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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1987-06-18, Collections de BAnQ.

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ttn.BRUNELLETRUDEL ,MONETTE & LAFONTAINEInc COURTIERS 0 'ASSURANCES 10 000 me lajeunesse Montreal Quebec H3L 2E1 (514)384-7950 Vol.LXXVIII — No 140 ?Généralement ensoleillé et chaud.Max28.(détail page 22) Montréal, jeudi 18 juin 1987 extérieur de Montreal métropolitain b0 cents Cote-Nord.Gaspesie.Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Bourassa avertit le Canada anglais: pas question de modifier l’entente » Québec adoptera la résolution constitutionnelle avant la Saint-Jean BERNARD DESCOTEAUX QUÉBEC — L’Assemblée nationale entreprendra ce matin un débat marathon de 35 heures pour examiner puis adopter avant la Saint-Jean-Baptiste la résolution ratifiant l’entente constitutionnelle du lac Meech.Prenant l’opposition par surprise, le gouvernement Bourassa a en effet confirmé hier après-midi, après un débat au Conseil des ministres, son intention de tenir un débat d’urgence pour faire adopter cette résolution.L’objectif, a-t-on précisé, est que l’adoption de la résolution ait heu avant minuit, mardi soir prochain.Rien dans les intentions exprimées par le gouvernement ces derniers jours ne laissait présager cette précipitation condamnée violemment par l’opposition péquiste.Celle-ci de- mande où est l’urgence puisque la constitulion prévoit trois ans pour la tenue d’un tel débat.Une telle précipitation est justifiée, a-t-on cependant laissé entendre tout au long de la journée du côté gouvernemental.Il faut s’assurer par une adoption rapide de la réso- lution que le Canada anglais ne pourra plus modifier l’accord du lac Meech tout en lui laissant porter l’odieux d'un refus de cet accord, dit-on.Le premier ministre Bourassa et le ministre des Affaires canadiennes, Gil Rémillard, refusent de le confir-Volr page 12 :Bourassa Les facteurs montrent les dents Circulation perturbée, saccage et altercations ISABELLE PARÉ La tension est montée d’un cran, hier, dans la grève des facteurs qui s’est faite beaucoup moins discrète.À Montréal, quelque 2 000 grévistes ont investi les rues du bas du centre-ville, provoquant un embouteillage monstre en début de matinée.D’autre part, quatre personnes ont été blessées au cours de la journée.À la succursale Beau-bien, trois employés temporaires ainsi qu’un agent de securité, agressés par les piqueteurs, ont dû être conduits a l’hôpital Jean-Talon, souffrant de blessures légères.Les grévistes ont accosté les briseurs de grève a 1 Intérieur du bâtiment, et selon le rapport de police, ont causé des dommages évalués à $ 10 000.Postes Canada a dû fermer plusieurs de ses succursales pour éviter de plus graves altercations entre grévistes et briseurs de grève.Dès sept heures hier matin, une centaine de facteurs ont encerclé la succursale située à l’intersection Peel et St-Antoine, Quelque 2,000 facteurs en grève ont paralysé la circulation hier matin dans le secteur Peel-Saint-Antoine, au centre-ville de Montréal.pour empêcher l’entrée des briseurs de grève.Une heure plus tard, des fac- teurs de différents postes de la région se sont joint aux grévistes Voir page 12 : Les facteurs - Accusations criminelles portées contre les requins du remorquage PIERRE CAYOUETTE Les procureurs de la Cour municipale de Montréal ont décidé de porter des accusations criminelles contre cinq employés de remorqueurs privés impliqués dans des rixes avec des automobilistes au cours des dernières semaines.Fatigué de se faire accuser d’inertie, le chef de l’équipe de droit criminel à la Cour municipale de Montréal, Me Denis Laliberté, a décidé d’agir.« Assez, c’est assez a-t-il dit.Depuis qu’on se tape sur la gueule et que les policiers sont appelés sur les lieux, la situation du remorquage privé à Montréal devient intolérable.Nous étudions cinq cas.Et si nous sommes fondés en droit, nous porterons des accusations criminelles.Notre décision est prise ».Les « requins du remorquage » pourraient donc « dès la semaine prochaine » faire l’objet de plaintes de vol, de méfaits — non pas pour avoir endommagé les véhicules, mais pour avoir privé les propriétai-Voir page 12 : Accusations Des membres du principal parti d’opposition de Séoul sont emmenés de force dans un autobus de la police.Radio.-C.aura deux présidents MARIE TISON OTTAWA (PC)— Le poste de président de Radio-Canada sera rempli par deux personnes.La ministre des Communications Flora MacDonald, qui a fait cette annonce hier, n’a pas soufflé mot du sort qui sera réservé au président actuel de la société de la Couronne, M.Pierre Juneau.Mme MacDonald donnait hier la réponse du gouvernement au rapport d’un comité parlementaire portant sur la gestion et la responsabilité financière de Radio-Canada.Elle a accepté deux recommandations du comité qui visaient à améliorer la responsabilité financière et l’administration interne de la société.Mme MacDonald a promis de déposer dès l’automne prochain un projet de loi visant à implanter ces modifications.Le comité avait recommandé de répartir entre deux personnes le poste et les responsabilités du président de Radio-Canada, M.Juneau.La ministre a annoncé qu’il y aura désormais un président du Conseil d’administration, responsable de l’élaboration des politiques, et un président-directeur général, qui sera chargé de leur mise en oeuvre.Le président-directeur gé-Volr page 12 : Radio-Canada Des avocats d’affaires ont vu le projet Wilson MICHEL VASTEL OTTAWA — Une vingtaine d’avocats d’affaires et de fiscalistes choisis par le ministre des Finances dans les plus grosses firmes du pays ont eu droit à une présentation sur la réforme fiscale au gouvernement, plus de vingt-quatre heures avant le reste du pays.L’un d’entre eux, partenaire de Thorne Ernst à Whitney de Toronto a même avoué que cela lui donnait « un léger avantage » sur les autres.D’autres, comme Wood Gundy, annoncent depuis plusieurs jours dans les pages financières des grands journaux du pays qu’ils réservent des informations privilégiées à leurs cüents dès demain matin.L’opposition a réclamé la démission du ministre, Michael Wilson, pour un geste sans précédent qui pose deux problèmes au gouvernement: ¦ le ministre a confirmé que certaines mesures fiscales entreront en vigueur dès ce soir et cela peut donc donner un avantage financier aux représentants de ces entreprises choisies arbitrairement; ¦ cela confirme que le gouvernement conservateur n’a d’autre souci que la réaction des milieux d'affaires à sa réforme fiscale, tous les autres groupes habituellement consultés pour la préparation des budgets, comme les centrales syndicales, le Conseil canadien de développement social ou les associations de consommateurs, ayant été tenus à l’écart de la petite réunion d’hier.Le ministre des Finances a en outre reconnu hier aux Communes qu’il « connaît quelques uns » des hommes d’affaires invités à cette réunion et qu'il les a rencontrés au moins à une reprise à son ministère.Il a reconnu qu'il souhaitait la collaboration des milieux d’affaires pour « obtenir la meilleure couverture possible » et qu’il ne voulait pas donner le même avantage aux groupes d'opposition « pour ne pas leur donner une chance de marquer des points politiques » contre le gouvernement.Les hommes d’affaires invités hier à Ottawa font partie de plusieurs groupes régulièrement consultés par le ministère des Finances sur des Voir page 12 : Des avocats L’affichage bilingue : « il n’y a rien là », déclare Herbert Marx GILLES LESAGE QUÉBEC — « Il n’y a rien là », a lancé le ministre de la Justice, hier, à l’opposition qui lui reproche de ne pas faire respecter les dispositions de la loi 101 concernant l’affichage unilingue français.Selon M.Herbert Marx, la loi est mieux respectée à l’heure actuelle qu’elle ne l’était alors que le chef de l’opposition était ministre de la Justice.« La loi n’était plus respectée, dit-il à M.Johnson.Les exemples que le député de Taillon me donne, souvent ce sont des affiches qui sont là depuis un demi-siècle.Je pense que c’est inutle de déchirer ses vêtements, de crier et tout cela.Il n’y a rien là.Je n’ai jamais dit que la loi ne sera pas respectée.J’ai toujours appliqué la loi comme il faut que ce soit fait.» Selon le député Claude Filion, il suffit de se promener à Montréal, dans l’Estrie et l’Outaouais, pour se rendre compte que la loi 101 est violée impunément en matière d’affichage; à preuve, les plus de 1,400 constats de contraventions faits par la SSJB, qui continue d’ailleurs sa campagne.Il presse le ministre d’appliquer la loi 101, «afin de corriger les signaux tout croches qu’il a envoyés à la société québécoise durant l’année 1986 en refusant de remplir ses devoirs».M.Marx répond que la question s’adresse plutôt à la Commission de protection de la langue française.M.Filion reprend que, depuis avril 86, le ministère a reçu 136 dossiers de la Commission; mais à peine une trentaine de plaintes ont fait l’objet de poursuites.Le ministre réplique que près de 1,700 dossiers avaient été oubliés par la Commission, sous le gouvernement péquiste.En ce qui concerne les poursuites, il dit qu’il suit exactement la même politique que son prédécesseur, qui a aussi rejeté un certain nombre de dossiers, faute de preuve.Il donne l’exemple de Zellers.« Je ne peux pas faire mieux que lui, quand même! » M.Johnson s’insurge: il n’a jamais dit aux citoyens qu’il n’appliquerait pas la loi, au contraire.Le ministre répète qu’il attend des plaintes; elles sont traitées de la même façon que sous M.Johnson, elles sont acheminées au procureur de la région, qui intente des poursuites, le cas échéant De son côté, le premier ministre répond simplement par un non au dé- Voir page 12 : L'affichage ULTRAMAR RENTRE AU BERCAIL L'annonce du retour du siège social d'Ultramar à Montréal a quelque peu été perturbée par le décret Ciaccia.Page 7 SAN FRANCISCO BON PREMIER AU QUÉBEC Le groupe San Francisco deviendra bientôt le plus important détaillant de vêtements du Québec, avec ses 75 magasins.Page 18 L’AUTOMNE À QUATRE SAISONS La nouvelle grille automne-hiver de Quatre Saisons propose des transfuges de CFTM comme Pierre Marcotte et Michel Jasmin, un feuilleton quotidien, des émissions vedettes consolidées (tel Action Réaction), un magazine culturel le dimanche après-midi, des nouvelles déplacées à 22 h 30.et beaucoup, beaucoup de sport.Page 13 Shultz lance un appel aux Coréens ¦ La violence prend de l’ampleur WASHINGTON (AFP) - Le secrétaire d’État américain George Shultz a appelé hier à la fin des manifestations en Corée du Sud et à une reprise du dialogue entre le gouvernement et ses opposants.Les dissidents ont souvent accusé les États-Unis de soutenir le régime du président Chun Doo H wan.Washington, qui a des bases militaires en Corée du Sud et est effectivement un allié de Séoul, avait pris soin jusqu’à présent de rester à l’écart du conflit.En Corée du Sud pendant ce temps, les très violentes manifestations commencées il y a une semaine ont continué de s’étendre dans le sud du pays où des milliers d’étudiants ont livré des combats de rue à la police anti-émeutes, en particulier à Pusan, la seconde ville de Corée du Sud.Les troubles ont commencé le 10 juin lorsque M.Roh Tae-Woo, un ancien général comme M.Chun et proche ami de ce dernier, a été désigné comme le candidat du DJP à l’élection présidentielle prévue en décembre.Quelque 45,000 étudiants appartenant à 56 universités ont pris part à des meetings pour dénoncer « la dictature militaire » du président Chun Voir page 12 : Shultz sDenc*euX yHOMME n 'a pas assez d'intelligence pour se limiter à en user intelligemment.m Chaque fois que l'on dit : « Voici ce que je pense .», on devrait ajouter : «.au moment où je vous parle » m Si le crime ne paie pas, il est donc bénévole.¦ On entre dans la vie comme le plongeur dans l'eau : la tête la première.— ALBERT BRIE Nous avons ce qu’i " ((r« cell cel/oih lilATO-IE= DE LELECiTOfliQUE 13 SUPERMAGASINS Art'll 0 VILLE MONT-ROYAL 1138 AVE.BEAUMONT PLACE BEAUMONT TÉL : 735-1161 Aucun achat requis.Le concours se termine le 20 juin 1987.Le Marché de l'Electronu vous offre la chance dè G AdNËI un des 12 ensembles patio d'une valeur de $900 chacun.Pour participer, remplir un coupon dans l'un de nos 12 supermagasi ins>^_ 12 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juin 1987 Johnson demande à Bourassa de faire d’abord évaluer l’entente par les tribunaux Pierre O’NEILL ?En coulisses Des élections à l’automne, au printemps, ou en 1989?Il y aura trois ans, le 4 septembre 1987, que les conservateurs de Brian Mulroney auront pris le pouvoir à Ottawa.En principe, le premier ministre pourrait attendre jusqu’à septembre 1989 pour retourner devant l’électorat.Mais dans le respect de la tradition politique, il devrait normalement déclencher de nouvelles élections au cours de la quatrième année de son mandat, soit d’ici la fin 1988.Les sondages indiquent que si des élections avaient lieu demain, le Parti conservateur serait défait.Mais personne ne peut prédire ce que sera l’humeur de l’électorat dans deux, quatre ou six mois.Les conservateurs ont atteint le creux de la vague et ils devraient sous peu connaître une remontée des enfers.Surtout que leur bilan de gouvernement est loin d’être mauvais.Si le gouvernement Mulroney mène à terme ses trois grands projets politiques(l’adhésion du Québec, le libre-échange et la réforme fiscale), rien n’interdit de penser qu’il pourrait se rapprocher des libéraux et des néo-démocrates dans les intentions de vote.Le cas échéant, la tentation sera forte de prendre les adversaires par surprise et de précipiter la tenue d’élections générales.Il pourrait ainsi profiter de la division des libéraux et agir avant que les néo-démocrates aient eu le temps de solidifier leur organisation électorale au Québec.Repousser la période électorale à la limite permise, comporterait par ailleurs un risque certain.Les économistes prédisent une nouvelle récession économique et les conservateurs pourraient alors se retrouver en 1989 dans une conjoncture socio-politique sévèrement dégradée.Et ne vaudrait-il pas mieux pour eux d’affronter John Turner demain, plutôt que devoir se battre contre le revenant Pierre Trudeau dans deux ans.A deux reprises, ces derniers jours, M.Mulroney a péroré sur les chances du Parti conservateur de se maintenir au pouvoir.Il y a là l’indice que le premier ministre a commencé à réfléchir à l’échéance électorale.Il a d’ailleurs eu un long entretien avec son nouvel organisateur en chef du Québec, Me Mario Beaulieu, l’exhortant de remettre la machine en condition de fonctionner et de faire vite, en cas d’urgence.Des élections plus tôt que plus tard?C’est le nouveau sujet de conversations des conseillers politiques, dans les officines gouvernementales d’Ottawa.Quoi qu’il en soit, dans la meilleure des hypothèses, le Parti conservateur peut espérer, tout au plus, être invité à former l’aile minoritaire d’un gouvernement de coalition.Dans la perspective d’un scrutin à l’automne ou au printemps, il pourrait espérer former l’opposition officielle.Mais dans deux ans, serait-il complètement effacé de la carte électorale?Triple test pour mulroney Il y a trois vacances à la Chambre des communes et le premier ministre Mulroney a fixé au 20 juillet, la tenue d’élections partielles pour les combler.Hamilton Mountain était représenté par le néo-démocrate, Ian Dean, élu par une majorité de 7,000 voix en 1984, et qui a accepté la présidence du Public Service Staff Relations Board, à $90,000 par année, après avoir dénoncé le caractère partisan des nominations du premier ministre Mulroney.St-John East avait élu le conservateur James McGrath par 25,000 voix de majorité, mais en disgrâce auprès du premier ministre, il a accepté d’être nommé lieutenant-gouverneur de sa province.Yukon était représenté par Eric Nielson, qui ne pouvait souffrir Brian Mulroney et qui a néanmoins négocié la présidence de la Commission des transports.Vaste territoire inhabité, le comté avait donné une majorité de 2,000 voix au Parti conservateur.Les sondages commandés par les libéraux indiquent que les conservateurs n’ont aucune chance de gagner dans Hamilton Mountain.La candidate libérale est populaire, mais le NPD est à peu près assuré de conserver le comté.Dans Yukon, les libéraux partent de zéro et sont pratiquement éliminés.La lutte est serrée entre les candidats du PC et du NPD.Par contre, dans St-John East, l’avance des conservateurs demeure confortable, quoique les libéraux effectuent une remontée dans les intentions de vote.En somme, la défaite du PC est prévisible dans Hamilton Mountain et ne serait pas significative.Mais elle n’est pas attendue au Yukon et ce serait plus grave.Si les conservateurs perdent St-John East, alors là, Brian Mulroney devra se poser de sérieuses questions.Parisella dans NDG Le député libéral Reed Scowen a confirmé hier sa nomination, annoncée il y a déjà deux mois dans cette chronique, au poste de délégué général du Québec à Londres.Les électeurs de Notre-Dame-de-Grâce n’ont jamais élu autre chose que des libéraux à l’Assemblée nationale.Et en décembre 1985, la majorité de M.Scowen a été de 18,000 voix.Il s’agit maintenant de savoir qui héritera de cette forteresse libérale.Or, Le DEVOIR sait de bonne part que le directeur général du PLQ, M.John Parisella, est en tête de liste des aspirants.Il en a causé avec son chef, Robert Bourassa, qui lui a donné le feu vert, à la condition que les militants libéraux du comté endossent sa candidature.Une fois que John Parisella aura franchi l’étape de la convention libérale, rien ne pourra plus l’empêcher de réaliser son rêve et il deviendra l’un des 122 députés de l’Assemblée nationale.Mais il est tout aussi certain qu’il ne sera jamais nommé ministre.Ce n’est pas une question de compétence mais plutôt de surreprésentation de la région ouest de l’ile de Montréal au conseil des ministres.Dans l’esprit de M.Bourassa, c’est déjà trop.BERNARD DESCÛTEAUX QUÉBEC — Avant de faire adopter sa résolution constitiitionnelle par l’Assemblée nationale, le gouvernement Bourassa devrait, par simple prudence, demander aux tribunaux de se prononcer sur la valeur réelle de l’entente du lac Meech.Telle est l’idée qu’a lancée hier le chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, Pierre Marc Johnson, alors qu’il commentait le «geste dangereux» que se prépare à poser le premier ministre Bourassa en faisant adopter de façon précipitée l’accord du lac Meech.La loi permet au gouvernement de demander à la Cour d’appel par simple référé de se prononcer sur une question juridique, a-t-il rappellé.Une telle interprétation avait été requise pendant le débat constitutionnel de 1981, ce qui devait permettre à SUITES DE LA PREMIERE PAGE A L’affichage puté qui lui demande si ses multiples déclarations sur le français prioritaire — qui équivaut en fait au bilinguisme dans l’affichage — ne constituent pas un encouragement à violer la loi 101 à cet égard.Le 27 mai, la ministre responsable avait déjà accusé le PQ d’avoir fait preuve de laxisme, en laissant la Commission privilégier une approche géographique, au lieu d’étudier les plaintes individuelles, peu importe leur provenance.De sorte que, selon Mme Bacon, près de 1,700 demandes d’enquêtes avaient été ignorées.Elle assure que ces dossiers ont été réactivés depuis le mois de novembre.«C’est donc à un véritable travail d’assainissement auquel a dû s’attaquer cet organisme», conclut la ministre, durant l’étude des crédits de $1.5 million de la Commission de protection.A Bourassa mer, mais une certaine inquiétude aurait surgi devant la volonté exprimée par des hommes politiques provinciaux et fédéraux du Canada anglais de modifier et amender cette résolution.L’accord constitutionnel, rappe-lons-le, doit être adopté par toutes les législatures provinciales et le parlement fédéral avant d'avoir force constitutionnelle et déjà des politiciens ont évoqué la possibilité de chercher à obtenir des amendements dans le cadre des débats qui auront alors lieu.Il y a quelques jours encore, le gouvernement Bourassa pensait attendre de voir l’attitude precise que prendront les autres gouvernements avant de présenter la résolution à l’Assemblée nationale.En adoptant dès maintenant la résolution constitutionnelle, on veut être en mesure de dire non à toute demande d’amendement, qu’elle vienne des autres provinces, du gouvernement fédéral ou des sénateurs libéraux qui ont entrepris de faire la lutte à cette résolution, expliquaient les conseillers politiques de MM.Bourassa et Rémillard.Le gouvernement québécois n’a aucune arrière-pensée stratégique, a assuré M.Bourassa en rencontrant la presse brièvement en fin de journée.Il a cependant confirmé que si dans le cours du débat qui aura lieu dans les provinces et au parlement fédéral on demandait des amendements, il ne les accepterait pas.Ces demandes devront attendre le deuxième round de négociation, a-t-il dit.« Pour nous, c’est terminé, devait ajouter M.Rémillard poursuivant ainsi: Après ce débat à l’Assemblée nationale, le Québec round c’est terminé et on passe au deuxième round ».Selon lui, il faudrait qu’on découvre des erreurs grossières dans l’accord du lac Meech pour que le Québec accepte d’y retoucher.Il assure d’avance que de telles erreurs n’existent pas.Un adjoint de M.Rémillard devait cependant aller plus loin en précisant qu’on voulait signifier au Canada anglais que l’accord du lac Meech constituait un plancher au quel on tenait.Le message aux politiciens fédéraux et provinciaux est, dit-on, le suivant: « Si vous voulez reculer, ce sera le Canada anglais qui aura dit non au Québec».L’explication officielle donnée par M.Bourassa hier consiste à dire que le Québec n’a aucune raison d’attendre avant d’adopter cette résolution.Cet accord conclu le 30 avril au lac Meech et complété le 3 juin à Ottawa correspond aux exigences qu’avait posées le Québec.« C’est nous qui avons fait cinq demandes et elles ont été acceptées.Nous allons adopter la résolution.C’est une question de logique et de cohérence », a dit le premier ministre qui fait observer que l’Alberta, le Nouveau-Brunswick et la Chambre des Communes ont déjà inscrit au feuilleton le texte de la résolution.Attendre à l’automne aurait pour effet de retarder le débat alors qu’il a d’autres priorités, prétend M.ourassa qui souligne qu’il existe à ce moment-ci un consensus autour de cet accord.On veut en fait profiter de l’appui majoritaire de la population, explique-t-on en affirmant: « Aussi bien régler ça maintenant ».Le premier ministre rejette par ailleurs les accusations de précipitation.Il rappelle que cette résolution constitutionnelle a été dans les faits débattus longuement au mois la Cour suprême de dire que les provinces n’avaient aucun droit de véto pour bloquer un amendement constitutionnel.S’il le voulait, le gouvernement Bourassa pourrait facilement se prévaloir de ce droit de renvoi.Un tel renvoi relèverait de la plus élémentaire prudence, a soumis M.Johnson.L’intérêt de l’exercice serait d’autant plus grand, pense-t-il, que le coeur de l’accord du lac Meech est la reconnaissance du Québec comme société distincte.Dans cet accord, on dit qu’il faudra désormais interpréter la constitution à la lumière notamment de cet article.Demandons aux juges comment ils interpréteront désormais la constitution pour voir s’il y a un gain pour le Québec, de dire M.Johnson.Le chef de l’opposition ne pense pas que le premier ministre Bourassa acceptera cette suggestion.Les juges démontreraient facile- de mai en commission parlementaire.L’accord du lac Meech a été examiné pendant 55 heures, dit-il en affirmant que les seuls changements qui y ont été apportés le 3 juin répondaient justement aux craintes soulevées par les députés.Pour faire ce débat autour de la résolution constitutionnelle, le gouvernement a proposé à l’opposition de tenir un débat de 35 heures.Les deux partis se partageraient également le temps d’intervention.Les débats de procédure et la présentation d’amendements ne pourraient pai ailleurs allonger la durée totale du débat.On a repris l’idée du 35 heures dans la loi référendaire qui en 1980 avait limité à 35 heures le débat à l’Assemblée nationale au moment de l’adoption du texte de la question.« Si 35 heures étaient suffisantes pour sortir de la fédération, 35 heures devraient être suffisantes pour y rentrer », a dit le leader parlementaire du gouvernement, Michel Gratton, à l’opposition.Devant le refus d’une entente à l’amiable, le gouvernement fera voter ce matin une motion d'urgence qui d’avance limitera le débat.En siégeant de 10 heures le matin à minuit le soir, aujourd’hui, demain lundi et mardi prochains, on croit pouvoir prendre le vote sur la résolution constitutionnelle mardi avant minuit.La tenue de ce débat entraînera le report de toute discussion sur les projets de lois qui normalement auraient dû être adoptés d’ici demain, notamment le projet de loi 30 créant un Conseil des relations de travail.S’il le faut, le gouvernement entend faire siéger l’Assemblée après le congé de la Saint-Jean pour compléter le travail législatif.A Accusations res de la jouissance de leur bien —, d’entrave au travail des policiers, de voies de faits et de complicité.Me Laliberté ne peut pour l’instant révéler l’identité des individus ou compagnies visés.Il confirme toutefois que sa décision fait suite aux événements des dernières semaines.« Les cas que nous visons sont ceux des remorqueurs quelconque qui se présentent pour remorquer un véhicule qui est stationné légalement ou illégalement sur une propriété et qui font face au propriétaire de l’automobile avant le remorquage.« Dans un pareil cas, si le propriétaire refuse de payer le montant ($ 35) et que le préposé au remorquage tente quand même de lui enlever sa voiture, malgré la demande formelle des policiers appelés sur les lieux de régler leur problème de nature civile autrement, c’est bien certain qu’on va prendre des plaintes de vol », a dit Me Laliberté.Ce cas-type évoqué par le procureur de la Couronne rappelle celui survenu vendredi le 12 juin dernier dans le nord de Montréal, dans le stationnement d’une succursale bancaire.Deux employés de la compagnie Remorquage Québécois tentaient de remorquer une voiture.Son propriétaire est arrivé sur les lieux.Les préposés de la compagnie ont exige de l’automobiliste qu’il paie le montant prévu.Il a refusé.S’en est suivi un esclandre.L’automobiliste a voulu se défendre.Il s’est même étendu derrière son véhicule pour empêcher qu’on le remorque.Des collègues des remorqueurs et des passants sont intervenus.Les policiers aussi.Résultat : l’automobiliste a dû être transporté à l’hôpital.La remorqueuse venait de lui passer sur le pied ! Une semaine auparavant, des événements semblables s’étaient produits rue Duluth.Depuis le début du mois de mai, une vingtaine de remorqueurs ont été arretés par les policiers de la Communauté urbaine de Montréal dans des circonstances semblables.Ce sont ces événements qui amènent les procureurs de la Cour municipale a agir.Depuis deux ou trois ans, on reprochait à la justice son inertie dans le dossier.« Ce n’est pas le rôle de la poursuite de courir après les gens sur les lieux des événements.Tant que nous n’avions pas de plaintes des citoyens concernés, nous ne pouvions agir », se défend Me Laliberté.Dans le cas où les véhicules ont été remorqués sur les terrains des compagnies, il n’est pas question que nous intervenions, a précisé Me Laliberté.Plusieurs dispositions du Code civil confirment le droit de rétention.Les remorqueurs privés font déjà l’objet d’une centaine de poursuites pour intimidation, intentées par l’Office de la protection des consommateurs.Par ailleurs, le comité exécutif de la Ville de Montréal devrait étudier ment que cet accord est «un plancher plein de trous, envahi par les termites et sur lequel M.Bourassa veut nous faire marcher la nuit», a-t-il lancé.Un tel renvoi à la Cour d’appel constituerait une porte de sortie élégante pour le gouvernement, a dit M.Johnson qui a prévenu que s’il la refuserait, l’opposition péquiste allait se battre contre l’adoption de la résolution constitutionnelle qui sera soumise ce matin à l’Assemblée nationale.Précipiter le débat à ce moment-ci sera le summum du ridicule, de prétendre M.Johnson qui d’avance récuse les arguments d’urgence que le gouvernement devra invoquer ce matin pour suspendre les règles de rocéaure habituelles de l’Assem-lée nationale.La constitution prévoit que les législatures ont trois ans pour se prononcer, rappelle-t-il, soulignant qu’aucune, au Canada anglais d’ici à la fin de juillet un projet de règlementation du remorquage privé à Montréal.Le projet, dont on ignore pour l’instant le contenu, pourrait signifier la prise en charge du remorquage privé par la Ville de Montréal et la fin du règne des remorqueurs privés.« Le règlement, qui serait normalement adopté au début septembre, pourrait s’inspirer des opérations déneigement, au cours desquelles on déplace les voitures contrevenantes vers d’autres secteurs », a expliqué hier un porte-parole du maire de Montréal Jean Doré.A Des avocats éléments de sa réforme fiscale.Mais seuls quelques hommes d’affaires ont eu droit à la séance d’information d’hier après avoir accepté d’être assermentés.La même offre n’a pas été faite à d’autres groupes considérés comme généralement moins favorables au gouvernement conservateur.L’opposition en a profité pour dénoncer le manque de coopération du gouvernement au moment du lancement d’une réforme dont il fait pourtant grand cas depuis deux ans et demi.Quant aux journalistes, ils n’ont été prévenus qu’hier à 17h.35 des conditions dans lesquelles ils devront travailler ce matin à Ottawa.Le statut privilégié réservé à quel-ues fiscalistes de firmes proches es ministres ou du sous-ministre des Finances lui-même ( le bureau légal Stickeman et Elliott, de Montréal ) confirment les soupçons sur l’orientation de cette réforme fiscale qui resterait donc dans la tradition des trois précédents budgets de M.Michael Wilson, lui même ancien vice-président de Dominion Securities.Selon le Conseil national du bien-être social en effet: ¦ « les nombreux changements fiscaux adoptés au cours des trois dernières années ont sensiblement haussé les recettes du gouvernement fédéral » : la hausse de 16,4 % — plus de $ 12 milliards — est attribuable à la hausse de l’impôt sur le revenu des particuliers et aux taxes de vente, alors que l’impôt des sociétés a augmenté moins vite que l’inflation; ¦ « Les pauvres sont les plus durement touchés par les hausses de taxes fédérales à la consommation des dernières années », affirme encore le Conseil; ¦ «malgré la hausse du crédit d’impôt pour enfants, bon nombre de familles pauvres et toutes les familles à revenu moyen et élevé recevront des prestations totales pour enfants moins élevées.D’ici 1990, toutes les familles, y compris les plus pauvres, recevront des prestations inférieures à celles qu’elles auraient reçues avant le budget-Wilson de 1985 »; ¦ « les changements adoptés au dégrèvement fédéral depuis 1984 ont nui aux contribuables à faible et moyen revenu, et plus particulièrement aux petits salariés », affirme encore le Conseil du bien-être social.Des études indépendantes estimer* que depuis que Michael Wilson est titulaire des Finances, les impôts ont augmenté de près de $ 700 pour les parents célibataires ayant deux enfants à élever, et de plus de $ 1,300 pour deux parents élevant deux enfants.A Radio-Canada néral sera nommé par le Conseil d’administration.Mme MacDonald a annoncé qu’elle modifierait la Loi sur la radiodiffusion et la Loi sur l’administration pour implanter la seconde recommandation du comité, l’obligation pour Radio-Canada d’adopter des méthodes comptables et des systèmes de rapport financier semblables à ceux exigés des autres sociétés d’Etat.Autonomie La ministre a ajouté que le projet de loi contiendra des dispositions renforçant l’autonomie artistique et journalistique de la société.Radio-Canada demeurera un organisme culturel indépendant, a-t-elle assuré.Le comité permanent des communications et de la culture s’était penché sur le rapport annuel 1985-86 de Radio-Canada, caractérisé par un désordre tel dans ses états financiers que le Vérificateur général Kenneth Dye n’avait pas réussi à en terminer le contrôle.La société avait tenté de mettre en place un système comptable informatisé destiné à uniformiser ses méthodes comptables.Le système avait cependant fait défaut dès le début, et Radio-Canada avait perdu la trace de $57 millions de transactions, des dépenses et des rentrées de fonds.La somme nette en cause s’élevait à $3,4 millions.Dans son rapport de 57 pages, le comité avait refusé de blâmer qui que ce soit dans cette mésaventure, ne le fera avant l’automne.En se précipitant, M.Bourassa «se met à quatre pattes devant le Canada anglais», il confirme que c’est le Québec qui est en demande, dit-il.La logique, ce serait que le Canada anglais qui dise clairement au Québec qu’il veut de lui en adoptant partout les résolutions constitutionnelles.«Si le Canada veut le Québec, que le Canada fasse sa job.Là, c’est comme si le Québec courait après ça», de lancer M.Johnson qui craint que le Québec ne reçoive ne nouvelles claques au visage après celle de 1981.M.Bourassa est plus masochiste qu’on le croyait, assure-t-il M.Johnson ne doute pas qu’au-jourd’hui le gouvernement saura faire adopter les règles d’exception par sa majorité parlementaire et que le débat sur la résolution aura lieu.Cela se fera sans le consentement de l’opposition, prévient-il.qui devrait coûter aux contribuables quelques millions de dollars en frais directs et indirects.Il avait cependant constaté la présence de sérieuses lacunes dans la gestion de la société.Dans sa réponse d’une page, Mme MacDonald ne s’est pas attardée sur la question.Elle a simplement mentionné que le rapport avait « fourni une analyse en profondeur des problèmes rencontrés par Radio-Canada dans la mise en place du système financier national».« J’ose espérer que les mesures que le gouvernement entend prendre en réponse à votre rapport permettra à la société d’être plus solide et mieux gérée », a cependant écrit la ministre aux membres du comité.A Les facteurs de la rue St-Antoine pour former un immense bouchon qui a complètement paralysé la circulation dans le secteur.En pleine heure d’ouverture des bureaux, les voitures des grévistes, garées à qui mieux-mieux autour de l’édifice, ont ajouté au chaos.La circulation a du être détournée pendant la manifestation.Au même moment, des grévistes se sont introduit dans l’édifice pour presser les briseurs de grève de quitter leur travail.Les facteurs se sont emparé de sacs remplis de courrier qu’ils ont épandu sur le plancher du centre de tri.D’autres grévistes ont réussi à forcer une des portes arrières et à investir une salle où une vingtaine de briseurs de grève procédaient au classement du courrier.Selon, Claude Piette, porte-parole du local 10, l’opération a réussi à décontenancer une bonne partie des travailleurs occasionnels qui, petit à petit, sont sortis de l’édifice.La police était sur les lieux mais n’est pas intervenue.Selon les représentants syndicaux, le rassemblement a réuni plus de 2 000 facteurs.Vers 9 h 30, les manifestants se sont dispersés pour rejoindre quatre points stratégiques, soit les succursales Place d’Armes et Centre-ville, ainsi que les dépôts Bégin et Cha-banel dans le nord de la ville, où le plus grand nombre de briseurs de grève ont été signalés.« On estime que 90 % des briseurs de grève sont finalement sortis des bureaux.Il ne devait plus rester grand personnel pour trier le courrier», estime Claude Piette.À la suite de ces incidents, plusieurs bureaux de postes, dont les succursale Centre-ville, De Lori-mier, Cartierville et Mascouche, ont fermé leurs portes plus tôt qu’à l’ordinaire.Les porte-parole de la Société ont refusé de commenter ces incidents.Cependant, en fin de journée, Postes Canada a émis un communiqué, réitérant son intention, malgré les incidents de la journée, de livrer le courrier coûte que coûte.La Société canadienne des postes assure qu’elle a été en mesure de traiter et livrer le courrier dans toute les villes, en dépit des actes de violence qui ont marqué la journée.« Dans certains cas, nous avons dû à regret fermer nos succursales durant quelques heures plutôt que de mettre en danger notre personnel et la sécurité du courrier», indique le communiqué.Postes Canada affirme que la totalité de la poste prioritaire a été livrée, 80 % des routes résidentielles et 22 % des routes d’affaires ont été desservies.Dans la matinée, le président du syndicat local des facteurs, M.Léopold Côté, lançait un appel à la population pour tenter de décourager les intéressés à répondre aux offres d’embauches de Postes Canada.« C’est un appel à la violence.Nous ne pourrons plus contenir nos membres.La seule façon d’éviter des affrontements, c’est que les gens ne répondent pas à ces offres.Un gréviste ne peut rester éternellement froid devant quelqu’un qui vient travailler à sa place», insiste M.Côté.Comparant la loi fédérale à une véritable bombe, le président du syndicat des 3 000 facteurs de Montréal estime qu’il est intolérable que le Code canadien permettre l'embauche de briseurs de grève.« Il faut forcer les parties à négocier plutôt que de favoriser le recours aux briseurs de grève.On court inévitablement vers une situation difficile », a-t-il ajouté.D’autre part, en début d’après-midi, les négociations qui se poursuivaient à Ottawa depuis le début du conflit ont été interrompues.Une nouvelle offre doit être déposée aujourd’hui par la Société canadienne des postes, a indiqué M.Guy Moris-sette, porte-parole du Syndicat des facteurs canadiens.Ailleurs au pays, les grèves rotatives se sont poursuivies à Calgary et Antigonish.Hier, Cornwall, Edmonton et Victoria se sont ajoutés à la liste des villes affectées.Plus de 6 000 facteurs ont joint les piquets de grève à travers le pays.D’autres événements similaires ont troublé les lignes de piquetage à Edmonton.Une personne a été arr-rêté et deux autres blessées, alors qu’une centaine de grévistes tentaient de bloquer le passage à un camion de livraison.A Shultz Doo Hwan.Un grand nombre d’entre eux ont ensuite affronté les forces de l’ordre, selon la police et la presse.À Pusan, premier port du pays et grand centre industriel, sur la côte sud-est, les combats qui ont fait rage entre des milliers de jeunes et les policiers ont transformé la ville en un véritable champ de bataille enveloppé de gas lacrymogènes.Quant à M.Shultz, dans ses déclarations faites aux journalistes dans l’avion qui le menait des Philippines à Singapour et rapportées à Washington, il a souligné « que des discussions entre les diverses parties en conflit sur la forme de l’élection (présidentielle) et d’autres sujets devraient être engagées et poursuivies ».Mais, a-t-il ajouté, il ne suffit pas que les États-Unis « claquent les doigts » pour que « les gens fassent ce que nous pensons qu’ils devraient faire ».« De toute évidence, nous estimons que la meilleure chose qui pourrait se produire serait la fin des manifestations, avec leur potentiel de violence, et la reprise du dialogue », a poursuivi le secrétaire d’État qui effectue un périple de dix jours en Asie et devait participer à Singapour à une réunion ministérielle de l’A-SEAN (l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est, qui groupe les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande, Singapour et Brunei».M.Shultz a souligné qu’en régie générale, « le problème de la transition (.) vers un système de gou vernement plus démocratique est extrêmement délicat».Il a ajouté que les États-Unis avaient contribué à faciliter une telle transition dans plusieurs parties du monde et que Washington payait « un lourd tribut quand cela ne marchait pas ».« C’est pourquoi nous atta chons beaucoup d’importance à ce que ce mouvement vers la démocratie progresse », a dit M.Shultz.Le secrétaire d’État a estimé que les manifestations actuelles ne compromettraient pas la tenue des Jeux Olympiques en 1988 à Séoul.« Ils sont bien préparés pour les J.O.et je pense qu’il y a un fort consensus national en Corée pour qu’ils se déroulent bien », a-t-il dit.Les manifestations ont été notamment provoquées par la décision du président sud-coréen Chun Doo-H wan de suspendre le dialogue avec l’opposition sur une réforme constitutionnelle modifiant le mode d’élection du chef de l’État.M.Shultz a refusé d’attribuer la responsabilité de la situation actuelle au seul président, estimant que l’opposition ne s’était pas toujours montré très réceptive aux propositions du gouvernement.Un haut responsable voyageant avec M.Shultz a souligné pour sa part que les États-Unis s’efforcaient d’inciter les deux parties à agir pour apaiser la tension.En Corée, pour tenter de contenir la violence, et en raison du boycottage des cours, le ministère de l’Éducation a décidé hier d’avancer à ce week-end les vacances d’été dans 41 des 103 universités de Corée du Sud, alors que les cours devaient normalement prendre se terminer à la fin du mois.Au même moment cependant, la police est intervenue pour empêcher M.Kim Young Sam, le chef du Parti Démocratique pour la Réunification (DRP), principale formation de l’opposition), de rendre visite au plus célèbre opposant au régime, M.Kim Dae Jung, assigné à résidence dans sa maison de Séoul depuis 71 jours. 24 ¦ Le Devoir, jeudi 18 juin 1987 SPORTS Magistral, Bryn Smith perd son blanchissage en 9e manche Les Expos matraquent les Mets RICHARD MILO (PC) — Les statistiques ont (encore) menti lorsque Mike Fitzgerald (.209) a claqué un Grand Chelem contre Sid Fernandez (mpm de 2.17) pour permettre aux Expos de battre les Mets de New York, 9-1, devant 15,364 personnes, hier soir.Fernandez (8-3), le meilleur gaucher du circuit, a permis huit coups sûrs et neuf points, dont sept mérités, pour perdre son duel contre Bryn Smith (5-2).Mis en confiance, ‘Smitty’ n’a permis que cinq coups sûrs pour lancer son premier match complet depuis le 30 août 1986.Il a perdu son jeu blanc lorsque Howard Johnson a frappé dans un optionnel, à la neuvième.« C’est son meilleur match depuis la première moitié de 1986 », a tranché Buck Rodgers.« Il n’avait plus beaucoup d’étoffe dans les deux dernières manches mais je voulais qu’il termine », a-t-il ajouté.Mike Fitzgerald (2e) a expédié le premier lancer de Fernandez lors- Sid 9 ob p cs pp 4 111 4 0 0 0 4 0 10 0 0 0 0 4 110 3 110 10 0 0 1 1 METS 1 EXPOS ab p cs pp Dykstra cc 4 0 0 0 Nichols cc Miller 2b 3 0 10 Webster cd KHrndz 1 b 3 0 0 0 Raines cg Hurdle 1b 1110 Winghm cc Carter r 2 0 0 0 Wallach 3b Lyons r 2 0 10 Brooks oc Strwbry cd 10 0 0 Foley oc Myers I 0 0 0 0 Galarrg 1 b Almon fs 0 0 0 0 Law 2b 3 2 10 McRylds cg 2 0 0 0 Fitzgerld r 3 2 2 4 Innis I 0 0 0 0 BSmith I 2 10 1 MWilsncd 2 0 10 HJohsn ac 4 0 0 1 Magadn 3b 4 0 10 Frndez I 10 0 0 Mazzilli cg 10 0 0 Totaux 30 1 5 1 Totaux 32 9 8 7 New York 000 000 001—1 Montréal 050 400 OOx—9 Point victorieux — Galarraga (2).E—Strawberry, Dykstra.DJ—Montréal 2.LSB-—New York 7, Montréal 1.20—Galarraga, Raines.C—Fitzgerald (2).BV—Law (5), Fitzgerald (2).BS—BSmith.ML CS Photo CP Mike Fitzgerald (20) est accueilli au marbre par Hubie Brooks, Vance Law et Andres Galarraga après avoir frappé un Grand Chelem à la deuxième manche, son premier en carrière.qu’il s’est amené avec les buts remplis, à la deuxième.Il a également obtenu un simple quand les Expos ont profité de deux erreurs (Darryl Strawberry et Len Dykstra), à la quatrième.Il s’agit du de Fitzgerali PM BS RB New York Frndez P,8-3 Innis Myers Montréal BSmith G,5-2 1 1 Atteint — Miller par BSmith.D — 2:16.A — 15,364.i premier Grand Chelem d en carrière — et dans les rangs professionnels.Il possédait une faible moyenne de .192 contre les gauchers et de .143 avec des coureurs en position de compter depuis le début de la saison.« Je visais un coup sûr.J’étais loin de penser au circuit », a-t-il révélé, les yeux pétillants.‘Fitz’ a pris les bouchées doubles lors des exercices au cours des derniers jours.Andres Galarraga a produit le premier point du match (41e pp) à l’aide d’un double, à la deuxième.Quant à Fernandez, il avait remporté ses quatre dernières décisions en plus d’afficher la deuxième meilleure moyenne de points mérités de la Ligue nationale.Il a accordé les huit coups sûrs des Expos dont le dossier s’établit à 18-13 à domicile.Smith a par ailleurs effectué 115 lancers — 55 lors des cinq premières manches.Kimball exige plus protection pour les Les Expos ont pris l’avance, 5-0, en ant quatre coups sûrs contre èmandez, à la deuxième.Tim Wallach et Hubie Brooks ont amorcé l'attaque en frappant des simples, puis Andres Galarraga a produit le premier point du match en claquant un double (au champ opposé) — 41e point produit.Vance Law a alors obtenu un but sur balles pour remplir les buts et Mike Fitzgerald a suivi en expédiant le premier lancer de Fernandez pardessus la clôture du champ gauche.Il s’agit du premier Grand Chelem de sa carrière.À la quatrième, les Expos ont profité de deux erreurs pour marquer quatre points, dont deux mérites.Vance Law et Mike Fitzgerald ont frappé des simples.Ils ont réussi un double vol, puis le voltigeur Darryl Strawberry a échappé un ballon (sacrifice) de Bryn Smith pour donner un premier point.Reid Nichols a suivi en frappant un simple mais la balle a bondi entre les jambes de Len Dykstra, le voltigeur de centre, pour permettre à Nichols de croiser le marbre.¦ Ému, Buck Rodgers a indiqué qu’il a bien connu Dick Howser, l’exgérant des Royals de Kansas City qui est décédé d’une tumeur au cerveau, hier.de quarts (PC) — Norm Kimball, président des Alouettes de Montreal, a demandé au commissaire de la Ligue canadienne Doug Mitchell d’implanter de meilleurs règlements pour protéger les quarts-arrière, suite à la blessure subie par Brad Taylor quand il été frappé après la fin d’un jeu, lundi soir, lors d’un match hors-concours contre les Rough Riders d’Ottawa.Taylor a été blessé quand le joueur de ligne défensive James Curry l’a frappé au genou, quelques secondes après que Taylor eut lancé le ballon.L’entraîneur des Alouettes, Joe Faragalli, mentionne même que L’Omnium des États-Unis commence aujourd’hui Une imposante présence internationale SAN FRANCISCO (AP) - Une courte mais significative phrase a fourni quelques informations sur le 87e Omnium des États-Unis de golf.Lee Trevino tentait de dresser une liste de gagnants éventuels d’un des quatre tournois du Grand Chelem du golf, en fin de semaine, et a dit: « Du côté américain, il y a Payne Stewart ».Officiellement, il n’y a pas de côté américain.Il y a seulement 156 joueurs qui entreprendront aujourd’hui le tournoi sur le parcours difficile de l’Olympic Club.La plupart sont d’origine américaine.La plupart des favoris pour l’emporter ne le sont pas.Il s’agit d’une réalité qui est devenu familière au cours des dernières années.Il n’y a plus de menaces en provenance d’outre-mer.Il y a une imposante présence internationale.Cette année, la présence est menée par l’Australien Greg Norman et l’Espagnol Seve Balesteros, décrits par Jack Nicklaus comme « les deux meilleurs golfeurs au monde à l’heure actuelle».Trevino a également ajouté que le Japonais Tommy Nakajima pourrait très bien se faufiler au premier rang, tout comme l’Ouest-Allemand Bern-hard Langer (gagnant du tournoi des Maîtres), l’Écossais Sandy Lyle et le Sud-Africain Nick Price, qui a la bonne habitude d’offrir une belle résistance dans les tournois majeurs.« Ce n’est plus le cas des joueurs étrangers tentant de rejoindre les Américains.Ils nous ont rejoints », a ajouté Trevino, qui a servi de capitaine à l’équipe américaine en coupe Ryder, défaite pour la première fois depuis belle lurette par une formation européenne.celui de la PG A.Il y a de plus en plus de bons joueurs qui gagnent très bien leur vie sur ces circuits et qui deviennent de très bons golfeurs».Les rencontres internationales d’envergure mettent-elles aux prises les USA contre le reste du monde?« Je ne pense pas que les joueurs le pensent ainsi, a de son côté dit Nicklaus.C’est tout simplement que les deux meilleurs joueurs au monde sont actuellement des Européens».la bande vidéo montre clairement que Curry a fait quatre pas pour frapper Taylor après que le ballon eut été lancé.On croyait tout d’abord que Taylor serait au rancart pour toute la saison, mais d’autres examens ont montré que la blessure ne nécessitera pas aucune intervention chirurgicale et on pense même qu’il pourrait être en mesure de jouer.le 25 juin lors du match inaugural contre les Argonauts à Toronto.Même si Taylor n’a pas été blessé sérieusement, Kimball veut aller de l’avant et exige une meilleure protection pour les joueurs de quart.« Nous devons offrir de la protection aux joueurs qui sont le plus exposés, a dit Kimball.Nous ne pouvons nous passer d’un quart de qualité.Si nous perdons nos bons joueurs de quart, nous sommes en difficultés ».Kimball était tellement furieux de ce coup salaud qu’il s’est précipité dans la salle des arbitres après le match pour enguirlander l’arbitre Ross Perrier.« Perrier a permis qu’on frappe le quart pendant tout le match, a dit Kimball.Il n’a jamais contrôlé la situation ».Kimball a mentionné que le commissaire était au courant de l’incident quand il lui a téléphoné hier matin.Quant à Curry, il a déclaré après le match qu’il avait frappé Taylor accidentellement.: N’oubliez circuits de goli ias qu’il y a d’autres dans le monde à part BASEBALL EN BREF.¦ Martin Laurendeau éliminé BRISTOL, Angleterre (PC et AFP) — Martin Laurendeau, de Ville Mont-Royal, a été éliminé en deuxième ronde du tournoi de tennis de Bristol, en Angleterre.Laurendeau a été vaincu par l’Allemand de l’Ouest Eric Jelen, qui l’a emporté en deux manches de 6-2 et 7-5.Le Français Henri Leconte et le Suédois Jonas Svensson ont pour leur part atteint le troisième tour.L’Indien Ramesh Krishnan s’est incliné en trois manches devant l’Allemand de l’Ouest Wolfgang Popp.Ligue nationale Mardi Chicago 7, Philadelphie 2 New York 7, Montréal 3 Atlanta 7, S.Francisco 2 St.Louis 11, Pittsburgh 1 Houston 4, Cincinnati 1 San Diego 3, Los Angeles 2 Hier Chicago 5, Philadelphie 3 San Diego 8, Los Angeles 7 Atlanta 6, S.Francisco 1 Montréal 9, New York 1 Cincinnati à Houston Pittsburgh à St.Louis Aujourd'hui Philadelphie, Jackson (1-4) à Chicago, Sutcliffe (8-3), 16 h05 New York, Darling (2-4) à Montréal, Heaton (9-2), 19 h 35 Cincinnati, Hoffman (5-1) à Atlanta, Palmer (4-7), 19 h 40 Los Angeles, Welch (8-3) à Houston, Knepper (2-8), 20 h 35 Pittsburgh, Kipper (4-5) à St.Louis, Tunnell (3-1), 20 h 35 San Francisco, Ham-maker (3-3) à San Diego, Davis (1-7), 22 h 05 Ligue américaine Mardi Toronto 10, Detroit 4 New York 6, Baltimore 5 Cleveland 8, Boston 7 Minnesota 7, Milwaukee 3 Oakland 11, Kansas City 1 Texas 5, Californie 4 Seattle 8, Chicago 6 Hier Detroit 3, Toronto 2 Milwaukee 8, Minnesota 5 Seattle 2, Chicago 0 New York 4, Baltimore 3 Boston 4, Cleveland 0 Oakland à Kansas City Texas en Californie Aujourd’hui Baltimore, McGregor (2-6) à New York, Rhoden (7-4), 19 h 30 Boston, Stanley (3-7) à Cleveland, Yett (1-5), 19 h 35 Milwaukee, Nieves (4-4) à Toronto, Stieb (5-3), 19 h 35 Kansas City, Gubicza (3-8) en Californie, Witt (7-5), 22 h 35 Les frappeurs (Partie d'hier non comprise) LIGUE NATIONALE Section Est ST.LOUIS 9 39 P 22 moy.639 diff.CHICAGO 35 29 .547 5 'A MONTRÉAL A.33 29 .532 6V» NEW YORK 32 30 .516 7 V4 PHILADELPHIE 29 32 .475 10 PITTSBURGH 27 34 .443 12 CINCINNATI Section Ouest 35 29 .547 HOUSTON 34 29 .540 'h SAN FRANCISCO 33 30 .524 1 '/, ATLANTA 31 32 .492 3 'A LOS ANGELES 29 35 .453 6 SAN DIEGO 20 46 .303 16 LIGUE AMÉRICAINE Section Est TORONTO 40 23 .635 — NEW YORK 40 25 615 1 DETROIT 34 28 548 S'A MILWAUKEE 33 28 541 6 BOSTON 29 35 .453 11 'A BALTIMORE 28 37 431 13 CLEVELAND 23 40 .365 17 Section Ouest MINNESOTA 37 28 .569 — OAKLAND 34 28 548 l'A SEATTLE 33 32 .508 A KANSAS CITY 31 30 .508 4 CALIFORNIE 29 35 .453 7 'A TEXAS 27 33 .450 7'A CHICAGO 23 39 .371 12 Vi pb CS ppcc moy.Brooks 74 23 17 5 .311 Candaele 229 67 9 0 293 Engle 49 11 6 1 224 Fitz'ald 110 23 10 1 209 Foley 88 21 10 2 .239 Galarraga 206 67 40 5 .325 Johnson 41 10 3 1 244 Law 201 57 27 5 284 Nichols 59 17 11 2 288 Raines 155 56 26 6 .361 Reed 62 8 S 0 129 Wallach 229 72 54 9 314 Webster 229 64 23 3 .279 Wm’gham 111 34 20 3 306 Buts volés: Raines 16, Webs- ter 15; Winningham 10; Wallach 5; Foley, Galarraga, Law 4; Candaele 3, Johnson 2; Engle.Fitzgerald, Nichols, Shines, 1.Les lanceurs 9-P ml pm rab mpm Brown 0-1 7.0 6 6 7.71 Burke 0-0 32.1 6 14 1.67 Heaton 9-2 93.1 39 52 376 Martinez 1-0 160 2 10 1.13 McClure 3-1 22.1 12 14 484 McGatligan 0-1 431 9 41 1.87 Sebra 3-7 662 35 60 4.73 Smith 4-2 481 30 40 5.59 Sorensen 3-3 401 18 18 4.02 St Claire .2-3 33.2 19 21 5.08 Voumans 4-3 51.1 29 51 509 Victoires préservées: Burke 7; McGaffigan.St.Claire 6.¦ Noah blessé DUBLIN (AFP) — La présence de Yannick Noah au tournoi de tennis de Wimbledon est très douteuse.Le Français s’est foulé la cheville droite lors d’un match hors-concours dans le cadre d’un tournoi de charité, à Dublin.Noah affrontait alors le Suédois Mats Wilander, qui dominait une manche à zéro.Il y a un an exactement, Noah n’avait pu jouer à Wimbledon en raison d’une blessure à un pied.Cette année, il était classé tête de série numéro six pour le prestigieux tournoi qui s’amorcera lundi, à Londres.¦ Les Jeux de 96 à Toronto ?TORONTO (PC) — Le président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, visite présentement Toronto afin de juger du potentiel de la ville d’accueillir les Jeux olympiques d’été de 1996.Samaranch a discuté de cette possibilité avec le premier ministre ontarien David Peterson.¦ Encore Ben Johnson FLORENCE, Italie (AFP) — Le Canadien Ben Johnson a réaffirmé son titre de roi du sprint hier à Florence où il a enlevé les honneurs de l’épreuve de 100 mètres en 10 secondes et 31 centièmes.Il a devancé de 25 et 45 centièmes de seconde les sprinters italiens Pierfranco Pavoni (10.56) et Paolo Catalano (10.76).Tony Sharpe, un autre rapide canadien, a pris la quatrième place en 10.77, un-centième de seconde devant le Britannique Mike McFarlane (10.78).¦ $5 millions pour Kareem LOS ANGELES (AP) — Kareem Abdul-Jabbar, qui détient une foule de records dans la National Basketball Association, vient d’en ajouter un autre, à l’échelon salarial.Le vétéran centre âgé de 40 ans, auteur de 32 points dans le match décisif du championnat, touchera $5 millions au fil des deux prochaines saisons, $2 millions en 1987-88 et $3 millions en 1988-89.Présentement, dans le sport majeur, Jim Rice, des Red Sox de Boston, touche $2.4 millions, Dan Quisenberry, des Royals de Kansas City, $2.3 millions, et George Brett, des Royals, $2.2 millions.Le salaire le plus élevé la saison dernière dans la NBA fut de $2.45 millions pour Moses Malone des Bullets de Washington.¦ LaMarr Hoyt au repêchage SAN DIEGO ( AP) — S’en tenant à leur politique de n’accorder de deuxième chance aux joueurs ayant fait usage de drogue, les Padres de San Diego ont inscrit le nom du lanceur LaMarr Hoyt sur la liste des joueurs au repêchage dans le but avoué de lui accorder son congé sans condition.La carrière du vétéran, vainqueur du trophée Cy Young en 1983, a été ravivée hier quand un arbitre a statué que les Padres n’avaient pas agi en juste cause en le congédiant.L’arbitre George Ni-colau a de plus révélé que les Padres sont liés à Hoyt pour son contrat de trois ans à $1 million annuellement.« On peut nous forcer à le payer, mais personne ne pourra nous forcer à l’utiliser », a souligné la propriétaire Joan Kroc des Padres.Ancien pilote des Royals et des Yankees Dick Howser succombe à un cancer du cerveau ¦ Il n’avait que 51 ans KANSAS CITY (AP) - Dick Howser, qui a dirigé les Yankees de New York et les Royals de Kansas City à des championnats de section dans la Ligue américaine, est décédé hier après-midi d’un cancer au cerveau.Âgé de 51 ans, Howser a été admis à l’hôpital St.Luke pour la dernière fois le 4 juin.Il est décédé aux environs de 16 heures hier, près de 11 mois après que des médecins eu rent retiré une tumeur maligne du côté gauche de son cerveau, le 22 juillet.Une semaine avant, malgré qu’il souffrait de maux de têtes persistants et de pertes fréquentes de mémoire, Howser a dirigé les joueurs étoiles de l’Américaine à une victoire sur ceux de la Nationale.Les médecins n’avaient pas été en mesure de retirer complètement la tumeur maligne, si bien qu’au cours des deux mois suivants, ils ont fait usage de techniques modernes et expérimentales, consistant à injecter des cellules combattant le cancer dans la région de la tumeur.Quand l’état de santé de Howser a été rendu public, l’organisation des Royals de Kansas City a dû engager plusieurs secrétaires pour ouvrir des tonnes de lettres et de cartes de prompt rétablissement en provenance des quatre coins de la planète.Au dernier compte, la famille Howser avait reçu et répondu à plus de 14,000 messages, a indiqué un porte-parole des Royals.Après avoir oeuvré 10 ans à titre d’instructeur avec les Yankees de New York, Howser est devenu en-traîneur-chef de cette équipe en 1980 et il les a dirigés vers un total de 103 victoires et au titre de la section Est.Devenu entraîneur-chef des Royals en 1981, il a mené cette équipe au titre de la section Ouest en 1984 et en 1985 et à la Série mondiale à cette dernière occasion.Toutes les équipes qu'il a dirigées ont terminé au premier ou au deuxième rang d’une section.Même si les trois opérations qu’il a subies l’ont considérablement ralenti physiquement, Howser avait tenté un retour à la barre des Royals cette saison.Il a accueilli les joueurs au camp d’entraînement au mois de février, mais a annoncé sa démission trois jours plus tard, admettant qu’il avait surestimé sa volonté de revenir au jeu.« Ce ne serait pas juste pour les Royals », avait-il dit au mois de février.Howser a fait sa dernière apparition publique le 6 avril, quand les Royals ont inauguré leur saison à domicile.Photo AP ¦V v Dick Howser « C’est une journée t riste pour le baseball, a dit le commissaire Peter Ueberroth.Dick Howser était un grand homme du baseball ».« Peu importe la façon dont vous vous préparez pour cette journée, quand un décès survient, c’est choquant, a ajouté le joueur de troisième but des Royals George Brett.Je n’aime pas le voir partir.On le manquera beaucoup.Il a laissé sa marque au sein des Royals».Une service funèbre sera célébré à Kansas City.Il sera porté en terre à Tallahassee, en Floride, lieu de sa résidence.Lui survivent sa femme Nancy, et ses deux filles jumelles, Jill et J an.« Je vais essayer de me souvenir du jour quand il est monté sur le podium pour accepter le trophée remis au gagnant de la Série mondiale, a ajouté Brett.Je pense que je ne l’ai jamais vu aussi heureux ».« Ou peut-être vais je me sou venir de Dick le jour où nous avons remporté notre premier match en éliminatoire ».« Nous sommes attristés à l’idée de perdre un ami », a de son côté déclaré le président de la Ligue américaine, Bobby Brown.Le propriétaire des Yankees, George Steinbrenner, a dit de How ser qu’il était « un des plus beaux batailleurs que j’ai connus dans le sport.Il était un homme de fierté et d’intégrité et il a combattu le cancer de la même façon qu’il a fait face aux adversaires sur le terrain ».Bonne Bécane .¦ Bonne Recette Bonne Forme La Participaction, ÇA PERFECTIONNE! parnic/pacnon,
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