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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1987-03-26, Collections de BAnQ.

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m de Lava! authentique cuisine italienne et fruits de mer Rés.: 668-0780 Vol.LXXVIII No 71 ?Nuageux avec averses Max.: 10.Détail page 22 Montréal, jeudi 26 mars 1987 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Côte Nord Gaspesie Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Des prévisions budgétaires de $30 milliards pour 1987-88 Québec augmentera ses dépenses de $1,8 milliard GILLES LESAGE QUEBEC — Le gouvernement du Québec dépensera $ 30.1 milliards en 87-88, soit une hausse de $ 1.8 milliard, 5.9 % de plus, par rapport à l’an dernier.Cette prévision est sensiblement plus élevée que celle que le président du Conseil du trésor anticipait l’an dernier, plus élevée également que l’inflation.En revanche, les mesures d’économies budgétaires ne seront que de $ 215 millions, dont près de la moitié au titre de la réduction des coûts de fonctionnement des ministères et organismes, au lieu des $ 400 millions annoncés l’an dernier.Davantage, le gouvernement consacrera $ 301 millions à des initiatives et activités prioritaires.M.Paul Gobeil justifie cette hausse substantielle des dépenses par les faits suivants.Des changements sont survenus dans les perspectives économiques: la hausse des prix à la consommation sera de Financiers en patin 4.1 %, au lieu de 2.9 %; mais l’accroissement nominal de la production de l’économie québécoise sera de 7.8 % au lieu de 6.1 %.Le gouvernement a tenu compte de ces perspectives dans les hausses salariales de ses employés, dont la masse salariale s’est accrue de $ 315 millions.La part des dépenses gouvernementales dans le PIB décroît légèrement, se fixant à 25%.Le livre des crédits pour l’année financière commençant le 1er avril a été déposé hier après-midi à l’Assemblée nationale par le ministre des Finances, M.Gerard-D.Lévesque.Mais il faudra attendre son discours du budget, fin avril ou début mai, pour connaître la nouvelle politique budgétaire du gouvernement.D’ores et déjà, toutefois, on prévoit qu’il n’y aura ni hausse ni baisse sensible dès taxes et impôts, le gouvernement tentant de réduire le déficit budgétaire à $ 2.7 milliards tout en dégageant une marge de manoeuvre pour quelques programmes précis.Pour sa part, le président du Trésor se réjouit d’avoir pu respecter son objectif de $ 28.5 milliards de dépenses pour Tannée qui prend fin.Il l’a fait en diminuant le taux de croissance des dépenses, de façon à ramener graduellement le déficit à un niveau compatible avec une saine gestion financière.A cet égard, M.Paul Gobeil n’abandonne pas son objectif de réduire le déficit budgétaire a $ 2 miliards en cinq ans.Le redressement s’est fait avec des mesures d’austérité ($ 1 milliard de compressions et contraintes), tout en dégageant $ 200 millions pour la Santé et les Services sociaux, surtout au titre Voir page 12 : Québec Voir autres informations —Pages 2 et 12 ¥ Photo CP Le ministre des Finances, Gérard D.Lévesque, a dévoilé, hier, à l'Assemblée nationale, les crédits budgétaires pour l'année fiscale 1987-88.Photo Chantal Keyser A gauche, le président de l’équipe de hockey de la communauté financière de Montréal, M.Marcel Roy, de la Caisse de dépôt, et le capitaine de l’équipe, M.Joseph Capozzo, de la firme Gordon Capital.La rue Saint-Jacques sur la glace de Milan! CHARTIER L’équipe de hockey de la communauté financière de Montréal s’envole ce soir à destination de Milan et Zurich pour disputer deux matches avec les communautés boursières sises des deux côtés des Alpes.Le capitaine de l’équipe montréalaise Joe Capozzo,du Groupe Capital Ltée,s’attend à disputer plus d’un match dans la capitale de la Lombardie et son équipe a procédé à son dernier entraînement mardi soir au Collège Jean de Brébeuf.La ligue de hockey de la Bourse de Montréal existe depuis 1967 mais il s'agit là de son premier match international.Le président de la ligue, M.Marcel Roy, arbi-Voir page 12 : Rue Saint-Jacques Huit terroristes arrêtés La hache de Gobeil moins Coupante qu’en 1986-87 La France Des compressions de $390 millions seulement frappe BERNARD DESCÛTEAUX QUEBEC — Le gouvernement Bourassa a été obligé encore une fois de procéder à des compressions budgtétaires, mais celles-ci sont moins draconiennes que celles de Tan dernier, étant limitées à $ 390 millions si on tient compte des crédits périmés.Le président du Conseil du trésor, Paul Gobeil, s’est dit heureux hier d’avoir pu ainsi limiter les compressions budgétaires, affirmant, juste avant de déposer à l’Assemblée nationale les crédits budgétaires de 1987-1988, qu’il ne méritait plus son sobriquet de Paul « la hache » Gobeil.Paul « le bon gérant » Gobeil serait plus approprié désormais, a-t-il dit.Si le président du Conseil du trésor a pu se montrer pondéré dans ses compressions budgétaires cette année, c’est tout d’abord parce que la situation financière du gouvernement est meilleure après le « coup » donné Tan dernier.On avait alors imposé des « coupures » de $ 1.1 milliard.En cours de route, on devait demander aux ministères de ne pas procéder à certaines dépenses totalisant une somme nette de $ 250 millions par le biais des crédits périmés.Cet efford fait Tan dernier a permis de rétablir la situation financière du gouvernement qui a par ailleurs pu bénéficier de l’amélioration générale du climat économique.Ses revenus ont crû plus rapidement que prévu, un phénomène qui devrait se maintenir puisque M.Gobeil prévoit un taux d’inflation de 4.1 % et un PIB à 7.8 %.Devant cette situation, le gouvernement a cru qu’il pouvait, sans abandonner son objectif de ralentissement de la croissance des dépenses, réévaluer à la baisse ses prévisions de compressions budgétaires, a dit M.Cobeil tout en assurant que si nécessaire, on n'aurait pas hésité à « couper ».L’objectif initial que le gouvernement s’était fixé était de procéder à des compressions de Tordre de $ 400 millions.Elles ont été limitées à $ 215 millions, suivant les documents publiés hier par M.Gobeil.Ces compressions qu’il qualifie de « mesures d’économies budgétaires» sont de quatre ordres différents.Voir page 12 : Gobeil Nouvelle hausse moyenne de 2,2% Vin : la « série noire » continue PARIS (AFP) — Huit terroristes d’origine étrangère ont été arrêtés depuis samedi à Paris par les policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST), qui a « neutralisé un réseau terroriste qui s’apprêtait à commettre des attentats particulièrement ^ereux en France », a annoncé soir le ministère de l’Inté-j rieur.Douze litres d'explosif liquide « très puissant » ont été saisis ainsi que « deux pistolets-mitrailleurs # Sien, des munitions et des chargeurs approvisionnés », précise le ministère dans un communiqué.Voir page 12 : La France MAURICE GIRARD (PC) — Après plusieurs années de hausses mirobolantes des prix, les consommateurs québécois de vins et spiritueux subiront une nouvelle hausse des prix.mais de nature plus modérée, cette fois.La carte des prix sera retouchée, a annoncé hier le président de la société d'Etat, pour afficher une augmentation de 0.7 %, qui entrera en vi- gueur à la fin du mois.Cette majoration touchera notamment les produits importés — vins (2.2 %) et spiritueux (1 %) — tandis que les produits locaux resteront, inchangés.Les vins d’Italie subiront la plus forte hausse (6.7 %), mais les pro-duuts français se situeront dans la moyenne (2.2%).Si dans bien des cas les prix à la caisse seront majorés de $ 0.05 ou S 0 10, dans d’autres, ils seront ré-Volr page 12 : Vin WIÊÊIÊKKKKKmtÊtÊKÊtKÊtÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊKÊlÊÊÊÊSKtKÊKSaBÊBÊSmSK/tKmS Malgré des compromis de dernière minute Le fossé entre provinces et autochtones reste béant MICHEL VASTEL OTTAWA- Malgré une proposition de dernière minute de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick, le fossé qui sépare les peuples autochtones et les gouvernements fédéral et provinciaux reste énorme.« C’est la conférence de la dernière chance », estimait hier soir le premier ministre du Manitoba, Howard Pawley, tandis que son collègue de l’Alberta, Don Getty, évaluait à 60 % les chances d’un échec demain soir.L’Ontario offre d'enchâsser dans la Constitution la reconnaissance d’un droit « explicite » des peuples autochtones à l'autonomie gouvernementale et à une base territoriale.: ST.LEONARD '6060 Métropolitain est.TEL.: 253-1122 GREENFIELD PARK 999 Boul.Taschereau .TEL : 466 1555 LONGUEUIL 2403 Chemin Chambly.TEL 468 0088 DOLLARD DES ORMEAUX 3460 Boul.des Sources.TEL 685 3600 VILLE LASALLE 7401 Boul Nowmiyi.TEL : 364 9734 PONT VIAU LAVAL 381 Boul.des Laurentides .TEL 669-0809 CHOMEDEV LAVAL 690 Boul Cure Labelle.TEL : 682 6464 POINTEAUX-TREMBLES 13110 Est, Sherbrooke .TEL : 644 1752 CAP DE LA MADELEINE Galerie du Cap.TEL 376 9700 OTTAWA NI PE AN ,1600 Mcrivale Road.TEL.: 727 1492 ce droit restant à négocier malgré tout avec les provinces et Ottawa.Les gouvernements provinciaux, et même les fonctionnaires fédéraux, ne semblaient toutefois pas très en thousiastes : cette proposition ouvre en effet la porte à une décision des cours de justice plutôt qu’à une négociation politique.« J’espère que notre proposition pourra rallier les autres provinces et les Autochtones », a malgré tout déclaré David Peterson.Autochtones et gouvernements n’arrivent pas à se réconcilier sur l’interprétation de ce que sont les droits des populations aborigènes : ¦ le front commun des trois peuples autochtones - Inuits, Indiens et Métis -, auxquels les Indiens non-inscrits se sont joints, ne veulent rien accepter d’autre que la reconnaissance de droits immémoriaux, « inhérents », tels qu’ils en ont hérité de leurs ancêtres et tels qu’ils existaient à l’époque où le Canada n’existait pas encore ; les «droits existants », tels qu’ils sont déjà garantis dans la Constitution, ne satisfont pas les peuples autochtones puisque « c’est ce qu’il leur reste, dit leur négociateur, après qu’on les ait dépouilles de leurs territoires et de leur autonomie gouvernementale » ; ¦ les gouvernements sont prêts à reconnaître le droit des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale mais seulement après que la forme de cette autonomie aura été négociée ; le fait que les gouvernements blancs parlent de « divers devoir page 12 : Fossé Photo PC Les chefs Gary Potts et Joe Mathias, porte-parole de l’Assemblée des cinq nations et des Indiens de Colombie-Britannique, ont fait part, hier, des revendications de leur peuple qu’ils présenteront à la Conférence constitutionnelle sur les droits des autochtones.AU SOMMAIR FINANCEMENT DES UNIVERSITÉS Un comité du Sénat recommande à Ottawa de remettre une fois pour toutes le financement des universités aux provinces.Page 2 LES LIBYENS DÉCAMPENT Assiégés dans la palmeraie de Faya-La‘rgeau, au Tchad, les troupes libyennes plient bagages.Page 4 DES MÉCÈNES GÉNÉREUX ?• Les mécènes québécois sont les plus généreux en Amérique.Étonnant ?Page 13 J&encieu* SI VOUS mélangez le rouge et le bleu, cela donne du NPD.m J'ai connu un individu tellement bête que même la Société protectrice des animaux ne s’en serait pas soucié ¦ Si les chiens se mettaient à parler, on cesserait de dire qu'ils sont intelligents.m Au déclin de ta vie, parler de la mort, c’est triste; parler de la vie, c 'est désespérant.— ALBERT BRIE 1138 Ave.BEAUMONT VILLE MONT-ROYAL Tél.: 735-1161 ^y//m/iii\ il Du 23 mars au 28 mars inclusivement * Le Devoir, jeudi 26 mars 1987 Pour financer son sommet de la francophonie Rémillard réussit à arracher à Gobeil une hausse de crédits de 20% BERNARD DESCOTEAUX QUEBEC — Le ministre des Relations internationales, Gil Rémillard, a réussi à augmenter le budget de son ministère, qui demeurera cependant inférieur à ce qu’il était il y a deux ans.Pour l’essentiel, les crédits nouveaux qui lui sont alloués pour 1987-1988 serviront à défrayer la part du Québec dans l’organisation du Sommet des pays francophones, soit $6.8 millions.Les données rendues publiques, hier, par le président du Conseil du trésor, Paul Gobeil, indiquent en effet que le budget du ministère des Relations internationales, exception -faite de cette dépense pour le Sommet, sera de moins de $59.5 millions.Il y a deux ans, il était de $62 millions.Le ministre des Relations internationales avait été l’objet de vives critiques l’an dernier alors que son budget avait été l’un des plus sévèrement comprimé par le président du Conseil du trésor qui l’avait réduit à $48 millions pour ensuite apporter une correction à $55 millions.D’aucuns avaient vu dans cette réduction budgétaire une démonstration du poids relatif de M.Rémillard dans le cabinet et de l’absence de préoccupation du gouvernement pour les questions internationales.Le budget alloué à M.Rémillard cette année vient, du moins en apparence, corriger cette situation.Le sommaire des dépenses de ce ministère montre une augmentation de 20.2% des crédits qui atteignent $66.3 millions.En réalité, ce budget croît simplement au même rythme que l’ensemble des dépenses gouvernementales.De cette somme, il faut déduire tout d’abord le budget ad hoc de $6.8 alloué pour l’organisation du Sommet des pavs francophones et certaines activités reliées a cet évènement qui aura lieu du 2 au 4 septembre.Le budget total de cet événement devrait atteindre environ $15 millions, le gouvernement fédéral y contribuant pour 50% et prenant à sa charge le coût des mesures de sécurité.Il faut déduire aussi des dépenses de $2 millions qui seront effectués dans le cadre de projets spéciaux de coopération au Zaire et au Rwanda et que l’Agence canadienne de développement international ( Acdi) remboursera au Québec, explique-t-on au Conseil du trésor.Une fois déduites ces dépenses exceptionnelles, l’augmentation réelle du budget des Relations internationales est de l’ordre de 4% seulement.L’utilisation que fera M.Rémillard de ces crédits additionnels ne sera connue que plus tard, alors que l’on abordera en commission parlementaire l’étude des crédits de chacun des ministères.Il ressort toutefois des données publiées hier qu’il y aura augmentation nette des dépenses au chapitre des relations et de la coopération internationale; maintien à leur niveau de l’an dernier des dépenses allouées aux délégations du Québec à l’étranger ($22.9 millions); réduction de $200,000 du budget de l’Office franco-québécois pour la jeunesse qui sera de $1.5 millions.Le budget du ministère du Commerce extérieur donne lui aussi l’impression que le gouvernement entend accorder plus d’importance aux questions internationales.Les crédits alloués à M.Pierre Macdonald augmentent en effet de 23.2% pour atteindre $53.8 millions.Pour l’essentiel, cette augmentation va cependant au volet développement technologique de ce ministère.Exception faite de $1 million additionnel alloué aux délégués commerciaux du Québec à l’étranger, les crédits nouveaux que reçoit M.Macdonald serviront a des transferts aux entreprises et à des sociétés d’Etat à des fins de recherche.Il reçoit $7 millions à cette fin qui pour une large part serviront a financer la mise sur poied du Centre de recherche optique et du Centre de recherche d’électrochimie appliquée.Ce $7 millions vient pour moitié de crédits non dépensés l’an dernier dans le cadre d’une entente fédérale-provin- Gil Rémillard dale sur le développement technologique.Le ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration, qui est le troisième intervenant québécois dans le domaine international, subit pour sa part une réduction de son budget nette de près de 1%.Ses crédits qui atteignent $29.9 millions augmentent en effet que de 3.2%, ce qui est moins que l’inflation.Alors que l’accueil des réfugiés est un dossier chaud depuis plusieurs mois, la ministre Louise Robic aura seulement $14.7 millions pour les programmes aux communautés culturelles et aux immigrants, soit presque $800,000 de moins que cette année.Notamment, elle devra se contenter de $1 million pour ses programmes d’accueil et d’adaptation aux immigrants, soit $87,000 de moins que l’an dernier.Elle consacrera toutefois $400,000 à un nouveau programme d’aide à la francisation des immigrants.SUITES DE LA PREMIERE PAGE A Québec des urgences, et en offrant une augmentation équitable aux fonctionnaires et assimilés.L’objectif central de M.Gobeil reste le même : une croissance des dépenses compatible avec notre capacité de payer.L’effort de redressement entrepris l’an dernier se poursuit.Il faut, dit le ministre, profiter de la période d’expansion economique qui se prolonge jfbur consolider les acquis.En redonnant confiance dans la gestion du secteur public, le gouvernement redonne con-fiance dans l’avenir du Québec.Presque tous les ministères ont des hausses de crédits, et quelque $ 301 millions sont alloués à des activités prioritaires.Le ministère de la Santé et des Services sociaux en accapare près du tiers, soit $ 98.4 millions, dont $ 39.4 millions de plus pour les urgences.M.Paul Gobeil dit qu’il veut toujours réduire la taille du gouvernement et de ses coûts internes, mais non les services aux citoyens, nombreux et diversifiés.Il nie battre en retraite, estimant au contraire se comporter en gestionnaire responsable de l’intérêt public et soucieux de la capacité de payer des Québécois.Si on met à part les dépenses pour les régimes de retraite et les services de dette, le taux de croissance des dépenses sera de 5.1 %, comparativement à 5.9 % pour les dépenses totales.Le taux d'inflation prévu étant de 4.1 %, la croissance en volume sera donc d^l %, alors qu’elle a diminué de 1.3 % l’an dernier.Les dépenses totales d’intérêt s’élèvent à près de $ 4.8 milliards, soit 15.8 % des dépenses tqtales.Les crédits 87-88 totalisent $ 30.3 milliards, mais la dépense probable est fixée à $ 30.1 milliards, en raison d’une prévision de crédits non utilisés de $ 175 millions.La mission sociale accapare la majeure partie du budget, soit 40.1 % ou $ 12.1 milliards, dont la plus grande part, soit près de $ 9 milliards, va aux services de santé et d’adaptation sociale.La mission éducative et culturelle accapare $ 8.9 milliards, la mission administrative représente 19.2 % du total, et la mission économique, 11.4%.Cette dernière a la plus forte augmentation, soit 9.5% Dans ses commentaires préliminaires, le porte-parole de l’opposition a fait valoir que si la situation budgétaire avait été aussi lamentable que le gouvernement le disait, il y a quinze mois, il ne pourrait présenter un tel budget de dépenses La diminution du rythme des dépenses, la gestion serrée des fonds publics, le gouvernement péquiste l’a entreprise dès 1980, estime M.François Gendron.Notant que la croissance réelle des dépenses est de 5 %, le député d’Abitibi-ouest note que ce que M.Gobeil appelle des initiatives nouvelles ne dégage pas beaucoup d’argent neuf.Aussi, le gouvernement ne serait pas justifié d’augmenter le fardeau des contribuables, il devrait au contraire l’alléger avec le prochain budget.L’opposition péquiste manifeste la plus profonde déception dans les secteurs suivants: ¦ le problème des urgences est loin d’être réglé, mais le gouvernement fait comme s’il l’était; ¦ le développement régional ne préoccupe pas le gouvernement, qui coupe les crédits au Fonds de développement régional, accorde la portion congrue a l’entretien du réseau routier; ¦il n’y a rien de plus pour la cul- ture, rien pour le sous-financement des universités, rien de plus pour l’éducation aux adultes, à peu près rien pour les besoins des handicapés, rien pour la parité de l’aide sociale, les femmes au foyer, et le reste.L’étude sectorielle des crédits débutera au cours des prochains jours et se poursuivra jusqu’à Pâques.Quant au budget, dans un mois ou un peu plus, on prévoit qu’il sera en quelque sorte « mécanique », devant être suivi d’un autre, plus important, à l’automne, après la réforme fédérale de la fiscalité.A Vin visés à la baisse.La plus remarquable chez les vins touchera les Chablis, dont le Puilly Fuissé qui passe de $ 31.20 à $ 24.Le Châteauneuf-du-Pape accusera une diminution de 6 %.Les hausses seront tout aussi spectaculaires.Les champagnes y goûteront.Notamment le Dom Pé-rignon, qui passe de son prix actuel de $ 77 à plus de $ 88, et le Laurent-Perrier Brut, qui se vendra $ 32.15 par comparaison à $ 30.45.Au rayon des spiritueux, le scotch de bonne composition Chivas Regai passe de $ 26.05 à $ 25.55 tandis que le cognac Rémy Martin demeure inchangé à $ 51.15.Par contre, l’Ama-retto di Saronno vaudra $ 17.50 par comparaison à son prix actuel de $ 19.05.Même le Beefeater régressera de $ 25.85 à $ 24.80.Ainsi, pour la première fois depuis quelques années, le consommateur n’assumera pas seul toutes les hausses occasionnés par divers facteurs comme le taux de change, les frais de transport et les coûts de production.Dans sa présentation, le pdg Jocelyn Tremblay a indirectement critiqué la gestion de son prédécesseur Jean-Guy Lord et de l’ancien gouvernement du Parti québécois, qui n’ont pas « refilé l’économie aux consommateurs quand le dollar canadien était plus compétitif ».Changement de cap cette année à la SAQ, qui « assumera une partie des hausses».Donc, avec une augmentation prévue de 7 % de ses ventes, la SAQ prévoit franchir cette année la marque du milliard en chiffres d’affaires, dont $ 370 millions seront versés en dividendes au gouvernement du Québec, qui a accepté de se faire moins gourmand.Cette année, le ministre des Finances Gérard-D.Lévesque recevra $ 360 millions, une hausse de $ 5 millions sur l’exercice financier antérieur.Selon M.Tremblay, la baisse de consommation des produits alcoolisés a été plus forte dans le groupe des spiritueux (moins 7 %) tandis que les ventes de vin (64 %) ralentissent (baisse de 1.6 million de litre).L’an prochain, ils devraient sortir 70 millions de litres des 356 succursales de la SAQ.« Cette tendance n’est ni particulière à notre province, ni complètement nouvelle », affirme M.Tremblay, qui ne voit pas « de relation évidente de cause à effet » avec les majorations excessives des prix ces dernières années.Diverses causes peuvent y être rattachées, dont les campagnes de sobriété.Comme partout ailleurs, dit-il, la popularité des vins de table se maintient au détriment des vins de haut de gamme ($15 et plus).Pour raffermir sa situation, la SAQ continuera de former son personnel, tout en réprimant le marché noir et en mettant un terme aux expériences non concluantes.Pour récupérer $ 10 millions en revenus, la SAQ sera de mèche avec le ministère de l’Industrie et Commerce et celui du Revenu ainsi que les corps policiers pour briser le réseau parallèle de ventes de vin établi entre des producteurs et des dépanneurs, qui reçoivent en « ristourne » une caisse de vins pour écouler les produits locaux sans passer par la SAQ.A compter de l’automne, l’emblème de la société sera imprimé dans le cul de chaque bouteille, facilitant ainsi les contrôles policiers et 1’élimination du marché noir.D’autres initiatives plus novatrices ne verront pas le jour.Finis les commandes téléphoniques et les paiements par carte de crédit.Non seulement l’expérience tentée dans la région de Sherbrooke n’a pas connu du succès, mais un sondage démontre « au grand étonnement de la SAQ » que la grande majorité de la population s’y oppose.Par contre, aux 18 promotions d’envergure organiséees annuellement, un nouveau Festival des bières importées s’ajoutera à la liste.Sans compter les 4,000 dégustations en succursale et le suce notable du vi-gnier, dont deux millions d’unité ont été vendues partout au Québec.Le vin au robinet est loin de ce sommet, avec 350,000 ventes.A Gobeil Les ministères et les organismes publics devront diminuer leurs coûts de fonctionnement de $ 93 millions.Ils devront interdire le temps supplémentaire de leurs employés (une économie de $ 12 millions), diminuer de 1 % leur masse salariale ($ 19.5 millions) et prendre diverses autres mesures que M.Gobeil ne précise pas.Les institutions subventionnées seront appellées à faire un effort en diminuant également leurs coûts de fonctionnement de $ 29 millions.Les commissions scolaires et les écoles privées seront surtout mis à contribution puisque leur effort devra engendrer des économies de $ 20 millions.Les programmes de subventions seront par ailleurs réduits pour un total de $ 73 millions.À l’Agriculture, on devra économiser $ 8.7 millions, à la Société de développement industriel $ 8.7 millions également, et au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, $ 9.6 millions.On diminue par ailleurs d’autorité de $ 2.6 millions la subvention annuelle au Palais des congrès de Montréal et on repor te des immobilisations de $ 25 millions dans les trains de banlieue.Enfin, on mettra fin à diverses activités pour réaliser des économies de $ 20 millions.Ainsi on abandonne le programme Loginove ($ 11.2 millions), on met fin à certains activités commerciales de la Société des établissements de plein air du Québec et on abandonne le programme de soutien aux activités de loisir municipal.En plus de d’exiger ces sacrifices, le président du Conseil du trésor impose d’autres compressions aux ministères en exigeant d’eux, en début d’exercice qu’ils aient des crédits périmés nets de $ 175 millions à la fin de l’exercice financier.Il les oblige en quelque sorte à identifier en cours d’année des crédits qu’ils n’utiliseront pas pour un montant déterminé.Puisqu’il s’agit de crédits nets, les ministères devront en réalité trouver des crédits périmés supérieurs aux montants fixés par M.Gobeil.Au cours de l’exercice financier se terminant le 31 mars, les crédits périmés nets seront de $ 250 millions alors que les crédits périmés bruts auront été de $ 680 millions.La différence vient des dépenses supplémentaires imprévues qu’on finance en cours d’année en trouvant des fonds dans les budgets existants.C’est de cette façon qu’on a financé les augmentations de salaires accordées dans le sprint final des négociations du secteur public juste avant Noël.L’addition de ces deux formes de compressions totalisent des réductions budgétaires de $ 390 millions réparties inégalement dans les divers ministères.Tout dépend à cet égard des priorités du gouvernement et de certains réajustements administratifs.Ainsi, on voit quatre ministères dont les budgets sont réduits de façon absolue.Il s’agit des Approvisionnements et Services et du Conseil exécutif (le premier ministre) dont les budgets sont réduits à la suite de changements d’ordre administratifs.Loisir, Chasse et Pêche subit pour sa part une réduction de budget pour une deuxième année consécutive dans une série de programmes, liés aux loisirs (culturel et sportif) et au plein air, dans le réseau de parcs du Québec.Le ministère du Travail subit lui aussi une légère diminution de son budget.On compte par ailleurs sept autres ministères dont l’augmentation budgétaire est inférieure à l’inflation et qui subissent ainsi une réduction nette de leurs crédits.Parmi ceux-ci, il y a les Communautés culturelles et l’Immigration, le Conseil du trésor, l’Industrie et Commerce, l’Office de planification et de développement économique, la Condition féminine, le Tourisme et le ministère des Transports.Notons que les crédits de ce ministère ne comptent aucune provision spéciale pour un programme de rénovation de $ 400 millions de la voirie québécoise demandée par les députés libéraux.Le nombre de fonctionnaires diminuera légèrement par ailleurs, se situant à 52,783 employés permanents.M.Gobeil précise qu’il veut par ailleurs diminuer le recours aux employés occasionnels.Il a fixé comme cible une réduction de 15 %.A La France Cet explosif liquide est « identique à celui découvert à Francfort et en Sarre par les services de sécurité de la RFA », indique le communiqué du ministère de l’Intérieur.Il s’agit de nitrate de méthyle, a-t-on précisé de bonne source, contenu dans des bouteilles d’arak.Le terroriste international Mohammed Ali Hamade, membre présumé d’un réseau terroriste libanais, avait été arrêté le 13 janvier à l’aéroport de Francfort, avec neuf kg d’explosif cachés dans trois bouteilles de vin.20 litres d’explosif avaient ensuite été découverts en Sarre, à Beckingen, après l’arrestation d’Abbas Hamade, un frère de Mohammed, également à l’aéroport de Francfort.Le réseau démantelé depuis samedi à Paris et dans la région parisienne était dirigé par « Ali Fouad Salah, se prétendant de nationalité tunisienne ».Le réseau, ajoute le ministère de l’Intérieur, « était composé d’individus d’origine étrangère dont certains résident de manière permanente en France et dont d’autres — plusieurs ayant été identifiés — effectuent des déplacements opérationnels et ponctuels sur notre territoire ».Le ministère ne précise pas la nationalité de ces personnes.A Rue Saint-Jacques tragiste en chef de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a précisé que plusieurs rencontres d’affaires sont prévues avec des gens des milieux financiers et boursiers d’Italie et de Suisse.Cette approche de hockey et d’affaires créera probablement un contact inhabituel entre les courtiers, les gestionnaires de portefeuille et les financiers de Milan, Zurich et Montréal.Dans la foulée de l’internationalisation des marchés, précise le communiqué émis par la Caisse de dépôt, ce projet fera connaître les différentes institutions financières et il favorisera les échanges financiers entre les marchés.Ces rencontres sont financées par la Bourse de Montréal, la Caisse de dépôt, Mediatec, Gestionnaire Sport international, de nombreuses firmes de courtage comme Lévesque Beau-bien, Dominion Securities, Burns Fry, Alfred Bunting, Gordon Capital, Loewen Ondaatje et la banque étrangère Bankers Trust du Canada.Autrement dit, une vaste gamme d’institutions financières de Montréal y est intéressée.Toutefois,les joueurs de hockey ont tous défrayé personnellement leur billet d’avion pour disputer ces matches.Ce sont des mordus du hockey quoi! Pierre O’NEILL A En coulisses Les crocs-en-jambe attendent Mulroney Brian Mulroney a gagné ses élections de 1984 sur la volonté de changement de l’électorat canadien.Il lui faudra faire un effort d’imagination pour les prochaines élections, s’il veut conserver le pouvoir.Ses adversaires l’attendent dans le détour.Il ne fait aucun doute libéraux et néo-démocrates ont déjà choisi leur prochain thème électoral: l’intégrité.Il reste encore au moins deux ans avant le prochain scrutin mais John Turner et Ed Broadbent ne perdent pas une occasion de capitaliser sur la série noire des scandales qui minent la crédibilité du gouvernement conservateur.Les notions d’honnêté, de moralité publique et de justice reviennent sans cesse comme un leimotiv dans chacun des discours des deux chefs d’opposition.Il s’agit de savoir qui, de John Turner ou de Edward Broadbent, est le plus apte à personnifier le rôle de Monsieur Net.Ils ont tous teux le physique de l’emploi.Bien qu’en cette matière, le NPD a quelques longueurs d’avance sur le P LC; bien avant les déboires du gouvernement conservateur, depuis des décennies déjà, le NPD a réussi à se faire coller l’étiquette du parti propre.Dans le cas des libéraux, c’est une vocation tardive.Et le discours de moralité publique leur profitera seulement dans la mesure où les électeurs auront oublié les dernières années de décadence de l’ancien régime Trudeau.Le thème de l’intégrité est d’autant plus attrayant pour l’opposition, que M.Mulroney risque d’être aussi vulnérable que ses ministres.Le style flambloyant et la voix d’alcôve qui avaient fait sa fortune électorale de 1984 ne parviennent plus à faire vibrer les sentiments de l’homme de la rue.Il y a quelque chose qui sonne faux.Un illustre politicien américain avait eu l’astucieuse idée de mettre en doute la sincérité de son adversaire, en posant à ses électeurs cette question: « Achèteriez-vous une auto usagée de cet homme?».Un pharisien chez les publicains Depuis des années que le rôle du député fait l’objet de remises en question, mais cette réflexion sur sa revalorisation n’a encore rien donné de concret.De la meute des 99 députés libéraux qui siègent à l’Assemblée nationale, seulement une trentaine ont eu la chance d'être nommés ministres et peuvent garder l’illusion d’accomplir de grandes choses pour leur pays.Des dizaines d’autres bâillent aux corneilles, se tournent les pouces, écoutent des discours vides de sens et servent de « rubber stamps » à des projets de lois élaborés en catimini par des non élus.Excédé, le député de Lafontaine a décidé de secouer la bar-raque et de donner un sens au rôle d’élu du peuple.Jean-Claude Gobé part en croisade pour la survie de la langue française.Il a organisé dans son comté un concours de rédaction française, en collaboration avec le ministère de l’Education et la Centrale de l’Enseignement.Les participants devront présenter un texte sur l’un des thèmes suivants: Ma langue j’y tiens; ma langue est en danger et en voie de disparition; à mon travail et dans mes loisirs, je peux vivre en français au Québec.Le jury composé notamment du rédacteur en chef du DEVOIR, Paul-André Comeau et du président de la CEQ, Yvon Charbon-neau, désignera les gagnants du concours et décernera les prix comprenant pour les plus méritoires une bourse de $100.Les autres auront droit à un déjeûner au café du Parlement en compagnie de M.Claude Ryan, ce qui se prend bien, et avec le député Jean-Claude Gobé, ce qui n’est pas un cadeau.Caressant le rêve d’être un jour nommé ministre, M.Gobé ne veut surtout pas déplaire à son chef.Avant d’agir, il a donc obtenu le feu vert du bureau du premier ministre.L’énergie de l’espoir Le Parti québécois évalue son membership à 60,000 membres et le Parti indépendantiste en compte moins de 2,000.Qu’à cela ne tienne, son chef Gilles Rhéaume n’est pas le genre d’homme à se laisser décourager.Il parcourt inlassablement les comtés, à la recherche de nouveaux adeptes.Le PI vit sous le seuil de la pauvreté et Gilles Rhéaume porte lui-même ses communiqués de presse aux salles de rédaction.N’empêche que ce parti est parvenu à se tailler une visibilité respectacle dans le paysage politique.Encore ce matin, le triumvirat Rhéaume-Monière-de Bel-lefeuille donne une conférence de presse pour dévoiler un projet de nouvelle alliance avec les Amérindiens du Québec.Il y a dans cette foi en l’avenir et cette détermination quelque chose de rafraîchissant qui doit parfois faire l’envie des péquistes en proie à la morosité.Quatre équipes de hockey composent la ligue de la Bourse de Montréal, à savoir l’équipe de la Caisse de dépôt, celle de la Banque Nationale, celle de Dominion Securities et celle de Richardson Greenshields.Les promoteurs du projet ont émis un prospectus intitulé « Rencontre hockey finance Europe Amérique 1987 » en italien, en anglais et en français pour distribuer lors de leur visite.Déjà, ils ont aussi reçu un lettre de la communauté financière de Hong Kong les sollicitant pour venir y disputer un match.A Fossé grés d’autonomie » ne les rassure pas puisqu’ils se trouvent ainsi à nier le droit des autochtones à remonter le temps vers leurs ancêtres.« Les gouvernements n’ont pas compris qu’il ne s’agit pas d’un processus de décolonosation », a déclaré hier le chef Gary Potts, principal négociateur de l’Assemblée des premières nations (AFN).« Ce qu’on négocie, ce sont les termes de notre coexistence : il s’agit d’une vraie négociation constitutionnelle et non, comme en 1867 pour le Canada, d’une délégation de pouvoirs du Parlement de Westminster à son Commonwealth de l’Amérique du Nord».La délégation indienne se plaignait hier du manque d’appui qu’ils trouvent dans la délégation fédérale, en particulier de la part du ministre de la Justice.Ils mettent maintenant leur dernier espoir dans les qualités de négociateur du premier ministre lui-même.Les peuples autochtones revendiquent en fait un nouveau partage des pouvoirs définis aux articles 91 et 92 de l’Acte de l’Amérique du Nord et veulent ainsi se situer exactement sur le même pied que les gouvernements provinciaux et fédéral.« Nous n’aimons pas la tendance actuelle des bureaucrates fédéraux à essayer de régler à rabais avec certaines bandes indiennes et à faire d’elles des administrations municipales », a encore prévenu Gary Potts.Le chef Potts faisait ainsi allusion aux intentions avouées du ministère fédéra] des Affaires indiennes, et de certaines provinces comme le Québec et le Manitoba en particulier, de se contenter d’ententes sur des revendications territoriales.Tout le monde se demandait hier si le front commun des quatre groupes d’Autochtones allait tenir pendant 48 heures.Les Métis et les In- diens non-inscrits avaient, en 1985, accepté un compromis politique mis au point par le gouvernement de Saskatchewan.« Mais les Métis ont compris que la division ne menait à rien », prétendent les responsables de l’AFN.De fait, le gouvernement fédéral n’a pas négocié davantage avec eux depuis deux ans, malgré leur bonne volonté à la conférence de 1985.Les Indiens ont par ailleurs promis de ne pas claquer la porte du Centre des Conférences d’Ottawa avant vendredi soir : « nous sommes ici pour aller jusqu’au bout », a dit Gary Potts.De fait, les peuples autochtones veulent faire la preuve, devant la communauté internationale, qu’ils ont tout essayé pour négocier et qu’il ne leur reste plus que le recours aux Nations-Unies ou à la Cour internationale de La Haye.L’AFN a d’ailleurs invité un observateur de l’ON U à cette conférence.« Le premier ministre, Brian Mulroney, doit faire preuve de leadership et forcer la main des provinces, disent les Indiens, et nous avons l’impression qu’il va peut-être s’y résoudre s’il sent sur lui la pression internationale ».Devant une telle impasse, le premier ministre a invité les représentants des quatre groupes autochtones à le recontrer en début de soirée hier.Il était accompagné de ses ministres Ray Hnatyshyn (Justice), Bill McKnight (Affaires indiennes) et Lowell Murray (Relations fédéra-les-provinciales).Puis il a dîné, à huis clos, avec ses homologues provinciaux.Il devait s’agit alors, selon John Buchanan de la Nouvelle-Ecosse, d’un tour de table plutôt que d’une négociation comme telle sur de nouvelles propositions à faire aux groupes autochtones.Officiellement, le gouvernement fédéral ne veut pas que, ce matin, à l’ouverture de la conférence, on commence à circuler des projets d’amendements constitutionnels.Selon les fonctionnaires fédéraux, on devrait dans un premier temps se contenter de prises de position politiques des dix-sept chefs de délégations - le gouvernement fédéral, les dix provinces, les deux administrations territoriales et les quatre groupes autochtones.Les Indiens des Prairies, q ui refusent de se laisser rrprésenter par l’AFN, auront droit à un siège d’observateur et le gouvernement fédéral leur a promis de « les aider à trouver un moyen de se faire entendre ».
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