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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-05-16, Collections de BAnQ.

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HcL 12lL£C&JIL.dOutremont Un coup d'oeil abordable sur la gastronomie Ouvert tous les (ours Vol.LXXVIII - No 113 ~k Ciel variable.Max.: 18.Demain: plutôt nuageux.Détail page B-11.Montréal, Samedi 1 6 mai 1987 4 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI MORT D’UN « SEX-SYMBOL » Rita Hayworth, sex-symbol des années cinquante, est morte à 68 ans.Ci-haut, dans La Dame de Shanghaïd’Orson Welles, en 1947.Page A-12 PAQUETTE POUR RESTER JEUNE Vieux routier de la radio, animateur toujours jeune de la télévision, Pierre Paquette célèbre la semaine prochaine la 400e émission du « Temps de Vivre » à Radio-Canada.Page C-1 PLUS BRILLANTE QUE JAMAIS A la veille de se produire dans « La Veuve Joyeuse », à Montréal, Karen Kane, danseuse du Ballet National, raconte sa carrière à Mathieu Albert.Dans notre cahier du samedi.Page C-1 LE PLAISIR LE PL msm “° LE PL/l$iR LE LE pONARD DE VINCI l’ingénieur et architecte jwtfedc* beaa&am:8393 f Postes X ^ 712-732 J , 1450, rue Stanley I Métro Peel sortie Stanley COURS SUPER INTENSIFS (JOUR) CONVERSATION ANGLAISE Du: 1er juin au 19 juin r\izO de 9h00 à 16h00 9 5 O Test de classement: Jeudi, vendredi 21, 22 mai de 9h00 à 12h00 (midi) En collaboration avec le service de l'éducation des adultes de ta C.E.C.M.Pour de plus amples renseignements, téléphonez-nous au 277-3323 5550 avenue du Parc Succursale Internationale Y MONTRÉAL O m pr UNIVERSITÉ LAVAL Faculté des sciences sociales MAÎTRISE EN RELATIONS INTERNATIONALES Les facultés des Sciences sociales et de Droit offrent un nouveau programme de maîtrise semi-professionnelle à caractère multidisciplinaire.La maîtrise prépare à la compréhension du système et des changements internationaux en privilégiant les rapports entre États et met l’accent sur les relations internationales du Canada et du Québec.DURÉE DE LA MAÎTRISE 2 années à temps complet (période de stage incluse).NOMBRE DE CRÉDITS 45 crédits en droit, économique, science politique et autres disciplines, dont 6 crédits pour le stage et 6 crédits pour l’essai.CONDITIONS D'ADMISSION Être titulaire d’un baccalauréat universitaire ou son équivalent.Satisfaire à des cours préalables de premier cycle dans les trois principales disciplines.Posséder un excellent dossier universitaire et une bonne connaissance du français et de l'anglais.Date limite pour soumettre une demande d’admission pour l'automne 1987 : le 15 juillet Pour complément d'information, communiquer par écrit à: Gérard Hervouet Faculté des sciences sociales Pavillon Charles-De Koninck Université Laval, Québec G1K 7P4 ou téléphoner à Louis Bélanger au (418) 656-3647 UQAM MESSAGE À LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE SESSION D'HIVER 1987 La session d'hiver 1987 se poursuit pour tous les cours assumés par les chargés-es de cours.SESSION D'ETE 1987 COURS DES PROFESSEURS-RES Les cours intensifs de la session d'été 1987 dispensés par les professeurs-res débutent le mardi 19 mai.COURS DES CHARGÉS-ES DE COURS Les cours assumés par les chargés-es de cours seront donnés à compter du lundi 8 juin.FAMILLE DES SCIENCES DE LA GESTION Inscriptions: le 9 juin à 9 h 30, au local JM 400 Pavillon Judith-Jasmin.Les cours débuteront pour tous les professeurs-res et les chargés-es de cours à compter du 15 juin.Les étudiants-tes recevront par écrit, au cours des prochains jours, les informations relatives aux modalités d'inscription.INFORMATIONS Pour toute information supplémentaire, veuillez communiquer avec votre responsable de programme ou le bureau du registraire."Ê Université du Québec à Montréal A-8 ¦ Le Devoir, samedi 16 mai 1987 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.CENTRE HOSPITALIER THORACIQUE DE MONTRÉAL poste offert: |nf jrmjère-chef de la Clinique ambulatoire et responsable des soins à domicile.Vous aimez relever des défis?"\ Le Centre hospitalier thoracique de Montréal vous offre cette opportunité de mettre à profit votre compétence et vos connaissances si — vous détenez un 2e cycle universitaire — vous êtes en règle avec votre Corporation professionnelle — vous avez de l'expérience ainsi qu'un diplôme option santé communautaire ou l'équivalent — vous êtes compétente en gestion — vous êtes bilingue — vous êtes capable de développer, implanter et évaluer des programmes de soins.Nous serions heureux de recevoir votre curriculum vitae, avant le 28 mal 1987, adressé à V Direction des soins infirmiers Centre hospitalier thoracique de Montréal 3650 rue St-Urbain Montréal (Québec) H2X 2P4 J OUTRE-MER L’École Polytechnique de Montréal, en collaboration avec l’Agence canadienne de développement international (ACDI), est à la recherche d'un PROFESSEUR pour assumer les responsabilités suivantes à l'École polytechnique de Thiès au Sénégal à compter du 1er septembre 1987.1) Qualifications: — Posséder un doctorat en sciences appliquées ou une maîtrise en siences appliquées ou l’équivalent.— Posséder au moins trois années d’expérience dans l’enseignement et la recherche au niveau universitaire.2) Fonctions: — Dispenser le groupe de cours suivants: • Électronique • Asservissement et automatisme • Gestion des projets — Diriger des projets de fin d’études et encadrer les étudiants — Participer à des projets de recherche.Tous les candidats doivent être citoyens canadiens ou immigrants reçus, avoir une connaissance parfaite du français parlé et écrit.Des indemnités pour affectation à l’étranger et des logements sont prévus pour la durée du séjour.Le candidat choisi doit s’engager pour une période d’un an.La candidature sera soumise à l’ACDI et aux autorités locales pour approbation.Les personnes intéressées dev ont faire en sorte que leur demande accompagnée c un curriculum vitae parvienne au plus tard le 20 mai 1987, à 17h00: à l’attention de: M.Jacques Martin Responsable du recrutement Projet de l’E.P.T.Service de la Coopération internationale E.P.M.C.P.6079, Succursale «A» Montréal QC H3C 3A7 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE L’ABITIBI-TÉMISCAMINGUE OFFRE D’EMPLOI J POSTE DE CADRE CONCOURS NUMÉRO: C-5/87 POSTE: DIRECTEUR DE BUREAU CENTRE HOSPITALIER THORACIQUE DE MONTRÉAL ^ POSTÉS OFFERTS: CoQ^a^ fa 5^5 infirmiers (1 ) temps complet (nuit) (1) temps partiel (jour - soir - nuit) Nous offrons à des infirmières de carrière d’oeuvrer au sein de notre équipe de direction.Aussi, si vous possédez les pré-requis suivants, nous serions heureux de vous accueillir: — avoir un 2e cycle universitaire (ou 1er cycle avec expérience pertinente) — être en règle avec votre Corporation professionnelle — avoir un minimum de 2 ans d’expérience en clinique — être parfaitement bilingue — démontrer des compétences en gestion S V P.faire parvenir votre curriculum vitae à l’adresse suivante: Direction des soins infirmiers Centre hospitalier thoracique de Montréal 3650 rue St-Urbain Montréal (Québec) H2X 2P4 OOO UNIVERSITÉ LAVAL Faculté des sciences de l’administration DEUX PROFESSEUR(E)S DEPARTEMENT DE MANAGEMENT Nous sommes une équipe de 22 professeur(e)s enseignant dans le champ du comportement organisationnel, de la gestion stratégique des organisations et de la gestion des ressources humaines.Nos intérêts de recherche et d'intervention sont le management international, l'entrepreneurship, la gestion des services de santé, la santé et sécurité au travail, les impacts organisationnels de l’informatisation et la gestion de la PME.Nous sommes aussi à l'affût des problématiques nouvelles dans ces champs d’intérêt.Si vous êtes intéressé(e) à vous joindre à nous pour dispenser de l'enseignement (aux trois cycles), faire de la recherche et offrir des services à la collectivité, faites-nous connaître vos intérêts, réalisations majeures et projets avant le 1,r juin 1987.Nos préférences iront aux candidates possédant un doctorat en sciences de l’administration ou dans une discipline connexe.Les conditions générales d’emploi sont celles prévues dans la convention collective.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae, de même que l’énoncé de leurs intérêts et projets, avant le 1" juin 1987 à: Hélène Lee-Gosselin, directrice Département de management Faculté des sciences de l’administration Université Laval, Québec G1K 7P4 » UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Faculté des lettres et sciences humaines Poste de professeur outre-mer À l'intérieur d'un projet d'appui au programme de 2e cycle en études coopératives administré par le Centre panafricain de formation coopérative (République populaire du Bénin), l'Université de Sherbrooke demande un professeur pour un poste à Cotonou, au Bénin.Fonctions - Enseignement (deux activités par trimestre, dont les séminaires de recherche et de rédaction); encadrement pédagogique et direction des étudiants en préparation et rédaction de mémoire; organisation des jurys et évaluation des mémoires de recherche; participation aux autres activités d'enseignement du C.P F.C.Exigences - Diplôme de 3e cycle dans une discipline pertinente à l’étude des coopératives; expérience de l'élaboration de projets et de l'encadrement d'étudiants en rédaction de mémoire; connaissance souhaitable de la méthode du «cadre logique» d’élaboration de projets; connaissance des mouvements coopératifs, africains de préférence: esprit d'initiative et capacité reconnue de travail en équipe; trois ans d'expérience dans un pays d'Afrique Durée du contrat - Deux ans à compter d'août 1987.Traitement — Selon l’échelle de traitement en vigueur; indemnités de service à l'étranger et autres allocations reconnues par l'A.C.D.I.Faire parvenir curriculum vitae et noms de trois personnes pouvant fournir des références sur emplois antérieurs, avant le 5 juin 1987, au: Directeur du projet DESCOOP / IRECUS Faculté des lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 N.B.— L'Université de Sherbrooke respecte le principe de l'équité en matière d’emplai OFFRE D’EMPLOI Poste pour l’année scolaire 1987-1988 LIEU: Amos STATUT: Temps plein 5 jours/semaine.NATURE DU POSTE: Sous l’autorité de la direction des services professionnels, le directeur de bureau a la responsabilité d'organiser la distribution des programmes de services sociaux décentralisés, dans le territoire couvert par l'unité de travail d'Amos, il planifie, contrôle et évalue les activités professionnelles relatives à la distribution des programmes sur le territoire desservi.FONCTIONS GÉNÉRALES: — Voit à l'application des programmes desservis, en conformité avec les politiques et procédures et la convention collective en vigueur; — Voit à ce que l'ensemble du travail clinique auprès des bénéficiaires (accueil, évaluation, orientation, prise en charge et revision) respecte les normes et standards de pratique établis; — Évalue les besoins en ressources humaines, matérielles et financières nécessaires et s'assure du contrôle de la quantité et qualité des intervenants; — Participe à la sélection du personnel sous sa responsabilité immédiate: s'assure qu'il reçoit un entrainement adéquat, évalue son rendement et fait les recommandations nécessaires à la gestion du personnel de son unité; — S'assure de connaître les besoins de consultation et de supervision du personnel de son unité de travail et participe à l'évaluation des besoins en formation-perfectionnement de ce personnel; — Détermine et applique un mécanisme de révision périodique de tous les cas; — S'assure d'une distribution de services de qualité et en quantité suffisante sur son territoire; — Représente l’établissement sur le territoire desservi; — Effectue toute autre tâche connexe à la demande de son supérieur immédiat EXIGENCES: Détenir un diplôme d'études universitaires en sciences humaines; Posséder une expérience de travail pertinente d'au moins cinq (5) ans, dont trois (3) dans une fonction de gestion; Les candidats possédant plusieurs années d’expérience jugées pertinentes et une formation adéquate pourraient être considérés CONDITIONS: Selon l'échelle de rémunération des cadres du Ministère de la santé et des services sociaux, classe 14.(34,160$ - 48,153$ en révision) DISPONIBILITÉ: Immédiate Faire toute demande avant le 22 mai 1987 à l'adresse suivante: Le directeur général, Centre de services sociaux de l’Abitibi-Témlscamingue, 341 Principale nord, 5e étage, Amos, Québec J9T 2L8 Affichage du 11 mai 1987 au 22 mai 1987.Amos le 4 mai 1987 V__________________________________________________________________________J Conseillère ou conseiller syndical en relations de travail Fonctions Dans le cadre des mandats qui lui sont confiés par le directeur général, la conseillère ou le conseiller syndical peut être appelé à exercer l’une ou plusieurs des fonctions suivantes: — application et interprétation des conventions collectives, lois et règlements (notamment CSST) — conseils aux membres et aux instances; — personne-ressource dans le domaine des relations de travail; — préparation, enquête et arbitrage; — représentation du Syndicat devant différents tribunaux; — ressource dans des opérations d’intervention dans les établissements; — ressource dans des dossiers particuliers; — participation à des réunions, sessions, etc.Cette personne fera partie d’une équipe de conseillères et de conseillers syndicaux.Exigences — expérience ou formation pertinente à la fonction; — implication et connaissance du milieu syndical; — habileté en communication; — capacité de faire des représentations et de défendre ses dossiers; — capacité de travail en équipe; — capacité d’analyse et esprit de synthèse; — disponibilité.Conditions de travail et de traitement Selon la convention collective des employés-conseils.Salaire à compter de 39 488 $.Prière d’adresser votre offre d’emploi accompagnée d’un curriculum vitae à: A Alliance des professeures et professeurs de Montréal à l’attention du Directeur général 8225 boulevard Saint-Laurent Montréal H2P 2M1 Votre demande doit être parvenue aux bureaux de l’Alliance avant le vendredi 22 mai 1987à 17 heures.L’Alliance des Professeures et Professeurs de Montréal L’HÔPITAL SAINT-VINCENT, une institution de santé bilingue de 516 lits, affiliée à l’Université d’Ottawa et offrant des soins de longue durée et de réadaptation recherche deux (2) TRAVAILLEURS(EUSES) SOCIAUX(LES) Pour assurer l'ensemble des services sociaux offerts dans le cadre des programmes de longue durée et de l’Hôpital de jour.Exigences: — Maîtrise en Service social — Éligible à devenir membre de l'«O.A.P.S.W » — Expérience en travail de groupe dans un milieu hospitalier serait un août.— Très bonne connaissance du français et de l’anglais Salaire avantageux et une gamme complète d’avantages sociaux.Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 29 mai 1987 aux: Ressources humaines Hôpital Saint-Vincent 60, rue Cambridge nord Ottawa, Ontario, K1R 7A5 (613) 782-2718 - v.LA FÉDÉRATION CULTURELLE DES CANADIENS-FRANÇAIS est à la recherche de candidat-e-s pour le poste de DIRECTEUR-TRICE ADJOINT-E RESPONSABLE DE L’ADMINISTRATION ET DE L’INFORMATION La personne choisie assumera les fonctions de planification, de coordination et d'Organisation des secteurs administratif et informatif du bureau national.Elle sera responsable de préparer et de contrôler les budgets de la Fédération, conseiller la directrice générale et le bureau de direction en matière d'administration et établir des stratégies de diversification de fonds.Elle devra également coordonner les dossiers de presse, assurer la liaison avec les médias, et développer l'échange d'information entre les organismes membres et avec le public en général.Exigences: • Études universitaires dans un des domaines suivants: communication, administration, journalisme et/ou expérience équivalente; • Expérience minimum de deux (2) ans dans un des domaines sus-mentionnés; • Aptitude pour le travail en équipe avec permanent-e-s et bénévoles; • Excellente connaissance du français et de l'anglais, parlés et écrits; • Connaissances de la réalité canadienne française en milieu minoritaire, plus particulièrement dans le secteur culturel; • Disponibilité à se déplacer à travers le pays.Rémunération: À déterminer.Entrée en fonction: Mi-juin 1987 Cette personne sera appelée à travailler à partir du bureau national de la F.C.C.F.à Ottawa.Les personnes intéressées doivent faire parvenir un curiculum vitae avant le 31 mai 1987 à l'adresse suivante: Comité de sélection F.C.C.F.270, rue Dalhousie Ottawa (ONTARIO) K1N 7E4 la féDÉR/rrion CULTURELLE DES c/nwiEris-fR/mc/iis LE FONDS POUR LA FORMATION DE CHERCHEURS ET L’AIDE À LA RECHERCHE est un organisme para-public québécois ayant pour mission de subventionner la recherche scientifique au Québec et d'accorder des bourses d'excellence pour des études avancées.Le Fonds F.C A R.est à la recherche d’une personne pour combler un poste d’administrateur de programmes (poste de niveau professionnel) et ce à Sainte-Foy.ATTRIBUTIONS Sous l'autorité du directeur des programmes scientifiques, l'administrateur de programmes assume la responsabilité d'un ou de plusieurs programmes de subventions et des diverses opérations qui y sont rattachées.Il agit comme secrétaire de comités et assure le suivi des décisions auprès des requérants.Il participe également aux diverses activités de planification et d évaluation des programmes.De façon plus particulière, il assure la coordination des programmes orientés vers le développement des liaisons universités-industries.CONDITIONS D'ADMISSION — Diplôme universitaire de deuxième cycle.— Cinq (5) ans d'expérience pertinente dont deux (2) reliées à la concertation universités-industries; — Bonne capacité de communication écrite et verbale INSCRIPTION Toute personne intéressée à ce poste doit taire parvenir sa candidature (accompagnée du curriculum vitae) au plus tard le 5 |uin prochain avant 16 heures à l'adresse suivante: FONDS FCM Fonds pour la Formation de Chercheurs et l'Aide à la Recherche Concours 87-02 Fonds F.C.A.R.3700, rue du Campanile Bureau 102 Sainte-Foy (Québec) G1X4G6 J m "Conformément aux exigences relatives à /'immigration au Canada, ces postes sont offerts aux citoyens canadiens et aux résidents permanents." Au département de design DEUX POSTES DE PROFESSEUR RÉGULIER 1- technologie du design 2- design de base Postes accessibles aux femmes et aux hommes.Fonctions et cadre de travail: Enseignement, recherche et création dans les domaines ci-haut mentionnés.Date d'entrée en fonction: 1er juillet 1987 Exigences: 1 - Maîtrise en génie ou en architecture, ou en design ou l'équivalent; cinq ans d'expérience professionnelle reconnue, expérience d'enseignement et de recherche dans le domaine des matériaux et des procédés appliqués à l'architecture et au design industriel 2- Maîtrise en architecture ou en design, ou l'équivalent, cinq ans d'expérience professionnelle reconnue, expérience d'enseignement et de recherche dans le domaine de l'apprentissage des moyens de formalisa tion appliqués à l'architecture et au design industriel Traitement: Selon la convention collective SPUQ-UQAM Les candidats sont priés de faire parvenir un curriculum vitae avant le 25 mai 1987 à: M.Georges Adamczyk, directeur Département de design UNIVERSITE DU QUÉBEC A MONTRÉAL C P 888B.Succursale A.Montréal (Québec) H3C 3P8 Université du Québec à Montréal Le Devoir, samedi 16 mai 1987 A-9 L’Office des services de garde à l’enfance s’installe dans l’ancien monastère du Bon-Pasteur RENÉE ROWAN Je suis allée visiter les nouveaux locaux de l’Office des services de garde à l’enfance qui vient d’aménager dans l’ancien Monastère du Bon Pasteur, rue Sherbrooke est, sur l’emplacement bordé par les rues de Bullion, Saint-Norbert et Saint-Dominique.J’en suis ressortie frappée par la beauté et la sobriété des lieux, mais aussi par l’originalité de ce complexe qui réunit divers milieux — petite enfance/personnes âgées, familles à revenu modeste et personnes beaucoup plus à l’aise, le privé/le public — ce qui en fait un modèle unique de récupération d’un monument historique qui reste intégré à la vie de quartier.La Société immobilière du patrimoine architectural (SIMPA) de Montréal a réussi à redonner une vocation sociale au monastère tout en respectant son caractère historique.« Il s’agit là d’une réussite exceptionnelle », commente la présidente de l’Office des services de garde à l’enfance (OSGE), Mme Stella Guy.Dans les divers bâtiments de cet ensemble conventuel entièrement rénové par la Société immobilière du patrimoine architectural (SIMPA), société paramunicipale, logent maintenant la résidence Aurélie-Cadote qui comprend 34 unités de logements pour personnes âgées autonomes, la coopérative d’habitation Sourire à la vie qui compte 27 H LM pour les familles du secteur (logements subventionnés dans les deux cas) et 22 luxueuses unités de condominium.C’est là où habitera le maire Jean Doré.Les bureaux de l’OSGE occupent le corps central du bâtiment tandis que la chapelle servira de maison de la culture et de salle de répétition pour l’Orchestre de chambre de Montréal.Ce qui était le presbytère abritera, au début de juillet, la garderie Tour à tour, service autonome qu’administreront les parents usagers.« Tout cela a commencé de façon inopinée », rappelle Mme Guy.Dans un article publié dans un quotidien, le directeur de SIMPA, M.Pierre Ouel- Mme Stella Guy let, indiquait les difficultés qu’il rencontrait à trouver une vocation sociale aux monuments historiques, no-tamment ceux de petite taille comme la maison Allan, à Pointeaux-Trembles.La présidente de l’Office n’a été longue à réagir, elle qui aime les vieilles pierres.Elle prend rendez-vous, dès le même jour, avec M.Ouellet lui proposant que SIMPA étudie la possibilité d’y installer une garderie.L’idée a fait son chemin et c’est ainsi qu’est née la garderie Bécassine.Emballée par cette première expérience et convaincue de la nécessité pour l’Office de se rapprocher de sa clientèle — on retrouve dans la région du Montréal métropolitain 60 % des services de garderie du Québec — la présidente revient à la charge proposant à SIMPA de voir si, dans sa banque de monuments historiques, il ne s’en trouverait pas convenant à ses « rêves » et à ses critères.SIMPA a aussi des idées de projet.« Nous avons étudié ensemble plusieurs possibilités et, d’un commun accord, nous avons arrêté notre choix sur le monastère du Bon-Pasteur classé « bien culturel » par le gouvernement en 1979.La collaboration de SIMPA a été extraordinaire », constate Mme Guy visiblement satisfaite de cette alliance.Les Soeurs du Bon-Pasteur sont aussi heureuses de la nouvelle vocation sociale du monastère qui respecte leur idée d’accueillir des enfants.Cet aspect était important pour elles.La Communauté de Notre-Dame du Bon-Pasteur d’Angers a été fondée en 1928 par Rose Virginie Pelletier qui a adopté, en religion, le nom de Mère Marie de Sainte-Euphrasie, canonisée depuis sous le nom de sainte Marie-Euphrasie Pelletier.Une des salles de conférence des nouveaux locaux occupés par l’OSGE porte son nom.Venues s’établir au Québec en 1844, les religieuses se sont installées dans le monastère de la rue Sherbrooke en 1847.En les faisant venir ici, on leur avait confié la mission de s’occuper des jeunes filles délinquantes ou sans famille.La maison-mère de la communauté a aménagé boulevard Gouin, mais quelques religieuses habitent encore une maison voisine de l’ancien monastère, mais à l’extérieur du complexe, rue Sherbrooke, de l’autre côté de la rue de Bullion.« Un de nos critères, précise la présidente de l’Office, était d’avoir, adjacente à nos bureaux, une garderie pour nos employés.On ne peut prêcher aux autres ce que l’on ne fait pas soi-même .dans l’édifice à bureaux de Longueuil, situé entre des autoroutes, ce n’était pas possible.Ici, les enfants bénéficieront de la cours intérieure et des jeux aménagés pour les jeunes du complexe.» La garderie sans but lucratif Tour à tour, qui comptera une cinquantaine de places dont cinq pour les poupons, accueillera prioritairement les enfants des employés de la garderie, ceux des familles de la coopérative d’habitations, les enfants du personnel et des étudiants du cégep du Vieux-Montréal avec qui l’Office a conclu une entente et ceux des habitants des condominiums.S’il reste des places, elles seront ouvertes aux enfants du quartier.« On ne veut pas d’une garderie qui soit expérimentale dans le sens de « laboratoire », explique Mme Guy, mais on la veut d’une grande qualité de service ».Il y a, au cégep du Vieux-Montréal un département de techniques de services de garde.Les professeurs sont intéressés à participer au programme pédagogique de la garderie qui deviendra également un milieu de stages pour les étudiants.« Nous avons élaboré le projet en collaboration avec le département », précise la présidente de l’Office.Le conseil d'administration de la nouvelle garderie est composé de parents de l'OSG E, de parents du cégep du Vieux-Montréal et de parents de la coopérative d’habitations.La garderie Tour à tour a bénéficié des mêmes subventions offertes à l'ensemble des garderies sans but lucratif et du programme d’aide du ministère des Affaires municipales qui était offert, jusqu’au 31 mars dernier, pour la relocalisation ou l’implantation de garderies dans des édifices municipaux.L’aménagement de l’Office dans de nouveaux locaux lui a également permis d’ouvrir son centre de documentation au grand public.Celui-ci pourra venir consulter sur place les publications et recherches pertinentes aux services de garde à l’enfance.Notons enfin que la salle de conférence de l’Office portera le nom de salle Lizette-Gervais en hommage à la première présidente de l’OSG E morte d’un cancer il y aura bientôt un an.Une plaque commémorative sera dévoilée lors de l’inauguration officielle de l’Office et du complexe du Bon-Pasteur prévue pour la fin de juin ou le début de juillet.Une autre salle portera le nom de Pierre-Thériault à la mémoire de Monsieur Surprise qui a si longtemps fait partie du monde de l’enfance.Le PQ — les libéraux ont négligé les routes QUÉBEC (PC) — Alors qu'il a pris des engagements électoraux totalisant plus de $ 2 milliards, le gouvernement Bourassa a dé pensé depuis son élection $ 85 millions de moins que ne l’a fait le gouvernement péquiste en 1985-86.C’est ce qu’a déploré hier le leader de l'opposition en Chambre, M.Guy Chevrette, lors de l’interpellation du vendredi à l'Assemblée nationale.La construction de routes a connu une baisse de $ 61 millions en 1986-87 par rapport à 85 86.dernière année du régime pé quiste.En 1987-88, les montants alloués ont également baissé, de $333 millions à $332 millions.« Depuis deux ans, nous connaissons un net recul au niveau de la construction de routes », a déploré le député de Joliette.« En matière de conservation du réseau routier, le ministre a promis mer et monde, a-t-il poursuivi.Les libéraux, sur les banquettes de l’opposition, ont clamé qu’il fallait $80 millions pour la réfection et la conservation des routes Or, soutient M.Chevrette, le premier budget du programme de réfection du ministère des Transports a baissé de $ 14 millions par rapport à celui du gouvernement péquiste.Cette an née, le budget a prévu une augmentation de $ 60 millions, a-t-il admis, « mais c’est bien en-deça de ce que suggérait le rapport Middlemiss sur l’état des routes».Au niveau du soutien au réseau municipal, on note là-aussi une baisse, a déploré M.Chevrette.Elle se chiffre à $ 7 millions en 86 87, et à $ 3 millions cette année, par rapport à 1985-86.En fait, de conclure le leader de l’opposition, le ministre des Transports devrait avoir un minimum de $ 150 millions de plus dans son enveloppe pour être sur un pied d’égalité avec l'année 1985-86.En réponse aux arguments de son vis a vis, le ministre Marc-Yvan-Côté a indiqué que, pour son premier budget, le gouvernement Bourassa avait placé ses priorités ailleurs, soit à l'éducation et à la santé.« J’admets, a-t-il dit.que 1986-87 n'a pas été l'année miracle pour le budget du ministère des Transports ».Mais cette année, a-t-il poursuivi, le gouvenrement met l’accent sur l’entretien de notre réseau routier.Et à ce chapitre, le gouvernement prévoit des ajouts de $ 200 millions.De plus, le gouvernement injectera $ 5 millions à l’aide aux réseaux municipaux.Dans un deuxième temps, le ministre Côté revendiquera des sommes additionnelles pour la construction de routes, a-t-il promis.T -ü PE VOIE Faut=- pour 1© croire.CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Le Conseil Scolaire Catholique Romain de Port au Port est à la recherche DE PROFESSEURS POUR SEPTEMBRE 1987 1) Professeur de français par immersion — L'École Secondaire Notre-Da-me-Du-Cap, Cap St-George Qualifications: Les candidats doivent être parfaitement bilingues et détenir un diplôme académique en sciences sociales 2) Professeur de français langue seconde — L’École Secondaire Notre-Da-me-Du-Cap (Suppléant de septembre à décembre 1987) Qualifications: Les candidats doivent être bilingues et être aptes à enseigner d'autres cours en plus du français langue seconde 3) Professeur de français au primaire pour un programme de langue première — L'École Élémentaire Notre-Dame-Du-Cap, Cap St-George Qualifications: Les candidats doivent être parfaitement bilingues et avoir de l'expérience comme professeur au primaire 4) Professeur de français au primaire pour un programme de langue première— L'École Ste-Anne, Mainland Qualifications: Les candidats doivent être parfaitement bilingues et avoir de l’expérience comme professeur au primaire 5) Professeur de français au primaire pour un programme de langue première — L’École primaire St-Stephen's, Stephenville Qualifications: Les candidats doivent être parfaitement bilingues et avoir de l'expérience comme professeur au primaire.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: M.Andrew D.Butt, Superintendent Port au Port R.C.School Board P.O.Box 5200, Stephenville, NF A2N 3M5 Tél.: 643-9525 Chef du secteur médical de la salle d’urgence L’HÔPITAL SAINTE-JUSTINE, centre hospitalier affilié à l'Université de Montréal, est à la recherche d'un pédiatre qui sera le responsable médico-administratif du secteur médical de la salle d'urgence.Cette offre s’adresse aux pédiatres avec des qualités professionnelles et de leadership de haut niveau.Une expérience antérieure dans l’organisation des soins de première et deuxième ligne et une capacité reconnue de travailler en équipe seront des atouts fortement considérés.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 29 mai 1987 au: Docteur Louis Dallalre Responsable du comité de sélection HOPITAL SAINTE-JUSTINE 3175, chemin de la Côte Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 1C5 CONTRÔLEUR Notre client, un important importateur de vêtements situé dans la région de Montréal, est à la recherche d'un(e) détenteur du titre de C G.A ou C M A.ou expérience équivalente.Doté(e) d'excellentes aptitudes pour la supervision de personnel, vous aimez le travail en équipe et communiquez efficacement dans les deux langues officielles.Le candidat sera responsable de l’élaboration des budgets, des états financiers et de leur analyse, du mouvement de trésorerie, et possédera l'initiative nécessaire pour fournir au président de l’entreprise d'autres informations pertinentes à la saine gestion de la compagnie.Le candidate) a une expérience de trois à cinq ans dans le domaine La connaissance de l'affacturage et du système Rexon sont importantes.Votre rénumération sera fonction de vos qualités et votre expérience.Si ce poste vous intéresse, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: Monsieur Émile Malka, C.A.Boijoli, Sabbah, Sabbag, Ziri, Malka 3424, rue Drummond Montréal, Québec H3G 1Y1 BANQUE ROYALE Carrières La Banque Royale du Canada recherche un professionnel de l’information possédant une forte motivation pour l’adjoindre à son service des Affaires publiques, situé au siège social de Montréal, afin de combler le poste suivant : Rédacteur Vous serez responsable de la publication mensuelle du journal d entreprise de la banque et vous occuperez d’un large éventail de programmes de communication destinés aux employés.Pour remplir ces tâches, vous devez avoir de solides connaissances en journalisme ou en communication et de l’expérience de la production d’imprimés.Vous êtes autonome, capable de travailler sans supervision, ou de vous intégrer dans une équipe.Vous aurez de plus la charge des pigistes.Énergique, vous êtes doté d initiative et savez vous débrouiller suffisamment en français pour communiquer avec les fournisseurs.Nous vous offrons une rémunération en fonction de vos compétences, ainsi qu’un excellent programme d’avantages sociaux.Si vous possédez les qualités requises, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae en toute confiance, en mentionnant le numéro de dossier 8704.Les intermédiaires doivent s’abstenir.L.Y.(Lino) Perreault Chef, Service central de recrutement La Banque Royale du Canada 1, Place Ville-Marie 5e étage, aile Est Montréal (Québec) H3C 3A9 VIA RAIL CANADA INC., une société faisant preuve d’avant-gardisme et d’innovation dans sa gestion des services ferroviaires voyageurs inter-villes et transcontinentaux au Canada, offre une excellente perspective de carrière pour un: TRADUCTEUR-RÉVISEUR Bilingue, vous êtes un excellent communicateur et possédez des habiletés supérieures en rédaction.Votre entregent, votre dynamisme, votre souplesse de comportement et votre polyvalence font de vous le candidat idéal pour assurer le rayonnement du service Traduction et Terminologie auprès des autres services-clients du siège social de la Société à Montréal.En plus de fournir des services professionnels de traduction, vous révisez les textes de collaborateurs à la pige qui ont pour langue de départ et d'arrivée l'une des deux langues officielles et votre large expertise ainsi que votre souci du détail vous amènent à agir également en qualité de linguiste-conseil.Vous possédez un baccalauréat ou une maîtrise en traduction ou une formation équivalente, ainsi que sept années d’expérience en traduction de l'anglais au français, dont deux en révision et vous êtes membre agréé de la Société des traducteurs du Québec.Le candidat intéressé à relever des défis trouvera une ambiance des plus stimulante à VIA.Nous offrons un salaire concurrentiel ainsi qu'une gamme complète d’avantages sociaux.Si vous désirez poser votre candidature, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 29 mai 1987 en mentionnant le numéro de dossier C436.Seules les personnes dont la candidature sera retenue recevront un accusé de réception.VIA RAIL CANADA INC.Service des ressources humaines Case postale 8116, succursale A MONTRÉAL (Québec) H3C 3N3 VIA RAIL offre des chances égales d'emploi Le réseau canadien de trains voyageurs L’Association culturelle franco-TéNoise OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR GÉNÉRAL Ce concours s'adresse aussi bien aux hommes qu 'aux femmes.L’Association culturelle tranco-TéNoise (A.C.F.T.) est l'organisme porte-parole des francophones vivant dans les Territoires Nord-Ouest.À ce titre, elle est membre de la Fédération des francophones hors Québec et de la Fédération culturelle des canadiens-fran-çais.L’A.C.F.T.est elle-même une fédération regroupant quatre associations-membres situées à Yellowknife, Iqualuit, Fort Smith et Inuvik.L'A.C.F.T , comme tout organisme francophone porte-parole, intervient dans tous les domaines d'activités ou les intérêts des francophones sont en jeu et principalement auprès des gouvernements fédéral et territorial.Sommaire de la fonction: Sous la direction d’un conseil d'administration bénévole, le directeur général est responsable de la mise en application du plan de dévéloppement de l'A.C.F.T.et de la supervision du journal l'Aquilon.Le directeur général a aussi un role actif dans l'application du plan de développement des associations-membres de l'A.C.F.T.Il doit voir à la réalisation de la programmation de l’A.C.F.T., au suivi des décisions des instances élues et s'occuper de la gestion et de l'administration de l'association et de son personnel.Tâches: Le directeur est principalement responsable devant le conseil d'administration: • de piloter et/ou coordonner les dossiers de l'A C.F.T.; • de produire des documents et mémoires et les soutenir devant les différents comités et commissions; • de superviser l’ensemble de la comptabilité de l’organisme; • de préparer et de négocier les budgets et les demandes de financement; • d’agir comme agent de liaison auprès des gouvernements fédéral et territorial et autres organismes.Qualifications: — Diplôme de premier cycle en sciences sociales ou humaines ou/et expérience dans les organisations communautaires de promotion et de défense des droits; — Connaissance de la situation des francophones vivant en milieu minoritaire; — Connaissance du (ou intérêt au) contexte particulier des T.N.-O.et de la question autochtone; — Formation ou expérience en administration; — Aptitude en communications verbale et écrite dans les deux langues officielles; — Aptitude à la négociation et à la revendication; — Qualité de leadership et d’animation; — Être prêt à travailler en dehors des heures normales sur des dossiers importants, et prêt à voyager souvent dans les Territoires et en dehors; Traitement: Selon les normes maximales du secrétariat d'État.Salaire de 30,000.00$ et une allocation-logement de 4,300.00$.Adresser votre demande accompagnée d'un curriculum vitae par courrier exprès avant te 30 mai 1987 à t’adresse suivante: Comité de sélection Association culturelle franco-TéNoise C.P.1325 Yellowknife, T.N.-O.X1A2N9 A-10 ¦ Le Devoir, samedi 16 mai 1987 Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs.Gabriel Hudon FAIS CE QUE DOIS Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information Jean Francoeur, Jacques Chabot Albert Juneau, Directeurs adjoints: Paule Beaugrand-Champagne Guy Deshaies, Pierre Godin LA SPÉCIFICITÉ ET LE NPD LA GUERRE des sondages n’aura peut-être pas lieu, s’il faut s’en remettre aux commentaires des experts et des politicologues.Au lendemain de la publication de deux sondages qui envisagent différemment l’actuelle distribution des préférences partisannes et, de façon spécifique, la situation du Nouveau Parti démocratique, le débat sur la « validité » des coups de sonde va inévitablement se raviver.Sans nier l’intérêt, ni la pertinence de ce débat, les résultats de fond de ces deux sondages — on ne peut pas parler encore de « tendances lourdes » — méritent pourtant un examen attentif.C’est vers le Québec que se porte la curiosité des analystes, que s’ébauchent des modifications stratégiques au sein de l’état-major des grands partis fédéraux.Premier ou bon deuxième ?Peu importe l’exacte position du NPD sur l’échiquier partisan, une évidence s’impose en raison de sa permanence au cours des six ou sept derniers mois.La montée des néo-démocrates ne correspond plus à un accident de parcours, comme on l’imaginait lors des premiers sondages porteurs de ces résultats surprenants.L’hypothèse de la saute d’humeur ou du coup de tête ne correspond plus à la réalité.L’attitude des électeurs québécois, telle que révélée par ces sondages, ne manque pas d’intriguer en regard du comportement électoral habituel, du moins sur la scène fédérale.Jamais un « tiers-parti » n’a bénéficié aussi longtemps d’une telle popularité au chapitre des intentions de vote.Que l’on songe un instant à la surprise qu’avait provoquée l’élection des 26 députés du Crédit social au scrutin de 1962.À l’exception de la démarche solitaire menée à l’époque par Peter Regenstreif, aucun sondage n’avait laissé soupçonner cette vague souterraine.On rétorquera sans doute que les sondages ne bénéficiaient pas de la même popularité à cette époque.C’est faire peu de cas des sondages Gallup.On ne dispose malheureusement pas d’étude plus détaillée, plus sophistiquée pour tenter de supputer les raisons de ce nouveau comportement pré-électoral.On doit se rabattre sur des hypothèses relativement traditionnelles.Les électeurs québécois afficheraient ainsi leur agacement, peut-être même leur désarroi devant la « performance » du gouvernement conservateur à Ottawa ?Trois ans après la démission de M.Pierre-Elliot Trudeau comme chef du Parti li- béral, la grande brouille entre les Québécois et les « rouges » n’aurait pas encore été liquidée ?On imaginerait encore plus difficilement créditer le programme ou le leadership du NPD de la ferveur qu’indiquent les sondages d’opinion avec une régularité à faire pâlir d’envie tout bon organisateur électoral.Serait-il plus brillant de croire en la magie du congrès du NPD à Montréal en mars dernier ?Bref, des hypothèses intéressantes, qui ne dépassent guère le stade des lieux communs traditionnels, sans pour autant être dénuées de tout fondement.Les partis fédéraux n’en dégagent pas moins des conclusions immédiates, comme on a pu le constater ces derniers jours.En un rien de temps, comme une crêpe retournée au petit matin, le NPD a refait son unité au sujet de l’accord du Lac Meech.Il a suffi de quelques heures, et les dissidences profondes des premiers jours se taisaient.Lundi dernier, on a mis entre parenthèses les grandes inquiétudes au sujet des programmes « nationaux » éventuellement menacés par le droit de veto assorti de compensations financières.On aurait juré que la direction du NPD avait eu en primeur les résultats du sondage Angus Reid.Le malaise est plus profond chez les libéraux.Après l’incident Ouellet, voici maintenant la prise de position du député Donald Johnston étalée en toutes lettres dans The Gazette.Voici l’expulsion du cabinet-fantôme du député David Berger, de Montréal-Laurier.Bousculé par les sondages, le chef du Parti libéral essaie d’affirmer son leadership et d’afficher l’image de l’unité retrouvée.Les conservateurs donnent curieusement l’impression de jouer les observateurs détachés.Sans doute misent-ils sur les retombées éventuelles de l’accord concocté par M.Mulroney au Lac Meech.Sans doute trouvent-ils réconfort dans les sondages levés dans des circonscriptions du Québec, dont les résultats ne correspondraient pas du tout à la tendance générale.D’autres enfin ne sont pas insensibles aux possibilités mathématiques qu’introduit dans le jeu électoral la présence d’un tiers parti dans l’ensemble des circonscriptions.Dans le reste du pays, on s’interroge sur le « flirt » du Québec avec le NPD.Pourrait-on suggérer d’y lire une autre manifestation de la spécificité d’une société distincte ?— PAUL-ANDRÉ COMEAU Mme Thatcher vent L’ANNONCE d’élections générales anticipées pour le 11 juin n’aura pas pris les Britanniques par surprise.Tous les états-majors politiques s’y préparaient, et nul n’imaginait que Mme Thatcher prendrait le risque d’attendre beaucoup plus longtemps avant de se tourner vers les électeurs.Opportune pour les conservateurs, cette fin de printemps l’est au moins à deux titres.Les divisions et les faiblesses de l’opposition, d'abord, leur donnent l’avantage d’apparaître encore comme le parti de gouvernement le plus crédible.Le Labour, en dépit des efforts de son leader, M.Neil Kinnock, n'est pas parvenu à surmonter toutes ses divergences internes et souffre d'un manque de cohérence aussi bien en matière de politique extérieure — de défense notamment — que dans l’organisation de ses propres troupes.L’Alliance centriste, pour sa part, veut se présenter comme une « troisième voie », mais bien qu’elle ait réussi d’incontestables percées — principalement aux dépens des travaillistes, — elle ne peut pour autant prétendre remporter une majorité.Second avantage pour Mme Thatcher : une embellie dans la situation économique et sociale qui tend à estomper quelques-uns des aspects les plus négatifs de sa politique.Pour la première fois depuis de longues années le chômage tend à diminuer, et le premier ministre, vent en poupe, peut affirmer que la santé economique du pays se compare favorablement à celle de la plupart de ses partenaires européens.Est-ce assez pour que la partie soit jouée d’avance, comme on semble le croire dans la City, où l’annonce des élections a été célébrée à la hausse ?La question est de savoir si la masse des Britanniques est prête pour une dose supplémentaire de « thatché-risme », c’est-à-dire non pour une pause dans la révolution conservatrice qu’a entreprise la « dame de fer» mais pour une accentuation tous azimuts de ses réformes.Le principal reproche adressé à en poupe Mme Thatcher est en effet d’avoir mené une politique de « restructuration » dont les résultats, bénéfiques peut-être globalement, ont approfondi les différences entre régions et couches sociales.C’est à ceux qui étaient déjà les moins favorisés que l’expérience a coûté le plus cher, et les signes sont multiples de la dégradation du climat social qu’implique un tel choix.Il n’est pas certain que l’amélioration en partie conjoncturelle des principaux indicateurs économiques — ainsi que les succès obtenus sur le plan international — renouvelle une sorte d’« effet Malouines » comparable à celui qui permit la victoire de Mme Thatcher en juin 1983.Cela suffira-t-il à effacer les mauvais souvenirs, par exemple, des graves affrontements qui ont secoué les quartiers les plus déshérités de plusieurs grandes villes et à calmer les inquiétudes des laissés-pour-compte du « capitalisme populaire » cher au premier ministre ?— LE MONDE Une consultation étriquée LES ÉCHANGES qui ont eu lieu cette semaine sur l’entente du Lac Meech, en commission parlementaire, ont été fort intéressants et significatifs.Pour les profanes que nous sommes, les neuf experts invités par les deux partis ont fait part de points de vue, fort divergents, qui démontrent l’importance et la complexité du dossier.Pour leur part, les députés les ont interrogés de façon courtoise, permettant ainsi d’approfondir un débat crucial.Cela démontre l’utilité, voire la nécessité de cet exercice parlementaire.Même s’il n’y a pas de bousculade dans les autobus à propos de l’accord historique des onze premiers ministres, même si les « non-instruits » (selon un mot malheureux de l’ancien premier ministre Jean Lesage) ont peine à s’y retrouver dans les savantes argumentations, il n’en reste pas moins que la loi fondamentale du pays mérite le plus large éclairage public qui soit.En ce sens, l’avis de MM.Gérald Beaudoin et Robert Décary, qui sont éminemment favorables à l’entente, ainsi que celui de Mme Solange Chaput-Rolland, qui y donne aussi un aval enthousiaste, permet de mesurer les progrès accomplis par le Québec.Par exemple, il faut prêter attention quand M.Beaudoin explique que l’accord atteint les limites du réalisme politique.D’autant que des invités de l’opposition reconnaissent eux-mêmes que le chemin parcouru au Lac Meech est loin d’être négligeable.M.Fernand Dumont, par exemple, a eu des propos flatteurs envers les talents de négociateur de M.Robert Bourassa; ce dont ce dernier s’autorise, tout en acceptant les fleurs, pour éviter le pot qui suivait.Or, pour le sociologue de Laval, la reconnaissance du Québec comme société distincte ne veut rien dire — elle risque au contraire d’engendrer la plus vive confusion — si on ne précise pas quelle langue parle cette société.Cette opinion, qui est aussi celle de M.Léon Dion, le ministre Gil Rémil-lard l'écarte allègrement.Ce ne sont pas des juristes, dit-il, et les tribunaux ne se fondent que sur des textes juridiques.L’éminent professeur de droit devenu ministre a peut-être raison, dans sa certitude olympienne, un brin hautaine.Mais une chose me i jL» Gilles SÈÈ 1 LESAGE ¦*v'M jHS A Lettre ^ de Québec frappe.M.Dion, son mentor et ancien conseiller, a fait un cheminement singulier au cours des deux dernières semaines.Dans un premier temps, il estime que l’accord, avec ses gains indiscutables, a atteint les limites du possible; toutefois, la formulation concernant le caractère distinct du Québec comorte une profonde ambiguïté.Fort eureux de cette approbation, même nuancée, le gouvernement fait inviter M.Dion.Surprise.La réserve ou réticence du professeur de Laval est devenue une profonde inquiétude.À moins d’un amendement précisant la protection et la promotion du français au Québec, ce dernier risque fort d’être le dindon de la farce.Cette démarche est fort troublante.Surtout si on y ajoute l’opinion éclairée de Mme Andrée Lajoie à propos du pouvoir de dépenser; il me semble que la belle assurance ministérielle doit être quelque peu ébranlée.M.Rémillard peut repousser du revers de la main la dénonciation de M.Jacques-Yvan Morin, la jugeant partisane (comme si sa propre conversion libérale n’était pas fort récente).Mais il ne peut balayer sans examen l’avertissement de M.Dion.Lé débat public doit donc se poursuivre, sortir du cadre restreint des experts et des initiés, rejoindre tous ceux qui se préoccupent de l’avenir du Québec.Ce qui sera fait la semaine prochaine, mais dans un cadre tel que les échanges seront étriqués, voire escamotés, comme si le gouvernement avait hâte d’en finir.En effet, plus de 50 organismes et une demi-douzaine de personnes ont demandé à être entendus par les députés.De ce nombre, le gouvernement n’a retenu qu’une douzaine d’organismes et une seule personne, Me Guy Bertrand, de Québec.Davantage, de sa propre autorité, il a fait inviter la Chambre de commerce du Québec et celle de Montréal, plus deux autres experts, Mme Nicole Duplé, de l’Université Laval, et M.François Chevrette, doyen de la faculté de droit de l’Université de Montréal.Ce que voyant, un autre professeur de droit de Laval, M.Guy Tremblay, a demandé à témoigner.En vain, à ce jour.Certes, les organismes et personnes invités sont représentatifs de divers courants d’opinion et ont un éclairage particulier à fournir.Mais, sur quelle base et selon quels critères en écarte-t-on d’autres, notamment : les retraités, les étudiants, le Mouvement Québec Français, le Parti nationaliste, le Rassemblement démocratique pour l’indépendance, l’Union des artistes et l’Union des écrivains ?Au lieu d’élargir le débat, d’y associer tous les citoyens qui le veulent, le gouvernement le limite de façon arbitraire, pour des raisons obscures.Est-ce ainsi qu’il veut nous faire avaler le pari raisonnable dont parlait M.Bourassa cette semaine ?Au lieu d’aller au fond des choses, le gouvernement escamote une consultation essentielle.C’est fort suspect et dangereux.Accord cousriTt/nbPLet : ktïxjc&u stwp te sHeucé/ ¦ftoAn Que de cfiie.A A LETTRES AU DEVOIR ¦ Reconquise Lettre à Mme Pauline Marois QUEL SENTIMENT d’espérance m’envahit lorsque je lis l’article du DEVOIR du samedi 9 mai vous citant.Le feu sacré qui m’habitait s’est éteint peu à peu depuis la dernière campagne électorale.Cependant ce matin vous m’apportez une fraîcheur.Vous êtes la personne du moment.Je sens chez vous une intégrité, une ténacité, l’intelligence qu’il nous faut.Vous êtes dotée d’une riche expérience et vous apportez quand même un renouveau.J’espère que vous prendrez la place qui vous revient au Parti québécois.Je fais partie des gens du peuple qui ne peuvent s’identifier au PQ présentement avec Pierre-Marc Johnson.Je fais aussi partie des gens qui ont besoin d’une identité politique.Ce matin je sens que je serais facile à reconquérir comme militante avec des gens comme vous.— JOHANNE CARIGNAN Sainte-Flavie, le 9 mai.¦ Encore des études ! Lettre à Mme Gagnon-Tremblay, ministre de la Condition féminine COMME responsable du dossier de l’accès à l’égalité à la CSN, je suis consternée de constater que 20 entreprises vont bénéficier d’une subvention de $ 50,000 chacune pour « apprivoiser le concept d’accès à l’égalité».Elles n’auront qu’à verser $ 17,000.Plus étonnant : en cette période de restrictions budgétaires, votre ministère n’a pas osé leur imposer des obligations précises et des objectifs à atteindre dans les plus brefs délais.Outre de nommer un responsable du programme, Tunique obligation de l’entreprise est de produire un diagnostique de la situation, afin de percevoir le dernier versement de $20,000.Est-il besoin de vous signaler, Mme la ministre, que les critères de subventions aux groupes de femmes, aux garderies, sont beaucoup plus sévères ! Aux Affaires sociales, la ministre impose des restrictions qui touchent les travailleuses et les utilisatrices de services, alors que votre ministère se complaît dans le laisser-faire quant aux programmes subventionnés d’accès à l’égalité dans le secteur privé ! Est-ce à dire qu’une entreprise profitera, somme toute, d’une prime de $ 50,000 pour ne faire qu’une analyse de ses effectifs et de son système d’emploi, sans être contrainte d’envisager des solutions ni avoir l’obligation de concrétiser l’égalité des femmes en emploi ?Pour assurer le succès de ces programmes, il est essentiel d’impliquer les employées et les syndicats car ces mesures peuvent entraîner des réformes majeures au sein d’une entreprise.Si les premières personnes visées ne sont pas informées ni étroitement associées à la démarche, le programme risaue d’avoir des difficultés à se réaliser.Or, vous n’avez pas exigé des entreprises qu’elles associent leurs employés, hommes et femmes, au projet.Votre ministère rejette-t-il les études montrant qu’une des garanties de réussite des programmes est d’associer étroitement le personnel et le syndicat à tout le processus d’implantation ?Du budget de $ 6.5 millions pour trois ans, le secteur privé se voit accorder $ 1.9 million pour un projet-pilote visant à vérifier la faisabilité de programmes d’accès à l’égalité dans ce secteur.Pour les femmes, il y a là toute une nuance que vous ne semblez pas vouloir saisir.Elles n’en sont plus à se demander si l’égalité en emploi est « faisable » dans le secteur privé mais plutôt « comment la faire ».Il s’agit là d’un choix de société.À louvoyer ainsi, ne croyiez-vous pas, Mme la ministre, que les résultats, après ces deux années, ne soient aussi vagues que le sont vos critères ?Les femmes à la CSN étaient favorables à un tel programme.Mais votre gouvernement ne prend pas les moyens pour s’assurer de la réussite.Puisque sur la Colline parlementaire on n’écoute désormais qu’un seul discours, nous vous demandons, comme contribuables, de prendre vos responsabilités et de réviser les positions de votre ministère sur cette question.— DANIELLE HÉBERT responsable du Service et du Comité de la condition féminine représentant 125,000 travailleuses Montréal, le 14 mai.¦ Les autochtones à l’action C’EST SOUS le huis clos, demandé par M.Hatfield et accordé sans discussion par Brian Mulroney, que les dirigeants politiques du Canada ont orchestré l’échec de la conférence constitutionnelle sur la question autochtone.Il faut dire qu’il y avait de quoi être gêné.La page d’histoire que Mulroney voulait écrire n’était pas nouvelle, ce n’était qu’une triste répétition de l’histoire de la langue fourchue : de beaux discours « humanistes » masquant un projet coloniaüste.Les dirigeants des provinces comme l’Alberta et la Colombie-Britannique perdraient beaucoup de privilèges en accordant l’autodétermination aux autochtones.Leurs petits amis des multinationales de la forêt ou du pétrole font des fortunes sur les terres ancestrales des autochtones sans leur rendre leur dû.Pour ce qui est du Québec, l’absence de notre gouvernement à la table ne reflète-t-elle pas aussi une volonté de préserver des privilèges ?N’y a-t-il pas un lien à faire entre le projet de la Baie James II et la « savante » stratégie de Rémillard et de Bourassa ?Pour l’Alliance autochtone de Montréal, la situation est claire ! Comme le disait notre représentant à la conférence : « Le racisme se porte encore très bien au Canada.Et certains des grands racistes du pays se retrouvent, non pas chez les petites gens qui forment le peuple de ce pays; mais chez ses politiciens, chez ses propres dirigeants.» Plutôt que de faire confiance aux promesses de l’État, les autochtones vont commencer à appliquer directement et localement leur droit fondamental à se gouverner eux-mêmes.Déjà, les frères et les soeurs de Kahnawke ont annoncé des mesures en ce sens.Dans la région de Montréal l'Alliance multiplie les contacts avec les organisations syndicales et po- pulaires, pour sensibiliser la population non autochtone à nos réalités et à nos revendications.Les mois à venir verront sans doute une nouvelle dynamique marquer la lutte des peuples aborigènes.Les membres de l’Alliance autochtone seront au rendez-vous ! Qu’en sera-t-il des progressistes québécois et québécoises ?— LORENZO BROUSSEAU Alliance autochtone de Montréal Montréal, le 8 mai.¦ Fondation surprenante Lettre à M.Louis-Paul Allard LA CRÉATION récente de la Fondation québécoise en environnement m’a surpris.Plusieurs associations écologiques telles qu’Environnement Jeunesse existent déjà et je me demande ce qu’un nouveau groupe peut apporter de plus.Mais ce qui m’étonne le plus, ce sont les largesses de vos commanditaires.Les gouvernements ayant la réputation d’être des grippe-sous ces jours-ci, vous pouvez vous considérer privilégié d’avoir pu bénéficier de centaines de milliers de dollars.J’espère que vos généreux commanditaires ne manqueront pas d’appuyer d’autres associations qui travaillent depuis déjà plusieurs années à la promotion de l’écologie.Je trouverais cependant dommage que vous et vos amis, par la place que vous occupez dans la société, puissiez anéantir les années d’efforts de militants de diverses couches de la société, qui ont sacrifié temps et argent pour faire avancer une cause à laquelle vous semblez adhérer.Pourquoi ne pas avoir mis votre prestige et celui de vos amis au service de groupes associatifs déjà existants ?Visez-vous à monopoliser l’intérêt de la population et les largesses des commanditaires, même si ceci pouvait mettre en danger les associations actuelles ?Ou comptez-vous plutôt les appuyer dans leurs projets et démarches en mettant à leur service votre prestige, votre influences et, sans doute, vos nombreux contacts ?— DANIEL GADBOIS Montréal, le 11 mai.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Québécor Inc., dont les ateliers sont situés au 7743.rue Bourdeau, LaSalle.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., située au 775, boul Le-beau, St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3.25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec: (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 149$ par année 81$ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec DES IDEES, DES EVENEMENTS Le Devoir, samedi 16 mai 1987 ¦ A-11 L’entente du lac Meech : le bon, le relatif et l’inquiétant CLAUDE MORIN L'auteur est professeur à l’École nationale d’administration publique MALGRÉ l’absence de textes constitutionnels précis, je crois utile d’ajouter quelques brefs commentaires aux avis juridiques nombreux déjà émis sur l'entente de principe du lac Meech.Au plan de la dynamique politique, il y a en effet, dans cette entente, du bon, du relatif et aussi de l’inquiétant.Le bon La formule d’amendement contenue dans l’entente me convient pleinement, puisque c’est celle que le Québec cherchait à concrétiser en 1980-81.À l’époque cependant, et depuis l’échec de la conférence de Victoria, sept provinces étaient hostiles à l’octroi d’un veto à l’Ontario et au Québec.Nous avons néanmoins obtenu l’inscription dans la formule d’une possibilité inédite : une province pourrait refuser de se soumettre à une modification centralisant à Ottawa l’une ou l’autre de ses compétences et recevoir du même coup une compensation financière du gouvernement fédéral.Cette pratique n’existe dans aucune autre fédération au monde et est susceptible de conduire graduellement à un statut particulier pour le Québec.Farouchement opposés à cette innovation, les libéraux fédéraux en limitèrent la portée lors de pourparlers nocturnes dont on nous écarta sciemment : ils voyaient là une « prime à la séparation », argument qui convainquit certaines provinces du front commun.Mais, et c’est ce qui importait, le principe du retrait compensé fut maintenu.De la sorte, c’est à partir de l’acquis québécois de 1980-81 qu’on en est venu à la formule du lac Meech.Je m’en félicite personnellement : il n’est pas désagréable de savoir que, désormais, la constitution cana- dienne sera modifiée grâce à une procédure imaginée sous un gouvernement souverainiste ! Certes, pour améliorer l’acquis, le premier ministre Mulroney a dû consentir un veto à toutes les provinces sur les institutions centrales, alors que, jusqu’ici, selon les fédéraux eux-mêmes, seul le Québec détenait un veto sur le Sénat.Parce qu’elle est une sorte de camisole de force, cette concession rend cependant virtuellement impossible toute réforme sérieuse du Sénat, mais elle a l’avantage d’écarter, pour pratiquement toujours, l’institution d’un autre niveau de pouvoir politique : des sénateurs élus, en nombre égal pour toutes les provinces.Les partisans trudeauistes ne trouveront évidemment rien de réjouissant dans la nouvelle formule d’amendement.Quant aux libéraux provinciaux, ils ont eu bien tort de proclamer partout, depuis quelques années, la nécessité d’un « veto général » pour le Québec.Mieux vaut, et de loin, la formule que M.Mulroney a réussi à faire accepter aux provinces.Dans la pratique, elle permettra au Québec de se distinguer davantage des autres provinces.C’était, entre autres, notre but en 1980-81.Le relatif Je ne suis pas tellement épaté, par contre, des dispositions concernant la Cour suprême.Actuellement, par tradition, trois juges viennent du Québec.Dans l’entente de principe, on donne l’impression de vouloir constitutionnaliser cette pratique, mais il y a une nuance : les trois juges ne seront pas nécessairement du Québec, mais du Barreau civil.Le Québec est-il suffisamment protégé ?Pour ce qui est de l’immigration, l’entente n’enlève aucun pouvoir à Ottawa, mais offre, en gros, d’insérer dans la constitution le contenu des accords en vigueur avec le Québec depuis 1977.Cette disposition confirme la latitude québécoise, ce qu’on ne saurait refuser, mais elle pourra s’appliquer à toutes les autres provinces.Question : jusqu’à quel point les politiques d’immigration de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique, par exemple, viendront-elles annuler les effets de l’action québécoise, ou même la contredire, aidées en cela par le droit à la mobilité inscrit dans la Charte des droits, ainsi que par la fameuse « clause Canada » ?L’inquiétant À première vue, l’accord du lac Meech sur le pouvoir de dépenser d’Ottawa semble reconnaître, dans la constitution, la politique de retrait des programmes conjoints que j’avais été chargé, sous le gouvernement Lesage, de négocier avec Ottawa.Le Québec avait alors réussi (c’était avant l’ère trudeauiste) à faire remplacer par un abattement fiscal et une compensation financière les subventions fédérales conditionnelles dans 28 programmes de compétence provinciale.C’était en 1965.Une période de transition de cinq ans avait été prévue ; après cette période, le Québec devait recevoir une compensation fiscale définitive et devenir libre d’agir à sa guise dans ces domaines jusque-là contrôlés par le pouvoir de dépenser d’Ottawa.Pour aes raisons trop longues à expliquer ici, la période de transition dure encore à l’heure actuelle et des conditions fédérales continuent de s’appliquer.Leçon : Otttawa ne cède pas volontiers son pouvoir de dépenser.L’accord du lac Meech ne limite pas vraiment, mais risque plutôt d’accroître ce pouvoir dont le Québec, sous tous les régimes, a toujours contesté la portée.Comment cela ?Il faut ici bien se rendre compte de deux choses.D’abord, en réclamant une compensation plutôt que de se soumettre à un programme conjoint, le Québec ne pourra pas utiliser à son gré les fonds reçus ; comme le dit l’entente, il devra mettre « en oeuvre de son propre chef une initiative ou un programme compatible avec les objec- tifs nationaux ».Et qui, croit-on, définira ces « objectifs »?Le gouvernement d’Ottawa.Ensuite l'entente du lac Meech ouvre à Ottawa la porte de tous les domaines provinciaux puisque le Québec lui-même aura constitutionnellement reconnu et admis son pouvoir général de dépenser pour n’importe quel « domaine de compétence provinciale exclusive».En conséquence, dans l'avenir, Ottawa pourra calibrer ses subventions conditionnelles en fonction des pressions de chaque province et réduire relativement d’autant la péréquation qui, elle, est versée sans condition.Il pourra même inventer des programmes d'enseignement, des travaux municipaux ou que sais-je encore, sachant que toute province qui optera pour une compensation devra s’en servir dans les domaines et aux conditions fixées par le gouvernement central.En somme, on propose ici au Québec une période de transition permanente où, soumis aux orientations fédérales, il risque de voir se multiplier en pratique les juridictions concurrentes.Quant à la notion de « société distincte », elle peut aussi bien comporter un progrès que se révéler etre une coquille vide, une illusion.Chose certaine, la rédaction de cette clause doit être revue de façon à lui donner des « dents ».À cet égard, je serais tenté de me rallier à une proposition du genre de celle que Léon Dion avançait dans ces pages récemment.Quelques suggestions On comprendra que mes commentaires sont forcément incomplets.Il faudra, pour sûr, revenir sur tous ces sujets, comme il importera également d’apporter au débat actuel les éléments factuels permettant d’en finir une fois pour toutes avec des sornettes comme « l’abandon du droit de veto » ou la « reconnaissance de l’égalité des provinces » par le Québec en 1981.Pour le moment, je m’en tiendrai à quelques suggestions.Il importe d’abord d’éviter la précipitation.Les textes fondamentaux il ÎJM « La notion de société distincte doit absolument etre contraignante, c'est-à-dire contenir des garanties indéniables.S'il y a une « chance historique » dans l'entente du lac Meech, c'est là qu elle se trouve.Mais cette chance peut devenir un piège » sont encore à venir.Présentement, nous ne disposons que d'un communiqué de presse.Ce n'est que lors de la nouvelle rencontre des premiers ministres que nous verrons, le cas échéant, la distance entre le communiqué et les textes juridiques.Il serait inconcevable que l’acceptation de ces textes se fasse à la vapeur.Déjà, contrairement à l’impression première, deux passages du communiqué sont inquiétants comme je l’ai mentionné plus haut.Pour ce qui est du pouvoir de dépenser d’Ottawa, il faut le baliser et vraiment le limiter, par exemple en le soumettant à l’approbation préalable de sept provinces sur 10 et en permettant aux dissidentes d’utiliser la compensation à leur gré.La notion de société distincte doit absolument être contraignante, c’est-à-dire contenir des garanties indéniables ; on n’a pas le droit à ce propos, de se contenter qu’une vague possibilité que, les circonstances aidant, les juges interpréteront peut-être à l’avantage du Québec un concept que les politiciens eux-mêmes seraient incapables de préciser.S’il y a une « chance historique » dans l’entente du lac Meech, c’est là qu’elle se trouve.Mais cette « chance » peut devenir un piège.Dernière suggestion.Avant la rencontre du lac Meech et surtout depuis, Ottawa a fait préparer par ses experts juristes du Conseil privé et du ministère de la Justice une bonne quantité d’analyses portant sur les conséquences prévisibles de toute ses composantes de l'entente de principe.Ces documents sont normalement réservés au seul usage du gouvernement central, mais il s’y trouve des opinions que le Québec aurait avantage à connaître.C’est là qu’on verra le sens qu’Ot-tawa donne, de son côté, à des stipulations que l’on comprend parfois de façon fantaisiste dans les milieux politiques pressés de régler définitivement un problème constitutionnel qui, de toute façon, ne sera pas résolu par un accord fondé sur les demandes les plus modestes à avoir jamais été formulées par un gouvernement québécois.Je ne demande pas que les analyses et opinions des experts fédéraux soient rendues publiques.Mais, à moins d'être résolument naïf, le gouvernement du Québec doit exiger de les connaître.C’est essentiel, ne serait-ce que pour voir venir.La réforme Lavoie-Roux des CLSC La mission de prévention ne doit pas être négligée M2” fvV
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