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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 18 décembre 1986
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1986-12-18, Collections de BAnQ.

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La petite boîte où l'on mange bien No 293 Neige en matinée.Max: 0.(Détail page 19) Montréal, jeudi 18 décembre 1986 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents cote-Nord üaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Dans les endroits publics du Québec Le premier janvier, il faudra «l’écraser» ROBERT LEFEBVRE QUÉBEC (PC) — A compter du premier janvier, il sera interdit de fumer dans plusieurs établissements et transports publics, et les contrevenants seront passibles d’amendes pouvant atteindre $200.La loi sur la protection des non-fumeurs, adoptée en juin dernier, pré- voit des amendes beaucoup plus importantes pour les organismes qui n’afficheront pas l’interdiction de fumer.Ces amendes pourront atteindre $1,000.Il en sera de même pour les transporteurs publics qui ne réserveront pas dans leurs véhicules une section pour les non-fumeurs.Malgré ces sanctions, le ministre de l’Environnement et responsable de l'application de cette loi, Clifford Lincoln, affirme que la loi se veut davantage incitative que coercitive.Il compte sur la collaboration des usagers pour faire respecter la loi, la première du genre au Canada.Au cours d’une conférence de presse qu’il donnait hier pour rappeler les grandes lignes de cette législation, M.Lincoln a annoncé que des dépliants précisant les principales Finie la chasse aux phoques.Le juge Malouf propose d’indemniser les chasseurs OTTAWA (PC) — La Commission royale d’enquête .sim LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 POURQUOI ACHETER DES SOLDES QUAND VOUS POUVEZ ACHETER AU PRIX DE GROS OUI MESSIEURS LA CONCURRENCE NE NOUS FAIT PAS PEUR COMPAREZ NOS PRIX Avec les prix pratiqués dans les boutiques et magasins qui vendent des vêtements faits en FRANCE et en ITALIE Manteau laine et cashemire fait en ITALIE et GRIFFÉ Le costume 100% pure laine vierge fait en ITALIE et GRIFFÉ Le blazer 100% pure laine vierge fait en ITALIE et GRIFFÉ Le pantalon 100% pure laine vierge doublé jusqu'aux genoux, fait en ITALIE et GRIFFÉ La chemise Club-Paris 100% coton ou mélange, faite en FRANCE et GRIFFÉE La cravate 100% pure soie crêpe de Chine, faite en ITALIE et GRIFFÉE Prix CLUB 402 450$ 25* ETC.ETC.Oui dit mieux?402 -HOMME® 2160, rue de le Montagne, suite 402, Montréal, Québec H30127 Du lundi au vendredi: 9 h 30 è 18 h.Samedi: 10 h è 16 h.849*9151 La GRC grillée à petit feu à propos de l’autre langue BERNARD DESCÛTEAUX OTTAWA — Les nouvelles recrues de la Gendarmerie royale du Canada devraient être soumises à un apprentissage obligatoire d’une langue seconde avant même de commencer leur formation policière, a proposé hier le commissaire R.H.Simmonds.Témoignant devant le comité parlementaire des langues officielles, le grand patron de la GRC a dit en effet être prêt à rendre obligatoire la formation linguistique pour tous les nouveaux policiers si le gouvernement fédéral l’autorise à le faire et lui en donne les moyens.Cette proposition, pour le moins radicale, viserait en réalité tout d’abord les recrues anglophones puisque, a appris hier le comité des langues officielles de la bouche de M.Simmonds, les recrues francophones sont déjà soumises à ce régime.Le commissaire de la GRC a fait cette proposition après une série d’échanges difficiles, sinon acrimonieux avec les membres de ce comité qui ont entrepris de passer en revue les performances de cette institution policière.Acculé au mur, il a saisi au vol une suggestion du sénateur Tremblay pour immédiatement en faire une proposition.Il s’y est accrochée ensuite comme à une bouée de sauvetage même si députés et sénateurs se montraient sceptiques devant sa volonté de passer à l’action.M.Simmonds n’était pas tout à fait en territoire ami à ce comité où le président l’avait accueilli par une blague de circonstances: « Si la Loi sur les langues officielles faisait partie du code criminel, on aurait dû vous amener ici menottes au poing », a lancé le député Charles Hamelin.Ce que laissait entendre cette remarque devait être affirmé plus tard en termes clairs lorsque le sénateur Jean-Maurice Simard devait demander à M.Simmonds: « Etes-vous au-dessus de la loi?» Policier de carrière, qui prendra sa retraite en mars après avoir dirigé la GRC pendant dix ans, M.Simmonds devait répliquer que « la GRC ne fait rien au-dessus de la loi ».Une déclaration que les membres du comité ont prise avec un grain de sel dans la mesure où juste avant le commissaire leur avait distribué un document statistique rédigé uniquement en anglais.La traduction, rédigée à la main, devait arriver une heure et demie plus tard.Selon le député Louis Plamon-don, le problème avec la GRC est que cet organisme conçoit « le bilinguisme comme un emmerde-ment plutôt qu’une loi à respecter ».Avec les autres membres du comité, il a tenté d’en faire la démonstration en alignant une série de faits.Le premier élément de preuve pour le comité est le fait que la direction du corps policier a demandé ces derniers mois au Conseil du trésor de lui permettre de réduire son objectif de participation des francophones qui en 1978 a été fixé à 20.8 % pour 1996.On veut le ramener à une fourchette de 12 à 15 %, alors que le taux actuel de participation est de 14 %.Cette réduction d’objectif négociée avec les fonctionnaires n’a jamais été approuvée par les ministres siégeant au Conseil du trésor.Cela traduit néanmoins une volonté claire de la part de la GRC, croit-on.Pour M.Simmonds, qui ne nie pas les faits, on est tout simplement devant un cas de mauvaise compréhension.Il soutient que les objectifs sont maintenus et parle de « représentation raisonnable des francophones».Il soumet qu’il faut tenir compte du fait que Le commissaire Robert Henry Simmonds.la GRC, en plus d’assumer des fonctions fédérales, agit dans huit provinces et 200 municipalités comme corps de police local.Ses effectifs sont concentrés dans l’Ouest (63 %) et dans les Maritimes (13%).Il rappelle aussi que les gouvernements provinciaux se sont plaints de la politique d’embauche.Le député libéral Jean-Robert Gauthier (Ottawa-Vanier) récuse l’argument en faisant valoir que la GRC est avant tout un corps de police national.Il faut en conséquence que le recrutement se fasse selon des normes nationales, surtout que l’un des principes de gestion retenus par la direction est la mobilité inter-régionale et inter-fonctions des policiers.L’hostilité qui s’est manifestée devant les politiques de recrutement a été provoquée par la direction même de la GRC, note par ailleurs M.Gauthier.Il rappelle qu’en 1983-84, alors que la GRC avait le plus faible contingent de recrues jamais vu, soit 84 personnes, Ton avait embauché 65 % de francophones.Que sera la réaction des anglophones lorsqu’ils verront que maintenant on veut rendre obligatoire l'apprentissage du français, demande M.Gauthier.Le commissaire aux langues officielles, D’Iberville Fortier, résume sur ce point le sentiment des membres du comité en soulignant que ce que propose M.Simmonds avec sa « représentation raisonnable des francophones » est de consacrer le statu quo actuel.Cela va à l’encontre du principe d’égalité linguistique alors même que la GRC n’est pas en mesure d’offrir par ailleurs les services bilingues à la population.Le niveau de bilinguisme des anglophones est insuffisamment élevé.Les normes relatives au bilinguisme qu’on retrouve au sein du corps de police constituent pour les députés le deuxième élément de preuve de la mauvaise volonté des dirigeants actuels.Le député Plamondon cite à cet égard une directive émise par le corps de police mais dont on a finalement dit qu’elle n’avait pas été approuvée officiellement.Cette directive propose de ramener à des normes inférieures le niveau de bilinguisme exigé pour les promotions à des postes bilingues.Alors qu’auparavant on exigeait le niveau «C«, soit d’avoir la maîtrise des deux langues officielles, on exigerait maintenant le niveau B, soit un niveau suffisant « pour la survie en forêt », a lancé un député.Là aussi, le commissaire Simmonds dit avoir été inspiré par les réactions même des policiers, tant francophones qu’anglophones a-t-il dit, qui se voyaient priver de promotions à cause de la restriction imposée par une norme trop sévère.Dans les faits, cela désavantage les francophones, devait dire un policier de la GRC venu entendre son patron.OUI MADAME LIQUIDATION de toute notre collection automne-hiver Simon Chang Canada Créola Italie Alfred Sung Canada Roberta Ruffo Italie Sung Sport Canada Raffaello Italie Canasport France etc.etc.402 2160, rue de la Montagne, bureau 402 Heures d’ouverture: Lundl-vend.: 9 h 30 à 18 h Samedi: 10 h à 16 h S4f>-9I5i « 4 Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 3 ‘v-L\v_ 1243 University 866-6381 • 4380 St-Denis 284-3688 • Galeries d'Anjou 351-8763 Centre Laval 688-5422 • Carrefour Angrignon 365-4432 • Mail Champlain 465-2242 a HEMSLEYS Présent dans le coeur de tous et chacun l’approche des Fêtes.Tous les Pères Noël de ce monde sont déjà dans 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graves qu’il faut prouver — la Cour d'appel Michel-C.Auger au DEVOIR M.Michel-C.Auger se joint à l'équipe de rédaction du D EVOIR.Journaliste depuis dix ans, M.Auger occupait les fonctions de chef de pupitre à la Presse canadienne avant sa nomination au DEVOIR.Il a travaillé pour plusieurs médias de la métropole dont Le Jour, Y Actualité et The Gazette.En 1985, l'Association du barreau canadien lui décernait la bourse Louis-S.Saint-Laurent.Au début de l'année, la Commission de réforme du droit et l’Association du barreau acadien lui décernaient un certificat de mérite.L’arrivée de M.Auger s’inscrit dans un plan de restructuration de la rédaction du DEVOIR engagé il y a quelques semaines.D’autres nominations devraient d’ailleurs se concrétiser sous peu.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Photo Jacques Grenier BERNARD MORRIER En renversant une décision de la Cour supérieure qui avait rejeté une requête pour enlever à un père son autorité parentale, la Cour d’appel du Québec vient de reconnaître unanimement que des motifs graves exigés pour ce faire lui ont été prouvés à sa satisfaction et qu’il y allait de l’intérêt de l’enfant.En première instance, la mère n’avait aux yeux du juge établi aucun motif grave justifiant la déchéance de son concubin si ce n’est qu’elle désirait l’obtention de prestations d’aide sociale, pour éviter ou contourner les aléas de poursuites contre le père, débiteur conjoint alimentaire.Le juge de la Cour supérieure avait dès lors conclu qu’on était loin du motif grave permettant aux pres- criptions du code civil de s’appliquer dans un tel cas, sans compter que la mère avait complètement failli de démontrer que l’intérêt de l’enfant pouvait justifier une telle mesure.« Si cela avait été le même cas, de noter le juge Louis LeBel, à qui se rallient les juges Gérald McCarthy et André Dubé, je conclurais sans hesitation comme le premier juge.Mais l’audition devant la Cour d’appel a révélé une situation differente.» D’abord, tant en première instance qu’en appel, il n’y avait eu aucune contestation du père et ce n’est qu’au deuxième stade des procédures que l’enfant maintenant âgé de six ans fut représenté.Après avoir entendu l’avocat de la mère, la Cour d’appel opine en premier lieu que le problème qui s’est posé à elle n’en était pas un d’aide sociale, puisque la mère n’a eu recours aux prestations L’enquête sur la mort de Harvey remise à janvier LIA LÉVESQUE LA MALBAIE (PC) — L’enquête publique sur la mort de Gaston Harvey a été ajournée pour la période des Fêtes, hier, après huit jours d’audiences.L’enquête du coroner Robert Sansfaçon reprendra le 12 janvier au Palais de justice de La Malbaie.Vu la quantité encore impressionnante de témoins qu’il reste à entendre, il est même possible que la semaine du 12 au 16 janvier soit insuffisante.Les audiences pourraient se prolonger en un lieu encore indéterminé, puisque les deux seules salles du Palais de justice de La Malbaie sont réservées durant les semaines suivantes.« Il faudrait alors aviser », a reconnu le coroner Sansfaçon, en entretien avec quelques journalistes.Hier, le coroner a brièvement dressé un bilan des huit jours d’audiences.J uge à la Cour des sessions de la paix, il en est à sa première expérience comme président d’une enquête du coroner.Me Sansfaçon admet d’emblée que lui aussi croyait que l’enquête publique serait plus brève.J usqu’à présent, 43 témoins ont été entendus.Restent encore à venir, en janvier, huit ou neuf manifestants.Témoigneront ensuite 12 à 20 policiers présents le soir du 25 octobre, puis le personnel ambulancier et hospitalier (le médecin de garde et quelques infirmières).Pour éviter la redondance, les avocats tentent de s’entendre afin d’éliminer les témoignages répétitifs.Il serait donc possible qu'un nombre réduit de témoins comparaissent.Le coroner Sansfaçon a indiqué hier qu’il « n’est pas exclu » que le pathologiste à la retraite Jean-Paul Valcourt, auteur de la troisième autopsie, soit de nouveau appelé à témoigner, à la fin de l’enquête publique.Le Dr Valcourt reste en permanence dans la salle d’audiences et prend rigoureusement des notes sur chaque témoignage.« Le Dr Valcourt avait dit qu’au-delà de toute preuve scientifique, une connaissance des faits plus approfondie pourrait étayer » ses conclusions, a rappelé le coroner Sansfaçon.À la lumière des témoignages qui seront entendus d’ici à la fin de l’enquête, le pathologiste pourrait donc être appelé à préciser ses conclusions ou à rendre une conclusion définitive.Quant aux mesures de sécurité qui entourent la tenue de l’enquête publique, le coroner Sansfaçon a « exprimé le voeu qu’elles soient comme lors d’une enquête ordinaire ».Pour lui, d’ailleurs, cette enquête n’est pas différente des autres.Il s’est assuré de la présence d’agents de sécurité dans la salle, ce qui, encore une fois, est une mesure ' de sécurité normale.Aux journalistes qui demandaient davantage de précisions sur la présence policière, le coroner a répondu: « Je préfère que vous posiez ces questions au responsable de la sécurité ».De façon générale, le coroner Sansfaçon s’est dit heureux du climat dans lequel se déroule jusqu’à présent son enquête, « malgré des circonstances extrêmement pénibles et difficiles où des avocats ont un mandat qui leur est propre ».D’ailleurs, au moment de l’ajournement, les avocats se sont mutuel-lements félicités du calme dans lequel se sont déroulées les audiences, malgré les tensions sociales éviden- tes dans la région.Me Michel Proulx, avocat de la Sûreté du Québec, a noté le « climat très serein et exemplaire » qui a prévalu pendant les huit jours d’audiences, même si, selon lui, l’enquête « a débuté de façon un peu émotive».L’avocat de la CSN, Me Claude Melançon, a dit souhaiter que « tous les gens vivent en paix » en cette période de l’année.Par ailleurs, à l’occasion des Fêtes, la CSN a remis à la veuve de Gaston Harvey, Mme Jeannine Desbiens-Harvey, un tableau illustrant son mari.Le portrait a été réalisé par un peintre de Québec.Mme Desbiens-Harvey a reçu le cadeau avec émotion, en exprimant des voeux de paix.L’immunité pour les journalistes devant les tribunaux ?(LE DEVOIR) — Le Conseil de presse et la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) réclament l’adoption de mesures législatives qui feraient en sorte que les journalistes jouissent d’une certaine immunité devant les tribunaux en matière de protection des sources et de saisie de matériel journalistique.« Une action rapide s’impose face à la multiplication des recours au témoignage de journalistes et à de telles saisies », ont déclaré MM.Gérard Filion et Jean Pelletier, président des deux organismes.Le plus récent exemple remonte à la semaine dernière alors que certains journalistes et photographes ont eu à déposer leur matériel informatif à l’enquête du coroner qui se tient actuellement à la Malbaie à la suite du décès de Gaston Harvey.MM.Filion et Pelletier ont adressé une lettre au ministre de la Justice Herbert Marx, l’enjoignant de donner suite aux recommandations d’un groupe de travail chargé par son prédécesseur, en 1981, d’étudier les relations entre la presse et l’administration de la justice.Dans son rapport publié en 1984, le groupe de travail proposait de concilier le droit du public à l’information et le droit à une justice pleine et entière en accordant aux journalistes une protection relative de leurs informations et de leurs sources.Ainsi, un journaliste ne pourrait être contraint de témoigner sur des faits dont il a eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions, ni de divulguer la source de son information.Il ne pourrait non plus être contraint de produire le matériel journalistique concernant de tels faits que si l’une des parties à un litige démontrait « que la preuve de ces faits revêt une importance déterminante pour la solution du litige et qu’elle ne peut raisonnablement être obtenue autrement que par le témoignage du journaliste ou la production du matériel journalistique ».À ce jour, aucune suite n’a été donnée à ce projet.D’où les revendications incessantes du Conseil de presse et de la FPJQ.d’aide sociale que pendant quelques mois, précisément au moment ou se déroulait le procès en Cour supérieure.En fait, sauf pendant cette période, depuis la séparation avec le père, elle a constamment travaillé et fait vivre seule son enfant, sans aucune aide de son ex-concubin ni des services sociaux.Si le code civil permet la déchéance de l'autorité parentale, tout en laissant un pouvoir discrétionnaire au juge, celui-ci doit cependant considérer comme seuls critères l’exigence d’un motif grave et l’intérêt de l'enfant, le deuxième devant avoir priorité, puisque c’est une décision qui le concerne directement.En premier lieu, il a été clairement établi que le père s’est désintéressé totalement de son enfant depuis cinq ans et qu’il ne s’est nullement soucié de sa vie, de son éducation ou de son développement, sans ne lui avoir apporté aucun soutien matériel.Pour le juge LeBel, il s’agit là de la preuve d’un motif grave.Quant à l’intérêt de l’enfant, étant donné que la preuve des conséquences de la situation actuelle sur le dé- veloppement psychologique ou affectif de l’enfant est à peu près inexistante, le tribunal s’en remet à l’opinion de l’avocat de la fillette de six ans à l'issue d’un long entretien.« Il n’est pas facile, de terminer le juge LeBel.d’évaluer les conséquences du geste envisagé pour un enfant qui est encore très jeune.Cependant, selon l’avocat, il n’existe à l’heure actuelle, aucun lien psychologique ou affectif entre l’enfant et son père.Au contraire, elle en a une image négative.Pour elle, il est l’homme qui l’a abandonnée avec sa mère et qu'elle ne voit plus.Le maintien des droits parentaux du père serait susceptible de troubler le développement d’une nouvelle relation de type parental, si sa mère faisait vie commune avec un autre homme comme de gêner l’éducation de l’enfant, en maintenant la possibilité d’intervention intempestive du père.» Ainsi, justifiée par des motifs graves, la décision de déchoir le père de l’autorité parentale ne semble pas nuisible à l’enfant et paraît en définitive avantageuse pour son développement futur.Venez faire avec nous votre choix de livres-cadeaux.-iif/niini.i- flammarion scorpion - 4 ¦ Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 Ottawa accorde $10 millions Les YMCA à l’aide des jeunes entrepreneurs LAURENT SOUMIS Une dizaine de YMCA du pays agiront désormais comme incubateurs de jeunes entreprises pour le compte du gouvernement fédéral.Le ministre fédéral d’État à la jeunesse, M.Jean Charest, a annoncé la nouvelle, hier, à Montréal.Ainsi a-t-on appris que le ministère de l’Emploi et de l’Immigration injectera $ 10 millions dans ce projet national de création d’emplois pour les jeunes.Cette somme sera investie dans rétablissement de neuf Centres entreprise-jeunesse à travers le pays, dont un à Montréal.Le projet durera trois ans.Selon le ministre Charest, « le projet inédit et innovateur répond à la priorité du gouvernement fé-' déral d’améliorer la situation de l’emploi chez les jeunes et de favoriser de façon efficace leur accès au marché du travail».Les sommes investies ne seront pas directement versées aux en- trepreneurs en herbe ou à leurs jeunes employés.Le ministère fédéral de l'Emploi et de l’Immigration accordera plutôt $ 7,270 au YMCA pour la formation et l’assistance à chacun des nouveaux entrepreneurs.Le programme destiné aux jeunes chômeurs de 16 à 30 ans comprendra une période de trois mois de formation suivie d’une période de support qui s’échelonnera sur plus d’une année.Au terme des trois mois de formation en gestion d’entreprise, le gouvernement versera 30 % de la subvention totale au YMCA.Passée cette période, le YMCA recevra un autre 35 % si le jeune participant lance son entreprise.L’organisme le soutiendra alors dans ses démarches en plus de lui faciliter l’accès au financement disponible dans des programmes gouvernements ou dans des organismes spécialisés dans le support aux jeunes entreprises.Au bout d’une année de fonctionnement, le Y MC A recevra la dernière tranche de la subvention.Le rapport Vallières privilégie les Transports aux dépens de l’Environnement une analyse de LOUIS-GILLES FRANCOEUR Le rapport Vallières sur les problèmes de voirie au Québec propose au gouvernement d’autoriser le ministère des Transport a définir lui-même le contenu des études nécessaires à l’évaluation des impacts environnementaux de ses projets routiers.( Une telle proposition aurait pour effet de créer un régime environnemental particulier pour le ministère des Transports, qui serait alors soustrait en partie à l’expertise, aux lois et règlements du ministère de l’Environnement.C’est actuellement ce dernier ministère qui a la responsabilité d’indiquer aux promoteurs privés et publics ce qu’ils devront étudier pour qu’on puisse identifier et circonscrire les impacts de leurs projets sur l’environnement.Le Comité sur la voirie, les réclamations et la protection de l’Environnement, présidé par le député libéral de Richmond, M.Yvon Valliè-.res, a déposé le 13 décembre son rapport auprès du ministre des Transports, M.Marc-Yvan Côté.Le rapport Vallières demande au gouvernement de céder à tous les députés le soin de décider des priorités de construction du ministère des Transport, chacun dans leur comté.Bien ac-cueuilli.des deux côtés de l’Assemblée nationale, ce projet étendrait à l’échelle des comtés les « enveloppes discrétionnaires » pour la construction des routes, qui existaient sous l’ancien gouvernement.En dépit de leur importance, les recommandations du comité Vallières pour « assouplir » les règles d’évaluation environnementale des projets routiers ont pratiquement été "oubliées par les médias d’information., De façon générale, le rapport propose que les Transports, une fois assujettis aux priorités des députés, devienne pour ainsi dire le ministère de l’Environnement dans son secteur.Pour « assouplir » les procédures actuelles, le rapport Vallières demande, par exemple, à Québec de confier aux Transports - et non plus à '^’Environnement - le soin de réunir les autres ministères et pour évaluer et intégrer leurs exigences dans ses études d’impacts.! Les Transports étant dans ce cas-jci le « promoteur » au sens de la Loi de l’Environnement, ce ministère aurait donc pour responsabilité de juger du bien fondé des exigences des autres ministères vis-à-vis ses propres projets.Les ministères touchés par une telle proposition sont notamment le ministère du Loisir, de la LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS (514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (514)842-9628 Publicité Générale (RAA\ RA7-QRAR Annonces classées t^A\ 9ftA_i9nn I Abonnements Montréal (514)332-3891 ou (514) 844-3361 Québec (4181 687-2021 Extérieur — Indicatif 514 (— 1 U) W f CUC.1 1-800-361-6059 Indicatif 418 1-800-463-4747 Indicatif 819 1-800-361-5699 Indicatif 613 1-800-361-5699 1 LE DEVOIR ESSENTIEL! | Chasse et de la Pêche pour la faune, l’Agriculture, les Affaires municipales pour l’aménagement, les Affaires culturelles pour le patrimoine et le ministère des Forêts.Dans une telle perspective, l’Environnement, responsable de la loi du même nom, devrait ainsi soumettre ses exigences au jugement final des Transports .Les «directives» actuellement émises aux promoteurs par le ministère de l’Environnement guident la fabrication des études d’impacts des différents projets.Les études d’impacts fournissent les éléments d’information de base que discutent les citoyens lors des audiences publiques.Le ministère de l’Environnement ne devrait plus, selon le rapport Vallières, porter jugement sur la valeur des études d’impacts effectuées à partir des directives environnementales.L’étude d’impact que fabriquerait la division Environnement du ministère des Transport serait automatiquement rendue publique - sans évaluation préalable par quiconque -« au plus tard deux mois après son dépôt » auprès du ministère de l’Environnement.Ce ministère - et même le ministre de l’Environnement - ne pourraient plus exiger les informations qui manquent et qui ont été souvent requises des promoteurs moins rigoureux.La Direction de l’Environnement du ministère des Transports serait, dans l’esprit du rapport Vallières, le premier et le dernier responsable d’évaluer les conséquences des projets routiers sur l’environnement québécois.Le dernière étude d’impact effectuée par cette direction pour bonifier l’élargissement de la route 116, en Beauce, n’a pas impressionné beaucoup les commissaires du B APE.Ces derniers ont en effet rejeté ce projet en entier, le qualifiant d’inutilement dommageable à l’environnement.Le rapport Vallières voudrait par ailleurs que Québec mette fin au régime des doubles évaluations auxquelles sont soumis les projets du ministère des Transports lorsqu’ils ont des répercussions à la fois sur l’agriculture et l’environnement.Pour le comité Vallières, le Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement devrait être le seul organisme à mener une consultation publique.Et plutôt que de tenir à son tour audience pour ses fins propres, la Commission de protection du territoire agricole (CPTA) devrait plutôt déléguer au BAPE un de ses commissaires.Le rapport du BAPE devrait alors acheminer une seule et même recommandation au Conseil des ministres au nom des deux organismes.ZLAN : un autre sigle pour Montréal, qui signifie zone libre d’armes nucléaires CLÉMENT TRUDEL À l’unanimité, le conseil de ville de Montréal a approuvé hier une résolution qui peut signifier la tenue prochaine d’un référendum: les citoyens veulent-ils déclarer leur ville Zone libre d’armes nucléaires (ou ZLAN)?C’est la quatrième fois, depuis 1981, que le Rassemblement des Citoyens de Montréal revient à la charge sur les ZLAN.Les trois fois précédentes, l’administration Drapeau-Lamarre avait rejeté l’idée d’un référendum pour une question qui « n’était pas du ressort de la ville ».Hier toutefois, le conseiller Jargoulis (Mile-End, RCM) eut la tâche facile: le maire Jean Doré qui, du temps qu’il était conseiller, avait proposé une semblable résolution, a donné son « appui entier », rappelant qu’il avait, le 15 décembre, reçu une pétition de 15,000 noms demandant que Montréal devienne ZLAN.Le président du comité exécutif, Michael Fainstat, a promis que dans 60 jours au plus, le comité exécutif aura une date à suggérer pour le référendum, et qu’il précisera les points à inclure dans la question à poser.Dans le monde, il existe environ 3,000 ZLAN (pays, Etats, villes ou provinces) qui s’engagent à ne pas accepter que leur territoire serve à la fabrication, au stockage ou au transit d’armes nucléaires (ou de composantes de ces armes).Le cas de Montréal est intéressant à suivre, car on retrouve dans la région de Montréal environ 50% des usines reliées aux industries d’armement et de défense au Canada.Hier, il fut fait mention du port de Montréal par lequel transiteraient des matériaux servant à la fabrication d’armes nucléaires.La résolution du conseiller Jargoulis a pour but la formation, par l’exécutif, d’un comité qui verra à travailler avec les groupes concernés, dans le but de sensibiliser le plus grand nombre possible de Montréalais à cette possibilité que Montréal se proclame ZLAN.M.Jargoulis s’est dit heureux de ce nouveau départ qui se produit au cours de la dernière séance que tient le Conseil de ville durant l’Année Internationale de la Paix; il a présenté son geste comme un message lancé aux deux grandes puissances.Tandis que Montréal faisait hier un pas décisif qui pourra la faire entrer dans le club planétaire des ZLAN, on apprenait que la ville de Didsbury (Alberta) a rescindé, lundi, la résolution par laquelle les anciens dirigeants de la ville avaient décidé de faire de leur ville une Zone libre d’armements nucléaires.La dernière tentative du RCM de mettre cette question à l’ordre du jour du Conseil de Montréal remonte au 16 octobre dernier; elle visait à tenir un référendum sur les Zones libres d’armements nucléaires lors des élection du 9 novembre qui, on le sait, ont mené à l’entrée en force du Rassemblement des Citoyens de Montréal à l’hôtel de ville.La première ZLAN en Alberta est abandonnée DIDSBURY, Alb.(PC) — Didsbury, première ville de l’Alberta à se déclarer zone libre d’armements nucléaires, a changé d’idée.Mardi soir, le conseil municipal a jugé que sa décision antérieure était plus ou moins un rêve parce que personne aujourd’hui ne peut croire à une telle neutralité.En outre, a décidé le conseil municipal, la ville coupera ses liens avec les organisations locales ou fédérales luttant pour le désarmement.La CECM ne fermera qu’une seule des cinq écoles anglaises menacées de disparition PIERRE CAYOUETTE La Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) ne fermera qu’une seule de,; ~iriq écoles anglaises menacées de apparaître.Il s’agit de l’école secondaire Mon-signor Harold Doran, située rue Ar-cand, dans l’est de la ville.Les écoles Mother Seton, St.Brendan, John XX111 et John Caboto demeureront donc ouvertes, confor- mément à la volonté des parents.Ainsi en a décidé hier soir le Conseil des commissaires de la CÉCM au cours de sa session régulière.La fermeture de l’école Monsignor Harold Doran a fait suite à la consultation des parents.Sans se prononcer en faveur de la fermeture, ces derniers ont cependant décidé de ne pas présenter de mémoire au Conseil des commissaires.Ils se sont dits prêts à accepter la fermeture, compte tenu de la situation budgétaire précaire de l’institution et de la possibilité d’une diminution de services aux élèves.Malgré une capacité d’accueil de 310 élèves, l’école Monsignor Harold Doran ne prévoyait accueillir que 194 enfants en septembre prochain.Dans le cas des quatre écoles qui ont échappé à la fermeture, les parents ont invoqué plusieurs raisons pour convaincre les commissaires d’adhérer à leur cause.Ils ont en outre invoqué la qualité élevée de l’en- seignement dispensé dans chacune de ces écoles et l’intérêt pour la vie du quartier et les activités communautaires à préserver l’école Certains parents ont même menacé de transférer leurs enfants au réseau protestant si leur école fermait.Fait inusité, les parents et élèves de l’école Mother Seton ont remis des roses aux commissaires après qu’ils eurent voté contre la fermeture de leur école ! À chacun son drapeau Les partis fédéraux préparent leurs stratégies électorales et leurs alliances BERNARD PESCÔTEAUX OTTAWA — La coalition arc-en-ciel qui avait réuni sous un même parapluie libéraux et péquistes pour faire élire les conservateurs de Brian Mulroney en septembre 1984 risque de ne jamais revoir le jour.Si coalition il y a à la prochaine élection, ce sera entre péquistes et conservateurs.Tel est le choix implicite qu’a fait ces jours derniers le ministre responsable de l’organisation électorale au Québec, M.Marcel Masse, en alignant le Parti conservateur clairement sur le Parti québécois et les nationalistes de tout crin dans le débat sur la langue.Ce choix, volontaire ou non, n’a pas plu à tous, devait confier un ministre québécois qui ne cache pourtant pas ses convictions nationalistes.Marcel Masse a juste dépassé la mesure qu’il fallait respecter pour ne pas braquer les militants libéraux québécois.Le mariage à trois ne sera plus possible, certainement beaucoup plus difficile désormais, avouait ce même ministre.M.Masse aurait-pu, a-t-il dit, choisir le meilleur sujet lorsque dimanche, à Tissue d’une réunion d’organisation, il a abordé la question de la loi 101 et pris position contre tout recul de la langue française.Cette intervention de M.Masse, tout étonnante soit-elle, n’est pas surprenante.Alors que le nationalisme est devenu une mode que pratiquent plusieurs membres de la Chambre des communes, le ministre a voulu en quelque sorte se montrer le plus fort.Le point de départ de cette intervention n’est rien d’autre que le con- grès libéral d’il y a deux semaines.En adoptant une résolution constitutionnelle qui faisait preuve d’ouverture aux revendications traditionnelles du Québec (droit de véto, spécificité, dualité), le Parti libéral enlevait au Parti conservateur le monopole de la vertu.Depuis la campagne électorale, il était le seul parti à reconnaître les aspirations des Québécois.La réaction de Marcel Masse est fort compréhensible et se compare à celle qu’avait le Parti québécois lorsqu’en 1975 le premier ministre, M.Robert Bourassa, jouait à prétendre que le Parti libéral du Québec était plus social-démocrate.Le ministre n’avait d’autre choix dès lors de prouver le contraire.Cette prise de position sur la langue n’était pourtant pas contraire aux positions prises par le Parti conservateur depuis huit mois.En nommant Marcel Masse « ministre politique » du Québec, le premier ministre Mulroney savait quelle orientation allait donner M.Masse aux stratégies conservatrices.Nationaliste depuis toujours, perçu comme « séparatiste » lorsqu’il était membre du gouvernement de l’Union nationale, Marcel Masse a toujours aimé faire vibrer la corde nationale des Québécois.M.Mulroney le fréquente depuis trop longtemps pour l’ignorer, tout comme il ne pouvait ignorer que l’homme est un fonceur qui n’attend pas toujours d’avoir la bénédiction du Tout-puissant pour agir.Sur les conseils de M.Masse, on a ainsi vu le gouvernement Mulroney prendre une allure plus nationaliste face au Québec.Au mois d’août, on a vu le premier ministre Mulroney faire sa rentrée politique au Québec en vantant le nouveau « French power » que constituait son équipe de ministres québécois.Par la suite, on devait voir le gouvernement tout entier jouer la corde du nationalisme économique lors de la vente de Canadair à Bombardier.On a aussi vu les députés québécois partir en guerre sur la place du français dans l’appareil gouvernemental.Cela n’est pas contre nature lorsqu’on rappelle que plusieurs des ministres québécois comme Monique Vézina ou Benoît Bouchard ont voté OUI lors du référendum de 1980.Que d’autres comme Monique Landry viennent de vieilles familles bleues du Québec.Que Roch LaSalle a été un temps chef de l’Union nationale.Que plusieurs députés conservateurs ont été très proches du Parti québécois ou des mouvements nationalistes comme la Société Saint-Jean-Baptiste dont on a pu entendre chanter les louanges cette semaine aux Communes.Le geste de M.Masse ne pouvait être désavoué par M.Mulroney qui n’a eu d’autre choix que de l’endosser.Ses commentaires sur les ondes de CKAC, même prudents, ne pouvaient cependant faire autrement de donner une dimension nouvelle en raison du poids que représente sa fonction.Cela était néanmoins moins grave qu’un désaveu du ministre au plan des conséquences.M.Mulroney a dû d’ailleurs apporter certaines explications au caucus de son parti mercredi où sans être extrêmement vives des inquiétudes se manifestaient quant aux retombées de la déclaration.Dans les provinces de l’Ouest, on demeure sensible à toute la question de la langue.L’opposition libérale aux Com- munes n’a pas été longue à voir le parti qui pouvait être tiré de la déclaration du ministre.M.Warren Allmand, le député de Notre-Dame-de-Grâce, devait dénoncer le double jeu des conservateurs qui comme en 1984 s’allient aux extrémistes de toutes sortes dont les SSJB.C’était rappeler l’analyse que faisait en 1984 Raymond Garneau qui accusait le Parti conservateur de n’être qu’un regroupement d’oran-gistes, qu’ils soient anglophones ou francophones.La présence de libéraux au sein de la coalition arc-en-ciel enlevait de la crédibilité à une telle accusation en 1984.En 1988 ou 1989, lors des prochaines élections, elle pourra avoir plus de poids.Libéraux et néo-démocrates n’ont pas cherché pourtant à tourner trop le fer dans la plaie.Cela se comprend dans la mesure où ils veulent tous deux se rapprocher à leur manière de l’électorat nationaliste du Québec.Ils étaient surtout occupés toutefois par leurs propres débats sur le nationalisme.Dans la foulée également du congrès libéral qui a manifesté sa volonté de voir le Parti libéral revenir au genre de nationalisme canadien de l’époque Trudeau, ces deux partis avaient aussi à se « positionner » face à leur électorat nationaliste.Pendant que Marcel Masse se drapait du fleurdelysé, John Turner et Ed Broadbent se drapaient tous deux de l’unifolié.Leur objectif était les sous-marins américains qui avaient menacé, présumaient-ils, la souveraineté canadienne dans l’Arctique.Un objectif que Marcel Masse n’aurait pas dédaigné lui qui à ses heures aime aussi se faire le champion de la souveraineté canadienne face aux États-Unis.Nashville uapuaic mondiale des forces de l’ordre.Nord-Su Producteur délégué: Léo Rampen Ce soir, 19h30 ÀÎÀ Radio •C1 Québec INFORMATIONS INTERNATIONALES Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 ¦ 5 Daniel Ortega Daniel Ortega libère Hasenfus MANAGUA (Reuter) — Le président nicaraguayen Daniel Ortega a annoncé hier qu’il avait demandé à l’Assemblée nationale de son pays de gracier l’Américain Eugene Hasenfus, condamné à 30 ans de prison le mois dernier pour avoir fourni des armes à la guérilla antisandiniste.M.Ortega a indiqué lors d’une conférence de presse que la décision de l’Assemblée pourrait être connue très vite et que si la grâce était accordée, M.Hasenfus serait aussitôt remis aux autorités américaines.M.Hasenfus « pourrait quitter le pays aujourd’hui (hier) », a dit M.Ortega.Intervenant sur la radio « la voix du Nicaragua », le ministre de l’Information, M.Manuel Espinosa, avait auparavant déclaré que cette grâce constituerait un geste humanitaire démontrant la générosité du régime sandiniste.M.Hasenfus, 45 ans, avait été arrêté le 6 octobre après que son avion eut été abattu alors qu’il livrait des armes aux contras.M.Ortega avait fait part de son intention de gracier M.Hasenfus mardi soir, à l’issue d’une rencontre avec le sénateur américain Christopher Dodd.M.Espinosa a ajouté qu’il s’agissait en outre d’une démonstration à Washington de la volonté de paix de Managua, qui, a-t-il espéré, contribuera à l'amélioration des relations des deux pays.M.Dodd, qui avait rendu visite à M.Hasenfus dans sa prison la veille, a estimé, à la télévision, qu’il y avait 50 % de chances pour que M.Hasenfus regagne prochainement les États-Unis.Philippines Bavures BACOLOD (Philippines) (AFP) — Deux civils — une fillette et sa tante — ont été lués et deux personnes, dont un soldat, ont été blessées hier lors d’un accrochage entre la Nouvelle armée du peuple (guérilla communiste) et l’armée, à proximité de la ville de Caoyan, à quelque 525 km au sud de Manille, sur Plie de Negros, ont rapporté des sources officielles et des témoins.Cet accrochage a eu lieu alors que le cessez-le-feu de 60 jours conclu entre la guérilla communiste et le gouvernement entre dans sa 2e semaine.Deux versions ont été données de l’accrochage, l’armée rejetant sur les communistes la responsabilité d’avoir ouvert le feu sur des soldats et la mère de la petite fille tuée affirmant que plus de 20 soldats avaient tiré sur les guérilleros.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Conseils en propriété intellectuelle Agents de brevets d’invention et de marques de commerce 1514, Docteur Penfield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tel.: (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable: MARION T élécopieur TRAVAUX DE PHOTOCOPIE ET D’IMPRESSION URGENTS?SCRIBEC 45 rue Jarry est — 387-2486 OUVERT UE SOIR ET UE SAMEDI Meese plaide l’ignorance des détournements Les sénateurs US rejettent la demande d'immunité de Reagan WASHINGTON (Reuter) - La commission du renseignement du Sénat américain a rejeté hier la proposition du président Reagan d’accorder une immunité limitée à deux de ses anciens collaborateurs qui ont joué un rôle clé dans le scandale des ventes d’armes à l’Iran, a annoncé le sénateur David Boren.Par ailleurs, le ministre de la Justice, Edwin Meese, a nié hier avoir reçu des indications « précoces » de la CIA qui soupçonnait que des profits des ventes d’armes étaient détournés vers les contras.Aussi, le secrétaire d’État George Shultz a réprimandé hier l’ambas-seur américain à Beyrouth et enjoint les représentants à l’étranger de ne pas utiliser les voies secrètes du Conseil national de sécurité (CNS) à moins que le président soit d’accord.L’on a appris récemment que l’ambassadeur US au Liban avait établi des liens avec le CNS, par dessus M.Shultz.Relativement à l’immunité, la commission n’a pas eu besoin de voter, estimant dans « un consensus general ;> qu’il était prématuré de garantir l’immunité à l’ancien conseiller du président pour la sécurité nationale, le vice-amiral John Poindex- ter, et à son adjoint, le colonel OU ver North, a indiqué M.Boren.« Il n’aurait pas été opportun de prendre cette décision à ce moment », a dit M.Boren, qui présidera la commission dans le futur Sénat à majorité démocrate.Auparavant, les enquêteurs du Congrès ont reçu le renfort d’une commission d’enquête désignée par la Chambre des représentants.Composée de neuf démocrates et de six républicains, elle entrera en fonction le 6 janvier, après réunion du nouveau Congrès, élu le mois dernier.Le Sénat avait désigné la veille une commission équivalente de 11 membres.Une commission du même type avait permis d’étabUr la responsabilité personnelle du président Richard Nixon dans l’affaire du Watergate.D’ailleurs, hier, le groupe établissait ses quartiers généraux là-même où avaient eu lieu les travaux de la commission du Watergate.M.Boren n’a d’ailleurs pas exclu que cette dernière commission décidé pour sa part d’accorder l’immunité souhaitée par M.Reagan.La Maison-Blanche avait, avant que son rejet ne soit connu, fait part de sa déception à l’annonce que la commission du Sénat avait accueilli négativement la demande d’immunité proposée par M.Reagan.« L’objectif du président est de faire en sorte que ces personnes et d’autres témoignent et disent tout ce qu'ils savent une bonne fois pour toute afin qu’ils puissent se remettre à la tâche», a déclaré M.Speakes.La commission de renseignements du Sénat a par ailleurs entendu à huis clos le secrétaire à la Défense Caspar Weinberger, à propos du montant des livraisons d’armes à l’Iran.Le sénateur républicain Robert Dole, et son homologue démocrate Robert Byrd ont estimé que MM.North et Poindexter, qui avaient refusé de témoigner devant les enquêteurs du Congrès en se réfugiant derrière le cinquième amendement de la constitution, devraient parler de leur propre gré : « Mon avis est qu’ils n’ont pas besoin d’immunité.Ils devraient venir dire tout ce qu’ils savent.Ils le doivent à leur président.Ils le doivent à la nation», a déclaré M.Dole.M.Poindexter avait démissionné le jour où avait été établi le lien Iran-contras, et le colonel North, un de ses proches collaborateurs, avait été limogé.Le colonel North voulait enlever des Iraniens et les mettre dans des cages WASHINGTON (Reuter) —Le Los Angeles Times qui a rapporté l’affaire, M.North aurait révélé à un de ses collègues du Conseil de sécurité nationale qu’il projetait d’enlever des Iraniens pour les échanger contre les otages américains détenus au Liban.De source proche de l’intéressé, le Times d’hier a ajouté que le colonel North aurait avisé son collègue de son intention d’enfermer des Iraniens en levés dans des cages ou des caisses quelque part en Europe jusqu’à ce que les otages américains soient libérés.À Washington, la Maison-Blanche a confirmé hier que le colonel North avait fait part à un de ses collègues de son projet d’enlever des Iraniens pour les échanger contre les otages américains détenus au Liban.Les gens « en ont entendu parler mais il ne s’est rien passé de tel », a répondu M.Larry Speakes, porte-parole de la Maison-Blanche alors qu’on le questionnait à ce propos.Des membres du Conseil de sécurité nationale ont indiqué qu’il n’y avait eu aucun « projet réel d’enlever des gens et de les enfermer dans des cages un peu partout en Europe », a-t-il ajouté.Tout se passe comme si l’on voulait rendre le colonel responsable — seul responsable ?— de l’opération des transferts de fonds aux contras.Ainsi, hier, le président de la commission de renseignement du Sénat américain, M.David Durenberger, a déclaré à la presse que le lieutenant-colonel avait été à son avis responsable du transfert aux rebelles nicara- Le président Reagan doit aller à l’hôpital WASHINGTON (AFP) - Le pé-sident Ronald Reagan va subir début janvier une petite intervention chirurgicale à la prostate en raison d’une « gêne » qu’il ressent depuis quelque temps, a annoncé la Maison-Blanche hier.M.Reagan, qui est âgé de 75 ans, sera hospitalisé à partir du 4 janvier prochain, a précisé M.Larry Speakes, son porte-parole.Celui-ci a rappelé qu’un examen complet des voies urinaires avait été fait en août 1986 et qu’aucun signe de cancer n’avait été délecté.M.Reagan restera conscient pendant l’intervention, qui est une resec- tion de la prostate par l’urètre et il devrait rester trois ou quatre jours à l’hôpital de Bethesda (banlieue de Washington).L’intervention est due à un élargissement de la prostate qui n’a rien d’inhabituel chez un homme de son âge, a-t-il dit.Les médecins profiteront de l’hospitalisation du président pour procéder à de nouveaux examens de dépistage du cancer et notamment une colonoscopie.Ceux-ci permettront de vérifier qu’il n’y a pas de récurrence de la tumeur cancéreuse au colon qui avait été enlevée au président en Juillet 1985.guayens des bénéfices tirés des ventes d’armes à l’Iran, et que le président Reagan et l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Poindexter n’avaient pas donné leur autorisation.À Zurich, par ailleurs, un porte-parole du Crédit suisse a annoncé que la troisième banque du pays cherchait à découvrir d’autres comptes qui auraient pu être utilisés dans le transfert des versements iraniens au profit des contras nicaraguayens.Hart flatte Gorbatchev MOSCOU (Reuter) — Le candidat favori à l'investiture démocrate aux présidentielles de 1988, le sénateur américain Gary Hart, a déclaré hier que les nouveaux dirigeants soviétiques sont ouverts au dialogue et au débat.M.Hart, qui s’est longuement entretenu avec M.Mikhaïl Gorbatchev et le ministre des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze, a déclaré lors d’une conférence de presse que ses deux interlocuteurs avaient « un style différent » de celui de leurs prédécesseurs.Le sénateur du Colorado a ajouté que ses discussions avec MM.Gorbatchev et Chevardnadze avaient porté sur le contrôle des armemements et sur les droits de l’homme, ainsi que sur les problèmes régionaux et les relations bilatérales entre les deux super-puissances.Selon lui, Moscou ne semble pas souhaiter, pour le moment, un nouveau sommet soviéto-améri-cain, mais le Kremlin est prêt à discuter des moyens d’intégrer l'Initiative de défense stratégique (IDS, ou guerre des étoiles) de l’administration Reagan dans un accord global de désarmement.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 SANS PRÉCÉDENT À MONTRÉAL ELIZIMPEX LTÉE importateur et ANJOU QUÉBEC boucherie, charcuterie et traiteur, sont heureux et fiers de vous proposer leurs: ARRIVA GES D'HUITRES EXTRA FRAÎCHES DE FRANCE fines de claires no.3.26,957caisse de 36 pièces fines de claires no.3.35,95$/caisse de 50 pièces 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vivres, du carburant et des munitions dans la région du Tibesti », précise le texte.« Cette mission avait été demandée par le Tchad au profit des habitants de la région directement menacés de famine et de représailles par des colonnes libyennes descendues du nord », a ajouté le ministère.¦ Un Anglais à Tchernobyl (Reuter) — Le secrétaire à l’Énergie britannique Peter Walker s’est rendu hier en Ukraine pour visiter la centrale nucléaire de Tchernobyl M.Walker est le premier haut responsable occidental à se rendre sur place depuis la catastrophe d’avril dernier.« L’accident de Tchernobyl a été un événement tragique, mais unique, qui est très important pour la sécurité nucléaire », a déclaré un porte-parole, ajoutant que M.Walker s’intéressait tout spécialement aux réparations effectuées dans la centrale et aux travaux d’assainissement qui ont suivi l’accident, ¦ Laser et graines artici fiel les STOCKHOLM (Reuter) — Les ministres des 19 États participant au programme Eureka se sont réunis hier à Stockholm, pour donner leur approbation à une quarantaine de projets nouveaux — allant du laser à haute puissance aux graines artificielles — ce qui porte à 111 le nombre des projets du programme.¦ Mozambique: bambins libérés MU LAN JE (MALAWI) (Reuter) — Les rebelles de la résistance nationale du Mozambique (RNM) ont libéré hier 57 prisonniers étrangers de nationalité portugaise, pakistanaise, mauricienne et cap-verdienne, dont plusieurs étaient détenus pendant plus d’un an, a rapporté l’agence de presse malawite Mana.Les prisonniers, dont 17 étaient des enfants de moins de six ans, ont été remis à un représentant de la Croix-Rouge internationale dans la ville mozambicaine de Milange, à une trentaine de km de la frontière avec le Malawi.La bonne cuisine commence chez aniou i ulEbix Votre boucher charcutier traiteur L'innovateur depuis 1953 1025, rue Laurier ouest 272-4065/272-4086 L’engagement dVrgel Bourgie fait force de loi ¦ Il y a six ans la Maison Urgel Bourgie faisait des demarches auprès du gouvernement du Québec pour demander une réglementation en matière de préarrangements funéraires, dans le but de protéger le consommateur Récemment, le gouvernement déposait un projet de loi sur cette question.Nous croyons que la portée de cette loi sera insuffisante parce quelle n'éliminera [xts certains abus qui prévalent dans ce domaine Chez Urgel Bourgie les services de préarrangements sont et ont toujours été une question d'engagement.— Investissement total placé en fiducie —Aucune vente itinérante sous pression ——Remboursement total sur annulation de contrat Si vous avez déjà fait appel à nos services, vous savez que chez nous c’est une question d’honnêteté.URGEL BOURGIE L'expérience des choses bien faites.Urgel Bourgie I imite*1 26.10 ouest, rue Notre-Dame Montréal (Québec) Hy 1X8 Tét.: (514) 9.12-2225 6 ¦ Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 INFORMATIONS INTERNATIONALES Pham Van Dong Truong Chinh Hanoi tourne la page Les trois dirigeants du PC vietnamien cèdent leur place MOSCOU (Reuter, AP) - Les trois principaux dirigeants du Parti communiste vietnamien ont démissionné hier pour raisons de santé à l’occasion du congrès du Parti qui se tient à Hanoi, a annoncé l’agence Tass.En fait, le pays veut des dirigeants plus jeunes, pour libéraliser l’économie.Événement des plus marquants dans l’histoire du pays, le président du conseil d’É'tat Truong Chinh, 79 ans, le premier ministre Pham Van Dong, 80 ans, et le duc Tho, 76 ans, membre du bureau politique, ont en effet tous trois abandonné leurs fonctions.Ces hommes étaient les derniers d’un noyau de révolutionnaires qui ont aidé Ho Chi Minh à fonder le Parti en 1930, à expulser les Japonais, les Français et les Américains et à réunifier le pays en avril 1975.Les trois ont dirigé le pays ( avec le prédécesseur de M.Chinh, Le Duan, mort l’an dernier) depuis la mort de Ho Chi Minh en 1969.Le ministre de l’Agriculture, M.Nguyen Ngoc, a déclaré que le pays, très pauvre, avait besoin de dirigeants plus créatifs, pour mener à bien des réformes économiques de type capitaliste.Le directeur du département de presse, M.Trinh Xuan Lang, a déclaré qu’il fallait rajeunir le leadership.Les membres du bureau politique ont fait l’éloge de la contribution apportée par les trois dirigeants à la vie du Parti, et a ajouté qu’ils demeureraient au poste de « conseillers du comité central ».Selon des spécialistes du Vietnam en poste à Tokyo, la démission des trois dirigeants était prévisible, mais il s’agit de savoir qui remplacera Truong Chinh.Tout indiquerait que le successeur serait Nguyen Van Linh, membre du bureau politique, qui s’est distingué par sa défense d’une politique pragmatique de réforme économique.« M.Linh est clairement le chef de file du groupe favorable à la réforme, et s’il est élu leader, cela indiquera que le groupe de réforme détient le contrôle », estime un des spécialistes.Il a déclaré que le congrès du Parti avait été retardé en raison des affrontements que se livraient la vieille garde et les réformateurs.D’autres noms cités comme successeurs possibles de Truong Chinh sont ceux du vice-premier ministre Vo Chi Cong et du ministre du Plan Vo Kan Kiet, déclarent des diplomates occidentaux en poste à Bangkok.M.Chinh n’avait pris la tête du Parti qu’en juillet dernier, à la mort de M.Le Duan.Au cours du présent congrès, il avait vivement critiqué le Parti pour les échecs de l’économie, et avait affirmé qu’une « épuration » était nécessaire parmi ses 1,8 million de membres, ainsi qu’au sein du gouvernement.CINEMA ASTRE I: (327-5001)- “Three amlgos" 7 h 15, 9h 15 ASTRE II: — "Le déclin de l'empire américain” 9 h — “Double impasse” 7 h.ASTRE III: — “Cap sur les étoiles” 9 h 15— “Le diamant du Nil" 7 h 15 ASTRE IV: — “Coeur circuit” 9 h.— "Labyrinthe" 7 h 10 BERRII: (288-21 15) - "Bach et bottine” 12 h 15, 2 h 30, 4 h 45, 7 h, 9 h 15 BERRI II: - “Coeur circuit” 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 BERRI III: "Howard une nouvelle race de héros" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h.9 h 20 BERRI IV: — “Inspecteur Lavardln” 12 h 45, 3 h, 5 h 15, 7 h 30, 9 h 45 BERRI V: — "Thérèse” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30 BONAVENTURE I: (861-2725)-"Three amlgos" 1 h, 3 h, 5 h, 7 h, 9 h BONAVENTURE II: - “Something wild” 1 h, 3 h, 5 h 05, 7 h 10, 9 h 15 $ROSSARD I: (465-5906) - "Le déclin de l’empire américain” 7 h 30, 9 h 30 BROSSARD II: (465-5906) - "Antartlca” 7 h ' 05, 9 h 20 BROSSARD III: “three amigos" 7 h.9 h 10 CINÉMA CAPITOL: (849-0041)— “Top Gun” 12 h 45, 2 h 55, 5 h 05, 7 h 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 1: “Coeur circuit” 7 h 20.9 h 30 CARREFOUR LAVAL 2: "Howard une nouvelle race de héros" 7 h 10, 9 h 20 CARREFOUR LAVAL 3: "Bach et Bottine" 7 ¦ h , 9h 10 CARREFOUR LAVAL 4: “Soulman" 7 h 30.9 .h 40 CARREFOUR LAVAL 5: “Three amlgos" 7 h i 15, 9 h 25 CARREFOUR LAVAL 6: "Le déclin de l'em- ' pire américain” 7 h 25, 9 h 30 LAVAL 2 0 00 1 : (687-5207)- “Antartlca" 7 h 15, 9 h 20 ÇAVAL 2000 2: "La couleur pourpre" 8 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY I: (698-0141) — "Bach et Bottine” 7 h 15, 9 h 15 CINÉMA CHATEAUGUAY II: - “Gremlins" 7 h 15— “Goonies” 9 h 15 CARTIER-LAVAL: (663-5124) — "Cap sur les étoiles" 9 h 10— "Le diamant du NU" 7 h 15 CHAMPLAIN I: (524-1685) — “Allens 2 le retour" 7 h, 9 h 30 CHAMPLAIN II: — "Three amlgos" 9 h 05 CINÉMA V: 5560 ouest Sherbrooke (489-5559)— CINÉMA DE PARIS:(875-1882) - "Soulman" 12 h 30, 2 h 45, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 CINÉMA DU VILLAGE: 1220, Ste-Calherine est (523-3239)—"Route 69" 1 h, 2 h 15, 3 h 30, 4 h 45, 6 h, 7 h 15, 8 h 30, 9 h 45 CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: (842-9768)- "Naked night" 18 h 35— “Le petit chapiteau” "Les artistes sous le chapiteau: perplexes" 20 h 35 CINÉPLEX I: (849-4518) - "Blue man" 1 h — "52 plck-up" 2 h 45, 5 h, 7 h 10, 9 h 20 CINÉPLEX II: - "Short circuit” 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 CINÉPLEX III: - “Down by law" 1 h.3 h 05.5 h 10, 7 h 20, 9 h 40 CINÉPLEX IV: — "Room with a view" 2 h, 4 h 30, 7 h, 9 h 30 CINÉPLEX V:-“Stand by me" 1 h 10.3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX VI: - "Let's get Harry" 1 h 15.3 h 15, 5 h 15, 7 h 20, 9 h 30 CINÉPLEX VII: — "Decline of the amerlcan empire” 1 h, 3 h, 5 h, 7 h 05, 9 h 10 CINEPLEX VIII: - "Girl In the picture" 1 h 10, 3 h 10, 5 h 10, 7 h 10, 9 h 10 CINÉPLEX IX: - “The wraith” 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45, 7 h 45, 9 h 45 CINÉMA MONTRÉAL I: (521-7870) - “Howard une nouvelle race de héros” 7 h, 9 h.CINÉMA MONTRÉAL II: - “Cap sur les étoiles" 9 h 20 — "Le diamant du Nil" 7 h 25 COMPLEXE DESJARDINS l:(288-3141 )— "Le rayon vert" 1 h 45, 3 h 45, 5 h 45.7 h 45, 9 h 45 COMPLEXE DESJARDINS II: - "Le déclin de l'empire américain" 12 h 15, 2 h 30, 4 h SUR SCENE Ir'AIR DU TEMPS: 191 ouest St-Paul (842-2003)— Jazz tous les soirs, de 22h.à 02h.30— Jacek Ko-' chan August Band, artiste invité, Michel Cusson, gui-' tariste, 17 au 21 déc.ATRIUM DE LA MAISON ALCAN: Montréal-, | Concert de Noél, du Choeur Alcan, sous la dir de , Kerry Taylor, les 18-19 déc.de 12h à 13h 30 BAR 2080: 2080 rue Clark, Mtl (285-0007)— Mardi, I Dave Ayton, iazz à 22h — Mercredi, Michael Gauthier, guitariste de jazz, à 22h — L'Ensemble de Jazz Canadien, avec Mike Murley, saxophone.Skip Beckwith, contrebasse, Fred Henke, pianiste.Barry Elates, batterie, Kevin Dean, trompette, et Michael Gauthier, guitariste, 18 au 20 déc.BIBLIOTHÈQUE ATWATER: 1200 ave Atwater, Montréal (279-5226)— Imago présente • Other places » de Harold Pinter, du 17 au 21 déc.à 20h.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE: 1700 St-Denis, Montréal— Julie Courchesne, classe de violon de Sonia Jelinkova, le 18 déc.à 20h.BIDDLE’S JAZZ AND RIBS: 2060 rue Aylmer, Montréal (842-8656)— Le Quatuor de Johnny Scott et Geoffrey Lapp, en permanence, dim.et lun.19h à 24h„ mar.20h.à 01h , mer.au ven, 17h.à 22h —Le Trio de Charlie Biddle, en permanence du mer au sam.à compter de 22h — Invitée: Marie Labrecque, chanteuse, 18 au 20 déc.LE BIJOU: 300 rue Lemoyne, Vieux Montréal— Tous les lundis soirs, ateliers de jazz coordonnés par Bernard Primeau, à la batterie— Luc Beaugrand, clavier, et Martin Daviault, saxophone.16 au 19 déc à 21h .BISTRO D'AUTREFOIS: 1229 St-Hubert, Mtl (842-2808)— La Boite à Lily Marie-Perle Qumlin au piano, tous les soirs de la semaine à compter de 18h — Richard Desjardins, auteur-compositeur-interprèle, 18 au 21 déc.CAFÉ-CONCERT LA CHACONNE: 342 est rue Ontario, Montréal (843-8620)— Soirée bénéfice pour la famille Quintana du Chili, avec Sonia Del Rio et Janou Saint-Denis, ainsi que plusieurs invités, le 18 déc de21h.à24h CAFÉ DE LA PLACE: PDA (842-2112)- .Têle-à-tète ¦ de Ralph Burdman, traduction et m.en s Jean-Louis Roux, du 5 nov au 20 déc.mar au sam 20h CAFÉ THÉLÊME: 311 est Ontario.Montréal (845- 7932)— Straight Ahead Jazz Quartet, les 19-20 déc à 21 h.30 CAFÉ TIMÉNÉS: 4857 ave du Parc, Montréal (272-1734)— Tous les jeudis, tournoi de backgammon, à compter de 20h.LA CAGE AUX SPORTS: 2250 rue Guy, Montréal (931 -8588)— Billy Georgette, pianiste de honky tonk, en permanence, jeu.au sam.à compter de 17h.CENTRE CULTUREL CALIXA LAVALLÉE: 3819 Calixa Lavallée, Montréal— La Compagnie In-Terre-Action présente ¦ De la veille à la nuit ¦ spec-tacle de Noel, les 18-19 déc.20h, les 20-21 déc 15h.et 20h CHRIST CHURCH CATHEDRAL: Angle Ste-Ca-therine et Université, Montréal— .Les contes et chants de Noël • par la Chorale de la cathédrale, le 18 déc.à 12h 30 CINÉMA PARALLÈLE: 3682 St-Laurent, Montréal (843-6001 )— La Belle Production présente • Sunder Satranga ¦ artiste brésilien multi-média, du 17 au 21 déc.à 21h.CLUB BALLATTOU: 4372 St-Laurent, Mtl (845-5447)— Tous les soirs, musique populaire africaine, de 21 h à 03h — Buzanga, high life music, groupe du Ghana, le 18 déc.à 22h CLUB G.M.: 22 rue St-Paul, Vieux Montréal (861 -8143)— Live Jazz du lun.au ven de 17h.à 21 h.— Happy hours de 17h à 21h.CLUB MILES: 1200 Bishop (861-4656)-Tous les soirs l'Ensemble Elder Léger, à 17h.30 COMPLEXE DESJARDINS: Montréal- Spectacles pour entants, présentés par le Théâtre de TA-vant-Pays, ¦ Le petit monde du père Noél », et .L'hyper-aimable homme des neiges ., du 18 nov au 20 déc.du mar.au ven.13h 30 et 15h 30, le sam 11 h.30,13h .30 et 15h 30 ESPACE LIBRE: 1945 Fullum, Montréal (521-4191)— Le Nouveau Théâtre Expérimental présente • Les obiets parlent • de Jean-Pierre Ronfard.conception et m.en s.de Jean-Pierre Ronlard, du 3 au 20 déc.jeu au sam.20h.et 22h.GO THEATRE EXPÉRIMENTAL DES FEMMES: 5066 rue Clark, Montréal (271-5381)- Solo Multi-Média, Claude Hamel, chanteuse et trompettiste, 16 au 21 déc.à 20h 30 LE GRAND CAFÉ: 1720 St-Denis, Montréal (849-6955)— Guy Nadon Quintet, du 17 au 20 déc à 22h Le mouvement de grève fait tache d’huile en Europe Les étudiants espagnols dans la rue MADRID (Reuter) — Plusieurs personnes ont été blessées au cours d’incidents entre les forces de l’ordre et des lycéens espagnols qui manifestaient hier dans les rues de Madrid, ont rapporté des témoins.Suivant l’exemple de leurs camarades français, des dizaines de milliers de lycéens espagnols étaient descendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour réclamer une réduction des frais de scolarité et un assouplissement de la sélection à l’entrée de l’université.Selon un porte-parole du gouvernement, entre 12,000 et 15,000 personnes ont participé à une marche sur le ministère de l’Éducation a Madrid.Les organisateurs ont fait état de leur côté d’une participation bien plus importante.Les affrontements avec la police ont commencé lorsqu’un groupe de manifestants, qui pourchassait des militants d’extrême droite, s’est heurté à un cordon de police, indiquent des témoins.Les policiers ont alors tiré des balles en caoutchouc et utilisé leurs canons à eau contre des grou- pes de lycéens qui les bombardaient de pavés et qui ont érigé des barricades.Un porte-parole du Syndicat des lycéens (FEEM) a indiqué qu’une délégation de manifestants avaient été reçue par des responsables du ministère de l’Éducation, qui ont écouté leurs revendications sans leur faire de promesses.Le FEEM, qui affirme que la grève était totale dans la capitale et dans une dizaine d’autres villes, décidera sous peu de la suite à donner à son mouvement, a précisé le porte-parole.Selon des informations en provenance des régions, des manifestations organisées dans la plupart des 52 capitales provinciales ont rassemblé des milliers de personnes.La manifestation de Madrid était appuyée par les deux principales centrales ouvrières du pays ainsi que par les jeunesses communistes.Les étudiants des deux grandes universités de la capitale ont également boycotté les cours par solidarité.Des querelles entre la FEEM et un groupe de coordination rival ont toutefois provoqué la divi- sion de la marche en deux colonnes, chacune placée sous une direction différente.Le mouvement de protestation dans les lycées a commencé en septembre, au moment où le gouvernement socialiste a introduit de nouvelles mesures disciplinaires dans les écoles publiques et annoncé un projet de suspension de certains examens.Les revendications se sont vite étendues aux frais de scolarité et au processus de sélection, doléances de vieille date des lycéens qui souhaitent que tous les titulaires du baccalauréat soient autorisés à s’inscrire dans l’université de leur choix.Les dirigeants lycéens espagnols affirment avoir été influencés par les événements de ces dernières semaines en France, où le gouvernement de Jacques Chirac, confronté à un mouvement de protestation d’une ampleur sans précédent depuis 1968, est revenu sur un projet de réforme de l’enseignement supérieur.Du côté du gouvernement, comme de celui des lycéens, on s’est engagé cependant, en dépit des manifestations d’hier, à poursuivre les négociations entamées récemment.Les violences en Asie du Sud : songez à la surpopulation Le Monde Le cercle vicieux des violences intercommunataires saisit de nouveau l’Inde et deux autres nations du sous-continent : le Pakistan et Sri-Lanka.En dépit des contextes très différents dans lesquels ces trois crises s’inscrivent, on ne peut qu’être frappé par la similitude de leurs causes et par leur réapparition simultanée 40 ans après la décolonisation.Ces violences ont pour fondement la surpopulation, un sous-développement endémique, auxquels s’ajoutent des difficultés économiques dont, malgré d’indéniables progrès, ces pays sont loin d’être venus à bout.Des antagonismes ethniques et religieux viennent s’ajouter la faiblesse de l’État, la démagogie et les erreurs des politiques gravitant autour d’un pouvoir qui, la plupart du temps, ne sait faire face à la montrée des tensions qu’en ordonnant une répression brutale.Le côtoiement, dans les trois pays concernés, de la pauvreté la plus sordide et des richesses les plus fabuleuses ne peut qu’exacerber encore les rivalités intercommunautaires.Dès lors, la moindre provocation met le feu aux poudres — on l’a vu récemment dans ld sud de l’Inde avec des émeutes parties d’un article de presse.Le Pakistan, instable depuis sa création dans le sang en 1947, n’a pas encore pu se forger une identité nationale solide.L’instabilité y est aggravée par la présence soviétique en Afghanistan, qui a provoqué la ruée de plus de deux millions de réfugiés sur son territoire.Au Pendjab indien, c’est la prospérité agricole de la région qui est à l’origine du conflit, en menaçant l’identité religieuse des sikhs et en sus- ' citant des ambitions de caractère industriel que l’économie indienne est incapable de faire fructifier.Comme au Pendjab, la révolte des Tamouls a éclaté sous la pression des jeunes éduqués et des chômeurs.Les Tamouls ont longtemps été considérés comme des citoyens de seconde zone par les Cinghalais, majoritaires.Leur langue n’a été officiellement reconnue qu’il y a trois ans; jusque-là, ils n’avaient qu’un accès assez limité aux emplois administratifs.Mais, si elle est moins directement le fruit de la décolonisation, la violence inter-ethnique au Sri-Lanka n’en prend pas moins un tour aussi incontrôlable que chez les Indiens et Pakistanais.Deux des principaux groupes armés s’opposant au gouvernement de Colombo au nom de l’indépendance se sont ainsi affrontés au cours du week-end, à quelques jours de la reprise des discussions entre le gouvernement de New-Delhi et le président Junius Jayewardene.Il y a eu au moins onze morts.Face à ces soubresauts sanglants, le choix, pour les pays çtccidentaux, devrait s’imposer clairement et ra- Rajiv Ghandi pidement.Les priorités politiques de la stratégie Est-Ouest dans le sous-continent n’ont pas, comme en Asie du Sud-Est par exemple, été génératrices d’un début de prospérité.Les considérations économiques devraient donc prévaloir pour sortir ces pays d’un sous-développement qui ne peut que s’accroître à défaut d’ssistance substantielle.C’est sans doute sur ce terrain, plus que sur celui des armes, que se joue l’avenir dans cette région du monde prise entre la convoitise stratégique de l’Union soviétique et l’indifférence des démocraties industrialisées.Zaïre: S.O.S.SIDA CANBERRA (Reuter) - En raison du SIDA, la population de Kinshasa, capitale du Zaïre, risque de tomber de trois millions de personnes à l’heure actuelle à un million à la fin du siècle, a déclaré hier M.Russell Rollason, directeur du conseil australien d’aide à l’étranger.« 50 % de l'armée zambienne est affectée par le SIDA, 90 % des prostituées de Nairobi sont affectées par le Sida, dés enfants atteints de SIDA congénital sont enterrés chaque jour dans l’ensemble de la région », a déclaré M.Rollason après un entretien avec le premier ministre australien Bill Hayden, sur la réduction de l’aide à l’étranger.« Je n’aimerais certainement pas être dans les souliers de M.Hayden, qui se rend en Afrique à cette heure-ci, les défis y sont énormes, et évidemment, la plus grande crise dans le monde est née en Afrique, et c’est le problème du Sida », a affirmé M.Rollason.Il a déclaré que le SIDA « ne se limite pas à la communauté homosexuelle, il frappe tout le monde, et les chiffres sont absolument horrifiants».45, 7 h, 9 h 15 COMPLEXE DESJARDINS III:- “La couleur pourpre" 12 h, 2 h 55 COMPLEXE DESJARDINS IV: - “L'amour pourpre" 1 h 30, 3 h 30, 5 h 30, 7 h 30, 9 h 30 COMPLEXE GUY-FAVREAU/ O.N.F.: 200 ouest Boul.Dorchester, Mtl (283-8229)— “Ah vous dirai-je maman" “Sonia" 7 h, 9 h.CONSERVATOIRE D'ART CINÉMATOGRAPHIQUE: (848-3878)— “Au clair de la lune" 19 h —"Histoire d’Adèle H.” 21 h.CRÉMAZIE: (388-4210) - “Bach et BoMine” 7 h, 9 h.DAUPHIN I: (721-6060)— "Autour de minuit" 7 h, 9 h 30 DAUPHIN II: DORVAL I: (631-8587) - “Star Treck 4" 7 h, 9 h 20 DORVAL II: "Golden child" 7 h.9 h 05 DORVAL III: “Heartbreak ridge" 7 h 15, 9 h 35 DORVAL 1V: “Color ot money" 7 h 30, 9 h 45 DÉCARIE I: (341-3190) - “Three amlgos" 7 h 30, 9 h 30 DÉCARIE II: — ÉLYSÉE I: (842-6053) - “37.2 le matin" 7 h, 9 h 20 ÉLYSÉE II: - “Melo" 7 h 25, 9 h 35 FAIRVIEW I: (697-8095) — "Song of the south' 7 h 20.9 h 10 FAIRVIEW II: - “crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD I: (671-6129) - "Crocodile dundee” 7 h 30, 9 h 35 GREENFIELD 2: — “La chanson du sud" 7 h 20, 9 h 10 GREENFIELD 3: — “Y a t’Il quelqu'un pour tuer ma femme" 7 h 15, 9 h 15 IMPÉRIAL: (288-7102) - “Star treck 4" 12 h, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 JEAN-TALON:(725-7000) - “Bach et Bottine" 7 h, 9 h KENT l:(489-9707) — "Color of money” 7 h 30, 9 h 45 KENT 11: "Song of the south” 7 h 20, 9 h 10 LE LAURIER: 5117 ave du Parc (495-4231 )— LE GRAND HOTEL: 777 Université, Montréal (879-1370)— Bar Tour de Ville: Le Quatuor de Pam Henry, du 30 sept, au 4 janvier, du mar.au dim.de 21 h.à 02h — Chez Antoine: les pianistes Christiane Côté et Roland Devèze du lun.au ven, 17h.à 01 h., le sam.de 20h.à 01h.HÔTEL MERIDIEN: 4 complexe Desjardins, Mtl (285-1450)— Bar du Foyer: Deux pianistes sont en vedette, Claude Foisy, du lun.au ven.de 17h.à 20h — Fred Neylor, du mar.au sam.de 20h.à 24h.HÔTEL DE LA MONTAGNE: 1430 de la Montagne (288-5656)— Cocktail: 5 à 7 avec Philippe Noi-reaut, du lun.au ven — Le Trio de Dave Clark, jazz et contemporain, du mer au sam.de21h.à 01 h.HOTEL REINE ELIZABETH: 900 ouest Dorchester, Montréal (861-3511)— ¦ French Can-Can • comédie musicale sur le Moulin Rouge, à compter du 4 déc LA CROISETTE: 1201 o Dorchester (878-2000)— Jacques Ouellette, pianiste, du dim.au ven.18h à 23h.LA LICORNE: 2075 St-Laurent, Montréal (843-4166)— • Bilico • de Marco Micone, m.en s.Daniel Valcourt, jusqu'au 20 déc du mar au sam.20h 30 LE BOULEVARD: 1201 ouest Dorchester, Montréal (878-2000)— Diner-dansant avec Le Trio Denis Boi-vin en spectacle, les ven.et sam.du 14 nov.au 31 déc., de 19h.à 24h.LE POINT DE VUE: 1201 ouest Dorchester (878-2000)— Suzanne Berthiaume.harpiste, du lun.au dim.LE PORTAGE: Hotel Bonaventure, 1 Place Bona-venture, Montréal (878-2332)— Herb Reed du groupe The Platters, 9 au 20 déc mar au ieu.21h 30 et 23h.30, ven.et sam.22h 30 et 24h.L'IMPROMPTU: 1201 O Dorchester (878-2000)-Gérard Lambert, pianiste-animateur, du lun.au sam de 21 h à 02h.MAISON-THÉÂTRE: 255 est Ontario, Montréal (288-7211 )— .Comment devenir partait en 3 jours • de Gilles Gauthier, d'après l'oeuvre de Stephen Manes, m en s Robert Lepage.16 au 18 déc 10h et 13h 30.19 déc 10h , 20-21 déc 15h .26-27-28 déc.15h.NOUVELLE SALLE DE THÉÂTRE: Centre-ville, Montréal— Ouverture prochaine d'une salle de théâtre (75 places), prés métro Bern, les artistes et comédiens intéressés â réserver un espace, et à se produire sur scène, téléphoner au 678-1209 OBSCURE: 729 Cèle d Abraham Québec— Arbo Cyber Théâtre présente Outrage à l'image 1,1819 "She’s gotta have It” 7 h 30 — “Mona Lisa" 9 h 30.L’AUTRE CINÉMA:(722-1451) — "La croisière du Navigator” 7 h.— “Private practices: the story of a sex surrogate" 7 h 30— “Va et regarde" 9 h 15— “Trafic” 9 h 30 (16 au 18 déc.) LAVAL l:(6887776) — “Crocodile dundee” 7 h 30, 9 h 35 LAVAL II:— “Star Treck 4” 7 h.9 h 20 LAVAL III: — "Y a t’Il quelqu'un pour tuer ma femme" 7 h 15, 9 h 15 LAVAL IV:— “Top gun’ 7 h 15, 9 h 25 LAVAL V:- "Golden child” 7 h, 9 h 05 LAVAL-ODÉON l:(687-5207)— “Antartlca” 7 h 15, 9 h 20 LAVAL-ODÉON II:— “Le mal par le mal” 7 h 30, 9 h 35 LOEW’S l:(861-7437) - “Golden child” 12 h 35, 2 h 45, 4 h 55, 7 h, 9 h 05 LOEW’S II:— "Crimes of the heart” 12 h 45, 3 h , 5 h 10, 7 h 20, 9 h 30 LOEW S III:- “The name of the rose" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 LOEWS IV:- "Color of money” 12 h 30, 2 h 50, 5 h 10, 7 h 30, 9 h 45.LOEW’S V:- "Song of the south" 12 h, 1 h 50, 3 h 40, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 LE MILIEU: (277-5789)- OUIMETOSCOPE:(525-8600) - “Le baiser de la femme-araignée" 7 h 15, 9.h 30.— "Brazil” 6 h 30, 9 h 15 OUTREMONT:(277-4145)— “Les vacances de M.Hulot" 7 h 30 — "La publicité 86: attention ça mord" 9 h 30 PALACE l:(8686991) — “Heartbreak ridge" 12 h 15, 2 h 35, 4 h 55, 7 h 15, 9 h 35 PALACE II:- "crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 PALACE III:- "Modern girls” 12 h 15, 2 h, 3 h 45, 5 h 30, 7 h 20, 9 h 10 PALACE IV:- “True stories” 12 h 15, 2 h 05, 3 h 55, 5 h 45, 7 h 35, 9 h 25 PALACE V:- "Top gun" 12 h 40, 2 h 50.5 h, 7 h 10, 9 h 20 PALACE VI:— "Jumpln Jack flash” 1 h 05, 3 h 10, 5 h'15, 7 h 20, 9 h 30 PARADIS I: — "Howard une nouvelle race de héros" 7 h 10.9 h 10 déc.à 21 h., les 2821 déc.à 15h.PLANETARIUM DOW: 1000 S1-Jacques, Montréal (872-4530)— ¦ Le ciel ce soir.tous les lundis, spectacle français, 20h.30, spectacle anglais 19h.30 RESTAURANT LA FORGE: 8375 Christophe-Colomb, Montréal (727-3729)— Soupers-dansant avec Jean-Marc Tardif, pianiste chanteur, du jeu.au dim.de 19h.à 24h.RESTAURANT LES SERRES: 300 rue Lemoyne.Vieux Montréal (288-5508)— Alexander Kornik, violoniste tzigane, les jeu.ven.sam.de 19h.30 à 23h.RISING SUN: 286 ouest Ste-Catherine.Montréal (861-0657)— Still Available Theatre Cie.Agnes of God, 18 déc.SALLE WILFRID PELLETIER: PDA (842-2112)— Tango Argentino, spectacle de Claudio Segovia et Hector Orezzoli, 16 au'19 déc.à 20h.20 déc.17h.30 et 21 h.30, le 21 déc.14h.30 et 19h.30 SALLE POLLACK: 555 ouest Sherbrooke, Montréal— McGill Conservatory Jazz Band, dir.Jennifer Bell, le 18 déc.à 20h.THÉÂTRE CENTAUR: 453 St-François-Xavier, Montréal (288-3161 )— ¦ The Caucasian chalk circle • de Bertolt Brecht, du 4 nov.au 21 déc.THÉÂTRE D.B.CLARKE: Université Concordia, 1455 ouest de Maisonneuve, Montréal (272-4373)— Danse Indelible Inc.présente .Corpus Decorum * conception et chorégraphie de Carolyn Boll, pièce de danse théâtrale multi-média, 18 au 20 déc.â 20h.30 THÉÂTRE PORT-ROYAL: PDA (842-2112)- La Compagnie Jean Duceppe présente .Harvey » de Mary Chase, m en $.Monique Duceppe.à compter du 17déc., sem 20h., sam, 17h.et 21h.— THÉÂTRE DU RIDEAU VERT: 4664 St-Denis, Montréal (844-1793)— • Deux sur la balançoire • de William Gibson, traduction Jean-Loup Dabadie, m.en s René-Richard Cyr, du 19 nov au 20 déc du mar au ven 20h , sam I7h.et 21h., dim.15h.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL: Faculté de musique, 200 Vincent d'Indy, Montréal— Salle B-484 Récital de guitare.Mario Pagé et Bruno Perron, le 18 déc à 20h.UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL: Montréal (282-4116)— • Henry VI ¦ de William Shakespeare, m en s.Jean Asselin, 18 au 20 déc.1 ere partie de 15h à 17h., 2e partie, de 18h à 20h , 3e partie de 21 h à 23h CENTRE NATIONAL DES ARTS: Ottawa- A Salle Opéra: Le Messie.Orchestre du CNA, chef Invité.Trevor Pinnock.1820 déc.à 19h 30 PARADIS II:- “Bach et bottine” 7 h, 8 h 50 PARADIS III:— "Aliens 2 le retour" 7 h, 9 h 30 CINÉMA PARALLÈLE: (8486001)-PARISIEN l:(8683856) — “Crocodile dundee" 1 h 25, 3 h 25, 5 h 25, 7 h 30, 9 h 35 • PARISIEN II:- "Jean de Florette 12 h 05, 2 h 20, 4 h 40, 7 h, 9 h 20 PARISIEN III:— “Y a t'il quelqu’un pour tuer ma femme” 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PARISIEN IV:— "Le nom de la rose" 1 h 45, 4 h 20, 7 h, 9 h 35 PARISIEN V:— “Les enfants du silence" 12 h 30, 2 h 40, 5 h, 7 h 15, 9 h 30 PLACE LONGUEUIL l:(679-7451) - "Bach et Bottine” 7 h, 9 h 15.PLACE LONGUEUIL II:- “Coeur circuit” 7 h 15, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON l:(935-4246) - "Something wild” 12 h 30, 2 h 40, 4 h 50, 7 h 10, 9 h 15 PLACE ALEXIS NIHON II:- “Let’s get Harry” 1 h, 3 h, 5 h PLACE ALEXIS NIHON III:— "Touch and go" 1 h 15, 3 h 15, 5 h 15, 7 h 15, 9 h 15 PLACE DU CANADA:(861-4595)- "Around midnight" 8 h.PLACE DU PARC I: 844-9470)— “Golden child” 7 h 30, 9 h 30 PLACE DU PARC II: "Golden child” 6 h 30, 8 h 30 PLACE DU-PARC III: "Children of a lesser god’7 h 15, 9 h 30.SAINT-DENIS ll:(845-3222) —“Antartlca” 12 h 20, 2 h 30, 4 h40, 7 h, 9 h 10 SAINT-DENIS III:- “La nuit fantastique des morts vivants" 12 h 30, 2 h 15, 4 h, 5 h 50, 7 h 30, 9 h 20 VERSAILLES l:(353-7880) — “Crocodile dundee" 7 h 30, 9 h 35 VERSAILLES II:- “Star Treck 4" 7 h, 9 h 20 VERSAILLES III:- "Le nom de la rose” 7 h, 9 h 35 VERSAILLES IV:- “Golden child" 7 h.9 h 05 VERSAILLES V:— "Y a t'il quelqu'un pour tuer ma femme" 7 h 15, 9 h 15 VERSAILLES VI:- "Heartbreak ridge" 7 h 15, 9 h 35 L’ERMITAGE:(388-5577) - “Cap sur les étoiles” 9 h.— “Le diamant du Nil” 7 h.LE/THE CINEMA:(931-2477) — “Children of a lesser god" 7 h 15, 9 h 30 YORK:(937-8978) — “The mission” 12 h 20, 2 h 40, 5 h, 7 h 20, 9 h 40.TELEVISION O C B FT 12.00 Première édition 12.15 Aujourd’hui en France 12.30 D'une série à l'autre « Verdi .(9 de 14) 13.30 Au jour le jour 14.30 Cinéma « Long pants » amér.27 avec Harry Langdon.Gladys Brockwell et A.Bennett 16.00 Félix et ciboulette 16.30 Traboulidon 17.00 Le vagabond 17.30 Carte d'identité 18.00 Montréal ce soir 19.00 Manon 19.30 Les Grands Films « La meilleure fille du monde » amér.81 avec Jennifer Jason Leigh, Eva Marie Saint et Jason Miller 21.30 Ici Radio-Canada « Les régions » 22.00 Le téléjournal 22.26 Le Point 23.00 La météo 23.05 Les nouvelles du sport 23.15 Cinéma « Comme un boomerang » fr.76 avec Alain Delon, Louis Julien, Charles Vanel et Dora Doll CD C FT M 12.00 Ici Montréal 12.15 Ciné Quiz « T’inquiète pas, ça se soigne » fr, 80 avec Jean-Michel Dupuis, Véronique Rivière et Bernard Le Coq 14.30 A coeur ouvert 15.00 La petite maison dans la 16.00 prairie Au royaume du Père Noël 16.05 Les satellipopettes 16.30 Galaxie 17.00 Montréal en direct 18.00 Ici Montréal 18.30 Justice pour tous 19.00 Punkie 19.30 Arnold et Willy 20.00 Clair de lune 21.00 Contexte 22.00 Ad Lib 23.00 Les nouvelles TVA 23.25 Conditions de ski 23.30 Ici Montréal 23.35 Les Sports 23.50 La couleur du temps 24.00 Cinéma de fin de soirée « Soleil vert • amér.73 avec Charlton Heston, Edward G.Robinson et Leigh Taylor-Young CD RADIO-QUÉBEC 15.30 L'odyssée sous-marine de l'équipe Cousteau 16.30 Les vivres du Québec 17.00 La période de questions 18.00 Passe-Partout 18.30 Téléservice 19.28 Tirage.La Quotidienne.19.30 Nord-sud 20.00 Rencontre avec des gens remarquables 21.00 Téléfilm < Les lumières de la nuit » gr.bret.1981 avec Laurence Olivier, Alan Bates, Jane Asher et Elizabeth Cellar 22.30 C'est arrivé à Hollywood 23.00 Les groupes parlementaires 23.06 Téléservice m T V F Q 13.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 13.30 Droit de réponse: l'esprit de contradiction 15.25 Quoi de neuf?15.45 Radio-France Internationale 16.00 C’est encore mieux l'après-midi 17.30 Le journal 18.00 Télé-série « La guerre des femmes * avec Jean-François Gar-reaud, Catherine Jarrett et Christine Laurent 18.30 Des chiffres et des lettres 19.00 Aujourd’hui la vie 20.00 Les nouveaux jeux de 20 heures 20.30 Droit de réponse: l'esprit de contradiction 22.30 Quoi de neuf?22.50 Cocoricocoboy 23.05 Le Journal 23.35 Radio-France-Internatio-nale ea QUATRE SAISONS (câble S) 14.30 De toute beauté 15.00 La vallée des peupliers 15.30 She-ra princesse du pouvoir 15.55 Le petit journal 16.00 Le monde de Martin 16.30 Fan club 17.00 Action, réaction 17.30 Le grand journal 18.00 L’heureux retour 19.00 Premières 19.25 Pop Corn 19.30 Lestripodes 20.00 Hollywood, hollywood, cinéma « Gigot, le clochard de Belleville » amér.62 avec Jackie Gleason, Katherine Kath et Diane Gardner 22.00 Le grand journal 22.30 Jolis à croquer 23.15 Le cahier des sports 23.25 Le Saint O C B M T 12.57 Community notes 13.00 All my children 14.00 Trapper John m.d.15.00 Matt et Jenny 15.30 The Muppet show 16.00 Facts of life 16.30 What’s new 17.00 Video Hits 17.30 Three’s Company 18.00 Newswatch & Sports News 19.00 A fine science 19.30 The Ellen Burstyn show 20.00 Whalesong 21.00 Gzowskietcie 21.30 The way we are 22.00 National News 23.00 Newswatch 23.30 Maude 24.00 CBC Late Night « The roaring twenties » 1939 avec James Gagney et Humphrey Bogart CB CFCF 12.30 Pulse 13.00 Lifetime 14.00 Another world 15.00 General Hospital 16.00 Music Vision 16.30 Take a break with Matthew Cope 16.35 Wheel of fortune 17.00 The price is right 18.00 Pulse 19.00 Entertainment Tonight 19.30 The Campbells 20.00 The Cosby show 20.30 Family ties 21.00 Cheers 21.30 Night court 22.00 L A Law 23.00 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 Cinema 12 « Panic in Needle Park » 1971 avec Al Pacino, Kitty Wynn et Richard Bright 01.50 Second Feature « A man called Peter • 1955 avec Richard Todd, Jean Peters et Marjorie Rambeau 05.00 The Golden Years of television ARTS ET SPECTACLES Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 ¦ 7 mffgtSÊÊ^L Amours, délices et orques .Trois épaulards (ou orques — « killer whales » en anglais) de l’Aquarium de Vancouver — Hyak, Finna et Bjossa — ont prêté leur concours chorégraphique et musical à la réalisation de l'émission Whalesong, diffusée ce soir à 20 h au réseau anglais de Radio-Canada (CBC).Cet événement culturel unique réunit l'Orchestre symphonique de Vancouver, le Vancouver Bach Choir et les chanteurs d'opéra Judith Forst et Mark Pedrotti dans des oeuvres contemporaines inspirées par les moeurs de nos soeurs et frères cétacés.La narration est de Knowlton Nash.L'émission, enregistrée durant l'Expo 86, a été produite par Barbara Sweete, de Rhombus Media (Toronto), en collaboration avec la CBC et TV Ontario.Sérieuse concurrence pour les tubas et bassons !_m.M.Photo Ashley Seger EN BREF.¦ Marie Chouinard reçoit le prix Jacqueline-Lemieux ( LE DEVOIR) — Le 12e prix Jacqueline-Lemieux du Conseil des arts du Canada a été remis à la danseuse et chorégraphe québécoise Marie Chouinard.Ce prix, attribué deux fois l’an, est doté d’une bourse de $ 1,000.Dédié à la mémoire de la fondatrice de la compagnie de danse Entre-Six et de Québec-Été-Danse, ce prix a déjà été remis à Robert Desrosiers, Michael Montanaro et Stéphanie Ballard, entre autres.Les distributeurs québécois volent au secours de Lise Bacon CINEMA NATHALIE PETROWSKI L’Association québécoise des distributeurs de films vient de se réveiller.Plus de deux mois après l’entente Bacon-Valenti sur la distribution des films au Québec, l’association a émis un communiqué des plus optimistes, saluant un déblocage majeur dans la distribution, sans toutefois mentionner les 150 films « supplémentaires » invoqués par Jack Valenti et Lise Bacon lors de la signature de l’entente, en octobre dernier.Pourquoi tant d’enthousiasme alors que le texte de loi n’a pas encore été déposé ?Et, surtout, pourquoi maintenant, deux mois après le fait accompli ?Lise Bacon, décriée par le milieu culturel, a-t-elle, en désespoir de cause, sollicité l’appui public des distributeurs québécois ?Selon Joseph Beaubien, directeur général de l’association et président de Vidéoglobe, il n’est jamais trop tard pour bien faire.Le communiqué publié par l’association n’est pas un geste de relations publiques pour redorer l’image ternie de Mme Bacon, soutient-il.Ce n’est pas, non plus, une stratégie politique pour contrer l’étude de Téléfilm-Canada, étude selon laquelle l’entente est un recul qui ne respecte pas l’esprit de la loi 109 sur le cinéma.« Au lendemain de l’entente, nous avons pris position individuellement; nous estimions qu’il était temps de le faire collectivement.C’est injuste de prétendre que le ministre Bacon nous a forcé la main», affirme M.Beaubien.Pourquoi, alors, les distributeurs québécois se réjouissent-ils tant ?« Nous nous réjouissons des négociations en cours, répond M.Beaubien.C’est un début et c’est important.C’est la première fois que les majors américains signent une entente avec une province.De plus, ce n’est pas le moment de présumer sur les nouvelles sociétés américaines qui vont adhérer au regroupement des ma- jors (la MPEAA) d'ici le 1er janvier.Nous attendons de voir ce qui va se passer et nous faisons confiance au gouvernement.Il nous a écoutés jusqu’à présent et nous croyons qu’il nous écoutera à l’avenir.» Le distributeur Pierre Latour, pour les Films René Malo, seconde cette opinion.« Nous ne sommes pas plus euphoriques que nous sommes outrageusement pessimistes.Nous reconnaissons, par contre, que Lise Bacon s’est occupé de notre dossier, alors qu’il était lettre morte et que des négociations sont engagées.Ce que nous souhaitons, en fait, c’est que cette percée du Québec, dans le domaine de la distribution, soit reprise par l'administration fédérale.Nous sommes pour une entente de réciprocité avec le Canada anglais.Lise Bacon est peut-être criticable dans les autres dossiers, mais en ce qui concerne les distributeurs québécois, elle nous a redonné espoir et c’est pourquoi nous la soutenons.» Le moins qu’on puisse dire, c’est que les distributeurs québécois font preuve de prudence, de modération et peut-être même de confiance aveugle.Ni Pierre Latour ni Joseph Beaubien ne semblaient avoir pris connaissance de l’étude commandée par Téléfilm-Canada, laquelle brosse un tableau plus pessimiste que celui tant célébré.Peut-être changeront-ils d’avis d’ici le 1er janvier 87.Quant au chiffre magique de 150 films « supplémentaires », Francis Fox, l’un des artisans de l’entente avec les majors, soutient qu’il est réel et vérifiable.« Nous disons que les distributeurs québécois auraient accès à environ 150 films américains qui, jadis, auraient pu leur échapper.Il se peut que les distributeurs ne veuillent pas de ces films, mais s’ils les veulent, ils leur seront disponibles.L’entente leur offre, en fait, trois polices d’assurance pour l’avenir.Dans un milieu aussi changeant que celui de la distribution de films, ces polices d’assurance sont un gain majeur.Ce n’est pas tant Lise Bacon qu’il faut critiquer dans ce dossier que le gouvernement fédéral qui, jusqu’à présent, n’a rien fait pour les distributeurs canadiens.» > .aJ Photo Musée des beaux-arts du Canada De la place Saint-Pierre à la rue Sherbrooke Cet immense tableau du peintre français Nicolas Poussin, Le Martyre de Saint-Érasme, figure au nombre des « Splendeurs du Vatican », l’exposition qui occupera les trois grandes salles réservées aux expositions de prestige du Musée des beaux-arts de Montréal dès demain et jusqu’au 15 février.Une quarantaine d'oeuvres sacrées et profanes, dont huit seulement ont déjà été vues en Amérique du Nord, composent autant de chefs-d'oeuvre de l'art baroque du XVIIe siècle que les amateurs sauront certainement apprécier.Dans sa livraison de ce samedi 20 décembre, LE DEVOIR CULTUREL traitera plus en détails de cet événement culturel important._ ¦ La chaîne française de TV Ontario inaccessible au Québec MONTRÉAL (PC) — À cause des règlements du CRTC, la chaîne française de la télévision éducative TV Ontario (entrée en ondes le 1er janvier) ne pourra pas être relayée par les sociétés de câble du Québec.Le CRTC permet aux entreprises de câble de ne distribuer que des signaux d’émetteurs terrestres et la chaîne française de TVO doit utiliser le satellite pour couvrir tout le territoire de l’Ontario.Vidéotron (680,000 câblés au Québec) espérait distribuer ce nouveau service de TVO : « Tout ce qui est en français nous intéresse », a dit Jean-Pascal Lion, responsable de la programmation chez Vidéotron.La société distribue déjà (région de Montréal seulement) le service anglais de TVO, qu’elle capte d'un émetteur régional dans l’est de l’Ontario.¦ Placido Domingo annule LONDRES (Reuter) — Le ténor espagnol Placido Domingo a annulé un concert qu’il devait donner hier soir, en raison du prix des places trop élevé à son goût.« La politique (de Domingo) a toujours été que, lorsqu’il chante pour un public populaire, les prix doivent être à la portée de tous », a déclaré son attaché de presse.Les prix des billets pour le concert d’hier soir allaient de $ 22 à $ 72.Cependant, Jeffrey Kruger, chargé de la promotion, a souligné que 3,164 billets avaient été vendus et que Domingo était parfaitement au courant des prix lorsqu’ils ont été mis en vente, il y à huit semaines.Ces prix avaient été calculés en fonction du cachet réclamé par le chanteur et des conditions qu’il a posées pour l’organisation du spectacle, a-t-il ajouté.Selon Kruger, Domingo a été vexé de voir que, pour un concert similaire du ténor Luciano Pavarotti, en août, toutes les places avaient été vendues.¦ Francis CabreI à l’OSQ QUÉBEC (PC) — Pour la troisième saison consécutive, l’Orchestre symphonique de Québec s’associe à la chanson populaire à l’occasion d’un grand concert-bénéfice au Colisée.Le vendredi 6 mars 1987, Francis Cabrel sera l’artiste invité alors que, pour la première fois de sa carrière, il sera accompagné par un orchestre symphonique.Le chanteur, qui connaît un fort succès aussi bien au Québec qu’en France, terminera au Colisée sa quatrième grande tournée québécoise.Les 15,000 billets, à sièges réservés, sont maintenant en vente au coût unique de $ 17.50.Francis Cabrel a joué à guichets fermés dans la plupart des villes québécoises où il s’est produit l’an dernier.La premire partie du spectacle mettra en vedette l’OSQ; viendront ensuite Francis Cabrel et ses sept musiciens qui présenteront quelques-uns de leurs succès.L’orchestre et Cabrel seront finalement réunis en troisième partie.¦ Le Jour de l’an de Marjo ( LE DEVOIR) — C’est Marjo, la rockeuse, qui sera en vedette au party du Nouvel An du Spectrum, le mercredi 31 décembre à 22 h.Une soirée de musique et de surprises, dit-on, que Marjo animera avec le Johnny Blue Band.Les portes ouvrent à 19 h 30, et l’on offre en amuse-gueule le visionnement de la confrontation annuelle du Nouvel An entre les Nordiques de Québec et le Canadien de Montréal, sur écran géant.Haro sur l’encyclopédie ISTANBUL (Reuter) — Le parquet de la Cour de sûreté de l’État de Turquie a engagé des poursuites contre l’éditeur de la version turque de Y Encyclopedia Britannica parce que celle-ci fait état de l’existence d’un État arménien au Xle siècle dans le sud de l’Anatolie.« Ceci est contraire à la réalité historique », a estimé le procureur Is-fendiyar Barionu, en précisant que les pages contenant cette assertion avaient été retirées par l’autorité publique.L ALCOOL 1 AU VOLANT H QU'ON SE LE DISE I Regie de I assurance automobile' Idu Québec Quant à l’éditeur, a-t-il déclaré à Reuter, il sera inculpé de « séparatisme » et d’« atteinte au moral national », encourant de ce fait quatre ans et demi de prison.séduire'.assez^ous /HUSIKMERATA Montréal présente CONCERT DE NOËL Gratuit avec abonnement Invités: Choeur de l'école F A C E.Direction, Iwan Edwards Dimanche 21 décembre 20h Cathédrale Christ Church (Ste-Catherine & University) Régulier: $12.Étudiants/âge d'or: $8.Au programme: Cantates de Noël, concerto pour hautbois, trompette et cordes de J W Hertel et le Gloria de Vivaldi RÉSERVATIONS: 489-8713 ^ ABONNEMENTS j Les Champs-Élysées de Michel Drucker à Québec QUÉBEC (PC) — Champs-Elysées, l’émission la plus populaire en France, avec son animateur-vedette Michel Drucker et ses quelque 17 millions de téléspectateurs chaque semaine, a été enregistrée pour la première fois à Québec.Les Français verront ce spécial de Noël de 90 minutes, samedi sur Antenne 2.Au Québec, l’émission sera diffusée le 21 décembre, en première partie des Beaux Dimanches, à Radio-Canada.L’enregistrement avait lieu hier soir dans la salle de bal du Château Frontenac devant 400 personnes qui avaient déboursé chacune $ 100 pour cette soirée-bénéfice au profit de la maison L’Auberivière, un gîte pour les démunis.La présence de Michel Drucker dans la Vieille Capitale résulte d’une entente d’un an signée avec Radio-Canada, qui diffuse une fois par mois les meilleurs moments de Champs-Elysées.En contrepartie, Drucker s’engage à présenter un artiste québécois à chacune de ses émissions.Drucker et les artistes français invités à l’émission — Catherine Lara, Yves Duteil, Francis Lalanne et Pierre Bachelet (la participation de ces deux derniers a pour but de les faire connaître ici) — sont au Québec depuis vendredi dernier.La société d’État a assuré le support technique de l’émission, sous la réalisation de Jean Bissonnette.J oint à son bureau de Montréal, celui-ci a fait part du bon déroulement de cette production et de la bonne humeur de Michel Drucker.« Il était comme un gamin, a affirmé M.Bissonnette.Il voulait tout voir de Québec, assister à tous les spectacles.» Drucker n’en était pas à sa première prestation au Québec puisque, il y a trois ans, il animait un Champs-Elysées à Montréal.L’année suivante, il co animait le festival « Juste pour rire » avec Dominique Michel, et son passage à Québec, lors d’un carnaval, l’a fasciné à un point tel qu’il ne tarit plus d’éloges envers la ville.Ancien journaliste et animateur sportif, Drucker a aussi assisté pour la première fois de sa vie à un match de hockey, derrière le banc des Nordiques.Catherine Lara l’a même accompagné à un second match.« J’ai conçu l’émission et fait le choix des artistes québécois de concert avec Michel Drucker.Les artistes d’ici ont été choisis en fonction de leur popularité en France », a expliqué M.Bissonnette.Ainsi, Ginette Reno, qui co anime l’émission, fait carrière là-bas; Édith Butler a eu un beau succès lors de son passage à l’Olympia et son entrain cadrait bien avec l’esprit de l’émission, souligne le réalisateur.Jean-Guy Moreau fait également partie de la distribution en raison de son numéro d’imitation de Michel Drucker, une performance assez unique et inédite, si l’on en croit l’animateur.Antonine Maillet, prix Concourt, fera valoir son talent extraordinaire de conteuse.Elle a écrit un conte spécialement pour l’occasion.Et, pour bien marquer l’esprit de Noël, les petits chanteurs de la Maîtrise de Québec offrent leur concours à la production.Des séquences ont été tournées à l’église Notre-Dame-des-Victoires, la plus vieille église en Amérique du Nord, avec Catherine Lara et le musicien québécois Alain Lamontagne.Tout au long de l’émission, plusieurs images montrent les coins les plus pittoresques de la ville.Catherine Lara s’est offert une nuit magique, en calèche dans le Vieux-Québec, tandis qu’Yves Duteil prenait pour décor le traversier de Lévis.L’émission offrira un duo Michel Rivard-Francis Lalanne dans La Complainte du phoque en Alaska, un témoignage du maire de Québec, Jean Pelletier, sur la ville, une recette de « poutine » dévoilée par Michel Drucker; également, un duo Ci-nette Reno et Yves Duteil, ainsi qu’un vibrant numéro final où tout le monde entonne à l’unisson plusieurs airs de Noël.Le Nouveau Théâtre Expérimental présente: | LES OBJETS PARLENT | I spectacle théâtral sans acteurs 1 Conception et Mise en scène JEAN-PIERRE R0NFARD 2 représentations par jour 20lires et 22hres Places limitées Réservations : 521-4191 ESPACE LIBRE 1945 Fullum Montréal du 3 au 20 déc.jeu.ven.sam.LE DEVOIR VOUS OFFRE LA QUALITÉ POUR INSÉRER UNE ANNONCE SOUS LA RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS 842-9645 FESTIVAL DES FILMS DU MONDE/MONTRÉAL ’86 PRIX DU JURY PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE aiPUTiftM CDÉriAI C/ FEDERATION INTERNATIONALE DE LA MfcN IIUN ortblALt/ presse cinématographique Seuls le “37.2 LE MATIN” et “LAPUTA m’ont étonné et fait battre le coeur.§5 - FRANCO NUOVO JOURNAL DE MONTRÉAL KRYSTYNA JANDA USAMY FREY dans un film de HELMA SANDERS BRAHMS LAPUTi Dès demain ! LE DAUPHIN BEAUBIEN PRES 0 IBERVILLE 721 6060 1.30 - 3.30 - 5.30 7.30 - 9.30 Le film le plus attendu de Tannée vous donne rendez-vous avec l'émotion Un grand film romantique de Yves Simoneau LES FOUS DE 14* > * K m- v lustine Héroux présente LES FOUS DE BASSAN d apres U* roman d'Anne Hébert ave< Steve Banner • C harlotte Valandrev • Laure Marsac • Bernard-Pierre Donnadieu Lothairc* Bluteau • Marie Tito • jean-Louis Millette • Angele vfoutu • Paul Hébert Adaptation Yves Simoneau et Marcel Beaulieu • image Alain Dostie • Musique Rie hard Grégoire Une presentation des agents du Permanent distribution VIVAFIl M " Dès demain ! BSÜH[»]I BASILAIRE I 288 3141 BR0SSAR0 | CARREFOUR LAVAL MAU CHAMPLAIN 465 5906 2330 AUT D[s LAURENTIDES 688 3684 ASTRE CHATEAUGUAY | ST-JÉRÛME 9480 LACOHOAIRF 327 5001 CINEMA CHATEAUGUAY 698 0141 CINEMA HEX imnim CINEMA CAPITOL 8 ¦ Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Conneau Directeur des services administratifs Michel Paradis Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin LES DEMI-FINALES ?LA CSN et le gouvernement du Québec poursuivaient toujours hier leur théâtrale partie de poker engagée depuis maintenant quatre semaines, chaque partenaire tenant très serrées-contre sa poitrine ses dernières cartes.C’est le résultat final de ce grand bluff qui déterminera les conditions de salaires et de travail des quelque 96,000 salariés des établissements de santé et de services sociaux, membres de syndicats affiliés à la Fédération des affaires sociales.Une entente négociée ?On ne semblait pas y avoir renoncé.Conclue avant Noël, ou peut-être même dans les heures qui viennent ?On ne l’écartait pas non plus.La situation était plus floue du côté de la FTQ où l’on évoquait clairement, lundi dernier, l’éventualité d’une interruption des négociations qui serait suivie d’une reprise des hostilités après la période des Fêtes.Mais, minoritaire dans ce dossier, la FTQ paraît un peu à la remorque du grand frère.Quant à la CEQ où l’on observe aucune hâte excessive, son président tenait, mardi soir après son tête-à-tête avec le premier ministre, des propos d’un optimisme de bon aloi qu’on peut ainsi interpréter : un règlement avant Noël est « un objectif précieux », mais la recherche d’un « bon règlement » est plus importante que la recherche d’un règlement à tout prix, c’est-à-dire sous la férule d’une heure de tombée.Le grand mérite de la CSN — étourdie sous le coup de la loi 160 qui a pratiquement écarté tout risque sérieux de désordre prolongé et systématiquement entretenu dans les établissements de santé et de services sociaux — aura été d’avoir réussi à créer un momentum, une force d’impulsion, qui faisait jusqu’ici terriblement défaut.A la mi-novembre dernier, à toutes fins utiles, il ne s’était encore rien passé aux tables de négociations.Les premiers échanges de propositions remontent au mois de février.Les négociateurs ont par la suite consacré le plus clair de leur temps à s’entendre sur la « forme de la table ».Ils avaient à peine réussi à déblayer une partie du terrain que l’été était là.Pour des raisons stratégiques, on opta alors pour la médiation, passage obligé vers l’obtention du droit de grève.Mais cette médiation était prématurée.Elle n’a rien donné, ou si peu.Les rapports des médiateurs en font foi.En précisant ses demandes prioritaires, en se fixant un échéancier plus strict, en faisant reluire aux yeux du gouvernement alléché la possibilité d’un règlement négocié, mais non sans laisser vaguement planer la menace d’un quelconque pandémonium, la CSN a imprimé une véritable poussée chez les parties.Emportés par leur propre élan, les négociateurs multiplient les efforts pour parvenir à des compromis raisonnables — le gouvernement allant jusqu’à gratter ses fonds de tiroir et le premier ministre jusqu’à fouiller dans sa petite poche de veste.On glisse sur son erre.C’est du grand art, il faut l’admettre, un art qu’on croyait à jamais perdu dans une centrale en proie depuis trop longtemps à un jusqu’au-boutisme indécrottable.» L’opinion souhaite un règlement négocié, même si elle n’attache plus à ces grandes manoeuvres triennales la meme importance que par le passé.Elle exige cependant que la partie se joue de façon civilisée et que des tiers impuissants n’en fassent pas les frais.La loi 37 devait y pourvoir.Elle n’a pas suffi.Il a fallu l’étayer plus solidement avec la loi 160.Mais le plus important est que les moeurs changent et que les joueurs, de part et d’autre, sachent qu’il y a des limites à ne pas franchir, qu’il y a des choses qui ne se font pas — que la loi l’interdise ou non.Est-ce trop prendre ses désirs pour des réalités que de penser qu’en ce sens, la ronde actuelle marque un progrès très net sur le passé ?Le gouvernement souhaite un règlement négocié.Il faudrait être de mauvaise foi pour croire le contraire.La population n’a tout de même pas élu une bande de sado-masochistes ! Et comment ignorer que l’équipe ministérielle ne serait pas la dernière à recueillir les retombées d’une telle réussite sous forme de capital politique d’une valeur incalculable.Les administrateurs des établissements, les membres des comités patronaux de négociations souhaitent un règlement négocié.Il y va du climat de travail pour toute la durée des conventions — ou des décrets ! Un règlement négocié avant Noël ?Oui, si possible.Mais rien dramatiser.En cas d’impasse, une trêve pourrait s’imposer.Elle aurait l’inconvénient de briser la vitesse acquise, mais elle permettrait, si nécessaire, d’accorder un peu de repos à des équipes qui donnent des signes évidents de fatigue, comme à la fin d’une épuisante campagne de demi-finales.— JEAN FRANCOEUR Au service de Desjardins ENCORE en mars dernier, M.Raymond Blais confiait au DEVOIR que sa convalescence allait bon train, et qu’il n’avait aucune intention de quitter la présidence du Mouvement Desjardins.Mercredi, sa santé ne lui permettant plus d’occuper ses fonctions, le successeur d’Alfred Rouleau offrait sa démission.Avec lucidité et courage, M.Blais renonçait à un mandat, en principe, de sept ans.En retraçant pour le grand public le portrait d’un homme dont l’influence aura été majeure sur nos institutions financières et le bien-être de la collectivité québécoise, notre collègue Claude Turcotte résumait ainsi le mandat et le défi qui avaient été ceux de M.Blais : « Parmi les fonctions publiques qu’un citoyen peut exercer au Québec, il s’en trouve peu qui soient plus importantes et prestigieuses que celle de président de la Confédération des caisses populaires et d’éco-riomie Desjardins, un Mouvement qui prend une place grandissante dans les activités économiques québécoises, tout en continuant d’exercer une autorité morale, sociale et politique dans son sens le plus lgrge.» Fils d’épicier-boucher venu d’un petit village du comté de Lotbinière, M.Raymond Blais n’était pas un familier du monde de la finance, même s’il devait par la suite se passionner pour la gestion des entreprises financières Desjardins.Intéressé par la philosophie autant que par l’adminis-tpation, professeur par goût, il était entré au secteur coopératif par la voie de l’éducation.L’estime qu’il y gagna lui valut la confiance des membres dans une période soudain troublée, où son talent, sa modération, la modernité qu’il avait prônée, allaient aider Desjardins à surmonter une crise qui devait être fatale à tant d’autres.Dans son message d’adieu, le président démissionnaire se sera acquitté une dernière fois du mandat d’abord moral qui repose sur les épaules du premier coopérateur au Québec.Le mouvement n’a pas seulement su, sous sa gouverne, atteindre une taille financière imposante, propre à maintenir la confiance au milieu de l’incertitude économique et sociale.Il a voulu également revenir aux sources.L’économie coopérative ne doit pas viser au seul progrès matériel, mais contribuer à la résolution des questions sociales.Le mandat qui attend le successeur de M.Blais aura été rappelé par un témoin privilégié.La personne qui assumera a son tour la présidence devra, certes, être à l’écoute des membres, dont la voix s’est déjà fait entendre au dernier congrès d’orientation du Mouvement, mais il lui incombera aussi d’apporter au débat, et aux choix qui en résulteront, une contribution personnelle, Grisés par les succès financiers, d’aucuns pourraient être tentés de ne garder du mouvement que sa coquille coopérative, pour en faire une entreprise en pratique aussi capitaliste que les autres institutions finan- cières du pays.En rappelant que Desjardins fut fondé pour servir les gens et la collectivites en leur donnant des services, certes, mais surtout en les libérant de l’emprise de l’argent, la vraie tradition coopérative ne tient pas un langage dépassé, malgré les apparences, mais un discours qui reste d’avant-garde.En mettant l’accent sur la compétence des gestionnaires, la prudence dans les transactions autant que dans les changements technologiques, le respect envers les membres locaux et institutionnels qui composent le mouvement, l’esprit démocratique, une saine auto-critique, M.Blais et ses collègues ont permis à Desjardins de se démarquer avec succès de l’aventure fort éloquente qui allait engloutir, malgré leurs vantardises, les caisses d’entraide économique.Mais de nouveaux défis pointent à l’horizon.M.Raymond Blais quitte un mouvement en bonne santé financière, mais qui a la lucidité de ne pas mesurer son succès à son bilan.Le mouvement Desjardins est devenu vingt-six fois milliardaire, mais dans une société qui reste en proie à des difficultés socio-économiques chroniques et même à des misères qui donnent la vraie mesure du chemin collectif parcouru et encore à parcourir.Bref, dans ces années d’endettement et de chômage, l’éducation financière, l’engagement social redeviennent des priorités, tout comme l’esprit et l’effort coopératifs.— JEAN-CLAUDE LECLERC Les oublis de l’empereur déchu EMPEREUR déchu d’un trône qui n’aurait jamais dû être édifié, Jean Bédel Bokassa éprouve trou de mémoire sur trou de mémoire à chacune des phases de son procès à Bangui, capitale de la République centrafricaine.Grâce à une mémoire étonnamment sélective, procédé qui sert d’ailleurs à plus d’un politicien, l’ancien empereur à vie récuse avec une facilité déconcertante les accusations accumulées contre lui.Si l’on devait prendre à la lettre le témoignage de cet ancien sergent de l’armée française, les 14 années de son règne n’auraient été marquées d’aucun incident digne d’alimenter la chronique.Et pourtant.En publiant un rapport ahurissant sur le massacre d’écoliers au début de 1979, massacre auquel se serait personnellement associé l’empereur lui-même, Amnistie internationale confirmait rumeurs et appréhensions.Pendant des apnées, les récits les plus horribles ont circulé dans le calme feutré des chancelleries.M.Bokassa avait réussi à faire ployer tout un pays sous la terreur.Il ne sera sans doute jamais possible de faire le décompte des victimes de ces années où l’« ogre de Berengo » a imposé sa conception bien particulière de l’ordre et de la politique.Selon le jugement rendu par contumace par un tribunal de son pays durant son exil en France, Bokassa 1er aurait renoué, à plusieurs reprises, avec le rituel de l’anthropophagie, en accumulant toute une sé- rie de crimes d’un degré de barbarie insoutenable.Dès 1980, quelques mois après son renversement par son propre premier ministre, l’empereur déchu avait été condamné à mort par un tribunal à la suite d’un procès qui s’était déroulé dans un stade de Banqui.Cette aventure sanguinaire est l’une des pages les moins glorieuses de la décolonisation.Parvenu au pouvoir à la faveur d’un coup militaire, en 1965, Jean Bédel Bokassa devait assez rapidement imposer sa loi à tout un pays, l’un des plus pauvres du continent africain.Entre deux accès de fureur, le président de la République centrafricaine ébauchait les plans du seul empire à voir le jour au vingtième siècle.Dans un faste où la dérision ne le cédait qu’à la complicité honteuse de l’Occident, Jean Bédel Bokassa devenait empereur à vie d’un pays totalement écrasé.La seule cérémonie du couronnement aurait englouti 25 % du budget annuel de cet État.La plupart des pays occidentaux, diplomatie oblige, avaient délégué plénipotentiaires et personnalités de haut rang pour assister à cette farce macabre.Le champagne, importé de Paris, avait coulé a flot durant quelques heures.Le respect des coutumes diplomatiques, la sacro-sainte souveraineté nationale et, il faut bien le reconnaître, un certain nombre de motifs moins glorieux avaient justifié le silence des grands de ce monde devant le geste de celui qui rêvait de prendre le relai du dernier empire sur cette planète, le régime austro-hongrois emporté dans la tourmente de la Grande Guerre.C’était en décembre 1977.En septembre 1979, le rêve impérial s’écroulait.Le conseiller personnel de Bokassa 1er profitait d’un déplacement officiel de l’empereur en Lybie pour le détrôner et mettre fin à cet empire éphémère.Ce coup d’État a, selon toute vraisemblance, été orchestré avec la complicité des autorités françaises.Des unités de l’armée française ont d’ailleurs été directement impliquées dans le renversement du régime.Un coup d’État qui n’a entraîné aucune perte de vie, tout à l’opposé du régime ainsi aboli.Au delà des aspects sanguinaires, cette triste aventure aura aussi répercuté ses effets en politique intérieure française.On se souvient de l’affaire des diamants offerts par l’empereur au président Giscard d’Estaing.Cette révélation du Canard Enchaîné a vraisemblablement joué un certain rôle dans la victoire de la gauche lors des élections présidentielles de 1981.Jean Bédel Bokassa a lui-même mis fin à son exil doré dans un château de la campagne française.Remords tardif ou inconscience suprême, le voici maintenant devant les tribunaux de son propre pays.Mais, noblesse impériale ou non, sa mémoire se fait chancelante.— PAUL-ANDRÉ COMEAU Politique de santé VAGABONDAGES ALBERT BRIE MONSIEUR René Lévesque, depuis qu’il a laissé la politique ou que la politique l’a laissé, n’a pas tant rajeuni que rafraîchi.On se prend à regretter, le voyant si bien portant, qu’il ne se soit pas ménagé, avec régularité, alors premier ministre, des périodes de relâche.De trois choses, l’une : 1) il jugeait indispensable d’être toujours sur la brèche; 2) il se croyait solide comme un roc; 3) il avait le vice qui habite les bourreaux de travail.On y trouvait, je crois, un peu des trois, principalement du dernier travers.À ce propos, lui et ses pareils devraient méditer ce mot de de Gaulle qui, lui, savait « s’éloigner » : « La vie n’est pas le travail; travailler sans cesse rend fou.» Exclusivisme de la priorité Le mot « priorité » est à la mode.En politique, il fait florès.Chaque chef d’État, chaque ministre, a dorénavant la sienne.Leur priorité est tellement.prioritaire qu’elle en vient presque à réduire à zéro tous les autres besoins et attentes des administrés.On m’objectera, dans le cas de M.Drapeau, que « son » stade n’était pas une priorité.Voilà : le mot n'existait pas.Tout ce que l’ex-maire de Montréal décidait était volonté ferme, impérative.Sa seule priorité, c’était lui.Ainsi de M.Duplessis.Toute priorité mise de l’avant, observez, en cache une autre, et c’est la seule qui importe par-dessus tout : gagner la prochaine élection.Les apatrides du hockey Longtemps, je me suis intéressé de près au hockey de la LNH.Est arrivée « l’extension » vers les USA.De six, les équipes ont grimpé à 12.Du coup, je me suis refroidi.Enfin, vint l’émiettement de la Ligue en 21 clubs.Ce fut la fin de mon attirance.Pourquoi ce désintérêt ?Je dus m’avouer qu’il venait du fait que les joueurs de hockey étaient devenus des marionnettes interchangeables à tout propos.L’athlète québécois portait les couleurs du Los Angeles ; le Vancouvérois avait joint les rangs du Boston.Et d’une année à l’autre, quand ce n’était pas après un mois, c’était un chassé-croisé de joueurs expédiés au diable vauvert.Que voulez-vous ?Je suis ainsi que je prends fait et cause pour des joueurs d’élection et qui sont nôtres.Or, comme il y a des p’tits gars du Québec éparpillés dans les 21 villes d’Amérique, ma partisa-nerie est insoutenable, puisqu’elle est obligée de se fractionner en autant de morceaux.Gare à la pizza ! Si l’empire américain est sur son déclin en Occident, il a certaines apparences d’un essor en Russie.Cet épanouissement ne ressortit pas à la sexualité, mais relève plutôt de la mode alimentaire.Les soviétiques, apprend-on, seraient friands de la pizza, mets typiquement italo-américain.À cet-tes enseignes que PepsiCo qui, comme l’on sait, est avec Coca-Cola l’entreprise culturelle la plus influente dans le monde, va ouvrir 100 pizzerias au-delà du rideau de fer.Cette « ouverture » de Moscou à la pénétration de « Yankee way of life », sous le dehors inoffensif d’un mets prolétaire, ne pourrait-elle pas dérober une astuce pernicieuse ?Étant donné que la pizza est un plat dans lequel on peut introduire * n’importe quel ingrédient, ce sera jeu d’enfant que de délabrer les estomacs communistes.La suite est facile à deviner.À une prochaine table de négociations Moscou-Washington, M.Gorbatchev sera justifié d’accuser les États-Unis d’avoir déclenché une guerre bactériologique.LETTRES AU DEVOIR ¦ Elle ne les dénonçait pas LA VICE-PREMIÈRE ministre, Mme Lise Bacon, s’insurge contre l’intervention de MM.Brian Mul-roney et Marcel Masse dans le débat linguistique qui a cours de nouveau au Québec, exhortant ces Québécois à se mêler de leurs affaires.Je ne me rappelle pas que Mme Bacon se soit insurgée, à une certaine époque, contre les interventions de MM.Trudeau, Lalonde, Chrétien, et j’en passe, dans le débat sur la loi 101 et le débat référendaire.Je ne me rappelle pas non plus qu’elle ait dénonce le moindrement les subventions versées par le gouvernement fédéral à Alliance Québec.Et c’est cette même Lise Bacon qui veut aujourd’hui nous imposer l’aberration (et l’humiliation) de la nomination de quatre membres de la francophonie « hors-Québec », dont deux membres dé la francophonie « hors-Ca-nada », à un éventuel Haut Comité de la langue française.— CLAUDE GINGRAS homme d’affaires Montréal, le 10 décembre.¦ Un avenir en français UNE FOIS de plus, le Québec est aux prises avec le débat sur la langue.Comme s’il n’avait pas de nouveaux autres chats à fouetter, le gouvernement Bourassa a réveillé celui qui dormait.En présentant les projets de loi 140 et 142, il a remis en cause les acquis linguistiques de la majorité francophone.Bien sûr, le premier ministre s’en mord déjà les doigts.C’est que la société québécoise avait enfin réussi à faire consensus sur la question de la langue ; qu’on en juge par la levée de boucliers qui a suivi le dépôt des deux projets de loi litigieux.Depuis quelques années, les associations étudiantes ont pris l’habitude de se tenir en dehors des questions sociales autres que l’éducation.Mais la question de la langue est trop essentielle pour que quelque groupe que ce soit refuse de s’en mêler.Le débat sur la langue ne concerne pas que les partis politiques, mais bien la population québécoise tout entière.C’est pourquoi la Fédération étudiante de l’Université de Montréal (FAECUM) tient à manifester une ferme position en faveur du maintien intégral et de la mise en application de la loi 101.Les étudiants francophones veulent étudier, vivre et travailler dans leur langue.Ils sont fiers de la Charte de la langue française, qui a contribué à faire en sorte que les francophones se comportent enfin comme la majorité qu’ils sont au Québec.Il est essentiel pour les jeunes du Québec que leurs aînés se tiennent debout et protègent la langue française par tous les moyens, y compris par une législation comme la loi 101.La langue française et le peuple francophone sont menacés, à long terme, de disparition du continent américain.C’est pourquoi il est essentiel que l’on prenne les moyens nécessaires pour protéger le français au Québec.Entre autres, il faut bien faire comprendre aux Néo-Québécois, dès leur arrivée, que la langue qu’il leur est le plus avantageux d’apprendre est le français.Le taux de natalité étant en dessous du minimum nécessaire à la reproduction de la population québécoise, nous sommes perdus si nous laissons les Néo-Québécois s’intégrer à la minorité anglophone.L’avenir, c’est les jeunes, dit-on.Au Québec, les jeunes veulent un avenir en français.— LUC TRÉPANIER secrétaire-général Montréal, le 8 décembre.¦ Pauvres mais indépendants LA LETTRE de Jean Paré concernant les articles-témoignages sur le voyage en Albanie de quelques Québécois y ayant séjourné, a au moins le mérite de démontrer un parti pris anti-socialiste proféré ouvertement de la part d’un individu qui se prétend toujours journaliste et par conséquent devrait avoir une vision équilibrée de la réalité.D’autre part, en accusant l’Albanie d’être « le trou le plus pauvre et le plus arriéré d’Europe » M.Paré oublie peut-être qu’il n’y a pas que le niveau de richesse collective et individuel qui fait la qualité d’un peuple.L’argent n’est pas tout ce qui compte dans la vie, et peut-être un peuple doit-il être un peu plus pauvre pour sauvegarder son indépendance vis-à-vis de tout autre peuple et de toute compagnie étrangère.Si le tiers-monde était plus autarcique et que son agriculture produisait d’abord en fonction des besoins de sa propre population plutôt que d’exporter en Occident de grande quantité de produits inutiles comme le café, il serait beaucoup moins endetté et pourrait nourrir sa population.C’est ce que fait l’Albanie pour être libre de toute dette envers l’étranger et on peut difficilement l’en blâmer.En termes occidentaux, on appelle cela l’auto-suffi-sance alimentaire.La vision business only des Jean-Paré, Paul Gobeil et Ronald Reagan a quelque chose de pathologique et relève plus de la paranoïa anti-socialiste que d’une vision équilibrée des sociétés.— BENOIT GAUDREAULT Montréal, le 15 décembre.¦ Pour une poignée de dollars.PENDANT que près d’un millier d’organismes et d’institutions de toute nature et venant de tous les coins du Québec signifiaient leur appui à la Coalition des organismes communautaires de communications, le ministre des Communications du Québec (MCQ), M.Richard French, coupait son aide destinée aux médias communautaires et aux organismes d’éducation et de représentation des consommateurs.Et pourtant il n’en coûte que $ 1.4 million pour soutenir près d’une centaine de médias et d’organismes qui, pour la vaste majorité d’entre-eux, oeuvrent en régions excentriques.Pourquoi cette obstination ?Tell me why, M.French ?Derrière cette économie de bouts de chandelles se profile la vrai nature du MCQ : — La vision « montréalisante » des communications.Pensons aux coupures non encore cicatrisées de Radio-Québec en région et à celles actuellement envisagées dans le secteur communautaire.— L’acceptation tacite du phé- nomène de la concentration de la presse.Pensons aux rumeurs d’achat d’Unimédia par Power et aux dangers liés à la super-concentration entrevue avec l’achat de Télé-Métropole par Vidéotron.— Le mutisme général du ministre.Pensons au long silence fait au rapport Sauvageau-Caplan qui, soit dit en passant, reconnaît la nécessité de l’existence d’un réseau communautaire de communication.— L’absence de vision et de politique.Depuis un an, il n’y a eu aucun projet de loi, ni livre blanc, ni intention véritable de la part du MCQ.Décidément le vent tourne au MCQ .espérons qu’il ne sèmera pas la tempête dans toutes les régions du Québec.L’insatisfaction grandit M.French ! The answer is blowing in the wind.— LA COALITION Montréal, le 10 décembre.¦ Cette admirable chanson JE SUGGÈRE qu’à la rencontre de la francophonie qui aura lieu à l’été 87, à Québec, et avec la permission de M.Yves Duteil il va sans dire, on adopte comme thème musical de cet événement : La langue de chez nous — et que chacun des pays participants ait la possibilité de faire composer, par son meilleur chansonnier, un couplet les identifiant.Je prie la direction de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de créer un prix spécial annuel Yves Duteil, pour rendre hommage à un chansonnier, à un poète qui chante ou écrit l’amour et le respect que tous les pariants français d’Amérique doivent avoir pour leur belle langue.De plus, j’invite les directeurs et directrices d’écoles de langue française — que ce soit à Moncton, Saint-Boniface, Ottawa et partout au Québec — à faire entendre régulièrement à leurs élèves, cette admirable chanson; qu’ils en étudient ensemble toutes les consonances, les mots si admirablement choisis et le grand message de fierté qu’elle véhicule.Et je demande à ceux qui sont d’accord avec moi de bien vouloir m’écrire à mon adresse de Sutton.— LUCILLE CHAMPAGNE AYOTTE Case postale 159 Sutton, Qué.J0E2K0 Montréal, le 26 novembre.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau.LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul.Le-beau, St-Laurent.LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Edition quotidienne = 139$ par année 75$ 6 mois 39$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 145$ par année au Canada 79$ 6 mois 42$ 3 mois Pour Information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec. Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 ¦ 9 DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Vieux-Québec : Patrimoine des promoteurs ?LIBRE OPINION JEAN CIMON L'auteur est urbaniste LE 3 JUILLET 1986, l’arrondissement historique du Vieux-Québec était inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.Aboutissement du travail persévérant d’un groupuscule de citoyens amoureux de leur ville, cette reconnaissance n’est pas, pour autant, une garantie de protection du tissu urbain et des paysages grandioses qui ceinturent la vieille capitale.En effet, il n’y a pas de pensée commune entre les trois gouvernements directement concernés.Il n’y a pas de plan directeur et les intervenants ne sont pas soumis aux mêmes règles.Un consensus existe : chacun « tire la couverte de son bord».Les promoteurs immobiliers profitent de cette anarchie.Les promoteurs, eux, ont un plan directeur : le plus grand profit possible.Ce qui ne coïncide pas nécessairement avec les principes de l’UNESCO pour la sauvegarde des sites du patrimoine mondial.« La Grande Place » Depuis le 3 juillet 1986, des nuages sombres se sont accumulés dans le ciel du Vieux-Québec.Ce sont : — l’homologation par la Ville de Québec d’une parcelle de l’arrondissement historique, à savoir l’îlot de la Côte d’Abraham, lequel est menacé de démolition pour faire place au projet de « La Grande Place » ; — la signature, le 2 septembre 1986, d’un protocole d’intentions entre la Ville de Québec et le promoteur immobilier Citicom Inc.de Toronto ; — la mise en veilleuse de la consultation publique sur le plan directeur de la ville ; — la poursuite des activités fébriles de la Société immobilière du Vieux-Port, où les promoteurs sont en train d’ériger un mur de bâtisses entre le fleuve et la Basse-Ville, en bordure immédiate de l’arrondissement historique.Ces quatre événements sont liés entre eux, en ce sens qu’ils sont l’aboutissement actuel de l’action des promoteurs immobiliers et des pressions qu’ils exercent dans les coulisses des pouvoirs politiques à tous les paliers de gouvernement.L’îlot ancien de la Côte d’Abraham gêne les promoteurs : Citicom Inc.de Toronto et associés locaux.chelle des quartiers au cours de l’hiver 1987.Doit-on conclure qu’un promoteur de Toronto se substitue au Service municipal d'urbanisme, aux audiences publiques et aux gouvernements supérieurs qui ont une responsabilité dirt pri tion de l’arrondissement historique ?Depuis trois ans déjà, la Société immobilière du Vieux-Port de Québec multiplie les barrières visuelles entre le fleuve et la Basse-Ville.Cet organisme fédéral est roi et maître sur son terrain qui occupe tout le bord de l'eau du Vieux-Québec.Cet organisme a déjà défiguré le cachet de la Basse-Ville en érigeant sur ses quais — par ailleurs remarquables —, une sorte de « Disneyland » maritime aujourd’hui désertique depuis le coûteux naufrage du festival « Mer et Monde » de l’été 1984.Aujourd’hui, c’est beaucoup plus grave.L’organisme fédéral qui n’est soumis à aucun règlement municipal de zonage ou d’urbanisme, accueille des promoteurs qui sont en train d’ériger un mur épais de bâtisses entre les quais et la rue Dalhousie, juste en face du Musée de la.civilisation.En effet, on recycle en édifice à bureaux l’ancien Entrepôt frigorifique, immeuble de six étages, et on construit derrière trois étages de condominiums juchés sur un garage de deux étages.Or, ces immeubles en construction sont contigus à l’arrondissement historique et ils occupent le tiers de l’emplacement prévu pour la seconde phase de la construction du Musée de la civilisation.Pourtant, l’architecte-concepteur de ce magnifique édifice, Moshe Safdie, déclarait en entrevue : « J’espère que la seconde phase sera réalisée parce que ce n’est pas un musée complet.» (Continuité, Québec, 1986, no 32/33, page 25) Le Vieux-Québec et l’Hôtel de Ville semblent coincés entre les promoteurs de « La Grande Place » et leurs rivaux du Vieux-Port qui viennent de présenter des projets gigantesques qu’un journaliste a qualifiés de « ville devant la ville ».Est-ce le début d’une nouvelle guerre de coulisses, comme l’encan désastreux qui eut lieu sur la Colline parlementaire ?Le Vieux-Québec risque-t-il d’être éventré une fois de plus ?Les citoyens de Québec passeront-ils pour une « bande de caves » (1) qui vendent à l’encan leur patrimoine national, dont on dit qu’il est la mémoire d’un peuple ?( 1 ) Allusion à la célèbre phrase du poète Péloquin — « Vous êtes pas tannés de mourir, bande de cave ! » — gravée dans la fresque du Grand Théâtre de Québec.Le coeur de Photo ; Parcs Canada l’arrondissement historique du Vieux-Québec décrété patrimoine mondial en juillet dernier En effet, leur projet immobilier de « La Grande Place » englobe le quadrilatère formé par la Côte d’Abraham, la rue de la Couronne, le boulevard Charest et la rue de la Chapelle.Plus de la moitié du site appartient déjà à la Ville, ce qui excite, bien sûr, l’appétit des promoteurs, comme c’est aussi le cas des terrains du Vieux-Port, propriété du gouvernement fédéral.j ¦ ¦ •] Pour faciliter la réalisation du projet de « La Grande place », la Ville a donc homologué pour deux ans l’îlot de la Côte d’Abraham : à ce régime, les maisons déjà vétustes qui composent cet îlot pittoresque s’écrouleront d’elles-mêmes.Mais voilà que l’arrondissement historique qui englobe ce malencontreux îlot de la Côte d’Abraham, est désormais inscrit sur la « liste du patrimoine mondial ».Ce fait nouveau a des conséquences inattendues pour les autorités municipales qui sont depuis peu le maître d’oeuvre de la gestion de l’arrondissement historique.En effet, il devient embarrassant de démolir ou de laisser dépérir l’îlot ancien de la Côte d’Abraham.Une rumeur circule dans les corridors de l’Hôtel de Ville : on s’apprêterait à « sortir » de l’arrondissement historique ce malheureux îlot de la Côte d’Abraham ! Le Conseil des monuments et sites du Québec continue d’alerter l’opinion publique et il songe à porter plainte auprès des autorités signataires de l’entente concernant la désignation du Vieux-Québec comme partie intégrante du patrimoine mondial.Ces autorités sont le gouvernement du Canada et l’U-NESCO.Après l’homologation de l’îlot de la Côte d’Abraham en vue de réaliser le projet de « La Grande Place », la Ville de Québec a signé un protocole d’intentions avec le promoteur Citicom Inc.de Toronto.Comme l’homologation de l’îlot de la Côte d’Abraham, ce protocole est d’une durée de deux années, au cours desquelles le promoteur fera des études et fournira à la Ville des « plans et esquisses préliminaires et une maquette du projet».Nulle part dans le texte du protocole rendu public le 2 septembre 1986, est-il fait mention de l’obligation pour le promoteur de conserver et de mettre en valeur l’îlot de la Côte d’Abraham.Bien au contraire, le paragraphe « g », à la page 4, mentionne la démolition par Citicom « des édifices présentement érigés sur les Sites».Ce protocole inquiétant prévoit la conclusion d’ici deux ans d’une « entente pour le redéveloppe- ment » de ce secteur provisoirement connu sous le nom de « La Grande Place » et impliquant un investissement privé d’au moins $ 150 millions.D’ici les prochains mois, Citicom Inc.investira une somme de $ 350,000 dans diverses études sur le projet.Advenant la signature d’une entente de redéveloppement, au plus tard dans 24 mois, la Ville louerait à Citicom Inc., par un bail emphytéotique d’une durée de 65 ans, les terrains sur l’espace délimité.Citicom Inc.paierait alors à la Ville un loyer annuel de $ 1, plus un loyer additionnel égal à un pourcentage, qui sera ultérieurement déterminé des revenus nets générés par le projet.Voilà, en résumé, ce que nous apprend le communiqué de presse émis par la Ville lors de la signature de ce protocole d’intentions.Et la consultation ?En même temps que l’annonce de ce protocole, on apprenait la mise en veilleuse de la consultation publique en vue de recueillir l’avis des citoyens sur le plan directeur d’aménagement et de développement du territoire de la Ville de Québec.Cette consultation publique devait commencer en septembre dernier et se poursuivre à l’é- Les garderies publiques : un placement à long terme ! LIBRE OPINION ANNE-MARIE DAVID GINETTE BUSQUE Les auteures sont respectivement présidente du Comité national de la condition féminine de la CSN et présidente de la Fédération des femmes du Québec LA QUESTION du financement des services de garde est toujours d’actualité.Dans cette période d’austérité économique, le budget des services de garde est l’un des seuls à avoir échappé au couperet.Mais, il faut le dire, il n’y avait pas grand chose à couper ! Le chemin est encore long à parcourir pour la réalisation d’un réseau universel et gratuit de garderies.Selon l’OSGE, au 31 mars 1985, seulement 13.7 % des enfants d’âge préscolaire et 6.6% des enfants d’âge scolaire ont trouvé place dans une garderie, et 0.7 % dans un milieu familial reconnu.Pour les autres, les parents ont dû se rabattre sur la garde « au noir », où aucune réglementation ne garantit la qualité des services.La mise sur pied d’un réseau de services de garde de qualité constitue un avantage collectif pour la société, tout comme l’éducation et la santé.Pour les femmes, d’une part, il s’agit de faire respecter notre droit à un travail décent.D’autre part, on ne peut prétendre à la fois bâtir l’avenir d'un pays en donnant à la jeunesse les conditions idéales d’épanouissement et économiser en la privant de services essentiels.Le droit à la garderie D’aucuns diront que l’instauration de services de garde est un mal nécessaire puisque tant de mères sont sur le marché du travail.Car, entend-on souvent dire, le milieu familial demeure quand même le lieu le plus propice au développement harmonieux de l’enfant.D’ailleurs, n’est-ce pas au nom du bien-être de l’enfant et au nom du rôle primordial de la famille, qu’au 19e siècle, on s’opposait à l’enseignement universel ?Bien sûr, la nécessité de la mise sur pied de garderies est apparue dans le sillage de l’entrée massive des femmes sur le marché du travail.Mais les parents, dans leur métier de parent, et les enfants en ont profité et cela pour le plus grand bien de tous.Les parents, les mères bénéficient grandement du partage de la responsabilité familiale avec d’autres éducatrices, éducateurs et des conseils échangés avec d’autres parents.À notre sens, des services de garde de qualité peuvent compléter le rôle des parents dans le deve-.ement de l’enfant, îette complémentarité doit de fait transparaître dans le contrôle que doivent exercer les parents de concert avec les travailleuses, travailleurs de la garderie, sur la qualité du service aux enfants.Les parents ne veulent pas déléguer leurs responsabilités, ils veulent la partager avec des partenaires compétents.!.] Les enfants, et c’est là ce qui est le loppen Cett plus important, bénéficient grandement des services de garde de qualité.Une enquête comparative récente, menée par le journal La Presse auprès d'enfants de 16 écoles de l’Europe francophone et de neuf autres au Québec, tend à le démontrer.Les enfants qui sont allés en crèches et en maternelles arrivent à l’école beaucoup mieux préparés.« La forte activité préscolaire est un des facteurs qui pourrait expliquer pourquoi 198 élèves de 6e année du primaire, répartis dans cinq écoles belges, ont mieux réussi les mêmes épreuves d’orthographe, de calcul et de connaissance générales qu’un échantillon de 478 élèvres du même niveau, répartis dans neuf écoles québécoises.» La préparation à l’école est donc un facteur positif important.Les garderies populaires au Québec ont aussi tenté d’expérimenter d’autres valeurs auprès des enfants ; remplacer les jeux compétitifs par les jeux coopératifs, mener une lutte consciente contre le sexisme, vivre l’entraide, la solidarité.Les garderies peuvent être un milieu de vie passionnant pour les enfants.Pour cette richesse d’aujourd’hui et de demain que sont nos enfants, quel choix politique nos gouvernements font-ils ?Nous ne pouvons en rester là.L’avenir de ce pays se prépare dès maintenant, dans la responsabilité collective que nous prenons face aux enfants et aux familles et quant aux sommes d’argent que nous sommes prêts à y consacrer.Le droit au travail Le besoin en services de garde de qualité est une réalité criante.Les femmes, et parmi elles un grand nombre de mères, travaillent a l’extérieur du foyer.En 1984, 52 % des mères, ayant un enfant de moins de trois ans, 57 % des mères dont le plus jeune enfant avait de trois à cinq ans et 64 % des femmes ayant des enfants d’âge scolaire, occupaient un emploi.Cependant, le travail précaire, des revenus nettement inférieurs à ceux que gagnent les hommes, l’augmentation du chômage des femmes dans tous les secteurs d’activités, ce sont là des faits qui illustrent amplement que notre droit au travail n’est pas pleinement reconnu.Et à cela s’ajoute le casse-tête majeur des mères, l’insuffisance dramatique des services de garde reconnus.Pour que les mères puissent exercer leur droit au travail « rémunéré », eUes doivent : — avoir accès à des services de garde reconnus; — ne pas avoir à débourser des sommes équivalentes parfois au coût d’un deuxième loyer; — bénéficier des services à toutes heures du jour et de la nuit, la fin de semaine comme la semaine.Le droit au travail nous est reconnu sur papier, certes, mais son application nous renvoie au privé de nos maisons, là où d’autres femmes se feront exploiter.En effet, où la majorité des jeunes enfants de ce pays sont-ils gardés ?Chez la mère, la belle-mère, la voisine, la madame qui a mis une annonce chez le dépanneur .Pour permettre aux unes l’accès à un travail rémunéré, les autres gardent les enfants à des salai- Le grand dictionnaire NOTES DE LECTURE MARC-FERNAND ARCHAMBAULT A.Burgière, Dictionnaire des sciences historiques, Presses Universitaires de France, Paris, 1986 UN OUVRAGE qui s’imposait et devenait de plus en plus nécessaire comme outil de référence pour tous ceux ou celles qui travaillent dans les divers domaines des sciences sociales.Les sciences historiques, sous la remarquable im pulsion donnée dans les années 30 par la fameuse revue des Annales, fondée par L.Febvre et M.Bloch, sont devenues, en France à tout le moins, le point de convergence des sciences sociales.C’est en France que l’histoire se constitue comme discipline rigoureuse, quittant les conceptions que l’on pourrait qualifier de romantiques ou de littéraires.! •] On comprendra alors l’importance accordée dans ce dictionnaire aux questions de méthode, aux concepts, à l’apparition de nouveaux domaines ou bien à des débats qui agitent encore les historiens.On s’attache surtout à ce qui fonde le caractère scientifique de l’histoire.C’est peut-être ce qui donne le caractère quelque peu disparate à cet ouvrage.Parfois le lecteur qui vient d’un autre horizon historique et intellectuel peut avoir de la difficulté à saisir l’importance ou la pertinence de certains articles tout comme de curieuses négügences ou exclusions.Il est clair pour les collaborateurs de ce dictionnaire que l’historiographie québécoise n’existe pas et qu’elle n’a contribué en rien à l’avancement de la discipline.Ni d’ailleurs offrir un champ de recherche intéressant.Ce qui ne laisse pas d’agacer un peu.Un petit article sur les travaux de nos écoles, comme par exemple l’Institut des ét udes médiévales, aurait été plus qu’une simple question de courtoisie et échange de bons procédés.On y admet tout de même l’importance des contributions américaines, italiennes, japonaises, allemandes et même chinoises.C’est à la fois trop et trop peu.On ne sait pas si l’on entend vraiment exposer une certaine problématique française comme il est tout à fait légitime de le faire ou de rendre compte de l’état des recherches historiques en tant que tel.Il y a par moment une volonté de tout évaluer qui est irritante.Il est dans la nature d’un projet de dictionnaire de prétendre à l’exhaustivité mais pas d’établir un programme.res dérisoires .dans le prolongement de leur travail ménager.Parlons aussi des conditions de travail en services de garde reconnus.Bien que plus qualifiés que la moyenne canadienne, les travailleuses et travailleurs de garderies gagnaient,en 1983,50 % de moins qu’une enseignante expérimentée du primaire, et 30 % de moins qu’un gardien de zoo.Les bénéfices marginaux sont évidemment minimes.Pour l’égalité Si la situation de ces travailleuses et travailleurs n’est guère enviable, celle du personnel de garde en miüeu familial reconnu et réglementé est tout à fait inacceptable.Près de 40 % de ces femmes travaillent plus de 50 heures par semaine pour un salaire horaire moyen de $ 3.30 en 1983 ($ 2.26 après déduction des dépenses encourues pour la garde des enfants).Les bénéfices marginaux sont bien sûr pratiquement inexistants et les revenus, instables d’une façon générale, puisque conditionnels à la présence des enfants.La grande majorité des personnes qui gardent, éduquent nos tout jeu nés enfants, sont des femmes.Quand leur travail sera-t-il reconnu à sa juste valeur ?Quand cessera-t-on de compter sur le bénévolat des femmes, éducatrices ou parents, pour combler (en corvées, activités d’autofinancement, etc.) le manque à gagner dans les garderies ?Investir dans un réseau universel et gratuit de garderies ?Oui.pour l’égalité des femmes et le bien-être de nos enfants.ÏSTÏA, Stati?Jire baltieaiE port taire dans ^’^roccas^ëstern^, eune:;tituéâ.-i|edes(car voudrai' José « te Marie l a süSCep"D ,,riSquiemP'buiaire ru!sty'e Te^' < cents P 9 Giud.cell rêvareo'f ^ (F L’HÎSTOiRE DE L’ALCOOL AU QUÉBEC par Robert Prévost, Michel Phaneuf et Suzanne Gagné ii im \ UN ALBUM ENIVRANT A REGARDER, À LIRE ET À RÊVER UN LIVRE QUI VA RESTER QUAND NOËL SERA PASSÉ • Publié à l'occasion du 65e anniversaire de la SAQ Stanké les Éditions Internationales Alain Stanké , 2127, rue Guy, Montréal H3H 10 ¦ Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Québécor présidente des quotidiens Québécor, qui a été chargée de l’implantation du nouveau quotidien anglophone.Aujourd’hui à Montréal, un groupe d’anciens cadres du DEVOIR, associés sous la raison sociale « Les publications I.D.», donnent une conférence de presse pour annoncer le lancement d’un nouveau quotidien francophone, essentiellement financé par Southam News et The Gazette.Il appert que le président de Québécor n’apprécie pas l’idée de voir apparaître un nouveau concurrent sur le marché montréalais.Il se pourrait que la décision de Québécor de lancer un quotidien anglophone constitue une réplique à l’initiative de Southam et The Gazette.Convaincu que les chances de Québécor de s’implanter sur le marché anglophone sont excellentes, M.Pé-ladeau estime par ailleurs qu’il n’y a pas de place à Montréal pour un nouveau quotidien francophone et il prédit la faillite du projet.« Ce n’est pas sérieux ».4 CFCF LegroupeCFCF détient 66%des actions du Réseau Quatre Saisons présentement, les autres actions étant détenues par le Permanent Trust de Toronto, le fonds de pension des employés de Dofasco, et trois cadres du Réseau Quatre Saisons.Un rachat des actions minoritaires permettrait d’amortir les pertes des deux premières années durant les sept années subséquentes, en l’occurence de 1989 à 1996, ces pertes étant capitalisées au bilan pour les deux premières années, si la proposition du comité exécutif est retenu.Les pertes sont considérées en-deçà de ce qui était prévu et on anticipe chez les courtiers que le groupe CFCF améliorera globalement sa performance financière l’an prochain, si les pertes de TQS sont capitalisées au bilan.Quatre Saisons pourrait aussi éventuellement procéder à une émission d’actions, après sa prise en charge totale par CFCF, si cette option est retenue par le conseil d’administration.L’assemblée annuelle de la compagnie CFCF Inc s’est tenu hier matin, mais elle n’a duré en tout que neuf minutes et en présence de auel-que 22 actionnaires dûment enregistrés.On n’y a dévoilé que les chiffres pour l’exercice financier terminé au 31 août dernier, le secret entourant les états financiers du Réseau Quatre Saisons.Le président de la compagnie, M.Jean Pouliot, a d’abord expulsé les cameras de télévision avant l’assemblée annuelle, bien qu’il ait accepté de répondre à des questions de journalistes on camera à la suite de l’assemblée annuelle, s’abstenant toutefois de fournir aucune précision sur les recettes de Quatre Saisons pour les trois premiers mois de mise enonde.Les revenus bruts de CFCF ont augmenté de $ 82 à $ 87 millions, de l’exercice financier 1985 à l’exercice 1986, et le bénéfice net de $ 8.9 à $ 11 millions.Par action, le bénéfice net s’est accru de 6.3 %, soit de 94 cents à $ 1.00, étant donné que le nombre d’actions en circulation a crû de 9.5 à 11 millions durant 1986.Le siège social a été parachevé durant l’exercice financier au coût de $ 12 millions et l’édifice de deux étages de Télévision Quatre Saisons qui apparaîtra au bilan l’an prochain aura coûté $ 8 millions.Au total, les dépenses en immobilisation ont atteint $ 38 millions pour l’exercice terminé à la fin août.Les actifs augmentent de $ 98 à $ 134 millions durant cette période, une très forte progression à ce chapitre.Le nombre des abonnés de CF Cable s’est légèrement accrû de 168,000 à 176,000 durant l’année mais un montant de $ 2 par mois a été ajouté aux recettes en provenance de ces abonnés, en raison d’une autorisation du CRTC ; cela a porté de $ 21 à $ 27 millions les revenus du câble.Il s’agit là de la principale augmentation de revenus du groupe our l’exercice terminé au 31 août, ar la publicité nationale a quelque peu fléchi souffrant d’une conjoncture généralisée à la baisse pour les télédiffuseurs.Cependant, La publicité locale a été très bonne.Quant à la radio CFCF AM, elle a eu une Le groupe Réflexion invite les plus de 30 ans qui sont seuls à venir participer à des ateliers de discussion sur des themes d'actualité louchant tout le monde, tous les jeudis à 20 h au 1439, rue Sainte-Catherine ouest (angle Bishop).725-2613.¦ L’Association des femmes regroupées pour l’accessibilité au pouvoir politique et économique (Frappe) organise une fête de Noël, demain 19 décembre de 12 h à 14 h à la salle John-Molson de la brasserie Molson (1670, rue Notre-Dame est).On doit réserver au 842-5067.¦ L'oratoire Saint-Joseph vous invite à venir voir une exposition de crèches provenant de plus de 45 pays, tous les jours jusqu’au 2 février, de 10 h à 17 h au 3800, chemin Queen-Mary.733-8211.¦ Vidéo sur les jeunes de plusieurs pays du monde partageant leur expérience de la Tournée mondiale de la jeunesse pour la paix et la solidarité, ce soir à 19 h 30 au Caf’Tiers (4933, rue de Grandpré - métro Laurier).843-7112.¦ Le mouvement Action-Chômage de Montréal invite les chômeurs et chômeuses à ses rencontres d’information sur la loi d'assurance-chômage, les jeudis après-midi à 13 h au 6839-A, rue Drolet, pièce 304 (métro Jean-Talon).271-4099.mauvaise performance qui fut contrebalancée en quelque sorte par CFQR FM.Globalement, les recettes de Productions Champlain ont régressé de 2 % pour l’année.La dette à long terme du groupe a augmenté de $ 16.6 à $ 28.8 millions durant l’année, mais elle se situait à $ 32 millions, avant l’émission de capital-actions de CFCF en 1985.La situation financière de CFCF est considérée bonne, notamment par l’analyste Michel Perrault d’Alfred Bunting, et la situation financière de Quatre Saisons est en pleine mutation.4 Le juge populations de phoques; ¦ le revenu produit par la chasse a une importance considérable pour les chasseurs; ¦ dans la plupart des opérations de chasse, il n’y a guère ou pas de gaspillage des parties utilisables de l’animal.Les principales recommandations sont les suivantes: ¦ la Commission recommande que l'abattage des phoques — autres que les petits — ne soit autorisé que s’il est soumis à des contrôles appropriés sur le nombre d’animaux abattus, les méthodes d’abattage et les fins pour lesquelles ont les abat; ¦ la Commission reconnaît la forte opposition du public à l’abattage au gourdin des bébés phoques, et conclut qu’il est irréaliste d’en;B un montant de l’ordre de $50 millions devrait être versé aux chasseurs de phoque de la côte atlantique pour les indemniser des pertes économiques, sociales et culturelles, occasionnées par la fermeture des marchés; ¦ un montant d’environ $4 millions devrait être débloqué annuellement pour au moins cinq ans, afin d’aider les Inuit qui pratiquent la chasse de subsistance et leur assurer un revenu monétaire équivalent à celui qu’ils connaissaient avant l’effondrement des marchés; ¦ un autre fonds de $50 millions devrait être versé pour la formation et le développement dans la région atlantique du Canada.Ce fonds serait mis à la disposition des collectivités de chasseurs de Terre-Neuve, de la Nouvelle-Ecosse et du Québec dans une perspective générale de développement économique ; ¦ la Commision estime qu’il serait bon d’analyser périodiquement les connaissances et les opinions du public sur les phoques et la chasse ; ¦ le gouvernement canadien devrait encourager le développement des marchés potentiels au Canada pour les produits du phoque autres que ceux dérivés des blanchons et des dos bleus; ¦ le gouvernement devrait encourager la coopération entre les Inuit du Canada et ceux du Groenland, et entre les Inuit et les autorités européennes ; ¦ le gouvernement devrait encourager le développement d’entreprises communautaires et coopératives dans les collectivités inuit pour le traitement et la commercialisation de vêtements et autres produits.Il devrait aussi créer une marque de commerce identifiant les activités commerciales des Inuit; ¦ la Commission recommande de poursuivre les recherches pour déterminer l’impact des phoques sur les pêches; ¦ la possibilité d’un abattage sélectif devrait être envisagée dans les années ultérieures à 1987.4 II faudra séminaires; ¦ les ascenseurs; ¦ tout autre lieu désigné par l’organisme public.Deuxièmement, certains lieux publics tels que décrits ici: ¦ les lieux fermés utilisés pour des activités religieuses, sportives, judiciaires, culturelles et artistiques, lorsque ces activités s’y déroulent.L’interdiction ne s’applique toutefois pas lorsque ces activités sont réservées exclusivement aux membres d’un groupe particulier; ¦ les garderies, jardins d’enfants, haltes-garderies et services de garde en milieu scolaire; ¦ les salles d’attente des professionnels de la santé; ¦ les laboratoires.Troisièmement, l’interdiction de fumer s’appliquera aux transports publics, urbains et spécialisés: ¦ les ambulances; ¦ les voitures de métro; ¦ les transports aéroportuaires; ¦ les autobus utilisés pour le public en général et pour les écoliers et les Le président du Conseil des relations internationales de Montréal, Gérard Pelletier, invite tous ceux et celles voulant célébrer la fin de 1986 et désirant se concerter pour la réussite de 1987, aujourd’hui de 17 h à 19 h à l'hôtel Méridien, salon des Arts.¦ Conférence du département de philosophie avec Charles Travis, de l’université McGill (en anglais), ce soir à 19 h 30 au pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM, salle A 3105.282-4161 ¦ Le président de la Fondation québécoise du cancer, Léopold Buissières, vous invite à une conférence de presse pour vous annoncer un important projet conjoint, aujourd’hui à midi au 30e étage de la tour de la Bourse, place Victoria, chez Samson-Bélair : 842-8283 ou 527-2194 ¦ Collectes de sang de la Croix-Rouge : à Saint-Liboire, au Centre Jean-XXIII, rue l.aflamme, de 15 h à 20 h 30: à la tour Jean-Talon, niveau du métro (600, rue Jean-Talon est), de 11 h 30 à 17 h 30, et à PointeClaire, hôpital général du Lake-shore, à la cafétéria (150, chemin Still-view),de 10 h à 17 h.¦ Désir-Amour invite tous les intéressés à venir partager leurs expériences de vie, tous les jeudis soirs à 20 h au sous-sol de l'église Notre-Dame-de-la-Garde (1228, rue Green, angle Papineau, à Longueuil).personnes handicapées.Pour les services de transport interurbain ou touristique par autobus, l’exploitant doit prévoir une section réservée aux non-fumeurs, représentant 70% des sièges.L’interdiction totale de fumer s’appliquera à compter du premier janvier 1989 à tous les autobus interurbains effectuant un parcours de 300 kilomètres ou moins.L’interdiction ne s’applique cependant pas lorsque les autobus sont nolisés pour l’usage des membres d’un groupe particulier.Pour les services de transport par train et par traversier, une section comprenant 50 % des sièges devra être réservée pour les non-fumeurs.La loi sera appliquée par les organismes publics concernés et par les municipalités pour ce qui est des lieux publics situés sur leur territoire.Les premiers désigneront une personne responsable à cette fin et les secondes pourront recourir aux services de leur corps policier.Lorsque l’infraction est constatée, la poursuite commence par la remise de main à main d’un avis d’infraction par un agent de la paix ou une personne autorisée à cette fin.L’avis décrit l’infraction, indique l’amende et les frais et signale au contrevenant l’endroit ou il doit payer cette amende.De façon générale, l’amende sera payable au palais de justice.A défaut de tel paiement, l’avis d’infraction est déposé devant le juge de paix qui délivre une sommation.Des poursuites pénales sont alors intentées conformément à la Loi sur les poursuites sommaires.Les amendes perçues par les municipalités leur appartiennent.4 Québec vesque en haussant les épaules: « Quand c’est vide, c’est vide; ça va être de l’argent emprunté».Au moment de mettre sous presses, les pourparlers se poursuivaient de façon intensive à toutes les tables, principalement avec la CS N, et tous les intéressés étaient sur le qui-vive, tant à Montréal qu’à Québec.M.Gobeil explique que l’offre de hausse générale de 3.5 % reste telle quelle pour 1986.Ce qui est modifié par l’hypothèse de règlement triennal, c’est l'offre d’augmentation de 3.5 % faite la semaine dernière pour les deux prochaines années.Le gouvernement propose de la porter à 4 % pour l’ensemble de ses salariés.Mais cette double hausse de un demi de 1 % ne saurait totaliser $100 millions pour la bonne raison que l’offre de la semaine prévoyait une modulation pour les plus bas salariés.De telle sorte que des milliers d’entre eux toucheront entre 4 % et 5.4 % de plus au cours des deux prochaines années.Ce qui est nouveau, c’est qu’aucun employé de l’État québécois ne toucherait moins de 4 % en 1987, et pas moins de 4 % également à compter du 1er janvier 1988.Cette offre n’affecte toutefois pas les 10,000 professionnels du secteur public qui, en raison de ce qu’ils ont subi depuis 1982, font l’objet de considérations particulières à la hausse.Le président du Trésor insiste sur le fait qu’il s’agit d’hypothèses, non d’offres formelles, en discussion avec la CSN, la FTQ, la CEQ et le Syndicat des fonctionnaires provinciaux du Québec (SFPQ).Les pourparlers allaient bon train en début de soirée, principalement avec la CSN.L’objectif avoué de M.Gobeil et du gouvernement est de finir cette ronde dans les meilleurs délais, sinon avant Noël, du moins avant le 31 décembre.« Je le souhaite du plus profond de mon coeur, dit M.Gobeil.On veut régler, mais pas à n’importe quel prix.Il y a une limite.À un moment donné, il va falloir arrêter, finir par finir «.Hier soir, il affichait encore l’optimisme dont il fait preuve depuis le début de cette ronde, en février dernier.Le président du Trésor nie que le premier ministre se soit impliqué directement dans les négociations et ait pris sa relève à titre de mandataire gouvernemental pour les négociateurs patronaux.Dans la nuit de lundi à mardi, M.Robert Bourassa a rencontré séparément le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, et celui de la CSN, M.Gérald Larose.Avec eux, il a fait le tour du dossier et exploré des hypothèses de règlement, reconnaît M.Gobeil, mais les négociations se poursuivent aux tables.Le rôle du premier ministre ne le frustre nullement, dit-il.Il n’est que l’un des 27 ministres et il est normal que le premier ministre s’intéresse au dossier et s’y implique.M.Bourassa, qui a passé la nuit de lundi à mardi à conférer avec ses collègues et avec les leaders syndicaux, n’a pas été vu au Parlement, hier, mais il suivait l’affaire de près depuis sa chambre d’hôtel.A la connaissance de M.Gobeil, le premier ministre n’aurait conversé par téléphone qu’avec M.Larose, du moins jusqu’au début de la soirée.Outre M.Gobeil, Mme Thérèse Lavoie-Roux et M.Claude Ryan, vaquaient à leurs activités parlementaires de fin de session, hier, participant à la période de questions ainsi qu’au vote approuvant le projet de loi 142.En matinée, M.Gobeil avait convenu devant les reporters que le règlement triennal « pourrait impliquer des sommes d’argent supplémentaires, mais dans une limite très raisonnable», qui tienne compte de la capacité de payer des contribuables québécois.À l’Assemblée, il s’est contenté de dire que les rencontres de la nuit précédente ont permis de faire avancer le dossier.« Nous pouvons continuer à penser qu’un règlement négocié est tout à fait plausible dans les prochains jours ».11 se refusait à élaborer, expliquant qu’il s’agissait de rencontres privées en- AUJOURD’ HUI Un comité de parents serait une corporation tre M.Bourassa et les leaders syndicaux, les négociations se faisant aux tables, et là seulement.À 6 h 30 hier, après une longue nuit de tractations à son bureau, M.Bourassa avait fait savoir que les points de désaccord portaient sur les hausses salariales.« «Les écarts ne sont pas suffisamment importants pour justifier le fait qu’on renonce définitivement à s’entendre -«.Mais le gouvernement ne saurait aller au-delà d’une certaine limite: celle de la capacité de payer des contribuables.Et il l’a atteinte, note M.Bourassa, avec les hypothèses de règlement sur la table.De part et d’autre, l’on gardait l’espoir d’en venir à un règlement négocié dans les prochaines heures, sinon au cours des prochains jours.Le suspense était maintenu et le sprint final se poursuivait encore en fin de soirée.4 Radio-Canada l’automne 85, une hausse de 1 % pour R-C, une baisse de 2 % pour CFCF et une hausse de 1 % pour Radio-Québec.On constate également que l’écoute de la télévision augmentait légèrement cet automne par rapport à l’automne 85.43 % du public québécois disponible écoutait en effet la télévision durant la période du sondage, contre 40 % à la même époque il y a un an.Mais comme les principaux réseaux n’ont ni gagné ni perdu de part d’écoute significative, il est difficile d’affirmer avec certitude qu’un réseau a plus souffert qu’un autre de l’arrivée de Quatre-Saisons.Aux heures de grande écoute (de 19 h à 23 h) du lundi au dimanche, Radio-Canada rafle la meilleure part du marché avec 28 % en moyenne contre 23 % pour CFTM.Radio-Québec fait 6 % et Quatre-Saisons 4 %.Pour cette période R-C dépassait CFTM de 2 points de pourcentage il y a un an.Cet écart se creuse donc de plus en plus en prime time, et comme la part de Radio-Québec demeure la même à ces heures encombrées on peut se demander si Quatre Saisons n’a pas attiré en soirée certains auditeurs de CFTM, ainsi que du canal 12, puisque CFCF est en baisse de 2 points.Pour ce qui est du public francophone uniquement (toujours dans le marché montréalais, public de tout âge et total des heures de télévision), CFTM attire 33 % des auditeurs, Radio-Canada 31 %, Radio-Québec 6 % et Quatre-Saisons 5%.Les mêmes données aux heures de grande écoute indiquent que Radio-Canada s’accapare de 37 % de l’auditoire, CFTM 36%, Radio-Québec 8% et Quatre-Saisons 6%.À travers tous ces chiffres, Quatre-Saisons a tenté hier d’apporter une nouvelle notion, celle de public-cible.En présentant ses propres évaluations à la presse en fin de matinée le vice-président à la programmation, Guy Fournier, a déclaré qu’il n’était pas « satisfait, mais très content des résultats, qui confirment notre tendance à la hausse».« Nous avons fait des changements à la programmation qui prendront effet dès le 5 janvier », a-t-il ajouté.Guy Fournier s’est présenté sans les fameux livres BBM, préférant plutôt distribuer deux communiqués de presse qui établissaient la liste des émissions « en augmentation appréciable ou qui avait doublé » sans citer de chiffre.Tout au long de sa conférence de presse, Guy Fournier a insisté sur le fait que Quatre-Saisons rejoignait majoritairement un groupe d’âge de 18/34 ans, tout en refusant de livrer des chiffres précis (ce que CFTM fit plus tard).Il a évoqué des « estimations d’auditoire » au « niveau réseau» pour certaines émissions.Quatre-Saisons s’est évertué à grignoter les parts d’auditoire, livrant des résultats éparpillés et fragmentaires sur des blocs d’heures isolés, qui ont donné lieu à d’épiques batailles de chiffres.Par exemple, Q-S déclarait obtenir 38 % du marché francophone « le samedi soir, pour la période de 10 h 30 à 11 h 30, chez les 18/34 ans », et les responsables de R-C et de CFTM ont calculé dans leurs livres BBM que cette part se situerait autour de 30%.« Nous nous sommes fixé des objectifs en ciblant des groupes », a précisé Guy Fournier, tout en ajoutant qu’il n’y avait pas lieu de réviser les tarifs publicitaires, mais qu’il pourrait y avoir des ajustements pour certaines émissions.À CFTM, le directeur de la programmation, Vincente Gabrieli, s’est dit satisfait des résultats.« La compétition se fait véritablement entre Radio-Canada et CFTM », a-t-il déclaré, tout en constatant que la grande majorité des émissions les plus écoutées étaient canadiennes.« Cela nous ammène à réévaluer notre position par rapport aux séries américaines», a-t-il ajouté.CFTM était particulièrement fier d’annoncer que l’émission de 3 heures du 9 novembre sur les élections municipales à Montréal avait attiré 377,000 personnes alors que Radio-Canada en avait attiré 329,000.Pour la période sondée la liste des émissions les plus écoutées s’établit ainsi, selon Radio-Canada : 1) Le « Rétro Bye Bye » des Beaux dimanches, RC, 1,059,000 téléspectateurs; 2) Peau de banane, CFTM, 1,045,000; 3) Le temps d'une paix, R-C, 1,023,000; 4) Lance et compte, R-C, 984,000; 5) Les grands films : La guerre des tuques, R-C, 884,000; 6) Entre chien et loup, CFTM, 825,000; 7) Dynastie,CFTM, 783,000; it)Insolences d’une caméra, R-C, 736,000; 9) Samedi de rire, R-C, 704,000; 10) /,’or du temps,CFTM, 702,000.R-C place quatre émissions dans les 10 autres places, CFTM en place six.En semaine, CFTM domine largement ses compétiteurs le matin (36 % de part de marché, toujours pour le marché de « Montréal JEAN-PIERRE PROULX La juge Paule Lafontaine de la Cour des petites créances, est d’avis qu’un comité de parents « a les pouvoirs d’une corporation dont celui de mandater des procureurs pour le représenter ».Par conséquent, « seul le comité de parents est, en tant que mandant, responsable des honoraires» de ces procureurs.Mme la juge Lafontaine vient donc de rejeter la requête de l’avocat Jean-Jacques Rainville qui réclamait personnellement à Mmes Lucie Filion et Colombe Duclos et MM.Georges Halasz et Serge Sa-vard, des honoraires de $1000.Ce jugement, bien que rendu par un tribunal inférieur, tend à confirmer une jurisprudence naissante selon laquelle un comité d’école ou de parents a une personnalité juridique indépendante des personnes qui le compose.L’affaire risque d’aller plus loin si Me Rainville décide de se faire payer —ce que nous n’avons pas pu vérifier.Il pourrait intenter une action cette fois contre le comité de parents.Celui-ci pourrait alors reconnaître la créance tout en appelant la CEPGM en « arrière-garantie » vu que la CEPG M est sa source de revenus.La Cour serait ainsi appelée à dégager l’ampleur des responsabilités d’un comité de parents.Me Rainville pourrait aussi s’adresser directement à la CÉPGM.Cependant, en décembre 1983, elle a déjà refusé de payer alléguant qu’elle n’avait jamais sollicité les sévices de l’avocat.Cette affaire remonte à 1983.A cette époque, Mme Filion était présidente du comité régional de parents du secteur français de la CÉPGM.Le président du comité central — composé des représenants des comités régionaux— avait décidé de reprendre l’élection en raison d’une irrégularité dans la procédure.étendu»).Les deux réseaux sont presque à égalité durant l’après-midi (24 % pour CFTM et 25 % pour R-C ) alors que CFCF, probablement grâce aux soap, occupe 18 % du marché.De 18 h à 19 h CFTM rafle 30 % de part du marché, R-C 25 %, CFCF 19 % et Radio-Québec fait sa meilleure performance de la semaine, soit 11 %, grâce à Passe-Partout et Télé-Service.Pour ce qui est du secteur de l’information, le bulletin de 18 h de CFTM, Ici Montréal, occupe toujours la première place avec 566,000 téléspectateurs en moyenne au quart d’heure, tandis que le nouveau magazine Montréal ce soir rejoint en moyenne 409,500 personnes.« C’est le meilleur résultat depuis 1968 pour les nouvelles de cette heure», selon les recherchistes de la société d’État.Quatre-Saisons attire 81,000 auditeurs, en progression depuis le pré-BBM.À noter que Puise, chez CFCF attire un bon 293,000 auditeurs à 18 h.À 22 h, Bernard Derome bat toujours ses concurrents avec 410,000 téléspectateurs, tandis que le Grand Journal de Q-S plafonne avec 35,800 personnes.Le Point fait 286,000, et une heure plus tard, les nouvelles TVA attirent 247,000 auditeurs.Aux heures de grande écoute, CFTM domine le lundi avec 42 % de part du marché contre 35 % à R-C, malgré Le temps d’une paix et Le parc des braves.CFTM avait alors présenté deux-miniséries, dont Lace II, et débutait la soirée en lion avec Peau de banane et L’or du temps.Le mardi, Radio-Canada occupe la première place ( 39 % contre 34 % à CFTM) principalement grâce à Lance et compte et Dallas.Le mercredi, CFTM occupe la première place avec 39 % contre 36 %, surtout grâce au hockey.Par contre, Les insolences d’une caméra à R-C était rémission la plus écoutée de la soirée.Le jeudi, R-C obtenait la meilleure part d’auditoire grâce à des films, et le vendredi CFTM dominait grâce à des séries et à Miami Vice.Le samedi, le tamdem Samedi de rire et La soirée du hockey de R-C permettait de rafler 47 % contre 14 % à CFTM, et le dimanche Radio-Canada dominait légèrement grâce à des Beaux dimanches tels le « Bye-Bye rétro et le Gala de La Presse.?Concernant Quatre-Saisons, Guy Fournier a annoncé hier un certain nombre de changements.À partir du 5 janvier, les émissions débuteront à 12 h 30 (plutôt que 15 H ) et comprendront un Grand Journal de 20 minutes avant 13 h, suivi de reprises d’émissions de la veille et de vieilles séries américaines.4 La CEQ avoir la pénible impression que, côté gouvernement, « un peu plus de dollars » dans le plateau semblerait éliminer un effort soutenu sur les autres demandes (sur la charge de travail des enseignants de cégeps et de commissions scolaires, par exemple).Un certain manque de cohérence existe du côté patronal, pense M.Charbonneau qui, mardi soir, avait noté chez le premier ministre Bourassa une attitude positive d’accueil, ce qui l’avait porté à croire en une accélération réelle du processus en cours.Le principal négociateur de la FTQ, Henri Massé, fait état quant à lui de « gros points litigieux » toujours en suspens mais n’exclut pas une évolution « au cours des prochaines heures », car il n’y a pas eu refus « clair et net » de la pleine indexation des salaires demandée par cette cen- Soupçonnant une manoeuvre pour se débarasser de Mme Filion consi-dérée comme politiquement gênante —on débattait alors du projet de loi 40—, le comité régional francophone décidait de consulter Me Rainville pour savoir si cette nouvelle élection était légale.Devant le refus de la CÉÎGM d’acquitter la facture, Me Rainville s’est adresssé à nouveau le premier février 1984 à Mme Filion: « Comme nous vous l’avions mentionné dès le départ, écrivait-il, faute par la Commission des écoles protestantes d’accepter de payer notre état de compte, ce sont les requérants, c’est-à-dire, vous-mêmes et les trois personnes qui vous accompagnaient qui seraient tenus de nous acquitter les frais de cette affaire».Mme Filion et ses collègues sont cependant demeurés fermes dans leurs prétentions qu’il ne leur appartenait pas d’acquitter ce compte si bien que Me Rainville s’adressait à la Cour des petites créances en juillet 1984.« Toute la question est de décider, écrit la juge Lafontaine, si le Comité régional de parents de la région numéro 1 de la CEPGM a la capacité légale pour donner mandat de le représenter à des avocats, si les requérants ont ou non dûment informé les intimés qu’ils seraient ou non personnellement et solidairement responsables du paiement des honoraires, et si les intimés, même ainsi avisés, ont accepté cette responsabilité».Sur le premier point, la juge s’est effectivement dit d’avis que le comité de parents « a les pouvoirs d’une corporation, dont celui de mandater des procureurs pour la représenter ».Sur le second point, le requérant a effectivement prouvé qu’il avait informé ses clients qu’il leur réclamerait personnellement les honoraires mais, écrit-elle, il n’a pas fait la preuve que ceux-ci avaient accepté.traie.Parmi les enjeux dont la FTQ trouve laborieuse la négociation, notons: la reclassification des conseillers en main-d’oeuvre des Centres de formation professionnelle et, du côté des Affaires sociales: l'amélioration du sort des salariés à « statut précaire », et le fardeau de la tâche à déterminer, ainsi que le « remplacement » des syndiqués selon les raisons qui motivent leurs absences.Quant à la CSN, il y avait, au moment d’aller sous presse, reprise du conseil fédéral de la Fédération des Affaires sociales (FAS), à Laval.Cette fédération représente à elle seule près du tiers de des 300,000 salariés touchés par le présent sprint de négociations.Quelque 700 délégués de la FAS poursuivent depuis samedi leur réunion, attendant qu’un déblocage mène à une entente globale et finale.Hier matin, le président de la CSN, Gérald Larose, et sa vice-présidente, Monique Simard, ont donné une conférence de presse.La CSN y a énuméré les quatre ententes intervenues à l’occasion des négociations de la nuit précédente entre MM.Larose et Bourassa: le travail s’y est fait « de façon très sérieuse et approfondie » durant six heures, note M.Larose.Les quatre gains de la CSN sont les suivants: le gouvernement Bourassa a retiré sa demande de faire partager les frais d’arbitrage; les salariées ont obtenu une banque de congés pour visites médicales en cours de grossesse; dès janvier, un comité cherchera à mieux traduire dans les faits les normes applicables au personnel des garderies (en formation par exemple).Enfin, toutes les assurances sont données par le gouvernement que l’entente à venir avec la CSN pourra s’appliquer dans le cadre de la Loi 37.La CSN ne se cache pas que l’écart est de beaucoup réduit sur l’aspect pécuniaire des négociations.Il y a une semaine, lorsque le Conseil du Trésor a déposé ses nouvelles offres, cet écart était de $700 millions; il ne serait plus de quelques dizaines de millions, soutient M.Larose qui admet que « l’indexation fait partie du débat » et que les évaluations des écarts varient.M.Bourassa a fixé hier cet écart à $100 millions environ.Les deux porte-parole de la CSN, malgré la nuit blanche qu’ils venaient de passer, se sont même permis d’utiliser le ton blagueur, par moments.M.Larose dit que l’échéance « pourrait être le 24 décembre », pourvu qu’on lui laisse le temps de faire ses emplettes de Noël.Mme Simard a reproché au gouvernement d’avoir accordé récemment 10% d’augmentation aux médecins spécialistes gagnant déjà une moyenne de plus de $120,000 par an ; elle se demande si cette conduite du « deux poids, deux mesures » va persister.La CSN plaide pour les femmes de la fonction publique, qui sont la majorité et qui ont droit à un salaire décent.La direction de la CSN demande qu’on la comprenne: elle ne divulguera pas sur la place publique des détails qui pourraient mettre en péril la conclusion d’ententes.Le moment approche, dit M.Larose, où « nous aurons à arbitrer un certain nombre de contraintes » pour, ce qui n’est pas exclu, en venir à une « stratégie pour après Noël » si le fruit d’une entente n’est pas mûr.Le président de la CSN estime que « Bourassa espère lui aussi un règlement » dans les heures ou dans les jours qui viennent.pourvu qu’il ait « assez d’imagination pour que nos objectifs soient rencontrés ».Gérald Larose était-il furieux vers 5h30 hier matin en quittant le « bunker » du premier ministre, à Québec?« Je n’étais pas très heureux », avoue-t-il, mais maintenant (à midi hier) je me sens« très optimiste pour continuer le travail».t LE DEVOIR Montreal, jeudi 18 décembre 1986 EN UN COUP D’OEIL LES AFFAIRES .EN QUELQUES LIGNES Serge Truffaut ¦ La côte financière de Citicorp baisse Le cabinet d’experts Moody’s Investors Service a décidé d’abaisser de AAI à Al la côte de Citicorp sur la dette principale qui se chiffre à $ 21 milliards US.Dans un communiqué Moody’s a justifié sa décision en ces termes : « cela reflète les inquiétudes sur la qualité des actifs de la Citibank ainsi que sur l’insuffisance du capital par rapport aux engagements de Citicorp ».Moody’s s’inquiète notamment des difficultés à améliorer la situation des actifs de la Citibank, dont les problèmes sont demeurés élevés malgré l’augmentation des provisions pour pertes.Par ses actifs, $ 173,6 milliards US à la fin 1985, la Citicorp de New York est le premier groupe bancaire des États-Unis devant BankAmerica de San Francisco, $ 118,5 milliards US.En 1985, son bénéfice net a été de $998 millions US.¦ Le fonds FTQ vend des actions Le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec, a liquidé le tiers du capital-actions qu’il détenait dans la compagnie Ceranor de Saint-Jérôme.C’est aux actionnaires majoritaires de ce fabricant de poterie en céramique que ces parts ont été vendues.Le montant impliqué ?C’est motus et bouche cousue.Le Fonds de solidarité a drainé un actif de quelques $ 50 millions et 20,000 actionnaires.Jusqu’à présent, l’initiative de la FTQ a permis la création, ou le maintien, de plus de 2,500 emplois grâce à des investissements répartis dans une vingtaine d’entreprises.¦ Contrat de $ 3 millions pour Logibec La firme de conseil en informatique Logibec a été choisie par le Conseil de la Santé et des Services Sociaux de la Montérégie afin de fournir le matériel et les logiciels nécessaires à un réseau comprenant une quarantaine de centres d’accueil et hospitalier.Les revenus escomptés par Logibec sont de l’ordre de $ 3 millions.La décision des autorités hospitalières est attribuable, selon M.Claude Roy président de Logibec, au fait que, « nous avons mis au point une gamme étendue de logiciels spécialisés pour le secteur de la santé et des servives sociaux, et nous avons la ferme intention de devenir un chef de file dans ce marché ».L’entente signée est d’une durée de cinq ans.Depuis 1983, le chiffre d’affaires de Logibec a réalisé une augmentation de 100 %.En date du 30 septembre 1986, les ventes ont atteint $ 2,8 millions pour un bénéfice net de $ 310,000, soit $ 0.15 par action.¦ Les gouvernements subventionnent une usine-pilote Ottawa et Québec ont accordé une subvention de $ 305,000 pour l’édification d’une usine-pilote, sur la Rive-sud de Montrai, devant faire la démonstration d’une nouvelle technologie permettant la production des combustibles et autres sous-produits à base de carburants par pyrolyse de vieux pneus.Ce sont les ministres de l’Energie messieurs Marcel Masse et John Ciaccia, respectivement du fédéral et du provincial, qui en ont fait l’annonce.Selon M.Masse, « si l’expérimentation en usine-pilote confirme les résultats de laboratoire, le Canada disposera ainsi d’une technologie qui lui permettra de résoudre l’important problème écologique que représente à l’heure actuelle l'élimination des vieux pneus ».Pour sa part M.Ciaccia a estimé que les retombées, pour le Québec, seront internationales.¦ Peerless augmente ses ventes de 11 % Au cours des neuf premiers mois de sa présente année financière, la Corporation des Tapis Peerless a vendu pour plus de $ 156 millions par rapport à $ 134 millions pour la période correspondante l’an dernier.De $ 4 millions, ou $ 0.68 par action, qu’ils étaient en 1985, les bénéfices nets ont dépassé $ 6,2 millions, ou $ 0.72 par action, durant ces neufs mois.Le troisième trimestre étant complété, Peerless a annoncé que ses ventes ont été de $ 55 millions, au cours de ce trimestre, comparativement à $ 49 millions en 1985.¦ Métro émet 460,000 actions La chaîne d’alimentation Métro-Richelieu a émis, hier, 460,000 actions subalternes catégorie A au prix de $ 6 l’action.Cette opération a porté le montant global de son premier appel public à l’épargne à $ 30,3 millions.¦ Télémédia confirme une acquisition Le groupe Télémédia confirme l’achat de 50 % des actions que détenait October Press dans l’hebdomadaire régional Orillia Sun.Les fondateurs de ce journal conservent l’autre moitié des actions.À son tour, Métro adopte la carte de débit Plus besoin d’argent sonnant pour l’épicerie, une simple carte suffira SERGE TRUFFAUT Deux mois après Provigo, c’est au tour de la chaîne alimentaire Métro-Richelieu d’adopter le système de monnaie électronique, ou carte de débit, élaboré par la Banque Nationale.C’est hier en effet, que le troisième détaillant en épicerie au Québec et la sixième banque à charte au Canada, ont publiquement annoncé leur association dans un supermarché de Longueuil.Le vice-président, services aux particuliers de la Banque Nationale, M.Pierre Paquette, a souligné au Devoir, « qu’il s’agit bien plus d’une entrée en matière que d’un simple projet-pilote».Il n’est absolument pas question pour l’institution financière de mettre un terme, à ce qu’on doit considérer comme un outil de paiement et non comme un gadget en phase d’expérimentation.D’ailleurs, M.Paquette a confié que la Banque Nationale était en pourparlers avec différents détaillants qui n’évoluent pas nécessairement dans le domaine alimentaire.Si Provigo et Métro-Richelieu ont été les premiers à intégrer la monnaie électronique, « c’est parce qu’ils sont tout simplement nos clients », a indiqué M.Paquette.Celui-ci a précisé par ailleurs, que Provigo a devancé Métro parce que le dossier était plus avancé dans leur cas.Il faut d’autant plus s’attendre à une banalisation rapide de la carte débit que des négociations sont en cours avec diverses banques à charte.Si ces discussions aboutissaient, la Banque Nationale vendrait littéralement son expertise, récupérant ainsi une bonne partie du quart de million de dollars qu’elle a dépensé en équipements.Après l’envahissement des cartes de crédit, les cartes de débit assaillent maintenant les consommateurs.Mé- tro-Richelieu offrira ce service dans 5 de ses magasins dès la fin janvier Qualifiéë depuis longtemps de mode de paiement de l’avenir, la carte de débit sera installée dans quatre autres magasins Métro d’ici la fin du mois de janvier.Mme Denise Martin, vice-présidente système d’information chez Métro, a mentionné qu’il est extrêmement difficile de quantifier l’influence qu’aura éventuellement ce service sur les parts de marché.Par contre, il a été calculé que de 3 à 5 % des habitués de cette chaîne alimentaire utiliseront ce procédé.L’avantage pour les détaillants est clair.Tout d’abord, il est bien évident que la manipulation de la monnaie courante et des problèmes qui lui sont inhérents sera réduite.Mais c’est surtout dans la manutention et le transport sécuritaire de l’argent que des économies progressivement substantielles seront réalisées.Pour les institutions bancaires les avantages seront de plus en plus spectaculaires au fur et à mesure que l’utilisation se généralisera.Ainsi, la Banque Nationale a indiqué ue pas moins de 980,000 chèques taient quotidiennement manipulés.En additionnant tous les frais directs et indirects, chacun de ces chèques coûte un peu plus de $ 1.Une récente étude fournit certai- nes réponses sur la perception qu’ont les consommateurs de ce mode de paiement.Seulement 16 % des consommateurs sont très désireux d’utiliser la carte débit, 31 % le sont moyennement.La majorité d’entre eux estime que la monnaie électronique avantage plus les banques que les commerçants.Ils sont très nombreux à désirer une carte à usage multiple ( débit, crédit et guichet automatique ).Enfin, « les types d’entreprises qui devraient accepter la carte débit sont, par ordre de préférence, les supermarchés, les grands magasins, et les stations d’essence».Campeau Corp.est accusée de ne pas avoir tout dit à propos de l’achat d’Allied Stores compcau BRENDA DALGLISH TORONTO (CP) — Enfield Corp., une petite compagnie torontoise, a intenté une poursuite contre la société immobilière Campeau Corp.qu’elle accuse de ne pas avoir dévoilé tous les faits concernant son intention d’acquérir Allied Stores Corp.dans le prospectus déposé deux se- maines avant l’opération publique d’achat.Campeau a expliqué dans un bref communiqué de presse émis hier qu’elle contesterait « vigoureusement» les réclamations d’Enfield.Le prospectus définitif concernant l’émission d’actions privilégiées de Campeau a été déposé le 21 août dernier.Le même jour, Enfield, une société financière, avait acquis 650,000 actions et autant de bons de souscription.« Moins de deux semaines plus tard, le quatre septembre, Campeau lança son offre sur Allied qu’elle devait effectivement acquérir pour $ 3.5 milliards », a expliqué le secrétaire corporatif d’Enfield, M.Jim Thomson.« Le prospectus de Campeau ne contenait aucune mention du projet ni de toute autre plan d’acquisition.En fait, le produit de l’émission, selon les termes du prospectus, devait servir à réduire la dette », ajouta-t-il.Les prospectus sont des documents explicites, émis quand une compagnie souhaite recourir à l’épargne du public que ce soit par une émission d’actions ou d’obligations.Selon la loi des valeurs mobilières, ils doivent contenir toutes les données financières à date qui pourraient affecter les affaires de la compagnie.Dans son annonce faite hier, Enfield précise que « la cote de crédit de Campeau sur ses actions privilégiées a été diminuée par l’Agence canadienne de crédit a la suite de la réussite de la prise de contrôle d’Allied Stores aux États-Unis, qui greva Campeau d’une dette substantielle.La poursuite en cour a également été adressée contre les souscripteurs de l'émission d’actions ainsi que les vérificateurs, qui ont tous signé le Voir page 13 : Campeau Guerre du blé Les producteurs canadiens de céréales sont mécontents de l’attitude américaine EDMONTON (PC) — Les producteurs de céréales albertains sont en furie contre les Américains qui se livrent à une concurrence déloyale.Les États-Unis ont décidé sans prévenir qui que ce soit de réduire de $ 44 la tonne le prix de leur blé durum vendu à l’Algérie, alors que ce pays d’Afrique du Nord est le plus important client du Canada.En effet, l’Algérie achète traditio-nellement la moitié de son blé durum du Canada et l’autre moitié des États-Unis.C’est ainsi que l’année dernière, l’Algérie a acheté 500,000 tonnes de blé durum canadien, ce qui représente la totalité de la production albertaine de cette variété particulière de blé.Il va sans dire que l’initiative américaine n’est pas sans étonner et décevoir tout à la fois les leaders agricoles albertains.« Il n’est pas facile de comprendre le curieux jeu auquel les Américains se livrent à l’heure actuelle avec leur programme de subsides en Algérie où ils disposent déjà de la moitié du marché », a commenté le porte-parole de la Commission canadienne du blé, M.Brian Tracey.« Il nous faudra aligner nos prix sur ceux des Américains sans quoi nous perdrons des ventes importantes.Règle générale, la Commission canadienne du blé se doit d’être con-curentielle, surtout que l’Algérie est un marché auquel nous tenons », a affirmé M.Tracey.Le porte-parole du Alberta Wheat Pool, M.Doug Brunton, a expliqué que si le Canada aligne ses prix sur ceux des Etats-Unis et conserve de la sorte sa part de 50 % du marché algérien, les Américains n’auront rien obtenu si ce n’est d’avoir provoqué une baisse générale des prix et d’avoir réduit d’autant les revenus des producteurs, tant américains que canadiens.« Tout cela équivaut à faire un cadeau de $ 44 US pour vendre une tonne de blé que nous nous efforçons de notre côte de vendre sans offrir de semblables stimulants.En fin de compte, les Américains n’y gagneront absolument rien sauf que tout le monde sera en fin de compte un peu plus pauvrre qu’avant.» « Cela n’a aucun bon sens », a reconnu pour sa part M.Clarence Thurston, un producteur de durum de Bow Island, qui siège sur le comité consultatif de la Commission canadienne du blé.« Ils (les Américains) aident un acheteur à payer moins cher sans pour autant aider les producteurs.Ce programme d’encouragement à l’exportation est en vigueur depuis près d’un an maintenant et cela n’a pas contribué d’aucune façon à augmenter leur part du marché d’exportation.« Ce n’est pas sans raison que les producteurs albertains sont furieux contre leurs compétiteurs américains», a-t-il conclu.Crow à la tête de la Banque du Canada OTTAWA (PC) - Le Conseil d'administration de la Banque du Canada a annoncé hier la nomination de M.John Crow au poste de Gouverneur de la Banque.M.Crow, qui était premier sous-gouverneur depuis mars 1984, succède à M.Gerald Bouey, qui prend sa retraite après avoir occupé ce poste pendant 14 ans.Il était question de la possibilité de sa retraite depuis quelque temps déjà.La nomination de M.Crow, pour un mandat de sept ans, entre en vigueur le 1er février prochain.M.Bouey, qui aura bientôt 67 ans, a passé 39 ans à la Banque du Canada, l’institution qui détermine la politique monétaire fédérale et les taux d'intérêt.Au cours de son mandat, M.Bouey a favorisé une politique de restriction, afin de contenir l’inflation.Lors de l’abolition des contrôles des prix et des salaires qui avaient été imposés à la fin des années 70, il avait continué à prôner l’application de mesures de restriction monétaire comme moyen d’empêcher une reprise possible de l’inflation.Le trust à consulter Société Nationale de Fiducie** sndî POUR COMMANDER: CERTIFICATS DE DÉPÔTS GARANTIS TAUX EXCEPTIONNEL 1AN-8W6 2 ANS-9%* 1-800-361-8625 844-2050 (sans frais) *Les taux sont susceptibles de changer sans préavis.(Montréal) • Institution inscrite à la Renie de l'assurance-dépôts du Québec.« 12 ¦ Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 Cette annonce n'apparaît qu’à titre d’information seulement.Premier appel public à l'épargne "fi i ff crvhrvi « LOCATION INTERCAN INC.5 000 000 $ 1 000 000 d’actions ordinaires Prix: 5,00 $ l’action Nesbitt Thomson Deacon Ltée Lévesque, Beaubien Inc.Décembre 1986 Cette annonce n'apparaît qu’à titre d’information seulement.Nouvelle émission Corporation Financière Power 100 000 000 $ 4 000 000 d’actions privilégiées de premier rang rachetables, à dividende cumulatif, à taux flottant, série A.Prix: 25,00 $ l’action Les soussignés ont achetés et vendus ces valeurs à titre de preneur ferme.V Nesbitt Thomson Bongard Ltée Gordon Capital Corporation Burns Fry Limitée Octobre 1986 Cette annonce n’apparaît qu’à titre d’information seulement.Premier appel public à l‘épargne j.m.J.M.SAUCIER LTEE 3 600 000 $ 800 000 actions ordinaires PRIX: 4,50 $ l’action Nesbitt Thomson Deacon Ltée Novembre 1986 Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique dans aucune province du Canada, à moins que le dépôt d’un prospectus concernant les titres mentionnés aura été accepté par une commission des valeurs mobilières ou une autorité compétente similaire dans cette province.L'offre est faite par prospectus seulement, dont les copies peuvent être obtenues des soussignés.Premier appel public à l'épargne ENTREPRISES LIMITEE 7 500 000 $ Décembre 1986 Cette annonce ne doit pas être interprétée comme une offre publique dans aucune province du Canada, à moins que le dépôt d'un prospectus concernant les titres mentionnés aura été accepté par une commission des valeurs mobilières ou une autorité compétente similaire dans cette province.L'offre est faite par prospectus seulement, dont des copies peuvent être obtenues des soussignés.Nouvelle émission Montréal Trust Montréal Trustco Inc.50 000 000 $ 2 000 000 d’actions privilégiées rachetables, à dividende cumulatif, série B Des dividendes cumulatifs en espèces seront payables, le 19e jour de janvier, d’avril, de juillet et d’octobre d’un montant déterminé en appliquant le taux de dividende trimestriel pertinent à 25,00 $.Le taux de dividende trimestriel est (i) 2,00% jusqu’au 19 janvier 1992, et (ii) un quart de 70% de la moyenne des taux préférentiels de deux banques à charte canadiennes pour certaines périodes de trois mois après le 19 janvier 1992.Prix: 25,00 $ l’action Nesbitt Thomson Deacon Ltée Dominion Securities Inc.Richardson Greenshields du Canada Limitée McLeod Young Weir Limitée Midland Doherty Limitée Lévesque, Beaubien Inc.Pemberton Houston Willoughby Incorporated Walwyn Stodgell Cochran Murray Limitée Société de Courtage Bâche Inc.Dean Witter Reynolds (Canada) Inc.Geoffrion, Leclerc Inc.Décembre 1986 Une force financière au Québec NESBITT THOMSON Siège social 355, rue St-Jacques Montréal 1581 LE DEVOIR ECONOMIQUE Le Devoir, jeudi 18 décembre 1986 ¦ 13 Camdessus nommé à la tête du FMI ?WASHINGTON (AFP) - Le Conseil des Gouverneurs du Fonds Monétaire International devrait se prononcer incessamment en faveur du français Michel Camdessus, de préférence au néerlandais Onno Ruding, comme prochain directeur général de l’organisme.M.Camdessus, 53 ans, gouverneur de la Banque de France depuis 1984, succéderait ainsi au début de l’année prochaine à un autre français, M.Jacques de Larosière.Ce dernier a accepté, a-t-on précisé de même source, de rester jusqu’à la mi-janvier à son poste dont il a démissionné en septembre dernier, un an et demi avant la fin de son second mandat de cinq ans.Les pays européens, qui dési- gnent traditionnellement le directeur du FMI, n’ont pas réussi depuis trois mois a départager MM.Camdessus et Ruding, ministre néerlandais des finances.Ce sera la première fois que le Conseil des-Gouverneurs du Fonds aura à se prononcer directement au lieu d’entériner simplement le choix européen.Un vote de confirmation aura lieu aujourd’hui.Selon le Washington Post, qui a soutenu récemment dans un éditorial le choix de M.Camdessus, ce dernier obtiendrait 37 % des votes au Conseil des gouverneurs contre 34 % pour M.Ruding, les États-Unis, le Japon et l’Arabie Saoudite ayant décidé de s’abstenir.Légère croissance ÉU WASHINGTON (AFP) — L’économie américaine a cru au rythme de 2.8 % au troisième trimestre ( rythme annuel ), a annoncé hier le département du Commerce, révisant en légère baisse une précédente estimation.Les chiffres annoncés mercredi confirment d’autre part la reprise de l’inflation déjà signalée le mois dernier.L’indice des prix du PNB a progressé de 3.6 % de juillet à septembre, après 1.7 % d’avril à juin (rythmes annuels).Le PNB américain a progressé de 2.4 % (rythme annuel) durant le neuf premiers mois de l’année, loin des 4 % initialement attendus par le gouvernement."îÇS®8! - içKfg 4 Campeau prospectus.Les plaignants demandent que l’achat soit révoqué ou que des dommages leur soient accordes.Les souscripteurs incluent les maisons de courtage Burns Fry, Wood Gundy, Dominion Securities, Nesbitt Thomson et Richardson Greens-hields.La firme Peat Marwick agit comme vérificateur.Enfield demande également qu’une injonction provisoire empêche Campeau de s’endetter d’avantage en rapport avec l’achat de Allied.Une alternative proposée est que Campeau soit obligé de déposer des valeurs couvrant le montant des dommages réclamés.Enfield a acheté 650,000 des 2.4 millions d’actions privilégiées et des bons de souscription émis, au prix unitaire de $ 25.Elle demande $ 20 millions en dommages.FONDS DE CROISSANCE TIMVEST INC.(autrefois: Beaubran Inc.) DIVIDENDE N° 75 Avis est donné, par les présentes, qu’un dividende de trois cents et demi (0,035 $) par action a été déclaré sur les actions subalternes du capital-actions de Fonds de croissance Timvest inc., payable le 30 décembre 1986, (i) dans le cas des actions nominatives, aux actionnaires inscrits le 1 5 décembre 1986, et (ii) dans le cas des actions au porteur, sur présentation et remise du coupon numéro soixante-quinze (75) à toute succursale au Canada de la Banque Nationale du Canada et de la Banque Royale du Canada.Le paiement de ce dividende à ou pour le compte d’un non-résident du Canada est sujet à la retenue à la source de l’impôt canadien pour les non-résidents.PAR ORDRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION.Le secrétaire, Anthony J.Greenhalgh Montréal, le 3 décembre 1986 Les actions privilégiées de Campeau s’échangeaient pour $ 22.50 à la Bourse de Toronto, avant que les transactions soient suspendues à la demande de la compagnie.« Campeau Corp.croit que son prospectus du premier août dernier relativement à cette émission, quand il a été complété et au moment de la distribution, satisfaisait à toutes les exigences réglementaires applicables à de pareilles unités, incluant l’exigence de dévoiler tous les faits matériels concernant ces unités, et qu’il n’y avait pas de fausses représentations », rétorque Campeau dans un communiqué émis à la presse hier.Ni le président du conseil de Campeau, M.Bob Campeau, ni tout autre dirigeant sénior, n’ont pu être rejoint à New York pour obtenir leurs commentaires.Les dirigeants de Campeau sont présentement dans la capitale financière américaine afin de finaliser les arrangements financiers necessaires pour permettre à la société immobilière torontoise, d’acquérir Allied.Le Conseil d'Administration des Industries Redpath Limitée a déclaré le dividende suivant: Actions Ordinaires Dividende no.235 Un dividende trimestriel de 17 cents par action sur les actions ordinaires en circulation, sera versé le 2 mars 1987 aux actionnaires inscrits à la date de fermeture des bureaux le 9 février, 1987.Par ordre du Conseil d'Administration R.F.Booth Vice-président & Secrétaire Toronto, Ontario le 10 décembre, 1986.« !» y LE DEVOIR ESSENTIEL! i: m Le courtier francophone numéro 1 tient sa première assemblée publique Lévesque Beaubien obtient pour 6 mois, un bénéfice de $ 7.3 et un revenu de $ 73 millions JEAN CHARTIER Le courtier Lévesque Beaubien et compagnie a tenu sa première assemblée publique en présence de quelque 300 actionnaires.L’assemblée a été présidée par M.André Charron qui a vendu sa participation majoritaire dans Lévesque Beaubien en 1986 pour $ 25 millions—tel que le démontre le prospectus émis le 13 juin 1986—mais qui conserve néanmoins une participation importante dans la compagnie et reste président du conseil d’administration.Les profits nets pour le semestre terminé au 30 novembre ont augmenté de 99 %, soit de $ 3.699 à $ 7.348 millions.Celui-ci représente 38 cents par action et il n’a pas été précisé ce que la hausse représente en pourcentage par action.Le conseil d’administration a décidé de verser un dividende de l’ordre de 30 % aux actionnaires, comme il a toujours fait dans le passé, a précisé le président de la compagnie, M.Pierre Brunet.En l’occurence, un dividende de 10 cents l’action sera versé en janvier aux actionnaires inscrits avant la tenue de l’assemblée annuelle.Les revenus semestriels de Lévesque Beaubien et Compagnie atteignent $ 73.8 millions.Une proportion fort élevée de ces revenus, en l’occurence 54 % provient des ventes au détail.Les ventes institutionnelles ont fourni 15 % des revenus.Quant aux revenus d’intérêt et aux honoraires pour souscription à forfait, globalement ils représentent 31 % des revenus.M.Brunet a précisé que le nombre de représentants au détail de Lévesque Beaubien se chiffre à 315 au premier décembre.De ce nombre, on compte le tiers des représentants qui oeuvrent à l’extérieur du Québec.La firme a aussi ouvert deux nouvelles succursales à Hamilton et Kitchener et agrandi cinq autres à Calgary, Québec, Edmonton, Trois-Rivières et Joliette.La compagnie ouvrira aussi une nouvelle succursale à la Place Ville-Marie sous peu et déménagera son siège social à l'édifice qui fut nommé Sun Life au Square Dominion.Cinq susursales seront aussi ouvertes ou agrandies à Lavai Longueil, Vancouver, Ottawa et Sherbrooke.Lévesque Beaubien a aussi des arbitragistes à Zurich, Genève et Londres en plus de ceux qui sont sur les parquets des bourses de Montréal, Toronto et Vancouver.Le réseau de ventes institutionnelles de LBC se compose de 68 représentants, dont 12 spécialisés dans la vente d’obligations, 16 dans la vente d’actions et 12 sur le marché monétaire.Depuis le début septembre, le courtier de la rue Saint-Jacques s’est distingué comme principal gérant d’émission d’épargne-action.Lévesque Beaubien a agi comme gérant ou co-gérant de 47 premiers appels à l’épargne publique au Canada, ce qui a représenté $ 869 millions.Le courtier a participé à 38 des 68 émission RÉA pourt $ 668 millions sur $ 985 millions durant cette période de trois mois.Ceci a représenté 21 des 24 émissions de plus de $ 10 millions et 17 des 41 émissions de moins de $ 10 millions.M.Brunet a précisé que cela représente de loin la performance la plus impressionnante de l’industrie du courtage au Québec.L’assemblée de Lévesque Beau-bien et Compagnie a ratifie des états financiers pour deux mois terminés au 31 août, étant donné que l’ancienne compagnie Lévesque Beau-bien a été remplacée par la nouvelle société Lévesque Beaubien et compagnie qui était inactive depuis de nombreuses années mais qui terminait son exercice financier au 31 août.La CVMQ n’a pas permis de changement à cet égard.Cela explique que les états financiers rendus publics hier faisaient état d’un déficit de $ 2.3 millions à cette date.Ce qui était alors considéré dans l’actif de $ 51.9 millions, c’est essentiellement le placement dans une filiale en propriété exclusive, à savoir $ 11.3 millions et un prêt subordonné de $ 38 millions.Son président n’est pas très fier Goodfellow affiche un bilan 86 décevant en dépit d’une légère hausse des ventes MICHEL VAN DE WALLE (PC) — La performance financière de Goodfellow inc., un grossiste québécois en bois d’oeuvre traité, a été fort décevante cette année mais ses dirigeants prédisent un redressement en 1987.Le bénéfice net a chuté de moitié pour s’établir à $ 977,916 au terme de l’exercice financier clos le 31 août 1986, comparativement à un profit de $ 1,8 million l’année précédente.Le bénéfice net par action est tombé à $ 0.28 contre $ 0.55 pour la période antérieure.« Je ne suis pas très fier des résultats », a déclaré hier le président de la compagnie, M.George D.Goodfellow, lors de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se tenait à Montréal.Pourtant, les ventes de Goodfellow ont connu une hausse de près de 12 %, passant de $ 124,4 millions à $ 139 millions.Les dirigeants expliquent par divers facteurs la chute des bénéfices : l’augmentation générale des coûts, surtout ceux reliés au maintien de l’inventaire, la baisse des prix de vente du bois ainsi qu’une concurrence de plus en plus vive.Cependant, le premier trimestre de la nouvelle année financière laisserait présager de meilleurs résultats en 1986-87.Selon les dirigeants, les premières indications révéle- raient une hausse de 15 %du chiffre des ventes par rapport à la même période l’an dernier.La grève des travailleurs forestiers de Colombie-Britannique, maintenant terminée, aura eu des effets positifs sur Goodfellow qui a pu ainsi écouler une partie de son imposant inventaire.Appelé à prédire le bénéfice net escompté pour la prochaine année, M.Goodfellow a refusé d’avancer des chiffres.« Je suis en affaires depuis 1946, signale-t-il, et je n’ai jamais connu un marché aussi incertain.» Droits compensatoires M.Goodfellow en veut beaucoup aux Américains pour leur attitude a l’égard du bois d’oeuvre canadien.Rappelons que le projet américain de surtaxe de 15 % a été remplacé par une hausse équivalente du prix au Canada.La firme mise sur le fait que le marché du bois devrait connaître RÉA Régime Epargne Action Afin de mieux servir ses clients habituels et d’informer les nouveaux investisseurs, la firme de courtage Geoffrion, Leclerc annonce que ses bureaux et succursales seront ouverts de 9h00 à 21 hOO jusqu’à la fin de décembre, à l’exception des 20,24, 27, et 31 décembre où ils ouvriront de 9h00 à 17h00./4 14'% + '/4 Bmbdr 1 p 500 $26% 26 26'% + '% Bambdr Bw tSO $10 10 10 Bononio R 18900 205 190 200 + 10 Banar 2600 $244 Cimoron 0 500 $5% 5% 5% + % Cineplex 19065 $11% 18 18 — '4 Cineplex p tOO $18 18''4 18 mrom 500 $22 72% 22% — % Cinrom w 500 $13V: 13% 13%—% Circo Crtt 2500 $8 4 8 8 — % ClOiborneA 300 490 475 475 -15 Co Steel f 535 $11% 11% 11% Cobi Food 58400 184 175 176 -5 Cogecof 900 SS’,-: 8'4 6'4 + % Cogesco 0 2000 84 84 84 Cognos 3100 $10 10 10 + '% Coin Lakeo 4000 121 115 121 + 6 Colonial o 2516 40 40 40 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