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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-03-07, Collections de BAnQ.

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LE DE fOIR CULTUREL ft' SUuisînté^ RESTAURANT FRANÇAIS JI834.rue St-Denis Tél.: 844-0997 Théâtre et adolescence PAUL LEFEBVRE LE THÉÂTRE pour adolescents est une zone incertaine.On le classe aisément avec le théâtre pour enfants — comme dans l’expression consacrée « théâtre pour l’enfance et la jeunesse » — alors qu’il se rapproche, tant par ses formes que par ses contenus, du théâtre pour le grand public.Et, si le théâtre .pour adultes n’est pas accessible aux enfants, les adolescents, eux, sont à même de l’apprécier.Depuis une douzaine d’années, au Québec, une pratique tnéâtrale destinée spécifiquement aux « 12-18 » a pris une certaine importance.Tout au long du mois de mars, « l’Événement théâtre et adolescence » permettra de faire le point sur la question : la Maison-Théâtre présente un mini-festival de trois pièces pour adolescents et, parallèlement, le département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal organise un colloque ayant pour titre «Théâtre et adolescence».« Présenter du théâtre pour adolescents fait partie du mandat de la Maison-Théâtre, rappelle Stéphane Leclerc, la directrice artistique.Et c’est parce que nous voulons davantage affirmer cet aspect de notre vocation que nous avons décidé de regrouper les spectacles que nous destinons au public adolescent.Lors des saisons précédentes, des spectacles comme Sortie de secours ou Le Sous-sol des anges ont eu de bonnes assistances, mais il y avait place à l’amélioration et, surtout, ils auraient pu se détacher davantage de la programmation destinée à l’enfance.C’est pourquoi, cette année, nous avons rassemblé de façon évidente nos spectacles pour adolescents.Nous avons demandé au comédien Yves Jacques, que les adolescents connaissent et admirent, d’être le porte-parole de l’événement.C’était nécessaire parce que le théâtre pour adolescent est en ce moment un champ en pleine expansion.» Cette idée que le théâtre pour adolescents soit en expansion au Québec est partagée par Hélène Beau- ¦ champ, l’organisatrice du colloque, spécialiste du théâtre pour l’enfance et la jeunesse et professeur au département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal :• « La pratique québécoise, dans ce domaine, dit-elle, se développe d’une façon de plus en plus évidente.Ce qui n’est pas le cas pour la plupart des autres pays.La France, par exemple, observe notre évolution • avec un mélange d’étonnement et de méfiance.Là-bas, pour parler aux adolescents de ce qu’ils vivent, on va avoir recours à des textes classiques comme Aucassin et Nicolette.La situation présente, au Québec, me permet de faire un « educated guess » : nous sommes en train de développer, en théâtre pour adolescents, une expertise de l’ordre de celle que nous possédons en théâtre pour enfants et qui nous vaut une réputation internationale.» C’est à la toute fin des années 60 que commence à se développer ici un théâtre spécifiquement créé pour les adolescents.Dans le numéro 30 de la revue JEU, pu- Suite à la page B-7 Photo Martin L'Abbé Volte façe, du théâtre Petit à petit.blié en 1984, numéro thématique sur « adolescence et théâtre », Hélène Beauchamp a publié une recension des créations pour adolescents : quelque 75 spectacles de 1969 à 1984.Si, au début, plusieurs de ces spectacles étaient produits sous les auspices de la Nouvelle Compagnie théâtrale (laquelle, depuis 1963, présentait des SERGE TRUFFAUT EN SEPTEMBRE 1962, des soldats de la garde nationale' forment une haie à l’entrée de l’Université du Mississippi à Oxford.Ils ont été appelés afin de protéger de la vindicte populaire l’étudiant noir James Meredith.Le soir même, des millions de spectateurs assistent, par télévision interposée, à cette scène.Parmi eux, cinq jeunes musiciens de Chicago, Roscoe Mitchell, Ma-lachi Favors, Joseph Jarman, Lester Bowie et Don Moye, regardent, impuissants, le spectacle banal de la bêtise humaine.Ils forment l’Arf Ensemble of Chicago, qui, ce soir, joue au Spectrum.Simultanément, quelque part entre Los Angeles et New York, le grand, le fabuleux Charles Mingus exprime sa révolte à l’égard du racisme en composant Fables of Fau-bus.Gouverneur de l’Arkansas, Faubus était fanatiquement opposé à l’intégration raciale.Pour la première fois dans l’histoire du jazz, un musicien raille explicitement un politicien.L’exemple de Mingus frappe l’imagination de nos jeunes artistes à un point tel que, tout au long des années 60, ils vont conjuguer musique avec politique.À la sanglante rentrée scolaire die 1963, à Birmingham, en Alabama, aux révoltes des ghettos de Harlem, Philadelphie et Rochester en 1964 et de ceux de Newark, Détroit et du IVesf Side de Chicago en 1966, correspond une radicalisation de la musique, sans précédent dans la véhémence.Suite à la page B-5 Art Ensemble of Chicago ?Les alchimistes du jazz A/-r7 f rm YVES BERGER JEAN ROYER YVES BERGER, directeur littéraire chez Grasset, n’est pas seulement l’un des personnages les plus puissants de la république des lettres françaises.Il est, surtout, un écrivain magnifique, même s’il se fait un peu rare.Avec trois romans publiés en 25 ans, il a prouvé qu’il a de la suite dans les idées.En effet, son plus récent, Les Matins du Nouveau Monde, creuse le sillon des deux précédents, Le Sud (1962, prix Femina) et Le Fou d'Amérique (1976).Jamais peut-être aura-t-on vu un écrivain français aimer l’Amérique autant qu’Yves Berger.Dans son dernier roman, l’Amérique mythique est adorée à l'égal des mots.D’ailleurs, c’est avec ses mots exotiques, d’indiens et de la nature américaine, que ce paradis de rêve vient au secours du mal de vivre de l’adolescent des Matins du Nouveau Monde.Car le livre de Berger est en partie autobiographique et se passe à Avignon durant la Deuxième Guerre.On y fait la connaissance d’un adolescent qui compense son mal de vivre par la chasse aux mots d’Amérique.Il est aidé en cela par la bibliothèque familiale où il peut lire Fe-nimore Cooper, Jack London et James Oliver Cur-wood, auxquels s’ajouteront le Jules Verne de Nord contre Sud sur la guerre de Sécession, et le Grand Nord tel que rêvé par Maurice Constantin-Meyer, prix Goncourt 1928 ! Car, d’une certaine manière, ce roman est aussi didactique qu’il est lyrique.Yves Berger se porte à la défense de Christophe Colomb, qui lui a ouvert l’espace imaginaire de l’Amérique, en même temps qu’il nous présente les personnages qui ont nourri sa jeune imagination, ceux de La Case de l’oncle Torn et A'Autant en emporte le vent, les Indiens de Fenimore Cooper, les généraux sudistes de la guerre de Sécession, les chercheurs d’or de Jack London, et même les Acadiens de Longfellow.Toute cette mythologie se mêle à ce que vivait l’enfant des années 40 dans son propre pays défait et occupé par les Allemands.Ce qui frappe le lecteur de ce roman, c’est que ce fou d’Amérique est aussi un fou d'écriture.Le dernier livre de Berger restera comme le plus bel hommage aux mots qu’on puisse écrire.On se réjouit et l’on sourit alors avec l’auteur quand il place en épigraphe de son roman cette phrase de Gaston Bachelard : « Les mots -ont besoin d’un berger.» « L’écrivain, me dit Yves Berger, c’est celui qui, dans la forêt du langage qui est commune à tous, arrive à tracer un chemin personnel et qui n’est confondu avec aucun autre.L’écrivain, c’est celui qui arrive à trouver ce que Céline appelait sa “petite musique”.» S'il n’a écrit que trois romans en 25 ans, Yves Berger ne s’en plaint pas.« Je n’écris pas beaucoup parce que c’est mon tempérament.Je suis comme le thé : il faut que j’infuse longtemps ! La thématique de mes livres est celle de tous les romanciers : la peur de la mort, le regret du temps qui passe, la mélancolie devant les amours qui se défont.Mais cette thématique, chez moi, passe par l’imagerie américaine.Je viens aux États-Unis, je parcours beaucoup le Canada et le Québec.Je prends des notes, je capture des images.Cela met des années à infuser.En général, au bout de cinq ans, je verse le thé.» Cette Amérique qu’il raconte dans ses livres, si elle MARCEL JEAN -r—.ON DÉSIGNE généralement les différents supports cinématographiques par la largeur de la pellicule : 8,16, 35 et 70 mm.C’est donc dire que c’est le format (ou, si vous voulez, le corps) de la pellicule qui sert à la designer.Mais ces formats ne diffèrent-ils qu’en largeur, ou leur différence s’inscrit-elle plus en profondeur ?La disparition d’un format au profit d’un autre (ou au profit de la vidéo) se limite-t-elle à des considérations techniques ou — au contraire — a-t-elle des répercussions qui atteignent l’esthétique ?En consultant le programme du 8e Festival international du super-8 et de la vidéo du Québec, on eSt tout de suite frappé par une chose : la vidéo fait maintenant son entrée dans un festival traditionnellement réservé à un format bien particulier.Une entrée qui, d’ailleurs, se fait en grandes pompes puisque la vidéo occupe déjà près de 40 % de la programmation.Une telle pénétration, dès la première année, ne peut que laisser songeur.Qu’arrive-t-il au super-8, format qui est, depuis longtemps, associé au cinéma d’amateurs, au cinéma fait en toute liberté, au cinéma qu'on tourne dans les écoles, au cinéma des jeunes, des pauvres et des expérimentateurs ?La question se pose d’autant plus que Jean Hamel, directeur du festival du super-8 depuis déjà deux ans, ne cache pas sa volonté de voir son festival se transformer pour devenir celui du « jeune cinéma », quel que soit le format dans lequel ce cinéma est amené à exister.« On nous a associés au format super-8, affirme Jean Hamel, alors qu’on voulait être le lieu de diffusion de la jeune relève (il faut parler de “jeune relève” parce que le terme “relève” désigne généralement des cinéastes comme Yves Simoneau).Dans la mesure où le super-8 demeurait le format de pro- Suile à la page B-7 Le super-8 a-t-il une âme ?L’affiche du 8e Festival international du film super-8 et de la vidéo Photo Jacques Grenier Le « berger des mots » comme l'entendait Gaston Bachelard.?Au pourchas des mots n’est pas étrangère à certaines réalités comme l’accord de l’Indien avec la nature ou les micro-climats de la Caroline du Sud et de la Californie, devient surtout une Amérique mythique.« Aucun continent, rappelle Berger, n’a véhiculé les concepts de paradis terrestre, d’accord de l’homme et du monde autant que le nord-américain.On s'est fait une idée de l’Amérique infiniment plus emblématique qu’on a pu se faire une idée de l’Afrique où il y avait quand même des Noirs — la couleur repoussée — ou de l’Asie, qui a toujours gardé une sorte de mystère.Songez à tous ces rapports des soldats administrateurs, des coureurs des bois, des religieux, des hommes d’État, à partir de la découverte de l’Amérique jusqu’à la guerre de Sécession.C'est prodigieux ! Il y a là toute Suite à la page B-2 ipicaci Et, en plut ! à Kafka et à ;s nouvi a un EiH IMM'l ROGER MAGINI CORRIVEAU/DE BELLEFEUILLE SAINT COOPERBLACK À DOUBLE SENS A DOUBLE SENS icwwg** si.fR ouf-uQues mmm w DOUX au centre d un sini Voilà donc la laire entre deux écrivains qui, à partir d’une quarantt iscutent de l’activité et de l’actualité littéraires.ce que vous avez toujours voulu savoir sur la vous n’avez jamais osé demander.LES HFRRPQ DOIir.cc Mmit/n i ce cccai DIFFUSION: taine de B-2 ¦ Le Devoir, samedi 7 mars 1987 LE DEVOIR CULTUREL LA VIE LITTERAIRE JEAN ROYER L’Uneq a dix ans — L’Union des écrivains québécois (Uneq) fêtera ses 10 ans d’existence le 21 mars prochain.Fondé en 1977 sous la présidence de Jacques Godbout, le syndicat travaille a défendre les intérêts des auteurs et participe à la vie littéraire québécoise.Cette semaine, l’Uneq organisait un important colloque sur « L’Avenir du français au Québec», dont nous rendrons compte dans nos pages samedi prochain le 14 mars.Le calendrier du printemps de y UNION l’Uneq comporte diverses activités : la remise du prix Nelbgan (lundi à la BN); une projection spéciale du film d’Yves Simoneau, Les Fous de Bas-san, d’après le roman d’Anne Hébert (au cinéma Outremont, le 21 mars); une exposition intitulée « Les écrivains s’illustrent », à la galerie Aubes 3935 et réunissant des oeuvres en arts visuels réalisées par des écrivains (J.Godbout, P.Vadeboncoeur, F.Charron, R.Giguère, P.Gauvreau, etc.— vernissage le 22 mars) ; « Cinéma et littérature », à la Cinémathèque québécoise (14-18 avril); soirée de lecture publique à la Bibliothèque nationale mettant en vedette les invités de la Rencontre québécoise internationale des écrivains (26 avril) ; exposition de reliures d’art réalisées par l’atelier La Tranchefile et regroupant une quarantaine des meilleurs titres de la littérature québécoise actuelle (inaugurée à la B N le 25 mai).?Aux éditions Leméac — Le nouveau directeur littéraire des éditions Leméac, Pierrre Filion, prendra son poste à plein temps au mois d’avril.Il est, cependant, en mesure de nous annoncer le programme d’édition du printemps chez Leméac, tel que préparé en partie par son prédécesseur, Yves Dubé, qui dirige maintenant Guérin littérature.Chez Leméac, on publiera, d’ici l’été, une douzaine de titres.Dans la collection « Roman québécois », on annonce L’Écrit-vent, de Benoît Fra-dette, Retour II, de Pâquerette Villeneuve, Le Mercenaire de LG2, de Roger Delisle.Dans la collection « Poche/ Québec », on retrouvera, entre autres, Mon cheval pour un royaume, de Jacques Poulin, Le Sang du souvenir, de Jacques Bros-sard, et Dictionnaire de moi-même, de Jean Éthier-Blais.En poésie, un seul titre : Qui ose regarder, de Jacques Ouellet.Dans la collection « Théâtre Leméac », on publiera des textes de Suzanne Aubry, Jean Barbeau et Michel Tremblay.?Chez Olivieri — Une conférence-débat sur la société civile et les relations avec l’État, intitulée « La culture politique au Québec », aura beu le mercredi 11 mars à 19 h 30 à la librairie Olivieri (3527, rue Lacombe).Les participants seront Régine Robin, sociologue à l’UQAM, Christian Morissonneau, géographe, Michel Morin, philosophe, Paul-André Comeau, rédacteur en chef du DEVOIR, et Jean Éthier-Blais, chroniqueur littéraire au DEVOIR.Ces conférenciers aborderont le thème du dernier numéro du magazine Vice versa.Réservations : 739-3639.?Prix Nelligan — C’est le lundi 9 mars, à la Bibliothèque nationale, que sera remis le prix de poésie Émile-Nelligan, qui couronne l’oeuvre d’un poète âgé de moins de 35 ans.Le jury a retenu cette année, en finale, les oeuvres suivantes : Amérique intérieure (VLB éditeur), d’Alain Blanchet; Terroristes d’amour (VLB éditeur), de Carole David; Lumières (édiditons de la NBJ), de France Mongeau; Jusqu’à la moelle des fièvres (Écrits des Forges), de Clarisse Tremblay, et L’Usage du réel (éditions du Noroît), de Robert Yergeau.Une bourse de $ 3,000 et une médaille à l’effigie de Nelligan sont remises au lauréat ou à la lauréate.?Exposition — La Biüothèque nationale soulignera le 150e anniversaire de la naissance de Pamphile Le May par une exposition consacrée au poète et bibliothécaire que fut l’auteur des Gouttelettes.L’exposition sera inaugurée le lundi 16 mars à 17 h.?Atelier — Le sixième atelier d’écriture de la Société littéraire de Laval sera donné par l’écrivain Bruno Roy, le mardi 10 mars à 19 h 30 à l’école Val-des-Arbres (3145, rue du Saguenay, à Duvernay).?Place aux poètes — Le mercredi 11 mars à 21 h, à Place aux poètes, Ja-nou Saint-Denis propose une soirée de poésie-jazz avec Patrick Grimond accompagné du guitariste-compositeur Michel Morissette.On entendra des poèmes de Vian, Aragon, Pré-vert, Desnos, Ferré.?Les ondes littéraires — Demain à TVFQ, à 21 h 30, l’émission Apostrophes e st consacrée aux « livres du mois ».Bernard Pivot reçoit Françoise Sagan, Jean-Noël Kapferer, Yves Salgues, Peter Man et Uri Dan.Au réseau Quatre Saisons, à 22 h ou 22 h 30, on ne le sait plus, c’est la dernière de l’émission Claude, Albert et les autres.L’émission sur les livres doit revenir sans Claude Jasmin, qui fera ses adieux demain.Selon nos informations, Quatre Saisons ne lui a pas encore trouvé de remplaçant.À la radio communautaire CIBL-FM, Yves Boisvert lit des poèmes de Jacques Brault, demain soir à 19 h à l’émission Textes.Demain à 13 h à Radio-Canada, à l’émission Rencontres, Denise Bombardier interviewe l’écrivain Hélène Carrère d’En-causse sur La Montée du sentiment religieux en URSS (en reprise mardi à 23 h 15).Le mercredi 11 mars à 22 h, au réseau FM de Radio-Canada, dans la série « La pensée captive », réalisée par André Major, c’est Éva Le Grand qui répond aux questions de Jean-Pierre Myette sur l’écrivain tchèque (vivant à Toronto) Josef Skvorecky.La nouvelle, le clip de l’écriture LES REVUES CAROLE DAVID EST-CE parce que la nouveauté est à bout de souffle, piétine dans la répétition qu’elle substitue à l’invention la pure et simple surenchère quand il est question de parler de la nouvelle ?Ce genre semble être devenu une source d’inspiration non seulement pour les écrivains, mais aussi pour les dramaturges en quête d'émotions brutes et d’esthétiques différentes.Cette relève qu’on attend en poésie et qui ne vient pas se cacherait-elle dans les coulisses de la nouvelle ?Dans les revues, on a depuis longtemps noté le virage romanesque aux dépens de la poésie.La revue YFZs’est définie, dès sa fondation en mars 1985, comme le porte-étendard de cette écriture qui cherche le désir de perfection dans un temps séquentiel.Le clip de l’écriture, la nouvelle, s’associe à d’autres formes accélérées empiriquement construites sur l’accumulation d’images fortes, palliatifs de l’image pure.D’un côté, cette écriture à effets de mode pulvérise le monde littéraire; de l’autre, elle nous ramène à une conception presque BCBG de l’écriture où les lois du genre doivent être absolument respectées.En exploitant un créneau inédit, X YZ faisait la preuve du dynamisme existant dans ce domaine, car déjà plusieurs écrivains pratiquaient le genre : des revues — Les Écrits du Canada français, Moebius et Liberté — ont publié à plusieurs reprises des nouvelles; le prix Adrienne-Cho-quette, créé en 1980 par Simone Bus-sières pour promouvoir ce genre particulier, nous a révélé des auteurs comme Monique Proulx et J.-C.Gagnon; la société Radio-Canada a, elle aussi en 1985, lancé un concours dans le but de susciter un plus grand intérêt pour la nouvelle.À Québec, la maison d’édition L’Instant même se spécialise dans la publication de recueils de nouvelles et elle publiera désormais le lauréat ou la lauréate du prix Adrienne-Choquette, décerné au Salon du livre de Québec.Quand on connaît la qualité relative des oeuvres primées par le prix Robert-Cliche, on ne peut que se questionner sur le système qui produit des prix ne servant qu’à garantir en quelque sorte une littérature sur mesure.Alors que prix et circuits de diffusion sont maintenant en place, reste à savoir si les auteurs ont l’étoffe des héros.Un des directeurs de la revue X YZ, Gaétan Lévesque, ne se plaint pas tant d’une pénurie de textes et d’auteurs potentiels que de l’absence d’un discours critique et de réflexion sur ce nouvel art.« Nous avons de la difficulté, dit-il, à trouver des articles pour notre rubrique “Intertex- tes”.Les auteurs n’ont pas encore amorcé de réflexion sur leur pratique d’écriture.» Non seulement il n’existe pas de véritables textes théoriques sur « l’art de la nouvelle », mais les critiques littéraires sont parfois impuissants à formuler des commentaires pertinents.11 n’est d’ailleurs pas étonnant qu’une revue comme XYZ veuille assumer la couverture de la nouvelle d’un bout à l’autre.Car ce périodique met les bouchées doubles : à chaque numéro, il présente une entrevue avec un auteur de nouvelles; ce mois-ci, Daniel Gagnon, lauréat du prix Molson, répond aux questions de Jacques Bélisle; on publie des inédits d’ici et d’ailleurs.En plus de la rubrique « Intertextes », le lecteur de nouvelles peut aussi avoir un aperçu de ce qui se publie au Québec et à l’étranger, dans la chronique « Sur deux colonnes ».Ces comptes-rendus ont manifestement tendance à privilégier la critique « constructive » YVES BERGER au pourchas des mots Suite de la page B-1 une idée de l’Amérique comme mythe, comme Terre promise.Il ne faut pas oublier qu’apres la guerre de Sécession, le grand mouvement migratoire qui s’est fait de l’Ancien Monde au Nouveau est un mouvement fondé sur des choses aussi sensibles que la faim, la misère, la persécution politique, l’oppression religieuse.À partir de là, ces malheureux considéraient l’Amérique comme leur seul espoir.Ils avaient une vision très paradisiaque de l’Amérique.« Ce dont mon livre rend compte, c’est justement la naissance du mythe américain chez un petit garçon qui subit un malheur vrai : la défaite de son pays, l’occupation allemande avec ce que cela engendre, soit la mort et la faim.L’enfant que j’étais a rêvé sur l’Amérique à partir du moment où il trouvait que le monde hic et nunc lui faisait mal et ne lui convenait pas.Les Matins du Nouveau Monde raconte la genèse du rêve américain en moi.» Cela commence par un détour que fait Christophe Colomb à Avignon chez l’adolescent.« Par ce détour symbolique qui agace les historiens parce qu’ils ne le savaient pas — c’est moi qui le leur ai appris ! — Christophe Colomb m’ouvre le continent américain et le découvre pour Indépendance Publication des Indépendantistes Canadiens-Français Numéro 1-2, Hiver 1987: Dossier spécial — Ix.“ Mouvement des Patriotes, essai d'interprétation historique et politique ; Éditorial — Manifeste des I C F ; Analyse — Définissons notre appartenance nationale; lettre ouverte — Pour une coalition populaire anti-libérale ; Commentaire — Selon Claude Castonguay, libéralisme et nationalisme sont incompatibles ; Courants d’idées — l)u pacifisme au neutralisme actif.Indépendance est disponible dans les bonnes librairies de Montréal el de Québec ou on peut se la procurer en envoyant un chèque de 3.00$ (plus 0,68$ frais de port) établi à l'ordre de Marc Severson/I C F , 4552, av.Henri-Julien, Montréal H2T 2C8.moi.Et puis, peut-être — cela me plairait — me charge-t-il de défendre sa mémoire, qui est très attaquée.» En fait, dans son roman, Yves Berger utilise le mythe au moment où il est presque en train de disparaître dans une littérature entamée par les sciences humaines.« C’est vrai qu’on assiste à une diminution très importante de la qualité de la fiction, qui est en butte à l’attaque des sciences humaines.Le Français que je suis est frappé de cela au Québec : le roman attire moins les Québécois que les sciences humaines.» Le directeur de Grasset suit de près depuis longtemps la littérature québécoise, qu’il a été l’un des premiers à défendre sur la place de Paris.L’éditeur de Jacques Brault, Jean Basile, Marie-Claire Blais, puis d’Antonine Maillet et de Michel Tremblay, garde toujours sa confiance en notre littérature, même si, selon lui, l’époque du jouai des années 1960 a considérablement retardé ses possibilités de succès.Défenseur de la littérature de fiction, Yves Berger croit que partout, en France comme au Québec, « le mal que les sciences humaines font à la langue de la fiction et à la langue française tout court est un mal considérable.On le voit dans les manuscrits tous les jours, dit-il.Les mots qui sont faits pour traduire des concepts ou des réalités économiques.Maintenant disponible chez votre libraire.(Diffusion Prologue) Le magazine littéraire Rsgon -£« sur WlTfCÏKSfElH par Sir AlFttO AT ER teraire HP, vous les retrouvez dans le langage de la fiction.Roger Caillois a dit quelque chose de très juste quand il affirmait que, dans les livres de fiction, on ne devrait jamais employer un mot de plus de quatre syllabes.» Pour l’écrivain, les mots de l’imaginaire sont les plus forts.Toujours.Dans Les Matins du Nouveau Monde, c’est à la mort de sa mère que l’enfant se lance au pourchas des mots d’Amérique.Il s’émeut des noms d’indiens mais aussi de la faune qui habite le continent mythique.Aujourd’hui, me confie Yves Berger, le grand livre d’Audubon sur les oiseaux d’Amérique trône dans sa maison, sur un lutrin d’église.C’est ce même livre qui lui a servi à écrire un des chapitres de son roman.D’autres pages lancent aussi les mots dans le vent ou sur une carte d’Amérique avec un lyrisme superbe.Voici le berger des mots.« Un philosophe dirait de moi que je suis un nominaliste, c’est-à-dire quelqu’un pour qui toutes les réalités viennent des mots.Ma vie profonde, c’est les mots.Je mène une vie très heureuse de directeur littéraire.Mais j’éprouve le besoin de me récupérer, de me rééquilibrer.Sinon, je ne serais pas écrivain.Les mots, on les attrape avec des mots.Je suis fier d’avoir un vocabulaire riche.Je me le suis fait durant la guerre.Quand mon père était absent, je m’amusais à faire des listes de mots.Au fond, je me faisais un dictionnaire à moi, miniature, choisi.Je marquais les mots avec leur définition.Si elle était longue dans le dictionnaire, je la racourcissais.Le lendemain matin, je révisais mes mots.Le vocabulaire riche que j’ai, il a commencé là.Oui, les mots appellent les mots.» — Jean Royer IfetsigiïOT Champisviy HT — Serge Truffaut BERNARD lo be°u'' nmag,no’ , !>««•' 5 \\ poo**e HALLER VIS A VI Billets: MS00 4 ^00 Mercredi 4 mars au Une présentation vendredi 6 mars 20h00 cfcQj9p * et samedi 7 mars 21h00 fflk Une co production de Specdici 1987 et de la Société de la Place des Arts de Montreal A Théâtre Maisonneuve Su'MTina^uelïrv,™ U ü Place des Arts ?®nMi«diU.de7» #&*£*** ai j unes* •æ?la Meillée REPRISE D’UN SUCCÈS THÉÂTRAL «DANS LE PETIT MANOIR» WITKIEWICZ Mise en scène: Téo Spychalski .une expérience théâtrale exceptionnelle.L'atmosphère est de pure sensualité, sarcastique, un humour de bon vivant.(.) tous les acteurs parfaitement pertinents et une impression qui est délicieusement inoubliable.» Radio-Canada au Théâtre de la Veillée 1371, rue Ontario est réservations: 526-6582 billets en vente: à la Librairie Kébuk 2048 St-Denis 'DE JEAN GENET Co-produit avec le Théâtre français du Centre national des Arts avec Monique Mercure Françoise Faucher Andrée Lachapelle Charlotte Boisjoli Eric Cabana, Claire Faubert Caroie Faucher, Sophie Faucher Alain Fournier, Hubert Gagnon Luc Guérin, Elise Guilbaul! Roger Larue, Daniel Lavoie Ginette Morin, Christiane Proulx Denis Roy, Monique Spaziani Assistance à la mise en scène: Lou Fortier Décor: Martin Ferland Costumes: Louise Jobin Éclairages: Michel Beaulieu Accessoires: Richard Lacroix MISE EN SCENE DE ANDRÉ BRASSARD DES LE 3 MARS du mardi au vendredi à 20h le samedi à 16h et 21 h Réservations 861-0563 Le Théâtre du Nouveau Monde 84, rue Sainte-Catherine ouest Métro Place des Arts Ut ftAAtMRJC OKKSFt UNÉ WCStMCE ACTIVE DANS U Vit DU TNM lEVENEMENT THÉÂTRAL À VOIR ABSOLUMENT gp ¦ g UNE OEUVRE SPECTACULAIRE .| UNE ÉBLOUISSANTE MASCARADE baroque CARNAVALESQUE ET I B-6 ¦ Le Devoir, samedi 7 mars 1987 LE DEVOIR CULTUREL David Hykes, Philip Glass et la famille Webber Vous avez dit « musique » ! DISQUES CAROL BERGERON ?David Hykes : Hearing Solar Winds (« À l’écoute des vents solaires »), The Harmonie Choir sous la direction de David Hykes.Radio-France, collection « Ocora » 558 607 (distribué par Harmonia Mundi), texte de présentation en français.?Philip Glass : Song from Liquid Days.Solistes : le Kronos String Quartet et le Philip Glass Ensemble, dir.Michael Riesmann.CBS FM 39564.?Andrew Lloyd Webber : Variations pour violoncelle et orchestre; William Lloyd Webber : Aurora pour orchestre; Julian Lloyd Webber (violoncelle), le London Philharmonic orchestra, dir.Lorin Maazel.Philips MC 420 342-4.DES ORIGINAUX, des plaisantins ?Les David Hykes, Philip Glass, Andrew Lloyd Webber sont-ils vraiment des musiciens sérieux ?Et, pour m’interroger ainsi, qu’on ne me taxe pas d’élitisme ou de snobisme.L’écoute des trois enregistrements qui font l’objet de cette chronique ne m’a convaincu ni de la transcendance de ces musiques, ni du talent réel de leurs auteurs.Prenons d’abord David Hykes, puisqu’il visitera Montréal le 14 mars prochain.Son inspiration est-elle aussi « interstellaire et mystique » qu’on veut bien nous le faire croire ?Au-delà de cette technique vocale particulière qui lui permet de maîtriser l’émission simultanée de deux sons, au-delà d’un certain chatoiement de l’oreille, y a-t-il de quoi élever l’âme ?Qu’il me soit permis d’en douter.Cette musique a sur l’âme l’effet de l’encens sur le nez.En octobre 1982, au moment de la parution du premier disque de David Hykes, Anne Rey décrivait ainsi la technique vocale particulière que les chanteurs utilisent : « Ils ne chantent pas exactement comme Ferré ou Tebaldi.Ils ne possèdent pas une voix, ils en ont deux.D’abord, ils prennent une inspiration profonde, Pair semble leur descendre jusqu’aux orteils, puis ils accrochent leur voix sur un son en disant “ahhhhh” comme chez le docteur et un autre son se superpose au premier, plus pur et différemment coloré, un son en ombre portée, un son venu de nulle part.» En jargon de musicien, la voix fait entendre distinctement et un son fondamental et ses harmoniques.La technique n’est pas nouvelle mais elle ne fait pas partie de la tradition vocale occidentale.Qu’elle tire sa substance du chant diphonique des moines bouddhistes tantriques tibétains, des chants de gorge de l’ouest de la Mongolie et de l’Union soviétique, du chant grégorien et de certains effets de la musique électroacoustique, la musique de l’Américain David Hykes n’est pas pour autant supérieurement inspirée.Et que le disque À l’écoute des vents solaires se soit vendu à plus de 50,000 copies en quatre ans, cela ne sigifie pas que son auteur ait du génie.Bien que, sur le disque, çà et là uije clochette tintinnabule (peut-être pour marquer le passage d’un ange ?), il n’y a pas d’instruments de musique.David Hykes écrit pour la voix, la sienne et celles de son ensemble vocal.Fondé en 1975, The Harmonie Choir n’existe qu’en fonction des oeuvres de son fondateur.Celui-ci fait appel, selon les circonstances, à un ensemble plus ou moins nombreux de trois à 12 voix.Sur le disque « Ocora », on en compte sept.Pour le concert qu’il donnera à Montréal, David Hykes sera accompagné de quatre chanteurs.C’est à l’invitation du musée des Beaux-Arts de Montréal que The Harmonie Choir se fera entendre, à l’église Erskine & American (angle Sherbrooke et avenue du Musée), le 14 mars à 20 h.Un autre Américain, Philip Glass, nous rendait récemment visite.Ce- lui-ci donne aussi dans une musique simplifiée.Sa musique « minimaliste » n’est pas forcément aussi simplificatrice que celle de David Hykes mais, à vouloir être simple à tout prix, on finit par être à court d’inspiration.Les Songs from Liquid Days en-font la triste démonstration.Passons sur les textes : insignifiants ou pas, ils ont pour nous l’avantage d’être dans une autre langue.Mais la musique .Peut-on encore parler de « musique » quand on n’entend que des sonorités insipides, des chansonnettes aussi débiles qu’insup-portablement répétitives, harmonisées à la manière affligeante des troubadours grattouilleurs de métro ?Philip Glass a-t-il voulu rehausser le niveau d’une certaine musique « pop » en y incorporant certains éléments de son style « naïf » d’écriture ?Ses Songs from Liquid Days sont d’un ennui a faire bâiller les statues.Comment un musicien un peu sérieux peut-il-perdre son temps (et faire perdre celui des autres) à de pareilles âneries ?Anglais, celui-ci, Andrew Lloyd Webber est bien mieux connu comme auteur de Jesus Christ Superstar, Evita ou Cats.Ses incursions dans le domaine « classique », Variations, mais surtout son Requiem (EMI DFO-38218), sont des coquetteries de musicien doué qui souffre peut-être (dans le tréfonds de son âme) de ne pas être un Bernstein.Mais Andrew n’est pas seul.Il y a eu son père William, compositeur et organiste mort en 1982, et son frère Philip Glass, musicien « minimaliste cadet Julian, habile violoncelliste.Sur un récent disque Philips (420 342), ils sont tous les trois réunis : les deux frères dans les Variations sur un caprice de Paganini (le 24e eh la mineur) pour violoncelle et orchestre; le père, dans une pièce intitulée Aurora pour orchestre.Le tout est placé sous la prestigieuse baguette de Lorin Maazel.Le 24e Caprice de Paganini a été repris par un bon nombre de compositeurs pour en faire l’objet de variations dont les plus célèbres sont Photo Jack Mitchell des plumes de Liszt, Brahms et Lu-toslawski.Celles d’And.ew Lloyd Webber, écrites dans une veine brillante et populaire, n’apportent pas grand-chose si ce n’est qu’elles ajoutent une pièce au répertoire concertant, relativement modeste, du violoncelle.C’est de la bonne musique symphonique dont l’orchestration n’est même pas de la main de Lloyd Webber.Quant à J’oeuvrette du père, il ne lui manque que quelques mètres de pellicule pour devenir une bonne musique de cinéma.Orchestre Métropolitain SÉRIE CONTEMPORAINE \ -îîiiî.Radio-Canada CBF-FM Stéréo 100,7 WALTER BOUDREAU Chef dbrehestre présentent UN ÉVÉNEMENT EN MUSIQUE CONTEMPORAINE TROIS CRÉATIONS MONDIALES JohnREA Over Time Michel L0NGTIN Autour d’Ainolà Claude VIVIER Siddartha Salle Claude-Champagne ENTRÉE LIBRE 282 9565 Samedi, 14 mars 1987 - 20h00 /HUSIŒMERATA Montréal «Il faudrait aller plus souvent à Musica Camerata» ' — C.G ingras Le samedi 14 mars 1987 à 20 heures Salle Redpath (Université McGill) 3459 rue McTavish Quintette en sol mineur K 516 pour cordes Rhapsody pour violon et piano Quatuor en ut, op.60 pour piano et cordes Billets: 8,00$ - Étudiants/âge d’or: 5,00$ Les billets peuvent être achetés le soir du concert à la salle Redpath, à partir de 19h00.INFORMATION ET RÉSERVATION 355-1825 MOZART SOMERS BRAHMS THEATREUBUPRESENTE ANTE’ REVUE' DADA Mise en scene ûfMS/HÂM&W Avec am BfCMfo P/fMfCHÂGNON Gf/TMM Mft/er OM/flf MMI/fJO/r Decors cui/ûfGormc Costumes \um\mv Lumières "SCHw/rrM.Billets: 8$,12$ Réservations: 526-1996 Ni» VW WWW.Vm:» VXXMSvVNXx vmvt W RADIO-MUSIQUE ?RADIO-CULTURE ?RADIO-CANADA 24 HEURES SUR 24 AU RÉSEAU FM STÉRÉO DE RADIO-CANADA Samedi 7 mars 1987 12h00 Les Jeunes Artistes Michèle Gauthier, vl., et Lucie Lange-vin, p : Sonate no 2, op.94 (Prokofiev); Andante, extr.Sonate no 2, BWV 1003 (J.S.Bach) - Jolyt Kalkman, vl.; Jocelyne St-11ilaire, vc., et Elena Klionsky, p.: Trio, op 49 ( Mendelssohn).12h30 L'Opéra du Metropolitan «Die Walkure- (Wagner); Hildegard Behrens (Brünnhilde); Janine Alt-meyer (Sieghnde); Brigitte Fassbaen der (Frieka); Peter Hofmann (Sieg-mund); Donald McIntyre (Wotan); Aage Ilaugland (Hunding); dir.James Levine.Amm.Janine Paquet et Jean Deschamps.18h00 Mélodies De Moncton Adrienne Savoie, sop., et Michael McMahon, p : • Ellens zweiter Gesang.et «Ave Maria» (Schubert); «Con qué la lavare?», «De donde venis, Amore?» et «De los Alamos vengo.Madré.(Rogrido); Cycle «Eluard» (Pépin) 18h30 Musique de table Oeuvres de Saint-Saëns, Bizet, Beethoven et Brahms.Amm Jean-Paul Nolet.20h00 Orchestres américains Orchestre symphonique de Chicago, dir.Georg Solti: Symphonie no 95 (Haydn); Symphonie no 7 (Bruckner).22h00 Les Musiciens par eux-mémes Inv.André Gagnon, pianiste Int.Georges Nicholson.23h00 Jazz sur la vif Émission enregistrée au Festival international de musique actuelle de Victo-riavjlle.Kn vedette: Johnny Dyam.Amm Michel Benoit.Dimanche 8 mars 1987 OhOO Musiques de nuit La nuit, des musiques de toutes les époques et de tous les pays vous accompagnent jusqu'à l'aube Anim.Georges NichoLson 5h55 Méditation «Osez croire, osez vivre» (Cardinal Jean Marie Lustiger) 6h00 La Grande Fugue Anim.Ginette Beltavance 9h00 Musique sacrée Amm Ginette Beltavance 10h00 Récital De Québec Denis Bédard, civ : Suite no 1 en do du Livre II des pièces de clavecin (Dandneu); Toccata.BWV 913 (J.S.Bach) 10H30 Les Goûts réunis • Dietrich Buxtehude (1637-1707).«La Capricciosa» pour clavecin, BuxWV 250: Cantates, BuxWV 85 à 91, Sonate pour cordes, BuxWV 273.Amm Michel Keable 11h30 Concert Intime Trio Pépin (Denise Pépin, p , Pawell Szymczik-Marjanovic, vc, et Jeffrey-Ray Miller, fl ): Tno (Martinu): Sonate en sol (Lotti).12h00 Pour le clavier Nocturne no 19, op 72 no 1 (Chopin) Artur Rubinstein; Nocturne no 4 (F'ield): Rena Kyriakou; Nocturne no 3.op 9no3 (Chopin) : Artur Rubinstein; «Au soir», op.12 no 1 et «Dans la nuit»,op.12no 5 (Schumann): Claudio Arrau; .Liebeslraume» nos 2 et 3 (Liszt): Garrick Ohlsson; Nocturnes no 2, op 33 no 2 et no 3.op 33 no 3 (Fauré): Jean-Philippe Collard; Nocturne no 1 (Poulenc) : Francis Poulenc.13h00 Suite canadienne La Passacaille étude comparée Introduction, passacaille et fugue (Willan); extr.Trio (Ravel); «Passacaglia for piano» (Copland); extr.Quatuor no4, op.32 (Hindemith); «Fanfare and Passacaglia» (Archer); extr.«Funf Or-chester lieder», op 4 ( Berg) ; extr.Septuor (Stravinsky); Passacaille et fugue (Somers).Anim André Hébert.14h30 Concert dimanche Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, dir.Claus Peter Flor; Kei Itoh, p., et Edgar Krapp, org.: Suite no 3, BWV 1068 (J.S.Bach); Concerto pour piano no 24, K.491 (Mozart); Symphonie no 3, op.78 (Saint-Saëns).Anim.Jean Deschamps.16h30 Les Grandes Religions «L'Évangile et les cultures» (27e).«Fol chrétienne et culture bouddhiste au Cambodge» Inv.François Ponchaud.Consultant: Gilles Langevin, s.)., de l'U-mversité Laval.Anim.Diane Giguère.17h00 Tribune de l'orgue Concert de l'organiste André Isoir.Extr «The Battle» (Byrd); Offertoire «Vive le Roy des Parisiens» (Raison); «Beauvallet-Charpentier» (Marie); «Le Carillon Orléanais» (Nibelle); «Chant de paix et chant héroïque» (Langlais); Prélude et fugue, op.77 (Duruflé).Amm.Michel Keable.18h00 A travers chanta Concert-chorale St-Bruno, dir.Lionel Renaud.Amm.Jean Deschamps 18h30 Musique de table Oeuvres de Couperin, Marcello, Sor, Schubert, Haydn, Poulenc et Mozart Anim.Jean-Paul Nolet.20h00 Musique actuelle Tribune internationale des compositeurs de Paris 1986: «Subito» (Zoran).«In the Wake» - création (B$ady); «Hiver dans l'âme» (Prévost); «Piano-forte» (Vivier).- Festival Gaudeamus 1986: «Liehtbogen (Saaraiaho), et «L'ombra del l'angelo» (PerezzamJ.Anim Janine Paquet 22hOO Communauté des Radios publiques de tangue française • ¦Un historien, Henri Guillemin, raconte l'Histoire de la République trois fous assassinée» (dern de 3).Le 10 juillet 1940 c’est Pétain qu'il nous faut.Prod.Radio France.23h00 Jazz sur le vif Émission enregistrée au Festival international de musique actuelle de Victo-riaville Kn vedette: Denis Hébert et son ensemble Anim Michel Benoit.OhOO Musiques de nuit Anim Monique Leblanc 5h55 Méditation «La mort n’est pas le dernier mot» (Cardinal Jean-Marie Lustiger).6hOO Les Notes Inégales Ire h.Sonate pour 2 flûtes no 3, F 55 (W F Bach); Divertimento V en ré min.( De Croes) ; Impromptu, op.90 no 2 (Schubert); Sonate VIII et Sonate IX pour violon (Biber) îe h.: Concerto pour trompette (Hummel); «Reade's Almain» et «Infernum* (llolborne); •Summer Days Suite» (Coates); «Jota Navarra», op 22 no 2 (Sarasate).¦ Concours disque compact.- 3e h.Sinfoma (Grimant); extr «Chansonnier de Françoise».Symphonie concertante en sol pour 2 harpes (Gossec); Variations brillantes, op.12 (Chopin); Concerto en sol pour flûte (Tartini) Amm Francine Moreau.9h00 Musique en fête De Toronto Le 100e anniversaire du Conservatoire Royal de Toronto Con cert enregistré au Roy Thomson Hall Choeur Mendelssohn de Toronto, Choeur Orpheus; Klmer Iseler Singers; Rosemarie Landry, sop ; Janet Stubbs, mezzo.Jon Vickers, t , Lois Marshall, mezzo; Maria Pellegrini, sop ; Corey Cerovsek, vl Oeuvres de Freedman.Wiemawski, Purcell, Bartok, Rachmaninov, Fauré, Dvorak, Tchaikovsky, Brahms, Verdi, Mozart et Saint Saëns Entrevue avec Pierre Souvayran, professeur au Conservatoire de Toronto depuis plus de 35 ans Amm Pierre La porte 11 h30 Les Jeunes Artistes Brigitte H Poulin, p.: Sonate, K.332 (Mozart); «Chasse-neige» (Liszt); Préludes, op.13 nos 1 et 2, et op.11 nos 2,8, 20,22 et 18 (Scriabine) 12h00 Présent-musique Magazine d’actualité musicale sous , forme de reportages, de chroniques et d'entrevues en provenance du pays et des principales capitales de la musique.Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Concours-énigme.Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault.16h30La Solitude* 3e de 8.«La solitude choisie» Inv.Yves Gélinas, navigateur solitaire, et Thérèse Duval, écrivaine Rech.et anim Claudette Lambert.17hOO Latitudes • «L'Aventure qui s'écrit» (en alternance avec «L'Histoire au quotidien»), 8e de 18.Les grandes traversées.Inv.Claude Villers et François Robichon Rech, texte et int.René Viau.Lect.Jacques Houde.17h30 L'Air du soir Un bouquet des plus belles pages du répertoire lyrique et symphonique conçu spécialement pour agrémenter l'he^e du souper Anim.Danielle Charbon neau 19h00 Musique de chambre et Concerta européens Festival de Vienne 1986 Kns de chambre de Vienne : Quintette pour clarinette et cordes, op 34 (Weber): Marche, K.248 et Divertimento, K.247 (Mozart) Amm.Michel Keable 21h30 Théâtre du lundi • Ire partie magazine d'actualité culturelle.Anim Michel Vais.- 2e partie: «Prière pour hâter la fin du monde» d'André Ricard Interprètes: Denise Dubois, Denise Verville, Michel Nadeau, Jack Robitaille, Louis-Georges Girard et Denis Lamontagne Musique originale: Pierre Potvin.23h00 Jazz-soliloque «Blindfold Test» Anim Gilles Archambault.Mardi I0 mars 1987 OhOO Musiques de nuit Amm Monique Leblanc 5h55 Méditation «Croire en Dieu aujourd'hui» (Cardinal Jean-Marie Lustiger).6hOO Les Notes Inégales Ire h.Suite en do min (Croft); extr.¦Ordo Virtutum» (Von Bingen); Concerto pour cordes no 5 (Hebden); Quin tette pour guitare et cordes no 2, G.446 (Boccherini).- 2e h.: Concerto pour vio Ion, hautbois, cordes et b.c , BWV 1060 (J.S Bach); Romance, op 62 (Klgar).Sonatine, op 36 no 5 (Clementi); «Al borada del gracioso» (Ravel) 3e h.Rondeau ( Mourel); ¦ Concours disque compact Sonate pour cor et piano, op 17 (Beethoven), Quatuor no 1 en ré (Pleyel), «Cenlone di Sonate», op 64 no t (Paganini); extr Concerto no 1 pour piano, trompette et cordes, op 35 (Chostakoviteh) Amm Francine Moreau 9h00 Musique en tête Musiciens à la plume les écrits de Wilhelm Furtwangler Toceala, BWV 914 (J S Bach); Quatuor, op 59 no 1 (Bee thoven); Variations sur un thème de Haydn, op 56a (Brahms); extr .Lieder eines fahrenden (lesellen.(Mahler), Symphonie no 9 (Bruckner).Anim Françoise Davoine 11h30 Concert Intime Marcel Rousseau, clar.Chantal Mas son-Bourque, alto, et Gérald Lévesque, p.: Divertimento, op 114 (Gatter-myer), «Kleines Konzert» (Uhl) " 12h00 Présent-musique Anim André Vigeant.13h00 Au gré de ta fantaisie Anim.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Actualités littéraires.Anim.Gilles Archambault.16h30 Présence de l’art • Actualités artistiques et entretiens sur le thème «Art et politique».Anim.Christiane Charette, Gilles Daigneault et Rober Racine 17h30 L’Air du soir Anim.Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre et Concerts européens Festival de Vienne 1986 Choeur et Orch.symphonique de l’ORF, dir.Leopold Hager; Jolanta Radek, sop ; Carolyn Watkinson, cont.; Claes Ahnsjo, t., et Robert Holl, b.: Litanies, K.125 et Messe.K.262 (Mozart).Anim.Michel Keable.21h30 En toutes lettres • Magazine consacré à la littérature de chez nous.Chroniqueurs: Jacques-Folch Ribas (fiction): Jérôme Daviault (essais); Roeh Poisson (revues); René Ferron (reportage).- «La Minutie de l'araignée» de Louise Desjardins.I.ect Madeleine Arsenault.Anim Réjane Bougé.23h00 Jazz-soliloque Kn vedette: l.ern Winchester.Jimmie Lunceford, Wynton Marsalis, Thelo-nious Monk/Jon Hendricks, John Col-trane et Lee Morgan.Amm.Gilles Archambault.Mercredi 11 mars 1987 OhOO Musiques de nuit Amm.Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation « Raisons de vivre et raisons de mourir» (Cardinal Jean-Marie Lustiger).6h00 Les Notes Inégales Ire h.Concerto pour orgue, W 35 (CP K Bach); Couplets sur «Les Folies d'Kspagne» pour hautbois et b.c (Marais); «Suite espagnole», op.47 no 2 ( Albeniz).- 2e h.: «Praise the Lord» (Handel).Sonate pour piano, K 311 (Mozart); Suite baroque (Anel); «Modlinger Tanze», WoO 17 nos 4 et 10 (Beethoven); - Concours disque corn pact Sinfonia en ré (Cimarosa).-3e h.: Concerto en ré pour 2 violons, luth et b.c., R 93 (Vivaldi); «Sonata seconda» pour basson (Boismorlier).Berceuse pour violon et piano, op 16 (Fauré), «Laroque Gaillarde», -Branle de Champaigne» et «Branle de Bourgoi gne» (Phalèse); Concerto pour violoncelle no 1.op 33 (Saint-Saëns).Amm Francine Moreau 9hOO Muslquq en fêle Anniversaire de l'écrivain français Bo ris Vian «Sweet and Be Bop» (Jeffries).«Trois mouvements de Pe Irouchka» pour piano (Stravinsky), Pièces diverses (Ellington); -J.e Loup» (Dutilleux); Concerto en sol (Ravel); Sonate pour (lûte, hautbois, clarinette et piano (Milhaud); Divertimento pour cordes (Bartok); Chansons (Vian) Amm Françoise Davoine 11h30 Récital d’orgue Richard Paré, orgue Casavant.église des Saints-Martyrs-Canadiens à Québec .12hOO Présent-musique Amm André Vigeant 13h00 Au gré de le fantaisie Kn direct du studio 12 de la Maison de Radio-Canada, avec la collaboration de la Maison de la Culture Marie Uguay, concert du Trio d'anches du Québec (Bernard Jean, hlb ; Jean Laurendeau, clar , René Brassard, bas ).Sonate en trio, op 3 no 5 (Holtelerre); Diverti mento.K 229 nos 1 et 3 (Mozart); 5 Piè ces en trio (Ibert); Divertissement (Françaix) Amm Colette Mersy 16h00 Libre parcours • Essais québécois non littéraires.Amm Dorval Brunelle recherches les plus récentes en psychologie appliquée de la jeunesse (de la naissance à 16 ans).«L’enfant selon les écoles de pensée».Inv.Êdith Fournier, psychothérapeute et professeur à l'Université de Montréal; Terez Retfalvi, psychologue et professeur à l'Univer silé de Moncton au Nouveau-Brunswick; André Masse, pédo-psychiatre à l'Hôpital Ste-Justinede Montréal; Michel llurtig, psychologue et président de l'Association des psychologues de France.Rech.et anim.Danielle Bilodeau.17h00 Progrès et perspectives • «L'Évolution des systèmes complexes» (4e de 6) Prod.Radio-France.17h30 L’Air du soir Amm.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre et Concerto européens Festival de Vienne 1986.Maurizio Pol-lini, p.: Mazurkas, op.56; «Polonaise-Fantaisie», op.61 ; Nocturnes, op.62; Barcarolle, op 60 (Chopin); 12 études (Debussy).Amm.Michel Keable 21h30 La Feuillaison • «Un homme est venu» de Roger Ga-boury.Interprètes: Marie Dupont et Jean-Louis Millette.22h00 Littératures • «La pensée captive» (8e de 15).Josef Skvoreeky.Inv.Éva LeGrand.Lect.Vincent Davy Rech.et anim.Jean-Pierre Myette.22h30 Questions de notre temps • «Les Sociétés savantes».Kntrevues réalisées lors du 39e Congrès annuel des Sociétés savantes à Winnipeg en juin 1986 (Ire de 4) La social-démocra tie Inv.'France Giroux, professeur de philosophie politique à l'Université d'Ottawa, et André Mineau.professeur de philosophie politique à l’Université de Sudbury Rech.et int.Michel Ieart.Prés.Gustave Iléon.23h00 Jazz-soliloque F.n vedette: Dizzy Gillespie, Thelonious Monk/Arl Blakey, John Coltrane/Milt Jackson.Sonny Stitt, Teddy Charles, Lee Komtz/Warne Marsh, Sonny Rol-hns/MJQ, Jazz Modes et John Coltrane.Anim.Gilles Archambault Jeudi 12 mars 1987 OhOO Musiques de nuit Amm Pierre-Olivier Désilets.5h55 Méditation «Parler l'Évangile comme sa langue maternelle» (Cardinal Jean-Marie Lustiger) 6h00 Les Notes Inégales Ire h.«La Flatteuse» (Couperin): Quatuor à cordes, K 387 (Mozart); «Sonata seconda 'La Vibray » (Blavet).-2e h.: Concerto en sol min.(Arne); Pot pourri pour flûte et guitare sur des thèmes de Beethoven (Diabelli); Polonaise en la pour violoncelle et piano, op posth (Dvorak); «Duo des chats» (Rossini); Concerto pour violon, op 10 no 9 (Albinoni) 3e h.: Marche (Weber); - Concours disque compact Concerto en ré pour 4 violons et b.c.(Léo); «Les Six Jours de Grenoble» (Munrow); Sonate (Pezel); Grande ta ranlelle pour piano, R 259 (Gott-schalk) Amm.Francine Moreau.9h00 Muslqua en fêta Anniversaire du dessinateur et archi lecte français André Le Nôtre, créa leur des jardins de Versailles.«Concert de trompettes pour les fêtes sur le ca nal de Versailles» (Delalande); «The Garden of Adonis» (Hovhaness); «Jardins sous la pluie» (Debussy); Sonate pour piano no 15.op 28 (Beethoven).«The Garden of Fand» (Bax) ; «Royal Fireworks Music» (Handel); «Les Jeux d'eau de la Villa d'Kste» (Liszt).Amm.Françoise Davoine.11h30 Récital De Québec.Barbara Todd, fl., Jacques Simard, htb Sonate en mi min.(Han del); Duetto no 1,op.27 (K.Stamitz); Duo pour flûte et hautbois (Ginastera); «Allegro vivo alla tarantella» (Schade).12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de la fantaisie Amm.Colette Mersy.16h00 Libre parcours • Littérature étrangère.Anim.Gilles Archambault.16h30 Positions • Réflexion sur la place des intellectuels dans la société.Inv.Paul Chamberland, écrivain Rech Suzanne Robert.Anim.François Ricard.17h00 Libertés et pouvoirs -de presse • « La presse au J apon et en Asie : deux mondes».Inv.Makato Katsumata.de l'Institut d'études internationales de Shizuoka et professeur invité de l’Université de Montréal, et Claude Yves Charron, professeur à l’UQAM, spécialiste des communications dansje sud est asiatique.Anim Hélène Sarrazin et Luce Dion 17h30 L'Air du soir Anim.Danielle Charbonneau.19h00 Musique de chambre Amm.Michel Keable.20h00 Orchestres canadiens Orch.symphonique de Regina, dir.Derrick Inouye, Jon Kimura Parker, p.: 6 Pièces pour orchestre, op.6 (Webern); Concerto no 21, K.467 ( Mozart): Symphonie no 3.op 97 «Rhénane» (Schumann).22h00 Libre échange • Dans la série «Économies des pays de l'Europe de l'Kst», Pierre Olivier s'en I relient à Paris, sur le Comecon avec Anita Tiraspolsky, chargée d'études à la documentation française.22h30 Le Canada français.hors Québec • 2e de 24.«Terre-Neuve et le Labrador».Inv Paul Charbonneau, directeur général de la Fédération francophone de Terre-Neuve et du Labrador Texte, rech et anim.Jacques Rivart.23h00 Jazz-soliloque «Hard Times»; Ray Charles; «I Want a Little Girl»: Joe Turner; «Ain't It Nobody’s-Business If I Do»: Jimmy Witherspoon; «I Can Dream Can't I»: Ruth Brown; «Any Time»: Helen Merrill; «Crazy He Calls Me»: Lurlean Hunter; «Love Is A Word For the Blues»: Ann Richards; «Lonely Woman».Chris Connor.«Whisper Not» : Mel Tormé; «Ain't It Nobody's Business II I Do»: Nancy Harrow: «The Good Life»: Betty Carter; «Salty Papa Blues»: Vi Redd; «Do Nothing Till You Hear From Me»: A1 Hibbler Amm Gilles Archambault.Vendredi Ui mars 1987 OhOO Musiques de nuit Amm.Pierre Olivier Désilets ShSS Méditation «Les problèmes mondiaux sont spirituels» (Cardinal Jean-Marie Lustiger) 6h00 Les Notes Inégales Ire h.Sonate en ré pour 2 violons et luth (Stradella): 2 romances et eapric cio pour violon et piano (Parry); Sinfonia concertante en la (Holzbauer).-2e h.Concerlo en la pour flûte et clavecin (Agrell); «Danse! appelait le violon» (llelse), Concours disque com-pad - Sonate à 7 en do ( Vejvanovsky); Concerto pour violon, R 199 (Vivaldi).3e h.«Schone Ida» (Strohmayer) ; Symphonie, G 511 (Boccherini); An danle et rondo, op 25 (Doppler); Prélude.op 3 no 1.Intermezzo, op.7 no 2; Gigue, op.3 no 2 (Liadov); extr «Eu gène Oneguine.(Tchaikovsky) Anim Francine Moreau BhOO Musique en fête Anniversaire du compositeur allemand Georg Philipp Telemann Concerlo en ré pour 3 trompettes et «Quatuor pari sien» no 1 en ré (Telemann ) ; Prélude et fugue pour orgue, BWV 543 (J.S.Bach); Cantate funèbre pour soprano, basse, choeur et petit ensemble (Telemann) ; Polonaise pour orchestre en mi béni.(Dvorak); Polonaise, op.26 no 1 (Chopin); extr.«Pimpinone» (Telemann); Concerto en sol pour clavecin (C.P.E.Bach); «Wassermusic» (Telemann).Amm.Françoise Davoine.11 h30 Orchestre de chambre The Academy of Ancient Music, dir.Christopher Hogwood, et Christophe Coin, vc : Concerto en ré, H.VIIb/2 (Haydn) 12h00 Présent-musique Anim.André Vigeant.13h00 Au gré de ta fantaisie Marc Garneau, astronaute, vient nous présenter la musique qu’il aime.16h00 Libre parcours • Chronique de cinéma avec Richard Gay.Anim Gilles Archambault.16h30 L’Entonnoir de l'Asie • «Thaïlande» (Irede2).Bangkok,crûment moderne, superstitieuse».Anim.François Ismert.17h00 Documents • «Art et jouissance».17h30 L'Air du soir Anim Danielle Charbonneau 19h00 Musique de chambre Amm.Michel Keable i 20h00 Les Grands Concerta Kn direct de la Chapelle Saint-Joseph de Dorchester, Montréal.Quatuor Or-ford (Andrew Dawes et Kenneth Perkins, vl.; Robert Levine, alto.; Denis Brotl, vc.): -Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix» (Haydn) et Quatuor, op.132 (Beethoven).Prés.Michel Keable Les mélomanes qui désirent assister à ce Grand Concert gratuit n'ont qu'à se présenter à la Chapelle.Saint Joseph de Dorchester, 2010 ouest, boul.Dorchester, Montréal.Les portes ouvriront à 19h00 et fermeront à 19h50.22h00 Magazine international des arts de la C.R.P.L.F.• Anim.Rachel Verdon.22h30 L'Énigme du féminin • 18e de 22 «La femme dans la pensée la-canienne et son au-delà» Inv François Péraldi, psychanalyste et professeur à l'Université de Montréal.Rech., texte et anim.Claude Lévesque.23hOO Jazz-soliloque «The Way You Look Tonight»: Krroll Garner, «In the Purple Ghetto»: Mary Lou Williams; «Line Up»: Lennie Tris-tano; «Celia»: Phineas Newborn; • Sweet Sixteen Bars»: Ray Charles; • In Walked Bud.: Thelonious Monk; • Delaunays Dilemma»: John Lewis; «One For Fun»: Billy Taylor; .A Night in Tunisia»: Roland Hanna; «Lazy Bird»: McCoy Tyner; «Nirvana»: Bill Kvans; «Blues For Five Reasons»: Randy Weston.Anim Gilles Archambault.OhOO Musiques de nuit Amm Georges Nicholson.5h55 Méditation «Les chrétiens dans la société moderne» (Cardinal Jean Marie Lustiger).6h00 La Grande Fugue Anim Ginette Beltavance.10h00 Chronique du disque Inv Agnès Grossmann, directrice mu sicalede l'Orchestre Métropolitain, et Pierre Rolland, doyen de la Faculté de musique de l'U niversité de Montréal et directeur artistique du Centre d'Art Or-lord Anim.Normand Séguin.• Émission culturelle RADIOJOURNAUX l)u lundi au vendredi : OhOO, 6h00, 7h00, 8h00,9h00, 12h00el 20h00.Samedi et dimanche OhOO, 6h00, 7h00, 8h00, 12h00et20h00 16h30 Jeux d éniant • 7e de 22 Vulgarisation des résultats des mamam mm M Hi i LE DEVOIR CULTUREL Le Devoir, samedi 7 mars 1987 ¦ B-7 Théâtre et adolescence Suite de la page B-1 textes de répertoire au public scolaire), les compagnies du mouvement du jeune théâtre, alors naissant, ont pris la relève au cours de la première moitié des années 70.Parmi celles qui se sont particulièrement illustrées, mentionnons le théâtre du Sang neuf, le théâtre de l’Atrium, le théâtre de Carton, la Grosse Valise, le théâtre de Quartier et le théâtre Petit à petit dont le spectacle Où est-ce qu’elle est ma gang ?(texte de Louis-Dominique Lavigne) a donné, en 1982, un nouvel essor au genre.On pourra voir quatre spectacles au cours de cet événement : trois à la Maison-Théâtre et un autre présenté à l’UQAM dans le cadre du colloque.À la Maison-Théâtre, on commence, du 4 au 8 mars, par Tiens tes rêves, des Productions Ma chère Pauline.Conçu et interprété par Sylvain Hétu, Jean Lessard et Sylvie Provost, ce spectacle conte l’histoire de deux adolescents qui font l’amour pour la première fois et qui ressentent un écart vis-à-vis le mythe que véhiculent à ce sujet les livres et les films.Du 11 au 22 mars, le théâtre Petit à petit présente Volte face, un texte de François Camirand et de René-Richard Cyr mis en scène par Claude Poissant : dans un univers insolite, trois adolescents doivent, pour affronter des défis, renoncer à leurs attitudes habituelles et faire « volte face ».Le troisième spectacle présenté à la Maison-Théâtre, du 19 au 22 mars, vient de Belgique; il s’agit de Banc des réserves, une création des Ateliers de la Colline.La pièce met en scène six adolescents qui ont été choisis pour figurer dans un film futuriste; alors qu’ils attendent sur le plateau de tournage, ils s’interrogent sur ce pour quoi on les utilise dans le film.Le spectacle présenté directement dans le cadre du colloque est Circuit fermé, une production du théâtre de l’Atrium, écrite et mise en scène par Alain Fournier, que Ton pourra voir le 21 mars au studio J-2020de TUQAM.Ce spectacle aborde avec une audace troublante la question des adolescents qui se prostituent.Mais ceux qui font ce théâtre, pourquoi le font-ils ?Les Productions Ma chère Pauline, qui présentent Tiens tes rêves, ont été fondées en 1984.On pourrait dire qu’elles font partie d’une « seconde génération » de troupes pour adolescents, venant après les compagnies issues du mouvement du jeune théâtre, comme l’A- trium, le Carton ou le Sang neuf.Avec son premier spectacle, C’est à ton tour, et, maintenant, avec Tiens tes rêves, cette compagnie, fondée et animée par Sylvain Hétu, Jean Lessard et Sylvie Provost, s’est acquis une réputation grandissante.Comment se passe, se pense et se pratique le théâtre pour adolescents aujourd’hui ?Jean Lessard, à travers son expérience au sein de Ma chère Pauline, propose quelques réponses.« La compagnie est tout simplement née parce que Sylvie Provost, Sylvain Hétu et moi voulions vivre un peu de notre métier et que, au théâtre, il faut souvent créer son propre emploi.L’un de nous avait déjà travaillé à une courte intervention sur les maladies transmises sexuellement.Nous avons décidé d’en faire un spectacle complet.Nous sommes allés chercher Louisette Dussault, question d’avoir quelqu’un qui nous ferait une mise en scène vraiment solide et qui, aussi, nous donnerait une certaine crédibilité.Une série de hasards a fait que nous avons présenté la première de notre spectacle devant un congrès d’infirmieres.La conséquence a été étonnante : les services de santé des écoles, et non les services socio-culturels, se sont mis à nous appeler pour nous engager.« Notre second spectacle, Tiens tes rêves, parle d’une première relation sexuelle.C’est un spectacle, comme le premier d’ailleurs, qui n’est pas tant un spectacle pour les adolescents qu'un spectacle sur l’adolescence.Nous aimons à dire que nous faisons du théâtre pour 14 ans et plus.On peut dire que le thème de ces deux spectacles-là, c’est la sexualité des adolescents.Or ils parlent, plus profondément, de l’incommunicabilité.Nous sommes des artistes et les MTS, par exemple, nous servent de prétexte pour dire des choses plus fondamentales à travers ce langage qui s’appelle l’art.Mais le marché scolaire impose de grosses contraintes.Nous, les artistes, avons peut-être fait une gaffe en offrant le théâtre que les écoles de-mandent.-Car les autorités scolaires n’achètent pas du théâtre, elles achètent des thématiques.Elles veulent asservir le théâtre à l’éducation sexuelle, aux cours de français, aux “semaines de la santé”, mais ne pas prendre le théâtre pour ce que c’est : une expérience artistique.Nous aimerions accoler une lecture de textes classiques à notre spectacle mais nous avons remarqué que les infirmières et les services de santé ne te- naient pas à l’art.« Nous faisons du théâtre pour adolescents parce que nous aimons la relation particulièrement intense que nous avons avec ce public lorsque nous jouons.Et, malgré toutes les contraintes, c’est un domaine où nous sommes artistiquement très libres.Nous, les trois membres de Ma chère Pauline, nous faisons le théâtre que nous voulons faire et ça, c’est quelque chose.» Ma chère Pauline a commandé, pour l’an prochain, une pièce à René-Daniel Dubois, auteur de Ne blâmez jamais les Bédouins et de Being at home with Claude, avec comme seule indication : l'adolescence.Jean Lessard sourit : « Nous allons vendre du René-Daniel Dubois comme si de rien n’était.Si ça marche, ce sera fantastique : jouer du René-Daniel Dubois dans une agora de polyvalente ! À Montréal, nous allons jouer la pièce à La Licorne.Il faut arriver, en fait, à ce que le théâtre devienne une sortie normale pour les adolescents.» Le colloque « Théâtre et adolescence », qui aura lieu à l’UQAM, sera divisé en deux temps.Les 6 et 7 mars, il portera sur le théâtre par les adolescents; et les 21 et 22 mars, sur le théâtre pour les adolescents.Hélène Beauchamp, qui organise le colloque, est convaincue qu’il répond à un besoin : « Il y a, en ce moment, un problème flagrant au Québec : dans les polyvalentes, les adolescents veulent faire du théâtre mais ils ne savent pas comment s’y prendre.Et la plupart des professeurs à qui on demande de s’occuper de théâtre ne savent pas comment s’y prendre, non plus.Les adolescents veulent s’exprimer par le jeu, par l’écriture, par la scénographie; il faut que ces besoins d’expression soient satisfaits.» Hélène Beauchamp a sûrement raison, car cette première partie du colloque a rapidement dépassé son quota d’inscriptions, forçant les organisateurs à ajouter des séances d’atelier.Quant a la seconde partie, celle portant sur le théâtre pour les adolescents, elle vient a point nommé pour interroger cette pratique en pleine effervescence.À des praticiens d’ici comme Claude Poissant, Jacynthe Potvin, Jean-Luc Bas tien et Michel Demers, s’ajouteront des étrangers comme le Belge Roger Deldime, le Français Yves Graf-fey et cet extraordinaire homme-orchestre de l’art théâtral qu’est Wolfgang Kolneder, du Grips Theater de Berlin.— Paul Lefebvre David en pièces détachées NEW YORK (AFP) - Un historien d’art américain estime qu’un morceau de stuc d’environ 20 centimètres, retrouvé dans une collection d’art privée en Suisse, appartient au modèle original du David de Michel-Ange, a indiqué hier un porte-parole de la maison d’édition Abbeville Press.Frederick Ilartt, auteur de plusieurs ouvrages publiés par Abbeville Press sur le célèbre sculpteur, peintre et poète italien, affirme que cette pièce est le dernier morceau original provenant du modèle ayant servi à sculpter le chef-d’oeuvre de Michel-Ange.Le morceau de stuc, qui représente une partie du torse et du bassin de David, n’a plus que le bras et la jambe droite.La pose et les détails de l’anatomie sont similaires à ceux de la statue.Kt,ii \K Concerto pour violoncelle CHOSTAKOVITCH Symphonie no 8 Commanditaires.le II).Vai.Métropolitain le I i, Produits Shell Canada I.Imitée mardi, mercredi.10.Il mars.20 h CHARLES DUTOIT, chef YO-YO MA, violoncelle Si disponibles.100 billets seront vendus ù 6 $.une heure avant le concert.ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL Charles dutoit ri Salle U U Wilfrid-Pelletier Place des Arts Reservations téléphoniques 514 842-2112 Fraisdeserv.ee Redevance de 1 $ sur tout billet de plus de 7$ IM NOUVEAU Théâtre EXPÉRIMENTAL ESPACE LIBRE 1945 FULLUM |iÉTRO FRONTENAC ^ ' PARTIR 1 m de JEAN-PIERRE RONFARD u% ’ ' * ¦" AVBC: Marthe Turgeon, Denis Mercier, Suzanne Lemoine, Bernard Bergeron, Luc Arsenault, ‘Miche* Côj ^nwe Dréau, ' ijaule Laperrîère.RtQKf^ftis-Pierre Trépaner OU SOIRÉE DE MUSIQUE AU CONSULAT iMTSSi cSeS BILLETS au GUICHET DU SPECTRUM ET A TOUS L ES COMPTOIRS TICKETRON ( FRAIS DE SERVICE) INF.861-5051 .318 OUEST STE-CA THERINE Métro Place des Arts Le super-8 a-t-il une âme ?Suite de la page B-1 duction qui allait de soi, on s’en tenait à lui.Mais la réalité de production n’est plus la même et il nous est maintenant impossible de laisser de côté le travail de plusieurs jeunes cinéastes qui travaillent en vidéo ou avec d’autres formats.» On lit clairement, dans ces propos, que le super-8 est en régression et qu’il accuse mal la compétition avec la vidéo domestique.Rencontrés lors de l’ouverture du festival, cette semaine, deux professeurs de collège le confirment.Pour eux, enseigner le cinéma avec de l'équipement super-8 devient de plus en plus difficile.« Nous sommes à la merci des gens de Kodak et des services qu’ils offrent.Ce n’est un secret pour personne qu’il est de plus en plus difficile d’avoir du service, de faire réparer une caméra super-8 ou quoi que ce soit qui se rapporte à ce format.Les compagnies ont fait le pari de la vidéo.Récemment, Kodak a pris la décision de fermer un laboratoire de développement à Montréal, de sorte qu’il faut envoyer la pellicule Kodachromek San Francisco pour la faire développer.Ce qui veut dire des délais de cinq à six semaines au lieu des anciens délais qui étaient d’une semaine.À l’intérieur d’une session scolaire qui dure quatre mois, il est clair qu’on ne peut pas s’accommoder de ce changement.Nous sommes donc réduits à travailler avec de VEktachrome, une pellicule au rendement de beaucoup inférieur.» Résultat des difficultés sans cesse grandissantes à avoir des services, plusieurs cégeps se convertissent à la vidéo.Mais comment enseigner le cinéma avec de l’équipement vidéo ?Autant expliquer la physionomie de l’homme à des étudiants de médecine à partir de croquis de lézards.Comment expliquer les notions de synchronisation, de montage, de profondeur de champ, etc.?Avec de l’équipement vidéo, on enseigne l’esthétique de la vidéo et non celle du cinéma.« Mais on se bat contre l’industrie et on ne pourra pas tenir le coup bien longtemps », ajoute un professeur qui croit dur comme fer que, de la façon dont ça se passe, il n’v aura plus de super-8 dans les cégeps d’ici trois ou quatre ans.Denis Laplante est l’un des meilleurs jeunes cinéastes québécois qui travaillent en super-8.Son plus récent film, Un trou au coeur, de- vait ouvrir le festival mais il n’était pas prêt à temps.Je lui ai demandé ce qu’il pensait de l’avenir du su per-8.« Mondialement, le super-8 est en très mauvaise position.Les politiques de Kodak ont des retombées pratiquement partout.C’est dommage parce que maintenant ce format eat techniquement à son apogée.Dans certains pays du tiers monde, on commence vraiment à réaliser les possibilités du super-8 et, au même moment, les portes se ferment.» De 10 à 50 fois moins cher que le 16mm ou le 35mm, le super-8 est le format rêvé pour le document d’intervention réalisé en terrain hasardeux.Louis Marion a travaillé sur Toucher l’espoir, un film réalisé au Nicaragua par Marie-Claude La-rouche.« Si on a choisi de travailler en super-8, c’est d’abord une question de prix et de maniabilité.Nous n’avions pas beaucoup d’argent et nous ne voulions pas nous retrouver au Nicaragua avec de l’équipement lourd.Mais aussi, du coté du son, le super-8 permettait une bien meilleure qualité que ce que nous aurions pu obtenir en vidéo.» Mais travailler en super-8 dans les pays du tiers monde semble encore plus difficile qu’ici.Sylvain Bernier, cinéaste qui est dans les parages de l’Association pour le jeune cinéma québécois (l’APJCQ, qui organise le festival super-8) depuis un bon moment, parle du cas du Brésil : « Un gars comme Carlos Porto de Andrade faisait des films super-8 très intéressants.Mais, maintenant, lui et ceux qui l’entourent sont obligés de travailler en vidéo puisque, à cause des problèmes de devises, importer des cassettes de pellicule super-8 est devenu il légal.» Sans être alarmiste, disons que l’avenir n’est pas rose pour le super-8.Tous s’accordent à le dire.Les législations obligeant les entreprises comme Kodak à offrir un minimum de services pendant de nombreuses années après la mise en marché d’un type de caméra, on peut tout de même croire que le format survivra encore longtemps.Il survivra probablement comme le fait un format aujourd’hui méconnu : le 9.5 mm.De nos jours, seulement quelques mordus, répartis un peu partout dans le monde, travaillent en 9.5 mm.Ils ont leurg associations, leurs festivals et s’encouragent mutuellement à continuer en constatant qu’à chaque année ils sont plus vieux (et moins nombreux) que Tannée précédente.C’est, cependant, du côté de la problématique super-8/vidéo qu’il faut se questionner, car on mesure encore mal les retombées esthétiques d’un passage généralisé, chez les cinéastes en herbe, de la pellicule photographique à la bande magnétique.S’il fallait que les cégeps emboîtent tous le pas et passent à la vidéo, on serait en droit de se demander qui favorisera l’apprentissage du cinéma.C’est par la base, c’est-à-dire par l’enseignement et l’apprentissage, que la vidéo prendra ou ne prendra pas le pas sur le cinéma.Le super-8 a une âme, cela ne semble faire aucun doute.Reste à savoir si cette âme lui survivra, une fois le corps réduit en poussières.— Marcel Jean A iÂFFICHE millin'1!1 du 20 au 24 mai VATO-ptllUPPE (MO llliéatrc KHÏciiis 1594 rue ST-DENIS 849-4211 Achats par carte de crédit: 288-2525 (giTtirmoN* Billets en vente „ aux comptoirs ©TICKETRDN Théâtre St-Denis 12 h i 21 h (+ Irais de service) > journal »¦ monlreal AUJOURD’HUI DEMAIN
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