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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1987-05-01, Collections de BAnQ.

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À LIRE AUJOURD’HUI : LE MAGAZINE ÉCONOMIQUE DU DEVOIR Passages nuageux en matinée Max.: 10.Détail page 21.Montréal, vendredi 1er mai 1987 50 CENTS Cote Nord Gaspesie Toronto.Nouveai Un budget déposé en catastrophe qui ameute l’opposition Lévesque diminue les impôts de $169 millions En plus de ramener le déficit à $2.4 milliards GILLES LESAGE QUÉBEC — Fait sans précédent, le ministre des Finances a dû rendre public dès hier soir son budget, une semaine plus tôt que prévu, le document ultra confidentiel ayant fait l’objet de fuites substantielles, quel- ques heures plus tôt, au poste CFCF-TV de Montréal.Les mesures qui devaient entrer en vigueur jeudi soir prochain sont en force depuis minuit, de sorte que personne, estime-t-on aux Finances, n’a pu tirer avantage ou n’a subi de préjudices par suite de la primeur dévoilée par le confrère Ralph No- Recherche : $100 GILLES LESAGE QUEBEC — Le ministre des Finances a dévoilé hier soir une nouvelle politique fiscale visant à accélérer la croissance des activités de recherche et de développement dans les universités et les entreprises.La politique s'inspire des actions accréditives instaurées dans le secteur minier.Elle prévoit une injection de plus de $100 millions pour la R et D.En 87-88, les crédits additionnels aux universités atteindront $40 millions.Quant aux avantages fis- caux supplémentaires, leur coût pour le gouvernement est évalué à $102 millions pour une pleine année d'imposition.Signalons les mesures suivantes: ¦depuis minuit, le crédit d’impôt de 10 % des salaires versés en R et D est porté à 20 % pour les corporations, au coût de $43 millions l’an; ¦déduction additionnelle de 33 1/3 % à l’égard de la totalité des dépenses de R et D effectuées au Québec par des particuliers, par le biais de sociétés en commandite.Cette déduction s’ajoute à celle de 100 % dont ils peu- seworthy, qui avait fait état à 18 h des principales mesures fiscales de M.Gérard D.Lévesque.Ce dernier a offert sa démission au premier ministre, qui l’a refusée.' Mais, convoquée d’urgence en début de soirée, l’opposition a pressé le ministre de céder sa place a la vice-première ministre, en l’absence de HHi millions vent déjà bénéficier.Le coût est estimé à $46 millions l’an; ¦instauration d’un congé fiscal de l’impôt, sur les revenus des particuliers de 24 mois pour les chercheurs étrangers de haut niveau; ¦de plus, les crédits d’impôt accordés par Ottawa ne seront plus imposables, ce qui représente $7 millions.Pour la recherche en milieu universitaire, il y a une injection de $40 millions dès cette année, ainsi qu’il suit: ¦crédits additionnels de $15 millions Voir page 12 : Recherche M.Robert Bourassa.M.Lévesque a révélé qu’une enquête policière avait été déclenchée dès la confirmation de la fuite.Il a promis que l’opposition serait tenue au courant, mais ce n’est qu’après 22 h que le ministre a pu donner lecture de son document.Le huis clos habituel, aussi convoqué en catastrophe, a été réduit à sa plus simple expression, les fonctionnaires s’empressant de faire des copies des épreuves du budget, avec lesquelles on faisait la navette chez l’imprimeur depuis quelques semaines.Le gouvernement a réagi rapidement pour limiter les dégâts, ne voulant pas reprendre à zéro un exercice qui, à l’évidence, n’a rien de mécanique, contrairement aux prévisions.En effet, le ministre a réussi à ramener le déficit budgétaire du Québec à $ 2.4 millions cette année, et il veut le baisser sous la barre des $ 2 milliards en 1989-90.De plus, le ministre annonce plusieurs mesures pour améliorer l’équité du régime d’imposition et de soutien du revenu à l’égard des familles à faible revenu.Une série de mesures visent également à venir en Voir page 12 : Budget Ce n'est pas tous les jours qu'un ministre voit son budget couler dans la presse avant qu'il ne l’ait rendu public.Mais le ministre des Finances du Québec, Gérard D.Lévesque a dû, hier soir, se rendre à l'évidence et déposer son budget en catastrophe à la suite d'une fuite.¦M tl%& Le premier but de Québec déclenche la frénésie.Entente de principe sur les cinq conditions québécoises Le Canada dit oui au Québec * « C’est un beau jour pour l’histoire du pays », lance Mulroney MICHEL VASTEL m [_i MICHEL C.AUGER QUÉBEC - On portait trois sortes de chandails au Colisée de Québec, hier soir.Le fleurdelysé de l’équipe québécoise, le tricolore traditionnel et aussi « l’autre uniforme du Canadien », un chandail zébré noir et blanc avec un gros CH devant.Certains avaient poussé le raffinement jusqu’à coudre un signe de piastre à la place du numéro, alors que d’autres avaient fait inscrire le nom de Fraser, du nom de l’arbitre maudit qui, mardi dernier, a « volé » un but et le match aux Québécois, du moins si on en croit les appels qui ont plu tout l’après-midi aux diverses lignes ouvertes qui semblent constituer l’essentiel de la programmation des radios dans les heures qui précèdent le match.Dans les hauteurs du Colisée aussi, avant le match, on avait • • l’impression que, pour leurs partisans, les Nordiques auraient à jouer tout autant contre les arbitres que contre le Canadien.À leur entrée sur la glace, Dave Newell et ses deux juges de ligne ont été accueillis avec des huées bien mieux senties que celles qui ont salué le Canadien.Mais l’arrivée des Nordiques, elle, est saluée par un courant d’air monstre autant par les cris des quelque 16,000 spectateurs que du vent provoqué par autant de pancartes « Go, Nordiques, Go » mises à la disposition de chacun des partisans par une société nommée « Les patates québécoises ».Mais les pancartes des patates québécoises sont restées bien tranquilles pendant la première moitié du match, alors que le Canadien dominait au tableau indicateur et que, les deux clubs s’en tenant au hockey, les arbi-Voir page 12 : Hockey LAC MEACH — Après dix heures de négociations à huis clos, les onze premiers ministres se sont unanimement entendus en soirée sur une formule de rapatriement du Québec.Une conférence sera convoquée le 29 mai pour entériner les textes constitutionnels que les fonctionnaires ont commencé à rédiger dès hier soir.Vers 22 h 45, les onze chefs de gouvernement ont signé, devant les caméras de télévision, une entente de principe en six points et ont applaudi M.Brian Mulroney.« C’est un beau jour dans l’histoire du pays », a-t-il dit.Les principaux points de l’entente sont: ¦ obligation de tenir chaque année une conférence constitutionnelle, la première ayant lieu au plus tard à la fin de 1988, sur la réforme du Sénat, les rôles et responsabilités en matière de pêche; la Conférence annuelle sur l’économie sera enchâssée dans la Constitution; le gouvernement fédéral gèle toute nomination au Sénat et puisera dans des listes fournies par les provinces pour combler les vacances; ¦ il n’y aura aucune modification à la formule générale d’amendement et les provinces obtiennent un droit de compensation «raisonnable» pour tout transfert de pouvoir au fédéral; ce sera désormais la règle dé l’unanimité pour toute modification aux institutions fédérales, v compris le Sénat; ¦ le gouvernement fédéral offrira une compensation financière pour tout nouveau programme national à frais partagés dans un domaine de compétence provinciale exclusive, si celle-ci veut s’y soustraire; ¦ la composition de la Cour su- prême, y compris les trois juges di Québec, est enchâssée et le gouver nement fédéral s’engage à puiser dans des listes de candidats fournie par les provinces; ¦ l’accord sur l’immigration enté-Volr page 12 : Canada Un pas de géant Robert Bourassa BERNARD DESCÛTEAUX LAC MEACH — L’accord de principe conclu entre les premiers ministres pour « rapatrier » le Québec au sein de la fédération canadienne constitue « un pas de géant pour les Québécois », a déclaré hier soir le premier ministre, M.Robert Bourassa.Avec un large sourire de satisfaction aux lèvres, le premier ministre a ainsi commenté cet accord qui permettra aux Québécois de « mieux préparer l’avenir », a-t-il dit.Cet accord n’est pas finalisé et il reste à confirmer lors de la confé- — Bourassa ronce qui aura lieu le 29 mai, mai toutes les raisons sont là de croir qu’il se réalisera , a assuré le pre mier ministre.La satisfaction de M.Bourassa e de ses conseillers devafit cette vie toire du.Québec était d’autant plu grande hier soir que le succès n’étai pas évident lorsque la délégatioi québécoise est arrivée hier midi i cette conférence.On expliquait hie: soir dans l’entourage de M.Bourass; qu’on se croyait certes sur du terraii solide mais qu’on avait surtout au cune assurance quant à l’évolutioi des discussions.Voir page 12 : Géant Le Conseil des services essentiels suggère de retirer le droit de grève à l’entretien STCUM : Québec a la voie libre pour intervenir PIERRE CAYOUETTE Le Conseil des services essentiels a recommandé hier au ministre du Travail Pierre Paradis de suspendre le droit de grève des 2100 employés d’entretien de la STCUM.L’hypothèse d’une intervention de Québec dans le conflit devient par le fait même de plus en plus plausible.Déjà, hier, à la sortie de l’Assemblée nationale, le ministre du Travail Pierre Paradis avait confirmé son intention d’intervenir rapidement si le Syndicat du transport déclenchait, comme prévu, la grève dimanche soir à minuit.Dans son rapport présenté au ministère du Travail, le Conseil des services essentiels juge « insuffisante au sens de la loi » la liste des services essentiels soumise par le syndicat des employés d’entretien.L’organisme base de plus ses recommandations au ministre sur l’immense distance qui sépare les deux parties, de même que sur l’imminence de la grève.Les mesures proposées, estime de Conseil des services essentiels, ne pourraient assurer la « santé et la sécurité du public ».Le syndicat ne proposait d’assurer les services essentiels que pour le transport des personnes handicapées.La liste des services essentiels déposée par le syndicat est à ce point insuffisante que le Conseil des services essentiels n’a pas cru bon de faire de recommandations aux deux parties pour qu’ils modifient cette liste.Le Conseil des services essentiels a également pris en considération l’engagement de la STCUM de fermer le métro et de retirer les autobus de la circulation s’il y a grève lundi et que les services essentiels ne sont pas assurés par les employés d’entretien.Dans la nuit de mercredi à jeudi, en présence du conciliateur, les employés d'entretien ont présenté une contre-proposition à la direction de la STCUM.Ils l’ont fait « dans le but d’éviter à la population d’être privée de son transport en commun le 4 mai prochain ».Dans cette contre-offre, le Syndicat du transport de Montréal se dit prêt à accepter l’offre patronale de 4 %, 4 %, 4,84 %, répartie sur 3 ans.Le syndicat maintient toutefois sa volonté de corriger par le biais d’un rattrapage la disparité salariale qui persiste entre les employés d’entretien de la STCUM et ceux de la Ville de Montréal.Voir page 12 : STCUM ^icncieux jr yHOMME trouve apaise- Ê ment dans ta religion aussi longtemps qu'il n 'entre pas en conflit avec celui qui en a une autre.m Paroles d'un incroyant : « Il y a trois fois personne en Dieu » ¦ Cher la gent politique, les hommes l’emportent sur les femmes en « mémérage ».¦ On dirait que la principale occupation de l’opposition est de calomnier le gouvernement.— ALBERT BRIE LA PREMIERE 37” La télécouleur à écran cathodique la plus grande au monde! TOUT AUTRE ÉCRAN GÉANT VOUS SEMBLERA SI PÂLE! ¦ TÉLÉCOMMANDE ¦ CÂBLOSÉLECTEUR INTÉGRÉ ¦STÉRÉO/MTS/DBX (POUR UN SON SANS FAILLE!) MITSUBISHI m Votre Coose/l/er V/déo vm 8390 ST-HU8ERT (sud de Métropolitain) 388-4777 / 388-1122 SERVICE 783 MISTRAL (coin 8250 St-Hubert) 271-1732 SPE CK-3501 EN PROMOTION La station-service de l’espace Un gigantesque projet dépassant $ 15 milliards CLAUDE TURCOTTE Le Conseil de l’industrie de l’hydrogène propose la mise en marche d’un gigantesque programme conjoint ( gouvernement-industrie ) pour développer « une station-service de l’espace où pourront faire escale et faire le plein en carburant, notamment en hydrogène, les véhicules spaciaux américains, français, japonais et bien d’autres » qui circuleront de plus en plus dans l’espacé au tournant du millénaire, c’est-à-dire dans un peu plus d’une décennie.Un tel projet s’inscrirait dans le cadre du programme spatial canadien pour lequel une enveloppe budgétaire de $ 800 millions a été autorisée l’an passé.Le Conseil a présenté la semaine dernière « un mémoire substantiel » à ce sujet au Comité permanent de la Chambre des communes sur la recherche, la science et la technologie.Bien évidemment, cela aurait des retombées scientifiques, industrielles et économiques considérables nendant les dix années de recherches et travaux préparatoires qui seraient nécessaires, mais surtout par la suite, alors que l’initiative aurait pris un caractère commercial.M.Richard D.Champagne, président-directeur général du Conseil de l’industrie de l’hydrogène, hésite à donner un chiffre précis sur le coût d’un tel programme, en quelque sorte « un Hydro-Canada qui serait dans l’espace l’équivalent de Pétro-Canada sur terre ».En guise de comparaison, il a rappelé que l’avion aérospatial ou l’Orient Express proposé par le président Reagan coûterait $ 14.7 milliards jusqu’en 1992.En conférence de presse, M.Champagne a indiqué que la station-service canadienne pourrait nécessiter des investissemts supérieurs à ceux de l’Orient Express de M.Reagan.Spontanément, les profanes qui prennent connaissance de l’idée du Conseil de l’industrie hydrogène ont tendance à y voir une oeuvre de science-fiction.Il s’agit en réalité d’un projet sur lequel le Conseil travaille depuis plusieurs mois à partir d’informations priviligiées fournies par des entreprises-membres du Conseil déjà impliquées concrètement dans l’industrie spatiale.Par exemple, Air liquide Canada est une filiale de Air liquide France qui est déjà bien informée du programme spatial européen, Eurêka.Il y a par ailleurs Air Products qui est bien au fait des réalités industrielles de la NASA.« Nos membres sont en rapport avec Eurêka et la Nasa.Nous avons tous les contacts et nous pensons qu’il y a un marché », a mentionné M.Champagne.Pour l'heure, le Conseil demande au gouvernement canadien de donner son appui au programme, en le manifestant d’ailleurs d’une façon tangible par le rétablissement du programme de recherche et développement en hydrogène dont les subventions de $ 10 millions par année sont disparues avec les coupures gouvernementales.Le Conseil demande la reprise des subventions de manière progressive, en rappelant que l’industrie n’a jamais cessé d’investir $ 12 millions par an en r&d mais qu’elle « ne peut plus tenir seule le drapeau canadien».L’autre requête faite à Ottawa concerne la création de l’Agence spatiale, qui est importante pour faire la liaison entre l’industrie et le gouvernement.Il y a actuellement des travaux en cours au Conseil national de la recherche et pour sa part le Conseil de l’industrie de l’hydro-gège était très heureux de parler au gouvernement la semaine dernière par l’entremise d’une commission parlementaire.Mais il faut une agence de coordination.Où l'installer ?M.Champagne hésite un peu, puis déclare prudemment que le Conseil peut travailler partout au Canada, en concluant néanmoins que ce serait « plus pratique si l’Agence était à quelques coins de rue de chez moi ».Le Conseil a ses bureaux au centre-ville de Montréal.M.Champagne a mentionné par ailleurs que le Conseil a déjà toutes les compétences requises pour donner suite au programme spatial proposé.Un peu plus tôt, il avait soutenu dans une déclaration écrite que c’était là « un créneau que nous pouvons occuper avec force, compte tenu du fait que notre industrie possède des avantages comparatifs extrêmement importants pour développer la technologie et pour produire l’hydrogène nécessaire à l’alimentation des véhicules spatiaux de tous les pays, véhicules dont le nombre s’accroî-tera considérablement au cours des années qui viennent».Le Conseil ne propose pas toutefois que l’industrie canadienne fabrique elle-même des véhicules pour transporter l’hydrogène, l’oxygène ou autres carburants nécessaires dans l’espace.Il propose essentiellement une mission de fourniture de carburant pour les véhicules spatiaux et d'hydrogène à des fins d’utilisation humaine, chimique et énergétique.On considère meme l’hypothèse de transporter de l’eau dans l’espace, pour y être décomposée en hydrogène et oxygène.C’est une proposition qui plaît particulièrement aux Américains depuis le terrible accident de l’an dernier dû à l’explosion des réservoirs de carburant.La station-service canadienne serait mobile et pourrait aller servir ses clients à leurs stations spatiales permanentes ou ailleurs.Le Conseil de l’industrie hydrogène pense aussi à stocker des réserves d’hydrogène dans l’espace.Outre la fourniture de carburant, la station-service pourrait peut-être offrir des services de mise au point, de révision et d’entretien des véhicules, ainsi que d’autres services requis par les équipes de vol.Le Canada et très particulièrement le Québec sont bien placés pour la fourniture d’hydrogène, parce qu’il y a ici de l’eau en quantité et de l’électricité à bon marché.« L’hydrogène, a soutenu M.Champagne est appelé à jouer un rôle clé dans la mo-zaïque énergétique de l’avenir et le Canada, misant sur ses immenses avantages en ce domaine, c’est-à-dire nos énormes réserves d’eau et notre capacité de produire de l’électricité à très bas coûts, a pris une avance certaine dans ce domaine.Cette avance est reconnue dans le monde entier et nous recevons des demandes d’information et de collaboration de la part de nombreux pays qui souhaitent établir chez eux des Conseil de l’industrie de l’hydrogène comme le nôtre.Nous voyons là une confirmation de notre leadership dans notre domaine.Fondé en 1982, le Conseil de l’industrie de l’hydrogène regroupe une quarantaine d’entreprises comme Alcan, C-I-L, Energie atomique du Canada, Gaz Métropolitain, Gulf, Hy-dro-Québec, Lavalin, Hydro-Ontario, etc.Les gouvernements du Canada, du Québec et de quatre autres provinces y sont représentés, ainsi que des universités et un certain nombre d’entreprises internationales.M.Champagne a répété hier que le gouvernement a joué un rôle très important au sein du Conseil, ce qui Samson Bélair prend de l’expansion SERGE TRUFFAUT Le cabinet montréalais de comptables et conseillers Weiss, Brazeau, Gauvin, Dumais et Associés va se fusionner à l’un des chefs de file en ce domaine au Québec, soit le cabinet Samson Bélair du Square Victoria.Actuellement localisé à la Place Mercantile, la firme de Weiss, Brazeau, Gauvin, Dumais et Associés va ajouter pas moins de 68 associés et employés dont 58 professionnels qui permettront à Samson Bélair de compter dorénavant sur 1,200 personnes dont 900 professionnels, qui travaillent au sein d’un réseau comprenant 32 bureaux à travers le Canada dont 25 au Québec.Pour M.André Lesage, président de Samson Bélair, « notre cabinet va bénéficier de l’excellente clientèle de moyennes entreprise èn pleine expansion qui étaient chez Weiss, Brazeau, Gauvin, et Dumais ».L’addition de cette clientèle à celle que compte déjà la firme de la Place Victoria va égaler les 33,000 environ.CIMENTS CANADA LAFARGE LTÉE AVIS DE DIVIDENDE Un dividende trimestriel de six point soixante-huit cents (6 68’) par action, sur les actions privilégiées échangeables de la Société, a été déclaré payable le 1 er juin 1987 aux • détenteurs d’actions privilégiées échangeables inscrits à la fermeture des régistres le 12 mai 1987 Alain Fredette Secrétaire Le 29 avril 1987 De son côté, M.Yvon Brazeau, porte-parole des huit associés de Weiss, a déclaré: « Pour les cabinets de taille moyenne, l’association à des cabinets d’importance est de plus en plus inévitable, pour suivre l’évolution rapide de nos clients et répondre à leurs besoins, il faut pouvoir offrir l’éventail des services conseils disponibles dans les grandes firmes ».Les clients de Weiss, et notamment ces PME qui proviennent en majorité des domaines de l’alimentation, des hôpitaux privés, des commissions scolaires et des entreprises de services, pourront plus particulièrement bénéficier d’expertises en marketing international, en planification stratégique, en financement d’entreprises et bien entendu en fiscalité et en conseil de gestion.« Aussitôt que mes associés et moi avons fait consensus sur ce point, a STEINBERG inc.AVIS DE DIVIDENDE Avis est par les présentes donné qu’un dividende trimestriel de 0,125$ l’action sur les actions ordinaires et subaltlernes de classe A sans droit de vote, en circulation de la compagnie a été déclaré payable le 3 juin 1987’ aux actionnaires inscrits à la fermeture des bureaux le 20 mai 1987 Par ordre du Conseil d’administration La Vice-présidente, Directrice générale du Service juridique et Secrétaire DIANE MARCELIN LAURIN Montréal, le 3 avril 1987 poursuivi M.Brazeau, nous avons choisi de discuter avec Samson Bélair.Quant à faire partie des plus grands, aussi bien nous associer au numéro 1.Nous savions que nous partagions la même philosophie, axée sur la qualité professionnelle et le service à la clientèle ».D’autre part, le président de Sam- son Bélair a confié que présentement, « nous sommes constamment en discussions avec des bureaux comptables de taille moyenne pour étudier les possibilités de fusion.Dans la région montréalaise il reste trois à quatre firmes au profil semblable a celui de Weiss, Brazeau, Gauvin, Dumais et Associés».Résultats Vous pouvez miser jusqu’à 20 h 00 le jour du tirage.Tirage du 87-04-29 5 7 10 20 37 38 No.complémentaire: 27 GAGNANTS LOTS RÉSULTATS ANTÉRIEURS 6/6 1 4 538 667,30 $ 5/61 8 100 505,90$ 5/6 212 2 900,30 $ 4/6 13 024 90,80 S 3/6 269 394 10,00$ Ventes totales: 16 496 956,00 $ Prochain tirage: 87-05-02 Gros lot (approx.): 2 OOO 000,00 $ TIRAGE DU NUMEROS 29 avril 5-7-10-20-37-38 (27) 25 avril 1-27-29-34-42-48 (33) 22 avril 27-31-33-34-39-46 (44) 18 avril 9-10-11-21-28-37 (33) 15 avril 15-26-29-34-46-47 (37) 11 avril 18-25-27-28-40-46 (11) 8 avril 14-16-18-29-31-35 (33) 4 avril 2-8-29-32-40-47 (5) 1er avril 4-28-38-39-43-45 (44) VEUILLEZ NOTER QUE LES TIRAGES DE LA MINI LOTO ET DE L INTER LOTO FONT RELACHE POUR UNE PÉRIODE INDÉTERMINÉE.Les modtüités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets dernière a priorité* 6ntre 06,16 'S’e d6 numeros 9a9nan,s et la liste officielle, cette Les MTS L’aDstmence et la fidélité sont- Droit de paroi Realisation: Jean Picrr Ce soir, 20h elles des garanties contre les MTS?Réalisation: Jean Pierre Morin Radio Québec a* -/ ûm Il y a ici toute l’eau qu’il faut et l’électricité à prix compétitif pour alimenter en hydrogène les stations et véhicules spatiaux qui seront de plus en plus nombreux dans l’espace en 2,000.Il faut compter dix ans de recherches pour mettre au point les technologies requises pour livrer la marchandise.a umaïuc i duiicsiou ue u autres provinces.D’ailleurs, au nom du gouvernement québécois, M.John Ciaccia, a remis hier un chèque de $ 100,000 constituant une nouvelle subvention, qui s’ajoute aux $ 725,000 versés depuis la fondation.Ce fut de l’argent bien placé, puisqu’il y a actuellement au Québec des projets d’une valeur dépassant $ 100 millions, qui découlent d’initiaives provenant du Conseil.Deux usines sont en construction dans le parc industriel de Bécancour, l’une pour produire 10 tonnes d’hydrogène liquide par jour et une autre pour 21,000 tonnes par année de peroxide d’hydrogène.On construit en plus un centre d’électrochimie à Shawinigan très projets seront annoncés aVant longtemps.En fait, le Conseil a davantage de projets terrestres que spatiaux.Comme il est impossible d’emmagasiner de l’électricité, des recherches sont en cours pour rentabiliser un processus de conversion d’électricité en hydrogège, qui pourrait être stockée dans des réservoirs spéciaux ou des pipelines, avant d’être reconverti éventuellement en électricité.Quoiqu’il en soit, au cours des 20 prochaines années, la demande d’hydrogène connaîtra une croissance de 9% comme produit chimique de base dans la fabrication des fertilisants, le raffinage du pétrole, etc.,.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des permis d’alcool du Québec Toute personne, société ou groupement visé dans l’art.60 du Code de procédure civile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis à la Régie, s'opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s’il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée du certificat attestant de son envoi au requérant ou à son procureur, par poste recommandée, et être adressée à: La Régie des permis d’alcool du Québec, 1 rue Notre-Dame est, suite 9.200, Montréal, Québec, H2Y 1B6.Nom et adresse du requérant Nature de la Endroit demande d'exploitation Nom et adresse du requérant Nature de la demande Endroit d'exploitation additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 2435-5760 QUEBEC 1 Épicerie INC Pâtisserie Boulangerie 8664 rue Maurice Duplessis Montréal 2432-4451 QUÉBEC 1 Restaurant INC pour vendre Café LimoEnr 5009 ave du Parc Montréal LES SERVICES DE FOURNISSEURS CASTO LTÉE Restaurant Casa Romano & Dilallo Burger 918 rue Nicole-Lemaire Boucherville HYPPO-DELI INC Hyppo-Deli Inc 475 & 477 St-Laurent Montréal COMPAGNIE LES JEUNES RESTAURATEURS DU QUÉBEC INC Les Loufiats 870 Victoria Greenfield Park MAISON COUSIN (1980) INC Maison Cousin (1980) Inc 1267 rue Labelle Montréal 2425-1373 QUÉBEC INC Les Rôtisseries St-Laurent Enr Place Belisle 215 St-Laurent 8664 rue Maurice Duplessis Montréal 5009 ave du Parc Montréal 2543 rue Ontario Est Montréal FELLI.Ricardo Auberge Da Rico Enr 92.rue Maguire Montréal 2435-3476 QUÉBEC INC Burger en Panier 3951 rue St-Denis Montréal 2432-6217 QUÉBEC INC Le Marcellin 1600 Henri Bourassa Ouest Montréal BUFFET CÔTE D'AZUR INC Buffet Côte d'Azur Inc 10133 boul Pie IX Montréal-Nord LES PÂTES DU CHEF INC Les Pâtes du Chef Inc 740 Côte Vertu St-Laurent RICHARD THERRIEN, ROBERT MERCIER Boeuf de l'Ouest D'Ahuntsic Enr 650 bout Gouin Est Montréal DEPANNEUR DU RUISSEAU INC Dépanneur du 1 Restaurant 92, ^ie pour servir Maguire Montréal 1 Restaurant 3951 rue pour vendre St-Denis Montréal Autorisation de 1600 Henri spectacles dans Bourassa Restaurant pour Ouest vendre Montréal Permis additionnel 1 Bar Addition 10133 boul ‘ d'autorisation Pie IX de danse dans Montréal-Nord un Bar (suite à une cession) 1 Restaurant 740 Côte Vertu pour servir St-Laurent 1 Épicerie 1 Épicerie 650 boul Gouin Est Montréal 355 boul Samson Laval 1 Restaurant 475 & 477 St- Ruisseau pour vendre Laurent 355 boul Samson Montréal Laval 2438-8415 QUÉBEC Autorisation 1886 Centre Permis 870 Victoria INC spectacles dans Montréal additionnel Greenfield Le Nouveau Fiesta un Bar danse 1 Restaurant Park Bar Enr (suite â une pour vendre sur 1886 Centre cession) terrasse Montreal CHENARD Francine Autorisation de 175 St-Louis 1 Épicerie Cate St-Louis spectacles dans Lemoyne 1267 rue 175 St-Louis un bar danse Labelle Lemoyne Montréal BOULANGERIE ET 1 Épicerie 8591 rue PÂTISSERIE Maurice LASALLE R.D P Duplessis INC Montréal Changement de Place Belisle Boulangerie et capacité de 1 215 St-Laurent Pâtisserie Lasalle Restaurant pour St-Eustache vendre (suite â une cession) R D P 8591 rue Maurice Duplessis Montréal ROMANO, Antonio Autorisation de 2001 Harvard PERREAULT.1 Épicerie 3153 rue Allard NDG Pizzeria danse dans un Montréal Pauline Montréal Restaurant Bar Dépanneur Variétés 2001 Harvard Bénard Enr Montréal 3153 rue Allard Montreal MAUROSE, Stella 1 Épicerie 8085 rue Marché Rico André Ampère LES 1 Épicerie 795 & 805 8085 rue André Montréal ENTREPRISES Chemin St- Ampere M & Z AUBÉ INC Jean Montréal Dépanneur Obélix La Prairie 40 rue Monette EBRAHIM, Assam 1 Restaurant 327 rué Duluth Delson Elden pour servir Est Restaurant Montréal 152478 CANADA 1 Restaurant 25e avenue Italiamssimo Enrg INC pour vendre St-Eustache 327 Duluth Est Restaurant Patio Montréal Vidal 25e avenue FROMAGERIE 1 Épicerie 4906 rue St-Eustache WESTMOUNT LTÉE Sherbrooke Fromagerie Ouest BERENHOLC.Aron 1 Restaurant 1057 rue Westmount Ltée Westmount Lester s pour vendre sur Bernard Ouest 4906 rue Sherbrooke Delicatessen and terrasse Outremont Ouest Hot Smoked Meat Westmount 1057 rue Bernard Ouest RESTAURANT LA Permis 2040 St-Denis Outremont SILA INC additionnel 1 Montréal 2326-2405 QUÉBEC INC Pizza Patio 2107 rue Ste-Catherme Ouest Montréal 2160-6876 QUÉBEC INC 2160-6876 Québec Inc 61 rue Turgeon Ste-Therese 1 Restaurant 2107 rue Ste-pour vendre Catherine Ouest Montréal Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre avec danse et spectacles 1 Bar avec danse et spectacles â des heures différentes 61 rue Turgeon Ste-Thérèse Restaurant La Sila Inc 2040 St-Denis Montréal SIMARD Ghtslam Changement de 6050 route de Bar Salon Les Ailes capacité d'un L Aéroport D Argent (3001 ) Bar (Suite à St-Hube'rt 6050 route de cession) L'Aéroport St-Hubert Le président et général Ghislain K.-Latte rime, avocat Québec 12 B Le Devoir, vendredi 1er mai 1987 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Budget aide aux plus démunis.Pour M.Lévesque, le budget 1987-• 88 poursuit l’assainissement des finances publiques, soutient la croissance de l’économie et de l’emploi et allège le fardeau fiscal des familles.Tel que prévu, le déficit 1986-87 a été maintenu à $ 2.9 milliards.Celui de 1987-88 devrait être ramené de $ 2.7 à $ 2.4 milliards, soit une réduction de $ 305 millions par rapport aux prévisions triennales de l’an dernier, et de $ 495 millions par rapport au déficit réel de 1986-87.Les familles à faibles et moyens revenus bénéficient de réductions Les points saillants d’impôt de $ 169 millions l’an, par les mesures suivantes: ¦ introduction d'une réduction graduée en fonction des revenus et des charges familales, pouvant atteindre $ 930 pour les familles biparentales et $ 765 pour les familles monoparentales ne partageant pas un logement avec un autre adulte; ¦ en conséquence, une famille bipa-rentale de deux enfants commencera à payer de l’impôt à partir d’un revenu de $ 20,822, au lieu de $ 13,004 comme c’est le cas présentement; si cette famille a droit à la déduction pour frais de garde, son seuil d’imposition nul passera de $ 15,541 à $ 25,871 ; cette mesure élimine l'impôt québécois pour 45,000 familles, et elle réduit celui de 300,000 autres familles.D’autres mesures budgétaires comportent une aide globale de $ 65 milions à 44,000 familles, de la manière suivante: ¦ entrée en vigueur, en janvier, d’un nouveau programme d’aide aux parents pour leur revenu de travail (APPORT).Ce programme remplacera l’actuel supplément de revenu de travail (SUPRET), qui sera retiré graduellement; APPORT permettra le versement de prestations accrues à la majorité des parents dont le revenu est inférieur au seuil d’imposition nul.Ce programme vise a accroître l’incitation au travail, de diverses façons.M.Lévesque annonce aussi un budget additionnel de $ 8 millions à l’Office des services de garde à l’enfance, pour la création de 2,600 nouvelles places.Le plafond d’aide aux garderies à but non lucratif au titre du logement est majoré de $ 8,000 à 8 9,000.Un montant de $ 3.8 millions est prévu pour de nouveaux projets.Le budget comporte par ailleurs des mesures de soutien aux familles nombreuses: ¦ abolition de la récupération des allocations familiales pour le troisième enfant; ¦ réaménagement de l’allocation de disponibilité qui donnera droit à $ 100 pour le premier enfant de moins de six ans, $ 200 pour le deuxième, et $ 500 pour les autres.Au total, M.Lévesque prévoit que ces diverses mesures accroîtront de $ 188 millions le revenu disponible des familles.Certains groupes bénéficient d’une aide de $ 36.7 millions, notamment les jeunes, les personnes âgées et les sans abri, les handicapés et les femmes victimes de violence.M.Lévesque prévoit par ailleurs que les besoins d’emprunt seront inférieurs à $ 1 milliard dans deux ans, pour peu que la relance de l’économie se poursuive.La vente de Donohue rapportera $ 150 millions en 1987-88.Les transferts fédéraux ont été inférieurs de $ 375 millions aux prévisions de l’an dernier.On se perdait en conjectures hier soir sur les circonstances qui ont conduit aux fuites budgétaires, la préparation et la divulgation de ce document faisant l’objet de la plus grande discrétion.C’est la première fois qu’un incident de cette ampleur se produit à Québec, même s’il est arrivé dans le passé que l’une ou l’autre mesure fasse l’objet de fuites.Il y a quatre ans, à Ottawa, le ministre Lalonde avait dû modifier en catastrophe une mesure qui avait été ébruitée à l’avance.L’opposition avait en vain demandé sa tête.L’imbroglio d’hier a obligé le gouvernement à réagir avec la plus grande célérité, tant il y va de la crédibilité financière et de la nécessité de ne laisser subsister aucune incertitude fiscale.En pro parlementaire, M.Lévesque a bravement fait face à la musique, ainsi que ses fonctionnaires, qui ont fait en sorie que les quelques journalistes rejoints à la hâte soient transportés en paniers à salade de la SQ.Du jamais vu à Québec, dont on n’a pas fini de parler, en raison des traditions sacro-saintes du parlementarisme britannique.4 Canada rine l'entente Cullen-Couture, garantit au Québec un nombre d'immigrants proportionnel à sa population plus cinq pour cent ; les autres provinces auront le droit de se prévaloir de la même entente; ¦ l’interprétation de la Constitution devra enfin concorder a.vec « la reconnaissance que le Québec forme au sein du Canada une société distincte ».Selon l’entente, « l’Assemblée nationale et le gouvernement du Québec ont le rôle de protéger et de promouvoir le caractère distinct de la société québécoise».L’ambiance était aux célébrations hier soir au lac Meach alors que les premiers ministres se congratulaient les uns les autres.Les six déclarations de principe seront maintenant confiées à des fonctionnaires pour leur traduction en termes juridiques et constitutionnels.Une conférence formelle-et publique est enfin convoquée pour le 29 mai « pour sanctionner officiellement les textes rédigés à partir des ententes de principe » adoptées hier soir.M.Mulroneÿ estime que cette conférence ne devrait pas poser de problèmes majeurs et des résolutions seraient alors immédiatement déposées au Parlement fédéral et dans les dix législatures provinciales.Innovant avec une formule entièrement nouvelle dans l’histoire des négociations constitutionnelles, M.Brian Mulroneÿ et ses dix homologues provinciaux sont restés seuls au première étage de la maison Willson, sur les bords du lac Meach, dans le parc de la Gatineau.Les premiers ministres ne voyaient leurs principaux conseillers qu’à l’occasion des pauses-café et peu d’informationS filtraient dans l’après-midi.Ce n'est que vers 20 heures hier soir qu’ils leur remettaient cinq textes représentant des possibilités d’accord sur les cinq conditions du Québec.Les négociations se sont entamées dès mercredi soir, alors que plu- sieurs premiers ministres étaient déjà arrivés dans la capitale fédérale: ¦ le premier ministre de l’Alberta, Don Getty, est arrivé mercredi soir à Ottawa avec un document assez élaboré sur la réforme du Sénat; l’Alberta, appuyée par plusieurs autres provinces, veut faire préciser « comment on va réformer le Sénat, en combien de temps, et surtout ce qu’on a l’intention d’y changer»; ¦ Don Getty a rencontré son homologue de l’Ontario dès mercredi soir, lequel en a discuté avec le premier ministre du Québec dans la matinée d'hier.Les discussions sur la ré forme du Sénat se sont très vite retrouvées liées à celles qui portent sur la formule d'amendement; alors qu’on envisage l’unanimité, ou le veto universel, pour tout changement aux institutions fédérales, cette règle de l’unanimité ne s’appliquerait pas à la réforme du Sénat; ¦ au cours du déjeuner, une discussion générale a permis à chacun de mettre en évidence ses priorités : société disctincte pour M.Bourassa, droits de propriété pour M.Devine (Saskatchewan), réforme du Sénat pour MM.Getty et Vander Zalm, juridiction sur les pêches pour M.Peckford (Terre-Neuve); ¦ les vraies négociations ont ensuite rapidement progressé sur les deux questions de l’immigration et de la Cour suprême; Québec obtient les garanties qu’il réclamait; la question du pouvoir de dépenser du Parlement fédéral ne semblait pas elle non plus poser trop de problèmes; ¦ « les sujets les plus difficiles - droit de veto du Québec et réforme du Sénat, reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise - ont été réservés pour la fin de la journée », précisaient quelques hauts fonctionnaires.De majeures difficultés d’interprétation et de rédaction surgissaient lors de la discussion sur le droit de veto et sur le caractère distinct du Québec.Avant l’ouverture de la réunion, le premier ministre de la Saskatchewan avait déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que la séance dure plus de trois ou quatre heures: « plus c’est long, plus cela deviendra difficile ».Le ministre québécois des Affaires canadiennes semblait partager ce pessimisme tandis que M.Bourassa confirmait lui-même un sérieux accrochage entre Ottawa et Québec sur la reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise.Au moins cinq premiers ministres se prononçaient résolument contre tout droit de veto propre à deux provinces seulement, l’Ontario et le Québec.L’hypothèse de l’unanimité semblait faire du chemin et M.Grant Devine déclarait que s’il obtenait, lui aussi, un droit de veto sur la réforme des institutions fédérales, « il pourrait vivre avec les autres propositions du Québec».Bill Vander Zalm prédisait pour sa part qu’il pourrait « y avoir du progrès, mais certainement rien de finalisé hier ».Quand on lui a demandé ce qu’il entendait par progrès, il a laissé tomber: « il faudra quelqu’en-gagement à réformer le Sénat, c’est-à-dire quand, comment et ce qu’on veut y changer».Il semblait hier soir que le premier ministre de l’Alberta serait prêt à attendre jusqu’à la fin de 1988 mais certainement pas les cinq ans que réclame le gouvernement fédéral pour mettre au point une réforme en profondeur du Sénat.Il est possible que la hâte de M.Getty à régler cette question trahisse le peu de confiance qu’il a dans la réélection d’un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa.Le gouvernement de Terre-Neuve semble avoir laissé rapidement tomber son exigence de discuter dès maintenant de juridiction sur les pêches: « il est déjà assez difficile de passer de cinq à six points à l’ordre du jour, ce serait encore plus difficile, sinon impossible, de passer de six à sept».4 Géant Il n’y a pas eu de forcing ni de coup d’éclat durant les délibérations, sinon que le premier ministre Mul-roney a merveilleusement bien mené la conférence.Il a laissé chacun exprimer ses inquiétudes tout en rappelant à chaque fois l’intérêt national.Il y avait, a dit M.Bourassa, une forte volonté politique de trouver des solutions.La satisfaction du Québec est d’autant plus grande que selon M.Bourassa on a fait des progrès substantiels sur tous les cinq points posés comme condition par Québec.Ainsi, sur la reconnaissance de la société distincte, il y a une reconnaissance explicite du caractère spécial du Québec qui, une fois inscrit dans la constitution, servjra de règle d’interprétation des droits et pouvoirs du Québec.Selon M.Bourassa, c’est une consécration puisque il n’y aura aucune ambigufé quant à la valeur de cette règle.La dualité canadienne comme la spécificité du Québec seront maintenant des principes de base du fédéralisme canadien.Sur le droit de véto, M.Bourassa dit avoir gardé au Québec toutes les possibilités d'exprimer l’opposition du Québec à tout amendement constitutionnel.Cette opposition pourra s’exprimer par le biais d’un droit de retrait assorti d’une pleine compensation financière lorsque des pouvoirs provinviaux seront cédés au fédéral ou, lorsqu’il s’agit de réforme des institutions, par un véto pur et simple qui est accordé à toutes les provinces.Ce véto, qui repose sur la règle de l’unanimité, aurait pu causer certains problèmes pour la réforme de la Cour suprême mais le Québec a pris la précaution d’obtenir les amendements à cette institution dès maintenant.Sur la Cour suprême, M.Bourassa note que le Québec a même obtenu plus qu’il ne demandait.On constitu-tionalisera le principe de la présence de trois juges issus du Barreau du Québec.Lors de vacance, cette province pourra suggérer une liste de candidats parmi lesquels Ottawa choisira.En matière d'immigration, le Québec parle aussi de gains majeurs.Il obtient la eonstitutionalisation de l’entente Cullen-Couture lui donnant le droit de sélectionner ses immigrants, à l’étranger comme au Québec.Il pourra aussi choisir, mais à l’étranger seulement, les réfugiés qu’il veut accueillir.Il obtient aussi la garantie d’un quota d’immigrants équivalent à près de 30 % du total canadien.Pour le pouvoir de dépenser, Québec obtient aussi satisfaction dans la mesure où toute province pourra refuser de participer à un programme fédéral qui intervient dans un domaine de compétence provinciale.Si la province met sur pied son propre programme, elle obtiendra une pleine compensation financière, Selon M.Bourassa, il s’agit là d'une véritable percée.Les commentaires de M.Bourassa donnaient à penser hier soir que seules les autres provincrs et Ottawa avaient fait des compromis.Exception faite de la question du droit de véto où M.Bourassa avait abandonné cette semaine sa demande d’un droit de véto absolu sur tout amendement constitutionnel, il semble que sur les quatre autres points, tels que formulés dans le document publié hier soir, qu’il y a eu peu de concessions faites par Québec.Le premier ministre a expliqué cela en disant les autres gouvernements ont considéré que « nos demandes étaient réalistes».Le premier ministre Bourassa était arrivé à la rencontre hier midi avec un optimisme modéré.Des progrès avaient été réalisés au cours de la nuit de mercredi à jeudi lors de rencontres de fonctionnaires, avait-il noté tout en soulignant que lui-même avait eu des entretiens préalables à la rencontre en matinée avec les premiers ministres David Peterson, Don Getty et Brian Mulroneÿ.Dans l’esprit du premier ministre, même si on avait progressé un peu sur la question du droit de véto, un obstacle majeur demeurait toutefois.Il s’agissait de la reconnaissance constitutionnelle du caractère distinct de la société québécoise qui demeurait toujours le principal point de résistance du Canada anglais.?Recherche par année académique accordés aux universités pour leur permettre de relever de façon permanente leur base de financement; ¦octrois de $8 millions cette année et de $7 millions en 88-89 pour les aider à résorber leurs déficits; ¦création d’un fonds spécial de $44 millions pour 4 ans, dont $17 millions en 87-88; ¦majoration de 20 à 40 % du crédit d’impôt pour la R et D universitaire; ¦majoration de 33 1/3 % à 66 2/3 %, dans ce cas, de la déduction additionnelle acordée à l’égard des investissements dans les sociétés en commandite finançant la R et D universitaire, au coût de $6 millions.D’autre part, il y aura des immobilisations en sécurité routière de $200 millions, dont $60 millions cette année, provenant des excédents de la Régie de l’assurance automobile.De plus, il y a une réduction d’environ $50 millions des contributions à la Régie, ce qui représente une diminution moyenne de 10% des cotisations individuelles.Il y a également une accélération du programme de renouvellement des équipements médicaux de $20 millions, et l’injection de $20 millions sur trois ans pour améliorer des bâ- RENÉE ROWAN Il n’est pas quest ion pour la commission Rochon de tout chambarder le système de santé et des services sociaux.Ce vers quoi elle s’oriente, c’est la protection des acquis, tels l’accessibilité universelle et une gamme complète de services tout en remettant à jour et en reformulant des objectifs qui tiennent compte de besoins nouveaux.La commission convient également de la nécessité de tout mettre en oeuvre afin de centrer le système des services de santé et des services sociaux sur la personne plutôt que sur les établissements.Dans le cadre de la deuxième étape de ses travaux, axée sur l’élaboration d’hypothèses de solutions, le président de la Commission d’enquête sur les services de santé et les services sociaux, M.Jean Rochon, a rendu publique hier en conférence de presse, une série de quatre documents présentés sous une même reliure — par esprit d’économie — sous le titre Quelques pistes de réflexion.Ce document, a précisé M.Rochon, ne constitue ni un rapport d’étape, ni un rapport préliminaire.Il se veut un instrument pour provoquer une discussion, pour pousser encore plus avant la réflexion chez tous ceux et celles qui s'intéressent aux travaux de la commission.D’entrée de jeu, le premier document qui présente une description sommaire du système des services de santé et des services sociaux conclut qu’il n’y a pas eu au Québec d’inflation galopante des coûts de santé.« Même si le système coûte cher, on n’en n’a pas perdu le contrôle », a précisé en conférence de presse M.Rochon affirmant que l’on ne peut parler d’un échec.Si le Québec consacre un pourcentage relativement important (9.2 %) de son produit intérieur brut (PIB) aux dépenses de santé, comparativement à l’effort consenti par d’autres provinces ou pays (8.5% au Canda, plus de 10 % aux États-Unis, il a cependant réussi à contrôler le timents du réseau de la santé.Il y a une augmentation de $10 millions des crédits du Fonds de développement régional.Le budget comporte par ailleurs divers ajustements au régime d'aide à la capitalisation des entreprises; la réduction de 13 4 % à 9 % du droit des détaillants sur les alcools, sauf pour les tavernes; des mesures de relance de l’industrie des courses de chevaux; des mesures pour favoriser l'écologie; l'abolition de la taxe de 2% sur les vidéocassettes vierges.4 Hockey très avaient tout le loisir de demeurer discrets.Et quand on en viendra aux inévitables coups, au « skate-boxing », selon l’expression d’un commentateur local, on n’en voudra déjà plus à l'arbitre dont les pénalités seront décernées selon le principe le plus strict de l’égalité.En fait, il faudra le premier but des Nordiques en troisième période pour réveiller l’ardeur des partisans des Nordiques, transformer quelques patates québécoises en avions dont certains étaient fort aérodynamiques et faire déferler la vague, d’abord au balcon, puis dans tout le Colisée.Et ce sera la frénésie totale quand John Ogrodnick égalisera les chances avec une peu plus de six minutes à faire en troisième.Et Normand Rochefort fera presque lever le toit du Colisée avec son but vainqueur quelques minutes plus tard.La foule, qui avait enduré en silence les deux périodes dominées par le Canadien, allait dépenser toute son énergie pendant ces dernières minutes, comme si ces encouragements pour raient compenser pour le fait que le match décisif de la série serait joué à Montréal.Timidement, prudemment, puis, le sifflet final passé, en choeur, les partisans reprendront l'hymne national des vainqueurs: « Nah, nah, nah .Good bye ! » Les bousculades de fin de match viendront les interrompre, mais ce sera pour huer des joueurs qui, après un bon match de hockey, gâchaient ainsi le spectacle.C’est sans doute ce qu’on aura voulu leur faire sentir en leur criant : « Niaiseux, niaiseux .».On avait craint des incidents, à la suite de quelques bagarres entre spectateurs lors du dernier match à Québec et on avait même augmenté la présence policière aux abords du Colisée.Mais elle n’était pas très visible à l’intérieur.Les seules chemises bleues se trouvaient aux quatre coins de la patinoire, au bas des escaliers, sur de petites chaises droites face à la foule, ce qui les forcera à attraper un torticolis pour voir de rares bribes du match.L’inspecteur chef Jean Hamilton de la police de la Communauté urbaine de Québec expliquait avant le match qu’il ne sert à rien d’avoir des policiers en uniforme dans les estrades parce que personne ne va se battre devant eux.Mais, assurait-il, il y aura des policiers en civil dans tous les coins du Colisée.De très rares escarmouches viendront troubler la quiétude des hommes de l’inspecteur Hamilton et des spectateurs dont les cris de « Sortez-les » démontraient bien qu’ils étaient venus voir du hockey, du moins tant que les deux clubs allaient faire de même.Les partisans du Canadien, juchés rythme d’augmentation de ces dépenses mieux que la plupart des provinces ou pays considérés.Les dépenses dans le domaine de la santé et de l’adaptation sociale représentent 28 % des dépenses publiques au lieu de 31 % il y a cinq ans.La Commission est d’avis que l’accessibilité universelle aux services de santé et aux services sociaux doit demeurer l’une des assises principales de notre système : « L’État doit rester responsable de notre réseau de santé ».Une fois la gamme de services identifiées et les conditions d’accessibilité à ces services précisées, ceux-ci doivent être offerts à tous les citoyens et à toutes les citoyennes de notre société, dans les mêmes conditions et notamment, sans égard à leur capacité de payer, précise-t-elle.La commission propose, d’autre part, d’identifier certains critères permettant de définir la gamme des services que le système devrait offrir.« notre intention doit-être perçue clairement », a précisé M.Rochon.Il ne s’agit pas de porter un jugement d’opportunité sur chacun des services actuellement offerts par le système, ni de décrire de façon exhaustive le contenu d’une gamme de services qui évolue en fonction des besoins, des ressources, du développement des connaissances et de la technologie.« Ce dont notre système a besoin, estime-t-il, c’est de critères qui permettent une discussion structurée, en fonction de résultats à atteindre et qui favorisent une adaptation continue aux besoins.» Interrogé sur le « ticket modérateur », le président a répondu que « de façon générale, ça reste une question dont la commission tient compte et dans les modalités et dans les sources de financement », tout en réaffirmant une fois de plus l’accessibilité universelle aux services.« On sera très explicite là-dessus dans nos recommandations», a-t-il promis.M.Rochon a insisté sur l’accès à l'information sur les droits, sur les dossiers personnels, sur l’ensemble dans les dernières rangées du Colisée, ne semblaient nullement emba-sassés de porter le chandail tricolore ou de commander très fort une Mol-son entre deux périodes Pour bien faire, certains d'entre eux allaient même jusqu’à admettre que les Nordiques s'étaient bien fait voler un but « mais pas la série », lors du dernier affrontement.Cela semblait satisfaire les partisans québécois qui leur répliquaient que « ça fait longtemps qu’on le sait qu'ils sont tous contre nous autres, maintenant vous l'avez vu vous autres aussi ».En fait, les partisans semblaient en avoir un peu marre de l’inflation verbale qui a fait rage au cours des derniers jours.Ainsi, Maurice Duplessis - invoqué par l'entraîneur des Nordiques comme l'incarnation même de la « grosse machine du Canadien » -sera accueilli avec chaleur quand il aura été présenté aux spectateurs avant le match.11 s’agissait, bien sûr, du comédien Jean Lapointe, sous les traits de son personnage le plus célèbre, venu à Québec pour convaincre les parlementaires, et non les amateurs de hockey, d’accorder un véritable statut aux artistes.11 est vrai que le bleu était bien plus populaire que le rouge, hier soir, au Colisée.4 STCUM Le syndicat trouve cette situation injuste et rappelle que M.Abe Li-monchik, membre du conseil d’administration de la STCUM, leur a donné raison dans des propos rapportés dans le DEVOIR.Les employés d’entretien maintiennent leur demande de voir les coûts de l’assurance-salaire partagés • à parts égales, comme c’est le cas our l’assurance-vie et l’assurance-ospitalisation.Le syndicat réaffirme que la STCUM doit maintenir intégralement ses contributions au regime de retraite « car une baisse de contributions provoquera un manque à gagner de $ 507 millions en 20 ans dans la caisse de retraite des employés».En fin de soirée hier, la direction de la STCUM n’avait toujours pas fait savoir sa réaction à la suite du dépôt de la contre-proposition syndicale.Quant aux 4 000 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro en grève depuis le 13 avril, leurs négociateurs ont rencontré mercredi soir les porte-parole patronaux, en présence du conciliateur Gilles Lavoie.On a fait une mise au point sur les demandes respectives.Rien de neuf n’est ressorti, a-t-on confirmé de part et d'autre.Les parties demeurent sur leurs positions.La Fraternité des chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro demande loujours que l’on réduise les heures d’attente entre quarts de travail et que l’on hausse leurs salaires de 6% par année.Que feront les chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro si les employés d’entretien déclenchent une grève illégale ?Pas moyen de le savoir hier.Les 2 100 employés d’entretien se réuniront, à huis clos (on craint que des journalistes témoignent ensuite devant les tribunaux .), dimanche soir à 19h à l’auditorium Le Plateau.On saura dès lors si les 650 000 usagers du matin verront leur système de transport en commun complètement paralysé lundi matin.des services offerts et sur les modalités d’accès à ces services, sur les recours possibles et le droit de porter plainte, sur les causes des problèmes sanitaires et sociaux.Depuis les débuts de ses travaux, la commission reconnaît la nécessité de tout mettre en oeuvre afin de centrer le système des services, tant de santé que sociaux, sur la personne.Celle-ci ne peut plus être considérée comme extérieure, passive, simple consommatrice et totalement dépendante.Elle possède généralement les moyens de mobiliser ses ressources personnelles ainsi que celles des differents réseaux donl elle fait partie (notamment la famille, les amis, les voisins); elle peut également faire appel aux services que le système met à sa disposition; elle peut aussi souhaiter participer aux décisions relatives à l’organisation de ces ressources.Si l’état de santé des Québécois s’est grandement amélioré depuis le début des années 1970 — entre autres l’espérance de vie qui s’est accrue et la diminution de la mortalité infantile, l’allégement de la souffrance physique — en revanche, beaucoup de problèmes de santé demeurent « préoccupants » : les maladies cardio-vasculaires, le cancer, les accidents et traumatismes, les maladies transmises sexuellement auxquels viennent s'ajouter les problèmes sociaux tels la pauvreté, la violence, les difficultés d’insertion sociale.La commission Rochon a également rendu public hier un document de quelque 200 pages, intitulé Problématiques et enjeux.Cette publication constitue la synthèse des opinions et positions exprimées lors de la première étape de consultation générale au cours de laquelle elle a rencontré pas moins de 6,000 personnes et reçu quelque 850 représentations écrites totalisant environ 20,000 pages de documentation.Sauf imprévus, M.Rochon est confiant de pouvoir rendre à temps son rapport final le 30 septembre prochain, date fixée dès les débuts des travaux de la commission.QUÉBEC (PC) - Voici les faits saillants du budget du gouvernement Bourassa pour l’exercice financier 1987-88.¦ Revenus prévus de $ 27,680,000,000, une augmentation de 8.2 % par rapport à l’année précédente.¦ Dépenses prévues de $ 30.08 milliards, ce qui laisse un déficit de $2.4 milliards.¦ Les dépenses sont de $ 70 millions de moins que prévu lors des crédits budgétaires de mars dernier.¦ Dépenses additionnelles au budget de mars: $ 180 millions.¦ Allègement d’impôt de $ 169 millions pour familles à bas revenus.¦ Une famille biparentalede deux enfants, qui commence actuellement à payer de l’impôt à partir de $ 13,004, commencera, à l’avenir, à payer de l’impôt à partir de $20,822.¦ Si cette famille paye des frais de garde, le seuil d’imposition passera de $15,410 à $25,871.¦ Cette mesure éliminera l’impôt pour 45,000 familles et réduira celui de 300,000 autres familles.¦ Le Fonds de développement régional est augmenté de $ 10 millions.¦ Les contributions au régime d’assurance-automobile sont réduites de $ 50 millions, ce qui représentera une diminution d’environ 10 % des cotisations perçues par la Régie de l’as-surance-automobile du Québec.¦ Soutien additionnel de $ 65 millions à 44,000 familles à faibles revenus de travail, à partir du 1er janvier 1988.¦ Le budget des garderies est augmenté de $ 8 millions, ce qui créera 2,600 nouvelles places en garderies.¦ Montant de $ 3.8 millions pour de nouveaux projets dans les garderies.¦ Le plafond d’aide aux garderies à but non lucratif au titre du logement passe de $ 8,000 à $ 9,000.¦ Abolition de la récupération des allocations familiales pour le troisième enfant.¦ Réduction de 13.4 % à 9 % du droit des détaillants, sauf pour les tavernes.¦ Le crédit d’impôt de 10% des salaires versés en recherche et en développement est porté à 20 % pour les corporations, ce qui représente environ $43 millions par année.¦ Déduction additionnelle de 33.3 % à l’égard de la totalité des dépenses de recherche et de développement.¦ Instauration d’un congé fiscal de l’impôt sur le revenu des particuliers de 24 mois pour les chercheurs de haut ffiveau.¦ Injection d’une somme annuelle de $ 102 millions comme soutien à la recherche et au développement.¦ Somme de $ 40 millions en soutien à la recherche en milieu universitaire.¦ Crédits additionnels de $ 15 millions par année aux universités moyennant certaines conditions.?l Octroi de $ 8 millions cette nnée et de $ 7 millions l’année prochain^ aux universités dans des buts spécifiques.¦ Augmentation de $ 20 millions du programme de renouvellement des équipements médicaux.¦ $ 4 millions de ce montant seront consacrés à l’Ou-taouais.¦ Les personnes âgées jouiront d’une exemption de $1 0,000 du revenu de travail ou d’entrepriSe.¦ Pour les personnes âgées, la taxe de vente sur les primes d’assurance-automobile est réduite de 9 à 5 %, ce qui représente une somme de $ 50 millions.¦ Abolition de la taxe de $ 2 sur les vidéocassettes vierges qui resteront sujettes à la taxe de vente de 9%.¦ Crédits d’un million pour aider les agriculteurs du secteur du tabac à se recycler.¦ Crédits supplémentaires d’un million pour la recherche sur les pesticides.¦ Réforme de la structure de taxation du pari mutuel de façon à donner aux hippodromes plus de flexibilité dans leur programmation.¦ Toutes les mesures contenues dans le budget entraient en vigueur à minuit hier soir.L’une des « pistes de réflexion » de la commission Rochon La personne doit devenir le centre des services de santé 24 ¦ Le Devoir, vendredi 1er mai 1987 SPORTS Une troisième période fatale qui provoque un 7e match ^™ Les Nordiques n’ont pas dit leur dernier mot W % w Æfa 'fM i Photo CP Robert Picard, des Nordiques, retient Sergio Momesso le long de la clôture pour l’empêcher de prendre possession de la rondelle, dans la zone des Fleurdelisés.GUY ROBILLARD QUÉBKC (PC) — Les Nordiques ont remporté hier une spectaculaire victoire de 3-2, comblant un déficit de deux buts à la troisième période pour éviter l’élimination et forcer la présentation d’un septième match demain à Montréal.Le Canadien semblait bien en contrôle jusqu’au but de Michel Goulet, qui semble pourtant ennuyé par une blessure à une jambe, à la sixième minute de la troisième période.Celui-ci avait capté une passe de Peter Stastny.Menottés jusque-là, les Nordiques ont entrepris d’attaquer avec force et John Ogrodnick et Normand Rochefort leur ont procuré une victoire bien méritée en marquant deux fois en moins de 90 secondes.Ogrodnick a profité d’un jeu intelligent de Jason Lafrenière lors d’une poussée à deux contre un en l’absence de Craig Ludwig, et Rochefort a lancé entre les jambières de Brian Hayward une rondelle transportée dans la zone du Canadien par Peter Stastny.Fort match défensif Le Canadien avait disputé un fort match défensif avant le but de Goulet, parvenant à imposer son genre de hockey au cours des 40 premières minutes, les deux équipes étant limitées à 12 tirs au but.Les Nordiques ont dominé 15 contre six au dernier engagement.Incapables de pénétrer dans l’en- clave, à nouveau victimes de leur imprécision, les Nordiques ont obtenu leur premier tir au but, inoffensif, à la 10e minute et le Tricolore a immédiatement répliqué par un but de Shayne Corson, le seul du premier engagement.Celui-ci a contourné Jeff Brown, qui avait dû quitter son poste habituel à droite, pour aller couvrir Rochefort.Goulet à la peine Plus tôt, Goulet avait donné du poids à la rumeur qu’il cache une blessure à la cheville en peinant à s’échapper, ce qui l’a amené à lancer à côté du but.Mario Gosselin, lui, s’était surpassé devant Guy Carbon-neau, deux fois, et Bob Gainey, sur la même séquence.Les Nordiques ont profité du seul avantage numérique de la période, disputée sans rudesse, et Steven Finn a atteint le poteau d’un lancer dévié.Mais même un trio composé des frères Stastny et de Goulet n’a pu fournir la moindre attaque soutenue.Les esprits s’échauffent Le Canadien a continué d’embouteiller les Nordiques à la deuxième période, exerçant un échec-avant efficace.Chris Nilan a fait 2-0 dès la quatrième minute, à l’aide d’un tir du poignet précis.Rochefort a réussi le plus beau jeu offensif des Nordiques à la 15e minute, mais sa poussée s’est terminée par un tir en plein sur le poteau, le deuxième des Nordiques.Les esprits ont commencé à s’échauffer au cours de la deuxième moitié de la période, aussi bien sur la patinoire, où les Nordiques devenaient frustrés, que dans les estrades, où certains spectateurs étaient vêtus d’un chandail d’arbitre avec un écusson du Canadien.Un d’entre eux portait même un brassard Kerry Fraser.Principal instigateur des escarmouches, Dale Hunter s’en est tiré sans punition.Basil McRae a cherché Chris Nilan par la suite, mais la remontée des Nordiques a empêché les choses de mal tourner.Le match s’est cependant terminé dans le tumulte près du filet de Gosselin et les joueurs des deux équipes ont sauté sur la glace.La sagesse des plus éclairés, qui retenaient leurs propres coéquipiers, a empêché d’envenimer les choses.¦ Devinez de quoi on parlait partout à Québec encore hier.Plh oui, du but refusé à Alain Côté.Les images au super-ralenti montrées d’abord par le réseau TSN ont semé le doute chez certains.On y voit la jambe de Paul Gillis accrochant celle de Brian Hayward.« Mais c’est Naslund qui le pousse », soutiennent ceux, presque unanimes à Québec, qui soutiennent que le but était bon.« Et s’il a fallu du super-ralenti pour avoir seulement un doute, ajoutent d’autres sportifs, comment expliquer que Kerry Fraser ait tout vu ça d’un seul coup ?» Selon un vétéran journaliste local, Gary Green, l’ancien entraîneur des Capitals de Washington, qui a décortiqué le jeu, est un ennemi juré de Michel Bergeron depuis leur époque au hockey junior et de plus un ami personnel de Kerry Fraser.¦ La colère grondait à Québec et la direction des Nordiques a même reçu des appels qui menaçait de mort l’arbitre, qui allait s’avérer être Dave Newell.Serge Savard et Ronald Corey s’attendaient à être de nouveau insultés dans leur loge.Au Forum, ce sont les joueurs et entraîneurs des Nordiques qui sont inondés d’objets de toutes sortes, dont de dures rondelles.Nordiques 3, Canadien 2 Première période 1— Montréal, Corson 4 Naslund.Chelios.9:40 Pénalités — Ludwig Mtl, Hunter Qué 12:11, Walter Mtl 13:45 Deuxième période 2— Montréal, Nilan 2 Carbonneau.Gainey.3:34 Pénalités — Rochetort Qué 8:45, Lemieux Mtl, Finn Qué , mineures, majeures 13:00, Skrudland Mtl.Donnelly Que 14:21.T rolslème période 3— Québec.Goulet 9 P.Stastny, Picard 5:22 4—Québec, Ogrodnick 8 Lafrenière.A.Stastny 13:37 5—Québec Rochefort 2 P Stastny 15:23 Pénalités — Ludwig Mtl, Gillis Qué 7:30.Tirs au but Montréal.9 3 6 —18 Québec.7 5 13 — 25 Gardiens — Montréal: Hayward; Québec: Gosselin.Assistance — 15,393.éh expos Jay Tibbs a failli à la tâche Les Mets pulvérisent les Expos DANIEL CAZA NEW YORK (PC) - Les Expos ont probablement disputé leur match le plus poreux de la saison à la défensive, hier soir.Paradoxalement, ce n’est toutefois pas ce qui leur a fait le plus mal.C’est plutôt la longue balle qui a permis aux Mets de New York de combler un déficit de trois points et de les pulvériser 11-3, devant une foule enthousiste de 22,135 spectateurs.Un circuit de trois points de Keith Hernandez à la manche initiale, son quatrième de la saison et son troisième eh autant de soirs, a d’abord permis aux champions de la Série mondiale d’égaler les chances.Puis, à la cinquième reprise, Kevin McReynolds a à son tour expédié une offrande de Jay Tibbs (1-4) par-des-sus la clôture, faisant ainsi marquer deux points d’assurance.Howard Johnson et Dave Magadan ont gonflé la priorité des New Yorkais à sept points, à la septième manche, pour chasser des lieux le gaucher Bob McClure.Johnson a amené avec lui deux coéquipiers à la plaque.C’était son troisième circuit de la saison.Celui de Magadan a été réalisé en scJo.McReynolds a produit son troisième point de la soirée à la huitième manche, en obtenant un ballon-sacrifice contre le releveur Bill Campbell.Les Expos ont marqué tous leurs EN BREF*.¦ Coupe Canada 1987 VIENNE (PC) — Déclarant que les Canadiens ne se lassaient jamais du hockey de qualité, Alan Eagleson, l’organisateur du tournoi de la Coupe Canada, a divulgué un calendrier de 34 matches qui seront disputés cet été par les meilleurs joueurs au monde.Équipe-Canada amorcera son camp d’entraînement à Montréal le 3 août.La Coupe Canada 1987 comprendra 14 matches hors-concours et 20 rencontres comptant pour le tournoi, si la finale se rend à la limite de trois matches.La ville de Hamilton présentera 10 de ces parties.Ce tournoi à la ronde regroupant six équipes commencera le 28 août pour se terminer le 6 septembre.Les éliminatoires débuteront le 8 septembre.Les demi-finales — à élimination directe — seront tenues à Hamilton et Montréal.Le premier match de la finale sera présenté à Montréal alors que le deuxième et le troisième, si nécessaire, se tiendront à Hamilton.¦ Ken Brown mène par un coup LAS VEGAS (AP) — Ken Brown a conservé son avance d’un coup, hier, quand on a complété la première ronde du Tournoi Invitation Las Vegas, écourté à cause de la pluie.De violents orages se sont abattus mercredi sur la région.On a alors dû réduire le tournoi de 90 à 72 trous.Le compte de 64 présenté par Brown mercredi est demeuré le compte le plus bas de la première ronde, même si deux autres golfeurs, Keith Clearwater et Larry Rinker, ont finalement rejoint le Sud-Africain Denis Watson à 65.Clearwater a évolué au Las Vegas Country Club, un des trois parcours utilisés pour le tournoi.L’ancien champion de l’Omnium des États-Unis, Andy North, Fred Couples et Tom Byrum ont complété leur ronde de 66 hier et ont rejoint le champion de la PC.A, Bob Tway, Leonard Thompson et Mark Pfeil.HOCKEY Ligue nationale Lundi, 20 avril Québec 7, Montréal S Phil'phie 4, Islanders 2 Mardi Toronto 4, Detroit 2 Edmonton 3, Winnipeg 2 Mercredi Québec 2, Montréal 1 Islanders 2, Phil'phie 1 Jeudi Toronto 7, Detroit 2 Edmonton 5, Winnipeg 3 Vendredi Montréal 7, Québec 2 Phil'phie 4, Islanders 1 Samedi Detroit 4, Toronto 2 Edmonton 5, Winnipeg 2 Dimanche Montréal 3, Québec 2 COUPE STANLEY Série “A” Pi g P bp bc pt* MONTRÉAL 6 3 3 21 18 6 QUÉBEC ' 6 Série "B" 3 3 18 21 6 ISLANDERS 6 3 3 15 18 6 PHILADELPHIE 6 Série "C” 3 3 18 15 6 TORONTO 5 3 3 16 13 6 DETROIT 5 Série “D” 2 3 13 16 4 WINNIPEG • 4 0 4 9 17 0 EDMONTON 4 4 0 17 9 8 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC SÉRIES ÉLIMINATOIRES Finale 4 de 7 Lundi Longueuil 9, Chicoutimi 2 Mercredi Longueuil 4, Chicoutimi 3 Ce soir Chicoutimi à Longueuil Dimanche 3 mai Longueuil à Chicoutimi Mardi 5 mai Chicoutimi à Longueuil* Mercredi 6 mai Longueuil à Chicoutimi* Jeudi 7 mai Chicoutimi à Longueuil* (* si nécessaire) ALLURE DE LA SÉRIE Pl 9 P bp LONGUEUIL.,.2 2 0 13 CHICOUTIMI.2 0 2 5 bc pts 5 4 13 0 Phil'phie 6, Islanders 4 • Lundi, 27 avril Toronto 3, Detroit 2 Edmonton 4, Winnipeg 2 (Edmonton gagne 4-0) Mardi Montréal 3, Québec 2 Islanders 2, Phil'phie 1 Mercredi Detroit 3, Toronto 0 Hier Québec 3, Montréal 2 Islanders 4, Phil'phie 2 Vendredi Detroit à Toronto Samedi Québec à Montréal Islanders à Philadelphie Dimanche Toronto à Detroit’ (* si nécessaire) Les meneurs b a pts Gretzky.Edm.3 18 21 Messier, Edm.6 11 17 Anderson, Edm.9 7 16 P.Stastny,Qué 6 9 15 Kurri, Edm 9 5 14 Goulet, Qué.9 5 14 Naslund, Mtl 5 9 14 Kerr.Phi 8 5 13 Hawchuk, Win.5 8 13 Nilsson, Edm 3 9 12 Ogr’dnlc.Qué.8 4 12 Trottier, Isl 7 5 12 Lafontaine, Isl.5 7 12 Stastny A,Qué 4 7 11 Eklund, Phi 1 10 11 Clark, Tor 5 5 10 Picard, Qué.2 8 10 Siltanen, Qué.1 9 10 Tikkanen, Edm.7 2 9 Walter Mtl 4 5 9 Yzerman, Det 2 7 9 Robinson, Mtl 1 8 9 Ellett, Win 0 9 9 Smith, Mtl 4 4 8 Crossman, Phi.2 6 8 points à la première manche.Tim Wallach a d’abord fait marquer Casey Candaele à l’aide d’un simple opportun.Puis, le receveur John Stefero a propulsé l’offrande de Rick Aguilera (2-1) dans les estrades populaires du champ gauche, faisant également croiser le marbre à Wallach.Mais par la suite, Aguilera a outrageusement dominé les frappeurs des Expos.A compter de la deuxième manche, le droitier des Mets a été bien avare.Après avoir accordé un but sur balles à Tibbs, après deux retraits, il a retiré les 15 frappeurs suivants.Sa séquence a été brisée quand il a donné une autre passe gratuite, cette fois à Vance Law, après deux retraits à la septième reprise.Mais Aguilera a terminé les choses en beauté, liquidant les sept derniers frappeurs à se présenter à lui.Il s’agissait de la meilleure performance de sa carrière: trois coups sûrs et sept retraits sur des prises.De son côté, Tibbs a une fois de plus été malmené par l’adversaire.En cinq manches, il a été victime de six points mérités sur huit coups sûrs et quatre buts sur balles, dont un seul intentionnel.Après avoir été parfait à la sixième manche, McClure a grandement détérioré sa moyenne de points mérités en étant responsable des circuits successifs de Howard et de Magadan.Bien que la piètre tenue défensive des Expos n’ait eu à peu près aucune incidence sur le résultat de la rencontre, il y a lieu d’en parler.Vance Law, généralement fiable au deuxième coussin, n’a semblé rien faire de bien de la soirée.Il a raté deux jeux de routine, une chandelle et un faible roulant, et a en outre été lent à réaliser que Darryl Strawberry étirait un double en triple, juste avant le circuit de Johnson, a la septième reprise.Law n’a pas été le seul de son camp à paraître endormi.Quoi qu’il en soit, les Expos auraient pu être exceptionnels au champ que le résultat n’aurait guère été différent.Expos 3 Mets 11 ab p es pp ab p es pp Candael cc 4 110 Dykstra cc 5 111 Webster cd 4 0 0 0 Bckmn 2b 42 10 Galarrg 1 b 4 0 0 0 KHrndz lb 3 113 Wallach 3b 4 111 Mazzilli 1b 10 10 Stefero r 4 112 Carter r 5 110 Engle vg 3 0 0 0 Strwbry cd 4 12 0 Law 2b 2 0 0 0 McRylds cg 3 2 13 Foley ac 3 0 0 0 HJohsn ac 4 2 2 3 Tibbs 1 10 0 0 Magadn 3b 3 12 1 McClure 1 0 0 0 0 Aguilera 1 4 0 10 Sorensen 1 0 0 0 0 WJhnsn fs 10 0 0 Campbel 1 0 0 0 0 Totaux 30 3 3 3 Totaux 36 11 13 11 Montréal 300 000 000— 3 New York 300 120 41x—11 Point victorieux — Dykstra (2).E—Law 2.DJ—Montréal 1.LSB—Montréal 2, New York 8.2B—Aguilera, Magadan, Mazzilli.3B—Strawberry.C—Stefero (1), KHernandez (4), McReynolds (5), HJohnson (3), Magadan (2).BV— HJohnson (2).BS—McReynolds.ML CS P PM BB RB Montréal Tibbs P, 1-4 5 McClure Sorensen 2-3 Campbell 1 New York Aguilero G,2-1 9 ML—Aguilera.D — 2:23 A — 20,607.8 6 6 4 5 0 0 0 0 1 2 1111 3 3 3 2 7 BASEBALL Ligue nationale Mercredi Chicago 8, S.Francisco 4 Los Angeles 10, Pittsburgh 2 New York 2, Houston 1 Philadelphie 5.Montréal 0 Atlanta 5, Cincinnati 2 St Louis 10, San Diego 6 Hier Cincinnati 9, Atlanta 8 St Louis 5.San Diego 4 S Francisco 5, Chicago 4 Pittsburgh 5, Los Arlgeles 4 New York 11, Montréal 3 Aujourd'hui San Diego, Show (1-1) à Chicago, Sanderson (1-0), 16 h 05 Houston, Ryan (1-2) à Atlanta, Mahler (2-2), 17 h 40 San Francisco, Davis (3-0) à Pittsburgh, Reus-chel (0-1), 19 h 05 Montréal, Smith (0-0) à New York, Darling (2- 1), 19 h 35 Cincinnati, Soto (1-0) à Philadelphie, Carman (1-1), 19 h 35 Los Angeles, Honeycutt (0-1) à St.Louis, Ma-grane (1-0), 20 h 35 Ligue américaine Mercredi Cleveland 6, Chicago 5 Toronto 8, Minnesota 1 Texas 8, New York 7 Kansas City 5, Baltimore 4 Boston 11, Seattle 5 Milwaukee 8, Oakland 7 Detroit 2, Californie 1 Hier Oakland 4, Milwaukee 1 Boston à Seattle Detroit en Californie Aujourd'hui Texas, Guzman (1-1) à Toronto, Key (4-1), 19 h 35 Chicago, Bannister (1-1) LIGUE NATIONALE Section Est g P moy.diff.ST.LOUIS 12 8 600 — NEW YORK 11 9 .550 1 CHICAGO 10 10 500 2 PITTSBURGH 8 11 .421 3 'h MONTRÉAL 8 12 .400 4 PHILADELPHIE 7 13 Section Ouest 350 5 SAN FRANCISCO 16 7 696 — CINCINNATI 15 7 .682 'h HOUSTON 12 9 .571 3 LOS ANGELES 12 11 .522 4 ATLANTA 9 12 429 6 SAN DIEGO 6 17 .261 10 LIGUE AMÉRICAINE Section Est MILWAUKEE 18 3 857 — NEW YORK 14 7 .667 4 TORONTO 12 8 .600 5 V, BALTIMORE 9 12 429 9 BOSTON 9 12 .429 9 DETROIT 8 12 400 9 'h CLEVELAND 8 14 Section Ouest .364 10 V, MINNESOTA 12 9 .571 CALIFORNIE 12 10 .545 SEATTLE 11 11 .500 1 V, KANSAS CITY 9 10 474 2 TEXAS 8 11 421 3 OAKLAND 9 14 .391 4 CHICAGO 6 12 .333 AV, à Baltimore, McGregor (0-3), 20 h 05 New York, Rhoden (2-2) au Minnesota, Bly-leven (1-1), 20 h 05 Cleveland, Niekro (1-0) à Kansas City, Gubicza (1-3), 20 h 35 Boston, Clemens (1-2) en Californie, Lugo (0-0), 22 h 35 Detroit, Terrell (1-3) à Oa-' kland, Rijo (0-2), 22 h 35 Milwaukee, Birkbeck (1-0) à Seattle, Trujillo (2-1), 22 h 35 Les frappeurs (Partie d’hier non comprlae) pb C* PP ce moy.Brooks .11 1 0 0 091 Candaele 56 18 2 0 .321 Engle 26 8 2 1 308 Fitzald 15 4 1 0 .267 Foley 34 6 4 0 176 Galarraga.68 23 15 1 338 Johnson 13 2 1 0 154 Law .71 20 9 4 282 Nicholls 24 5 2 0 208 Norman 4 0 0 0 000 Powell 40 8 4 0 200 Reed 30 4 4 0 133 Rivera 20 3 1 0 150 Stelero 24 4 0 0 .167 Wallach 55 15 9 1 273 Webster.73 22 7 1 301 Wingham 25 3 0 0 120 But* volés: Webster 6; Candaele, Engle, Fitzgerald, Foley, Law 1 Les lanceurs g-p ml pm rab mpm Burke 0-0 4 1 3 4 6.28 Campbell .0-0 90 8 2 8.00 Heaton 3-1 28 0 12 16 3 86 McClure 0-0 52 3 5 4 82 McGaffigan 0-0 14 0 1 13 064 Parrett 0-1 42 2 5 386 Sebra 1-3 231 10 15 3 86 Smith 0-0 00 0 0 000 Sorensen 1-1 130 3 3 2 08 SI Claire 1-0 121 6 7 439 Tibbs 1-3 28 0 12 12 3 86 Youmans.1-2 21.2 16 16 666 Victoire* préservées: McGaf-tigan, St Claire 3.Les Islanders remontent la pente et forcent un 7e match UNIONDALE (AP) — Les vétérans compagnons de ligne Mike Bossy et Bryan Trottier ont marqué un but et récolté une passe chacun en première période, hier soir, et les Islanders de New York ont défait les Flyers de Philadelphie 4-2-pour ainsi égaler 3-3 la série finale de la section Patrick, Pour un deuxième match d’affilée face aux Flyers et pour une cinquième fois depuis le début des présentes séries, les Islanders ont évité l’élimination.Le match décisif de la série sera donc présenté samedi à Philadelphie.En 15 ans d'histoire, les Islanders ont un dossier de 22-8 dans les matches où ils faisaient face à l’élimination.Par ailleurs, ils ne méritaient qu’une deuxième victoire après quatre défaites à domicile au cours des présentes séries.Les Islanders, qui tiraient de l’arrière également 3-1 contre Washington avant de remonter la pente pour remporter la série, ont pris les devants 2-0 dès le départ quand Bossy et '(Yottier ont touché la cible.Bossy, meilleur marqueur de tous ¦ les temps lors des jeux de puissance en séries, a marqué son 35e filet après 3:22 de jeu après avoir accepté une belle passe de Pat LaFontaine.Le gardien recrue Ron Hextall tentait de mettre la main sur la rondelle après un tir de Denis Potvin quand LaFontaine a saisi le disque libre pour le passer à Bossy, qui l’a poussé dans un filet désert.Trottier a touché les cordages à 16:12 après avoir capté une passe de Bossy.Son premier tir a été stoppé par Hextall, mais il a pris son propre retour pour porter la marque 2-0.Ces deux points ont permis à Bossy de se hisser au quatrième rang des marqueurs de tous les temps en série à égalité avec Gordie Howe.Trottier vient au troisième rang.Les Flyers ont réduit la foule de 16,270 spectateurs au silence après 53 secondes de la deuxième quand Brad McCrimmon a marqué suite à un tir du cercle droit.Mais Ken Leiter a redonné une priorité de deux buts aux Islanders quand il a marqué lors d’un avantage numérique après seulement 2:09 dé la troisième.Hextall avait donné cet avantage numérique aux Islanders en étant chassé pour avoir retardé le match.Les Flyers ont par ailleurs perdu les services de l’ailier droit Tim Kerr, leur meilleur marqueur.Il a été blessé à une épaule en troisième période.Islanders 4, Flyers 2 Première période 1— Islanders, Bossy 2 LaFontaine, Trottier.3:22 2— Islanders, Trottier 7 Bossy, Leiter.16:12 Pénalités — Zezel Phi, B Sutter Isl 1:13, D.Smith Phi 1:45, Jonsson Isl 11:37, Carson Phi 16:38, Flatley Isl 1 ?35 Deuxième période 3— Philadelphie, McCrimmon 1 -owe.0:53 Pénalité — Aucune.Troisième période 4— Islanders, Leiter 1 LaFontaine, Potvin.2:09 5— Philadelphie, Propp4 Crossman.2:48 6— Islanders, Bassen 1 Jonsson, Gilbert.10:34 Pénalités — Hextall Phi (purgée par Brown) 1 40, Diduck NYI 2 30, Samuelsson Phi, A.Kerr NYI mineures 12 43, A.Kerr NYI majeure, Brown Phi mineure, ma-leure 19:37, Bassen NYI, Tocchel Phi majeures 19:42.Tirs au but Philadelphie.10 8 9 — 27 Islanders.11 7 12 — 30 Gardiens — Philadelphie: Hextall: Islanders: Hrudey.Assistance — 16,270.% , (Z&Aien, SfréctrzC L'ENVIRONNEMENT Le 15 mai, Le Devoir tentera de voir si la qualité de l’environnement s'est améliorée dans les 15 dernières années en ce qui a trait à la pollution atmosphérique, la gestion des déchets, la gestion des forêts et des sols, les pesticides, les espaces verts, l’eau, etc.On y traitera également de la collaboration État/entreprise pour dépolluer certaines usines, des projets de sensibilisation de la population riveraine en ce qui a trait à l’eau, de la recherche en biotechnologie pour trouver des procédés permettant de réduire les polluants agricoles et forestiers, de la mine Doyon, gagnante du Mercure de l’Environnement, de la formation des inspecteurs en environnement, etc.Vous êtes intéressé par ces questions?Vous désirez vous joindre à nous dans ce projet de cahier spécial sur l’environnement?Alors n’hésitez pas à réserver un encart publicitaire.Date de parution: 15 mai 1987 Date de tombée: 6 mai 1987 Pour de plus amples informations, communiquer avec le service de la publicité au: 842-9645
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