus et, si Ton en croit les dernières statistiques, la réduction du déficit commercial américain est peut-être amorcée.D’insupportables déséquilibres Les déséquilibres de balances des paiements entre pays industrialisés sont devenus et resteront longtemps le principal problème de l’économie mondiale.Diverses études ont montré que la dépréciation du dollar ne pouvait à elle seule ramener les paiements américains à l’équilibre.D’où l’insistance des États-Unis à réclamer une relance de la demande chez leurs partenaires.Le principal élément d’incertitude pour 1987 porte sur la conjoncture américaine elle-même.La précarité de la situation actuelle ouvre le champ à toutes les hypothèses.Le rebond de l’économie, attendu d’une évolution plus favorable des échanges extérieurs, tarde à se manifester, et les moteurs internes de la croissance se sont arrêtés l’un après l’autre, la consommation et l’investissement prenant même une tournure franchement négative au cours des dernières semaines.Un nouveau ralentissement de l’activité, qui était jusqu’ici écarté par la majorité des spécialistes, ne peut plus être exclu.Il accélérerait la réduction du déficit extérieur américain, mais contribuerait à déprimer une croissance mondiale déjà modeste.Walwyn.Trois autres proposent de conserver le titre : Lafferty, Harwood; Mc Leod et Nesbitt, Thomson.Il est rare de trouver un tel consensus autour d’un titre alors que le marché boursier est, à toutes fins utiles, à un sommet historique.Ça vaut la peine d’en savoir plus.DIVERSIFICATION Le tableau ci-joint illustre bien l’évolution de la compagnie.On y remarque que Imasco réduit sensiblement sa dépendance envers le secteur des tabacs.Alors qu’en 1984, Imperial Tobacco contribuait, dans une proportion de 60 %, aux profits d’Imasco, au mois de mars 1987 ( fin de Tannée financière), on s’attend à ce que la contribution du tabac ne représente que 40 % des bénéfices de la compagnie.Imasco, sous la tutelle de son nouveau président, s’éloigne donc d’un secteur en perte de vitesse, meancé pour les raisons suivantes.1 — Les fumeurs sont de plus en plus mal vus socialement.2 — Messieurs Wilson et Gobeil (pardon, c’est M.Lévesque qui est minis- coûté beaucoup moins cher que prévu.Toutefois, pour l’instant, l’action d’Imasco souffre ¦ de la guerre de prix dans l’industrie du tabac; ¦ de la dilution des bénéfices par action qu’a occasionnée la récente émission d’actions de $ 545 millions qui ?à financer l’achat de Genstar; ¦ des problèmes qu’a rencontrés Peoples Drug Store aux États-Unis.Mais la guerre des prix, commencée par Rothmans à la fin de 1986, est pratiquement terminée et Peoples Drug Store est sur la voie de la réhabilitation.Devrions-vous attendre que le titre remonte avant d’acheter ?Je ne crois pas.Vaut mieux acheter bas et souffrir durant une courte période afin de profiter pleinement de la future hausse.Pour une fois qu’un titre peut être acheté à un niveau acceptable, profitez-en .chanceux ! Cible pour les douze prochains mois : $40.11MASCO LIMITED.IMS 3 iO Hé ÉTT5 ÏSKT5 22 PRICE A.— èy — 42 40 36 36 34 ¦ 32 \ A- rr \ ;v\a ! * i 'V p r yj.\a.v J v * 1 jâ.i.nr »r 1/71 rnF 3= — — frf- ft ¦ I /' A L* 1 / f / 29 26 27 26 25 24 23 22 21 20 il 1 / lit Jilt, At /' Hf fra F*tV — » )l |rn , mr J/Ti L 1/ w r / H L T / / ¥ Ï1ÀÜ *1 T , '' — ~zTs 7 V" — ¦Wf" 1000 o AMI X /] v7 - - , I .L Tiï "ni fc- , j — 800 m «00 " 200 ° ¦ MIS iJu \Æ ülSiffiD lü -itlll.y 1 1 LlilLil.i jQM J&DuDjI ttmiïïmîi Ml r.nd JPH hhj i jn; i it *.0 JF r* RH J J"5 UNO MOUTH I 1915 TjjTTTTO* AVIS DE DIVIDENDE Actions privilégiées, série 2 (dividende no 10) La Banque a déclaré un dividende régulier de $1.75 par action sur les actions privilégiées de catégorie A, série 2, rachetables, à dividende cumulatif à taux flottant, payable le 31 décembre 1986 aux actionnaires inscrits à la fermeture des affaires le 15 décembre 1986.Par ordre du conseil d’administration PIERRE GOYETTE Président et chef de la direction LA BANQUE D’EPARGNE LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 M 11 «Nous ne ferons pas ici les mêmes erreurs que nous avons subies en Norvège» — S verre Bjerfomp de Norsk Hydro portrait CLAUDE TURCOTTE Norsk Hydro, qui a choisi Bécan-cour pour sa première usine de magnésium en Amérique du Nord, s’installe au Québec pour très longtemps, d’où le soin que ses dirigeants mettent à établir de bons rapports avec ce pays d’adoption.« Nous ne voulons pas répéter chez vous les erreqrs que certaines grandes compagnies pétrolières ont faites lorsqu’elles sont venues chez nous », dit M.Sverre Bjerkomp, directeur pour le développement des affaires de cette immense société norvégienne.Les Norvégiens, faisant partie d’un petit pays de quatre millions d’habitants, qui a connu l'occupation militaire aussi bien que les assauts de certaines grandes sociétés, n’arrivent pas ici avec la mentalité des conquérants, ce qui ne veut toutefois pas dire que Norsk Hydro n’est pas une société dynamique.Bien au contraire, car depuis 1970 alors qu’elle n’avait que 8,000 employés dont 95 % travaillaient en Norvège, Norsk Hydro par des acquisitions et des innovations a augmenté ses activités au point d’avoir aujourd’hui 40,000 employés, dont la moitié hors de Norvège.Il n’en demeure pas moins qu’il y a deux ans à peine personne au Québec ne connaissait l’existence de cette compagnie, dont le nom nous porte d’abord à croire qu’il s’agit d’une entreprise hydro électrique de type Hy-dro-Québec.En réalité, la spécificité propre de Norsk Hydro est la transformation de l’énergie.Elle le fait d'ailleurs de différentes façons et sous des formes très variées.Les Norvégiens ne sont pas que les inventeurs du ski de fond et du saut à ski.En 1905, ils furent aussi les premiers à transformer l’azote de l'air en énergie pour les plantes.Norsk Hydro est née avec ce premier engrais azoté, grâce à des capitaux français.Elle s’est mise presque en même temps à construire des centrales hydro-électriques dans le comté de Telemak, un nom qui est d’ailleurs bien connu des skieurs.La pél No Norvège a si bien exploité ses ressources hydroliques qu’aujourd’hui, dit-on, « il n’y a pas une seule goutte d’eau de ce’pays qui ne passe pas dans une turbine».Norsk Hydro a pour sa part concentré ses activités dans la production d’engrais.A la fin de la seconde guerre mondiale, Norsk Hydro, incluant toutes ses activités stratégiques, notamment la production de magnésium, est récupérée des Allemands et l’État devient l’actionnaire majoritaire avec 51 % des actions.A partir de 1965, on commence la production de l’ammoniac à partir du pétrole qui remplace le charbon.Quatre ans plus tard, on découvre du 'trole dans la Mer du Nord.En 1973, orsk Hydro s’engage dans la pisciculture et commence à vendre ses produits pétroliers à plusieurs pays voisins.C’est aussi le début d’une forte poussée expansionniste, avec des implantations et acquisitions du Qatar jusqu’en Floride, mais surtout dans les pays de la Communauté économique européenne l CEE).Comme la Norvège a refuse par référendum en 1972 d’adhérer à la CEE, Norsk Hydro a assuré sa pénétration de cet important marché par des plusieurs acquisitions au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.Avec un chiffre d’affaires de $ 10 milliards CAN pour l’ensemble de ses activités domestiques et internationales, Norsk Hydro assure à elle seule 10 % de toutes les exportations norvégienne.Ses ventes se répartissent ainsi : 46 % dans les engrais chimiques, 30 % dans le pétrole et le gaz naturel, 12 % dans les métaux légers, 8 % dans la pétro-chi-mie.Géographiquement, Norsk Hydro effectue 46 % de ses ventes en Europe de l’Ouest, 40 % dans les pays Scandinaves et 14 % outre-mer, c’est-à-dire ailleurs qu’en Europe.En fait, Norsk Nydro est le plus important producteur de fertilisants au monde avec 12 millions de tonnes par année.Son concurrent le plus rapproché est ICI, du Royaume Uni avec une production de près de six millions de tonnes.Le groupe agricole de Norsk Hydro a des revenus de $ 5 milliards, dont $ 3.5 milliards en engrais chimiques; il contribue à De bas salaires pour les emplois créés aux ÉU WASHINGTON (AFP) - L’économie américaine a créé huit millions d’emplois entre 1979 et 1984, mais la majorité ont été des emplois à bas salaire, souvent à temps partiel, selon une étude pubiée par une commission du Congrès américain.Les salariés masculins de race blanche, traditionnellement les mieux payés, ont été particulièrement victimes de cette évolution qui a également donné un coup d’arrêt à l’amélioration du marché de l’emploi pour les Noirs.Sur huit millions d’emplois créés entre 1979 et 1984, environ 4.7 millions rapportaient un salaire annuel inférieur à $ 7,000 .Le nombre d’emplois dotés d’un « salaire moyen » ( entre $7,000 et $28,000 ) a augmenté de 3.8 millions, tandis que le nombre d’emplois à haut salaire ( plus de $28,000 ) a Chuté d’environ un demi-million.L’économie perd ses bons emplois et gagne « un grand nombre d’emplois qui rapportent trop peu pour maintenir une famille au-dessus du niveau de pauvreté » ( officiellement Défense National nationale Defence 1+ AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE MONT-BRUNO Jusqu'à avis contraire, il y aura des exercices de tir de jour et de nuit au champ de tir de Mont-Bruno La zone de danger est circonscrite par les limites du camp de Mont-Bruno près de Saint-Basile-le-Grand (Québec), et sise dans la paroisse Sainte-Julie (cinquième concession) et la paroisse Saint-Bruno, Il est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir de Mont-Bruno en s'adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal.Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARES Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger.Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires.Il est Interdit à toute personne non autorisée de pénétrer dan* la zone cl-deitua.PAR ORDRE OTTAWA, CANADA Sous-ministre 17630-77 Ministère de la Défense nationale Canadaî Défense nationale National Defence I* AVIS AU PUBLIC CHAMP DE TIR DE FARNHAM (QUÉBEC) Des exercices de tir aux armes portatives se poursuivront de jour et de nuit au Champ de tir de Farnham (Québec), jusqu'à nouvel ordre.Ce champ de tir se trouve sur une propriété de MDN.situé à l’intérieur du Camp militaire de Farnham, sur la rive gauche de la rivière Yamaska, à environ 2,6 km au nord-ouest de Farnham.Il est possible d'obtenir un plan détaillé du champ de tir en s'adressant au chef du Génie construction de la BFC Montréal Tous les chemins, routes et voies d'accès à la zone du camp sont indiqués par des affiches libellées en français et en anglais, interdisant l'entrée dans la zone.MUNITIONS ET EXPLOSIFS ÉGARÉS Les bombes, grenades, obus et autres engins explosifs analogues constituent un danger Ne ramassez pas ces objets et ne les gardez pas comme souvenirs.Si vous avez trouvé ou si vous avez en votre possession un objet que vous croyez explosif, prévenez la police de votre localité, qui prendra les mesures nécessaires Il *ét Interdit A toute personne non eutorlsée de pénétrer dent la zone cl-desius.PAR ORDRE zvt-txuu* r.,Ar,A Sous-ministre ^7630-77' CANADA Ministère de la Défense nationale Canada avec grand optimisme.Pour ce qui est de l’ensemble de ses activités, ayant toutes un dénominateur commun qui est l’énergie, Norsk Hydro a élaboré une strategie qui la met pour ainsi dire à l’abri des soubresauts et des caprices internationaux.La diversification de ses activités en a fait à la fois un producteur d’énergie comme entreprise pétrolière et elle est aussi un consommateur d’énergie comme fabriquant d’aluminium, de magnésium et surtout de fertilisants; ceux-ci apportent près de 50% de ses revenus.Or, quand le prix du pétrole monte, le producteur de pétrole est évidemment heureux.Ainsi, en 1981 alors que le prix du pétrole était élevé,* Norsk Hydro retirait 90 % de ses revenus du pétrole; ils dépassaient même 95 % en 1982.Mais la dégringolade des prix de l’OPEP a fait en sorte qu’en 1985, les revenus provenant du pétrole ne représentent plus que 50 % des bénéfices de Norsk Hydro.En revanche, cette baisse des prix du pétrole diminue d’aùtant le coût de production de ses fertilisants, qui se vendent d’autant plusfacilement sur les marchés mondiaux, particulièrement en Chine et en Inde qui sont deux de ses gros clients.((( NORSK HYDRO D’une manière ou de l’autre, Norsk Hydro est toujours relativement à l'abri des fluctuations énergétiques.Mais lequel des deux scénarios préfère-t-on chez Norsk Hydro, ?Selon M.Petter Christoffersen, chargé des affaires publiques, Norsk Hydro préférerait que le prix du pétrole se maintienne entre $ 15 et $ 20 le baril, ce qui permettrait le développement de la production en mer du Nord.M.Sverre Bjerkomp ( debout ), en compagnie de M.Jakob Kolrud, vice-président de Norsk Hydro près de $ 11,000 pour une famille de 4 personnes ), ont souligné le président sortant de la commission, M.David Obey ( démocrate ) et son successeur le sénateur démocrate Paul Sarbanes.Cette augmentation du nombre des salaires inférieurs à $ 7,000 par an est dû à l’accroissement des emplois à « temps partiel » mais aussi aux concessions salariales arrachées par les employeurs, relève l’étude.Les grands perdants ont été les salariés masculins de race blanche : depuis 1979, environ 97 % des emplois supplémentaires à leur disposition ont été à bas salaire, tandis que disparaissaient pour eux un million d’emplois à salaire élevé, f Les femmes de race blanche se sont vu offrir plus de deux millions d’emplois supplémentaires à « salaire moyen » et près de 700,000 emplois à « salaire élevé ».Pour les Américains de couleur, seulement 6.4 % des emplois supplémentaires ont été à haut salaire, contre 41 % pendant la période 1973-79.5 % de la production mondiale de ni-trogène, dont il assume 12 % de la commercialisation.Chez Norsk Hydro, on se plaît à dire qu’une tonne d’engrais donne quatre tonnes additionnelles de céréales, qui peuvent nourir 13 personnes.Norsk Hydro produit les fertilisants suffisants pour nourrir toute la population des Etats-Unis.Les activités industrielles de Norsk Hydro ne sont toutefois pas toutes dans des secteurs en forte croissance.Les engrais, le pétrole, la pétrochimie et l’aluminium sont dans une catégorie dite mature, alors que le magnésium, la pisciculture et la biotechnologie sont des secteurs en plein développement.Jusqu’à maintenant, la diversification a bien servi ce géant.Pendant un certain temps, le pétrole a soutenu le magnésium et le jour n’est peut-être pas loin où ce sera l’inverse.L’une des activités les plus étonnantes mais aussi les plus prometteuses de Norsk Hydro est celle de la pisciculture.La Norvège possède 67 rivières à saumon et pourtant on a décidé de faire l’élevage industriel de ce roi des eaux, il y a 15 ans.Cette industrie connaît un développement formidable avec une production qui est actuellement de 1,000 tonnes par année dans quatre pays, soit la Norvège, l’Irlande, l’Islande et l’Ecosse.Norsk Hydro exporte du saumon un peu partout dans le monde y compris au Canada.D’ailleurs, elle annoncera avant longtemps son implantation en Colombie-Britannique où les conditions pour l’élevage industriel du saumon sont, disent les experts de Norsk Hydro, nettement meilleures que sur la côte est ou dans l’estuaire du Saint-Laurent.Le facteur climatique entre en cause, mais il y a également celui de la pureté des eaux.M.Karl Johan Ringstad, directeur de Mowi, filiale du saumon de l’Atlantique, déclare: « Nous y allons lentement mais sûrement.Les prochains poissons que nous allons commercialiser sont le turbo, le flétan et quelques autres.La technique d’élevage est relativement simple.On garde le poisson dans des enclos spécialement aménagés, avec des filets ou autres barrières, dans l’environnement naturel qu’est la mer et on le nourrit intensément de protéines et de gras.Les acheteurs préfèrent, semble-t-il, ce saumon, à celui qui est pêché en mer, parce qu’il a une grandeur standard et que sa chair n’est jamais blessée.Il n’y a par conséquent jamais de mauvaises surprises.Norsk Hydro, qui a aussi mis au point une technique spéciale pour faire mourir le poisson sans perte aucune de qualité, entrevoit en somme l’avenir de cette industrie & Norsk Hydro, avec son chiffre d'affaires de $ 10 milliards Can.et ses 40,000 employés, a des activités très diversifiées allant du pétrole à l'élevage de saumon LIS ENFANTS MAL AMÉS ON EM RETROUVE DANS VOTRE QUARTER! ET CHEZ VOUS.Québec AVIS PUBLICS FROMAGERIE LA BRUNETTE INC.AVIS EST par les présentes donné que FROMAGERIE LA BRUNETTE INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies.Le siège social de cette compagnie est situé à Lapriarie, Québec.Montréal, le 11 décembre 1986 Les conseillers juridiques de la compagnie, GUY 8 GILBERT, Avocats.LUMACEIL CORPORATION AVIS est par les présentes donné que LUMACEIL CORPORATION, constituée en vertu de la Loi des compagnies du Québec et ayant son siège social à Montréal, à l'intention de demander sa dissolution à l'inspecteur général des Institutions Financières de la Province de Québec, contormémenl aux dispositions de la Loi des compagnies de la Province de Québec.Daté à Montréal, ce 15è jour de décembre 1986.ROBINSON SHEPPARD BORENSTEIN & SHAPIRO Procureurs de la compagnie.SOYEZ AVISEZ par les présentes que Monsieur GERARD MIGNOT, d'adresse inconnue, anciennement agissant à titre de représentant de la société CHEMINEES PHILIPPE CANADA INC., à son magasin situé au 8050, Boul.Taschereau à Brossard, n'est plus représentant de ladite société et par conséquent il n'a aucune autorité ni responsabilité pour engager ladite société vis-à-vis des tiers.Pour ces raisons, la société CHEMINEES PHILIPPE CANADA INC.nie toute responsabilité pour toutes les transactions intervenues entre Monsieur GERARD MIGNOT et les tiers et ce en date du 27 Octobre 1986.CLOUTIER, ISKANDAR Procureurs de la société Cheminées Philippe Canada Inc, 1000, St-Antoine Ouest Suite 506 Montréal, Québec H3C 3R7 Téléphone: (514) 875-8831.DANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE DE SERVICES DE MARKETING PROMOTHÈME INC corporation légalement constituée par lettres patentes ayant son bureau chef et sa principale place d'affaire au 8328 St-Denis, Montréal, Québec AVIS est par les présentes donné que le débiteur ci-haul mentionné a déposé une cession de ses biens le 4 décembre 1986 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23 décembre 1986 à 1 30 p m au bureau du Séquestre Officiel, Complexe Guy Favreau, 200 Oorchesler Ouest.Basilaire 00.Tour Ouest, Chambre 07, Montréal, Québec.Daté de Montréal, ce Siéme jour de décembre 1986 HARRY BICK, C.A., SYNDIC BUREAU DU SYNDIC: HARRY BICK & ASSOCIÉS INC 5757 boul.Cavendish, * 530, Montréal, Québec H4W 2W8 Tél : (514) 483-6100 RECTIFICATIF AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 27 octobre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à General Nutrition Centre Ltd.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal, le 28ième jour d'octobre 1986, sous le numéro 3787631.Le 24ième jour de novembre 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 1 Siéme jour de novembre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à VETEMENTS DEAUVILLE INC./DEAU-VILLE APPAREL INC.a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 20ième jour de novembre, 1986, sous le numéro 3797494.Ce 2e jour de décembre 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.RESTAURANT LES COMPAGNONS INC.AVIS EST par les présentes donné que RESTAURANT LES COMPAGNONS INC demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies Le siège social de cette compagnie est situé à L’Acadie, Québec Montréal, le 11 décembre 1986 Les conseillers juridiques de la compagnie, GUY S GILBERT, Avocats PRENEZ AVIS que BERTRAND COTÉ INC., 62 Alfred Poulin, Baie Comeau, titulaire du permis de camionnage en vrac numéro 0-505022-001 pour la région 09.s'adressera à la Commission des Transports du Québec pour obtenir le transfert de son permis, en faveur de Les Transports J.R.(Baie Comeau) Inc., 1018 Thibeault, Baie Comeau.Tout intéressé à ladite requête peut porter opposition ou intervention dans les cinq (5) jours qui suivent la deuxième publication dans ce journal à Commission des Transports du Québec, 585, boul.Charest Est, Québec G1K7W5.1ère publication: 15 décembre 1986 2ème publication 16 décembre 1986 PRENEZ AVIS que monsieur MARCEL CHARETTE, opérant sous le nom er raison sociale de QUATRE SAISONS ENRG du 805, 2e Avenue, Val d'Or province de Ouébec est détenteur du permis numéro M-306660-001 (Val d'Or - Service Locale pour livraison de commandes d'épicerie) adresse à la C.T.Q dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer son permis de transport en faveur de monsieur PAUL-ÉMILE MACAMEAU opérant sous le nom et raison sociale de LIVRAISON d épicerie Quatre saisons ENRG.du 208, rue St-Philippe.Dubuisson, province de Québec.Le tout conformément à l’article 50 des règles de pratique et 41 de la Loi sur les transports.Tout intéressé peut s'opposer ou intervenir au présent transfert dans les 5 jours de la 2e comparution de la présente.1ère publication: 15 décembre 1986 2ème publication 16 décembre 1986 Me MICHEL VEILLETTE, notaire 888,3ième Avenue, 1er étage Val d'Or, p Qué J9P5E6.AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 8 octobre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à TRICOT YA-GNIK INC./YAGNIK KNITTING MILLS INC a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 14ième jour d'octobre 1986, sous le numéro 3782080.Ce 27ème jour d’octobre,1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.RECTIFICATIF QC.District de Montréal, COUR MUNICIPALE, No: 451-03-1641: VILLE DE MONTRÉAL, p.demanderesse, - VS -FLEMING CHERYL, p.défenderesse.PRENEZ AVIS que le 23 décembre 1986 à 11:30 hres, Au: 65.Belvedere, West-mount district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de FLEMING CHERYL saisis en cette cause, consistant en: 1 table en bois 8 X 3,12 chaises brun, 2 peliLs bahues en bois, 1 télécouleur 24 po.et accs et autres biens.CONDITIONS: PAIEMENT COMPTANT - ou - CHÈQUE VISÉ.RENSEIGNEMENTS: CLAUDE FORGET, huissier, de l'étude: Paquette k Ass., 284-1148 Montréal le 98 décembre 1986.RECTIFICATIF QC, District de Montréal, COUR MUNICIPALE, No: 454-80-4906.VILLE I)E MONTRÉAL, p.demanderesse.- VS -BATARD.PI ERRE HAROLD, p.défenderesse.PRE-N EZ AVIS que le 22 décembre 1986 à 13:00 hres au: 703, A Dollard, Lon-gueuil district de Montréal seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de BATARD PIERRE HAROLD saisis en celle cause, consistant en: 1 automobile de marque Volks Wagen de couleur noir, immatricule CSII784 et açcs CONDITIONS: PAIEMENT COMPTANT - ou - CHÈQUE VISÉ.RENSEIGN EM ENTS-: ROCK BEAUDIN, huissier, de l’élude: Paquette k Ass,, 284-1148 Montréal le 08 décembre 1986.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO; 500-12-156166-864 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la Famille) MARIE-YVES JULIEN, Requérante VS DANTE JOSEPH CESAR, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur, DANTE JOSEPH CESAR, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la publication d'une ordonnance à paraître une lois, dans un journal de langue français, soit LE DEVOIR Une copie de la Déclaration a été laissée au Greffe à son intention.Prenez de plus avis qu'à délaut par vous de signifier et de déposer votre Comparution ou Contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous, par défaut, un lugement en divorce, accompagné de toute ordonnance acceuil-lanl les mesures qu elle sollicite contre vous MONTRÉAL, ce 9ième jour de décembre 1986 DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.LEDUC, BOYANER S SEPINWALL 8 LANDRY 6655, ch.de la Céle-des-Neiges Bureau 405 Montréal (Québec) H3S2B4 Tél 731-6129 AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 7 novembre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à ZOO OPTION LTÉE a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal, le 25e jour de novembre 1986, sous le numéro 3799064.Ce 8e jour de décembre, 1986 U BANQUE TORONTO-DOMINION Hydro-Québec APPEL D'OFFRES CDC.63105.F 6 janvier 1987 11 586 Isolateurs de suspension Garantie de soumission: 20 000 $ Les conditions du présent appel d'offres sont défîmes dans un document qui peut être obtenu gratuitement, du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 16 h à l'endroit suivant: HYDRO-QUÉBEC GROUPE ÉQUIPEMENT Direction Approvisionnement et Services 855, rue Ste-Catherine est 3e étage Montréal, (Québec) Canada H2L 4P5 Téléphone: (514) 289-5903 Les soumissions seront reçues jusqu'à 10 h 30 (heure de Montréal), à la date indiquée ci-dessus Seules les personnes physiques ou morales qui ont une place d'affaires au Québec peuvent soumissionner après avoir obtenu le document d'appel d'offres directement de l'endroit susmentionné.Les soumissionnaires doivent fournir une garantie égale au montant susmentionné ou à 10% au moins du grand total de leur soumission.La garantie pourra être sous forme d'un chèque visé ou d'un cautionnement fourni par une compagnie d'assurance.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter toute soumission.Le Directeur, Approvisionnement et Services Michel De Broux AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 29 octobre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à 152383 Canada Inc.faisant affaires sous la raison sociale «Les Services Immobiliers PGK Enr.» a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 25e jour de novembre 1986, sous le numéro 3799063 Ce 9e jour de décembre, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.AVIS EST par les présentes donné que le contrat de vente en date du 9 octobre 1986 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à COMPUTER GRAPHICS STUOION INC./STUDIO ACCES INFORMATIQUE INC.trading alone under trade name LIGHTSPEED a été enregistré au bureau d’enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 14ième jour d'octobre 1986, sous le numéro 3782078.Ce 27ième jour de octobre, 1986 LA BANQUE TORONTO-DOMINION.BRIQUE ANTIQUE, LTÉE AVIS EST par les présentes dcnné que BRIQUE ANTIQUE, LTÉE demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies.Le siège social de cette compagnie est situé à Saint-Nicéphore, Québec.Montréal, le 11 décembre 1986 Les conseillers juridiques de la compagnie, GUY 6 GILBERT, Avocats.L'OASIS DU FOLKLORE QUÉBÉCOIS INC.AVIS EST par les présentes donné que L'OASIS DU FOLKLORE QUÉBÉCOIS INC demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies.Le siège social de cette compagnie est situé à L'Acadie, Ouébec.Montréal, le 11 décembre 1986 Les conseillers juridiques de la compagnie, GUY & GILBERT, Avocats.UNIVERSITE CONCORDIA APPEL D’OFFRES L'Université Concordia demande des soumissions pour la construction de l'agrandissement de la Bibliothèque Vanier, campus Loyola à Montréal Les documents d appel d'offres seront disponibles au bureau du projet de la bibliothèque, 1440, rue Ste-Catherine Ouest, Suite 1260, tél 848-4966 à partir de 10h00 le 18 décembre 1986 Un dépôt de $100 00 est exigé, remboursable à la remise des documents dans un état acceptable et en dedans de 30 lours après la date de soumission.Les soumissions dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues au 1463 rue Bishop, Suite 204, Montréal, jusqu'à I6h00 le 28 du mois de janvier 1987, pour être ouvertes publiquement au 1463 rue Bishop, Suite 110, Montréal, le même jour, à 16h15 la fierté a une ville I I ÏTT Ü95BI |MgSP r^r SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS APPELS D'OFFRES Soumission: 2126 INDEX: B-3376 ANNEXE DE L'HÔTEL DE VILLE AUTOMATISATION DE L’ASCENSEUR DES DÉTENUS # 54 Date d'ouverture des plis Obtention des documents au Contre un dépôt de Sous forme de chèque visé à l'ordre du Le 14 janvier 1987 Module bâtiment 700, rue St-Antoine est bur R 500 — tél 872-3714 50$ Directeur des Finances de la Ville de Montréal Un chèque visé ou un cautionnement de 10 000,00$ doit accompagner chaque soumission.Quel que soit le mode d'expédition que le soumissionnaire choisit d’adopter.toute soumission doit, pour être validement reçue, se trouver physiquement le |Our lixé pour son ouverture, entre les mains Ou secrétaire administratif à son bureau, chambre 415, Hôtel de Ville.275.rue Notre-Dame Est, Montréal, avant l'heure de midi Les soumissions seront ouvertes à midi au bureau Ou grettier de la Ville a la chambre 120 Hôtel de Ville Le 15 décembre 1986 Le greffier de la Ville Maurice Brunet V 12 U Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 LE DEVOIR ECONOMIQUE La Chine adopte des mesures fiscales pour plaire aux investisseurs étrangers PÉKIN (AFP) — Le gouvernement chinois a décidé de répondre au mécontentement croissant des milieux d’affaires étrangers en Chine par diverses mesures fiscales, notamment une baisse de l’impôt sur les sociétés à capitaux mixtes, en vue d’une relance des investissements étrangers en Chine.Annoncée par un quotidien de langue anglaise, une réduction fiscale de 5 % précédera un train de mesures destinées à pallier la chute de 20 % des investissements étrangers en Chine au cours des six premiers mois.Dans une interview au China Daily, M.Gu Ming, chef du centre de recherches sur la législation économique auprès du conseil d’Ëtat chinois, a indiqué de son côté que les nouvelles mesures attendues pour ce mois-ci ou le mois prochain inclue-raient « des règles plus souples » pour les entreprises sino-étrangères.Elle concerneront notamment l’utilisation des devises, les salaires et la location de terrains, ainsi que la possibilité pour les sociétés mixtes de choisir et de licencier leur personnel local.De son coté, M.Tian Tiyun, vice-premier ministre, a indiqué que les entreprises étrangères seront libres de rapatrier les devises gagnées en Chine.L’annonce de la baisse de l’impôt sur les sociétés, qui passera de 15 % à 10%, si elle est reçue a priori comme une bonne nouvelle, ne lève pas pour autant un certain scepticisme dans les milieux d’affaires étrangers à Pékin.Interrogés, ces derniers, qui se plaignent des charges trop lourdes pesant sur leurs activités, font preuve d’une certaine défiance.« Un train peut en cacher un au- tre », a déclaré l’un d’entre eux, selon qui le bureau des taxes chinois préparerait un projet d’imposition générale sur les dépenses des sociétés étrangères en Chine.« Plus on dépense pour réaliser des affaires et des investissements, plus l'on paie », se plaint un autre homme d’affaires, qui souligne qu’il TOLEDO, Ohio ( AFP) — Owens-Illinois Inc., troisième groupe américain de matériaux de construction, a indiqué avoir reçu une offre de rachat pour $ 3.34 milliards US de la part de la firme d’investissement existe même une « taxe sur les impôts » dans les règlements fiscaux chinois sur les sociétés étrangères.Avec $ 1.24 milliard pour les six premiers mois de cette année, la valeur des contrats d’investissements étrangers en Chine a connu une chute de 20 % par rapport à la même période l’an dernier.Kohlberg Kravis Roberts and Co.Kohlberg Kravis, qui plus tôt cette année avait acquis pour $6.2 milliards la firme agro-alimentaire américaine Beatrice Cos., a proposé à la direction de Owens-Illinois de racheter la totalité des 60.8 millions d’actions ordinaires du capital de la société pour $55 US chacune.Owens-Illinois, dont le siège social se trouve à Toledo dans l’Ohio, fabrique des matériaux de construction tels des vitres, des charpentes, des portes et cloisons ainsi que des conteneurs en bois et en plastique.Le groupe a également des intérêts dans des activités de services financiers.+ OPEP rait la réalisation d’un accord.L’Irak désire obtenir un quota de production égal à celui de l’Iran, ce qui signifierait un doublement de la production irakienne.L’Iran s’y oppose.Selon un délégué, l’Arabie Saoudite est disposée à réduire sa production dans le cadre du projet d’accord de 4 Saucier trôle peut refuser toute mainmise sans que les actionnaires subalternes n’aient un mot à dire, comme dans le cas présent de Papiers Rolland.D’un autre point de vue, il estime que la compagnie rachète à toutes fins pratiques le droit de vote de l’investisseur au moment de fixer le prix de l’action lequel doit prendre en compte le taux de déduction moindre aux fins du RÉA ainsi que le fait que la Caisse de dépôt et placement du Québec refuse systématiquement d’acquérir ce type d’actions.Selon M.Saucier, le marché des RÉA, avec près de 160 émissions, a connu une indigestion manifeste cette année mais les lois du marché ont avantagé les investisseurs et servi leur leçon aux courtiers.On sait en effet que près d’une trentaine d’émissions n’ont pas encore été LES TITRES REA Date Déduc- Montant Prix à Prix au marché d’inscription Émetteur tion (millions) l'émission 7-12-86 12-12-86 Var.23-12-85 Sanivan 100% 5.0$ 475 6 460 470 + 10 4-12-86 'Shasper Industries 100% 4.4 $ 516 $ 5 VJ $ — — 18-07-86 * Shermag 100 % 15.0 $ 5% $ 460 445 - 15 29-08-86 Simard Beaudry 100 % 10.3 $ 450 475 455 -20 12-12-85 * Sico inc.100% 27.5 $ 133/x$ 19% $ 18% $ - % 02-10-86 Sodisco inc.75% 15.0 $ 6.5 $ 6 $ 6 $ 16-07-86 * Studio Perry 75% 3.9 $ 300 6 330 320 -10 17-06-85 * Sumabus Inc.100% 10.0$ 5.0$ 7 $ 7'U $ + Va 12-06-86 * SR Telecom 75% 13.7 $ 5 7’/z $ VU $ BVb $ + % 19-11-86 •Taurus A 75% 5.0$ 5.0$ 9'/s $ 9+4 $ + % 09-04-85 * Techmire Ltée 150% 2.6$ 400 180 200 + 20 12-06-86 * Teinturiers Hubbard 100 % 6.8$ 5 $ 420 380 -40 21-12-84 * Télé-Capitale A 100% 23.0$ 5.0$ — — — 13-06-86 Tembec 75 % 10.0$ 325 5% $ 57e $ — 21-10-86 •Textile Dionne U.100 % 5.0 $ 5.0 $ 5 $ 490 -10 05-11-84 UAP Inc.100 % 8.0$ 17'/z$ 30 $ 30 $ 7-12-84 Unigesco pr.conv.1 100 % 8.0 $ 6.0$ 9% $ 93/4 $ + Va 16-09-85 Unigesco B 100% 55.0$ 475 6 470 490 + 20 08-07-86 Unigesco B 50% 38.0 $ 6% $ 470 490 + 20 7-11-85 * Uni-Select 150% 3.0 $ 300 5Vs $ 516 $ + % 18-11-86 •Venmar 100 % 4.5 $ 300 385 350 -35 11-10-85 * Visway Transport 150% 11.2 $ 7%$ 6'/b $ 5% $ - Va 15-08-86 Visway Transport 100% 6.3 $ 7.2 $ 6'/8 $ 57/a $ - Va 14-10-86 * Vittforge 100% 4.5 $ 225 220 215 -5 15-10-85 * Volcano 150% 15.0 $ 716$ Vh $ 7'/4 $ - Va Indice RÉA — Lévesque, Beaubien (1,000 en janvier 1982) 3052 3016 -36 * Premier appel public à l'épargne 1 : Tenant compte d’une fraction sur la base de 2 pour 1.2 : Tenant compte d’une fraction sur la base de 3 pour 1.3 : Par exercice.4 : Par année.5 : Chiffre préliminaire sujet à changement.6 : Bon de souscription exclus (valeur estimée).7 : Soumis à la limite générale de S 1,000 pour le RÉA.8 : La compagnie a subdivisé son capital sur la base de 2 pour 3.Compilation par LE DEVOIR.' ¦¦ ¦.: : 1Hr ÿit ! -.—.Kohlberg Travis veut acheter Owens-Illinois Le maïs américain : entrave au libre-échange WASHINGTON (PC) - Les chances de conclure un accord de libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis pourraient être vouées à l’échec si le gouvernement canadien maintient sa décision préliminaire de pénaliser les importations de mais américain, estime l’avocat américain, Bill Alberger.Ce spécialiste du droit commercial, a affirmé que cette question possédait, plus que toute autre, la capacité de faire échouer les pourparlers sur la libéralisation des échanges canado-américains.Au cours d’un colloque sur le commerce à Washington, M.Alberger a expliqué que si le Canada décide d’aller de l’avant avec sa décision d’infliger des droits compensateurs de $ 1.047 le baril sur le mais américain, cela déclencherait une avalanche de plaintes contre les programmes d’aide agricole américains de la part d’autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, avec le risque d’ébranler définitivement l’appui au libre-échange dans les milieux agricoles américains.« Si nous perdons, les Européens vont contester à leur tour les programmes agricoles, ça ne va pas s’arrêter au mais », a prédit M.Alberger, qui fait partie du cabinet d’avocats qui représente l’Association américaine des producteurs de maïs.Revenu Canada a statué, le mois dernier, que huit programmes amé- ricains d’aide aux cultivateurs de mais constituaient en fait des subventions et, comme telles, constituaient une concurrence déloyale pour les cultivateurs canadiens.La décision est sujette à approbation définitive le 5 février.Le Tribunal canadien des importations aura ensuite jusqu’au 9 mars pour évaluer si les importations pénalisent les fermiers canadiens.S’il juge que ce n’est pas le cas, les droits tarifaires seront abolis et toutes les sommes récoltées jusque là seront remboursées.Selon l’avocat, la décision préliminaire canadienne a, à toutes fins utiles, réduit à zéro les exportations de mais sur le marché canadien.Les Etats-Unis avaient expédié 612,000 tonnes de maïs au Canada l’an dernier.Ailleurs à Washington, hier, deux économistes américains ont décrit la question des lois sur les subventions et les tarifs compensateurs comme les deux questions les plus épineuses de tout le dossier des négociations sur le libre-échange.« C’est un des sujets qui peuvent faire avorter les négociations », a déclaré le professeur Paul Wonnacott, au cours d'un déjeûner-conférence réunissant entre autres des fonctionnaires canadiens et américains, des avocats spécialisés dans le droit commercial.l’OPEP.Le délégué estime que les 13 membres de l’OPEP avaient la volonté de réduire leur production afin de relever les prix.La discussion porte à présent sur l’importance des réductions envisagées, a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.Pour sa part, le ministre koweïtien du pétrole, cheikh Ali Al Khalifa Al Sabah, a déclaré samedi que les épuisées, l’offre dépassant nettement la demande.Ces titres dont les courtiers se sont portés garants devront éventuellement être revendues sur le marché, probablement à perte.Les investisseurs auront pour leur part profité de meilleures aubaines que par les années passées.Une étude statistique basée sur un échantillonage montre en effet que seulement 36 % des premiers appels publics RÉA cette année comportaient un ratio cours/bénéfices supérieur à celui du secteur, comparativement à 57% en 1985 et 1984.« Le phénomène RÉA n’est pas à la marge des expériences nord-américaines.On n’a pas à avoir de craintes, le Québec n’est pas en train de se donner des airs de ghetto financier et boursier.Au contraire, l’activité intense permet de faire des pas de géant pour rattraper le retard que le Québec avait à ce niveau », a conclu M.Saucier.États membres avaient surmonte 75 % des obstacles à un accord de réduction de la production, mais en ajoutant que les points sur lesquels persistait la mésentente seraient difficiles à régler.« Nous en sommes à peu près aux trois quarts du chemin, mais le dernier quart s’annonce difficile », a-t-il dit aux journalistes.Aux termes du projet d’accord, l’OPEP réduirait sa production de cinq a dix % durant le premier trimestre de 1987.De son côté, le ministre gabonais Etienne Guy Mouvagha-Tchioba a confirmé samedi que plusieurs questions restaient à résoudre avant qu’un accord puisse intervenir, et il a estimé que la conférence ne progressait que lentement.Il a précisé que la discussion avait notamment trait à la question de savoir si les réductions envisagées seraient opérées sur la base des quotas actuels ou de quotas antérieurs.Le plafond moyen de l’OPEP pour novembre-décembre est de 15 millions de barils/jour, la production de l’Irak non prise en compte.Les prix, actuellement déterminés de facto par le marché libre, ont augmenté la semaine dernière en prévision d’un règlement des dissensions internes de l’OPEP, dont on attendait un accord global sur la réduction de la production.CINEMA ASTRE I: (327-5001) — “Three amigos" 7 h 15, 9 h 15 ASTRE II: — “Le déclin de l’empire américain" 9 h.— “Double Impasse" 7 h.ASTRE III: — "Cap sur les étoiles" 9 h 15— "Le diamant du Nil" 7 h 15 ASTRE IV: — "Coeur circuit" 9 h — "Labyrinthe" 7 h 10 BERRII: (288-2115) - "Bach et bottine" 12 h 15.2 h 30.4 h 45.7 h, 9 h 15 BERRI II: — "Coeur circuit" 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15.9 h 30 BERRI III: “Howard une nouvelle race de héros" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 BERRI IV: — “Inspecteur Lavardln" 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30.9 h 45 BERRI V: - “Thérèse" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30.7 h 30, 9 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725)-"Three amigos” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h BONAVENTURE II: - "Something wild” 1 h.3 h, 5 h 05, 9 h 15 BROSSARD I: (465-5906) - "Le déclin de l’empire américain" 7 h 30, 9 h 30 BROSSARD II: (465-5906) - “Antartlca" 7 h 05, 9 h 20 BROSSARD III: "three amigos" 7 h.9 h 10 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)- “Top Gun" 12 h 45, 2 h 55.5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: "Coeur circuit" 7 h 20, 9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: “Howard une nouvelle race de héros" 7 h 10, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 3: "Bach et Bottine" 7 h , 9h 10 CARREFOUR LAVAL 4: "Soulman" 7 h 30.9 h 40 CARREFOUR LAVAL 5: "Three amigos" 7 h 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 6: "Le déclin de l'empire américain" 7 h 25, 9 h 30 LAVAL 2000 1 : (687-5207)- "Antartlca" 7 h 15.9 h 20 LAVAL 2000 2: "La couleur pourpre" 8 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) — "Bach et Bottine” 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - "Gremlins” 7 h 15— “Goonies" 9 h 15 CARTIER-LAVAL: (663-5124) - “Cap sur les étoiles" 9 h 10— "Le diamant du NU" 7 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) - "Allens 2 le retour" 7 h, 9 h 30 CHAMPLAIN II: — "Three amigos" 7 h.9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— CINÉMA DE PARIS:(875-1882) — "Soulman" 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Catherine est (523-3239)—"Frat house memories" 1 h, 2 h 15, 3 h 30, 4 h 45, 6 h, 7 h 15, 8 h 30, 9 h 45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)— CINÉPLEX I: (849-4518) - “Blue man" 1 h — "52 plck-up" 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 CINÉPLEX II: - “Short circuit" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX III: — “Down by law" 1 h, 3 h 05, 5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 CINÉPLEX IV: — “Room with a view" 2 h, 4 h 30, 7 h.9 h 30 CINÉPLEX V: — "Stand by me” 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10.7h 10, 9 h 10 CINÉPLEX VI: - “Let’s get Harry” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX VII: — "Decline of the amerlcan empire" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINÉPLEX VIII: — ‘ Girl In the picture" 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX IX: - "The wralth” 1 h 45, 3 h 45.5 h 45.7 h 45, 9 h 45 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - "Howard une nouvelle race de héros" 7 h, 9 h CINÉMA MONTRÉAL II: - "Cap sur les étoiles" 9 h 20 — "Le diamant du NM" 7 h 25 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141)— "Le rayon vert" 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - “Le déclin de l'empire américain" 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III: - “La cou- leur pourpre" 12 h, 2 h 55, 5 h 45, 9 h.COMPLEXE DESJARDINS IV: - “L'amour pourpre" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— CONSERVATOIRE D’ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)- “Domicile con|ugal" 19 h — “Les deux anglaises et le continent” 21 h.t CRÉMAZIE: (388-4210) - “Bach et Bottine" 7 h, 9 h DAUPHIN I: (721-6060)- “Autour de minuit" 7 h,9 h 30 DAUPHIN il: “Pourvu que ce soit une fille" 7 h 15, 9 h 25 DORVAL I: (631-8587) - "Star Treck 4” 7 h, 9 h 20 DORVAL II: “Golden child" 7 h.9 h 05 DORVAL ill: "Heartbreak ridge" 7 h 15, 9 h 35 DORVAL 1V: “Color of money" 7 h 30, 9 h 45 DÉCARIE I: (341-3190) — “Three amigos" 7 h 30, 9 h 30 DÉCARIE II: - "An amerlcan tall" 7 h 10.9 h ÉLYSÉE I: (842-6053) - "37.2 le matin" 7 h, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - “Melo” 7 h 25, 9 h 35 FAIRVIEW I: (697-8095) — “Song of the south’ 7 h 20, 9 h 10 FAIRVIEW II: - “crocodile dundee" 7 h 30.9 h 35 GREENFIELD I: (671-6129) - "Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD 2: — "La chanson du sud" 7 h 20, 9 h 10 GREENFIELD 3: - “Y a t'Il quelqu'un pour tuer ma femme" 7 h 15, 9 h 15 IMPÉRIAL: (288-7102) - “Star treck 4" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 JE AN-TALON :(725-7000) - “Bach et Bottine" 7 h, 9 h KENT l:(489-9707) — "Color of money" 7 h 30, 9 h 45 KENT 11: "Song of the south" 7 h 20, 9 h 10.LE LAURIER: 5117 ave du Parc (495-4231)— “She's gotta have It" 7 h 30 — "Mona Lisa" 9 h 30 L'AUTRE CINÉMA:(722-1451) — “Sherlock Jr" 7 h — “Les vacances de M.Hulot” 7 h 30— "Va et regarde” 9 h 15— “Bombay, notre ville" 9 h 30 (12 au 15 déc.) LAVAL l:(688-7776) — "Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 LAVAL II:- "Star Treck 4" 7 h, 9 h 20 LAVAL III: — "Y a t'Il quelqu'un pour tuer ma femme" 7 h 15, 9 h 15 LAVAL IV:- “Top gun' 7 h 15, 9 h 25 LAVAL V:- “Golden child” 7 h, 9 h 05 LAVAL-ODÉON l:(687-5207)— “Antartlca" 7 h 15, 9 h 20 LAVAL-ODÉON II:— “Le mal par le mal” 7 h 30, 9 h 35 LOEW’S l:(861-7437) — “Golden child” 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 LOEW’S II:— "Crimes of the heart" 12 h 45, 3h,5h10,7h20,9h30 LOEWS III:— “The name of the rose" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 LOEWS IV:- “Color of money” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45.LOEW’S V:— "Song of the south" 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 LE MILIEU: (277-5789)-OUIMETOSCOPE:(525-86ÛO) — “Amadeus” 8 h.— “Equinoxe” 7 h, 9 h OUTREMONT:(277-4145)— "Private practices” 7 h 30.— "La publicité 86: attention ça mord" 9 h 30 PALACE l:(866-6991 ) - "Heartbreak ridge" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 PALACE II:— "crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PALACE III:- "Modern girls" 12 h 15, 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 PALACE IV:— “True stories" 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 PALACE V:- “Top gun" 12 h 40, 2 h 50, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE VI:— “Jumpln Jack flash" 1 h 05, 3 h 10, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 PARADIS I: — "Howard une nouvelle race de héros" 7 h 10, 9 h 10 PARADIS II:- “Bach et bottine" 7 h, 8 h 50 PARADIS III:— "Allens 2 le retour" 7 h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (843-6001)— PARISIEN l:(866-3856) — "Crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PARISIEN II:— "Jean de Florette" 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 SUR SCENE L'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs, de 22h.à 02h.30 BAR 2080:2080 tue Clark, Mtl (285-0007)- Mardi, Dave Ayton, iazz à 22h — Mercredi, Michael Gauthier, guitariste de jazz, à 22h — Jazz du jeu au sam à 22h BIBLIOTHÈQUE ATWATER: 1200 ave Atwater Montréal (279-5226)— Récital de luth avec Octavio Lalourcade, oeuvres de Bach, Blondeau, Dowland et Weiss, le 15 déc à 20h — Imago présente • Other places.de Harold Pmter, du 17 au 21 déc à 20h.BIDDLE'S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer.Montreal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim et lun.19h à 24h mar.20h à 01 h , mer.au ven 17h.à 22h — Le T no de Charlie Biddle, en permanence du mer au sam à compter de 22h — Invitée Marie Labrecque, chanteuse.18 au 20 déc LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Tous les lundis soirs, ateliers de |azz coordonnés par Bernard Primeau, à la batterie— Luc Beaugrand.clavier, et Martin Daviault, saxophone, 16 au 19 déc à 21 h BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Huberl Mtl (842-2808)— La Boite à Lily Marie-Perle Qumtm au piano, tous les soirs de la semaine à compter de 18h — Soirée de racontages, le 16 déc â20h 30 CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Montréal (843-8620)— Tous les mardis el leudis.Sonia Del Rio présente son nouveau spectacle de llamenco ¦ De la belle Otero â Carmen .sur des oeuvres de Purcel, Lopez.Jimenez et Bizet, à 21h.CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- .Tète-à-téte • de Ralph Burdman, traduction et m en s Jean-Louis Roux, du 5 nov au 20 déc mar au sam 20h CAFÉ THÊLÊME: 311 est Ontario, Montréal (845-7932)— Straight Ahead Jazz Quartet, les 19-20 déc à 21 h 30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc.Montréal (272- 1734)— Tous les lundis, tournoi de hockey sur table, à compter de20h LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931 -8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence, jeu.au sam à compter de 17h.CENTRE CULTUREL CALIXA LAVALLÉE: 3819 Calixa Lavallée, Montréal— La Compagnie In-Terre-Action présente « De la veille à la nuit » spectacle de Noel, les 18-19 déc 20h , les 20-21 déc 15h et 20h CLUB BALLATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h à 03h CLUB G.M.: 22 rue St-Paul.Vieux Montréal (861-8143)— Live Jazz du lun au ven de 17h à 21 h — Happy hours de 17h à 21 h.CLUB MILES: 1200 Bishop(861-4656)- Tousles soirs l’Ensemble Elder Léger, à 17h 30 COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Specta clés pour enfants, présentés par le Théâtre de l'A-vant-Pays, « Le petit monde du père Noel », et « L hyper-aimable homme des neiges ».du 18 nov au 20 déc du mar au ven 13h 30 et 15h,30, le sam 11 h 30,13h 30 et 15h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521 -4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente • Les objets parlent » de Jean-Pierre Ronfard, conception et m en s de Jean-Pierre Ronfard, du 3 au 20 déc |eu au sam 20h et 22h LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Guy Nadon, du 17 au 20 déc LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Bar Tour de Ville Le Quatuor de Pam Henry, du 30 sept au 4 janvier, du mar au dim de 21 h à 02h — Chez Antoine les pianistes Christiane Côté et Roland Deveze du lun au ven 17h à 01h .le sam.de 20h à 01h HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desiardms.Mtl (285-1450)— Bar du Foyer Deux pianistes sont en vedette.Claude Foisy, du lun au ven de 17h à 20h — Fred Neylor, du mar au sam de 20h, à 24h HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Cocktail 5 à 7 avec Philippe Noi-reaut, du lun au ven — Le Trio de Dave Clark, jazz et contemporain, du mer au sam.de 21 h.à 01 h HOTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861 -3511 )— « French Can-Can » comédie musicale sur le Moulin Rouge, à compter du 4 déc LA CROISETTE: 1201 o.Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven 18h a 23h LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— • Bilico.de Marco Micone, m en s Daniel Valcourt, |usqu'au 20 déc du mar au sam 20h 30— • Epave ¦ de Harald Mueller, m en s.Charles Morin, le 15 déc à 20h 30 LE BOULEVARD: 1201 ouest Dorchester.Montréal (878-2000)— Diner-dansanl avec le Trio Denis Boi-vm en spectacle, les ven et sam du 14 nov au 31 déc de 19h à 24h LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume.harpiste, du lun au dim LE PORTAGE: Hotel Bonaventure.1 Place Bona-venlure, Montréal (878-2332)— Herb Reed du groupe The Platters, 9 au 20 déc mar au jeu 21h 30 et 23h 30.ven et sam 22h 30 et 24h L'IMPROMPTU: 1201 O Dorchesler (878-2000)— Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun au sam de 21 h S02h MAISON-THÉATRE: 255 est Ontario, Monlréal (288-7211)— « Comment devenir parlait en 3 |Ours • de Gilles Gauthier, d après l'oeuvre de Stephen Manes, m en s.Robert Lepage, 16 au 18 déc.lOh.et 13h 30,19 déc.10h, 20-21 déc 15h , 26-27-28 déc 15h NOUVELLE SALLE DE THÉÂTRE: Centre-ville.Monlréal— Ouverture prochaine d'une salle de théâtre (75 places), prés métro Bern, les artistes et comédiens intéressés à réserver un espace, el à se produire sur scène, téléphoner au 678-1209 PLANETARIUM DOW: 1000 Sl-Jacques, Montréal (872-4530)— ¦ Le ciel ce soir.tous les lundis, spectacle français, 20h 30, spectacle anglais 19h 30 RESTAURANT LA FORGE: 8375 Christophe-Colomb.Montréal (727-3729)— Soupers-dansanl avec Jean-Marc Tardif, pianiste chanteur, du jeu.au dim de 19h à 24h RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal (288-5508)— Alexander Kornik, violoniste tzigane, les jeu ven.sam.de 19h 30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0657)— Blue Monday Jam Session, Nuit de Blues avec Ross Whiteman Blues Band, le 15 déc.SALLE CLAUDE CHAMPAGNE: 220 Vincent d'Indy, Montréal— Récitals de trompette, Jocelyn Lapointe et Robert Pietle, le 15 déc à 19h SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)— Tango Argentino, spectacle de Claudio Segovia et Hector Orezzoli, 16 au 19 déc à 20h .20 déc.17h 30 et 21 h 30.le 21 déc 14h 30 et 19h,30 THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161)— • The Caucasian chalk circle .de Bertolt Brecht, du 4 nov.au 21 déc THÉÂTRE MAISONNEUVE: PDA (842-2112)— Pro-Musica.Louis Lortie, pianiste, le 15 déc.à 20h THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente .Harvey • de Mary Chase, m en s Monique Duceppe, à compter du 17 déc , sem 20h , sam 1?h et 21 h.— THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— « Deux sur la balançoire • de William Gibson, traduction Jean-Loup Dabadie, m en s René-Richard Cyr, du 19 nov au 20 déc du mar auven 20h.sam 17h et 21 h , dim 15h UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique, 200 Vincent d'Indy.Montréal— Salle B-484 Concert de l'Atelier de musique contemporaine, dir Lorraine Vaillancourt.le 15 déc à 20h UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Montréal (282-4116)— • Henry VI.de William Shakespeare, m en s Jean Asselin, 18 au 20 déc.1ère partie de15h à 17h .2e partie, de 18h à 20h .3e partie de 21h à 23h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa- A Salle Opéra Le Messie.Orchestre du CNA.chel invité, Trevor Pinnock, 16-17-19-20 déc à 19h 30— Salle Théâtre Margie Gillis, le 16 déc à20h PARISIEN III:— “Y a t'Il quelqu'un pour tuer ma femme” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15.9 h 15 PARISIEN IV:— "Le nom de la rose” 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 PARISIEN V:—“Les enfants du silence" 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - "Bach et Bottine" 7 h, 9 h 15.PLACE LONGUEUIL II:- "Coeur circuit" 7 h 15, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) — "Something wild” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 25 PLACE ALEXIS NIHON II:- “Let's get Harry" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h PLACE ALEXIS NIHON III:- “Touch and go" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15.PLACE DU CANADA:(861 -4595) — PLACE DU PARC I: 844-9470)— "Golden child" 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU PARC II: “Golden child" 6 h 30, 8 h 30 PLACE DU PARC III: “Children of a lesser god'7 h 15, 9 h 30.SAINT-DENIS ll:(845-3222) —“Antartlca” 12 h 20, 2 h 30, 4 h 40, 7 h, 9 h 10 SAINT-DENIS III:— "La nuit fantastique des morts vivants" 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 50, 7 h 30, 9 h 20 VERSAILLES l:(353-7880) - "Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 VERSAILLES II:- "Star Treck 4" 7 h, 9 h 20 VERSAILLES III:— “Le nom de la rose" 7 h, 9 h 35 VERSAILLES IV:- "Golden child” 7 h, 9 h 05 VERSAILLES V:— "Y a t'Il quelqu'un pour tuer ma femme” 7 h 15, 9 h 15 VERSAILLES VI:— “Heartbreak ridge” 7 h 15, 9 h 35 L'ERMITAGE:(388-5577) - LE/THE CINEMA:(931-2477) - "Children of a lesser god" 7 h 15, 9 h 30 YORK:(937-8978) — "The mission” 12 h 20, 2 h 40.5 h, 7 h 20, 9 h 40.TELEVISION O C B F T 12.00 Première édition 12.15 Aujourd'hui en France 12.30 D'une série à l'autre « Verdi » (6 de 14) avec Ronald Pickup.Daria Ni-colodi, Caria Fracci.Giam-piero Albertini, Agla Mar-smi et Omero Antonutti 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma « Safari express ou les sorciers de nie aux singes » it 77 avec Giuliano Gemma.Ursula Andress et Jack Palance 16.00 Félix et ciboulette 16.30 Les schtroumpfs 16.55 Fafoin 17.00 Le vagabond 17.30 Carte d'identité 18.00 Montréal ce soir 19.00 Le clan Campbell 19.30 Poivre et sel 20.00 Les dames de coeur 21.00 Le parc des braves 21.30 Décibels 22.00 Le Téléjournal 22.26 Le Point 23.00 La météo 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Cinéma « Le blé vert » jap 55 avec Akira Kubo, Y.Tashikawa et T Shimura CD C F T M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz • Les cadettes de West Point * amér 79 avec Linda Purl, Andrew Stevens et Jameson Parker 14.30 A coeur ouvert 15.00 L'Ile fantastique 16.00 Au royaume du père Noel 16.05 Les satellipopettes 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 18.30 Casse-tète 19.00 Peau de banane 19.30 L'or du temps 20.00 Cosby 20.30 Coeur à tout 21.00 Dynastie 22.00 Ad Lib 23.00 Les nouvelles TVA 23.30 Ici Montréal 23.35 Les sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de lin de soirée • Itinéraires bis • Ir 81 avec André Marcon, Georges Wilson et Rutus CD RADIO-QUÉBEC 14.30 Québec Scope 15.00 Encyclopédie audio-visuelle du cinéma 15.30 Le magazine 16.30 Le prix des communications 17.00 La période de questions 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice 19.28 Tirage La Quotidienne 19.30 Questions d'argent 20.00 « Music Hall » avec Simone Signoret (3 de 4) 21.00 Télédocuments l'armée populaire de libération de Chine 22.00 Octo-Puce 22.30 Octo-giciel 23.00 Téléservice ED T V F Q (Câble) 12.00 Aujourd'hui la vie 13.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.30 Auto-moto 13.47 Intermède D A.H 24 14.00 Moteurs thermiques 14.30 A nous deux 15.10 Le nouveau théâtre de bouvard 15.25 Radio-France-Internatio-nale 16.00 C'est encore mieux l'après-midi 17.30 Le Journal 18.00 Télésérie « La guerre des femmes » avec Jean-François Gar-reaud, Catherine Jarrett et Christine Laurent 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd'hui la vie: à voir 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 Thalassa le tour des planches 21.11 Intermède des milliers de chevaux sur la mer 21.00 Moteurs thermiques 21.30 A nous deux 22.15 Le nouveau théâtre de bouvard 22.30 Le Journal 23.00 Radio-France-Internatio-nale ED QUATRE SAISONS (câble S) 14.30 De toute beauté 15.00 La vallée des peupliers 15.30 Les maîtres de l'univers 15.55 Le petit journal 16.00 Le monde de Martin 16.30 Fan club 17.00 Action, réaction 17.30 Le grand journal 18.00 L'heureux retour 19.00 19.25 19.30 20.00 22.00 22.30 23.15 23.25 Premières Pop Corn Les tripodes Cinéma « Les duellistes » gr.bret 77 avec Keith Carradine, Harvey Keitel et Albert Finney Le grand journal* Mon oeil Le cahier des sports Amicalement vôtre o C B M T 13.00 All my children 14.00 Trapper John m.d 15.00 Coronation street 15.30 The muppet show 16.00 Facts otlile 16.30 Sharon, lois and Bram's elephant show 17.00 Video hits 17.30 Three’s company 18.00 Newswatch & Sports News 19.00 Country report 19.30 Babar and father 20.00 Anne of green gables 22.00 The National News and The Journal 23.00 Newswatch & Sports News 23.30 Maude 24.00 Minder (B CFCF 12.00 Family ties 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another World 15.00 General hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.35 Wheel of fortune 17.00 The price is right 18 00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight *9.30 Live it up 20.00 Macgyver 21.00 CTV Monday Night Movie • Murder in space » avec Michael Ironside, Wilford Brimley et Martin Balsam 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 World wrestling federation 01.00 Cinéma 12 « Battle for the planet of the Apes » 1974 avec Roddy McDowell, Claude Aikens et Natalie Trundy 02.50 Second Feature « Beneath the planet of the Apes • 1970 avec James Franciscus, Kim Hunter et Maurice Evans 04.40 Solid Gold 05.30 Twilight zone 4 A ) ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 ¦ 13 Les fines broderies ANGÈLE DAGENAIS Si vous êtes déjà fatigués des attaques particulièrement brutales de l’hiver qui nous a surpris cette année bien avant son heure et que la seule évocation du mot « désert » vous réchauffe le coeur, alors il vous reste une semaine pour aller admirer à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce (3755, rue Botrel) de somptueuses broderies de l’Inde et du Pakistan provenant de trois déserts très voisins des bouches du grand fleuve Indus.Les déserts du Thar et du Thar-parkar (Pakistan) et du Kutch (Inde) sont en effet traversés par une frontière politique — celle-là même qui a créé le Pakistan occidental en 1947 pour départager des groupes religieux antagonistes — mais ils procèdent en fait de la même formation physique.Ses habitants se regroupent en tribus de bergers et d’agriculteurs qui vivent dans des huttes de pisé recouvertes de chaux et de paille et qui perpétuent des coutumes centenaires dont celle de broder tous les tissus qu’ils fabriquent, comme s’ils devaient se constituer un environnement très brillant et coloré pour combattre la monochromie du désert.La venue d’une centaine de pièces à Montréal, constituant l’exposition Broderies des trois déserts, vient de l’initiative conjointe de Nicole Deslauriers, une Montréalaise qui, en voyageant au Népal a fait la rencontre d’un couple de journalistes français, spécialistes de l’Asie, Gérard Bosquet et Carisse Beaune, collectionneurs d’objets d’art, habitant Katmandou depuis une dizaine d’années.Mme Beaune a apporté une partie de sa collection de textiles à Montréal, ainsi qu’un diaporama pour expliquer la provenance des oeuvres exposées qui sont également en vente à des prix variant entre $ 20 et $ 200.Chaque pièce est unique, dans des teintes de rouge, magenta, rose, principalement parce que le rouge est la couleur du mariage en Inde et que la très grande majorité des broderies sont des accessoires de mariage: blouses, châles, coussins, bourses, voiles, etc.Les petites filles du désert sont mariées symboüquement vers l’âge de trois ou quatre ans, lorsque les familles en décident, puis demeurent chez leurs parents jusqu’à la puberté.Le mariage réel est alors célébré lorsque la fillette atteint 12 ou 14 ans.Dès la naissance d’un fille, les femmes de la famille commencent à lui broder son trousseau nuptial.Ces vêtements de coton ou de soie, teints avec des produits végétaux, se recouvrent alors à force de patience et de millions de coups d’aiguille, de fils, de franges, de glands multicolores, d’incrustations de petits miroirs, mais aussi de fils d’argent ou d’or sans ménagement, explique Carisse Beaune.Le jour de son mariage, la fillette porte une jupe et une blouse très ouvragées (elle portera la blouse pendant trois mois après la cérémonie) et on la recouvre entièrement d’un voile pour qu’elle ne voit pas tout de suite celui qu’elle épouse et sa famille.L’exposition montre un grand nombre de ces voiles au milieu desquels figure une broderie circulaire indiquant l’emplacement de la tête de la mariée.Pour la cérémonie, les maisons sont également décorées par une broderie appelée toran, placée au-dessus de la porte d’entrée pour signaler la bienvenue aux visiteurs.Les animaux portent également des ornements brodés et on va même jusqu’à tondre le poil des chameaux en motifs géométriques tant est appréciée l’ornementation auprès de ces peuplades du désert.« Même dans le quotidien, ces femmes vont aux champs parées comme des princesses avec leurs vêtements entièrement brodés et leur bijoux au Leméac se mérite le Grand Prix Livre d’ici de la publicité —UuWïAl— ÉDITEUR Michel Tremblay LE CŒUR DÉCOUVERT roman d’amours Michel Tmnhlay LE CŒUR DÉCOUVERT L'auteur des Chroniques du Plateau Mont-Royal a laissé temporairement son centre d’observation d'un milieu qu'il connaît bien pour nous dire, nous raconter, nous chantonner les hymnes d’une intimité qu’il connaît mieux encore.Une émotion intense, continuelle, habite cette oeuvre unique qui, bien comprise, peut rejoindre des soucis communautaires, voire universels.Cette histoire d’amours en est une de libération contagieuse, exhaustive, bienvenue et exemplaire.Collection -Roman Québécois-16,95 S JEAN ROYER La maison d’édition Leméac a mérité le premier Grand Prix de la publicité institué par le magazine Livre d’ici.Ce prix d’une valeur de $ 4,000 en publicité lui a été décerné pour l’annonce du roman Le Coeur découvert de Michel Tremblay.Ouvert à tous les éditeurs professionnels de langue française au Canada à l’exception des éditions d’État, ce concours veut souligner les efforts d’un éditeur qui a soigné ses messages en 1986.Le placard publicitaire devait avoir paru dans une livraison du magazine Livre d’ici durant l’année.Leméac gagne donc dix demi-pages de publicité dans Livre d’ici, à compter de janvier prochain.L’annonce pour Le Coeur découvert a été réalisée par le graphiste Claude Lafrance, de Leméac.C’est, selon le jury, la seule annonce parmi celles des 29 maisons d’édition en lice, qui donne envie de découvrir davantage à propos du produit.Ce jury était composé de Mireille Levert, présidente de l’Association des illustrateurs et illus-tratrices du Québec, Sylvie Lévesque, directrice artistique de Livre d’ici, Luc Jutras, coordonnateur de programmes au service des lettres et de l’édition du Conseil des arts du Canada, et Yves Simard, directeur artistique en chef du groupe Cossette communication-marketing.Ce concours de publicité a été initié par Jacques Thériault, le rédacteur en chef de Livre d’ici, afin de stimuler la créativité des professionnels de l’édition en matière de marketing.r Le tabagisme menace votre santé ANDRE MELANÇON produit par ROCK DEMERS CRÈMAZIE CARREFOUR LAVAL ST DENIS STE CATHERINE ZBB ?115 ST DENIS CREMAZIE 3BB4ZI0 ?330 AUT DES LAURENT lût S 686 3684 \m L0NGUEUIL JEAN-TALON PARADIS PLACE LONGUEUIL 679 7451 2 RUES A L EST DE PIE IX 725 7000 8215 RUE HOCHELAGA 354 3)10 1:30 • 3:30 • 5:30 7:30 • 9:30 ST DENIS STE CATHERINE 288 2115 RAYON VERT un film de ERIC ROHMER iljk4M:lill'Rlf»1 BASILAIRE I ^BB 3141 CINf CANADA M—'• VS3E] ^Pourvu ™ que ce soit unecpille.LIV ULLMANN CATHERINE DENEUVE PHILIPPE NOIRET » BERNARD BLIER in film ae MARIO MONICELLI LE DAUPHIN BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 8060 7:15 ¦ 9:25 des trois déserts mSM Dans le désert de Tharparkar au Pakistan, les chameaux revêtent des parures finement brodées à l’occasion des célébrations de mariage.Dans cette région, les jeunes filles sont promises à leurs futurs époux dès l’âge de trois ou quatre ans.cou, aux oreilles, au nez, aux bras, aux pieds, etc», explique Carisse Beaune.Les hommes portent aussi des bijoux de cou et des châles aux couleurs très vives.Correspondants pour divers magazines francophones à travers le monde, traducteurs également, Ca- Le 25e Messie de l’OSM MUSIQUE MARC MORIN Au moment précis où le choeur entonnait VAlléluia !, le roi George II lut pris d'un urgent besoin de passer au petit coin.Par déférence, toute la cour se leva avec lui.Ainsi naquit, du moins le veut la légende, la coutume d’entendre debout cette pièce maîtresse de l’oratorio Messiah (Le Messie) de Georg Friedrich Handel.L’auditoire de demain soir, à la basilique Notre-Dame, respectera sans doute la tradition lorsque le choeur de l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction d'iwan Edwards, reprendra la célèbre partition du plus anglais des musiciens allemands.Ce sera, pour l’OSM, la 25e exécution du Messie depuis 1958.Charles Dutoit dirigera l’orchestre et les solistes : Sylvia McNair (soprano), Janice Taylor (mezzo), Keith Lewis (ténor) et Victor Brown (baryton).Le Messie de demain soir marque aussi le début d’une nouvelle série de concerts Banque royale de l’OSM sous le thème « Baroque et classicisme ».Les trois autres concerts de cette série nous permettront d'entendre l’OSM avec le chef et claveciniste anglais Trevor Pinnock (le 28 janvier), l’orchestre du Centre national des arts sous la direction de llclmuth Rilling (le 24 avril) et Charles Dutoit à la baguette de l’OSM dans La Passion selon saint Matthieu, de Bach (le 27 mai), tous ces con certs ayant lieu à Notre-Dame.Le Messie est présenté à 19 h 30 demain, mercredi et jeudi.Les billets sont en vente aux guichets de la Place des arts.?Paix, amour et cantiques.Les maisons de la Culture nous offrent celte semaine deux occasions, gratuites en plus, d’entendre de la musique des Fêtes : — le mercredi 17 décembre à 20 h, celle du plateau Mont Royal (465, avenue du Mont-Royal est) présente « un message de paix et d’amour » du ténor Claude Corbeil; renseignements : 872-2266; — le dimanche 21 décembre à 14 h, la maison de la Culture de Notre-Dame-de-Grâce occupera l'église du même nom (angle Décarie et No-tre-Dame-de-Grâce) pour un concert de Noël de l'ensemble I Musici de Montréal, dirigé par Yuli Turovsky, avec des oeuvres d’Albinoni, Bach et Tchaikovsky; renseignements : 872-2157.Dimanche prochain également, à 16 h 30, le choeur de l’église Saint Andrew-and-Saint-Paul, sous la direction de Patrick M'edd, présentera des cantiques de Noël.L’église est située à l’angle des rues Sherbrooke et Redpath.?Mozart chambré.La Société de musique de chambre du Lake- shore présente le Quatuor Morency dans des pièces de Mozart, Robert Fleming et Tchaikovsky, le vendredi 19 décembre à 20 h 15, à la Union Church de Sainte-Anne-de-Bellevue (24, rue Maple).Les billets seront en vente à la porte.Pour renseignements : 457-2388 (après 18 h).?300 choristes.Le Grand Concert en direct du réseau FM stéréo de Radio-Canada, ce vendredi (19 décembre) à 20 h, sera consacré aux chorales du Canada français.Sous la direction de Jean-Pierre Guindon, on nous promet pas moins de 300 choristes, les grandes orgues et des cuivres, Ce programme de Noël, comprenant la Missa Salve Begina de Langlais, sera diffusé de l’église Saint-Jean-Baptiste (angle Henri-Julien et Rachel).risse Beaune et Gérard Bousquet ont écrit notamment Sri Lanka et les îles de l’Océan Indien et Le Népal et les payshimalayens pour la collection Monde et voyages des Éditions Larousse.Ils parlent l’hindi et l’ourdou, deux des principales langues de l’Inde et du Pakistan.Gérard Pelletier défend l’existence de la Corporation des musés nationaux OTTAWA (PC - Le Devoir) — Le démantèlement de la Corporation des musées nationaux du Canada coûterait plus cher que son maintien.C’est ce qu’a soutenu le président de son conseil d’administration M.Gérard Pelletier, devant le comité parlementaire sur les communications et la culture qui siégeait la semaine dernière sur cette question.Le comité étudie notamment le rapport du Groupe de travail sur les musées nationaux, co-présidé par MM.Clément Richard et William Withrow, qui recommandait justement le démantèlement, dans les meilleurs délais, de la Corporation pour cause d’inefficacité et de lourdeur bureaucratique notamment.Déposé le 25 septembre dernier, le rapport proposait qu’une nouvelle loi confère une autonomie administrative aux quatre institutions fédérales.Selon M.Pelletier, ces mesures entraîneraient des déboursées de $ 95 millions par année, soit $ 18 millions de plus que le budget actuel de la Corporation des musées nationaux.« Ca va coûter plus cher, c’est indiscutable, c’est un fait », a soutenu M.Pelletier.À titre d’exemple M.Pelletier a mentionné que si les quatre musées deviennent autonomes, il faudrait, quatre chefs du personnel au lieu d’un seul.Il s’agit bien sûr du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée national de la civilisation, du Musée des sciences et des techniques et du Musée d’histoire naturelle, tous quatre logés à Ottawa.M.Pelletier a soutenu qu’une seule et unique administration était nécessaire non seulement pour empêcher une escalade des coûts, mais aussi pour conserver aux musées nationaux une perspective nationale, c’est-à-dire empêcher qu’ils ne bornent leur action qu’à la seule région d’Ottawa et assurer de la cohérence de leurs activités.« Il y a des choses que seul le gouvernement fédéral peut faire sur l’ensemble du territoire », a-t-il soutenu.Le conseil d’administration de la corporation, formé de 14 membres, croit en effet qu’il est nécessaire de M.Gérard Pelletier.: ¦ ' conserver un organisme fédéral qui puisse prendre des initiatives à l’échelle nationale dans le domaine des musées.En outre, de nombreux petits musées non fédéraux éprouveraient des difficultés considérables si les ser vices de la corporation n’était plus disponibles, a soutenu le conseil d’administration dans un mémoire de 50 pages déposé au comité, la semaine dernière.Il recommande toutefois de modifier la Loi sur les musées nationaux pour alléger le tatillonnage bureaucratique et pour lui confier l’entière responsabilité de la gestion des musées nationaux.Une fois cette responsabilité clairement définie, le conseil pourra donner une plus grand autonomie aux quatre musées nationaux.Le conseil d’administration trouve par ailleurs incompréhensible la recommandation du groupe de travail Richard-Withrow d’abolir ou de réduire des programmes comme le Réseau canadien d’information sur le patrimoine et l’Institut canadien de conservation, qui sont très appréciés au Canada et reconnus à l’étranger.En annexes à son mémoire, le conseil d’administration de la Corporation des musées nationaux s’est in terrogé sur la méthodologie employée par le groupe Richard-Withrow.Il a relevé des inexactitudes et a signalé des écarts entre les versions anglaise et française du rapport.vous à la Faites vos jeux I Questions d’argent Réalisation: Lynn Fournier Ce soir, 19h30 Radio Québec Lise LeBel avec Louise Fa et Louise Deschâtel i i 14 ¦ Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 LES ANNONCES CLASSEES 286-1200 INDEX DES REGROUPEMENTS DES RUBRIQUES 100-199 Immobilier — Résidentiel 200-299 Immobilier — Commercial 300-399 Marchandises diverses 400-499 Offres d’emploi 500-599 Services 600-699 Véhicules automobiles 900-999 Avis LES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Du lundi au vendredi de 9h à 16h30 Pour modifier, annuler ou placer votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l’édition du lendemain.Pour placer votre annonce par la poste: C.P.6033, suce.Place d’Armes, Mtl, H2Y 3S6 NOUS ACCEPTONS PAR TÉLÉPHONE 286-1200 ¦ Propriétés à vendre 101 ¦ Propriétés à louer 105 ¦ Condos à vendre 122 ¦ App.et log.à louer 160 A BROMONT maison meublée ou non, 25,090 pi.ca., au bord de l’eau, $75,000., 6 km des pentes de ski, sans agent.1-263-8290 AMATEUR DE SKI reprise de Caisse Pop.Notre-Dame-du-Chemm, maison unit., située au 9579 Ste-Anne-de-Beaupré à Ste-Anne-de-Beaupré.près Mont Ste-Anne, 39,5000 $1,000.comptant.9h et 4h., 1-418-697-1844, demander Michel Laliberté.DUVERNAY EST 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Lac-St-Jean, Saguenay, La Tuque, réserve faunique des Laurenti-des faible neige se changeant en chutes de neige en matinée Températures stationnaires à prés de -8.Mardi: ciel variable 17h A SOUS-LOUER/ILE DES SOEURS Spacieux, 2 c.c surplombant parc.S513./mois, 1er janvier, 769-5979 ADJACENT OUTREMONT haut duplex, 6’A, loyer, 1er janvier $1,000.00-/mois, chauffé 739-9537, 284-2338, AHUNTSIC, 3'A chaufté, Henri-Bou-rassa, près Papineau.1er, janvier $370.337-3990, ATWATER, appartement, 2 chambres à coucher, $675., non-chauffé, Dispo-nible le 1er janvier 466-1409, BAS TRIPLEX nouv dév, métro Cadillac, grand 8'A, 4 c.c,, loyer, garage, chauff élecir immédiaf.255-4619.BROMONT BIENVENUE AUX SKIEURS et personnes âgées 3'A et 4’A meublés ou non POSSIBILITE BAIL D’UN MOIS 11, RUE CHAMPLAIN, APP, 210 1-514-534-3762 1-800-567-6963 CARRÉ ST-LOUIS, RUE UVAL MAISON victorienne restaurée.3 X 4’A, lave-vaisselle, laveuse/sécheuse m- [ dus.garage $700.â $800 /mois 844.6428 CENTRE-VILLE, 4’A, Si-Marc/ de 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Températures stationnaires de -5â -7 Mardi ciel variable Baie-Comeau.Sept-lles neige en matinée Dégagement partiel par la site Vents modérés causanl Ce la poudrerie Températures stationnaires Ce -6 à 8.Mardi ciel variable Basse-Côte-Nord, Anticosti, secteur Ce Natashquan neige en matinée Bourrasques de neige sur l'ile d'Anticosti Ciel variable par la suite Vents modérés, causant de la poudrerie Températures stationnaires de 7 à 9 Mardi ciel variable CENTRE-VILLE (ad|ao»nt), 4'A rez-de- chaussée Vieille maison charmante, rénovée à tond, terrasse, garage Non-chauttée $650 933-6708 CENTRE-VILLE, 2 pas métro Papineau superbe 3e,(tripl#x), 5’A rénové à tond Libre 1er Février $575 525- [ 9328,873-2173, Richard CHOMEDY 4’A, trais peint, stationnement, $315., 285 80e avenue, i mois gratuit, 687-5087,274-0984 COTE DES NEIGES, 3'A chauffé.Cui-smière réfrigérateur inclus, piscine, sauna, S510./mois.678-6664 DE LA MONTAGNE, 3500 GRANDS 3Vz — 4V> 842-9462 DECELLES/Jean-Brillant, beau 5’A.rénové.3e, 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profession religieuse.Né à Saint-Roch-sur-Riehelieu, le 25 mars 1910, Lucien llé-berl entrait au Noviciat des Clercs de Saint-Via-teur, à Joliette, en 1929, el y émettait ses premiers voeux le 6 janvier 1931.Deux années d’éludes à l’ficole Normale Saint-Viateur de Rigaud le préparèrent à l’enseignement auquel il s’a-donna jusqu’en 1966, année de sa mise à la re-traite pour raison de santé.l.a carrière active du Frère Lucien Hébert se déroula plus particulièrement à deux endroits : à Terrebonne (1934-39 et 1955-56), et surtout au Collège Saint-Rémi de Napier-ville où il enseigna durant 23 ans.Depuis dix ans, il vivait retiré au Centre Champagneur de .Joliette.Il laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse.deux soeurs et un frère : Madame Blanche Hébert, Madame Marie-Anne Guer-linet Monsieur Georges Hébert.I.a dépouille mortelle est exposée à la Maison provinciale des Clercs de Saint-Viateur, 450 avenue Querbes, à Outremont, où auront lieu les funérailles, le mardi 16 décembre, à 10 heures, suivies de l'inhumation au cimetière de la Congrégation, à Rigaud.-4âj -QüiXj RofeÂX- LES MOTS CROISES 12 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Horizontalement 1— Trombones.2— Ensemble des pièces qui servent à équiper un cheval.— Arbre.3— Longue ceinture en soie des japonais.— Chemin de ha-iage.— Racine vomitive.4 — Noir.— Biographie.— Ruisselet.5— Rongeur.— Pronom relatif.6— De lanature de la gangrène./—Tige ligneuse grimpante ou volubile.— Araignée.8— Capitale de la Norvège.— Affirmation.9— Titane.— Ferez connaître par un récit.10— Débrit d’un objet en verre — Sert au transport des liquides.11— Quatres saisons.— Affluent de gauche de l'Oubangui.— Recueil de bons mots.12— Excessif.Verticalement 1 —Poisson,— Qui met en jeu la glotte 2— Qui rappelle la verve licencieuse de Rabelais.3— Excentrique.4— Manganèse.— Agissons en roi.5— Bavure de ciment ou de mortier à un joint.— Mois.6— Personne sotte.— Ile de l'Atlantique.— Parer.7— Notre-Seigneur.— Celui qui, à la chasse, dirige les chiens courants.— Adverbe de lieu.8— Deux.— Observe secrètement.— Dans.9— Pièce de monnaie de faible valeur, en usage en Extrême-Orient.— Rubidium.10— Ote la vie.— Fabriquerai en usine.11— On y met l'encre.— Espace limité d'un pays.12— Récipient servant à puiser de l’eau.— Condiment.— Autocar.Solution de samedi ), I l SPORTS Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 ¦ 15 Masters du double Edberg et Jarryd demeurent champions LONDRES (AP) — Deux bris, sur les services de Yannick Noah ont suffi aux Suédois Stefan Edberg et Andres Jarryd pour conserver leur titre du Masters du double en battant la paire française Noah-Forget 6-3, 7-6 (7-2) et 6-3, hier au Royal Albert Hall de Londres.Les Suédois, qui ont affirmé avoir joué un tennis presque parfait, prirent le service de Noah au sixième jeu du premier set et au quatrième jeu du troisième set.Dans le bris d’égalité de la deuxième manche, Edberg et Jarryd menèrent rapidement 4-0 avant de conclure (7-2) en inscrivant les deux derniers points sur le service de Noah.Ce dernier a néanmoins bien joué et a réussi, entre autres, un de ses célèbres coup-entre-les-jambes-du-fond-du-court.Mais, contrairement à ce qui s’était passé au Masters, Edberg ne se laissa pas surprendre cette fois et volleya à la perfection.Dans le troisième set, Noah, déconcentré, dépensa pourtant beaucoup d’énergie à se quereller avec les juges de ligne et à se plaindre des bruits de fourchettes des spectateurs attablés du Royal Albert Hall et des odeurs de cuisine.« J’ai dû demander à ce qu’ils ferment la porte des cuisines, plaisanta Noah à la fin du match.Mais c’est quand même le jeu de nos adversaires qui nous a le plus gênés ».Edberg ne perdit que neuf points sur son service et Jarryd, qui relevait de blessure, fut superbement efficace au filet.« J’étais tout à fait décontracté.Je n’espérais pas jouer aussi bien après mes deux opérations au genou.C’est le meilleur double que j’aie jamais joué », a affirmé Jarryd.« Nous ne pouvons pas jouer mieux que cela », a renchéri Edberg.Noah et Forget, qui disputaient leur premier Masters de double, n’ont brillé que par moments.Il n’y avait de toute façon pas grand chose à faire contre une paire suédoise en état de grâce.Les Français manquèrent néanmoins plusieurs bonnes occasions de vaincre, en gaspillant entre autres huit balles de bris.« Nous avons eu quelques occasions, a reconnu Noah.Mais à chaque fois que nous avons eu une balle de break, ils ont sorti une bonne première balle.Ils ont très bien joué, surtout Anders », a conclu Noah.Ski de fond Le Canada finit 10e à Cogne COGNE, Italie (PC) — Au total des 28 équipes en lice au relais 4 x 10 kilomètres en Coupe du monde de ski de fond, le Canada s’est classé 10e hier à Cogne, Italie.La veille, au même endroit, Pierre Harvey s’était placé quatrième sur 15 kilomètres, pour une deuxième fois en autant d’épreuves, se hissant ainsi pour la première fois de sa carrière au deuxième rang du classement général de la Coupe du monde, derrière le racé suédois Gunde Svan.Hier, l’équipe nationale masculine du Canada, formée dans l’ordre de Yves Bilodeau, de Québec, Wayne Dustin, de Sault Ste.Marie, Pierre Harvey, de St-Lambert-de-Lévis, et Al Pilcher, d’Orangeville, a réalisé un ch-rono de 1:51.37.7 contre un effort de 1:48.47.1 pour le quatuor suédois victorieux, composé de Thomas Wassberg, Thomas Eriksson, Gunde Svan et Torgny Mogren.Ceux-ci n’ont devancé que de 5.3 secondes les Norvégiens Martin Hole, Torgeir Bjorn, Vergard Ulvang et Tor-Haakon Holte (1:48.52.4).Les Suisses ont pris la troisième place.Les Canadiennes 7es Par ailleurs à Madonna di Campiglio, Italie, les Canadiennes ont pris la 7e place au classement des 19 formations participantes au relais 4 x 5 kilomètres.Angela Foster, de Midland, Ontario, Monique Warreus, de Banff, Lorna Sasseville et Jean McAllister, d’Ottawa, ont réalisé un chrono de 1:06:24.2, comparativement à 1:02:29.2 pour les Norvégiennes Marianne Dahlmo, Crete Nykkelmo, Brit Pettersen et Berit Aunli.Les Soviétiques ont suivi 26.8 secondes derrière et les Suédoises se sont classées troisièmes.Dans le slalom de la série Nor-Am Les skieuses de l’équipe canadienne raflent huit des dix premières places MONT STE-AGATHE (PC) — Excellente journée pour les skieuses de l’équipe nationale canadienne qui raflaient huit des dix premières places lors de l’épreuve de slalom de la série Nor-Am, disputée, hier, au Mont Ste-Agathe.La victoire est toutefois allée à l’Américaine Heidi Bowes qui enregistrait un chrono de une minute, 29.59 secondes pour les deux manches, accompagnée au sixième rang de sa compatriote Sari Skating.C’est aux Ontariennes Michelle Mc Hendry (Orangeville) et Nancy Gee (Niagara Falls), suivies de Kerrin Lee (Rossland) que revient l’honneur d’avoir ouvert le bal canadien en prenant respectivement les deuxième ( 1:30.09), troisième (1:30.18) et quatrième (1:32.06) places.Annie Laurendeau, de Laval, et Catherine Fortier, de Ste-Agathe, s’imposaient à leur tour au cinquième ( 1:32.24) et huitième (1:32.99) rangs.L’Ouest canadien devait aussi tirer son épingle du jeu avec les Al-bertaines Camilla Burkes (Banff) et Vania Grandy (Banff également) en septième et neuvième places, tandis que Patricia Davidson (Smithers) complétaient le tableau, alors que seulement 35 des 67 compétitrices terminaient l'épreuve.Au Mont-Garceau, en slalom géant masculin, les Autrichiens Konrad Walk, Walter Gugele et Ernst Reidlsberger se sont imposés pour une deuxième journée d’affilée en enlevant les trois places sur le podium d’honneur.Walk, qui domine au classement Nor-Am, signait sa deuxième victoire en autant de jours avec un chrono de 1:57.78.Ses compatriotes Gugele et Reidlsberger franchissaient le fil d’arrivée en 1:58.86 et 1:59.83 respectivement.L’Ontario Greg Grossman, d’An-caster, a pris le quatrième rang ( 1:59.93) et Jim Read, de Calgary, a terminé 6e en 2:00.01.David Duchesne, de Bromont, s’est signalé avec une lie place, tandis qu’Alain Villiard, de Ste-Adèle, faisait une chute en première manéhe.FOOTBALL Conférence Américaine Section Est Pi 9 P n pp pc moy JETS NY 15 10 5 0 343 334 667 N-ANGLETERRE.15 10 5 0 378 280 .667 MIAMI 15 8 7 0 403 371 .533 BUFFALO 15 4 11 0 280 332 .267 INDIANAPOLIS 15 2 13 0 199 376 133 Section Centrale CLEVELAND 15 11 4 0 344 293 733 CINCINNATI 15 9 6 0 357 373 .600 PITTSBURGH 15 6 9 0 288 312 .400 HOUSTON 15 4 11 0 258 322 .267 Section Ouest DENVER 15 11 4 0 362 286 .733 KANSAS CITY 15 9 6 0 334 307 .600 SEATTLE 15 9 6 0 325 277 .600 RAIDERS LA 15 8 7 0 299 316 .533 SAN DIEGO 15 4 11 0 318 349 .267 Conférence Nationale Section Est GIANTS NY 15 13 2 0 316 212 867 WASHINGTON 15 11 4 0 347 282 733 DALLAS.15 7 8 0 336 313 467 PHILADELPHIE 15 5 9 1 242 291 367 ST.LOUIS 15 3 11 1 197 334 .233 Section Centrale CHICAGO 14 12 2 0 312 164 857 MINNESOTA 15 8 7 0 365 256 533 DETROIT 14 5 9 0 258 290 .357 GREEN BAY 14 4 11 0 230 363 267 TAMPA BAY .: 15 2 13 0 222 452 133 Section Ouest RAMS LA 15 10 5 0 295 243 667 S FRANCISCO 15 9 5 1 350 233 .633 N-ORLÉANS 15 7 8 0 271 254 467 ATLANTA .15 6 8 1 260 274 433 LIGUE NATIONALE Lundi Seattle 37, Raiders LA 0 Samedi Pittsburgh 45, Jets NY 24 Denver 31, Washington 30 Hier Indianapolis 24, Buffalo 14 Cleveland 34, Cincinnati 3 Green Bay 21, Tampa Bay 7 -N-Oriéans 14, Atlanta 9 Philadelphie 23, Dallas 21 Seattle 34, San Diego 24 Gianls NY 27, St.Louis 7 S.Francisco 29, N-Angleterre 24 Kansas City 20, Raiders LA 17 Miami 37, Rams LA 30 Houston 23, Minnesota 10 Ce soir Chicago à Detroit Vendredi Rams LA vs San Francisco Samedi Green Bay vs Giants NY Denver à Seattle Dimanche Atlanta vs Detroit Buffalo vs Houston Kansas City vs Pittsburgh N-Orléans vs Minnesota Jets NY vs Cincinnati San Diego vs Cleveland Tampa Bay vs St Louis Washmgtron vs Philadelphie Chicago vs Dallas Indianapolis vs Raiders LA f=AlTS*-LE.' Un 2e championnat d’affilée pour Cleveland Les Browns écrasent les Bengals 34-3 Photo AP % JW’ g* Roger Craig (33), des 49ers, est plaqué par Toby Williams, des Patriots, durant le premier quart.Les 49ers l’ont emporté de justesse 29-24.CINCINNATI (AP) - Les Browns de Cleveland ont servi une leçon aux Bengals de Cincinnati sur le fait le plus fondamental de la Ligue nationale de football, à savoir que l’attaque est toujours la plus spectaculaire, mais que c’est la défensive qui signe des championnats.Les Browns ont accompli tout ça hier, mettant le grappin sur leur deuxième championnat d'affilée de la section centrale de la Conférence américaine.Ils ont nettement dominé l’adversaire 34-3 pour gonfler leur fiche à 11-4, à égalité avec les Broncos de Denver pour la meilleure fiche de la conférence.Quant aux Bengals, ils se retrouvent avec un dossier de 9-6 et le mince espoir d’une participation hypothétique aux séries de championnats comme « deuxième meilleure carte ».Cleveland a montré des dents sur deux bombes de premier quart par le passeur Bernie Kosar qui a joué un cinquième match d’affilée avec des gains de plus de 400 verges et une moyenne de 29 points par rencontre.Quant aux Bengals, qui ont totalisé des gains de 584 verges la semaine dernière, ils ont été limités à 283 verges dans la défaite.ce qui a étonnamment surpris plusieurs joueurs des Browns.« On s’attendait à disputer un bon match, mais qui pouvait penser u’on pouvait tenir à ce point en chec une machine offensive comme celle des Bengals, sans leur permettre un seul touché », a exprimé le demi de coin Hanford Dixon, qui a réussi l’une des deux interceptions des Browns.Cleveland avait perdu le premier match de « la bataille de l’Ohio » 30-13 aux mains des Bengals.Pas moins de 58,062 personnes ont assisté à la rencontre au Riverfront Stadium.Kevin Mack, sur deux percées d’une verge, et Webster Slaughter, sur une passe de 47 verges de Kosar et un échappé recouvré dans la zone des uts, ont inscrit deux touchés chacun pour les vainqueurs.Mark Moseley a botté les 10 autres points des Browns sur quatre transformations et deux placements de 39 et 19 verges.San Francisco 29, N-Angleterre 24 FOXBORO (AP) — San Francisco est passé maître dans l’art de forcer l’adversaire à lui remettre le ballon.Et Nouvelle-Angleterre semble s’être spécialisé dans la façon de renoncer a une place dans les éliminatoires.Hier, les 49ers ont amorcé leur match dans le rôle de meneurs de la LNF pour les revirements, pour ensuite ne pas faire mentir leur réputation.Ils ont capitalisé sur un échappé recouvré et une interception pour inscrire 10 de leurs 13 points de quatrième quart dans un gain de 29-24 aux dépens des infortunés Patriots.Nouvelle-Angleterre, pour sa part, avait entrepris le match avec le moins de revirements dans la LNF.Mais les Patriots en sont sortis meurtris pour une deuxième semaine d’affilée, ratant de nouveau l’occasion de s’assurer une « meilleure deuxième place».« On ne peut impunément donner le ballon comme on Ta fait aujourd’hui, disait l’entraîneur-chef Raymond Berry des Patriots.C’est de cette façon qu’on peut gagner des Masters des Jeunes Et de trois pour Becker STUTTGART (AP) - L’Allemand de l’Ouest Boris Becker a remporté le Masters des Jeunes en battant en finale le Suédois Jonas Svensson 7-6 (7-5), 7-6 (7-1) et 6-3, en 2 h 36 de jeu, hier à Stuttgart: Vainqueur de Stefen Edberg en 1984 et de Mats Wilander en 1985, Becker a donc battu un troisième Suédois pour enlever pour la troisième fois ce tournoi réservé aux joueurs de moins de 21 ans.Svensson, 20 ans, vainqueur du tournoi de Cologne cette saison, a poussé Becker dans ses derniers retranchements.L’Allemand de l’Ouest réussit un seul bris dans le premier set, à 3-3, mais perdit son engagement dans la foulée.Il en jeta sa raquette de rage.Il finit par remporter la première manche par 7-5 au bris d’égalité, grâce à un superbe plongeon qui lui permit de volleyer en revers.Le scénario du deuxième set fut le même, les joueurs échangeant une fois chacun leur service et Becker l'emportant encore au brisd’égalité (7-1).Il marqua 13 points consécutifs, depuis le début de ce bris d’égalité, pour mener 2-0 dans la dernière manche.Il ne fui plus alors inquiété bien que ratant une balle de match à 5-1.Svensson revint à 5-3 pour s’incliner sur une ultime volée.« C’était très important pour moi de gagner.Je voulais vraiment finir Tannée sur une victoire », a déclaré Becker, battu en finale du Masters des grands par Ivan Lendl, lundi dernier à New York.« Il est meilleur que moi, c’est tout.Son service a fait la différence », a pour sa part affirmé Svensson.Becker a empoché un chèque de $30,000 et Svensson, $20,000.matches, mais c’est aussi de cette façon qu’on peut les perdre ».Pour sa part, le mentor Bill Walsh, des 49ers, a souligné que « Nouvelle-Angleterre a forcé le jeu.mais les revirements ont été le facteur déterminant».Tirant de l’arrière 16-17 à Torée de l’engagement final, les 49ers ont pris les devants pour de bon, 19-17, sur le placement de 31 verges de Ray Wersching avec 13:34 à écouler.Ils ont ensuite inscrit leurs 10 derniers points sur le troisième placement du match de Wersching et le deuxième touché au sol de Joe Cribbs, après un échappé recouvré et une interception.Roger Craig a aussi traversé la ligne des bute suite à une course d'une verge.Les 49ers, 9-5-1, se sont approchés d’une « deuxième meilleure place », dépendant de Tissue du match impliquant en fin d’après-midi hier les Vikings du Minnesota.« Tout le monde est de plus en plus en santé, souligne Cribbs qui a totalisé des gains de 107 verges en 23 missions.Nous en sommes rendus au stade où notre caractère fait la différence et cette équipe a trop de caractère pour se permettre d’abandonner présentement».Cette victoire est la troisième des 49ers à leurs quatre derniers matches.Le deuxième revers d’affilée des Patriots les situe maintenant avec une fiche de 10-5, à égalité avec les Jets de New York dans la section Est de la Conférence américaine.Stanley Morgan sur une passe de 15 verges de Tony Eason, Tony Collins sur une course de quatre verges et Greg Baty, sur une passe de huit verges, ont inscrit les majeurs des Patriote.Tony Franklin a complété le pointage pour Nouvelle-Angleterre avec un placement de la ligne de 41 verges.« Je sais que nous aimerions jouer de nouveau contre les 49ers, a dit l’entraîneur Berry, mais cette fois on se concentrerait mieux sur les jeux VAL D’ISÈRE (PC, AP et REUTER) — La Suissesse Maria Walli-ser, détentrice de la Coupe du monde de ski féminin, a passé un week-end très profitable à sa défense du titre.Deuxième en descente vendredi et samedi, la Suissesse a poursuivi sa série en remportant nettement hier le premier super géant de la saison à Val d’Isère devant la Française Catherine Quittet, au mieux de sa forme, et sa compatriote Vreni Schneider.La meilleure Canadienne a été Liisa Savijarvi avec une 20e place.Karen Percy (23e), Laurie Graham (27e), Diana Haight (38e), Karen Stemmle (40e) et Kellie Casey (65e) ont aussi défendu les couleurs du Canada qui, la veille, avait salué la victoire de Laurie Graham en descente.Walliser a été créditée d’un temps d’une minute, 23 secondes et 46 centièmes sur cette piste très enneigée, précédant Quittet, troisième la veille en descente, de 15 centièmes, et scn-neider de 41 centièmes.La Suissesse enregistre par la même occasion sa 12e victoire en Coupe du monde, sa première en super-géant.Elle se détache en outre nettement au classement de la Coupe du monde, consacrant l’hégémonie suisse de ce début de saison, puisque cinq des sept épreuves disputées ont été remportées par les skieuses helvétiques.Michela Figini, qui avait battu Walliser dans la descente de vendredi, vient prendre la quatrième place, à six centièmes de sa compatriote Schneider.Comme à Noël « C’est fabuleux: deux deuxièmes places et à présent une victoire en super-géant.J’ai eu quelques problèmes au sommet parce qu’il y avait des traces sur la piste, mais c’est allé un peu mieux vers la fin », a déclaré Walliser à l’arrivée.fondamentaux.Les 49ers sont bons, mais nous aurions dû les Giants 27, Cardinals 7 EAST RUTHERFORD (AP) -Joe Morris a amassé 179 verges de gains au sol et il a inscrit trois touchés pour mener les Giants de New York à un gain de 27-7 sur les Cardinals de St.Louis, hier.Les Giants n’ont besoin que d'une seule victoire maintenant pour s’assurer l’avantage du terrain durant les séries éliminatoires.Il s’agissait de leur huitième victoire consécutive, eux qui ont conservé un dossier de 13-2 cette saison.Ils ont mérité leur premier championnat de conférence samedi lorsque les Broncos de Denver ont défait les Redskins de Washington au compte de 31 à 30.Ce que les Giants aimeraient toutefois s’assurer, c’est de disputer leurs matches éliminatoires à domicile.Pour ce faire, ils devront vaincre les Packers de Green Bay lors de la dernière rencontre en saison régulière.Les Giants ont besoin de cette victoire pour devancer les Bears de Chicago, champions en titre du Super Bowl.New York n’a pas tardé à prendre le contrôle de la rencontre en s’emparant d’une avance de 17-0 à la première demie.Morris a alors inscrit deux majeurs sur des courses de deux et trois verges, tandis que Raul Allegre contribuait un placement.Morris, qui a terni sa performance en échappant le ballon a trois reprises, a accumulé 1,401 verges au sol jusqu’à présent cette saison, un nouveau record d’équipe.Il avait lui-même établi l’ancienne marque de 1,336 la saison dernière.Il a inscrit son troisième touché du match au quatrième quart sur une course d’une verge.Allegre, qui a réussi 22 de ses 30 placements cette saison, a ajouté trois autres points au troisième quart grâce à un botté de 23 verges.L’unique majeur des Cardinals a été marqué à 6:37 de la fin sur une Quittet, première concurrente à s’élancer, se hisse à la troisième place du classement de la Coupe du monde et égale sa meilleure performance, une deuxième place en descente à Mégève, chez elle: « Partir en tête était un avantage avec cette neige.Cela güsse moins et on trace la voie », a-t-elle confié, ravie d'empêcher les Suissesses de réaliser un nouveau triplé.Schneider, qui avait remporté Tan dernier la Coupe du monde de géant, asse de 15 verges de Stump Mitchell Roy Green.Indianapolis 24 Buffalo 14 INDIANAPOLIS (AP) - Le be soin de repêcher éventuellement le gagnant du trophée Heisman, Vinny Testaverde, semblait moins évident hier quand le quart-arrière Gary Ho-geboom a été sublime dans une victoire de 24-14 des Colts d'Indianapolis aux dépens des Bills de Buffalo.Hogeboom a disputé son meilleur match de la saison marquée par les blessures.Il a inscrit un touché sur une percée d’une verge et totalisé des gains de 318 verges en plus de compléter deux autres passes de touché.« J’ai bien aimé le No.7 (Hogeboom).Que peut-on demander de plus à un quart-arrière que ce qu’il a accompli aujourd’hui?J’aime bien ce que j’ai vu », a confié l’entraîneur-chef Ron Meyer, à son deuxième match à la barre des Colts, depuis qu’il a remplacé Rod Dowhower, licencié.Hogeboom, dont la saison semblait fort compromise lorsqu’il subit une séparation d’épaule lors du deuxieme match de la saison, a été le quart vainqueur à ses deux derniers matches depuis son retour et la fiche des Colts est maintenant de 2-13, la pire de la LNF à égalité avec les Buccaneers de Tampa Bay.Et ad-venant que les deux formations terminent la saison avec des fiches cumulatives identiques de 2-14, ce sont les Buccaneers qui auront droit au premier choix lors de la prochaine séance du repêchage.« Je n’y pense même pas, a dit Hogeboom en faisant allusion à la pos-siblité que le quart Testaverde soit éventuellement repêché par les Colts.J’ai déjà survécu à six autres quarts qui ont tenté de me déloger On peut m’amener qui on voudra mais, encore, faudra-t-il qu’il me surpasse ».« Nous avons le talent et nous avons des joueurs qui peuvent capter le ballon, a dit Hogeboom.Je pense que Jack (le quart recrue Jack Trudeau) et moi-même avons démontré que nous pouvons bien leur passer le ballon ».Le botteur de placements Dean Biasucci, qui en a raté deux à courtes distances (32 et 30 verges) en première demie, en a canonné un de 52 verges — un sommet personnel en carrière — pour placer les Colts en avance pour de bon à mi-chemin dans l’engagement final.Les Colts qui viennent de gagner deux matches d’affilée après une séquence de 13 revers, tiraient de l’arrière 0-14 avant d’inscrire les 24 derniers points de la rencontre.Hogeboom, qui a complété 23 de ses 33 passes, a atteint Tim Sherwin d’une courte passe de touché d’une verge et Pat Beach d’une passe de 15 verges pour un autre majeur.Chris Burkett, sur un jeu de 42 verges avec le quart Jim Kelly et Greg Bell, sur une course d’une verge, ont inscrit les touchés des Bills de l’en-traîneur-chef Marv Levy.Philadelphie 23 Dallas 21 IRVING, Texas (AP) — La première victoire de Buddy Ryan dans la section Est de la Conférence nationale, à titre d’entraîneur-chef des Eagles de Philadelphie, a porté le coup de grâce aux Cowboys de Dallas qui, pour seulement une troisième fois en 20 ans, ne seront pas des séries de fin de saison dans la Ligue nationale de football.est apparue radieuse après sa troisième place: « En me levant ce matin, je me sentais bien.J’étais heureuse de disputer un super-géant.Dehors, il neigeait, on se serait cru à Noël».Figini était pour sa part relativement déçue: « On ne peut pas tout avoir.Il faut accepter ses erreurs ».Six skieuses dont .< l’ancienne », Erika Hess, ont abandonné sur cette piste de 460 mètres de dénivelé.Catherine Quittet, de France (à gauche), et Maria Walliser (à droite) s’empressent de féliciter Laurie Graham qui a remporté la descente, samedi.(IsOs, Photo À P Savijarvi termine 20e et Graham 27e Bon week-end pour Maria Walliser 16 H Le Devoir, lundi 15 décembre 1986 SPORTS Coupe de l‘America A merica II est écarté de la finale pour la première fois depuis 1851 FREMANTLE, Australie (AP) — New-Zealand, Stars and Stripes, USA et French K iss disputeront, à partir du 27 décembre, les demi-finales de la Coupe Louis-Vuitton, le tournoi entre les challengers de la Coupe de l’America.Il n’aura donc pas fallu attendre, aujourd’hui, la lie et dernière journée du troisième et dernier round-robin pour connaître le verdict, un verdict qui écarte America II.Pour la première fois depuis 1851, le New York Yacht Club sera donc absent de la finale de la Coupe de l’America, un trophée qu’il a détenu pendant 132 ans jusqu’à la défaite de Liberty face à Austraha-II en 1983 a Newport.Depuis 1851, le New York Yacht Club avait défendu 23 fois son bien avec succès, remportant 79 victoires pour 12 défaites.De ces 12 défaites, celle d’hier face à New-Zealand, a donc été la plus terrible.John Kolius, à la barre d’America II, a pourtant bien failli réussir l’exploit.Jetant toutes leurs forces dans la bataille, les Américains dominèrent les Néo-Zélandais pendant cinq des huit bords avant de s’incliner de 15 malheureuses secondes.Si USA avait perdu, America II aurait pu encore espérer s’en sortir puisqu’il marquera 12 points d’office, aujourd’hui, après le retrait de Challenge France.Mais le USA, de Torn Blackhaller, a devancé French Kiss d'une minute et 51 secondes pour grimper à la troisième place du classement et reléguer les Français à la quatrième.USA a 139 points, French Kiss 129 et America II ne dépassera pas 128.French Kiss a tout intérêt à battre Italia, aujourd’hui, afin de revenir à la troisième place, USA ayant une régate difficile, pour ne pas dire sans espoir, face à New-Zealand.En demi-finale, en effet, le premier affrontera le quatrième et le deuxième le troisième.Les Néo-zélandais sont assurés de finir en tête, devant Stars and Stripes.Des 4 de 7 Pour Marc Pajot, mieux vaut avoir à faire en demi-finale aux Américains de Dennis Conner qu’aux Kiwis de Chris Dickson.Les demi-finales se disputeront au meilleur des sept régates.« Je suis triste pour America II.C’est très dur à avaler, a déclaré Warren Jones, directeur exécutif du syndicat australien qui avait remporté la Coupe de l.’America en 1983 et qui la défend cette année avec Australia IV.Les gens du New York yacht Club s’étaient préparés comme jamais.Ils étaient à Fremantle depuis plus longtemps que tout le monde.Mais il est évident que leur bateau n’était pas le plus rapide.La compétition va perdre beaucoup de leur absence», a-t-il ajouté.« Beaucoup de gens pleurent ce soir sur les docks, a lâché John Kolius, les yeux mouillés de larmes.Notre syndicat n’est pas un ogre.Il est juste composé d’êtres humains qui ont des espoirs et des rêves, a continué le skipper d’America II.Cela va me prendre deux ou trois mois pour trouver ce qui n’a pas été.Beaucoup de voiliers ont progressé entre les round-robin, mais pas le nôtre.Je ne sais pas pourquoi».Selon Chris Dickson, barreur de New-Zealand, Kolius a fait une course sans faute mais son voilier a manqué de vitesse de base.Soulignons que Canada II vient au 8e rang avec 79 points.Photo AP America II et New Zealand se livrent une lutte farouche pour prendre l’avantage dans l’une des régates les plus palpitantes jusqu’à date.HOCKEY LIGUE NATIONALE Division Prince-de-Galles Section Charles Adams pi 9 P n bp bc pts BOSTON 30 15 11 4 104 93 34 MONTRÉAL 31 15 12 4 109 100 34 HARTFORD 26 14 8 4 89 83 32 QUÉBEC 31 14 13 4 111 91 32 BUFFALO 29 5 20 4 90 119 14 Section Lester Patrick PHILADELPHIE.30 21 7 2 128 75 44 ISLANDERS NY 30 16 12 2 116 103 34 PITTSBURGH .30 15 11 4 117 102 34 NEW JERSEY.29 13 14 2 112 133 28 WASHINGTON.30 10 14 6 93 115 26 RANGERS NY.28 9 13 6 111 123 24 Division Clarence Campbell Section James Norris ST LOUIS 29 12 12 5 99 106 29 TORONTO 29 12 13 4 98 103 28 MINNESOTA.28 12 13 3 117 112 27 DETROIT 28 10 13 5 85 93 25 CHICAGO 30 8 16 6 99 129 22 Section Connie Smythe EDMONTON 31 19 11 1 140 113 39 CALGARY 31 17 13 1 115 116 35 WINNIPEG 29 15 12 2 104 100 32 LOS ANGELES 31 13 16 2 131 136 28 VANCOUVER 30 8 19 3 96 119 19 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Vendredi Hull 6, Verdun 4 Laval 6, St-Jean 2 Granby 3, Shawinigan 3 Longueuil 8, T-Rivières 2 Drum’ville 8, Chicoutimi 6 Hier Longueuil à St-Jean Shawinigan à Granby Hull à T-Rivières Drum’ville à Chicoutimi Ce soir Verdun à Laval Mardi Laval à Granby Shawinigan à Drum’ville Chicoutimi à T-Rivières Mercredi Longueuil à Verdun CLASSEMENT Section Robert Lebel Pl g P n bp bc pts LONGUEUIL .’33 20 13 1 163 137 41 LAVAL 33 16 17 0 183 183 32 HULL 33 14 17 ¦2 131 139 30 ST-JEAN 34 10 '23 1 164 198 21 VERDUN 33 4 29 0 134 267 8 Section Frank Dlllo GRANBY 35 26 6 3 216 145 55 DRUM'VILLE 33 21 12 0 178 169 42 CHICOUTIMI 33 18 13 2 186 157 38 SHAWINIGAN 33 16 12 5 183 159 37 T-RIVIÈRES 33 14 17 2 191 181 30 Ligue nationale Vendredi Pittsburgh 8, Toronto 3 Edmonton 6, Winnipeg 1 Samedi Islanders 4, New Jersey 2 Vancouver 2, Hartford 2 Québec 7, Buffalo 0 Boston 4, Montréal 2 Toronto 3, Pittsburgh 2 Chicago 4, St.Louis 4 Minnesota 5.Philadelphie 4 Calgary 6, Los Angeles 3 Hier Rangers à Washington Boston à Québec Hartford à Buffalo Montréal à New Jersey Vancouver à Chicago Philadelphie à Winnipeg Edmonton à Los Angeles Ce soir Minnesota à Rangers Mardi Minnesota À Islanders Montréal à St.Louis Detroit à Calgary Mercredi Buffalo à Hartford Washaington àRangers Toronto à New Jersey Winnipeg à Chicago Québec à Edmonton Pittsburgh à Los Angeles Detroit à Vancouver Jeudi Hartford à Boston Islanders à Philadelphie Minnesota à Toronto ' Winnipeg à St Louis Québec à Calgary Les meneurs (Parti** d’hier non comprit**) b a pts Gretzky, Edm 27 46 73 Lemieux, Pitt 26 27 53 Cicarelli, Min 28 23 51 Messier, Edm.14 32 46 Propp, Phi 16 25 41 Dionne, LA 10 31 41 Bossy.Isl 21 17 38 Robitaille, LA 21 17 38 Haw'chuk, Win.19 19 38 Gilmour, StL 14 23 37 Kerr, Phi 21 15 36 Goulet, Qué.17 19 36 Anderson.Edm 19 16 35 Smith, Mtl 16 18 34 Trottier, Isl 10 24 34 Coffey, Edm 7 26 33 Secord, Chi .17 15 32 Muller, NJ 12 20 32 L’attaque à cinq du Tricolore a encore failli à la tâche, samedi Les Bruins bafouent le Canadien Photo CP
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