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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1987-07-21, Collections de BAnQ.

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Is meteo: des éclaircies en matinée et quelques averses ou orages en fin de journée.Max.: 28.Probabilité de précipitations: 70%.Aperçu pour demain: beau (Détail page 15).Vol.LXXVIII — No 165 ?Montréal, mardi 21 juillet 1987 extérieur de Montreal métropolitain 50 cents Cote Nord Gaspesie Toronto Nouveau-Brunswick 60 cents 50 CENTS Les élections partielles sont-elles prémonitoires ?Le PC mord la poussière Le NPD à T.-N et à Hamilton.Les libéraux en avance au Yukon Photo CP MICHEL C.AUGER Le Nouveau Parti démocratique a arraché un siège aux Conservateurs à Terre-Neuve et a conservé le comté d’Hamilton-Mountain aux élections partielles fédérales d’hier.Au Yukon, les premiers résultats indiquaient que la candidate néo-démocrate, Audrey McLaughlin, détenait une légère^vance sur le maire de Whitehorse et candidat libéral Don Branigan au début de la nuit.Le conservateur David Leverton était en troisième place.Les Conservateurs du premier ministre Brian Mulroney semblaient donc en voie de perdre les deux sièges qu’ils détenaient depuis près de 20 ans et ont terminé troisième dans le comté conservé par le NPD.À Ottawa, le chef du NPD, Ed Broadbent, affirmait que les victoires de son parti confirmaient que sa position dans les sondages n’étaient pas le fait du hasard.« Nous sommes en train de vivre un changement très fondamental dans les attitudes politiques ».Les deux autres chefs de partis ont refusé de commenter les résul- Jack Harris tats, mais pour le ministre de la Santé Jake Epp, le message des électeurs est clair et le gouvernement doit redoubler d’efforts pour stimuler le développement économique dans les régions.Quant à M.Raymond Carneau, coprésident du comité électoral du Parti libéral, il a soutenu que le véritable perdant de ces partielles est le premier ministre Brian Mulroney et que la prochaine bataille électorale se ferait entre les libéraux et les néodémocrates.À Terre-Neuve, dans le comté de Saint-Jean—Est, le néo-démocrate Jack Harris a réussi a prendre le fief personnel de M.James McGrath, qui le détenaient depuis près de 20 ans.Dans Hamilton-Mountain, cependant, l’ancien maire d’Ottawa et présidente du Nouveau Parti démocratique Marion Dewar devait faire face à une opposition très forte de la part de la candidate libérale Elizabeth Phinney, et devait finalement l’emporter par moins de 2,000.Mme Dewar, 58 ans, avait du se défendre tout au long de la campagne contre les attaques de ses ad- Volr page 8 : Le PC Photo CP Marion Dewar .t Iran-Irak L’ONU ordonne un cessez-le-feu NATIONS UNIES (Reuter, AFP) — Le Conseil de sécurité des Nations unies, par un vote unanime, a demandé hier à l’Iran et à l'Irak d’observer un cessez-le-feu immédiat dans la guerre qui les oppose depuis sept ans et de ramener leurs forces aux frontières internationalement reconnues.La résolution est obligatoire aux termes de la Charte des Nations unies, signée par tous les États membres, et le Conseil a menacé de prendre de « nouvelles dispositions » si nécessaire pour assurer son respect.Le président Ronald Reagan s’est félicité de l’adoption à l’unanimité de la résolution et a émis l’espoir que les deux belligérants respecteraient cet appel.Dans le cas contraire, les États-Unis « sont prêts à travailler, dans une période relativement courte, a une seconde résolution » visant à imposer le respect de la première, a précisé de son coté le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Marlin Fitz-water.Dans un communiqué lu par son porte-parole, le président américain a ajouté que « les États-Unis respecteront aussi leurs engagements pour la sécurité et la stabilité de leurs amis non belligérants de la région » du Golfe.« En agissant ainsi, a-t-il dit, nous cherchons simplement à dissuader les menaces croissantes envers les intérêts vitaux des États-Unis et du monde et à hâter le réglement de la guerre Iran-Irak.Notre objectif est la paix et non pas prendre parti ou provoquer ».Le secrétaire-général Javier Perez de Cuellar, qui est prié de poursuivre ses propres efforts de médiation auprès des deux belligérants, a convoqué séparément les délégués de l'Iran et de l’Irak dans son bureau après la réunion du Conseil.Depuis le début de la guerre du Golfe il y a sept ans, c’est la première fois que le Conseil de sécurité invoque ses pouvoirs pour intervenir dans le conflit.La question qui se pose après Voir page 8 : L'ONU Une réussite pour les jeunes à ce jour i « i m m % t Photo PC Le Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic connaît cet été un taux d'occupation record de 85 %.Boulot vers touche du bois LAURENT SOUMIS Depuis quatre ans, une soixan-• taine de jeunes âgés de 16 à 25 ans ont pu réintégrer le marché du travail après un stage de quelques mois au Boulot vers, une entreprise sans but lucratif vouée à la réinsertion sociale des décro-cheurs.« C’est une formule originale pour sortir du trou qui fait appel à tous les aspects de la vie sociale et affective des jeunes », affirme M.Paul Dolan, président du conseil d’administration du Boulot vers et de la Mutuelle d’assurance-vie Les Coopérants.Pour une période de quatre à six mois, les animateurs et adultes bénévoles du Boulot vers accueillent une quinzaine de jeunes qui ont quitté l’école, échoué sur le marché du travail ou transité par d’autres ressources.Au-delà de la simple découverte d’un métier — celui du bois — les jeunes apprennent à trouver con- fiance en eux-mêmes, explique M.Raymond Brochu, un jeune retraité qui met bénévolement ses talents au service du marketing de l’entreprise.Au Boulot vers, les jeunes développent une certaine conscience professionnelle, prennent l’habitude de la ponctualité et de l’assiduité, comprennent le fonctionnement des entreprises, leur rôle, les attentes et les exigences de l’employeur, et participent à la gestion de l’entreprise.« Nous sommes un des rares organismes à faire vivre aux jeunes ce genre d’expériences en les plaçant dans le contexte du travail à l’usine, explique M.Brochu.C’est en outre un type de formation qui intègre toutes les facettes de la personne, les relations interpersonnelles, la vie sociale, le travail de groupe, etc.» Au début de la formation, les animateurs s’assoient avec le jeune pour voir si sa motivation réelle est de reintégrer le marché du travail.Durant son stage, celui-ci touchera une rémunération pour les heures travaillées qui s’ajoutent à celles passées en formation.À la fin du stage, avant de se lancer à la recherche active d’un emploi, le jeune bénéficiera d’une simulation d’entrevue dans une grande entreprise de la région (chez Pratt et Whitney) afin d’identifier les points forts et les points faibles de sa candidature.Jusqu’à maintenant, le Boulot vers s’est spécialisé dans la fabrication de meubles intérieurs et de modules extérieurs de jeu pour les garderies et les commissions scolaires.Diverses compagnies soutiennent ses activités en fournissant certains services ou en souscrivant $ 3,000 pour adhérer au Conseil des gouverneurs du Boulot vers formé de gens d’affaires bénévoles.Pour le président Paul Dolan, les gouvernements qui ont soucrit l’an dernier un peu plus de Voir page 8-: Boulot L’Occident des Soviétiques ®À Tallinn on ne parle pas le russe et on aime le rock REMI HYPPIA et DANIEL GIRARD (Collaboration spéciale) LENINGRAD/TALLINN - « Rien n’est plus beau que la Perspective Nevski», écrivait Gogol en 1834-.« C’est ici l’unique lieu où les gens ne soient pas présents par nécessité, où ils n’aient pas été amenés par un besoin impérieux et par l’intérêt mercantile.» Si Gogol avait écrit ces lignes en 1987, il n’aurait probablement pas utilisé d’autres mots.En effet, aujourd’hui comme alors, la perspective Nevski — la rue principale de Leningrad — est « le lieu de communication » de tout Leningrad et constitue l’unique distraction de cette ville si pauvre en divertissements.C’est pourquoi, à tbute heure du jour, la Perspective Nevski regorge de piétons : militaires retraités à la poitrine tapissée de médailles exposant au grand jour leurs mérites; adolescents en uniforme qui attendent impatiemment la fin de leur service militaire; femmes de tous âges s’attardant devant les vitrines de vêtements; et surtout, flâneurs s’occupant à tuer le temps.Il fallait voir cette Perspective Nevski en ce dimanche après-midi ensoleillé où nous y sommes allés.On s’y serait cru sur la rue St-Denis.Les papas, mamans, fistons, fillettes déambulaient nonchalammënt sur le trottoir en dégustant de la crème glacée et en buvant du pepsi; des grappes de jeunes, un peu partout, écoutaient à tue-tête les derniers succès rock de l’Occident ou attendaient avec impatience l’ouverture du cinéma mettant à l’affiche le der- nier film d’aventures.'Et, tapis dans la clandestinité, les innombrables spécialistes du marché noir guettaient les touristes, les assaillant inlassablement dans le but de leur acheter leurs devises ou leurs vêtements.Deux jeunes nous abordent.Ils s’adressent à nous en anglais.« Voulez-vous nous changer de l’argent ?» Nous refusons.Pourtant, ils sont prêts à nous donner jusqu’à quatre roubles pour un dollar américain, soit presque sept fois plus que le taux de change officiel !.Que veulent-ils faire avec ces dollars ?Les refiler à d’autres Occidentaux qui iront dans les Bériozka leur acheter des cigarettes américaines ou des cassettes « Maxell ».Les Bériozka sont des magasins où seuls les touristes ont le droit de faire des emplettes et Voir page 8 : L’Occident Le Manoir affiche complet * Malgré la lutte syndicale dont il est l’objet SUZANNE DANSEREAU QUÉBEC (PC) — Depuis sa réou verture en mai 1986, le Manoir Riche lieu n’a jamais été si occupé.Malgré le violent conflit de travail opposant son propriétaire Raymond Malenfant à la CSN, ce magnifique hôtel situé dans le site enchanteur de Pointe-au-Pic connaît un taux d’oc cupation de 85 % cet été et l’on s’attend qu’il maintienne ce rythme jusqu’en septembre, affirme le gérant du Manoir, M.Jocelyn Tremblay.A la CSN, on est quelque peu perplexe.Le nouveau permanent qui est affecté à ce dossier, M.Ulysse Dus-chêne, est convaincu, lui, que le gérant du Manoir gonfle ses chiffres pour donner l’impression que tout va bien.« C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde en ce moment au Manoir, ad- met-il cependant, mais c’est pas grave, on va continuer.» Selon M.Tremblay, dqs week-ends de congrès sont déjà réservés pour mai et juin 1988, le quart des cham-.bres sont réservées pour le temps des Fêtes et l’hiver s’annonce occupé, avec un taux évalué à 40 %, comparativement à 15 % pour la même période, l’an dernier.Que s’est-il donc passé depuis les événements du 25 octobre 1986 où un homme a perdu la vie lors d’une soi rée de solidarité avec les ex-travail leurs du Manoir syndiqués CSN?« Le vent a tourné en notre faveur, commente M.Tremblay.La publicité négative qu’on a subie a fini par nous servir.C’est peut-être ici qu’on peut appliquer le fameux principe en publicité : ‘Parlez-en bien ou en mal, mais parlez-en’.» Le gérant du Manoir est convaincu que les « troubles » au Manoir — qui ont causé pour près de $ 300,000 de dommages à l’établissement — ont piqué la curiosité des touristes et suscité la sympathie de certains.Ces troubles ont débuté au printemps 1986, au moment où l’hôtel rouvrait ses portes avec un nouveau propriétaire, l’homme d’affaires Raymond Malenfant, et de nouveaux employés qui ont remplacé les anciens syndiqués CSN.L’année 1986 fut empoisonnée par le conflit qui résulta de la.siUation et la population locale fut déchirée en tre la ligne dure de Malenfant et le militantisme des ex-syndiqués qui voulaient ravoir leur « job ».Mais après une année peu rentable, voilà que les visiteurs affluent au Manoir.« Les clients nous glissent des mots d’encouragement sur les formules de commentaires, raconte M.Voir page 8 : Le Manoir Les libertés du libre-échange Un accord sans les politiciens ?MANON CORNELLIER OTTAWA — Le négociateur canadien Simon Reisman espère que son vis-à-vis et lui arriveront à régler tous les points d’un accord de libre-échange sans l’intervention des politiciens.Sinon, a-t-tl laissé entendre hier à la sortie d’une séance de négociation à Ottawa, ces derniers devront mettre la main à la pâte.Il répondait à l’allusion faite la semaine dernière à Washington par le négociateur américain Peter Murphy.Ce dernier avait dit que certains aspects de l’accord relevaient carrément des instances politiques.Pour l’instant, de part et d’autre de la frontière, les équipes de négociations ont l’entière responsabilité.Au Canada, M.Reisman relève bien de la ministre responsable du Commerce extérieure Pat Carney et du premier ministre Mulroney, mais sa marge de manoeuvre est assez large.M.Reisman, qui répondait aux questions des journalistes après sa journée de travail, s’est montré peu touché par les propos tenus en fin de semaine par le gouverneur de l’Etat de New York Mario Como.M.Como avait dit qu’il doutait qu’un accord puisse être rédigé dans les délais prescrits par la procédure américaine, soit pour le début d’octobre.« M.Como n’est pas conscient de tout le travail accompli », a laissé tombé le négociateur canadien.Quant au reste des négociations, difficile d’en savoir plus, la loi du silence est bien solide.M.Murphy s’est d’ailleurs éclipsé deux heures plus tôt que prévu, la réunion n’ayant durée que quatre heures et demi.Selon M.Reisman, la rencontre fut de courte durée parce que les équipes en avaient fini avec la philosophie et ne traitaient plus que de choses concrètes.Une autre rencontre est prévue à la fin du mois à Washington., ' WÊÊ Tallinn, capitale de l'Estonie et vitrine occidentale de l’Union soviétique AUJOURD’HUI ÉTAT DE SIÈGE L’Iran réagira favorablement si la police française lève le siège de son ambassade à Paris.Page 7 IL Y TIENT Poindexter est apparu, hier, plus que jamais décidé à assumer la responsabilité de l'Irangate.Page 7 TRANSAT ACHÈTE MULTITOUR Le Groupe Transat acquiert Multitour après avoir mis la main sur Trafic Voyages.Page 4 ATLANTIQUE EN ONTARIO Atlantique Image et Son ouvrira une quinzaine de magasins en Ontario Page 4 s?kncieU* E JUSTE milieu n'est jamais le milieu du juste.u Les cours de préparation au mariage se démodent.Je m'étonne que personne n’ait encore pensé à des cours de préparation au divorce, m Tant pis pour ceux qui meurent d'amour ! Ils n'avaient • qu'à laisser l’amour mourir avant.m La femme forte, dont parle l'Écriture sainte, n'a rien de j commun avec l'homme fort dont fait mention le Guinness.— ALBERT BRIE i 8 B Le Devoir, mardi 21 juillet 1987 SUITES DE LA PREMIERE PAGE + Libre opinion quent nettement leur préférence pour le rapport bilatéral, le recours à la voie multilatérale s’avérant souvent lourd, lent et mal adapté.En fait chacune des deux formules comporte ses avantages et ses inconvénients : il appartient dans chaque cas aux Etats donateurs et aux bénéficiaires de rechercher la formule et les modalités les plus propices.Précisons qu’en ce qui concerne la France, elle a consacré en 1986 près de 24 milliards de francs à la coopération multilatérale : organisations et institutions des Nations unies, de la Communauté européenne, Banques régionales, ONG de toute nature, etc., ce qui en fait l’un des premiers États dispensateurs de coopération multilatérale, compte tenu de son PIB.6) La vision flatteuse mais largement inexacte de la position d’Ottawa présentée dans l’éditorial du DEVOIR du 14 juillet n’a guère laissé de place pour évoquer l’action propre du Québec mais suffisamment par ailleurs pour faire apparaître Paris comme le « vilain » de cette conférence des ministres des Affaires étrangères des pays francophones.Peut-être convient-il de rappeler que si le Québec est présent dans ces conférences préparatoires et au Sommet lui-même, comme à l’Agence de coopération, comme aux Conférences permanentes des ministres de l’Éducation et de la Jeunesse, etc., c’est essentiellement à l’effort persévérant de la France qu’il le doit.À défaut de gratitude (qui n’est point vertu propre aux relations internationales), le sens de nos intérêts et une certaine prudence commandent sans doute d’en tenir compte.+ Boulot $ 250,000 récupèrent plus que leur mise de fond.En fait plus de 65 % des jeunes qui passent par le Boulot vers trouvent un emploi et surtout le conservent, tandis que le quart des jeunes retournent aux études.À peine 10 % regagnent leur organisme d’origine ou de référence.Selon M.Dolan, le gouvernement provincial obtient ainsi un rendement de 109% sur son investissement: ne serait-ce que par l’économie des prestations d’aide sociale et des taxes, impôts et contributions versés par le jeune travailleur.Dans le cas du gouvernement fédéral, le rendement atteint 112 % sous forme de prestations d’assurance-chômage économisées et de taxes, impôts et contributions du jeune employé.Avec un pareil bilan, conclut M.Dolan, on peut dire que le Boulot vers rapporte plus qu’il ne coûte.Pourrait-on alors espérer un financement garanti sur une base triennale, se demande l’homme d’affaires.+ Le Manoir Tremblay.Certains représentent des groupes d'affaires, d’autres agissent à titre individuel.» Qui sont ces clients ?« Des gens de Montréal et de Québec à 90 %et des Américains et Canadiens pour le reste », affirme M.Tremblay, qui gère le Manoir depuis cinq ans.Évidemment, la plupart des clients corporatifs qui organisent des congrès au Manoir ou qui demandent des prix spéciaux, oeuvrent dans le domaine patronal.Il n’y a eu depuis mai 1986 aucun congrès syndical, affirme M.Tremblay.La Fédération des caisses populaires, Bell Canada, Bombardier, Donohue, l’Association des concessionnaires d’automobiles, la Banque de la Nouvelle-Ecosse, voilà quelques-un de ces groupes qui fréquentent le Manoir.Ainsi, selon M.Tremblay, la campagne de boycottage entreprise par 21 juillet par la PC et l’AP 1986: Shimon Peres, chef du gouvernement israélien, se rend au Maroc afin de conférer avec le roi Hassan Deux.A la suite de cette rencontre, la Syrie rompt avec Rabat et le colonel Kadhafi qualifie le roi du Maroc de traitre.1978: à la suite d’un soulèvement, le président bolivien Hugo Banzer Suarez annonce sa démission et remet le pouvoir à une junte militaire.1975: une cabine spatiale soviétique Soyouz revient sur Terre, en Asie centrale, après un rendez-vous sur orbite avec une cabine américaine Apollo.1974: Washington annonce que la Grèce et la Turquie ont accepté un cessez-le-feu à Chypre.1969: les astronautes américains Neil Armstrong et Edwin Aldrin quittent la Mer de la Tranquillité et rejoignent Michael Collins à bord du module de commande d’A-pollo il, pour regagner la Terre, après avoir été les premiers hommes à marcher sur la Lune.1960 Mme Sirimavo Bandara-naiké devient premier ministre de Ceylan.1896: première projection de films au Canada.1861: pose de la première pierre de l'Opéra de Paris.1831 : Léopold 1er est proclamé roi des Belges, après la séparation entre la Belgique et la Hollande.1773: le pape Clément XIV dissout la Compagnie de Jésus.Ils sont nés un 21 Juillet: le poète anglais Matthew Prior (1664-1721); Paul Reuter, fondateur de l’agence de presse Reuter (1816-1899); l’auteur canadien Marshall McLuhan (1911-1980); le violoniste américain Isaac Stern (1920-); le fantaisiste français Sim (1929 ).la CSN dans l'opinion publique a peu porté fruit.« Ce qui nuit dans l’hôtellerie, c’est les grèves, pas les campagnes de boycottage», lance-t-iL Pendant ce temps, à un quart de mille plus loin, une vingtaine de syndiqués CSN font toujours du piquetage et invitent les gens à signer une pétition exigeant leur réembauche.Une injonction de la cour les empêche de se rapprocher de l’endroit où ils ont travaillé avant que Raymond Malenfant décide de ne pas les reprendre à leurs conditions.L’homme d’affaires Raymond Malenfant ne s’attend pas à ce que son hôtel soit rentable avant 1991.Il a investi $ 14 millions en rénovations et $ 500,000 em publicité, dont $ 200,000 visant la clientèle de la Nouvelle-Angleterre.« C’est le marché de l’avenir », explique M.Tremblay.Voilà peut-être pourquoi la centrale syndicale avait visé les Américains dans sa campagne de publicité négative contre l’établissement de Malenfant.Campagne que la CSN a dû suspendre de façon temporaire en raison d’une injonction de la Cour supérieure, laquelle est en révision devant la Cour d’appel.M.Tremblay se dit peu embêté par la mauvaise publicité qu’on tente de lui faire aux Etats-Unis.« Cela nuirait surtout à Montréal et Québec, qui sont les premières destinations des Américains», estime-t-il.+ L’Occident où l’on trouve une myriade de biens de consommation de qualité.Dans ces magasins, pas question de payer en roubles.On n’accepte que les « devises fortes ».Pourquoi ?Parce que, non convertible en dollars, le rouble est inutile au pouvoir soviétique.L’URSS préfère siphonner les devises des touristes dont elle a impérativement besoin pour ses achats de technologie occidentale et de céréales.Le problème de la non-convertibilité du rouble est une des multiples raisons expliquant pourquoi si peu de Soviétiques ont la chance de voyager.Ne pouvant, à l’étranger, obtenir des devises pour ses roubles, le Soviétique est obligé de faire appel à son gouvernement comme agent de change.Or, l’État soviétique, en raison de ses besoins en devises, mais aussi, dans une certaine mesure, pour des fins de contrôle politique, limite à une somme dérisoire le montant de roubles qu’un citoyen peut convertir en devises.Faut-il en conclure qu’il est impossible pour les Soviétiques de goûter aux joies de l’Occident ?Pas nécessairement.En effet, pour beaucoup d’entre eux, il est possible d’aller en Occident, sans sortir de l’URSS ! Il suffit de se rendre à seulement quelque 300 kilomètres de Leningrad : à Tallinn, capitale de l’Estonie.« Se rendre à Tallinn, c’est comme aller à l’étranger » nous disait un habitant de Leningrad.Il n’a pas tout à fait tort.L’Estonie se démarque du reste de l’URSS autant sur les plans culturel, économique que religieux.L’Estonie, tout comme les deux autres républiques Baltes, la Lettonie et la Lithuanie, ne fait partie de l’URSS que depuis 1940.À Tallinn, on se croirait en Scandinavie.Ville médiévale ayant appartenu à la ligue hanséatique, elle ressemble beaucoup à Bruges avec ses multiples remparts.Seuls les Ladas, les roubles et les magasins d’État nous rappellent que nous sommes encore en Union soviétique.Pour le reste, tout respire la Finlande.Ce qui n’est guère surprenant : seulement 80 kilomètres séparent Helsinki de Tallinn et- de ses 500,000 habitants.Par temps clair, on peut d’ailleurs voir, du haut de la tour de télévision de Tallinn, les côtes finlandaises se profiler sur le golfe de Finlande.Cette proximité de la Finlande a des conséquences importantes sur le plan culturel.Les Estoniens captent deux chaînes de télévision finlandaises et plusieurs postes d’Helsinki où l’on peut entendre les derniers hits de l’Occident.Le contraste entre Leningrad et Tallinn est frappant à plus d’un égard.À Leningrad, les banderolles rouges aux multiples motifs et les slogans à la gloire de l’État témoignent partout de l’importance de la fête du premier mai.Et Lénine, fièrement, à chaque coin de rue, sur chaque murale, regarde les Soviétiques droit dans les yeux.À Tallinn, Lénine n’est plus le même.Il est plus discret, plus réservé, il se fait rare.À peine l’aperçoit-on sur ce bâtiment gouvernemental.Décidément, il ne se sent pas chez lui.Et pour cause.Les Estoniens n’ont vraiment rien des Slaves.En plus d’être beaucoup plus près, physiquement et culturellement, des Scandinaves, ils ne parlent même pas le russe ! L’Estonien parle .l’estonien, une langue qui ressemble beaucoup au finlandais.D’ailleurs, tout comme les Finlandais, les Estoniens emploient l’alphabet roman.Malgré cela, l’alphabet cyrillique et la langue russe sont imposés et demeurent omniprésents.Rien de plus frappant pour le Québécois que le bilinguisme intégral sur les panneaux d’indications et les bâtiments commerciaux et administratifs.Bilinguisme officiel qui n’empêche toutefois pas ce commerçant Estonien de refuser de servir ce citoyen qui s’adresse à lui en russe.Près de 40 % des 1.5 million d’habitants de l’Estonie sont des Russes et ils ne cessent d'augmenter en proportion, tendance qui déplaît passablement aux Estoniens.Cette forte affluence, l’Estonie la doit à son haut niveau de vie, l’un des meilleurs en Union soviétique.Alors que le Soviétique moyen gagne environ 200 roubles par mois, l’Estonien, lui, s’il est ouvrier ou pêcheur dans un Kolk-haze, peut gagner jusqu’à 300 roubles par mois.L’extraordinaire productivité des Estoniens explique cet écart.On rapporte que sur certains lopins de terres kolkhoziens d’Estonie, la productivité est six fois plus élevée que la moyenne nationale de l’URSS.Il faut dire que, durant sa période d’indépendance, entre les deux guerres, l’Estonie avait une économie « capitaliste ».Les Estoniens ont donc davantage le sens de l’initiative que les Russes et sont plus sensibles aux primes et autres stimulants matériels.En raison de leur réceptivité aux réformes économiques, les républiques Baltes — Estonie, Lettonie, Lithuanie — sont devenues les lieux privilégiés d’expérimentation des nouvelles mesures dans la gestion.Par exemple, la loi du premier mai 1987 — qui permet à des individus de vendre des biens et d’offrir leurs services dans leurs temps libres — y a été très bien reçue.Paradoxe intéressant : les Estoniens ne prisent guère les Russes.mais aiment Gorbatchev, justement parce qu’il veut étendre à toute l’URSS ces expériences nouvelles.Bon niveau de vie, ardeur au travail, aisance à s’accommoder aux réformes .En Estonie, on se croirait vraiment à l’extérieur de l’URSS.4 L’ONU la réunion est de savoir si l’Iran respectera le cessez-le-feu et dans le cas contraire, si la proposition des États-Unis d’imposer un embargo sur les ventes d’armes destinées à un membre récalcitrant sera approuvée.La résolution prévoit que des observateurs de l’ONU soient envoyés sur place pour vérifier, confirmer et superviser la cessation des hostilités et le retrait des forces.Après le vote, Perez de Cuellar a déclaré au Conseil que la priorité serait d’assurer le respect du cessez-le-feu.Il a ajouté qu’il comptait transférer des fonctionnaires actuellement en poste ailleurs pour assurer un déploiement aussi rapide que possible d’observateurs dans le Golfe.« Un cessez-le-feu général impliquerait la cessation de la déplorable pratique de lancer des attaques délibérées contre des navires marchands dans la région», a-t-il dit.La réunion du Conseil, présidée par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Bernard Raimond, précède de deux jours les opérations de convoyage de pétroliers koweïtiens par la marine américaine.Huit ministres ou secrétaires d’État aux affaires étrangères ont participé à cette session du Conseil.Le secrétaire d’État américain, M.George Shultz, a déclaré que la résolution acoptée est « pour la paix (car) la guerre doit cesser.la reconstruction doit commencer ».Le massacre, a-t-il ajouté, « doit arrêter immédiatement ».M.Raimond a souhaité que cette résolution soit acceptée par tous.« Il faut que les deux puissances qui se sont épuisées l’une l’autre dans une guerre sans issue consacrent leur énergie, avec l’aide de tous, aux tâches positives du réglement de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction.« Notre résolution, a-t-il ajouté, est chargée de tout le poids que la Charte des Nations unies (.) a conféré à notre Conseil.elle ne doit pas être ignorée par les dirigeants des deux pays».Le secrétaire du Foreing Office, Sir Geoffrey Howe, s’est montré particulièrement ferme en affirmant que si l’un ou l’autre des belligérants ignore la résolution, le Conseil utilisera « tous les pouvoirs à sa disposition» pour la faire respecter.Son collègue ouest-allemand, M.Hans Dietrich Genscher, a estimé que la résolution « aura une place spéciale dans l’histoire du Conseil », car pour la première fois, elle laisse planer le recours aux sanctions obligatoires.Elle contient « d’importants éléments capables d’ouvrir la voie à un accord pacifique du conflit par la négociation ».+ Le PC versaires qui lui reprochainet d’être parachutée dans un comté où elle n’avait pas de racines.Dès l’annonce de la victoire, elle devait rassurer ses nouveaux concitoyens en leur promettant « de travailler si fort pour vous que vous n’en pourrez plus de me voir » Les résultats de 242 des 247 bureaux de scrutin indiquaient une majorité de moins de 1,500 voix pour Mme Dewar, soit 14,002 contre 12,678 à Mme Phinney et 5,076 au conservateur Dan MacDonald.Au Yukon, les résultats de 59 bureaux de scrutin sur 72 donnaient 2,694 voix à la néo-démocrate Audrey McLaughlin, 2,381 au libéral Don Branigan et 2,026 au conservateur David Leverton.Quant au nouveau député de Saint-Jean—Est, M.Harris, un avocat syndical de 38 ans, il a défait le conservateur et ex-ministre provincial Torn Hinkey et l’ancien chef du parti li-bral provincial Steve Neary.Selon lui, sa victoire tient essentiellement au désenchantement des citoyens envers le gouvernement conservateur du permier ministre Brian Mulroney.Il ajoutait que son parti est maintenant la solution de rechange à ce gouvernement: « La plus grande chose que nous puission dire, c’est que quand les électeurs cherchent une alternative, ils regardent maintenant vers le NPD ».Les résultats complets des 259 bureaux de scrutin indiquaient que M.Harris receuillait 16,026 voix, contre 12,043 pour M.Hinkey et 6,050 pour M.Neary.Il s’agit de la deuxième fois seulement que le Nouveau Parti démocratique remporte un siège à Terre-Neuve.Le premier député NPD de cette province M.Fonse Faour, avait lui aussi été élu à la faveur d’une élection partielle pour perdre ensuite son siège quelques mois plus tard lors des élections générales de février 1980.M.Harris a surtout fait campagne sur la question du chômage qui demeure toujours élevé à Terre-Neuve et sur le peu d’aide que la province reçoit du gouvenrnement fédéral en particulier pour le développement de ses ressources au large des côtes.LA LOMBARDIE NAUFRAGÉE Onze morts ont été retrouvés, tandis que 23 personnes sont toujours portées disparues après les inondations qui ont ravagé samedi et dimanche le nord de la Lombardie et le Trentin-Haut Adige.Un bilan officiel précise que 2,730 personnes ont été évacuées par les sauveteurs.Une première évalution des dégâts donne un total dépassant 1,050 milliards de lires (800 millions de dollars).L’IRAN ASSIÉGÉ Les policiers français ont entamé hier soir la quatrième nuit de « siège » de l’ambassade d'Iran à Paris.La section de l'avenue d'Iéna où se trouve la chancellerie iranienne est toujours coupée du reste de la capitale.Seuls des policiers en uniforme ou en civil circulent devant l’immeuble abritant l'ambassade.Tous les occupants de l’ambassade sont dans l’immeuble, à l’exception du chargé d’affaires, M.Gholam Reza Haddidi, qui a quitté l’ambassade dans la soirée sous bonne escorte pour une destination inconnue.Peu auparavant, les Iraniens se sont fait livrer de la nourriture et des boissons ainsi que de grandes quantiés de produits ménagers ou à usage domestique.Le scénario est toujours le même : des policiers apportent jusqu’à la porte de fer forgé les produits ménagers qui sont pris en charge par du personnel iranien.Plus tôt, des occupants de l’ambassade ont reçu, de la même façon, un sac postal.ion* * i >f L’AVOCAT RETIRÉ Photo AP Mark O’Connor, l’avocat de John Demjanjuk, s’apprête à se présenter pour une dernière fois devant les trois membres du tribunal pour demander d’être relevé de ses fonctions de procureur en chef de la défense.Le juge Dov Levine a accepté d’emblée le retrait de l'avocat O’Connor.La campagne de M.Harris devait recevoir un coup de pouce inattendu quand le gouvernement provincial devait annoncer la fermeture d’un certain nombre de lits dans les hôpitaux à cause des coupures du gouvernement fédéral dans ses transferts aux provinces.Les conservateurs, tablant sur la grande popularité du ministre des Transports John Crosbie, député du comte voisin de St.John’s ouest, avaient fait défiler les ministres tout au long de la campagne pour annoncer des projets fédéraux dans le comté comme un quai de $6 millions pour les pêcheries.Dans Hamilton-Mountain, le plus grand sujet de controverse a été la candidature de Mme Dewar, l’ancien maire d’Ottawa, à qui on reprochait d’être parachutée dans un comté où elle n’avait pratiquement jamais mis les pieds avant le déclenchement de l’élection.La candidate libérale Elizabeth Phinney pouvait, pour sa part compter sur l’aide de la populaire députée du comté voisin Sheila Copps et même le premier ministre ontarien David Peterson a trouvé le temps de venir lui prêter main forte.Le parti libéral avait une forte pente à remonter dans ce comté où il s’était classé troisième en 1984, avec seulement 9,514 voix, loin derrière le NPD avec plus de 25,000 votes et les conservateurs avec 17,000.Ces élections partielles sont les premières à se tenir depuis qu’un sondage Gallup indiquait que le Nouveau Parti démocratique était devenu le plus populaire dans les intentions de vote des Canadiens avec 41%, contre 35 % aux Libéraux et 23% aux Conservateurs.C’est la démission du conservateur James McGrath en septembre dernier, quand il fut nommé lieutenant-gouverneur de là province, qui a causé la tenue d’une élection partielle dans Saint-Jean est.M.McGrath avait représenté cette circonscription aux Communes entre 1957 et 1963, puis sans interruption depuis 1968 avec des majorités plus que respectables.Aux élections de 1984, M.McGrath l’emportait avec une majorité de plus de 25,000 voix sur son adversaire libérale, alors que la candidate néo-démocrate devait se contenter de quelque 2,500 voix.Le comté d’Hamilton-Mountain était représenté aux Communes par le néo-démocrate Ian Deans, qui de- vait démissionner en 1984 pour accepter la présidence de la Commission d’appel de la fonction publique.M.Deans avait été élu pour la première fois en 1980 et il devait être réélu en 1984 avec une majorité de près de 9,000 voix devant son adversaire conservateur alors que les libéraux finissaient loin derrière.Hamilton-Mountain est reconnu comme un comté aux humeurs changeantes ayant connu depuis 1968 deux députés libéraux, deux conservateurs et deux néo-démocrates.Quant au Yukon, il s’agissait du fief personnel du conservateur Erik Nielsen depuis une élection partielle en 1957.Mais si la majorité de M.Nielsen semblait fort confortable aux dernières élections, soit plus de 4,000 voix, il n’en a pas toujours été ainsi.En 1980, sa majorité n’était que de 101 voix et elle n’a excédé 1,000 voix qu’en deux occasions depuis 1957.Chef par intérim du parti conservateur lors de la course au leadership qui devait porter M.Mulroney à sa tête en 1983, M.Nielsen devait être nommé vice-premier ministre par M.Mulroney avant de démissionner en janvier dernier après avoir été exclu du cabinet. 16 ¦ Le Devoir, mardi 21 juillet 1987 SPORTS Photo AP Mattingly n’est pas fâché que sa série de matchs avec un circuit soit terminée ARLINGTON, Texas (AP) — La fierté d’être un membre des Yankees de New York, telle qu’engendrée par Lou Gehrig et les autres « immortels » dans l’histoire de cette équipe, trouve encore preneur depuis quelques années en la personne de Don Mattingly.Le joueur de premier but semble posséder une attitude de « grand », et il l’a démontré avec grandiloquence en fin de semaine quand il a égalé un record considéré comme intouchable du baseball.Mattingly a réussi un circuit lors de huit rencontres consécutives, égalant la marque du baseball majeur appartenant à Dale Long ( Pirates de Pittsburgh) depuis 1956.Dimanche, sous un soleil crevant du Texas, Mattingly a tenté d’ajouter une neuvième rencontre à sa séquence.Il n’a pas réussi.Mais il a cogné un simple et un double pour porter sa moyenne au bâton à .342.« Je ne suis pas fâché que cette série de matchs soit terminée, a reconnu Mattingly.Je savais qu’un soir ou l’autre je ne serais pas en mesure de cogner un circuit».Mattingly était plus déçu par le fait que les Yankees eurent encaissé une défaite déroutante de 20-3 face aux Rangers du Texas.Le joueur de premier but a ajouté que les records individuels étaient toujours intéressants à établir.Mais il possède déjà un championnat des frappeurs dans l’Américaine et un titre de joueur par excellence.Ce faisant, Mattingly est du même acabit que Gehrig, Ruth, DiMaggio, Mantle et Maris.« Je n’ai jamais envisagé la chose ainsi, a ajouté Mattingly, qui a cogné 76 coups sûrs à ses 176 dernières présences à la plaque pour une moyenne de .414.Je veux tout simplement aider l’équipe à gagner des matchs.Ça n’aide pas beaucoup l’équipe si je tente de tente de frapper des circuits à tous les matchs».« Je sais bien que le baseball est un sport d’individualistes.Mais vous devez faire tout en votre possible pour que l'équipe gagne ».A ce jour, Mattingly a accompli des miracles pour les Yankees.Il a remporté le titre de joueur par excellence en 1985 et a terminé au deuxième rang l'année dernière.Ses 238 coups sûrs l’an dernier représentent un record d’équipe et ses 53 doubles ont brisé le record des Yankees appartenant à Gehrig depuis 1927.On dirait qu’à chaque semaine son nom apparaît dans, le livre des records des Yankees.Depuis une dizaine de saisons, Mattingly a réussi à prouver ce que Babe Ruth, Roger Maris, Frank Howard et Reggie Jackson n’ont jamais été en mesure de faire : frapper des circuits au cours de sept matchs consécutifs.« Quand vous lui donnez un bâton dans les mains, ce jeune homme est capable de tout», a reconnu son entraîneur Lou Piniella.Dimanche, quand Mattingly a cogné un double à la huitième manche, les amateurs d’Arlington se sont levés et lui ont réservé une ovation, sentant que la série fructueuse de Mattingly venait de prendre fin.« Je pense qu’ils voulaient que je frappe un circuit aujourd’hui, a dit Mattingly.Si j’avais été un amateur, j’aurais aimé assister à cet exploit ».Don Mattingly a égalé le record de Dale Long en réussissant un circuit dans huit rencontres consécutives.BASEBALL Ligue nationale Dimanche Montréal 2, Atlanta 1 New York 6, Cincinnati 5 Philadelphie 4, Houston 1 St.Louis 5, San Diego 4 San Francisco 4, Chicago 3 Pittsburgh 7, Los Angeles 2 Hier Montréal 4, Houston 1 New York 9, Atlanta 2 Cincinnati à Philadelphie Chicago à San Diego Pittsburgh à S.Francisco Aujourd'hui Houston, Darwin (6-6) à Montréal, Youmans (7-3), 19 h 35 Atlanta, Alexander (4-6) à New York, Gooden (7-2), 19 h 35 Cincinnati, Gullickson (9-6) à Philadelphie, «.Gross (6-8), 19 h 35 Chicago, Moyer 89-6) à San Diego, Whitson (8-7), 22 h 05 St.Louis,.Forsch (8-3) à Los Angeles, Valenzuela (8-7), 22 h 35 Pittsburgh, Kipper (5-7) à San Francisco, Dra-vecky (4-8), 22 h 35 Ligue américaine Dimanche Oakland 5, Boston 3 Seattle 5, Detroit 4 Minnesota 7, Toronto 6 Chicago 9, Cleveland 7 Baltimore 5, Kansas City 1 Californie 8, Milwaukee 5 Texas 20, New York 3 Hier Detroit 5, Oakland 4 Californie 3, Boston 2 New York 7, Minnesota 1 Baltimore à Chicago Toronto au Texas Seattle à Milwaukee Cleveland à Kansas City Aujourd'hui Californie, McCaskill (2-1) à Boston, Clemens (8-7), 19 h 35 Oakland, Stewart (12-7) à Detroit, Terrell (7-8), 19 h 35 Baltimore, Dixon (3-7) à Chicago, Dotson (7-6), 20 h New York, Guidry (2-4) au Minnesota, Bly-leven (8-7), 20 h 05 Cleveland, Bailes (3-2) à Kansas City, Leibrandt (8-8), 20 h 35 Seattle, Moore (3-11) à Milwaukee, Higuera (8-7), 20 h 35 Toronto, Key (10-6) au Texas, Kilgus (0-1), 20 h 35 Les frappeurs pb CS PP CC moy.Brooks 171 51 32 8 .298 Candaele 315 88 13 1 .279 Engle 58 12 7 1 .207 Fitz'ald 163 38 22 3 233 Foley 110 28 11 2 .255 Galarraga 312 102 62 8 .327 Johnson 49 12 5 1 .245 Law 277 85 38 9 307 Nichols 89 24 15 3 .270 Raines 262 90 38 7 344 Reed 97 19 8 0 196 Wallach 338 102 7512 302 Webster 336 94 31 5 280 Win'gham 181 51 28 3 282 Buts volés: : Raines 27; Win- ningham, Webster 18; Law 7; Candaele 6; Galarraga, Wal-lach 5; Foley 4; Fitzgerald, Johnson 3; Brooks 2; Engle, Nichols 1, Les lanceurs Burke 9-P ml pm rab mpm 2-0 52.1 11 23 1.89 Heaton 10-4 125 2 61 66 437 Martinez .5-1 51.0 23 32 4.06 McClure .4-1 292 14 18 425 McGaffigan 1-1 61.1 17 51 2.49 Parrett 2-3 222 8 22 3.18 Sebra 6-9 112.2 44 104 351 Smith 6-3 81.2 41 54 452 St Claire 2-3 332 19 21 508 Tibbs 4-4 72.0 43 46 538 Youmans.7-3 76.0 30 65 355 Victoires préservées: Burke, McGaffigan 8; St.Claire 6; Parrett 3.LIGUE NATIONALE Section Est ST LOUIS 9 P moy.diff.58 32 644 MONTRÉAL 52 39 .571 6 Va NEW YORK 50 42 .543 9 CHICAGO 49 43 .533 10 PHILADELPHIE .45 45 .500 13 PITTSBURGH 41 50 Section Ouest .451 17 Vi CINCINNATI 49 43 .533 SAN FRANCISCO 46 46 .500 3 HOUSTON 45 47 .489 4 ATLANTA 41 51 .446 8 LOS ANGELES 41 51 446 8 SAN DIEGO 32 60 .348 17 LIGUE AMÉRICAINE Section Est NEW YORK 58 36 .617 TORONTO 53 38 .582 3 Vt DETROIT 52 38 .578 4 MILWAUKEE 44 45 .494 11 '/a BOSTON 42 51 .452 15’/a BALTIMORE 39 53 .424 18 CLEVELAND 32 59 Section Ouest .352 24 'h MINNESOTA 51 43 .543 OAKLAND 49 43 ’ .533 1 CALIFORNIE 49 45 .521 2 KANSAS CITY 46 45 .505 3 Vi SEATTLE 46 46 .500 4 TEXAS 43 47 478 6 CHICAGO 37 52 .416 11 Vi ei expos Candaele spectaculaire au champ centre Un 8e gain de suite ! RICHARD MILO (PC) — Les Expos ont joué du baseball quasi impeccable pour remporter une huitième victoire d’affilée en battant les Astros de Houston, 4-1, devant 26,346 personnes, hier soir.Mitch Webster (5e) a claqué un circuit de deux points tandis que Dennis Martinez (5-1) n’a alloué que cinq coups sûrs pour réussir son deuxième match complet.Il a profité de deux catchs spectaculaires du voltigeur de centre Casey Candaele, notamment.Candaele a obtenu une ovation debout en réintégrant l’abri après avoir plongé, à l’entre-champ, pour capter la balle frappée par Ken Caminiti, à la deuxième.Il s’est également surpassé en saisissant un coup de Dennis Walling à la suite d’une longue course, à la quatrième.« Les catchs de Candaele m’ont fait réaliser que je n’étais pas seul », a commenté Martinez en soulignant que sa balle rapide ne fonctionnait pas lors des premières manches.Gerald Young, le premier frappeur du match, a frappé un coup en flèche ASTROS i EXPOS 4 ab p es pp ab p cs pp GYoung ce 4 0 0 0 Candael cc 4 110 Doron 2b 4 0 0 0 Webster cd 4 12 2 Walling cg 4 0 1 0 Raines cg 4 0 0 0 GDavis 1 b 3 1 0 O Wallach 3b 4 0 0 0 Bass cd 4 0 2 0 Brooks ac 4 12 0 Ashby r 4 0 1 1 Galarrg 1b 4 110 Caminit 3b 4 0 0 0 Law 2b 3 0 2 1 CRenlds oc 2 0 1 0 Fitzgerld r 2 0 11 Deshaies 1 2 0 0 0 Martinez 1 3 0 0 0 Cruz fs 1 0 0 0 Meads 1 0 0 0 0 Totaux 32 1 5 1 Totaux 32 4 9 4 Houston 000 1 00 OOO—I Montréal 000 220 OOx—4 Point victorieux — Fitzgerald (1 ).E—Brooks.DJ—Houston 1.LSB—Houston 6, Montréal 6.2B—Brooks, Law, Bass.3B—Walling.C—Webster (5).Houston ML CS P PM BB RB Deshaies P,8-4 6 8 4 4 2 3 Meads Montréal 2 1 0 0 O 0 Martinez G,5-1 D — 2:22.A- 9 5 - 26,346.1 1 2 4 •igggi Photo CP rnuiu k,r Mitch Webster (à gauche) surveille son coéquipier Casey Candaele tenter de saisir le long coup frappé par Denny Walling, des Astros, bon pour un triple, au cours de la 1ère manche.dans les mains de Vance Law, à la première.« Je ne tenais pas à être celui qui allait mettre fin a la série de victoires», a-t-il ajouté.Law (38e pp) et Mike Fitzgerald (22e pp) ont produit les autres points contre Jim Deshaies (8-4), le gaucher des Astros.Il a accordé quatre coups sûrs consécutifs lorsque les Expos ont pris l'avance, 2-1, à la quatrième.Webster a porté le compte -1 en claquant la balle dans les gradins du champ gauche, à la cinquième.En l’emportant, les Expos se sont approchés à six matchs et demi des Cards de St.Louis, inactifs hier.Les partants n’ont alloué que 22 coups sûrs en 45 manches à leurs six derniers départs.Tim Wallach a par ailleurs été tenu en échec pour mettre fin à sa séquence de 14 matchs avec au moins un coup sûr.Le dossier des Expos s’établit à 27-19 au Stade olympique.Ils ont réussi neuf coups sûrs, dont deux doubles.Ils totalisent 191 doubles pour dominer les majeures.Hubie Brooks a frappé deux autres coups sûrs en quatre présences.Il a réussi 13 coups sûrs à ses 26 dernières présences.Encore Ashby Le receveur Alan Ashby a produit le premier point du match en frappant un simple, à la quatrième.Dennis Martinez, le partant des Expos, a donné un but sur balles à Glenn Davis, après deux retraits.Kevin Bass a obtenu un simple au champ intérieur, puis Ashby a frappé la balle à travers le monticule.Il avait claqué un circuit de deux points contre Martinez à Houston, le 6 juillet.Les Expos ont frappé quatre coups sûrs d’affilée pour prendre l’avance, 2-1, dans la deuxieme moitié de la quatrième.H ubie Brooks, Andres Galarraga, Vance Law (38e pp) et Mike Fitzgerald (22e pp) ont réussi des simples, après deux retraits.Webster: 5e cc Mitch Webster a porté le compte 4-1, à la cinquième, en claquant son cinquième circuit de la saison.Il a expédié l’offrande du gaucher Jim Deshaies, avec un compte d’une balle et deux prises, dans les gradins du champ gauche.Le voltigeur Dennis Walling n'a pas bougé.Il s’est contenté de regarder la balle passer par-dessus sa tête.Il s’agit du troisième circuit de Webster comme frappeur droitier, son côté naturel.Casey Candaele occupait les sentiers à la suite d’un simple.¦ Randy St.Claire estime qu’il a retrouvé la précision qu’il avait perdue lorsque les Expos l’ont cédé à Indianapolis (AAA), le 15 juin.« J’aurais aimé rester pour solutionner mon problème.», a-t-il révélé après avoir retrouvé son casier, hier.Il a été rappelé lorsque l’équipe a renvoyé Jay Tibbs à Indianapolis à la suite du match de dimanche.« Ils croyaient que j’avais mal au bras.Ce n’était pas le cas.C’est ma précision qui faisait défaut », a-t-il indiqué.St.Claire a protégé six victoires à Indianapolis, dans l’Association américaine.Quant à Tibbs, il a pris le chemin des ligues mineures, hier matin.Il était furieux en apprenant la nouvelle, dimanche.¦ Les élites du Québec affronteront les Expos de Jamestown lors de la rencontre annuelle au Stade olympique, cet après-midi (16 h).Le Tri-fluvien Gilles Bergeron sera le lanceur partant de la filiale de calibre A des Expos dans la Ligue New York-Penn.Il a battu St.Catherines 7-0, dimanche, n’allouant que deux coups sûrs en six manches.Il doit travailler pendant deux manches, aujourd’hui.Les Expos de Jamestown ont remporté la victoire lors des trois premières éditions.Ils ont frappé 10 coups sûrs pour triompher 8-0, l’an dernier.¦ Floyd Youmans (7-3) fera face à Danny Darwin (6 6) lors du deu xième match de la série, ce soir (19 h 35).Youmans a remporté une victoire en deux départs contre les Astros.* Traversée du lac Saint-Jean Claudio Plit vise une 3e victoire d’affilée ¦ Philip Rush lui livrera une chaude lutte ROBERVAL (PC) — Lentement mais sûrement, l’Argentin Claudio Plit prépare sa 15e visite au Lac-Saint-Jean.Le champion incontesté du Piékouagami depuis l’introduction de l’aller-retour (64 kilomètres), est arrivé dans la capitale mondiale de la nage longue distance jeudi dernier, et depuis ce temps, il s’entraîne quotidiennement.Avec bien sûr l’idée bien arrêtée de remporter une troisième victoire d’affilée, le week-end prochain.D’ailleurs cette 15e participation à la Traversée internationale du lac Saint-Jean revêt un caractère bien spécial pour le sympathique Argentin, compte tenu du fait qu’elle pourrait marquer un tournant important dans sa carrière, advenant le cas d’une toujours possible contre-performance.Non pas que Plit songe pour l’instant à la retraite, mais avec l’honnêteté qu’on lui connaît, il émet des propos réalistes sur le sujet.« Je suis en pleine forme actuellement, possiblement en meilleure condition physique que l’an dernier.Voilà pourquoi j'anticipe de réaliser une autre bonne performance cette année, lance-t-il d’abord.Si jamais l’inverse se produisait, je repenserais sans doute ma carrière.Mais nous n’en sommes pas encore là et pour l’instant, l’important c’est de me bien préparer pour cette 33e traversée ».Contrairement aux prévisions originales, Plit a déclaré forfait, dimanche dernier, lors de la traversée du lac Memphremagog.De retour d’Italie, où il a participé la semaine dernière au Marathon Capri-Naples (3e place), il a perdu pratiquement une journée entière à New York, de sorte qu’en arrivant à Montréal, il a remis en question sa participation à Memphremagog.« En avril dernier, j’ai réalisé une descente en solo de la rivière Parana, dans mon pays, une distance de 180 kilomètres, en 23 heures, de sorte qu’après Capri-Naples, j’étais très fatigué.Et dans les circonstances, j’ai estimé qu’il était préférable pour moi d’oublier Memphremagog, à peine une semaine avant Roberval, pour me concentrer sur le lac Saint-Jean, une épreuve taillée sur mesure pour moi.C’est certain que les organisateurs du lac Memphremagog n’ont pas applaudi lorsque je leur ai annoncé ma décision, mais il ont finalement compris », souligne alors l’athlète argentin.Une température idéale Au sortir d’une autre séance d’entraînement, hier matin, le roi du lac Saint-Jean souriait puisque la température de l’eau oscillait entre 63 et 64 degrés.« C’est certain que je souhaite qu’il en soit ainsi en fin de semaine pour la longue traversée Roberval-Péri-bonka-Roberval.Mais je connais assez bien le lac Saint-Jean pour savoir qu’en l’espace de quelques jours cette température peut changer de plusieurs degrés.Voilà pourquoi je ne me réjouis pas trop vite des présentes conditions ».Mis à part la température de l’eau et le vent imprévisible, il y a autre chose qui préoccupe actuellement Claudio Plit, une préoccupation qui a nom Philip Rush.Et en parlant de son éternel rival néo-zélandais, le champion du lac Saint-Jean admet qu’encore cette année, la lutte sera féroce.« Comment voulez-vous que je ne pense pas à Philip (Rush), lorsqu’on tient compte du fait qu’il y.a deux ans, cinq minutes nous séparaient, alors que l’an dernier, cette différence est passée à une minute seulement.Il me faudra donc être fort bien préparé lorsque j’entreprendrai la traversée aller-retour de dimanche prochain, car c’est certain que lui sera dangereusement prêt pour livrer une lutte de tous les instants », a conclu Plit, en regagnant sa résidence.19e étape du Tour de France L’Espagnol Delgado l’emporte; Roche, le nouveau maillot jaune VILLARD-DE-LANS, France (AFP) — Coup de théâtre.On attendait une confirmation du Français maillot jaune Jean-François Bernard.C’est l’Espagnol Pedro Delgado qui remporte, hier, la 19e étape Valréas-Villard de Lans (185 km).Et pour l’entrée dans les Alpes, l’Irlandais Stephen Roche a pris le maillot jaune de leader.Le vainqueur du Giro, très silencieux depuis le début du Tour, a donné de la voix.À 2 min 34 sec, dans le classement général après le con-tre-la-montre du Ventoux, Roche, favori de ce Tour, endosse un maillot qu’il semblait convoiter depuis quelques jours.Dès le 59e km, il avait manifesté l’intention d’en découdre avec le maillot jaune et il a largement profité de la succession de malchances de ce dernier.« Tous les jours, il y a des changements dans cette course.Il y a beaucoup de monde à vouloir ce maillot jaune.À moi-même, il me fait un peu peur.Aujourd’hui, c’était l'étape idéale pour attaquer Bernard car nous pouvions supposer qu’il n’avait pas bien récupéré de ses efforts de la veille.Même si je suis bien placé, je ne peux pas encore dire que j’ai gagné ce Tour ».Au classement général, Bernard tombe en quatrième position à 1 min 39.Mais ‘Jef’ clame sur la ligne : « Je n’ai pas eu de chance aujourd’hui.C’est Roche qui a le maillot et, maintenant, c’est à moi de me battre pour le reprendre.Mais le Tour n’est pas fini, ils vont entendre parler de moi.J’ai eu des problèmes mécaniques, une roue crevée, un saut de chaînes.Et comme, d’habitude, le bordel au ravitaillement.J’ai perdu du temps».À bon entendeur, salut.À 41 sec du nouveau maillot, Mot-tet fait une bonne affaire, tout comme Delgado qui remonte d’une place à 1 min 19.Par contre, le Colombien Lucho Herrera ne revient pas.Cinquième à 6 min 47, on espérait mieux de lui.Aujourd’hui, les 152 rescapés af- fronteront une nouvelle étape de montagne, la 20e étape qui les conduira de Villard de Lans à l’Alpe d’Huez (201 km) avec un col (hors catégorie) redoutable, celui de l’Alpe d’Huez, deux de première col du Coq (1,430 m) et celui de Laffrey (900 m) ainsi qu’un de deuxième catégorie col du Cucheron.Les dégâts seront considérables.Le portrait type du maillot jaune sur les Champs-Elysées se dessine un peu plus, il y a fort à parier que son nom se trouve dans les 10 premiers.Boisvert et Gregg avec l'équipe olympique CALGARY (PC) - L’ailier droit Serge Boisvert, des Canadiens de Sherbrooke, et le défen seur Randy Gregg, des Oilers d’Edmonton, ont décidé de se rapporter à l’instructeur Dave King, de l’équipe olympique du Canada en vue de la présentation des Olympiques d’hiver qui auront en février prochain à Calgary.Boisvert, qui avait participé à la conquête de la coupe Stanley avec le Canadien de Montréal en 1986, quitte donc, temporairement, cette organisation pour tenter l’expérience olympique.« Je veux remporter une médaille olympique et je crois que ce sera toute une sensation de représenter mon pays à Calgary », a soutenu le joueur de 28 ans qui avait aussi remporté la Coupe Calder (Ligue américaine) en 1985.Quant à Randy Gregg, le nom le plus prestigieux à se joindre à l’équipe olympique canadienne, il a indiqué, hier, qu’il n’avait jamais oublié l’aventure olympique depuis sa participation, en 1980, à Lake Placid.« L’idée de participer aux Olympiques ne m’a jamais laissé, a-t-il fait savoir.J’ai cette idée en tête depuis sept ans et demi mais depuis six ans et demi, je croyais que cela serait impossible».Gregg avait annoncé sa retraite l’an dernier pour poursuivre une carrière en médecine.Mais après que le Comité international olympique eut fait savoir qu’il accepterait des joueurs de hockey professionnel, Gregg était revenu avec les Oilers d’Edmonton pour mériter sa troisième coupe Stanley en carrière.« Quitter les Oilers après avoir gagné trois coupes Stanley fut une décision difficile.Glen (Sa-ther) a bien tenté de me convaincre du contraire mais il a respecté ma décision.Il savait que j’étais revenu au jeu, l’an dernier, avec l’objectif ultime de participer aux Olympiques de Cala-gary », a explique le défenseur de 31 ans.L’équipe olympique du Canada a également annoncé que l'ailier gauche, Bob Joyce, des Fighting Sioux de l’université du Dakota du Nord, se rapporterait au camp d’entraînement de l’équipe.Joyce, qui appartient aux Bruins de Boston, a compté 52 buts et fourni 37 passes, en 48 matchs, l’an dernier avec son équipe universitaire qui a gagné le championnat collégial américain.Outre ces trois joueurs, l’instructeur Dave King accueillera une trentaine d’athlètes à compter du 1er août à Calgary, dont une quinzaine de l’édition de l’an dernier.Parmi les nouveaux venus, on retrouvera le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Jimmy Waite, qui fut sélectionné en première ronde du repêchage annuel de la LNH par les Black Hawks de Chicago.EN BREF.¦ Hubbard intéresse les Yankees ATLANTA (AP) — Les Yankees de New York ont démontré un intérêt pour le joueur de deuxième but des Braves d’Atlanta, Glenn Hubbard, depuis qu’ils ont appris que leur joueur régulier au deuxième coussin, Willie Randolph, sera absent du jeu de quatre à six semaines à la suite d’une blessure au genou.Le directeur-gérant des Yankees, Woody Woodward, a eu quelques entretiens à ce sujet avec son homologue des Braves, Bobby Cox, au cours des derniers jours.« Nous en avons parlé, a affirmé Cox dimanche.Mais nous n’allons pas le laisser aller pour rien.En fait, nous aimons beaucoup Glenn Hubbard.Mais s’il y a un échange possible qui serait bon pour l’avenir de la formation, nous y songerons ».¦ Brochu s’entend avec les Rangers NEW YORK (AP) — Les Rangers de New York ont annoncé hier la signature du défenseur Stéphane Brochu.Âgé de 20 ans, Brochu a été repêché par les Rangers en 1985.L’an dernier, malgré une blessure au genou qui l’a empêché d’évoluer régulièrement, Brochu a joué pour les Castors de Saint-Jean, de la LHJMQ.
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