Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

Le devoir, 1987-02-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR CULTUREL Montréal, samedi 21 février 1987 V * X IA KJNDIRlf ^ ONtSu^s à JL Dinar pour gens d'affaires Restaurant LA FONDERIE 10145, lajeunesse montréal Ré.: 382-8234 ly Photo Jacques Grenier Plume Latraverse : « J'avais pas envie de devenir un vieux chanteur poigné avec son image .» PLUME ?Écrire pour sauver sa peau NATHALIE PETROWSKI C’EST Plume qui avait choisi l’endroit : la célèbre taverne sans nom au coin de Rachel et Saint-Hubert, que les plus perspicaces ont rebaptisée « la taverne Verres-Stérilisés », à cause de l’enseigne au néon qui pendouille à la porte.J’y suis arrivée à l’heure.Plume, comme de raison, n’était pas là.Son retard faisait partie de la mise en scène : obliger la journaliste à la recherche d’authenticité à apprivoiser les lieux où l’écrivain avait écrit une partie de sa première oeuvre romanesque, Contes gouttes, commencée à Paris en septembre 85, terminée en février 86 à la taverne des Verres-Stérilisés et parue cette semaine chez VLB.La journaliste s’est assise seule à une table bancale et s’est mise à mariner stoïquement dans son jus en compagnie des mâles solitaires autour qui nageaient lentement dans l’océan de leur bière.L’endroit était sinistre.En raison de l’heure de la journée — trois heures d’un après-midi mou et morne — tout était parfaitement immobile : la table de billard abandonnée à son triste sort, l’ivrogne qui gueulait à travers son verre au fond de la salle, la télé accrochée au plafond et jouant en sourdine comme musique d’accompagnement au silence des conversations, le serveur en costume folklorique, adossé contre l’abreuvoir au cas où la soif viendrait terrasser une autre victime.Plume a franchi la porte en flottant, longue silhouette en jeans et veste de cuir, le cheveu court, la barbe rasée.Je ne l’ai pas reconnu sur le coup.Une aura d’anonymat lui collait désormais aux talons et le faisait presque ressembler à l’écrivain invisible qu’il cherche à devenir.Il s’est commandé deux verres stérilisés en expliquant qu’il avait perdu l’habitude de boire pour cause d'overdose.Il les a bus lentement mais en attaquant immédiatement le fond du problème.À savoir pourquoi écrire quand on s’appelle Plume Latraverse et qu’on pourrait passer sa vie à traverser les miroirs du showbizz sans jamais avoir à changer de disque ni d’image.« Pourquoi écrire ?», demande l’écrivain rangé, que la bière ne Suite à la page B-7 JEAN ROYER ROGER GRENIER vient de faire paraître le plus beau livre qu’on pouvait écrire sur Albert Camus.Il définit comme une « biographie intellectuelle » son ouvrage, qu’il a intitulé Albert Camus, soleil et ombre.Ces 300 pages d'intelligence et d'amitié composent, en effet, un adieu à l’homme et une introduction à l’oeuvre, qui reste une des plus hautes de notre siècle et continue de nous concerner.« Pour moi, écrire ce livre, c’était avant tout payer une dette, me dit Roger Grenier.Certes, l’homme avait beaucoup de charme et tout le monde y était sensible.Moi, je lui dois beaucoup.Il a fait de moi un journaliste.Dès que j’ai écrit un livre, il l’a publié dans sa collection “Espoir”.Tant qu’il a vécu, c’est lui qui s’est occupé de mes livres chez Gallimard.Je lui dois énormément.» Aujourd’hui, le jeune journaliste que Camus avait rencontré dans la Résistance puis fait entrer à Combat est devenu, depuis 1964, membre du service littéraire de Gallimard, où il siège au comité de lecture.Roger Grenier est aussi devenu l’écrivain d’une vingtaine de livres inoubliables : essais, romans et recueils de nouvelles.Son plus récent ouvrage de fiction est un court roman, Le Pierrot noir, qui met en scène des personnages défaits par le temps perdu et dans la séparation, non seulement des autres mais aussi d’avec eux-mêmes.On reconnaît chez Roger Grenier le regard d’un écrivain qui ne se laisse pas déjouer par les illusions faciles et qui, d’une voix personnelle, témoigne de la destinée humaine.Une tendresse vitale parcourt ses livres.L’homme qui se tient devant moi est modeste et discret.Pas un mot plus haut que l’autre et, par moments, seul le silence soutient son regard comme réponse à mes questions.J’ai l’impression que je suis en train de devenir un des personnages de son prochain roman ! Roger Grenier vous regarde comme un homme qui est toujours en train d’enquêter sur la vie.Son travail sur Camus, il l’a amorcé il y a quelques années.Pour un album biographique dans « La Pléiade », puis pour l’édition Suite à la page B-7 ROGER GRENIER Le plus beau livre sur Camus Photo Jacquea Grenier Roger Grenier : Albert Camus « ne pouvait se contenter d’être un artiste .» ?:¦ A DOUBL &CHAHG& HI ki ROQSfS MGIM ROGER MAGINI SAINT COOPERBLACK CORRIVEAU/DE BELLEFEUILLE À DOUBLE SENS LES HERBES ROUGES NOUVELLES ESSAI DIFFUSION: QUEBEC LIVRES Au 10e Festival mondial du cirque de demain « Entrez, entrez sous le grand chapiteau.» PAUL CAUCHON PARIS — « Le cirque, c’est la cristallisation de tous les rêves.Les rêves physiques, les rêves de folie, les exploits, les rêveries poétiques.Le cirque, c’est la piste enchantée, où sont permis les plus beaux voyages.» Raymond Devos est assis sur une vieille caisse, en coulisse.Nous sommes dans la pénombre, à travers les échafaudages.Devos lève la tête et me montre, d’un grand geste, le sommet du chapiteau : « Et puis là-haut, c’est le ciel, et les artistes sont accrochés au ciel, comme des étoiles.» Devos n’était qu'un des nombreux spectateurs qui ont visité, du 4 au 10 février, le grand chapiteau du Cirque Gruss à Paris, au parc de La Villette.À l’occasion du 10e Festival mondial du cirque de demain, le chapiteau était quasi plein tous les soirs.Le Cirque du Soleil présentait, lors de ce festival, trois numéros qui se sont rendus en demi-finale, et remportait en finale une médaille de bronze pour un numéro où l’on s’entassait à 10 sur un bicyclette.Invité à suivre leurs péripéties à Paris, j’ai assisté pendant une semaine aux performances les plus fabuleuses.Oui, mesdames et messieurs, j’ai vu des Chinois entasser des chaises jusqu’au plafond du chapiteau et s’accrocher là-dedans avec le sourire, des jongleurs lancer dans les airs les objets les plus bizarres.J’ai vu des chiens boxers disputer une vraie partie de soccer.J’ai vu une contorsionniste punk allumer une cigarette avec ses orteils, une trapéziste effectuer de folles envolées sans filet au son d’une sonate de violoncelle, un jeune Russe débouler d’une corde accroché à 30 pieds dans les airs.J'ai vu la Bulgare Despina, 14 ans, battre officiellement le record Guiness de « houla-hop » en swignant 71 cerceaux autour de sa taille.Et puis, au moment où vous criez « Grâce ! » arrive toujours quelqu’un d’autre avec une pirouette qui fait reculer les limites humaines.Comme ces deux Portugais, les frères Chen, qui ont effecte des contorsions que je n’essaierai pas de vous décrire, puisque vous ne me croiriez pas.Ce festival est présidé par Dominique Mauclair, directeur commercial de Walt Disney-France, et sa femme Isabelle s’occupe de l’organisation générale.« Il y a 10 ans, explique-t-elle, nous voulions créer un festival pour les jeunes, parce qu’on sentait qu’il se passait quelque chose de nouveau.» Ouvert aux artistes de moins de 25 ans, le festival est maintenant consacré comme celui d’une relève très talentueuse.Une vingtaine de pays y envoient 120 artistes présenter 40 numéros.Le festival est suivi par’des propriétaires de cirques ou de grands cabarets du monde entier.Pour sa délégation, la Chine effectue même une sélection nationale.Le jury est formé dë directeurs de cirque de tous les pays participants, et, derrière les rideaux clos, de véritables enjeux politiques ont cours, alors que les pays de l’Est tenteront quelquefois de voter en bloc pour un numéro moins coté.Pendant ce temps-là, les Chinois répètent qu’ils y vont pour apprendre.alors que leurs incroyables numéros, forts d’une tradition d’acrobatie de 20 siècles, raflent toutes les médailles.Dans ce festival de l’imagination et de la recherche, « je remarque que, depuis trois ou quatre ans, l’apport du théâtre est essentiel, explique Isabelle Mauclair.On sent que tous les artistes ont fait de la cho- Paris jusqu’en 1963, fut fréquenté par les Toulouse-Lautrec, Degas, Modigliani et Jean Cocteau, qui le célébrèrent dans leurs oeuvres.Tous les grands artistes s’intéressèrent au cirque, au 20e siècle.Probablement parce que le corps y était véritablement mis en scène et sur scène.Le cirque permet toutes les audaces, sorte de catalogue des mythes sur la beauté des corps souples, dénudés et musclés (avec les modes « physiques » qui se succèdent depuis 10 ans, de la danse « aérobique » au body-building, il ne faut pas s’étonner qu’une toute nouvelle génération renouvelle le cirque).Le cirque, c’est aussi la célébration de la force, du courage, un des seuls lieux où l’on peut encore assister à des performances physiques téméraires, où l’odeur de sueur et de fauves enflamme les sens émoussés par notre environnement aseptise.La plupart des grands cirques actuels sont aux mains de familles qui se transmettent leurs secrets d’une génération à l’autre.Gardiens d’une tradition qui peut ainsi survivre, ces clans familiaux bloquent, cependant, l’évolution du cirque et son adaptation aux réalités actuelles.D’ou des batailles épiques : contre le gigantisme améri-cain et la surenchère acrobatique, plusieurs prônent le dépouillement, le merveilleux et la poésie pour retrouver la fraîcheur première.Avec le Festival international du cirque de Monte-Carlo, par exemple, nous changeons de registre.Le festival de Monte-Carlo existe depuis 12 ans, et il avait lieu cette année juste avant celui de Paris.J’y ai également assisté.Le gala de clôture est présidé par Son Altesse sérénissime le prince Rainier.Dans la loge princière, Guy Des Cars voisine Drucker, Cary Grant était un assidu, et la foule offre une mer de luxueuses fourrures.Le festival décerne des « clowns d’or », sorte d’équivalents des Oscars.Le prestige des bonnes oeuvres à leur summum : à l’hôtel Loews-Monte-Carlo, où logent les artistes et les invités, Ferrari et Mercedes se pressent à la porte et les vieilles rombières italiennes sur le retour, couvertes de bijoux, consentent à lever les yeux sur vous dans l’ascenseur, avant d’aller flamber quelques milliers de dollars au casino.Cela n’empêche pas le festival d’être spectaculaire.Le gagnant du « clown d’or », un dompteur italien, faisait asseoir et saluer 10 tigres en même temps et en parfaite harmonie.Monte-Carlo est garant de la tradition, Paris tente de rassembler les forces nouvelles.Mais, dans d’autres pays européens, le cirque attire encore un public fanatique.En Allemagne, par exemple, le cirque Roncalli, créé il y 10 ans, remplit ses salles avec un « public d’écolos, alternatif, près des Verts ».C’est ce que Frédéric Bollmann m’explique.Ce Suisse est incollable sur l’histoire des cirques mondiaux.« Ce que j’aime le plus, dit-il, c’est d’arriver aux répétitions, de fouiner dans les coulisses, de regarder les artistes se préparer.» Il est devenu ami de plusieurs artistes et agit même comme intermédiaire en dénichant quelquefois des contrats pour eux.Bollmann dirige une maison d’édition spécialisée (La Gardine), collectionne des programmes, et préside l’Association des amis du cirque, qui regroupe 600 membres, des fanatiques comme lui.Un des membres passe ses temps libres à construire des maquettes géantes de chapiteau.Bollmann, lui, a assisté à 43 specta- Sulte à la page B-5 régraphie, ont appris à se costumer, se maquiller ».Même les Russes dansent sur des rythmes vaguement disco, alors qu’un clown américain, mieux informé, fait son entrée avec Tom Waits.On n’a absolument aucune idée, au Québec, des passions que le cir- que peut déchaîner.Il faut comprendre que la tradition européenne du cirque est glorieuse.Le cirque suisse Knee, considéré par plusieurs comme le meilleur en Europe, en est à sa septième génération.Le cirque Médrano, qui était situé près de la butte Montmartre à L’affiche du 10e Festival mondial du cirque de demain, signée Des-clozeaux. B-2 ¦ Le Devoir, samedi 21 février 1987 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER L’édition littéraire en santé — Il s’est publié 649 titres de textes de création littéraire en 1985, selon les dernières statistiques de la Bibliothèque nationale.L’édition littéraire est la plus nombreuse, après celle qui concerne le droit et l’administration (829 titres).Si l’on exclut les brochures, il s’est donc publié 453 livres de fiction littéraire en 1985, auquel chiffre il faut ajouter les essais et les livres d’histoire pour savoir qu’au Québec il se publie environ 1,000 titres d’intérêt littéraire par année.Pour 1985, on compte un total de.6,241 publications, dont 3,913 livres et 2,328 brochures (de moins de 48 pages).Parmi les catégories qui ont bénéficié d’une augmentation remarquable, il y a lieu de signaler l’économie domestique (140 titres en 1985 contre 119 en 1984) et les mathéma- tiques ( 174 titres en 1985 contre 119 en 1984).Les manuels scolaires connaissent aussi une vitalité nouvelle après le creux de 1983 (496 titres en 1985 contre 372 en 1984).Notons, enfin, que 39 nouveaux journaux ont été mis en circulation en 1985, soit 21 de moins que l’année précédente, tandis que 1,413 autres périodiques ont vu le jour, par rapport à 1,277 en 1984 (une augmentation de 13.8%.?Albert sans Claude — Malgré certaines rumeurs, l’émission de Quatre Saisons sur les livres ne disparaîtrait pas mais.serait présentée dans une nouvelle formule.Ce qui est certain, c’est que l’animateur Claude Jasmin quitte l’émission à la fin du mois.Quatre Saisons, aux dernières nouvelles, cherchait un nouvel animateur.Albert Martin resterait le re- cherchiste de l’émission pour les productions SDA à qui Quatre Saisons a confié cette série d’émissions sur le monde des livres.Cependant, il faut dire que Guy Fournier, remercié de Quatre Saisons lundi dernier, n’avait pas renouvelé le contrat pour la série avec SD'A.Ce sera à son successeur d’agir.Notons que, dans le dernier numéro du magazine Livre d’ici, l’éditeur Jacques Thériault se prononce en faveur du maintien de cette émission, avec « un animateur à sa mesure ».En effet, Claude, Albert et les autres reste la seule émission de la télévision professionnelle consacrée entièrement aux livres.Ce n’est certes pas un luxe pour une société où l’industrie du livre reéussit à publier environ 4,000 titres par année, dont 1,000 d’intérêt littéraire.On peut, d’ailleurs, se demander si les autres réseaux — Radio-Canada, Radio-Québec et Télé-Métropole — ne manquent pas à leur mandat en ne plaçant pas à l’horaire une émission entièrement consacrée au monde du livre.Le prétexte d’un trop petit réservoir de ressources ne tient plus, si l’on regarde ce qui se passe dans l’industrie du livre et dans la littérature québécoise.La Bascule bascule — Le Regroupement des auteurs-éditeurs autonomes (RAÉA) a décidé de cesser ses activités et, par le fait même, la publication de sa revue La Bascule.Le président du RAÉA, Michel Pirro, explique, dans le dernier numéro de la revue, les raisons de la dissolution : un manque de fonds, un manque d’énergies humaines et, dit-il, « un état de non-réceptivité de la part des médias, donc de la société en général».Cependant, devrait-on demandér au RAÉA, les autres médias sont-ils la cause de la mort d’un groupe de pression ou d’un média ?Sans doute était-il héroïque de tenter de rassembler des auteurs-éditeurs justement « autonomes ».D’autre part, on ne peut nier l’avantage de services techniques et syndicaux qu’aurait pu leur procurer le RAÉA.Notons que le dernier numéro de La Bascule, dirigé par Pierre Laçasse, fait le point sur le sujet.« La _________LE FEUILLETON^_______________ Une tentation pour jeune romancier : création et l’autogestion peuvent-elles faire bon ménage ?», demande Jeanne Gagnon, présidente de La Bascule, dans un texte qui veut « démystifier» l’édition.?Studio du Québec — Le ministère des Affaires culturelles annonce l’ouverture de ses nouveaux concours pour les studios du Québec à Paris, New York et Montréal.Les écrivains, comme les artistes, peuvent se porter candidats pour.le studio de New York.Ce dernier a été occupé successivement, l’an dernier, par un peintre puis par l’écrivain Yolande Villemaire.Pour les six prochains mois, c’est notre collègue Nathalie Petrowski qui prendra possession du studio de New York, avec son projet d’écrire un premier roman.Nathalie séjournera à New York dès le 1er mars.Sa candidature avait été recommandée au ministère des Affaires culturelles par Yolande Ville-maire et le jury du concours.?Place aux poètes — Mercredi à La Chaconne, Janou Saint-Denis reçoit Marie Savard, poète, dramaturge et auteur de chansons.Marie Savard a publié plusieurs disques et des livres, dont un recueil de poésie, Les Coins de l’ove, et un poème dramatique, Sur l'air d'Iphigénie, aux éditions de la Pleine Lune qu’elles a fondées avec d’autres, il y a plus de dix ans.?Les ondes littéraires — Demain soir à TVFQ, l’émission Apostrophes a pour thème « L’écrit et l’oral ».Bernard Pivot reçoit Gabriel de Broglie (Le Français pour qu’il vive, Gallimard), Yves Berger (LesMatins du nouveau monde, Grasset), Alain Duhamel ( Le Cinquième Président, Gallimard), Orlando de Ruder ( Le Français qui se cause, Bal-land) et Georges Pastre (Le Français télé., visé, Belfond).Au réseau Quatre Saisons, demain à 22 h 30, l’émission Claude, Albert et les autres a pour thème : « Littéraire ou pas ».Claude Jasmin reçoit le dia-riste Jean-Pierre Guay, le nouvelliste Marcel Godin, la romancière Arlette Cousture et le fabuliste François Hébert.Il paraît que ça discutera fort ! la vie monastique déchirée »««UJMA4U> Uirs-r- ,au[ "re üistoires de Noël h s n°e\'elles rnture est r roméche /a ¦de nos 3 Pas.de O'C/aude do haricot rrésente dans fa exi^sriitu ' sdôt Murie/te rca >°aïmnique °" > ¦ - dot germe dans d unê Eo hbrai rie combien ta a Iragédie, [/a simpti-leur n’ou-an°fexique co l'histoire I —•' le nez Petite fine / à 25.50S / , éditions / e France I PASSAGE / février L V# • • • • • • • * 9 • • ê • • • • • • SERA de 0 • • • \ • • • 0 0 • • LISETTE MORIN ?Xavier Palier, Frère Honorât, Gallimard, 126 pages.PRESQUE DANS le même temps, en mars de l’année dernière, je lisais le roman de Marie Rousseau, À l’ombre de.Claire (Grasset), récit que je croyais — à tort — autobiographique, racontant l’expérience d’une ex-novice Clarisse.Il faut croire que les ordres monastiques séduisent les jeunes romanciers en mal de leur premier sujet.Avec Frère Honorât, voici qu’un garçon de 28 ans, dont l’éditeur nous apprend qu’il est ancien élève de l’ÉNA, qu’il est marié, conseiller à la Chambre régionale des Comptes et chargé de conférences à l’Institut d’études politiques de Toulouse, voici que Xavier Patier, qui réside à Brive (pépinière de talents littéraires, nous l’assurait l’autre jour Jérôme Gar- cin), a choisi un monastère de bénédictins, dans la région toulousaine, comme cadre de son premier livre, et un garçon « appelé » à la vie monastique comme sujet de roman.Reconnaissons tout d’abord que Xavier Patier donne, de ce milieu conventuel, une image bien différente de ce que nous montrait Marie Rousseau, l’an dernier Sans doute parce qu’il s’agit de.moines.et non pas de moniales.À Raymond Gué-tard, qui aspire à la perfection de la vie monastique, le frère André, qui fait « son instruction », demande : « Quelles sont les trois questions qu’un père-maître devrait poser à tout postulant pour discerner sa vocation ?» Le garçon, qui a beaucoup lu sur la vie bénédictine, croit pouvoir répondre sans faute.« Tu n’y es pas du tout ! rétorque le bon frère André.Les trois questions, les voici : Manges-tu bien ?Digères-tu bien ?Dors-tu bien ?» À bien d’autres égards, le roman de Patier est beaucoup plus indul- gent envers les hommes qui ont choisi la vie monastique et sa perception de ce monde clos paraît, dans l’ensemble, beaucoup plus juste sinon plus véridique.Ce lieu de Com-belle, dans l’Aveyron, toponyme fictif, sans doute, mais région bien réelle, pour l’auteur de Frère Honorât, est admirablement « vu » et décrit avec une sobriété de grand écrivain.Les Toulousains souffriront sans aucun doute, eux qui sont convaincus, de toute éternité, d’habiter « la ville rose », de lire que Toulouse « est une ville couleur de viande ».Son héros, qui est né et a grandi à Rodez, n’aimait pas davantage « cette terre lourde de l’Aveyron qui s’attachait aux chaussures et tirait les regards vers le sol.[.] Comment regarder vers le ciel dans un tel vallon épais, se dit encore Raymond Guétard, imprégné comme une éponge, où tout conspirait pour faire tomber la pluie, et avec au fond de la clôture cette cascade de l’Alzou qui laissait aux jours les plus enso- P h leiilés une rumeur d’averse ?» Garçon triste, qui ne s’aime pas, et qui ne réussit pas à aimer Françoise, qui l’aimerait sans se poser de questions, Guétard est quand même heureux, pendant de courtes semaines, à Combelle.Il admire les moines, en articulier le frère Alexandre (qui ui enseigne, avec bonheur, le chant grégorien) et les observations de Frère Honorât, quand elles concernent ces hommes bons qui l’entourent, sont empreintes d’une grande admiration.Lui qui ne sait pas rire, par exemple, s’émerveille de la gaîté de frère André : « Le rire des moines est comme leur silence : il exprime tout quand il n’y a rien à dire.» Ce moine est, d’ailleurs, le personnage le plus intéressant du roman de .Xavier Patier.Tout ce qui le concerne est intéressant, d’une grande justesse de ton, et si le jeune postulant ne réussit pas à s’intégrer — allant même jusqu’à tenter de mettre le feu au monastère — il faut en ac- cuser son inappétence congénitale.Revenu dans ses foyers, Raymond Guétard n’est ni plus ni moins malheureux qu’avant.« Le désespoir fait vivre, constate-t-il.Mais la tristesse, la vraie tristesse sans la brûlure du désespoir, c’est elle, le seul péché, le vrai péché.La tristesse est le plus voluptueux des péchés, le plus irrésistible, le plus doux.Il me tient prisonnier.» Pour les errances, aux deux sens du terme, de ce personnage jeune et triste, pour la grande fermeté de style de ce jeune romancier, pour les lieux où vit et souffre son héros (on va de la rue Jean-Jaurès à la cathédrale de Rodez, et vice versa), pour une sorte de mal.de vivre qui n’a rien des effusions romantiques, à la Chateaubriand, mais rien non plus des crises de l’existentialisme sartrien, il faut lire Frère Honorât, premier ouvrage d’un écrivain fort doué, dont il faudra suivre, non pas la carrière politique ou universitaire, dont font grand état les critiques parisiens, mais bien le cheminement et l’affermissement de l’oeuvre littéraire.« Découvertes Gallimard » : à l’heure de l’image GUY FERLAND UNE ENCYCLOPÉDIE ?.Unlivre de poche ?Une revue ?Un livre d’art ?Un film ?La nouvelle collection « Découvertes », de Gallimard, rassemble tous ces éléments.C’est une encyclopédie en format de poche, brillamment illustrée, qui se lit comme une revue.Une véritable révolution dans le monde de l’édition.Depuis huit ans, l’éditeur travaille à ce concept inouï.Les résultats sont époustouflants et remettent en question le livre traditionnel.Ta première chose qu’on remarque, en prenant un livre de la collection « Découvertes Gallimard », ce sont les illustrations.Elles sont abondantes (photos, croquis, dessins, schémas, etc.) et en couleurs sur un beau papier couché brillant.Ces livres sont d’abord vus avant d’être lus, comme le dit la publicité : « On n’a jamais vu autant de choses entre la première et la dernière page d’un livre.» Ensuite, la mise en page dynamique et originale, genre revue, séduit le lecteur.Le caractère des lettres varie fréquemment; des paragraphes retirés du corps du texte signalent les éléments importants à retenir ; de* phrases clés sont soulignées; des encarts, des textes flashes, des titres, des intertitres et des images techniques multiplient les accès au livre.Sans oublier les dépliants qui donnent une dimension de livre d’art grand format à ces livres de poche.Finalement, lorsqu’on se met à-lire véritablement, on s’aperçoit que le texte suit une mise en scène efficace.Comme au cinéma, avec le pré-générique, on capte le lecteur des le début avec une anecdote-ou une mise en situation spectaculaire.Vient ensuite la page de titre, qu’on retrouve habituellement en première page dans les livres traditionnels.Et, pour donner le plus d’informations possible de sources variées, on diversifie et étaye le contenu des récits par des citations, des témoignages, des documents d’archives, des extraits d’oeuvres originales, des articles de journaux, etc.Tout cela, en moins de 250 pages ! Le texte proprement dit de ces petits bijoux répond à une exigence de rigueur, de clarté et de lisibiMé.Chaque volume est écrit par un grand spécialiste de la discipline abordée.Alexandre Dumas ou ïes Aventures d'un romancier On a droit, ainsi, à une information de première qualité.Car, il faut le dire, l’objectif premier de la collection « Découvertes Gallimard » est de mieux informer, dans tous les domaines, efficacement, rapidement et avec rigueur.Antoine Gallimard disait justement, à l’occasion du lancement de cette nouvelle collection : « Nous apportons le même soin à une “Découverte” qu’à un volume de La Pléiade.» Le format pratique (12.5 cm sur 17.8 cm), la solidité des livres et le prix avantageux pour une en- cyclopédie (de $ 13.95 à $ 17.95) devraient assurer le succès de cette nouvelle collection qui se veut, tout simplement, « la plus belle collection de poche du monde ».Pour son iancement, « Découvertes Gallimard » présente une douzaine de titres, de La Saga de l'espace à La Conquête du mont Blanc, en passant par À la recherche de l’Égypte jusqu’à la Vie et mort des baleines, sans oublier des Picasso, Goya, Verdi, Galilée, Alexandre Dumas, etc.Presque tous les domaines du savoir devraient y passer (on annonce des séries : nature, société et cinéma).L’éditeur prévoit (fe 200 à 300 nouveaux titres pour les trois prochaines années.?it Vous avez sûrement remarqué, récemment, dans les vitrines des libraires des installations avec des livres de la collection « Folio ».C’est que la célèbre collection de poche fête son 15e anniversaire.En effet, c’est en janvier 1972 qu’arrivait en librairie le premier volume de cette collection, La Condition humaine, d’André Malraux.Aujourd’hui, plus de 1,800 titres ont paru.Des classiques y côtoient des écrivains contemporains, des auteurs à la mode et des grands noms de la littérature étrangère.On retrouve dans le fonds « Folio », nous dit l’éditeur, deux écrivains québécois : Réjean Ducharme et.Saul Bellow.••••••••••• ••••••••••• »••••••••••••••••••••••••••• »••••••••••••••••••••••••••• • • • • ANNUEL LEMEAC ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• A ••••••••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• ••••••• •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••a ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••#• • •••• • •••• • •••• • •••• • •••• Des rabais allant jusqu’à 90% sur tous les livres en magasin ® • # • # # • # # • • • * m • ® • • « # 4 • • • • • • • #.# •• •• •• • • •• •• Des milliers de formats de poche à 0,99$ •4M • «H ® • • » • 9 9 • 9 • 9 • i 999*994 9 ® 9 4 ¦999999 •••••••••••999999999999999999999999999999 • ••••••••••• 4(fJAiLfAAf|At riiftüléftiêf - ^ “ • Salle U U Wilfrid-Pelletier Place des Arts Réservations téléphoniques 514 842-2112 Frais de service Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ Si disponibles.100 billets seront vendus à 6$.une heure avant le concert ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit orchestre de chambre I MUSICI DE MONTREAL dir.Yuli Turovsky avec RIVKA GOLANI altiste ELEONORA TUROVSKY violoniste Haendel Mozart Britten commandite par OwIh-iw
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.