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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1987-04-28, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVIII — No 97 ?Quelques averses.Max.: 10.Mercredi: pluie.Détail page 23 Montréal, mardi 28 avril 1987 h A » euAûôfy Comment investir si vous payez trop d'impôts mmi.iwn' se (514)879 2100 extérieur de Montréal métropolitain 50 cents r'CMTC Côte-Nord Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents DU CcNTS Recommandations au ministre Un seul tribunal au Québec et des juges mieux payés Broadbent et Turner: grands ténors de l’abolition Réquisitoire contre la peine de mort à Ottawa EXCLUSIF MICHEL C.AUGER La Cour provinciale, la Cour des sessions de la paix et le Tribunal de la jeunesse devraient être regroupés en une seule instance, la Cour du Québec, dont les juges recevraient une importante hausse de traitement.C’est ce que recommande le rapport préliminaire du Comité sur la révision de la Loi sur les tribunaux judiciaires, remis au ministre de la Justice Herbert Marx au début du mois et dont LE DEVOIR a obtenu copie.Le comité, présidé par Me Claude Brazeau, ancien sous-mi-nistre associé de la Justice et aujourd’hui vice-président de la Commission de police du Québec, rendra son rapport final vers le 15 mai.Mais la version intérimaire contient l’essentiel des recommandations « et ne devrait pas être beaucoup retouchée », estime Me Brazeau.Sur l’épineuse question du salaire des juges de nomination provinciale, le comité estime que le « strict minimum » serait de leur verser une augmentation de plus de $25,000 par année, pour maintenir un écart raisonnable entre leur traitement et ceux des juges nommés par Ottawa.Quant à la création de la Cour du Québec, il s’agit, soutient le rapport d’une « proposition de réforme (qui) semble faire consensus».Cette fusion permettrait « l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité de la justice et une meilleure administration de la justice tant sur le plan de l’efficacité que des coûts », estime le comité.La fusion ne toucherait que les tribunaux judiciaires et non les tribunaux administratifs dont les membres sont nommés par le gouvernement du Québec, comme le Tribunal du travail et les diverses cours municipales, mais ces juges sont également visés par l’augmentation des salaires que recommande le comité.Voir page 12 : Tribunal MANON CORNELLIER OTTAWA- Le coup d’envoi du débat sur la peine de mort a été donné hier à Ottawa au milieu de quelques députés conservateurs et de la majorité des membres de l’opposition.La conviction et le ton solonnel et moral des discours n’ont toutefois pas effacé l’impression que la majorité conservatrice semble bouder un débat qu’elle avait elle-même promis au cours de la campagne électorale de 1984.Seulement une vingtaine de députés de l’aile gouvernementale étaient présents pour écouter les allocutions des chefs de l’opposition.Même le vice-premier ministre Don Mazankowski, qui a déposé la motion en février au nom du gouvernement, et le premier ministre étaient absents.Uniquement deux ministres, George Hees et Flora MacDonald, ont écouté John Turner et Ed Broadbent.Le secrétaire parlementaire du vice-premier ministre, Doug Lewis, s’est donc chargé d’ouvrir le débat.Il a tenu à préciser que le gouvernement ne supportait aucune option et qu’il laissait la décision entre les mains des élus.M.Lewis a dit que personnellement il appuyait le retour de la peine capitale dans les cas de meurtres prémédités et d’assassinats de policiers ou de gardiens de prison.Il a en revanche recommandé à chacun de se fier à son jugement et non aux sondages pour prendre une John Turner décision, réaffirmant la nécessité de préserver le principe de l’indépendance des représentants élus.Cette déclaration d’indépendance a d’ailleurs été reprise par les deux chefs des partis d'opposition.Selon eux, une société démocratique ne peut se laisser guider par les sondages.John Turner et Ed Broadbent Ed Broadbent ont de plus solidement défendu leur position abolitionniste.Pas question de rétablir une sentence qui nierait, à leurs yeux, les principes de base d’une justice fondée sur la punition et la réhabilitation et non sur la vengeance.Idéalisme, moralité, philosophie, Voir page 12 : Réquisitoire Doug Lewis Le MEIR est plus lent pour les francophones Le français est un handicap au ministère de Michel Côté L’Opus Dei fulmine MICHEL VASTEL OTTAWA — Un rapport interne sur le bilinguisme au ministère de l’Expansion industrielle régionale reconnaît que « l’insuffisance du ministère à fonctionner dans les deux langues ralentit de temps à autre l’examen des demandes de subventions présentées en français ; les clients francophones ( des hommes d’affaires) ne reçoivent donc pas un service équitable ».Quant aux employés francophones du ministère lui-même, ils croient tellement peu au bilinguisme pour améliorer leurs chances d’avancement qu’ils « refusent de suivre les cours de perfectionnement dans leur langue au point que ceux-ci doivent souvent être annulés» : moins du quart des 1,221 employés et cadres occupant une fonction « bilingue » au MEIR est en effet capable de communiquer ou d’évaluer leurs subalternes dans leur langue, lorsqu’il s’agit de francophones.L’étude interne sur le ministère de l’Expansion industrielle régionale (MEIR), dont LE DEVOIR a obtenu copie, parle de « l’état déplorable du programme de langues officielles ».Malgré la présence de deux francophones à la tête du MEIR, MM.Michel Côté et Bernard Valcourt, les francophones ont peu de chances d’utiliser leur langue dans les réunions de direction du ministère.Cette question devrait être soulevée aujourd’hui alors que les ca-Voir page 12 : Le français PIERRE CAYOUETTE Il n’y a rien de mystérieux ni de secret dans l’Opus Dei.Et ce n’est que parce que la loi canadienne sur les corporations ne prévoit pas la création de « corporations simples » que cette « prélature personnelle » a demandé au Parlement canadien de conférer ce statut à son vicaire régional par le biais d’une loi privée.Voila du moins ce qu’a fait savoir hier M.Richard Brisebois, du bureau d’information de l’Opus Dei à Montréal.Un projet de loi privé (S-7) visant à incorporer l’Opus Dei au Canada a été déposé au Sénat le 2 avril dernier.Une étude légale, Alarie, Le-gault et Nadon, en a scruté le libellé, à la demande du Mouvement laïque québécois.Conclusion des avocats : « il apparaît clairement que le projet de loi S-7 ne constitue pas l’Opus Dei en corporation privée mais en société secrète entièrement contrôlée par son administrateur unique qui n’a de compte à rendre à personne, ni même au gouvernement qui l’a constitué ».L’Opus Dei réfute ces prétentions.« Un simple coup d’oeil au Journal des débats du Sénat 7 avril élucide le pourquoi d’une demande d’érection du vicaire régional de la prélature Opus Dei au Canada en corporation simple.Lors de la présentation du projet de loi en deuxième lecture, on y lit ‘ qu’au Canada, les juridictions ecclésiastiques de l’Église catholique et de autres églises acquièrent la personnalité juridique de cette façon.( .) Et puisque la loi sur les corporations canadiennes ne prévoit pas de corporations simples, le vi-Volr page 12 : L’Opus Del L’Autriche s’insurge Waldheim est déclaré indésirable aux É.-U.La candidature de L’Allier à l’Inrs Le refus de Ryan force l’UQ à tout reprendre VIENNE (AFP, Reuter) - Le gouvernement autrichien a exprimé hier soir sa « consternation » à la suite de la décision de Washington de placer le président Kurt Waldheim sur une « liste d’observation » et a décidé de rappeler en consultations son ambassadeur aux États-Unis, M.Thomas Klestil.Dans une déclaration remise à la presse, M.Alois Mock, ministre autrichien des Affaires étrangères, a notamment déclaré : « L’ambassadeur d’Autriche a été rappelé à Vienne en consultations.La décision du ministère américain de la Justice de refuser l’entrée aux États-Unis au président Waldheim a provoqué une profonde consternation du côté autrichien qui rejette cette décision avec fermeté ».« Les preuves rassemblées font ressortir qu’apparemment M.Waldheim a assisté, voire participé, à la persécution de personnes en raison de leur race, religion, origine ou opinion politique », a indiqué le porte-pa-Volr page 12 : Waldheim Photo AP ¦mm Kurt Waldheim BERNARD DESCOTEAUX QUEBEC - Les dirigeants de l’Université du Québec ont accepté hier, à la demande du ministre de l’Enseignement supérieur, M.Claude Ryan, de recommencer à zéro tout le processus de nommination du directeur de l’Institut national de recherche scientifique.Le Bureau des gouverneurs de l’Université du Québec (UQ) a pris cette décision, hier, en fin de journée, après que le ministre leur eut, la semaine dernière, maintenu son opposition à la candidature de l’ex-mi-nistre libéral Jean-Paul L’Allier à ce poste, n’ayant d’autre choix que de se plier à la volonté ministérielle.La candidature de M.L’Allier à la direction de l’Inrs qui avait fait l’objet d’un appui presque unanime à tous les niveaux au sein de l’UQ et de l’Inrs était, selon le ministre, entaché d’un vice de forme.Dans les Voir page 12 : Le refus AU SOMMAIRE LES JETS SONT ÉLIMINÉS Les Oilers’gagnent la série en quatre matchs consécutifs (4-2) tandis qu’à Toronto les Leafs acculent les Red Wings à l’élimination en l’emportant 3-2 en surtemps.Page 24 MILLE CAS DE SIDA AU CANADA Le millième cas de SIDA au Canada a été enregistré hier.Page 2 L’ÉGYPTE FERME L’OLP Le gouvernement égyptien a décidé de fermer tous les bureaux de l’OLP dans le pays.Page 6 DES CAISSES POP FUSIONNENT La nouvelle « Caisse nationale » aura un actif de $ 75 millions.Page 7 LA MALADIE DES PRIX Les loueurs de tuxedos font des affaires d'or.Page 8 *•••• ¦ m Photo George Tombs André et les siens, au camp d’Aracouany, en Guyanne française.Quel espoir de revenir un jour au Surinam où le président sanguinaire, Desi Bouterse, a fait tuer déjà des milliers de Surinamiens, surtout des Noirs.Les morts en sursis du Surinam Près de 8,000 réfugiés dont personne ne parle GEORGE TOMBS SAINT-LAURENT-DU-MARONI -Dans le camp près de l’aérodrome, les enfants « bosch » jouent à cache-cache, entre des tentes vert-olive, sur lesquelles sont posées des toiles bleues.Des toiles de ce teint azur qui démarque souvent un camp de réfugiés.Car c’est ici, en Guyanne française, que sont logées les victimes de la guerre civile au Surinam, pays voisin, sur le versant nord-est de l’Amérique du Sud.Depuis octobre dernier, ils ont traversé le large fleuve frontalier, le Maroni, pour venir se réfugier à Saint-Laurent.Ils sont maintenant plus de 7,600 Bosch et Amérindiens galibis, répartis les uns dans les camps et les autres dans les villages.« Je viens du Surinam », me dit un homme, comme pour se le remémorer, et affirmer ainsi qu’il est toujours du pays, même s’il Ta quitté.Il est dans la cinquantaine et, en me parlant, taille avec une hache, une planche de bois.«J’habitais à Moengo.À cinquante milles d’ici.Nous avons eu des troubles au Surinam.Bouterse (c’est le comman-dant-en-chef des forces armées, et chef de facto du gouvernement) a tué tout le monde.Femmes, enfants.Tout le monde a été massacré.Vous voyez ma femme ?» Je regarde autour de cet homme voir page 12 : Réfugiés ^flencieux FOULEZ-VOUS embarrasser l’individu qui veut avoir raison, avouez candidement que vous avez tort.L’homme public a deux visages : l’un pour la foule et l’autre pour son usage.Un moment vient où il se demande lequel est le vrai, m Nous n ’échangeons pas nos idées.La discussion est un ciment qui les renforcit.m ¦Les gens à argent ne font rien pour améliorer l’état du monde.Il le préfère comme il est puisqu'il les arrange.— ALBERT BRIE l’hebdomadaire français de l’information internationale Supplément VOILE 40 pages: Cette semaine dans Le Point, un supplément VOILE de 40 pages en couleur sur la course transatlantique Lorient-St-Pierre et Miquelon-Lorient dont le départ sera donné le 3 mai.Un numéro spécial fait pour ceux qui aiment la voile et qui inclut une carte marine géante du parcours.À lire également : DO YOU SPEAK ENGLISH?Si l’anglais en tant qu’instrument de communication scientifique, technique, commerciale, envahit la langue française, celle-ci ne perd pas pour autant de son influence hors de la francophonie.2.95 $ ©n ki°st*ue "• -h; :. Le Devoir, mardi 28 avril 1987 ¦ 3 La STCUM fait de nouvelles offres MICHEL C.AUGER La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal a déposé, hier soir, de nouvelles offres à ses employés d’entretien dans le but d’éviter la grève qui doit être déclenchée le 4 mai.C’est ce qu’a affirmé, hier soir, au Conseil municipal de Montréal, le président du Conseil d’administration de la STCUM, M.Robert Perreault, qui a ajouté que ces offres étaient « importantes et substantielles, mais pas finales ».Selon M.Perreault, les deux parties ont rencontré le concilia-teur au cours de la journée d’hier ejt les négociations avancent même si la distance entre les deux parties demeure importante.« On sent que les deux parties souhaitent régler », a-t-il affirmé.Les offres touchent surtout la question salariale, en particulier l’écart entre les échelles salariales des employés spécialisés qui effectuent le même travail à la STCUM et pour la Ville de Montréal, « une situation que nous trouvons injuste », a indiqué le conseiller Abe Limonchik, membre du conseil d’administration de la STCUM.Selon M.Perreault, l’écart entre les demandes des chauffeurs et les offres de la STCUM serait de l’ordre de $34 millions sur trois ans.« Le Conseil d’administration a le sentiment d’avoir fait tout ce qu’il pouvait mais nous sommes disposés à discuter des échelles salariales et du fonds de pension», a-t-il indiqué.D’autre part, le Syndicat du Transport de Montréal a manifesté hier durant une heure de- vant le siège de la STCUM, rue Saint-Antoine, dans le but de « dénoncer la mauvaise volonté » de l’employeur.En même temps, au ministère du Travail, reprenaient les séances de conciliation entre la société de transport et ce syndicat qui représente 2,100 employés d’entretien, lesquels doivent entrer en grève le 4 mai.On en était au début de la troisième semaine de grève légale des 4,000 chauffeurs d’autobus de la STCUM.Du côté de la Fraternité des chauffeurs (local 1983 du SCFP-FTQ), pas un mot.L’employeur n’a pas émis de communiqué et la porte-parole, Louise Baillar-geon, n’a pas fait, hier, de déclaration sur ce dossier qui stagne.La STCUM et le STM étaient convoqués à 16 h hier par les médiateurs Michaud et Boisvert, au ministère, pour une reprise des séances de conciliation.Dimanche, le ministre du Travail, M.Pierre Paradis, avait dans une lettre adressée au président du STM refusé d’obtempérer à la demande syndicale de désigner un médiateur spécial sur la question des salaires et de l’assurance-salaire, arguant que la partie patronale avait elle aussi des priorités à faire valoir.Le président du STM, M.Normand Lamoureux, a réagi hier à ce refus signifié par le ministre Paradis à une demande de médiation spéciale.Le syndicat des employés d’entretien n’est « pas trop content », dit-il, le ministre ayant plutôt hâtivement fermé la porte à la médiation.Selon M.Lamoureux c’est la pdg Louise Roy qui a d’abord demandé, en janvier, une médiation et il est donc peu probable qu’elle s’opposerait aujourd’hui à un tel recours.Ryan a rencontré les parties à l’UQAM hier Au moment où la grève des chargés de cours de l’UQAM entre dans sa sixième semaine, le ministre de l’enseignement supérieur, M.Claude Ryan, a décidé hier soir de rencontrer une nouvelle fois les parties.L’attaché de presse de M.Ryan a précisé hier que ces rencontres avec le syndicat des chargés de cours (SC-CUQ), avec l’administration de l’U-QAM et avec des porte-parole étudiants n’avaient pas pour but de « négocier » ; à son bureau de la rue Ful-lum, M.Ryan avait convoqué les 3 groupes à 20 h 30,21 h 30 et 22 h 30.Il s’agissait pour le ministre d’inventorier, si possible, les voies permettant de minimiser les inconvénients de cette grève légale.M.Ryan a déjà tenté, selon le SC-CUQ, de faire reporter à plus tard l'étude de la situation faite aux chargés de cours (le ministère doit étudier la charge de professeur d’université, il pourrait élargir son champ d’étude).Le syndicat n’a pas manifesté d’enthousiasme à cette suggestion.Quant à l’administration, elle persiste à dire qu’elle ne saurait satisfaire les chargés de cours en augmentant son déficit.Les étudiants, face à ce conflit, se partagent entre ceux qui s’identifient à des « otages » subissant des inconvénients sérieux et ceux qui, telle l’AGEUQAM (lettres, sciences humaines), choisissent de se solidariser avec les chargés de cours en grève.Le SCCUQ est tenu, jusqu’au 1er mai, de respecter une injonction limitant à trois le nombre de piqueteurs à toutes les entrées des 18 pavillons de l’UQAM.L’AGEUQAM occupe le bureau de Ryan à Lachute 25 représentants de l’Association étudiante de l’UQAM ont occupé hier le bureau de comté du ministre de l’Enseignement supérieur, M.Claude Ryan, à Lachute.Les membres de l’AGEUQAM voulaient ainsi protester contre la lenteur des négociations dans le conflit qui oppose les chargé de cours de l’UQAM à cette institution.Les chargés de cours en sont maintenant à leur sixième semaine de grève.La session d’hiver aurait normalement dû se terminer le 24 avril dernier, mais faute d’entente, les étudiants ne sont toujours pas encore en vancance.Les chargés de cours revendiquent une reclassification salariale pour obtenir la parité avec les professeurs réguliers, de même qu'un véritable régime de perfectionnement.Ces demandes ont reçu l’appui de l’AGEUQAM.Selon Mlle Josette Côté, porte-parole de l’AGEUQAM, le ministre doit prendre ses responsabilités et poser un geste pour accélérer le règlement du conflit.« Le parti libéral s’était engagé avant d’être élu à régler le problème du sous-financement des universités québécoises.Il est maintenant temps qu'il livre la marchandise.» Sénat du Canada Comité spécial du Sénat sur la teneur du Projet de loi C-22 (Loi sur les brevets) Loi modifiant la Loi sur les brevets et prévoyant certaines dispositions connexes Président : L'honorable M.Lome Bonnell, sénateur Le Comité spécial du Sénat sur la teneur du Projet de loi C-22 invite les particuliers et les organismes à lui présenter des mémoires.Des audiences publiques auront lieu à Ottawa et dans les capitales provinciales et territoriales en mai et en juin 1987.Les particuliers et les organismes qui désirent comparaître devant le Comité devront en aviser le greffier avant le 8 mai 1987 Le choix des témoins appelés à comparaître est à la discrétion du Comité.Les mémoires seront reçus au plus tard le 18 mai 1987.Toute correspondance et vos demandes de renseignements seront adressées au: Greffier Comité spécial du Sénat sur la teneur du projet de loi C-22 Sénat du Canada Ottawa (Ontario) K1A0A4 Téléphone: (613)990-0088 67 recommandations de l’Association médicale du Québec L’universalité des soins remise en question RENÉE ROWAN Deux jours avant le premier rapport d’étape de la Commission d’enquête sur les services de santé et les services sociaux (commission Rochon), l’Association médicale du Québec (AMQ) propose au gouvernement 67 recommandations dont l'objectif est de redonner plus de pouvoir aux médecins tout en leur permettant de mieux contrôler la qualité de leurs intervention*.Recommandations qui remettent également en question des principes « sacrés », tels l’universalité des soins et le rôle de l’Etat providence, « sans compromettre les acquis du système au niveau des soins de base et des prestations de services auprès des personnes les plus démunies », soutient l’AMQ.L’Association reprend dans ce do- cument de 27 pages l’ensemble des recommandations formulées au cours de l’année dernière par d’autres groupes de médecins et en fait un tout.Se disant le porte-parole de 9,500 médecins — omnipraticiens, spécialistes, résidents et internes — FAMQ propose trois grand volets de réforme : le financement, les effectifs médicaux et les structures administratives.Dans un contexte d’austérité, a soutenu le président de l’Association, le Dr Serge Hooper, les médecins ont été obliges d’augmenter leur productivité et on en est maintenant arrivé au point où l’on doit « contrôler l’élasticité de la demande » dont on ne s’est jamais préoccupé jusqu’à maintenant.Le temps des caprices est terminé, a-t-il ajouté.Conséquemment, l’AMQ recom- mande que soit redéfini le principe d’universalité pour limiter la croissance des coûts.Elle propose deux hypothèses plausibles: soit que le patient paie les soins qu’il exige, mais qui ne sont pas thérapeutiquement requis, soit que le gouvernement élabore une formule de grèvement ou de dégrèvement d’impôt proportionnelle a l’utilisation des soins de santé.Elle propose également que soit mis en place un partenariat entre les professionnels de la santé et le ministère pour redéfinir la notion d’universalité en fonction des limites budgétaires de l’État.Les demandes de l’AMQ touchent plusieurs aspects de la profession : un carnet de santé pour tous de façon à pouvoir mettre un frein à la surconsommation des services par des clients qui « magasinent » d’un médecin à l’autre; des campagnes Moins de 166 CLSC, laisse entendre Lavoie-Roux Le réseau des CLSC sera complété RENÉE ROWAN Oui, le réseau des CLSC va être complété, mais cela ne veut pas nécessairement dire qu’il y aura les 166 CLSC comme continue de le réclamer la Fédération des CLSC du Québec.En réponse aux inquiétudes de la Fédération qui veut voir le réseau complété dans les plus brefs délais (voir l’édition de samedi du DEVOIR), la ministre de la Santé et des Services sociaux répond qu’il faut s’entendre sur ce que veut dire un réseau complet de distribution des services.« Est-ce nécessaire d’avoir les 166 CLSC prévus ou cela veut-il plutôt dire rendre accessibles à l’ensemble du territoire du Québec les services que les CLSC doivent offrir ?», précise Mme Thérèse Lavoie-Roux au cours d’une brève entrevue accordée au DEVOIR.« Je ne veux pas dire dire que la décision est arrêtée », ajoute Mme Lavoie-Roux, qui refuse de dévoiler de ce qu’elle annoncera en conférence de presse demain alors qu’elle fera part de ses réactions au rapport Brunet.Elle n’écarte toujours pas la possibilité de fusion avec d’autres catégories d’établissements, mais cela peut se faire en respectant la vocation des CLSC, ajoute-t-elle: « Il peut y avoir des facteurs positifs, telle une meilleure complémentarité des services ».Il y a déjà des CLSC qui ont la responsabilité de centres d’accueil (Montréal-Nord, Rosemont, Octave-Roussin, entre autres) et de centres de santé (notamment en régions périphériques), remarque-t-elle: « À ce moment-là, la question pourrait se poser à l’inverse», L’important, conclut-elle, c’est que l’on rende disponibles à l’ensemble du territoire des services identiques et équivalents.La CÉCM se défend d’être raciste (LE DEVOIR)— La Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) réfute les accusations de discrimination raciale lancées par le mouvement SOS-Racisme au sujet des conditions de réintégration des élèves de l’école Calixa-Lavallée suspendus à la suite d’une altercation survenue le 15 avril dernier.Dans une mise au point émise hier, la CÉCM rappelle qu’elle est la seule commission scolaire au Québec à avoir établi une politique d’action en regard des enfants issus de groupes ethniques et de leurs parents.L’accrochage survenu la semaine dernière à l’école Calixa-Lavallée entre un groupe d’élèves de race blanche et de race noire a donné lieu à des mesures de suspension, selon les politiques en cours à la CÉCM.Compte tenu du climat de tension créé par cet affrontement et pour éviter de cristalliser des susceptibilités latentes, la direction de l’école a bel et bien émis une directive concernant la réintégration des élèves.Le directeur-adjoint de l’école Calixa-Lavallée, M.Marcel Saumure, a demandé aux élèves haïtiens réintégrés d’éviter de communiquer avec les élèves qui assurent le services à la cantine, en langue creole, langue incomprise par leurs confrères non-haïtiens.Selon M.Saumure, puisque les élèves d'origine ethnique représentent quelque 30 % de la clientèle de l’école, il est souhaitable que l'on favorise au maximum la communication dans une seule langue.Cela facilite le processus d’intégration de cette clientèle.Selon la CÉCM, cette mesure ne visait uniquement qu’à éviter toute ambiguïté possible dans la communication entre élèves.La mesure n’exige aucunement des étudiants haïtiens un engagement à ne jamais plus parler le créole devant leurs confrères de race blanche.La CÉCM joue depuis 16 ans déjà, un rôle de pionnier dans l’accueil et l’intégration des néo-Québécois.Dans le cadre de son programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) à sa clientèle multi-etli-nique, la CÉCM étudie, depuis plusieurs mois déjà, avec le ministère de l’Éducation et les gens de la communauté haïtienne, la possibilité de renseignement de la langue créole.de sensibilisation au danger de la surconsommation de médicaments tant auprès des médecins que des patients; un « ticket modérateur psychologique » (copie au malade des coûts des soins qu’il a reçu au cours de l’année, tout comme cela existe actuellement pour les frais d’hospitalisation), le droit au malade de consulter son dossier médical.En ce qui concerne plus directement les médecins, l’AMQ demande l’abolition de toutes les contraintes imposées ces dernières années: abolition du décret punitif du 70 % pour les jeunes médecins pratiquant dans les grands centres, Elimination du ratio 60/40 omnipraticiens/spécialistes ; versement d’une prime non imposable pour les médecins allant travailler en région dépourvue, etc.Aux journalistes qui s’interrogent sur les motifs qui ont incité l’AMQ à attendre à la dernière minute pour présenter leur document, le président de l’Association, le Dr Serge Hooper, précise que l’Association ne veut pas que son offre « d’un nouveau partenariat avec la profession médicale » soit diluée dans un rapport complexe et élaboré ».D’autre part, s’est-il défendu, « ce n’est qu’un pur hasard », si la publication du document coïncide avec le premier rapport d’étape de la commission Rochon.« Le changement de philosophie que sous-tend le document va profiter autant aux médecins qu’aux patients », a aussi soutenu le Dr Hooper.Tout ce que les médecins retireront de ce nouveau partenariat, ce sera « d’être plus heureux » dans leur travail.Rejoint par téléphone, hier, le Dr Georges Boileau, porte-parole de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, a tenu à préciser que « la FMOQ se considère comme le seul organisme qui peut parler au nom de l’ensemble des médecins omnipraticiens du Québec autant au Québec qu’en dehors du Québec ».Quant au document de l’AMQ, la Fédération n’en n’a jamais pris connaissance.« L’AMQ ne peut parler au nom de la Corporation des médecins du Québec.Nous n’avons jamais été consultés et nous n’avons pas vu leur document », indique de son côté le secrétaire général adjoint de la Corporation, le Dr Jacques Brière.faut ,£0gvoiE ^-poui .le cioüe- A LA STCUM LES EMPLOYE E S D’ENTRETIEN VEULENT OBTENIR UN SALAIRE COMPARABLE À CE QUI EXISTE AILLEURS POUR DES FONCTIONS SIMILAIRES; DEPUIS SIX (6) MOIS LA STCUM REFUSE TOUJOURS D'EN PARLER TANT EN NÉGOCIATION QU'EN CONCILIATION; C'EST POURQUOI — LES EMPLOYE-E-S D'ENTRETIEN EXIGENT LA, NOMINATION D'UN MÉDIATEUR SPECIAL CONCERNANT LES SALAIRES ET L'ASSURANCE-SALAIRE POUR JUSTIFIER CES DEMANDES; EST-CE IRRAISONNABLE?LA PATIENCE DES EMPLOYÉ-E-S D'ENTRETIEN A SES LIMITES.S'ILS DEVAIENT FAIRE GREVE LE 4 MAI, LA STCUM SERA LA SEULE RESPONSABLE.Un message du Syndicat du transport de Montréal (employé-e-s des services d'entretien) CSN.« 24 ¦ Le Devoir, mardi 28 avril 1987 SPORTS L’arbitrage dans la série Canadien - Nordiques Perron et Bergeron blâment le système BERNARD CYR ( PC ) — Jean Perron était très vo-lubile hier, au point qu’on peut maintenant croire que l’entraîneur du Canadien de Montréal a décidé de faire compétition à Michel Bergeron sur son propre terrain.Perron a émis hier ses opinions sur tout et rien lors de sa rencontre quotidienne avec les journalistes, qui étaient nombreux et provenaient de divers coins de l’Amérique du Nord: il été question des passions déplacées que soulèvent la série, des arbitres, évidemment, de Basil McRae et du match de ce soir.« Je suis un peu tanné de toutes les discussions dans les journaux et à la radio et je trouve que ça me fait perdre un temps précieux.Je n’en ai pas nécessairement contre ce que disent les premiers concernés par la série.Quand j’entends les sarcasmes ou les vulgarités proférés à l’endroit de la direction du Canadien ou que je vois les amateurs se battre dans les gradins, ça m’écoeure.À Québec, j’ai entendu des choses à la radio qui m’ont fait dresser les cheveux sur la tête », a dit d’un trait le pilote du Canadien, au sujet des para-activités qui découlent de la série.Le ton a été à peu près le même pour tous les sujets abordés hier.Il n’y a qu’à l’endroit des officiels, qui en ont pris pour leur rhume jusqu’à présent dans cette série, que Perron a tenu des propos un peu plus modérés.« La politique du Canadien est bien claire.Gagne ou perd, nous faisons rarement porter le blâme aux arbitres.Ils essaient de faire leur travail le mieux possible et ils sont humains.Il sont par ailleurs victimes du système.On permet les bagarres, les accrochages et le jeu se déroule de plus en plus vite.Ils n’ont quand même pas des yeux derrière la tête», a souligné Perron.Il faut dire que son équipe a gagné les deux derniers matches et que Michel Bergeron avait lui aussi trouvé l’arbitrage bien correct après que les Nordiques eurent remporté les deux premières rencontres de la série.Quand il a parlé de Basil McRae, Perron a emprunté le verbe qu'utilise parfois son homologue et s’est fait sarcastique.C’est quand on lui a demandé ce qui s’était passé pour que McRae et Sergio Momesso en viennent aux coups, avant le début du match de dimanche, que les propos de Perron se sont attardés sur l’homme fort des Nordiques.« McRae parle tout le temps.Il a une grande gueule.Il est un peu comme Claude Lemieux.McRae ne se bat pas, il lutte.Il ne doit pas être fier de lui aujourd’hui et il devrait faire preuve de plus de discipline demain.Ces gars-là sont spéciaux.Ils marquent quelques buts importants et croient que c’est la fin du monde », a-t-il dit.Il a aussi été question du match de ce soir, Dieu merci Perron a laissé entendre que Brian Skrudland, remis d’une grippe, pourrait reprendre sa place dans la formation ce soir.« Mais je ne veux pas bouleverser une formation qui vient de remporter deux victoires », a-t-il expliqué.¦ En gagnant les deux matches présentés a Québec en fin de semaine, le Canadien de Montréal a repris l’avantage de la glace dans sa série quatre de sept contre les Nordiques qui se poursuit ce soir au Forum.Mais l’avantage de glace n’a ni plus ni moins été qu’un désavantage jusqu’à présent.Lors des huit derniers matches opposant ces deux formations en séries éliminatoires, l’équipe à domicile a subi la défaite.¦ Chris Chelios ne s’inquiète pas du fait qu’il soit devenu un centre d’attention dans la présente série Cana-dien-Nordiques.Les joueurs des Nordiques l’accusent de donner des coups vicieux et d’outrepasser les limites de la légalité avec son bâton.« Je dois sûrement faire quelque chose pour qu’on parle autant de moi, a-t-il dit hier.Mais ils peuvent dire ce qu’ils veulent.Je ne serai heureux que si nous gagnons la série, un point c’est tout ».Le défenseur a aussi déclaré que la série se déroulait comme il l’avait prévu: « Le jeu devient plus agressif de match en match ».¦ On a comme l’impression que la série Canadien-Nordiques va mal tourner.Les déclarations sont de plus en plus incendiaires, de part et d’autre, et quand on a demandé hier à quelques joueurs du Canadien ce qu'ils pensaient de la mise en échec de Paul Gillis à l’endroit de Mats Naslund, dimanche soir, ils ont mentionné qu’ils avaient la mémoire longue.Pourvu qu’on n’assiste pas à une reprise du Vendredi saint de 1984.GUY ROBILLARD QUÉBEC (PC) — Michel Bergeron, le comédien, connaît les meilleurs moments de sa carrière.Quel spectacle il a donné hier.Essentiellement, il a critiqué la « machine» du Canadien, qu’il a comparée à celle de son oncle qui a fait quatre mandats comme maire de VUle-Saint-Michel mais surtout à celle de l’Union nationale du temps de Maurice Duplessis.C’est Serge Savard qui va être content.Et Ronald Corey, qui a travaillé pour Jean-Jacques Bertrand.« J’ai passé six ans à Trois-Riviè- res, a déçlaré l’entraîneur des Nordiques; d’ailleurs, Jacques Lemaire se fait un plaisir de le rappeler.Mais je n’ai pas perdu mon temps, je me suis amélioré en politique.Maurice Duplessis était un gars de la place et j’ai entendu parler de sa ‘machine’.Si vous ne votez pas pour moi qu’il disait, vous n’aurez pas de pont.Et bien la machine du Canadien, c’est la même chose ».« Ils perdaient 2-0 dans la série et ils ont sorti la ‘machine’, a poursuivi Bergeron.Je pense qu’ils ont dit à Jean Perron ce qu’il devait dire.Perron a raconté que j’influençais les arbitres, il a parlé de la ‘classe’ du Canadien et il y a eu un changement radical ».Bergeron a longuement ironisé sur cette classe, insistant sur le « moi-même » de Perron, qui a en effet déclaré que « Ronald Corey, Serge Savard et moi-même avons de la classe ».« Ça sous-entend que Marcel Au-but, Maurice Filion.et moi-même n’en avons pas, a soutenu le petit tigre, et ce simple petit mot, la classe, a pu influencer les arbitres inconsciemment.Don Koharski n’a pas été un facteur dans le troisième match, mais Bob Myers l’a été lors du dernier », a affirmé Bergeron en reprenant ses critiques de la veille contre l’officiel.À un journaliste qui osait lui apporter des objections bien minimes, il a fait remarquer qu’il venait de Montréal et que lui disait tout bonnement la vérité et n’était donc aucunement paranoïaque.Et pendant ce temps, l’attention et la pression étaient détournées de ses joueurs.« Je ne mets pas en doute l’intégrité des arbitres, a précisé l’entraîneur québécois; je dis que ceux-ci peuvent être influencés inconsciemment.C’est le système qui est en cause ».Au passage, il a égratigné Jean Perron, Jacques Lemaire et même les journalistes qui ne sont pas d’accord avec lui, « vous qui êtes fatigués et n’avez plus le temps de regarder les reprises ».Bergeron jure que Mike Lalor a agresse Lane Lambert de façon plus évidente que Basil McRae l’a fait avec Sergio Momesso avant le début de la rencontre.« Perron a critiqué Al Arbour et Mike Keenan, a-t-il dit.Ce n’est pas n’importe qui.Arbour a gagné quatre coupes Stanley ».« Perron a été chanceux, lui.Il a pris un club déjà constitué parce que Lemaire n'en voulait plus.Je l’aime bien Jean, mais il ne faudrait pas qu’il pousse trop fort.Après tout, il vient de Bromont.» D’Ascot Corner, ont dû préciser les journalistes.S’il < aime bien » Jean Perron, Bergeron déteste Jacques Lemaire et il a répliqué sèchement à la proposition humoristique de ce dernier qui s’est offert de le protéger derrière le banc au Forum.* Lemaire, a raconté Bergeron, il s’est poussé d’une vingtaine de journalistes qu’il avait peur d’affronter.Alors qu’il ne s’imagine pas que c’est lui qui va me défendre.Si j’attends après lui pour me protéger, ma vie est en danger ».L’émission Samedi de rire n’est jamais aussi drôle.Mais rendu à semblable niveau de compétition, faut-il en rire ou en pleurer ?¦ Mario Gosselin sera de nouveau devant le filet des Nordiques ce soir au Forum, où Michel Bergeron envisage la possibilité de changements, « mais pas majeurs ».À propos du mauvais but accordé par Gosselin en période supplémentaire lors du quatrième match, l’entraîneur a déclaré que « ce sont des choses qui peuvent arriver.Des buts semblables, j’en ai vus et je vais en voir encore beaucoup d’autres.Mario a très bien fait pour nous depuis le début des séries ».Mike Eagles pourrait revenir au jeu, mais cette fois ce ne sera assurément pas Mike Hough, un des meilleurs des siens dimanche, qui va céder sa place, a affirmé Bergeron, qui a hâte de voir Michel Goulet et Peter Stastny marquer des buts.Photo CP Mike Lalor s’empresse d’aller féliciter Mats Naslund après qu’il eut compté le but victorieux en prolongation, dimanche soir, permettant au Canadien de niveller la série.Les Red Wings face à l’élimination Les Leafs, en prolongation TORONTO (PC) - Mike Allison a contourné le filet et a poussé la rondelle entre les jambières du gardien Glen Hanlonà9:31 de la période de prolongation hier soir quand il a donné une victoire de 3-2 aux Maple Leafs de Toronto contre les Red Wings de Detroit.Il a ainsi permis aux Maple Leafs de prendre une avance de 3-1 dans la série finale de la section Norris.Allison a saisi une rondelle libre derrière le filet des Wings.C’est Wendel Clark, qui a marqué deux buts, qui avait déclenché le jeu de façon bien innocente en lançant le disque le long de la rampe.Allison s’en est saisi et, sans que personne ne lui touche, a pu revenir devant le but pour mettre fin au match.Le cinquième match de la série sera présenté mercredi à Detroit.La période de prolongation avait commencé sur une note enlevante et les deux équipes ont manqué d’excellentes chances de marquer.Plusieurs joueurs des Leafs se sont faits prendre en zone adverse après 1 ; 30 de jeu par exemple et les Wings se sont échappés à quatre contre un.Joey Kocur, bien placé dans l’enclave, a cependant tiré à côté de la cage.Les Red Wings ont repris la rondelle et Steve Yzerman a hérité d’une passe devant le but.Mais le gardien Ken Wregget a bien glissé pour exécuter un bel arrêt.Les Leafs ont eu aussi obtenu une bonne chance à la cinquième minute.Mais Dan Daoust s’est retrouvé devant une muraille devant le filet et son tir a dévié à côté de la cage.Après une première période qui n’a donné aucun but, Mel Bridgman et Clark se sont échangé des buts en deuxième avant que Gérard Gallant ne donne les devants 2-1 aux Wings au tout début de la troisième période.Allison était au cachot pour avoir fait trébucher quand Gallant a touché la cible en y allant du premier tir des siens lors de cet avantage numérique.Yzerman a passé la rondelle au défenseur Lee Norwood et son tir a été dévié par Galant qui coupait devant le but.Maple Leafs 3, Red Wings 2 Première période Aucun but.Pénalité — Terrion Tor 10:48.Deuxième période 1—Detroit, Bridgman 5 Klima.2:32 2—Toronto, Clark 4 Lanz, Allison.16:27 Pénalités — Veitch Det 7:54, Hanlon Det purgée par Yzerman), Vaive Tor mineures 8:23, Gallant Det, Kot-sopoulos Tor mineures 12:25, Ashton Det, Vaive Tor 13:31, Burr Det, Root Tor 18:42.Trolelème période 3— Detroit, Gallant 4 Norwood, Yzerman.0:53 4— Toronto, Clark 5 Allison.1347 Pénalités — Allison Tor 0:28, Veitch Det 13:09.Prolongation 5— Toronto, Allison 3 Daoust, Clark.931 Pénalités — Norwood Det, Vaive Tor 7:56.Tirs au but Detroit.12 6 9 5 —32 Toronto.13 21 5 11 —50 Gardiens — Detroit: Hanlon; Toronto: Wregget.Assistance — 16,382.Mmmmmmmœœmmmmtmrnm HOCKEY Ligue nationale Lundi Québec 7, Montréal S Phil’phie 4, Islanders 2 Mardi Toronto 4, Detroit 2 Edmonton 3, Winnipeg 2 Mercredi Québec 2, Montréal 1 Islanders 2, Phil'phie 1 Hier Longueuil 9, Chicoutimi 2 Mercredi Longueuil à Chicoutimi Vendredi Chicoutimi à Longueuil Dimanche 3 mal Longueuil à Chicoutimi Jeudi Toronto 7, Detroit 2 Edmonton 5, Winnipeg 3 Vendredi Montréal 7, Québec 2 Phil’phie 4, Islanders 1 Samedi Detroit 4, Toronto 2 Edmonton 5, Winnipeg 2 Dimanche Montréal 3, Québec 2 Phil'phie 6, Islanders 4 Mardi 5 mal Chicoutimi à Longueuil Mercredi 6 mal Longueuil à Chicoutimi' Jeudi 7 mal Chicoutimi à Longueuil' (* si nécessaire) Hier Toronto 3, Detroit 2 Edmonton 4, Winnipeg 2 (Edmonton gagne 4-0) Ce soir Québec à Montréal Islanders à Philadelphie Mercredi Toronto à Detroit Jeudi Montréal à Québec Philadelphie à Islanders* Vendredi Detroit à Toronto* Samedi Québec à Montréal* Islanders à Philadelphie* Dimanche Toronto à Detroit* (* si nécessaire) Les meneurs (Partis* d'hier non compris**) b a pts Gretzky, Edm .2 18 20 Messier, Edm .6 10 16 Anderson, Edm.8 7 15 Kurri, Edm 9 5 14 P.Stastny,Qué 6 7 13 Naslund, Mil 5 8 13 Kerr, Phi 8 5 13 Haw'chuk, Win.5 8 13 Goulet, Qué.8 4 12 Ogr dnic.Qué .7 4 11 Lafontaine, Isl.5 5 10 Nilsson, Edm 3 7 10 Slltanen, Qué.1 9 10 Tikkanen, Edm.7 2 9 Picard, Qué.2 7 9 Eklund, Phi 1 8 9 Tocchet, Phi 6 2 8 Smith, Mtl 4 4 8 Stastny A,Qué 3 5 8 Yzerman, Det.2 6 8 Hunter, Qué.1 7 8 Ellett.Win 0 8 8 McLean, Win 5 2 7 McPhee, Mtl.5 2 7 LONGUEUIL CHICOUTIMI allure de la série P) g p bp bc pts .1 1 0 9 2 2 .10 12 9 0 COUPE STANLEY Série “A” Pl 9 P bp bc pts MONTRÉAL 2 2 16 13 4 QUÉBEC 4 Série “B” 2 2 13 16 4 ISLANDERS 4 1 3 9 15 2 PHILADELPHIE 4 Série “C” 3 1 15 9 6 TORONTO 4 3 1 16 10 6 DETROIT 4 Série “D” 1 3 10 16 2 WINNIPEG 4 0 4 9 17 0 EDMONTON 4 4 0 17 9 8 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC SÉRIES ÉLIMINATOIRES Finale 4 de 7 e* expos Galarraga et Webster brillent à l’attaque Heaton maîtrise les Phillies DANIEL CAZA PHILADELPHIE (PC) - Il est parfois difficile d’imaginer à quel point le comportement d’un seul joueur peut transformer une équipe.Même au baseball, qui demeure un sport d’équipe.On l’a remarqué, hier soir, lors du gain de 6-4 des Expos sur les Phillies de Philadelphie, devant 15,149 spectateurs au Veteran Stadium.Le succès semble venir tellement plus facilement quand un seul joueur peut contrôler la situation.Hier, le gaucher Neal Heaton a tout fait.Il a évidemment bien lancé.C’est d’abord ce qu’on lui demande.Il a bien espacé cinq coups sûrs et un seul but sur balles, avant d’être atteint à la cuisse par une balle frappée en flèche par Juan Samuel, premier frappeur de la neuvième manche.Le choc a été si violent que le gérant Buck Rodgers a dû immédiatement faire appel à Tim Burke.Si la partie s’est conclue par un pointage aussi serré, c’est ce dernier qui en est le responsable.Heaton a oeuvré de manière remarquable; Burke a été lamentable, accordant un simple au frappeur suppléant Milt Thompson et un cir- cuit de trois points à Mike Schmidt, le 501e de sa carrière.Avant de céder sa place à Randy St.Claire, Burke a eu le temps d’allouer un autre simple, celui de Lance Parrish.St.Claire a mis fin au dilemne et a signé son troisième sauvetage.Heaton s’acheminait vers un blanchissage, mais il a accordé un circuit en solo à Rick Schu, à la septième manche.Mais le joueur acquis en retour de Jeff Reardon a en outre frappé, couru, marqué un point et excellé à la défensive.Bref, il s’est avéré la source d’inspiration.Si minables au cours du dernier week-end, les Expos ont joué comme des champions, hier.Vrai que le joueur de troisième but Tim Wallach était de retour dans la formation, mais il n’a pas fourni une part importante dans ce gain.D’ailleurs, Wallach a dû etre retiré du match, à la cinquième manche, sa cheville gauche le faisant encore souffrir.Donc, la différence entre les zéros d’il y a deux jours et les héros d’aujourd’hui s’appelle Neal Heaton.Demain, il faudra peut-être se réa- BASEBALL Ligue nationale Hier S.Francisco 7, Atlanta 3 Montréal 6, Philadelphie 4 Houston 11, New York 1 Aujourd’hui San Francisco, Krukow (0-3) à Chicago, Sutcliffe (3-1), 14 h 20 Los Angeles, Valenzuela (3-0) à Pittsburgh, Kipper (1-2), 19 h 05 Atlanta, O'Neal (1-0) à Cincinnati, Browning (2-2), 19 h 35 Houston, Darwin (1-1) à New York, Ojeda (2-2), 19 h 35 Montréal, Youmans (0-2) à Philadelphie, Cow- ley (0-3), 19 h 35 San Diego, Whitson (2-2) à St.Louis, Conroy (0-0), 20 h 35 Ligue américaine Hier Boston à Oakland Detroit à Seattle Milwaukee en Californie Aujourd’hui Chicago, Davis (1-1) à Cleveland, Schrom (0-2), 19 h 35 Minnesota, Viola (1-2) à Toronto, Clancy (1-2), 19 h 35 Baltimore, Boddicker (1-0) à Kansas City, D.Jackson (0-3), 20 h 35 LIGUE NATIONALE Section Est ST.LOUIS 9 P moy.dlff.10 7 .588 CHICAGO 9 8 .529 1 NEW YORK 9 9 .500 1 V2 MONTRÉAL 10 .412 3 PITTSBURGH 6 10 .375 3 Va PHILADELPHIE 6 12 .333 4'/z Section Ouest CINCINNATI 5 .737 SAN FRANCISCO.14 6 .700 Va HOUSTON 12 8 600 2 V4 LOS ANGELES 11 9 .550 3 'h ATLANTA 7 11 .389 6'/z SAN DIEGO 5 15 .250 9’/z LIGUE AMÉRICAINE Section Est MILWAUKEE.16 NEW YORK.14 TORONTO.10 BOSTON.BALTIMORE.DETROIT.CLEVELAND.Sb MINNESOTA.12 CALIFORNIE.11 SEATTLE.KANSAS CITY.CHICAGO.OAKLAND.TEXAS.16 1 .941 __ 14 5 .737 3 10 8 .556 6’/z 8 10 .444 8Vi 8 11 .421 9 7 10 .412 9 6 14 1 Ouest .300 11 V4 12 7 .632 _ 11 8 .579 1 9 10 .474 3 8 9 .471 3 6 10 .375 4 '/a 6 11 .353 5 6 13 .316 6 New York, Rasmussen (2-0) au Texas, Correa (0-1), 20 h 35 Milwaukee, Nieves (2-0) en Californie, Witt (2-2), 22 h 35 Boston, Sellers (1-0) à Oakland, Plunk (0-1), 22 h 35 Detroit, Robinson (1-0) à Seattle, Reed (0-0), 22 h 35 é* Les frappeurs (Pars* d'hlar non comprit») pb et ppcc m< Brooks.11 1 0 0 .0 Candaele.47 17 3 0 .3 Engle.16 6 2 1 ,3 Fitz’ald.12 3 1 0 .2 Foley.26 5 4 0 .1 Galarraga.55 18 10 1 .3 Johnson.13 2 1 0 .1 Law.61 17 7 3 .2 Nicholls.22 5 2 0 .2 Powell.39 8 4 0 .1; Reed.30 4 4 0 .11 Rivera.24 3 1 0 .1: Sletero.16 2 0 0 .11 Wallach.48 14 9 1 .2» Webster.62 16 5 1 .2! Win'gham.20 3 0 0 11 Buta volés: Webster 3; Car daele, Fitzgerald, Foie Johnson, Law 1.Les lanceurs 99 ml pm rab mp Burke.0-0 3 0 1 2 3.1 Campbell .04) 8.0 8 3 9.1 Heaton.2-1 20.0 11 10 4 ! McClure.0-0 5.2 3 5 4.) McGaffigan 0-0 110 1 11 Of Parrott.0-1 4.2 2 5 3.1 Sebra.1-2 20.0 6 10 2.) Smith.00 0.0 0 0 OC Sorensen 1-1 11.2 3 3 2.3 St Claire.1-0 10.2 6 5 5 C Tibbs.1-3 28.0 12 12 3.S Youmans.0-2 15.2 15 9 86 Victoires préservées: SI Claire, McGaffigan 2.juster.Heaton (3-1) a donc battu les Phillies, cette équipe comprenant une foule de dangereux frappeurs droitiers, pour la deuxième fois en cinq jours.La première fois, la chance a peut-être été de son côté.Mais hier, il a nettement démontré qu’il n’était pas intimidé outre mesure par les Samuel, Schmidt, Parrish et Glenn Wilson.Pour rendre la tâche davantage ardue à Heaton, le gérant des Phillies, John Felske a même inséré à sa formation les noms de Chris James, de John Russell et de Schu.Par conséquent, Schmidt évoluait au premier but à la place de Von Hayes.En outre, Heaton a surpris tout le monde en obtenant un simple, à la deuxième manche (n’oublions pas qu’il provient de la Ligue américaine), et en volant le deuxième coussin contre.Parrish.Il a enfin marqué le deuxième point des Montréalais, sur un simple de Mitch Webster, en courant comme le ferait n’importe quel régulier.Heaton a en somme donné à ses coéquipiers un bel exemple de combativité.L’attaque des Montréalais a été menée par Andres Galarraga, encore une fois, et par Mitch Webster, pour qui il s’agissait d’un réveil après un sommeil de trois jours.Le « Gran Gato » a produit ses lie, 12e et 13e points de la saison, grâce à un simple et à un double.Ce qui permet de croire que les succès de Galarraga ne seront pas éphémères, c’est qu’il obtient la plupart de ses coups sûrs opportuns au centre du terrain.Expos 6 Phillies 4 ab p es pp ab p c» pa Candael cc 3 2 0 0 Samuel 2b 4 110 Webster cd 3 2 2 2 CJames cc 3 0 10 Galarrg lb 4 0 2 3 MThmp fs 1110 Wallach 3b 3 0 10 Schu 3b 3 111 Winghm ce IOOO Hayes fs 10 0 0 Stefero r 4 12 0 Schmdt 3b 4 12 3 Engle cg 3 0 10 Parrish r 4 0 10 Nichols cg 10 0 0 GWilson cd 4 0 10 Low 2b 4 0 11 Russell cg 4 0 0 0 Foley ac 4 0 10 Jeltz oc 2 0 0 0 Heaton I 4 110 KGross 1 OOOO Hume 1 OOOO GGross fs 10 0 0 Jackson 1 0 0 0 0 RRrtck fs 10 0 0 Schtzdr 1 0 0 0 0 Totaux 34 6 11 6 Totaux 32 4 8 4 Montréal 102 120 000—6 Philadelphie 000 000 103—4 Point victorieux — Webster ( 1 ).E—Jeltz, DJ— Montréal 2, Philadelphie 3.IS6-—Montréal 5, Philadelphie 3.2b— Webster, Low, Galarraga.C—Schu (I), Schmidt (6).BV—Heaton (I), Webster (S).S—KGross.Montréal ML CS p PM U Ri Heaton G,3-l 8 5 2 2 1 6 Burke 13 3 2 2 0 1 StClaire S,3 Philadelphia 2-3 0 0 0 0 1 KGross P,0-3 3 1-3 7 4 3 0 1 Hume 22 3 4 2 2 2 1 Jackson 2 0 0 0 1 2 Schtzdr 1 0 0 Heaton a lancé à 1 frappeurà la 9e.D—2:34.A — 15,149.0 1 1 Les Jets éliminés en 4 matchs Les Oilers sont trop forts WINNIPEG (PC) — Les Oilers d’Edmonton ont marqué trois buts à la première période, touchant la cible à deux reprises en l’espace de 48 secondes, puis ils ont ajouté un quatrième but, à la deuxième, pour élimine les Jets de Winnipeg en l’emportant 4-2, hier.Ils remportent la finale de la division Smythe par quatre victoires contre aucune défaite.Il s’agit de la 14e victoire d’affilée des Oilers contre les Jets en séries éliminatoires.Ils affronteront maintenant le gagnant de la série opposant les Maple Leafs de Toronto aux Red Wings de Detroit en finale de la conférence Campbell.Le match, disputé devant 14,460 personnes, a mal tourné à la troisième période lorsque Wayne Gretzky et Dale Hawerchuk sont entrés en collision.La tête de Gretzky a donné contre la glace quand les deux joueurs sont tombés sur la patinoire.Gretzky, qui a perdu son casque protecteur sous la force de l’impact, n’est pas revenu au jeu.Par la suite, Steve Rooney et Glenn Anderson ont été expulsés à la suite d’une altercation.Le point tournant du match est survenu à la deuxième période.Les Oilers menaient 3-1 mais les Jets venaient de regagner du momentum grâce au but de Fredrik Olausson.Une passe de Randy Carlyle a ricoché contre un patin de Mike Krus-helnyski.Anderson s’est alors emparé de la rondelle jjour décocher un tir qui a touché le fond du filet.Marty McSorley a ouvert le poin- tage pour jeter le silence dans le foule.Gretzky, lors d’un jeu de puissance, et Reijo Routsalainen ont ensuite porté le compte 3-0 en marquant en l’espace de 48 secondes.Brian Mullen a marqué le deuxième but des Jets alors qu’il ne restait que 12 secondes à la deuxième période.Le dernier engagement a donné lieu à du jeu rude.Grant Fuhr, le gardien des Oilers, a fait la différence en effectuant 22 arrêts.Oilers 4, Jets 2 Première période 1— Edmonton.Lemayl Smith, Ruotsalainen.5:27 2— Edmonton, Gretzky 3 Routsalainen, Nilsson.12:58 3— Edmonton, Routsalainen 2 Messier, Nilsson.13:46 Pénalités — Rooney Wpg 0:30, Colley Edm 2:48, Boschman Wpg 12:44, Lowe Edm 13:31, McSorley Edm, Kyte Wpg majeures 18:35.Deuxième période 4— Winnipeg, Olausson 2 kyte.Boschman.8:20 5— Edmonton, Anderson 9 Krushelnyski.12:58 6— Winnipeg, Mullen 4 Ellett, Marois.1948 Pénalité — McBain Wpg 2:20 Troisième période Aucun but.Pénalités — Anderson Edm mineure, majeure, inconduite de match, Huddy Edm majeure, Berry Wpg mineure, Boschman Wpg majeure, Rooney Wpg majeure, inconduite de match 6:05, kyte Wpg 17:17.Tirs au but Edmonton.n 5 6 —22 Winnipeg.12 8 4-24 Gardiens — Fuhr, Edmonton; Berthiaume, Reddick Winnipeg.Assistance —14,460 mmmMmmmmmmmmmmm * t i
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