Le devoir, 13 février 1987, Page(s) complémentaire(s)
20 ¦ Le Devoir, vendredi 13 février 1987 Ottawa menace de fermer les ports canadiens aux chalutiers français Pierre APRIL OTTAWA (PC) — Si les chalutiers français continuent de violer leurs ententes sur les pêches avec le Canada, leurs droits d’accès aux ports canadiens leur seront retirés.C’est en ces termes que le ministre des Transports, John Crosbie, parlant au nom du ministre des Pêches et Océans, Torn Siddon, et du gouvernement a avisé, hier aux Communes, les équipages des grands chalutiers français qui pêchent le long des côtes de Terre-Neuve et dans le Golfe Saint-Laurent, que le Canada n’accepterait plus de les voir dépasser les quotas qui leur sont alloués.« Aujourd’hui même, a-t-il dit, nous avons avisé les Français que nous avons toutes les raisons de croire qu’ils ont dépassé les quotas de 6,400 tonnes de morue qui leur sont allouées.Nous les avons informés du problème cet après-midi.Nous avons dit qu’il leur appartient de cesser de pêcher et de respecter les règles de conservation.Nous les avons avisés que s’ils choisissaient d’ignorer les besoins de conservation de ce stock de poisson, que leurs droits d’accès aux ports canadiens leur seraient retirés ».Le ministre terreneuvien, pressé de questions par les libéraux Brian Tobin et Georges Baker, qui lui demandaient comment il avait pu, en tant que membre du cabinet conservateur, accepter d’endosser la dernière entente Canada-France concernant les quotas de pêche permis, a souligné que déjà le ministère des Pêches et Océans songeait à intenter des poursuites contre un équipage français.« Le chalutier La Goellette de Saint-Pierre et Miquelon, un bateau de 110 pieds, a-t-il dit, autorisé à pêcher dans le golfe Saint-Laurent, à bord duquel nous avons placé un observateur du ministère, a violé les limites de prises permises.« Puisque nous poursuivons les vaisseaux canadiens pour une raison semblable, a précisé M.Crosbie, nous allons donc faire de même contre celui-ci, et puisqu’il a dépassé nos quotas nous allons le soumettre aux règles découlant de la zone économique de 200 milles ».Cet échange énergique avec l’Opposition a permis au ministre Crosbie de divulguer les termes d'une lettre du premier ministre Brian Mul-roney concernant la position canadienne sur le différend des pêches entre le Canada et la France.Il y est indiqué que le titulaire des Transports, John Crosbie, « jouera un rôle primordial dans tous les aspects des négociations ».De plus le premier ministre a souligné avec emphase que ce sont les intérêts du Canada, et non ses relations avec la France, qui doivent passer en premier.Lors des négocia- tions avec la France, la participation du gouvernement de Terre-Neuve, de même que des représentants de l’industrie de la pêche et des syndicats, doit être constante et ininterrompue et les droits des pêcheurs canadiens sont la préoccupation primordiale du gouvernement du Canada.Pour le chef du gouvernement canadien, .eut accord avec la France passe par son approbation d’un arbitrage obligatoire sur les ümites de la zone en litige et de la résolution du problème de la pêche excessive.Au cours de ses échanges, hier aux Communes, le ministre John Crosbie, à qui le premier ministre venait de préciser un rôle dans la solution du problème des pêches avec la France, a précisé que son guverne-ment, contrairement à ce qui se passait sous l’ancienne administration libérale, avait donné des moyens à ceux qui étaient chargés de faire respecter les règles des pêches.« Nous avons pris des mesures pour faire respecter les limites territoriales, a-t-il dit, nous avons placé des observateurs à bord de chaque chalutier étranger à qui nous permettons de pêcher à l’intérieur de notre zone économique de 200 milles, nous avons fait l’acquisition d’un hélicoptère pour surveiller la zone, nous avons armé les bateaux patrouilleurs et les équipes d’abordage ».M.Crosbie a ensuite clairement indiqué que toute cette négociation devait d’abord être profitable aux pêcheurs canadiens, sinon il n’y aurait pas d’entente avec la France, A la sortie des Communes, le li- béral de Terre-Neuve, Brian Tobin, a demandé au gouvernement de ne pas hésiter à prendre les grands moyens pour faire respecter les accords et les quotas négociés de bonne foi par la Canada avec la France.« Même s’il nous menace de faire venir des navires militaires pour protéger leur flotte de chalutiers, a-t-il dit, nous ne devons pas reculer».LJ • riiuio vr Hier, aux Communes, le ministre des Transports John Crosbie a répondu avec force aux questions de l’opposition concernant les mesures prises par le Gouvernement pour empêcher les chalutiers français de poursuivre la pêche au large des côtes de Terre-Neuve.SUITES DE LA PREMIERE PAGE + LaSalle marge de plusieurs reportages sur le patronnage qui semble sévir au sein du PC-Québec, M.LaSalle avait l’objet de nombreuses enquêtes, de la part des médias et de l’Opposition aux Communes.Il le savait et l’étalage sur la place pulique de cette affaire - qui risque de rebondir prochainement à l’occasion du procès pour trafic d’infleunce du député de Gamelin - semble lui avoir donné le dernier coup de grâce.En fait, M.LaSalle semble regretter aujourd’hui de ne pas avoir suivi le conseil que plusieurs de ses proches lui avaient donné Tan dernier, de se retirer au plus fort de sa popularité en tant que « vétéran des vrais bleus du Québec ».+ Elections tre ans après leur élection.La ministre du Commerce, Mme Patricia Carney, a refusé hier de commenter les propos du sénateur: « il appartient au premier ministre de décider çela » a-telle déclaré au DEVOIR, tout en confirmant l’impression extrêmement favorable sur le déroulement des négociations qui transpire dans les milieux d’affaires canadiens et américains, de même qu’aux plus hauts échelons de l’administration américaine.Dans le cours de plusieurs entrevues réalisées à Toronto pour le magazine LE DEVOIR ÉCONOMIQUE, d’importants hommes d’affaires et leaders politiques parlent ouvertement de la « probabilité » d’un accord canado-américain d’ici la fin de cette année.Donald Macdonald par exemple, ancien'ministre des Finances et leader des Libéraux de Toronto, affirme: « Je suis très opti- miste, surtout après la visite à Ottawa du président du comité des Finances du Sénat américain, le démocrate Lloyd Bentsen.Mais il faut que cela se fasse vite».Une élection sur le thème d’un accord commercial « équitable » avec les États-Unis pourrait s’avérer payante pour M.Mulroney, l’opposition se limitant de plus en plus aux grandes centrales syndicales et au NPD.Dans l’Ouest et même au Québec, l’option du libre-échange rallie de plus en plus d’appuis.Quant à l’Ontario, Donald Macdonald fait deux constatations: « c’est tellement clair qu’il est dans l’intérêt de l’Ontario d’aller vers le libre-échange que j’ai du mal à comprendre pourquoi David Peterson s’y opposerait » et, d’ajouter l’ancien dauphin de Pierre Trudeau: « il y aura deux Peterson, le pré et le postélectoral », évoquant ainsi la possibilité qu’une fois réélu et confortablement majoritaire, le premier ministre libéral baisse le ton._ Même la queY&ïon du Pacte de l’Automobile semble en voie de se désamorcer.« Le Pacte n’est pas coulé dans le béton », affirme encore M.Macdonald en évoquant la clause de dénonciation qui s’y trouve et selon laquelle le Pacte pourrait devenir caduque après un préavis d’un an.Les trois grands de l’automobile américains installés au Canada souhaitent en effet profiter de la négociation sur le libre-échange pour resserrer l’accès au marché nordamé-ricain à la concurrence du sud-est asiatique.Mais Mme Patricia Carney est catégorique : « tant pis pour Peterson, il devra vivre avec sa décision.Il n’est plus question de ramener le Pacte sur la table de négociations ».La ministre fédérale se serait d’ailleurs entretenue récemment de cette question avec le premier ministre Robert Bourassa: le Québec avait, semble-t-il, exprimé un certain intérêt à discuter du Pacte de l’automobile avec les Améicains.Les progrès enregistrés dans les négociations ont donné lieu à plusieurs signaux encourageants de la part de l’Administration Reagan: le AUJOURD’HUI SI age de formation de la Fédération québécoise du loisir photographique sur te montage d'une exposition, les 14 et 15 février.André Bouthillier : 252-3036.¦ SuIsang avec Swami Shankarananda, de Yogaville (Virginie), offert par l'Institut de yoga intégral (5425, avenue du Parc), ce soir de 19 h 30 à 21 h 30.271-1633.¦ Stages intitulés « La vidéo comme outil d’improvisation gestuelle » et « L’espace de l’eau est un théâtre magique », offerts par le service des sports et loisirs de la Ville de Montréal.On doit s’inscrire : Luce Lamoureux, 729-1008.¦ Super work out de la Saint-Valentin au Cepsum de l'U de M, ce soir à 17 h 30.343-6150.m Le Centre interculturel Monchanin vous invite à une soirée sur les personnalités inspiratrices, ce soir à 20 h au 4917, rue Saint-Urbain (angle Saint-Joseph).288-7229.participation à une production.527-5248).¦ La librairie Hermès (1120, avenue Laurier ouest) vous invite à venir rencontrer Suzanne Jacob, auteur de La Passion selon Calatée, ce soir de 18 h à 20 h.274-3669.¦ Le Centre communautaire de loisir de la Côte-des-Neiges offre un atelier de dessin, techniques et expérimentation, ce week-end de 9 h à 16 h, On s’inscrit au 5347, chemin de la Côte-des-Neiges.733-1478.¦ « Ciné-jeune » de Longueuil présente le film Toby, de Jean-Claude Lord, à 18 h ce soir à l'école Samuel-de-Champlain (2101, rue Lavallée): à 19h à l’école Adrien-Ga-maehe (2375, rue Lavallée): à 19 h à l’école Gentilly (1280, rue de Beauhar-nois).646-8670.¦ Duo « Douces Heures » avec Micheline et Charles (chansons et musique), ce soir à 20 h 30 au Caf'Tiers (4933, rue de Grand-pré - métro Laurier).843-7112.La Société canadienne du stress vous invite à une série de quatre rencontres sur l'angoisse chez les jeunes de 14 à 20 ans, débutant ce soir à 19 h au 1826, rue Sherbrooke est.527-3523.¦ Tous les samedis soirs, souper-rencontre au restaurant L’Époque Charlie (1244, rue Beaumont); discussion sur un sujet différent chaque semaine.On doit s’inscrire par téléphone au 279-7846.¦ Séminaires offerts par la Société Canada-Chine chaque samedi matin de 10 h 30 à 12 h 30; cette semaine : « Le: jeunes en Chine », au 1072, boulevard Saint-Laurent.866-4119.¦ Le choeur Mélodium est à la recherche de choristes pour des récitals divers; inscriptions au 663-2836 ou 651-9156.¦ La société L.A.Bojeu (4266, rue Saint-André) offre une session de formation pour comédiens et comédiennes avec Rencontre scientifique du Laboratoire de recherche en écologie humaine et sociale.avec John Wright, du département de psychologie de l’UQAM, de 10 h à midi au pavillon Read (420, rue de la Gauche-tière ouest, local 1020).282-6190 ¦ Journée d’analyse qualitative organisée par le Cirade, avec Jean-Marie van der Maron, de 10 h à 17 h au local G-4105 (200, rue Sherbrooke ouest).282-4071 ou 282-7024.Collectes de sang de la Croix-Rouge : à Brossard, place Porto-Bello (7350, boulevard Taschereau), de 12 h 30 à 20 h; à Montréal, au Montreal Trust, hall entrée du boulevard Dorchester (1, place Ville-Marie), de 9 h 30 à 17 h; à Saint-Sauveur, au chalet Pauline-Vanier (rue de l’Église), de 15 h à 20 h 30; à Pointe-Claire, au centre commercial Fairview, Montreal Trust (6815, route Transcanadienne), de 12 h 30 à 20 h.Les sans-abri Un jeune sur 4 a déjà eu des soins psychiatriques président lui-même, dans son récent discours sur l’état de l’Union, et le Secrétaire au Trésor, George Baker, y ont fait référence ce qui a décidé les milieux d’affaires américains à s’intéresser de près à la question.Ainsi, hormis le bloc NPD-syndi-cats, l’opposition à un accord, s’il est bien « vendu » sera dispersée: il est maintenant clair que d’éminents Libéraux se rangeront derrière les Conservateurs, une alliance d’autant plus embarassante pour les troupes de John Turner que sa position sur la question est on ne peut moins claire.+ Lévesque ticulier, pour les gens qui sont convaincus, pour parler de leurs convictions », a dit hier l’ancien leader pé-quiste à Tissue d’une rencontre avec près de 500 étudiants de l’Université Laval.Par ces propos, M.Lévesque a semblé critiquer la position adoptée par son successeur, Pierre-Marc Johnson, qui veut que pour les prochaines années le Parti québécois s’en tienne à faire la promotion de ce qu’il appelle « l’affirmation nationale ».Celui-ci s’est fait reprocher, notamment par l’ancien ministre Bernard Landry, de ne justement pas parler suffisamment de souveraineté.M.Johnson croit que faire la promotion de la souveraineté à ce moment-ci obligerait le parti à faire porter le débat sur la souveraineté à la prochaine élection qui deviendrait alors une élection référendaire.L’ancien leader péquiste s’est défendu hier de vouloir entrer dans la plomberie de ce débat sur la promotion de la souveraineté.Il a dit devant les étudiants qu’il rencontrait vouloir s’en tenir à un rôle « d’ober-vateur attentif ».jusqu’au moment où il croira nécessaire d’intervenir.Visiblement, M.Lévesque avait le goût hier de se livrer à un exercice d’acrobatie, le temps d’envoyer quelques messages à ses anciens collègues.M.Lévesque ne devait pas se gêner pour parler tout d’abord d’indépendance.Sa longue intervention devant les étudiants qui ressemblait à certains discours référendaires se terminait par l’affirmation de sa conviction que « le Québec se débrouillerait d’autant mieux s’il se débarrassait de certaines tutelles désuet-tes ».C’était ouvrir la porte à des questions sur le débat en cours au sein du Parti québécois.Ainsi, à une première question sur la thèse de l’affirmation nationale, il a répondu : « Si l’idée d’indépendance ou de souveraineté était émoussée trop, il y a personne qui pourrait l’empêcher de resurgir ».Il devait ajouter: « Si des gens, quels qu’ils soient, prétendent l’obnubiler, l’effacer plus ou moins, elle va resurgir plus fort après».Au référendum de 1980, la moitié des Québécois francophones ont appuyé le mandat de négocier, a-t-il rappellé, soulignant que pour Tins tant, on est « politiquement à marée basse ou étale ».Par la force des choses, la marée finira par remonter.A une deuxième question, M.Lévesque devait dire qu’il n’a personnellement pas de recette pour accélérer le cours de la marée.Les choses pourraient cependant se précipiter si « on continue de jouer la valse hésitation autour de la langue comme on Ta fait la dernière année», a-t-il dit.Les projets mis de l’avant par le gouvernement Bourassa sont explosifs, à son avis.« Si on affaiblit ce qui a été si péniblement renforcé, c’est inévitable, ça créerait une sorte de sursaut qui aurait sa traduction politique », pense-t-il.Si on modifie le visage français de Montréal qui doit être aussi française que Toronto est anglaise, cela pourrait arriver, a-t-il dit aux journalistes qui évoquaient le projet libéral de permettre l’affichage bilingue.Devant les journalistes, M.Lévesque devait aussi reprendre ses propos sur le projet de souveraineté.Affirmant n’avoir voulu viser qui que çe soit, il a expliqué que sur « des PIERRE CAYOUETTE Le quart des jeunes itinérants montréalais ont déjà été hospitalisés pour soins psychiatriques.C’est du moins ce que révèle une étude réalisée par le Dr Yves Lamontagne, psychiatre rattaché au Centre de recherche de l’Hôpital Louis-H ippolyte Lafontaine à Montréal.Le chercheur a interrogé 97 hommes et 45 femmes de moins de 30 ans qui ont déjà utilisé les services de 11 centres d’hébergement.« Ce pourcentage élevé (23%) d’ex-psychiatrisés devenus itinérants amène à s’interroger sur la capacité de la société de faire face à la désinstitutionnalisation des malades mentaux », a commenté le Dr Lamontagne.L’étude du psychiatre s’attarde par ailleurs sur les origines familia- choses fondamentales comme ça, je dis ce que je pense simplement ».11 est tout simplement inévitable que le projet souverainiste refasse surface beaucoup plus vigoureusement que ces deux dernières années, a-t-il dit.Il devait noter par ailleurs, à propos du programme, qu’il était normal qu«on veuille le rajeunir.Celui-ci est devenu un catalogue qui souvent n’est plus lisible.+ Amal Une femme berce dans ses bras son bébé d’un mois, une fille, née au cours du siège et qu’elle a appelée Darina.Cependant, au moment de mettre sous presse, les équipes de secours des Nations unies attendaient toujours l’autorisation de la milice chiite Amal pour ravitailler le camp de Bourj al-Barajneh.Les appels se multipliaient dans le monde pour mettre fin au calvaire des réfugiés palestiniens affamés par trois mois el demi de siège.Plusieurs pays occidentaux ont annoncé dans la journée l’envoi d’une aide d’urgence aux 20,000 réfugiés palestiniens qui vivent à Bourj al-Ba-rajneh.Le pape Jean-Paul II a prié les responsables politiques et les chefs religieux du Liban de s’assurer que ravitaillement et médicaments soient acheminés aux Palestiniens assiégés a annoncé Radio Vatican.Aux’Nations unies, les pays nordiques ont proposé qu’un cessez-le-feu de 48 heures soit proclamé autour des camps de Beyrouth pour permettre l’évacuation des femmes, des enfants et des personnes âgées.Cette initiative devrait être discutée de façon informelle par les membres du conseil de sécurité, indique-t-on de source diplomatique, bien que l’observateur palestinien à l’ONU Tait critiquée, estimant qu’il était-plus urgent de ravitailler les camps.L’Italie a annoncé l’envoi d’une aide alimentaire de $7.5 millions US.L’Autriche de son côté enverra une aide alimentaire et médicale aussi bien aux Palestiniens qu’aux miliciens d’Amal.Le chancelier autrichien Frantz Vranitsky a expliqué qu’il était certain que si Amal recevait lui-même une aide, il laisserait entrer des vivres dans les camps qu’il assiège.Alors que le gouvernement grec appelait a la fin des combats dans la guerre des camps, un député de gauche israélien, M.Yossi Sarid, proposait que les avions israéliens parachutent des vivres et des médicaments aux palestiniens assiégés.les du problème de l’itinérance.Dans 44,4 % des cas, peut-on y lire, les jeunes sans-abri proviennent de familles dont les parents étaient alcooli ques.Dans le même esprit, la'moitié des jeunes itinérants ont été victimes de violence physique.Environ 17 % ont subi des agressions sexuelles.« La très grande majorité d’entre eux (70 %) ont déjà eu des ruminations suicidaires, tandis que la quasitotalité éprouvent des problèmes d’alcool et de drogue », ajoute le chercheur.Le Dr Lamontagne a fait part des résultats de son étude hier soir, dans le cadre des audiences publiques organisées par le Comité ad hoc sur les sans-abri mis sur pied par l’administration Doré.Montréal compte environ 5,000 jeunes qui vivent sans logement stable, indiquent les statistiques du Se- La proposition de M.Sarid est intervenue quelques heures seulement après que l’aviation israélienne a tiré une douzaine de missiles sur des immeubles - dont l’un utilisé par le Fatah, principale composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) — près du camp palestinien de Miyeh Miyeh, dans le sud du Liban.Trois fedayine palestiniens ont été blessés, a indiqué la police libanaise.Deux civils ont par ailleurs été tués et trois autres blessés lors du raid mené à l’aube par six appareils, a-t-elle ajouté.Par ailleurs, la tension est montée hier entre le Hezbollah (Parti de Dieu — pro-iranien) et la Syrie, à la suite d’un incident intervenu dans les rues de Beyrouth-Ouest (musulman).Une patrouille, composée de 12 soldats syriens et de 13 policiers libanais, a été capturée par les hommes du Hezbollah et des tractations seraient en cours pour faire libérer ceux-ci et désamorcer la tension-.Beyrouth-Ouest en juillet dernier pour y rétablir l’autorité du gouvernement libanais.De source milicienne, on précise ue l’incident a éclaté près du fief es Hezbollahi, dans le secteur de Basta, alors que la patrouille tentait d’interpeller un membre du Hezbollah parce qu’il était armé, dans laf-frontement qui a suivi, lhomme a ete tue, indique-t-on.« Quand les membres de la patrouille ont tenté d'arrêter l’homme arme, un groupe de Hezbollahi armés l’ont cernee et capturée.Ils ont en outre brûlé une jeep et un transport de troupes blindé », a raconté un responsable de milice.A Bourj al-Brajaneh, des camions remplis de provisions sont prêts à entrer dans le camp, mais il leur faut l’autorisation d’amal, expliquait un porte-parole de l’UNRWA, l’organisme de secours aux réfugiés palestiniens des Nations unies.des dizaines de femmes et den-fants palestiniens agitant des banderoles appelant a laide pour les affames ont defile a beyrouth-ouest, du camp de mar elias qui nest pas assiégé jusquau bureau du dirigeant sunnite cheikh hassan khaled.Mercredi, Amal avait refusé l’accès de Bourj al-Brajaneh à un convoi de vivres, malgré un concert international de protestations en faveur des réfugiés palestiniens.Amal avait justifié sa décision de remettre l’entrée du convoi à hier en arguant qu’elle n’avait pu réoccuper ses positions dans le village stratégique de Maghdouche au Sud-Liban, crétariat de la Jeunesse.La présidente du Comité sur les sans-abri, Mme Claudette Godley, a souligné hier soir le manque de lits pour ces jeunes.On ne dispose que de 50 lits spécifiquement pour les jeunes, répartis en quatre centres.Montréal possède en tout 585 lits pour personnes itinérantes.Mais ces refuges sont davantage conçus pour une population plus âgée.Le Dr Yves Lamontagne, auteur de l’étude, ne croit pas que la solution au problème consiste à augmenter le nombre de lits pour sans-abri.« Il faut augmenter les services sociaux, de façon à développer des moyens de traitement pour ces jeunes, suggère-t-il.Il ne suffit pas de les héberger pour une nuit et de leur fournir des repas ».Le Comité ad hoc sur les sans-abri se penchera jeudi prochain sur les problèmes de logement.prises en novembre par des fedayine palestiniens qui les ont évacuées en janvier, laissant place à des sunnites eux aussi récuses par Amal.Dans le monde arabe, les appels se sont multipliés depuis mercredi pour faire pression sur Amal afin qu’il permette le ravitaillement des camps.mercredi, le gouvernement français avait ordonné qu’une aide alimentaire soit mise a la disposition des réfugiés palestiniens, et avait invité la communauté intenationale à se mobiliser.L’appel du pape a été fait oralement et transmis aux chefs libanais par l’archevêque maronite de Beyrouth, monseigneur Khalil Abi Nader.+ Mulroney Mulroney ajoute cependant du même souffle que ni lui, ni son gouvernement ne méritent une entière absolution.Il admet que son administration a déçu les Canadiens et répète qu’il adoptera des mesures pour corriger la situation.M.Mulroney n’a toutefois pas fourni de précisions sur ses intentions.Il a encore une fois décrit comme un modèle la loi québécoise prohibant les dons des corporations et des syndicats aux partis politiques.Le premier ministre s’est également porté à la défense de son principal secrétaire Bernard Roy, accusé par l’Opposition d’être intervenu illégalement dans l’octroi d’un contrat de $ 7 millions à Drummond-ville.Interrogé à ce sujet au cours d’une émission de radio, M.Mulroney a répondu qu’à sa connaissance, il n’y avait aucune preuve que M.Roy ait fait quelque chose de répréhensible.« Sauf erreur, il s’agissait d’un contrat octroyé par soumissions publiques, a dit M.Mulroney.Si l’autre compagnie, proche des Libéraux, était la plus basse soumissionnaire, cette compagnie aurait dû obtenir le contrat», a-t-il indiqué.La situation actuelle, a poursuivi M.Mulroney, me rappelle les scandales et controverses qui ont empoisonné le Parlement au milieu des années 60 et terni la réputation de plusieurs parlementaires émérites.« J’étais révolté à l’époque », a dit M.Mulroney, omettant de rappeler le rôle important de son ex vice-premier ministre Erik Nielsen dans les pressions exercées par les Conservateurs contre*le gouvernement libéral d’alors.»
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