Le devoir, 7 juillet 1987, Page(s) complémentaire(s)
Montréal, mardi 7 juillet 1987 Vol.LXXVIII — No 154 ?y la météo: Possibilité d’orages en fin de journée.Max.: 27.Demain: beau.(détail page 15) extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Côte-Nord Gaspesie Toronto.Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Le sida fait des ravages chez les enfants La progression n’a pas atteint Montréal LAURENT SOUMIS ~ De nombreux pays industrialisés tels les États-Unis, l’Espagne, l’Italie et la France enregistrent une progression spectaculaire du nombre de cas de sida chez les jeunes enfants, a-t-on appris, hier, à Montréal, au Congrès de la Société canadienne de pédiatrie et de l’Association des pédiatres de langue française.Le Canada échappe pour l’instant à cette tendance.La courbe de progression du sida pédiatrique au pays demeure constante, ont précisé le Dr Normand Lapointe du département d’immunologie de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal et le Dr Françoise Brun-Vézinet de l’Hôpital Claude Bernard de Paris.Mais ce n’est que partie remise, estiment les spécialistes.Jusqu’à maintenant, l’Hôpital Sainte-Justine a dépisté une trentaine de cas d’enfants dans la région métropolitaine de Montréal.Depuis octobre 1981, le suivi d’une soixantaine de familles dont l’un ou l’autre ou les deux parents étaient atteints du virus de l’immuno-déficience humaine (HIV-1) a permis de détecter ces enfants qui présentent des anti-corps ou des symptômes compatibles avec le virus du sida.Voir page 8 :Le sida AUJOURD’HUI LA BNE ACHÈTE UNE BANQUE DES PHILIPPINES » La Banque de Nouvelle-Écosse acquiert 40 % de Solidbank, une importante banque commerciale des Philippines, en convertissant en monnaie locale une partie de sa créance.Page 5 LA DIVISION DE L’ALLEMAGNE En visite à Moscou, le président ouest-allemand, M.Richard von Weizsaecker, a dénoncé la division de la nation allemande en deux États.Page 7 PANAMA Le président du Panama a ordonné la tenue d'une enquête sur les accusations de violation des droits de la personne portées contre l’homme fort du régime, le général Noriega.Page 7 MANIFESTATION SUR LA PLACE ROUGE La vie privée des Canadiens menacée par un «Tchernobyl» de la microfiche MICHEL VASTEL OTTAWA — Le Commissaire à la protection de la vie privée prévient les Canadiens que l’âge d’or de la microfiche et du micro-ordinateur les met à la merci de véritables « Tcher-nobyls ».John Grace cite ainsi le vol de mi- crofiches contenant des renseignements personnels sur 16 millions de contribuables dans un bureau de Toronto: « un véritable Tchernobyl pour la protection de la vie privée », commente-t-il.Chaque microfiche est une petite carte de plastique transparent sur laquelle on condense des informations et qui, décodée par un lecteur spé- cial, donne des informations personnelles sur plusieurs milliers de personnes à la fois.Les microfiches volées à Toronto, et restituées par la suite, contenaient le nom, l'adresse, la date de naissance, le nom du conjoint, le numéro d’assurance sociale, ie bureau du district de l’impôt le plus proche, la dernière année d'imposition et un code décrivant la prin- cipale source de revenu du contribuable.Le Commissaire à la protection de la vie privée, qui a reçu 767 plaintes et réalisé 692 enquêtes — dont 238 au Québec seulement — dresse une longue liste des infractions commises par l’une ou l’autre des 147 institutions fédérales soumises à la Loi sur la protection des renseignements personnels: ¦ en juillet 1986, deux boîtes de formulaires de recensement sont tombées d’un camion à Winnipeg et ce n'est que quelques heures plus tard que le chauffeur les a aperçus, s’éparpillant au vent: il en a récupéré une partie avec l’aide des passants et des employés d’un restau-Volr page 8 La vie privée Le gouvernement donne cinq jours au Sénat libéral MICHEL VASTEL OTTAWA — Le vice-premier ministre et le leader du gouvernement au Sénat ont donné jusqu’à la fin de la semaine aux sénateurs pour se décider à accélérer l’examen de trois projets de loi sur les brevets des produits pharmaceutiques et la déréglementation des transports.Sinon ?M.Don Mazankowski répète que le président des Communes, samedi dernier, n’a pas vraiment refusé de rappeler les députés à Ottawa, mais a « retardé » ce rappel pour donner au gouvernement le temps de négocier avec les membres de la Chambre haute.Vendredi soir, le vice-premier mi- nistre réclamait un rappel de la Chambre des Communes pour ce matin, mais M.John Fraser estimait que le gouvernement n’avait pas fait assez d’efforts pour amener les sénateurs à la raison et jugeait donc ce rappel prématuré.Le gouvernement prétend que l’adoption, avant la fin du mois, de ces trois projets de loi est d’intérêt public.Dans le cas du projet de loi C-22, sur les brevets pharmaceutiques, le comité du Sénat veut tenir d’autres audiences au rythme d’une séance toutes les deux semaines.Pour ce qui est des projets de loi C-18 et C-19 sur les Transports, un comité (de trois Conservateurs et de deux Libéraux) en a reporté l’étude à la mi-Voir page 8 :Le gouvernement North ramène un vent de scandale autour de Reagan WASHINGTON (AFP) - La Maison-Blanche affichait sa confiance à la veille de l’apparition, aujourd’hui, devant les commissions d’enquête du Congrès, du personnage-clef du scandale de l’Irangate, le lieutenant-colonel Oliver North, dont la déposition pourrait cependant jeter une nouvelle ombre sur la présidence de M.Ronald Reagan.« J’attends avec intérêt son témoignage et je sais que le président partage mon intérêt après tant de spéculations », a affirmé le secrétaire général de la Maison-Blanche, M.Howard Baker, dimanche dans une interview télévisée.M.Baker a ajouté qu’il n’avait « aucune raison de penser que M.North ne dira pas la vérité ».Pour M.Baker, M.North confirmera donc que M.Reagan, comme il l’a tou-Volr page 8 :North Col.Oliver North Photo Louise Lemieux en trois dimensions PAUL CAUCHON Un vent de folie a soufflé sur Montréal hier, alors qu’entre deux festivals la tornade Madonna s’est arrêtée au Forum, devant un public en délire formé d’adolescents et de plusieurs adultes (et même d’enfants de huit ou dix ans, arborant quelquefois un des nombreux looks de la blonde chanteuse ! ) Après avoir vendu 25 millions d’albums, après avoir été consacrée la star planétaire du vidéo-clip, Madonna pouvait se permettre un spectacle visuel- lement exceptionnel : 375 tonnes d’équipement, 23 semi-remorques, la plus grosse scène jamais installée au Forum, pour un spectacle très théâtral, comme un fabuleux vidéo-clip en trois di-mensions de trente pieds de haut.Une scène construite en paliers, avec tapis roulant de bord en bord, écrans vidéo de chaque côté, rideaux qui tombent et s'entrouvent au centre, images d'animation ou diapositives encadrant l’immense estrade, gangsters grandeur nature en carton, cabine téléphonique pour Voir page 8: Madonna La tornade Madonna Un fabuleux vidéoclip Haïti est totalement paralysé L’armée se fait plus discrète PORT-AU-PRINCE (AFP) - Des grèves massivement suivies ont complètement paralysé Haïti hier.Cependant, contrairement à la semaine dernière, l’armée s’est fait discrète hier et un calme — précaire — régnait dans la capitale.Le comité de coordination de la grève générale qui regroupe 57 organisations en Haïti a renouvelé son appel à poursuivre le mouvement aujourd'hui et demain, a annoncé hier soir à la presse un de ses porte-parole, M.Jean-Claude Bajeux.Des partis plus modérés dont le Mouvement pour l’instauration de la démocratie (MID, centre droit), dirige par M.Marc Bazin, et le Parti social-chrétien d’Haïti (PSC11, centre gauche) de M.Grégoire Eugène, et le Parti mobilisation pour le développement national (MDN) de Hubert de Ronceray ont pour leur part appelé à la reprise du travail.La grève générale avait été convoquée pour exiger la démission du Conseil National de Gouvernement (CNG), présidé par le général Henri Namphv.Certains secteurs de l’Église catholique et le Parti unifié des Communistes haïtiens (PUCH) s’étaient également joints à l’appel à la grève.À Port au Prince, tous les magasins et les centres de travail étaient fermés hier et seules les voitures de presse et les ambulances circulaient.La tension était cependant très grande dans les quartiers périphériques où la foule était nombreuse et des groupes de jeunes avaient dressé et enflammé des barricades, se tenant prêts à « dechouker (renverser en créole) le CNG par tous les moyens », selon leurs déclarations.Un petit nombre d’entre eux a été aperçu des bouteilles d’essence à la main.En province, plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues, à Jacmel (sud-est du pays), aux Cailles (sud-ouest), à Port de Paix (nord) et aux Gonaïves (nord-ouest) notamment où des barricades avaient également été érigées.« À bas le CNG, « À bas Namphy », « À bas les ministres macoutes » (membres de l’ancienne milice du-Volr page 8 :HaItl Les provinces veulent avoir l’heure juste Les investissements et le règlement des différends commerciaux leur tiennent à coeur MANON CORNELLIER OTTAWA — Les premiers ministres des provinces devront renoncer à leurs espoirs de jeter.un coup d’oeil ce soir sur un brouillon d’accord de libre-échange canado-américain alors qu’ils rencontreront Brian Mul-roney et le négociateur canadien Simon Reisman à Ottawa.Des réponses sérieuses seront toutefois attendues du premier ministre conservateur sur ce qu’entend faire Ottawa sur les questions de mécanisme de règlement des différends et d’ouverture des frontières aux investissements américains.Dans le premier cas, il s’agit d’une condition fondamentale pour le fédéral et les provinces pour la signature de tout accord.Cependant, le président Reagan a écrit il y a deux semaines à M.Mulroney pour s’objecter à un processus obligatoire.L’administration américaine préfère régler les disputes commerciales par le biais d’une procédure plus volontaire et temporaire.Quant à la question des investissements, il s’agit d’une revendication américaine qui inquiète les provin- ces, particulièrement l’Ontario, le Québec et le Manitoba.Ces deux dossiers, ainsi que celui de la souveraineté culturelle, sont ceux qui suscitent le plus de difficultés à la table de négociations et de pessimisme dans l’équipe canadienne.L’attitude américaine ne soulève pas non plus l’enthousiasme.C’est d’ailleurs, selon le premier ministre Mulroney, la lenteur des Américains à répondre à des questions cruciales pour le Canada qui l’avait amené à remettre à ce soir la réunion du 22 juin dernier.Cette fois, M.Reisman est confiant d’avoir quelque chose à mettre sous la dent des premiers ministres.La façon de faire de l’équipe de M.Reagan n’est pas cependant la seule source de maux de tête pour M.Reisman.Le gouvernement canadien est aussi responsable en lui enlevant certaines cartes qui auraient pu lui servir de monnaie d’échange.Le cas le plus patent est celui du secteur financier, une question importante des négociations.Les banques canadiennes sont d’ailleurs mécontentes de la trop grande rapidité du gouvernement a ouvrir notre marché aux institutions étrangères, y compris américaines, alors qu’elles ne bénéficient pas des mêmes avantages chez nos voisins.Depuis le 30 juin dernier, en Ontario, les banques peuvent détenir une compagnie de courtage.Cette possibilité est aussi offerte aux banques étrangères, dont les américaines et.les japonaises, et ces dernières semblent prêtes à s’en prévaloir comme on a pu le voir avec l’offre d’achat de 35% de Wood Gundy par la First National Bank of Chicago la semaine dernière.L’Association des banquiers ca- Volr page 8 :Les provinces Une trentaine de Tatars, réclamant l’autorisation de retourner en Crimée, ont manifesté sur la Place Rouge.Page 7 ^lencieux F'IEILLARD, JE me garderai de dire : « J'ai le coeur jeune ».Le coeur est mal logé dans une carcasse délabrée.« Je vous prête une oreille, mais c’est mon oreille bouchée.» ¦ Beaucoup font semblant de travailler; personne encore ne fait semblant d’être payé.¦ Ne vous risquez pas de crier au génie; criez au crétin, vous ne vous tromperez pas.— ALBERT BRIE ¦mi»—iiipiii iruiTiwiaB *** r*' Photo Carole Beaulieu Après une nuit passée à creuser leur puits dans le désert, Lacheb Har-zallah et Khaled Yagoub auraient sans doute préféré dormir mais on n’échappe pas facilement en Algérie à la traditionnelle photo en compagnie du responsable de la section jeune de la wilaya et du secrétaire général du syndicat des paysans.L’ALGÉRIE 25 ANS APRÈS (2) Les jeunes fellahs, des «curé Labelle» en burnous CAROLE BEAULIEU GHARDAÏA — Toutes les grosses légumes de la wilaya — unité administrative algérienne — s’étaient donné rendez-vous pour cette visite nocturne des champs de patates.Ce n'est pas tous les jours qu’une journaliste étrangère vient visiter des cultures à 495 kilomètres d’Alger, dans un oasis du Sahara algérien.Ils étaient une dizaine au total, entassés à l’arrière de la camionnette officielle qui roulait sous la pleine lune, cahotant péniblement sur la terre sèche et durcie.Président de l'Assemblée populaire communale (APC), secrétaire général du parti, chef du bureau jeunesse, secrétaire général de la commune, deuxième vice-président de la commune, secrétaire de la wilaya .tout R monde se faisait allègrement secouer.Au loin, les phares d’un camion éclairaient faiblement le grand trou noir duquel montaient des coups de pioche.« La wilaya accepte de payer le forage mécanique de trois des quatre puits, explique le secrétaire général de la commune.En échange les jeunes en creusent un à la main.Ils mettent dix fois plus de temps.» Quinze mètres plus bas, profitant de la fraîcheur de la nuit, Yagoub et Lacheb peinaient durement pour creuser « leur » puits, ce puits dont l’eau, l’an prochain peut-être, irriguerait cette partie du désert qui allait devenir « leur terre ».Ils grignotent péniblement 50 centimètres par jour.« La terre, le Grand Sud .c’esl leur nouvelle frontière », raconte un fonctionnaire québécois en poste à Alger.« C’est comme dans le temps du curé Labelle.La colonisation, l’accession à la propriété».Lacheb et Yagoub, ces deux jeunes fellahs (paysans) de Ghardaia, Voir page 8 :L’Algérle 8 B Le Devoir, mardi 7 juillet 1987 SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Le gouvernement septembre.Ces deux comités se réunissent ce matin et le gouvernement espère qu’ils reviendront sur leur décision.« L’adoption de ces trois projets de loi d’ici la troisième semaine de juillet me paraîtrait raisonnable », a indiqué hier le vice-premier ministre.L’épreuve de force n’est donc pas terminée, mais le gouvernement a peu de pouvoirs sur le Sénat, outre que de le critiquer et de demander au secteur privé, comme à l’Association canadienne de l’industrie du médicament hier, de se joindre à lui dans une campagne de presse.Dans ce qu’il estime être un geste de bonne-volonté à l’égard de la majorité libérale, le leader du gouvernement au Sénat a rappelé hier à Ottawa deux de ses collègues du cabinet, Harvie André, ministre de la Consommation et des Corporations et parrain du bill C-22, et John Cros-bie, ministre des Transports et parrain des projets de loi C-18 et C-19.De son côté, l’ancien vice-premier ministre libéral, Allan MacEachen, rappellait hier « qu’on ne lui a pas encore fourni la preuve que ces projets de loi doivent être approuvés avant le 30 juillet plutôt qu’avant le 31 août».(Dans le cas du projet de loi C-22, il est rétroactif au mois de juin 1986 mais l’industrie, échaudée par d’autres projets avortés du gouvernement libéral, n’en bloque pas moins $ 800 millions d’investissements tant que la loi n’aura pas reçu la sanction royale.Tout porte donc à croire que les Communes seront rappellées au plus tard dans la quatrième semaine de juillet, pour approuver la version finale des trois projets de loi, ou au moins du projet C-22.(Les deux chambres doivent siéger pour permettre une proclamation royale).De son côté, le sénateur Lowell Murray s’est préoccupé du manque de coopération du Sénat.« Le gouvernement a encore deux ans devant lui et il a ses priorités mais je reconnais qu’ils (les libéraux) ont le nombre pour eux ».Faisant écho aux attaques de ses collègues élus du parti conservateur, le leader du gouvernement au Sénat se dit par ailleurs d’acord avec eux que, les sénateurs n’étant pas élus, « la légitimité démocratique leur manque».4 La vie privée rant MacDonald voism; ¦ en octobre, un employé de la Commission des Libérations conditionnelles s’est fait voler le résumé du dossier de neuf détenus dans sa voiture à Montréal: ils contenaient des extraits de casiers judiciaires, de rapports psychiâtriques, des évaluations communautaires, mais ont heureusement pu être retrouvés le lendemain; ¦ le 7 novembre 1986, ce sont les dossiers personnels du ministère de l’Expansion industrielle régionale 3ui s’envolaient d’un camion de vi-anges sur la rue Wellington à Ottawa, juste en face du Parlement; ¦ en décembre, c’étaient encore des microfiches du ministère du revenu, contenant cette fois des renseignements sur des fermiers de l’Ouest, qui étaient subtilisées et envoyées à Radio-Canada et au Star-Phoenix de Saskatoon; ¦ le même mois, le ministère des Anciens combattants perdait 31 paquets de microfiches dont 148 ne seront jamais retrouvées; les paquets portaient la mention « New Terminal, P.Q.» au lieu de « New .Terminal, P.O.», et ne se sont pas rendus à leur destinataire à Ottawa; ¦ le ministère des Affaires extérieures a pour sa part égaré des passeports, tandis que la Commission de l’Emploi et de l’Immigration, souvent citée dans le rapport, a perdu dans une décharge publique de Colombie-Britannique des microfiches contenant des resnseignements confidentiels sur des étrangers réclamant le statut de réfugié au Canada.Dans tous les cas, l’enquête du Commissaire a démontré que les ministères n’avaient pas de procédures strictes de sécurité ou que ses employés ne les suivaient pas.— chaque fois, il a ainsi pu corriger des situations de risque, notamment à la Commission de l’Emploi et de l’Immigration, à Statistique Canada et à Reveenu Canada.M.John Grace se dit encouragé du fait que les ministères qui égarent des documents confidentiels viennent maintenant « se confesser » à lui: « les disparitions de dossiers ont donné à la Loi sur la protection des renseignememts personnels une pertinence et une urgence nouvelles ».Mais, tout en signalant les dangers de la micro-informatique, autant que ceux de la technique des microfiches, le Commissaire ne rend compte d’aucune « perte » d’information ou piratage d’ordinateurs du gouvernement fédéral, ce qui semble indiquer que bien des infractions à la loi lui échappent encore.Le Commissaire consacre plusieurs pages de son rapport à l’utilisation de plus en plus systématique du Numéro d’assurance sociale comme pièce d’identification.Il n’y a que neuf lois au Canada qui autorisent cet usage, mais on le demande de plus en plus pour percevoir des mandats-postes ou du courrier recommandé.Le Commissaire se demande « pourquoi il faut fournir son Numéro d’assurance sociale à son propriétaire, à son employeur, à son syndicat, à son supermarché, à ses magasins, à sa compagnie d’assurance ou aux responsaboles de la taxe scolaire ».M.Grace signale que l’informatisation de la collecte açs données, de leur stockage, de leur utilisation et de leur transmission permet, « tant à l’intérieur qu’à l'extérieur du gouvernement, de mettre au point des dossiers détaillés sur les particuliers en rassemblant les données de divers fichiers et en prenant le numéro d’assurance sociale comme lien ».Un comité parlementaire a d’ailleurs recommandé d’étendre la loi à toutes les çntreprises du secteur privé qui sont réglementées par le gouvernement, les banques et les entreprises d’utilité publique ( comme Bell Canada ou Hydro-Québec ) qui semblent de plus en plus exiger des renseignements personnels sur leurs clients.Le Commissaire à la protection de la vie privée suggère cependant qu’on y aille par étapes, tant il a déjà de travail à surveiller les seuls ministères et agences fédérales.Le Commission à la protection de la vie privée s’est enfin opposé à une recommandation de la Commission Deschênes sur les criminels de guerre.La Commission voulait avoir accès à des renseignements personnels mais M.Grace s’oppose à ce qu’on accorde un tel privilège aux commissions d’enquête tant qu’elles ne sont pas elles-mêmes soumises à la Loi sur la protection des renseignements personnels.4 Le sida Les enfants ont été infectés durant la phase périnatale, c’est-à-dire la période qui a précédé ou suivi immédiatement leur naissance.La très grande majorité d’entre eux appartiennent à des familles immigrantes fraîchement débarquée au Canada, a indiqué le Dr Lapointe.La plupart sont originaires des Caraïbes, une région où la maladie sévit au stade endémique.À peine quelques enfants d’origine caucasienne ont attrapé la maladie à la suite de transfusion sanguines ou d’utilisation de produits sanguins contaminés.La forte présence de la communauté antillaise explique la forte concentration de sida pédiatrique dans la région métropolitaine, estime le Dr Lapointe.À part quelques rares cas signalés à Calgary, Halifax et Québec, c’est véritablement Montréal que se trouvent la majorité des enfants sidatiques canadiens.Si la situation semble plutôt stable, c’est en grande partie à cause de l’absence presque totale de cas d’infection d’enfants reliés à l’usage parental de drogues intra-veineuses.Selon le Dr Lapointe, il est à prévoir qu’une deuxième vague d’infection par voie intra-veineuse viendra d’ici quelques années frapper les mères et les enfants de race blanche.Déjà dans certains quartiers de New York et sur la côte Ouest américaine, cette seconde vague déferle sur les milieux toxicomanes.Cette deuxième vague devrait aussi frapper les adolescents qui sont à peu près épargnés pour l’instant, estime le Dr Lapointe.L’adolescence qui coïncide souvent avec l’expérimentation des des drogues et l’exploration les amèneront bientôt à se constituer en groupes à risques.Le phénomène est déjà signalé dans le district du Bronx à New York et inquiète suffisamment pour que le Chrirurgien général des Etats-Unis en fasse un problème prioritaire.Pour le moment, l’espérance de vie des jeunes enfants sidatiques n’est guère reluisante.L’évolution de la maladie est même plus rapide que chez les adultes.Le sort veut que la mort fauche les plus jeunes de façon précoce leur épargnant ainsi la longue agonie que connaissent les aînés.La moitié des enfants de l’Hôpital Sainte-Justine sont décédés moins de 13 mois après la confirmation diagnostique.Apres 43 mois d’évolution de la maladie, 97 % d’entre eux étaient passés de vie à trépas.De la trentaine d’enfants suivis jusqu’à maintenant, à peine six ont survcécu et reçoivent encore des traitements.Le plus jeune est né il y a un mois.Le plus âgé a fêté ses sept ans.Tous les autres enfants compagnons de l’infortune ne sont plus de ce monde.Depuis six ans, le suivi réalisé par l'équipe de Sainte-Justine a permis d’identifier les symptômes des jeunes malades: excès de fièvre, infections bactériennes et virales récurrentes, muguet buccal persistant, malnutrition associés à des épisodes de diarrhée, problèmes neuro-moteurs, respiratoires, cérébraux, etc.Ces travaux permettront à d’autres pédiatres, en région par exemple, de diagnostiquer la maladie de façon précoce.Selon le Dr Lapointe, le problème des tests de dépistage, commun aux enfants et aux adultes, trouvera rapidement sa solution dans les pays industrialisés grâce à la technologie.Mais un problème de dépistage subsistera chez les nouveaux nés âgés de moins de 15 mois.À cet âge, on ne peut savoir si les anti-corps présents dans l’organisme de l’enfant asymptomatique sont produits par son propre système proviennent de sa mère après avoir traversé la barrière placentaire.Il est alors d’établir un diagnostic avec exactitude.L’examen des femmes enceintes infectées par le virus devrait permettre maintenant d’identifier à l’avance un nombre croissant d’enfants porteurs du sida.Sans céder à la panique, suggère le Dr Lapointe, toute femme qui souhaite enfanter et qui a reçu une transfusion sanguine au cours des années précédant 1985 devrait discuter avec son médecin de la pertinence d’un test de dépistage avant de prendre sa décision.Il propose la même chose aux exprostituées, aux femmes qui découvrent subitement que leur partenaire est bi sexuel et à toutes celles dont la vie sexuelle ou celle de leur(s) par-tenaire(s) peut comporter certains risques.Quant à celle qui découvre la triste nouvelle en cours de grossesse, le spécialiste affirme que le rôle de l’équipe de Sainte-Justine se borne à informer les malheureuses sans pour autant leur conseiller l’avortement.L’azidothymidine (AZT) qui sera bientôt administré gratuitement aux victimes adultes du sida dans huit des dix provinces canadiennes n’est pas encore utilisé en pédiatrie au Canada, signale le Dr Lapointe.Selon sa collègue, le Dr Brun-Vé-zinet, les essais cliniques en France ont conclu à une efficacité comparable à celle démontrés chez laes adultes mais avec un effet toxique beaucoup plus important.Aux États-Unis, trois équipes de la côte Est qui ont terminé les études de toxicité s’apprêtent à entreprendre un protocole clinique pour venir en aide aux 500 jeunes enfants américains victimes du sida.L’espoir de vie de ces enfants, semblable à celui de milliers d’autres à travers le Tiers-Monde, ne semble aujourd’hui guère plus prometteur que celui qui anime encore les plus vieux atteints de la terrible peste des temps modernes.4 Haïti valiériste), ont scandé les manifestants.L’armée, qui avait très violemment réprimé les manifestations de la semaine dernière qui s’étaient soldées par une vingtaine de tués et une centaine de blessés par balle, a choisi de rester dans ses casernes et n’était pas plus intervenue en province qu’à Port-au-Prince.Quelques très rares patrouilles de militaires à pied ou en jeep ont circulé dans la capitale.Dimanche, le commandement de l’armée avait donné des « instructions fermes et précises » aux soldats pour qu’ils ne fassent usage de leurs armes qu’en cas de force majeure.Le succès manifeste de la grève générale a mis en évidence l’isolement total du CNG qui dimanche soir encore, par la voix du ministre des Affaires étrangères, le colonel Herard Abraham, avait appellé la population à se rendre au travail.Un profond fossé, qui sera sans doute très difficile à combler, selon les observateurs, existe désormais entre la population civile et l’armée qui avait fait bloc autour du général Namphy et du CNG en déclarant solennellement samedi que celui-ci « restait et demeurait en fonction » jusqu’en février 1988, « conformément à la constitution », dans une déclaration du haut état-major.Les concessions du pouvoir, qui a abrogé vendredi un décret réduisant à néant l’indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP) chargé d’organiser les prochaines élections et a autorisé dimanche soir la Centrale autonome des Travailleurs haïtiens (CATH), dissoute le 23 juin, n’y ont rien fait.Le décret électoral et la dissolution de cette centrale ont été à l’origine des manifestations et des grèves des derniers jours.Sur le plan politique, le seul lien entre le CNG et la population civile a été rompu samedi quand le CEP a décidé de suspendre ses conversations avec les dirigeants sur les élections, en raison des « actes barbares » commis par les militaires qui n’ont pas hésité à tuer de jeunes garçons et à tirer sur des enfants, selon ses déclarations.Hier, des appels au calme lancés par la Conférence épiscopale semblaient avoir été entendus.Plusieurs partis modérés ont proposé dans les derniers jours le remplacement des membres actuels du CNG ou son élargissement à des représentants de diverses institutions (églises, magistrats, etc) ou de diverses organisations politiques.Cette solution pourrait, estiment-ils, être de nature à résoudre la grave crise que vit actuellement le pays par ailleurs économiquement exsangue.4 North jours proclamé, ne savait rien du détournement au profit des rebelles nicaraguayens de fonds provenant des ventes secrètes d’armes à l’Iran.Le secrétaire général de la Maison-Blanche a réaffirmé que M.North, limogé de ses fonctions au Conseil national de sécurité (CNS) de la Maison-Blanche le 25 novembre dernier, était un fonctionnaire subalterne qui n’avait pas accès au président des États-Unis.« Nous avons vérifié toutes les archives » dans lesquelles sont notés les entretiens de M.Reagan et « je ne pense pas que Oliver North ait jamais vu le president en tête-à-tête», a-t-il dit.Malgré les récents efforts de la Maison-Blanche pour détourner l’attention du scandale, l’apparition pu- 7 juillet par la PC et l'AP 1986: le cargo anglais Olaf sombre au large de l’ile hollandaise de Te-xel avec 35 tonnes de poussières contaminées.1983: Chafik Wazzan, chef du gouvernement libanais, échappe de • peu à la mort, lors de l’explosion d’une voiture piégée à proximité de ses bureaux.1973: vingt-trois personnes, accusées d’avoir voulu renverser le gouvernement, sont exécutées en Irak.1969: à Ottawa, les Communes adoptent le projet de loi C-120 sur les langues officielles.1962: un avion italien s’écrase dans un orage près de Bombay: 94 morts.1930: mort de l’écrivain britannique sir Arthur Conan Doyle, né en 1859.1898: les Etats-Unis annexent Ha-wai.1718: Alexis, héritier de Pierre Le Grand, est assassiné à l’instigation de son père.Ils sont nés un 7 Juillet: le corn positeur autrichien Gustav Mahler (1860-1911); l’écrivain allemand Lion Keuchtwanger (1884-1958); le metteur en scène italien Vittorio de Sica (1902-1970); le couturier français Pierre Cardin (1922); l'ex-Beatle Ringo Starr (1940); le chanteur néo-brunswickois Char-* lie Chamberlain (1911).blique, après sept mois de silence, du lieutenant-colonel des Marines redonne un intérêt et un certain « suspense » aux auditions des commissions d’enquête qui se perdaient ces dernières semâmes dans des détails incompréhensibles pour le non-initié.Le visage de M.North s’affichait hier sur la couverture de tous les magazines américains et, pour la première fois depuis des mois, les grandes chaînes de télévision américaine vont retransmettre en direct sa déposition, qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine.Dans un article sévère pour M.Reagan, dépeint comme un homme âgé accusant maintenant ses 76 ans, Newsweek estime que l'apparition de M.North, même en l’absence de révélations fracassantes, « sera un signe de plus que sa présidence, déjà sur le déclin, appartient maintenant essentiellement à l’histoire ».Résumant l’opinioh de nombreux commentateurs depuis l’éclatement du scandale, l’hebdomadaire ajoute que « si le président savait ce qui se passait, il en porte la responsabilité.S’il ne savait pas, il a laissé son entourage échapper à tout contrôle».Selon un sondage publié cette semaine par l’hebdomadaire U.S.News and World Report, 57 % des Américains considèrent que M.Reagan ment lorsqu’il affirme n’avoir rien su des détournements de fonds au profit des rebelles nicaraguayens.Comme pour montrer que l’attention de la Maison-Blanche n’est pas polarisée par le scandale, M.Reagan quittera Washington jeudi pour aller dans le Connecticut prononcer un nouveau discours sur le budget et sa politique économique.Le problème pour M.Reagan est que, vraisemblablement, ce ne seront pas les propos du président des États-Unis qui feront la « une » de la presse américaine mais ceux de l’homme que Newsweek appelle « le plus puissant lieutenant-colonel du monde ».4 Les provinces nadiens attend de voir la réponse à cette requête que donnera le gouvernement fédéral.Le ministre d’Etat aux Finances Torn Hockin s’est dit préoccupé par leurs représentations et étudiera la question.Cependant, aux Etats-Unis, la loi est très stricte.Banques et sociétés de courtage doivent être des entreprises distinctes.Et si une compagnie de courtage canadienne est détenue par une banque, elle pourra difficilement percer sur le marché américain.De plus, il n’est pas quesç tion qu’une banque d’ici acquiert une firme de courtage de là-bas.Cette situation n’est pas près de changer puisque le Sénat américain a réaffirmé l’automne dernier ces principes de séparation datant de 1933.Les banques canadiennes préféreraient que le gouvernement reste prudent.«Nous ne voulons pas une réciprocité intégrale mais obtenir un accès semblable aux marchés étrangers que ce que nous offrirons», indique Lynn Buckle, de l’ABC, «avant d’admettre des firmes étrangères.» Le projet de décloisonnement auraient pu servir pour obtenir des concessions permettant aux courtiers liés à une banque canadienne d’o-érer sur le marché des valeurs mo-ilières américain.Même le négociateur Simon Reis-man laissait entendre l’automne dernier que le projet de décloisonnement, s’il était adopté trop tôt, lui couperait l’herbe sous le pied dans ses tentatives pour obtenir la réciprocité demandée par les banques.L’ex-président de la Commission royale d’enquête Donald Macdonald partage son opinion.Il y a une semaine, il indiquait au DEVOIR qu’à son avis, Ottawa avait complètement ouvert son jeu dans ce domaine et se retrouvait dépourvu face aux Américains.Une grave erreur, selon lui.Ce n’est pas le seul domaine où les conservateurs préparent le terrain à une possible économie libre-échan-giste.Les transports sont aussi soumis au même empressement.Ironiquement, deux des projets de loi importants, visant la déréglementation de ce secteur et que le gouvernement voulait voir adoptés avant l’été, se retrouvent bloqués au Sénat à la suite d’une décision d’un comité composé de trois sénateurs conservateurs et deux libéraux.Le comité n’a reçu les projets qu’à la toute fin de la session après qu’ils aient traversé un examen d’un an aux Communes.Les sénateurs se refusent de les adopter à la vapeur car ils s’estiment insuffisamment informé et ne veulent pas uniquement les approuver les yeux fermés.Ils avaient d’abord reporté le tout à la mi-septembre, mais ont décidé d’examiner la question encore aujourd’hui.Mais leur réflexion n’a pas manqué de faire fulminer le vice-premier ministre qui s’est lancé dans une tentative de faire revenir les députés en Chambre au cours de l’été.Si les deux projets sont adoptés cet été, c’est-à-dire juste avant la fin des négociations sur le libre-échange, cela aura moins d’impact sur les négociations que le cas des banques.Le secteur du transport est déjà déréglementé aux Etats-Unis.4 L’Algérie seraient bien surpris s’ils savaient qu’on les compare aux colons qui ont défriché à coups de hache les terres rocailleuses des Laurentides.Mais l’analogie n’est pas si mauvaise.Comme nos colons d’hier, les deux jeunes Algériens veulent échapper au chômage ou au travail chichement payé de manoeuvre agricole.Ils veulent « être chez eux ».Ils veulent surtout, disent-ils par la voix d’un traducteur, « travailler pour eux-mêmes, pouvoir vendre leur récolte » dans un pays qui, jusqu’à tout récemment, ne permettait que les exploitations collectives.Les petits propriétaires privés ont en effet récemment retrouvé leur titre de noblesse en Algérie.L’État, aux prises avec des pénu- ries alimentaires, les encourage et leur permet de vendre librement leur récolte.Au marché de Ghar-daia, récemment installé convient le directeur de la wilaya, des montagnes de légumes colorés s’étalent sur le sol Bouleversé par la chute du dollar et du prix de pétrole qui, en 1985 seulement, l’ont privé de la moitié de ses revenus, l’État algérien s’est lancé depuis quelques années dans un important programme de réorganisation.L’agriculture et le secteur privé sont les deux secteurs sur lesquels les autorités s’appuient pour sortir de la crise.Après l’or noir, le gouvernement algérien se lance à la conquête de l’or vert.Le Sud est devenu un véritable Far West que les autorités tentent de vendre aux populations désoeuvrées d’un littoral montrant de plus en plus des signes de fatigue économique.Depuis 1983, tout citoyen qui le désire peut obtenir pour la symbolique somme d’un dinar (environ 33 cents) une terre de 50 à 100 hectares de même que des prêts à l’exploitation.S’il arrive à faire fructifier sa terre dans les cinq ans prescrits, elle sera à lui.Les autorités espèrent ainsi d’ici l’an 2000 faire reverdir 450,000 hectares de désert.Mais ce n’est pas si facile.En dépit des politiques d’encouragement aux « privés », les paysans se heurtent encore souvent a une bureaucratie tâ-tillonne.Les journaux de la capitale rapportaient encore en mai dernier comment, dans une wilaya du sud, la police est intervenue pour emjDêcher un paysan de vendre ses produits.L’administration locale lui avait ourtant accordé un local dans ce ut.Les obstacles à surmonter sont de taille.À 50 kilomètres à peine d’Alger et des écrans vidéo du centre commercial Riad El-Feth, des villages vivent encore sans électricité et l’âne est encore un moyen de transport privilégié.Il s’agit, affirme le rédacteur en chef de l’Unité, l’organe de la jeunesse, « de donner aux Algériens qui ont connu les années faciles du pétrole, le goût du travail de pionnier ».Mais on ne reconstitue pas si facilement une paysannerie.« Pas question que j’aille dans le Sud, répond Mehmet, un jeune algérois sans emploi.Je n’ai pas étudie pendant douze ans pour devenir fellah.» Aux lendemains de l’indépendance, le pays s’est radicalement tourné vers l’industrialisation.L’attrait des villes a drainé des millions de paysans qui ont abandonné leurs terres.La révolution agraire des années 70 a modifié la structure de la propriété foncière mais n’a pas provoqué le décollage agricole.La couverture des besoins alimentaires est passé de 90% en 1969 à moins de 30% au début des années 80.Vingt-cinq après l’indépendance, la société agraire qui en 1962 nourrissait une bonne part de sa population importe aujourd’hui près des deux tiers de ses besoins en céréales.« Quand le prix du pétrole est tombé et avec lui 98 % des recettes en devises du pays, le gouvernement a dû restreindre les importations et les pénuries se sont installées, raconte un journaliste algérien.La situation était catastrophique.» Jusqu’ici ce sont surtout les paysans pauvres qui ont profité du programme d’accession à la propriété foncière.Selon des statistiques officielles, plus de 50,000 hectares ont été remis en valeur en 1986.Dans la wilaya de Ghardaïa, à vocation jus-u’ici plutôt touristique, quelque 8,000 emandes d’attribution de terres ont été enregistrées, en provenance surtout de petits paysans du Nord.Un peu plus de 1,000 ont été accordées.Selon les statistiques officielles, le pays a enregistré en 1985 une hausse de la production de céréales, de légumes secs, de pommes de terre et de légumes frais.Au ministère de la Jeunesse on croit qu’il est possible d’intéresser les jeunes à l’agriculture, Cette année, grâce au mouvement scout, des milliers de jeunes Algériens du littoral iront passer leur vacances dans le Sud.Certes il n’y a pas que des succès.« Le fellah a dû abandonner cette terre, explique le président de l’Assemblée populaire communale, en montrant un lopin de terre durcie entouré d’une fragile clôture de feuilles de palmiers.Il n’arrivait pas à trouver d’eau.» La question de l’eau est vitale dans ce pays dont la surface agricole utile couvre à peine 3% du territoire.Après l’avoir négligé pendant des années, le gouvernement a lancé récemment un vaste programme d’aménagement hydraulique.Les autorités prévoient construire, d’ici 1990, 33 barrages qui permettraient d’irriguer un million d’hectares de terre.Plus de 1,5 millions d’hectares de terres pourraient être cultivés si elles étaients irriguées.À peine 300,000 le sont actuellement.Des programmes de mises en valeur de la steppe et de développement des cultures de serre ont aussi été lancés.On trouve bientôt de tout dans la steppe algérienne.Aussi bien des moutons australiens que des vaches canadiennes.En septembre, plusieurs dizaines de vaches canadiennes s’envoleront vers le Sahara.Les Algériens, avec l’aide de l’ACDI, y ont construit une ferme laitière modèle.À défaut de fourrage, elles mangeront des dattes.La révolution verte a évidememnt ses règles.Lacheb et Yagoub sont tout deux membres du parti unique, le FLN.S’ils ne l’étaient pas ils n’auraient jamais pu participer à ce nouveau programme d’accession à la terre.Détenir une carte du parti est en effet un des critères de sélection pour ce programme particulier de coopérative dont les participants reçoivent gratuitement une importante aide financière et technique.Les patates, tout le monde le sait, c’est une affaire de politique.4 Madonna se changer — et j’en passe — ayant manqué les toutes dernières chansons.La méga-star commence son spectacle en ombre chinoise derrière l’écran, pour mieux occuper ensuite l’ensemble de la scène, courant de gauche et droite et regardant le public des premières rangées droit dans les yeux, avec un sourire ravageur.Quant aux costumes de la dame, ils vont du bustier noir hyper-sexy à la robe crinoline dans un parodie du son des années 60, en passant par une robe invraisemblable que je renonce , à décrire : ça avait des frous-frous, ça avait des grappes de raison et des dés qui pendaient, ça avait un chapeau qui aurait fait évanouir la Reine d’Angleterre.Le succès de Madonna tient à la conjonction de plusieurs facteurs.Un son très dansant plus proche d’un « variété musclée » que du rock’n roll, une force visuelle explosive (elle bouge et danse remarquablement bien), un sens des affaires aigu et un contrôle absolu sur sa carrière.Mais cela n’explique pas tout.Star incontestée des années 80 (elle se maintient au sommet depuis quatre ou cinq ans, un exploit dans le monde hyper-rapide de la musique populaire), elle incarne de multiples images, toutes marquées par la séduction.Provocatrice, elle chante Papa don ’t preach, sorte d’affrontement moral entre une adolescente enceinte et son père, devant une immense photo de cathédrale remplacée plus tard par un photo du pape.Séductrice et sexy, elle courbe la hanche, ondule du bassin, lance sa petite culotte dans la sâlle.mais danse en bustier avec un enfant, dangereux mélange de séduction et d’innocence.Dans Living in a material world, dont le vidéo-clip exprimait l’idée d’une séductrice de choc aux pieds de laquelle les hommes se trainent, elle abat son image en flamme en ha-.billant ses danseurs de costumes ridicules (« voici les vrais hommes », dit-elle), étant elle-même déguisée en vraie folle, sorte de Beety Bop qui aurait trop pris d’acide.Star des années 80, Madonna est donc la star de l’ambiguité et de la distance, pour des années floues et essentiellement visuelles.Théâtrale et esthétique avant d’être charnelle (contrairement à Tina Turner), elle incarne aussi un certain triomphe féminin, ambiguë parce qu’il passe par l’image de la femme-objet, mais objet qui s’assume et revendique sa place.Risquons une dernière hypothèse : Madonna serait peut-être la réponse ultime et provisoire aux an-nées-SIDA : sa provocation sexuelle alimente les images d’une nouvelle génération qui privilégie là fidélité et la chasteté.Étonnant, non ?L ALCOOL ï AU VOLANT fi QU'ON SE LE DISE Régie de l'assurance automobile du Québec 16 ¦ Le Devoir, mardi 7 juillet 1987 SPORTS L’augmentation du nombre de circuits dans le baseball majeur On a tout fait pour avantager les frappeurs (Bob Gibson) NEW YORK (AP) — Plusieurs théories ont été avancées pour expliquer l'augmentation du nombre de circuits frappés cette année dans la baseball majeur.Bob Gibson a quant à lui une explication toute simple.Il précise qu’on a tout fait pour faciliter la tâche des frappeurs depuis 20 ans.Et il en est sans doute le principal responsable.Gibson, un membre du Temple de la Renommée qui a remporté 251 victoires en 17 ans de carrière avec les Cardinals de St.Louis, a toujours été un fier compétiteur.Chaque frappeur adverse devenait un ennemi à ses yeux.Renfrogné mais intense, il retirait les frappeurs comme un tireur d’élite abat le pigeons d’argile.Il a connu l’apogée de sa carrière en 1968 lorsqu’il a compilé des statistiques que ne seront probablement jamais égalées.Il avait alors conservé une moyenne de points mérités de 1.12 et remporté 22 victoires, dont 13 par blanchissage.Il avait retiré 268 frappeurs au bâton et complété 28 de ses 34 -départs.Mais les excellents lanceurs étaient légions cette année-là.Il suffit de citer les noms de Juan Marichal, Ferguson Jenkins, Jim Maloney, Don Drysdale, Tom Seaver, Denny McLain, Dave McNally, Luis Tiant, Mel Stottlemyre, Catfish Hunter et Mickey Lolich.En 1968, cinq des 10 formations de la Ligue nationale ont conservé une moyenne offensive collective inférieure à .240 et les Cubs de Chicago avaient dominé le circuit avec 130 circuits.La ligue en totalisa 891 en 1968, une moyenne de 1.02 circuit par match.Cette année, après 480 matches en date de dimanche, les formations de la Ligue nationale ont réussi 900 circuits et la moyenne se situe à 1.95 par rencontre.Les Reds de Cincinnati, les Giants de San Francisco, les Cubs de Chicago et les Mets de New York ont déjà cogné au moins 100 circuits.Selon Gibson, les modifications favorisant les frappeurs ont commencé en 1969.« Cette année-là, ils ont abaissé le monticule de cinq pouces, a-t-il rappelé.Il est alors passé de 15 à 10 pouces et tout le monde m’a blâmé pour cette modification».La zone des prises a également été réduite au fil des ans.Autrefois jugée du haut des épaules jusqu’au genou, elle a été modifiée pour passer des aisselles au haut du genou.Gibson estime que le fait d’avoir abaissé le monticule n’a pas affecté les lanceurs de puissance autant que les spécialistes des balles courbes.« Une fois cette modification apportée, je me souviens que Nelson Briles n’arrivait plus à loger sa balle courbe au-dessous de la ceinture.Il n’avait plus le même contrôle ».EN BREF.¦ Faragalli relève Parker EDMONTON (PC) — Jackie Parker a démissionné de son poste d’entraîneur-chef des Eskimos d’Edmonton, hier, mentionnant que sa santé ne lui permettait plus de diriger l’équipe.Parker était entraîneur-chef des Eskimos depuis deux ans et demi.Joe Faragalli, qui a été assistant entraîneur avec les Eskimos pendant quatre ans, a été nommé entraîneur pour le reste de la saison.Faragalli était entraîneur des défunts Alouettes de Montréal et a déjà dirigé les Roughriders de la Saskatchewan.¦ Bo Diaz, le joueur de la semaine NEW YORK (AP) — Le receveur Bo Diaz, des Reds de Cincinnati, qui a conservé une moyenne offensive de .478 la semaine dernière, a été nommé le joueur par excellence de la semaine dans la Ligue nationale.Diaz a réussi 11 coups sûrs en 23 présences avec trois doubles, un triple et deux circuits pour une moyenne de puissance de .957.Il a produit neuf points et en a marqué cinq.¦ Laurendeau a raison de Boies MISSISSAUGA, Ontario (AP) — Le Montréalais Martin Laurendeau, passant du gazon du All-England Club de Wimbledon à la surface synthétique de l’Ontario Racquet Club sans beaucoup de temps pour adapter son jeu, a tout de même éliminé Patrice Boies, de Ville St-Laurent, hier lors de la première ronde du Championnat canadien de tennis.Laurendeau a perdu les trois premiers jeux mais remporté par la suite neuf parties d’affilée pour éliminer Boies 6-3,6-4 en 69 minutes seulement.BASEBALL Ligue nationale Dimanche San Diego 3, Montréal 2 Houston 8, Philadelphie 2 Los Angeles 6, Pittsburgh 1 St.Louis 4, Atlanta 1 i Cincinnati 7, New York 5 San Francisco 7, Chicago 5 Hier Chicago 7, San Diego 0 S.Francisco 7, Pittsburgh 5 Pihiladelphie à Cincinnati New York à Atlanta Los Angeles à St.Louis Houston 9, Montréal 3 Aujourd’hui San Diego, Show (4-9) à Chicago, Maddux (5-7), 14 h 20 Los Angeles, Leary (1-3) et Pena (1-6) à St.Louis, Horton (3-0) et Tunnell (3-2), 2, 16 h 35 San Francisco, Downs (7-4) à Pittsburgh, Walk (2-1), 19 h 35 Philadelphie, Carman (4-6) à Cincinnati, Robinson (3-3), 19 h 35 New York, Leach (7-0) à Atlanta, O’Neal (3-1), 19 h 40 Montréal, Sebra (4-9) à Houston, Knepper (3-8), 20 h 35 Ligue américaine Dimanche Texas 10, New York 4 LIGUE NATIONALE Section Est ST.LOUIS g P moy.diff.49 29 .628 MONTRÉAL 42 38 .525 8 NEW YORK 42 38 .525 8 CHICAGO 43 39 .524 8 PHILADELPHIE 38 41 .481 11 Vi PITTSBURGH 36 45 .444 14 Vi Section Ouest CINCINNATI 46 35 .568 HOUSTON 43 38 .531 3 SAN FRANCISCO, 41 40 .506 5 ATLANTA 37 43 .463 8 'h LOS ANGELES 37 43 .463 8'/2 SAN DIEGO 29 54 .349 18 LIGUE AMÉRICAINE Section Est NEW YORK 51 32 .614 TORONTO 46 35 .568 4 DETROIT 44 34 .564 4 Vt MILWAUKEE 40 38 .513 8'/2 BOSTON 39 42 .481 11 BALTIMORE 32 50 .390 18V4 CLEVELAND 28 53 .346 22 Section Ouest MINNESOTA 47 36 .566 — KANSAS CITY 45 36 .556 1 OAKLAND 43 37 .538 2’/i CALIFORNIE 41 41 .500 5'/2 SEATTLE 40 41 .494 6 TEXAS 38 42 .475 l'h CHICAGO 31 48 .392 14 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Dimanche Samedi Edmonton 36, Hamilton 33 Toronto à Ottawa Vendredi Dimanche Calgary à Winnipeg Hamilton à Edmonton CLASSEMENT Section Est Pi 9 P n pp pc pts WINNIPEG 2 2 0 0 89 54 4 OTTAWA 2 1 1 0 60 83 2 TORONTO 2 0 1 1 63 71 1 HAMILTON 2 Section 0 2 Ouest 0 65 72 0 EDMONTON 2 2 0 0 90 49 4 VANCOUVER 2 2 0 0 84 16 4 CALGARY 3 1 2 0 60 122 2 REGINA 3 0 2 1 62 106 1 Chicago 17, Cleveland O Minnesota 4, Baltimore 3 Kansas City 4, Toronto 3 Oakland 6, Boston 3 Californie 4, Milwaukee 3 Detroit 7, Seattle 5 Hier Toronto 6, Texas 4 Baltimore 4, Chicago 1 Cleveland 9, Kansas City 7 Minnesota 2, New York 0 Boston en Californie Detroit à Oakland Milwaukee à Seattle Aujourd’hui Minnesota, Niekro (5-5) à New York, John 87-3), 19 h 30 Chicago, Bannister (3-7) à Baltimore, Habyan (1-2), 19 h 35 Kansas City, Gubicza (7-8) à Cleveland, Schrom (4-7), 19 h 35 Texas, Loynd (1-4) à Toronto, Clancy (8-5), 19 h 35 Boston, Nipper (7-7) en Californie, Witt (9-5), 22 h 35 Detroit, Tanana 87-5) à Oakland, Anduiar (3-1), 22 h 35 Milwaukee, Nieves (5-5) à Seattle, Guetterman (6-1), 22 h 35 Les frappeurs (Partie d'hier non comprise) pb es pp ce moy.Brooks.127 37 25 6 .291 Candaele.283 79 11 0 .279 Engle.58 12 7 1 .207 Fitz'ald.142 33 20 3 232 Foley.107 27 10 2 .252 Galarraga.268 91 57 8 .340 Johnson.46 12 5 1 261 Law.234 65 31 6 .278 Nichols.75 21 15 3 280 Raines.222 79 36 7 .356 Reed„.80 12 6 0 .150 Wallach.290 86 67 11 .297 Webster.294 87 28 4 296 Win'gham.157 45 25 3 .287 Buts volés: Raines 23; Webster 17; Winningham 13; Galarraga, Law.Wallach 5; Foley 4; Brooks.Candaele, Johnson 3; Fitzgerald 2; Engle, Nichols, 1 Les lanceurs W ml pmrab mpm Burke 1-0 43.1 9 18 1.87 Heaton 10-3 115.0 55 61 4.30 Martinez.3-0 342 It 23 286 McClure.4-1 291 14 18 429 McGatfigan 0-1 54.1 15 47 2.48 Parrett 1-3 20.0 6 21 270 Sebra 4-9 90.2 41 90 407 Smith 5-3 662 40 47 5.40 Sorensen.3-4 47.2 25 21 472 St.Claire.2-3 332 19 21 508 Tibbs 44 69.0 40 42 5.22 Youmans.5-3 58.0 30 57 4.66 Victoires préservées: Burke.McGatfigan 7; St.Claire 6; Parrott 3; Sorensen 1 e* expos La guigne s’acharne sur les Expos à I’Astrodome Les Astros malmènent Martinez RICHARD MILO HOUSTON (PC) — Les Expos ont subi une nouvelle défaite à TAstro-dome en s’inclinant 9-3 contre les Astros de Houston devant 17,312 personnes, hier soir.Il s’agit de leur neuvième défaite d’affilée à l’Astrodome, où leur dernière victoire remonte à leur première visite (le 30 mai), l’an dernier.Leur dossier s’établit à 38-71 depuis 1969.Dennis Martinez (3-1) a subi sa première défaite de la saison.Il n’a lancé que deux manches et un tiers, allouant six points et sept coups sûrs.Il a quitté le monticule lorsque Alan Ashby (8e) a claqué un circuit de deux points pour porter le compte 6-2, à la troisième.Hubie Brooks (7e) a réussi un circuit en solo à sa première présence contre Danny Darwin, le lanceur qui lui avait fracturé un poignet, le 10 avril.Ce fut évidemment trop peu pour permettre aux Expos de renouer avec la victoire à Houston où les Astros jouent comme des champions lorsqu’ils affrontent la troupe de Buck Rodgers.Les Astros ont frappé 14 coups sûrs en plus d'effectuer trois beaux jeux à la défensive.A la première, Glenn Davis, le premier-but des Astros, a volé un double à Herm Winningham, le premier frappeur du match.À la quatrième, Dennis Walling a saisi un dur roulant de Tim Wallach près du troisième but.A la sixième, Jose Cruz a doublé Mitch Webster après avoir saisi un ballon de Tim Raines à l’entre-champ gauche.Son relais précis a devancé Webster qui retraitait vers le premier but.Darwin (5-5) a limité les Expos à cinq coups sûrs en huit manches pour mériter sa première victoire depuis le 14 juin.Le droitier n’a connu qu’une manche difficile, la deuxième, lorsque Brooks et Jeff Reed (7e pp - double) ont produit les deux premiers points.Herm Winningham (26e pp - simple) a produit le troisième point, à la huitième Jay Tibbs a pris la relève de Martinez.Il n'a accordé que trois points même s’il a alloué six coups sûrs et quatre buts sur balles en quatre manches et deux tiers — à sa première présence depuis son rappel d’Indianapolis.Le dossier des Expos s'établit à 20- 19 à l'étranger.Ils ont été balayés à l'Astrodome lors de la première série, les 10,11 et 12 avril.Pour Martinez, il s'agit d’une 100e défaite en carrière tandis que Tim Rames a été blanchi en quatre présences au bâton.Il n’a pas frappé la balle en lieu sûr à ses 14 demieres présences.¦ Casey Candaele traverse une pé riode difficile.Il affiche une moyenne de .196 et son pourcentage de présences sur les buts s’élève à .269 seulement depuis le 14 juin, ce qui n’est évidemment pas suffisant pour un joueur qui occupe le premier rang du rôle.Il n’a donc pas entrepris le match d’hier.« Il aura congé pendant une couple de jours comme j'ai fait avec Vance Law et Mitch Webster, a indiqué Buck Rodgers.Il pense trop.à sa léthargie », a-t-il ajouté en réitérant sa confiance en Candaele.Il avait traversé une période identique à Indianapolis, lran au mois de juin (22 en 101,4 pp) et sa moyenne est tombée à .279.Herm Winningham frappait au premier rang du rôle pour la deuxième fois de la saison, hier.¦ Buck Rodgers a tenu une réunion avec ses instructeurs à la veille du match d'hier.Il voulait connaître l’opinion de ses adjoints en ce qui concerne, notamment, la baisse de production au cours des derniers jours.Tim Rames, entre autres, n’a réussi que quatre coups sûrs à ses 25 dernières présences avant le match d’hier, lui qui occupe le troisième rang du rôle.« Tim n’est pas un frappeur de .380.Il fallait s'attendre à ce qu’il ait une baisse de régime.C’est un frappeur de .310 à .334 (sa moyenne de l’an dernier) », a-t-il précise.D'autre part, Rodgers a indiqué qu’il n'est pas souhaitable que l’équipe fasse des changements derrière le marbre malgré le faible rendement de Mike Fitzgerald et Jeff Reed, les deux receveurs de l’équipe._____ipc___ dernier.Candaele a frappé pour .218 Le triomphe de Cash à Wimbledon McEnroe avait vu juste dès 1984 EXPOS 3 ab p et pp Winghm cc 4 0 11 O 1 0 Webster cd Raines cg Wallach 3b Brooks ac Galarrg lb Law 2b Reed r Martinez I Tibbs I Foley fs McGffgn I Totaux Montréal Houston 0 0 1 0 1 1 1 O 1 0 0 2 1 0 0 0 0 10 0 0 0 0 0 0 33 3 7 3 ASTROS Hatcher cc CJacksn cc Doran 2b Walling 3b GDavis lb Bass cd Meads I Cruz cg Ashby r Puhl cd CRenlds ac Darwin I RRynlds r Totaux 020 213 9 ab p et pp 1 l 2 2 0 O 1 1 1 1 O O 37 9 14 000 010—3 010 20x—9 Point victorieux — Doran (7).DJ—Houston 1.LSB—Montréal 4, Houston 11.2B—Reed 2, Doran, Cruz, Walling, CReynolds.C—Brooks (7), Ashby (8).BS—GDavis.Montréal ML CS P PM BB RB Martinez P,3-l 2 1-3 7 6 6 2 3 Tibbs 4 2-3 6 3 3 4 4 McGffgan Houston 1 1 0 0 0 O Darwin G,5-5 8 5 3 3 1 6 Meads 1 2 0 O 0 1 D —2 42.A — 17,312.LONDRES (AFP) - John McEnroe avait raison.Après sa victoire en demi-finales du tournoi de Wimbledon en 1984 sur Pat Cash, l’Américain, avait déclaré sans la moindre hésitation sur la route de son troisième titre : « Un jour, ce joueur gagnera Wimbledon et il deviendra numéro un mondial».Cash n’est pas (encore) numéro un mondial mais il est devenu, dimanche, champion de Wimbledon.En brisant, comme l’Allemand de l’Ouest Boris Becker un an plus tôt, le vieux rêve d’Ivan Lendl de gagner le seul grand titre manquant à son palmarès.La victoire de Cash n’est, en fait, une surprise pour personne.Il s’agit plutôt de la confirmation d’un talent naturel qui s’était déjà exprimé dans les rangs juniors.Athlétique, souple, adroit, puissant et mentalement solide, ce joueur avait d’emblée séduit dès qu’il est apparu sur le circuit.Mais après avoir atteint en 1984 les demi-finales à Wimbledon et à l’Omnium des États-Unis où il avait eu deux balles de match contre.Lendl, Cash, numéro 7 mondial en 1985, a été victime d’un vilain sort.Il s’est tout d’abord sérieusement blessé au dos, ce qui l’a éloigné des courts pen- Pat Cash dant une année.Ensuite, au moment où il s’apprêtait à revenir, il a dû se faire opérer d'urgence de l’appendicite, en 1986, à trois semaines seulement de l’ouverture du tournoi de Wimbledon.Mais Cash n’est pas le genre de garçon à se laisser abattre.Les or- Avec le départ des Alouettes, la LCF pourrait commencer sa saison plus tard WINNIPEG (PC)- Les dirigeants de la Ligue canadienne de football n’en finissent plus d’étonner depuis que la direction des Alouettes de Montréal a annoncé la cessation de ses activités.Cette fois-ci, c’est au tour du président des Lions de la Colombie-Britannique, Chuck Walker, qui se réjouit du départ des Alouettes en alléguant que la prochaine saison pourra débuter un peu plus tard.« Maintenant que notre ligue compte huit formations, plutôt que neuf, il n’y a aucune raison pour entreprendre notre calendrier si tôt », a-t-il soutenu.Walker a même souhaité que la saison commence un mois plus tard, l’an prochain.« En débutant plus tard, nous pourrions enregistrer de bien meilleures foules que présentement puisque nos matches sont confrontés à la période de vacances de l’ensemble de la population.Nous accusons un retard de 30,000 spectateurs par rapport à l’an dernier et cela est dû principalement à la température trop clémente que nous avons depuis le début de l’année ».Encore Dawson ! CHICAGO (AP) — Andre Dawson a claqué deux circuits et un double et a produit quatre points, hier, et Steve Trout n’a permis que quatre coups sûrs quand les Cubs de Chicago ont blanchi les Padres de San Diego -0.Dawson, qui frappait au quatrième rang de la formation pour la première fois cette saison, a obtenu un premier circuit en deuxième manche.Il a obtenu un double et a été poussé au marbre par le simple de Keith Moreland en quatrième et a claqué un circuit de trois points, son 23e de la saison, en cinquième reprise.Les deux circuits de Dawson ont quitté le stade pour atterrir sur l’avenue Waveland.Moreland a lui aussi claqué un circuit en sixième, son 14e coup de quatre buts de la saison.C’était la quatrième fois cette saison et la 21e fois de sa carrière que Dawson obtenait deux circuits ou plus dans une partie.Trout, (5-3), a permis quatre simples, deux à Gary Templeton, un à Tony Gwynn et un à Shane Mack.Il a donné trois buts sur balles et a retiré cinq frappeurs sur des prises pour compléter un deuxième match cette saison.Mark Grant, à son premier départ dans 1’uniforme des Padres, a subi la défaite.Son dossier est maintenant de 1-3.Grant a été acquis des Giants de San Francisco au cours du weekend.Depuis le départ des Alouettes, la Ligue canadienne de football présente un calendrier de 72 matches, plutôt que 81, et le président des Lions espère que tous les dirigeants d’équipe seront en faveur d’une proposition à l’effet de retarder le début du calendrier.« Nous n’avons pas plusieurs jours de beau temps dans ce grand pays et la population jouit des belles journées lorsqu’elles se présentent.C’est pourquoi il serait préférable de commencer la saison à la fin de juillet et même au début du mois d’août », a continué Walker en spécifiant que la saison pourrait se terminer à la fin du mois de novembre.Dans sa croisade pour retarder le début des activités, le président des Lions a reçu l’appui de son homologue des Blue Bombers de Winnipeg, Ken Matchett.Ce dernier, en soutenant qu’il s’agissait d’une sérieuse possibilité, a cependant indiqué qu’il fallait davantage penser en fonction de la mi-juillet plutôt qu’à la fin de juillet.Par ailleurs, Matchett s’est dit d’accord avec les propos du commissaire de la LCF, Doug Mitchell, qui prétendait dernièrement que la saison pourrait être retardée jusqu’en septembre si les stades du circuit étaient tous recouverts.« Il n’y a aucun doute dans mon esprit que les foules seraient largement plus importantes si nous pouvions débuter en septembre », a conclu Matchett.ganisateurs de Wimbledon lui ayant offert une invitation pour ses performances passées sur gazon, il a pu jouer et, 413e à l’ATP, il a atteint, encore presque convalescent, les quarts de finale où il s’inclina devant le Français Henri Leconte.Du coup, il a effectué un bond en avant jusqirà la 99e place mondiale.Une performance unique depuis que le classement existe (1973).Depuis ce tournoi 86 de Wimbledon, Cash, dont le charisme sur les foules est indiscutable, à Melbourne comme à Londres, a progressivement récupéré le rang qui était le sien avant ses ennuis de santé.Il est notamment devenu un véritable héros dans son pays en étant l’artisan de la victoire australienne, en décembre dernier à Melbourne, sur la Suède, en finale de la Coupe Davis.Un mois plus tard, toujours à Melbourne, il a encore fait battre le coeur des Australiens en atteignant la finale de l’Omnium d’Australie où il échoua d’un rien contre le Suédois Stefan Edberg.Mais si chacun s'accordait à penser que Cash avait le profil du champion de Wimbledon, il fallait encore qu’il le prouve sur le terrain.Or, cet Australien dont le tempérament fougueux s’est atténué avec les années, depuis que sa petite amie norvégienne Ann Britt lui a donné un fils Daniel, a saisi avec brio la chance qui lui était offerte.Son succès personnel, le premier pour l’Australie depuis 1971 à Wimbledon, permet aussi à son pays de relever la tête après une longue période de pénitence.Pour sa part, Lendl devra encore patienter une" année supplémentaire avant de s’attaquer une nouvelle fois au titre qu’il veut le plus au monde.Le gazon l’a de nouveau repoussé.Finaliste en 1986, ce futur citoyen amé- ' ricain a encore échoué sur le dernier obstacle.Mais le numéro un mondial est un habitué de l’échec avant la victoire.Il avait perdu en 1981 en finale à Paris avant de gagner trois titres.Il avait encore perdu trois années de suite en finale à l’Omnium des États-Unis avant de triompher deux fois.La troisième finale à Wimbledon, si elle se présente pour lui, sera peut-être la bonne pour le besogneux et infatigable Lendl.DT Comment vous rendre La Classique du Maurier* du 6 au 12 juillet Le Club de golf Islesmere Laval de Golf Islesmere Chemin du Bord de n ile de Montréal Aéroport International Dorval \\ En voiture: du centre-ville de Montréal, route 2-20 ouest ou 40 ouest jusqu'à la 13 nord, sortie bout Samson ouest.Suivre les panneaux indicateurs jusqu'au Club.En autobus-métro: métro Henri-Bourassa; autobus 44 "A" de la Société de Transport de Laval.Service continuel aux 15 minutes pendant la semaine du tournoi En train: départ de la gare centrale (centre-ville); descendre à la station Sainte-Dorothée.Autobus 44 "A" jusqu'à l'entrée.Billets quotidiens En vente à l'entrée et aux comptoirs Ticketron.Inforitiation: (514) 288-3651.Suivez les plus grandes étoiles du golf international.Sanctionné par •Marques de commerce— Imperial Tobacco Limitée.GOLF du MAURIER / 4-
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