Le devoir, 18 juillet 1987, Cahier A
Vol.LXXVIII — No 163 ?Ciel variable Max : 28.Demain nuageux Détail page B-2.Montréal, samedi 18 juillet 1987 3 CAHIERS — $1.00 AUJOURD’HUI m ^ LA VAGUE DE GAULLE « On va m’entendre là-bas.Ça va faire des vagues ».Huit jours plus tard, à Montréal, le mot du Québec libre est lâché.Homme de théâtre, De Gaulle ?Robert Lévesque évoque la scène du balcon de l’hôtel-de-ville, vingt ans après.Page C-1 LA PASSION ÉCLAIRÉE Les chemins de Jean Gaulin et de Ultramar se sont croisés en 1970, pour effectuer ensuite un cheminement original, souvent à contre-courant.Ultramar est aujourd’hui la pétrolière qui occupe la plus large partie du marché québécois.PAGE B-3 LES 50 GÉANTS DE L’INDUSTRIE Les Européens talonnent les Américains.Page B-1 La Librairie Hermès, rue Laurier, à Montréal, accueille avec empressement et compétence lecteurs et auteurs.France Lafuste a intervioué pour nous Élisabeth Marchaudon, passionnée des livres.Page C-5 JEAN GAULIN ET ULTRAMAR Silencieux ON ne s'occupe vraiment de sa jeunesse qu’à partir du jour où on s’aperçoit qu'on ne l'a plus.¦ Pour éviter les conflits d'intérêts, on devrait exiger des politiciens qu’ils fassent voeu de pauvreté.¦ Comment aimer nos semblables quand nous nous croyons tous uniques ?¦ On entend dire : « La vie vaut d’être vécue ».De vous à moi, je me demande ce qu'on peut faire d’autre avec ! — ALBERT BRIE Entre la montée de Broadbent et la glissade de Mulroney Les élections partielles menacent Turner MICHEL VASTEL OTTAWA — Comme toujours, les trois élections partielles de lundi permettront aux électeurs de Hamilton Mountain (Ontario), de Saint-Jean Est (Terre-Neuve) et du Yukon, d’exprimer leur mécontentement au sujet du gouvernement conserva: teur.L’enjeu sera donc plutôt de savoir qui, du candidat libéral ou néodémocrate, va en profiter.Plusieurs évènements récents ont eu l’occasion de cristalliser la grogne des citoyens de ces trois comtés: ¦ la fermeture prochaine d'une usine Firestone, et la mise à pied dans six mois de 1,800 employés, rendent les 62,935 électeurs de Hamilton Mountain d’autant plus furieux que l’entreprise a encaissé, des gouvernements libéral et conservateur, $ 13,5 millions de subventions pour garder l’usine ouverte jusqu’en 1992; ¦ les provocations de la flotte de pêche française, et le manque de communications entre Ottawa et le gouvernement provincial au moment des négociations avec la France, ont Paris et Téhéran coupent les ponts Le sort de deux otages français entre les mains du Djihad Islamique PARIS (AFP) — La France a pris l’Iran de vitesse, en annonçant hier la rupture de ses relations diplomatiques avec Téhéran, 48 heures avant l’expiration de l’ultimatum iranien qui menaçait Paris d’une telle rupture.Quelques heures plus tard, Téhéran rompait à son tour ses liens avec Paris.La capitale française doit maintenant réussir la gageure de rapatrier les Français de l’ambassade de Téhéran tout en maintenant sa position de « fermeté » à l’égard de Vahid Gordji, le fonctionnaire iranien réfugié dans l’ambassade à Paris.Le gouvernement français souhaite toujours qu’il réponde à la convocation de la justice à propos de la vague d’attentats de septembre 1986 à Paris.L’évacuation des deux missions diplomatiques doit se dérouler alors que le risque d’une prise d’otages à Téhéran n’est pas exclu et que de graves menaces pèsent sur les cinq otages français au Liban (un sixième otage, Michel Seurat, a été exécuté, selon le Djihad Islamique, qui n’a jamais fourni de preuve concluante de sa mort).Pin outre, le premier secrétaire de l’ambassade de France à Téhéran, M.Paul Torri, est toujours accusé par les autorités iraniennes d’« espionnage» et de «trafics».Il nt manquerait pas d’être arrêté s’il quittait l’ambassade sans que son cas ait été réglé.Six heures après le communiqué du Quai d’Orsay, Radio-Téhéran annonçait la rupture par l’Iran de ses relations diplomatiques avec la France, « à la suite de la violtion de la convention de Vienne » par Paris.Cette décision est motivée par « les mauvais traitements infliges par la France aux diplomates iraniens », ajoute le porte-parole du ministère Voir page A-8 : Otages créé beaucoup d'amertume parmi les 62,012 électeurs de Saint-Jean Fst; ¦ et les 14,607 citoyens du Y ukon qui auront le droit de voter lundi ne pardonnent pas aux trois partis fédéraux d’appuyer un accord constitutionnel qui compromet sérieusement l’accession de leur Territoire au statut de province.Les perdants des sondages d'opi- nion publique.Brian Mulroney et John Turner, ont beau rejeter dû revers de la main la signification de ces trois élections partielles, elles n'en risquent pas moins de confirmer ce que Gallup leur répète depuis des mois: les Canadiens ne veulent plus rien savoir des Conservateurs de Brian Mulroney, mais n’arrivent pas à confirmer lés Libéraux de John Turner comme la vraie alternative.F.n fait, les sondages des derniers mois semblent même indiquer une forte tentation dans l'électorat canadien « d’essayer » les Néo-Démocrates d’Ed Broadbent, comme en 1976 les Québécois rejetaient la tradition historique de l'alternance entre Libéraux et Unionistes pour plonger dans l'inconnu avec le parti Québécois.Voir page A-8 : Elections V£i „ Nsft Une capsule de civilisation japonaise en plein Montréal PIERRE CAYOUETTE Espoir pour les âmes harassées qui veulent échapper à l’agitation du monde sans quitter Montréal.Un véritable jardin japonais, avec ses pergolas, ses pagodes, ses serpentines, ses arbres, ses fleurs, ses mousses, ses étangs et son salon de thé sera érigé en plein coeur du Jardin botanique de Montréal.L’aménagement de cette capsule de civilisation orientale a discrètement commencé au début du mois.Et on s'attend à ce que les travaux soient complétés en juin Voir page A-8 : Capsule Photo Louise Lemieux En attendant l’aménagement de son magnifique jardin japonais, le Jardin botanique continue d’attirer les hordes de visiteurs de tous âges.Et que les inquiets se rassurent, le torrent de mardi dernier n'a rien détruit de cet oasis de verdure qui embellit l'est de Montréal.Le déluge de mardi, de la mort aux rats plutôt foudroyante ! MICHEL C.AUGER Les Montréalais passeront un été sans avoir à se soucier des rats.C’est là l’un des rares bons côtés des pluies diluviennes et des inondations qui ont frappé Montréal mardi.« Une très forte pluie, il n’y a rien de mieux pour laver un égout.Et en meme temps, ça nettoie les rats et leur nourriture.C’est bien le seul effet bénéfique de tout ça », estime le di- recteur-adjoint des travaux publics de la Ville de Montréal, M.Michel Lazure.Quant à M.Marc Gagné, surintendant à la dératisation à la Ville de Montréal, il affirme que la vitesse d’écoulement des eaux lors d’inondations comme celles de mardi a nécessairement eu pour effet de causer un grand nombre de noyades chez les habitants de nos égouts.Et on retrouve les cadavres aux divers points de déverse-Voir page A-8 : Rats Photo AP Les chars français, munis de missiles nucléaires Pluton, paradaient fièrement pour marquer la fête du 14 juillet à Paris.L’inflation est à son plus haut niveau depuis mai 84 MANON CORNELLIER OTTAWA — Le prix du panier à provisions a encore grimpe en juin, encourageant ainsi l’inflation à gagner du terrain pour un sixième mois consécutif et à atteindre son plus haut taux annuel depuis mai 1984.Alors qu’en janvier, la hausse annuelle enregistrée se chiffrait à 3,9%, elle s’élevait à 4,8% en juin.Les grands coupables de cette poussée de l’inflation sont les prix des fruits et légumes frais, surtout les pommes de terre, les tomates, les bananes et les pamplemousses.Se joignent à eux le porc et le bacon.Au total, c'est une hausse du prix des aliments de 1,1 p.cent depuis mai et de 6,3 en un an.Photo PC Prix des aliments 1981 » 100 ci ?' ******* ?«?! ?•?44444 4444444 44444444 110 ?L’indice du prix des aliments est passé, de mai à juin, de 132.4 à 133.9.Selon Agriculture Canada, le prix des fruits et des légumes devraient se rajuster dans les prochaines semaines, les cultures locales devant enfin arrivées sur nos tables.Par contre, les prix du porc continueront à augmenter.Les autres secteurs qui ont contribué à la hausse de prix sont l’habitation, les transports, la santé et les soins personnels.La flambée des prix des maisons et des loyers à Toronto (40,2 p.cent) est en grande partie responsable de la remontée dans ce secteur, tandis que les rabais consentis sur les autos neuves ont permis d’atténuer l'augmentation du prix de l’essence et des tarifs aériens.Pour leur part, les vêtements pour Voir page A-8 Inflation La sécurité européenne après Reykjavik — 3 Le leadership de la France JOCELYN COULON PARIS — Consciente de la place centrale qu’elle occupe sur le Vieux continent, alliée fidèle des États-Unis dans les moments les plus difficiles et appuyée intérieurement par un vaste concensus sur la défense, la France est la clé essentielle de tout arrangement menant à une défense commune européenne.« Dans tous les scénarios, les plans ou les combinaisons possibles, vous trouverez toujours la France comme pivot ou comme acteur important d’une défense européenne.C’est la donnée majeure que même les Bri- tanniques ont maintenant acceptée », affirme Pascal Boniface, conseiller du Parti socialiste français.Déjà, sous le septennat de Giscard d’Estaing et maintenant sous celui de François Mitterrand, la France a pris un poids considérable dans les affaires européennes et principalement dans le domaine militaire.La rupture avec l’OTAN est chose du passé et chaque jour Paris se rapproche un peu plus de l’Alliance atlantique.Il n’est toutefois pas question de réintégrer la structure militaire de l’organisation, l’opinion publique et toutes les forces politiques françaises continuent d’appuyer massivement l’oeuvre du général de Gaulle concernant la nécessité d’assurer l’indépendance nationale.En 1963, la France a concrétisé sa première alliance avec l’Allemagne.Du traité de l’Élysée à la suggestion de la création d’une unité combattante franco-allemande, faite par le chancelier Kohl le 19 juin dernier, le dialogue entre les deux pays n’a jamais cessé malgré certains obstacles industriels et politiques.Depuis quelques années, on parle d’élargir le parapluie nucléaire français pour protéger la République fédérale.L’ancien chancelier Helmut Schmidt a soumis l’idée d’un système de défense de l’Europe occidentale, en al-Volr page A-8 : France Vous partez en vacances?N'oubliez pas l'essentiel! L’ART DE L’IMPOSSIBLE de Claude Morin - 472p./22,95$ L'ACCEPTATION GLOBALE de François Benoit et Philippe Chauveau - 128p./7,95$ BEAUX DRAPS de Jean-Marie Poupart - 396p./19,95$ H-«tu*»»*' BO»tAL ¦ WW»»""* Iglobaiï] SSE" «*i SBT i1 nA dr»i A-2 B Le Devoir, samedi 18 juillet 1987 Meech Lake ?Where’s that ?Hors Québec, 52% des anglophones ne sont pas au courant d’une entente OTTAWA (PC) — Un sondage fait auprès de 1,100 Canadiens anglais vivant à l’extérieur du Québec, plus d’une semaine après la signature de l’entente constitutionnelle du lac Meech, a révélé que 52 % d’entre eux n’en avaient jamais entendu parler.Ce qui est surprenant, a commenté la firme Décima Research, qui a fait l’enquête les 9 et 10 mai, « étant donné l’attention soutenue que les médias ont portée à l’accord».Les résultats du sondage ont été obtenus par la Presse Canadienne hier grâce à la loi d’accès à l’information.Parmi ceux qui étaient au courant de l’entente, 66% se disaient « favorables » ou « très favorables» et 29% «défavorables » ou « très défavorables ».Les « très favorables » représentaient 11 % des personnes interrogées et les « très défavorables», neuf pour cent.Décima a trouvé que ceux qui sont défavorables à l’accord du lac Meech le sont pour deux raisons principales: — trente-neuf pour cent considèrent qu’on a fait trop de concessions au Québec; — vingt-trois pour cent trouvent qu’on a donne trop de pouvoirs aux provinces.Alors que 80 % qualifient l’ac- cord d’événement canadien important, seulement 13 % croient que c’est le début d’une ère nouvelle dans les relations fédé-rales-provinciales, comme l’a prétendu le premier ministre Brian Mulroney.Pour Décima, la faible connaissance de l’entente du lac Meech au Canada anglais (l’extérieur du Québec) montre que cet événement n’a ni augmenté ni diminué la popularité du gouvernement conservateur.De fait, l’événement n’a pas « galvanisé » l’opinion publique, selon l’expression même de la firme qui a fait enquête.C’est encore le chômage, plus que les questions constitutionnelles, qui est la préoccupation principale des Canadiens.L'accord du lac Meech reconnaît le caractère distinct du Québec, donne aux provinces des pouvoirs dans les domaines de l’immigration, de la nomination des sénateurs et des juges de la Cour suprême et des modifications touchant la Chambre des communes et le Sénat, et permet aux provinces de recevoir des compensations pour leur retrait de programmes à frais partagés avec le gouvernement fédéral, si elles créent des programmes compatibles avec les objectifs nationaux.Un complice recherché Les Sikhs réfugiés libérés sous peu ?HALIFAX (PC) — Le surintendant Al Vaughan, de la GRC, a fait savoir hier qu’un mandat avait été émis par le tribunal pour l’arrestation d’un certain Narajan Singh Maan, relativement au débarquement illégal de 174 Asiatiques en Nouvelle-Ecosse, dimanche dernier.Maan, a précisé le policier, est accusé d’avoir violé le même article de la loi de l’immigration que les trois autres individus qui ont été condamnés, au début de la semaine, à diverses peines de prison.Rolf Nygren, de Suède, qui a organisé le transport illégal, a écopé d’un an de prison et de $ 5,000 d’amende.Son complice Jasvir Singh, qui habite l’Angleterre, a été condamné à trois mois de prison et à la même amende.Caster LaSalle, d’Espagne, qui a conduit le bateau, devra passer 30 jours en prison, en plus de verser une amende de $ 2,500.Maan aurait passé quelques jours dans un motel de Yarmouth, en Nouvelle-Ecosse, la semaine dernière, pour quitter les lieux vendredi, deux jours avant l’arrivée à Charlesville de ceux qui demandent le statut de réfugiés.« Nous croyons que Maan a aidé d’une façon importante ces gens à venir au Canada », a déclaré le surin- En octobre Elisabeth II QUÉBEC (PC) — Exactement 23 ans après son retentissant passage à Québec, la reine Elisabeth II reviendra dans la capitale provinciale, lors de la visite de deux semaines qu’elle effectuera au Canada, en octobre prochain.Selon les informations glanées par Le Soleil, la monarque d'Angleterre séjournerait au-moins deux jours à Québec, au cours de sa tournée en sol québécois, du 20 au 24 octobre.Du 9 au 24 octobre, Elisabeth II visitera la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et le Québec.Son arrivée au Canada est prévue à Vancouver.Au Québec, l’itinéraire de la reine comprendrait des étapes à Montréal et à Québec, ainsi qu’une i incursion dans la localité de La Po-catière, pour voir les usines de Bombardier.La reine Elisabeth II passerait tendant Vaughan.Les 174 Asiatiques, qui sont presque tous des Sikhs, sont détenus dans une base militaire, à la demande du ministère de l’Immigration.Tout portait àlcroire hier que les remiers réfugiés pourraient etre li-érés dès la semaine prochaine.M.Bill Boyle, porte-parole d’immigration Canada, a en effet fait savoir que quelques-uns pourraient commencer à expliquer leur cas à un juge du ministère.Ce juge décidera si la personne en question doit demeurer sous détention ou être relâchée.Cette décision d’immigration Canada de procéder avec célérité a empêché l’avocat torontois Mendel Green, dont les services ont été retenus par des Sikhs déjà établis au Canada, de recourir aux tribunaux pour obtenir la libération des personnes actuellement détenues.De plus, a signalé Me Green, il lui est maintenant permis de communiquer avec les réfugiés par l’intermédiaire d’un interprète, comme il l’avait réclamé.Les réfugiés continuent d’affirmer qu’ils ont quitté l’Inde le 20 mai, alors que les autorités canadiennes croient qu'ils sont plutôt partis de Rotterdam il y a environ trois semaines.au Québec deux jours dans la ville de Québec, où elle séjournera à la Citadelle, et elle sera l’hôte du lieutenant-gouverneur Gilles Lamontagne, à un dîner officiel à la résidence de ce dernier.Des transformations majeures doivent êtres apportées à cette résidence, d’ici peu, mais un porte-parole répond que certaines améliorations n’ayant aucun rapport avec le passage de la reine avaient été planifiées.Tous les services protocolaires consultés quant à cette visite de la reine semblent encore dans l’expectative.Tout au plus ont-ils été pressentis, à ce jour.Cependant, leurs représentants confirment vaguement les quelques renseignements dont le quotidien dispose.Il n’y a pas encore eu de rencontre formelle entre les responsables du protocole.30,000 personnes attendues au Festival des aînés à Laval (LE DEVOIR) — Le Festival des Aînés, qui s’est ouvert hier soir au Centre de la Nature de Laval avec un spectacle d’art lyrique suivi d’un feu d’artifice, se poursuit toute la fin de semaine.On attend environ 30,000 personnes.Aujourd’hui et demain toute la journée, des kiosques d’information et des mini-spectacles prennent place sur le site.Il est aussi possible de pratiquer divers sports, de se baigner et de pique-niquer.Ce soir, André Lejeune et sa troupe se produisent à 20 h.Demain, une messe sera célébrée par le cardinal Léger à 9 h 30 et l’harmonie de Laval donnera un concert à 15 h.Mme Lise Bacon, ministre des Affaires culturelles, est la présidente du festival, et l’animateur Serge Laprade présentera les événements majeurs.DEVOIR SPÉCIAL D’ÉTÉ DANS LES ANNONCES CLASSÉES 286-1200 A $ 4 millions pour la sécurité Le Sommet de la francophonie devrait coûter $ 12 millions aux contribuables MARILYNE GARNEAU QUÉBEC (PC) — Des $ 12 millions que coûtera le Sommet de la francophonie de Québec aux contribuables, un tiers du budget servira à assurer le service de sécurité.Les frais de toute sorte encourus pour les préparatifs et la tenue du sommet dans son ensemble s’élèvent à $ 8 millions.M.Jean Baillargeon, coordonnateur adjoint à l’information du Sommet évalue pour sa part à $ 4 millions le budget qui devra être consacré à la sécurité des quelque 600 délégués provenant de 40 Etats.Les mesures de sécurité, coordonnées par la Gendarmerie royale du Canada, nécessiteront la présence de 1,200 policiers, de la GRC, de la Sûreté du Québec et de la Sûreté mu- nicipale, soit une moyenne de deux agents par délégué.Les policiers assureront la sécurité de l’hébergement, du transport, dans les salles de conférence et procéderont au contrôle des accréditations des journalistes dans les salles de presse.En vertu d’une entente fédérale-provinciale, les frais afférents à la rotection des chefs d’Ètat et de eurs délégations sont à la charge du gouvernement fédéral seul.Pour leur part, les frais d’hébergement, de déplacement terrestre, de location de salles de conférence et les autres frais, qui sont évalués à ?8 millions, seront assumés conjointement par le gouvernement canadien à 50 pour cent, le Québec à 45 pour cent et le Nouveau-Brunswick à 5 pour cent.?le Au total, la contribution du Québec se chiffrera par $3,6 millions.Bien que 600 délégués soient attendus, M.Baillargeon a toutefois tenu à préciser que les gouvernements ne payaient pour leur part que les frais de séjour de cinq personnes par délégation, soit au total 200.Les délégations qui compteront plus de cinq membres devront assumer les frais de séjour des personnes non-invitées.Pour ce qui est de l’hébergement, quelque 2,900 chambres, dont 110 suites, ont été réservées dans les grands hôtels du Québec métropolitain depuis novembre dernier.Outre les 600 délégués, les chambres serviront à accueillir les agents de sécurité et les 600 journalistes qui sont attendus pour l’événement.C’est donc dire que les 2,900 cham- BERNARD DESCÛTEAUX QUÉBEC — Le Parti québécois doit devenir, maintenant que le débat sur ses orientations est terminé, un parti plus agressif qui se tourne résolument vers les prochaines élections, estime M.Jean Morin, le nouveau chef de cabinet de Pierre Marc Johnson.M.Morin, qui est entré en fonction hier, pense en effet que l’opposition péquiste à l’Assemblée nationale doit désormais concentrer ses énergies sur le gouvernement Bourassa et ses politiques.Les prochaines élections sont dans plus ou moins deux ans, rappelle M.Morin qui croit que le Parti québécois doit commencer à suggérer des solutions de rechange aux politiques libérales, surtout dans les domaines où le gouvernement semble être inactif comme le chômage des jeunes, le sida, l’environnement.Depuis les dernières élections, les 23 députés péquistes ont fait reculer le gouvernement sur des questions majeures comme la loi 101, ceci dans un contexte où il fallait s’adapter au rôle de député d’opposition et faire le débat sur les orientations du parti, note M.Morin.Maintenant que cette période est passée, il est possible à son avis de faire plus.L’opposition aura, prédit-il, un style plus agressif et développera des positions plus précises, « plus pointées ».M.Morin, qui est âgé de 45 ans, est un militant actif du Parti québécois depuis 1970.Notaire de formation, il a surtout oeuvré au sein de la commission juridique du parti, devenant président d’une association de comté (Robert-Baldwin) en 1978.C’est à cette époque qu’il a connu M.Johnson dont il dit partager entièrement la philosophie politique, notamment en ce qui a trait au concept d’affirmation nationale.Le poste de chef de cabinet de M.Johnson était libre depuis le début de l’année alors que l’ancien député de Drummond, Michel Clair, décidait de retourner à la vie privée.M.Johnson n’avait pu trouver de candidat qualifié à ce moment, confiant l’intérim au chef de cabinet adjoint, Martin Hébert, lequel est aussi sur le point de quitter le cabinet de M.Johnson.M.Johnson avait notamment tenté de recruter Louise Beaudoin dont il avait fait son ministre des Relations iniernationales dans son bref gouvernement de l’automne 85.Un des mandats de M.Morin sera de reconstituer l’équipe de conseillers de M.Johnson.De son équipe formée au lendemain de la défaite électorale de 1985, un seul membre demeure en poste, Jacques Fortin.Outre Michel Clair, sont partis, ou sur le point de quitter, Martin Hébert, Marie-Jeanne Robin (attachée de presse) et Marie-Agnès Tellier (recherche).Jusqu’à récemment, M.Morin était vice-président au développement dans une entreprise de logiciels.Auparavant, il avait occupé le poste de délégué du Québec à Atlanta, de 1983 à 1986.À partir de 1966, il avait pratiqué le notariat à Montréal.Il est capitaine dans le régiment des Fusilliers Mont-Royal.Deux cars plongent dans une rivière en crue au Texas Un mort, 19 blessés, neuf disparus COMFORT, Texas (AP) - Un autobus et un mini-bus transportant des enfants en vacances ont plongé dans une rivière en crue vendredi, au Texas : une adolescente a trouvé la mort lors des opérations de sauvetage, une autre personne a perdu la vie, 19 voyageurs ont été blessés et neuf manquaient à l’appel.Quarante-trois personnes — en majorité des enfants qui allaient faire du camping — voyageaient à bord des deux véhicules qui venaient de Batch Springs, près de Dallas.L’autobus et le mini-bus roulaient sur les bords de la rivière Guadalupe lorsqu’une crue soudaine a emporté les véhicules.Selon les autorités, « certains des passagers qui sont sortis des bus ont été emportés tandis que ceux qui étaient restés à l’intérieur ont, sem-ble-t-il, pu être sauvés».Une adolescente de 16 ans, qui était hissée vers un hélicoptère, a lâché prise alors qu’elle était suspendue a une corde à 30 m de hauteur et s’est tuée en tombant.D’autres enfants, qui s’étaient accrochés à des branches d’arbres, ont été recueillis par des héücoptères.Neuf autres personnes n’avaient pu être retrouvées.Dix-neuf autres étaient blessées dont deux grièvement.Les enfants rescapés souffraient d’hypothermie — les eaux de la G uadalupe sont très froides — et étaient en état de choc.« L’adolescente n’avait plus la force de s’agripper, a déclare le sergent Charles Seale, de la police te-xanne.La corde était bien enroulée autour d’elle, mais elle était trop affaiblie pour se tenir».« Je suis indemne, mais je suis inquiet pour les enfants », a déclaré le conducteur de l’autobus, M.Richard Koons, âgé de 26 ans.Il a raconté qu’il conduisait les en- T Photo AP Des hélicoptères ont été appelés au secours des enfants qui avaient été emportés par la rivière Guadalupe, au Texas.Une jeune fille de 16 ans, qui s'était agrippée au câble de l’hélicoptère, a manqué de forces et a lâché alors qu'elle était à une trentaine de mètres dans les airs.Elle a été tuée sur le coup.Hier soir, neuf personnes manquaient encore à l'appel.fants vers leur lieu d’embarquement pour une expédition en radeau, lorsque l’autobus est tombé en panne à un passage à gué de la rivière Guadalupe, ou le niveau de l’eau est généralement très bas.Il a dit aux enfants de sortir et certains d’entre eux ont été emportés par les flots.Le lourd véhicule a été renversé par les flots.Environ 30 cm de pluie sont tombés sur la région vendredi matin, causant les pires inondations enre- gistrée depuis 1932, a révélé le Bureau météorologique national.L’un des jeunes vacanciers, Jason Hernandez, âgé de 13 ans, a expliqué qu’un ami l’avait sauvé en lui tendant une branche à laquelle il a pu s’agripper jusqu’à ce qu’un hélicoptère ne parvienne à le prendre à son bord.« Il m’a sauvé la vie ; j’ai dit plusieurs prières », a ajouté le jeune Hernandez.bres réservées serviront à loger un maximum de 2,400 personnes, et ce, c’est si l’on escompte que les 1,200 agents de sécurité sur place seront tous logés à l’hôtel.Hier toutefois, il n’a pas été pos-sible de savoir à combien s’élèvera le nombre de policiers de la SQ et de la SM, de la region immédiate de Québec même, qui n’auront pas à loger à l’hôtel.Pour sa part, M.Baillargeon justifie cette différence en alléguant que même si les Etats participants ont déjà fait connaître le nombre de leurs délégués, des changements de dernière minute sont toujours possibles.Il est entendu que les frais des journalistes devront être assumés par les entreprises de presse.Jean Morin, le nouveau chef de cabinet de P.M.Johnson Le PQ doit devenir plus agressif Québec a plié vite devant la SQ, note Gendron QUÉBEC (Le Devoir) -L’octroi de hausses salariales de 17.3 % aux policiers de la Sûreté du Quebec cette semaine est surprenante, estime le Parti québécois qui demande ce qu’il est advenu de la politique salariale du gouvernement.Selon le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, le gouvernement Bourassa a semblé plier devant les policiers alors que pour les autres catégories d’employés du secteur public il avait adopté une ligne rigide l’an dernier.Dès le recours à des moyens de pression par les policiers, le gouvernement a en effet accédé aux demandes de l’Association des policiers provinciaux qui a obtenu ce qu’elle demandait, soit la parité avec les policiers de la Communauté urbaine de Montréal.Selon le député, c’est comme si on avait voulu régler à la sauvette, au moment où des concessions refusées aux autres pouvaient passer inaperçues en raison des vacances.Outre des augmentations de 12 % pour trois ans, on a accordé aux policiers un ajustement salarial de 4.8 %.On a aussi maintenu la pleine indexation du régime de retraite, une concession qui ne s’appliquera pas aux nouveaux policiers.Ainsi, à compter du 1er janvier prochain, un policier au sommet de l’échelle salariale gagnera $ 41,800 par année.L'an dernier, le gouvernement a maintenu tout au long de la négociation avec les employés du secteur public le principe d’une augmentation limitée à 3.5 %, a rappellé hier M.Gendron.Il a souligné aussi que d’autres groupes en rattrapage salarial, comme les procureurs de la Couronne et les infirmières, se sont heurtés à une attitude gouvernementale qui semble difficilement con-cilialble avec l’attitude adoptée envers les policiers.La concession faite par le gouvernement à propos du régime de retraite est selon M.Gendron très contestable.On a choisi la voie de la facilité en ne réduisant l’indexation des rentes que pour les policiers engagés après le 1er janvier 87.Ce double statut ne sera pas viable, dit-il s’appuyant sur des expériences similaires faites aux États-Unis.LE DEVOIR RENSEIGNEMENTS (514)844-3361 Administration (514)844-3361 Rédaction (514)842-9628 Publicité Générale Annonces classées IHj OHc-oOHJ (514)286-1200 Abonnements Montréal fSIdî TT9.1AQ1 1*#/ JJ* 1 ou (514) 844-3361 Québec (418)687-2021 Exte.ieur — Indicatif 514 1-800-361-6059 Indicatif 418 1-800-463-4747 Indicatif 819 1-800-361-5699 Indicatif 613 1-800-361-5699 | Faut LE DEVOIR pour le croire! | La tournée des gourmets gourmands Une collaboration Ciel 98,5 et Læ Devoir Gagnez^ un à______ "Sl00 (;;C^,onK voyage l>aris t Le Devoir et Ciel 98,5 feront tirer un voyage à Paris pour deux personnes parmi les clients des restaurants paraissant dans cette section publicitaire spéciale.Pour participer, vous devez remplir les coupons de participation disponibles à ces établissements.N’attendez pas! inscrivez-vous dès aujourd’hui à notre promotion La tournée des gourmets gourmands! Restaurants participants: Le Richelam de St-Jean-sur-le-Ri-chelieu Les Mauvais Garçons de Montréal, L’Eau à la Bouche de Ste-Adele, L Auberge Handfieid de St-Marc-sur-Ri-ch eh eu.Le Sieur De Chambly de Chambly, Rustik de C hateauguay, L Auberge St-Denis de St-Sauveur-des^Monts, Samuel II de St-Jean, La Réserve de St-Donat, Le Bistro de C hamplain de Ste-Marguerite-du-Lac-Masson.L’Auberge des Gallants de Ste-Marthe, Le Bistro St-Chafles de Loneueuil, La Strada de Longueuil.L’Auberge Montagnard du Mont St-Hilaire et L’Hotel Estérel de Ville d’EstéreL 4 Le Devoir, samedi 18 juillet 1987 A-3 Les cinq jours qui ébranlèrent le CSSMM CAROLE BEAULIEU Une semaine après la divulgation d’un document confidentiel révélant que des gestionnaires du CSSMM avaient dilapidé des fonds publics en 1984-86, bon nombre se demandent ce qui s’est réellement passé au Centre de services sociaux et « pourquoi l'affaire éclate aujourd’hui », un an après le rapport Price Waterhouse.Le citoyen moyen s’est indigné.Les travailleurs sociaux ont protesté.Les administrateurs ont gardé silence et le ministère a assuré la population que « tout était sous contrôle ».Mais la crise de confiance reste totale.« Quand j’ai lu que treize personnes du CSSMM avaient bu en une soirée pour $1,263 de vin », raconte une travailleuse sociale, «j’ai pensé aux gens qui doivent vivre toute une année avec leur $4,000 d’aide sociale.J’ai pensé aux gens sur les listes d’attente.Et j’ai eu envie de vomir.» « Je ne sais pas, ajoute-t-elle, si les administrateurs qui restent de cette époque sont honnêtes ou non.Mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à leur faire confiance».Au moment où le premier ministre, M.Robert Bourassa, demande à « connaître tous les faits », le conseil d’administration du CSSMM tente aujourd’hui de démontrer qu'il s’est renouvelé, que depuis mars 1986 il a « fait le ménage », que les abus confirmés par Price Waterhouse ne pourraient plus se reproduire.Peine perdue.Dans les couloirs de l’établissement, les rumeurs ont repris de plus belle, sous l’effet des révélations des médias.Ainsi, tel directeur de services est organisateur libéral, dit-on.Tel autre avait des intérêts dans une firme qui a déjà eu des contrats avec le CSSMM.Tel autre encore a reçu une laveuse et un manteau de fourrure d’une importante firme faisant affaire au CSSMM.Toutes ces allégations, dont aucune n’est prouvée, empoisonnent l’atmosphère d’un etablissement qui a pourtant bien d’autres malheurs à consoler.Quelque 80,000 personnes ont fait appel l’an dernier au Centre de services sociaux du Montréal métropolitain.L’établissement, né il y a 15 ans de la fusion de plusieurs agences, est le plus important du réseau.Ses administrateurs gèrent un budget de plus de $ 64 millions.Lorsque des jeunes ont besoin de protection, par exemple, que des personnes âgées doivent être placées, que des femmes battues ont besoin de support, ce sont ses travailleurs qui interviennent.Après deux vérifications comptables, deux directeurs généraux démissionnaires, cinq mois d’enquête de police, des admissions de dépenses exagérées, les représentants des 1,800 travailleurs de l’établissement veulent savoir « pourquoi aucune accusation n’a encore été portée », « pourquoi certains di-recteurs soupçonnés d’avoir trempé dans des affaires louches sont encore en poste ».D’autres remettent en question l’organisation même du CSS, affirmant que les cadres sont trop nombreux et que les gestionnaires sont « déconnectés » des vrais besoins.Bien peu de ces questions trouveront réponse avant la fin de l’enquête policière amorcée en décembre dernier et dont on n’attend pas les conclusions avant l’automne.Même l’actuel président du conseil d’administration — considéré par le ministère comme le grand responsable des enquêtes qui ont déclenché le « ménage » de la dernière année — ne trouve pas grâce auprès des employés.« Jean-Louis Poirier, on veut bien le croire », déclare Mme Cécile Côté, la présidente du Syndicat des employés du CSSMM.« H se dit le sauveur du CSS.Mais c’est peut-être aussi notre Ollie North.» Nommé au CSSMM en mars 1985, M.J.-L.Poirier en est devenu président en mai 1986, le jour même où le conseil d’administration a pris connaissance du « règlement de départ » du directeur général, M.Jean-Richard Charbon-neau, cet ex-consultant privé qui a admis la semaine dernière avoir été « imprudent » dans ses dépenses d’hôtel et de restaurant (près de $ 50,000 en deux ans, autorisés par le président du conseil de l’époque, M.Guy Saint-Onge).Mais la saga du CSSMM avait commencé plus tôt, en novembre 1985, deux ans après la nomination de M.Jean-Richard Charbonneau.Informé par un enquêteur du ministère de la Santé et des Services sociaux de faits mettant en cause certaines pratiques de ses gestionnaires, le conseil du CSSMM demande un rapport de vérification « urgent » à la firme Raymond, Chabot, Martin, Paré et Associés (RCMP).À la suite de la démission d’un membre du conseil et de multiples plaintes parvenues jusqu’à Québec — concernant des dépenses pour le moins étranges — les haut-fonctionnaires du ministère s’inquiètent.Un mois avant le dépôt du rapport RCMP, le directeur général, Jean-Richard Charbonneau, « tombe malade » et remet sa démission — « forcée », dit-il aujourd’hui — le 1er avril 1986 au conseil d’administration, alors présidé par M.Guy Saint-Onge.Au même moment le conseil, ne sachant plus à quel cadre se fier, demande à la firme de conseillers en administration CGO d'assumer la direction générale par intérim.En mai 1986, M.Poirier, vice-pré sident chez Provigo, devient président (bénévole) du conseil du CSSMM où il siégeait depuis moins d’un an comme représentant des groupes socio-économiques.Sous la présidence de M.Poirier, le conseil abolit les cartes de crédit utilisées par des cadres supérieurs et ferme le compte de banque spécial ouvert sous M.Charbonneau.Il décrète l’arrêt de paiement de certains « règlements de départ » négociés par M.Charbonneau et ferme les comptes « ouverts » de restaurant utilisés par l’ex-direc-teur général.Le conseil cesse aussi de confier à une firme externe, Ur-batech, les projets d’immobilisation, et met fin à d'autres contrats de consultants.Un mois plus tard, le rapport spécial de la firme Raymond.Chabot, Martin, Paré et Associés est déposé au conseil.Il confirme certaines des pratiques douteuses utilisées au CSSMM mais laisse inexplorés d’autres secteurs — comme celui des contrats de consultants dont la valeur totale a plus que doublé sous le mandat de M.Charbonneau, passant de $ 371,784 en 1985 à $ 711,149 en 1986.Au cours de juin 1986, une nouvelle série de mesures vient renforcer les contrôles de l’établissement.Tout contrat de services professionnels de plus de $ 5,000 doit désormais faire l’objet d’une autorisation du Conseil.Le conseil accepte la démission du directeur des ressources matérielles.M.Louis Gravel.Souhaitant des vérifications comptables supplémentaires, le conseil d’administration embauche la firme Price Waterhouse.Ce rapport, confidentiel, est déposé au conseil à la fin d’août 1986.« Le rapport ne devait jamais être rendu public, explique aujourd’hui un porte-parole du CSSMM.Il révèle, entre autres, que les mandats A Photo LouIm Lemieux Jean-Richard Charbonneau accordés à la firme J.T.Dubé l'ont été sans appel d'offres et sans accord écrit indiquant le montant des honoraires prevus.Les montants versés en 1985 et 1986 s’élèvent à $440,525.La firme Dubé travaillait, notamment, à un projet de contrôle administratif des tâches des travailleurs sociaux.Québec est saisi du rapport en septembre 1986.Jugeant qu’il contient des faits pouvant mener à des accusations criminelles, la ministre, Mme Thérèse Lavoie-Roux, transmet le dossier au Solliciteur général, alors M.Gérard Latulippe.L’enquête de police démarre en février 1987.« Un délai normal », af firme aujourd’hui le bureau du Solliciteur.Soudain quelqu’un, quelque part, décide de « couler » le rapport confidentiel de Price Waterhouse.Les médias s'emparent de l’affaire le 9 juillet.Au cours des jours qui suivent les révélations se multiplient.L'ex-directeur général, M.Charbonneau, « confirme » l'existence d'une entente de départ — verbale et secrète — par laquelle il aurait dû recevoir $80,000 pour une « étude » à effectuer avec une firme déjà sous-contrat avec le CSSMM.La firme J.T.Dubé« confirme » qu'une telle entente a été passée avec trois membres du con seil d’administration.Le conseil nie.Deux jours plus tard, sous la foi de documents en possession de la police, The Gazette, révèle qu’une employée de l’établissement, Mme Lyse Gagnon, a reçu plus de $ 23,000 d'un consultant à l'emploi du CSSMM, « pour des travaux cléricaux ».Mme Gagnon est la compagne du directeur des ressources humaines de l’établissement, M.Réjean Lefebvre.Au lendemain de ces révélations, M.Lefebvre et Mme Gagnon sont suspendus jusqu’à ce qu’une enquête interne déclenchée à leur sujet par le conseil fasse la lumière sur cette nouvelle affaire.D’après un imposant dossier interne dont LE DEVOIR a pris connaissance et les procès-verbaux du conseil des deux dernières années, il appert que depuis sa nomination, M.Poirier a fait au ministère des rapports détaillés et fréquents des mesures que le conseil prenait pour assainir la gestion du CSSMM.« Le ministère voulait faire le ménage sans recourir à une tutelle, explique un haut-fonctionnaire du ministère.Nous voulions éviter de laver notre linge sale en public avant que l’enquête de police n’aboutisse.Tout cela semblait possible jusqu’à ce que quelqu'un coule aux médias le rapport confidentiel de Price Waterhouse».Le syndicat parle d’« ouvertures » au Reine-Elizabeth (LE DEVOIR) - L’un des points délicats de la négociation en cours à l’hôtel Reine-Elizabeth, à Montréal, porte sur l’introduction récente de tests -.qui ont mené à neuf refus de poursuite d’emploi pour des serveuses qui cumulaient déjà plusieurs années d’ancienneté.C’est ce qu’a précisé hier soir la présidente de la Fédération du Commerce (CSN), Mme Lise Poulin.La syndicaliste ne paraît pas inquiète toutefois sur la possibilité d’un accord prochain au Reine-Elizabeth, si ces tests peuvent mener plutôt à des compléments de formation qu’à des mises à pied déguisées.Vers 18 h hier, les parties étaient toujours en pourparlers et il y avait eu, selon Mme Poulin, des « ouvertures intéressantes » de la part de la gérance du Reine-Elizabeth, propriété du Canadien National.Ouvertures jugées suffisamment sérieuses pour que soit annulée l’assemblée que le syndicat devait tenir hier matin; il devait y être question de l’éventualité d’une grève.La réunion aura sans doute lieu dans les prochains jours, le contexte semblant évoluer vers un terrain d’entente, selon les réactions recueillies hier des négociateurs syndicaux.Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration à Montréal, la CSN a entamé, pour 4,000 de ses membres, une cascade de négociations dans 19 établissements.Huit accords sont déjà acquis.Il y a grève au Ramada Inn Olympique (où la conciliation a repris hier midi), au Montréal Crescent et au Coq d’Anjou.Quant aux autres tables de négociation encore actives, la CSN estime qu’on y trouve « un rythme normal de négociation » : au Sheraton Saint-Laurent, le normatif serait pratiquement réglé et, la semaine prochaine, l’on attend le dépôt d’offres monétaires, tout comme à l’auberge Wandlynn, entre autres.À l’hôtel Méridien, les négociations se poursuivaient toujours hier, sans qu’on ait pu encore aborder l’aspect pécuniaire de la convention.Le présumé agent secret Boivin a été condamné pour des actes indécents (LE DEVOIR) - Le délateur Marc- André Boivin, témoin de la Couronne dans l’enquête sur les permanents de la CSN accusés d’avoir posé des bombes dans les établissements de M.Raymond Malenfant, a été condamné en avril dernier pour actions indécentes devant la Cour municipale de Montréal.M.Boivin, que l’on croit être un agent du Service canadien du renseignement de sécurité, a plaidé coupable le 29 avril 1987 devant le juge Alexander Stalker de la Cour municipale de Montréal et a été condamné à une amende de $ 300 qu’il a payée sur le champ.Il n’était pas représenté par un avocat.Il était accusé d’avoir « illégalement et volontairement commis une action indécente dans un endroit public, en présence d’une ou plusieurs personnes .en contravention de l’article 169 a du Code criminel».M.Boivin avait été arrêté le 13 mars dernier au terminus Voyageur par deux policiers de l’escouade jeunesse de la police de la CUM.Détail intéressant, la promesse de comparaître qu’avait signée M.Boivin à l’époque indiquait qu’il devait répondre d’accusations en vertu de l'article 157 du Code criminel, article qui prévoit une peine de prison maximale de cinq ans pour « un acte de grossière indécence avec une autre personne ».Une infraction en vertu de l’article 169 est jugée en vertu de la loi sur les r ursuites sommaires, ce qui permet la cause d’être entendue par la Cour municipale, alors qu’une infraction en vertu de l’article 157 constitue un acte criminel, passible d’emprisonnement et qui doit être jugé devant la Cour des sessions de la paix ou la Cour supérieure.À la police de la CUM, hier, on affirmait que la décision de réduire les accusations avait été « une décision judiciaire » et que le dossier était maintenant clos.Le procureur de la Couronne dans le dossier était en vacances et ne pouvait être rejoint.Les réclamations des inondés À l’Hôtel de ville, un week-end pas chômé (LE DEVOIR) — Le bureau des réclamations de l’Hôtel de ville de Montréal sera ouvert aujourd’hui et dimanche de 8 h 30 à 16 h pour aider les citoyens à déposer leurs demandes d'indemnisation à la suite des inondations de mardi dernier.Pour accélérer le traitement de leurs demandes, les citoyens doivent apporter une liste détaillée des dommages subis.Toutefois, ceux qui désirent exercere des recours judiciaires contre la Ville de Montréal doivent conserver leurs biens mobiliers jusqu’à la visite d’un inspecteur de la Ville.Ils devront aussi faire parvenir une mise en demeure écrite au bureau des réclamations.D’autre part, la Ville a retenu les services d’une firme externe spécialisée en inspection pour traiter plus efficacement les nombreuses demandes déjà reçues.Enfin, des équipes supplémentaires s’occuperont tout au long du week-end du ramassage des ordures ménagères et les citoyens qui auraient besoin des services de la Ville pour l’hébergement, le pompage, l'enlèvement de rebus ou d’arbres tombés doivent communiquer avec le service d’urgence des travaux publics au 872-4848.Dupras reproche à Doré son absence lors du déluge de mardi Opus Dei Mgr Grégoire donne son nihil obstat PIERRE CAYOUETTE Mgr Paul Grégoire autorise pleinement les activités de l’Opus Dei dans le diocèse de Montréal.Un bref communiqué de la Chancellerie publié le 2 juillet dernier dans YÉglise de Montréal, revue hebdomadaire de l’Archevêché de Montréal, le confirme.La Chancellerie apporte des précisions sur l’Opus Dei et son statut dans l’Église.Les affirmations « discutables » au sujet de cette oeuvre qui ont été faites dans divers médias rendent nécessaire cette mise au point.« Depuis 1957, l’Opus Dei travaille dans le diocèse de Montréal en pleine communion ecclésiale et avec l'autorisation explicite de l’Archevêque.Les membres de la Prélature sont actifs dans l’Église locale et oeuvrent dans tous les milieux de la société», écrit l’Archevêché.De plus, ajoutent les auteurs, l’Opus Dei a bel et bien des fondements pastoraux et juridiques.« Il existe dans l’Église des prelatures personnelles ‘pour promouvoir une répartition adaptée des prêtres et pour accomplir des tâches pastorales ou missionnaires particulières en faveur des diverses régions et divers groupes sociaux’ ».Ces institutions d'Église, écrit la Chancellerie, tirent leur fondement pastoral et juridique dans le décret conciliaire Presbyterorum Ordinis.Fondé en Espagne en 1928 par Mgr Josemaria Escriva, l’Opus Dei a été érigée au titre de prélature par le pape Jean-Paul II le 28 novembre 1982.L’organisation, dont les activités demeurent discrètes, compte aue 74 000 membres à travers le e, répartis dans plus de 80 pays.Au Canada, ils sont environ 600, dont 300 à Montréal.« Le charisme particulier de cette oeuvre, clairement indiqué dans ses statuts, est d’imprégner la société séculière de l’esprit chrétien en sanctifiant les activités de tous les jours», rappelle l’Archevêché.Les membres de l’Qpus Dei aspirent à la « perfection chrétienne » dans le cours normal de leurs activités quotidiennes.Depuis sa fondation, l’Opus Dei fait l'objet de diverses controverses.Outre son idéologie mortificatrice, on reproche à la prélature ses liens historiques avec l’Espagne de Franco et de maintenir encore aujourd’hui des liens avce les dictatures.On reproche aussi à l’Opus Dei d’être actif dans les commissions scolaires.Le Mouvement laïque québécois reproche par exemple à l’abbé Norbert Lacoste, commissaire à la CÉCM et membre du Conseil scolaire de l’île de Montréal, d’ê- tre membre de l’Opus Dei et de propager les enseignements de la Prélature au sein des instances de la commission scolaire.La controverse sur l’Opus Dei a été déclenchée au printemps dernier par le dépôt au Sénat du projet de loi S-7 par le sénateur Rhéal Bélisle.Ce projet de loi privé a constitué en personne morale le Vicaire régional pour le Canada de la Prélature de Ste-Croix et de l’Opus Dei.Les sénateurs libéraux Jacques Hébert et Jean Le Moyne mènent une vive croisade contre l’adoption du projet de loi et accusent l’organisation de vouloir s’élever au-dessus des lois civiles.« Ces accusations sont gratuites, sans aucun fondement », leur répond Mgr NeM Willard, chancelier du diocèse de Montréal.Université McGill ÉCOLE FRANÇAISE D’ÉTÉ CONFÉRENCE V.DEL LITTO Professeur de l’Université de Grenoble Titre: LE CAS STENDAHL Date: Mardi, 21 juillet Heure: 20h00 Lieu: Pavillon Douglas 3851 rue Université Entrée Libre (LE DEVOIR) — Le chef du Parti civique de Montréal, M.Claude Dupras, s'inquiète de l’absence simultanée du maire de Montréal et du président du Comité exécutif lors des orages qui se sont abattus sur Montréal mardi dernier.« C’est anormal et ça ne s’est jamais produit pas le passé que le maire et le président de l’exécutif soient en vacances et en dehors de la ville en même temps », a soutenu M.Dupras.« Les Montréalais ne sont-ils pas en droit de s’attendre à ce que le capitaine du bateau soit à la proue dans une telle situation?», a demandé le chef du Parti civique.CARTES D’AFFAIRES ROBIC, ROBIC & ASSOCIÉS Fondée en 1892 Agents de brevets d'invention et de marques de commerce 1514, Docteur Pentield, Montréal, Canada, H3G 1X5 Tél : (514)934-0272 Télex: 05-268656 Cable MARION Télécopieur Selon lui, il est évident qu’il n’y avait personne en charge à l'Hôtel de ville mardi au plus fort du déluge.« À voir les déclarations qu’a faites M.Gardiner, il est clair qu’il n’était pas en contrôle de la situation».Le chef du Parti civique fait remarquer que la Charte de la ville prévoyait jusqu’au mois dernier que seul le maire ou le président du Comité exécutif pouvaient autoriser certaines dépenses ou certaines actions dans les cas d'urgence.La nouvelle administration a fait amender la Charte afin de donner ce pouvoir aux directeurs de services, « avec le résultat qu’il n’y avait personne en charge, mardi ».De plus, M.Dupras se demande ce qu’a fait le RCM depuis huit mois qu’il est au pouvoir pour faire adopter un plan d’urgence pour les sinistres de cette nature par la Ville et la Communauté urbaine, alors que dans l’opposition, il réclamait à grands cris l’adoption d’un tel plan.721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel-commercial-résidentiel Plus de 30 ans d 'expérience 6305, 25e Ave, Rosemont, Montréal 36 cm.rue Sl-Paul.bureau 20I Montréal.Québec H2Y IG3 Tel.: (514) 3974)547 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» ; en bis: Mozart, l’ouverture de l’opéra Le Nozze di Figaro; Mendelssohn, l’andante de la Symphonie no.5 op.107, « Réformation ».Jeudi 16 juil-lett à la Cathédrale de Joliette.À lui seul et en 28 années d'existance, l’Academy of St.Martin in the Fields a gravé plus de 400 disques.Une véritable manufacture dont les produits se classent parmi ceux qui rapportent le plus à l’exportation anglaise.C’est pourtant jeudi soir, à Joliette, en route vers les Etats-Unis, que le fondateur Neville Marriner et son orchestre jouaient pour la première fois ensemble en Amérique du Nord.Pour le Festival de Lanaudière, l’événement se voulait le point culminant de la programmation de son 10e anniversaire : une soirée de gala à la fois musicale et mondaine.Le prix élevé de certaines places ($ 150) avait attiré surtout ceux qui ont les moyens d’aider à garnir les goussets du festival.Mozart, Mendelssohn et Prokofiev composaient le menu musical de la soirée: trois plats déjà éprouvés mais servis à la manière nouvelle cuisine.Trois oeuvres qui par la clarté de leur écriture ne pouvait pas faire autrement que de mettre en valeur la précision du jeu, la cohésion des instruments et tout ce qui fait la beauté du « son » St.Martin in the Field.Dans des propos qu’il confiait à une journaliste de l’émission Présent Musique de Rajdio-Canada, Neville Mariner soulignait l’importance qu’il accordait d’abord à la « séduction » du « son » d’un orchestre.Il n’aime carrément pas la musique trop compliquée comme celle de Mahler au sujet de laquelle il a commis cet ahurissant commentaire: N’étant ni juif, ni homosexuel, ni affreusement malheureux (dixit), il ne voit pas l’utilité de jouer des oeuvres « religieusement, sexuellement et intellectuellement aussi torturées ».Je m’étonne qu’un musicien digne de ce nom puisse entretenir de semblables préjugés et se permette de dire de pareilles âneries.Placé à droite de la nef, entre le mur et un pilier, je n’ai malheureusement pas pu bien entendre.Aussi, suis-je obligé d’avouer que le concert ne m’a pas complètement satisfait et encore moins séduit.Pour l’avoir déjà écrit plus d’une fois, l’acoustique de la Cathédrale de Joliette ne permet absolument pas la diffusion d’une image sonore claire et précise.Ou elle se brouille, ou elle se déforme par la distorsion.J’imagine mal que les musiciens n’aient pas été autrement qu’en très grande forme pour entreprendre cette tournée nord-américaine.Pourtant, de l’endroit où j’écoutais, rien n’était parfait dès que les tempos se faisaient rapides et que les attaques devenaient énergiques.Ici, la trompette claironnait trop fort, là (au début de l’andante de la Symphonie« Italienne » de Mendelssohn) le basson ne se fondait pas dans la sonorité du hautbois et de l’alto, ailleurs (notamment dans le dernier mouvement de l’« Italienne ») les cordes ne sonnaient pas ensembles, etc.En dépit de tout cela, il est indéniable que nous avons eu le privilège (PC) — La Commission de toponymie du Québec vient de donner le nom du violoniste Arthur Leblanc à une montagne située à l’Est de Chicoutimi.Culminant à plus de 500 m, révèle la commission, le mont Artur-Le-blanc surplombe la vallée de la rivière Sainte-Marguerite, sur la rive gauche du Saguenay; le sommet chevauche les cantons de Labrosse et de Champigny.Né en 1906 à Saint-Anselme, au Nou- d’entendre un orchestre d’une qualité exceptionnelle.D’un niveau tout à fait comparable à celui des nombreux disques qu’il a enregistrés.Une preuve tangible que sa réputation n’est pas surfaite.Une preuve également que l’Angleterre forme des instrumentistes extraordianires: songez que le St.Martin in the Field que nous avions eu devant nous était en grande partie formé de musiciens beaucoup trop jeunes pour avoir vécu son odyssée depuis ses débuts en 1959.Fraîche, énergique, pétillante, débordante de vitalité, leur Symphonie « Classique » de Prokofiev valait à elle seule le déplacement à Joliette.veau-Brunswick, Arthur Leblanc fut dans les années 40 et 50 l’un des musiciens les plus célèbres au Canada ; il mourut en 1985.Comme compositeur, on lui doit entre autres Petite Suite canadienne et Chant des pins.Dimanche au Camp musical du Lac-Saint-Jean, à Métabetchouan, la Commission de toponymie du Québec doit remettre à sa veuve, Gertrude Leblanc, un certificat de désignation et une carte de localisation la montagne.Le Québec a son mont Arthur-Leblanc CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.J'- - * 1 REPRESENTANTES PUBLICITAIRES (Au local) Le Devoir est à la recherche d’un professionnel de la vente afin de compléter son équipe de ventes locales.Le candidat idéal possédera un diplôme universitaire de premier cycle en marketing ou l’équivalent.Il possédera aussi une expérience pertinente d'au moins 5 ans, acquise dans l’industrie des communications auprès de media d’information ou d’agences de publicité.Nous offrons un défi de taille pour un individu ambitieux, dynamique et agressif qui saura 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c.v.à: Dossier 1353 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place D’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 MK ¦ IHHINMVBi Typographie et composition C0S INFORMATION, chef de file dans le domaine des sorties ordinateurs, est à la recherche d’un représentant senior pour sa division de typographie et composition.Homme ou femme avec expérience pertinente prêt à entreprendre le défi de photocomposition de troisième génération et de typographie au laser.Pour une entrevue confidentielle et rapide, envoyer votre curriculum vitae à: M.Pierre Trencaroff, Vice-président INFORMATION 17, rue Ferrier tréal (Québec) H4P1N1 L’Ecole Polytechnique de Montréal désire s'adjoindre les services d'un professionnel à titre de Chargé(e) d’enseignement en génie informatique Dans le cadre de vos fonctions, vous dispenserez un enseignement en génie informatique aux étudiants du baccalauréat en ingénierie.Parallèlement, vous développerez les séances de laboratoire reliées à ces cours.Votre maîtrise en génie électrique ou informatique et votre expérience en conception de programmes d'ordinateur font de vous un candidat sérieux.Vous avez aussi à votre crédit une connaissance approfondie en langage de programmation, en architectures d'ordinateur et en systèmes d'exploitation.En retour, nous vous offrons un salaire et des conditions de travail à la mesure de vos expériences et qualifications, conformément aux politiques en vigueur à l'École Polytechnique.Si ce défi vous intéresse, faites parvenir votre curriculum vitae avant le 31 juillet 1987 à: École Polytechnique de Montréal Docteur Jean-Louis Houle Directeur du Département de génie électrique École Polytechnique de Montréal C.P.6079, succursale A Montréal (Québec) H3C 3A7 Nous offrons des chances d'emploi égales è tous.DIRECTEUR GÉNÉRAL Société spécialisée dans le domaine de la dialyse, nous recherchons un candidat pour le poste de Directeur Général.Les candidats devront être titulaires d’une maîtrise en commerce, avoir une expérience de 15-20 ans des relations internationales dans les domaines commerciaux et financiers, acquise dans une fonction de chef de produits international, ainsi qu’une connaissance approfondie dans le domaine de la dialyse.Les candidats devront être bilingues (anglais et français).Ils devront en outre accepter la possibilité d’être relocalisés dans un pays autre que l’Amérique du Nord.Les candidatures ne répondant pas à ces critères ne seront pas prises en considération.Agents de placement prière de s’abstenir.Les candidatures devront être adressées avant le 30 juillet 1987, à: Dossier 1375 LE DEVOIR C.P.6033, Suce.Place d’Armes Montréal (Québec) H2Y 3S6 UNIVERSITE DE SHERBROOKE Faculté des lettres et sciences humaines Conseiller technique outre-mer En collaboration avec l’Agence canadienne de développement international (A.C.D.l ).l'Université de Sherbrooke demande un conseiller technique qui agira comme chef de la mission canadienne à l’Intérieur de son projet d’appui au programme de 2® cycle en études coopératives du Centre panafricain de formation coopérative, à Cotonou.Bénin.Fonctions — Sous l'autorité du directeur du Centre, le conseiller technique est responsable de l'administration du programme.Il participe à la gestion conjointe des tonds du programme, prépare les budgets et les rapports de contrôle.coordonne et supervise les activités du personnel canadien et dispense l'enseignement d'un cours par année.Exigences — Diplôme de 2® cycle et expérience dans la gestion de projets de coopération: minimum de deux ans d'expérience dans un pays d’Afrique et aptitudes à travailler avec une équipe locale; bonne connaissance des pratiques coopératives et de l’administration en milieu universitaire.Durée du contrat — Deux ans.à compter du 1®' novembre 1987.Traitement - Selon l'échelle de traitement en vigueur; Indemnités de service à l'étranger et autres allocations reconnues par l'A.C.D.I.Faire parvenir curriculum vltae et noms de trois personnes pouvant fournir des références sur les emplois antérieurs, avant le 15 août 1987, ou: Directeur du projet DESCOOP / IRECUS Faculté des lettres et sciences humaines Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) jik 2R1 N.B.- L'Université de Sherbrooke respecte le principe de l'équité en matière d'emplal.L’expansion de notre pratique justifie rengagement de 3 avocats ayant de 2 à 7 années d’expérience en droit commercial, fiscal ou de valeurs mobilières.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae au: Comité de recrutement LENGVARI, BRAMAN, TRUDEL 1, Place Ville-Marie Suite 2707 Montréal, Québec H3B 4G4 AV0CAT(E)S PROFESSEUR (E) (514) 451-4716 TEMPS PARTIEL DEMANDÉ (E) RIGAUD ÉDITEUR DE MANUELS SCOLAIRES recherche REPRÉSENTANT(E) possédant automobile et libre de voyager au Québec et en Ontario pour la promotion de manuels scolaires à tous les niveaux.Faire parvenir Curriculum Vitae à: Le Devoir, Dossier 1372.C.P.6033, suce.Place d’Armes Montréal (Qué.) H2Y 3S6 RECHERCHISTE ÉDITEUR DE MANUELS SCOLAIRES recherche PERSONNES DYNAMIQUES possédant automobiles et libres de voyager au Québec pour trouver des auteurs de manuels scolaires correspondant aux divers Programmes du Québec.Faire parvenir Curriculum Vitae à: Dossier 1371 Montréal (Québec) H2Y 3S6 DIRECTEUR - RELATIONS AVEC LES EMPLOYÉS Une société canadienne bien établie et en pleine expansion est à la recherche d’un directeur - relations avec les employés pour son bureau de Montréal.Exigences de base: ¦ Avoir fait des études dans des ressources humaines ¦ Posséder 3 ans d’expérience dans ce domaine Qualités requises: ¦ Aptitude marquée pour la communication et les relations inter-personnelles ¦ Connaissance approfondie en matière de gestion des ressources humaines incluant les lois pertinentes du Québec et de l’Ontario ¦ Expérience dans les relations avec les employés et description des tâches ¦ Bilingue Il s agit d'une occasion exceptionnelle de se joindre à une société respectée.Les personnes intéressées doivent écrire à: Dossier 1376 Le Devoir C.P.6033, Suce.Place d’Armes Montréal, H2Y 3S6 i CARRIERES ET PROFESSIONS Les postes sont offerts également aux hommes et aux femmes.Clinique spécialisée en Phlébologie recherche un MÉDECIN Statut: Un poste à temps partiel de jour et de soir pour Laval et Montréal.Fonctions: Phlébologue dans Clinique dynamique établie depuis 16 ans.Implication dans l'enseignement, la recherche et la promotion.Exigences: Médecin en règle avec la Corporation professionnelle des Médecins du Québec Intérêt pour travail de précision et capacité de fonctionner en équipe.Rémunération: Honoraires professionnels.Communiquez avec Dr.Jacqueline David au: 668-3310 ou 282-1129 teccdrt DIRECTEUR DES utionrl OPÉRATIONS LOCALES — Formation en Milieu Industriel — est à la recherche d’un Directeur/Représentant en Formation Professionnelle en Milieu Industriel pour la Province de Québec Qualifications requises: — Connaissance du milieu — Esprit d’entrepreneurship — Expérience de représentation auprès d'entreprises de dossiers et de ressources — Bilingue (Français/Anglais) S.V.P.adresser votre c.v.à: Claudette Crevier, Dir.Commère., TECCART INTERNATIONAL LTÉE, 3155, Hochelaga, Montréal (H1W 1G4) Sommes également à la recherche d’instructeurs techniques dans les sphères suivantes: • Instrumentation/Contrôle • Automates programmables • Électronique Industrielle DIRECTEUR / DIRECTRICE ÉCOLE DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION L'Université Laurentienne sollicite des candidatures pour le poste de directeur / directrice de l'École des sciences de l'éducation.POSTE L’École des sciences de l'éducation a comme mandat la formation initiale et le perfectionnement des enseignants / enseignantes pour les écoles de langue française de l'Ontario.Elle compte 14 professeurs à temps plein desservant une clientèle d'étudiants à temps plein et à temps partiel.Le directeur / la directrice est l'administrateur / l'administratrice en chef de l'Ecole et en est le porte-parole.Il / elle devra assumer, en plus, une tâche d'enseignement et de recherche.QUALIFICATIONS La personne recherchée devra être compétente en français et posséder: — un brevet d'enseignement — un doctorat en éducation ou l’équivalent — une expérience administrative dans un milieu universitaire ou dans une situation comparable — la capacité d'assumer un leadership efficace — une connaissance suffisante de la langue anglaise CONDITIONS La nomination entre en vigueur le 1 er septembre 1987 ou avant.La durée du mandat est de 3 ans avec possibilité de renouvellement.Le traitement et les conditions de nomination sont régis par la convention collective.Prière de faire parvenir votre candidature, accompagnée d'un curriculum vitae détaillé et du nom de 3 personnes pouvant fournir des références, avant le 31 juillet 1987 au: Comité de sélection École des sciences de l’éducation Université Laurentienne Chemin du lac Ramsey Sudbury, Ontario, P3E 2C6 Attention: Prof.Raymond Lallier Université Laurentienne Chemin du lac Ramsey, Sudbury (Ontario) P3E 2C6 Psychologue clinicien I Ministère de la santé et des services communautaires Chatham De 1 239 $ à 1 508 $, à la quinzaine (en cours de révision) Fonctions: Il s'agit d'un poste de psychologue clinicien exercé dans une clinique d'hygiène mentale régionale.Le travail comprend la prestation de services directs ou indirects à l'intention d'enfants, d'adolescents, d'adultes ou de familles, ainsi que de la prestation de services communautaires de consultation à d’autres professionnels de la santé et à des organismes.En étroite collaboration avec une équipe multidisciplinaire, le (la) psychologue dispensera des services aux enfants ayant divers problèmes de comportement ainsi que divers problèmes affectifs et de développement.Cette personne doit être capable d'établir de bonnes relations de travail, de collaborer avec d’autres professionnels et organismes communautaires de même que de préparer et de mettre sur pied des activités en matière d'éducation communautaire En outre, la personne choisie devra faire preuve d’initiative et de jugement dans l'exercice de ses fonctions.Conditions de candidature: Posséder une maîtrise en psychologie et au moins quatre années d'expérience en ce domaine, ou encore un doctorat et une année d'expérience.La personne doit avoir de l'expérience dans les domaines de la programmation axée sur le comportement, des services cliniques ainsi que de l'évaluation psychologique En outre, elle doit posséder des compétences en matière d'établissement de programmes.Le (la) titulaire doit être membre du Collège des psychologues du Nouveau-Brunswick, ou y être admissible La candidature des personnes qui ne possèdent pas l'expérience et la formation décrites ci-dessus sera étudiée aux fins d'une nomination au niveau de psychométriste.La connaissance de l'anglais est essentielle ; cependant, il serait souhaitable que la personne choisie puisse s'exprimer oralement dans le deux langues officielles.Numéro du concours NB 35-87-1033 Les demandes doivent nous parvenir AU PLUS TARD LE 28 juillet 1987.À noter: Les candidats doivent indiquer sur leur demande comment ils ou elles ont acquis les qualifications requises pour ce poste.A noter: Une formule de demande d'emploi devrait être remplie pour chaque concours.Les formules peuvent être obtenues de n'importe quel bureau du gouvernement provincial.Adresser sa demande à la: PROVINCE DU NOUVEAU-BRUNSWICK Conseil de gestion Services de dotation en personnel Pièce 344, Édifice du Centennalre C.P.6000 Fredericton, Nouveau-Brunswick E3B 5H1 Égalité d'accès à l'emploi L'hôpital Juif de réadaptation est à la recherche d'un ^thérapeute Vous participerez à l'élaboration et à la mise en place d’un programme de réadaptation pour les personnes victimes d'un traumatisme crânio cérébral.Pour (postuler, vous devez • détenir un diplôme universitaire en ergothérapie: • être membre de la> Corporation professionnelle des ergothérapeutes du Québec; • posséder de l'expérience en réadaptation physique d'adultes; • avoir de préférence^ de l'expérience avec la clientèle cible; • avoir de l'expérience dans une équipe multidisciplinaire serait un atout.y- \ Ce poste est contractuel pour trois ans et à temps plein.Le salaire est conforme aux normes du ministère de la Santé et des Services sociaux.Si vous rencontrez ces exigences, faites parvenir votre curriculum vitae à : Hélène Brunette, chef de service du personnel, Hôpital Juif de réadaptation, 3205, place Alton Goldbloom, Laval (Québec) H7V1R2.Nous offrons des chances d'emploi égales à tous.Université Laurentienne École des Sciences Infirmières INFIRMIÈRE L'École des Sciences Infirmières de l'Université Laurentienne sollicite des candidatures (femmes et hommes) à des postes de professeur.Ces postes sont accessibles aux personnes possédant des qualifications en soins infirmiers psychiatriques, soins en médecine-chirurgie et soins aux parents et enfants.Une expérience de la recherche, de l’administration ou de l'enseignement est un atout.Les candidat(s) (es) choisis entreront en fonction dès l'été 1987.Ces positions sont toutefois sujettes à l'approbation du budget.Exigences: Les candidats(s) (es) doivent posséder au moins une maîtrise en sciences infirmières; La préférence sera accordée au candidat(s) (es) bilingues (français et anglais).Échelle de traitement (contrat 1986-1987): Professeur titulaire 47,947 $ — 73,771 $ Professeur agrégé 37,933 $ — 58Ï858 $ Professeur adjoint 30,382 $ — 44,026 $ La Laurentienne est une université bilingue au sein d’une communauté mul-ti-culturelle offrant une grande diversité de loisirs facilement accessibles.Vous trouverez également des possibilités de recherche et de croissance professionnelle au niveau académique et clinique.Les étudiants inscrits (environ 300) au programmes de base et post-diplômé jouissent d'un contact personnel avec les membres de la faculté.Ces positions sont également ouvertes aux hommes et aux femmes.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens Canadiens et aux résidents permanents seulement.Faire parvenir sa candidature au: Professeur Pamela Seitz Présidente du comité de sélection École des Sciences Infirmières Université Laurentienne Chemin du lac Ramsey Sudbury, Ontario P3E 2C6 Université Laurentienne Chemin du lac Ramsey, Sudbury (Ontario) P3E 2C6 Postes à combler au Gabon L’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), organisme de coopération internationale et le Cegep Saint-Jean-sur-Richelieu sont à la recherche de conseillers pédagogiques et de professeurs qui oeuvreront au développement des ressources humaines, des institutions et du système éducatif gabonais, pour une durée d’un an (possibilité de renouvellement).Description des postes: Conseillers pédagogiques: apportent leur collaboration et expérience à des homologues en regard du projet accepté par les autorités dans les spécialités suivantes: sciences à l'élémentaire • sciences et mathématiques au secondaire * enseignement technique (programmes, méthodologie, formation sur mesure, formation des formateurs) • bibliothéconomie (documentation) .informatique Professeurs — enseignement supérieur (université et écoles normales): prennent en charge l'enseignement qui leur est confié et sont responsables du projet annuel en collaboration avec un ou des homologues dans les spécialités suivantes: biologie .chimie .géologie .mathématiques — informatique • électronique • construction métallique • génie civil » technologie éducative .didactique des mathématiques .didactique générale • sciences de l'éducation • linguistique • ethno-musicologie.Salaire: environ $50,000/an Professeurs — enseignement secondaire (lycées techniques et collège d'enseignement normal): prennent en charge l’enseignement qui leur est confié et sont responsables du projet annuel en collaboration avec un ou des homologues dans les spécialités suivantes: psycho-pédagogie • électronique — informatique • froid climatisation « dessin industriel * mécanique marine • mécanique automobile • ajustage mécanique.Salaire: environ $45,000/an Qualifications et expérience: diplôme d’ingénieur ou diplôme de premier cycle minimum et expérience de conseiller pédagogique et/ou d'enseignement dans la spécialité au Canada.Expérience dans les pays en voie de développement serait un atout L'EUMC recrute aussi pour le Programme des volontaires des Nations Unies (PVNU) Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae ainsi que les noms et coordonnées de 3 références professionnelles avant le 31 juillet 1987 à: Services de recrutement (G) Entraide universitaire mondiale du Canada C.P.3000, Suce.C Ottawa, Ontario K1Y 4M8 LA COMMISSION SCOLAIRE SAINT-JÉRÔME recherche CONSEILLER EN MESURE ET ÉVALUATION DEMANDÉ Lieu de travail: École secondaire du 2e cycle Nature du travail: Le conseiller en mesure et évaluation est responsable de l'animation auprès des enseignants et des autres personnels concernés par l'évaluation du rendement des étudiants, notamment pour l'implantation des nouveaux programmes en enseignement général et professionnel Faire parvenir votre curriculum vitae avant te 10 août 1987 à Commission Scolaire Saint-Jérôme Att.: Mme Madeleine Perreault 995, rue Labelle Saint-Jérôme J7Z 5N7 \ HÔPITAL JEWISH à JUIF DE REHABILITATION RÉADAPTATION HOSPITAL /¦ PROFESSEUR DE DESIGN D’INTÉRIEUR À TEMPS PLEIN Exigences: Diplôme universitaire ou collégial de design d'intérieur; minimum de cinq ans d'expérience pertinente; le titulaire doit être membre de l'Association of Registered Interior Designers ot Ontario ou l’équivalent dans les autres provinces.Le titulaire doit enseigner en français.Salaire: De 24,548$ à 47,941$ par année, auquel s'ajoute un régime souple d'avantages sociaux.Le salaire initial sera fonction des titres et de l'expérience.Entrée en fonctions: août 1987 Concours: 112-87 Les personnes désireuses de poser leur candidature voudront bien préciser le numéro du concours dans la demande qu'elles feront parvenir, par écrit, aux RESSOURCES HUMAINES 1385, avenue Woodroffe Nepean (Ontario) K2G 1V8 au plus tard le 7 août, 1987 üi nnàjni gu s iv.uuilUUin LE COLLÈGE ALGONQUIN OFFRE À TOUS DES CHANCES ÉGALES D’ACCÈS À L’EMPLOI Le Mouvement des caisses populaires et d'économie Desjardins OFFRE D EMPLOI L’INSTITUTION: CAISSE POPULAIRE DE LA VALLÉE DE L’OR 602, 3e Avenue Val D’Or (Québec) J9P 1S5 LE TITRE: DIRECTEUR/TRICE DES SERVICES COURANTS ET ADMINISTRATIFS LA DESCRIPTION: Sous l'autorité du directeur général de la caisse, le/la directeur/directrice, des services courants et administratifs planifie, organise, dirige et contrôle les activités relatives à ses champs de responsabilités en matière de ressources humaines, techniques et financières.Fournit au directeur des recommandations dans le but d'atteindre les objectifs fixés et apporte un support administratif à l’ensemble de la caisse (analyse financière, budget, contrôle interne, politiques administratives, comptabilité, services auxiliaires, gestions de l'immeuble, etc ).Effectue des études reliées à l'administration et au développement de l’ensemble de la caisse.Assure la gestion de la mise en marché des services de son secteur.La Caisse populaire de la Vallée de l'Or compte un actif de 43 millions $ et utilise les services de 36 employés dont 19 oeuvrent au service courant et administratif.LES EXIGENCES — Expérience minimale de quatre (4) ans dans une caisse populaire dont au moins deux (2) ans dans des fonctions cadres et de gestion.Une scolarité pertinente supérieure, de niveau collégial ou universitaire, pourrait compenser une expérience moindre.— Très bonnes connaissances de l'analyse financière, la gestion budgétaire des caisses populaires, des normes et procédés et enfin, de l’utilisation des outils et moyens permettant une saine gestion financière.— Fortes capacités adminsitratives à planifier, organiser ainsi qu'un sens du contrôle développé.— Excellentes aptitudes à la gestion du personnel en milieu syndiqué ainsi que la capacité à développer les ressources en place.— Capacité de conseiller et de fournir des recommandations à la direction quant aux objectifs et à la réalisation des plans d'action de son secteur d'activités.— Leadership, autonomie, polyvalence, facilité d'expression orale et écrite et esprit de décision sont certes des qualités à posséder.— Connaissance de la micro informatique serait un atout.LES CONDITIONS DE TRAVAIL Le salaire sera fixé en conformité avec les politiques existantes.Avantages sociaux usuels.Toute personne intéressée devra faire parvenir son curriculum vitae au plus tard le 10 août 1987 à: Monsieur Marcel Nadeau, directeur général Caisse Populaire de la Vallée de l'Or 602, 3e Avenue Val d’Or (Québec) J9P 1S5 A-6 M Le Devoir, samedi 18 juillet 1987 FAIS CE QUE DOIS Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Benoit Lauzière Rédacteur en chef: Paul-André Comeau Directeur des services administratifs: Gabriel Hudon Rédacteurs en chef adjoints: Jean Francoeur, Albert Juneau, Paule Beaugrand-Champagne Directeur de l'information: Jacques Chabot Directeurs adjoints: Guy Deshaies, Pierre Godin FAUT-IL UNE ENQUÊTE ?LES REPRÉSENTANTS des employés et des usagers du Centre des services sociaux du Montréal métropolitain, ayant perdu confiance dans la direction actuelle du CSSMM, réclament de Québec une tutelle et une enquête publique.Sur la gravité de la situation et sur la nécessité d’un redressement, on tombera vite d’accord avec le personnel syndiqué, les professionnels et les bénéficiaires du CSSMM.Cependant, ils proposent des solutions radicales qui seront peut-être un jour nécessaires mais paraissent à l’heure actuelle prématurées.En effet, même si le conseil d’administration du CSSMM n’est probablement pas au bout de ses désagréables surprises, comme le montrent les toutes dernières mesures qu’il a dû prendre, nous ne sommes pas en présence d’un conseil qui serait inepte, divisé ou complice d’irrégularités (sinon d’infractions criminelles) comme celles qu’on a mises à jour dans cet établissement.Certes, les administrateurs n’ont pas claironné les changements qu’ils avaient entrepris, et ils subissent l’odieux d’une mauvaise gestion interne qui n’est pas la leur.Injustice du sort, ils sont associés à des abus qu’ils avaient commencé de nettoyer bien avant que le scandale n’éclate.Leur position est donc devenue difficile.Et faute de communication peut-être, et à cause aussi de rumeurs — nombreuses, mais pas toujours fondées — le personnel du CSSMM est devenu méfiant à leur endroit.Les employés ont raison de vouloir qu’on tire les choses au clair et qu’on mette en charge des services une direction qui soit au-dessus de tout soupçon.Mais la voie qu’ils proposent risque d’être coûteuse, financièrement et humainement, et peut-être sans issue.Des mesures extraordinaires ne permettraient pas nécessairement d’éliminer à coup sûr les aventuriers, moins rares qu’on ne le croyait, qui sévissent aux affaires sociales.Et que gagneraient les bénéficiaires au spectacle de travailleurs sociaux réglant leurs comptes en public ?D’autres tragédies sociales méritent priorité.Dans l’état actuel du dossier, rien ne rend impérative une tutelle.Un tuteur ne saurait ignorer le conseil d’administration, largement renouvelé, qui a entrepris de faire le ménage dans l’établissement.Quelques anciens administrateurs sont encore en poste, il est vrai, mais rien à ce jour ne permet de les rattacher à des pratiques répréhensibles.Une tutelle serait un désaveu à l’endroit de tout le conseil autant que des cadres du CSSMM.Et qui peut dire qu’un tuteur ferait mieux que le conseil actuel pour remettre les choses en ordre ?De même, des enquêtes, les unes comptables, d’autres policières, et une dernière d’ordre administratif ont été menées ou sont en cours.Malgré leurs limites, voire leurs faiblesses, on ne peut présumer qu’elles n’aboutiront pas à donner, des irrégularités ou des méfaits en question, un portrait global.Au besoin, Québec pourrait recourir au Vérificateur général.Mais une enquête publique, à caractère judiciaire, ne ferait qu’ajouter au désarroi et au discrédit du CSSMM.Elle risquerait de compliquer d’éventuelles procédures criminelles, au profit de prévaricateurs.Les membres du conseil du CSSMM sont des bénévoles.Tous n’avaient pas une forte expérience dans la gestion financière ou le recrutement des cadres.Plus rares encore étaient les membres déjà rompus à la maîtrise d’une crise comme celle qui secoue le CSSMM.Mais ces hommes et ces femmes ont, pour le plupart, fait face à la situation.Pour une fois qu’un conseil ne s’en remet pas à la gestion interne ou au ministère pour régler les problèmes dont il a hérité, il serait pour le moins paradoxal de le blâmer.De plus — on tend à l’oublier — ne deviendrait-il pas fort difficile pour le CSSMM et d’autres institutions de recruter des dirigeants bénévoles dans la communauté, notamment le monde des affaires, si, en plus de lancer contre ces administrateurs des accusations globales, on leur imposait une tutelle ou une enquête que les circonstances ne justifient pas ?C’est pourquoi on ne peut que tomber d’accord avec la décision annoncée par le ministre délégué, M.Robert Dutil.Québec aurait pu être tenté de prendre des moyens spectaculaires pour apaiser l’opinion publique.Surtout que le gouvernement, informé du dossier depuis longtemps, a contribué lui aussi aux enquêtes et aux premières mesures de correction.En refusant de céder à la pression et en prenant le risque d’une décision peu populaire, M.Dutil a montré qu’il était homme à juger un dossier au mérite, et à traiter les partenaires du ministère avec justice, respect et confiance.Jusqu’à preuve du contraire, les dirigeants du conseil du CSSMM, notamment son président, M.Jean-Louis Poirier, méritent cet appui.— JEAN-CLAUDE LECLERC Restructurations dans la sidérurgie LA COMMISSION européenne devait délibérer cette semaine du nouveau programme d’assainissement de la sidérurgie communautaire qu’elle s’est engagé à soumettre aux Douze avant la fin de juillet.Sans être encore en mesure d’arrêter ses propositions, il est acquis que la réduction des capacités de production excédentaire — soit un objectif d’environ 25 millions de tonnes à supprimer en trois ans, avec, en parallèle, la perte de plus de quatre-vingt mille emplois — sera financée grâce à un prélèvement perçu sur la production.Le double problème sur lequel bute la Commission est de savoir quelle sera l’ampleur du prélèvement et qui le paiera.La sidérurgie européenne vit, depuis 1980, sous le régime d’un contingentement obligatoire de la production qui, compte tenu d’excédents des capacités importants, empêche les entreprises de se livrer a une guerre des prix destructrice.Le « plan Davignon » de restructuration, qui a été appliqué de 1981 à 1985, s’est traduit par une réduction des capacités de production de 32 millions de tonnes en cinq ans et par la disparition de deux cent cinquante mille emplois.L’idée du plan était de favoriser la modernisation des laminoirs de la Communauté, tout en ramenant progressivement l’offre au niveau de la demande.Une telle évolution devait permettre, pensait-on, non pas d’éliminer complètement l’excédent de capacité, mais de réduire suffisamment pour qu’on puisse supprimer les quotas.À l’automne 1986, cet excédent était estimé à 30 millions de tonnes, alors que 65 % des produits laminés à chaud restaient sous quotas.Fin 1986, les professionnels, réunis au sein d’Eurofer, annoncèrent leur intention de s’entendre sur un programme volontaire de réduction des capacités.Après son échec, les ministres de l’industrie des Douze chargèrent le Conseil de prendre le relais.La Commission, qui entend ramener l’offre au niveau de la demande d’ici trois ans, indiquera avec netteté son intention de mettre fin au régime des quotas — autrement dit de laisser le jeu de la concurrence opérer lui-même les restructurations — si les industriels et les pouvoirs publics ne consentent pas l’effort nécessaire pour ramener l’appareil de production à un niveau en relation avec la demande.Un tel rééquilibrage signifie, nul ne l’ignore, l’abandon de nombreuses installations, voire la fermeture de sites entiers, dans des régions déjà souvent très atteintes.La Commission estime que les groupes industriels ne se prêteront à l'exercice que s’ils y sont aidés, par exemple s’ils reçoivent des primes substantielles à la fermeture.La Commission ajoutera que, à côté de ces nouveaux programmes de fermeture, il sera nécessaire de prévoir une politique d’accompagnement social.Il faudra aider les travailleurs licenciés à se réintégrer, favoriser la création de nouvelles entreprises, etc.(Extraits d'un article paru dans l'édition du 16 juilllel du quotidien LE MONDE) Les chrétiens face à l’holocauste LIBRE OPINION MAGALI MARC ARTHUR HIESS POUR la communauté chrétienne mondiale, tout comme pour la communauté juive, la visite de Kurt Waldheim, président de l’Autriche, au pape Jean-Paul II, le 25 juin dernier soulève des questions angoissantes.Pour les chrétiens, il est difficile de comprendre pourquoi le chef de l’église catholique a tendu la main à un homme qui fait l’objet d’accusations extrêmement graves en ce qui a trait à sa participation dans l’extermination de 11 millions de personnes envoyées dans les chambres à gaz, parmi lesquelles se trouvaient six millions de personnes tuées pour la seule raison qu’elles étaient juives.Certes, Kurt Waldheim ne pouvait être qu’un rouage parmi d’autres de la solution finale mise en oeuvre par Hitler, mais fallait-il pour autant lui donner une caution morale ?Comment les chrétiens doivent-ils interpréter la perche inespérée que Jean-Paul II vient de tendre à un exnazi, en dépit des protestations de la communauté juive mondiale et de nombreuses personnalités chrétiennes ?Les raisons d’État invoquées par le Vatican s’appliqueraient-elles aussi pour Pol Pot ou pour ldi Amin Dada ?En un mot, le pape est-il obligé de recevoir tous les chefs d’État quels qu’ils soient ?Cette visite que nous ne pouvons pas croire inévitable rajoute à l’incertitude sur la nature des liens entre l’église et les juifs tels qu’ils se sont manifestés depuis 1982 à travers une série d’événements.Il était question, en 1986, d’installer un couvent de carmélites sur le site de ce qui fut le camp d’extermination d’Auchwitz en Pologne.Seules les protestations de la communauté juive mondiale, qui y voyait une désacralisation de l’endroit où les survivants de l'Holocauste se rendent en pèlerinage pour perpétuer le mémoire des millions d’innocentes victimes engouffrées dans les fours crématoires, ont pu renverser la décision de l’église d’installer le carmel à Auchwitz.Le monde chrétien s’est à peine aperçu de la controverse qu’a soulevé cette tentative de récupération, de « dé-judification » d'un site marqué d’abord et avant tout par le martyr de six millions de juifs.Mais cet incident n’est pas passé inaperçu parmi les juifs dont la sensibilité a été aiguisée par l’attitude récupératrice de l’église catholique.Ainsi, la béatification récente de soeur Edith Stein, une carmélite d’origine juive, victime de l’Holocauste pose un problème crucial : les autres victimes juives (y compris la famille d’Edith Stein) n’ont-elles aucune importance aux yeux de l’église parce que non-converties au catholicisme ?Cette question reste d’une actualité lancinante quand on sait que l’histoire est jalonnée des conversions forcées, inquisitions et autres persécutions que les juifs subirent aux mains de l’église catholique.Sachant que Jean-Paul II a rencontré Yasser Arafat, leader palestinien en 1982, comment les chrétiens doivent-ils interpréter le fait que le Vatican n’ait jamais reconnu l’État d’Israël, avec lequel il n’entretient de ce fait aucune relation diplomatique ?L’État hébreu, fondé en 1948 par les survivants de l’Holocauste, mérite-t-il moins la reconnaissance du pape que les pays qui ont participé à la montée du nazisme ?Cette absence de reconnaissance d’Israël est-elle due à une négligence que l’église est lente à réparer, ou si-gnifie-t-elle que l’église a encore vis-à-vis des juifs et de leur attachement à la terre d’Israël des préventions que nous ne connaissons pas ?Pourtant, d’après Eugène Fisher, le secrétaire général du Secrétariat pour les relations entre chrétiens et juifs de la conférence des évêques catholiques, il semble que, depuis Jean XXIII, l’Église s’achemine vers une normalisation de ses relations avec les autres religions, dont le judaïsme.Avec la déclaration sur les religions non-chrétiennes du second concile du Vatican (Nostra Aetate, 1965), puis avec les « Notes pour la présentation exacte des juifs et du judaïsme dans la prédication et la catéchèse dans l’église catholique romaine » (1985), l’église semblait prête à reprendre sur un meilleur pied ses relations avec les juifs et même avec l’État d’Israël.Certains exégètes voyaient, particulièrement dans les Notes, une reconnaissance implicite par le Saint-Siège de la légitimité de l’État d’Israël et de l’attachement juif pour Eretz Israël.(Voir Jonathan, février 1986, « Le Vatican et le peuple juif ») Cette timide reconnaissance sur papier est fortement remise en question par l’accueil que Jean-Paul II a réservé à Kurt Waldheim, le présentant comme un homme qui s’est consacré à la paix ! En fait, cette visite constitue plus qu’un recul de 20 ans face aux efforts de réconciliation entrepris par l’église, elle pose avec une acuité accrue le problème de la réponse chrétienne face à l’Holocauste.Tant que nous n’aurons pas de réponses claires à ces questions, les relations entre chrétiens et juifs risquent de rester à l’état de perpétuels malentendus.———— ¦ ¦ 'IA SQ OSflèoTIA ‘fti'RSTÉ SAiAfèACE " ST Tbjr çA, SfitJS MêM£to>i*eü h L£V£R LS ?"fît toi £K.soi?Pensoume/y LETTRES AU DEVOIR ¦ Attention OUI, M.Bouchard, vous avez raison, il faut une loi juste et efficace.Oui, M.Bouchard, vous avez raison, il faut protéger les vrais réfugiés et la population canadienne.Oui, M.Bouchard, nous sommes contre le processus actuel qui est lent, inefficace, mal foutu et qui permet des abus.Non, M.Bouchard, nous sommes contre ce coli enrubanné qui contient la pomme pourrie qu’est le projet de loi C-55.Non, M.Bouchard, nous ne sommes pas d’accord quand vous bafouez les droits fondamentaux reconnus dans notre Charte et confirmés par la Cour suprême du Canada.Et dites-nous, M.Bouchard, pourquoi séquestre-t-on ces Sikhs récemment arrivés en Nouvelle-Écosse ?Est-il vraiment nécessaire pour la protection du Canada que ces personnes ne puissent avoir droit à un conseiller juridique et à l’appui d’organismes humanitaires ?Et attention, M.Bouchard, vous risquez de glisser sur une peau de banane qui pourrait s’appeler démagogie.M.Bouchard, nous aimerions beaucoup que votre vision des choses, en matière d’immigration, aille plus loin que le bout de votre nez.— MATHILDE MARCHAND pour la Table de concertation des réfugiés de Montréal Montréal, le 16 juillet.¦ L’îledela supercherie EN JUILLET dernier, nous avons loué un appartement à l’île des Soeurs face à une merveilleuse forêt.La nature, faut-il le dire, c’est la vie même.Et voilà qu’un beau matin ! ! ! je vois les arbres tomber les uns après les autres sous ma fenêtre.Faut-il s’habituer à la bêtise humaine ?Il semble bien que oui car nous nous sommes vite rendus à l’évidence que rien ne tient plus face au sacro-saint Dollar.C’est la rage au coeur que je regardais impuissante le bulldozer meurtrier faire son ravage.Je me rends bien compte que je ne parle ici que d’une petite forêt et de ses petits oiseaux .Et comment va la planète ?Très bien merci.Mais revenons sur le plancher des vaches.Celles qui broutaient jadis ici n’en croiraient pas leurs grands yeux hébétés.Au tout début du printemps, une compagnie de sondage faisait des expertises sur le terrain.Mon mari a immédiatement appelé son Honneur le maire Savard pour s’enquérir de ce que signifiait cette exploration, et voilà ce que le maire de Verdun a ré- pondu : « Ne vous inquiétez pas, ils peuvent faire tous les sondages qu’ils veulent, ils n’ont pas de permis de construire.» Pourtant, tout était décidé.Les plans d’un building de 14 étages étaient sans doute terminés puisque peu de temps après, on mettait les condominiums en vente.Et puis, ce sera la phase II et III.Toute la forêt y passera.Au départ, tout ce que les Structures métropolitaines ont fait était une merveille : les îlots de maisons de ville, les maisons appartements entourés d’espaces verts, d’arbres et de sentiers.Et à des prix abordables.Puis voilà que la ville de Verdun, pour éviter la faillite, est en train de tout détruire, à commencer par le terrain de golf, dont tous les Montréalais pouvaient à loisir profiter.Les constructions faites à ce jour par les Frères St-Jacques ressemblent plus à d’affreuses casernes en rang d’oignons, qu’à de véritables habitations.Belle supercherie ! C’est le rase-mottes, la coupe à blanc sur la majeure partie de Pile, où il ne restera plus qu’à planter les beaux poireaux que nous sommes ! Vive les arbres, vive les oiseaux, vive la vie.Et grand merci ! — Paule Sirois BAILLARGEON Verdun, le 8 juillet.¦ Infraction 1312 Lettre au conseil de Sutton VERS LES 23 h 31 samedi, après plus de 20 km de routes tortueuses qui me sont inconnues et sous une pluie fine, me voici enfin dans la grande ville de Sutton.Je puis m’y reconnaître car je vois au loin un feu rouge qui scintille.Pour confirmer mon impression, je suis même accueilli par un camion de la police locale toutes lumières allumées.(J’avais bien cru reconnaître un camion, lumière éteinte, sur une rue transversale).Seule voiture sur la route, je m’arrête et un constable me signifie que j’ai transgressé un arrêt obligatoire.Après la remise des papiers, je demande s’il est possible de « revoir » ce fameux signal d’arrêt.Très gentiment, le policier m’invite à le suivre.Je suis bien obligé de constater que ce signal d’arrêt est bien là (près de l’aréna), mais je demande des explications sur ( 1 ) la présence de ce signal à cet endroit désert; (2) s’il existe un quelconque avertissement tel qu’on en verra près de Cowansville (municipalité plus riche, plus responsable ou .plus civilisée); et (3) leur présence à cet endroit et à cette heure.Est-ce un poste de péage avec mercenaires en embuscade ?Une façon d’amener des revenus supplémentaires dans cette gentille municipalité ?Mes demandes d’explications sont laissées sans réponse.Après plus de 25 minutes d’attente, sentant mon épouse et mes trois garçons devenir impatients, je m’enquiers auprès des policiers où ils en sont avec leur billet.Le billet est difficile à déchiffrer mais il est farci de fautes et d’informations inexactes (nombre de passagers).Les « Lettres au DEVOIR » doivent être signées.L'adresse et le numéro de téléphone sont requis également, mais seulement pour fins d’identification dans nos dossiers.Prière de s'en tenir à moins de deux pages dactylographiées à double interligne, et de faire parvenir le texte à l’attention de Jean-Claude Leclerc.LE DEVOIR ne s’engage pas à publier toutes les lettres reçues et se réserve d’en réduire au besoin la longueur.Toute l’histoire vous est contée pour vous demander, en toute candeur, d’agir de bonne foi dans l’administration de votre ville pour vos commettants comme pour les gens de passage.Un signal lumineux ou à tout le moins un avis à 200 mètres avant l’arrêt serait simple décence.Contester ce billet serait un gros investissement en temps et en émotions inutiles.Avec mes deux points de démérite injustement alloués et $ 50 en moins, messieurs le maire et les conseillers, je vous salue avec l’espoir de ne plus avoir affaire à vos combines de mauvais goût.Soyez assurés que le récit de mes aventures à mes amis et collègues en découragera quelques-uns de vous rendre visite ou d’investir dans votre patelin.— RAYMOND ROY Montréal, le 6 juillet.¦ Est-il déjà trop tard ?LA TERRE a maintenant cinq milliards d’habitants.En l’an 2017, d’ici trente ans, l’Inde comptera à elle seule 1.7 milliard d’habitants.Des millions meurent déjà de faim à travers le monde, ou ont tout juste ce qu’il faut pour survivre.Au même moment, dans un article de journal traitant de la dépollution des Grands Lacs, on parlait des dépôts de produits toxiques dont les BCP sur les berges qui, à la longue, se déversent dans ces lacs et également des effets des pluies acides.Les programmes de dépollution de ces eaux avec des milliards de dollars à investir apparaissent alors comme autant de coups d’épée dans l’eau.Devant ces faits, je demeure perplexe.Je me sens découragé et impuissant.Comme citoyen d’un pays riche comme le Canada, comme citoyen du monde, que puis-je faire ?Comment allons-nous nous en sortir ?Quel pouvoir avons-nous pour intervenir sur le développement ou l’auto-destruction de notre planète ?Allons-nous trouver ensemble la lucidité et le courage pour agir, mettre en commun nos connaissances et nos ressources, et changer le cours des choses ?Préférerons-nous tout simplement fermer nos yeux et notre coeur et continuer à profiter, probablement temporairement, de notre confort relatif, sans penser au lendemain de nos enfants ?— YVES CHARTRAND Montréal, le 14 juillet.LE DEVOIR LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire Limitée, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal, H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par Imprimerie Dumont, Division du Groupe Ouebecor Inc .dont les ateliers sont situés au 7743, rue Bourdeau, LaSalle L'Agence Presse Canadienne est autorisée à em- ployer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Ouebecor Inc .située au 775, boul Lebeau, St-Laurent LIVRAISON A DOMICILE QUOTIDIENNEMENT PAR PORTEUR: = $3 25 par semaine le samedi seulement - S1 OO Pour information: à Montréal: 332-3691 à Québec (418)687-2021 Livraison par porteur: Édition quotidienne = 149$ par année 81$ 6 mois 42$ 3 mois Livraison par la poste: Édition quotidienne = 155$ par année au Canada 85$ 6 mois 45$ 3 mois Pour information (514) 844-3361 Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec 1 U ACTUALITE INTERNATIONALE Le Devoir, samedi 18 juillet 1987 ¦ A-7 Thatcher ne croit pas que Moscou se traîne les pieds WASHINGTON (AFP) - Le premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, a appelé hier le président Ronald Reagan à continuer de prendre des initatives en poütique étrangère, soulignant que le scandale de l’Irangate n’avait pas selon elle amoindri son influence internationale.« Je crois que c’est'un grand homme d’État », a déclaré Mme Thatcher dans une interview à la chaîne de télévision américaine NBC.« Même pendant cette période difficile, il n’a abandonné en aucune manière son rôle de dirigeant», a-t-elle estimé.Abordant la question des négociations américano-soviétiques sur les euromissiles, elle a rejeté la récente analyse américaine selon laquelle l’URSS tentait actuellement de faire traîner les choses en longueur.La question de la vérification du démantèlement des missiles est compliquée, « et c’est cela qui prend du temps », a-t-elle estimé.Le numéro un soviétique, M.Mikhaïl Gorbatchev, a affirmé Mme Thatcher, désire autant parvenir à un accord que M.Reagan.Le premier ministre britannique a approuvé d’autre part la décision américaine de dépêcher à Damas l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, M.Vernon Walters, qui a rencontré au début du mois le président syrien Hafez el Assad.Il est cependant trop tôt pour que la Grande-Bretagne renoue des relations diplomatiques avec la Syrie, a-t-elle ajouté en substance.Le Royaume-Uni avait rompu ses relations avec ce pays à l’automne dernier après avoir recueilli des preuves de l’implication syrienne dans une tentative d’attentat à la bombe contre un avion de ligne israélien au départ de Londres.Le premier ministre britannique était arrivée jeudi soir à Washington pour une visite de vingt quatre heures.Elle a été reçue par le président Reagan.Le mandat d’arrêt contre Mgr Marcinkus est levé CITÉ DU VATICAN (AFP) - Mgr Paul Marcinkus, président de la Banque du Vatican, ainsi que ses deux collaborateurs directs peuvent quitter depuis hier le Vatican, sans risquer d’être arrêtés par la police italienne.La Cour de cassation de la péninsule vient d’annuler le mandat d’arrêt émis le 20 février dernier par le tribunal de Milan contre l’archevêque américain, et contre MM.Luigi Mennini et Pellegrino de Stro-bel, accusés de co-responsabilité dans la banqueroute frauduleuse du Banco Ambrosiano.Le scandale Ambrosiano-Marcin-kus avait éclaté en juin 1982 avec la découverte d’un « trou » de quelque $1.400 millions US dans la trésorerie des filiales étrangères de la première banque privée italienne.L’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), banque fondée en 1942 par le Saint-Siège pour gérer ses oeu- vres pieuses, s’était trouvé impliqué dans les transactions frauduleuses du président du Banco Ambrosiano, Roberto Calvi, retrouvé pendu le 18 juin 1982 à Londres, sous un pont de la Tamise.L’enquête avait établi que Mgr Marcinkus avait signé au cours de l’été 1981 des « lettres de patronage » dont M.Calvi s’était servi comme garanties informelles du Vatican pour emprunter des capitaux sur l’Euromarché.Après un long silence, le Vatican avait fini en 1984 par reconnaître l’existence des lettres de patronage, tout en arguant de sa bonne foi : « Mgr Marcinkus n’a jamais eu connaissance des activités réelles de M.Calvi et ces lettres n’avaient aucune valeur juridique », a affirmé le Saint-Siège, en remettant un chèque de $1.3 milliard aux créanciers du Banco Ambrosiano en Suisse.LE MONDE EN BREF ¦ Grèves en Yougoslavie BELGRADE (AFP) — Une nouvelle vague de grèves affecte actuellement la Yougoslavie, après celles de mars et d’avril dernier, touchant, elle aussi, quelques milliers d'ouvriers mécontents de leurs salaires qu’ils estiment « dérisoires ».Plus de 300 ouvriers de l’usine de papier Celpak de Prijedor (centre du pays) et 350 ouvriers de la fabrique de meubles Sipad-Sana de Sanski Most ont débrayé hier pour réclamer une augmentation de 100 % de leurs salaires et une réforme de la gestion de leurs entreprises.Le salaire moyen perçu dans ces deux entreprises est d’environ 60,000 dinars par mois (environ $100 US) et les travailleurs de Celpak se plaignent de ne pas toucher régulièrement ce salaire minimum garanti.Par ailleurs, les mineurs des houillères Soko de Soko Banja (Serbie), en grève depuis trois jours pour exiger une augmentation de 80 % de leurs salaires (salaire moyen de 169,000 dinars) ont accepté hier une hausse de 50 % de leurs rémunérations et ont repris le travail.Quelque 300 ouvriers de l’usine de constructions métalliques Soko de Mostar (Herzégovine) ont refusé pour leur part de recevoir leur salaire de juin pour protester contre le fait qu’ils n’ont plus de travail depuis plusieurs mois, aucune commande n’ayant été passée à leur entreprise.Ils ont déclaré qu’ils voulaient attirer ainsi l’attention sur leur position « extrêmement grave ».¦ L’extrême droite veille au grain JOHANNESBURG (AFP) — L’extrême droite sud-africaine entend réserver un accueil musclé à la délégation d’opposants afrikaners libéraux qui a participé la semaine dernière à la conférence de Dakar, à son retour lundi en Afrique du Sud après une tournée en Afrique de l’Ouest.Le Mouvement de résistance afrikaner (Afrikaner Weerstands-beweging - AWB), un groupe paramilitaire d’extrême droite, a publié hier un communiqué assurant qu’il viendrait « coincer » à sa descente d’avion le chef de la délégation, M.Frederik van Zyl Slabbert, ancien chef de file de l’opposition libérale blanche au Parlement.L’AWB, qui accuse le gouvernement du président Pieter Botha de capituler devant la majorité noire, a déjà violemment perturbé des réunions du Conseil des ministres en 1986.L’organisation raciste avait cependant adopté un profil bas depuis le début de cette année.¦ Cinq morts au Pendjab AMRITSAR (Inde) (AFP) — Cinq personnes ont été tuées jeudi soir et hier dans l’État du Pendjab au nord de l’Inde par des séparatistes sikhs qui voulaient venger la mort d’un des leurs tué récemment par les forces de l’ordre, a annoncé vendredi la police à Amritsar.Des commandos armés ont investi hier les villages de Khaleran et Rampura, près d’Amritsar, en ouvrant le feu sur les maisons de deux familles sikhs soupçonnées d’avoir aidé les forces de l’ordre dans la poursuite de militants recherchés par les autorités, selon la police.Quatre hommes ont été tués par balles dans les deux villages, trois femmes ont été blessées.Les assaillants ont laissé sur place une note expliquant que leur action était destinée à venger la mort de Mathura Singh, chef de la Force de Commando du Khalistan ( KCF), une organisation interdite que les autorités considèrent comme la plus importante parmi la demi-douzaine de groupes extrémistes sikhs qui luttent pour un État indépendant au Pendjab.Jeudi soir, un Sikh avait été exécuté dans un village du district de Patiala, rapporte l’agence indienne PTI.¦ Manif islamiste à Tunis TUNIS (AFP) — Une manifestation islamiste que la police a dispersée jeudi dans le centre de Tunis a fait neuf blesses, dont huit agents de l’ordre, selon l’agence officielle TAP.La police avait dispersé jeudi vers le milieu de la journée une manifestation de quelques dizaines d’intégristes islamistes organisée dans le centre de Tunis, faisant usage de gaz lacrymogènes.Selon des témoins, elle a tiré en l’air.La manifestation de jeudi était la plus importante d’une série qui a commencé en avril dernier dans les rues de la capitale.Au cours des derniers mois, les autorités ont arrêté plusieurs intégristes, que les autorités accusent d’avoir mis sur pied « un réseau khomeiniste inféodé à Téhéran en vue de renverser le régime ».& J0& •* z-'-n I»- .rnwiu «r Un imposant groupe de soldats armes français a entouré hier l’ambassade iranienne à Paris, en rapport avec un Iranien que Paris veut faire comparaître et que Téhéran « cache » dans l’édifice.L’initiative française vis-à-vis Téhéran Washington soutient Paris et Moscou opte pour le silence Les États-Unis « soutiennent » la décision de la France de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran annoncée hier, a affirmé à Washington le département d’État.« Nous comprenons et soutenons la décision française » de rompre ses relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran, a déclaré le porte-parole du département d’État, M.Charles Redman, se refusant à tout autre commentaire.À Moscou, les autorités soviétiques se sont abstenues de tout commentaire sur la décision de la France comme sur celle de Téhéran.L’agence officielle soviétique avait annoncé en début d’après-midi, dans une dépêche « urgente » datée de Paris, la décision française, mais ne l’avait pas commentée.À Paris, seuls les communistes ont émis quelques réserves sur le geste du gouvernement.Sinon c’est l’unani-mité.Par ailleurs, la France a demandé officiellement à l’Italie de représenter ses intérêts à Téhéran après la rupture des relations diplomatiques entre la France et l’Iran.Tard hier soir, Rome n’avait toujours pas donné sa réponse.De son côté, le ministre danois des Affaires étrangères, M.Uffe Elle-mann-Jensen, a déclaré à Copenhague qu’il allait « à la demande de la France, informer les autres pays de la communauté européenne, et étudier la question de l’assistance à l’ambassade française à Téhéran ».Le ministre jordanien des Affaires étrangères, M.Taher el Masri, a quant a lui qualifié de « courageuse » la décision française.M.el Masri a affirmé que la France « a été contrainte » de prendre une telle mesure en raison des « attaques et des provocations répétées de l’Iran contre les intérêts».Le régime de l’ayatollah Kho-meiny ne respecte pas les règles du droit international et il faut être ferme et logique quand on traite avec lui, a par ailleurs affirmé à Paris M.Chapour Bakhtiar, le dernier premier ministre du shah d’Iran.Selon M.Bakhtiar, exilé en France, la rupture des relations di plomatiques entre la France et l’Iran était « prévisible ».« On ne peut pas se battre avec une bête féroce en uti Usant la dialectique », a-t-il estimé.Toujours à Paris, M.Massoud Radjavi, chef des Moujaheddine du peuple d’Iran (l’une des principales organisations de l’opposition iranienne), a adressé un message de félicitations au président François Mitterrand.À Damas, l’agence syrienne d’information Sana a annoncé sans aucun commentaire la décision de la France de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran.La Syrie est le seul allié de Téhéran au sein de la Ligue arabe.Le dégel entre Berlin-Est et Bonn se confirpie La RDA abolit la peine de mort BONN (AFP) — L’annonce hier par Berlin- Est d’une amnistie générale et de l’abolition de la peine de mort, intervenant deux jours après celle de la venue en RFA de M.Erich Honecker en septembre, apparaît comme un pas supplémentaire dans le dégel entre les deux Allemagne.La RDA est ainsi le premier pays de l’Est à abolir la peine de mort.Un porte-parole du ministère des affaires inter-allemandes à Bonn s’est réjoui de ces mesures, estimant qu’elles étaient « propres à améliorer le climat entre les deux Allemagne ».Un responsable du Parti libéral FDP (majorité gouvernementale), M.Wolfgang Mischnick, a souligné qu’elles constituaient « un préambule positif à la visite de M.Honecker ».Le parti d’opposition social-démocrate SP1) a pour sa part salué « une ouverture à la communauté des peuples ».Bonn espère, a ajouté le porte-parole du ministère, que la mesure va profiter « le plus largement possible aux prisonniers politiques ».Le problème de la dissidence n’a pas en RDA les dimensions qu’il a dans d’autres pays de l’Est comme en URSS ou en Tchécoslovaquie.D’après les estimations de Bonn, la RDA compte 2,000 prisonniers politiques, dont 1,025 sont nommément connus de Bonn.Il s’agit bien souvent de personnes ayant tenté de fuir à l’Ouest.Bonn en a racheté près de 100,000 en vingt ans, selon les chiffres du ministère.La dernière amnistie en RDA remonte à 1979.Elle avait concerné quelque 22,000 prisonniers.Selon des estimations ouest-allemandes, elle avait profité à quelque 1,500 prisonniers politiques, dont l’écrivain critique du régime Rudolf Bahro et l’objecteur de conscience Nico Huebner.L’amnistie annoncée hier est la sixième du genre.Comme les précédentes, elle a été décidée dans la perspective de la fête nationale du 7 octobre, la 38e cette année depuis la fondation de la RDA.Le conseil d’État souligne qu’elle vise « en conformité avec l’humanisme socialiste, à donner une chance au citoyen ayant enfreint les lois».Les libérations doivent intervenir entre le 12 octobre et le 12 décembre prochains.En sont exclus les criminels nazis et les criminels de guerre, les personnes coupables de crime contre l’humanité, d’espionnage et de meurtre.L’amnistie concerne également les peines avec sursis.Les peines de prison à vie seront réduites à 15 ans, selon l’agence, qui n’a pas précisé le nombre de personnes concernées par cette amnistie.L’abolition de la peine de mort est à effet immédiat.Le conseil d’État a justifié son existence antérieure par des« raisons historiques » : la nece-sité de punir les criminels nazis, les auteurs de crimes contre la paix, l’humanité, et la souveraineté de la RDA.On estime en RFA qu’au moins 130 personnes ont été exécutées.Depuis les années 70, la peine de mort n’était quasiment plus appliquée.Ces mesures comprennent également la création d’une cour de cassation près la cour suprême.Gordji, par qui la rupture arrive PARIS (AFP) — L’homme par qui la rupture est arrivée entre Paris et Téhéran est un Iranien de moins de 30 ans, athlétique et imberbe : Vahid Gordji est officiellement l’interprète de l’ambassade d’Iran, mais serait en fait un personnage « beaucoup plus considérable », selon les responsables français.M.Denis Baudouin, porte-parole du premier ministre français Jacques Chirac, laissait ainsi entendre le 2 juillet dernier que M Gordji pourrait être à la tête des services iraniens opérant en France et en Europe.Son cas n’est pas résolu par la rupture des relations diplomatiques : le gouvernement français veut toujours qu’il se présente à la justice pour témoigner dans l’enquête sur les attentats qui ont fait 11 morts et 156 blessés à Pans en septembre 1986.M.Gordji ne devrait donc pas pouvoir quitter l’ambassade d’I ran à Paris, où il est réfugiéde-puis que, le 3 juin dernier, la justice française a commencé a le rechercher.S'il ne peut quitter l’ambassade comme les autres membres des personnels diplomatiques et administratifs, rien ne l’empêche cependant d’y demeurer Selon la convention de Vienne de 1961, en effet, les locaux d’une ambassade demeurent inviolables après la rupture de relations diplomatiques, et la police n’a donc pas le droit d’y pénétrer.M.Gordji ne bénéficie pas du statut diplomatique et dispose d’un simple passeport de service qui ne lui confère pas les privileges de juridiction et diplomatiques.Fils d’un des médecins de l’ayatollah Ruhollah Khomeiny Neauphle-le-Chateau, qui y vivait bien avant l’arrivée de l’imam en exil en France, Vahid Gordji a passé le plus clair de sa vie en France et parle un excellent français.Son rôle à l’ambassade commence avec Ali Reza Moayeri, actuel vice-premier ministre, lorqu’il était chargé d’affaires en 1984 1985 à l’ambassade d’Iran à Paris.Son atout principal : sa très bonne connaissance des cultures iranienne et française.Il reste à l’ambassade quand M.Moayeri est remplacé en 1986 par Gholam Reza Haddadi, l’actuel chargé d’affaires.Il devient peu à peu l’homme indispensable, sans pour autant que l’Iran cherche a lui faire accorder le statut diplomatique.C’est lui qui parle aux journalistes et qui a le meilleur contact avec des hommes d’affaires comme avec des diplomates français.Homme d’affaires, comme l’a été son père avant lui, M.Gordji aurait, selon plusieurs sources concordantes, négocié pour l’Iran, moyennant commission, des contrats de toutes sortes, et notamment pour l’obtention d’armements.Ses contacts privilégiés avec les Français ont soulevé la suspicion à Téhéran dans certains milieux radicaux.Selon des sources iraniennes à Paris, M.Gordji aurait notamment été longuement interrogé en mars dernier.Tokyo s’engage à renforcer ses contrôles sur les exportations de technologies « sensibles » WASHINGTON (AFP) - Le Japon, accusé d’être le maillon faible dans la défense de la technologie occidentale, s’est engagé à renforcer concrètement les contrôles sur ses exportations de matériels « sensibles » à destination des pays tiers, a-t-on appris de source américaine autorisée.Le gouvernement japonais a également promis la continuation, « en vue de poursuites pénales », de l’enquête ouverte après la livraison d’équipements stratégiques à l’URSS par le groupe Toshiba, a indiqué le porte-parole du secrétaire au Commerce à l’issue d’un entretien entre M.Malcolm Baldrige et son homologue japonais, M.Hajime Tamura.BONN (Reuter) — Le ministère des Affaires étrangères ouest-allemand a convoqué hier l’ambassadeur du Chili à Bonn pour protester vivement contre les tortures infligées à une ressortissante ouest-allemande, emprisonnée pour son opposition au régime militaire du président Pinochet.Le porte-parole du ministère a indiqué que Bonn avait également protesté auprès de l’ambassadeur chilien, Ricardo Rieso Jamarillo, contre la torture de 14 militants de gauche chiliens, qui ont demandé l’asile politique en RFA afin d’échapper à une éventuelle condamnation à mort.Les deux hommes se sont séparés « avec un accord de fond sur le rôle futur du Japon dans une meilleure coopération et une plus grande efficacité du contrôle des exportations », a affirmé le porte-parole américain, M.B.Jay Cooper.Il n’a pas été possible d’obtenir confirmation du côté japonais de ces mesures apparemment destinées à calmer l’inquiétude, voire la colère, suscitée à Washington par l’affaire Toshiba.Les machines-outils perfectionnées fournies par le géant japonais de l’électronique, avec la complicité de la manufacture norvégienne Kongsberg, auraient permis à l’URSS d’accroître les performances au Chili La vigueur de la protestation est à souligner, indique-t-on de source proche du ministère.Le gouvernement de centre-droit de Bonn s’est en effet toujours montré très prudent afin de maintenir de bonnes relations avec le Chili.M.Suedhoff a demandé la libération immédiate de Beatriz Brink-mann, qui détient la double nationalité chilienne et ouest-allemande.Mme Brinkmann est emprisonnée sans jugement depuis le mois de septembre et a été torturée à plusieurs reprises, a-t-il affirmé a l’ambassadeur.acoustiques de ses sous-marins, les rendant plus difficiles à repérer.Le gouvernement japonais s’est engagé à présenter devant la Diète une loi qui alourdirait les sanctions pénales et étendrait les délais de prescription pour les infractions au contrôle des exportations, a précisé le porte-parole de M.Baldrige.Aux États-Unis, les responsables de tels délits sont passibles d’une peine de 10 ans de prison, sans compter les poursuites civiles et administratives.Avant de recevoir M.Tamura, M.Baldrige avait affirmé que le Japon était « le maillon faible » du COCOM (Coordinating Comittee for Multilateral Export Control), organisme officieux chargé d’empêcher la sortie hors de l’OTAN de certains secrets industriels.Le ministre japonais du Commerce international et de l’Industrie ( MITI) a également annoncé l’accord de son pays pour apporter « un appui financier proportionné » au fonctionnement du COCOM, a poursuivi M.Cooper.Washington, qui finance l’organisme à hauteur de $500 000 US par an.reproche au Japon lïnsuffiSance de sa contribution, évaluée à quelque $40,000 US.Enfin, le Japon aurait donné son feu vert au principe de l’échange de spécialistes du contrôle des exportations entre les deux pays.M.Tamura a par ailleurs rencontré plusieurs sénateurs influents, au moment où le Sénat met la dernière main à un projet de loi sur le commerce international, en partie destiné à stopper l’avalanche d’exportations japonaises sur le marché américain.Un amendement à ce texte, voté par une écrasante majorité des sénateurs (92 contre cinq), prévoit par ailleurs d’interdire toutes les exportations du groupe Toshiba aux États-Unis pour une durée de deux à cinq ans.MÜH notre temps rai L'ÉMISSION - DES CHIFFRES ET DES LETTRES EST OIFFUSEE À 18 HEURES 30 SUR TVFO (reprise a 11 h 30) Bonn proteste contre les tortures A-8 B Le Devoir, samedi 18 juillet 1987 Poindexter nie vouloir protéger Reagan WASHINGTON (AFP) - Le vice amiral John Poindexter, ex-chef du Conseil national de sécurité (CNS) de la Maison-Blanche, a affirmé hier aux commissions du Congrès enquêtant sur le scandale de l’Irangate que son témoignage ne visait pas à protéger le président Ronald Reagan.Endossant à nouveau, pour sa troisième journée consécutive de déposition, toute la responsabilité du détournement vers les rebelles nicaraguayens de fonds tirés des ventes d’armés à l'Iran, M.Poindexter a affirmé qu'il témoignait « pour donner les faits et tout révéler».Plusieurs membres du Congrès ont estimé que M.Poindexter ne disait pas toute la vérité et un sondage publié hier par le Washington Post a indiqué qu’une majorité d’Améri- cains (57 %) pensaient qu’il cachait des faits pour protéger M.Reagan.« Pouvez-vous nous assurer que vous n’êtes pas ici dans une sorte de mission pour protéger votre commandant en chef ?», a demandé l'un des conseillers juridiques des commissions d’enquête.« C’est exact », a répondu M.Poindexter.« J’ai pris des mesures pour protéger le président il y a de nombreux mois (.) Je n’ai rien à faire aujourd’hui pour le protéger».M.Poindexter avait affirmé mercredi qu'il avait approuvé personnellement en février 1986 le détournement de fonds vers les contras et avait « délibérément » caché cette opération à M.Reagan pour le protéger politiquement, estimant cependant que le président aurait ap- prouvé cette décision M.Poindexter a assuré que le lieutenant-colonel Oliver North, son subordonné au CNS, n’avait pas davantage informé M.Reagan du détournement de fonds.« Je n’ai aucune raison de croire » que le président ait été informé par d’autres sources, a ajouté M.Poindexter.L’ancien chef du CNS avait également révélé mercredi que pour « protéger » M.Reagan, il avait détruit une directive du président qui approuvait rétroactivement les ventes d’armes à l’Iran.Cette directive présentait cette initiative comme un moyen d’échanger les otages américains détenus au Liban.M.Poindexter a vivement démenti hier que tel était l’objectif essentiel des ventes d’armes à l’Iran.« Ce n’é- tait en aucun cas un échange armes-otages », a-t-il déclaré, corroborant les affirmations de M.Reagan.Si la directive présidentielle évoquait le problème des otages, c’était comme un « premier obstacle » vers un but « stratégique », a-t-il dit.L’audition d'hier avait débuté par un vif débat entre l’avocat de M.Poindexter, M.Richard Beckler, et certains membres des commissions d’enquête, accusés d’avoir dit à la presse qu’ils ne croyaient pas le témoignage de M.Poindexter.Le Congrès « a le pouvoir d’écraser un individu, à moins qu’il ne fasse preuve de retenue », a déclaré M.Beckler.Les présidents des commissions d’enquete se sont défendus de traiter M.Poindexter avec « injustice ».SUITES DE LA PREMIERE PAGE 4 Otages cité par la radio.Auparavant, un interlocuteur anonyme affirmant parler au nom de l’organisation clandestine Djihad Islamique a annoncé que deux otages français allaient être exécutés « immédiatement ».Dans un appel à une agence de presse occidentale à Beyrouth, l’interlocuteur, qui n’a donné aucune preuve de son appartenance au Djihad Islamique, a déclaré qu’il s’adressait au premier ministre français, M.Jacques Chirac, pour « l’informer de (la) décision d’exécuter immédiatement Marcel Carton et Marcel Fontaine », deux diplomates enlevés le 22 mars 1985.Le parti pro-iranien du Hezbollah avait déjà donné le ton en affirmant jeudi que la France suivait « une politique qui portera préjudice à ses interets dans le monde islamique ».La crise a véritablement commencé le 30 juin dernier avec la mise en place de contrôles de police autour de l’ambassade iranienne.Jeudi, au 17e jour de la crise, les autorités iraniennes lançaient un ultimatum de 72 heures à la France pour qu'elle retire le dispositif policier autour de son ambassade à Paris et qu’elle sanctionne les auteurs d’une « agression » commise, selon Téhéran, contre un de ses diplomates à Genève samedi dernier par des douaniers français.Après un entretien hier matin entre le président François Mitterrand et le premier ministre Jacques Chirac, le ministère des Affaires étrangères publiait son communiqué de rupture.Il y souligne que les conditions de l'ultimatum iranien étaient « à l’évidence inacceptables».La France en a pris acte, ajoute le communiqué, et « considère que le processus de rupture des relations diplomatiques ayant été engagé, les conséquences qui s’imposent doivent en être tirées.C’est pourquoi elle décide de rompre dès maintenant les relations diplomatiques avec l’Iran ».Au niveau des deux ambassades, le blocus est à nouveau total depuis hier : personne ne peut sortir à l’exception du chargé d’affaires.Treize ressortissants iraniens, dont trois diplomates, ont été empêchés de quitter le territoire français au poste- 18 juillet par la PC et t'AP I986: Ievguéni KoUlov, responsable de la sécurité dans les centrales nucléaires soviétiques, est limogé à la suite de l’accident de Tchernobyl.1983: à la suite d'un appel d’Klie Salem, ministre libanais des Affaires étrangères, le Conseil de sécurité de l'ONU décide de proroger de trois mois le mandat des casques bleus au Liban.I982: le chanteur et compositeur Lionel Daunais meurt à Montréal à l'âge de HO ans.1978: Washington décide d'un contrôle des exportations de technologie pétrolière vers l’URSS, afin de protester contre le traitement réservé aux dissidents soviétiques.I976: aux .Jeux de Montréal, la Roumaine Nadia Comaneci obtient une note parfaite de 10 aux barres asymétriques.1974: Mgr Makarios, président de la République cypriote, chassé par un putsch, arrive à New York afin de solliciter le soutien des Nations unies.19119: le ministre des Finances du Québec, Paul Dozois, démissionne.1968: début d une grève de 24,000 employés des Postes canadiennes.I960: près de 32,000 employés d’hô-pitaux du Québec déclenchent la grève.1962: le gouvernement de Lima est renversé par un putsch: les Ktals-Unis suspendent leur aide militaire au Pérou.1945: six explosions dans le port d’Halifax font au moins 12 victimes et causent de grands dommages.1939: Trans Canada Airlines inaugure un service aérien entré Montréal et Toronto.1936: le soulèvement franquiste éclate en Espagne.1925: soulèvement druze en Syrie.1923: en Grande-Bretagne, le Matrimonial Causes Act accorde aux femmes l’égalité en matière de divorce.1899: une conflagration détruit tout un quartier de Saint-Roch-de-Québec.1872: introduction du vote à bulletins secrets en Grande-Bretagne.1658: Léopold 1er est élu souverain du Saint-Empire germanique.1536: l’autorité du pape est déclarée nulle en Angleterre.frontière de Saint-Louis, en Alsace (est du pays), durant la nuit de jeudi à hier.Les treize personnes ont été contraintes de regagner leurs domiciles respectifs dans la région parisienne.Quelques heures avant l’annonce de la rupture, l’hodjatoleslam Ha-chémi Rafsandjani, président du parlement islamique, avait estimé que la France menait une « guerre psychologique » contre l’Iran aux cotés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne.Selon lui, « la guerre des ambassades est liée à la situation dans le Golfe».L’une des principales préoccupations de Téhéran est en effet l’évolution de la « guerre des pétroliers » dans le Golfe et la prochaine adoption par le Conseil de Sécurité d’une résolution ordonnant un arrêt des hostilités à l’Iran et l’Irak, résolution refusée par avance par la République Islamique.À l’ambassade de France à Téhéran, onze personnes bénéficient du statut diplomatique et une quinzaine d’autres font partie du personnel administratif, selon le Quai d’Orsay.À l’ambassade d’Iran à Paris, il y a actuellement cinq diplomates et une quarantaine d’agents administratifs.Selon la convention de Vienne de 1961, les diplomates bénéficiant du statut diplomatique doivent quitter « dans un délai raisonnable » les ambassades respectives après la rupture des relations, faute de quoi ils perdent ce statut.Quant aux Français résidant en Iran, ils sont libres de choisir de partir ou de rester et aucune décision de les évacuer n’a été prise, déclare-t-on au ministère des Affaires étrangères.C’est la première fois depuis la Seconde Guerre Mondiale que la France rompt ses relations diplomatiques avec un État de sa propre initiative.Des ruptures se sont produites pendant cette période, mais à l’initiative d’autres pays.4 France liance avec les Etats-Unis et le Canada, qui remplacerait l’OTAN.Le leadership pourrait même être assuré par les Français.« Ce n’est pas une mauvaise proposition, mais les idées vont souvent plus vite que les mentalités.J’ai bien peur que Schmidt ne prêche dans le désert car son plan supposerait une réorganisation fondamentale de l’Alliance atlantique.Le veut-on vraiment?», s’interroge François Heisbourg.Selon le futur directeur de l’Institut international d’études stratégiques de Londres, des obstacles importants demeurent sur la voie d’une union totale.La dissuasion nucléaire élargie pose plus de problèmes qu’elle n’en résout et l’Allemagne est toujours tiraillée entre l’option européenne et son alliance avec Washington.Bonn ne voudrait pas que son rapprochement avec Paris donne le signal d’un retrait des troupes américaines.« Les incertitudes allemandes ne pourront pas durer toujours.Les Américains finiront par partir même si, entre-temps, ils n’apprécieraient pas trop de perdre leur influence en Europe.Je crois toutefois que les Américains préfèrent voir des Européens faire des propositions radicales, de bâtir une défense solide, un pilier atlantique plus autonome, plutôt que des Européens toujours en train de geindre et de courir dans tous les sens, lorsqu’ils évoquent des accords de désarmement avec les Soviétiques », poursuit M.Heisbourg.Sur le plan nucléaire, la force de frappe française ne sera pas négligeable d’ici quelques années, ce qui explique, en partie, les propositions avancées par de nombreux politiciens de l’Hexagone pour garantir la sécurité de l’Allemagne et même du reste de l’Europe de l’Ouest.Actuellement composé d’environ 150 ogives, l’arsenal stratégique français devrait augmenter à 700 en 1995, sans parler des armes de plus courte portée.« Si les Soviétiques et les Américains réduisent leurs forces à 6,000 ogives stratégiques chacun, la France commence à compter », affirme M.Boniface.La coopération nucléaire pourrait aussi se développer avec la Grande-Bretagne.Les rencontres entre ministres se multiplient et on discute de la coordination d’une politique d’achats militaires et de la possibilité d’échanger des informations stratégiques sur l’organisation des patrouilles des sous-marins nucléaires.Il est encore loin le rêve d’une force nucléaire européenne.Une intégration poussée des forces franco-britanniques et rélargissement de la dissuasion poseraient de nombreux problèmes dont la perte, pour la France, de sa capacité de décision nationale quant a sa sécurité et l’obligation de participer aux négociations Est-Ouest sur le désarmement nucléaire.Or, il est très clair dans l’esprit des Français, qu’il n’est pas question que le pays renonce à une parcelle de son indépendance, surtout dans un domaine aussi vital que celui du nucléaire.De plus, la France croit fermement en sa force de dissuasion et ne mettra pas sur la table ses missiles.Le président Mitterrand à déjà déclaré que « si les grandes puissances éliminaient leurs armes nucléaires et posaient des gestes pour réduire la menace conventionnelle et chimique sur l’Europe alors peut-être.» « Les défis ne manquent pas pour rassembler l’Europe et je ne pense pas que tout se fera d’ici quelques années.Il faut quand même prévoir notre entrée dans le XX le siècle et je garde espoir que nous y ferons face plus solidaires qu’aujourd’hui », conclut M.Heisbourg.4 Elections Les électeurs des trois comtés ont par ailleurs de bonnes raisons d’être mécontents de la façon dont leur ancien député les a traités: l’ancien vice-premier ministre, Eric Nielsen, a été littéralement limogé par Brian Mulroney tandis que Jim McGrath à Terre-Neuve a été tenu à l’écart du cabinet; et le Néo-Démocrate Ian Deans a commis l’affront d’accepter un poste fort bien rémunéré du gouvernement conservateur.Au bout du compte, aucun de ces anciens députés ne fait campagne pour son successeur.La trame politique nationale n’empêche donc pas chacune des trois élections partielles d’avoir ses propres particularités, dues à la personnalité des candidats et au contexte politique régional: ¦ HAMILTON MOUNTAIN: enlevé en 1980 aux Conservateurs par le néo-démocrate Ian Deans, le comté est planté en plein coeur d’un territoire libéral.Ed Broadbent a recruté une vedette, Marion Dewar ( 58 ans) qui, bien qu’ancienne mairesse d’Ottawa, a réussi à surmonter le handicap du candidat parachuté.Ce fut d’autant plus facile que ses adversaires, la libérale Elisabeth Phinney (48 ans), agent immobilier et ancienne adjointe de Pierre de Bané, et le Conservateur Dan MacDonald (40 ans), agent d’assurances, mènent une campagne de débutants; en 1984, Ian Deans l’emportait avec plus de 8,000 voix d’avance sur le conservateur tandis que le candidat libéral recueillait moins de 20% des voix; ¦ SAINT JEAN EST: la capitale de Terre-Neuve, qui comprend les comtés du ministre John Crosbie et de Jim McGrath (devenu Lieutenant-Gouverneur de la province), vote traditionnellement conservateur: en 1984, le PC emportait Saint-Jean Est avec 25,000 voix de majorité, laissant environ 15 % des voix à son adversaire libéral et 7 % au Néo-Démocrate.Les Conservateurs ont cette fois recruté l’ancien ministre provincial des affaires sociales, Tom Hickey (54 ans) tandis que les Libéraux faisaient appel à un ancien leader provincial, Steve Neary (62 ans).— la surprise générale, c’est le jeune avocat néo-démocrate, Jack Harris (39 ans) qui émerge comme l’homme à battre : un sondage du St John’s Sunday Express le donne en tête avec 41,9 % des intentions de vote contre 33,6 % au Conservateur et 24,5 % au Libéral; ¦ yUKON: Eric Nielsen tenait ce château fort libéral depuis 30 ans exactement et remportait sa dernière élection avec une confortable majorité absolue; cette fois, c’est une véritable lutte à trois, d’autant que le PLC a recruté le maire de Whitehorse, Don Branigan (54 ans), médecin de campagne de surcroît, fort connu dans les villages environnants.Son adversaire néo-démocrate, Audrey McLaughlin, a par contre l’avantage d’appartenir à une formation politique qui dirige le gouvernement provincial depuis deux ans; cela ne laisse pas beaucoup de place au tout jeune David Leverton, 31 ans, dans lequel les Conservateurs ne fondent pas beaucup d’espoirs.Si le libéral Branigan gagne, on dira que c’est à cause de sa popularité personnelle ; mais s’il perd, on dira que c’est à cause de John Turner.Les trois chefs de partis se sont impliqués dans cette campagne électorale, en particulier à Hamilton et à Saint Jean où le premier ministre a annoncé de généreuses subventions ou courtisé les communautés ethniques, tandis que John Turner et Ed Broadbent ont fait plusieurs visites.Mais l’électorat est loin d’être mobilisé: la semaine dernière, alors que le premier ministre de l’Ontario, David Peterson, venait donner un coup de main à une vieille militante de son parti dans Hamilton, les gens se demandaient si la campagne électorale.provinciale était déjà commencée ! Chaque candidat sera autorisé à dépenser un peu plus de $ 40,000 dans cete campagne, mais les organisations nationales ont un crédit de près de $ 60,000 selon la loi électorale fédérale.Cela laisse à chaque organisation, y compris au parti Rhinocéros qui présente des candidats en Ontario et à Terre-Neuve, un trésor de guerre d’une centaine de milliers de dollars: presqu’un casse-tête à dépenser en plein mois de juillet! Il est possible que l’élection de lundi soir se termine par un match nul: victoire des Conservateurs à Terre-Neuve, des Néo-Démocrates en Ontario et du Libéral au Y ukon : cela ne ferait que confirmer l’opinion des spécialistes des sondages selon lesquels on se dirige vers une élection générale entièrement ouverte : les trois partis entamant la campagne à égalité et promettant un gouvernement minoritaire aux Canadiens.Les trois chefs de parti auront tendance à souligner qu’à plusieurs mois, sinon plus d’un an, des prochaines élections, cette élection partielle ne constitue pas un baromètre.Mais les trois partis vont commencer leur campagne de recrutement des candidats-vedettes à l’automne.Une contre-performance des Libéraux compliquerait sérieusement la tâche de John Turner tandis qu’un « miracle » néo-démocrate - telle une victoire dans les trois comtés - faciliterait la tâche d’Ed Broadbent, en particulier au Québec.Quant à Brian Mulroney, cet enjeu ne compte pas beaucoup puisque, de toute maniéré, les deux tiers de ses candidats seront aussi des « sortants ».4 Capsule 1988.Conçu par l’architecte-paysagiste japonais de réputation mondiale Ken Nakajima, le jardin aura une superficie de 2,5 hectares, et sera le seul du genre dans l’est du Canada.L’aménagement du jardin coûtera $ 2 millions.Il sera géré par la communauté japonaise de Montréal.Le gouvernement nippon, par le biais d’un programme de diffusion de la culture japonaise, y consacrera $ 600,000.Les gouvernements du Québec et du Canada y injecteront conjointement $275 000.La Ville de Montréal assumera le reste des coûts.« Malgré l’engouement récent des Québécois pour le Japon, on ne connaît toujours des Japonais que leur miracle économique et technologique.On ignore en général tout de leur si riche culture.Il est temps de s’y ouvrir, dit le directeur du Jardin botanique et directeur du module des sciences à la Ville de Montréal, M.Pierre Bourque.M.Bourque a patiemment dirigé le projet de jardin japonais jusqu’à son aboutissement.« La nature nous apprend la patience, dit-il.Et c’est ce qui fait d’ailleurs que la Jardin botanique progresse d’année en année, qu’il s’inscrit dans la temps ».Ses premiers échanges avec le Japon remontent à 1984.A l’occasion de la visite d’un chef spirituel japonais à Montréal, il avait planté 130 ormes de Sibérie sur le terre-plein du boulevard Dorchester.Peu à peu, il a établi par la suite des contacts avec la communauté japonaise de Montréal et avec le gouvernement japonais.Selon M.Michel Carpentier, directeur du développement au ministère du Tourisme du Québec, l’ajout du jardin japonais devrait permettre au Jardin botanique de Montréal d’obtenir la cote « trois étoiles » du Guide MicheliFi.Ce qui en ferait la seule attraction touristique au Québec à recevoir un tel honneur.Dans la culture japonaise, dit M.Pierre Bourque, le jardin représente l’âme de la civilisation orientale.« Une visite au jardin japonais a pour but de donner à une âme troublée et épuisée par l’agitation du monde la quiétude et l’harmonie ».Citant l’esthète japonais Joami, M.Pierre Bourque explique que le but du jardin japonais est de saisir par l’intermédiaire des choses les plus ordinaires, le secret de la nature et sa véritable essence.Sis au nord de la roseraie, en plein coeur du Jardin botanique, le jardin japonais sera entouré d’une série de monticules et protégé par des plantations de pins rouges et de pins blancs, des arbres sacrés au Japon.On y représentera l’eau sous toutes ses formes : l’eau qui ruisselle, l’eau calme, l’eau vive.Des pierres de serpentine, prélevées au Québec y représenteront les montagnes imposantes.On y trouvera également des pavillons d’animation, des salons de thé, de même qu’une galerie d’art et une collection de bonsais du Japon.L’aménagement du jardin japonais se veut une phase importante de l’expansion du Jardin botanique.« La seconde phase sera la construction d’un insectarium », dit Pierre Bourque, sans divulguer de précisions sur le projet.Déjà les bonsais et les penjings venus de Chine et du Japon attirent grand nombre de visiteurs.À un an de l’ouverture du jardin japonais, le Jardin botanique demeure en pleine effervescence.« Ce week-end est l’un des plus beaux de l’année pour visiter le Jardin botanique.Les 8 000 rosiers sont en pleine floraison», dit M.Pierre Bourque.Et que les inquiets se rassurent.Le torrent qui s’est abattu sur Montréal mardi dernier n’a pas affecté les 26 000 espèces et variétés de plantes et d’arbres du Jardin botanique.135 morts ou disparus Le typhon Thelma sème la destruction en Corée du Sud SÉOUL (Reuter) — Le passage du typhon Thelma a fait au moins 135 morts ou disparus dans les régions méridionales de Corée du Sud où il a provoqué des naufrages, des inondations et des glissements de terrain, a annoncé jeudi soir la radio nationale.La radio a fait état de 59 morts confirmées, 76 personnes au moins portées manquantes et de 7,000 sans-abri.La plupart des victimes ont été emportées par les flots déchaînés ou ensevelies par les glissements de terrain.Au moins 30 personnes ont disparu en mer.Selon la radio, des dizaines de milliers de soldats, policiers et habitants ont pris part aux opérations de secours et de remise en état dans le Sud-Est du pays autour du port de Pusa.Dans cette région, la plus touchée, 42 morts ont été dénombrés.Par ailleurs, des digues se sont effondrées sous la pression des eaux le long du fleuve Makdong et cinq personnes ont péri noyées.Les responsables des secours ont déclaré que les pertes matérielles étaient estimées à 11.9 milliards de won ($14.7 millions US) sans compter les éventuels dommages causés aux cultures sur 50,000 hectares de terres inondées.Plus d’un millier de maisons et 198 bateaux ont été endommagés ou détruits.Les glissements de terrain ont provoqué des cou-ures d’eau et d’électricité et loqué de nombreuses routes.Toutes les üaisons maritimes avec les îles au large de la côte sud ont été interrompues et de nombreux vols ont été annulés.Des Canadiens auraient mis la bombe à Lahr LONDRES (PC) — Le chef de la section de la sécurité d’État de l’unité des enquêtes criminelles de Stuttgart, en Allemagne de l’Ouest, M.Siegbert Vogt, pense que ce sont des Canadiens, et non des terroristes étrangés, qui sont responsables du sabotage commis à la base des Forces canadiennes de Lahr, le 6 juillet dernier.« Notre enquête indique que cette attaque n’a pas été faite de l’extérieur, mais de l’intérieur », a déclaré M.Vogt dans une interview téléphonique.« Nous ne disons pas que ce sont des Canadiens, mais nous le croyons, a-t-il ajouté.Nous sommes trop polis ».L’explosion et l’incendie de 62,000 litres d’essence et d’huile, à la base de Lahr, a détruit six véhicules militaires, mais personne n’a été blessé.Les dommages sont évalués à environ $4 millions.M.Vogt, qui se spécialise dans les enquêtes d’actes de terroristes, a re- connu avoir pensé immédiatement qu’il pouvait s’agir de terroristes.Mais, a-t-il signalé, une analyse de divers objets trouvés sur les lieux a éliminé cette première hypothèse.« Nous sommes certains, ou presque certains, a dit M.Vogt, qu’il s’agit d’un acte de sabotage, dans lequel des Allemands, spécialement des terroristes, ne sont pas impliqués».Son opinion semble partagée par le commandant Barry Frewer, officier de renseignement de la base de Lahr.« La preuve accumulée, a-t-il fait savoir, nous porte à croire que le ou les individus qui ont prépare l’incendie connaissaient bien la base et ses installations ».De plus, un dispositif trouvé sur les lieux indique clairement, selon M.Frewer, qu’il s’agit d’un incendie criminel.« Nous examinons la possibilité que des Canadiens soient impliqués», a admis M.Frewer.4 Inflation hommes et femmes, les produits du tabac, les boissons alcoolisées, les loisirs, la lecture et la formation ont bénéficié de réductions de prix.L’habillement a connu la baisse la plus importante, soit 0,5 p.cent.Les cinq villes les plus durement frappées parmi celles étudiées sont dans l’ordre Toronto (6,3), Montréal (5,2), Winnipeg (5,1), Edmonton (4,8) et Québec (4,6), suivies de près par trois villes des Prairies.Les moins touchées sont Vancouver et Victoria avec respectivement des hausses de 2,7 et 2,8 p.cent.La hausse des prix à Montréal est surtout attribuables aux aliments et aux frais d’habitation, notamment l’augmentation des primes d’assurance-logement, des frais d’intérêt hypothécaire, des frais d’entretien et de réparation à la charge du propriétaire.Le comportement des prix commence à inquiéter certains économistes et les données révélées hier sont venues appuyer l’avertissement servi jeudi par l’institut C.D.Howe, dans sa brochure « Inflation monitor ».Les deux auteurs, Richard Lip-sey et Bruce Ewen, sont préoccupes par les conséquences possibles sur l’économie et l’emploi d’un taux d’inflation en montée lente mais constante.Ils rappellent que la tendance à la hausse notée depuis janvier est la plus longue depuis la fin de la récession et ils se demandent si on fait face à un phénomène qui ira en s’aggravant ou qui se stabilisera.Ils ne croient pas qu’il y ait lieu de sonner l’alarme mais, selon eux, il y a suffisamment d’indices pour susciter la vigilance des décideurs publics et rappeler aux Canadiens les jours difficiles de la dernière récession.Ils pensent même qu’on devrait réfléchir dès maintenant aux moyens pour contrecarrer cette remontée afin de ne pas être confronté à une nouvelle recession et les soulutions difficiles qu’elle nécessite.Plus le mal est pris tôt, soulignent-ils, moins le remède est douloureux.MM.Lipsey et Ewen dressent une liste des dangers potentiels que fait courir une croissance de l’inflation.« En Ontario, elle n’est pas loin du niveau où elle risquerait à nouveau de poser de sérieux problèmes.La mise en oeuvre de moyens de lutte contre l’inflation ralentirait l’activité économique dans les régions où elle tend déjà a stagner, comme dans celles en pleine expansion.» Selon eux, une stabilisation de l’inflation autour de 4
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