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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-01-31, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR CULTUREL Montréal, samedi 31 janvier 1987 3635 rue Saint-Denis, angle Cherrier 843-4308 NORMAN McLaren ?Le fonctionnaire, l’inventeur et l’artiste NATHALIE PETROWSKI ÉTAIT un artiste.Un vrai de vrai.Un artiste comme il ne s’en fait plus, un artiste doublé d’un chercheur toujours prêt à remettre en cause ce qu'il avait découvert la veille, usant de patience et de passion pour aller jusqu’au bout, et un peu plus loin encore.De l’autre côté des choses.C’était un artiste.C’était aussi un fonctionnaire.Un vrai de vrai.Méthodique et méticuleux, prêt à servir l’intérêt public avant le sien propre, insistant sur le fait qu’il de- vait tout à l’Office national du film (ONF), celte institution qui n’aurait jamais connu le rayonnement qu’elle a connu sans lui.Quarante-quatre années de loyaux services au département de l’animation de l’ONF, qu’il a mis sur pied en 1942 à la demande de John Grierson.« Un salaire de 40 dollars par semaine, un lit au “Y”, et les billets de tramway, plus la possibilité de faire des films.» Telle fut la proposition de John Grierson.McLaren l’accepta d’emblée.Pas une seule fois dans cette longue carrière, où il a produit quelque 84 films pour une durée to- tale de six heures et reçu, entre 1951 et 1960,112 prix dont l’Oscar en 1953 pour Neighbours et la Palme d’or à Cannes en 1956 pour Blinkily Blank, jamais Norman McLaren n’a songé à abandonner le navire pour voguer vers d’autres rivages.L’ONF était son habitat naturel, son laboratoire, son incubateur.Son lieu.On pouvait l’y trouver à toute heure du jour et parfois de la nuit, dans les couloirs ou en conversation à la cafétéria! C’est, d’ailleurs, à la cafétéria de l’ONF’ qu’on a fêté sa retraite, il y a deux Voir page B-4 : l’artiste MARCEL JEAN NORMAN McLARKN n’a jamais cru que Louis et Auguste Lumière avaient inventé le cinéma.Pour lui, le cinéma était à inventer, et son invention pouvait prendre des siècles.À ce propos, il disait : « Je prends plaisir à inventer par le moyen de techniques qui m’imposent de grandes difficultés.Je m’amuse devant les problèmes à résoudre.En fait, je suis peut-être plus un inventeur qu’un artiste .» (Séquencesn° 42, octo bre 1955).Cette attitude n’allait pas de soi.À preuve, il était l’un des seuls à l’avoir adoptée.L’un des seuls à refuser de s’asseoir sur les découvertes des autres, l’un des seuls à ouvrir de nouvelles voies, film après film.Ce qui ne veut pas dire qu’il n’avait pas subi d’influences.Il s’en reconnaissait lui-même au moins quatre.D’abord, Oskar Fis-chinger (1900-1967), cinéaste d’animation allemand dont les films, dès les années 20, firent découvrir à McLaren la voie de l’abstraction.Ensuite, le Français Émile Cohl (1857-1938), ce pionnier de l’animation dont l’oeuvre frappa McLaren par la pureté et la simplicité de ses lignes.Puis, Alexandre AlexeTeff (1901 1982), le père de l’écran d’épingles, dont l’imagination prodigieuse marqua le cinéaste.Knfin, le Néo-Zélandais Len Lye ( 1901-1980), qui allait lui désigner de nouvelles pistes en inventant la technique de dessin directement sur la pellicule (Color Box, 1935).À partir de là, McLaren allait innover Dès 1937, alors qu’il est encore à l’emploi du service du film du Bureau de poste général de Londres, il lente ses premières expériences de dessin directement Voir page B-4 : l’inventeur Photo ' Suzanne Langevin Suzanne Jacob : des personnages tout à fait narcissiques.JEAN ROYER IL Y A deux Suzanne Jacob : celle qui chante et celle qui écrit.Les deux personnages éclatent de rire en même temps quand il faut répondre aux questions les plus directes.Élles cultivent le mystère et s’en retournent chez elles préciser leur sentiment de vivre : l’une à Paris pour chanter, l’autre à Montréal pour écrire.Elles sont les jumelles vulnérables * d’un monde qui semble les traverser violemment.Elles questionnent l’espace et le temps avec la même passion.Je les ai rencontrées toutes les deux, cette semaine, à l’occasion de la parution de La Passion de Gala-tée, leur troisième roman, publié au Seuil.Mais, de grâce, corrigez la faute de l’éditeur français en page couverture et mettez un P majuscule à Passion.La Passion de Ga-latée, c’est celle de son chemin vers la connaissance de soi.Cette sorte de calvaire ontologique contient toutes les autres petites passions qui nous relient aux autres.« La Passion de Galatée, me dira Suzanne Jacob, c’est ce chemin où SUZANNE JACOB ?Les grands boulevards intérieurs parcourir une série d’événements — épreuves et plaisirs — pour arriver à l’acte.» Chantera-t-elle, chantera-t-elle pas ?Galatée rencontrera beaucoup de monde sur son chemin pour le savoir.Ces personnages hétéroclites dessinent son âme et lui donnent des musiques intérieures : Augustine, Cyrille, Titi, Pigue, Sylvie Nord.Puis Baldwin et Babey, Bottes Boulé et l’Araignée, Le Bourru et Nathe.Voilà autant d’histoires qui feront celle de Galatée dite Gala.Mais il y a, dit le roman, deux Gala.Une qui discute de la question de Dieu avec la vitre du wagon du train qui roule vers Montréal, et la deuxième qui se prend pour la réalité depuis le début de l’éternité.Galatée, vous connaissez ?Avez-vous oublié votre mythologie ?Allons, un petit effort* * Bon.Eh bien, rappelez-vous Pygmalion : la statue qu’il anime, cette image qu’il se donne de la femme et de lui-même.Vous y êtes.Galatée, c’est celle qu’on oublie toujours et qui pourtant a fait vivre Pygmalion jusqu’à nous.« Elle a trouvé son Pygmalion », disaient nos aînés de certaines femmes qui réussissaient à devenir quelqu’unes.« Je n’ai jamais été très sensible à la légende de Pygmalion jusqu’à ce que je me pose des questions sur la statue elle-même, me lance Suzanne Jacob.Une fois animée, Galatée a-t-elle compris le monde tout de suite ?Elle s’est allumé une cigarette, et puis quoi ?Pygmaüon a-t-il sculpté en elle les codes et les façons d’agir ?S’est-elle mise à éprouver quelque chose tout de suite et d’elle-même ?Je me disais que cette femme-là n’a pas d’image de soi, puisque c’est Pygmalion qui l’a, l’image d’elle ! Comment fera-t-elle pour poser ses actes ?» Pendant qu’elle se questionnait sur Galatée, Suzanne Jacob a hérité d’un manuscrit de son grand-père, un roman qu’il avait travaillé toute sa vie sans jamais le publier.Devinez quoi : c’était l’histoire d’un Pygmalion.Un homme d’âge mûr rencontre une jeune femme dont il dirige l’énergie vers la culture.Grand rire ! « La question de Galatée me paraissait drôle et importante du coté mythologique.Mais, plus je m’interrogeais, plus je m’apercevais qu’elle était très actuelle et correspondait à notre monde.Nous vivons dans un univers façonné : une sorte de super-Pygmalion dont on ne peut préciser la présence.Et chacun va essayer de trouver l’image Suite à la page B-5 ROBIN NORWOOD CES FEMMES QUI AIMENT TROP La radioscopie des amours excessives Si vous vous retrouvez toujours ensorcelées par des hommes qui ne vous aiment pas ou ne savent pas vous aimer.Ce livre est fait pour vous! BEST SELLER EN FLÈCHE AU QUÉBEC BEST SELLER No 1 AUX ÉTATS-UNIS DEPUIS UN AN COLLECTION RARCGUHS dirigée par Josette Stanké Stankg dltlons internationales Alain Stanké .2127, rua Guy, Montréal H3H i B-2 B Le Devoir, samedi 31 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER L'Incunable — Le dernier numéro de L’Incunable, la revue de la Bibliothèque nationale, paraîtra en février, du moins sous sa forme actuelle de revue exclusivement littéraire.Ainsi en ont décidé le conservateur en chef de la BN, Georges Cartier, et son ministre, Lise Bacon, qui a coupé ses budgets.« Mais ce n’est pas une décision exclusivement administrative, nous dit M.Cartier.Il est vrai que les coupures sont importantes mais il faut aussi considérer que la revue de la BN doit refléter un ensemble d’activités qui ne sont pas seulement littéraires.» Actuellement, L’Incunable rend compte d’événements et publications littéraires.Il en coûte environ $ 22,000 pour la produire, sans compter les salaires des fonctionnaires qui la rédigent.Un de ceux-là, Louis Chantigny, avait offert au ministère des Affaires culturelles de prendre la revue en charge à titre personnel, moyennant une subvention de production, et de prouver l’utilité et la rentabilité de L'Incunable comme revue littéraire.Mais M.Chantigny a reçu un non catégorique du ministère des Affaires culturelles.D’abord, L’Incunable est une revue de la BN et non pas une publication privée.Ensuite, le MAC subventionne déjà plusieurs autres revues d’intérêt littéraire au Québec.Enfin, le rôle de L'Incunable, désormais, si les budgets en permettent la production, sera de rendre compte de l’ensemble des activités de la Bibliothèque nationale.Quant à M.Cartier, qui dirige la BN pour la deuxième fois de sa carrière, il note qu’entre son départ de la BN en 1973 et son retour en 1986, le nombre de postes reste autour de 125.Ce qui montre que les budgets n’ont pas beaucoup bougé, tandis que les besoins ne cessent d’augmenter.?Liberté — La revue Liberté consacre sa récente livraison (n° 169) au regretté André Belleau.Préparé par Fernand Ouellette et François Ricard, ce numéro comporte des études et des hommages d’une vingtaine d’intellectuels et amis de l’écrivain mort en septembre dernier.Ce numéro comprend aussi deux entretiens avec Belleau et l’homélie que Fernand Ouellette prononça lors de ses funérailles.LA LANGUE AU CHAT MARC MORIN Pris aux mots (1 ) Du culot et du bon usage DICTIONNAIRES, palabres et jeux de mots se sont empilés sur mon bureau autour des Fêtes.On a beau se plaindre de la piètre qualité de l’enseignement du français dans nos écoles, de la pauvreté du vocabulaire de nos étudiants jusqu’à l’université, on ne peut vraiment pas accuser les éditeurs de négliger leur travail éducatif pour une langue bien pendue et une tête bien faite.?LA grammaire.Maurice Grevisse (1895-1980) aura été à la grammaire ce que Pierre Larousse fut au dictionnaire.La maison Jules Du-culot, de Gembloux, qui édite et imprime Le Bon Usage, lançait récemment une 12e édition, renouvelée et refondue par André Goosse (gendre de Grevisse), de ce classique né il y a un demi-siècle (1936).C’est dire que des générations d’écoliers ont fait l’apprentissage de la grammaire sous la bienveillante férule de M.Gre- Larousse r mini debutants ft h'HOUSJ* 44 ¥ '*> visse (qu’on persiste ici à prononcer avec l’accent aigu comme dans « gréviste ») et qu’il faudrait être tout à fait ignare pour penser que Le Bon Usage est un manuel d’étiquette destiné aux femmes du monde qui veulent bien recevoir ! S’il est vrai, comme le prétendent les gens de Neufchâtel (Suisse), que c’est dans leur canton que se parle le meilleur français, accordons aux Belges l’honneur de nous avoir donné la crème de la grammaire française : Maurice Grevisse, né dans la province belge du Luxembourg, était professeur à l’école de cadets de l’armée de son pays lorsqu’il rédigea son Bon Usage.La première édition, qui comptait 704 pages, avait été tirée à seulement 3,000 exemplaires.Celle du cinquantenaire a 1,800 pages et l’ouvrage a dépassé il y a longtemps le million d’exemplaires vendus.Intéressante citation tirée d’une brochure diffusée par Duculot pour ce 50e anniversaire : « Je connais tel coin du Canada, où, au moment de prêter serment de fidélité à la Reine pour une naturalisation ou un rite de service public, on jure sur le Grevisse si on n’a pas une Bible sous la main » (Colette Boillon, La Croix).(Le Bon Usage est diffusé au Québec par les Éditions du renouveau pédagogique.) ?Pour les petits.Larousse (diffusé ici par les Éditions françaises) lançait avant Noël les mises à jour, en « édition canadienne », de deux Larousse destinés aux enfants : le Mini débutants et le Maxi débutants.Le premier (512 pages) définit, exemples et contextes à l’appui, 5,400 mots du vocabulaire courant et s’agrémente de 500 illustrations en couleurs.Il est destiné aux petits de sept ans et plus.Quant au Maxi débutants, conçu pour les enfants de neuf à 11 ans, il définit 20,000 mots et offre 104 planches en couleurs.On trouve en annexe un fort intéressant dossier sur l’histoire et la géographie de la langue française et des tableaux sur la prononciation et la ponctuation, les préfixes et suffixes, les racines grecques et latines, les principales difficultés grammaticales et les conjugaisons.Les deux dictionnaires ont été approuvés par le ministère de l’Éducation en fonction des nouveaux programmes d’études.Le Mini et le Maxi (version enrichie du Nouveau Larousse des débutants), tous deux sous reliure cartonnée, se vendent respectivement $ 17.95 et $ 19.95 en librairie.( La semaine prochaine .L’esprit qu’on veut avoir.) D’autre part, on annonce que Jean-Pierre Issenhuth accède au poste de rédacteur en chef de la revue dirigée par François Hébert.L’équipe de Liberté prépare un numéro sur les rapports entre écrire et penser.Les autres thèmes des numéros à venir sont « l’autre Grèce », l’architecture et la langue.Ce numéro spécial sur « la langue au Québec » paraîtra en mars et se vendra en bbrairie au prix symbolique et défiant toute concurrence de 101 cents.?Prix John-Glassco — Le prix de traduction en hommage a John Glassco est ouvert cette année jusqu’au 20 février.Ce prix de $ 500 couronne une première traduction littéraire parue chez un éditeur canadien au cours de l’année précédente.Tous les genres sont admissibles.Le prix John-Glassco de 1985 était allé à Carole Noël, de Québec, pour sa traduction On n’en meurt pas, manuscrit russe inédit d’Olga Boutenko aux éditions du Beffroi.Les titres proposés au concours doivent être envoyés en trois exemplaires à l’Association des traducteurs littéraires, 41, avenue Chesterfield, Montréal, H3Y 2M4.?Prix littéraire de Laval — Avant Montréal, la Ville de Laval patronne son Grand Prix littéraire, initié par la Société littéraire de Laval et commandité par la Fédération des caisses Desjardins du Québec et la caisse de Laval Saint-Laurent.Le concours, doté de quatre prix ($ 1,000, $ 750, $ 500 et $ 250), est ouvert à tout résident de Laval.Les textes soumis, dans tous les genres, uuif vm, U V UU CHU C I dactylographiées et être enregistrés sous un pseudonyme inscrit en haut de la première page.Une enveloppe cachetée devra contenir le nom réel et les coordonnées de l’écrivain.L’adresse du concours : Société littéraire de Laval, à l’attention de Michel Cailloux, 3562, rue de T Abbé-Desrosiers, Laval, H7E 2K5.* * * Chez Hermès — Le romancier François Barcelo rencontrera le public aujourd’hui de 14 h à 16 h à la librairie Hermès, avenue Laurier ouest.?Les ondes littéraires — À ne pas manquer : la reprise de l’émission de Pivot sur la chanson, avec Guy Béart, le chansonnier propre, et Serge Gainsbourg, le dandy (belle prise de becs), avec Anne Sylvestre et Pierre Perret et des chansons de Yves Duteil et Léo Ferré.À 14 h 30 à TVFQ, demain.Au réseau Quatre Saisons à 22 h 30, demain, l’émission Claude, Albert et les autres a pour thème « Errance et nostalgie ».Au réseau MF de Radio-Canada, mardi soir à 21 h 30, l’émission En toutes lettres, animée par Réjane Bougé, propose un tour de l’actualité littéraire québécoise.Au réseau AM, chaque jour à 13 h, Suzanne Giguère propose une rencontre autour de l’oeuvre d’un écrivain, aux Belles Heures.Demain à CIBL-MF (104,5), à son émission Textes, à 19 h, Yves Boisvert lit des poèmes du Chilien Alberto Kurapel.Le poète chilien vient aussi de faire paraître un nouveau disque de ses chansons.Un ballon crevé LETTRES AMERICAINES GUY FERLAND * Thomas Farber, La Courbe du chien, traduit de l’anglais par Philippe Mikriammos, Gallimard, collection « Du monde entier », 172 pages.DEUX FRÈRES et deux femmes.Voilà les éléments de base de La Courbe du chien.Pour relier ces ingrédients : le téléphone, les langues étrangères et un ballon de football américain.C’est tout.Une combinatoire à quatre éléments.La vacuité des relations humaines entre Américains ressort ici dans toute son énormité et sa platitude.Mais ce n’est pas suffisant pour faire de ce livre un roman qui se tienne.Thomas Farber, qui en est à son premier roman, raconte la relation tendue entre deux frères qui vivent chacun de son côté, l’un à Boston, l’autre à San Francisco.Ils se téléphonent souvent, sans avoir véritablement quelque chose à se dire.Le narrateur, libraire de livres d’occasion à San Francisco, est fasciné par les spirales.Cela remonte à son enfance, lorsqu’il s’est interrogé sur la courbe décrite par les ballons de football (d’où le titre La Courbe du chien).Depuis ce temps, il ne cesse de lancer le ballon à son frère aussitôt qu’ils se voient et à se documenter sur les spirales.La vie passe sur les deux frères mais ne les touche pas, même si elle laisse quelques marques.Tous les deux se marient et divorcent.Tous les deux semblent vivre dans une espèce de spleen rempli de la nostalgie de leur enfance.Tous les deux sont « mal-heureux », mais on ne sait pas pourquoi.Les différences entre les deux frères sont presque imperceptibles.L’un est le miroir de l’autre.Où nous mène le narrateur à travers tout cela ?On se le demande.L’auteur ne semble pas le savoir, non plus.Les divers incidents dans la vie quotidienne du narrateur, qui forment la trame du récit, ne mènent nulle part.Le portrait d’une société ?C’est bien mince.Aucune innovation littéraire ne souligne quoi que ce soit.Malgré quelques belles pages sur diverses anecdotes tirées du quotidien, Thomas Farber divague le plus souvent.Signalons, finalement, la traduction boiteuse de ce livre.Le traducteur ne fait pas la différence entre le football américain et le base ball.Ce qui nous vaut une note assez hilarante : [le base-bail est un] « jeu ressemblant beaucoup au football américain, mais pratiqué sur un terrain plus petit et selon des règles quelque peu différents (sept tours de batte au lieu de neuf, etc.) (N.d.T.) ».Je passe sous silence d’autres incongruités, telle celle de nommer systématiquement un quart-arrière, un « trois-quarts arrière ».Bref, on ne comprend pas pourquoi les éditions Gallimard ont traduit ce roman américain, et avec si peu de soin.FERMETURE VENTE DE LIVRES — BANDES DESSINÉES — DICTIONNAIRES, ETC.JUSQU’A 70% DE RABAIS FIN DE BAIL — TOUT DOIT ÊTRE VENDU OUVERT I.F DIMANCHE LIBRAIRIE ALIRE — 450, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal LIQUIDATION I C( ^ Rencontres de la librairie HERMÈS samedi 31 janvier de 14h à 16h FRANÇOIS BARCELO auteur de Ana.Aàh, Ha ou les amours malaisées Éditions l’HÉXAGONE samedi 14 février de 14h à 16h YVON RIVARD auteur de Les silences du Corbeau Éditions du Boréal 9.9 362 jours par 1 120.av.laurier ouest outremont, montréal tél.: 274-3669 Claire Salomon-Bayet Vient de paraître chez PAYOT PASTEUR ET LA REVOLUTION PASTORIENNE Fayot Médecine et sociétés 436 pages 52,25 La révolution pastorienne vue comme un phénomène global, avec ses Implications scientifiques.Institutionnelles et sociales.Romans de l’histoire 321 pages 28,75 Dans le cadre de l’Europe du dix-huitième siècle, un roman historique modèle, fait de personnages et de situations pittoresques.LE RÉALISME SOCIALISTE tM ESTvrnouE apossau ï#,# Réc#*?ïtobï'.311 pages' 26,^5 Une démonstration Précise de la théorie de auteur dans le cadre du contexte biblique et un relevé détaillé des résultats de ses fouilles Aux origines de notre temps 347 pages 46,95 Ouvrage de synthèse sur le réalisme socialiste des années trente et son émergence dans la société soviétique.DIFFUSION RAFFIN 7870, FLEURICOURT, ST-LÉONARD, P.QUÉ.LA VITRINE DU LIVRE GUY FERLAND NOUVELLES Roger Magini, Saint Cooperblack, Les Herbes rouges, 126 pages Ce recueil de nouvelles surprend.On ne sait pas comment cerner cet objet.Disons qu'il s'agit de trois nouvelles « phénoménologiques » .La première (« Saint Cooperblack ») a pour sujet la voix et le silence, c'est-à-dire la communication.La deuxième traite du lieu (« Topos ») et la troisième, de la perception.Chaque récit analyse, avec perspicacité, les rapports du Moi au monde.Et tout cela est écrit d’une main de maître.En lisant ces nouvelles, on pense à Kafka et à Borgès.Et, en plus, cet écrivain a un style bien à lui.David Leavit, Quelques pas de danse en famille, nouvelles traduites de l’américain par Jean-Yves Pouilloux, Denoël, 233 pages.Ce livre a fait fureur aux États-Unis, en Italie, en Allemagne et en France.L’auteur a 25 ans et il parle des problèmes contemporains.À travers ces neuf nouvelles, David Leavit se demande, avec une grande acuité, si toute vérité est bonne à dire La maîtrise de la narration de l’auteur est remarquable.Il excelle particulièrement dans l'art du sous-entendu.Emily Prager, Les Pieds bandés, nouvelles traduites de l'américain par Claire Fargeot et Élisabeth Gille, Denoël, 215 pages.Ce jeune auteur n'a pas peur des exagérations.En effet, elle met l'accent sur le côté scabreux des choses.Elle imagine, par exemple, une arme diabolique insérée dans les vagins d'un régiment de soldâtes au Viêt-nam.Ou encore, une réunion d'anciennes élèves, qui tourne à l'orgie, etc.CHANDLER .Raymond Chandler, Playback, scénario inédit, Ramsay, 202 pages.En 1946, Chandler signe un contrat faramineux avec Universal.On le paie $ 4,000 par semaine pour écrire des scénarios .Il écrit alors Playback, Son meilleur scénario.Malheureusement, le film ne sera jamais tourné.En 1958, Chandler reprend le scénario et en fait un roman, Charade pour écroulés.C’est la version définitive du scénario original, datée du 24 mars 1948, qui vient d'être éditée.MUSICOLOGIE Louise Bail-Milot, Jean Papineau-Couture : la vie, la carrière et l’oeuvre, Hurtubise/HMH, Cahiers du Québec, collection « Musique », 319 pages.Pour ouvrir en grand cette nouvelle collection « musique », les Cahiers du Québec ne pouvaient trouver mieux que cette publication d’une étude sur la vie et l'oeuvre d'un des piliers de la musique contemporaine canadienne Jean Papineau-Couture, en effet, a toujours été un défenseur du statut du compositeur et un ardent promoteur de la musique canadienne.Louise Bail-Milot nous montre, à travers une biographie et une analyse serrée de 70 oeuvres du compositeur, la portée de ses engagements et de son influence de créateur.CINÉMA Luis Bunuel, Mon dernier soupir, Ramsay, collection « Poche cinéma », 320 pages.Un livre semi-biographique à la manière du grand cinéaste.Bunuel (mort en 1983) raconte des épisodes de sa vie; il se laisse entraîner dans des digressions savoureuses et il revient, comme par enchantement, à son propos de départ.Une sorte de reverie où les images tissent la trame du récit.iRayméf T SW * • 'in /m iraw i Vivres il pour SUPER JEUX MACINTOSH Pour apprendre à construire des programmes utilisant la souris, les fenêtres de dialogue et la barre de menu, voici 50 programmes de jeux d'adresse, de réflexion et de hasard.42,25 S ATARI ST SUPER JEUX MACINTOSH 50 programmes de jeux en Basic DIFFUSION Prologue inc CLEFS POUR ATARI ST GEM Toute information concernant les applications sous GEM est facilement accessible dans ce mémento, qui constitue aussi un recueil d'astuces permettant d'éviter les erreurs des compilateurs C.75,00 $ Tél.: (514)332-5860 Ext.: 1-800-361-5751 VINGT ANS après isel- Tensions°et'tendances dans aujourd’hui Vincent Lemieux et Pierre Joubert e, collégialité' Pierre W.Bélanger et Paul Béland „ sur |es François Vaillancourt et Irène Henriques collégiales.La rentabilité des etudes coueg jean-Paul Desbiens et JDeearéco°.e des tréres au cégep.Comptes rendus d'ouvrages sur les cégeps individu 15 $ étudiant 9 $ inclure une photocopie de la carte d étudiant ABONNEMENT (3 NUMÉROS) ABONNEMENT Recherches sociographiques Faculté des sciences sociales Université Laval Québec G1K 7P4 Écrire lisiblement vos nom et adresse et y joindre un chèque ou un mandat à l'ordre de Recherches sociographiques/Umversitô Laval NOM ADRESSE Téléphone (418) 656-2438 — CODE POSTAL A ft 4 LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 31 janvier 1987 ¦ B-3 LE FEUILLETON Anglaise et romancière : deux qualités souveraines LISETTE MORIN ?Anita Brookner, Regardez-moi, La Découverte, 225 pages.DE LA GRANDE ancêtre du roman féminin en Angleterre, Jane Austen, André Maisonneuve (Histoire des littératures, dans La Pléiade) écrit qu’elle fut « provinciale sans regret, célibataire sans aigreur.».De Frances Hinton, l’herolne de Regardez-moi, on pourrait très exactement dire la même chose.En acceptant, toutefois, que vivre dans un quartier paisible londonien, c’est aussi « la province ».Découvrir Anita Brookner (c’est son premier roman traduit en français), c’est refaire connaissance avec les étonnantes romancières d’un pays qui en produit un nombre exceptionnel.On a parlé, à propos de l’auteur de Regardez-moi, de Virginia Woolf, évidemment, mais également de Flaubert.Ce genre de filiation est toujours fort hasardeuse .En fait, et c’est lui rendre un premier hommage que de l’écrire, cet écrivain est assez original, assez personnel, pour se passer de référence, si flatteuse soit-elle.« J’ai la chance de ne pas être hystérique, nous avoue cette Frances, qui déteste qu'on la prénomme Fanny.J’ai l’habitude d’être seule et il m’arrive de me demander si je pourrais supporter une vie très agitée.La question est purement théorique puisque cela ne m’a jamais tentée.Je suis très rangée, j’ai des habitudes Spartiates.» Il ne faut pas conclure de la citation précédente que ce roman, sous forme de confession, sera à l’image de l’héroïne et qu’il distillera lentement un ennui distingué.De cette bibliothèque d’un institut de recherche médicale, où elle gagne sa vie, jusqu’à l’appartement de Maida Vale où elle habite, « drôle de quartier, plein d’immeubles énormes qui eux-mêmes ont l’air pleins de petits personnages assez âgés », Frances ne peut s’empêcher de rêver à une autre vie : « Parfois, je voudrais que tout soit différent.Je voudrais être belle, paresseuse, gâtée et capricieuse.» Anita Brookner, tout en suivant pas à pas son héroïne, en la suivant à sa bibliothèque où elle est toujours « prête à observer la sottise infinie des préoccupations sérieuses », prépare une véritable surprise à ses lecteurs.Frances Hinton, tout en se disant que « s’il le faut, je sêrai écrivain pour mener une vie nouvelle, et ce sera très amusant », rencontre un couple, non pas par hasard mais dans l’exercice quotidien, et monotone, de son métier de bibliothécaire.Lui est médecin à l’Institut, elle, sans profession autre que d’être la femme de ce brillant et beau garçon.« La première fois que j’ai vu Nick et Alix ensemble, j’ai eu l’impression d'assister au triomphe des théories du XIXe siècle sur la sélection naturelle.Manifestement, les plus aptes avaient survécu en la personne de Nick et Alix, tandis que des gens comme Olivia et moi, Mrs Halloran, le docteur Simek et le docteur Le-venthal n’avaient qu’à sombrer dans une obscurité stérile.» ' Regardez-moi, dès cette rencontre avec la fantaisie, la liberté totale des moeurs, l’exubérance d’un couple amoureux et sans souci, devient l’histoire de l’amitié de Frances Hinton pour les Fraser.« Il y a des amis qui vous changent la vie, mais tout en sachant qu’ils existent quelque part, vous ne les rencontrez pas toujours au bon moment.» Mais était-ce véritablement le bon moment ?Il ne faut pas en dire plus long.Il faut plutôt vous inciter, et avec le plus de conviction possible, à lire ce très beau roman.Roman de la solitude dans une très grande ville.Roman d’une jeune femme « promise » de toute éternité à vivre seule et dont l’épisode de « folie » à trois, avec des personnages qui sont à l’opposé de sa réserve congénitale, ne fera qu’accélérer la vocation véritable : l’écriture.« S’il le faut, je serai écrivain, se disait donc Frances avant de rencontrer les Fraser, pour mener une vie nouvelle, et ce sera très amusant.» Écrivain, Anita Brookner l’est, avec un rare talent et une conviction qui a toutes les chances d’être contagieuse.Pour certaines lectrices, pas forcément « anglaises » mais qui se reconnaîtront dans ce personnage Barcelo, le jogger heureux LETTRES QUEBECOISES JEAN ROYER ?François Barcelo, Aaa, Aâh, Ha ou les amours malaisées, Montréal, éditions de l’Hexagone, collection « Fictions », 1986, 251 pages.CE LIVRE est aussi drôle que son auteur, qui prend la vie en riant sans se faire d’illusion sur la tragédie qui nous attend à chaque coin de rue.On y lit un conteur, un railleur, un philosophe, mais surtout • un écrivain dont l’imagination fait déborder la réalité comme une leçon d’histoire qui serait toujours drôle.Depuis quatre romans, François Barcelo, jadis vice-président de la plus grande agence de publicité au monde, occupe une place unique en littérature québécoise.Son humour, qui rejoint parfois celui de Jacques Ferron, lui permet de raconter des tragédies sur le ton léger.Et ses livres se lisent comme des plages en été.Agénor, Agénor, Agénor et Agé-nor, ce roman pacifiste peut-être, puis La Tribu, ce roman séparatiste, ou Ville-Dieu, ce roman d’amour, sont des oeuvres qu’on n’oubliera pas de sitôt.Aaa, Aâh, Ha.non plus ! Nous voici devant trois continents de la planète Coquecigrue où se fait voir notre monde sous trois jours différents.Ces trois mondes, appelés Aaa, Aâh et Ha, naissent, se développent et tentent de communiquer entre eux, puis disparaissent sous le regard du romancier qui, avec eux, démonte nos façons de vivre.Il y a le continent des « purs », pas vraiment bûcherons ni « granola » mais un peu écolo.Il y a le continent des épais, vous savez : ce monde qui applaudit quand l’avion atterrit à Fort Lauderdale.Ces gens ont des noms latins, cette langue morte qu’on nous obligeait d’apprendre ou qui faisait parler la religion.Il y a aussi un monde de haute technologie, puisque les Québécois ne sont pas seulement des bûcherons ou des épais.« Nous formons un peuple laborieux, pas bête et ingénieux », tel que défini par Barcelo.Mais attention à la paranoïa de la Guerre des étoiles ! ?Parlons de l’homme dont j’ai lu le roman avec plaisir.Il me reçoit en face de son Macintosh, son compagnon de travail de tous les jours.Barcelo est publicitaire.C’est pourquoi il écrit de la fiction.« Pour retrouver une certaine liberté.En publicité, on ne choisit pas ce qu'on a à vendre, ni même la longueur du message à créer, même pas le ton.Par exemple, si j’ai à faire une annonce des tranches de fromage Kraft, il faut garder le style des tranches Kraft et surtout pas celui de Barcelo.Dans la fiction, au contraire, je retrouve une liberté totale.Dont j’abuse joyeusement, d’ailleurs.» Quand Barcelo écrit-il ses livres ?En vacances et en joggant.« Je prends huit semaines de vacances par an.Je pars avec mon Macintosh.Je fais mon jogging.J’écris deux ou trois heures et là j’ai la conscience tranquille.Je peux passer mon après-midi à boire et à manger, à prendre des coups de soleil ou n’im-fîorte quoi.Durant le reste de l’année, j’écris surtout en faisant mon jogging.Mes débuts de chapitre sont écrits en joggant.L’idée me vient en mots.Je compose des phrases que je m’empresse d’entrer dans l’ordinateur en revenant à la maison.Ce qui est bien du jogging comme activité physique, c’est qu’on n’a rien d’autre Photo Jacques Grenier François Barcelo.à faire qu’à penser.Je le recommande à tous les auteurs.» Barcelo tient-il vraiment à l’écriture ou est-ce l’écriture qui le tient ?Il répond que la littérature n’est pas pour lui une question de vie ou de mort, comme chez d’autres qui planent dans les hauteurs de la métaphysique.Il pourrait remplacer ses livres par autre chose.« J’apprendrais à faire de la sculpture et |e deviendrais sculpteur.Mais alors, il est plus difficile d'avoir mille personnages dans une sculpture que dans un roman : il faut tous les tailler à coups de marteau.C’est abominable ! Non, je pense que j’écris parce que c’est plus facile que le reste.» L’écrivain a beaucoup de pain sur la planche.Il prépare un thriller qu’il écrit en anglais.Pourquoi ?« Je ne sais pas si je suis sérieux en l’écrivant et si je vais persévérer.Je voudrais parler du Québec aux anglophones.Aussi, pas la peine de l’écrire en français, celui-là.Mais je ne sais pas si je vais leur parler de nous.Moi, je pars toujours avec l’idée d’écrire un best-seller.C’est tellement simple à faire ! Mais, finalement, c’est tellement plat d’écrire un Suite à la page B-4 •••••••••••••*••••••••••••••••••••••••• •••••••••••• •••••••••••••••••••••• ••••••• •••••••••• ••••••••••••• ••••••••••••• ••••••••••••• • •••• • •••• ••••• ••••• • •••• ••••• ••••••••••••• • •• • •• • •• ••• ••• ••• ••• • •• • •• • •• ••••••••••••• • • • • • • ••••••••••••• ••••••••••••• ••••••••••••• Des rabais allant jusqu’à 90% sur tous les livres en magasin • •• •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••• • •• • •• • •• • •• • •• •••••••••••••••••••••••••• • •• • •• • •• • •• • •• • •• • •• • •• • •• “La pléiade” à 40% de réduction Des milliers de formats de poche à 0,99$ •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••••••••••• •••••••••••••••••a ÜMiM Promotion en vigueur jusqu’au 28 février 87 Tous/esso/rs jusqu'à 2/ heures LIBRAIRE 371 ouest, ave.Laurier Montréal.QC - H2V 2K6 Tel.: (514) 273-2841 Champs FLAMMARION I De l’or pour votre matière grise.* >>/>¦>> US\SLI Concerto pour piano no I HM CL MIL Symphonie no (I « Die Nullte » Commanditaires : le 3.La l’rndenllelle Compagnie iLYssuranre Limitée le I La Compagnie d'Assurance du Canada soi la vie RÉCITAL MERRILL LYNCH Dimanche fl lévrier IY O POCOKLLICIL piano Oeuvres de Si al laiti.Ilcethmen.Si l ialiine.Chopin Billets: 20 S III S - CIS - IDS SI YIYON IIYCIIkOY.ehel YNDKYS SI HIM piano LES CONCERTS k \L Concerto pour piano TCII\lLH\SL) Symphoiiic no li « l’alhetiipie » Connnandilaires le 0 l'ermes Itliiehills le 10 HIM Canada Liée LKICIt kl N/,LL.ehel I.LYYIS l)\LI YON Still Y N lit SCII baryton I LS CONCERTS YIR CYNYDY 0 17-IH lev rier SOIRI L KROYRYY YY délivrés de Richard Rodgers.Cole l'orler.Jerome Kern, el outres Co-iommaiidilairr : le IH.la- Croupe CSL loi RÉCITVI.MERRILL LYNCH Lundi 23 lévrier I.IS/T kopsodie hongroise no ô - \ve Maria Crosses kon/,ertsolo SCIIt HLM Souille en la majeur I) dôd Billets IBS - lâS- 13S - IBS LES CRYNDS CONCERTS 24-2."> février TIITLITConcerto for Double String Orchestra \IL\I)LI.SSI)H\ Concerto pour violon en mi mineur HLLTIIIHL\ Symphonie nu t SIK NLVII.I.L YIYKKIM K ehel Cmmnanditalres SIIMIYIO YIINTZ.\iulun le 21.Consolldateil-Halhiirst lue.le 2~> Kamjuc Lloyds du Canada ZOLTVN kOCSIS.piano Suit illtliiiiliiin i imtl.iur 1rs nuit ruts nul lira le imirtli ri Ir mnrmli ,i 211 II Billets 20 s IBS IBS.MIS fi Salle SI disponibles.100 billets strttnl i endos O Wilfrid Pelletier .1 os une heure n\nnl Ir concert Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842-21 12 f-.us ( i * • suivi.Redevaivt e fie 1 $ su' tout tulle! de plus de 1 $ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles pi toit B-6 ¦ Le Devoir, samedi 31 janvier 1987 LE DEVOIR CULTUREL M HÜÜW **•* ** le nouveau théâtre expérimental présente espace libre, 1945 rue Fullum, Montréal r> Salle U U Wilfrid-Pelletier Place des Arts Reservations téléphoniques b 1 4 842-211 2- Frais de serv Redevance de 1$ sur tout billet de plus de 7$ Si disponibles.100 billets seront vendus
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