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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1987-07-11, Collections de BAnQ.

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Vol.LXXVIII — No 158 ?Chaud et humide.Max.: 33.Demain: beau Détail page B-8.Montréal, samedi 11 juillet 1 987 libroihe Champigny 4474,rue St-Denis Montreal (Que.) ^ 844-2587 o Wo21H A 4 S»T JOUIS m r.o'J f î 4 IkumiiiHn 3 CAHIERS —$1.00 AUJOURD’HUI LA PHOTO S’EXPOSE L’une des expositions photographiques les plus saisissantes dans les annales canadiennes, le patrimoine de quatre grandes générations de photographes de Québec, les Livernois.Julie Stanton rend compte de l’événement.Page C-1 LES AMOURS CATHODIQUES Le roman à l’eau de rose se porte bien, si bien qu’Astral en fait des cassettes vidéo, traduites de l’anglais.France Lafuste nous parle des nouvelles amours cathodiques.Page C-5 LA VISION MONDIALE DE SERGE MARTIN Par ses Salons de l’épargne-placements, Serge Martin a entraîné la foule dans le monde de la finance.Il veut maintenant réunir les entrepreneurs les plus dynamiques de la planète.Page B-3 LA CORÉE DU SUD L’ARMÉE ET KIM Le principal chef de l’opposition de la Corée du Sud a entrepris de courtiser l’armée, manifestement en vue des prochaines élections.Peu importe si cette même armée lui en a fait endurer beaucoup au cours des dernières années.Page A-4 NOS EXCUSES Dans un journal, quand l’ordinateur va, tout va.Quand il lâche comme avant-hier soir, au DEVOIR, les lecteurs écopent.Mille excuses à ceux qui ont été privés de leur journal favori.Bourassa calme Peterson au sujet du libre-échange Une entente minimale possible Robert Bourassa ¦¦P MICHEL VASTEL OTTAWA- Le premier ministre du Québec a déclaré hier soir au DEVOIR qu’il était « assez optimiste sur la possibilité d’une entente minimale » avec les États-Unis.M.Robert Bourassa rentrait d’une visite à Toronto où, entre autres, il a eu des échanges avec le bureau édi- torial du Toronto Star, un quotidien de la métropole qui fait campagne contre le libre-échange.M.Bourassa a eu un entretien avec son homologue ontarien dans la nuit de mardi à mercredi à l’aéroport d’Ottawa et le premier ministre du Québec a tenu à rassurer David Peterson qui venait d’exprimer sa déception sur l’état des négociations avec les États-Unis, tel que les né- gociateurs fédéraux venaient de l’exposer aux premiers ministres.M.Bourassa estime qu’il existe « une marge de manoeuvre » avec les Américains, notamment sur la question des services, la taille des investissements qui ne seraient pas du tout sujets au contrôle du cabinet fédéral, ou certains grands marchés publics.« Ce ne sera pas un tremblement de terre, a confié M.Bourassa au cours d’un entretien téléphonique, mais suffisant pour conserver un climat positif et continuer d’attirer des investissements ».Même sur la question critique de la Commission mixte de règlement des différends commerciaux, on souligne qu’entre les Commissions du GATT, peu efficaces, et un Tribunal qui oblige le Congrès américain à ab-Volr page A-10 : Bourassa Oliver North Une attaque virulente du corps diplomatique Les pratiques administratives du CSSMM CAROLE BEAULIEU L’enquête sur la gestion du Centre de services sociaux de Montréal en 1985-98 est ralentie depuis le retrait du dossier, il y a deux mois, d’un expert-comptable prêté à la police par le ministère de la Justice, a appris hier le DEVOIR.Selon un porte-parole du ministère, ce retrait est attribuable à des « restrictions budgétaires».La section des fraudes de la police de la Communauté urbaine de Montréal enquête, depuis janvier, sur un certain nombre de pratiques administratives du CSSMM relevées, notamment, dans un rapport de la firme Price Waterhouse.Le CSSMM est le plus grand des 11 centres de services sociaux offrant des services aux Québécois les plus démunis.Dans son enquête, la police avait obtenu les services d’un expert comptable, M.Guy Ferland.Divulgué il y a quelques jours, le rapport de la firme Price Waterhouse révèle, notamment, que la direction générale de l’époque a dé- ¦ Voir autres informations — Page A-10 rogé aux règles d’attribution de contrat et a dépassé les budgets prévus pour les frais de déplacement et de représentation des cadres et des membres du conseil d’administration.En 1986 seulement, le directeur général, M.Jean-Richard Charbon-neau, avait dépensé $25,939.en frais de restaurant.Les dépenses du directeur général - dont le salaire annuel s’élevait à $93,000 - comprenaient un abonnement à un club de golf et à un club privé, des billets de spectacle, l’achat d’un téléphone cellulaire et d’un système d’alarme de voiture (pour protéger le téléphone, a expliqué M.Charbonneau).Voir page A-10 : Enquête Le Service extérieur, dépotoir des compères et amis de Mulroney Grande-Bretagne par le Secrétaire d’État aux Affaires extérieures.Il venait tout juste de choisir sa maison à Londres et de trouver une école pour ses enfants.L’Association a calculé qu’avec cette 19ème nomination, M.Mulroney a battu le record établi par Mackenzie King de 18 nominations politiques en 22 ans.« L’Association est outrée par la nomination de Patrick MacAdam à Londres: elle perpétue une tradition désormais établie du gouvernement Mulroney, soit l’abus des nominations politiques ».Cette association avait déjà protesté lors de la nomination de ran-cien maire Jean Drapeau à l’Unesco à Paris et avait même reçu, en octobre 1984, l’assurance du nouveau gouvernement que les standards de qualité des professionnels du service extérieur seront maintenus.Mais, constate l’Association professionnelle, « le gouvernement Mul-Volr page A-10 : Dépotoir MICHEL VASTEL OTTAWA — L’Association professionnelle des agents du service extérieur se sont lancés, hier, dans une virulente attaque contre le gouvernement conservateur qui fait du corps diplomatique canadien le « Sénat personnel de Brian Mulroney ».« Trop souvent, a déclaré le président de l’Association, John Lobsin-ger, le service extérieur a été utilisé comme le dépotoir pour les amis et compères, et aussi pour rétribuer les services rendus ou pour placer les politiciens défaits ».C’est la nomination d’un proche conseiller de Brian Mulroney, M.Pat MacAdam, au Commissariat de Londres, qui a cette fois mis le feu aux poudres.M.MacAdam aura un salaire de $ 93,000, et prend la place d’un professionnel de carrière, John Noble, dont le salaire ne dépasse pas $ 73,000.M.Noble venait d’être nommé ministre-conseiller chargé des relations avec les médias de Photo PC La scène du balcon Le premier ministre Brian Mulroney et son homologue albertain Don Getty bavardent sur le balcon du parlement albertain.Depuis de Gaulle, le balcon a son importance dans l’histoire politique du pays mais, heureusement, ni Getty ni Mulroney n’ont commis aucun éclat.Les deux leaders se sont rencontrés hier pour discuter de questions touchant l’Alberta.«Ollie», nouveau preux chevalier des Américains (AFP) — En tenant tête au Congrès avec un brio dont peu de gens le croyaient capable, le lieutenant-colonel Oliver North est devenu une « star », le nouveau héros de l’Amérique.Pour une majorité d’Américains qui suivent avec passion sur leurs petits écrans depuis mardi dernier les audiences des commissions d’enquête de l’Iran-gate, l’officier bardé de médailles livre un combat familier, celui de David contre Goliath.Le soutien populaire que rencontre Oliver North est tel, en effet, que le quotidien USA Today titrait hier à la Une : la « Ollie-mania balaye l’Amérique».Selon un sondage réalisé par le journal, près de 59,000 personnes estiment que le lieutenant-colonel des Marines est honnête et mérite une nouvelle décoration, alors que seulement 1,756 l’accusent de mentir et lui sou- haitent la prison.Et tous les autres sondages à chaud vont dans cp spns Voir page A-10 : Ollie Faute de comptable, l’enquête de police traîne en longueur A ujourd’hui, nous sommes 5 milliards Silencieux jrE CHANTE en frai S/ Êçais », lance un A' v chanteuse pop.Elit s’exécute.Je ne saisis pas ui traître mot.Elle râle, crie meugle, bête, hennit.C’était un français de ménagerie.S'il existe d’autres planètes où vivent des êtres plus avancés que nous, rassurons-nous, ce ne sont pas des hommes ! Le TU est la paralysie infantile du VOUS.— ALBERT BRIE MANON CORNELLIER OTTAWA — Aujourd’hui, samedi 11 juillet 1987, sera une journée qui passera à l’histoire.Vers 11 heures ce matin, la population mondiale passera le cap des cinq milliards.Le bébé qui aura droit au titre officiel sera difficile à identifier.Selon les estimations des Nations Unies, il naît en effet 25 nourrissons toutes les 10 secondes, 150 toutes les minutes, 220 000 tous les 24 heures.Bref, suffisamment de nouveaux-nés pour peupler Montréal en 13 jours, le Quebec en 28 et le Canada en 114 jours.À ce rythme, la population du globe augmente d’un milliard d’habitants tous les 12 ans.En l’an 2000, on dépassera les six milliards, et à la fin du 21e siècle, 10 milliards d’humains peupleront la terre.Ironiquement, ce sont les pays les plus pauvres qui voient leur popula- WOHJLD POPULATION POPULATION MONDIALE terre disponible ARABLE LAND ARABLE ”V,.REMAINING En une semaine, 1,558,100 personnes sont nées.Photo ÇRDI tion monter en flèche.Tandis que les pays riches et surconsommateurs risquent de voir leur population décliner après l’an 2000.Plus de 75 % des habitants de la planète vivent dans les pays en développement, mais ils n’utilisent que le quart des ressources du globe.Un seul sac de grains dans le tiers monde nourrit trois fois plus de gens que dans les pays industrialisés.Cinq milliards d’habitants n’est f as pour autant un chiffre fatidique.1 s’agit avant tout d’un symbole de défi choisi par les Nations Unies pour alerter l’humanité.Comme l’a souligné Ivan Head, président du Centre de recherches pour le développement international lors d’un séminaire organisé à l’occasion par son organisme, la question n’est pas tant la croissance de la population que les conditions sous lesquelles elle survient.En guise d’exemple, Alan Sim- mons, directeur du Centre de recherches sur l’Amérique latine et les Antilles, a rappelé que le Canada avait connu son boom démographique au cours des années dvaprès-guerre, ce qui lui a permis de le vivre très bien.Mais dans le tiers monde, la pauvreté croît avec l’augmentation de la population.Le portrait se résume à des formules bien connues: pauvreté, chômage, sous-alimentation, insalubrité, maladies infectieuses, etc.Des mots qui résument la réalité quotidienne de millions d’êtres humains.« Il y a de bonnes chances que ce cinq milliardième humain naisse dans le tiers monde et qu’il ne voit pas la fin de sa première année.Ou encore qu’il ne connaisse pas l’école, ni aucun genre de travail rémunérateur», a prédit M.Head.En Afrique, le continent où la croissance démographique est la Voir page A-10 : Aujourd'hui Vous partez en vacances?N'oubliez pas l'essentiel! BENITO de François Gravel - 216p./14,95$ HISTOIRES D’IMMIGRÉES Labelle, Turcotte, Kempeneers et Meintel 276p./18,95$ JULIETTE CRUCIFIÉE, de Michel Gœldlin, 224p./12,95$ CKdO?Boréal A-2 M Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 Libre-échange Bourassa, le meilleur allié de BERNARD DESCÛTEAUX QUÉBEC — Partisan jusqu’ici réservé et discret du libre-échange avec les États-Unis, le premier ministre Robert Bourassa est aujourd’hui devenu l’ajlié principal de Brian Mulroney dans l’actuelle négociation avec les Américains.Le premier ministre québécois est en effet décidé à mettre maintenant tout son poids derrière le chef du gouvernement fédéral.Désormais convaincu qu’une entente est à portée de main et que le Québec en tirera profit, il est prêt à essayer de contrebalancer l’opposition ouverte des John Turner et Ed Broadbent et l’opposition larvée des David Peter-son et Howard Pawley.Ainsi, le premier ministre québécois n'a pas hésité cette semaine à rendre le contrepied des leaders li-éraux David Peterson et John Turner.Au moment où ceux-ci prenaient de très évidentes distances face au libre-échange, il affirmait pour une des premières fois de façon claire son intérêt pour ce projet, disant sa confiance en la réussite des négociations.À moins de trois mois de l’échéance des négociations, c’est comme si M.Bourassa avait compris qu’il n’est plus possible maintenant d’être neutre dans ce débat et d’échapper à la polarisation.John Turner, qui avait des positions mitigées, ayant rejoint le camp du NON, il a choisi pour sa part, comme ses convictions personnelles l’y inclinaient, le camp de M.Mulroney.M.Bourassa a de tout temps été li-bre-échangiste.Ses années d’études sur le fonctionnement du march’é commun européen l’ont convaincu depuis longtemps de l’intérêt de la participation du Canada à une zone de libre-échange, mais il avait craint de l’afficher.Pendant que se déroulait la négociation constitutionnelle, il craignait de heurter l’opinion de politiciens du Canada-anglais dont il estimait avoir éventuellement besoin.Il voulait aussi ménager une partie de son opinion publique, le temps d’avoir la conviction que la négociation va dans la bonne direction et qu’elle offrirait les garanties qu’il exigeait.De telles réserves stratégiques ne tiennent plus aujourd’hui.Les conditions qu’il mettait de l’avant, que ce soit à l’égard de l’agriculture, des politiques de développement régional, de l’exportation, de l’électricité ou encore au sujet de la nécessaire protection des industries culturelles, sont aujourd’hui satisfaites dans la mesure où elles ont été acceptées par Ottawa et intégrées aux positions de négociations.Les fonctionnaires québécois chargés de suivre la négociation ne cachent pas d’ailleurs que le Québec est tout à fait à l’aise avec la position canadienne et qu’il se sent écouté lorsqu’il intervient pour faire valoir des points de vue sur le déroulement de la négociation.L’intervention de M.Bourassa de cette semaine était on ne peut plus attendue par le premier ministre Mulroney qui d’une certaine façon était en droit de s’attendre à un retour d’ascenseur pour l’appui donné dans le dossier constitutionnel.S’il avait pu constater autour de la table des premiers ministres que depuis longtemps M.Bourassa était celui qui prêchait le plus fort pour aller jusqu’au bout de l’exercice de négociation malgré les difficultés, il souhaitait que cet appui devienne public.Le rôle que peut jouer le premier ministre Bourassa dans cette négociation est de fait primordial pour le gouvernement fédéral.Si d’autres premiers ministres, ceux de l’Ouest notamment, sont de chauds partisans du libre-échange, seul le Québec ut faire véritablement contrepoids l’opposition au libre-échange.Dans tout grand dossier politique, le gouvernement fédéral ne peut se passer de l’appui de l’une des deux provinces centrales.Tout comme l’Ontario fut l’alliée indispensable du premier ministre Trudeau pour le rapatriement de la constitution en 1981, l’appui du Québec était indispensable cette fois puisque depuis le début de la négociation le premier ministre Peterson, sans jamais dire non aux négociations, ne cesse de jouer double jeu.Le poids économique et démographique du Québec n’est pas tout ce qui compte pour M.Mulroney qui sait aussi distinguer les couleurs politiques sur l’échiquier canadien.En ayant M.Bourassa de son côté, il évite de n’avoir autour de lui que les premiers ministres conservateurs alors que presque tout ce qui est libéral et neo-démocrate au pays aurait été contre le libre-échange.Par un drôle effet du hasard, ce sont d’ailleurs MM.Peterson et Bourassa qui, mardi soir, à l’issue de la rencontre trimestrielle des premiers ministres sur le libre-échange, qui sont venus exprimer à la presse leurs conceptions divergentes de cette négociation.Se rappelant sans pucun doute l’attitude adoptée par M.Peterson qui lui a fait faux bond au dernier moment dans la négociation constitutionnelle, M.Bourassa semblait d’ailleurs avoir plaisir à prendre le contrepied des propos de son voisin ontarien.Ainsi, au même moment où David Peterson clamait bien haut au micro qu’il ne saurait être question pour lui de signer actuellement une entente avec les États-Unis, Robert Bourassa, lui, disait devant quelques journalistes sa confiance de pouvoir en venir à une entente.Pendant que M.Peterson réaffirmait les dangers que courrait le Canada en acceptant d’inclure la.question des investissements dans un éventuel accord, il se montrait pour sa part ouvert et dis- Mulroney posé à faire preuve de flexibilité.Pour M.Bourassa, il est important de ne pas faire de « blocage idéologique » à l’endroit du libre-échange et de peser tous les avantages et inconvénients.Avant de refuser, il faut aller voir concrètement ce qui est proposé.Ainsi, dans le domaine des investissements, il note qu’un éventuel traité de libre-échange ne changera pas fondamentalement les conditions actuelles imposées aux Américains.On pourra accorder plus de flexibilité sur la question des prises de contrôle entre compagnies américaines et ne plus soumettre leurs filiales canadiennes aux contraintes de l’Agence de tamisage des investissements étrangers.On pourrait par ailleurs revoir le seuil de $ 5 millions au-delà duquel les prises de contrôle de compagnies canadiennes sont soumises à l’examen de cette agence, dit-il en faisant référence aux informations que les négociateurs ont donné aux premiers ministres mardi.L’effet net de ces quelques changements serait de créer un nouveau climat, ce qui aurait un effet d’entraînement ailleurs.Un traité de libre-échange comportera des avantages directs, tels un accroissement possible des investissements américains au Canada.Il y aura aussi des avantages accessoires, dit-il en montrant du doigt les investisseurs japonais qui sont à la recherche d’endroits attrayants pour investir des dizaines de milliards de dollars.Le premier ministre Bourassa a pris la écision d’appuyer désormais ouvertement M.Mulroney parce qu’il est de fait convaincu depuis cette semaine qu’une entente sur le libre-échange, même limitée, est possible, et que le Québec en sortirait gagnant.Avec un taux de chômage de 11 %, a-t-il dit mardi soir, le Québec ne peut faire la fine bouche, même sur des gains limités.L ’enquête préliminaire des trois permanents de la CSN La défense pourrait porter en Cour fédérale ses objections aux interventions du SCRS SUZANNE DANSEREAU QUÉBEC (PC) — L’enquête préliminaire des trois permanents de la C£N a été marquée hier par l’intervention de deux représentants du Service canadien du renseignement de sécurité, qui, a-t-on appris, assistent à l’enquete depuis le début.Me Jean-Claude Aubry, avocat du ministère fédéral de la Justice, et Laurent Hugo, sous-directeur général du SCRS, sont intervenus lors du témoignage du délateur Marc-André Boivin.Ils ont obtenu du juge Maurice Langlois la permission de pouvoir s’opposer à toute question posée à M.Boivin qui pourraient constituer une menace à la sécurité nationale.Une dizaine d’objections en ce sens ont été formulées.Après avoir répondu en début de matinée aux questions de la Couronne, repésentée par Me Michel Babin, le délateur Boivin était contre-interrogé par le procureur de la défense Me Jacques Larochelle.Le contre-interrogatoire de Boivin s’est déroulé sur un rythme plutôt lent, justement à cause des objections formulées par le SCRS, auxquelles s’ajoutaient ou se superposaient des objections provenant de la Couronne.spoi ont marqué la matinée, tandis dans l’après-midi, le juge décidait de retenir jusqu’à lundi les objections formulées par la Couronne.Un débat sur la pertinence de ces questions adressées à M.Boivin est donc attendu pour lundi matin, après quoi le juge tranchera.Quant aux objections formulées par le service de renseignement canadien, la défense pourrait s’y opposer en allant en Cour fédérale.Hier, l’avocat Carol St-Cyr, qui représente l’accusé Rénald Tardif, affirmait que cette option serait coûteuse pour les prévenus.« Si nous allons en Cour fédérale, l’enquête préliminaire sera suspendue.Pendant ce temps, deux des accusés sont en prison».La journée d’hier s’est donc déroulée dans une atmosphère plus tendue.Me Larochelle acceptait mal les objections du procureur de la Couronne et quelques accrochages ont eu lieu entre les deux avocats, au point où le juge Maurice Langlois a dû les rappeler à l’ordre.Le témoin Boivin a pour sa part maintenu le même comportement.Les mains dans le dos, la tête penchée vers le bas, le corps faisant dos à la salle, il est resté calme et a répondu aux questions sans la moindre trace d’émotion.L’ordonnance de non-publication du contenu des témoignages se poursuit toujours et s’appliquera vraisemblablement à l’enquete préliminaire du quatrième permanent accusé de complot et d’attentats, Guy Boisvert, qui devrait débuter lundi ou mardi.Rénald Tardif, qui jouit d’une liberté sous cautionnement, est accusé d’avoir planifié et causé l’explosion survenue le 23 mai dernier au Motel universel de Chicoutimi, un établissement appartenant à Raymond Malenfant.Selon le ministère public, Gérard Thériault et Arsène Henry seraient également impliqués dans cet acte criminel, en plus d’avoir comploté des attentats à Montréal et Drum-mondville, dans des hôtels appartenant à M.Malenfant.Quant à Guy Boisvert, il est accusé d’avoir suggéré à Marc-André Boivin de commettre un attentat au Manoir Richelieu à Pointe-au-Pic, où règne depuis 18 mois un conflit de travail impliquant la CSN et Raymond Malenfant.Quatre-Saisons se défend devant le CRTC HULL (PC) — Le président du conseil et de la direction du Réseau de télévision Quatre-Saisons (TQS), M.Jean Pouliot, s’est vigoureusement défendu d’avoir fait fi des conditions de sa licence en faisant de TQS le réseau officiel des Nordiques et en signant des contrats exclusifs avec les brasseries Labatt et O’Keefe pour Devine qui vient souquer PIERRE CAYOUETTE Dans la chaleur caniculaire et sous le regard abasourdi d’une poignée de spectateurs, hier midi, un éléphant a souqué à la corde contre un autobus de la STCUM.Le but de ce singulier événement : annoncer l’arrivée à Montréal des 400 artistes et animaux du Cirque Vargas.Solidement harnaché, Eddy, 45 ans, lourd de 6 500 livres et éléphant de cirque de profession, s’est mesuré à un autobus de la STCUM.L’adversaire mécanique, qui fait osciller la balance à 20 tonnes, avait à son bord un chauffeur, M.Jean-Claude Gauthier, qui devait bien sûr faire marche arrière.Eddy, star d’un jour, a gagné le combat, comme il se devait.Mais Steve, son cornac, a dû l’aiguillonner régulièrement, au point même où son sang a giclé.Les enfants ont bien ri.Les relationnistes du Cirque aussi.Mais le Dr François Lubrina, vétérinaire, président de la Société québécoise pour la défense des animaux ne badine pas avec la chose.Mis au courant du curieux concours de souque à la corde organisé par le Cirque Vargas, il a dit trouver « grotesque et inutile » ce genre de spectacle.« Ces éléphants d'Asie peuvent effectuer des travaux de trait dans leurs pays d’origine, comme le faisaient nos chevaux canadiens et belges.Et nous n’avons rien contre ce genre d’utilisation de l’animal.Mais quand il s’agit de faire de la promotion d’événements commerciaux en tirant des autobus, ces efforts sont stériles et stupides.Cela propage chez les jeunes l’image que les animaux sont faits pour challenger et pour tirer toutes sortes de choses », a dit M.Lubrina.La Société de défense des droits des animaux, qui dénonce régulièrement l’exploitation des animaux dans les cirques et les zoos, s’étonne par ailleurs que la STCUM ait accepté de participer à de tels événements.Mme Cynthia Drummond, de la Société protectrice des animaux du Canada (SPAC) s’inquiète aussi du concours de souque à la corde tenu hier.« Nous sommes contre cette forme d’exploitation faite aux animaux.Cela nous inquiète excessivement.L’éléphant Eddy a dû souffrir, par une telle chaleur », a-t-elle dit.Par ailleurs, un sondage de la up, pu nière a révèle que deux Canadiens sur cinq étaient d’accord avec les buts poursuivis part les mouvements de défense des droits des animaux.Au Québec, plus de 46 % de la population s’est dit d’accord avec la reconnaissance de droits pour les animaux.Le Cirque Vargas sera au Domaine Saint-Bruno jusqu’au 13 juillet, au Centre Fairview du 14 au 16, au centre Champlain du 17 au 20 juillet et aux Galeries d’Anjou du 24 au 27 juillet.Photo Louis# L#ml#ux Eddy, un des 11 éléphants du Cirque Vargas, a célébré l'arrivée en ville du Cirque en tirant un autobus de la STCUM.diffuser entre autres du baseball des Expos et des Blue Jays.Les membres de la direction de Quatre-Saisons, qui comparaissaient hier à Hull devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), ont tous affirmé qu’ils ne s’étaient jamais engagés, « contrairement à ce que certains veulent laisser croire », à ne jamais diffuser de matchs sportifs.M.Pouliot a précisé qu’il n’avait pas tenté de s’approprier des émissions sportives sur le dos des autres réseaux.« Nous n’avons pas couru après le sport, a-t-il dit, il est venu à nous par manque d’espace télévisuel ailleurs.Allions-nous tourner le dos alors que nous avions dit que si de telles occasions qui n’existaient pas en 1985, se présentaient, nous allions les considérer.« C’est exactement et ouverte-nemnt ce que nous avons fait, a-t-il poursuivi, au vu et au su de tout le monde.» C’est M.Charles Bélanger, vice-président au développement de Quatre-Saisons, qui a tenté de démontrer que jamais l’entreprise ne s’était engagée à ne pas diffuser de matchs sportifs.« Il appert, a-t-il expliqué, qu’en aucun temps et en aucune autre circonstance, avant, pendant et après les audiences (1985), Quatre-Saisons s’est engagé formellement à ce qu’il n’y ait pas de sport à son antenne.» (jba Goélette# ,Æ Nouveau table d'hôte ' Linguinl aux trulU de mer Crevettes géantes à l’ail Brochettes de l’Océan Cuisses de grenouille Saumon du Pacifique Sole fraîche amandine Pétoncles fraîches Doré amandine Steak de turlonge aux champignons _ Servi avec soupe aux palourdes ou salade maison Festival du Homard 388-8393 8551, bout.St-Laurent Près du bout.Métropolitain M Pressiers en lock-out CLÉMENT TRUDEL Le quotidien The Gazette, relié à la chaîne Southam, a mis en lock-out, hier, ses 250 pressiers et employés d’entretien.Le journal entend poursuivre la publication en confiant à son personnel cadre les tâches normalement assumées par les loc-koutés.L’éditeur Clarke Davey a déclaré hier qu’il attendait des pressiers une « approche sérieuse à des enjeux considérés vitaux» par la compagnie.M.Davey entend forcer la signature d’un « contrat raisonnable » en période estivale, non pas, comme le laissaient entendre des responsables syndicaux, en automne où le volume de réclame est beaucoup plus important qu’en été.Des lignes de piquetage sont apparues face à l’immeuble de la rue Saint-Antoine peu après 10h30, hier matin.Les pressiers venaient d’être avisés de la décision de l’éditeur, M.Clarke Davey, de se prévaloir du droit au lock-out acquis le 30 juin, à minuit.Le Syndicat des communications graphiques (SCG-FTQ) a donné à ses dirigeants, le 21 juin, le mandat de déclencher la grève au moment jugé propice.Le SCG avait toutefois fait savoir qu’il n’utiliserait ce mandat qu’à l’automne, si besoin était.Les parties n’ont pas eu de contact depuis le 19 juin.80 des membres de ce syndicat, préposés à l’expédition, demeurent à l’ouvrage.Il ne semble pas que le lock-out interrompra la publication du seul quotidien anglophone de Montréal depuis la mort du Montreal Star en septembre 1979 (après une grève de neuf mois de ses pressiers).Le tirage de The Gazette, sur semaine, est d’environ 190,000 exemplaires.Rejoint à son bureau de The Gazette, hier, M.Davey a soutenu que les offres salariales étaient raisonnables: 4,7% de hausse en un an, portant à $854 ou à $836 par semaine le salaire d’un pressier suivant qu’il travaille de nuit ou de jour.De même, les conditions de travail proposées par le journal à ses pressiers et à ses employés d’entretien sont « raisonnables » et la Direction a assuré ces syndiqués qu’aucun d’entre eux ne perdrait son emploi avec les changements proposés.Il nous était impossible de « négocier avec nous-mêmes », dit M.Davey.La Graphie Communications International Union ou SCG-FTQ a, selon The Gazette, signifié à plusieurs reprises son refus de discuter de points jugés très importants par la partie patronale.Selon M.Davey « nous sommes disposés à négocier jour et nuit.si le conciliateur peut nous dire que le syndicat veut discuter de sujets qu’il n’a pas voulu aborder » à ce jour.Pour le vice-président du SCG, M.John Ross, le lockout ne constitue pas une surprise car la Direction avait avisé le syndicat qu’il y aurait lock-out si une convention n’était pas signée le 1er juillet.M.Ross a interrompu l’entrevue téléphonique commencée avec Le Devoir en raison d’un « appel interurbain important », et il n’a pas rappelé.L’on sait que le SCG accuse la direction de The Gazette de vouloir faire reculer de 20 ans les syndiqués en s’attaquant à la clause définissant sa juridiction, en recourant à la sous-traitance, etc.Dans une lettre adressée à tous les employés de The Gazette le 29 juin, le local 41-M de la GCIU affirmait que 30 cadres récemment embauchés avaient été formés en Oklahoma et en Louisiane pour aider à publier le journal en l’absence de ses pressiers.« Ceci s’est produit avant que nous n’ayions eu une séance de négociation ».Le SCG dit vouloir négocier des conditions semblables à celles des pressiers qui travaillent à La Presse ou au Journal de Montréal.Le syndicat, dans ce message aux autres employés de The Gazette, demande de ne pas aider la partie patronale à « casser nos syndicats ».Si le patron vous'demande d’accomplir une tâche que faisait un de nos syndiqués, « refusez (car) vous enfreindrez la loi si vous le faites » (ce travail).Le SCG dit ne pas avoir aban donné l’espoir de négociation « malgré des circonstances me naçantes ».John Belcarz, vice-président de la Montreal Newspaper Guild qui représente 330 syndiqués de la rédaction, rappelait hier que tous les membres de la guilde qui avaient à se présenter à l’ouvrage avaient pris leur service normalement, hier.« Notre convention reconnaît à chaque membre de pouvoir agir selon sa conscience, de franchir ou non une ligne de piquetage » dit M.Belcarz qui refuse carrément de se prononcer sur les raisons qui ont motivé le lock-out.Dernièrement, la Guilde des journalistes de Montréal a fait tenir à ses membres un texte rappelant que la convention signée en avril stipule qu’un journaliste qui ne franchit pas la ligne de piquetage, au début d’un conflit, doit s’absenter de la rédaction aussi longtemps que durerait le conflit.Selon un journaliste qui préfère garder l’anonymat, la MNG n'est pas allée jusqu’à établir une ligne de conduite pour ses membres mais elle a cru bon de rappeler que lorsque The Gazette avait loc-kouté ses journalistes, les pressiers avaient franchi les lignes de piquetage.L’attitude de la Guilde des journalistes semble se rapprocher de celle des typographes (ITU), qui ont signé un renouvellement de contrat en décembre et qui franchiront vraisemblablement, tous les jours, les piquets des pressiers.Une présidente aux services essentiels Le Conseil des services essentiels a une nouvelle présidente qui entre en fonctions aujourd’hui: Me Madeleine Lemieux.Me Lemieux faisait partie du conseil depuis un an; elle remplace à la présidence Me Bernard Bastien qui dirigeait l’organisme depuis 1982.Institué pour veiller à la protection du public lorsque se produisent des conflits dans les secteurs public et parapublic, le Conseil a quelques fois été critiqué comme « pro-patronal » et des syndicats ont parfois défié ses ordonnances.La tâche du Conseil des services essentiels est, après la tenue d’audiences publiques, de s’assurer qu’une liste de services essentiels est dressée et acceptée par les deux parties lorsque, par exemple, il y a grève dans les transports publics ou arrêt de travail des cols blancs ou des cols bleus d’une municipalité etc.La nomination de Mme Lemieux a été annoncée hier par le premier ministre Robert Bourassa.COMMERCIALISATION DES VIANDES AU QUÉBEC Gouvernement du Quebec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Avis de consultation publique sur la commercialisation des viandes au Québec Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, monsieur Michel Pagé, a formé un comité consultatif afin d'évaluer si le cadre légal et réglementaire régissant la commercialisation des produits carnés assure à tous les intervenants du réseau le support requis pour répondre aux exigences actuelles et futures des marchés.A cette fin, un document de consultation intitulé "Réseau de commercialisation des viandes au Québec" est disponible à tous les organismes et/ou groupes d’intervenants impliqués dans la commercialisation des produits carnés.Ce document sera transmis sur demande écrite de l’organisme et/ou groupe d’intervenants désireux de formuler des commentaires et recommandations sur le sujet.Ces propos seront présentés dans un mémoire écrit et parviendront au comité avant le 1er septembre 1987 Afin de compléter les mémoires, certains organismes et/ou intervenants pourront éventuellement être entendus lors d’au‘ diences à huis clos prévues du 15 septembre au 15 octobre 1987.Pour de plus amples renseignements, veuillez écrire à Mme Claudette Julien, secrétaire du comité, à l'adresse suivante: Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec 201, bout.Crémazie est, 3e étage Montréal (Québec) H2M 1L4 Québec s s Premier pas vers un parc inter-municipal Doré et Choquette s’entendent sur la mise en valeur du Mont - Royal MICHEL C.AUGER Les maires de Montréal et d’Outre-mont, MM.Jean Doré et Jérôme Choquette, ont signé, hier, un protocole d’entente pour la mise en valeur , la protection et l’agrandissement du Mont-Royal, accord qui pourrait constituer un premier pas vers l’établissement d’un parc intermunicipal.« Depuis que Jacques Cartier l’a gravi en 1534 pour y planter une croix de bois, qui est devenue une croix de fer, on a toujours voulu placer des monuments sur le Mont-Royal.Mais il est temps de reconnaître que c'est la montagne elle-même qui est le monument naturel de Montréal », a déclaré le maire Doré.Pour M.Choquette, le Mont-Royal est le symbole de cette ville aux yeux du monde entier et il faut préserver son caractère naturel et éviter tout nouvel empiètement.Le protocole d’entente prévoit que les deux municipalités conviennent de mettre tout en oeuvre pour faire respecter le caractère esthétique, naturel et historique du Mont-Royal et sa mise en valeur comme parc récréatif.Outremont et Montréal s’engagent également à soumettre à une consul- tation publique toute proposition importante d’améngement de la montagne.Les deux villes veulent également favoriser un meilleur aménagement des zones limitrophes qui sont déjà bâties et s’entendent pour favoriser l’agrandissement du parc par l’aqui-sition de terrains ou autrement.De plus, Montréal et Outremont conviennent de se consulter sur une éventuelle formule de gestion conjointe du Parc du Mont-Royal qui pourrait devenir, selon MM.Doré et Choquette, un véritable parc intermunicipal.En attendant, un comité conjoint sera formé pour la mise en oeuvre du l’entente, comité qui devrait comprendre deux élus et un fonctionnaire de chaque municipalité.Ce protocole d’entente intervient dans la foulée d’une série de mesures adoptées cette semaine par le Comité exécutif de la Ville de Montréal comme la nomination d’un administrateur du Parc du Mont-Royal et la décision de classer le parc comme site patrimonial.M.Choquette a d’ailleurs laissé entendre qu’Outremont pourrait éventuellement classer sa partie de la montagne site patrimonial même s’il affirme que cela ne toucherait qu’un territoire bien petit.Pour M.Doré, il importe de mettre fin à la dégradation que subit le Mont-Royal depuis plusieurs années, en particulier à cause du manque d’entretien, de la sur-utilisation de certains secteurs et du peu d’émon-dage des arbres qui se pratique dans le parc.Par ailleurs, le maire de Montréal a annoncé que les propriétaires des abords du parc seraient invités à s’associer a la mise en valeur de la montagne, en particulier par la négociation de droits de passage qui pourraient éventuellement aider à rétablissement d’une piste qui ferait le tour de la montagne.Quant à la tour de transmission, le maire de Montréal a rappelé que le bail avec la Société Radio-Canada prendra fin en 1990 et qu’on espérait alors que les nouvelles technologies permettraient de ne plus avoir de tour sur la montagne.Mais si l’administration montréalaise reste totalement opposée à tout projet de tour « touristique » sur la montagne, elle ne s’opposera pas à ce que la tour actuelle reste en place au delà de 1990 si cela est nécessaire.Pour le groupe Les Amis de la montagne, la signature de ce protocole constitue une grande victoire « surtout quand on sait qu’il y a à peine un an, ceux qui voulaient travailler à la préservation du caractère naturel de la montagne n’avaient pas d’organisation pour faire valoir leur point de vue ».Selon le président de l’organisme, M.Peter Howlett, l’action des deux municipalités pour la préservation du Mont-Royal doit s'orienter en priorité vers l'accessibilité de la montagne et l’entretien.« Cela fait quinze ans qu’on ne fait plus d’entretien, que ce soit l’émon-dage des arbres ou d'autres choses.11 n’est pas normal, par exemple, quand il fait si chaud qu'aucun abreuvoir ne fonctionne dans tout le parc», affirme M.Howlett.L’accessibilité est un un problème majeur, constate M.Howlett, « quand on pense qu’il s'agit d’un très grand parc en plein coeur d’une grande métropole, on voit que très peu de gens en profitent parce qu’il est extrêmement difficile d’accès ».L’avenue du Parc constitue une barrière importante à l’accès et à l’agrandissement du parc, estime M.Howlett.La relocalisation du seul viaduc avenue du Parc-avenue des Pins permettrait, par exemple, d’ajouter entre huit et dix acres au parc tout en facilitant son accès aux piétons.TT y -j** Le contact n’est pas coupé à Quebecair Photo Louise Lemieux CLÉMENT TRUPEL La compagnie Quebecair et le syndicat de ses employés au sol, en grève depuis jeudi soir, ont repris contact hier vers 22 h.Le syndicat dit attacher une très grande importance à un échange de vues qui doit avoir heu ce matin, vers 11 h, entre le président de la FTQ, M.Louis La-berge, et la haute direction de Quebecair, sur les enjeux du présent conflit.La rencontre patronale-syndicale d’hier soir en était plutôt une d’explication que de négociation, selon la partie syndicale.Quebecair devait y donner sa réponse à un document syndical soumis hier matin et portant sur les salaires, sur les horaires de travail ainsi que sur « l’actionnariat ».Le syndicat de 250 membres, affilié à l’Association Internationale des Machinistes (AIM-FTQ), devait quant à lui présenter son point de vue sur le « plan de relance » que lui a transmis la compagnie, a déclaré M.Henri Lemelin au nom de l’AIM.Le vice-président de Quebecair (Communications), M.Guy Sarrasin, a confié hier après-midi qu’il avait été surpris de l’apparition de lignes de piquetage, hier matin; un moratoire de 36 heures avait en principe été conclu entre les parties qui s’étaient vues sans interruption de 18 jeudi à 2 h 30 hier matin.Le piquetage n’a cependant rien perturbe aux activités de Quebecair.Le seul délai noté hier matin était dû à un ennui mécanique sur le vol Sept-Iles-Québec; on a dû différer de deux heures le vol que cet appareil devait faire entre Montréal et les îles de la Madeleine, précise M.Sarrasin et le départ s'est fait à midi, trente minu- tes, après en avoir avisé les voyageurs qui s’attendaient à quitter Dor-val à 10 h 30.Quebecair ne prévoit pas émettre de communiqué tant que les discussion se poursuivent « a nos bureaux ou dans un hôtel ».Il y aura communiqué, note M.Sarrasin, si un accord intervient ou s'il y a rupture des contacts.Selon M.Lemelin, les lignes de piquetage dressées hier par les grévistes étaient plutôt symboliques.Le syndicat verra, si la situation s’envenime, à renforcer ses lignes de piquetage de sorte qu’elles puissent gêner les « scabs » ou briseurs de grève.Quebecair est une compagnie « privatisée ».Nordair-Métro, l’acheteur, d’après la confirmation donnée il y a quelques jours par le ministre québécois des Transports, M.Côté, n’a pas encore acquitté la facture.Le syndicat des pilotes à l’emploi de Quebecair a accepté, il y a une semaine, d’importantes coupures de salaires: de $ 90,000 à $67,000.La compagnie vise à obtenir des « sacrifices » importants à ses employés au sol en vue de faire face à ses concurrents.Le syndicat des machinistes reproche à Quebecair de s’être départi à vil prix de certains appareils, d’avoir abandonné des routes lucratives, de vouloir faire payer la note de son incohérence à ses employés en plus de vouloir démanteler Quebecair pour mieux avantager des comagnies qui reprennent les activités les plus rentables de ce transporteur.Il se peut, selon ce qu’a laissé entendre hier la partie patronale, que le médiateur Roland Doucet soit bientôt rappelé au dossier.La prière en famille Toute la famille Johns a bravé la chaleur du Stade pour assister au congrès des Témoins de Jéhovah.Maman Nacy Johns tient dans ses bras David, papa Marc s'occupe de Bronwyn et au centre.Baenden essaye de rester sage.Une « assemblée de district » 16,000 Témoins de Jéhovah à Montréal Les négociations dans les hôtels Occupation pacifique au Reine-Elizabeth et entente de principe à l’Hôtel du Parc MARIE-CLAUDE DUCAS Tout ne baigne pas dans l’huile, mais quelques espoirs sont permis au Reine-Elizabeth dans les négociations entre les patrons et les syndiqués de la CSN.Une rencontre entre les deux parties a lieu ce matin au ministère du travail, en présence d’un conciliateur.Hier, aucun dialogue n’était entamé et le syndicat blâmait l’obstination de l’employeur.« Nous considérons qu’il n’est pas de bonne foi » a dit M.Pierre Paquet, président du conseil central de la CSN.Les porte-parole syndicaux ont fait le point sur les négociations qui se déroulent dans 15 hôtels et quatre restaurants de Montréal.Environ 300 employés du Reine-Elizabeth se sont livrés hier midi à l’« occupation pacifique » de l’hôtel pour protester contre l’attitude de leur employeur.» C’est le plus gros hôtel de Montréal, et c’est celui qui paie le moins », a affirmé M.Paquet.Mais le directeur général du Reine-Elizabeth, M.Michel Sous-sanna, a déclaré qu’il se considérait de bonne foi et avait àcoeur le bien-être des employés et la bonne marche de l’hôtel durant la saison touristique.« Nous avons déposé des offres qui rejoignent les autres ententes », a-t-il dit, en précisant qu’il considérait le Reine-Elizabeth comme « en avance » sur les autres hôtels.« Nous offrons des bénéfices marginaux qu’on ne retrouve nulle part ailleurs », a-t-il souligné.Vote de grève au CN et au CP (D’après CP) — Les représentants de neuf syndicats ont dévoilé hier le résultat, du vote de leurs 48 000 membres à l’emploi du Canadien National et du Canadien Pacifique : 94% se di-sent favorables à la grève (fin août ?).Près de 80% des syndiqués ont voté au cours des dernières semaines.U ne grève des chemins de fer aurait de sérieuses répercussions sur l’économie du pays.Il ne faut pas s’attendre à une grève avant un mois car le conciliateur Douglas Stanley en est toujours à l’étape de la rédaction de son rapport à l’intention du ministre fédéral du Travail.M.Soussanna s’est montré confiant quant à la rencontre de ce matin.« La discussion est franche, a-t-il dit, et je suis certain que la raison va prévaloir.» Le Reine-Elizabeth est, avec le Méridien et le Ramada Inn Parc Olympique, un des trois hôtels où les négociations sont encore bloquées.Au Ramada Inn Parc Olympique, les 100 employés étaient toujours en grève.Une importante rencontre de conciliation a eu lieu dans la matinée, et on a ajourné jusqu’à lundi.Au Méridien, des négociations sont toujours en cours, mais les parties ont de la difficulté à s’entendre.Les employés ont voté jeudi en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à des journées de débrayage.L’employeur n’avait encore déposé aucune offre hier.À l’Hôtel du Parc, les parties en sont arrivées à une entente de principe hier en début de soirée, après plus de 35 heures de négociations.Quinze hôtels de la région de Montréal dont les syndicats sont af- filiés à la CSN ont vu leur convention collective arriver à échéance vers le début de l’été.La CSN y a vu une bonne occasion de faire un « ménage » dans ce secteur où les salaires des employés sont souvent inégaux et leurs conditions de travail précaires.Les principales demandes sont : des salaires comparables d’un établissement à l’autre, l’amélioration des conditions de travail des personnes en statut précaire (surnuméraires, extras pour les banquets), création d’une banque de congés de maladie et facturation automatique des frais de service pour les employés à pourboire.Six hôtels en sont jusqu’ici arrivés à des ententes de principe, quatre les ont entérinées; le Quatre-Saisons est du nombre depuis hier après-midi.Les négociations sont suspendues au Bonaventure et au Centre Sheraton, en raison de problèmes avec l’accréditation syndicale.À la conférence d’hier, on a souligné que les présentes négociations auraient peut-être l’avantage d’obliger enfin les propriétaires d’hôtels à plus de leadership et de concertation dans ce domaine.« Le tourisme est un axe de développement majeur dans la région de Montréal », a déclaré M.Paquet, qui a pointé les lacunes de Montréal en cette matière : la métropole ne recevrait que 15 % des congrès à se tenir au Canada.Par ailleurs, des restaurants sont aussi en négociations : quatre rôtisseries Saint-Hubert, le restaurant de la piste de course Blue Bonnets et le restaurant Les Filles du Roy, dans le Vieux-Montréal; le personnel du restaurant Coq d’Anjou est en grève depuis la fin d’avril.PIERRE CAVOUETTE Plus de 16 000 Témoins de Jéhovah venus de toutes les régions du Québec ont participé hier à l’ouverture d’une vaste « assemblée de district ».Le rassemblement se déroule au Stade olympique sous le thème « Ayez confiance en Jéhovah ».« Nous avons choisi ce thème en raison des difficultés de notre époque.Difficultés qui expriment bien la proximité de la fin de l'actuel système des choses sur la Terre », a dit hier M.Norbert Pickering, un des organisateurs de l’événement.Le fait marquant du congrès des Témoins de Jéhovah québécois aura lieu ce matin à la piscine du Parc olympique.On procédera alors au baptême, par immersion, des nouveaux membres.Répartis dans plus de 208 pays, les Témoins de Jéhovah rallient quelque 3,229,000 fidèles.Au Québec, on en compte 18 000, dispersés à travers 250 congrégations.Ils sont en tout 88 000 à travers le pays.Trente « salles du Royaume », lieux de rencontres des témoins de Jéhovah, ont été construites au cours des trois dernières années.« Au Canada, le taux de croissance annuel des effectifs des Témoins de Jéhovah est de 7 %.Au Québec, il est de 10%», a dit M.Pickering.Hier, à l’ouverture du congrès, plusieurs fidèles ont témoigné de leur engagement.Jeff Moffet, 24 ans, de Cartierville, a raconté comment il était devenu « pionnier », sorte de permanent des Témoins de Jéhovah, qui passe plus de 90 heures par mois à sillonner les rues de la ville, hiver comme été, pour faire de la prédication.Les participants ont également eu droit à des sessions de formation dramatisées.On leur a montré comment persévérer quand des citoyens peu réceptifs les accueillent durement.On a également enseigné aux plus jeunes d’entre eux comment réagir devant un professeur de cégep du genre impie qui leur dit que la Bible n’a ni valeur historique et scientifique.Les Témoins de Jéhovah vivent scrupuleusement les préceptes de la Bible.« Nous refusons toutes les philosophies modernes », a dit Jeff Moffet.« Nous condamnons en outre l’homosexualité, l’adultère et les abus de drogue et d'alcool », a.poursuivi M.René Bouchard, Témoin de Jéhovah depuis 25 ans.La plupart des membres sont mariés et ont des enfants.Les Témoins de Jéhovah croient fermement que l’humanité vit les derniers moments de « l’actuel système des choses ».Ils annoncent l’avènement prochain du Paradis sur Terre et disent percevoir des signes infaillibles que tel sera le cas.Entretemps, ils se réunissent, discutent et prient.Cet été, les Témoins de Jéhovah organiseront des « assemblées de district » dans 65 villes des États-Unis et du Canada.â FautLE-ESy^R poui le cioue! À OUTREMONT, en face du Mont-Royal seulement 29 résidences, «penthouses et grands penthouses» à compter de 246,000 à 703,000 $ « 12adresse à Montréal» 1,001 ouest, boul.Mont-Royal 272-1991 Heures de visite: lundi au vendredi de tOhOO à 18hOO samedi et dimanche de midi à 18hOO UQAM MESSAGE AUX CHARGÉS-ES DE COURS AFFICHAGE DES CHARGES DE COURS Les récentes perturbations du service postal ont empêché IMJQAM de procéder à l'envoi par courrier certifié de l'affichage des charges de cours disponibles pour la session d'automne 1987.PERIODE DE CANDIDATURE PROLONGÉE En vertu d'une entente avec le Syndicat des chargés-es de cours, vous pouvez vous procurer une copie de l'affichage à votre département ou famille.LA PÉRIODE DE CANDIDATURE EST PROLONGÉE JUSQU'AU 31 JUILLET 1987.m Université du Québec à Montréal A-4 B Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 L’ACTUALITE INTERNATIONALE Le chef de l’opposition tend la main aux militaires sud-coréens SEOUL (AFP) — Le plus célèbre opposant de Corée du Sud, M.Kim Dae-Jung, immédiatement après avoir reconquis ses droits politiques, a rendu hommage hier aux soldats .morts au combat et à l’armée, un geste interprété comme une démarche pour soutenir ses ambitions présidentielles.M.Kim accompagné de quelque ;150 partisans est allé brûler des basons d’encens et déposer des couronnes dans un cimetière militaire, déclarant que « la guerre de Corée de :i950-53 a été le premier combat pour lia démocratie».NEW DELHI (AFP) - Une grève générale de protestation contre le massacre de 72 Hindous au début de la semaine par des séparatistes sikhs, a paralysé hier Bombay, la capitale économique de l’Inde, tandis qu’au Pendjab sept Sikhs modérés ont été tués par des coreligionnaires.Les rebelles sikhs ont assassiné un ancien ministre du Pendjab et plusieurs de ses proches près d’Amritsar, dans le nord de l’Inde.La victime, Sat-nam Singh Bajwar, appartient au Parti du Congrès (I) dirigé par le premier ministre Rajiv Gandhi.M.Kim vient de bénéficier d’une amnistie politique effective hier.Dans une interview publiée par le Chosun Ilbo, il a déclaré qu’il ne se considérait plus lié par un engagement en novembre de ne pas être candidat à la présidence.M.Kim a la réputation d’être considéré comme suspect par les militaires qui le soupçonnent d’avoir des penchants gauchistes.Les observateurs à Séoul ont interprété sa visite au cimetière comme un geste vers les militaires dont le soutien au moins tacite est considéré comme nécessaire pour accéder au pouvoir.Cet attentat est intervenu alors que l’armée restait en état d’alerte dans tout le nord de l’Inde, dans l’éventualité de nouvelles violences.À Bombay, des centaines de policiers et des membres des forces paramilitaires ont été déployés pour prévenir les violences qui se sont limitées à quelques jets de pierres par des manifestants contre des autobus et des taxis.L’appel à la grève a été lancé par le parti hindou de droite Bharatiya Janata, le parti pro-hin-dou Shiv Sena et le parti républicain indien.De son côté, le gouvernement semble déterminé à conquérir les citoyens, qui ont massivement protesté au cours des dernières semaines contre la dictature.Il a promis un virage démocratique et amorcé quelques changements.Ainsi, au cours des trois derniers jours le gouvernement a libéré des centaines de prisonniers politiques et amnistié plus de 2,300 opposants (dont JM.Kim Dae-Jung).Le gouvernement, soulignent les observateurs, risque cependant d’avoir du mal à contrôler les manifestations d’étudiants si elles prennent les proportions gigantesques (des centaines de milliers de personnes y assistaient) de celle qui a eu lieu jeudi à Séoul à l’occasion de l’enterrement d’un étudiant mort après avoir reçu une grenade lacrymogène sur la tête.Les mesures annoncées la semaine dernière par le pouvoir répondaient pourtant aux revendications des étudiants et de l’opposition politique qui les avaient appuyées par des manifestations de plus en plus violentes le mois dernier dans tout le pays.Le président Chun a notamment accepté la proposition faite par son successeur désigné, M.Roh Tae-Woo, d’organiser des élections présidentielles au suffrage universel direct avant la fin de son mandat en février 1988, au lieu de convoquer, comme le prévoit l’actuelle constitution, un collège électoral, très impopulaire.Grève générale à Bombay Photo AP M.Chun Doo-hwan fait ses adieux, pour marquer qu’il laisse la présidence du parti au pouvoir.C’est M.Roh, à sa droite sur la photographie, qui prend la succession, devenant ainsi le prochain homme fort du pays.La veille, M.Chun avait officiellement annoncé sa démission du parti.Le changement de direction permet à l'équipe dirigeante de « sauver la face », dans la mesure où c’est M.Roh qui a annoncé récemment un assouplissement du régime, geste qui aurait été difficile à poser pour M.Chun, compte tenu de son passé.CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.¦ REPRÉSENTANTES PUBLICITAIRES (Au local) 1 REPRÉSENTANTES PUBLICITAIRES (Au national) Le Devoir est à la recherche d’un professionnel de la vente afin de compléter son équipe de ventes locales.Le candidat idéal possédera un diplôme universitaire de premier cycle en marketing ou l’équivalent.Il possédera aussi une expérience pertinente d’au moins 5 ans, acquise dans l’industrie des communications auprès de media d’information ou d’agences de publicité.Nous offrons un défi de taille pour un individu ambitieux, dynamique et agressif qui saura nous représenter efficacement.Notre plan de rémunération est fort intéressant et nous offrons également une gamme complète de bénéfices marginaux.Si le défi vous intéresse, faites-nous parvenir votre c.v.à: 1 W* 1 jpis§ I Le Devoir est à la recherche d’un professionnel de la vente afin de compléter son équipe de ventes nationales.Le candidat idéal possédera un diplôme universitaire de premier cycle en marketing ou l’équivalent.Il possédera aussi une expérience pertinente d’au moins 5 ans, acquise dans l’industrie des communications auprès de media d’information ou d’agences de publicité.Nous offrons un défi de taille pour un individu ambitieux, dynamique et agressif qui saura nous représenter efficacement.Notre plan de rémunération est fort intéressant et nous offrons également une gamme complète de bénéfices marginaux.Si le défi vous intéresse, faites-nous parvenir votre c.v.à: Dossier 1353 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place D’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 irvil Dossier 1353 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place D’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 RECHERCHISTE ÉDITEUR DE MANUELS SCOLAIRES recherche PERSONNES DYNAMIQUES possédant automobiles et libres de voyager au Québec pour trouver des auteurs de manuels scolaires correspondant aux divers Programmes du Québec.Faire parvenir Curriculum Vitae à: Le Devoir, Dossier 1371 Montréal (Québec) H2Y 3S6 ÉDITEUR DE MANUELS SCOLAIRES recherche REPRÉSENTANT(E) possédant automobile et libre de voyager au Québec et en Ontario pour la promotion de manuels scolaires à tous les niveaux.Faire parvenir Curriculum Vitae à: Le Devoir, Dossier 1372.C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal (Qué.) H2Y 3S6 ANALYSTE FINANCIER Une société de portefeuille canadienne bien établie et en pleine expansion est à la recherche d’un analyste financier d’expérience.Le candidat fera partie d’une petite équipe dynamique qui effectue des analyses financières des analyses d’acquisitions et de la planification financière.Exigences de base: • Détenir un M.B.A.en finances ou avoir fait des études en finances • Posséder 5 ans d’expérience financière pertinente Qualités requises: • Aptitude marquée pour l’analyse et les chiffres • Aptitude à la rédaction • Aptitude à utiliser les ordinateurs personnels; capacité de concevoir des modèles • Intérêt marqué pour le domaine financier et volonté d’atteindre des objectifs élevés • Le bilinguisme est un atout Il s’agit d’une occasion exceptionnelle de se joindre à une société respectée et en croissance.Discrétion assurée.Les personnes intéressées doivent écrire à: Dossier 1374 LE DEVOIR C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 r m m La CCA recherche un-e directeur-trice de l’information La Conférence canadienne des arts est une association nationale, dynamique.sans but lucratif dont le rôle est d’encourager l’élaboration de politiques qui favorisent la croissance des arts et des industries culturelles au Canada.Le/La directeur-trice de I information est responsable de la production et de la publication d’un bulletin d’information trimestriel, d’un répertoire annuel et, à I occasion, de livres et de documents de politiques culturelles.La personne diffuse également l’information sur les politiques de la CCA.ses programmes, ses initiatives, ses publications, ses prix et les conférences quelle organise et ce, aux membres de la CCA, aux médias, aux représentants des domaines public et privé ainsi qu’au grand public.Il/Elle devra établir et entretenir de bonnes relations de travail avec les journalistes.les milieux gouvernementaux et privés et les membres de la CCA.Le/La directeur-trice de l’information est secondé-e d’un-e adjoint-e à l’information.C ompétences: Parfaitement bilingue; haute compétence et expérience en communication verbale et écrite dans les deux langues officielles; expérience dans la production de l’édition de documents; capable de travailler sous pression; et connaissance des arts et de la culture au Canada.Le traitement est fonction des compétences et de l'expérience.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae en toute confidence avant le 24 juillet 1987 à ^’administratrice Conférence canadienne des arts 126, rue York, pièce 400 Ottawa (Ontario) KIN 5T5 Voir aussi en pages A-6 et A-7 LE CONSEIL DES ÉCOLES SÉPARÉES CATHOLIQUES DU DISTRICT DE NIPISSING requiert Les enseignant(e)s suivant(e)s pour septembre 1987: • Sciences École Secondaire F.J McElligott 370, rue Pine Mattawa, Ontario POH 1V0 Directeur: Eric Larivière Tél.: (705) 744-5505 bureau (705) 776-7714 résidence • Musique instrumentale École Secondaire Algonquin 555, avenue Algonquin North Bay, Ontario P1B 4W8 Directeur: Denis Guénette Tél.: (705) 472-8240 bureau (705) 474-7188 résidence Veuillez communiquer directement avec la direction de l’école par téléphone.Une société de portefeuille canadienne bien établie et en pleine expansion est à la recherche d’un chef des services généraux pour son bureau de Montréal.Le candidat doit satisfaire aux exigences suivantes: • Connaissance et expérience techniques du traitement des données et/ou des matériels de communications • Compétence pour la gestion de personnel • Approche pratique et réaliste de la solution de problèmes • Maîtrise de l’anglais et du français Il s’agit d’une occasion exceptionnelle de se joindre à une société respectée et en croissance.Discrétion assuré.Les personnes intéressées doivent écrire à: Dossier 1373 LE DEVOIR C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 ATIKAMEKW SIPI LE CONSEIL DE LA NATION ATIKAMEKW est à la recherche d’une personne possédant un diplôme de premier cycle en sciences infirmières ou l’équivalent.LE POSTE: A la tête d’une équipe, mener à bien une étude de faisabilité portant sur l’opportunité de prendre en charge les services de santé actuellement dispensés dans les communautés Ati-kamekw par le Ministère de la santé et du Bien-Être.EXIGENCES: Premier cycle en sciences infirmières, 10 ans dans un poste cadre: planification, programmation, gestion financière, gestion du personnel, qualité des soins.Aptitudes au travail d’équipe.Membre de l’O.I.I.Q.PORT D’ATTACHE: LA TUQUE ENTRÉE EN FONCTION: Septembre 1987 DURÉE DU CONTRAT: 1 an SALAIRE: Selon les compétences et l’expérience À toute personne intéressée, faire parvenir curriculum vitae, référence et photocopie des diplômes avant le 15 août au: Directeur Atikamekw Onikam B.P.848, La " , Qc G9X 3P6 J 6 Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 Les pays du tiers monde menacés d’écroulement Les appels se multiplient en faveur de l’annulation de la dette GENÈVE (Nations unies) (AFP) — L’urgence d’agir en faveu- des pays les plus pauvres de la planète, écrasés par le fardeau de leur dette extérieure, a été au centre des débats hier à Genève, lors de la deuxième journée de la 7e session ministerielle de la CNUCED (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement).Trois chefs d’État (France, Egypte, Congo) et deux ministres (Danemark et Cuba) se sont succédés pour lancer des appels en fa- Algérie Intégristes condamnés MÉDÉA (Algérie) (AFP) - Quatre condamnations à mort, dont une par contumace, ont été prononcées hier par la Cour de sûreté de l’État algérien, qui siège à Médéa ( 100 km au sud d’Alger), à l’issue du procès de 202 activistes intégristes qui a duré trois semaines .Après quatre jours de délibéré et alors qu’approchait l’heure de la prièrehebdomadaire du vendredi, cinq condamnations à perpétuité, dont une par contumace, sept condamnations à 20 ans de réclusion dont une par contumace, ont également été prononcées .Les autres accusés ont été condamnés à des peines allant de 15 ans de réclusion à un an de prison avec sursis, 15 des prévenus ayant été acquittés.Le procureur avait requis 7 peines capitales et 3 condamnations à perpétuité.Les condamnations à mort ont touché les principaux lieutenants de Mustapha Bouayali, chef présumé du mouvement, tué lors d’un accrochage avec les forces de sécurité en janvier dernier.Il s’agit de Meliani Mansouri, d’Abdelkader Chebouti, de Mohamed Amamra et d’un prévenu en fuite.Ces hommes étaient notamment poursuivis pour « complot contre l’État, assassinats, attaques à mains armées, vols qualifiés et association de malfaiteurs».Les autres, qui ont aidé à divers degrés le noyau dur de l’organisation — qui a réussi pendant près de 16 mois à échapper aux recherches — étaient poursuivis pour complicité ou non dénonciation de délits.Mustapha Bouyali était entré dans la clandestinité en 1982 pour constituer une armée de fidèles dans le but de pousser les autorités algériennes à faire appliquer la Chariaa (législation islamique).Ennemi particulièrement virulent du relâchement des moeurs, de l’alcool et de la mixité, le groupe, selon les débats, a rapidement versé dans la violence.En août 1985, il perpétrait un hold-up dans une entreprise d’État.Quelques jours plus tard, il attaquait une caserne de la police pour y voler des armes et des uniformes, tuant un policier.Dès lors, la chasse à l’homme commençait.Le groupe, harcelé par les forces de l’ordre, a été démantelé progressivement.Son chef est tombé le 3 janvier 1987.Seuls quelques hommes, dont quatre étaient jugés par contumace, continuaient à échapper à la police.veur d’une plus grande solidarité des pays riches envers les pays pauvres, en proposant chaque fois les mêmes remèdes soit : la baisse des taux d’intérêt, l’élimination des barrières douanières, la réforme du système monétaire international ou le relèvement des cours des matières premières.Actuellement l'ensemble de la dette extérieure du tiers monde s’élève à $1,104 milliards, soit $100 milliards de plus qu’en 1986, selon des chiffres de l’OCDE.« Comment ne pas s’inquiéter jusqu’au désespoir » devant de tels chiffres, s’est exclamé le président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine, M.Denis Sassou Nguesso, chef du Congo.De son côté le président français François Mitterrand, seul chef d’État occidental à être venu à Genève, s’est déclaré favorable à « toute réunion de dirigeants du Nord et du Sud au plus haut niveau » se référant ainsi à la rencontre Nord-Sud de Cancun en 1981.Les pays en développement ne se contenteront pas d’une déclaration de bonnes intentions, à la fin de la CNUCED-7, prévue le 31 juillet, a déclaré en substance en leur nom le ministre cubain du Commerce extérieur, M.Luis Cabrisas.Enfin, le président égyptien M.Hosni Moubarak a adresse une mise en garde indirecte aux pays riches en déclarant que l’ensemble des pays — développés et en développement — se trouvait « sur le même bateau ».Si le bateau fait naufrage, a-t-il dit, tout le monde coulera.Près de 3,000 personnes, représentant les 167 pays membres de la CNUCED, discuteront pendant trois semaines à Genève du thème de la conférence, la « revitalisation du développement, de la croissance et du commerce international ».LE MONDE EN BREF ¦ Grèves en République Dominicaine SAINT-DOMINGUE (AFP) — Deux personnes sont mortes et plusieurs centaines ont été arrêtées ces derniers jours dans deux localités de la République Dominicaine à la suite de manifestations et de mouvements de grève contre la hausse du coût de la vie, a-t-on appris hier de bonne source.Un bébé de trois mois est mort asphyxié par les gaz lacrymogènes utilisés par la police à Santiago, la deuxième ville du pays ont indiqué des journalistes.Un étudiant de 18 ans, Salvador Then’ membre d’un mouvement affilié au Parti communiste dominicain, a été tue par balle jeudi soir à San Francisco de Macoris (100 km au nord-ouest de Saint-Domingue), selon la même source.La balle aurait été ti-rée par les forces de l’ordre qui tentaient de disperser une manifesta-l ion.Des centaines de personnes ont été arrêtées dans ces deux localités.¦ La Belgique et les réfugiés BRUXELLES (Reuter) — Un projet de loi controversé destiné à limiter l’afflux de candidats au statut de réfugiés en Belgique a été adopté par le Sénat à la majorité des deux tiers et devrait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année, a-t-on indiqué hier auprès du ministère de la Justice belge.Le projet de loi, adopté jeudi par la Chambre haute, augmente considérablement les pouvoirs du gouvernement en matière de limitation des entrées sur le territoire belge d’étrangers cherchant à obtenir l’asile politique.La Belgique affirme être submergée par des immigrés du tiers monde, à la suite de l’adoption de législations plus sévères à l’égard de ces derniers dans les pays limitrophes.Le ministère de la Justice décidera désormais si un immigré est un authentique réfugié politique, alors que par le passé cette décision était du ressort du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.¦ Panama déploie l’armée PANAMA (AFP) — La police anti-émeute et l’armée ont pris position hier dans les principales artères de Panama afin d’empêcher la manifestation de l’opposition prévue pour l’après-midi et interdite par le gouvernement.Le président Erick Arturo Delvalle a ordonné à l’armée, qui avait rejoint ses casernes depuis huit jours, d’aider la police anti émeute afin de faire respecter l’interdiction de manifester.Les organisateurs de la manifestation ont maintenu leur mot d’ordre estimant que la constitution leur donnait le droit de manifester.¦ La révolution ne s’exporte plus MOSCOU (Reuter) — Dans un article publié hier par la Pravda, un proche du numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev estime que le concept d’exportation de la révolution est aujourd’hui périmé.M.Yevgeni Primakov, directeur de l’Institut de l’économie mondiale et de relations internationales, affirme dans son article intitulé « Nouvelle philosophie en politique étrangère » que l’URSS doit réduire ses dépenses miütaires si elle veut combler le fossé qui sépare son économie de celle de l’autre grande puissance, les États-Unis.Cet objectif, écrit-il, ne sera atteint qu’a travers la nouvelle doctrine militaire de « suffisance défensive » par laquelle l’Est et l’Ouest renonceraient à la course aux armements pour se contenter d’un équiübre minimum.Cette nouvelle politique ne deviendra réalité que lorsque l’Ouest fera confiance à l’URSS, estime-t-il.« L’exclusion du (concept) de l’exportation de la révolution est un impératif dans le siècle nucléaire », poursuit-il alors.JLOUT CE QU’UjME RESIDENCE POUR RETRAITES PEUT OFFRIR, A la Résidence du Parc, nous reconnaissons qu’une résidence pour retraités, c’est avant tout un chez-soi.C’est plus que des appartements spacieux et agréablement décorés ou des salons confortables.C’est savoir qu’un personnel amical est toujours là pour vous aider, que les repas sont succulents, que le service impeccable, et Résidence du Parc que la salle à manger est invitant) C’est aussi jouir d’une entière liberté dans vos allées et venues, c’est pouvoir inviter votre famille et vos amis à votre gré, et même les garder à dîner.Lorsque vous songez à ce que pourrait être une résidence pour retraités, pensez à la Résidence di Parc, c’est un vrai chez-soi.4654401 Les Haïtiens d’ici exhortent Ottawa ISABELLE PARE Quand Haïti a mal, la diaspora souffre aussi.Et devant l'ampleur de la crise qui secoue son pays d’origine, la communauté haïtienne de Montréal enjoint le gouvernement canadien de faire pression sur le Conseil national de gouvernement (CNG) pour précipiter l’avènement d'un gouverneanent civil.Alors qu'à Port-au-Prince l'opposition au CNG grandit, la diaspora montréalaise s’est dotée, hier, d’un comité de coordination des mouvements de solidarité avec le peuple d’Haïti.Il y a quelques jours déjà, les membres de ce comité avaient pressé la ministre des Relations extérieures, Monique Landry, de revoir sa politique d’aide au gouvernement du général Henry Namphy.« Le gouvernement canadien a accordé $ 80 millions au CNG pour une période de cinq ans.Sans s'ingérer dans les affaires internes de notre pays, nous croyons qu'il peut faire pression sur le gouvernement, qui berne la population », a déclaré, en conférence de presse, M.Serge Mouchereau, membre du comité de solidarité pour la lutte du peuple haïtien.Peu de temps après la formation du CNG, le gouvernement canadien a apporté son aide au gouvernement provisoire du général Namphy et le félicitait de ses efforts en faveur du respect des droits de la personne.À la lueur des derniers événements, le Canada doit rajuster son tir, estiment les membres du comité.« Au cours de la dernière semaine, il y a eu plus de morts qu'au moment de la chute du régime Duvalier », a souligné M.André Arcelin, un des membres du comité de coordination, qui estime que le départ du CNG est inévitable, à court ou à moyen terme.Sans allégeance politique, le comité nouvellement forme veut d'abord sensibiliser le gouvernement, puis l’opinion internationale sur la crise qui déchire Haïti.Ses membres fondateurs sont également les initiateurs de la manifestation de dimanche dernier, au cours de laquelle plus de 2,000 Haïtiens se sont massés devant Radio-Canada pour manifester leur appui au peu- ple d’Haïti.Hier, les membres du nouveau comité de coordination à Montréal ont donné leur entier appui à Mme Claudette Werleigh, MM.Gérard Duclervil et Félix Cavanagh, proposés par les 57 groupes d’opposition comme candidats à un nouveau CNG.Présent à la conférence de presse, M.Serge Auvin, représentant du Conacom (comité national du congrès des mouvements démocratiques.un des 57 groupes), estime que face à une population de plus en plus insatisfaite, le gouvernement provisoire joue sa dernière carte.Presque assuré d'une défaite aux prochaines élections, le gouvernement déstabilise le pays pour empêcher ou retarder la tenue des élections du 7 novembre prochain, soutient M.Auvin.Concernant le droit de vote pour la diaspora, qui envoie près de $ 100 millions en Haïti chaque année, les membres de la corn munauté haïtienne espèrent qu’un prochain gouvernement amendera la constitution, qui seule pourrait donner une voix aux Hai-tiens en exil.à faire pression sur Henri Namphy Port-au-Prince Les communistes se joignent à la manif PORT-AU-PRINCE (Reuter, AFP) — Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à Port-au-Prince, en scandant des slogans anti gouvernementaux et brandissant des calicots favorables au Parti communiste et à d'autres formations de l’opposition.Le leader du Parti communiste, René Théodore, a défilé sous le drapeau rouge de son parti, et de nombreux jeunes arboraient des chemises rouges.Certains manifestants portaient des boites noires en forme de cercueil, en mémoire des 22 personnes tuées lors des violences de la semaine dernière.L’hôpital général a déclaré avoir soigné 153 personnes pour blessures par balles, reçues pendant la grève générale.Des soldats ont été accusés d’avoir abattu des manifestants et tué des femmes et des enfants en tirant au hasard dans des bidonvilles.On ne voyait aucun soldat hier, après que le ministre de l’Intérieur Williams Regala eut ordonné jeudi soir à tous les soldats de ne pas s’approcher de la manifestation, a-t-on appris de source proche du gouvernement.Plusieurs formations d’opposition, dont la coalition pour la lutte finale, créée récemment, ont lancé un mot d’ordre de grève générale à partir de samedi, pour obtenir la démission des trois dirigeants du Conseil national de gouvernement, à la tête du pays depuis la fuite de Jean-Claude Duvalier en février 1986 et jusqu’aux élections de 1988.Hier, le Conseil électoral provisoire haïtien (CEP) a démenti avoir rencontré un responsable du département d'État américain, M.Richard Holwill, sous-secrétaire d'État adjoint, comme l’a affirmé dans un communiqué de presse l’ambassade des États-Unis à Haïti.Le CEP, qui doit organiser les pro- chaines élections conformément à la constitution, s’est déclaré dans un communiqué signé de ses neuf mein-; bres « profondément surpris et indigné » par l’information diffusée par l’ambassade des États-Unis et souligne qu'à aucun moment il n’a eu à recevoir M.Holwill ou à solliciter une entrevue avec lui.Le conseil qui proteste vivement contre cette « fausse information » estime qu’elle est de nature à jeter la confusion dans le pays et à discréditer le CEP aux yeux de la nation.L’ambassade américaine avait in diquéque M.Holwill avait tenu « des réunions avec le gouvernement et le Conseil électoral provisoire » et réaffirmé le point de vue des États-Unis selon lequel la meilleure manière de diriger la transition démocratique que le peuple haïtien désire « est de procéder rapidement à des élections conformément à la constitution.Trésors de Bulgarie jusqu'au 4 octobre 1987 au Palais de la Civilisation Ile Notre-Dame Montréal L'OR DES CAVALIERS TH RACES < Pour la première fois devant vos yeux! Trente-deux kilos d'or! Plus de mille objets éblouissants! i Découvrez la plus grande exposition de trésors, jamais sortis de Bulgarie, t Profitez du site merveilleux sur l'île Notre-Dame, en plein coeur des floralies.Courez la chance de gagner de nombreux prix de présence, dont un séjour d'une semaine pour deux personnes en Bulgarie Service gratuit de navette entre le métro de l'île Sainte-Hélène et le Palais de la Civilisation Restaurant offrant un menu bulgare Spectacles gratuits de cinéma bulgare Lundi, journée de l'âge d'or Boutique de souvenirs ¦HHHHII HHHMHHMHHb V S# WÊÊÊ A-6 ¦ Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Poste d’été à combler Programme de traitement des eaux d’égout, 7e étage Le Bureau de santé de l’Est de l'Ontario, Cornwall (Ontario), recherche actuellement un étudiant pour travailler tout l'été à la 7e étape de son programme de traitement des eaux d'égout.Relevant des superviseurs des bureaux de Cornwall et de l'Orignal, le titulaire aura pour fonction de faire le suivi relativement aux certificats d’approbation en cours, d'évaluer les risques pour la santé publique, de parachever les enquêtes dans le domaine sanitaire et de mener d'autres activités en rapport avec la 7e étape du programme de traitement des eaux d’égout.Le candidat idéal doit répondre aux exigences suivantes: • être à sa 2e ou 3e année de génie civil dans une école technique ou étudiant en génie à l’université; • être mature et entreprenant; • pouvoir travailler avec un minimum de supervision; • avoir du tact, un bon jugement, de la discrétion et être en mesure d’établir les priorités de travail; • pouvoir communiquer sans difficultés dans les deux langues officielles; • être détenteur d’un permis de conduire valide de l’Ontario et disposer d’une voiture.Les conditions salariales sont à négocier.Veuillez envoyer votre curriculum vitaè, en toute confiance, à: Service du personnel Bureau de santé de l’Est de l'Ontario 100 Pitt Street Cornwall, Ontario K6J 3SS RELATIONS PUBLIQUES Société bien établie recherche des relationnistes intermédiaire et senior avec expérience, imagination, et capables d’administrer certains comptes intéressants en langue française et/ou anglaise.Toute offre de service demeure confidentielle.Envoyer son curriculum vitae et références à: LE DEVOIR dossier 1370 C.P.6033, Succursale Place d’Armes Montréal (Québec) H2J 3S6 Voir aussi en pages A-4 et A-7 UNIVERSITÉ YORK COLLÈGE GLENDON Professeur(e) Adjoint(e) Mise en concours d'un poste de professeur^) adjoint(e) dans le Département de mathématiques pour la période du 1er septembre 1987 - 30 avril 1988.Conditions requises: Doctorat en mathématiques et être capable d'enseigner en français et en anglais Fonctions: Recherche et enseignement de trois cours de mathématiques.Envoyer lettre de candidature, curriculum vitae et lettres de référence à: Professeur J.-C Bouhénic, Directeur, Département de mathématiques.Collège Glendon, Université York, 2275 avenue Bayview, Toronto, Ontario.M4N 3M6 Date de clôture du concours: le 22 juillet 1987.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette annonce s'adresse aux citoyen(ne)s canadien(ne)s et résident(e)s permanent(e)s.L'Université York applique une politique d'équité en matière d'emploi.Sont invitées à se porter candidates les femmes et les hommes possédant les qualifications requises.Le Conseil des Arts du Canada Cherche un Agent des arts médiatiques (distribution) Fonctions Sous la supervision générale du chef du Service des arts médiatiques, gérer les programmes d'aide du Conseil des Arts aux organismes de distribution de vidéos et films artistiques, les subventions aux atèliers concernant les arts médiatiques, le fonds d'aide à la communication et le fonds de la collection d'oeuvres d’arts médiatiques du Service; seconder le chef dans la gestion du service et le remplacer en son absence; représenter le Conseil des Arts du Canada auprès des artistes, organismes artistiques et ministères et organismes gouvernementaux, contribuer à l'élaboration des politiques du Conseil sur le cinéma, la vidéo et les médias connexes.Qualités Bonne connaissance du cinéma, de la vidéo et des médias connexes au Canada et à l'étranger artistes et groupes d'artistes coopératives et centres dirigés par des artistes, galeries et musées, et diffuseurs.Études postsecondaires dans une discipline connexe et cinq ans d'expérience administrative comportant des responsabilités dans un domaine des arts.Compétence linguistique Les deux langues officielles.Lieu Ottawa.Salaire À compter de 36 700 $, selon les qualités.Les curriculum vitae doivent être soumis au plus tard le 7 août.à Ressources humaines Conseil des Arts du Canada 99, rue Metcalfe Case postale 1047 Ottawa (Ontario) K1P 5V8 offre d’emploi Commission des droits de la personne (ACCESSIBLE AUX HOMMES ET AUX FEMMES) Un(e) analyste de l’informatique (Poste temporaire à temps compte! d'une durée de sept (7) mois a«ec possibilité de renouvellement) (Offre d'emploi numéro SE-87-20) La Commission sollicite des candidatures afin de combler un poste d'analyste de l'informatique à sa Direction des programmes d'accès à l'égalité.Lieu de travail: Montréal Attributions: Sous la supervision de la Directrice, recueille, met en ordre évalue, analyse et synthétise des données, propose des solutions et détermine un plan de traitement par l'informatique compte tenu des besoins et objectifs; procède à l'élaboration, à l’implantation et à la mise à jour de banques de données; procède à l'analyse des systèmes informatiques en place et effectue les corrections appropriées afin de mettre en place le système détimtil de traitement de données relatives aux P.A E ; participe au plan de développement de l'informatique à la Commission; élabore des programmes adaptés aux besoins de la Commission et de la Direction et en ettectue la programmation.Conditions d'admissibilité Posséder une formation universitaire terminale de 1 er cycle en sciences pures, en sciences appliquées ou en administration et un minimum de trois (3) ans d'expérience professionnelle dans l’exercice des attributions de ce titre d'emploi, notamment au niveau de la programmation.Chaque année de scolarité manquante peut être compensée par deux (2) années d'expérience reconnue; chaque année d'expérience manquante peut être compensée par une année de scolarité reconnue et additionnelle au minimum requis.Candidat(e) recherchée) Aptitude à travailler en équipe multidisciplinaire.Doit faire preuve de créativité, de jugement, d'esprit d'initiative et de synthèse.Possède une bonne connaissance des équipements IBM PC et de logiciels d'application, dont principalement PC/F0CUS.Bonne connaissance de la méthodologie de la gestion de projet STRADIS.T raitement: De 22 904J à 43101 $ plus 11,12% pour absence d'avantages sociaux (en voie de révision).Toute candidature sera traitée confidentiellement et devra être soumis au plus tard le 3 août 1987 à: La Direction des services administratifs Commission des droits de la personne 360, rue Saint-Jacques 8e étage Montréal (Québec) H2Y1P5 en y indiquant le numéro d'offre d'emploi DIRECTEUR D’INFORMATION L'Institut canadien pour la paix et la sécurité internationales a été fondé par une loi du Parlement en juin 1984.Son mandat est d'accroître la connaissance et la compréhension des questions relatives à la paix et à la sécurité internationales d’un point de vue canadien, particulièrement en matière de limitation des armements, de désarmement, de défense et de solution des conflits.L’Institut recherche une personne pour diriger les activités de son service d’information comprenant le développement d’une banque de données bibliographiques sur les questions de paix et de sécurité et pour la supervision d’un personnel réduit de bibliothèque.Pour être qualifié(e), le(la) candidat(e) devra être en mesure de communiquer dans les deux langues officielles et avoir une bonne connaissance du sujet en plus de posséder une expérience en informatique et en administration.Une connaissance du travail de bibliothèque ou de centre de ressources est essentielle.Le salaire dépendra de l’expérience et des qualifications.Prière d’envoyer par écrit votre candidature avant le 15 août, en y incluant des détails complets sur la scolarité et l’expérience, à: Administration, Maria Catana, l’Institut canadien pour la paix et la sécurité internationales, C.P.3425, Succursale D, Ottawa (Ontario), K1P 6L4."I CHIMISTE ET INGÉNIEUR L Université du Québec à Montreal recherche deux (2) professionnels contractuels dans le cadre du projet de relocalisation de son département de chimie à l'édifice du 200, rue Sherbrooke ouest Un chimiste: analyse les besoins du departement, formule les critères organisationnels propres à la discipline et nécessaires au programme de construction, participe à la recherche de solutions créatives Un ingénieur: analyse les besoins mécaniques et électriques, formule les éléments nécessaires au programme de construction, participe à la recherche de solutions créatives Début du contrat: 31 août 1987 Les offres de service doivent parvenir avant le 22 juillet 1 987 et doivent être adressées à M.Émilien Gohier.directeur Service des projets d'aménagement UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Pavillon Place Dupuis, 800, boul.de Maisonneuve est, bureau P-6300 C.P.8888, Succursale A, Montréal (Québec) H3C 3P8 Renseignements: 282-6110 Université du Québec à Montréal J 9 Office national du film du Canada National Film Board of Canada Québec Conseiller-ère financier-ère L’Office national du Film requiert les services d’un-e conseiller-ère financier-ère pour la direction du Programme Français.Cette personne collaborera à la gestion des finances en ce qui a trait à l’affectation et à l’utilisation des ressources financières, humaines et matérielles.Qualités requises Diplôme universitaire en finances, comptabilité ou gestion des entreprises; expérience en gestion financière ou comptable; capacité d’organiser, de coordonner et de contrôler l’établissement des prévisions, des programmes, des dépenses et des budgets; une bonne connaissance des systèmes informatiques; capacité d’élaborer et d’appliquer des systèmes et des méthodes, et d’effectuer des contrôles budgétaires; aptitudes à communiquer efficacement verbalement et par écrit, et à travailler avec le personnel de création artistique; bilinguisme.Salaire: Selon vos compétences.Faites parvenir votre curriculum vitae avant le 18 juillet 1987 en indiquant le numéro de concours JE-87-01, à: Office National du Film, Service du personnel, C.P.6100, Succursale ‘A’, Montréal (Québec) H3C 3H5.Conseil scolaire de l’île de Montréal Directeur du financement Le poste: Sous l’autorité du directeur des services financiers, le directeur du financement est responsable des emprunts à court et à long terme, de la gestion de la dette obligataire et des opérations comptables du Conseil.Il collabore également aux autres secteurs d’activités des services financiers du Conseil.Qualifications: • Détenir un diplôme universitaire de premier cycle ou de préférence de deuxième cycle dans une discipline appropriée; • Posséder au moins huit ans d’expérience pertinente et variée dans les domaines du financement et démontrer une habileté à résoudre des problèmes financiers complexes.TYaitement: • À être déterminé selon les politiques salariales du Conseil scolaire.Peut atteindre 62 844 $ par année.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 31 juillet 1987 à: Raynald Laplante Directeur général Conseil scolaire de l’île de Montréal 500, boulevard Crémazie Est Montréal (Québec) H2P 1E7 LE CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DE LA GASPÉSIE ET DES ÎLES DE LA MADELEINE «recherche» UN/E DIRECTEUR/TRICE DES SERVICES PROFESSIONNELS (poste cadre supérieur, prolongation du 2lème concours) NATURE DU POSTE: Sous I autorité du directeur général, le titulaire du poste exerce les responsabilités qui lui sont confiées par la Loi sur les Services de Santé et les services Sociaux et assume les autres fonctions prévues au plan d'organisation de l'établissement.De manière à accomplir ces devoirs, il doit: — Assurer • la garde et l'accès aux dossiers des bénéficiaires • le traitement des plaintes • l'orientation, l'instrumentation et l’évaluation des activités professionnells touchant l'ensemble de l'établissement • l'animation, le support et la surveillance des activités touchant la vie professionnelle et scientifique et l'établissement — Gérer » les programmes reliés: au secteur ressources aux services aux entants et adultes handicapés aux personnes âgées • les services d'expertise à la Cour Supérieure et de médiation • la recherche • le centre de documentation — Contribuer aux orientations générales de l'établissement EXIGENCES DU POSTE; Scolarité: Diplôme d'études universitaires de trois (3) ans en service social plus une (1) année de spécialisation dans la même dis- cipline ou l'équivalent Expérlenco: Expérience professionnelle de cinq (5) ans dans des domaines pertinents dont trois (3) ans dans un poste cadre intermédiaire ou supérieur — Dans le cas où un candidat posséderait une scolarité moindre et une expérience supérieure, la règte d'équivalence suivante sera appliquée: «2 années d'expérience additionnelle équivaudront à une (1) année de scolarité jusqu'à concurrence de la scolarité exigée sans toutefois excéder deux (2) années de scolarité* — Dans le cas où un candidat posséderait une scolarité supérieure et une expérience moindre, la règle d'équivalence suivante sera appliquée «l'année de scolarité additionnelle équivaudra à 2 années d'expérience jusqu'à concurrence de l'expérience exigée sans toutefois excéder quatre (4) années d'expériences*.QUALITÉS PERSONNELLES: 1 Leadership de compétence 2.Capacité d'entretenir des relations avec les autres directions du C.S.S et avec les établissements et organismes concernés 3 Aptitudes pour la gestion de personnel EXIGENCE ADDITIONNELLE: Utiliser un véhicule automobile personnel dans l'exercice de ses fonctions ENDROIT: Port d'attache: Gaspé Territoire desservi: Région de la Gaspésie et des Iles de la Madeleine, soit de Capucins à Pointe à la Croix, incluant les iles de la Madeleine Population totale d'environ 115,000 habitants CONDITIONS DE TRAVAIL: En conformité avec les normes du Ministère de la Santé et des Services Sociaux Classe salariale 17 soit minimum 44.154 00$ maximum 58,895 00$ au Sr|ul 61 87> Les personnes intéressées sont priées de poster leur offre d'emploi à l'adresse ci-dessous en mentionnant le numéro d'affichage au plus tard le 24 juillet 1987: DIRECTEUR GÉNÉRAL INTÉRIMAIRE Centra de Service» Sociaux de la Gaspétie Affichage 462 Gaspé, 1987,06,25 et de» Ilet-de-la-Madelefne C.P.39 (205 Boul.York Ouest) GASPÉ, Qué.GOC 1R0 International Council for Canadian Studies Conseil international d’études canadiennes AGENT DE PROGRAMME (INTERNATIONAL) Le Conseil international d'études canadiennes (CIEC), dont les bureaux sont situés à Ottawa, administre des programmes de soutien à la recherche universitaire sur le Canada dans plus d’une vingtaine de pays.Le CIEC est à la recherche d’un agent de programme qui travaillera en collaboration avec le Directeur général.Le candidat ou la candidate devrait détenir un diplôme universitaire (maîtrise), avoir de l’expérience dans l’établissement et l’administration de tels programmes, de préférence au niveau international, ainsi qu’une excellente connaissance de l'anglais et du français.Peu de déplacements seront exigés.Ce poste pourra être comblé aussi dès le 1er août.Le salaire se situera aux environs de $35,000.Prière de soumettre sa candidature (une page), ainsi que c.v et références à: Monsieur Peter Karl Kresl, Directeur général, 256, avenue King Edward, Ottawa, Ontario Kl N 7M1 POSSIBILITES DE CARRIÈRES Papeterie Weyerhaeuser Canada Ltd.La division de la Saskatchewan de la compagnie Weyerhaeuser Canada Ltd.accepte, à l’jeure actuelle, des demandes d’emplois et de renseignements, internes ou externes, pour les postes suivants: • Surintendant de la papeterie * Direction de la production par équipe • Direction technique * Direction de la maintenance Weyerhaeuser Canada Ltd.est une compagnie intégrée de produits forestiers, en pleine expansion, avec des usines en Colombie britannique, Alberta, Saskatchewan et Ontario.La division de la Saskatchewan de Weyerhaeuser Canada comprend une usine qui produit 300,000 tonnes métriques de pâte à papier kraft blanchi, Woodlands Group, la Big River Lumber Corporation et Saskatoon Chemicals.La construction de la papeterie, située près de l'usine de pâte à papier, est déjà commencée et sera achevée en 1988.Elle produira 200,000 tonnes de papier non couché, en feuilles individuelles.L’usine est implantée à Prince Albert, une ville prospère de 35,000 habitants, situéeau centre de la Saskatchewan.La ville est dotée d’excellentes installation scolaires, médicales et de loisirs.On y trouve le Northern Institute of Technology, un collège régional et deux hôpitaux régionaux.On peut y pratiquer la chasse, la pêche, le golf, la natation et le hockey en salle ou en plein air.La ville est à proximité du Parc national de Prince Albert et de la région des lacs du nord de la Saskatchewan.Les personnes désireuses de poser leur candidature doivent avoir l’expérience et les qualifications requises dans la papeterie.Veuillez faire parvenir votre demande, en mentionnant le nom du poste, à: Administrative Manager Paper Machine Project Weyerhaeuser Canada Ltd.P.O.Box 3001 Prince Albert, Saskatchewan S6V 5T5 A Weyerhaeuser Canada Ltd.^^+//:8790$D CARRIERES ET PROFESSIONS Lea posies sont offerts également au* hommaa ai aux fmmmaa.REPRÉSENTANT DES VENTES Vous envisagez une carrière dans la vente?Une entreprise en pleine expansion, qui favorise le développement professionnel, est à la recherche de candidats ou de candidates capables d'assumer un poste, dont les responsabilités sont nombreuses dans le domaine des services financiers et de lassurance-vie.AVANTAGES ¦ Programme complet de formation ¦ Possibilité salariale de plus de 35 000 $ ¦ Gamme complète d’avantages sociaux ¦ Milieu de travail stimulant Si vous êtes une personne dynamique, innovatrice, autonome et que vous voulez relever de nouveaux défis et réussir une carrière professionnelle, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à l’adresse suivante: Selexel Recherche et sélection de personnel 601, rue de La Gauchetière Ouest 0 87-03 Montréal (Québec) H3B 2M8 Vous pouvez également communiquer par téléphone en composant le (514) 861-2347.Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 A-7 Conseil national de recherches Canada National Research Council Canada Institut de recherche en biotechnologie Montréal Organisme public de recherche à vocation industrielle, l'Institut de recherche en b.otechnoloqie en collaboration avec i'inri„«.no fonnïrn",6',3, T* ï*”?"* Ia m,se au point de ''aP^ation de procédés biotechnologique^^paMa recherche et le dïvè r“herc*e en biotechnologie se consacrera à la recherche fondamentale et appliquée onentee vers le terhnn?nnT m dü®.,nel ®°n ,role contribuera a créer, développer, comprendre et diffuser de nouvelles connaissances en bio nadienne9 VU® aCCr°',re ' emp,°'' amellorer la productivité et rehausser la position commerciale mondiale de l'industrie ca- Directeur Adjoint Recherche et Développement nfnnramm^L nf P'^ ['ele.veria1 du dlrecteur de l ln.stitut et aura comme responsabilités de: planifier, développer et implanter les P recherche de I Institut: diriger les programmes de recherche scientifique de I Institut et de garantir le develoone- ®"td 6 compeî®nce des travaux en génie biochimique, en génie génétique, en fusion cellulaire et en système enzvmatioue à' d'acteur des programmes industriels et affecter les ressources humaines demandées: aider au recrutement et et développement SOnn SC'entl,ique; preparer '«s budgets d'investissement et de fonctionnement des activités de recherché Exigences La personne retenue devra posséder un Ph D.dans une discipline reliée à la biotechnologie telle que la microbioloaie la biochi mie ou le geme biochimique et plusieurs années d'expérience en recherche et développement Le candidat devra en plus avoir démontré son habilite a établir et maintenir des contacts avec I industrie Une expérience antérieure dansla direction de ^oro-grammes de recherche et de développement et une bonne connaissance de la gestion matricielle de la recherche scientitiaue se-raient des atouts importants.La maîtrise parfaite du français et de l’anglais est essentielle.namm0CHndldatt(e) retenu(e) se.verra °,,rlr un salaire concurrentiel déterminé selon la formation et l'expérience mmelé à une gamme d avantages sociaux intéressants.F jumeie a une Si ce défi est à votre mesure, veuillez nous faire parvenir un curriculum vitae complet en indiquant le numéro de référence rrhk ' ava"‘'e 22 U !,et à 1 at,ention de Dr.Bernard Coupai, Institut de recherche en blot^hnoîomrConseM national de rt cherches du Canada, 6100 avenue Royalmount, Montréal, Québec, H4P 2R2.Canada SCIENCES FONDAMENTALES PROFESSEUR(E) SUBSTITUT CONCOURS NO: D.G.A.-51 L Université du Québec à Chicoutimi est à la recherche dun(e) professeur(e) substitut en mathématiques.Le (la) professeur(e) devra assurer de l'enseignement et de la recherche dans cette discipline, dans le programme de mathématique-informatique et dans divers autres programmes, notamment en sciences appliquées et en administration Sa recherche portera sur I analyse numérique, la recherche opérationnelle, la modélisation ou la statistique.EXIGENCES Doctorat en mathématiques.Une expérience de l'enseignement et de la recherche dans les domaines concernés est souhaitable.Ce poste s adresse prioritairement aux citoyen(ne)s canadien(ne)s.MODALITÉS Les modalités de travail sont régies par une convention collective.Le traitement est établi selon les qualifications et l'expérience.Entrée en fonction: le 1er septembre 1987 DATE LIMITE On a jusqu'au 1er août 1987 pour faire parvenir sa candidature au: Doyen de la gestion académique.Université du Québec à Chicoutimi, 555.boulevard de l'Université, Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Université du Québec à Chicoutimi PROFESSEURS D’HORTICULTURE ET PAYSAGISME Le Collège Algonquin est à la recherche d'un professeur à contrat et des professeurs à temps partiel pour le programme Horticulture et paysagisme.Les candidats seront appelés à enseigner quelques-unes des matières suivantes: aménagement, arbori-culture, sols et fertilisants, entomologie, identification des plantes, entretien de la pelouse, pathologie végétale, plantes annuelles.Exigences: Diplôme universitaire ou collégial; expérience pratique de l’horticulture; expérience de l'enseignement et/ou de la gestion du personnel: bilinguisme (anglais, français), donc aptitude à enseigner en français et en anglais.Salaire: Selon la convention collective du personnel scolaire.Entrée en fonctions: le 31 août, 1987 Les personnes désireuses de poser leur candidature voudront bien préciser le numéro du concours dans la demande qu'elles feront parvenir, par écrit, aux Ressources humaines 1385, avenue Woodroffe Nepean (Ontario) K2G 1V8 au plus tard le 19 juillet 1987 Concours: 106-87 /KOONOJN Le Collège Algonquin offre à tous les chances égales d'accès à l'emploi.«Ê Ces postes sont accessibles aux hommes et aux femmes PROFESSEUR RÉGULIER EN MARKETING FONCTIONS: La personne retenue réalisera la plus grande partie de sa tâche d’enseignement à l'intérieur de programmes de premier cycle en administration des affaires.Elle dispensera alors des cours en comportement du consommateur et en marketing industriel.Elle sera également appelée à participer à des projets de recherche et d'intervention dans le milieu EXIGENCES: La personne retenue devra détenir un doctorat ou avoir complété une scolarité de doctorat en administration des affaires (spécialisation en marketing).Le candidat qui possède une maîtrise avec expérience pertinente sera également considéré Dans le cadre de sa spécialisation, la personne retenue devra démontrer sa capacité d'intégration à un groupe de recherche en gestion des ressources maritimes ou à une équipe de recherche et d’intervention auprès des organisations de petite et moyenne dimensions.PROFESSEUR RÉGULIER EN GESTION DE PROJET FONCTIONS: La personne retenue dispensera principalement des activités d’enseignement dans le cadre du programme de maîtrise en gestion de projet et aura à accomplir les tâches pédagogiques reliées à ce type de programme.Elle devra aussi effectuer des travaux de recherche appliquée et d’expertise dans le domaine de la gestion de projet EXIGENCES: Les candidats devront posséder un diplôme de troisième cycle (ou à tout le moins avoir complété une scolarité de doctorat et être engagés dans leurs travaux de thèse) dans une des disciplines suivantes: management, systèmes d'information, systèmes de décision et gestion des opérations, ou Posséder une maîtrise en gestion de projet et une expérience professionnelle reconnue d'au moins cinq (5) ans dans ce domaine Les candidats devront démontrer des capacités à fonctionner en équipe et à effectuer des travaux de recherche appliquée, des habiletés à transmettre un enseignement, dès aptitudes à entreprendre des travaux de coopération internationale PROFESSEUR SUBSTITUT EN GESTION INFORMATISÉ FONCTIONS: La personne retenue réalisera la plus grande partie de sa tâche d'enseignement à l'intérieur d'un certificat de premier cycle en gestion informatisée.ELIe dispensera alors des cours en évaluation des besoins informatiques et en utilisation des matériels et logiciels.Elle sera également appelée à participer à des projets de recherche et d’intervention dans le milieu EXIGENCES: La personne retenue devra détenir un doctorat ou avoir complété une scolarité de doctorat en administration des affaires, en systèmes d'information ou en informatique appliquée à la gestion.Le candidat qui possède une maîtrise avec expérience pertinente sera également considéré.Dans le cadre de sa spécialisation, la personne retenue devra démontrer sa capacité d'intégration à une équipe de recherche et d'intervention pour l'amélioration des situations de travail ou à une équipe de recherche et d'intervention auprès des organisations de petite et moyenne dimensions.PROFESSEUR SUBSTITUT EN GESTION DES RESSOURCES HUMAINES FONCTIONS: La personne retenue réalisera la plus grande partie de sa tâche d enseignement à l’intérieur d'un certificat de premier cycle en gestion des ressources humaines.Elle dispensera alors • des cours en gestion du personnel et/ou en relations de travail: Elle sera également appelée à participer à des projets de recherche et d’intervention dans le milieu EXIGENCES: La personne retenue devra détenir un doctorat ou avoir complété une scolarité de doctorat en relations industrielles ou en administration des affaires (spécialisation en gestion du personnel et/ou en relations de travail).Le candidat qui possède une maîtrise avec expérience pertinente sera également considéré Dans le cadre de sa spécialisation, la personne retenue devra démontrer sa capacité d’intégration à une équipe de recherche et d'intervention pour l'amélioration des situations de travail ou toute autre équipe de recherche PROFESSEUR RÉGULIER EN SCIENCES DE LA SANTÉ FONCTIONS: La personne retenue devra dispenser des activités d'enseignement en sciences de la santé, collaborer à des travaux de recherche, encadrer les étudiants dans la poursuite de leur programme et participer aux différents organismes de l'Université.EXIGENCES: La personne retenue devra posséder un doctorat en sciences infirmières, ou Un doctorat dans un domaine pertinent et une maîtrise en sciences infirmières.Une expérience d'enseignement et de recherche en santé communautaire est également demandée Les personnes possédant une maîtrise en sciences infirmières (avec mémoire ou thèse) et deux (2) ans d'expérience en nursing et une expérience de recherche en santé communautaire seront également considérées.Tous les candidats devront être membres actifs de l'O.I.I Q TRAITEMENT: Selon la convention collective Toute candidature sera traitée confidentiellement Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17h00 le 21 août 1987 au: Département de Biologie et de Sciences de la santé Monsieur Michel Bourassa, directeur Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski (Québec) G5L 3A1 PROFESSEUR RÉGULIER EN ANIMATION DES PETITS GROUPES FONCTIONS: La personne retenue devra dispenser des activités d'enseignement sur le territoire desservi par l'UQAR dans le cadre du Certificat en animation des petits groupes, participer à des travaux de recherche, encadrer les étudiants dans la poursuite de leur programme et participer aux différents organismes de l'Université.Eventuellement, cette personne devra assurer l'administration pédagogique du programme.EXIGENCES: La personne devra posséder 1°) un doctorat en psychologie ou discipline connexe et appropriée et une expérience en formation auprès des groupes; 2°) seront ensuite considérés les candidats ayant une scolarité de doctorat et une expérience en formation auprès des groupes; 3°) en troisième lieu, seront considérés les candidats possédant une maîtrise et une expérience professionnelle reconnue d'au moins cinq ans dans le domaine de l'intervention psychosociale.Les secteurs de spécialisation demandés sont l'animation de groupe, l’intervention auprès des groupes et des collectivités Le domaine de recherche regroupe celui de la spécialisation et peut s’élargir à toutes questions relatives à la psychologie des groupes et aux différents modes d'intervention Des qualités de pédagogue seront essentielles et une compétence en méthodologie de recherche sera un atout TRAITEMENT: Selon la convention collective en vigueur DATE D'ENTRÉE EN FONCTION: Automne 1987 Toute candidature sera traitée confidentiellement.Les personnes intéressées à ce poste sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17h00 le 21 août 1987 au Département des Sciences humaines À l'attention de Monsieur Serge Côté Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski (Québec) G5L 3A1 TRAITEMENT: Selon la convention collective Toute candidature sera traitée confidentiellement Les personnes intéressées à ces postes sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant 17h00 le 24 juillet 1987 a Monsieur Jean-Hugues Rioux, directeur Département d'économie et de gestion Université du Québec à Rimouski 300, avenue des Ursulines Rimouski (Québec) G5L 3A1 Université du Québec à Rimouski A-8 B Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies.Pierre Godin MAIS QUI NOUS MENACE ?U AND le Parlement fédéral, profitant des 8 lscandales qui ont ébranlé la GRC, s’est enfin résolu à enlever à la Gendarmerie sa division de la « sécurité », pour constituer le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), plusieurs graves problèmes se posaient.Le nouveau service allait-il vraiment devenir « civil »?Allait-il respecter enfin les libertés des gens ?Y réussirait-on à passer d’une mentalité policière à la culture du renseignement ?Pourrait-on en surveiller sérieusement les activités ?Et surtout le pays pourrait-il compter sur une protection efficace de sa sécurité ?À mi-chemin de son mandat, le premier Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS) vient de publier, dans son rapport au Parlement, des constations fort instructives.Le SCRS qui était forcément composé à son départ de membres venus de la GRC n'a presque rien fait pour diversifier sa composition professionnelle.La direction n’a pas tenu ses engagements à cet égard.Certes, le CSARS loue le dévouement des agents actuels et leur compétence, mais le Canada n’a toujours pas de vrai service civil de renseignement.C’est la mentalité policière et le sentiment d’appartenir à une élite au-dessus des lois qui avaient porté l’ancien service aux abus que l’on sait.Paradoxalement, le recrutement qui continue de favoriser d’ex-policiers n’a pas aidé le SCRS à surmonter la méfiance de la GRC à son endroit, ni à développer de meilleurs rapports avec les autres forces de l’ordre au pays.Cette rivalité risque de continuer tant que la GRC n’aura pas été réformée en profondeur et ramenée à ses tâches essentielles.En matière de contre-espionnage, le SCRS ne reçoit que des éloges.C’est au chapitre de la « subversion », secteur de responsabilité du service qui a fait l’objet d’une étude spéciale, que le rapport du CSARS est accablant.La Division de l’anti-subversion (dont l’effectif non négligeable dépasserait 10 %) vise trop de cibles, suit un manuel dépassé, et dépend de sources qui ne sont pas toujours solides.Elle néglige des menaces ou en invente, sous la dictée de services « amis » (entendons : américains), oubliant l’intérêt national dont ses agents sont les gardiens.Devant un pareil désastre, un tel gaspillage d’énergie et de fonds publics, on ne peut qu’appuyerla recommandation du Comité de dé- manteler cette Direction et d’en confier les rôles au contre-espionnage et à l’anti-terrorisme.Mais d’autres lacunes, moins grossières mais plus néfastes peut-être encore, seront longues et difficiles à corriger.Ainsi le Comité s’impatiente que le SCRS, malgré tous les avis au contraire, continue de donner la préférence aux opérations clandestines, négligeant l’analyse et le recours aux informations publiques déjà accessibles.Pareille carence rend les choix stratégiques du SCRS tributaires d’agences étrangères « amies » (et peut-être aussi de leurs « adversaires » ! ).Évidemment, nos agents secrets sauraient mieux quel pays protéger si le Canada se tenait lui-même debout.Malgré tout, si les évaluations du CSARS sont justes, il faut noter une amélioration dans le contrôle des activités de notre police secrète.Les mécanismes de surveillances ont commencé de faire sentir leurs effets.On tente encore de cacher au CSARS certaines données, mais au moins il est devenu possible de redresser les torts injustement faits a quelques citoyens et surtout à des immigrants.De même, on n’espionne plus inutilement les campus d’université et les partis politique.(Il faudra patienter à l’an prochain pour savoir ce qu’il en est des syndicats ! ) Le Comité de surveillance a réussi à faire reculer le SCRS dans certains cas d’abus, même si son modeste bureau et ses méthodes d’enquête demeurent rudimentaires.Ses membres, désignés par tous les partis aux Communes, manifestent un évident enthousiasme pour leur mandat, un sens critique et une perspicacité qui sont dignes d’éloges.Le Parlement gagnera à entendre leur avis quand viendra le temps, en 1989, de réviser la loi qui a créé le SCRS.Car la réforme n’est pas complète.Ainsi, au royaume des secrets canadiens, il existe « d’autres intervenants importants, qui ne sont inclus dans aucun contrôle indépendant », signale le Comité.Ces agences ont eu la bonne fortune de ne pas se faire prendre.Mais point n’est besoin d’être un as-espion pour deviner là aussi de vieux penchants pour l’abus, le gaspillage, l’étroitesse idéologique, sans oublier le traditionnel mépris à l’égard des minorités.Il faudra y mettre bon ordre — et d’abord en mesurant mieux où sont les vraies « menace ».— JEAN-CLAUDE LECLERC L’Amérique vertueuse ébranlée LE COLONEL Oliver North, principal témoin dans l’affaire de Y Iran-gale, a jeté un beau pavé dans la marre vertueuse de l’Amérique.Répondant aux questions de la commission d’enquête du Congrès, l’ancien membre du Conseil national de sécurité s’est lancé dans une critique acerbe de la politique extérieure de son pays en s'en prenant notamment à la naïveté qu’entretiennent les parlementaires sur la démocratisation des services secrets.Pourquoi, ont demandé les commissaires, le peuple américain n’a-t-il pas été informé de la vente d’armes à l’Iran et du soutien spécial que l’on voulait accordé aux contras ?Se référant sans doute au bon sens élémentaire qui inspire tout diplomate, le colonel North répondit qu’il ne comprenait pas pourquoi il aurait fallu informer les Américains si, de toute évidence, les ennemis des États-Unis devaient être tenus dans l’ignorance.Et d’expliquer qu’il est normal dans l’exécution de la politique C’est quoi TEMOIGNAGE GHISLAIN DEVROEDE J’AI LU avec intérêt le texte de monsieur Guy Brouillet sur la dénatalité, paru récemment dans le DEVOIR.Ce texte souligne certainement avec justesse que ce serait une illusion de croire qu’une simple aide financière aux parents suffirait à augmenter la natalité.Mais il est un peu injuste et dur à l’égard des Québécoises et des Québécois.Je crois pour ma part que c’est la dissociation entre sexualité et procréation, résultat historique des méthodes contraceptives, pratiquées depuis seulement trente ans, qui est la cause directe de la dénatalité.C’est le cas de tous les pays riches.C’est encore plus le cas du Québec, qui sort brutalement de l’emprise de l’Église, en proie au cours des siècles à des difficultés face aux femmes et face à la sexualité, et qui a toujours essayé de s’en sortir en promouvant la natalité comme une justification à posteriori.Le fait de pouvoir faire l’amour sans faire des enfants amène plus de liberté à l’individu.Liberté et autonomie sont deux choses différentes, et bien des adultes sont très immatures affectivement.Il y a deux formes de sexualité ; celle qui consiste à baiser, et celle qui consiste à faire l’amour — dans une véritable relation interpersonnelle.Faire l’amour ne peut que mener à donner la vie.Baiser, dans une société matérialiste, c’est jouir « accotés », et cela mène à la dénatalité.Pourtant, je suis moins pessimiste ue monsieur Brouillet.Dans toute rection, il y a une toute petite parcelle d’amour.De baise en baise, on finit toujours par rencontrer sa vérité.Je vois le Québec comme à moitié réveillé et pas tout-à-fait guéri de étrangère, d’agir dans le secret.C’est une règle qui vaut pour tous les pays, spécialement pour les empires, meme ceux en déclin.Au besoin, les dirigeants et leurs subalternes n’hésiteront donc pas à mentir pour couvrir leurs véritables objectifs et préserver ce que l'on appelle les intérêts nationaux.Ces propos d’une franchise totale ont pu choquer l’Amérique bonne et honnête.En fait, le colonel n’a rien dit qu’on ne savait déjà.Mais, en prenant sans détour la défense des opérations secrètes, il a attaqué de front ceux qui croient que la démocratie existe en Amérique, et que les orientations majeures en politique étrangère doivent être décidées par les parlementaires élus.Les commissaires n’ont pas manqué d’ailleurs de lui rappeler.Le témoignage du colonel North a fait ressortir les contradictions inhérentes au système politique américain.Au cours de la dernière décennie, le Congrès a accru sensi- l’Amour ?sa révolution tranquille, où il a jeté pèle mêle religiosité et nationalisme.Né en Belgique, en Amérique du Nord depuis 30 ans, ici depuis 1968, j’observe avec admiration l’évolution d’un peuple qui est assez solide pour avoir survécu à un tel changement.Je crois par exemple que la France et la Belgique n’ont pas encore commencé à faire les changements en profondeur qui se sont effectués au Québec, au niveau des relations interpersonnelles.Divorcé d’une Belge avec qui j’ai eu deux enfants, je suis marie avec une Québécoise et nous attendons moi un troisième enfant, elle un premier : à 42 ans elle est revenue sur la promesse qu’elle s’était faite, enfant, de ne pas se lier à un homme et de ne jamais avoir d’enfant.Dernière de treize, elle a, comme moi, entendu sa vieille mère s’exclamer devant les reproches de ses filles : « Dites-moi ce que c’est aimer; je ne sais pas moi ! » Car on ne peut séparer l’accueil d’un enfant et l’amour.Comment s’étonner alors qu’aucun enfant ne soit accueilli ?Je n’aime pas le sacrifice et je me méfie de ce qu’on appelle générosité : aimer pour être aimé, c’est encore égoïste.Les jeunes ne s’y trompent pas, et donner la liberté sans autonomie mène à la fragmentation et à un taux record de suicides chez les quinze à dix-neuf ans.Je ne suis pas non plus monsieur Brouillet quand il pense que l’humanité, dans le passe, a eu des grands moments de renoncement à son individualisme.Ce n’est pas ainsi que je lis l’histoire.Je lis plutôt des spirales où l’Amour devient incarné, avec des moments d’emballement et d’autres de peur.Les temps de pauvreté favorisaient la natalité : je n’y vois aucun désintéressement mais une tentative de survivre à travers assez d’enfants pour perpétuer sa Lignée.Je ne crois pas que l’humanité ait jamais dédaigné le plaisir : re- blement ses pouvoirs en matière de politique étrangère, affaiblissant du même coup ceux du président et de la Maison Blanche.La vente d'armes à l’Iran tout comme le soutien aux contras auraient dû être approuvé par le Congrès.Mais il y avait sur ces deux questions des divergences fondamentales entre les parlementaires et l’administration.Le Conseil national de sécurité, avec l’aval du président, a voulu défier le Congrès.Le ton direct et tranchant du colonel ne semble pas avoir déplu aux Américains.Plusieurs partageaient sans doute son rêve de lutter partout dans le monde en faveur de la liberté.Mais comment ?Voilà la vraie question.Les expéditions en Corée et au Vietnam, ont convaincu les Américains qu’il valait mieux utiliser d’autres moyens pour protéger leurs intérêts dans le monde.Le colonel est peut-être devenu par son témoignage un héros, mais sans lendemain.— ALBERT JUNEAU foulé, il est toujours ressorti dans la perversité.Personnellement j’ai toujours courtisé le plaisir et le bien-être, et j’ai assume la misère de mon enfance, en essayant de cesser de perpétuer le mal que m’avaient fait mes parents, dans leur inconscience.Ma femme a suivi de son côté le même chemin.Fit c’est toujours dans le plaisir que nous avons le bonheur d’attendre cet enfant dont nous nous promettons de respecter l’altérité dans la mesure où nous ne sommes pas trop inconscient.Je ne suis pas non plus monsieur Brouillet quand il dit que divorcer implique que la paternité est sans importance.Mon aîné m’a dit que c’est mon départ qui l’avait réveillé et remis sur le chemin de la vie, à travers la souffrance.Mon cadet m’a dit qu’il avait enfin un père, et qu’il avait deux « chez lui ».Si j’étais resté « pour mes enfants », je les aurais utilisés comme excuse pour fuir la vérité qui m’habitait.Je suis d’accord avec monsieur Brouillet qui écrit que la paternité et la maternité sont le destin normal d’un homme et d’une femme.Mais je vois peu de gens « normaux » autour de moi, c’est-à-dire généreux, ouverts, bien dans leur peau et dans leur coeur (je suis médecin et n’ai jamais rencontré de malades heureux).L’adulte est fait pour donner, l'enfant pour recevoir.Nous avons tous et toutes une partie « enfant » qui demande à grandir.Alors, que faire ?Et si on apprenait à s’aimer.?Quand j’étais petit, je demandais avec candeur à mes parents : « c’est quoi l'Amour ?» Ils me répondaient, un peu gênés, que je verrais cela plus tajd, quand je serais grand.Et on peut apprendre ! J’ai beaucoup appris ce que ce n’est pas.J’ai surtout appris qu’on n’aime pas si on ne respecte pas les Autres.À commencer par notre conjoint et nos enfants.\Jlji -£/\ «*iÊ r\ ¦iSfœ ue S MÛMAPC/è*&r HA&77)fJT b£ tA VUtvère / mm?LETTRES AU DEVOIR ¦ Quelle honte ! L’ÉDITORIAL de M.Albert Juneau dans Le DEVOIR du vendredi 26 juin est une apologie d’une situation tragique.Le Saint-Siège a choisi une fois de plus de jouer la carte politique contre la moralité, raison d’être de l’Église.Le président Waldheim d’Autriche, quoi qu’on pense des tergiversations diplomatiques, est un menteur.Il a nié son rôle dans l’armée allemande.Les documents photographiques apportés ont prouvé autrement.Sa signature sur l’ordre de déportation, aux camps de concentration, des juifs de la ville de Salonique en 1944 est de notoriété publique.Le rôle-du Saint-Siège est de montrer l’exemple de la morale aux peuples du monde.Par contre, dans le cas présent, le Vatican sombre dans les convenances et l’opportunisme de la politique facile.Quelle honte ! — BENJAMIN SHARA Montréal, le 28 juin.¦ Un syndrome pour la CSST Lettre à Mme M.Jérôme-Forget, présidente de la Commission de la santé et de la sécurité du travail LES 300 délégués de la Fédération des SPIIQ, réunis en congrès à la mi-juin, et représentant 16 500 infirmières et infirmiers du Québec, tiennent à vous rappeler l’engagement que vous avez pris le 5 mai, devant les délégués de l’Association pour la santé et la sécurité du travail, secteur des affaires sociales (l’ASSTSAS), de vous occuper personnellement du dossier du « syndrome de St-Fran-çois d’Assise».Depuis 1982, soit depuis cinq ans, la CSST tarde à reconnaître les dangers réels auxquels sont exposés quotidiennement les 1 800 travailleuses et travailleurs du Centre hospitalier St-François d’Assise.Un nombre imposant de salariés, d’infirmières en particulier, soit 200, continuent à subir les préjudices physiques, pécuniaires et psycho-sociaux découlant directement d’un environnement de travail pernicieux.Hormis les cas diagnostiqués de cytomégalovirus, la diversité des symptômes identifiés — asthénie, fatigue extrême, sudation nocturne, céphalée, perte de mémoire, problèmes pulmonaires — est d’une importance telle qu’elle questionne les sommités scientifiques.Bien que la spéculation soit ouverte quant à la nature et à l’origine de « cette nouvelle maladie », il devient désormais farfelu de prétendre que l’environnement de travail n’y est pour rien.Les hypothèses se tournent, entre autres, vers le système de ventilation.La norme que doit appliquer le service de l’inspection de la CSST est nettement déficiente, soit de 2,4 litres /seconde/personne, alors que l’ASHRAE américaine la circonscrit autour de 10 litres /seconde/personne et que les normes européennes se situent à 20.Vous comprendrez que les choix politiques (impératifs socioéconomiques) qui sous-tendent l’établissement d’une telle norme questionnent celles et ceux qui en paient le prix de leur santé.À cet égard, la Fédération des SPIIQ estime que l’inaction de votre organisme envers Econoler et l’employeur du Centre hospitalier St-François d’Assise équivaut à de la négligence criminelle et qu’une poursuite pénale, selon les articles 237 et 242 de la loi S.2.1, est actuellement envisagée.— HÉLÈNE PELLETIER présidente Fédération des SPIIQ Québec, le 29 juin.¦ Un matin de mars 1939 LA PEINE capitale ! Pendant dix jours ce fut le sujet au Parlement d’Ottawa et celui qui alimentait les médias.Il a manqué un témoignage, celui d’un ministre du culte qui, un jour, a été appelé à assister un pendu.Voici ce témoignage : Un matin de mars 1939, à la prison de Bordeau, j’assistais sur la potence un homme et une femme dans la quarantaine.Leur crime : ils furent condamnés pour avoir délibérément empoisonné le mari de cette femme.Qui étaient ces gens ?Le mari, un cultivateur, est toujours à la buvette, c’est sa femme qui accomplit le travail de la ferme.Us n’ont pas d’enfant.Le futur pendu, l’amant, un pauvre gars illettré, va d’un voisin à l’autre pour effectuer les travaux pénibles.Il répare des clôtures et nettoie des fossés.La femme, une bonne et forte paysanne, a invité le travailleur dans son lit ! Ils sont pris, après la mort du mari, par le résultat de l’autopsie.L’incarcération, le premier procès : deux ans en prison.Un second procès : la condamnation à la potence.Je les ai connus, parce que dans le temps je prêchais, chaque année, la retraite de la Semaine sainte à la prison des hommes et à celle des femmes.Ils me sont sympathiques et je les visite souvent.Ils viennent d’une petite municipalité de la région de Québec mais les exécutions n’ont lieu, dans le temps, qu’à la prison de Bordeau.Marie passera la dernière nuit avec deux religieuses du Bon Pasteur dans sa cellule et le gars avec moi dans la cellule voisine.Mon gars pleure, tremble, subit son agonie, il s'accroche à moi, me couche avec lui sur le grabat, il est tout en sueur, accepte puis se révolte.Sans cesse, il se jette sur ma montre me demandant : « 11 me reste combien de temps ?» Dans l’autre cellule, où je me rends de temps en temps, c’est le calme, une femme forte qui vit de foi et d’espérance.Arrive le matin, je célèbre la Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour fins d’identification dans nos dossiers.Prière de s en tenir à moins de deux pages dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.messe pour mon protégé.Un autre prêtre pose le même geste chez ma voisine.Et c’est l’instant.Le bourreau, les gardes, les mains liées, la porte dérobée qui donne sur la potence.Je conduis mon homme par le bras.Je dis des invocations simples qu’il bafouille à mes côtés.Le bonnet, la corde et la chute dans le vide.Mon ami se balance au bout du cable à trois mètres de mes yeux ! Et, après quinze minutes dans la chambre de la femme, on recommence avec elle.Trente minutes plus tard, je retrouve les deux corps recouverts d’un drap dans le sous-sol de la prison.Ils sont bien morts, la société les a tués ! Les députés, l’autre matin, sont partis vers leur appartement à deux heures, ils avaient bien droit à un verre avant de se coucher ! Moi, j’ai terminé ma besogne au cimetière de la Côte-des-nei-ges à sept heures, je n'ai pas pris de café, j’ai vomi et j’ai pleuré ! C’est à une exécution et non à une discussion qu’on aurait dû convoquer ces beaux messieurs de la Chambre des communes — UBALD VILLENEUVE, o.m.i.Québec, le 3 juillet.¦ Un sujet qui touche 700,000 personnes Lettre ;) M Robert Bourassa VOTRE gouvernement a l’intention, à l’automne, de soumettre à l’Assemblée nationale un projet de réforme de la Loi de l’aide sociale.Il nous serait utile de connaître dès maintenant les dates de la Commission parlementaire sur le sujet.Nous pourrions alors mieux nous préparer, et peut-être, soumettre aux membres de l’Assemblée nationale, ainsi qu’au ministre intéressé, un mémoire sur un sujet aussi important et qui touche 700,000 personnes au Québec.Notre organisme, formé surtout de personnes prestataires de l’aide sociale, a pour objectif de promouvoir et de défendre les droits et les intérêts des prestataires de l’aide sociale.— MARGOT POWER présidente Organisation d’aide aux assistées sociales Montréal, le 2 juillet.P.S.Concernant la parité pour les jeunes de moins de 30 ans, il nous semble urgent d’agir, et de ne pas attendre pour cela, la réforme de la Loi d’aide sociale.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée.dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1 II est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Ouebecor Inc , dont les ateliers sont situés au 7743.rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .située au 775, bout Lebeau, St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR = $3 25 par semaine le samedi seulement = $1.00 Pour information: à Montréal: 332-3891 à Québec (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne - 149$ par année 81$ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec DES IDEES, DES EVENEMENTS « Nul ne peut évoquer sa propre turpitude » Le français à la Législature du Manitoba : la Cour d'appel absout les gaffes de la province LIBRE OPINION GUY JOURDAIN y A COUR d’appel du Manitoba a vient de rendre sa décision dans -¦-'l’affaire Waite c.La Reine.Elle reconnaît que la province a violé la Constitution en matière de bilinguisme législatif.Le plus haut tribunal de la province s’empresse cependant de pardonner les fautes de la Législature.Pour ce faire, il institue un nouveau principe en droit constitutionnel canadien : l’Etat peut violer la Constitution, à condition que ce soit à petites doses.Pour être plus précis, la Cour d’appel et la Cour du Banc de la Reine, avant elle, ont conclu ce qui suit : au lendemain de l’avis historique rendu par la Cour suprême du Canada au sujet du Renvoi sur les droits linguistiques au Manitoba, la Législature du Manitoba a continué à violer la Constitution en ce qui a trait à la rédaction de ses archives, procès-verbaux et journaux.Pour passer l’éponge, les deux tribunaux ont fait appel au principe inédit du respect quant à l’essentiel (« substantial compliance»).Ils ont motivé le recours à ce principe en insistant sur la période de transition qui devait avoir lieu entre l’unilinguisme quasi centenaire de la Législature et le bilinguisme exigé par la Constitution.En d’autres termes, le fait pour la province d’avoir agi dans l’illégalité pendant 95 ans lui donne droit à une période de grâce pour pouvoir se rajuster à la légalité.Et moi qui croyais que le crime ne payait pas ! La triste histoire du bilinguisme Examinons la triste histoire du bilinguisme législatif au Manitoba : 1870 — La loi de 1870 sur le Manitoba crée la province du Manitoba.Dès l’année suivante, elle est confirmée par le Parlement britannique et devient indubitablement un texte -— l’Assemblée législative un projet de résolution visant à modifier la Constitution.à cette occasion, le procureur général déclare ce qui suit : « il n'existait pas une simple possibilité, mais une possibilité réelle que la Cour suprême du Canada puisse, dans cette nouvelle ère constitutionnelle, déclarer l’invalidité des lois du Manitoba ».1984 — Le gouvernement provincial abandonne son projet de résolution.De son côté, le gouvernement fédéral pose, dans le cadre d’un renvoi, une série de questions à la Cour suprême du Canada pour faire éclaircir la portée de l’article 23.1985 — La Cour suprême du Canada déclare, le 13 juin, l’invalidité des lois du Manitoba.De manière à éviter le chaos juridique, elle indique qu’elle accordera un délai de grâce pendant lequel les lois seront réputées valides.Pour l’avenir, elle décrète cependant une règle nette et précise : « Quant à l'avenir, la Constitution exige qu’à compter de la date du présent jugement toutes les nouvelles lois de la Législature du Manitoba soient adoptées, imprimées et publiées à la fois en français et en anglais.Toute loi de la Législature qui ne satisfera pas à cette exigence sera invalide et inopérante.» Elle établit également, une fois pour toutes, le principe fondamental qui doit servir a l’interprétation de-l’article 23 : « l’objet de l’article 23.est d’assurer aux francophones et aux anglophones l’accès égal aux corps législatifs, aux lois et aux tribunaux ».Légiférer à tâtons Étant donné son obligation de se conformer parfaitement à la Constitution dès la date du jugement, non pas trois ou quatre mois plus tard, la Législature aurait pu ajourner ses travaux pendant quelques jours, demander a ses conseillers juridiques de lui préciser la procédure à suivre dorénavant et reprendre ses travaux en faisant les choses comme il se doit.C’eut été trop simple, trop logique et, puisqu’il faut le dire, trop cartésien.Non, la Législature décide plutôt de légiférer à tâtons pendant un — m mm |——- — 1 Le fait pour la province d’avoir agi dans l’illégalité pendant 95 ans lui donne droit à une période de orâce pour pouvoir se rajuster à la légalité.Et moi qui croyait que le crime ne payait pas ! » constitutionnel.L’article 23 de cette loi institue le bilinguisme législatif et le bilinguisme judiciaire au Manitoba.1890 — La législature du Manitoba adopte la Official Language Act et fait de l’anglais la seule langue officielle de ses travaux, de ses lois et de ses archives.La Législature se doute de l’inconstitutionnalité de sa propre loi et y incorpore la disposition suivante, à titre de précaution : « La présente loi ne s’applique que dans la mesure où elle relève de la compétence législative de la Législature .» 1892 — La Cour de comté de Saint-Boniface déclare la Official Language Act inconstitutionnelle.Le gouvernement ne porte pas la déci- sion en appel et la balaie sous le tapis.1909 — La Cour de comté de Saint-Boni face déclare une deuxième fois la Official Language Act inconstitutionnelle.Le gouvernement balaie à nouveau la decision sous le tapis.1976 — La Cour de comté de Saint-Boniface déclare une troisième fois la Official Language Act inconstitutionnelle.Howard Pawley, alors procureur général de la province, déclare ce qui suit : « La Couronne ne partage pas l’avis de la Cour de comté, elle ne portera cependant pas sa décision en appel ».Et vlan pour la suprématie du droit (« Rule of Law »), fondement même de l’édifice juridique canadien.1979 — La Cour suprême du Ca- nada déclare la Official Language Act inconstitutionnelle.Le même jour, elle déclare également inconstitutionnel le chapitre de la Charte de la langue française (loi 101) intitulé « langue de la législation et de la justice ».L’Assemblée nationale du Québec comprend le message et réadopte dans les deux langues, au cours de la nuit, toutes ses lois unilingues françaises.1980 — La Législature du Manitoba adopte le fameux « Bill 2».Cette loi permet d’adopter les lois en anglais et de remettre aux calendes grecques le dépôt d’une traduction française.La Cour suprême déclarera cette loi inconstitutionnelle en 1985.1983 — Le gouvernement dépose à mois.Elle adopte des textes qui modifient des lois jusque-là unilingues et fait flotter dans le vide juridique des bouts de phrases rédigés en français qui, sans recours à la version anglaise, ne veulent absolument rien dire.À titre d’exemple, elle modifie le paragraphe 122(3) de la loi sur la réglementation des alcools, dont il n’existe aucun texte français officiel et fait valser, quelque part dans les limbes législatives, les mots « des boissons alcoolisées de tout genre » Et vlan pour l’accès égal aux lois.Par ailleurs, elle décide de jouer au plus fin et de faire traduire en français seuls les passages essentiels de ses procès-verbaux.Comble de maladresse, elle se fourvoie et oublie de traduire certaines phrases des passages essentiels.Et vlan pour l’accès égal aux corps législatifs.La bêtise est quelque chose d'inébranlable Malgré ce pitoyable dossier, les avocats de la Province se sont pré sentés devant les tribunaux en plaidant qu'ils ne pouvaient pas prévoir la décision rendue par la Cour suprême le 13 juin et que la Législature avait besoin d’un délai pour s’adapter.Malgré les faits énoncés ci-dessus, les tribunaux ont gobé cette maigre défense et ont accordé leur clémence.Pourtant, il y a des millénaires, les Romains disaient déjà : « Nul ne peut invoquer sa propre turpitude.» Si les tribunaux avaient invalidé le Code de la route, loi qui faisait l’objet du litige, il est peut-être vrai que The Highway Traffic Act, loi unilingue anglaise, serait redevenue en vigueur.Toutefois, sa validité réputée n’aurait duré que jusqu’au 31 décembre 1988 et la Législature aurait eu, de toute manière, à réadopter entretemps le Code de la route en bonne et due forme.Aucun chaos n'aurait été causé et la Constitution aurait été respectée.Le fait que les tribunaux aient fermé les yeux devant la bêtise de la Législature me rappelle les mots de Flaubert : « La betise est quelque chose d’inébranlable, rien ne l’attaque sans se briser contre elle.» La limitation des naissances est vouée à l’échec en Afrique Le développement est le meilleur des contraceptifs LIBRE OPINION WORKU ABERRA L’auteur est candidat au doctorat en science économique à l’Université McGill EXPLOSION démographique, catastrophe écologique imminente.Voilà certaines des remarques alarmantes qui reviennent souvent dans la conversation des « experts» comme des profanes à propos de la grande crise alimentaire qui sévit sur le continent africain.À la lumière de cette crise de l’alimentation et des famines qui en résultent et qui frappent de nombreuses régions d’Afrique depuis quelques années, beaucoup de commentateurs évoquent le spectre malthusien de l’« explosion démographique » pour expliquer la terrible perte de vies humaines.Selon Malthus, misère, pauvreté, disettes et famines sont attribuables à la population qui croît plus rapidement que la production alimentaire.Le planning familial De prime abord, l’argument de Malthus apparaît irréfutable.En Afrique, la production alimentaire par habitant est en régression depuis le début des années soixante-dix.Et l’avenir semble plus sombre encore : compte tenu d’un taux de croissance d’environ 3 pour cent, on prévoit que la population africaine doublera en moins de 25 ans.Si les tendances actuelles de la production agricole se poursuivent, il est certain que des millions d’Africains continueront à souffrir de la sous-alimentation et de la faim et que cette dernière fera de nombreuses victimes.Alarmés par ce taux de croissance « sans précédent », nombre d’économistes, de spécialistes du développement et d’organismes, tels la FAO et la Banque mondiale, préconisent, dans le cadre d’un plan de relèvement économique de l’Afrique, l’instauration systématique de la limitation des naissances.On prétend qu’il est peu probable que le problème de la faim se résorbe en Afrique si celle-ci ne réduit pas d’une façon notable son taux de croissance démographique.Cependant, vu la conjoncture socio-économique présente de l’Afrique, le succès d’une politique de « planning familial » visant à diminuer le taux de natalité est bien loin d’être assuré.En premier lieu, la cause fondamentale de la pauvreté, de la sous-alimentation, n’est pas l’expansion démographique, comme voudraient nous le faire croire Malthus et ses disciples modernes.C’est plutôt le legs du colonialisme et de la dépendance étrangère ainsi que l’insuffisance des politiques agraires qui sont à blâmer pour la régression de la production alimentaire par habitant.Ces facteurs circonstanciels ont « Les enfants représentent la principale source de la richesse actuelle et ciale et politique » future, de même qu’une garantie so- conduit à la mise en valeur de la production agricole d’exportation aux dépens des denrées alimentaires ; ils ont également entraîné une répartition extrêmement inégale et insuffisante des ressources (notamment des terres), des prix relativement bas des produits agricoles, ainsi que l’exclusion des paysans des décisions économiques et politiques.Toute stratégie qui ne s'attaque pas à ces questions des plus opportunes est vouée à l’échec dès le début.En outre, comme l’a démontré à la longue Ester Boserup, démographe de réputation internationale, l’accroissement de la population, loin d’être à l’origine de la faim, a été, de tout temps, une source majeure d’avancement technologique dans le secteur de l’agriculture.Parallèlement à l’augmentation de la densité démographique, la production agricole connaît une progression par le passage du débroussaillage à la culture en terrasses, et éventuellement à la culture intensive des terres.[.] La famille nombreuse: un Investissement Deuxièmement, aussi souhaitable que soit une limitation objective de la natalité, il est certain que le taux de croissance démographique restera élevé tant et aussi longtemps que les conditions économiques aux- quelles fait face le peuple africain demeureront inchangées.Partout où on l’a tentée, la limitation des naissances s’est heurtée soit à l’indifférence, soit à l’opposition farouche de la paysannerie.Cet échec ne dépend pas de l’« obscurantisme », du « fatalisme » ou de l’« irrationalité» de paysans attardés, mais plutôt de la valeur économique que la famille rurale accorde au fait d’avoir le plus d’enfants possible dans les limites définies par des facteurs sociaux et biologiques.En Afrique, comme dans la plupart des pays du tiers-monde, les gens veulent avoir cinq, six ou sept enfants car ceux-ci constituent une forme d’investissement — peut-être une des plus sûres — une forme d’assurance invalidité-vieillesse en prévision de l’avenir.[.] Les enfants représentent la principale source de la richesse actuelle et future, de même qu’une garantie sociale et politique.[.] Un autre facteur contribuant à la forte natalité en Afrique, comme ailleurs, est le statut inférieur des femmes.Les décisions concernant la reproduction sont prises par les hommes, souvent par le beau-père, les femmes n’ayant, en fait, pas voix au chapitre.De là, les femmes, qui font pourtant les frais de la maternité et de l'éducation des enfants, sont-elles privées du droit de décider du nom- bre d’enfants qu’elles voudraient avoir, alors que les hommes, dont la contribution est moindre mais qui retire la plus grande part des avantages liés à leur progéniture, jouissent-ils pratiquement du monopole quant aux décisions se rapportant à la reproduction.L’Instruction aura peu d’effet Il est très peu probable que l’instruction, considérée autrefois comme la marque de l’évolution de la population à l’Ouest, puisse réduire, dans un avenir rapproché, le taux de natalité en Afrique.Premièrement, les frais attaches à l’éduca-tion sont presque entièrement à la charge de l’Etat, la participation p rentale étant minime.Deuxième ment, à cause du nombre restreii de personnel de formation techniqi ou universitaire, l’écart entre le n venu d’une personne instruite et 1 revenu de celle qui ne l’est pas e; énorme.Au surplus, l’Africain in: truit continue à aider financièremei ses parents, ses frères et soeurs, s parenté et parfois même les gens d son village natal.Après tout, non sei lement est-on le fils ou la fille d Monsieur un tel, mais encore appai tient-on à une famille, à un clai voire à un village.L’instructioi étant facile d’accès et bon marche incite donc le peuple à avoir une pr< géniture nombreuse et instruite.Troisièmement, les femmes in; truites ne sont qu’une poignée, et ce les qui le sont ne reçoivent pas un s< laire en proportion de leurs compt tences.Le manque à gagner résu tant de la maternité et de l’éducatio des enfants (contre la chance de re; ter au foyer) est un désavantage pli tôt négligeable.L’instruction, ne cor tribuera pas à diminuer la natalité court terme; en fait, il y a de bonne raisons de croire qu’elle pousse avoir davantage d’enfants.[.] Enfin, le taux de mortalité infar tile élevé entraîne une hausse de 1 fécondité ; plus la natalité est élevér meilleures sont les chance d’assurer sa postérité.À cause de toutes ces raisons, 1; natalité demeurera élevée tant qu les facteurs économiques sous-ja cents ne changeront pas, peu im porte les mesures introduites pou restreindre les naissances.À quels résultats ont abouti le pays d’Afrique qui ont mis en oeuvri un plan de limitation des naissan ces ?Des études réalisées par Johi C.Caldwell, professeur à l’Australiai National University, sur les pay: d’Afrique qui ont grandement promi la limitation des naissances, ont dé montré que le Ghana, le Nigeria et 1< Kenya appliquent des méthodes con traceptives non pas pour restreindn les naissances mais plutôt pour le; espacer.Quel que soit le pays, si h natalité connaissait un déclin er Afrique, nous pourrions l’attribuei aux changements apportés à la structure de l’économie.Un jour, un paysan de Punjab a dit : « Vous avez essayé de me con vaincre en 1960 que je ne devais plus avoir d’enfants.Maintenant, voyez-vous, j’ai six garçons et deux filles, et deShTTBes de notre temps : m ' L EMISSION •• DES CHIFFRES ET DES LETTRES EST !*> * DIFFUSÉE À 18 HEURES 30 SUR TVFQ (reprise a 11 h 30) je me la coule douce.Ils sont devenus grands et m’apporte de l’argent.» Le message est clair.À moins de la solution des problèmes profonds de l’économie et de l’amélioration du statut de la femme, la natalité demeurera élevée.Comme l’a conclu la Conférence de Budapest sur la population en 1974, « le développement est le meilleur des contraceptifs ».d ' A-10 B Le Devoir, samedi 11 juillet 1987 Contrairement aux dires de !'ex-directeur du CSSMM Les directeurs d’hôpitaux ne sont pas membres de clubs de golf.RENÉE ROWAN Une brève tournée de quelques-uns des grands hôpitaux de Montréal indique que certaines des pratiques administratives qui avaient cours au Centre des services sociaux du Montréal métropolitain (CSSMM) en 1^85/1986 ne sont pas aussi largement répandues que l’a laissé entendre jeudi l’ex-directeur général, M.Jean-Richard Charbonneau.Trois directeurs généraux interrogés par LE DEVOIR affirment entre autres qu’ils ne sont pas membres de clubs de golf ou de clubs privés et qu’ils ne détiennent pas de cartes de crédit au nom de l’établissement.« Nous n’avons jamais entendu parler de telles pratiques », affirme de son côté M.Robert Nadon, du service des communications à l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ).« Que cela existe de façon isolée dans certains établissements, c’est possible.Mais nous ne disposons d'aucune information sur de tels agissements », ajoute-t-il se refusant à tout autre commentaire sur les déclarations de M.Charbonneau.En conférence de presse, jeudi, l’ex-directeur affirmait que la plupart des directeurs généraux des grands hôpitaux de Montréal sont membres de clubs de golf et du club Saint-Denis, un club privé de la métropole.M.Maurice L’Abbé, directeur général de l’hôpital Notre-Dame rétorque, visiblement agacé : « Le directeur général de Notre-Dame n’est membre ni d’un club de golf ni d’un club privé.Il ne détient pas non plus de carte de crédit au nom de l'établissement.» « Le d.g.de l’hôpital Saint-Luc n’est pas membre d’un club de golf et n’a pas de cartes de crédit au nom de rétablissement.Il est membre du club Saint-Denis : la carte de membre a été payée il y a une trentaine d’année et se transmet d’un directeur général à l’autre », précise Mme Monique Paquet, directrice des communications de cet établissement.Le directeur général, M.Jean Leblanc, est actuellement en vacances.À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le directeur général n’appartient à aucun club de golf et n'a pas de cartes de crédit au nom de l’eta- blissement.« La Fondation Maisonneuve-Rosemont est membre du club Saint-James: c’est elle qui paie la cotisation et non l’hôpital », précise le directeur général, M.Claude Desjardins.D'autres directeurs généraux qui souhaitent garder l’anonymat réfutent eux aussi les affirmations de M.Charbonneau les déclarant sans fondement.Certains, d’autre part, s’interrogent sur la composition des conseils d’administration dans le réseau des affaires sociales.Le rôle des conseils d’administration est de sanctionner la majorité des décisions majeures concernant l’administration de l’établissement.Il y a une quinzaine d’années, les conseils d’administration étaient des clubs fermés composés d’avocats, de professionnels et de bien nantis.Maintenant, estime-t-on, c’est devenu des clubs fermés composés de gens du réseau des affaires sociales.« On perd notre sens critique », remarque un d.g.Plusieurs souhaitent que les conseils d’administration soient formés majoritairement de membres qui n’oeuvrent pas dans le réseau des affaires sociales de manière à éviter tout conflit d'intérêt et à conserver un jugement critique face aux décisions à prendre.Déjà en mai 1986, le rapport Go-beil indiquait que les conseils d’administration des établissements et les conseils régionaux de santé et de services sociaux étaient « formés d’un trop grand nombre de membres et qu’ils ne devraient pas comprendre de personnes qui sont associées à l’établissement».Il ajoutait que « tous les membres qui ne sont pas nommés d’office devraient venir de l’extérieur de l’établissement afin de ne pas être en conflit d’intérêt.Ils devraient être intéressés par la nature des services offerts par le centre et gar les défis de gestion qui y sont re- Lors des audiences de la commission Rochon, l’AHQ avait aussi soulevé le problème de la composition des conseils d’administration des établissements de santé.C’est également une préoccupation de la ministre de la Santé et des Services sociaux qui, à quelques reprises, est revenue publiquement sur le sujet.SUITES DE LA PREMIERE PAGE ?Bourassa diquer ses pouvoirs, il y a un terme d’entente possible.« Le président Reagan a déjà parlé de tribunal ad hoc », rappelle-t-on.C’est bien cette possibilité d’une « entente minimale » avec les Américains, et acceptable pour la plupart des provinces, qui inquiète le gouvernement libéral minoritaire de l’Ontario.Le premier ministre faisait cette semaine à Toronto l’objet de pressions de son parti pour assurer sa réélection avant la prochaine conférence des premiers ministres sur le libre-échange, prévue pour le 8 septembre.M.Peterson a jusqu’au 27 juillet pour déclencher des élections le 3 septembre en Ontario et, alors qu’il faisait campagne jeudi pour la candidate fédérale dans le comté de Hamilton Mountain, il a confié à quelques journalistes, dont le représentant du DEVOIR, « Je me réchauffe, pour la prochaine campagne ».(Élu le 2 mai 1985, et assermenté premier ministre le 26 juin suivant, M.Peter-son avait conclu un accord de gouvernement avec le NPD qui expirait le 25 juin dernier.On s’attend à ce qu’il conquière cette fois une majorité des 130 sièges de la législature ontarienne ).À sa sortie de la conférence des premiers ministres, dans la nuit de mardi à mercredi, David Peterson avait lancé : « Sur la base de ce que j’ai entendu ce soir, il n’y aura pas d’entente ».Il s’est plaint que le négociateur fédéral n’arrête pas de faire des concessions alors que les Américains n’ont pas encore mis leurs cartes sur la table.Jeudi à Hamilton, M.Peterson a pris ses distances avec John Turner en ne suggérant pas une interruption immédiate des négociations mais il a ajouté: « Si les Américains refusent la mise en place d’une Commission d’arbitrage, il n’y aura de mal pour Mul-roney de se retirer en disant, j’ai essayé de mon mieux ».La ministre fédérale du Commerce avait cependant suggéré que le premier ministre de l’Ontario tient des propos plus nuancés à l’intérieur de la salle de conférence des premiers ministres que devant les ca- 11 juillet par la PC et l'AP 1986: le catamaran Royale bat le record de la traversée New York-Plymouth à la voile, en sept jours et 21 heures.1982: l'Italie remporte la coupe du monde de soccer en battant la RFA 2-0à Madrid.1979: mort du sénateur Claude Wagner, à l'âge de 54 ans, d’une longue maladie.1978: un camion-citerne, qui transporte du gaz liquide, explose à proximité du camping de Los Alfa-ques, en Espagne: 180 morts.1907: le juge Guy Kavreau meurt à Montréal à l’âge de 50 ans.1963: l’armée équatorienne renverse le président Carlos Julio Arosemena, qu’elle accuse de sympathies communistes.1944: l’armée soviétique libère Minsk.1937: décès du compositeur américain George Gershwin, né en 1898.1935: mort du capitaine Dreyfus, qui avait été accusé à tort d’avoir livré des secrets militaires à l’Allemagne.1910: un incendie rase une grande partie de Campbellton.1810: l’Empire français annexe la Hollande.1794: les modérés de la Montagne et les amis de Danton, opposés à Robespierre, suppriment la Commune de Paris.1553: le pape Clément VII excommunie le roi Henri VIII d’Angleterre.Il est né un II juillet: l’acteur d’origine russe Yul Brynner (1920-1985).méras de la télévision.De fait, mercredi matin, un premier ministre de l’Ouest, en route pour Toronto, confiait au représentant du DEVOIR que David Peterson n’était pas aussi pessimiste qu’il le prétend en public.Certains doutent que les négociateurs aient terminé leur travail pour la conférence du 8 septembre mais le premier ministre de l’Ontario n’en a pas moins qu’une courte période de deux semaines, entre le 3 et le 17 septembre, pour tenir des élections s’il veut prendre le gouvernement fédéral de vitesse sur la question du libre-échange.M.Bourassa confirmait pour sa part hier soir au DEVOIR qu’il faudra probablement, comme dans toute négociation, « attendre les derniers jours de septembre » pour arracher les dernières concessions aux Américains.4 Enquête D’après d’autres informations recueillies par LE DEVOIR, la police de la CU M enquête aussi sur de possibles cas de pots-de-vin versés en échange de contrats accordés au cours des mêmes exercices.Trois jours après la divulgation du rapport Price Waterhouse, l’actuel Conseil d’administration du CSSMM refuse toujours de parler aux médias.Après avoir annoncé, jeudi soir, qu’il rencontrerait les 175 cadres de l’organisme qui dessert annuellement plus de 80,000 personnes, le président du conseil d’administration, M.Jean-Louis Poirier, a reporté la réunion à une date ultérieure, non précisée.Selon le directeur des communications du CSSMM, M.Jean-Guy Myre, le président du conseil ne tiendra pas de conférence de presse et pourrait n’émettre qu’un communiqué au début de la semaine prochaine.M.Myre a déploré le fait que les révélations des derniers jours, mettant en cause quelques individus, « viennent ternir l’image d’une organisation dont le personnel se dévoue chaque jour pour offrir de meilleurs services».Le chef du cabinet politique de la ministre de la Santé et des Services Sociaux a aussi tenu à rappeler hier que des « gestes significatifs » ont été posés par le nouveau conseil d’administration « de façon à ce que de telles choses ne se reproduisent plus ».Le plus grand CSS du Québec n’en est pas moins de nouveau confronté à un problème de direction générale.Le directeur général en poste depuis six mois, M.Jean Bernard Guin-don, a quitté le CSS le 25 juin.Des informations recueillies par LE DEVOIR révèlent que le conseil d’administration l’a invité à démissionner s’il ne voulait pas être congédié.M.Guindon en était à la moitié de sa période de probation.Il aurait éprouvé beaucoup de difficultés à gérer l’établissement dans le contexte de méfiance qui règne actuellement au sein de la direction.Le directeur des communications du CSS, M.Jean-Guy Myre, a dit ignorer les termes du protocole de départ de M.Guindon.La démission de M.Guindon n’entre en vigueur que le 1er septembre 1987.La direction générale de l’établissement est actuellement assurée par M.Claude Bilodeau.Un porte-parole du bureau du Solliciteur général, Mme Anne LeBel.a affirmé hier qu’il ne fallait pas voir dans le retrait de l’expert-comptable du ministère de la Justice une intervention visant à étouffer l’enquête.La décision de fermer entièrement le service d’expertise comptable a été prise par le ministre de la Justice, M.Herbert Marx et déplaisait plutôt à l’ex Solliciteur-général, M.Gérard Latulippe, a-t-elle précisé.Cette fermeture prive d’une expertise précieuse les différents corps de police québécois.L’une des firmes ayant obtenu des contrats sans appels d’offres du CSSMM est la société PREMAR, la meme firme montréalaise de consultants à laquelle le bureau du Solliciteur général a accordé des contrats privilégiés.Les contrats accordés par le CSSMM à la firme PREMAR sont de l’ordre de plus de $103,000.Hier en fin d’après-midi, le Conseil central de Montréal (CSN), auquel sont affiliés les employés du CSSMM, a fait parvenir au premier ministre Robert Bourassa, un télégramme demandant la tenue d’une enquête publique sur les agissements de l’ancienne direction du CSSMM.4 Ollie La Maison-Blanche et le Congrès sont submergés d’appels téléphoniques et de télégrammes en faveur de celui qui est au centre du scandale et hier, quatrième jour de son interrogatoire, le lieutenant-colonel a placé une pile de télégrammes devant lui, un geste dont la signification n’a pas échappé aux membres du Congrès.« Cet homme symbolise le héros américain.Il est beau, intelligent, éloquent et aime sa famille », déclare un psychiatre.Pour le Washington Post, M.North projette une image à la fois d’innocence et de fermeté avec son regard doux dans un visage carré.Mais c’est son sens de la répartie et son adresse à écarter les pièges que lui ont tendu les deux avocats du Congrès, John Nields et Arthur Liman, qui ont séduit les Américains.« Je le trouve magnifique et je pense qu’il a tenu la dragée haute à ses détracteurs », dit un auditeur interrogé sur une radio.Dans la presse, Oliver North est comparé à James Stewart, Clint Eastwood, John Wayne.Et certains producteurs rêvent déj de lui faire signer un contrat.En mettant l’opinion publique de son côté, le lieutenant-colonel a réussi à embarrasser le Congrès qui donne l’impression de s’acharner contre un homme affirmant haut et fort qu’il n’a fait que son devoir et qui proclame son patriotisme.Au sein des commissions d’enquête, la popularité de « Ollie » est ressentie avec une inquiétude croissante et des critiques s’élèvent contre la façon dont les conseillers juridiques du Congrès ont conduit son interrogatoire.Jusqu’à présent, Oliver North a ravi la vedette de cet étonnant spectacle politique et les membres du Congrès n’aiment pas jouer les seconds rôles.D’ailleurs, hier, pour la première fois, des dissensions sont apparues au sein des commissions d’enquête du Congrès sur l’Irangate, au quatrième jour du témoignage du lieutenant-colonel Oliver North, qui a apparemment réussi à retourner l’opinion publique en sa faveur.À la réouverture de la session, après la pause du déjeuner, sénateurs et représentants ont débattu pendant plus d’un quart d’heure sur l’opportunité de laisser M.Arthur Liman, conseiller juridique de Sénat, continuer son interrogatoire, que certains jugeaient trop long.La manière dont M.Liman conduisait cet interrogatoire a également été remise en question par un représentant républicain, M.William McCollum.« M.Liman, a-t-il dit, n’essaie pas de recueillir les faits mais se comporte en accusateur du président des États-Unis».Cette analyse a été remise en question par M.Daniel Inouye, sénateur démocrate et président de la commission d’enquête du Sénat, qui a autorisé M.Liman à poursuivre son interrogatoire pendant la moitié de l’après-midi.Les échanges avec M.North, nettement plus courtois que les jours précédents, ont porté sur l’interprétation de l’amendement Boland, qui avait interdit toute aide militaire américaine aux contras entre 1984 et 1986.Pour M.Liman, cet amendement a été violé par les responsables de l’aide clandestine aux rebelles nicaraguayens, ce que le lieutenant-colonel North conteste.Une menace de mort a d’autre art été proférée contre Oliver orth, a-t-on appris au Congrès, et lors de sa réapparition dans la salle d’audience au début de l’après-midi, le lieutenant-colonel était serré de près par deux gardes du corps.La fin de l’après-midi a permis à deux représentants, le démocrate Ed Jenkins et le républicain Richard Cheney, d’interroger Oliver North.Loin d’être un interrogatoire, l’intervention des deux parlementaires a permis à « Ollie » North de s’exprimer longuement sur les problèmes de politique intérieure et étrangère auxquels sont confrontés les États-Unis.Reconnaissant qu’aucune personnalité élue au sein du gouvernement — le président, le vice-président ou les membres du Congres — n’avait été tenue informée du déroulement de l’opération d’aide clandestine aux contras, M.North a estimé que « des erreurs avaient été commises des deux côtés de Pennsylvania avenue », le boulevard conduisant du Capitole à la Maison-Blanche.Il a souhaité qu’une solution rapide soit trouvée à « ce problème de communication » entre l’exécutif et le législatif pour pouvoir appliquer une politique étrangère bipartite.D’une voix parfois chargée d’émotion, Oliver North a prononcé un vibrant plaidoyer en faveur des contras.Compte tenu de l’impossibilité pour les États-Unis d’admettre la présence d’une base soviétique au Nicaragua, a-t-il dit, la seule solution consistait à aider les contras coûte que coûte, afin d’éviter finalement l’envoi sur place de troupes américaines.« J’ai vu trop de camarades tomber au Vietnam pour être favorable à l’envoi de troupes américaines au Nicaragua », a-t-il dit.Il a en outre estimé que les États-Unis manquaient de fermeté face au terrorisme et prédit que les actes terroristes contre les Américains ou leurs intérêts allaient se poursuivre.« Nous devrions faire en sorte que les terroristes comprennent qu’il est imprudent de s’attaquer au peuple américain», a estimé l’officier.Pour appuyer son argumentation, il a évoqué la mort sous la torture de William Buckley, identifié par la presse américaine comme le chef de station de la CIA au Liban.Il a précisé qu’il avait eu l’occasion de visionner les enregistrements vidéo du martyre de M.Buckley réalisés par ses ravisseurs chiites.« C’était atroce, et le mot est faible », a-t-il indiqué.Oliver North doit encore témoigner lundi.Mardi, ce sera au tour de son supérieur au Conseil national de sécurité, le vice-amiral John Poindexter, dont le témoignage est unanimement considéré à présent comme capital.4 Dépotoir roney a effectué plus de nominations au sein du Service exérieur canadien que tout autre gouvernement depuis la confédération.Pas même le Sénat, havre traditionnel du patronage, n’a bénéficié d’autant de nominations que le ministère des Affaires extérieures ».Dans un langage quelque peu surprenant pour les représentants syndicaux des diplomates, l’Association ajoute que « M.Mulroney semble prendre conseil auprès de M.Reagan puisqu’aucune autre nation, hormis les Etats-Unis, ne permet une telle interférence du système de rétribution pour services rendus dans les nominations politiques ».Les représentants de l'association affirment que leurs collègues américains eux-mêmes se plaignent de l’abus des nominations politiques de la Maison Blanche dans le corps diplomatique depuis l’arrivée de Ronald Reagan.M.Joe Clark s’est dit hier midi « particulièrement offensé par l’extravagance de ces propos, ce qui soulève des questions sur le jugement et la loyauté » des dirigeants de l’Association.On précise cependant que chaque mot de ce communiqué a été soigneusement pesé par tous les membres de l’éxecutif et on ne s’attend à rien de moins que la révocation de Pat MacAdam.» Sinon, c’est la guerre », de lancer un cadre du service extérieur.L’Association souligne que le manque de formation des diplomates compromet les services normalement fournis aux Canadiens à l’étranger lorsqu’ils sont en difficulté, lorsqu’ils perdent leur passeport, subissent un accident, ou en d’autres occasions plus sérieuses comme la négociation d’un traité.Depuis moins de trois ans, M.Mulroney a nommé l’ancien leader NPD de rOntario, Stephen Lewis, à l’ONU ; un ancien député conservateur, Doug Roche, ambassadeur au désarmement; un journaliste de CTV à Washington, depuis remplacé ar l’ancien secrétaire de presse de oe Clark alors qu’il était premier Ottawa doublera sa contribution à l’Agence BUJUMBURA (AFP) - La réunion ministérielle francophone de Bujumbura s’est terminée hier sur une note optimiste, le Canada annonçant le doublement de sa contribution à l’ACTT (Agence de coopération culturelle et technique) et la France soulignant qu’elle poursuivrait son effort financier pour la francophonie.Mme Monique Landry, ministre des Relations extérieures du Canada,a annoncé, au cours d’une conférence de presse, que son gouvernement « doublerait sa contribution à l’ACTT» et verserait cette contribution sur des comptes spéciaux destinés au suivi des sommets francophones.Le Canada fournit actuellement 32 % du budget de l’Agence avec $7 millions de dollars.Le Canada, notent les observateurs, a ainsi levé le préalable qu’il mettait jusqu’ici et qui était que d’autres pays doublent également leur contribution.« La réunion de Bujumbura (pour préparer le Sommet de la francophone qui se tient à Québec début septembre) a été un grand succès », a affirmé Mme Michaux-Chevry en notant que l’on avançait vers une « francophonie horizontale où chacun peut s’exprimer librement».C’est une nouvelle forme de coopération multilatérale, a-t-elle ajouté.Le Québec s’est aussi dit prêt à majorer sa contribution à l’avenir.culturelle Le gros des débats de trois jours a porté sur les institutions qui devraient assurer la gestion du mouvement francophone.Ils ont été « très animés », aux dires de tous les délégués, certains comme le Québec voulant donner un rôle plus important à l’ACCT, d’autres préférant que cette dernière se réforme d’abord pour assurer une gestion plus efficcace.Il a finalement été décidé que l’Agence continuerait de jouer son rôle administratif actuel et on a reporté à 1989, c’est-à-dire au 3e Sommet francophone, la définition de son rôle exact.La réunion a, d’autre part, fait un bilan positif de 18 mois du mouvement, même si beaucoup de ministres regrettent que l’on n’ait pas assez avancé dans les domaines d’avenir que sont l’audiovisuel et les banques de données.La France a proposé à ce sujet la création d’un CEMAF (Centre d’échange multilatéral d’actualités francophones) qui préfigurerait l’agence d’images francophones dont la création a été décidée il y a un an et demi.Il s’agirait d’une sorte de bourse d’échanges d’images entre toutes les télévisions francophones.Le rendez-vous à Québec des 41 chefs d’État et de gouvernement francophones devrait être un succès, a estimé le ministre canadien Mme Landry, en remarquant que la réunion de Bujumbura était de « bon augure ».ministre; l’ancienne adjointe de Maureen McTeer a été nommée consul à Philadelphie puis à Boston; un ancien Sollicititeur de l’Ontario, Roy McMurry et son adjoint à Londres; l’ancienne présidente de l’association conservatrice du comté de West-mount, Joan Winsor, à Los Angeles; Lucien Bouchard à Paris et le maire Jean Drapeau à l’Unesco; l’ancien président du CTC Dennis McDermott, en Irelande; un ancien ministre conservateur, David McDonald en Éthiopie; le conseiller principal du premier ministre, Fred Doucet, ambassadeur spécial, chargé des Sommets internationaux; et aujourd’hui Patrick MacAdam.« On n’en voit plus la fin », dit un diplomate canadien qui craint que le tempo ne s’accélère au fur et à mesure qu’on approchera des élections.Pierre Trudeau avait pour sa part procédé à 17 nominations en 16 ans mais, si on y ajoutait les trois nominations faites par John Turner en son nom ( Maurice Dupras à Bordeaux, Bryce Mackasey au Portugal et Eugene Whelan à Rome ), l’ancien premier ministre libéral serait encore en avant de M.Mulroney par une nomination.Hier à Edmonton, le premier ministre s’est étonné de la partisanerie de l’Association qui représente les diplomates canadiens mais a semblé confirmer la nomination de son ancien conseiller à Londres.Comme en 1979 sous Joe Clark, les relations entre les Conservateurs et les agents du service extérieur risquent maintenant de se détériorer.4 Aujourd’hui plus rapide, les effets négatifs s’ajoutent les uns aux autres.Vingt-cinq pour cent des femmes sont en âge de procréer, la production alimentaire chute, l’état du logement se détériore, l’utilisation des sols entraîne désertification et sécheresse, indique Mpembele Sala-Diakanda, de l’Institut de formation et de recherche démographique au Cameroun.Selon lui, le problème démographi-ue pris isolement n’existe pas, il oit etre mis en relation avec le développement économique.C’est donc sur ces deux plans que l’Afrique doit agir, estime-t-il.Tous les membres du séminaire étaient formels: le bien-être économique et la croissance de la population sont étroitement liés.Des conditions économiques favorables créent un climat pour un meilleur contrôle des naissances, a souligné William Winegard, député et président du Comité permanent des affaires étrangères et du commerce extérieur.Et pour y arriver, clame Maurice Strong, membre canadien de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, il faut augmenter les liens économiques et sociaux à tous les niveaux.Le nombre de cinq milliards ne l’inquiète pas.Ce qui lui fait un noeud dans l’estomac, c’est la pression environnementale que suscitera l’activité de tout ce monde.« La production industrielle depuis le début du siècle a été multiplié par 50, la consommation de pétrole par 30», dit-il.Tous les invités à ce séminaire l’ont maintes fois répété: plus de gens, veut dire plus de demande en ressources alimentaires, en éducation, en soin de santé, en emplois, en terre arable.La capacité de répondre à ces besoins varie énormément.Si les individus n’arrivent pas à trouver de réponse, ils vivront dans la pauvreté ou ils migreront.De la campagne à la ville d’abord.Dans le tiers monde, ce mouvement s’accélère.Les ressources pour accueillir les nouveaux venus sont pourtant insuffisantes.Bidonvilles, promiscuité, manque d’installations sanitaires, la liste s’allonge.Malgré cela, d’ici l’an 2000, la moitié de la population mondiale sera urbaine.Et des villes qui s’agrandissent signifient des terres arables rongées.Quand on y ajoute le déboisement, la surutilisation du sol et l’érosion, cela signifie 23 milliards de tonnes de sol arable qui disparaissent chaque année.La migration peut se faire aussi entre pays du Sud ou vers les pays du Nord.La pression sera de plus en plus grande en ce sens sur les pays riches, prédit Alan Simmons.Et les tensions sociales s’accroîtront partout si de plus en plus de gens naissent sous le signe de la misère.Victor Urquidi, professeur au El Colegio de Mexico, croit que cela suscitera une augmentation des mouvements d’immigration tant légale qu’illégale.Voir le tiers monde comme un immense marché pour nos produits d’exportations est irréaliste, souligne M.Simmons.C’est oublier la pauvreté qui y règne.C’est aussi ignorer que le Nord consomme beaucoup plus de ressources provenant du Sud que le contraire.« Le sens commun nous dit que les bénéfices financiers devraient aller du Nord au Sud, indique M.Head, mais les pays qui ont des programmes d’aide reçoivent souvent plus qu’ils ne donnent ».De plus en plus de gens chercheront ailleurs du travail car la plupart des pays en développement n’ont pas les ressources suffisantes pour créer des emplois au rythme ou s’accroît leur population.En Afrique, par exemple, si le taux de croissance de la population se maintient, les pays devront créer 40 000 emplois par jour d’ici la fin du siècle et ce, uniquement pour ne pas voir leur taux de chômage s’accroître.L’impact de la croissance de la population active dans le tiers monde a aussi un effet immédiat ici.Ainsi, selon M.Head, l’ouverture d’entreprises dans les pays en développement où la main-d’oeuvre est bon marché et nombreuse a déjà entraîné la perte de 200 000 aux États-Unis.Des solutions sont envisagées.Ainsi 60 % des pays en développement représentant 80 % de la population ont adopté des politiques pour réduire le taux d’accroissement de la population.Mais agir à un seul niveau est insuffisant.D’un réalisme frappant, Mme Aminata Traoré, chercneure à l’Université d’Abidjan, a souligné qu’il était difficile de demander à des gens démunis, sensibles à l’injustice, de cesser de faire des enfants quand on leur présente peu d’avantages pour oublier leur principale richesse.Selon M.Arquidi, le défi est de regarder le monde et les solutions en liant les questions sociales, politiques, économiques et démographiques.L’appel à un partage plus juste reçoit par contre peu d’écho sur la scène internationale, estime M.Winegard qui croit qu’un nouvel ordre économique mondial est nécessaire.De plus, les budgets d’aide ne suivent pas la croissance de la population, ce qui fait dire à M.Simmons, que l’aide internationale ne cesse de diminuer si on la calcule per capita.Les prix des matières premières, principales sources de devises étrangères pour le tiers monde, chutent aussi tandis que le problème de la dette s’accentue.Malgré le portrait pas très rose que tous ces chercheurs ont dressé, ils affichent une détermination émouvante: celle de continuer à travailler pour le développement et la justice.Voilà bien le plus beau message de bienvenue qu’ils pouvaient adresser aux 1100 enfants nés depuis le début de la lecture de ces lignes.Faut LEDIXOIS.pour le croire!
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